@museumwnf/calligraphy-data 1.0.1

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+ {"01b9cadc-1da9-5e4c-8402-8fb4c0c6b2b9":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à panse volumineuse et long col évasé en son extrémité. Des attaches en forme de boucle permettent de suspendre la lampe à des chaînes. La surface tout entière est décorée de compositions de bandeaux épigraphiés et de motifs géométriques et floraux peints en bleu foncé, blanc, rouge, et de dorures. Le décor émaillé, donc en relief, confère à cette lampe une profondeur particulière. \nLe corps est orné de médaillons à décor floral rouge et blanc et lambrequins, tandis que le col reçoit une bordure d'arabesques et porte les versets de la “Lumière” (sourate XXIV du Coran). Au milieu des inscriptions, des médaillons ronds contiennent des cannes de polo en blanc sur fond bleu foncé, motif caractéristique de la période mamelouke.","short_description":"Les lampes en verre suspendues qui étaient fabriquées pour éclairer les lieux sacrés étaient un symbole divin de la lumière. Celles de la période mamelouke sont décorées avec les blasons des souverains, ce qui symbolise le pouvoir de l’État.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sayf al-Din Ilmalak, *jukandar* (capitaine de l’équipe de polo) du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad (son troisième règne: 709-740 /1310-1340).","dates":"première moitie de VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 27 cm, Ø ouverture 21 cm.","method_for_datation":"Les cannes de polo, peintes en blanc sur fond bleu foncé à l'intérieur de médaillons ronds, sont caractéristiques de la période mamelouke.","obtention":"Transféré du çinili Köşk (Pavillon des carreaux) au musée en 1329/1911.","bibliography":"Kühnel, E.- M. A. Ogan, *İstanbul Arkeoloji Müzelerinde Şaheserler, Vol. III, çinili Köşk'de Türk ve İslam Eserleri Koleksiyonu*, Berlin et Leipzig, 1938, Tafel 28. \nölçer, N., *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.182.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lampe de mosquée","verre"],"materials":["blanc","peint et émaillé en bleu foncé","rouge et doré.","Verre de couleur verte"]},"0356286a-7b78-54d7-b0a8-bf8bfd97a059":{"name":"Carreau de céramique à représentation de la Kaaba.","description":"Carreau de céramique vernissée peint aux pigments noirs, rouges et verts sur fond blanc. Une bordure ornée d'un motif de chaîne en noir sur fond bleu forme un cadre, enrichi d'une seconde bordure de palmettes bleues qui se termine en *mihrab* dans la partie supérieure. Les deux angles entre la bordure et le *mihrab* sont décorés de demi-palmettes entrelacées sur fond bleu foncé. Au milieu, toujours sur fond bleu foncé, figure un fronton décoré d'arabesques à la base duquel une inscription en trois lignes reproduit les versets 96-97 de la sourate III du Coran : “La première Maison qui ait été placée pour les gens est celle de Bakka, lieu béni et chemin de droiture pour les mondes. En ce lieu sont les Signes évidents : l'endroit précis où se tenait Abraham. Celui qui y pénètre se trouve en sécurité (trad. R. Khawam).” Sous ce texte est représenté le Masjid al-Haram dans un cartouche rectangulaire vert et bleu. La Kaaba figure au centre du Masjid al-Haram, reconnaissable à sa cour entourée d'une colonnade. Les divers bâtiments, portes, lieux sacrés (*maqam*) et puits d'eau sous la colonnade sont illustrés et identifiés par leur nom.","short_description":"Ce carreau de céramique est supposé avoir été fabriqué à Iznik pour la mosquée du sultan Nesli Chah à Edirnekapi, Istanbul. Le but des panneaux de céramiques représentant la Kaaba, lieu de pèlerinage le plus sacré de l’islam, était de faire sentir sa présence durant la prière à la mosquée.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nesli Chah Sultan (m. 987/1579; petit-fils du sultan Bayézid II).","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 62 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"L'introduction d'illustrations des villes saintes de l'islam (La Mecque et Médine) et des sites sacrés s'observe dès le début de l'islam. Des représentations détaillées de ces lieux saints figurent dans des certificats de pèlerinage de la période ayyoubide qui occupent une place importante dans les collections du musée. Ces documents débutent par la bannière du calife de l'époque et reproduisent des images peintes du mont Arafat, de la Muzdalifa, de l'Enceinte sacrée (al-Haram al-Charif), de Médine et même de Jérusalem. Des images similaires se trouvent également dans les certificats de pèlerinage ottomans. à partir de la fin du Xe/XVIe siècle, le Masjid al-Haram apparaît sur des carreaux décorant des mosquées.","method_for_provenance":"Les matériaux, techniques et couleurs montrent que ce carreau est originaire d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la mosquée de Nesli Chah Sultan, petit-fils du sultan Bayézid II, dans le quartier d'Edirnekapi à Istanbul en 1332/1914.","bibliography":"ölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 282.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["carreaux","Iznik.","Kaaba"],"materials":["Carreau d’Iznik en argile blanche à illustration peinte de la Kaaba."]},"040d5edd-ece2-5d65-a462-03b30e90b3e1":{"name":"Éléments du minbar de Nour al-Din.","description":"Ensemble de panneaux composés de pièces en pin de petites et moyennes dimensions emboîtées incrustées de nacre, d'ivoire et de perles. Il représente tout ce qui reste du *minbar* de Nour al-Din Zangi, fabriqué à Alep en prévision de la conquête de Jérusalem. Il fut détruit en 1969 par un incendie qui endommagea certaines parties de la mosquée al-Aqsa, notamment le mur sud, le mur de *qibla*. Nour al-Din commanda ce *minbar* alors qu'il se préparait à attaquer Jérusalem, mais il mourut avant de reprendre la ville. Ce fut Saladin qui fit transférer le *minbar* d'Alep à Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C. \nCe *minbar* était fait de pièces de pin assemblées selon la technique d'emboîtement (*ta'cheqq*), mais également réunies par des chevilles de bois. Il se composait de trois parties, l'entrée à étagement de *mouqarnas*, l'escalier et le podium recouvert d'un kiosque, d'où le *katib* prononçait son sermon. D'importantes parties de la porte à doubles battants subsistent. L'entrée ouvrait sur l'escalier fermé sur ses deux côtés par des moucharabiehs. \nCe meuble avait reçu une décoration géométrique et végétale riche et variée, dont une composition de médaillons en étoile formant un splendide treillage (moucharabieh). Il présente également un ensemble d'inscriptions contenant des versets du Coran et la mention de la charte *waqf* de Nour al-Din Zangi et de son fils al-Saleh. S'y ajoutent les noms des artisans qui fabriquèrent ce *minbar,* considéré comme l'un des plus magnifiques jamais réalisés en bois.","short_description":"Restes d’un *minbar* détruit en 1969 par un incendie qui endommagea la mosquée al-Aqsa. Ce *minbar* fut commandité par Nour al-Din Zangi à Alep en bon présage de la conquête de Jérusalem. Salah al-Din (Saladin) le fit transférer à Jérusalem. Ses éléments comportent une riche décoration géométrique et végétale entrecroisée et des panneaux en forme d’étoile ainsi que le nom de l’artisan.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Nour al-Din Zengi (a régné en Syrie en 541-569 H / 1146-1174 J.-C.), Saleh bin Nour al-Din Zengi et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","dates":"La construction de ce *minbar* a débuté en 564 de l’Hégire / 1169 J.-C. et s’est achevée en 570 H / 1174 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 245 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Présence de dates dans les inscriptions et confirmation de plusieurs sources, les plus importantes étant Abou Chama (m. 655/1267), Ibn al-Athir (m. 630/1223) et Moujir al-Din al-Hanbali (m. 927/1520).","method_for_provenance":"L'origine alepoise est mentionnée dans les inscriptions et par des sources historiques.","provenance":"Le *minbar* a été réalisé sur commande à Alep (Syrie) pour la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","obtention":"*Minbar* transféré au musée de la mosquée al-Aqsa après l'incendie de 1969.","bibliography":"Abou Chama, al-Maqdisi, *Dhail or Tarajim Rijal al-Qarnain al-Sadis wal-Sabi'* \\[Biographies des personnages célèbres aux VIe et VIIe siècles\\], Le Caire, 1947. \nAbu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAl-A'arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[Histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Ansari, F., *Minbar Nour al-Din Zengi* \\[Le minbar de Nour al-Din Zangi\\], 1989, Jérusalem. \nMayer, L. A., *Islamic Woodcarvers and their Works*, Genève, 1958.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","incrustation de perles","Incrustations","inscriptions sculptées","ivoire","minbar","nacre"],"materials":["de perles et d’ivoire.","incrustées de nacre","Pièces de pin emboîtées"]},"05e7e5aa-01c1-5eb2-8d63-892574f025d5":{"name":"Fragment de soie.","description":"Fragment de tissu en lin à broderie de soie. Il se compose de quatre bandes de soie horizontales séparées par des zones de lin tissé et de rayures verticales de soie bleue. La bande supérieure consiste en un large bandeau à effet de treillis d'or rehaussé de rouge. Les espaces vides de l'entrelacs au-dessus et au-dessous sont comblés par des motifs de couleur or, et par des ornements floraux stylisés or et vert au centre. L'ensemble est compris au-dessus et au-dessous entre des bordures de volutes et de demi-palmettes or sur fond rouge. Vient ensuite un bandeau de cursives arabes en bleu sur fond neutre, entre deux bordures d'enroulements de demi-palmettes dorés. La bande en dessous, aux bordures identiques aux autres, présente une élégante inscription coufique couleur or à rehauts rouges sur fond bleu foncé. Le dernier bandeau consiste en deux bandes superposées de demi-palmette à contours rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"Les fragments d’étoffe présentant ce type de décoration et de détails épigraphiques sont typiques de l’Égypte fatimide, réputée pour la production de textiles luxueux. Beaucoup furent trouvés dans des tombes en Haute Égypte. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Années 540 à 570 de l’Hégire (deuxième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 20,32 cm, l. 26,67 cm.","method_for_datation":"Le style d'inscription de ce fragment est très proche d'un fragment de lin à broderie de soie de la collection Bouvier (Genève) daté des années 540-570/deuxième quart du XIIe siècle de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 250-251, cat. n° 151 (pour un textile similaire).","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka","écriture coufique","Henry Wallis","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissée."]},"065caeb7-0b4e-51cf-84ba-aff15d969f28":{"name":"Stèle funéraire prismatique.","description":"Stèle de forme prismatique au sommet surmonté d'un tore. Les bords latéraux moulurés en cavet délimitent un champ épigraphique qui s'étale sur chaque face en une seule ligne d'écriture. Les caractères cursifs, réguliers, sont rehaussés d'une décoration végétale composée de rinceaux curvilignes portant des palmes lisses simples, asymétriques à calice ou symétriques en forme de fleurons, dont le calice se déploie en deux lobes arqués. \n \nL'épitaphe se développe ainsi : sur une face, après la *ta'wida* (formule consacrée d'imploration de Dieu), viennent les versets coraniques 26 et 27 de la sourate LV, “Le Bienfaiteur”, suivis des premiers mots du texte : “Ceci est la tombe*.*” L'autre face porte le nom de la défunte, sa filiation, le nom et la fonction de son époux*,* ainsi que la date de décès “de la femme de condition libre, Fatima, fille du caïd Ahmed al-Rik, *aleuj*, épouse du caïd Abdallah Tamdart. Elle est décédée pendant la décade médiane de *rabia* II, 988 \\[fin mai 1580\\]”. \n \nNous savons ainsi que le père de la défunte, dont le nom, Alrik, pourrait être la déformation du prénom espagnol Enrique, était d'origine non musulmane (*aleuj*), et qu'il exerçait, ainsi que le mari, la fonction de caïd. Par ailleurs, une seconde stèle funéraire de même facture nous apprend qu'il avait une autre fille mariée au médecin de la famille du monarque saadien Mansour ed-Dehbi. Il s'avère donc que la défunte était issue d'une famille de hauts fonctionnaires proches du pouvoir. C'est pourquoi une stèle de ce type – connu en al-Andalus et au Maroc dès l'époque almoravide, et qui, depuis l'époque mérinide, n'était réservé qu'aux princes et aux familles de notables, lui était érigée. Ces stèles, ou *mqabriya*, toujours en beau marbre blanc, faisaient l'objet de soins particuliers de la part de marbriers à l'art consommé.","short_description":"Cette stèle a été érigée en l'honneur d'une fille et épouse de caïd. Sa forme prismatique, connue en al-Andalus depuis l'époque almoravide, était réservée, à partir de l'époque mérinide, aux seuls princes et familles de notables ; elle était donc très soigneusement exécutée par les maîtres marbriers.","holder":"Musée des Oudayas.","initial_owner":"Une famille de Marrakech, qui l’a vendue à un antiquaire de Rabat.","dates":"988 de l’Hégire / 1580 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 21, 5 cm, L. 86, 3 cm, l. 20 cm, l. du champ épigraphique 6 cm.","method_for_datation":"La date est inscrite sur l'épitaphe.","method_for_provenance":"Renseignement donné par le vendeur.","provenance":"Marrakech.","obtention":"Achetée par l'Inspection des beaux-arts et antiquités en 1930 et déposée au musée.","bibliography":"Deverdun, G. *Inscriptions arabes de Marrakech*, Rabat, 1956.","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","inscription funéraire","objet funéraire","objet religieux","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"0733c67d-ccf5-56da-96ce-bd2ec24a4c83":{"name":"Coran.","description":"Coran copié à l'encre noire en style *naskhi* sur un délicat papier préparé. Les pages d'ouverture comprennent une enluminure sur double page. Les titres de chapitres sont présentés dans des cartouches décorés tandis que des motifs de rose marquent les versets dans les marges. Les compositions florales rappellent l'esthétique turkmène et timouride du IXe siècle de l'Hégire (XVe siècle J.-C.). \nLa reliure en cuir est noire à l'extérieur et brune à l'intérieur. Sa décoration se compose d'éléments coupés et collés. Les ornements symétriques sur les plats et contre-plats consistent en médaillons ovales à lambrequins en palmettes et angles ornés à demi-lambrequins. L'intérieur du médaillon est décoré de compositions de fleurs, de feuilles et de vrilles spiralées en style d'inspiration chinoise. Le travail de gaufrage de la reliure témoigne d'une influence mamelouke. \nLa période des règnes du sultan Mehmed II (848-850 et 855-886 H / 1444-1446 et 1451-1481) fut marquée par l'expansion territoriale de l'empire ottoman. Au même moment, “le Conquérant” fit copier et illustrer pour son trésor de multiples manuscrits dans l'atelier qu'il avait fondé au palais de Topkapi. Grand mécène des arts, il y avait réuni de nombreux artistes venus des pays qu'il avait conquis. C'est la raison pour laquelle cette reliure reflète des influences issues des arts mamelouks, turkmènes et timourides. La calligraphie est l'œuvre d'un scribe venu de Kirman, en Iran. Bien que ce manuscrit ne comporte pas de colophon, sa haute qualité permet de penser qu'il a été réalisé pour le trésor de Mehmet II.","short_description":"Le sultan Mehmed le Conquérant fonda un atelier pour les peintres (*naqqash*) dans le palais de Topkapı et fut le pionnier du développement des arts du livre. Ce coran de la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) représente un travail considérable et représente bien les arts du livre de la période du Conquérant.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire d’origine est inconnu. L’ouvrage porte les sceaux de donation (waqf) du sultan Mahmoud Ier et de son inspecteur des Fondations pieuses, Derviş Moustafa. Si ces éléments ne permettent pas de dire à quel monument ce coran appartenait, on peut penser qu’il a été offert pour être lu dans une mosquée ou un mausolée.","dates":"Vers 874 H / 1470 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 41 cm, l. 29 cm.","method_for_datation":"Malgré l'absence de colophon, les styles d'écriture, de reliure et d'enluminure reflètent ceux du IXe/XVe siècle et suggèrent une date au cours de cette période.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures fait penser que l'ouvrage a été réalisé dans l'atelier du palais à Istanbul. Le sultan Mehmet II (dit Le Conquérant) était un important mécène des arts et avait réuni des artistes des pays qu'il avait conquis dans l'atelier de son palais où ils réalisèrent de nombreux manuscrits conservés dans sa bibliothèque.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la bibliothèque du sultan Mahmoud Ier à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Artan, T., Denny, W.B. et çağman, F., *Palace of Gold and Light: Treasures from the Topkapı*, Istanbul, Washington D.C., 2000, planche A39. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, 42, planches. 16A-C, pp. 45-47. \nRaby, J. et Tanındı, Z., *Turkish Bookbinding in the 15th Century*, Londres, 1993, pp. 50-51. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, pp. 290-91 et 439.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","papier","peinture"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","Papier préparé","travail au petit fer."]},"07d916e4-4814-594c-8e9d-a51b91cff6e8":{"name":"Plaque de fondation.","description":"Panneau de marbre rectangulaire, inscription fondatrice gravée à sa surface. Posées au début de la construction d'un bâtiment, les inscriptions fondatrices fournissent généralement le nom du mécène et la date de la construction. Cette plaque mentionne les noms et titres du calife fatimide al-Moustansir et la date de 477 (1085 J.-C.). L'écriture coufique anguleuse utilisée était particulièrement appréciée en épigraphie dans les constructions fatimides. On ne sait pas d'où provient cette inscription. Il s'agit certainement d'un bâtiment édifié par le calife lui-même, ou par son commandant en chef Badr al-Jamali (m. 483 H / 1091 J.-C.). Les Fatimides sont connus pour leurs prolifique commande architecturale, favorisée par la prospérité économique de l'époque. Parmi leurs réalisations les plus spectaculaires figurent les robustes murailles et les portes du Caire, dont l'édification fut ordonnée par Badr al-Jamali.","short_description":"Ce panneau de marbre porte les noms et titres du calife fatimide al-Moustansir et la date de 477 (1085 J.-C.). L'inscription a été sculptée en coufique angulaire, une écriture souvent utilisée pour l'épigraphie sur les bâtiments de la période fatimide. On ne sait pas à quel édifice appartenait cette pierre à l'origine","holder":"The British Museum.","dates":"477 de l’Hégire / 1085 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 41,30 cm, l. 103,50 cm.","method_for_datation":"L'inscription fondatrice porte la date de 477 (1085 J.-C.).","method_for_provenance":"Ce panneau a clairement été gravé au Caire puisque l'inscription porte le nom et les titres du calife fatimide al-Moustansir.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achetée par le musée en 1972.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie"],"materials":["Marbre."]},"08b6e3c0-94d9-573c-a123-ddbc53534246":{"name":"Aiguière à décor épigraphique","short_description":"En Iran, à la période seljoukide, un grand nombre de pièces moulées ont été produites, essentiellement avec des formules épigraphiées, même si l'on trouve parfois des personnages ou des rinceaux. Les potiers façonnent en terre des aiguières qui souvent empruntent les formes élaborées par les dinandiers. La glaçure, ici turquoise, remplace par la couleur le décor soigné de ciselure et d'incrustation d'argent des pièces en métal.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 31,5 cm, D: 16 cm, H. du col: 8,5 cm, D. du col: 7,5 cm, H. base: 1,9 cm, D. base: 10 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Claude Boisgirard en 2003.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387. \n \nGrube, E.J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, London: Faber and Faber, 1976: Fig. 116. \n \nPinder-Wilson, R.H., *Islamic Pottery 800-1400*, London: Victoria and Albert Museum, London, 1969: Fig. 77. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*. Fribourg: Office du Livre, 1985: 101, 372; Fig. 25, 93.","materials":["Céramique à pâte siliceuse","moulée et sous glaçure"]},"09735692-5b84-55c8-9f6f-7ae132533658":{"name":"Chandelier d’al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","description":"Chandelier composé d'une base, d'un corps et d'une tige cylindrique de diamètres décroissants. Séparés l'un de l'autre par des filets, trois bandeaux décoratifs tressés superposés encerclent la base. Le corps entièrement décoré présente une importante inscription en style *naskhi* mamelouk qui occupe pratiquement toute sa surface. Se détachant d'un dense fond de décor végétal, elle se lit : “Possession du sublime, du souverain, de l'omniscient, du juste, du victorieux.” Le corps comporte également deux médaillons, chacun composé de trois cercles concentriques, dont le plus petit est traité en forme d'éventail. Celui du milieu est meublé d'un décor végétal qui pourrait représenter des fleurs de lotus entre des lignes torsadées. Le cercle extérieur contient également un décor à motifs de fleurs et de feuillages entrelacés. Deux bandeaux décoratifs occupent le plateau. Une inscription circulaire en style *naskhi* mamelouk rappelle : “Possession du Sublime, le Seigneur, le Souverain, le Guerrier ; le Moudjahid, le Savant, celui qui aide, le Victorieux.” Deux médaillons interrompent l'inscription, chacun contenant un oiseau (pigeon ou pintade) affronté à l'autre. Le fond est recouvert d'un décor de feuilles et de fleurs. à l'évidence, la tige n'est pas d'origine, et celle qui la remplace témoigne d'un déclin de l'artisanat au cours de la période mamelouke. \nLes voyageurs qui visitaient la mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que la mosquée Ibrahimi (al-Haram al-Ibrahimi) à Hébron (al-Khalil) mentionnaient dans leurs récits la présence d'un grand nombre de lampes et de chandeliers dont seuls quelques-uns nous sont parvenus. Certains sont exposés au musée.","short_description":"Chandelier cylindrique à deux inscriptions épigraphiques. Aucun espace n’est laissé vide, car il est entièrement travaillé de fines décorations végétales. Sa décoration, sa calligraphie et ses titres semblent l’associer à al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Ce chandelier est typique des exemplaires mamelouks fabriqués au Caire et à Damas. Il se trouvait jadis au Haram al-Ibrahimi à Hébron.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"693-741 de l’Hégire / 1294-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 43,4 cm, Ø 29 cm, H (tige) 18,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions présentes sur l'objet mentionnent les titres du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. La date est confirmée par l'étude du style et du décor et l'analyse de l'écriture, ainsi que par des comparaisons avec d'autres objets de la période.","method_for_provenance":"Le Caire est un lieu de production plausible si l'on en juge par la technique de fabrication et de décor. Le Musée islamique du Caire détient un certain nombre de chandeliers similaires. Il est probable que le sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun ait fait don de ce chandelier et d'un autre modèle au Haram al-Ibrahimi d'Hébron (al-Khalil).","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet transféré peu après 1967 du Haram al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) au musée.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivre","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","gravure","mamelouk","naskhi"],"materials":["Cuivre à gravure incrustée d’argent."]},"09c974f1-3499-5895-8d83-7f1c12a97916":{"name":"Base de chandelier.","description":"Base de chandelier mamelouk fabriqué à partir d'une feuille de cuivre battu dorée au laiton et incrustée d'or et d'argent. La bobèche qui devait reposer sur le bord supérieur manque. Le corps est orné d'un important bandeau d'écriture *naskhi* divisé en deux sections par deux rondeaux. Les principales zones décoratives sont ornées de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. L'inscription incrustée d'argent décrit les attributs du client qui a commandé ce chandelier, mais ne mentionne pas son nom. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H / 1250-1517 J.-C.","short_description":"De nombreux chandeliers en métal de ce type étaient commandités pour des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques durant la période mamelouke. L’écriture en calligraphie arabe décrit les titres et les attributs du mécène mamelouk.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin VIIe-début VIIIe siècle de l’Hégire (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,1 cm, Ø (base) 19,6 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les titres gravés sont caractéristiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les titres gravés sur ce pied sont typiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Feuille de cuivre battu à incrustations d’or et d’argent."]},"0a9b0f0f-a191-5042-9721-97c45c8628cd":{"name":"Stèle funéraire d’al-Hakkari.","description":"Stèle funéraire rectangulaire en marbre blanc portant une inscription en haut relief restaurée à une certaine époque et se présentant aujourd'hui en trois morceaux. Le texte de sept lignes est rédigé en style *thoulouth* ayyoubide sans voyelles mais avec quelques signes diacritiques. Les mots ne sont pas séparés. Les bordures sont sculptées en à-plat selon une technique appelée *zamla*, qui sert également à séparer les lignes de texte. L'inscription commémore Charwa al-Hakkari, mort à Ramallah en Palestine. Après sa mort, son corps a été transféré à Jérusalem pour être enterré dans le vieux cimetière de Bab al-Sahira (cimetière de la porte d'Hérode). La famille al-Hakkari était d'origine kurde d'Irak. Un grand nombre de ses membres participèrent aux guerres des Croisades sous Saladin. \nL'inscription, qui commence par une *basmala*, se lit ainsi : \n“Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux : Charwa bin Dawoud bin Ibrahim al-Hakkari / Que Dieu ait pitié de lui, mort en martyr sur la terre de Ramallah / au mois de *dhul-Qa'da* de l'an 587 de l'Hégire \\[ décembre 1191 J.-C.\\] / Que Dieu ait pitié de lui et puisse-t-il / avoir pitié de celui qui demande la pitié de Dieu, Amen / ô, Seigneur des Paroles, Amen.”","short_description":"Stèle funéraire en marbre portant une inscription en haut relief de style *thoulouth* ayyoubide dont les mots ne comportent pas de voyelles. L’inscription commémore Charwa al-Hakkari, mort à Ramallah, dont le corps a été transporté à Jérusalem pour être enterré dans le cimetière familial. Il semble faire partie des guerriers qui perdirent la vie lors des Croisades.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Charwa bin Dawoud bin Ibrahim al-Hakkari (m. 587 H / 1191 J.-C.).","dates":"587 de l’Hégire / 1191 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 55 cm , l. 49 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la pierre.","method_for_provenance":"Ce type de stèle funéraire était généralement réalisé sur place ou dans un atelier voisin.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"La pierre a été transférée de la tombe de Bab al-Sahira à Jérusalem au musée dans les années 1980.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Ajdadouna fi Thara Bait al-Maqdis* \\[Nos ancêtres enterrés à Jérusalem\\], Amman, 1981. \nBerchem, M., van, *Corpus Inscriptionum Arabicarum*, vol. 1, 40, Le Caire, 1925. \nBurgoyne, M et Abu al-Hajj, A., “Twenty-four Medieval Arabic Inscriptions from Jerusalem”, *Levant*, n° 11, 1979, p. 119.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Hakkari","cimetière","écriture thoulouth","écriture thoulouth ayyoubide","haut relief","inscriptions","marbre","objet funéraire","pierre tombale","tombeau"],"materials":["inscription en haut relief.","Marbre blanc"]},"0abd04f2-c93b-5a81-926a-db0815d87813":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Cette stèle épouse la forme d'une lame prismatique. Son texte se déroule sur deux faces (2 lignes pour chacune). Il est sculpté en relief dans un style coufique biseauté et fleuri. Le support est orné sur les deux faces de divers motifs. Sur le socle figure une succession d'éléments architectoniques composée d'une gorge, d'un listel de cloisonnement et d'une frise de perles et de pirouettes. Le texte est délimité par un listel d'encadrement. Ses deux extrémités sont délimitées par quatre cartouches remplis chacun d'une palmette polylobée. Les zones vides du champ épigraphique sont ornées de motifs végétaux isolés (fleurons à 3 ou à 5 lobes, amandes) ou de motifs abstraits (œilletons circulaires). L'artiste musulman, toujours soucieux de créer le parfait équilibre entre les différentes parties du champ épigraphique, a essayé de manipuler les caractères eux-mêmes. Pour arriver à cet équilibre, tantôt il les a étirés vers le haut, tantôt il les a garnis de terminaisons végétales (demi-palmettes, fleurons, feuilles), ascendantes ou descendantes, affrontées ou opposées. Il a réduit autant que possible les ligatures entre les caractères, et brisé leur rigidité et leur horizontalité en les remplaçant par des ligatures semi-circulaires. La femme mentionnée est d'origine arabe. En effet, son père est un Ansari originaire des tribus Aws (ou Khazraj). Le titre honorifique qu'elle porte indique sans doute sa haute réputation sociale (Sayyidat al-Jamii : la maîtresse de tous). La qualité du marbre ainsi que la finesse d'exécution de la stèle corroborent cette hypothèse. L'inscription s'étend sur deux faces. La face A comporte des versets coraniques rappelant l'unicité de Dieu et se rapportant à la fatalité de la mort. La face B comporte le texte suivant : “Ceci est le tombeau de Sayyidat al-Jamii, fille d'al-Hassan fils de Ali fils de Khalaf al-Ansari. Elle est décédée dans la nuit / du jeudi 22 dhu-l-hijja en l'année 423 [novembre 1032]…”","short_description":"Elle se présente sous la forme d'une lame prismatique. L'inscription, qui s'étend sur deux faces, est sculptée en relief dans un style coufique fleuri biseauté. La qualité du marbre et la finesse de la stèle laissent supposer que la défunte, d'origine arabe, avait un rang social élevé.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dhu-l-hijja 423 de l’Hégire / novembre 1032 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 184 cm, Ø 25 cm.","method_for_datation":"La date est mentionnée (en jour, mois et année) dans le texte de l'inscription. Elle coïncide avec la nuit du 22 dhu-l-hijja en l'année 423 (novembre 1032 J-C.).","method_for_provenance":"Cette stèle a été trouvée in situ dans le cimetière al-Janah al-Akhdhar à Kairouan. Sa calligraphie et son décor, typiquement kairouanais attestent qu'elle fut certainement sculptée sur place, alors que le marbre qui a servi de matière première est d'origine italienne et sans doute un remploi provenant d'un vestige romain ou byzantin dont le pays proliférait.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette stèle a été récupérée du cimetière d'al-Janah al-Akhdhar et remise en 1971 au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. à la suite de l'extension du musée de Raqqada, elle a été choisie parmi d'autres pour créer une salle réservée à l'épigraphie arabe.","bibliography":"Roy, B. et Poinssot, P, Inscriptions arabes de Kairouan, vol. II, fasc. 1, Paris, 1950, n° 279.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","épigraphie","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté en relief."]},"0b2e5db9-7b0b-58f7-bda2-af3bd45e294c":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Fragment supérieur d'une stèle rectangulaire à encadrement lisse dans lequel s'inscrit un arc “symbolique” légèrement brisé, en relief. À l'intérieur de l'arc et dans les écoinçons court une épigraphe en pseudo-coufique archaïsant qui, associée aux caractéristiques stylistiques, indique son utilisation dans la communauté musulmane en pleine époque chrétienne. Voici le texte : “Dieu est éternel. Aie pitié selon ta compassion ô toi qui domines tout et regardes \\[avec miséricorde\\] vers le lieu où j'ai été envoyé. \\[…\\]”. \nCette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne à Frielas, dans les environs de Lisbonne, à la fin du XIXe siècle.","short_description":"Découverte à Frielas dans les environs de Lisbonne, cette stèle est une des plus connues et les plus copiées de la collection épigraphique du Musée national d'archéologie. Elle provient d'un cimetière islamique et était destinée à un membre de la communauté islamique resté à Lisbonne après la reconquête chrétienne.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 33 cm ; l. 55 cm ; P. 11 cm.","method_for_datation":"La forme de certains caractères et l'utilisation abondante de diacritiques, associées à la stylisation épurée de l'arc, conduisent à une datation de la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"D'après les renseignements de l'arabisant David Lopes, en 1896 (voir Bibliographie), cette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne de Castanheira das Neves, à Frielas, dans les environs de Lisbonne.","provenance":"Frielas, Lisbonne.","bibliography":"Barros, M. F. L., “Inscrição funerária árabe”, *XVII Exposição Europeia de Arte Ciência e Cultura. Madre de Deus* (catalogue), Lisbonne, 1983, pp. 116-117. \nBorges, A. G. M. et Sidarus, A., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 251. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 408. \nLopes, D., “Cousas arábico-portuguesas”, *O Archeologo Português,* 2, Lisbonne, 1896, p. 207. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Pierre calcaire sculptée."]},"0b5fcd9e-c601-56fc-a163-574f42dfce20":{"name":"Cape de l’infant Don Felipe.","description":"La cape de l'infant don Felipe, de forme presque semi-circulaire, est l'une des pièces les plus représentatives du XIIIe siècle. La plus grande partie en est conservée au Musée archéologique national. Quand on en réalisa la restauration en 1997, aux fragments alors connus (I, V, D et J de Madrid et du Cooper Union Museum for the Arts de New York), vinrent s'ajouter d'autres qui se trouvaient au Victoria and Albert Museum de Londres, aux musées de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, à l'Art Institute of Chicago et aux Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles, ainsi qu'un petit fragment conservé au Musée archéologique national lui-même (n° inv. 51016). Le tissu est une soie dans les tons de bleu, écru, rouge et jaune, mêlée de fils dorés sur taqueté, avec un décor engendré par des points d'ourlet enlacés en taffetas par une chaîne de liure au croisement de la chaîne de base et d'autres trames. Le résultat en est un tissu d'aspect entièrement tramé, mat et aux contours nets. La pièce présente une décoration géométrique d'entrelacs stylisés, de polygones étoilés à huit pointes, de motifs quadrifoliés et d'atauriques, tant à l'intérieur que dans les espaces intersticiels. Sur les bords, des bandes épigraphiques assurent la finition ; le mot “*baraka*” y est répété en caractères coufiques, dans des lignes qui se lisent consécutivement de gauche à droite puis de droite à gauche.","short_description":"Cette cape en soie et fils d'or ornée d'une décoration épigraphique en arabe a été découverte dans le tombeau de l'infant don Felipe, qui a voulu être enterré revêtu de cette cape, ce qui démontre l'engouement des aristocrates chrétiens pour ces tissus de goût andalou.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XIIIe siècle, avant 1275, année de la mort de l’infant.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 147 cm, l. 293cm.","method_for_datation":"La date de la mort de l'infant, 1274, est connue, et il fut enterré avec la cape.","method_for_provenance":"La cape a été trouvée dans le tombeau.","provenance":"Tombeau de l’église des templiers de Villalcázar de Sirga (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national suite à la redistribution des fonds du Real Gabinete de Historia Natural, en 1867.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Restos del traje del Infante don Felipe”, *Museo Español de Antigüedades*, IX, Madrid, 1878, pp. 101-126. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, Madrid, 1949, pp. 61 y 201. \nSánchez Trujillano, M. T., “Catálogo de los tejidos medievales del M. A. N.”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, IV, Madrid, 1986, p. 105, n° 4. \nDe los Santos Rodríguez, R. M. et Suárez Smith, C., “Informe técnico sobre los trabajos de conservación y restauración de la capa del Infante Don Felipe (s. XIII)”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, 15, Madrid, 1997,pp. 231-239.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["brocart","cape","mudéjar","Palencia","soie"],"materials":["brocatelle.","Or","Soie"]},"0ba3cb5d-c156-521a-bf55-a6d0e2384ede":{"name":"Manuscrit coranique n° 7.","description":"*Machaf* relié avec une couverture décorative en cuir estampé datant de la période ottomane. Les deux faces de sa reliure sont ornées de médaillons réunis au haut et au bas du document par un ornement. La première partie se compose des rouleaux 3b-4a. Ces deux pages contiennent des cartouches enluminés identiques dont certaines parties ont disparu avec le temps ou les dégradations d'usage. La restauration de ce manuscrit a été entreprise en 1117 H / 1705 J.-C. à la demande du gouverneur de Jérusalem, Qora Moustafa Pacha, qui n'exerça cette fonction qu'une année. Les rouleaux 4b-5 a consistent en une double page qui contient la sourate d'ouverture, “al-Fatiha”, et le début de la sourate “al-Baqara” (La vache). Les bandeaux décoratifs spécifiques à ces deux pages ont disparu et il ne reste de l'ornementation qu'une demi-bordure au-dessus de la sourate de la Vache. Le numéro de sourate, le numéro du verset et la zone environnante sont disposés dans un cartouche rectangulaire à fond bleu. Le procédé est identique pour les autres sourates, mais sans cadre cette fois. \nLa superbe écriture mamelouke de style *thoulouth* est exécutée à l'encre noire. Une traduction en farsi (perse) du texte arabe figure sous chaque verset. Les marques des voyelles sont en bleu et les signes diacritiques en rouge. Les indications de pause sont en forme de fleurs dorées. Les symboles de division présents toutes les cinq parties représentent une fleur pyramidale dont la place est rappelée en marge par un ornement au centre duquel figure un cercle bleu, dans lequel est écrit le mot “Un cinquième” en coufique enluminé sur fond rouge. Les marques placées toutes les dixièmes divisions du texte sont en forme de fleur bleue à quatre pétales. Leur emplacement est souligné en marge par un ornement circulaire contenant le mot “Un dixième” en coufique enluminé.","short_description":"Manuscrit du coran rédigé en écriture mamelouke de style *thoulouth* dont la traduction en farsi figure sous chaque ligne. Il s’ouvre sur de magnifiques planches décoratives qui reflètent les spécificités de l’art décoratif mamelouk. Les titres de chapitre sont enluminés sur fond bleu foncé, les lettres étant en bleu et les signes diacritiques en rouge.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Ce manuscrit appartenait à la mosquée al-Aqsa et faisait probablement partie d’un *waqf* dont on a perdu la trace.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.) ; restauré en 1117 H / 1705 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 41 cm, l. 33 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture *thoulouth* mamelouke et analyse de la forme décorative répandue à la période à laquelle ce *machaf* appartient.","method_for_provenance":"Le type d'écriture *thoulouth* utilisé était répandu en égypte. On peut le comparer à celui d'ouvrages similaires de production égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"La date du transfert de la mosquée al-Aqsa est inconnue.","bibliography":"Salameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Cuir","cuirs estampés","écriture thoulouth","machaf","papiers"],"materials":["Encre sur papier","reliure en cuir à décoration estampée."]},"0c7ae2f5-8281-57f4-81e0-6e63bc4e6a10":{"name":"Reliure de coran.","description":"Par sa taille, cette reliure d'un coran en un volume, entièrement couverte d'un décor géométrique, est certainement à mettre en relation avec les milieux de cour. Elle n'a pu jusqu'à présent être attribuée à aucun manuscrit précis. On a supposé qu'il pouvait s'agir d'une donation du sultan mamelouk al-Achraf Chaaban II (764-778 H / 1363-1376 J.-C.) à l'une de ses fondations. Plusieurs manuscrits coraniques de ce commanditaire sont conservés à la Bibliothèque nationale du Caire. \nLe champ central est encadré d'une étroite bordure remplie d'une citation du verset 255 de la sourate II. L'inscription est insérée dans des cartouches longitudinaux qui alternent avec des quadrilobes. Cinq étoiles à douze branches meublent le champ intérieur. Le décor a été d'abord été estampillé puis doré et peint en bleu. Les filets blancs qui cernent des étoiles accentuent l'effet géométrique de l'ensemble. La réalisation de cette reliure de grandes dimensions a sans doute nécessité le concours d'un calligraphe et d'un coloriste. \nLa taille de ce type de manuscrit coranique obligeait à utiliser un pupitre spécial, réalisé en matériaux très précieux, sur lequel était posé le livre dont on faisait la lecture.","short_description":"Une inscription du verset 255 de la sourate II a été choisie de manière très appropriée pour la bordure de cette reliure en cuir d'un coran. Le champ intérieur montre une partie d'un motif géométrique répété d'une étoile à douze branches typique des œuvres d'art ou d'architecture mameloukes. Sa grande taille indique une relation avec les milieux de la cour.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 95 cm, l. 67 cm.","method_for_datation":"Les analyses comparatives avec d'autres reliures mameloukes données à des fondations par le sultan al-Achraf Chaaban II et conservées à la Bibliothèque nationale du Caire permettent de dater l'objet de l'époque mamelouke.","method_for_provenance":"L'achat a été fait au Caire et l'exemplaire est strictement similaire à d'autres reliures égyptiennes.","provenance":"Égypte.","obtention":"Probablement acheté par B. Moritz au Caire en 1904.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks,* Washington, 1981, pp. 2-27, n° 5-6. \nBosch, G., Carswell, J., Petherbridge, G., *Islamic Bindings and Bookmaking*, Chicago, 1981, pp. 112-113, n° 19. \n*Islamic Art in Egypt* (catalogue),Le Caire, 1969, p. 313, n° 299, pl. 55. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 86-87, ill. 87. \nSarre, F., *Islamische Bucheinbände,* Berlin, 1928, pp. 12-13, ill. 2.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","dorure à la main","reliure de coran"],"materials":["Cuir avec impression","dorure et peinture."]},"0cf1a62f-ad34-5894-aee0-ed8e36e2513a":{"name":"Triptyque avec “hilye-i sherif” (noble description).","description":"Ce triptyque représente un objet typique de l'art religieux ottoman du XIIe siècle H (fin XVIIIe siècle J.-C.) ; il est réalisé en bois recouvert d'une fine couche de papier peint de plusieurs motifs et constitué de trois parties. Le panneau central, le plus important, comporte une “hilye-i sherif”, c'est-à-dire la description des qualités physiques et morales de Mahomet. Sur les deux panneaux latéraux figurent les “hilye-i” des quatre premiers califes et des fils d'Ali, de Hassan et de Hussein. Cette pièce présente un intérêt exceptionnel dans la mesure où, chose plutôt rare, sont mentionnés au bas du panneau aussi bien l'enlumineur, qui signe Khalil Kamili, disciple de Mehmed Qalyunt, que le typographe, Mahmud fils de Mustapha, disciple de Baqqal-zade Ahmed Efendi, mort le mois de “rejeb” de 1200 H / 1786 J.-C. En ce qui concerne le décor du triptyque, les trois feuilles qui le composent sont ornées d'inscriptions en divers caractères, comme le “thoulouth”, le “naskhi” et le “taliq” ; quant aux motifs décoratifs à proprement parler, certains sont classiques, constitués de rinceaux à motifs floraux stylisés et appartiennent à la typologie dite “hatayi”, d'autres sont de type “roumi”, c'est-à-dire des arabesques dans lesquelles domine le motif de la palmette. Le sommet du triptyque, en forme de flèche, reproduit, en son centre, les paysages des deux lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque, avec au premier plan la Kaaba, et Médine, dont on voit la mosquée. Signalons le petit vase central d'où jaillissent des branches fleuries, symbolisant la distribution des vertus charismatiques du Prophète. La description des qualités physiques et morales de Mahomet fait partie d'une longue tradition littéraire dont le prototype se trouve dans la “Sira”, ou Biographie prophétique, d'Ibn Ishaq. Des pièces comme ce triptyque étaient de véritables objets de culte et de vénération, à cause des pouvoirs thaumaturgiques que lui attribuait le calligraphe, et de la croyance au pouvoir magique de l'écriture.","short_description":"Ce triptyque est un produit, typique et important, de l'art religieux ottoman. Il présente la “Noble Description” des qualités physiques et morales de Mahomet, ainsi que la représentation des lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque et Médine.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 95,5 cm ; l. 65 cm (panneaux ouverts) ; l. 36 cm (panneaux fermés).","method_for_datation":"Identification du calligraphe.","method_for_provenance":"De telles pièces sont fréquentes dans l'art religieux turc du XIIe/fin XVIIIe.","provenance":"Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Arseven, Esad C., *Les arts décoratifs turcs*, Istanbul, 1952. \nAtil, E., *Turkish Art of the Ottoman Period*, Washington, 1973. \nGallotta, A., “Un trittico ottomano con hilye-i sherif nel Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma”, *Arte Orientale in Italia. Scritti miscellanei del Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma*, Rome, 1973, pp. 25-79.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Culte","papier-parchemin enluminé","vénération"],"materials":["bois","papier-parchemin enluminé et doré."]},"0dab6a1c-e333-510c-8838-22f47404def3":{"name":"Coffret.","description":"Coffret en argent à structure prismatique et couvercle en forme de pyramide tronquée, reposant sur quatre pieds rectangulaires en scotie et dépourvus de décoration. À l'arrière, le couvercle est orné de deux charnières ouvragées en relief avec une décoration d'oiseaux et de fleurs ; une autre, assurant la fermeture frontale, présente une extrémité en forme de médaille avec deux oiseaux affrontés. La décoration proprement dite, sur un ensemble grenu travaillé à la pointe, se compose de rinceaux émaillés de noir qui parcourent toute la surface de la pièce, tant sur le bord du couvercle que sur les parties supérieures et inférieures de la boîte. Au centre, on lit une inscription en caractères coufiques, émaillée de la même couleur, proclame : “Bénédiction d'Allah sur son peuple / santé perpétuelle… accomplie /, félicité permanente, bon… / heur durable… prospérité pour son maître.” Étant donné que les ferrures interrompent l'inscription, il est évident qu'elles ont été placées postérieurement. Sur les versants obliques du couvercle, avec les mêmes caractères émaillés mais plus grands, on lit : “Bénédiction d'Allah sur son peuple / Santé perpétuelle et / prospérité ac…/ complie /et félicité permanente et…” \nSur la partie supérieure du couvercle, sur fond granulé et avec des feuilles émaillées en noir, figurent huit paons, disposés en trois couples affrontés et deux tournés vers les côtés. La pièce ne semble pas avoir été l'objet d'une commande mais exécutée pour la vente. \nLe 21 décembre 1063, les souverains de León, Ferdinand Ier et doña Sancha, firent don du coffret à l'église collégiale de Saint-Isidore de León.","short_description":"Fabriquée en argent et décorée d'émail et de nielle, cette pièce est atypique parmi les coffrets andalous ; elle s'en rapproche cependant par sa décoration épigraphique. Sa valeur historique réside dans le fait que, réalisée dans un certain royaume de Taïfa, elle parvint entre les mains des rois de León qui l'offrirent à la collégiale de San Isidro.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Entre 422-455 H / 1031-1063 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 11 cm, L. 17,5 cm, l. 11 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques formelles, on peut dater l'objet de l'époque des royaumes de Taïfas. Le coffret fut offert par les souverains de León, Ferdinand Ier et doña Sancha, le 21 décembre 1063 (13 *dhul hyyah* 455 H) à la collégiale de Saint-Isidore de León, comme notifié dans le document de donation. Sa date d'exécution peut donc être fixée entre la fin du califat de Cordoue (422/1031) et la date de donation à la collégiale.","method_for_provenance":"En l'absence de toute information sur la provenance de la pièce, on suppose qu'elle a pu être fabriquée dans n'importe quel atelier consacré à cette activité à l'époque des Taïfas. Le coffret est sans doute parvenu entre les mains du roi Ferdinand Ier comme partie d'un butin de guerre ou en paiement d'impôts en provenant de l'un des royaumes de Taïfas*.*","provenance":"On ignore de quelle Taïfa provient le coffret.","obtention":"Le coffret est entré au Musée archéologique national le 20 octobre 1869 en tant que séquestre des Commissions scientifiques mises en place après la révolution de 1868.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Arquetas arábigas de plata y marfil”, *Museo español de antigüedades,* vol. VIII, 1877, pp. 529-549. \nCollectif, *The arts of Islam*, Londres, 1976, p. 164. \nFranco Mata, á., “Arqueta em prata e esmalte”, *O românico e o Douro*, Lisboa, 1998, pp. 146-148. \nFranco Mata, á., “Arte medieval cristiano leonés en el Museo Arqueológico Nacional”, *Tierras de León*, n° 71, 1988, pp. 27-59. \nFranco Mata, á., “El tesoro de San Isidoro y la monarquía leonesa”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, IX, 1991, pp. 52-53.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coffret","royaumes de Taïfas"],"materials":["Argent","émail","niellé.","relief"]},"0e493dee-d727-519c-91a1-24aef19e5e22":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à col évasé, large panse et haut pied, de dimensions et de forme typiques des lampes mameloukes. D'épaisses attaches de verre servent à fixer les cordes de suspension. Elle est décorée d'émail, essentiellement bleu et rouge, et de quelques rehauts en vert, blanc et or. Le décor est surtout calligraphique. Une inscription très importante précise : “Voici l'un des objets faits pour Sa Haute Excellence, notre seigneur le grand Émir, Sayf al-Din Aqbugha Abd al-Wahid \\[officier de\\] al-Malik al-Nasir”. Les zones dans et autour de la calligraphie sont décorées de motifs floraux et d'arabesques. Le blason de Sayf al-Din Aqbugha – un diamant (serviette) sur un champ rectangulaire – apparaît dans des rosettes sur le col. Aqbugha avait construit une importante *madrasa* à la mosquée al-Azhar au Caire (la *madrasa* al-Aqbughawiyya) en 740 H / 1340 J.-C., et cette lampe était probablement suspendue au plafond de ce bâtiment, sans doute aux cordes mêmes qui lui sont encore attachées.","short_description":"Lampe de forme typiquement mamelouke en verre à décor émaillé (inscriptions, décoration florale et blasons). Le commanditaire, Sayf al-Din Aqbugha, fonda une *madrasa* (école religieuse) dans le complexe de la mosquée al-Azhar au Caire en 740 H / 1340 J.-C., et c'est vraisemblablement là que cette lampe fut initialement suspendue.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sayf al-Din Aqbugha.","dates":"probablement vers 740 de l’Hégire / 1340 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 33 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Il est probable que cette lampe a été fabriquée pour la *madrasa* al-Aqbughawiyya, édifiée par Sayf al-Din Aqbugha en 740/1340.","method_for_provenance":"On peut présumer que les lampes de verre de ce type étaient produites au Caire, solution plus commode et plus sûre que de les faire exécuter ailleurs et transporter.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869, provient de la collection du Dr Meymar.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 440.* \nLane-Poole, S., *The Art of the Saracens in Egypt,* Londres, 1886, pp. 215-216. \nWatson, O., “Glass from the Islamic World”, *Glass* (ed. R. Liefkes), Londres, 1997, p. 35.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["or.","Verre émaillé"]},"12e2ace7-47e0-53c1-9730-34c6a7d158ab":{"name":"Panneau d’inscriptions du *waqf* de Diyar Bakr.","description":"Panneau en marbre à inscription gravée rédigée en écriture coufique simple. Il était fixé au mur de l'une des deux maisons de Bab al-Hitta, près de la porte de la muraille nord du Haram al-Charif, citées par le texte. Celui-ci mentionne le *waqf* concernant ces deux maisons offertes pour servir de pension aux pèlerins de Diyar Bakr (Diyarbakir) de retour de La Mecque en passant par Jérusalem, par le souverain de Diyar Bakr, Abou al-Nasr Nasir al-Daoula Ahmad bin Marwan al-Diyar Bakri. L'inscription, qui débute par une *basmala*, se lit ainsi : “Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Ceci est ce qui a été donné en legs religieux par Amir al Sayyad al-Adjal \\[…\\] al Daoula et son soutien Dhou Saramir \\[?\\], père de Nasr Ahmad Ibn Marwan. Que Dieu le récompense de cette bonne action et bénisse ces deux maisons adjacentes, leurs limites, et leurs droits à tous ceux qui viennent de Diyar Bakr comme il est (mentionné) dans le livre et la charte et que la malédiction de Dieu retombe sur ceux qui le changent ou qui le remplacent. Ceci le \\[date\\] de *ramadan* en l'an 445.”","short_description":"Panneau en marbre à inscription gravée rédigée en écriture coufique simple. Le texte décrit la donation (*waqf*) consentie par le gouverneur de Diyar Bakr, Abou al-Nasr Ahmad bin Marwan, de deux maisons destinées à héberger, à Jérusalem, les pèlerins de retour de La Mecque.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Nasr Nasir al-Daoula Ahmad bin Marwan al-Diyar Bakri (r. 401-453 H / 1011-1061 J.-C.).","dates":"445 de l’Hégire / 1054 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 58 cm, l. 32 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la pierre.","method_for_provenance":"Le panneau a été découvert à Jérusalem où se trouvent les deux maisons mentionnées. Il a probablement été gravé sur place.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Panneau transféré du site de Bab al-Hitta au musée à une date inconnue.","bibliography":"Burgoyne, M. et Abu al-Hajj, A., “Twenty-four Medieval Arabic Inscriptions from Jerusalem”, *Levant*, n° 11, 1979, p. 119. \nMansur, Abd al-Razzaq, *Dirasat al-Nouqoush al-'Arabiya fi al-Mouthaf al-Islami Bil Qods* \\[étude des inscriptions arabes au Musée islamique de Jérusalem\\], Amman, 1995.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Diyar Bakr","écriture coufique","gravure","inscriptions","marbre"],"materials":["inscription gravée.","Marbre"]},"13bd50fd-6740-5159-92f1-64ca153e073c":{"name":"Mesure d’aumône (mudd).","description":"Cette mesure d'aumône de forme tronconique est composée de trois parties soudées. Le décor se répartit sur trois bandeaux. Le bandeau supérieur comporte le début d'une inscription en caractères maghrébins, qui indique que l'objet a été fabriqué sur l'ordre du souverain, Abou al-Hassan, et la fonction de l'objet. Le vide laissé par l'écriture est meublé de doubles palmes. Le bandeau médian est décoré de quatre arcatures ; chacune contient une inscription en caractères maghrébins, qui complète celle de la précédente ; une d'entre elles complète l'inscription du bandeau supérieur. Ces quatre inscriptions donnent des informations sur la généalogie du souverain et l'origine du calibrage, qui remonte au prophète Muhammad. L'espace entre les arcatures est décoré de doubles palmes et de fleurons. Le bandeau inférieur est orné de deux lignes courbes entrelacées. Cette mesure d'aumône porte une goupille à laquelle se rattache une chaîne constituée d'un crochet en rinceau dont les deux extrémités prennent la forme de doubles palmes et sont reliées à deux anneaux. \n \nCet étalon de mesure de la *zakat al-fitr* (aumône de rupture du jeûne du *ramadan*), également utilisé pour mesurer les différentes céréales, servait aussi dans les transactions commerciales.","short_description":"Mesure d'aumône portant, réparti sur trois registres, un décor dans lequel s'insère une inscription en caractères maghrébins. Il y est fait référence au souverain et à la fonction de l'objet, qui servait à mesurer la *zakat al-fitr*, l'aumône religieuse, ou des transactions commerciales.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Entre 731 et 749 H / 1331-1348 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 10 cm, Ø de la base 11,6 cm, Ø de l’ouverture 8,1 cm.","method_for_datation":"L'inscription portée sur la mesure d'aumône mentionne le nom du souverain mérinide Abou al-Hassan (r. 731-749/1331-1348).","bibliography":"Dessus-Lamare, A., “Matériaux pour un catalogue du musée de Mustapha : Note sur un vase en cuivre gravé, employé comme mesure étalon”, *Revue africaine*, 1929, pp. 162-195. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aumône","cuivre","décoration florale","épigraphie","jeûne","Mérinides","mesure","mudd","zakat al-fitr"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incisé."]},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","habous","mobilier liturgique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté","tourné et peint."]},"1557e889-e4c0-511e-92f2-cf332ab357cf":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens de forme circulaire fermé d'un couvercle en dôme à charnière, posé sur trois pieds incurvés en fer à cheval stylisé. Le couvercle est percé pour permettre à la fumée de s'échapper. Des personnages chrétiens auréolés, certains portant des objets liturgiques chrétiens comme une croix et un encensoir, occupent des sortes de niches sous arcs brisés répartis sur le corps et le couvercle. Tous sauf un regardent vers la droite. Hommes ou femmes, ils portent des robes à longues manches qui touchent presque leurs chevilles et un châle drapé sur l'épaule droite. Tous sont nue-tête, excepté celui qui porte une croix, coiffé d'un turban. Le médaillon sans personnage entre deux arc vides était probablement réservé à la fixation d'une poignée. Une bénédiction du propriétaire anonyme est inscrite en coufique autour du sommet du couvercle. \nCette cassolette fait partie d'un groupe d'objets en métal à figures chrétiennes fabriqués au cours de la période ayyoubide et destinés à des clients musulmans ou chrétiens. Sa qualité raffinée montre à l'évidence qu'il ne s'agissait pas d'un objet produit en série,mais qu'elle a sans doute été spécialement créée pour un riche client. La forme des pieds vient d'une tradition byzantine qui demeura populaire aussi bien en Égypte qu'en Syrie aux VIIe et XIIIe XIIIe et XIVe siècles J.-C.","short_description":"Ce brûleur d'encens fait partie d'un groupe d'objets en métal incrusté à figures chrétiennes fabriqués dans des ateliers syriens ou mésopotamiens. Il pourrait avoir été commandité pour un mécène musulman aussi bien que chrétien.","holder":"The British Museum.","dates":"596-647 de l’Hégire / 1200-1250 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 20 cm, l. 12,5 cm, P. 12,5 cm.","method_for_datation":"La technique comme la décoration évoquent plusieurs objets en métal produits à Mossoul et en Syrie au VIIe siècle H (XIIIe J.-C.), y compris des objets comme l'aiguière Blacas faite à Mossoul en 1232 (aujourd'hui au British Museum), ou un chandelier fabriqué en Syrie en 1248-1249 (aujourd'hui au Musée des arts décoratifs de Paris).","method_for_provenance":"La technique et le décor sont comparables à ceux d'autres objets en métal produits à Mossoul et dans des villes syriennes au VIIe siècle H (XIIIe J.-C.). La similarité de technique et de style du travail du métal du nord de la Mésopotamie et de la Syrie est due à la migration de Mossoul vers la Syrie, sous les sultans abbassides, d'artisans à la recherche de travail. Par exemple, une aiguière exposée au Louvre à Paris (datée 657 H / 1258 J.-C.) a été fabriquée par Hussein ibn Muhammad de Mossoul pour le sultan ayyoubide Saladin Youssouf qui régnait de Damas.","provenance":"Syrie ou nord de la Mésopotamie.","obtention":"Legs de John Henderson en 1878.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images*, Leyde, 1989, fig.1, p. 15-20. \n*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides* (catalogue de l'exposition présentée à l'Institut du monde arabe, Paris, 22 octobre 2001-10 mars 2002), Paris, 2001, cat. n° 96, p. 113.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["byzantine","coufique","croix","décoration figurative","thèmes chrétiens"],"materials":["Cuivre jaune moulé gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"163ae238-7cdd-5bf2-b4ef-095207b4794d":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en fonte de cuivre incrustée, de forme tronconique présentant des bourrelets saillants près du bord supérieur et inférieur. L'ornementation du corps est dominée par un bandeau d'écriture *naskhi* divisé en trois sections, séparées par trois rondeaux contenant des emblèmes héraldiques mamelouks dont le style date du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les champs décoratifs sont ornés de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. Le nielle noir est également utilisé en incrustations pour combler le fond des motifs floraux et mettre ainsi en valeur l'exécution pleine de finesse des rinceaux. L'inscription qualifie le client qui a commandé cet objet. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles religieuses. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H (1250-1517 J.-C.).","short_description":"Ce chandelier fabriqué pour être offert à une mosquée ou une *madrasa* porte les titres du mécène mamelouk qui l’a commandité. Linscription dit : “par l’autorité la plus noble, la plus haute, la plus seigneuriale, la plus éminente ; le protecteur royal, charitable... ; le tout-puissant, le défenseur, le prince al-Nassiri”.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 26 cm, Ø (à la base) 22,8 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique, analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouk.","method_for_provenance":"Analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Fonte de cuivre à incrustations d’argent et de nielle."]},"16b96c34-f74c-522d-859e-21edcc8306fd":{"name":"Coupe.","description":"Coupe circulaire à parois latérales convexes et étroit rebord vertical. Sa décoration extérieure divisée en deux zones horizontales fait appel à des éléments floraux, géométriques et épigraphiques. Dans l'important bandeau supérieur, une grande inscription de style *naskhi* se détache sur un fond d'arabesques, d'enroulements et de feuillages. Elle est interrompue par cinq rondeaux à losanges tourbillonnants à l'intérieur d'une bordure d'arabesques. Les inscriptions se réfèrent à un émir anonyme dont elle énumère les titres habituels : altesse, seigneur, protecteur et défenseur des frontières ou “celui qui détient sa force de Dieu”. Des traces montrent que les lettres et les éléments floraux étaient argentés et qu'une substance noire comblait les creux, pour faire ressortir les motifs. Sous l'inscription, un étroit bandeau lisse contient le nom du dernier propriétaire, al-Qasim ibn Ahmad, et la mention de l'année 1093 (1682 J.-C.) gravés dans une écriture cursive. Vers la base, la décoration se résume à des arabesques à feuilles en lancettes. L'intérieur est entièrement noir et le fond a été perforé d'un trou.","short_description":"Coupe à base arrondie et aile étroite. Elle est décorée à l'extérieur de motifs floraux, géométriques et épigraphiques. L'inscription se réfère à un émir anonyme. Un étroit bandeau sous l'inscription donne le nom d'un propriétaire, al-Qasim ibn Ahmad, et la date de 1093 (1682).","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 11,96 cm, Ø 23,8 cm.","method_for_datation":"La forme de la coupe et son inscription étaient courantes chez les émirs mamelouks tout au long du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en Égypte et en Syrie. Les motifs figuratifs semblent être passés de mode à la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C). et au début du VIIIe siècle (XIVe siècle J.-C.) au profit d'inscriptions de style *naskhi* énumérant les titres du sultan ou émir.","method_for_provenance":"La forme de la coupe et le type d'inscription étaient courants chez les émirs mamelouks tout au long du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en Égypte et en Syrie.","provenance":"Syrie ou Égypte.","obtention":"Don du prince héritier de Suède Gustaf Adolf au Musée national en 1935. Gustaf Adolf avait acheté la coupe à Maurice Nahman au Caire, un an plus tôt.","bibliography":"Allan, J. W., Islamic *Metalwork: The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAllan, J. W., *Metalwork of the Islamic World: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York, 1983. \nMelikian-Chirvani, A. S., “Deux Chandeliers Mossouliens”, *Bulletin des musées et monuments lyonnais* 3, 1970, pp. 45-63.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","travail du métal"],"materials":["Argent","cuivre","gravure et incrustations.","substance noire"]},"1b18b5ad-219e-51fb-a044-c41096e34a7f":{"name":"Niche de prière.","description":"La niche de prière ou *mihrab* indique dans la mosquée la direction de La Mecque, direction vers laquelle tout croyant doit se tourner pour prier. Ce *mihrab* provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, fondée par le médecin du sultan seldjoukide Kilic Arslan IV, dont le règne prend fin en 665 H / 1266 J.-C. Son décor en carreaux de faïence — notamment le mélange d'éléments calligraphiques et d'éléments décoratifs – le rapproche d'autres *mihrab* de la même époque. L'ornementation y évitait tout stéréotype grâce à la diversité des combinaisons, certaines bordures larges à décor épigraphique et végétal formant une unité. De petites colonnes à chapiteaux cubiques encadrent l'entrée imaginaire au Paradis. \nLe *mihrab* de Berlin présente un réseau de douze étoiles, les écoinçons étant pour leur part agrémentés de deux belles étoiles à huit branches. Les champs épigraphiques sont ornés de citations coraniques. Sur le champ frontal, on lit le verset 45 de la sourate XXIX : “Récite ce qui t'est révélé dans l'Ecriture ! et prie. La prière préserve de l'infâme et du blâmable. Et, en vérité, penser à Dieu est le plus grand des devoirs, et Dieu sait ce que vous faites.” \nLe décor a nécessité la collaboration de calligraphes, de peintres ornemanistes et de céramistes. L'harmonie des couleurs se fait en bleu turquoise, bleu nuit, noir et prune. Les artistes étaient aussi chargés de couper les carreaux afin d'assurer la parfaite continuité du motif. La production de carreaux de faïence atteint à Konya son apogée vers 658 H / 1260 J.-C. ; au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), vingt et une mosquées en furent décorées. \n \nCliquer [ici](https://www.youtube.com/watch?v=Hxg1P6Wi4Ro&t=3s) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Dans les monumentales niches de prière seldjoukides, les mosaïques de faïence étaient fréquemment bleu turquoise, brun et noir manganèse. Cette impressionnante niche couverte d'inscriptions coraniques, d'arabesques et de motifs géométriques provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, en Turquie. Cette niche a été reconstituée à partir de fragments et de parties restaurées.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Vers 669 H / 1270 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 395 cm, l. 280 cm.","method_for_datation":"Cette niche de prière provient de la mosquée Hakim fondée par le médecin du sultan seldjoukide Kiliç Arslan IV (qui régna jusqu'en 665/1266), et peut donc être datée du milieu du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les fragments qui se trouvent à Berlin ont été réassemblés, d'autres se trouvent à Paris, Londres et Istanbul, tous proviennent d'une niche de prière qui se trouvait antérieurement dans la mosquée Hakim Bey de Konya. L'identité est attestée par des photographies.","provenance":"Konya, mosquée Bey Hakim, Turquie.","obtention":"Cette niche de prière a été reconstituée à partir d'un ensemble de fragments.","bibliography":"Enderlein, V., “Der Mihrab der Bey Hakim Mosche in Konya. Ein Denkmal und seine Geschichte”, *Forschungen und Berichte,* 17, 1976, pp. 33-40. \nMeinecke, M., *Fayencedekorationen seldschukischer Sakralbauten in Kleinasien,* Tübingen, 1976, vol. II, pp. 326-336, cat. n° 81. \nSarre, F., *Denkmäler Persischer Baukunst,* Berlin, 1910, pl. 105-108. \nSarre, F., *Seldschukische Kleinkunst, Erzeugnisse islamischer Kleinkunst, Teil II,* Leipzig, 1909, p. 32, ill. 28. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 362-363.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Anatolie","faïence","mihrab","niche de prière","Seldjoukides de Roum"],"materials":["Céramique avec glaçure","mosaïque de faïence."]},"1b711902-df14-5361-8db9-414ec0b708d4":{"name":"Bracelet.","description":"La Syrie connaissait de nombreuses techniques d'orfèvrerie, certaines apparues dès le IIe siècle av. J.-C. Ce bracelet qui peut sembler lourd est en fait constitué de feuilles d'or sur lesquelles les ornements ont été martelés de l'intérieur, avant d'être enroulées en un tube raidi par un fil. La jonction des deux bords est dissimulée par un bandeau décoratif. \nDes bandeaux rédigés en écriture coufique alternent avec d'autres purement décoratifs et mis en forme en biais, et s'enroulent autour de la pièce. Le texte est inscrit dans une composition de motifs végétaux. Il se traduit : \"Grâce étendue, abondance de bénédictions et grandeur durable”. \nUne charnière (à gauche sur l'image) articule le bracelet lorsque le fermoir à épingle, caché sous des pierres précieuses, est ouvert. Le fermoir lui-même était orné de quatre pierres serties qui ont disparu. Il présente un décor élaboré en capitons filigranés, grènetis sphérique et petites cordelettes tressées en or. \nCe bracelet fait partie d'une paire dont le second est conservé à la Freer Gallery of Art à Washington. Ils ne diffèrent que par leurs inscriptions, d'esprit similaire mais de rédaction autre, et sont tous deux des porte-bonheur. Le dessin et l'orientation de ces inscriptions permettent de les lire sans devoir tourner le poignet. Un certain nombre de phrases vont par paire, chacune complétant l'autre, de telle façon que le texte se poursuit d'un bras à l'autre. Il est également probable que ces bracelets appartenaient à une parure comprenant des bracelets de bras et de cheville à inscriptions similaires.","short_description":"Ce riche bracelet d'or a perdu ses pierres précieuses mais son décor floral moulé, son fermoir en filigrane et les inscriptions de bénédictions ont été préservés. Il a pu être porté par une dame de la cour et faisait sans doute partie d'une paire à inscriptions complémentaires.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Ve siècle de l'Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"Ø 12,5 cm.","method_for_datation":"Le style de l'inscription calligraphique est datable de la période fatimide et/ou début de la période atabeg. Ce bracelet et celui de la Freer Gallery de Washington sont datables par comparaison avec une paire similaire (également conservée à la Freer Gallery) ornée de disques utilisant des pièces de monnaie frappées en Iran au Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé dans la région de Raqqa. Au cours de cette période, Mossoul en Mésopotamie (Irak), Raqqa et Alep en Syrie et Le Caire en égypte étaient des centres de production d'objets en or et autres pièces en métal.","provenance":"Peut-être Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1939 à Raqqa.","bibliography":"Atil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington DC, \n1985. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, \n1998.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["martelage","moulage","or","Raqqa"],"materials":["Or moulé et martelé."]},"1c9d0874-5aa5-597e-8b39-09ab8469cc2f":{"name":"Enluminure d’un coran.","description":"Tiré d'un coran copié sur du vélin, le feuillet de droite est écrit en coufique noir, les caractères sont gras. Les voyelles sont indiquées par des points rouges, conformément au style d'Abi al-Aswad. D'autres points diacritiques sont utilisés comme signes orthographiques. La division en versets est signalée par une grande rosette, dorée et marron, qui consiste en six pétales, entourant un cercle, reliés par six quarts de cercle de couleur marron. Le feuillet gauche est meublé par une enluminure dont le cadre est constitué d'une bande rectangulaire renfermant un rinceau serpentiforme. Plusieurs cercles aux pourtours dorés et marrons s'entrecroisent et élaborent un décor géométrique constitué de trois rangées de tresses dont le motif prédominant est un fleuron à quatre lobes. Les surfaces environnantes sont colorées en vert. Une couronne projetée dans la marge gauche est constituée d'un cercle entouré de points verts et dorés, dans lequel sont inscrits sept feuillets stylisés et dorés. Le fond blanc est parsemé de points noirs et verts.","short_description":"Tiré d'un coran copié sur vélin, le feuillet de droite est écrit en coufique noir. La division en versets est signalée par une grande rosette dorée et marron. Le feuillet gauche est meublé par une enluminure dont le cadre est constitué d'une bande rectangulaire renfermant un rinceau serpentiforme.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Umran ibn Ahmad ibn Umran al Balawi.","dates":"413 de l’Hégire / 1022 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 15 x 21,5 cm, 2 folios, 6 lignes.","method_for_datation":"Il a été constitué en legs au profit de la Grande Mosquée de Kairouan par Umran ibn Ahmad ibn Umran al-Balawi en l'an 413 H / 1022 J.-C. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan Abd ar-Rahman ibn Muhammad ibn Abdallah ibn Hachim.","method_for_provenance":"Ce coran appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que ce coran fut copié, décoré et relié à Kairouan sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute, Kairouan qui était, à l’époque, un grand centre de production livresque.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, la Bibliothèque nationale de Tunis a récupéré ce coran en 1967. En 1983, il revient à Kairouan, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 258. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 220.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Vélin."]},"1d61ec66-2c37-507e-9e98-65e166b78f82":{"name":"“Escudilla de orejas”.","description":"Bol de type “escudilla de orejas”, décor au lustre ocre sur fond crème. Le décor intérieur comporte un bandeau avec une inscription abîmée en caractères latins, qui pourrait être : “In principio erat Verbum” (Évangile selon saint Jean, I, 1) et une série de palmettes stylisées, cernés par de gros traits d'une épaisse glaçure. Dans le fond, un médaillon avec blason, orné de la silhouette d'un dauphin. Sur la paroi extérieure, où le décor a presque totalement disparu, on distingue un motif de feuille de fougère stylisée. \nLa pièce fut jadis reconstituée grâce à quelques fragments, fixés par de petits crochets métalliques.","short_description":"Cette tasse est un produit de l'art hispano-mauresque. Probablement fabriquée à Valence (Espagne), elle est réalisée en céramique peinte lustrée et décorée d'une inscription en caractères latins, ainsi que de motifs phytomorphes et zoomorphes.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6 cm ; Ø 13,5 cm.","method_for_datation":"La typologie de ce bol est caractéristique de la production hispano-mauresque ; il peut être attribué à un atelier de Valence, ou encore à un atelier aragonais, aussi bien à cause de la division du décor en bandes concentriques à glaçure épaisse que du motif subsistant.","provenance":"Espagne (région de Valence ou d’Aragon).","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","calligraphie","inscription"],"materials":["Céramique lustrée."]},"1f5849a0-4eae-5275-9603-dfe4acb6e862":{"name":"Aiguière (*ibrik*).","description":"Aiguière à corps piriforme, dotée d'une poignée et d'un bec. Le décor consiste en motifs végétaux et frises épigraphiées. L'épaule est recouverte d'une première frise en écriture *naskhi*, au-dessus d'une seconde formée de motifs de plantes. D'autres inscriptions *naskhi* figurent sur le col et sur le bec. Les motifs floraux et les inscriptions sont rehaussés à la feuille d'or tandis que le cartouche de l'inscription de l'épaule est incrusté à la feuille de cuivre rouge. Les inscriptions souhaitent gloire, réputation, réussite et longue vie au propriétaire de l'objet. Cette aiguière est d'une grande importance parce qu'elle est un exemple daté de travail mésopotamien et que ses inscriptions fournissent l'identité de deux artisans de Mossoul.","short_description":"Mossoul était un important centre de l’art du métal durant la période zenguide. Ce centre eut une grande influence sur la technique et le style du travail du métal artukide en Anatolie. Les inscriptions établissent que cette aiguière a été réalisée par un maître appelé “Iyas de Mossoul”. Ses caractéristiques sont celles de l’époque.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"627 de l’Hégire / 1229 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 39 cm (hors couvercle), Ø de la base 16,5 cm, Ø maximum 20 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur le bec précise que l'aiguière est l'œuvre de “Iyas, l'assistant du maître Abd al-Karim ibn al-Turabi de Mossoul en 627 H [1229 J.-C.]”.","obtention":"Transféré du tombeau de Süleyman Pacha à Gelibolu au musée.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 78-79","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aiguière","calligraphie","décor végétal","décoration florale","inscription","laiton","naskhi","zenguides"],"materials":["Fonte de cuivre gravée et incrustée de cuivre et d’argent."]},"1fb2f6df-1383-5523-b767-c9a42193803e":{"name":"Éléments de nervure de coupole en bois, ornement en stuc.","description":"Nervure de coupole en bois appartenant à une collection d'éléments architecturaux en bois à décor de stuc sculpté, peint et doré. La sculpture des motifs végétaux et géométriques et le texte en pseudo-calligraphie sont peints en bleu, rouge, vert et blanc sur fonds de couleurs variées mais surtout noir et doré. \nCette pièce faisait jadis partie de la décoration de la coupole de la mosquée al-Aqsa, dont certaines zones endommagées par l'action de la moisissure et d'infiltrations d'eau furent remplacées en 1938. L'importance de cette pièce tient à ce qu'elle constitue pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411 H-427 / 1021-1036 J.-C.). D'autres éléments similaires ont disparu lors d'un incendie qui a éclaté en 1969, détruisant la plus grande partie de la coupole en bois et d'autres parties de la mosquée. \nLes coupoles étaient généralement composées de deux coques superposées. La coque intérieure consistait en une ossature de bois recouverte en face intérieure de panneaux de bois circulaire. Une certaine épaisseur de fibres de palmier était fixée sur ces panneaux par des clous en bois, puis recouverte d'une couche de stuc de plusieurs centimètres. Celui-ci était ensuite sculpté selon les motifs souhaités, lesquels étaient à leur tour peints de différentes couleurs et dorés. La coque extérieure consistait en une ossature en bois recouverte à l'extérieur de plaques de métal, généralement en plomb, comme dans la mosquée al-Aqsa d'aujourd'hui, mais aussi en cuivre, comme dans le Dôme du Rocher. Ce dôme et la coupole de la mosquée d'al-Aqsa sont de construction similaire.","short_description":"Cette nervure de l’intérieur de la coupole de la mosquée al-Aqsa comporte une décoration végétale et géométrique ainsi qu’une inscription dorée sur fond coloré. C’est pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife al-Dahir. D’autres éléments ont disparu lors d’un incendie qui a éclaté dans la mosquée en 1969.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Mosquée al-Aqsa, Jérusalem.","dates":"Probablement vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 152 cm, l. 140 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des éléments de la même période présents sur le site.","method_for_provenance":"Ce type d'élément architectural était généralement réalisé et décoré in situ.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Elément transféré de la mosquée al-Aqsa au musée pendant les travaux de restauration réalisés en 1938.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois doré","bois plâtré","éléments en bois de la mosquée al-Aqsa","Stuc sculpté","travail du bois fatimide"],"materials":["Bois recouvert de stuc sculpté","peint et doré."]},"1fc146f3-c704-575d-8476-d808570ed6b0":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire sous forme de colonnette à section carrée surmontée d'un turban comportant trois bourrelets et un galon mentionnant le grade de ce défunt. Deux de ses faces sont sculptées de deux inscriptions en caractères cursifs en relief, disposées en six lignes, séparées par des traits portant la *chahada* : “Il n'y a de divinité que dieu, Mohamed est le messager de Dieu” ; en revanche les côtés latéraux sont ornés d'un décor floral. \n \nà noter que le turban qui est placé sur la colonnette indique que le défunt occupait une position distinguée dans la société. \n \nLes stèles qui portent la profession de foi se posaient sur la tombe à la tête du défunt ; celles qui portent le nom et la date de la mort se posaient aux pieds.","short_description":"Stèle funéraire en marbre sous forme de colonne à section octogonale surmontée d'un turban à trois plis. Deux de ses faces portent des inscriptions en caractères cursifs sculptés, dont la *chahada* ou profession de foi des musulmans, à l'intérieur de six cartouches.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 70 cm, l. 10 cm, ép. 9 cm.","method_for_datation":"Ce type de stèle à turban a généralement été utilisé à Alger à l'époque ottomane.","bibliography":"*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractère cursif","chahada","décor floral","inscription","objet funéraire","Ottoman","pierre tombale","stèle","turban"],"materials":["Marbre sculpté."]},"20111b76-70e4-5b40-874b-20a4d142f81d":{"name":"Fragment de soie tissée.","description":"Tissage de soie bleue à motif de quatre-feuilles, bordé d'inscriptions séparées par des motifs multilobés. Le texte arabe dit : “Honneur à al-Achraf”. Le développement et la chronologie des motifs du textile mamelouk restent à définir avec précision. Les soies et autres tissus mamelouks sont extrêmement rares, et beaucoup de ceux qui sont parvenus jusqu'à nous ont été trouvés dans des fouilles de tombes en Haute-Égypte. Les soies précieuses étaient utilisées pour les robes officielles, les cadeaux diplomatiques et les articles de luxe spécialement produits pour l'exportation. Les soies à rayures étaient particulièrement appréciées, et souvent les noms et titulatures des sultans étaient tissés dans le motif. Celles portant l'inscription “Honneur à al-Achraf” sont parmi les dernières datables de la période mamelouke. Le Victoria and Albert Museum de Londres en possède plusieurs exemplaires. Assyout, ville de Haute-Égypte fameuse pour la haute qualité de son lin et de sa soie, est l'un des centres de production de textiles du type de celui-ci. \nOn a pu suggérer que des tissus comme celui-ci avaient été produits sous le règne du sultan Qaytbay (872-901 H /1468-1496 J.-C.), dont les titres officiels comprenaient la mention “al-Achraf”. Il est intéressant de noter que les tissus bleus étaient souvent portés par les *dhimmi* (membres de minorités religieuses) pendant la période mamelouke. Ainsi, un évêque copte enterré à Qasr Ibrim en Haute-Égypte a été trouvé enseveli dans un manteau de laine bleu-noir.","short_description":"Les soieries mameloukes sont rares, mais nous savons qu’elles étaient utilisées dans la fabrication de vêtements honorifiques, de cadeaux diplomatiques et d’articles sophistiqués produits pour l’exportation. Beaucoup portent les noms et les titres des sultans et cette pièce est supposée avoir été produite durant le règne du sultan Qaytbay (872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"872-901 de l’Hégire (1468-1496 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 41,91 cm, l. 24,13 cm.","method_for_datation":"Les textiles de soie mamelouke portant l'inscription “Honneur à al-Achraf” sont présumés avoir été produits sous le règne du sultan Qaytbay (872-901/1468-1496). Au plan stylistique, les motifs présents sur ce fragment peuvent également être comparés à ceux utilisés dans le travail du métal de la même époque.","method_for_provenance":"Ce morceau de tissu a été trouvé dans une tombe à al-Drounka (Égypte) et peut être classé dans la catégorie de la production mamelouke égyptienne sur la base de comparaisons stylistiques avec d'autres fragments textiles de la même période.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment ainsi que plusieurs autres de la période fatimide ont été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 224-225 (pour une présentation de la production textile mamelouke).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Qaytbay","soie"],"materials":["Soie tissée."]},"20ddf7d0-c8c3-5985-8cd5-4be93c3b922b":{"name":"Coffret à coran.","description":"Ce coffret renfermait un coran en trente volumes. Il a probablement été fabriqué sur commande d'un sultan mamelouk ou d'un haut dignitaire comme donation à une fondation religieuse (mosquée, *madrasa* ou mausolée). \nLe coffret repose sur quatre pieds et se présente comme une boîte de bois rectangulaire recouverte de plaques de laiton. Le couvercle en forme de pupitre est maintenu par deux charnières à l'arrière et fermé par une boucle sur le devant. Toutes les plaques ont un décor et des inscriptions en damasquinage d'or et d'argent. L'intérieur du coffret est tendu d'étoffe et présente deux compartiments comportant chacun quinze casiers pour le coran. Les parties extérieures portent des inscriptions arabes d'une excellente calligraphie en coufique et *thoulouth* sur fond parsemé de petits végétaux, dont des fleurs de lotus. On y lit des citations coraniques (sourate XXIV, verset 35 et sourate II, verset 255). D'autres citations coraniques garnissent le couvercle en forme de pupitre, ainsi que les étroites frises épigraphiques (sourate III, versets 26-27 ; sourate XXVI, versets 192-199 ; sourate LVI, versets 76-89 ; sourate LIX, versets 22-24). Le dessous du coffret est à décor géométrique. \nIl n'y a pas d'indication de nom du donateur, les volumes du coran ont été perdus. Deux coffrets à coran comparables de la même époque, c'est-à-dire v. 730 H / 1330 J.-C., sont conservés au Caire. L'un d'eux donne le nom du sultan mamelouk al-Nasir et la date de 723 H (1322 J.-C.). Il est possession de la bibliothèque de la mosquée al-Azhar. L'autre, non daté, se trouve au Musée d'art islamique du Caire. \nDans l'Égypte mamelouke, il était d'usage de conserver les corans des mosquées dans des coffrets (*sunduq*) ou des meubles de métal (*kursi*). Étant utilisés en permanence, très peu de ces corans nous sont parvenus.","short_description":"Ce coffret carré, qui repose sur quatre pieds, a été fabriqué pour conserver un coran de 30 volumes aujourd'hui disparus, qui étaient placés dans deux rangées de quinze compartiments. Des inscriptions coraniques magnifiquement exécutées, en or et en argent dans différentes écritures et à profusion, décorent l'extérieur du coffret.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"v. 730 H / 1330 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 42,5 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Le fabricant de ce coffret à coran est également nommé sur un haut *kursi* (armoire octogonale pour la conservation d'un coran) qui se trouve au Musée d'art islamique du Caire et qui est daté de 728/1328. On admet que le coffret de Berlin date de la même époque.","method_for_provenance":"Les coffrets damasquinés de ce type sont attestés uniquement dans l'Égypte mamelouke. D'autre part, l'achat s'est fait en Égypte.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1904 par B. Moritz.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Mamluks. Renaissance of Islam,* Washington, 1981, n° 25. \n*Islamic Art in Egypt, 969-1517* (catalogue), Le Caire, 1969, n° 60-62. \nJames, D., *Qu'rans of the Mamlüks,* Londres, 1988. \n*The Arts of Islam,* Hayward Gallery, Londres, 8 avril-4 juillet 1976, cat. n° 214. \nZaky, M. H., *Atlas of Moslem Decorative Arts,* Le Caire, 1956, fig. 512.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coffret à coran","Coran","kursi","métal damasquiné"],"materials":["damasquinage d’or et d’argent.","Plaques de bronze sur structure de bois"]},"21c42fcf-6ea0-5b03-806f-1c26bfd70692":{"name":"Aiguière.","description":"Grande aiguière à ouverture évasée, panse arrondie et pied écarté, faite d'une feuille de cuivre martelé incrusté d'argent. Une poignée incurvée relie le col et le corps. Le bec long et fin se termine par un verseur polygonal. Addition peut-être tardive, un élément bulbiforme est fixé à son col. En dehors du cercle de motifs repoussés en forme de trèfle à la base de celui-ci, le décor se compose essentiellement de gravure et d'argent incrusté. Si la poignée et le bec sont ornés de simples arabesques, la plus grande partie du col et de la panse est recouverte de remarquables petites scènes d'animaux vrais ou fabuleux – lions, cerf, lapins, oiseaux et même éléphants – parmi des palmiers et des plantes luxuriantes. Une grande inscription autour de la partie supérieure du corps précise que cette aiguière a été fabriquée pour l'épouse du sultan Qaytbay, dont on sait qu'elle s'appelait Fatima. À la différence du reste du décor, l'inscription n'est pas incrustée d'argent : les lettres sont pleines et polies et les espaces de l'interlettrage sont ornés d'arabesques simples, mais étroitement enlacées, qui forment un fond contrastant. Une seconde inscription, trouvée sous le pied, précise que l'objet a été réalisé par un certain Ahmad. \nCe décor figuratif offre un contraste fascinant avec le type de décoration généralement trouvée sur les objets exécutés sous le règne du pieux Qaytbay, qui tendent plutôt à adopter un décor calligraphique et/ou abstrait, mais non figuratif, en accord avec les règles de l'orthodoxie religieuse. Parmi d'autres exemples, on peut citer le bassin de cuivre réalisé pour ce sultan ou le *minbar* sur lequel figure son nom. L'imagerie figurative de cette aiguière prouve certainement qu'il s'agissait d'une commande privée à usage personnel. Les scènes d'animaux parmi les arbres reflètent des thèmes de la poésie arabe de l'époque et peuvent évoquer des associations religieuses avec le jardin du Paradis.","short_description":"Grande aiguière de cuivre jaune à décoration incrustée en argent figurant des animaux réels ou fabuleux parmi des arbres et des plantes. L'inscription indique que l'aiguière a été faite pour la femme du sultan Qaytbay, et la présence d'une décoration figurative suggère que le récipient était destiné à un usage privé.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fatima, épouse du sultan Qaytbay.","dates":"872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 47,6 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"L'inscription indique que l'aiguière a été fabriquée pour l'épouse du sultan Qaytbay, qui régna de 872 à 901/1468-1496.","method_for_provenance":"Il est probable qu'une telle commande royale ait été passée dans la capitale.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Mayer, L., *Islamic Metalworkers and Their Works,* Genève, 1959, p. 27. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 56, 90, 98. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 116-117.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","décoration figurative","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’argent et peut-être de cuivre."]},"2226f421-a01c-56bf-809f-7d0c2067f79e":{"name":"Porte-lampes.","description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune. Sa base hexagonale se rétrécit vers une structure supérieure qui supportait un petit dôme, aujourd'hui perdu, auquel la chaîne de suspension était attachée. Le bas de l'ensemble pouvait contenir plusieurs lampes à huile, accessibles par une porte (manquante) ménagée sur l'un des six côtés. Ceux-ci sont percés pour laisser passer la lumière des lampes, ainsi que gravés et incrustés de motifs au milieu desquels, nichée dans un décor floral, figure une inscription en médaillon à la gloire du sultan Qaytbay. Un large bandeau épigraphique à la base du porte-lampes, répété en calligraphie plus petite sur un bandeau parallèle en partie supérieure, dit : “Gloire à notre seigneur le Sultan, le plus noble des souverains, sultan de l'Islam et des Musulmans, Celui qui ranime la justice dans le monde, Destructeur de l'immoralité et de la rébellion, sultan des Arabes et des Perses, seigneur des deux mers, serviteur des Deux Nobles Sanctuaires, maître des rois et des sultans, Commandeur des Croyants, Abou'l-Nasr Qaytbay, que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Lorsque ce porte-lampes était suspendu dans une mosquée, il est peu probable que son décor ait été visible, mais il reste néanmoins indicatif de la qualité de l'activité artistique sous le sultanat de Qaytbay.","short_description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune, dont les côtés sont percés pour laisser se diffuser la lumière des lampes à huile placées en bas. La décoration, qui fait appel à plusieurs techniques, comprend plusieurs inscriptions désignant le sultan Qaytbay. Le porte-lampes était vraisemblablement suspendu, à l'origine, dans une mosquée fondée ou restaurée par lui.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 163 cm, Ø 74 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet désignent Qaytbay comme sultan et impliquent qu'il est encore en vie : “Que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Ce porte-lampes est ainsi datable de son règne, soit 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1888.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, pp. 255-6. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 98.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"232d8890-0876-5479-966e-ac44c41896b0":{"name":"Panneaux de frise.","description":"Deux panneaux en pin, chacun portant une inscription en haut-relief et un décor de fond d'un relief moins accusé. Les deux niveaux de sculpture sont ornés de plâtre et de peinture verte, rouge et blanche. Les inscriptions, en style calligraphique appelé coufique fleuri, consistent en versets du Coran. Le premier panneau a reçu un extrait de la sourate 2, le second un extrait de la sourate 3, verset 191. Ces panneaux faisaient certainement partie d'une ensemble beaucoup plus important, qui décorait sans doute le niveau supérieur d'un édifice religieux, comme une *madrasa* ou une mosquée. Dans de nombreuses régions du monde islamique, les frises de citations coraniques étaient fréquentes dans ce type de construction. L'une d'elles, dans la mosquée d'Ibn Touloun au Caire, mesurait à l'origine plus de 2 km de long. \nLe style des panneaux suggère une origine hispanique ou nord-africaine du temps des Almohades. Ceux-ci étaient connus pour leur vision assez ascétique de l'art, mais il faut noter que le bois pouvait être considéré comme un matériau de luxe pour cette dynastie berbère originaire du désert saharien.","short_description":"Deux panneaux en pin sculptés d'inscriptions et décorés (à l'origine) de plâtre et de peinture. Les inscriptions sont des versets coraniques, et les panneaux ont probablement fait partie jadis d'une frise décorant une mosquée. Le bois était considéré comme un matériau de luxe dans un environnement désertique comme le nord de l'Afrique.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.) ou début VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"378B-1907 : H. 16,8 cm, l. 101,4 cm, ép. 1,8 cm ; 378C-1907 : H. 16,7 cm, l. 103 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Le style de la calligraphie comme celui des enroulements d'arabesques formant le fond sont typiques de la décoration architecturale hispanique et nord-africaine sous les Almoravides (448-551/1056-1147) et les Almohades (524-667/1130-1269).","method_for_provenance":"Comparaisons stylistiques.","provenance":"Espagne ou Afrique du Nord.","obtention":"Acheté par le musée en 1907.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 27.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté","plâtré et peint."]},"239141a6-d7e1-59fa-8b30-34134536fa01":{"name":"Plat à décor épigraphique.","description":"Ce plat *tabsil* légèrement creux est parmi les rares plats de Fès à composition libre dont le décor ne soit pas rayonnant et dont les motifs ne se répartissent pas à partir du centre. La décoration se déploie en éventail à partir d'un axe vertical, contrairement à la plupart des plats de faïence. Le thème principal est d'ordre épigraphique et architectural. Le motif central, peint en bleu et cerné d'un trait brun, reproduit en miroir la formule pieuse “Elmoulk”, c'est-à-dire “puissance” (de Dieu), en une écriture coufique tressée très stylisée. Il est encadré par une arcature polylobée peinte en bleu et soulignée intérieurement d'un ruban jaune vif, qui rappelle le *mihrab*. Ce motif décoratif à connotation religieuse a été introduit dans la faïence vers la fin du XVIIIe siècle J.-C., et était encore utilisé au début du XIXe. Ce thème a été inspiré par les dessins de même facture, gravés sur les linteaux de bois d'époques mérinide et saadienne. L'arcature se prolonge sur les deux côtés par des consoles se terminant en fleurons et le fond est couvert de motifs floraux et de fleurs d'inspiration ottomane. \n \nCe type de plat légèrement creux était normalement utilisé pour servir les tourtes marocaines ou *bastella*, mais celui-ci semble avoir rempli une fonction beaucoup plus décorative et symbolique qu'utilitaire.","short_description":"Ce type de plat était utilisé pour servir les tourtes*.* Sa composition libre à décor non rayonnant est d'ordre symbolique, épigraphique et architectural. Son décor stylisé inscrit en miroir le mot “Elmoulk”,sous-entendu “puissance divine”, sous une arcature reproduisant un *mihrab*.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (première moitié du XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 10 cm, Ø base 22 cm, Ø 40 cm.","method_for_datation":"Par l'étude stylistique et comparative, ainsi que par la teinte grise et délavée du bleu caractéristique des plats antérieurs à la seconde moitié du XIXe siècle, qui était due à la qualité de l'oxyde de cobalt resté encore plein d'impuretés jusqu'en 1850. En effet, ce n'est qu'à partir de cette date que ce minerai a pu être complètement débarrassé de ses impuretés pour permettre l'obtention d'un bleu franc dans les céramiques grâce à l'utilisation de nouveaux procédés industriels.","method_for_provenance":"Ce type de faïence était la spécialité des potiers de Fès, depuis le XVIIIe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”, *Les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nLoviconi, A. et Belfitah, D., *Regards sur la faïence de Fès*, Aix-en-Provence, 1991.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration épigraphique","décoration florale","mobilier"],"materials":["à la limonite pour le jaune.","Faïence émaillée","peinture à l’oxyde de cobalt pour le bleu"]},"23e8db58-0148-5dc3-98b4-98cb5313ba16":{"name":"Rouleau de pèlerinage.","description":"Rouleau de pèlerinage manuscrit, peint et dessiné sur un coûteux papier couché appelé *abadi*. D'état fragmentaire, son titre ainsi que la partie contenant la *basmala* ont disparu. Le premier des deux fragments subsistants comprend une partie d'étendard au nom du calife abbasside contemporain al-Nasir (r. 575-622 H / 1180-1225 J.-C.). Sous cet emblème figure une représentation en couleurs du mont Arafat flanquée de chandeliers. En dessous sont reproduits la *Magam-i Ibrahim*, pierre associée au prophète Abraham, ainsi que des puits. Plus bas se trouve une image de al-Muzdalifa, lieu où les pèlerins passent la nuit au cours de leur séjour à La Mecque. Les espaces entre ces dessins sont remplis d'inscriptions précisant les obligations du pèlerinage. \nLa représentation de la Kaaba a malheureusement disparu. Le second fragment comporte des représentations de al-Safa et de al-Marwa, deux lieux de La Mecque visités par les pèlerins, de Médine où ils visitent le tombeau du prophète Mahomet, de Jérusalem où ils se rendent habituellement après La Mecque et Médine, et de la mosquée d'al-Aqsa à Jérusalem. Ce certificat a été rédigé en 602 H / 1206 J.-C pour une certaine Umm Abbas, épouse de Ghalib. La personne accomplissant le pèlerinage pour elle est Ahmad ibn Fadl al-Andalusi. \nAu Moyen âge, il était difficile pour beaucoup de gens, en particulier pour les femmes, d'accomplir le pèlerinage. Ainsi, ceux qui partaient ou ceux qui envoyaient un représentant à leur place désiraient un certificat prouvant qu'ils avaient visité les lieux saints et rempli toutes les obligations du voyage (peut-être pour le laisser en témoignage aux générations suivantes). Ces pèlerinages et ces certificats sont des documents inestimables pour la description du rituel et des sites sacrés et offrent une riche information sur la vie sociale de la période.","short_description":"Les certificats de pèlerinage documentent le *hadjdj* en Terre Sainte, qui culmine avec la circumambulation autour de la Kaaba. Les certificats ou certificats par procuration (pour ceux qui étaient dans l’incapacité d’accomplir eux-mêmes ce voyage périlleux) authentifient, avec des images, le nom du pèlerin et de son représentant, les lieux visités et le rite célébré.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"602 de l’Hégire / 1206 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"(4737) H. 55 cm, l. 26, 5 cm; (4746) H. 51 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription du document spécifie la date de 602 H/1206 J.-C. Le style d'écriture et le nom du calife confirment cette date.","obtention":"Ismet Bey, maire d'Istanbul et membre du conseil d'administration du Musée des fondations islamiques (ancien nom du Musée des arts turcs et islamiques) avait visité la mosquée des Omeyyades à Damas et son *qubbat al-Hazine* (trésor) d'où il fit transférer au musée d'Istanbul divers objets, dont des corans et ce document de pèlerinage en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. et Milstein, R., “A Collection of Thirteenth Century Illustrated Hajj Certificates”, *M. Uğur Derman 65th Birthday Festschrift*, Istanbul, 2000, pp. 73-134. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 80-81.","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Pèlerinage"],"materials":["Papier manuscrit et peint à la main à l’encre et à l’aquarelle."]},"246cffbc-9030-5777-959b-8b4967743c39":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau composite, corbeille meublée par deux registres asymétriques de feuilles d'acanthes simples et lisses aux extrémités recourbées, entourées d'un décor végétal et dentelé. Sur l'abaque se détachent des décors à entrelacs et sur l'échine, sur les quatre faces entre les volutes, court une inscription votive en caractères cursifs sculptés en relief, où l'on peut lire : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux! Bénisse / Dieu notre seigneur Muhammad / et sa famille et (leur) donne la paix parfaite / Dieu me garde de Satan le maudit.”","short_description":"Chapiteau datant du milieu du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Le texte (“au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant, Dieu bénisse notre seigneur Mohammed / et sa famille et [leur] donne la paix absolue / Dieu délivre moi de Satan le Damné”) suggère un usage religieux.","holder":"Hôtel de ville de Santarém.","dates":"Dernières années de la domination arabe ou, très probablement, déjà après la conquête chrétienne en 541 de l’Hégire / 1147 J.-C.","location":"Santarém.","dimensions":"H. 34 cm ; l. 28 cm ; P. 28 cm","method_for_datation":"Bien que longtemps attribuée à l'époque califale, une analyse plus récente, particulièrement de la lettre en cursif nasride, impose la rectification de sa datation vers le VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Documentée en 1882 par les anciens responsables du Musée du district de Santarém de S. João de Alporão, aujourd'hui Musée municipal de Santarém, et par Zeferino Brandão, comme ayant été trouvée en 1880 dans le quartier de Alporão.","provenance":"Santarém.","obtention":"Offerte au musée en 1882 par António Fernandes Melício, alors propriétaire de l'ancien Paço dos Condes de óbidos, édifice du XVIe siècle, dans le grenier duquel elle a été trouvée.","bibliography":"Brandão, Z., “Vestígios árabes em Santarém”, *O Occidente*, 5, Lisbonne, 1882, pp. 190-192. \nCustódio, J. S., “Capitel”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 76-77. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, pp. 35-36. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 167-183. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes existentes no museo Arqueológico do Carmo”, *Trabalhos da Associação dos Arqueólogos Portugueses*, 5, Lisbonne, 1941, pp. 11-12.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre sculpté."]},"24ba84ea-5d4a-55c8-b96d-2f3763e9540e":{"name":"Suspension.","description":"Lampe à corps bulbeux en céramique frittée et col évasé. Cette forme est typique des lampes de mosquée en verre produites au cours de la période mamelouke. Les boucles latérales servaient à la suspendre. Des bandeaux d'inscriptions coraniques, peints en blanc sur fond bleu, encerclent le bord, l'épaule et la base du pied. Entre eux figurent deux frises d'arabesques et d'enroulements de nuages en bleu et vert olive. Une rangée de tulipes blanches emplit une étroite bande au-dessus de l'inscription centrale. Autour de la base, de petits cartouches donnent le nom du décorateur, Musli, ainsi que la date et le lieu de production. À cet égard, cette lampe présente un intérêt très important puisqu'elle établit la datation de ce style et de cette gamme de couleurs pour la poterie d'Iznik. \nLa conception austère du décor correspond au cadre pour lequel elle a été fabriquée. Entre 936 et 946 H / 1530-1540 J.-C., Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.) ordonna la restauration du Dôme du Rocher à Jérusalem. Des carreaux d'Iznik remplacèrent à l'extérieur les mosaïques anciennes, tandis que des lampes d'Iznik étaient accrochées à l'intérieur. Cette lampe a été trouvée dans le Haram al-Charif à Jérusalem au XIXe siècle.","short_description":"Cette lampe en céramique fut de toute évidence réalisée pour le Dôme du Rocher, dans le contexte de la restauration commanditée par Soliman le Magnifique. Fabriquée dans la Turquie ottomane en 956 H / 1549 J.-C., elle a été découverte dans le Haram al-Charif.","holder":"The British Museum.","dates":"956 de l’Hégire / 1549 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 38,1 cm.","method_for_datation":"La lampe porte la date de 956 (1549 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription sur le vase indique le lieu de production ainsi qu'une dédicace au saint d'Iznik, Eşrefzade.","provenance":"Izmir, Turquie.","obtention":"Don de C. Drury Fortnum au British Museum en 1887.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 239. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 65-68. \nRogers, J. M. et Ward, R., *Suleyman the Magnificent*, Londres, 1988, cat. n° 148.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu et vert olive."]