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+ {"03d23adb-52fc-5e9a-b84a-0cf1c00fe196":{"name":"Seldjoukides (Grands-Sejdjoukides)","also_known_as":"","area":"Iran, Irak et Syrie","history":"Le Seldjouk Beg, qui jeta les fondations de l’État grand-seldjoukide, était le fils de Duqaq Subashi, un commandant de l’État de Oghouz, près de la mer Caspienne. Avec la mort de son père, Seldjouk Beg devint *subashi* très jeune, et accrut son pouvoir très rapidement. Pour contrer certains conflits avec le sultan de l’État de Oghouz, il s’entoura d’autres Turcs Oghouz, fonda Cend (Jend) près de la rivière Oxus en 375/985 et se convertit à l’islam. \nSeldjouk Beg s’allia aux Samanides, et, en s’installant à Nour, près de Boukhara, se posa en défenseur de leurs frontières nord. Son fils Arslan Beg lui succéda. Après la chute des Samanides sous les Karakhanides en 399/999, les bonnes relations des Seldjoukides avec les Karakhanides et les Ghaznavides prirent fin. \nLa capture et l’emprisonnement de Arslan Beg par les Ghaznavides en 416/1025 entraîna la séparation des Seldjoukides. Ses neveux Toghrıl et Chaghrı succédèrent à Arslan Beg. Après avoir battu les Ghaznavides à Serahs (429/1038) et à Dandanakan (431/1040), ils fondèrent l’État grand-seldjoukide. Toghrıl Beg se proclama *sultan*. Nishapour fut brièvement la capitale de l’État, avant de céder la place à Marw. \nL’État grand-seldjoukide, fondé sur le territoire de l’actuel Iran, vit son pouvoir augmenter significativement entre 431 et 485 H / 1040-1092 J.-C., années de la “Première période impériale”. Sous les règnes de Alparslan et de Malik Chah, après Toghrıl Beg, les Seldjoukides étendirent leur domination en direction de l’Anatolie, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. \nAprès la mort du sultan Malik Chah en 485/1092, les querelles de succession, les rébellions des Batini, les révoltes turcmènes et les invasions mongoles conduisirent au morcellement de la puissance grand-seldjoukide en quatre États (les Seldjoukides d’Irak, de Syrie, de Kirman et d’Anatolie \\[Rum\\]) et à l’émergence de nombreux atabegs. Malgré les tentatives du sultan Sanjar, arrivé au pouvoir en 510/1117, de confédérer l’État, la bataille de Katvan contre les Karakhitaïs en 536/1141 et les rébellions d’Oghouz en 548/1153 ouvrirent la voie à une fin inéluctable. L’État grand-seldjoukide s’éteignit officiellement avec la mort du sultan Sanjar en 552/1157.","date_description_ah":"429-552 H","date_description_ad":"1038-1157 J.-C."},"0a03f889-edff-5b28-a555-d7350135e797":{"name":"Sultanats du Deccan","also_known_as":"","area":"Deccan, sous-continent Indien","history":"Le Deccan désigne la région au sud de l’Inde, qui fut témoin d’un groupe de souverains, à la fois locaux et venant de terres éloignées, qui voyagèrent jusqu'à cette région et y fondèrent des empires. Il comprenait des soldats, des ministres, des soufis, des artisans et des artistes. Avec le temps, les souverains de cette région s’affranchirent de la dynastie Bahmanî pour former cinq dynasties qui régnèrent sur différentes parties de la région. \n \nLa première dynastie fut celle des sultans Imad Shahi de Berar, située à l'extrême nord. Leur capital était Elichpur, sur le plateau nord-est. Il y eut aussi les sultans Nizam Shahi d’Ahmednagar. Une troisième et importante dynastie qui s'étendit vers l’Est fut le royaume Qutb Shahi de Golconda ; et à l'ouest régnait les fils d’Adil Shahi de Bijapur. Au centre du plateau se trouvait l’ancienne capitale bahmanî, Bidar, où régnèrent les sultans Barid Shahi. \n \nLe Deccan était géographiquement très bien situé par rapport aux routes commerciales de longues distances de l'océan Indien. Il fut principalement identifié avec les régions de Maharashtra, Karnataka, Andhra Pradesh et Goa. \n \nAu 14e et 18e siècles, l’Islam était la religion la plus suivie dans la région. Un sultanat musulman fut établi à Dehli (au nord de l’Inde) au début du 13e siècle. Entre 1323 et 1340, le Deccan fut gouverné par trois dynasties principales : la dynastie Yadava parlant marathi, la dynastie des Hoysala parlant kannada et la dynastie des Kakatiyas parlant le telugu. \n \nFîrûz Shâh Tughlûq fut le souverain de la dynastie et dirigea le sultanat de Delhi de 1351 à 1388. Il commença à recruter des hommes de lettres, des gestionnaires, des artisans et des soldats parlant le persan. En 1354, Fîrûz entama également la construction de sa nouvelle capitale, Firouzabad, à 27 kilomètres au sud de Gulbarga. Avant le règne de Fîrûz Shâh Tughlûq, deux nouvelles dynasties furent établies dans le Deccan ; la dynastie Sangama à Vijayanâgara au sud du Deccan (1336), et la dynastie Bahmanî à Gulbarga au nord (1347). Elles donnèrent naissance à la célèbre culture indo-islamique dans le Deccan. Cependant, lorsqu’Amir Timur saccagea Delhi en 1399, les Tughlûqs durent se retirer dans la capitale qu’ils avaient choisie, Firouzabad. \n \nEn 1422, le frère du sultan Ahmad Bahmani, Fîrûz, lui succéda et transféra la capitale de l'État de Gulbarga à Bîdâr, située au cœur du plateau du Deccan. Alors que Delhi était saccagée, Bîdâr devint la nouvelle cité impériale, impressionnante. Elle était connue pour son architecture, inspirée de la timouride Samarcande. Entre le 14e et le 18e siècle, le plateau du Deccan fut le témoin d’une effervescence d’art et d’architecture. Les souverains commissionnaient des architectures monumentales en utilisant des matériaux tels que le bronze, l’argent, la pierre, le verre et le laquage. Ils commissionnèrent aussi des tissus faits de coton et de soie. \n \nLe monument dont le style ressemblait le plus à l’architecture timouride était la madrasa de Mahmud Gawan (1418). Mahmud Gawan était un Iranien cosmopolite, il avait voyagé en Anatolie, en Syrie, en Égypte et en Asie centrale. Il arriva à la capitale bahmanî, et après une entrevue avec le sultan Bahmanî Ahmad II, il fut fait émir, et placé à la tête d’une cavalerie de 1000 hommes. \nEn 1499, il fut aussi nommé régent pour deux souverains. \nLes Musulmans qui vinrent d’Iran et d’Asie centrale vers l’Asie du Sud avaient amené avec eux une culture persane cosmopolite. Au 15e siècle, l’Iran et l’Asie centrale étaient dirigés par les Timourides et les Turkmènes. Durant cette période, il exista un échange culturel avec les sultanats du Deccan. Au sud, dans le royaume du Vijayanâgara, les mercenaires turcs étaient recrutés, et ceci donna naissance à une classe souveraine qui pris les idées et pratiques des perses. Les intérêts commerciaux et militaires ont aussi allié Vijayanâgara au monde perse. \n \nAu 16e siècle, des changements se produisirent dans le climat politique d’Iran et d’Asie centrale. L’empire timouride se désintégra après avoir été attaqué par les Safavides et les Chaybanides, descendants de Gengis Khan. Ce furent les Timourides qui, en conséquence de ces attaques, se déplacèrent au nord de l’Inde, et cette relocalisation marqua le début de l’Empire moghol (1526-1858). \n \nL'État bahmanî fut divisé en de plus petits royaumes : Berar, Bijapur, Ahmadnagar, Bidar et Golconda. Avec Vijayanâgara, les cinq États des sultanats du Deccan se disputèrent pour les terres et les ressources. Ces États accueillaient un grand nombre d'étrangers, dont des Africains, qui furent recrutés en tant qu'esclaves militaires, ainsi que des Arabes, des Iraniens et des peuples d’Asie centrale. Les Nizam Shahis d’Ahmadnagar, les Qutb Shahs de Golconda et les Adil Shahis de Bijapur, connus pour leur politique religieuse syncrétique, avaient tous des liens avec la cour safavide. \n \nEn 1565, les forces armées conjointes d’Ahmadnagar, Bijapur et Golconda portèrent un coup dur à Vijayanâgara, qui avait déjà été géographiquement réduit et qui perdit par conséquent son influence sur la région. Ainsi, Berar et Bidar devinrent respectivement une partie d’Ahmadnagar (1574) et de Bijapur (1619). En 1636, un traité fut signé, selon lequel Ahmadnagar devait être divisée entre l’empire moghol et Bijapur. La même année, Bijapur et Golconda acceptèrent la souveraineté moghole, et près d’un siècle plus tard, ils étaient intégrés à l’empire moghol. \n \nBibliographie \n● Eaton, Richard M., India in the Persianate Age, UK : Penguin Books Limited, 2019. \n● Haidar, Navina Najat and Sardar, Marika, Sultans of the South : Arts of India's Deccan Courts, 1323-1687, New York: Met Publications, 2011. \n● Michell, George, Architecture and Art of the Deccan Sultanates, UK : Cambridge University Press, 1999. \n● Parodi, Laura and Eaton, Richard, The Visual World of Muslim India. I.B. Tauris, London (2014). \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 734–1098","date_description_ad":"AD 1334–1687"},"0db8518d-c9f6-5aef-aca1-75a988170af8":{"name":"Taïfas","also_known_as":"Dynasties du Maghreb Central","area":"Maghreb central","history":"Le Ve siècle H (XIe J.-C.) représente un moment de changement pour la Méditerranée occidentale. D’une part, c’est le moment où le monde antique perd de son importance face à l’islam, qui en vient à dominer les rives de cette mer. D’autre part, c’est la période où la “ville-territoire” prend le pas sur la “ville impériale”, dont les fonctions ont disparu. Ces “nouvelles” villes seront dominées par de petites dynasties gouvernant des territoires économiques et politiques aux dimensions variables. \nLes groupes familiaux qui contrôlent les villes sont généralement constitués par des autochtones, qui sont déjà complètement islamisés à cette époque. Ces dynasties adoptent des noms qui sont normalement liés à ceux de leurs fondateurs. Le Maghreb sera dominé par des dynasties telles que les Zirides (qui fondèrent plusieurs  villes dans le Maghreb central) et les Hammadides (les Banu Hammad entrèrent en conflit avec les Zirides en les chassant vers l’Ifriqiya et devinrent les maîtres du Maghreb central de 408 à 547 H /1018-1152 J.-C.). Dans la péninsule Ibérique, et toujours dans une logique familiale, le Ve  siècle H (XIe siècle J.-C.) connaîtra l’éclosion d’un ensemble de royaumes “taïfas” (drapeau) qui se multiplieront après la chute du califat. Parmi ces royaumes, il faut mentionner, entre autres, les Abbadides de Séville, les Aftasides de Badajoz, les Hudides de Saragosse, les Zirides de Grenade, les Hammudides de Málaga… Les querelles incessantes entre les roitelets taïfas favoriseront la Reconquista chrétienne par le Nord, et la conquête d’al-Andalus par les Almoravides.","date_description_ah":"IV e -V e siècle H","date_description_ad":"X e -XI e J.-C."},"0dc8430e-9925-5792-b703-2201e9d5674a":{"name":"Alaouites","also_known_as":"","area":"Maroc. Capitales : Fès, Méknès, Rabat","history":"\\-          La grandeur des Saadiens était trop liée à des circonstances exceptionnellement favorables, ainsi qu’à la personnalité de deux souverains : Abdelmalek et Ahmad al-Mansour. \n\\-          À la disparition de ce dernier (1603), les difficultés politiques et économiques réapparaissent, avec le retour de l’agitation des confréries et la piraterie qui consomme la rupture avec l’Europe. \n\\-          Les chérifs alaouites, détenteurs d’une modeste puissance au Tafilalet, usent de leur aura religieuse et de leurs qualités de guerriers et d’organisateurs pour se rendre maîtres du Maroc oriental avant de s’emparer de Fès (1666) puis de Marrakech (1669). \n\\-          Moulay Ismaïl, le plus célèbre des sultans (1672-1727), consolide l’œuvre des fondateurs de la dynastie et donne un nouvel éclat à la civilisation marocaine. \n\\-          Il s’oppose aux Turcs, reprend les places encore occupées par les Européens sur l’Atlantique. \n\\-          Mais la puissance militaire s’avère trop coûteuse et, à la mort de Moulay Ismaïl, le Maroc entre dans une période de grave crise politique et économique, qu’accentue la disparition des revenus de la course. \n\\-          Après trente ans de chaos, le Maroc connaît un spectaculaire redressement avec Sidi Mohamed b. 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Les Zirides eurent deux villes de gouvernement, Kairouan puis Mahdia, avant de se tourner vers Monastir pour leur repos éternel. De leur temps, et plus particulièrement sous le règne d’al-Mouiz (1016-1062), l’Ifriqiya était un territoire prospère, comme en témoignent nombre de chroniqueurs. Un fait lourd de conséquences va pourtant mettre en péril le pouvoir ziride et peser sur l’histoire de l’Ifriqiya médiévale. Il s’agit de l’invasion hilalienne lancée en 1052 par le calife du Caire pour châtier son vassal, al-Mouiz, d’avoir rejeté la suzeraineté des Fatimides sur son royaume. Dès lors, les Zirides perdront le contrôle du pays et se replieront sur Mahdia, d’où ils seront chassés en 1148 avec la conquête de la ville par les Normands. \nL’apport des Zirides à l’architecture ifriqiyenne est loin d’être négligeable. Nous leur devons notamment : \n–      Des travaux de réfection et d’embellissement à la Grande Mosquée de Tunis, telle la coupole érigée en 991 à l’entrée de la salle de prière et qui concentre les éléments décoratifs les plus significatifs de l’époque. \n–      Des travaux d’embellissement à la Grande Mosquée de Kairouan, comme les plafonds peints et la réalisation d’un *minbar* à décor végétal en bois sculpté d’une grande qualité de sculpture. \n–      Des travaux d’extension et de transformation dans d’autres lieux de culte comme à Monastir, à Sousse et à Sfax. \n–      La construction de résidences princières à la cité royale fatimide de Sabra al-Mansouriya aux portes de Kairouan. \n–      Des fortifications dans plusieurs villes côtières du pays comme à Monastir, où on leur attribue le ribat al-Sayyida, qui fut également leur nécropole.","date_description_ah":"362–542 H","date_description_ad":"973–1148 J.-C."},"13672afb-3fca-5590-9d58-2619b67ab0de":{"name":"Saadiens","also_known_as":"","area":"Capitale : Marrakech","history":"Incapables de s'opposer à la pénétration espagnole et portugaise et aux multiples scissions maraboutiques, les Ouattassides s'évertuent à s'accrocher à leur pouvoir en miettes en faisant allégeance aux Turcs, nouveaux maîtres du Maghreb central et de l'Ifriqiya. \n\\- Les tribus du Sud font alors appel aux Saadiens, venus d'Arabie au milieu du XIVe siècle et qui se disent descendants du Prophète. \n\\- Ceux-ci prennent la tête de la guerre sainte après s'être imposés dans le sud du pays. En 1541, ils reprennent Agadir aux Portugais, première victoire sur les Européens qui leur vaut un immense prestige et leur permet de se rendre maîtres du pays en 1554. \n\\- En 1578, la bataille de Oued el-Makhazine (dite bataille d'Alcazarquivir ou bataille des Trois Rois), remportée sur l'armée portugaise menée par le roi Dom Sébastien, apporte à Ahmad al-Mansour (le Victorieux) un immense prestige international en même temps que de grandes richesses (rançons des chevaliers chrétiens). \n\\- Le Maroc, qui peut dès lors s'opposer aux Turcs régnant en Algérie et en Tunisie, reprend le contrôle du commerce saharien et se dote d'une armée renforcée et d'une administration réorganisée. 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Dès lors commence pour la ville une nouvelle page de son histoire avec la fondation, sous l’autorité de l’émissaire hammadite Abd al-Haq ibn Khourassan, de la première dynastie royale de Tunis. \nLes relations pacifiques que les dirigeants khourassanides ont su entretenir avec l’Occident chrétien ont fait de Tunis une cité prospère, grâce notamment aux échanges commerciaux établis avec les Normands. \nMais face à l’hégémonie manifestée par ces derniers au lendemain de la reconquête de la Sicile en 1071, et aux risques internes en provenance des hordes nomades qui sillonnaient les campagnes et menaçaient les villes, les Khourassanides se replièrent sur leur cité en la dotant de nouvelles défenses. \nIls ne résisteront pas à l’assaut almohade qui mettra fin à leur règne en 1159. \nTunis doit aux princes khourassanides quelques-unes des plus belles fondations des quartiers nord de la ville. C’est en effet dans cette partie haute de Tunis, à l’intérieur même de l’enceinte, qu’ils établirent leur cité royale en la dotant des équipements nécessaires à la conduite de la Cité. \nLeur souvenir est encore évoqué aujourd’hui par une rue qui porte leur nom et qui rappelle la gloire passée de la principauté khourassanide ; l’artère relie entre eux les édifices les plus importants de la cité royale, qui semble s’être construite sur une extension de la ville vers le sud. \nParmi les monuments qui sont parvenus jusqu’à nous, et qui témoignent d’une grande activité architecturale, on notera surtout : \n–       La mosquée al-Qasr, qui reste dans la tradition fatimide avec une belle salle de prière en voûtes d’arêtes et un *mihrab* très fidèle au style de l’époque. \n–       La nécropole des Banu Khourassan, qui abrite leurs tombes et se distingue par un élégant pavillon à coupole orné d’une inscription historique. \nOn leur attribue également un palais royal qui a probablement occupé l’emplacement de l’actuel Dar Hussein qui se dresse à une courte distance de leur mosquée.","date_description_ah":"454–522, 543–54 H","date_description_ad":"1062–1128, 1148–59 J.-C."},"1b44d492-30f4-535f-900d-c5ef2637794f":{"name":"Seldjoukides d’Anatolie","also_known_as":"Seldjoukides de Rum","area":"Anatolie (également appelée Asie mineure ; la partie asiatique de la Turquie moderne)","history":"À partir du début du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), les Turcs Oghuz (Oğuz) commencèrent des incursions en Anatolie et après la bataille de Manzikert (Malazgirt, dans la Turquie orientale) entre les Grands-Seldjoukides et les Byzantins en 463/1071, le sultan grand-seldjoukide Alparslan envoya plusieurs chefs et dirigeants turkmènes (turcomans) à la conquête de l’Anatolie. Les premiers émirats turcs furent rapidement fondés en Anatolie : les Saltukides à Erzurum, les Mengücekides à Erzincan et les Danichmendides à Sivas. \nSüleyman Chah, qui prit Konya et ses environs, fonda l’État seldjoukide d’Anatolie en 469/1077. Konya en fut brièvement la capitale. Après la prise d’Iznik en 472/1080, les Seldjoukides déclarèrent Iznik nouvelle capitale. Avec la Première Croisade en 489/1096, Iznik et la région retournèrent dans le giron byzantin et les Seldjoukides établirent à nouveau leur capitale à Konya. \nAprès avoir régné uniquement sur Konya et ses environs, les Seldjoukides d’Anatolie étendirent rapidement leur territoire ; au XIIIe siècle, en installant les dirigeants les moins importants sur les régions nouvellement conquises, ils dominèrent une grande partie de l'Anatolie, à l’exception des régions côtières de l’Ouest. \nL’État seldjoukide d’Anatolie connut son apogée sous le règne d’Aladin Keykubad Ier (‘Ala al-Din Kay Qubadh, 616-634/1220-1237), tant au plan politique qu’économique et culturel. La conquête d’Alanya sur la côte méditerranéenne permit aux Seldjoukides d’accéder au rang de grande puissance sur les routes du commerce maritime, tandis qu’à l’intérieur, grâce aux routes caravanières sillonnant l’Anatolie en tous sens, leur pouvoir s’accrut à travers un système de taxes sur le transit des marchandises. \nL’unification turque avait été consolidée et la sécurité publique était assurée en Anatolie. À commencer par celles de Konya, Kayseri et Sivas, les citadelles de nombreuses cités anatoliennes furent fortifiées, des villes furent rénovées et dotées de monuments. L’État seldjoukide d’Anatolie commença à décliner après les rébellions de Babaï sous le règne de Gıyaseddin Keyhüsrev II (Giyath al-Din Kay Khusraw, 634-644/1237-1246) en 640/1242 et la défaite mongole à la bataille de Kösedağ (Köse Dagh) en 641/1243. Dès lors, l’Anatolie fut gouvernée par les Mongols. La mort du sultan Giyaseddin Mesud III (Giyath al-Din Masud) en 708/1308 signa la fin officielle de l’État seldjoukide.","date_description_ah":"469-708 H","date_description_ad":"1077-1308 J.-C."},"1d206364-a251-5fda-81dc-54a09e646e5e":{"name":"Aghlabides","also_known_as":"","area":"Ifriqiya [Tunisie], Algérie, Sicile","history":"En raison de l’extension de l’empire abbasside et du rétablissement de leurs rivaux omeyyades en al-Andalus, et des Idrissides au Maroc, les Abbassides décidèrent d’établir une principauté locale en Afrique du Nord pour prendre position face aux puissances rivales environnant leur royaume dans la région. En 184/800, le calife Haroun al-Rachid (786-809) donna l’Ifriqiya (la Tunisie) à Ibrahim Ibn al-Aghlab (800-811), à titre de principauté héréditaire dont ses descendants devraient également assurer le gouvernement. \nMalgré les nombreuses révoltes auxquelles ils durent faire face au tout début, les Aghlabides (800-909) parvinrent à s’imposer en Ifriqiya en pacifiant le pays, dont ils développèrent le commerce et les voies de communication. Ils reconstruisirent des villes et des villages et édifièrent une série de forteresses militaires tout au long de la côte tunisienne pour protéger l’intérieur du pays des risques d’incursions rivales ou byzantines. \nLes Aghlabides réussirent à contrôler la plupart des îles de la Méditerranée occidentale, y compris la Sicile et Malte, et étendirent leur influence sur tout le sud de l’Italie. Sous leur règne, l’Ifriqiya connut une grande prospérité, attestée par quantité de repères architecturaux, dont la mosquée de Kairouan et les réservoirs d’eau voisins, et la mosquée de la Zitouna. L’agriculture et l’artisanat de la poterie et du tissage se développèrent également, faisant de l’Ifriqiya le principal lien commercial entre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, entre al-Andalus et le Soudan. \nHélas, la chute des Aghlabides devait arriver ; elle fut largement due au prince régnant Ibrahim II et à l’atmosphère de frivolité et de gabegie qui prévalait sous Ziad Allah III (903-909), ce qui entraîna le peuple ifriqiyen à rejeter les Aghlabides et à refuser de les soutenir contre la progression de la secte chiite. Du coup, en 296/909, l’Ifriqiya tomba sans résistance face aux armées de Abi ‘Abd Allah Al-Husain Al-Sana’ani, le fondateur de la dynastie fatimide, qui allait gouverner l’Égypte, la Syrie et la Palestine.","date_description_ah":"184–296 H","date_description_ad":"800-909 J.