@museumwnf/islamicart-pilgrimage-data 1.0.1 → 1.0.2
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{"026dea32-9637-5a90-8cb3-ddf63a376262":{"name":"*Qiblanuma*.","description":"Qiblanuma, instrument d'astronomie portatif dont le nom signifie littéralement “montrant la direction de la Kaaba.” De forme circulaire et fermé par un couvercle, l'objet construit en bois est laqué selon une technique dite *Edirnekari* de couleurs rouge, rose, noir, bleu, vert et doré. La partie principale contient le compas et un index. Les régions où l'instrument peut être utilisé figurent sur une carte, et une liste de ville aux noms en arabe est donnée. \nLa partie supérieure de l'intérieur du couvercle illustre sur fond vert les minarets du Masjid al-Haram à La Mecque avec la Kaaba en son centre. à gauche sont représentés les sites sacrés de la plaine d'Arafat. à droite et au premier plan à droite figurent des palmiers-dattiers et des oliviers, symboles du paradis et de bénédiction. L'espace vide en arrière-plan est occupé par des grenades dans une coupe, image de l'abondance. Un cartouche encadré de motifs de feuillage partant des grenades est décoré d'un bouquet de roses sur fond or. Le bouquet de ces fleurs, symbole du prophète Mahomet, était populaire dans la littérature et la décoration ottomanes au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Les fruits dans une coupe, motif typique de cette période, symbolisent la fertilité, l'abondance et l'immortalité. L'inscription en partie inférieure précise que l'instrument a été fabriqué par un certain Barun al-Muhtari à Istanbul en 1151 H / 1738 J.-C. et fournit des instructions sur le fonctionnement de l'instrument. \nL'extérieur du couvercle est décoré en style baroque rococo sur fond doré. On y trouve des vases remplis de roses et autres fleurs entourées de guirlandes de feuilles d'acanthe et de vrilles en spirales, dans un style naturaliste appelé “rococo turc.” Six médaillons ovales disposés dans la composition présentent des illustrations de paysages sans personnages, que l'on trouve également sur des fresques murales de la même période. Elles comprennent des vues de lacs, de maisons au bord de l'eau parmi des arbres, de grandes demeures et de villages sur la côte opposée, le tout donnant une impression de profondeur.","short_description":"Les *qiblanuma* sont des instruments d’astronomie portatifs qui montrent la direction de la Kaaba à La Mecque, face à laquelle les musulmans prient. Ils restèrent en usage jusqu’à la fin du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) ; cet exemplaire fabriqué à Istanbul était décoré selon une technique de laque appelée *Edirnekari*.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"1151 de l’Hégire / 1738 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"Ø 31 cm.","method_for_datation":"La date 1151/1739 figure à l'intérieur du couvercle.","method_for_provenance":"L'inscription à l'intérieur du couvercle indique Istanbul comme lieu de production.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée d'Hisar à Izmir en 1370/1851.","bibliography":"ölçer, N. et al, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Milan, 1996, p. 88. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 290-291.","artist":"Barun al-Muhtari.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laque sur bois, selon la technique dite Edirnekari."],"keywords":["Qiblanuma ; Edirnekari ; laque ; baroque ottoman ; instruments d’astronomie ; pèlerinage"],"author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"06a78daa-be7f-5db5-908f-e05f2ebfb0b5":{"name":"Ayla (Aqaba).","description":"La cité islamique d'Ayla se trouve au centre d'Aqaba, port jordanien situé au fond du golfe d'Aqaba sur la mer Rouge. Pendant la période byzantine, lorsque le christianisme devint la religion officielle de l'Empire romain d'Orient, la ville fut une étape des pèlerins en route pour le mont Sinaï. Ses évêques assistèrent aux conciles de Nicée (325), de Chalcédoine (451) et de Constantinople (536). On pense par ailleurs que l'architecte du monastère de Sainte-Catherine dans le mont Sinaï au milieu du VIe siècle fut Stephanos d'Aila (dénomination romano-byzantine de la Ayla islamique). \nParmi les constructions byzantines dégagées lors de fouilles récentes figurent les murs de la ville et une église de la fin du IIIe-début du IVe siècle. Le mur en pierre de 3 m de haut a pu être retracé sur 125 m de long. Au nord de cette muraille s'élève un bâtiment monumental de 28 x 24 m en briques de terre qui était une église. Si cette identification et sa datation sont correctes, ce serait la plus ancienne église construite non seulement en Jordanie mais également dans toute la Terre sainte. \nLes fouilles menées de 1986 à 1993 ont mis au jour, au sud de la cité byzantine, un établissement musulman du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) qui avait été enfermé derrière une muraille de pierre de 165 x 140 m. Ce mur d'enceinte, de 2,60 m d'épaisseur et mesurant jusqu'à 4,50 m de haut, était défendu par une succession de tours en U. Au centre de chacun des côtés se dressait une porte, elle-même flanquée de tours semi-circulaires. De ces portes partaient des rues rectilignes qui se coupaient au centre, créant ainsi quatre quartiers. Le point d'intersection était matérialisé par un tétrapyle (arche à quatre voies), qui fut transformé en luxueux bâtiment résidentiel décoré de fresques dans la seconde moitié du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Une mosquée de plan rectangulaire d'environ 55 x 35 m occupait le quartier nord-est, limité à son extrémité par un ruisseau de drainage. \nLe sanctuaire se compose de deux nefs (*riwaq*) délimitées par deux arcades courant parallèlement au mur de la *qibla*. Sur les trois autres côtés de la cour se trouve une série de *riwaq* d'une travée de profondeur. Au centre du mur sud-est se trouvait jadis une niche profonde (*mihrab*) qui indiquait la *qibla* ou direction de la prière. Après le IIe siècle H (milieu du VIIIe siècle J.-C.), la mosquée fut agrandie et un nouveau *suq* (souk) construit à l'extérieur du mur sud-ouest, face à la mer. \nAu tournant du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), Ayla connut le déclin et Baudouin Ier (r. 1100-1118), souverain du royaume latin de Jérusalem y arrivant avec 200 chevaliers en 509 H / 1116 J.-C., ne rencontra guère de résistance. Au cours du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), la ville fortifiée fut abandonnée et un nouvel établissement apparut plus au sud, près de l'ancien château mamelouk. \nLe plan orthogonal d'Ayla rappelle fortement les camps de légionnaires romains comme ceux de Lejjoun et Edroh en Jordanie méridionale. Un tel camp existait également dans la ville romaine d'Aila : celui de la *Legio X Fretensis* qui, vers 300, y fut transférée venant de Jérusalem. Ce camp a pu servir de modèle à la première Ayla islamique. \nLe plan de la ville est un rare exemple de cité préislamique et éclaire l'organisation des villes-camps (*amsar*) fondées par les musulmans arabes pour servir de base à leurs campagnes militaires et à leur expansion territoriale. Malheureusement, il n'existe ni preuves directes ni plans de ces villes de garnison. Ce que l'on en sait vient essentiellement de sources historiques qui suggèrent des plans plus réguliers que ce que l'on pensait jusqu'alors.","short_description":"Ayla se trouve au centre d’Aqaba, le port jordanien situé à la pointe nord-est de la mer Rouge. Un établissement fortifié musulman datant du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) s’étend au sud d’une ancienne cité byzantine. Ses portes abritent des rues rectilignes qui se coupent au centre. Le plan orthogonal d’Ayla rappelle les camps de la légion romaine et éclaire sur l’organisation des villes-camps (*amsar*) fondées par les musulmans arabes pour servir de tremplins à une expansion future. Au tournant du Ve/XIe siècle, Ayla était en perte de vitesse et la ville fut abandonnée au VIe/XIIe siècle. Une implantation fut fondée par la suite plus au sud.","dates":"Ier siècle de l’Hégire (milieu du VIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","method_for_datation":"Sources historiques et fouilles archéologiques qui ont mis au jour des céramiques pré-omeyyades.","bibliography":"غواتمة ، يوسف درويش ، أيلة (العقبة) و البحر الأحمر ، اربد ، 1984. \nParker, S. T., “An Early Church: Perhaps the Oldest in the World Found at Aqaba”, Near Eastern Archaeology, vol. 61, n° 4, 1998, p. 245. \nParker, S. T., “The Roman Aqaba Project: the 1997 and 1998 campaigns”, Annual of the Department of Antiquities of Jordan, XLIV, 2000, pp. 373-394. \nWhitcomb, D., Ayla: Art and Industry in the Islamic Port of Aqaba, Chicago, 1994. \nWhitcomb, D, “The Misr of Ayla: Settlement at al-Aqaba in the Early Islamic period”, in King, G. et Cameron, A. (éds.), The Byzantine and Early Islamic Near East II: Land Use and Settlement Patterns, Princeton, 1994, pp. 155-170.","dynasty":"Islamique, pré-omeyyade.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":[],"keywords":["amsar ; mihrab ; mosquées ; qibla ; riwaq ; suq ; urbanisme ; Omeyyade"],"author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"070ed0d9-7748-52d3-bd7e-202fe737f430":{"name":"Astrolabe.","description":"Astrolabe planisphérique fabriqué en laiton et composé de quatre pièces principales : une caisse ou “mère” qui contient cinq lames correspondant à cinq latitudes, un filet ou “araignée” avec des indicateurs pour vingt-quatre étoiles et une alidade. Sur l'envers, également appelé “dos”, il y a un calendrier zodiacal et une échelle altimétrique appelée “carré d'ombres”. Les astrolabes sont des instruments à usages multiples qui permettent de calculer la position du soleil et des étoiles ; ils servent de calendrier, d'horloge, d'instrument de mesure des hauteurs et des distances ; ils ont été employés pour la navigation jusqu'au moment où ils ont été remplacés par le quadrant. Ils étaient très utiles pour le calcul du temps, de jour comme de nuit, et pour fixer les heures de prière. \nCet instrument a été fabriqué à Tolède par l'astrolabiste Ibrahim ibn Saïd al-Sahali, dont le nom figure au dos sur une inscription en caractères arabes, de même que la date d'exécution, l'année 459 (1067 J.-C.). On conserve deux autres astrolabes et un globe céleste signés du même artisan. Celui du Musée archéologique national présente toutes les caractéristiques des astrolabes andalous, qui furent fameux à l'époque du califat et que l'on a continué à fabriquer dans les différents royaumes taïfas, comme dans le cas de Tolède.","short_description":"Fabriqué à Tolède, selon son inscription, cet astrolabe est l'un des plus anciens qui soit conservé ; il atteste le haut niveau scientifique atteint en al-Andalus à l'époque des Taïfas. Il servait à s'orienter à partir de la position des étoiles dans la voûte céleste nocturne représentée sur le plan.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"459 H / 1067 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø 24, 2 cm, ép. maximale 1, 9 cm.","method_for_datation":"Au dos figure une inscription avec la date : “Au mois de *chaaban* de l'an 459” (1067 J.-C.).","method_for_provenance":"Au dos figure le nom de la ville où il fut fabriqué, Tolède.","provenance":"Tolède.","obtention":"L'astrolabe est entré au Musée archéologique national en 1867 en provenance de la Bibliothèque nationale.","bibliography":"García Franco, S., *Catálogo crítico de astrolabios existentes en España*,Madrid, 1945, pp. 229-235. \nKing, D. A., “Andalusi Astronomical Instruments”, *Al Andalus. The Art of Islamic Spain* (Jerrilyn D. Dodds éd.), New York, 1992, pp. 376-383. \nSamsó, J., *Islamic astronomy and medieval Spain*, Hampshire, 1994. \nVernet, J. et Samsó, J., *Instrumentos astronómicos en la España medieval: su influencia en Europa*, Santa Cruz de la Palma, 1985, pp. 80-81. \nViladrich, M., “Astrolabios andalusiés”, *El legado científico andalusí*, Madrid, 1992, pp. 53-65.","artist":"Ibrahim ibn Saïd al-Sahali.","dynasty":"Royaumes de Taïfa, dynastie de Banu Di-l-Nun (423-478 de l’Hégire / 1032-1085 J.-C.)","materials":["Laiton fondu et gravé."],"keywords":["astrolabe ; zodiaque ; Taïfas ; Tolède"],"author":"M.ª del Carmen Alonso Rodríguez","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0ee82313-3b00-5065-9b57-8b032c634961":{"name":"Pièce d’or (dinar).","description":"Pièce d'or (dinar) du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), frappée à Mahdiya en 380 H / 990 J.-C. Les mentions sont en écriture coufique. \nAvers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles épigraphiques. \nPremier cercle : ''.لا اله الا الله، محمد رسول الله، علي خير صفوة الل” \n“Il n'y pas de dieu excepté Dieu, Mohamed est le messager. Ali est la meilleure élite de Dieu.” \nSecond cercle : “محمد رسول الله أرسله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله ولو كره المشركون.” \n“Mohamed est le messager de Dieu. Il lui a envoyé sa lumière et la vraie religion qui doit prévaloir sur toutes les autres religions, même si les idolâtres y objectent.” \nRevers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles concentriques. \nPremier cercle: “: عبد الله ووليه نزار الإمام العزيز بالله أمير المؤمنين.” \n“Abd Allah et celui qui le soutient, l'imam al-'Aziz Billah Commandeur des Fidèles.” \nSecond cercle: “بسم الله ضرب هذا الدينار بالمهدية سنة ثمانون وثلثماية.” \n“Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé à Al-Mahdiyya en l'an 380.”","short_description":"Pièce d’or (*dinar*) provenant d’Ayla (Aqaba). À l’avers se trouve le nom du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), le lieu de frappe, al-Mahdiya (Mahdia) en Tunisie, et la date 380/990. Ali est mentionné avec le prophète Mohamed au revers. Les mentions sont en écriture coufique.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"380 de l’Hégire / 990 J.-C.","location":"Aqaba.","dimensions":"Ø 18 mm, poids 4 g.","method_for_datation":"La pièce est datée et le lieu de son émission précisé : “al-Mahdiyya en l'an 380” [990 J.-C.]. Mahdiyya (Mahdiya) est une ville de l'actuelle Tunisie.","method_for_provenance":"Al-Mahdiyya, le lieu de frappe, est mentionné sur la pièce.","provenance":"Mahdiya, Tunisie.","obtention":"Acquisition à la suite de fouilles archéologiques menées sur le site historique d'Ayla (Aqaba) en 1993-1994.","bibliography":"Pour des pieces de monnaie similaires, voir : \nPool, R. S., *The Coinage of Egypt: (AH 358–922) under the Fatimee Caliphs, the Ayyobees and the Mamlook Sultan, Classes XIV.XV.XVI*, Londres, 1879, p. 17 (année 384 H). \nالعجابي. حامد، “جامع المسكوكات العربية بإفريقية”, تونس،1988، ص 228، قطعة رقم 296، اللوحه 28. \nداود. مايسه، “المسكوكات الفاطمية بمجموعة متحف الفن الإسلامي بالقاهرة”، دار الفكر العربي، القاهرة، ص 53-55.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Or estampé."],"keywords":["pièces de monnaie ; or ; écriture coufique ; al-Mahdiyya ; Mahdiya; numismatique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"19003bf4-70f4-5b4f-9cbc-901f2ae697ef":{"name":"Haram al-Ibrahimi.","alternate_name":"Sanctuaire d'Abraham.","description":"Ce *haram* lié à Abraham est considéré comme le quatrième plus important site de l'Islam, après La Mecque, Médine et Jérusalem, et le deuxième lieu saint de Palestine après la mosquée al-Aqsa. Il consiste en un vaste bâtiment de plan rectangulaire d'environ 60 x 34 m entouré d'une haute muraille faite de grands blocs de pierre taillée. Il possède deux minarets datant de la période mamelouke, chacun dépassant de 15 m environ le sommet du bâtiment. \nL'intérieur comprend une mosquée et une cour ouverte, des arcades, des salles, des corridors, des coupoles et une grotte (appelée “al-Ghar”) ainsi qu'un certain nombre de tombes qui abritent les restes des prophètes Abraham, Isaac, Jacob et de leurs épouses. \nLa principale salle de prière, rectangulaire, mesure 28 x 21 m. Elle comprend une nef centrale, la plus large et la plus haute, flanquée de deux nefs latérales. Elle était à l'origine une église de style roman construite par les Croisés à la place de la mosquée qui se trouvait jadis sur le même site et qu'ils avaient détruite en 492 H / 1099 J.-C. Lorsque Saladin reprit la ville d'Hébron en 583 H / 1187 J.-C., l'édifice fut transformé en mosquée et reçut son *mihrab* actuel. \nLe *minbar* en bois qui se trouve aujourd'hui à la droite du *mihrab* date de la période fatimide et fut commandité par Badr al-Din Jamali en 484 H / 1092 J.-C. Il fut transféré à Hébron d'Ashqelon (à 50 km environ au sud de Jaffa) par Saladin et serait le plus ancien *minbar* en bois encore utilisé. En bon état, il est considéré comme un chef-d'œuvre de dessin et de fabrication. \nLes murs de la salle de prière sont recouverts de lambris de marbre polychrome qui datent des travaux commandités par l'émir Tankaz en 733 H / 1332 J.-C. Un podium (*dikkat al-muballigh*) reposant sur des piliers à chapiteaux en marbre, d'où les prières sont récitées, a été implanté le long du mur nord à côté de l'ouverture de la grotte souterraine “al-Ghar”. Il date de 732 H / 1331 J.-C. \nAu nord de la mosquée s'étend une cour ouverte entourée de portiques et de diverses pièces. Dans l'ange nord-ouest de la cour s'ouvre la salle de prière Malikiyya, composée d'un *iwan* de plan rectangulaire. Contre le mur sud de la cour s'élève un superbe *mihrab* commandité par le sultan Barquq. Un portique part du mur ouest de la mosquée appelée aujourd'hui *jami' al-Nisa* (mosquée des femmes) ; cette adjonction a été commanditée par l'émir Chihab al-Din al-Yaghmuri en 796 H / 1393-1394 J.-C.). \nLe *masjid* al-Jawali fait partie intégrante du *haram*, bien qu'il ne soit pas possible de le voir de l'extérieur. Le mur ouest du *masjid* est en fait le mur oriental du mur de clôture du *haram*, tandis que ses murs est, nord et sud sont taillés dans le roc. Cette mosquée a été édifiée en 720 H / 1320 J.-C. sur ordre de l'émir 'Alam al-Din Sanjar al-Jawali. Elle possède trois arcades à voûtes entrecroisées reposant sur d'importants piliers de pierre. Au centre s'élève une coupole de pierre élancée ornée à sa base de *mouqarnas*. Dans le mur de *qibla* se dresse un *mihrab* taillé dans le rocher et plaqué de panneaux de marbre polychrome. Il est recouvert d'une superbe structure à demi-coupole également décorée de marbres de couleur.","short_description":"Vieux de plus de 2000 ans, le Haram al-Ibrahimi peut être considéré comme l’un des plus vieux monuments sacrés du monde. Il fut construit sur le lieu présumé contenir la dépouille du prophète Ibrahim (Abraham), de ses fils Isaac et Jacob et de leurs épouses. La grande construction rectangulaire date de la première période romaine ; elle est entourée d’une muraille constituée de blocs de pierre taillée. L’intérieur relève de plusieurs périodes islamiques. La principale salle de prière fut construite par les Croisés dans le style roman. Le bâtiment est couronné par deux minarets mamelouks. Il contient les chambres mortuaires décorées des tombeaux. La mosquée abrite le plus vieux *minbar* islamique de bois encore en usage qui date de la période fatimide.","dates":"Ier siècle av. J.-C. ; 492 de l'Hégire / 1099 J.-C.","location":"Hébron (al-Khalil)","method_for_datation":"Présence d'inscriptions confirmées par des documents historiques.","bibliography":"'Amru, Y., *Khalil al-Rahman al-Arabiya* \\[Al-Khalil, la ville arabe\\], Hébron, 1985. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nVincent, L. H. et Mackay E. J. H., *Hébron. Le Haram El-Khalîl, Sépulture des Patriarches,* Paris, 1923. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","history":"Présence d'inscriptions confirmées par des documents historiques.","patrons":"Un certain nombre de souverains, princes et sultans ont participé à la construction, aux rénovations et aux restaurations du Haram al-Ibrahimi. Parmi eux : Hérode (r. 37-34 av. J.-C.), qui a sans doute édifié le mur de clôture ; Badr al-Din Jamali, émir des armées fatimides ; les rois croisés de Jérusalem ; Salah al-Din (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.), qui rendit au site son identité islamique et le rénova entièrement ; l'émir Tankaz al-Nasiri, représentant du sultan en Bilad al-Cham (Grande Syrie) en 712-740 H / 1312-1340 J.-C.) ; le sultan al-Dahir Barquq (qui régna deux fois : 784-791 H / 1382-1389 J.-C., puis 792-801 H / 1390-1399 J.-C.) ; l'émir ‘Alam al-Din Sanjar al-Jawali, commanditaire de deux *haram* (al-Haram al-Charif à Jérusalem et celui-ci).","dynasty":"Des Romains aux Ottomans.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Abraham ; haram ; architecture religieuse ; tombeaux des prophètes"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1998f916-ba83-52b2-8f1d-49d4257dccba":{"name":"Forteresse d’al-Qatrana.","description":"Importante étape jordanienne sur la route des pèlerinages, Qatrana s'élève à 90 km environ au sud d'Amman, au bord de la route du désert et à l'ouest de la voie ferrée du Hedjaz. Le site comprend une petite forteresse rectangulaire (22 x 17,35 m) et un grand réservoir d'eau (70 x 70 m). La hauteur moyenne des murs est de 10 m. Les quatre murs étaient crénelés, dotés de meurtrières de deux types différents et de bretèches de 2 x 2 m en projection de 50 cm par rapport aux murs. Celle de la porte d'entrée est à fenêtre arquée flanquée de deux meurtrières. \nL'ensemble de la porte d'entrée, implanté au centre du mur méridional, comprend un porche, un vestibule à voûtes croisées et un passage conduisant à la cour, dont la couverture reposait jadis sur de grandes poutres de basalte. Huit salles sont disposées autour de la cour rectangulaire de 18,6 x 4,1 m orientée est-ouest. Côté est, une volée de marches mène à l'étage qui compte, autour de la cour, sept pièces entourées d'un étroit passage de desserte. Une volée de marches à l'est conduit sur le toit de ces pièces. \nLa construction fait appel à deux types de pierre : le grès et le basalte. Les murs étaient plâtrés aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.","short_description":"Importante étape jordanienne sur la route des pèlerinages, al-Qatrana s’élève à 90 km environ au sud d’Amman. Le site comprend une petite forteresse rectangulaire et un grand réservoir d’eau, l’un et l’autre expressément construits, tout comme d’autres forts, en 937 H /1531 J.-C. pour protéger les nouvelles routes de pèlerinage établies par Soliman le Magnifique. Les murs de la forteresse sont crénelés, dotés de meurtrières et de bretèches. La porte d’entrée comprend un porche, un vestibule à voûtes croisées et un passage conduisant à la cour, qui est couverte par de grandes poutres de basalte.","dates":"937 de l’Hégire / 1531 J.-C.","location":"Qatrana.","method_for_datation":"Comme les forts de Dha'a et Ma'an, la forteresse édifiée en 937/1531 fut spécifiquement construite pour protéger les nouvelles routes de pèlerinage établies par Soliman le Magnifique au cours de son règne (926-974 / 1522-1566).","bibliography":"الكردي.حنان، القلاع الأثرية في الأردن، عمان، 1984، ص 37-38. \nBurckhardt, J. L., *Travels in Syria and the Holy Land*, Londres, 1882, p. 658. \nDoughty, C. M., *Travels in Arabian Deserts*, London, 1926, p. 58. \nPeterson, A., “Early Ottoman Forts on Darb al-Hajj”, *Levant*, vol. XXI, 1989, pp. 97-117.","patrons":"Sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1522-1566 J.-C.).","dynasty":"Ottomane.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["citernes, contreforts, créneaux ; voie ferrée du Hedjaz ; tours, eau ; réservoir d’eau"],"author":"Mohammad Najjar","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1a476191-4d4c-570a-ab3c-a49e3f98f66c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Ce tapis appartient au groupe des tapis de prière de Ghiordès, village situé entre Izmir et Ouchak, où furent fabriqués la plupart des tapis de prière d'Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XVIXe siècles J.-C.). Le champ central de couleur crème constitue le fond d'une niche en arc brisé, flanquée de deux demi-niches de même couleur. Cette composition provient des tapis manufacturés à la cour ottomane au cours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). À la différence des modèles originaux, les colonnes reposent sur des œillets stylisés. Bordées de fleurs à trois pétales, elles soutiennent la niche principale et la séparent des demi-niches. Les écoinçons sont comblés d'œillets stylisés sur fond bleu foncé. Un important bouquet de fleurs est suspendu à la pointe de l'arc et descend presque jusqu'à la base, où se trouve un rang d'œillets. Le cartouche au-dessus de l'arc est occupé par des rosettes et des ornements. \nLa bordure est constituée de deux bandes horizontales et verticales à motif répétitif de plantes stylisées sur fond bleu foncé. Un motif sinueux de rinceau fleuri coloré alternativement en bleu, rouge et jaune se répète sur les bordures secondaires internes et externes.","short_description":"Tapis de prière, probablement de Ghiordès. Le champ central est délimité par une niche flanquée de deux demi-niches. Des œillets et des bouquets de fleurs stylisées constituent le motif le plus important. Le champ central est encadré d'une bordure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 157 cm, l. 113 cm.","method_for_datation":"Un tapis très similaire est daté du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessin et de gamme de couleurs similaires sont généralement attribués au groupe des tapis de Ghiordès.","provenance":"Anatolie (région de Ghiordès), Turquie.","obtention":"Acheté au marchand de tapis P. Willborgh à Stockholm en 1984. Il appartenait auparavant à la collection de R. Chistensen, Stockholm.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M., *Orientens Mattor*, Stockholm, 1959, 204.","dynasty":"Période ottomane","materials":["Laine nouée."],"keywords":["Tapis de prière; religion; prières; décoration florale; pureté"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1e8c52f2-59ae-5930-b434-948802ee9220":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Gourde de pèlerin en céramique, parfois appelée *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le célèbre puits de La Mecque où les pèlerins remplissaient leur bouteille d'eau consacrée. \nCes gourdes, généralement de couleur jaune ou beurre frais, sont faites de deux parties circulaires moulées et assemblées avant l'ajout du col et des poignées. Un décor guilloché masque le joint entre les deux parties. Les décors en creux des moules imprimaient divers motifs à la surface de la bouteille. Souvent, le décor comprenait un emblème qui indiquait le statut ou la profession de son propriétaire, habituellement un personnage officiel proche de la cour ayyoubide ou mamelouke. Sur cette bouteille figure au centre un lys entre deux épées, emblème de plusieurs sultans et émirs de l'époque.","short_description":"Gourde de pèlerin en céramique ou *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le puits saint de La Mecque. La gourde est faite de deux parties circulaires moulées assemblées entre elles ; le dessin figure au centre un lys entre deux épées, un emblème appartenant à plusieurs sultans et émirs de l’époque.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 17,5 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des artefacts similaires précisément datés en possession d'autres musées, comme les gourdes de pèlerin du Musée national de Damas.","method_for_provenance":"La provenance exacte de cette gourde est inconnue, mais elle est probablement syrienne.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، 120، شكل 36. \nالبهنسي.عفيف، (تحقيق) الآثار السورية: مجموعة أبحاث أثرية و تاريخية (ماينز على الراين، 1982)، ص 285، شكل 253. \nالعش، محمد،” الفخار غير المطلي” الحوليات الأثرية السورية، المجلد العاشر، 1960، ص. 135-184، لوحة 18، رقم 78-84. \nHerzfeld, E., “Damascus: Studies in Architecture”, *Ars Islamica*, IX, 1942, p. 11, fig. 6.9.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Céramique tournée."],"keywords":["Décoration en bas-relief"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"23e8db58-0148-5dc3-98b4-98cb5313ba16":{"name":"Rouleau de pèlerinage.","description":"Rouleau de pèlerinage manuscrit, peint et dessiné sur un coûteux papier couché appelé *abadi*. D'état fragmentaire, son titre ainsi que la partie contenant la *basmala* ont disparu. Le premier des deux fragments subsistants comprend une partie d'étendard au nom du calife abbasside contemporain al-Nasir (r. 575-622 H / 1180-1225 J.-C.). Sous cet emblème figure une représentation en couleurs du mont Arafat flanquée de chandeliers. En dessous sont reproduits la *Magam-i Ibrahim*, pierre associée au prophète Abraham, ainsi que des puits. Plus bas se trouve une image de al-Muzdalifa, lieu où les pèlerins passent la nuit au cours de leur séjour à La Mecque. Les espaces entre ces dessins sont remplis d'inscriptions précisant les obligations du pèlerinage. \nLa représentation de la Kaaba a malheureusement disparu. Le second fragment comporte des représentations de al-Safa et de al-Marwa, deux lieux de La Mecque visités par les pèlerins, de Médine où ils visitent le tombeau du prophète Mahomet, de Jérusalem où ils se rendent habituellement après La Mecque et Médine, et de la mosquée d'al-Aqsa à Jérusalem. Ce certificat a été rédigé en 602 H / 1206 J.-C pour une certaine Umm Abbas, épouse de Ghalib. La personne accomplissant le pèlerinage pour elle est Ahmad ibn Fadl al-Andalusi. \nAu Moyen âge, il était difficile pour beaucoup de gens, en particulier pour les femmes, d'accomplir le pèlerinage. Ainsi, ceux qui partaient ou ceux qui envoyaient un représentant à leur place désiraient un certificat prouvant qu'ils avaient visité les lieux saints et rempli toutes les obligations du voyage (peut-être pour le laisser en témoignage aux générations suivantes). Ces pèlerinages et ces certificats sont des documents inestimables pour la description du rituel et des sites sacrés et offrent une riche information sur la vie sociale de la période.","short_description":"Les certificats de pèlerinage documentent le *hadjdj* en Terre Sainte, qui culmine avec la circumambulation autour de la Kaaba. Les certificats ou certificats par procuration (pour ceux qui étaient dans l’incapacité d’accomplir eux-mêmes ce voyage périlleux) authentifient, avec des images, le nom du pèlerin et de son représentant, les lieux visités et le rite célébré.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"602 de l’Hégire / 1206 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"(4737) H. 55 cm, l. 26, 5 cm; (4746) H. 51 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription du document spécifie la date de 602 H/1206 J.-C. Le style d'écriture et le nom du calife confirment cette date.","obtention":"Ismet Bey, maire d'Istanbul et membre du conseil d'administration du Musée des fondations islamiques (ancien nom du Musée des arts turcs et islamiques) avait visité la mosquée des Omeyyades à Damas et son *qubbat al-Hazine* (trésor) d'où il fit transférer au musée d'Istanbul divers objets, dont des corans et ce document de pèlerinage en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. et Milstein, R., “A Collection of Thirteenth Century Illustrated Hajj Certificates”, *M. Uğur Derman 65th Birthday Festschrift*, Istanbul, 2000, pp. 73-134. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 80-81.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Papier manuscrit et peint à la main à l’encre et à l’aquarelle."],"keywords":["pèlerinage"],"author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"255a30b7-9af1-50e4-83b8-9d9471ebd490":{"name":"Mur d’al-Bouraq.","alternate_name":"Mur occidental ou Mur des lamentations.","description":"Le Haram al-Charif tout entier, où l'on pense que se dressait jadis le temple d'Hérode détruit par les Romains en 70 av. J.-C., est étroitement lié au prophète Muhammad, comme le confirme le Coran (sourate XVII, 1) : “Gloire à lui Qui fit se rendre de nuit son serviteur de la mosquée sacrée à la mosquée cachée.” Divers récits corroborés par la Vie du prophète relatent que celui-ci arriva à Jérusalem en volant sur “al-Bouraq”, sa jument à tête de femme. Là, dans la “mosquée cachée”, il pria avec Abraham, Moïse, Salomon et Jésus, puis s'assit sur un trône en cuir doré et monta au paradis. Il ré-enfourcha al-Bouraq et revint à La Mecque la même nuit. Selon la tradition populaire, des traces de ce périple nocturne sont conservées sur le côté ouest du rocher, tandis que des empreintes de pied du prophète se trouvent à l'angle sud-est du rocher. \nJusqu'en juin 1967, on pouvait accéder à la partie visible du mur d'al-Bouraq (qui faisait à cette époque 28 m de long) par des allées et des passages du quartier marocain. L'approche était indiquée par un pavement de 3,30 m de large seulement. \nL'énorme appareil de blocs de pierre taillée du mur datant de la période romaine est surmonté d'une strate de la période omeyyade (41-132 H / 661-750 J.-C.), et d'une autre remontant aux Mamelouks (648-922 H / 1250-1517 J.-C.). Les éléments de la partie supérieure ont été ajoutés après 1967 par l'administration des Fondations islamiques. \nLes travaux menés par le Fonds de recherches palestinien ont révélé 19 différentes strates de construction entre la partie apparente et le rocher. Il est possible qu'elles remontent à la période romaine. \nLe quartier marocain (faisant partie du *waqf* du sultan al-Malik al-Afdal Nour al-Din Ali, fils du sultan Salah al-Din Ayyoubi, enregistré le 24 *rajab* 666 / 10 avril 1268 J.-C.) a été détruit peu après la fin de la guerre en juin 1967. Cette démolition radicale a touché des constructions adjacentes au mur d'al-Bouraq, en particulier vers le sud. Les constructions devant le mur ont été rasées, tandis qu'une zone pavée appelée “place du mur occidental” était aménagée. Ces travaux, et d'autres fouilles archéologiques, ont permis de mettre au jour une plus grande partie du mur et certaines parties basses. On a également découvert un canal en tunnel appelé par la suite “tunnel du mur occidental.”","short_description":"Le mur d’al-Bouraq est associé, au regard des croyances musulmanes, à Bouraq, qui porta le prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem la nuit du *Mi’raj* (l’ascension). Ce grand mur constitue une partie du mur oriental du Haram al-Charif. Ses couches de pierres de soubassement furent édifiées à la période romaine ; au-dessus d’elles se trouve la strate de la période omeyyade, les couches supérieures datent de la période mamelouke. Les juifs pensent que le mur occidental appartenait au deuxième temple et l’appellent le Mur des Lamentations, le lieu le plus sacré de leurs sites religieux.","dates":"La partie basse date du gouverneur romain Hérode (r. 40-4 av. J.-C.), le reste de la période omeyyade au cours du règne du calife Abd al-Malik ibn Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.) et d’autres périodes islamiques.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Dates indiquées par l'historien Flavius Josèphe (m. peu après 100 av. J.-C.) et par al-Maqdisi (m. fin IVe/Xe siècle).","bibliography":"'Abud, T., “Harat al-Moghariba Tarikh al-Hadir \\[Le quartier marocain : l'histoire présente\\]”, in *Majalat al-Hauliyat al-Qods* \\[La revue annuelle de Jérusalem\\], pritemps 2003, pp. 60-67. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Palestinian Encyclopaedia*, vol. 2, pp. 136-137. \nTibawi, Abd al-Latif, “Ha'it al-Bouraq wa al-Awqaf al-Islamiya \\[Le mur d'al-Bouraq et les legs islamiques\\]”, in *Majalat magma' al-louga al-Arabiya bi Dimachq* \\[Journal de l'Académie de la langue arabe à Damas\\], 55 : 2, 1980, pp. 266-287. \nTibawi, Abd al-Latif, *The Islamic Pious Foundation in Jerusalem, Origins, History and the Usurpation by Israel*, Londres, 1978.","patrons":"Le gouverneur romain Hérode et le calife omeyyade Abd al-Malik Ibn Marwan.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["al-Bouraq ; al-Haram al-Charif ; mur occidental du mont ; mur occidental"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"32434888-ecb9-5b5b-bdc6-bc81ab4851b0":{"name":"Palais de Topkapı.","description":"Le palais de Topkapı (à l'origine appelé Saray-i Hümayun, palais impérial), Saray-i Cedide-i Amire (nouveau palais impérial), Yeni Saray (nouveau palais) a été fondé sur une partie de la péninsule d'Istanbul qui commande la Corne d'or d'un côté et le détroit du Bosphore et la mer de Marmara de l'autre. Le bâtiment en bois édifié par le sultan Mehmed II derrière la Top Kapı (littéralement la “porte du canon”), la plus ancienne porte donnant sur la mer, avait brûlé et son nom fut donné au “nouveau palais.” Le palais est entouré des Sur—i Sultani (les remparts du sultan) dont l'entrée principale est la Porte impériale, face à Ayasofya (Sainte-Sophie). \nLe plan est dans l'ensemble similaire à celui du palais d'Edirne et occupe une surface d'environ 700 000 m2. La construction débuta sous Mehmed II et fut poursuivie par les sultans successifs jusqu'à prendre la forme d'un énorme assemblage de bâtiments qui ne présente pas l'organisation axiale habituellement attendue d'un palais. L'ensemble s'est plutôt développé comme une petite cité dont chaque élément a pu évoluer au cours du temps. Le plan à trois cours principales ainsi que les portes monumentales ont été dessinés sous Mehmed II. On accède à la première cour, appelée Alay Meydani (terrain de parade) par Bâb-i Hümayun, la Porte impériale, près de laquelle s'élève l'église d'Aya Irini (Sainte-Irène). De nombreuses constructions de fonctions diverses furent édifiées à cet endroit, mais toutes ont disparu. On passe ensuite à la seconde cour appelée Divan Meydani (terrain du divan) par Bâbüsselman (porte des salutations), également appelée Orta Kapi (porte du milieu). On y trouve en particulier les cuisines, les écuries, les *kubbealti* (appartement pour la tenue des conseils de l'état) et la Tour de justice. On accède enfin à l'Enderun (palais intérieur) par la Bäbüssaade (porte de la félicité) ou encore Akağalar Kapisi (porte des eunuques blancs). Parmi les constructions importantes de cette troisième cour figurent l'Arz Odasi (salle d'audience) utilisée par le sultan pour recevoir les ambassadeurs et les vizirs, la chambre privée du sultan (qui abritera plus tard le manteau du prophète), le pavillon de Mehmed II et la bibliothèque d'Ahmed III. Une allée en pente douce conduit à une quatrième cour qui contient des pavillons indépendants. Ils représentent de remarquables exemples de l'architecture civile ottomane comme les pavillons de Bagdad et de Revan construits par Mourad IV (r. 1032-1049 H / 1623-1640 J.-C.) et la Sünnet Odasi (chambre des circoncisions) édifiée par Ibrahim Ier (r. 1049-1058 H / 1640-1648 J.-C.). Le dernier bâtiment est le pavillon de Mecidiye, édifié sous le sultan Abdülmecid (1255-1278 H / 1839-1861 J.-C.). Le harem, où vivaient le sultan et sa famille, constitue presque une ville en soi. Sa plus ancienne partie date de la période de Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.). Une inscription au-dessus de l'une de ses entrées, la porte Araba (des voitures) qui ouvre sur une seconde cour intérieure près des *kubbealti*, porte la date de 995 H / 1588 J.-C. \nLes changements et additions au cours du temps reflètent les styles décoratifs de leurs différentes périodes et témoignent des différentes phases de construction. Le palais illustre les caractéristiques de la vie de cour et de l'architecture résidentielle ottomane sur une période qui va jusqu'à la construction du palais de Dolmabahçe au milieu du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Il fut la résidence officielle des sultans ottomans de Mehmed Ier à Abdülmecid. Il a été transformé en musée en 1924.","short_description":"Le palais de Topkapı, qui est l’un des plus vieux palais au monde, servit de centre administratif à l’empire ottoman durant 400 ans. Construit à la pointe de la péninsule d’Istanbul, le palais jouit d’un point de vue unique sur la Corne d’Or, le Bosphore et la mer de Marmara. À la différence des palais européens, le palais de Topkapı comprend de nombreux édifices, et ses différents pavillons et appartements, dont chacun est un remarquable exemple d’architecture civile ottomane, lui donnent l’apparence d’une petite ville. Le palais sert de musée depuis 1924 et les pièces exposées font partie des chefs-d’œuvre mondiaux.","dates":"La construction a débuté au IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.) sous le règne du sultan Mehmed II (2nd r. : 855-886 H / 1451-1481 J.-C.) ; la dernière addition date du sultan Abdülmecid [‘Abd al-Majid] (r. 1255-1277 H / 1839-1861 J.-C.) au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","method_for_datation":"Les sources les plus utiles sont des documents officiels et des archives. Les journaux de voyage et dessins de voyageurs étrangers sont également importants comme, par exemple, les chroniques de Mustafa Ali, Idris Bitlisi, Kritovoulos, Peçevi Ibrahim Efendi, Mustafa Selaniki et Huseyin Hezarfen. Certaines parties du palais ont été continuellement modifiées et ne sont datables que par leur décoration, même si une chronologie précise ne peut être établie.","bibliography":"Anhegger, M., *Topkapı Sarayı'nda Padişah Evi (Harem*) \\[La maison du sultan au palais de Topkapı (Harem)\\], Istanbul, 1986. \nEldem, S. H. et Akozan, F., *Topkapı Sarayı-Mimari bir Araştırma* \\[Palais de Topkapı, une approche architecturale\\], Istanbul, 1982. \nErkins, Z., *Topkapı Sarayı* \\[Topkapı Palace\\], Istanbul, 1959. \nKuban, D., “Topkapı Sarayı \\[Palais de Topkapı\\]”, *Istanbul Ansiklopedisi* \\[Encyclopédie d'Istanbul\\], vol. VII, Istanbul, 1994, pp. 280-290. \nSözen, M., *Devletin Evi Saray* \\[Le Palais, le siège de l'état\\], Istanbul, 1990.","patrons":"Sultan Mehmed II (2nd règne) et sultans successifs jusqu’à Abdülmecid.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["palais ; harem ; pavillons ; architecture de palais ; Istanbul ; architecture ottomane."],"author":"Semra Daşçı","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"34344960-90a1-56d8-ab23-52de9332f9bd":{"name":"Forteresse de Ma’an.","description":"étape sur la route du pèlerinage de Jordanie méridionale, la forteresse de Ma'an s'élève en bordure de la route du désert, à 200 km environ au sud d'Amman. Elle se présente sous forme d'une construction carrée de 24 x 24 m dont la hauteur maximale des murs subsistants excède les 9 m. \nLes murs sont percés de simples meurtrières. La porte d'entrée, implantée au milieu du mur est, est ornée en sa partie supérieure d'ornements en pierre sculptée. Au-dessus, à l'aplomb de la porte, se projette une bretèche. Deux types de maçonnerie différents ont été utilisés pour ce mur, ce qu'expliquent certaines réparations et modifications apportées à l'entrée et à l'étage supérieur. Le décor en pierre consiste en une inscription prise entre deux éléments ornementaux horizontaux. Elle cite le nom du sultan ottoman Soliman le Magnifique, fondateur de la forteresse. L'ornement supérieur est une étoile à huit branches constituées par deux carrés sécants entourant un disque concave. Des deux côtés et au centre du disque ont été ajoutés divers éléments décoratifs géométriques et floraux. \nAu rez-de-chaussée, 10 salles, dont deux *iwan* en position centrale, sont disposées symétriquement des deux côtés de la cour intérieure rectangulaire de 19 x 8 m. Ce plan se retrouve à l'étage dont les pièces sont entourées d'une desserte de 1 m de large.","short_description":"La forteresse de Ma’an est une étape sur la route du pèlerinage, à environ 200 km au sud d’Amman. C’est une construction carrée aux murs percés de meurtrières, la porte d’entrée étant située au milieu du mur est. Le décor en pierre au-dessus de la porte consiste en une inscription qui cite le nom du sultan ottoman Soliman le Magnifique comme fondateur (en 937 H /1531 J.-C.). Au-dessus, à l’aplomb de la porte, se projette une bretèche. Deux types de maçonnerie différents ont été utilisés pour la construction du mur est, ce que pourraient indiquer certaines réparations et modifications apportées à l’entrée et à l’étage supérieur.","dates":"937 de l’Hégire / 1531 J.-C.","location":"Ma’an.","method_for_datation":"La forteresse est datée de 937-1531 et attribuée à Soliman le Magnifique (r. 926-974/1520-1566) sur la base d'une inscription au-dessus de la porte d'entrée.","bibliography":"Burckhardt, J. L., *Travels in Syria and the Holy Land*, Londres, 1882, pp. 436-437. \nDoughty, C. M., *Travels in Arabian Deserts*, Londres, 1926, pp. 73-74. \nMusil, A., *The Northern Hegaz*, New York, 1926, pp. 2-5. \nPeterson, A., *Early ottoman Forts on the Hajj Route in Jordan*, thèse de maîtrise non publiée, Université d'Oxford, 1986, pp. 86-93. \nPeterson, A., “Early Ottoman Forts on Darb al-Hajj”, *Levant*, vol. XXI, 1989, pp. 97-117.","patrons":"Sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.).","dynasty":"Ottomane.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["voûte en berceau ; contreforts ; citernes ; tours d’angle ; forteresses"],"author":"Mohammad Najjar","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"3b905371-82f4-562e-9ed1-808c1a7eff1f":{"name":"Église de la Nativité.","description":"A l'origine existait une grotte naturelle qui aurait été le lieu de naissance de Jésus. Une première église byzantine de plan octogonal fut édifiée à cet endroit en 339 J.-C. dont il ne reste rien à l'exception d'une mosaïque intégrée au sol de l'église que fit construire l'empereur Justinien en 529 J.-C. Malgré un tremblement de terre en 1250 H / 1834 J.-C. et un incendie en 1286 H / 1869 J.-C., l'église a conservé son plan, la plupart de ses éléments architecturaux et de sa décoration. \nElle fut respectée lors de l'invasion des Perses en 614 J.-C. et l'on pense que certains éléments des mosaïques de l'entrée, qui rappellent le style persan, sont liés à cette présence. Au moment de la conquête, l'église fut incluse dans le traité d'Umariyya signé par Omar Ibn al-Khattab en 560 H / 1165 J.-C. et qui précisait les relations entre les musulmans et les chrétiens. En 564 H / 1169 J.-C., l'édifice connut quelques rénovations et petits changements. L'église de la Nativité constitue l'un des plus importants lieux de pèlerinage pour les chrétiens en Terre sainte. \nL'entrée ouvre sur le côté est d'une vaste place. Elle se présente sous la forme d'une petite porte à lourd linteau de pierre qui conviendrait mieux à une forteresse qu'à une grande église. Sa hauteur de 1,5 m seulement oblige le visiteur à se courber pour pénétrer dans le narthex. On remarque néanmoins encore à l'extérieur les vestiges du portail mamelouk ou ottoman et d'un arc brisé datant des Croisés, ainsi que ceux de la grandiose entrée édifiée sous le règne de Justinien (527-565 J.