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{"03d23adb-52fc-5e9a-b84a-0cf1c00fe196":{"name":"Seldjoukides (Grands-Sejdjoukides)","also_known_as":"","area":"Iran, Irak et Syrie","history":"Le Seldjouk Beg, qui jeta les fondations de l’État grand-seldjoukide, était le fils de Duqaq Subashi, un commandant de l’État de Oghouz, près de la mer Caspienne. Avec la mort de son père, Seldjouk Beg devint *subashi* très jeune, et accrut son pouvoir très rapidement. Pour contrer certains conflits avec le sultan de l’État de Oghouz, il s’entoura d’autres Turcs Oghouz, fonda Cend (Jend) près de la rivière Oxus en 375/985 et se convertit à l’islam. \nSeldjouk Beg s’allia aux Samanides, et, en s’installant à Nour, près de Boukhara, se posa en défenseur de leurs frontières nord. Son fils Arslan Beg lui succéda. Après la chute des Samanides sous les Karakhanides en 399/999, les bonnes relations des Seldjoukides avec les Karakhanides et les Ghaznavides prirent fin. \nLa capture et l’emprisonnement de Arslan Beg par les Ghaznavides en 416/1025 entraîna la séparation des Seldjoukides. Ses neveux Toghrıl et Chaghrı succédèrent à Arslan Beg. Après avoir battu les Ghaznavides à Serahs (429/1038) et à Dandanakan (431/1040), ils fondèrent l’État grand-seldjoukide. Toghrıl Beg se proclama *sultan*. Nishapour fut brièvement la capitale de l’État, avant de céder la place à Marw. \nL’État grand-seldjoukide, fondé sur le territoire de l’actuel Iran, vit son pouvoir augmenter significativement entre 431 et 485 H / 1040-1092 J.-C., années de la “Première période impériale”. Sous les règnes de Alparslan et de Malik Chah, après Toghrıl Beg, les Seldjoukides étendirent leur domination en direction de l’Anatolie, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. \nAprès la mort du sultan Malik Chah en 485/1092, les querelles de succession, les rébellions des Batini, les révoltes turcmènes et les invasions mongoles conduisirent au morcellement de la puissance grand-seldjoukide en quatre États (les Seldjoukides d’Irak, de Syrie, de Kirman et d’Anatolie \\[Rum\\]) et à l’émergence de nombreux atabegs. Malgré les tentatives du sultan Sanjar, arrivé au pouvoir en 510/1117, de confédérer l’État, la bataille de Katvan contre les Karakhitaïs en 536/1141 et les rébellions d’Oghouz en 548/1153 ouvrirent la voie à une fin inéluctable. L’État grand-seldjoukide s’éteignit officiellement avec la mort du sultan Sanjar en 552/1157.","date_description_ah":"429-552 H","date_description_ad":"1038-1157 J.-C."},"0db8518d-c9f6-5aef-aca1-75a988170af8":{"name":"Taïfas","also_known_as":"Dynasties du Maghreb Central","area":"Maghreb central","history":"Le Ve siècle H (XIe J.-C.) représente un moment de changement pour la Méditerranée occidentale. D’une part, c’est le moment où le monde antique perd de son importance face à l’islam, qui en vient à dominer les rives de cette mer. D’autre part, c’est la période où la “ville-territoire” prend le pas sur la “ville impériale”, dont les fonctions ont disparu. Ces “nouvelles” villes seront dominées par de petites dynasties gouvernant des territoires économiques et politiques aux dimensions variables. \nLes groupes familiaux qui contrôlent les villes sont généralement constitués par des autochtones, qui sont déjà complètement islamisés à cette époque. Ces dynasties adoptent des noms qui sont normalement liés à ceux de leurs fondateurs. Le Maghreb sera dominé par des dynasties telles que les Zirides (qui fondèrent plusieurs villes dans le Maghreb central) et les Hammadides (les Banu Hammad entrèrent en conflit avec les Zirides en les chassant vers l’Ifriqiya et devinrent les maîtres du Maghreb central de 408 à 547 H /1018-1152 J.-C.). Dans la péninsule Ibérique, et toujours dans une logique familiale, le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) connaîtra l’éclosion d’un ensemble de royaumes “taïfas” (drapeau) qui se multiplieront après la chute du califat. Parmi ces royaumes, il faut mentionner, entre autres, les Abbadides de Séville, les Aftasides de Badajoz, les Hudides de Saragosse, les Zirides de Grenade, les Hammudides de Málaga… Les querelles incessantes entre les roitelets taïfas favoriseront la Reconquista chrétienne par le Nord, et la conquête d’al-Andalus par les Almoravides.","date_description_ah":"IV e -V e siècle H","date_description_ad":"X e -XI e J.-C."},"0dc8430e-9925-5792-b703-2201e9d5674a":{"name":"Alaouites","also_known_as":"","area":"Maroc. Capitales : Fès, Méknès, Rabat","history":"\\- La grandeur des Saadiens était trop liée à des circonstances exceptionnellement favorables, ainsi qu’à la personnalité de deux souverains : Abdelmalek et Ahmad al-Mansour. \n\\- À la disparition de ce dernier (1603), les difficultés politiques et économiques réapparaissent, avec le retour de l’agitation des confréries et la piraterie qui consomme la rupture avec l’Europe. \n\\- Les chérifs alaouites, détenteurs d’une modeste puissance au Tafilalet, usent de leur aura religieuse et de leurs qualités de guerriers et d’organisateurs pour se rendre maîtres du Maroc oriental avant de s’emparer de Fès (1666) puis de Marrakech (1669). \n\\- Moulay Ismaïl, le plus célèbre des sultans (1672-1727), consolide l’œuvre des fondateurs de la dynastie et donne un nouvel éclat à la civilisation marocaine. \n\\- Il s’oppose aux Turcs, reprend les places encore occupées par les Européens sur l’Atlantique. \n\\- Mais la puissance militaire s’avère trop coûteuse et, à la mort de Moulay Ismaïl, le Maroc entre dans une période de grave crise politique et économique, qu’accentue la disparition des revenus de la course. \n\\- Après trente ans de chaos, le Maroc connaît un spectaculaire redressement avec Sidi Mohamed b. 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Il resta gouverneur député après le meurtre du gouverneur Bakbak et l’installation du prince Jarquq comme nouveau gouverneur d’Égypte. Finalement, il devint gouverneur d’Égypte de plein exercice, et jouit d’une quasi-indépendance non seulement en Égypte, mais aussi sur tout le territoire s’étendant d’Alexandrie à la Syrie et la Palestine, à une époque où les Abbassides étaient occupés à mater des révoltes dans le sud de l’Irak. \nIbn Touloun consolida son État en organisant une armée efficace, forte de quelque cent mille hommes, avec une garde spéciale composée de soldats turcs et d’esclaves noirs. Son excellente expérience militaire et ses qualités d’organisateur lui permirent de gouverner l’Égypte d’une main de maître. Son règne fut une période de grande prospérité et de concorde civile. \nPour les commodités de sa cour, de son gouvernement et de son armée, Ibn Touloun fonda à côté de Fustat une nouvelle capitale, al-Qata’i, dont le plan s’inspirait de celui de Samarra, la capitale des Abbassides en Irak. \nComme beaucoup d’autres États turcs dans le giron de l’empire abbasside, l’État toulounide fut d’assez courte durée. Ceci s’explique principalement par l’absence de racines régionales et ethniques dans les zones où il s’établit. Et parce que, pour maintenir leur hégémonie, les dirigeants dépendaient de contingents de mercenaires étrangers. C’est pourquoi, à l’époque du quatrième souverain toulounide en 292/904, le calife abbasside al-Muktafi Billah put envoyer Muhammad bin Suleiman à la tête d’une armée pour éliminer les Toulounides et récupérer l’Égypte pour le trône abbasside.","date_description_ah":"254–292 H","date_description_ad":"868–905 J.-C."},"26e98384-aec9-54a7-8d11-2fa3e84a1d52":{"name":"Omeyyades d’Espagne","also_known_as":"","area":"Espagne","history":"\\- En 750 arrive à Cordoue Abderrahman b. Hicham, petit-fils du dernier calife omeyyade de Damas, rescapé du massacre de sa famille par les Abbassides. \n\\- Il fonde une dynastie qui rompt les liens d’allégeance à l’égard du califat abbasside de Bagdad et qui gouvernera al-Andalus de 756 à 1031, d’abord en tant qu’émirat, ensuite en tant que califat à part entière à partir de 929 (Abderrahman III). \n\\- État pacifié et immensément riche, le califat de Cordoue fait régner son autorité sur tout al-Andalus, et développe une civilisation brillante capable de rivaliser avec celle de Bagdad et surpassant de loin celle de l’Occident chrétien.","date_description_ah":"138–422 H","date_description_ad":"756–1031 J.-C."},"275fd924-3ed6-5493-ba0f-732cc27640a1":{"name":"Timouride","also_known_as":"Timuroghullari","area":"Asie centrale, Iran, Irak, Syrie, Anatolie [Turquie] et Inde","history":"L’empire timouride fut fondé par Timour \\[Tamerlan, Timour le Boiteux\\], qui succéda à son père (m. 1360) et à son oncle (m. 1361) et dirigea la branche des Barlas. Timour était le fils de Turagay, le bey des Barlas, une tribu vassale des Chaghataïs au Turkistan. Timour consolida très vite son pouvoir et fut proclamé “émir” de l’État chaghataï. Il fonda l’État timouride, avec Samarcande pour capitale. \nTrès vite, Timour conquit un vaste territoire embrassant l’Azerbaïdjan, le Khwarazm, le Khourassan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’Anatolie, l’Inde et quantité d’autres contrées, reliant l’Inde à Damas, depuis le golfe de Basra jusqu’à la mer d’Aral et à l’Anatolie. \nTimour battit le sultan ottoman Bayézid Ier (“la Foudre”) à la bataille d’Ankara en 1402 et porta un coup mortel aux Ottomans. Timour périt en 1405 au cours de son expédition en Chine. \nLes luttes de succession qui suivirent la mort de Timour ébranlèrent gravement son empire. Chah Rukh (r. 1409-1447) transféra sa capitale à Hérat, laissant son fils Ulug Bey, un célèbre astronome, à Samarcande. À cette époque, Samarcande et Hérat, riches de somptueux monuments, devinrent des centres des arts et des sciences. Ulug Bey succéda à son père mais fut assassiné en 1449, ce qui donna lieu à un conflit majeur qui ne prit fin qu’en 1451 avec l’intronisation de Abou Saïd. Sous son règne et sous celui de son fils Hüseyen Baykara, l’empire timouride connut un âge d’or – avant d’être défait par les Ouzbeks chaïbanides en 1505. \nLes Timourides ont construit de nombreux monuments dans des villes comme Samarcande, Hérat, Boukhara, Machhad, Tabriz, Balkh et Yazd. Les complexes d’Ulug Bey à Samarcande et Boukhara, la Mosquée bleue à Tabriz, la nécropole de Chah Zinda à Samarcande, le complexe de Khodja Ahmed Yasawi à Yesi tout comme la mosquée Bibi Hatun à Samarcande sont parmi les monuments les plus remarquables de la période.","date_description_ah":"771-911 H","date_description_ad":"AD 1370-1505 J.-C."},"29eaeead-971d-5ced-a2f3-a650a47f04ff":{"name":"Safavides","also_known_as":"","area":"Perse","history":"La dynastie safavide, d’origine turcique, fut fondée par le chef religieux Safi al-Din Ardabili, qui vécut à Ardabil de 650 à 734 H / 1252–1334 J.-C. Son ordre religieux s’étendit rapidement en Anatolie, en Iran et en Irak. La dynastie fut portée par Tamerlan, les Ottomans et les Aq Qoyounlous, et atteignit le sommet de sa puissance sous le règne de Hodja Ali, un petit-fils d’Ardabili. Lorque Cheikh Jounayd, un petit-fils de Hodja Ali, s’immisça dans les affaires intérieures des Mamelouks et des Qara Qoyunlus, les relations avec ces puissances se détériorèrent. Vers la fin du IXe siècle H / XVe siècle J.-C., ses relations avec les Aq Qoyounlous se détériorèrent à leur tour, entraînant la dissolution de la dynastie. Cependant, les Safavides se rétablirent rapidement et Chah Isma’il instaura l’Etat safavide en 906 H/ 1501 J.-C., avec Tabriz pour capitale. \nEn s’alliant aux Shi’a, les Safavides contrôlèrent une vaste zone embrassant l’Iran, l’Irak, le Caucase et l’Anatolie orientale. Le sultan ottoman Sélim Ier battit Chah Isma’il à Çadıran en 920 H / 1514 J.-C. C’est son fils Chah Tahmasp qui succéda à Chah Isma’il en 930 H / 1524 J.-C. ; la capitale fut alors transférée à Qazwin. Après Chah Tahmasp, l’Etat safavide fut gouverné par Isma’il Mirza, Hamza Mirza, Chah Abbas, Sam Mirza, Abbas II, Chah Sulayman Ier, Chah Husayn, Tahmasp II et enfin par Abbas III. Nadir Chah, d’origine afchare, conduisit l’Etat safavide à sa fin en 1737 en conquérant l’Iran. \nLes Safavides ont construit de nombreux monuments pendant leur règne d’environ 250 ans, particulièrement en Iran. Le palais de Jihil Sütun et de Hasht Bahisht, le pavillon de Ali Kapı et les mosquées Masjid-i Chah et Cheikh Lutf Allah à Ispahan font partie des plus remarquables monuments de cette période.","date_description_ah":"907-1150 H","date_description_ad":"1501-1737 J.-C."},"2cf9d6c6-0226-5c5d-8710-c052cc2ac4c7":{"name":"Al Busaïd","also_known_as":"","area":"Oman, Zanzibar","history":"La dynastie Al Busaïd, aussi connue sous le nom de Maison d'Al Saïd, était une lignée de souverains comprenant le sultanat d'Oman (1744-1856), le sultanat de Mascate et Oman (1856-1970) et le sultanat de Zanzibar (1856-1964). Fondée par Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, souverain d’Oman et des territoires africains à l'Est, la dynastie Al Busaïd régna sur la région pendant 250 ans. Sous les 39 ans de règne d'Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, la Marine royale d'Oman eut une présence forte dans l'océan Indien, la seconde seulement après la Marine britannique. Elle expulsa facilement les forces persanes de la région tout en protégeant les navires ottomans dans le Golfe d’Oman et dans l'océan Indien. \n \nL’histoire moderne d’Oman fut témoin de deux systèmes différents de gouvernance : *l'imamat* et le sultanat. Un *l'imamat* peut faire référence au bureau de l’Imam ou à son autorité spirituelle. Les imams sont les autorités spirituelles qui peuvent exercer un contrôle sur une région en particulier. Pour recevoir l’imamat, le souverain doit être élu. \n \nL’imam Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi (1741-1783) établit le système du sultanat pendant son règne. Ce fut la première séparation établie entre les deux systèmes politiques. Il sauva Oman d’une guerre civile, restaura sa place au sein du système afro-asiatique et du système maritime, et sa contribution fut décisive dans la construction de l’histoire moderne d’Oman - une histoire du sultanat par opposition au système de *l'imamat*. En 1741, il reçut *l'imamat*. L’attitude ferme d’Ahmed envers l’hégémonie coloniale fut remarquable. Elle devint visible lorsqu’il empêcha la Compagnie britannique des Indes orientales de s’installer à Muscat. Le long règne d’Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi (environ 39 ans) fut aussi le témoin de changements et de nouvelles tendances dans la société d’Oman. Son règne forgea non seulement une vision nouvelle d’un système politique, mais contribua aussi à poser les fondations d’une nouvelle identité politique, nationale et culturelle. \n \nAhmad ibn Saïd al-Busaïdi mourut en 1778 ; son fils lui succéda, Saïd ibn Ahmad, un souverain pieux qui divisa les devoirs entre les fonctionnaires du palais par fonctions religieuse, administrative ou militaire. Saïd ibn Ahmad garda son *imamat* et alla à Rustaq, où il demeura jusqu’à sa mort en 1811. En 1783, son fils, Hamad ibn Saïd, décida de déplacer sa cour dans la ville côtière de Muscat et fit de la ville sa capitale politique. Il prit également le titre de sultan, asseyant ainsi son pouvoir. \n \nHamad ibn Saïd fut un souverain capable qui fit beaucoup pour le pays pendant ses huit années de règne. Il facilita une réforme politique lors des premières étapes dans la transition mais mourut subitement en 1792. À sa mort, le système politique d’Oman fut divisé en trois parties : Saïd ibn Ahmad, l’imam officiel, resta à Rustaq ; Saïd bin Sultan (qui succéda à Hamad ibn Saïd) garda la base de son pouvoir à Muscat ; et enfin Saïf, le troisième fils d’Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, prit la ville de Sohar (située près d’Hormuz) pour asseoir son pouvoir. Ainsi en 1793, et avec la participation des Britanniques, l'État islamique d’Oman, qui avait été une nation unifiée, était à présent fragmentée en trois politiques distinctes. \n \nAprès son accès au trône en 1792, Saïd bin Sultan (1792-1804) usa de son pouvoir et de son intellect pour restaurer la place qu’avait Muscat sous le règne de son père Ahmad. Oman devint une alliée de la France en Afrique de l’Est et dans l’océan Indien, notamment à un moment où les Britanniques commençaient à représenter un danger pour Oman, l’Inde et tous les pays du Golfe. \n \nSaïd bin Sultan accéda au pouvoir en 1806, à l'âge de 17 ans, suite à la mort de son père et régna pendant un demi-siècle jusqu’à sa mort en 1856. Il fut le premier Sayyid d’Oman, reçut le titre de sultan et fut aussi appelé « Le Grand ». Oman devint une puissance commerciale et maritime majeure dans l’océan Indien pendant son règne. Son successeur fut Thuwaïni ibn Saïd ibn Sultan al-Busaïd, le troisième fils de Saïd bin Sultan, et régna de 1858 à 1866. \n \nEntre 1866 et 1970, Oman connut six souverains. Enfin, de 1970 à 2020, Oman fut dirigée par le sultan Qabus ibn Saïd, qui modernisa la région. L’héritier actuel au trône depuis 2020 est le sultan Haïtham ben Tariq. \n \nBibliographie \n● Ghubash, Hussein, Oman - The Islamic Democratic Tradition, London and New York: Routledge, 2006. \n● Jones, Jeremy and Ridout, Nicholas, A History of Modern Oman, Cambridge (UK) and New York: Cambridge University Press, 2016. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 1167– aujourd’hui","date_description_ad":"AD 1754– aujourd’hui"},"2fc256bd-66da-5cb4-b5ca-43283018a1db":{"name":"Atabegs","also_known_as":"","area":"Syrie du Nord, Mésopotamie du Nord, Anatolie méridionale [Turquie]","history":"Recrutés parmi les officiers les plus gradés et les plus expérimentés, les *atabey*s ou *atabeg*s étaient chargés de l’éducation des princes grands-seldjoukides nommés gouverneurs, et exerçaient également leur autorité dans différents domaines administratifs et militaires. \nÀ la mort du sultan grand-seldjoukide Melikchah \\[Malik Chah\\] en 1092, les Atabegs profitèrent de la lutte de succession qui s’était engagée entre ses fils pour proclamer leur indépendance. Au nombre des États atabegs les plus notables se comptent les Atabegs de Damas, les Zenguides (Atabegs de Mossoul), les Ildenizides \\[Eldigüzides or Ildegizides\\], les Salghurides et les Atabegs d’Erbil. \nLes Atabegs de Damas sont également connus sous le nom de Tughtiginides ou Burides. Leur lignée fut fondée par Tughtekin, l’atabeg affecté à la formation du fils de Malik Dukak, fils de Toutouch, qui était le frère du sultan Malik Chah, en 1104, après la chute des Seldjoukides de Syrie. Ils furent renversés par Nouredden \\[Nur al-Din\\] Mahmoud, l’atabeg d’Alep, en 1154. \nLes Zenguides sont également connus comme Atabegs de Mossoul. Cette lignée fut fondée par Imadedden \\[Imad al-Din\\] Zengi, l’un des officiers du sultan grand-seldjoukide Malik Chah, en 1127 à Mossoul. Mais le conflit permanent avec les Ayyoubides eut raison de leur pouvoir en 1223. \nEmmenés par Ildeniz, les Ildenizides ou Atabegs d’Azerbaïdjan apparaissent en 1141 comme vassaux des Seldjoukides d’Irak, jusqu’à leur chute devant les Khwarazm-Chahs en 1228. \nLes Salghurides furent fondés en 1147 par la branche Salghur des Turcs Oghuz, conduite par l’atabeg Sunqur. Ils furent renversés par les Mongols en 1284. \nLes Atabegs d’Erbil, également appelés Begtiginides, apparaissent vers le milieu du XIIe siècle avec Zeynedden Ali Küçük ben Begtigen dans le sud-est de l’Anatolie \\[Turquie\\] et le nord de l’Irak. Ils intègrent le giron abbasside en 1232.","date_description_ah":"485–683 H","date_description_ad":"1092-1284 J.-C."},"3a5bd0e8-5c73-5d1a-8242-521f5d28c002":{"name":"Période Mudéjar","also_known_as":"","area":"Péninsule Ibérique","history":"L’art mudéjar – l’art des musulmans restés dans la péninsule Ibérique après les “reconquêtes” chrétiennes (les Mudéjars) – se caractérise par une intégration des formes artistiques et architecturales islamiques dans l’art et l’artisanat chrétiens. Mais plus qu’un style en soi, il est l’expression d’une tendance, d’une islamisation des formes, un “mudéjarisme” qui s’affirme à mesure que la Reconquista progresse vers le sud et que les contacts avec l’univers musulman se font plus étroits. \nCette assimilation s’explique par la fascination qu’exerce sur l’aristocratie chrétienne le luxe inouï dans lequel évoluaient les souverains musulmans. \nUn début de symbiose s’observe au XIIe siècle, mais c’est avec la conquête de Cordoue (1236) et de Séville (1248) que l’émulation artistique commence à se généraliser pour culminer un siècle et demi plus tard : avec la conquête de Grenade, c’est une véritable explosion de mudéjarisme qui éclate dans l’architecture civile et religieuse. Alphonse XI et Pierre Ier de Castille (XIVe siècle), Pierre de Lune (l’antipape Benoît XIII, fin XIVe-début XVe siècle), les Rois catholiques (XVe siècle) ou D. Manuel Ier de Portugal (fin XVe–début XVIe siècle) sont des figures majeures dans ce processus long de plusieurs siècles. \nSous domination chrétienne, de prestigieux artistes, parfois organisés en groupes itinérants, travaillèrent pour les élites, et les pièces mudéjares les plus somptueuses s’exportaient à grande échelle ; mais les artisans mudéjars formaient aussi des corporations réputées de charpentiers, poseurs de briques, selliers, potiers, etc. \nDes motifs politiques et esthétiques président au déclin de l’art mudéjar au XVIe siècle. D’une part, avec la Contre-Réforme, tous les non-chrétiens étaient devenus indésirables (c’est l’époque de l’Inquisition et des dernières expulsions) ; d’autre part les modèles de la Renaissance italienne commençaient à prévaloir – ce qui n’a pas empêché un certain mudéjarisme populaire de se maintenir jusqu’à l’avènement du baroque.","date_description_ah":"VI e -IX e siècle H","date_description_ad":"XII e -XIV e siècle J.-C"},"3eb686ce-9607-530b-b1a3-688cf19fe53a":{"name":"Zenguides","also_known_as":"Les Atabegs de Mossoul","area":"Jazira et Syrie","history":"La lignée des Atabegs zenguides, également connus comme Atabegs de Mossoul, fut fondée en 521/1127 par Imameddin Zangi (‘Imad al-Din Zangi), un général du sultan grand-seldjoukide Malik Chah, et gouverna Mossoul (Irak) et la Syrie. Mahmud, le dirigeant seldjoukide en Irak, avait confié l’éducation de ses fils à Imameddin Zangi lorsque Zangi devint gouverneur de Mossoul en 521/1127. Zangi avait l’intention de fonder un grand État. Il prit d’abord Harran, Nusaybin et Alep, et accrut encore son pouvoir après avoir envahi Diyarbakır (Diyar Bakr) et Urfa (l’ancienne Édesse). Après la mort de Imameddin Zangi en 541/1146, son fils Seyfeddin Gazi (Sayf al-Din Ghazi) assuma l’administration de Mossoul, tandis que l’autre fils, Nureddin (Nur al-Din), se chargea de la Syrie. \nNureddin Zangi élimina les Fatimides en 567/1171 avec son général ayyoubide Salah al-Din (Saladin) et étendit son territoire. Il mourut en 569/1174. Seyfeddin Gazi, le maître de Mossoul, mourut en 544/1148 ; lui succéda Kutbeddin Mevdud (Qutb al-Din Mawdud), qui continua à gouverner jusqu’en 565/1170. \nLes luttes pour la succession qui surgirent après la mort de Nureddin Zangi et Kutbeddin Mevdud, et les conflits qui se firent jour avec les Ayyoubides, fondés par Salah al-Din en 569/1174, sont la cause du déclin des Zenguides, dont la dynastie s’éteignit définitivement en 1223. \nLes Zenguides connurent leur apogée sous Nureddin Zangi, qui gouvernait la Syrie. Il fit restaurer de nombreux châteaux dans les villes de Syrie, et construire quantité de mosquées, caravansérails, *madrasa* et *imaret*. 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Il régna sur la région du Khorassan et contribua au prestige de la ville de Mashhad. Après sa mort, le royaume afcharide se limita au Khorassan iranien. \n \nSous le règne peu marquant du Chah Tahmasp II (1729-1732 après J.-C.), les Perses durent lutter contre les menaces lancées par l’Afghanistan. Au milieu de ce chaos, Nader Chah saisit l’opportunité de se positionner en tant que stratège militaire. En 1726, Nader Chah soutint Tahmasp II en devenant son principal allié et partisan. Ce fut à ce moment-là que Nader Chah, avec le soutien de Tahmasp II, captura Machhad. La même année, Nader Chah remporta trois batailles décisives, reprit Ispahan et restaura ainsi le règne de la dynastie safavide. En 1730, il avait ainsi réinstauré son autorité sur une grande partie du nord-ouest de l’Iran, qui avait été occupé par les Ottomans. Il est dit de Nader Chah qu’il restaura l’empire perse en le purgeant de ses ennemis, internes comme étrangers. \n \nEn 1736, Nader Chah renversa le jeune souverain safavide grâce à ses victoires prestigieuses et au soutien des grands chefs et notables de toute l’empire. L'empire perse était à présent dirigé par Nader Chah, qui fonda la dynastie afsharide. Elle tire son nom de la tribu turque des Afshar, à laquelle Nader Chah appartenait. \n \nEn 1738, Nader Chah lança une campagne contre les Afghans dans la région de Kandahar. C’est à ce moment-là qu'il décida d’envahir l’Inde moghole, voisine des Afghans. Son but était de piller le trésor moghol et ainsi en 1739, il entra dans Delhi, la capitale moghole. Là, il massacra entre 20 000 et 30 000 personnes et s’empara du trésor. En 1740, il envahit la Transoxiane (Ouzbékistan et Tadjikistan actuels) et déplaça la capitale perse d’Ispahan à Machhad, afin qu’elle soit plus proche de l’Asie centrale. Nader Chah fut alors perçu comme un conquérant similaire à son prédécesseur, Timour (1370-1405 après J.-C.). Il devint célèbre pour les campagnes qu’il mena en Iran occidental, en Afghanistan, en Inde ainsi qu’en Asie centrale. Le terme afcharide fait référence à l’histoire du Khorassan, depuis le règne de Nader Chah jusqu’à sa mort et la succession subséquente d’Agha Mohammad Chah. Nader Chah fut assassiné le 11 Joumada II 116 de l’hégire/le 20 juin 1747 après J.-C. \n \nÀ la mort de Nader Chah, deux de ses neveux se disputèrent le trône, mais ils furent renversés par leurs familles ou des partisans mécontents. Le dernier souverain de la dynastie afcharide fut le petit-fils de Nader Chah, Chahrokh Chah, qui devint Chah en 1749 mais qui fut destitué la même année. Cependant, il accéda à nouveau au trône ; cette fois-ci seul le Khorassan resta sous son autorité. À travers le reste de l’empire perse, les tribus se disputèrent le pouvoir et le titre de Chah. Parmi elles, la tribu kurde Zand, originaire du centre-ouest de l’Iran, et la tribu turque des Kadjars, issue des régions du nord-ouest de l’empire. En 1751, la tribu Zand prit l'avantage, menée par Karim Khan, qui fut connu pour sa générosité et sa bienveillance. Durant les vingt-deux ans du règne de Khan, l’empire perse connut une période de paix, après des décennies de guerre. Toutefois, la mort de Khan en 1779 mit fin à cette période de paix et entraîna une guerre civile entre les différentes tribus, ainsi qu’entre les membres de la tribu Zand. \n \nEn 1796, la dynastie afcharide fut vaincue par Agha Mohammad Khan des Kadjars (1789-17 juin 1797 après J.-C.), qui fonda le nouvel empire iranien. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"1148 - 1210","date_description_ad":"1736-1796"},"4ff94404-b748-5d95-93e3-648f784dd9ba":{"name":"Qing","also_known_as":"","area":"Chine, Taiwan, Tibet et Mongolie, ainsi que des parties d’Asie centrale","history":"La dynastie Qing fut la dernière dynastie impériale de Chine. Ce fut également la dynastie qui régna le plus longtemps, s'étendant sur une période de 1644 à 1912, et ses souverains étaient célèbres pour leurs prouesses militaires. La dynastie fut aussi connue sous le nom de dynastie Mandchoue puisqu’elle fut créée par des Mandchous (clan Aisin Gioro), et la moitié des fonctionnaires royaux étaient Mandchous. \n \nLes fondations de la dynastie Qing furent posées lorsque le peuple Mandchou du nord de la Chine s’unifia contre la dynastie Ming. Un autre groupe se rebella contre la dynastie Ming, les Jürchen, ou les barbares de l’Est. Le groupe était composé de différents clans qui vivaient aux frontières nord-est de l’empire Ming. Les Jürchen arrivèrent au pouvoir dans les années 1580, menés par un homme appelé Nurhaci (aussi connu sous le nom de Nurgaci, 1559-1626), un vassal Ming qui unifia tous les clans mandchous. En 1583, après la mort de son père et de son grand-père, Nurhaci devint, à 24 ans, le pouvoir prédominant dans la région. \n \nÀ la différence des ancêtres des Jürchen et des autres envahisseurs et conquérants, les hommes de Nurhaci n'étaient pas nomades. Leur économie dépendait de l’agriculture, de la chasse et du commerce. En 1616, Nurhaci s’auto-proclama khan (« roi ») de la dynastie Aisin. Dans un document public, il tint pour responsables les souverains Ming de la mort de son père et de son grand-père, dénonçant leurs abus de pouvoir. La dynastie Ming répondit en envoyant un grand nombre de combattants contre lui, mais ce corps expéditionnaire fut vaincu par une confédération pan-Jürchen menée par Nurhaci. \n \nNurhaci mourut en 1626, laissant son huitième fils et héritier, Huang-Taiji (aussi connu sous le nom de Taiji, 1626-43). Huang-Taiji prit le pouvoir en tant que descendant de son grand-père paternel Giocangga. En 1616, Huang-Taiji commença à repousser les militaires Ming de la péninsule du Liaodong. En 1629, il franchit la Muraille de Chine et occupa quatre villes chinoises : Luanzhou, Qian’an, Zunhua et Yongping. En 1636, il établit un gouvernement opérationnel et proclama la formation de la « grande dynastie Qing ». Huang-Taiji mourut le 21 septembre 1643, laissant derrière lui temporairement un pouvoir vacant. Après négociations, il fut décidé que le frère de l’empereur, Dorgon (1612-50), avec le Général Jirgalang (1599-1655), agiraient en tant que co-régents pour le fils de Huang-Taiji, Fulin, alors âgé de 5 ans. Fulin accéda au trône en 1643 en tant qu’empereur Shunzhi (règle de conformité). \n \nDes années 1750 à 1790, l’empereur Qianlong étendit le contrôle des Qing à l'intérieur des territoires d’Asie. À son apogée, l’empire régnait sur la quasi-totalité de la Chine continentale actuelle, comprenant Hainan, Taïwan, la Mongolie, des parties de la Mandchourie et le nord-ouest de la Chine. Les souverains Qing gardèrent leurs coutumes mandchoues et suivaient le bouddhisme tibétain. La dynastie atteignit son apogée au 18e siècle mais se détériora peu à peu à cause de difficultés venant de l’étranger, de révoltes au sein du royaume, de la population grandissante, d’une économie désordonnée et de la corruption. La dynastie Qing fut renversée avec la formation de la République de Chine en 1912. \n \nBibliographie \n• Smith, Richard J., The Qing Dynasty and Traditional Chinese Culture, Washington, DC: Rowman & Littlefield Publishers, 2015. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet \"Explore Islamic Art Collections \".","date_description_ah":"AH 1045–1330","date_description_ad":"AD 1636–1912"},"537cc8f3-d885-58da-9d9f-1aae10f9bbba":{"name":"Période siculo-normande","also_known_as":"","area":"Italie, Sicile","history":"L’île de Sicile, appartenant auparavant à l’Empire Byzantin, subit des attaques, des expéditions militaires et des sièges pendant plus d’un siècle dans ses villes les plus importantes (Palerme, Syracuse), avant de tomber sous un contrôle majoritairement musulman en 902. En 948, un émirat sicilien, sous le commandement d’al-Hasan Ibn ‘Ali Ibn Abi al-Husayn al-Kalbi, souverain nommé par la dynastie fatimide, fut créé. La dynastie kalbite qui suivit établit des règles quant à la coexistence des chrétiens et des musulmans, réorganisant l’administration territoriale en divisant et en redistribuant de grands domaines, et promut les activités de construction et la productions artistique. Les chrétiens étaient autorisés à pratiquer leur religion de façon discrète et non ostentatoire. Ils furent en mesure de conserver leurs propriétés, bien qu’ils étaient sujets à une taxe spéciale sur le patrimoine. \n \nEn 1061, deux chefs militaires normands, Roger de Hauteville et Robert de Hauteville, dit Guiscard, tirèrent profit de la lutte interne entre les souverains musulmans d’Agrigente (Ibn al-Hawwas) et de Catane (Ibn al Thumma), entamant ainsi la reconquête de la Sicile et son retour à la chrétienté. Le Comte Roger obtint le légat apostolique de la part du pape Urbain II, permettant aux descendants de Roger d’obtenir les pleins pouvoirs politiques et le droit de nommer les évêques et archevêques en Sicile. \n \nLe 25 décembre 1130, dans la cathédrale de Palerme, le fils de Roger, Roger II, prit les titres de roi de Sicile, duc d’Apulie et prince de Capoue. Roger II entreprit une politique d’expansion vers l'Afrique du Nord, conquérant Djerba, Mahdia, Sfax et Sousse. Après des expéditions réussies sur la côte adriatique des Balkans, Roger II empêcha également l’Empire Byzantin de restaurer son autorité sur l'île de Sicile et l’Europe de l’Ouest en général. La Sicile devint un royaume puissant et indépendant. Un régime tolérant fut instauré par Roger II en Sicile ; les musulmans étaient libres de se rassembler en petites communautés isolées, préservant leurs habitudes culturelles et pratiquant leur religion dans les mosquées locales. \n \nLa magnificence de l’art et de l’architecture italo-normande - résultat d’une intégration éthique, religieuse et culturelle entre musulmans, grecs et normands - est notamment remarquable dans la ville de Palerme et fut complètement réalisée lors du règne du roi Guillaume II, qui régna jusqu’en 1189. \n \nAprès l’extinction de la ligne d'héritiers mâles du roi Roger II, l’Italie du Sud et la Sicile furent occupées par Henri VI, fils de Frédéric Barberousse, empereur et roi de Germanie. Sa femme, Constance de Hauteville, fille de Roger II, donna naissance en 1194 à Frédéric II, qui hérita ainsi des couronnes de Sicile et du Saint-Empire. Frédéric II, raffiné et cultivé, fut profondément influencé par la culture islamique, malgré les insurrections d’enclaves musulmanes dans l'île. En 1246, les derniers peuplements musulmans furent démolis, et les rebelles musulmans furent déportés à Lucera, en Apulie. \n \nCe profil, compilé par Pier Paolo Racioppi et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet \"Explore Islamic Art Collections \".","date_description_ah":"","date_description_ad":""},"5be23b1b-ff3d-5174-b866-6358dc1299f4":{"name":"Sassanide","also_known_as":"","area":"Perse, Irak, Afghanistan, Anatolie, Jordanie, Bahreïn, Égypte and Syrie (sous domination romaine)","history":"L’empire sassanide fut le second empire persan à régner sur l’Iran (224-651) et un des plus grands et plus puissants empires de la fin de l'Antiquité. La dynastie était connue sous le nom d’Eranshahr (ou « l'Empire iranien »). Ce fut le plus grand