-C."},"243087ef-42ec-5f14-920a-edc2cb221bd6":{"name":"Toulounides","also_known_as":"","area":"Égypte, Syrie","history":"En 254 H / 868 J.-C., Ahmad Ibn Touloun arrivait en Égypte en tant que délégué de Bakbak, le gouverneur abbasside d’Égypte. Il resta gouverneur député après le meurtre du gouverneur Bakbak et l’installation du prince Jarquq comme nouveau gouverneur d’Égypte. Finalement, il devint gouverneur d’Égypte de plein exercice, et jouit d’une quasi-indépendance non seulement en Égypte, mais aussi sur tout le territoire s’étendant d’Alexandrie à la Syrie et la Palestine, à une époque où les Abbassides étaient occupés à mater des révoltes dans le sud de l’Irak. \nIbn Touloun consolida son État en organisant une armée efficace, forte de quelque cent mille hommes, avec une garde spéciale composée de soldats turcs et d’esclaves noirs. Son excellente expérience militaire et ses qualités d’organisateur lui permirent de gouverner l’Égypte d’une main de maître. Son règne fut une période de grande prospérité et de concorde civile. \nPour les commodités de sa cour, de son gouvernement et de son armée, Ibn Touloun fonda à côté de Fustat une nouvelle capitale, al-Qata’i, dont le plan s’inspirait de celui de Samarra, la capitale des Abbassides en Irak. \nComme beaucoup d’autres États turcs dans le giron de l’empire abbasside, l’État toulounide fut d’assez courte durée. Ceci s’explique principalement par l’absence de racines régionales et ethniques dans les zones où il s’établit. Et parce que, pour maintenir leur hégémonie, les dirigeants dépendaient de contingents de mercenaires étrangers. C’est pourquoi, à l’époque du quatrième souverain toulounide en 292/904, le calife abbasside al-Muktafi Billah put envoyer Muhammad bin Suleiman à la tête d’une armée pour éliminer les Toulounides et récupérer l’Égypte pour le trône abbasside.","date_description_ah":"254–292 H","date_description_ad":"868–905 J.-C."},"26e98384-aec9-54a7-8d11-2fa3e84a1d52":{"name":"Omeyyades d’Espagne","also_known_as":"","area":"Espagne","history":"\\-          En 750 arrive à Cordoue Abderrahman b. Hicham, petit-fils du dernier calife omeyyade de Damas, rescapé du massacre de sa famille par les Abbassides. \n\\-          Il fonde une dynastie qui rompt les liens d’allégeance à l’égard du califat abbasside de Bagdad et qui gouvernera al-Andalus de 756 à 1031, d’abord en tant qu’émirat, ensuite en tant que califat à part entière à partir de 929 (Abderrahman III). \n\\-          État pacifié et immensément riche, le califat de Cordoue fait régner son autorité sur tout al-Andalus, et développe une civilisation brillante capable de rivaliser avec celle de Bagdad et surpassant de loin celle de l’Occident chrétien.","date_description_ah":"138–422 H","date_description_ad":"756–1031 J.-C."},"275fd924-3ed6-5493-ba0f-732cc27640a1":{"name":"Timouride","also_known_as":"Timuroghullari","area":"Asie centrale, Iran, Irak, Syrie, Anatolie [Turquie] et Inde","history":"L’empire timouride fut fondé par Timour \\[Tamerlan, Timour le Boiteux\\], qui succéda à son père (m. 1360) et à son oncle (m. 1361) et dirigea la branche des Barlas. Timour était le fils de Turagay, le bey des Barlas, une tribu vassale des Chaghataïs au Turkistan. Timour consolida très vite son pouvoir et fut proclamé “émir” de l’État chaghataï. Il fonda l’État timouride, avec Samarcande  pour capitale. \nTrès vite, Timour conquit un vaste territoire embrassant l’Azerbaïdjan, le Khwarazm, le Khourassan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’Anatolie, l’Inde et  quantité d’autres contrées, reliant l’Inde à Damas, depuis le golfe de Basra jusqu’à la mer d’Aral et à l’Anatolie. \nTimour battit le sultan ottoman Bayézid Ier (“la Foudre”) à la bataille d’Ankara en 1402 et porta un coup mortel aux Ottomans. Timour périt en 1405 au cours de son expédition en Chine. \nLes luttes de succession qui suivirent la mort de Timour ébranlèrent gravement son empire. Chah Rukh (r. 1409-1447) transféra sa capitale à Hérat, laissant son fils Ulug Bey, un célèbre astronome, à Samarcande. À cette époque, Samarcande et Hérat, riches de somptueux monuments, devinrent des centres des arts et des sciences. Ulug Bey succéda à son père mais fut assassiné en 1449, ce qui donna lieu à un conflit majeur qui ne prit fin qu’en 1451 avec  l’intronisation de Abou Saïd. Sous son règne et sous celui de son fils Hüseyen Baykara, l’empire timouride connut un âge d’or – avant d’être défait par les Ouzbeks chaïbanides en 1505. \nLes Timourides ont construit de nombreux monuments dans des villes comme Samarcande, Hérat, Boukhara, Machhad, Tabriz, Balkh et Yazd. Les complexes d’Ulug Bey à Samarcande et Boukhara, la Mosquée bleue à Tabriz, la nécropole de Chah Zinda à Samarcande, le complexe de Khodja Ahmed Yasawi à Yesi tout comme la mosquée Bibi Hatun à Samarcande sont parmi les monuments les plus remarquables de la période.","date_description_ah":"771-911 H","date_description_ad":"AD 1370-1505 J.-C."},"282e09d8-c525-5fa3-b4f7-a60f2b60f56b":{"name":"Hammadides","also_known_as":"","area":"Maghreb central de Achir à Bejaia, Constantine","history":"En remerciement de sa loyauté envers les Fatimides, le fondateur de la dynastie ziride, Ziri ibn Menad, avait été autorisé, vers 323/935, à fonder la ville d'Achir, sur les flancs de l'Atlas tellien. La situation géographique idéalement centrale de cette cité, au contact du Tell et des Hautes Plaines, en fit une capitale active, siège d'échanges commerciaux et culturels. \nPour assurer sa puissance sur la région et des débouchés sur la mer, Bulughin, fils de Ziri, crée trois autres villes, Miliana, Lemdia (actuelle Médéa) et al-Djazaïr (Alger), avant de devenir le maître de l'Ifriqiya et du Maghreb central en tant que vassal de la puissance fatimide. Les Zirides s'installent à Mansouria, l'ex-capitale fatimide, confiant la ville d'Achir à leurs cousins Hammad. Ces derniers marquent alors leur volonté d'autonomie en créant à leur tour une principauté rivale dont la capitale, la Qalaa des Beni Hammad, est fondée en 397/1007 dans les monts du Hodna, près de la ville de M'sila, au sud-est d'Alger. Les Hammadides y élèvent de nombreuses et importantes constructions d'un art et d'un raffinement qui inspireront les bâtisseurs de l'Espagne andalouse. \nLa guerre entre les cousins zirides d'Ifriqiya et hammadides du Maghreb central se prolonge jusqu'en 433/1042, mais leurs héritiers concluent la paix et finissent par cohabiter à l'ombre de leurs deux capitales, Achir et la Qalaa. S'ouvre alors pour toute la région une période de prospérité reconnue par tous les auteurs contemporains. \nEn 439/1048, les Zirides rompent leur lien de vassalité à l'égard des Fatimides du Caire. La région devient indépendante. Cette rupture politique va se doubler d'une rupture religieuse, favorisée par l'attachement traditionnel du Maghreb au malékisme : le rite chiite fatimide cède le pas à l'orthodoxie sunnite malékite. 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Vers la fin du IXe siècle H / XVe siècle J.-C., ses relations avec les Aq Qoyounlous se détériorèrent à leur tour, entraînant la dissolution de la dynastie. Cependant, les Safavides se rétablirent rapidement et Chah Isma’il instaura l’Etat safavide en 906 H/ 1501 J.-C., avec Tabriz pour capitale. \nEn s’alliant aux Shi’a, les Safavides contrôlèrent une vaste zone embrassant l’Iran, l’Irak, le Caucase et l’Anatolie orientale. Le sultan ottoman Sélim Ier battit Chah Isma’il à Çadıran en 920 H / 1514 J.-C. C’est son fils Chah Tahmasp qui succéda à Chah Isma’il en 930 H / 1524 J.-C. ; la capitale fut alors transférée à Qazwin. Après Chah Tahmasp, l’Etat safavide fut gouverné par Isma’il Mirza, Hamza Mirza, Chah Abbas, Sam Mirza, Abbas II, Chah Sulayman Ier, Chah Husayn, Tahmasp II et enfin par Abbas III. Nadir Chah, d’origine afchare, conduisit l’Etat safavide à sa fin en 1737 en conquérant l’Iran. \nLes Safavides ont construit de nombreux monuments pendant leur règne d’environ 250 ans, particulièrement en Iran. Le palais de Jihil Sütun et de Hasht Bahisht, le pavillon de Ali Kapı et les mosquées Masjid-i Chah et Cheikh Lutf Allah à Ispahan font partie des plus remarquables monuments de cette période.","date_description_ah":"907-1150 H","date_description_ad":"1501-1737 J.-C."},"2c8ab4b0-e8bd-5ae8-982b-758f178293e4":{"name":"Les Aq Qoyunlu","also_known_as":"","area":"Est de la Turquie, Arménie, Azerbaïdjan, Iran, Irak","history":"Les Aq Qoyunlu (signifiant “moutons blancs”) étaient une confédération de nomades turkmènes, principalement située à Diyarbakır et qui régna de 780 de l'hégire/1378 après J.-C. à 908 de l’hégire/1508 après J.-C. Ils arrivèrent au pouvoir à la fin du 14ème siècle après J.-C. et servirent sous Timour (1370-1405 après J.-C.). Sous le règne d’Ouzoun Hassan (1457-1478 après J.-C.), les Aq Qoyunlu contrôlaient un territoire allant de l’est de l’Anatolie (1378–1503 après J.-C.) à l'ouest du Khorassan iranien, territoire qui comprenait également l’Irak et le golfe Persique. Ils furent finalement vaincus par les Ottomans et les Safavides. \n \nLe premier souverain Ad Qoyunlu fut Tur Ali (fils de Pahlavan), qui gouverna entre 740-750 de l’hégire/1339-1349 après J.-C, une période marquée par les conflits armés contre les forces de Trébizonde. Pour rétablir la paix, en 753 de l’hégire/1352 après J.-C, le fils de Tur-Ali, Fakhr al-Din Kutlu, fut marié à la sœur de l’empereur du Trébizonde, Alexis III (1349–1390 après J.-C). Trébizonde fut protégée des attaques des Ad Qoyunlu jusqu’à ce qu’elle tombe aux mains des Ottomans en 865 de l’hégire/1461 après J.-C. Tur-Ali mourut entre 753 de l’hégire/1352 après J.-C. et 764 de l’hégire/1363 après J.-C. Son successeur Kutlu mourut en 791 de l’hégire/1389 après J.-C. Le pouvoir fut transmis au fils de Kutlu, Ahmad, qui fut ensuite remplacé par son frère Qara Yülük Uthman, ou Kara Osman. \n \nKara Osman rejoignit le souverain Timour en 802 de l’hégire/1399-1400 après J.-C., participa à ses campagnes à Sivas et à la bataille d'Ankara (804 de l’hégire/1402 après J.-C.). En échange, Timour nomma Kara Osman émir et souverain officiel de la tribu des Aq Qoyunlu. La confédération des Aq Qoyunlu obtint également la cité fortifiée d’Amed (Diyarbakır), qui fut leur capitale pendant soixante-dix ans. \n \nÀ la mort de Kara Osman en 839 de l’hégire/1435 après J.-C., les Aq Qoyunlu, alliés aux Timourides, étaient devenus une autorité incontestable dans la région de l’Arménie et de Diyarbakırm. Kara Osman choisit pour héritier son fils Ali, mais ce dernier ne put garder le pouvoir face aux figures masculines de sa famille. Il renonça à son titre de souverain en 841 de l’hégire/1438-1439 après J.-C. et s'exila de lui-même en Égypte. Hamza, le frère d’Ali, fut un souverain puissant des Aq Qoyunlu, jusqu’à sa mort en 848 de l’hégire/1444 après J.-C. \n \nCe fut sous le règne d’Ouzoun Hassan (Hassan le Long) que les Aq Qoyunlu furent réunifiés et gagnèrent en puissance. En 862 de l’hégire/1458 après J.-C, il envahit la Géorgie et fut alors connu sous le nom de “ghazi” (“combattant pour la foi”), et renoua l’amitié entre les Aq Qoyunlu et l’empire de Trébizonde. En outre, il épousa la princesse comnène Théodora, formant ainsi une alliance qui monta en puissance face à la menace des Ottomans. Cependant, l’arsenal et la force des Ottomans demeuraient supérieurs. De par ce déséquilibre militaire, Ouzoun Hassan renonça à leur déclarer la guerre. Durant l’été 873 de l’hégire/1468 après J.-C., Ouzoun Hassan vainquit les Qara Qoyunlu et conquit l'Azerbaïdjan. \n \nLe souverain timouride Abou Saïd Mirza régnait sur Hérat depuis 855 de l’hégire/1451 après J.-C. lorsqu’il fut fait prisonnier et exécuté par Ouzoun Hassan. Ses adversaires à présent éliminés, Ouzoun Hassan marcha sur l’Iran occidental, annexa les provinces iraniennes jusqu’au Khorassan et transféra son gouvernement à Tabriz. Cependant, il ne réussit pas à asseoir sa domination sur les Timourides du Khorassan. À la fin de 875 de l’hégire/au début de 1471 après J.-C., Ouzoun Hassan déplaça ses troupes du Khorassan à la frontière occidentale, créant ainsi une amitié entre Tabriz et Hérat. Néanmoins, ses intérêts à Qaraman étaient conflictuels à ceux des Ottomans et des Mamelouks. \n \nOuzoun Hassan mourut la veille de Chawwal, en 882 de l’hégire/le 5-6 janvier 1478 après J.-C. Avant sa mort, il contra la défiance de son fils Oughourlou Mohammad en nommant comme héritier le frère de celui-ci, Khalil. Mais Khalil fut tué peu de temps après, en rabia II 833 de l’hégire/juillet 1478 après J.-C., lors d’une lutte armée avec son frère de quatorze ans Ya\\`qûb et ses partisans, près de Koy. Ya\\`qûb s’empara du pouvoir et régna pendant douze ans. Il mourut dans des circonstances mystérieuses le 11 safar 896 de l’hégire/le 24 décembre 1491 après J.-C. Durant son règne, il avait convaincu les partisans de Khalil de se rallier à lui. Néanmoins, Ya\\`qûb n’était nullement intéressé par les intérêts religieux du peuple et de leurs pratiques, et perdit ainsi de larges groupes de partisans, notamment les Turkmènes. À la mort de Ya\\`qûb, les Aq Qoyunlu se livrèrent à des luttes constantes pour le pouvoir. \n \nBaysonqur, le fils de Ya\\`qûb, fut couronné à l’âge de huit ans en 896 de l’hégire/1491 après J.-C., sous la tutelle de Ṣufi Kalil Beg Mawsellu. Néanmoins, il fut expulsé de Tabriz en rajab, 897 de l’hégire/mai 1492 après J.-C. par son cousin Rustam (descendant de Maksud, descendant d’Ouzoun Hassan), qui était soutenu par les tribus Pornak et Kadjar. Baysonqur fut tué en 898 de l’hégire/1493 après J.-C. Rustam tenta de réconcilier l’ordre religieux et les ordres soufis populaires. \n \nEn 902 de l’hégire/1497 après J.-C., Rustam fut destitué par son cousin Ahmad Gövde (“nain”) (fils d’Ughurlu Muhammad), alors revenu de son exil en territoire ottoman. La politique d’Ahmad provoqua une révolte des émirs, qui le vainquirent et le tuèrent en rabia II 903 de l’hégire/en décembre 1497 après J.-C. À la mort d’Ahmad, l’empire Aq Qoyunlu continua de se désagréger. Le dernier sultan Aq Qoyunlu fut Murâd (fils de Ya\\`qûb) ; il monta sur le trône grâce à l’aide des troupes ottomanes mais fut destitué et tué par les troupes Qizilbash d’Ismaïl Ier. Les dernières tribus des Aq Qoyunlu furent absorbées dans d’autres groupes, tels que les Qizilbash. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"779 – 908","date_description_ad":"1378 – 1503"},"2cf9d6c6-0226-5c5d-8710-c052cc2ac4c7":{"name":"Al Busaïd","also_known_as":"","area":"Oman, Zanzibar","history":"La dynastie Al Busaïd, aussi connue sous le nom de Maison d'Al Saïd, était une lignée de souverains comprenant le sultanat d'Oman (1744-1856), le sultanat de Mascate et Oman (1856-1970) et le sultanat de Zanzibar (1856-1964). Fondée par Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, souverain d’Oman et des territoires africains à l'Est, la dynastie Al Busaïd régna sur la région pendant 250 ans. Sous les 39 ans de règne d'Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, la Marine royale d'Oman eut une présence forte dans l'océan Indien, la seconde seulement après la Marine britannique. Elle expulsa facilement les forces persanes de la région tout en protégeant les navires ottomans dans le Golfe d’Oman et dans l'océan Indien. \n \nL’histoire moderne d’Oman fut témoin de deux systèmes différents de gouvernance : *l'imamat* et le sultanat. Un *l'imamat* peut faire référence au bureau de l’Imam ou à son autorité spirituelle. Les imams sont les autorités spirituelles qui peuvent exercer un contrôle sur une région en particulier. Pour recevoir l’imamat, le souverain doit être élu. \n \nL’imam Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi (1741-1783) établit le système du sultanat pendant son règne. Ce fut la première séparation établie entre les deux systèmes politiques. Il sauva Oman d’une guerre civile, restaura sa place au sein du système afro-asiatique et du système maritime, et sa contribution fut décisive dans la construction de l’histoire moderne d’Oman - une histoire du sultanat par opposition au système de *l'imamat*. En 1741, il reçut *l'imamat*. L’attitude ferme d’Ahmed envers l’hégémonie coloniale fut remarquable. Elle devint visible lorsqu’il empêcha la Compagnie britannique des Indes orientales de s’installer à Muscat. Le long règne d’Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi (environ 39 ans) fut aussi le témoin de changements et de nouvelles tendances dans la société d’Oman. Son règne forgea non seulement une vision nouvelle d’un système politique, mais contribua aussi à poser les fondations d’une nouvelle identité politique, nationale et culturelle. \n \nAhmad ibn Saïd al-Busaïdi mourut en 1778 ; son fils lui succéda, Saïd ibn Ahmad, un souverain pieux qui divisa les devoirs entre les fonctionnaires du palais par fonctions religieuse, administrative ou militaire. Saïd ibn Ahmad garda son *imamat* et alla à Rustaq, où il demeura jusqu’à sa mort en 1811. En 1783, son fils, Hamad ibn Saïd, décida de déplacer sa cour dans la ville côtière de Muscat et fit de la ville sa capitale politique. Il prit également le titre de sultan, asseyant ainsi son pouvoir. \n \nHamad ibn Saïd fut un souverain capable qui fit beaucoup pour le pays pendant ses huit années de règne. Il facilita une réforme politique lors des premières étapes dans la transition mais mourut subitement en 1792. À sa mort, le système politique d’Oman fut divisé en trois parties : Saïd ibn Ahmad, l’imam officiel, resta à Rustaq ; Saïd bin Sultan (qui succéda à Hamad ibn Saïd) garda la base de son pouvoir à Muscat ; et enfin Saïf, le troisième fils d’Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, prit la ville de Sohar (située près d’Hormuz) pour asseoir son pouvoir. Ainsi en 1793, et avec la participation des Britanniques, l'État islamique d’Oman, qui avait été une nation unifiée, était à présent fragmentée en trois politiques distinctes. \n \nAprès son accès au trône en 1792, Saïd bin Sultan (1792-1804) usa de son pouvoir et de son intellect pour restaurer la place qu’avait Muscat sous le règne de son père Ahmad. Oman devint une alliée de la France en Afrique de l’Est et dans l’océan Indien, notamment à un moment où les Britanniques commençaient à représenter un danger pour Oman, l’Inde et tous les pays du Golfe. \n \nSaïd bin Sultan accéda au pouvoir en 1806, à l'âge de 17 ans, suite à la mort de son père et régna pendant un demi-siècle jusqu’à sa mort en 1856. Il fut le premier Sayyid d’Oman, reçut le titre de sultan et fut aussi appelé « Le Grand ». Oman devint une puissance commerciale et maritime majeure dans l’océan Indien pendant son règne. Son successeur fut Thuwaïni ibn Saïd ibn Sultan al-Busaïd, le troisième fils de Saïd bin Sultan, et régna de 1858 à 1866. \n \nEntre 1866 et 1970, Oman connut six souverains. Enfin, de 1970 à 2020, Oman fut dirigée par le sultan Qabus ibn Saïd, qui modernisa la région. L’héritier actuel au trône depuis 2020 est le sultan Haïtham ben Tariq. \n \nBibliographie \n● Ghubash, Hussein, Oman - The Islamic Democratic Tradition, London and New York: Routledge, 2006. \n● Jones, Jeremy and Ridout, Nicholas, A History of Modern Oman, Cambridge (UK) and New York: Cambridge University Press, 2016. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 1167– aujourd’hui","date_description_ad":"AD 1754– aujourd’hui"},"2fc256bd-66da-5cb4-b5ca-43283018a1db":{"name":"Atabegs","also_known_as":"","area":"Syrie du Nord, Mésopotamie du Nord, Anatolie méridionale [Turquie]","history":"Recrutés parmi les officiers les plus gradés et les plus expérimentés, les *atabey*s ou *atabeg*s étaient chargés de l’éducation des princes grands-seldjoukides nommés gouverneurs, et exerçaient également leur autorité dans différents domaines administratifs et militaires. \nÀ la mort du sultan grand-seldjoukide Melikchah \\[Malik Chah\\] en 1092, les Atabegs profitèrent de la lutte de succession qui s’était engagée entre ses fils pour proclamer leur indépendance. Au nombre des États atabegs les plus notables se comptent les Atabegs de Damas, les Zenguides (Atabegs de Mossoul), les Ildenizides \\[Eldigüzides or Ildegizides\\], les Salghurides et les Atabegs d’Erbil. \nLes Atabegs de Damas sont également connus sous le nom de Tughtiginides ou Burides. Leur lignée fut fondée par Tughtekin, l’atabeg affecté à la formation du fils de Malik Dukak, fils de Toutouch, qui était le frère du sultan Malik Chah, en 1104, après la chute des Seldjoukides de Syrie. Ils furent renversés par Nouredden \\[Nur al-Din\\] Mahmoud, l’atabeg d’Alep, en 1154. \nLes Zenguides sont également connus comme Atabegs de Mossoul. Cette lignée fut fondée par Imadedden \\[Imad al-Din\\] Zengi, l’un des officiers du sultan grand-seldjoukide Malik Chah, en 1127 à Mossoul. Mais le conflit permanent avec les Ayyoubides eut raison de leur pouvoir en 1223. \nEmmenés par Ildeniz, les Ildenizides ou Atabegs d’Azerbaïdjan apparaissent en 1141 comme vassaux des Seldjoukides d’Irak, jusqu’à leur chute devant les Khwarazm-Chahs en 1228. \nLes Salghurides furent fondés en 1147 par la branche Salghur des Turcs Oghuz, conduite par l’atabeg Sunqur. Ils furent renversés par les Mongols en 1284. \nLes Atabegs d’Erbil, également appelés Begtiginides, apparaissent vers le milieu du XIIe siècle avec Zeynedden Ali Küçük ben Begtigen dans le sud-est de l’Anatolie \\[Turquie\\] et le nord de l’Irak. Ils intègrent le giron abbasside en 1232.","date_description_ah":"485–683 H","date_description_ad":"1092-1284 J.