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{"0733c67d-ccf5-56da-96ce-bd2ec24a4c83":{"name":"Coran.","description":"Coran copié à l'encre noire en style *naskhi* sur un délicat papier préparé. Les pages d'ouverture comprennent une enluminure sur double page. Les titres de chapitres sont présentés dans des cartouches décorés tandis que des motifs de rose marquent les versets dans les marges. Les compositions florales rappellent l'esthétique turkmène et timouride du IXe siècle de l'Hégire (XVe siècle J.-C.). \nLa reliure en cuir est noire à l'extérieur et brune à l'intérieur. Sa décoration se compose d'éléments coupés et collés. Les ornements symétriques sur les plats et contre-plats consistent en médaillons ovales à lambrequins en palmettes et angles ornés à demi-lambrequins. L'intérieur du médaillon est décoré de compositions de fleurs, de feuilles et de vrilles spiralées en style d'inspiration chinoise. Le travail de gaufrage de la reliure témoigne d'une influence mamelouke. \nLa période des règnes du sultan Mehmed II (848-850 et 855-886 H / 1444-1446 et 1451-1481) fut marquée par l'expansion territoriale de l'empire ottoman. Au même moment, “le Conquérant” fit copier et illustrer pour son trésor de multiples manuscrits dans l'atelier qu'il avait fondé au palais de Topkapi. Grand mécène des arts, il y avait réuni de nombreux artistes venus des pays qu'il avait conquis. C'est la raison pour laquelle cette reliure reflète des influences issues des arts mamelouks, turkmènes et timourides. La calligraphie est l'œuvre d'un scribe venu de Kirman, en Iran. Bien que ce manuscrit ne comporte pas de colophon, sa haute qualité permet de penser qu'il a été réalisé pour le trésor de Mehmet II.","short_description":"Le sultan Mehmed le Conquérant fonda un atelier pour les peintres (*naqqash*) dans le palais de Topkapı et fut le pionnier du développement des arts du livre. Ce coran de la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) représente un travail considérable et représente bien les arts du livre de la période du Conquérant.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire d’origine est inconnu. L’ouvrage porte les sceaux de donation (waqf) du sultan Mahmoud Ier et de son inspecteur des Fondations pieuses, Derviş Moustafa. Si ces éléments ne permettent pas de dire à quel monument ce coran appartenait, on peut penser qu’il a été offert pour être lu dans une mosquée ou un mausolée.","dates":"Vers 874 H / 1470 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 41 cm, l. 29 cm.","method_for_datation":"Malgré l'absence de colophon, les styles d'écriture, de reliure et d'enluminure reflètent ceux du IXe/XVe siècle et suggèrent une date au cours de cette période.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures fait penser que l'ouvrage a été réalisé dans l'atelier du palais à Istanbul. Le sultan Mehmet II (dit Le Conquérant) était un important mécène des arts et avait réuni des artistes des pays qu'il avait conquis dans l'atelier de son palais où ils réalisèrent de nombreux manuscrits conservés dans sa bibliothèque.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la bibliothèque du sultan Mahmoud Ier à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Artan, T., Denny, W.B. et çağman, F., *Palace of Gold and Light: Treasures from the Topkapı*, Istanbul, Washington D.C., 2000, planche A39. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, 42, planches. 16A-C, pp. 45-47. \nRaby, J. et Tanındı, Z., *Turkish Bookbinding in the 15th Century*, Londres, 1993, pp. 50-51. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, pp. 290-91 et 439.","artist":"Calligraphe : Asadullah Kirmani.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Papier préparé, cuir, encre, aquarelle, dorure, travail au petit fer."],"keywords":["papier ; dorure ; encre ; aquarelle ; cuir ; gaufrage ; peinture"],"author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"085d1bb8-7770-5c15-929d-7644cdd9063f":{"name":"Coiffure.","description":"Les Palestiniens d'Hébron et des villages environnants appellent ce type de coiffure un “araqiyeh”. La coiffe de forme ronde à partie centrale en pointe est richement brodée d'un décor géométrique au point de croix rouge et noir. À l'arrière sont attachées des pièces d'argent ottomanes. Les deux bandeaux multicolores (“laffayef”) ainsi que les deux minces rubans fixés de chaque côté de la coiffure sont modernes. Ce type de coiffure a été porté dans la région d'Hébron de la fin du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) jusqu'à nos jours. Pendant le mandat britannique sur la Palestine, les bandeaux (utilisés pour retenir un chignon qui reposait à la base du crâne) étaient beaucoup plus longs et souvent fabriqués en fil de laine tressé. Cette coiffure était portée tous les jours.","short_description":"Les femmes palestiniennes d’Hébron et des villages alentour appellent ce type de coiffure *araqiyeh*. Elles utilisent les bandeaux multicolores (*laffayef*) pour retenir les cheveux en chignon, lequel repose à l’arrière du cou. Les pièces de monnaie ottomanes sont là pour la décoration et en signe de richesses.