},"24f186e6-e44f-577a-a4ef-893641b5f718":{"name":"Stèle funéraire.","description":"De forme quadrangulaire, cette stèle romaine réutilisée présente un décor architectural de porte monumentale, de style almohade et rappelle également le *mihrab (*symbole de l'accès vers Dieu). Son arcature polylobée soutenue par une console au motif serpentiforme et ceinte d'un cadre rectangulaire repose sur des colonnes engagées surmontées de chapiteaux à astragale torse et à corbeille en forme de méandre. Ce type de stèles se retrouve également en en al-Andalus à Almeria, évora et Mértola, où elles datent de périodes antérieures à l'époque mérinide. \n \nà l'intérieur de l'arcature, l'épitaphe du défunt est sculptée en relief avec des caractères cursifs. Il s'agit du prince mérinide Abou Yacoub Youssef, le constructeur du camp de Mansourah qui fut assassiné à Tlemcen et dont le corps avait été rapatrié pour être enterré auprès de son père dans la nécropole familiale. Après les prières d'usage pour un défunt, l'épitaphe rappelle par des épithètes les faits et gestes de gloire de ce monarque qui est qualifié d'homme pieux, saint, combattant pour la foi, martyr, et mentionne ses titulatures et son ascendance (fils d'Abou Youssef, et petit-fils d'Abdelhak). Elle donne également la date de son décès (7 *doulqui'da* 706). \n \nDe chaque côté de l'arcature, les écoinçons meublés d'une palmette ou coupolette verticale, entourée d'un dense réseau de rinceaux et de palmes lisses simples et doubles sculptés en léger relief. \n \nLe rebord rectangulaire de la stèle est entouré d'un bandeau épigraphique, ponctué aux quatre angles d'une palmette inscrite dans un carré étoilé. Des versets coraniques (32, 33 et 34) tirés de la sourate XXXI, “Louqman”, y sont gravés en relief, en caractères coufiques anguleux aux hampes tressées et aux biseaux repliés. \n \nOutre son intérêt historique, cette stèle présente toutes les caractéristiques de l'art mérinide, qui a emprunté aux Almoravides les denses décors floraux et aux Almohades les formes architecturales épurées.","short_description":"Cette stèle est celle du prince mérinide constructeur du camp de Mansourah, assassiné à Tlemcen et dont le corps fut rapatrié pour être enterré dans la nécropole familiale. Son décor de type architectural rappelant les portes monumentales et les *mihrab* se retrouve également en al-Andalus.","holder":"Musée archéologique.","dates":"706 de l’Hégire / 1307 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 81 cm, L. 51 cm, l. 41 cm.","method_for_datation":"La date est inscrite sur l'épitaphe : “Il est décédé le mercredi 7 du mois de *doulqui'da* 706 \\[13 mai 1307\\].”","method_for_provenance":"La stèle a été récupérée dans le lieu où elle se trouvait dès l'origine.","provenance":"Nécropole de Chellah (Rabat).","obtention":"Objet archéologique.","bibliography":"Cambazard, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévi-Provençal, é. et Basset, H., *Chellah, une nécropole mérinide*, Paris, 1923. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration épigraphique","décoration florale","inscription funéraire","objet funéraire","objet religieux","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc","sculpté."]},"2681aa7c-6872-5aaf-afc2-c1e0626603b4":{"name":"Fragment de frise.","description":"Fragment de frise en *timchent* (plâtre local) sculpté à décor épigraphique, géométrique et floral composé de deux registres séparés par trois cadres. Le premier cadre est formé de cercles troués répétés, les deux autres de filets plats séparés par un grènetis constitué d'une alternance de petits carrés et d'évidements. Le décor épigraphique, qui meuble le premier registre, consiste en une inscription en caractères coufiques du mot “*baraka”* (bénédiction), répété trois fois, le dernier étant incomplet. Dès le début de l'ère hégirienne, le mot “*baraka*” fut utilisé comme inscription sur des plats en céramique, des jarres, des ustensiles en cuivre, des éléments architecturaux, etc. \n \nLe deuxième registre consiste en un réseau de losanges. En dessous apparaît un petit fragment de feuille lobée et stylisée, probablement partie d'un troisième registre à décor floral. \n \nLa sculpture était pratiquée à l'aide d'une lame en fer exécutée sur du *timchent* alors qu'il était encore mou. Selon H. Saladin, ce plâtre local élaboré à partir de la pierre calcaire propre à la région était “appliqué sur des murs en pisé ou en moellons”. \n \nL'ornementation géométrique de ce panneau rappelle celle que les Romains et les Byzantins d'Afrique du Nord gravaient sur des reliquaires, des éléments architecturaux, des autels, etc. \n \nCe fragment faisait partie d'une de ces longues frises courant au sommet du mur tout au long de la pièce pour marquer la limite entre le plafond et la décoration qui ornait le reste du mur.","short_description":"Fragment de frise à décor épigraphique, géométrique et floral qui présente trois registres séparés par trois cadres. Le premier registre porte une inscription coufique, “*baraka*”, répétée trois fois. Le deuxième est orné de losanges. Le troisième, dont il ne reste presque rien, devait présenter un décor floral.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"296-467 H / 909-1074 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 50 cm, l. 28 cm, ép. 5,5 cm.","method_for_datation":"étude du décor épigraphique portant des caractères coufiques qui peuvent, selon G. Marçais, remonter au “XIe siècle [Ve siècle H] et s'apparentent à ceux de Kairouan”.","method_for_provenance":"Fragment découvert dans un palais à Sédrata d'après le rapport publié dans les *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres* en 1952.","provenance":"Sédrata.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles van Berchem, 1952).","bibliography":"Bermúdez Pareja, J., “Crónica arqueológica de la España musulmana”, *Al-Andalus,* vol. XX, 1955, pp. 407-452. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nSaladin, H., *Manuel d'art musulman. L'architecture*, Paris, 1907. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata en Algérie”, *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,* 1952, pp. 242-246. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata (1951-1952)”, *Travaux de l'Institut de recherches sahariennes*, t. X, 1953, pp. 123-138.","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Plâtre local (timchent) sculpté."]},"285a5515-b0ba-5597-a7d7-017f779ad7ca":{"name":"Panneau de marbre.","description":"Les divers gouvernants de Damas au cours des siècles prirent un soin particulier de la mosquée des Omeyyades, qui bénéficiait d'une forte valeur religieuse, historique, politique, architecturale et artistique. Elle avait été le centre de la ville depuis sa construction sous le calife omeyyade al-Walid bin ‘Abd al-Malik en 88 H / 706 J.-C. \nAu cours des périodes atabeg et ayyoubide, deux incendies l'endommagèrent. Les livres, la décoration en bois et une grande partie de ses ornements artistiques disparurent. Après l'incendie de 461 H / 1069 J.-C., Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi s'efforça de rendre à l'édifice sa splendeur originale. D'autres travaux de rénovation furent entrepris après l'incendie de 569 H / 1174 J.-C. par Saladin, fondateur de la dynastie ayyoubide. \nCe panneau en marbre commémore les travaux de restauration conduits par al-Malik al-Nasir, le titre de Salah al-Din signifiant “le roi victorieux”, en 575 H / 1179 J.-C., et qui concernaient plus particulièrement la restauration des lambris de marbre. \nL'inscription en écriture *thoulouth* occupe dix lignes : \n\"Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Ceux qui construisent les mosquées / de Dieu sont ceux qui croient en Dieu et au jour du Jugement / accomplissent les prières, versent les aumônes et / ne craignent rien si ce n'est Dieu, comme ils / sont guidé par le juste. La rénovation / de cette \\[sic, lire ces\\] deux parties \\[de la mosquée\\] a pris place sous le règne du protecteur, al-Malik / al-Nasir Abou al-Mudhaffar Youssouf bin Ayyoub, restaurateur de l'état / Commandeur des Fidèles, qu'il vive longtemps / et ceci au cours des mois de l'année / cinq cent et soixante-quinze après l'Hégire du Prophète.\"","short_description":"L'inscription de ce panneau date les rénovations de la Grande Mosquée des Omeyyades de de 575 H / 1179 J.-C. sous le règne du souverain ayyoubide al-Malik al-Nasir Salah al-Din (Saladin).","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Al-Malik al-Nasir Salah al-Din Youssouf bin Ayyoub (Saladin) (r. 569-589 H / 1174-1193 J.-C.).","dates":"575 de l'Hégire / 1179 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 87, l. 60 cm.","method_for_datation":"La date de 575 (1179) est inscrite sur le panneau.","method_for_provenance":"Ce panneau provient de la mosquée des Omeyyades et a été probablement sculpté sur place.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1919.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.238. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nDelpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Nasir","Damas","écriture thoulouth","gravure","inscription","marbre","restaurations"],"materials":["Marbre sculpté."]},"287ded63-fdea-5897-9607-447ecd7b25ac":{"name":"Chandelier.","description":"Ce chandelier de forme traditionnelle présente une base tronconique, une épaule à plat supérieur en creux et à rebord en lèvre, d'où s'élève au centre un court fût cylindrique, soutenant la bobèche. Celle-ci, décorée d'arabesques, ne semble pas être d'origine. Les bobèches de chandeliers similaires reprennent souvent la forme tronconique du corps. Autour du fût figure une inscription de style *naskhi* sur fond de rinceaux. La partie en creux de l'épaule porte une inscription de style coufique, interrompue par quatre rondeaux à rosettes sur fond de rinceaux, et prise dans un large bandeau bordé de deux nervures jumelées. Le corps est décoré de quatre médaillons polylobés reliés par une inscription de style coufique. Au-dessus et en dessous du bandeau épigraphique figurent huit petits rondeaux représentant des musiciens (joueur de tambour, luthiste, harpiste…). Ce décor se détache sur un fond touffu de motif en double Y. Les quatre médaillons sont consacrés au thème de la chasse. Des chasseurs à cheval sont représentés dans différentes postures. L'un, tourné vers l'arrière, s'apprête à frapper un animal de l'épée qu'il tient dans la main droite. Le suivant est armé d'un arc et les deux derniers chassent à la lance. L'un pique un animal devant son cheval, l'autre une proie sous sa monture. Ces scènes ressortent sur un fond d'arabesques. La surface richement décorée n'est interrompue que par trois nervures qui divisent le bandeau principal figuratif en deux bandeaux à motifs géométriques et floraux. L'essentiel du décor argenté est incrusté pour contraster avec les inscriptions, les motifs du fond et les représentations figuratives dont le poli du cuivre a disparu. Le fond du chandelier est sans ornement.","short_description":"Chandelier à base tronconique et court col cylindrique. Le corps est richement décoré d'inscriptions sur rinceaux, de rondeaux et de médaillons polylobés représentant des musiciens et des scènes de chasse. Les incrustations d'argent qui créaient un contraste ont disparu.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin VIIe siècle de l'Hégire (fin XIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 16,2 cm ; Ø base 19,5 cm.","method_for_datation":"La forme de l'objet, le motif en Y du fond et la composition sont similaires à ceux d'un chandelier fait au Caire et daté de 668 H / 1270 J.-C., qui appartient au Musée d'art islamique du Caire.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Acheté de la collection de F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Metalwork: The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982, cat. n° 13. \nAllan, J. W., *Metalwork of the Islamic World: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York, 1983. \nMelikian-Chirvani, A. S., “Deux chandeliers mossouliens”, *Bulletin des musées et monuments lyonnais*, 3, 1970, pp. 45-63.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","chandeliers","décoration figurative","éclairage"],"materials":["Alliage de cuivre gravé et incrusté d’argent."]},"28e981d7-26aa-59bf-922b-900394b0b93b":{"name":"Stèle commémorative.","description":"Bloc rectangulaire présentant sur l'une des faces une inscription en relief et, sur la partie supérieure, des restes de cadres s'insérant dans les lignes architectoniques de l'édifice. L'inscription, encadrée par un étroit bandeau d'entrelacs, en cursif nasride très travaillé et très décoratif, remplit sur dix lignes et de façon très compacte tout le champ épigraphique. L'épigraphe commémore la construction d'une tour dans la ville de Silves, très probablement à la Porta do Sol. Le renforcement de ses moyens défensifs était amplement justifié en raison d'une occupation temporaire par les chrétiens, 40 ans auparavant, dont l'avancée vers le Sud a été notoire, constituant un risque majeur pour la ville. Cela s'est confirmé de façon définitive en 646 H / 1249 J.-C. Sur la troisième ligne de l'inscription, le nom du commanditaire de la construction a été intentionnellement détruit. Lévi-Provençal, à l'occasion d'un voyage d'inspection à Silves, l'a identifié comme étant celui d'Abou-l Oula Idris, fils de Yakoub al-Mansour. Le nom Chouaïb Ibn Muhammad Ibn Mahfouz aura été effacé au moment de la formation d'un petit royaume indépendant créé en opposition aux Almohades. \nLe texte de l'inscription est le suivant : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Que Dieu bénisse Muhammad et sa famille. La construction de cette tour fut commandée par l'émir (… fils de … Abou You)ssouf, fils du calife, émir des croyants, Abou Yakoub (Ya'qoub), fils du calife, émir des croyants, Abou Muhammad Abd al-Moumin ibn Ali – que Dieu accepte ses bonnes œuvres et lui pardonne les mauvaises ! Et ceci, pendant le mois de *ramadan* de la vénérable année 624.”","short_description":"Stèle commémorant la construction d'une tour dans le château de Silves. L'érection de cette structure défensive en 624 H / 1227 J.-C. sur ordre d'Abou-l Oula Idris, fils de Yakoub al-Mansour, est un signe clair de la pression militaire que le royaume chrétien de Portugal exerçait sur la région de Silves.","holder":"Musée archéologique et lapidaire Infante D. Henrique.","dates":"624 de l’Hégire / 1227 J.-C.","location":"Faro.","dimensions":"H. 96,5 cm ; l. 34 cm ; P. 16 cm.","method_for_datation":"Datée sur l'inscription du mois de *ramadan* 624 (15 août-13 septembre 1227).","method_for_provenance":"Trouvée en 1874, à Silves, lors des travaux de création d'une route d'accès au nouveau cimetière et recueillie dans les Paços do Concelho (à l'Hôtel de Ville).","provenance":"Silves.","obtention":"Conservée dans les Paços do Concelho (Hôtel de Ville), la stèle a été remise peu de temps après au Musée archéologique de Faro.","bibliography":"Borges, A. G. M., “Lápide comemorativa da construção de uma torre”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, pp. 220-221. \nBotto (chanoine), *Glossário crítico dos principaes monumentos do Museu Archeologico Infante D. Henrique*, Faro, 1899. \nInstitut français d'archéologie orientale, *Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, 10, Le Caire, 1939, p. 245. \nLévi-Provençal, é., “L'inscription almohade de Silves”, *Mélanges Georges Le Gentil*, Paris, 1949, pp. 257-262. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 167-183.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre sculpté."]},"29c19bd7-487e-5957-a442-832a5c986757":{"name":"Stèle prismatique d’Ibrahim.","description":"Cette stèle funéraire prismatique, dont le marbre viendrait d'Almeria, présente une brisure à une extrémité. Elle semble avoir été exécutée pour une notabilité de l'époque, comme il était de coutume pour cette forme de stèle réservée aux personnages de haut rang. Une inscription couvre, sur une seule ligne, les deux faces et les deux sections triangulaires. Sur la première face sont sculptées en relief la *besmala* et la *tasliya*,salutations au prophète et à ses proches. Sur la section est proclamée l'unicité de Dieu. Sur la seconde face est mentionnée l'identité du défunt : “ceci est la tombe (…) \\[d'\\] Ibrahim le marqué par la teigne (…)”, suivie d'une formule pieuse courante sur les inscriptions de l'Espagne musulmane : “que Dieu lui fasse miséricorde et à ceux qui l'invoqueront pour que Dieu ait pitié de lui”. La brisure de l'extrémité, qui comportait la fin de l'inscription, prive la stèle de sa date d'exécution. Les très hautes hampes des caractères coufiques se terminent en s'élargissant en biseau, se rapprochant ainsi des lettres des inscriptions d'Almeria et de Gao (Niger). Les vides du champ épigraphique sont meublés d'un fin rinceau ondulé à double tige portant des feuilles et des bourgeons. Par sa formulation pieuse et son style d'écriture, cette stèle, qui est le seul exemplaire almoravide découvert à ce jour au Maroc, rappelle les stèles d'Almeria datées de la première moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). C'est ce qui suggère l'œuvre d'un atelier de cette ville. Par sa décoration florale, elle est également à rapprocher de la chaire almoravide de la Grande Mosquée d'Alger, datée de 490 H / 1097 J.-C.","short_description":"Sur l'une des faces de cette stèle sont sculptées la *besmala* et la *tasliya* ; sur l'autre est mentionnée l'identité du défunt. Il s'agit de l'unique stèle almoravide découverte à ce jour au Maroc. Par sa formulation pieuse, son style d'écriture coufique et ses décors végétaux, elle rappelle les stèles d'Almeria.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"490-541 de l’Hégire / 1097-1147 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 14,5 cm, L. 90 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"1.– La couche dans laquelle l'objet a été découvert, sous les fondations d'un des piliers de la première mosquée almohade de Marrakech, construite en 541/1147, fournit *le terminus ante quem*. 2. – La comparaison de son style d'écriture avec celui de certaines stèles d'Espagne et de Gao (Niger), datées de 536/1142, ainsi que la comparaison de son décor floral avec celui de la chaire almoravide d'Alger (490/1097), donnent *le terminus post quem*.","method_for_provenance":"Lieu où l'objet a été découvert.","provenance":"Sous-sol de la première mosquée du monarque almohade Abdelmoumen dite première Koutoubiya.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Lévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1932. \n \nMarçais, G., “La chaire de la grande mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, IV, pp. 359-383 et 1926, IV, pp. 419-422. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris 1954. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1952. \n \nSauvaget, J.*,* “Les épitaphes royales de Gao”, *Al-Andalus*, vol. XIV, fasc. 1, 1949, pp. 123-141.","workshop":"Un atelier de marbrier d’Almeria (Andalousie).","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","inscription funéraire","objet funéraire"],"materials":["Marbre blanc d’Almeria","sculpté et excisé."]},"2a065963-1f3a-55a6-a2d4-006e151c3d3f":{"name":"Partie de Coran.","description":"Partie de coran manuscrit relié en cuir brun foncé. Un motif géométrique en forme d'étoile à six branches entourée d'un cercle orne le centre de la couverture décorée d'un demi-cercle à ses quatre angles. La fermeture est également rehaussée d'un décor géométrique. Les motifs qui figurent sur la couverture et la fermeture semblent avoir été faits au tampon. \nLe texte coranique est manuscrit à l'encre noire en style *muhaqqaq* enluminé. Il comporte des versets de la sourate XI, “Houd”, commençant par le verset 4, suivis d'une partie de la sourate XII, “de Joseph” et se terminant par le verset 52. Un motif ornemental en forme de fleur – à partie centrale bleue et six pétales séparés par des points rouges – isole les versets les uns des autres. Les manuscrits coraniques mamelouks se distinguent par deux éléments : l'ornement qui sépare les versets et la présence d'éléments décoratifs dans les marges pour marquer les parties et sections du texte. Dans ce manuscrit, ces ornements sont de forme variée, circulaire ou ovale. Ils sont exécutés à l'or et leur partie centrale contient un texte de style *rik'a* qui précise la section et la partie. Le texte s'achève sur la dernière page par une inscription contenant le nom de la calligraphe et la date de copie. Le texte dit : “L'humble servante de Dieu, Zaynab bint Ahmad al-Maqdisiyya au mois de *chaban* de l'année 731 \\[1330\\] a rédigé ceci.” Il est clair, d'après le texte, que la calligraphe était originaire d'al-Qods (Jérusalem). Ce type de manuscrit rédigé par un calligraphe nommé (une femme, qui plus est) est extrêmement rare. Outre sa valeur artistique et historique, il démontre que des femmes pratiquaient également l'art de la calligraphie.","short_description":"Cette partie d'un coran montre que le rôle des femmes dans la société islamique n'était pas confiné aux seules tâches ménagères. Elles étaient écrivains, poètes, et même calligraphes du Coran, travail le plus prestigieux. Ce type de manuscrit, copié par une femme de Jérusalem qui s'appelait Zaynab al-Maqdisiyyia, est un exemple rare d'un travail rédigé par un calligraphe nommément désigné, une femme qui plus est.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"731 de l'Hégire / 1330 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 32 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"La date, *chaban* 731 (1330), figure sur le document.","obtention":"Offert au musée en 2002 par un citoyen égyptien du nom de Sami Muhammad Sa'd.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*. Washington D. C., 1981. \nNafaa, C., *Catalogue of Qur'ans of the National Library of Paris: Beauty and Splendour*, Paris, 1987. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["corans manuscrits","décoration épigraphique","dorure","enluminures","femmes calligraphes","manuscrits","manuscrits religieux","reliure"],"materials":["encre noire","enluminures en couleur","Papier","reliure en cuir a décor tamponné."]},"2a768548-ee78-5645-b436-21f2d9bcf5cd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de tissu de lin servant de support à un panneau horizontal brodé à composition répétée de deux sections larges alternant à deux reprises avec des sections plus étroites. Elles sont séparées les unes des autres par une double bordure tissée noire. Les panneaux les plus larges sont ornés d'une inscription bleu et pourpre entre deux bandeaux d'enroulements. Les sections étroites contiennent des rinceaux en S disposés verticalement, sous lesquels court une bordure continue de croissants inversés et de cercles. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"De nombreux textiles fatimides et mamelouks ont été découverts dans des tombes en Haute Égypte, une région réputée pour son industrie du tissage du lin tenue par des artisans du textile aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Ve-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, l. 10,16 cm.","method_for_datation":"La datation proposée, fin Ve-VIIe (XIIe-XIIIe siècles), s'appuie sur des similarités d'ensemble avec d'autres textiles de la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment provient d'une tombe d'al-Drounka, en Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka"],"materials":["Lin tissé et brodé."]},"2c81a165-20bf-5026-b159-d29e5ef532b8":{"name":"Stèle funéraire de Mukhlef ben Othman.","description":"Stèle funéraire composée de deux parallélépipèdes surmontés d'une pyramide et séparés par une rangée de perles. Les faces horizontales de la pyramide et du second parallélépipède sont ornées d'une inscription coufique portant le texte suivant : “Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux que Dieu bénisse / le prophète Muhammad et sa / famille. Ceci est la tombe de Mukhlef ben Othman.” \n \nLes vides laissés par les hampes des lettres longues, dans la partie supérieure de l'inscription, sont meublés par des ornements floraux, tandis que les faces latérales de la pyramide et du second parallélépipède sont ornées d'éléments floraux et géométriques. \n \nLe personnage dont il est question n'est pas connu des chroniqueurs et son nom n'est accompagné d'aucune titulature, ce qui laisse à penser qu'il s'agit d'un homme ordinaire qui habitait jadis la Qalaa des Beni Hammad.","short_description":"Stèle funéraire de forme originale composée de deux parallélépipèdes surmontés d'une pyramide. Une inscription coufique est portée sur le registre supérieur orné de motifs floraux, la partie inférieure étant à décor géométrique et floral.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 25,5 cm, l. 37 cm.","method_for_datation":"La stèle fait partie des vestiges mis au jour à la Qalaa des Beni Hammad, fondée en 397/1007.","method_for_provenance":"Stèle trouvée au cimetière de la Qalaa des Beni Hammad (fouilles Blanchet, 1897).","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles de la Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nBlanchet, P., “La Kalaa des Beni-Hammâd”, *Recueil de la Société archéologique de la province de Constantine*, 1898, pp. 97-115. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nMazouz, A., *El-kitabat el-koufia bildjazair ma beayn el-karnayn el-thani wa el-thamin el-higryene (8-14 el-miladiyene*) (Les inscriptions coufiques de l'Algérie entre le deuxième et le huitième siècle de l'Hégire \\[8-14 de l'ère chrétienne\\]), Alger, 2002. \n \nMazouz, A. et Deries, L., *Djamaa el-kitabat el-arabiya fi el-djazair, kitab el-cherk el-djazairi.*, t. 1, Alger, 2000.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie","Hammadides","inscription","objet funéraire","pierre tombale","Qalaa des Beni Hammad"],"materials":["Grès sculpté en bas relief."]},"2cc72222-bc92-577d-b037-11f94f619161":{"name":"Deux éléments de revêtement mural.","description":"Ces deux fragments de revêtement mural en céramique à reflets métalliques épousaient à l'origine la forme d'une croix. \n \nLe décor géométrique est constitué de cercles englobant un motif qui peut évoquer un poisson ou une fleur sur sa tige, tracés au pinceau en blanc sur fond vert olive. \n \nLe décor épigraphique comporte l'inscription “*al-youmn”* (prospérité), répétée plusieurs fois, écrite en caractères coufiques et exécutée en blanc sur fond jaune à reflets métalliques. \n \nD'après G. Marçais, “cette céramique s'inspire de l'Orient abbasside qui, lui-même, l'emprunte à de vieilles civilisations sémitiques ou byzantines”. \n \nEn général, ces croix étaient assemblées à d'autres éléments, tels que des étoiles à huit branches ou des losanges, pour former le revêtement mural.","short_description":"Fragments de revêtement mural en céramique à reflets métalliques, dont l'un porte un décor géométrique englobant un motif en poisson ou en fleur, au pinceau en blanc sur fond vert, et le second une inscription coufique, “*al-youmn*” (prospérité), répétée plusieurs fois, en blanc sur fond jaune.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"Élément à décor géométrique : L. 15 cm, l. 14 cm ; élément à décor épigraphique : L. 17 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Fragments trouvés dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad qui date du Ve-VIe/XIe-XIIe siècle, d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Rapport de fouille De Beylié, 1909.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","croix","étoile","Hammadides","reflets métalliques","revêtement"],"materials":["Céramique moulée et lustrée."]},"2cd70993-c8a3-50ff-9205-453f52ff7756":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique à corps cylindrique et piédouche en colonne. La panse présente un bandeau entre deux doubles filets rempli d'un texte en style pseudo-coufique anguleux et de rinceaux végétaux. Des demi-cercles peints ornent le bord. Ces motifs sont exécutés au lustre brun rouge sombre sous glaçure transparente turquoise. Si cette technique et ces motifs se retrouvent sur d'autres pièces fatimides, cette forme est assez inhabituelle. L'accent mis sur la qualité décorative de la calligraphie est peut-être une illustration de l'influence de la céramique de la dynastie des Samanides orientaux, contemporains de la période fatimide. \nLe développement de la céramique peinte au lustre représente une importante avancée artistique pour ce matériau. Ce décor était considéré comme luxueux parce qu'il conférait un reflet métallique évoquant des métaux précieux. Normalement, le lustre est appliqué sur une glaçure transparente, mais il peut également être utilisé sur des glaçures bleu de cobalt, manganèse ou turquoise, comme le montre cette pièce.","short_description":"La calligraphie pseudo-coufique et le décor semi-circulaire du bord de cette coupe vernissée à décor lustré et engobe bleu transparent sont très probablement l'œuvre de potiers égyptiens installés en Syrie.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l'Hégire (fin XIe-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 12,2 cm, Ø 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires trouvées à Tel Minis, village syrien près de Ma‘rrat al-Nu‘man. Ce style est influencé par la poterie fatimide égyptienne du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Cette coupe a été trouvée par un habitant de Raqqa, mais la production de céramique ne commença pas dans la région avant le début du VIe/XIIe siècle. On pense donc qu'elle remonte aux débuts de cette activité à Raqqa ou Tel Minis. La production de pièces décorées au lustre était prolifique en Syrie, mais il est impossible de déterminer une provenance exacte.","provenance":"Syrie, peut-être Raqqa ou Tel Minis.","obtention":"Pièce achetée en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies* \n*in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","Le Caire.","lustre","or","Raqqa","Tel Minis","terre cuite"],"materials":["Terre cuite peinte au lustre."]},"2d7d148e-c180-5cf1-813a-f3b4c6cdb469":{"name":"Livre de prières.","description":"Ce petit manuscrit est une compilation de divers textes religieux illustrant des croyances et des coutumes populaires. Son contenu repose essentiellement sur le Coran, auquel sa première partie est consacrée. Il débute par la *Fatiha*, la première sourate, et se termine par la dernière (CXIV), sans être pour autant un coran complet. Il a été copié en styles *muhaqqaq* et *naskhi*, peut-être par deux calligraphes différents. L'un d'eux était Ibrahim Babirbarzadeh, dont la signature apparaît vers la fin de l'ouvrage. Chaque page de texte est encadrée d'un large bandeau doré et de filets à l'encre rouge-bleuâtre vif. Les titres des sourates sont enluminés et les versets signalés par des rosettes dorées. La première partie du manuscrit est suivie d'une sélection de sourates et de versets coraniques. Selon une croyance populaire, les mots mêmes du Coran possèdent des pouvoirs surnaturels liés à leur origine divine, et peuvent aider en cas de malheur. Les marges de ces pages sont également occupées par des notes qui peuvent fournir des explications sur l'usage spécifique de ces citations, par exemple contre la maladie ou la pauvreté. Suivent les 99 noms d'Allah et les noms du Prophète, également censés offrir une protection particulière. Un élément commun aux livres de ce type est la présence de prières de bénédiction, dont la récitation vaut récompense. La partie la plus impressionnante est une série de pages illustrées reprenant les noms d'Allah et de Muhammad écrits à l'or sur fond bleu, la représentation de l'empreinte et de la sandale du Prophète, des vues de La Mecque et de Médine, ainsi que des citations et les lettres des noms de Dieu disposées en cercles et carrés pour protéger contre le mauvais sort. \nLa reliure est en cuir brun-rouge foncé ornementé d'un rectangle central doré comprenant un motif en losange. L'intérieur de la couverture est doublé d'un papier jaune poli à décor de grandes feuilles.","short_description":"Petit ouvrage, compilation de divers textes religieux censés porter bonheur. En dehors de citations principalement tirées du Coran, il contient des prières de bénédictions. Ses remarquables pages illustrées représentent ici l'empreinte et la sandale du Prophète ou des vues de La Mecque et de Médine.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 14,7 cm, l. 9,5 cm.","method_for_datation":"Analyse du style des enluminures. Leurs éléments floraux, par exemple, sont proches de ceux de corans ottomans du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Analyse du style des enluminures. Leurs éléments floraux, par exemple, sont proches de ceux de corans ottomans du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté en salle des ventes auprès de Me François de Ricqlès, 22 mars 1996, lot n° 33.","bibliography":"*Islamische Kunst aus Privaten Sammlungen in Deutschland*, Exhibition catalogue, Munich, 2000, pp. 14-15. \n*Turkish Miniature Painting and Manuscripts from the Collection of Edwin Binney 3rd*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973, cat. n° 40.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","prières","religion"],"materials":["calligraphie","cuir","Encre","enluminures","illustrations.","Or","Papier"]},"2dd5e058-db6d-5ca4-b1c8-b47beedc0811":{"name":"Fragment d’un tiraz.","description":"Ce fragment de tissu en lin de couleur beige est décoré de deux bandes horizontales et superposées comportant une écriture calligraphiée et tissée en soie de couleur verte. L'inscription est en coufique angulaire, les hampes des lettres sont biseautées. Aucune des deux lignes n'est complète ; le début et la fin manquent. Malgré le mauvais état du fragment, on peut lire au niveau de la première ligne : “[Bénédiction] de Dieu sur Mohamed le sceau des prophètes ainsi que sur ses ancêtres les bons et les pieux.” Sur la deuxième ligne, il est écrit : “[Il n'y a point d'autre divinité] que Dieu dans son unité et que la bénédiction soit faite sur Mohamed le sceau des prophètes.” Le tiraz a été exécuté selon la technique de la tapisserie qui a été utilisée dans l'industrie textile égyptienne jusqu'à la fin de la dynastie fatimide. Au vu de sa texture, cette toile doit probablement provenir d'un turban ayant appartenu à un calife fatimide. Il semble qu'elle ait été confectionnée dans les ateliers privés (tiraz al-khassa) réservés au calife et aux dignitaires du régime, contrairement aux ateliers populaires (tiraz al-amma). Elle fut sans doute exécutée dans des ateliers du delta du Nil spécialisés dans le travail du lin, à l'exemple d'Alexandrie, Damiette, Tinnis ou Dabiq.","short_description":"Fragment de tissu en lin de couleur beige, ce *tiraz* a été travaillé selon la technique de tapisserie utilisée par l'industrie textile égyptienne à l'époque fatimide. La texture du *tiraz* laisse supposer qu'il a été confectionné dans les ateliers réservés au calife et auix hauts dignitaires du régime.","holder":"Musée du Ribat","dates":"Dernier quart du IVe-premier tiers du Ve siècle de l’Hégire (dernier quart du Xe-premier tiers du XIe siècle J.-C.)","location":"Monastir","dimensions":"Oblong, 55 x 24 cm.","method_for_datation":"Le formulaire de l'inscription du tiraz qui se réfère à la famille des prophètes ainsi qu'à ses ancêtres, les bons et les pieux, atteste qu'il appartient à un calife fatimide d'égypte. L'absence de décoration exubérante associant motifs floraux, géométriques et animaliers semble plaider en faveur d'une datation du dernier quart du IVe-premier tiers du Ve siècle de l'Hégire (dernier quart du Xe-premier tiers du XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les techniques de tissage et l'appartenance du tiraz à un calife fatimide plaident en faveur d'une production d'origine égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"Le tiraz a été acheté, en 1958, chez un antiquaire égyptien par feu H. H. Abdelwahab, ancien directeur de l'Institut national d'art et d'archéologie, qui en a fait don au musée du Ribat de Monastir.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","tiraz"]},"2f8de84c-6136-535a-a12d-f37d60e59baa":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"L'un des 18 chapiteaux de colonnes appartenant à la citerne d'eau du palais omeyyade d'al-Mouwaqqar. Son inscription mentionne qu'elle a été construite sur l'ordre du calife Yazid II (r. 101-105 H / 720-724 J.-C.). Le chapiteau a été découvert en mai 1943 dans la cour d'une maison privée située à quelques centaines de mètres des ruines du palais. Il était brisé en deux parties qui se complétaient. \nTrois côtés sont décorés d'une rangée de feuilles d'acanthe séparées par des volutes appariées. Une de ses faces présente une inscription arabe de dix lignes en relief sur fond lisse. On y lit : “Au nom de Dieu le miséricordieux. A ordonné la construction de ce bassin le serviteur de Dieu, Yazid, commandeur des fidèles, que Dieu lui accorde sa grâce et prolonge sa vie et son bonheur et lui accorde ses bénédictions et ses bontés dans ce monde et dans l'autre. Il a été construit par les soins d'Abdallah, fils de Sulaym.” Entre la huitième et la neuvième ligne, trois mots sont incisés en plus petits caractères : “Khamsat Achara dhira” (15 coudées). Le fût de la colonne sur laquelle reposait jadis ce chapiteau était immergé dans le bassin, chaque fût étant gravé d'indications en coudées pour jauger le volume d'eau. La mesure la plus élevée – 15 coudées – figure sur le chapiteau lui-même. \nUne seconde inscription en relief court autour de l'abaque sur les trois côtés décorés. Elle est interrompue au centre par une protubérance circulaire à trèfle épigraphié disant : “ô Dieu, bénissez votre serviteur et messager Mohamed.”","short_description":"Chapiteau de colonne en calcaire d’al-Mouwaqqar avec inscription arabe de dix lignes en relief mentionnant la construction d’un bassin sur ordre de Yazid II (r 101-105 H / 720-724 J.-C.). Gravés d’indications en coudées pour donner le niveau, le chapiteau et son fût servaient à jauger le volume d’eau. Le dernier relevé – 15 coudées – figure sur le chapiteau lui-même.","holder":"Musée archéologique jordanien.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","initial_owner":"Calife Yazid II (r. 101-105 H / 720-724 J.-C.).","dates":"101-105 de l’Hégire / 720-724 J.-C.","location":"Amman.","dimensions":"H. 60 cm, l. 41 cm.","method_for_datation":"Ce chapiteau est datable grâce à l'inscription qui porte le nom du calife omeyyade Yazid II (r. 101-105/720-724).","method_for_provenance":"Des sources littéraires précisent que la résidence palatiale d'al-Mouwaqqar appartenait au calife omeyyade Yazid ibn Abd al-Malik (Yazid II, r. 101-105/720-724). De plus, ce chapiteau a été trouvé à quelques centaines de mètres seulement du palais d'al-Mouwaqqar.","provenance":"Citerne d’al-Mouwaqqar, Jordanie.","obtention":"Objet directement obtenu par le musée auprès du propriétaire de la maison dans laquelle il a été trouvé.","bibliography":"العابدي. محمود، الآثار الإسلامية في فلسطين والأردن، عمان، 1973. \nHamilton, R. W., “An Eighth-Century Water Gauge at al-Muwaqqar”, *Quarterly of the Department of Antiquities in Palestine* X11, 1946, pp. 63-69. \nZabern, P., *Der Königs Weg: 9000 Jahre Kunst und Kultur in Jordanien und Palästina*, catalogue d'exposition, Mayence, 1987, p. 351.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteaux de colonne","inscriptions","jauge à eau","palais (qasr)"],"materials":["inscription sculptée.","Pierre"]},"2fe554a9-e532-5b15-814f-963ca40c1b1c":{"name":"Petit bassin.","description":"Le rebord de ce bassin largement ouvert est agrémenté de médaillons où sont représentés les plaisirs de la chasse. Sont figurés trois cavaliers dans divers exercices de vénerie. Ils se battent en tournoi à la lance, l'épée, l'arc et la flèche. Un cavalier est accompagné d'un guépard dressé pour la chasse et monté sur le cheval. Cette iconographie symbolisait un certain art de vivre, les images de cavaliers ou de chasseurs ne rappellent pas seulement le savoir-faire équestre des princes, mais font aussi référence au courage, à la force et à l'endurance des monarques. Le motif des chasseurs avec faucons et léopards peut aussi symboliser la fabuleuse richesse des gouvernants, car eux seuls peuvent s'offrir ces précieux équipages de vénerie et leur dressage, eux seuls peuvent organiser de grandes parties de chasse. Cet art de vivre princier atteint son apogée sous les Mamelouks. Le revers du bassin est orné d'un motif en entrelacs d'arabesques, de rinceaux, et d'oiseaux dans les champs intercalaires. Les figures sont exécutées en damasquinage d'or et d'argent. L'ornementation de métaux précieux conférait aux récipients damasquinés richesse et polychromie. \nDans chaque médaillon circulaire est inséré le blason de l'émir Sumal Abou al-Izz, un personnage de la suite du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. L'inscription étant usée par endroits, on ne peut que supposer qu'il est le commanditaire de ce bassin. Abou al-Izz et son frère Salar, vice-roi d'Égypte, se révoltèrent contre le sultan et furent faits prisonniers en 710 H /1310 J.-C. Sur le fond du bassin apparaissent deux inscriptions, vœux de bonheur pour le commanditaire, qui reste inconnu. Le nom de Sumal Abou al-Izz figurait peut-être à cet endroit. Dans ce cas, l'objet serait datable d'entre 693-710 H et 1293-1310 J.-C.","short_description":"Le dessin de ce bassin en cuivre orné d'incrustations d'or et d'argent consiste en une frise de cavaliers en train de chasser ou en tournoi. Ils sont séparés par quatre médaillons contenant un blason aux armes typiques de l'aristocratie mamelouke. Ce bassin a été commandité par un émir mamelouk.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Sumal Abou al-Izz et F. Sarre après 1897.","dates":"v. 700 H /1300 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 10 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Les blasons sur le bassin laissent supposer que le commanditaire de la pièce était Sumal Abou al-Izz, dignitaire au service du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun entre 693 et 710 (1293-1310).","method_for_provenance":"Les blasons mamelouks qui permettent d'identifier le commanditaire indiquent clairement l'origine égyptienne.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Don du collectionneur berlinois F. Sarre, qui l'avait acheté en 1897.","bibliography":"Hagedorn, A., *Die Blacas-Kanne. Zu Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jahrhundert,* Münster, 1992, pp. 127-133, 152-153, n° 162. \nMayer, L. A., “Three Heraldic Bronzes from Palermo”, *Ars Islamica* 3, 1936, pp. 184-186. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, p. 76. \nSarre, F., *Erzeugnisse Islamischer Kunst, Teil 1 METALL,* Berlin, 1906, n° 64. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 71-93.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquiné","émir","laiton","mamelouk","petit bassin"],"materials":["damasquiné d’or et d’argent.","Laiton"]},"320c1324-a266-5d46-8155-00fc3414ae7e":{"name":"Panneaux en ivoire.","description":"Deux paires de panneaux rectangulaires en ivoire à décor sculpté. Deux d'entre eux sont ornés de motifs purement végétaux de volutes de feuillage sur lesquels se superposent des éléments géométriques. Cette combinaison de formes géométriques et de volutes ou arabesques est typique de la sculpture sur ivoire de la période mamelouke. Les deux autres panneaux comportent des inscriptions sculptées sur un fond d'enroulements végétaux. Sur les quatre panneaux, les feuilles découpées présentent des stries marquées. Les inscriptions donnent le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 692-741 H / 1293-1341 J.-C.). Ces plaques pouvaient, à l'origine, être montées sur une porte de bâtiment appartenant au sultan, ou sur un de ses meubles. L'ivoire était souvent utilisé en combinaison avec le bois dans les portes, les meubles ou les coffres, en architecture et dans les arts décoratifs mamelouks.","short_description":"Deux paires de panneaux en ivoire à décoration sculptée. Les inscriptions sur les deux panneaux comportent le nom du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 692-741 H / 1293-1341 J.-C.). Par conséquent, les pièces viennent probablement d'une porte ou d'un édifice ayant appartenu au sultan.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","dates":"692-741 de l’Hégire / 1293-1341 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. de 5,9 à 7,1 cm, l. 16 cm.","method_for_datation":"Les panneaux portent le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna de 692 à 741/1293-1341 J.-C.","method_for_provenance":"Les panneaux portent le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1880.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, p. 210 (montrant d'autres objets mamelouks en ivoire sculpté). \nWard, R., “Two Ivory Plaques in The British Museum”, *Cairo to Kabul* (dir. W. Ball et L. Harrow), Londres, 2002, pp. 248-254, planche 26.3.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie"],"materials":["Ivoire sculpté."]},"3281a778-30ea-57b8-8d73-b1b6ddf74613":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois rectangulaire composé d'un large bandeau encadré de deux minces bordures présentant l'inscription en style coufique d'une *bismillah* (“Au nom de Dieu”), le verset “du Trône” (sourate “de la Vache”, verset 255) et l'expression “Hasbi Allah”, “Allah me comble”. Le bandeau central est orné de motifs géométriques qui le divisent en sept parties carrées. Chacune est décorée de motifs végétaux, d'ailes, d'ovales et de feuilles trilobées. Les troisième et cinquième carrés contiennent un arc brisé sur fond de décor végétal. Le style décoratif et la sculpture révèlent une influence hellénistique, en particulier dans les motifs, les ovales, les feuilles trilobées et les tiges végétales. Le panneau présente également quelques influences sassanides dans les motifs en aile et les arcs brisés.","short_description":"L'art islamique s'imposa en s'appuyant sur les arts hellénistiques et sassanides et développa par la suite son caractère islamique spécifique. Ce panneau de bois montre le mélange des trois styles artistiques.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 192 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture coufique, des motifs et de la technique de décoration qui fait appel à un travail en haut-relief, des motifs décoratifs d'ailes, d'ovales et végétaux. Au cours de la période abbasside, les objets pouvaient présenter des inscriptions de textes entiers. Ces divers éléments militent en faveur d'une origine attribuable aux débuts de la période abbasside.","method_for_provenance":"Les panneaux de bois servaient à la décoration de mosquées et de belles demeures et au décor de tribunes ou de sièges par exemple. L'égypte, notamment Fustat, était célèbre pour les panneaux de ce type au début de la période islamique, et leur production fleurit pendant les périodes fatimide et mamelouke. De nombreux exemplaires ont été découverts à Fustat où ils servaient à isoler les parois intérieures de petits tombeaux pour protéger le corps de la poussière et de la terre.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Panneau découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat (égypte).","bibliography":"Abu Sadaira, al-Sayyed Taha al-Sayyed, *Al-Hiraf al-Sina'at fi Masr al-*Islamiya \\[Artisanats et Manufactures dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\],Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nPauty, E., *Les bois sculptés jusqu'à l'époque ayyoubide,* Le Caire, 1931. \nRizq, A. M., *Marakiz al-Sina'at fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté en haut-relief."]},"33034cbb-75d9-5619-8b7f-cac29ec681b4":{"name":"Fragment de vasque.","description":"Fragment de vasque sculpté en bas-relief, de forme triangulaire, dont les deux parties ont été reconstituées. Deux côtés sont droits, le troisième est courbe. \n \nLa scène, dont seule une partie nous est parvenue, représente une chasse au faucon. On y distingue le torse et une partie de la cuisse du cavalier, vêtu d'une tunique à plis serrée à la taille par une large ceinture, et tenant une arme blanche de la main droite. Derrière lui, un fauconnier au visage mutilé et aux membres inférieurs amputés, vêtu d'une tunique ouverte sur le devant et serrée à la taille par une ceinture moins large, tient un lièvre mort de la main droite ; de la main gauche, il élève un faucon, dont n'apparaissent qu'une patte et un bout de queue, au-dessus de la croupe du cheval, auquel manque la partie inférieure. Une partie d'un tronc d'arbre, qui pourrait être un palmier, apparaît derrière le fauconnier. \n \nà gauche de cette scène figure une inscription de deux lignes en caractères coufiques. La première ligne est assez difficile à interpréter ; la seconde se lit comme suit : “…*ine wa arba'ou maya …amal ibn*…” (… quatre cents… œuvre d'Ibn…). “*ine*” ne peut être traduit car c'est la dernière syllabe d'un chiffre qui peut être aussi bien le quarante que le soixante-dix ou le quatre-vingt-dix.","short_description":"Fragment de vasque à ablutions en marbre blanc sculpté, dont les deux parties ont été reconstituées. Le thème du bas-relief évoque une chasse au faucon. à gauche figure une inscription en caractères coufiques. Cet objet serait originaire du Maroc andalou.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe J.-C.).","location":"Alger","dimensions":"L. 51,5 cm, l. 21 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'objet contient une date dont le chiffre des dizaines et le chiffre des unités ont disparu, et que l'on ne peut donc que situer entre 440 et 489 (1048-1105).","method_for_provenance":"En comparant ce fragment de bas-relief avec des vasques d'al-Andalus, Marçais a pu attribuer ce fragment à une vasque de même origine, qui pouvait servir aux ablutions.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Don d'Edmond Doutté, qui l'a acquis à Rabat en 1902, lors d'une exploration au Maroc.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Sur un bas-relief musulman du musée Stéphane Gsell”, *Annales de l'Institut d'études orientales,* t. I, 1934-1935, pp. 162-175.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["andalou","bas-relief","coufique","faucon","inscription","scène de chasse","sculpture","Taifas","vasque"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"350d777a-ce03-5773-a131-b3fa4e4624a8":{"name":"Stèle funéraire de Roukiya bent el-Hadj Ahmed ben Abdellatif.","description":"Stèle funéraire à base rectangulaire et dont la partie supérieure épouse la forme d'un arc surmonté d'un croissant fermé. Les deux faces de la stèle sont sculptées en relief. Sur la première, une inscription en style *thoulouth* est distribuée dans cinq cartouches superposés avec le texte suivant : “Toute chose, sauf Dieu le très haut, est périssable / ceci est la tombe de celle à qui Dieu fasse miséricorde, de celle qui avait été gardée avec soin, / de la perle qui recevra son pardon et qui était demeurée cachée, Roukiya fille du défunt el-Hadj Ahmed ben Abdellatif/ que Dieu lui fasse miséricorde, année 1208.” \n \nLes vides laissés par les cartouches dans les extrémités sont meublés de décors floraux et végétaux, tout comme la face postérieure, qui présente au centre un vase d'où jaillissent des rinceaux terminés par des feuilles d'acanthe et des palmettes. Le tout est encadré d'une frise végétale. La partie rectangulaire est centrée d'un pot présentant les mêmes décors que la partie supérieure. \n \nAvec une autre stèle conservée dans le même musée, cet exemplaire constitue la tombe d'une seule et même personne, puisque ces stèles (*m'chhed*) allaient par deux : celle qui porte la profession de foi se posait sur la tombe à la tête du défunt, celle qui porte le nom et la date de la mort se posait aux pieds. \n \nCette stèle ne présente pas d'intérêt historique particulier, car les deux personnages cités sont inconnus des chroniqueurs, mais le fini, le traitement et la conception du décor lui valent d'être classée parmi les plus belles stèles funéraires musulmanes de l'Algérie. L'ensemble atteste que la défunte appartenait à une famille noble.","short_description":"Stèle funéraire en marbre de base rectangulaire dont la partie supérieure a la forme d'un arc surmonté d'un croissant fermé et dont les deux faces sont sculptées. La première porte une inscription, en style *thoulouth*, inscrite dans cinq cartouches superposés. La seconde est ornée de décors floraux.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"1208 H / 1793 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 99 cm, l. 32 cm, ép. 5,5 cm.","method_for_datation":"La stèle est datée par une inscription (1208/1793).","method_for_provenance":"Don de M. Brasqui en mai 1842.","obtention":"Don de M. Brasqui en mai 1842.","bibliography":"Berburgger, A., *Bibliothèque – musée d'Alger – livret explicatif des collections diverses de ces deux établissement*, Alger, 1860. \nColin, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie,* I, *Département d'Alger*, Paris, 1901. \nDevoulx, A., *Epigraphie indigène du musée archéologique d'Alger,* suivie de *Un musée mural à Alger,* Alger, 1874. \n \n*L'Algérie en héritage*, *art et histoire*, Paris, 2003.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor floral","décor végétal","feuilles d’acanthe","Ottoman","palmettes","pierre tombale","stèle","vase"],"materials":["Marbre sculpté."]},"359a8351-850d-54e6-b825-353190856a52":{"name":"Petite fiole","description":"Petite fiole de forme hexagonale entièrement décorée d’arabesques et motifs floraux, portant des inscriptions inscrites dans des cartouches délimitées par une ligne en cuivre rouge: *le travail est bénéfique, la politesse est un bien-être, l’ignorance est la bassesse*.","type":"Cuivre","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger"},"359c5242-9309-5cb3-a026-926ac7a00def":{"name":"Album d’Ahmed Karahisari.","description":"L'album en six parties contient la sixième sourate du Coran (*al-Ann'am*), une série de hadiths, et une section de la *Qasida al-Burdah* (Poème du manteau) du poète al-Busiri (VIIe siècle H / XIIIe siècle J.-C.). Les exemples d'écriture d'Ahmed Karahisari en style coufique, *naskhi*, *thoulouth* et *muhaqqaq* repoussent ici les frontières de l'art de la calligraphie. Les éléments sont soigneusement collés sur 15 feuilles et la reliure n'est pas d'origine, ce qui prouve que ces exemples, initialement réalisés sur rouleaux, ont été découpés puis réunis en album. \nL'ouvrage s'ouvre sur une page ornée des mots “Louanges à Dieu” en style coufique rectangulaire en partie haute, d'une *basmala* au centre, et de la sourate XCII en coufique rectangulaire en bas, le tout copié à l'encre noire et à l'or. Sur les autres pages, la disposition des éléments diffère en fonction du style et des dimensions des textes manuscrits. \nDans le colophon figurant en dernière page, Ahmed Karahisari se présente comme un élève du maître Asadullah Kirmani. Il avait donc choisi d'étudier auprès de celui-ci plutôt que dans l'école de Cheikh Hamdullah pour apprendre à écrire dans le style du grand calligraphe du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), Yaqut al-Musta'simi. Karahisari insuffla une nouvelle vie à la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) sur laquelle il laissa sa marque. L'école qu'il fonda fut reprise par son élève Hassan çelebi (m. 1002 H / 1594 J.-C.), mais disparut à la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). \nCes écrits sont considérés comme des modèles de la calligraphie ottomane. Tout en témoignant des sommets atteints par cet art à leur époque, leur beauté inspire encore de très nombreux artistes aujourd'hui.","short_description":"Le calligraphe Ahmed Karahisari marqua la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) à travers l’école qu’il fonda. Cet album contient des exemples de son travail qui repoussent les limites de la calligraphie.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 50 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"Bien que le colophon ne mentionne pas de date, celles de la vie du calligraphe sont connues avec certitude (875-963/1470-1556) et l'œuvre date évidemment de son vivant.","method_for_provenance":"Le calligraphe Ahmed Karahisari a vécu à Istanbul et l'on peut supposer que l'œuvre y a été réalisée.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la bibliothèque du sultan Mahmoud à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Aksoy, Ş., “Türk ve Islam Eserleri Müzesinden Bir Osmanlı Hat Sanatı Klasiği: Karahisari Albümü”, *P. Sanat Kültür Antika Dergisi*, 21 (Printemps 2001), pp. 66-75. \nAlparslan, A., *Osmanlı Hat Sanatı Tarihi*, Istanbul, 1999, p. 56. \nölçer, N., *et al, In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, planche 18A-B, pp. 50-51. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 264-65.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","hadith","papier","peinture"],"materials":["dorure.","Encre","Papier préparé"]},"35d28d2d-69ab-5ec0-a006-32f2135420d3":{"name":"Tissu avec niche de prière (mihrab).","description":"Ce tissu, réalisé en satin de teinte rouge, noire et jaune noisette, est orné de motifs brodés à l'aide de fils métalliques de cuivre argenté et doré, enveloppant une âme de coton. Le principal élément décoratif est constitué d'une grande niche de prière (*mirhab*) ; du centre de celle-ci, dans la partie supérieure, pend une lampe de mosquée ; au-dessus et sur les côtés figurent des cartouches contenant des motifs décoratifs de type épigraphique. Le fond du tissu – exception faite de l'intérieur de la niche, orné de motifs floraux de type naturaliste – est décoré d'éléments en forme d'arabesques, constitués de palmettes tressées de différentes manières, ou de demi-palmettes à l'intérieur de rinceaux.","short_description":"Tissu brodé de fils métalliques et décoré avec la niche de la prière (*mihrab),* une grande lampe de mosquée et des motifs épigraphiques. Style typique de la production textile ottomane tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.) ; XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 265 cm, l. 160 cm.","method_for_datation":"La datation et la provenance de l'objet ont été proposées en fonction du style du décor, caractéristique de la production textile ottomane d'époque tardive (XVIIIe-XIXe siècle).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of he Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","niche de prière","Tissu"],"materials":["Satin de soie brodé de fils métalliques."]},"36b1f585-6689-57a6-af25-716c209224fe":{"name":"Stèle funéraire à “oreilles”.","description":"Stèle funéraire en argile cuite, faite au moule, de forme rectangulaire dans la partie inférieure et arrondie dans la partie supérieure, avec deux appendices. Sur la glaçure stannifère opaque et brillante ont été appliquées la décoration géométrique et l'inscription en caractères coufiques selon la technique des reflets métalliques. \nLa pièce devait couronner un monument funéraire ou être plantée directement dans le sol, à la tête de la tombe. \nEn al-Andalus, pour répondre au sentiment égalitaire qui règne dans l'islam, les tombes étaient caractérisées par leur grande simplicité. Malgré tout, nous trouvons des différences entre les sépultures. Les tombes les plus modestes étaient signalées par la simple présence, à leur tête, d'une pierre brute, non travaillée. Dans le cas de personnes de meilleure position sociale, elles étaient marquées par des stèles d'un autre type. \nOn réalisait également des pièces d'argile vernissée et dorée à des fins funéraires. Certaines sont de simples briques rectangulaires, mais les plus importantes sont les stèles dites “à oreilles”, formées par un élément rectangulaire dont la partie inférieure, non vernissée, se plantait dans la terre, et un autre élément, arrondi, présentant dans sa partie supérieure deux saillants ou “oreilles” – d'où leur nom. Les unes et les autres présentent une glaçure stannifère avec l'inscription en doré ou en bleu de cobalt sur la face principale et un élément végétal ou une “main de Fatima” au dos.","short_description":"Stèle funéraire appartenant à un genre caractéristique du royaume de Grenade dit “à oreilles” en raison des deux appendices qui dépassent de la partie supérieure. Malheureusement, une partie de sa riche décoration à reflets dorés sur fond blanc a disparu.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 30 cm, l. 14 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons. Des pièces similaires, conservées à Huelva et à l'Institut Valencia de Don Juan (Madrid) sont cataloguées par Martínez Caviro comme nasrides du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La pièce provient de Gibralfaro (Málaga). Son château, édifié au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) par Youssouf Ier (r. 734-755/1333-1354), fut construit sur un bâtiment antérieur de Badis al-Muzaffar (r. ?-465 /?-1073), de la dynastie ziride de Grenade. Depuis le VIIe/XIIIe siècle, Málaga est citée par des sources arabes comme un grand centre producteur de céramique à reflets dorés.","provenance":"Gibralfaro, Málaga.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation en 1894.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1936, p. 26. \nGarcía Blanco, A. et Padilla Montoya, C. (coord.), *Creencias y ritos funerarios*, Guías didácticas del Museo Arqueológico Nacional, Serie Temas, 1, Madrid, 1995, p. 26. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 82.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Gibralfaro","glaçure","inscription funéraire","Málaga","Nasrides","objet funéraire","pierre tombale","reflets dorés","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Céramique","glaçure","moule","reflets dorés."]},"374a32ae-e579-53c0-bfce-25a5e5c80764":{"name":"Tughra du sultan Osman (Uthman) III.","description":"*Tughra* dessiné en noir sur fond bleu. Les zones entre les lettres de la partie inférieure, les “bras” du *tughra*, et sa boucle enflée sont remplis d'un décor floral. Ce type de composition annonce l'apparition du dessin baroque dans l'enluminure ottomane sous influence européenne. Dans l'angle supérieur droit figurent des représentations de la Kaaba à La Mecque, et de Médine. Ces illustrations peintes ressemblent à des compositions similaires du XIe-XIIe siècle H (XVIIe-XVIIIe siècle J.-C.) observées dans les arts décoratifs, la peinture de manuscrit et la céramique. Dans l'angle inférieur gauche, un médaillon contient la signature de l'artiste auteur du *tughra* ; Karaba-li Kaptan-i Derya Soliman Pacha présenté ainsi : “L'esclave de la cour, Soliman Pacha, a réalisé le *tughra* du sultan du monde.” La date, 1270 H / 1854 J.-C., est également mentionnée, bien que le Kaptan-i Derya (grand amiral) Soliman Pacha ne figure pas dans les sources historiques de cette même année. Il fut promu à ce rang par le sultan Osman III en 1168 H / 1754 J.-C., position qu'il conserva jusqu'en 1171 H / 1757 J.-C. avant d'être destitué. La même année, le sultan Moustafa III (r. 1171-1187 H / 1757-1774) le rétablit dans sa fonction, qu'il conserva jusqu'en 1172 H / 1759 J.-C. Comme cette œuvre a été restaurée à diverses périodes, on peut penser que la date est 1170 H / 1757 J.-C. plutôt que 1270 H / 1854 J.-C. \nLe sultan Osman II, qui monta sur le trône à l'âge de 55 ans, fut le plus âgé des princes ottomans à devenir sultan et son règne ne dura que trois ans. Le *tughra* indique : “Osman Khan, fils de Moustafa, le toujours victorieux.” Les *tughra* constituaient une sorte de signature des sultans ottomans et étaient dessinées par un fonctionnaire spécialisé de la chancellerie impériale (*Divan-i Hümayun*) sous les instructions de celle-ci. Ses dimensions et le fait qu'il ait été exécuté de façon à montrer en détail tous les aspects du *tughra* font penser que cet exemple a été réalisé pour servir de modèle au *tughra* du souverain.","short_description":"Les *tughra*, les monogrammes officiels des sultans, sont les premiers éléments qui viennent à l’esprit lorsque l’histoire ou l’art ottoman sont mentionnés. La taille de ce *tughra* du sultan Osman III en fait un exemple intéressant ; il a également des caractéristiques particulières à l’art du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Osman III (r. 1168-1171 H / 1754-1757 J.-C.).","dates":"1170 de l’Hégire / 1757 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 125 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"Datation fournie par la signature dans laquelle apparaît le nom du grand-amiral Soliman Pacha, en fonction sous le règne d'Osman III. Aucun autre amiral de ce nom ne figure dans les règnes de sultans ottomans autres qu'Osman III.","method_for_provenance":"Seule la chancellerie impériale (*Divan-i Hümayun*) avait le droit d'imprimer le *tughra* du sultan. Des copies de grande taille, comme celle-ci, étaient préparées pour servir de modèle d'exécution aux *tughra* des documents officiels.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré depuis la bibliothèque de Kiliç Pacha à Istanbul en 1334/1916.","bibliography":"ölçer, N., et al, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 43, planche 22 ; p. 61.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","bois","dorure","peinture"],"materials":["aquarelle et dorure.","bois"]},"37a27989-a571-558d-8e53-62ed28c07f4f":{"name":"Lustre.","description":"Cette pièce en cuivre est composée d'une couronne de six segments, posée sur un tambour cylindrique et étayée par six consoles. \n \nLa couronne faisait office de plateau auquel était fixés les supports métalliques recevant les godets à huile qui servaient de lampes. Elle est décorée de textes épigraphiques et de motifs végétaux dépendants ou indépendants des inscriptions. \n \nLes inscriptions sont gravées sur les deux bandeaux circulaires qui délimitent sa surface. Sur le bandeau extérieur, l'inscription en caractères cursifs mentionne des formules pieuses et des eulogies, ainsi que la date de fabrication du lustre. \n \nLe bandeau intérieur, gravé de caractères coufiques, combine une eulogie et un décor floral. \n \nEntre les deux bandeaux s'insère un large registre végétal au décor ajouré et ciselé. Il est meublé de palmes sur rinceaux (palmes simples asymétriques à calice, palmes doubles à bourgeons axillaires). \n \nLe même ordre décoratif se retrouve sur le champ du tambour. Entre deux bandeaux aux inscriptions votives en caractères cursifs, une large bande ajourée déploie une inscription votive en coufique et des motifs floraux émergeant d'un rinceau. \n \nLes consoles au profil floral présentent un décor végétal gravé dans le champ de l'écoinçon et un décor épigraphique à thème votif dans l'encadrement rectangulaire. \n \nCe luminaire est le prototype simplifié des lustres à plateaux, utilisés depuis l'époque almohade jusqu'au début du XXe siècle pour l'éclairage des mosquées et des salles de prière des *madrasa.* Ces lustres, parures des sanctuaires, étaient soigneusement ornés, particulièrement aux époques mérinides. Celui de la mosquée de Taza et celui de la *madrasa* Attarine de Fès en sont les meilleurs exemples.","short_description":"Ce luminaire décoré de textes épigraphiques et de motifs végétaux est le prototype simplifié des lustres à plateaux, où étaient fixés les supports métalliques des godets à huile. Utilisés jusqu'au début du XXe siècle pour l'éclairage des lieux de prière, ils en étaient la parure.","holder":"Musée Batha.","dates":"690 de l’Hégire / 1291 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Ø supérieur 67 cm, Ø base 24, 3 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le bandeau extérieur du plateau se termine par la mention de la date de fabrication, “fait le onze du mois de *doulqui*'d*a* 690 \\[4 novembre 1291\\]”.","method_for_provenance":"L'objet a été acheté à Fès et ressemble aux lustres des madrasa et mosquées mérinides de cette ville.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat en 1987.","bibliography":"Amahane, A. et Cambazard, C., *6000 d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \nTerrasse, M., “Le mobilier liturgique Mérinide”, *Bulletin d'archéologie marocaine,* T. X, Rabat, 1976, pp. 185-208.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","mobilier liturgique"],"materials":["Cuivre jaune ciselé et ajouré."]},"37c7ac1e-311b-504e-b4d9-c3f7173a7125":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier à corps conique tronqué et doubles bourrelets en partie basse de la base et sous l'épaule. L'épaule est aplatie et a été endommagée et réparée. De son centre part une tige cylindrique se terminant par un binet dont la forme rappelle, en réduction, celle de la base à travers ses deux bourrelets haut et bas. L'ouverture du binet a été endommagée et déformée. Le chandelier est orné d'un décor incisé, dont une grande partie était initialement incrustée d'argent. Sur le binet figure un bandeau épigraphique, interrompu par des rondeaux à rosettes tourbillonnantes pris dans une bordure neutre continue. L'inscription donne les titres officiels du propriétaire. Les deux bourrelets du binet sont rehaussés de hachures. \nSur la tige figurent trois bandeaux : le premier et le dernier sont décorés d'un réseau à motifs de quatre-feuilles, interrompu par deux rosettes à tourbillon. Ils encadrent un large bandeau qui comporte une inscription en écriture *thoulouth* sur fond de rinceaux foliés stylisés entre deux grandes rosettes à fleurs de lotus, fleurs à cinq pétales et volutes florales. La base de la tige est décorée de motifs obliques en forme de feuille et d'un bandeau de volutes stylisées. Sur l'épaule, deux cartouches allongés rehaussés de motifs secondaires dont des fleurs à cinq pétales alternent avec deux rosettes à fleurs de lotus. \nLes deux bourrelets sous l'épaule présentent un décor en feuilles obliques semblable à celui de la base de la tige. Au-dessus et en-dessous se développe un enroulement de motifs foliés étroitement imbriqués. Sur le corps de la base, deux cartouches épigraphiques allongés alternent avec deux rondeaux également épigraphiques. Le fond restant est meublé par un motif de frise en T. Les cartouches donnent les titres et le nom du sultan Muhammad ibn Qalawun, qui fut déposé deux fois et régna trois fois (693-694 H /1293-1294 J.-C., 698-708 H /1299-1309 J.-C., 709-741 H /1310-1340 J.-C.). Le décor de la base est complété en partie inférieure par un motif de feuilles en oblique sur les bourrelets, entre lesquels été gravé un guillochis d'enroulement foliés.","short_description":"Durant la période mamelouke, de splendides ustensiles incrustés d’or et d’argent furent commandités par les souverains et dignitaires. La plupart présentent d’imposantes inscriptions portant le nom du donateur ou sa titulature, certaines forment une composition rayonnante autour du blason du propriétaire, témoignant de sa confiance et de ses aspirations spirituelles.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Sultan al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises et fut déposé deux fois (r. 693-694 H / 1293-1294 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C., 709-741 H / 1310-1340 J.-C.).","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 27,94 cm, Ø (à la base) 25,4 cm.","method_for_datation":"Ce chandelier a été fabriqué pour le sultan al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises et fut déposé deux fois (r. 693-694/1293-1294, 698-708/1299-1309, 709-741/1310-1340).","method_for_provenance":"Le style de ce chandelier correspond à celui du travail du métal mamelouk du VIIIe/XIVe siècle aussi bien en Égypte qu'en Syrie, caractérisé en particulier par des inscriptions titulaires emphatiques et importantes rehaussées d'incrustations d'argent. On observe également une tendance notable à organiser les inscriptions en compositions rayonnantes autour du blason du propriétaire, procédé qui revêtait probablement un sens symbolique et témoignait de l'assurance et des aspirations spirituelles des hauts personnages de la dynastie. Les fleurs de lotus sont également très présentes pendant cette période, associées à l'occasion avec des pivoines et d'autres motifs mineurs d'inspiration chinoise.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acquis par les NMS auprès de Bluett and Sons, Londres.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun","écriture thoulouth"],"materials":["Feuille de cuivre jaune martelée et incisée","traces d’incrustations d’argent."]},"38c49d86-1f30-5ebd-a391-a533a976b571":{"name":"Coupe.","description":"Profonde coupe en cuivre jaune gravé et incrusté d'argent. Le fond a été repoussé en palmettes radiantes. L'élément majeur du décor est constitué par les grands cartouches aux majestueuses inscriptions calligraphiques proclamant : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, juste souverain, saint guerrier, gardien des frontières, le protégé [par Dieu], le victorieux, sultan de l'Islam et des Musulmans, al-Malik al-Achraf Abou'l-Nasr Qaytbay.” De petites rosettes entre ces cartouches louent également le sultan et ajoutent : “Que sa victoire soit couronnée de gloire !”, ce qui implique que le souverain est encore en vie. Il est possible que cette exquise coupe ait été un lave-mains réservé à l'usage personnel du sultan Qaytbay. Le style et la qualité du décor sont caractéristiques du renouveau des arts sous le règne relativement paisible et prospère de ce sultan.","short_description":"Profonde coupe en cuivre jaune repoussé et gravé, dont la décoration comporte les nom et titres du sultan Qaytbay. Dans la mesure où l'inscription sous-entend qu'il est encore en vie, la coupe pourrait bien avoir été faite pour son utilisation personnelle comme lave-mains.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Qaytbay.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 15,4 cm, Ø 40,6 cm.","method_for_datation":"L'inscription nomme le sultan Qaytbay et implique qu'il règne encore (“Que sa victoire soit couronnée de gloire !”). La coupe peut donc être datée de son règne, 872-601/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1856.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 56, p. 98, p.134 et planche 112.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté."]},"39548f51-03b2-558c-9e39-2e9427feaf5c":{"name":"Vasque.","description":"Grande vasque de fontaine en marbre. Elle consiste pratiquement en une grande demi-sphère posée sur un pied de faible hauteur et surmontée d'un rebord à douze facettes, dont l'une est neutre et l'autre découpée de façon à soutenir le système d'alimentation en eau. Onze des facettes comportent une inscription qui donne le nom et les titres du gouverneur ayyoubide de Hama, al-Malik al-Mansour Muhammad ibn al-Mudaffar Mahmoud ibn Muhammad ibn Umar ibn Shahanshah ibn Ayyoub (plus brièvement connu sous le nom de Mansour II Muhammad), qui régna de 641 à 683 H (1244-1284 J.-C.). La face extérieure est sculptée d'un puissant motif à deux arabesques entrelacées, chacune répétée six fois en alternance et se détachant sur un fond de décor floral de moindres dimensions. Une vasque de cette qualité était probablement destinée à une mosquée publique prestigieuse pour répondre aux besoins des fidèles et proclamer la gloire du souverain.","short_description":"Grande vasque à ablutions en marbre, sculptée sur l'extérieur d'un puissant motif d'arabesques entrelacées. Sur le rebord à 12 facettes court une inscription aux nom et titres du commanditaire, le gouverneur de Hama. Ainsi la vasque servait-elle autant aux besoins rituels de la communauté qu'à l'image publique du gouverneur.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 676 de l’Hégire / 1278 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 50 cm, Ø 97 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date 676/1278.","method_for_provenance":"La vasque est inscrite du nom et des titres du gouverneur ayyoubide en l'honneur duquel elle a été réalisée (voir description ci-dessus).","provenance":"Hama (Syrie).","obtention":"Achetée par le musée en 1903.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, p. 111.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau","objets religieux"],"materials":["Marbre sculpté."]},"39ae7c13-54bb-57fc-9069-e9898933a6cc":{"name":"Fragment de stèle funéraire en marbre avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Fragment de l'angle supérieur d'une plaque rectangulaire en marbre. L'inscription se déployait le long des bords de la plaque, délimitée par un listel en haut et en bas ; selon V. Grassi, qui a récemment publié cette inscription, elle s'interrompait probablement dans la partie inférieure, comme le laissent penser les comparaisons avec des stèles semblables, de Malte. L'espace épigraphique était sans doute couronné par un arc outrepassé, qui rappelait la niche du *mirhab*. L'espace de réserve entre l'extrados de l'arc et l'angle supérieur droit de la stèle, le seul conservé, présente une grosse fleur à trois pétales et motif central en amande, semblable à celui de la stèle n° 1, mais avec un dessin plus construit et plus schématique. Les caractères coufiques sont en harmonie avec ce style ; on peut les dater du Ve siècle H (XIIe siècle J.-C.). L'inscription qui se trouvait dans l'espace épigraphique est perdue ; il subsiste une partie de celle qui longeait les côtés (portion ascendante droite et portion supérieure). Elle devait citer un passage du Coran (III, 185), habituellement utilisé dans les inscriptions funéraires : “… et vous n'obtiendrez les récompenses que le jour de la résurrection…”","short_description":"Fragment de stèle funéraire. Habituellement, les stèles présentent des inscriptions avec des formules typiques tirées du Coran, parfois complétées par l'éloge de la foi, de la piété et des vertus du défunt.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"Première moitié du Ve siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Trapani","dimensions":"H. max. 20 cm ; l. max. 16 cm ; ép. 6,3 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base du style des caractères et du décor.","method_for_provenance":"Cet objet faisait partie des dix fragments épigraphiques arabes de la collection Di Ferro, d'abord placés dans la bibliothèque Fardelliana, puis au musée Pepoli. On ne peut démontrer qu'il provient de Trapani ; les comparaisons feraient plutôt pencher pour une origine extérieure à la Sicile, peut-être Malte.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Grassi, V., “Iscrizioni del V-VI secolo dell'Egira nel Museo Pepoli di Trapani”, *Anaquel de Estudios Arabes*, 8, 1997, p. 135, n. 5.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["inscription en relief.","Marbre"]},"3a0d9391-5934-5a05-a66d-5b570463ddec":{"name":"Pièce de monnaie","description":"Dinar d'or de l'émir almoravide Ali bin Youssouf (r. 500-537 H / 1106-1143 J.-C.). L'inscription figurant dans le champ central de l'obvers consiste en quatre citations du Coran et le nom du souverain: “Il  n'est d'autre dieu que Dieu” (XLVII, 19), “Il est sans égal” (VI, 163), “Muhammad est l'apôtre de Dieu” (XLVIII, 29), “Commandeur des musulmans, Ali bin Youssouf”. La légende en couronne est également une citation coranique: “Celui qui choisit une religion autre que l'islam ne sera pas accepté par Lui et dans le monde futur il sera sûrement parmi les perdants” (III, 85). \nLa légende circulaire à l'avers indique le lieu de frappe et sa date: “Au nom de Dieu ! Cette pièce d'or a été frappée à Ichbiliya en l'an cinq cent et seize.” L'inscription du champ central se réfère au calife abbasside de Bagdad, “l'imam Abdallah”, qui était al-Moustarchid (r. 512-529 H / 1118-1135 J.-C.).","short_description":"Dinar d’or de l’émir almoravide Ali bin Youssouf. L’inscription se compose de citations coraniques et du nom de l’émir. La légende en couronne de l’avers se réfère au lieu et à la date de la frappe: Ichbiliya, an 516 (1123).","holder":"Cabinet royal des monnaies","dates":"516 de l’Hégire / 1123 J.-C","location":"Stockholm","dimensions":"Ø 2,5 cm, poids 4 g","method_for_datation":"La pièce est datée à l’avers.","method_for_provenance":"L’inscription figurant à l’avers indique la provenance d’Ichbiliya (Séville).","provenance":"Séville (Ichbiliya), Espagne.","obtention":"Cette pièce fait partie d’un trésor découvert dans la paroisse de Visby dans le Gotland en Suède et déposé au musée en 1844.","bibliography":"Brisholm, K., “An Archival Study on Medieval Islamic Coinage”, *Nordisk Numismatisk Unions Medlemsblad* 9, 1986, 209-217. \nHazard, H. W., *The Numismatic History of Late Medieval North Africa*, Numismatic Studies 8, American Numismatic Society, New York, 1952. \nTornberg, C. J., *Numi Cufici*, Uppsala, 1848.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","monnaie","numismatique"],"materials":["frappe.","Or"]},"3a8f4926-8bbd-5e0d-af9c-239cc5185d26":{"name":"Panneau épigraphié en marbre.","description":"Grand panneau épigraphié en marbre réalisé pour célébrer le creusement d'un fossé autour du mur de fortification de la vieille ville de Jérusalem au cours de la période ayyoubide. Creusé quatre ans après la bataille de Hattin, sous la supervision d'al-Asfahsalar Ali bin Ahmad al-Hikkari (mort en 588 H / 1192 J.-C.), ce fossé était censé protéger la ville des incursions des croisés. \nIl est probable que le panneau a été transféré au Haram al-Charif lorsque les murailles ont été restaurées sous le règne du sultan ottoman Sulayman al-Qanuni (Soliman le Magnifique, r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.). L'inscription, sculptée en haut relief, comprend six lignes de style *naskhi* ayyoubide. Le texte éclaire sur la période de Saladin, fondateur de la dynastie ayyoubide, et sur les techniques de défense utilisées pour protéger la ville, parmi lesquelles ce fossé creusé après la libération de Jérusalem. Le texte de l'inscription est le suivant : \n“Au nom de Dieu, le plus Bienfaisant, le plus Miséricordieux, \nQue soient bénis Muhammad, le Prophète, et sa descendance. \nL'ordre d'édifier ceci et de creuser le fossé a été donné par notre maître, le Victorieux Souverain, le Salut de ce monde et de la religion, Sultan de l'Islam et des Musulmans, \nServiteur des deux sanctuaires sacrés et de ce lieu saint, Abou al-Mudaffar Youssouf bin Ayyoub, \nRestaurateur de l'état, Commandeur des Fidèles, que Dieu allonge ses jours et soutienne son étoile au temps du grand émir al-Asfahsalar Saif al-Din Ali bin Ahmad, que Dieu lui donne la force en 587 \\[1191\\].”","short_description":"Lorsque Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) eut repris Jérusalem aux Croisés, il rénova la citadelle et fit creuser un fossé pour protéger la ville de nouvelles attaques des Croisés. Cette inscription authentifie ces travaux et mentionne le sultan et le commandant de ses troupes. Ce panneau se trouve aujourd’hui sur la place du Dôme du Rocher.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan Salah al-Din Ayyoubi (r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","dates":"587 de l’Hégire / 1191 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 190 cm, l. 100 cm, ép. 6 cm.","method_for_datation":"La date figurant sur le panneau est plausible.","method_for_provenance":"Provenance mentionnée dans l'inscription.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Panneau trouvé dans le Dôme de Youssouf Agha sur le côté sud de la place du Dôme du Rocher, puis transféré au Musée islamique.","bibliography":"Abu Shama, Abd al-Rahman bin Ismail (m. 665/1267), *Ar-Rowdatain fi Akhbar al-Dawlatain* \\[Deux jardins dans l'histoire de deux états\\], Le Caire, 1870. \nAl-Isfahani, ' Imad al-Din Muhammad bin Muhammad (m. 597/1201), *Al-Fath al-Qasi fi al-Fath al-Qodsi* \\[La conquête de Jérusalem\\], Le Caire, 1903. \nAl-Zarkali, Khayr al-Din, *Al-A'lam* \\[Personnalités célèbres\\], vol. 4, Beyrouth, 1980. \nBerchem, M., van, *Corpus Inscriptionum Arabicarum*, vol. 3, 40,Le Caire, 1925.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscriptions","marbre","panneaux"],"materials":["Marbre blanc gravé d’une inscription."]},"3a983b0b-9b8a-5e11-bf52-f2a9ebd97acf":{"name":"Cippe funéraire cylindrique en marbre avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Cippe funéraire cylindrique en marbre, endommagé dans sa partie inférieure, sans décor, hormis une simple modénature dans la partie supérieure. L'inscription se déploie sur la surface cylindrique, sur dix lignes. Les caractères coufiques s'avèrent être du VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.). \nLe texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Ceci est la sépulture d'Omar ibn Abou Bakr al-Cha'iri (le marchand d'orge), lequel est mort le lundi huit du mois de *dhul higgiah* de l'an (cinq cent) quinze.” \nPour la détermination de l'année de l'Hégire, on ne conserve pas les centaines : sur la base de la correspondance entre le lundi et le 8 du mois, M. Amari propose d'intégrer (six cent) quinze, ce qui porterait la date à 1219 ; le *Répertoire*, par contre, propose d'intégrer (cinq cent) quinze, avec datation correspondant à 1122, ce qui semble plus justifié, compte tenu du style des caractères coufiques.","short_description":"La typologie particulière “en colonnette” de cette stèle en détermine l'appartenance à un cadre géographique bien précis : l'Italie du Sud. Le prototype peut être repéré en Égypte, dans des pièces du Xe siècle.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Comte Francesco Hernandez, Erice (v. 1830).","dates":"515 de l’Hégire / 1122 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 31 cm ; Ø 13 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription et confirmée par le style des caractères coufiques.","method_for_provenance":"On ne connaît pas sa provenance avec certitude, mais l'objet appartenait à la collection du comte Hernandez ; elle était essentiellement constituée de pièces provenant du territoire d'Erice.","provenance":"Inconnue (probablement Erice).","obtention":"Acquis par le musée en 1921.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), n. XXXIX, Palerme, 1971, p. 238. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VIII, p. 128. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, fig. 262.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["inscription en relief.","Marbre"]},"3b20eedf-73ef-58bb-867b-4bd1624b5b9c":{"name":"Service en argent.","description":"Service en argent composé de paires identiques de chandeliers, d'encensoirs et d'aspersoirs à parfums. 'Adila, fille du sultan Mahmoud III, l'offrit à la mosquée al-Aqsa. Le dessin est fortement influencé par le style européen de l'époque. Chaque chandelier comprend une base, une tige et un binet. L'importante base de forme octogonale est gravée d'un décor de feuillage. La tige est animée d'une coupelle en forme de feuille concave évoquant les feuilles gravées plus bas. Elle se poursuit par deux éléments globulaires, le plus bas quasi sphérique, le plus haut, plus volumineux et ovoïde. Tous deux sont ornés de motifs de feuillage similaires aux précédents. Une seconde coupelle en forme de feuille à peu près de la même taille que la précédente et suivie d'une sphère globuleuse précède le binet. \nLes encensoirs et les aspersoirs sont exécutés dans le même style, chaque pièce se composant d'une base, d'une panse et d'un couvercle perforé, la base large et cannelée se rétrécissant rapidement pour former une tige. La base de l'un des chandeliers porte une inscription ottomane en caractères arabes se lisant : “*Sultan Mahmud Han Sani hazretlerinin kerimesi, devletlü, ismetlü Adile Sultan hazretlerinin Mescid-i Aksa'ya mahsus vakfıdır*” (Don de son Excellence Adile Sultan, fille de son Excellence le Sultan Mahmoud Han II, à la mosquée al-Aqsa). \nLa date de 1302 \\[1887 J.-C.\\] y figure également. Elle a été ajoutée au cours du règne du sultan Abd al-Hamid II (r. 1293-1327 H / 1876-1909 J.-C.). \nLe corps globuleux de l'encensoir est effilé. Sa partie centrale se divise en deux parties réunies par une charnière qui permet de l'ouvrir pour le remplir. Le couvercle des encensoirs est ajouré pour permettre à la fumée parfumée de s'échapper, de la même façon que celui des aspersoirs est ponctué de perforations par où l'on pouvait diffuser le parfum. Il s'ouvre également en partie centrale pour permettre de remplir l'objet. Tous se terminent par une extrémité en forme de petite sphère décorée de feuilles et dont le style de décor est proche de celui des chandeliers.","short_description":"Service en argent fabriqué dans le style européen, composé de six pièces de même taille et de même forme décorées de motifs végétaux : une paire identique de chandeliers, d’encensoirs et d’aspersoirs à parfum. Il fut offert à la mosquée al-Aqsa par ‘Adila, fille du sultan Mahmoud III.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"‘Adila, fille du sultan Mahmoud II (r. 1223-1255 H / 1808-1839 J.-C.), qui en fit don à la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","dates":"1223-1255 de l’Hégire / 1808-1839 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. (chandelier) 60 cm, Ø 22 cm ; H. (de chaque encensoir et aspersoir) 33,5 cm, Ø 20,5 cm.","method_for_datation":"Une date est gravée à la base de l'un des encensoirs.","method_for_provenance":"Ces objets ont pu être réalisés en Grèce ou à Istanbul, mais rien ne permet d'en être certain.","provenance":"Peut-être Istanbul ou la Grèce.","obtention":"Ce service a été transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argent","aspersoir à parfum","chandeliers","décoration végétale","encensoirs"],"materials":["Argent gravé."]},"3b9a8d6f-7ca1-5e34-9c8f-c212c393a3de":{"name":"Charte *waqf* pour une fondation pieuse de Haseki Hürrem Sultan.","description":"Cette charte d'établissement d'une fondation pieuse (*waqf*) par l'épouse du sultan Soliman le Magnifique, Haseki Hürrem Sultan, rédigée en arabe sur 49 pages d'un papier finement préparé, est datée de 964 H / 1557 J.-C. La *tugra* de Soliman (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.) figure page 1a. Le texte qui débute par un titre occupant une page entière compte 9 lignes par page, copiées à l'encre noire à l'intérieur de marges matérialisées par un trait doré. Le titre de la page 1b et les espaces entre les lignes de la page 2a sont enluminés de dorures aux bords cernés de noir. \nLa reliure en cuir brun reflète les caractéristiques stylistiques de cet art au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), en particulier le médaillon ovale en creux à lambrequins et angles ornés. Il a été exécuté par pression dans une matrice, puis peint à l'or. Les contre-plats sont ornés de médaillons ovales découpés, collés et décorés d'arabesques et de motifs floraux d'inspiration chinoise. \nLes pages 9b-10a mentionnent les constructions entreprises par Soliman à Jérusalem près du Dôme du rocher pour son épouse Hürrem Sultan, appelés dans diverses sources historiques la mosquée-*madrasa*\\-*imaret* de Haseki Hürrem Sultan. Les pages 12a-14b contiennent une explication détaillée des dépenses à entreprendre pour assurer le bon fonctionnement du projet, comme l'entretien et le nettoyage des bâtiments, les salaires des employés, etc. Les pages 15b et 27a détaillent les domaines, moulins et autres propriétés pris parmi les biens de la donatrice pour garantir les revenus de la fondation, mais aucune information n'est donnée sur leur localisation. Les signatures des témoins et le sceau de Hürrem Sultan figurent page 49a. \nCet acte est un remarquable exemple de l'art du livre de la période ottomane classique, ainsi qu'une source appréciable d'informations historiques sur le système ottoman des fondations pieuses et sur leur fonctionnement.","short_description":"Cette charte d’établissement d’une fondation pieuse ou *waqfiya* à Jérusalem de l’épouse de Soliman le Magnifique, Hürrem Sultan, connue pour son implication politique, son élégance et ses œuvres caritatives, est non seulement un document historique mais aussi un magnifique exemple des arts du livre du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Haseki Hürrem Sultan (m. 965 H / 558 J.-C.).","dates":"964 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 28 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Selon son colophon, ce document a été rédigé en 964/557.","method_for_provenance":"Outre la calligraphie, la présence de la *tugra* de Soliman le Magnifique et la date indiquée, la qualité des enluminures montre que cette œuvre a probablement été réalisée dans un atelier du palais d'Istanbul au Xe/XVIe siècle.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré de la Direction des fondations pieuses en 1337/1919.","bibliography":"*Soliman le magnifique* (catalogue d'exposition), Paris, 1990, pp. 38-39, n° cat. 17.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","papier","peinture","waqf"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","gaufrage.","Papier préparé"]},"3c54f80b-766c-5ff6-959e-037413ba35e0":{"name":"Deux lampes de mosquée.","description":"Deux lampes de mosquée en verre à corps globuleux et col évasé, décorées d'émail et de dorure. Une inscription en caractères épais court tout autour de la panse, tandis que sur le col des rosettes à emblème de coupe alternent avec une calligraphie. Les inscriptions de ces deux lampes précisent qu'elles ont été fabriquées pour Sayf al-Din Cheikhu al-Umari, éminent émir auprès du sultan al-Nasir Muhammad. Il accéda à la fonction de commandant en chef du palais puis de Grand Émir avant d'être assassiné en 759 H / 1357 J.-C. Les rondeaux autour du col et sous la panse contiennent un motif de coupe, blason de Cheikhu qui occupait la fonction d'échanson. Le col porte la sourate XXIV, 35 du Coran, connue sous le nom de verset de la “Lumière” : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). \nLes lampes mameloukes à décor non figuratif et inscriptions de versets du Coran étaient la plupart du temps destinées à des bâtiments religieux, d'où leur nom de “lampes de mosquée”. Cependant, certaines lampes de la même forme datant de cette période ont pu servir à un usage séculier. Elles font partie d'un groupe de lampes subsistantes sans doute fabriquées pour la mosquée édifiée par Cheikhu en 750 H / 1349 J.-C., ou pour la résidence de soufis (*khanqa*) qu'il fit construire en 756 H / 1355 J.-C. au pied de la citadelle du Caire.","short_description":"Paire de lampes de mosquée à décor émaillé et doré. Autour du corps se trouvent des médaillons contenant l'emblème de la tasse, le symbole héraldique appartenant au commanditaire Sayf al-Din Cheykhu al-Umari, qui était échanson du sultan al-Nasir Muhammad.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Émir Cheikhu.","dates":"Milieu VIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 53 cm, Ø 14 comme (base), 26 cm (haut du col).","method_for_datation":"Ces deux lampes portent le blason et le nom de Cheikhu, et ont donc été probablement réalisées pour les bâtiments qu'il fit édifier au Caire, une mosquée en 750/1349 puis, juste en face, une *khanqa* en 756/1355. Il accéda à ses fonctions dans les années 740/1340, puis aida à la réinstallation du sultan al-Nasir Hassan sur son trône en 754/1354 J.-C. Ainsi, Cheikhu gouverna effectivement de longues années l'empire mamelouk jusqu'à son assassinat en 758/1357. Ces lampes datent probablement du milieu du VIIe/XIVe siècle alors qu'il était au sommet de sa puissance.","method_for_provenance":"Les objets portent le blason de Cheikhu, émir du sultan al-Nasir Muhammad au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Une des lampes (OA+521) a été léguée au British Museum par Felix Slade en 1868, l'autre (G.497) fait partie du legs Godman de 1983.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991, p. 113. \nPhillips, T. (éd.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, p. 591. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (éd. H. Tait), 1991, p. 135, fig. 168","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","calligraphie","Emblèmes","objets religieux"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"3d072f2e-a588-5c4d-be86-0d22f531c2a4":{"name":"Stèle funéraire d’Abou Abdallah ibn Khalifa.","description":"Stèle funéraire de forme pyramidale à gradins surmontée d'un prisme. Sculptée en relief, une inscription en caractères coufiques déploie l'épitaphe suivante : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu bénisse le prophète / Muhammad ! et sa famille et qu'il leur accorde le salut complet, toute âme goûte la mort \\[Coran, XXI, 36\\]. Ceci est la tombe d'Abdallah fils de Khalifa fils de Muhammad, que Dieu lui fasse miséricorde, il est décédé le jour / *el-djoumouaa* \\[vendredi\\] premier de *ramadan* de l'année 488 \\[septembre 1095\\]” ; sur les côtés latéraux, le prisme porte l'inscription suivante : “à Dieu / la louange.” \n \nCette stèle est en très mauvais état, et l'inscription est très difficile à déchiffrer.","short_description":"Stèle funéraire très mal conservée de forme pyramidale à gradins surmontée d'un prisme. Sculptée en relief, une inscription en caractères coufiques très peu lisibles donne le nom du défunt et la date de la mort avec les habituelles louanges à Dieu.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"488 H /1095 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 24 cm, l. 107 cm, ép. 31 cm.","method_for_datation":"La stèle comporte une date précise.","method_for_provenance":"Le site de la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Don de M. Massiera.","bibliography":"Mazouz, A., *El-kitabat el-koufia bildjazair ma beayn el-karnayn el-thani wa el-thamin el-higryene (8-14 el-miladiyene*) (Les inscriptions coufiques de l'Algérie entre le deuxième et le huitième siècle de l'Hégire \\[8-14 de l'ère chrétienne\\]), Alger, 2002. \n \nMarçais, G., “Sur deux stèles funéraires hammadites du musée Stéphane Gsell”, *Bulletin de la Société historique et géographique de la région de Sétif,* t. II, 1941, pp. 171-178.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","épigraphie","grès","inscription","objet funéraire","pierre tombale"],"materials":["Grès sculpté."]},"3e22b1c1-3e48-51e8-aa1f-07a2f91c99b3":{"name":"Carreaux en forme d’étoile.","description":"Les carreaux en forme d'étoile appartiennent à une typologie qui s'est probablement développée vers la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Plus couramment connus sous le nom de “kashi” – du centre de production le plus fameux, Kachan, au centre de l'Iran, ces carreaux, utilisés en guise de revêtement mural, parviennent presque à “dématérialiser” les volumes architecturaux, avec leur luminosité vibrante et leur polychromie. \nLe décor comporte des figures d'animaux placées au centre (félins, lièvres, éléphants…) sur un fond entièrement recouvert de feuillages. Le long du bord courent plusieurs motifs épigraphiques : sur le carreau orné de lièvres, on trouve une inscription coranique qui reprend presque entièrement la sourate CX : “Au nom de Dieu Clément Miséricordieux/ Lorsque Dieu vous donnera le triomphe et la victoire / Et que tu verras les gens entrer en foule dans la religion de Dieu / Chante alors les louanges de ton Seigneur et demande-Lui pardon, car Il est celui qui pardonne beaucoup !” Sur un autre carreau, décoré avec un éléphant et un phénix en vol et portant la date 691 H (1292 J.-C.), figure une citation tirée du Shahanama de Firdousi, concernant l'histoire du retour d'Isfandiyar de Goushtasp. Le texte de l'inscription dit : “À présent nous devons boire joyeusement / Car du fleuve arrive un parfum de musc, / L'air résonne de clameurs et la terre est courroucée / Heureux celui qui se contente de boire.”","short_description":"Connues sous le nom de *kashi*, à cause du centre où elles furent majoritairement produites, c'est-à-dire Kashan, ces briquettes en forme d'étoile, qui étaient combinées avec d'autres éléments cruciformes, étaient destinées à revêtir les parois de palais somptueux.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"l. 21 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée sur l'une des pièces.","method_for_provenance":"Des carreaux de ce type étaient communément produits à Kachan, en Iran.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Curatola, G., *Eredità dell'Islam. Arte islamica in Italia*, Cinisello Balsamo, 1993. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953.","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique","décor figuratif (animaux)","lustre"],"materials":["Céramique","décor en bleu et lustre métallique."]},"3ebe5033-d227-5761-a358-3afbce101aaf":{"name":"Coffret de la cathédrale de Braga.","description":"Petit coffret en ivoire sculpté sur un morceau de défense d'éléphant de forme cylindrique et fermé par un couvercle en coupole. Celle-ci est composée d'un petit tambour où l'on peut lire une inscription en arabe coufique et une calotte surmontée d'une petite anse piriforme. Le couvercle se trouve relié au corps du récipient par une fine lanière de bronze et maintient, dans la même matière, les parties fixes d'une boucle dont la languette s'est perdue. \nToute la surface de cette pièce est finement sculptée en bas relief exécuté au burin et au couperet. La composition ornementale présente une suite d'arcs en fer-à-cheval qui s'appuient sur des colonnettes à chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe et deux volutes. Sur chacun des arcs, et enveloppés par le même filet ciselé torsadé, s'inscrivent des cervidés et des oiseaux. À certains endroits, ces biches et oiseaux de paradis se détachent de l'intense végétation qui recouvre toute la surface. Sous l'un des arcs, deux personnages finement sculptés cueillent des fruits d'un arbre, d'un geste qui correspond à la représentation des vendanges du monde tardo-antique. La calotte du couvercle, également gravée, offre une suite de médaillons octogonaux où s'inscrivent des motifs zoomorphes. \nLes sentences propitiatoires en coufique inscrites sur la partie inférieure du couvercle, encadrées par deux bandes de torsades, indiquent que la commande provient du *hadjib* Abd al-Malik, fils d'al-Mansour, puissant chef militaire, qui a été à l'origine de nombreux pillages dans le nord de la Péninsule à fin du Xe siècle. Le caractère amène des représentations fait penser par ailleurs à une commande commémorative de type personnel, un mariage, par exemple.","short_description":"Petite boîte en ivoire commanditée par Abd al-Malik, fils du tout-puissant al-Mansour. La nature pacifique des images (scènes d'agriculture, biche et oiseaux de paradis) indique qu'elle peut avoir été faite pour quelque commémoration personnelle.","holder":"Trésor de la cathédrale de Braga.","initial_owner":"Commande d’Abd al-Malik, fils d’al-Mansour.","dates":"394 de l’Hégire / 1004 J.-C. et 398 H / 1008 J.-C.","location":"Braga.","dimensions":"H. 20 cm, Ø 10 cm.","method_for_datation":"Par l'inscription.","method_for_provenance":"Par le nom du commanditaire.","provenance":"Cordoue ?","obtention":"Par donation ou sac, le coffre s'est retrouvé propriété de la cathédrale (Sé) de Braga, dont le trésor date du haut Moyen âge.","bibliography":"Almeida, C. A. F. (de), “Arte Islâmica em Portugal”, *História da Arte em Portugal*, vol. 2 : *Arte da Alta Idade Média*, Lisbonne, 1986, pp. 73, 87-88. \nBarroca, M., “Cofre”, *Nos confins da Idade Média*, Lisbonne, 1992, p. 93-94. \nGómez-Moreno, M., *Arte árabe español hasta los almohades*, Ars Hipaniae, III, Madrid, 1951, p. 299.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Cláudio Torres","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abd-al-Malik","al-Mansour","arc en fer-à-cheval","biche","Braga","coffre","ivoire","oiseau du paradis","Omeyyades de Cordoue"],"materials":["Ivoire","sculpture en bas-relief."]},"3ebfbb43-ad99-55cc-82ee-b9c443c9a8c7":{"name":"Boîte de Zamora.","description":"Boîte cylindrique avec couvercle en forme de cône très plat, couronnée par un bouton en ove. Les deux éléments s'articulent au moyen d'une charnière d'argent, travaillée au burin et émaillée en noir. La pièce est taillée dans le cylindre d'une défense d'éléphant. \nLes surfaces du corps et le couvercle présentent une décoration où prédomine l'*ataurique* de diverses formes (tiges enlacées, fleurs, pignes et roses à six pétales), un haut-relief d'une grande précision incluant des tiges striées et des feuilles en biseau. Cette décoration comprend une faune variée très naturaliste, animaux affrontés ou adossés par paires, tels que paons royaux, gazelles, oiseaux… autant de motifs qui représentent une nouveauté dans l'art cordouan de l'époque, mais qui vont commencer dès lors à devenir plus courants. Sur le bord inférieur du couvercle, une inscription en élégants caractères coufiques indique la destinataire et la date d'exécution : “Bénédiction de Dieu à l'iman Abd Allah al-Hakim al-Moustansir Billah, Prince des croyants. Ceci est ce qu'il a fait faire à Durri le Jeune pour Madame la Mère d'Abd al-Rahman***.*** Année trois et cinquante et trois cents.” \nLa boîte fut commandée par al-Hakam II pour sa concubine Subh, mère du prince Abd al-Rahman, qui n'accéda pas au pouvoir car il mourut enfant. Le nom de Durri renvoie évidemment au donateur, esclave du calife, gouverneur de Baeza au début du règne d'Hicham II et exécuté sur l'ordre d'al-Mansour. \nLa matière première de l'objet, l'ivoire d'éléphant, est d'importation, ce qui est un témoignage des relations commerciales durant la période du califat omeyyade de Cordoue. \nLa boîte tire son nom de sa provenance, la cathédrale de Zamora où elle fut utilisée comme reliquaire.","short_description":"Sculptée avec maestria dans une défense d'éléphant importée d'Afrique, cette boîte est, comme le dit l'inscription, un cadeau du calife al-Hakam II à sa favorite Subh (“Aurora”), mère de l'héritier. Elle fut élaborée sous la supervision du fonctionnaire Durri al-Sagir dans les ateliers palatins de Madinat al-Zahira.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"353 H / 964 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 18 cm, Ø 10,3 cm.","method_for_datation":"L'inscription coufique qui figure sur la partie inférieure du couvercle indique la date de 353/964.","method_for_provenance":"Commandée par le calife al-Hakam (r. 350-366/961-976, elle peut être en relation avec les ateliers royaux d'ivoirerie de Madinat al-Zahira.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce fut découverte dans la cathédrale de Zamora durant les travaux préparatoires du Catalogue des monuments de la province de Zamora par la femme de Manuel Gómez Moreno, qui réussit à l'acquérir pour l'état. Elle est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 14 avril 1911.","bibliography":"Ferrrandis, J., *Marfiles árabes de Occidente*, vol. I, Madrid, 1935, pp. 56-58. \nFranco Mata, A., “Bote de Zamora”*, Remenbranza. Las Edades del Hombre*, Zamora, 2001, p. 65, n° 6. \nGómez Moreno, M., *Catálogo monumental de la provincia de Zamora*, Madrid, 1927, pp. 77-79, n° 164. \nMontoya Tejada, B. et Montoya Díaz B., *Marfiles cordobeses*, Cordoue, 1979, pp. 24-26. \nMartín Benito, J. I. et Reguera Grande, F., “El bote de Zamora : historia y patrimonio”, *De Arte*, 2, León, 2003, pp. 203-223.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art somptuaire","ateliers royaux","Madinat al-Zahra"],"materials":["Argent","Ivoire","moule","niellé."]},"3f16b552-d46e-5615-93a4-6d3aa09a3cdd":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en cuivre à décor incrusté d'argent et inscriptions en style *naskhi* dont le texte se lit : “L'honorable Excellence, Tabtaq, Gloire à son triomphe”. Les blasons comportent un gobelet, ce qui désigne la charge d'échanson occupée par le propriétaire de l'objet. En partie supérieure, un bandeau décoratif présente une série de rondeaux en relief à décor d'oiseaux affrontés. L'embouchure décorée de motifs végétaux est dotée d'un couvercle à double charnière et d'un filtre interne. Le bec présente trois bandeaux décoratifs : celui du milieu est inscrit d'un texte de propagande en écriture *naskhi*, l'autre, orné d'éléments en pointe de diamant, est meublé de motifs végétaux. Le nom mentionné renvoie à l'émir Tabtaq, l'un des officiers d'élite de al-Malik al-Achraf Khalil qui régna de 689 à 693 H / 1290-1294 J.-C. Tabtaq fut gouverneur de la ville de Qous en Haute-égypte au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.). \nLa fabrication d'aiguières était une activité florissante en Iran, d'où elle se transféra vers l'Irak puis l'égypte sous les Ayyoubides et les Mamelouks. Les formes et fonctions de ces objets étaient multiples : verser l'eau du bain, laver les mains et l'accomplissement du *woudou* (ablutions obligatoires avant la prière). Des aiguières purement ornementales décoraient également les palais et les résidences des sultans et des émirs.","short_description":"L'importance de cette aiguière vient de sa décoration admirable. Elle porte le nom de l'émir Tabtaq, un disciple du sultan al-Nasir Muhammad, et un blason à gobelet, symbole de sa charge d'échanson. Les aiguières arrivaient d'Égypte et d'Irak venant de Perse et avaient de multiples formes. On s'en servait dans les palais et les maisons pour verser l'eau du bain, se laver les mains et pour les ablutions obligatoires.