-C."},"31ce1f02-7f90-58b4-be58-74a7ce5f450b":{"name":"Maison de Muhammad Ali","also_known_as":"","area":"L’Égypte et le Soudan","history":"L’Égypte est restée une des provinces sous domination de l’empire ottoman pendant trois siècles (923–1220/1517-1805). Toutefois, l’expédition française menée par Bonaparte en Égypte en 1213/1798 marque la fin du règne direct des Ottomans sur le pays. \nEn 1218/1803 Muhammad Ali, le général de la brigade ottomane des Albanais à la solde du sultan ottoman, réussit à déloger l’armée française et fut nommé gouverneur du pays par un décret du sultan ottoman. Le droit de succession fut garanti à sa descendance par un autre décret en 1257/1841. Ainsi l’Égypte devint un État indépendant sous le wali (gouverneur) Muhammad Ali. \nSon règne fut marqué par de profondes réformes et un dense programme de développement. Des canaux furent creusés, des ponts restaurés, pendant que des écoles et des usines de toutes  se créaient par tout le pays.  Un grand nombre de mosquées, de *sabil* (fontaines publique) et de palais furent construits par des architectes et travailleurs étrangers, et de nouveaux éléments de  firent ainsi leur apparition dans l’architecture et la décoration. Dans le bâtiment, le bois et la brique  prirent le pas sur la pierre,  et les  élégantes mosaïques traditionnelles de marbre furent remplacées par le marbre blanc et l’albâtre, et les moucharabiehs (jalousies) par des fenêtres modernes.  Les décors s’ouvrirent aux fleurs, aux grappes de vigne et aux peintures de paysages rococo.  Ces éléments artistiques, apportés d’Europe par des artistes italiens,  avaient déjà cours en Turquie au XIIe/XVIIIe siècle, mais les artistes turcs adaptèrent ce nouveau style au goût local et aux meilleures traditions islamiques. \nParmi les successeurs de Mohammed Ali se comptent Abbas Ier (1264-1270/1848-1854), Sa'id (1270-1280/1854-1863),  qui commença le percement du canal de Suez, Ismaïl (r. 1280-1296/1863-1879, m. 1312/1895), qui, à l’occasion de l’inauguration du canal de Suez, entreprit le développement architectural du Caire, qu’il voulait à l’image de Paris,  avec des jardins comme al-Azbakiyya et un opéra. Il construisit le palais Abdine où il transféra le siège du gouvernement depuis Citadelle. \nLe dernier roi de la dynastie fut Farouk Ier (1355-1371/1936-1952), un arrière-petit-fils de Mohammed Ali. Sa destitution en 1371/1952 pendant la révolution du 23-Juillet  devait signer la fin de règne de la dynastie.","date_description_ah":"1220–1371 de l’Hégire","date_description_ad":"1805–1952 J.-C."},"3a5bd0e8-5c73-5d1a-8242-521f5d28c002":{"name":"Période Mudéjar","also_known_as":"","area":"Péninsule Ibérique","history":"L’art mudéjar – l’art des musulmans restés dans la péninsule Ibérique après les “reconquêtes” chrétiennes (les Mudéjars) – se caractérise par une intégration des formes artistiques et architecturales islamiques dans l’art et l’artisanat chrétiens. Mais plus qu’un style en soi, il est l’expression d’une tendance, d’une islamisation des formes, un “mudéjarisme” qui s’affirme à mesure que la Reconquista progresse vers le sud et que les contacts avec l’univers musulman se font plus étroits. \nCette assimilation s’explique par la fascination qu’exerce sur l’aristocratie chrétienne le luxe inouï dans lequel évoluaient les souverains musulmans. \nUn début de symbiose s’observe au XIIe siècle, mais c’est avec la conquête de Cordoue (1236) et de Séville (1248) que l’émulation artistique commence à se généraliser pour culminer un siècle et demi plus tard : avec la conquête de Grenade, c’est une véritable explosion de mudéjarisme qui éclate dans l’architecture civile et religieuse. Alphonse XI et Pierre Ier de Castille (XIVe siècle), Pierre de Lune (l’antipape Benoît XIII, fin XIVe-début XVe siècle), les Rois catholiques (XVe siècle) ou D. Manuel Ier de Portugal (fin XVe–début XVIe siècle) sont des figures majeures dans ce processus long de plusieurs siècles. \nSous domination chrétienne, de prestigieux artistes, parfois organisés en groupes itinérants, travaillèrent pour les élites, et les pièces mudéjares les plus somptueuses s’exportaient à grande échelle ; mais les artisans mudéjars formaient aussi des corporations réputées de charpentiers, poseurs de briques, selliers, potiers, etc. \nDes motifs politiques et esthétiques président au déclin de l’art mudéjar au XVIe siècle. D’une part, avec la Contre-Réforme, tous les non-chrétiens étaient devenus indésirables (c’est l’époque de l’Inquisition et des dernières expulsions) ; d’autre part les modèles de la Renaissance italienne commençaient à prévaloir – ce qui n’a pas empêché un certain mudéjarisme populaire de se maintenir jusqu’à l’avènement du baroque.","date_description_ah":"VI e -IX e siècle H","date_description_ad":"XII e -XIV e siècle J.-C"},"3eb686ce-9607-530b-b1a3-688cf19fe53a":{"name":"Zenguides","also_known_as":"Les Atabegs de Mossoul","area":"Jazira et Syrie","history":"La lignée des Atabegs zenguides, également connus comme Atabegs de Mossoul, fut fondée en 521/1127 par Imameddin Zangi (‘Imad al-Din Zangi), un général du sultan grand-seldjoukide Malik Chah, et gouverna Mossoul (Irak) et la Syrie. Mahmud, le dirigeant seldjoukide en Irak, avait confié l’éducation de ses fils à Imameddin Zangi lorsque Zangi devint gouverneur de Mossoul en 521/1127. Zangi avait l’intention de fonder un grand État. Il prit d’abord Harran, Nusaybin et Alep, et accrut encore son pouvoir après avoir envahi Diyarbakır (Diyar Bakr) et Urfa (l’ancienne Édesse). Après la mort de Imameddin Zangi en 541/1146, son fils Seyfeddin Gazi (Sayf al-Din Ghazi) assuma l’administration de Mossoul, tandis que l’autre fils, Nureddin (Nur al-Din), se chargea de la Syrie. \nNureddin Zangi élimina les Fatimides en 567/1171 avec son général ayyoubide Salah al-Din (Saladin) et étendit son territoire. Il mourut en 569/1174. Seyfeddin Gazi, le maître de Mossoul, mourut en 544/1148 ; lui succéda Kutbeddin Mevdud (Qutb al-Din Mawdud), qui continua à gouverner jusqu’en 565/1170. \nLes luttes pour la succession qui surgirent après la mort de Nureddin Zangi et Kutbeddin Mevdud, et les conflits qui se firent jour avec les Ayyoubides, fondés par Salah al-Din en 569/1174, sont la cause du déclin des Zenguides, dont la dynastie s’éteignit définitivement en 1223. \nLes Zenguides connurent leur apogée sous Nureddin Zangi, qui gouvernait la Syrie. Il fit restaurer de nombreux châteaux dans les villes de Syrie, et construire quantité de mosquées, caravansérails, *madrasa* et *imaret*. 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Il régna sur la région du Khorassan et contribua au prestige de la ville de Mashhad. Après sa mort, le royaume afcharide se limita au Khorassan iranien. \n \nSous le règne peu marquant du Chah Tahmasp II (1729-1732 après J.-C.), les Perses durent lutter contre les menaces lancées par l’Afghanistan. Au milieu de ce chaos, Nader Chah saisit l’opportunité de se positionner en tant que stratège militaire. En 1726, Nader Chah soutint Tahmasp II en devenant son principal allié et partisan. Ce fut à ce moment-là que Nader Chah, avec le soutien de Tahmasp II, captura Machhad. La même année, Nader Chah remporta trois batailles décisives, reprit Ispahan et restaura ainsi le règne de la dynastie safavide. En 1730, il avait ainsi réinstauré son autorité sur une grande partie du nord-ouest de l’Iran, qui avait été occupé par les Ottomans. Il est dit de Nader Chah qu’il restaura l’empire perse en le purgeant de ses ennemis, internes comme étrangers. \n \nEn 1736, Nader Chah renversa le jeune souverain safavide grâce à ses victoires prestigieuses et au soutien des grands chefs et notables de toute l’empire. L'empire perse était à présent dirigé par Nader Chah, qui fonda la dynastie afsharide. Elle tire son nom de la tribu turque des Afshar, à laquelle Nader Chah appartenait. \n \nEn 1738, Nader Chah lança une campagne contre les Afghans dans la région de Kandahar. C’est à ce moment-là qu'il décida d’envahir l’Inde moghole, voisine des Afghans. Son but était de piller le trésor moghol et ainsi en 1739, il entra dans Delhi, la capitale moghole. Là, il massacra entre 20 000 et 30 000 personnes et s’empara du trésor. En 1740, il envahit la Transoxiane (Ouzbékistan et Tadjikistan actuels) et déplaça la capitale perse d’Ispahan à Machhad, afin qu’elle soit plus proche de l’Asie centrale. Nader Chah fut alors perçu comme un conquérant similaire à son prédécesseur, Timour (1370-1405 après J.-C.). Il devint célèbre pour les campagnes qu’il mena en Iran occidental, en Afghanistan, en Inde ainsi qu’en Asie centrale. Le terme afcharide fait référence à l’histoire du Khorassan, depuis le règne de Nader Chah jusqu’à sa mort et la succession subséquente d’Agha Mohammad Chah. Nader Chah fut assassiné le 11 Joumada II 116 de l’hégire/le 20 juin 1747 après J.-C. \n \nÀ la mort de Nader Chah, deux de ses neveux se disputèrent le trône, mais ils furent renversés par leurs familles ou des partisans mécontents. Le dernier souverain de la dynastie afcharide fut le petit-fils de Nader Chah, Chahrokh Chah, qui devint Chah en 1749 mais qui fut destitué la même année. Cependant, il accéda à nouveau au trône ; cette fois-ci seul le Khorassan resta sous son autorité. À travers le reste de l’empire perse, les tribus se disputèrent le pouvoir et le titre de Chah. Parmi elles, la tribu kurde Zand, originaire du centre-ouest de l’Iran, et la tribu turque des Kadjars, issue des régions du nord-ouest de l’empire. En 1751, la tribu Zand prit l'avantage, menée par Karim Khan, qui fut connu pour sa générosité et sa bienveillance. Durant les vingt-deux ans du règne de Khan, l’empire perse connut une période de paix, après des décennies de guerre. Toutefois, la mort de Khan en 1779 mit fin à cette période de paix et entraîna une guerre civile entre les différentes tribus, ainsi qu’entre les membres de la tribu Zand. \n \nEn 1796, la dynastie afcharide fut vaincue par Agha Mohammad Khan des Kadjars (1789-17 juin 1797 après J.-C.), qui fonda le nouvel empire iranien. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"1148 - 1210","date_description_ad":"1736-1796"},"4ff94404-b748-5d95-93e3-648f784dd9ba":{"name":"Qing","also_known_as":"","area":"Chine, Taiwan, Tibet et Mongolie, ainsi que des parties d’Asie centrale","history":"La dynastie Qing fut la dernière dynastie impériale de Chine. Ce fut également la dynastie qui régna le plus longtemps, s'étendant sur une période de 1644 à 1912, et ses souverains étaient célèbres pour leurs prouesses militaires. La dynastie fut aussi connue sous le nom de dynastie Mandchoue puisqu’elle fut créée par des Mandchous (clan Aisin Gioro), et la moitié des fonctionnaires royaux étaient Mandchous. \n \nLes fondations de la dynastie Qing furent posées lorsque le peuple Mandchou du nord de la Chine s’unifia contre la dynastie Ming. Un autre groupe se rebella contre la dynastie Ming, les Jürchen, ou les barbares de l’Est. Le groupe était composé de différents clans qui vivaient aux frontières nord-est de l’empire Ming. Les Jürchen arrivèrent au pouvoir dans les années 1580, menés par un homme appelé Nurhaci (aussi connu sous le nom de Nurgaci, 1559-1626), un vassal Ming qui unifia tous les clans mandchous. En 1583, après la mort de son père et de son grand-père, Nurhaci devint, à 24 ans, le pouvoir prédominant dans la région. \n \nÀ la différence des ancêtres des Jürchen et des autres envahisseurs et conquérants, les hommes de Nurhaci n'étaient pas nomades. Leur économie dépendait de l’agriculture, de la chasse et du commerce. En 1616, Nurhaci s’auto-proclama khan (« roi ») de la dynastie Aisin. Dans un document public, il tint pour responsables les souverains Ming de la mort de son père et de son grand-père, dénonçant leurs abus de pouvoir. La dynastie Ming répondit en envoyant un grand nombre de combattants contre lui, mais ce corps expéditionnaire fut vaincu par une confédération pan-Jürchen menée par Nurhaci. \n \nNurhaci mourut en 1626, laissant son huitième fils et héritier, Huang-Taiji (aussi connu sous le nom de Taiji, 1626-43). Huang-Taiji prit le pouvoir en tant que descendant de son grand-père paternel Giocangga. En 1616, Huang-Taiji commença à repousser les militaires Ming de la péninsule du Liaodong. En 1629, il franchit la Muraille de Chine et occupa quatre villes chinoises : Luanzhou, Qian’an, Zunhua et Yongping. En 1636, il établit un gouvernement opérationnel et proclama la formation de la « grande dynastie Qing ». Huang-Taiji mourut le 21 septembre 1643, laissant derrière lui temporairement un pouvoir vacant. Après négociations, il fut décidé que le frère de l’empereur, Dorgon (1612-50), avec le Général Jirgalang (1599-1655), agiraient en tant que co-régents pour le fils de Huang-Taiji, Fulin, alors âgé de 5 ans. Fulin accéda au trône en 1643 en tant qu’empereur Shunzhi (règle de conformité). \n \nDes années 1750 à 1790, l’empereur Qianlong étendit le contrôle des Qing à l'intérieur des territoires d’Asie. À son apogée, l’empire régnait sur la quasi-totalité de la Chine continentale actuelle, comprenant Hainan, Taïwan, la Mongolie, des parties de la Mandchourie et le nord-ouest de la Chine. Les souverains Qing gardèrent leurs coutumes mandchoues et suivaient le bouddhisme tibétain. La dynastie atteignit son apogée au 18e siècle mais se détériora peu à peu à cause de difficultés venant de l’étranger, de révoltes au sein du royaume, de la population grandissante, d’une économie désordonnée et de la corruption. La dynastie Qing fut renversée avec la formation de la République de Chine en 1912. \n \nBibliographie \n• Smith, Richard J., The Qing Dynasty and Traditional Chinese Culture, Washington, DC: Rowman & Littlefield Publishers, 2015. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet \"Explore Islamic Art Collections \".","date_description_ah":"AH 1045–1330","date_description_ad":"AD 1636–1912"},"537cc8f3-d885-58da-9d9f-1aae10f9bbba":{"name":"Période siculo-normande","also_known_as":"","area":"Italie, Sicile","history":"L’île de Sicile, appartenant auparavant à l’Empire Byzantin, subit des attaques, des expéditions militaires et des sièges pendant plus d’un siècle dans ses villes les plus importantes (Palerme, Syracuse), avant de tomber sous un contrôle majoritairement musulman en 902. En 948, un émirat sicilien, sous le commandement d’al-Hasan Ibn ‘Ali Ibn Abi al-Husayn al-Kalbi, souverain nommé par la dynastie fatimide, fut créé. La dynastie kalbite qui suivit établit des règles quant à la coexistence des chrétiens et des musulmans, réorganisant l’administration territoriale en divisant et en redistribuant de grands domaines, et promut les activités de construction et la productions artistique. Les chrétiens étaient autorisés à pratiquer leur religion de façon discrète et non ostentatoire. Ils furent en mesure de conserver leurs propriétés, bien qu’ils étaient sujets à une taxe spéciale sur le patrimoine. \n \nEn 1061, deux chefs militaires normands, Roger de Hauteville et Robert de Hauteville, dit Guiscard, tirèrent profit de la lutte interne entre les souverains musulmans d’Agrigente (Ibn al-Hawwas) et de Catane (Ibn al Thumma), entamant ainsi la reconquête de la Sicile et son retour à la chrétienté. Le Comte Roger obtint le légat apostolique de la part du pape Urbain II, permettant aux descendants de Roger d’obtenir les pleins pouvoirs politiques et le droit de nommer les évêques et archevêques en Sicile. \n \nLe 25 décembre 1130, dans la cathédrale de Palerme, le fils de Roger, Roger II, prit les titres de roi de Sicile, duc d’Apulie et prince de Capoue. Roger II entreprit une politique d’expansion vers l'Afrique du Nord, conquérant Djerba, Mahdia, Sfax et Sousse. Après des expéditions réussies sur la côte adriatique des Balkans, Roger II empêcha également l’Empire Byzantin de restaurer son autorité sur l'île de Sicile et l’Europe de l’Ouest en général. La Sicile devint un royaume puissant et indépendant. Un régime tolérant fut instauré par Roger II en Sicile ; les musulmans étaient libres de se rassembler en petites communautés isolées, préservant leurs habitudes culturelles et pratiquant leur religion dans les mosquées locales. \n \nLa magnificence de l’art et de l’architecture italo-normande - résultat d’une intégration éthique, religieuse et culturelle entre musulmans, grecs et normands - est notamment remarquable dans la ville de Palerme et fut complètement réalisée lors du règne du roi Guillaume II, qui régna jusqu’en 1189. \n \nAprès l’extinction de la ligne d'héritiers mâles du roi Roger II, l’Italie du Sud et la Sicile furent occupées par Henri VI, fils de Frédéric Barberousse, empereur et roi de Germanie. Sa femme, Constance de Hauteville, fille de Roger II, donna naissance en 1194 à Frédéric II, qui hérita ainsi des couronnes de Sicile et du Saint-Empire. Frédéric II, raffiné et cultivé, fut profondément influencé par la culture islamique, malgré les insurrections d’enclaves musulmanes dans l'île. En 1246, les derniers peuplements musulmans furent démolis, et les rebelles musulmans furent déportés à Lucera, en Apulie. \n \nCe profil, compilé par Pier Paolo Racioppi et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet \"Explore Islamic Art Collections \".","date_description_ah":"","date_description_ad":""},"6e65510a-5080-5ab5-9beb-f1fdf4b4df93":{"name":"Rostémides","also_known_as":"","area":"Maghreb central de Tahert à Tlemcen puis à Sédrata et au M'zab.","history":"Le kharidjisme, schisme à caractère égalitariste, est pour les Maghrébins l'arme politique qui leur a permis de marquer leur opposition à l'orthodoxie sunnite et au despotisme arabe. Les occupants manifestaient un réel mépris envers les nouveaux convertis, les obligeant par exemple à s'acquitter des impôts (*kharadj* et *djizia*, impôt foncier et de capitation) normalement dus par les seuls infidèles. \nEn 143/761, Ibn Rostom (fondateur de la dynastie rostémide) instaure l'imamat kharidjite de Tahert, près de la ville actuelle de Tiaret, au sud-ouest d'Alger. Au même moment, Abou Qorra crée lui aussi un royaume kharidjite aux environs de Tlemcen. En 154/771, ces deux royaumes tiennent le Maghreb central et l'Ifriqiya. Peu après, un Alide nommé Idriss implante à Fès puis à Tlemcen un autre émirat dissident. \nLa dynastie abbasside mettra quinze années à mater la révolte, sans parvenir toutefois à reprendre en main l'ensemble du Maghreb. Le royaume de Tahert se développera tout au long du IIIe/IXe siècle selon les principes de la doctrine ibadite issue du kharidjisme (puritanisme égalitaire, gouvernement théocratique et fièvre religieuse), principes qui n'ont cependant pas empêché l'éclosion d'une civilisation raffinée nourrie par les nombreux arrivants d'Orient, attirés par le rayonnement religieux et intellectuel – mais aussi commercial – de la capitale rostémide. Les Ibadites seront chassés, en 296/909, à l'avènement de la nouvelle dynastie qui apparaît au Maghreb, les Fatimides. Le Sahara sera leur refuge : la seconde capitale rostémide, Sédrata (Isedraten), près de la ville actuelle de Ouargla, a révélé une grande richesse de décors, résultat des différents apports artistiques dont elle a bénéficié. \nÀ nouveau pourchassés, les Ibadites vont créer, à partir de 433/1042, au fond de la vallée du M'zab, à 600 kilomètres au sud d'Alger, cinq villes où leurs descendants mozabites vivent encore aujourd'hui, perpétuant leur doctrine et donnant la pleine mesure de leur génie face à un milieu hostile.","date_description_ah":"161-296","date_description_ad":"778-909"},"82bf75f6-c980-5811-8489-7dca1909cc10":{"name":"Sultanat des Ghorides","also_known_as":"","area":"Ghor, Afghanistan, Khorasan, Inde","history":"La région montagneuse appelée Ghor, correspondant aujourd’hui au centre-ouest de l’Afghanistan, était située à l’est et au sud-est de la ville d’Hérat actuelle et au sud du Gharchistan et du Guzgan. Cependant, la région entière ne pouvant pas être contrôlée par une seule puissance politique, Ghor devint une terre divisée et parsemée de forteresses. Le territoire se composait de plusieurs palais fortifiés et de tours disséminées à travers la région pour la protection de ses habitants. Chaque forteresse exerçait son autorité sur les terres alentour et les sujets qui y vivaient. Dans ces régions, les traditions patriarcales dominaient et avaient des fondements profonds. Ce fut sous le règne de Qutb ad-Din Muhammad (1146–1147 après J.-C.) qu’une partie de Ghor fut désignée comme capitale et prit le nom de Fîrouz-Kôh. \n \nDurant l’ère des Omeyyades (661–750 après J.-C.), plusieurs tentatives furent esquissées pour faire tomber Ghor sous domination musulmane et sous l'influence culturelle islamique subséquente ; mais cela ne se concrétisa pas. Au cours des 10e et 11e siècles après J.