-C.). \nUn petit vestibule étroit et bas de plafond donne sur le narthex. L'église possédait à l'origine trois entrées, mais celles des côtés ont été obturées et le vestibule a été divisé en trois parties. Celle du centre donne accès à l'église. \nCelle-ci est de plan basilical à quatre rangées de colonnes, la nef centrale étant la plus haute. Chaque rangée compte onze colonnes de pierre à chapiteau corinthien doré. Au sol, dans la nef centrale, des jours ont été aménagés pour permettre de voir le sol en mosaïque datant de la période constantinienne. à l'est, à proximité d'une niche, un escalier descend à la grotte de la Nativité. Dans le sol de celle-ci, une étoile d'argent à inscription latine signale le lieu sacré : “C'est ici que Jésus Christ est né de la Vierge Marie.”","short_description":"L’église de la Nativité et la grotte de la naissance de Jésus-Christ constituent pour les chrétiens l’un des plus importants lieux de pèlerinage au monde. La construction commença sur ce site en 339 et fut modifiée de nombreuses fois. Ordonnée par l’empereur byzantin Justinien, l’actuelle église de forme basilicale est composée de cinq rangées de colonnes, la centrale étant la plus grande. Elle est couronnée par un toit pignon. Du côté est, sous l’autel, se trouve la grotte sacrée, connue pour être le lieu de naissance du Christ. Au milieu de l’église se trouvent des cloîtres appartenant à différentes époques et à différentes obédiences chrétiennes. Ce site est également sacré pour les musulmans.","dates":"529 J.-C.","location":"Bethléem","method_for_datation":"Sources historiques et découvertes des vestiges d'un sol en mosaïque datant de l'église originelle.","bibliography":"Murphy-O'Conner, J., *The Holy Land: An Oxford Archaeological Guide from Earliest Times to 1700*, Oxford, 1998. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"L'empereur byzantin Justinien Ier (r. 527-565 J.-C.).","dynasty":"Byzantine.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Églises; Christ; grottes"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"44db66ac-94d1-513a-affd-eaec477e9022":{"name":"Citadelle d’Amman.","description":"Les armées musulmanes menées par Yazid ibn Abi Soufyan prirent Amman en 13 H / 634 J.-C., qui, sous les Omeyyades, devint la capitale de la province de la Belqa. Un nouveau complexe résidentiel et administratif (Dar al-Imara) fut édifié sur la citadelle. Ce site, appelé al-Qal en arabe, est une importante éminence naturelle au centre de l'Amman ancienne et moderne. La ville omeyyade implantée dans la citadelle comprenait un complexe palatial, des bains, un profond réservoir d'eau circulaire, une place centrale, une mosquée de congrégation et des quartiers domestiques, le tout entouré d'une enceinte fortifiée. \nLa proximité du centre du pouvoir qui se trouvait à Damas ainsi que la présence sur place de tribus traditionnellement alliées à la dynastie omeyyade créèrent un contexte favorable au développement économique de la Belqa en général et d'Amman en particulier. La cité prospéra pendant la période omeyyade, bénéficiant par ailleurs de sa position stratégique sur la route commerciale et de pèlerinage entre Damas et le Hedjaz. Amman perdit une partie de son importance avec le déplacement du centre politique de l'état islamique vers l'Irak et déclina légèrement pendant la période abbasside (132-358 H / 750-969 J.-C.). Vers le VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.), elle avait pratiquement disparu des mémoires. L'historien médiéval arabe Abou al-Fida parlait en 720 H / 1321 J.-C. “d'une très ancienne ville, en ruine avant l'arrivée de l'islam”. \nEn 1296 H / 1879 J.-C., l'administration ottomane aida à l'installation d'émigrants du Caucase en Jordanie et en particulier à Amman. En 1921, la ville devint la capitale du nouvel émirat de Transjordanie fondé par l'émir et futur roi Abdullah Ier. \n \nCliquer [ici](< https://youtu.be/yHVm_pbN70Q>) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"La citadelle d’Amman est un promontoire naturel à l’intérieur de la ville. Les armées musulmanes menées par Yazid ibn Abi Soufyan prirent Amman en 13 H / 634 J.-C., et sous les Omeyyades, la ville devint la capitale de la province de la Belga. La ville omeyyade implantée dans la citadelle comprenait un complexe palatial, des bains, un réservoir d’eau, une place centrale, une mosquée de congrégation et des quartiers domestiques, le tout entouré d’une enceinte fortifiée. La cité prospéra pendant la période omeyyade en raison de la proximité de Damas, mais commença à décliner à la période abbasside et fut abandonnée du VIIIe/XIVe siècle jusqu’en 1296/1879, quand les Ottomans aidèrent à l’installation d’immigrants du Caucase à Amman.","dates":"Vers 110 de l’Hégire / 728 J.-C.","location":"Amman.","method_for_datation":"Sources historiques et résultats de fouilles archéologiques.","bibliography":"Almagro, A., “El Palacio Omeya de Amman”, *La Arquitectura*, Madrid, 1983. \nCreswell, K. A. C. et Allan, J. W., *A Short Account of Early Muslim Architecture*, Le Caire, 1989, pp. 169-173. \nKhouri, R. G., *Amman: A Brief Guide to the Antiquities*, Amman, 1988, pp. 16-18. \nKoutsoukou, A. et al., *The Great Temple of Amman: The Excavations*, Amman, 1997, pp. 12-16. \nNorthedge, A. E., *Studies on Roman and Islamic Amman*, vol. I., Oxford, 1992, pp. 74-104.","patrons":"Hicham ibn Abd al-Malik (105-125 H / 724-743 J.-C.).","dynasty":"Omeyyade.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":[],"keywords":["citadelle d’Amman ; complexe de bains ; mur d’enceinte de ville ; mosquée de congrégation ; quartiers domestiques ; porte monumentale ; complexe palatial ; place ; réservoir d’eau"],"author":"Mohammad Najjar","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Soie tissée rouge, verte et or."],"keywords":["chahada ; kiswa; objet funéraire"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"498f1612-ae40-5357-872b-5ea4aaf0dae3":{"name":"Zawiya al-Qadiriyya.","alternate_name":"Zawiya al-Afghaniyya.","description":"Cette *zawiya* est l'une des rares constructions de Jérusalem dont le plan original ait été conservé pratiquement sans changements et qui remplit encore la fonction pour laquelle elle avait été édifiée. Elle bénéficiait d'un généreux *waqf* et un grand nombre de gens y travaillent encore aujourd'hui. Elle est liée au *cheikh* Abd al-Qadir al-Djilani (m. 561 H / 1166 J.-C.), fondateur de l'ordre soufi Qadiriyya. Le bâtiment porte également le nom d'al-Afghaniyya parce qu'un groupe d'Afghans y réside depuis quelques dizaines d'années. \nElle possède deux façades donnant sur l'extérieur, l'une à l'ouest, l'autre au sud. La façade occidentale est traitée dans un style simple en pierres de taille de dimensions moyennes. Les seules ouvertures sont les petites fenêtres qui éclairent les cellules. La façade principale, orientée au sud, comporte l'unique entrée, à laquelle on accède à partir de la rue par trois marches montantes. La porte, encadrée par deux bancs de pierre ou *mastaba*, se trouve dans un retrait surmonté d'un arc brisé. Au-dessus de la porte, un panneau épigraphié dont l'inscription de quatre lignes est rédigée en style *naskhi* donne les noms de la *zawiya*, de l'ordre soufi qui lui était associé, du fondateur de l'ordre et la date de construction. \nL'entrée ouvre sur un étroit passage voûté en berceau de 1,90 m de long et 1,5 m de large, qui conduit à une cour à peu près rectangulaire de 400 m2. Une grande partie de celle-ci est plantée de divers arbres et arbustes qui correspondent au descriptif figurant sur la charte *waqf* d'origine. Les onze cellules pour soufis sont alignées sur les côtés sud et ouest de la cour. Toutes semblables, elles diffèrent cependant par quelques détails. Chacune est dotée d'une porte et d'une petite fenêtre donnant sur la cour. Au nord de la cour se trouvent les salles réservées aux services de la *zawiya* et à la salle de réunion des soufis, à deux niveaux. Le rez-de-chaussée date de l'origine, l'étage a été ajouté par la suite pour servir d'appartement au *cheikh* de la *zawiya*. Celle-ci comprend également, à l'est de l'entrée une mosquée à laquelle on accède par quelques marches. Son plan rectangulaire se compose d'une salle de prière divisée en deux parties par un arc pyramidal et recouverte de deux coupoles. Elle est éclairée et aérée par douze fenêtres.","short_description":"Bien que quatre siècles se soient écoulés depuis la fondation de la *zawiya* al-Qadiriyya, elle sert toujours, comme à l’origine, de salle de réunion de certains cercles de l’ordre soufi de la Qadiriyya. Aucun changement n’a été apporté au rez-de-chaussée initial du bâtiment. L’édifice est composé d’une porte qui précède une grande place plantée d’arbres. Entourant cette place carrée se trouvent les cellules des soufis, une salle pour les assemblées, une mosquée et des pièces de service. L’étage supérieur fut ajouté à un stade ultérieur de l’histoire du bâtiment, pour servir d’appartement au cheikh de la *zawiya*.","dates":"15 *mouharram* de l’an 1073 de l’Hégire /22 juillet 1633 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"La date de construction figure sur le panneau épigraphié apposé au-dessus de l'entrée. La charte *waqf* (n° 122, pp. 232-236) conservée au tribunal de la charia de Jérusalem confirme cette date.","bibliography":"Al-Natsheh, Y., “Al-Zawiya al-Qadiriyya”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (première partie), Londres, 2000. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Muhammad Pacha, gouverneur ottoman de Jérusalem, l’un des plus importants mécènes de la ville dans le domaine de l’architecture au cours de la première moitié du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Sa générosité s’adressait tout particulièrement aux ordres soufis.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Zawiya ; soufisme ; ordres soufis ; mosquée suspendue"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4dcb82b4-7bfd-5da7-932f-7b81314a4d12":{"name":"Mausolée (koubba) de Taynabak al-Hassani.","alternate_name":"al-Taynabiyya.","description":"Al-Taynabiyya se trouve dans le quartier de Maydan al-Fawqani (“terrain de manœuvres supérieur”) au sud de Damas. Il s'agissait à l'origine de champs situés en périphérie de la ville utilisés pour l'entraînement militaire. Ils furent peu à peu urbanisés lors de l'expansion économique de la ville et du développement des pèlerinages, comme en témoigne l'historien médiéval Ibn Assakir (m. 571 H / 1176 J.-C.) qui note que les premières constructions dans le faubourg de Maydan datent de la période zenguide. Cette partie de la route commerciale et de pèlerinage qui conduit aux villes saintes du Hijaz via les fertiles plaines du Hawran en Syrie méridionale fut ainsi intégrée au tissu urbain damascène. \nL'endroit étant considéré comme de bon augure et de nombreux émirs, dont Salah al-Din al-Ayyoubi (Saladin), souhaitèrent y être enterrés pour recevoir les bénédictions et les prières des pèlerins de passage. Pendant la période mamelouke au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.), le développement urbain s'accéléra et quantité de bâtiments religieux, sociaux et commerciaux, mosquées, hammams, marchés au grain et *khan* s'implantèrent. Les bâtiments les plus caractéristiques que l'on trouve des deux côtés de la principale artère de Maydan sont les mausolées (*koubba*). Leurs façades polychromes et leurs coupoles peintes donnaient à cette banlieue un caractère pittoresque et coloré. Al-Koubba al-Taynabiyya est l'un des plus de 20 mausolées édifiés par les Mamelouks. \nDe plan symétrique, le monument est construit en pierres blanches et noires alternées (style *ablaq*). L'entrée, au centre de la façade orientée à l'est, est intégrée dans une grande niche élaborée à conque en demi-coupole surmontée d'un arc de *mouqarnas*. La niche est surmontée d'une partie plate en projection. Sous les *mouqarnas*, un panneau carré comprend un blason mamelouk en trois parties : une partie supérieure vide, un gobelet en partie centrale, un gobelet plus petit en partie basse et, entre deux losanges, un motif de serviette. Le gobelet, qui désignait un échanson, est l'un des symboles les plus fréquents de l'héraldique mamelouke, en particulier à partir du règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1293-1294 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1310-1341 J.-C.) suivi de la serviette symbolisant le maître de la table royale. Dans ce contexte, il est difficile d'identifier un officier en particulier, et souvent la présence d'un blason composite peut être interprétée comme un symbole statutaire générique. Au-dessus des deux fenêtres de chaque côté de la niche de l'entrée figurent des rosettes en pierre incrustée. Le monument possède deux salles, toutes deux sous coupole. Celle du sud est une salle de prière, celle du nord abrite la *koubba* où l'épouse du fondateur a été enterrée en 798 H / 1396 J.-C. avant Taynabak lui-même en 802 H / 1400 J.-C.","short_description":"Au cours du VIIIe s. H (XIVe s. J.-C.), le Maydan, une zone de prairies initialement utilisées pour l'entraînement des troupes le long de la route de pèlerinage passant au sud de Damas, fut peu à peu intégré au tissu urbain de la ville. De nombreux mausolées et institutions religieuses s'y édifièrent, qui recevaient les bénédictions et les prières des pèlerins de passage. Plus de 20 bâtiments mamelouks, reconnaissables à leurs façades de style *ablaq*, leurs élégantes niches d'entrée et leurs coupoles rouges se trouvent sur cette route, dont le mausolée de l'émir Taynabak.","dates":"797 de l'Hégire (1395 J.-C.).","location":"Damas","method_for_datation":"Présence d'une inscription sur le portail.","bibliography":"Meinecke, M., “Die mamlukische Architektur”, *Ägypten und Syrien*, 1992, vol. II, p. 285 ; cat. numéros 25b, 33. \nMeinecke, M., “Zur mamlukischen Heraldik”, *Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts Abteilung Kairo*, 28, 1972, pp. 213-287. \nMoaz, A., “Midan, la grande route”, *Le Midan, Actualité d'un faubourg ancien de Damas* (Y. Roujon et L. Vilan, éd.), pp. 137-139. \nSauvaget, J., Les *monuments historiques de Damas*, Beyrouth, 1932, p. 73 ; fig. 28 sq. \nWulzinger, K. et Watzinger C., *Damaskus, die islamische Stadt*, Berlin-Leipzig, 1924, p.101 ; cat. numéro D 15.1.","patrons":"Sayf al-Din Taynabak al-Hassani, gouverneur de Damas (r. 795-802 H / 1393-1400 J.-C.).","dynasty":"Mamelouke.","materials":[],"keywords":["Objets religieux ; architecture funéraire ; inscriptions"],"author":"Verena Daiber","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"53de341b-560c-5d23-b886-5d480f725f2c":{"name":"Sceau du Dôme du Rocher.","description":"Sceau en cuivre de forme circulaire. Il comporte en son centre un carré dont les angles sont coupés par une large bordure circulaire. Au milieu du sceau et présentée horizontalement figure une représentation du Dôme du Rocher de forme octogonale entourant un cercle à l'intérieur duquel apparaît l'image de l'empreinte du pied du prophète Muhammad, sous laquelle sont inscrits les mots : “Pied du prophète”. Au-dessus est gravée une représentation du Dôme couronné par un croissant. De chaque côté se dresse un arbre ressemblant à un palmier et dont on ne sait pas s'il a un sens symbolique ou purement décoratif. Entre l'octogone et la bordure circulaire sont gravées huit niches arquées, qui dessinent l'octogone intérieur du Dôme du Rocher. Au-dessus est représentée la façade du Dôme, composée du tambour et de la coupole surmontée d'un croissant assez volumineux. L'ensemble est entouré sur trois côtés de bâtiments et d'arcades qui pourraient être l'arcade sud qui ouvre vers la mosquée al-Aqsa, l'arcade sud-ouest qui donne vers Bab al-Silsila (porte des Chaînes) et l'arcade est donnant vers Bab al-Rahma (porte de la Pitié). L'arcade nord est masquée par la coupole et le croissant. Les noms des bâtiments apparaissent à côté de leur représentation, dont le Dôme du Rocher et ses quatre portes, Bab al-Janna (porte du Paradis), Bab al-Salaam (porte de la Paix), Bab al-Sakhra (porte du Dôme du Rocher) et Bab al-Mizan (porte de la Balance). D'autres légendes accompagnent les illustrations du Dôme du Mi'radj, du *minbar* al-Charif (*minbar* de Bourhan al-Din), du Qoubbat al-Arwah (dôme des Esprits) et du Qoubbat al-Silsila (dôme de la Chaîne). à gauche du Dôme du Rocher figure un végétal évoquant sans doute les plantations qui existaient jadis autour du bâtiment. \nCe sceau était peut-être utilisé pour les autorisations d'entrée au Dôme du Rocher, ou pour marquer les documents de visiteurs qui souhaitaient commémorer leur visite à Jérusalem ; peut-être même pouvait-il servir de guide de visite.","short_description":"Sceau en cuivre de forme circulaire au milieu duquel figure une représentation du Dôme du Rocher ainsi que des bâtiments environnants et des escaliers qui mènent à la place du Dôme. Il servait sans doute d’autorisation d’accès au Dôme ou peut-être pour marquer les documents des visiteurs qui souhaitaient ramener chez eux une bénédiction ou un souvenir de leur visite.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf islamique, Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un autre sceau portant les noms des lieux saints palestiniens et dont la date remonte au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"La gravure a probablement été réalisée à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Objet transféré du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":["Cuivre gravé."],"keywords":["Sceaux ; sceau du Dôme du Rocher ; cuivre ; gravure"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"55a9a6bc-439c-5d96-9801-d84c4d57c26f":{"name":"Ribat d'al-Mansour Qalawun.","alternate_name":"Ribat al-Mansouri.","description":"Ce *ribat* se compose de trois parties. La première est un profond porche d'entrée de plan rectangulaire, bordé sur ses côtés est et ouest d'un banc de pierre ou *mastaba*. Le plafond est à voûte d'arêtes. Au mur sud figure une inscription qui donne la date de construction. La deuxième partie consiste en une vaste salle rectangulaire à l'est de l'entrée qui mesure 23 x 9 m. On y accède par un corridor partant directement de l'entrée. La troisième est une vaste cour ouverte (28 x 25 m) qui s'étend à l'ouest de l'entrée. Elle est pavée d'un rare et superbe dallage ancien en pierre, et entourée de diverses pièces et cellules. Cette cour, agrandie au XXe siècle, contenait deux puits qui ont été détruits à l'occasion de ces travaux. \nSur la rue de Bab al-Nadir, le *ribat* présente une magnifique façade qui mesure environ 68 m de long pour 11 m de haut. La partie basse date de la période mamelouke, la partie haute du début de la période ottomane (Xe siècle H / XVIe siècle J.-C.). à leur jonction court une fine corniche composée de formes polygonales en coquille. Malgré diverses additions et modifications, cette façade a conservé son caractère d'origine. \nLe *ribat* était un refuge pour les pauvres et les nécessiteux auxquels il distribuait de la nourriture. Il était également utilisé pour loger les visiteurs de Jérusalem. Il bénéficiait d'un *waqf* par lequel les revenus de terres et de propriétés de Palestine étaient affectés à ses frais de fonctionnement.","short_description":"C’est l’un des plus grands *ribat* (auberges) mamelouks de Jérusalem. Il est situé à quelques mètres du mur oriental du Haram al-Charif. Il fut édifié par le sultan al-Mansour Qalawun pour loger les visiteurs et les étudiants de la mosquée al-Aqsa. Il était richement doté et distribuait de la nourriture aux nécessiteux. Le bâtiment se compose de deux étages, chacun d’entre eux ayant de grandes salles et de nombreuses chambres qui flanquent une cour ouverte. En dépit des nombreuses modifications qu’a subies la façade principale, sa physionomie mamelouke est toujours manifeste.","dates":"681 de l'Hégire / 1283 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Présence d'une inscription de fondation située sur le mur sud de l'entrée. Mentions de ce *ribat* chez l'historien Moujir al-Din al-Hanbali (m. 928/1521).","bibliography":"Abu al-Hawwa, A., *Al-Tatawar al-Mi'mari fi Harat Bab al-Nadhir fi al-Qods fi al-'Asrain al-Mamlouki wa al-'Othmani* \\[Le développement architectural dans les environs de Bab al-Nadhir à Jérusalem pendant les périodes mamelouke et ottomane\\], mémoire de maîtrise, Université de Jérusalem, 2002. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nAl-Natsheh, Y., *Ribat al-Mansur Qalawun*, Jérusalem, 2004. \nBerchem, M. van, *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum* (deuxième partie), Le Caire, 1922. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1987. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Sultan al-Mansour al-Qalawun (r. 678-689 H / 1280-1290 J.-C.).","dynasty":"Mamelouke.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001; IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["Ribat ; architecture religieuse"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5afe91bf-fea8-55d3-82ee-a8b6233aab07":{"name":"Al-Haram al-Charif (le Noble Sanctuaire).","alternate_name":"Mosquée al-Aksa ; al-Haram al-Qods al-Charif.","description":"Le Haram al-Charif occupe un rôle important dans la religion islamique. C'est en effet ici que le prophète Muhammad arriva une nuit de La Mecque à Jérusalem (Isra') pour monter au ciel (Mi'raj). De plus, dans le Saint Coran, Dieu a béni le Haram, et en a fait la première *qibla* (direction de la prière) pour les Musulmans. \nLe Haram occupe une position élevée dans les collines de Jérusalem. Il s'étend sur une plateforme rectangulaire d'environ 1 450 000 m2 représentant 1/6 de la ville ancienne. \nPour les chercheurs actuels, il ne possède aucun vestige visible antérieur à l'arrivée des musulmans à Jérusalem en 15 H / 638 J.-C., étant donné que les édifices qui s'y trouvaient avaient été détruits par Titus et ses légions en 70 av. J.-C. \nLorsque les musulmans arrivèrent, la ville se rendit sans combattre à la suite d'un accord passé par le calife Omar bin al-Khattab (r. 13-23 H / 634-644 J.-C.) avec le patriarche Sophronius. Selon les termes du contrat, les Arabes ne détruisirent aucun bâtiment de la zone du Haram et les habitants furent protégés, ainsi que leurs biens et maisons. La plus grande partie de la ville était habitée, à l'exception du quartier du Haram, qui était mal entretenu. \nLe site est légèrement incliné du nord au sud. Le point le plus élevé est la partie centrale sur laquelle se dresse le Dôme du Rocher. La pente est compensée par une plate-forme transversale dont une partie est appelée al-Aqsa al-Qadim, l'autre al-Musalla al-Marwani. \nAprès l'édification en partie centrale du Dôme du Rocher et du Qubbat al-Silsila (dôme de la chaîne), le Haram s'est développé le long de ses limites nord et ouest. Le bord oriental s'incline vers la vallée de Qidron (*wadi* Jahannam) utilisée comme cimetière islamique dès les premiers temps de la conquête. Le côté sud est encore plus incliné, mais le rocher offre un soutien structurel plus sûr qui a permis la construction d'édifices omeyyades dont le Dar al-Imara, continuellement habités depuis leur construction. \nLe Haram s'étage sur trois niveaux. Le plus bas inclut Bab al-Rahma (porte de la Miséricorde), Bab al-Tawba / Bab al-Dahabi (porte du Repentir / porte Dorée), al-Musalla al-Marwani, al-Aqsa al-Qadim (vieille Aqsa) et le *masjid* de Bouraq. Le niveau intermédiaire comprend la mosquée al-Aqsa, le Musée islamique et les arcades latérales contre les murs ouest et nord, ainsi qu'une multiplicité de portes et de bâtiments dont des *sabil*, des *madrasa*, des *mastaba*, des minarets et des coupoles. Le niveau le plus élevé est celui du Dôme du Rocher, que l'on atteint par des marches. Il comprend une série de magnifiques coupoles, quelques *khanqah* (retraites pour soufis), le *minbar* Burham al-Din et le *mastaba* al-Kark, ainsi qu'un certain nombre de citernes et de fontaines.","short_description":"Le Haram al-Charif est le troisième plus ancien site islamique après La Mecque et Médine et le plus important des sites musulmans sacrés de Palestine. C’est un grand complexe d’une surface de 145 000 m2. Il comprend le Dôme du Rocher, la mosquée al-Aqsa, le dôme al-Silsila (dôme de la chaîne) et Bab al-Rahma (porte de la miséricorde), ainsi que plus de 90 autres édifices commémoratifs. On peut donc y observer différentes expressions artistiques et architecturales de l’Orient islamique, sur plusieurs périodes historiques, ce qui fait du site un véritable musée architectural de plein air. Le site est lié à des légendes islamiques, en particulier celle de *Isra* et de *Mi’raj* (nuit de l’ascension du Prophète).","dates":"15-493 de l’Hégire / 637-1099 J.-C. ; 583-1336 H / 1187-1917 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Nombreuses inscriptions, sources historiques et découvertes archéologiques.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1987. \nCreswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, Oxford, 1932. \nHamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Gleanings from the Repairs of 1938-1942*, Londres, 1949. \nNatsheh, Y., “The Architecture of Ottoman Jerusalem”, in S. Auld and R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (première partie), Londres, 2000. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Un certain nombre de califes, de sultans et de princes de divers pays islamiques ont contribué à la construction des bâtiments du Haram al-Charif. Le plus important mécène est le calife omeyyade Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.). Des rénovations furent entreprises par plusieurs califes et sultans musulmans, dont le calife fatimide al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), le sultan al-Din al-Ayyoubi (saladin, r. 564-589 H/1169-1193 J.-C.) et le sultan ottoman Sulayman al-Qanouni (Soliman le Législateur [Soliman le Magnifique], r. 926-974 H / 1520-566 J.-C.).","dynasty":"Périodes islamiques consécutives, des Omeyyades aux Ottomans.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Al-Isra’ ; sanctuaires ; édifices religieux ; Mi’raj ; objets sacrés"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5b39f275-54df-59e1-af9d-1758c033e5d5":{"name":"Plaque d’impression d’une liste des lieux saints de Palestine.","description":"Plaque d'impression rectangulaire en cuivre. Elle ne présente aucun décor particulier à l'exception d'un cadre composé de filets droits et d'une ligne ondulée. Deux motifs incurvés ornent les deux extrémités de la dernière ligne de texte. Celui-ci, rédigé en turc ottoman, mentionne les principaux lieux saints de Palestine comme la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que le Haram al-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, à Hébron (al-Khalil). Y figurent également le nom des tombeaux de quelques prophètes dont celui de Moïse sur la route de Jéricho, celui de David hors les murs de la ville ancienne de Jérusalem, ceux d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham ainsi que le tombeau d'al-Khadir. Sont également repris les noms d'une série de sites et de mausolées dont le *mihrab* de Zakariya au Haram al-Charif, le site d'Abou 'Oubaid 'Amar bin al-Djirrah à Amwas (Nicopolis), le tombeau de Marie au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, le Qoubbat al-Mi'radj (Dôme du Mi'radj), le Qoubbat al-Arwah (Dôme des Esprits) ; le Bouraq al-Charif (sanctuaire d'al-Bouraq) au Haram al-Charif, le Qoubbat Rahil (tombeau de Rachel) à Bethléhem, le tombeau de Joseph à Hahlhoul et al-'Ais à Sa'ir. La liste donne également le nom des grands saints de la voie soufie dont Muhammad al-Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.), l'un des oulémas du Bait al-Maqdis, et Muhammad al-Budairi (mort en 1220 H / 1805 J.-C.), autre érudit du Bait al-Maqdis. L'inscription se termine par le mot “Ouverture”. Il est possible que cette plaque ait été destinée à l'impression sur papier d'une autorisation de pénétrer dans les saints lieux nommés, à moins qu'il ne s'agisse d'une liste de ce qu'un soufi devait visiter en Palestine.","short_description":"Panneau rectangulaire en cuivre exempt de décoration. Il y est gravé la liste des principaux sites et sanctuaires de Palestine : peut-être une autorisation pour pénétrer dans ces lieux, ou encore une liste des lieux devant être visités ou tout simplement des endroits où l’on pouvait se faire bénir. La liste était vraisemblablement imprimée sur papier pour être distribuée aux intéressés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Fondation pieuse (waqf), Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire / XIXe siècle.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 31 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les noms et dates des pieux personnages mentionnés (*cheikh* Muhammad al-Khalili et *cheikh* Muhammad al-Budairi).","method_for_provenance":"Il est probable que cette plaque a été gravée en Palestine où certains ateliers s'étaient spécialisés dans le travail du cuivre. Par ailleurs, les sites mentionnés se trouvent tous en Palestine, ce qui renforce cette hypothèse.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette plaque a été transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","materials":["Cuivre forgé, martelé et gravé."],"keywords":["Autorisation d’entrée ; plaque d’impression ; cuivre ; liste des lieux saints ; liste des tombeaux ; inscription; gravure"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5e68b14d-8eb3-5454-8d3b-cd5efa2239df":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Récipient de forme globuleuse en verre soufflé à décor émaillé. L'une des deux grandes faces et la moitié inférieure des côtés sont aplaties. La couleur de l'émail présente une gamme étendue : rouge, blanc, bleu, vert pâle, jaune, rose, mauve et gris-noir. Deux poignées sont appliquées de chaque côté du col cylindrique. Une rosette à onze branches à l'intérieur d'une fleur à huit lobes contenant des volutes végétales décore la face plate. Sur la face bombée figure un motif quadrilobé de forme géométrique orné d'arabesques entourées d'enroulements se terminant par des têtes humaines, animales ou d'oiseaux. Le décor émaillé des deux faces est à dominante rouge et bleue rehaussée d'or, tandis que les côtés bénéficient de la gamme chromatique en son entier. À gauche du côté incurvé figure un cavalier tuant un animal de son épieu. La tête de l'homme barbu qui porte un chapeau conique à rubans est cerclée d'une auréole. En dessous, dans un médaillon, une joueuse de harpe voilée est habillée d'une tunique longue. Sur l'autre côté étroit, une scène survolée par des oiseaux montre un cavalier sous un arbre tuant un lion de son javelot. Il est lui aussi surmonté d'une auréole et porte un manteau long et des bottes. Dans le médaillon circulaire au-dessous, un homme assis jambes croisées boit avec un gobelet. Sa tunique porte aux manches des bandes en *tiraz*. \nLes deux cavaliers rappellent certaines figures de l'iconographie chrétienne, alors que celles des médaillons sont typiques de l'art islamique. Le mélange de motifs suggère que le commanditaire était soit un musulman familier de l'imagerie chrétienne, soit un chrétien qui appréciait le travail des artisans musulmans. La forme rappelle les gourdes de cuir ou les gourdes de pèlerin en terre cuite non vernissée, plutôt que celle d'objets en métal ou en verre. Par ailleurs, un remarquable bidon en métal de la Freer Gallery, à Washington, est également décoré de scènes chrétiennes. Cette gourde, bien qu'en verre, pouvait être protégée par une gaine de cuir lors les voyages du pèlerin. Il s'agissait de toute évidence d'un objet de luxe, peut-être réalisé en vue d'un cadeau.","short_description":"Cette gourde de pèlerin en verre émaillé est un intéressant exemple de croisement des cultures chrétienne et islamique. Deux des figures décorant le récipient viennent du thème iconographie chrétien de saint Georges et le dragon, tandis que le musicien et le buveur sont issus de l'art islamique.","holder":"The British Museum.","dates":"Troisième quart du VIIe siècle de l’Hégire (troisième quart du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 23 cm, l. 23 cm, ép. 16,2 cm.","method_for_datation":"Le décor fait penser à des compositions de la fin de la période ayyoubide et du début de la période mamelouke.","method_for_provenance":"La technique et le décor sont proches de ceux d'objets en verre produits dans les provinces mameloukes d'Égypte et de Syrie.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par Felix Slade en 1869.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001, n° 123, pp. 247-249. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (dir. H. Tait), 1991, p. 134, n° 170. \nRogers, J. M., “European Inventories as a Source for the Distribution of Mamluk Enamelled Glass”, *Gilded and Enamelled Glass from the Middle East* (dir. R. Ward), 1998, pp. 69-73.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Verre émaillé et doré."],"keywords":["volutes végétales ; arabesques ; décoration figurative ; équitation ; musicien ; buveurs"],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"66dee6a2-095c-5e95-9ab7-3051179223bf":{"name":"*Zubdat al-Tawarikh* (“La crème des histoires”).","description":"Ouvrage rédigé en turc en écriture de style *naskhi* à l'encre noire sur 90 feuilles d'un délicat papier préparé. Il contient 55 miniatures – une ou deux par page – illustrant les sujets des textes. Pages 1b-2a, deux médaillons circulaires comportent une inscription précisant le sujet de l'œuvre et expliquant qu'elle a été réalisée pour le trésor du sultan Mourad III. Le texte compte 37 lignes par page. Les titres et têtes de chapitre sont dorés. Leurs enluminures font appel à des compositions florales à arabesques et motifs d'inspiration chinoise. Les médaillons des deux premières pages comprennent d'importants motifs floraux. \nLa couverture vert foncé – qui n'est pas l'originale – est laquée (technique connue sous le nom de *Edirnekari*). Les plats extérieurs sont richement décorés de compositions florales en or et argent, tandis que les gardes contre plat sont ornées de médaillons, de lambrequins et d'angles ornés. \nL'ouvrage rédigé par le panégyriste de la cour *(Şehnameci*) Sayyid Loqman Aşuri, se compose de deux parties principales. La première débute par une représentation de l'univers et des signes du zodiaque et se continue par des histoires tirées de la Torah, du Nouveau Testament et du Coran qui racontent la vie des prophètes et de grandes figures au service de la foi, illustrée de peintures. Elle s'achève sur l'arbre généalogique de Mahomet, des quatre califes légitimes, des sultans et hauts dignitaires des dynasties musulmanes comme les Omeyyades, les Abbassides, les débuts de la période islamique, Ghaznavides, les Ilkhanides, les Seldjoukides et les Timourides. La seconde partie s'ouvre sur l'histoire du sultan Osman (Uthman), fondateur de la dynastie ottomane, et couvre douze portraits de sultans jusqu'à Mourad III avant de se terminer par des descriptions des événements politiques ayant marqué ces règnes. \nCe recueil a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.). La qualité de ses peintures, de sa calligraphie et de sa reliure en fait une des plus grandes œuvres de l'art ottoman jamais créées pour un sultan.","short_description":"Ce manuscrit inclut les histoires des prophètes, la naissance de l’islam et les histoires des États musulmans. Il fut rédigé sur ordre du sultan Mourad III par l’historien Sayyid Lokman et enluminé par les fameux peintres (*naqqash*) Molla Kasım et Ustad Osman. C’est un travail unique dans l’art ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"993 de l’Hégire / 1583 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 64,7 cm, l. 41,3 cm.","method_for_datation":"Il est indiqué sur l'ouvrage qu'il a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003/1574-1595) en 933/1583.","method_for_provenance":"Il a probablement été copié à Istanbul sur l'ordre du sultan.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée en 1333/1915 de la bibliothèque du complexe d'Aksaray à Istanbul, fondé par l'épouse du sultan Mahmoud II et mère du sultan Abdoulaziz [Abd al-'Aziz] Ier, Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883, reine-mère de 1277 à 1292/1861-1876).","bibliography":"Aksoy, Ş., “Zübdetü't Tevarih Sultan III. Murad için Hazırlanan bir Şehname”, *P. Art, Culture, Antique*, 3 (1996), pp. 17-37. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, 19A-E, pp. 52-56. \nölçer, N. *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 272-75. \nRenda, G., “New Light on the Painters of the Zubdat at Tawarikh in the Museum of Turkish and Islamic Arts in Istanbul”, *Fourth International Congress of Turkish Art*, pp. 183-207.","artist":"Calligraphe : Sayyid Loqman Aşuri ; peintres : al-Sayyid Lutfi, Molla Kasim (Mulla Qasim) et Ustad Osman (Uthman) et leurs ateliers.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Papier préparé, encre, aquarelle, dorure, reliure laquée."],"keywords":["papier, dorure, encre, aquarelle, peinture, technique Edirnekari, zodiaque"],"author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"6c402e37-2b9b-5950-a717-adb9b30770b5":{"name":"Église du tombeau de la Vierge.","description":"La Vierge Marie, mère du Christ, occupe une place importante dans la religion musulmane. Elle est considérée comme l'exemple le plus élevé des vertus de chasteté et de pureté dans la culture islamique et une sourate entière du Coran porte son nom. L'historien al-Hanbali (m. 928 H / 1521 J.-C.) mentionne que sa tombe se trouvait dans une église connue pour être un lieu de pèlerinage aussi bien pour les chrétiens que pour les musulmans. Il note que le calife Omar Ibn al-Khattab (r. 13-23 H / 634-644), visitant Jérusalem après la conquête de 17 H / 638 J.-C., pénétra dans l'église et y pria deux *rak'ats*. La présence d'un grand *mihrab* à proximité de la tombe est donc aisément explicable. \nLe site était à l'origine une caverne naturelle au-dessus de laquelle fut érigée une église byzantine J.-C. à la fin du VIe siècle J.-C.L'église comptait deux niveaux et portait le nom de Marie, mère du Christ. Avec le temps, l'édifice se détériora et l'on en reconstruisit un autre. Le voyageur Arculfe décrivit la toiture de style occidental de l'église vers 50 H / 670 J.-C. Les Croisés la reconstruisirent sous sa forme actuelle à leur arrivée à Jérusalem. Bien que les quatre évangiles ne mentionnent ni la mort ni le lieu de l'inhumation de la Vierge Marie, la tradition chrétienne orthodoxe considère que ce site est celui de son tombeau et le lieu de son ascension. \nL'entrée de l'église est précédée par une cour ouverte de plan carré. Le niveau de son sol est inférieur de 5 m à celui de la place, à laquelle il est relié par un escalier partant du porche. L'entrée possède une grande porte rectangulaire sous un arc brisé gothique datant de la période des Croisés. Elle conduit à un long et large escalier voûté de 47 marches en marbre. L'église est couverte d'une série de voûtes d'arêtes reposant sur des arcs. à l'extrémité du chœur se trouve le tombeau de la Vierge qui est l'ancienne grotte creusée dans le roc, mais agrandie en maçonnerie. Le tombeau est situé à 12 m en contrebas de l'entrée du sanctuaire. La tombe elle-même est un bloc de rocher au centre de la partie orientale. Elle ressemble au tombeau de Jésus dans l'église du Saint-Sépulcre. à droite de la tombe se trouve un important *mihrab* dépourvu de décor, couronné par une coupole.","short_description":"L’église est située à l’est de la vieille ville. Sa construction fut entreprise à la fin de la période byzantine à l’endroit d’une caverne considérée comme la tombe de la Vierge Marie, qui occupait une place importante à la fois pour l’islam et pour la chrétienté. Le bâtiment actuel, de style gothique, date de l’époque des Croisés. Il ne reste pas grand chose des éléments architecturaux des églises antérieures. Le site est également sacré pour les musulmans et l’église contient de nombreux *mihrab* (niches).","dates":"Début du VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Sources historiques anciennes.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nMurphy-O'Conner, J., *The Holy Land: An Oxford Archaeological Guide from Earliest Times to 1700*, Oxford, 1998.","dynasty":"Croisés.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Tombeaux ; Vierge Marie ; grottes ; Wadi Qadrun"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"73a186bf-c916-5473-94f8-30aa969e3624":{"name":"Complexe Sokullu Mehmed Pacha.","description":"Payas est un port situé sur la route reliant l'Anatolie au Moyen-Orient. Son importance stratégique explique qu'il ait été marqué par de nombreuses civilisations. Intégré à l'empire ottoman en 921 H / 1516 J.-C. à la suite de la bataille de Mercidabik, son importance s'accrut avec le développement du commerce entre l'empire et les pays voisins et sa position sur la route du pèlerinage. Pour fortifier la place et répondre aux besoins des voyageurs, le sultan Sélim II y ordonna la construction d'un complexe dont fut responsable Sokullu Mehmed Pacha, qui fit appel à l'architecte Sinan. \nImplanté à proximité d'une forteresse construite après la conquête ottomane pour remplacer l'ancienne, le complexe occupe une surface d'environ 700 x 250 m. La partie centrale est traversée par une rue de boutiques orientée nord-sud de 115 m de long sur 15 de large, qui compte 24 échoppes de chaque côté d'un corridor voûté au centre duquel s'élève une coupole pour la prière. à l'est de cet *arasta* se trouvent des constructions pour les voyageurs comme le caravansérail, la cantine populaire (*imaret*) et les chambres de voyageurs (*tabhane*). à l'ouest s'élèvent d'autres constructions destinées à la prière, l'éducation et l'hygiène, dont une mosquée, une école primaire, une *madrasa* et un hammam. \nLe caravansérail se compose d'une cour carrée entourée de portiques sur ses côtés nord, sud et est et d'une section couverte de voûtes croisées. L'*imaret* au sud possède une cour à portiques à quatre salles fermées à l'est et à l'ouest. La *tabhane* des hôtes particuliers comprend quatre pièces ; elle est adjacente à l'*arasta* et à l'ouest du caravansérail. Le double hammam se trouve à l'est de l'*arasta* : la pièce chaude ou *sicaklik* (*caldarium*) des hommes possède quatre *iwan* et quatre chambres d'angle, tandis que celle des femmes est en forme d'étoile. L'école primaire, adjacente au mur ouest du *sicaklik* des hommes, est dotée de deux salles carrées sous coupole et d'un portique à trois travées au sud. \nLa *madrasa* et la mosquée – au sud-ouest de l'*arasta* – partagent une même cour à laquelle on accède par le nord ou par l'*arasta*. La *madrasa* comprend 21 pièces entourées de portiques sur trois côtés. \nLa mosquée est une salle de prière cruciforme, précédée au nord d'un portique à huit travées pour les retardataires ; à l'angle nord-ouest s'élève le minaret. La salle de prière est recouverte d'une coupole centrale et possède dans les quatre directions des *iwan* à voûtes croisées. \nLes murs principaux de tous les bâtiments sont habillés de pierre taillée. Le travail de pierres bicolores des entrées des différents bâtiments, en particulier de l'entrée de la mosquée et du *mihrab*, peut rappeler les traditions de l'art mamelouk et zenguide issues d'égypte et de Syrie. \nLa mosquée est la seule construction qui ait conservé sa fonction originale. Les autres sont désaffectées mais ouvertes à la visite.","short_description":"Payas est une importante ville portuaire sur la route reliant l’Anatolie au Moyen Orient. Le vaste complexe de Sokollu Mehmed Pacha à Payas comporte une mosquée, une *madrasa*, une école pour enfants, un hammam, un caravansérail, une cantine populaire (*imaret*) et des chambres de voyageurs (*tabhane*) flanquant une rangée d’échoppes (*arasta*) dans le centre du complexe.","dates":"982 de l’Hégire / 1574 J.-C.","location":"Payas, Dörtyol","province":"Hatay","method_for_datation":"La porte du caravansérail présente une inscription établissant que le complexe a été édifié par Sokullu Mehmed Pacha sur l'ordre du sultan Sélim II en 982/1574.","bibliography":"Aslanapa, O., *Osmanlı Devri Mimarisi* \\[Architecture de la période ottomane\\], Istanbul, 1986. \nKuran, A., *Mimar Sinan*, Istanbul, 1986. \nMüderrisoğlu, F., “Osmanlı İmparatorluğu'nun Doğu Akdeniz'deki İskelesi Payas ve Sokullu Mehmed Paşa Menzil Külliyesi \\[Payas : le port méditerranéen oriental de l'empire ottoman, et le complexe voisin de Sokullu Mehmed Pacha\\]”, *Dokuzuncu Milletlerarası Türk Sanatları Kongresi* \\[Neuvième congrès international de l'art turc\\] (23-27 septembre 1991), Actes, vol. 2, Ankara, 1995, pp. 513-524. \nSözen, M., *Türk Mimarisinin Gelişimi ve Mimar Sinan* \\[Le développement de l'architecture turque et Mimar Sinan\\], Istanbul, 1975.","patrons":"Sokullu Mehmed Pacha, sur les ordres du sultan Sélim II (r. 974-982 H / 1566-1574 J.-C.).","architects":"Architecte : Koca Mimar Sinan Ağa ( mort en 996 H / 1588 J.-C.).","dynasty":"Période ottomane classique.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["külliye ; arasta ; Payas ; Sinan ; route de pèlerinage ; Égypte ; Syrie ; mamelouk ; zenguide"],"author":"Şakir Çakmak","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"74efc106-e576-5569-bfb1-3b51d81c8622":{"name":"Église du Saint-Sépulcre.","alternate_name":"Qaniset al-Qiameh.","description":"Riche d'une longue histoire, l'église du Saint-Sépulcre possède un caractère architectural et artistique remarquable. Lieu sacré pour tous les chrétiens, elle est révérée pour être l'endroit de la résurrection de Jésus. C'est un vaste complexe architectural qui comprend à l'extérieur de l'église un certain nombre de petites chapelles. Sa surface totale dépasse 5 000 mètres carrés. \nLa première église fondée par les Byzantins comprenait un atrium, une basilique, une cour ouverte et le Saint-Sépulcre. En 614, les Perses incendièrent l'église, qui allait être détruite et reconstruite à plusieurs reprises au cours des quatre siècles suivants. Le patriarche Modeste entreprit sa restauration sous une forme réduite. Sans l'insistance du patriarche Sophronius, le calife Omar Ibn al-Khattab (r. 13-23 H / 634 J.