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"709-741 de l’Hégire (1309-1340 J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 40 cm, Ø (base) 15 cm, Ø (ouverture) 10 cm.","method_for_datation":"L'aiguière porte le nom de l'émir Tabtaq, l'un des hauts dignitaires du règne d'al-Malik al-Achraf Khalil, et gouverneur de la ville de Qous au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 709-741/1309-1340).","method_for_provenance":"Cette aiguière a été fabriquée en égypte pour l'émir Tabtaq, comme le confirme l'inscription. De plus, elle a été découverte lors de fouilles archéologiques menées dans la ville égyptienne de Qous. Enfin, sa technique d'incrustation est typique d'un style répandu en égypte au cours de la période mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques dans la ville de Qous (égypte) en 1966.","bibliography":"Abd al-Razzaq, A., “Al-Runuq ala 'asr Salateen al-Mamalik \\[Blasons de la période des sultans mamelouks\\]”, *Mijala al-Jam'iya al-Tarikhiya* \\[Journal de l'Association historique \\], 21, Le Caire, 1974. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nMusilhi, S., *Adwat wa Awani al-Matbakh al-Ma'adaniya fi al-'Asr al-Mamluki* \\[Instruments et ustensiles en métal pour la cuisine au cours de la période mamelouke\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1983. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aiguières","blasons","cuivre","décoration épigraphique","écriture naskhi","inscriptions","propagande"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"41e2c44a-687b-5a33-a465-b90fb6356433":{"name":"Bouteille.","description":"Bouteille à panse globulaire, goulot cylindrique et base convexe. Elle présente une inscription dédicacée au sultan mamelouk : “Gloire à notre seigneur, le sultan al-Malik al-Achraf, le sage, le diligent”, en écriture cursive à caractères ascendants (*thoulouth*), en bleu sur fond d'arabesques de feuilles roses et vertes séparées par deux médaillons. Cette inscription se poursuit autour du goulot, répétant le mot *al-alim* (le sage). La partie supérieure de la panse est meublée de tiges délicates aux feuilles entourées de rouge, intercalées avec des rouleaux recourbés contenant des motifs trifoliés aux couleurs vives, et six médaillons circulaires avec des phœnix dorés en réserve sur fond bleu.","short_description":"Bouteille originaire de Syrie ou d'Égypte. La partie supérieure de la panse est ornée de motifs phytomorphes et de six médaillons circulaires avec des phoenix. L'inscription dédicacée qui dit “Gloire à notre seigneur, le sultan al-Malik al-Achraf, le sage, le diligent”, permet de dater cette pièce de la période mamelouke (VIIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.).","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","initial_owner":"Exécutée pour le sultan al-Malik al-Achraf, peut-être le sultan al-Achraf Ala al-Din Kayk (r. 742-743 H / 1341-1342 J.-C.) ou le sultan al-Achraf Chaban (r. 764-778 H / 1363-1377 J.-C.).","dates":"Milieu du VIIIe siècle de l’Hégire (milieu du XIVe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 42,5 cm ; Ø bord 6,5 cm ; Ø max. 30 cm ; Ø base 30 cm.","method_for_datation":"L'inscription dédicacée au sultan al-Malik al-Achraf permet de dater la pièce de la période mamelouke. L'analyse stylistique et la comparaison avec des ouvrages de la même époque confirment cette datation**.**","method_for_provenance":"Expertise complétée par des documents d'archive confirmant l'autenthicité de la pièce. Voir l'expertise réalisée par le Dr Otto von Falke, selon lequel “cette bouteille doit être considérée, une fois effectué l'examen détaillé de ses caractéristiques, de sa technique et de son style, comme une œuvre d'art indiscutablement autenthique et absolument intacte de l'époque des sultans mamelouks de l'égypte des XIVe-XVe siècles J.-C.”.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acquise auprès de la collection Rothschild, Londres, par l'intermédiaire de Hans Stiebe (S. et R. Rosenberg, Londres) lors de la vente Rothschild à la maison Sotheby's, à Londres, en avril 1937.","bibliography":"*Museu Calouste Gulbenkian. Catálogo*, Lisbonne, 2e édition, 1989. \nRibeiro, M. Q. et Hallet, J., *Os Vidros da Dinastia Mameluca no Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1999.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Achraf Ala al-Din Kayk","al-Achraf Chaban","al-alim","bouteille","Égypte","Mamelouks","Syrie","thoulouth","verre soufflé"],"materials":["bleu clair et blanc.","jaune","rose","rouge","Verre soufflé couleur miel à décor doré et émaillé en bleu","vert"]},"42311da9-1496-5d35-a0ea-56b7ce7ff0f7":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord évasé à lèvre quadrangulaire, bouche circulaire, col tronconique inversé, corps globulaire avec deux anses en ailerons et appendice supérieur sur l'épaule et base convexe. La jarre est recouverte d'une glaçure verte sur le col et le corps et ornée à profusion de cordons digités et ongulés, avec des signes prophylactiques estampés d'ordre végétal (rosettes et palmettes), calligraphique et architectonique (arcs en fer à cheval et trilobés). Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almohade utilisée pour garder de l'eau. Le soin apporté à protéger le contenu de ce pot est évident en raison de la profusion de symboles prophylactiques qui s'y trouvent estampés : motifs végétaux (rosettes et palmettes), calligraphiques et architecturaux (arcs outrepassés et trilobés).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.) ou premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 28 cm,l. 59 cm, H. 705 m.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238. Cette datation est confirmée par des parallèles décoratifs sur une margelle de puits de Tétouan datée, par une inscription, de 585/1190.","method_for_provenance":"On a trouvé à Mértola des empreintes utilisées pour décorer ce type de jarre.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, p. 163. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 150.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","eau","symboles prophylactiques","vie quotidienne"],"materials":["au tour dans la partie supérieure. Décor estampé","Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre/grisâtre compacte et levée en utilisant une technique mixte : au colombin dans la partie inférieure","glaçure partielle."]},"423ba8e5-2a5f-5713-a133-86900cda8eda":{"name":"Pièce de monnaie.","description":"Pièce d'or, ou dinar, à trois lignes de calligraphie sur chaque face, encerclées d'une ligne de texte le long du listel. L'inscription en coufique angulaire ne mentionne ni le nom du calife ni le lieu de frappe. Elle fournit en revanche la date d'émission et reproduit la profession de foi islamique, la *chahada*. Cette pièce est particulièrement importante puisqu'elle fait partie des premières frappées par le calife omeyyade Abd al-Malik (r. 65-87 H / 685-706 J.-C.) lors de sa réforme monétaire de 76 H / 696 J.-C. Si les pièces étaient auparavant ornées de représentations figuratives souvent inspirées de prototypes byzantins, ce nouveau modèle islamique vit la figure remplacée par une inscription calligraphique généralement tirée du Coran. Un changement de poids survint également au même moment : des 4,55 g de Byzance, il fut réduit à 4,25 g, standard appelé *mithqal*. La monnaie continua à être frappée sans images figuratives presque sans exception jusqu'au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). L'interdiction de la figure s'appliquait aussi aux bâtiments religieux omeyyades comme, par exemple, dans les mosaïques de la Grande Mosquée de Damas (87 H / 706 J.-C.), qui ne représentent que des constructions et des arbres.","short_description":"Cette pièce fait partie de la première émission relevant de la réforme monétaire du calife omeyyade Abd al-Malik en 76 H / 696 J.-C. Les nouvelles pièces sont exclusivement calligraphiques, sans aucune représentation figurative. Le texte comporte généralement des citations du Coran et le nom du souverain.","holder":"The British Museum.","dates":"77 de l’Hégire / 697 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 1,9 cm.","method_for_datation":"La pièce porte la date de 77 H (697 J.-C.).","method_for_provenance":"Cette pièce de monnaie a probablement été émise à Damas, capitale syrienne et centre politique de la dynastie des Omeyyades.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Don de E. T. Rogers en 1874.","bibliography":"Album, S., *A Checklist of Islamic Coins* (2e édition), Santa Rosa, 1998, pp. 20-21. \n*Byzantine and Post-Reform Umaiyad coins*, Londres, 1956, p. 84 sq. \nM. Broome, M., *A handbook of Islamic Coins*, Londres, 1985, chap. 1. \nWalker, J., *A Catalogue of the Muhammadan Coins in the British Museum*, vol. II : *Arab-Byzantine and Post-Reform Umaiyad coins,* Londres, 1956, p. 84 sq. \nWilliams (dir.), *Money: a History,* Londres, 1997, p. 90, fig. 135.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","monnaie","numismatics"],"materials":["or."]},"42a95db0-705d-5ebb-926f-d8bab4c95c82":{"name":"Épée.","description":"Épée se composant d'une lame à double tranchant, d'une garde et d'une poignée. La garde est en forme de croix dont le petit côté est fixé à la lame et à la poignée, le grand côté perpendiculaire à la lame se terminant par deux oves. La lame est décorée d'inscriptions à l'or au nom du sultan mamelouk al-Adil Tumanbay, qui régna quelques mois avant d'être déposé pendant le ramadan 907 H / 1501 J.-C. L'inscription se lit : “Le sultan al-Malik al-Adil Abou al-Nasr Tumanbay, Sultan de l'islam et des musulmans, Père des pauvres et des miséreux, Destructeur des infidèles et des idolâtres, Restaurateur de la justice. Que Dieu lui garantisse un long règne et que son triomphe soit glorieux.” \nEn général, le décor des épées mameloukes était rehaussé d'inscriptions dorées qui comprenaient le nom du sultan et son titre, ainsi que, occasionnellement, des versets du coran. La charge de *silahdar* (porte-armes) était l'une des positions les plus élevées au sein de l'État mamelouk. Les émirs qui accédaient à ce rang ajoutaient souvent une épée à leur blason. \nLes épées islamiques étaient forgées en acier syrien, considéré comme le meilleur. Les épées étaient fabriquées en deux parties – une feuille de fer repliée sur une partie plus rigide – martelées ensemble à chaud.","short_description":"Une des armes mameloukes particulièrement redoutées, l'épée était utilisée à la guerre, à la chasse et à certaines occasions de la vie de cour. Les épées étaient habituellement décorées avec des inscriptions dorées louant leurs propriétaires, comme cette épée à double tranchant portant le nom du sultan al-Adil al-Nasr Tumanbay.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"907 de l’Hégire / 1501 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 93 cm.","method_for_datation":"Présence d'une inscription gravée sur la lame donnant la date de 907 (1501).","method_for_provenance":"Cette épée a très probablement été fabriquée en égypte, en particulier parce qu'elle est au nom du sultan Tumanbay, souverain de l'époque.","provenance":"Pièce probablement forgée au Caire.","obtention":"Pièce achetée en 1919 auprès d'un marchand d'antiquités du nom de Janon.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nAtil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, New York, 1993. \nYujal, O. (trad. M. O. Taha), *Al-Souyouf al-Islamiya wa Sona'ouha* \\[Les épées islamiques et leur fabrication\\], Koweït, 1988. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-Sayf fi al-Islam* \\[L'épée en islam\\], Le Caire, 1951.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","décoration épigraphique","dorure","épées","inscription","Objets militaires"],"materials":["comme l’indique sa couleur.","garde : argent doré. La poignée est en ivoire de corne de rhinocéros","Lame : acier doré"]},"42d17703-8c81-5581-93a9-a8ddfeb7b3fb":{"name":"Fragments de revêtement de porte en bronze.","description":"Ces fragments du revêtement en bronze de la porte al-Ganaiz, disposés sur une planche de bois après leur récupération, se composent de deux ensembles : une frise épigraphique et un panneau décoratif. \n \nLe bandeau épigraphique situé sur la partie supérieure est constitué d'un cartouche encadré sur les côtés par un entrelacs recticurviligne qui rejoint un autre brin pour former une tresse limitant les bords latéraux. Le texte qui y figure est une eulogie (*Joie permanente et bonheur*) qui se trouve fréquemment dans le décor monumental. Il est gravé en caractères coufiques anguleux et tressés, aux hampes hautes et biseautées, sur un dense fond végétal où se déploient différentes sortes de palmes accrochées à un grêle rinceau ondulé : palmes simples asymétriques, palmes issues d'un calice à deux lobes en disques et à l'extrémité allongée en tige, palmes doubles symétriques aux lobes divergents, ou à plusieurs lobes, ceux de la base étant arqués. \n \nLe panneau décoratif est constitué de différentes pièces clouées et réunies par des baguettes en cuivre pour former une double composition géométrique imbriquée (figures cruciformes et polygones développés à partir de deux carrés lobés). Le centre des carrés est meublé d'un décor végétal moulé formé de palmes lisses et de rinceaux, et entouré d'une tresse circulaire ceinte d'un bandeau épigraphique en caractères cursifs moulés en relief – une eulogie sur le thème du bonheur et du succès. Les polygones sont timbrés, au centre, de cartouches à décor floral semblable au fond végétal de l'inscription coufique supérieure. \n \nLes plaques de revêtement en bronze dont ces fragments sont issus et dont la date d'exécution et le nom de l'artisan sont connus représenteraient les premiers spécimens de dinanderie musulmane dans le monde occidental.","short_description":"Ces fragments de bronze proviennent des plaques de revêtement de l'une des portes de la mosquée. Sculptés de décors géométriques, floraux et épigraphiques, ils représentent les premiers exemples de la dinanderie musulmane du monde occidental.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous).","dates":"531 de l’Hégire / 1136 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 75 cm, L. 40 cm.","method_for_datation":"Daté par une inscription se trouvant sur un autre fragment du revêtement en bronze de la porte de la mosquée Qaraouiyine et corroborée par l'auteur de *Zahrat al-As* (Fleur de myrte), qui relate que ce placage fut réalisé lors de l'agrandissement de la mosquée à l'époque almoravide, plus précisément sous le règne d'Ali ben Youssef (531/1136).","method_for_provenance":"Ces fragments sont semblables à ceux qui étaient encore en place en 1957.","provenance":"Mosquée Qaraouiyine, Fès.","obtention":"Eléments sauvés de la fonte en 1957 et récupérés par le Musée.","bibliography":"Al-Jaznai (Abou al-Hassan Ali), *Zahrat al-As* (Fleur de myrte*),* texte arabe traduit et annoté par A. Bel, Alger, 1923. \n \nCambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nTerrasse, H., *La mosquée al-Qaraouiyne,* Paris, 1968.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","édifice religieux"],"materials":["Bronze moulé gravé et ciselé."]},"42ff53d4-9927-52e7-a2e9-d92b4322baa4":{"name":"Stèle funéraire d’Abi-Beker ben Youssouf.","description":"Stèle funéraire de forme quadrangulaire, portant sur ses deux faces une inscription en coufique fleuri sculptée en relief. \n \nLe texte comporte quatre lignes sur une face : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu bénisse le prophète Muhammad ! / Quiconque est sur la terre est périssable. Ceci est la tombe de Abi-Bekr / ben Youssouf décédé, que Dieu lui fasse miséricorde ! dans le mois de *rabi / al-aoual* dans l'année 512 \\[118 J.-C.\\].” \n \nSur l'autre face, cinq lignes proclament : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, toute âme goûte / la mort. Seulement vos salaires vous seront acquittés au jour de la résurrection. / Qui échappe au feu et sera introduit au jardin : / donc, pour lui, le triomphe, car la vie d'ici-bas / n'est que jouissance d'illusion” (Coran, III, 185, trad. Berque). Sur les deux faces, les vides laissés par les hampes des lettres sont meublés d'ornements floraux. \n \nCette stèle est la première de la période hammadide qui ait été découverte à Bejaia. Elle est posée sur la tombe de façon à signaler l'orientation vers la *qibla*.","short_description":"Première stèle funéraire hammadite retrouvée à Bougie. De forme rectangulaire, elle porte une inscription coufique et des décors floraux sculptés sur les deux faces. Sur la première, le texte désigne le défunt ; sur l'envers, un passage coranique est cité.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"512 H / 1118 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 21 cm, l. 32 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant sur la stèle comporte une date précise.","provenance":"Bejaia, Algérie.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles de la Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nCoran (Le), traduction de J. Berque, Paris, 1990. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarye, G., *Musée national des antiquités algériennes,* Alger, 1899. \n \nColin, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie*, I, *Département d'Alger*, Paris, 1901.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bejaia","coufique","coufique fleuri","décoration florale","épigraphie","Hammadides","inscription","marbre","objet funéraire","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"4312ed57-80a5-53ca-a579-d77d2e79388d":{"name":"Petite table hexagonale.","description":"Cette petite table hexagonale était utilisée pour déposer les plats lors des repas. Son plateau, également hexagonal, est orné d'un décor central circulaire à inscription radiante en coufique tressé qui accroît l'effet décoratif en simulant les rayons du soleil issus du médaillon central. Celui-ci contient le nom gravé du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, pour lequel ce meuble a probablement été réalisé. Le plateau est bordé d'une inscription en écriture *thoulouth* mamelouke qui se lit : “Gloire à notre seigneur le sultan al-Malik al-Nasir al-'Alam, al-'Adil, al-Moudjahid, al-Mourabit, al-Mouthaghir, al-Mou'ayyad, al-Mansour, le Sultan de l'islam et des musulmans, le Destructeur des apostats et des infidèles, le Restaurateur de la justice pour tous, le Protecteur de l'oppressé face aux oppresseurs, le Protecteur de la communauté musulmane, le Protecteur des biens séculiers et spirituels, ibn al-Sultan al-Malik al-Mansour Qalawun al-Salihi.” Entourant ces inscriptions, en allant vers l'intérieur, figure une suite de demi-cercles lobés décorés de canards en vol remarquables par leur vitalité et leur mouvement. \nChacune des six faces du piètement se compose de quatre panneaux décoratifs superposés verticalement. Au centre de l'un d'eux, une petite porte en arc à deux battants s'ouvre sur une étagère intérieure. Les panneaux sont ornés de motifs d'arabesques ajourés composés de feuilles et de tiges entrelacées, de fleurs de lotus et d'inscriptions en écriture *thoulouth*. \nLa table repose sur six courts piliers, eux-mêmes appuyés sur des pieds et ornés d'une série d'inscriptions qui indiquent le nom de l'artisan et ses titres : *'amal al-'abd al-faqir radji 'afw rabihi al-ma'rouf bi ibn al-mou'allim al-oustadh* Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi al-Sankari, en l'an 728 de l'Hégire \\[1327 J.-C.\\] au temps de notre seigneur al-Malik al-Nasir, gloire à son triomphe”. \nCe type de meuble était très répandu. En dehors de sa fonction de table de repas, il pouvait servir à poser un coran, des vases, des brûleurs d'encens, des boissons ou des torches la nuit dans les mosquées ou les palais. Il se peut que celui-ci, qui appartenait à al-Nasir Muhammad, ait été utilisé dans son palais ou sa *madrasa* édifiée dans la rue des Dinandiers (Shari' nahh\\_sin) au Caire. Cette supposition s'appuie sur le fait qu'il provient de l'hôpital de al-Mansour Qalawun adjacent à la *madrasa* de al-Nasir Muhammad. Cette table, qui constitue un exemple de qualité exceptionnelle dans la prolifique production d'objets en métal de la période mamelouke, est l'une des plus superbes acquisitions des collections du Musée d'art islamique du Caire. Son importance tient à l'identité de son illustre destinataire et au fait qu'elle mentionne le nom de son artisan et sa date de fabrication.","short_description":"Ce type de table, fabriquée en métal ou en bois, était produit en grandes quantités à l'époque mamelouke au Caire. Elle permettait de porter la nourriture ou les articles devant être surélevés par rapport au niveau du sol. Cette table est en laiton rehaussé d'argent sur lequel le nom et les titres du sultan al-Nasir Muhammad et le nom de l'artisan étaient inscrits.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"728 de l’Hégire / 1327 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 81 cm, Ø 40,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur le meuble comprennent le nom de l'artisan, la date de fabrication et le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Ce meuble a très probablement été fabriqué au Caire, comme le suggèrent en particulier les inscriptions en *thoulouth* mamelouk, style dominant des pièces égyptiennes de la période mamelouke. De plus, sa technique de conception, de fabrication et de décoration se rapproche étroitement d'un certain nombre d'autres objets dont on sait qu'ils sont d'origine égyptienne, comme un coffret en cuivre (prévu pour un manuscrit du coran) incrusté d'or et d'argent, actuellement conservé à la bibliothèque de la mosquée al-Azhar, qui porte le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun et est daté de 723/1322. Un coffret quasi identique provenant d'une mosquée cairote se trouve au Musée d'art islamique de Berlin. Il porte le nom du même artisan : Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi. Un chandelier à incrustations d'argent des collections du Musée d'art islamique du Caire (n° 15080) porte également le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe plus, au cours de la période mamelouke existait au Caire un souk spécialisé dans la fabrication et la vente d'objets en métal incrusté. L'écrivain et historien al-Maqrizi se réfère à ce marché dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) sous le nom de “souk des artisans en incrustations” (le *suq al-Koftiyn*) qui était implanté dans une rue aujourd'hui parallèle à la rue al-Ghuriyya et de la rue al-Azhar. L'existence documentée de ce marché milite en faveur d'une fabrication de cette table au Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Une des premières pièces à entrer dans les collections du musée à son ouverture en 1903, elle y a été transférée du *bimaristan* (hôpital) du sultan al-Mansour Qalawun.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tārikhuha, Fūnunuha, throuha* \\[Le Caire : son histoire, son art et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAllan, J., *Islamic Metalworks : The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAtil, E., *Renaissance of Islam : Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","écriture thoulouth","incrustation","inscription","mobilier","motifs décoratifs","motifs végétaux","ouvrage ajouré"],"materials":["Cuivre à incrustations d’argent","décor en filigrane et ouvrage ajouré."]},"453d31a1-ac06-52d0-a282-f160b88b5219":{"name":"Écran de bois en deux parties.","description":"Cet écran, chef-d'œuvre de travail du bois, illustre la place essentielle de la Syrie dans cet art typiquement islamique. Il se compose de deux parties. La partie supérieure, la plus petite, est un écran rectangulaire divisé en quatre champs délimités par des encadrements. L'un d'eux est sculpté d'une *basmala* (\"Au nom de Dieu le Compatissant, le Miséricordieux\") en style coufique géométrique et travail d'ajourage, entouré d'un cadre de motifs végétaux stylisés. Sur le montant supérieur horizontal court une inscription en style coufique sculptée dans un champ de motifs de feuillage qui peut se traduire ainsi : \"Abou Ja‘far Muhammad bin al-Hassan bin al-Ali, ami sincère du Commandeur des Fidèles \\[le calife\\], Dieu accepte ce travail fait par lui dans le mois de l'année 497 \\[1103 J.-C.\\]. Le texte se poursuit par des versets du coran : \"Vos (vrais) amis sont (pas moins que) Dieu, Son messager, et les croyants, ceux qui disent les prières régulières, versent les aumônes et se courbent humblement (en adoration). Comme à ceux qui se tournent (pour l'amitié) vers Dieu, Son Messager, et les croyants, c'est le parti de Dieu qui doit certainement triompher\" (V, 55-56). De l'autre côté du panneau figure au centre l'expression “(…) Dieu est l'islam\" sculptée en caractères coufiques ajourés. Ce sont les derniers mots des versets III, 18-19 inscrits autour du cadre. Le panneau central est décoré de motifs végétaux qui sortent d'un petit vase sculpté. \nLa partie inférieure de l'écran est de plus grandes dimensions. Elle est rectangulaire et divisée en trois sections : la plus basse est une rangée de doubles colonnes tournées à socles rectangulaires et chapiteaux, la section centrale une rangée de colonnes simples tournées à socles en forme de vase et chapiteau, la troisième un écran sculpté divisé en plusieurs champs décoratifs à décor géométrique polygonal réalisée par assemblage de pièces de bois sculpté, ajouré et incrusté de petits éléments d'os.","short_description":"Le mobilier des mosquées et des lieux saints faisait souvent appel à un style de sculpture sur bois hautement raffiné. Cet écran de *maqsoura* du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) provenant d'une tombe royale damascène, est un bel exemple du rôle important de la Syrie dans la tradition du travail du bois.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Selon la date inscrite, cet écran appartenait sans doute à l'origine au mausolée du sultan seldjoukide Duqaq (r. 488-497 H / 1095-1104 J.-C.), situé dans le quartier de Maydan au sud-ouest du vieux Damas. Au cours de la période atabeg, près de 100 ans plus tard, il fut retravaillé et déplacé dans la mosquée Musalla al-Idayn voisine, édifiée par l'émir Ja‘far Muhammad bin al-Hassan bin al-Ali.","dates":"497 de l'Hégire / 1104 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Haut : H. 0,79 m, l. 2,46 m ; bas : H. 2,13 m, l. 2,46 m.","method_for_datation":"L'année 497 de l'Hégire (1104 J.-C.) est inscrite sur l'objet.","method_for_provenance":"L'éminent archéologue Michael Meinecke a défendu l'idée que le lieu d'origine de cet écran était à proximité du mausolée du sultan seldjouk Duqaq (r. 488-497/1095-1104) et qu'il avait été déplacé par la suite vers la mosquée Musalla al-Idayn construite un siècle après la date inscrite sur le bois.","provenance":"Quartier Maydan dans le sud de Damas.","obtention":"L'objet a été exproprié par la Direction générale des antiquités en 1927.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.206. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nMeinecke, M., *Patterns of Stylistic Change in Islamic Architecture: Local Traditions versus Migrating Artists*, Hagop Kevorkian Series on Near Eastern Art and Civilization, New York, 1996.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","Écran","incrustations d'os","Ja‘far Muhammad","mausolée","Michael Meinecke","mosquée","peuplier","sculpture","sultan Suqaq"],"materials":["Peuplier sculpté incrusté d'os."]},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahada","kiswa","objet funéraire"],"materials":["Soie tissée rouge","verte et or."]},"499ecee0-d098-5fd0-b896-0867f5949ae9":{"name":"Support de jarre (*kilga*).","description":"Ce *kilga*, ou support de jarre, a été sculpté d'un seul bloc de marbre. Ouvert en partie supérieure et de coupe rectangulaire, il repose sur des pieds sculptés en forme de lions accroupis. Sur les côtés figurent également des lions sculptés en bas-relief et une inscription ornementale contenant des vœux de bonheur pour le propriétaire. Le lion était associé à la personne du souverain, ce qui suggère que cet objet était destiné à un palais plutôt qu'à un édifice religieux. Il était conçu pour recevoir une grande jarre (*zir*) de terre cuite non vernie et poreuse, qui filtrait ainsi l'eau s'écoulant dans le réceptacle de marbre. Les supports de ce type, qui ne se trouvent qu'en Égypte, servaient à filtrer l'eau du Nil pour la rendre potable. Ibn Ridwan, médecin à la cour fatimide du Caire au XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) écrivait : “Le mieux est de ne pas utiliser cette eau à moins qu'elle n'ait été purifiée plusieurs fois… la partie purifiée est versée dans une jarre; seule l'eau s'écoulant à travers les porosités de la jarre sera utilisée.”","short_description":"Ces supports de jarre (*kilga*) en marbre sont spécifiques de l'Égypte. Le réceptacle du dispositif était destiné à supporter une jarre en pierre ou en terre cuite non vernie. Étant donné leur porosité, les jarres maintenaient l'eau fraîche et servaient aussi de filtre : l'eau s'écoulait à travers le corps de la jarre dans le bassin situé en dessous.","holder":"The British Museum.","dates":"Ve-VIe siècles de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 40 cm, L. 56,5 cm, l. 39,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique : la forme et le style de décor se retrouvent sur un ensemble d'objets similaires associés à la dynastie fatimide. L'écriture coufique est présente sur d'autres médiums et sur des inscriptions architecturales des Ve et VIe siècles H (XIe et XIIe siècles J.-C.).","method_for_provenance":"Des sources historiques mentionnent cette pratique de purification de l'eau du Nil. Par ailleurs, ce *kilga* a été trouvé en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don du Dr J.M. Rogers en 1988.","bibliography":"Institut du monde arabe, *Trésors fatimides du Caire* (catalogue de l'exposition présentée à l'Institut du monde arabe du 28 avril au 30 août 1998), p. 180 (*kilga* du Musée d'art islamique du Caire). \nPhillips, T., *Africa: The Art of a Continent*, Londres-New York, 1996, cat. n° 754 (*kilga* des Manchester City Art Galleries).","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau"],"materials":["Marbre à ornementation sculptée."]},"49f2b6a3-b42a-59a2-b31f-cd0aa20c6df8":{"name":"Pièce de monnaie (dinar).","description":"Pièce circulaire, écriture en relief dans un style coufique aghlabide simple, ligne de base circulaire sur le pourtour et horizontale au milieu. Le texte est encadré d'un cercle strié. Texte : Droit : “Au Nom d'Allah. Ce dinar a été frappé en l'an 192. Mohammad est l'envoyé d'Allah. Ghalaba.” Revers : “C'est Lui qui a envoyé son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu'elle triomphe sur toute autre religion. Il n'y a point de divinité autre que Allah l'Unique. Il n'a pas son pareil.” Ce dinar aghlabide, qui garde les caractéristiques de la monnaie abbasside, marque l'autonomie de la nouvelle dynastie, en se référant au nom du prince régnant et en gravant l'emblème de l'émirat, le mot ghalaba, qui perdurera, sur la monnaie aghlabide jusqu'à l'avènement des Fatimides. Les Aghlabides assurèrent de bonnes frappes d'espèces qui s'imposèrent dans les rapports commerciaux méditerranéens. La gravure de la monnaie se faisait essentiellement par enfoncement. La gravure par enlèvement semble avoir été utilisée dans les monnaies qui demandent une grande finesse d'exécution des motifs.","short_description":"Tout en gardant les caractéristiques de la monnaie abbasside, ce dinar aghlabide s'en distingue par l'emblème de l'émirat et le nom du prince régnant. La pièce de monnaie est circulaire. Le texte en relief, dans un style coufique, est encadré d'un cercle strié.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"192 de l’Hégire / 808 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 1,9 cm, poids 4,2 g.","method_for_datation":"La date est mentionnée dans le texte de l'inscription (l'année uniquement), 192 H (808 J.-C.).","method_for_provenance":"Le texte mentionne la nature de la pièce (dinar), l'année de frappe et la devise de l'émirat aghlabide (Ghalaba ou Ghâlib). Le dinar fut sans doute frappé aux ateliers monétaires de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à l'occasion de l'ouverture du Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986, on a choisi cette pièce de monnaie, parmi d'autres, pour créer une salle de monnaies.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aghlabide","économie","épigraphie","monnaie","numismatique"],"materials":["Or gravé."]},"4a32d0c3-68b5-55c4-a37a-780a7d0bacff":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Plaque rectangulaire en marbre blanc avec une épitaphe inscrite dans un cadre formé par une simple torsade. L'épigraphe fait preuve de raffinement et d'érudition aussi bien du point de vue épigraphique que textuel. L'*ordinatio* est assez soignée, les lettres et les signes d'abréviation sont typiques du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). L'expression *hic requiescunt membra* est peu commune en Hispanie mais présente des similitudes avec une inscription de Cordoue, de 982, qui appartient au Musée archéologique de Séville. L'épitaphe de l'évêque de l'Algarve s'en inspire en tant que modèle non seulement pour la formule d'introduction utilisée mais aussi pour la typologie des caractères et la torsade du cadre. Tout porte à croire qu'elles ont été faites dans le même atelier. Appartient également à cette famille l'inscription funéraire de la nonne Speciosa et de sa mère Tranquilla, datée d'environ 966 et qui se trouve dans l'église Saint-André à Cordoue.","short_description":"Stèle funéraire d'un évêque qui vivait dans l'Algarve à l'époque du califat et mourut en 991 J.-C. / 379 AH. Elle présente des similitudes avec des inscriptions chrétiennes contemporaines de Cordoue et est présumée avoir été produite par un atelier mozarabe dans cette ville.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"2 muharram 379 / 21 mars 991 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 37,5 cm, l. 30 cm, P. 4,2 cm.","method_for_datation":"La date apparaît sur les lignes 3 et 4 de l'épigraphe, se référant au jour du décès de l'évêque Julien. L'indication de l'ère obéit à une modalité inusitée mais typique des diplômes et épigraphes chrétiens immédiatement postérieurs au passage du millénaire, dans lesquels les nombres relatifs aux dizaines et aux unités précèdent le millier, accompagnés de l'expression “post”, “super” ou “peracta”. \nManuela Alves Dias date l'épigraphe de 987 sans avoir toutefois réussi à déchiffrer correctement le signe du millier et le V romain avec sa tige gauche presque à l'horizontale. L'interprétation correcte donne “ère 1029”, autrement dit 991 J.-C. (379 H).","method_for_provenance":"D'après Estácio Veiga, la stèle a été retrouvée sur le lieudit “Fonte Santa” (source sainte), dans les environs de Cacela. Cette localité serait mentionnée dans la *Chronique de la Conquête de l'Algarve*, où l'on raconte qu'après la prise de la fortification de Cacela par les troupes chrétiennes (XIIIe siècle), quelques uns de ses habitants se sont réfugiés dans les alentours, sur le site de la “Fonte do Bispo” (Fontaine de l'évêque). Il est probable que ce prélat soit l'évêque d'Ossonoba (Faro).","provenance":"Découverte dans les environs de Cacela (Faro), provenant probablement d’un atelier mozarabe de Cordoue.","obtention":"L'épigraphe a été communiquée par Estácio da Veiga à Emílio Hubner, qui l'a révélée en 1871. Plus tard, on en a perdu la trace jusqu'au milieu de la décennie 90, lorsqu'elle a été localisée en possession d'un particulier par l'archéologue Rui Parreira. Vu son importance exceptionnelle, celui-ci a réussi à la faire acquérir par la délégation de évora de l'IPPAR. Lors de la grande exposition “Portugal islamique”, la stèle a été transférée vers le MNA, dont elle est devenue partie de l'inventaire.","bibliography":"Barroca, M. J., *Epigrafia medieval portuguesa (862-1422)*, vol. 2. Porto, 1995, pp. 41-43. \nDias, M. A., “Sobre o epitáfio de Juliano, Bispo (Cacela, 987 d. C.)”, *Arqueologia Medieval*, 6, Porto, 1999, p. 11-18. \nHubner, E., *Inscriptiones Hispaniae Christianae*. Berlin, 1871, p. 69, n. 210. \nReal, M. L., “Lápide funerária do Bispo Julião”, *Cristo, fonte de esperança. Catálogo. Exposição do Grande Jubileu do Ano 2000*, Porto, 2000, pp. 200-201. \nSousa, J. M. C., “Relação das inscrições dos séculos VIII a XIII existentes em Portugal”, *Ethnos*, 3, Lisbonne, 1948, p. 115.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cordoue","épitaphe","évêque","inscription","Julião","marbre","mozarabe","objet funéraire","Omeyyades de Cordoue","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau","torsade"],"materials":["Marbre","sculpté au burin."]},"4a45199e-3af5-504d-9932-a1e4ed67dc93":{"name":"Fragment de tissu en coton imprimé.","description":"Ce fragment de tissu en coton est décoré de motifs imprimés en deux bandeaux. Le bandeau supérieur, plus étroit, répète une inscription : “Al-sabr ni'm al-nasir li koul chay'in akhir” (La patience est récompensée par le succès et tout a une fin). Elle est rédigée en style *thoulouth* mamelouk dans lequel les lettres sont entrelacées et les hampes prolongées, tout en laissant entre elles des espaces identiques, meublés de petits éléments en tresse. \nL'ornementation du bandeau inférieur, nettement plus large que le précédent, est distribuée en quatre rangées de deux éléments décoratifs alternés et répétés : une étoile à huit branches et une forme circulaire enfermant deux rondeaux concentriques. Les étoiles et les cercles de chaque rangée sont disposés dans le sens opposé à celui de la rangée supérieure. Chaque étoile est décorée de motifs floraux stylisés. Le cercle extérieur du rondeau est orné de motifs tressés entourant un cercle marqué de points qui entourent à leur tour une forme centrale appelée *dawama* (vortex). Ce dernier motif était répandu dans l'art mamelouk, en particulier sur les objets en métal. \nL'égypte mamelouke était réputée pour sa production de tissus en coton imprimé, très influencée par le commerce avec l'Inde, d'où le pays importait des vêtements en coton imprimé et du coton brut. Les artisans mamelouks utilisaient de nombreuses techniques dont l'impression à la planche de motifs gravés sur bois en creux ou en relief et l'impression à la planche en réserve (cire). Ce fragment faisait peut-être partie d'une robe ou d'un rideau ; plus probablement a-t-il servi de housse de couvre-lit – un modèle similaire se trouve au musée.","short_description":"L'industrie du tissage dans le Caire mamelouk comprenait les textiles de coton et de soie. Certains tissus étaient brodés de soie alors que d'autres, comme cette pièce de coton, étaient imprimés. Elle porte une citation bien connue indiquant que la patience est la plus grande des vertus.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"La datation s'appuie sur le style de l'inscription en style *thoulouth* mamelouk. Les similarités des éléments décoratifs de ce fragment avec des motifs retrouvés, entre autres, sur des objets en métal datés – en particulier le motif *dawama* (vortex) – ont permis de réduire le champ de datation de sa fabrication. Par ailleurs, le mot de “nasir” qui apparaît dans l'inscription pourrait être une référence au sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle et dans les quarante premières décennies (à l'exception de presque une année) du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de motifs décoratifs présents sur ce textile était fréquemment utilisé par les artisans mamelouks. Par ailleurs, l'égypte était réputée pour sa production de textiles en coton imprimé.","provenance":"Égypte.","obtention":"Fragment acheté en 1928 auprès du marchand d'antiquités Albert Abimayo.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \nBaker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nMaher, S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nPfister, R., *Les toiles imprimées de Fostat et l'Hindoustan*, Paris, 1938.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Coton tissé décoré de motifs monochromes imprimés à la planche."]},"4a8d9ff0-728a-5330-bca2-3801640f6f98":{"name":"Pièce de monnaie (dinar).","description":"Cette pièce de monnaie circulaire comporte sur les deux faces une inscription en écriture coufique que l'on peut lire comme suit : \n \nAvers : \n \nSur le pourtour: “*Wa man yabtaghi ghair al-islam dina falan yoqbala minhou wa houa fi al-akhirati min al-khassirine*” (Qui soupire après une religion autre que l'islam, cela de lui ne sera point accepté et dans la vie dernière, il sera parmi les perdants – Coran, III, 85). \n \nAu centre, le texte comprend cinq lignes : “*La illah ila Allah / Muhammad rassoul Allah / amir al-muslimine Ali ben / Youssef walie ahdih / al-amir Tachfin*” (Il n'y a de divinité que Dieu, Muhammad est le Messager de Dieu. Le prince des musulmans Ali ben Youssef, dont le successeur est le prince Tachfin). \n \nRevers : \n \nSur le pourtour : “*Bism Allah doriba hadha al-dainar bil-maria sanat sabu wa thalathine wa khamsimiya*” (Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé à Almería en l'an 537). \n \nAu centre, le texte est composé de quatre lignes comme suit : “*Al imam / abdu / allah / amir al-muminine*” (L'imam Abdullah, prince des croyants). \n \nCette pièce a été frappée sous le règne d'Ali ben Youssef (500-537 H /1106-1143 J.-C.), à Almería, en Espagne. L'existence d'ateliers de frappe en dehors de la capitale Marrakech, comme à Grenade, Séville, Valence et Tlemcen, prouve le pouvoir, l'étendue et la richesse de la dynastie des Almoravides. Généralement, les pièces en or d'Ali ben Youssef se caractérisent par leur pureté, qui varie entre 76 et 96%, et par l'apparition du titre de *amir al-muslimine* (prince des musulmans). \n \nOn note qu'en 495 H /1101 J.-C., Youssef ben Tachfin a proclamé la succession du pouvoir à son fils Ali.","short_description":"Pièce de monnaie, dinar, présentant sur les deux faces une inscription en écriture coufique, frappée sous le règne de l'Almoravide Ali ben Yousouf à Almería en Espagne. Ces pièces se caractérisent par la pureté de leur or et l'apparition du titre de “*amir al-muslimine*”, prince des croyants.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"537 H / 1142 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø 2,6 cm, poids 4 g.","method_for_datation":"L'année d'émission figure sur la pièce.","method_for_provenance":"La ville d'émission (Almería, Espagne) est indiquée sur la pièce.","provenance":"Almería, Espagne.","obtention":"Acheté par le musée en 1993.","bibliography":"Benguerba, S., *El-meskouket el-meghribia min el-feth ila souqout dawlet Beni Hammad* (La numismatique maghrébine de la Conquête musulmane à la chute du royaume des Beni Hammad),Alger, 1986. \n \nDrias, L., Drias, Y., Doubabi, H., *Djami'a el-meskouket el-arabia el-islamia bil matahif al-djazairia* (Corpus de la numismatique arabo-musulmane des musées algériens),vol. II, Alger, 2000. \n \nHazard, H. W., *The numismatic history of late Medieval North Africa*, New York, 1952. \n \nLavoix, H., *Catalogue des monnaies musulmanes de la Bibliothèque nationale, Cabinet des médailles*, t. I, Paris, 1887.","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Ali ben Youssef","Almería","coufique","économie","monnaie","numismatique","or","Youssef ben Tachfin"],"materials":["Or frappé."]},"4ae45f56-80f0-5f31-82a5-680fa0d249f9":{"name":"Pot de bain","description":"Pot de bain assez ouvert. Le rebord arrondi est ensuite souligné d’une bande ajourée de motifs floraux. Sur toute la surface de l’objet court une large bande calligraphiée en écriture maghribi qui se lit : “La sagesse est la couronne du jeune, qui qui a créé un bandeau d’or. L’honnêteté est l’aurore.”","type":"Cuivre","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","provenance":"A"},"4b8ffd8e-ec58-5468-9e97-3c950ff7e6c9":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Les lampes de mosquée en verre à décor émaillé ont surtout été fabriquées à l'époque mamelouke en Syrie ou en Égypte. Elles étaient exécutées sur commande et elles furent l'objet de dons des sultans mamelouks aux mosquées du Caire. \nLa lampe de Berlin la plus connue est en verre de couleur miel et présente un pied inversé, une panse marquée qui s'évase après le rétrécissement en un col haut et conique. Le corps est muni de six anses placées dans des champs réservés en forme de blason. Elles servaient à suspendre la lampe à des chaînettes. La lumière était dispensée par une petite lampe à huile de forme conique placée à l'intérieur. \nLe décor est constitué de deux frises épigraphiques et d'un motif floral parsemé, dans lequel on reconnaît à la fleur de lotus une influence extrême-orientale. La frise épigraphique sur le corps de la lampe est exécutée en or sur fond bleu. Elle donne le nom du sultan mamelouk qui régna à deux reprises, al-Nasir Muhammad (r. 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1310-1341 J.-C.). Cette lampe pourrait avoir été une commande destinée à une mosquée ou une école avec mausolée. Le sultan fit construire des édifices de ce type aussi bien en 704 H / 1304 J.-C. que dans la période 718-736 H / 1318-1335 J.-C. L'inscription en bleu sur un rinceau de volutes en spirales et sur fond initialement doré a pour thème le verset sur la lumière (sourate 24, verset 35), citation qui s'impose pour une lampe de mosquée. Les deux inscriptions sont en écriture *thoulouth*, ductus caractéristique de l'époque mamelouke.","short_description":"Les lampes de verre étaient fabriquées pour les mosquées, des tombeaux ou des mausolées. Un petit récipient intérieur maintenait la mèche et l'huile. Selon l'inscription qui figure sur son corps, cette lampe a été fabriquée au nom du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad. Elle est aussi décorée du verset du coran “la Lumière” (sourate IIIV, verset 35).","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Comte F. de Pourtalès, Saint-Pétersbourg.","dates":"Première moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 34 cm, Ø 24,8 cm.","method_for_datation":"L'époque mamelouke a connu la réalisation d'un grand nombre de lampes de mosquée, cet exemplaire donne le nom du sultan al-Nasir Muhammad qui régna au VIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Les lampes de mosquée étaient vraisemblablement fabriquées en Syrie ou en Égypte ; une localisation précise n'est pas possible à ce jour.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don du comte F. de Pourtalès en 1913.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*,Berlin, 1929-1930, p. 434, cat. n° 27, pl. 190, ill. n° 10. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),1972-1979, n° 13. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 199-273.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mamelouk","mosquée","verre émaillé"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"4be93273-e1ba-5539-89c5-b15b9bf3f2d5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Carreau de céramique vernissé de format rectangulaire, réalisé à l'occasion de la restauration du Dôme du Rocher en 1233 H / 1817 J.-C. et reproduisant le nom de l'un des artisans céramistes. Cette inscription occupe le centre du carreau ; elle est entourée d'une triple bordure de 2,5 cm de large. La première, à l'extérieur, est un bandeau en zigzag de couleurs contrastantes turquoise et jaune, la deuxième est ornée de motifs d'un vert clair très léger, la troisième d'un large filet bleu foncé. Le texte, écrit en vert et noir sur fond vert pâle, se lit “Confiance en Dieu 1233 \\[1817\\] Moustafa Ali Effendi”. On sait qu'un certain nombre d'artisans céramistes qui travaillaient à la restauration du Dôme du Rocher signaient ainsi leur travail. Le musée a acquis un second carreau réalisé par le même artisan, dont l'inscription dit : “Reconnais qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que c'est suffisant, Moustafa Ali Effendi, 1233 \\[1817\\].” Ces carreaux sont très similaires. La seule différence réside dans les couleurs du texte et du cadre du second modèle, décoré en bleu foncé sur fond bleu pâle. Un troisième carreau du même artisan a été répertorié. Son inscription, écrite en bleu clair sur fond bleu foncé, se lit : “Si vous vous posez des questions, posez-les à Dieu 1234 \\[1818\\], Moustafa.” \nIl est possible que ces carreaux aient été réalisés à l'occasion de l'avant-dernière des six étapes de la restauration du Dôme du Rocher, la dernière s'étant déroulée dans les années 1970. Malgré les efforts pour copier les carreaux des étapes précédentes afin de remplacer ceux qui étaient endommagés, on peut distinguer les différentes étapes de la restauration par les différences de travail, de couleur, de glaçure et d'autres aspects artistiques. Pour ces restaurations, de très nombreux carreaux ont été fabriqués à Jérusalem, qui ont été acquis par le Musée. Mais certains ont été importés de Kütahya ou d'Iznik en Turquie.","short_description":"Carreau de céramique vernissée qui, comme beaucoup d’autres, mentionne le nom de l’artisan qui participa à la restauration du Dôme du Rocher en 1233 H / 1817 J.-C. Il est peint en turquoise et vert clair alors que le nom est écrit en vert et noir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"1233 de l’Hégire / 1817 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36,5 cm, l. 27 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le panneau d'où est tiré ce carreau est daté.","method_for_provenance":"Il semble que des fours et des ateliers de céramique aient existé au Haram al-Charif, mais les céramistes devaient plus vraisemblablement venir de Damas car le patronyme de plusieurs d'entre eux comprend souvent le nom de “al-Dimachqi” (le Damascène).","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Carreau transféré du Dôme du Rocher au musée au cours des travaux de restauration de 1966.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nLaurent, B., “The Dome of the Rock: Restorations and Significance”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["carreau à glaçure","Carreau de céramique","céramique","faïence","glaçure"],"materials":["décor sous glaçure.","Terre cuite"]},"4c547f09-e5de-5249-976c-d3b8e43f3370":{"name":"Deux enseignes de bannières de Moïse.","description":"Paire d'enseignes de bannières de cérémonie utilisées dans les processions religieuses qui se déroulaient autour de la plupart des sites et mausolées religieux palestiniens et jouaient un rôle important dans la vie culturelle locale. Ces bannières pouvaient porter le nom d'un *mawsim*, d'une ville, d'un village, ou de la famille qui la portait. Les porteurs menaient la procession. Dans certains cas, elles indiquaient le statut social élevé de la famille, l'importance de la ville ou du village. L'ostension des bannières, traditionnellement réservée à certaines processions religieuses ou laïques, était considérée comme une expression de prestige social. \nL'une des plus fameuses fêtes religieuses de Palestine était celle du prophète Moïse. Elle commença au cours de la période ayyoubide (début du VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.) et se développa par la suite. Elle se tenait chaque année à la fin du printemps, coïncidant avec la fête de Pâques célébrée par les communautés chrétiennes. Des délégations arrivaient à Jérusalem des différentes parties de Palestine, notamment de Naplouse et d'Hébron. Les foules se rassemblaient au Haram al-Charif. Elles se déplaçaient en procession en portant les drapeaux et bannières spécifiques aux villes, villages et familles, ainsi qu'aux ordres soufis. Elles se rendaient au sanctuaire de Moïse, situé entre Jérusalem et Jéricho où les festivités, qui pouvaient durer une semaine, se poursuivaient accompagnées de l'accomplissement de vœux. \nLa bannière se composait d'une hampe cylindrique de 3 m de haut environ. Elle portait des inscriptions comme des versets du Coran, les noms de Dieu, des supplications, des expressions religieuses ou le nom d'individus ou de lieux. Les deux enseignes présentées ici sont de forme similaire. Chacune se compose d'une base cylindrique qui se fixait au sommet de la hampe et d'un col supportant un anneau circulaire contenant une inscription en deux lignes découpées dans le cuivre, disant “Dieu, notre Seigneur”. Au sommet du cercle se dresse un couronnement en rhombe dans lequel est découpée une seconde forme rhomboïde.","short_description":"Les bannières étaient utilisées lors de cérémonies ou de processions en Palestine et portaient le nom des prophètes, lieux de pèlerinages, villes ou familles importantes. Le plus important lieu de pèlerinage était la tombe du prophète Moïse. Chacune de ces paires identiques se termine par une couronne de cuivre qui devait être fixée au sommet de la hampe. Une inscription en deux lignes espacées dit : “Dieu, notre Seigneur”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 39 cm, Ø 16 cm.","method_for_datation":"étude du style, de la forme et de la technique de fonte du cuivre.","method_for_provenance":"Il est probable que ces objets ont été fabriqués à Jérusalem où ces bannières étaient répandues. Quelques familles locales fabriquent encore ce type d'accessoire.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Objets transférés du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Tamari, V., “Two Ottoman Ceremonial Banners in Jerusalem”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bannière","couronne","Étendards"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"4ca47641-f0ff-50a2-a7c3-b3adf3abb210":{"name":"Manuscrit du coran en style coufique.","description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran, utilisé pour la récitation dans le Dôme du Rocher pendant plusieurs siècles. Un certain nombre de pages ont disparu. \nLa reliure se compose de deux plats, recto et verso, réunis par un fermoir en forme de bouton. Le format horizontal est fréquent pour les corans des trois premiers siècles de l'ère islamique. La reliure est ornée d'une bordure estampée en quatre filets, dorée dans sa partie intérieure et rehaussée de fils de soie tressés. Au centre des deux plats figure un médaillon spiralé à décor végétal composé de fleurs à cinq pétales. L'intérieur de la reliure est doublé de cuir rouge clair. La couverture n'est pas originale et certainement pas antérieure au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Les deux premières pages contiennent trois cartouches rectangulaires encadrés de bandeaux droits et circulaires imbriqués et ornés à l'intérieur de points rouges et bleus. Les espaces interstitiels sont ornés de filets interrompus par des points verts. \nLe texte est rédigé en style coufique à l'encre noire. Les voyelles sont indiquées en rouge, les signes diacritiques en noir, les espaces de séparation entre les versets marqués de trois lignes inclinées. Les lignes de texte sont numérotées par chapitre. Le titre des chapitres (sourates) est écrit en coufique doré à l'intérieur d'un cartouche à cadre rouge. Les têtes de chapitre ne sont pas uniformes, mais témoignent d'une recherche de différents styles décoratifs. De même, il arrive que l'emplacement du titre varie : on peut le trouver en haut de la page, en bas dans le bandeau inférieur et même dans le bandeau central. Il est parfois enluminé à l'intérieur de bandeaux décoratifs à motifs simples et raffinés dont le dessin, les dimensions et la forme varient d'un bandeau à l'autre. \nCette section est divisée en sept parties. Les doubles pages qui commencent chacune des sept parties sont signalées par deux cadres qui entourent le contenu de chaque page. Tous deux sont ornés de points de couleurs variées. Le numéro de la septième partie, le titre de chapitre qui suit, ainsi que les versets correspondants du début de la section sont écrits dans la partie supérieure du cadre.","short_description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran. Il est de format horizontal, relié par une couverture de cuir décoré. Il est rédigé en style coufique à l’encre noire sur parchemin de gazelle. Des motifs décoratifs l’ornent tout au long et plus particulièrement en tête de chapitres. Ce coran est considéré comme l’un des plus anciens qui soit.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle de J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 24 cm, l. 31,5 cm, ép. 8 cm.","method_for_datation":"Le manuscrit mentionne la date de 984 (1547) et un lien avec al-Hassan bin al-Husain. Le style d'écriture coufique conforte cette datation, de même que le style d'ornements, répandu à cette période.","method_for_provenance":"L'Irak est un lieu de production vraisemblable car la plus grande partie de la famille du prophète résidait dans ce pays à cette période. L'écriture coufique ainsi que le style d'ornements utilisés étaient le style dominant en Irak à cette époque.","provenance":"Peut-être Irak.","obtention":"Manuscrit transféré du Dôme du Rocher au musée.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Turath al-Filistin fi Kitabat Abd Allah Moukhlis* \\[Le patrimoine de la Palestine dans les écrits d'Abd Allah Moukhlis\\], Amman, 1986. \nAl-Munjid, *Salah al-Din, Dirasat fi Tarkikh al-Khat al-'Arabi* \\[Recherches dans l'histoire de la calligraphie arabe\\], Beyrouth, 1971. \nDeroche, F., *The Abbasid Tradition*, Londres, 1992. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qur'aniya fi al-Mathaf al-Islami in al-Haram al-Charif' al-Qods* \\[Manuscrits islamiques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Hassan bin al-Husain","Coran","écriture coufique","manuscrits du Coran","manuscrits du Coran en style coufique","parchemin"],"materials":["aquarelle à l’or","Encre","Parchemin de chèvre ou de gazelle","reliure en cuir estampé."]},"4cdf29ad-f45a-562e-8ea4-fa190cc10ab3":{"name":"Panneau de bois à blason épigraphique.","description":"Panneau en bois à important champ central et bordure étroite. Au centre, se détache un blason épigraphique rond en trois parties sur fond d'arabesques. Les titres du sultan Qaytbay (r. 872-901 H /1468-1496 J.-C.) occupent la partie centrale, entre son nom et celui de sa victoire mentionnée en bas. Les trois inscriptions en écriture *thoulouth* disent : “*al-sultan al-malik al-achraf*” (au centre) “*Qaytbay* (au-dessus) “*izz nasrihi*” (au-dessous). Le champ central est entouré d'un rinceau en demi-palmettes stylisées. Qaytbay, mécène prolifique des arts comme de l'architecture, commandita un grand nombre de mosquées, de fontaines publiques (*sabil*), d'écoles religieuses (*madrasa*) et de caravansérails (*wikala*). On a suggéré que ce panneau provenait de la *wikala* du sultan au Caire, mais sans autre information il est difficile d'affecter avec certitude cet élément à un lieu particulier.","short_description":"Ce panneau de bois porte le blason composite du sultan mamelouk Qaytbay. Qaytbay était un mécène prolifique des arts comme de l’architecture. Il fit construire de nombreuses mosquées, fontaines publiques, écoles religieuses et auberges (*wikalas*). Ce panneau est présumé venir de son caravansérail du Caire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"872-901 de l’Hégire (1468-1496 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 59,69 cm, l. 39,37 cm.","method_for_datation":"Le blason épigraphique au centre du panneau indique les titres et le nom du sultan mamelouk Qaytbay (r. 872-901/1468-1496).","method_for_provenance":"Le blason épigraphique au centre du panneau donne les titres et le nom du sultan mamelouk Qaytbay. Il est possible qu'il ait été commandé pour la *wikala* de celui-ci au Caire.","provenance":"Probablement de la wikala du sultan Qaytbay au Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par le Royal Museum auprès de la Maurice Collection en 1884.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 204-205, cat. n° 101 (pour un panneau similaire).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture thoulouth","sultan Qaytbay","wikala"],"materials":["Bois sculpté."]},"4e024b5f-c870-54a0-abfe-e793ed34deb4":{"name":"Plat.","description":"Plateau rond et plat en cuivre jaune à rebord perpendiculaire. De fines incrustations d'argent tapissent le bassin sur un fond haché. C'est l'un des exemples les plus raffinés du travail de Mahmud al-Kurdi, alliant des détails étroitement imbriqués à une conception d'ensemble pleine de force. Des paires de croissants rayonnant à partir de l'octogone central alternent avec quatre médaillons ovales. Croissants et médaillons se détachent sur un très dense décor d'arabesques, tandis que des arabesques plus finement traitées meublent les médaillons et l'octogone. Un effet surprenant est obtenu par la façon dont les croissants incrustés d'un bandeau d'argent lisse ressortent sur le fond d'arabesques tourbillonnantes. La signature de Mahmud al-Kurdi apparaît dans les quatre rondeaux disposés entre les paires de croissants. Le travail de cet artisan relève d'un groupe de pièces qualifiées de “vénéto-sarrasines”, style caractérisé par la densité des motifs, l'utilisation de certaines formes européennes et la présence fréquente d'armes. Il est probable que ce plateau ait été spécifiquement produit pour le marché européen pour un usage quotidien.","short_description":"Ce plateau en cuivre jaune est l'un des plus beaux exemples du travail du maître artisan Mahmoud al-Kurdi, avec une décoration incrustée d'une grande finesse de détails. Il fait partie d'un group d'objets dits “vénéto-sarrasins”, qui présentent souvent un motif très dense et qui étaient parfois adaptés aux goût européen avec la présence fréquente d'armes.","holder":"The British Museum.","dates":"Seconde moitié du IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 3 cm, Ø 29,2 cm.","method_for_datation":"La tendance aux motifs plus imbriqués et sans ornements figuratifs est typique du travail du métal du IXe/XVe siècle dans l'Égypte et la Syrie mameloukes, ainsi qu'en Iran.","method_for_provenance":"La provenanceprécise des pièces “vénéto-sarrasines” fait encore l'objet de débats parmi les chercheurs. On pensait au XIXe siècle qu'elles avaient été produites à Venise par des artisans musulmans, mais étant donné les liens stylistiques entre ce style et le travail mamelouk d'incrustations sur métal, il semble plus probable que ce plateau, ainsi que d'autres objets travaillés dans cet esprit, aient été fabriqués en Syrie ou en Égypte, où des ateliers produisaient des formes adaptées au goût européen.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Auld, S., *Renaissance Venice, Islam and Mahmud the Kurd*, Londres, 2004, pp. 219-220, n° cat. 5.1 (reproduit au recto de la couverture). \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 116-117, planche 93.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’argent."]},"54153ed8-09be-518c-8b1b-5c34eb3644e6":{"name":"Carreaux d’un panneau épigraphique en céramique du Dôme du Rocher.","description":"Carreau faisant partie d'un panneau épigraphique qui décorait jadis le pinacle octogonal extérieur du Dôme du Rocher. Le sultan Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.) avait commandé ce panneau à l'occasion des travaux de rénovation du Dôme vers 969 H / 1560 J.-C. Chaque carreau mesure 25 x 25 cm et l'ensemble 160 m de long. Il reproduit l'intégralité de la sourate IIIVI, “Ya-sin”. Le texte en style *thoulouth* ottoman blanc sur fond bleu foncé est interrompu par des éléments décoratifs végétaux faits de tiges spiralées, de feuilles et de fleurs entrelacées. Ces carreaux d'une simplicité de traitement caractéristique ont bénéficié d'une mise en couleurs raffinée et d'une exécution très soignée. Ils constituent l'un des premiers exemples de céramique ottomane en architecture et plus spécifiquement dans le Dôme du Rocher. Pendant la période ottomane, les bâtiments étaient souvent carrelés, à tel point que la présence de carreaux est le signe de la contribution ottomane à la restauration des lieux saints, non seulement à Jérusalem mais aussi à La Mecque et à Médine. \nLe Musée islamique a acquis toutes les parties de ce panneau qui ont été prélevées lors des travaux de restauration du Dôme en 1960. Elles faisaient partie de la première phase de l'habillage de céramique des façades extérieures du bâtiment. Auparavant, l'octogone était recouvert d'une mosaïque de verre très détériorée par le temps, et que Soliman fit remplacer par ces carreaux.","short_description":"Carreau de céramique faisant partie d’un bandeau qui entourait le pinacle octogonal extérieur du Dôme du Rocher. Le sultan Soliman le Magnifique avait fait exécuter ce panneau à l’occasion de la rénovation du Dôme. Le texte en style *thoulouth* blanc sur fond bleu foncé est ponctué d’éléments décoratifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"976 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. (un carreau) 25 cm, l. 25 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le panneau est daté.","method_for_provenance":"Jérusalem pourrait être le lieu de production de ce type de carreaux. Des sources historiques confirment la présence d'artisans et de fours à céramique de type ottoman dans la région.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Carreaux transférés du Dôme du Rocher au musée en 1960.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nLaurent, B., “The Dome of the Rock: Restorations and Significance”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux en céramique","carreaux vernissés","décoration végétale","écriture thoulouth","écriture thoulouth ottomane","Ya-sin"],"materials":["décor sous glaçure.","Terre cuite"]},"541b09ae-62ac-5f8d-bf31-c3e32a645e1e":{"name":"Dinar (solidus).","description":"Ce dinar en or de bonne et belle facture est parmi les premières monnaies omeyyades, et des plus originales. Émise en Ifriqiya sous le règne de Sulayman fils de Abd al-Malik, elle présente les caractéristiques instaurées par son père en matière de monnayage : institution du dinar comme devise officielle, abolition des représentations iconographiques et usage exclusif de l'épigraphie arabe. C'est ainsi qu'aux endroits les plus visibles de la monnaie – le centre de la face et du revers – sont inscrites, comme le voulait la règle de l'époque, les professions de la foi islamique en caractères coufiques archaïques : “*La ilaha illa allah*” (Il n'est d'autre dieu que Dieu) et “*Mohamed Rassoul Allah*”(Mohamed est le Prophète de Dieu). Cependant, contrairement à l'usage en vigueur, les légendes circulaires de la face et du revers sont écrites en caractères latins abrégés, comme sur les monnaies byzantines d'Afrique : sur le pourtour de la face sont précisés la valeur monétaire de la pièce, “*Solidus*” (dinar), le lieu de frappe, “*Feritus in Africa*”(fait en Afrique)et l'année hégirienne d'émission, “*Anno : XCVIII*” (année 98). Les légendes circulaires du revers proclament en caractères latins l'unicité de Dieu : “*In nomine Domini*”(Au nom de Dieu)*,* “*Non Deus Nisi Solus Deus*”(Il n'est de dieu que le Dieu unique),“*Non Deo Socius*”(Dieu n'a pas son pareil).Ce qui prouverait qu'à cette époque la province d'Ifriqiya n'était pas complètement arabisée et qu'il existait encore des populations non islamisées qui ne parlaient que le latin. C'est sans doute ce qui a obligé les autorités des lieux, les gouverneurs nommés par les Omeyyades, à frapper des dinars à légendes latino-arabes et à utiliser une autre langue que l'arabe pour diffuser la profession de foi musulmane. La monnaie, objet utilitaire de commerce, était ainsi exploitée au profit de la propagande religieuse.","short_description":"Ce dinar suit les règles instaurées pour le monnayage musulman : les représentations iconographiques sont proscrites, la profession de foi est inscrite en arabe, mais le latin est conservé pour indiquer la valeur de la monnaie, sa date et l'unicité de Dieu. Ce bilinguisme utilisé à des fins de propagande fait l'originalité de la pièce.","holder":"Musée numismatique de Bank Al-Maghrib.","initial_owner":"J.D. Brèthes.","dates":"98 de l’Hégire / 715-716 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"Ø 1,2 cm, poids 4,28 g.","method_for_datation":"L'année figure en chiffres romains sur le pourtour du côté face du dinar.","method_for_provenance":"L'inscription circulaire de la face renseigne sur le lieu d'émission de la monnaie.","obtention":"Dinar acheté par la Banque du Maroc (Bank al-Maghrib), avec la totalité des pièces marocaines de la collection Brèthes. Ce numismate éclairé qui habitait le Maroc durant la première moitié du XXe siècle avait constitué une importante collection de monnaies trouvées sur le sol marocain et qui retracent toute l'histoire du Maroc depuis les périodes antiques jusqu'en 1940.","bibliography":"Brèthes, J.D., *Contribution à l'histoire du Maroc par les recherches numismatiques*, Casablanca, 1939.","workshop":"Atelier de frappe, Ifriqiya (Tunisie).","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001; IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","commerce","numismatique","religion"],"materials":["Or moulé et frappé."]},"54982720-049c-51a6-8e14-d75047ef0c85":{"name":"Dalle commémorative.","description":"Dalle commémorative d'une construction défensive. La pièce épouse la forme d'un prisme rectangulaire et sa faceprincipale est occupée par une inscription coufique en relief encadrée par une moulure. Les caractères, archaïques et orientalisants, assez détériorés à partir de la cinquième ligne, sont difficiles à lire. C'est à peine si l'on peut lire la dernière ligne. La partie la mieux conservée proclame : **“**Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux. Il a fait construire cette tour (*burj*) au serviteur de Dieu, al-Hakam al-Moustansir bi-Allah, émir des croyants, que Dieu lui prête longue vie, sous la direction de son *mawla* et *qaïd* Maysour ibn al-Hakam. Elle a été achevée, avec l'aide de Dieu existant, au mois de *ramadan* de l'année sept et cinquante et trois cents.” \nL'inscription fait référence au calife al-Hakam II (r. 350-366 H / 961-976 J.-C.), à l'initiative duquel fut réalisée la construction. Le terme de “*burj*” (tour, château) est associé au début de cette construction. La dalle commémore la fondation du château de Baños de la Encina (Jaén) et c'est l'une des rares que l'on conserve de l'époque omeyyade. \nDès le milieu du IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), la construction d'ouvrages défensifs se généralisa dans la péninsule Ibérique. Au début, ce fut sûrement à cause de la faiblesse numérique de la population musulmane pour défendre les positions conquises ; plus tard, les fortifications se développèrent progressivement afin d'assurer la protection des routes et des voies de communication au fur et à mesure des avancées de la “Reconquista”. L'enceinte du château de Baños de la Encina était probablement destinée à cantonner les troupes et à défendre le réseau routier qui partait de Cordoue.","short_description":"Cette dalle commémorative, en caractères coufiques assez détériorés, mentionne la construction d'un château sur ordre du calife omeyyade al-Hakam II. Elle a été découverte dans les environs de Baños de la Encina, ce qui suggère qu'elle se réfère à la forteresse de cette agglomération.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"357 H / 968 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 86 cm, l. 61 cm, ép. 17 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date de 357/968.","method_for_provenance":"Selon le dossier d'entrée, la pièce provient du château de Baños de la Encina (Jaén).","provenance":"Castillo de Baños de la Encina, Jaén.","obtention":"Cette pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt de la Real Academia de la Historia le 28 juin 1907.","bibliography":"Lévi-Provençal, E*.*, *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 134, n° 150, pl. 32a. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, pp. 92-93, n° 226. \n*El zoco. Vida económica y artes tradicionales en al-Andalus y Marruecos*, Jaén, 1995, p. 98.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Baños de la Encina","château","dalle de fondation","forteresse","Omeyyades d’al-Andalus"],"materials":["Marbre sculpté."]},"54e3a0d3-6ecd-5314-a088-45db5e7956cd":{"name":"Plumier.","description":"Plumier rectangulaire en cuivre équipé d'un couvercle à charnières et de compartiments intérieurs, décoré sur toutes ses faces d'incrustations d'or et d'argent. À l'extérieur, une série de médaillons alternent avec des inscriptions, le tout cerné d'enroulements d'arabesques. Une inscription rayonnante dans le couvercle donne les titres d'un émir anonyme. De chaque côté de ce rondeau épigraphique central figurent deux médaillons à fleurs de lotus. Celles-ci, comme les pivoines, étaient issues de l'art chinois, et firent leur apparition dans les arts décoratifs mamelouks au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs chinois avaient été importés en Égypte et en Syrie par les Mongols d'Iran. Une influence identique apparaît dans l'art iranien de la même période. Comme une grande partie du travail du métal mamelouk de cette période, toute représentation figurative est absente. Le décor se compose de calligraphie et de motifs floraux et géométriques. Les plumes se rangeaient dans le grand compartiment tandis que les plus petits recevaient l'encre, le sable (pour absorber l'encre) et de la bourre de fil pour nettoyer les plumes de roseau.","short_description":"Plumier en cuivre jaune avec des compartiments pour ranger les plumes, l'encre, le sable et les bourres de fil. Typique du travail du métal mamelouk depuis le VIIIe s. H / XIVe s. J.-C., cet objet est dépourvu de figures, mais est orné de calligraphie et d'une décoration florale et géométrique.","holder":"The British Museum.","dates":"Milieu VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 30,7 cm.","method_for_datation":"Au milieu du VIIIe/XIVe siècle, la plupart des objets en métal mamelouks étaient décorés d'inscriptions plutôt que de figures. Ce plumier comporte des panneaux calligraphiques à motifs floraux et géométriques. La présence de fleurs de lotus et de pivoines évoque également cette même période, lorsque ces éléments décoratifs deviennent de plus en plus courants dans l'art mamelouk. Par exemple, la pivoine se retrouve également sur une série de lampes de mosquée du même moment.","method_for_provenance":"Du point de vue stylistique, ce plumier est à rapprocher d'autres objets en métal incrusté produit dans les provinces mameloukes d'Égypte et de Syrie. De plus, la mention d'un émir mamelouk non nommé y est gravée.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par William Burges.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 111-113, fig.85.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune à incrustations d’or et d’argent."]},"54e4dfd7-48fc-5972-94f5-cea81c315201":{"name":"Écuelle.","description":"Écuelle à large ouverture et à fond légèrement convexe. Comme dans la plupart des objets de ce genre, le décor, qui recouvre entièrement la surface extérieure, s'organise en une large bande alternant avec des médaillons, formée d'une série de cartouches contenant des inscriptions en style cursif “naskhi”) mamelouk, appelé “thoulouth”. Sur le fond extérieur, le décor présente des motifs comme des phénix en vol et des pivoines, caractéristiques de l'orfèvrerie mamelouke et révélateurs de l'influence du naturalisme extrême-oriental, par l'intermédiaire du milieu iranien. \nDans les inscriptions, qui offrent un exemple typique des titres en usage dans le protocole mamelouk pour les objets destinés aux personnages de haut rang, on trouve des formules comme : “l'Excellence Suprême”, “le Maître”, “le Souverain”, “le Juste”, “l'Émir”, “le Mamelouk”… l'écuelle appartenait probablement à un haut fonctionnaire inconnu vivant à la cour du souverain, auquel une des inscriptions fait référence. \nSur le fond intérieur figure un motif particulièrement intéressant, formé d'une série de poissons disposés en spirale. Il s'agit d'un élément décoratif très répandu dans l'orfèvrerie islamique, et surtout dans celle de la période mamelouke. Le motif des poissons, outre qu'il est évidemment lié à l'usage de l'objet – contenir de l'eau –, revêt sans doute également une signification particulière, à la fois magique et symbolique dans la mesure où, dans le monde oriental aussi, le poisson, est de bon augure pour le propriétaire de l'objet.","short_description":"Écuelle pour l'eau, décorée avec des inscriptions et des motifs zoomorphes (poissons, phénix en train de voler) ; elle illustre bien l'usage à but décoratif et propitiatoire de la calligraphie dans le monde islamique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Rome","dimensions":"Ø 20 cm.","method_for_datation":"La typologie de l'écuelle est très répandue dans l'orfèvrerie islamique du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de spécimens auquel appartient cette écuelle est répandu, que ce soit dans le milieu iranien ou dans le milieu syro-égyptien.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., “Fish-pond Ornaments on Persian and Mamluk Metal Vassels”, *Bulletin of the School of Oriental and African Studies*, pp 31, 14-27, 1968. \nSafadi, Y.H., *Islamic Calligraphy*, Londres, 1979. \nScerrato, U., *Metalli Islamici*, Milan, 1966. \nTorre, P., “Metalli islamici”, *Museo Poldi-Pezzoli. Tessuti-Scultura-Metalli islamici*, Milan, 1987, pp. 273-304.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art mamelouk","calligraphie","damasquinage","écuelle"],"materials":["Cuivre damasquiné or et argent."]},"54e60e87-a0d4-5416-b5e8-03ace6751eca":{"name":"Folio de coran.","description":"Cette grande feuille de manuscrit coranique contient 11 lignes de texte par page, rédigées dans un style *muhaqqaq* raffiné à l'encre noire sur épais papier rose pâle soigneusement couché. Le bord droit a été découpé. Le texte va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI), verset 13, au recto, à la sourate *al-Tatfif* (LXXXIII), verset 4, au verso – reproduit ici. Des rosettes dorées, irrégulièrement ornées de points bleus, marquent les versets. Deux ornements marginaux enluminés, un circulaire et deux ovoïdes, contiennent probablement les mots de *khamsa* et *'ashra* qui signalent chaque cinquième et dixième verset. Ces deux pages présentent un titre de sourate en style coufique en réserve sur le fond du papier. Les deux titres figurent dans des cartouches rectangulaires enluminés à champ principal bleu décoré d'arabesques dorées. Chacun de ces cartouches est signalé par un médaillon ovoïde en marge. En partie supérieure du recto, le mot *waqf* rédigé en écriture cursive suggère que ce coran était dédié à une congrégation religieuse. \nLe style *muhaqqaq* a été utilisé pour les manuscrits coraniques mamelouks du VIIIe au IXe siècle H (XIVe-XVe siècles J.-C.). Il présente plusieurs caractéristiques notables comme des courbes sublinéaires étirées, des lettres à extrémités terminées par des pointes effilées et des interruptions entre les parties verticales et horizontales de certains caractères. Ce style convenait aux livres de grand format. L'utilisation de papiers de couleur, en particulier rose, était répandue dans les scriptoria mamelouks.","short_description":"Le texte figurant sur ce folio de coran va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI) à celle d'*al-Tatfif* (LXXXIII). Chaque face présente un titre de sourate. Des rosettes dorées indiquent les versets et des ornements enluminés figurent dans la marge. Le coran d'où il est tiré appartenait sans doute à une congrégation religieuse.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"VIIIe-IXe siècles de l'Hégire (XIVe-XVe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 44,8 cm, l. 33,5 cm.","method_for_datation":"En fonction du style de l'écriture et du type d'enluminure.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Legs de la collection Békézy.","bibliography":"James, D., *Qur'ans and Bindings from the Chester Beatty Library: A Facsimile Exhibition*, Dublin, 1980. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nJames, D., *The Master Scribes: Qur'ans of the 11th to 14th centuries AD. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. II, Londres, 1992. \nLings, M. et Safadi, Y. H., *The Qur'an*, Londres, 1976. \nSafwat, N. F., *The Art of the Pen: Calligraphy of the 14th to 20th Centuries. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. V, Londres, 1996.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","Manuscrits coraniques"],"materials":["calligraphie.","Encre","Papier"]},"54eca39b-22aa-51c8-a036-7621d45074f0":{"name":"Support de jarre","description":"Sculpté dans un bloc de marbre, ce support de jarre, appelé *kilga* en Égypte, se présente sous forme d'un élément principal creux, de section rectangulaire, à angles en pans coupés concaves, de quatre pieds et d'un petit bassin en projection. La partie avant est creusée par une ouverture en arc tricuspide, surmonté de deux protubérances en tête de lion, qui fait connexion entre le support lui-même et le bassin. Les quatre pans coupés sont chacun ornés d'un arc trilobé gravé entre deux pilastres ; les panneaux latéraux sont gravés d'une architecture de *mouqarnas* (ornement en forme de stalactite ou de nid d'abeille) surmontée, au centre, d'une petite protubérance rappelant celle de la face du bassin. Les flancs du bassin portent une inscription en style coufique qui se poursuit sur les panneaux latéraux. La partie droite du texte est totalement usée et sa partie gauche, quoique préservée, n'est pas compréhensible. Les pieds en languette à contours soulignés sont reliés par des arcs tricuspides. \nCes supports servaient à maintenir en position verticale d'importantes jarres à eau en terre cuite non vernie. La terre poreuse laissait suinter l'eau par le bas du récipient ; ainsi filtrée, l'eau était récupérée dans le petit bassin pour être bue. Les supports de cette forme de jarre spécifique semblent avoir été utilisés uniquement en Égypte, des Fatimides aux Mamelouks. Ce curieux dispositif peut avoir été une combinaison de plusieurs anciens procédés égyptiens de filtration, de conservation et de tirage de l'eau. Les Égyptiens dépendaient du Nil pour leur alimentation en eau et devaient donc filtrer pour obtenir un liquide potable. Les jarres en albâtre qui sont parfois rapprochées de ces supports ne peuvent être d'origine puisque leur matériau non poreux empêchait le filtrage de l'eau. Aucune de ces jarre en terre n'a été retrouvée.","short_description":"Support de jarre sur quatre pieds, sculpté dans un unique bloc de marbre et décoré. La jarre en terre cuite non vernie se déposait sur la partie creuse. L’eau, filtrée à travers la terre poreuse, était récupérée dans le petit bassin en projection.","holder":"Musée d’ethnographie","owner":"Musée d’ethnographie, Stockholm.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 31 cm, L. 64 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"La datation de ce type de support est difficile. On manque notamment d’études comparatives des motifs décoratifs et de leurs équivalents en architecture. Les supports à inscriptions coufiques sont généralement datés de la période fatimide.","method_for_provenance":"L’objet a é été acquis par F. R. Martin au Caire. Ce type de support de jarre semble typiquement égyptien car tous les exemplaires subsistants ont été trouvés dans ce pays.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achetée par le musée au collectionneur F. R. Martin en 1897.","bibliography":"Ali Ibrahim, L., “Clear Fresh Water in Medieval Cairene Houses”, *Islamic Archaeological Studies* 1, 1982, pp. 1-25. \nElisséeff, N., “An Alabaster Water-Jar”, *Bulletin of the Museum of Fine Arts* 45, 1947, pp. 35-38. \nKnauer, E., “Marble Jar-Stands from Egypt”, *Metropolitan Museum Journal* 14, 1980, pp.67–101.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","eau.","écriture coufique"],"materials":["Marbre","sculpté."]},"5691ad24-fe0c-597d-8ca1-206be34877d4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Ensemble complet de carreaux de céramique constituant un panneau en forme d'arc brisé. Les carreaux latéraux sont de couleur vert pomme, ceux de la partie centrale bleu foncé. L'ornementation florale et les inscriptions calligraphiques sont en blanc délicatement cerné de noir. Les couleurs ont été appliquées sous glaçure. \nCes superbes carreaux damascènes ottomans ont été découverts dans la chambre du tombeau de la mosquée Moustafa Lala Pacha, au-dessus de la fenêtre qui donne sur le cimetière. Les trois lignes de texte de style *thoulouth* se traduisent comme suit : \n(1) Protecteur \n(2) Que la miséricorde du Seigneur l'accompagne à chaque instant \n(3) Tout est mortel excepté la faveur de Dieu, il a le pouvoir de régner, vers lui vous retournerez tous. \nL'année 988 de l'Hégire (1590 J.-C.) est mentionnée en chiffres à deux endroits entre ces lignes. Les espaces entourant l'inscription ainsi que l'interlettrage sont meublés de motifs végétaux stylisés d'exécution raffinée. La représentation de multiples variétés de fleurs ondulant dans la brise rappelle à quel point les styles chinois influencèrent le répertoire formel des céramiques islamiques. Le choix du style *thoulouth* est fréquemment utilisé sur les carreaux pour les proportions monumentales de ses caractères et l'intérêt esthétique de ses courbes.","short_description":"Ces carreaux décorés sous glaçure de style ottoman fabriqués à Damas illustrent la qualité picturale de la calligraphie *thoulouth* sur un fond de motifs floraux en spirale.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Probablement un gouverneur de Damas sous le règne du sultan Mourad III (r. 981-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"998 de l'Hégire / 1590 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 85 cm, l. 175 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure sur le panneau fournit la date de son achèvement : 998 (1590).","method_for_provenance":"La technique du décor sous glaçure appartient aux techniques des céramistes syriens et diffère de la méthode de travail sur glaçure ottomane. Au cours de cette période, Damas était un florissant centre de production de carreaux et il est donc probable que ce panneau est d'origine locale.","provenance":"Mosquée de Moustafa Lala Pacha, Damas, Syrie.","obtention":"Le panneau est entré dans les collections du musée en 1919 lorsque la mosquée propriétaire de ce panneau fut démolie pour laisser place au souk al-Hal, le marché à la cardamome.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","carreaux","céramiques","Damas","écriture thoulouth","Moustafa Lala Pacha.","polychromie","sous-glaçure"],"materials":["Céramique polychrome peinte sous engobe transparent."]},"56be57e8-2f07-5969-a236-a5ddc30a31cd":{"name":"Lampe.","description":"Lampe de bronze constituée de divers éléments articulés autour d'une tige centrale. En premier lieu, quatre pièces sphériques disposées dans un ordre croissant de taille, avec une frange centrale ajourée et une inscription en *naskhi*. Ensuite, un élément prismatique à huit faces avec une décoration ajourée de type végétal. La lampe se termine par un grand corps tronco-pyramidal à la façon d'une cloche à quatre côtés, décoré de motifs végétaux et de deux cartouches épigraphiques, l'un dans la partie supérieure, l'autre dans la partie inférieure, avec la devise de Mohammed III : “Et il n'est d'autre vainqueur que Dieu. Loué soit-il.” Sur le bord, incisée dans le bronze, une autre inscription en *naskhi* livre, outre la date d'exécution, une série de bénédictions et de titulatures. \nQuant à la place des récipients pour les lumières, il y a une hypothèse convaincante. La lampe est parvenue au musée amputée de ses longs bras à charnières qui s'ouvraient, depuis le corps tronco-pyramidal, en une couronne rayonnante dont subsistent quelques restes. On comptait deux bras par face, ce qui fait un total de seize bras et environ 48 à 64 verres qui donnaient de la lumière sans l'obstacle de la grande structure. \nOn sait que la construction de la Mosquée royale de l'Alhambra est due à l'initiative de Mohammed III ; la lampe devait donc briller dans la nef centrale devant le *mirhab*, lieu idoine pour un objet portant la devise du souverain. Il est logique de conclure que le souverain fondateur avait dû également fournir le mobilier.","short_description":"Œuvre maîtresse de l'art du métal andalou grâce à l'élégante décoration ajourée de son corps, cette lampe, d'après son inscription, fut commandée par Mohamed III pour la mosquée de l'Alhambra. À l'intérieur de la lampe ont survécu les crochets des bras qui soutenaient les petits récipients de verre pour les lumières.","holder":"Musée archéologique national.","initial_owner":"Après la conquête de Grenade en 898 H / 1492 J.-C., la lampe, retirée de son emplacement, fut transportée à Oran avant d’entrer dans la collection du cardinal Cisneros qui en fit dépôt au Colegio Mayor de San Ildefonso, à Alcalá de Henares, d’où elle passa à l’Université.","dates":"705 H / 1305 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. totale 230 cm, H. du corps tronco-pyramidal 54 cm, Ø 79 cm.","method_for_datation":"Sur le bord inférieur de la lampe, une inscription en *naskhi* donne la date de 705 H / 1305 J.-C.","method_for_provenance":"Malgré les dégradations subies par la lampe dans sa partie inférieure, les titres encore visibles dans l'inscription du bord permettent de l'attribuer à MohammedIII(r. 702-709/1302-1309), qui dut la faire pour la mosquée de l'Alhambra.","provenance":"Mosquée de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce a été attribuée au Musée archéologique national après redistribution du patrimoine de l'état le 20 mars 1868.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Lámpara de Abu 'Abdil-lah Mohammad III de Granada, apellidada vulgarmente lámpara de Orán, y custodiada hoy en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, II, Madrid, 1876, pp. 466-491. \nFernández Puertas, A., “Tipología de lámparas de bronce de al-Andalus y el Magreb”, *Miscelánea de Estudios árabes y Hebraicos. Sección árabe-Islam*, 48, Grenade, 1999, pp. 379-392. \nLévi-Provençal, E., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 185, n° 192. \nZozaya, J., “Lámpara”, *Arte islámico en Granada. Propuesta para un museo de la Alhambra*,Grenade, 1995, p. 434, n° 187.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","bronze","Cisneros","Grenade","lampe","mobilier religieux","mosquée","naskhi"],"materials":["Bronze","fonte."]},"5702c937-55b7-5f65-adc4-2d6ddc8a7f83":{"name":"Dinar (pièce d'or).","description":"Le dinar est un des types de pièces mis en circulation par les musulmans. Par définition il était en or, le dirham en argent et le *fils* en cuivre. Il pesait environ quatre grammes. \nCette pièce est un dinar ayyoubide du type fatimide caractérisé par une inscription en cercles concentriques. Ce style initié par les Fatimides au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) est très différent du style coufique utilisé jusqu'alors, dans lequel le texte se distribuait entre un cercle en bordure et trois ou quatre lignes horizontales au centre. Le choix d'un changement aussi radical de la part de la dynastie fatimide chiite peut être interprété comme une tentative de se différencier des souverains omeyyades, abbassides et d'Asie centrale sunnites qui avaient adopté le style coufique. Des souverains postérieurs, comme Saladin, conservèrent ce style. \nCette pièce est datée des règnes du calife abbasside al-Moustadi (r. 566-575 H / 1170-1180 J.-C.) et du souverain ayyoubide Saladin. Elle a été frappée au Caire en 574 H / 1178 J.-C. \nL'inscription arabe en écriture *naskhi* qui recouvre ses deux faces se traduit ainsi : \nAvers: \nBandeau 1 : \"Au nom de Dieu le Miséricordieux, le Compatissant, ce dinar a été frappé au Caire en l'an cinq cent soixante-quatorze\" \nBandeau 2 : \"Il n'existe pas d'autre Dieu que Dieu, qui est sans associé, Abou Muhammad\" (Abou Muhammad étant le calife al-Moustadi). \nBandeau 3 : \"al-Mustadi‘ bi-amr Allah, Commandeur des Fidèles\" \nBandeau 4 : \"al-Imam al-Hassan\" \nRevers \nBandeau 1 : \"Muhammad le Messager de Dieu a été envoyé pour guider et enseigner la religion de la vérité, pour le proclamer à toutes les religions\" \nBandeau 2 : \"même si les polythéistes le rejettent. Que Dieu le bénisse et sa famille\" \nBandeau 3 : \"al-Malik ‘al-Nasir ‘Alim\" \nBandeau 4 : \"Youssouf bin Ayyoub\".","short_description":"Ce dinar en or a été frappé au Caire par les Ayyoubides en style fatimide. Il comporte des inscriptions disposées en trois cercles concentriques.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Al-Malik al-Nasir Salah al-Din Youssouf bin Ayyoub (Saladin, r. 569-589 H / 1174-1193 J.-C.).","dates":"574 de l'Hégire / 1178 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 2cm, poids 3,85 g.","method_for_datation":"La date de frappe, 574 (1178), est mentionnée dans les inscriptions.","method_for_provenance":"Le lieu de frappe, Le Caire, est mentionné dans l'inscription.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Pièce confisquée par les forces de sécurité et enregistrée dans les collections du musée en 1992.","bibliography":"Delpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife al-Moustadi","Damas","dinars","Le Caire","monnaie","numismatique","or","Saladin"],"materials":["Or frappé."]},"5956a116-f2da-52fd-9a46-aa5a243e3598":{"name":"Monnaie (*dinar*).","description":"Ce dinar, frappé en Égypte, peut être daté de l'époque du souverain al-Hakim bi-Amr Allah (386-411 H / 996-1021 J.-C.). Cette monnaie présente une inscription en caractères coufiques, aussi bien côté pile que côté face, disposée sur quatre lignes. Côté pile, l'inscription proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah, L'Unique, personne ne peut l'égaler. Muhammad est le Messager de Dieu.” Sur le bord : “Muhammad est le messager de Dieu. Il est celui qui a envoyé son messager avec une conduite droite et la Religion de la Vérité pour qu'elle l'emporte sur toutes les religions, en dépit des idolâtres.” \nCôté pile, au centre, on lit : “Abd Allah al-Mansour Abu Al\\_al-imam al-Hakim bi-amr Allah amir al-mu' minin” ; sur le bord, on lit : “bismi-llah duribahada-l-l-dinar bi-Mis'r sana talat wa arba maya” (Au nom de Dieu ce dinar a été frappé en Égypte en l'an trois et quatre cent \\[403\\]).","short_description":"Ce *dinar*, qui tire son nom du *denarius* byzantin dont il descend, est orné d'inscriptions en caractères coufiques. Frappé à l'époque du calife al-Hakim.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"403 de l’Hégire / 1012 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,2 cm ; poids 4,17 gr.","method_for_datation":"Inscription (pile, sur le bord).","method_for_provenance":"Inscription (pile, sur le bord).","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat.","bibliography":"Lane-Poole, S., *Catalogue of Oriental Coins in the British Museum*, IV, Londres, 1879, p. 21, fig. 85.","linkcatalogs":"Ifriqiya. Treize siècles d’art et d’architecture en Tunisie.","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Hakim","calligraphie","dinar","fatimide","monnaie","numismatique"],"materials":["Or/frappe."]},"59a7e631-51cd-5c00-96df-73c23c2e673f":{"name":"Frise épigraphique.","description":"Cette frise épigraphique était encastrée dans le mur de la qibla de la cour centrale de la zaouïa al-Gharianiya, au-dessus du mihrab extérieur. Les caractères coufiques de grande taille sculptés en relief sur un champ profondément évidé se distinguent par une mince rainure soulignant leurs contours. L'aspect monumental des caractères et leur richesse ornementale tiennent à la fois au tracé du corps des lettres et à l'usage de motifs adventices agrémentant leurs extrémités. L'écriture coufique de cette frise témoigne d'une grande sophistication : le graphisme des lettres est modelé selon les besoins de la composition ; le champ épigraphique est savamment élaboré et offre l'image d'un espace harmonieusement rempli. Se distingue de l'ensemble un superbe rinceau serpentiforme. émanant de la lettre arabe nun, il se termine par un fleuron trilobé qui effleure la lettre précédente. Ce motif renferme une feuille stylisée à cinq lobes, attestée dans le répertoire décoratif ifriqiyen dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). La présence de la lettre mim entre deux lettres à hampes, le lam et le nun, crée une zone vide difficile à meubler. L'ingéniosité du sculpteur a résolu le problème par l'élaboration d'un motif d'une grande richesse décorative. Remarquons le motif cordiforme qui surgit du mot “salam” (la paix), symbole de l'amour et de l'affection. L'inscription est incomplète et présente l'expression suivante : “Entrez-y en paix, à l'abri de toute crainte et …”","short_description":"Encastrée dans le mur de la *qibla* de la cour centrale du mausolée Sidi Abid al-Gharianiya au-dessus du *mihrab* extérieur, elle porte une inscription incomplète. L'écriture coufique de la frise témoigne d'une grande richesse paléographique. Elle offre de grandes analogies de style et de décor avec des dizaines de stèles funéraires kairouanaises.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"première moitié du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. totale 37 cm, ép. 5 cm ; bandeau épigraphique 32 cm ; lettres à hampes 31 cm.","method_for_datation":"La calligraphie de cette frise offre de grandes analogies de style et de décor avec des dizaines de stèles funéraires kairouanaises qui sont bien datées de la première moitié du IVe/Xe siècle. D'autre part, des genres d'écriture apparentés sont attestés à Kairouan à la même époque, à l'exemple de la frise épigraphique sculptée sur bois à la maqsoura de la Grande Mosquée et de l'inscription des deux piédroits réutilisés comme montants de l'actuel Bab Tunis (437/1046).","method_for_provenance":"Tout porte à croire que cette frise épigraphique a été récupérée sur le site de Sabra al-Mansouriya. Ceci est corroboré par la présence de différents matériaux, chapiteaux, colonnes à sceaux, sommiers, qui ont servi lors de la construction du monument au VIIIe/XIVe siècle et qui datent de l'époque fatimo-ziride. Or, seul le site de Sabra, qui a servi de carrière pour les Kairouanais lors de la reconstruction de leur ville après les invasions hilaliennes, offre une matière aussi abondante.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Lors des travaux de restauration du mausolée de Sidi Abid al-Ghariani, cette frise a été récupérée par les soins des responsables de l'Institut national du patrimoine de Tunis. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 235. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, n° 286, p. 216. \n \nRoy, B. et Poinssot, P., Inscriptions arabes de Kairouan, Paris, 1950, vol. I, n° 37, pp. 77-78. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 192.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","inscription"],"materials":["Marbre blanc sculpté et décoré."]},"5afb9d0a-a173-5509-83ce-e5ce7f4da179":{"name":"Page d’un manuscrit sur l’équitation et l’escrime.","description":"Page d'un manuscrit d'équitation rédigé en style *naskhi* à l'encre noire. Le titre principal indique en rouge le sujet de l'ouvrage. Sur la page reproduite, le sous-titre dit : “Chapitre sur comment rompre le bâton et l'éviter”. En haut de la page, trois cavaliers mamelouks sont représentés, dont deux se battent avec des bâtons. Chacun est vêtu d'une tunique descendant aux genoux et porte une coiffure appelée dans les documents historiques *al-zomt*. Le troisième homme porte un turban et un vêtement plus long à manches étroites. Il s'appuie sur un bâton dans une pose qui suggère qu'il observe les combattants dont il est peut-être l'instructeur. Les vêtements sont colorés en rouge, noir et violet rehaussés de traits de couleurs partant un peu au hasard dans toutes les directions. L'illustration reflète de façon claire les traits caractéristiques de l'école arabe qui s'étendait, au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), à une zone comprenant l'Irak, l'Iran, la Syrie, l'égypte et l'Afrique du Nord. Elle connaissait cependant des différenciations en fonction des caractéristiques locales de chaque région, tout en respectant des traits généraux comme le petit nombre de figures représentées, l'absence de cadre peint ou de fond, le recours aux couleurs vives, l'accent mis sur la représentation d'animaux, en particulier de chevaux, ainsi qu'une approche ignorant le réalisme et se souciant peu de la perspective et de la troisième dimension. Le Musée d'art islamique au Caire a acquis trois pages de ce manuscrit. \nLes autres pages montrent que le marchand d'antiquités Isa Maalouf, qui possédait le manuscrit en 1928, l'a vendu feuille par feuille dans divers pays. Le manuscrit comptait à l'origine 184 pages dont 16 dessins décrivant les armées et 46 illustrations en couleurs. Malheureusement le nom de l'œuvre et de son auteur sont inconnus car la première et la dernière pages ont disparu. L'ouvrage comporte un certain nombre de chapitres sur les arts de la guerre et l'équitation dont l'enseignement de celle-ci, le tir à l'arc, le maniement de l'épée, les différentes formes d'arc, le maniement de la lance et du bouclier à terre et à cheval, le lancer de javelot, le maniement du pieu, le tir de flèches, ainsi que quelques éléments sur les canons et la poudre.","short_description":"La période mamelouke a connu une renaissance de tous les arts, en particulier l'illustration des livres. Les artisans irakiens émigrèrent vers l'Égypte et la Syrie après l'invasion moghole de Bagdad et y ravivèrent la tradition de cet art. Cette illustration extraite d'un livre sur l'art de la monte est un bel exemple de l'école de peinture arabe.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 24 cm, l. 16,5 cm.","method_for_datation":"Un certain nombre de termes techniques et de mots rencontrés dans le texte de ce manuscrit se retrouvent dans des œuvres d'historiens écrivant sur l'égypte dans la seconde moitié de la période mamelouke. Il apparaît également que son style littéraire utilisant des mots du vocabulaire courant ressemble à celui de l'historien Ibn Iyas (m. 930/1524). Par ailleurs, l'illustrateur reproduit des vêtements et des coiffures de personnages de la période mamelouke, ainsi que les couleurs et les styles vestimentaires décrits dans des comptes-rendus écrits de l'époque. Des sources indiquent que les Mamelouks portaient un vêtement appelé *kabr* au cours de leurs activités miliaires et un *zomt* rouge sur la tête. On sait que, à partir de 841/1437, cette coiffure fut réservée aux Mamelouks par ordre du sultan al-Achraf Barsbay. De même, Ibn Iyas mentionne dans son ouvrage *Bada'i –Zouhour fi Waqa'i al-Douhour* \\[Les Merveilles des fleurs dans les rencontres à travers les âges\\] que le grand public et les paysans n'avaient pas le droit de la porter. Le *zomt* était généralement rouge et pelucheux, comme le montre l'illustration de ce manuscrit.","method_for_provenance":"L'illustration reflète clairement les caractères distinctifs de l'école arabe de peinture répandus à partir du IXe/XVe siècle dans une zone comprenant l'Irak, l'Iran, la Syrie, l'égypte et l'Afrique du Nord. Chaque région se différenciait cependant par des caractères locaux. Ce manuscrit décrit la hiérarchie militaire mamelouke en égypte peu de temps après le IXe/XVe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1955 auprès du marchand d'antiquités Asherof.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981. \nFarghali, Abu H. M., *Al-Taswir al-Islami: Nash'atahou wa mawqif al-Islam minhou wa ousoulouhou wa madarisouhou* \\[La peinture islamique : sa formation et l'attitude de l'islam envers elle, ses sources et ses écoles\\], Le Caire, 1991. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nIbn Iyas, Muhammad ibn Ahmad (m. 930/1524), *Bada'i al-Zouhour fi Waqa'i al-Douhour* \\[Les merveilles des fleurs à travers les âges\\], Le Caire, 1894. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cavaliers","équitation","illustrations.","manuscrit","papier","Portraits"],"materials":["aquarelle","encre noire et rouge.","Papier"]},"5ea5b8ab-9f07-5718-8f32-a6c53d04b318":{"name":"Tunique.","description":"La tunique est teintée en noir, le col est arrondi, les manches sont mi-longues. Le vêtement dispose au dos d'une ouverture longitudinale et ne peut donc être porté qu'en introduisant, en premier lieu, les mains dans les manches. Elle était probablement destinée à un enfant et rappelle, par sa forme, des vêtements coptes analogues. Au niveau des épaules, les manches sont ornées de décors qui diffèrent sensiblement d'une manche à une autre. La bande de l'épaule droite est garnie, sur une plate-forme rouge, de motifs géométriques et de traits jaunes alternant avec des médaillons qui renferment des éléments végétaux et floraux stylisés, mêlés à des motifs zoomorphes très stylisés. On pourrait y reconnaître des lièvres. La bande de la manche gauche, de coloration plus variée, comporte des motifs animaliers, essentiellement des lièvres et des chiens bleus, verts et noirs. Le fond est jaune. Les deux bandes sont encadrées d'une inscription pieuse en coufique angulaire, très altérée et peu lisible, brodée en soie. On peut lire : “Bénédiction durable (…) la souveraineté est à Dieu”.","short_description":"Cette tunique en lin teintée en noir, sans doute destinée à un enfant, rappelle par sa forme les vêtements coptes. Les manches sont ornées, au niveau des épaules, de décors qui diffèrent sensiblement d'une manche à l'autre et qui comportent des éléments végétaux et floraux mêlés à des motifs zoomorphes stylisés.","holder":"Musée national du Bardo","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L.70 cm, l. 50 à 70 cm, 120 cm avec manches.","method_for_datation":"Les tuniques qui appartiennent à la haute époque musulmane sont rares, ce qui nous prive de critères de datation. Néanmoins, en s'appuyant sur le décor et le type d'écriture, on peut dater cette tunique, avec peu de risques d'erreur, du IIIe-IVe siècle de l'Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Égypte ?.","obtention":"Ce vêtement fut acheté chez un antiquaire du Caire en 1958 par H. H. Abdelwahab, qui l'a offert au musée du Bardo en 1962.","bibliography":"Skik, K., Musée du Bardo, département musulman, Tunis, 1974, p. 16, fig. 6.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","textile"],"materials":["Lin brodé de laine."]},"5eacbf30-4e9e-5c27-a757-04efcf633b45":{"name":"Frise en bois.","description":"élément de frise presque complète qui devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription en coufique fleuri et tressé mentionnant la fin du verset 73, de la sourate XXII, “Le pèlerinage”. Les caractères coufiques sont enrichis d'éléments végétaux sous forme de demi-fleurons trilobés et de fleurons à cinq lobes qui prolongent l'angle du biseau. \n \nLe texte est sculpté sur un fond végétal meublé d'une dense composition florale ne ménageant pas le moindre vide. Cette décoration fait appel aux pommes de pin et aux palmes portées par un rinceau ou en garnissant les involutions : palmes lisses asymétriques à calice et au limbe étiré en boucle, palmes doubles nervées à digitation d'acanthe où l'œilleton qui sépare les nervures de deux en deux affecte une forme ovale rappelant l'écaille de la pomme de pin. \n \nCe fragment de frise au décor couvrant, à faible relief, où le goût de l'abondance et de la richesse ornementale succède à la simplicité et de la rigueur almohade, illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide, qui reprend certaines tendances de l'art almoravide.","short_description":"Cet élément de frise devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription coranique en coufique fleuri et tressé sculpté sur un fond végétal au décor couvrant et à faible relief, qui illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 21,6 cm, L. 107 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Le traitement des lettres et des formes florales que l'on observe également dans le décor de la porte de Salé, Bab Mrissa, datée de la seconde moitié du VIIe siècle (seconde moitié du XIIIe), ainsi que son décor couvrant, indique une esthétique correspondant au début de l'époque mérinide.","method_for_provenance":"Récupération de ruines à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration végétale","épigraphie","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et champlevé."]