-C., ce fut une forme ascétique et piétiste de l'islam sunnite, un mouvement né au Khorassan et très présent à Nishapur sous le nom de Karamiyya, qui prit place à Ghor. Les malik sansabanides, et plus tard au 12e siècle les deux frères Ghiyath al-Din Muhammad et Mu\\`izz ad-Dîn Muhammad, commencèrent à suivre la Karamiyya mais finirent par adopter les écoles de l’acharisme et le chaféisme de l’islam sunnite. \n \nEn 545 de l’hégire/1150 après J.-C., Ala’ ad-Dîn Husayn, un chef du clan sansabanide de Ghor, pilla Ghaznî et détruisit ses monuments ainsi que les tombes de ses souverains. Pendant un siècle et demi, Ghaznî avait été la capitale du sultanat qui avait assujetti le monde islamique oriental. Ce bain de sang se voulait une vengeance de la mort des deux frères d’Ala’ ad-Dîn Husayn, ordonnée par le sultan ghaznévide. Cette invasion eut pour conséquence inattendue l’arrivée des maliks (chefs) ghorides sur la scène politique. Les années suivantes, le peuple de Ghor adopta l’islam et les trois régions principales fusionnèrent : Fîrouz-Kôh (la capitale du clan sansabanide), Djâm et Chisht. \n \nLes Ghorides furent aussi ceux qui établirent les fondations du règne musulman dans la partie nord du souscontinent indien. Les Ghors sansabanides se trouvaient entre les Ghaznévides à l’est et les Seldjoukides d’Iran à l’ouest. Tandis que les Seldjoukides d’Iran s’affaiblissaient et devenaient plus vulnérables, les Ghors gagnèrent en puissance et devinrent les souverains prédominants de la région. En l’espace de cinq décennies, les chefs ghorides prirent le contrôle et modifièrent la configuration politique de la région, afin que leur domination atteignent des territoires de l’est de l’Iran et du Bengale, Ghaznî et l'Hindou Kouch avec la vallée de l'Indus et la plaine gangétique. \n \nLes Ghorides s’élevèrent en une puissance indépendante, et après une période de conflit interne, le sultanat ghoride fut dirigé par le sultan Ghiyath al-Din, fils de Sam, (r. 1163⁠-1203 après J.-C.), un neveu d’Ala’ ad-Dîn Husayn. L’apogée du pouvoir ghoride fut atteint avec le règne des fils de Sam et frères Ghiyath al-Din Muhammad (r. 558-599 de l’hégire/1163-1203 après J.-C.) et Mu’izz al-Din Muhammad (r. 569–602 de l’hégire/AD 1173–1206 après J.-C.). Les deux frères formaient une équipe unie, Ghiyath al-Din supervisant l’expansion du sultanat sansabanide vers l’ouest et Mu\\`izz ud-Dîn Muhammad supervisant l’expansion vers l’est. \n \nLe règne ghoride se développa rapidement et à une échelle remarquable, jusqu’à la mort de Ghiyath al-Din en 1203 après J.-C., et l’assassinat de Mu\\`izz ud-Dîn Muhammad en 1206 après J.-C. En 1175 après J.-C., Ghaznî et Hérat furent à nouveau capturées. En 596 de l’hégire/1200 après J.-C., l’empire ghoride s’étendait jusqu’à la ville de Nishapur, dans l’ouest du Khorassan. En 582 de l’hégire/1186 après J.-C., l’empire ghoride avait atteint Lahore, alors sous le règne des Ghaznévides ; elle fut ensuite capturée et intégrée au sultanat ghoride. Les armées ghorides firent également face aux Rajputs du nord de l’Inde. En 588 de l’hégire/1192 après J.-C., ils formèrent une alliance avec les Chauhans de Shakambari à Taraori, en Haryana. Cette victoire permit aux Ghorides d’étendre leur conquête du nord de l’Inde. \n \nLe sultanat ghoride prit fin avec la mort de Mu\\`izz ud-Dîn Muhammad, tandis que les Khwârazm-Shahs d’Asie centrale conquéraient les territoires occidentaux ghorides et les intégraient à leurs propres domaines. À l'est, les esclaves turques, qui étaient généraux dans l'armée, montèrent en puissance et devinrent un sultanat indépendant à Dehli. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"441 – 611","date_description_ad":"1050 – 1215"},"8bbd89fd-a70d-5448-86d7-e9dc5a7ae307":{"name":"Almoravides","also_known_as":"al-Murabitun","area":"capitale : Marrakech","history":"Le morcellement du royaume idrisside entraîne au Maroc plus d'un demi-siècle d'agitation et de confusion, sans toutefois porter atteinte à la prospérité économique du pays. \n\\- C'est dans ce contexte qu'arrivent les Almoravides (al-Mourabitoun : les gens des fortins), membres de la tribu des Lemtuna, nomades guerriers, maîtres des routes caravanières du Sud, poussés par le zèle réformiste religieux et par la recherche de terres fertiles. \n\\- Ils prennent Sijilmassa (1054) et Taroudant (1057), et créent la première dynastie berbère du Maroc avec une nouvelle capitale, Marrakech, qu'ils fondent en 1062, avant de prendre Fès en 1064. \n\\- Ayant unifié le Maroc, ils annexent les territoires sahariens jusqu'au fleuve Sénégal, ainsi qu'al-Andalus dont ils transfèrent la capitale à Séville. \n\\- D'abord réfractaires à la civilisation andalouse, totalement étrangère à leurs rudes traditions, les Almoravides vont finir par s'imprégner de cette culture du faste et du raffinement. \n\\- L'influence andalouse est d'abord intellectuelle (poésie, sciences), avant que les constructions almoravides ne soient influencées par l'architecture de Cordoue et de Séville (Qaraouyine, mosquées de Tlemcen et d'Alger…).","date_description_ah":"447–541 H","date_description_ad":"1056–1147 J.-C."},"9596d88c-4ee2-559b-a8ed-57b2802b4338":{"name":"Ghaznévide","also_known_as":"","area":"Ghazni (Afghanistan), Perse occidentale (la majorité de l’Iran), Asie centrale du Sud (parties de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan), Pendjab et Sind (nord-est de l’Inde), Baloutchistan (Pakistan)","history":"La dynastie ghaznévide était une dynastie turque d’origine servile ; elle était composée de deux familles militaires qui ont fondé les Simjurides et les Ghaznévides. La dynastie des Ghaznévides a été fondée par Subuktugîn en 977-997 après le décès de son beau-père, Alptegîn. Il était fonctionnaire au sein de la dynastie des Samanides, qui s'étendait de Balkh au nord de l’Hindou Kouch dans la région du Grand Khorassan. Ils s'étaient établis dans la partie Est de l’Iran à l'époque où les dynasties telles que les Samanides, les Afrighides, les Khwarezmchahs, les Ziyarides et les Bouyides se détérioraient ou déclinaient. Ce fut lors du règne de Subuktugîn et de son fils Mahmoud que la dynastie des Ghaznévides prospéra. À la mort de Mahmoud en 1030, l’empire comprenait les vastes territoires du monde islamique oriental. Il incluait l’Iran, l’Afghanistan, une grande partie de la région historique de Transoxiane et le nord-ouest du sous-continent indien de 977 à 1186. \n \nLes Ghaznévides turcs étaient habitués à vivre dans les steppes d’Asie centrale. En devenant souverains dans un monde persan, ils durent se familiariser avec la bureaucratie officielle persane et les façons persanes de gérer l’administration, l’organisation militaire et la vie personnelle. Les tribus telles que les Khalajs de Zamindawar, dont les coutumes, la langue et l’apparence étaient turques, survécurent pendant plusieurs siècles avant d’être assujettis par Subuktugîn et intégrés dans son armée. Ils furent un élément essentiel des armées des Ghaznévides, des Ghorides et des Khwarezmchahs et sont les ancêtres des rois Lodi de Delhi (1451-1526). Subuktugîn mourut en 997 et nomma son fils Ismail successeur, mais ce dernier régna peu de temps, vaincu et capturé à la bataille de Ghazni. \n \nSubuktugîn eut un second fils, Mahmoud (997-1030), qui gouverna la dynastie ghaznévide et prit le titre de sultan. Mahmoud passa la majorité de son enfance à aider son père, un fonctionnaire fidèle des Samanides. Lors du règne de Subuktugîn, les frontières de l’empire ghaznévide, qui devaient être maintenues par Mahmoud, furent étendues au sud-ouest jusqu'à Bust et Qusdar, et à l'est vers l’Inde, contre l’empire des rajas Shahis hindous de Waihand. Mahmoud fut le premier souverain indépendant des Ghaznévides ; il n'était pas au service d’une autre dynastie comme les Samanides par exemple. En 998, Mahmoud s’auto proclama souverain de toutes les terres qui étaient détenues par son père. Il est décrit comme un souverain agressif, menant des batailles sanglantes pour étendre son territoire. Il envahit l’Inde de nombreuses fois et était connu pour sa férocité et sa cruauté. Cependant, il a été aussi noté que lors des batailles, il traitait les musulmans de la même façon que les hindous, et un de ses plus importants fonctionnaires était un hindou nommé Tilak. \n \nMahmoud accueillit de grands esprits à sa cour à Ghazni. Il souhaitait que sa cour soit un havre de paix pour les érudits, les poètes et les artistes. Des poètes tels que Ferdowsi, qui a écrit Shâhnâmeh (« Le Livre des Rois »), fit de Ghazni sa maison, tout comme le géographe arabe Al-Bīrūnī. Le sultan Mahmoud mourut le 30 avril 1030. Son mausolée se trouve à Ghazni, en Afghanistan. \n \nBibliographie \n● Bosworth, C.E., Medieval History of Iran Afghanistan and Central Asia, London: Variorum, 1977. \n● Bosworth, C.E., The Ghaznavids, New Delhi: Munshram Manoharial Publishers Pvt. Ltd., 1992. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 366–582","date_description_ad":"AD 977–1186"},"9edc1c13-a45a-5e4f-b590-717688101260":{"name":"Abbassides","also_known_as":"","area":"Ifriqiya [Tunisie], Jordanie, Égypte, Afrique du Nord, Irak","history":"L’ère abbasside est considérée comme l’âge d’or de la civilisation islamique. Les Abbassides surent asseoir leur suprématie en épousant la cause des non-Arabes qui avaient été injustement traités par les Omeyyades et qui, sous la bannière du rebelle Abi Mulsim Al-Khourasani, avaient réussi à les repousser en 132/750 – la même année, les Abbassides devenaient les califes de l’empire islamique. \nLes confins de l’empire furent stabilisés et renforcés par le calife al-Mansour (754-775), qui limita le monopole des Arabes sur les institutions politiques et économiques de l’État et favorisa l’égalité entre les différents groupes de la société abbasside. La construction de la nouvelle capitale, Bagdad, fut achevée en 766. \nLa période abbasside fut à son apogée pendant le règne du calife Haroun al-Rachid (786-809), qui parvint à la paix avec Byzance et échangea des ambassades avec Charlemagne, puis de al-Mamoun (813-833), al-Mouatassim (833-842) et al-Wathiq (842-847). La nouvelle prospérité issue du passage d’une économie agraire à une économie du commerce permit de réduire les inégalités sociales entre les communautés arabes et non-arabes et favorisa le développement de nombreux artisanats : verre, poteries, textiles, etc., exportés par les vieilles routes du commerce de la Chine à l’Afrique subsaharienne. L’enseignement fut encouragé, et les textes phares des civilisations grecque, persane et indienne furent traduits en arabe. Nombre de grands érudits honorèrent toutes les disciplines – philosophie (al-Kindi et al-Farabi), astronomie, mathématiques (al-Khawarizmi), médecine (al-Razi), physique et chimie (Ibn Sina) –, et leurs contributions influencèrent l’ensemble de la science médiévale. \nMais la puissance abbasside commença à décliner au cours du XIe siècle, et plusieurs provinces en vinrent à prendre leur autonomie. Les Fatimides (909-1171) établirent un califat rival en Égypte et en Syrie, et Tughralbek, issu des régiments turcs de l’armée abbasside, prit le contrôle de Bagdad, leur propre siège, en 447/1055. Le coup fatal fut porté à la dynastie abbasside par les Mongols, qui fondirent sur le Moyen-Orient et s’emparèrent de Bagdad en 656/1258.","date_description_ah":"132-656 H","date_description_ad":"750-1258 J.-C."},"a999b9e1-b986-5792-8f1c-7764cd952822":{"name":"Mérinides et Ouattassides","also_known_as":"","area":"Maroc et Maghreb centrale. Capitale : Fès","history":"\\-          Après un siècle d’éclat, le pouvoir almohade se trouve fragilisé par les luttes intestines, puis se disloque avec la perte du contrôle des routes sahariennes, la conquête du Maghreb central par les Hafsides de Tunis et les avancées de la Reconquista en Espagne. \n\\-          C’est dans ce contexte que Fès est prise par les Mérinides (Banu Marin), nomades zénètes originaires du Maroc oriental. \n\\-          Ils s’efforcent de rétablir à leur profit l’unité du Maghreb (prise de Tunis, 1347). Auparavant, Abou Youssef Yacoub, premier sultan mérinide, traverse à plusieurs reprises le détroit de Gibraltar, ralentit quelque peu la progression des chrétiens et contribue à sauver Grenade. \n\\-          Durant un siècle et demi, le Maroc connaît une brillante période, caractérisée par le développement des arts et de la culture, la construction de nombreuses mosquées et *madrasa*, ainsi que la création d’une nouvelle capitale : Fès el-Jedid (1276). \n\\-          Après la période d’éclat mérinide, l’épidémie de peste noire (1348) et la rébellion de Tlemcen et de Tunis marquent le déclin de la dynastie, qui ne parvient pas à refouler les Espagnols et les Portugais. \n\\-          Les Ouattassides (Banu Ouattas), famille vizirienne héritière des Mérinides, se font d’abord proclamer régents du royaume avant de prendre le pouvoir en tant que souverains. \n\\-          Mais le pays s’enfonce dans une grave crise économique alors que la chute de Grenade, dernier royaume musulman d’Espagne, et le déferlement des expulsés andalous augmentent la frustration populaire et la contestation religieuse. \nAu début du XVIe siècle, le Maroc sombre dans l’anarchie et entre dans un cycle d’immobilisme et d’affaiblissement : les Portugais s’emparent de Tanger (1471) et occupent Safi, Azemmour, Mazagan et Agadir, alors que les Espagnols s’établissent à Millilla.","date_description_ah":"Les Mérinides : 667–868 H et les Ouattassides : 869–955 H","date_description_ad":"Les Mérinides : 1269–1464 J.-C. et les Ouattassides : 1465–1549 J.-C."},"ab22ae48-7fde-5229-a684-189558585904":{"name":"Nasrides","also_known_as":"Banu'l-Ahmar","area":"Grenade","history":"\\-          Après le retour au Maroc du calife almohade al-Mamoun, intronisé à Séville en 1227, un membre de la famille vizirienne des Banu al-Ahmar, Muhammad b. Youssouf b. Nasr, se proclame roi en 1230, fondant la dynastie nasride qui régnera à Grenade jusqu’en 1492. \n\\-          Il se maintient au pouvoir en payant un tribut annuel au roi de Castille, et assiste passivement à la progression fulgurante de la Reconquista chrétienne : reddition de Cordoue (1236), Jaén et Arjona (1246), Séville (1248). \n\\-          Au prix d’intrigues, de compromissions et aussi grâce au soutien militaire épisodique des Mérinides, les Nasrides vont connaître un véritable âge d’or, dont les fleurons sont l’Alhambra et le Généralife. \n\\-          Cette embellie durera jusqu’en 1482, quand Boabdil (Abou Abdillah) renverse son père mais ne parvient pas à contenir la Reconquista : chutes de Málaga (1487), de Baeza, Almería (1489) et d’autres places encore. \n\\-          Il finit lui-même par capituler, et les Rois catholiques font leur entrée dans Grenade le 2 janvier 1492, mettant un terme à cette épopée nommée “al-Andalus”. \n\\-          L’existence d’al-Andalus en tant qu’entité politique musulmane aura donc duré près de huit siècles, mais la Reconquista, qui avait débuté dès 722 (bataille de Pélage) durera, elle, près de neuf siècles, puisqu’elle se prolongera jusqu’en 1610 avec des vagues successives d’expulsions de “Moriscos”. \n\\-          Cependant, si al-Andalus cesse d’exister politiquement, son rayonnement culturel et artistique se perpétue, en Espagne même avec l’art mudéjar qui y influencera l’architecture jusqu’au XVIIIe siècle, et au Maroc avec l’architecture et l’artisanat hispano-mauresques qui ont su allier les caractéristiques de l’art hispano-wisigothique aux apports de l’Orient musulman et de la Berbérie, et qui sont demeurés vivaces à travers les dynasties chérifiennes.","date_description_ah":"637–897 H","date_description_ad":"1240–1492 J.-C."},"b372ff12-6d26-5b7b-84e0-c0679b12cfbb":{"name":"Omeyyades","also_known_as":"Omeyyades d’Orient","area":"Syrie, Asie mineure, Égypte, Afrique du Nord, Irak, Iran, Asie centrale, péninsule Ibérique","history":"\\- Fondée en 41 H / 661 J.-C. par Mu’awiya ibn Abi Sufyan, de la famille des Bani Umayya, la dynastie omeyyade fut la première dynastie islamique après la mort du prophète Muhammad et les califes qui lui succédèrent en 11 H / 632 J.-C. Ses plus importants califes furent Mu’awiya, Abd al-Malik et Hicham. Sous al-Walid Ier (86-96 H / 705-715 J.-C.), les conquêtes militaires progressèrent jusqu’en Espagne et en Europe centrale. À l’est, le royaume omeyyade s’étendit jusqu’à la Transoxiane et l’Inde du Nord. En 132 H / 750 J.-C. la dynastie omeyyade fut renversée par les Abbassides. \n\\- Pendant le califat omeyyade, de nombreuses attaques contre Constantinople et les confins de l’empire Byzantin échouèrent. En Espagne, les Wisigoths sont vaincus en 711, mais la progression musulmane en Europe centrale est arrêtée en 114 H / 732 J.-C. par Charles Martel à la bataille dite de Poitiers. \n\\- C’est à la dynastie omeyyade, dont les rangs familiaux ont donné d’éminentes personnalités au califat, que l’on doit l’idée de l’hérédité du pouvoir en islam. \n\\- Avec le règne des Omeyyades, le centre du pouvoir politique islamique se déplaça de Médine (péninsule Arabique) en Syrie, et Damas devint la nouvelle capitale du califat. Ce changement entraîna des répercussions tant politiques que culturelles. \n\\- Empruntant à la fois aux Byzantins et aux Sassanides des pratiques administratives élaborées, les califes omeyyades furent des administrateurs de talent, capables de contrôler le premier empire islamique, dont le territoire fut considérablement étendu grâce à leurs conquêtes militaires. \n\\- Mais des tensions sociales se manifestèrent rapidement chez des convertis non arabes, qui, contrairement aux règles de l’islam, ne jouissaient pas des même droits que les Arabes. Des rébellions en Jordanie du Sud, en Irak et dans l’est de l’Iran conduisirent à la lente extinction de la dynastie. \n\\- Les Omeyyades furent des constructeurs dynamiques. 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Se considérant comme les successeurs des Seldjoukides d’Anatolie, ils occupèrent les régions de Konya, Nigde et Içel lorsque les Ilkhanides furent repoussés d’Anatolie. \nAvec l’aide d’autres émirats turcmènes de la région, les Karamanides combattirent l’empire ottoman (fondé en 1299) pendant de longues années pour faire barrage à son extension en Anatolie. \nL’émirat, qui fut conquis en 1398 par le sultan ottoman Bayézid II (791-804/1389-1402), fut rétabli après  la bataille d’Ankara en 804/1402. 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Nur al-Din conquiert Damas en 1154, son lieutenant Saladin détruit le califat fatimide en 1171 et met fin à la mainmise latine sur Jérusalem en 1187. \nLes Atabegs et les Ayyoubides introduisent dans leur royaume des changements considérables, édifiant quantité de *madrasa* pour la rééducation orthodoxe de leurs sujets. Déployant une activité constructrice sans précédent, la période seldjoukide est une véritable renaissance pour Alep et Damas (reconstruction de la Grande Mosquée, fondation de la Citadelle, de mosquées, hammams, madrasas, turbés, khanqahs, ribats). Les princes zenguides et ayyoubides chassent les Croisés d’Édesse (Urfa) en 1146 et confortent leur domination sur la région avec la conquête de l’Égypte en 1171. \nAu milieu du XIIe siècle, sous Nur al-Din et ses successeurs ayyoubides, Damas redevient un centre majeur du monde musulman et connaît dans tous les domaines un essor spectaculaire. Capitale d’un État indépendant, la ville se pare de toutes les caractéristiques d’une grande cité. \nDu XIe au XIIIe siècle, différents facteurs favorisent le développement des arts et des activités urbaines. Artukides, Zenguides, Seldjoukides de Rum et Ayyoubides imposent la marque de leur inventivité sur tous les supports – poterie, travail du métal, art du livre, architecture. Des formes sobres et classiques de l’architecture ayyoubide aux brillantes expressions des arts décoratifs, une production artistique de haute qualité symbolise cette période déterminante, qui revêt la même importance pour la Syrie que la période mamelouke pour l’Égypte, ou ottomane pour la Turquie.","date_description_ah":"564-fin du IXe siècle de l'Hégire","date_description_ad":"1169-fin du XVe siècle J.-C."