-C.), protecteur reconnu des sites chrétiens, se serait abstenu de prier dans l'église pour éviter qu'on ne la transforme en mosquée. \nLes Croisés entreprirent des changements et des extensions à la suite de l'ambitieux projet de Constantin IX Monomaque et en transformèrent une fois de plus le plan. Une nouvelle église de style roman fut érigée en 543 H / 1149 J.-C., appelée église du Centre de l'univers (Nisf al-Dunya). Elle était construite autour du Rocher de la Crucifixion, le Golgotha, dominant la Rotonde du Sépulcre. Des changements furent également apportés à l'entrée conduisant au rocher à l'intérieur de l'église et le sous-sol fut aménagé pour les tombes de rois croisés. Un clocher, dont les portes ouvraient au sud et non à l'est, fut ajouté en 566 H / 1170 J.-C. Malgré ces importantes transformations, l'église conserva son caractère jusqu'en 583 H / 1187 J.-C. Suivant l'exemple de Omar Ibn al-Khattab, Saladin toléra la religion chrétienne et respecta les droits de ses fidèles. \nOn entre dans l'église par un important portail surmonté d'un énorme linteau de pierre sculpté d'un décor en bas relief représentant des scènes de la Bible. Derrière le portail part un escalier moderne qui conduit au site de la crucifixion aujourd'hui divisé en deux sections, est et ouest. Les vestiges du Rocher du Calvaire se trouvent dans la zone grecque orientée vers l'ouest, protégée par un panneau en verre. Le rocher est fendu, ce qui se serait produit lorsque le Christ fut frappé par un soldat romain et dépouillé de son manteau. Un escalier descendant, face au premier, mène à la Pierre de l'Onction où, à l'ouest, un mur sépare cette partie de l'église du Saint-Sépulcre. Légèrement au sud se trouve la Rotonde qui abrite le Sépulcre sous une demi-coupole de pierre à tambour cylindrique reposant sur des piliers. Une fenêtre centrale ouvre au milieu de la coupole, décorée de douze pétales d'or, symbole des douze apôtres. \nL'église contient par ailleurs un certain nombre de cellules, de pièces, de salles et de chapelles.","short_description":"Ce site chrétien, sacré parmi les lieux sacrés, est révéré comme le lieu où Jésus-Christ fut enterré et celui de sa résurrection. Il est placé presque au centre de la vieille ville de Jérusalem. L’église est un grand complexe qui comprend un certain nombre de chapelles, d’oratoires, de cloîtres et de chambres souterraines et qui abrite de nombreuses icônes, des mosaïques et d’importantes statues religieuses. Les rénovations successives depuis sa construction lui ont conféré une variété de styles, aujourd’hui dominée par le roman et le gothique. L’église comprend un certain nombre de secteurs qu’on ne distingue que par la tenue vestimentaire des différentes obédiences chrétiennes qui les contrôlent.","dates":"Première construction en 326-335 J.-C. La construction actuelle date de 543 H / 1149 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Sources historiques.","bibliography":"Al-Natsheh, Y., *Kanisat al-Qiyama* \\[L'église du Saint-Sépulcre\\], Jérusalem, 2002.","patrons":"L’empereur Constantin (r. 308-337 J.-C.) et sa mère, Hélène.","architects":"La construction a été supervisée par Qasis de Constantinople, également connu sous le nom d'Eustache. L'ingénieur et concepteur serait Zénobie de Palmyre (aujourd'hui Tadmour en Syrie).","dynasty":"L'église remonte à la période byzantine mais a connu plusieurs reconstructions et rénovations.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Résurrection ; crucifixion ; églises ; Jésus"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"85fb094d-1ff0-508b-bb75-cfcae0c77625":{"name":"Peinture","description":"Cette peinture représente une vue topographique de La Mecque montrant la Grande Mosquée entourée de la ville et des collines avoisinantes. Au centre de la vaste cour ouverte de la mosquée se dresse la forme cubique voilée de noir de la Kaaba, le plus saint des sanctuaires islamiques. Cette structure a été peu modifiée au cours des siècles mais restaurée, à la différence de la Grande Mosquée, plusieurs fois reconstruite. Cette vue date d'une période postérieure aux travaux de reconstruction ottomans du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Inspirées de l'architecture impériale stambouliote, des arcades surmontées de petites coupoles bordent la cour de chaque côté. Sept minarets à deux ou trois balcons se dressent vers le ciel. Le peintre a tenté de montrer une réalisation urbanistique ottomane. Les vieux quartiers de La Mecque étaient densément peuplés et les maisons touchaient les murs extérieurs de la Grande Mosquée. Il fut décidé de détruire ces logements afin de dégager un vaste espace devant le sanctuaire et sa façade, comme il était de règle dans les complexes de mosquée à Istanbul, Bursa ou Edirne. De nombreuses représentations de La Mecque et de la Kaaba illustrent les itinéraires suivis par les pèlerins pour les aider à s'orienter pendant le *hadjdj.* Elles figurent également sur des carreaux et des panneaux de carreaux depuis la seconde moitié du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) jusqu'à la première moitié du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Elles fournissent des descriptions détaillées des fonctions des différents bâtiments. La coupole devant la Kaaba à gauche du *minbar* (chaire), par exemple, protège les empreintes d'Abraham. À côté, le bâtiment ouvert abrite le puits de Zamzam dont les pèlerins boivent l'eau ou la rapportent chez eux. Le choix des constructions représentées, leur disposition et leur exécution évoquent davantage les gravures sur cuivre européennes de La Mecque que les descriptions des mêmes lieux figurant dans les livres de prière contemporains ou sur les carreaux de céramique mentionnés pus haut.","short_description":"Peinture d’une vue topographique de La Mecque montrant au centre la Grande mosquée entourée de maisons. Au milieu de la vaste cour ouverte se dresse la construction de la Kaaba tendue de noir.","holder":"Bibliothèque de l’Université d’Uppsala","dates":"Début du XIIe siècle de l’Hégire (début du XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Uppsala","dimensions":"H. 84,5 cm, l. 111,2 cm (hors cadre).","method_for_datation":"Cette peinture a été achetée par le théologien et orientaliste Michael Eneman (1676-1714), probablement à Istanbul, où il avait été envoyé par le roi de Suède Charles XII (1682-1718) en 1709. Après un voyage à travers la Syrie, la Palestine, le Sinaï, l’Égypte et Chypre en 1711 et 1712, il rentra en Suède en repassant par Istanbul. On pense que cette peinture est contemporaine de ce périple car les représentations de La Mecque et de Médine étaient courantes à cette époque.","method_for_provenance":"Peinture achetée par le théologien et orientaliste Michael Eneman au cours de son séjour en Turquie, probablement à Istanbul, au début du XIIe/XVIIIe siècle. Les représentations de La Mecque et de Médine étaient un sujet fréquent dans la peinture ottomane à l’époque, non seulement dans la technique à l’huile, mais aussi sur des carreaux ou en illustration de livres de prières ou de pèlerinage.","provenance":"Peut-être Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté par la Bibliothèque de l’Université d’Uppsala en 1717.","bibliography":"Ådahl, K., “View of Mecca and the Ka'ba”, in *Uppsala University Art Collections*, Uppsala University, 2001, pp. 256-257. \nErdmann, K., “Note. Ka'bah-Fliesen”, *Ars Orientalis* III, 1959, 192-197. \nFaroqhi, S., *Herrscher über Mekka: Die Geschichte der Pilgerfahrt*, Düsseldorf-Zürich, 2000. \nGren, E., “Bidrag till Michael Enemans Biografi Studier och Bokförvärv”, *Donum Grapeanum*, 1945, pp. 445-494. \nMostafa, M., *Islamische Keramik*, Le Caire, 1956, fig. 94, 95.","dynasty":"Ottomane","materials":["Huile sur toile."],"keywords":["Pèlerinage; décoration figurative."],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"8724a3b4-5bc3-563e-8060-000c6b3e01bf":{"name":"Maqam Nabi Moussa.","description":"Le *maqam* du prophète Moïse est l'un des plus importants complexes religieux de Palestine. Il comprend trois niveaux, sous-sol, rez-de-chaussée et étage. Fermé sur ses quatre côtés par un mur, il mesure 5 000 mètres carrés. Son plan est pratiquement carré puisque le mur nord mesure 74 m, le mur ouest environ 70 m, le mur est 68 m et celui du sud, le plus court, environ 55 m. Il possède cinq entrées dont la principale est le portail ouest, situé sur le côté sud du mur ouest. L'ensemble est construit en blocs de calcaire dont seuls les lits supérieurs sont de taille carrée soignée. \nLe sous-sol est consacré aux écuries et aux entrepôts. Le rez-de-chaussée et l'étage comptent plus de 100 pièces, une succession de salles, un minaret et une multiplicité d'équipements. La mosquée et le tombeau, les plus importants composants du complexe, se trouvent au rez-de-chaussée. La mosquée de plan rectangulaire (15 x 10 m) se compose de deux nefs couvertes par des voûtes entrecroisées. Le *maqam,* lui-même de plan carré de 5,5 m de côté, est situé auprès de la voûte nord-ouest. Sa partie centrale, en léger retrait, mesure 4,7 m de long, 1,6 m de large et 1,7 m de haut. Orienté ouest-est, il est en pierre soigneusement appareillée. Recouvert d'une *kiswa* en tissu vert, il est entouré d'une clôture en bois et surmonté d'une demi-coupole soutenue par quatre arc brisés. \nCe *maqam* a bénéficié de nombreux *waqf*. Historiquement, le *waqf* du prophète Moïse, le plus riche, permet de nourrir et de loger gratuitement les visiteurs. Il pourvoit également aux salaires d'environ 50 personnes dont le *cheikh* des *cheikh*, le scribe, le serviteur, le gardien, le portier, le muezzin, le porteur de torche, le balayeur, le psalmodieur de Coran, etc. Le *maqam* du prophète Moïse occupe une place importante dans l'histoire du peuple palestinien tant sur le plan religieux que sur le plan architectural, social, folklorique ou politique.","short_description":"Le *maqam* de Nabi Moussa est le plus grand et le plus fameux sanctuaire musulman de Palestine. Son plan est pratiquement carré et couvre une superficie de 5 000 m2, sur trois niveaux. Le complexe comprend des écuries, des entrepôts, une grande mosquée avec un minaret et la salle du *maqam* de même qu’un grand nombre de portiques et différents équipements. Ceux-ci comprennent 100 pièces couronnées par des coupoles pour la résidence des invités durant la saison. Le complexe est situé dans un environnement désertique unique sur la route de Jérusalem à Jéricho. Le *maqam* occupe une place importante dans l’histoire du peuple palestinien et est associé à de nombreuses manifestations d’ordre social ou politique.","dates":"La mosquée et la coupole qui surmonte le tombeau ont été édifiées en 668 de l'Hégire / 1269 J.-C. Le bâtiment a été agrandi en 885 H / 1480 J.-C. et le minaret érigé peu après 880 H / 1476 J.-C. L'ensemble a été restauré à plusieurs reprises en 1013 H / 1604 J.-C., 1150 H / 1737 J.-C., 1175 H / 1761 J.-C., 1235 H / 1819 J.-C., 1303 H / 1885 J.-C.","location":"Environs de Jérusalem","method_for_datation":"Cinq inscriptions figurent sur le bâtiment, dont la plus importante est la plaque de fondation du sultan Baybars sur laquelle apparaissent ses titres et la date de construction de la coupole (668/1269).","bibliography":"Al-'Asli, K., *Mawsam al-Nabi Moussa fi Filistin, Tarikh al-Mawsam wa al-Maqam* \\[Le mawsim du prophète Moïse en Palestine: histoire du mawsim et du maqam\\], Amman, 1990. \nMurrar, K. M., *Maqam al-Nabi Moussa, Dirasat Tarikhiya wa Athariya wa Mi'mariya* \\[Le maqam du prophète Moïse : étude historique, archéologique et architecturale\\], Naplouse, 1997. \nMukhlis, Abd A., “Kaifa wa Matta Bad'a Mawsam al-Nabi *Moussa* \\[Comment et quand commence le mawsim du prophète Moïse ?\\]”, in *Majallat huna al-Qods* \\[Journal de Jérusalem\\], n° 6, 1942. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Le premier commanditaire de ce maqam est le sultan al-Dahir Baybars (r. 658-676 H / 1260-1277 J.-C.). Le complexe a été restauré par la suite par Ali Katkhuda ‘Azban, Abd al-Latif al-Hussaini ; Abd Allah Pacha, gouverneur de Sidon et de Tripoli, et Muhammad Tahir al-Hussaini, mufti de Jérusalem.","architects":"La restauration de la période ottomane a été réalisée par des architectes de la famille de Hussain bin ‘Ali bin al-Namri, dont ‘Abd al-Muhsin bin Mahmoud bin Hussain, architecte principal de Jérusalem, et son frère al-Hadjdj Karim.","dynasty":"Période mamelouke, mais extensions et restaurations au cours de la période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Maqam ; prophète Moïse ; mawsim ; saisons"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"912b204e-c92a-58e3-8cab-b04e1caa9f7e":{"name":"Dôme du Rocher.","description":"Le Dôme du Rocher est l'un des plus anciens monuments islamiques encore existants. Sa forme grandiose occupe une place majeure dans l'histoire de la formation de l'art islamique en général. \nLe bâtiment de plan octogonal est surmonté par une importante coupole reposant sur un tambour circulaire. Quatre portes orientées vers les quatre points cardinaux permettent d'accéder à l'intérieur. La base des façades est revêtue de panneaux de marbre et leur partie supérieure de carreaux de céramique vernissée datant de Soliman le Magnifique, qui ordonna le remplacement de la mosaïque de verre d'origine en 952-959 H / 1245-1552 J.-C. Les panneaux de marbres ont été remplacés à plusieurs reprises. Le tambour intérieur, lui, est revêtu d'une mosaïque de carreaux de verre. La coupole actuelle est recouverte de panneaux de cuivre plaqués d'or qui ont remplacé des panneaux de plomb doré. \nL'intérieur et l'extérieur sont construits selon un plan octogonal qui encadre le Saint Rocher. Selon les croyances islamiques, ce rocher est l'endroit d'où le prophète Mohammad monta au ciel (*Mi'raj*) la nuit de son voyage de la Mecque à Jérusalem (*Isra'*). L'intérieur est soutenu par huit piliers et 16 colonnes. La rotonde repose sur des arcs en plein cintre reposant sur quatre piliers et douze colonnes et décorés sur leurs deux faces et leur intrados de carreaux en mosaïque et d'inscriptions épigraphiques. La rotonde est recouverte par une double coupole. La coupole intérieure, de 20,44 m de diamètre, est tenue pour la plus ancienne structure en bois existante. Elle est doublée de panneaux de bois décorés d'inscriptions et d'ornements géométriques incisés dans le stuc. Seize fenêtres ont été percées dans le tambour, lui-même orné d'une décoration en mosaïque et d'inscriptions tirées du Coran qui datent des diverses campagnes de restauration, les plus célèbres restant celles des période omeyyade, ayyoubide, mamelouke et ottomane. Cette coupole, sans aucun ornement décoratif, illustre la nouvelle orientation esthétique dictée par des préceptes religieux.","short_description":"Le Dôme du Rocher est le joyau de l’architecture islamique et le monument islamique le plus ancien qui n’ait pas subi de changements fondamentaux. Il procure ainsi un témoignage très important sur la création et sur la formation de l’architecture islamique et sur les premiers arts décoratifs islamiques. On le considère également comme l’un des plus beaux monuments au monde. La construction est de forme octogonale et est couverte sur ses parois extérieures de marbre et de carreaux vernissés. L’intérieur est revêtu de marbre, de mosaïques, de plâtre et de bois. La grande coupole recouverte d’or qui couronne l’édifice symbolise à elle seule Jérusalem.","dates":"72 de l’Hégire / 691 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscription de fondation en écriture coufique. Plusieurs historiens musulmans anciens comme al-Maqdisi al-Bichari, le fameux géographe (m. fin IVe/Xe siècle) datent la construction de l'édifice de 72/961.","bibliography":"Al-Natseh, Y., *Qubbat al-Sakhra al-Mouchrrafa: Jauhara al-Qods wa al-Masjid al-Aqsa al-Moubarak* \\[Le Dôme du Rocher : joyau de Jérusalem et première mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 2002. \nCreswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932. \nGrabar, O. et Nuseibah, S., *The Dome of the Rock*, New York, 1996. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004. \nRichmond, E. T., *The Dome of the Rock in Jerusalem: A Description of its Structure and Decoration*, Oxford, 1924.","patrons":"Le calife omeyyade Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.). L’édifice a été rénové par plusieurs califes et sultans dont le calife fatimide al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), le sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.) et le sultan ottoman Soliman le Magnifique (r. 926-974 / 1520-1566 J.-C.).","architects":"Raja’ bin Haïwa et Yazid bin Salaam. Le nom de l’artisan Muhammad bin Balawar est associé à la rénovation de la période fatimide. Celui de Moustafa Raqam est lié aux dernières campagnes de restauration ottomanes (XIIIe siècle H / XIXe siècle J.-C.).","dynasty":"Omeyyade.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Mi’raj ; carreaux en céramique ; rocher ; rocher de al-Bayt al-Muqqadas ; mosaïques ; kachani ; dômes ; dômes en bois ; doubles-dômes ; octogones ; cuivre ; placage d’or"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A*., Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuivre incrusté d’argent."],"keywords":["Objets religieux ; hadj ; inscriptions ; écriture naskhi ; Kaaba ; kiswa ; clés ; cuivre"],"author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"998a912b-36fb-51e9-9d23-92392129a07c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis produit par des artisans paysans de Gördès (Anatolie), l'un des principaux centres de fabrication du tapis au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), célèbre pour ses nœuds serrés et ses velours de laine courts et soyeux. Le dessin comme les couleurs de ce tapis, sa niche bleu foncé encadrée d'écoinçons et de bordures élaborés sont typiques de ce style. La présence de la niche confirme qu'il s'agit d'un tapis de prière, offrant un endroit propre pour se livrer au rite des cinq prières quotidiennes. Elle reprend la forme du “mihrab” ou niche de prière des mosquées et indique la direction de La Mecque, vers laquelle les musulmans doivent se tourner pendant leurs dévotions. Elle peut également symboliser la porte d'accès au paradis. L'ornement en suspension dans sa pointe revêt peut-être une signification spirituelle.","short_description":"Tous les ménages de Gördes, en Anatolie, possédaient leur métier à tisser pour les femmes et les jeunes filles qui fabriquaient de petits tapis et des tapis de prière. Ce tapis de prière est décoré d’une élégante niche centrale rappelant l’architecture des *mihrab* des mosquées anatoliennes.","holder":"Saint Mungo Museum for Religious Life and Art, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"L. 183 cm, l. 119 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. à la fois la composition et le tissage de ce tapis ressemblent à plusieurs autres tapis de prière de ce type datant du XIIIe/XIXe siècle, qui sont attribués à la production de Gördès.","provenance":"Gördès, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Bennett, I., *Rugs and Carpets of the World*, Londres, 1977. \nScarce, J. M., “Oriental Carpets: The Burrell Collection”, Arts of Asia, mai-juin 1990, p. 136.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine (chaîne, trame et velours)."],"keywords":["objets religieux ; décoration florale"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a0123f90-172b-59e1-9291-e46637556232":{"name":"Grille / clôture en fer.","description":"Grille en fer ayant servi de clôture, dont le musée possède 19 sections réunies par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique dominant l'art et l'architecture croisés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Elle entourait le rocher sous le Dôme du même nom, d'où le prophète Muhammad était monté au ciel pendant la nuit du *Mi'raj*. Elle avait pour fonction de protéger cette pierre des pèlerins chrétiens européens qui en emportaient des morceaux comme souvenirs ou reliques à donner éventuellement à leur église, au risque de déformer le rocher sacré. Cette grille d'enceinte, en mauvais état de conservation lors des travaux de restauration entrepris vers 1960, fut remplacée par une balustrade en bois de style islamique. La grille fut déposée dans les réserves du musée, où de nombreuses pièces disparurent. \nElle se compose de plusieurs parties de largeur et de hauteur identiques, à l'exception des quatre parties centrales qui mesurent 257 cm de haut. Entre chaque paire de tiges figurent 21 éléments décoratifs répétés, chacun constitué d'un petit demi-cercle de fil de fer se transformant en fleur composée de quatre volutes en spirale. Les fleurs qui se font face sont solidarisées par une attache en fil de fer. Sous des formes légèrement variées, ce motif se répète sur toute la grille. Un petit morceau de grille similaire se trouve encore dans le Dôme du Rocher.","short_description":"Clôture ou grille en fer formée d’éléments de tailles identiques et d’une décoration répétitive réunis par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique qui prédominait dans l’art et l’architecture des Croisés en Palestine. Cette grille d’enceinte entourait le rocher sous le Dôme du même nom pour assurer sa protection.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 230 cm, l. 570 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Comparaison des techniques de fabrication et de décoration avec d'autres pièces de la période des Croisés, dont une paire de chandeliers conservée au Musée islamique de Jérusalem.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été fabriquée à Jérusalem, comme c'était généralement le cas pour ce type de mobilier architectural réalisé in situ.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Pièce transférées du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in Al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, in *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*,n° 45, 1982.","dynasty":"Croisés","materials":["Fer forgé, assemblage par tringles."],"keywords":["Grilles ; style gothique ; travail du métal ; croisé ; travail du fer ; décoration végétale"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a0e649a0-0f53-5503-9c38-d0a4035fdc34":{"name":"Page de manuscrit figurant Moïse, Muhammad et l’archange Gabriel.","description":"Ce feuillet isolé, extrait d'un manuscrit, présente entre des bandes calligraphiées Moïse, Muhammad et l'archange Gabriel conversant dans les cieux. Derrière les trois protagonistes, on distingue sur cinq nuages des anges qui semblent épier la conversation. Ce qui est représenté ici est l'une des scènes de la vision que Muhammad eut de son assomption. À droite se tient Muhammad, en long habit vert et turban, à gauche Moïse en long vêtement rouge foncé, debout devant son trône céleste qui est désigné par une inscription en écriture arabe. Moïse fait des mains un geste oratoire. Son interlocuteur Muhammad se tient face à lui, le visage recouvert de voiles blancs, les mains cachées dans les longues manches de son manteau. Les têtes des deux prophètes sont nimbées d'une auréole où leur nom se déchiffre en lettres noires. Entre eux deux, tourné vers Muhammad, se dresse l'archange Gabriel, reconnaissable à sa couronne et à ses doubles ailes multicolores. Gabriel était déjà le gardien du Paradis dans l'Ancien Testament. Il est l'un des deux anges qui se tiennent devant Dieu (Luc 1, 19) et il donne l'explication de l'histoire messianique (Daniel 8, 16 et suiv.). Il aurait annoncé à Muhammad le texte du Coran. La sourate II, verset 97, dit : “Gabriel l'a envoyé \\[le Coran\\] avec la permission de Dieu dans ton cœur \\[le cœur de Muhammad\\].” \nLe texte au-dessus des trois personnages décrit l'histoire, il est rédigé en turc ottoman. Muhammad et Dieu discutent du nombre des prières quotidiennes et finissent par convenir du nombre de cinq. Moïse est le conseiller céleste de Muhammad, Gabriel est l'ange qui l'accompagne. Leurs propos sont écrits en arabe. \nLe texte est emprunté à l'une des biographies du prophète qui apparurent dès le VIIe siècle, appelées “Sira” (“Les circonstances de sa vie” ou “Sa manière de vivre”). Ce feuillet isolé provient sans doute d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","short_description":"Ce feuillet peint, extrait d'un manuscrit, présente l'archange Gabriel avec les prophètes Moïse (à gauche) et Muhammad (à droite). Entourés d'anges, ils discutent la question des prières quotidiennes. Cette scène se passe pendant le Voyage nocturne de Muhammad. Son visage est voilé car il était interdit de représenter Muhammad.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Probablement réalisé pour Murad III, 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 31 cm, l. 20,5 cm.","method_for_datation":"Ce feuillet séparé faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003/1574-1595).","method_for_provenance":"Le texte et le style de ce feuillet indiquent qu'il faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté à Londres en 1976.","bibliography":"Budde, H. et Nachama, A. (éd.), *Die Reise nach Jerusalem,* Berlin, 1995, p. 180, cat. 1/121, ill. 180. \nKalter, J. et Schönberger, I., *Der lange Weg der Türken, 1500 Jahre türkische Kultur,* Stuttgart, 2003, p. 138, ill. 149. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1979, n° 668. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 40. \nPetspoulos, Y. (éd), *Kunst und Kunsthandwerk unter den Osmanen,* Munich, 1982, p. 200, ill. n° 209.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Encre, gouache sur papier, or."],"keywords":["Coran ; nombre des prières ; mirage ; assomption"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a422b89c-541c-5d0c-b8ef-5292227a2201":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Cette gourde, souvent appelée gourde de pèlerin, est un récipient utilisé pour transporter l'eau en voyage, en pèlerinage ou à la chasse. Elle est fabriquée au moule et se compose d'un réservoir circulaire, d'un goulot et de deux bélières. Le goulot en forme de tube cannelé est fait d'anneaux de diamètres décroissants pour permettre de boire sans perdre de liquide. Les deux bélières servent à attacher une cordelette que le voyageur à pied, à cheval ou à dos de chameau accrochait à sa hanche. \nLa surface de la panse est décorée d'un blason moulé de style mamelouk appelé *rank* en arabe. L'aigle aux ailes éployées au-dessus d'un calice flanqué de fleurs est le blason du prince Toqouztimour. On pense qu'il débuta sa carrière comme échanson, d'où la présence d'une coupe dans son blason. Lorsqu'il fut élevé au rang de gouverneur par le sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), il y a jouta l'aigle en hommage au sultan. Les roses à six pétales figurant sous le rapace sont peut-être un hommage à la famille de Nasir al-Din, les Qalawun.","short_description":"Cette gourde décorée d'un emblème, selon une mode devenue populaire pendant la période mamelouke, porte un symbole d'aigle et donne le nom de son propriétaire, le prince Toqouztimour, gouverneur mamelouk d'Hama puis d'Alep.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Toqouztimour (r. 742-746 H / 1341-1345 J.-C.), gouverneur mamelouk de Hama et d'Alep.","dates":"742-746 de l'Hégire / 1341-1345 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 27,3 cm, Ø (panse) 18,5 cm.","method_for_datation":"La présence du blason du prince Toqouztimour (r. 742-746 / 1341-1345) permet de dater cet objet, qui est similaire à d'autres de la même période.","method_for_provenance":"Cette gourde a été trouvée à Alep, mais comme le prince a été gouverneur de Hama puis d'Alep, il est également possible qu'elle ait été fabriquée à Hama. Des objets de style, de décor et de fonctions similaires sont généralement d'origine syrienne.","provenance":"Alep ou Hama, Syrie.","obtention":"Acheté en 1933.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Art of the Mamluks: Renaissance of Islam*, Washington DC, 1981. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période mamelouke","materials":["Terre cuite moulée."],"keywords":["Gourde de pèlerin ; terre cuite ; poterie ; moulée ; Alep ; Toqouztimour ; blason ; aigle ; coupe ; al-Nasir Muhammad"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a65b9f90-12e9-50e4-9065-9d1274ef0a10":{"name":"Encensoir.","description":"Encensoir en excellent état dont la grande beauté témoigne d'un art raffiné. Ses inscriptions gravées indiquent que le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq l'avait légué à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) où il fut conservé plusieurs siècles jusqu'à son transfert en 1928 au Musée islamique de Jérusalem. De forme allongée, il présente une surface nervurée travaillée en courbes et se compose de trois parties : partie basse, partie haute et système d'attachement. La partie inférieure est un récipient en coupole inversée qui vient s'adapter à la partie supérieure également en dôme. Le haut de la partie basse forme un important anneau à 12 facettes se terminant par une bordure également facettée. Il présente une inscription dorée qui se lit : “Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, Muhammad est le prophète de Dieu et Ibrahim \\[Abraham\\] l'ami de Dieu. Cet encensoir béni a été légué par notre seigneur, le Sultan, le Souverain, celui qui règne, al-Dahir Abou Saïd Muhammad, que Dieu conforte son triomphe, au Haram al-Ibrahimi.” L'encensoir repose sur un pied évasé à base facettée de 12 nervures et décorée de traits à l'or. \nLa partie supérieure surmontée d'un faîteau à deux éléments sphériques fait fonction de couvercle. Le bas est un anneau à 12 faces, chacune décorée de motifs en fleur de lotus. Trois anneaux y sont attachés, d'où partent des chaînes de suspension passant par trois autres anneaux fixés en haut de la partie inférieure. Le chapeau est une coupole bulbeuse à décor végétal présentant douze petits hémisphères ornant sa base nervurée. Une inscription dorée dit : “Cet encensoir est ainsi l'encensoir de l'humble serviteur Abd al-Qadir ibn Muhammad Qabzi.”","short_description":"Cet encensoir fut légué par le sultan al-Dahir Jaqmaq, ainsi que l’indiquent ses inscriptions dorées. Il est allongé avec des surfaces nervurées à douze facettes, et comprend trois parties : le corps, la partie haute à couvercle et le système d’attache à chaînes. Il est décoré de motifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 42 cm, H. en suspension 103 cm, Ø 14 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions figurant sur l'objet mentionnent qu'il appartenait au sultan al-Dahir Jaqmaq.","method_for_provenance":"Cet objet a probablement été réalisé au Caire car son exécution évoque d'autres objets issus des ateliers cairotes de cette période. Il fut donné à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron par le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq, comme l'indique l'inscription.","provenance":"Probablement réalisé sur commande au Caire pour la mosquée al-Ibrahimi d’Hébron.","obtention":"L'objet a été transféré de la mosquée d'Hébron au musée en 1928.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuivre gravé incrusté d’or."],"keywords":["Encensoir ; encensoirs mamelouks ; cuivre"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a94d6e26-81d2-5650-b785-1ad7d1e3be12":{"name":"Maqam du prophète Samuel.","description":"Ce *maqam* ou sanctuaire est lié au prophète et juge Samuel qui vécut au XIe siècle av. J.-C. On pense que ses restes ont été déposés auprès de son village natal, mentionné sous le nom de *Dair* Samuel dans le journal du voyageur al-Maqdisi (m. fin IVe siècle H / Xe siècle J.-C.). L'historien al-Hanbali (m. 928 H / 1521 J.-C.) note lui aussi que ce village était le site de la tombe de Samuel. Des fouilles archéologiques modernes ont révélé que le village s'était développé au cours de la période des Croisés. \nL'origine du bâtiment remonte à une grotte souterraine sur laquelle une église fut édifiée par les Croisés en 551 H / 1157 J.-C., après que Baudoin III en eut confié le site à l'ordre des Prémontrés. L'église fut endommagée après la bataille de Hattin en 583 H / 1187 J.-C. et les musulmans en transformèrent les restes en *maqam* au cours de la période ayyoubide. La mosquée actuelle est une addition au *maqam* mamelouk. Elle fut rénovée et reçut son minaret pendant la période ottomane (1143 H / 1730 J.-C.) à l'initiative du *cheikh* Muhammad al-Khalili. Le site a été rénové par le Haut Conseil islamique en 1340 H / 1922 J.-C. \nLe *maqam* représente un vaste complexe comprenant un étage, une crypte, une grande mosquée et une série de pièces. On peut accéder à la crypte par le portail principal situé sur la façade orientale, qui conduit à un vestibule de 7 mètres carrés donnant directement dans la mosquée et, par un escalier, vers la crypte. Celle-ci, de plan rectangulaire (11 x 4 m), est recouverte d'une voûte en berceau. L'une des deux tombes, située dans la partie ouest, est celle du prophète Samuel. à la suite de l'occupation israélienne à partir de 1967, cette partie de la crypte a été réservée aux fidèles juifs. \nLa mosquée se compose de deux salles de prière, du minaret et de quelques pièces. La première salle est un *iwan* de plan à peu près carré (8,5 x 7,20 m), au même niveau que le vestibule et recouvert d'une voûte en éventail. Un *mihrab* sans ornement occupe le mur sud. La salle de prière principale est située à l'ouest du vestibule et mesure environ 21,5 x 11,5 m. Elle se compose de trois volumes rectangulaires orientés nord-sud. Au centre du volume central se trouve une autre tombe du prophète Samuel. Au sud de celle-ci se trouve un autre *mihrab*. Cette zone est réservée aux musulmans. à l'angle sud-est du vestibule, un escalier mène au toit de la mosquée et à l'entrée du minaret. Celui-ci, de 13,5 m de haut par rapport à la toiture, offre une splendide vue panoramique sur Jérusalem et les villages environnants.","short_description":"C’est l’un des *maqam* commémoratifs (sanctuaires) disséminés à travers la Palestine, situé au sommet de la plus haute montagne de la région de Jérusalem. Il fut édifié par les Croisés en tant qu’église et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) le transforma en mosquée et *maqam*. Les Ottomans lui ajoutèrent un minaret. Le bâtiment est une caverne, au sommet de laquelle se trouve une grande salle de prière et une série de pièces qui étaient utilisées pour les services et pour les visiteurs du *maqam*. Il était utilisé pour la réception des soufis mais se trouve aujourd’hui contrôlé par les musulmans et les juifs.","dates":"551 de l'Hégire / 1157 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscription datée à l'entrée, sources historiques et comparaison avec l'architecture de constructions similaires.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nAl-Maqdisi, Chams al-Din Abu Abd Allah Muhammad bin Ahmad (m. fin IVe/Xe siècle)*, Ahsan al-Taqasim fi Ma'arifat al-Aqalim* \\[La place de l'art dans la connaissance des régions\\], Leyde, 1906.","patrons":"Baudouin II (r. 512-525 H / 1118-1131 J.-C.).","dynasty":"Période des Croisés. Agrandissement pendant la période mamelouke et rénovation par les Ottomans.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Églises ; grottes ; maqam"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b20793d5-1141-55aa-a80e-ab4725d92f81":{"name":"Tours de la citadelle de Salah al-Din al-Ayyoubi : Burg al-Ramla et Burg al-Haddad.","description":"Partie intégrante des murs de la citadelle de Saladin, également appelée château de la Montagne (*qala'a al-Gabal*), chacune de ces deux tours en quart de cercle compte trois niveaux pour une hauteur de 20,80 m. Toutes deux sont en pierre appareillée en bossage. Burg al-Hadadd se distingue de sa voisine et des autres tours de la citadelle par la présence de quatre *saqatat*, bretèches soutenues par des consoles en pierre. Elles sont ouvertes en partie inférieure pour permettre aux défenseurs de jeter des substances enflammées ou de l'huile bouillante sur les attaquants. Les vestiges les plus anciens de ce système défensif se trouvent au Qasr al-Khayr al-Charqi (nord de la Syrie) et datent du calife omeyyade Hicham ibn Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.). On le retrouve au Levant au cours des périodes atabeg et ayyoubide pendant les croisades, et dans la citadelle de Qaytbay à Alexandrie sous les Mamelouks. \nLes sultans mamelouks utilisèrent les tours de la citadelle et des alentours pour loger leurs soldats. Les Mamelouks circassiens, également connus sous le nom de Mamelouks burguides (r. 784-922 H / 1382-1517 J.-C.), développèrent les fortifications et entreprirent la construction de tours, dont Burg al-Ramla et Burg al-Haddad. Trois panneaux en marbre sont scellés dans le mur à droite de l'entrée de l'ancienne porte de la citadelle, Bab al-Mudarrag, édifiée par Saladin dans le mur sud de l'enceinte militaire nord-est. Ils portent des inscriptions précisant que les travaux de fortification, de construction et de rénovation ont été entrepris par trois des sultans mamelouks circassiens : Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.), Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.) et al-Adil Tumanbay (r. 906 H / 1501 J.-C.).","short_description":"Ces deux immenses tours sont situées à l'angle nord-est du rempart est de la citadelle de Salah al-Din (Saladin) et sont reliées par un passage couvert. Elles servaient de caserne pour les Mamelouks circassiens (ou Mamelouks burguides) sous le règne du sultan Qalawun.","dates":"579 de l’Hégire / 1184 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"L'inscription de fondation de la citadelle, apposée sur Bab al-Mudarrag, porte le nom du commanditaire et la date de la construction. Des recherches conduites par les archéologues Casanova en 1894-1897 et Creswell en 1924 ont cependant montré que les murailles nord et les tours situées à l'intérieur de la citadelle datent pour la plupart de la période de Saladin (r. 564-589/1169-1193).","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Ahmad (m. 845 / 1442), *Al Mawa'iz wa al–Itibar Bi Dhikr al-Khitat wa al–Athar* \\[Exhortations et contemplation de la réunion de plans et monuments\\], Le Caire, 1853. \nCasanova, P., “Histoire et Description de la Citadelle du Caire”, *Mémoires de la mission archéologique française du Caire,* n° 6, Paris, 1897. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt*, vol. II, Oxford, 1960. \nRabbat, N., *The Citadel of Cairo: A New Interpretation of Royal Mamluk Architecture*, Leyde, 1995. \nZaki, Abd al-Rahman*, Qal'a Salah al-Din al-Ayyoubi wa ma hawlaha min al-Athar* \\[La citadelle de Salah al-Din al-Ayyoubi et les monuments voisins\\], Le Caire, 1970. \n*L'Art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 77-78.","patrons":"Al-Malik al-Nasir Salah al-Din al-Ayyoubi (Saladin), r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","architects":"La construction a été supervisée par Baha’al-Din Qaraquch al-Asadi.","dynasty":"Période ayyoubide.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["tours ; architecture de temps de guerre ; architecture militaire"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bd0502e7-8e93-5eae-9634-c4fcfe027590":{"name":"Deir Mar Moussa al-Habashi (monastère de saint Moïse l’Éthiopien).","description":"Le monastère s'est développé autour d'une ancienne tour de guet byzantine du Ve ou VIe siècle. Selon la légende, Moïse, fils du roi d'Éthiopie, arriva en Syrie après avoir abandonné ses droits au trône pour mener une existence consacrée à la spiritualité. Après avoir voyagé en Égypte et en Palestine et être devenu prêtre au cours de son périple, il se fit moine et s'installa dans les montages de Qalamun, se consacrant à la contemplation dans des grottes et la tour de guet abandonnée. Il subit le martyre de soldats byzantins de Chalcédoine au début du VIIe siècle et le monastère prit alors son nom. \nLe bâtiment se caractérise par le style défensif de son architecture. La très petite entrée s'ouvrant dans le mur occidental ne mesure que 1 m de haut. Des meurtrières sont réparties le long du mur. L'entrée conduit à un corridor sombre desservant diverses petites pièces, l'église et une terrasse donnant sur la falaise. Les pièces principales se distribuent sur deux niveaux au-dessus du sommet de la falaise et trois niveaux creusés en dessous. L'eau de pluie était collectée dans des réservoirs et conservée pour être utilisée tout au long de l'année. Au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les installations du monastère furent agrandies. \nL'église, au nord du monastère, a été édifiée en 450 H / 1058 J.-C. Elle est de plan carré de 10 m de côté, et divisée en deux sections : le chœur, contenant un autel sous un arc en berceau surbaissé et un jubé d'une part, la salle de prière composée de trois nefs séparées par deux rangées de colonnes d'autre part. \nLes importantes fresques murales qui recouvrent les murs de l'église constituent l'un des plus riches exemples de l'art chrétien de la région. Elles révèlent à l'étude plusieurs couches de peinture, toutes exécutées sous les règnes seldjoukide, atabeg et ayyoubide. L'écaillement de la peinture par endroits a permis d'étudier leurs caractéristiques stylistiques et iconographiques. Leurs inscriptions de datation subsistent, écrites en arabe, ce qui montre que les chrétiens de la région adoptèrent la langue arabe au cours de la période médiévale. La couche inférieure, datée de 466 H / 1074 J.-C., est la moins bien conservée et présente un style de peinture animé dans la continuité de l'art chrétien hellénistique local. La seconde couche, datée un peu plus tard de 488 H / 1095 J.-C., est tout aussi expressive et subsiste presque entièrement sur le mur oriental de la nef centrale ; elle représente le baptême du Christ. La troisième, la plus visible, est une vaste fresque murale médiévale, rare opportunité offerte à la recherche iconographique. Elle représente, par exemple, le Jour du jugement dernier sur le mur de la fenêtre occidentale, face à une Annonciation sur le mur oriental. Stylistiquement, ces peintures sont de style syriaque, plus spontané que celui de la tradition byzantine antérieure. Leur date n'est pas très claire. On a pu lire 1504 dans le calendrier séleucide, qui correspond à 588 H / 1192 J.-C., ou 604 H / 1208 J.-C. Ces deux possibilités confirment néanmoins une réalisation contemporaine de la période ayyoubide.","short_description":"Ce monastère est accroché aux falaises du Djebel Qalamoun, près de la route Damas-Homs. Sa plus ancienne partie est pré-islamqiue et son église du Ve s. H (XIe s. J.-C.) possède l'ensemble le plus complet de fresques murales chrétiennes qui nous soit parvenu. Les trois strates de ces peintures sont datées des périodes atabeg et ayyoubide. Elles illustrent la renaissance artistique que connurent les communautés chrétiennes syriaques, dans la tradition de tolérance de l'islam envers les autres religions, même pendant les périodes de militarisation et de guerres avec les Croisés.","dates":"La partie la plus ancienne, qui sert actuellement de cuisine, est une tour préislamique byzantine du Ve ou VIe siècle ap. J.-C. L'église du monastère date de 450 H / 1058 J.-C.","method_for_datation":"Lors de fouilles, des vestiges de constructions massives à coupole ont été découvertes dans les fondations et attribués à la période byzantine préislamique, sans doute du Ve ou VIe siècle. Un manuscrit conservé au British Museum de Londres et provenant du monastère est daté de 575 J.-C., ce qui signifie que le monastère était bien établi avant cette date. Pour l'église, une inscription sculptée date la construction de 450/1058. Une inscription au-dessus de l'entrée indique que des travaux de rénovation ont été achevés en 902/1497.","bibliography":"Cruickshank-Dodd, E., “The Monastery of Mar Moussa al-Habashi near Nebek, Syria”, *Arte Medievale: periodica internzionale di critica dell 'arte medievale,* 2e série, 6:1, 1992, pp. 61-132. \nEvans, H., *Byzantium: Faith and Power 1261-1557*, New York, 2004, p. 424. \nDell'Oglio, P., “Tarikh Deir Mar Moussa al-Habashi wa wasf al-Rusumat al-Jidariyya fi Kanisatihi \\[Histoire du monastère de saint Moïse l'Éthiopien et Description des peintures murales de l'église\\]”, *Tarmim Deir Mar Musa al-Habashi* \\[La Restauration du monastère de saint Moïse l'Éthiopien\\], Damas, 1998, pp. 11-23.","patrons":"Le monastère dépend depuis le VIe siècle de communautés chrétiennes orientales et de leurs moines résidants. Après une longue période d’abandon et de multiples dommages survenus en particulier au cours des années 1970, le jésuite italien Paolo dell’Oglio et les communautés catholiques syriennes ont entrepris de restaurer les lieux en utilisant les méthodes de travail locales anciennes tant pour l’architecture que la décoration.","architects":"Les architectes de l’église, construite pendant le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), étaient Moussa et ses frères (connus comme étant les fils d’Abou al-Assad) et Mazhluum bin Touma al-Nebeki. Le peintre de la fresque de surface est Sarkis ibn al-Qassis Ghali bin Barran et le calligraphe Hunayn.","dynasty":"Byzantine, seldjoukide, ayyoubide.","materials":[],"keywords":["Monastères ; églises ; architecture religieuse ; art chrétien ; fresques ; monastique ; église syriaque ; restaurations"],"author":"Dina Bakkour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bdeda37e-0f4a-5fd6-ad87-d9dacdb11131":{"name":"Al-‘Imara al-‘Amira (“L’édifice florissant”).","description":"Al-'Imara al-'Amira se compose de quatre parties : une vaste cuisine et ses extensions (qui comprennent deux fours, une boulangerie et une fontaine), un grand caravansérail, une mosquée et un *ribat* de 55 pièces réservées aux soufis et les pauvres. Cet important bâtiment possède deux entrées. Celle du nord donne sur la rue Aqabat al-Takiyya et celle du sud sur la rue Aqabat al-Saraya. L'entrée nord présente une zone de transition, appelée *derka*, qui donne sur une cour ouverte. Dans la partie nord du complexe se dressent les vestiges d'une entrée adjacente, la cuisine, les zones de stockage, une fontaine ainsi qu'un bâtiment à deux niveaux. L'entrée sud conduit à un corridor à murs en pierre richement sculptés, qui aboutit à une cour ouverte entourée d'arcades formant le caravansérail (*khan*). à l'est de celui-ci s'élève un bâtiment édifié au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) appelé al-Adaliyya. Il peut avoir été construit sur le site du *ribat* qui a disparu. Il fait face à une salle dont ne subsistent que quatre voûtes croisées qui ont pu faire partie de la mosquée. à l'est se trouve un mausolée à coupole qui serait la sépulture de Sa'ad al-Din al-Rasafi, auteur de l'ouvrage *al-Manhal al-Safi wa al-Machrab al-Wafi* (“La source pure et la fontaine inondée”). \nLa diversité des composants de cet ensemble montre qu'il servait à plusieurs fonctions : lieu de prière, fondation charitable comme le confirme la cuisine qui servait et sert encore à la préparation de repas pour les pauvres et les nécessiteux, et ensemble commercial représenté par le caravansérail destiné aux marchands et aux divers échanges.","short_description":"Ce monumental complexe social était également connu comme le “Khassaki Sultan”, du nom de sa mécène, l’épouse du sultan Soliman le Magnifique. Le complexe fut construit en incorporant un certain nombre de constructions et diverses extensions. Il comprend une grande cuisine, deux fours, deux boulangeries, un *sabil* (fontaine publique), un grand *khan* (hôtellerie), une mosquée et un *ribat* soufi. Il comporte deux entrées et un grand nombre de places ouvertes. Le complexe fournit chaque jour de la nourriture aux nécessiteux comme aux visiteurs, sans distinction d’identité ou de religion, comme le faisaient les *zawiya* et *arbita* (hospices et établissements d’enseignement soufis). Plus de mille repas étaient distribués quotidiennement.","dates":"Vers 964 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Existence de chartes *waqf* dont celle n° 270 du tribunal de la charia de Jérusalem (f. n° 18-49). Le contenu de ce document est confirmé par les archives du Musée palestinien (musée Rockefeller). On peut déduire de ces informations que la construction a débuté en 959/1552 et était achevée en 964/1557.","bibliography":"Myers, D., “Al-Imara al-Amira: The Charitable Foundation of Khassaki Sultan (959/1552)”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (première partie), Londres, 2000. \nNatsheh, Y., “My Memories of Khassaki Sultan or the 'Flourishing Edifice'”, *Jerusalem Quarterly*, dossier n° 7, hiver 1999, pp. 29-35. \nPierce, L., *The Imperial Harem: Women and Sovereignty in the Ottoman Empire*, Londres, 1992. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Khassaki Sultan (également connue sous le nom de Haseki Hürrem Sultan, m. 965 H / 1558 J.-C.), épouse du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.). Elle est connue dans la littérature européenne sous le nom de Roxelane.","architects":"Il s’agit probablement d’architectes locaux et d’autres venus d’Alep en Syrie.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Takiyya ; al-‘Imara al-‘Amira ; cuisines"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Soie tissée."],"keywords":["Objet religieux ; objet funéraire"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cb8f8517-5780-5bcc-bee9-849860cd610e":{"name":"Sabil Birkat al-Sultan.","alternate_name":"Sabil de Bab al-Khalil.","description":"Ce *sabil* est l'un des six érigés à Jérusalem sur l'ordre du sultan Soliman le Magnifique. Construit en maçonnerie de pierres taillées de différentes dimensions, il constitue en façade un rectangle de 3,70 m de haut et 1,5 m de large s'ouvrant par une niche de 1,9 m de long x 0,71 m de profondeur surmontée d'un arc brisé, appelé arc perse, composé de voussoirs à décor moulé en dents-de-scie. De chaque côté se projette un médaillon en pierre circulaire dépourvu d'ornements. L'ensemble du *sabil* est entouré sur trois côtés d'une moulure sculptée. \nLa niche se compose de trois éléments. En haut de la partie basse subsistent deux orifices par où devait s'écouler l'eau venant de la citerne aménagée dans la partie cachée du *sabil*. La partie supérieure est en voûte à trois rangs de *mouqarnas* couronnés par une conque nervurée. Entre les deux a été apposé un panneau épigraphique à trois lignes de texte sculpté en bas relief en écriture *naskhi* ottomane qui se lit : “La construction de ce saint *sabil* a été ordonnée par notre seigneur le Sultan, le Grand Gouverneur, le Souverain, le Noble, le Seigneur des nations, le Sultan de Rome \\[Byzance\\], des Arabes et des 'Ajam \\[Perses\\], le Sultan Sulayman, fils du sultan Selim Khan. Que Dieu lui assure long règne et souveraineté en la date du 10 de *mouharram* an l'an 943 \\[29 juin 1536\\].”","short_description":"Parmi les six commandités par le sultan Soliman le Magnifique, Birkat al-Sultan était le seul *sabil* (fontaine publique) à être construit en dehors des murs qui entourent Jérusalem. Il est situé sur la route qui relie Jérusalem, Bethléem et Hébron. Le *sabil* est alimenté en eau par un canal raccordé aux piscines de Salomon. À l’intérieur d’une niche en renfoncement, ouverte sur le devant, un orifice situé au milieu d’une plaque rectangulaire permet à l’eau de couler dans un grand bassin. Au-dessus du bassin se trouve une grande inscription fondatrice. Le *sabil* est construit en maçonnerie de pierres taillées de différentes dimensions et porte de riches motifs décoratifs. Derrière l’édifice se trouve une citerne qui collecte l’eau.","dates":"10 *mouharram* de l’an 943 de l’Hégire / 29 juin 1536 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscription sur la façade et charte *waqf* conservée dans les archives du tribunal de la charia de Jérusalem qui le date de 948/1541.","bibliography":"Al-Imam al-Hussaini, M. A., *Al-Manhal al-Safi fi al-Waqf wa Ahkamihi* \\[Une source claire dans le legs de mainmorte et dans son exécution\\], Jérusalem, 1982. \nBerchem, M. van, *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum* (II), Le Caire, 1922. \nNatsheh, Y., “Sabil Birkat al-Sultan”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (deuxième partie), Londres, 2000.","patrons":"Sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.)","architects":"La construction s’est effectuée sous la supervision de Muhammad Chalabi al-Naqqach, trésorier personnel du sultan, chargé de la construction des murailles de Jérusalem.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Bassins ; citernes ; écriture naskhi ; décoration moulée ; sabil ; mouqarnas ; eau"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d0bee2a2-2f3b-5679-b3ad-433e3664ca0a":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis de prière typique de la production de Ladik, village proche de la ville de Konya en Anatolie centrale. Il se compose d'une niche centrale rouge entourée de trois cadres ornés. Au centre figure un bouquet stylisé partant d'une minuscule aiguière reposant sur un cartouche qui contient un texte illisible. Au-dessus de la niche, apparaissent un croissant et un second cartouche donnant une date, 1217, tissée dans le sens de l'axe longitudinal. Reproduit par les femmes du village sur des métiers domestiques, le dessin s'inspire des tapis de prières de cour à colonnes des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Ces femmes tondaient également les brebis, filaient la laine et la teignaient. Ladik était situé sur la principale route de pèlerinage du nord vers le sud et les tapis étaient tissés et vendus pour compléter les revenus des villageois. Ils étaient ensuite offerts en geste pieux à des mosquées ou des tombeaux de la région ou d'ailleurs. Un tapis de ce genre figure dans une peinture européenne du XVIIe siècle, une nature morte de Nicolaes van Gelder, datée de 1664.","short_description":"Ce tapis de prière est un exemple des pièces réalisées dans le village de Ladik près de Konya en Anatolie. Exécutés par les femmes au village, sur des métiers domestiques, les tapis étaient vendus aux pèlerins qui passaient par là sur leur route pour La Mecque. Ils les offraient à des mosquées ou des lieux de pèlerinage à leur retour.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"1217 de l’Hégire /1802 J.-C.","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"L. 200, 6 cm, l. 111,7 mm.","method_for_datation":"Analyse artistique et présence d'inscriptions tissées dans le tapis dont l'une donne la date de 1217/1802.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ladik, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Black, D., *World Rugs and Carpets: A comprehensive guide to the design, provenance and buying of carpets*, Feltham, 1985. \nBailey, J., “Ladik Prayer Rugs”, *Hali* n° 28, octobre-décembre 1985, Londres, pp. 18-25.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine (trame, chaîne et poil), tissage sur métier."],"keywords":["vie de village ; commerce ; décoration florale ; objets religieux ; pèlerinage"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"de4802a1-86e2-5973-8765-e8cc4ee04f98":{"name":"Astrolabe planisphérique.","description":"Cet astrolabe plat dont nous connaissons le nom de l'auteur et la dernière destination est en assez bon état. Il a conservé tous les éléments qui composent un astrolabe planisphérique : la partie principale ou mère ; l'alidade qui se trouve au dos de l'instrument ; trois tympans ou disques superposés placés au-dessus de la mère ; l'araignée ou plaque ajourée mobile (*chabaka*), qui représente la voûte des étoiles fixes tournant autour de la terre ; le trône ou élément de forme triangulaire pour la suspension. Il est parmi les premiers astrolabes portatifs qui aient été fabriqués en Occident sur le modèle du célèbre astronome de Tolède al-Zarqali, connu en Europe sous le nom d'Azarchel. Au dos du trône est gravé le nom de son facteur, qui n'est autre que le célèbre fabricant sévillan Mohamed ben al-Fatouh al-Khamayri, dont on connaît quatre autres astrolabes. Au dos de la mère, une inscription en caractères cursifs indique la mosquée à laquelle il était dédié : la mosquée des Andalous à Fès. \n \nInstrument scientifique indispensable aux anciens astronomes pour déterminer les heures de prières ou la hauteur des astres et établir des horoscopes, cet astrolabe est aussi un objet d'art particulièrement soigné, notamment dans la découpe des flammèches de l'araignée.","short_description":"Cet astrolabe plat possède tous les éléments qui composent les différentes parties d'un astrolabe planisphérique indispensable aux anciens astronomes pour déterminer les heures de prières, la hauteur des astres et établir des horoscopes. Il est parmi les premiers astrolabes portatifs d'Occident.","holder":"Musée du Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"614 de l’Hégire / 1217-1218 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 22, 5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur la plaque de suspension donne le nom de l'artisan et la date de fabrication : “Ceci a été fait par Mohamed ben al-Fatouh al-Khamayri, en l'an 614”, ce qui correspond à 1218 ; les chiffres sont écrits en lettres selon la méthode Abajid.","method_for_provenance":"Par l'inscription qui figure au dos de l'astrolabe : “Il a été constitué en *habous* pour mériter les bienfaits et le pardon de Dieu le Suprême, au profit des *minbar* de la mosquée des Andalous de la ville de Fès, la protégée par Dieu le Suprême” (la mosquée des Andalous possédait en effet deux *minbar*, celui qui avait été commandité en 369/980 et un autre, qui fut fabriqué à l'époque almohade).","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Amahane, A., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue),Paris, 1990. \n \nBergé, M., *Les Arabes*, *Histoire et Civilisation, des origines à la chute du Royaume de Grenade,* Paris*,* 1978. \n \nMichel \n \n, H., *Traité de l'astrolabe*, Paris, 1947. \n \nRenaud, P.J., “Astronomie et Astrologie marocaines”, *Hespéris,* XXIX, Rabat, 1942, pp. 42-63.","artist":"Mohamed ben al-Fatouh al-Khamayri.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Laiton gravé."],"keywords":["objet religieux ; objet scientifique ; habous ; décoration végétale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"e6753434-4415-5658-ba03-7a1cf0ec79f4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Panneau composé de carreaux de céramique de format carré représentant la Kaaba recouverte de la *kiswa* noire. Des éléments architecturaux de style ottoman sont également présents dont des portes, des bâtiments à coupole, des minarets et des arcades à lampes suspendues. Dans l'angle inférieur droit se trouve une date de production 1087 H (1676 J.-C.), reprise en lettres arabes juste à côté de la formule “bidars Sulayman”. Traditionnellement, les dates pouvaient s'écrire en lettres suivant une sorte de code appelé *hisab al-gommal* (calcul des nombres totaux), chaque lettre étant l'équivalent d'un chiffre ou d'un nombre. Par exemple \\_ était l'équivalent de 200. Ce panneau ressemble étroitement à une autre pièce figurant dans les collections du musée (n° 860), qui porte la signature de son artisan, Muhammad al-Chami, ainsi que la date de 1139 H (1726 J.-C.), et présente des similitudes avec un frontispice de coran qui date de la période ottomane et qui reproduit également une illustration de la Kaaba.","short_description":"Les artisans musulmans donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour représenter la Kaaba, le sanctuaire saint de l'islam, sur leurs ouvrages. Ce panneau porte le nom du sultan, la date de production et la signature de celui qui l'a fait.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"1087 de l’Hégire / 1676 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 240 cm, l. 144 cm.","method_for_datation":"La date de fabrication figure sur le panneau.","method_for_provenance":"Il est très probable que ce panneau vient d'Istanbul où ce type de fabrication était répandu.","obtention":"Pièce donnée au musée en novembre 1915 par le prince et collectionneur d'antiquités Youssouf Kamal, de la famille de Muhammad Ali. Il légua une grande partie de ses collections au musée, en particulier des pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"Arseven, G. E., *L'art turc depuis son origine jusqu'à nos jours*, Istanbul, 1935. \nAslanapa, O., *Turkish Art and Architecture,* Londres, 1970. \nAtasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nDenny, W. B., “Ceramics” in *Turkish Art (*E. Atil éd.), Washington D. C., 1980. \nMaher, Su'ad M., *Al-Khazaf al-Turki* \\[Céramiques turques\\], Le Caire, 1960. \nMostafa, M., “Khazaf al-Anadol al-Moumawah bi al-Mina \\[Céramiques émaillées d'Anatolie\\]”, *Al-Mar'a al-Jadida* \\[Magazine Nouvelle Femme\\], n° 2, Le Caire, 1947. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, New York, 1995.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Carreaux en céramique à décor peint sous glaçure ; glaçure transparente."],"keywords":["Panneaux en carreaux de céramique ; Hadj ; céramiques ; Kaaba"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e67f38ec-fa2d-5d97-b5a7-c6d7c6f6bd23":{"name":"Mosquée al-Aqsa.","description":"La mosquée al-Aqsa est une construction rectangulaire édifiée à l'intérieur du Haram al-Charif sur une plate-forme qui compense la pente nord-sud du site du Haram. Le plan actuel est l'aboutissement de diverses reconstructions et modifications au cours du temps, et qui font encore débat parmi les historiens et les chercheurs. \nLes premières étapes de la construction remontent au calife Omar bin al-Khattab (r. 13-23 H / 634-644 J.-C.) qui éleva un *mihrab* et une petite mosquée sur le site de l'édifice actuel. Moujir al-Din (m. 928 H / 1521 J.-C.), historien qui fait autorité sur l'histoire de l'architecture à Jérusalem, mentionne que c'est le calife Omar qui, en dégageant le Haram de divers vestiges, découvrit le rocher sacré. Il prit plusieurs avis sur la position idéale de la mosquée et reçut le conseil de la construire au nord du rocher, ce qu'il refusa en disant : “Mais c'est sa façade qui doit servir de *qibla*, comme le prophète de Dieu a fait *qibla* les façades de nos mosquée.” Vers 49-50 H / 670 J.-C., le fameux voyageur Arculfe nota que la mosquée se trouvait dans la partie méridionale du Haram, érigée sur de grands piliers de bois et à l'aide de matériaux récupérés dans les environs, et qu'elle avait été agrandie jusqu'à pouvoir recevoir 3 000 fidèles. Rien ne reste de ce bâtiment d'origine appelé *masjid* al-'Oumari qui fut rénové au début de 65 H / 685 J.-C. \nLa mosquée al-Aqsa fut construite sous le règne d'Abd al-Malik. Elle compte 15 arcades qui ont souffert d'un certain nombre de tremblements de terre et ont été restaurées à plusieurs reprises. Aucune n'a été intégralement préservée, à l'exception de celles du mur sud. \nSous les Croisés, la mosquée fut transformée en église. Un important retrait, qui existe encore, fut aménagé sur le côté est correspondant au plan des églises qui ouvrent vers l'Orient. \nLa mosquée actuelle possède neuf entrées, dont sept sont situées dans le mur nord, l'une dans le mur ouest et la dernière à l'est. Le mur nord est doublé par une colonnade composée de sept piliers de pierre soutenant des voûtes entrecroisées. Elle donne sur la place du Haram al-Charif par une importante ouverture sous un vaste arc brisé. \nLe plan au sol de la mosquée mesure 50 x 80 m. Il comprend sept nefs orientées nord-sud, la centrale étant la plus large et la plus haute. Les trois colonnades ouest sont soutenues par d'importants piliers, celles de l'est par une succession de colonnes de marbre importées d'Italie lors de la restauration de cette partie par le Haut Conseil islamique dans la première moitié du XXe siècle. à l'extrémité sud de la nef centrale s'élève une coupole hémisphérique en bois soutenue par des trompes. Au-dessous se dresse un superbe *mihrab* édifié sur l'ordre de Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) lorsqu'il libéra la mosquée de l'occupation croisée en 583 H / 1187 J.-C.","short_description":"L’édifice actuel est le résultat de nombreuses interventions architecturales, toutes les dynasties qui gouvernaient l’État islamique ayant laissé leur marque sur le bâtiment, qui a également souffert de tremblements de terre successifs. La dernière catastrophe est le fait d’un incendie criminel en 1969. Il ne reste pas grand-chose de l’aspect originel du bâtiment (omeyyade) ; sa forme a évolué au cours d’une rénovation et d’une restauration permanentes ; il a été allongé et non pas élargi, comme dans le cas des mosquées omeyyades. Il est aujourd’hui constitué de sept rangées de colonnes, la nef la plus large se trouvant au milieu, et il est surmonté d’un toit pignon. L’édifice est lié au miracle de l’ascension du Prophète, le site est d’ailleurs mentionné dans le Coran.","dates":"65-96 de l’Hégire / 685-715 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscriptions, sources historiques et résultats des fouilles archéologiques.","bibliography":"Creswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, Oxford, 1932. \nHamilton, R. W., *The Structural History of the Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Gleanings from the Repairs of 1938-1842*, Londres, 1949. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Calife Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.) et al-Walid bin Abd al-Malik (r. 86-96 H / 705-715 J.-C.). L’édifice a été restauré à plusieurs reprises sous les règnes du calife abasside Abou Ja’far al-Mansour (r. 136-158 H / 754-775 J.-C.), du calife al-Mahdi (r. 158-169 H / 775-785 J.-C.), du calife fatimide al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), du sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.), du sultan mamelouk al Nasir Muhammad bin Qalawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), et d’un certains nombre de souverains ottomans.","dynasty":"La construction date de la période omeyyade ; les rénovations ont été effectuées au cours des périodes abbaside, fatimide, ayyoubide, mamelouke et ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Mosquées de congrégation ; haram ; bâtiments religieux ; mosquées"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e7c13aac-cce7-53cb-a7a9-27eb4a31cda9":{"name":"Zaouïa et Madrasa de Sidi Sahib.","description":"Cet ensemble culturel fut édifié à la mémoire d'un compagnon du Prophète, Abou Zamaa al-Balaoui, mort au combat en l'an 34 de l'Hégire / 654 J.-C. Il est constitué des organes suivants : \n\\- Une porte principale qui ouvre sur une grande cour pavée en briques locales et entourée de portiques destinés à héberger les bêtes de monture. \n\\- Un entrepôt situé à gauche de l'entrée qui sert à emmagasiner les produits provenant des *habous* du saint et des dons. \n\\- Au-dessus de l'entrepôt, des appartements réservés au pacha. Ils accueillaient jadis le chef du détachement chargé de la perception des impôts dans la région et, plus tard, les hôtes de marque du mausolée. \n\\- à côté de l'entrepôt, la *madrasa* est le prototype de la *madrasa* tunisienne avec sa cour pavée entourée des portiques à arcs outrepassés. Sur les côtés est et ouest se trouvent les cellules des étudiants, côté sud une salle de prière allongée, constituée de deux nefs seulement. Son *mihrab* est surmonté d'une coupole sur trompes à cannelures. à l'angle nord-est, l'élégant minaret de type hispano-maghrébin rappelle ceux de la Grande Mosquée de Tlemcen et de la mosquée de la Casbah de Tunis. \nLa porte du mausolée, face à l'entrée principale, est encadrée de linteaux en marbre blanc et rouge de style italianisant. Le vestibule dispose d'une entrée coudée qui mène à un large patio d'aspect andalou. Celui-ci est bordé de deux portiques dont les arcs outrepassés, typiquement kairouanais, reposent sur des chapiteaux néo-corinthiens avec des croissants sculptés en relief, emblème des Ottomans. Ce patio débouche sur une salle surmontée d'une coupole sur trompes ornée de panneaux en stuc représentant le répertoire hispano-mauresque, mais aussi turc (le bouquet de fleur, le sapin). Enfin, suivent le mausolée et la cour entourée de portiques, qui constituent la partie réservée au culte. Les murs, revêtus de carreaux à émail polychrome, sont surmontés de panneaux en stuc sculpté d'une rare finesse. Le tombeau du compagnon du Prophète est rehaussé d'une coupole sur pendentifs dont la décoration est récente. Abou Zamaa, surnommé Sidi Sahbi et considéré comme le patron de la ville, jouit d'une vénération particulière. Son mausolée est le plus visité par les Tunisiens qui y affluent, surtout lors de la fête du Mouloud commémorant la naissance du Prophète. Jadis, le mausolée constituait le point de rassemblement du cortège du pèlerinage avant le départ de la caravane pour La Mecque. Cet événement majeur était marqué par des fêtes religieuses et des chants liturgiques.","short_description":"Cet ensemble culturel fut édifié à la mémoire d'un compagnon du prophète, Abou Zamaa al-Balaoui, qui fut enterré sur le site avant la fondation de la ville. Ce vénérable personnage portait sur lui des cheveux du prophète, ce qui explique le nom de mosquée du Barbier que lui attribuent les Européens. Abou Zamaa, également surnommé Sidi Sahib, est considéré depuis lors comme le patron de la ville et jouit d'une vénération particulière. Son mausolée est le plus visité par les Tunisiens, qui y affluent, notamment lors de la fête officielle du Mouloud commémorant la naissance du prophète.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Kairouan","method_for_datation":"Une plaque commémorative, encastrée sur le porche d'entrée de la *madrasa*, mentionne la date de fondation de la *zaouïa*, en 1072/1662. D'autre part, quelques vers de poésie, en écriture *maghrebi naskhi*, figurant à la base de la coupole du mausolée, attribuent sa construction au bey Mohammed ben Mourad.","bibliography":"Maoudoud, K., *Kairouan*, Tunis, 2000, pp. 32-36. \nMarçais, G., *Tunis et Kairouan*, Paris, 1937, pp. 68-69. \nRoy, B. et Poinssot, P*., Inscriptions arabes de Kairouan*, vol. II, fasc. I, Paris, 1950, p. 65-76.","history":"Sur la simple coupole entourée d'une muraille qui constituait le mausolée d'origine, le bey Hammouda Bacha (1040-1075 H / 1631-1665 J.-C.) a reconstruit, en 1072 H / 1662 J.-C., la *zaouïa* et édifié une *madrasa*. Entre 1092 et 1096 H / 1681-1685 J.-C., le bey Mohammed ben Mourad rénova la coupole du mausolée.","patrons":"Le bey Hammouda Bacha a reconstruit la zaouïa et édifié la madrasa et son minaret ; son petit-fils, le bey Mohammed ben Mourad, a complètement rénové la coupole du mausolée, et sans doute la cour et les galeries qui l’entourent.","architects":"Ahmed et Moustafa al-Andalousi.","dynasty":"Dynastie mouradite (ottomane).","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":[],"keywords":["Madrasa; mosquée du Barbier; zaouïa; mausolée; influences andalouses; minaret; décoration florale; époque mouradite."],"author":"Saloua Zangar","copy_editor":"Margot Cortez"},"e8a8501f-19e5-5494-af52-177609f85cd8":{"name":"Wikala (caravansérail) de Qaytbay.","alternate_name":"Wikala al-Dachicha.","description":"Cette *wikala* est considérée comme le modèle des caravansérails de la période mamelouke. Elle comprend des parties réservées à l'entreposage et au commerce ainsi que des logements pour les marchands et leurs clients. La façade au centre de laquelle ouvre l'entrée sur la rue Bab al-Nasr est à trois niveaux différenciés. Sur chacun des deux côtés se succèdent cinq boutiques surmontées d'un moucharabieh en bois tourné. Au deuxième niveau s'ouvre une rangée de fenêtres protégées par des grilles de fer. L'entrée est en retrait. Elle est surmontée d'un arc trilobé dont la hauteur est identique à celle de la rangée de fenêtres citées plus haut. Les écoinçons sont décorés de motifs végétaux sculptés. Au sommet de l'arc figure un élément ornemental en pierre constitué de deux rangées de *mouqarnas*. Au-dessus de l'entrée est apposé un bandeau épigraphique sculpté en style *thoulouth* mamelouk expliquant les raisons de la fondation de l'édifice. Cette entrée est d'un style proche de celle de la *madrasa* de Qaytbay dans le cimetière mamelouk du Caire. \nLe plan au sol s'organise autour d'une cour rectangulaire entourée d'entrepôts surmontés de trois niveaux contenant les appartements réservés aux marchands.","short_description":"Cette *wikala* comporte des échoppes de chaque côté de l'entrée, des entrepôts et des logements pour les marchands autour de la cour intérieure ouverte. Son mécène, le sultan Qaytbay, la fonda pour subvenir aux besoins en blé moulu des pauvres de Madina al-Munawara (Médine), dans le Hedjaz. Cette fonction est inscrite sur la plaque fondatrice à l'entrée de l'édifice.","dates":"885 de l'Hégire / 1480 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Documents historiques, parmi lesquels la charte *waqf* n° 885 (894/1489) au nom du sultan Qaytbay, conservée dans les archives du ministère des Fondations religieuses au Caire. Elle précise que le sultan fit construire ce caravansérail pour créer une source de revenus qui permette d'acheter du blé moulu (*dachicha*) à distribuer aux pauvres de Médine dans le Hedjaz, dont il avait constaté le dénuement lors de son pèlerinage (*hadj*) en 884/1479.","bibliography":"Al-Pasha, H, *Al-Madkhal ila al-Athar al-Islamiya* \\[Introduction aux monuments islamiques\\]*,* Le Caire, 1979. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'Emara al-Islamiya fi Misr* \\[L'architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991 \n*L'art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 109-110.","patrons":"Sultan al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","dynasty":"Mamelouke.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["Commerce ; décoration végétale ; architecture civile ; moucharabiehs ; mouqarnas ; caravansérails."],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"eeadc3f4-cf85-5e38-bce5-3c6d8631b78c":{"name":"Maghrebi rab’a.","alternate_name":"Manuscrit du “Coran maghrébin”.","description":"*Rab'a*, Coran manuscrit divisé en trente parties, chacune dotée d'une reliure indépendante. L'ensemble était conservé dans un coffret en bois carré gainé de cuir et orné de quatre bandeaux décoratifs estampés à motifs géométriques rehaussés de fils d'argent et séparés par quatre brides d'argent cerclant le coffret. Chacune de ces reliures est ornée de trois étoiles d'argent à décor d'émail bleu. Au total, le coffret est orné de dix éléments décoratifs de même type, dont quatre aux angles, incrustés de nacre et décorés à l'émail bleu et rouge. \nLes reliures de ces trente parties sont en cuir estampé rouge, dont les plats recto et verso sont décorés d'ornements et de textes identiques sur tous les volumes. Sur chaque couverture figurent quatre inscriptions disposées en carré, entourées d'un filet d'argent. Le texte est doré. Le centre de chaque couverture est marqué par un cercle en tresse argentée. à l'intérieur figure le texte à l'encre d'or d'une sourate du Coran (XIV, 52) sur l'histoire d'Ibrahim (Abraham), qui se lit : “Tel est l'avis adressé aux hommes. Qu'ils y puisent leurs enseignements et sachent que Dieu est Un, et que les hommes de sens y réfléchissent.” Sur le dos de couverture figure une autre citation extraite de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 181) : “Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testament au moment de sa mort, les aura dénaturées, commet un crime. Dieu voit et entend tout.” \nChaque partie du *rab'a* débute par deux cartouches dont les enluminures sont identiques mais de forme différente sur chaque volume. La plupart des cartouches carrés sont entourés d'un important cadre enluminé à décor de lignes, de cercles et de carrés peints de plusieurs couleurs, mais à dominante dorée. Le texte est rédigé en style maghrébin à l'encre noire, chaque page contenant cinq lignes. Les versets sont séparés les uns des autres par le mot de “verset” écrit à l'or et entouré de trois cercles. La charte *waqf* en écriture coufique enluminée, à l'intérieur d'un carré également enluminé, figure sur les deux dernières pages de chaque volume.","short_description":"*Ra’ba*, coran manuscrit divisé en 30 parties, conservé dans un coffre en bois gainé de cuir et orné de bandeaux d’argent. Les textes sont rédigés en style coufique maghrébin, écrits à l’eau de safran sur parchemin de gazelle. Ce rab’a est couvert de motifs décoratifs, de couleurs et d’enluminures. C’est l’un des trois corans écrits pour la Mecque, Médine et Jérusalem ; seule la dernière copie nous est parvenue.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Hassan Ali, premier sultan mérinide (régna au Maghreb de 732 à 749 H / 1331-1348 J.-C.).","dates":"745 de l’ Hégire / 1344 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 22 cm, l. 20 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Ce *rab'a* comporte sa date de réalisation.","method_for_provenance":"La provenance maghrébine se déduit de la charte *waqf* figurant à la fin de chaque volume. Le *waqf* du huitième volume dit ainsi : “Le huitième volume manuscrit du saint Coran complète une série de trente volumes, tous écrit de la main d'Abd Allah Ali, émir des Musulmans, fils de l'émir des Musulmans Abi Saïd Othman, fils de l'émir des Musulmans, Abi Youssouf Yakoub bin Abd al-Haqq, souverain du Maghreb, que Dieu le bénisse, et il a été donné pour être récité dans la mosquée al-Aqsa.”","provenance":"Maghreb.","obtention":"Ce manuscrit a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Makri, A. (m. 1041/1631), *Nafaha al-Tayab min Ghasan Ghousn al-Andalus al-Ratib* \\[Une agréable brise venue du verdoyant al-Andalus\\], vol. 2, Leyde, 1860. \nAl-Maqrizi, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2, Le Caire, 1971. \nAl-Qalakchandi, A. (m. 821/1418), *Soubah al-'Asha fi Sana'at al-Inasha'* \\[La rupture du soir dans la formation de la création littéraire\\], Le Caire, 1913. \nRosen-Ayalon, M., “Some Comments on a Maghrebi Qur'an”, in *Jerusalem Studies in Arabic and Islam*, n° 19, 1995, pp.73–80. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme: l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","artist":"Calligraphe : Abou al-Hassan al-Marini.","dynasty":"Période mérinide","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":["Encre noire sur parchemin de gazelle ; reliure en cuir enluminé."],"keywords":["Abou al-Hasan al-Marini ; enluminures ; écriture coufique ; écriture maghrébine ; parchemins ; Coran"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f542a798-8c47-5278-ad25-50059baf16a0":{"name":"Borne.","description":"Borne du type généralement utilisé pour marquer les distances entre deux étapes sur une route commerciale ou de pèlerinage. Elle date de la période du cinquième calife omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan (r. 66-86 H / 685-705 J.-C.). De forme presque carrée, elle présente sur toute sa surface une inscription incisée en huit lignes rédigées en écriture coufique. La partie supérieure ayant été brisée, seul un texte partiel reste lisible : “L'esclave de Dieu, le commandeur du fidèle Abd al-Malik – que la miséricorde de Dieu descende sur lui – a érigé cette pierre. D'ici à Damas 109 milles.” \nPeu d'inscriptions omeyyades nous sont parvenues. Cette borne est d'autant plus intéressante qu'elle montre le développement de l'écriture coufique sur pierre au cours de cette période.","short_description":"Dans les premiers temps de l’islam, des bornes étaient érigées sur les grandes routes de commerce et de pèlerinage pour indiquer les distances aux voyageurs. Ces bornes en pierre portent une date, le nom de leur commanditaire et des toponymes relatifs à la région, tous ces éléments étant d’une grande importance documentaire.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"66-86 de l’Hégire / 685-705 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 40 cm, l. 30 cm, ép. 9 cm.","method_for_datation":"Déduction de la mention épigraphiée du calife de la période, Abd al-Malik ibn Marwan.","method_for_provenance":"L'inventaire indique que l'objet a été trouvé dans les ruines de Khan al-Hatrura à Eriha (Jéricho) et transféré au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) en 1884. Comme Khan al-Hatrura est plus loin de Damas que ne le suggère l'inscription (109 milles), il est possible que cette borne ait été apportée au *khan* d'un lieu situé plus au nord.","provenance":"Eriha (Jéricho), près de Jérusalem.","obtention":"L'inventaire précise que cet objet a été transféré des ruines de Khan al-Hatrura à Eriha (Jéricho) au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) en 1884 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art dispersées dans l'empire. Il a été transféré au musée en 1941.","bibliography":"Clermont-Ganneau, C., “Notes d'épigraphie et d'histoire arabes”, *Journal asiatique* (série IX, avril-mai-juin) 1887, p. 472-497. \nKerametli, C., “Türk ve Islam Eserleri Müzesi'nde Erken İslam Devrine Ait Kitabeler”, *Şarkiyat Mecmuası* VI (1965), Istanbul, 1966, p. 20. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 32. \nVan Berchem, M., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum,* deuxième partie, *Syrie du Sud*, t. I, *Jérusalem “la ville”*,Le Caire, 1922, pp. 17-18, cat. n° 1.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":["Marbre incisé."],"keywords":["Bornes de distances ; marbres"],"author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f7659710-c4d1-5ed6-87b1-2c8bdcfaa1e1":{"name":"Kursi (trône) de Sulayman.","alternate_name":"Dar al-Hadith al-Charif (nom actuel).","description":"Le *kursi* (trône) de Sulayman est un édifice commémoratif qui a pu être construit pour encourager la visite du Haram al-Charif et marquer les liens de ce complexe avec divers prophètes. \nIl ne possède que trois façades, son mur oriental étant adjacent à celui du Haram, c'est-à-dire à la muraille de la vieille ville de Jérusalem. Toutes trois sont en pierre de taille soigneusement appareillée. Le portail d'entrée de 1,1 m de large et 2 m de haut est situé au nord. Son linteau est surmonté d'un arc de décharge fait de trois pierres assemblées à crémaillère. Le portail est flanqué à sa gauche de deux fenêtres et à sa droite d'une troisième, toutes rectangulaires et de même taille, et protégées par une grille métallique similaire. Un panneau en léger renfoncement de 75 x 50 cm est fixé au-dessus de l'entrée et surmonté d'une étroite ouverture de 25 x 90 cm. La façade s'achève sur une petite corniche en pierre qui fait le tour du bâtiment, dont la partie ouest est couverte par deux coupoles. Les façades sud et nord ne se différencient de la précédente que par la disposition des fenêtres. \nL'intérieur comprend une vaste salle rectangulaire, divisée par une arcade en deux parties, est et ouest. Les deux arcs s'appuient sur un pilier central et sur les murs du fond. La partie avant (nord-sud) est une salle de prière composée de deux espaces situés sous les coupoles qui reposent sur une zone de transition. Dans le mur sud de la partie ouest est creusé un *mihrab* de 1 m de large et 50 cm de profondeur couronné par un arc brisé et une demi-coupole décorée de motifs végétaux en stuc. La partie orientale de la salle est protégée par une voûte en berceau soutenue à l'ouest par les deux arcs vus plus haut et à l'est par le mur oriental du bâtiment. Un imposant tombeau en pierre de 2 m de haut sur 9,5 m de long se trouve à cet endroit. Il est probable qu'il s'agissait à l'origine d'un rocher encadré de deux pierres (chacune d'un diamètre de 50 cm) dressées pour créer une tombe symbolique du prophète Sulayman. à l'est de ce tombeau figure un panneau rectangulaire sur lequel est gravé un verset de la sourate “al-Naml” (sourate des Fourmis, IIVII, 30-33).","short_description":"Ce mémorial fut probablement construit pour commémorer le prophète Sulayman (Salomon). Il est situé au centre du Haram al-Charif, qui supporte son mur oriental. Le bâtiment est constitué d’une grande salle divisée en différents espaces, l’un d’entre eux étant le lieu de prière avec un *mihrab*. Il est couronné de deux demi-coupoles. La salle d’entrée comprend également une tombe symbolique qui devait faire référence à la tombe du prophète Sulayman ou à son trône. Le bâtiment est actuellement utilisé comme institut d’enseignement des hadiths (Dar al-Hadith).","dates":"Probablement édifié après 1017 de l’Hégire / 1608 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Comparaison avec certains éléments architecturaux de la *zawiya* al-Qadiriyya et de la *zawiya* al-As'adiyya (Jérusalem), et diverses informations figurant dans les registres du tribunal de la charia de Jérusalem.","bibliography":"Al-Natsheh, Y., “Kursi Sulaiman”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem : The Living City 1517-1917* (deuxième partie), Londres, 2000.","dynasty":"Ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Architecture commémorative ; architecture religieuse ; trônes"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fe0665ae-557f-5721-993c-8b5887d08251":{"name":"Qubbat al-Su’ud (dôme de l’Ascension).","description":"Qubbat al-Su'ud (le dôme de l'Ascension) est un petit bâtiment commémoratif indépendant de plan octogonal à l'extérieur, circulaire à l'intérieur. Il se dresse au centre d'un espace de plan irrégulier entouré de murs. La construction est en blocs de pierre de dimensions moyennes de couleur blanche devenus gris avec le temps. \nL'édifice est d'origine byzantine (17 H / 638 J.-C.). Les Croisés le remplacèrent en 492-583 H / 1099-1187 J.-C. par une construction octogonale sans toiture qui fut restaurée puis abandonnée sous les Ayyoubides après la bataille de Hattin (583 H / 1187 J.-C.). Elle fut ensuite transformée en mosquée à la seule condition que les chrétiens puissent continuer à l'utiliser lors de leurs fêtes religieuses et même en période normale sans restrictions ni conditions. \nLa construction actuelle se compose de trois parties. La première, le “corps”, consiste en huit arcs brisés reposant sur des piliers flanqués de colonnes de marbre se terminant par des chapiteaux ornés de représentations d'animaux et de personnages associés à la présence chrétienne. Les arcs, ouverts à l'origine, ont été obturés à la période ayyoubide. Une porte a été aménagée sur la façade ouest et les motifs des chapiteaux ont été restaurés. \nLa seconde partie est le tambour de forme circulaire qui fait transition entre le corps et la coupole. Il ne possède aucune ouverture, à l'exception d'une fenêtre allongée sur la façade ouest. \nLa troisième partie est la coupole hémisphérique recouverte de tessères et couronnée d'un petit croissant en pierre. \nL'entrée est mise en valeur par un passage carrelé. à l'intérieur, le sol est également carrelé de tessères. L'emplacement légèrement surélevé de “l'empreinte du pied du Christ” au moment de son ascension est entouré d'un cadre de pierre. Du côté sud se trouve un *mihrab* installé sous les Ayyoubides. Une importance particulière est attribuée à ce lieu par la religion musulmane, tout autant qu'à la relique chrétienne que représente l'endroit d'où le Christ est monté au ciel.","short_description":"C’est un bâtiment commémoratif situé sur les hauteurs du sommet voisin du Mont sacré des Oliviers qui domine Jérusalem. De l’extérieur, le bâtiment présente une forme octogonale, alors qu’à l’intérieur le plan est circulaire. Sur ce site s’élevait une église byzantine, qui avait été construite pour commémorer l’ascension du Christ au Paradis. Les caractéristiques distinctives de cet édifice byzantin furent totalement modifiées par les Francs et Salah a-Din al-Ayyoubi (Saladin). Le site est sacré à la fois pour les musulmans et pour les chrétiens.","dates":"595 de l’Hégire / 1198 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Comparaison avec les coupoles du Haram al-Charif ; sources historiques, dont des journaux de voyage. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des fragments de céramiques byzantines qui confirment l'origine de l'édifice.","bibliography":"Abu Rayya, R., *Al-Mawqi' al-Islamiya 'ala Djabal al-Zaytoun* \\[Le site islamique sur le mont des Oliviers\\], mémoire de maîtrise, Université d'al-Qods, 1999. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nBieberstein, K. et Bloedhorn, H., J*erusalem Grundzuege der Baugeschichte vom Chalkolithikum bis zur Fruhziet der Osmanischen Herrschaft*, vol. III, Wiesbaden, 1994. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004. \nPierotti, E., *Jerusalem Explored*, Londres, 1864.","patrons":"Inconnu. La rénovation et l’adjonction du *mihrab* ont sans doute été ordonnées par le sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193).","dynasty":"Dynastie ayyoubide, sous les Croisés.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Ascension ; architecture commémorative ; dômes ; églises ; mosquées"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ff3db0a2-4bc7-576e-bbd7-b0882e3ea217":{"name":"Astrolabe.","description":"Cet astrolabe se compose d'une plaque de fond en cuivre rivetée à un bord extérieur relevé (le limbe) gravé de mentions en écriture coufique. La partie centrale (la mère) est découpée. En partie supérieure est fixée une attache à travers laquelle coulisse un anneau (le trône) par lequel l'instrument était suspendu perpendiculairement au sol afin d'obtenir une lecture. La plaque avant ajourée montrant la position des étoiles (l'araignée) est une pièce de remplacement datant du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Au dos figure une alidade à deux viseurs. L'astrolabe se démonte en défaisant la clavette (également pièce ultérieure) de l'axe central pour dégager sept plaques superposées sous la mère. Sur ces plaques gravées de la même écriture coufique simple que sur le limbe sont mentionnés 14 lieux différents dont La Mecque, Médine, Saragosse, Samarra, Cordoue, le Caire, Tolède et Constantinople, leurs latitudes et les heures du jour le plus long. Les plaques sont également gravées d'azimuts et d'almucantars, et de lignes indiquant les heures de prière. L'intérieur de la mère comporte également l'indication gravée de 66 degrés sur une plaque de coordonnées écliptiques, tandis que le dos de l'instrument affiche divers calendriers et échelles. La signature de l'artisan est gravée au dos de la mère. \nL'astrolabe est un instrument en usage depuis au moins le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.). Il illustre la notion d'un univers géocentrique et offrait de nombreuses fonctions. Outil de calcul astronomique au moyen de l'observation des hauteurs du soleil et des étoiles, il était indispensable aux navigateurs et permettait également de calculer le temps, et en particulier le moment précis des cinq prières quotidiennes du musulman. \nDeux astrolabes contemporains de cette période sont parvenus jusqu'à nous, tous deux signés Muhammad ibn al-Saffar, celui-ci étant le plus ancien. Il est intéressant de noter que Ibn al-Saffar, frère de Muhammad ibn al-Saffar, fut l'auteur du premier traité sur les astrolabes connu en Espagne musulmane.","short_description":"Le monde musulman a hérité l’astrolabe de l’Antiquité. Il s’agissait d’un outil de calcul astronomique essentiel utilisé pour l’observation des étoiles, la navigation et pour savoir l’heure. Durant le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), il fut introduit en Europe à la suite à la conquête musulmane de l’Espagne.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"417 de l’Hégire /1027 J.-C.","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"Ø 15,5 cm.","method_for_datation":"Cet astrolabe fabriqué en Europe par Muhammad ibn al-Saffar et daté 417/1027 est le plus ancien connu. Au verso, figure une inscription coufique qui est sa signature : “Œuvre de Muhammad bin [ibn] al-Saffar à Cordoue en l'an 17 et 400” (417/1027).","method_for_provenance":"L'inscription au dos de l'astrolabe indique pour lieu d'origine Cordoue.","provenance":"Cordoue, Espagne.","obtention":"Donné au Royal Museum (NMS) par James H. Farr, F.I.M.I., en 1959.","bibliography":"King, D. A., “Some Medieval Astronomical Instruments and their Secrets”, Mazzolini, R. G. (dir.), *Non-Verbal Communication in Science prior to 1900*, Florence, 1993, pp. 29-52. \nMaddison, F. et Turner, A., *Science and Technology in Islam*, catalogue d'exposition, Londres 1976, pp. 104-106. \nPhillips, P., *The Collectors' Encyclopaedia of Antiques*, Londres, 1973, p. 604, fig. a. \nPlenderleith, R. W., “Discovery of an Old Astrolabe”, *The Scottish Geographical Magazine,* vol. 76, n° 1, 1960, p. 25.","artist":"Muhammad ibn al-Saffar.","dynasty":"Omeyyade","materials":["Cuivre moulé incisé."],"keywords":["astrolabe ; Cordoue ; Muhammad ibn al-Saffar ; écriture coufique"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"}}