},"603d37ce-f178-5cd4-9e44-f5656d6bd87a":{"name":"Pièce de monnaie de dix dinars.","description":"Tout en étant une rareté dans le monnayage almohade, cette médaille de dix dinars en or présente les caractéristiques des monnaies de cette dynastie. Dès la prise de Marrakech en 1146, Abdelmoumen s'est en effet empressé de frapper une monnaie différente de celle de ses prédécesseurs. Il y a introduit la forme carrée, codifié les textes des légendes et leur emplacement et changé le style de leur graphie. Ainsi, dans le carré du droit de cette pièce, on peut lire la profession de foi de l'unicité de Dieu et de la mission prophétique de Mohamed après la *besmala* et le salut sur le prophète et ses compagnons ; dans les segments, le nom du prince régnant qui a émis la monnaie, puis le nom de son père.à l'intérieur du carré du revers, l'imamat du *mehdi* (l'envoyé) est proclamé, suivi du nom d'Abdelmoumen ibn Ali, le calife commandeur des croyants, premier monarque almohade. Dans les segments, le nom des ascendants du roi commanditaire de cette émission est inscrit avec leur titulature : le calife, commandeur des croyants, Abou Hafsel-Mourtada (1248-1266), fils d'Ibn Ibrahim, petit-fils d'Abou Yacoub, arrière-petit-fils d'Abdelmoumen. Comme il est d'usage pour ce type de monnayage, la date n'est pas mentionnée. Conformément au nouveau code, les textes sont écrits avec une graphie cursive d'une netteté de tracé et d'une sobriété caractéristiques de l'art almohade. Dans les carrés, les lettres sont enjolivées d'annelets, et, sur les segments, de fleurons, de vrilles et de palmettes lisses qui font de cette monnaie un bel objet empreint d'élégance. Il n'est donc pas étonnant qu'on y ait soudé une bélière pour la transformer en bijou. Ces monnaies en or dénommées *masmoudia* étaient très appréciées dans les états catholiques d'Espagne pour leur poids et la pureté de leur or, et ont continué à être utilisées pour les échanges même après la chute des Almohades.","short_description":"Cette médaille d'une valeur de dix dinars en or présente les caractéristiques des pièces de la dynastie qui a introduit dans le monnayage la forme carrée, codifié les textes et l'emplacement des légendes tout en changeant le style de leur écriture. Elle a été transformée en bijou pour sa rareté et son élégance.","holder":"Musée numismatique de Bank Al-Maghrib.","initial_owner":"J.D. Brèthes.","dates":"Règne d’Abou Hafs Omar el-Mourtada, 646-665 de l’Hégire / 1248-1266 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"Ø 65 mm, poids 49,4 g, ép. 1,5 mm.","method_for_datation":"L'inscription donnant le nom du monarque régnant, el-Mourtada : 646-665 (1248-1269).","method_for_provenance":"Inscription sur la monnaie.","provenance":"Marrakech.","obtention":"Achat, collection Brèthes.","bibliography":"Brèthes, J.D., *Contribution à l'histoire du Maroc par les recherches numismatiques,* Casablanca, 1939. \n \nTerrasse, H., *Histoire du Maroc,* t. I., Casablanca, 1950.","workshop":"Atelier de frappe de Marrakech.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","épigraphie","monnaie","numismatique","religion"],"materials":["Or moulé et frappé."]},"61e3f563-8d0b-554f-837e-efc244795bf1":{"name":"Enluminure d’un coran.","description":"La page de droite est meublée par l'enluminure, qui est encadrée par un rectangle doré. Le décor central est meublé par deux losanges concaves à fond doré parsemé de traits marron qui encadrent des fleurons stylisés à plusieurs lobes. Le décor est encadré, de part et d'autre, par six triangles garnis d'un décor floral de même style. L'ensemble est séparé par des bandes à fond blanc tachetées de points marron et divisées par des segments dorés. Une palmette, se projetant vers la marge droite, est formée d'un décor floral dont le fond, blanc et vert, est parsemé de points marron. Elle est entourée de points dorés. La page de gauche est écrite en coufique noir. Les voyelles sont marquées par des points rouges, la hamza est indiquée par un point vert, conformément au système d'Abi al-Aswad. La fin du verset est signalée par un triangle formé par trois points dorés. La fin du cinquième verset est indiquée par un médaillon doré. Le titre de la sourate, avec le nombre de ses versets, est marqué, sans changement de ligne, par une inscription en coufique doré aux pourtours marron et qui se termine par une palmette projetée vers la marge gauche.","short_description":"L'enluminure, encadrée par un rectangle doré, orne la page de droite. Le décor central est meublé par deux losanges concaves à fond doré parsemé de traits marrons. \nLa page de gauche est écrite en coufique noir. Le titre de la sourate et le nombre de ses versets sont marqués par une inscription coufique dorée.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le coran a été constitué en legs (habous) au profit de la Grande Mosquée de Kairouan par Fadhl Mawlat Abi Ayoub.","dates":"295 H / 907 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 9 x 12 cm, 2 folios.","method_for_datation":"Le colophon du coran comporte l'acte de mainmorte (habous), qui est daté de 295/907.","method_for_provenance":"Ce coran a été copié et constitué en legs au profit de la Grande Mosquée de Kairouan par une femme qui semble être kairouanaise et le fait que Kairouan ait été, à l'époque, un grand centre de production livresque plaident en faveur de son exécution à Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous, en Tunisie, la Bibliothèque nationale de Tunis a récupéré ce coran en 1967. En 1983, il revient à Kairouan, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Parchemin."]},"620147b9-073c-55b0-9874-1ee32624af18":{"name":"Coran.","description":"Deux tomes de ce coran qui comportait plusieurs volumes, dont le tome II est présenté ici aux pages 100 et 101, sont les seuls qui soient conservés à la Bibliothèque générale de Rabat. De format presque carré, ils sont tous deux transcrits à l'encre brune sur parchemin en coufique *maghribi*. Mais, bien que du même style, l'écriture n'a pas la même allure dans les deux tomes, ce qui suggère le travail de deux copistes. Cependant, par le caractère épais des tracés, l'arrondi des angles des lettres et l'approfondissement des courbes, les deux graphies sont de la même époque et appartiennent au même coran. C'est en effet à partir de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) que, en Occident, la graphie coufiquecommence à se différencier de la graphie orientale pour évoluer vers un style dit *maghribi* et atteindre sa maturité deux siècles plus tard. Ce style d'écriture, qui suit encore le système de vocalisation archaïque d'Abou el-Assouad, est dépourvu de points diacritiques. Seules sont représentées les voyelles brèves (la *fatha*, voyelle A, la *damma*,voyelle O : points rouges au-dessus de la ligne) ; la *kasra* (voyelle I) : point rouge au-dessous de la ligne) ; et la *chedda* (indiquant le redoublement de la lettre), transcrite comme de nos jours sous la forme d'un petit *w*.Les points ronds de couleur jaune et verte indiquent les attaques vocales. Ce coran ne porte aucun décor particulier pour les titres des sourates*.* Seules de petites rosaces dorées entourées de petits points alternativement bleus et rouges marquent la séparation entre les versets, tandis que les grandes rosaces délicatement ornées scandent les versets par groupes de dix. Par sa graphie, cet exemplaire peut être rapproché des corans zirides. Enfin, de petites perforations très régulières dans la marge supérieure de chaque folio, où figure le mot *habous*, prouvent que ce livre a été alloué en offrande pieuse à un sanctuaire, probablement de Fès.","holder":"Bibliothèque nationale.","initial_owner":"(Habous/waqf.)","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H 42 cm, L. 36 cm.","method_for_datation":"Format et analyse stylistique de l'écriture : style coufique archaïque, codifié pour le système de vocalisation par Abou el-Assouad ad-Douali (68/688) et adopté dans tout le monde musulman à partir du IIe-IIIe siècle (VIIIe-IXe). L'écriture de ces deux tomes du coran s'apparente à la variante du style occidental dit *maghribi*.","method_for_provenance":"Ce coran est attribué à la ville de Fès du fait qu'elle était la capitale des Idrissides et abritait l'université Qaraouiyine.","provenance":"Fès ?","bibliography":"Allouche, I. S. et al-Rajraji, A., *Fahras al-makhtoutat al-arabiya al mahfouda fi'al khisana ai–amma bi Ribat al-Fath* (inventaire des manuscrits arabes conservés à la bibliothèque générale de Rabat), 2e partie (1921-1953), Paris, 1958. \n \nAl-Rassy, J. et Varichon A., *De l'Empire romain aux Villes impériales, 6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nBenjelloun-Laraoui, L., *Les bibliothèques du Maroc,* Paris, 1990. \n \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001; IAM_TN_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","objet religieux"],"materials":["encre brune.","Parchemin"]},"63d7eb6d-8326-5395-9279-d48a47c2abba":{"name":"Paire de chandeliers de *mihrab*.","description":"Chaque chandelier entièrement doré présente une base circulaire, un corps en forme de cloche, une tige cylindrique à anneau et un important binet. En partie supérieure et inférieure du corps figure un bandeau de motifs de cœurs ornés de palmettes en leur centre, qui se répète en bordure à la base de la tige. D'importants motifs de feuillage sont gravés en relief sur l'anneau de la tige. Celle-ci est décorée de losanges sinueux à motifs *hatayi* (pivoines) présentés de face ou de profil. Le chandelier comporte également des cartouches entrelacés d'inscriptions. La partie centrale du corps est décorée d'un large bandeau épigraphié sur fond de pivoines et de vrilles spiralées, qui reprend un poème en persan à la louange de la lumière du chandelier. Une inscription en arabe précise : “Que le sultan Bayézid soit protégé des calamités”, et une en turc ottoman indique que les chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée du sultan Bayézid II à Edirne. La forme de ces deux objets rappelle les chandeliers mamelouks.","short_description":"Lorsque les sultans ottomans commanditaient la construction de leurs mosquées, ils faisaient également exécuter les chandeliers destinés à être placés des deux côtés du *mihrab*. Ces chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée de Bayézid II à Edirne et les inscriptions présentent leurs souhaits au sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.).","dates":"Vers 894 de l’Hégire / 1488 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 89 cm, Ø de la base 73 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Bayézid II à Edirne, nommée dans les inscriptions figurant sur le chandelier, a été achevée en 894/1488, ce qui rend probable une fabrication de ce chandelier à la même époque.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée Selimiye d'Edirne le 16 *dhu'l-hijja* 1329/8 décembre 1911.","bibliography":"ölçer, N.*,* et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 247. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mihrab"],"materials":["Bronze décoré de gravure et de dorure."]},"63db5c62-6d08-59c2-901b-88672c5ff510":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en cuivre jaune de forme standard. Sa plus grande partie, y compris le col, l'épaule et le corps, est décorée d'incrustations d'argent. Le principal ornement du corps consiste en une superbe inscription d'une majestueuse fluidité précisant : “Fait pour Son Éminence, personnage de haut rang, homme au rang de seigneur, officier au service de Rukn al-Din, Rukn al-Din Muhammad Ibn Qaratay al-Baghdadi”. Trois médaillons à bordures festonnées séparent les membres de cette inscription sur toute la hauteur du corps. Ils sont remplis de rameaux spiralés qui se déroulent à partir d'un petit motif évoquant un visage et s'achèvent par des bourgeonnements en forme d'oiseaux, d'animaux et de masques. Les médaillons, comme la grande inscription qu'ils ponctuent, ressortent sur un fond dense d'arabesques végétales. Le col est décoré de versions plus petites de ces mêmes médaillons et le binet répète la dédicace en caractères plus petits. \nÀ un certain moment de son histoire, ce chandelier a été réargenté, ce qui lui donne un aspect plus brillant et plus récent que la plupart des modèles de son temps. Un propriétaire ultérieur fit également graver une inscription en arménien au sommet du corps, dont le texte, peu clair, pourrait signifier : “Ce chandelier est en mémoire de Temar, vaillant fils de Mkrtich \\[*sic*\\], qui l'a offert à la Mère de Dieu”. Bien que l'identité de ce Temar et celle de l'église ou du monastère auquel l'objet a été donné soient inconnues, l'inscription éclaire d'un jour fascinant l'histoire de ce merveilleux objet.","short_description":"Chandelier en cuivre jaune incrusté d'argent dont la décoration est principalement composée d'une superbe inscription nommant le commanditaire. Les chandeliers de ce genre sont courants dans l'art islamique de la période médiévale. Plus tard dans son histoire, ce chandelier a reçu une inscription avec dédicace en arménien.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Rukn al-Din Muhammad Ibn Qaratay al-Baghdadi.","dates":"Entre 658-709 de l’Hégire / 1260-1309 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 35,7 cm, Ø 32,4 cm.","method_for_datation":"Le commanditaire est présenté comme étant au service de Rukn al-Din. Ceci peut renvoyer au sultan Rukn al-Din Baybars Ier al-Bunduqdari (r. 658-676/1260-1277), ou au sultan Rukn al-Din Baybars II al-Gachankir, qui régna brièvement de 708 à 709/1309 .","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Legs de George Saltin en 1910.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 28, et p. 97, planche 30.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’argent."]},"64a752d6-b788-5de5-9e6e-354842dbf466":{"name":"Pierre tombale.","description":"Ce marbre rectangulaire montre onze lignes d'inscriptions comprises dans un arc outrepassé porté par des colonnes. Les écoinçons sont garnis de palmettes, la frise de bordure d'un grand rinceau de demi-palmettes. La structure générale révèle qu'il s'agit d'une pierre tombale avec niche de prière (*mihrab*). En al-Andalus, ce type de pierre tombale était caractéristique de la ville d'Almería. L'inscription est exécutée dans un coufique typique du Maghreb, mais ici dans un ductus peu maîtrisé. Caractéristiques aussi, les petits ajouts comme les feuilles et les points entre les lettres. Le texte peut être décrit comme suit : la *basmala* cite la sourate III, verset 182 et la sourate XXXVIII, versets 67 et 68 ; puis suit le nom du défunt : “Ceci est la tombe de Djabir, fils de Muhammad al-Khachab, le négociant en bois (?), connu sous le nom d'Ibn al-Qallal. Il mourut le *youm al-Itnine* de la première décade du mois de *ramadan* de l'année 435 \\[11 avril 1044\\], en attestant qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et que Muhammad est son prophète, et que sont vérités le Paradis, l'Enfer, la Résurrection et le Jugement dernier.” La profession de foi se réfère à la sourate XXII, versets 3-7. Lorsque le défunt mourut, Almería, importante ville portuaire, était gouvernée par les Banu Sumadih. Ce type de pierre tombale, ornée de l'arc outrepassé caractéristique d'al-Andalus, étant particulièrement représenté autour d'Almería, il est hautement probable que l'exemplaire provienne de cette région.","short_description":"Les pierres tombales à arc outrepassé étaient caractéristiques de la ville d'Almería près de Málaga en al-Andalus. Celle-ci, avec sa compacte écriture coufique meublant entièrement l'espace et les frises de bordure en arabesque ainsi que les garnitures des écoinçons, a été exécutée pour un homme mort en 435 H /1044 J.-C.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Kalebdijan, Paris.","dates":"435 de l’Hégire / 1044 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 64 cm, l. 46 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur la pierre tombale donne la date de 435 (1044).","method_for_provenance":"La structure de la pièce la rapproche des pierres tombales typiques d'Almería en Espagne.","provenance":"Probablement région d’Almería, Espagne.","obtention":"Acheté en 1942, provenant de la collection Kalebdijan.","bibliography":"Lévi-Provençal, É., *Inscriptions arabes d'Espagne,* Paris-Leyde, 1931, n° 189. \n*Schätze der Alhambra ; Islamische Kunst aus Andalusien* (catalogue)*,* Milan, 1995, n° 60. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue)*,* Berlin, 2001, pp. 92-93.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Andalus","Almería","écriture coufique","inscription funéraire","Maghreb","objet funéraire","période des royaumes de Taifas","pierre tombale","tombeau"],"materials":["Marbre."]},"65973130-c1da-546d-85a1-c58354b8bdfe":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de céramique qui constituait le centre et une partie du bord d'une coupe sur piédouche, à parois fortement inclinées. Il présente un rondeau orné d'un décor d'arabesques incisé. Sur le bord subsistent des traces d'un bandeau de texte calligraphique arabe. La technique appelée *sgraffito* (esgrafié) consistait à plonger l'objet dans une argile liquéfiée de couleur plus claire, l'engobe. À l'aide d'un outil pointu, le motif était gratté dans l'engobe, faisant ainsi apparaître la base d'argile. L'objet était ensuite vernis et cuit. Le motif esgrafié produit un contraste. Il révèle et met en valeur la couleur plus foncée de l'argile tandis que les champs compris entre les lignes gravées conservent la teinte de l'engobe. La glaçure est ici de couleur ocre-jaune transparente. Ce type de récipient était de réalisation plus économique que celle des céramiques de couleur et répondait à la demande de clients moins fortunés, qui appréciaient cependant le style des objets vernis à textes et motifs décoratifs. \nLa ville de Fustat conserva son rôle commercial au cours de la période mamelouke (647-922/1250-1517), bien qu'elle ait commencé à perdre de son prestige au profit du Caire, fondé par les Mamelouks et qui allait plus tard l'absorber.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,5 cm (max.), l. 15 cm (max.).","method_for_datation":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIIIe/XIVe siècle ont été trouvés à Fustat.","method_for_provenance":"Des exemples comparables datant du VIIIe/XIVe siècle ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture*, Londres, 1999. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration d’arabesques"],"materials":["Céramique","engobe à décoration incisée sous glaçure."]},"65d60827-50d1-52dc-867b-96169525d2f1":{"name":"Boîte en cuivre jaune.","description":"Boîte cylindrique en cuivre jaune fermée par un couvercle à charnière et incrustée d'un décor d'argent. Le couvercle est orné sur sa retombée d'un motif tressé et, au centre, de quatre canards dont le cou renversé forme un nœud. Une série de médaillons quadrilobés, meublés en alternance par des arabesques et des figures et entourés d'un motif géométrique, orne le corps de la boîte. Une inscription autour du couvercle dit : “Gloire à notre maître, le roi clément, celui qui est à la fois sage, juste, aidé de Dieu, victorieux, ayant le soutien de la Divinité, qui combat les infidèles, qui pratique la dévotion, Badr al-din Lulu, épée du commandeur des fidèles.” \nBadr al-din Lulu fut nommé atabeg (“père-seigneur” en turc) auprès de trois princes zenguides de 615 à 631 H / 1218-1233 J.-C. Les atabegs, initialement gardiens ou tuteurs de princes de la dynastie seldjoukide, devinrent de plus en plus puissants au fur et à mesure que l'autorité des Seldjoukides s'affaiblissait. En 631 H / 1233 J.-C., Badr al-din Lulu devint souverain indépendant et prit le nom de Malik al-Rahmin après avoir obtenu l'investiture du calife abbasside al-Mustansir. Il fut un important commanditaire de l'industrie du métal. Pas moins de cinq objets en métal incrusté portant son nom sont parvenus jusqu'à nous. Si la technique d'incrustation venait de l'Est, les motifs décoratifs et les formes étaient issus de modèles locaux.","short_description":"Mossoul était réputée pour son travail du métal au début du VIIe s. H / XIIIe s. J.-C. Cette boîte en cuivre jaune à incrustations d'argent est particulièrement intéressante en ce qu'on y trouve une inscription au nom de Badr al-Din Lulu, souverain de Mossoul et généreux commanditaire d'objets en métal incrusté.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Badr al-Din Lulu.","dates":"631-657 de l’Hégire / 1233-1259 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 10,2 cm, Ø (base) 11 cm, Ø (haut du couvercle) 8,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription contient le nom de Badr al-Din Lulu et son titre de souverain. La boîte a sans doute été fabriquée à une date antérieure, lorsqu'il régnait sur Mossoul entre 631 et 659 H / 1233-1259 J.-C.","method_for_provenance":"L'inscription mentionne le nom du souverain de Mossoul, Badr al-din Lulu. Mossoul était alors une prospère cité au bord du Tigre dans le nord de l'Irak, siège d'une importante industrie du métal.","provenance":"Mossoul, Irak.","obtention":"Legs de John Henderson en 1878.","bibliography":"Rice, D. S., “The brasses of Badr al-Din Lulu”, *Bulletin of School of Oriental and African Studies*, 13, 1951, pp. 627-634. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, p. 80.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’argent."]},"665aed9d-195b-51b5-8961-06a52dfd6aab":{"name":"Morceau du voile (*kiswa*) de la Kaaba.","description":"Fragment de la *kiswa* de la Kaaba(voile de la Kaaba) probablement tissé en Syrie et expédié à La Mecque par la *Chami mahmal* (caravane syrienne apportant des présents à la Kaaba). Le remplacement annuel de ce tissu constituait un rituel se déroulant au cours d'une cérémonie qui annonçait le début du pèlerinage. Chaque année, la Kaaba était, comme encore de nos jours, lavée, parfumée et purifiée avant d'être recouverte d'une *kiswa* neuve. Le fragment présenté ici est en soie rouge brodée de fils de soie argentée. Le motif se compose de deux bandes ondulées en zigzags formant une chaîne continue courant sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs se répartissent entre les deux bords et les deux bandeaux. Plusieurs inscriptions apparaissent, dont la plus importante dit : “Il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète” – la phrase se répète entre les deux bandeaux en zigzags. Les deux expressions “Ya Mannan” (ô, le Miséricordieux!) et “Ya Hannan” (ô, le Compassionné!) sont répétées de même dans des motifs fleuris le long des bords. Dans le bandeau en zigzags supérieur figure une citation du Coran tirée de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 144). Le bandeau inférieur cite une autre sourate, “al 'Imran” (La famille de 'Imran, III, 96). En haut en en bas sont répétées deux expressions ; “Dhou al-Djalal” (celui qui détient la majesté) et “Dhou al-Ikram” (celui qui possède l'honneur). Ce fragment est à considérer au regard des dimensions énormes de la Kaaba. Il est probable que les motifs et inscriptions se répétaient tout le long du rideau. Le nom du donateur, la date de production et le lieu de l'atelier ne sont pas connus. \nAprès avoir été utilisée pendant un an, la tenture était découpée en petits morceaux et envoyée en cadeau à différentes villes islamiques, comme une forme de bénédiction. Les palais conservaient des morceaux de *kiswa* auxquelles on attachait une grande valeur religieuse et qui confortaient la légalité du pouvoir du souverain.","short_description":"Chaque année, la Kaaba est lavée et recouverte d’une *kiswa* (couverture) marquant le début de la saison du hadjdj. Cette pièce de soie rouge est brodée de fils d’argent formant des zigzags qui se répètent sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs sont dispersés en différents endroits à l’intérieur des bandeaux calligraphiés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 142 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces textiles similaires conservées dans les musées d'Istanbul datées du XIIIe/XIXe siècle environ.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été tissée en Syrie, car elle est proche d'autres textiles conservés dans les musées d'Istanbul et dont on sait qu'ils viennent de cette région.","provenance":"Probablement Syrie.","obtention":"Un certain al-Sayyid Tahir Sayf al-Din a fait don de cette pièce au musée en 1937.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","kiswa de la Kaaba","soie","textiles","textiles de soie"],"materials":["Soie brodée de soie."]},"66718328-7241-56c8-a45c-d60aff5e7c2d":{"name":"Tasse avec inscription.","description":"Tasse à bord retourné vers l'intérieur et biseauté, à bouche circulaire, corps bitronconique, carène basse, anse verticale à section ovale reliant le bord à la carène, base plate et pied annulaire diagonal. Le décor a été réalisé par la technique de la *cuerda seca* partielle, en traçant par une ligne de manganèse le motif calligraphique et le remplissant ensuite de glaçure verte. Bien que le texte soit incomplet, on peut y lire, en caractères coufiques, “*baraka kamila \\[wani\\]ma ^sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. La phrase n'est pas accompagnée de motifs secondaires. Il s'agit de l'une des plus anciennes pièces à la *cuerda seca* partielle conservées à Mértola, et son style ornemental et calligraphique se distingue assez des autres pièces datables du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Pièce restaurée.","short_description":"Tasse décorée par la technique de la *cuerda seca* partielle avec une inscription en caractères coufiques disant “*baraka kamila \\[wani\\]ma sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. Elle indique le besoin de protéger le contenu de cette pièce de vaisselle du château de Mértola.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve ou début du VIe siècle H (seconde moitié du XIe ou début du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 9,1 cm, Ø de la base 5,3 cm, l.13 cm, H. 10,2 cm.","method_for_datation":"Daté, pour des raisons stratigraphiques, d'entre la fin de la période des Taïfas et l'époque almoravide.","method_for_provenance":"Il s'agit d'un type de céramique fabriquée dans diverses régions d'al-Andalus, mais dont la production n'a pas encore été constatée dans l'occident de la péninsule Ibérique.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans le château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","cuerda seca."],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca partielle."]},"667d3cdf-1c40-5a61-84fe-460d9be0bae9":{"name":"Cippe funéraire.","description":"Ce cippe (stèle funéraire) semi-cylindrique, réalisé dans un marbre bleuté, présente une inscription rectangulaire encadrée par un orle. Les caractères coufiques et l'orle tressé sont sculptés sur le fond et rehaussés par un travail au ciseau. L'inscription, qui identifie le défunt et contient une série d'invocations à Dieu, proclame : “Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux, ô vous, hommes ! \\[croyez\\] que les promesses de Dieu sont certaines et ne vous laissez pas séduire par les plaisirs du monde ni écarter de Dieu par les tentations. Voici le sépulcre de Ibn Ahmad Muhammad ibn Mougit… Il est mort, que Dieu ait pitié de lui, la nuit… de l'an sept et quarante et quatre cents.” \nCe type de monument funéraire, qui semble avoir son origine en Tunisie, n'apparaît en al-Andalus que dans la région de Tolède, et tous les exemplaires connus partagent les mêmes caractéristiques. Ils présentent une forme cylindrique ou semi-cylindrique qui s'élargit aux extrémités et l'inscription, toujours rectangulaire, est gravée en creux et encadrée dans un orle. Son contenu livre toujours les mêmes informations : le nom du défunt, la date de sa mort, avec parfois des éloges à l'adresse du mort ou du lecteur de l'inscription. Le reste de l'épitaphe est de caractère religieux. \nLes tombes hispano-musulmanes sont généralement très simples mais d'une grande variété. Ce cippe, placé à la tête de la sépulture, devait en signaler une.","short_description":"Stèle funéraire du type appelé “cippe”, caractéristique de Tolède. Ces stèles cylindriques ou semi-cylindriques se plaçaient à la tête de la tombe de personnages éminents.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"447 H / 1055 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 127 cm, l. 50,5 cm, champ épigraphique 107 x 46 cm.","method_for_datation":"L'inscription porte la date de 447 (1055 J.-C.).","method_for_provenance":"Tant la typologie du monument funéraire que les caractéristiques de son inscription – caractères coufiques rehaussé d'une décoration au ciseau – indiquent que la pièce fut réalisée dans le royaume taïfa de Tolède. Elle provient du couvent San Bartolomé de Tolède.","provenance":"Tolède.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national en provenance de l'ancien Cabinet d'histoire naturelle par assignation de mise en ordre des fonds de l'état en 1867 (on ignore le mois et le jour). Elle faisait sûrement partie des fonds originaux du Musée créé cette même année.","bibliography":"“Creencias y ritos funerarios”, *Guías didácticas del M. A. N*., Madrid, 1995, p. 26. \nLévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 71, n° 65, pl. 17c. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 102, n° 238.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cippe","inscription funéraire","marbre","pierre tombale","sculpture","stèle funéraire","Taifas","Tolède"],"materials":["Marbre sculpté et ciselé."]},"66dee6a2-095c-5e95-9ab7-3051179223bf":{"name":"*Zubdat al-Tawarikh* (“La crème des histoires”).","description":"Ouvrage rédigé en turc en écriture de style *naskhi* à l'encre noire sur 90 feuilles d'un délicat papier préparé. Il contient 55 miniatures – une ou deux par page – illustrant les sujets des textes. Pages 1b-2a, deux médaillons circulaires comportent une inscription précisant le sujet de l'œuvre et expliquant qu'elle a été réalisée pour le trésor du sultan Mourad III. Le texte compte 37 lignes par page. Les titres et têtes de chapitre sont dorés. Leurs enluminures font appel à des compositions florales à arabesques et motifs d'inspiration chinoise. Les médaillons des deux premières pages comprennent d'importants motifs floraux. \nLa couverture vert foncé – qui n'est pas l'originale – est laquée (technique connue sous le nom de *Edirnekari*). Les plats extérieurs sont richement décorés de compositions florales en or et argent, tandis que les gardes contre plat sont ornées de médaillons, de lambrequins et d'angles ornés. \nL'ouvrage rédigé par le panégyriste de la cour *(Şehnameci*) Sayyid Loqman Aşuri, se compose de deux parties principales. La première débute par une représentation de l'univers et des signes du zodiaque et se continue par des histoires tirées de la Torah, du Nouveau Testament et du Coran qui racontent la vie des prophètes et de grandes figures au service de la foi, illustrée de peintures. Elle s'achève sur l'arbre généalogique de Mahomet, des quatre califes légitimes, des sultans et hauts dignitaires des dynasties musulmanes comme les Omeyyades, les Abbassides, les débuts de la période islamique, Ghaznavides, les Ilkhanides, les Seldjoukides et les Timourides. La seconde partie s'ouvre sur l'histoire du sultan Osman (Uthman), fondateur de la dynastie ottomane, et couvre douze portraits de sultans jusqu'à Mourad III avant de se terminer par des descriptions des événements politiques ayant marqué ces règnes. \nCe recueil a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.). La qualité de ses peintures, de sa calligraphie et de sa reliure en fait une des plus grandes œuvres de l'art ottoman jamais créées pour un sultan.","short_description":"Ce manuscrit inclut les histoires des prophètes, la naissance de l’islam et les histoires des États musulmans. Il fut rédigé sur ordre du sultan Mourad III par l’historien Sayyid Lokman et enluminé par les fameux peintres (*naqqash*) Molla Kasım et Ustad Osman. C’est un travail unique dans l’art ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"993 de l’Hégire / 1583 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 64,7 cm, l. 41,3 cm.","method_for_datation":"Il est indiqué sur l'ouvrage qu'il a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003/1574-1595) en 933/1583.","method_for_provenance":"Il a probablement été copié à Istanbul sur l'ordre du sultan.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée en 1333/1915 de la bibliothèque du complexe d'Aksaray à Istanbul, fondé par l'épouse du sultan Mahmoud II et mère du sultan Abdoulaziz [Abd al-'Aziz] Ier, Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883, reine-mère de 1277 à 1292/1861-1876).","bibliography":"Aksoy, Ş., “Zübdetü't Tevarih Sultan III. Murad için Hazırlanan bir Şehname”, *P. Art, Culture, Antique*, 3 (1996), pp. 17-37. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, 19A-E, pp. 52-56. \nölçer, N. *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 272-75. \nRenda, G., “New Light on the Painters of the Zubdat at Tawarikh in the Museum of Turkish and Islamic Arts in Istanbul”, *Fourth International Congress of Turkish Art*, pp. 183-207.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","dorure","encre","papier","peinture","technique Edirnekari","zodiaque"],"materials":["aquarelle","dorure","Encre","Papier préparé","reliure laquée."]},"672e5d81-e294-5bdc-9691-e88fb689a760":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourate al-Fatiha (I, “La liminaire”, versets 1 et 2) tirée d'un coran copié sur vélin. L'écriture, encore mal identifiée, combine le coufique naskhi et le rayhani. Le tracé des cursives y est plus rectangulaire que courbe. Les points-voyelles sont absents de cette écriture, mais, conformément au système développé par al-Khalil ibn Ahmad, les signes orthographiques abondent. Les voyelles sont marquées en rouge, le sukun et la chaddah en bleu et la hamza et la maddah en vert lumineux. Ce feuillet se distingue par la présence d'une bande qui porte le titre et le nombre de versets de la sourate suivante, écrits en or. Le titre est inscrit dans une série de cadres superposés où alternent un décor géométrique à base de tresses et un décor floral essentiellement représenté par le fleuron polylobé. Certaines bandes sont gravées en or et tous les pourtours sont marron. Une palmette composée d'arabesques fleuries se projette vers la marge. En haut de la page et à la marge droite se trouve un losange doré et marron à décor géométrique ; les angles sont meublés de quatre couronnes de couleurs analogues et les côtés sont ornés, vers l'extérieur, de cercles marron et bleu. La partie centrale est garnie d'une écriture coufique dorée portant le nombre des versets. Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","short_description":"Le feuillet est tiré d'un coran copié sur vélin. Il se distingue par la présence de bandes à décor géométrique portant le titre et le nombre de versets de la sourate écrits en or. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation émis par la gouvernante du prince Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis (r. 399-406 H / 1009-1016 J.-C.).","dates":"410 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 45,5 x 31 cm, 5 lignes, 1 folio.","method_for_datation":"L'acte de donation mentionne clairement que la constitution en habous (legs) eut lieu en l'an 410/1020.","method_for_provenance":"Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran fut récupéré par le musée du Bardo avant d'être transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986, où il est exposé actuellement.","bibliography":"Lings, M. et Safadi, Y.-H., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 30, n° 25. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 273, n° 357.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Vélin."]},"67922d20-5d70-50d8-8bad-67dac73d8269":{"name":"Panneau de pierre épigraphié.","description":"Panneau de pierre calcaire comportant une inscription sur la reconstruction du château d'Ajloun en *chaban* 659 H / juillet 1261, sous le règne du sultan mamelouk al-Dahir Baybars (658-676 H / 1260-1277 J.-C.). \nEn 1927, un tremblement de terre qui avait frappé la Jordanie et la Palestine provoqua l'effondrement de l'angle sud-ouest du château d'Ajloun. En 1963, le Département des Antiquités de Jordanie entreprit une campagne de restauration de l'aile sud-ouest et de curage des douves, au cours de laquelle cette pierre a été découverte. Elle se réfère à la reconstruction du troisième niveau du château, ce qui permet de la dater avec certitude de la période mamelouke. \nLes trois lignes de l'inscription en écriture *naskhi* se lisent : \n“ عمل من ايام مولانا السلطان الملك الظاهر (ركن) الدنبا و الدين بيبرس الصالحي اعز الله انظاره بنظر العبد الفقير الراجي عفو الله و غفرانه (ملك) الامراء عز الدين ايبك العلائي بتاريخ العشرين من شعبان سنة تسعة و خمسين و ستماية.” \n“Fait au cours du temps de notre maître le sultan, le roi al-Dahir (Rukn) al-Dunia et al-din Baybars al-Salhi, qui priait pour Lui, par le serviteur de Dieu qui exhortait pour le pardon du Dieu (roi) des émirs 'Izz al-Din Aybak al-'Ala' i en date du 20 de *chaban* de l'an 659” \\[19 juillet 1261\\].","short_description":"Panneau de pierre calcaire épigraphié ; l’inscription en écriture *naskhi* (cursive) documente la reconstruction du troisième niveau du château d’Aljoun en date du 20 de chaban de l’an 659 H (juillet 1261 J.-C.), par l’émir Izz al-Din Aybak al-‘Ala’i, sous le règne du sultan mamelouk al-Dahir Baybars (658-676/1260-1277).","holder":"Musée archéologique d’Ajloun.","initial_owner":"‘Izz al-Din Aybak al- ‘Ala’i","dates":"659 de l’Hégire / 1261 J.-C.","location":"Ajloun.","dimensions":"L. 1,27 m, H. 58 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne les dates de reconstruction du troisième niveau du château.","method_for_provenance":"Cette inscription a été trouvée dans les douves du château.","provenance":"Ajloun, Jordanie.","obtention":"Ce panneau a été découvert en 1963 lors de la restauration du château d'Ajloun et du curage de ses douves.","bibliography":"العابدي.محمود، الآثار الإسلامية في فلسطين و الأردن، 1973، ص 221-230. \nكردي.حنان، القلاع الأثرية في الأردن، منشورات وزارة السياحة و الآثار، عمان، 1974، ص27. \nغوانمة.يوسف، تاريخ شرقي الأردن في عصر دولة المماليك الأولى، عمان، 1979، ص 225. \nالمومني.سعد، القلاع الإسلامية في الأردن: الفترة الأيوبية المملوكية، عمان، 1988، ص152.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","inscriptions"],"materials":["Pierre calcaire épigraphiée."]},"68ecd47c-38f6-579b-9162-d8283100397d":{"name":"*Siyer-i Nebi* (Biographie du Prophète).","description":"Ouvrage copié en turc sur un délicat papier préparé. Chaque page contient 13 lignes de texte rédigées en grande écriture *naskhi*, comprises entre des marges tracées à l'encre noire et à l'or. Les noms propres sont mentionnés à l'encre rouge. Les espaces entre les lignes sont occupés par une dorure à contours noirs. En six volumes, cet ouvrage raconte la vie de Mahomet et l'histoire de l'islam jusqu'à la mort du Prophète. Le manuscrit du musée d'Istanbul, copie du quatrième volume, compte 545 folios illustrés de 193 miniatures. La première page est la page de titre, ornée d'enluminures et de dorures. Les peintures sont chaque fois insérées entre deux lignes de texte. La reliure en cuir brun est ornée d'un médaillon ovale à lambrequins en palmette et coins ornés. \nCe quatrième tome commence par la naissance de la fille du prophète, Fatima, décrit son mariage avec Ali, les miracles de Mahomet, l'amour de Talha et de Gamza, des récits de la vie d'héroïnes musulmanes, les préparatifs de la bataille de Badr et la bataille elle-même, la blessure de Mahomet à la bataille de Uhud, la mort de l'oncle du prophète Hamzah, la distribution des butins, l'histoire de Ka'b et de sa fille et l'assassinat de l'ennemi des musulmans Sufyan ibn Khalid. \nLes six volumes du *Siyer-i Nebi* ont été réalisés par l'atelier du palais à la demande du sultan Mourad III au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Un volume a été perdu et les quatre autres sont dispersés dans divers musées dans le monde. Le manuscrit du Musée des arts turcs et islamiques est une copie du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) d'un manuscrit du quatrième volume actuellement à la Chester Beatty Library de Dublin, en Irlande (T. 419). Le style de ses miniatures est caractéristique du XIe/XVIIe siècle.","short_description":"Cette copie du *Siyer-i Nebi* (littéralement “vie du Prophète”) du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) occupe une place importante dans l’art ottoman, non seulement du fait de son sujet mais aussi en raison de sa reliure, du style figuratif de ses miniatures et de ses compositions architecturales.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Si le nom du propriétaire initial n’est pas connu, le sceau de l’épouse du sultan Mahmoud II, Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300 H / 1883 J.-C.), reine-mère de 1277 à 1292 H / 1861-1876 J.-C.), portant la date 1279 H / 1863 J.-C., figure pages 1a et 545a.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 38 cm, l. 26 cm.","method_for_datation":"Le style des miniatures est caractéristique du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Un manuscrit de cette qualité et de ce coût n'a pu être réalisé que dans les ateliers du palais.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la bibliothèque du complexe d'Aksaray (Istanbul) fondé par l'épouse du sultan Mahmoud II et mère du sultan Abdülaziz (Abd al'Aziz) Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883, reine-mère de 1277 à 1292/1861-1876).","bibliography":"çığ, K., “Türk ve İslam Eserleri Müzesi'ndeki Minyatürlü Kitapların Kataloğu”, *Şarkiyat Mecmuası*, III (1959), pp. 51-90. \nTanındı Z., *İslam Resim Sanatında Hazreti Muhammed'in Hayatı*, Istanbul, 1984, pp. 156-159. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp.292–5.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","dorure","encre","laque","papier","peinture"],"materials":["aquarelle","dorure.","encre noire","Papier préparé"]},"6945b03a-e793-5c51-8b45-3e3ebf550370":{"name":"Coupe en céramique.","description":"La forme creuse de cette coupe et la tentative de retrouver la blancheur de la porcelaine illustrent l'admiration des potiers musulmans pour la céramique chinoise. Les premiers potiers abbassides inventèrent une glaçure stannifère ou glaçure alcaline mi-cuite d'une blancheur opaque qui masquait la couleur terreuse de leur production et imitait la porcelaine. Le décor de cette coupe se compose de quatre simples touches de vert coulant du bord vers le centre. Au milieu figurent trois lignes de texte en arabe rédigées en style coufique anguleux ; elles sont décoratives mais difficilement lisibles. \nOn peut lire dans la première ligne : “a été fait par qui (…)”, alors que la formulation aurait dû être “qui a été fait par (…)”. La seconde ligne, peu claire, cite un “Muhammad”, peut-être le nom de l'artisan. Des coupes de céramiques similaires existent, qui mentionnent le même nom. La troisième ligne se lit : “Appréciez votre repas.” Ce type d'objet était fréquemment décoré d'aphorismes et de souhaits à leur propriétaire.","short_description":"La mode des céramiques chinoises chez les premiers potiers musulmans est illustrée par la blancheur opaque et les effets de craquelures sur l'engobe de cette coupe abbasside.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"IIIe siècle de l'Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 7 cm, Ø 24 cm.","method_for_datation":"Comparaisons stylistiques. La plupart des coupes de ce style oriental sont attribuées à la périodebouyide, dynastie islamique d'origine perse et de foi chiite qui régna en Irak entre 338 et 447/943-1055 tout en restant loyale envers le califat abbasside de Bagdad.","method_for_provenance":"Ce type d'objet fabriqué dans divers centres de production en Mésopotamie (al-Djazira) illustre des influences orientales.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où son nom signifiant “île”, constituée du nord-est de la Syrie et du nord-ouest de l'Irak actuels, ou Mésopotamie).","obtention":"Achat à Alep en 1939.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Islamic Art and Patronage: Treasures from Kuwait*, New York, 1990. \nBloom, J. et Blair, S., *Islamic Arts*, Londres, 2002. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nFehervari, G., *Art of the Eastern World*, Londres. \nKhalili, N., *A Selection of Islamic Art at the Brunei Museum*, Brunei, 1990. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bouyide","céramique","écriture coufique","glaçure stannifère","influence chinoise","inscriptions","porcelaine","poterie","terre cuite"],"materials":["Céramique","glaçure stannifère peinte en deux couleurs."]},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bronze moulé et ajouré."]},"69654e77-fcb8-5e56-8ab2-fb9b8b39f35b":{"name":"Pièce de monnaie en bronze (*fils*).","description":"Pièce de monnaie en bronze omeyyade (*fils*) de la période qui suit la réforme de la frappe d'Abd al-Malik de 77 H / 697 J.-C. Elle se distingue par la présence de la profession de foi, la *chahadah*, et un style purement épigraphique de citation des versets du coran. \nà l'avers figure, entre deux cercles concentriques, une inscription en arabe et en écriture coufique qui se lit de droite à gauche : “Il n'est d'autre dieu que Dieu et Mohamed est son messager”, seconde partie de la *chahadah*. \nAu revers, dans un cercle de grènetis, une légende en arabe et en écriture coufique dit : “Mohamed est le messager de Dieu.” \nLa ligne de texte en légende proclame : “Au nom de Dieu. Ce *fils* a été frappé à Jérach.”","short_description":"Ce *fils* en bronze porte à l’avers une inscription en écriture coufique La ‘ilaha illa Allah (il n’est d’autre dieu que Dieu) et au revers Muhammad Rasoul Allah (Muhammad est le messager de Dieu) et Bism Allah douriba hadha al-*fils* bi Jarach ( au nom de Dieu, ce *fils* a été frappé à Jérach).","holder":"Musée de numismatique de la Banque nationale de Jordanie.","dates":"Non daté, v. 77 de l’Hégire / 696 J.-C.","location":"Amman.","dimensions":"Ø 22 mm, poids 3,5 g.","method_for_datation":"Le nom du lieu de frappe, “Jérach”, n'apparaît que sur les pièces de bronze au cours de la période islamique omeyyade et disparaît avec la chute de la dynastie. Cette pièce sans représentation figurative a donc été produite après les réformes administratives d'Abd al-Malik de 77/697. Elle a été frappée à Jérach, qui faisait partie du Jund al-Urdun (l'une des cinq provinces administratives et militaires des débuts de la période islamique).","method_for_provenance":"La provenance est établie par la mention du lieu de frappe, “Jérach”, dans l'inscription.","provenance":"Jérach, Jordanie.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités en 1998.","bibliography":"القسوس. نايف، نميات نحاسية أموية جديدة من مجموعة خاصة: متحف البنك الأهلي الأردني للنميات، عمان، 2004، ص.394. \nNaghawy, A., “Umayyad Filses Minted at Jerash”, *Jerash Archaeological Project 1984–1988*, vol. II, Paris, 1989, pp. 219-220.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","écriture coufique","forum","numismatique","représentation figurative"],"materials":["Bronze frappé."]},"69f100f8-b478-59cb-921a-5cdfd266ab6e":{"name":"Vase.","description":"Vase sur piédouche à corps piriforme et long col. L'ouverture à bord plat comporte quatre trous percés. Le col est orné de trois bandeaux décoratifs. Le premier est à motifs géométriques et végétaux entrelacés autour de trois médaillons, chacun meublé d'un décor végétal composé de six pétales argentés bordés de rehauts d'or. Le deuxième est à motifs végétaux interrompus par trois cartouches circulaires. Chaque cartouche contient des motifs végétaux et des représentations de canards en vol. Les zones entre les cartouches portent des inscriptions en écriture *naskhi* disant : “Une des choses faites pour Sa Sublime Excellence, al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.” Le troisième bandeau est identique au premier. Le col se rattache au corps du vase par un anneau en relief décoré d'ornements végétaux. \nLa panse comporte cinq bandeaux à bordure dorée et décor d'argent. Le premier bandeau est à motifs végétaux interrompus par trois rondeaux lobés, chacun orné de fleurs de lotus. Le deuxième présente trois importants rondeaux segmentés, chacun contenant un blason présentant en son centre un aigle au-dessus d'une coupe. Le bandeau contient une inscription en style *naskhi* se lisant : “Une des choses commandées pour l'Excellence honorée, le maître sublime, le grand émir, al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.” Celui-ci était l'un des émirs du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qualawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 / 1309-1340 J.-C.). Il assumait au palais un certain nombre de charges, dont celle d'échanson, c'est-à-dire de responsable des boissons servies au sultan. \nLe troisième bandeau est également interrompu par trois médaillons lobés contenant chacun une fleur de lotus. Le quatrième et le cinquième sont ornés de motifs végétaux, de fleurs de lotus et de canards en vol. \nLe pied est décoré d'un bandeau interrompu par trois cartouches, chacun contenant un motif spiralé ou ondulé sur fond de motifs végétaux. Il porte également une inscription indiquant que le propriétaire du vase était l'émir Toghostomor.","short_description":"Ce vase en cuivre, décoré de motifs végétaux et géométriques, d'oiseaux, et d'inscriptions épigraphiques, porte le nom de son propriétaire, l'émir Toghostomor, échanson du sultan, et son emblème représenté par un aigle au-dessus d'une coupe. De tels chefs-d'œuvre étaient répandus à l'époque mamelouke.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Émir al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 31,5 cm, Ø 17,5 cm.","method_for_datation":"Analyse des inscriptions qui font allusion à Toghostomor al-Malaki al-Nasiri, propriétaire de l'objet.","method_for_provenance":"La provenance cairote se déduit du fait que l'émir Toghostomor était responsable du service des boissons du sultan al-Nasir Muhammad et que le style décoratif des ornements se rapproche de celui d'autres pièces attribuées à une fabrication au Caire. Par ailleurs, la ville était fameuse pour le travail d'incrustation de ses artisans. L'historien al-Maqrizi mentionne dans son *Khitat* (1417) qu'il n'y avait pas une maison en ville qui ne possédât d'objets incrustés.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand d'antiquités Ralph Harari en 1945.","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \n'Ashur, Said Abd al-Fatah, *Al-'Asr al-Mamlouki fi Masr wa al-Cham* \\[La période mamelouke en égypte et au Levant\\], Le Caire, 1965. \nAl-Pasha, H., *Al-Founoun al-Islamiya wa al-Wada'if ala al-Athar al-Arabiya* \\[Arts et métiers islamiques sur les monuments arabes\\], vol. 2, Le Caire, 1966. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997. \nTakush, M. S., *Tarikh al-Mamalik fi Masr wa Bilad al-Cham* \\[Histoire des Mamlouks en égypte et au Levant\\], Beyrouth, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","Canards en vol","cuivre","décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","Incrustations","inscriptions","vases"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"6ad7e7f5-5b8d-5bfc-afb9-c3c90a19d9a8":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord vertical biseauté, bouche circulaire, col cylindrique, corps globulaire : deux anses en ruban strié et appendice supérieur en forme de pinacle relient le col et la panse du vase. Sa base est convexe et son pied annulaire, diagonal. La jarre conserve le départ d'un filtre situé entre le corps et le col. L'extérieur est décoré par la technique de la *cuerda seca* partielle, dans laquelle seules quelques parties du dessin sont remplies de glaçure verte ou miel verdâtre, d'autres étant parsemées de points. La décoration s'organise en six bandes horizontales successives, à motifs végétaux, ondulés et calligraphiques. Sur le bord, nous trouvons une étroite bande de palmettes stylisées. La plus grande partie du col est occupée par une large bande avec de grandes fleurs de lotus et, au-dessous, une frise aux motifs dentés. Sur l'épaule apparaît un cartouche calligraphique où se répète plusieurs fois, en coufique fleuri, le mot “*baraka*” et, sur le ventre, une bande de médaillons phytomorphes. Enfin, à la base, nous trouvons une frise de palmettes. Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almoravide ou almohade décorée selon la technique de la *cuerda seca* partielle. La décoration est organisée en six bandes horizontales successives constituées de motifs végétaux ondulés et calligraphiques. Les motifs à fleur de lotus et la bande inscrite du mot *baraka* en caractères coufiques fleuris sont particulièrement remarquables.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 17,8 cm, Ø de la base, 13,4 cm, l. 32 cm, H. 34,8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Malaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 89.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte rosée poreuse modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca partielle."]},"6b03ecfa-3333-5fb8-b1a6-fd52388b653a":{"name":"Fragment de tissu.","description":"Fragment de tissu de lin fin barré d'un large bandeau tissé à motifs végétaux en soie verte, bleue et jaune. Il provient probablement d'un châle ou d'un turban. En partie inférieure du bandeau figure une ligne d'inscription en style coufique tissée à la soie brune se lisant : “Au nom de Dieu, les bénédictions de Dieu sur Abd Allah al-Amin Muhammad, Commandeur des Fidèles, que Dieu lui assure une longue vie, qui a commissionné la production de ceci dans le *tiraz al-'amma* \\[…\\] en égypte, aux mains de al-Fadl bin al-Rabi', soutien du Commandeur des Fidèles.” Il s'agit de la plus ancienne inscription en soie sur lin dont nous ayons connaissance. à la période islamique, les châles ou les turbans étaient souvent ornés à leurs deux extrémités d'un bandeau décoratif accolé à un bandeau épigraphique souligné d'une fine bordure et d'une frange. \nCe tissu a été fabriqué dans un *tiraz al-'amma* (atelier public). En dehors de ces *tiraz* publics existaient des établissements créés par les califes pour produire des vêtements et des tissus pour la cour, les *tiraz al-Khasa* (ateliers exclusifs). Mais on sait que le calife pouvait également commander des tissus de qualité aux *tiraz al-amma*. Les entrepôts du calife abbasside Muhammad al-Amin (r. 193-198 H / 809-813 J.-C.) étaient emplis de vêtements, de tentures et de tapis, au point qu'il fallut quatre mois à al-Fadl ibn Rabi' pour en inventorier le contenu, preuve de l'intérêt de ce calife pour les textiles.","short_description":"Ce fragment de tissu porte le nom du calife abbasside al-Amin Muhammad et est considéré comme la plus ancienne inscription en soie tissée sur lin. Les Fatimides établirent beaucoup d'ateliers de tissage gouvernementaux, les *Tiraz*. Quelques-uns étaient spécialisés dans la production de textiles pour le calife et sa cour, les autres étant affectés au grand public.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"193-198 de l’Hégire / 809-813 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 80 cm, l. 18 cm.","method_for_datation":"Mention dans un bandeau décoratif du nom du calife abbasside Muhammad al-Amin et de son successeur al-Fadl ibn al-Rabi'.","method_for_provenance":"Il est très probable que Fustat soit le lieu de production de ce tissu, l'égypte étant mentionnée dans le bandeau épigraphique.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Achat en 1903 auprès du marchand d'antiquités Paul Philip.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher M. S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale","écriture coufique","lin","soie","textiles","tiraz"],"materials":["décoration de soie tissée.","Lin"]},"6b0ea1b6-8a90-55b4-aeb3-3d454a64eeec":{"name":"Coffret.","description":"Coffret en ivoire à couvercle pyramidal tronqué et montures en argent niellé. Le décor sculpté, qui comprend des branches de feuillages entrelacées et une inscription arabe précisant que ce coffret a été fabriqué pour la fille du calife 'Abd al-Rahman III, est pratiquement identique à celui d'un autre coffret du Victoria & Albert Museum, à l'exception de quelques fautes d'orthographe dans l'inscription. On pensa pendant longtemps qu'il s'agissait d'une copie de cet autre modèle et qu'il avait été fabriqué par le célèbre faussaire espagnol du XIXe siècle, Don Francisco Pallás y Puig (1859-1926). Mais de récentes analyses au radiocarbone confirment que cet objet est très probablement original et, avec son “jumeau”, a pu être conçu comme une paire destinée à la fille du calife.","short_description":"Coffret en ivoire finement sculpté et décoré de plantes stylisées gracieusement entrelacées et d'une inscription arabe précisant qu'il a été fait pour la fille du calife omeyyade d'al-Andalus Abd al-Rahman III. Peut-être l'a-t-elle utilisé comme boîte à bijoux.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fille (nom inconnu) du calife ommeyade d’Espagne Abd al-Rahman III.","dates":"probablement après 350 de l’Hégire / 961 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 8 cm, L. 13 cm, l. 8,5 cm.","method_for_datation":"De récentes analyses au radiocarbone ont montré que l'ivoire utilisé date du IIIe/IXe. L'inscription nomme le calife ommeyade d'Espagne Abd al-Rahman III, et sa formulation implique son décès, ce qui rend probable une date de production peu après 350/961.","method_for_provenance":"Le centre du pouvoir des Omeyyades d'Espagne était Cordoue, et le décor de marbre sculpté des murs de la salle de réception de Madinat al-Zahra présente un motif floral similaire.","provenance":"Cordoue ou Madinat al-Zahra.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"*Fake? The Art of Deception* (ed. M. Jones), Londres, 1990, p. 179, cat. n° 187. \nKühnel, E., *Die islamischen Elfenbeinskulpturen VIII.–XIII. Jahrhundert, Berlin, 1971, p. 33, n° 21.* \nRosser-Owen, M., “Questions of Authenticity: The Imitation Ivories of Don Francisco Pallás y Puig (1859–1926)”, *Journal of the David Collection* 2, 2004.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Ivoire sculpté et argent."]},"6d275aae-efca-5e92-b1e9-cd4d92480102":{"name":"Écuelle à marli vertical.","description":"Le décor de l'écuelle, limité à la paroi extérieure, consiste en une grande inscription en caractères coufiques aux hampes en biseau, avec certaines lettres se terminant par des volutes ; elle est comprise entre deux bandes d'une épaisse glaçure. Par-dessus l'inscription principale se superposent quatre lettres en bleu cobalt. La lecture de l'inscription, d'une exécution très courante, peut être ramenée à la formule du type “béni soit le propriétaire”. \nIl convient de souligner, en ce qui concerne les céramiques lustrées de Mésopotamie, la rareté du décor, qui se limite à des motifs épigraphiques ; on peut donc en déduire raisonnablement que cet objet reflète l'influence de la céramique de la période samanide du Khurasan et de la Transoxiane (IXe siècle H / Xe siècle J.-C.), à laquelle on doit une vaste production de vaisselle non lustrée, dont l'unique décor est constitué de motifs épigraphiques.","short_description":"Pièce pratiquement unique par sa forme et son décor. De telles pièces, exclusivement décorées de calligraphie, sont rares sur les premières céramiques lustrées abbassides.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7 cm ; Ø 18,3 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Comme nous l'avons dit dans la description de l'objet, on perçoit l'influence de la céramique de la période samanide du Khurasan et de la Transoxiane (IXe-Xe siècle).","method_for_provenance":"La typologie, très simple, est attestée parmi les matériaux provenant de Samarra.","provenance":"Irak.","obtention":"Achat.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., Ea*rly Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","lustre"],"materials":["Céramique","décor en lustre métallique et bleu cobalt."]},"6d98ea50-5803-5087-8c76-c692fcff4093":{"name":"Tapis à motif d’arbre en fleurs.","alternate_name":"Tapis de synagogue.","description":"Il semble que ce tapis très fragmentaire acquis par Wilhelm von Bode ait appartenu à une église du Tyrol avant d'apparaître sur le marché de l'art à Munich. De format long et étroit, il est nettement structuré. Dans le champ rouge se trouve un tronc central d'où partent, à intervalles réguliers et à la perpendiculaire, des branches garnies de grandes fleurs. Le champ est encadré d'une bordure à fond jaune où se répète en continu une inscription coufique. Sur la bordure supérieure, le mot est réduit à deux syllabes liées. Cette stylisation de l'écriture arabe pourrait être une version incorrecte de la profession de foi islamique. De petites rosettes servent de séparations. Sur le côté extérieur court une seconde bordure garnie d'un rapport de doubles perles. Les bordures sont en outre encadrées par de minces bandes à fond bleu. \nFriedrich Sarre, le premier, pensa qu'il pouvait s'agir d'un tapis de synagogue espagnole, en voyant dans les formes géométriques florales répétées la représentation stylisée du coffre de la Thora. On trouve déjà des images de coffre de la Thora similaires dans les pavements de mosaïque des synagogues de la fin de l'Antiquité en Palestine. Il n'a pas été possible jusqu'à aujourd'hui de conforter cette hypothèse par des exemples espagnols. L'étoile à six branches (appelée sceau de Salomon) se rencontre elle aussi fréquemment dans l'ornementation islamique, sans que ce motif puisse être interprété de manière concluante comme l'étoile de David. \nComme le montrent de nombreux exemples dans la peinture occidentale, l'usage d'inscriptions coufiques en architecture, sur les tapis et les étoffes, était très répandu à l'époque médiévale en terre chrétienne. Bien qu'il n'existe aucune autre pièce semblable qui permette des comparaisons, on admet qu'il s'agit du plus vieil exemplaire de tapis en Espagne.","short_description":"Ce tapis unique, le plus ancien qui soit connu en Espagne, a pour motif un arbre central avec des branches garnies de grandes fleurs. Il a été interprété comme une représentation du coffre de la Thora, ce qui lui a valu son nom de tapis de synagogue. Les inscriptions répétitives stylisées en arabe y sont particulièrement intéressantes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 385 cm, l. 95 cm.","method_for_datation":"En l'absence de tapis datés, on peut admettre que cet exemplaire est antérieur au groupe des tapis armoriés que l'on attribue au XVe siècle J.-C., et ceci en raison de l'ornementation différente et de la forme archaïque de l'inscription sur fond monochrome. Ces différences justifient l'hypothèse d'une réalisation dès le XIVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La spécificité technique du point espagnol, l'inscription tout comme les détails de l'ornementation indiquent la provenance espagnole.","provenance":"Espagne.","obtention":"Acheté par Wilhelm von Bode en 1884 à Munich et transféré ensuite au Kunstgewerbemuseum de Berlin. Remis en dépôt au musée en 1906.","bibliography":"Bode, F., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit*, Leipzig, 1901, p. 117. \n*Convivencia. Jews, Muslims and Christians in Medieval Spain* (catalogue, V. B. Mann *et al*. éd.), The Jewish Museum, New York, 1992, pp. 246-247, n° 107. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung*, Berlin, 1995, p. 23, n° 8, p. 28, pl. 8. \nSarre, F., “A Fourteenth Century Spanish Synagogue Carpet”, *Burlington Magazine* 56, 1930, pp. 89-95.","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","tapis de synagogue","tapis espagnols"],"materials":["Laine","tapis à points noués."]},"6da7c160-94fa-5f96-a7c1-9c73200419b5":{"name":"Mihrab.","description":"*Mihrab* en bois à façade rectangulaire organisée autour d'une niche centrale incurvée couronnée par un arc brisé. Elle est décorée d'un assemblage de panneaux hexagonaux flanqués d'autres panneaux en étoile à six branches. Cette composition est considérée comme marquant le début de l'utilisation du “médaillon en étoile”, élément décoratif qui allait devenir l'un des plus importants du décor des objets en bois mamelouks. Ce *mihrab* est en effet la plus ancienne pièce datée sur laquelle il apparaît. En partie haute de la façade figure une inscription de deux lignes en style coufique fleuri disant : “L'une des choses commandées par l'honorable, protégé et grand personnage al-Amiriya, dont le service a été entrepris par al-Qadi Abou al-Hassan Maknoun et servi maintenant par al-Amir al-Sadid'Afif al-Dawla Abou al-Hassan Youmn al-Fa'izi al-Salihi, prévu pour le tombeau de al-Sayyida Ruqayya, fille du Commandeur des Fidèles, Ali.” De ce texte, on comprend que ce *mihrab* a été commandé par al-Sayyida 'Ulam al-Amiriyya (morte en 535 H / 1140 J.-C.), épouse du calife al-Amer bi-Ahkam Allah (r. 495-524 H / 1101-1130 J.-C.) pour le tombeau de Sayyida Ruqayya édifié en 527 H / 1133 J.-C., probablement au Caire. Des extraits de la sourate “Al-Baqara” (La Vache) en coufique fleuri (chapitre II, verset 247) entourent la façade du *mihrab* et sa niche. \nLes deux côtés du meuble et son dos sont décorés de panneaux sculptés de tiges végétales s'élevant de vases et de feuilles de vignes à trois et cinq lobes qui entourent d'importantes grappes de raisin. Ce décor témoigne de l'excellence esthétique atteinte par l'art de la décoration végétale à la fin de la période fatimide.","short_description":"Le patronage des institutions religieuses et leur fourniture en mobilier n'était pas limité aux hommes. De nombreuses femmes partageaient cette pratique. Le *mihrab* fut commandité par la femme du calife pour le mausolée de Sayyida Ruqayya, la fille du calife Omar ibn al-Khattab.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 210 cm, l. 111 cm, P. 45 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya en 527/1133.","method_for_provenance":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya, épouse du calife fatimide qui régnait alors au Caire. Il est donc très probable qu'il a été commandé et réalisé au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"En 1297/1880, le gouvernement égyptien commença à rassembler des artefacts appartenant à des mosquées et des bâtiments historiques du pays pour les conserver à la mosquée al-Hakim. Ce dépôt constitua la base de la collection du Musée d'art islamique du Caire. Ce *mihrab* transféré du tombeau de Sayyida Ruqayya est considéré comme l'une des plus importantes de ces premières entrées dans les collections.","bibliography":"Dimmand, M. S., *Al-Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], trad. A. Issa, Le Caire, 1958. \nFikri, A., *Masajid al-Qahira wa Madarisuha* \\[Mosquées et Madrasas du Caire\\], vol. I, Le Caire, 1958. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nPauty, E., *Bois sculptés d'églises coptes (époque fatimide*), Le Caire, 1930.","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois assemblé","décoration végétale","écriture coufique fleurie","étoiles à six branches.","haut-relief","médaillons en étoile","objets religieux","panneaux"],"materials":["Bois assemblé décoré en haut-relief et percé."]},"6de30ff8-0fff-5ed3-8984-48abb285b414":{"name":"Porte à double battant.","description":"Les portes en bois agrémentées d'un décor de réseau étoilé étaient courantes dans les mosquées des Seldjoukides de Roum, qui avaient une prédilection pour l'ornementation géométrique compliquée créée par des sculpteurs de renom. La décoration de cette porte est elle aussi impressionnante : les champs principaux des grands panneaux sont divisés par un canevas géométrique produisant des champs plus petits garnis de rinceaux d'arabesques stylisées formées par des motifs floraux. Le motif géométrique est produit par un dessin continu constitué de petits hexagones, pentagones, losanges et triangles. Il n'est pas recomposé à partir de panneaux assemblés, comme c'est souvent le cas, mais s'étend en continu sur toute la surface du panneau. Les larges frises d'encadrement sont agrémentées de rinceaux d'arabesques qui se recoupent. \nSur le champ supérieur sont insérées des inscriptions sur fond bleu citant la sourate coranique IX, 18 : “Ne doit venir en la mosquée d'Allah que celui qui croit en Allah et au Jugement Dernier.” L'inscription se prolongeait autrefois sur la porte d'une pièce adjacente tournée vers le sud, elle aussi désormais au Museum für Islamische Kunst (Berlin). Le texte dit : “et qui s'acquitte de la prière et du denier des pauvres”. Ainsi sont cités les devoirs fondamentaux du musulman : la profession de foi, la prière et l'aumône. Contrairement aux doubles portes de l'entrée avec leur socle agrémenté d'un décor végétal, cet exemplaire est traité sur toute sa surface dans un motif géométrique. La porte de l'entrée se trouve actuellement au musée de Konya (n° d'inventaire 330).","short_description":"La sourate coranique IX, 18, “Ne doit venir en la mosquée d'Allah que celui qui croit en Allah et au Jugement dernier”, est une inscription appropriée pour cette porte en bois qui se trouvait autrefois dans la mosquée Hakim Bey de Konya en Turquie. Les motifs géométriques et en arabesques sont typiques de l'art seldjoukide.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIesiècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 182 cm, l. 116 cm.","method_for_datation":"Cette porte à double battant provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, que l'on date du milieu du VIIe/XIIIe siècle. Les analyses stylistiques confirment cette date.","method_for_provenance":"V. Enderlein a pu montrer en 1976 que la porte provenait de la mosquée Hakim Bey de Konya en reliant l'inscription avec celle d'une autre porte.","provenance":"Mosquée Bey Hakim, Konya (Turquie).","obtention":"Acquis auprès d'un particulier en 1913.","bibliography":"Enderlein, V., “Der Mirhab der Bey Hakim Mosche in Konya. Ein Denkmal und seine Geschichte”, *Forschungen und Berichte,* 17, pp. 33-40, Berlin, 1976, p. 34, pl. 2. \nLötved, J. H., *Konia. Inschriften der seldschukischen Bauten,* Berlin, 1907, p. 87. \nRice, D. T., *Islamic art,* Londres, 1965, 2e éd. 1975, p. 174, ill. 176 (porte de l'aile de la mosquée). \nSarre, F., *Seldschukische Kleinkunst, Erzeugnisse islamischer Kleinkunst, Teil II.,* Leipzig, 1909, p. 32, pl. XII.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mosquée","porte à double battant","réseau étoilé","sculpture sur bois","Seldjoukide"],"materials":["Noyer sculpté","parties teintées."]},"6ef65a75-a6f9-5d0d-8c90-492c934302b3":{"name":"Revêtement de fenêtre.","description":"Cet encadrement de fenêtre de forme quadrangulaire est ceint sur tout son pourtour d'un cadre formé d'une baguette cordée et d'un bandeau sculpté orné d'une tresse de carrés à huit branches. Il est constitué de trois registres : une frise supérieure, la balustrade, l'arcature géminée de la baie. Tout le bois est recouvert d'un apprêt rouge et peint de brun à deux nuances, d'ocre jaune, de blanc ivoire, avec quelques touches de vert. \n \nLa frise et la balustrade sont traitées en treillis de *machrabiyya* dont les pièces sont disposées en damiers ou en losanges. Surmontant ce treillis ajouré, des baguettes rainurées dessinent sur la balustrade un entrelacs de carrés à huit branches et, sur la frise supérieure, des arcades polylobées et des carrés étoilés encadrant de chaque côté un médaillon central sculpté de forme carrée qui porte en caractères coufiques rectangulaires l'inscription votive “Bénédiction de Mohammed”. \n \nLa baie, entourée par deux cadres, le premier en bois tourné et le second sculpté d'un entrelacs de carrés étoilés, s'ouvre sur deux arcs outrepassés géminés. Ces arcs sont supportés par une colonnette et deux demi-colonnettes engagées en bois tourné et cannelé aux bases et chapiteaux simulés. Toutes les composantes de ce dernier registre sont ornées de motifs végétaux polychromes, empruntés aussi bien au répertoire maroco-andalou qu'au répertoire ottoman : rinceaux, palmes simples et doubles, fleurons, œillets. \n \nAvec son harmonieuse polychromie, cet encadrement extérieur d'une fenêtre donnant sur le patio d'une riche demeure du XIXe siècle est un bel exemple du travail minutieux des menuisiers de Meknès qui se sont illustrés dans cet art depuis que leur ville est devenue capitale du royaume alaouite sous le règne de Moulay Ismail (1083-1140 H / 1672-1727 J.-C.).","short_description":"L'encadrement extérieur de fenêtre donnant sur le patio d'une riche maison est un exemple du travail du bois tourné et peint de Meknès, un art qui a fleuri dans la ville impériale depuis les débuts du règne des Alaouites. Ses décors végétaux sont empruntés au répertoire maroco-andalou et ottoman.","holder":"Musée Dar Jamai.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Meknès.","dimensions":"H. 177 cm, L. 112 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Ce type de travail du bois qui donne la prééminence à la polychromie et dont il existe d'autres spécimens dans les musées a été initié à partir de la fin XVIIe et a pris une ampleur particulière au XIXe siècle, au moment où se sont multipliées les demeures bourgeoises où l'on peut encore voir ce type de travail.","method_for_provenance":"Par le lieu d'achat et le style, caracteristique de Meknès.","provenance":"Meknès.","obtention":"Achat en 1963.","bibliography":"Barrucand, M., *L'architecture de la qasba de Moulay Ismaïl à Meknès,* Casablanca, 1978. \n \nMarçais, G., *L'Architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 2, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile","décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie religieuse"],"materials":["appliqué","Bois sculpté","tourné et peint."]},"6f7e3d5d-1248-5ae8-98aa-b2281a1c77c0":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens en bronze à corps cylindrique orné de deux bourrelets circulaires à la base du couvercle et du corps. Le bourrelet inférieur est guilloché. Les trois pieds profilés, plus longs à l'origine, possédaient une patte qui a été supprimée. Ils sont décorés de petits cartouches d'arabesques en partie supérieure et de volutes de feuillage symétrique en dessous. Le corps, qui est creux, est fermé à l'intérieur par une plaque percée d'une cavité circulaire en son centre. \nCe brûleur d'encens est équipé d'un couvercle à charnière en forme de coupole surmontée d'un bouton en quille, le tout étant un ajout moderne. À l'origine, le couvercle devait se fixer sur le corps au moyen d'un collier. À droite de la charnière, quatre trous grossièrement découpés correspondent aux extrémités d'un quatre-feuilles gravé, ce qui signifie sans doute qu'à l'origine une longue poignée horizontale était attachée à cet endroit. \nL'objet est gravé et conserve quelques traces d'incrustations d'argent originales à la fois sur le corps et le couvercle. Le fleuron du couvercle est orné d'une guirlande de lancettes pointant vers le bouton. Un bandeau d'inscription coufique qui fait le tour de la base du fleuron proclame : “Puissance durable et vie accomplie, bien-être à jamais et bonheur pour son propriétaire.” En dessous figure un bandeau richement orné entre des bordures d'entrelacs géométriques. Entre elles se développent des arabesques allongées symétriques en découpe qui alternent avec des rosettes à motifs géométriques en T. \nLe corps est orné de la même façon d'un large bandeau encadré de frises d'entrelacs géométriques. À l'intérieur du bandeau, dans une succession d'arcs pointés, se trouvent six figures sur un fond de volutes qui alternent avec cinq compositions d'arabesques symétriques. Ce motif est interrompu une seule fois par un grand quatre-feuilles (peut-être non contemporain). Les figures vêtues de longues robes à capuchons sont debout et de profil. Chacune appuyée sur un long bâton, elles se déplacent sans doute vers la gauche. Toutes sont d'apparence identique à l'exception de celle à droite du quatre-feuilles, qui est barbue et dont le corps incliné sur son bâton indique qu'elle est âgée.","short_description":"Ce brûleur d’encens avec ses bénédictions en arabe et sa frise de figures encapuchonnées a pu être utilisé dans une église. Les objets combinant les éléments chrétiens et musulmans étaient fréquents au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) en Syrie et en Irak, où chrétiens, juifs et autres minorités religieuses vivaient côte à côte avec leurs voisins musulmans.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Seconde moitié du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 16,51 cm.","method_for_datation":"En 1989, Eva Baer a identifié cet objet comme appartenant à un groupe de pièces en métal à thème décoratif chrétien fabriquées dans les ateliers syriens ou mésopotamiens du milieu à la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"En 1989, Eva Baer a identifié cet objet comme appartenant à un groupe de pièces en métal à thème décoratif chrétien fabriquées dans les ateliers syriens ou mésopotamiens du milieu à la fin du VIIe/XIIIe siècle.","provenance":"Syrie ou Irak.","obtention":"Don du National Museum of Antiquities of Scotland au Royal Museum en 1956.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images*, Leyde-New York, 1989, p. 10.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","thèmes chrétiens"],"materials":["Bronze moulé et incisé","traces d’incrustations d’argent."]},"702385a6-59dd-5149-9e14-fc7215434a3d":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau ayant appartenu à la porte d'entrée du *khan* découvert dans les environs du complexe de Qasr al-Khayr al-Gharbi qui comprenait un marché (souk), des bains (hammam), un jardin, un barrage, des greniers et un palais (*qasr*). Ce linteau peu ornementé est important car il a servi à déterminer la date de construction du palais. Son inscription spécifie que le calife Hicham bin ‘Abd al-Malik était le commanditaire du *khan*, qu'un certain Thabit bin Abi Thabit en avait supervisé la construction et que les travaux furent achevés au cours du mois de *rajab* de l'an 109 (octobre 727 J.-C.). \nElle illustre la continuation et l'adaptation d'une longue tradition d'inscriptions monumentales en langue arabe dans la région. Le texte est rédigé en écriture de style coufique ancien, souvent utilisé dans les inscriptions de cette période. La technique employée est en revanche inhabituelle puisqu'elle fait appel à des trous percés et forés. \nLe texte arabe peut se traduire par : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a pas d'autre Dieu que le seul et unique Dieu qui n'a pas d’associé. La réalisation de cette œuvre a été ordonnée par le serviteur d'Allah, Hicham, Commandeur de la Foi, que Dieu lui accorde sa récompense, \\[cette œuvre\\] a été menée à bien par la main de Thabit bin Abi Thabit en *rajab* de l'an 109.”","short_description":"Ce linteau présente d'importantes inscriptions qui ont aidé à établir la datation de l'achèvement d'un ensemble architectural urbain édifié par le calife omeyyade Hicham bin 'Abd al-Malik.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. (au-dessus du sol) 3,86 m, L. 3,83 m, l. 0,57 m.","method_for_datation":"L'élément porte la date de l'achèvement du *khan*.","method_for_provenance":"Ce linteau a été probablement sculpté in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Ce grand linteau a été découvert lors d'une mission archéologique française à Qasr al-Khayr al-Gharbi conduite par Daniel Schlumberger en 1936. Il faisait jadis partie de la porte du *khan* et a été transféré au Musée national de Damas dans les années 1940.","bibliography":"Schlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Daniel Schlumberger","inscriptions","khan","linteaux","marbre","Omeyyades","palais du désert","Qasr"],"materials":["Marbre sculpté."]},"70e81fc7-992c-56d9-a3b4-5af8b1052c23":{"name":"Chaire à prêcher (minbar).","description":"Ce *minbar* (chaire à prêcher) comporte sept marches retenues par deux joues latérales de forme pentagonale, décorées de panneaux assemblés par tenons et mortaises en forme de triangles, de carrés et de trapèzes. Au seuil de l'escalier se dresse un arceau en fer à cheval brisé reposant sur deux montants ornés d'un décor végétal. Cette structure est reliée aux joues par deux arceaux latéraux de même hauteur reposant eux-mêmes sur deux montants reliés à la partie supérieure des joues par une rampe. La partie supérieure de cette entrée est ornée de bobéchons. \n \nLes panneaux sont sculptés en bas-reliefs garnis d'un décor floral ou géométrique ; l'arceau frontal porte un décor floral et, épousant la forme de l'arceau, une inscription coufique qui se traduit comme suit : montant vertical droit, “Au nom d'Allah, le Bienfaiteur Miséricordieux. Cette chaire a été achevée” ; traverse : “Le premier du mois de *radjab*” ; montant vertical gauche, “de l'an 490 \\[1097 J.-C.\\]. œuvre de Muhammad”.","short_description":"Cette chaire à prêcher à sept marches flanquées de panneaux latéraux porte des motifs décoratifs géométriques ou floraux et une inscription coufique datant l'objet et citant le nom de l'artisan. Le seuil est surmonté d'un arceau en forme de fer à cheval brisé.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"490 H / 1097 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 230 cm, L. 264 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure en caractères coufiques sur l'arc précédant les marches du *minbar* porte la date de 490 (1097 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *minbar* était utilisé dans la Grande Mosquée d'Alger.","obtention":"Don du ministère des Affaires religieuses ; décision ministérielle, en 1998, de confier le *minbar* au Musée national des antiquités et des arts islamiques.","bibliography":"Bourouiba, R., *L'art religieux musulman en Algérie*, Alger, 1973. \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \nMarçais, G., “Note sur la chaire à prêcher de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1926, pp. 419-422. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \nMarçais, G., *Manuel d'art musulman,* Paris, 1927.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almoravides","bois","chaire","coufique","décoration florale","décoration géométrique","Grande Mosquée d’Alger","inscription","minbar","mosquée","objets religieux"],"materials":["Bois assemblé par tenons et mortaises","sculpté en bas relief et marqueterie."]},"718874e8-d67c-57c0-aabc-505af50ed024":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourates al-Thakathour (CII, “La rivalité”, verset 8) et al-Asr (CIII, “Le temps”, verset 1). Ce feuillet est tiré d'un coran écrit en coufique noir. Les voyelles sont marquées par des points diacritiques rouges, la hamza et la chaddah par des points verts et jaunes conformément au système d'Abi al-Aswad, le grammairien arabe mort en 61 H / 681 J.-C. Les divisions entre versets sont signalées par une rosette en or, verte au centre, dont les contours sont dessinés par de fins points marron. Le titre splendide de la sourate consiste en une ligne d'ornementation coufique terminée par une palmette qui se projette vers la marge. Cette palmette est composée de feuillets en or très stylisés et d'arabesques fleuries, elle est illuminée par le bleu et le vert, avec de délicates touches de marron. Ces motifs font partie du répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"écrit en coufique noir, ce feuillet comporte deux citations coraniques (CII,8 et CIII,1). Les divisions entre les versets sont signalées par une rosette dorée, verte au centre. L'ensemble des motifs dessinés appartient au répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz.","dates":"Début du deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 22,5 x 32 cm, 5 lignes.","method_for_datation":"Le coran a été constitué en legs (habous) par le prince ziride al-Mouiz ibn Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte de donation est postérieur à la rupture avec Le Caire puisqu'il mentionne la haine du prince à l'égard des Fatimides. Selon les historiens, cette rupture, qui depuis 424/1033, fut complètement consommée en 441 /1050.","method_for_provenance":"Ce coran a été constitué en legs au profit de la Grande Mosquée par le prince ziride régnant ; étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que ce coran fut copié, décoré et relié sur place sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute, Kairouan.","obtention":"Après l'annulation de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré en 1983 au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 210. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), 1982, p. 247, n° 330. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), 1976, p. 20, n° 2. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 221.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","habous","objet religieux"],"materials":["Vélin décoré."]},"74d2d092-c2c8-5979-ab6f-215b4280585d":{"name":"Fragment d’objet en verre.","description":"Ce fragment de verre bullé épais est orné d'une décoration émaillée et dorée consistant en une inscription de style cursif à contours rouges sur fond bleu. Deux larges filets dorés, soulignés de deux filets rouges, encadrent l'inscription qui se lit *'izz li-mawlana* (Gloire à Notre Seigneur). Les couleurs se recouvrent partiellement, ce qui donne une indication sur le processus de travail. L'écriture dorée, dont ne demeurent que quelques traces, et les filets dorés supérieurs et inférieurs ont été appliqués en premier lieu. Les lettres et les filets ont ensuite été bordés de rouge avant que le fond ne soit peint en bleu. Les couleurs ont été appliquées à froid et fixées par cuisson à faible température. L'émaillage de ce fragment montre une exécution routinière qui suggère que ce type de bouteille de verre était produit en grandes quantités pour un usage quotidien. Ce fragment, de section carrée, a pu faire partie d'une bouteille à long col. Des bouteilles mameloukes parvenues jusqu'à nous montrent une décoration semblable à celle de ce fragment. Les côtés légèrement évasés et l'ouverture sans rebord indiquent qu'il s'agit bien de la partie supérieure d'une bouteille. \nSous les Mamelouks, le verre émaillé, dont la technique avait été mise au point entre le VIe et le IXe siècle H (XIIe et XVe siècles J.-C.), était fabriqué en Égypte et en Syrie. Le rouge et le bleu combinés à l'or étaient les couleurs les plus couramment utilisées.","short_description":"Fragment de verre épais. Son inscription émaillée et dorée se lit : “Gloire à notre seigneur.” Il provient sans doute d'une bouteille à long col. Sous les Mamelouks, les objets de verre étaient fabriqués en Égypte et en Syrie, et utilisaient principalement les couleurs bleu et rouge combinées avec l'or.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"L 5 cm, Ø environ 4 cm.","method_for_datation":"L'utilisation de la couleur rouge pour les contours, du bleu pour le fond et de l'or pour les parties plus petites devinrent la règle vers le milieu du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les objets en verre émaillé et doré sont caractéristiques de la verrerie mamelouke en Égypte et en Syrie.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don de l'historien d'art suédois C. J. Lamm (1902-1982) au Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. La collection dite de Fustat, de plus de 4 000 fragments de verre, a été acquise par Lamm au Caire auprès du marchand d'art Isamail Faradj.","bibliography":"Carboni, S., *Glass from Islamic Lands: The Al-Sabah Collection*, Londres, 2001. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*, 2 vol., Berlin, 1929-1930. \nScanlon, G. T. and Pinder-Wilson, R., *Fustat Glass of the Early Islamic Period*, Londres, 2001. \nWard, R., *Gilded and Enamelled Glass from the Middle East*, Londres, 1998.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["émaillage","verre"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"75ede8fe-76f3-5385-bdc5-f85fce889190":{"name":"Coran","description":"Ce sont deux feuillets tirés d’un coran écrit en graphie maghrébine. Ce coran calligraphié, sans doute au cours du XVIIIe siècle, est un bel exemple de symbiose entre les apports hispano-mauresques et les influences ottomanes. En effet, si l’écriture et les couleurs des signes diacritiques sont typiquement maghrébines, le décor, du frontispice de la Fatiha, orné de motifs floraux, témoigne d’une nette influence de l’école ottomane, elle-même inspirée de l’art iranien. Les voyelles sont indiquées en rouge, le *soukoun* et le *chadda* en bleu, la *hamza* en jaune ocre ou doré, la *hamza al-Wasl* en vert.","type":"Manuscrit","holder":"Musée des Arts islamiques de Kairouan","dates":"XIXe siècle","location":"Kairouan","provenance":"La zaouia de Sidi Sahbi, Kairouan"},"7959f13a-40f0-5501-8335-12c91669bced":{"name":"Pièce de monnaie.","description":"Pièce d'argent, ou *dirham,* de 2,74 g frappée à Sivas en Turquie au nom de Qilij Arslan IV (r. de 646 à 654 H / 1248 à 1257 J.-C.). À l'avers figure le nom du souverain : “Le très éminent sultan Iss al-Dunya wa'l-Din Qilij Arslan, fils de Kaykhusrau, Compagnon du Commandeur de la Foi.” Cette inscription entoure un archer monté, similaire à une version mongole du Grand Khan Ulugh Beg (642-643 H / 1244-1245 J.-C.). Les Seldjoukides versaient un tribut annuel à leurs suzerains nominaux les Mongols. Au revers est inscrit le nom du calife al-Moustasim, dernier des califes abbassides régnant à Bagdad. Cette pièce est d'un modèle peu courant en pays islamique, puisque les représentations figuratives sur les monnaies y étaient relativement rares.","short_description":"Le *dirham* porte le nom de Rukn al-Dunya wa'l-Din, Qilij Arslan IV, qui gouverna l'Anatolie seldjoukide de 646 à 654 H / 1248-1257 J.-C. Son motif, cheval et cavalier, est rare et dérive d'un prototype mongol.","holder":"The British Museum.","dates":"646-647 de l’Hégire / 1248-1249 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 2,2 cm.","method_for_datation":"La pièce est datée (646-647 H / 1248-1249 J.-C.).","method_for_provenance":"La pièce a été frappée à Sivas, Anatolie centrale, Turquie.","provenance":"Sivas, Anatolie centrale, Turquie.","obtention":"Achetée en 1853.","bibliography":"Lane-Poole, S., *Catalogue of Oriental Coins in The British Museum*, vol. I-X, Londres, 1875-1890 (n° 1877, n° 216 : une pièce de la même source). \nPorter, V*.*, *Mightier than the Sword. Arabic script: beauty and meaning*, Australie, 2003 (p. 27, n° 16 : une pièce de la même source). \nPorter, V., *Mightier than the Sword. Arabic Script: Beauty and Meaning*, Malaysie, 2004 (p. 112, n° 38 : une pièce de la même source).","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["archerie","cavalerie","équitation","monnaie","numismatique"],"materials":["Argent."]},"79968466-a94b-5053-a5e9-1155df32e285":{"name":"Ensemble aiguière et bassin.","description":"Cette aiguière et ce bassin étaient présentés à la cour pour le lavement des mains. Il existe des sources médiévales arabes décrivant ces ustensiles. Ils constituaient des objets d'apparat dans les trousseaux des filles d'émirs, de vizirs et de gens de haute noblesse, de dignitaires et de négociants. L'ensemble de Berlin a été fabriqué pour un juriste, si l'on en croit le programme iconographique du décor. Les inscriptions présentent des souhaits d'ordre général (prospérité, richesse, santé, savoir et bonté) pour un propriétaire inconnu. Le bon état de conservation permet d'apprécier la splendeur originelle de ces pièces. \nL'aiguière à couvercle abattant et bec verseur droit présente une forme très plastique. Trois frises à motifs figurés dans des médaillons de différentes tailles agrémentent la panse, l'épaulement et le col. Dans les médaillons figurent des souverains trônant ou des cavaliers, ainsi que des constellations. Le départ du col présente onze champs en arc garnis de figures debout dans la tradition des représentations chrétiennes. Dans une frise animalière au bord de l'épaulement se distingue une chasse à la licorne. Dans les frises ou réparties sur le corps de l'aiguière s'ajoutent des inscriptions arabes contenant des souhaits. \nSur le fond du bassin, les six constellations sont disposées autour du soleil, tandis que dans une seconde frise apparaissent les signes du zodiaque en relation avec les planètes. Sur le revers, le bassin présente, comme l'aiguière, six grands médaillons : le prince flanqué de deux gardes du corps, des scènes de vénerie et de fête. Ces médaillons sont reliés par une inscription énonçant des vœux de puissance et de victoire, de savoir et de bonté, dons et vertus que possède Allah.","short_description":"L'extrême finesse du dessin et l'exécution soignée de cette aiguière et de ce bassin démontrent la dextérité des artisans actifs à Mossoul vers 1270. Cet ensemble, commandité par un personnage de haut rang, qui dépeint les planètes et des scènes de la vie de cour a pu être utilisé pour le lavement des mains dans de grandes occasions.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"seconde moitié du VIIIe de l’Hégire (troisième tiers du XIIIe J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Aiguière : H. 37 cm, Ø 20,6 cm ; bassin : H. 17 cm, Ø 43 cm.","method_for_datation":"L'artiste ayant signé, l'objet est attesté vers le milieu du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"L'artiste ayant signé l'aiguière et le bassin a dans son nom l'indication de sa ville d'origine : al-Mawsili, “celui de Mossoul”, ce qui signifie qu'il y est né ou qu'il y travaille. La signature et le motif du croissant de lune indiquent que, selon toutes probabilités, l'objet a effectivement été réalisé à Mossoul.","provenance":"Mossoul, Irak du Nord.","obtention":"Acheté en 1938.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images,* Leyde, 1989, pp. 15-17, pl. 50-51. \nHagedorn, A., *Die Balacs-Kann. Zur Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jehrhundert,* Münster, 1992, n° 28. \nKühnel, E., “Zwei Mosulbronzen und ihr Meister”, *Jahrbuch der preubischen Kunstsammlungen* 60, 1939, pp. 1-20. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 72-73. \nRice, D. S., “Inlaid Brasses of the Workshop of Ahmad Al-Dahaki al-Mawsili”, *Ars Orientalis* 2, 1957, pp. 225-253.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquiné","laiton","Mossoul","post-zenguide"],"materials":["Laiton damasquiné d’or et d’argent."]},"7cea6ccf-c3e7-529b-8b69-b0d28db38eda":{"name":"Frise de zelliges excisés.","description":"Ce petit fragment de revêtement mural est un spécimen de mosaïque de faïence excisée ou champlevée. \n \nCette technique était employée pour introduire la ligne courbe dans la décoration en céramique, notamment pour reproduire des inscriptions et des décors végétaux. Utilisant le plus souvent des carreaux vernissés noirs, les artisans excisaient assez adroitement la surface émaillée avec un marteau tranchant, pour ne découvrir la terre cuite qu'à l'emplacement destiné à servir de fond. Ainsi, les figures courbes végétales et scripturales se détachaient en léger relief sur le fond de terre cuite ocre. \n \nIci, à l'intérieur d'un cadre tressé, des caractères cursifs s'entremêlent à de grêles rinceaux ponctués de nodosités et donnant naissance à des palmes doubles et à des fleurons. L'inscription cursive qu'ils composent énonce une formule pieuse, “pour moi avec le Dieu des adorateurs”. \n \nCe type de bandeau épigraphique provenant de la *madrasa* Bouinaniya était placé au-dessus des lambris de céramique et en dessous d'une frise de motifs géométriques appelés *charafa* (rappelant les créneaux) qui faisait la transition entre la décoration de faïence et les lambris de plâtre des murs.","short_description":"Ce fragment où l'inscription rapporte la formule pieuse est un échantillon de la mosaïque de faïence émaillée excisée qui permettait de reproduire les lignes courbes des inscriptions et des décors végétaux se détachant en léger relief sur le fond de terre cuite ocre.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire (1351-1356 J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 28 cm, L. 47 cm.","method_for_datation":"Cet élément architectonique qui provient de la *madrasa* Bouinaniya a été réalisé pendant la période de construction du monument.","method_for_provenance":"Cette frise a été récupérée au moment de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","bibliography":"Hedgecoe, J. et Samar Damluji, S. *Zillig, L'Art de la céramique marocaine,* Londres, 1993. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* 2 vol., Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","monument religieux"],"materials":["Carreaux de faïence émaillés et excisés."]},"7de98467-e66b-579d-84aa-f524350d908b":{"name":"Stèle rectangulaire avec inscription funéraire en caractères coufiques.","description":"Plaque de marbre rectangulaire, mutilée dans sa partie inférieure, décorée d'un cadre rectangulaire à listel et d'un arc en fer à cheval délimitant, en haut, l'espace épigraphique. L'espace entre l'extrados de l'arc et le cadre rectangulaire est occupé par deux éléments décoratifs symétriques (à droite comme à gauche, une même grosse fleur à trois pétales, avec élément central en forme d'amande et des volutes latérales) et enveloppé par une tige dessinant un cœur, dont la base laisse échapper deux vrilles qui s'insinuent dans l'espace de réserve. En ce qui concerne les caractères coufiques, la présence du motif trifolié reliant les deux *lam* du nom sacré est très caractéristique. Le motif de palmette entouré d'une tige en forme de cœur se retrouve dans le décor des stèles funéraires du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) à Kairouan. \nLe texte de l'inscription est le suivant (traduction d'après M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Dis : ceci est une annonce grave, que vous fuyez. Alors, celui qui sera éloigné du feu et introduit au Paradis sera sauvé. La vie ici-bas n'est qu'une marchandise trompeuse. Ceci est le sépulcre d'Abd al-Karim ibn Sulayman, l'Ascétique, que Dieu l'ait en miséricorde ; lequel est mort le jour de samedi, onze (---) de l'an quatre cent soixante-quatorze.” La date, qui n'est pas conservée intégralement, est reconstituée par Amari en fonction de la coïncidence du samedi avec le 11 d'un mois qui, pour l'année 474, ne peut être que *rabi' II* ou *ramadan* ; donc, le 18 septembre 1081 ou le 12 février 1082.","short_description":"Cette stèle présente une inscription à l'intérieur d'un arc, qui évoque la niche d'un *mihrab* afin de rappeler que la mort est un *passage*, et la sépulture un *rite de passage*. Traditionnellement, les stèles funéraires contiennent des formules typiques tirées du Coran ainsi que la célébration des vertus et de la piété du défunt.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"474 de l’Hégire / 1081-1082 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 43 cm ; l. 35 cm, ép. 3,8 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription.","method_for_provenance":"La stèle appartenait à une collection privée de Trapani du XIXe siècle. Peut-être provient-elle de Trapani : elle présente en effet des éléments morphologiques et décoratifs semblables à ceux de la stèle inv. 119/419, appartenant à la même collection et que l'on estime originaire, elle aussi, de Trapani.","provenance":"Inconnue (probablement Trapani).","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari, M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. II. Iscrizioni funerarie*, Palerme, 1879, I, n. XII, p. 226, planche I, fig. 4. \nAmari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, p. 173. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VII, p. 212. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, fig. 257.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["inscription en relief.","Marbre"]},"7f0081a0-67a5-56a0-9212-f80fe70cbeec":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé et doré à large ouverture évasée, panse globuleuse ramassée, épaule fortement incurvée et base aplatie. Le corps repose sur un important piédouche. Six anneaux de verre sont disposés à intervalles réguliers autour de l'épaule. La lampe a conservé son abondant décor émaillé rehaussé de dorures sur le col, le corps et le pied. Le col présente une grande inscription coranique en écriture *thoulouth* appliquée à l'émail bleu à contours rouges. L'inscription est interrompue par trois rondeaux contenant un blason à fleur de lys rouge sur fond blanc. La base du col est soulignée d'un bandeau de volutes délicatement dessinées, interrompu par des cartouches pointés floraux. \nLe haut de l'épaule est orné d'un mince bandeau à médaillons pointés floraux, tandis que la partie principale du corps présente une large inscription en écriture *thoulouth* disant : “Voici l'un des objets faits pour sa très noble et très haute excellence, le savant, le juste, l'administrateur, le conseiller, le régent, le vizir Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin, officier d'al-Malik al-Muzaffar (Hadji), régent des nobles provinces islamiques, que ses victoires soient couronnées de gloire !” L'inscription, sur fond bleu, est interrompue par six zones losangiques sur lesquelles viennent s'appliquer les anneaux de suspension. \nLe dessous de la panse comporte d'autres rondelles à fleur de lys et divers ornements floraux. Le pied (dont la moitié a été remplacée) est orné d'une succession de cinq bandeaux horizontaux à décor de volutes abstraites qui alternent de façon linéaire avec des ornements de dessin marqué. Les bandeaux horizontaux sont interrompus par trois médaillons en losange à motifs végétaux stylisés. \nLa lampe date exactement de 746-747 H /1346-1347 J.-C., c'est-à-dire du bref règne d'al-Malik al-Muzaffar Hadji. Contrairement à l'usage, le donateur, Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin, n'avait pas débuté sa carrière comme esclave. On sait qu'il est arrivé au Caire en 737 H /1337 J.-C. après avoir été vizir à Bagdad. La fleur de lys rouge est un symbole héraldique. Cette lampe est particulièrement importante car elle semble être le plus ancien exemple de l'utilisation de la fleur de lys par un haut fonctionnaire, alors que ce motif était jusqu'alors réservé aux sultans.","short_description":"Les lampes de mosquée en verre émaillé étaient commanditées en grand nombre par l’élite mamelouke d’Égypte et de Syrie. Ornées d’inscriptions coraniques et des titulatures de leurs donateurs, elles étaient destinées aux nombreuses mosquées et *madrasa* fondées par les Mamelouks à travers Le Caire et l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Najm al-Din Mahmud ibn Ali ibn Shirwin.","dates":"746-747 de l’Hégire (1346-1347 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, Ø 26,04 cm.","method_for_datation":"La lampe a été commandée par un haut fonctionnaire d'al-Malik al-Muzaffar Hadji, qui régna moins de deux ans (746-747/1346-1347).","method_for_provenance":"Les lampes de mosquée mameloukes de ce type sont généralement attribuées aux centres de production syriens, d'où elles étaient exportées vers l'Égypte mamelouke.","provenance":"Syrie, faite pour l’exportation vers l’Égypte.","obtention":"Acheté par le Royal Museum auprès de la collection du major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Carboni, S., *Glass from Islamic Lands*, Londres, 2001. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2002. \nEremin, K., et Al-Khamis, U., “Mamluk and Pseudo-Mamluk Glass in the National Museums of Scotland”, *Annales du 15e Congrès de l'Association internationale pour l'histoire du verre*, New York, 2003. \nPiotrovsky, M. B. et Vrieze, J., *Earthly Beauty, Heavenly Art: Art of Islam*, Amsterdam, 1999, p. 75 cat. n° 10.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Muzaffar Hadji","blasons","écriture thoulouth","lampes de mosquée","Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin","verre"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"7f96985d-fe50-5ad6-9b89-32ac54812a59":{"name":"Cénotaphe en pierre.","description":"Cet important cénotaphe rectangulaire en pierre richement sculptée relève d'un type largement répandu en Syrie et en Mésopotamie au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Sa forme à base concave, partie centrale cubique composée de quatre dalles de pierre dressées, lourd linteau convexe et couvercle au sommet (certaines pierres sont brisées), rappelle celle d'un sarcophage classique. Le décor consiste en une splendide inscription en style coufique fleuri extrait du verset du coran \"Ayat al-Kursi\" (verset du trône). Le texte court en bandeaux sur les quatre faces de la tombe, seulement interrompu aux angles par un motif de vigne. Deux frises ondoyantes décorent le socle et le linteau. Quatre petits cartouches verticaux qui mentionnent le défunt, Hussain b. Hassan al-Choukri, sans indication de date, figurent au centre de chaque face. \nLa forme et le décor de ce cénotaphe manifestent la continuité du style classique de la sculpture de pierre, typique de la Syrie du Nord au début de la période zenguide. L'inscription entrelacée rappelle l'épigraphie de la *madrasa* al-Chou‘aubiyya (545 H / 1150 J.-C.), l'un des derniers exemples de l'utilisation du style coufique en architecture monumentale en Syrie avant qu'il ne soit partout remplacé par les styles *naskhi* et *thoulouth*. \nCe cénotaphe a été trouvé dans le cimetière de Salihin, l'un des sites funéraires les plus anciens et certainement les plus prestigieux d'Alep. Il s'étend au sud de la ville et autour du *maqam* Ibrahim, ancien tombeau contenant un rocher sacré associé au prophète Abraham, ce qui le prédestinait à des inhumations.","short_description":"Originalement situé dans le plus prestigieux cimetière d'Alep, le cimetière de Salihin lié selon la légende à Abraham, ce cénotaphe est l'un des meilleurs exemples subsistants de la sculpture de pierre et de la calligraphie coufique du VIe siècle H/XIIe siècle J.-C.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","initial_owner":"Hussain b. Hassan al-Choukri.","dates":"Début VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 98 cm, H. avec couvercle 126 cm, L. 190 cm, l. 93,3 cm.","method_for_datation":"Critères stylistiques et comparaisons avec d'autres découvertes archéologiques. Un autre cénotaphe très connu du même type mais en mauvais état de conservation est exposé au Musée national de Damas. Il s'agit de la tombe du souverain artukide Balar bin Bahram bin Artuq, tué au combat contre les Croisés près de Manjib en 518/1124 et inhumé à Alep (numéro d’inventaire 1051).","method_for_provenance":"Ce cénotaphe se trouvait encore dans le cimetière de Salihin lorsque cette zone fut étudiée par les archéologues Jean Sauvaget et Ernst Herzfeld respectivement dans les années 1930 et 1950.","provenance":"Cimetière de Salihin, sud du Vieil Alep, Syrie.","obtention":"Ce cénotaphe a été transféré du cimetière au musée par la Direction des antiquités syriennes à une date inconnue, pour des raisons de conservation.","bibliography":"Herzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum: Syrie du Nord*, Deuxième partie, Inscriptions et monuments d’Alep, 3 vol., Le Caire, 1954-1956, pp. 180-1822 ; cat. numéro 90 ; pl. LXXII b, LXXIII a, b, LXXIV c. \nSauvaget, J., “Inventaire des monuments musulmans de la ville d’Alep”, in *Revue des études islamiques*, V, 1931, p. 74, cat. numéro 13. \nSauvaget, J., “La tombe de l’Ortokide Balak”, *Ars Islamica*, 5/2, 1938, pp. 207-15. \nSauvaget, J., *Alep, Essai sur le développement d’une grande ville syrienne des origines au milieu du XIXe siècle*, 2 vol., Paris, 1941.","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","architecture funéraire","cénotaphe","objet funéraire","rinceaux de vigne","sculpture de pierre","style coufique fleuri","zenguides"],"materials":["Pierre sculptée."]},"7fd24a74-b039-5ba4-b6a9-6fe4522c585f":{"name":"Collier en or.","description":"Collier en or à ornementation raffinée d'entrelacs de rameaux végétaux. Il se compose de deux chaînes réunies par un assemblage de 20 *soumlouk* (pièce ornementale de forme ovale) décorés de vrilles végétales entrelacées. De petits boutons de fleurs sont suspendus à 16 *soumlouk,* chacun se terminant par une perle en forme de larme. Un pendentif en croissant inversé est suspendu aux deux *soumlouk* centraux. Il porte une inscription de style *naskhi* en émail coloré disant “Gloire éternelle”. Un médaillon circulaire est accroché à ce pendant orné d'un important lobe de cornéliane. De chaque côté, deux autres pendants circulaires, également accrochés à deux *soumlouk* à lobe de “pierre de sang”, une variété de cornéliane. \nLes artisans musulmans faisaient appel à plusieurs techniques de joaillerie dont le sertissage de pierres précieuses, les émaux, la sculpture en bas ou haut-relief, le filigrane, le treillage et l'incision. Ici, l'art de l'entrelacs et du treillage consistait à préparer de longs fils d'or qui étaient ensuite entrelacés et soudés.","short_description":"Ce collier richement décoré rehaussé de pierres précieuses a pu appartenir à une princesse.