},"b866c59b-f81b-5655-972c-c4ac569b959e":{"name":"Moghole","also_known_as":"","area":"Agra (1526–1540; 1555–1571; 1598–1648) \nFatehpur Sikri (1571–1585) \nLahore (1586–1598) \nShahjahanabad, Delhi (1648–1857)","history":"Dans le langage perso-arabe, le terme moghol signifie « Mongol » ou les « Mongols ». Babur, le fondateur de la dynastie moghole, souverain de 1526 à 1530, était de descendance timouride-mongole. Par son père, il était le descendant du seigneur de guerre Timour, ou Tamerlan, un guerrier valeureux de la fin du 14e siècle et début du 15e ; et par sa mère, il était le descendant de Gengis Khan. Babur conquit un large territoire, s'étendant de l’Asie centrale jusqu’aux côtes méditerranéennes. \n \nÀ la fin du 15e siècle, les Moghols avaient commencé à patronner les arts, commandant l'utilisation d’une architecture imposante et faisant de grands manuscrits enluminés. Ils étaient considérés comme raffinés et sophistiqués. En 1526, à la bataille de Panipat, Babur remporta une large victoire ; il conquit le nord de l’Inde jusqu'à la plaine indo-gangétique après une lutte contre les Afghans, le sultan Lodi de Dehli et les Rajputs menés par Rana Sanga de Mewar. Pour légitimer son règne, Babur fit construire trois mosquées. \n \nBabur mourut en 1530 et fut remplacé par son fils, Humâyûn, qui hérita d’un territoire qui devait être consolidé. Après avoir été vaincu par le chef des Afghans de Bihar, Sher Shâh Sûrî, Humâyûn fut conduit devant la cour persane du souverain iranien-safavide, le Shah Tahmasp Ier. Avec l’aide de l’empereur persan, il reconquit le nord de l’Inde en 1555. Il mourut en 1556 à Delhi. \n \nLe fils de Humâyûn, Akbar, accéda au trône à l'âge de 12 ans, et régna pendant près de 50 ans (1556-1605). Akbar est considéré comme un souverain très important dans la dynastie moghole. Ses nombreuses réussites furent significatives : il posa les fondations solides pour la souveraineté moghole, créa des politiques inclusives et adopta une attitude tolérante envers les non-musulmans. Cette méthode de gouvernance fit de lui un souverain amical et créa un état purement syncrétique. \n \nAu moment de la mort d’Akbar en 1605, celui-ci avait alors bâti un empire solide qui allait prospérer sous le règne de son fils, Jahângîr, et de son petit-fils, Shâh Jahân. Jahângîr suivit les pratiques qu’Akbar avait commencé lors de son règne. Il accéda au trône en 1602 après une dispute avec son père et en orchestrant la mort du conseiller proche d’Akbar, Abul al-Fazl, dont il pensait qu’il était contre la succession par Jahângîr. En 1611, il épousa Nûr Jahân. Elle était puissante, intelligente, et prit les rênes du pouvoir lorsque Jahângîr tomba malade. \n \nDans sa dernière phase, l’empire moghol fut dirigé par Nûr Jahân et sa famille. Un de ces souverains fut le prince Khurram, connu par la suite sous le nom de Shâh Jahân, un stratège militaire reconnu. Il fut responsable de la victoire de Jahângîr pendant son règne. En 1614, il mena une campagne contre le fort Sisodiya Rajput de Chittorgarh et força Rana Amar Singh à se rendre. Jahângîr fut ravi de cette victoire et considéra Khurram comme héritier présomptif. \n \nSous le règne du Shâh Jahân, l’empire moghol fut prospère, riche et reconnu dans le monde entier. Pendant les douze premières années de son règne, le Shâh Jahân mena plusieurs campagnes militaires dans le but de soumettre des souverains insoumis. Au même moment, il conquit le territoire à l’est de l’Inde, Sind, et au nord-ouest. En 1636, il fit une percée dans sa campagne pour accroître son extension territoire dans le Deccan. Les Moghols signèrent un traité avec deux dynasties du Deccan, le Shâh Adil de Bijapur et les Shâhs Qutb de Golkonda. Ceci offrit vingt ans de coexistence pacifique entre les Moghols et les sultanats du Deccan. \n \nEn 1658, le fils du Shâh Jahân, Aurangzeb, régna sur l’empire moghol de 1658 à 1707. Il devint le chef victorieux après une bataille pour la succession au cours de laquelle deux de ses frères furent tués, un autre fut exilé à Burma et son père fut emprisonné. Il régna pendant 49 ans. Il est connu sous le nom d’Âlamgir (Conquérant du monde). Sa plus belle réussite fut d'étendre le territoire moghol jusqu’au Deccan. Il asservit les sultans du Deccan et étendit ainsi massivement l’empire. \n \nAurangzeb est considéré comme un musulman orthodoxe qui s’est libéré des traditions libérales de ses prédécesseurs. Contrairement à l'image qui a été peinte, Aurangzeb était un souverain indien qui s'efforça tout au long de sa vie de préserver et d’agrandir l’empire moghol, de gagner du pouvoir politique et de régner selon sa propre vision de la justice. \n \nLa cour des successeurs moghols était connue pour sa culture hautement aristocratique. Ces souverains apprécient les divertissements offerts par la poésie et la musique, commandaient des peintures et d'objets miniatures, et soutenaient la construction d’une architecture monumentale pour la cour impériale moghole. \n \nCependant, de 1707 à 1857, la dynastie moghole connut une période de déclin. La mort d’Aurangzeb amena beaucoup de troubles, les courtisans rivalisant les uns contre les autres pour le pouvoir. Bahâdur Shâh Ier (1643–1712) tenta de modifier les politiques religieuses de la cour et de réformer son administration. Après sa mort en 1712, l’empire fut impliqué dans des querelles pour désigner le prochain successeur. Ce fut finalement le 20e souverain de la dynastie moghole, Bahâdur Shâh Zafar ou Bahâdur Shâh II (1837–57) qui lui succéda. Néanmoins, le dernier empereur moghol n’avait plus de pouvoir sur le royaume, il n'était empereur que de titre. Tout au long du 18e siècle, le nord de l’inde fut à la merci de pouvoirs autochtones et étrangers. L'arrivée de la Compagnie britannique des Indes orientales marqua la fin du règne moghol. À cette époque, l’empire moghol n’existait plus que de nom, tandis que la Compagnie britannique des Indes orientales gouvernait l’empire. \n \nBibliographie \n● Asher, Catherine B. and Talbot, Cynthia, India before Europe, UK : Cambridge University Press, 2006. \n● Koch, Ebba, Mughal Architecture, UK : Oxford University Press, 1991. \n● Richards, John F., Gordon Johnson, The Mughal Empire, UK : Cambridge University Press, 1993. \n● Truschke, Audrey, Aurangzeb : the Man and the Myth, India: Penguin Random House India Pvt. Ltd, 2018. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"","date_description_ad":""},"b93781fb-c7f0-5e7a-be03-24236c8c8b9d":{"name":"Idrissides","also_known_as":"","area":"Maroc. Capitale : Oualili puis Fès","history":"Selon le même scénario que pour al-Andalus, un chef alide, Idriss b. 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Khorassan (Iran) et Afghanistan.","history":"L’Empire samanide (819-999), aussi connu sous le nom d'Émirat Samanide, était au cœur de la région historique de la Transoxiane et du Khorassan. Il comprenait l’Afghanistan actuel, une grande partie de l’Iran, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et des parties du Kazakhstan et du Pakistan. La dynastie samanide, dont les fondateurs étaient originaires de la région de Sogdiane, régna sur la Transoxiane pendant deux siècles. Ils revendiquaient leur descendance du héros sassanide Bahram Chobin, et furent nommés par les Abbassides pour régner sur certaines régions de la Transoxiane. \n \nLes quatre petits-fils du fondateur de la dynastie, Saman Khoda, reçurent des provinces en récompense pour leurs loyaux services au Calife abbasside Al-Ma'mûn. Nuh reçut Samarcande ; Ahmad, Ferghana ; Yahya, Shash ; et Elyas, Hérat. Le fils d’Ahmad, Nasr, devint le souverain de la Transoxiane en 875, mais ce fut son frère et successeur, Ismail I (892-907), qui renversa les Saffarides au Khorassan (900) et les Zaydites du Tabaristan, établissant ainsi un règne semi-autonome sur la Transoxiane et le Khorassan, choisissant Boukhara comme capitale. \n \nIsmail conquit de nombreuses régions et son royaume s'étendait ainsi sur toutes les régions qui comprennent aujourd’hui l’Asie centrale, l’Afghanistan et l’est de l’Iran. Ismail était non seulement un politicien fort et capable, mais aussi un souverain juste qui apporta des changements positifs, en réduisant par exemple la lourde imposition et en confisquant les terres illégalement détenues. Son fort régime politique assura la sécurité de ses terres en Transoxiane et de sa capitale, Boukhara. Le successeur d’Ismail, Nasr II, ne fut cependant pas capable de régner comme son prédécesseur. Sous la contrainte de la garde turque, il dût partir, celle-ci devint souveraine à la cour et avec l’aide des Qarakhanides, mit fin au règne des Samanides en 999. \n \nSous le règne des Samanides, la stabilité à travers l’empire permit de mener à bien de nombreux progrès en termes de commerce, d’agriculture, d’architecture, de construction, de monnaie, de textiles et de travail du métal. En outre, les Samanides étaient les protecteurs de la poésie et de la littérature. La nouvelle poésie et littérature persane était produite et appréciée, posant les fondations de la littérature persane moderne. Ce fut dans le monde des Samanides que fut écrit le premier Shâhnâmeh, que les savoirs arabes furent traduits en persan, et que Roudaki et Daqiqi composèrent leurs odes. À ce moment-là, la langue persane avait acquis un « haut » statut. Par conséquent, elle commença à être parlée à la cour et les commandes de prose et de poésies persanes augmentèrent. \n \nBibliographie \n● Herzig, Edward and Stewart, Sarah (eds), The Idea of Iran, vol. 5 : Early Islamic Iran, London: I. B. Tauris, 2012. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 204–395","date_description_ad":"AD 819–1005"},"c5abff43-0a64-5d3e-a98d-f36a6d133d0e":{"name":"Zand","also_known_as":"","area":"L'Iran","history":"La dynastie Zand a régné sur la majorité de la Perse depuis sa capitale, Chiraz, depuis la chute des Afcharides (1148-1210/1736-1796) jusqu’à l’établissement de la dynastie Kadjar par Agha Mohammad Khan (souverain de 1779 à 1797). \n \nLe fondateur de la dynastie, Karim Khan Zand (1164-1193/1751-1779), aussi connu sous le nom de Wakil-al-Dowla (régent de l’État), appartenait à la tribu Zand, une tribu pastorale issue de la branche Lak des Lors. Ils avaient établi leurs quartiers d’hiver dans les plaines d’Hamadan et leurs pastures d’été sur les versants des monts Zagros, au nord de Kermanchah, à l’ouest de la Perse. Lui, ainsi que la majorité de sa tribu, fut déporté au Khorassan en 1144/1732 par Nader Chah, fondateur de la dynastie Afcharide, où ils servirent dans l’armée. Peu après l’assassinat de Nader en 1160/1747, Karim Khan ramena son peuple dans leur région, et s’empara de la ville d’Ispahan en 1163/1750. Suite à ces évènements, il installa sur le trône un souverain fantoche, Ismaïl III (qui régna de 1750 à 1765). Après avoir vaincu trois autres aspirants au pouvoir, il apaisa la majorité de la Perse centrale et de l'Ouest, depuis le littoral caspien jusqu’à l’Azerbaïdjan, la ville de Kerman et les régions au nord du Golf Persique. Il régna depuis Chiraz à partir de 1179/1765 et jusqu’à sa mort en 1193/1779. \n \nJamais, au cours de sa vie, Karim Khan n’adopta le titre de roi (Chah), et fut connu comme le Wakil (régent). Plus tard, il devint célèbre sous le nom de Wakil-al-raaya (le régent des paysans). Lorsque son souverain fantoche safavide, Ismaïl III, mourut avant lui en 1187/1773, le semblant d’une résurrection de l’autorité safavide fut discrètement abandonnée. En son temps, Karim Khan ne tenta pas de récupérer le Khorassan afsharide, qui devint tributaire du souverain afghan Ahmad Chah Durrani (qui régna de 1747 à 1773). \n \nKarim Khan consacra ses efforts à redonner vie au commerce et à l’agriculture dans la province de Fars et dans la Perse de l’Ouest. Pour y parvenir, il reconstruisit Chiraz, négocia des accords commerciaux avec la Compagnie des Indes orientales à Bouchehr, et entre 1775 et 1779, il assiégea et occupa Bassorah, en Irak ottoman. Il ne se soumit jamais complètement aux Kadjars d’Astarabad, et à sa mort, Agha Mohammad Khan, son otage depuis seize ans, s’échappa de Chiraz et commença à consolider le pouvoir kadjar au nord de la Perse. \n \nDe Sadeq Khan Zand à Djafar Khan Zand (1193-1204/1779-1789), aucun des cinq successeurs de Karim Khan ne prit officiellement le titre de “régent” (Wakil), ni le titre de “Chah”. Les trois premiers successeurs régnèrent comme les fils de Karim Khan, tandis que le deux suivants furent seulement appelés “Khan”; bien que les observateurs européens les appelaient souvent les “rois”. Karim Khan s’attendait probablement à ce que son jeune frère, Sadeq Khan, un lieutenant compétent, lui succède, puisque ses deux fils adultes, Abolfath Khan Zand (l’aîné) et Mohammad Ali Khan, furent déclarés inaptes à régner. Cependant, au moment de la mort de Karim, Sadeq Khan administrait alors la ville de Bassorah et ne put revenir à temps pour devancer ses rivaux parmi les Khan Zand au pouvoir. Profitant de la confusion, le demi-frère de Karim Khan, Zaki Khan, proclama ostensiblement le fils de Karim Khan, et son propre beau-fils, Mohammad Ali Khan, souverains. Zaki Khan menaça de représailles à plusieurs reprises les familles de l’armée de Sadeq Khan, et ainsi, à son arrivée à Chiraz, Sadeq fut abandonné par son armée et prit la fuite pour Bam, dans la province de Kerman. \n \nEn 1779, Zaki Khan ordonna à son neveu, Alimorad Khan Zand (un des prochains souverains Zand), de poursuivre Agha Mohammad Khan, qui avait fui Chiraz pour se réfugier au Mazandéran. Malheureusement pour Zaki Khan, Alimorad Khan se rebella à Ispahan au nom d’Abolfath Khan, le fils aîné de Karim. Lors de sa marche contre lui, Zaki Khan commit de telles atrocités dans le village d’Izadkhvast que ses propres hommes se mutinèrent et l’assassinèrent. Sadeq Khan vit alors son retour possible, ainsi que l’occupation de Chiraz, tout en restant opposé à Alimorad Khan. Ce dernier fut rejoint par le plus jeune fils de Zaki Khan, Akbar Khan Zand, et après un siège éreintant de huit mois, Chiraz tomba en février 1781. Sur ordre d’Alimorad Khan, Akbar Khan tua les deux fils survivants de Karim Khan (Abolfath Khan Zand et Mohammad Ali Khan). Il tua aussi Sadeq Khan et ses fils, à l’exception de Djafar Khan, qui avait conclu un pacte en privé avec Alimorad Khan. Cependant, Alimorad Khan se méfia rapidement des ambitions d’Akbar Khan et galvanisa ainsi Djafar Khan à venger son père et ses frères, en tuant Akbar Khan en 1782. \n \nÀ ce moment-là, Alimorad Khan (souverain de 1781 à 1785), face à la résurgence du pouvoir Kadjar, établit stratégiquement sa capitale à Ispahan. Il mena une campagne acharnée dans la région du Mazandéran, mais Djafar profita de son absence pour marcher sur Ispahan. Se hâtant de revenir défendre sa capitale, mais malade, en plein hiver, Alimorad mourut en février 1785. Son règne, qui vit la dynastie Zand renoncer à la Perse au nord d’Ispahan, peut être vu comme le moment décisif entre les dynasties Zand et Kadjar. \n \nDjafar Khan (souverain de 1785 à 1789), grâce à son courageux fils Lotf Ali Khan, prit Lar (dans la région de Fars), la province de Kerman, et occupa à nouveau Ispahan, mais il fut chassé par deux fois par Agha Mohammad Khan Kadjar et dut retourner à Chiraz. Sa perfidie à l’égard de ses propres partisans provoqua une mutinerie, menée par Seid Morad Khan Zand, le cousin d’Alimorad ; mutinerie pendant laquelle Djafar fut tué. Seid Morad Khan Zand envoya alors une armée menée par son frère, Chah-Morad, contre le fils de Djafar Khan, Lotf Ali Khan, qui se trouvait alors dans la province de Kerman. Cependant, ces troupes se mutinèrent et Lotf Ali Khan réussit à retourner à Chiraz, qui avait été sécurisée par le maire juif de la ville, Ebrahim Khan Kalantar (1745-1800). \n \nLotf Ali Khan (1204-1209/1789-1794) fut le seul, parmi les successeurs de Karim Khan, à être admiré pour son courage et son intégrité. Après avoir repris Chiraz aux mains des mutins, il parvint à la défendre contre un assaut violent des Kadjars. Sa chute fut précipitée par la défiance mutuelle entre lui et Haji Ebrahim Khan Kalantar. En route pour attaquer Ispahan en 1201/1791, Lotf Ali Khan fut abandonné par la majorité de son armée, sur invitation du frère d’Haji Ebrahim, alors commandant d’infanterie, et à son retour précipité vers Chiraz, il trouva la ville aux mains d’Haji Ebrahim. Bien que la ville de Bouchehr refusa de l’aider, le leader des Zands, avec les quelques troupes qui lui étaient encore loyales et grâce à quelques contributions arabes, se bâtit contre l’avancée des Kadjars sur Chiraz. Cette tentative fut encore plus difficile car Ebrahim avait déjà offert de capituler et de rendre Chiraz à Agha Mohammad Khan. Finalement, ce dernier entra dans Chiraz en 1206/1792. Haji Ebrahim devint plus tard le premier grand vizir (Sadr-e Aẓam) et une figure politique majeure du début de la période Kadjar. \n \nLotf-Ali Khan prit Kerman en 1794 et résista pendant quatre mois avant que les Kadjars ne finissent par entrer par traîtrise. Il prit la fuite à Bam, mais le gouverneur le fit saisir et le livra aux Kadjars. Agha Mohammad Khan eut son dernier ennemi Zand aveuglé et cruellement torturé avant de le conduire à Téhéran pour être exécuté en 1209/1794. Ceci marqua la fin du règne Zand, bien que Agha Mohammad Khan ne fut pas officiellement couronné avant 1796. L’année suivante, après cet assassinat, le fils de Zaki Khan, Mohammad Khan Zand, aidé d’une armée tribale, tenta, mais sans succès, de reprendre le pouvoir aux Kadjars. \n \nLa réputation de la dynastie repose sur son fondateur, Karim Khan, qui fut capable non seulement de forger une armée avec les différentes tribus pastorales iraniennes des monts Zagros, mais aussi de bâtir une certaine confiance et des alliances prospères avec les bureaucrates et les magnats des principales villes à l’ouest et au sud de la Perse (Ispahan, Chiraz, Tabriz et Kerman). Ses politiques économiques, rusées, et son humanité notable sont connues grâce à de nombreuses anecdotes. Ses successeurs détruisirent ses accomplissements par leurs guerres intestines ; ils ne purent inspirer la confiance des dirigeants urbains, tel qu’Haji Ebrahim, et précipitèrent la chute des Zands en faveur des Kadjars. \n \nCe profil, compilé par Ali M.Tarafdari et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"1164-1209","date_description_ad":"1751-1794"},"c7c31af2-858e-50e7-bf30-0bfb5bbe434e":{"name":"Marwanides de Diyar Bakr","also_known_as":"","area":"Sud-Est anatolien [Turquie]","history":"Il est généralement admis que l’émirat marwanide fut fondé par al-Badh, de la tribu humaydide, vers la fin du IVe siècle H / Xe siècle J.-C. . S’étant imposé dans la région, al-Badh conquit d’abord Erciş dans l’Est anatolien, puis Diyarbakır \\[Diyar Bakr\\], Nusaybin \\[Nisibin\\], Silvan et Mossoul en 373 H / 984, en profitant du déclin de l’influence des Bouyides \\[Buwayhid\\]. Sa tentative de conquérir Bagdad échoua, le forçant à se retirer de Mossoul. Al-Badh mourut pendant sa campagne de Mossoul en 369 H / 990 J.-C. Son successeur et neveu al-Hassan ibn Marwan ne régna que brièvement, mais il parvint à faire tomber les Hamdanides, fondant ainsi le pouvoir de son émirat. Mumahhid al-Dawla Sa’id accéda au trône en 387 H / 997 J.-C. mais fut déposé par son frère Nasr al-Dawla Ahm en 401 H / 1011 J.-C. \nLe long règne de Nasr al-Dawla jusqu’en 453 H /1061 J.-C. fut la période la plus brillante des Marwanides. De bonnes relations s’établirent avec les Byzantins et les Fatimides, et de nombreux monuments furent construits, notamment à Diyarbakır, Silvan, Nusaybin et Hassankeyf \\[Hısn Kayfa\\]. La mort de Nasr al-Dawla en 453 H / 1061 J.-C. entraîna un conflit dans son état, qui fut bientôt partagé entre ses fils Sa’id II et Nizam al-Dawla Nasr. Le premier régna à Diyarbakır et dans sa région, tandis que le second régna à Silvan. 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Porté au pouvoir par le missionnaire Abou Abdoullah al-Chii, l’imam al-Mahdi évince la dynastie aghlabide en 910 avant de prendre la Tunisie, la Libye, l’est de l’Algérie et la Sicile. \nEn 969, fort de la stabilité et de la prospérité économique du pays, le calife fatimide al-Mouiz (r. 953-975) tente de reconquérir le grand Orient et entre victorieusement en Égypte, laissant l’Ifriqiya entre les mains des Zirides, qui abandonnent bientôt le chiisme pour le sunnisme, une incartade violemment réprimée par les tribus hilaliennes lancées à l’assaut du pays. \nLa nouvelle capitale fatimide du Caire sera le berceau d’une brillante civilisation, soutenue par des conquêtes territoriales en Syrie et Palestine. 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Les Artukides de Hasankeyf, également connus sous le nom de Sökmenids, se maintinrent de 494/1101 à 628/1231. Cette lignée a aussi conquis Diyarbakır (Diyar Bakr, l’ancien Amid) et fut abolie par Malik Kamil, le sultan ayyoubide, en 629/1231. \nLa seconde lignée fut fondée par Necmeddin Ilgazi à Mardin. Les Artukides de Mardin, également connus comme Il-Ghazides, gouvernèrent entre 501/1108 et 812/1409. Silvan (Mayyafariqin), Kızıltepe (Dunaysır), et Halep (Alep) furent aussi annexées. Les Artukides de Mardin furent évincés par Kara Qoyunlus, fondateurs d’un autre État turcmène, en 812/1409. \nLa troisième dynastie d’Artukides fut fondée en 581/1185 par Imameddin Ebubekir (Imad al-Din Abou Bakr) à Harput (Khartpert). Jusque-là, Harput et la région étaient sous la coupe des Artukides de Hasankeyf. Le sultan seldjoukide d’Anatolie Aladin Keykubad Ier (‘Ala al-Din Kay Qubadh, 616-634/1220-1237) conquit Harput et ses environs, conduisant ainsi la branche à sa fin en 630/1233. \nDe nombreux monuments artukides subsistent à Mardin, Hasankeyf, Diyarbakır, Silvan, Harput et Kızıltepe. Les mosquées Ulu, Savurkapı et Latifiye et la *madrasa* du sultan Isa à Mardin, le palais et le pont à Hasankeyf, les *madrasa* Zinciriye et Mesudiye à Diyarbakir, la mosquée Silvan Ulu, la mosquée Harput Ulu et la mosquée Kızıltepe Ulu sont au nombre des monuments importants de cette période.","date_description_ah":"v. 494-812 H","date_description_ad":"v. 1101-1409 J.-C."},"cc058ff2-1729-58a0-be91-e1ac612c1fe2":{"name":"Mamelouks","also_known_as":"","area":"Égypte et Syrie","history":"Pendant plus de deux siècles et demi, le sultanat mamelouk fut l’une des plus grandes puissances en terres d’islam et l’un des plus vastes empires au monde. Au sens littéral, le mot “Mamelouk” signifie “possédé”, mais dans l’usage courant il désigne un esclave militaire. Et de fait, les Mamelouks étaient des esclaves militaires, arrivés des steppes eurasiennes par les ports de la mer Noire après avoir été achetés par le dernier sultan ayyoubide, Najm al-Din, qui allait lancer le régime mamelouk et le conduire à des sommets inespérés. \nLes esclaves mamelouks étaient originaires de différents groupes ethniques, mais la plupart étaient des Turcs et des Circassiens du Caucase.  