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C. ; avant 1940).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"(approximatives) bandeaux : L. 70 cm, l. 10 cm; coiffe : Ø 20 cm; rubans: L. 20 cm.","method_for_datation":"La forme de la coiffe est celle portée par les femmes d'Hébron et les pièces de monnaie confirment que la coiffe a été faite et utilisée au début du XIVe/fin XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse artistique. Les motifs au point de croix sont typiquement palestiniens.","provenance":"Hébron, Palestine (sous mandat britannique).","obtention":"Don reçu en 1995.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":["Tissu brodé, rubans et monnaies."],"keywords":["costumes traditionnels ; broderie ; décoration géométrique ; bijoux; monnaie; numismatique"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0b92d7bf-5e20-5bb2-8dc2-0844969d6fc4":{"name":"Tapis au dragon et au phénix.","description":"Ce tapis fragmentaire fait partie des tapis à motif animalier les plus importants des débuts de l'époque ottomane. On y voit dans deux champs octogonaux le combat sévèrement stylisé d'un dragon et d'un phénix. Le phénix fond des airs sur le dragon placé en-dessous de lui. Dans le champ inférieur, on distingue le combat d'une manière un peu plus claire que dans le champ supérieur. La lisière est constituée d'un rinceau de demi-palmettes entouré des deux côtés par d'étroites bordures de rosettes. La lisière d'origine semble manquer à droite et à gauche. Il est donc possible que ce tapis ait été plus large, comportant plusieurs champs octogonaux, comme le suggèrent un certain nombre de tableaux européens où sont peints des tapis à motif animalier. Le motif du dragon et du phénix, à l'origine repérable en Chine où le jaune était la couleur impériale, a été adopté dans l'art islamique avec l'arrivée des Mongols au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) ; sa présence est attestée sur de nombreux objets de matériaux divers. \nLes tapis à motif animalier figurent assez souvent dans les tableaux italiens, mais peu de pièces nous sont parvenues. Le peintre Domenico di Bartolo a représenté un tapis similaire sur sa fresque “La noce des enfants trouvés” au Spedale Santa Maria della Scala de Sienne en 1440-1444. Dans une église suédoise est conservé un tapis à motif animalier représentant des oiseaux stylisés perchés dans des arbres. Le fait qu'en Europe les tapis à motif animalier soient répandus prouve qu'ils furent une des premières marchandises à être exportées de l'Empire ottoman vers l'Europe. Ce tapis semble provenir d'une église d'Italie centrale et l'analyse au C 14 permet de le dater du milieu du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","short_description":"Le tapis ottoman à motif de dragon attaqué d'en haut par un phénix est l'un des motifs de tapis les plus connus. Originaires d'Extrême-Orient, les tapis à motif animalier figurent dans de nombreux tableaux peints par des maîtres européens aux XIIIe et XIVe siècles.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Acheté en 1866 par Wilhelm von Bode à Rome. Vendu par la suite au Kunstgewerbemuseum. Prêté en 1906 au Museum für Islamische Kunst puis passé dans son inventaire.","dates":"Milieu du IXe siècle de l’Hégire (milieu du XVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 172 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"À la suite d'une analyse au carbone 14, ce tapis peut être daté du milieu du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Le point turc ainsi que les motifs et les couleurs permettent de situer ce tapis à l'époque ottomane.","provenance":"Turquie.","obtention":"Transfert du Kunstgewerbemuseum en 1906. Passé dans les collections du musée par inventaire.","bibliography":"Bode, W. v., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit,* Leipzig, 1901, p. 109. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 23 n° 9, p. 29 pl. 9. \nErdmann, K., *Die Geschichte des frühen türkischen Teppichs,* Londres, 1977, pp. 56-57, ill. 52. \nRageth, J., “Dating the Dragon & Phoenix Fragments”, *Hali 134*, 2004, pp. 106-109. \n*The Eastern Carpet in the Western World from the 15th to the 17th Century* (catalogue),Londres, 1983, p. 49 cat. n° 1, p. 34, fig. 1.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine, points noués."],"keywords":["tapis à points noués ; tapis ottomans ; motif animalier; animal imaginaire"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0ba3cb5d-c156-521a-bf55-a6d0e2384ede":{"name":"Manuscrit coranique n° 7.","description":"*Machaf* relié avec une couverture décorative en cuir estampé datant de la période ottomane. Les deux faces de sa reliure sont ornées de médaillons réunis au haut et au bas du document par un ornement. La première partie se compose des rouleaux 3b-4a. Ces deux pages contiennent des cartouches enluminés identiques dont certaines parties ont disparu avec le temps ou les dégradations d'usage. La restauration de ce manuscrit a été entreprise en 1117 H / 1705 J.-C. à la demande du gouverneur de Jérusalem, Qora Moustafa Pacha, qui n'exerça cette fonction qu'une année. Les rouleaux 4b-5 a consistent en une double page qui contient la sourate d'ouverture, “al-Fatiha”, et le début de la sourate “al-Baqara” (La vache). Les bandeaux décoratifs spécifiques à ces deux pages ont disparu et il ne reste de l'ornementation qu'une demi-bordure au-dessus de la sourate de la Vache. Le numéro de sourate, le numéro du verset et la zone environnante sont disposés dans un cartouche rectangulaire à fond bleu. Le procédé est identique pour les autres sourates, mais sans cadre cette fois. \nLa superbe écriture mamelouke de style *thoulouth* est exécutée à l'encre noire. Une traduction en farsi (perse) du texte arabe figure sous chaque verset. Les marques des voyelles sont en bleu et les signes diacritiques en rouge. Les indications de pause sont en forme de fleurs dorées. Les symboles de division présents toutes les cinq parties représentent une fleur pyramidale dont la place est rappelée en marge par un ornement au centre duquel figure un cercle bleu, dans lequel est écrit le mot “Un cinquième” en coufique enluminé sur fond rouge. Les marques placées toutes les dixièmes divisions du texte sont en forme de fleur bleue à quatre pétales. Leur emplacement est souligné en marge par un ornement circulaire contenant le mot “Un dixième” en coufique enluminé.","short_description":"Manuscrit du coran rédigé en écriture mamelouke de style *thoulouth* dont la traduction en farsi figure sous chaque ligne. Il s’ouvre sur de magnifiques planches décoratives qui reflètent les spécificités de l’art décoratif mamelouk. Les titres de chapitre sont enluminés sur fond bleu foncé, les lettres étant en bleu et les signes diacritiques en rouge.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Ce manuscrit appartenait à la mosquée al-Aqsa et faisait probablement partie d’un *waqf* dont on a perdu la trace.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.) ; restauré en 1117 H / 1705 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 41 cm, l. 33 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture *thoulouth* mamelouke et analyse de la forme décorative répandue à la période à laquelle ce *machaf* appartient.","method_for_provenance":"Le type d'écriture *thoulouth* utilisé était répandu en égypte. On peut le comparer à celui d'ouvrages similaires de production égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"La date du transfert de la mosquée al-Aqsa est inconnue.","bibliography":"Salameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Période mamelouke. Restauré au cours de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Encre sur papier ; reliure en cuir à décoration estampée."],"keywords":["Cuir ; cuirs estampés ; écriture thoulouth ; Coran ; machaf ; papiers"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0c7ae2f5-8281-57f4-81e0-6e63bc4e6a10":{"name":"Reliure de coran.","description":"Par sa taille, cette reliure d'un coran en un volume, entièrement couverte d'un décor géométrique, est certainement à mettre en relation avec les milieux de cour. Elle n'a pu jusqu'à présent être attribuée à aucun manuscrit précis. On a supposé qu'il pouvait s'agir d'une donation du sultan mamelouk al-Achraf Chaaban II (764-778 H / 1363-1376 J.