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Environ milieu du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 24 cm.","method_for_datation":"Analyse du type et du style de décoration. Les tiges végétales entrelacées et brochées sont caractéristiques du répertoire ornemental répandu pendant la période ayyoubide. Ce motif apparaît également sur un certain nombre de bâtiments et autres objets d'art appliqué. L'expression “Gloire éternelle” renvoie également à la période ayyoubide.","obtention":"Acheté auprès du marchand d'antiquités Fouad Boulous en 1937.","bibliography":"'Aliwa, Hussain Abd al-Rahim, “Al-Huly \\[Joaillerie\\]”, in Hassan Al-Pasha, H., et al., *al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *L'Orient de Saladin: L'Art des Ayyoubides,* catalogue d'exposition,Paris, 2001. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nMostafa, M., *The Museum of Islamic Art: A Short Guide,* Le Caire, 1979. \nYasin, Abd al-Nasir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya fi al-'Asr al-Ayyoubi* \\[Les arts décoratifs à l'époque ayyoubide\\], Alexandrie, 2002.","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["colliers","décoration végétaux","joaillerie","Pierres précieuses","treillage"],"materials":["décor en filigrane.","Or serti de pierres précieuses et de perles"]},"80cabe22-0796-50d8-b4b1-b4e1801d847c":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée de forme évasée à parois droites décorées de bandes légèrement tournoyantes peintes en noir . Le centre du bassin est occupé par un rondeau de calligraphie très stylisée qui peut se lire : “'al-'izz… Muhammad”. La décoration est typique de ce type de coupe dans lequel l'objet, non vernissé, est peint au pigment noir avant d'être entièrement recouvert d'une glaçure transparente (ici turquoise). Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"La décoration centrale de cette coupe comporte une inscription calligraphique qui peut se lire “al-‘izz… Muhammad”, peinte au pigment noir sous une glaçure transparente bleue. L’usage populaire d’inscriptions de bon vœux et de souhaits sur les céramiques moyen-orientales remonte au tout premier âge islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø (bord) 15,8 cm, Ø (base) 6,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration calligraphique","décoration géométrique","récipients domestique"],"materials":["Céramique frittée peinte à décor noir sous glaçure bleue transparente."]},"82623a18-7533-59e9-b6b9-13cb371445c3":{"name":"Aspersoir à parfum.","description":"Aspersoir à parfum ou à eau de rose, caractérisé par un piédouche assez important, une panse piriforme et un col allongé décoré d'une composition de motifs foliés entrelacés. L'inscription en écriture *thoulouth* qui orne la partie inférieure du col se lit : “Puissiez-vous bénéficier de la gloire éternelle, de la félicité et d'une longue vie le matin et le soir.” L'anneau entre le corps et le col est gravé d'ornements dont des tiges foliées entrecoupées de petits médaillons en forme de fleurs. \nLa panse est décorée de cinq bandeaux. Le premier, à la base du col, contient des ornements en fleur de lotus interrompus par des rondeaux contenant des rosettes. Le second se compose de motifs en diamant à bordures segmentées à l'intérieur desquels figurent des canards en vol. Il est interrompu par des médaillons circulaires qui contiennent le blason du sultan Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Le troisième bandeau, le plus large, porte une inscription en style *thoulouth* qui se lit : “Gloire à notre seigneur, le sultan al-Malik al-Nasir Nasir al-Dunya wa'l-Din al-Malik al-Nasir Hassan.” Sur fond d'ornements végétaux incrustés, elle est interrompue par trois cartouches polylobés contenant d'autres inscriptions partant d'une petite rosette centrale. Le quatrième bandeau est similaire au second. La panse se termine par un étroit bandeau à motifs foliés. Le piédouche est décoré de petites rosettes sur fond d'ornements foliés. Le style décoratif et la technique de production de cet aspersoir rappellent étroitement un certain nombre d'objets mamelouks probablement réalisés au Caire.","short_description":"L'Islam préconisant l'utilisation de parfums, les fabriques d'extraction d'essences d'origine végétale ou animale se développèrent. Les califes, les sultans et les émirs conservaient les parfums dans des récipients de formes et matières différentes. Cet aspersoir à parfum en laiton, incrusté d'or et d'argent, porte le blason épigraphique du sultan Hassan.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"698-708 de l’Hégire / 1299-1309 J.-C. ou 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 22,5 cm, Ø 7,6 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet portent le nom et l'emblème du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C. De plus, le style décoratif et la technique de production correspondent à ceux d'autres pièces réalisées à cette époque en égypte et en particulier au Caire.","method_for_provenance":"L'objet a été réalisé pour le sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Il comporte en effet son blason dans les médaillons circulaires de la panse ainsi qu'une inscription à sa gloire (voire description). Par ailleurs, le style décoratif et la technique de production étayent la provenance cairote.","provenance":"Égypte, probablement Le Caire.","obtention":"Acquisition en 1945 auprès de la collection du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMustafa, M., *Al-Wihda fi al-fan al-islāmi* \\[L'Unité en art islamique\\], Le Caire, 1958. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["artes décoratives","aspersoirs","cuivre","Incrustations","motifs végétaux","parfums"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"8573340c-4d2f-5e03-8ece-8ea167d4279a":{"name":"Document diplomatique et étui","description":"Ce document fait partie d'un ensemble de plus de 120 courriers diplomatiques conservé aux Archives nationales suédoises, qui portent sur les relations entre la Suède et les Ottomans. En 1657, le roi Charles X Gustave (r. 1654-1660) envoya Claes Ralamb et Gotthard Vellingk auprès de la Sublime Porte pour établir une alliance avec l'Empire ottoman. Le grand vizir Mehmed Köprülü, signataire de cette lettre, y reconnaît avoir reçu deux missives du souverain suédois et confirme que les envoyés de celui-ci ont été admis en la présence du sultan. Il fait savoir que la Sublime Porte rejette la demande d'alliance car les actions du roi ne correspondent pas à ses paroles. Il reproche au souverain son alliance avec l'ancien voïvode de Transylvanie, Georg Rákóczy, et sa guerre à la Pologne contre la volonté du sultan. En fait, après son accession au trône en 1655, Charles X Gustave avait déclaré la guerre au roi polonais Johann Kasimir dont il voulait empêcher l'accession au trône. Un an plus tard, il remporta la victoire sur la Pologne. Le sultan considéra cette guerre comme une atteinte aux intérêts ottomans. Dans ce conflit, Georg II Rákóczy (1615-1660), qui avait conquis le pouvoir en Moldavie et en Valachie avec l'aide du sultan Mehmed IV, apporta son aide à la Suède à l'encontre des souhaits d'Istanbul. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il perdit en 1657 le trône de Transylvanie à l'instigation des Ottomans. Claes Ralamb (1622-1698), qui séjourna à Istanbul de mai 1657 à janvier 1658, fut le premier envoyé suédois en Turquie. Dans de telles circonstances, sa mission avait peu de chances de réussir. Selon l'inscription portée sur le coin gauche du courrier, il remit cette lettre dans un étui de soie le 27 mai 1658 au roi Charles X Gustave à Gothenburg.","short_description":"Lettre écrite par le grand vizir Mehmet Köprülü au roi de Suède Charles X Gustave. Claes Ralamb, premier envoyé suédois auprès de la Sublime Porte, avait proposé une alliance avec l’Empire, rejetée par le sultan.","holder":"Archives nationales suédoises","initial_owner":"Roi Charles X Gustave de Suède (r. 1654-1660).","dates":"1067-1068 de l’Hégire / mai 1657-janvier 1658 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 76 cm, l. 50 cm.","method_for_datation":"D’après la date du séjour de C. Ralamb à Istanbul. La lettre elle-même n’est pas datée.","method_for_provenance":"Comme il est mentionné dans le texte, cette lettre envoyée par le grand vizir Mehmed Köprüklü au roi Charles X Gustave a été rédigée dans un campement près de Edirne.","provenance":"Campement ottoman près d’Edirne, Turquie.","obtention":"Ce document fait partie de la correspondance diplomatique régulièrement déposée aux Archives nationales par le ministère des Affaires étrangères.","bibliography":"Björkman, W., “Die Schwedisch-Türkischen Beziehungen bis 1800”, in *Festschrift für Georg Jacob zum 70. Geburtstag*, Leipzig, 1932. \nZetterstéen, K. V., *Türkische, Tatarische und Persische Urkunden im Schwedischen Reichsarchiv,* 1945, n° 56, pp. 25-26.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["guerres.","Relations diplomatiques"],"materials":["Encre","Papier","soie."]},"85a438c7-5833-5106-a6d9-e9bc6b70d317":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en cuivre d'une belle exécution composé d'une base, d'un corps et d'une tige. La base polygonale présente sur son pourtour inférieur un mince bandeau décoratif incrusté d'or. Plus haut se projette une suite d'arcs. Le corps est entouré d'une succession d'arcs reposant sur des piliers à socles et chapiteaux estampés en haut relief. Derrière ces arcs se déroule un bandeau épigraphique gravé d'un texte rédigé en grands caractères *thoulouth* incrustés d'argent qui se lit : “Force à notre maître, le souverain régnant, le juste, celui qui aide, le victorieux, le triomphant, protecteur du monde et de la religion, chef de l'islam et des musulmans, Artuk Arslan Ibn Ilghazi Ibn Artuk, commandeur des fidèles, que Dieu prolonge sa vie et renforce sa victoire.” Au-dessus court un bandeau d'arcs brisés meublés d'un décor végétal. La tige, qui n'est pas d'origine, est en forme d'entonnoir inversé se terminant par une large bobèche pour recevoir la chandelle. Elle ne comporte aucun décor, ce qui confirme sans doute qu'elle n'est pas d'origine. Il est courant de trouver des chandeliers à tige détachable. Le Musée islamique en possède plusieurs exemplaires. Par sa forme et son type, ce chandelier est très rare. Sa présence à Jérusalem reste inexpliquée. Il faisait probablement partie d'un *waqf* établi en faveur de la mosquée al-Aqsa ou du Dôme du Rocher, mais à l'évidence n'a pas été fabriqué pour ces lieux de culte. Les inscriptions ne précisent pas s'il a été réalisé pour une institution religieuse, ce qui renforcerait l'hypothèse qu'il a été apporté à Jérusalem pour d'autres raisons. L'inscription prouve également qu'il a été la propriété de deux générations de souverains artukides.","short_description":"Chandelier en cuivre finement travaillé à base décorée d’inscriptions incrustées d’or et d’argent. La tige n’a aucune décoration. Il fut commandité par le souverai, Artuq Arslan. Sa forme et son style sont très rares et nous ignorons comment l’objet est parvenu à Jérusalem. Ses inscriptions n’indiquent aucune relation avec la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Artuk Arslan Ibn Ilghazi Ibn Artuk (qui régna à Mardin vers 597-637 H / 1201-1239 J.-C.) ; lui succéda son fils, Najm al-Din Ghazi.","dates":"De 597 à 637 de l’Hégire / 1201-1239 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. totale 39 cm, H. de la tige 20 cm, Ø base 31 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur l'objet mentionne le commanditaire.","method_for_provenance":"Les inscriptions ne donnent aucune information. Le souverain artukide propriétaire de cet objet régnait à Mardin et Mayyafariqin. Il est possible que le chandelier ait été fabriqué dans une de ces villes, mais il peut également provenir de Mossoul, dont il rappelle les techniques de production. Par ailleurs, il n'existe pas de pièces similaires permettant de valider une quelconque hypothèse.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Objet transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jerusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivre incrusté d’or et d’argent","cuivres","écriture thoulouth","inscriptions","inscriptions gravées sur cuivre"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent martelé et sculpté."]},"85acf1b7-5e53-59d4-aaea-ce86103574d8":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche est meublée par une inscription coufique comportant une partie du verset 18 de la sourate III. Les hampes des lettres sont biseautées, certaines se terminent par un fleuron bilobé. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral simplifié et estampé. Le repliement de la hampe des lettres waw et mim engendre des nœuds qui meublent l'espace vide créé par leur transcription. De facture soignée, d'un dessin précis, les caractères se terminent en biseau. Le pourtour des lettres noires, coloré en jaune ocre, permet leur mise en exergue. Cette technique, qui se substitue aux écritures en bois sculpté en relief, est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"Cette planche est meublée d'une inscription coufique. Elle comporte une partie d'un verset coranique de la sourate “al-Imrane”. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral. Cette technique qui se substitua aux écritures en bois sculpté en relief est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Commandée par le prince ziride al-Mouz ibn Badis par les soins de son ministre Mohamed ibn Abi al-Arab.","dates":"413-414 de l’Hégire / 1022-1023 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. 16 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Une partie de l'ouvrage encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan mentionne que c'est le prince ziride al-Mouiz ibn Badis qui confia l'exécution des travaux à son ministre Al-Qasim ibn Mohamed ibn Abi al-Arab. Or, celui-ci exerça les fonctions de ministre entre 413 et 414 H (1022-1023 J.-C). Les caractères de l'inscription et les motifs utilisés permettent également de dater cette planche de la fin du IVe-début du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Une partie des plafonds peints qui sont encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan présentent les mêmes caractéristiques décoratives et calligraphiques que cette planche.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, au cours des années soixante, certaines poutres et planches des plafonds de la salle de prière, considérées comme vétustes, ont été retirées et conservées au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1999, lors des travaux d'aménagement de la deuxième partie du Musée des arts islamiques de Raqqada, cette planche fut sélectionnée pour y être exposée.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, pp. 191-192.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois peint","calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bois peint et fleuri."]},"860d6075-446b-59d0-b5ca-2a22791db54f":{"name":"Plaque de marbre rectangulaire avec inscription funéraire arabe en caractères coufiques.","description":"Plaque rectangulaire en marbre, presque intacte mais légèrement endommagée dans la partie supérieure ; elle est ornée d'un cadre rectangulaire à listel et d'un arc outrepassé qui couronne l'espace épigraphique et rappelle la niche du *mirhab*. Les deux espaces entre l'extrados de l'arc et les angles supérieurs du cadre rectangulaire sont occupés par un élément décoratif qui se répète symétriquement : un épais rinceau qui s'entortille en volute vers le haut, remplissant l'angle, tandis qu'une autre volute s'enroule vers le bas, en s'insinuant à l'intérieur de l'espace de réserve. Pour les caractères coufiques, la présence de petits cercles de remplissage, et la forme pleine des lettres, est très caractéristique. Le motif de remplissage à l'aide de volutes trouve des équivalents dans le décor des stèles funéraires du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) à Kairouan. \nLe texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Chaque âme devra savourer la mort. Vous n'obtiendrez les récompenses que le jour de la résurrection. Alors celui qui sera éloigné du feu et introduit au Paradis sera sauvé. La vie ici-bas n'est que marchandise trompeuse. Ceci est le sépulcre de Sidat al-Ahl, fille d'Abd al-Aziz, le Changeur, du peuple de Mazara ; laquelle est morte un vendredi, du mois de *rabi I*, de l'an quatre cent soixante-quatorze.” \nCette stèle, avec la stèle inv. 127/427, qui lui ressemble, provenait d'une fameuse collection privée de Trapani, du début du XIXe siècle, celle de G. M. Di Ferro.","short_description":"Cette stèle était placée au-dessus du tombeau d'une femme. L'arc qui figure sur la stèle, et qui contient l'inscription, rappelle idéalement la niche d'un *mihrab,* qui évoque l'idée de *passage* dans l'au-delà, définissant le rite de sépulture comme un *rite de passage.*","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"474 de l’Hégire / 1081 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 46 cm ; l. 32 cm ; ép. 6,3 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription ; le style des caractères coufiques, lui aussi, remonte à la fin du XIe siècle.","method_for_provenance":"Le fait que le père de la défunte soit désigné comme citoyen de Mazara a permis à Amari de supposer que la famille se serait réfugiée à Trapani après la conquête de Mazara par les Normands, en 1072 : la stèle, qui a abouti dans une collection privée de Trapani, serait donc originaire de cette ville.","provenance":"Inconnue (probablement Trapani).","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari, M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. II. Iscrizioni funerarie*, Palerme, 1879, I, n. XI, 224, planche. I, fig. 3. \nAmari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, pp. 171-172. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VII, p. 211.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["inscription en relief.","Marbre"]},"86141f73-f2d4-5de6-b66c-a5955dcb470a":{"name":"Fontaine publique.","description":"Fontaine en forme de banc conçue pour la mosquée de Moustafa Lala Pacha à Damas. Elle est en marbre fin décoré de calligraphie sculptée et de mosaïques géométriques en nacre et marbre de couleur. La partie supérieure consiste en un panneau de marbre présentant deux lignes d'inscription en arabe sculptées en style *diwani*, un style complexe, animé et dynamique dont les caractères se chevauchent, et qui était très populaire pendant la période ottomane. Un fin bandeau de motifs végétaux sépare les deux lignes de l'inscription. Le panneau central est flanqué de deux montants curvilignes également sculptés de riches motifs végétaux et de calligraphie. \nL'inscription explique que cette fontaine, appelée *rub’* (unité de mesure de l'eau) a été construite et mise à la disposition du public en l'honneur du sultan Soliman le Magnifique par Moustafa Pacha en 971 H / 1564 J.-C. La date semble avoir été importante puisqu'elle est écrite numériquement et alphabétiquement en trois endroits différents dans l'inscription. Elle marque l'accession au poste de gouverneur de Damas pour cinq années de Moustafa Lala Pacha. Parmi les *waqf* qu'il offrit à la ville figurent une nouvelle mosquée et un nouveau *khan* aux luxueux équipements sanitaires. Au cours du règne du sultan Sélim II (973-981 H / 1566-1574 J.-C.), Moustafa Lala Pacha commanda des troupes qui conquirent Chypre en 977 H / 1570 J.-C., l'une des grande victoires des armées ottomanes. \nL'inscription se traduit *:* \n\"Celui qui a édifié ce *rub’* public, que Dieu le rende utile, au cours de l'ère du sultan qui craint le plus Dieu, le sultan Sulayman Khan fils du Sultan Salim Khan, que Dieu le plus Exalté l'élève au trône du sultanat, est le Très Noble Moustafa Pacha, que Dieu le comprenne dans l'intercession de son médiateur, l'héritier des royaumes ottomans du sultan Salim Khan, celui qui craint le plus Dieu, que Dieu éclaire son royaume de sa lumière brillante, ce texte a été exprimé, dicté et inscrit en l'année neuf cent soixante et onze, 971 \\[1564\\].”","short_description":"Importante fontaine en marbre réalisée à Damas et dédiée au sultan Soliman le Magnifique par le puissant seigneur et gouverneur militaire de Damas, Moustafa Lala Pacha.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Le gouverneur de Damas Moustafa Lala Pacha (r. 971-976 H / 1563-1569 J.-C.), en l'honneur du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566).","dates":"971 de l'Hégire / 1564 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 78,5 cm, l. 150 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant sur la pièce donne la date de son achèvement : 971 (1564).","method_for_provenance":"Documents des archives du musée.","provenance":"Mosquée de Moustafa Lala Pacha, Damas, Syrie.","obtention":"La mosquée de Lala Moustafa Pacha à Damas a été démolie entre 1928 et 1930 pour laisser place au souk al-Hal. Cette pièce, en même temps que d'autres objets de valeurs, a été transférée au musée qui l'a enregistrée dans ses collections en 1931.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Damas","fontaines publiques","marbre","mosaïques","Moustafa Lala Pacha","Sélim II","sultan Soliman le Magnifique"],"materials":["Marbre sculpté à incrustations de marbre et de nacre en partie inférieure."]},"86731854-5b36-5a09-a5f5-43552aeb24a1":{"name":"Panneau, élément d’un cénotaphe.","description":"Panneau en bois sculpté, qui faisait jadis partie du cénotaphe de Fakhr al-Din Abou al-Tahir Isma'il, haut fonctionnaire au service du sultan ayyoubide al-Malik al-'Adil (r. 596-615 H / 1200-1218 J.-C.). Il se compose de sept panneaux plus petits de dimensions variées, surmontés d'un élément plus long. Chacun est sculpté d'un motif abstrait d'arabesques. Les espaces entre les panneaux sont occupés par des inscriptions, comme des versets du Coran ou des bénédictions. La date est indiquée en partie inférieure. Cet élément décoratif est un intéressant exemple de réutilisation de matériaux dans l'art islamique, puisqu'il a été sculpté au dos d'un panneau à décor traité dans le style de la période toulounide (254-292 H / 868-905 J.-C.).","short_description":"Panneau en bois qui a fait partie du cénotaphe d'un dignitaire ayyoubide. Sa surface est divisée en petites sections, chacune sculptée d'un motif d'arabesque. Il a été sculpté au dos d'un panneau à décor traité dans le style de la période toulounide, quelque trois siècles plus tôt.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"613 de l’Hégire / 1216 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"L. 158,3 cm, H. 43,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date *rajab* 613 (octobre-novembre 1216).","method_for_provenance":"Comparaison stylistique.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1883.","bibliography":"Lane-Poole, S., *The Art of the Saracens in Egypt,* Londres, 1886, p. 122.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objet funéraire"],"materials":["Bois sculpté."]},"88c2eecc-1ad6-5b2b-8f02-6efabc4b470c":{"name":"Fronton de porte.","description":"Ce fronton épousela forme d'un demi-polygone de neuf côtés, composé de quatre panneaux ; le premier est orné d'un décor végétal ; les trois autres sont décorés d'une inscription de neuf lignes, sculptées en relief et en caractères cursifs, à l'exception de la dernière ligne qui est en coufique quadrangulaire. Les six dernières lignes de l'inscription sont divisées, au milieu, par un décor floral et géométrique. Cette inscription comporte le texte suivant : “Que Dieu nous garde de Satan le lapidé / Dans des maisons que Dieu a permis d'élever / dans lesquelles des hommes invoquent son Nom et Le glorifient, matin et soir (Coran, XXI, 36-37) / maison élevée, pleine d'invocations, dressée pour le culte de Dieu. Il sera pardonné à ceux qui s'y trouvent / et à celui qui l'a fondée et construite, Yahyia ben Mahdjouba, qui l'a offerte à Dieu / Pardonne-lui le passé ! Protège-le de la chaleur de l'enfer ! Fais-le entrer au paradis où il connaîtra le bien-être ! / Accorde-lui Ton agrément et Ta protection contre les terreurs du jour de la résurrection ! Donne-lui une place au haut du paradis ! Quel succès pour ceux qui y sont ! / En l'an *chin*, *djim*, la construction en a été terminée et achevée avec l'aide de Dieu. ô lecteur, forme des vœux en faveur de celui qui l'a élevée / Par le pardon et l'indulgence de Dieu, par l'intercession du meilleur des hommes ! Fais qu'on y lise toujours la tradition au peuple.” \n \nCette inscription est la seule en Algérie portant une date exprimée au moyen d'un chronogramme (en additionnant les valeurs numériques de chaque lettre qui le compose, on obtient le millésime qui s'y dissimule). Ce fronton était autrefois placé au-dessus de la porte d'une *zaouïa* connue sous le nom de “*zaouïa* Ben Mahdjouba” adjacente à un cimetière. L'édifice a été démoli vers 1865, lors de l'ouverture de la rue Nationale. \n \nLe personnage qui y est mentionné est le *cheikh* Abou-Zakariya Yahyia ben Mahdjouba (m. 1017 H / 1608 J.-C.), qui était *mufti* et qui est mentionné dans un manuscrit de l'époque.","short_description":"Ce fronton qui surmontait l'entrée de la *zaouïa* est composé de quatre panneaux. Le premier est orné d'un décor végétal, les trois autres portent une inscription sculptée en caractères cursifs ou coufiques pour la dernière ligne, qui glorifie Dieu et le commanditaire de l'ouvrage et qui est datée par chronographe.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"1003 H / 1594 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 85 cm, ép. 05,5 cm, Ø 127 cm.","method_for_datation":"Par le chronogramme inclus dans l'inscription ; les lettres arabes *djim* et *chin* correspondent aux valeurs numériques prises dans le système maghrébin : *djim* = 1000, *chin* = 3 ; 1000 + 3 = 1003 (1594 J.-C.).","method_for_provenance":"Le mérite en revient à E. Bigonet, qui a pu retrouver l'entrepreneur chargé de la démolition de la *zaouïa* Ben Mahdjouba. Celui-ci l'autorisa à faire toutes recherches dans les amas provenant des bâtiments démolis. C'est ainsi qu'il recueillit cette inscription, qu'il offrit ensuite au Musée national des antiquités.","provenance":"Zaouïa Ben Mahdjouba, Constantine.","obtention":"Don de E. Bigonet qui, en 1878, avait fait des recherches à Constantine au sujet de cette inscription déjà publiée.","bibliography":"Bigonet, E., “Une inscription de Constantine”, *Revue africaine*, vol. 47, 1903, pp. 305-311. \n \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \n \nCherbonneau, A., “Inscriptions arabes de la province de Constantine”, in *RSAC,* 1856-1857, pp. 88-90. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMercier, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie*, II, *Département de Constantine*, Paris, 1902.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture religieuse","bois","caractère cursif","coufique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie","Ottoman"],"materials":["Bois de cèdre sculpté en relief","marqueterie."]},"89f6478a-1ada-5ce1-adfa-ba98750e463f":{"name":"Plateau.","description":"Grand plateau en cuivre jaune rehaussé d'importantes incrustations d'argent, dont la plus grande partie est aujourd'hui manquante. Le dessin évoque une étude graphique sur les cercles : le motif central, construction géométrique elle-même issue d'une intersection de cercles, est relié à trois cercles qui divisent l'inscription qui l'entoure en parties égales. D'autres cercles concentriques se retrouvent dans la disposition générale. L'ensemble de la composition sert de cadre à pas moins de sept inscriptions, dont les verticales, disposées en rayons, créent un contraste visuel frappant et séduisant. La plus grande proclame : “Gloire à notre maître le Sultan, le sage, le diligent, le juste, le roi guerrier – que sa victoire soit couronnée de gloire !” Les mêmes sentiments s'expriment dans toutes les autres inscriptions, jusque dans les petites rosettes où l'on peut lire : “Gloire à notre maître, le Sultan !” Cette utilisation dynamique d'inscriptions, dans lesquelles un texte de louanges devient l'élément principal du décor, est une des caractéristiques de l'art mamelouk. Bien que l'identité du dédicataire ne soit pas tout à fait claire, un plateau aussi magnifique était sans doute à sa place à la cour.","short_description":"Splendide plateau de cuivre jaune entièrement incrusté d'argent pour former une décoration géométrique et calligraphique. Les puissantes inscriptions sont particulièrement frappantes, même si l'identité du sultan qu'elles encensent est ambiguë. Un plateau aussi magnifique avait sans conteste sa place à la cour.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Peut-être l’un des deux sultans mamelouks, Abou Bakr, qui régna en 742 H / 1341 J.-C., ou Muhammad, souverain de 762 à 764 H / 1361-1363 J.-C.","dates":"742 de l’Hégire / 1341 J.-C. ou 762-764 H / 1361-1363 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 78,7 cm.","method_for_datation":"Le style est celui du milieu du VIIIe/XIVe siècle. L'identité spécifique du dédicataire est ambiguë. Les inscriptions font référence à “al-Malik al-Mansour”, nom royal utilisé par deux sultans mamelouks au cours de cette période : Abou Bakr (r. 742/1341) et Muhammad (r. 762-764/1361-1363).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1854.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 97.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Cuivre jaune incrusté d’or et d’argent."]},"8b5de31f-f1e0-5ddc-9d8a-dd777ed6d387":{"name":"Mosaïque inaugurale du musée du Bardo","description":"Il s’agit de la mosaïque inaugurale du musée Alaoui, actuel musée du Bardo, en date du 7 mai 1888. En haut du panneau et à droite, on distingue le drapeau tunisien, à gauche le sigle de la résidence générale de France, tandis qu’au centre du panneau est écrit en rouge “Le Musée Alaoui”. L’inauguration est faite en présence du bey régnant, Ali Pacha, et du résident général, M.J. Massicault. \nSur deux colonnes sont désignés les hauts fonctionnaires français qui ont accompagné le résident général et veillé à la réalisation du musée : MM. Georges Perrot et Edouard Delpeuch, délégués du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, MM. Henri Wallon et Héron de Villefosse, de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et M. R. de la Blanchère, directeur du service des Antiquités et des Arts. Enfin, en bas du panneau, un texte en arabe glorifiant l’inauguration du musée.","type":"Mosaïque","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar"},"8bb1aef3-8779-5dfe-8bd0-4fef627826bc":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens sphérique composé de deux hémisphères identiques réunis par un système à baïonnette. Il est doté de percements qui permettaient aux fumées d'encens de s'échapper. À l'intérieur, une petite coupe montée sur cardans pouvait rester en position horizontale même lorsque la sphère était déplacée, mécanisme connu sous le nom de “suspension à la Cardan.” Cet objet fait penser à une chaufferette pour les mains mais était probablement destiné à être suspendu au plafond ou accroché à une chaîne et balancé pour disséminer le parfum. \nLe décor d'incrustations d'argent, réparti en quatre cercles concentriques, recouvre toute la surface. Le bord de chaque hémisphère comporte un bandeau d'inscriptions en incrustation d'argent sur fond d'arabesques. Au-dessus figurent quatre médaillons ajourés, chacun contenant un aigle à deux têtes, alternant avec des rondeaux meublés de motifs géométriques sur fond d'enroulements d'arabesques. Aux deux pôles de la sphère figure un autre bandeau épigraphique présentant en son centre un médaillon ajouré à motif d'aigles à deux têtes et de masques à tête de lion. \nLe symbole de l'aigle à deux têtes était souvent utilisé dans les blasons de plusieurs sultans mamelouks. Cependant, il semble ici faire office de motif décoratif plutôt que d'emblème héraldique. Vers la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), les motifs figuratifs présents jusqu'alors dans le travail du métal ayyoubide furent peu à peu remplacés par les titres et les symboles héraldiques, selon le goût des clients mamelouks. Cet objet est un bel exemple de la popularité grandissante de l'inscription de titres sur les objets décoratifs mamelouks. \nIl a été fabriqué pour Badr al-Din Baysari mentionné dans l'inscription du sommet de l'objet, qui contient également les titres régaliens de deux de ses maîtres mamelouks, al-Zahiri (haut-fonctionnaire auprès du sultan Baybars en 658-675 H / 1260-1277 J.-C.) et al-Saïdi (haut-fonctionnaire auprès du sultan Baraka Khan en 675-677 H / 1277-1279 J.-C.). Baysari fut l'un des plus éminents émirs des débuts de la période mamelouke, ce que confirme la mention de “al-Maqarr al-Ali” (Sa Haute Excellence).","short_description":"Grand brûleur d'encens sphérique à décoration d'argent incrusté. Les médaillons à chaque extrémité montrent un des emblèmes héraldiques mamelouks, l'aigle bicéphale. Le brûleur porte une inscription au nom de Badr al-Din Baysari, qui était un éminent émir au début de l'ère mamelouke.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Badr al-Din Baysari.","dates":"675-677 de l’Hégire / 1277-1279 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 18,4 cm.","method_for_datation":"Objet fabriqué pour Badr al-Din Baysari (m. 697/1298), confident du sultan Baybars. En plus du nom de l'émir figurent deux titres dont l'un, al-Saïdi, marque son allégeance au sultan al-Malik al-Saïd Baraka Khan (r. 675-677/1277-1279), ce qui indique que cet objet a sans doute été réalisé au cours de ces deux années.","method_for_provenance":"Ce brûleur d'encens a été réalisé pour Badr al-Din Baysari, confident du sultan Baybars et l'un des plus importants émirs syriens. À l'origine au service du dernier sultan ayyoubide, Baysari fut ensuite employé par les Mamelouks après le renversement des Ayyoubides. Cet objet a donc sans doute été exécuté en Syrie où était basé ce haut personnage. De plus, le travail du métal incrusté était florissant au cours des périodes ayyoubide et mamelouke dans ce pays.","provenance":"Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"*The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976, cat. n° 210. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, p. 58-59. \nBarrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum*, Londres, 1949, planche n° 22. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 110-111, fig. 87.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle à deux têtes","arabesques","calligraphie","décoration figurative"],"materials":["Cuivre jaune percé et gravé à incrustations d’argent."]},"8c4d3b2b-b470-5f35-bed2-4232604f8bca":{"name":"Coudée (dr’a).","description":"Cette coudée se présente sous forme d'une tablette rectangulaire. Une des faces est sculptée d'une inscription, en caractères andalous, qui se déploie sur deux cartouches. Le texte proclame : “Louange et reconnaissance à Dieu ! Ceci est la mesure de la coudée, à la *kissaria* \\[bazar\\]. Que Dieu l'enrichisse ! Au mois de *rabi'a* second de l'an sept cent vingt-huit \\[1328 J.-C.\\].” \n \nAu-dessus de l'inscription se trouve une mesure linéaire constituée de quatre parties égales, chacune représentent un demi-empan (*nisf al-chibr* = 11,7 m ; l'empan, *al-chibr* = 23,5 m). La longueur totale de cette coudée est donc de 47 centimètres, une dimension peu courante qui était propre à la *kissaria* de Tlemcen. \n \nBrosselard a qualifié cette coudée de “royale” car il la fait remonter au prince zianide Abou Tachfin Ier, qui était un grand amateur de création et d'innovation. \n \nCette coudée servait d'unité de base à toutes les mesures de longueur.","short_description":"Cette coudée propre à la *kissaria* ou bazar de Tlemcen est longue de 47 cm. Elle se présente sous forme d'une tablette rectangulaire portant sur une face une inscription en caractères andalous. Au-dessus, une mesure linéaire est divisée en quatre parties égales équivalant chacune à un demi-empan.","holder":"Musée de Tlemcen (Agence nationale d’archéologie)","dates":"728 H / 1328 J.-C.","location":"Tlemcen","dimensions":"L. 66 cm, l. 18 cm.","method_for_datation":"L'inscription sculptée sur la coudée mentionne la date de 728 H (1328 J.-C.).","method_for_provenance":"Cette tablette fut découverte dans un pan de muraille de la *kissaria* de Tlemcen par le chef d'escadron Bernard.","provenance":"Tlemcen.","obtention":"Don de Bernard, chef d'escadron de l'Armée française, commandant de la place de Tlemcen.","bibliography":"Brosselard, Ch., “Inscriptions arabes de Tlemcen”, *Revue africaine*, n° 25, 1861, pp. 14-30. \n \nMarçais, G., *Algérie médiévale, monuments et paysages historiques*, Paris, 1957. \n \nMazouz, A. et Deries, L., *Djamaa el-kitabat el-arabiya fi el-djazair, kitab el-cherk el-djazairi* (Corpus des inscriptions arabes de l'Algérie, inscriptions de l'Est algérien), t. 1, Alger, 2000.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractère andalou","coudée","kissaria","mesure","sculpture","Tlemcen","Zianide"],"materials":["Marbre translucide sculpté."]},"8fd8864e-24a3-584e-8096-e0df273d81e1":{"name":"Suspension.","description":"Lampe en céramique à corps bulbeux et col évasé, à décor peint en bleu et blanc. Le col porte une inscription en coufique anguleux prise entre des frises de motifs géométriques tressés. De petites vrilles de demi-palmettes s'échappent de certaines lettres. Les mots sont illisibles mais peuvent dériver de la phrase “wa-asu Sahwan” (et ils tombèrent dans une affliction éperdue). Autour du corps principal figure un enroulement de fleurs de lotus à “feuilles de têtard” courantes sur un certain nombre de céramiques “bleu et blanc” de cette période. L'alignement de panneaux allongés et pointés autour de l'épaule est un motif qui se trouve également dans l'argenterie ottomane et rappelle celle des Balkans. Cette lampe est un intéressant exemple d'échanges artistiques et culturels qui voient des formes, des motifs et des dessins passer d'un matériau à l'autre et circuler entre les cultures européennes et asiatiques.","short_description":"Autour du col de cette lampe en céramique bleu-et-blanc court une inscription en caractères coufiques, mais dont les mots sont illisibles. Bien que prenant modèle sur un prototype en verre, il es évident que cette lampe en céramique ne pouvait diffuser qu'une faible lumière. Sa fonction était sans doute plus symbolique ou décorative que fonctionnelle.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 917 de l’Hégire / 1512 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm.","method_for_datation":"On pense que cette lampe provient du *turbé* de Bayézid II (m. 917/1512), car elle ressemble beaucoup à un groupe de quatre lampes réalisées pour ce tombeau.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramiques de cette qualité dans la Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 109. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 41-43, planche 23.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"8fe8643d-14ac-551c-81af-815f61df8a4a":{"name":"Fragment d’inscription monumentale.","description":"Constituant la partie droite d'une inscription monumentale, cette plaque de marbre rectangulaire fut manifestement réutilisée étant donné le caractère précieux du matériau. Au revers se trouve, en écriture coufique, l'inscription funéraire d'un homme mort en 307 H / 920 J.-C. – cette date ne correspondant pas au style de l'inscription monumentale, il s'agit bien d'un remploi. L'excellence calligraphique de l'inscription monumentale signale l'endroit de l'objet. Elle donne en ductus coufique les trois premiers mots de la *basmala*, la profession de foi islamique. Travaillée en relief, elle s'apparente au coufique fleuri, les lettres se terminant en demi-palmettes. Sur la partie gauche, on distingue également des variantes du coufique cursif. Ces deux types sont les éléments de base du coufique décoratif depuis le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Cette inscription monumentale pourrait dater du début du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Le coufique fleuri présente des hampes qui se terminent par des éléments floraux, le coufique cursif des hampes qui se rejoignent. Ces éléments ornementaux se retrouvent aussi bien dans les inscriptions monumentales que dans d'autres genres. Le coufique produit un effet presque monumental et fut donc volontiers utilisé pour les textes religieux. L'auteur arabe Ibn Khaldoun (732-784 H / 1332-1382 J.-C.) a décrit l'apparition des différents types d'écriture et insisté sur l'importance d'une écriture unique pour les conquêtes arabes. C'est lui qui a attribué le coufique à la ville irakienne de Koufa.","short_description":"Ce fragment de plaque de marbre de l'Égypte fatimide comporte une inscription monumentale en écriture coufique. En raison des lettres cursives qui se terminent en demi-palmettes ou en éléments floraux, ce type d'écriture est appelé “coufique fleuri”. Celui-ci était très courant, sous diverses formes, dans de nombreuses parties du monde islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 45,5 cm, l. 66,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur l'envers permet de dater la partie antérieure d'après 307/920. Au vu des éléments stylistiques, cette pièce se situe fort probablement au début du XIe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Ce fragment de marbre a été acquis en Égypte, l'écriture conforte d'autre part l'origine égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1907. Remis par le département des antiquités paléochrétiennes.","bibliography":"Grohmann, A., *Arabische Paläographie, II. Teil, Das Schriftwesen. Die Lapidarschrift,* Graz-Vienne-Cologne, 1971, p. 193, ill. 222. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin-Leipzig, 1942, ill. 14. \n*Répertoire chronologique d'Épigraphie arabe III,* Le Caire, 1932, pp. 121-122, n° 1012. \nSafadi, Y.,*Islamic Calligraphy,* Londres, 1978, pl. 6, 35. \nSchimmel, A., *Islamic Calligraphy,* Leyde, 1970, pl. II.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","épigraphie","gravure","hampes","inscription","plaque","remploi"],"materials":["écriture coufique sculptée et polie.","Marbre"]},"9019f587-868b-5467-91b0-7b17a50a99bd":{"name":"Puisoir.","description":"Le puisoir est un récipient métallique muni d'une anse qui était employé dans les bains pour arroser d'eau les chauds dallages de marbre et produire la vapeur nécessaire. \nL'ouverture est déformée, sans doute par l'usage. Les éléments décoratifs sont délimités par des circonférences tracées au compas. La gravure est exécutée à l'aide de deux pointes, l'une vive, l'autre plus douce. Le décor d'ataurique a été tracé en s'ajustant à la pièce. \nLa surface externe est entièrement recouverte d'un ornement compartimenté en bandes qui délimitent une bande épigraphique sur la partie supérieure, une frise de rinceaux et de palmettes, une autre bande elle-même articulée en deux cercles et deux médaillons polylobés et, enfin, une autre frise de volutes et de palmettes. Dans la partie inférieure apparaît plusieurs fois l'inscription “Bonheur éternel”, tandis que, dans les médaillons, on lit : “Le bonheur et la prospérité, la bénédiction et l'accomplissement des désirs”. L'un des médaillons présente un schéma géométrique : deux spirales inversement déroulées, surmontées de groupes capricieux de tiges et de bourgeons, constituent le fond sur lequel s'inscrivent d'élégants caractères cursifs. L'autre, moins touffu, est constitué d'un groupe de rinceaux surmontés de palmettes asymétriques. Les espaces entre les médaillons développent l'idée de “l'arbre”. La structure renvoie au monde perse qui, à partir du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), revitalise les vieilles formes romaines. \nCette pièce appartient au type d'objets domestiques utilisés dans certains milieux raffinés et influencés par les modes orientales, particulièrement prisées en al-Andalus.","short_description":"Fasciné par ce magnifique récipient de bronze de l'Alhambra, le puissant cardinal Cisneros l'emporta et l'intégra à sa collection particulière. Son exquise décoration géométrique, végétale et épigraphique indique qu'il s'agissait d'une pièce de luxe, à l'usage restreint à l'enceinte du palais.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 18 cm, Ø supérieur 18 cm, Ø inférieur 9,75 cm.","method_for_datation":"Par la technique d'exécution et la décoration en cercles couverts de trames géométriques régulières engendrées à partir d'un hexagone et de ses multiples, selon les conventions particulières de la décoration nasride.","method_for_provenance":"L'inscription reproduit la devise de la monarchie nasride. Sa décoration riche et soignée suggère que la pièce a été réalisée dans les ateliers royaux.","provenance":"Palais de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 30 mai 1868 en provenance de l'Académie royale des Belles Lettres de San Fernando.","bibliography":"*Al-Andalus: las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 256*.* (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in* Spain, New York, 1992.) \nAmador de los Ríos, R., “Acetre arábigo que se conserva en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, VII, Madrid, 1876, pp. 467-481. \nDomínguez Perela, E., “Acetres hispanoislámicos”, *Icónica*,8, Madrid, 1987, pp. 8-13. \nFranco Mata, A., “Acetre”, *Isabel la Católica. La magnificencia de un reinado. Quinto Centenario de Isabel la Católica, 1504-2004*, Valladolid-Madrid, 2004, pp. 246-47. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 337.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bains","eau","mobilier domestique"],"materials":["Bronze fondu","gravé","niellé et doré au feu."]},"9046e802-e0a4-5cd0-ad42-5b6b93278655":{"name":"Deux feuillets d’un Coran.","description":"Ces deux feuillets qui comportent la sourate al-Balad (versets 10-20) et la sourate al-Chams (versets 1-6) sont tirés d'un coran écrit en coufique épais. Les signes orthographiques sont indiqués par des points rouges et le tanwin par deux points rouges superposés selon la méthode d'Abi al-Aswad, mort en 61 H / 681 J.-C. L'emploi de la couleur rouge pour indiquer tous les signes orthographiques est un système qui a été adopté par l'école irakienne de calligraphie, contrairement à l'école andalouse qui a utilisé des couleurs diversifiées. Dans la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan, on retrouve indifféremment des corans écrits selon les deux méthodes, ce qui montre bien le rôle de relais que jouait l'Ifriqiya, terre de rencontre, entre l'Orient et l'Occident. Le dixième verset est indiqué par une étoile entourée de lobes multicolores. Le titre de la sourate est composé du nom de la sourate et du nombre de ses versets, en écriture coufique dorée, placés dans un cadre orné d'un entrelacs de vanneries pointillées qui rappelle le décor de quelques reliures kairouanaises contemporaines. L'encadrement se termine par une palmette composée de feuillets stylisés et d'arabesques fleuries, qui se projette vers la marge.","short_description":"Tirés d'un coran écrit en coufique, les deux feuillets comportent deux citations coraniques : la sourate “al-Balad” (versets 10-20) et la sourate “al-Chams” (versets 1-6). \nLa couleur rouge utilisée pour les signes orthographiques est propre à l'école irakienne de calligraphie, tandis que l'école andalouse utilisait diverses couleurs.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin IIe-début IIIe siècle de l’Hégire (fin VIIIe-début IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 35 x 25 cm, 14 lignes.","method_for_datation":"Par rapport à d'autres corans datés du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), le graphisme de l'écriture coufique paraît plus archaïsant, ce qui permet de dater ce coran de la fin du IIe-début du IIIe siècle H (fin VIIIe-début IXe siècle J.-C.). Ceci est corroboré par les décors des débuts des sourates de ce coran, à prédominance géométrique et d'aspect plus naïf en comparaison avec des corans plus récents.","method_for_provenance":"Ce coran appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que cet exemplaire fut copié et relié à Kairouan sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute Kairouan.","obtention":"Lors de l'abolition de la fondation des habous, ce coran fut récupéré par le musée du Bardo, en 1959, avant d'être transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada en 1983.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 194, n. 112.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale.","décoration géométrique","mobilier"],"materials":["Vélin décoré."]},"9134b213-b1e4-5abb-aa86-b624a12b02ae":{"name":"Coffret d’ivoire peint.","description":"Ce coffret dont la décoration peinte est exceptionnellement riche fait partie d'un groupe de coffrets de dimensions variables qui furent probablement exécutés à Palerme en Sicile sur commande de la cour normande. Ils sont conservés dans de nombreuses collections et ont souvent trouvé un emploi comme reliquaires dans les trésors d'église. La structure de ce coffret est en bois, recouvert de minces plaques d'ivoire sur lesquelles a été appliquée la peinture en contour noir et couleurs brune, verte et or. Les plaques ont ensuite été maintenues par des ferrures en laiton doré et le coffret a été pourvu d'une serrure, changée ultérieurement. À l'origine, l'intérieur était probablement tendu d'étoffe. Le décor peint présente sur le rebord avant du couvercle une inscription coufique. Ce sont des vœux pour un commanditaire qui n'est pas nommé. Le devant du coffret est orné de grands médaillons peints aux rinceaux très stylisés et entourés d'oiseaux, dont des paons et des huppes. Sur le dessus du couvercle et sur la partie arrière du coffret sont figurés des lions stylisés. On distingue aussi des chiens de chasse et des gazelles. Sur les deux parties latérales se trouve une joueuse de harpe dont l'instrument triangulaire est typique de l'Égypte. Ce détail est une indication concernant le milieu culturel spécifique de l'Italie du Sud, où se mêlaient des éléments du style fatimide et de l'iconographie européenne. La peinture du décor indique nettement que ce coffret était destiné à la cour.","short_description":"Différents types de coffrets ornés de décorations peintes sont répertoriés comme venant de l'Italie du Sud où ils étaient probablement utilisés dans les familles nobles. Les inscriptions répétitives en arabe comme celles de ce coffret autant que les animaux et les musiciens dessinés librement sont des indications de la forte influence islamique dans le bassin méditerranéen.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 16,5 cm, L. 35 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"La peinture et l'inscription indiquent que le commanditaire était la cour normande. On date ordinairement le groupe du XIIe siècle.","method_for_provenance":"On admet que les coffrets d'ivoire peints viennent d'ateliers de Sicile, peut-être de Palerme.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud (siculo-arabe).","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum en 1906.","bibliography":"Cott, P. B., *Siculo-Arabic Ivories,* Princeton, 1939, n° 33, pl. 16. \n*Europa und der Orient* (catalogue, H. Budde et G. Sievernich éd.), Gütersloh, Munich, 1989, n° 4/16, pl. 242.642. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),1971-1979, n° 262.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ivoire","Sicile-Italie du Sud"],"materials":["bois","différentes peintures.","Ivoire"]},"919aef03-f815-592e-ab38-dd26eb510ac9":{"name":"Tughra (monogramme impérial).","description":"Dessiné à la plume et enluminé de gouache, ce *tughra* (monogramme impérial) est celui de Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.). Les *tughras* étaient utilisés sur les documents, ou firmans, émis par le Divan (Conseil de l'État). Cet exemple porte le nom du sultan, Soliman Chah, et celui de son père Selim, ainsi que l'expression “celui qui est toujours victorieux.” La plus grande boucle, formée par le *han* (le titre), est occupée par un complexe fond enluminé. Des spirales de tiges de fleurs peintes en noir et or se détachent sur un fond de minuscules enroulements de nuages. La boucle interne est remplie de rinceaux, de demi-palmettes et de fleurons. D'autres enroulements floraux et nuageux comblent l'espace entre les parties ascendantes des lettres. Le motif de la spirale se trouve également sur diverses céramiques vernissées. La pratique d'enluminer les *tughras* fut lancée par Bayézid Ier (m. 917 H / 1512 J.-C.) et se sophistiqua de plus en plus sous Soliman. L'objet du document auquel était attaché ce *tughra* est inconnu.","short_description":"Cette copie du *tughra* ou monogramme impérial du sultan Soliman le Magnifique est écrite à l'encre noire. Remplissant les courbes et les lignes des lettres, des spirales florales sont délicatement enluminées en noir et or.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 956 de l’Hégire / 1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 44,5 cm, l. 57 cm.","method_for_datation":"Ce *tughra* est celui de Soliman le Magnifique (r. 926-973/1520-1566). Le type d'enluminure de cet exemple particulier date probablement d'environ 956/1550.","method_for_provenance":"Les *tughras* étaient dessinés et enluminés à la cour impériale de Soliman le Magnifique à Istanbul, Turquie.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Donné au British Museum par E. Beghian en 1949.","bibliography":"Porter, V*., Mightier than the Sword. Arabic Script: Beauty and Meaning*, Malaysia (catalogue d'exposition), 2004, pp. 190-191, cat. n° 92. \nRogers, J. M., *Islamic Art and Design 1500-1700*, Londres, 1993, pp. 45-46, cat. n° 32.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie"],"materials":["Gouache et encre sur papier."]},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A*., Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["clés","cuivre","écriture naskhi","hadj","inscriptions","Kaaba","kiswa","objets religieux"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"93440fd3-931d-5422-9969-d6ad2edb6c97":{"name":"Fragment d’inscription funéraire monumentale.","description":"Cette plaque de marbre rectangulaire est la partie droite d'une inscription monumentale en ductus coufique traité en relief. Elle présente dans un cadre large et lisse deux lignes d'un coufique serré. Le bord gauche montre une rupture franche, ce qui suggère que la plaque suivante venait s'y accoler. Le texte fragmentaire est une inscription funéraire portant sur la première ligne ces mots : “Puis il a vécu…”, et sur la ligne inférieure le mois du décès : “*djumada al-achira*…” et, de l'année, le chiffre “trois”. Ces indications ne permettent pas de reconstituer une date précise. L'inscription coufique se caractérise par l'aspect compact et ramassé des signes qui suivent une ligne droite. Les hampes présentent des terminaisons cunéiformes. On peut remarquer également la forme légèrement contournée de la ligature *lam*\\-*alif*.","short_description":"L'inscription de deux lignes sur cette plaque de marbre de l'Égypte fatimide est un bon exemple de l'usage de l'écriture coufique exécutée dans un style cunéiforme et marque les débuts d'un genre ornemental utilisant les lettres détachées. Cette plaque provient d'une pierre tombale inconnue.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 56 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"Une datation précise est impossible. L'inscription monumentale ainsi que la forme des caractères se rapprochent des inscriptions de l'Égypte de la fin de la période abbasside ou de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"Par analogie, la littérature retenant la provenance égyptienne pour les inscriptions monumentales de ce type. Le fait que l'œuvre ait été acquise au Caire est un argument supplémentaire en faveur de cette hypothèse.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1907. Transfert du département paléochrétien.","bibliography":"Enderlein, V., *Wegleitung. Islamisches Museum. Staatliche Museen zu Berlin,* Rostock, 1988, p. 12, ill. 3. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin-Leipzig, 1942, p. 10, ill. 3. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, p. 30.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","épigraphie","épigraphique","gravure","hampe","inscription","remploi"],"materials":["écriture coufique en relief.","Marbre"]},"934df7dd-8577-516b-8cc1-6742a0d27a2d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée en céramique à haut col évasé et corps bulbeux, presque piriforme, reposant sur un pied bas. Elle est divisée en trois registres par de fines bandes blanches. Sur le registre supérieur, autour du col, une inscription coranique reprend un extrait du fameux verset de la lumière (sourate 24, verset 35), souvent utilisé sur les lampes de mosquée car il compare la lumière de Dieu à celle d'une lampe. Les deux registres inférieurs sont décorés de motifs floraux peints sous la glaçure en turquoise, bleu de cobalt, noir et rouge. On remarque un décalage curieux du décor entre ces deux parties, en particulier dans les grands motifs en trèfle à quatre feuilles. Le peintre travaillait peut-être d'après un modèle qui n'avait pas été conçu pour un objet de cette forme. Vers le milieu de la panse, de gros bossages alternent avec des poignées, dont l'une manque aujourd'hui. Cette perte explique peut-être que les chaînes de suspension aient été directement rivetées sur le corps de la lampe. \nCette “lampe”, qui ne peut éclairer puisqu'elle est en céramique et ne remplit donc qu'une fonction symbolique, aurait été réalisée pour le complexe de la mosquée édifiée à Istanbul par le sultan Soliman le Magnifique. Ce complexe était une importante commande architecturale qui fut un stimulant majeur pour l'industrie de la céramique centrée à Iznik. L'un de ses résultats fut l'adjonction d'un rouge brillant à la gamme chromatique de la céramique ottomane. La qualité mal assurée du rouge de cette lampe et l'application du pigment en couche mince et inégale indiquent que cet objet date des premières phases des expérimentations menées par les potiers ottomans avec la couleur.","short_description":"“Lampe” en céramique à corps bulbeux et col évasé. Bien que clairement destinée à être suspendue à un plafond comme une lampe normale, elle ne pouvait dispenser de lumière et était donc purement symbolique. Elle est censée avoir été faite pour le complexe de la mosquée Süleymaniye, qui fut achevée en 963 H / 1557 J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Soliman.","dates":"vers 963 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"La lampe aurait été fabriquée pour le complexe de la mosquée du sultan Soliman vers 963/1557 J.-C.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1885.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 224. \nAtil, E., *The Age of Sultan Süleyman the Magnificent,* Washington, DC, 1987, pp.264-267. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, p. 56. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 28 et 103. \nWatson, O., “An Iznik Mosque-Lamp”, *Oriental Art* 35:4, hiver 1989–1990, pp. 194-195.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"95f0e5c9-0936-55b5-ae88-631dafd406d1":{"name":"Minbar.","description":"Un *minbar* est une chaire en bois surélevée d'où le prédicateur prononce ses sermons hebdomadaires, ou *khutba*, le jour de la prière commune du vendredi. C'est l'un des premiers types de mobilier liturgique islamique introduit au temps du prophète lui-même. Lorsque Nour al-Din (m. 569 H / 1174 J.-C.) arriva au pouvoir en Syrie et en al-Djazira, il commandita plusieurs importants *minbar* dans le cadre d'une volonté de propagation de la foi et du *djihad*. Il en confia la fabrication à des menuisiers réputés d'Alep. \nCe *minbar* fut commandité pour une nouvelle mosquée édifiée par Nour al-Din à Hama en 558 H / 1163 J.-C. Il se compose d'un étroit escalier conduisant à une plate-forme couverte. Bien qu'il ait perdu ses marches d'origine et ses parois latérales, sa structure supérieure a été conservée. La plate-forme à plan carré présente trois ouvertures en arc et un fond plein. Un entablement richement décoré soutient une petite coupole. Les arabesques végétales et géométriques illustrent le haut niveau de qualité du travail de sculpture du bois. Deux inscriptions historiques figurent en frise de chaque côté des balustrades. Celle de gauche, qui a été déplacée pour être accrochée au-dessus de l'entrée de la mosquée, évoque la guerre sainte et la justice. Celle de droite, restée en place, met en valeur la piété et l'humilité. La corniche possède également une inscription coranique qui décrit les merveilles de la création divine et du paradis. Le dos de la chaire comporte une *chahada*, ou déclaration de foi, sculptée sur deux lignes en caractères *thoulouth* dans un cartouche. \nCe *minbar* affirmait les positions religieuses et politiques de Nour al-Din, répétées sur les murs de la mosquée. Son importance tient à ce qu'il illustre une symbolique de l'autorité. Les inscriptions, comme les sermons, exprimaient le pouvoir et la vision. Dans le cas de Nour al-Din, des documents historiques montrent l'attention méticuleuse qu'il portait à la mise en œuvre de ce qui était annoncé en son nom dans les nombreuses mosquées qu'il édifiait. L'image projetée était celle de grande piété, par contraste avec la magnificence, et d'humilité opposée à la richesse, sans oublier comme toujours le rappel de la guerre sainte. \nLe rêve de Nour al-Din de libérer Jérusalem est exprimé de façon similaire mais moins richement composée dans un *minbar* commandé pour la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, avant qu'elle ne soit reprise aux Francs par Saladin. Malheureusement, ce meuble a disparu lors d'un incendie en 1969.","short_description":"Le *minbar* de Nour al-Din à Hama est un important exemple de l'art syrien de la sculpture du bois. On sait que Nour al-Din a employé les meilleurs menuisiers alépins pour fabriquer des *minbar* qu'il expédia à diverses mosquées syriennes pour prêcher la guerre sainte lorsque les Croisés prirent Jérusalem.","holder":"Musée de Hama.","initial_owner":"Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.).","dates":"558 de l'Hégire / 1163 J.-C.","location":"Hama","dimensions":"H. (au plus haut) 430 cm, L. 320 cm, l. 85 cm","method_for_datation":"Une inscription au dos de cette chaire indique \"559\" (1164).","method_for_provenance":"Cette chaire se trouvait à l'origine dans la mosquée Nour al-Din à Hama construite par Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi en 558/1164.","provenance":"Hama, Syrie.","obtention":"Jadis dans la mosquée Nour al-Din à Hama, le *minbar* a été transféré au musée.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nMoaz, A. R., “The Minbar of the Aqsa Mosque, Woodwork in 12th-Century Syria-Palestine”, *Islamic Arts and Crafts*, Istanbul (sous presse). \nTabbaa, Y., “Monuments with a Message: Propagation of Jihad under Nour al-Din (1146-1174)”, *The Meeting of Two Worlds: Cultural Exchange between East and West during the Period of the Crusades* (V. P. Goss, éd.), Michigan, 1986.","author":"Waal Hafian","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["djihad","Hama","Incrustations","minbar","mosquée","motifs géométriques","Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi","sculpture sur bois","zenguides"],"materials":["Bois sculpté et incrusté."]},"96055d4f-332a-59e5-a8ef-1a69e2159b98":{"name":"Coffret.","description":"Coffret en ivoire à charnières et fermoir en argent. Une inscription arabe en coufique fleuri proclame : “Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant. Ceci est ce qui a été fait pour la jeune dame, fille de Abd al-Rahman, Commandeur de la Foi – que la miséricorde et la grâce de Dieu soient avec lui.” Les côtés du coffret ainsi que le haut du couvercle sont décorés de ciselures à motifs de plantes stylisées gracieusement entrelacés. Un décor floral de style identique figure sur les panneaux de marbre de la salle de réception du palais de Abd al-Rahman à Madinat al-Zahira, près de Cordoue. Les objets de luxe en ivoire comme ce coffret jouent un rôle important dans l'art des Omeyyades d'Espagne.","short_description":"Coffret en ivoire finement sculpté et décoré de plantes stylisées gracieusement entrelacées et d'une inscription arabe précisant qu'il a été fait pour la fille du calife omeyyade d'al-Andalus Abd al-Rahman III. Peut-être l'a-t-elle utilisé comme boîte à bijoux.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fille (nom inconnu) du calife omeyyade d’Espagne Abd al-Rahman III.","dates":"probablement peu après 350 de l’Hégire / 961 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 43,8 cm, l. 9,5 cm, P. 6 cm.","method_for_datation":"L'inscription comprend une formule arabe réservée aux morts. Nous pouvons donc dater ce coffret de peu après la mort de Abd al-Rahman III en 350/961.","method_for_provenance":"Le centre du pouvoir des Omeyyades d'Espagne était Cordoue, et le décor de marbre sculpté des murs du salon de réception de Madinat al-Zahira présente un motif floral similaire.","provenance":"Cordoue ou Madinat al-Zahra.","obtention":"Acheté par le musée en Espagne en 1866.","bibliography":"Beckwith, J., *Caskets from Córdoba,* Londres, 1960, pp. 6-7 et planche 2. \nHolod, R., “Luxury Arts of the Caliphal Period”, *Al-Andalus: The Art of Islamic Spain* (dir. J. Dodds), New York, 1992, p. 43 et p. 192, cat. n° 2. \nKühnel, E., *Die islamischen Elfenbeinskulpturen VIII.–XIII. Jahrhundert,* Berlin, 1971, pp. 32-33, n° 20. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 78.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Argent.","Ivoire sculpté"]},"96998c67-dbae-5a23-8da5-21ca0231218d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe en forme de jarre avec six anneaux de suspension et haut pied tronconique. Contient une inscription dupliquée sur le goulot et sur la panse : “Ceci est l'un des objets faits pour le mausolée de l'émir Alan al-Din Ali, fils de son excellence Sayf al-Din Baktamur, *al-hajib* (chancelier), que Dieu le couvre de sa miséricorde.” Trois blasons la divisent en parties égales sur le goulot tandis que trois autres blasons alternent avec des arabesques stylisées autour du registre inférieur de la panse. Le pied présente trois médaillons à motifs trifoliés simples. Le blason circulaire est divisé en trois champs : les zones supérieure et inférieure sont blanches, le champ central présente l'image d'un cheval avec une structure en forme de coupole sur le dos.","short_description":"L'inscription de la lampe la date de 721 H / 1321 J.-C. : “Ceci est l'un des objets faits pour le mausolée de l'émir Alan al-Din Ali, fils de son excellence Sayf al-Din Baktamur, *al-hajib* (chancelier), que Dieu lui accorde sa miséricorde.” La forme et la décoration de la lampe sont typiques de l'époque mamelouke.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","initial_owner":"Émir Alin ibn Baktamur.","dates":"Postérieure à 23 muharram 721 de l’Hégire / 21 février 1321 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 31 cm ; Ø bord 21cm ; Ø max. 20,5 cm ; Ø base 13,5 cm.","method_for_datation":"D'après l'inscription, après la mort de l'émir Ali ibn Baktamur, le 23 *muharram* 721/21 février 1329.","method_for_provenance":"Par expertise, analyse stylistique et comparative et référence à des catalogues publiés.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Provenant de la collection du baron Gustave de Rothschild, acquise par l'intermédiaire de Joseph Duveen à Philip Sassoon, à Londres, le 8 novembre 1919.","bibliography":"*Arte do Oriente Islâmico. Catálogo*,Lisbonne, 1963. \n*Museu Calouste Gulbenkian. Catálogo*, Lisbonne, 2e éd., 1989. \n*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon* (catalogue d'exposition), New York, 1999. \nRibeiro, M. Q. et Hallet, J., *Os Vidros da Dinastia Mameluca no Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1999.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alin ibn Baktamur","Égypte","lampe","Mamelouks","Syrie","verre soufflé"],"materials":["décor doré et émaillé de bleu","jaune et blanc.","rose","rouge","Verre soufflé couleur miel","vert"]},"96b73ca3-92f9-5650-8a53-7c417d5387ad":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé à ouverture évasée et corps ramassé, posé sur un pied court. Son verre brunâtre est décoré d'émail bleu et blanc et de rehauts en rouge, vert, jaune et or. Le décor consiste presque exclusivement en une inscription en majestueuse écriture de style *thoulouth* et de bandeaux additionnels à l'étranglement du col et juste au-dessus du pied, ornés d'une décoration florale exubérante. Les inscriptions comprennent des versets du Coran (sourate 83:22, 24-5) et la phrase : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, al-Malik al Mudaffar, le savant, le juste, Rukn al-Dunya wa'l-Din, que Dieu lui assure la victoire.” Ce texte se réfère au sultan mamelouk Rukn al-Din Baybars II, qui ne régna que pendant une courte période de 708 à 709 H / 1309 à 1310 J.-C., avant d'être renversé et tué. Il gouverna cependant comme co-régent, avec un autre officier, au nom du sultan captif al-Nasir Muhammad Ibn Qalawun à partir de 698 H (1299 J.-C.). Il édifia également un bel ensemble architectural au Caire, contenant son tombeau ainsi qu'un pavillon pour les soufis, de 704 à 708 H (1306 à 1309 J.-C.). Les inscriptions sur le bâtiment – immédiatement effacées par son successeur – se référaient déjà à lui comme sultan. Comme les inscriptions coraniques de cette lampe évoquent la vie dans l'au-delà, elle a pu être commandée pour être suspendue dans la chambre funéraire. Le décor de la lampe est par ailleurs similaire à celui d'un grand coran que Baybars avait commandé pour le même complexe, ce qui suggère l'existence d'une équipe d'artisans travaillant à donner un aspect unifié au programme décoratif prévu.","short_description":"Lampe en verre émaillé de forme typiquement mamelouke, dont la décoration presque exclusivement calligraphique inclut des versets du Coran et un éloge de la brève vie du sultan Rukn al-Din Baybars II. Les versets évoquent l'au-delà, ce qui suggère que la lampe a peut-être été fabriquée pour la tombe du sultan.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Rukn al-Din Baybars II.","dates":"entre 704 et 709 de l’Hégire / 1306 et 1310 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 29 cm, l. 25,4 cm.","method_for_datation":"La lampe date du bref règne (708-709/1309-1310) du sultan mamelouk Rukn al-Din Baybars II, auquel renvoie la phrase de l'inscription “Gloire à notre seigneur, le Sultan, al-Malik al Mudaffar, le savant, le juste, Rukn al-Dunya wa'l-Din, que Dieu lui assure la victoire”.","method_for_provenance":"On peut présumer que les lampes de verre de ce type étaient produites au Caire, solution plus commode et plus sûre que de les faire exécuter ailleurs et transporter.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum*, Londres, 1983, p. 113. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 230-232. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten,* Berlin, 1929-1930, pp. 428-429.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Verre émaillé."]},"98ab5d11-187b-555d-a0a1-f233cb406b51":{"name":"Fragment d’une plaque commémorative.","description":"Fragment d'une grande plaque murale rectangulaire composée, à l'origine, de six blocs de différentes dimensions, dont quatre seulement nous sont parvenus. La surface excisée comporte un texte composé de cinq lignes sculptées en relief dans un style coufique fleuri, à rainures et à terminaisons biseautées. Cette inscription est l'une des plus belles œuvres épigraphiques de l'époque ziride. Son écriture, parfaitement équilibrée, est bordée de rainures et entourée d'arabesques (rinceaux spiralés) et de différentes formes de palmettes (simples ou cordiformes). Sur le plan historique, son texte est d'une grande importance. Le nom de la ville, Madinat Izz al-Islam (ville de la gloire de l'islam), fortifiée sur l'ordre d'al-Mouiz ibn Badis, est un toponyme attesté sur les dinars frappés par le même prince à partir de l'année 439 H / 1048 J.-C. Il remplace l'ancien nom fatimide de la ville, al-Mansouriya, figurant sur les dinars antérieurs à cette date, et annonce une nouvelle ère, celle de la confrontation avec les califes fatimides du Caire. Le démonstratif hâdhi-hi (celle-ci), introduisant le nom de la ville, laisse penser que cette plaque était originellement fixée sur la façade extérieure de ses remparts, ou peut-être au-dessus de l'une de ses cinq portes, citées par le géographe andalou al-Bakri. L'inscription, qui ne constitue qu'un fragment d'un texte plus long, comporte les expressions suivantes : 1. “[Au nom d'Allah], le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Point de divinité hormis Allah, l'Unique… [Muhammad est l'envoyé d'Allah]. Bénédiction” ; 2. “d'Allah sur lui et sur sa famille. Secours d'Allah et prompte Victoire…”. Le reste du texte se réfère au nom du secrétaire, Ahmad ibnZahir al-Katib, qui a supervisé les travaux, et la date de leur achèvement.","short_description":"Considérée comme l'une des plus belles œuvres épigraphiques de l'époque ziride, la surface excisée comporte un texte de style coufique. \nL'inscription atteste l'existence de la ville de Madinat al-Islam, ville fortifiée sur ordre d'al-Mouiz ibn Badis. Elle portait le nom de Sabra al-Mansouriya.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"437 de l’Hégire / 1046 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 284 cm, H. 110 cm, ép. 21 cm.","method_for_datation":"La date est mentionnée dans la partie de l'inscription qui se réfère à l'année de l'achèvement de la construction des remparts de Sabra al-Mansouriya, en 437 H / 1046 J.-C.","method_for_provenance":"L'inscription n'a pas été trouvée à Sabra al-Mansouriya même, mais elle mentionne la fortification de cette ville, citée dans le texte par son nouveau nom, Madinat Izz al-Islam (la gloire de l'islam). Les blocs de l'inscription ont été remployés, au cours du XVIIIe siècle, comme piédroits de la porte latérale de Bab Tunis à Kairouan. En 1998, ils furent démontés puis déposés dans les réserves du musée de Raqqada. Cette plaque en pierre locale a sans doute été sculptée sur place par des sculpteurs ifriqiyens qui étaient au service du prince ziride.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la porte latérale de Bab Tunis, en 1996, les quatre fragments de la plaque commémorative furent récupérés et déposés au musée de Raqqada. à la suite de l'extension du musée, cette inscription fut choisie parmi d'autres pour créer une salle réservée à l'épigraphie arabe.","bibliography":"Roy, B. et Poinssot, P., Inscriptions arabes de Kairouan, vol. II, fasc. 1, Paris, 1950, n° 42.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","épigraphie","inscription","ziride"],"materials":["Marbre sculpté et incisé."]},"9b938f78-dd1b-5b00-a709-62c11978cdc8":{"name":"Vasque à ablutions.","description":"Cette vasque à ablutions fut découverte en fragments à la fin du XIXe siècle au centre de la ville de Séville. Elle conserve, après sa restauration, les bandes épigraphiques et la décoration sur trois de ses côtés. \nLa face principale est ornée de trois arcs trilobés, encadrés par leurs *alfices* (sg. *alfiz*) respectifs, reposant sur des colonnes. Chaque arc abrite un rameau d'où partent des feuilles, des palmettes, des pignes et des tiges entrelacées. L'espace entre l'arc et l'*alfiz* présente le même type de décoration. L'ensemble est encadré par une bande épigraphique. \nLe côté droit présente un espace divisé verticalement en trois parties. La partie centrale est dépourvue de décoration, probablement pour laisser place à la sortie de l'eau ; les deux autres côtés présentent des scènes similaires : des aigles soutiennent sur leurs ailes éployées deux petits lions affrontés tout en enserrant des cerfs dans leurs griffes ; au-dessous, deux griffons affrontés complètent la scène. Cette iconographie d'origine sassanide évoque le pouvoir, l'abondance et l'éternité. \nDu troisième côté, seuls nous sont parvenus la bande épigraphique, un bandeau avec des canards et des poissons et, au-dessous, les restes d'un lion attaquant un cerf. \nNous savons, par l'inscription, que cette vasque fut commandée pour la mosquée du palais d'al-Zahira par al-Mansour, premier ministre et favori d'Hicham II qui, enfant, accéda au califat en 366 H / 976 J.-C., après la mort de son père al-Hakam II. \nL'irrésistible ascension vers le pouvoir d'al-Mansour commence peu après l'accession d'Hicham II au califat. Dans le but d'instaurer une dynastie parallèle à la dynastie légale des Omeyyades, al-Mansour construisit une ville-palais appelée Madinat al-Zahira. Cette nouvelle cité, rivale de Madinat al-Zahira, était située dans la partie orientale de Cordoue, mais seuls de rares vestiges matériels sont parvenus jusqu'à nous. La ville fut incendiée et rasée en 399 H / 1009 J.-C.","short_description":"Rivalisant avec les califes omeyyades, qui avaient érigé Madinat al-Zahira, le *hajib* de Cordoue al-Mansour fit construire la ville-palais de Madinat al-Zahira, et c'est pour elle que, d'après son inscription, il fit réaliser cette vasque. Il ne reste que l'empreinte des piliers latéraux adossés au mur, probablement dotés de gicleurs zoomorphes.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"377 Hégire / 988 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 68 cm; l. : 15 cm. ; P. 77 cm","method_for_datation":"D'après l'inscription en caractères coufiques, qui précise : “… al-Mansour Abi Amir Muhammad ben Abi Amir, que Dieu lui donne prospérité. [Ceci est] ce qu'il fit faire pour le palais al-Zahira et qui fut terminé avec le secours et l'aide bienveillante de Dieu sous la direction du grand fatá amiri, l'année sept et soixante et dix et trois cents”. Par conséquent, la vasque est datée de 377/988.","method_for_provenance":"Il existe deux autres vasques attribuables aux mêmes période et provenance. L'une d'entre elles est conservée au musée de l'Alhambra. L'autre se trouve à Marrakech (Maroc) et fut réalisée pour Abd al-Malik, fils d'al-Mansour. Les trois exemplaires présentent, sur l'une de leurs faces, une semblable décoration d'origine orientale.","provenance":"Du palais disparu de Madinat al-Zahra (Cordoue).","obtention":"La pièce est entrée en plusieurs étapes. Les deux parties les plus importantes, le devant et une partie de l'un des côtés, on été achetées le 22 novembre 1882. Un autre morceau a intégré le musée en 1923. Enfin, le dernier morceau est arrivé le 30 juillet 1930, en provenance du Musée archéologique provincial de Séville.","bibliography":"Ewert, C. *et al.*, “Denkmaler des islam”, *Hispania Antiqua*, 1997, p. 176. \nLévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne,* Paris, 1931, p. 194. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional de Madrid*, Madrid, 1932, p. 77. \nTorres Balbás, L., “España musulmana hasta la caída del califato de Córdoba (731-1031)”, *Historia de España* (dir. Menéndez Pidal), vol. 5, Madrid, 1957, p. 718. \nZozaya, J., “Antigüedades andalusíes de los siglos VIII al XV”, *Guía general del Museo Arqueológico Nacional,* Madrid 1991, p. 66.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ablutions","eau","religion"],"materials":["Marbre sculpté."]},"9beb3626-1910-5e59-a90a-ae27e1cb3c8d":{"name":"Portes et heurtoir.","description":"Ces deux panneaux de porte en bois de la grande mosquée de Cizre furent habillés de feuilles de bronze puis décorés de bandeaux et de plaques de cuivre fixés par des clous de fer. Le bandeau de bordure présente une décoration de quatre-feuilles maintenue par des clous à tête ronde. Chaque panneau compte trois médaillons, chacun orné en son centre d'une étoile à douze branches entre lesquelles des demi-médaillons composent deux demi-médaillons et deux médaillons entiers lorsque les deux portes se referment. Les champs entre ces médaillons et les motifs géométriques sont occupés par des plaques métalliques à décor ajouré de palmettes et d'arabesques. Des traces de pigment suggèrent que le fond était à l'origine peint en rouge et bleu pour faire ressortir les motifs. Les demi-médaillons et les quarts de médaillons du bord extérieur des portes laissent imaginer que la composition pourrait se développer à l'infini. Près du centre, deux anneaux étaient prévus pour recevoir les heurtoirs en bronze, formés par deux dragons affrontés se rejoignant en leur centre et reliés par une tête de lion. Ils étaient ornés d'un décor gravé. Les dragons ont des oreilles en pointe, des yeux en amande et des ailes. Leur corps écaillé forme une boucle en spirale tandis que leurs queues se rejoignent avant de s'achever en têtes d'aigle.","short_description":"Les magnifiques portails des mosquées monumentales symbolisent les portes du Paradis. La présence du nom du sultan, la décoration géométrique symbolisant l’Infini sur les vantaux, les motifs du lion et du dragon sur le heurtoir sont l’expression non seulement du pouvoir divin de Dieu, mais aussi du pouvoir terrestre du sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Mahmoud Sanjar Chah (r. 605-639 H / 1208-1241 J.-C.), atabeg de Cizre, de la dynastie artoukide.","dates":"Début du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"Panneaux de porte H. 300 cm, l. 112 cm chacun; heurtoir H. 27, 5 cm, l. 24 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le commanditaire était l'atabeg de Cizre, Mahmoud Sanjar Chah, qui régna de 605 à 639/1208-1241. Le heurtoir a sans doute été fabriqué en même temps que les panneaux de porte pour la grande mosquée de Cizre édifiée en 550/1155.","method_for_provenance":"Ces panneaux de porte et ce heurtoir ont été spécialement conçus pour la grande mosquée de Cizre. Il est donc possible qu'ils aient été produits à Cizre ou en Anatolie du Sud-Est.","provenance":"Anatolie du Sud-Est, probablement Cizre.","obtention":"Transféré du musée de Mardin en 1976.","bibliography":"ölçer, N*., et al, Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 95-97. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks, A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005, pp. 399-400.","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique","décoration végétale"],"materials":["ajourage","bronze et cuivre","heurtoirs en bronze gravé.","Panneaux de portes en noyer et peuplier"]},"9cc9092e-917f-5963-aa95-2f593ab99290":{"name":"Poutre de bois.","description":"Poutre en cèdre (bois probablement importé du Liban), transférée du Dôme du Rocher au musée lors de travaux de restauration menés dans les années 1960. Elle présente une inscription en style coufique fleuri fatimide comprise à l'intérieur d'un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d'un décor en relief. L'inscription contient le nom de l'artisan qui en fut l'auteur et participa aux restaurations entreprises sur le Dôme du Rocher sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). L'homme a probablement travaillé à d'autres endroits de l'édifice. L'inscription qui débute par la *basmala* se lit : “Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux. Ceci est l'œuvre de ' Abd al-Baqi bin al-Hasan bin Ismai'l al-Dimachqi. Que Dieu lui assure son secours.” Si l'on manque d'informations sur cet artisan, la présence de la mention “al-Dimachqi” (le Damascène) confirme l'existence d'un flux continu d'artisans venus de Damas à Jérusalem au cours de la période fatimide. Damas était (et reste) fameuse pour le travail du bois et Jérusalem fit donc appel à ses artisans pour la construction du Dôme du Rocher à la fin du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) ; la poutre ne présente aucun autre élément décoratif. Sa qualité d'exécution, préservéee par son état de conservation, confirme le talent des artisans de cette époque.","short_description":"Cette poutre du Dôme du Rocher est probablement en cèdre importé du Liban. Une inscription en style coufique fleuri fatimide est insérée dans un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d’un décor et d’un texte en relief. L’inscription rappelle le nom du sculpteur qui en fut l’auteur au temps du calife al-Dahir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 183 cm, l. 18,5 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les dates des restaurations du Dôme du Rocher entreprises sous les Fatimides. Par ailleurs, l'inscription est de style clairement fatimide.","method_for_provenance":"On ne sait pas si cette poutre a été travaillée à Jérusalem ou sur un autre site, mais habituellement ce type d'élément était sculpté sur place. Il est possible qu'elle ait été sculptée à Jérusalem, même si le bois était importé du Liban. D'après l'inscription, l'artisan venait probablement de Damas.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"D'après les archives du musée, cette poutre a été transférée du Dôme du Rocher en 1960.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cèdre","écriture coufique","poutre en bois","Sculptures sur bois"],"materials":["Bois sculpté patiné."]},"9ce61178-e421-548d-99f8-805b537a5ef8":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Chapiteau de colonne en marbre typique de la période mamelouke, en particulier de sa seconde partie, d'un style qui perdurera en Palestine sous les Ottomans. Ce chapiteau de forme allongée consiste en trois rangs de *mouqarnas* décroissant de haut en bas jusqu'au fût au point de pratiquement disparaître. Il se caractérise par sa simplicité apparente et son élégance, même si la complexité de son dessin multiplie les difficultés techniques. Il part d'une forme cylindrique du même diamètre que le fût sur lequel il repose et s'achève par un tailloir carré. Dans la zone de transition avec la colonne – sans doute facettée – figure une inscription en style *naskhi* difficile à lire parce qu'endommagée et recouverte de peinture et de dorure. Il s'agit peut-être d'une citation du Coran. Trois rangs de *mouqarnas* superposés complètent la construction, les derniers soutenant le tailloir. Les traces de dorure restantes indiquent peut-être que ce chapiteau décorait l'un des *mihrab* de la mosquée, car beaucoup de *mihrab* étaient alors dorés.","short_description":"Chapiteau en marbre de forme allongée typique du style dominant durant la période mamelouke. Il est décoré de rangées de *mouqarnas* décroissant au point de pratiquement disparaître. Cela lui donne une grande fluidité dans la transition entre les différents niveaux et d’une surface à l’autre sans provoquer de brusque changement. Ce chapiteau présente des inscriptions difficiles à lire.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 36 cm, base 33 x 33 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des chapiteaux similaires. La technique de sculpture et la forme des *mouqarnas* ressemble à celles de chapiteaux toujours en place dans des constructions mameloukes de Jérusalem.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Probablement transféré au musée à une date inconnue d'une construction mamelouke proche du Haram al-Charif.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938–42*, Londres, 1949. \nWilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteaux de colonnes","Chapiteaux de marbre","chapiteaux mamelouks","mouqarnas"],"materials":["Marbre sculpté."]},"9f13783f-37c2-5e26-9fc8-82aec3de2188":{"name":"Plaque de marbre.","description":"Plaque en marbre de forme à peu près rectangulaire dont la partie haute se termine par une couronne ornementée. Au centre figure une lampe de mosquée sculptée en haut relief et suspendue à la couronne par d'épaisses cordes. Au pied de cette composition se trouve, de chaque côté, un chandelier d'où s'élève une importante flamme. Le col et la base de la lampe sont ornés de motifs végétaux et de bandeaux en tresse. Au centre de la panse se lit, entre deux ornements végétaux, une inscription prise dans un rectangle délimité par deux bordures perlées : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre.” \nBien que ce type de décoration n'existe sur aucune lampe de mosquée en verre de l'époque mamelouke, la forme générale et l'inscription sont caractéristiques de ces objets. Les chandeliers sont décorés de rinceaux végétaux et de motifs en forme de diamant. Le fond de la plaque, sur lequel subsistent des traces de peinture brune, est meublé de rinceaux végétaux à grappes de raisin, boutons en forme de cœur, feuilles fendues et une paire de fleurs de lotus stylisées sous la lampe. \nUn certain nombre de plaques sculptées à décor gravé ou sculpté en marbre, pierre et plâtre de l'époque mamelouke témoignent de la faveur que connut la sculpture au cours de cette période, ainsi que de la créativité et de l'originalité des artisans auteurs de ces ornements végétaux et géométriques.","short_description":"Cette plaque de marbre gravée de la période mamelouke représente une lampe de mosquée (*mishkah*), deux chandeliers et une inscription disant : “Dieu est la Lumière des Cieux et de la Terre.” Un tel travail de marbre témoigne de l'habileté des artisans à cette époque.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 36 cm, H. 60 cm.","method_for_datation":"L'objet a été réalisé pour la *madrasa* Beideriyya au Caire, édifiée au VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Cette plaque a été trouvée dans la *madrasa* Bedeiriyya, située non loin de la *madrasa* Salihiyya al-Najmiyya dans la rue fatimide al-Mouiz Li-Din Allah au Caire. Cette *madrasa* avait été fondée en 758/1357 par Nasir al-Din Muhammad ibn Bedeir al-'Abbas, qui était enseignant de *fiqh* (jurisprudence) de l'école chafiite. Il est probable que la plaque a été réalisée au Caire pour la *madrasa*.","provenance":"Égypte.","obtention":"Cette plaque a été trouvée dans la *madrasa* Bedeiriyya. En 1880, le Conseil pour la préservation des monuments arabes la mit à l'abri dans la cour est de la mosquée d'al-Hakim bi Amrillah, où les premières acquisitions du Musée d'art islamique furent conservées avant d'être transférées dans ses bâtiments actuels en 1903.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHassan, Z. M., *Founūn al-Islām* \\[Arts de l'islam\\], Le Caire, 1948. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["épigraphie","haut relief","inscriptions","lampes","marbre","motifs floraux","motifs végétaux","objets religieux"],"materials":["Marbre sculpté en haut relief."]},"9f93aaa3-18ce-5348-92f9-9826ae78f586":{"name":"Tissu.","description":"Ce tissu, de grandes dimensions, est brodé sur organsin de couleur ivoire, posé sur un léger satin de soie (“atlaz”) vert clair, utilisé comme fond. Cette pièce présente un décor particulièrement structuré et extrêmement raffiné, réalisé en grande partie grâce à la technique de la broderie à l'aiguille, avec des fils de métal en cuivre argenté. Le principal motif décoratif est constitué d'un ornement central qui rappelle la niche de prière (“mirhab”) ; il comporte un arc polylobé soutenu par des colonnettes, à l'intérieur duquel est suspendue une lampe de mosquée. Un double cadre rectangulaire délimite le décor. Toute la superficie est finement travaillée avec une grande variété de motifs, aussi bien de type végétal (fleurs, feuilles et petits cyprès) de goût naturaliste, que de type épigraphique. La présence répétée du “tughra”, le monogramme officiel du sultan imprimé sur les documents d'État, est particulièrement intéressante. D'autres inscriptions rapportent des paroles et des expressions à contenu religieux, lié au Coran, à fonction apotropaïque (“si des difficultés surviennent, chasse-les”) et de bon augure (“toujours avec la foi”). Ce tissu peut être situé dans le contexte de la production textile de parements de prière d'époque ottomane de la fin du XIIIe siècle H (XIXe J.-C.). En ce qui concerne le lieu de production, on peut l'attribuer aussi bien à la Turquie qu'à l'Égypte, de même que l'on ne peut exclure l'appartenance à une manufacture palestinienne.","short_description":"Ce tissu, richement décoré, est un *seccade*, parement de prière ; les motifs décorés, très raffinés, sont de type naturaliste, végétal et épigraphique. Y figure également le *tughra* du sultan Mustafa IV.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 277 cm ; l. 192 cm.","method_for_datation":"La datation, basée sur l'analyse stylistique, est confirmée par la lecture du “tughra”, qui s'avère être une adaptation tardive du “tughra” du sultan ottoman Mustapha IV (1222-1223/1807-1808).","method_for_provenance":"Comparaison avec un tissu du Musée du trésor de Saint-Pierre au Vatican (Orlando, 1958, 90, et ill. 164).","provenance":"Turquie, Égypte ou Palestine.","obtention":"Achat.","bibliography":"Fontana, M.V., “Un seccade ottomano tardo ottocentesco”, *Turcica et islamica. Studi in memoria di Aldo Gallotta*, *Università degli Studi di Napoli “L'Orientale” – Is.IAO, Series Minor*, LXIV, Naples, 2003, pp. 185-203. \nOrlando, F.S., *Il Tesoro di S. Pietro*, Milan, 1958, 90 et ill. 164. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTorre, P., “Tessuto ricamato di epoca ottomana”, *Ministero per i Beni e le Attività Culturali. Acquisizioni e donazioni 1999-2000*, Rome, 2002, pp. 72-73. \nTorre, P., “Arte tessile di epoca ottomana nei corredi di una famiglia di Aleppo”, *Un Oriente di Seta e d'Oro*, sous la dir. de P. Torre, Rome, 2003, pp. 32-56.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","Tissu"],"materials":["Satin de soie et organsin brodé avec des fils de métal."]},"9fd48483-773e-56ef-a4ac-80ac9b4f89d0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à base convexe, parois courbes et bord lisse. La pièce est fabriquée en argile de couleur rougeâtre recouverte à l'extérieur d'une glaçure couleur miel verdâtre et, à l'intérieur, d'une glaçure blanche. La face interne du plat présente une décoration en *vert* et *manganèse* sur fond blanc. Le grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat, avec des digitations de palmettes reliées par des tiges ondulantes, confère un certain aspect trilobé à la pièce. Sur le bandeau central, complétant la décoration, une inscription en coufique archaïque répète l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). Les lettres, aux contours dessinés par les traits sombres du manganèse, sont remplies par le vert du cuivre, produisant sur le fond blanc un effet de contraste chromatique fréquent dans la céramique de cette époque. \nD'une manière générale, la céramique de Madinat al-Zahira offre un répertoire décoratif assez large; cependant, la représentation épigraphique la plus courante est la formule *al-mulk* (“le pouvoir”), qui fait référence ici au pouvoir royal des Omeyyades. L'expression est récurrente, au point qu'il est possible d'envisager un lien entre une certaine production de céramique et la propagande officielle. Il ne faut pas oublier que, durant le califat, le mécénat artistique fut intimement lié au pouvoir et à l'autorité. La palette chromatique de base pourrait symboliser l'emblème des Omeyyades d'Espagne, le blanc symbolisant la dynastie, le vert la couleur de l'islam, le noir évoquant le prophète et l'austérité coranique.","short_description":"Cet *ataifor*, fabriqué dans l'atelier palatial de Madinat al-Zahira, a été chargé de significations symboliques : le mot *al-moulk*, “le pouvoir”, représente la souveraineté ; le coloris blanc, la dynastie omeyyade ; le vert est en référence à Mahomet ; enfin, le noir évoque l'austérité coranique et la souveraineté du calife.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du Xe siècle (324-366 H / 936-976 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 26 cm.","method_for_datation":"Par son type d'écriture, le plat peut être daté autour du deuxième tiers du IVe/Xe siècle. L'épigraphe coufique est caractéristique d'une phase initiale de la production princière de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976).","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahra. Tant sa forme que sa décoration sont caractéristiques de la production de cour de Madinat al-Zahra.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au musée comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, pp. 148-154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Azahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale","épigraphie"],"materials":["Céramique","cuisson","tour","vernissé.","vert et manganèse"]},"9febac67-8cd1-54f6-9ba1-89627a2c4d62":{"name":"Binet de chandelier.","description":"Binet de chandelier présentant une inscription remarquable pour sa singularité et son style mouvementé. La plupart des lettres, autour de la partie inférieure du col, sont en forme de figures humaines, en particulier de guerriers en armure et porteurs d'épées et de lances. Certaines lettres sont en forme de tête d'oiseau. L'inscription se lit : “à l'émir Katbugha, Gloire, Longue Vie et Triomphe sur les Ennemis.” Ces ennemis pouvaient être les protagonistes du meurtre du sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun. Il semble en effet que l'artisan ait délibérément utilisé une formule ambiguë pour éviter d'éventuelles représailles de la part des ennemis de Katbugha si les circonstances politiques venaient à changer. En partie haute du col, une autre inscription, en écriture *thoulouth* cette fois, se lit : “Ceci a été fait pour le trésor de Sa Sublime Excellence, le seigneur al-Zayni Zayn al-Din Katbugha al-Mansouri al-Achrafi.” Trois rondeaux décoratifs à motifs géométriques incrustés d'or interrompent le déroulé de l'inscription. \nLe décor épigraphique reflète certains aspects de la vie politique d'une période mamelouke surtout connue à travers des chroniques historiques. à la fin de l'année 692 H / 1293 J.-C., quelques princes mamelouks conduits par l'émir Baydara tuèrent le sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun au retour d'une chasse, ce qui ouvrit la voie du pouvoir à Baydara. Certains hauts fonctionnaires mamelouks refusèrent de participer à ce complot et, sous la direction de l'émir Katbugha, organisèrent une révolte contre les assassins du sultan. Ils exécutèrent l'émir Baydara et ses complices, jetant leurs corps dans les rues du Caire (Source : al-Maqrizi, *Khi\\_a\\_,* 1853). Les officiers mamelouks s'accordèrent pour que le frère du sultan assassiné monte sur le trône. Comme celui-ci n'était âgé que de neuf ans, l'émir Katbugha servit de régent, expédiant les affaires au nom de Muhammad ibn Qalawun pendant deux années (694-696 H / 1294-1296 J.-C.). Tous ces événements trouvent un écho dans l'ornementation de ce chandelier. Le musée a pu acquérir ce binet, dont le corps appartient à la Walters Art Gallery de Baltimore qui en fit l'acquisition en 1925.","short_description":"Il s'agit là de l'un des plus précieux chefs-d'œuvre de l'art islamique, de par sa superbe décoration, comme l'inscription en forme de figures humaines, d'animaux et d'oiseaux. Ce style apparut durant la période ayyoubide tardive et se prolongea à la période mamelouke. Le chandelier fut réalisé pour l'émir Katbugha. Le corps du chandelier se trouve à la Walters Art Gallery, Baltimore, USA.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"694 de l’Hégire / 1294 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 14 cm ; Ø (ouverture) 8,5 cm.","method_for_datation":"Le propriétaire de cet objet a probablement été l'émir Katbugha al-Mansouri. Le sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun en avait fait l'un de ses proches et lui avait attribué une *nisba* (nom d'affinité, de parenté), d'où son nom d'al-Mansouri al-Achrafi. à la suite du meurtre de al-Achraf Khalil ibn Qalawun, il devint régent pendant deux ans avant de remettre le pouvoir au sultan Lajin. Il mourut à 63 ans en 702/1302 au cours du second règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe l'analyse des inscriptions et des titres qu'elles mentionnent, il semble que ce chandelier ait été fabriqué pour Katbugha après la mort du sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun en *mouharram* 693 (décembre 1293) ; par ailleurs, comme le texte ne mentionne aucun titre du sultan Lajin ou al-Nasir Mohammad, on peut en déduire que l'inscription date d'avant le mandat de Katbugha avant l'arrivée au pouvoir de Lajin en *mouharram* 694 (décembre 1294). à la lumière de ces conclusions, la date de cette pièce peut être déterminée à 694/1294. Plus précisément, elle a pu être commandée lorsque Katbugha était aux affaires au nom du jeune sultan Muhammad ibn Qalawun au cours de son première règne.","method_for_provenance":"Les informations sur la datation militent pour une provenance est probablement cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1917.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pacha, H., et al., *Al-Qahira: Tarikhouha, Founounouha, Atharouha* \\[Le Caire: Son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMustafa, M., *Dalīl mouthaf al-fan al-islami* \\[Guide du Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","décoration épigraphique","décoration figurative","écriture thoulouth","inscriptions"],"materials":["Laiton incrusté d’or et d’argent."]},"a0a31a62-7361-5268-8ad7-1a7b0126f09d":{"name":"Vase de l’Alhambra.","description":"Ce grand vase d'ornement appartient à la catégorie des dits “vases de l'Alhambra”. Ils sont tous semblables par la forme : un grand corps ovoïde à base étroite sans glaçure, d'où partent deux anses plates de grandes dimensions et un col à section octogonale, renforcé par des moulures verticales. \nLe décor, en doré pâle sur fond blanc, est distribué horizontalement en larges bandes de différentes largeurs, séparées entre elles par des franges lisses plus étroites. La bande centrale, plus large, présente des motifs végétaux et une inscription en caractères coufiques, en blanc sur fond doré, qui répète plusieurs fois le mot “pardon”. Au-dessous et au-dessous de la bande centrale se trouvent autant de bandes similaires décorées d'atauriques et de cercles dorés réunis entre eux par un filet. La décoration du corps est complétée par deux autres registres : l'un, dans la partie inférieure, est orné d'arceaux, tandis que le plus proche du col présente une inscription coufique presque effacée. \nLe col, à huit faces séparées par des moulures, porte un décor de motifs végétaux stylisés. Les anses, collées au corps, présentent sur chaque face le symbole de la *hamsa* ou “main de Fatima”. \nLes “vases de l'Alhambra” constituent les pièces les plus importantes de la production de céramique nasride. La délicatesse de leur décor et leur grande taille en ont fait des objets d'exportation très prisés. Les exemplaires les mieux conservés se trouvent à Palerme (Musée régional de Sicile), Saint-Pétersbourg (Hermitage), Stockholm (Musée national des beaux-arts) et Madrid (Institut Valencia de Don Juan et Musée archéologique national). Certains sont exclusivement décorés en doré, d'autres, en doré et bleu de cobalt, toujours sur couverte stannifère blanche. \nBien que leur forme dérive des grandes jarres de stockage, leurs dimensions, qui en rendent le maniement difficile, ainsi que l'absence d'éléments préhensiles sur les anses, font penser que leur fonction était d'ordre exclusivement ornemental.","short_description":"Complexité technique de la fabrication, beauté des motifs décoratifs et du reflet doré : les “vases de l'Alhambra” furent des objets de luxe. Leur fonction demeure inconnue, mais ils jouissaient d'une telle réputation qu'ils étaient exportés jusqu'en Sicile et en Égypte mamelouke.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 126 cm, Ø max. 63 cm.","method_for_datation":"Il est difficile d'assigner une date précise à la fabrication de ces vases. Cependant, tous les chercheurs, s'en tenant au type d'inscription, admettent que les exemplaires décorés simplement en doré sur blanc sont les plus anciens, et qu'on commença à les fabriquer à partir du dernier tiers du VIIe/XIIIe, et surtout durant le VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Bien que tous ces exemplaires soient connus sous l'appellation générique de “vases de l'Alhambra”, leur lieu de production était Málaga, d'où ils étaient exportés. à partir du VIIe/XIIIe siècle, des auteurs arabes commencent à mentionner Málaga comme grand centre producteur et exportateur de la faïence à reflets dorés ou métalliques.","provenance":"Málaga.","obtention":"La pièce a été trouvée par hasard, au début du XXe siècle, lors de travaux de consolidation de certaines voûtes de la chartreuse de Santa María de la Defensión de Jerez de la Frontera (Cádiz). Elle est entrée au Musée archéologique national par donation le 29 juillet 1930.","bibliography":"Llubía, L. M., *Cerámica medieval española*, Barcelona: Nueva Colección Labor (2nd edition), 1973: 82–110. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana: andalusí y mudéjar*, Madrid: El Viso, 1991: 76–7. \nSerrano García, C., “Los Jarrones de la Alhambra”, in *Estudios dedicados a D. Jesús Bermúdez Pareja*, Granada: Asociación Cultural de Amigos del Museo Hispanomusulmán, 1988: 127–62. \nTorres Balbás, L., \"Arte Almohade, Arte Nazarí, Arte Mudéjar\", *Ars Hispaniae*, Vol. IV, Madrid: Plus Ultra, 1949: 217. \nPatronato de la Alhambra y Generalife (sel.), *Los Jarrones de la Alhambra. Simbología y poder*, Madrid: Junta de Andalucía, Patronato de La Alhambra y Generalife, 2006.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","faïence à reflets dorés","Málaga","Nasrides","vase de l’Alhambra"],"materials":["Céramique","glaçure","reflets dorés."]},"a0dd981d-e256-57f4-ba5c-7f37591cb8b5":{"name":"Monnaie (dirham).","description":"Cette pièce de monnaie omeyyade, frappée durant le règne d'al-Walid Ier, présente côté pile, au centre, une inscription qui dit : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah, L'Unique, nul ne l'égale”, tandis que sur le bord on lit : “Au nom de Dieu, ce dirham a été frappé à Sijistan en l'an un et quatre-vingt-dix \\[91\\].” \nCôté face sont présentes deux inscriptions, l'une placée au centre, l'autre sur le bord. Sur l'inscription centrale, on lit: “Lui, Dieu, est un, Dieu l'Éternel. Il n'engendra ni ne fut engendré, et nul n'est semblable à Lui.” L'inscription sur le bord dit : “Muhammad est le messager de Dieu. Il est celui qui a mené Son Messager vers une conduite droite et vers la Religion de la Vérité afin qu'elle prévale sur toutes les religions, en dépit des idolâtres.”","short_description":"*Dirham* frappé à l'époque d'al-Walid Ier ; monnaie de base dans le monde arabe jusqu'à l'arrivée des Mongols, le *dirham* tire son nom de la drachme grecque : normalement, il pesait 2,97 grammes.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"91 de l’Hégire / 709 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,6 cm ; poids 2,88 gr.","method_for_datation":"Pile, sur le bord.","method_for_provenance":"Pile, sur le bord.","provenance":"Iran, Sijistan.","obtention":"Donation.","bibliography":"Walker, J., *A Catalogue of the Arab-Byzantine and Post-Reform Umayyad Coins*, Londres, 1956, p. 159.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Walid Ier","monnaie","numismatique","Omeyyades"],"materials":["Argent / frappe."]