empire iranien avant la conquête de l’Iran par les musulmans et une période d’une grande importance et d’une grande signification en Iran. L’Iran sassanide est considéré comme ayant influencé des empires et des civilisations, tels que les Romains, bien au-delà de ses frontières et jusqu'à l’Europe de l’Ouest, l’Afrique, la Chine et l’Inde. \n \nLa dynastie fut fondée par Ardachir Ier, dont le père, Papak, dirigeait une petite ville appelée Khir. Durant son règne, Papak tenta plusieurs fois de conquérir l’Iran, notamment en 205 et 206. Papak se rebella contre les rois locaux dans la patrie des Sassanides. Il avait prévu que son fils, Shapur, devienne le premier souverain sassanide ; cependant, lorsque Shapur mourut dans des circonstances inconnues, Ardachir fut laissé à la conquête du Fars et au-delà. \n \nArdachir nomma son fils, aussi appelé Shapur, co-régent à la suite d’un conflit avec l’empire romain et se retira ensuite dans sa province natale. Selon certains anciens écrits religieux manichéens, le prophète Mani serait apparu pour la première fois pendant le règne de Shapur. Impressionné par le souverain, il écrivit un texte connu sous le nom de « Shabuhragan », au nom de Shapur. \n \nÀ Shapur succéda d’abord Hormizd Ier (270-71), puis Vahram Ier (271-74), mais ceux-ci régnèrent peu de temps et peu de choses sont connues sur eux. Vahram II s’empara du trône après une conspiration avec l’administration impériale. Il était appelé « Roi des Sakas », un titre qui portait la puissance des Sassanides comparé aux peuples de l’Est parlant iranien. \n \nNarseh, le fils de Shapur, fut roi d'Arménie. Le règne de Narseh (293-302) coïncida avec l'arrivée de la chrétienté en Arménie. À la mort de Narseh en 302, son fils, Hormizd II, monta sur le trône. À son tour, son fils lui succéda, Adhur-Narseh, qui régna pendant une courte période en 309. \n \nLe règne de Shapur II fut le plus long de la dynastie des Sassanides. Il est considéré comme un monarque légendaire couronné dans le ventre de sa mère, exactement 40 jours après la mort de son père, Hormizd II. Un autre fils d’Hormizd II, Ardachir II, succèda à son frère Shapur II. \n \nAlors que Shapur II fut considéré comme un monarque légendaire, son successeur, Shapur III, fut un souverain faible et la période de son règne est considérée comme un déclin temporaire du pouvoir royal sassanide. Un autre fils de Shapur II, Vahram IV, régna pendant une courte période (388-99). Vahram IV fut exclu par les nobles de la cour qui lui préférèrent son fils, Yazdgard Ier, qui fut celui qui restaura l’empire sassanide. \n \nÀ Yazdgard Ier succéda son fils, Vahram V (420-38). Le règne de Vahram V fut romancé dans la littérature persane classique dans une collection d’histoires interconnectées appelées « Les Sept Beautés » par le poète Nizami (12e siècle). Les histoires imaginaires du poète ont peut-être été tirées de romans d'époque sassanide. \n \nYazdgard II (438-57) succéda ensuite à son père. Contrairement à son grand-père, il ne tolérait pas la chrétienté, notamment en Arménie. Ses deux fils, Hormizd III (457-59) et Péroz (459-84) ont régné après lui. Péroz est soupçonné d’avoir évincé son frère pour accéder au trône. \n \nLe règne de Péroz fut rapidement suivi par celui de son frère Valash (484-880), qui régna pendant une courte période et fut remplacé par le fils de Peroz, Kavadh Ier (488–97, 499–531). Lors du règne de Kavadh, la dynastie sassanide fit face à une instabilité économique et politique. Kavadh perdit brièvement son trône pour Zamasp (497-99) mais le regagna plus tard avec l’aide des Hephthalites. \n \nLe règne de Khosro Ier Anushiravan (531-79) est considéré comme l'apogée de l’histoire de la dynastie sassanide. \n \n*Xwarrah* ou « gloire » est l’essence de l'idéologie royale iranienne et a été démontrée dans le *Avesta* (livre sacré) ; c’est la condition prérequise pour un règne légitime. Il reconnaît Ahura Mazda comme l’être suprême, le seigneur de la sagesse. Cette gloire peut être donnée ou retirée aux souverains iraniens et aux personnages maléfiques en accord avec le jugement d’Ahura Mazda et d’autres dieux comme Ohrmazd et des divinités comme la déesse de la fertilité, Anahita. Ces dieux sont censés accorder la gloire au *shahanshah* (« roi des rois »). De tels idéaux et idéologies se sont sans doute formés pendant le règne de Khosro Ier comme conséquence à l'intérêt pris par la cour sassanide et la société dans les écritures. À cette période, les contes historiques et les histoires de rois étaient compilés dans le *Khuday-namag* ( « le livre des Seigneurs »). \n \nHormizd IV (579–90) ne régna pas longtemps. Il fut déposé en faveur de son fils, \n \nKhosro II (590-628), qui à son tour fut remplacé par Wahrām Chōbēn, un guerrier connu pour son acte héroïque dans la guerre contre les Hephthalites. Il s'auto proclama empereur et prit le nom de Vahram VI. C'était la première fois que quelqu’un n’appartenant pas à la dynastie sassanide prenait le pouvoir sur le territoire sassanide. Au milieu des années 620, la situation se renversa après une attaque menée par Héraclius, de l’empire romain. En 628, Kavadh II accéda au trône, mais son règne fut court et empreint de chaos et d’une plaie, la plaie de Shiroye. \n \nDurant la dernière partie du règne sassanide, il y eut une désunion à la cour et une montée du factionnalisme. Ardachir III (628-29), le fils de Kavadh II, était un enfant. \n \nIl fut rapidement écarté du trône par un des commandants byzantins, Schahr-Barâz. Cependant, les nobles de la cour n'étaient pas en sa faveur ; ils le révoquèrent et nommèrent Bōrān (628-31), une des filles de Khosro II, qui devint souveraine. Elle fut rapidement remplacée par une autre fille de Khosro II, Azarmedūkht (vers 630-31). Enfin, en 632, Yazdgard III (632-51), petit-fils de Khosro II, fut placé sur le trône. Ce fut pendant le règne de Yazdgard III que l’empire sassanide fut envahi par les musulmans en 637. \n \nBibliographie \n• Daryaee, Touraj, Sasanian Persia. The Rise and Fall of an Empire, London : I. B. Tauris, 2009. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"BH 428–30","date_description_ad":"AD 224–651"},"6e65510a-5080-5ab5-9beb-f1fdf4b4df93":{"name":"Rostémides","also_known_as":"","area":"Maghreb central de Tahert à Tlemcen puis à Sédrata et au M'zab.","history":"Le kharidjisme, schisme à caractère égalitariste, est pour les Maghrébins l'arme politique qui leur a permis de marquer leur opposition à l'orthodoxie sunnite et au despotisme arabe. Les occupants manifestaient un réel mépris envers les nouveaux convertis, les obligeant par exemple à s'acquitter des impôts (*kharadj* et *djizia*, impôt foncier et de capitation) normalement dus par les seuls infidèles. \nEn 143/761, Ibn Rostom (fondateur de la dynastie rostémide) instaure l'imamat kharidjite de Tahert, près de la ville actuelle de Tiaret, au sud-ouest d'Alger. Au même moment, Abou Qorra crée lui aussi un royaume kharidjite aux environs de Tlemcen. En 154/771, ces deux royaumes tiennent le Maghreb central et l'Ifriqiya. Peu après, un Alide nommé Idriss implante à Fès puis à Tlemcen un autre émirat dissident. \nLa dynastie abbasside mettra quinze années à mater la révolte, sans parvenir toutefois à reprendre en main l'ensemble du Maghreb. Le royaume de Tahert se développera tout au long du IIIe/IXe siècle selon les principes de la doctrine ibadite issue du kharidjisme (puritanisme égalitaire, gouvernement théocratique et fièvre religieuse), principes qui n'ont cependant pas empêché l'éclosion d'une civilisation raffinée nourrie par les nombreux arrivants d'Orient, attirés par le rayonnement religieux et intellectuel – mais aussi commercial – de la capitale rostémide. Les Ibadites seront chassés, en 296/909, à l'avènement de la nouvelle dynastie qui apparaît au Maghreb, les Fatimides. Le Sahara sera leur refuge : la seconde capitale rostémide, Sédrata (Isedraten), près de la ville actuelle de Ouargla, a révélé une grande richesse de décors, résultat des différents apports artistiques dont elle a bénéficié. \nÀ nouveau pourchassés, les Ibadites vont créer, à partir de 433/1042, au fond de la vallée du M'zab, à 600 kilomètres au sud d'Alger, cinq villes où leurs descendants mozabites vivent encore aujourd'hui, perpétuant leur doctrine et donnant la pleine mesure de leur génie face à un milieu hostile.","date_description_ah":"161-296","date_description_ad":"778-909"},"82bf75f6-c980-5811-8489-7dca1909cc10":{"name":"Sultanat des Ghorides","also_known_as":"","area":"Ghor, Afghanistan, Khorasan, Inde","history":"La région montagneuse appelée Ghor, correspondant aujourd’hui au centre-ouest de l’Afghanistan, était située à l’est et au sud-est de la ville d’Hérat actuelle et au sud du Gharchistan et du Guzgan. Cependant, la région entière ne pouvant pas être contrôlée par une seule puissance politique, Ghor devint une terre divisée et parsemée de forteresses. Le territoire se composait de plusieurs palais fortifiés et de tours disséminées à travers la région pour la protection de ses habitants. Chaque forteresse exerçait son autorité sur les terres alentour et les sujets qui y vivaient. Dans ces régions, les traditions patriarcales dominaient et avaient des fondements profonds. Ce fut sous le règne de Qutb ad-Din Muhammad (1146–1147 après J.-C.) qu’une partie de Ghor fut désignée comme capitale et prit le nom de Fîrouz-Kôh. \n \nDurant l’ère des Omeyyades (661–750 après J.-C.), plusieurs tentatives furent esquissées pour faire tomber Ghor sous domination musulmane et sous l'influence culturelle islamique subséquente ; mais cela ne se concrétisa pas. Au cours des 10e et 11e siècles après J.-C., ce fut une forme ascétique et piétiste de l'islam sunnite, un mouvement né au Khorassan et très présent à Nishapur sous le nom de Karamiyya, qui prit place à Ghor. Les malik sansabanides, et plus tard au 12e siècle les deux frères Ghiyath al-Din Muhammad et Mu\\`izz ad-Dîn Muhammad, commencèrent à suivre la Karamiyya mais finirent par adopter les écoles de l’acharisme et le chaféisme de l’islam sunnite. \n \nEn 545 de l’hégire/1150 après J.-C., Ala’ ad-Dîn Husayn, un chef du clan sansabanide de Ghor, pilla Ghaznî et détruisit ses monuments ainsi que les tombes de ses souverains. Pendant un siècle et demi, Ghaznî avait été la capitale du sultanat qui avait assujetti le monde islamique oriental. Ce bain de sang se voulait une vengeance de la mort des deux frères d’Ala’ ad-Dîn Husayn, ordonnée par le sultan ghaznévide. Cette invasion eut pour conséquence inattendue l’arrivée des maliks (chefs) ghorides sur la scène politique. Les années suivantes, le peuple de Ghor adopta l’islam et les trois régions principales fusionnèrent : Fîrouz-Kôh (la capitale du clan sansabanide), Djâm et Chisht. \n \nLes Ghorides furent aussi ceux qui établirent les fondations du règne musulman dans la partie nord du souscontinent indien. Les Ghors sansabanides se trouvaient entre les Ghaznévides à l’est et les Seldjoukides d’Iran à l’ouest. Tandis que les Seldjoukides d’Iran s’affaiblissaient et devenaient plus vulnérables, les Ghors gagnèrent en puissance et devinrent les souverains prédominants de la région. En l’espace de cinq décennies, les chefs ghorides prirent le contrôle et modifièrent la configuration politique de la région, afin que leur domination atteignent des territoires de l’est de l’Iran et du Bengale, Ghaznî et l'Hindou Kouch avec la vallée de l'Indus et la plaine gangétique. \n \nLes Ghorides s’élevèrent en une puissance indépendante, et après une période de conflit interne, le sultanat ghoride fut dirigé par le sultan Ghiyath al-Din, fils de Sam, (r. 1163-1203 après J.-C.), un neveu d’Ala’ ad-Dîn Husayn. L’apogée du pouvoir ghoride fut atteint avec le règne des fils de Sam et frères Ghiyath al-Din Muhammad (r. 558-599 de l’hégire/1163-1203 après J.-C.) et Mu’izz al-Din Muhammad (r. 569–602 de l’hégire/AD 1173–1206 après J.-C.). Les deux frères formaient une équipe unie, Ghiyath al-Din supervisant l’expansion du sultanat sansabanide vers l’ouest et Mu\\`izz ud-Dîn Muhammad supervisant l’expansion vers l’est. \n \nLe règne ghoride se développa rapidement et à une échelle remarquable, jusqu’à la mort de Ghiyath al-Din en 1203 après J.-C., et l’assassinat de Mu\\`izz ud-Dîn Muhammad en 1206 après J.-C. En 1175 après J.-C., Ghaznî et Hérat furent à nouveau capturées. En 596 de l’hégire/1200 après J.-C., l’empire ghoride s’étendait jusqu’à la ville de Nishapur, dans l’ouest du Khorassan. En 582 de l’hégire/1186 après J.-C., l’empire ghoride avait atteint Lahore, alors sous le règne des Ghaznévides ; elle fut ensuite capturée et intégrée au sultanat ghoride. Les armées ghorides firent également face aux Rajputs du nord de l’Inde. En 588 de l’hégire/1192 après J.-C., ils formèrent une alliance avec les Chauhans de Shakambari à Taraori, en Haryana. Cette victoire permit aux Ghorides d’étendre leur conquête du nord de l’Inde. \n \nLe sultanat ghoride prit fin avec la mort de Mu\\`izz ud-Dîn Muhammad, tandis que les Khwârazm-Shahs d’Asie centrale conquéraient les territoires occidentaux ghorides et les intégraient à leurs propres domaines. À l'est, les esclaves turques, qui étaient généraux dans l'armée, montèrent en puissance et devinrent un sultanat indépendant à Dehli. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"441 – 611","date_description_ad":"1050 – 1215"},"9edc1c13-a45a-5e4f-b590-717688101260":{"name":"Abbassides","also_known_as":"","area":"Ifriqiya [Tunisie], Jordanie, Égypte, Afrique du Nord, Irak","history":"L’ère abbasside est considérée comme l’âge d’or de la civilisation islamique. Les Abbassides surent asseoir leur suprématie en épousant la cause des non-Arabes qui avaient été injustement traités par les Omeyyades et qui, sous la bannière du rebelle Abi Mulsim Al-Khourasani, avaient réussi à les repousser en 132/750 – la même année, les Abbassides devenaient les califes de l’empire islamique. \nLes confins de l’empire furent stabilisés et renforcés par le calife al-Mansour (754-775), qui limita le monopole des Arabes sur les institutions politiques et économiques de l’État et favorisa l’égalité entre les différents groupes de la société abbasside. La construction de la nouvelle capitale, Bagdad, fut achevée en 766. \nLa période abbasside fut à son apogée pendant le règne du calife Haroun al-Rachid (786-809), qui parvint à la paix avec Byzance et échangea des ambassades avec Charlemagne, puis de al-Mamoun (813-833), al-Mouatassim (833-842) et al-Wathiq (842-847). La nouvelle prospérité issue du passage d’une économie agraire à une économie du commerce permit de réduire les inégalités sociales entre les communautés arabes et non-arabes et favorisa le développement de nombreux artisanats : verre, poteries, textiles, etc., exportés par les vieilles routes du commerce de la Chine à l’Afrique subsaharienne. L’enseignement fut encouragé, et les textes phares des civilisations grecque, persane et indienne furent traduits en arabe. Nombre de grands érudits honorèrent toutes les disciplines – philosophie (al-Kindi et al-Farabi), astronomie, mathématiques (al-Khawarizmi), médecine (al-Razi), physique et chimie (Ibn Sina) –, et leurs contributions influencèrent l’ensemble de la science médiévale. \nMais la puissance abbasside commença à décliner au cours du XIe siècle, et plusieurs provinces en vinrent à prendre leur autonomie. Les Fatimides (909-1171) établirent un califat rival en Égypte et en Syrie, et Tughralbek, issu des régiments turcs de l’armée abbasside, prit le contrôle de Bagdad, leur propre siège, en 447/1055. Le coup fatal fut porté à la dynastie abbasside par les Mongols, qui fondirent sur le Moyen-Orient et s’emparèrent de Bagdad en 656/1258.","date_description_ah":"132-656 H","date_description_ad":"750-1258 J.-C."},"a999b9e1-b986-5792-8f1c-7764cd952822":{"name":"Mérinides et Ouattassides","also_known_as":"","area":"Maroc et Maghreb centrale. Capitale : Fès","history":"\\- Après un siècle d’éclat, le pouvoir almohade se trouve fragilisé par les luttes intestines, puis se disloque avec la perte du contrôle des routes sahariennes, la conquête du Maghreb central par les Hafsides de Tunis et les avancées de la Reconquista en Espagne. \n\\- C’est dans ce contexte que Fès est prise par les Mérinides (Banu Marin), nomades zénètes originaires du Maroc oriental. \n\\- Ils s’efforcent de rétablir à leur profit l’unité du Maghreb (prise de Tunis, 1347). Auparavant, Abou Youssef Yacoub, premier sultan mérinide, traverse à plusieurs reprises le détroit de Gibraltar, ralentit quelque peu la progression des chrétiens et contribue à sauver Grenade. \n\\- Durant un siècle et demi, le Maroc connaît une brillante période, caractérisée par le développement des arts et de la culture, la construction de nombreuses mosquées et *madrasa*, ainsi que la création d’une nouvelle capitale : Fès el-Jedid (1276). \n\\- Après la période d’éclat mérinide, l’épidémie de peste noire (1348) et la rébellion de Tlemcen et de Tunis marquent le déclin de la dynastie, qui ne parvient pas à refouler les Espagnols et les Portugais. \n\\- Les Ouattassides (Banu Ouattas), famille vizirienne héritière des Mérinides, se font d’abord proclamer régents du royaume avant de prendre le pouvoir en tant que souverains. \n\\- Mais le pays s’enfonce dans une grave crise économique alors que la chute de Grenade, dernier royaume musulman d’Espagne, et le déferlement des expulsés andalous augmentent la frustration populaire et la contestation religieuse. \nAu début du XVIe siècle, le Maroc sombre dans l’anarchie et entre dans un cycle d’immobilisme et d’affaiblissement : les Portugais s’emparent de Tanger (1471) et occupent Safi, Azemmour, Mazagan et Agadir, alors que les Espagnols s’établissent à Millilla.","date_description_ah":"Les Mérinides : 667–868 H et les Ouattassides : 869–955 H","date_description_ad":"Les Mérinides : 1269–1464 J.