-C.) à l'une de ses fondations. Plusieurs manuscrits coraniques de ce commanditaire sont conservés à la Bibliothèque nationale du Caire. \nLe champ central est encadré d'une étroite bordure remplie d'une citation du verset 255 de la sourate II. L'inscription est insérée dans des cartouches longitudinaux qui alternent avec des quadrilobes. Cinq étoiles à douze branches meublent le champ intérieur. Le décor a été d'abord été estampillé puis doré et peint en bleu. Les filets blancs qui cernent des étoiles accentuent l'effet géométrique de l'ensemble. La réalisation de cette reliure de grandes dimensions a sans doute nécessité le concours d'un calligraphe et d'un coloriste. \nLa taille de ce type de manuscrit coranique obligeait à utiliser un pupitre spécial, réalisé en matériaux très précieux, sur lequel était posé le livre dont on faisait la lecture.","short_description":"Une inscription du verset 255 de la sourate II a été choisie de manière très appropriée pour la bordure de cette reliure en cuir d'un coran. Le champ intérieur montre une partie d'un motif géométrique répété d'une étoile à douze branches typique des œuvres d'art ou d'architecture mameloukes. Sa grande taille indique une relation avec les milieux de la cour.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 95 cm, l. 67 cm.","method_for_datation":"Les analyses comparatives avec d'autres reliures mameloukes données à des fondations par le sultan al-Achraf Chaaban II et conservées à la Bibliothèque nationale du Caire permettent de dater l'objet de l'époque mamelouke.","method_for_provenance":"L'achat a été fait au Caire et l'exemplaire est strictement similaire à d'autres reliures égyptiennes.","provenance":"Égypte.","obtention":"Probablement acheté par B. Moritz au Caire en 1904.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks,* Washington, 1981, pp. 2-27, n° 5-6. \nBosch, G., Carswell, J., Petherbridge, G., *Islamic Bindings and Bookmaking*, Chicago, 1981, pp. 112-113, n° 19. \n*Islamic Art in Egypt* (catalogue),Le Caire, 1969, p. 313, n° 299, pl. 55. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 86-87, ill. 87. \nSarre, F., *Islamische Bucheinbände,* Berlin, 1928, pp. 12-13, ill. 2.","dynasty":"Mamelouke (bahride)","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuir avec impression, dorure et peinture."],"keywords":["reliure de coran ; dorure à la main ; décoration géométrique"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"13951807-1976-5889-bda1-2525eb1918f4":{"name":"Qasr al-Khayr al-Gharbi.","description":"Qasr al-Khayr al-Gharbi est un complexe palatial omeyyade en plein désert. Il regroupe un barrage, un système de canalisations souterraines, un lac, un moulin, un *khan*, un hammam et la résidence palatiale. Les califes omeyyades, en particulier Hicham bin Abd al-Malik, se flattaient de pouvoir transformer le désert en jardins luxuriants pour mener une vie de cour et de plaisirs, consacrée en particulier à la chasse. \nLe barrage, dit de Kharbaqa, se trouve à 16 km au sud-ouest du palais. Ses eaux sont distribuées via une canalisation souterraine qui le relie au palais et aux autres installations du site. Le jardin est un rectangle clos de mur de 1050 x 442 m qui comprend encore des vestiges de la canalisation le long des restes du logement des gardiens. Le *kahn* (Kahn al-Milh), situé à 10 km au nord-ouest du palais, est en forme de biseau. Il mesure environ 55 m de long. Ses murs en briques de terre posées sur un socle de maçonnerie entourent une cour centrale. Le hammam, également au nord-ouest, comprend deux parties : le *frigidarium* de quatre pièces dont l'une dotée d'un *mihrab* et le *caldarium* de trois pièces, au-dessus de la chaufferie. \nLe palais proprement dit présente une façade extérieure évoquant un fort, mais dont les éléments défensifs sont en réalité purement décoratifs. Il est de forme carrée, de 70 m de côté environ. Ses murs sont en calcaire scié sur une hauteur de 2 m environ puis se poursuivent en brique crue. À trois des angles extérieurs s'élève une tour ronde, celle de l'angle nord-ouest étant carrée et datée du VIe siècle (Byzance). Entre chaque angle se dresse une paire de tours semi-rondes. Sur l'enceinte orientale, ces deux tours sont plus espacées pour encadrer l'entrée principale ornée d'une abondante décoration de stuc à motifs sculptés floraux et architectoniques, importants merlons en partie supérieure, et