},"a0e649a0-0f53-5503-9c38-d0a4035fdc34":{"name":"Page de manuscrit figurant Moïse, Muhammad et l’archange Gabriel.","description":"Ce feuillet isolé, extrait d'un manuscrit, présente entre des bandes calligraphiées Moïse, Muhammad et l'archange Gabriel conversant dans les cieux. Derrière les trois protagonistes, on distingue sur cinq nuages des anges qui semblent épier la conversation. Ce qui est représenté ici est l'une des scènes de la vision que Muhammad eut de son assomption. À droite se tient Muhammad, en long habit vert et turban, à gauche Moïse en long vêtement rouge foncé, debout devant son trône céleste qui est désigné par une inscription en écriture arabe. Moïse fait des mains un geste oratoire. Son interlocuteur Muhammad se tient face à lui, le visage recouvert de voiles blancs, les mains cachées dans les longues manches de son manteau. Les têtes des deux prophètes sont nimbées d'une auréole où leur nom se déchiffre en lettres noires. Entre eux deux, tourné vers Muhammad, se dresse l'archange Gabriel, reconnaissable à sa couronne et à ses doubles ailes multicolores. Gabriel était déjà le gardien du Paradis dans l'Ancien Testament. Il est l'un des deux anges qui se tiennent devant Dieu (Luc 1, 19) et il donne l'explication de l'histoire messianique (Daniel 8, 16 et suiv.). Il aurait annoncé à Muhammad le texte du Coran. La sourate II, verset 97, dit : “Gabriel l'a envoyé \\[le Coran\\] avec la permission de Dieu dans ton cœur \\[le cœur de Muhammad\\].” \nLe texte au-dessus des trois personnages décrit l'histoire, il est rédigé en turc ottoman. Muhammad et Dieu discutent du nombre des prières quotidiennes et finissent par convenir du nombre de cinq. Moïse est le conseiller céleste de Muhammad, Gabriel est l'ange qui l'accompagne. Leurs propos sont écrits en arabe. \nLe texte est emprunté à l'une des biographies du prophète qui apparurent dès le VIIe siècle, appelées “Sira” (“Les circonstances de sa vie” ou “Sa manière de vivre”). Ce feuillet isolé provient sans doute d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","short_description":"Ce feuillet peint, extrait d'un manuscrit, présente l'archange Gabriel avec les prophètes Moïse (à gauche) et Muhammad (à droite). Entourés d'anges, ils discutent la question des prières quotidiennes. Cette scène se passe pendant le Voyage nocturne de Muhammad. Son visage est voilé car il était interdit de représenter Muhammad.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Probablement réalisé pour Murad III, 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 31 cm, l. 20,5 cm.","method_for_datation":"Ce feuillet séparé faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003/1574-1595).","method_for_provenance":"Le texte et le style de ce feuillet indiquent qu'il faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté à Londres en 1976.","bibliography":"Budde, H. et Nachama, A. (éd.), *Die Reise nach Jerusalem,* Berlin, 1995, p. 180, cat. 1/121, ill. 180. \nKalter, J. et Schönberger, I., *Der lange Weg der Türken, 1500 Jahre türkische Kultur,* Stuttgart, 2003, p. 138, ill. 149. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1979, n° 668. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 40. \nPetspoulos, Y. (éd), *Kunst und Kunsthandwerk unter den Osmanen,* Munich, 1982, p. 200, ill. n° 209.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assomption","Coran","mirage","nombre des prières"],"materials":["Encre","gouache sur papier","or."]},"a283f125-e8c1-5168-96bd-8168ea1e6199":{"name":"Panneau de porte en cuivre.","description":"Panneau en cuivre gravé qui ornait jadis la porte de la *madrasa* al-Achrafiyya, fondée par le sultan al-Achraf Qaytbay près du mur occidental du Haram al-Charif à proximité de Bab al-Silsila (porte des chaînes). Cette *madrasa* est considérée comme l'une des plus importantes écoles de la Jérusalem mamelouke, et la troisième plus importante construction islamique pour son raffinement architectural après le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Le panneau a été prélevé sur la porte lors de travaux de restauration menés en 1928 après qu'elle eut été gravement endommagée par le tremblement de terre de 1927. Il semble que la porte ait été alors entièrement détruite et que seuls des panneaux décoratifs en cuivre aient pu être sauvés. \nLa composition comprend deux médaillons encadrant un cartouche à angles arrondis. Le texte des médaillons se lit : “Gloire à notre seigneur, le sultan Abou al-Nasr Qaytbay. Qu'il tire la force de son triomphe.” L'inscription principale dans le cartouche est rédigée en écriture *thoulouth* ronde : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, le Souverain, le Juste, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay.” On lit ensuite : “Sultan de l'Islam et des Musulmans, exterminateur des polythéistes et des incroyants, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay, Gloire à son Triomphe.” Au centre du cartouche est écrit en style coufique le verset de la sourate “al-Tauba” (La repentance, IX, 18) : “Qu'ils visitent seuls les temples de Dieu, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, qui observent la prière et font l'aumône, et qui ne craignent que lui ; ils seront sans doute dirigés sur la voie juste.” Le fond qui entoure les médaillons et le cartouche est orné de motifs végétaux entrelacés.","short_description":"Ce panneau en cuivre gravé ornait la porte de la *madrasa* al-Achrafiyya à Jérusalem, fondée par le sultan mamelouk al-Achraf Qaytbay près du mur occidental du Haram al-Charif. Le panneau est orné d’une décoration épigraphique, qui porte le nom du sultan. Des motifs végétaux décorent entièrement le panneau, remplissant tout l’espace entre et autour des inscriptions.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","dates":"Vers 886 de l’Hégire / 1482 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 16,5 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur l'objet mentionne le nom du sultan Qaytbay*.* On sait de plusieurs sources historiques que ce panneau est lié à la *madrasa* al-Achrafiyya construite à Jérusalem vers 886/1482.","method_for_provenance":"La gravure peut être d'origine palestinienne, égyptienne ou syrienne. Sa présence sur la porte d'une *madrasa* de Jérusalem fait pencher pour un atelier de cette ville.","provenance":"Probablement Jérusalem, mais possibilité de l’Égypte ou de la Syrie.","obtention":"Pièce transférée en 1928 de la *madrasa* al-Achrafiyya.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1978. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bandeaux de cuivre","cuivres","décoration épigraphique","écriture coufique","écriture thoulouth","écriture thoulouth ronde","gravure","inscription","panneaux de cuivre"],"materials":["Cuivre gravé."]},"a34c1a9f-ced6-5d46-9b24-f76e88d32863":{"name":"Sabre.","description":"L'étroite lame incurvée se rattache à une poignée en bois au centre de laquelle est pratiquée une encoche de 1,5 cm de large. La garde est cruciforme, ses deux extrémités comportant deux petites boules ornementales. Une inscription figure sur chacune de ses faces. \nLa lame présente un bandeau en cuivre incrusté, décoré de traits dorés, et des inscriptions décoratives gravées dont des versets du Coran, des dictons populaires et des phrases poétiques. L'une des deux faces est décorée d'inscriptions dans un cadre enluminé. L'une d'elles proclame : “Il n'y a pas de héros comme Ali ni de sabre comme Zulfikar.” Une autre : “ô Juge des nécessités !” Près de la garde, on lit : “La Victoire vient de Dieu et la Conquête est proche, en l'an 785 \\[1383 J.-C.\\].” Deux autres inscriptions figurent sur la lame à l'intérieur d'un cartouche. La première dit : “œuvre d'Assad Allah”, la seconde : “Abbas bi Nadir Chah”. Au centre de la lame, une inscription de 43 cm de long reproduit un texte probablement tiré d'une poésie populaire qui commence par le vers : “Tire le sabre de la destruction de son fourreau et fends avec lui la prépondérance de l'envie et de l'agression.” \nLe fourreau en bois est habillé de cuivre sur 18,5 cm de long à partir du haut. Incluses à l'intérieur d'un cadre linéaire entouré de fleurs et de tiges végétales, trois inscriptions gravées en style *thoulouth* figurent sur cette partie. Cette section se termine par deux bandeaux de 7 cm de large. Une seconde section en cuivre (27,5 cm de long) qui protège l'extrémité du fourreau présente cinq inscriptions. Son décor est similaire à celui de la garde. Entre les deux parties en cuivre, le fourreau est habillé d'un textile de 47 cm de long, rouge, brun et or.","short_description":"Cette épée comporte un fourreau, une lame étroite, une poignée et une garde cruciforme. Elle est dans le style mongol importé de Perse. Cette épée est couverte d’inscriptions et de décorations végétales. La date gravée ne correspond pas à l’époque de son fabricant, Assad Allah.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Chah Abbas Ier (r. 996-1038 H / 1588-1629 J.-C.).","dates":"785 de l’Hégire / 1383 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 107 cm, L. de la lame 90 cm, l. de la lame 3,3 cm, L. du fourreau 93 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur la lame constitue un puzzle historique, comme c'est souvent le cas en matière d'armes. La date de fabrication gravée ne correspond pas aux dates de son propriétaire d'origine, le chah Abbas Ier, ni à celles de l'artisan armurier renommé, Assad Allah. Trois cents sabres attribués à celui-ci figurent dans les collections de divers musées du monde et portent son nom. Le plus ancien est le modèle présenté ici, daté de 785/1383, le plus récent daté de 1223/1808, ce qui montre que l'association de ce nom à des armes de qualité s'est maintenue plus de quatre siècles…","method_for_provenance":"L'Iran est une provenance plausible puisque l'artisan qui a fabriqué ce sabre est lié à ce pays.","provenance":"Iran.","bibliography":"*Al-Asliha al-Islamiya: al-Souyouf wa al-Dourou'* \\[Armements et armures islamiques\\], The King Faisal Centre for Research and Islamic Studies (n.d). \nElgood, R., *Islamic Arms and Armour*, Londres, 1979. \nMayer, L., *Islamic Armours and their Works*, Genève, 1962.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","Assad Allah","décoration épigraphique","écriture thoulouth","fourreaux","garde","poignées","sabres"],"materials":["cuivre et tissu.","fourreau en bois","Lame en fonte d’acier forgé à inscriptions gravées"]},"a607d090-ec21-5282-9640-2e98c5e970b6":{"name":"Heurtoir.","description":"Heurtoir venant de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya d'Alep, commanditée par le souverain ayyoubide al-Malik al-Dahir Ghazi (r. 582-613 H / 1186-1216 J.-C.). L'école portait le nom de Shadhbakht, *‘atiq*, ou esclave émancipé, d'al-Malik al-‘Adil Nour al-Din Mahmoud bin Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.). \nLe heurtoir se présente sous la forme d'un anneau de bronze à profil de fleur à six lobes. En partie supérieure, figure encore le système d'attache à la porte. Une inscription arabe en style *thoulouth* court sur le plat de l'objet : \"Au temps d'al-Malik al-Dahir, qui prie Dieu de le prendre en pitié, Shadhbakht l'esclave libéré d'al-Malik al‘Adil Nour al-Din, que Dieu ait pitié d'eux.\" Quelques motifs végétaux simples ont été répartis entre les mots. \nAu début de la période islamique, l'éducation s'effectuait dans les mosquées, ce qui est toujours le cas pour l'instruction religieuse. Néanmoins, les périodes seldjoukide, atabeg et ayyoubide virent l'apparition de nombreux centres d'éducation spécialisée consacrés à l'étude de la théologie et de diverses matières juridiques, les *madrasa*.","short_description":"Heurtoir en forme de fleur ayant appartenu à la porte de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya à Alep et orné du nom de son commanditaire dans une écriture aisément lisible et finement ornementée.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Al-Malik al-Dahir Ghiyath al-Din Ghazi (r. 582-613 H / 1186-1216 J.-C.).","dates":"589 de l'Hégire / 1193 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 37 cm.","method_for_datation":"Un texte figurant sur la porte de la *madrasa* mentionne qu'elle a été édifiée sous le règne d'al-Malik al-Dahir Ghiyath al-Din Ghazi en 589/1193.","method_for_provenance":"Ce heurtoir équipant la porte de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya d'Alep a probablement été fabriqué dans cette ville.","provenance":"Alep, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1939.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.244. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-‘Adil Nour al-Din","al-Malik al-Dahir Ghazi","Alep","bronze","écriture thoulouth","heurtoir","madrasa","travail du métal"],"materials":["Bronze moulé."]},"a65b9f90-12e9-50e4-9065-9d1274ef0a10":{"name":"Encensoir.","description":"Encensoir en excellent état dont la grande beauté témoigne d'un art raffiné. Ses inscriptions gravées indiquent que le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq l'avait légué à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) où il fut conservé plusieurs siècles jusqu'à son transfert en 1928 au Musée islamique de Jérusalem. De forme allongée, il présente une surface nervurée travaillée en courbes et se compose de trois parties : partie basse, partie haute et système d'attachement. La partie inférieure est un récipient en coupole inversée qui vient s'adapter à la partie supérieure également en dôme. Le haut de la partie basse forme un important anneau à 12 facettes se terminant par une bordure également facettée. Il présente une inscription dorée qui se lit : “Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, Muhammad est le prophète de Dieu et Ibrahim \\[Abraham\\] l'ami de Dieu. Cet encensoir béni a été légué par notre seigneur, le Sultan, le Souverain, celui qui règne, al-Dahir Abou Saïd Muhammad, que Dieu conforte son triomphe, au Haram al-Ibrahimi.” L'encensoir repose sur un pied évasé à base facettée de 12 nervures et décorée de traits à l'or. \nLa partie supérieure surmontée d'un faîteau à deux éléments sphériques fait fonction de couvercle. Le bas est un anneau à 12 faces, chacune décorée de motifs en fleur de lotus. Trois anneaux y sont attachés, d'où partent des chaînes de suspension passant par trois autres anneaux fixés en haut de la partie inférieure. Le chapeau est une coupole bulbeuse à décor végétal présentant douze petits hémisphères ornant sa base nervurée. Une inscription dorée dit : “Cet encensoir est ainsi l'encensoir de l'humble serviteur Abd al-Qadir ibn Muhammad Qabzi.”","short_description":"Cet encensoir fut légué par le sultan al-Dahir Jaqmaq, ainsi que l’indiquent ses inscriptions dorées. Il est allongé avec des surfaces nervurées à douze facettes, et comprend trois parties : le corps, la partie haute à couvercle et le système d’attache à chaînes. Il est décoré de motifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 42 cm, H. en suspension 103 cm, Ø 14 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions figurant sur l'objet mentionnent qu'il appartenait au sultan al-Dahir Jaqmaq.","method_for_provenance":"Cet objet a probablement été réalisé au Caire car son exécution évoque d'autres objets issus des ateliers cairotes de cette période. Il fut donné à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron par le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq, comme l'indique l'inscription.","provenance":"Probablement réalisé sur commande au Caire pour la mosquée al-Ibrahimi d’Hébron.","obtention":"L'objet a été transféré de la mosquée d'Hébron au musée en 1928.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","encensoir","encensoirs mamelouks"],"materials":["Cuivre gravé incrusté d’or."]},"a80ae3b6-0e85-5e1b-93e6-f4552c3eac51":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"Cet *ataifor* à base annulaire et parois courbes, fabriqué avec une pâte jaunâtre, est recouvert d'une glaçure blanche. La face interne présente une décoration en *vert et manganèse*. Le motif décoratif consiste en un grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat et sur lequel on peut remarquer les restes d'une inscription coufique avec l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). La décoration est complétée par deux franges plus étroites qui se croisent au centre, avec des tracés stylisés qui semblent être une simplification de l'écriture coufique mais qui sont dépourvus de signification. \nLa technique décorative employée, motifs épigraphiques en vert de cuivre et en noir de manganèse, sur la glaçure blanche est d'un bel effet chromatique. Madinat al-Zahira fut le plus important centre de production et de diffusion de la céramique vernissée en vert et manganèse durant le califat. Du point de vue ornemental, la netteté du dessin et l'austérité des compositions, avec de larges zones de fond non décorées, la différencient d'autres productions contemporaines d'al-Andalus. \nLa fonction de ce type de céramique n'est pas encore définie mais il est clair que la production de Madinat al-Zahira implique un progrès technique fondamental. L'usage d'oxydes de cuivre et de manganèse dans la décoration et la glaçure qui imperméabilisait les récipients, évitant que les substances n'imprègnent l'argile, sont à l'origine d'un type spécial de vaisselle, considérée comme luxueuse.","short_description":"Découvert sur le site archéologique de la ville-palais de Madinat al-Zahira, ce plat de type *ataifor* devait faire partie de la vaisselle courante de la maison du calife, comme le suggère l'inscription *al-moulk*, “le pouvoir”, sans doute en référence au pouvoir califal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) ; 324-366 H / 936-976 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"L'écriture coufique simple est caractéristique d'une phase initiale de la production de cour de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976.)","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahira. Les formes ouvertes, et plus particulièrement les *ataifors*, représentent le plus grand pourcentage de céramiques face aux productions de formes fermées. La formule *al-mulk*, liée au pouvoir et à la légitimité omeyyade, constitue l'expression épigraphique la plus fréquente sur ce type de céramique.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, p. 154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Zahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration géométrique","épigraphie"],"materials":["Céramique","cuisson","tour","vernissé.","vert et manganèse"]},"a89685ed-d6b6-5d4f-ba6b-53f166d90f5d":{"name":"Fragment de linteau (*izar*).","description":"Ce linteau légèrement détérioré à la partie inférieure du côté droit est sculpté d'une inscription, interrompue par un registre d'inspiration architecturale à remplissage végétal. \n \nL'inscription reproduit un texte coranique, le début du verset 47 de la sourate XI*,* “L'Envoyé”, ce qui laisse supposer que ce linteau proviendrait d'un édifice religieux.Les hampes des caractères coufiques anguleux s'élargissent au sommet en biseaux concaves. Seules celles du *nun* et du *ha* se terminent en un mouvement contourné simple, dessinant l'allure élégante du col des cygnes. Les lettres basses, comme le *dal* et le *waw*, sont surmontées de motifs décoratifs formés de hampes accouplées, aux biseaux concaves. Toutes les lettres sculptées en ronde-bosse sont cernées d'une ligne champlevée qui élargit leur rebord. \n \nLe fond végétal sur lequel se détache l'écriture ne semble jouer qu 'un rôle secondaire par rapport aux lettres. Le mouvement de la tige, le nombre des motifs floraux et leur silhouette s'adaptent en effet à la hauteur des hampes, à leur espacement et à leur tracé. Ce décor large et sobre, sculpté en champlevé, fait appel à la tige épaisse et à la palme simple sous toutes ses formes : recourbée à la base en anneau circulaire, à calice triangulaire, en éventail. Il met également en œuvre la palme symétrique lisse aux lobes inférieurs à bords pointus et qui s'apparente au fleuron. Tous les lobes de ces différents types de flores ont leurs bords extérieurs découpés en petits festons qui semblent être une simplification des digitations de feuilles d'acanthe. \n \nLa sobriété et l'élégance des caractères coufiques,la rigueur et la simplification des formes végétales employées dans la décoration de ce linteau sont des caractéristiques de l'esthétique almohade, à laquelle cette œuvre semble se rattacher.","short_description":"La sobriété et l'élégance des caractères coufiques de l'inscription coranique,la rigueur et la stylisation des formes végétales employées dans la décoration de ce bois, sont des caractéristiques de l'esthétique almohade à laquelle se rattache ce linteau provenant d'un édifice religieux.","holder":"Musée Batha.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle de l'Hégire (seconde moitié du XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 16 cm, L. 106,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'élégance des caractères calligraphiques ainsi que la sobriété du décor végétal se rattachent au style artistique que l'on retrouve sur les monuments almohades datés.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration végétale","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a9696cec-e2a4-5df3-86c8-4f47e45be0d4":{"name":"Pendentif.","description":"Les fouilles archéologiques menées dans la ville égyptienne de Fustat ont mis au jour de nombreux bijoux, dont des bracelets, des anneaux, des boucles d'oreille et des pendentifs en or et argent. Plusieurs techniques de joaillerie étaient utilisées dans l'égypte fatimide ; parmi les plus importantes figuraient la sculpture, le perçage et l'incrustation d'émail. Le bijou présenté ici est un bon exemple du travail de l'émail. \nGénéralement, l'émaillage décoratif se faisait de deux façons. La première – l'émail cloisonné – consistait à verser l'émail dans de petites alvéoles de métal, faisant office de moule. Après cuisson, elles étaient montées sur les bijoux en fonction du dessin souhaité. L'autre technique, proche de l'émail guilloché, consistait à creuser profondément le trait du motif décoratif à la surface de la pièce, puis à verser l'émail dans ces sillons avant de passer à la cuisson au four. La première méthode était plus rapide que la seconde. Le modèle présenté est un exemple raffiné de bijou à émail cloisonné. \nCe pendentif de forme circulaire présente une surface concave. Le motif se répartit en trois sections horizontales. La section centrale, la plus large, contient une inscription de style coufique en blanc rehaussé de rouge sur un fond vert cendré. Le texte dit : “… Dieu est le meilleur gardien…”, ce qui est un extrait du verset (*ayah*) 64 de la sourate XII (“de Joseph”). Les sections au-dessus et au-dessous de l'inscription sont ornées d'une branche végétale rouge sur fond vert.","short_description":"Les femmes utilisaient toutes sortes de formes de bijoux comme les bracelets, bagues, boucles d'oreille, broches et pendentifs. Les techniques d'ornementation comprenaient la gravure, l'incision, le perçage et l'incrustation d'émail. Cette pièce est un bel exemple d'incrustation d'émail décorative.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 2,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture coufique présente dans le décor. Comparaison stylistique avec certains objets en stuc découverts lors de fouilles archéologiques à Fustat, datés de la même période.","method_for_provenance":"L'étude de la technique de fabrication et un rapprochement avec des éléments en stuc découverts lors de fouilles archéologiques à Fustat suggèrent une production locale.","provenance":"Probablement Fustat, Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat en 1916.","bibliography":"Hamdi, A. M., *Mou'addat al-Tajmil bi-mathaf al-Fan al-Islami* \\[Accessoires pour cosmétiques au Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1959. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Atlas al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations pictoriales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nSayour, S. A., “Les bijoux au cours de l'ère islamique”, in *Prisma*, n° 19, 1999, p. 36. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Las joyas en la época islamica”, in *Prisma*, n° 7, 1998, p. 25.","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","écriture coufique","émail","or","Ornementation","pendentifs"],"materials":["Or émaillé."]},"a9b80a0b-c333-5d03-b325-0cba0190cdc5":{"name":"Bassin.","description":"Grand bassin en cuivre jaune à large bord retourné, reposant sur trois pieds ronds. Sa surface est abondamment décorée d'ornements figuratifs et calligraphiques incrustés en or et argent, pour une rare fois en bon état de conservation. Le décor extérieur consiste en un motif floral alterné flanquant un bandeau épigraphique en six sections séparées par de petits rondeaux à décor d'entrelacs. La calligraphie, composée sur fond floral, proclame : “Gloire à notre maître, le roi, le royal, le savant, le juste, le défenseur [de la foi], le champion [de l'islam], le guerrier, le gardien [des frontières], le protecteur [des frontières], pilier de l'islam et des musulmans, protecteur du faible et du pauvre, couronne des rois et des sultans, qui a fait revivre la justice parmi tous, défenseur de la vérité et de la preuve. Gloire et prospérité à celui qui le possède.” Contrastant avec le décor extérieur relativement sobre, l'intérieur présente un ensemble très animé d'éléments figuratifs, dont des rondeaux à cavaliers au galop, des figures assises à l'orientale et des rangées de personnages debout portant des armes. On y voit même des canards qui s'échappent à tire d'aile d'inscriptions à la graphie animée, ou qui y trouvent refuge. On ignore pour qui un bassin aussi splendide a pu être réalisé, puisque ses inscriptions, bien qu'excessivement flatteuses, restent ambiguës. Si elles intègrent de nombreuses bénédictions royales classiques, elles ne mentionnent pas le nom d'un souverain spécifique, ni même le mot de “sultan”. L'objet semble avoir été destiné à l'usage d'un anonyme, sans doute un très riche client.","short_description":"Grand bassin en cuivre jaune à trois pieds ronds, orné d'incrustations d'or et d'argent comprenant un vaste programme de motifs calligraphiques, floraux et figuratifs. Quoique pléthoriques, les inscriptions sont ambiguës et ne comportent même pas le mot “sultan”. Aussi le commanditaire reste-t-il anonyme.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 700 de l’Hégire / 1300 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 18,5 cm, Ø 42,5 cm.","method_for_datation":"Le style est celui du travail du métal des débuts de la période mamelouke, dans lesquels les motifs et techniques développés par les Ayyoubides furent appliqués avec beaucoup de panache. L'imagerie figurative allait cependant disparaître de la dinanderie mamelouke vers le milieu du VIIIe/XIVe siècle, ce qui permet de dater ce bassin de c. 700/1300 J.-C.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1898.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 34.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’or et d’argent."]},"aab02def-7060-5efb-8c65-d9490c7feec4":{"name":"Panneau épigraphique.","description":"Panneau d'ivoire dans un cadre de bois de couleur foncée. Le panneau, lui-même entouré d'une fine bordure d'ivoire, est placé dans un cadre plus clair. Il comporte essentiellement une inscription épigraphique en écriture *naskhi*. Sculptée en haut relief, elle reproduit le nom du sultan Qaytbay et ses titres : “Notre souverain, le sultan al-Malik al-Achraf Qaytbay. Que sa victoire soit glorieuse.” Le fond du panneau est décoré de motifs végétaux, parmi lesquels des tiges à boutons évasés et lobés et des feuilles fendues. \nL'association de l'ivoire et du bois était une technique extrêmement populaire au cours de la période mamelouke : incrustation dans le bois de panneaux rectangulaires en ivoire ou de petites pièces d'ivoire en forme d'étoiles ou de polygones, sculpture d'ornements d'arabesques ou d'inscriptions au nom des commanditaires associés à des louanges. Cet usage était aussi répandu dans les édifices religieux que résidentiels. \nLe sultan Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.), l'un des principaux souverains mamelouks d'origine circassienne, fut un éminent protecteur des arts. Il ordonna la construction d'un certain nombre d'édifices dans sa capitale du Caire, mais aussi à La Mecque, Médine et Damas. Il est probable que ce panneau faisait jadis partie d'une porte de *minbar* dans la mosquée ou la *madrasa* que le sultan avait fait construire.","short_description":"Ce panneau d'ivoire porte le nom et les titres du sultan Qaytbay en écriture *naskhi* traitée en haut relief sur un fond de feuilles, de bourgeons et de tiges. L'ivoire était utilisé en incrustation du bois pour sculpter de belles figurines ou des pièces de jeu d'échecs et pour décorer les boîtes destinées à conserver des corans et autres objets précieux.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Règne du sultan Qaytbay (872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 33,8 cm, H. 9,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription au nom du sultan al-Malik al-Achraf Qaytbay date probablement de son règne.","method_for_provenance":"Ce panneau, qui faisait probablement partie d'un *minbar*, provient du complexe Qaytbay au Caire.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Panneau transféré au musée depuis le complexe du sultan Qaytbay au Caire, qui comprend une mosquée, une *madrasa* et un mausolée. Ce fut l'une des premières pièces acquises par le musée pour son inauguration en 1903.","bibliography":"A'shūr, Said Abd al-Fatah, *Al-'Asr al-Mamlūki fi masr wa al-Shām* \\[La période mamelouke en égypte et au Levant\\], Le Caire, 1965. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founūn al-Islam* \\[Arts de l'islam\\], Le Caire, 1948. \nStierlin, H. et Stierlin, A. *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","incrustation","inscription","ivoire","panneaux"],"materials":["Ivoire sculpté en haut relief dans un cadre de bois."]},"aab7756a-7fbc-5383-97de-198c2614e471":{"name":"Jeton ou poids.","description":"Jeton en verre vert avec bord en relief, en assez bon état de conservation, de poids légèrement inférieur à celui du dirham entier, qui équivaut à 2,97 gr. Ce jeton présente, uniquement côté pile, au centre, une inscription en caractères coufiques, disposée sur deux lignes et inscrite à l'intérieur d'un cercle. Sur la première ligne, on lit : “al-imam al-Zahir” ; sur la deuxième : “al-azaz din Allah” ; sur la troisième : “amir al-mu-minin”. \nLes jetons en verre, de tradition byzantine, étaient généralement utilisés en guise de poids monétaires ; cet usage était courant, en particulier chez les califes omeyyades et abbassides, mais aussi ches les Toulounides et les Aghlabides d'Afrique du Nord. Les califes chiites utilisaient également les jetons pour divers usages, ceci surtout à partir de l'époque d'al-Mouiz (341-365 H / 953-975 J.-C). Le fait que de nombreux jetons retrouvés présentent un poids identique fait supposer que ceux-ci étaient utilisés en guise de “monnaie fiduciaire”, pour remplacer les pièces en bronze. Ce dernier, du reste, était très rare en Égypte, à l'époque. Cette hypothèse est corroborée par le fait qu'en Syrie, où le bronze abondait, on n'a jamais retrouvé de jetons en verre. En général, les jetons portent des inscriptions sur au moins une face ; le nom du calife est mentionné et, parfois, le nom de l'atelier de frappe. La plupart des jetons fatimides appartiennent à l'époque du règne de deux califes, en particulier al-Hakim (386-411 H / 996-1021 J.-C.) et al-Moustansir (427-487 H / 1036-1094 J.-C.). Mais nombreux sont aussi ceux qui remontent à l'époque d'al-Zahir, d'al-Amir et d'autres califes.","short_description":"Jeton en verre très probablement utilisé comme “monnaie fiduciaire”.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"411 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,2 mm ; ép. 4 mm ; poids 2,4 gr.","method_for_datation":"Chronologie historique (années de règne du calife fatimide).","method_for_provenance":"Inscription portant le nom du calife.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat.","bibliography":"Balog, P. “The Fatimid glass Jetons”, *Annali dell'Istituto italiano di Numismatica*, 20, 1973, n° 177, p. 121. \nLane Poole, S*., Catalogue of Arabic Glass Weights in the British Museum*, Londres, 1891. \nLaunois, A., *Estampilles et poids musulmans en verre du Cabinet des Médailles,* Le Caire, 1959.","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Fatimides","inscriptions","jeton","monnaies","numismatique","poids"],"materials":["Verre vert."]},"ac0c9994-a051-50b0-acc7-10de13a2fa98":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire dans le style d'Almería, avec arc outrepassé brisé, orle et inscription coufique en relief, très érodée. La forme de cette stèle pourrait être une évocation du *mirhab* des mosquées, lieu sacré de la prière. Les panneaux décoratifs qui accompagnent habituellement le *mirhab* ont été remplacés par les inscriptions qui remplissent la surface. On pourrait aussi leur trouver comme antécédents certaines portes de mosquées couronnées par un arc et flanquées de colonnes latérales ; ce serait une évocation de l'espace sacré auquel elles donnent accès. Les deux noms gravés peuvent se référer à un ou deux personnages. Voici le texte de la première inscription : “Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux, que Dieu bénisse/ Mohammed : ô vous, hommes ! \\[croyez\\] que les promesses de Dieu \\[sont\\] certaines ; ne vous laissez donc / pas séduire par les flatteries du monde ni éloigner de Dieu par les plaisirs. / Voici le sépulcre d'Ibrahim / Aben Jalil; que Dieu ait pitié de lui / et le protège de sa présence, car il fut / favorisé par le bénéfice du Juge suprême et par l'is / lam et la reconnaissance / qu'il n'y \\[a\\] d'autre Dieu qu'Allah.” Le texte continue sur l'*alfiz* : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, que Dieu bénisse Mohammed et les siens. Et salut. Voici le sépulcre du vizir Abou Isaac Ibrahim ben Jalil; il est mort, que Dieu ait pitié de lui, le vendredi six et dix de *jumada al-awwal* de l'an sept et quarante et cinq cents.”","short_description":"À l'époque almoravide, on fabriquait à Almería des stèles funéraires dont la décoration caractéristique se retrouve sur cette stèle mise au jour dans la province de Badajoz : l'arc outrepassé (sans doute une représentation du *mihrab* des mosquées), l'encadrement et l'inscription coufique en relief.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"547 H / 1152 J.- C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 99 cm, l. 41 cm, ép. 4,3 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la stèle.","method_for_provenance":"Ce type de stèle est caractéristique de la province d'Almería ; les éléments remarquables qui la définissent sont l'arc qui occupe toute la surface de la dalle et des inscriptions en divers caractères. Actuellement, l'ensemble de dalles dispersées dans différents musées, fait l'objet d'un catalogage en cours dont se charge Jorge Lirola, professeur à l'université d'Almería.","provenance":"Trouvée dans la Villa de la Reina (Badajoz), réalisée à Almería.","obtention":"Cette pièce est rentrée au Musée archéologique national par donation de César del Cañizo, le 21 novembre 1910.","bibliography":"Revilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 131, n° 268. \nOcaña Jiménez, M., *Repertorio de inscripciones árabes de Almería*, Madrid, 1964.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almería","Almoravides","Badajoz","inscription funéraire","marbre","pierre tombale","sculpture","stèle funéraire"],"materials":["Marbre","sculpture."]},"ad9d8415-0b17-5ab2-bb81-d214aedc3c9e":{"name":"Coran.","description":"La couverture de ce coran est en cuir brun clair. Sa partie droite est décorée d'un cartouche à motif estampé défraîchi et aujourd'hui illisible ; ce type d'ornement était très courant sur les reliures de l'époque. \nLe volume ouvre sur un frontispice orné d'un cartouche décoratif meublé de motifs végétaux enluminés sur fond bleu foncé et d'une inscription en écriture *thoulouth* disant : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Sultan al-Malik al-Dahir abou Saïd Jaqmaq, que son triomphe soit glorieux.” Suivent cinq folios de prières et de commentaires sur les fondamentaux de *al-Tajwid* (l'art de réciter le Coran), également en écriture *thoulouth*. Les chapitres de cet exemplaire du Coran débutent par une double page enluminée. La page de droite présente une zone rectangulaire encadrée de lignes bleues, dans laquelle s'inscrit le titre *Surat al-Fatiha* (Sourate d'introduction) en *thoulouth*, encadré en bas et en haut d'ornements végétaux. La sourate elle-même s'inscrit dans un cadre rectangulaire dont les bords sont ornés sur trois côtés de motifs végétaux colorés. La page de gauche reprend la même mise en page et la même décoration, mais porte le titre de *Surat al-Baqara* (Sourate de la vache) et ses premiers versets. La bordure droite de la première page et la bordure gauche de la seconde sont décorées de trois ornements, deux étant des médaillons circulaires à décor végétal enluminé, le troisième, au centre, une fleur de lotus polychrome. \nLa première des 144 sourates est écrite en style *thoulouth* enluminé sur fond bleu foncé enrichi de motifs végétaux dans un cadre rectangulaire. Chaque verset est séparé du suivant par un motif décoratif en forme de fleur à trois pétales dorés. Chaque pétale est séparé de l'autre par un point. Sur les marges droite et gauche de certaines pages se trouvent des rondeaux à motifs végétaux enluminés. Chaque page compte 13 lignes.","short_description":"Pour faire état de leur piété, les sultans et les émirs mamelouks dotaient leurs établissements religieux de copies du Coran. Étant le livre saint de la foi musulmane, le calligraphe, l'enlumineur et le relieur rivalisaient pour montrer leur habileté dans l'exécution de ces corans, comme on peut le voir sur cette copie commanditée par le sultan Jaqmaq.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Inscription figurant au début de l'ouvrage : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Dahir Jaqmaq” (r. 842-857/1438-1453).","method_for_provenance":"Il est probable que cet ouvrage commandé pour le sultan Jaqmaq a été réalisé au Caire, capitale de l'état égyptien, fameuse à l'époque pour son abondante production de manuscrits, en particulier de corans. Les sultans mamelouks étaient réputés pour l'intérêt qu'ils portaient au Coran et pour leur soutien aux grands calligraphes. Ces précieux manuscrits coraniques faisaient souvent partie d'un *waqf* de mosquée.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Ce coran a été donné au musée en 1956. Il faisait partie de la bibliothèque privée du roi Farouk au Qasr al-Quba, l'un des palais de la famille royale avant la “Révolution des officiers libres”. Farouk, dernier roi égyptien, descendant de la famille de Muhammad Ali, régna de 1936 à 1952.","bibliography":"Al-Alfi, Abou S., *Al-Fan al-Islami* \\[Art islamique\\], Le Caire, 1984. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nJa'id, N., “Fan Kitabat al-Mouchaf al-Charif wa Tajmilahou \\[L'art d'écrire et de décorer le saint Coran\\]”, in *Houda al-Islam* \\[Guide de l'islam\\], n° 6, 1984, pp. 43-50. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nSalama, K., *Al-Makhtoutat al-Qour'aniya fi al-Mathaf al-Islami fi al-Haram al-Charif* \\[Manuscrits coraniques du musée islamique du Haram al-Charif\\], Liban, 2003. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nAl-Souyouti, Jalal al-Din Abd al-Rahman (m. 911/1505), *Tarikh al-Khoulafa'* \\[Histoire des califes\\], Beyrouth, 1980. \nZain al-Din, N., *Mousawwar al-Khat al-Arabi* \\[Calligraphie arabe illustrée\\], Bagdad, 1980.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["corans","écriture thoulouth","encres","enluminures","manuscrits","motifs végétaux","papier","Reliures"],"materials":["enluminures à l’or. Reliure en cuir estampé.","Papier. Texte écrit en style thoulouth à l’encre noire et rouge"]},"ae6c89dd-38fa-5357-b1bd-8536d9d0c3b9":{"name":"Fragment de frise en bois à inscription coufique.","description":"Fragment de frise en bois sculptée de grands caractères coufiques. Lors de son acquisition, cette pièce était supposée provenir d'Égypte toulounide, et l'on avait suggéré à l'époque que l'inscription signifiait : “bénédiction, bonne fortune, bonheur et joie à son propriétaire”. Une analyse plus approfondie montre que cette traduction ne correspond pas aux caractères. Même si la ligne n'a pas encore été déchiffrée, il est plus probable qu'elle reprend une citation du Coran.","short_description":"Peu d’éléments fatimides en bois sculpté sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont caractérisés par leur complexe technique en haut relief et la vigueur de leur décoration épigraphique ou figurative. Parfois, les panneaux finis, dont le rôle était d’embellir des intérieurs de l’époque, étaient peints, vernis et traités afin de retarder la propagation des flammes.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IIe-Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, L. 117 cm.","method_for_datation":"Ce fragment attribué un moment à l'Égypte toulounide (IIIe-IVe/IXe-Xe siècles) est considéré aujourd'hui comme une production de la période fatimide (IVe-VIe/Xe-XIIe siècles) pour ses similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé dans des fouilles à Raqqa en Syrie.","method_for_provenance":"Bien qu'on ait d'abord attribué une origine égyptienne à l'objet, une provenancesyrienne est aujourd'hui envisagée du fait de certaines similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé lors de fouilles menées à Raqqua (Syrie) et remontant à la période fatimide.","provenance":"Sans doute Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté à Lisbet Holmes Textiles, Londres, en 1984.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","épigraphie"],"materials":["Bois sculpté."]},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern,* Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid,* Washington, 1959, p. 75.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Coton et soie","reps","texte tissé."]},"afb1004b-ee97-5abe-bea3-b81b89002821":{"name":"Manuscrit, recueil de hadiths.","description":"Le texte du recueil de hadiths rédigé par Abou el-Hassan ibn al-Hajjaj, dit Mouslim, est tracé à l'encre noire et rouge, en caractères cursifs *maghribi,* vocalisés avec poins diacritiques et signes orthoépiques. Les pages du frontispice et du colophon sont ornées d'enluminures. \n \nSur la page du colophon, un cadre divise l'espace en trois parties, deux bandeaux rectangulaires délimitant un carré dans lequel s'inscrit un cercle. \n \nLe bandeau supérieur contient les trois dernières lignes du texte. Le bandeau inférieur est orné d'une frise de cercles concentriques imbriqués parsemés de rosaces et de doubles motifs *boteh* ou cachemire. Dans le cercle est calligraphié le texte du colophon, en une écriture cursive dorée se détachant sur un fond rouge. Le cercle est rehaussé d'une large bande à décor de frise de fleurons alternant avec une fleur de lotus, peinte en rouge et jaune sur fond bleu. Les écoinçons sont meublés de rinceaux et de bouquets variés de fleurs jaunes et rouges d'inspiration orientale sur un fond vert. \n \nLa marge inférieure de l'encadrement est occupée par une arcade polylobée contenant la date de la copie : le jeudi du mois *choual* 1284 H (janv.-fév. 1868 J.-C.), et par un motif floral doré sur fond bleu, d'inspiration orientale. La décoration de cette page de colophon trahit les influences artistiques orientales (chinoises et iraniennes) qui ont pénétré au Maroc à partir de la fin du XVIIIe siècle.","short_description":"Deux pages de ce recueil de *hadiths* sont ornées d'enluminures. La décoration du colophon, ou dernière page mentionnant la date et le nom du scribe, trahit les influences artistiques chinoises et iraniennes qui ont pénétré au Maroc à partir de la fin du XII siècle H (XVIII siècle J.-C.).","holder":"Bibliothèque royale.","dates":"1284 de l’Hégire / 1868 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 29,5 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Date inscrite sur la page du colophon.","method_for_provenance":"Par l'origine du copiste et le style d'écriture.","provenance":"Maroc.","obtention":"Achat.","bibliography":"Arabi al-Khattabi, M., *Al-Faharis al-Khizana al-Hassaniyya*, t. III, IV, V, VI, Rabat, 1983, 1985, 1986, 1987. \n \nArabi al-Khattabi, M., *Al-Faharis al-Khizana al-Malakiyya*, t. II, Rabat, 1982. \n \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","hadith","livre religieux"],"materials":["bleue","dorures.","encre noire","Papier","rouge"]},"b3b65730-0a51-56dc-a29d-497a32b57535":{"name":"Fenêtre en stuc à vitrail.","alternate_name":"Qamariyya (verrière) ou chamsiyya (fenêtre).","description":"Importante fenêtre à vitrail de forme rectangulaire à arc, entourée d'un cadre de bois de 7,5 cm de large. Elle comprend deux cadres intérieurs en stuc de 5 cm de large que sépare un bandeau décoratif de 10 cm de large. Elle compte 10 éléments décoratifs consistant en fleurs à un, deux, trois ou quatre pétales. De grands cercles entourés de petits séparent ces éléments les uns des autres. \nLa fenêtre comprend une partie haute et une partie basse réunies par un cercle. Chaque partie est entourée de 14 cercles de 20 cm de diamètre. Ils enferment une guirlande circulaire de branchages. L'élément principal de chaque partie est une inscription en vitrail. Celle du haut reprend le texte de la *basmala* (“Au nom de Dieu…”), et celle du bas un verset de la sourate “al-Nisa” (sourate des Femmes, IV, 125) qui dit : “Dieu en effet s'est pris d'amitié pour Abraham.” Les inscriptions sont rehaussées d'un vernis blanc. \nLa fabrication des fenêtres en stuc à inserts de verre de couleur suit un certain nombre d'étapes. La première est la préparation d'un cadre de bois solide qui contiendra l'objet fini. Un plâtre liquide est versé dans ce cadre et laissé à sécher. La fenêtre est alors placée sur une monture métallique et une empreinte des motifs décoratifs est pratiquée à la surface du plâtre par transfert du dessin à partir d'une feuille de papier transparent et en utilisant une aiguille et un remplissage de plomb, puis un outil à découper. Le travail demande une grande précision car le plâtre reste fragile. La découpe est effectuée selon un angle de 45° pour que la lumière traversant la fenêtre atteigne le milieu de la salle de la mosquée. Le verre est glissé dans les espaces évidés par l'arrière, puis la fenêtre est transférée de l'atelier vers le site où elle est mise en place. Produire une fenêtre de ce type pouvait prendre de 9 à 12 mois.","short_description":"Les fenêtres de la mosquée al-Aqsa et du Dôme du Rocher, comme dans d’autres édifices religieux, sont réalisées en plâtre et vitres colorées. Cette fenêtre de la mosquée al-Aqsa est ornée de décorations végétales, géométriques et épigraphiques. La fragilité de ces fenêtres entraîne leur remplacement presque une fois par siècle.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* de la mosquée al-Aqsa.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 288 cm, l. 166 cm, ép. 9,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de la décoration et comparaison avec d'autres fenêtres similaires datées avec certitude et conservées au Musée islamique. D'autres sont encore en place au Dôme du Rocher et à la mosquée al-Aqsa.","method_for_provenance":"Un atelier de production de fenêtres de stuc à vitraux est encore en activité de nos jours au Haram al-Charif. Comme ce type de fenêtre extrêmement fragile était difficilement transportable, il est probable qu'elle a été fabriquée sur place à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"La fenêtre a été transférée de la mosquée al-Aqsa au musée au cours de la restauration de la mosquée à la suite d'un incendie en 1969.","bibliography":"Flood, F. B., “The Ottoman Windows in the Dome of the Rock and al-Aqsa Mosque”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","linkcatalogs":"IAM_TR_EN_101","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale","stucs","vitraux"],"materials":["bois","plâtre (stuc)","sculpture et montage.","vitrail mis en place par moulage"]},"b55d65e0-7851-5d7f-94f3-89e36361d38d":{"name":"Battants de porte d’al-Hakim bi-Amrillah.","description":"Cette porte de la mosquée al-Azhar se compose de deux battants, chacun à sept panneaux rectangulaires verticaux ou horizontaux. Les deux panneaux supérieurs comportent une inscription de deux lignes rédigée en coufique fleuri. Les panneaux ayant été inversés lors d'un remontage des battants, le texte se lit aujourd'hui de gauche à droite : “Notre Seigneur, le Commandeur de la Foi / l'Imam, al-Hakim bi-Amrillah / que les Bénédictions de Dieu descendent sur lui et sur ses / ancêtres, al-Tahireen, et ses descendants.” \n“Al-Hakim bi-Amrillah” était le titre porté par le calife fatimide al-Mansour. Son agnomen était Abou Ali (père d'Ali). L'inscription se termine par la mention de “al-Tahireen”, attribut des descendants de la famille du prophète et de sa parentèle, dont les califes fatimides. Les 12 autres panneaux sont ornés de motifs végétaux sculptés en bas-relief qui illustrent les particularités du style des débuts de la période fatimide de la sculpture sur bois, style de travail biseauté qui se distingue du style toulounide. Le décor se compose de longues tiges végétales et de frondes de demi-palmes, ainsi que d'un nouveau motif évoquant un bouton de fleur en forme de haricot sortant d'une feuille ailée. Cette porte nous éclaire sur le développement du bois sculpté islamique et permet de dater d'autres objets en bois de cette période.","short_description":"Cette porte, exemple de la florissante industrie du bois sculpté dans le Caire fatimide, offerte à la mosquée al-Azhar par le calife al-Hakim, est la preuve du soutien apporté par les califes fatimides aux institutions religieuses, à leur entretien et à leur reconstruction.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"386-411 de l’Hégire / 996-1021 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 325 cm, l. 200 cm.","method_for_datation":"Présence sur la porte du nom du calife al-Hakim bi-Amrillah. On connaît par ailleurs l'intérêt de celui-ci pour les bâtiments et le fonctionnement de la mosquée al-Azhar, qu'il agrandit par la construction dans sa cour de deux arcades à colonnes (*riwaq*). Un *waqf* au nom de al-Hakim daté de 400/1009 précise que les revenus de cette fondation seront reversés à la mosquée pour le payement des salaires du *khatib* (orateur), des imams, des muezzins, des serviteurs, du mobilier, de divers équipements, des luminaires et de l'éclairage.","method_for_provenance":"L'inscription présente sur la porte mentionne spécifiquement al-Hakim bi-Amrillah, titre du calife fatimide al-Mansour. On sait qu'il prit une part active au développement et à l'entretien de la mosquée al-Azhar, qui bénéficiait d'un *waqf* à son nom. La porte a été transférée de la mosquée au Musée d'art islamique au début du XXe siècle.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Porte transférée de la mosquée al-Azhar au Musée d'art islamique. Ce fut l'une des premières acquisitions de celui-ci vers 1903.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650–1250,* New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPauty, E., *Catalogue du Musée Arabe du Caire,* Le Caire, 1931.","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture coufique","haut-relief","Portes","sculpture biseautée"],"materials":["Bois sculpté."]},"b6ddda27-c0ff-5f0f-b4b1-bb06af0f4dc4":{"name":"Vase avec couvercle.","description":"Vase couvert, médaillons peints en bleu sous glaçure transparente et décor à reflets métalliques. Sur un fond blanc sont disposés, en registres horizontaux, compartimentés, des motifs composés de pseudo-inscriptions en coufique fleuri et interrompus par des médaillons circulaires à motifs floraux et enroulements. Le couvercle présente le même schéma décoratif que la panse. On ne peut pas dire avec certitude la fonction de la pièce, peut-être s'agit-il d'un objet utilitaire, d'un objet décoratif – ou les deux à la fois.","short_description":"Vase couvert ayyoubide de Raqqa en Syrie. Des motifs composés de pseudo-inscriptions en coufique fleuri sont disposés sur fond blanc en registres horizontaux et interrompus par des médaillons circulaires à motifs floraux et enroulements.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"Fin du VIe siècle de l’Hégire / fin du XIIe siècle J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 26 cm ; Ø 27,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des pièces de la même période.","method_for_provenance":"Expertise. Dans la correspondance relative à la pièce, Antoine G. Brimo affirme avoir reçu de Calouste Gulbenkian une somme déterminée pour son expertise, qui confirme l'autenthicité de la pièce.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"La pièce a été acquise par l'intermédiaire de Dikran Kelekian, à Paris, le 27 décembre 1907.","bibliography":"Makariou, S. (éd.), *L'Orient de Saladin. L'art des Ayyoubides* (catalogue d'exposition), Paris, 2002. \nMota, M. M., *Catálogo das Louças Islâmicas*, vol. I : *Louças Seljúcidas*, Lisbonne, 1988. \n*Memorias del Imperio árabe* (catalogue d'exposition), Saint-Jacques de Compostelle, 2000. \n*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1re édition 2001, 2e édition revue et actualisée 2002.","linkcatalogs":"IAM_SY_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique siliceuse","décor à “reflets métalliques”."]},"b8c52c07-1db7-5b7e-a968-695ff14489a0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord vertical arrondi, corps tronconique, carène basse et base à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et décoré à la *cuerda seca* totale dans les tons de blanc, vert et miel séparés par des traits de manganèse. Le thème décoratif central est le mot “*baraka*” écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Pièce restaurée.","short_description":"Plat creux décoré à la *cuerda seca* totale datant des périodes almoravide et almohade. Le motif central est le mot *baraka* écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche25 cm, Ø de la base 10,3 cm, H. 8 cm","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”, I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 93.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca totale."]},"ba9d80ab-9947-55e8-bd84-8062ba4f2798":{"name":"Aspersoir.","description":"Petit mais lourd récipient en verre pourpre sombre décoré de dorures et de touches d'émail blanc, rouge et bleu pâle. Sa forme le rapproche d'un groupe de récipients similaires qualifiés de “sphéroconiques” : la partie supérieure est presque hémisphérique tandis que la partie inférieure se rétrécit à la base jusqu'à un simple point de contact. Le col se referme également à l'ouverture. Le motif décoratif principal est un bandeau calligraphique qui proclame : “Gloire à notre seigneur, le sultan, le souverain, al-Achraf Abou al-Fath Omar, fils du sultan al-Malik al-Mudaffar”. Au-dessus, des motifs floraux alternent avec des médaillons circulaires remplis de triangles colorés. Sous l'inscription, des motifs floraux similaires alternent avec des cercles pointés. \nCes récipients sphéroconiques, plus souvent en céramique qu'en verre, restent une sorte de mystère. Leur fonction est peu claire et l'on a pu suggérer des grenades, des poids de tisserands, des vases à eau bénite et des aspersoirs à parfums. Une théorie récente veut qu'ils aient été utilisés pour consommer une boisson proche de la bière, appelée *fuqqa'*. Ce modèle appartient à un groupe d'une cinquantaine d'objets réalisés sous les Mamelouks pour être offerts aux sultans rasoulides du Yémen, avec lesquels ils entretenaient d'étroites relations diplomatiques et commerciales. Le sultan nommé dans cette inscription est al-Malik al-Achraf Omar II Ibn al-Mudaffar qui régna en 694 H / 1296 J.-C. Les médaillons ronds à composition intérieure de triangles sont peut-être son emblème personnel et occupent en effet l'emplacement de l'emblème habituel des Rasoulides, une rosette à cinq pétales.","short_description":"Petit récipient en verre de forme “sphéroconique” et de fonction incertaine, à décor émaillé comprenant une bande d'inscriptions nommant un certain sultan du Yémen. Il appartient à un groupe d'objets connus pour avoir été faits sous les Mamelouks pour l'exportation vers le Yémen, probablement à titre de cadeaux diplomatiques.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"al-Malik al-Achraf Omar II Ibn al-Mudaffar, sultan rasoulide du Yémen.","dates":"694 de l’Hégire / 1296 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 15,3 cm, l. 10,7 cm.","method_for_datation":"L'inscription nomme un sultan rasoulide du Yémen qui ne régna qu'un an (694 H / 1296 J.-C.).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Don de Mrs Wilfred Buckley en 1936.","bibliography":"Buckley, W., T*he Art of Glass,* Londres, 1939, n° 92. \nCarboni, S., Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 263-264. \nNewby, M.S., “The Cavour Vase and Gilt and Enamelled Mamluk Coloured Glass”, *Gilded and Enamelled Glass from the Middle East* (dir. R. Ward), Londres, 1998, pp. 35–40, fig. 10.1. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 34-37.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Verre émaillé et doré."]},"bc013c86-0f26-5f80-ae32-0ad8f6ccb5e5":{"name":"Plateau de balance.","description":"Plateau circulaire concave ayant appartenu à une balance, au bord intérieur simplement décoré de six rosettes à six pétales disposées à intervalles réguliers. Au-dessous, un bandeau comprend trois rondeaux pointés à blasons composites à motif de serviette, de porte-plume et de coupe sur un fond d'enroulements stylisés. Les rondeaux alternent avec trois cartouches allongés contenant des inscriptions en écriture *thoulouth*, se développant sur un fond d'enroulements stylisés à demi-palmettes et éléments foliés. Les inscriptions donnent les titres honorifiques d'un souverain non nommé. Les rondeaux et les cartouches sont reliés par des rosettes à bordure évidée, dont la partie centrale est occupée par une rosace à six pétales. Au-dessus et au-dessous des rondeaux blasonnés sont disposés, pour les mettre en valeur, des cartouches à demi-palmettes pointés et en coupole. Entre eux, six rosettes à six pétales sont réparties à intervalles réguliers. Le centre du plateau est décoré d'une rosace centrale à entrelacs en étoile à six branches générée par une inversion de fleurons. Les espaces entre les entrelacs sont interrompus par des fleurons et des rinceaux.","short_description":"Le style de ce plateau de balance, son dessin et la présence d’un blason composite rattachent cet objet à un contexte mamelouk tardif. Il a sans doute été fabriqué à Damas ou au Caire. Les plateaux de balance furent certainement des outils essentiels sur les marchés des villes mameloukes à travers tout l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 23,19 cm.","method_for_datation":"Le style du décor incisé, son ordonnancement et la présence d'un blason stylisé composite rattachent cet objet à la période des Mamelouks (IXe/XVe siècle).","method_for_provenance":"Le style du décor incisé, son ordonnancement et la présence d'un blason stylisé composite rattachent cet objet à un contexte mamelouk. Les principaux ateliers de travail du métal au cours de la période mamelouke se trouvaient à Damas (Syrie) et au Caire (Égypte).","provenance":"Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la St. Maurice Collection.","bibliography":"Enderlein, V. (dir.), *Museum für Islamische Kunst*, Staatliche Museen zu Berlin, Stiftung Preussischer Kulturbesitz, catalogue d'exposition, Berlin, 2003, pp. 87-88 (pour un plateau de balance du même type).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture thoulouth"],"materials":["Cuivre gravé."]},"bc2161f5-c0b4-5ed5-b8ea-778bc223c81c":{"name":"Inscription en quatre langues.","description":"Plaque de marbre en quatre langues, hexagonale, divisée en cinq panneaux ; le panneau central porte, inscrite à l'intérieur d'un cercle, une croix grecque réalisée avec des incrustations de pierre polychrome, et les initiales IC XC NI KA, “Jésus Christ vainqueur”. Au-dessus de la croix se trouve l'inscription en hébreu, sur le côté inférieur celle en arabe, à gauche l'inscription latine, à droite la grecque. Les inscriptions font référence à la mort d'Anna, la mère de Grisanto, prêtre du roi normand Roger, morte en 1148 et ensevelie dans la plus Grande Mosquée(plus tard cathédrale de Palerme), puis transférée sur ordre de son fils dans l'église San Michele Arcangelo, dans la “chapelle Sainte-Anne” construite à l'initiative de Grisanto en 1149. Les dates présentes dans les quatre versions sont, chacune selon le calcul du calendrier respectif correspondant au 1148 latin : 4904 hébreu, 6658 grec, 543 arabe. Le musée de la Zisa conserve une autre plaque, mais en trois langues (l'hébreu n'est pas présent), commémorant la mort de Drogo, père du prêtre Grisanto, lui aussi enseveli dans la chapelle Sainte-Anne en 1153. L'inscription provient de l'église San Michele Arcangelo, non loin de la *casa professa* des Jésuites qui conservait de nombreuses inscriptions, y compris latines ; c'est aujourd'hui le dépôt de la Bibliothèque communale.","short_description":"Cette plaque, portant une inscription en quatre langues, commémore la mort d'Anna, mère de Grisanto, prêtre du souverain normand Roger. Les dates présentes dans les quatre versions, chacune avec le calcul de son propre calendrier, correspondent toutes à la date latine de 1148.","holder":"Musée de la Zisa","dates":"1149 J.-C.","location":"Palerme","dimensions":"H. 33 cm ; l. 40 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée dans l'inscription.","method_for_provenance":"Documents historiques.","provenance":"Palerme, église San Michele Arcangelo (de Indulciis).","obtention":"Dépôt provenant du Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia, Epigrafi sepolcrali* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971. \nBucaria, N., Luzzati, M. et Tarantino, A. (dir.), *Ebrei e Sicilia*, Palerme, 2002, p. 169. \nDi Marzo-Ferro, G., *Guida istruttiva per Palermo e suoi dintorni*, Palerme, 1857. \nMorso, S., *Descrizione di Palermo antico ricavata sugli autori sincroni e i monumenti del tempo*, Palerme, 1827. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 302 et fig. 173. \n*L'età normanna e sveva in Sicilia*, Palerme, 1994, pp. 146-147.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","inscription funéraire","inscription grecque","inscription hébraïque","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre orné de tesselles de mosaïque en marbre et de pierres dures."]},"bc31e6e4-7f37-5725-b63d-89472dbadb64":{"name":"Fragment de coupe en terre cuite.","description":"La région de Raqqa contient un groupe de palais abbassides qui ont été désignés avec les lettres A, B, C et D. Trouvé à l’occasion de fouilles menées dans le palais A, ce fragment appartient à une fine coupe moulée et décorée d'une inscription en style coufique qui se lit : “du travail de Ibrahim al-Nasrani qui a été fait à al-Hira pour l'émir Sulayman, fils du Commandeur des Fidèles”. Le Commandeur des Fidèles (ou calife) en question est l’Abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158 H / 754-775 J.-C.). Le texte indique ensuite que l'objet a été fabriqué à Hira par l'artisan nommé et apporté à Raqqa. Le nom de al-Nasrani (chrétien) indique qu'il faisait probablement partie des maîtres artisans du quartier chrétien de céramistes de Hira. \nLa base de la coupe est estampée de motifs géométriques et végétaux stylisés dont des palmiers.","short_description":"Malgré son état fragmentaire, le bandeau moulé d'écriture coufique subsiste pour l'essentiel. Il comporte le nom de l'artisan, Ibrahim al-Nasrani, à l'évidence un chrétien, le lieu de production, al-Hira, et une dédicace à “Sulayman, fils du commandeur des fidèles”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Soliman (fils du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour, r. 136-158 H / 754-775 J.-C.).","dates":"136-158 de l'Hégire / 754-775 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 12,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur le fragment l'associe au règne du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158/754-775 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription spécifie que le lieu de production de cet objet était Hira en Mésopotamie (Irak).","provenance":"Hira, sud de la Mésopotamie (Irak).","obtention":"Fragment trouvé lors de fouilles archéologiques conduites en 1948 dans le palais A par la Direction générale des antiquités de Syrie sous la direction de l'archéologue Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWeiss, H. (éd.), *Ebla to Damascus*, Washington DC, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Abou Ja‘far al-Mansour","céramique","chrétiens","écriture coufique","estampage","Hira","Ibrahim al-Nasrani","Irak","moulage","Nasib Salibi","poterie","prince Sulayman","Raqqa","terre cuite"],"materials":["Argile cuite moulée et estampée."]},"bc3e3c85-1794-58d0-b562-179402fcba26":{"name":"Épitaphe latine.","description":"Brisée dans sa partie supérieure, cette épitaphe en langue latine, gravée en lettres calligraphiées, est datée à la fois de l'ère chrétienne et de l'ère islamique. Le nom du défunt a disparu. Mais nous sommes assurés qu'il était chrétien et qu'il a été inhumé à Kairouan. La fin de l'épitaphe comporte une invocation relative à la résurrection (“resurgat in vita eterna”) et une évocation du culte des saints (“cum omnibus sanctis”). Mais le plus remarquable dans cette inscription funéraire est sans doute la coexistence des deux usages, chrétien et musulman, pour la datation. C'est aussi, malgré l'héritage antique dans le domaine de la graphie et de possibles influences mozarabes, la recherche décorative qui caractérise la gravure des lettres et qui les rapproche plutôt de la calligraphie arabe de Kairouan. Enfin, et surtout, si la formule “annorum infidelium” est banale pour désigner les musulmans dans un milieu chrétien, elle pouvait sans doute ne pas l'être dans une capitale islamique. Datation, formulaire, graphie et rapprochement avec deux autres épitaphes chrétiennes de Kairouan, tout incite à mettre en valeur le climat spirituel qui régnait à Kairouan au temps de la dynastie des Zirides : un climat de tolérance et d'interférences culturelles.","short_description":"Cette inscription funéraire signale l'inhumation d'un chrétien à Kairouan. La datation, la graphie et le rapprochement avec deux autres épitaphes chrétiennes de Kairouan témoignent du climat de tolérance et d'interférences culturelles qui régnait à Kairouan au temps des Zirides.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"397 de l’Hégire / 1007 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 41 cm, l. 34,5 cm.","method_for_datation":"L'épitaphe mentionne que le défunt a été inhumé le lundi 9 (“luna dies nobe”, dit le texte) du mois de mars sans doute, en l'an de grâce 1007 (“anno Domini nostri Ihesu Christi millensimo septimo”), qui correspondant à l'année 397 de l'Hégire.","method_for_provenance":"Découverte fortuitement, en 1961, à Kairouan, dans un tertre de remblais dénommé Khraïb (ruines) Sidi Sa'ad à l'est de Kairouan, la stèle fut certainement sculptée à Kairouan, alors que le marbre qui a servi de matière première est d'origine italienne – sans doute un emploi provenant d'un vestige romain ou byzantin dont le pays proliférait.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de sa découverte fortuite, elle fut déposée dans les réserves de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, n° 288, p. 217. \n \nFévrier, P.-A., “évolution des formes de l'écrit en Afrique du Nord à la fin de l'Antiquité et durant le haut Moyen âge”, Tardo Antico e Alto Medioevo, Atti del Convegno Internazionale, Rome, 1968, pp. 208-213. \n \nMahjoubi, A., “Nouveau témoignage épigraphique sur la communauté chrétienne de Kairouan au XIe siècle”, Africa, I, 1966, pp. 85-96. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 190.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","inscription funéraire","objet funéraire","objet religieux","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre blanc gravé."]},"bc71fd0a-a9bf-5d5a-881e-ff89569de8a9":{"name":"Petit pot","description":"Pot de petites dimensions orné à la base et au col d’une bande tressée circonscrite entre deux lignes en cuivre rouge. Sur la panse, des cartouches rectangulaires, également délimités par un trait en cuivre rouge, enserrent des inscriptions en argent qui se lisent “qui travaille trouve” et “qui patiente aura gain de cause”.","type":"Cuivre jaune et rouge","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"bde1bb31-4ed9-500e-8ed0-c80c51d8d0cd":{"name":"Minbar.","description":"Ce *minbar* est une chaire mobile à 8 marches soutenue par des parois verticales terminées par des arcatures latérales que réunissait une rampe. Il est décoré sur ses parties intérieures et extérieures. Tout le répertoire décoratif andalou connu à cette époque, végétal, floral, géométrique, épigraphique a été mis en œuvre. Les côtés et le dossier sont encadrés d'inscriptions en caractères coufiques (textes coraniques, formules pieuses, trois textes de fondation). Les lettres sont écrites en relief, sculptées ou incrustées. La marqueterie et les incrustations d'os et d'ivoire sont utilisées sur les côtés pour les entrelacs géométriques à damier et pour les motifs floraux en forme d'arbres de vie couronnés d'arcatures qui ornent le dossier et les contremarches. Les petits panneaux polygonaux en bois de formes variées qui remplissent les interstices des entrelacs géométriques sont sculptés et ciselés de motifs végétaux et floraux avec une finesse et une précision remarquables qui rappellent, tout en le surpassant, le travail des boîtes omeyyades en ivoire. à ces sculptures et ciselures s'ajoutent les jeux de couleurs et de nuances des bois précieux pour faire de ce meuble liturgique un chef-d'œuvre du genre. Une des inscriptions précise qu'il a été commandé à un atelier de Cordoue par Ali ibn Youssef en 532/1137 pour la grande mosquée de Marrakech. L'Almohade Abdelmoumen en rasant la mosquée d'Ali en 542 H / 1147 J.-C. a cependant épargné le *minbar*. Il l'a placé dans sa mosquée, la première Koutoubiya, et transféré dans la seconde, l'actuelle Koutoubiya, où il est demeuré en fonction jusque dans les années 1950.","short_description":"Fabriqué à Cordoue pour la Grande Mosquée de Ali ibn Youssef de Marrakech, il a été épargné et placé par Abdelmoumen dans sa mosquée, la Koutoubia. Le travail, fin, précis, minutieux, tout en nuances, fait de ce meuble le seul *minbar* qui nous soit parvenu de cette époque, un chef-d'œuvre du genre.","holder":"Palais al-Badi.","owner":"Mosquée de la Koutoubiya (habous ou waqf).","initial_owner":"Le monarque almoravide Ali ibn Youssef qui l’avait commandée pour sa Grande Mosquée de Marrakech.","dates":"532 de l’Hégire / 1137 J.-C. (début de fabrication).","location":"Marrakech.","dimensions":"H. 386 cm, L. 346 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le dernier montant du côté gauche : “Ce *minbar* fut fabriqué à Cordoue, Dieu la garde, pour la grande mosquée de la cité de Marrakech, Dieu la garde, et le commencement de sa fabrication fut avec l'aide de Dieu, au premier jour du mois de *mouharam* de l'année 532/1137, puisse Dieu glorifier la récompense de son commanditaire.” L'inscription de l'arcature du dossier proclame : “Que Dieu soutienne le prince \\[des croyants Ali ibn Youssef\\] Ibn Tachfin ainsi que son prince héritier.”","method_for_provenance":"Le lieu de fabrication (Cordoue) et sa destination première (la mosquée d'Ali ibn Youssef) sont révélés par l'inscription gravée sur l'arcature du dossier : “… Ce *minbar* a été exécuté dans la ville de Cordoue, que Dieu la protège, pour cette grande mosquée vénérée, que Dieu fasse qu'elle perdure avec la parole de l'islam. Elle a été achevée…” Le nom de “Aziz” gravé sur la structure, découvert lors de la restauration, serait peut-être celui d'un artisan ou d'un contremaître.","provenance":"Cordoue (Espagne).","obtention":"Sorti pour sa préservation de la mosquée Koutoubiya l'année 1962, il est actuellement (2005) conservé, depuis l'achèvement de sa restauration, dans une pièce du palais al-Badi.","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades. V. La chaire de la Kotobîya”, *Hespéris* 6, Rabat, 1926, pp. 168-207. \n \nBloom, J.M., Toufiq, A., Carboni, S., Soultanian, J., Wilmering, A.M., Minor, M.D., Zawacki, A., Hbibi, M., *Le Minbar de la Mosquée Kutubiiyya*, Madrid, 1998. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à 1912*, Rabat, 1959. \n \nSauvaget, J., “Sur le minbar de la Koutoubia de Marrakech”, *Hespéris* 36, Rabat, 1949. \n \nTerrasse, H., “Minbars anciens du Maroc”, *Mélanges d'histoire et d'archéologie de l'Occident musulman,* 2, Alger, 1957.","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","mobilier liturgique"],"materials":["acacia","ajourés","assemblés","buis","ciselés","dorés).","Essences de bois diverses (cèdre","incrustés","ivoires (sculptés","jujubier)","os naturel et peint en vert"]},"bde9764b-0319-5fdd-a563-cd0ba01a6ea4":{"name":"Coran.","description":"Tome incomplet d'un coran qui devait en compter douze. Chaque page reçoit sept lignes de texte, écrites avec l'argent liquide sur un papier vert, en caractères cursifs de style *maghribi*. La vocalisation et les signes orthoépiques (*souqoun et hamza*) sont notés en doré, rouge et bleu. Les titres des sourates, accompagnés du nombre de versets, sont écrits à l'encre dorée. Chaque verset *aya* est séparé de l'autre par une rosace dorée à huit pétales cerclée d'un liseré surmonté de huit séries de petits points dorés rassemblés par groupes de trois. Le groupe de cinq versets est indiqué par un *hâ* coufique stylisé en forme de larme dorée et rappelé dans la marge par un motif plus important sous forme de goutte décorée d'enluminure (dessin doré se détachant sur fond rouge). \n \nCe manuscrit est un bel exemple de coran écrit sur papier et non sur parchemin. Il illustre les nouvelles tendances scripturales qui sont apparues à la fin de la dynastie mérinide. Avant le VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en effet, les corans étaient tous écrits sur parchemin, considéré comme la seule matière noble digne de porter les textes coraniques. Le papier, qui était pourtant fabriqué au Maroc depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), n'était pas considéré comme matériau noble et ne servait que pour les écrits non sacrés. Ce n'est qu'à partir des périodes mérinides que l'utilisation du papier s'est généralisée et qu'il a commencé à servir également pour la transcription du coran et des hadiths.","short_description":"Ce coran écrit avec de l'argent liquide sur papier vert en caractères *maghribi* illustre les nouvelles tendances scripturales de l'époque. En couleurs figurent la vocalisation des signes, en doré les titres des sourates ainsi que les rosaces et les larmes séparant les versets.","holder":"Bibliothèque nationale.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe-XVIe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 22 cm, L. 16,5 cm.","method_for_datation":"Par le support papier, qui ne s'est généralisé pour la transcription des corans qu'à partir du VIIIe/XIVe siècle, et par le style d'écriture.","method_for_provenance":"Par le style d'écriture et le support.","provenance":"Maroc.","bibliography":"Allouche, I.S. et Al-Rajraji, A., *Fahras al-makhtoutât al-arabiyya al-mahfouza fi al-khizâna al-Amma bi Ribat al-Fath,* t. I, Paris 1954. \n \nAllouche, I.S. et Al-Rajraji, A., *Majmoua moukhtara li makhtoutât arabiya nâdira min mâktabat âmma fi al-Maghrib*, \n \nParis \n \n, 1986. \n \nAl-Razi, J. et Varichon, A., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","décoration végétale","religion"],"materials":["argent liquide.","Papier vert"]},"bf2d1e63-7381-51a0-93c7-f275d473108c":{"name":"Gobelet en verre.","description":"Gobelet en verre blanc translucide, découvert dans le palais B, qu'une inscription associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah. Il est orné de cinq lignes verticales d’un texte en arabe qui se lit : “à remplir et à boire avec délice” et “fabriqué à Damas”. Il est donc probable que cet objet a été réalisé dans cette ville puis transporté dans la région de Raqqa. Les espaces entre les lignes écrites sont ornés de motifs floraux. La composition décorative est exécutée au lustre brun. On pense que cette technique a été utilisée sur le verre avant d'être adaptée à la céramique. \nLa région de Raqqa qui s'étend entre l'Euphrate et le Balikh connut la prospérité sous la période abbasside. Un ensemble de palais abbassides (dont certaines parties ont été désignées palais A, B et C) y a été découvert et fouillé dans les années 1950.","short_description":"L'application d'un décor au lustre apparut pour la première fois sur des objets en verre, comme le prouve ce gobelet damascène de la période abbasside, avant d'être transférée sur des poteries.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"IIIe siècle de l'Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 5,8 cm, Ø 7,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet serait contemporain du palais B, daté de la période du calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","method_for_provenance":"Une inscription sur l'objet précise qu'il a été fabriqué à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Gobelet découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises dans les années 1950 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Balikh","Damas","Euphrate","gobelets","lustre métallique","Nasib Salibi","Raqqa","verre"],"materials":["Verre décoré au lustre métallique."]},"c0244871-45bb-595e-94f1-b3c8fd4920b7":{"name":"Coupe sur pied haut.","description":"Coupe en verre émaillé et doré sur pied haut. Le décor bleu, vert, rouge et blanc, concentré autour de l'épaule, comprend des médaillons ronds alternant avec des inscriptions qui répètent le mot de *al-alim*, le savant. Ce titre était commun à la fois aux sultans mamelouks et aux hauts fonctionnaires de l'État. Deux autres bandeaux de pseudo-inscriptions de couleur verte ornent chaque extrémité du pied. Un dessin sommaire de phénix, de fleurs et de feuillages en émail rouge occupe sa partie supérieure. Cette coupe fait partie d'objets en verre mamelouks arrivés en Europe via la Chine. Des relations commerciales actives existaient déjà entre la Chine et le monde islamique au IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.). Cependant, l'inexistence de verre non décoré ou marbré en Chine suggère que le verre émaillé y arrivait comme cadeau diplomatique ou article de luxe. Un certain nombre d'exemplaires de ce type de coupe subsistent sans que leur fonction exacte nous soit connue.","short_description":"Coupe sur pied haut en verre émaillé et doré, technique typique de la période mamelouke. La décoration comporte des inscriptions arabes, des feuillages, des motifs floraux et des phoenix. Cette coupe fut trouvée en Chine, où elle fut probablement importée peu de temps après sa production.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (début XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 29,3 cm.","method_for_datation":"Le style et la technique de cette coupe rappellent certaines productions mameloukes en verre du début du VIIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Cette coupe fait partie d'un certain nombre d'objets en verre mamelouks trouvés en Chine. Cependant, elle a certainement été fabriquée par un artisan en Égypte ou en Syrie, et a été probablement exportée vers la Chine peu après sa fabrication. Plus tard, elle a sans doute été vendue pour revenir en Europe. Elle a été donnée au musée par Mrs Julius Spier, dont l'époux dirigeait une entreprise qui organisait chaque semaine des ventes aux enchères de produits importés de Chine.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don de Mrs Julius Spier en 1924, en mémoire de son époux, par l'intermédiaire du National Art Collections Fund.","bibliography":"Hardie, P., “Mamluk glass from China?”, *Gilded and Enamelled Glass from the Middle East* (dir. Ward, R.), Londres, 1998, pp. 85-90. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (dir. Tait, H.), 1991, p. 136, n° 171.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","Chine"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"c05416d9-806c-5e25-8cf9-7445bc244f42":{"name":"Pièce de monnaie (dinar).","description":"Cette pièce de monnaie circulaire porte sur les deux faces une inscription en caractères coufiques qui se lit comme suit : \n \nAvers : \n \nSur le pourtour : “*Muhammad rassoul Allah arssalahou bil houda wa dine al-haq liyodhirahou ala al-dine koulih)”* (Muhammad messager de Dieu, c'est Lui qu'Il a envoyé avec la guidance et la religion du vrai pour faire prévaloir celui-ci sur la religion en entier – Coran, IX, 33). \n \nAu centre, le texte est composé de trois lignes : “*La illah ila / Allah wahdahou / la charika lahou*” (Il n'y a de divinité que Dieu, Il n'a point d'associés). \n \nRevers : \n \nSur le pourtour : “*Bism allah doriba hadha al-dainar sanat sit wa thamanine wa miataine*” (Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé en l'an 286 \\[899 J.-C.\\]). \n \nAu centre, le texte comprend cinq lignes comme suit : “*Ghalab / Muhammad / rassoul / Allah /Ibrahim*” (Vaincre / Muhammad / l'Envoyé / de Dieu / Ibrahim). \n \nCette pièce a été frappée sous le règne d'Ibrahim ben Ahmed al-Aghlabi (r. 261-289 H / 874-902 J.-C.), surnommé Abou Ishaq Ibrahim II, fondateur en 263 H / 876 J.-C. de la ville de Raqqada, au sud de Kairouan. \n \nLes monnaies en or aghlabides de cette époque sont caractérisées par leur forme circulaire, l'absence d'indication du lieu de frappe et l'utilisation de la devise “*Ghalab*” (vaincre) que les Aghlabides utilisaient pour se différencier des autres dynasties telles que les Rostémides à Tahert et les Idrissides à Fès. Ces dinars se distinguent également par leur pureté, de 98 à 99%, et leur poids, qui peut atteindre les 4,5 g.","short_description":"Pièce de monnaie circulaire en or portant sur les deux faces une inscription en caractères coufiques. Sur l'avers, l'inscription est d'ordre religieux alors que sur le revers, après la formule de louange à Dieu, figure la date de frappe sous le règne d'Ibrahim ben Ahmed al-Aghlabi.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"286 H / 899 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø 1,8 cm, poids 4,3 g.","method_for_datation":"D'après la date portée sur la pièce.","obtention":"Achetée par le musée en 1993.","bibliography":"Benguerba, S., *El-meskouket el-meghribia min el-feth ila souqout dawlet Beni Hammad* (La numismatique maghrébine de la Conquête musulmane à la chute du royaume des Beni Hammad),Alger, 1986. \n \nCoran (Le), traduction de J. Berque, Paris, 1990. \n \nDrias, L., Drias, Y., Doubabi, H., *Djami'a el-meskouket el-arabia el-islamia bil matahif al-djazairia* (Corpus de la numismatique arabo-musulmane des musées algériens),vol. II, Alger, 2000. \n \nHazard, H.W., *The numismatic history of late Medieval North Africa*, New York, 1952. \n \nLavoix, H., *Catalogue des monnaies musulmanes de la bibliothèque nationale, cabinet des médailles*, t. I, Paris, 1887.","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aghlabides","coufique","économie","monnaie","numismatique","or"],"materials":["Or frappé."]},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire","objet religieux"],"materials":["Soie tissée."]},"c3101633-812c-5595-969c-ee2b57886090":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé et doré à large col en entonnoir et rebord adouci. Elle présente un corps ramassé, une épaule fortement incurvée et une base aplatie sur haut piédouche à pontil prononcé sous le pied. Six anneaux de suspension sont disposés autour de la panse à intervalles réguliers. La lampe est entièrement ornée d'un décor émaillé en rouge, bleu et vert pâle, rehaussé de dorures. Autour du col, un large bandeau en écriture de style *thoulouth* en émail bleu est entouré d'une bordure florale. Un extrait du Coran (sourate II, verset 256) est rythmé par des rondeaux or, rouge et vert, chacun contenant en son centre une petite coupe. Le bas du col et le haut de la panse sont décorés de bandeaux floraux interrompus par des rosettes à motifs floraux. Sur la panse, une seconde inscription en écriture *thoulouth* donne les titres du haut personnage commanditaire de l'objet : Zayn al-Din Moubarak qui, selon le blason mentionné plus haut, était échanson auprès du sultan al-Malik al-Salih, également nommé dans l'inscription. Deux autres souverains portent le même titre, tous deux fils de al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun : le premier, al-Malik al-Salih Isma'il (r. 742-745 H / 1342-1345 J.-C.), le second, al-Malik al-Salih Salih (r. 751-754 H / 1351-1354 J.-C.).","short_description":"Les lampes de mosquée en verre émaillé étaient commanditées en grand nombre par l’élite mamelouke d’Égypte et de Syrie. Ornées d’inscriptions coraniques et des titulatures de leurs donateurs, elles étaient destinées aux nombreuses mosquées et *madrasa* fondées par les Mamelouks à travers Le Caire et l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Major W. J. Myers.","dates":"742-754 de l’Hégire / 1342-1354 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, Ø 26,67 cm.","method_for_datation":"La présence du nom de al-Malik al-Salih sur cette lampe permet de la dater du règne de al-Malik al-Salih Isma'il (r. 742-745/1342-1345) ou de celui de al-Malik al-Salih Salih (r. 751-754/1351-1354).","method_for_provenance":"Des lampes de mosquée de ce type furent réalisées en grandes quantités en Égypte comme en Syrie au cours du VIIIe/XIVe siècle.","provenance":"Syrie.","obtention":"Achetée par les NMS auprès de la collection du major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2002 (pour une analyse sur les lampes de mosquées du même type et la verrerie mamelouke). \nEremin, K. et Al-Khamis, U., “Mamluk and Pseudo-Mamluk Glass in the National Museums of Scotland”, *Annales du 15e Congrès de l'Association Internationale pour l'Histoire du Verre*, New York, 2003.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Salih Isma’il","al-Malik al-Salih Salih","écriture thoulouth","lampe de mosquée","verre émaillé","Zayn al-Din Moubarak"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"c3763c63-3f3b-50c5-aca7-c1958aac4be6":{"name":"Filtre à gargoulette.","description":"Filtre à eau en argile perforé à décoration calligraphique arabe, originaire de Fustat, l'ancienne capitale de l'Égypte. Ce filtre était jadis placé sur l'ouverture d'une petite gargoulette sans poignée et servait de couvercle pour protéger le contenu du récipient des mouches, insectes divers et de la poussière. Ni la gargoulette ni le filtre n'étaient vernissés, ce qui permettait une légère évaporation de l'eau contribuant au maintien d'une certaine fraîcheur. La calligraphie gravée qui traverse le fond du filtre est une répétition des deux lettres Alif (A) et Lam (L). Elle est de style coufique, ainsi nommé d'après la ville de Koufa, en Irak. Ce style se caractérise par des formes géométriques et l'ornementation de l'extrémité des parties allongées (voir ici la tête des lettres). La calligraphie n'était pas le seul procédé décoratif utilisé pour embellir ce type d'objet, puisque l'on trouvait également des animaux, des motifs géométriques et floraux. Il semble qu'aucun filtre n'ait été identique malgré l'utilisation fréquente de représentations animalières comme éléphants, lièvres et oiseaux.","short_description":"La calligraphie arabe a été employée dans le monde arabe pour décorer de nombreux objets, du plus banal, comme ce filtre à gargoulette fatimide, à l’exceptionnel, comme les exemplaires incrustés sur des ustensiles en métal. De tels filtres étaient décorés un par un, c’est pourquoi il n’en a pas été trouvé deux identiques.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 3,5 cm, Ø 7,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. De nombreux exemples de ce type de filtre ont été trouvés dans des fouilles archéologiques à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par les Glasgow Museums en 1919.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Inscriptions*, Edimbourg, 1998. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994. \nKuhnel, E., *Islamic Arts*, Londres, 1970. \nScanlon, G. T., “The Pits of Fustat: Problems of Chronology”, *Journal of Egyptian Archaeology*, n° 60, 1974.","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration calligraphique","eau","poterie domestique"],"materials":["Céramique non vernissée","tournée et incisée."]},"c3846b74-8446-5391-a0bc-02dca834176f":{"name":"Bassin.","description":"Bassin en cuivre jaune, incrusté d'argent à l'origine. Sa paroi extérieure est divisée en six sections séparées par six rondeaux. L'important bandeau calligraphique proclame : “Voici l'un des objets fabriqués pour son altesse, le seigneurial, le royal, le savant, le trésor d'excellence, le juste, le conquérant, le guerrier, le défenseur, le protecteur des frontières, celui qui tire sa force de Dieu, le victorieux, le clairvoyant, l'ordonné, le maître, l'absolu, le soutien du khan, …[?], le roi le Nassiri.” Ce qui permet de penser que ce bassin a été commandé par un successeur d'al-Malik al-Nasir, sultan qui régna à trois reprises (entre 692 H /1293 J.-C. et 740 H /1340 J.-C.). Trois des rondeaux contiennent un blason. Les trois autres présentent une composition symétrique de six oiseaux : deux affrontés, deux regardant en sens contraire l'un de l'autre et deux s'éloignant l'un de l'autre en se regardant. Les compositions à oiseaux ou poules d'eau sont caractéristiques du travail du métal de l'Égypte mamelouke et distinguent celui-ci du travail syrien, iranien ou irakien.","short_description":"Les récipients comme celui-ci étaient relativement chers. L’inscription autour du bassin en style *toulouth* décrit les titres de son propriétaire, un haut dignitaire mamelouk. Le blason incisé dans les rondeaux qui divisent le texte indique qu’il était en charge de la correspondance du sultan.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","owner":"En exposition temporaire à la mosquée centrale de Glasgow.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø 30 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique, et présence d'un blason et de titres mamelouks du VIIIe/XIVe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par les Glasgow Museums en 1907.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Inscriptions*, édimbourg, 1998. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *The Art and Architecture of Islam 1250-1800*, New Haven-Londres, 1994. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","classes dirigeantes","eau","mécénat"],"materials":["Cuivre jaune battu","incrustations d’argent."]},"c3e4b4cd-933f-5d90-8421-12d6189be2e7":{"name":"Fenêtre en stuc à verres de couleur.","alternate_name":"*Qamariyya* (verrière) ; *chamsiyya* (fenêtre).","description":"Fenêtre en stuc à verres de couleur divisée en 21 éléments décoratifs composés de motifs végétaux et géométriques et d'une inscription. La première partie comprend une rosace insérée dans l'arc en plein cintre. Elle présente un riche décor de morceaux de verre de couleur turquoise, jaune et rouge foncé. Au-dessous figure une importante zone rectangulaire horizontale qui contient la seule inscription de l'ensemble consistant en un verset du Coran tiré de la sourate “al-Tauba” (La repentance, IX, 18) : “Pour la cause d'Allah, Ils ne sont pas comparables à la vue d'Allah.” Le texte est en verre transparent. L'espace qui l'entoure est meublé de carrés en verre bleu clair. Cette inscription repose sur un rectangle composé de trois carrés de dimensions identiques. Les deux parties latérales sont également identiques et comportent en leur centre une étoile à huit branches en verre rouge foncé, vert et jaune. Le carré central contient deux polygones en verre jaune et bleu. En partie inférieure, le décor se répartit en trois rectangles verticaux. Les rectangles latéraux identiques sont décorés de lignes en zigzag enlacées en verre bleu, jaune et rouge foncé. Le rectangle central est meublé d'une composition végétale de trois cercles surmontés d'un couronnement à motif floral. L'ensemble s'achève en partie inférieure par trois carrés de dimensions identiques et de décor semblable à celui des précédents. \nLa fabrication des fenêtres en stuc à inserts de verre de couleur suit un certain nombre d'étapes. La première est la préparation d'un solide cadre de bois qui contiendra l'objet fini. Un plâtre liquide est versé dans ce cadre et laissé à sécher. La fenêtre est alors placée sur une monture métallique et une empreinte des motifs décoratifs est pratiquée à la surface du plâtre par transfert du dessin à partir d'une feuille de papier transparent et par le recours à une aiguille et un remplissage de plomb, puis un outil à découper. Le travail demande une grande précision car le plâtre reste fragile. La découpe est effectuée selon un angle de 45° pour que la lumière traversant la fenêtre atteigne le milieu de la salle de la mosquée. Le verre est glissé dans les espaces évidés par l'arrière, puis la fenêtre est transférée de l'atelier vers le site où elle doit être mise en place. Produire une fenêtre de ce type pouvait prendre de 9 à 12 mois.","short_description":"Fenêtre en stuc de la mosquée al-Aqsa divisée en 21 éléments décoratifs dérivés de formes végétales, géométriques et épigraphiques. Les éléments indépendants forment un tout à l’intérieur d’un cadre en bois, qui rassemble une multiplicité de formes décoratives dans de nombreuses couleurs.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* de la mosquée al-Aqsa, Jérusalem.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 325 cm, l. 128 cm.","method_for_datation":"Comparaison du style, de la décoration et des techniques avec celles de pièces datées demeurées in situ.","method_for_provenance":"Un atelier permanent de fabrication de ce type de fenêtre existait au Haram al-Charif. Rétabli après un l'incendie de la mosquée al-Aqsa en 1969, il est de nouveau actif.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette fenêtre a été transférée de la mosquée al-Aqsa au musée vers 1929 lors de travaux de rénovation qui se sont déroulés après le tremblement de terre de 1927.","bibliography":"Flood, F. B., “The Ottoman Windows in the Dome of the Rock and al-Aqsa Mosque”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","décoration végétale","Stuc","vitraux"],"materials":["bois","moulage","plâtre (stuc) et verres de couleur","sculpture et assemblage."]},"c69cb729-5a18-54d1-b7ac-2cfc3ae623ed":{"name":"Pierre votive gravée.","description":"Pierre rectangulaire gravée d'une inscription du verset 255 (“*Ayat al-Kursi”,* Le verset du trône*)* de la deuxième sourate du Coran (“*al-Baqara*”, La vache de Moïse) : \n“Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même,'al-Qayyu'. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. à lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône, 'Kursi', déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand” (trad. Kasimirski**)**. \nL'inscription en coufique de dix lignes environ est gravée en profondeur dans la pierre. Les lettres hautes de forme anguleuse suggèrent un travail très ancien. La fonction de cette pierre était de protéger son propriétaire, sa famille et sa maison du mauvais œil. Cette coutume est restée très vivante de nos jours. Dans de nombreuses maisons jordaniennes, on trouve encore ce type de bénédiction reproduite sur des panneaux de céramique ou de cuivre, des broderies, ou sur des pendentifs en or pour les femmes et les enfants.","short_description":"Pierre gravée d’Amman portant un verset du Coran connu comme *Ayat al-Kursi* issu de la première sourate, *al-Baqara*, verset 255. L'inscription en coufique est de style omeyyade typique. La fonction de cette pierre était de protéger son propriétaire, sa famille et sa maison du mauvais œil. Cette coutume est restée très usitée de nos jours.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 70 cm, l. 38 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique de l'écriture et datation des fragments de poterie trouvés dans les strates archéologiques proches du lieu de découverte.","method_for_provenance":"Pièce découverte lors de fouilles archéologiques au centre d'Amman.","provenance":"Amman, Jordanie.","obtention":"Cette pierre a été trouvée en 1958 lors d'une fouille de sauvetage conduite par le Département des antiquités de Jordanie au centre d'Amman.","bibliography":"العابدي. محمود، الآثار الإسلامية في فلسطين و الأردن، عمان، 1973، ص 238.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahadah","Coran","écriture coufique","inscriptions","pierre votive"],"materials":["Pierre gravée."]},"c71d590c-4617-5140-bfe0-2cb0925bedda":{"name":"Écritoire.","description":"écritoire en bois laqué (technique *Edirnekari*) décoré extérieurement de bouquets de fleurs sur fond rouge. Les motifs floraux de la guirlande figurant au centre du couvercle bombé ainsi que dans les angles et sur les faces latérales sont de style baroque-rococo turc. Dans un petit médaillon à la base du couvercle figure le nom de l'artisan qui a fabriqué cette boîte : Es-Seyyid ömer er-Recai (al-Sayyid 'Umar al-Rija'i). à l'intérieur du couvercle est peint le *tugra* du sultan Abdülmecid Ier (r. 1255-1278 de l'Hégire / 1839-1861 J.-C.) sur fond bleu. Le volume intérieur est aménagé pour le rangement d'une plume en roseau, d'encre, d'un sablier et de papier – pour lequel est prévu un compartiment spécial. Les écritoires répondaient au besoin de réunir et de conserver ensemble papier, plume de roseau, encriers, plaquette de coupe, couteaux et ciseaux. Objets fonctionnels plus que décoratifs, ils étaient décorés selon le goût de la période, souvent d'incrustations de nacre, d'ivoire et d'écaille de tortue sur bois. Ils pouvaient aussi, comme ici, être laqués, technique appréciée au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). \nLa calligraphie est l'un des grands domaines dans lequel l'art islamique a exprimé toute sa personnalité. Les sultans ottomans en particulier apprenaient la calligraphie et écrivaient leurs propres textes. Parmi les sultans habiles dans cet art figurent Ahmed III, Moustafa II, Mahmoud II et Abdülmecid Ier.","short_description":"Les écritoires étaient faits pour ranger les ustensiles des calligraphes et des scribes. Ils étaient décorés selon le goût de l’époque – celui-ci selon une technique de laque appelée *Edirnkari*. Son propriétaire était le sultan Abdülmecid Ier, qui était lui-même calligraphe.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Abdülmecid Ier.","dates":"Règne du sultan Abdülmecid Ier (r. 1255-1278 de l’Hégire / 1839-1861 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 40 cm, l. 21 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le *tugra* du sultan Abdülmecid Ier qui figure à l'intérieur du couvercle prouve que l'écritoire a été fabriqué au cours de son règne, et spécialement pour ce souverain calligraphe amateur.","method_for_provenance":"La provenance stambouliote est probable si l'on considère la haute qualité de réalisation de cet objet, qui indique qu'il a probablement été réalisé pour le sultan. Par ailleurs, le premier client de l'art de la calligraphie était la cour ottomane.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Conservé au Pavillon des carreaux de céramique (çinili Köşk) à Istanbul, puis transféré au musée en 1941.","bibliography":"ölçer, N., et al., *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 70. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 318.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","laque","sultan Abdülmecid Ier","technique Edirnekari"],"materials":["Bois laqué (technique Edirnekari)."]},"c75e08e3-5ec9-52f9-afaa-c08cc9e88567":{"name":"Deux fragments d’inscriptions.","description":"Deux fragments d'une inscription en caractères arabes cursifs (*naskhi*), précédemment dans la crypte de la chapelle Palatine de Palerme, mais provenant peut-être d'un autre édifice ; l'inscription peut être traduite comme suit : “(Approche-toi), baise le coin de cet (édifice) après l'avoir étreint et contemple les belles choses qu'il renferme – À Dieu la puissance et la durée. De Ses créatures il est écrit qu'elles périssent ; nous en avons un exemple et réconfort dans son Prophète.” La référence à la Kaaba, autour de laquelle les fidèles tournaient, et dont ils baisaient en signe de respect la pierre noire murée dans un angle, entre dans le programme d'identification des souverains normands avec l'autorité divine. En effet, si l'inscription provient d'une des salles du Palais royal de Palerme (sa présence hors de ce contexte était signalée dès la seconde moitié du XIXe siècle dans la crypte de la chapelle Palatine, alors qu'elle pourrait, de toute façon, provenir de ce palais), ce fut probablement le roi Roger qui la fit placer dans sa résidence afin de souligner le caractère divin des rois, en utilisant le lien, de tradition fatimide, entre palais et sanctuaire.","short_description":"Ces très belles inscriptions en caractères *naskhi,* cursifs, étaient destinées, selon toute probabilité, à embellir et à célébrer le faste du Palais royal où elles furent, sans doute, apportées par Roger.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","location":"Palerme","dimensions":"H. 32 cm, l. 185 cm ; H. 32 cm, l. 192 cm.","method_for_datation":"Comparaison, en ce qui concerne les matériaux et le contenu, avec les deux inscriptions qui se trouvent à Messine, à Santa Maria Annunziata et dans le *Duomo*.","method_for_provenance":"Bibliographie.","provenance":"Crypte de la chapelle Palatine, palais des Normands, Palerme.","obtention":"Donation au Musée royal de Palerme par le roi Victor-Emmanuel en 1863.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (rééd., F. Gabrieli, dir.), Palerme, 1971, p. 46, n. VI. \nAurigemma, M. G., *Il cielo stellato di Ruggero II. Il soffitto dipinto della Cattedrale di Cefalù*, Cinisello Balsamo, 2004, p. 28. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 10, p. 58. \nLagumina, B., “Iscrizione araba del Re Ruggiero scoperta alla Cappella palatina in Palermo”, *Atti dell'Accademia Nazionale dei Lincei, Rendiconti della classe di Scienze Morali*, 1893, pp. 231-234. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 302 et fig. 175 et 176.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","inscription arabe en caractères naskhi"],"materials":["Marbre blanc avec incrustations de porphyre et de serpentine."]},"c9e57bf4-504f-5953-928e-e4f5dacd9861":{"name":"Fragment de lin et de soie tissés.","description":"Fragment de lin tissé et de kilim de soie crème, jaune d'or, cramoisi et bleu. Il se compose de trois bandes superposées, la première identique à la troisième. Le motif des bandes supérieure et inférieure est en trois parties : deux bandeaux d'écriture *naskhi* en rouge sur fond or encadrent une natte centrale de couleur or soulignée de rouge, le croisement des brins de la natte étant occupé par un motif en forme de lièvre. D'étroits bandeaux à motifs sinueux complètent l'ensemble de part et d'autre. Les inscriptions se lisent : “… et prospérité”. Entre ces deux bandes, un panneau plus large, à dense et complexe motif d'entrelacs or et rouge, reprend le motif de lièvre de couleur or sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte fatimide était réputée pour la production de soieries raffinées produites dans des ateliers parrainés par la cour connus sous le nom d’ateliers “*tiraz*”. Beaucoup étaient transformées en vêtements royaux pour le sultan et sa cour ou en vêtements d’apparat offerts aux courtisans méritants, aux dignitaires et aux diplomates étrangers.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"570-596 de l’Hégire (troisième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 24 cm, l. 9 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce fragment le range dans la catégorie des tissus de l'extrême fin de la période fatimide, qui se caractérise par l'utilisation exclusive du jaune d'or et du rouge, et par la complexité des entrelacs qui occupent entièrement la bande centrale. L'inscription en *naskhi* correspond également au style utilisé sous les derniers souverains fatimides. De plus, ce fragment a pu être daté à partir de sa similarité frappante avec un fragment en lin et soie de la collection Bouvier (Genève) daté de 570-596 (troisième quart du XIIe siècle).","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de Spink and Son Ltd., Londres, en 1979.","bibliography":"Kendrick, A. F., *Catalogue of Muhammadan Textiles of the Medieval Period*, Londres, 1924, p. 18, cat. n° 887, planche iv (pour un fragment très similaire). \n*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, p. 259, cat. n° 158 (analyse d'un fragment similaire).","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissés."]},"cb759986-93f3-578a-a7c7-9068cd703d02":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor étagé sur quatre bandeaux : deux sont ornés d**'**une chaîne de feuilles, l**'**un d**'**une suite de cinq lièvres courants et le dernier d**'**une calligraphie. Celle-ci consiste en la répétition du mot “baraka”*,* qui signifie bénédiction ou générosité. L**'**utilisation de termes ou de phrases attirant une bénédiction sur le propriétaire ou l**'**utilisateur d**'**une part, et la reconnaissance de la générosité divine qui permet que l**'**on possède de tels objets et leur contenu d**'**autre part, sont fréquentes sur les céramiques de l**'**époque. Deux des cinq lièvres regardent vers l**'**arrière, tandis que les trois autres regardent vers l**'**avant. Tous portent un collier clouté. \nVers la fin du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), les potiers égyptiens commencent à utiliser le décor au lustre. Ils semblent en avoir emprunté la technique à des confrères irakiens qui avaient émigré en Égypte après l**'**avoir apprise auprès des verriers de Syrie et d**'**Égypte au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"La technique coûteuse du décor au lustre de cette jarre égyptienne en céramique de l’époque fatimide est arrivée à Fustat avec des potiers irakiens. Sa décoration typiquement fatimide et son bandeau calligraphié trouvent également leurs sources dans le style décoratif initialement développé dans la cité abbasside de Samarra en Irak.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IVe-début Ve siècle de l’Hégire (fin Xe-début XIe siècle J.-C).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style des lièvres et du bandeau d**'**écriture coufique évoque des images semblables observées sur d**'**autres objets et fragments de céramique trouvés à Fustat et attribués à la période fatimide en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nRaby, J. (dir.), *Cobalt and Lustre: The first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, Oxford, 1994.","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique vernissée à décor lustré."]},"cce3a0c8-0096-5ec4-8323-9daea09d8912":{"name":"Deux colonnes en bois.","description":"Deux colonnes en bois de section carrée, chacune avec deux faces décorées d'un travail de sculpture en relief. Chaque face est divisée en panneaux rectangulaires contenant un texte de 16 lignes (8 lignes par côté) en style coufique fleuri. \nLa colonne n° 145 reprend le texte de la sourate XIX du coran, verset 285. Les lignes sont alternées d'une face à l'autre jusqu'en bas, ce qui n'est pas le cas de l'inscription de la colonne n° 146. \nSi on ne sait pas de quel type de construction proviennent ces colonnes, la présence de versets coraniques suggère cependant un bâtiment religieux.","short_description":"Ces colonnes en bois sont décorées de versets coraniques sculptés en coufique fleuri. Elles datent de la période des Ayyoubides, une dynastie qui régna en Syrie et en Égypte aux VIe et VIIe siècles H (XIIe–XIIIe siècles J.-C.). Les caractéristiques techniques et stylistiques du travail du bois durant cette période reflètent l’influence fatimide.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 85 cm, l. 19 cm, ép. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques stylistiques de l'inscription. Les Ayyoubides régnaient sur Damas et la Syrie au VIe/XIIe siècle, période connue pour la qualité du travail du bois.","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaires, ces colonnes ont été transférées au Musée à partir de Damas, qui est probablement leur lieu de production.","provenance":"Syrie.","obtention":"Ces colonnes font partie d'objets transférés de Damas au musée en 1914.","bibliography":"ölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 76-77.","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","calligraphie","sculpture"],"materials":["Bois sculpté."]