Expressément destinés à devenir les défenseurs loyaux de la cause du sultan, ils étaient éduqués dans les principes de l’islam et devaient acquérir les techniques de combat et faire preuve de vrais talents de cavaliers. Leurs incomparables aptitudes militaires permirent bientôt aux Mamelouks d’établir leur propre souveraineté et de bâtir un empire qui allait contrôler pour plus de deux siècles l’Égypte, le Levant et les villes saintes musulmanes du Hijaz. \nLes sultans mamelouks allaient se distinguer en deux lignées principales : les Mamelouks bahrides, ainsi appelés parce que ces défenseurs des Ayyoubides étaient initialement cantonnés dans l’île de Rawda sur le Nil (al-Bahr), gouvernèrent de 648 à 792 (1250-1390). Les Mamelouks burguides, qui  doivent leur nom  aux tours (*burg*) dans lesquelles le sultan Qalawun avait logé ses gardes au Caire, gouvernèrent de 784 à 923 (1382-1517). \nNon seulement les Mamelouks repoussèrent la menace mongole par la décisive défaite de Aïn Djalout en Palestine en 658/1260, mais ils attaquèrent aussi  violemment  les châteaux croisés en Palestine et  finirent par les expulsèrent d’Akko (Saint-Jean-d'Acre)  en 690/1291.  Sur les fronts diplomatique et économique, le sultanat mamelouk a tissé des liens actifs avec toutes les grandes puissances musulmanes, de même qu’avec l’Extrême-Orient, Byzance, la France, la Castille, la Sicile,  Gênes et Venise. Le Caire devint le carrefour commercial du monde, et les marchandises exotiques qui y transitaient en provenance de l’Orient ou de l’Occident inspirèrent largement les artisans locaux, comme en témoigne leur production d’alors. \nLes Mamelouks furent d’extraordinaires défenseurs de l’islam et des protecteurs engagés des villes saintes. Ils restaurèrent le califat au Caire en 659/1261 après l’effondrement de son siège initial à Bagdad et s’attachèrent à construire de splendides mosquées, des *madrasa* (écoles religieuses) et des *waqf* (fondations religieuses) dans des villes comme Jérusalem, Le Caire, Alep et Damas. Les meilleurs artistes et artisans étaient sollicités pour doter ces édifices de décoration calligraphique et géométrique, de mobilier religieux, de corans, tapis et autres accessoires. Le mécénat s’appliquait aussi à des objets destinés à refléter la splendeur publique et privée du sultan mamelouk et de sa cour. \nLe déclin de la suprématie mamelouke viendra avec la découverte de nouvelles routes de commerce autour du cap de Bonne-Espérance, ce qui allait signer la fin du sultanat mamelouk en 923/1517.","date_description_ah":"648–923 de l’Hégire","date_description_ad":"1250–1517 J.-C."},"d82ac219-fe80-5b78-86c8-ed8a05796343":{"name":"Croisés dans le monde islamique","also_known_as":"","area":"Méditerranée orientale","history":"Entre 1095 et 1144, les Croisés latins lancent quantité d’incursions sur la côte méditerranéenne orientale, y compris neuf croisades contre la Terre sainte, deux contre Byzance, deux contre l’Égypte et une contre la Tunisie. Baudouin, fils du comte d’Édesse, fonde le premier État croisé latin en 1098 à al-Raha. Dès lors, et pour 200 ans, de nombreux États latins vont être gagnés et perdus en Terre sainte. \n“Franj” (les Francs) était le terme utilisé par les habitants du Proche-Orient pour désigner les croisés européens de toutes les campagnes en Terre sainte. Bien que l’histoire des croisades chrétiennes à Jérusalem ait commencé par un terrible mass acre en 493 H / 1099 J.-C., quelque 200 ans plus tard, non seulement la Palestine avait changé, mais également les Francs, qui s’y étaient installés et s’étaient adaptés au mode de vie proche-oriental parmi les musulmans. \nÀ la différence de l’Espagne musulmane, avant l’arrivée des Francs, les contacts entre Européens et Arabes étaient très peu nombreux, et ce qu’ils connaissaient les un des autres était superficiel et entaché de connotations religieuses négatives. Il n’y avait pas de place pour la compréhension et pour des échanges culturels véritables. Mais malgré la violence générale de cette période, le Levant n’a jamais connu pareille période d’interaction directe avec “l’autre”, c’est-à-dire jusqu’au XXe siècle ! La beauté du Dôme du Rocher submergea les envahisseurs. Avec ce type de contacts, les Croisés latins eurent une nouvelle impression de l’Orient islamique, dont portent finalement témoignage leurs écrits et leurs récits de voyage. \nDe nombreux bâtiments religieux islamiques furent transformés en églises et institutions chrétiennes. À Jérusalem, le Dôme du Rocher fut transformé en église et la mosquée al-Aqsa fut affectée à l’hébergement des chevaliers ; à Hébron, le vieux plafond de la mosquée Ibrahimi fut remplacé par un plafond de style roman. Ces influences croisées s’étendirent même aux façons de se vêtir ou de cuisiner, ainsi qu’aux coutumes en matière de fêtes populaires et religieuses. \nÀ la fin de cette période, une fois les Croisés expulsés tant par les Ayyoubides que par les Mamelouks, de nombreux édifices et temples chrétiens furent transformés et rendus à leur vocation islamique. Mais le processus avait enrichi le goût les habitants du cru, puisqu’ils ont recyclé et intégré les canons esthétiques latins et francs dans l’art islamique de la région.","date_description_ah":"488-690 H","date_description_ad":"1095–1291 J.-C."},"d9aed700-4f88-5eae-b943-d855a671e948":{"name":"Kadjars","also_known_as":"","area":"Perse (Iran), Géorgie et Arménie (suite à la perte du protectorat russe et de l’Empire britannique)","history":"Les Kadjars étaient d’origine turkmène, basés près d’Astrabad au nord-est de l’Iran. La dynastie Kadjar régna sur l’Iran de 1785 à 1925. Durant cette période, les Kadjars unifièrent l’Iran, promurent et encouragèrent les nouvelles innovations technologiques (comme le télégraphe et les chemins de fer). Les arts prospérèrent également sous leur règne ; la photographie et la lithographie, ainsi que des formes innovantes de portraits et de peintures à l'huile amenés de l’Ouest, furent rapidement adoptées par les artistes et les mécènes. Durant les 140 ans que dura le règne de la dynastie Kadjar, l'Iran se transforma de confédérations de tribus rivales à une monarchie centralisée et enfin un parlement constitutionnel. Dans la conscience historique des gens, les Kadjars évoquent l'ère glorieuse des Safavides dans toute sa puissance et sa splendeur. \n \nLe premier Shah Kadjar fut Agha Mohammad Chah (1795–98). Lors de son règne, sa préoccupation principale fut de consolider la position du pays contre ses opposants, les Zands de Shiraz (1750–94). Il vainquit le dernier prince zand, Lotf Ali Khan. Finalement, Agha Mohammad Chah fut assassiné par un de ses serviteurs en mai 1796 et son neveu, Bâbâ Khan, lui succéda et fut couronné sous le nom de Fath Ali Chah. \n \nFath Ali Chah régna de 1797 à 1834. Il travailla à redéfinir l’image impériale Kadjar pour la distinguer de celle de ses prédécesseurs. Lors des 37 ans du règne de Fath Ali Chah, ce dernier unifia ses citoyens et améliora l'administration grandissante du pays. C’est à cette époque qu’éclata la première guerre russo-persane, lorsque les territoires de l’Iran de la Géorgie et de l’Azerbaïdjan furent pris par les ennemis. La situation politique avec la Russie et la Grande-Bretagne ne fut pas toujours évidente. Une seconde guerre russo-persane éclata à l'été 1826 dans le Caucase, où les Musulmans se battirent contre les Russes. Après cette guerre, l’Iran fut capable de reconquérir tous ses territoires perdus. \n \nFath ‘Ali Shah mourut en 1834 et ce fut son petit-fils, Mohammad Chah, qui lui succéda (1834–48). Cependant, la succession par Mohammad Chah mena à une rivalité avec deux de ses oncles, Zell-e Soltan, souverain de Téhéran, et Farmanfarma à Fars. Chacun d’entre eux pensait qu’il méritait de succéder à Fath ‘Ali Shah. La Russie et la Grande-Bretagne reconnurent Mohammad Chah comme successeur, et il fut aidé et conseillé par Abol Qasem Qa’em Maqam, le conseiller de son père. Il fut finalement couronné souverain lors d’une cérémonie à Téhéran. Mohammed Shah mourut en septembre 1848. Son règne fut loin d’être pacifique puisqu’une grande partie fut consacrée à la lutte contre la Grande-Bretagne. Son fils, Nassereddine Shah, lui succéda. \n \nA l'âge de 17 ans, Nassereddine Shah (1848-96) accéda au trône. Il initia des changements et modernisa la capitale de Téhéran. Son conseiller était Mirza Taghi Khan Amir-Nezam (plus tard connu sous le nom d’Amir Kabir), qui agissait en tant que grand vizir. Amir Kabir mit en place des réformes pour moderniser, développer et réformer l'État. Il entreprit également de réformer les systèmes financiers et militaires. Sa plus grande réussite fut cependant la création de Dar-ol-Fonoun (maison des sciences), une des premières écoles d’Iran à se baser sur le modèle occidental d’apprentissage. Il la considérait comme un bon terrain d'entraînement pour les futurs fonctionnaires et les militaires. \n \nAprès la mort de Nassereddine Shah, Mozaffareddine Chah (1896-1906) devint le nouveau souverain à l'âge de 43 ans. Il fut considéré comme un souverain faible et plus clément avec ses sujets que ne l'était son père. L’une de ses réussites fut d'établir le firman, un édit royal déclarant qu'il accordait une Majles (assemblée consultative) et que des élections seraient organisées. Les élections à Téhéran furent rapidement organisées et la première Majles fut inaugurée par Mozaffareddine Chah le 7 octobre 1906. Le premier acte de la Majles fut de préparer une constitution - une première dans l’histoire de l’Iran. Elle fut établie et signée par le souverain Mozaffareddine Chah cinq jours avant sa mort en février 1907. Son fils, Mohammad Ali Chah, lui succéda. \n \nMohammad Ali Chah (1907-09) avait 35 ans lorsqu’il accéda au trône. Il fut élevé par un tuteur russe, ce qui le rendit peu populaire auprès des nationalistes iraniens qui se tournèrent plus tard contre lui. Le Shah tenta un coup d’État en décembre 1907, mais échoua. Il fut critiqué par les fonctionnaires et le grand public à la Majles. En juillet 1907, il abdiqua et laissa son fils de douze ans, Ahmad Mirza, lui succéder. \n \nLorsque Ahmad Shah (1909-25) devint le souverain Kadjar, la région au nord-est du pays était occupée ; l’accord russo-britannique de 1907 signifiait que les ministres des deux pays avaient interféré avec les affaires internes de l’Iran, notamment dans la nomination des membres des cabinets. Lors de la première guerre mondiale (1914-18), l'Iran fut assiégé par les troupes russes, britanniques et ottomanes. Ahmed Shah ne put jamais se remettre de ce revers. Avec un coup d’ État en février 1921, Reza Khan (plus tard connu sous le nom de Reza Chah Pahlavi) fut élu pour prendre la place d’Ahmad Shah , qui fut déposé par la Majles. \n \nBibliographie \n• Algar, Hamid, Religion and State in Iran 1785-1906 - The Role of the Ulama in the Qajar Period, Berkeley, CA: University of California Press, 1980. \n• Daryaee T. (ed.), The Oxford Handbook of Iranian History, UK: Oxford University Press, 2012. \n• Gleave, Robert, Religion and Society in Qajar Iran, UK: Routledge Curzon Press, BIPS Persian studies series, 2005. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 1193–1343","date_description_ad":"AD 1779–1925"},"f108d67e-06c0-5769-ad8d-5e30d2542f68":{"name":"Almohades","also_known_as":"al-Muwahhidun","area":"Capitale : Marrakech","history":"Le déclin puis l'effritement de l'empire almoravide furent essentiellement causés par le soulèvement des populations dénonçant le népotisme et la corruption des dirigeants qui s'abandonnaient au luxe et à la nonchalance de la vie de palais. \n\\- Les Almohades (al-Mouwahidoun : les unitaristes), clan berbère réformateur venu du Haut-Atlas pour dénoncer le dévoiement religieux des Almoravides, s'emparent de Marrakech en 1147 et leur chef, Abdelmoumen, prend le titre de Amir al-Mouminin. \n\\- Son petit-fils, Yacoub al-Mansour, qui remporte en 1195 une victoire déterminante sur les armées ibériques à Alarcos, fut aussi un grand bâtisseur et un mécène, et porta l'empire à son apogée politique, économique, intellectuel et artistique. \n\\- Les Almohades réalisent l'unité d'un immense empire englobant l'ensemble de l'Occident musulman, à savoir l'Afrique du Nord – de l'Atlantique jusqu'à Gabès – et l'Espagne musulmane, avant de connaître le déclin à partir de 1212 avec la sévère défaite subie face aux armées chrétiennes à Las Navas de Tolosa (Jaén). \n\\- Ils voulurent se donner une nouvelle capitale, mais la mort de Yacoub al-Mansour (1199) et le déclin de la dynastie ne permirent pas l'achèvement de Ribat al-Fath (Rabat). \n\\- Les édifices construits par les Almohades, tant au Maghreb qu'en al-Andalus, dénotent un souci permanent de grandeur et de sobriété, avec leurs remparts gigantesques, leurs portes monumentales, leurs minarets majestueux et leurs motifs décoratifs épurés.","date_description_ah":"524–667 H","date_description_ad":"1130–1269 J.-C."},"f1abebd4-ee55-56ed-a5f8-6d9290aff818":{"name":"Ilkhanides","also_known_as":"Il-Khanides","area":"Perse, Irak, Anatolie orientale et centrale.","history":"L’État ilkhanide fut fondé par Hülagü \\[Hülegü ou Hulaku\\], frère du khan grand-mongol Mengü \\[Möngke\\]. Khan Mengü accéda au trône en 1253 et envoya son frère Hülagü en Iran. Hülagü étendit sa suprématie sur l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et l’Anatolie, envahie par les Mongols après la bataille de Köse Dag (1243). Il lança plusieurs campagnes destinées à renforcer l’hégémonie mongole sur l’Asie occidentale ; il conquit l’Iran et l’Azerbaïdjan en 1256, Bagdad en 1258 (date de la chute de l’empire et du califat abbassides), et Alep en 1259. Toutefois, il ne parvint pas à prendre Damas. Bouddhiste, Hülagü massacra de nombreux musulmans. Les Mamelouks en Égypte et les États d’Altınordu \\[la Horde d’or\\] s’allièrent pour combattre les Hülagü des Ilkhanides. \nAbaqa, qui était également bouddhiste, succéda à son père Hülagü (m. 1265). Il poursuivit la lutte contre les Mamelouks et mit la Syrie et l’Anatolie à sac. Son fils et successeur Ahmed Han, musulman, voulut établir de bonnes relations avec les États musulmans, mais son règne devait être bref : il mourut en 1284 après des années de lutte pour le trône avec son frère Arghoun. Arghoun tint les rennes du pouvoir jusqu’en 1291 et poursuivit la lutte contre les États musulmans. Gaykhatu lui succéda brièvement, puis ce fut Ghazan Mahmoud Han en 1295. C’est sous le règne de Ghazan Mahmoud que les Ilkhanides se sont convertis à l’islam. La succession de Ghazan fut assurée par son fils Khudabanda Uljaytu Han (r. 1303-1316), qui opta pour le chiisme et étendit le territoire ilkhanide grâce à la conquête du Khourassan et de Hérat. Son fils Abou Saïd Bahadur Han lui succéda alors qu’il était encore très jeune, et se détermina pour l’islam sunnite. Bahadur nomma Choban Noyan vizir, mais tous deux ne tardèrent pas à s’affronter. Choban Noyan fut assassiné en 1327, ce qui entraîna des insurrections dans l’armée ilkhanide. Les émeutes prirent fin avec la mort de Bahadur en 1335 et l’émergence de nouveaux États : l’émir Choban Oghullari s’imposa en Azerbaïdjan, Cheikh Hassan à Bagdad, tandis que l’émirat d’Eretna s’établissait dans l’est de la Turquie.","date_description_ah":"654-736 H","date_description_ad":"1256-1335 J.-C."},"f1cbe826-876f-50ce-b965-80fab0039660":{"name":"Ottomans","also_known_as":"","area":"Anatolie, Balkans, territoires arabes de l'Irak à l'Algérie","history":"La dynastie ottomane, qui régna plus de 600 ans sur la partie orientale de la Méditerranée, a signé un chapitre majeur de l’histoire du monde dans la région et au-delà. L’émirat ottoman, l’un des nombreux émirats de l’Anatolie occidentale, fait irruption sur la scène de l’Histoire avec Osman Bey, lequel étendit rapidement son territoire en signant des traités avec d’autres émirats – ou en leur déclarant la guerre – à une époque de chaos dans l’Anatolie des XIVe et XVe siècles. Les Ottomans survécurent aussi à la tornade mongole et s’imposèrent comme une puissance considérable dans la région. Avec leur armée et leur marine, devenue une invincible armada, les Ottomans prirent Istanbul en 1453 et devinrent un empire. Leur hégémonie atteignit son zénith sous le règne de Soliman le Législateur (également connu sous le nom de Soliman le Magnifique) (1520-1566), leur territoire s’étendant alors de l’Europe au Moyen-Orient et au nord de l’Afrique. Comportant une pléthore de cultures, l’empire se transforma en un empire culturel tentant de garder, améliorer et établir des interactions au sein de la mosaïque ethnique et religieuse à l’intérieur de son territoire. Le caractère oriental, dominant jusqu’au XVIIIe siècle, commença à être influencé, suite aux changements politiques, par des vents soufflant de l’ouest, qui s’affirmèrent au XIXe siècle. Le pouvoir dominant pendant la période d’Ascension réussit à construire une authentique et très efficace synthèse dans ses relations avec d’autres États, mais pendant les périodes Stationnaire et de Déclin, la pression extérieure affaiblit considérablement l’empire et le conduisit à la chute finale. Par ailleurs, les réformes du XIXe siècle ne réussirent pas à s’imposer en profondeur, et les vues réformistes éclairées se voyaient régulièrement contrecarrées par le dogmatisme religieux. 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À la même époque, l’armée byzantine s’est retirée de la frontière fortifiée, et les phylarques ghassanides ont été chargés de maintenir la sécurité sur cette frontière. \nAu cours du règne de l’empereur byzantin Maurice (582-602), les graines de deux conflits majeurs (avec les Perses sassanides et avec les Arabes) furent semées, et le rôle de tampon que jouaient les Ghassanides contre les Sassanides et les Lakhmides s’en trouva affaibli. \nLa naissance du commerce mecquois coïncida avec la rupture de l’hégémonie ghassanide et lakhmide. La même période vit aussi des mouvements tribaux et des émigrations en direction de leurs territoires. \nSous le règne de Phocas (602-610), la guerre perse se conclut par de substantielles pertes de territoire byzantin en Arménie, en Mésopotamie et dans une petite partie de la Syrie. Par ailleurs, la politique anti-monophysite de Phocas contraint à l’exil de vastes segments de population, dont les Ghassanides monophysites. \nLe règne d'Héraclès (610-641) se signale par la mission du prophète Muhammad  à La Mecque et Médine, et par un conflit majeur entre les deux grandes puissances impériales : Byzance et la Perse sassanide. En 622, Muhammad et ses adeptes quittent La Mecque et émigrent à Médine : c’est l’Hégire, qui marque le début du calendrier lunaire musulman. En 629, les Sassanides évacuent la Syrie après presque deux décennies et en 630, l’empereur byzantin entre triomphalement dans Jérusalem. La même année, l’évêque d’Ayla (aujourd’hui Aqaba) favorise la reddition de la ville au prophète Muhammad, et à peu près au même moment Udhruh et al-Jarba se rendent et acceptent de payer l’impôt local. Muhammad meurt en 632, et sa succession est assurée par les quatre grands califes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, connus sous le nom de *Rachidoun*, les “califes bien guidés”. En 636, les musulmans arabes battent les Byzantins à Yarmouk,  ce qui anéantira la résistance byzantine. L’assassinat en 40 H / 661 J.-C. de Ali bin Abi Talib, un cousin et gendre du Prophète, met fin à l’ère des *Rachidoun*, et marque le début du califat omeyyade (41–132 H / 661–750 J.-C.), quand l’autorité devient héréditaire. \nNaturellement, dans les premières décennies, les Arabes étaient trop occupés à consolider leur pouvoir et ne pouvaient se soucier d’art et d’architecture monumentale. 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+ {"03d23adb-52fc-5e9a-b84a-0cf1c00fe196":{"name":"Büyük Selçuklular","also_known_as":"","area":"","history":"Büyük Selçuklu Devletinin temellerini atan Selçuk Bey, Hazar Denizi yakınında kurulmuş olan Oğuzlar Devleti komutanlarından Dukak Subaşı’nın oğluydu. Babasının ölümü üzerine genç yaşta subaşı olan Selçuk Bey, kısa zamanda güçlendi. Oğuzlar Devleti Sultanı ile anlaşmazlığa düşünce, çevresindeki Oğuz Türkleriyle birlikte 985 yılında Ceyhun Nehri kıyısındaki Cend’e yerleşti ve İslamiyeti kabul etti. Samanoğulları Devleti ile anlaşan Selçuk Bey, Buhara yakınlarındaki Nur kentine yerleşerek, Samanoğullarının kuzey sınırını korudu. Selçuk Bey’in ölümünden sonra yerine oğlu Arslan Bey geçti. 999’da Samani Devletinin Karahanlılar tarafından yıkılmasından sonra Selçukluların Karahanlılar ve Gaznelilerle ilişkileri bozuldu. \nAslan Bey’in 1025’de Gaznelilerce yakalanıp hapsedilmesi Selçukluların bölünmesine yol açtı. Yerine geçen yeğenleri Tuğrul Bey ve Çağrı Bey kısa zamanda güçlenerek, Gaznelilerle 1038’de Serahs’ta, 1040’da Dandanakan’da yapılan savaşların ardından Büyük Selçuklu Devleti’ni kurdular. Tuğrul Bey sultan ilan edildi. Önce Nişapur, sonra Merv başkent oldu. \nİran toprakları üzerinde kurulan Büyük Selçuklu Devleti, Birinci İmparatorluk Dönemi olarak adlandırılan 1040-1092 yılları arasında hızla güçlendi. Tuğrul Bey’den sonra tahta geçen Alparslan ve Melikşah dönemlerinde, Anadolu, Ortadoğu, Akdeniz Sahilleri, Kuzeybatı Afrika ve Orta Asya’nın önemli bir bölümüne egemen oldular. \n1092’de Sultan Melikşah’ın ölümünden sonra oğulları arasında ortaya çıkan taht kavgaları, Batıni isyanları, Türkmen ayaklanmaları ve Moğol akınları Büyük Selçuklu Devletinin gücünü yitirmesine yol açtı. Irak, Suriye, Kirman ve Anadolu Selçukluları adlı dört devlet ve bir çok Atabeylik kuruldu. 