-C. et les Ouattassides : 1465–1549 J.-C."},"ab22ae48-7fde-5229-a684-189558585904":{"name":"Nasrides","also_known_as":"Banu'l-Ahmar","area":"Grenade","history":"\\- Après le retour au Maroc du calife almohade al-Mamoun, intronisé à Séville en 1227, un membre de la famille vizirienne des Banu al-Ahmar, Muhammad b. Youssouf b. Nasr, se proclame roi en 1230, fondant la dynastie nasride qui régnera à Grenade jusqu’en 1492. \n\\- Il se maintient au pouvoir en payant un tribut annuel au roi de Castille, et assiste passivement à la progression fulgurante de la Reconquista chrétienne : reddition de Cordoue (1236), Jaén et Arjona (1246), Séville (1248). \n\\- Au prix d’intrigues, de compromissions et aussi grâce au soutien militaire épisodique des Mérinides, les Nasrides vont connaître un véritable âge d’or, dont les fleurons sont l’Alhambra et le Généralife. \n\\- Cette embellie durera jusqu’en 1482, quand Boabdil (Abou Abdillah) renverse son père mais ne parvient pas à contenir la Reconquista : chutes de Málaga (1487), de Baeza, Almería (1489) et d’autres places encore. \n\\- Il finit lui-même par capituler, et les Rois catholiques font leur entrée dans Grenade le 2 janvier 1492, mettant un terme à cette épopée nommée “al-Andalus”. \n\\- L’existence d’al-Andalus en tant qu’entité politique musulmane aura donc duré près de huit siècles, mais la Reconquista, qui avait débuté dès 722 (bataille de Pélage) durera, elle, près de neuf siècles, puisqu’elle se prolongera jusqu’en 1610 avec des vagues successives d’expulsions de “Moriscos”. \n\\- Cependant, si al-Andalus cesse d’exister politiquement, son rayonnement culturel et artistique se perpétue, en Espagne même avec l’art mudéjar qui y influencera l’architecture jusqu’au XVIIIe siècle, et au Maroc avec l’architecture et l’artisanat hispano-mauresques qui ont su allier les caractéristiques de l’art hispano-wisigothique aux apports de l’Orient musulman et de la Berbérie, et qui sont demeurés vivaces à travers les dynasties chérifiennes.","date_description_ah":"637–897 H","date_description_ad":"1240–1492 J.-C."},"b372ff12-6d26-5b7b-84e0-c0679b12cfbb":{"name":"Omeyyades","also_known_as":"Omeyyades d’Orient","area":"Syrie, Asie mineure, Égypte, Afrique du Nord, Irak, Iran, Asie centrale, péninsule Ibérique","history":"\\- Fondée en 41 H / 661 J.-C. par Mu’awiya ibn Abi Sufyan, de la famille des Bani Umayya, la dynastie omeyyade fut la première dynastie islamique après la mort du prophète Muhammad et les califes qui lui succédèrent en 11 H / 632 J.-C. Ses plus importants califes furent Mu’awiya, Abd al-Malik et Hicham. Sous al-Walid Ier (86-96 H / 705-715 J.-C.), les conquêtes militaires progressèrent jusqu’en Espagne et en Europe centrale. À l’est, le royaume omeyyade s’étendit jusqu’à la Transoxiane et l’Inde du Nord. En 132 H / 750 J.-C. la dynastie omeyyade fut renversée par les Abbassides. \n\\- Pendant le califat omeyyade, de nombreuses attaques contre Constantinople et les confins de l’empire Byzantin échouèrent. En Espagne, les Wisigoths sont vaincus en 711, mais la progression musulmane en Europe centrale est arrêtée en 114 H / 732 J.-C. par Charles Martel à la bataille dite de Poitiers. \n\\- C’est à la dynastie omeyyade, dont les rangs familiaux ont donné d’éminentes personnalités au califat, que l’on doit l’idée de l’hérédité du pouvoir en islam. \n\\- Avec le règne des Omeyyades, le centre du pouvoir politique islamique se déplaça de Médine (péninsule Arabique) en Syrie, et Damas devint la nouvelle capitale du califat. Ce changement entraîna des répercussions tant politiques que culturelles. \n\\- Empruntant à la fois aux Byzantins et aux Sassanides des pratiques administratives élaborées, les califes omeyyades furent des administrateurs de talent, capables de contrôler le premier empire islamique, dont le territoire fut considérablement étendu grâce à leurs conquêtes militaires. \n\\- Mais des tensions sociales se manifestèrent rapidement chez des convertis non arabes, qui, contrairement aux règles de l’islam, ne jouissaient pas des même droits que les Arabes. Des rébellions en Jordanie du Sud, en Irak et dans l’est de l’Iran conduisirent à la lente extinction de la dynastie. \n\\- Les Omeyyades furent des constructeurs dynamiques. 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Nur al-Din conquiert Damas en 1154, son lieutenant Saladin détruit le califat fatimide en 1171 et met fin à la mainmise latine sur Jérusalem en 1187. \nLes Atabegs et les Ayyoubides introduisent dans leur royaume des changements considérables, édifiant quantité de *madrasa* pour la rééducation orthodoxe de leurs sujets. Déployant une activité constructrice sans précédent, la période seldjoukide est une véritable renaissance pour Alep et Damas (reconstruction de la Grande Mosquée, fondation de la Citadelle, de mosquées, hammams, madrasas, turbés, khanqahs, ribats). Les princes zenguides et ayyoubides chassent les Croisés d’Édesse (Urfa) en 1146 et confortent leur domination sur la région avec la conquête de l’Égypte en 1171. \nAu milieu du XIIe siècle, sous Nur al-Din et ses successeurs ayyoubides, Damas redevient un centre majeur du monde musulman et connaît dans tous les domaines un essor spectaculaire. Capitale d’un État indépendant, la ville se pare de toutes les caractéristiques d’une grande cité. \nDu XIe au XIIIe siècle, différents facteurs favorisent le développement des arts et des activités urbaines. Artukides, Zenguides, Seldjoukides de Rum et Ayyoubides imposent la marque de leur inventivité sur tous les supports – poterie, travail du métal, art du livre, architecture. Des formes sobres et classiques de l’architecture ayyoubide aux brillantes expressions des arts décoratifs, une production artistique de haute qualité symbolise cette période déterminante, qui revêt la même importance pour la Syrie que la période mamelouke pour l’Égypte, ou ottomane pour la Turquie.","date_description_ah":"564-fin du IXe siècle de l'Hégire","date_description_ad":"1169-fin du XVe siècle J.-C."},"b866c59b-f81b-5655-972c-c4ac569b959e":{"name":"Moghole","also_known_as":"","area":"Agra (1526–1540; 1555–1571; 1598–1648) \nFatehpur Sikri (1571–1585) \nLahore (1586–1598) \nShahjahanabad, Delhi (1648–1857)","history":"Dans le langage perso-arabe, le terme moghol signifie « Mongol » ou les « Mongols ». Babur, le fondateur de la dynastie moghole, souverain de 1526 à 1530, était de descendance timouride-mongole. Par son père, il était le descendant du seigneur de guerre Timour, ou Tamerlan, un guerrier valeureux de la fin du 14e siècle et début du 15e ; et par sa mère, il était le descendant de Gengis Khan. Babur conquit un large territoire, s'étendant de l’Asie centrale jusqu’aux côtes méditerranéennes. \n \nÀ la fin du 15e siècle, les Moghols avaient commencé à patronner les arts, commandant l'utilisation d’une architecture imposante et faisant de grands manuscrits enluminés. Ils étaient considérés comme raffinés et sophistiqués. En 1526, à la bataille de Panipat, Babur remporta une large victoire ; il conquit le nord de l’Inde jusqu'à la plaine indo-gangétique après une lutte contre les Afghans, le sultan Lodi de Dehli et les Rajputs menés par Rana Sanga de Mewar. Pour légitimer son règne, Babur fit construire trois mosquées. \n \nBabur mourut en 1530 et fut remplacé par son fils, Humâyûn, qui hérita d’un territoire qui devait être consolidé. Après avoir été vaincu par le chef des Afghans de Bihar, Sher Shâh Sûrî, Humâyûn fut conduit devant la cour persane du souverain iranien-safavide, le Shah Tahmasp Ier. Avec l’aide de l’empereur persan, il reconquit le nord de l’Inde en 1555. Il mourut en 1556 à Delhi. \n \nLe fils de Humâyûn, Akbar, accéda au trône à l'âge de 12 ans, et régna pendant près de 50 ans (1556-1605). Akbar est considéré comme un souverain très important dans la dynastie moghole. Ses nombreuses réussites furent significatives : il posa les fondations solides pour la souveraineté moghole, créa des politiques inclusives et adopta une attitude tolérante envers les non-musulmans. Cette méthode de gouvernance fit de lui un souverain amical et créa un état purement syncrétique. \n \nAu moment de la mort d’Akbar en 1605, celui-ci avait alors bâti un empire solide qui allait prospérer sous le règne de son fils, Jahângîr, et de son petit-fils, Shâh Jahân. Jahângîr suivit les pratiques qu’Akbar avait commencé lors de son règne. Il accéda au trône en 1602 après une dispute avec son père et en orchestrant la mort du conseiller proche d’Akbar, Abul al-Fazl, dont il pensait qu’il était contre la succession par Jahângîr. En 1611, il épousa Nûr Jahân. Elle était puissante, intelligente, et prit les rênes du pouvoir lorsque Jahângîr tomba malade. \n \nDans sa dernière phase, l’empire moghol fut dirigé par Nûr Jahân et sa famille. Un de ces souverains fut le prince Khurram, connu par la suite sous le nom de Shâh Jahân, un stratège militaire reconnu. Il fut responsable de la victoire de Jahângîr pendant son règne. En 1614, il mena une campagne contre le fort Sisodiya Rajput de Chittorgarh et força Rana Amar Singh à se rendre. Jahângîr fut ravi de cette victoire et considéra Khurram comme héritier présomptif. \n \nSous le règne du Shâh Jahân, l’empire moghol fut prospère, riche et reconnu dans le monde entier. Pendant les douze premières années de son règne, le Shâh Jahân mena plusieurs campagnes militaires dans le but de soumettre des souverains insoumis. Au même moment, il conquit le territoire à l’est de l’Inde, Sind, et au nord-ouest. En 1636, il fit une percée dans sa campagne pour accroître son extension territoire dans le Deccan. Les Moghols signèrent un traité avec deux dynasties du Deccan, le Shâh Adil de Bijapur et les Shâhs Qutb de Golkonda. Ceci offrit vingt ans de coexistence pacifique entre les Moghols et les sultanats du Deccan. \n \nEn 1658, le fils du Shâh Jahân, Aurangzeb, régna sur l’empire moghol de 1658 à 1707. Il devint le chef victorieux après une bataille pour la succession au cours de laquelle deux de ses frères furent tués, un autre fut exilé à Burma et son père fut emprisonné. Il régna pendant 49 ans. Il est connu sous le nom d’Âlamgir (Conquérant du monde). Sa plus belle réussite fut d'étendre le territoire moghol jusqu’au Deccan. Il asservit les sultans du Deccan et étendit ainsi massivement l’empire. \n \nAurangzeb est considéré comme un musulman orthodoxe qui s’est libéré des traditions libérales de ses prédécesseurs. Contrairement à l'image qui a été peinte, Aurangzeb était un souverain indien qui s'efforça tout au long de sa vie de préserver et d’agrandir l’empire moghol, de gagner du pouvoir politique et de régner selon sa propre vision de la justice. \n \nLa cour des successeurs moghols était connue pour sa culture hautement aristocratique. Ces souverains apprécient les divertissements offerts par la poésie et la musique, commandaient des peintures et d'objets miniatures, et soutenaient la construction d’une architecture monumentale pour la cour impériale moghole. \n \nCependant, de 1707 à 1857, la dynastie moghole connut une période de déclin. La mort d’Aurangzeb amena beaucoup de troubles, les courtisans rivalisant les uns contre les autres pour le pouvoir. Bahâdur Shâh Ier (1643–1712) tenta de modifier les politiques religieuses de la cour et de réformer son administration. Après sa mort en 1712, l’empire fut impliqué dans des querelles pour désigner le prochain successeur. Ce fut finalement le 20e souverain de la dynastie moghole, Bahâdur Shâh Zafar ou Bahâdur Shâh II (1837–57) qui lui succéda. Néanmoins, le dernier empereur moghol n’avait plus de pouvoir sur le royaume, il n'était empereur que de titre. Tout au long du 18e siècle, le nord de l’inde fut à la merci de pouvoirs autochtones et étrangers. L'arrivée de la Compagnie britannique des Indes orientales marqua la fin du règne moghol. À cette époque, l’empire moghol n’existait plus que de nom, tandis que la Compagnie britannique des Indes orientales gouvernait l’empire. \n \nBibliographie \n● Asher, Catherine B. and Talbot, Cynthia, India before Europe, UK : Cambridge University Press, 2006. \n● Koch, Ebba, Mughal Architecture, UK : Oxford University Press, 1991. \n● Richards, John F., Gordon Johnson, The Mughal Empire, UK : Cambridge University Press, 1993. \n● Truschke, Audrey, Aurangzeb : the Man and the Myth, India: Penguin Random House India Pvt. Ltd, 2018. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"","date_description_ad":""},"b9f45d10-d71e-5257-ae76-2101795443e2":{"name":"Samanide","also_known_as":"","area":"Transoxiane - aujourd’hui Ouzbékistan, Tadjikistan, sud du Kirghizistan et sud-ouest du Kazakhstan. Khorassan (Iran) et Afghanistan.","history":"L’Empire samanide (819-999), aussi connu sous le nom d'Émirat Samanide, était au cœur de la région historique de la Transoxiane et du Khorassan. Il comprenait l’Afghanistan actuel, une grande partie de l’Iran, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et des parties du Kazakhstan et du Pakistan. La dynastie samanide, dont les fondateurs étaient originaires de la région de Sogdiane, régna sur la Transoxiane pendant deux siècles. Ils revendiquaient leur descendance du héros sassanide Bahram Chobin, et furent nommés par les Abbassides pour régner sur certaines régions de la Transoxiane. \n \nLes quatre petits-fils du fondateur de la dynastie, Saman Khoda, reçurent des provinces en récompense pour leurs loyaux services au Calife abbasside Al-Ma'mûn. Nuh reçut Samarcande ; Ahmad, Ferghana ; Yahya, Shash ; et Elyas, Hérat. Le fils d’Ahmad, Nasr, devint le souverain de la Transoxiane en 875, mais ce fut son frère et successeur, Ismail I (892-907), qui renversa les Saffarides au Khorassan (900) et les Zaydites du Tabaristan, établissant ainsi un règne semi-autonome sur la Transoxiane et le Khorassan, choisissant Boukhara comme capitale. \n \nIsmail conquit de nombreuses régions et son royaume s'étendait ainsi sur toutes les régions qui comprennent aujourd’hui l’Asie centrale, l’Afghanistan et l’est de l’Iran. Ismail était non seulement un politicien fort et capable, mais aussi un souverain juste qui apporta des changements positifs, en réduisant par exemple la lourde imposition et en confisquant les terres illégalement détenues. Son fort régime politique assura la sécurité de ses terres en Transoxiane et de sa capitale, Boukhara. Le successeur d’Ismail, Nasr II, ne fut cependant pas capable de régner comme son prédécesseur. Sous la contrainte de la garde turque, il dût partir, celle-ci devint souveraine à la cour et avec l’aide des Qarakhanides, mit fin au règne des Samanides en 999. \n \nSous le règne des Samanides, la stabilité à travers l’empire permit de mener à bien de nombreux progrès en termes de commerce, d’agriculture, d’architecture, de construction, de monnaie, de textiles et de travail du métal. En outre, les Samanides étaient les protecteurs de la poésie et de la littérature. La nouvelle poésie et littérature persane était produite et appréciée, posant les fondations de la littérature persane moderne. Ce fut dans le monde des Samanides que fut écrit le premier Shâhnâmeh, que les savoirs arabes furent traduits en persan, et que Roudaki et Daqiqi composèrent leurs odes. À ce moment-là, la langue persane avait acquis un « haut » statut. Par conséquent, elle commença à être parlée à la cour et les commandes de prose et de poésies persanes augmentèrent. \n \nBibliographie \n● Herzig, Edward and Stewart, Sarah (eds), The Idea of Iran, vol. 5 : Early Islamic Iran, London: I. B. Tauris, 2012. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 204–395","date_description_ad":"AD 819–1005"},"c5abff43-0a64-5d3e-a98d-f36a6d133d0e":{"name":"Zand","also_known_as":"","area":"L'Iran","history":"La dynastie Zand a régné sur la majorité de la Perse depuis sa capitale, Chiraz, depuis la chute des Afcharides (1148-1210/1736-1796) jusqu’à l’établissement de la dynastie Kadjar par Agha Mohammad Khan (souverain de 1779 à 1797). \n \nLe fondateur de la dynastie, Karim Khan Zand (1164-1193/1751-1779), aussi connu sous le nom de Wakil-al-Dowla (régent de l’État), appartenait à la tribu Zand, une tribu pastorale issue de la branche Lak des Lors. Ils avaient établi leurs quartiers d’hiver dans les plaines d’Hamadan et leurs pastures d’été sur les versants des monts Zagros, au nord de Kermanchah, à l’ouest de la Perse. Lui, ainsi que la majorité de sa tribu, fut déporté au Khorassan en 1144/1732 par Nader Chah, fondateur de la dynastie Afcharide, où ils servirent dans l’armée. Peu après l’assassinat de Nader en 1160/1747, Karim Khan ramena son peuple dans leur région, et s’empara de la ville d’Ispahan en 1163/1750. Suite à ces évènements, il installa sur le trône un souverain fantoche, Ismaïl III (qui régna de 1750 à 1765). Après avoir vaincu trois autres aspirants au pouvoir, il apaisa la majorité de la Perse centrale et de l'Ouest, depuis le littoral caspien jusqu’à l’Azerbaïdjan, la ville de Kerman et les régions au nord du Golf Persique. Il régna depuis Chiraz à partir de 1179/1765 et jusqu’à sa mort en 1193/1779. \n \nJamais, au cours de sa vie, Karim Khan n’adopta le titre de roi (Chah), et fut connu comme le Wakil (régent). Plus tard, il devint célèbre sous le nom de Wakil-al-raaya (le régent des paysans). Lorsque son souverain fantoche safavide, Ismaïl III, mourut avant lui en 1187/1773, le semblant d’une résurrection de l’autorité safavide fut discrètement abandonnée. En son temps, Karim Khan ne tenta pas de récupérer le Khorassan afsharide, qui devint tributaire du souverain afghan Ahmad Chah Durrani (qui régna de 1747 à 1773). \n \nKarim Khan consacra ses efforts à redonner vie au commerce et à l’agriculture dans la province de Fars et dans la Perse de l’Ouest. Pour y parvenir, il reconstruisit Chiraz, négocia des accords commerciaux avec la Compagnie des Indes orientales à Bouchehr, et entre 1775 et 1779, il assiégea et occupa Bassorah, en Irak ottoman. Il ne se soumit jamais complètement aux Kadjars d’Astarabad, et à sa mort, Agha Mohammad Khan, son otage depuis seize ans, s’échappa de Chiraz et commença à consolider le pouvoir kadjar au nord de la Perse. \n \nDe Sadeq Khan Zand à Djafar Khan Zand (1193-1204/1779-1789), aucun des cinq successeurs de Karim Khan ne prit officiellement le titre de “régent” (Wakil), ni le titre de “Chah”. Les trois premiers successeurs régnèrent comme les fils de Karim Khan, tandis que le deux suivants furent seulement appelés “Khan”; bien que les observateurs européens les appelaient souvent les “rois”. Karim Khan s’attendait probablement à ce que son jeune frère, Sadeq Khan, un lieutenant compétent, lui succède, puisque ses deux fils adultes, Abolfath Khan Zand (l’aîné) et Mohammad Ali Khan, furent déclarés inaptes à régner. Cependant, au moment de la mort de Karim, Sadeq Khan administrait alors la ville de Bassorah et ne put revenir à temps pour devancer ses rivaux parmi les Khan Zand au pouvoir. Profitant de la confusion, le demi-frère de Karim Khan, Zaki Khan, proclama ostensiblement le fils de Karim Khan, et son propre beau-fils, Mohammad Ali Khan, souverains. Zaki Khan menaça de représailles à plusieurs reprises les familles de l’armée de Sadeq Khan, et ainsi, à son arrivée à Chiraz, Sadeq fut abandonné par son armée et prit la fuite pour Bam, dans la province de Kerman. \n \nEn 1779, Zaki Khan ordonna à son neveu, Alimorad Khan Zand (un des prochains souverains Zand), de poursuivre Agha Mohammad Khan, qui avait fui Chiraz pour se réfugier au Mazandéran. Malheureusement pour Zaki Khan, Alimorad Khan se rebella à Ispahan au nom d’Abolfath Khan, le fils aîné de Karim. Lors de sa marche contre lui, Zaki Khan commit de telles atrocités dans le village d’Izadkhvast que ses propres hommes se mutinèrent et l’assassinèrent. Sadeq Khan vit alors son retour possible, ainsi que l’occupation de Chiraz, tout en restant opposé à Alimorad Khan. Ce dernier fut rejoint par le plus jeune fils de Zaki Khan, Akbar Khan Zand, et après un siège éreintant de huit mois, Chiraz tomba en février 1781. Sur ordre d’Alimorad Khan, Akbar Khan tua les deux fils survivants de Karim Khan (Abolfath Khan Zand et Mohammad Ali Khan). Il tua aussi Sadeq Khan et ses fils, à l’exception de Djafar Khan, qui avait conclu un pacte en privé avec Alimorad Khan. Cependant, Alimorad Khan se méfia rapidement des ambitions d’Akbar Khan et galvanisa ainsi Djafar Khan à venger son père et ses frères, en tuant Akbar Khan en 1782. \n \nÀ ce moment-là, Alimorad Khan (souverain de 1781 à 1785), face à la résurgence du pouvoir Kadjar, établit stratégiquement sa capitale à Ispahan. Il mena une campagne acharnée dans la région du Mazandéran, mais Djafar profita de son absence pour marcher sur Ispahan. Se hâtant de revenir défendre sa capitale, mais malade, en plein hiver, Alimorad mourut en février 1785. Son règne, qui vit la dynastie Zand renoncer à la Perse au nord d’Ispahan, peut être vu comme le moment décisif entre les dynasties Zand et Kadjar. \n \nDjafar Khan (souverain de 1785 à 1789), grâce à son courageux fils Lotf Ali Khan, prit Lar (dans la région de Fars), la province de Kerman, et occupa à nouveau Ispahan, mais il fut chassé par deux fois par Agha Mohammad Khan Kadjar et dut retourner à Chiraz. Sa perfidie à l’égard de ses propres partisans provoqua une mutinerie, menée par Seid Morad Khan Zand, le cousin d’Alimorad ; mutinerie pendant laquelle Djafar fut tué. Seid Morad Khan Zand envoya alors une armée menée par son frère, Chah-Morad, contre le fils de Djafar Khan, Lotf Ali Khan, qui se trouvait alors dans la province de Kerman. Cependant, ces troupes se mutinèrent et Lotf Ali Khan réussit à retourner à Chiraz, qui avait été sécurisée par le maire juif de la ville, Ebrahim Khan Kalantar (1745-1800). \n \nLotf Ali Khan (1204-1209/1789-1794) fut le seul, parmi les successeurs de Karim Khan, à être admiré pour son courage et son intégrité. Après avoir repris Chiraz aux mains des mutins, il parvint à la défendre contre un assaut violent des Kadjars. Sa chute fut précipitée par la défiance mutuelle entre lui et Haji Ebrahim Khan Kalantar. En route pour attaquer Ispahan en 1201/1791, Lotf Ali Khan fut abandonné par la majorité de son armée, sur invitation du frère d’Haji Ebrahim, alors commandant d’infanterie, et à son retour précipité vers Chiraz, il trouva la ville aux mains d’Haji Ebrahim. Bien que la ville de Bouchehr refusa de l’aider, le leader des Zands, avec les quelques troupes qui lui étaient encore loyales et grâce à quelques contributions arabes, se bâtit contre l’avancée des Kadjars sur Chiraz. Cette tentative fut encore plus difficile car Ebrahim avait déjà offert de capituler et de rendre Chiraz à Agha Mohammad Khan. Finalement, ce dernier entra dans Chiraz en 1206/1792. Haji Ebrahim devint plus tard le premier grand vizir (Sadr-e Aẓam) et une figure politique majeure du début de la période Kadjar. \n \nLotf-Ali Khan prit Kerman en 1794 et résista pendant quatre mois avant que les Kadjars ne finissent par entrer par traîtrise. Il prit la fuite à Bam, mais le gouverneur le fit saisir et le livra aux Kadjars. Agha Mohammad Khan eut son dernier ennemi Zand aveuglé et cruellement torturé avant de le conduire à Téhéran pour être exécuté en 1209/1794. Ceci marqua la fin du règne Zand, bien que Agha Mohammad Khan ne fut pas officiellement couronné avant 1796. L’année suivante, après cet assassinat, le fils de Zaki Khan, Mohammad Khan Zand, aidé d’une armée tribale, tenta, mais sans succès, de reprendre le pouvoir aux Kadjars. \n \nLa réputation de la dynastie repose sur son fondateur, Karim Khan, qui fut capable non seulement de forger une armée avec les différentes tribus pastorales iraniennes des monts Zagros, mais aussi de bâtir une certaine confiance et des alliances prospères avec les bureaucrates et les magnats des principales villes à l’ouest et au sud de la Perse (Ispahan, Chiraz, Tabriz et Kerman). Ses politiques économiques, rusées, et son humanité notable sont connues grâce à de nombreuses anecdotes. Ses successeurs détruisirent ses accomplissements par leurs guerres intestines ; ils ne purent inspirer la confiance des dirigeants urbains, tel qu’Haji Ebrahim, et précipitèrent la chute des Zands en faveur des Kadjars. \n \nCe profil, compilé par Ali M.Tarafdari et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"1164-1209","date_description_ad":"1751-1794"},"c86e40a5-f47d-5f06-8a89-26f52f632eb0":{"name":"Fatimides","also_known_as":"","area":"Afrique du Nord, Égypte, sud de la Syrie","history":"L’assassinat du calife Ali à Koufa et de Hussein, petit-fils du Prophète, à Karbala va donner naissance au chiisme, qui se réclame de la légitimité des descendants de Mohamed pour assumer le califat. Combattu par les Omeyyades puis par les Abbassides, le mouvement va pourtant se propager très vite dans le monde musulman pour arriver au Maghreb, d’où les chiites décident de conquérir le grand califat du monde islamique. Porté au pouvoir par le missionnaire Abou Abdoullah al-Chii, l’imam al-Mahdi évince la dynastie aghlabide en 910 avant de prendre la Tunisie, la Libye, l’est de l’Algérie et la Sicile. \nEn 969, fort de la stabilité et de la prospérité économique du pays, le calife fatimide al-Mouiz (r. 953-975) tente de reconquérir le grand Orient et entre victorieusement en Égypte, laissant l’Ifriqiya entre les mains des Zirides, qui abandonnent bientôt le chiisme pour le sunnisme, une incartade violemment réprimée par les tribus hilaliennes lancées à l’assaut du pays. \nLa nouvelle capitale fatimide du Caire sera le berceau d’une brillante civilisation, soutenue par des conquêtes territoriales en Syrie et Palestine. Jusqu’à ce que Saladin ne leur confisque définitivement le pouvoir en 1171, les califes fatimides vont encourager l’urbanisme, les sciences, les arts et les lettres. \nLes Fatimides ont fondé plusieurs villes dont Mahdia et Sabra al-Mansouriya en Ifriqiya, Achir dans le Maghreb central, le Caire en Égypte. Conformément à leur philosophie et à leur foi, la ville désormais n’est plus organisée autour de la mosquée, mais autour du palais du calife comme représentation du pouvoir. À noter également l’apparition des portiques dans la cour des mosquées et d’un passage décentré, dans la salle de prières, destiné à la procession du calife glorifié. \nLes sciences et les lettres, les mathématiques, la médecine et l’exégèse connaissent un essor remarquable sous les Fatimides, tandis que les arts et l’artisanat se développent de façon spectaculaire. 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Expressément destinés à devenir les défenseurs loyaux de la cause du sultan, ils étaient éduqués dans les principes de l’islam et devaient acquérir les techniques de combat et faire preuve de vrais talents de cavaliers. Leurs incomparables aptitudes militaires permirent bientôt aux Mamelouks d’établir leur propre souveraineté et de bâtir un empire qui allait contrôler pour plus de deux siècles l’Égypte, le Levant et les villes saintes musulmanes du Hijaz. \nLes sultans mamelouks allaient se distinguer en deux lignées principales : les Mamelouks bahrides, ainsi appelés parce que ces défenseurs des Ayyoubides étaient initialement cantonnés dans l’île de Rawda sur le Nil (al-Bahr), gouvernèrent de 648 à 792 (1250-1390). Les Mamelouks burguides, qui doivent leur nom aux tours (*burg*) dans lesquelles le sultan Qalawun avait logé ses gardes au Caire, gouvernèrent de 784 à 923 (1382-1517). \nNon seulement les Mamelouks repoussèrent la menace mongole par la décisive défaite de Aïn Djalout en Palestine en 658/1260, mais ils attaquèrent aussi violemment les châteaux croisés en Palestine et finirent par les expulsèrent d’Akko (Saint-Jean-d'Acre) en 690/1291. Sur les fronts diplomatique et économique, le sultanat mamelouk a tissé des liens actifs avec toutes les grandes puissances musulmanes, de même qu’avec l’Extrême-Orient, Byzance, la France, la Castille, la Sicile, Gênes et Venise. Le Caire devint le carrefour commercial du monde, et les marchandises exotiques qui y transitaient en provenance de l’Orient ou de l’Occident inspirèrent largement les artisans locaux, comme en témoigne leur production d’alors. \nLes Mamelouks furent d’extraordinaires défenseurs de l’islam et des protecteurs engagés des villes saintes. Ils restaurèrent le califat au Caire en 659/1261 après l’effondrement de son siège initial à Bagdad et s’attachèrent à construire de splendides mosquées, des *madrasa* (écoles religieuses) et des *waqf* (fondations religieuses) dans des villes comme Jérusalem, Le Caire, Alep et Damas. Les meilleurs artistes et artisans étaient sollicités pour doter ces édifices de décoration calligraphique et géométrique, de mobilier religieux, de corans, tapis et autres accessoires. Le mécénat s’appliquait aussi à des objets destinés à refléter la splendeur publique et privée du sultan mamelouk et de sa cour. \nLe déclin de la suprématie mamelouke viendra avec la découverte de nouvelles routes de commerce autour du cap de Bonne-Espérance, ce qui allait signer la fin du sultanat mamelouk en 923/1517.","date_description_ah":"648–923 de l’Hégire","date_description_ad":"1250–1517 J.-C."},"d9aed700-4f88-5eae-b943-d855a671e948":{"name":"Kadjars","also_known_as":"","area":"Perse (Iran), Géorgie et Arménie (suite à la perte du protectorat russe et de l’Empire britannique)","history":"Les Kadjars étaient d’origine turkmène, basés près d’Astrabad au nord-est de l’Iran. La dynastie Kadjar régna sur l’Iran de 1785 à 1925. Durant cette période, les Kadjars unifièrent l’Iran, promurent et encouragèrent les nouvelles innovations technologiques (comme le télégraphe et les chemins de fer). Les arts prospérèrent également sous leur règne ; la photographie et la lithographie, ainsi que des formes innovantes de portraits et de peintures à l'huile amenés de l’Ouest, furent rapidement adoptées par les artistes et les mécènes. Durant les 140 ans que dura le règne de la dynastie Kadjar, l'Iran se transforma de confédérations de tribus rivales à une monarchie centralisée et enfin un parlement constitutionnel. Dans la conscience historique des gens, les Kadjars évoquent l'ère glorieuse des Safavides dans toute sa puissance et sa splendeur. \n \nLe premier Shah Kadjar fut Agha Mohammad Chah (1795–98). Lors de son règne, sa préoccupation principale fut de consolider la position du pays contre ses opposants, les Zands de Shiraz (1750–94). Il vainquit le dernier prince zand, Lotf Ali Khan. Finalement, Agha Mohammad Chah fut assassiné par un de ses serviteurs en mai 1796 et son neveu, Bâbâ Khan, lui succéda et fut couronné sous le nom de Fath Ali Chah. \n \nFath Ali Chah régna de 1797 à 1834. Il travailla à redéfinir l’image impériale Kadjar pour la distinguer de celle de ses prédécesseurs. Lors des 37 ans du règne de Fath Ali Chah, ce dernier unifia ses citoyens et améliora l'administration grandissante du pays. C’est à cette époque qu’éclata la première guerre russo-persane, lorsque les territoires de l’Iran de la Géorgie et de l’Azerbaïdjan furent pris par les ennemis. La situation politique avec la Russie et la Grande-Bretagne ne fut pas toujours évidente. Une seconde guerre russo-persane éclata à l'été 1826 dans le Caucase, où les Musulmans se battirent contre les Russes. Après cette guerre, l’Iran fut capable de reconquérir tous ses territoires perdus. \n \nFath ‘Ali Shah mourut en 1834 et ce fut son petit-fils, Mohammad Chah, qui lui succéda (1834–48). Cependant, la succession par Mohammad Chah mena à une rivalité avec deux de ses oncles, Zell-e Soltan, souverain de Téhéran, et Farmanfarma à Fars. Chacun d’entre eux pensait qu’il méritait de succéder à Fath ‘Ali Shah. La Russie et la Grande-Bretagne reconnurent Mohammad Chah comme successeur, et il fut aidé et conseillé par Abol Qasem Qa’em Maqam, le conseiller de son père. Il fut finalement couronné souverain lors d’une cérémonie à Téhéran. Mohammed Shah mourut en septembre 1848. Son règne fut loin d’être pacifique puisqu’une grande partie fut consacrée à la lutte contre la Grande-Bretagne. Son fils, Nassereddine Shah, lui succéda. \n \nA l'âge de 17 ans, Nassereddine Shah (1848-96) accéda au trône. Il initia des changements et modernisa la capitale de Téhéran. Son conseiller était Mirza Taghi Khan Amir-Nezam (plus tard connu sous le nom d’Amir Kabir), qui agissait en tant que grand vizir. Amir Kabir mit en place des réformes pour moderniser, développer et réformer l'État. Il entreprit également de réformer les systèmes financiers et militaires. Sa plus grande réussite fut cependant la création de Dar-ol-Fonoun (maison des sciences), une des premières écoles d’Iran à se baser sur le modèle occidental d’apprentissage. Il la considérait comme un bon terrain d'entraînement pour les futurs fonctionnaires et les militaires. \n \nAprès la mort de Nassereddine Shah, Mozaffareddine Chah (1896-1906) devint le nouveau souverain à l'âge de 43 ans. Il fut considéré comme un souverain faible et plus clément avec ses sujets que ne l'était son père. L’une de ses réussites fut d'établir le firman, un édit royal déclarant qu'il accordait une Majles (assemblée consultative) et que des élections seraient organisées. Les élections à Téhéran furent rapidement organisées et la première Majles fut inaugurée par Mozaffareddine Chah le 7 octobre 1906. Le premier acte de la Majles fut de préparer une constitution - une première dans l’histoire de l’Iran. Elle fut établie et signée par le souverain Mozaffareddine Chah cinq jours avant sa mort en février 1907. Son fils, Mohammad Ali Chah, lui succéda. \n \nMohammad Ali Chah (1907-09) avait 35 ans lorsqu’il accéda au trône. Il fut élevé par un tuteur russe, ce qui le rendit peu populaire auprès des nationalistes iraniens qui se tournèrent plus tard contre lui. Le Shah tenta un coup d’État en décembre 1907, mais échoua. Il fut critiqué par les fonctionnaires et le grand public à la Majles. En juillet 1907, il abdiqua et laissa son fils de douze ans, Ahmad Mirza, lui succéder. \n \nLorsque Ahmad Shah (1909-25) devint le souverain Kadjar, la région au nord-est du pays était occupée ; l’accord russo-britannique de 1907 signifiait que les ministres des deux pays avaient interféré avec les affaires internes de l’Iran, notamment dans la nomination des membres des cabinets. Lors de la première guerre mondiale (1914-18), l'Iran fut assiégé par les troupes russes, britanniques et ottomanes. Ahmed Shah ne put jamais se remettre de ce revers. Avec un coup d’ État en février 1921, Reza Khan (plus tard connu sous le nom de Reza Chah Pahlavi) fut élu pour prendre la place d’Ahmad Shah , qui fut déposé par la Majles. \n \nBibliographie \n• Algar, Hamid, Religion and State in Iran 1785-1906 - The Role of the Ulama in the Qajar Period, Berkeley, CA: University of California Press, 1980. \n• Daryaee T. (ed.), The Oxford Handbook of Iranian History, UK: Oxford University Press, 2012. \n• Gleave, Robert, Religion and Society in Qajar Iran, UK: Routledge Curzon Press, BIPS Persian studies series, 2005. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 1193–1343","date_description_ad":"AD 1779–1925"},"f108d67e-06c0-5769-ad8d-5e30d2542f68":{"name":"Almohades","also_known_as":"al-Muwahhidun","area":"Capitale : Marrakech","history":"Le déclin puis l'effritement de l'empire almoravide furent essentiellement causés par le soulèvement des populations dénonçant le népotisme et la corruption des dirigeants qui s'abandonnaient au luxe et à la nonchalance de la vie de palais. \n\\- Les Almohades (al-Mouwahidoun : les unitaristes), clan berbère réformateur venu du Haut-Atlas pour dénoncer le dévoiement religieux des Almoravides, s'emparent de Marrakech en 1147 et leur chef, Abdelmoumen, prend le titre de Amir al-Mouminin. \n\\- Son petit-fils, Yacoub al-Mansour, qui remporte en 1195 une victoire déterminante sur les armées ibériques à Alarcos, fut aussi un grand bâtisseur et un mécène, et porta l'empire à son apogée politique, économique, intellectuel et artistique. \n\\- Les Almohades réalisent l'unité d'un immense empire englobant l'ensemble de l'Occident musulman, à savoir l'Afrique du Nord – de l'Atlantique jusqu'à Gabès – et l'Espagne musulmane, avant de connaître le déclin à partir de 1212 avec la sévère défaite subie face aux armées chrétiennes à Las Navas de Tolosa (Jaén). \n\\- Ils voulurent se donner une nouvelle capitale, mais la mort de Yacoub al-Mansour (1199) et le déclin de la dynastie ne permirent pas l'achèvement de Ribat al-Fath (Rabat). \n\\- Les édifices construits par les Almohades, tant au Maghreb qu'en al-Andalus, dénotent un souci permanent de grandeur et de sobriété, avec leurs remparts gigantesques, leurs portes monumentales, leurs minarets majestueux et leurs motifs décoratifs épurés.","date_description_ah":"524–667 H","date_description_ad":"1130–1269 J.-C."},"f1abebd4-ee55-56ed-a5f8-6d9290aff818":{"name":"Ilkhanides","also_known_as":"Il-Khanides","area":"Perse, Irak, Anatolie orientale et centrale.","history":"L’État ilkhanide fut fondé par Hülagü \\[Hülegü ou Hulaku\\], frère du khan grand-mongol Mengü \\[Möngke\\]. Khan Mengü accéda au trône en 1253 et envoya son frère Hülagü en Iran. Hülagü étendit sa suprématie sur l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et l’Anatolie, envahie par les Mongols après la bataille de Köse Dag (1243). Il lança plusieurs campagnes destinées à renforcer l’hégémonie mongole sur l’Asie occidentale ; il conquit l’Iran et l’Azerbaïdjan en 1256, Bagdad en 1258 (date de la chute de l’empire et du califat abbassides), et Alep en 1259. Toutefois, il ne parvint pas à prendre Damas. Bouddhiste, Hülagü massacra de nombreux musulmans. Les Mamelouks en Égypte et les États d’Altınordu \\[la Horde d’or\\] s’allièrent pour combattre les Hülagü des Ilkhanides. \nAbaqa, qui était également bouddhiste, succéda à son père Hülagü (m. 1265). Il poursuivit la lutte contre les Mamelouks et mit la Syrie et l’Anatolie à sac. Son fils et successeur Ahmed Han, musulman, voulut établir de bonnes relations avec les États musulmans, mais son règne devait être bref : il mourut en 1284 après des années de lutte pour le trône avec son frère Arghoun. Arghoun tint les rennes du pouvoir jusqu’en 1291 et poursuivit la lutte contre les États musulmans. Gaykhatu lui succéda brièvement, puis ce fut Ghazan Mahmoud Han en 1295. C’est sous le règne de Ghazan Mahmoud que les Ilkhanides se sont convertis à l’islam. La succession de Ghazan fut assurée par son fils Khudabanda Uljaytu Han (r. 1303-1316), qui opta pour le chiisme et étendit le territoire ilkhanide grâce à la conquête du Khourassan et de Hérat. Son fils Abou Saïd Bahadur Han lui succéda alors qu’il était encore très jeune, et se détermina pour l’islam sunnite. Bahadur nomma Choban Noyan vizir, mais tous deux ne tardèrent pas à s’affronter. Choban Noyan fut assassiné en 1327, ce qui entraîna des insurrections dans l’armée ilkhanide. 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Les Ottomans survécurent aussi à la tornade mongole et s’imposèrent comme une puissance considérable dans la région. Avec leur armée et leur marine, devenue une invincible armada, les Ottomans prirent Istanbul en 1453 et devinrent un empire. Leur hégémonie atteignit son zénith sous le règne de Soliman le Législateur (également connu sous le nom de Soliman le Magnifique) (1520-1566), leur territoire s’étendant alors de l’Europe au Moyen-Orient et au nord de l’Afrique. Comportant une pléthore de cultures, l’empire se transforma en un empire culturel tentant de garder, améliorer et établir des interactions au sein de la mosaïque ethnique et religieuse à l’intérieur de son territoire. Le caractère oriental, dominant jusqu’au XVIIIe siècle, commença à être influencé, suite aux changements politiques, par des vents soufflant de l’ouest, qui s’affirmèrent au XIXe siècle. Le pouvoir dominant pendant la période d’Ascension réussit à construire une authentique et très efficace synthèse dans ses relations avec d’autres États, mais pendant les périodes Stationnaire et de Déclin, la pression extérieure affaiblit considérablement l’empire et le conduisit à la chute finale. Par ailleurs, les réformes du XIXe siècle ne réussirent pas à s’imposer en profondeur, et les vues réformistes éclairées se voyaient régulièrement contrecarrées par le dogmatisme religieux. Durant ce processus, le fait que les individus aient eu l’habitude de s’en remettre totalement au sultan retarda l’émergence d’un esprit critique ; et le faible développement de l’éducation était flagrant dans cet “empire mondial” prenant sa place dans le grand livre de l’Histoire.","date_description_ah":"698–1340 H","date_description_ad":"1299–1922 J.-C."}}
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{"03d23adb-52fc-5e9a-b84a-0cf1c00fe196":{"name":"Büyük Selçuklular","also_known_as":"","area":"","history":"Büyük Selçuklu Devletinin temellerini atan Selçuk Bey, Hazar Denizi yakınında kurulmuş olan Oğuzlar Devleti komutanlarından Dukak Subaşı’nın oğluydu. Babasının ölümü üzerine genç yaşta subaşı olan Selçuk Bey, kısa zamanda güçlendi. Oğuzlar Devleti Sultanı ile anlaşmazlığa düşünce, çevresindeki Oğuz Türkleriyle birlikte 985 yılında Ceyhun Nehri kıyısındaki Cend’e yerleşti ve İslamiyeti kabul etti. Samanoğulları Devleti ile anlaşan Selçuk Bey, Buhara yakınlarındaki Nur kentine yerleşerek, Samanoğullarının kuzey sınırını korudu. Selçuk Bey’in ölümünden sonra yerine oğlu Arslan Bey geçti. 999’da Samani Devletinin Karahanlılar tarafından yıkılmasından sonra Selçukluların Karahanlılar ve Gaznelilerle ilişkileri bozuldu. \nAslan Bey’in 1025’de Gaznelilerce yakalanıp hapsedilmesi Selçukluların bölünmesine yol açtı. Yerine geçen yeğenleri Tuğrul Bey ve Çağrı Bey kısa zamanda güçlenerek, Gaznelilerle 1038’de Serahs’ta, 1040’da Dandanakan’da yapılan savaşların ardından Büyük Selçuklu Devleti’ni kurdular. Tuğrul Bey sultan ilan edildi. Önce Nişapur, sonra Merv başkent oldu. \nİran toprakları üzerinde kurulan Büyük Selçuklu Devleti, Birinci İmparatorluk Dönemi olarak adlandırılan 1040-1092 yılları arasında hızla güçlendi. Tuğrul Bey’den sonra tahta geçen Alparslan ve Melikşah dönemlerinde, Anadolu, Ortadoğu, Akdeniz Sahilleri, Kuzeybatı Afrika ve Orta Asya’nın önemli bir bölümüne egemen oldular. \n1092’de Sultan Melikşah’ın ölümünden sonra oğulları arasında ortaya çıkan taht kavgaları, Batıni isyanları, Türkmen ayaklanmaları ve Moğol akınları Büyük Selçuklu Devletinin gücünü yitirmesine yol açtı. Irak, Suriye, Kirman ve Anadolu Selçukluları adlı dört devlet ve bir çok Atabeylik kuruldu. 1117’de tahta çıkan Sultan Sancar devleti yeniden toparlamaya çalışsa da, Karahitaylarla 1141’de yapılan Katavan Savaşı ve 1153’de meydana gelen Oğuz ayaklanmaları Büyük Selçukluların sonunu hazırladı. Sultan Sancar’ın 1157’de ölümüyle birlikte Büyük Selçuklu Devleti resmen son buldu.","date_description_ah":"AH 429–552","date_description_ad":"AD 1038–1157"},"275fd924-3ed6-5493-ba0f-732cc27640a1":{"name":"Timurlular","also_known_as":"","area":"","history":"Timuroğulları ya da Timurlular adlarıyla da bilinen Timur İmparatorluğu’nun kurucusu olan Timur, Türkistan’da Çağatay Hanlığı’na bağlı olarak yaşayan Barlas boyunun beyi Turagay’ın oğluydu. 1360’da babasının, 1361’de amcasının ölümü üzerine önce Barlas boyunun başına geçen Timur, kısa zamanda güçlenerek 1370’de Çağatay Devleti’nin Emiri ilan edildi ve Timurlu Devleti’ni kurdu. Semerkant’ı başkent yaptı. \nKısa bir süre içinde Azerbaycan, Harezm, Horasan, İran, Irak, Suriye, Anadolu, Hindistan ve daha bir çok ülkeyi ele geçirerek, Hindistan’dan Şam’a, Basra Körfezi’nden Aral Gölü ve Anadolu’ya kadar yayılan geniş bir coğrafyaya egemen oldu. \n1402’de meydana gelen Ankara Savaşı’nda Yıldırım Bayezid’i yenerek Osmanlı Devleti’ni sarsan Timur, 1405’de Çin’e düzenlediği sefer sırasında öldü. \nTimur’un ölümüyle birlikte baş gösteren taht kavgaları, imparatorluğu sarstı. 1409-1447 yılları arasında tahtta kalan Şah Ruh, aynı zamanda bir astronom olan oğlu Uluğ Bey’i Semerkant’ta bırakarak, başkenti Herat’a taşıdı. Bu süre içinde Herat ve Semerkant muhteşem yapılarla donatılarak birer bilim ve kültür merkezi haline geldi. Şah Ruh’un yerine tahta geçen Uluğ Bey’in 1449’da öldürülmesiyle baş gösteren kargaşa, 1451’de Ebu Said’in tahta çıkmasıyla sona erdi. 1470’e kadar tahtta kalan Ebu Said’in yerine geçen oğlu Hüseyin Baykara döneminde de parlak yıllar yaşayan Timurlu İmparatorluğu, 1505’de Özbekler (Şeybaniler) tarafından ortadan kaldırıldı. \nTimurlular, başta Semerkant ve Herat olmak üzere Buhara, Meşhed, Tebriz, Belh, Yezd gibi şehirlerde bir çok anıtsal yapı inşa ettiler. Semerkant ve Buhara’daki Uluğ Bey Külliyeleri, Tebriz’deki Gök Mescid, Semerkant’daki Şah Zinde Türbeler topluluğu, Yesi’deki Hoca Ahmed Yesevi Külliyesi ve Semerkant’daki Bibi Hanım Camisi bu döneme ait önemli yapılardan bazılarıdır.","date_description_ah":"AH 771-911","date_description_ad":"AD 1370-1505"},"29eaeead-971d-5ced-a2f3-a650a47f04ff":{"name":"Safeviler","also_known_as":"","area":"","history":"Türk kökenli Safevi hanedanı, 1252-1334 yılları arasında Erdebil’de (İran) yaşayan dini lider Safiyyüddin Erdebili tarafından kurulmuş ve Erdebili’nin düşünceleri kısa bir süre içinde Anadolu, İran, ve Irak’ta yaygınlaşmıştı. Başta Timur olmak üzere, Osmanlı ve Akkoyunlu sultanlarının da desteğini alan Safevi hanedanı, Erdebili’nin torunlarından Hoca Ali döneminde güçlendi. Hoca Ali’nin torunu Şeyh Cüneyd’in Karakoyunlularla Memlukluların iç işlerine müdahale etmesi bu devletlerle ilişkilerinin bozulmasına yol açtı. XV. yüzyıl sonunda Akkoyunlularla da ilişkileri bozulan ve dağılan Safeviler, kısa bir süre içinde toparlandılar ve 1501’de İsmail bin Haydar (Şah İsmail) Safevi Devletini kurdu. Tebriz başkent ilan edildi. \nŞiiliği benimseyen Safeviler, İran, Irak, Kafkasya ve Doğu Anadolu’yu kapsayan geniş bir coğrafyaya egemen oldular. Osmanlı Sultanı I. Selim, 1514’de Çaldıran Savaşında Şah İsmail’i ağır bir yenilgiye uğrattı. 1524’de ölen Şah İsmail’in yerine tahta çıkan oğlu Şah Tahmasb döneminde Kazvin başkent ilan edildi. Şah Tahmasb’tan sonra sırasıyla İsmail Mirza, Hamza Mirza, Şah Abbas, Sam Mirza, II. Abbas, Şah I. Süleyman, Şah Hüseyin, II. Tahmasb ve son olarak III. Abbas, Safevi Devletini yönetti. Avşar kökenli bir komutan olan Nadir Şah, 1737’de Safevi Devletini ortadan kaldırarak İran’ı ele geçirdi. \n250 yıla yakın bir süre hüküm süren Safeviler, özellikle İran’da çok sayıda anıtsal yapı inşa ettirdiler. İsfahan’daki Cihil Sütun ve Heşt Behişt sarayları ile Ali Kapı Köşkü, Mescid-i Şah ve Şeyh Lütfullah camileri bu dönemde inşa edilmiş önemli yapılardan bazılarıdır.","date_description_ah":"AH 907–1150","date_description_ad":"AD 1501–1737"},"2fc256bd-66da-5cb4-b5ca-43283018a1db":{"name":"Atabeyler (Atabegler)","also_known_as":"","area":"","history":"Atabeyler (Atabegler), Büyük Selçuklu şehzadelerinin eğitiminden sorumlu yüksek rütbeli devlet memurlarıydı. Önemli görevlerde bulunmuş, bilgili kişiler arasından seçilen atabegler, eyaletlere vali olarak atanan şehzadelerin eğitiminin yanı sıra askeri ve idari konularda da yetkiliydiler. \nAtabeyler, 1092’de Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın ölümünden sonra oğulları arasında ortaya çıkan taht kavgaları sırasında bağımsızlıklarını ilan ederek çeşitli devletler kurdular. Dımaşk (Şam) Atabeyliği, Zengiler (Musul Atabeyliği), İldenizliler, Salgurlular ve Erbil Atabeyliği bu devletlerin en önemlilerindendi. \nTuğtekinliler ya da Böriler adlarıyla da bilinen Şam Atabeyliği’ni, 1104’de, Suriye Selçuklularının ortadan kalkmasından sonra, Sultan Melikşah’ın kardeşi Tutuş’un oğlu Melik Dukak tarafından oğlu için atabey olarak atanan Tuğtekin kurdu. 1154’de Halep Atabeyi Nureddin Mahmud tarafından ortadan kaldırıldı. \nMusul Atabeyliği adıyla da bilinen Zengi Atabeyliği, Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın komutanlarından İmadeddin Zengi tarafından 1127’de Musul’da kurulmuş, Eyyubilerle yaşanan savaşlar sonucunda 1223 yılında sona ermişti. \nÂzerbaycan’da, Irak Selçukluları Devletine bağlı olarak 1141’de İldeniz tarafından kurulan ve İldenizliler adıyla da bilinen Âzerbaycan Atabeyliği, Harezmşahlılar tarafından 1228’de ortadan kaldırıldı. \nİran’da 1147 yılında Atabey Sungur’un yönetiminde, Oğuzların Üçoklar boyundan Salgurlular tarafından kurulan Salgurlular Atabeyliği, 1284’de Moğollar tarafından ortadan kaldırılmıştı. \nKuzey Irak ve Güneydoğu Anadolu’da Zeyneddin Ali Küçük bin Begtigin tarafından XII. yüzyıl ortalarında kurulan ve Begtiginliler adıyla da bilinen Erbil Atabeyliği, 1232’de Abbasi egemenliğine girerek son buldu.","date_description_ah":"AH 485–683","date_description_ad":"AD 1092–1284"},"3eb686ce-9607-530b-b1a3-688cf19fe53a":{"name":"Zengiler","also_known_as":"","area":"","history":"Musul Atabeyliği adıyla da bilinen Zengi Atabeyliği, Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın komutanlarından İmadeddin Zengi tarafından 1127’de Musul’da kurulmuş; Musul ve Suriye’de hüküm sürmüştür. Irak Selçukluları sultanı Mahmud tarafından oğullarını eğitmesi için (atabeg) görevlendirilen İmadeddin Zengi, 1127’de Musul Valisi olmuştu. Büyük bir devlet kurmayı amaçlayan Zengi, önce Harran, Nusaybin ve Halep’i daha sonra da Diyarbakır ve Urfa’yı ele geçirerek güçlendi. İmadeddin Zengi’nin 1146’da ölümü üzerine oğullarından Seyfeddin Gazi Musul’un, Nureddin ise Suriye’nin yönetimini üstlendi. \nSuriye’ye egemen olan Nureddin Zengi, komutanı Selahaddin Eyyubi vasıtasıyla 1171’de Fatımileri ortadan kaldırarak topraklarını genişletti ve 1174’de öldü. Musul’a egemen olan Seyfeddin Gazi ise 1148’de öldü ve yerine kardeşi Kutbeddin Mevdud geçti ve 1170 yılına kadar tahtta kaldı. Nureddin Zengi ve Kutbeddin Mevdud’un ölümünden sonra ortaya çıkan taht kavgaları ve Mısır’da Selahaddin Eyyubi tarafından 1174 yılında kurulan Eyyubi Devletiyle yaşanan savaşlar Zengileri güçsüz düşürdü ve Zengi Atabeyliği 1223 yılında resmen sona erdi. \nZengiler en parlak yıllarını Suriye’de hüküm süren Nureddin Zengi döneminde yaşadılar. Nureddin Zengi, Suriye’deki pek çok kentin kalelerini onarttı; camiler, kervansaraylar, medreseler ve imaretler inşa ettirdi. 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Budist olan ve Mısır Memlukluları ile savaşlara devam eden Abaka Han, Anadolu ve Suriye’yi yağmaladı. Abaka Han’ın yerine geçen oğlu Ahmed Han, Müslümandı. İslam ülkeleriyle iyi ilişkiler kurmak isteyen Ahmed Han’ın saltanatı uzun sürmedi. Kardeşi Argun’la yaşadığı saltanat mücadelesi sonunda 1284’te öldü. İlhanlı yönetimini ele geçiren Argun Han, 1291 yılına kadar tahtta kaldı ve İslam ülkeleriyle savaşı sürdürdü. Argun Han’dan sonra İlhanlı tahtına çıkan Beyhatu’nun kısa süren saltanatının ardından 1295’te Gazan Mahmud Han İlhanlı sultanı oldu. Gazan Han döneminde İlhanlılar Müslüman oldular. 1303’de ölen Gazan Han’ın yerine geçen oğlu Olcaytu Hüdabende Han, 1316 yılına kadar tahtta kaldı. Şiiliği benimseyen Olcaytu, Horasan ve Herat’ı ele geçirerek İlhanlı topraklarını genişletti. Küçük yaşta yerine geçen oğlu Ebu Said Bahadır Han, tekrar Sünniliği benimsedi ve Çoban Noyan’ı vezir olarak atadı. Ebu Said Bahadır Han’la ters düşerek arası açılan Çoban Noyan 1327’de öldürüldü. Çoban Noyan’ın öldürülmesi İlhanlı askerlerinin isyanına yol açtı. İsyanlarla geçen yılların ardından, 1335’te Ebu Said Bahadır Han hastalanarak öldü. Azerbaycan’da Emir Çoban Oğullarının, Bağdat’ta Şeyh Hasan’ın, Doğu Anadolu’da ise Eretna Bey’in egemenliklerini ilan etmesiyle birlikte İlhanlı Devleti esmen son buldu.","date_description_ah":"AH 654–736","date_description_ad":"AD 1256–1335"}}