fenêtres étroites qui font penser à des archères. Dans les années 1940, cette façade d'entrée monumentale a été transférée au Musée national de Damas dont elle constitue aujourd'hui l'entrée. \nL'entrée franchie, un corridor conduit à un portique sous toiture entourant une vaste cour centrale carrée entourée de bâtiments sur deux niveaux, probablement de plan identique. On a retrouvé des preuves de l'existence de deux escaliers. Ces deux niveaux sont divisés en six sections indépendantes, chacune comprenant plusieurs pièces, un hall et des toilettes. Au-dessus de l'entrée de chacune de ces sections figurent des fenêtres en arc décorées de stuc ajouré qui laissent passer à la fois l'air et la lumière. Des peintures, des sculptures et de splendides statues ornaient cet intérieur, dont beaucoup appartiennent aujourd'hui aux collections du Musée national de Damas. Malgré ce décor prestigieux et l'utilisation intelligente de l'environnement, la rareté des fragments de céramique et de verre sur le site confirme la brièveté de l'occupation omeyyade. Sous les Ayyoubides et les Mamelouks, le palais fut utilisé par les armées avant d'être finalement abandonné lors de l'invasion mongole du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la quantité de peintures et de stucs sculptés découverts dans ce complexe palatial omeyyade se trouvent certains des meilleurs exemples du syncrétisme de l'art préislamique, en particulier dans le contexte de la vie de cour. L'ensemble a été construit par Hicham ibn Abd al-Malik sous forme de vastes enceintes renforcées de tours semi-circulaires, à l'exception de l'angle nord-ouest où se dresse une tour de guet byzantine rectangulaire. Ce complexe est daté de 109 H / 727 J.-C. par une inscription figurant sur un linteau de porte près du *khan*.","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Désert syrien","method_for_datation":"Le complexe est daté par une inscription trouvée sur le linteau du *khan*, aujourd'hui conservée au Musée national de Damas, qui indique une construction de celui-ci en 109 (727). On présume que le reste du palais date d'à peu près la même époque.","bibliography":"Elisseeff, N., “Kasr al-Khayr al-Gharbi”, *Encyclopaedia of Islam*, édition CD-ROM, Leyde, 1999. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","patrons":"Hicham ibn Abd al-Malik (r. 105-125 H / 723-742 J.-C.).","architects":"Thabit ibn Thabit, qui supervisa la construction du khan al-Milh.","dynasty":"Omeyyade.","materials":[],"keywords":["Omeyyades ; palais du désert ; Hicham ibn Abd al-Malik ; architecture du début de l’islam ; tours byzantines ; influences sassanides ; influences gréco-romaines ; khan ; jardins ; hammam ; barrages ; canaux ; décorations en stuc ; fenêtres ajourées ; pein"],"author":"Dina Bakkour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"202097f0-f5d2-5953-889d-9ac02af60426":{"name":"Giralda.","description":"De tous les vestiges d'édifices religieux de l'époque almohade conservés dans la Péninsule, le plus significatif est sans aucun doute le minaret appartenant à la Grande Mosquée de Séville, connu sous le nom de “Giralda”. \nLes premiers travaux de la Grande Mosquée de Séville furent commencés sous le règne d'Abou Yacoub Youssouf qui, avant d'accéder au trône et de transformer la ville en résidence péninsulaire des califes almohades, avait vécu à Séville en qualité de gouverneur. Les dimensions et l'éminence de la nouvelle mosquée exigeaient le complément d'un grand minaret, dont les travaux furent commandés au chef des maçons Ahmad ibn Basso, qui commença les fondations de la touren 580 H / 1184 J.-C. La mort du souverain, la même année, causa l'interruption des travaux jusqu'à l'arrivée à Séville, en 584 H / 1188-89 J.-C., de son fils et successeur, Abou Youssouf Yacoub al-Mansour, qui les fit reprendre sous la direction d'Ali de Gomara. Le minaret devait être achevé le 30 *rabi al-Thaani* 594 H / 10 mars 1198 J.