1117’de tahta çıkan Sultan Sancar devleti yeniden toparlamaya çalışsa da, Karahitaylarla 1141’de yapılan Katavan Savaşı ve 1153’de meydana gelen Oğuz ayaklanmaları Büyük Selçukluların sonunu hazırladı. Sultan Sancar’ın 1157’de ölümüyle birlikte Büyük Selçuklu Devleti resmen son buldu.","date_description_ah":"AH 429–552","date_description_ad":"AD 1038–1157"},"1b44d492-30f4-535f-900d-c5ef2637794f":{"name":"Anadolu Selçukluları","also_known_as":"","area":"","history":"Türkler, XI. yüzyıl başlarından itibaren Anadolu kapılarını zorlamaya başlamışlar; 1071’de Büyük Selçuklularla Bizanslılar arasında Malazgirt’de yaşanan savaşın ardından Sultan Alparslan, birçok komutan ve Türkmen beyini Anadolu’yu Türkleştirmekle görevlendirmişti. Savaştan hemen sonra başlayan akınlar sonunda Erzincan yöresinde Mengücekliler, Erzurum yöresinde Saltuklular, Sivas yöresinde ise Danişmendliler birer beylik kurmuşlardı. Konya ve çevresini ele geçiren Süleyman Şah da 1077’de Anadolu Selçuklu Devletini kurdu. Devletin başkenti kısa bir süre için Konya oldu. 1080’de İznik ve çevresini ele geçiren Anadolu Selçukluları İznik’i başkent ilan ettiler. I. Haçlı Savaşı sonunda (1096) İznik ve çevresinin tekrar Bizans egemenliğine girmesi nedeniyle Konya yeniden başkent yapıldı. \nBaşlangıçta sadece Konya ve çevresine egemen olan Anadolu Selçukluları, XIII. yüzyıl başlarında diğer küçük beyliklerin egemenliklerine son vererek topraklarını genişletti ve Batı kesimleri dışında Anadolu’nun büyük bir bölümüne hakim oldu. \nAnadolu Selçuklu Devleti en parlak yıllarını Alaeddin Keykubad (1220-1237) döneminde yaşadı. Bu dönemde Alanya’nın da ele geçirilmesiyle deniz ticaretinde güçlü bir konum kazanan devlet, aynı zamanda Anadolu’yu baştan başa saran kervan yolları sayesinde elde edilen transit ticaret vergisiyle gücünü artırdı. Anadolu kentlerinde imar faaliyetleri arttı. \n1243’de Sultan II. Gıyaseddin Keyhusrev döneminde Moğollarla yaşanan Kösedağ Savaşı Anadolu Selçuklu Devleti’nin parçalanmasına neden oldu. Anadolu, bu tarihten sonra İlhanlı egemenliğine girdi. 1308 yılına kadar İlhanlı egemenliğinde kalan Anadolu Selçuklu Devleti, son sultan II. Gıyaseddin Mesud’un ölümünden sonra resmen son buldu.","date_description_ah":"AH 469-708","date_description_ad":"AD 1077-1308"},"275fd924-3ed6-5493-ba0f-732cc27640a1":{"name":"Timurlular","also_known_as":"","area":"","history":"Timuroğulları ya da Timurlular adlarıyla da bilinen Timur İmparatorluğu’nun kurucusu olan Timur, Türkistan’da Çağatay Hanlığı’na bağlı olarak yaşayan Barlas boyunun beyi Turagay’ın oğluydu. 1360’da babasının, 1361’de amcasının ölümü üzerine önce Barlas boyunun başına geçen Timur, kısa zamanda güçlenerek 1370’de Çağatay Devleti’nin Emiri ilan edildi ve Timurlu Devleti’ni kurdu. 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XV. yüzyıl sonunda Akkoyunlularla da ilişkileri bozulan ve dağılan Safeviler, kısa bir süre içinde toparlandılar ve 1501’de İsmail bin Haydar (Şah İsmail) Safevi Devletini kurdu. Tebriz başkent ilan edildi. \nŞiiliği benimseyen Safeviler, İran, Irak, Kafkasya ve Doğu Anadolu’yu kapsayan geniş bir coğrafyaya egemen oldular. Osmanlı Sultanı I. Selim, 1514’de Çaldıran Savaşında Şah İsmail’i ağır bir yenilgiye uğrattı. 1524’de ölen Şah İsmail’in yerine tahta çıkan oğlu Şah Tahmasb döneminde Kazvin başkent ilan edildi. Şah Tahmasb’tan sonra sırasıyla İsmail Mirza, Hamza Mirza, Şah Abbas, Sam Mirza, II. Abbas, Şah I. Süleyman, Şah Hüseyin, II. Tahmasb ve son olarak III. Abbas, Safevi Devletini yönetti. Avşar kökenli bir komutan olan Nadir Şah, 1737’de Safevi Devletini ortadan kaldırarak İran’ı ele geçirdi. \n250 yıla yakın bir süre hüküm süren Safeviler, özellikle İran’da çok sayıda anıtsal yapı inşa ettirdiler. İsfahan’daki Cihil Sütun ve Heşt Behişt sarayları ile Ali Kapı Köşkü, Mescid-i Şah ve Şeyh Lütfullah camileri bu dönemde inşa edilmiş önemli yapılardan bazılarıdır.","date_description_ah":"AH 907–1150","date_description_ad":"AD 1501–1737"},"2fc256bd-66da-5cb4-b5ca-43283018a1db":{"name":"Atabeyler (Atabegler)","also_known_as":"","area":"","history":"Atabeyler (Atabegler), Büyük Selçuklu şehzadelerinin eğitiminden sorumlu yüksek rütbeli devlet memurlarıydı. Önemli görevlerde bulunmuş, bilgili kişiler arasından seçilen atabegler, eyaletlere vali olarak atanan şehzadelerin eğitiminin yanı sıra askeri ve idari konularda da yetkiliydiler. \nAtabeyler, 1092’de Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın ölümünden sonra oğulları arasında ortaya çıkan taht kavgaları sırasında bağımsızlıklarını ilan ederek çeşitli devletler kurdular. Dımaşk (Şam) Atabeyliği, Zengiler (Musul Atabeyliği), İldenizliler, Salgurlular ve Erbil Atabeyliği bu devletlerin en önemlilerindendi. \nTuğtekinliler ya da Böriler adlarıyla da bilinen Şam Atabeyliği’ni, 1104’de, Suriye Selçuklularının ortadan kalkmasından sonra, Sultan Melikşah’ın kardeşi Tutuş’un oğlu Melik Dukak tarafından oğlu için atabey olarak atanan Tuğtekin kurdu. 1154’de Halep Atabeyi Nureddin Mahmud tarafından ortadan kaldırıldı. \nMusul Atabeyliği adıyla da bilinen Zengi Atabeyliği, Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın komutanlarından İmadeddin Zengi tarafından 1127’de Musul’da kurulmuş, Eyyubilerle yaşanan savaşlar sonucunda 1223 yılında sona ermişti. \nÂzerbaycan’da, Irak Selçukluları Devletine bağlı olarak 1141’de İldeniz tarafından kurulan ve İldenizliler adıyla da bilinen Âzerbaycan Atabeyliği, Harezmşahlılar tarafından 1228’de ortadan kaldırıldı. \nİran’da 1147 yılında Atabey Sungur’un yönetiminde, Oğuzların Üçoklar boyundan Salgurlular tarafından kurulan Salgurlular Atabeyliği, 1284’de Moğollar tarafından ortadan kaldırılmıştı. \nKuzey Irak ve Güneydoğu Anadolu’da Zeyneddin Ali Küçük bin Begtigin tarafından XII. yüzyıl ortalarında kurulan ve Begtiginliler adıyla da bilinen Erbil Atabeyliği, 1232’de Abbasi egemenliğine girerek son buldu.","date_description_ah":"AH 485–683","date_description_ad":"AD 1092–1284"},"3eb686ce-9607-530b-b1a3-688cf19fe53a":{"name":"Zengiler","also_known_as":"","area":"","history":"Musul Atabeyliği adıyla da bilinen Zengi Atabeyliği, Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın komutanlarından İmadeddin Zengi tarafından 1127’de Musul’da kurulmuş; Musul ve Suriye’de hüküm sürmüştür. Irak Selçukluları sultanı Mahmud tarafından oğullarını eğitmesi için (atabeg) görevlendirilen İmadeddin Zengi, 1127’de Musul Valisi olmuştu. Büyük bir devlet kurmayı amaçlayan Zengi, önce Harran, Nusaybin ve Halep’i daha sonra da Diyarbakır ve Urfa’yı ele geçirerek güçlendi. İmadeddin Zengi’nin 1146’da ölümü üzerine oğullarından Seyfeddin Gazi Musul’un, Nureddin ise Suriye’nin yönetimini üstlendi. \nSuriye’ye egemen olan Nureddin Zengi, komutanı Selahaddin Eyyubi vasıtasıyla 1171’de Fatımileri ortadan kaldırarak topraklarını genişletti ve 1174’de öldü. Musul’a egemen olan Seyfeddin Gazi ise 1148’de öldü ve yerine kardeşi Kutbeddin Mevdud geçti ve 1170 yılına kadar tahtta kaldı. Nureddin Zengi ve Kutbeddin Mevdud’un ölümünden sonra ortaya çıkan taht kavgaları ve Mısır’da Selahaddin Eyyubi tarafından 1174 yılında kurulan Eyyubi Devletiyle yaşanan savaşlar Zengileri güçsüz düşürdü ve Zengi Atabeyliği 1223 yılında resmen sona erdi. \nZengiler en parlak yıllarını Suriye’de hüküm süren Nureddin Zengi döneminde yaşadılar. Nureddin Zengi, Suriye’deki pek çok kentin kalelerini onarttı; camiler, kervansaraylar, medreseler ve imaretler inşa ettirdi. Musul’daki Ulu Cami, Şam’daki Nuriye Medresesi, Darü’l Hadis ve Maristan (Şifahane) Zengiler döneminden günümüze ulaşan önemli yapılardandır.","date_description_ah":"AH 521–620","date_description_ad":"AD 1127–1223"},"b6bff4c1-903d-5f70-8663-46b91de87633":{"name":"Karaman Beyliği","also_known_as":"","area":"","history":"Anadolu Selçuklu Sultanı I. Alaeddin Keykubad 1228 yılında Kilikya’yı Ermenilerden almış; Ermenek çevresine Nure Sufi yönetimindeki Karaman aşiretini yerleştirmişti. Başlangıçta küçük bir aşiret niteliği taşıyan Karamanlılar, Anadolu Selçuklularının Kösedağ Savaşı (1243) sonrasında Moğol egemenliğine girmesi üzerine Moğollara karşı mücadeleye başlamışlardı. Kendilerini Anadolu Selçuklularının devamcısı kabul eden Karamanlılar, 1327 yılında İlhanlıların Anadolu’yu terk etmelerinden sonra Konya, Niğde ve İçel yörelerinin hakimi olmuştu. \nKaramanlılar, XIV. yüzyıl başında kurulan ve giderek güçlenen Osmanlı Devletinin Anadolu’ya egemen olmasını engellemek istemiş ve diğer Türkmen beylikleriyle birleşerek uzun yıllar Osmanlılarla savaşmıştır. 1398’de Osmanlı Sultanı Yıldırım Bayezid tarafından sona erdirilen beylik, 1402’deki Ankara Savaşından sonra tekrar canlanmıştı. Anadolu’da Osmanlılardan sonra en uzun süre ayakta kalan Türkmen Beyliği durumundaki Karaman Beyliği, 1487 yılında Sultan II. Bayezid döneminde tarih sahnesinden silindi. \nKaraman Beyliğinin ilk başkenti Ermenek’ti. Daha sonra Larende ve Konya beyliğin başkentleri oldular. Başta Niğde, Aksaray, Karaman, Ermenek, Konya, Larende olmak üzere pek çok kentte Karaman Beyliği döneminde inşa edilmiş bir çok anıtsal yapı bulunmaktadır. Karaman’daki Hatuniye Medresesi ve İbrahim Bey İmareti, Aksaray’daki Ulu Cami, Ermenek’teki Ulu Cami ve Tol Medrese Karaman Beyliği’nden günümüze ulaşabilen önemli yapılardan bazılarıdır.","date_description_ah":"AH 648–892","date_description_ad":"AD 1250–1487"},"c7c31af2-858e-50e7-bf30-0bfb5bbe434e":{"name":"Mervaniler","also_known_as":"","area":"","history":"Mervani Emirliği’nin, X. yüzyıl sonunda Humeydi aşiretinden El Bad ya da El Baz adlı bir kişi tarafından kurulduğu kabul edilmektedir. Yöreye egemen olan El Bad, Büveyhilerin gücünü yitirmesi üzerine öncelikle Erciş’i, daha sonra 984’de Diyarbakır, Nusaybin, Silvan ve Musul’u almıştı. Bağdat’ı da ele geçirmek istemiş, başarılı olamayınca Musul’u da terk etmek zorunda kalmıştı. 990’da Musul’a yönelik bir sefer düzenleyen El Bad, Hamdanilere yenilerek savaşta ölmüştü. 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Diyarbakır’ı da elinde bulunduran Hasankeyf Artukluları, 1231’de Eyyubi Sultanı Melik Kamil tarafından ortadan kaldırılmıştır. \nArtukluların ikinci kolu Artuk Bey’in diğer oğlu Necmeddin İlgazi tarafından 1108’de Mardin’de kurulmuş ve 1409’a kadar varlığını sürdürmüştür. İlgaziler adıyla da bilinen Mardin Artukluları Mardin’in yanı sıra Silvan (Meyyafarıkin), Kızıltepe (Dunaysır) ve Halep’i de ellerinde bulunduruyorlardı. Mardin Artukluları 1409’da Karakoyunlular tarafından ortadan kaldırıldı. \nArtukluların üçüncü kolu, 1185’te İmadeddin Ebubekir tarafından Harput’ta kurulmuştur. Bu tarihe kadar Harput ve çevresinin Hasankeyf Artuklularının yönetiminde olduğu bilinmektedir. Sultan I. Alaeddin Keykubad 1233’de Harput ve çevresini Anadolu Selçuklu topraklarına katarak, beyliğin bu kolunu ortadan kaldırmıştır. \nMardin, Hasankeyf, Diyarbakır, Silvan, Harput ve Kızıltepe gibi önemli Artuklu kentlerinde, bu beylik dönemine ait günümüze ulaşabilmiş çok sayıda yapı bulunmaktadır. Mardin’deki Ulu, Savurkapı ve Latifiye camileriyle Sultan İsa Medresesi; Hasankeyf’teki saray ve köprü; Diyarbakır’daki Zinciriye ve Mesudiye Medreseleri; Silvan Ulu Cami; Harput Ulu Cami ve Kızıltepe Ulu Cami bu döneme ait önemli yapılardandır.","date_description_ah":"c. AH 494–812","date_description_ad":"c. AD 1101–1409"},"f1abebd4-ee55-56ed-a5f8-6d9290aff818":{"name":"Ilhanlılar","also_known_as":"","area":"","history":"İlhanlı Devleti, 1253’te tahta çıkan Moğol İmparatoru Mengü Han’ın İran’a gönderdiği kardeşi Hülagü tarafından İran, Irak, Azerbaycan ve Kösedağ Savaşı (1243) sonucunda Moğol egemenliğine giren Anadolu toprakları üzerinde kurulmuştur. Hülagü, Batı Asya’daki Moğol egemenliğini güçlendirmek amacıyla çıktığı seferler sonucunda, 1256’da İran ve Azerbaycan’ı, 1258’de Bağdat’ı, 1259’da Halep’i ele geçirdi. Şam’ı da ele geçirmek isteyen ancak başarılı olamayan Hülagü, Budistti. Çok sayıda Müslümanı katletti. Mısır Memlukluları ve Altınordu Devleti, Hülagü’ye karşı birleşerek savaştı. \nHülagü’nün ölümünden sonra (1265) yerine oğlu Abaka Han geçti. Budist olan ve Mısır Memlukluları ile savaşlara devam eden Abaka Han, Anadolu ve Suriye’yi yağmaladı. Abaka Han’ın yerine geçen oğlu Ahmed Han, Müslümandı. İslam ülkeleriyle iyi ilişkiler kurmak isteyen Ahmed Han’ın saltanatı uzun sürmedi. Kardeşi Argun’la yaşadığı saltanat mücadelesi sonunda 1284’te öldü. İlhanlı yönetimini ele geçiren Argun Han, 1291 yılına kadar tahtta kaldı ve İslam ülkeleriyle savaşı sürdürdü. Argun Han’dan sonra İlhanlı tahtına çıkan Beyhatu’nun kısa süren saltanatının ardından 1295’te Gazan Mahmud Han İlhanlı sultanı oldu. Gazan Han döneminde İlhanlılar Müslüman oldular. 1303’de ölen Gazan Han’ın yerine geçen oğlu Olcaytu Hüdabende Han, 1316 yılına kadar tahtta kaldı. Şiiliği benimseyen Olcaytu, Horasan ve Herat’ı ele geçirerek İlhanlı topraklarını genişletti. Küçük yaşta yerine geçen oğlu Ebu Said Bahadır Han, tekrar Sünniliği benimsedi ve Çoban Noyan’ı vezir olarak atadı. Ebu Said Bahadır Han’la ters düşerek arası açılan Çoban Noyan 1327’de öldürüldü. Çoban Noyan’ın öldürülmesi İlhanlı askerlerinin isyanına yol açtı. İsyanlarla geçen yılların ardından, 1335’te Ebu Said Bahadır Han hastalanarak öldü. Azerbaycan’da Emir Çoban Oğullarının, Bağdat’ta Şeyh Hasan’ın, Doğu Anadolu’da ise Eretna Bey’in egemenliklerini ilan etmesiyle birlikte İlhanlı Devleti esmen son buldu.","date_description_ah":"AH 654–736","date_description_ad":"AD 1256–1335"}}
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قلعة.","spellings":["القصبات","القصبة","القصبتان","القصبتين","قصبات","قصبة","قصبتان","قصبتين"]},"f583303a-89d1-5e38-9f75-1188be1c39d3":{"definition":"المسيحيون المصريون، الذين سكنوا مصر قبل الإسلام. كان لهم ثقافتهم، ولغتهم القبطية، وتقويمهم الخاص","spellings":["قبط"]},"44562f82-b0b6-5353-939a-47fccfb7fa3c":{"definition":"الكتاب المقدس لدى المسلمين، نزل وحياً عبر الملاك جبريل إلى الرسول محمد، باللغة العربي","spellings":["القرآن","قرآن"]},"dd4f9d3e-4cd5-5757-894f-705aa22157f4":{"definition":"التسمية التي أطلقها العرب على الصليبيي","spellings":["فرنجة"]},"f3052f85-4db5-5572-a790-f3dc9a248659":{"definition":"(ج. دور) منزل. دار الإمارة: منزل الوالي. دار الإسلام: مجال الإسلام؛ بلدان تحت السيطرة الإسلامية؛ بينما كانت البلدان التي لاتخضع للسيطرة الإسلامية تعتبر كمجالات حرب. دار الحديث: مدرسة تمكن من دراسة الحديث. دار الهجرة: منزل للنزوح. دار الحفاظ: مدرسة متخصصة في حفظ القرءان. دار القرءان: مدرسة لتعليم قراءة القرءان. دار الشفاء: مستشفى. دار الطب: مدرسة كان تدرس بها العلوم الطبية. انظر أيضا بيت، قصر.","spellings":["الدار","الداران","الدارين","الديار","دار","داران","دارين","ديار"]},"a4f8f7c7-245b-5188-b8fe-8085676b0785":{"definition":"ضريح، انظر أيضا مقام، قبة، تربة.","spellings":["أضرحة","الأضرحة","الضريح","الضريحان","الضريحين","ضريح","ضريحان","ضريحين"]},"b64a1f79-8f29-5ad4-8e98-379f8e05cb1b":{"definition":"عضو في طريقة دينية مسلمة معروفة بممارساتها التعبدية.","spellings":["الدراويش","الدرويش","الدرويشان","الدرويشين","دراويش","درويش","درويشان","درويشين"]},"9e337d3c-af6d-5856-bb0c-0ed39eab0859":{"definition":"مصطلح مستعمل في ليبيا وتونس والجزائر من أجل الدلالة على ضابط ممتاز في الميليشيات التركية منتخب من قبل مجلس محلي للإنكشارية. يحتل الدايات من الناحية التراتبية رتبة أقل من البيلربيسات العثمانية، ويمثلون السلطة المطلقة في الجهة. وعندما دخل الدايات في نزاع مع البلاط العثماني، تعرض هؤلاء إلى عقاب صارم. انظر أيضا آغا، باي.","spellings":["الداي","الدايات","الدايان","الدايين","داي","دايات","دايان","دايين"]},"3230cdd8-ec0e-5aa1-9b44-adc5716d86b8":{"definition":"مكتب الحكومة؛ قاعة الجلسات، قاعة الاستقبال؛ مجموعة شعرية. ديوان الحميون (تركية): مجلس إمبراطوري يترأسه الوزير الأعظم ويشكل الجهاز المركزي للحكومة التركية.","spellings":["الدواوين","الديوان","الديوانان","الديواني","الديوانيين","دواوين","ديوان","ديوانان","ديواني","ديوانيين"]},"c77b27a2-a0b9-5b4b-903b-008ba93b0842":{"definition":"المسجد الرئيسي الذي تقام فيه الصلوات اليومية وصلاة الجمعة. تركية: سامع؛ انظر أيضا مسجد.","spellings":["الجامع","الجامعان","الجامعين","الجوامع","جامع","جامعان","جامعين","جوامع"]},"314a4d4a-99b0-5873-a063-9f6d30335b38":{"definition":"حرفيا \"الحديقة الجميلة\". جنة. تركية: سنت.","spellings":["الجنان","الجنة","الجنتان","الجنتين","جنة","جنتان","جنتين"]},"8f750e3f-a3f4-5b39-8f9c-97cbf1eb56ec":{"definition":"قائد عسكري، أو أمير أو موظف سامي يدير إمارة أو ولاية. إمير أخور: أمير مسؤول عن إسطبلات وجمال وخدمات البريد لدى السلطان؛ أمير المؤمنين: أمير المسلمين؛ أمير السلاح: الأمير المسؤول عن الأسلحة. إمير كبير: الأمير الكبير.","spellings":["أمراء","أمير","أميرات","أميران","أميرة","أميرتان","أميرتين","الأقصى","الأمراء","الأمير","الأميرات","الأميران","الأميرة","الأميرتان","الأميرتين"]},"3fd5d8e5-d6d9-5084-a7bc-f270946f8c24":{"definition":"1- مواطن من بلاد فارس. 2- أسلوب خطي نسخي أنيق بشكل خاص، يعطي قيمة لمنحنيات الأحرف العربية بتصغير أشكال الأحرف الزاوية. انظر أيضا فن الكتابة.","spellings":["الفارسي","فارسي"]},"111b1877-22ac-5026-90bf-a0267a993a00":{"definition":"أمر سلطاني يوضح التعليمات الرسمية للبلاط. كانت الفيرمانات العثمانية عبارة عن مُدْرجات من الورق ذات مقاييس مختلفة تحمل كعنوان ختما أنيقا (تغرة) للسلطان، ونصا مكتوبا بخط رسمي ومتبوع بعدد من التأشيرات التصديقية.","spellings":["الفيرمان","الفيرمانات","الفيرمانان","فيرمان","فيرمانات","فيرمانان"]},"1123d155-1d0c-59e5-8ecc-ca1e2b7a31e9":{"definition":"محاربون يجاهدون من أجل نشر الإسلام، منظمون في رتب عسكرية داخل الإمبراطورية العثمانية. تركية: غازي.","spellings":["الغازي","الغازيان","الغازيين","الغزاة","غازي","غازيان","غازيين","غزاة"]},"15f99ce5-e2bb-5a62-b80f-3c61ce352a95":{"definition":"الطراز الفني في أوروبا الشمالية وإسبانيا، في الفترة من القرن السادس الهجري وحت ی العاشر الهجري/الثاني عشر الميلادي، حتى القرن السادس عشر الميلادي. انتقل إلى العالم الإسلامي عبر الفرنجة","spellings":["قوطي"]},"2fb79a2a-639b-5703-9b25-ab627b16aef8":{"definition":"هبة على شكل أراضي توهب إلى الأبد، وتخضع لبعض الشروط، لفائدة مسجد أو أي مؤسسة دينية مثل مدرسة أو خانقاه أو مؤسسة مدنية مثل سبيل أو حتى منزل. انظر أيضا وقف.","spellings":["أحباس","الأحباس","التحبيس","الحبوس","تحبيس","حبوس"]},"c18561f3-9ed2-5c21-92a7-c3476d781d57":{"definition":"حرفيا \"أقوال\". مجموع السنن المرتبطة بأقوال وأفعال الرسول محمد وأصحابه. دار الحديث: انظر دار.","spellings":["Hadis","أحاديث","الأحاديث","الحديث","الحديثان","الحديثين","حديث","حديثان","حديثين"]},"4a7c27f5-2059-522b-a21e-ee99a0c6ac00":{"definition":"موظف حكومي سامي. كان المصطلح يدل في الأصل على \"المكلف بتقديم الزوار إلى الخليفة\"، وأصبح الحاجب خلال فترة أمويي الأندلس يلعب دور وزير رئيسي، يتمتع بنفس المكانة التي كانت للوزير عند الخلفاء الشرقيين.","spellings":["الحاجب","الحاجبان","الحاجبين","الحجاب","حاجب","حاجبان","حاجبين","حجاب"]},"cccf5396-0f64-5785-9f34-bb8b7a5ffd5b":{"definition":"الحج هو إحدى الركائز الخمس للإسلام التي يجب على كل المؤمنين القيام بها إلى مكة والأماكن المقدسة ولو مرة واحدة في عمرهم إذا ما توفرت لهم السبل إلى ذلك. تؤدى هذه الأخيرة شهرين بعد رمضان، وتنتهي بعيد الأضحى. أما العمرة فتشمل تقريبا على نفس الشعائر الدينية إلا أنها لاتقام في نفس الفترة؛ وهي تعرف أهمية متصاعدة بسبب الصعوبات المرتبطة باستقبال العدد المتكاثر من الحجاج (أزيد من ثلاث ملايين) الذين يريدون أداء فريضة الحج.","spellings":["الحاج","الحاجان","الحج","الحجاج","الحجيج","حاج","حاجان","حج","حجاج","حجيج"]},"fc74d5ab-7517-53a5-9a58-0cb34c65fec8":{"definition":"حمامات عمومية أو خاصة. قاعة خلع الملابس؛ تركية: سويونمالك. القاعة الساخنة. نظام تسخين الأرضية والجدران والتي تعتمد على البخار في المساكن والحمامات الرومانية. القاعة الدافئة التي يستريح فيها المستحم بعد الاغتسال؛ تركية: إليكليك. كما يوجد في الحمامات التركية ممر يسمى \"أراليك\" بين سويونمالك والإليكليك؛ خلوات: قاعات خاصة في الحمامات العمومية؛ تراسليك: قاعة صغيرة مستعملة لإزالة الشعر. وفي الحمامات السورية أيضا: براني (حرفيا خارجي): الغرفة الباردة في الحمامات الموجودة على العموم في أبعد نقطة عن المرجل؛ جواني: الجزء الداخلي القريب من المرجل – قاعة البخار- وسطاني: قاعات فاصلة تدعى \"قاعات الماء البارد\". انظر أيضا: مقصورة.","spellings":["الحمام","الحمامات","الحمامان","الحمامين","حمام","حمامات","حمامان","حمامين"]},"cc92b83e-cb72-55df-b6de-8ddaf5a44e3f":{"definition":"واحد من المذاهب السنية الأربعة في الإسلام. تركية: حنبلي. انظر أيضا فقه.","spellings":["الحنابلة","الحنبلي","الحنبليان","الحنبلية","الحنبليين","حنابلة","حنبلي","حنبليان","حنبليين"]},"982c3a21-b99b-5c3b-b3d3-65276466c18d":{"definition":"واحد من المذاهب السنية الأربعة في الإسلام. أسس المذهب من طرف أبي حنيفة النعمان، والمذهب الذي اختاره العثمانيون. تركية: حنيفي. انظر أيضا فقه.","spellings":["الحنفي","الحنفيان","الحنفية","الحنفيون","الحنفيين","حنفي","حنفيان","حنفيون","حنفيين"]},"d71360cd-eac1-5408-b6b3-59ad3d8464b9":{"definition":"حرفيا في اللغة العربية \"مقدس\"، \"محرم\". مكان مقدس. عمل محرم من وجهة نظر الشريعة. الحرم الشريف: المكان المقدس بمدينة القدس الذي يضم كلا من المسجد الأقصى وقبة الصخرة.","spellings":["الحرامان","الحرم","الحرمين","الحريم","حرامان","حرم","حرمين","حريم"]},"0ad8de69-3a63-53bc-8e1b-4c6cae853bca":{"definition":"فضاء الحياة العامة في البيت التركي. كذلك الصوفة.","spellings":["الحياة","حياة"]},"0f3fb66d-a491-591b-a0c2-56e11ec481aa":{"definition":"حرفيا \"اغتراب\"؛ نفي، مغادرة محمد لمكة في اتجاه المدينة عام 622 ميلادي. بداية التقويم الإسلامي الهجري الذي يرتكز على الدورة القمرية.","spellings":["الهجرات","الهجرة","هجرات","هجرة"]},"dcd58376-8ba5-5488-bec0-53d4cf2fa497":{"definition":"وصف نثري للنبي محمد. \"حلية الشريف\": مدح وصفي\" للرسول، عمل فني يبرز \"هذا الوصف الشريف\".","spellings":["الحلل","الحلية","حلل","حلية"]},"3d299572-ee10-5a78-93a1-b50bfe645ec5":{"definition":"قصر محصن. انظر أيضا قلعة، قصبة.","spellings":["الحصن","الحصون","حصن","حصون"]},"ee2f26d8-e2ea-53a3-b764-2204e426e058":{"definition":"التسمية التي كان يطلقها المسلمون على شمال أفريقيا، وغالباً ما كانوا يقصدون بها منطقة تونس الحالية.