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{"e2af48f9-49cb-51b7-84fd-bbcca177f07b":{"definition":"من الكلمة التركية \"إبليك\"، \"حبل\" أو \"خيط\". وهي تقنية بنائية تتميز بتناوب صفوف من الأحجار تتكون من لونين مختلفين.","spellings":["أبلق","أبلك"]},"8e22eece-aa71-5c15-9776-799a90bed70e":{"definition":"الوضوء الواجب على كل مسلم قبل الصلاة.","spellings":["الوضوء"]},"ca7cf5ed-e85c-5aa3-8a00-3c4a246314af":{"definition":"الاسم الذي كان يُطلق على شبه الجزيرة الإيبيرية، عندما كانت تحت السيطرة الإسلامية، التي استمرت قرابة ثمانية قرون، فيما بين عامي 29–798 هـ/117–2941 م. وشبه الجزيرة الإيبيرية تضم حالياً كلاً من إسبانيا والبرتغال","spellings":["الأندلس"]},"117026df-c5dc-512a-9991-1ed2c434ee26":{"definition":"وهي تسمية من المسجد الأقصى، في القدس، وهو عند المسلمين أولى القبلتين، ولقد تحوَّل عنه المسلمون في صلواتهم نحو الكعبة، في مكة، بعد رحلة الإسراء والمعراج"},"16131753-740a-5b87-bfb9-06606e67de19":{"definition":"علم أو راية أو لواء؛ وكانت ترفع بحضور قائد خلال حملة عسكرية ما، أو تستعمل في المواكب الدينية. كان من الممكن أن تأخذ هذه الألوية 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قصر.","spellings":["الدار","الداران","الدارين","الديار","دار","داران","دارين","ديار"]},"a4f8f7c7-245b-5188-b8fe-8085676b0785":{"definition":"ضريح، انظر أيضا مقام، قبة، تربة.","spellings":["أضرحة","الأضرحة","الضريح","الضريحان","الضريحين","ضريح","ضريحان","ضريحين"]},"b64a1f79-8f29-5ad4-8e98-379f8e05cb1b":{"definition":"عضو في طريقة دينية مسلمة معروفة بممارساتها التعبدية.","spellings":["الدراويش","الدرويش","الدرويشان","الدرويشين","دراويش","درويش","درويشان","درويشين"]},"9e337d3c-af6d-5856-bb0c-0ed39eab0859":{"definition":"مصطلح مستعمل في ليبيا وتونس والجزائر من أجل الدلالة على ضابط ممتاز في الميليشيات التركية منتخب من قبل مجلس محلي للإنكشارية. يحتل الدايات من الناحية التراتبية رتبة أقل من البيلربيسات العثمانية، ويمثلون السلطة المطلقة في الجهة. وعندما دخل الدايات في نزاع مع البلاط العثماني، تعرض هؤلاء إلى عقاب صارم. انظر أيضا آغا، باي.","spellings":["الداي","الدايات","الدايان","الدايين","داي","دايات","دايان","دايين"]},"3230cdd8-ec0e-5aa1-9b44-adc5716d86b8":{"definition":"مكتب الحكومة؛ قاعة الجلسات، قاعة الاستقبال؛ مجموعة شعرية. ديوان الحميون (تركية): مجلس إمبراطوري يترأسه الوزير الأعظم ويشكل الجهاز المركزي للحكومة التركية.","spellings":["الدواوين","الديوان","الديوانان","الديواني","الديوانيين","دواوين","ديوان","ديوانان","ديواني","ديوانيين"]},"c77b27a2-a0b9-5b4b-903b-008ba93b0842":{"definition":"المسجد الرئيسي الذي تقام فيه الصلوات اليومية وصلاة الجمعة. تركية: سامع؛ انظر أيضا مسجد.","spellings":["الجامع","الجامعان","الجامعين","الجوامع","جامع","جامعان","جامعين","جوامع"]},"314a4d4a-99b0-5873-a063-9f6d30335b38":{"definition":"حرفيا \"الحديقة الجميلة\". جنة. تركية: سنت.","spellings":["الجنان","الجنة","الجنتان","الجنتين","جنة","جنتان","جنتين"]},"8f750e3f-a3f4-5b39-8f9c-97cbf1eb56ec":{"definition":"قائد عسكري، أو أمير أو موظف سامي يدير إمارة أو ولاية. إمير أخور: أمير مسؤول عن إسطبلات وجمال وخدمات البريد لدى السلطان؛ أمير المؤمنين: أمير المسلمين؛ أمير السلاح: الأمير المسؤول عن الأسلحة. إمير كبير: الأمير الكبير.","spellings":["أمراء","أمير","أميرات","أميران","أميرة","أميرتان","أميرتين","الأقصى","الأمراء","الأمير","الأميرات","الأميران","الأميرة","الأميرتان","الأميرتين"]},"3fd5d8e5-d6d9-5084-a7bc-f270946f8c24":{"definition":"1- مواطن من بلاد فارس. 2- أسلوب خطي نسخي أنيق بشكل خاص، يعطي قيمة لمنحنيات الأحرف العربية بتصغير أشكال الأحرف الزاوية. انظر أيضا فن الكتابة.","spellings":["الفارسي","فارسي"]},"1123d155-1d0c-59e5-8ecc-ca1e2b7a31e9":{"definition":"محاربون يجاهدون من أجل نشر الإسلام، منظمون في رتب عسكرية داخل الإمبراطورية العثمانية. تركية: غازي.","spellings":["الغازي","الغازيان","الغازيين","الغزاة","غازي","غازيان","غازيين","غزاة"]},"15f99ce5-e2bb-5a62-b80f-3c61ce352a95":{"definition":"الطراز الفني في أوروبا الشمالية وإسبانيا، في الفترة من القرن السادس الهجري وحت ی العاشر الهجري/الثاني عشر الميلادي، حتى القرن السادس عشر الميلادي. انتقل إلى العالم الإسلامي عبر الفرنجة","spellings":["قوطي"]},"2fb79a2a-639b-5703-9b25-ab627b16aef8":{"definition":"هبة على شكل أراضي توهب إلى الأبد، وتخضع لبعض الشروط، لفائدة مسجد أو أي مؤسسة دينية مثل مدرسة أو خانقاه أو مؤسسة مدنية مثل سبيل أو حتى منزل. انظر أيضا وقف.","spellings":["أحباس","الأحباس","التحبيس","الحبوس","تحبيس","حبوس"]},"c18561f3-9ed2-5c21-92a7-c3476d781d57":{"definition":"حرفيا \"أقوال\". مجموع السنن المرتبطة بأقوال وأفعال الرسول محمد وأصحابه. دار الحديث: انظر دار.","spellings":["Hadis","أحاديث","الأحاديث","الحديث","الحديثان","الحديثين","حديث","حديثان","حديثين"]},"4a7c27f5-2059-522b-a21e-ee99a0c6ac00":{"definition":"موظف حكومي سامي. كان المصطلح يدل في الأصل على \"المكلف بتقديم الزوار إلى الخليفة\"، وأصبح الحاجب خلال فترة أمويي الأندلس يلعب دور وزير رئيسي، يتمتع بنفس المكانة التي كانت للوزير عند الخلفاء الشرقيين.","spellings":["الحاجب","الحاجبان","الحاجبين","الحجاب","حاجب","حاجبان","حاجبين","حجاب"]},"cccf5396-0f64-5785-9f34-bb8b7a5ffd5b":{"definition":"الحج هو إحدى الركائز الخمس للإسلام التي يجب على كل المؤمنين القيام بها إلى مكة والأماكن المقدسة ولو مرة واحدة في عمرهم إذا ما توفرت لهم السبل إلى ذلك. تؤدى هذه الأخيرة شهرين بعد رمضان، وتنتهي بعيد الأضحى. أما العمرة فتشمل تقريبا على نفس الشعائر الدينية إلا أنها لاتقام في نفس الفترة؛ وهي تعرف أهمية متصاعدة بسبب الصعوبات المرتبطة باستقبال العدد المتكاثر من الحجاج (أزيد من ثلاث ملايين) الذين يريدون أداء فريضة الحج.","spellings":["الحاج","الحاجان","الحج","الحجاج","الحجيج","حاج","حاجان","حج","حجاج","حجيج"]},"fc74d5ab-7517-53a5-9a58-0cb34c65fec8":{"definition":"حمامات عمومية أو خاصة. قاعة خلع الملابس؛ تركية: سويونمالك. القاعة الساخنة. نظام تسخين الأرضية والجدران والتي تعتمد على البخار في المساكن والحمامات الرومانية. القاعة الدافئة التي يستريح فيها المستحم بعد الاغتسال؛ تركية: إليكليك. كما يوجد في الحمامات التركية ممر يسمى \"أراليك\" بين سويونمالك والإليكليك؛ خلوات: قاعات خاصة في الحمامات العمومية؛ تراسليك: قاعة صغيرة مستعملة لإزالة الشعر. وفي الحمامات السورية أيضا: براني (حرفيا خارجي): الغرفة الباردة في الحمامات الموجودة على العموم في أبعد نقطة عن المرجل؛ جواني: الجزء الداخلي القريب من المرجل – قاعة البخار- وسطاني: قاعات فاصلة تدعى \"قاعات الماء البارد\". انظر أيضا: مقصورة.","spellings":["الحمام","الحمامات","الحمامان","الحمامين","حمام","حمامات","حمامان","حمامين"]},"cc92b83e-cb72-55df-b6de-8ddaf5a44e3f":{"definition":"واحد من المذاهب السنية الأربعة في الإسلام. تركية: حنبلي. انظر أيضا فقه.","spellings":["الحنابلة","الحنبلي","الحنبليان","الحنبلية","الحنبليين","حنابلة","حنبلي","حنبليان","حنبليين"]},"d71360cd-eac1-5408-b6b3-59ad3d8464b9":{"definition":"حرفيا في اللغة العربية \"مقدس\"، \"محرم\". مكان مقدس. عمل محرم من وجهة نظر الشريعة. الحرم الشريف: المكان المقدس بمدينة القدس الذي يضم كلا من المسجد الأقصى وقبة الصخرة.","spellings":["الحرامان","الحرم","الحرمين","الحريم","حرامان","حرم","حرمين","حريم"]},"0ad8de69-3a63-53bc-8e1b-4c6cae853bca":{"definition":"فضاء الحياة العامة في البيت التركي. كذلك الصوفة.","spellings":["الحياة","حياة"]},"0f3fb66d-a491-591b-a0c2-56e11ec481aa":{"definition":"حرفيا \"اغتراب\"؛ نفي، مغادرة محمد لمكة في اتجاه المدينة عام 622 ميلادي. بداية التقويم الإسلامي الهجري الذي يرتكز على الدورة القمرية.","spellings":["الهجرات","الهجرة","هجرات","هجرة"]},"dcd58376-8ba5-5488-bec0-53d4cf2fa497":{"definition":"وصف نثري للنبي محمد. \"حلية الشريف\": مدح وصفي\" للرسول، عمل فني يبرز \"هذا الوصف الشريف\".","spellings":["الحلل","الحلية","حلل","حلية"]},"3d299572-ee10-5a78-93a1-b50bfe645ec5":{"definition":"قصر محصن. انظر أيضا قلعة، قصبة.","spellings":["الحصن","الحصون","حصن","حصون"]},"ee2f26d8-e2ea-53a3-b764-2204e426e058":{"definition":"التسمية التي كان يطلقها المسلمون على شمال أفريقيا، وغالباً ما كانوا يقصدون بها منطقة تونس الحالية.ليلاً، حيث التقى الانبياء ممن سبقوه، وصلَّى بهم. أما المعراج فهي رحلة الرسول الصاعدة إلى السماء ووصل إلى سدرة المنتهى عند العرش الإلهي"},"441e3156-be30-517c-a195-12e2d3486ed8":{"definition":"وهو من يقود المسلمين في صلواتهم. كما تعني الشيخ المُعلِّم، أو الزعيم الروحي، لتقواه وحكمته. كما يمكن أن يطلق لقب إمام، أحياناً، على زعيم سياسي","spellings":["إمام"]},"d92f6fd0-31e4-5a3e-a04f-1708743e899b":{"definition":"من عمارة. مجموع البنايات والمؤسسات الممولة بوقف. ويدل المصطلح بعد القرن 10 الهجري (16 الميلادي) على الحساء الشعبي المخصص للمحتاجين.","spellings":["العمارات","عمارات"]},"ed1392a3-c2e4-5dca-8b74-eaef4f0f9c94":{"definition":"كوة كبيرة معقودة أو ذات قبة مغلقة من ثلاث جهات بواسطة عقد انفتاح كبير.","spellings":["إيوان","إيوانات","إيوانان","إيوانين","الإيوان","الإيوانات","الإيوانان","الإيوانين"]},"070e713b-f503-5f87-be41-16cb73c070b4":{"definition":"المسجد الرئيسي الذي تقام فيه الصلوات اليومية وصلاة الجمعة. تركية: سامع؛ انظر أيضا مسجد.","spellings":["الجامع","الجامعان","الجامعين","الجوامع","جامع","جامعان","جامعين","جوامع"]},"7910cc31-4aef-536d-b917-919e64b075ff":{"definition":"جندي في انكشارية حامية السلطان العثماني يتم اختياره من الرعايا غير المسلمين تحت نظام أهل الذمة ويعوض من مالية بيت المال, تركية: ينصري أساجي.","spellings":["إنكشاري","إنكشارية","الإنكشاري","الإنكشارية"]},"32060b9a-7161-59c6-9be7-e3a6e3d49442":{"definition":"حرفيا \"الحديقة الجميلة\". جنة. تركية: سنت.","spellings":["الجنان","الجنة","الجنتان","الجنتين","جنة","جنتان","جنتين"]},"2003ec95-a720-51cb-9dcd-774d9dc9f389":{"definition":"يمكن تقسيم القرءان إلى 30 جزءا متساويا، وبالتالي فإن 1/30 يسمى جزءا (م. أجزاء)؛ وعندما كانت المصاحف تكتب في 30 مجلدا مثل ماوقع في مصر تحت المماليك، كان المجلد يسمى جزءاً.","spellings":["أجزاء","الأجزاء","الجزء","الجزءان","الجزأين","جزء","جزءان","جزأين"]},"98afafd6-f8b6-5d37-923e-752f4697a5a7":{"definition":"حرفيا \"مكعب\". معبد بمكة، مركز الديانة الإسلامية.","spellings":["الكعبة","كعبة"]},"04f42d3e-3607-5497-ac48-4aa51fe765d3":{"definition":"غرفة صغيرة (وفي بعض الأحيان بناية مستقلة) خالية من النوافذ أو مفتوحة ببعض الفتحات القليلة ينعزل فيها الصوفيون؛ وتماثل خلوة حمام تركي. انظر حمام.","spellings":["الخلوات","الخلوة","الخلوتان","الخلوتين","خلوات","خلوة","خلوتان","خلوتين"]},"5805ea4d-515f-570c-944e-b39504e35c2a":{"definition":"تشير كلمة \"خمسة\" إلى خماسية القصائد التي ألفها الشاعر الفارسي نظامي الكنجوي في القرن الثاني عشر المبلادي. هذه المجموعة المعروفة باسم \"الخمسة\" والتي تعني العدد خمسة بالفارسية والعربية، أو \"الخماسية\"، وهو المصطلح المستخدم في أوروبا، تضم خمس قصائد ملحمية، \"مخزن الأسرار\"، \" خسرو وشيرين\"، و\"الجميلات السبع\"، و\"اسكندر نامه\" (كتاب الإسكندر)، و\"ليلى والمجنون\". نظمت \"الخمسة\" في مجموعة من القصائد بالاسلوب المثنوي، تستخدم الأبيات المقافية، وهي شكل محدد من الشعر الفارسي مناسبة للأعمال السردية الطويلة. تحظى خمسة نظامي بالتقدير لجمالها الشعري، وعمقها الأخلاقي، والتشابك الماهر بين العناصر التاريخية والأسطورية. وقد تركت هذه التحفة الأدبية تأثيرًا قويًا على الأدب الفارسي، حيث تمت دراستها وتقديرها لأهميتها الأدبية والثقافية.","spellings":["همزة"]},"cf7d3667-7d96-58e6-af31-c5d6fe2c71b8":{"definition":"مصطلح عربي يدل على نزل يضم مجموعة من المساكن يتواجد على الطرق الرئيسية للقوافل من أجل المسافرين (الحجاج والتجار) وحيث يمكن تخزين السلع, انظر أيضا كارافنسيراي، فندق، وكالة. تركية خان.","spellings":["الخان","الخانات","الخانان","الخانين","خان","خانات","خانان","خانين"]},"1863aa1c-4cad-53d2-a497-ecb16318e81f":{"definition":"صومعة أو نزل للصوفيين أو الدراويش المتجولين. تركية: خانِقة، خانْقاة. انظر أيضا زاوية.","spellings":["الخاناقاه","الخانقاه","الخنقاوات","الخنقهاوات","خاناقاه","خانقاه","خنقاهاوات","خنقاوات"]},"53d47884-ba36-5979-a58f-ff35b0bd8587":{"definition":"قماش مكون من العديد من القطع من أجل كسوة الكعبة بمكة؛ وهي قطع مطرزة بالحرير والذهب مع آيات من القرءان. تغير الكسوة كل سنة؛ ويتم التغيير خلال موسم الحج عندما تقطع الكسوة القديمة وتوزع على الحجيج. كما تسمى الأثواب المزينة بأشكال كتابية على شكل تعرجات والتي تغطي قبور الأضرحة كسوة (على سبيل المثال في فلسطين).","spellings":["الكسوات","الكسوة","كسوات","كسوة"]},"95fc5a14-1b29-5364-810a-69fc76087256":{"definition":"كتابة عربية ذات أحرف زاوية مجردة، استعملت في مصاحف الأزمنة الأولى للإسلام. يتم إرجاعها إلى مدينة الكوفة في العراق؛ وابتداءا من القرن 4 الهجري (10 الميلادي) أصبح الخط الكوفي قليل الاستعمال بسبب صعوبة قراءته. الكوفي المورق: كتابة تجمع بين الأسلوب الزاوي للأحرف والأشكال الزهرية والنباتية مثل الزهيرات، الشائعة خلال الفترة الفاطمية والأتابكية. انظر أيضا فن الكتابة.","spellings":["الكوفي","الكوفية","كوفي"]},"81dc2164-deae-5d1f-8a05-4e038d6354b1":{"definition":"مجموع البنايات الموزعة حول المسجد؛ بينما كانت البنايات الأخرى تتكون من دار الشفا (المستشفى)، والحمام والخان (المساكن) والعمارات (الحساء الشعبي) والمدرسة.","spellings":["الكليات","الكلية","كليات","كلية"]},"220ac6c9-5bbb-5494-a7d7-a1992e0113c3":{"definition":"حد أنواع الخزف المزجَّج. يتمُّ الحصول عليه بطريقة معقدة، حيث يتم تعريض أواني الخزف للشيِّ مع بعض أوكسيدات المعادن، مما يمنح أواني الخزف بريقاً مميزاً. ولقد تمَّ تطوير هذه التقنية منذ العصور الإسلامية المبكرة","spellings":["خزف ذو بريق معدني"]},"f2c933f6-93e1-5c11-a123-36ceacc8076f":{"spellings":["مضافة"]},"455c1318-16a9-50f2-9c44-6643a9de238c":{"definition":"مدرسة إسلامية متخصصة في العلوم الدينية (أصول الدين والقانون والقرءان إلخ.) ونزل للطلبة. يدل المصطلح اليوم على مدرسة. تركية: مِدرِيسي.","spellings":["المدارس","المدرسة","المدرستان","المدرستين","مدارس","مدرسة","مدرستان","مدرستين"]},"4d0ea53b-609e-5e3d-817e-8067fab67fc3":{"spellings":["مَجْلِس"]},"bd6ee598-f323-5770-a786-0151295aea83":{"definition":"صاحب الشرعية المطلقة في الحكم والإدارة","spellings":["ملك"]},"82f05a30-a07c-5d4f-83a3-2156afc3ed35":{"definition":"ضوء، فانوس، مصباح، منارة، انظر أيضا فنار.","spellings":["المنار","المنارات","المناران","المنارة","المنارين","منار","منارات","مناران","منارة","منارين"]},"af45d65f-d61d-59ed-bd55-76ee503119e9":{"definition":"بناية مكونة من وحدة أو العديد من الوحدات المعمارية تضم بشكل عام قبة تحتضن قبر شخصية دينية هامة. موضع للعبادة والحج. انظر أيضا ضريح، قبة، تربة.","spellings":["المقام","المقامات","المقامان","المقامين","مقام","مقامات","مقامان","مقامين"]},"f2ec79dc-0998-56d5-8cc2-bce2d4228e77":{"definition":"موضع للتعبد. انظر أيضا ضريح، مقام، قبة، تربة.","spellings":["المشاهد","المشهد","المشهدان","المشهدين","مشاهد","مشهد","مشهدان","مشهدين"]},"3bcfdeb5-5c8a-58e9-8dfd-9ad2a9f98fdb":{"definition":"ستار مكون من تشابيك خشبية مكونة من قطع الخشب المخروط والمجمع من أجل تكوين شبكة نافذة. تركية: مِشرِبية.","spellings":["المشربيات","المشربية","المشربيتان","المشربيتين","مشربيات","مشربية","مشربيتان","مشربيتين"]},"e99f9b90-c624-5aa1-815f-a47f478f7da3":{"definition":"مدينة، حي قديم، وسط مدينة مستقل. أيضا اسم إحدى مدن العربية السعودية حيث هاجر المسلمون في سنة 622 ميلادية، والتي دفن بها الرسول محمد.","spellings":["المدن","المدينة","المدينتان","المدينتين","مدن","مدينة","مدينتان","مدينتين"]},"e7f7d170-9ce3-5eb5-8c00-b201155164d8":{"definition":"تجويف في جدار القبلة في المسجد، يدل المصلِّين على اتجاه الكعبة في مكة. وأحياناً يدلّ على مكان المحراب قوس، أو زخارف مميزة، في قاعة الصلاة","spellings":["محراب"]},"a7da3b34-cced-5cac-bca5-7cde2160fdbf":{"definition":"مكان مرتفع في قاعة الصلاة، من خشب أو رخام، يرتقي إليه الإمام أو الخطيب لإلقاء خطبة يوم الجمعة","spellings":["منبر"]},"b2f40fe6-7d9e-55fe-91fd-b02fa7f5b5a2":{"definition":"اسم أعطي في الممالك المسيحية بشبه الجزيرة الأيبيرية للمسلمين الذين اعتنقوا رسميا المسيحية بعد \"الاسترجاع\".","spellings":["المورسكي","المورسكيان","المورسكيون","المورسكيين","مورسكي","مورسكيان","مورسكيون","مورسكيين"]},"432a631d-9c77-5598-9224-35e8479385c8":{"definition":"(ج. مرابطون) مسلم تقي جدا ومقدس لزهده يشكل قبره موضعا للحج؛ ناسك محارب يعيش في رباط. اسم سلالة معروفة تحت تسمية \"المرابطين\" حكمت الأندلس في عام 454-541 هجري/1062-1147 ميلادي.","spellings":["المرابط","المرابطان","المرابطون","مرابط","مرابطان","مرابطون"]},"9c8d51a2-cb58-59b3-92e4-fecb1ca87eb4":{"definition":"من العربية مدجن، مسلم سُمح له بالبقاء ضمن الغزاة المسيحيين دون تغيير ديانته، مقابل ضريبة. ويستعمل كذلك النعت \"مدجن\" للدلالة على صناعة تقليدية بدأت تحت السيطرة الإسلامية واستمرت لفائدة العملاء المسيحيين بعد الغزو المسيحي.","spellings":["المدجن","المدجنان","المدجنة","المدجنون","المدجنين","مدجن","مدجنان","مدجنة","مدجنون","مدجنين"]},"cfc9414f-7ca4-5e8a-80ea-d0fc4865d5c9":{"definition":"من العربية مولد، مسيحي اعتنق الإسلام وكان يعيش مثل المسلمين خلال سيطرة العرب في الجزيرة الأيبيرية.","spellings":["المولد","المولدان","المولدة","المولدتان","المولدون","مولد","مولدان","مولدة","مولدتان","مولدون"]},"bd2ffd1a-1d12-5fc1-ab6b-b186e0622cb6":{"definition":"زخرف معماري على شكل هوابط أو عش النحل يزين العديد من السطوح بما فيها القبب والكوابيل. في بلاد المغارب، مقربص.","spellings":["المقرنص","المقرنصات","مقرنص","مقرنصات"]},"b43d4539-8c8e-5de3-ba56-a72f1632c7c8":{"spellings":["مرة"]},"8ffa05a8-a165-5e2c-b72e-27e8d5f953ac":{"definition":"مصطلح يعني حرفيا \"منقول\". أحد أساليب فن الكتابة الإسلامية الأكثر انتشارا والمستعمل في المصاحف والكتب الأخرى. يجمع هذا الأسلوب بين لويونة الأسلوب الفارسي وانسجام الكتابة الكوفية. تركية: نسيخ.","spellings":["النسخي","النسخية","نسخي","نسخية"]},"ddabdcad-fe35-518d-a9c0-32923e6bd220":{"definition":"أحد أساليب فن الكتابة العربية الأكثر انتشارا (مع الثلث والنسخي)، الذي تم تطويره من قبل الخطاطين الفارسيين. شكل أكثر قوة وأكثر نمنمة لخط تعليق، يتميز بمنحنياته، ووضوحه وصفائه الهندسي. وقد بقي بالرغم من أنه يكتب دون علامات التشكيل مستحسنا بسبب وضوحه الكبير. تركية: نصتعليق.","spellings":["نص تعليق"]},"ea9e06ca-7872-5541-9ac2-11302f8890c2":{"definition":"لقب شرفي تركي معرب تحت شكل باشا.","spellings":["الباشا","الباشوات","باشا","باشوات"]},"a2005bd2-bdc7-54c7-b3c5-a7cd040e82bc":{"spellings":["قاعة"]},"dc0561a2-2592-560f-8a87-20cd58a96753":{"definition":"من رأس الكتف الأيمن إلى نهاية الكتف الأيسر.","spellings":["قبة"]},"edfade68-77b4-50e0-9ff7-afb7a8c25e32":{"spellings":["قهوة"]},"4d18e8e6-08e9-5718-a909-b32176922d68":{"spellings":["قهوجي"]},"afa2f843-fdd4-5a67-9298-c7381518b3c8":{"definition":"بناء