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{"026dea32-9637-5a90-8cb3-ddf63a376262":{"name":"*Qiblanuma*.","description":"Qiblanuma, instrument d'astronomie portatif dont le nom signifie littéralement “montrant la direction de la Kaaba.” De forme circulaire et fermé par un couvercle, l'objet construit en bois est laqué selon une technique dite *Edirnekari* de couleurs rouge, rose, noir, bleu, vert et doré. La partie principale contient le compas et un index. Les régions où l'instrument peut être utilisé figurent sur une carte, et une liste de ville aux noms en arabe est donnée. \nLa partie supérieure de l'intérieur du couvercle illustre sur fond vert les minarets du Masjid al-Haram à La Mecque avec la Kaaba en son centre. à gauche sont représentés les sites sacrés de la plaine d'Arafat. à droite et au premier plan à droite figurent des palmiers-dattiers et des oliviers, symboles du paradis et de bénédiction. L'espace vide en arrière-plan est occupé par des grenades dans une coupe, image de l'abondance. Un cartouche encadré de motifs de feuillage partant des grenades est décoré d'un bouquet de roses sur fond or. Le bouquet de ces fleurs, symbole du prophète Mahomet, était populaire dans la littérature et la décoration ottomanes au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Les fruits dans une coupe, motif typique de cette période, symbolisent la fertilité, l'abondance et l'immortalité. L'inscription en partie inférieure précise que l'instrument a été fabriqué par un certain Barun al-Muhtari à Istanbul en 1151 H / 1738 J.-C. et fournit des instructions sur le fonctionnement de l'instrument. \nL'extérieur du couvercle est décoré en style baroque rococo sur fond doré. On y trouve des vases remplis de roses et autres fleurs entourées de guirlandes de feuilles d'acanthe et de vrilles en spirales, dans un style naturaliste appelé “rococo turc.” Six médaillons ovales disposés dans la composition présentent des illustrations de paysages sans personnages, que l'on trouve également sur des fresques murales de la même période. Elles comprennent des vues de lacs, de maisons au bord de l'eau parmi des arbres, de grandes demeures et de villages sur la côte opposée, le tout donnant une impression de profondeur.","short_description":"Les *qiblanuma* sont des instruments d’astronomie portatifs qui montrent la direction de la Kaaba à La Mecque, face à laquelle les musulmans prient. Ils restèrent en usage jusqu’à la fin du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) ; cet exemplaire fabriqué à Istanbul était décoré selon une technique de laque appelée *Edirnekari*.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"1151 de l’Hégire / 1738 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"Ø 31 cm.","method_for_datation":"La date 1151/1739 figure à l'intérieur du couvercle.","method_for_provenance":"L'inscription à l'intérieur du couvercle indique Istanbul comme lieu de production.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée d'Hisar à Izmir en 1370/1851.","bibliography":"ölçer, N. et al, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Milan, 1996, p. 88. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 290-291.","artist":"Barun al-Muhtari.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laque sur bois, selon la technique dite Edirnekari."],"keywords":["Qiblanuma ; Edirnekari ; laque ; baroque ottoman ; instruments d’astronomie ; pèlerinage"],"author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"06a78daa-be7f-5db5-908f-e05f2ebfb0b5":{"name":"Ayla (Aqaba).","description":"La cité islamique d'Ayla se trouve au centre d'Aqaba, port jordanien situé au fond du golfe d'Aqaba sur la mer Rouge. Pendant la période byzantine, lorsque le christianisme devint la religion officielle de l'Empire romain d'Orient, la ville fut une étape des pèlerins en route pour le mont Sinaï. Ses évêques assistèrent aux conciles de Nicée (325), de Chalcédoine (451) et de Constantinople (536). On pense par ailleurs que l'architecte du monastère de Sainte-Catherine dans le mont Sinaï au milieu du VIe siècle fut Stephanos d'Aila (dénomination romano-byzantine de la Ayla islamique). \nParmi les constructions byzantines dégagées lors de fouilles récentes figurent les murs de la ville et une église de la fin du IIIe-début du IVe siècle. Le mur en pierre de 3 m de haut a pu être retracé sur 125 m de long. Au nord de cette muraille s'élève un bâtiment monumental de 28 x 24 m en briques de terre qui était une église. Si cette identification et sa datation sont correctes, ce serait la plus ancienne église construite non seulement en Jordanie mais également dans toute la Terre sainte. \nLes fouilles menées de 1986 à 1993 ont mis au jour, au sud de la cité byzantine, un établissement musulman du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) qui avait été enfermé derrière une muraille de pierre de 165 x 140 m. Ce mur d'enceinte, de 2,60 m d'épaisseur et mesurant jusqu'à 4,50 m de haut, était défendu par une succession de tours en U. Au centre de chacun des côtés se dressait une porte, elle-même flanquée de tours semi-circulaires. De ces portes partaient des rues rectilignes qui se coupaient au centre, créant ainsi quatre quartiers. Le point d'intersection était matérialisé par un tétrapyle (arche à quatre voies), qui fut transformé en luxueux bâtiment résidentiel décoré de fresques dans la seconde moitié du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Une mosquée de plan rectangulaire d'environ 55 x 35 m occupait le quartier nord-est, limité à son extrémité par un ruisseau de drainage. \nLe sanctuaire se compose de deux nefs (*riwaq*) délimitées par deux arcades courant parallèlement au mur de la *qibla*. Sur les trois autres côtés de la cour se trouve une série de *riwaq* d'une travée de profondeur. Au centre du mur sud-est se trouvait jadis une niche profonde (*mihrab*) qui indiquait la *qibla* ou direction de la prière. Après le IIe siècle H (milieu du VIIIe siècle J.-C.), la mosquée fut agrandie et un nouveau *suq* (souk) construit à l'extérieur du mur sud-ouest, face à la mer. \nAu tournant du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), Ayla connut le déclin et Baudouin Ier (r. 1100-1118), souverain du royaume latin de Jérusalem y arrivant avec 200 chevaliers en 509 H / 1116 J.-C., ne rencontra guère de résistance. Au cours du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), la ville fortifiée fut abandonnée et un nouvel établissement apparut plus au sud, près de l'ancien château mamelouk. \nLe plan orthogonal d'Ayla rappelle fortement les camps de légionnaires romains comme ceux de Lejjoun et Edroh en Jordanie méridionale. Un tel camp existait également dans la ville romaine d'Aila : celui de la *Legio X Fretensis* qui, vers 300, y fut transférée venant de Jérusalem. Ce camp a pu servir de modèle à la première Ayla islamique. \nLe plan de la ville est un rare exemple de cité préislamique et éclaire l'organisation des villes-camps (*amsar*) fondées par les musulmans arabes pour servir de base à leurs campagnes militaires et à leur expansion territoriale. Malheureusement, il n'existe ni preuves directes ni plans de ces villes de garnison. Ce que l'on en sait vient essentiellement de sources historiques qui suggèrent des plans plus réguliers que ce que l'on pensait jusqu'alors.","short_description":"Ayla se trouve au centre d’Aqaba, le port jordanien situé à la pointe nord-est de la mer Rouge. Un établissement fortifié musulman datant du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) s’étend au sud d’une ancienne cité byzantine. Ses portes abritent des rues rectilignes qui se coupent au centre. Le plan orthogonal d’Ayla rappelle les camps de la légion romaine et éclaire sur l’organisation des villes-camps (*amsar*) fondées par les musulmans arabes pour servir de tremplins à une expansion future. Au tournant du Ve/XIe siècle, Ayla était en perte de vitesse et la ville fut abandonnée au VIe/XIIe siècle. Une implantation fut fondée par la suite plus au sud.","dates":"Ier siècle de l’Hégire (milieu du VIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","method_for_datation":"Sources historiques et fouilles archéologiques qui ont mis au jour des céramiques pré-omeyyades.","bibliography":"غواتمة ، يوسف درويش ، أيلة (العقبة) و البحر الأحمر ، اربد ، 1984. \nParker, S. T., “An Early Church: Perhaps the Oldest in the World Found at Aqaba”, Near Eastern Archaeology, vol. 61, n° 4, 1998, p. 245. \nParker, S. T., “The Roman Aqaba Project: the 1997 and 1998 campaigns”, Annual of the Department of Antiquities of Jordan, XLIV, 2000, pp. 373-394. \nWhitcomb, D., Ayla: Art and Industry in the Islamic Port of Aqaba, Chicago, 1994. \nWhitcomb, D, “The Misr of Ayla: Settlement at al-Aqaba in the Early Islamic period”, in King, G. et Cameron, A. (éds.), The Byzantine and Early Islamic Near East II: Land Use and Settlement Patterns, Princeton, 1994, pp. 155-170.","dynasty":"Islamique, pré-omeyyade.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":[],"keywords":["amsar ; mihrab ; mosquées ; qibla ; riwaq ; suq ; urbanisme ; Omeyyade"],"author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"070ed0d9-7748-52d3-bd7e-202fe737f430":{"name":"Astrolabe.","description":"Astrolabe planisphérique fabriqué en laiton et composé de quatre pièces principales : une caisse ou “mère” qui contient cinq lames correspondant à cinq latitudes, un filet ou “araignée” avec des indicateurs pour vingt-quatre étoiles et une alidade. Sur l'envers, également appelé “dos”, il y a un calendrier zodiacal et une échelle altimétrique appelée “carré d'ombres”. Les astrolabes sont des instruments à usages multiples qui permettent de calculer la position du soleil et des étoiles ; ils servent de calendrier, d'horloge, d'instrument de mesure des hauteurs et des distances ; ils ont été employés pour la navigation jusqu'au moment où ils ont été remplacés par le quadrant. Ils étaient très utiles pour le calcul du temps, de jour comme de nuit, et pour fixer les heures de prière. \nCet instrument a été fabriqué à Tolède par l'astrolabiste Ibrahim ibn Saïd al-Sahali, dont le nom figure au dos sur une inscription en caractères arabes, de même que la date d'exécution, l'année 459 (1067 J.-C.). On conserve deux autres astrolabes et un globe céleste signés du même artisan. Celui du Musée archéologique national présente toutes les caractéristiques des astrolabes andalous, qui furent fameux à l'époque du califat et que l'on a continué à fabriquer dans les différents royaumes taïfas, comme dans le cas de Tolède.","short_description":"Fabriqué à Tolède, selon son inscription, cet astrolabe est l'un des plus anciens qui soit conservé ; il atteste le haut niveau scientifique atteint en al-Andalus à l'époque des Taïfas. Il servait à s'orienter à partir de la position des étoiles dans la voûte céleste nocturne représentée sur le plan.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"459 H / 1067 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø 24, 2 cm, ép. maximale 1, 9 cm.","method_for_datation":"Au dos figure une inscription avec la date : “Au mois de *chaaban* de l'an 459” (1067 J.-C.).","method_for_provenance":"Au dos figure le nom de la ville où il fut fabriqué, Tolède.","provenance":"Tolède.","obtention":"L'astrolabe est entré au Musée archéologique national en 1867 en provenance de la Bibliothèque nationale.","bibliography":"García Franco, S., *Catálogo crítico de astrolabios existentes en España*,Madrid, 1945, pp. 229-235. \nKing, D. A., “Andalusi Astronomical Instruments”, *Al Andalus. The Art of Islamic Spain* (Jerrilyn D. Dodds éd.), New York, 1992, pp. 376-383. \nSamsó, J., *Islamic astronomy and medieval Spain*, Hampshire, 1994. \nVernet, J. et Samsó, J., *Instrumentos astronómicos en la España medieval: su influencia en Europa*, Santa Cruz de la Palma, 1985, pp. 80-81. \nViladrich, M., “Astrolabios andalusiés”, *El legado científico andalusí*, Madrid, 1992, pp. 53-65.","artist":"Ibrahim ibn Saïd al-Sahali.","dynasty":"Royaumes de Taïfa, dynastie de Banu Di-l-Nun (423-478 de l’Hégire / 1032-1085 J.-C.)","materials":["Laiton fondu et gravé."],"keywords":["astrolabe ; zodiaque ; Taïfas ; Tolède"],"author":"M.ª del Carmen Alonso Rodríguez","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0ee82313-3b00-5065-9b57-8b032c634961":{"name":"Pièce d’or (dinar).","description":"Pièce d'or (dinar) du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), frappée à Mahdiya en 380 H / 990 J.-C. Les mentions sont en écriture coufique. \nAvers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles épigraphiques. \nPremier cercle : ''.لا اله الا الله، محمد رسول الله، علي خير صفوة الل” \n“Il n'y pas de dieu excepté Dieu, Mohamed est le messager. Ali est la meilleure élite de Dieu.” \nSecond cercle : “محمد رسول الله أرسله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله ولو كره المشركون.” \n“Mohamed est le messager de Dieu. Il lui a envoyé sa lumière et la vraie religion qui doit prévaloir sur toutes les autres religions, même si les idolâtres y objectent.” \nRevers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles concentriques. \nPremier cercle: “: عبد الله ووليه نزار الإمام العزيز بالله أمير المؤمنين.” \n“Abd Allah et celui qui le soutient, l'imam al-'Aziz Billah Commandeur des Fidèles.” \nSecond cercle: “بسم الله ضرب هذا الدينار بالمهدية سنة ثمانون وثلثماية.” \n“Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé à Al-Mahdiyya en l'an 380.”","short_description":"Pièce d’or (*dinar*) provenant d’Ayla (Aqaba). À l’avers se trouve le nom du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), le lieu de frappe, al-Mahdiya (Mahdia) en Tunisie, et la date 380/990. Ali est mentionné avec le prophète Mohamed au revers. Les mentions sont en écriture coufique.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"380 de l’Hégire / 990 J.-C.","location":"Aqaba.","dimensions":"Ø 18 mm, poids 4 g.","method_for_datation":"La pièce est datée et le lieu de son émission précisé : “al-Mahdiyya en l'an 380” [990 J.-C.]. Mahdiyya (Mahdiya) est une ville de l'actuelle Tunisie.","method_for_provenance":"Al-Mahdiyya, le lieu de frappe, est mentionné sur la pièce.","provenance":"Mahdiya, Tunisie.","obtention":"Acquisition à la suite de fouilles archéologiques menées sur le site historique d'Ayla (Aqaba) en 1993-1994.","bibliography":"Pour des pieces de monnaie similaires, voir : \nPool, R. S., *The Coinage of Egypt: (AH 358–922) under the Fatimee Caliphs, the Ayyobees and the Mamlook Sultan, Classes XIV.XV.XVI*, Londres, 1879, p. 17 (année 384 H). \nالعجابي. حامد، “جامع المسكوكات العربية بإفريقية”, تونس،1988، ص 228، قطعة رقم 296، اللوحه 28. \nداود. مايسه، “المسكوكات الفاطمية بمجموعة متحف الفن الإسلامي بالقاهرة”، دار الفكر العربي، القاهرة، ص 53-55.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Or estampé."],"keywords":["pièces de monnaie ; or ; écriture coufique ; al-Mahdiyya ; Mahdiya; numismatique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"19003bf4-70f4-5b4f-9cbc-901f2ae697ef":{"name":"Haram al-Ibrahimi.","alternate_name":"Sanctuaire d'Abraham.","description":"Ce *haram* lié à Abraham est considéré comme le quatrième plus important site de l'Islam, après La Mecque, Médine et Jérusalem, et le deuxième lieu saint de Palestine après la mosquée al-Aqsa. Il consiste en un vaste bâtiment de plan rectangulaire d'environ 60 x 34 m entouré d'une haute muraille faite de grands blocs de pierre taillée. Il possède deux minarets datant de la période mamelouke, chacun dépassant de 15 m environ le sommet du bâtiment. \nL'intérieur comprend une mosquée et une cour ouverte, des arcades, des salles, des corridors, des coupoles et une grotte (appelée “al-Ghar”) ainsi qu'un certain nombre de tombes qui abritent les restes des prophètes Abraham, Isaac, Jacob et de leurs épouses. \nLa principale salle de prière, rectangulaire, mesure 28 x 21 m. Elle comprend une nef centrale, la plus large et la plus haute, flanquée de deux nefs latérales. Elle était à l'origine une église de style roman construite par les Croisés à la place de la mosquée qui se trouvait jadis sur le même site et qu'ils avaient détruite en 492 H / 1099 J.-C. Lorsque Saladin reprit la ville d'Hébron en 583 H / 1187 J.-C., l'édifice fut transformé en mosquée et reçut son *mihrab* actuel. \nLe *minbar* en bois qui se trouve aujourd'hui à la droite du *mihrab* date de la période fatimide et fut commandité par Badr al-Din Jamali en 484 H / 1092 J.-C. Il fut transféré à Hébron d'Ashqelon (à 50 km environ au sud de Jaffa) par Saladin et serait le plus ancien *minbar* en bois encore utilisé. En bon état, il est considéré comme un chef-d'œuvre de dessin et de fabrication. \nLes murs de la salle de prière sont recouverts de lambris de marbre polychrome qui datent des travaux commandités par l'émir Tankaz en 733 H / 1332 J.-C. Un podium (*dikkat al-muballigh*) reposant sur des piliers à chapiteaux en marbre, d'où les prières sont récitées, a été implanté le long du mur nord à côté de l'ouverture de la grotte souterraine “al-Ghar”. Il date de 732 H / 1331 J.-C. \nAu nord de la mosquée s'étend une cour ouverte entourée de portiques et de diverses pièces. Dans l'ange nord-ouest de la cour s'ouvre la salle de prière Malikiyya, composée d'un *iwan* de plan rectangulaire. Contre le mur sud de la cour s'élève un superbe *mihrab* commandité par le sultan Barquq. Un portique part du mur ouest de la mosquée appelée aujourd'hui *jami' al-Nisa* (mosquée des femmes) ; cette adjonction a été commanditée par l'émir Chihab al-Din al-Yaghmuri en 796 H / 1393-1394 J.-C.). \nLe *masjid* al-Jawali fait partie intégrante du *haram*, bien qu'il ne soit pas possible de le voir de l'extérieur. Le mur ouest du *masjid* est en fait le mur oriental du mur de clôture du *haram*, tandis que ses murs est, nord et sud sont taillés dans le roc. Cette mosquée a été édifiée en 720 H / 1320 J.-C. sur ordre de l'émir 'Alam al-Din Sanjar al-Jawali. Elle possède trois arcades à voûtes entrecroisées reposant sur d'importants piliers de pierre. Au centre s'élève une coupole de pierre élancée ornée à sa base de *mouqarnas*. Dans le mur de *qibla* se dresse un *mihrab* taillé dans le rocher et plaqué de panneaux de marbre polychrome. Il est recouvert d'une superbe structure à demi-coupole également décorée de marbres de couleur.","short_description":"Vieux de plus de 2000 ans, le Haram al-Ibrahimi peut être considéré comme l’un des plus vieux monuments sacrés du monde. Il fut construit sur le lieu présumé contenir la dépouille du prophète Ibrahim (Abraham), de ses fils Isaac et Jacob et de leurs épouses. La grande construction rectangulaire date de la première période romaine ; elle est entourée d’une muraille constituée de blocs de pierre taillée. L’intérieur relève de plusieurs périodes islamiques. La principale salle de prière fut construite par les Croisés dans le style roman. Le bâtiment est couronné par deux minarets mamelouks. Il contient les chambres mortuaires décorées des tombeaux. La mosquée abrite le plus vieux *minbar* islamique de bois encore en usage qui date de la période fatimide.","dates":"Ier siècle av. J.-C. ; 492 de l'Hégire / 1099 J.-C.","location":"Hébron (al-Khalil)","method_for_datation":"Présence d'inscriptions confirmées par des documents historiques.","bibliography":"'Amru, Y., *Khalil al-Rahman al-Arabiya* \\[Al-Khalil, la ville arabe\\], Hébron, 1985. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nVincent, L. H. et Mackay E. J. H., *Hébron. Le Haram El-Khalîl, Sépulture des Patriarches,* Paris, 1923. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","history":"Présence d'inscriptions confirmées par des documents historiques.","patrons":"Un certain nombre de souverains, princes et sultans ont participé à la construction, aux rénovations et aux restaurations du Haram al-Ibrahimi. Parmi eux : Hérode (r. 37-34 av. J.-C.), qui a sans doute édifié le mur de clôture ; Badr al-Din Jamali, émir des armées fatimides ; les rois croisés de Jérusalem ; Salah al-Din (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.), qui rendit au site son identité islamique et le rénova entièrement ; l'émir Tankaz al-Nasiri, représentant du sultan en Bilad al-Cham (Grande Syrie) en 712-740 H / 1312-1340 J.-C.) ; le sultan al-Dahir Barquq (qui régna deux fois : 784-791 H / 1382-1389 J.-C., puis 792-801 H / 1390-1399 J.-C.) ; l'émir ‘Alam al-Din Sanjar al-Jawali, commanditaire de deux *haram* (al-Haram al-Charif à Jérusalem et celui-ci).","dynasty":"Des Romains aux Ottomans.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Abraham ; haram ; architecture religieuse ; tombeaux des prophètes"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1998f916-ba83-52b2-8f1d-49d4257dccba":{"name":"Forteresse d’al-Qatrana.","description":"Importante étape jordanienne sur la route des pèlerinages, Qatrana s'élève à 90 km environ au sud d'Amman, au bord de la route du désert et à l'ouest de la voie ferrée du Hedjaz. Le site comprend une petite forteresse rectangulaire (22 x 17,35 m) et un grand réservoir d'eau (70 x 70 m). La hauteur moyenne des murs est de 10 m. Les quatre murs étaient crénelés, dotés de meurtrières de deux types différents et de bretèches de 2 x 2 m en projection de 50 cm par rapport aux murs. Celle de la porte d'entrée est à fenêtre arquée flanquée de deux meurtrières. \nL'ensemble de la porte d'entrée, implanté au centre du mur méridional, comprend un porche, un vestibule à voûtes croisées et un passage conduisant à la cour, dont la couverture reposait jadis sur de grandes poutres de basalte. Huit salles sont disposées autour de la cour rectangulaire de 18,6 x 4,1 m orientée est-ouest. Côté est, une volée de marches mène à l'étage qui compte, autour de la cour, sept pièces entourées d'un étroit passage de desserte. Une volée de marches à l'est conduit sur le toit de ces pièces. \nLa construction fait appel à deux types de pierre : le grès et le basalte. Les murs étaient plâtrés aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.","short_description":"Importante étape jordanienne sur la route des pèlerinages, al-Qatrana s’élève à 90 km environ au sud d’Amman. Le site comprend une petite forteresse rectangulaire et un grand réservoir d’eau, l’un et l’autre expressément construits, tout comme d’autres forts, en 937 H /1531 J.-C. pour protéger les nouvelles routes de pèlerinage établies par Soliman le Magnifique. Les murs de la forteresse sont crénelés, dotés de meurtrières et de bretèches. La porte d’entrée comprend un porche, un vestibule à voûtes croisées et un passage conduisant à la cour, qui est couverte par de grandes poutres de basalte.","dates":"937 de l’Hégire / 1531 J.-C.","location":"Qatrana.","method_for_datation":"Comme les forts de Dha'a et Ma'an, la forteresse édifiée en 937/1531 fut spécifiquement construite pour protéger les nouvelles routes de pèlerinage établies par Soliman le Magnifique au cours de son règne (926-974 / 1522-1566).","bibliography":"الكردي.حنان، القلاع الأثرية في الأردن، عمان، 1984، ص 37-38. \nBurckhardt, J. L., *Travels in Syria and the Holy Land*, Londres, 1882, p. 658. \nDoughty, C. M., *Travels in Arabian Deserts*, London, 1926, p. 58. \nPeterson, A., “Early Ottoman Forts on Darb al-Hajj”, *Levant*, vol. XXI, 1989, pp. 97-117.","patrons":"Sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1522-1566 J.-C.).","dynasty":"Ottomane.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["citernes, contreforts, créneaux ; voie ferrée du Hedjaz ; tours, eau ; réservoir d’eau"],"author":"Mohammad Najjar","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1a476191-4d4c-570a-ab3c-a49e3f98f66c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Ce tapis appartient au groupe des tapis de prière de Ghiordès, village situé entre Izmir et Ouchak, où furent fabriqués la plupart des tapis de prière d'Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XVIXe siècles J.-C.). Le champ central de couleur crème constitue le fond d'une niche en arc brisé, flanquée de deux demi-niches de même couleur. Cette composition provient des tapis manufacturés à la cour ottomane au cours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). À la différence des modèles originaux, les colonnes reposent sur des œillets stylisés. Bordées de fleurs à trois pétales, elles soutiennent la niche principale et la séparent des demi-niches. Les écoinçons sont comblés d'œillets stylisés sur fond bleu foncé. Un important bouquet de fleurs est suspendu à la pointe de l'arc et descend presque jusqu'à la base, où se trouve un rang d'œillets. Le cartouche au-dessus de l'arc est occupé par des rosettes et des ornements. \nLa bordure est constituée de deux bandes horizontales et verticales à motif répétitif de plantes stylisées sur fond bleu foncé. Un motif sinueux de rinceau fleuri coloré alternativement en bleu, rouge et jaune se répète sur les bordures secondaires internes et externes.","short_description":"Tapis de prière, probablement de Ghiordès. Le champ central est délimité par une niche flanquée de deux demi-niches. Des œillets et des bouquets de fleurs stylisées constituent le motif le plus important. Le champ central est encadré d'une bordure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 157 cm, l. 113 cm.","method_for_datation":"Un tapis très similaire est daté du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessin et de gamme de couleurs similaires sont généralement attribués au groupe des tapis de Ghiordès.","provenance":"Anatolie (région de Ghiordès), Turquie.","obtention":"Acheté au marchand de tapis P. Willborgh à Stockholm en 1984. Il appartenait auparavant à la collection de R. Chistensen, Stockholm.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M., *Orientens Mattor*, Stockholm, 1959, 204.","dynasty":"Période ottomane","materials":["Laine nouée."],"keywords":["Tapis de prière; religion; prières; décoration florale; pureté"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1e8c52f2-59ae-5930-b434-948802ee9220":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Gourde de pèlerin en céramique, parfois appelée *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le célèbre puits de La Mecque où les pèlerins remplissaient leur bouteille d'eau consacrée. \nCes gourdes, généralement de couleur jaune ou beurre frais, sont faites de deux parties circulaires moulées et assemblées avant l'ajout du col et des poignées. Un décor guilloché masque le joint entre les deux parties. Les décors en creux des moules imprimaient divers motifs à la surface de la bouteille. Souvent, le décor comprenait un emblème qui indiquait le statut ou la profession de son propriétaire, habituellement un personnage officiel proche de la cour ayyoubide ou mamelouke. Sur cette bouteille figure au centre un lys entre deux épées, emblème de plusieurs sultans et émirs de l'époque.","short_description":"Gourde de pèlerin en céramique ou *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le puits saint de La Mecque. La gourde est faite de deux parties circulaires moulées assemblées entre elles ; le dessin figure au centre un lys entre deux épées, un emblème appartenant à plusieurs sultans et émirs de l’époque.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 17,5 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des artefacts similaires précisément datés en possession d'autres musées, comme les gourdes de pèlerin du Musée national de Damas.","method_for_provenance":"La provenance exacte de cette gourde est inconnue, mais elle est probablement syrienne.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، 120، شكل 36. \nالبهنسي.عفيف، (تحقيق) الآثار السورية: مجموعة أبحاث أثرية و تاريخية (ماينز على الراين، 1982)، ص 285، شكل 253. \nالعش، محمد،” الفخار غير المطلي” الحوليات الأثرية السورية، المجلد العاشر، 1960، ص. 135-184، لوحة 18، رقم 78-84. \nHerzfeld, E., “Damascus: Studies in Architecture”, *Ars Islamica*, IX, 1942, p. 11, fig. 6.9.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Céramique tournée."],"keywords":["Décoration en bas-relief"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"23e8db58-0148-5dc3-98b4-98cb5313ba16":{"name":"Rouleau de pèlerinage.","description":"Rouleau de pèlerinage manuscrit, peint et dessiné sur un coûteux papier couché appelé *abadi*. D'état fragmentaire, son titre ainsi que la partie contenant la *basmala* ont disparu. Le premier des deux fragments subsistants comprend une partie d'étendard au nom du calife abbasside contemporain al-Nasir (r. 575-622 H / 1180-1225 J.-C.). Sous cet emblème figure une représentation en couleurs du mont Arafat flanquée de chandeliers. En dessous sont reproduits la *Magam-i Ibrahim*, pierre associée au prophète Abraham, ainsi que des puits. Plus bas se trouve une image de al-Muzdalifa, lieu où les pèlerins passent la nuit au cours de leur séjour à La Mecque. Les espaces entre ces dessins sont remplis d'inscriptions précisant les obligations du pèlerinage. \nLa représentation de la Kaaba a malheureusement disparu. Le second fragment comporte des représentations de al-Safa et de al-Marwa, deux lieux de La Mecque visités par les pèlerins, de Médine où ils visitent le tombeau du prophète Mahomet, de Jérusalem où ils se rendent habituellement après La Mecque et Médine, et de la mosquée d'al-Aqsa à Jérusalem. Ce certificat a été rédigé en 602 H / 1206 J.-C pour une certaine Umm Abbas, épouse de Ghalib. La personne accomplissant le pèlerinage pour elle est Ahmad ibn Fadl al-Andalusi. \nAu Moyen âge, il était difficile pour beaucoup de gens, en particulier pour les femmes, d'accomplir le pèlerinage. Ainsi, ceux qui partaient ou ceux qui envoyaient un représentant à leur place désiraient un certificat prouvant qu'ils avaient visité les lieux saints et rempli toutes les obligations du voyage (peut-être pour le laisser en témoignage aux générations suivantes). Ces pèlerinages et ces certificats sont des documents inestimables pour la description du rituel et des sites sacrés et offrent une riche information sur la vie sociale de la période.","short_description":"Les certificats de pèlerinage documentent le *hadjdj* en Terre Sainte, qui culmine avec la circumambulation autour de la Kaaba. Les certificats ou certificats par procuration (pour ceux qui étaient dans l’incapacité d’accomplir eux-mêmes ce voyage périlleux) authentifient, avec des images, le nom du pèlerin et de son représentant, les lieux visités et le rite célébré.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"602 de l’Hégire / 1206 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"(4737) H. 55 cm, l. 26, 5 cm; (4746) H. 51 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription du document spécifie la date de 602 H/1206 J.-C. Le style d'écriture et le nom du calife confirment cette date.","obtention":"Ismet Bey, maire d'Istanbul et membre du conseil d'administration du Musée des fondations islamiques (ancien nom du Musée des arts turcs et islamiques) avait visité la mosquée des Omeyyades à Damas et son *qubbat al-Hazine* (trésor) d'où il fit transférer au musée d'Istanbul divers objets, dont des corans et ce document de pèlerinage en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. et Milstein, R., “A Collection of Thirteenth Century Illustrated Hajj Certificates”, *M. Uğur Derman 65th Birthday Festschrift*, Istanbul, 2000, pp. 73-134. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 80-81.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Papier manuscrit et peint à la main à l’encre et à l’aquarelle."],"keywords":["pèlerinage"],"author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"255a30b7-9af1-50e4-83b8-9d9471ebd490":{"name":"Mur d’al-Bouraq.","alternate_name":"Mur occidental ou Mur des lamentations.","description":"Le Haram al-Charif tout entier, où l'on pense que se dressait jadis le temple d'Hérode détruit par les Romains en 70 av. J.-C., est étroitement lié au prophète Muhammad, comme le confirme le Coran (sourate XVII, 1) : “Gloire à lui Qui fit se rendre de nuit son serviteur de la mosquée sacrée à la mosquée cachée.” Divers récits corroborés par la Vie du prophète relatent que celui-ci arriva à Jérusalem en volant sur “al-Bouraq”, sa jument à tête de femme. Là, dans la “mosquée cachée”, il pria avec Abraham, Moïse, Salomon et Jésus, puis s'assit sur un trône en cuir doré et monta au paradis. Il ré-enfourcha al-Bouraq et revint à La Mecque la même nuit. Selon la tradition populaire, des traces de ce périple nocturne sont conservées sur le côté ouest du rocher, tandis que des empreintes de pied du prophète se trouvent à l'angle sud-est du rocher. \nJusqu'en juin 1967, on pouvait accéder à la partie visible du mur d'al-Bouraq (qui faisait à cette époque 28 m de long) par des allées et des passages du quartier marocain. L'approche était indiquée par un pavement de 3,30 m de large seulement. \nL'énorme appareil de blocs de pierre taillée du mur datant de la période romaine est surmonté d'une strate de la période omeyyade (41-132 H / 661-750 J.-C.), et d'une autre remontant aux Mamelouks (648-922 H / 1250-1517 J.-C.). Les éléments de la partie supérieure ont été ajoutés après 1967 par l'administration des Fondations islamiques. \nLes travaux menés par le Fonds de recherches palestinien ont révélé 19 différentes strates de construction entre la partie apparente et le rocher. Il est possible qu'elles remontent à la période romaine. \nLe quartier marocain (faisant partie du *waqf* du sultan al-Malik al-Afdal Nour al-Din Ali, fils du sultan Salah al-Din Ayyoubi, enregistré le 24 *rajab* 666 / 10 avril 1268 J.-C.) a été détruit peu après la fin de la guerre en juin 1967. Cette démolition radicale a touché des constructions adjacentes au mur d'al-Bouraq, en particulier vers le sud. Les constructions devant le mur ont été rasées, tandis qu'une zone pavée appelée “place du mur occidental” était aménagée. Ces travaux, et d'autres fouilles archéologiques, ont permis de mettre au jour une plus grande partie du mur et certaines parties basses. On a également découvert un canal en tunnel appelé par la suite “tunnel du mur occidental.”","short_description":"Le mur d’al-Bouraq est associé, au regard des croyances musulmanes, à Bouraq, qui porta le prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem la nuit du *Mi’raj* (l’ascension). Ce grand mur constitue une partie du mur oriental du Haram al-Charif. Ses couches de pierres de soubassement furent édifiées à la période romaine ; au-dessus d’elles se trouve la strate de la période omeyyade, les couches supérieures datent de la période mamelouke. Les juifs pensent que le mur occidental appartenait au deuxième temple et l’appellent le Mur des Lamentations, le lieu le plus sacré de leurs sites religieux.","dates":"La partie basse date du gouverneur romain Hérode (r. 40-4 av. J.-C.), le reste de la période omeyyade au cours du règne du calife Abd al-Malik ibn Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.) et d’autres périodes islamiques.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Dates indiquées par l'historien Flavius Josèphe (m. peu après 100 av. J.-C.) et par al-Maqdisi (m. fin IVe/Xe siècle).","bibliography":"'Abud, T., “Harat al-Moghariba Tarikh al-Hadir \\[Le quartier marocain : l'histoire présente\\]”, in *Majalat al-Hauliyat al-Qods* \\[La revue annuelle de Jérusalem\\], pritemps 2003, pp. 60-67. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Palestinian Encyclopaedia*, vol. 2, pp. 136-137. \nTibawi, Abd al-Latif, “Ha'it al-Bouraq wa al-Awqaf al-Islamiya \\[Le mur d'al-Bouraq et les legs islamiques\\]”, in *Majalat magma' al-louga al-Arabiya bi Dimachq* \\[Journal de l'Académie de la langue arabe à Damas\\], 55 : 2, 1980, pp. 266-287. \nTibawi, Abd al-Latif, *The Islamic Pious Foundation in Jerusalem, Origins, History and the Usurpation by Israel*, Londres, 1978.","patrons":"Le gouverneur romain Hérode et le calife omeyyade Abd al-Malik Ibn Marwan.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["al-Bouraq ; al-Haram al-Charif ; mur occidental du mont ; mur occidental"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"32434888-ecb9-5b5b-bdc6-bc81ab4851b0":{"name":"Palais de Topkapı.","description":"Le palais de Topkapı (à l'origine appelé Saray-i Hümayun, palais impérial), Saray-i Cedide-i Amire (nouveau palais impérial), Yeni Saray (nouveau palais) a été fondé sur une partie de la péninsule d'Istanbul qui commande la Corne d'or d'un côté et le détroit du Bosphore et la mer de Marmara de l'autre. Le bâtiment en bois édifié par le sultan Mehmed II derrière la Top Kapı (littéralement la “porte du canon”), la plus ancienne porte donnant sur la mer, avait brûlé et son nom fut donné au “nouveau palais.” Le palais est entouré des Sur—i Sultani (les remparts du sultan) dont l'entrée principale est la Porte impériale, face à Ayasofya (Sainte-Sophie). \nLe plan est dans l'ensemble similaire à celui du palais d'Edirne et occupe une surface d'environ 700 000 m2. La construction débuta sous Mehmed II et fut poursuivie par les sultans successifs jusqu'à prendre la forme d'un énorme assemblage de bâtiments qui ne présente pas l'organisation axiale habituellement attendue d'un palais. L'ensemble s'est plutôt développé comme une petite cité dont chaque élément a pu évoluer au cours du temps. Le plan à trois cours principales ainsi que les portes monumentales ont été dessinés sous Mehmed II. On accède à la première cour, appelée Alay Meydani (terrain de parade) par Bâb-i Hümayun, la Porte impériale, près de laquelle s'élève l'église d'Aya Irini (Sainte-Irène). De nombreuses constructions de fonctions diverses furent édifiées à cet endroit, mais toutes ont disparu. On passe ensuite à la seconde cour appelée Divan Meydani (terrain du divan) par Bâbüsselman (porte des salutations), également appelée Orta Kapi (porte du milieu). On y trouve en particulier les cuisines, les écuries, les *kubbealti* (appartement pour la tenue des conseils de l'état) et la Tour de justice. On accède enfin à l'Enderun (palais intérieur) par la Bäbüssaade (porte de la félicité) ou encore Akağalar Kapisi (porte des eunuques blancs). Parmi les constructions importantes de cette troisième cour figurent l'Arz Odasi (salle d'audience) utilisée par le sultan pour recevoir les ambassadeurs et les vizirs, la chambre privée du sultan (qui abritera plus tard le manteau du prophète), le pavillon de Mehmed II et la bibliothèque d'Ahmed III. Une allée en pente douce conduit à une quatrième cour qui contient des pavillons indépendants. Ils représentent de remarquables exemples de l'architecture civile ottomane comme les pavillons de Bagdad et de Revan construits par Mourad IV (r. 1032-1049 H / 1623-1640 J.-C.) et la Sünnet Odasi (chambre des circoncisions) édifiée par Ibrahim Ier (r. 1049-1058 H / 1640-1648 J.-C.). Le dernier bâtiment est le pavillon de Mecidiye, édifié sous le sultan Abdülmecid (1255-1278 H / 1839-1861 J.-C.). Le harem, où vivaient le sultan et sa famille, constitue presque une ville en soi. Sa plus ancienne partie date de la période de Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.). Une inscription au-dessus de l'une de ses entrées, la porte Araba (des voitures) qui ouvre sur une seconde cour intérieure près des *kubbealti*, porte la date de 995 H / 1588 J.-C. \nLes changements et additions au cours du temps reflètent les styles décoratifs de leurs différentes périodes et témoignent des différentes phases de construction. Le palais illustre les caractéristiques de la vie de cour et de l'architecture résidentielle ottomane sur une période qui va jusqu'à la construction du palais de Dolmabahçe au milieu du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Il fut la résidence officielle des sultans ottomans de Mehmed Ier à Abdülmecid. Il a été transformé en musée en 1924.","short_description":"Le palais de Topkapı, qui est l’un des plus vieux palais au monde, servit de centre administratif à l’empire ottoman durant 400 ans. Construit à la pointe de la péninsule d’Istanbul, le palais jouit d’un point de vue unique sur la Corne d’Or, le Bosphore et la mer de Marmara. À la différence des palais européens, le palais de Topkapı comprend de nombreux édifices, et ses différents pavillons et appartements, dont chacun est un remarquable exemple d’architecture civile ottomane, lui donnent l’apparence d’une petite ville. Le palais sert de musée depuis 1924 et les pièces exposées font partie des chefs-d’œuvre mondiaux.","dates":"La construction a débuté au IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.) sous le règne du sultan Mehmed II (2nd r. : 855-886 H / 1451-1481 J.-C.) ; la dernière addition date du sultan Abdülmecid [‘Abd al-Majid] (r. 1255-1277 H / 1839-1861 J.-C.) au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","method_for_datation":"Les sources les plus utiles sont des documents officiels et des archives. Les journaux de voyage et dessins de voyageurs étrangers sont également importants comme, par exemple, les chroniques de Mustafa Ali, Idris Bitlisi, Kritovoulos, Peçevi Ibrahim Efendi, Mustafa Selaniki et Huseyin Hezarfen. Certaines parties du palais ont été continuellement modifiées et ne sont datables que par leur décoration, même si une chronologie précise ne peut être établie.","bibliography":"Anhegger, M., *Topkapı Sarayı'nda Padişah Evi (Harem*) \\[La maison du sultan au palais de Topkapı (Harem)\\], Istanbul, 1986. \nEldem, S. H. et Akozan, F., *Topkapı Sarayı-Mimari bir Araştırma* \\[Palais de Topkapı, une approche architecturale\\], Istanbul, 1982. \nErkins, Z., *Topkapı Sarayı* \\[Topkapı Palace\\], Istanbul, 1959. \nKuban, D., “Topkapı Sarayı \\[Palais de Topkapı\\]”, *Istanbul Ansiklopedisi* \\[Encyclopédie d'Istanbul\\], vol. VII, Istanbul, 1994, pp. 280-290. \nSözen, M., *Devletin Evi Saray* \\[Le Palais, le siège de l'état\\], Istanbul, 1990.","patrons":"Sultan Mehmed II (2nd règne) et sultans successifs jusqu’à Abdülmecid.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["palais ; harem ; pavillons ; architecture de palais ; Istanbul ; architecture ottomane."],"author":"Semra Daşçı","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"34344960-90a1-56d8-ab23-52de9332f9bd":{"name":"Forteresse de Ma’an.","description":"étape sur la route du pèlerinage de Jordanie méridionale, la forteresse de Ma'an s'élève en bordure de la route du désert, à 200 km environ au sud d'Amman. Elle se présente sous forme d'une construction carrée de 24 x 24 m dont la hauteur maximale des murs subsistants excède les 9 m. \nLes murs sont percés de simples meurtrières. La porte d'entrée, implantée au milieu du mur est, est ornée en sa partie supérieure d'ornements en pierre sculptée. Au-dessus, à l'aplomb de la porte, se projette une bretèche. Deux types de maçonnerie différents ont été utilisés pour ce mur, ce qu'expliquent certaines réparations et modifications apportées à l'entrée et à l'étage supérieur. Le décor en pierre consiste en une inscription prise entre deux éléments ornementaux horizontaux. Elle cite le nom du sultan ottoman Soliman le Magnifique, fondateur de la forteresse. L'ornement supérieur est une étoile à huit branches constituées par deux carrés sécants entourant un disque concave. Des deux côtés et au centre du disque ont été ajoutés divers éléments décoratifs géométriques et floraux. \nAu rez-de-chaussée, 10 salles, dont deux *iwan* en position centrale, sont disposées symétriquement des deux côtés de la cour intérieure rectangulaire de 19 x 8 m. Ce plan se retrouve à l'étage dont les pièces sont entourées d'une desserte de 1 m de large.","short_description":"La forteresse de Ma’an est une étape sur la route du pèlerinage, à environ 200 km au sud d’Amman. C’est une construction carrée aux murs percés de meurtrières, la porte d’entrée étant située au milieu du mur est. Le décor en pierre au-dessus de la porte consiste en une inscription qui cite le nom du sultan ottoman Soliman le Magnifique comme fondateur (en 937 H /1531 J.-C.). Au-dessus, à l’aplomb de la porte, se projette une bretèche. Deux types de maçonnerie différents ont été utilisés pour la construction du mur est, ce que pourraient indiquer certaines réparations et modifications apportées à l’entrée et à l’étage supérieur.","dates":"937 de l’Hégire / 1531 J.-C.","location":"Ma’an.","method_for_datation":"La forteresse est datée de 937-1531 et attribuée à Soliman le Magnifique (r. 926-974/1520-1566) sur la base d'une inscription au-dessus de la porte d'entrée.","bibliography":"Burckhardt, J. L., *Travels in Syria and the Holy Land*, Londres, 1882, pp. 436-437. \nDoughty, C. M., *Travels in Arabian Deserts*, Londres, 1926, pp. 73-74. \nMusil, A., *The Northern Hegaz*, New York, 1926, pp. 2-5. \nPeterson, A., *Early ottoman Forts on the Hajj Route in Jordan*, thèse de maîtrise non publiée, Université d'Oxford, 1986, pp. 86-93. \nPeterson, A., “Early Ottoman Forts on Darb al-Hajj”, *Levant*, vol. XXI, 1989, pp. 97-117.","patrons":"Sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.).","dynasty":"Ottomane.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["voûte en berceau ; contreforts ; citernes ; tours d’angle ; forteresses"],"author":"Mohammad Najjar","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"3b905371-82f4-562e-9ed1-808c1a7eff1f":{"name":"Église de la Nativité.","description":"A l'origine existait une grotte naturelle qui aurait été le lieu de naissance de Jésus. Une première église byzantine de plan octogonal fut édifiée à cet endroit en 339 J.-C. dont il ne reste rien à l'exception d'une mosaïque intégrée au sol de l'église que fit construire l'empereur Justinien en 529 J.-C. Malgré un tremblement de terre en 1250 H / 1834 J.-C. et un incendie en 1286 H / 1869 J.-C., l'église a conservé son plan, la plupart de ses éléments architecturaux et de sa décoration. \nElle fut respectée lors de l'invasion des Perses en 614 J.-C. et l'on pense que certains éléments des mosaïques de l'entrée, qui rappellent le style persan, sont liés à cette présence. Au moment de la conquête, l'église fut incluse dans le traité d'Umariyya signé par Omar Ibn al-Khattab en 560 H / 1165 J.-C. et qui précisait les relations entre les musulmans et les chrétiens. En 564 H / 1169 J.-C., l'édifice connut quelques rénovations et petits changements. L'église de la Nativité constitue l'un des plus importants lieux de pèlerinage pour les chrétiens en Terre sainte. \nL'entrée ouvre sur le côté est d'une vaste place. Elle se présente sous la forme d'une petite porte à lourd linteau de pierre qui conviendrait mieux à une forteresse qu'à une grande église. Sa hauteur de 1,5 m seulement oblige le visiteur à se courber pour pénétrer dans le narthex. On remarque néanmoins encore à l'extérieur les vestiges du portail mamelouk ou ottoman et d'un arc brisé datant des Croisés, ainsi que ceux de la grandiose entrée édifiée sous le règne de Justinien (527-565 J.