ليلاً، حيث التقى الانبياء ممن سبقوه، وصلَّى بهم. أما المعراج فهي رحلة الرسول الصاعدة إلى السماء ووصل إلى سدرة المنتهى عند العرش الإلهي"},"441e3156-be30-517c-a195-12e2d3486ed8":{"definition":"وهو من يقود المسلمين في صلواتهم. كما تعني الشيخ المُعلِّم، أو الزعيم الروحي، لتقواه وحكمته. كما يمكن أن يطلق لقب إمام، أحياناً، على زعيم سياسي","spellings":["إمام"]},"d92f6fd0-31e4-5a3e-a04f-1708743e899b":{"definition":"من عمارة. مجموع البنايات والمؤسسات الممولة بوقف. ويدل المصطلح بعد القرن 10 الهجري (16 الميلادي) على الحساء الشعبي المخصص للمحتاجين.","spellings":["العمارات","عمارات"]},"ed1392a3-c2e4-5dca-8b74-eaef4f0f9c94":{"definition":"كوة كبيرة معقودة أو ذات قبة مغلقة من ثلاث جهات بواسطة عقد انفتاح كبير.","spellings":["إيوان","إيوانات","إيوانان","إيوانين","الإيوان","الإيوانات","الإيوانان","الإيوانين"]},"96a4f75a-c342-596d-869f-1064cf498d88":{"definition":"فترة جهل تحيل على وثنية شبه الجزيرة العربية قبل الإسلام. تركية: ساهيليي.","spellings":["الجاهلية","جاهلية"]},"070e713b-f503-5f87-be41-16cb73c070b4":{"definition":"المسجد الرئيسي الذي تقام فيه الصلوات اليومية وصلاة الجمعة. تركية: سامع؛ انظر أيضا مسجد.","spellings":["الجامع","الجامعان","الجامعين","الجوامع","جامع","جامعان","جامعين","جوامع"]},"7910cc31-4aef-536d-b917-919e64b075ff":{"definition":"جندي في انكشارية حامية السلطان العثماني يتم اختياره من الرعايا غير المسلمين تحت نظام أهل الذمة ويعوض من مالية بيت المال, تركية: ينصري أساجي.","spellings":["إنكشاري","إنكشارية","الإنكشاري","الإنكشارية"]},"32060b9a-7161-59c6-9be7-e3a6e3d49442":{"definition":"حرفيا \"الحديقة الجميلة\". جنة. تركية: سنت.","spellings":["الجنان","الجنة","الجنتان","الجنتين","جنة","جنتان","جنتين"]},"90bd1da2-abb0-5d9c-b340-7fc034249c2e":{"definition":"من أجل نشر الدين، وإعلاء كلمة الله، خاض المسلمون مسيرة كفاح طويلة، ضد المشركين. كما قاتلوا ضد المنشقين على السلطة المركزي","spellings":["جهاد"]},"e6edb4f1-d8d8-54aa-8bf3-e3a0e739c95b":{"definition":"أجناد (ج) إقليم عسكري وإداري.","spellings":["أجناد","الأجناد","الجند","جند"]},"2003ec95-a720-51cb-9dcd-774d9dc9f389":{"definition":"يمكن تقسيم القرءان إلى 30 جزءا متساويا، وبالتالي فإن 1/30 يسمى جزءا (م. أجزاء)؛ وعندما كانت المصاحف تكتب في 30 مجلدا مثل ماوقع في مصر تحت المماليك، كان المجلد يسمى جزءاً.","spellings":["أجزاء","الأجزاء","الجزء","الجزءان","الجزأين","جزء","جزءان","جزأين"]},"98afafd6-f8b6-5d37-923e-752f4697a5a7":{"definition":"حرفيا \"مكعب\". معبد بمكة، مركز الديانة الإسلامية.","spellings":["الكعبة","كعبة"]},"5805ea4d-515f-570c-944e-b39504e35c2a":{"definition":"تشير كلمة \"خمسة\" إلى خماسية القصائد التي ألفها الشاعر الفارسي نظامي الكنجوي في القرن الثاني عشر المبلادي. هذه المجموعة المعروفة باسم \"الخمسة\" والتي تعني العدد خمسة بالفارسية والعربية، أو \"الخماسية\"، وهو المصطلح المستخدم في أوروبا، تضم خمس قصائد ملحمية، \"مخزن الأسرار\"، \" خسرو وشيرين\"، و\"الجميلات السبع\"، و\"اسكندر نامه\" (كتاب الإسكندر)، و\"ليلى والمجنون\". نظمت \"الخمسة\" في مجموعة من القصائد بالاسلوب المثنوي، تستخدم الأبيات المقافية، وهي شكل محدد من الشعر الفارسي مناسبة للأعمال السردية الطويلة. تحظى خمسة نظامي بالتقدير لجمالها الشعري، وعمقها الأخلاقي، والتشابك الماهر بين العناصر التاريخية والأسطورية. وقد تركت هذه التحفة الأدبية تأثيرًا قويًا على الأدب الفارسي، حيث تمت دراستها وتقديرها لأهميتها الأدبية والثقافية.","spellings":["همزة"]},"cf7d3667-7d96-58e6-af31-c5d6fe2c71b8":{"definition":"مصطلح عربي يدل على نزل يضم مجموعة من المساكن يتواجد على الطرق الرئيسية للقوافل من أجل المسافرين (الحجاج والتجار) وحيث يمكن تخزين السلع, انظر أيضا كارافنسيراي، فندق، وكالة. تركية خان.","spellings":["الخان","الخانات","الخانان","الخانين","خان","خانات","خانان","خانين"]},"1863aa1c-4cad-53d2-a497-ecb16318e81f":{"definition":"صومعة أو نزل للصوفيين أو الدراويش المتجولين. تركية: خانِقة، خانْقاة. انظر أيضا زاوية.","spellings":["الخاناقاه","الخانقاه","الخنقاوات","الخنقهاوات","خاناقاه","خانقاه","خنقاهاوات","خنقاوات"]},"aace2213-b96e-55dc-90b1-8852a726d654":{"definition":"الموعظة الأسبوعية التي يلقيها الإمام أو الخطيب، قبيل صلاة الظهر من كل يوم جمعة","spellings":["خطبة"]},"53d47884-ba36-5979-a58f-ff35b0bd8587":{"definition":"قماش مكون من العديد من القطع من أجل كسوة الكعبة بمكة؛ وهي قطع مطرزة بالحرير والذهب مع آيات من القرءان. تغير الكسوة كل سنة؛ ويتم التغيير خلال موسم الحج عندما تقطع الكسوة القديمة وتوزع على الحجيج. كما تسمى الأثواب المزينة بأشكال كتابية على شكل تعرجات والتي تغطي قبور الأضرحة كسوة (على سبيل المثال في فلسطين).","spellings":["الكسوات","الكسوة","كسوات","كسوة"]},"95fc5a14-1b29-5364-810a-69fc76087256":{"definition":"كتابة عربية ذات أحرف زاوية مجردة، استعملت في مصاحف الأزمنة الأولى للإسلام. يتم إرجاعها إلى مدينة الكوفة في العراق؛ وابتداءا من القرن 4 الهجري (10 الميلادي) أصبح الخط الكوفي قليل الاستعمال بسبب صعوبة قراءته. الكوفي المورق: كتابة تجمع بين الأسلوب الزاوي للأحرف والأشكال الزهرية والنباتية مثل الزهيرات، الشائعة خلال الفترة الفاطمية والأتابكية. انظر أيضا فن الكتابة.","spellings":["الكوفي","الكوفية","كوفي"]},"81dc2164-deae-5d1f-8a05-4e038d6354b1":{"definition":"مجموع البنايات الموزعة حول المسجد؛ بينما كانت البنايات الأخرى تتكون من دار الشفا (المستشفى)، والحمام والخان (المساكن) والعمارات (الحساء الشعبي) والمدرسة.","spellings":["الكليات","الكلية","كليات","كلية"]},"220ac6c9-5bbb-5494-a7d7-a1992e0113c3":{"definition":"حد أنواع الخزف المزجَّج. يتمُّ الحصول عليه بطريقة معقدة، حيث يتم تعريض أواني الخزف للشيِّ مع بعض أوكسيدات المعادن، مما يمنح أواني الخزف بريقاً مميزاً. ولقد تمَّ تطوير هذه التقنية منذ العصور الإسلامية المبكرة","spellings":["خزف ذو بريق معدني"]},"f2c933f6-93e1-5c11-a123-36ceacc8076f":{"spellings":["مضافة"]},"455c1318-16a9-50f2-9c44-6643a9de238c":{"definition":"مدرسة إسلامية متخصصة في العلوم الدينية (أصول الدين والقانون والقرءان إلخ.) ونزل للطلبة. يدل المصطلح اليوم على مدرسة. تركية: مِدرِيسي.","spellings":["المدارس","المدرسة","المدرستان","المدرستين","مدارس","مدرسة","مدرستان","مدرستين"]},"447568ab-11d8-5b46-9175-19f5e0ad280b":{"definition":"قائد ديني شديد التقوى، يرقى إلى مستوى المرشد، أو المخلِّص"},"b1520fd2-381d-5d56-a9d2-7d019d4f34c2":{"definition":"المحمل، بنية على هيئة خيمة مزخرفة زخرفا غنيا، توضع فوق ظهر الجمال من أجل نقل سيدات الأرستقراطية. كما تستعمل من أجل نقل الكسوة في القافلة السنوية للحج المبعوثة من قبل الملوك إلى مكة رفقة وفود الحجاج.","spellings":["المحامل","المحمل","المحملان","محامل","محمل","محملان"]},"bd6ee598-f323-5770-a786-0151295aea83":{"definition":"صاحب الشرعية المطلقة في الحكم والإدارة","spellings":["ملك"]},"82f05a30-a07c-5d4f-83a3-2156afc3ed35":{"definition":"ضوء، فانوس، مصباح، منارة، انظر أيضا فنار.","spellings":["المنار","المنارات","المناران","المنارة","المنارين","منار","منارات","مناران","منارة","منارين"]},"af45d65f-d61d-59ed-bd55-76ee503119e9":{"definition":"بناية مكونة من وحدة أو العديد من الوحدات المعمارية تضم بشكل عام قبة تحتضن قبر شخصية دينية هامة. موضع للعبادة والحج. انظر أيضا ضريح، قبة، تربة.","spellings":["المقام","المقامات","المقامان","المقامين","مقام","مقامات","مقامان","مقامين"]},"5f70c6f4-762e-5438-bf74-53c9daaa431c":{"definition":"فضاء مخصص في المساجد الجامعة للخليفة أو الإمام خلال أوقات الصلاة العامة. أيضا مكان مخصص لاستعمال خاص في البنايات العمومية (في الحمام مثلا).","spellings":["المقصورات","المقصورة","المقصورتان","المقصورتين","مقصورات","مقصورة","مقصورتان","مقصورتين"]},"f2ec79dc-0998-56d5-8cc2-bce2d4228e77":{"definition":"موضع للتعبد. انظر أيضا ضريح، مقام، قبة، تربة.","spellings":["المشاهد","المشهد","المشهدان","المشهدين","مشاهد","مشهد","مشهدان","مشهدين"]},"3bcfdeb5-5c8a-58e9-8dfd-9ad2a9f98fdb":{"definition":"ستار مكون من تشابيك خشبية مكونة من قطع الخشب المخروط والمجمع من أجل تكوين شبكة نافذة. تركية: مِشرِبية.","spellings":["المشربيات","المشربية","المشربيتان","المشربيتين","مشربيات","مشربية","مشربيتان","مشربيتين"]},"e99f9b90-c624-5aa1-815f-a47f478f7da3":{"definition":"مدينة، حي قديم، وسط مدينة مستقل. أيضا اسم إحدى مدن العربية السعودية حيث هاجر المسلمون في سنة 622 ميلادية، والتي دفن بها الرسول محمد.","spellings":["المدن","المدينة","المدينتان","المدينتين","مدن","مدينة","مدينتان","مدينتين"]},"e7f7d170-9ce3-5eb5-8c00-b201155164d8":{"definition":"تجويف في جدار القبلة في المسجد، يدل المصلِّين على اتجاه الكعبة في مكة. وأحياناً يدلّ على مكان المحراب قوس، أو زخارف مميزة، في قاعة الصلاة","spellings":["محراب"]},"a7da3b34-cced-5cac-bca5-7cde2160fdbf":{"definition":"مكان مرتفع في قاعة الصلاة، من خشب أو رخام، يرتقي إليه الإمام أو الخطيب لإلقاء خطبة يوم الجمعة","spellings":["منبر"]},"b2f40fe6-7d9e-55fe-91fd-b02fa7f5b5a2":{"definition":"اسم أعطي في الممالك المسيحية بشبه الجزيرة الأيبيرية للمسلمين الذين اعتنقوا رسميا المسيحية بعد \"الاسترجاع\".","spellings":["المورسكي","المورسكيان","المورسكيون","المورسكيين","مورسكي","مورسكيان","مورسكيون","مورسكيين"]},"d9555abf-9d44-5fae-95f4-b894702cfcd9":{"definition":"من العربية مستعرب، فرد من الأقليات المسيحية التي سمح لها الحكام المسلمون بالعيش كأهل الذمة الذين كانوا يعيشون في الأندلس والذين حافظوا على ديانتهم وتنظيمهم الكنسي والقضائي.","spellings":["المستعرب","المستعربان","المستعربة","المستعربون","مستعرب","مستعربان","مستعربة","مستعربِون"]},"432a631d-9c77-5598-9224-35e8479385c8":{"definition":"(ج. مرابطون) مسلم تقي جدا ومقدس لزهده يشكل قبره موضعا للحج؛ ناسك محارب يعيش في رباط. اسم سلالة معروفة تحت تسمية \"المرابطين\" حكمت الأندلس في عام 454-541 هجري/1062-1147 ميلادي.","spellings":["المرابط","المرابطان","المرابطون","مرابط","مرابطان","مرابطون"]},"9c8d51a2-cb58-59b3-92e4-fecb1ca87eb4":{"definition":"من العربية مدجن، مسلم سُمح له بالبقاء ضمن الغزاة المسيحيين دون تغيير ديانته، مقابل ضريبة. ويستعمل كذلك النعت \"مدجن\" للدلالة على صناعة تقليدية بدأت تحت السيطرة الإسلامية واستمرت لفائدة العملاء المسيحيين بعد الغزو المسيحي.","spellings":["المدجن","المدجنان","المدجنة","المدجنون","المدجنين","مدجن","مدجنان","مدجنة","مدجنون","مدجنين"]},"323fc8b6-ea1a-5717-982f-38123c87161c":{"definition":"كتابة نسخية عريضة شبيهة بالنسخي استعملت في العصر الوسيط؛ وهي تشكل أحد الأساليب الستة الأساسية في الخط العربي.","spellings":["المحقق","المحققة","محقق","محققة"]},"23ba4d6b-6ce4-504a-b495-efdcb419b6ed":{"spellings":["مختار"]},"4c8c2130-e69d-5ae6-b03b-7dc72bf78f7a":{"definition":"صيغة الإسم بمعني المُلك و المملكة، وعادة ما ينقش على الزخارف و المخطوطات لتزين المواد الفاخرة التي تعود إلى الملوك و السلاطين","spellings":["مُلك"]},"bd2ffd1a-1d12-5fc1-ab6b-b186e0622cb6":{"definition":"زخرف معماري على شكل هوابط أو عش النحل يزين العديد من السطوح بما فيها القبب والكوابيل. في بلاد المغارب، مقربص.","spellings":["المقرنص","المقرنصات","مقرنص","مقرنصات"]},"b43d4539-8c8e-5de3-ba56-a72f1632c7c8":{"spellings":["مرة"]},"8ffa05a8-a165-5e2c-b72e-27e8d5f953ac":{"definition":"مصطلح يعني حرفيا \"منقول\". أحد أساليب فن الكتابة الإسلامية الأكثر انتشارا والمستعمل في المصاحف والكتب الأخرى. يجمع هذا الأسلوب بين لويونة الأسلوب الفارسي وانسجام الكتابة الكوفية. تركية: نسيخ.","spellings":["النسخي","النسخية","نسخي","نسخية"]},"ddabdcad-fe35-518d-a9c0-32923e6bd220":{"definition":"أحد أساليب فن الكتابة العربية الأكثر انتشارا (مع الثلث والنسخي)، الذي تم تطويره من قبل الخطاطين الفارسيين. شكل أكثر قوة وأكثر نمنمة لخط تعليق، يتميز بمنحنياته، ووضوحه وصفائه الهندسي. وقد بقي بالرغم من أنه يكتب دون علامات التشكيل مستحسنا بسبب وضوحه الكبير. تركية: نصتعليق.","spellings":["نص تعليق"]},"ea9e06ca-7872-5541-9ac2-11302f8890c2":{"definition":"لقب شرفي تركي معرب تحت شكل باشا.","spellings":["الباشا","الباشوات","باشا","باشوات"]},"dc0561a2-2592-560f-8a87-20cd58a96753":{"definition":"من رأس الكتف الأيمن إلى نهاية الكتف الأيسر.","spellings":["قبة"]},"edfade68-77b4-50e0-9ff7-afb7a8c25e32":{"spellings":["قهوة"]},"afa2f843-fdd4-5a67-9298-c7381518b3c8":{"definition":"بناء حصين، يستخدم لأغراض دفاعية، يتمتع بالأسوار العالية المنيعة، والأبراج، وكوات رمي السهام","spellings":["قلعة"]},"59b4beee-e4d9-52ef-99f1-2a66945a3694":{"definition":"مصطلح يدل على لوحات البلاطات المبرنقة القادمة من مدينة قاشان الإيرانية حيث كانت البلاطات المخصصة لزخرفة المعالم تنتج خلال الفترة السلجوقية. استعمل المصطلح من طرف الرحالة المغربي، ابن بطوطة، أثناء زيارته لإيران للدلالة على لوحات التبليط التي ذكرته بالزليج في بلاد المغارب.","spellings":["القاشاني","قاشاني"]},"c47920b0-c22e-53d0-aa8c-93eb3956ca0e":{"definition":"من اللاتينية كاستروم. قصر، حصن. قُصير: تصغير لقصر. تركية: كصر. انظر أيضا بيت، دار.","spellings":["القصر","القصران","القصرين","القصور","قصر","قصران","قصرين","قصور"]},"f37cbff8-b219-59af-940c-6d009539e2a7":{"definition":"سوق مغطى مخصص للسلع الثمينة (ذهب، حرير إلخ.) أنظر أيضا أرسطة، بازار، باديستان، سوق.","spellings":["القيساريات","القيسارية","قيساريات","قيسارية"]},"0089ce74-d5cd-57d2-bbe4-c8de79b156c9":{"definition":"اتجاه الكعبة، حيث يتوجَّه المسلمون في صلواتهم","spellings":["قبلة"]},"c39cd815-3b51-5b89-a4e4-5e9f2c0ca622":{"definition":"قبة، تجاوزا ، صرح أو غرفة مبنية فوق قبر ولي صالح أو شخصية هامة، متميزة في أغلب الأحيان بقبة. تركية: كبة (قبة فقط).","spellings":["القبب","القبة","القبتان","القبتين","قبب","قبة","قبتان","قبتين"]},"9c6aeb81-7bc2-5ea4-9209-1c4a1345ac29":{"definition":"تقسيم القرءان إلى 4 أجزاء؛ وكان كل جزء (ربع أو ربعة) يُجلدُ في كتاب واحد، وكانت الأجزاء الأربعة تحفظ بشكل عام في علبة منمنمة.","spellings":["الربعة","ربعة"]},"2f088e48-669e-5b0f-b7ef-a94fb24641eb":{"definition":"تبقى الأحرف،بالرغم من أن هذه الكتابة تقدم تشابها قويا مع المحقق، أصغر. كان هذا الخط يستخدم في كتابة المصاحف الكبرى المنجزة خلال القرنين 7 و 8 الهجريين (13 و 14 الميلاديين). انظر أيضا فن الكتابة.","spellings":["الريحاني","الريحانية","ريحاني","ريحانية"]},"9a8096ea-a204-590a-8744-2ddf28c2b6b8":{"definition":"سياج حائطي محصن من أجل الجنود-النساك (أفريقيا الشمالية)؛ نزل من أجل الحجاج (مصر المملوكية وفلسطين وسورية). اسم مدينة الرباط مشتق من رباط الفتح، وهي التسمية التي كانت تحملها المدينة عند تأسيسها في نهاية القرن 6 الهجري/12 الميلادي.","spellings":["الرباط","الرباطات","الربط","رباط","رباطات","ربط"]},"8f56e049-19ca-5856-9caa-3acff60817b3":{"definition":"جمع روضة: حديقة. مصطلح يستعمل دائما في المغرب على شكل الجمع، رياض، للدلالة على حديقة داخل بيت سكني.","spellings":["الرياض","رياض"]},"3b2db79a-c0e9-5ba0-87de-869284e97970":{"definition":"طراز فني أوروبي، ظهر بعد الباروك، في القرن الثاني عشر الهجري/الثامن عشر الميلادي، ويتميز بضخامة الزخارف، والمبالغة في التزيينات. كان له تأثير واضح في العمارة العثمانية","spellings":["روكوكو"]},"99e11148-863b-5916-afb5-d3b71fb5abe5":{"definition":"عنصر زخرفي على شكل نصف سعيفة. أحد الأشكال الأكثر شعبية وبساطة في الفنون الزخرفية الإسلامية، المستعمل على كل السطوح، بدءا من الخشب المنقوش إلى بلاطات الفخار. ظهر بشكل خاص في الرقش العربي (الأرابيسك)؛ ويشتق اسمه من الاسم القديم للأناضول.","spellings":["الروم","الرومي","رومي"]},"310bd3c5-0e81-53d5-8263-8bca44c8007a":{"definition":"أسلوب خطي يسمح بالكتابة السريعة، استعمل من طرف الإدارة العثمانية في وثائق الوقف والمراسلات والصفحات الأخيرة من القرءان المخصصة للأدعية وشواهد الطلبة في فن الكتابة (ولذلك يسمى أيضا خط الإجازة، شهادة)؛ وهو يستخدم اليوم في عناوين الجرائد العربية اليومية. انظر أيضا فن الكتابة."},"85c2ecc8-51b1-5e22-90ca-051cf297fa08":{"definition":"من بداية كف اليد إلى منتصف الكوع.","spellings":["ساعد"]},"a8525513-1742-5e9f-85de-bb2067ad9fb6":{"definition":"(جمعه سبل أو أسبلة) بناية مصممة من أجل توفير الماء الشروب؛ سقاية عمومية. تركية: سيبيل: غرفة يقدم فيها أحد الخدم مشروبات للعموم.","spellings":["أسبلة","الأسبلة","السبل","السبيل","سبل","سبيل"]},"98f32a82-0f8d-523b-b82b-b4c5d2090590":{"definition":"(جمعه سادة) سليل الرسول محمد. انظر أيضا شريف.","spellings":["السادة","السيد","السيدان","السيدين","سادة","سيد","سيدان","سيدين"]},"bd727956-74e1-5614-9f39-07003f768b6a":{"definition":"حرفيا \"الطريق\". التعاليم الإسلامية التي يجب على المسلم إتباعها من أجل السير على السبيل المؤدي إلى الله. تقيد الشريعة تصرف المؤمنين في المجالات الروحية والقضائية والاجتماعية والسياسية، وفي الجوانب العملية للحياة اليومية أيضا.","spellings":["الشرائع","الشريعة","شرائع","شريعة"]},"a0a0b21a-5425-5de1-8d04-b7fd7daeca8b":{"definition":"مسن محترم لتجربته وعمره، عارف، علامة في مجال العلوم الدينية، عضو في طريقة دينية، مولى صوفي. شيخ الإسلام: على رأس تراتبية علماء الفقه والحديث وأصول الدين الإسلامية.","spellings":["الشيخ","الشيخان","الشيخين","الشيوخ","شيخ","شيخان","شيخين","شيوخ"]},"c98013e1-9336-5b90-9d71-2658cca1e0ca":{"definition":"قب يطلق على كل من ينحدر من سلالة الرسول محمد، عبر ابنته فاطمة. تمتع الأشراف (السادة) بمكانة دينية مميزة، دائماً، وسياسية أحيان","spellings":["شريف"]},"3d198a73-3a55-5a34-b209-561c8dc2c58e":{"definition":"تعني في شكلها الصحيح \"شيعة علي\" \"حزب علي\". رفض الشيعة شرعية كل الخلفاء الذين تولوا الحكم بعد اغتيال علي (40 هجري/661 ميلادي)، ابن عم الرسول وصهره. انظر أيضا السنة.","spellings":["الشيعة","شيعة"]},"ddce3372-545d-5166-8dfc-c8bb72ab9fe8":{"definition":"طريقة زهد أو نسك إسلامية. مشتق من الصوف، تيلة غزل تستعمل من طرف الأتباع (الصوفيين)من أجل حياكة ألبستهم.","spellings":["الصوفية","صوفية"]},"aea62142-bf4f-5655-8c52-b1e856151ce7":{"definition":"القائد الأعلى والمطلق في ولاية أو مقاطعة إسلامية، وغالباً ما كان يحكم دون أن يؤثِّر على المكانة الاعتبارية للخليفة","spellings":["سلطان"]},"811580e5-c0b8-5c27-8c10-3a3a36bee143":{"definition":"حرفيا \"تقليد\". بالنسبة للإسلام السني، مجموع أحاديث الرسول التي يرتكز عليها علماء الفتوى وعلماء أصول الدين من أجل وضع القانون الإسلامي انطلاقا من القرءان. السني:تابع السنة. ينقسم السنة إلى أربع مذاهب هي المذهب الحنفي والمذهب الحنبلي والمذهب المالكي والمذهب الشافعي. السنة: نظام سياسي وديني معارض للشيعة. انظر أيضا فقه، شيعة.","spellings":["السنة","السنن","سنة","سنن"]},"08fa434b-cde7-5b8b-be42-9e2217634cd8":{"definition":"مركز المدينة المسلمة، مركز الحياة الحضرية","spellings":["سوق"]},"e492236b-2179-5d42-b894-3fc913a09686":{"definition":"بناء يتم اعتمادا على التراب المدكوك داخل تابوت. طورت التقنية مرة أخرى في المشيدات العسكرية بإدماج جرن الجير في بنية المادة.","spellings":["الطابية","طابية"]},"b9925565-dd1a-5d2a-b600-c734be2f3586":{"definition":"جماعة، أو فرقة، أو حزب. ولقد ظهرت ممالك الطوائف في القرن الخامس الهجري/الحادي عشر الميلادي، بسبب انقسام الدولة الاسلامية في الأندلس إلى جماعات وفرق وأحزاب","spellings":["طائفة"]},"1ad49aeb-c4a6-56fa-a5db-9635fe80d767":{"definition":"من التكة التركية، حرفيا \"الموضع الذي يقدم فيه الأكل\". مكان يلتقي ويصلي ويعيش فيه الدراويش. صنف من العمارة أدخله العثمانيون. انظر أيضا عمارة، خانقاه، زاوية.","spellings":["التكيات","التكية","تكيات","تكية"]},"cc2bbcf5-54f0-5959-a72b-231b955a7d9c":{"definition":"واحد من الخطوط الرئيسية في فن الكتابة العربية الذي تم تطويره في بلاد فارس في القرن 9 الهجري (15 الميلادي). يتميز هذا الخط المستعمل أساسا في المراسلات الرسمية بخطوط رقيقة دون حروف المد. تركية: تعليق. انظر أيضا نصتعليق، فن الكتابة.","spellings":["التعليق","تعليق"]},"9b57e731-19ab-55da-8b80-25d31d0f41c3":{"definition":"ثلث. أسلوب خطي يشتق اسمه من حجم ريشة الكتابة المستعملة. تمكن إطالة أحرفه من الحصول على تشكلات زخرفية معقدة جدا. كان يستعمل في فن الكتابة، وفي الكتب والعمارة المدنية والدينية. وابتداءا من القرن 12 الهجري (18 الميلادي)، أضحى متداولا تداولا كبيرا على لوحات خاصة في الفن العثماني. تركية: سُلُس.","spellings":["الثلث","ثلث"]},"a054eff3-ab33-572b-8c6c-47a7d300c111":{"definition":"استعمل هذا المصطلح في الأول للدلالة على الكتابات المطرزة على النسيج، ثم دل على الألبسة النسيجية التي تحمل كتابات تعطي اسم الحاكم والورشة التي صنع فيها النسيج. كانت هذه العباءات تقدم من طرف الخليفة إلى الشعب الذي يريد تكريمه. دار الطراز: ورشات ملكية للنسيج تسير من طرف القصر.","spellings":["الطراز","الطرازات","طراز","طرازات"]},"5e33fb53-916f-516d-b614-5039d1c3c7ec":{"definition":"تغرة. مصطلح تركي يقصد به التوقيع الكتابي لسلطان عثماني على الوثائق الرسمية؛ وكان لكل سلطان تغرته الخاصة.","spellings":["التغرة","تغرة"]},"ce2219af-ca75-5d6e-a3b1-280a9ea04fbc":{"definition":"ضريح، قبر، لحد خاص، وفي بعض الأحيان قبو تحت أرضي – عادة معمارية طورت من طرف الأتراك. تركية: كومبت، قبر معماري غالبا مايكون مغطى بقبة محجوبة تحت سهم. انظر أيضا ضريح، مقام، قبة.","spellings":["الترب","التربات","التربة","ترب","تربات","تربة"]},"577792e7-dcb2-5783-bc01-836c6f2cded6":{"definition":"وزير، تركية: فيزير. كان الوزير الأكثر بروزا في التراتبية الإدارية يعرف بالوزير الأعظم، الوزير الأول. تركية: صدرأعزم (الصدر الأعظم).","spellings":["الوزراء","الوزير","الوزيران","الوزيرين","وزراء","وزير","وزيران","وزيرين"]},"38031924-6b4f-5fb1-9337-c0222f9b16d2":{"definition":"هبة أبدية، تكون بوجه عام عبارة عن أراضي أو ملكية كانت تخصص مداخيلها لصيانة المؤسسات الدينية. وقفية: عقد هبة وقف ما. تركية: فقيف، فقفيي انظر أيضا حبوس.","spellings":["أوقاف","الأوقاف","الوقف","وقف"]},"9d0320cb-1068-5d1a-bb89-97a0628cb0f4":{"definition":"مؤسسة تجارية تضم منازل للتجار. انظر أيضا كارافنسيراي، فندق، خان.","spellings":["الوكالات","الوكالة","وكالات","وكالة"]},"c7ce411f-9d53-5566-8a9c-a1744854bc80":{"definition":"رتبة قائد في الجيش التركي. آغا في اللغة التركية. انظر أيضا باي وداي.","spellings":["آغا","آغاوات","آغاوان","آغاوين","الآغا","الآغاوات","الآغاوان","الآغاوين"]},"bcebf34c-f01e-5220-896e-b24e7d5c3220":{"definition":"نزل للتجار وراحلتهم، متجر للسلع، مركز للتجارة. انظر أيضا كارافانسيراي، خان، وكالة.","spellings":["الفناديق","الفندق","الفندقان","الفندقين","فناديق","فندق","فندقان","فندقين"]},"76676210-58c4-5de1-89e6-594e4175ceac":{"definition":"مؤسسة للتعليم الديني مخصصة لتكوين الشيوخ؛ موضع حج مرتبط بولي صالح مبني في المكان الذي ازداد أو عاش فيه. يدل المصطلح أيضا في تركيا على تكة صغيرة، منزل للدراويش والمسافرين. انظر أيضا خانقاه، تكة، تكية.","spellings":["الزاوية","الزوايا","زاوايا","زاوية"]},"9aa57c3b-8983-5efb-9663-8813a2e47d5c":{"definition":"بلاطات صغيرة من الفخار المبرنق أو كسر من البلاطات الموضوعة على شكل فسيفساء من أجل تكوين شكل هندسي معقد داخل أو خارج البنايات.","spellings":["الزليج","الزليجة","زليج","زليجة"]}}