حصين، يستخدم لأغراض دفاعية، يتمتع بالأسوار العالية المنيعة، والأبراج، وكوات رمي السهام","spellings":["قلعة"]},"59b4beee-e4d9-52ef-99f1-2a66945a3694":{"definition":"مصطلح يدل على لوحات البلاطات المبرنقة القادمة من مدينة قاشان الإيرانية حيث كانت البلاطات المخصصة لزخرفة المعالم تنتج خلال الفترة السلجوقية. استعمل المصطلح من طرف الرحالة المغربي، ابن بطوطة، أثناء زيارته لإيران للدلالة على لوحات التبليط التي ذكرته بالزليج في بلاد المغارب.","spellings":["القاشاني","قاشاني"]},"c47920b0-c22e-53d0-aa8c-93eb3956ca0e":{"definition":"من اللاتينية كاستروم. قصر، حصن. قُصير: تصغير لقصر. تركية: كصر. انظر أيضا بيت، دار.","spellings":["القصر","القصران","القصرين","القصور","قصر","قصران","قصرين","قصور"]},"0089ce74-d5cd-57d2-bbe4-c8de79b156c9":{"definition":"اتجاه الكعبة، حيث يتوجَّه المسلمون في صلواتهم","spellings":["قبلة"]},"c39cd815-3b51-5b89-a4e4-5e9f2c0ca622":{"definition":"قبة، تجاوزا ، صرح أو غرفة مبنية فوق قبر ولي صالح أو شخصية هامة، متميزة في أغلب الأحيان بقبة. تركية: كبة (قبة فقط).","spellings":["القبب","القبة","القبتان","القبتين","قبب","قبة","قبتان","قبتين"]},"9a8096ea-a204-590a-8744-2ddf28c2b6b8":{"definition":"سياج حائطي محصن من أجل الجنود-النساك (أفريقيا الشمالية)؛ نزل من أجل الحجاج (مصر المملوكية وفلسطين وسورية). اسم مدينة الرباط مشتق من رباط الفتح، وهي التسمية التي كانت تحملها المدينة عند تأسيسها في نهاية القرن 6 الهجري/12 الميلادي.","spellings":["الرباط","الرباطات","الربط","رباط","رباطات","ربط"]},"99e11148-863b-5916-afb5-d3b71fb5abe5":{"definition":"عنصر زخرفي على شكل نصف سعيفة. أحد الأشكال الأكثر شعبية وبساطة في الفنون الزخرفية الإسلامية، المستعمل على كل السطوح، بدءا من الخشب المنقوش إلى بلاطات الفخار. ظهر بشكل خاص في الرقش العربي (الأرابيسك)؛ ويشتق اسمه من الاسم القديم للأناضول.","spellings":["الروم","الرومي","رومي"]},"85c2ecc8-51b1-5e22-90ca-051cf297fa08":{"definition":"من بداية كف اليد إلى منتصف الكوع.","spellings":["ساعد"]},"a8525513-1742-5e9f-85de-bb2067ad9fb6":{"definition":"(جمعه سبل أو أسبلة) بناية مصممة من أجل توفير الماء الشروب؛ سقاية عمومية. تركية: سيبيل: غرفة يقدم فيها أحد الخدم مشروبات للعموم.","spellings":["أسبلة","الأسبلة","السبل","السبيل","سبل","سبيل"]},"98f32a82-0f8d-523b-b82b-b4c5d2090590":{"definition":"(جمعه سادة) سليل الرسول محمد. انظر أيضا شريف.","spellings":["السادة","السيد","السيدان","السيدين","سادة","سيد","سيدان","سيدين"]},"bd727956-74e1-5614-9f39-07003f768b6a":{"definition":"حرفيا \"الطريق\". التعاليم الإسلامية التي يجب على المسلم إتباعها من أجل السير على السبيل المؤدي إلى الله. تقيد الشريعة تصرف المؤمنين في المجالات الروحية والقضائية والاجتماعية والسياسية، وفي الجوانب العملية للحياة اليومية أيضا.","spellings":["الشرائع","الشريعة","شرائع","شريعة"]},"a0a0b21a-5425-5de1-8d04-b7fd7daeca8b":{"definition":"مسن محترم لتجربته وعمره، عارف، علامة في مجال العلوم الدينية، عضو في طريقة دينية، مولى صوفي. شيخ الإسلام: على رأس تراتبية علماء الفقه والحديث وأصول الدين الإسلامية.","spellings":["الشيخ","الشيخان","الشيخين","الشيوخ","شيخ","شيخان","شيخين","شيوخ"]},"c98013e1-9336-5b90-9d71-2658cca1e0ca":{"definition":"قب يطلق على كل من ينحدر من سلالة الرسول محمد، عبر ابنته فاطمة. تمتع الأشراف (السادة) بمكانة دينية مميزة، دائماً، وسياسية أحيان","spellings":["شريف"]},"3d198a73-3a55-5a34-b209-561c8dc2c58e":{"definition":"تعني في شكلها الصحيح \"شيعة علي\" \"حزب علي\". رفض الشيعة شرعية كل الخلفاء الذين تولوا الحكم بعد اغتيال علي (40 هجري/661 ميلادي)، ابن عم الرسول وصهره. انظر أيضا السنة.","spellings":["الشيعة","شيعة"]},"ddce3372-545d-5166-8dfc-c8bb72ab9fe8":{"definition":"طريقة زهد أو نسك إسلامية. مشتق من الصوف، تيلة غزل تستعمل من طرف الأتباع (الصوفيين)من أجل حياكة ألبستهم.","spellings":["الصوفية","صوفية"]},"c6c1f0b5-a735-54a6-b4c2-b29f31182464":{"spellings":["سحور"]},"aea62142-bf4f-5655-8c52-b1e856151ce7":{"definition":"القائد الأعلى والمطلق في ولاية أو مقاطعة إسلامية، وغالباً ما كان يحكم دون أن يؤثِّر على المكانة الاعتبارية للخليفة","spellings":["سلطان"]},"811580e5-c0b8-5c27-8c10-3a3a36bee143":{"definition":"حرفيا \"تقليد\". بالنسبة للإسلام السني، مجموع أحاديث الرسول التي يرتكز عليها علماء الفتوى وعلماء أصول الدين من أجل وضع القانون الإسلامي انطلاقا من القرءان. السني:تابع السنة. ينقسم السنة إلى أربع مذاهب هي المذهب الحنفي والمذهب الحنبلي والمذهب المالكي والمذهب الشافعي. السنة: نظام سياسي وديني معارض للشيعة. انظر أيضا فقه، شيعة.","spellings":["السنة","السنن","سنة","سنن"]},"08fa434b-cde7-5b8b-be42-9e2217634cd8":{"definition":"مركز المدينة المسلمة، مركز الحياة الحضرية","spellings":["سوق"]},"e492236b-2179-5d42-b894-3fc913a09686":{"definition":"بناء يتم اعتمادا على التراب المدكوك داخل تابوت. طورت التقنية مرة أخرى في المشيدات العسكرية بإدماج جرن الجير في بنية المادة.","spellings":["الطابية","طابية"]},"b9925565-dd1a-5d2a-b600-c734be2f3586":{"definition":"جماعة، أو فرقة، أو حزب. ولقد ظهرت ممالك الطوائف في القرن الخامس الهجري/الحادي عشر الميلادي، بسبب انقسام الدولة الاسلامية في الأندلس إلى جماعات وفرق وأحزاب","spellings":["طائفة"]},"1ad49aeb-c4a6-56fa-a5db-9635fe80d767":{"definition":"من التكة التركية، حرفيا \"الموضع الذي يقدم فيه الأكل\". مكان يلتقي ويصلي ويعيش فيه الدراويش. صنف من العمارة أدخله العثمانيون. انظر أيضا عمارة، خانقاه، زاوية.","spellings":["التكيات","التكية","تكيات","تكية"]},"cc2bbcf5-54f0-5959-a72b-231b955a7d9c":{"definition":"واحد من الخطوط الرئيسية في فن الكتابة العربية الذي تم تطويره في بلاد فارس في القرن 9 الهجري (15 الميلادي). يتميز هذا الخط المستعمل أساسا في المراسلات الرسمية بخطوط رقيقة دون حروف المد. تركية: تعليق. انظر أيضا نصتعليق، فن الكتابة.","spellings":["التعليق","تعليق"]},"9b57e731-19ab-55da-8b80-25d31d0f41c3":{"definition":"ثلث. أسلوب خطي يشتق اسمه من حجم ريشة الكتابة المستعملة. تمكن إطالة أحرفه من الحصول على تشكلات زخرفية معقدة جدا. كان يستعمل في فن الكتابة، وفي الكتب والعمارة المدنية والدينية. وابتداءا من القرن 12 الهجري (18 الميلادي)، أضحى متداولا تداولا كبيرا على لوحات خاصة في الفن العثماني. تركية: سُلُس.","spellings":["الثلث","ثلث"]},"a054eff3-ab33-572b-8c6c-47a7d300c111":{"definition":"استعمل هذا المصطلح في الأول للدلالة على الكتابات المطرزة على النسيج، ثم دل على الألبسة النسيجية التي تحمل كتابات تعطي اسم الحاكم والورشة التي صنع فيها النسيج. كانت هذه العباءات تقدم من طرف الخليفة إلى الشعب الذي يريد تكريمه. دار الطراز: ورشات ملكية للنسيج تسير من طرف القصر.","spellings":["الطراز","الطرازات","طراز","طرازات"]},"5e33fb53-916f-516d-b614-5039d1c3c7ec":{"definition":"تغرة. مصطلح تركي يقصد به التوقيع الكتابي لسلطان عثماني على الوثائق الرسمية؛ وكان لكل سلطان تغرته الخاصة.","spellings":["التغرة","تغرة"]},"ce2219af-ca75-5d6e-a3b1-280a9ea04fbc":{"definition":"ضريح، قبر، لحد خاص، وفي بعض الأحيان قبو تحت أرضي – عادة معمارية طورت من طرف الأتراك. تركية: كومبت، قبر معماري غالبا مايكون مغطى بقبة محجوبة تحت سهم. انظر أيضا ضريح، مقام، قبة.","spellings":["الترب","التربات","التربة","ترب","تربات","تربة"]},"577792e7-dcb2-5783-bc01-836c6f2cded6":{"definition":"وزير، تركية: فيزير. كان الوزير الأكثر بروزا في التراتبية الإدارية يعرف بالوزير الأعظم، الوزير الأول. تركية: صدرأعزم (الصدر الأعظم).","spellings":["الوزراء","الوزير","الوزيران","الوزيرين","وزراء","وزير","وزيران","وزيرين"]},"38031924-6b4f-5fb1-9337-c0222f9b16d2":{"definition":"هبة أبدية، تكون بوجه عام عبارة عن أراضي أو ملكية كانت تخصص مداخيلها لصيانة المؤسسات الدينية. وقفية: عقد هبة وقف ما. تركية: فقيف، فقفيي انظر أيضا حبوس.","spellings":["أوقاف","الأوقاف","الوقف","وقف"]},"9d0320cb-1068-5d1a-bb89-97a0628cb0f4":{"definition":"مؤسسة تجارية تضم منازل للتجار. انظر أيضا كارافنسيراي، فندق، خان.","spellings":["الوكالات","الوكالة","وكالات","وكالة"]},"c7ce411f-9d53-5566-8a9c-a1744854bc80":{"definition":"رتبة قائد في الجيش التركي. آغا في اللغة التركية. انظر أيضا باي وداي.","spellings":["آغا","آغاوات","آغاوان","آغاوين","الآغا","الآغاوات","الآغاوان","الآغاوين"]},"bcebf34c-f01e-5220-896e-b24e7d5c3220":{"definition":"نزل للتجار وراحلتهم، متجر للسلع، مركز للتجارة. انظر أيضا كارافانسيراي، خان، وكالة.","spellings":["الفناديق","الفندق","الفندقان","الفندقين","فناديق","فندق","فندقان","فندقين"]},"76676210-58c4-5de1-89e6-594e4175ceac":{"definition":"مؤسسة للتعليم الديني مخصصة لتكوين الشيوخ؛ موضع حج مرتبط بولي صالح مبني في المكان الذي ازداد أو عاش فيه. يدل المصطلح أيضا في تركيا على تكة صغيرة، منزل للدراويش والمسافرين. انظر أيضا خانقاه، تكة، تكية.","spellings":["الزاوية","الزوايا","زاوايا","زاوية"]},"9aa57c3b-8983-5efb-9663-8813a2e47d5c":{"definition":"بلاطات صغيرة من الفخار المبرنق أو كسر من البلاطات الموضوعة على شكل فسيفساء من أجل تكوين شكل هندسي معقد داخل أو خارج البنايات.","spellings":["الزليج","الزليجة","زليج","زليجة"]}}
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{"ca7cf5ed-e85c-5aa3-8a00-3c4a246314af":{"definition":"Name der Iberischen Halbinsel (Spanien und Portugal) zur Zeit der muslimischen Herrschaft von 711 bis 1492","spellings":["Al-Andalus"]},"117026df-c5dc-512a-9991-1ed2c434ee26":{"definition":"(wörtlich „der/die/das Weiteste“ bzw. „Fernste\") Der Begriff bezieht sich auf die Aqsa-Moschee in Jerusalem, die Muslime als erste Referenz der *qibla* (Ausrichtung des Gebets) und als wichtigsten heiligen Ort verehren. Von der Aqsa-Moschee aus soll die Himmelfahrt des Propheten stattgefunden haben.","spellings":["Al-Aqsa"]},"fb4643f3-3421-5aaa-8b4f-85806f394bac":{"definition":"Dekoratives Muster aus islamischer Zeit, bestehend aus verschlungenen Blattmotiven und geometrischen Formen","spellings":["Arabeske"]},"1967d28e-68f6-5e68-b680-9a66e81477fb":{"definition":"Oberbefehlshaber der Armeen. Das Wort stammt aus dem Türkischen und ist eine Zusammenziehung von *ata* („Vater“) und *beg* („Führer“). Ein Atabeg hatte die Aufgabe, seinem Fürsten die Kunst der Kriegsführung beizubringen.","spellings":["Atabeg"]},"e44ace71-d122-5c82-bf6b-34a79ff4b2d8":{"definition":"(Mehrzahl von Ibn) „die Söhne von“ in der Bezeichnung von Mitgliedern eines bestimmten Familienclans","spellings":["Banu"]},"ac325296-5e0b-5e3e-b8c7-d6a3a6d559ca":{"definition":"häufig auch mit den Begriffen „Levante“ oder „Groß-Syrien“ bezeichnete Region, die das heutige Syrien, Jordanien, Libanon und Palästina umfasst","spellings":["Bilad al-Scham"]},"5f7e8640-1f2b-52a9-a589-f51ed84f4b50":{"definition":"Krankenhaus, das außerdem mit einer medizinischen Bibliothek ausgestattet war und als wissenschaftliche Bildungsstätte diente. Medizinische Behandlungen wurden unentgeltlich vorgenommen. Kräuter, Musik und Entspannungstechniken wurden als Heilmethoden eingesetzt.","spellings":["Bimaristan"]},"b6c3a09c-964b-5dd3-a091-e608967fe6ff":{"definition":"(nach dem arabischen „Khalifa“) das Oberhaupt der Muslime in der Nachfolge des Propheten","spellings":["Kalif"]},"801f574d-c2f6-52a3-ae7c-6a0074f1c59b":{"definition":"einfache Unterkunft entlang der wichtigen Handels- und Pilgerwege. Hier konnten Reisende (meist Pilger und Kaufleute) übernachten und ihre Güter sicher verwahren.","spellings":["Karawanserei"]},"90c8aeb0-fee7-5ad8-b2e8-525f87d18e3a":{"definition":"Zitadelle und Residenz des örtlichen Herrschers, die zumeist auch das Zentrum einer Stadt bildete. Der Begriff Kasbah wird am häufigsten in den westlichen Ländern des Islam verwendet, d. h. in Tunesien, Algerien und Marokko.","spellings":["Kasbah"]},"f583303a-89d1-5e38-9f75-1188be1c39d3":{"definition":"mehrheitlich ägyptische Christen und Anhänger einer der ältesten Glaubensrichtungen innerhalb des Christentums mit Ablegern in Äthiopien und dem übrigen Ostafrika. Die Kopten haben ihre eigene Sprache und eine eigene Zeitrechnung.","spellings":["Kopten"]},"8f750e3f-a3f4-5b39-8f9c-97cbf1eb56ec":{"definition":"Militärführer, Fürst oder hoher Beamter","spellings":["Emir"]},"0f3fb66d-a491-591b-a0c2-56e11ec481aa":{"definition":"(wörtlich „Auswanderung“) der Exodus des Propheten Muhammad von Mekka nach Medina im Jahr 622; bezeichnet auch den Beginn der islamischen Zeitrechnung","spellings":["Hedschra"]},"d741661c-846f-560d-a11c-19720819ac9a":{"definition":"wörtlich „Sohn des“, oft Teil eines Namens. Bei der Bezeichnung eines Familienclans ist der Plural Banu/Beni gebräuchlich.","spellings":["Ibn"]},"ee2f26d8-e2ea-53a3-b764-2204e426e058":{"definition":"alter islamischer Name für eine Region, die in etwa dem heutigen Tunesien entspricht","spellings":["Ifriqiya"]},"441e3156-be30-517c-a195-12e2d3486ed8":{"definition":"islamischer Vorbeter, Führer, Kleriker oder anderes geistliches Vorbild. Imame zeichnen sich durch Reinheit und Weisheit aus. Zum Teil sind sie auch politische Führer.","spellings":["Imam"]},"ed1392a3-c2e4-5dca-8b74-eaef4f0f9c94":{"definition":"in der islamischen Architektur häufig anzutreffende, dreiseitig geschlossene Gewölbehalle, an deren offene vierte Seite meist ein Innenhof mit Brunnen anschließt","spellings":["Iwan"]},"98afafd6-f8b6-5d37-923e-752f4697a5a7":{"definition":"wörtlich „der Würfel“) kleiner Tempel in Mekka, der nach seinem Umbau zum Mittelpunkt des Islam wurde. Er soll ursprünglich vom Propheten Abraham und seinem Sohn Ismail erbaut worden sein.","spellings":["Kaaba"]},"cf7d3667-7d96-58e6-af31-c5d6fe2c71b8":{"definition":"einfache Unterkunft entlang der wichtigen Handels- und Pilgerwege. Hier konnten Reisende (meist Pilger und Kaufleute) übernachten und ihre Güter sicher verwahren.","spellings":["Khan"]},"1863aa1c-4cad-53d2-a497-ecb16318e81f":{"definition":"Kloster oder Wohnhaus für Muslime, die einen mystischen bzw. sufischen Lebenswandel pflegen","spellings":["Khanqah"]},"95fc5a14-1b29-5364-810a-69fc76087256":{"definition":"nach der Stadt Kufa in Irak benannte, charakteristisch eckige Schrift, die zu den frühesten Formen der arabischen Kalligrafie gehört","spellings":["Kufisch"]},"220ac6c9-5bbb-5494-a7d7-a1992e0113c3":{"definition":"glasierte Töpferei, die in einem komplizierten Brennverfahren mit Metalloxiden bearbeitet wird, um ihr einen luxuriösen metallischen Glanz zu verleihen. Die Technik wurde in frühislamischer Zeit in Mesopotamien entwickelt und verbreitete sich im gesamten islamischen Kulturraum.","spellings":["Lüsterware"]},"455c1318-16a9-50f2-9c44-6643a9de238c":{"definition":"islamische Schule für die religiöse Lehre (z. B. Theologie, Recht, Koran) und Unterkunft für Gelehrte","spellings":["Medrese"]},"bd6ee598-f323-5770-a786-0151295aea83":{"definition":"Titel mit der Bedeutung „Fürst“ oder „König“","spellings":["Malik"]},"e7f7d170-9ce3-5eb5-8c00-b201155164d8":{"definition":"meist konkave, manchmal auch flache Nische mit Spitzbogen in einer Moschee oder in einem Gebetsraum, die für das Gebet die Himmelsrichtung Mekkas anzeigt. Sie ist meistens der am aufwändigsten dekorierte Teil des Gebäudes.","spellings":["Mihrab"]},"a7da3b34-cced-5cac-bca5-7cde2160fdbf":{"definition":"erhöhte Kanzel für die Predigt während des Freitagsgebetes","spellings":["Minbar"]},"bd2ffd1a-1d12-5fc1-ab6b-b186e0622cb6":{"definition":"stalaktitisches oder honigwabenartiges architektonisches Ornament. Es ist ein charakteristisches Element islamischer Architektur und kommt auf vielen Oberflächen zur Anwendung, etwa an Kuppeln und in die Wand eingelassenen Tordurchgängen.","spellings":["Muqarnas"]},"8ffa05a8-a165-5e2c-b72e-27e8d5f953ac":{"definition":"einer der weit verbreiteten Stile der arabischen Kalligrafie, zu dem auch eine leicht fließende Kursivschrift gehört. In seiner wörtlichen Bedeutung verweist der Begriff auf das „Kopieren“ und die Herstellung von Handschriften.","spellings":["Naskhi"]},"afa2f843-fdd4-5a67-9298-c7381518b3c8":{"definition":"Zitadelle oder Festung mit deutlich sichtbaren Verteidigungsanlagen wie unüberwindbar hohen Mauern, Türmen, Schießscharten und Glacis","spellings":["Qalat"]},"c47920b0-c22e-53d0-aa8c-93eb3956ca0e":{"definition":"(abgeleitet vom lateinischen *castrum*) Burg oder imposante Residenz","spellings":["Qasr"]},"0089ce74-d5cd-57d2-bbe4-c8de79b156c9":{"definition":"Lage der Kaaba, nach der die Gläubigen überall ihr Gebet ausrichten","spellings":["Qibla"]},"c39cd815-3b51-5b89-a4e4-5e9f2c0ca622":{"definition":"(wörtlich „Kuppel“) Grabmal über der Ruhestätte eines Heiligen, zu der üblicherweise eine Kuppel gehört","spellings":["Kubba"]},"9a8096ea-a204-590a-8744-2ddf28c2b6b8":{"definition":"befestigte Anlage für Religionskrieger in Nordafrika; ein Hospiz für Pilger im mamlukischen Ägypten, Palästina und Syrien","spellings":["Ribat"]},"a8525513-1742-5e9f-85de-bb2067ad9fb6":{"definition":"öffentlicher Brunnen oder Gebäude, aus dem unentgeltlich Trinkwasser verteilt wurde","spellings":["Sabil"]},"b96fb0ed-83cb-5316-ab1d-f4e286f25845":{"definition":"Safaviden.","spellings":["Safaviden","Safavidisch"]},"c98013e1-9336-5b90-9d71-2658cca1e0ca":{"definition":"(wörtlich „der Ehrbare“) Nachkomme des Propheten Muhammad. Die Mitglieder von Familien, die ihren Stammbaum auf den Propheten zurückführen, bekleideten oft hohe religiöse oder politische Ämter.","spellings":["Scherif"]},"aea62142-bf4f-5655-8c52-b1e856151ce7":{"definition":"Titel, der „Herrscher“ bedeutet und normalerweise ein politisches Oberhaupt bezeichnet, dessen Autorität die nominelle Vorherrschaft des Kalifen nicht in Frage stellt","spellings":["Sultan"]},"811580e5-c0b8-5c27-8c10-3a3a36bee143":{"definition":"(wörtlich „Traditionen“) Der Begriff bezieht sich auf traditionelle Überlieferungen, die von Rechtsberatern und Theologen benutzt wurden, um unter Berufung auf den Propheten das im Koran niedergeschriebene islamische Recht mit der nötigen Autorität auszustatten.","spellings":["Sunna","Sunniten"]},"08fa434b-cde7-5b8b-be42-9e2217634cd8":{"definition":"der Markt als Mittelpunkt der islamischen Stadt und des urbanen Lebens","spellings":["Suq"]},"b9925565-dd1a-5d2a-b600-c734be2f3586":{"definition":"Abspaltung oder Gruppe. 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