-C.). \nUn petit vestibule étroit et bas de plafond donne sur le narthex. L'église possédait à l'origine trois entrées, mais celles des côtés ont été obturées et le vestibule a été divisé en trois parties. Celle du centre donne accès à l'église. \nCelle-ci est de plan basilical à quatre rangées de colonnes, la nef centrale étant la plus haute. Chaque rangée compte onze colonnes de pierre à chapiteau corinthien doré. Au sol, dans la nef centrale, des jours ont été aménagés pour permettre de voir le sol en mosaïque datant de la période constantinienne. à l'est, à proximité d'une niche, un escalier descend à la grotte de la Nativité. Dans le sol de celle-ci, une étoile d'argent à inscription latine signale le lieu sacré : “C'est ici que Jésus Christ est né de la Vierge Marie.”","short_description":"L’église de la Nativité et la grotte de la naissance de Jésus-Christ constituent pour les chrétiens l’un des plus importants lieux de pèlerinage au monde. La construction commença sur ce site en 339 et fut modifiée de nombreuses fois. Ordonnée par l’empereur byzantin Justinien, l’actuelle église de forme basilicale est composée de cinq rangées de colonnes, la centrale étant la plus grande. Elle est couronnée par un toit pignon. Du côté est, sous l’autel, se trouve la grotte sacrée, connue pour être le lieu de naissance du Christ. Au milieu de l’église se trouvent des cloîtres appartenant à différentes époques et à différentes obédiences chrétiennes. Ce site est également sacré pour les musulmans.","dates":"529 J.-C.","location":"Bethléem","method_for_datation":"Sources historiques et découvertes des vestiges d'un sol en mosaïque datant de l'église originelle.","bibliography":"Murphy-O'Conner, J., *The Holy Land: An Oxford Archaeological Guide from Earliest Times to 1700*, Oxford, 1998. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"L'empereur byzantin Justinien Ier (r. 527-565 J.-C.).","dynasty":"Byzantine.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Églises; Christ; grottes"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"44db66ac-94d1-513a-affd-eaec477e9022":{"name":"Citadelle d’Amman.","description":"Les armées musulmanes menées par Yazid ibn Abi Soufyan prirent Amman en 13 H / 634 J.-C., qui, sous les Omeyyades, devint la capitale de la province de la Belqa. Un nouveau complexe résidentiel et administratif (Dar al-Imara) fut édifié sur la citadelle. Ce site, appelé al-Qal en arabe, est une importante éminence naturelle au centre de l'Amman ancienne et moderne. La ville omeyyade implantée dans la citadelle comprenait un complexe palatial, des bains, un profond réservoir d'eau circulaire, une place centrale, une mosquée de congrégation et des quartiers domestiques, le tout entouré d'une enceinte fortifiée. \nLa proximité du centre du pouvoir qui se trouvait à Damas ainsi que la présence sur place de tribus traditionnellement alliées à la dynastie omeyyade créèrent un contexte favorable au développement économique de la Belqa en général et d'Amman en particulier. La cité prospéra pendant la période omeyyade, bénéficiant par ailleurs de sa position stratégique sur la route commerciale et de pèlerinage entre Damas et le Hedjaz. Amman perdit une partie de son importance avec le déplacement du centre politique de l'état islamique vers l'Irak et déclina légèrement pendant la période abbasside (132-358 H / 750-969 J.-C.). Vers le VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.), elle avait pratiquement disparu des mémoires. L'historien médiéval arabe Abou al-Fida parlait en 720 H / 1321 J.-C. “d'une très ancienne ville, en ruine avant l'arrivée de l'islam”. \nEn 1296 H / 1879 J.-C., l'administration ottomane aida à l'installation d'émigrants du Caucase en Jordanie et en particulier à Amman. En 1921, la ville devint la capitale du nouvel émirat de Transjordanie fondé par l'émir et futur roi Abdullah Ier. \n \nCliquer [ici](< https://youtu.be/yHVm_pbN70Q>) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"La citadelle d’Amman est un promontoire naturel à l’intérieur de la ville. Les armées musulmanes menées par Yazid ibn Abi Soufyan prirent Amman en 13 H / 634 J.-C., et sous les Omeyyades, la ville devint la capitale de la province de la Belga. La ville omeyyade implantée dans la citadelle comprenait un complexe palatial, des bains, un réservoir d’eau, une place centrale, une mosquée de congrégation et des quartiers domestiques, le tout entouré d’une enceinte fortifiée. La cité prospéra pendant la période omeyyade en raison de la proximité de Damas, mais commença à décliner à la période abbasside et fut abandonnée du VIIIe/XIVe siècle jusqu’en 1296/1879, quand les Ottomans aidèrent à l’installation d’immigrants du Caucase à Amman.","dates":"Vers 110 de l’Hégire / 728 J.-C.","location":"Amman.","method_for_datation":"Sources historiques et résultats de fouilles archéologiques.","bibliography":"Almagro, A., “El Palacio Omeya de Amman”, *La Arquitectura*, Madrid, 1983. \nCreswell, K. A. C. et Allan, J. W., *A Short Account of Early Muslim Architecture*, Le Caire, 1989, pp. 169-173. \nKhouri, R. G., *Amman: A Brief Guide to the Antiquities*, Amman, 1988, pp. 16-18. \nKoutsoukou, A. et al., *The Great Temple of Amman: The Excavations*, Amman, 1997, pp. 12-16. \nNorthedge, A. E., *Studies on Roman and Islamic Amman*, vol. I., Oxford, 1992, pp. 74-104.","patrons":"Hicham ibn Abd al-Malik (105-125 H / 724-743 J.-C.).","dynasty":"Omeyyade.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":[],"keywords":["citadelle d’Amman ; complexe de bains ; mur d’enceinte de ville ; mosquée de congrégation ; quartiers domestiques ; porte monumentale ; complexe palatial ; place ; réservoir d’eau"],"author":"Mohammad Najjar","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Soie tissée rouge, verte et or."],"keywords":["chahada ; kiswa; objet funéraire"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"498f1612-ae40-5357-872b-5ea4aaf0dae3":{"name":"Zawiya al-Qadiriyya.","alternate_name":"Zawiya al-Afghaniyya.","description":"Cette *zawiya* est l'une des rares constructions de Jérusalem dont le plan original ait été conservé pratiquement sans changements et qui remplit encore la fonction pour laquelle elle avait été édifiée. Elle bénéficiait d'un généreux *waqf* et un grand nombre de gens y travaillent encore aujourd'hui. Elle est liée au *cheikh* Abd al-Qadir al-Djilani (m. 561 H / 1166 J.-C.), fondateur de l'ordre soufi Qadiriyya. Le bâtiment porte également le nom d'al-Afghaniyya parce qu'un groupe d'Afghans y réside depuis quelques dizaines d'années. \nElle possède deux façades donnant sur l'extérieur, l'une à l'ouest, l'autre au sud. La façade occidentale est traitée dans un style simple en pierres de taille de dimensions moyennes. Les seules ouvertures sont les petites fenêtres qui éclairent les cellules. La façade principale, orientée au sud, comporte l'unique entrée, à laquelle on accède à partir de la rue par trois marches montantes. La porte, encadrée par deux bancs de pierre ou *mastaba*, se trouve dans un retrait surmonté d'un arc brisé. Au-dessus de la porte, un panneau épigraphié dont l'inscription de quatre lignes est rédigée en style *naskhi* donne les noms de la *zawiya*, de l'ordre soufi qui lui était associé, du fondateur de l'ordre et la date de construction. \nL'entrée ouvre sur un étroit passage voûté en berceau de 1,90 m de long et 1,5 m de large, qui conduit à une cour à peu près rectangulaire de 400 m2. Une grande partie de celle-ci est plantée de divers arbres et arbustes qui correspondent au descriptif figurant sur la charte *waqf* d'origine. Les onze cellules pour soufis sont alignées sur les côtés sud et ouest de la cour. Toutes semblables, elles diffèrent cependant par quelques détails. Chacune est dotée d'une porte et d'une petite fenêtre donnant sur la cour. Au nord de la cour se trouvent les salles réservées aux services de la *zawiya* et à la salle de réunion des soufis, à deux niveaux. Le rez-de-chaussée date de l'origine, l'étage a été ajouté par la suite pour servir d'appartement au *cheikh* de la *zawiya*. Celle-ci comprend également, à l'est de l'entrée une mosquée à laquelle on accède par quelques marches. Son plan rectangulaire se compose d'une salle de prière divisée en deux parties par un arc pyramidal et recouverte de deux coupoles. Elle est éclairée et aérée par douze fenêtres.","short_description":"Bien que quatre siècles se soient écoulés depuis la fondation de la *zawiya* al-Qadiriyya, elle sert toujours, comme à l’origine, de salle de réunion de certains cercles de l’ordre soufi de la Qadiriyya. Aucun changement n’a été apporté au rez-de-chaussée initial du bâtiment. L’édifice est composé d’une porte qui précède une grande place plantée d’arbres. Entourant cette place carrée se trouvent les cellules des soufis, une salle pour les assemblées, une mosquée et des pièces de service. L’étage supérieur fut ajouté à un stade ultérieur de l’histoire du bâtiment, pour servir d’appartement au cheikh de la *zawiya*.","dates":"15 *mouharram* de l’an 1073 de l’Hégire /22 juillet 1633 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"La date de construction figure sur le panneau épigraphié apposé au-dessus de l'entrée. La charte *waqf* (n° 122, pp. 232-236) conservée au tribunal de la charia de Jérusalem confirme cette date.","bibliography":"Al-Natsheh, Y., “Al-Zawiya al-Qadiriyya”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (première partie), Londres, 2000. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Muhammad Pacha, gouverneur ottoman de Jérusalem, l’un des plus importants mécènes de la ville dans le domaine de l’architecture au cours de la première moitié du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Sa générosité s’adressait tout particulièrement aux ordres soufis.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Zawiya ; soufisme ; ordres soufis ; mosquée suspendue"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4dcb82b4-7bfd-5da7-932f-7b81314a4d12":{"name":"Mausolée (koubba) de Taynabak al-Hassani.","alternate_name":"al-Taynabiyya.","description":"Al-Taynabiyya se trouve dans le quartier de Maydan al-Fawqani (“terrain de manœuvres supérieur”) au sud de Damas. Il s'agissait à l'origine de champs situés en périphérie de la ville utilisés pour l'entraînement militaire. Ils furent peu à peu urbanisés lors de l'expansion économique de la ville et du développement des pèlerinages, comme en témoigne l'historien médiéval Ibn Assakir (m. 571 H / 1176 J.-C.) qui note que les premières constructions dans le faubourg de Maydan datent de la période zenguide. Cette partie de la route commerciale et de pèlerinage qui conduit aux villes saintes du Hijaz via les fertiles plaines du Hawran en Syrie méridionale fut ainsi intégrée au tissu urbain damascène. \nL'endroit étant considéré comme de bon augure et de nombreux émirs, dont Salah al-Din al-Ayyoubi (Saladin), souhaitèrent y être enterrés pour recevoir les bénédictions et les prières des pèlerins de passage. Pendant la période mamelouke au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.), le développement urbain s'accéléra et quantité de bâtiments religieux, sociaux et commerciaux, mosquées, hammams, marchés au grain et *khan* s'implantèrent. Les bâtiments les plus caractéristiques que l'on trouve des deux côtés de la principale artère de Maydan sont les mausolées (*koubba*). Leurs façades polychromes et leurs coupoles peintes donnaient à cette banlieue un caractère pittoresque et coloré. Al-Koubba al-Taynabiyya est l'un des plus de 20 mausolées édifiés par les Mamelouks. \nDe plan symétrique, le monument est construit en pierres blanches et noires alternées (style *ablaq*). L'entrée, au centre de la façade orientée à l'est, est intégrée dans une grande niche élaborée à conque en demi-coupole surmontée d'un arc de *mouqarnas*. La niche est surmontée d'une partie plate en projection. Sous les *mouqarnas*, un panneau carré comprend un blason mamelouk en trois parties : une partie supérieure vide, un gobelet en partie centrale, un gobelet plus petit en partie basse et, entre deux losanges, un motif de serviette. Le gobelet, qui désignait un échanson, est l'un des symboles les plus fréquents de l'héraldique mamelouke, en particulier à partir du règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1293-1294 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1310-1341 J.-C.) suivi de la serviette symbolisant le maître de la table royale. Dans ce contexte, il est difficile d'identifier un officier en particulier, et souvent la présence d'un blason composite peut être interprétée comme un symbole statutaire générique. Au-dessus des deux fenêtres de chaque côté de la niche de l'entrée figurent des rosettes en pierre incrustée. Le monument possède deux salles, toutes deux sous coupole. Celle du sud est une salle de prière, celle du nord abrite la *koubba* où l'épouse du fondateur a été enterrée en 798 H / 1396 J.-C. avant Taynabak lui-même en 802 H / 1400 J.-C.","short_description":"Au cours du VIIIe s. H (XIVe s. J.-C.), le Maydan, une zone de prairies initialement utilisées pour l'entraînement des troupes le long de la route de pèlerinage passant au sud de Damas, fut peu à peu intégré au tissu urbain de la ville. De nombreux mausolées et institutions religieuses s'y édifièrent, qui recevaient les bénédictions et les prières des pèlerins de passage. Plus de 20 bâtiments mamelouks, reconnaissables à leurs façades de style *ablaq*, leurs élégantes niches d'entrée et leurs coupoles rouges se trouvent sur cette route, dont le mausolée de l'émir Taynabak.","dates":"797 de l'Hégire (1395 J.-C.).","location":"Damas","method_for_datation":"Présence d'une inscription sur le portail.","bibliography":"Meinecke, M., “Die mamlukische Architektur”, *Ägypten und Syrien*, 1992, vol. II, p. 285 ; cat. numéros 25b, 33. \nMeinecke, M., “Zur mamlukischen Heraldik”, *Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts Abteilung Kairo*, 28, 1972, pp. 213-287. \nMoaz, A., “Midan, la grande route”, *Le Midan, Actualité d'un faubourg ancien de Damas* (Y. Roujon et L. Vilan, éd.), pp. 137-139. \nSauvaget, J., Les *monuments historiques de Damas*, Beyrouth, 1932, p. 73 ; fig. 28 sq. \nWulzinger, K. et Watzinger C., *Damaskus, die islamische Stadt*, Berlin-Leipzig, 1924, p.101 ; cat. numéro D 15.1.","patrons":"Sayf al-Din Taynabak al-Hassani, gouverneur de Damas (r. 795-802 H / 1393-1400 J.-C.).","dynasty":"Mamelouke.","materials":[],"keywords":["Objets religieux ; architecture funéraire ; inscriptions"],"author":"Verena Daiber","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"53de341b-560c-5d23-b886-5d480f725f2c":{"name":"Sceau du Dôme du Rocher.","description":"Sceau en cuivre de forme circulaire. Il comporte en son centre un carré dont les angles sont coupés par une large bordure circulaire. Au milieu du sceau et présentée horizontalement figure une représentation du Dôme du Rocher de forme octogonale entourant un cercle à l'intérieur duquel apparaît l'image de l'empreinte du pied du prophète Muhammad, sous laquelle sont inscrits les mots : “Pied du prophète”. Au-dessus est gravée une représentation du Dôme couronné par un croissant. De chaque côté se dresse un arbre ressemblant à un palmier et dont on ne sait pas s'il a un sens symbolique ou purement décoratif. Entre l'octogone et la bordure circulaire sont gravées huit niches arquées, qui dessinent l'octogone intérieur du Dôme du Rocher. Au-dessus est représentée la façade du Dôme, composée du tambour et de la coupole surmontée d'un croissant assez volumineux. L'ensemble est entouré sur trois côtés de bâtiments et d'arcades qui pourraient être l'arcade sud qui ouvre vers la mosquée al-Aqsa, l'arcade sud-ouest qui donne vers Bab al-Silsila (porte des Chaînes) et l'arcade est donnant vers Bab al-Rahma (porte de la Pitié). L'arcade nord est masquée par la coupole et le croissant. Les noms des bâtiments apparaissent à côté de leur représentation, dont le Dôme du Rocher et ses quatre portes, Bab al-Janna (porte du Paradis), Bab al-Salaam (porte de la Paix), Bab al-Sakhra (porte du Dôme du Rocher) et Bab al-Mizan (porte de la Balance). D'autres légendes accompagnent les illustrations du Dôme du Mi'radj, du *minbar* al-Charif (*minbar* de Bourhan al-Din), du Qoubbat al-Arwah (dôme des Esprits) et du Qoubbat al-Silsila (dôme de la Chaîne). à gauche du Dôme du Rocher figure un végétal évoquant sans doute les plantations qui existaient jadis autour du bâtiment. \nCe sceau était peut-être utilisé pour les autorisations d'entrée au Dôme du Rocher, ou pour marquer les documents de visiteurs qui souhaitaient commémorer leur visite à Jérusalem ; peut-être même pouvait-il servir de guide de visite.","short_description":"Sceau en cuivre de forme circulaire au milieu duquel figure une représentation du Dôme du Rocher ainsi que des bâtiments environnants et des escaliers qui mènent à la place du Dôme. Il servait sans doute d’autorisation d’accès au Dôme ou peut-être pour marquer les documents des visiteurs qui souhaitaient ramener chez eux une bénédiction ou un souvenir de leur visite.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf islamique, Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un autre sceau portant les noms des lieux saints palestiniens et dont la date remonte au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"La gravure a probablement été réalisée à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Objet transféré du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":["Cuivre gravé."],"keywords":["Sceaux ; sceau du Dôme du Rocher ; cuivre ; gravure"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"55a9a6bc-439c-5d96-9801-d84c4d57c26f":{"name":"Ribat d'al-Mansour Qalawun.","alternate_name":"Ribat al-Mansouri.","description":"Ce *ribat* se compose de trois parties. La première est un profond porche d'entrée de plan rectangulaire, bordé sur ses côtés est et ouest d'un banc de pierre ou *mastaba*. Le plafond est à voûte d'arêtes. Au mur sud figure une inscription qui donne la date de construction. La deuxième partie consiste en une vaste salle rectangulaire à l'est de l'entrée qui mesure 23 x 9 m. On y accède par un corridor partant directement de l'entrée. La troisième est une vaste cour ouverte (28 x 25 m) qui s'étend à l'ouest de l'entrée. Elle est pavée d'un rare et superbe dallage ancien en pierre, et entourée de diverses pièces et cellules. Cette cour, agrandie au XXe siècle, contenait deux puits qui ont été détruits à l'occasion de ces travaux. \nSur la rue de Bab al-Nadir, le *ribat* présente une magnifique façade qui mesure environ 68 m de long pour 11 m de haut. La partie basse date de la période mamelouke, la partie haute du début de la période ottomane (Xe siècle H / XVIe siècle J.-C.). à leur jonction court une fine corniche composée de formes polygonales en coquille. Malgré diverses additions et modifications, cette façade a conservé son caractère d'origine. \nLe *ribat* était un refuge pour les pauvres et les nécessiteux auxquels il distribuait de la nourriture. Il était également utilisé pour loger les visiteurs de Jérusalem. Il bénéficiait d'un *waqf* par lequel les revenus de terres et de propriétés de Palestine étaient affectés à ses frais de fonctionnement.","short_description":"C’est l’un des plus grands *ribat* (auberges) mamelouks de Jérusalem. Il est situé à quelques mètres du mur oriental du Haram al-Charif. Il fut édifié par le sultan al-Mansour Qalawun pour loger les visiteurs et les étudiants de la mosquée al-Aqsa. Il était richement doté et distribuait de la nourriture aux nécessiteux. Le bâtiment se compose de deux étages, chacun d’entre eux ayant de grandes salles et de nombreuses chambres qui flanquent une cour ouverte. En dépit des nombreuses modifications qu’a subies la façade principale, sa physionomie mamelouke est toujours manifeste.","dates":"681 de l'Hégire / 1283 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Présence d'une inscription de fondation située sur le mur sud de l'entrée. Mentions de ce *ribat* chez l'historien Moujir al-Din al-Hanbali (m. 928/1521).","bibliography":"Abu al-Hawwa, A., *Al-Tatawar al-Mi'mari fi Harat Bab al-Nadhir fi al-Qods fi al-'Asrain al-Mamlouki wa al-'Othmani* \\[Le développement architectural dans les environs de Bab al-Nadhir à Jérusalem pendant les périodes mamelouke et ottomane\\], mémoire de maîtrise, Université de Jérusalem, 2002. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nAl-Natsheh, Y., *Ribat al-Mansur Qalawun*, Jérusalem, 2004. \nBerchem, M. van, *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum* (deuxième partie), Le Caire, 1922. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1987. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Sultan al-Mansour al-Qalawun (r. 678-689 H / 1280-1290 J.-C.).","dynasty":"Mamelouke.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001; IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["Ribat ; architecture religieuse"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5afe91bf-fea8-55d3-82ee-a8b6233aab07":{"name":"Al-Haram al-Charif (le Noble Sanctuaire).","alternate_name":"Mosquée al-Aksa ; al-Haram al-Qods al-Charif.","description":"Le Haram al-Charif occupe un rôle important dans la religion islamique. C'est en effet ici que le prophète Muhammad arriva une nuit de La Mecque à Jérusalem (Isra') pour monter au ciel (Mi'raj). De plus, dans le Saint Coran, Dieu a béni le Haram, et en a fait la première *qibla* (direction de la prière) pour les Musulmans. \nLe Haram occupe une position élevée dans les collines de Jérusalem. Il s'étend sur une plateforme rectangulaire d'environ 1 450 000 m2 représentant 1/6 de la ville ancienne. \nPour les chercheurs actuels, il ne possède aucun vestige visible antérieur à l'arrivée des musulmans à Jérusalem en 15 H / 638 J.-C., étant donné que les édifices qui s'y trouvaient avaient été détruits par Titus et ses légions en 70 av. J.-C. \nLorsque les musulmans arrivèrent, la ville se rendit sans combattre à la suite d'un accord passé par le calife Omar bin al-Khattab (r. 13-23 H / 634-644 J.-C.) avec le patriarche Sophronius. Selon les termes du contrat, les Arabes ne détruisirent aucun bâtiment de la zone du Haram et les habitants furent protégés, ainsi que leurs biens et maisons. La plus grande partie de la ville était habitée, à l'exception du quartier du Haram, qui était mal entretenu. \nLe site est légèrement incliné du nord au sud. Le point le plus élevé est la partie centrale sur laquelle se dresse le Dôme du Rocher. La pente est compensée par une plate-forme transversale dont une partie est appelée al-Aqsa al-Qadim, l'autre al-Musalla al-Marwani. \nAprès l'édification en partie centrale du Dôme du Rocher et du Qubbat al-Silsila (dôme de la chaîne), le Haram s'est développé le long de ses limites nord et ouest. Le bord oriental s'incline vers la vallée de Qidron (*wadi* Jahannam) utilisée comme cimetière islamique dès les premiers temps de la conquête. Le côté sud est encore plus incliné, mais le rocher offre un soutien structurel plus sûr qui a permis la construction d'édifices omeyyades dont le Dar al-Imara, continuellement habités depuis leur construction. \nLe Haram s'étage sur trois niveaux. Le plus bas inclut Bab al-Rahma (porte de la Miséricorde), Bab al-Tawba / Bab al-Dahabi (porte du Repentir / porte Dorée), al-Musalla al-Marwani, al-Aqsa al-Qadim (vieille Aqsa) et le *masjid* de Bouraq. Le niveau intermédiaire comprend la mosquée al-Aqsa, le Musée islamique et les arcades latérales contre les murs ouest et nord, ainsi qu'une multiplicité de portes et de bâtiments dont des *sabil*, des *madrasa*, des *mastaba*, des minarets et des coupoles. Le niveau le plus élevé est celui du Dôme du Rocher, que l'on atteint par des marches. Il comprend une série de magnifiques coupoles, quelques *khanqah* (retraites pour soufis), le *minbar* Burham al-Din et le *mastaba* al-Kark, ainsi qu'un certain nombre de citernes et de fontaines.","short_description":"Le Haram al-Charif est le troisième plus ancien site islamique après La Mecque et Médine et le plus important des sites musulmans sacrés de Palestine. C’est un grand complexe d’une surface de 145 000 m2. Il comprend le Dôme du Rocher, la mosquée al-Aqsa, le dôme al-Silsila (dôme de la chaîne) et Bab al-Rahma (porte de la miséricorde), ainsi que plus de 90 autres édifices commémoratifs. On peut donc y observer différentes expressions artistiques et architecturales de l’Orient islamique, sur plusieurs périodes historiques, ce qui fait du site un véritable musée architectural de plein air. Le site est lié à des légendes islamiques, en particulier celle de *Isra* et de *Mi’raj* (nuit de l’ascension du Prophète).","dates":"15-493 de l’Hégire / 637-1099 J.-C. ; 583-1336 H / 1187-1917 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Nombreuses inscriptions, sources historiques et découvertes archéologiques.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1987. \nCreswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, Oxford, 1932. \nHamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Gleanings from the Repairs of 1938-1942*, Londres, 1949. \nNatsheh, Y., “The Architecture of Ottoman Jerusalem”, in S. Auld and R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (première partie), Londres, 2000. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Un certain nombre de califes, de sultans et de princes de divers pays islamiques ont contribué à la construction des bâtiments du Haram al-Charif. Le plus important mécène est le calife omeyyade Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.). Des rénovations furent entreprises par plusieurs califes et sultans musulmans, dont le calife fatimide al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), le sultan al-Din al-Ayyoubi (saladin, r. 564-589 H/1169-1193 J.-C.) et le sultan ottoman Sulayman al-Qanouni (Soliman le Législateur [Soliman le Magnifique], r. 926-974 H / 1520-566 J.-C.).","dynasty":"Périodes islamiques consécutives, des Omeyyades aux Ottomans.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Al-Isra’ ; sanctuaires ; édifices religieux ; Mi’raj ; objets sacrés"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5b39f275-54df-59e1-af9d-1758c033e5d5":{"name":"Plaque d’impression d’une liste des lieux saints de Palestine.","description":"Plaque d'impression rectangulaire en cuivre. Elle ne présente aucun décor particulier à l'exception d'un cadre composé de filets droits et d'une ligne ondulée. Deux motifs incurvés ornent les deux extrémités de la dernière ligne de texte. Celui-ci, rédigé en turc ottoman, mentionne les principaux lieux saints de Palestine comme la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que le Haram al-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, à Hébron (al-Khalil). Y figurent également le nom des tombeaux de quelques prophètes dont celui de Moïse sur la route de Jéricho, celui de David hors les murs de la ville ancienne de Jérusalem, ceux d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham ainsi que le tombeau d'al-Khadir. Sont également repris les noms d'une série de sites et de mausolées dont le *mihrab* de Zakariya au Haram al-Charif, le site d'Abou 'Oubaid 'Amar bin al-Djirrah à Amwas (Nicopolis), le tombeau de Marie au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, le Qoubbat al-Mi'radj (Dôme du Mi'radj), le Qoubbat al-Arwah (Dôme des Esprits) ; le Bouraq al-Charif (sanctuaire d'al-Bouraq) au Haram al-Charif, le Qoubbat Rahil (tombeau de Rachel) à Bethléhem, le tombeau de Joseph à Hahlhoul et al-'Ais à Sa'ir. La liste donne également le nom des grands saints de la voie soufie dont Muhammad al-Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.), l'un des oulémas du Bait al-Maqdis, et Muhammad al-Budairi (mort en 1220 H / 1805 J.-C.), autre érudit du Bait al-Maqdis. L'inscription se termine par le mot “Ouverture”. Il est possible que cette plaque ait été destinée à l'impression sur papier d'une autorisation de pénétrer dans les saints lieux nommés, à moins qu'il ne s'agisse d'une liste de ce qu'un soufi devait visiter en Palestine.","short_description":"Panneau rectangulaire en cuivre exempt de décoration. Il y est gravé la liste des principaux sites et sanctuaires de Palestine : peut-être une autorisation pour pénétrer dans ces lieux, ou encore une liste des lieux devant être visités ou tout simplement des endroits où l’on pouvait se faire bénir. La liste était vraisemblablement imprimée sur papier pour être distribuée aux intéressés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Fondation pieuse (waqf), Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire / XIXe siècle.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 31 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les noms et dates des pieux personnages mentionnés (*cheikh* Muhammad al-Khalili et *cheikh* Muhammad al-Budairi).","method_for_provenance":"Il est probable que cette plaque a été gravée en Palestine où certains ateliers s'étaient spécialisés dans le travail du cuivre. Par ailleurs, les sites mentionnés se trouvent tous en Palestine, ce qui renforce cette hypothèse.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette plaque a été transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","materials":["Cuivre forgé, martelé et gravé."],"keywords":["Autorisation d’entrée ; plaque d’impression ; cuivre ; liste des lieux saints ; liste des tombeaux ; inscription; gravure"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5e68b14d-8eb3-5454-8d3b-cd5efa2239df":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Récipient de forme globuleuse en verre soufflé à décor émaillé. L'une des deux grandes faces et la moitié inférieure des côtés sont aplaties. La couleur de l'émail présente une gamme étendue : rouge, blanc, bleu, vert pâle, jaune, rose, mauve et gris-noir. Deux poignées sont appliquées de chaque côté du col cylindrique. Une rosette à onze branches à l'intérieur d'une fleur à huit lobes contenant des volutes végétales décore la face plate. Sur la face bombée figure un motif quadrilobé de forme géométrique orné d'arabesques entourées d'enroulements se terminant par des têtes humaines, animales ou d'oiseaux. Le décor émaillé des deux faces est à dominante rouge et bleue rehaussée d'or, tandis que les côtés bénéficient de la gamme chromatique en son entier. À gauche du côté incurvé figure un cavalier tuant un animal de son épieu. La tête de l'homme barbu qui porte un chapeau conique à rubans est cerclée d'une auréole. En dessous, dans un médaillon, une joueuse de harpe voilée est habillée d'une tunique longue. Sur l'autre côté étroit, une scène survolée par des oiseaux montre un cavalier sous un arbre tuant un lion de son javelot. Il est lui aussi surmonté d'une auréole et porte un manteau long et des bottes. Dans le médaillon circulaire au-dessous, un homme assis jambes croisées boit avec un gobelet. Sa tunique porte aux manches des bandes en *tiraz*. \nLes deux cavaliers rappellent certaines figures de l'iconographie chrétienne, alors que celles des médaillons sont typiques de l'art islamique. Le mélange de motifs suggère que le commanditaire était soit un musulman familier de l'imagerie chrétienne, soit un chrétien qui appréciait le travail des artisans musulmans. La forme rappelle les gourdes de cuir ou les gourdes de pèlerin en terre cuite non vernissée, plutôt que celle d'objets en métal ou en verre. Par ailleurs, un remarquable bidon en métal de la Freer Gallery, à Washington, est également décoré de scènes chrétiennes. Cette gourde, bien qu'en verre, pouvait être protégée par une gaine de cuir lors les voyages du pèlerin. Il s'agissait de toute évidence d'un objet de luxe, peut-être réalisé en vue d'un cadeau.","short_description":"Cette gourde de pèlerin en verre émaillé est un intéressant exemple de croisement des cultures chrétienne et islamique. Deux des figures décorant le récipient viennent du thème iconographie chrétien de saint Georges et le dragon, tandis que le musicien et le buveur sont issus de l'art islamique.","holder":"The British Museum.","dates":"Troisième quart du VIIe siècle de l’Hégire (troisième quart du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 23 cm, l. 23 cm, ép. 16,2 cm.","method_for_datation":"Le décor fait penser à des compositions de la fin de la période ayyoubide et du début de la période mamelouke.","method_for_provenance":"La technique et le décor sont proches de ceux d'objets en verre produits dans les provinces mameloukes d'Égypte et de Syrie.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par Felix Slade en 1869.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001, n° 123, pp. 247-249. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (dir. H. Tait), 1991, p. 134, n° 170. \nRogers, J. M., “European Inventories as a Source for the Distribution of Mamluk Enamelled Glass”, *Gilded and Enamelled Glass from the Middle East* (dir. R. Ward), 1998, pp. 69-73.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Verre émaillé et doré."],"keywords":["volutes végétales ; arabesques ; décoration figurative ; équitation ; musicien ; buveurs"],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"66dee6a2-095c-5e95-9ab7-3051179223bf":{"name":"*Zubdat al-Tawarikh* (“La crème des histoires”).","description":"Ouvrage rédigé en turc en écriture de style *naskhi* à l'encre noire sur 90 feuilles d'un délicat papier préparé. Il contient 55 miniatures – une ou deux par page – illustrant les sujets des textes. Pages 1b-2a, deux médaillons circulaires comportent une inscription précisant le sujet de l'œuvre et expliquant qu'elle a été réalisée pour le trésor du sultan Mourad III. Le texte compte 37 lignes par page. Les titres et têtes de chapitre sont dorés. Leurs enluminures font appel à des compositions florales à arabesques et motifs d'inspiration chinoise. Les médaillons des deux premières pages comprennent d'importants motifs floraux. \nLa couverture vert foncé – qui n'est pas l'originale – est laquée (technique connue sous le nom de *Edirnekari*). Les plats extérieurs sont richement décorés de compositions florales en or et argent, tandis que les gardes contre plat sont ornées de médaillons, de lambrequins et d'angles ornés. \nL'ouvrage rédigé par le panégyriste de la cour *(Şehnameci*) Sayyid Loqman Aşuri, se compose de deux parties principales. La première débute par une représentation de l'univers et des signes du zodiaque et se continue par des histoires tirées de la Torah, du Nouveau Testament et du Coran qui racontent la vie des prophètes et de grandes figures au service de la foi, illustrée de peintures. Elle s'achève sur l'arbre généalogique de Mahomet, des quatre califes légitimes, des sultans et hauts dignitaires des dynasties musulmanes comme les Omeyyades, les Abbassides, les débuts de la période islamique, Ghaznavides, les Ilkhanides, les Seldjoukides et les Timourides. La seconde partie s'ouvre sur l'histoire du sultan Osman (Uthman), fondateur de la dynastie ottomane, et couvre douze portraits de sultans jusqu'à Mourad III avant de se terminer par des descriptions des événements politiques ayant marqué ces règnes. \nCe recueil a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.). La qualité de ses peintures, de sa calligraphie et de sa reliure en fait une des plus grandes œuvres de l'art ottoman jamais créées pour un sultan.","short_description":"Ce manuscrit inclut les histoires des prophètes, la naissance de l’islam et les histoires des États musulmans. Il fut rédigé sur ordre du sultan Mourad III par l’historien Sayyid Lokman et enluminé par les fameux peintres (*naqqash*) Molla Kasım et Ustad Osman. C’est un travail unique dans l’art ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"993 de l’Hégire / 1583 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 64,7 cm, l. 41,3 cm.","method_for_datation":"Il est indiqué sur l'ouvrage qu'il a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003/1574-1595) en 933/1583.","method_for_provenance":"Il a probablement été copié à Istanbul sur l'ordre du sultan.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée en 1333/1915 de la bibliothèque du complexe d'Aksaray à Istanbul, fondé par l'épouse du sultan Mahmoud II et mère du sultan Abdoulaziz [Abd al-'Aziz] Ier, Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883, reine-mère de 1277 à 1292/1861-1876).","bibliography":"Aksoy, Ş., “Zübdetü't Tevarih Sultan III. Murad için Hazırlanan bir Şehname”, *P. Art, Culture, Antique*, 3 (1996), pp. 17-37. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, 19A-E, pp. 52-56. \nölçer, N. *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 272-75. \nRenda, G., “New Light on the Painters of the Zubdat at Tawarikh in the Museum of Turkish and Islamic Arts in Istanbul”, *Fourth International Congress of Turkish Art*, pp. 183-207.","artist":"Calligraphe : Sayyid Loqman Aşuri ; peintres : al-Sayyid Lutfi, Molla Kasim (Mulla Qasim) et Ustad Osman (Uthman) et leurs ateliers.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Papier préparé, encre, aquarelle, dorure, reliure laquée."],"keywords":["papier, dorure, encre, aquarelle, peinture, technique Edirnekari, zodiaque"],"author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"6c402e37-2b9b-5950-a717-adb9b30770b5":{"name":"Église du tombeau de la Vierge.","description":"La Vierge Marie, mère du Christ, occupe une place importante dans la religion musulmane. Elle est considérée comme l'exemple le plus élevé des vertus de chasteté et de pureté dans la culture islamique et une sourate entière du Coran porte son nom. L'historien al-Hanbali (m. 928 H / 1521 J.-C.) mentionne que sa tombe se trouvait dans une église connue pour être un lieu de pèlerinage aussi bien pour les chrétiens que pour les musulmans. Il note que le calife Omar Ibn al-Khattab (r. 13-23 H / 634-644), visitant Jérusalem après la conquête de 17 H / 638 J.-C., pénétra dans l'église et y pria deux *rak'ats*. La présence d'un grand *mihrab* à proximité de la tombe est donc aisément explicable. \nLe site était à l'origine une caverne naturelle au-dessus de laquelle fut érigée une église byzantine J.-C. à la fin du VIe siècle J.-C.L'église comptait deux niveaux et portait le nom de Marie, mère du Christ. Avec le temps, l'édifice se détériora et l'on en reconstruisit un autre. Le voyageur Arculfe décrivit la toiture de style occidental de l'église vers 50 H / 670 J.-C. Les Croisés la reconstruisirent sous sa forme actuelle à leur arrivée à Jérusalem. Bien que les quatre évangiles ne mentionnent ni la mort ni le lieu de l'inhumation de la Vierge Marie, la tradition chrétienne orthodoxe considère que ce site est celui de son tombeau et le lieu de son ascension. \nL'entrée de l'église est précédée par une cour ouverte de plan carré. Le niveau de son sol est inférieur de 5 m à celui de la place, à laquelle il est relié par un escalier partant du porche. L'entrée possède une grande porte rectangulaire sous un arc brisé gothique datant de la période des Croisés. Elle conduit à un long et large escalier voûté de 47 marches en marbre. L'église est couverte d'une série de voûtes d'arêtes reposant sur des arcs. à l'extrémité du chœur se trouve le tombeau de la Vierge qui est l'ancienne grotte creusée dans le roc, mais agrandie en maçonnerie. Le tombeau est situé à 12 m en contrebas de l'entrée du sanctuaire. La tombe elle-même est un bloc de rocher au centre de la partie orientale. Elle ressemble au tombeau de Jésus dans l'église du Saint-Sépulcre. à droite de la tombe se trouve un important *mihrab* dépourvu de décor, couronné par une coupole.","short_description":"L’église est située à l’est de la vieille ville. Sa construction fut entreprise à la fin de la période byzantine à l’endroit d’une caverne considérée comme la tombe de la Vierge Marie, qui occupait une place importante à la fois pour l’islam et pour la chrétienté. Le bâtiment actuel, de style gothique, date de l’époque des Croisés. Il ne reste pas grand chose des éléments architecturaux des églises antérieures. Le site est également sacré pour les musulmans et l’église contient de nombreux *mihrab* (niches).","dates":"Début du VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Sources historiques anciennes.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nMurphy-O'Conner, J., *The Holy Land: An Oxford Archaeological Guide from Earliest Times to 1700*, Oxford, 1998.","dynasty":"Croisés.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Tombeaux ; Vierge Marie ; grottes ; Wadi Qadrun"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"73a186bf-c916-5473-94f8-30aa969e3624":{"name":"Complexe Sokullu Mehmed Pacha.","description":"Payas est un port situé sur la route reliant l'Anatolie au Moyen-Orient. Son importance stratégique explique qu'il ait été marqué par de nombreuses civilisations. Intégré à l'empire ottoman en 921 H / 1516 J.-C. à la suite de la bataille de Mercidabik, son importance s'accrut avec le développement du commerce entre l'empire et les pays voisins et sa position sur la route du pèlerinage. Pour fortifier la place et répondre aux besoins des voyageurs, le sultan Sélim II y ordonna la construction d'un complexe dont fut responsable Sokullu Mehmed Pacha, qui fit appel à l'architecte Sinan. \nImplanté à proximité d'une forteresse construite après la conquête ottomane pour remplacer l'ancienne, le complexe occupe une surface d'environ 700 x 250 m. La partie centrale est traversée par une rue de boutiques orientée nord-sud de 115 m de long sur 15 de large, qui compte 24 échoppes de chaque côté d'un corridor voûté au centre duquel s'élève une coupole pour la prière. à l'est de cet *arasta* se trouvent des constructions pour les voyageurs comme le caravansérail, la cantine populaire (*imaret*) et les chambres de voyageurs (*tabhane*). à l'ouest s'élèvent d'autres constructions destinées à la prière, l'éducation et l'hygiène, dont une mosquée, une école primaire, une *madrasa* et un hammam. \nLe caravansérail se compose d'une cour carrée entourée de portiques sur ses côtés nord, sud et est et d'une section couverte de voûtes croisées. L'*imaret* au sud possède une cour à portiques à quatre salles fermées à l'est et à l'ouest. La *tabhane* des hôtes particuliers comprend quatre pièces ; elle est adjacente à l'*arasta* et à l'ouest du caravansérail. Le double hammam se trouve à l'est de l'*arasta* : la pièce chaude ou *sicaklik* (*caldarium*) des hommes possède quatre *iwan* et quatre chambres d'angle, tandis que celle des femmes est en forme d'étoile. L'école primaire, adjacente au mur ouest du *sicaklik* des hommes, est dotée de deux salles carrées sous coupole et d'un portique à trois travées au sud. \nLa *madrasa* et la mosquée – au sud-ouest de l'*arasta* – partagent une même cour à laquelle on accède par le nord ou par l'*arasta*. La *madrasa* comprend 21 pièces entourées de portiques sur trois côtés. \nLa mosquée est une salle de prière cruciforme, précédée au nord d'un portique à huit travées pour les retardataires ; à l'angle nord-ouest s'élève le minaret. La salle de prière est recouverte d'une coupole centrale et possède dans les quatre directions des *iwan* à voûtes croisées. \nLes murs principaux de tous les bâtiments sont habillés de pierre taillée. Le travail de pierres bicolores des entrées des différents bâtiments, en particulier de l'entrée de la mosquée et du *mihrab*, peut rappeler les traditions de l'art mamelouk et zenguide issues d'égypte et de Syrie. \nLa mosquée est la seule construction qui ait conservé sa fonction originale. Les autres sont désaffectées mais ouvertes à la visite.","short_description":"Payas est une importante ville portuaire sur la route reliant l’Anatolie au Moyen Orient. Le vaste complexe de Sokollu Mehmed Pacha à Payas comporte une mosquée, une *madrasa*, une école pour enfants, un hammam, un caravansérail, une cantine populaire (*imaret*) et des chambres de voyageurs (*tabhane*) flanquant une rangée d’échoppes (*arasta*) dans le centre du complexe.","dates":"982 de l’Hégire / 1574 J.-C.","location":"Payas, Dörtyol","province":"Hatay","method_for_datation":"La porte du caravansérail présente une inscription établissant que le complexe a été édifié par Sokullu Mehmed Pacha sur l'ordre du sultan Sélim II en 982/1574.","bibliography":"Aslanapa, O., *Osmanlı Devri Mimarisi* \\[Architecture de la période ottomane\\], Istanbul, 1986. \nKuran, A., *Mimar Sinan*, Istanbul, 1986. \nMüderrisoğlu, F., “Osmanlı İmparatorluğu'nun Doğu Akdeniz'deki İskelesi Payas ve Sokullu Mehmed Paşa Menzil Külliyesi \\[Payas : le port méditerranéen oriental de l'empire ottoman, et le complexe voisin de Sokullu Mehmed Pacha\\]”, *Dokuzuncu Milletlerarası Türk Sanatları Kongresi* \\[Neuvième congrès international de l'art turc\\] (23-27 septembre 1991), Actes, vol. 2, Ankara, 1995, pp. 513-524. \nSözen, M., *Türk Mimarisinin Gelişimi ve Mimar Sinan* \\[Le développement de l'architecture turque et Mimar Sinan\\], Istanbul, 1975.","patrons":"Sokullu Mehmed Pacha, sur les ordres du sultan Sélim II (r. 974-982 H / 1566-1574 J.-C.).","architects":"Architecte : Koca Mimar Sinan Ağa ( mort en 996 H / 1588 J.-C.).","dynasty":"Période ottomane classique.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["külliye ; arasta ; Payas ; Sinan ; route de pèlerinage ; Égypte ; Syrie ; mamelouk ; zenguide"],"author":"Şakir Çakmak","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"74efc106-e576-5569-bfb1-3b51d81c8622":{"name":"Église du Saint-Sépulcre.","alternate_name":"Qaniset al-Qiameh.","description":"Riche d'une longue histoire, l'église du Saint-Sépulcre possède un caractère architectural et artistique remarquable. Lieu sacré pour tous les chrétiens, elle est révérée pour être l'endroit de la résurrection de Jésus. C'est un vaste complexe architectural qui comprend à l'extérieur de l'église un certain nombre de petites chapelles. Sa surface totale dépasse 5 000 mètres carrés. \nLa première église fondée par les Byzantins comprenait un atrium, une basilique, une cour ouverte et le Saint-Sépulcre. En 614, les Perses incendièrent l'église, qui allait être détruite et reconstruite à plusieurs reprises au cours des quatre siècles suivants. Le patriarche Modeste entreprit sa restauration sous une forme réduite. Sans l'insistance du patriarche Sophronius, le calife Omar Ibn al-Khattab (r. 13-23 H / 634 J.-C.), protecteur reconnu des sites chrétiens, se serait abstenu de prier dans l'église pour éviter qu'on ne la transforme en mosquée. \nLes Croisés entreprirent des changements et des extensions à la suite de l'ambitieux projet de Constantin IX Monomaque et en transformèrent une fois de plus le plan. Une nouvelle église de style roman fut érigée en 543 H / 1149 J.