},"cd2f0486-91f0-5d6c-834e-06e9ae177ed0":{"name":"Coupe.","description":"Petite coupe exemplaire du style de la poterie syrienne à décor lustré de la période atabeg. Elle présente un bassin conique à fond caréné et repose sur un piédouche en forme de colonne. L'intérieur est décoré d'un dessin d'oiseau évoquant une colombe tachetée. Une branche stylisée complète le décor en comblant l'espace libre. L'aile de la coupe est somptueusement décorée de motifs répétés de feuilles enroulées à bordures lobées. \nL'extérieur comporte une inscription en arabe en style *naskhi* qui peut se traduire : \"Argent, bonheur, paix, honneur, prospérité et souveraineté\". \nTout le décor est exécuté au lustre de couleur miel sur fond ivoire pâle. La fluidité des rinceaux de l'aile, le réalisme de l'oiseau et le soin des détails témoignent du haut niveau de compétence de l'artisan auteur de cette pièce. \nLes pièces à décor lustré à reflet métallique étaient considérées comme des objets de luxe dans les pays islamiques. Cette technique fut probablement inventée au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) au cours de la période abbasside. Elle se répandit au départ à Samarra puis se développa dans l'égypte fatimide avant de se diffuser autour de la Méditerranée et dans les régions orientales de l'Islam. En Syrie, Tel Minis et Raqqa furent d’importants centres de production, ainsi que Kashan en Iran. Pendant la période nasride (VIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.), la technique se répandit en Espagne et en Italie et exerça une grande influence sur la production de céramique peinte au début de la Renaissance.","short_description":"La poterie à décor lustré était un produit de luxe très apprécié. Cette coupe décorée en son centre d'un oiseau et d'une suite de feuilles frisées en bordure est peinte avec un grand soin du détail et de l'harmonie. Des bénédictions adressées à son propriétaire figurent sur sa face extérieure.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 6 cm, Ø 15 cm.","method_for_datation":"De nombreuses pièces similaires à décor lustré sont datées des Ve-VIe/XIe-XIIe siècles.","method_for_provenance":"Si on a pu trouver des poteries à décor lustré de cette qualité en égypte fatimide, la forme en carène de cette coupe et l'écriture cursive de style *naskhi* font préférer une attribution aux territoires atabegs orientaux comme les régions de Raqqa et de l'al-Djazira. Mais la Syrie possédait d'autres centres de production et il est impossible de préciser davantage l'origine de cet objet.","provenance":"Probablement Syrie, régions de l'al-Djazira ou de Raqqa.","obtention":"Pièce achetée en 1960.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.232. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","écriture naskhi","Iran","oiseaux","peinture au lustre","Raqqa","Samarra","Tel Minis","terre cuite"],"materials":["Terre cuite à décor au lustre stannifère."]},"ce38f20b-4ae7-5ca9-bfa6-3a9eefa8c478":{"name":"Panneau commémoratif.","description":"Au milieu du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), le sultan al-Dahir Baybars entreprit de repousser les Mongols qui avançaient vers l'égypte. En 664 H / 1265 J.-C., il occupa le royaume arménien de Cilicie et la ville de Sis (Kozan), alliée aux Mongols dans leur guerre contre les musulmans. De retour en égypte à l'issue de cette campagne, il s'arrêta dans la ville de Homs et visita la mosquée du Compagnon (du prophète Muhammad) Khalid bin al-Walid (m. 21 H / 642 J.-C.), surnommé l’épée de Dieu, qui avait commandé les troupes musulmanes contre les forces byzantines au temps du Prophète. Baybars ordonna d'achever un panneau qui se trouvait au-dessus de la tombe de Khalid pour commémorer sa victoire en Cilicie. \nCe panneau fait partie d'une série qui décorait la mosquée. Sa forme générale est rectangulaire, mais sa partie supérieure est incurvée. Cinq lignes de texte en écriture *thoulouth* sont sculptées dans le bois : \n(1) Au nom de Dieu, de Clémence et de Miséricorde, cette construction dans le sanctuaire de l'épée de Dieu et Compagnon du Prophète de Dieu, Khalid bin al-Walid, que Dieu soit satisfait de lui, a été commandée \n(2) par le Seigneur Sultan al-Malik al-Dahir, pilier de la religion, souverain de l'Islam et des Musulmans, tueur des incroyants et des polythéistes, tueur des rebelles \n(3) et des insurgés, celui qui restaure la justice dans les deux mondes, roi des deux mers, souverain des deux *qibla*, serviteur des deux saints sanctuaires, grâce de la souveraineté, sultan des Arabes, des Perses et des Turcs, \n(4) souverain du temps et compagnon du Coran, Baybars al-Salihi, associé au Commandeur des Fidèles, que Dieu soutienne son règne contre ses ennemis, à \n(5) \\[Homs\\] pour la victoire en l'an six cent soixante-quarante \\[*sic*, lire quatre\\] après l'Hégire. \nLe texte est décoré de motifs végétaux de fine exécution et conserve des traces de couleur verte et noire.","short_description":"Le texte sculpté sur ce panneau en bois de santal commémore la victoire du sultan mamelouk al-Dahir Baybars sur les alliés des Mongols en Cilicie et associe la mémoire de ce grand souverain à celle d'autres grands guerriers musulmans.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Sultan al-Dahir Baybars (r. 658-676 H / 1260-1277 J.-C.).","dates":"664 de l'Hégire / 1265 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 77 cm, l. 133 cm.","method_for_datation":"L'inscription spécifie l'année de la réalisation de ce panneau : 664 de l'Hégire (1265).","method_for_provenance":"L'inscription mentionne que le panneau était destiné à la mosquée Khalid bin al-Walid. Il a probablement été réalisé sur place.","provenance":"Mosquée de Khalid bin al-Walid, Homs, Syrie.","obtention":"En 1952, la Direction générale des musées et antiquités fut informée que de très anciens panneaux de bois d’intérêt historique étaient conservés dans un placard de la mosquée de Khalid bin al-Walid et avaient besoin d'être réparés. Des techniciens de la Direction les restaurèrent avant qu'ils n'entrent dans la collection du musée en 1953.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, \nDamas, 1969.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bois de santal indien","bois peint","bois sculpté","Cilicie","Hims (Homs)","Mongols","mosquée de Khalid bin al-Walid","royaume d'Arménie","sultan al-Dahir Baybars"],"materials":["Bois de santal indien sculpté."]},"cf2da5c2-0d20-5dbf-a2aa-c9244ad7d708":{"name":"Moitié de coran.","description":"Manuscrit d'une moitié de coran d'importantes dimensions. Il compte 325 pages rédigées en style *thoulouth*. La première est décorée de motifs géométriques et végétaux stylisés, colorés et dorés témoignant d'un haut niveau de précision et d'habileté dans l'exécution. Le texte sacré lui-même est entouré de notes marginales à l'encre bleue, rouge et noire portant sur la récitation, l'interprétation et la grammaire. \nLes versets sont soulignés de filets bleus ondulés et séparés par de petits cercles d'or. Le texte dans son entier est entouré d'un épais cadre orné de damiers à décor astral et géométrique à contours bleus et richement dorés. Trois grands médaillons circulaires et triangulaires dorés occupent les marges extérieures. \nLe texte de la dédicace en arabe se trouve en troisième page. Il peut se traduire ainsi : \"Ceci est un *waqf* de al-Amir al-Kabir al-Sarim Ibrahim bin al-Amir al-Nasari Muhammad bin al-Amir al-Sarimi Ibrahim bin al-Sayfi Manjak, que Dieu les protège de sa pitié et de sa satisfaction et les accueille en son paradis, Amen, et a déposé ce coran dans la mosquée de son père, la mosquée Aqsab, hors de Damas la Protégée, que le seul Dieu soit loué.\" Le texte spécifie que le donateur de ce coran est le prince mamelouk Ibrahim bin Mohammad bin Ibrahim al-Sayfi Manjak. Il était l'un des petits-fils du prince Manjak, qui fut deux fois gouverneur mamelouk de Damas.","short_description":"L'abondance et l'imbrication de la décoration à la feuille d'or de ce coran enluminé est typique du mécénat artistique mamelouk. L'utilisation de l'or était également populaire sur les lampes de mosquées, habituellement symbole de la “lumière divine”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Ibrahim bin Muhammad Ibrahim al-Saifi Manjak (m. IXe siècle H / XVe siècle J.-C.), petit-fils d'Ibrahim Manjak, deux fois gouverneur de Damas au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","dates":"VIIIe-IXe siècle de l'Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 50 cm, l. 35 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Le donateur est le petit-fils du prince mamelouk Manjak qui fut gouverneur de Damas en 759/1357 et en 770/1368. Il est possible que ce coran date de cette période, mais son petit-fils a pu donner le coran à la mosquée à une date plus tardive au cours du IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"Ce coran était dédié à une mosquée de Damas et commandé par le petit-fils d'un gouverneur de Damas. Bien qu'il ait probablement été copié à Damas, le texte ne le spécifie pas et il a pu être manuscrit ailleurs, au Caire par exemple.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Ouvrage confisqué par les forces de sécurité en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Damas","dorure","encre","Ibrahim bin Muhammad Ibrahim bin Manjak","manuscrit","papier"],"materials":["dorures.","Encre sur papier"]},"cfc7015e-ba7b-5103-9a4b-43fffe552d24":{"name":"Fils (pièce de monnaie en cuivre).","description":"Les musulmans frappaient généralement leurs monnaies dans trois types de métaux : l'or pour le dinar, l'argent pour le dirham et le cuivre pour la pièce appelée *fils* (pluriel : *fulus*). \nCe *fils* de style byzantin ressemble de très près à ceux de l'empereur Constantin X (r. 451-459 H / 1059-1067 J.-C.). Il est attribué au règne du souverain zenguide Nour al-Din Mahmoud. Il présente des images figuratives et des inscriptions en arabe de style coufique : \nAvers – Un personnage debout, la tête auréolée. En bas à gauche est inscrite la phrase : \"Le Roi des Princes\" et à droite le nom du roi, \"Mahmoud\". \nRevers – Dans un cadre rectangulaire sont mentionnés les titres de \"al-‘Adil\" (le juste) et de \"Nour al-Din\" (la lumière de la religion). \nLes experts numismates pensent que ce type de pièce frappée dans le style byzantin circulait aussi bien parmi les peuples musulmans que dans les zones byzantines proches des territoires islamiques.","short_description":"Cette pièce de cuivre, appelée *fils*, a été frappée par Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi. Elle illustre le mélange de traits arabes et byzantins pendant la période atabeg.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Nour al-Din Mahmoud bin Zangi (r. 541-569 H / 1146 / 1174 J.-C.)","dates":"541-569 de l'Hégire / 1146-1174 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 2,5 cm, poids 3,55 g.","method_for_datation":"Cette pièce a été frappée sous le règne de Nour al-Din Mahmoud bin Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.).","method_for_provenance":"Ce *fils* a été trouvé à Raqqa et fait partie d'un ensemble de monnaies en cuivre pesant 50 kg. Le lieu de frappe n'est pas mentionné sur la pièce, mais on sait que Nour al-Din a fait frapper des monnaies de cuivre à Damas.","provenance":"Raqqa ou peut-être Damas, Syrie.","obtention":"Ce *fils* fait partie d'une collection de pièces de cuivre découverte par hasard par un habitant de Raqqa et remise à la Direction des antiquités en 1955.","bibliography":"Delpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001. \nSayles, W. et Spengler, W., *Turkoman Figural Bronze Coins and their Iconography*, vol. II, Wisconsin, 1996.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["byzantin","Constantin X","cuivre","Damas","fils","frappe de monnaie","Nour al-Din Mahmoud bin Zangi","numismatique","pièces de monnaie","Raqqa","zenguides"],"materials":["Cuivre frappé."]},"d37a1bc2-10db-5fb2-9a7c-831f2a1d6997":{"name":"Panneau de minbar.","description":"Panneau de *minbar* sur ossature moderne en bois rouge. De forme rectangulaire, il contient un important élément central composé de formes géométriques d'origine en ébène et ivoire et montées dans l'ossature récente. La composition de la partie centrale comprend, au centre, deux grandes étoiles disposées verticalement, séparées par des motifs de quatre-feuilles géométriques. Cette disposition est flanquée sur les côtés par deux demi-étoiles et quatre quarts d'étoile aux angles. Les espaces restants sont occupés par des motifs en forme d'étoile régulièrement répartis. La totalité des principaux éléments de la composition, comme les étoiles et le quatre-feuilles, s'inspirent de motifs d'étoiles, de gouttes et de polygones, chacun mis en valeur par un délicat travail d'arabesques sculptées. En haut et en bas du champ principal, deux étroits panneaux allongés en ébène à bordures d'ivoire ont été insérés. Chacun porte la même inscription en écriture *thoulouth*: “\\[Gloire à\\] notre Seigneur, le Sultan, le Roi, le Juste.” \nLes éléments de décor en bois comme ce panneau étaient typiquement ornés de motifs d'étoiles et de polygones exécutés en ivoire et dans différentes variétés de bois. Cette tradition, initiée sous les Ayyoubides, resta en vigueur tout au long de la période mamelouke. Les compositions comprenaient des motifs géométriques se déployant à partir d'une étoile centrale de six à seize branches, formant une série de polygones à partir de ce noyau central. Ce type de composition astrale était pleinement développé au début du VIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) et devint le style décoratif le plus caractéristique du travail du bois mamelouk. \nLa méthode de construction utilisée pour ce panneau, ainsi que pour d'autres objets de la période, permettait au bois de se dilater ou de se comprimer en fonction des variations de température et d'hygrométrie. Les motifs décoratifs adoptés pour le travail du bois se retrouvaient également dans la reliure et les enluminures mameloukes de la période, exécutées ou commandées par la cour. En dehors des étoiles et des polygones imbriqués, le panneau épigraphique en écriture *thoulouth* est lui aussi caractéristique du travail du bois mamelouk, comme des arts décoratifs mamelouks en général.","short_description":"D’élégantes pièces de bois ornées de complexes dessins géométriques en ébène et ivoire et rehaussées d’un panneau d’inscriptions en *toulouth* délicatement gravées furent commanditées durant toute la période mamelouke pour embellir le mobilier des mosquées, des mausolées et des édifices publics à travers tout l’empire mamelouk.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin VIIIe-début IXe siècles de l’Hégire (fin XIVe-début XVe siècles J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 271,78 cm, l. 121,28 cm.","method_for_datation":"Similarités stylistiques avec d'autres panneaux de *minbar* et de portes mameloukes en bois, ébène et ivoire, comme ceux figurant dans les collections du Victoria and Albert Museum, Londres, du Muséeislamique du Caire et du Metropolitan Museum of Art à New York.","method_for_provenance":"Des panneaux de ce type ont été commandités en Égypte par des clients mamelouks à la fin du VIIe-début IXe siècle (fin XIVe-début XVe). Ce modèle est typique des *minbar*, écrans, portes et volets en bois fabriqués pour les mosquées, mausolées et autres bâtiments publics dans tout l'empire mamelouk.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de la Maurice Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981, p. 202, cat. n° 99 (pour une photographie de cette pièce) ; p. 208, cat. n° 104 (pour des pièces en rapport) ; pp. 195-197 (pour un essai introductif général sur le travail du bois mamelouk). \nBrend, B., *Islamic Art*, Londres, 1995, p. 106, fig. 68. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Edimbourg, 1996, p. 52 (pour une photographie de ce panneau).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois : écriture thoulouth","ivoire.","minbar"],"materials":["Ébène et ivoire","ossature moderne en bois rouge."]},"d3cd72eb-4da3-52ee-8fe8-e450b2d00a90":{"name":"Dinar (pièce d'or).","description":"Pièce de monnaie en or datant des Croisés, d'une valeur comparable à celle du dinar. Une fois installés dans la région, les Européens se livrèrent rapidement à un important commerce. Pour que leur monnaie soit reconnue par le marché, ils frappèrent des pièces similaires à celles du pays et inscrivirent les indications de frappe en arabe. Cette pièce reprend un prototype fatimide. Son inscription est composée selon trois cercles concentriques. Elle a été frappée en Acre en 1251 J.-C. (549 H), sous le règne du roi de France Louis IX (1214-1270 J.-C.) qui conduisit les VIIe et VIIIe Croisades. La frappe de ces pièces fut initiée par un nouveau légat papal arrivé au printemps 1250 qui considérait que l'utilisation de monnaies au nom du prophète ou de souverains musulmans était un blasphème. Il en interdit la frappe, qu'il remplaça par des pièces à symboles chrétiens et texte délibérément frappé en langue arabe, souvent erronée. \nCette pièce présente les inscriptions suivantes en écriture de style *naskhi* : \nAvers \nCentre \" : Dieu est un\", le terme arabe pour Dieu (Ilah) est incorrect. \nAnneau intérieur : \"Le Père, le Fils et le Saint Esprit\" \nAnneau extérieur : \"Frappé en Acre en l'an mil deux cent cinquante et un, de l'incarnation de notre Seigneur\". Cette phrase est suivie d'une croix flanquée de deux points. \nRevers \nCentre : Une croix flanquée de deux points en diagonale. \nCercle intérieur : Petite croix flanquée d'une paire de points de chaque côté à proximité de la croix centrale. L'inscription dit : \"Notre résurrection, notre salut sont en lui, protégez-nous.\" \nCercle extérieur : Sur le périmètre, une forme probable de croix entre deux points et la phrase : \"Nous sommes fiers de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, en lui est notre paix.\" \nUn certain nombre de mots sont mal orthographiés et le texte présente de nombreuses erreurs linguistiques qui rendent sa lecture difficile.","short_description":"Ce dinar en or a été frappé par les Croisés en Acre. Pour éviter de perturber les activités économiques, les Croisés battirent monnaie dans le style islamique, à partir du prototype fatimide à inscriptions en arabe disposée en trois cercles concentriques auxquels s'ajouta une croix.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"649 de l'Hégire / 1251 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 2,3 cm, poids 3,17 g.","method_for_datation":"La date est spécifiée dans l'inscription (1251).","method_for_provenance":"L'inscription indique que la pièce a été frappée en Acre.","provenance":"Acre, Palestine.","obtention":"Achat en 1948.","bibliography":"Delpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Acre","croisé","croix","dinar","frappe","numismatique","or","pièces de monnaie","roi Louis IX"],"materials":["Or frappé."]},"d40f4cf7-8833-5a78-ab2e-a55dbf38460f":{"name":"Grande jarre.","description":"Grande jarre *khubb* en terre cuite non vernie mais richement décorée, utilisée pour la conservation de l'eau. Elle possède un corps ovale sans pied. La plus grande surface de sa panse est ornée d'un motif répétitif en forme de tête stylisée d'animal à cornes. Le col cylindrique et la lèvre importante sont richement décorés de pièces de terre cuite ajourées rapportées en fin de fabrication. Elles représentent des formes humaines de profil ou debout parmi des créatures allégoriques et des feuillages stylisés. Un bandeau épigraphié en style *thoulouth* court sur le haut de l'épaule. Son texte peut se traduire : \"\\[Que Dieu assure\\] la puissance, la prospérité, le bonheur, le respect, la félicité et le progrès.\" \nL'une des scènes décoratives du col représente en son centre une figure frontale assise à l'orientale en position de prière (bras à angle droit et paumes de la main face à l'objet de l'adoration). Elle est contenue dans un arc orné de deux dragons affrontés, la gueule ouverte. Sous les griffes de ces animaux se trouve un gros bouton flanqué d'une paire de gueules de lion dont les yeux, les narines et les oreilles sont percés. Cette imagerie de fantaisie se poursuit au-dessous du personnage assis. Ses jambes croisées reposent sur deux oiseaux à tête de jeune femme, chevelure coiffée et ailes élégamment décorées. Plus bas figurent deux têtes de lion protubérantes. Toutes ces représentations se détachent sur un fond de motifs végétaux stylisés et perforés.","short_description":"Cette grande jarre à eau de forme ovoïde, à décor ajouré et applications d'ornements figuratifs moulés est un chef-d'œuvre de la poterie de l'al-Djazira des Ve-VIe siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.).","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 99 cm, Ø 45,5 cm.","method_for_datation":"Ce récipient est de taille, de décor et d'usage probable très similaires à ceux d'autres pièces produites dans la région au cours des périodes atabeg et ayyoubide (VIe/XIIe siècle et début VIIe/XIIIe siècle).","method_for_provenance":"Si cette jarre a été découverte à Damas, ce modèle est caractéristique de la production de la région d'al-Djazira, en particulier des villes de Mossoul, Sindjar et Tikrit.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Objet trouvé rue des Vétérinaires (Jadat al-Bayatira) dans le quartier d'Aqaba à Damas et acheté par le musée en 1927.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Djazira","céramique","écriture thoulouth","jarre","porterie","terre cuite"],"materials":["Céramique."]},"d433bf50-3272-569f-a940-5a05965ceb20":{"name":"Cénotaphes en marbre.","description":"Le n° 2536 est un cénotaphe parallélépipédique couvert en marbre sculpté en relief. Les panneaux latéraux, le couvercle et les pierres tombales des deux extrémités ont été réalisés séparément et assemblés par rainurage. Les panneaux des pierres tombales sont couronnés d'importants motifs de palmettes et encadrés de colonnes s'achevant par une forme en bulbe. Leur fût est décoré de niches de *mihrab* à conque en *mouqarnas*. Le recto et le verso des feuilles de palmettes sont meublés de compositions végétales à motifs de palmettes sculptés en creux. Chaque pierre présente une inscription de quatre lignes en style *thoulouth* qui débute à la base du motif de palmette et se termine en partie basse par un autre motif en palmette. Les deux côtés de la pierre comportent une colonnette à motif sculpté en zigzag. Les faces latérales du cénotaphe présentent une inscription arabe en style *thoulouth* incluse dans des cartouches à bordure de palmettes et fleurs de lotus. Sur les côtés biseautés figure une frise de palmettes, sur le couvercle un motif de lampe suspendue à panse en forme de médaillon à six lobes, motif assez fréquent sur les pierres tombales anatoliennes. Il symbolise l'illumination que rencontrera le décédé dans son chemin vers Dieu. \nSelon l'inscription, ce cénotaphe est celui de l'épouse d'özdemir, gouverneur d'Alep, morte en *safar* 893 H / janvier-févier 1488. \nN° 2537 : à quelques détails près, le matériau, la forme et l'ornementation sont similaires à ceux du cénotaphe précédent. Le couvercle est décoré d'un réseau géométrique meublé de motifs de demi-palmettes ainsi que d'un petit réservoir de collecte de l'eau de pluie en forme de rosette lobée dans lequel les oiseaux pouvaient venir boire. L'inscription précise que ce cénotaphe est celui du gouverneur d'Alep, özdemir, mort en *safar* 899 (novembre-décembre 1493).","short_description":"Selon leurs inscriptions, ces deux cénotaphes en marbre appartenaient au gouverneur mamelouk d’Alep, Özdemir, ainsi qu’à sa femme. Ils furent amenés du mausolée d’Özdemir à al-Ansariyya près d’Alep et se démarquent par leurs riches décorations florales et géométriques.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le cénotaphe 2536 était celui de l’épouse d’Özdemir, gouverneur d’Alep; le n° 2537 était celui d’Özdemir, gouverneur d’Alep.","dates":"2536 : safar 893 de l’Hégire (janvier-février 1488 J.-C.) ; 2537 : safar 899 H (novembre-décembre 1493 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 92 cm, L. 123 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions donnent la date du décès d'özdemir et de son épouse. Par ailleurs, Herzfeld (1956) a découvert dans des documents que le tombeau d'özdemir a été achevé par l'architecte Youssouf ibn al-Kamal en *rabi' I* 893 (février-mars 1488).","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaire, les cénotaphes ont été prélevés dans le tombeau d'özdemir à Ansariyya, près d'Alep (Syrie), pour être transférés à Istanbul. Il ont donc probablement été réalisés à Alep ou dans ses environs.","provenance":"Probablement Alep, Syrie.","obtention":"Ces cénotaphes ont été transférés en 1907 du tombeau d'özdemir à al-Ansariyya dans les faubourgs d'Alep au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art de tout l'empire. Les objets furent transférés au musée en 1941.","bibliography":"Ogan, A. et Kühnel, E., *Istanbul Arkeoloji Müzelerindeki Şaheserler*, vol. III, *çinili Köşk'teki Türk ve Islam Eserleri*, Berlin-Leipzig, 1938, p. 10. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 172-175. \nHerzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum*, deuxième partie, *Syrie du Nord*. *Inscriptions et monuments d'Alep*, tome I, vol. 2, Le Caire, 1956, pp. 387-391 (études sur la tombe d'özdemir et sur un cénotaphe similaire appartenant à une autre épouse de celui-ci, également décédée en *safar* 893 / jan.-fév. 1488).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","cénotaphe","objet funéraire","Özdemir"],"materials":["Marbre sculpté."]},"d4c79927-459a-53a9-ae7c-8f1aee62f08d":{"name":"Vase de l’Alhambra","description":"Cette jarre en forme d'amphore appartient au groupe des vases dits de l'Alhambra caractérisés par une panse gonflée, un col se terminant par une importante lèvre et de grandes poignées plates. L'une de celles-ci a disparu et a été remplacée par un dragon en bronze. Pour maintenir le récipient à la verticale, un support a été ajouté à une période ultérieure. La décoration peinte au lustre jaunâtre sur glaçure s'adapte aux différentes parties de l'objet : dessins perpendiculaires pour les cartouches du long col nervuré, bandeaux alternés étroits et larges pour souligner la panse allongée et croisillons sur la poignée subsistante. Un répertoire limité de dessins composés d'éléments épigraphiques, ornementaux et végétaux se répète dans certaines parties de la panse et du col. La décoration présente quelques traits spécifiques que l'on ne retrouve pas sur les autres vases. La différence la plus remarquable est que l'inscription obligatoire de style coufique de la panse n'occupe pas ici un large bandeau central et que le motif végétal composé de fines tiges manque de structure identifiable. \nCe vase est l'un des rares modèles à peu près complets qui nous soit parvenu. Il a été décrit pour la première fois au XVIe siècle par des pèlerins qui l'avaient vu dans une église de Chypre, où il était révéré comme une relique. On pensait alors qu'il s'agissait de l'une des jarres des Noces de Cana où le Christ avait transformé l'eau en vin. Quelque temps plus tard, un ambassadeur allemand auprès de la Sublime Porte réussit à l'acquérir et il entra alors dans le trésor de l'empereur Rudolph II (1552-1612). Lorsque les armées suédoises prirent Prague en 1648, il fut rapporté en Suède et versé au trésor de la famille royale. Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, l'architecte suédois C. Härleman le restaura et remplaça la poignée manquante par un dragon, et posa la couronne de bronze sur l'épaule qui masque l'inscription en style *naskhi*.","short_description":"Importante jarre en forme d’amphore (appartient au groupe des “vases de l’Alhambra”). Des bandeaux horizontaux contiennent des inscriptions et des motifs ornementaux et végétaux. L’une de ses poignées plates si caractéristiques a été remplacée par un dragon de bronze. La base, permettant de faire tenir la jarre, a été ajoutée ultérieurement.","holder":"Musée national des Beaux-Arts.","dates":"Seconde moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 119 cm environ.","method_for_datation":"Sa forme allongée et sa décoration font du vase de Stockholm un prédécesseur des vases bleus daté de la fin du VIIIe/XIVe ou du début du IXe/XVe siècle. Par comparaison avec les ornements architecturaux et textiles de la période du règne de Muhammad V (764-794/1362-1391), il est datable de la seconde moitié du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Plusieurs jarres de ce type ont été découvertes dans le palais de l’Alhambra à Grenade, d’où ils tirent leur dénomination. On ne sait pas exactement où ils ont été fabriqués, mais ils proviennent probablement de Málaga, au sud-ouest de Grenade, qui était le centre de la production de céramique lustrée du VIIe/XIIIe au IXe/XVe siècle.","provenance":"Espagne, peut-être Málaga.","obtention":"Ce vase fait partie des collections royales transférées au Musée royal devenu Musée national des Beaux-Arts, ouvert dans le palais royal en 1794.","bibliography":"Aguado Villalba, J., *Tinajas medievales españolas: islámicas y mudéjares*, Madrid, 1991. \nFrothingham, A. W., *Lusterware of Spain*, New York, 1951. \nKenesson, S. S., “Nasrid Luster Pottery: The Alhambra Vases”, *Muqarnas* 9, 1992, pp. 93-115. \nKurz, O., “The Strange History of an Alhambra Vase”, *The Decorative Arts of Europe and the Islamic East*, Londres, 1977. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","peinture au lustre","vases de l’Alhambra."],"materials":["Céramique à glaçure opaque et peinture au lustre en sur-glaçure."]},"d4fac3f2-aef5-5d9c-92ce-6e04c206f021":{"name":"Manuscrit de géographie.","description":"Ce manuscrit intitulé *Taqwim al-Bouldan* (L'almanach des pays) est un célèbre ouvrage médiéval de géographie rédigé par un prince ayyoubide lettré du nom de Abou'l Fida, né à Damas et mort en 732 H / 1331 J.-C. Le texte est purement descriptif. Il se compose d'informations classées en tableaux à partir d'observations rationnelles et scientifiques, d'une façon similaire à celle d'études modernes. Les sources sont essentiellement des traductions arabes adaptées de Ptolémée dues à al-Birouni et Ibn Sa'id al-Maghribi et d'autres savants. Le manuscrit a été achevé en 721 H / 1321 J.-C. et a remplacé dès sa parution tous les autres ouvrages de géographie. Cette copie a été exécutée une génération plus tard au cours de la période mamelouke par Muhammad bin' Abd al-Rahman al-Qirch. Le frontispice a été peint par Muhammad al-'Arari. \nCe frontispice très ornementé consiste en un cadre doré qui entoure le texte d'introduction de l'ouvrage. Le titre et le nom du souverain qui a commandité l'ouvrage sont calligraphiés en lettres blanches sur fond bleu et or de décor complexe. Des motifs végétaux ornent à la fois le cadre et le champ entourant le texte. On note une ligne de texte à l'or au-dessus du cadre et une note d'une écriture élégante mais tachée dans la marge inférieure. \nLes tableaux sont de simples compositions de cases dont le texte est rédigé d'une fine écriture à l'encre noire et de grandes indications en rouge. \nL'auteur est également célèbre pour avoir écrit *Moukhtasa ta‘rikh al-bachbar* (Résumé de l'histoire humaine), compilation sur l'histoire des périodes préislamiques et islamiques jusqu'à 729 H / 1329 J.-C. qui fut populaire en son temps et appréciée par les orientalistes européens du XVIIIe siècle.","short_description":"Cet important manuscrit est une œuvre d'esprit encyclopédique qui comprend un frontispice très élaboré, typique de la période mamelouke. Il a été compilé par le prince ayyoubide damascène al-Malik al- Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida (m. 732 H / 1331 J.-C.). Cette copie a été réalisée une génération plus tard.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calligraphié par al-Malik al-Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida (m. 732 H / 1331 J.-C.).","dates":"741 de l'Hégire / 1340 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 33 cm, l. 23 cm, ép. 3,6 cm.","method_for_datation":"Le manuscrit précise l'achèvement de la copie le vendredi 3 *jamada al-Akhar* 741 (24 novembre 1340).","method_for_provenance":"Il est possible que ce manuscrit ait été calligraphié à Hama, car le texte d'introduction indique : \"Le sultan ‘Imad al-Din Isma‘il, Sahib Hama Abou al-Fida, qui a conçu [l'idée de] ce livre. Ce livre de géographie s'appuie sur la compilation d'idées et il les a copiées comme un almanach de pays. Il divise l'ancien monde en régions.\" Ceci n'établit pas la provenance de façon certaine, car il est possible que la calligraphie et les enluminures du frontispice aient été exécutées à Damas ou à Alep pour le souverain de Hama.","provenance":"Peut-être Hama, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1961.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCahen, C., “Ayyubids”, *Encyclopædia of Islam,* vol. I, Leyde, 1979.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida","géographie","Hama","manuscrits","Muhammad al-'Arari","Muhammad bin' Abd al-Rahman al-Qirch","Taqwim al-Bouldan"],"materials":["Encre sur papier","frontispice à enluminures dorées."]},"d51234d9-acea-5958-8ec2-7b7f65e568cb":{"name":"Dinar.","description":"Cette pièce frappée par Moulay Zidan (r. 1012-1037 H / 1603-1627 J.-C.) est un exemple du monnayage saadien des fils d'al-Mansour. Portant quatre cercles concentriques dont l'un est pointillé, elle est mal centrée et mal arrondie*.* \n \nAu centre du revers sont inscrits le nom, la titulature et l'ascendance chérifienne du prince régnant : “Prince des croyants, fils de l'imam Ahmed al-Mansour, prince des croyants, le chérif Hassani*”*. Sur la légende circulaire, le nom de l'atelier de frappe (Marrakech) et la date : “Frappé dans la ville de Marrakech, que Dieu la protège, en l'an 1020 \\[1612 J.-C.\\]”. \n \nAu centre de l'avers, de haut en bas, la profession de foi ; au milieu le paraphe (*alama*) ; en bas, “Abdallah al-Imam”, le nom du prince fondateur de cette dynastie ; sur la légende circulaire, la fin du verset 33 de la sourate XXXIII, “Les factions” : “Dieu veut seulement, ô membres de la Maison du Prophète, vous éviter la souillure et vous purifier totalement.” Le choix de la fin de ce verset, qui, à partir de 992 H / 1584 J.-C., a commencé à être inscrit sur les pièces est un autre rappel de l'origine chérifienne de la dynastie. \n \nMalgré les maladresses de la frappe, cette pièce n'est pas exempte de certaines recherches décoratives; les hampes des lettres cursives se terminent en biseau, et les textes sont enjolivés de fleurons, de petits points, d'étoiles et de croissants dispersés dans le champ. \n \nUn élément nouveau apparaît sur cette monnaie : le parapheou *alama*. Ce type de monogramme avec lequel Moulay Zidan, comme son père, signait les documents officiels devint la marque distincte et héréditaire de la dynastie. C'est ainsi qu'il fut gravé sur les pièces de monnaies et le bronze des canons. Remarquables par l'ampleur du dessin, ces paraphes, également appelés *hamdala,* rappellent la *toghra* en usage chez les Persans et les Ottomans.","short_description":"Malgré les gaucheries de la frappe, cette monnaie présente des éléments décoratifs et une nouveauté : celle du paraphe. Rappelant la *toghra* en usage chez les Ottomans, il devint la marque distinctive et héréditaire de la dynastie et fut également gravé sur les canons.","holder":"Musée numismatique de Bank Al-Maghrib.","initial_owner":"J.D. Brèthes.","dates":"1020 de l’Hégire / 1612 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"Ø 2,6 cm, poids 4,53 gr.","method_for_datation":"Inscription sur la monnaie.","method_for_provenance":"Inscription sur la monnaie.","provenance":"Marrakech.","obtention":"Achat en 1987 ; fait partie de la collection Brèthes.","bibliography":"Brèthes, J.D., *Contribution à l'histoire du Maroc par les recherches numismatiques*, Casablanca, 1939. \n \nCastries, H. de, “Les signes de validation des chérifs saadiens”, *Hespéris,* Rabat, 1921, I, fasc. 3, pp. 231-252.","workshop":"Atelier de frappe de Marrakech.","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie","monnaie","numismatique","religion"],"materials":["Or moulé et frappé."]},"d569ff79-35bf-5838-a40c-92ba53dfc0f7":{"name":"Armoire.","description":"Armoire de grandes dimensions, avec trois ouvertures horizontales, chacune fermée par deux portillons dont l'un avait déjà disparu quand la pièce est entrée au musée. Sa disposition générale et ses dimensions laissent penser qu'elle servait à garder du linge ou des vêtements pliés. L'ensemble est décoré d'un travail d'entrelacs en parfaite harmonie avec la disposition des compartiments. La structure générale de la façade est formée par une large zone de simples pièces d'entrelacs de huit. Entre l'encadrement et les panneaux, il y a trois compartiments rectangulaires, deux fois plus larges que hauts, qui se ferment chacun par des portillons carrés, eux aussi décorés de motifs géométriques. Les portillons des parties supérieure et inférieure ont un dessin identique : une rosace à huit pointes inscrite dans un carré. La décoration de la partie centrale est plus compliquée : elle se compose d'un entrelacs générant une rosace à dix pointes au centre, flanquée de deux demi-rosaces semblables. À l'intérieur, on retrouve la même décoration. La peinture extérieure a disparu en grande partie, mais on a découvert des restes de couleur lors d'une récente restauration : des bleus, des rouges, du blanc et du noir. La peinture de l'intérieur – plafond et frises –, en revanche, est parfaitement conservée et d'une remarquable qualité. Sur le plafond sont disposés des octogones qui s'opposent par leur sommet, complétés de cercles blancs sur fond noir ; les frises sont ornées d'arcs polylobés soulignés de gros traits blancs qui enferment des structures similaires réalisées à base d'entrelacs. Les angles sont à décor d'*ataurique* ; en dessous, une inscription en caractères coufiques répète le mot “prospérité”.","short_description":"Voici l'une des rares armoires médiévales qui soit parvenue jusqu'à nous. Comme beaucoup d'autres œuvres, elle provient d'un édifice religieux. L'influence de l'ébénisterie nasride est évidente : l'assemblage des pièces et le dessin géométrique qui décore l'armoire forment un tout.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 265 cm, l. 163 cm, P. 68,6 cm.","method_for_datation":"Par la distribution caractéristique des panneaux et par le style de la peinture.","method_for_provenance":"Sa provenance figure, sans autre détail, dans son dossier. Cette armoire est jumelle de cette conservée à l'Institut de Valencia de Don Juan (Madrid), qui provient également du couvent de Santa úrsula, et d'une autre, très similaire, du Musée des arts décoratifs de Madrid.","provenance":"Couvent de Santa Úrsula (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 30 juin 1930. Elle a été achetée à la maison V. Bertrand au terme d'un accord avec le Comité exécutif de défense du trésor artistique national qui en avait interdit l'exportation.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Armario morisco procedente de Toledo*, Madrid: Museo Arqueológico Nacional, 1931. \nFranco Mata, Á., “Antigüedades Cristianas del Siglo VIII al XV”, in *Guía General del Museo Arqueológico Nacional*, Vol. II, Madrid: Ministerio de Cultura, 1992: 98. \nFranco Mata, Á, “Mobiliario Medieval en el Museo Arqueológico Nacional”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, Vol. XV (1997): 175–97. \nGierlichs, J., “Eine Nasridsche Holzarbeit im Museum für Islamische Kunst in Berlin”, in *Al-Andalus und Europa: Zwischen Orient und Okzident*, Petersberg: Michael Imhof Verlag, 2004: 372.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armoire","bois","mudéjar","sculpture","Tolède"],"materials":["Bois de pin","peinture à main levée.","sculpture"]},"d5f6e50a-98c0-5ed7-8aca-8f6313966465":{"name":"Bassin.","description":"Spectaculaire exemple de travail du métal mamelouk, ce grand bassin à bord évasé est tapissé à l'intérieur comme à l'extérieur d'un décor d'incrustations en or et argent. Une très importante inscription en style *thoulouth* cercle la paroi et donne le nom et les titres du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad (al-Nasir Nasir al-Din Muhammad, fils de Qalawun), qui régna à différentes périodes entre 692 et 743 H / 1293-1341 J.-C. Ce bassin fait partie d'un certain nombre de récipients métalliques qui font d'une épigraphie audacieuse leur principal élément décoratif. L'inscription principale se détache sur un fond d'arabesques dont les vrilles se transforment en canard et autres oiseaux. Trois médaillons interromprent l'inscription. Ils sont ornés de fleurs de lotus et comportent, au centre, un petit blason épigraphique proclamant : “Gloire à notre maître le sultan.” Au-dessus et au-dessous de cet élément central courent deux frises d'enroulements floraux alternant avec six rondeaux contenant d'autres inscriptions. \nLa présence de fleurs de lotus et de pivoines vient de motifs chinois importés des Mongols d'Iran, qui s'observent d'ailleurs également dans l'art iranien de cette époque. L'inscription autour du bord, côté intérieur, dit : “Gloire à notre maître, le sultan al-Malik al-Nasir le sage, l'efficace, le combattant, le champion de la foi, le défenseur Nasir al-Dunya wa'l-Din Muhammad ibn Qalawun, que sa victoire lui apporte la gloire.” Ces grands bassins servaient à un certain nombre de fonctions cérémonielles. Néanmoins, le poisson en cercle à sa base suggère qu'il a pu être utilisé pour les ablutions.","short_description":"Grand bassin de cuivre jaune couvert d'incrustations d'or et d'argent, sans doute utilisé pour les ablutions rituelles. Une épaisse bande d'inscriptions autour du corps du bassin constitue le principal ornement, et livre le nom et les titres du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 692-741 H / 1293-1341 J.-C.).","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","dates":"Vers 692-743 de l’Hégire / 1293-1341 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm, Ø (bord) 54 cm.","method_for_datation":"L'objet est gravé au nom du sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 692-743/1293-1341), important mécène des arts, qui ordonna la construction de nombreux bâtiments et la fabrication de multiples objets raffinés. Celui-ci a été réalisé pendant son règne.","method_for_provenance":"Ce bassin a pu être réalisé en Égypte ou en Syrie, ces deux pays étant gouvernés par le sultan Nasir al-Din Muhammad.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1851.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, D.C., 1981, p. 89-90, cat. n° 26. \nBarrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum*, Londres, 1949, planche n° 28. \nPhillips, T. (dir.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, p. 587. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 111-113, fig. 88.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune à incrustations d’or et d’argent."]},"d6242eaa-ac06-5d04-8911-4ba4cf7ef4f6":{"name":"Porte-dîner.","description":"Trois récipients ronds en cuivre de taille identique, empilés les uns sur les autres, surmontés d'un couvercle. L'étamage est aujourd'hui très usé. À l'origine, des tiges de métal latérales devaient maintenir ensemble les différentes parties. Les cartouches allongés en bordure de chaque récipient portent des inscriptions ou des motifs géométriques alternant avec des rondeaux à motif géométrique d'éléments en forme de Y répétés. Un vers de poésie populaire sur les objets en métal de cette période est cité dans les cartouches épigraphiques : “Ma forme est pleine de beauté et de sens. Qui se concentre sur ma beauté trouvera en moi le plaisir des yeux.” Chacun des récipients pouvait contenir un aliment différent et le couvercle faisait office de bol. Il est intéressant de noter qu'un objet aussi humble ait pu être aussi superbement gravé.","short_description":"Porte-dîner fait de trois bols circulaires en cuivre jaune empilés les uns sur les autres et surmontés d'un couvercle. Cet objet servait à transporter de la nourriture ; chaque récipient devait contenir un plat différent et le couvercle servait de bol.","holder":"The British Museum.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 18,4 cm.","method_for_datation":"Les objets étamés devinrent de plus en plus répandus en Iran au IXe/XVe siècle car moins coûteux que le cuivre incrusté. Au même moment, les métalliers mamelouks avaient eux aussi adopté cette technique, au départ pour des objets comme ce porte-dîner, des assiettes et de grands plats.","method_for_provenance":"Les objets de table, comme celui-ci, étaient fabriqués pour des clients mamelouks qui ne pouvaient pas se permettre l'argenterie ou le cuivre incrusté. Ils sont de qualité inférieure à celle des objets associés au règne du sultan Qaytbay (872-901/1468-1496) produits au Caire, et étaient vraisemblablement fabriqués à Damas loin du siège principal de la cour.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1908.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 117-119, planche 95.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","nourriture","objets utilitaires"],"materials":["Cuivre jaune gravé","étamé à l’origine."]},"d6762584-279e-5fd4-acbb-12abcc201763":{"name":"Coupe.","description":"Petite coupe circulaire en cuivre jaune gravée de bandeaux et d'ornements végétaux, géométriques et épigraphiques. Une mince frise d'enroulements court sous le bord, tandis que la panse est ornée de trois bandeaux décoratifs superposés, le plus haut et le plus bas, plus étroits, contenant une dense ornementation de tresses et d'entrelacs géométriques. La zone qui les sépare présente une alternance de quatre élégants cartouches allongés et de quatre rondeaux. Les cartouches sont signalés symétriquement en partie supérieure et inférieure par des ornements en demi-palmettes et de petites formes triangulaires contenant un entrelacs de rinceaux, qui débordent tous deux sur les bandeaux d'entrelacs géométriques au-dessus et au-dessous. Les cartouches sont occupés par une composition dense de demi-palmettes alternées, disposées en diagonale, et d'inscriptions en écriture *nashki*. L'inscription précise : “Ceci est un des objets faits pour le pauvre serviteur, aspirant au pardon de son puissant seigneur, Moubarak, serviteur de sa noble altesse, son altesse, le seigneur, l'émir Khaznadar \\[trésorier, responsable des coffres\\] al-Sayf Barquq.” Les rondeaux à petites extensions en forme de trèfle qui transpercent les bandeaux d'entrelacs géométriques supérieurs et inférieurs contiennent un motif alterné de découpes et de blasons composites entouré d'une bordure de rinceaux. Ce blason comprend trois panneaux superposés. Le panneau supérieur contient un losange, symbolisant une serviette, celui du centre, une coupe à plumier flanqué de cornes à poudre et en partie inférieure une autre coupe. Ce type particulier de blason composite fut utilisé par le sultan Qaytbay ainsi que par ses hauts fonctionnaires et deux de ses successeurs. Cette petite coupe a pu faire partie d'un porte-dîner à plusieurs niveaux, qui permettait de conserver les aliments dans des compartiments séparés et qui – précaution contre les empoisonnements –, pouvait être fermé à clé.","short_description":"Les objets en laiton gravés de blasons et d’inscriptions *toulouth* donnant les titres officiels du donateur sont typiques de la fin de la période mamelouke. Cette petite coupe a pu faire partie d’un porte-dîner à plusieurs niveaux, qui permettait de conserver les aliments dans des compartiments séparés et qui – précaution contre les empoisonnements – pouvait être fermé à clé.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe, début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 6,35 cm, Ø 13,97 cm.","method_for_datation":"En 1993, Ward a suggéré que cet objet était stylistiquement très proche de trois récipients empilables faisant partie d'un porte-dîner en cuivre gravé, initialement étamé, conservé au British Museum et qui serait une production damascène mamelouke. Selon Atil (1981), ce type particulier de blason est à associer au sultan Qaytbay, à ses hauts fonctionnaires et à deux de ses successeurs, ce qui suggère une date de production à la fin du IXe-début Xe siècle H (fin XVe siècle).","method_for_provenance":"Cet objet est stylistiquement proche de trois récipients empilables qui font partie d'un porte-dîner en cuivre gravé, initialement étamé, conservé au British Museum et qui serait une production damascène mamelouke.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté par le Royal Museum lors d'une vente d'objets ayant appartenu à Lady Mary Hamilton Campbell Ruthven, après sa mort en 1885.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 240-241, cat. n° 124. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 118-119, fig. 95.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture nashki","sultan Qaytbay"],"materials":["Feuille de cuivre martelé et incisé","peut-être tardives.","traces d’incrustations d’argent"]},"d6880977-13ca-5aa6-b786-648161801155":{"name":"Bassin.","description":"Bassin en cuivre incrusté d'argent décoré d'un bandeau épigraphique en écriture *thoulouth* se lisant : “Fait pour l'honorable Excellence, le maître sublime, le savant, le juste, le combattant (des frontières), le défenseur (de la foi), l'impérieux, al-Sayfi Tabtaq al-Maliki al-Achrafi.” Il s'agit de l'émir Tabtaq, l'un des grands dignitaires de al-Malik al-Achraf Khalil (r. 689-693 H / 1290-1294 J.-C.), gouverneur de Qus, ville de Haute-égypte, au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (709-741 H / 1309-1340 J.-C.). Plusieurs blasons à gobelet, symbole de sa charge d'échanson, interrompent l'inscription. L'intérieur du fond du bassin est orné d'un dessin représentant six poissons en spirale. \nCe type de bassin servait à se laver les mains, et parfois les vêtements. Pendant la période mamelouke, la garde-robe ou pièce de rangement était appelée *Tast Khana*, ce qui signifie “lieu du bassin”. Bassins, vêtements, bijoux, épées, fauteuils et tapis y étaient rangés. \nPlusieurs types de bassins et de styles décoratifs (dont des modèles à incrustations d'or et d'argent) existaient au cours de la période mamelouke.","short_description":"Le bassin et l'aiguière formaient une paire d'accessoires indispensables pour se laver les mains et pour l'hygiène en général. Ce bassin, incrusté d'argent, porte le blason de son propriétaire, l'émir Tabtaq, échanson.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 17 cm, Ø (ouverture) 44 cm.","method_for_datation":"étude des inscriptions au nom de l'émir Tabtaq, l'un des hauts dignitaires de al-Malik al-Achraf Khalil, gouverneur de la ville de Qus sous le règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Découvert dans la ville égyptienne de Qus et spécifiquement commandée pour l'émir Tabtaq, cette pièce a probablement été fabriquée en égypte. De plus, cette technique d'incrustation florissait en égypte sous les Mamelouks. Son style est semblable à celui d'un certain nombre de pièces acquises par des musées et dont la provenance a été attribuée à l'égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Qus en 1966.","bibliography":"Abd al-Razzaq, A., “Al-Ranuq ala 'asr Salateen al-Mamalik” \\[Blasons de la période mamelouke\\], in *Majalat al-Jam'iya al-Tarikhiya* \\[Journal de l'association des historiens\\], vol. 21, Le Caire, 1974. \nAllan, J., *Metalwork of the Islamic world: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nAtil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nFehervari, G., *Islamic Metalwork of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nMusilhi, S., *Adwat wa Awani al-Matbakh al-Ma'adaniya fi al-'Asr al-Mamluki* \\[Instruments et outils en métal pour la cuisine au cours de la période mamelouke\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1983. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bassins","blasons","cuivre","écriture thoulouth","Incrustations"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"d8d5a5cd-689f-5f68-bcf7-940b003039aa":{"name":"Coran.","description":"Sous tous ses aspects, ce coran reflète la maturité atteinte par le style de son époque. Il compte 265 folios en papier préparé de 14 lignes par page, rédigées en écriture *naskhi* à l'encre noire. L'introduction s'orne d'une enluminure en double page. Les cartouches des titres de chapitre, les rosettes en marge et la page de colophon sont également enluminés. L'enluminure fait appel à des motifs comme des compositions de nuages librement interprétés au pinceau, d'autres plus traditionnelles inspirées de motifs floraux chinois (pivoines par exemple), des arabesques, des palmettes et des vrilles en spirale. La tentative de dépasser les formules traditionnelles se poursuit dans les enluminures d'interlettrage et les compositions de fleurs et de feuilles jaillissant des cartouches ou des lettres. \nLa reliure en cuir est rouge foncé à l'extérieur et vert foncé à l'intérieur. La mise en page symétrique des plats et contre-plats comprend un médaillon ovale terminé par un lambrequin en palmette et des demi-lambrequins dans les angles d'une large bordure. Le médaillon, les ornements et lambrequins soulignés d'or contiennent des compositions végétales de style *hatayi* (chinoiserie). Le décor de la couverture reçoit un ornement au petit fer de 2 mm de profondeur à l'extérieur et de 1 mm à l'intérieur. L'équilibre entre les plans ornés et laissés vierges et les différences de traitement des surfaces dans le décor donnent une étonnante impression de profondeur. Par contraste avec les autres parties de la couverture, le rabat a reçu des inscriptions de versets coraniques (sourate LVI, versets 77-79). \nCheikh Hamdullah fonda une école de calligraphie ottomane qui porte son nom et fut par ailleurs le professeur du sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.). Cet ouvrage, calligraphié par lui en *rajab* 899 H / avril 1494 J.-C., est remarquable par le dépassement des modèles d'enluminures traditionnels, le travail magistral de sa reliure et sa superbe calligraphie. C'est une des œuvres les plus importantes du règne de Bayézid II, à un moment où les arts ottomans du livre commencent à assumer leur identité propre.","short_description":"Ce coran fut copié par Cheikh Hamdullah, qui fonda une école de calligraphie ottomane. Sa calligraphie, ses enluminures et sa reliure raffinées en font un chef-d’œuvre des arts du livre de la première période ottomane.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Si le nom du propriétaire initial n’est pas connu, l’œuvre porte les sceaux du sultan Mahmoud Ier (r. 1143-1168 H / 1730-1754 J.-C.) et de l’inspecteur des Fondations pieuses (waqf) Derviş Mustafa, en poste au cours du premier quart du XIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Bien que ces sceaux n’identifient pas le dédicataire, on peut penser que l’ouvrage était dédié à une mosquée ou un tombeau.","dates":"Rajab 899 de l’Hégire / avril 1494 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 33, 5 cm, l. 23, 5 cm.","method_for_datation":"Le colophon précise que ce coran a été calligraphié en *rajab* 899/avril 1494.","method_for_provenance":"La qualité exceptionnelle de la calligraphie, des enluminures et de la reliure de l'ouvrage suggèrent une production des ateliers du palais de Topkapi à Istanbul. Le sultan Bayézid était grand amateur de calligraphie. Alors que, prince, il gouvernait Amasya, il fut formé à la calligraphie par Cheikh Hamdullah [Hamd-Allah] ; lorsqu'il monta sur le trône, il lui demanda d'enseigner son art au palais de Topkapi. Ainsi est-il vraisemblable que ce coran ait été réalisé dans les ateliers du palais pour le sultan Bayézid II.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré de la bibliothèque de la mosquée Ayasofya d'Istanbul au musée en 1914.","bibliography":"çığ, K. *Türk Kitap Kapları* (Reliures de livres turques), Istanbul, 1971. \nLevenson, J. A. (dir.), *Circa 1492. Art in the Age of Exploration*, Washington D.C., 1991, n° 81. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 250-251. \nRaby, J. et Tanındı, Z., *Turkish Bookbinding in the 15th. Century*, Londres, 1993, pp. 196-199. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 441.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","papier","peinture","reliure"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","Papier préparé","travail au petit fer sur la reliure en cuir."]},"da6f318d-80ce-5330-b287-e6ae140c2ff0":{"name":"Frontispice d’un coran.","description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Il est composé d'un champ rectangulaire doré pointillé en noir et en rouge qu'encadrent deux bandes tressées. Le plan axial est meublé par un cercle central équidistant de deux demi-cercles ; l'ensemble est séparé par quatre demi-losanges. Chacun d'entre eux est occupé par une feuille de vigne stylisée à cinq lobes inscrite dans un cercle d'où émanent deux demi-feuilles. Une palmette à décor floral fourni se projette vers la marge. Ces différents motifs s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen de la haute époque : IIIe-Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le deuxième feuillet est constitué d'un texte coranique extrait de la sourate X, Younis (Jonas, versets 70-71). L'écriture coufique dorée et vive est entourée de marron. Les voyelles sont indiquées par des points diacritiques rouges, avec deux points superposés pour le tanwin et des points respectivement verts et bleus pour la hamza et la chaddah, conformément à la méthode développée par Abi al-Aswad. De courtes lignes diagonales sont aussi utilisées pour les points-voyelles. La division en versets est marquée par une rosette dorée entourée d'un cercle bleu. Le cinquième verset est indiqué par une rondelle dorée dont le centre est bleu et les pourtours rouges. Le dixième verset est marqué à la marge par une rondelle recouverte de pétales dorés. Un cercle intérieur orné contient une inscription dorée sur un fond rouge.","short_description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Le deuxième feuillet est composé d'un texte coranique extrait de la sourate “Younis”. L'écriture coufique est dorée et cernée de marron.","holder":"Musée des arts islamiques.","dates":"Seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 21 cm, l. 15 cm.","method_for_datation":"L'étude paléographique montre que les lettres sont identiques à celles de corans appartenant à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan et qui sont datés, grâce à leur acte de donation (habous), du IVe/Xe siècle. D'autre part, une fatwa du grand jurisconsulte malékite kairouanais Abdullah ibn Abi Zayd (m. 386/996) semble se référer à ce coran écrit en lettres dorées, ce qui permet de limiter l'éventail de la datation à la seconde moitié du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Voir mode de datation.","provenance":"Très probablement, Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré, en 1983, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 209. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 219. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 193. \nIfriqiya, pp. 159-162 et 182-183.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","habous"],"materials":["Vélin enluminé et décoré."]},"db9d64b9-ba34-55d1-a83a-84be84dad32d":{"name":"Coffret de la cathédrale de Zamora.","description":"Coffret en argent à structure prismatique en cœur de bois recouvert de fines plaques d'ivoire. À la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), sur les parois et fonds lisses, ont été peints, non sans maladresse, diverses ornementions et des enfants en train de jouer, autant d'indices d'une récupération à finalité indubitablement religieuse, comme semble l'indiquer le fait qu'il provienne d'une cathédrale. Les orles qui bordent les plaques sont des lames indépendantes qui étaient dans un état précaire avant leur restauration en 1991. On peut y remarquer une abondante décoration islamique, sculptée dans des cartouches lobulés, des chiens et des léopards poursuivant des gazelles, des lièvres fuyant des chiens, des oiseaux et tel ou tel ornement végétal stylisé sur des fonds colorés de bleu et nuancés de touches rouges et vertes. Certains rameaux à longues feuilles rappellent des motifs d'origine sassanide. L'anse d'argent doré, placée en milieu de couvercle, imite avec grâce deux feuilles ; les charnières se terminent par des plaques du même métal repoussé, et leurs longues barres convexes, délicatement et entièrement niellées, dessinent des rameaux ondulés, des points et des disques en argent ciselé. La base est garnie d'un travail de marqueterie qui forme un dessin de croisillons doubles en palissandre de buis. Une inscription en caractères coufiques, qui borde les quatre côtés du couvercle, implore auprès de Mahomet la bénédiction de Dieu et souhaite la félicité au propriétaire de l'objet. \nCette pièce a récemment été rattachée à Séville pour le style des caractères de l'inscription. Des documents sur parchemin, avec des comptes, des dessins d'oiseaux et un personnage humain, la mettent en relation avec l'art sicilien de la fin du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Cette thèse est contestée par une autre qui date la pièce de la fin du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"Exemple de récupération d'un objet musulman. À la décoration andalouse de cartouches polylobés, avec des animaux et une frise épigraphique en caractères coufiques souhaitant chance et bonheur au propriétaire du coffret, furent ajoutés à la fin du XVIe siècle des peintures d'enfants et d'angelots jouant.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Ve siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 23,5 cm, H. sans couvercle 13,3 cm, L. 31,5 cm, P. 20 cm.","method_for_datation":"Par le traitement des animaux en moyen relief.","method_for_provenance":"Les caractères de l'inscription qui borde le couvercle mettentce coffre en relation avec Séville.","provenance":"Séville.","obtention":"Le coffret est entré au Musée archéologique national en 1913 par achat à Juan Lafora y Calatayud.","bibliography":"Ferrandis, J., *Marfiles árabes de Occidente*, Madrid, 1935-40, p. 119. \nGómez Moreno, M., *Catálogo Monumental de España. Provincia de Zamora (1903-1905)*, Madrid, 1927, I, pp. 79-80. \nFranco Mata, á., “Arqueta”, *Marfiles y esmaltes medievales y renacentistas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, pp. 34-35, n° 17. \nZozaya, J., “Unos dibujos sículo-árabes”, *Al-Andalus und Europa. Zwischen Orient und Okzident,* Petersberg, 2004, pp. 101-106.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Argent","bois","Ivoire","niellage","polychromie.","repoussé","sculpture"]},"dc5f0937-d5aa-54f6-ab26-c328b079d9bf":{"name":"Machaf (manuscrit coranique) de Barsbay.","description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran donné en *waqf* à la mosquée al-Aqsa à Jérusalem par le sultan al-Achraf Barsbay. Il lui avait été offert par la ville de Damas au cours d'une visite effectuée en 836 H / 1432 J.-C. Il l'envoya à la mosquée pour en confier la garde au *cheikh* de la *madrasa* Salihiyya et la lecture au *cheikh* Chams al-Din Muhammad bin Qatlubga al-Ramli, célèbre orateur de Jérusalem. \nLe manuscrit a été relié et restauré. à cette occasion, un certain nombre de pages déchirées ont été supprimées et remplacées, ce qui a vraisemblablement entraîné la disparition du début et de la fin du manuscrit, qui devaient mentionner le nom du calligraphe, de l'enlumineur et la date de la copie. Les feuilles ont été recoupées sur trois côtés au moment de la restauration, puisque les dimensions de l'original étaient d'environ 120 x 95 cm. En fin d'ouvrage figure une mention de restauration : “Ceci a été réparé par l'humble Ibrahim Ahmad al-Salfayni al-Abbassi dans la seconde moitié du mois de *jumada* II en l'an 1292 \\[1875\\].” \nLe texte commence par la sourate “al-Khaf” (La caverne) écrite en style *thoulouth* à l'encre noire épaisse. Les pauses marquées par des fleurs à six pétales sont enluminées. Les noms d'Allah et du prophète Muhammad sont systématiquement enluminés tout au long du texte. Le début de chaque sourate, le titre de la sourate, le numéro de verset et le texte environnant sont écrits à l'encre blanche et entourés d'un décor de motifs végétaux dans un cartouche rectangulaire. Le scribe a différencié les lettres allongées de certains mots en utilisant une encre rouge. De plus, il allonge les deux lettres “nun” et “tat”, ainsi que les lettres qui leur ressemblent, en fin de ligne contre la marge. \nCertains titres de sourates ont été volontairement grattés et leur emplacement a été masqué par un papier blanc sur lequel le titre a été réécrit. Ce papier de substitution se distingue de celui, épais, du manuscrit – peut-être composé de plusieurs couches.","short_description":"Manuscrit de la seconde moitié d’un coran donné en *waqf* à la mosquée al-Aqsa par le sultan al-Achraf Barsbay. C’est le plus grand coran de Palestine (110 x 170 cm ouvert). Il est écrit en un superbe style *thoulouth* à l’encre noire sur un épais et solide papier, et comporte de nombreuses décorations. Le nom *al-Djalala* (Majesté) et le nom du Prophète sont systématiquement enluminés tout au long du texte.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Achraf Sayf al-Din Barsbay (r. 825-841 H / 1422-1437 J.-C.).","dates":"825-841 de l’Hégire / 1422-1437 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 110 cm, l. 85 cm, ép. 13 cm.","method_for_datation":"Sources historiques, dont un passage dans le livre de l'historien Moujir al-Din al-Hanbali.","method_for_provenance":"Il est probable que ce *machaf* a été réalisé à Damas, où il a été offert au sultan al-Achraf Barsbay.","provenance":"Probablement Damas, Syrie.","obtention":"Transfert de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973. \nSalameh, K., *The Qur'anic Manuscripts in al-Haram al-Sharif Islamic Museum*, Paris, 2001.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","écriture thoulouth","enluminures","machaf"],"materials":["Encre de couleur sur papier","reliure en cuir","texte décoré et enluminé"]},"de5e05a4-b9f2-55ba-bb00-29aa5da66e88":{"name":"Bouteille.","description":"Grande bouteille à long goulot, pied évasé et anneau de goulot. La plus grande partie de sa surface est décorée d'émail et de dorure. Le goulot présente des bandeaux d'émail bleu entrelacés qui créent des compartiments meublés d'un décor floral. Autour de la base du goulot, des rosettes ornées de phénix en poses héraldiques alternent avec des griffons marchant. La partie du décor la plus remarquable est l'inscription calligraphique entourant le corps. Rédigé en écriture haute de couleur bleue sur un fond d'arabesques enroulées à rehauts rouge, vert et jaune, le texte est une dédicace à un souverain non nommé : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, le sage, le juste, le guerrier religieux, le roi.” La première partie de cette phrase est répétée au-dessus de l'anneau de col. Le décor élaboré qui recouvre toute la surface de cette bouteille rappelle l'apogée de la production de verre en Syrie et en Égypte au cours des périodes ayyoubide et mamelouke. Objet à l'évidence conçu pour un usage séculier, il a pu être utilisé pour le service des boissons dans une cour.","short_description":"Grande bouteille en verre à long goulot, délicatement décorée de plusieurs teintes d'émail et de dorure. Bien que remarquables, les inscriptions sont anonymes. À l'évidence, la bouteille a été faite pour un usage séculier et a peut-être été utilisée pour servir le vin ou d'autres boissons à la cour.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"première moitié du VIIIe de l’Hégire (XIVe J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 44,5 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Le style de dorure et d'émaillage est typique de la production de verre de la fin des périodes ayyoubide et mamelouke. Le décor figuratif qui caractérise l'art mamelouk de la fin du VIIe/XIIIe se réduit cependant ici à un groupe de petites rosettes à phénix en poses héraldiques. L'inscription calligraphique de dédicace à un sultan non nommé est devenue le motif décoratif principal, et cette prééminence de l'épigraphie allait bientôt caractériser l'art mamelouk.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 404.* \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 34. \nWatson, O., “Glass from the Islamic World”, in *Glass* (dir. R. Liefkes), Londres, 1997, pp. 30-31.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Verre émaillé et doré."]},"def6faf0-d2a3-568b-8c50-84cb131331b0":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau inspiré de l'ordre corinthien, très proche, par ses proportions, du modèle classique. Il présente une seule rangée de feuilles d'acanthes et de volutes avec un motif floral au centre. La façade de l'abaque est décorée d'une rangée de perles et d'une autre de petites feuilles, disposées en zigzag, qui pourraient être des réminiscences wisigothiques. Sur une face de la corbeille apparaît une inscription, disposée sur quatre lignes, en caractères coufiques archaïques, sur laquelle, malgré sa détérioration, on peut lire “Au nom de Dieu bénédiction / pour l'émir Abd al-Rahman fils d'al-Hakam : que Dieu l'honore.” Cette inscription fait référence à Abd al-Rahman II. \nLa place de l'inscription est inhabituelle jusqu'alors dans les chapiteaux andalous, alors qu'elle est courante dans les chapiteaux d'Orient. Mais c'est avec celui-ci que commence la tradition des chapiteaux épigraphiques commémoratifs, très caractéristiques de l'architecture andalouse. \nLes premières constructions islamiques de la péninsule Ibérique, au IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), eurent tendance à réutiliser des chapiteaux hispano-romains et wisigothiques. C'est au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) que débuta la fabrication des premiers chapiteaux andalous, aux fortes influences classiques et wisigothiques. Puis, vers le milieu de ce siècle, une fois qu'ils eurent bien assimilé l'héritage artistique précédent, les artistes andalous commencèrent à donner aux chapiteaux une physionomie plus islamique. Cette pièce, au relief profond et délicat, annonce la splendeur qu'atteindra la sculpture architecturale califale.","short_description":"Avec Abd al-Rahman II, l'émirat omeyyade d'Occident devint une grande puissance. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers chapiteaux hispano-musulmans comme celui-ci. Sa forme conique et son ornementation naturaliste s'inspirent des chapiteaux romains.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Émirat d’Abd al-Rahman II (207-238 H / 822-852 J.-C.)","location":"Madrid.","dimensions":"H. 28, 5 cm, l. 35 cm, Ø 30 cm.","method_for_datation":"Cette pièce a donné lieu à diverses polémiques depuis qu'Amador de los Ríos l'a attribuée au IVe/Xe siècle ; Gómez Moreno, se fondant sur les caractéristiques de la sculpture, la situa au IIIe/IXe, opinion aujourd'hui partagée par la plupart des chercheurs.","method_for_provenance":"La pièce provient de la résidence ancestrale du Gran Capitán de Córdoba, où elle avait été réutilisée. Ce fut probablement l'un des rares chapiteaux réalisés sous Abd al-Rahman II pour l'agrandissement de la Grande Mosquée de Cordoue réalisé entre les années 218-234/833-848.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Ce chapiteau est entré auMusée archéologique national par donation le 6 novembre 1912.","bibliography":"*Al-Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition*),* Madrid, 1992, p. 232. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in* Spain, New York, 1992.) \nCollectif*, El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001. \nCressier, P. et Marineto Sánchez, P. “Les chapiteaux islamiques de la Péninsule ibérique et du Maroc, de la renaissance émirale aux Almohades”, *L'Acanthe dans la sculpture monumentale, de l'Antiquité à la Renaissance*, Paris, 1993, p. 211-246. \nCressier, P., “Le chapiteau émiral : les problèmes de son étude”,*Coloquio internacional sobre capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (s. VI-IX d. C.)*, Madrid, 1990, p. 102. \nDomínguez Perela, E., “Los capiteles en al-Andalus durante los siglos VIII-IX”, *Coloquio internacional sobre capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (s. VI-IX d. C.)*, Madrid, 1990, p. 106.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture religieuse","chapiteau commémoratif"],"materials":["Marbre sculpté."]},"df86393e-c508-5ae4-9acc-14d37c1a879f":{"name":"Dinar.","description":"Pièce en or d'un dinar à légendes en écriture coufique sur les deux faces. Au centre de l'avers, une légende sur cinq lignes se lit “à Dieu / Muhammad / Prophète / de Dieu / Sanctionné par Dieu.” La marge présente une inscription circulaire : “Muhammad, le Prophète de Dieu. C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions même si elle est haïe par les païens.” Au revers, la pièce comporte quatre lignes d'inscription centrées “Il n'y a de Dieu / que le seul Dieu / Qui n'a pas de partenaire / autorisé par Dieu.” La couronne épigraphique contient une inscription coranique (sourate XXX, “Romains”, verset 4 : “Avant comme après, les choses dépendent de Dieu. Ce jour-là, les croyants se réjouiront.” Le long de cette marge court, vers l'intérieur, une seconde inscription circulaire : “Au nom de Dieu, cette pièce a été frappée en égypte en l'an 268 \\[881 J.-C.\\].” \nAhmad ibn Touloun, gouverneur de l'égypte (r. 254-270 H / 868-884 J.-C.), voulait unifier les provinces islamiques ; en 266 H /880 J.-C., il fut en mesure de fonder un vaste état et lança immédiatement la frappe de monnaie à son nom pour affirmer son autorité et son pouvoir. La monnaie alors en circulation avait été frappée par les califes abbassides. Ibn Touloun ne contestant pas la légitimité du califat abbasside, son nom fut ajouté sous celui du calife abbasside qui figurait au revers. Il joua un rôle fondamental dans l'amélioration de la pureté de l'or employé et l'accroissement du poids du dinar Ahmadi, bientôt accepté dans les transactions à l'exclusion de tout autre et qui devint un modèle pour d'autres monnaies. Aucune modification de son poids ou de ses inscriptions ne lui fut apportée par d'autres califes, si ce n'est celle de la mention des noms du calife et du souverain toulounide en place.","short_description":"La frappe de la monnaie comme signe du pouvoir et de la souveraineté était pratiquée sous les califes et les sultans musulmans, qui apposaient leur nom sur les pièces. Cette pièce porte le nom du calife abbasside et, en dessous, le nom d'Ahmad ibn Touloun, gouverneur de l'Égypte.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 1,2 cm, poids 3,45 g.","method_for_datation":"Présence d'une date au revers : “Au nom de Dieu cette pièce a été frappée en égypte en l'an 268 [881 J.-C.].”","method_for_provenance":"La pièce mentionne l'égypte comme lieu de frappe.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1961 à Alexandrie auprès du marchand d'antiquités Bouy Obeer.","bibliography":"Fahmi, Abd al-Rahman, *Al-Noukoud al-Arabiya: Madiha wa Hadirouha* \\[La monnaie arabe : passé et présent\\], Le Caire, 1964. \nFahmi, Abd al-Rahman, *Fajr al-Saka al-Arabiya: Mawsoua' al-Noukoud al-Arabiya wa 'ilm al-Noumiyat* \\[Les débuts du monnayage arabe : une encyclopédie de la monnaie arabe et de la numismatique\\], Le Caire, 1965. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide : étude de leurs influences sur l'archéologie et la civilisation\\], Alexandrie, 2002.","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["dinars","écriture coufique","frappe de monnaie","monnaies","numismatique","or","pièces de monnaie"],"materials":["Or moulé."]},"df881eea-95c8-5db6-825d-d04360d53ffd":{"name":"Machaf mamelouk.","description":"*Machaf* (manuscrit coranique) à reliure en cuir brun très foncé composée d'un recto, d'un verso et d'un rabat de fermeture. L'ornementation rappelle les *machaf* mamelouks dans le jeu des lignes traçant des figures géométriques entrelacées qui créent à leurs intersections des champs de dimensions variées meublés d'ornements estampés. Les marges des deux couvertures sont parcourues de divers filets décoratifs formant le cadre. L'intérieur est orné d'un cercle de taille moyenne estampé entouré de demi-cercles. \nLe folio 1b-2a comprend deux pages rédigées à l'encre noire en écriture *thoulouth* dont les lettres se terminent en enluminures. Chaque page contient 10 lignes, chacune entourée de filets. Le folio 2b-3a constitue le frontispice. Il se compose de deux pages contenant deux cartouches identiques recouvrant la plus grande partie de l'espace et apparaît meublé d'un décor de lignes géométriques s'entrecoupant. Elles définissent ainsi des champs de tailles variées, chacun étant meublé d'une fleur de taille adaptée à la zone qui la contient. Les panneaux décoratifs sont bordés en partie supérieure et inférieure par un bandeau enluminé qui reprend le texte d'un verset du Coran tiré de la sourate “al-Waqi'ah” (L'échéance, LVI, 76-82). Le décor végétal qui entoure ces bandeaux et les quatre côtés du panneau est traité en or et bleu. Le folio 3b-4a contient les pages d'ouverture du *machaf*. Identiques, elles sont toutes les deux rédigées sur cinq lignes en écriture *thoulouth* enluminée. Le texte est encadré de motifs végétaux. Celui des pages restantes est en écriture de style *thoulouth* rédigée à l'encre noire. Les marques de pause sont en forme de fleurs de couleur or, bleue et brune. Le nom de “Majesté” (al-Djalala) et la *basmala* (“Au nom de Dieu, le maître de Clémence, la source de Miséricorde”) sont écrits à l'or. Le numéro de la sourate et celui du verset sont écrits en blanc souligné de noir sur un fond or à vagues sur fond bleu, éventuellement rouge, dans un large bandeau doré qui forme un cadre rectangulaire. Les deux dernières pages qui contiennent les trois dernières sourates sont écrites à l'or.","short_description":"Coran mamelouk complet sous deux reliures en cuir décorées de lignes géométriques entrelacées. Il s’ouvre sur deux panneaux décoratifs identiques ornés de deux fleurs. Le texte est rédigé en style *thoulouth* à l’encre noire. Les marques de pause se présentent sous la forme de fleurs en doré, bleu et brun. Les enluminures sont surtout utilisées pour les noms de chapitres, les numéros de versets et lors de l’apparition du mot “Majesté”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Cadi (juge) Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771 H / 1369 J.-C.).","dates":"Avant 771 de l’Hégire / 1369 J.-C. ; pendant les dates d’existence du propriétaire d’origine.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 47 cm, l. 32 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Par rapprochement avec les dates de son propriétaire d'origine, le cadi Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771/1369).","method_for_provenance":"Le style d'écriture et de décoration comme la reliure en cuir militent en faveur de l'égypte. Ce *machaf* est typique des manuscrits égyptiens produits en égypte à cette époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"L'ouvrage a été transféré du Haram al-Ibrahimi (mosquée d'Abraham) à Hébron (al-Khalil) où il avait été donné pour récitation au Musée islamique en 1927.","bibliography":"Al-'Asqalani, Ahmad bin 'Ali bin Hajar (m. 852/1448), *Al-Dourar al-Kamina fi al-A'yan al-Mi'a al-Thamina* \\[La précieuse joaillerie des personnalités du huitième siècle\\], vol. 1 et 6, Hyderabad, 1972. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2 et 3, Le Caire, 1971. \nAl-Chaja'i, Chams al-Din, *Al-Malik al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi wa Awladahou* \\[Le monarque al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi et ses Fils\\], Fisbadan, 1978.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","décoration estampée","décoration géométrique","décoration végétale","écriture thoulouth","enluminures","machaf","papiers","reliures en cuir"],"materials":["couverture en cuir estampé.","dorures","Encres de couleur sur papier"]},"dfeaa5f1-63bf-55dd-a784-98bce952f149":{"name":"Minbar.","description":"*Minbar* en bois : une double-porte, surmontée d'une frise de *mouquarnas* à traces de décor floral peint, ouvre sur un escalier de sept marches, qui se termine par un petit palier surmonté d'un bulbe. La quasi-totalité des parties extérieures est décorée de motifs géométriques en bois incrustés de plaques d'ivoire à la façon d'une mosaïque. Certains motifs sont assez francs, comme les étoiles et les polygones à seize pointes des panneaux triangulaires latéraux, d'autres plus massifs et complexes, dont celui des doubles portes de l'entrée. Ce *minbar* comporte plusieurs inscriptions sculptées dans le bois ou les panneaux d'ivoire. Certaines sont des versets coraniques, par exemple les versets 33:56 et 16:90, respectivement sur le devant et sur l'arrière des portes. D'autres inscriptions louent le sultan Qaytbay et lui souhaitent un règne prolongé. Ce *minbar* a sans doute été utilisé dans l'une des nombreuses mosquées construites ou rénovées par Qaytbay pendant son sultanat, bien que l'on ne sache laquelle. C'est l'un des derniers *minbar* mamelouks à utiliser l'ivoire, les conditions économiques ayant considérablement enchéri ce matériau au cours des dernières années de la dynastie.","short_description":"Ce *minbar* (chaire) en bois à décor couvrant consistant en motifs géométriques faits d'incrustations d'ivoire a probablement servi à l'une des nombreuses mosquées fondées ou restaurées par le sultan Qaytbay, à qui l'on doit une période d'essor économique et de renaissance artistique dans les régions mameloukes.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 708 cm, l. 113 cm, P. 304 cm.","method_for_datation":"Des inscriptions sur le *minbar* donnent le nom du sultan Qaytbay (“Que Dieu prolonge son règne”), ce qui implique qu'il était en vie. Ce *minbar* est en conséquence daté de ce règne : 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869 à la Meymar Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington, DC, 1981, pp. 195-196. \nPhilips, T., *Africa : The Art of a Continent : 100 Works of Power and Beauty*, New York, 1996, cat. n° 7.67. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S. *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 100-101.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor géométrique","objets religieux"],"materials":["Bois incrusté d’ivoire et d’os."]},"e0d16aa5-ba9f-5a87-9eda-9fb21d5d5304":{"name":"Assiette.","description":"De nombreux types de poteries vernies coexistèrent pendant la période islamique, dont une céramique vernie à coloration monochrome. Techniquement, la poterie cuite était enduite de verre de couleur fondu, généralement bleu foncé, rouge sombre ou vert. \nLe bassin de cette assiette en céramique bleu foncé est décoré du mot *mulk* (pouvoir, souveraineté ou propriété) sculpté avant application de la glaçure. Le bleu de cobalt se concentrait dans la profondeur des rainures, ce qui rendait les parties en creux plus foncées que les parties de surface et renforçait l'effet décoratif. La surface restait cependant uniforme et lisse à la fin du processus de glaçure. \nCette méthode de décoration est semblable à celle utilisée dans le style *laqabi* pratiqué en Syrie et en Iran, même si les pièces de ce genre sont généralement polychromes. \nLe mot *mulk* est écrit en style coufique fleuri, dans lequel chaque lettre se termine par un rejet ou un bourgeon. Le mot est entouré d'un bandeau circulaire de perles rectangulaires et l'aile de l'assiette est décorée de motifs à trois petits cercles concentriques.","short_description":"Cette grande assiette monochrome vernie d'un bleu de cobalt intense et audacieusement ornée d'une inscription calligraphique en style coufique fleuri reproduisant le mot *moulk* (souveraineté) a été exécutée selon la technique *laqabi*.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 32,5 cm.","method_for_datation":"Ce type d'objet en terre cuite a été constamment produit dans la région de l'al-Djazira au cours de la période atabeg (VIe/XIIe siècle). La production de céramique y fut interrompue par l'invasion mongole au VIIe/XIIIe siècle (1269).","method_for_provenance":"Cette pièce a été trouvée à Raqqa, dans la région de l'al-Djazira. On sait par des fouilles archéologiques que des céramiques à glaçure monochrome et décor en creux dans le bassin étaient produites dans la région à cette époque.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Achat en 1932.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.229. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Djazira","bleu foncé","céramiques","écriture coufique fleuri","glaçures","monochromes","Raqqa","style laqabi","terre cuite"],"materials":["Terre cuite à glaçure monochrome."]},"e0d8deeb-f886-5cc2-84a5-fd934f5025aa":{"name":"Colonne avec inscriptions coufiques.","description":"Colonne avec légère enthèse pourvue d'une échine. Sur le cavet, à l'intérieur d'un cartouche rectangulaire, se déploie une inscription arabe gravée en caractères coufiques citant la *basmala*, selon la lecture qu'en fait M. Amari : “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.” Au milieu de la colonne, à l'intérieur d'un cartouche carré est gravée la *chahada*, c'est-à-dire la profession de foi : “Il n'est d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète.” Jusqu'en 1874, cette colonne se trouvait devant le portail principal de l'église Saint-François d'Assise, sur le côté droit. Elle provient d'un édifice religieux, peut-être une mosquée ultérieurement transformée en oratoire, qui s'élevait probablement aux abords de l'église médiévale. La Galerie régionale de la Sicile abrite un autre exemplaire de colonne (inv. n° 5100) portant des inscriptions très similaires ; elle provient elle aussi d'une église palermitaine, aujourd'hui disparue, San Giacomo la Mazzara. Le style austère, presque totalement dépourvu d'ornements, est de goût fatimide, également adopté en Sicile et resté en usage à l'époque des Normands.","short_description":"Cette colonne est datable de la période de domination islamique en Sicile, du fait des caractères coufiques de l'inscription, qui figure au centre de la colonne, dans un cartouche carré.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"v. Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Palerme","dimensions":"H. 166 cm ; l. 27 cm.","method_for_datation":"Datable de la période de domination islamique en Sicile du fait de la présence de l'inscription en caractères coufiques.","method_for_provenance":"Certains documents attestent la provenance de cette colonne (église Saint-François d'Assise).","provenance":"Incertaine, près de l’église Saint-François d’Assise.","obtention":"Dépôt au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, n. XX, pp. 107-108. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 9, 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 282-283 et fig. 179.","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","inscription arabe en caractères coufique","mosquée"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e179ff65-79d3-5bba-97ab-c8056af7e861":{"name":"Fragment de mouchoir/tissu.","description":"Mouchoir carré bordé sur deux de ses côtés d'une série de bandeaux brodés au point de chaîne en rouge, jaune, noir et blanc. Chaque série se compose d'un bandeau externe, orné de deux branches végétales ondulées flanquant deux plus petites, et d'un large bandeau pris entre deux fines bordures à motifs géométriques, qu'encadre une inscription répétitive en style coufique au nom du propriétaire du mouchoir “al-bi-Allah”. Le bandeau central est illustré d'une succession d'oiseaux et de feuilles qui semblent s'envoler de leur col. \nLa propriété de ce mouchoir est attribuée au calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), connu pour sa politique de tolérance envers les Coptes et son mécénat stimulant des artisans de cette communauté. Ces artisans utilisaient des éléments décoratifs fortement influencés par l'art copte, comme le montre la présence de pigeons dans ces rondeaux. \nDivers types de production textile fleurirent au cours de la période fatimide, la soie jouant un rôle fréquent dans l'ornementation des tissus. L'empire fatimide jouissait d'une grande richesse qui se reflétait dans le raffinement et la splendeur de la vie quotidienne, en particulier dans l'habillement qui comprenait, par exemple, des turbans, des manteaux et des mouchoirs richement tissés et brodés.","short_description":"Les califes fatimides s'intéressaient beaucoup à l'industrie textile et nommèrent un maître du *Tiraz* pour superviser le négoce du textile. Certains tissus de soie étaient fabriqués à l'intention exclusive du calife, dont cette pièce, qui porte brodé le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"365-386 de l’Hégire / 975-996 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Le bandeau épigraphié contient le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386/975-996).","method_for_provenance":"Ce mouchoir aurait appartenu au calife fatimide al-Aziz bi-Allah qui régna en égypte de 365 à 386/975-996.","provenance":"Égypte.","obtention":"Offert au musée en 1930 par Maurice Nahman, marchand d'antiquités.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *al-Zakhrafa al-Mansouya fi al-Aqmisha* \\[Motifs tissés sur métiers\\], Le Caire, 1942. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSpuhler, F., *Islamic Carpets and Textiles in the Keir Collection,* Londres, 1978.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","décoration épigraphique","décoration figurative","décoration végétale","mouchoirs","point de chaîne","soie"],"materials":["Lin brodé de soie."]},"e1a05d50-90fe-5598-b556-5c2fb0929803":{"name":"Porte du Dôme du Rocher.","description":"Porte composée de deux battants identiques. Elle est en bois habillé de plaques de cuivre sur le côté extérieur. Chaque battant est entouré d'un cadre en cuivre dépourvu de décor composé de petits panneaux. Des losanges réguliers fixés à leurs quatre angles par des clous de cuivre et un cinquième au milieu recouvrent entièrement les deux battants. Sur le pourtour, ce décor se termine en demi-losanges. Dans la partie centrale des battants figurent des inscriptions en style *thoulouth* mamelouk allongé. Répétées deux fois, elles se lisent : “Sultan de l'Islam et des Musulmans, Exterminateur des polythéistes, restaurateur de la Justice dans le monde, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay, que Dieu conforte son triomphe.” Au sommet de la porte, une autre inscription commémore les travaux de restauration entrepris en 946 H / 1540 J.-C. sous l'égide du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.). \nLe musée détient deux autres portes similaires. Toutes trois sont en excellent état grâce aux restaurations de Soliman. Elles ont été transférées au musée du Dôme du Rocher à l'occasion de travaux de restauration entrepris dans les années 1960, date à laquelle elles furent remplacées par des portes en bois fabriquées à Jérusalem. Une quatrième porte mamelouke a été conservée sur le site.","short_description":"Porte composée de deux battants identiques en largeur et en hauteur. Le bois est entièrement habillé de plaques de cuivre sur le côté extérieur. Le nom du sultan al-Achraf Qaytbay apparaît sur la porte ainsi que celui du sultan Soliman le Magnifique, qui la fit restaurer.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 / 1468-1496 J.-C.).","dates":"872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 445 cm, l. 274 cm, ép. 15 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure sur la porte cite le sultan al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay.","method_for_provenance":"Une porte de ce type a vraisemblablement été fabriquée dans un atelier sur le chantier.","provenance":"Jérusalem, Palestine.","obtention":"Porte transférée du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois plaqué de cuivre","écriture thoulouth","écriture thoulouth mamelouke","porte du Dôme du Rocher","Portes","portes mameloukes"],"materials":["Bois recouvert de plaques de cuivre","sculpture et travail de treillis."]},"e1bda161-d9ba-562d-9078-9d5793a2b451":{"name":"Coupe.","description":"Coupe à bassin divisé en huit parties triangulaires – quatre grandes et quatre petites – par d'épais traits noirs et blancs. Chacune des parties larges est ornée d'un arbre stylisé sous une arche polylobée. Le tronc, décoré de petites feuilles de part et d'autre de son axe vertical, est surmonté d'un couronnement de feuilles en forme de bulbe, de branches en rinceaux et de feuilles trilobées. Deux des petits triangles contiennent des feuilles trilobées enroulées, les deux autres la répétition d'un même mot en écriture *naskhi*, peut-être une bénédiction. Cette coupe à peinture sous glaçure est un excellent exemple de la richesse de la créativité artistique mamelouke.","short_description":"Coupe en céramique peinte sous glaçure de fabrication syrienne. L’intérieur est divisé par des stries noires et blanches en huit panneaux ornés d’une flore stylisée et d’éléments architecturaux, comme la répétition d’un même mot en écriture *naskhi*, peut-être une bénédiction.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 11,1 cm, Ø 25 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des coupes syriennes similaires découvertes à Damas, Raqqa et Hama, aujourd'hui exposées au Musée national de Damas et au British Museum à Londres.","method_for_provenance":"La provenance est inconnue, mais le marchand auquel cette coupe a été achetée assurait qu'elle venait de Rabba en Jordanie.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat en 1956 auprès d'un marchand d'antiquités qui affirmait que l'objet était originaire de Rabba, près de Karak.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 156-157، شكل 57. \nBienkowski, P. (dir.), *Treasures from an Ancient Land: The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 84, cat. n° 98. \nHobson, R. L., *A Guide to the Islamic Pottery of the Near East*, Londres, 1932, p. 60, planche XXI, fig. 75. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 2e édition, 1971, p. 17, planche 12 A. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 284, cat. n° 388.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","écriture naskhi"],"materials":["Céramique peinte en noir et bleu sous glaçure transparente."]},"e27dbed9-8298-54dd-abc1-a2b737a79abc":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle rectangulaire alliant de manière remarquable la beauté du décor et le programme épigraphique. Organisée en modèle architectural, avec un arc “symbolique” de lobes entrelacés, elle finit dans sa partie supérieure par une bande de merlons islamiques. À l'intérieur de l'arc, une calligraphie cursive très déliée se mêle aux arabesques ; dans l'entrecolonnement, sous un étroit cadre rectangulaire, sont visibles trois lignes d'un cursif nettement marqué par de longues tiges verticales et le prolongement des lettres finales. \nLe fameux arabisant Frei (Frère) João de Sousa en fait état pour la première fois en 1788, alors qu'elle est exposée sur l'un des murs extérieurs des Paços do Concelho (hôtel de ville) d'Évora, où la voit peu de temps après l'architecte anglais James Murphy, qui la reproduit dans une publication en 1795, *Travels in Portugal*. Brisée et quelque peu effacée, mal dessinée par Murphy, l'inscription de l'arc n'a pu être déchiffrée que très récemment. Le déchiffrage complet, effectué pour la première fois en 1940 par A. R. Nykl avec des réserves concernant les deux dernières lignes, nous donne : \n“Toutes les âmes connaîtront la mort (Coran, III, 182). Ô toi qui visites (ce sépulcre), prie Dieu qu'il te pardonne et qu'il ait miséricorde pour ton frère et souviens-toi de ce voyage (jusqu'au Jugement dernier). (Ton âme) te sera enlevée par Dieu ; aucun vestige de son orgueil n'apparaît dans cet humble tombeau. De l'injustice (de ce monde), nous devons retourner au Seigneur ; c'est-à-dire à Dieu, à la Miséricorde et à la grande Générosité.”","short_description":"Cette stèle funéraire fut commanditée par des musulmans restés à Évora à la suite de la reconquête de la ville. Le texte cite le Coran (III, 182), dans un passage qui combine élégamment des éléments architecturaux (un arc lobé crénelée) et une calligraphie cursive mêlée d'arabesques.","holder":"Musée d’Évora.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Évora.","dimensions":"H. 35 cm ; l. 49 cm ; P. 4,5 cm.","method_for_datation":"Les caractéristiques stylistiques et épigraphiques permettent de la dater du VIIe/ XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La pièce a été décrite à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu'elle était exposée sur le mur extérieur de l'édifice des Paços do Concelho (hôtel de ville), place du Giraldo, à évora. Lors de sa démolition à la fin du XIXe siècle, la stèle a été remise au Musée archéologique, annexe de la Bibliothèque publique d'évora.","provenance":"Évora.","obtention":"La stèle a été transférée du Musée archéologique, annexe de la Bibliothèque publique, au Musée d'évora lors de sa création en 1915.","bibliography":"Borges, A. G. M., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, p. 253. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 405. \nNykl, A. R., “Algunas inscripciones árabes de Portugal”, *Al-Andalus*, 5, 1940, pp. 309-401. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes no Museu Etnológico do Dr. José Leite de Vasconcelos”, *Ethnos*, Lisbonne, 2, 1942, pp. 21-23. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e36d1815-45d9-51df-ac24-e2a59050461b":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée à ouverture évasée, partie inférieure aplatie et pied bas retourné. Six anneaux de verre sont prévus pour attacher les chaînes de suspension. La lampe est décorée d'émail et de dorures qui composent un motif en plusieurs parties. La section supérieure du col est ornée d'une grande inscription en lettres bleu vif. Le texte, divisé en trois par des médaillons circulaires de louanges au sultan, comprend le début du fameux verset de la Lumière tiré du Coran (sourate 24, verset 35) : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). Ce verset figurait souvent sur des luminaires comme les lampes de mosquée. La partie inférieure du col porte un bandeau de décoration à grands traits en rouge, ponctué de petits médaillons bleus. La partie principale du corps présente un étonnant réseau de fins motifs entrelacés tracés en rouge sur fond bleu à éléments floraux. Le contour de ces entrelacs est laissé en verre neutre, pour que le motif resplendisse lorsque la lampe est allumée. La partie inférieure, au-dessus du pied, reprend les médaillons circulaires du col.","short_description":"Lampe de mosquée de forme typiquement mamelouke ornée autour du col d'une importante inscription et, sur la panse, d'un complexe motif d'entrelacs dont les contours sont laissés en verre neutre pour mieux resplendir lorsque la lampe était éclairée – sans doute dans la mosquée du sultan Hassan.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Censée avoir été réalisée pour la mosquée et la madrasa du sultan Hassan (r. 748-752 H / 1347-1351 J.-C. et 755-762 H / 1354-1361 J.-C.).","dates":"probablement entre 757 de l’Hégire / 1356 J.-C. et 762 H / 1361 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 35,6 cm, l. 30,7 cm.","method_for_datation":"Cette lampe est réputée venir de la mosquée et de la *madrasa* du sultan Hassan, édifiée entre 757 et 762/1356 -1361.","method_for_provenance":"On pense que les lampes en verre de ce type étaient fabriquées au Caire, solution plus pratique et plus sûre que de les faire réaliser ailleurs puis de les transporter.","provenance":"Peut-être Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 28 et planche 14.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["verre doré et émaillé."]},"e3ee67e9-9290-5553-9312-7583df9e2ebd":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire fragmentée en deux parties comprenant une inscription en caractères coufiques fleuris, gravée en creux. Le texte est composé de trois lignes qui précisent : \n \n– \\[Au nom d'Allah, le Clément le Miséricordieux, que le salut d'\\] Allah soit sur Muhammad et sa famille … Ceci … \n \n– al-Tamimi, mort le jour \\[lundi (?) dimanche (?) merecredi(?)\\] \n \n–… quatre cent treize \\[1022\\].","short_description":"Stèle funéraire provenant d'Achir, cassée en deux parties. Une inscription en caractères coufiques, gravés en creux, donne la date de la mort et le nom du défunt.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Ve de l'Hégire / XIe siècle J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 45 cm, l. 32 cm, ép. 4,5 cm.","method_for_datation":"Dans sa reproduction du texte, Marçais a indiqué les restitutions qui semblent s'imposer d'après la forme des caractères.","method_for_provenance":"Analyse stylistique des lettres utilisées dans l'inscription et comparaison avec celles des inscriptions zirides du Ve/XIe siècle. D'autre part, la stèle est constituée du même grès que celui qui a servi à la décoration des façades du palais de Ziri à Achir.","provenance":"Achir (Médéa).","obtention":"Don du colonel Laquière.","bibliography":"Combe, E., Sauvaget, J., Wiet, G., *Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, Le Caire, 1937. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Recherches d'archéologie musulmane”, *Revue africaine*, vol. 63, Alger, 1922, pp. 21-39.","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Achir","inscription","objet funéraire","pierre tombale","stèle","ziride"],"materials":["Grès taillé et gravé en creux."]},"e499d19d-1cd3-574e-b40c-b7a8dc83a218":{"name":"Coran.","description":"Ce coran a été écrit en style mamelouk *naskhi* sur de petites feuilles de papier blanc à ornements dorés soulignés de noir. Les pages ne possèdent pas de lignes marginales. La reliure en cuir comporte un rabat. Le coran lui-même s'ouvre sur une enluminure en double page de style géométrique, chaque médaillon central en forme d'étoile à huit branches contenant un verset du coran (sourate XLI, verset 42). Chaque polygone formé par ce décor géométrique est rempli de motifs d'arabesques. La bordure à fond noir est ornée d'arabesques et de palmettes contenant des motifs de bouton de rose traités en nuances de rose, vert et bleu passés. Ce style d'enluminure mamelouke est appelé “style Sandal.” Le début de chaque chapitre (sourate) est calligraphié en style coufique, la fin des vers étant signalée par des rosettes entrelacées de couleur or et bleu. Tous les cinq et dix vers apparaissent en marge de la page des médaillons enluminés contenant une mention en coufique. \nCe coran a été réalisé pour le trésor du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad qui régna à trois reprises. Il a été copié pendant le mois de *ramadan* 713 H / décembre 131 J.-C. par le calligraphe Chadi bin Muhammad bin Chadi bin Daoud bin Isa bin Abou Bakr bin Ayyoub, descendant de Saladin, le fondateur de la dynastie des Ayyoubides. Les enluminures sont l'œuvre de Aydoğdu bin Abdullah al-Badri et Ali bin Muhammad al-Rassam. \nDe qualité exceptionnelle, ce coran a été réalisé pour être offert au sultan à un moment qui vit un renouveau de la production d'œuvres exquises et d'un grand raffinement dans toutes les branches artistiques, période qui pourrait même être qualifiée de Renaissance de l'art islamique en égypte.","short_description":"Ce coran comporte les trois critères qui en garantissent la valeur artistique : les noms de son calligraphe, de son enlumineur et de la personne à qui il a été offert. Chef-d’œuvre des arts du livre mamelouk, il est écrit en or, avec une enluminure qui allait faire école. Il porte le nom du sultan à qui il fut offert.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nasir al-Din Muhammad, sultan mamelouk (il accéda à trois reprises au trône : 692-694, 698-708, 709-742 H / 1293-1294, 1299-1309, 1310-1341 J.-C.).","dates":"Ramadan 713 de l’Hégire / décembre 1313 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 35 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"Le colophon porte la date de *ramadan* 713 (décembre 1313).","method_for_provenance":"L'œuvre porte les marques caractéristiques du style mamelouk et a été réalisée par des maîtres de la cour du palais mamelouk du Caire, ce qui fait fortement incliner pour une production cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II à Istanbul au musée en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. “Der Prachtkoran”, *Die Koranbestände des Museums für Türkische Kunst in Istanbul*, Berlin 1999, pp. 111-123. \nJames, D., “Some Observation on the Calligrapher and Illuminators of the Koran of Rukn al-Din Baybars al-Jashnagir”, *Muqarnas* 3 (1984), pp. 147-157. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks,* Londres 1988, pp. 58-63. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul 2002, pp. 176-179.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","objets religieux"],"materials":["cuir","dorure.","Encre","Papier préparé (aharlı)"]},"e5089d3e-3231-5064-9958-45c0890fde1c":{"name":"Aiguière.","alternate_name":"Aiguière dite Blacas.","description":"Aiguière incrustée d'argent et de cuivre à laquelle manquent le pied et le bec. Le délicat décor incrusté qui recouvre le corps et le col est d'une finesse exceptionnelle. Une remarquable série de scènes figuratives tirées d'une vie de cour contemporaine de l'exécution est présentée dans une succession de médaillons entourés d'un motif géométrique alternant avec des bandeaux d'inscriptions et de figures. Les hommes, tête couverte, portent des tuniques à manches droites. Leurs costumes évoquent l'origine turque de la dynastie zenguide. Les manches des robes des princes sont ornées de bandes en *tiraz*. Les soldats sont armés d'épées à lames droites. Deux femmes de la noblesse sont représentées : l'une, accompagnée par une servante, se regarde dans un miroir, l'autre se déplace avec sa servante dans un palanquin porté par un chameau. Une joueuse de luth a le bas du visage voilé. D'autres médaillons représentent une scène de chasse dans laquelle un homme tire à l'arc sur une proie, un chasseur est attaqué par un guépard qui a sauté sur le dos de son cheval, des musiciens, des danseuses et de joyeux convives sont en train de boire. On trouve même une scène tirée du poème épique persan *Shanama* représentant Bahram Gur tirant à l'arc pendant qu'Azadeh joue de la harpe sur son cheval. \nLa qualité extraordinaire de la décoration et de la représentation des scènes de la vie aristocratique conduit à penser que cette aiguière était probablement utilisée à la cour. Son propriétaire a pu être Badr al-Din Lulu, qui régna à Mossoul (629-659 H / 1232-1259 J.-C.), ou un membre de sa cour. Un certain nombre d'objets à son nom montrent qu'il appréciait le travail du métal et commanda de nombreuses pièces. Bien que la technique de l'incrustation soit d'origine iranienne, de nouvelles formes inspirées de l'art byzantin furent introduites à Mossoul. Le répertoire décoratif du travail des artisans de Mossoul était plus varié que celui de leurs homologues iraniens et comportait davantage de scènes figuratives, dont certaines tirées de la vie quotidienne. \nIbn Saïd, musulman d'Espagne, voyagea en Syrie, en Mésopotamie et en Irak en 648 H / 1250 J.-C. Dans son livre, *Géographie*, il mentionne des récipients en cuivre incrusté réalisés à Mossoul qui étaient exportés et offerts à des souverains. Ainsi, le travail du métal de cette ville et ses incrustations scintillantes avaient atteint un niveau qui leur permettait de rivaliser avec l'or et l'argent. Au cours du règne de Badr al-Din Lulu, Mossoul promue capitale s'enrichit et accrut son prestige, passant du statut de cité provinciale à celui de centre commercial et artistique prospère, avec de nombreux palais et bâtiments publics neufs. Cette aiguière était probablement utilisée pour verser de l'eau dans les banquets de la cour.","short_description":"L'artisan à qui l'on doit cette aiguière exceptionnelle a signé son œuvre en indiquant qu'il est de Mossoul. Faite en cuivre jaune incrusté d'argent, elle est couverte de nombreuses représentations de personnages occupés à différentes activités comme jouer de la musique, boire ou chasser.","holder":"The British Museum.","dates":"629 de l’Hégire / 1232 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 30,4 cm, l. 22 cm, P. 21,5 cm.","method_for_datation":"L'aiguière porte la date 629 (1232 J.-C.).","method_for_provenance":"Une inscription précise le nom de Shuja ibn Mana al-Maswili (Shoudja, fils de Mana de Mossoul), artisan de Mossoul, donc, où existait une importante activité de travail du métal au début du VIIe/XIIIe siècle.","provenance":"Mossoul, Irak.","obtention":"Cette aiguière dite Blacas porte le nom du duc français dont la collection a été achetée par le musée en 1866.","bibliography":"*L'Orient de Saladin : l'art des Ayyoubides* (catalogue), Paris, 2001, cat. n° 122, p. 146. \nRice, D., “Inlaid Brasses from the Workshop of Ahmad al-Dhaki al-Mawsili”, *Ars Orientalis*, 3, 1957, pp. 284-326. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, 1993, pp. 80-82.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","eau","femme","musique","zenguides"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’argent et de cuivre."]},"e5d5610e-7a97-5cb2-8e3e-ab2a92c646cd":{"name":"Stèle commémorative.","description":"Il s'agit de la seule inscription, sur le territoire portugais, relative à la construction d'un minaret. La pièce se trouve à côté d'une fontaine, à l'intérieur du château de Moura. Bien que son emplacement original ne soit pas connu, tout porte à croire que la stèle ne s'en trouve pas très éloignée. Il est probable qu'elle a été commandée à des ateliers sévillans. \nSelon le texte, la construction du minaret de la mosquée de Moura a été ordonnée par al-Moutadid, qui dominait alors (milieu du Ve siècle H / XIe siècle J.-C.) tout le sud-ouest de la Péninsule. Le rôle discret joué par Moura durant la période islamique nous amène à rattacher cette stèle à une attitude symbolique d'appropriation du territoire de Moura. Rappelons qu'à environ 20 km de cette fortification se trouvaient d'importants gisements d'argent, à Totalica, le contrôle de ces mines ayant été, au long du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), motif de luttes permanentes. Dès lors, l'édification du minaret et l'installation de la stèle auraient eu comme objectif d'affirmer l'autorité du seigneur de la région. \nLa pièce est légèrement endommagée et au texte, incomplet, manque la dernière ligne. D'après Nykl, elle aurait mesuré, dans sa version originale, environ 44 cm de hauteur et 56 cm de largeur. Le texte se réduit à trois lignes qui permettent une lecture partielle : “Au nom de Dieu, Clément, Miséricordieux. C'est al-Moutadid billahi \\[al-Mans\\]our bi-fadli-llahi abou Amr qui a fait construire \\[ce\\] minaret.”","short_description":"Cette stèle commémore la construction d'un minaret à Moura par al-Moutadid au milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Elle est située dans le château de la ville à proximité du site de la mosquée. Elle agissait comme une affirmation symbolique du contrôle des mines d'argent de la région de Moura.","holder":"Musée municipal de Moura.","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Moura., Beja.","dimensions":"H. 32 cm, l. 50 cm.","method_for_datation":"La datation de la pièce est à situer à l'intérieur de la domination de al-Moutadid (433-461/1042-1069), à mi-parcours de son règne selon Nykl (444/1052).","provenance":"Séville ?","obtention":"La pièce se trouve à proximité de son lieu d'origine, la mosquée se situant à l'intérieur du château. Le voyageur anglais Murphy fait mention de cette stèle à cet emplacement aux environs de 1790.","bibliography":"Labarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, vol. VIII, Madrid, 1987, pp. 395-420. \nMacias, S., “Moura na Baixa Idade Média: elementos para um estudo histórico e arqueológico”, *Arqueologia Medieval*, n° 2, Porto, 1993, pp. 127-157. \nNykl, A. R., “Algunas inscripciones árabes de Portugal”, *Al-Andalus*, vol. V, fasc. 2, Madrid, 1940, pp. 399-411.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Santiago Macias","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abbadides","marbre","minaret","Moura","Séville","stèle commémorative"],"materials":["Marbre blanc."]},"e722241c-4515-59f7-bedf-15c25aea04a3":{"name":"Coran.","description":"Coran de 346 pages copié en écriture *naskhi* à l'encre noire sur un délicat papier préparé. Les pages à épaisses lignes de marge dorées comptent chacune 13 lignes de texte. La première sourate (*al-Fatiha*) et les quatre premiers versets de la deuxième (*al-Baqara*) sont enluminés de dorures en interlignage. Les titres de chapitre des deux pages face-à-face sur lesquelles ces versets sont écrits ainsi que les zones extérieures aux lignes de marge sont décorées d'un fond à la feuille d'or et d'enluminures très colorées en style baroque-rococo turc. Tous les titres de chapitres sont copiés en écriture *tawqi'* au-dessus d'une enluminure à l'or. Chaque verset est séparé de ses voisins par des rosettes dorées toutes différentes tandis que, en marge, des motifs de rose de formes variées signalent la fin d'une suite de cinq ou de dix versets. La reliure en cuir est brune à l'extérieur et verte à l'intérieur. L'extérieur présente des motifs floraux de style naturaliste libre à dorures vertes et jaunes. \nLa calligraphe de ce coran, Mustafa Izzet Efendi (1215-1292 / 1801-1876 J.-C.), né à Tosya, fut formé à Istanbul. Il apprit la calligraphie auprès de Mustafa Vasif et de Yesarizade Mustafa Izzet Efendi. Ses œuvres les plus célèbres sont des *hilya* (Nobles Descriptions, en prose, du prophète Mahomet) et des feuilles d'exercices de calligraphie appelés *istif*. Les inscriptions accrochées sous la coupole de Sainte-Sophie, parmi les plus célèbres du monde islamique, sont de sa main. \nDeux artistes ont travaillé à la reliure de cet ouvrage. Mehmet Salih, maître relieur à la cour ottomane au temps du sultan Abdulmejid Ier (Abd al-Majid), et son apprenti Rashid Efendi. \nAu début du VIIIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), l'art turc commença à changer sous l'influence européenne. Ce style, appelé baroque-rococo, a été appliqué aux arts du livre, et ce coran en est la plus belle illustration.","short_description":"L’enluminure est un élément naturel du Coran. Les enlumineurs utilisaient des motifs floraux naturalistes influencés par l’Europe conjointement à des éléments classiques pour enluminer le Coran durant les XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Pertevniyal Valide Sultan.","dates":"*Safar* 1259 de l’Hégire / mars 1843 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 28 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Selon la date mentionnée sur le manuscrit, il aurait été copié en *safar* 1259/mars 1843.","method_for_provenance":"Ce manuscrit a été trouvé dans le tombeau de Pertevniyal Valide Sultan qui l'avait offert en *waqf* au complexe de bâtiments portant son nom en 1284/1868. Les enlumineurs étant des artistes de la cour, il a probablement été réalisé à Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"*Transféré au musée du tombeau de Pertevniyal Valide Sultan le 2* jumada *1345/9 décembre 1926.*","bibliography":"Aksoy, Ş., “Kitap Sanatlarında Türk-Barok-Rokoko üslubu”, *Sanat* 6 (juillet 1977), pp. 126-136. \nölçer, N., *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, pp. 62-65. \nölçer, N., *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 326-327.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["baroque ottoman","Coran","décoration florale","objets religieux","waqf"],"materials":["Encre noire sur papier","enluminures de diverses couleurs et or."]},"e78c6ccf-a931-5f61-a53f-9a33b0ed0065":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Cette stèle présente une base façonnée décorée par une élégante frise à volutes végétales, dans un style que l'on retrouve fréquemment sur les stèles funéraires de Palerme. Elle est mutilée sur les deux bords. L'inscription arabe est en caractères coufiques allongés, comme le veut le style fatimide. Elle dit, d'après la lecture qu'en fait Michele Amari : “Au nom du dieu miséricordieux… qu'il donne la paix. Chaque âme devra savourer ses propres compétences, car le jour de la résurrection (alors) celui qui sera entraîné loin du feu, et introduit au paradis, celui-là sera sauvé. La vie d'ici-bas//… tromperie. La puissance … Prophète. Ceci est la tombe d'Ayyub (fils de …) Mukhallaf, le foulonnier, lequel mourut un samedi, dans la première décade du mois de *rejab* en l'an cinq cent dix-sept \\[du 25 août au 3 septembre 1123\\]. Que Dieu lui fasse miséricorde.” L'activité textile était très répandue en Sicile, comme l'atteste une autre inscription de 462 H / 1072 J.-C., toujours conservée à la Galerie régionale de la Sicile (n° d'inv. Liste san Giovanni 61), dans laquelle est cité Ibrahim, tisseur de *dibag*, c'est-à-dire d'étoffes de soie.","short_description":"Tombe avec inscriptions coufiques. Tombes et stèles présentent souvent des formules tirées du Coran, parfois avec l'énonciation des vertus du défunt. Ici, il y a une référence au métier du défunt, un tisserand, preuve de la vitalité des arts textiles exercés par les artisans musulmans dans la Sicile de l'époque.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"1123.","location":"Palerme","dimensions":"H. 19 cm ; l. 171 cm ; ép. 27 cm.","method_for_datation":"Datation mentionnée par l'inscription.","method_for_provenance":"Bibliographie.","obtention":"Dépôt auprès du Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia, Iscrizioni edili* (rééd., F. Gabrieli, dir.), Palerme, 1971, n. XXII, pp. 190-191. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 301 et fig. 166.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Pierre gravée."]},"e80bcaa9-4d37-5613-9f67-15e7d790f6a9":{"name":"Inscription murale.","description":"Inscription murale en écriture *naskhi in situ* au château d'Aqaba. Elle court le long d'un mur de l'entrée principale et se poursuit des deux côtés d'une pièce à proximité immédiate. \nL'inscription annonce que le château a été édifié par l'émir Khayr Bay al-Ala'i au cours du règne du sultan Qansuh al-Ghuri (r. 906-922 H / 1500-1516 J.-C.), pénultième sultan mamelouk d'égypte qui voulait maintenir la sécurité des terres et des voies d'eau d'égypte et de Syrie. La date – peu claire – peut se lire 910 de l'Hégire (1504 J.-C.) ou 920 de l'Hégire (1514 J.-C.). L'historien égyptien contemporain de cette époque, Ibn Iyas, mentionne que l'émir Khayr Bay al-Ala'i était appelé al-Mi'mar (le constructeur). L'accent sur la lettre “n” dans le mot بنّا “Banna” (constructeur) et le mot بنِِا “Bena” (construction), tous deux gravés dans la même écriture mais le dernier avec un accent sur la lettre “n”, confirme que l'émir Khayr Bay al-Ala'i est bien le constructeur de ce château.","short_description":"L’inscription murale qui court le long des murs d’une pièce située à proximité immédiate de l’entrée du château d’Aqaba établit que le château fut construit par l’émir Khayr Bay al-Ala’i au cours du règne du sultan Qansuh al-Ghuri. La date n’est pas nette mais peut se lire 910 (1504 J.-C.) ou 920 (1514 J.-C.).","holder":"*In situ* au château d’Aqaba.","dates":"910 ou 920 de l’Hégire / 1504 ou 1514 J.-C.","location":"Aqaba.","dimensions":"H. (au-dessus du sol) 140 cm, L. 14 m, l. 66 cm.","method_for_datation":"Le panneau est daté par l'inscription de la mention du nom du sultan mamelouk Qansuh al-Ghuri (r. 906-922/1500-1516).","method_for_provenance":"L'inscription se trouve sur un mur du château d'Aqaba, dans l'entrée principale et l'une des pièces voisines.","provenance":"Aqaba, Jordanie.","obtention":"L'inscription reste *in situ* au château d'Aqaba.","bibliography":"المومني. سعد، “القلاع الإسلامية الأردنية: الفترة الأيوبية المملوكية”، عمان، 1987، ص 304-305. \nغوانمة. يوسف، “ أيلة (العقبة) و البحر الأحمر و أهميتها التاريخية والإستراتيجية، جامعة اليرموك،1984، 131-132. \nKhouri, R., Whitcomb, D., *Aqaba: Fort of Palestine on the China Sea*, Amman, 1988.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["constructeurs","écriture naskhi","inscriptions","sultan"],"materials":["Pierre épigraphiée."]},"e88ac084-acaa-583b-abc2-fa8a32e7027e":{"name":"Manuscrit coranique du sultan Bayézid.","description":"Coran manuscrit à couverture estampée et dorée composée d'un plat de recto, d'un plat de verso et d'un rabat de fermeture. Au centre de chaque plat figure un médaillon ovale polylobé à décor spiralé et extensions en palmettes. Une large bordure, à courte distance du bord, forme un cadre composé de 14 cartouches décoratifs dorés. à chaque angle intérieur figure un élément décoratif. Le décor du rabat est similaire. Ceux des cartouches et du médaillon se composent de tiges enluminées et de fleurs. L'intérieur de la couverture présente un cadre à décor en spirale enluminé à l'intérieur duquel se trouvent des cartouches entourant un médaillon. \nLe folio 1b est la charte *waqf* de ce manuscrit. Le folio 3b-4a forme le frontispice, composé de deux pages de décor identique. Les marges de cette double page sont ornées de tiges, de fleurs et de filets dorés. Le texte de chaque page est ensuite cadré sur trois côtés par des bandeaux décoratifs décorés de formes pyramidales imbriquées tête-bêche en or et bleu. Ces bandeaux sont séparés du texte écrit par une succession d'encadrements de couleurs diverses. Un bandeau de décor similaire mais plus mince vient fermer la composition à la pliure de l'ouvrage. Le texte de six lignes par page est rédigé en écriture *thoulouth*. Chaque ligne est séparée de la suivante par des motifs de nuages violets. \nLes autres folios sont divisés en cinq sections rectangulaires. La première, la troisième et la cinquième contiennent chacune une ligne de texte en écriture *rihani* enluminée. La deuxième et la cinquième contiennent quatre lignes du même style. Deux côtés de chacune de ces sections sont ornés d'une décoration végétale en spirale. Les marques de pause de chaque cinquième et dixième verset sont matérialisées par des éléments décoratifs en marge constitués d'un disque enluminé en circonférence qui contient en son centre un cercle à fond bleu. Le nom de la sourate, le numéro du verset et l'endroit où ils apparaissent sont rehaussés d'or dans un cadre enluminé à fond bleu.","short_description":"Ce coran fut légué par l’émir Bayézid, fils de Soliman le Magnifique au Dôme du Rocher. Il est relié en cuir estampé et décoré. Le début du manuscrit est orné de motifs végétaux et géométriques. Les pages sont divisées en cinq rectangles, trois d’entre eux étant rédigés en écriture *rihani* enluminée, les autres en *naskhi*.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Bayézid, fils du sultan Soliman le Magnifique.","dates":"964 de l’Hégire / 1556 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 37,5 cm, l. 26,5 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"L'ouvrage est daté.","method_for_provenance":"Il est probable que ce coran a été copié à Istanbul, lieu de résidence du donateur, ou à Kütahya, ville natale du copiste qui reçut le manuscrit et était également cadi (juge) de Kütahya. Son nom figure à la première page de l'ouvrage.","provenance":"Istanbul ou Kütahya, Turquie.","obtention":"Ouvrage transféré du Dôme du Rocher au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nKalo, A., *Al-Sultan Sulayman al-Qanuni* \\[Le sultan Soliman le Magnifique\\], Beyrouth, 1991. \nNofal, N. A., *Kashaf al-Litham 'an Mahiya al-Houkouma wa al-Ihkam fi iqlimi Misr wa barr al-*Cham \\[L'enlèvement du voile de la façade du gouvernement et la coutume dans les régions d'égypte et de Syrie\\], Tripoli, 1990. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Cuir","décoration géométrique","décoration végétale","écriture nashki","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","papiers"],"materials":["Encres de couleur sur papier","enluminure","reliure en cuir estampé et coloré."]},"ea8bbe97-c193-5f18-8fc1-bff27b21d5c0":{"name":"Reliure de coran.","description":"La décoration extérieure et intérieure de la reliure d'un rouge profond est obtenue par pressage dans une matrice. Sur les plats et contre-plats, une importante bordure à angles ornés encadre un médaillon ovale en creux à lambrequin en palmettes. L'intérieur et l'extérieur ne sont pas semblables. D'une part, la décoration des contre-plats est en noir, à l'exception du champ principal doré sur lequel se détache le médaillon. D'autre part, si les bordures des plats présentent une composition florale, celles des contre-plats reprennent une inscription de versets coraniques. Toutes les compositions de style *saz* sont peintes et dorées. Sur le plat, entre des médaillons ovales ornés de compositions florales, se détache le “verset du trône” (sourate II, verset 255) en style *thoulouth* à rehauts dorés. Sur le rabat figurent les versets 77-19 de la sourate LVI. L'équilibre maintenu entre les zones décorées et non décorées ainsi que les différences de traitement des surfaces dans les parties décorées créent une impression de profondeur. \nCette reliure est un bel exemple de la manière dont le style du fameux relieur du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) Mehmed çelebi et de son école (apparente dans des détails comme le style *saz* de décoration florale, les médaillons en creux et les angles) a continué à influencer les ateliers de la cour ottomane au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","short_description":"La reliure de ce coran a été fabriquée dans les ateliers du palais ottoman. C’est un exemple remarquable du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), portant, réalisées avec maestria, toutes les caractéristiques de l’art turc de la reliure.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire initial est inconnu, mais le fait que ce coran ait été transféré au musée du tombeau du sultan Ahmed Ier montre qu’il avait été offert pour être lu sur sa tombe.","dates":"1054 de l’Hégire / 1645 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 66 cm, l. 47 cm.","method_for_datation":"Selon le colophon, ce coran a été copié en 1054/1645. Bien que le nom du relieur ne soit pas connu, le style des compositions florales montre qu'elles sont de la même période que la calligraphie.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures suggère une production des ateliers du palais à Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Ahmed Ier en 1329/1911.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 296.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","papier","peinture"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","gaufrage.","Papier apprêté"]},"eaae312b-a7ee-550a-b89f-f4dc899d92ed":{"name":"Flacon à khôl.","description":"Petit flacon de cristal de roche en forme de lentille dont les parties supérieure et inférieure sont fracturées. La décoration en haut relief présente plusieurs registres. Sur la partie supérieure apparaît une bande épigraphique, en caractères coufiques fleuris, sur laquelle on lit des deux côtés : **“**Bénédiction de Dieu”. Le registre suivant représente deux oiseaux de proie affrontés, probablement des faucons, entre lesquels se glisse un motif végétal en volutes. \nLa pièce, comme souvent dans ce type d'objets, présente une “âme” (orifice central en forme de cylindre), car elle devait très certainement servir à garder du khôl ou chlorure d'antimoine, utilisé comme cosmétique. Ce pot devait être monté sur un support et être doté d'une tige en verre que l'on faisait pénétrer dans le réservoir pour recueillir et appliquer le fard. \nLe traitement du cristal de roche, variété incolore du quartz, permettait une transparence à laquelle les artisans médiévaux n'étaient pas encore parvenus dans le travail du verre. Par ailleurs, la difficulté de la technique ajoutait encore de la valeur à cet objet toujours fort apprécié. Les objets en cristal de roche furent souvent offerts comme cadeaux diplomatiques. \nOn n'a pas traces, en al-Andalus, d'artisanat dévolu à ce type d'objet. Son arrivée dans la péninsule Ibérique dut s'effectuer durant les IVe-Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.) par voie commerciale depuis l'Égypte fatimide. Nombre de pièces islamiques en cristal de roche qui arrivèrent dans le califat de Cordoue depuis l'Orient furent ensuite disséminées à travers la péninsule Ibérique et réutilisées à l'époque chrétienne après avoir été munies de nouvelles et luxueuses montures.","short_description":"Les objets sculptés en cristal de roche élaborés dans l'Égypte fatimide jouirent d'une grande estime pour leur beauté et leur qualité. C'est pourquoi ils furent importés et échangés comme cadeaux diplomatiques ; ils étaient également considérés comme un précieux butin. L'étroitesse de l'orifice de ce flacon indique qu'il servait à garder des essences.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"327-400 H / 939-1010 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 9,5 cm, l. 8,2 cm.","method_for_datation":"L'industrie du cristal de roche s'était établie dans l'égypte fatimide un peu avant 254/868 et devait se poursuivre jusqu'aux années 452-454/1060-1062. La plupart des recherches donnent pour certaine la provenance égyptienne d'environ 180 objets conservés de ce type et l'on accepte comme correct le critère de classification de Kurt Erdman selon la seule analyse stylistique.","method_for_provenance":"Ce flacon, selon son dossier, provient d'Alcalá de Henares. Actuellement, on compte en Espagne 40 pièces en cristal de roche, de différents types de flacons à des pièces d'échiquier (dans l'inventaire général de ce musée figurent deux autres pièces fatimides réalisées dans le même matériau). La plupart d'entre elles ont été obtenues durant la Reconquista comme paiement de tribut ou partie de butin de guerre et déposées en offrandes dans des églises ou monastères de diverses régions de l'Espagne chrétienne.","provenance":"Alcalá de Henares, Madrid.","obtention":"Cette pièce a été remise en dépôt auMusée archéologique national par le Service de récupération artistique le 21 novembre 1910.","bibliography":"Camón Aznar, J., “Las piezas de cristal de roca y arte fatimí encontradas en España”, *Al-Andalus*, 4, 1939, pp. 396-405. \nCasamar, M. et Valdés, F., “Les objets égyptiens en cristal de roche dans al-Andalus, éléments pour une réflexion archéologique”, *L'égypte fatimide, son art et son histoire*, Paris, 1999. \nErdman, K., “Fatimid rock crystal”, *Oriental Art*, 3, 1951. \n*El esplendor de los omeyas cordobeses* (catalogue de l'exposition de Madinat al-Zahra), Grenade, 2001. \nZozaya, J.,“Importaciones casuales en al-Andalus”, *Actas IV, Congreso de Arqueología Medieval española*, vol. I, Alicante, 1993, p. 125.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art somptuaire","cosmétique","cristal de roche","khôl"],"materials":["Cristal de roche sculpté."]},"ece5f0c8-d2d1-5924-bc14-94c826dc2171":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de coupe en céramique frittée à décor bleu de cobalt et noir sous glaçure incolore transparente. Partie centrale de la coupe, ce tesson est orné d'un rondeau contenant une inscription calligraphique arabe entrelacée de tiges et de feuilles. Un bandeau à décor noir et blanc entoure cette partie. Ce type de dessin et cette technique étaient courants aussi bien en Syrie qu'en Égypte, rendant l'identification du lieu de production très difficile. Les potiers de l'Égypte et de la Syrie des Mamelouks se déplaçaient en effet aisément entre les villes de ces deux provinces, à la recherche de travail. La mode de peindre en noir et bleu sous glaçure transparente débuta en Iran à la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) et se répandit rapidement en Égypte et en Syrie. Les caractéristiques distinctives des productions iraniennes, syriennes ou égyptiennes tiennent aux formes et aux dimensions des pièces.","short_description":"La calligraphie arabe fut employée pour décorer une grande variété de surfaces. Bien que le texte qui reste soit insuffisant pour être déchiffré, il est établi que des proverbes, versets poétiques et prières étaient souvent utilisés. Les vigoureuses lignes verticales de l’écriture de style *naskhi* dominent le centre de cette coupe en bleu cobalt et noir.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 4,5 cm (max.), l. 10, 5 cm (max.).","method_for_provenance":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","provenance":"Production syrienne, trouvé à Fustat, Égypte.","obtention":"Donné au musée en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","commerce"],"materials":["Céramique frittée à décor noir et bleu de cobalt sous glaçure incolore transparente."]},"ed505641-7fab-598f-a27b-c58fb38cc49e":{"name":"Portrait du sultan ottoman Ahmed Ier.","description":"Cette miniature exécutée à la gouache sur papier est un portrait du sultan Ahmet Ier (r. 1012-1026 H / 1603-1617 J.-C.) qui faisait jadis partie d'un album contenant des miniatures turques et perses, sans doute assemblé au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Le jeune souverain, à qui l'on doit la Mosquée bleue d'Istanbul, est assis sur un important trône richement décoré et placé sous une arche lobée. Il s'appuie sur un luxueux traversin et porte un turban à deux grandes plumes jaillissant de manchons ornés de pierres précieuses. Sa robe est fermée par une ceinture dorée piquetée de joyaux et comportant sur le devant trois médaillons circulaires lobés. À droite, une poignée de dague sertie de pierres précieuses sort de sa ceinture. Il est revêtu d'un manteau doublé d'hermine à petits boutons d'or sur le devant. Une babouche de couleur or pointe sous ses vêtements. Dans sa main gauche, dont le cinquième doigt porte un anneau d'or à pierre ronde, il tient le *mandil*, mouchoir de cérémonie à décor de fils d'or. Dans sa main droite se trouve un volume de poésie de format *sefine* (pages orientées verticalement, reliées par le haut). La reliure dorée comporte un médaillon central délicatement dessiné dans un cartouche arqué allongé. \nAu-dessus du portrait, dans deux longs cartouches lobés, court une inscription blanche sur fond bleu et rehaussée d'un décor floral blanc, qui se lit “Hasrat Sultan Ahmad ibn Sultan Muhammad Khan”. Une petite inscription dans la partie inférieure gauche de l'œuvre donne le nom du peintre, “al-fakir Suleyman”. Le portrait est entouré d'une succession de bordures de couleur bleue, rouge, or et verte.","short_description":"Miniature peinte représentant le sultan ottoman Ahmed Ier, plus connu comme le fondateur de la Mosquée bleue d’Istanbul. Ce portrait a pu être exécuté dans les ateliers de la cour du palais de Topkapı à Istanbul au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Première moitié du XIe siècle de l’Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"29 x 19,9 cm (cadre compris), 19 x 12,7 cm (sans cadre).","method_for_datation":"On présume que ce portrait a été peint sous ou juste après le règne du sultan Ahmet (r. 1012-1026/1603-1617).","method_for_provenance":"Ce portrait a pu être exécuté dans les ateliers de la cour du palais de Topkapi à Istanbul au début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté à M. Richard à Téhéran en 1888.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Edimbourg, 1996, p. 87. \nSourdel-Thomine, J. et Spuler, B., *Die Kunst des Islam*, Propyläen Kunstgeschichte, 4, Berlin 1973, planche 416. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 67, cat. n° 1/29.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Ahmed Ier","al-fakir Suleyman"],"materials":["Gouache et or sur papier."]},"edc14340-a97e-5565-a4cb-1ff1d239124a":{"name":"Deux feuillets du Coran bleu.","description":"Deux feuillets tirés d'un coran unique, écrit en coufique doré comportant les sourates XXXI, Luqman (verset 34) et al-Sajdah (XXXII, “La prosternation”, versets 1 à 3). Des analyses préliminaires ont établi que l'indigo utilisé pour la teinture a été importé d'égypte ou des Indes, pays avec lequel le commerce commençait à se développer à partir du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). La dorure a été collée au parchemin grâce au blanc d'œuf. L'écriture, compacte, est dépourvue de toute marque diacritique pour les voyelles, les lettres ne sont pas pointillées. Le titre de la sourate est contenu dans une bande dorée consistant en plusieurs petits motifs floraux, attachés à une palmette dorée d'arabesques fleuries et projetée vers la marge. La division entre les versets est indiquée par des fleurons argentés qui ont noirci sous l'effet de l'oxydation. Contrairement à ce que soutiennent certains historiens de l'art, les différents feuillets de coran copiés sur du vélin bleu et actuellement éparpillés dans plusieurs musées et collections dans le monde ne proviennent ni de Mashhad en Iran, ni d'Espagne ; ils appartiennent tous au Coran bleu de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. Ceci est confirmé par la similitude de leurs dimensions, le nombre de lignes, l'écriture et la dorure.","short_description":"Deux feuillets appartenant à un coran unique : le Coran bleu, écrit en coufique doré. Ils comportent les sourates “Luqman” et “al-Sajdah”*.* Les différents feuillets du coran, copiés sur du vélin bleu et actuellement dispersés de par le monde appartiennent tous au Coran bleu de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 31 x 41 cm, 15 lignes.","method_for_datation":"La calligraphie coufique, sobre et encore archaïsante, s'apparente à l'écriture d'autres corans bien datés du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) de l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. Ceci est corroboré par l'étude paléographique de ce coran réalisée par l'historien de l'art M. Bloom ; celui-ci a démontré que la calligraphie des lettres est d'origine maghrébine et qu'il peut être daté du IVe/Xe siècle, peut-être même de la seconde moitié.","method_for_provenance":"Par les mêmes travaux de l'historien de l'art M. Bloom.","provenance":"Très probablement fabriqué à Kairouan qui était, à cette époque-là, un grand centre de production livresque.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, la Bibliothèque nationale récupère ce coran en 1967. En 1983, il revient à Kairouan, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Kairouan à Carthage (catalogue d'exposition), Tunis, 1995, p. 41.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","habous","objet religieux"],"materials":["enluminé.","Vélin teint à l’indigo"]},"ee03a75d-9b6a-5031-8a38-a31dc82d9b98":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à col évasé, panse large et pied haut, de taille et de forme typiques des lampes mameloukes. D'épaisses attaches de verre sont prévues pour les cordes de suspension. Le corps est décoré d'une large inscription disant : “Ceci a été donné en *waqf* \\[donation à perpétuité\\] par le serviteur aspirant à Dieu l'Exalté, espérant le pardon de son généreux Seigneur, Qijlis \\[officier\\] de al-Malik al-Nasiri.” Le col comporte un verset du Coran (sourate 9:18) et trois médaillons à blason mamelouk indiquant le rang du propriétaire de la lampe, ici un sabre signifiant que le nommé Qijlis était *amir silah* (émir chargé des armes) auprès du sultan. L'objet viendrait d'un monastère de Seidnaya, village proche de Damas.","short_description":"Lampe de mosquée de forme typiquement mamelouke ornée d'importantes inscriptions et de trois médaillons au blason du mécène, un sabre. C'est l'émir Qijlis, responsable des armes du sultan, qui commandita cette lampe à titre de donation pieuse pour une mosquée inconnue.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sayf al-Din Qijlis al-Nasiri, officier du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad entre 716-731 H (1317-1331 J.-C.).","dates":"entre 716-731 de l’Hégire / 1317-1331 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,9 cm, l. 25,4 cm.","method_for_datation":"L'inscription mentionne Sayf al-Din Qijlis al-Nasiri, promu *amir silah* du sultan al-Nasir Muhammad en 716/1317 et mort en 731/1331.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acquis par le musée en 1875.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 439.*","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Verre émaillé et dorure."]},"ee1f4b01-6ab5-5630-b130-11699979b383":{"name":"Traité vétérinaire *Kitâb fî al-inâya bi al-khayli wa sâiri-d-awâbbi al-roukoub*.","description":"Ce traité vétérinaire consacré aux soins à apporter aux chevaux est composé de trois volumes, divisés en trente chapitres ou *bab* dont quelques-uns sont manquants*.* Les textes sont écrits à l'encre brune, en caractères cursifs *maghribi*, portant une vocalisation irrégulière, des points diacritiques partiels et des signes orthoépiques de la même couleur, chaque page contenant dix-sept lignes. Quelques mots dans le texte et les titres figurent en rouge. Le volume trois se termine par un colophon qui donne la date du manuscrit sans mentionner le nom du copiste. \n \nL'intérêt du manuscrit tient aux neuf miniatures, parfois légendées, qui illustrent les textes. Elles représentent un cheval seul ou tenu par un soignant : cheval à la pâture, examen de la dentition, saillie, administration d'un médicament à l'aide d'une corne, un cheval nageant, un homme auscultant un cheval dont la bouche est atteinte d'une maladie qui l'empêche de se nourrir normalement. Chaque miniature est organisée dans un espace carré occupant la presque totalité de la largeur de la page, de même hauteur que la surface écrite et parfois encadrée d'un triple trait rouge. Les personnages et les chevaux sont dessinés, ainsi que leur environnement, avec beaucoup de réalisme et de détails. Pour les scènes se déroulant dans un intérieur, les figures se détachent sur un fond uni vert ou bleu et sur un sol couleur brique. Dans les miniatures figurant le cheval à la pâture, l'arrière-plan est évoqué par un dégradé du ciel allant d'un bleu nuit teinté de mauve dans la partie supérieure au blanc rosé dans l'horizon.","short_description":"Cet ouvrage est un traité vétérinaire sur les soins à apporter aux chevaux. Les miniatures qui illustrent les textes font l'intérêt du manuscrit. Au nombre de neuf, elles représentent un cheval seul ou tenu par un soignant, l'ensemble étant dessiné avec beaucoup de réalisme et de minutie.","holder":"Bibliothèque royale.","dates":"1126 de l’Hégire / 1714 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 22 cm, l. 16, 5 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée sur la dernière page colophon du tome III de l'ouvrage, début de *dul-hijja* 1126 (début décembre 1714).","method_for_provenance":"Les habits portés par les hommes (*burnous*, drapé, *caftan* et *farajia*, ainsi que le drapé des turbans) sont les types de vêtements que portaient les Marocains sous le règne du roi alaouite Moulay Ismaïl. Des gravures de cette époque en témoignent.","provenance":"Maroc.","obtention":"Achat.","bibliography":"Al-Razi, J., Varichon, A, *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \nArabi al-Khattabi, M., *Fahâris al-khizana al-Malakia*, Rabat 1982, t. II. \nBenjelloun-Laraoui, L., *Les bibliothèques au Maroc,* Paris, 1990. \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration figurative","science"],"materials":["encre brune","encres de couleur.","Papier"]},"eeadc3f4-cf85-5e38-bce5-3c6d8631b78c":{"name":"Maghrebi rab’a.","alternate_name":"Manuscrit du “Coran maghrébin”.","description":"*Rab'a*, Coran manuscrit divisé en trente parties, chacune dotée d'une reliure indépendante. L'ensemble était conservé dans un coffret en bois carré gainé de cuir et orné de quatre bandeaux décoratifs estampés à motifs géométriques rehaussés de fils d'argent et séparés par quatre brides d'argent cerclant le coffret. Chacune de ces reliures est ornée de trois étoiles d'argent à décor d'émail bleu. Au total, le coffret est orné de dix éléments décoratifs de même type, dont quatre aux angles, incrustés de nacre et décorés à l'émail bleu et rouge. \nLes reliures de ces trente parties sont en cuir estampé rouge, dont les plats recto et verso sont décorés d'ornements et de textes identiques sur tous les volumes. Sur chaque couverture figurent quatre inscriptions disposées en carré, entourées d'un filet d'argent. Le texte est doré. Le centre de chaque couverture est marqué par un cercle en tresse argentée. à l'intérieur figure le texte à l'encre d'or d'une sourate du Coran (XIV, 52) sur l'histoire d'Ibrahim (Abraham), qui se lit : “Tel est l'avis adressé aux hommes. Qu'ils y puisent leurs enseignements et sachent que Dieu est Un, et que les hommes de sens y réfléchissent.” Sur le dos de couverture figure une autre citation extraite de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 181) : “Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testament au moment de sa mort, les aura dénaturées, commet un crime. Dieu voit et entend tout.” \nChaque partie du *rab'a* débute par deux cartouches dont les enluminures sont identiques mais de forme différente sur chaque volume. La plupart des cartouches carrés sont entourés d'un important cadre enluminé à décor de lignes, de cercles et de carrés peints de plusieurs couleurs, mais à dominante dorée. Le texte est rédigé en style maghrébin à l'encre noire, chaque page contenant cinq lignes. Les versets sont séparés les uns des autres par le mot de “verset” écrit à l'or et entouré de trois cercles. La charte *waqf* en écriture coufique enluminée, à l'intérieur d'un carré également enluminé, figure sur les deux dernières pages de chaque volume.","short_description":"*Ra’ba*, coran manuscrit divisé en 30 parties, conservé dans un coffre en bois gainé de cuir et orné de bandeaux d’argent. Les textes sont rédigés en style coufique maghrébin, écrits à l’eau de safran sur parchemin de gazelle. Ce rab’a est couvert de motifs décoratifs, de couleurs et d’enluminures. C’est l’un des trois corans écrits pour la Mecque, Médine et Jérusalem ; seule la dernière copie nous est parvenue.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Hassan Ali, premier sultan mérinide (régna au Maghreb de 732 à 749 H / 1331-1348 J.-C.).","dates":"745 de l’ Hégire / 1344 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 22 cm, l. 20 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Ce *rab'a* comporte sa date de réalisation.","method_for_provenance":"La provenance maghrébine se déduit de la charte *waqf* figurant à la fin de chaque volume. Le *waqf* du huitième volume dit ainsi : “Le huitième volume manuscrit du saint Coran complète une série de trente volumes, tous écrit de la main d'Abd Allah Ali, émir des Musulmans, fils de l'émir des Musulmans Abi Saïd Othman, fils de l'émir des Musulmans, Abi Youssouf Yakoub bin Abd al-Haqq, souverain du Maghreb, que Dieu le bénisse, et il a été donné pour être récité dans la mosquée al-Aqsa.”","provenance":"Maghreb.","obtention":"Ce manuscrit a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Makri, A. (m. 1041/1631), *Nafaha al-Tayab min Ghasan Ghousn al-Andalus al-Ratib* \\[Une agréable brise venue du verdoyant al-Andalus\\], vol. 2, Leyde, 1860. \nAl-Maqrizi, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2, Le Caire, 1971. \nAl-Qalakchandi, A. (m. 821/1418), *Soubah al-'Asha fi Sana'at al-Inasha'* \\[La rupture du soir dans la formation de la création littéraire\\], Le Caire, 1913. \nRosen-Ayalon, M., “Some Comments on a Maghrebi Qur'an”, in *Jerusalem Studies in Arabic and Islam*, n° 19, 1995, pp.73–80. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme: l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abou al-Hasan al-Marini","Coran","écriture coufique","écriture maghrébine","enluminures","parchemins"],"materials":["Encre noire sur parchemin de gazelle","reliure en cuir enluminé."]},"efc1e427-4c81-58f3-a2ae-e846616be1e3":{"name":"Coffre à coran.","description":"Ce coffre à coran à corps à quatre faces et couvercle en forme de dôme est monté sur petits pieds. Le bois est orné d'incrustations en ébène et ivoire. \nChaque façade se constitue d'un panneau rectangulaire orné de motifs identiques à ceux des reliures de la période ottomane classique. Les angles sont occupés par des pièces triangulaires en ivoire. Le cartouche central à lobes en palmette est en ébène. Au centre de chaque panneau figure un médaillon d'ivoire en relief à pendants latéraux à rosettes et au centre duquel se détache un petit dôme en ivoire. De chaque côté se déploient des bandeaux de nuages de style chinois. L'espace restant est ponctué de quatre rosettes à six côtés également réparties dont l'intérieur est décoré d'une mosaïque d'ivoire et de fil d'argent. Autour du cartouche rectangulaire se répartissent régulièrement des motifs d'entrelacs en ivoire et d'autres ondulés en demi-palmettes. \nLa base du couvercle est meublée de huit importantes plaques en ivoire séparées par des cartouches lobés et sur lesquelles le verset 255 de la sourate II est sculpté en style *thoulouth*. \nLa surface du dôme est recouverte de plaques d'ébène et d'ivoire formant des bandeaux en zigzag. Le couronnement est décoré d'inserts d'ivoire, d'une suite de palmettes d'ébène et de rosettes à six faces en mosaïque. L'ornement de couronnement a été brisé. \nCe coffre a été fabriqué pour conserver des parties de coran. Il possède cinq compartiments intérieurs. La face interne du dôme est ornée de médaillons à composition de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes) peints (technique *kalemişi*) sur un fond peint de couleur crème. La bordure intérieure du couvercle est ornée de palmettes et de *rumi* noirs sur fond rouge.","short_description":"Ce cabinet en bois fut produit dans les ateliers du palais ottoman pour conserver des chapitres de coran. Il est décoré selon le style ottoman classique et est incrusté d'ébène, d'ivoire et de fils d'argent.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Première moitié du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 86,5 cm, l. 50,7 cm.","method_for_datation":"L'ornementation, la forme, la technique et l'utilisation équilibrée des matériaux confirment les caractéristiques d'un travail ottoman de la première moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Ce cabinet présente toutes les caractéristiques des motifs décoratifs et des compositions de la période ottomane classique, telles que formulées dans les ateliers de la cour d'où ce petit meuble est très probablement issu.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Meuble transféré au musée en 1914 de la bibliothèque d'Ayasofya (Sainte-Sophie), construite par le sultan Mahmoud Ier (r. 1142-1168/1730-1754).","bibliography":"Atasoy, N. et Artam, T., *The Splendors of the Ottoman Sultans*, Memphis, 1992, pp. 162-163. \nKunt, M. et Woodhead, C. (dir.), *Suleyman the Magnificent and His Age: The Ottoman Empire in the Early Modern World*, Addison-Wesley, 1995, cat. n° 86. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 254-255.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","cabinet de coran","ébène","Incrustations","ivoire"],"materials":["Bois à incrustations d’ébène","d’ivoire et d’argent et peinture (kalemişi)."]},"f01728d7-fe74-597e-b37f-12f01e9ac1a3":{"name":"Rab’a du sultan Mourad.","description":"*Ra'ba* (Coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets identiques carrés à couvercle à pans coupés et décor en stuc peint en noir et doré ; une fois réunis, les deux coffrets constituent un parallélogramme. Des cartouches et des panneaux épigraphiques contiennent des textes écrits à l'or en style *thoulouth* reprenant des hadiths du prophète encourageant l'étude du Coran. Les angles de chaque coffret sont ornés de motifs végétaux composés de tiges feuillues enlacées dans un cadre formé d'une composition de motifs sinueux. \nChaque volume est relié dans une couverture en cuir à recto, verso et rabat de fermeture. Chaque plat de couverture comporte un médaillon à cadre hélicoïdal sur fond enluminé. Le dos est décoré d'autres motifs végétaux indépendants. Chaque médaillon est rattaché au sommet et à la base de la couverture par deux ornements libres. Les deux intérieurs de couverture ont reçu un médaillon divisé en parties géométriques enluminées sur fond bleu, noir, rouge et vert, encadré en haut et en bas par deux médaillons jointifs plus petits. \nLa charte *waqf* qui concerne la totalité de l'ouvrage figure au début du premier volume. Elle est reprise dans une version condensée au début de chaque volume, entre deux bandeaux décoratifs de taille et de style décoratif variant à chaque volume. \nLe folio b2-a3 forme le début de chaque volume. Le frontispice consiste en deux pages de décor identique, comportant chacune cinq lignes de texte écrites à l'encre noire et or alternée. Le texte est encadré de bandeaux meublés d'une remarquable ornementation polychrome, essentiellement en rouge et or sur fond bleu. Il est interrompu par des éléments décoratifs végétaux de couleurs variés. \nChaque page des 30 volumes est divisée en cinq rectangles horizontaux. Le premier, le troisième et le cinquième contiennent une unique ligne de texte en écriture *rihani* enluminée en caractères de grandes dimensions. Dans les quatrième et cinquième rectangles figurent quatre lignes à l'encre noire en écriture de style *thoulouth*. Les deuxième et quatrième rectangles sont coupés à droite et à gauche par deux bandeaux latéraux ornementés de motifs enluminés faits d'éléments végétaux entrelacés sur fond blanc. \nLa mise en page de ce *rab'a* rappelle celle du manuscrit coranique du sultan Bayézid.","short_description":"*Ra’ba* (coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets de bois recouverts de stuc peint en noir avec des inscriptions et des motifs végétaux. Ce *Ra’ba* fut offert par le sultan Mourad à la mosquée al-Aqsa. Chaque page est divisée en cinq parties écrites à l’encre noire, trois enluminées en écriture *rihani*, deux en écriture *thoulouth*. Le mot “Majesté”, les noms de chapitres, les numéros de versets et leurs pourtours sont enluminés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"1001 de l’Hégire / 1593 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36 cm, l. 24,5 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Les dates de copie et de la charte *waqf* sont mentionnées dans l'ouvrage.","method_for_provenance":"Indiquée dans la charte *waqf* figurant à la troisième page de l'ouvrage. Les noms du copiste, de l'enlumineur et du lieu de production n'y figurent pas.","provenance":"Turquie.","obtention":"Ce *rab'a* a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","cuirs","décoration végétale","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","hadith","machaf","papiers"],"materials":["couverture en cuir estampé et enluminé. Les coffrets sont en bois à enduit de stuc décoratif.","Encres de couleur et encres or sur papier"]},"f0a22720-4486-5cd9-b830-526d7c53d494":{"name":"Timbale de fauconnier","description":"Timbale hémisphérique à fond plat. L'important bandeau lisse sous le bord présente quatre attaches rectangulaires et 16 petites protubérances servant à fixer la peau (disparue). La partie décorée comporte deux zones, toutes deux ornées de médaillons alternant avec des cartouches oblongs sur fond de motif en Y. Les cartouches de la zone centrale contiennent une importante inscription de style *naskhi* sur fond d'arabesques. Le texte reprend cinq expressions de louanges et de souhaits, sans référence au propriétaire de l'objet ni mention de son nom. Les médaillons sont occupés par des arabesques et des motifs tourbillonnants. Les cartouches de la zone inférieure contiennent une inscription en style coufique dont le contenu n'a pas été analysé. L'aigle à tête tournée vers la gauche et griffes enserrant l'extrémité de ses ailes est un emblème typique des émirs mamelouks. Il est répété à trois reprise sur le fond plat de chaque côté d'une attache rectangulaire. \nCette timbale était probablement utilisée en fauconnerie pour rappeler le rapace.","short_description":"Timbale hémisphérique à fond plat. Les attaches sous le bord supérieur servaient à tendre la peau. Elle est décorée de cartouches contenant une inscription et des médaillons comblés d’arabesques et de motifs tourbillonnants. Elle servait probablement en fauconnerie pour rappeler le faucon.","holder":"Armurerie royale.","dates":"Première moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (première moitié du XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15,5 cm, Ø 27 cm.","method_for_datation":"Lamm (voir bibliographie) date cette timbale de la première moitié du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Lamm suggère le Caire (voir bibliographie), mais sans apporter de justification.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Achetée au collectionneur d’art Carl Robert Lamm par l’Armurerie royale en 1922. En 1899, Lamm l’avait acquise auprès de F. R. Martin, qui l’avait lui-même achetée au Caire au cours de son voyage en Égypte et en Turquie en 1895-1896.","bibliography":"Brisch, K. (éd.), *Islamische Kunst: Loseblattkatalog Unpublizierter Werke aus Deutschen Museen*, 2, Mainz, 1985, n° cat. 286. \nLamm, C. J., “A Falconer's Kettledrum of Mamluke Origin in Livrustkammaren”, *Livrustkammaren: Journal of Armoury*, 1953, VI, 5-6, pp. 80-94. \n*L'islam dans les collections nationales*, Catalogue d'exposition, Paris, 1977, cat. n° 422.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","décoration figurative","décoration florale","écriture.","travail du métal"],"materials":["Fonte de bronze gravée et incrustée d’argent."]},"f30819fe-fb4c-5ec9-a552-17d8231b324a":{"name":"Cotte de mailles.","description":"Cotte de mailles en fer recouvrant le corps de la tête aux genoux. Deux plaques de métal protègent le cou et le ventre – la seconde plus grande que la première. Un certain nombre de ces cottes portent des marques d'usure et des déchirures provoquées par les combats. \nL'épée possède une lame incurvée très répandue chez les musulmans, alors que Croisés préféraient les lames droites. Ces lames étaient généralement décorées de divers motifs autour de la garde, près de la poignée. \nLes plaques de protection sont décorées de motifs géométriques, d'un blason mamelouk et d'un texte en écriture arabe de style *thoulouth* doré. L'essentiel de ce décor est usé et seuls quelques mots restent lisibles comme \"fait pour… l'exalté… le grand… le seigneur\". On peut en conclure que cette armure protégeait un dirigeant, chef militaire ou autre personnage de haut rang.","short_description":"Les armures mameloukes décorées d'emblèmes dorés, comme celle-ci, étaient portées lors des batailles contre les Croisés.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l'Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 1,30 m.","method_for_datation":"Le blason et la phrase figurant sur la plaque abdominale indiquent la période mamelouke.","method_for_provenance":"Bien que cette cotte soit décorée d'un blason mamelouk et ait été trouvée à Damas, sa provenance est incertaine. La période mamelouke connut un accroissement de la mobilité des hommes et des biens, en particulier dans le domaine militaire. La cotte a pu être fabriquée au Caire ou à Damas, principaux centres régionaux de l'époque.","provenance":"Probablement Damas, Syrie, ou Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté en 1952.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason (ou rank).","Cotte de mailles","croisé","Damas","équipement militaire","fer","Le Caire"],"materials":["Anneaux de fer enchaînés."]},"f30ef8ba-a67a-55f8-91cb-fa65f19de25e":{"name":"Sabre.","description":"Sabre composé d'une lame d'acier et d'une poignée en corne animale. Le fourreau est en argent doré. La lame est ornée de cartouches décoratifs épigraphiés. En partie supérieure de la lame, un important médaillon contient le texte suivant : “œuvre de al-Hadjdj Sanqour” et, en dessous, le premier verset de la sourate “Myriam”, “Kaf Ha Ya Ayn Sad'.” Cette ligne est suivie d'un autre cartouche au nom du sultan propriétaire de l'arme : “Sultan Fatih Muhammad Khan”, soit Muhammad II al-Fatih (“le Conquérant”). En dessous sont gravés les versets 1 et 2 des sourates “al-Ha Mim” et “Ayn Sin Qaf”. Les inscriptions et le décor sont en incrustations d'or. Le fourreau est orné d'une décoration végétale gravée en haut relief. \nLes Arabes importaient des armes blanches d'Iran et d'Inde. Les armes de qualité étaient produites à Khourassan (Iran), Damas (Syrie) et Tolède (Espagne).","short_description":"Les Ottomans excellaient dans l'art de la fabrication de sabres dont la décoration rivalisait avec les sabres iraniens. En plus de leur usage militaire, les sabres ornés du nom des sultans ottomans étaient portés aux cérémonies de gala à la cour. Sur ce sabre sont inscrits le nom du sultan Mohammed II et le nom de celui qui l'a fabriqué.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Le sultan ottoman Muhammad II al-Fatih (le Conquérant), connu en Turquie sous le nom de Fatih Sultan Mehmed ou Mehmed II.","dates":"855-886 de l’Hégire / 1451-1481 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 1 m.","method_for_datation":"Le nom du sultan ottoman Mehmed II et celui de l'artisan sont gravés sur la lame. Le style des inscriptions et la technique de fabrication sont proches de celles de la période ottomane.","obtention":"Don au musée par le prince Youssouf Kamal en 1923. Ce prince de la famille de Muhammad Ali était collectionneur d'antiquités. Il fit don d'une grande partie de ses collections au musée, en particulier de pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"öz, T., *Fatih Sultan Mehmet II'ye Ait Eserler* \\[Les œuvres de Mehmed II, le Conquérant\\], Ankara, 1953. \nYugal, O., *Al-Souyouf al-Islamiya wa Suna'iha* \\[Les épées islamiques et leurs fabricants\\], trad. Muhammad Omar Taha Oghli, Koweit, 1988. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-fi al-Islam* \\[Les épées dans l'Islam\\], Le Caire, 1951. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Al-Souyouf wa Ajnasouha \\[Les épées et leurs catégories\\]”, in *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[Journal de la Faculté des Arts\\], n° 14, 1952. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Al-Sayf fi al-'Alam al-Islami* \\[L'épée dans le monde islamique\\], Le Caire, 1957.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["fourreau : argent doré","inscriptions et ornementation : incrustations d’or et d’argent.","Lame : acier","poignée : corne"]},"f396e33d-9645-55ac-affd-ff0c3b5c089a":{"name":"Page de coran.","description":"Ce coran a été copié sur peau de gazelle en style coufique à l'encre brune (sépia) et orné d'enluminures. Les versets de cette page (sourate XCII, verset 3 et sourate XCIII, verset 1) sont reproduits à l'intérieur d'un cadre richement enluminé délimité par d'étroits bandeaux à l'encre brune et à la dorure formant des rectangles jointifs. Le champ intérieur de cette importante bordure est occupé par un abondant décor de vrilles spiralées, de feuilles et de fleurs. Il n'y a pas de marques de voyelles et les signes diacritiques sont des points rouges ou noirs. Le début d'un nouveau chapitre (sourate) est simplement indiqué par la *basmala* (la formule “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux”). La fin des versets est marquée par des lignes en diagonale. \nSeul cinq folios de ce coran réalisé au IIIe-IVe siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.) en Irak ou en Syrie nous sont parvenus. Manuscrit en coufique, doré et richement enluminé, il a certainement été réalisé pour une mosquée importante ou pour un souverain.","short_description":"Le développement de la calligraphie s’explique par la copie minutieuse du saint Coran afin de le rendre accessible à tous. Cette page est rédigée en écriture coufique, qui doit son nom aux ateliers de calligraphie de la ville de Koufa, et son aspect simple et strict n’en est pas moins remarquable.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 27 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Le style d'écriture, l'absence de marques sur les voyelles et le style des enluminures confirment la date indiquée.","method_for_provenance":"Le centre de l'empire abbasside était en Irak et l'une de ses provinces les plus importantes était la Syrie. Cette page a donc pu être composée en Irak ou en Syrie.","provenance":"Irak ou Syrie.","obtention":"Lors d'une visite du trésor de la Grande mosquée (omeyyade) de Damas, İsmet Bey, préfet (maire) d'Istanbul et membre du Musée des fondations pieuses islamiques, demanda, au cours d'un voyage, à emporter ce coran à Istanbul pour examen. Il fait partie des corans apportés à Istanbul avant 1232 H / 1914 J.-C. et enregistrés dans les collections du musée.","bibliography":"*In Pursuit of Excellence*, Istanbul 1993, p. 15. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 44-45.","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuir (parchemin)","décoration florale","objets religieux","or (dorure)"],"materials":["dorure","écriture à l’encre sépia.","Peau de gazelle"]},"f42822cc-df6c-53fe-9c96-a6c99bf89d34":{"name":"Pupitre à coran.","description":"Ce pupitre, exécuté dans une seule pièce de bois, est ornementé d'un décor sculpté à la fois épigraphique et floral, une synthèse atteignant ici la perfection. Le pupitre est agrémenté d'une inscription en coufique à entrelacs monumental prise dans un champ carré et disposée sur le fond très vivant d'un rinceau en spirale laissant l'inscription intacte. Le texte arabe dit : “Le règne revient à Dieu.” Le cadre de l'envers porte le verset 255 de la sourate II : “Allah! Il n'est d'autre Dieu que lui, le Vivant, l'Éternel. Ni le sommeil, ni la somnolence ne le surprennent. Ce qu'il y a dans les cieux, ce qu'il y a sur la terre lui appartient. Qui oserait intercéder auprès de lui sans qu'il l'y autorise ? Il sait ce qui est entre les mains des hommes, et ce qui fit leur passé et eux ne comprennent rien de ce qu'il sait, hormis sa volonté. Il trône sur le ciel et sur la terre, et leur sauvegarde ne lui cause aucune peine. Car il est le Très-Haut, il est le Sublime.” Les interstices entre les lettres sont meublés de rinceaux aériens. \nLe pied du pupitre est couvert d'un réseau de rinceaux d'une grande plasticité, fait de feuilles fourchues ou lancéolées, lisses ou pennées. Le feuillage et les arabesques de rinceaux se recoupent en maints endroits, sous la couronne d'un trèfle. Les pupitres pliants, le plus souvent en bois, servaient dans l'ensemble du monde islamique à soutenir les grands manuscrits lors de la récitation coranique. La littérature fait remonter leur forme aux sièges pliants utilisés dans l'Égypte ancienne. Ces pupitres font partie du mobilier le plus précieux de toute mosquée et la technique de leur décor, toujours riche, est très variée. Le sculpteur ayant exécuté cette pièce est peut-être l'artiste qui a réalisé le cénotaphe de bois du poète Mevlana Djalal ad-Din Rumi (1207-1273 J.-C.), l'un des pères du soufisme, dans la *tekke* Mevlana à Konya.","short_description":"Les pupitres pliants en bois servaient dans l'ensemble du monde islamique à soutenir de lourds corans ou d'autres manuscrits afin de pouvoir lire tout en étant assis par terre. Cet exemplaire remarquable orné de fines arabesques et de superbes inscriptions fut probablement fabriqué à Konya, en Turquie, pour être offert à une mosquée par un sultan seldjoukide de Roum.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"milieu du VIIe siècle H (milieu du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 107 cm, l. 50 cm.","method_for_datation":"Abd al-Wahid, l'artiste dont le nom est inscrit, est peut-être celui qui réalisa le cénotaphe de bois de la *tekke* Mevlana de Konya, laquelle est datée du XIIIe siècle J.-C. Cette datation est confortée par l'analyse stylistique.","method_for_provenance":"Konya n'est pas la provenance attestée, toutefois on a découvert sur le site toute une série de pupitres à coran très semblables. Le nom du sculpteur conforte également l'hypothèse d'une tradition.","provenance":"Konya (Turquie).","obtention":"Don anonyme en 1907.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamisches Museum,* Rostock, 1983, pp. 61-62, ill. 44. \nHaase, C. P., “Koran und Koranpult”, Frembgen, J. W. et Röbler, E., *Tranformationen - Der Koranständer,* pp. 9-12, Munich, 1997. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 60-61. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin, 1942, 3e éd. augmentée, Graz, 1986, p. 33, ill. 33.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesque","pupitre à coran","sculpture sur bois"],"materials":["Noyer."]},"f4b3d07d-c2d5-525a-b872-a65798f5a227":{"name":"Jarre à bec.","description":"Des céramiques à décor lustré brun foncé furent produites dans la ville de Raqqa au cours du VIe siècle et de la première moitié du VIIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.). Les couleurs utilisées, et en particulier un brun foncé caractéristique, distinguent cette production de celle d'autres centres. \nCette jarre appartient à ce type ; elle repose sur un piédouche en forme de colonne et possède une panse sphérique, un long col cylindrique à lèvre évasée, un long bec tubulaire et une poignée qui part de la lèvre, se recourbe et descend à la verticale vers la panse à laquelle elle se rattache. \nElle est décorée au lustre brun foncé sur toute sa surface, sauf sur la partie basse de la panse et le piédouche. Le décor est appliqué en bandeaux horizontaux à motifs calligraphiques, pseudo-calligraphiques, géométriques et végétaux stylisés. Le contraste entre l'intensité des couleurs et la largeur des bandeaux participe à la composition. Le lustre brun foncé translucide est recouvert d'une glaçure d'un vert très léger.","short_description":"Avant l'invasion mongole, la région de Raqqa fut un lieu de production prolifique de céramiques à décor de lustre sous glaçure. La couleur brune de ce lustre est typique de cette production.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle-première moitié du VIIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 25,5 cm, Ø (panse), 7,5 cm (ouverture)","method_for_datation":"Il est établi que les poteries à décor lustré de ce ton brun foncé ont été produites au VIe siècle et dans la première moitié du VIIe siècle H (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.) à Raqqa. Cette production s'acheva après l'invasion mongole et la destruction de la ville en 656-657/1258-1259.","method_for_provenance":"De nombreux chercheurs dont Oliver Watson ont établi que des céramiques présentant un décor de ce type étaient produites à Raqqa.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce obtenue par échange entre les musées de Damas et d'Alep en 1931.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, pp.231–2. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery: Technique, Tradition and Innovation in Islam and the Western World*, Londres, 1985. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, London, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","décor lustré","jarre","Raqqa","terre cuite"],"materials":["Terre cuite à décor lustré."]},"f542a798-8c47-5278-ad25-50059baf16a0":{"name":"Borne.","description":"Borne du type généralement utilisé pour marquer les distances entre deux étapes sur une route commerciale ou de pèlerinage. Elle date de la période du cinquième calife omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan (r. 66-86 H / 685-705 J.-C.). De forme presque carrée, elle présente sur toute sa surface une inscription incisée en huit lignes rédigées en écriture coufique. La partie supérieure ayant été brisée, seul un texte partiel reste lisible : “L'esclave de Dieu, le commandeur du fidèle Abd al-Malik – que la miséricorde de Dieu descende sur lui – a érigé cette pierre. D'ici à Damas 109 milles.” \nPeu d'inscriptions omeyyades nous sont parvenues. Cette borne est d'autant plus intéressante qu'elle montre le développement de l'écriture coufique sur pierre au cours de cette période.","short_description":"Dans les premiers temps de l’islam, des bornes étaient érigées sur les grandes routes de commerce et de pèlerinage pour indiquer les distances aux voyageurs. Ces bornes en pierre portent une date, le nom de leur commanditaire et des toponymes relatifs à la région, tous ces éléments étant d’une grande importance documentaire.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"66-86 de l’Hégire / 685-705 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 40 cm, l. 30 cm, ép. 9 cm.","method_for_datation":"Déduction de la mention épigraphiée du calife de la période, Abd al-Malik ibn Marwan.","method_for_provenance":"L'inventaire indique que l'objet a été trouvé dans les ruines de Khan al-Hatrura à Eriha (Jéricho) et transféré au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) en 1884. Comme Khan al-Hatrura est plus loin de Damas que ne le suggère l'inscription (109 milles), il est possible que cette borne ait été apportée au *khan* d'un lieu situé plus au nord.","provenance":"Eriha (Jéricho), près de Jérusalem.","obtention":"L'inventaire précise que cet objet a été transféré des ruines de Khan al-Hatrura à Eriha (Jéricho) au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) en 1884 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art dispersées dans l'empire. Il a été transféré au musée en 1941.","bibliography":"Clermont-Ganneau, C., “Notes d'épigraphie et d'histoire arabes”, *Journal asiatique* (série IX, avril-mai-juin) 1887, p. 472-497. \nKerametli, C., “Türk ve Islam Eserleri Müzesi'nde Erken İslam Devrine Ait Kitabeler”, *Şarkiyat Mecmuası* VI (1965), Istanbul, 1966, p. 20. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 32. \nVan Berchem, M., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum,* deuxième partie, *Syrie du Sud*, t. I, *Jérusalem “la ville”*,Le Caire, 1922, pp. 17-18, cat. n° 1.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bornes de distances","marbres"],"materials":["Marbre incisé."]},"f5b2109e-d0d5-5d0d-bfe9-a0c8b044bdd8":{"name":"Fragment de plat.","description":"Fragment de plat en céramique, orné d'une représentation animalière et épigraphique tracée au pinceau en brun sur glaçure plombifère. Le bandeau circulaire entourant le décor animalier porte une inscription en caractères coufiques dont le contour est tracé en brun. L'espace entre ces caractères est également peint en brun. L'inscription consiste en un mot répété deux fois, “a*l-youmn”* (prospérité). Le premier mot est précédé de la dernière lettre de ce vocable, et le deuxième mot est suivi de la première, ce qui suggère que le mot était répété sur tout le bandeau. Le décor animalier figure au centre du plat, entouré d'un cercle, et consiste en un lion fragmentaire représenté par la tête et un bout d'épaule. La tête est orientée de face, les yeux sont écarquillés, la crinière est dense et ondulée. La partie inférieure de la face manque, mais la première photographie de ce fragment, publiée par Golvin, montre la partie manquante de la face : le museau, les “moustaches” et une partie de la crinière tombante, et laisse supposer que le lion est en mouvement. Le vide entre le lion et le cercle est orné de deux motifs trilobés, l'un complet et l'autre incomplet, ce qui suggère que ce motif était répété tout autour du lion. Au dos du fragment subsiste une partie de la base annulaire. Deux autres fragments du même plat sont conservés au Musée national de Cirta. L'un d'eux porte le trait qui marque le dos du lion et la queue serpentée, et, sur le bandeau, le mot “a*l-youmn”*. \n \nL'emploi du brun est l'une des caractéristiques propres à la céramique hammadide. La finesse de la pâte et la présence des motifs peints montrent qu'il s'agit d'un fragment de vaisselle de luxe en comparaison avec d'autres tessons trouvés dans la Qalaa des Beni Hammad.","short_description":"Fragment de plat orné au centre d'une représentation de lion et sur la bordure d'une inscription épigraphique tracée au pinceau en brun, couleur caractéristique de la céramique hammadite, sur glaçure plombifère. L'inscription en caractères coufiques répète le mot “a*l-youmn*” (prospérité).","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"L. 16 cm, Ø de la base 13 cm, H. 9,50 cm.","method_for_datation":"Le fragment a été trouvé dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe). D'autre part, il présente les caractéristiques formelles de la poterie et de la céramique hammadides.","method_for_provenance":"Document de L. Golvin, 1965.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Golvin, 1951).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965.","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décor animalier","décor épigraphique","Hammadides","plat","poterie","vaisselle"],"materials":["Céramique tournée à décor peint sur glaçure plombifère."]},"f7759c4e-3d0e-535a-b438-1292b547ebc5":{"name":"Cabinet pour coran.","description":"Meuble en forme de prisme à six côtés posé sur un piétement à arcature, surmonté d'un couvercle pyramidal à douze faces reposant sur un volume polyédrique à douze côtés. \nLes parois en noyer sont décorées d'ivoire incrusté, et parfois d'ébène. Chaque face du couvercle est ornée de plaques verticales d'ivoire et de médaillons à lambrequins sculptés de dessins entrelacés de feuilles de palmettes, de motifs floraux d'inspiration chinoise et de vrilles en spirales. à la base de la pyramide, sur le tambour, les plaques horizontales portent des versets du Coran (sourate II, versets 255 et sourate LIX, versets 22-24) en écriture *toulouth* gravée en relief. Sur le couvercle lui-même, les plaques portent également des versets coraniques (sourate XLVIII, versets 28-29; sourate III, versets 18-19; sourate 27, verset 30). \nSur les côtés du corps principal, de larges filets d'ivoire délimitent des panneaux rectangulaires horizontaux dont les angles reçoivent des ornements en ivoire faits d'arabesques et de palmettes. Au centre de chaque panneau, une plaque d'ivoire sculptée d'inscriptions en relief de style *toulouth* précise en turc que ce cabinet a été fabriqué au nom du sultan Bayézid II et indique l'année 911 H / 1505 J.-C. Un cartouche en ivoire sous la dernière ligne de l'inscription contient la signature de l'artisan, également travaillée en relief : “œuvre de Ahmad ibn Hassan Qalib-i Fani”. \nLes arcatures du piétement sont décorées d'une mosaïque d'incrustations d'ivoire coloré en vert. Le faîteau du couvercle en trois parties est en ébène et ivoire. L'intérieur du meuble compte trois tiroirs pour le rangement du coran et de sa versionpsalmodiable.","short_description":"Ce cabinet pour coran en bois incrusté d’ivoire fut fabriqué pour le sultan Bayézid II par le maître Ahmad ibn Hassan en 911 H / 1505 J.-C. Le rendu des différentes surfaces et l’harmonie dans l’usage des matériaux reflètent les caractéristiques du style de la première moitié du Xe/XVe siècle en ce qui concerne le travail du bois ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II.","dates":"911 de l’Hégire / 1505 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 82 cm, l. 56 cm.","method_for_datation":"La date figurant dans une inscription sur le cabinet est 911 (1505 J.-C.).","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II dans la mosquée Ayasofya au musée en 1344/1926.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri Sergisi*, Istanbul. No.19. \nçığ, K. “İmzalı Eski çekmece, Cüz ve Hilye-i Saadet Mahfazaları ve Sanatkarları”, *Milletlerarası Birinci Türk Sanatları Kongresi*, Ankara, 1962, pp. 101-119. \nLeverson, J.A., *Circa 1492. Art in the Age of Exploration*, New Haven-Londres 1991, p. 194 \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002. pp. 252-253. \nRogers, J.M. et Ward, R.M., *Suleiman the Magnificent*, Londres, 1990.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cabinet pour coran","ébène","ivoire"],"materials":["ébène","incrustation de mosaïque.","Ivoire","Noyer","os"]},"f79bd592-6c69-526f-b686-15d709a2d676":{"name":"Plat.","description":"Grand plat en cuivre étamé sur court piédouche, à fond légèrement convexe, marli cintré en creux, aile horizontale chantournée. Mis en forme à partir d'une plaque de métal circulaire, ce plat au bord perforé présente une surface entièrement couverte d'un décor incisé. Le pourtour est orné d'un bandeau de rinceaux et de zones hachurées intégrées aux festons. Le marli est divisé en six compartiments à compositions alternées d'inscriptions en coufique et d'ornements floraux séparées par des rosettes entrelacées prises entre deux bandeaux de simples enroulements. Le fond du bassin reçoit une étoile faite d'entrelacs géométriques inscrits dans un cercle bordé de rinceaux. Le centre de cet ornement est occupé par un rondeau à blason composite entouré d'une inscription en cursives. Il représente de haut en bas une serviette, une coupe dans laquelle est placé un plumier entre une paire de cornes à poudre et une seconde coupe. Ce type particulier de blason est lié au sultan Qaytbay, ses hauts dignitaires et deux de ses successeurs, ce qui suggère une date de fabrication fin IXe-début Xe siècle H (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","short_description":"De nombreux objets de la période mamelouke tardive présentent des blasons composés, de haut en bas, d’une serviette, d’une coupe dans laquelle est placé un plumier entre une paire de cornes à poudre et d’une seconde coupe. Ce type particulier de blason est lié au sultan Qaytbay, à ses hauts dignitaires et à deux de ses successeurs.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 39,37 cm.","method_for_datation":"Ce plat a été daté de 872 à 923 (1467-1517) par James Allan en 1969 à partir de l'analyse du type de blason, qu'il a associé au sultan Qaytbay, à ses hauts dignitaires et à deux de ses successeurs.","method_for_provenance":"En 1969, James Allan a attribué cette pièce à un atelier opérant en Syrie ou en Égypte à la fin de la période mamelouke.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don de John Home en 1923.","bibliography":"Allan, J. W., “Late Mamluk Metalwork: A Series of Dishes”, *Oriental Art*, vol. XV, n° 1, printemps 1969, 1-6. \nAtil, L. E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 108-109, cat. n° 39 (pour une analyse comparative) ; pp. 240-241, cat. n° 124 (pour une analyse du blason composite).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","sultan Qaytbay"],"materials":["Cuivre incisé étamé."]},"f7a106fc-4854-569f-bbae-0f22ab8f3514":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre en forme de globe, à deux anses et à col haut et étroit, porte sur toute la panse de nombreux sillons parallèles exécutés pendant le tournage, plus serrés dans la partie supérieure ; sur leur partie supérieure, les anses comportent une prise en forme de bouton. Elle est décorée en blanc sur engobe sombre, avec des lignes horizontales au centre, alternant avec des motifs pseudo-épigraphiques en caractères coufiques et des lignes obliques en bas ; à la base du col, la double tresse à cœurs enchaînés est un motif islamique typique, dérivé de la stylisation du palmier. \nCette jarre fut trouvée, avec d'autres exemplaires, par l'archéologue Antonio Salinas, dans l'espace situé entre l'intrados d'une voûte et le plancher d'une pièce du monastère annexe à l'église de la Martorana, construit vers 1193. La fente visible dans la partie inférieure de la jarre, provoquée par un défaut de cuisson, indique que l'objet, devenu inutilisable en tant que contenant, fut utilisé comme déchet de four : il avait pour fonction de combler les voûtes des grandes demeures, durant la première moitié du XIIe siècle.","short_description":"Cette jarre a dû être utilisée comme récipient pour des produits alimentaires. Elle fut pourtant utilisée comme matériau de construction servant à combler une voûte, car elle présentait un défaut de cuisson qui la rendait inutilisable en tant que récipient.","holder":"Musée de la Zisa","owner":"Direction des biens culturels et environnementaux de Palerme.","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 49 cm ; Ø 34 cm.","method_for_datation":"La découverte de la jarre dans les voûtes du monastère de l'église de la Martorana (construit vers 1193) permet une hypothèse de datation, au XIIe siècle.","method_for_provenance":"La jarre est de production locale, en tant que déchet de four.","provenance":"Église Santa Maria dell’Ammiraglio, dite de la Martorana.","obtention":"Découverte.","bibliography":"D'Angelo, F., “Ceramica d'uso domestico della Sicilia medievale proveniente dalla Zisa (Palermo XII secolo)”, *Atti del IX convegno internazionale della ceramica*, Albisola 28-31 mai 1976, fig. 10. \nGabrieli, F. et Scerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 170, fig. 187. \nRagona, A., “La ceramica della Sicilia arabo-normanna”, *Rassegna della Istruzione Artistica*, I, n. 2, 1966. \nRagona, A., *La maiolica siciliana dalle origini all' ottocento*, Palerme, 1975, fig. 4. \nRusso Perez, G., “Ancora delle ceramiche siculo-normanne”, *L'Arte*, 3 (1940), pp. 119-127, fig. 9.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Reginella","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique arabo-normande","jarre"],"materials":["Terre cuite engobée."]},"fb026c57-4f54-5328-a2fb-ee50db163e3b":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Cette lampe de mosquée de grandes dimensions présente une panse ramassée et une partie supérieure conique. Sur l'épaulement, trois anses en forme de serpent-dragon traitées de façon non figurative servent à suspendre la lampe à des chaînettes ou à des cordes. Les anses sont ornées d'un décor floral, tout décor figuratif étant interdit dans l'enceinte de la mosquée. La base annulaire voûtée présente en son centre une ouverture qui servait à accrocher une houppe décorative. \nSur le corps et le col de la lampe se trouvent des cartouches réservées avec champ blanc. Sur le col, quatre champs épigraphiques bleus reliés par des nœuds d'entrelacs sont ornés du nom de Muhammad et d'Allah. Les lettres sont associées à des motifs porte-bonheur : trois petites boules en triangle. Le rebord supérieur comporte lui aussi des cartouches réservées. La base annulaire est agrémentée d'un motif d'entrelacs, les cartouches sur le corps de la lampe et le décor bleu entre le col et la panse sont ornés d'un large galon de feuillage et de fleurs. Des motifs d'entrelacs sont placés sous les anses. \nÀ l'époque ottomane, et ceci jusqu'au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les lampes de mosquée en céramique furent fabriquées à Iznik, alors qu'auparavant elles étaient souvent en verre et produites dans de nombreux pays islamiques. Elles rappellent la sourate dite de la Lumière (sourate 24, verset 35) : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). \nLa céramique ottomane en provenance d'Iznik était si prisée en Europe qu'à partir du milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les manufactures de Padoue l'imitèrent, les ateliers d'État d'Iznik n'étant plus autorisés à vendre à des particuliers. Ces ateliers déclinèrent à partir du milieu du Xe siècle H (milieu du XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Les lampes de mosquée en céramique comme celle-ci étaient destinées à l'usage à un mausolée ou une mosquée. Elle est décorée de dessins géométriques et floraux et ses inscriptions évoquent Allah et Muhammad. On suppose que cette lampe pendait du plafond et qu'elle contenait un récipient supplémentaire pour la mèche et l'huile.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Achetée en 1900 par le Kunstgewerbemuseum, puis transférée en dépôt au Museum für Islamische Kunst.","dates":"début du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 30 cm, Ø 22,8 cm.","method_for_datation":"Par ses parties peintes, l'exemplaire fait partie d'un groupe que l'on situe au début du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Les caractéristiques de la céramique et le style des parties peintes indiquent nettement que l'objet a été réalisé dans les ateliers ottomans de la ville d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey,* Londres, 1989, pp. 90-94. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 575. \n*Museum fürIslamische Kunst* (guide),Mayence, 2001, p. 183.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique d’Iznik","céramique en quartz fritté","lampe de mosquée","peinture sous glaçure","verset sur la lumière dans la sourate XXIV du Coran (verset 35)."],"materials":["Céramique en quartz fritté","peinture sous glaçure."]},"fb0d852c-219c-5753-93b5-9648fdd94679":{"name":"Coupole de l’Alhambra.","description":"À l'origine, la coupole de Berlin était agencée au-dessus d'un riche décor de stuc dans la Torre de las Damas du Palacio del Partal. Par les fenêtres de cette tour, on avait une vue d'ensemble sur les environs, la ville de Grenade et le complexe des palais de l'Alhambra avec ses parties aujourd'hui disparues. Cet ensemble de palais avait été construit par le souverain nasride Mohammed III (701-708 H / 1302-1308 J.-C.). La devise des souverains nasrides, “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, occupe une place importante dans le décor de la coupole ; on peut y voir une proclamation de l'islam menacé par l'avancée de la Reconquista. \nLa coupole présente une forme carrée qui se décline d'abord en octogone puis en seize trapèzes. Chaque côté du carré est pourvu d'un triangle décoré d'un entrelacs géométrique complété de motifs végétaux. Au centre des triangles se trouve une coupole miniature. L'octogone est constitué de planches garnies d'arcatures où se lisent des inscriptions coufiques symétriques sur fond rouge accompagnées de pommes de pin, de petits coquillages et de décors d'arabesques. Sur les panneaux carrés de l'octogone se répète la devise nasride : “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, entourée de petits arcs de *mouqarnas*. Les seize trapèzes sont ornés de l'entrelacs caractéristique de l'art islamique. De petits polygones et de petites étoiles répètent la devise nasride. Un panneau sommital en seize parties agrémenté lui aussi d'un entrelacs termine l'édifice. Le charme du décor est tout entier dans le contraste entre la rigueur des entrelacs en bandes plates et géométriques et les reliefs proéminents. \nLes plafonds et les coupoles en bois de ce type sont caractéristiques de l'architecture islamique du Maghreb. On en trouve des exemples à l'Alhambra et dans un grand nombre d'autres édifices en Espagne et en Afrique du Nord.","short_description":"Cette coupole provient d'un bâtiment du complexe palatial de l'Alhambra, appelé palais du Partal. Celui-ci a appartenu autrefois à un banquier allemand qui fut autorisé à transférer cette coupole dans sa villa berlinoise. Les plafonds en bois et les coupoles de ce style sont caractéristiques de l'architecture islamique au Maghreb.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"En 1885, Arthur von Gwinner acheta des terres dans le domaine de l’Alhambra. En faisait partie un terrain contenant des bâtiments, des jardins et des routes. En 1891, il remit le Palacio del Partal à la ville de Grenade. Il fut autorisé à démonter la coupole de la Torre de las Damas et à la faire transporter à Berlin. Il la fit remonter dans sa résidence berlinoise en 1892. En 1921, il fit don de sa propriété au gouvernement espagnol.","dates":"vers 719 de l’Hégire / 1320 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 190 cm, l. 355 cm, P. 355 cm.","method_for_datation":"La coupole est aisément datable par sa provenance, le Palacio del Partal, qui fait partie du complexe de l'Alhambra et a été bâti sous le règne de Muhammad III (701-708/1302-1308).","method_for_provenance":"Les documents indiquent que la coupole provient du Palacio del Partal de l'Alhambra à Grenade, où elle a été démontée en 1892, ce qui atteste l'origine espagnole.","provenance":"Torre de las Damas dans le Palacio del Partal de l’Alhambra de Grenade.","obtention":"Achetée en 1978 aux descendants d'Arthur von Gwinner.","bibliography":"Brisch, K., “Eine Kuppel aus der Alhambra in Granada”, *Jahrbuch Preubischer Kulturbesitz,* 3e série, 14, 1978, pp. 6-7 et 10-11. \nChmelnizkij, S., “Methods of constructing geometric ornemental systems in the cupola of the Alhambra”, *Muqarnas* 6, 1989, pp. 43-49. \nDodds, J. D., *Al Andalus. The Art of Islamic Spain.* The Metropolitan Museum of Art, New York, 1992, cat. n° 116. \nFernandez-Puertas, A., *The Alhambra I,* Londres, 1997, pp. 235-239.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","architecture des palais","Coupole","motifs géométriques","mouqarnas","palais de l’Alhambra"],"materials":["bleu et vert).","Bois (cèdre et peuplier)","sculpté et assemblé. Partiellement peint (rouge"]},"fc08aed9-57d3-59a7-83b4-abccf4770360":{"name":"Chandelier de Qalawun.","description":"Chandelier en cuivre composé d'une base, d'un corps cylindrique et d'une tige cylindrique terminée par un binet. Trois bandeaux décoratifs entourent sa base, relativement large. Le premier est orné de motifs arrondis séparés les uns des autres par des polygones. Le deuxième présente des demi-feuilles entrelacées qui s'enchaînent en collier. Le troisième comporte un motif évoquant un épi de blé. Le corps rappelle celui d'un autre chandelier d'al-Nasir Muhammad ibn Qalawun également conservé au musée. \nIl présente une importante inscription en bandeau rédigée en grands caractères *naskhi* qui remplit pratiquement toute sa surface. L'espace laissé libre est entièrement meublé de motifs végétaux entremêlés. L'inscription dit : “Possession de notre seigneur, le grand émir, l'omniscient, le juste, le souverain, le victorieux.” L'inscription est interrompue par deux médaillons circulaires composés chacun d'un cercle extérieur à fleurs de lotus et d'un cercle intérieur meublé d'une importante fleur. Le corps s'achève par deux bandeaux de décor végétal du même style que celui du reste de l'objet. \nLe binet est vierge de tout décor, ce qui laisse penser qu'il n'est pas original, car il aurait dû comporter également une inscription. Il a probablement été remplacé en même temps que la tige à une date inconnue. La tige, également dépourvue de décor, témoigne du déclin de l'artisanat à la fin de la période mamelouke. On observe des similarités frappantes entre ce chandelier et un autre ayant également appartenu à al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, ce qui suggère que ces deux luminaires ont pu être réalisés par le même artisan à la même période.","short_description":"Chandelier en cuivre recouvert de fines décorations végétales. Ses inscriptions épigraphiques, à l’intérieur de médaillons, sont rédigées en grands caractères mamelouks de style *naskhi*, sur un arrière-plan de décoration végétale. Ces inscriptions sont dédiées au souverain al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui en dota Haram al-Ibrahimi à Hébron.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"693-741 de l’Hégire / 1294-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 38,5 cm, H. (tige) 19,5 cm, Ø 23,5 cm.","method_for_datation":"La pièce mentionne une date dans son inscription, ainsi que le nom du sultan Qalawun.","method_for_provenance":"Au vu de l'analyse de la technique de fabrication et de la décoration et d'une comparaison avec des chandeliers similaires détenus par le Musée islamique du Caire produits à la même période, l'origine cairote semble probable.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Ibrahimi d'Hébron (al-Khalil) au musée après 1967.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivres incrustés d’argent","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","gravure"],"materials":["Cuivre gravé incrusté d’argent."]},"fc210313-c572-52b3-ab9c-6ec080f0812a":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en verre composée de trois parties, un piédouche, une panse et un col, entièrement recouverts d'un décor végétal d'une remarquable exécution. Son décor polychrome est réalisé à la peinture et à l'émail et présente de nombreuses traces d'or. Il comporte des inscriptions et le blason du donateur. Son col évasé, pratiquement conique, est décoré de motifs végétaux et d'un bandeau épigraphique rédigé en écriture *thoulouth* mamelouke. L'inscription de 8 cm de haut en bleu foncé reprend des extraits d'un verset de la sourate du Coran “al-Tauba” (La repentance IX, 18) : “ Qu'ils visitent seuls les temples de Dieu, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier…” Le verset est interrompu par trois médaillons circulaires à pastille centrale rouge ; à l'intérieur de la pastille figure un gobelet d'or, blason de l'émir Tankaz al-Nasiri. Le bandeau décoratif entre la panse et le col est constitué de huit fleurs de lotus alignées. La panse est ornée d'une inscription assez importante sur fond bleu foncé ; elle se lit : “Ceci a été commandé par le Sublime, notre Seigneur, l'émir al-Sayfi Tankaz, soutien des Mamelouks honorés et protégés d'al-Cham \\[Syrie\\].” L'inscription est interrompue par six anneaux auxquels s'attachent des chaînes de suspension. En dessous, un second bandeau décoratif contient une inscription ornée de motifs végétaux. La partie inférieure de la panse, juste au-dessus du piédouche, contient six médaillons, dont trois emblasonnés, et trois à motifs végétaux. Le piédouche de 4 cm de haut et évasé vers le bas est orné de trois bandeaux meublés d'une décoration végétale à l'or.","short_description":"Cette lampe en verre, entièrement recouverte d’un décor végétal complexe remarquablement exécuté, est peinte en plusieurs couleurs, avec émail et dorure. Le corps comporte une inscription dorée et le blason du donateur, l’émir Tankiz al-Nasiri, sur fond bleu foncé. La lampe est ornée de plusieurs médaillons décoratifs.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Tankaz al-Nasiri, représentant du sultan en al-Cham (Grande Syrie) en 712-740 H / 1312-1340 J.-C., sous le règne du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"712-740 de l’Hégire / 1312-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 33 cm, Ø (ouverture) 18 cm.","method_for_datation":"L'inscription mentionne le nom du propriétaire de l'objet, l'émir Tankaz al-Nasiri, dont les dates sont connues.","method_for_provenance":"Ce type de lampe apprécié pendant la période mamelouke était généralement fabriqué au Caire ou à Damas. L'émir Tankaz résidant dans cette ville, il est probable que la provenance de ce modèle soit damascène.","provenance":"Probablement Damas ou le Caire.","obtention":"Lampe transférée du Haram al-Ibrahimi (mosquée Ibrahimi) à Hébron (al-Khalil) au musée en 1967.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","écriture thoulouth","écriture thoulouth mamelouke","lampes","verre doré","verre peint"],"materials":["émaillé et doré.","Verre peint"]},"fc5a6282-b7d6-579a-959e-2cc86ab7b704":{"name":"Lanterne.","description":"Lanterne hexagonale se rétrécissant vers le haut. Le corps est surmonté d'une petite coupole bulbeuse à douze subdivisions perforées et d'une fixation pour suspension. La base contient sept supports de lampe à huile. La porte est à un seul battant. En parties haute et basse, le corps est orné de bandeaux épigraphiques en persan, qui nomment le sultan Bayézid, le louent et reproduisent une courte prière. L'espace entre ces inscriptions est occupé par un décor ajouré de médaillons et de demi-médaillons à lambrequins en arabesques. Le champ principal est orné de vrilles en spirales, de motifs chinois (dont des pivoines) et de feuillages. La coupole est décorée de motifs ajourés en forme d'arabesques et de palmettes, similaires à ceux trouvés sur des carreaux de céramique ottomans du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) et dans certains livres. Le grand nombre de lanternes à coupoles subdivisées et décors d'arabesques et de motifs de chinoiseries en gravure, relief ou ajourage, parvenues jusqu'à nous prouve que ces objets étaient produits en grande quantité dans la seconde moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cependant, la question de savoir si leurs artisans étaient mamelouks ou ottomans, et s'ils étaient fabriqués dans les provinces ottomanes ou mameloukes, reste ouverte. Cette lanterne est un des plus célèbres exemples de sa catégorie.","short_description":"La décoration de cette lampe montre des parallèles entre de nombreux exemples de manuscrits du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) et l’art des carreaux de céramique. C’est un très bel exemple de travail du cuivre doré avec décoration en relief et ajourage.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Règne de Bayézid II, 886-918 de l’Hégire / 1481-1512 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 70 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions en persan en parties supérieure et inférieure, malgré les problèmes de lisibilité qu'elles posent, donnent notamment le nom du sultan Bayézid II (r. 886-918/1481-1512).","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Bayézid II à Istanbul au musée le 6 septembre 1930.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri III, Selçuklu-Osmanlı* (Civilisations anatoliennes III, Seldjouks-Ottomans), Istanbul, 1983, p. 118. \nölçer N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.246.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bayézid II","lampe","lanterne"],"materials":["Cuivre doré","décoration en relief et ajourée."]},"fd9231ec-9280-5e60-8248-b9d7c9cf8d62":{"name":"Coupe à pied.","description":"Coupe à pied blanc-ivoire avec scène de cour représentée au centre. Un jeune prince est assis sur un trône à haut dossier sur lequel sont perchés deux faucons. Le prince est entouré par deux courtisans ; à ses pieds se tiennent deux paons affrontés, symboles de la royauté. Autour du motif central, des couples de sphinx affrontés, séparés par des petits médaillons. Sur le bord intérieur de la coupe, on peut lire une inscription votive en calligraphie coufique et à l'extérieur une inscription pseudo-coufique sur fond d'arabesques.","short_description":"Coupe seldjoukide décorée au centre d'une scène de cour et de sphinx affrontés, séparés par de petits médaillons peints autour de ce motif central. Le bord intérieur porte une inscription en écriture coufique, le bord extérieur une inscription en pseudo-coufique entourée d'arabesques.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"Fin du VIe siècle ou début du VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIe ou début du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 8 cm ; Ø 20 cm.","method_for_datation":"Par des méthodes d'analyse stylistique et par comparaison avec des pièces de la période seldjoukide.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises. Dans la correspondance relative à la vente de la pièce en question, L. A. Raffy donne “garantie d'authenticité de la céramique de la Perse”.","provenance":"Kashan, Perse.","obtention":"Achetée à L. A. Raffy, à Paris, le 23 juin 1914.","bibliography":"*Islamic Art in the Calouste Gulbenkian Collection*, catalogue d'exposition, Abou Dhabi, 2004. \nMota, M. M., *Catálogo das Louças Islâmicas*, vol. I : *Louças Seljúcidas*, Lisbonne, 1988. \n*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1e édition 2001, 2e édition revue et actualisée 2002.","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["glaçure","haftrang","Kashan","minaï","Seldjoukides"],"materials":["Faïence minaï ou haft-rang (sept couleurs) à décor peint sous et sur glaçure."]},"feb05415-c114-5cb2-91ec-a718e42d10ce":{"name":"Dirham.","description":"Ce dirham en argent émis durant le règne d'Idriss II, qui a gouverné le pays de 188 à 213 H / 803-828 J.-C., est le prototype des monnaies idrissides, frappées sur le modèle des monnaies abbassides avec l'adjonction du nom de “Ali” (ibn Abou Taleb), le gendre du prophète et ancêtre des Idrissides, au nom du prince régnant. De forme ronde, elle ne porte que des inscriptions en caractères coufiques archaïques réparties entre le centre et le pourtour. Côté face, dans le champ (ou centre) encadré d'un double cercle dont le second est décoré à l'extérieur de cinq doubles annelets, est proclamée la profession de foi à laquelle s'ajoute le nom de “Ali”. Sur le pourtour, une inscription mentionne : “Il n'y a de Divinité que Dieu, seul, qui n'a pas d'associé, Ali”, entourée d'une inscription précisant, après la *besmala* (formule de consécration), la localisation de l'atelier et la date d'émission : “Au nom de Dieu, ce dirham a été frappé à Watit en l'an 202” (818 J.-C.). \n \nAu revers : dans le centre, le nom du prince régnant, “Idriss” (sous-entendu Idriss II) et la mission prophétique “Mohamed prophète de Dieu”, avec de nouveau le nom de “Ali”. Sur le pourtour, entre deux cercles, en beaux caractères coufiques, le verset 9 de la sourate LXI, *Assaf* (Le rang) : “C'est lui qui a envoyé son apôtre avec la vraie Religion pour guide, afin qu'elle prévale sur toute religion malgré ceux qui ajoutent des dieux.”","short_description":"Ce dirham en argent est le prototype des monnaies idrissides. Il est frappé sur le modèle des monnaies abbassides avec l'adjonction du nom de “Ali”, le gendre du prophète et ancêtre des Idrissides, au nom du prince régnant.","holder":"Musée numismatique de Bank Al-Maghrib.","initial_owner":"J.D. Brèthes.","dates":"202 de l’Hégire / 818 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"Ø 22 mm, poids 2,2 g.","method_for_datation":"La date figure au droit de la monnaie dans la partie circulaire.","method_for_provenance":"Le lieu d'émission figure sur la monnaie.","provenance":"Maroc.","obtention":"Cette monnaie a été achetée avec toute la collection Brèthes.","bibliography":"Brèthes, J.D., *Contribution à l'histoire du Maroc par les recherches numismatiques,* Casablanca, 1939. \n \nEustache, D., *Corpus des dirhams idrissides et contemporains, collection de la Banque du Maroc*, Rabat, 1970-1971. \n \nEustache, D., “Les Ateliers monétaires au Maroc”, *Hespéris*, 1970, pp. 95-102.","workshop":"Atelier de fabrication, Watit (Maroc).","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","épigraphie religieuse","monnaie","numismatique"],"materials":["Argent moulé et frappé."]},"febb9b50-5023-54dc-aba9-74d232d247aa":{"name":"Mihrab de la mosquée de Taskınpacha, à Damsaköy.","description":"*Mihrab* en noyer d'une remarquable exécution. Les motifs végétaux et géométriques ainsi que les inscriptions qui le décorent sont exécutés en sculpture en haut-relief à surfaces arrondies, sculpture à double-niveau et biseautée. La bordure extérieure du sol est ornée jusqu'à 68 cm de haut d'une composition végétale de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes). La seconde bordure est meublée jusqu'à un mètre de haut d'une construction géométrique en réseau. Les deux bordures se poursuivent à partir de ces deux hauteurs par des bandeaux épigraphiques contenant des versets du Coran (X : 255, LIX : 20-23, XLVI : 31). \nLa niche lobée est encadrée de fines bordures de diverses largeurs ornées d'une décoration végétale à palmettes et *rumi*. La forme de la conque de la niche à intérieur vide laisse penser que cette partie a été restaurée. L'intérieur de la niche de section semi-circulaire est décoré d'une composition végétale entrelacée. Les pendants de la niche du *mihrab* présentent des médaillons circulaires contenant des bandeaux épigraphiques et leur cadre des motifs végétaux sculptés en haut-relief qui donnent l'impression d'avoir été ajourés. Le médaillon de droite comporte en son centre le mot “Allah”, entouré d'un verset du coran (LIX : 22). De même, le médaillon de gauche met en exergue le mot de “Muhammad” entouré d'un extrait du verset LIX : 23. \nLe grand panneau rectangulaire de la partie supérieure contient un réseau géométrique composé d'étoiles à 12 branches. Il n'y a pas de fronton.","short_description":"Unique exemple de **mihrab**en bois d’Anatolie, ce *mihrab* est un véritable chef-d’œuvre , qui témoigne d’un excellent savoir-faire et montre une riche décoration géométrique, florale et calligraphique.","holder":"Musée ethnographique d’Ankara.","dates":"654-842 de l’Hégire / 1256-1438 J.-C.","location":"Ulus, Ankara","dimensions":"H. 350 cm, l. 203 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Taskınpacha ne possède pas d'inscription de fondation. Les tombes du cimetière présentent cependant des inscriptions remontant au VIIIe/XIVe siècle. Par ailleurs, l'usage de compositions végétales et géométriques en accompagnement d'inscriptions était courant à cette époque, surtout dans les *mihrab* en mosaïque de carreaux et de stuc.","method_for_provenance":"Bien que le lieu de production ne soit pas connu, les caractéristiques stylistiques et les motifs utilisés désignent une provenance anatolienne.","provenance":"Anatolie.","obtention":"Ce *mihrab* et un *minbar* appartenant jadis à la mosquée de Taskınpacha à Damsaköy ont été transférés au musée le 23 octobre 1940.","bibliography":"Bakırer, ö., *Onüç ve Ondördüncü Yüzyıllarda Anadolu Mihrapları*, Ankara, 1976. \nBakırer, ö., “ürgüp'ün Damsa Köyü'ndeki Taşkın Paşa Camii'nin Ahşap Mihrabı”, *Türk Tarih Kurumu Belleteni* 139 (1971), pp. 367-382. \nöney G., “Anadolu Selçuklu ve Beylikler Devri Ahşap Teknikleri”, *Sanat Tarihi Yıllığı* III (1969–1970), Istanbul, pp. 135-171.","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Biseauté","bois","décoration géométrique","décoration végétale","inscriptions","Karamanides","mihrab"],"materials":["assemblage de panneaux en noyer","décor de sculptures en haut-relief à surface arrondie","Noyer","sculptures à double niveau et sculpture biseautée."]},"fed4821c-aab3-5f04-9bef-3b13115970a7":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Plaque en marbre carrée, à rebords moulurés, encadrant et séparant à la fois deux épitaphes jumelles, chacune composée de neuf lignes de coufique en relief. Les caractères, d'une exécution très soignée et élégante, sont marqués d'une rainure qui souligne les contours des lettres. L'analyse de l'alphabet révèle un certain classicisme dans le choix des lettres. Les hampes se terminent encore en biseau ou par un rinceau dans lequel est inscrit un fleuron stylisé. épitaphe de gauche : “Basmalah, tasliyah. Est mort Muhammad un jeudi, dans la dernière décade du mois rabi premier, l'année 480 [1087], en attestant l'unicité de Dieu.” épitaphe de droite : “Basmalah, tasliyah. Est mort Abd al-Azim ibn Abd Allah at-Tanuhi az-Zayyât, un vendredi de la dernière décade de rabi dernier, l'année 495 [1101], en attestant l'unicité de Dieu.” Ce dernier serait le fils, le frère ou le père de Muhammad, qu'on désigne par son seul prénom car on estime que les indications de l'épitaphe principale suffisent à l'identifier.","short_description":"Elle se présente sous la forme d'une plaque de marbre carrée à rebords moulurés encadrant et séparant à la fois deux épitaphes jumelles composées chacune de neuf lignes de coufique en relief. L'inscription est soignée et se réfère à deux personnages.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"495 de l’Hégire / 1101 J.-C.","location":"Tunis","dimensions":"L. 72 cm, ép. 13 cm.","method_for_datation":"L'épitaphe comporte deux dates ; il est clair, en se référant au contexte général, qu'elle fut exécutée après le décès du second personnage, en 495/1101.","method_for_provenance":"La stèle, qui se trouvait dans la zaouia de Sidi Abd al-Azim, fut sans doute édifiée à la mémoire du personnage de l'épitaphe de droite, qui porte le même nom et qui semble avoir été l'objet de vénération de la part des tunisiens.","provenance":"Tunis.","obtention":"à la suite du délabrement de la zaouia, la stèle fut déposée, dans les années 1950, au mausolée de Sidi Bou Khrissan à Tunis. Depuis 1978, elle est exposée au musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","bibliography":"Zbiss, S. M., Corpus des inscriptions arabes de Tunisie, vol. XIII, t. I, Tunis, 1955, pp. 52, 57.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["épigraphie","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","sculpture","stèle funéraire"],"materials":["Marbre sculpté."]},"ff2095d9-b276-5a8d-8731-45db9248f0d8":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre à deux anses, en forme de globe, à col haut et étroit, porte sur la panse de nombreux sillons parallèles exécutés au cours du tournage, plus serrés dans la partie supérieure ; sur leur partie supérieure, les anses comportent un élément de préhension en forme de bouton (l'une est manquante). Elle porte un décor blanc sur engobe sombre, avec des lignes horizontales entre lesquelles s'insèrent des motifs pseudo-épigraphiques, en caractères coufiques. \nCette jarre fut trouvée, en même temps que d'autres exemplaires, par l'archéologue Antonio Salinas, dans l'espace situé entre l'intrados d'une voûte et le plancher d'une pièce du monastère annexe de l'église de la Martorana, construit vers 1193. La fente, visible dans la partie inférieure de l'amphore et provoquée par un défaut de cuisson, indique que l'objet, devenu inutilisable en tant que contenant, fut utilisé comme déchet de four : il avait pour fonction de combler les voûtes des grandes demeures de la première moitié du XIIe siècle.","short_description":"Cette jarre a dû être utilisée comme récipient pour des produits alimentaires. Elle fut pourtant utilisée comme matériau de construction servant à combler une voûte, car elle présentait un défaut de cuisson qui la rendait inutilisable en tant que récipient.","holder":"Musée de la Zisa","owner":"Direction des biens culturels et environnementaux de Palerme.","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 49 cm ; Ø 34 cm.","method_for_datation":"La découverte de cette amphore dans les voûtes du monastère de l'église de la Martorana (construit vers 1193) permet une hypothèse de datation au XIIe siècle.","method_for_provenance":"La jarre est de production locale, en tant que déchet de four.","provenance":"Église Santa Maria dell’Ammiraglio, dite de la Martorana.","obtention":"Découverte.","bibliography":"D'Angelo, F., “Ceramica d'uso domestico della Sicilia medievale proveniente dalla Zisa (Palermo XII secolo)”, *Atti del IX convegno internazionale della ceramica*, Albisola 28-31 mai 1976, fig. 10. \nGabrieli, F., Scerrato U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 170, fig. 188. \nRagona, A., “La ceramica della Sicilia arabo-normanna”, *Rassegna della Istruzione Artistica*, I, n. 2, 1966. \nRagona, A., *La maiolica siciliana dalle origini all' ottocento*, Palerme, 1975. fig. 4. \nRusso Perez, G., “Ancora delle ceramiche siculo-normanne”, *L'Arte*, 3 (1940), pp. 119-127, fig. 9.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Reginella","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique arabo-normande","jarre"],"materials":["Terre cuite engobée."]},"ffe82953-5509-586c-bf0c-5858cbd0964d":{"name":"Manuscrit du traité de médecine Kitab al-tasrîf liman ajaza an al-talîf fi al-tibb de Abou al-Qassim Khalaf ibn Abbas al-Andalousi al-Zahraoui.","description":"Ce manuscrit est la transcription d'un des trente volumes de l'encyclopédie *al-Tasrîf*, rédigée par Abou al-Qassim al-Zahraoui, connu en Occident sous le nom d'Aboulcassis, qui a vécu de 320-401 H (936-1016 J.-C.) à l'époque califale de Cordoue. Considéré comme le plus grand médecin et chirurgien de son temps, il a fait dans son encyclopédie le bilan des opérations médicales, et décrit et dessiné les quelque deux cents instruments chirurgicaux dont il se servait et qu'il avait souvent inventés et fabriqués lui-même. Ce gros ouvrage faisait partie des manuels de base pour les étudiants des universités maghrébines. L'imprimerie n'existant pas encore, il était transcrit, comme tous les ouvrages scientifiques, par des calligraphes de métier qui étaient les peintres de leurs époques. Cet exemplaire, dont nous ne connaissons pas le nom du copiste, date de l'époque almohade et compte 329 pages. La plupart des trente chapitres qui le composent traitent de l'élaboration des remèdes et des soins à donner aux blessures. L'écriture est en caractères cursifs *maghribi*. Sur la page traitant de la cautérisation sont représentés, de manière un peu naïve, des instruments chirurgicaux, peints en noir, rouge et jaune.","short_description":"Ce manuscrit est la copie d'un des trente volumes de l'encyclopédie rédigée par le plus grand chirurgien de son temps, connu en Europe sous le nom de Aboulcassis. Elle est illustrée d'instruments chirurgicaux qu'il inventa lui-même. Cette page traite de l'opération de la cautérisation.","holder":"Bibliothèque nationale.","dates":"610-619 de l’Hégire (1213-1223 J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 26,5 cm, L. 18,5 cm.","method_for_datation":"La date de la copie, dont a disparu le chiffre des unités, figure sur la dernière page (colophon) de ce volume.","method_for_provenance":"Le style de l'écriture et la date du manuscrit, très proche de la date de l'original, suggèrent une origine andalouse.","provenance":"Espagne (al-Andalus).","obtention":"Achat.","bibliography":"Abd al-Rahman, A. J*.*, *Printed arabic manuscripts*, al-Baçra, 1981. \n \nAl-Arabi al-Khatabi, M., *Faharis al-Khizana al-Malakia,* Rabat, 1982. \n \nAl-Razi J. et Varichon, A., *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue d'exposition), Paris, 1999. \n \nBenjelloun-Laroui, L., *Les bibliothèques au Maroc*, Paris, 1990. \n \nHaji Khalifa, *Kitab kachf al- zounoum an asâmî al-koutoub wal-founoun*, Istanbul, 1941.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration figurative","médecine","science"],"materials":["encre brune","Papier","peinture jaune.","peinture rouge"]}}