-C., appelée église du Centre de l'univers (Nisf al-Dunya). Elle était construite autour du Rocher de la Crucifixion, le Golgotha, dominant la Rotonde du Sépulcre. Des changements furent également apportés à l'entrée conduisant au rocher à l'intérieur de l'église et le sous-sol fut aménagé pour les tombes de rois croisés. Un clocher, dont les portes ouvraient au sud et non à l'est, fut ajouté en 566 H / 1170 J.-C. Malgré ces importantes transformations, l'église conserva son caractère jusqu'en 583 H / 1187 J.-C. Suivant l'exemple de Omar Ibn al-Khattab, Saladin toléra la religion chrétienne et respecta les droits de ses fidèles. \nOn entre dans l'église par un important portail surmonté d'un énorme linteau de pierre sculpté d'un décor en bas relief représentant des scènes de la Bible. Derrière le portail part un escalier moderne qui conduit au site de la crucifixion aujourd'hui divisé en deux sections, est et ouest. Les vestiges du Rocher du Calvaire se trouvent dans la zone grecque orientée vers l'ouest, protégée par un panneau en verre. Le rocher est fendu, ce qui se serait produit lorsque le Christ fut frappé par un soldat romain et dépouillé de son manteau. Un escalier descendant, face au premier, mène à la Pierre de l'Onction où, à l'ouest, un mur sépare cette partie de l'église du Saint-Sépulcre. Légèrement au sud se trouve la Rotonde qui abrite le Sépulcre sous une demi-coupole de pierre à tambour cylindrique reposant sur des piliers. Une fenêtre centrale ouvre au milieu de la coupole, décorée de douze pétales d'or, symbole des douze apôtres. \nL'église contient par ailleurs un certain nombre de cellules, de pièces, de salles et de chapelles.","short_description":"Ce site chrétien, sacré parmi les lieux sacrés, est révéré comme le lieu où Jésus-Christ fut enterré et celui de sa résurrection. Il est placé presque au centre de la vieille ville de Jérusalem. L’église est un grand complexe qui comprend un certain nombre de chapelles, d’oratoires, de cloîtres et de chambres souterraines et qui abrite de nombreuses icônes, des mosaïques et d’importantes statues religieuses. Les rénovations successives depuis sa construction lui ont conféré une variété de styles, aujourd’hui dominée par le roman et le gothique. L’église comprend un certain nombre de secteurs qu’on ne distingue que par la tenue vestimentaire des différentes obédiences chrétiennes qui les contrôlent.","dates":"Première construction en 326-335 J.-C. La construction actuelle date de 543 H / 1149 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Sources historiques.","bibliography":"Al-Natsheh, Y., *Kanisat al-Qiyama* \\[L'église du Saint-Sépulcre\\], Jérusalem, 2002.","patrons":"L’empereur Constantin (r. 308-337 J.-C.) et sa mère, Hélène.","architects":"La construction a été supervisée par Qasis de Constantinople, également connu sous le nom d'Eustache. L'ingénieur et concepteur serait Zénobie de Palmyre (aujourd'hui Tadmour en Syrie).","dynasty":"L'église remonte à la période byzantine mais a connu plusieurs reconstructions et rénovations.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Résurrection ; crucifixion ; églises ; Jésus"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"85fb094d-1ff0-508b-bb75-cfcae0c77625":{"name":"Peinture","description":"Cette peinture représente une vue topographique de La Mecque montrant la Grande Mosquée entourée de la ville et des collines avoisinantes. Au centre de la vaste cour ouverte de la mosquée se dresse la forme cubique voilée de noir de la Kaaba, le plus saint des sanctuaires islamiques. Cette structure a été peu modifiée au cours des siècles mais restaurée, à la différence de la Grande Mosquée, plusieurs fois reconstruite. Cette vue date d'une période postérieure aux travaux de reconstruction ottomans du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Inspirées de l'architecture impériale stambouliote, des arcades surmontées de petites coupoles bordent la cour de chaque côté. Sept minarets à deux ou trois balcons se dressent vers le ciel. Le peintre a tenté de montrer une réalisation urbanistique ottomane. Les vieux quartiers de La Mecque étaient densément peuplés et les maisons touchaient les murs extérieurs de la Grande Mosquée. Il fut décidé de détruire ces logements afin de dégager un vaste espace devant le sanctuaire et sa façade, comme il était de règle dans les complexes de mosquée à Istanbul, Bursa ou Edirne. De nombreuses représentations de La Mecque et de la Kaaba illustrent les itinéraires suivis par les pèlerins pour les aider à s'orienter pendant le *hadjdj.* Elles figurent également sur des carreaux et des panneaux de carreaux depuis la seconde moitié du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) jusqu'à la première moitié du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Elles fournissent des descriptions détaillées des fonctions des différents bâtiments. La coupole devant la Kaaba à gauche du *minbar* (chaire), par exemple, protège les empreintes d'Abraham. À côté, le bâtiment ouvert abrite le puits de Zamzam dont les pèlerins boivent l'eau ou la rapportent chez eux. Le choix des constructions représentées, leur disposition et leur exécution évoquent davantage les gravures sur cuivre européennes de La Mecque que les descriptions des mêmes lieux figurant dans les livres de prière contemporains ou sur les carreaux de céramique mentionnés pus haut.","short_description":"Peinture d’une vue topographique de La Mecque montrant au centre la Grande mosquée entourée de maisons. Au milieu de la vaste cour ouverte se dresse la construction de la Kaaba tendue de noir.","holder":"Bibliothèque de l’Université d’Uppsala","dates":"Début du XIIe siècle de l’Hégire (début du XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Uppsala","dimensions":"H. 84,5 cm, l. 111,2 cm (hors cadre).","method_for_datation":"Cette peinture a été achetée par le théologien et orientaliste Michael Eneman (1676-1714), probablement à Istanbul, où il avait été envoyé par le roi de Suède Charles XII (1682-1718) en 1709. Après un voyage à travers la Syrie, la Palestine, le Sinaï, l’Égypte et Chypre en 1711 et 1712, il rentra en Suède en repassant par Istanbul. On pense que cette peinture est contemporaine de ce périple car les représentations de La Mecque et de Médine étaient courantes à cette époque.","method_for_provenance":"Peinture achetée par le théologien et orientaliste Michael Eneman au cours de son séjour en Turquie, probablement à Istanbul, au début du XIIe/XVIIIe siècle. Les représentations de La Mecque et de Médine étaient un sujet fréquent dans la peinture ottomane à l’époque, non seulement dans la technique à l’huile, mais aussi sur des carreaux ou en illustration de livres de prières ou de pèlerinage.","provenance":"Peut-être Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté par la Bibliothèque de l’Université d’Uppsala en 1717.","bibliography":"Ådahl, K., “View of Mecca and the Ka'ba”, in *Uppsala University Art Collections*, Uppsala University, 2001, pp. 256-257. \nErdmann, K., “Note. Ka'bah-Fliesen”, *Ars Orientalis* III, 1959, 192-197. \nFaroqhi, S., *Herrscher über Mekka: Die Geschichte der Pilgerfahrt*, Düsseldorf-Zürich, 2000. \nGren, E., “Bidrag till Michael Enemans Biografi Studier och Bokförvärv”, *Donum Grapeanum*, 1945, pp. 445-494. \nMostafa, M., *Islamische Keramik*, Le Caire, 1956, fig. 94, 95.","dynasty":"Ottomane","materials":["Huile sur toile."],"keywords":["Pèlerinage; décoration figurative."],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"8724a3b4-5bc3-563e-8060-000c6b3e01bf":{"name":"Maqam Nabi Moussa.","description":"Le *maqam* du prophète Moïse est l'un des plus importants complexes religieux de Palestine. Il comprend trois niveaux, sous-sol, rez-de-chaussée et étage. Fermé sur ses quatre côtés par un mur, il mesure 5 000 mètres carrés. Son plan est pratiquement carré puisque le mur nord mesure 74 m, le mur ouest environ 70 m, le mur est 68 m et celui du sud, le plus court, environ 55 m. Il possède cinq entrées dont la principale est le portail ouest, situé sur le côté sud du mur ouest. L'ensemble est construit en blocs de calcaire dont seuls les lits supérieurs sont de taille carrée soignée. \nLe sous-sol est consacré aux écuries et aux entrepôts. Le rez-de-chaussée et l'étage comptent plus de 100 pièces, une succession de salles, un minaret et une multiplicité d'équipements. La mosquée et le tombeau, les plus importants composants du complexe, se trouvent au rez-de-chaussée. La mosquée de plan rectangulaire (15 x 10 m) se compose de deux nefs couvertes par des voûtes entrecroisées. Le *maqam,* lui-même de plan carré de 5,5 m de côté, est situé auprès de la voûte nord-ouest. Sa partie centrale, en léger retrait, mesure 4,7 m de long, 1,6 m de large et 1,7 m de haut. Orienté ouest-est, il est en pierre soigneusement appareillée. Recouvert d'une *kiswa* en tissu vert, il est entouré d'une clôture en bois et surmonté d'une demi-coupole soutenue par quatre arc brisés. \nCe *maqam* a bénéficié de nombreux *waqf*. Historiquement, le *waqf* du prophète Moïse, le plus riche, permet de nourrir et de loger gratuitement les visiteurs. Il pourvoit également aux salaires d'environ 50 personnes dont le *cheikh* des *cheikh*, le scribe, le serviteur, le gardien, le portier, le muezzin, le porteur de torche, le balayeur, le psalmodieur de Coran, etc. Le *maqam* du prophète Moïse occupe une place importante dans l'histoire du peuple palestinien tant sur le plan religieux que sur le plan architectural, social, folklorique ou politique.","short_description":"Le *maqam* de Nabi Moussa est le plus grand et le plus fameux sanctuaire musulman de Palestine. Son plan est pratiquement carré et couvre une superficie de 5 000 m2, sur trois niveaux. Le complexe comprend des écuries, des entrepôts, une grande mosquée avec un minaret et la salle du *maqam* de même qu’un grand nombre de portiques et différents équipements. Ceux-ci comprennent 100 pièces couronnées par des coupoles pour la résidence des invités durant la saison. Le complexe est situé dans un environnement désertique unique sur la route de Jérusalem à Jéricho. Le *maqam* occupe une place importante dans l’histoire du peuple palestinien et est associé à de nombreuses manifestations d’ordre social ou politique.","dates":"La mosquée et la coupole qui surmonte le tombeau ont été édifiées en 668 de l'Hégire / 1269 J.-C. Le bâtiment a été agrandi en 885 H / 1480 J.-C. et le minaret érigé peu après 880 H / 1476 J.-C. L'ensemble a été restauré à plusieurs reprises en 1013 H / 1604 J.-C., 1150 H / 1737 J.-C., 1175 H / 1761 J.-C., 1235 H / 1819 J.-C., 1303 H / 1885 J.-C.","location":"Environs de Jérusalem","method_for_datation":"Cinq inscriptions figurent sur le bâtiment, dont la plus importante est la plaque de fondation du sultan Baybars sur laquelle apparaissent ses titres et la date de construction de la coupole (668/1269).","bibliography":"Al-'Asli, K., *Mawsam al-Nabi Moussa fi Filistin, Tarikh al-Mawsam wa al-Maqam* \\[Le mawsim du prophète Moïse en Palestine: histoire du mawsim et du maqam\\], Amman, 1990. \nMurrar, K. M., *Maqam al-Nabi Moussa, Dirasat Tarikhiya wa Athariya wa Mi'mariya* \\[Le maqam du prophète Moïse : étude historique, archéologique et architecturale\\], Naplouse, 1997. \nMukhlis, Abd A., “Kaifa wa Matta Bad'a Mawsam al-Nabi *Moussa* \\[Comment et quand commence le mawsim du prophète Moïse ?\\]”, in *Majallat huna al-Qods* \\[Journal de Jérusalem\\], n° 6, 1942. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Le premier commanditaire de ce maqam est le sultan al-Dahir Baybars (r. 658-676 H / 1260-1277 J.-C.). Le complexe a été restauré par la suite par Ali Katkhuda ‘Azban, Abd al-Latif al-Hussaini ; Abd Allah Pacha, gouverneur de Sidon et de Tripoli, et Muhammad Tahir al-Hussaini, mufti de Jérusalem.","architects":"La restauration de la période ottomane a été réalisée par des architectes de la famille de Hussain bin ‘Ali bin al-Namri, dont ‘Abd al-Muhsin bin Mahmoud bin Hussain, architecte principal de Jérusalem, et son frère al-Hadjdj Karim.","dynasty":"Période mamelouke, mais extensions et restaurations au cours de la période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Maqam ; prophète Moïse ; mawsim ; saisons"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"912b204e-c92a-58e3-8cab-b04e1caa9f7e":{"name":"Dôme du Rocher.","description":"Le Dôme du Rocher est l'un des plus anciens monuments islamiques encore existants. Sa forme grandiose occupe une place majeure dans l'histoire de la formation de l'art islamique en général. \nLe bâtiment de plan octogonal est surmonté par une importante coupole reposant sur un tambour circulaire. Quatre portes orientées vers les quatre points cardinaux permettent d'accéder à l'intérieur. La base des façades est revêtue de panneaux de marbre et leur partie supérieure de carreaux de céramique vernissée datant de Soliman le Magnifique, qui ordonna le remplacement de la mosaïque de verre d'origine en 952-959 H / 1245-1552 J.-C. Les panneaux de marbres ont été remplacés à plusieurs reprises. Le tambour intérieur, lui, est revêtu d'une mosaïque de carreaux de verre. La coupole actuelle est recouverte de panneaux de cuivre plaqués d'or qui ont remplacé des panneaux de plomb doré. \nL'intérieur et l'extérieur sont construits selon un plan octogonal qui encadre le Saint Rocher. Selon les croyances islamiques, ce rocher est l'endroit d'où le prophète Mohammad monta au ciel (*Mi'raj*) la nuit de son voyage de la Mecque à Jérusalem (*Isra'*). L'intérieur est soutenu par huit piliers et 16 colonnes. La rotonde repose sur des arcs en plein cintre reposant sur quatre piliers et douze colonnes et décorés sur leurs deux faces et leur intrados de carreaux en mosaïque et d'inscriptions épigraphiques. La rotonde est recouverte par une double coupole. La coupole intérieure, de 20,44 m de diamètre, est tenue pour la plus ancienne structure en bois existante. Elle est doublée de panneaux de bois décorés d'inscriptions et d'ornements géométriques incisés dans le stuc. Seize fenêtres ont été percées dans le tambour, lui-même orné d'une décoration en mosaïque et d'inscriptions tirées du Coran qui datent des diverses campagnes de restauration, les plus célèbres restant celles des période omeyyade, ayyoubide, mamelouke et ottomane. Cette coupole, sans aucun ornement décoratif, illustre la nouvelle orientation esthétique dictée par des préceptes religieux.","short_description":"Le Dôme du Rocher est le joyau de l’architecture islamique et le monument islamique le plus ancien qui n’ait pas subi de changements fondamentaux. Il procure ainsi un témoignage très important sur la création et sur la formation de l’architecture islamique et sur les premiers arts décoratifs islamiques. On le considère également comme l’un des plus beaux monuments au monde. La construction est de forme octogonale et est couverte sur ses parois extérieures de marbre et de carreaux vernissés. L’intérieur est revêtu de marbre, de mosaïques, de plâtre et de bois. La grande coupole recouverte d’or qui couronne l’édifice symbolise à elle seule Jérusalem.","dates":"72 de l’Hégire / 691 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscription de fondation en écriture coufique. Plusieurs historiens musulmans anciens comme al-Maqdisi al-Bichari, le fameux géographe (m. fin IVe/Xe siècle) datent la construction de l'édifice de 72/961.","bibliography":"Al-Natseh, Y., *Qubbat al-Sakhra al-Mouchrrafa: Jauhara al-Qods wa al-Masjid al-Aqsa al-Moubarak* \\[Le Dôme du Rocher : joyau de Jérusalem et première mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 2002. \nCreswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932. \nGrabar, O. et Nuseibah, S., *The Dome of the Rock*, New York, 1996. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004. \nRichmond, E. T., *The Dome of the Rock in Jerusalem: A Description of its Structure and Decoration*, Oxford, 1924.","patrons":"Le calife omeyyade Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.). L’édifice a été rénové par plusieurs califes et sultans dont le calife fatimide al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), le sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.) et le sultan ottoman Soliman le Magnifique (r. 926-974 / 1520-1566 J.-C.).","architects":"Raja’ bin Haïwa et Yazid bin Salaam. Le nom de l’artisan Muhammad bin Balawar est associé à la rénovation de la période fatimide. Celui de Moustafa Raqam est lié aux dernières campagnes de restauration ottomanes (XIIIe siècle H / XIXe siècle J.-C.).","dynasty":"Omeyyade.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Mi’raj ; carreaux en céramique ; rocher ; rocher de al-Bayt al-Muqqadas ; mosaïques ; kachani ; dômes ; dômes en bois ; doubles-dômes ; octogones ; cuivre ; placage d’or"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A.,* Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuivre incrusté d’argent."],"keywords":["Objets religieux ; hadj ; inscriptions ; écriture naskhi ; Kaaba ; kiswa ; clés ; cuivre"],"author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"998a912b-36fb-51e9-9d23-92392129a07c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis produit par des artisans paysans de Gördès (Anatolie), l'un des principaux centres de fabrication du tapis au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), célèbre pour ses nœuds serrés et ses velours de laine courts et soyeux. Le dessin comme les couleurs de ce tapis, sa niche bleu foncé encadrée d'écoinçons et de bordures élaborés sont typiques de ce style. La présence de la niche confirme qu'il s'agit d'un tapis de prière, offrant un endroit propre pour se livrer au rite des cinq prières quotidiennes. Elle reprend la forme du “mihrab” ou niche de prière des mosquées et indique la direction de La Mecque, vers laquelle les musulmans doivent se tourner pendant leurs dévotions. Elle peut également symboliser la porte d'accès au paradis. L'ornement en suspension dans sa pointe revêt peut-être une signification spirituelle.","short_description":"Tous les ménages de Gördes, en Anatolie, possédaient leur métier à tisser pour les femmes et les jeunes filles qui fabriquaient de petits tapis et des tapis de prière. Ce tapis de prière est décoré d’une élégante niche centrale rappelant l’architecture des *mihrab* des mosquées anatoliennes.","holder":"Saint Mungo Museum for Religious Life and Art, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"L. 183 cm, l. 119 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. à la fois la composition et le tissage de ce tapis ressemblent à plusieurs autres tapis de prière de ce type datant du XIIIe/XIXe siècle, qui sont attribués à la production de Gördès.","provenance":"Gördès, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Bennett, I., *Rugs and Carpets of the World*, Londres, 1977. \nScarce, J. M., “Oriental Carpets: The Burrell Collection”, Arts of Asia, mai-juin 1990, p. 136.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine (chaîne, trame et velours)."],"keywords":["objets religieux ; décoration florale"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a0123f90-172b-59e1-9291-e46637556232":{"name":"Grille / clôture en fer.","description":"Grille en fer ayant servi de clôture, dont le musée possède 19 sections réunies par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique dominant l'art et l'architecture croisés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Elle entourait le rocher sous le Dôme du même nom, d'où le prophète Muhammad était monté au ciel pendant la nuit du *Mi'raj*. Elle avait pour fonction de protéger cette pierre des pèlerins chrétiens européens qui en emportaient des morceaux comme souvenirs ou reliques à donner éventuellement à leur église, au risque de déformer le rocher sacré. Cette grille d'enceinte, en mauvais état de conservation lors des travaux de restauration entrepris vers 1960, fut remplacée par une balustrade en bois de style islamique. La grille fut déposée dans les réserves du musée, où de nombreuses pièces disparurent. \nElle se compose de plusieurs parties de largeur et de hauteur identiques, à l'exception des quatre parties centrales qui mesurent 257 cm de haut. Entre chaque paire de tiges figurent 21 éléments décoratifs répétés, chacun constitué d'un petit demi-cercle de fil de fer se transformant en fleur composée de quatre volutes en spirale. Les fleurs qui se font face sont solidarisées par une attache en fil de fer. Sous des formes légèrement variées, ce motif se répète sur toute la grille. Un petit morceau de grille similaire se trouve encore dans le Dôme du Rocher.","short_description":"Clôture ou grille en fer formée d’éléments de tailles identiques et d’une décoration répétitive réunis par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique qui prédominait dans l’art et l’architecture des Croisés en Palestine. Cette grille d’enceinte entourait le rocher sous le Dôme du même nom pour assurer sa protection.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 230 cm, l. 570 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Comparaison des techniques de fabrication et de décoration avec d'autres pièces de la période des Croisés, dont une paire de chandeliers conservée au Musée islamique de Jérusalem.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été fabriquée à Jérusalem, comme c'était généralement le cas pour ce type de mobilier architectural réalisé in situ.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Pièce transférées du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in Al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, in *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*,n° 45, 1982.","dynasty":"Croisés","materials":["Fer forgé, assemblage par tringles."],"keywords":["Grilles ; style gothique ; travail du métal ; croisé ; travail du fer ; décoration végétale"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a0e649a0-0f53-5503-9c38-d0a4035fdc34":{"name":"Page de manuscrit figurant Moïse, Muhammad et l’archange Gabriel.","description":"Ce feuillet isolé, extrait d'un manuscrit, présente entre des bandes calligraphiées Moïse, Muhammad et l'archange Gabriel conversant dans les cieux. Derrière les trois protagonistes, on distingue sur cinq nuages des anges qui semblent épier la conversation. Ce qui est représenté ici est l'une des scènes de la vision que Muhammad eut de son assomption. À droite se tient Muhammad, en long habit vert et turban, à gauche Moïse en long vêtement rouge foncé, debout devant son trône céleste qui est désigné par une inscription en écriture arabe. Moïse fait des mains un geste oratoire. Son interlocuteur Muhammad se tient face à lui, le visage recouvert de voiles blancs, les mains cachées dans les longues manches de son manteau. Les têtes des deux prophètes sont nimbées d'une auréole où leur nom se déchiffre en lettres noires. Entre eux deux, tourné vers Muhammad, se dresse l'archange Gabriel, reconnaissable à sa couronne et à ses doubles ailes multicolores. Gabriel était déjà le gardien du Paradis dans l'Ancien Testament. Il est l'un des deux anges qui se tiennent devant Dieu (Luc 1, 19) et il donne l'explication de l'histoire messianique (Daniel 8, 16 et suiv.). Il aurait annoncé à Muhammad le texte du Coran. La sourate II, verset 97, dit : “Gabriel l'a envoyé \\[le Coran\\] avec la permission de Dieu dans ton cœur \\[le cœur de Muhammad\\].” \nLe texte au-dessus des trois personnages décrit l'histoire, il est rédigé en turc ottoman. Muhammad et Dieu discutent du nombre des prières quotidiennes et finissent par convenir du nombre de cinq. Moïse est le conseiller céleste de Muhammad, Gabriel est l'ange qui l'accompagne. Leurs propos sont écrits en arabe. \nLe texte est emprunté à l'une des biographies du prophète qui apparurent dès le VIIe siècle, appelées “Sira” (“Les circonstances de sa vie” ou “Sa manière de vivre”). Ce feuillet isolé provient sans doute d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","short_description":"Ce feuillet peint, extrait d'un manuscrit, présente l'archange Gabriel avec les prophètes Moïse (à gauche) et Muhammad (à droite). Entourés d'anges, ils discutent la question des prières quotidiennes. Cette scène se passe pendant le Voyage nocturne de Muhammad. Son visage est voilé car il était interdit de représenter Muhammad.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Probablement réalisé pour Murad III, 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 31 cm, l. 20,5 cm.","method_for_datation":"Ce feuillet séparé faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003/1574-1595).","method_for_provenance":"Le texte et le style de ce feuillet indiquent qu'il faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté à Londres en 1976.","bibliography":"Budde, H. et Nachama, A. (éd.), *Die Reise nach Jerusalem*, Berlin, 1995, p. 180, cat. 1/121, ill. 180. \nKalter, J. et Schönberger, I., *Der lange Weg der Türken, 1500 Jahre türkische Kultur*, Stuttgart, 2003, p. 138, ill. 149. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1979, n° 668. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 40. \nPetspoulos, Y. (éd), *Kunst und Kunsthandwerk unter den Osmanen*, Munich, 1982, p. 200, ill. n° 209.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Encre, gouache sur papier, or."],"keywords":["Coran ; nombre des prières ; mirage ; assomption"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a422b89c-541c-5d0c-b8ef-5292227a2201":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Cette gourde, souvent appelée gourde de pèlerin, est un récipient utilisé pour transporter l'eau en voyage, en pèlerinage ou à la chasse. Elle est fabriquée au moule et se compose d'un réservoir circulaire, d'un goulot et de deux bélières. Le goulot en forme de tube cannelé est fait d'anneaux de diamètres décroissants pour permettre de boire sans perdre de liquide. Les deux bélières servent à attacher une cordelette que le voyageur à pied, à cheval ou à dos de chameau accrochait à sa hanche. \nLa surface de la panse est décorée d'un blason moulé de style mamelouk appelé *rank* en arabe. L'aigle aux ailes éployées au-dessus d'un calice flanqué de fleurs est le blason du prince Toqouztimour. On pense qu'il débuta sa carrière comme échanson, d'où la présence d'une coupe dans son blason. Lorsqu'il fut élevé au rang de gouverneur par le sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), il y a jouta l'aigle en hommage au sultan. Les roses à six pétales figurant sous le rapace sont peut-être un hommage à la famille de Nasir al-Din, les Qalawun.","short_description":"Cette gourde décorée d'un emblème, selon une mode devenue populaire pendant la période mamelouke, porte un symbole d'aigle et donne le nom de son propriétaire, le prince Toqouztimour, gouverneur mamelouk d'Hama puis d'Alep.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Toqouztimour (r. 742-746 H / 1341-1345 J.-C.), gouverneur mamelouk de Hama et d'Alep.","dates":"742-746 de l'Hégire / 1341-1345 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 27,3 cm, Ø (panse) 18,5 cm.","method_for_datation":"La présence du blason du prince Toqouztimour (r. 742-746 / 1341-1345) permet de dater cet objet, qui est similaire à d'autres de la même période.","method_for_provenance":"Cette gourde a été trouvée à Alep, mais comme le prince a été gouverneur de Hama puis d'Alep, il est également possible qu'elle ait été fabriquée à Hama. Des objets de style, de décor et de fonctions similaires sont généralement d'origine syrienne.","provenance":"Alep ou Hama, Syrie.","obtention":"Acheté en 1933.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Art of the Mamluks: Renaissance of Islam*, Washington DC, 1981. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période mamelouke","materials":["Terre cuite moulée."],"keywords":["Gourde de pèlerin ; terre cuite ; poterie ; moulée ; Alep ; Toqouztimour ; blason ; aigle ; coupe ; al-Nasir Muhammad"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a65b9f90-12e9-50e4-9065-9d1274ef0a10":{"name":"Encensoir.","description":"Encensoir en excellent état dont la grande beauté témoigne d'un art raffiné. Ses inscriptions gravées indiquent que le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq l'avait légué à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) où il fut conservé plusieurs siècles jusqu'à son transfert en 1928 au Musée islamique de Jérusalem. De forme allongée, il présente une surface nervurée travaillée en courbes et se compose de trois parties : partie basse, partie haute et système d'attachement. La partie inférieure est un récipient en coupole inversée qui vient s'adapter à la partie supérieure également en dôme. Le haut de la partie basse forme un important anneau à 12 facettes se terminant par une bordure également facettée. Il présente une inscription dorée qui se lit : “Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, Muhammad est le prophète de Dieu et Ibrahim \\[Abraham\\] l'ami de Dieu. Cet encensoir béni a été légué par notre seigneur, le Sultan, le Souverain, celui qui règne, al-Dahir Abou Saïd Muhammad, que Dieu conforte son triomphe, au Haram al-Ibrahimi.” L'encensoir repose sur un pied évasé à base facettée de 12 nervures et décorée de traits à l'or. \nLa partie supérieure surmontée d'un faîteau à deux éléments sphériques fait fonction de couvercle. Le bas est un anneau à 12 faces, chacune décorée de motifs en fleur de lotus. Trois anneaux y sont attachés, d'où partent des chaînes de suspension passant par trois autres anneaux fixés en haut de la partie inférieure. Le chapeau est une coupole bulbeuse à décor végétal présentant douze petits hémisphères ornant sa base nervurée. Une inscription dorée dit : “Cet encensoir est ainsi l'encensoir de l'humble serviteur Abd al-Qadir ibn Muhammad Qabzi.”","short_description":"Cet encensoir fut légué par le sultan al-Dahir Jaqmaq, ainsi que l’indiquent ses inscriptions dorées. Il est allongé avec des surfaces nervurées à douze facettes, et comprend trois parties : le corps, la partie haute à couvercle et le système d’attache à chaînes. Il est décoré de motifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 42 cm, H. en suspension 103 cm, Ø 14 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions figurant sur l'objet mentionnent qu'il appartenait au sultan al-Dahir Jaqmaq.","method_for_provenance":"Cet objet a probablement été réalisé au Caire car son exécution évoque d'autres objets issus des ateliers cairotes de cette période. Il fut donné à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron par le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq, comme l'indique l'inscription.","provenance":"Probablement réalisé sur commande au Caire pour la mosquée al-Ibrahimi d’Hébron.","obtention":"L'objet a été transféré de la mosquée d'Hébron au musée en 1928.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuivre gravé incrusté d’or."],"keywords":["Encensoir ; encensoirs mamelouks ; cuivre"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"a94d6e26-81d2-5650-b785-1ad7d1e3be12":{"name":"Maqam du prophète Samuel.","description":"Ce *maqam* ou sanctuaire est lié au prophète et juge Samuel qui vécut au XIe siècle av. J.-C. On pense que ses restes ont été déposés auprès de son village natal, mentionné sous le nom de *Dair* Samuel dans le journal du voyageur al-Maqdisi (m. fin IVe siècle H / Xe siècle J.-C.). L'historien al-Hanbali (m. 928 H / 1521 J.-C.) note lui aussi que ce village était le site de la tombe de Samuel. Des fouilles archéologiques modernes ont révélé que le village s'était développé au cours de la période des Croisés. \nL'origine du bâtiment remonte à une grotte souterraine sur laquelle une église fut édifiée par les Croisés en 551 H / 1157 J.-C., après que Baudoin III en eut confié le site à l'ordre des Prémontrés. L'église fut endommagée après la bataille de Hattin en 583 H / 1187 J.-C. et les musulmans en transformèrent les restes en *maqam* au cours de la période ayyoubide. La mosquée actuelle est une addition au *maqam* mamelouk. Elle fut rénovée et reçut son minaret pendant la période ottomane (1143 H / 1730 J.-C.) à l'initiative du *cheikh* Muhammad al-Khalili. Le site a été rénové par le Haut Conseil islamique en 1340 H / 1922 J.-C. \nLe *maqam* représente un vaste complexe comprenant un étage, une crypte, une grande mosquée et une série de pièces. On peut accéder à la crypte par le portail principal situé sur la façade orientale, qui conduit à un vestibule de 7 mètres carrés donnant directement dans la mosquée et, par un escalier, vers la crypte. Celle-ci, de plan rectangulaire (11 x 4 m), est recouverte d'une voûte en berceau. L'une des deux tombes, située dans la partie ouest, est celle du prophète Samuel. à la suite de l'occupation israélienne à partir de 1967, cette partie de la crypte a été réservée aux fidèles juifs. \nLa mosquée se compose de deux salles de prière, du minaret et de quelques pièces. La première salle est un *iwan* de plan à peu près carré (8,5 x 7,20 m), au même niveau que le vestibule et recouvert d'une voûte en éventail. Un *mihrab* sans ornement occupe le mur sud. La salle de prière principale est située à l'ouest du vestibule et mesure environ 21,5 x 11,5 m. Elle se compose de trois volumes rectangulaires orientés nord-sud. Au centre du volume central se trouve une autre tombe du prophète Samuel. Au sud de celle-ci se trouve un autre *mihrab*. Cette zone est réservée aux musulmans. à l'angle sud-est du vestibule, un escalier mène au toit de la mosquée et à l'entrée du minaret. Celui-ci, de 13,5 m de haut par rapport à la toiture, offre une splendide vue panoramique sur Jérusalem et les villages environnants.","short_description":"C’est l’un des *maqam* commémoratifs (sanctuaires) disséminés à travers la Palestine, situé au sommet de la plus haute montagne de la région de Jérusalem. Il fut édifié par les Croisés en tant qu’église et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) le transforma en mosquée et *maqam*. Les Ottomans lui ajoutèrent un minaret. Le bâtiment est une caverne, au sommet de laquelle se trouve une grande salle de prière et une série de pièces qui étaient utilisées pour les services et pour les visiteurs du *maqam*. Il était utilisé pour la réception des soufis mais se trouve aujourd’hui contrôlé par les musulmans et les juifs.","dates":"551 de l'Hégire / 1157 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscription datée à l'entrée, sources historiques et comparaison avec l'architecture de constructions similaires.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nAl-Maqdisi, Chams al-Din Abu Abd Allah Muhammad bin Ahmad (m. fin IVe/Xe siècle)*, Ahsan al-Taqasim fi Ma'arifat al-Aqalim* \\[La place de l'art dans la connaissance des régions\\], Leyde, 1906.","patrons":"Baudouin II (r. 512-525 H / 1118-1131 J.-C.).","dynasty":"Période des Croisés. Agrandissement pendant la période mamelouke et rénovation par les Ottomans.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Églises ; grottes ; maqam"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b20793d5-1141-55aa-a80e-ab4725d92f81":{"name":"Tours de la citadelle de Salah al-Din al-Ayyoubi : Burg al-Ramla et Burg al-Haddad.","description":"Partie intégrante des murs de la citadelle de Saladin, également appelée château de la Montagne (*qala'a al-Gabal*), chacune de ces deux tours en quart de cercle compte trois niveaux pour une hauteur de 20,80 m. Toutes deux sont en pierre appareillée en bossage. Burg al-Hadadd se distingue de sa voisine et des autres tours de la citadelle par la présence de quatre *saqatat*, bretèches soutenues par des consoles en pierre. Elles sont ouvertes en partie inférieure pour permettre aux défenseurs de jeter des substances enflammées ou de l'huile bouillante sur les attaquants. Les vestiges les plus anciens de ce système défensif se trouvent au Qasr al-Khayr al-Charqi (nord de la Syrie) et datent du calife omeyyade Hicham ibn Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.). On le retrouve au Levant au cours des périodes atabeg et ayyoubide pendant les croisades, et dans la citadelle de Qaytbay à Alexandrie sous les Mamelouks. \nLes sultans mamelouks utilisèrent les tours de la citadelle et des alentours pour loger leurs soldats. Les Mamelouks circassiens, également connus sous le nom de Mamelouks burguides (r. 784-922 H / 1382-1517 J.-C.), développèrent les fortifications et entreprirent la construction de tours, dont Burg al-Ramla et Burg al-Haddad. Trois panneaux en marbre sont scellés dans le mur à droite de l'entrée de l'ancienne porte de la citadelle, Bab al-Mudarrag, édifiée par Saladin dans le mur sud de l'enceinte militaire nord-est. Ils portent des inscriptions précisant que les travaux de fortification, de construction et de rénovation ont été entrepris par trois des sultans mamelouks circassiens : Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.), Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.) et al-Adil Tumanbay (r. 906 H / 1501 J.-C.).","short_description":"Ces deux immenses tours sont situées à l'angle nord-est du rempart est de la citadelle de Salah al-Din (Saladin) et sont reliées par un passage couvert. Elles servaient de caserne pour les Mamelouks circassiens (ou Mamelouks burguides) sous le règne du sultan Qalawun.","dates":"579 de l’Hégire / 1184 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"L'inscription de fondation de la citadelle, apposée sur Bab al-Mudarrag, porte le nom du commanditaire et la date de la construction. Des recherches conduites par les archéologues Casanova en 1894-1897 et Creswell en 1924 ont cependant montré que les murailles nord et les tours situées à l'intérieur de la citadelle datent pour la plupart de la période de Saladin (r. 564-589/1169-1193).","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Ahmad (m. 845 / 1442), *Al Mawa'iz wa al–Itibar Bi Dhikr al-Khitat wa al–Athar* \\[Exhortations et contemplation de la réunion de plans et monuments\\], Le Caire, 1853. \nCasanova, P., “Histoire et Description de la Citadelle du Caire”, *Mémoires de la mission archéologique française du Caire,* n° 6, Paris, 1897. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt*, vol. II, Oxford, 1960. \nRabbat, N., *The Citadel of Cairo: A New Interpretation of Royal Mamluk Architecture*, Leyde, 1995. \nZaki, Abd al-Rahman,* Qal'a Salah al-Din al-Ayyoubi wa ma hawlaha min al-Athar* \\[La citadelle de Salah al-Din al-Ayyoubi et les monuments voisins\\], Le Caire, 1970. \n*L'Art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 77-78.","patrons":"Al-Malik al-Nasir Salah al-Din al-Ayyoubi (Saladin), r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","architects":"La construction a été supervisée par Baha’al-Din Qaraquch al-Asadi.","dynasty":"Période ayyoubide.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["tours ; architecture de temps de guerre ; architecture militaire"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bd0502e7-8e93-5eae-9634-c4fcfe027590":{"name":"Deir Mar Moussa al-Habashi (monastère de saint Moïse l’Éthiopien).","description":"Le monastère s'est développé autour d'une ancienne tour de guet byzantine du Ve ou VIe siècle. Selon la légende, Moïse, fils du roi d'Éthiopie, arriva en Syrie après avoir abandonné ses droits au trône pour mener une existence consacrée à la spiritualité. Après avoir voyagé en Égypte et en Palestine et être devenu prêtre au cours de son périple, il se fit moine et s'installa dans les montages de Qalamun, se consacrant à la contemplation dans des grottes et la tour de guet abandonnée. Il subit le martyre de soldats byzantins de Chalcédoine au début du VIIe siècle et le monastère prit alors son nom. \nLe bâtiment se caractérise par le style défensif de son architecture. La très petite entrée s'ouvrant dans le mur occidental ne mesure que 1 m de haut. Des meurtrières sont réparties le long du mur. L'entrée conduit à un corridor sombre desservant diverses petites pièces, l'église et une terrasse donnant sur la falaise. Les pièces principales se distribuent sur deux niveaux au-dessus du sommet de la falaise et trois niveaux creusés en dessous. L'eau de pluie était collectée dans des réservoirs et conservée pour être utilisée tout au long de l'année. Au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les installations du monastère furent agrandies. \nL'église, au nord du monastère, a été édifiée en 450 H / 1058 J.-C. Elle est de plan carré de 10 m de côté, et divisée en deux sections : le chœur, contenant un autel sous un arc en berceau surbaissé et un jubé d'une part, la salle de prière composée de trois nefs séparées par deux rangées de colonnes d'autre part. \nLes importantes fresques murales qui recouvrent les murs de l'église constituent l'un des plus riches exemples de l'art chrétien de la région. Elles révèlent à l'étude plusieurs couches de peinture, toutes exécutées sous les règnes seldjoukide, atabeg et ayyoubide. L'écaillement de la peinture par endroits a permis d'étudier leurs caractéristiques stylistiques et iconographiques. Leurs inscriptions de datation subsistent, écrites en arabe, ce qui montre que les chrétiens de la région adoptèrent la langue arabe au cours de la période médiévale. La couche inférieure, datée de 466 H / 1074 J.-C., est la moins bien conservée et présente un style de peinture animé dans la continuité de l'art chrétien hellénistique local. La seconde couche, datée un peu plus tard de 488 H / 1095 J.-C., est tout aussi expressive et subsiste presque entièrement sur le mur oriental de la nef centrale ; elle représente le baptême du Christ. La troisième, la plus visible, est une vaste fresque murale médiévale, rare opportunité offerte à la recherche iconographique. Elle représente, par exemple, le Jour du jugement dernier sur le mur de la fenêtre occidentale, face à une Annonciation sur le mur oriental. Stylistiquement, ces peintures sont de style syriaque, plus spontané que celui de la tradition byzantine antérieure. Leur date n'est pas très claire. On a pu lire 1504 dans le calendrier séleucide, qui correspond à 588 H / 1192 J.-C., ou 604 H / 1208 J.-C. Ces deux possibilités confirment néanmoins une réalisation contemporaine de la période ayyoubide.","short_description":"Ce monastère est accroché aux falaises du Djebel Qalamoun, près de la route Damas-Homs. Sa plus ancienne partie est pré-islamqiue et son église du Ve s. H (XIe s. J.-C.) possède l'ensemble le plus complet de fresques murales chrétiennes qui nous soit parvenu. Les trois strates de ces peintures sont datées des périodes atabeg et ayyoubide. Elles illustrent la renaissance artistique que connurent les communautés chrétiennes syriaques, dans la tradition de tolérance de l'islam envers les autres religions, même pendant les périodes de militarisation et de guerres avec les Croisés.","dates":"La partie la plus ancienne, qui sert actuellement de cuisine, est une tour préislamique byzantine du Ve ou VIe siècle ap. J.-C. L'église du monastère date de 450 H / 1058 J.-C.","method_for_datation":"Lors de fouilles, des vestiges de constructions massives à coupole ont été découvertes dans les fondations et attribués à la période byzantine préislamique, sans doute du Ve ou VIe siècle. Un manuscrit conservé au British Museum de Londres et provenant du monastère est daté de 575 J.-C., ce qui signifie que le monastère était bien établi avant cette date. Pour l'église, une inscription sculptée date la construction de 450/1058. Une inscription au-dessus de l'entrée indique que des travaux de rénovation ont été achevés en 902/1497.","bibliography":"Cruickshank-Dodd, E., “The Monastery of Mar Moussa al-Habashi near Nebek, Syria”, *Arte Medievale: periodica internzionale di critica dell 'arte medievale,* 2e série, 6:1, 1992, pp. 61-132. \nEvans, H., *Byzantium: Faith and Power 1261-1557*, New York, 2004, p. 424. \nDell'Oglio, P., “Tarikh Deir Mar Moussa al-Habashi wa wasf al-Rusumat al-Jidariyya fi Kanisatihi \\[Histoire du monastère de saint Moïse l'Éthiopien et Description des peintures murales de l'église\\]”, *Tarmim Deir Mar Musa al-Habashi* \\[La Restauration du monastère de saint Moïse l'Éthiopien\\], Damas, 1998, pp. 11-23.","patrons":"Le monastère dépend depuis le VIe siècle de communautés chrétiennes orientales et de leurs moines résidants. Après une longue période d’abandon et de multiples dommages survenus en particulier au cours des années 1970, le jésuite italien Paolo dell’Oglio et les communautés catholiques syriennes ont entrepris de restaurer les lieux en utilisant les méthodes de travail locales anciennes tant pour l’architecture que la décoration.","architects":"Les architectes de l’église, construite pendant le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), étaient Moussa et ses frères (connus comme étant les fils d’Abou al-Assad) et Mazhluum bin Touma al-Nebeki. Le peintre de la fresque de surface est Sarkis ibn al-Qassis Ghali bin Barran et le calligraphe Hunayn.","dynasty":"Byzantine, seldjoukide, ayyoubide.","materials":[],"keywords":["Monastères ; églises ; architecture religieuse ; art chrétien ; fresques ; monastique ; église syriaque ; restaurations"],"author":"Dina Bakkour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bdeda37e-0f4a-5fd6-ad87-d9dacdb11131":{"name":"Al-‘Imara al-‘Amira (“L’édifice florissant”).","description":"Al-'Imara al-'Amira se compose de quatre parties : une vaste cuisine et ses extensions (qui comprennent deux fours, une boulangerie et une fontaine), un grand caravansérail, une mosquée et un *ribat* de 55 pièces réservées aux soufis et les pauvres. Cet important bâtiment possède deux entrées. Celle du nord donne sur la rue Aqabat al-Takiyya et celle du sud sur la rue Aqabat al-Saraya. L'entrée nord présente une zone de transition, appelée *derka*, qui donne sur une cour ouverte. Dans la partie nord du complexe se dressent les vestiges d'une entrée adjacente, la cuisine, les zones de stockage, une fontaine ainsi qu'un bâtiment à deux niveaux. L'entrée sud conduit à un corridor à murs en pierre richement sculptés, qui aboutit à une cour ouverte entourée d'arcades formant le caravansérail (*khan*). à l'est de celui-ci s'élève un bâtiment édifié au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) appelé al-Adaliyya. Il peut avoir été construit sur le site du *ribat* qui a disparu. Il fait face à une salle dont ne subsistent que quatre voûtes croisées qui ont pu faire partie de la mosquée. à l'est se trouve un mausolée à coupole qui serait la sépulture de Sa'ad al-Din al-Rasafi, auteur de l'ouvrage *al-Manhal al-Safi wa al-Machrab al-Wafi* (“La source pure et la fontaine inondée”). \nLa diversité des composants de cet ensemble montre qu'il servait à plusieurs fonctions : lieu de prière, fondation charitable comme le confirme la cuisine qui servait et sert encore à la préparation de repas pour les pauvres et les nécessiteux, et ensemble commercial représenté par le caravansérail destiné aux marchands et aux divers échanges.","short_description":"Ce monumental complexe social était également connu comme le “Khassaki Sultan”, du nom de sa mécène, l’épouse du sultan Soliman le Magnifique. Le complexe fut construit en incorporant un certain nombre de constructions et diverses extensions. Il comprend une grande cuisine, deux fours, deux boulangeries, un *sabil* (fontaine publique), un grand *khan* (hôtellerie), une mosquée et un *ribat* soufi. Il comporte deux entrées et un grand nombre de places ouvertes. Le complexe fournit chaque jour de la nourriture aux nécessiteux comme aux visiteurs, sans distinction d’identité ou de religion, comme le faisaient les *zawiya* et *arbita* (hospices et établissements d’enseignement soufis). Plus de mille repas étaient distribués quotidiennement.","dates":"Vers 964 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Existence de chartes *waqf* dont celle n° 270 du tribunal de la charia de Jérusalem (f. n° 18-49). Le contenu de ce document est confirmé par les archives du Musée palestinien (musée Rockefeller). On peut déduire de ces informations que la construction a débuté en 959/1552 et était achevée en 964/1557.","bibliography":"Myers, D., “Al-Imara al-Amira: The Charitable Foundation of Khassaki Sultan (959/1552)”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (première partie), Londres, 2000. \nNatsheh, Y., “My Memories of Khassaki Sultan or the 'Flourishing Edifice'”, *Jerusalem Quarterly*, dossier n° 7, hiver 1999, pp. 29-35. \nPierce, L., *The Imperial Harem: Women and Sovereignty in the Ottoman Empire*, Londres, 1992. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Khassaki Sultan (également connue sous le nom de Haseki Hürrem Sultan, m. 965 H / 1558 J.-C.), épouse du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.). Elle est connue dans la littérature européenne sous le nom de Roxelane.","architects":"Il s’agit probablement d’architectes locaux et d’autres venus d’Alep en Syrie.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Takiyya ; al-‘Imara al-‘Amira ; cuisines"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Soie tissée."],"keywords":["Objet religieux ; objet funéraire"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cb8f8517-5780-5bcc-bee9-849860cd610e":{"name":"Sabil Birkat al-Sultan.","alternate_name":"Sabil de Bab al-Khalil.","description":"Ce *sabil* est l'un des six érigés à Jérusalem sur l'ordre du sultan Soliman le Magnifique. Construit en maçonnerie de pierres taillées de différentes dimensions, il constitue en façade un rectangle de 3,70 m de haut et 1,5 m de large s'ouvrant par une niche de 1,9 m de long x 0,71 m de profondeur surmontée d'un arc brisé, appelé arc perse, composé de voussoirs à décor moulé en dents-de-scie. De chaque côté se projette un médaillon en pierre circulaire dépourvu d'ornements. L'ensemble du *sabil* est entouré sur trois côtés d'une moulure sculptée. \nLa niche se compose de trois éléments. En haut de la partie basse subsistent deux orifices par où devait s'écouler l'eau venant de la citerne aménagée dans la partie cachée du *sabil*. La partie supérieure est en voûte à trois rangs de *mouqarnas* couronnés par une conque nervurée. Entre les deux a été apposé un panneau épigraphique à trois lignes de texte sculpté en bas relief en écriture *naskhi* ottomane qui se lit : “La construction de ce saint *sabil* a été ordonnée par notre seigneur le Sultan, le Grand Gouverneur, le Souverain, le Noble, le Seigneur des nations, le Sultan de Rome \\[Byzance\\], des Arabes et des 'Ajam \\[Perses\\], le Sultan Sulayman, fils du sultan Selim Khan. Que Dieu lui assure long règne et souveraineté en la date du 10 de *mouharram* an l'an 943 \\[29 juin 1536\\].”","short_description":"Parmi les six commandités par le sultan Soliman le Magnifique, Birkat al-Sultan était le seul *sabil* (fontaine publique) à être construit en dehors des murs qui entourent Jérusalem. Il est situé sur la route qui relie Jérusalem, Bethléem et Hébron. Le *sabil* est alimenté en eau par un canal raccordé aux piscines de Salomon. À l’intérieur d’une niche en renfoncement, ouverte sur le devant, un orifice situé au milieu d’une plaque rectangulaire permet à l’eau de couler dans un grand bassin. Au-dessus du bassin se trouve une grande inscription fondatrice. Le *sabil* est construit en maçonnerie de pierres taillées de différentes dimensions et porte de riches motifs décoratifs. Derrière l’édifice se trouve une citerne qui collecte l’eau.","dates":"10 *mouharram* de l’an 943 de l’Hégire / 29 juin 1536 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscription sur la façade et charte *waqf* conservée dans les archives du tribunal de la charia de Jérusalem qui le date de 948/1541.","bibliography":"Al-Imam al-Hussaini, M. A., *Al-Manhal al-Safi fi al-Waqf wa Ahkamihi* \\[Une source claire dans le legs de mainmorte et dans son exécution\\], Jérusalem, 1982. \nBerchem, M. van, *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum* (II), Le Caire, 1922. \nNatsheh, Y., “Sabil Birkat al-Sultan”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem: The Living City 1517-1917* (deuxième partie), Londres, 2000.","patrons":"Sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.)","architects":"La construction s’est effectuée sous la supervision de Muhammad Chalabi al-Naqqach, trésorier personnel du sultan, chargé de la construction des murailles de Jérusalem.","dynasty":"Période ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Bassins ; citernes ; écriture naskhi ; décoration moulée ; sabil ; mouqarnas ; eau"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d0bee2a2-2f3b-5679-b3ad-433e3664ca0a":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis de prière typique de la production de Ladik, village proche de la ville de Konya en Anatolie centrale. Il se compose d'une niche centrale rouge entourée de trois cadres ornés. Au centre figure un bouquet stylisé partant d'une minuscule aiguière reposant sur un cartouche qui contient un texte illisible. Au-dessus de la niche, apparaissent un croissant et un second cartouche donnant une date, 1217, tissée dans le sens de l'axe longitudinal. Reproduit par les femmes du village sur des métiers domestiques, le dessin s'inspire des tapis de prières de cour à colonnes des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Ces femmes tondaient également les brebis, filaient la laine et la teignaient. Ladik était situé sur la principale route de pèlerinage du nord vers le sud et les tapis étaient tissés et vendus pour compléter les revenus des villageois. Ils étaient ensuite offerts en geste pieux à des mosquées ou des tombeaux de la région ou d'ailleurs. Un tapis de ce genre figure dans une peinture européenne du XVIIe siècle, une nature morte de Nicolaes van Gelder, datée de 1664.","short_description":"Ce tapis de prière est un exemple des pièces réalisées dans le village de Ladik près de Konya en Anatolie. Exécutés par les femmes au village, sur des métiers domestiques, les tapis étaient vendus aux pèlerins qui passaient par là sur leur route pour La Mecque. Ils les offraient à des mosquées ou des lieux de pèlerinage à leur retour.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"1217 de l’Hégire /1802 J.-C.","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"L. 200, 6 cm, l. 111,7 mm.","method_for_datation":"Analyse artistique et présence d'inscriptions tissées dans le tapis dont l'une donne la date de 1217/1802.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ladik, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Black, D., *World Rugs and Carpets: A comprehensive guide to the design, provenance and buying of carpets*, Feltham, 1985. \nBailey, J., “Ladik Prayer Rugs”, *Hali* n° 28, octobre-décembre 1985, Londres, pp. 18-25.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine (trame, chaîne et poil), tissage sur métier."],"keywords":["vie de village ; commerce ; décoration florale ; objets religieux ; pèlerinage"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"de4802a1-86e2-5973-8765-e8cc4ee04f98":{"name":"Astrolabe planisphérique.","description":"Cet astrolabe plat dont nous connaissons le nom de l'auteur et la dernière destination est en assez bon état. Il a conservé tous les éléments qui composent un astrolabe planisphérique : la partie principale ou mère ; l'alidade qui se trouve au dos de l'instrument ; trois tympans ou disques superposés placés au-dessus de la mère ; l'araignée ou plaque ajourée mobile (*chabaka*), qui représente la voûte des étoiles fixes tournant autour de la terre ; le trône ou élément de forme triangulaire pour la suspension. Il est parmi les premiers astrolabes portatifs qui aient été fabriqués en Occident sur le modèle du célèbre astronome de Tolède al-Zarqali, connu en Europe sous le nom d'Azarchel. Au dos du trône est gravé le nom de son facteur, qui n'est autre que le célèbre fabricant sévillan Mohamed ben al-Fatouh al-Khamayri, dont on connaît quatre autres astrolabes. Au dos de la mère, une inscription en caractères cursifs indique la mosquée à laquelle il était dédié : la mosquée des Andalous à Fès. \n \nInstrument scientifique indispensable aux anciens astronomes pour déterminer les heures de prières ou la hauteur des astres et établir des horoscopes, cet astrolabe est aussi un objet d'art particulièrement soigné, notamment dans la découpe des flammèches de l'araignée.","short_description":"Cet astrolabe plat possède tous les éléments qui composent les différentes parties d'un astrolabe planisphérique indispensable aux anciens astronomes pour déterminer les heures de prières, la hauteur des astres et établir des horoscopes. Il est parmi les premiers astrolabes portatifs d'Occident.","holder":"Musée du Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"614 de l’Hégire / 1217-1218 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 22, 5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur la plaque de suspension donne le nom de l'artisan et la date de fabrication : “Ceci a été fait par Mohamed ben al-Fatouh al-Khamayri, en l'an 614”, ce qui correspond à 1218 ; les chiffres sont écrits en lettres selon la méthode Abajid.","method_for_provenance":"Par l'inscription qui figure au dos de l'astrolabe : “Il a été constitué en *habous* pour mériter les bienfaits et le pardon de Dieu le Suprême, au profit des *minbar* de la mosquée des Andalous de la ville de Fès, la protégée par Dieu le Suprême” (la mosquée des Andalous possédait en effet deux *minbar*, celui qui avait été commandité en 369/980 et un autre, qui fut fabriqué à l'époque almohade).","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Amahane, A., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue),Paris, 1990. \n \nBergé, M., *Les Arabes*, *Histoire et Civilisation, des origines à la chute du Royaume de Grenade*, Paris, 1978. \n \nMichel \n \n, H., *Traité de l'astrolabe*, Paris, 1947. \n \nRenaud, P.J., “Astronomie et Astrologie marocaines”, *Hespéris,* XXIX, Rabat, 1942, pp. 42-63.","artist":"Mohamed ben al-Fatouh al-Khamayri.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Laiton gravé."],"keywords":["objet religieux ; objet scientifique ; habous ; décoration végétale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"e6753434-4415-5658-ba03-7a1cf0ec79f4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Panneau composé de carreaux de céramique de format carré représentant la Kaaba recouverte de la *kiswa* noire. Des éléments architecturaux de style ottoman sont également présents dont des portes, des bâtiments à coupole, des minarets et des arcades à lampes suspendues. Dans l'angle inférieur droit se trouve une date de production 1087 H (1676 J.-C.), reprise en lettres arabes juste à côté de la formule “bidars Sulayman”. Traditionnellement, les dates pouvaient s'écrire en lettres suivant une sorte de code appelé *hisab al-gommal* (calcul des nombres totaux), chaque lettre étant l'équivalent d'un chiffre ou d'un nombre. Par exemple \\_ était l'équivalent de 200. Ce panneau ressemble étroitement à une autre pièce figurant dans les collections du musée (n° 860), qui porte la signature de son artisan, Muhammad al-Chami, ainsi que la date de 1139 H (1726 J.-C.), et présente des similitudes avec un frontispice de coran qui date de la période ottomane et qui reproduit également une illustration de la Kaaba.","short_description":"Les artisans musulmans donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour représenter la Kaaba, le sanctuaire saint de l'islam, sur leurs ouvrages. Ce panneau porte le nom du sultan, la date de production et la signature de celui qui l'a fait.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"1087 de l’Hégire / 1676 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 240 cm, l. 144 cm.","method_for_datation":"La date de fabrication figure sur le panneau.","method_for_provenance":"Il est très probable que ce panneau vient d'Istanbul où ce type de fabrication était répandu.","obtention":"Pièce donnée au musée en novembre 1915 par le prince et collectionneur d'antiquités Youssouf Kamal, de la famille de Muhammad Ali. Il légua une grande partie de ses collections au musée, en particulier des pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"Arseven, G. E., *L'art turc depuis son origine jusqu'à nos jours*, Istanbul, 1935. \nAslanapa, O., *Turkish Art and Architecture*, Londres, 1970. \nAtasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nDenny, W. B., “Ceramics” in *Turkish Art *(E. Atil éd.), Washington D. C., 1980. \nMaher, Su'ad M., *Al-Khazaf al-Turki* \\[Céramiques turques\\], Le Caire, 1960. \nMostafa, M., “Khazaf al-Anadol al-Moumawah bi al-Mina \\[Céramiques émaillées d'Anatolie\\]”, *Al-Mar'a al-Jadida* \\[Magazine Nouvelle Femme\\], n° 2, Le Caire, 1947. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, New York, 1995.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Carreaux en céramique à décor peint sous glaçure ; glaçure transparente."],"keywords":["Panneaux en carreaux de céramique ; Hadj ; céramiques ; Kaaba"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e67f38ec-fa2d-5d97-b5a7-c6d7c6f6bd23":{"name":"Mosquée al-Aqsa.","description":"La mosquée al-Aqsa est une construction rectangulaire édifiée à l'intérieur du Haram al-Charif sur une plate-forme qui compense la pente nord-sud du site du Haram. Le plan actuel est l'aboutissement de diverses reconstructions et modifications au cours du temps, et qui font encore débat parmi les historiens et les chercheurs. \nLes premières étapes de la construction remontent au calife Omar bin al-Khattab (r. 13-23 H / 634-644 J.-C.) qui éleva un *mihrab* et une petite mosquée sur le site de l'édifice actuel. Moujir al-Din (m. 928 H / 1521 J.-C.), historien qui fait autorité sur l'histoire de l'architecture à Jérusalem, mentionne que c'est le calife Omar qui, en dégageant le Haram de divers vestiges, découvrit le rocher sacré. Il prit plusieurs avis sur la position idéale de la mosquée et reçut le conseil de la construire au nord du rocher, ce qu'il refusa en disant : “Mais c'est sa façade qui doit servir de *qibla*, comme le prophète de Dieu a fait *qibla* les façades de nos mosquée.” Vers 49-50 H / 670 J.-C., le fameux voyageur Arculfe nota que la mosquée se trouvait dans la partie méridionale du Haram, érigée sur de grands piliers de bois et à l'aide de matériaux récupérés dans les environs, et qu'elle avait été agrandie jusqu'à pouvoir recevoir 3 000 fidèles. Rien ne reste de ce bâtiment d'origine appelé *masjid* al-'Oumari qui fut rénové au début de 65 H / 685 J.-C. \nLa mosquée al-Aqsa fut construite sous le règne d'Abd al-Malik. Elle compte 15 arcades qui ont souffert d'un certain nombre de tremblements de terre et ont été restaurées à plusieurs reprises. Aucune n'a été intégralement préservée, à l'exception de celles du mur sud. \nSous les Croisés, la mosquée fut transformée en église. Un important retrait, qui existe encore, fut aménagé sur le côté est correspondant au plan des églises qui ouvrent vers l'Orient. \nLa mosquée actuelle possède neuf entrées, dont sept sont situées dans le mur nord, l'une dans le mur ouest et la dernière à l'est. Le mur nord est doublé par une colonnade composée de sept piliers de pierre soutenant des voûtes entrecroisées. Elle donne sur la place du Haram al-Charif par une importante ouverture sous un vaste arc brisé. \nLe plan au sol de la mosquée mesure 50 x 80 m. Il comprend sept nefs orientées nord-sud, la centrale étant la plus large et la plus haute. Les trois colonnades ouest sont soutenues par d'importants piliers, celles de l'est par une succession de colonnes de marbre importées d'Italie lors de la restauration de cette partie par le Haut Conseil islamique dans la première moitié du XXe siècle. à l'extrémité sud de la nef centrale s'élève une coupole hémisphérique en bois soutenue par des trompes. Au-dessous se dresse un superbe *mihrab* édifié sur l'ordre de Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) lorsqu'il libéra la mosquée de l'occupation croisée en 583 H / 1187 J.-C.","short_description":"L’édifice actuel est le résultat de nombreuses interventions architecturales, toutes les dynasties qui gouvernaient l’État islamique ayant laissé leur marque sur le bâtiment, qui a également souffert de tremblements de terre successifs. La dernière catastrophe est le fait d’un incendie criminel en 1969. Il ne reste pas grand-chose de l’aspect originel du bâtiment (omeyyade) ; sa forme a évolué au cours d’une rénovation et d’une restauration permanentes ; il a été allongé et non pas élargi, comme dans le cas des mosquées omeyyades. Il est aujourd’hui constitué de sept rangées de colonnes, la nef la plus large se trouvant au milieu, et il est surmonté d’un toit pignon. L’édifice est lié au miracle de l’ascension du Prophète, le site est d’ailleurs mentionné dans le Coran.","dates":"65-96 de l’Hégire / 685-715 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Inscriptions, sources historiques et résultats des fouilles archéologiques.","bibliography":"Creswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, Oxford, 1932. \nHamilton, R. W., *The Structural History of the Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Gleanings from the Repairs of 1938-1842*, Londres, 1949. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","patrons":"Calife Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.) et al-Walid bin Abd al-Malik (r. 86-96 H / 705-715 J.-C.). L’édifice a été restauré à plusieurs reprises sous les règnes du calife abasside Abou Ja’far al-Mansour (r. 136-158 H / 754-775 J.-C.), du calife al-Mahdi (r. 158-169 H / 775-785 J.-C.), du calife fatimide al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), du sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.), du sultan mamelouk al Nasir Muhammad bin Qalawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), et d’un certains nombre de souverains ottomans.","dynasty":"La construction date de la période omeyyade ; les rénovations ont été effectuées au cours des périodes abbaside, fatimide, ayyoubide, mamelouke et ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Mosquées de congrégation ; haram ; bâtiments religieux ; mosquées"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e7c13aac-cce7-53cb-a7a9-27eb4a31cda9":{"name":"Zaouïa et Madrasa de Sidi Sahib.","description":"Cet ensemble culturel fut édifié à la mémoire d'un compagnon du Prophète, Abou Zamaa al-Balaoui, mort au combat en l'an 34 de l'Hégire / 654 J.-C. Il est constitué des organes suivants : \n\\- Une porte principale qui ouvre sur une grande cour pavée en briques locales et entourée de portiques destinés à héberger les bêtes de monture. \n\\- Un entrepôt situé à gauche de l'entrée qui sert à emmagasiner les produits provenant des *habous* du saint et des dons. \n\\- Au-dessus de l'entrepôt, des appartements réservés au pacha. Ils accueillaient jadis le chef du détachement chargé de la perception des impôts dans la région et, plus tard, les hôtes de marque du mausolée. \n\\- à côté de l'entrepôt, la *madrasa* est le prototype de la *madrasa* tunisienne avec sa cour pavée entourée des portiques à arcs outrepassés. Sur les côtés est et ouest se trouvent les cellules des étudiants, côté sud une salle de prière allongée, constituée de deux nefs seulement. Son *mihrab* est surmonté d'une coupole sur trompes à cannelures. à l'angle nord-est, l'élégant minaret de type hispano-maghrébin rappelle ceux de la Grande Mosquée de Tlemcen et de la mosquée de la Casbah de Tunis. \nLa porte du mausolée, face à l'entrée principale, est encadrée de linteaux en marbre blanc et rouge de style italianisant. Le vestibule dispose d'une entrée coudée qui mène à un large patio d'aspect andalou. Celui-ci est bordé de deux portiques dont les arcs outrepassés, typiquement kairouanais, reposent sur des chapiteaux néo-corinthiens avec des croissants sculptés en relief, emblème des Ottomans. Ce patio débouche sur une salle surmontée d'une coupole sur trompes ornée de panneaux en stuc représentant le répertoire hispano-mauresque, mais aussi turc (le bouquet de fleur, le sapin). Enfin, suivent le mausolée et la cour entourée de portiques, qui constituent la partie réservée au culte. Les murs, revêtus de carreaux à émail polychrome, sont surmontés de panneaux en stuc sculpté d'une rare finesse. Le tombeau du compagnon du Prophète est rehaussé d'une coupole sur pendentifs dont la décoration est récente. Abou Zamaa, surnommé Sidi Sahbi et considéré comme le patron de la ville, jouit d'une vénération particulière. Son mausolée est le plus visité par les Tunisiens qui y affluent, surtout lors de la fête du Mouloud commémorant la naissance du Prophète. Jadis, le mausolée constituait le point de rassemblement du cortège du pèlerinage avant le départ de la caravane pour La Mecque. Cet événement majeur était marqué par des fêtes religieuses et des chants liturgiques.","short_description":"Cet ensemble culturel fut édifié à la mémoire d'un compagnon du prophète, Abou Zamaa al-Balaoui, qui fut enterré sur le site avant la fondation de la ville. Ce vénérable personnage portait sur lui des cheveux du prophète, ce qui explique le nom de mosquée du Barbier que lui attribuent les Européens. Abou Zamaa, également surnommé Sidi Sahib, est considéré depuis lors comme le patron de la ville et jouit d'une vénération particulière. Son mausolée est le plus visité par les Tunisiens, qui y affluent, notamment lors de la fête officielle du Mouloud commémorant la naissance du prophète.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Kairouan","method_for_datation":"Une plaque commémorative, encastrée sur le porche d'entrée de la *madrasa*, mentionne la date de fondation de la *zaouïa*, en 1072/1662. D'autre part, quelques vers de poésie, en écriture *maghrebi naskhi*, figurant à la base de la coupole du mausolée, attribuent sa construction au bey Mohammed ben Mourad.","bibliography":"Maoudoud, K., *Kairouan*, Tunis, 2000, pp. 32-36. \nMarçais, G., *Tunis et Kairouan*, Paris, 1937, pp. 68-69. \nRoy, B. et Poinssot, P.,* Inscriptions arabes de Kairouan*, vol. II, fasc. I, Paris, 1950, p. 65-76.","history":"Sur la simple coupole entourée d'une muraille qui constituait le mausolée d'origine, le bey Hammouda Bacha (1040-1075 H / 1631-1665 J.-C.) a reconstruit, en 1072 H / 1662 J.-C., la *zaouïa* et édifié une *madrasa*. Entre 1092 et 1096 H / 1681-1685 J.-C., le bey Mohammed ben Mourad rénova la coupole du mausolée.","patrons":"Le bey Hammouda Bacha a reconstruit la zaouïa et édifié la madrasa et son minaret ; son petit-fils, le bey Mohammed ben Mourad, a complètement rénové la coupole du mausolée, et sans doute la cour et les galeries qui l’entourent.","architects":"Ahmed et Moustafa al-Andalousi.","dynasty":"Dynastie mouradite (ottomane).","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":[],"keywords":["Madrasa; mosquée du Barbier; zaouïa; mausolée; influences andalouses; minaret; décoration florale; époque mouradite."],"author":"Saloua Zangar","copy_editor":"Margot Cortez"},"e8a8501f-19e5-5494-af52-177609f85cd8":{"name":"Wikala (caravansérail) de Qaytbay.","alternate_name":"Wikala al-Dachicha.","description":"Cette *wikala* est considérée comme le modèle des caravansérails de la période mamelouke. Elle comprend des parties réservées à l'entreposage et au commerce ainsi que des logements pour les marchands et leurs clients. La façade au centre de laquelle ouvre l'entrée sur la rue Bab al-Nasr est à trois niveaux différenciés. Sur chacun des deux côtés se succèdent cinq boutiques surmontées d'un moucharabieh en bois tourné. Au deuxième niveau s'ouvre une rangée de fenêtres protégées par des grilles de fer. L'entrée est en retrait. Elle est surmontée d'un arc trilobé dont la hauteur est identique à celle de la rangée de fenêtres citées plus haut. Les écoinçons sont décorés de motifs végétaux sculptés. Au sommet de l'arc figure un élément ornemental en pierre constitué de deux rangées de *mouqarnas*. Au-dessus de l'entrée est apposé un bandeau épigraphique sculpté en style *thoulouth* mamelouk expliquant les raisons de la fondation de l'édifice. Cette entrée est d'un style proche de celle de la *madrasa* de Qaytbay dans le cimetière mamelouk du Caire. \nLe plan au sol s'organise autour d'une cour rectangulaire entourée d'entrepôts surmontés de trois niveaux contenant les appartements réservés aux marchands.","short_description":"Cette *wikala* comporte des échoppes de chaque côté de l'entrée, des entrepôts et des logements pour les marchands autour de la cour intérieure ouverte. Son mécène, le sultan Qaytbay, la fonda pour subvenir aux besoins en blé moulu des pauvres de Madina al-Munawara (Médine), dans le Hedjaz. Cette fonction est inscrite sur la plaque fondatrice à l'entrée de l'édifice.","dates":"885 de l'Hégire / 1480 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Documents historiques, parmi lesquels la charte *waqf* n° 885 (894/1489) au nom du sultan Qaytbay, conservée dans les archives du ministère des Fondations religieuses au Caire. Elle précise que le sultan fit construire ce caravansérail pour créer une source de revenus qui permette d'acheter du blé moulu (*dachicha*) à distribuer aux pauvres de Médine dans le Hedjaz, dont il avait constaté le dénuement lors de son pèlerinage (*hadj*) en 884/1479.","bibliography":"Al-Pasha, H, *Al-Madkhal ila al-Athar al-Islamiya* \\[Introduction aux monuments islamiques\\], Le Caire, 1979. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'Emara al-Islamiya fi Misr* \\[L'architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991 \n*L'art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 109-110.","patrons":"Sultan al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","dynasty":"Mamelouke.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["Commerce ; décoration végétale ; architecture civile ; moucharabiehs ; mouqarnas ; caravansérails."],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"eeadc3f4-cf85-5e38-bce5-3c6d8631b78c":{"name":"Maghrebi rab’a.","alternate_name":"Manuscrit du “Coran maghrébin”.","description":"*Rab'a*, Coran manuscrit divisé en trente parties, chacune dotée d'une reliure indépendante. L'ensemble était conservé dans un coffret en bois carré gainé de cuir et orné de quatre bandeaux décoratifs estampés à motifs géométriques rehaussés de fils d'argent et séparés par quatre brides d'argent cerclant le coffret. Chacune de ces reliures est ornée de trois étoiles d'argent à décor d'émail bleu. Au total, le coffret est orné de dix éléments décoratifs de même type, dont quatre aux angles, incrustés de nacre et décorés à l'émail bleu et rouge. \nLes reliures de ces trente parties sont en cuir estampé rouge, dont les plats recto et verso sont décorés d'ornements et de textes identiques sur tous les volumes. Sur chaque couverture figurent quatre inscriptions disposées en carré, entourées d'un filet d'argent. Le texte est doré. Le centre de chaque couverture est marqué par un cercle en tresse argentée. à l'intérieur figure le texte à l'encre d'or d'une sourate du Coran (XIV, 52) sur l'histoire d'Ibrahim (Abraham), qui se lit : “Tel est l'avis adressé aux hommes. Qu'ils y puisent leurs enseignements et sachent que Dieu est Un, et que les hommes de sens y réfléchissent.” Sur le dos de couverture figure une autre citation extraite de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 181) : “Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testament au moment de sa mort, les aura dénaturées, commet un crime. Dieu voit et entend tout.” \nChaque partie du *rab'a* débute par deux cartouches dont les enluminures sont identiques mais de forme différente sur chaque volume. La plupart des cartouches carrés sont entourés d'un important cadre enluminé à décor de lignes, de cercles et de carrés peints de plusieurs couleurs, mais à dominante dorée. Le texte est rédigé en style maghrébin à l'encre noire, chaque page contenant cinq lignes. Les versets sont séparés les uns des autres par le mot de “verset” écrit à l'or et entouré de trois cercles. La charte *waqf* en écriture coufique enluminée, à l'intérieur d'un carré également enluminé, figure sur les deux dernières pages de chaque volume.","short_description":"*Ra’ba*, coran manuscrit divisé en 30 parties, conservé dans un coffre en bois gainé de cuir et orné de bandeaux d’argent. Les textes sont rédigés en style coufique maghrébin, écrits à l’eau de safran sur parchemin de gazelle. Ce rab’a est couvert de motifs décoratifs, de couleurs et d’enluminures. C’est l’un des trois corans écrits pour la Mecque, Médine et Jérusalem ; seule la dernière copie nous est parvenue.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Hassan Ali, premier sultan mérinide (régna au Maghreb de 732 à 749 H / 1331-1348 J.-C.).","dates":"745 de l’ Hégire / 1344 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 22 cm, l. 20 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Ce *rab'a* comporte sa date de réalisation.","method_for_provenance":"La provenance maghrébine se déduit de la charte *waqf* figurant à la fin de chaque volume. Le *waqf* du huitième volume dit ainsi : “Le huitième volume manuscrit du saint Coran complète une série de trente volumes, tous écrit de la main d'Abd Allah Ali, émir des Musulmans, fils de l'émir des Musulmans Abi Saïd Othman, fils de l'émir des Musulmans, Abi Youssouf Yakoub bin Abd al-Haqq, souverain du Maghreb, que Dieu le bénisse, et il a été donné pour être récité dans la mosquée al-Aqsa.”","provenance":"Maghreb.","obtention":"Ce manuscrit a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Makri, A. (m. 1041/1631), *Nafaha al-Tayab min Ghasan Ghousn al-Andalus al-Ratib* \\[Une agréable brise venue du verdoyant al-Andalus\\], vol. 2, Leyde, 1860. \nAl-Maqrizi, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2, Le Caire, 1971. \nAl-Qalakchandi, A. (m. 821/1418), *Soubah al-'Asha fi Sana'at al-Inasha'* \\[La rupture du soir dans la formation de la création littéraire\\], Le Caire, 1913. \nRosen-Ayalon, M., “Some Comments on a Maghrebi Qur'an”, in *Jerusalem Studies in Arabic and Islam*, n° 19, 1995, pp.73–80. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme: l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","artist":"Calligraphe : Abou al-Hassan al-Marini.","dynasty":"Période mérinide","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":["Encre noire sur parchemin de gazelle ; reliure en cuir enluminé."],"keywords":["Abou al-Hasan al-Marini ; enluminures ; écriture coufique ; écriture maghrébine ; parchemins ; Coran"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f542a798-8c47-5278-ad25-50059baf16a0":{"name":"Borne.","description":"Borne du type généralement utilisé pour marquer les distances entre deux étapes sur une route commerciale ou de pèlerinage. Elle date de la période du cinquième calife omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan (r. 66-86 H / 685-705 J.-C.). De forme presque carrée, elle présente sur toute sa surface une inscription incisée en huit lignes rédigées en écriture coufique. La partie supérieure ayant été brisée, seul un texte partiel reste lisible : “L'esclave de Dieu, le commandeur du fidèle Abd al-Malik – que la miséricorde de Dieu descende sur lui – a érigé cette pierre. D'ici à Damas 109 milles.” \nPeu d'inscriptions omeyyades nous sont parvenues. Cette borne est d'autant plus intéressante qu'elle montre le développement de l'écriture coufique sur pierre au cours de cette période.","short_description":"Dans les premiers temps de l’islam, des bornes étaient érigées sur les grandes routes de commerce et de pèlerinage pour indiquer les distances aux voyageurs. Ces bornes en pierre portent une date, le nom de leur commanditaire et des toponymes relatifs à la région, tous ces éléments étant d’une grande importance documentaire.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"66-86 de l’Hégire / 685-705 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 40 cm, l. 30 cm, ép. 9 cm.","method_for_datation":"Déduction de la mention épigraphiée du calife de la période, Abd al-Malik ibn Marwan.","method_for_provenance":"L'inventaire indique que l'objet a été trouvé dans les ruines de Khan al-Hatrura à Eriha (Jéricho) et transféré au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) en 1884. Comme Khan al-Hatrura est plus loin de Damas que ne le suggère l'inscription (109 milles), il est possible que cette borne ait été apportée au *khan* d'un lieu situé plus au nord.","provenance":"Eriha (Jéricho), près de Jérusalem.","obtention":"L'inventaire précise que cet objet a été transféré des ruines de Khan al-Hatrura à Eriha (Jéricho) au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) en 1884 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art dispersées dans l'empire. Il a été transféré au musée en 1941.","bibliography":"Clermont-Ganneau, C., “Notes d'épigraphie et d'histoire arabes”, *Journal asiatique* (série IX, avril-mai-juin) 1887, p. 472-497. \nKerametli, C., “Türk ve Islam Eserleri Müzesi'nde Erken İslam Devrine Ait Kitabeler”, *Şarkiyat Mecmuası* VI (1965), Istanbul, 1966, p. 20. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 32. \nVan Berchem, M., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum*, deuxième partie, *Syrie du Sud*, t. I, *Jérusalem “la ville”*,Le Caire, 1922, pp. 17-18, cat. n° 1.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":["Marbre incisé."],"keywords":["Bornes de distances ; marbres"],"author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f7659710-c4d1-5ed6-87b1-2c8bdcfaa1e1":{"name":"Kursi (trône) de Sulayman.","alternate_name":"Dar al-Hadith al-Charif (nom actuel).","description":"Le *kursi* (trône) de Sulayman est un édifice commémoratif qui a pu être construit pour encourager la visite du Haram al-Charif et marquer les liens de ce complexe avec divers prophètes. \nIl ne possède que trois façades, son mur oriental étant adjacent à celui du Haram, c'est-à-dire à la muraille de la vieille ville de Jérusalem. Toutes trois sont en pierre de taille soigneusement appareillée. Le portail d'entrée de 1,1 m de large et 2 m de haut est situé au nord. Son linteau est surmonté d'un arc de décharge fait de trois pierres assemblées à crémaillère. Le portail est flanqué à sa gauche de deux fenêtres et à sa droite d'une troisième, toutes rectangulaires et de même taille, et protégées par une grille métallique similaire. Un panneau en léger renfoncement de 75 x 50 cm est fixé au-dessus de l'entrée et surmonté d'une étroite ouverture de 25 x 90 cm. La façade s'achève sur une petite corniche en pierre qui fait le tour du bâtiment, dont la partie ouest est couverte par deux coupoles. Les façades sud et nord ne se différencient de la précédente que par la disposition des fenêtres. \nL'intérieur comprend une vaste salle rectangulaire, divisée par une arcade en deux parties, est et ouest. Les deux arcs s'appuient sur un pilier central et sur les murs du fond. La partie avant (nord-sud) est une salle de prière composée de deux espaces situés sous les coupoles qui reposent sur une zone de transition. Dans le mur sud de la partie ouest est creusé un *mihrab* de 1 m de large et 50 cm de profondeur couronné par un arc brisé et une demi-coupole décorée de motifs végétaux en stuc. La partie orientale de la salle est protégée par une voûte en berceau soutenue à l'ouest par les deux arcs vus plus haut et à l'est par le mur oriental du bâtiment. Un imposant tombeau en pierre de 2 m de haut sur 9,5 m de long se trouve à cet endroit. Il est probable qu'il s'agissait à l'origine d'un rocher encadré de deux pierres (chacune d'un diamètre de 50 cm) dressées pour créer une tombe symbolique du prophète Sulayman. à l'est de ce tombeau figure un panneau rectangulaire sur lequel est gravé un verset de la sourate “al-Naml” (sourate des Fourmis, IIVII, 30-33).","short_description":"Ce mémorial fut probablement construit pour commémorer le prophète Sulayman (Salomon). Il est situé au centre du Haram al-Charif, qui supporte son mur oriental. Le bâtiment est constitué d’une grande salle divisée en différents espaces, l’un d’entre eux étant le lieu de prière avec un *mihrab*. Il est couronné de deux demi-coupoles. La salle d’entrée comprend également une tombe symbolique qui devait faire référence à la tombe du prophète Sulayman ou à son trône. Le bâtiment est actuellement utilisé comme institut d’enseignement des hadiths (Dar al-Hadith).","dates":"Probablement édifié après 1017 de l’Hégire / 1608 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Comparaison avec certains éléments architecturaux de la *zawiya* al-Qadiriyya et de la *zawiya* al-As'adiyya (Jérusalem), et diverses informations figurant dans les registres du tribunal de la charia de Jérusalem.","bibliography":"Al-Natsheh, Y., “Kursi Sulaiman”, in S. Auld et R. Hillenbrand (éds), *Ottoman Jerusalem : The Living City 1517-1917* (deuxième partie), Londres, 2000.","dynasty":"Ottomane.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001 ; IAM_TR_FR_001","materials":[],"keywords":["Architecture commémorative ; architecture religieuse ; trônes"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fe0665ae-557f-5721-993c-8b5887d08251":{"name":"Qubbat al-Su’ud (dôme de l’Ascension).","description":"Qubbat al-Su'ud (le dôme de l'Ascension) est un petit bâtiment commémoratif indépendant de plan octogonal à l'extérieur, circulaire à l'intérieur. Il se dresse au centre d'un espace de plan irrégulier entouré de murs. La construction est en blocs de pierre de dimensions moyennes de couleur blanche devenus gris avec le temps. \nL'édifice est d'origine byzantine (17 H / 638 J.-C.). Les Croisés le remplacèrent en 492-583 H / 1099-1187 J.-C. par une construction octogonale sans toiture qui fut restaurée puis abandonnée sous les Ayyoubides après la bataille de Hattin (583 H / 1187 J.-C.). Elle fut ensuite transformée en mosquée à la seule condition que les chrétiens puissent continuer à l'utiliser lors de leurs fêtes religieuses et même en période normale sans restrictions ni conditions. \nLa construction actuelle se compose de trois parties. La première, le “corps”, consiste en huit arcs brisés reposant sur des piliers flanqués de colonnes de marbre se terminant par des chapiteaux ornés de représentations d'animaux et de personnages associés à la présence chrétienne. Les arcs, ouverts à l'origine, ont été obturés à la période ayyoubide. Une porte a été aménagée sur la façade ouest et les motifs des chapiteaux ont été restaurés. \nLa seconde partie est le tambour de forme circulaire qui fait transition entre le corps et la coupole. Il ne possède aucune ouverture, à l'exception d'une fenêtre allongée sur la façade ouest. \nLa troisième partie est la coupole hémisphérique recouverte de tessères et couronnée d'un petit croissant en pierre. \nL'entrée est mise en valeur par un passage carrelé. à l'intérieur, le sol est également carrelé de tessères. L'emplacement légèrement surélevé de “l'empreinte du pied du Christ” au moment de son ascension est entouré d'un cadre de pierre. Du côté sud se trouve un *mihrab* installé sous les Ayyoubides. Une importance particulière est attribuée à ce lieu par la religion musulmane, tout autant qu'à la relique chrétienne que représente l'endroit d'où le Christ est monté au ciel.","short_description":"C’est un bâtiment commémoratif situé sur les hauteurs du sommet voisin du Mont sacré des Oliviers qui domine Jérusalem. De l’extérieur, le bâtiment présente une forme octogonale, alors qu’à l’intérieur le plan est circulaire. Sur ce site s’élevait une église byzantine, qui avait été construite pour commémorer l’ascension du Christ au Paradis. Les caractéristiques distinctives de cet édifice byzantin furent totalement modifiées par les Francs et Salah a-Din al-Ayyoubi (Saladin). Le site est sacré à la fois pour les musulmans et pour les chrétiens.","dates":"595 de l’Hégire / 1198 J.-C.","location":"Jérusalem","method_for_datation":"Comparaison avec les coupoles du Haram al-Charif ; sources historiques, dont des journaux de voyage. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des fragments de céramiques byzantines qui confirment l'origine de l'édifice.","bibliography":"Abu Rayya, R., *Al-Mawqi' al-Islamiya 'ala Djabal al-Zaytoun* \\[Le site islamique sur le mont des Oliviers\\], mémoire de maîtrise, Université d'al-Qods, 1999. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 928/1521), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et d'Hébron\\], Amman, 1973. \nBieberstein, K. et Bloedhorn, H., J*erusalem Grundzuege der Baugeschichte vom Chalkolithikum bis zur Fruhziet der Osmanischen Herrschaft*, vol. III, Wiesbaden, 1994. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004. \nPierotti, E., *Jerusalem Explored*, Londres, 1864.","patrons":"Inconnu. La rénovation et l’adjonction du *mihrab* ont sans doute été ordonnées par le sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193).","dynasty":"Dynastie ayyoubide, sous les Croisés.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":[],"keywords":["Ascension ; architecture commémorative ; dômes ; églises ; mosquées"],"author":"Yusuf al-Natsheh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ff3db0a2-4bc7-576e-bbd7-b0882e3ea217":{"name":"Astrolabe.","description":"Cet astrolabe se compose d'une plaque de fond en cuivre rivetée à un bord extérieur relevé (le limbe) gravé de mentions en écriture coufique. La partie centrale (la mère) est découpée. En partie supérieure est fixée une attache à travers laquelle coulisse un anneau (le trône) par lequel l'instrument était suspendu perpendiculairement au sol afin d'obtenir une lecture. La plaque avant ajourée montrant la position des étoiles (l'araignée) est une pièce de remplacement datant du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Au dos figure une alidade à deux viseurs. L'astrolabe se démonte en défaisant la clavette (également pièce ultérieure) de l'axe central pour dégager sept plaques superposées sous la mère. Sur ces plaques gravées de la même écriture coufique simple que sur le limbe sont mentionnés 14 lieux différents dont La Mecque, Médine, Saragosse, Samarra, Cordoue, le Caire, Tolède et Constantinople, leurs latitudes et les heures du jour le plus long. Les plaques sont également gravées d'azimuts et d'almucantars, et de lignes indiquant les heures de prière. L'intérieur de la mère comporte également l'indication gravée de 66 degrés sur une plaque de coordonnées écliptiques, tandis que le dos de l'instrument affiche divers calendriers et échelles. La signature de l'artisan est gravée au dos de la mère. \nL'astrolabe est un instrument en usage depuis au moins le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.). Il illustre la notion d'un univers géocentrique et offrait de nombreuses fonctions. Outil de calcul astronomique au moyen de l'observation des hauteurs du soleil et des étoiles, il était indispensable aux navigateurs et permettait également de calculer le temps, et en particulier le moment précis des cinq prières quotidiennes du musulman. \nDeux astrolabes contemporains de cette période sont parvenus jusqu'à nous, tous deux signés Muhammad ibn al-Saffar, celui-ci étant le plus ancien. Il est intéressant de noter que Ibn al-Saffar, frère de Muhammad ibn al-Saffar, fut l'auteur du premier traité sur les astrolabes connu en Espagne musulmane.","short_description":"Le monde musulman a hérité l’astrolabe de l’Antiquité. Il s’agissait d’un outil de calcul astronomique essentiel utilisé pour l’observation des étoiles, la navigation et pour savoir l’heure. Durant le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), il fut introduit en Europe à la suite à la conquête musulmane de l’Espagne.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"417 de l’Hégire /1027 J.-C.","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"Ø 15,5 cm.","method_for_datation":"Cet astrolabe fabriqué en Europe par Muhammad ibn al-Saffar et daté 417/1027 est le plus ancien connu. Au verso, figure une inscription coufique qui est sa signature : “Œuvre de Muhammad bin [ibn] al-Saffar à Cordoue en l'an 17 et 400” (417/1027).","method_for_provenance":"L'inscription au dos de l'astrolabe indique pour lieu d'origine Cordoue.","provenance":"Cordoue, Espagne.","obtention":"Donné au Royal Museum (NMS) par James H. Farr, F.I.M.I., en 1959.","bibliography":"King, D. A., “Some Medieval Astronomical Instruments and their Secrets”, Mazzolini, R. G. (dir.), *Non-Verbal Communication in Science prior to 1900*, Florence, 1993, pp. 29-52. \nMaddison, F. et Turner, A., *Science and Technology in Islam*, catalogue d'exposition, Londres 1976, pp. 104-106. \nPhillips, P., *The Collectors' Encyclopaedia of Antiques*, Londres, 1973, p. 604, fig. a. \nPlenderleith, R. W., “Discovery of an Old Astrolabe”, *The Scottish Geographical Magazine,* vol. 76, n° 1, 1960, p. 25.","artist":"Muhammad ibn al-Saffar.","dynasty":"Omeyyade","materials":["Cuivre moulé incisé."],"keywords":["astrolabe ; Cordoue ; Muhammad ibn al-Saffar ; écriture coufique"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"}}
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