-C, date à laquelle le calife, entouré de sa cour et du peuple sévillan, assista à la mise en place du *jamour*, trois boules dorées qui couronnaient la tour et qui avaient été commandées pour commémorer la bataille d'Alarcos. Le minaret, adossé au mur oriental de la mosquée et en saillie sur son périmètre, est composé par deux prismes de plan carré, emboîtés l'un dans l'autre, qui portent sur un noyau central où se superposent sept pièces couvertes de voûtes. La rampe d'accès à la partie supérieure se déploie entre les deux prismes. Du sol jusqu'à la terrasse, la hauteur est de 50,85 m. \nLe minaret conserve presque toute la décoration extérieure de ses quatre faces. La partie inférieure est lisse, à peine interrompue par les fentes des ouvertures de lumière à arcs lobés et arcs outrepassés, encadrés par des *alfiz*. Vers le milieu de la tour, la décoration de chaque face est divisée en trois panneaux. Celui du centre, comme dans la partie inférieure, est occupé par les baies pour la lumière – ici, des fenêtres géminées inscrites dans un grand arc aveugle encadré par un *alfiz*. Les pans de murs latéraux sont recouverts par un réseau de briques sculptées et recoupées, sur un fond lisse généré par le prolongement et le croisement de deux arcs aveugles sur colonnes. La partie supérieure de la tour est décorée de dix autres arcs aveugles par face, qui s'appuient eux aussi sur des colonnes en marbre à fûts et chapiteaux omeyyades. Comme d'autres monuments de ce type, le minaret est couronné par des créneaux échelonnés dont il ne reste des vestiges que sur le parapet de l'actuel clocher. \nEn 1355, un tremblement de terre fit s'écrouler le *jamour* et c'est en 1560, déjà à l'époque chrétienne, que furent commencés les travaux du nouveau corps, surmonté d'une énorme girouette appelée populairement '“Giralda”, qui donna son nom à la tour.","short_description":"Ce minaret de la Grande Mosquée almohade qui domine Séville est le monument le plus important de la ville, et tire son nom de “Giralda” de la statue qui, à la manière d'une girouette, tourne sur sa partie la plus élevée. Le minaret est entièrement conservé, excepté le corps supérieur de la couronne, remplacé au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) par un clocher chrétien. \nLa Giralda a été construite en brique, avec une rampe d'accès comptant pas moins de sept pièces superposées. \nÉgalement en brique, le décor en réseau de losanges qui s'élève des colonnes et des chapiteaux cordouans provenant des ruines de Madinat al-Zahira et réutilisés par les Almohades.","dates":"580-594 de l'Hégire / 1184-1198 J.-C.","location":"Séville","method_for_datation":"Selon les chroniques d'Ibn Saïd al-Sala, les travaux de la mosquée furent commencés en 568/1172. En 580/1184, on jeta les fondations du minaret. Son inauguration officielle eut lieu en 594/1198.","bibliography":"Casamar, M., “Almorávides y almohades: introducción”, *Al-Andalus: las artes islámicas en España*, Madrid, 1992, pp. 75-83. \nJiménez Martín, A., “Las mezquitas”, *Sevilla almohade*, Séville-Rabat, 1999. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar*, Ars Hispaniae, vol. IV, Madrid, 1949, pp. 23-29.","patrons":"Abou Yacoub Youssouf (r. 558-580 H / 1163-1184 J-.C.) ; Abou Youssouf Yacoub al-Mansour (r. 580-596 H / 1184-1199 J.-C.).","architects":"Ahmad ibn Basso et Ali de Gomara.","dynasty":"Almohade.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":[],"keywords":["Giralda ; Séville ; Almohades ; minaret ; mosquée ; jamour ; architecture religieuse"],"author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2681aa7c-6872-5aaf-afc2-c1e0626603b4":{"name":"Fragment de frise.","description":"Fragment de frise en *timchent* (plâtre local) sculpté à décor épigraphique, géométrique et floral composé de deux registres séparés par trois cadres. Le premier cadre est formé de cercles troués répétés, les deux autres de filets plats séparés par un grènetis constitué d'une alternance de petits carrés et d'évidements. Le décor épigraphique, qui meuble le premier registre, consiste en une inscription en caractères coufiques du mot “*baraka”* (bénédiction), répété trois fois, le dernier étant incomplet. Dès le début de l'ère hégirienne, le mot “*baraka*” fut utilisé comme inscription sur des plats en céramique, des jarres, des ustensiles en cuivre, des éléments architecturaux, etc. \n \nLe deuxième registre consiste en un réseau de losanges. En dessous apparaît un petit fragment de feuille lobée et stylisée, probablement partie d'un troisième registre à décor floral. \n \nLa sculpture était pratiquée à l'aide d'une lame en fer exécutée sur du *timchent* alors qu'il était encore mou. Selon H. Saladin, ce plâtre local élaboré à partir de la pierre calcaire propre à la région était “appliqué sur des murs en pisé ou en moellons”. \n \nL'ornementation géométrique de ce panneau rappelle celle que les Romains et les Byzantins d'Afrique du Nord gravaient sur des reliquaires, des éléments architecturaux, des autels, etc. \n \nCe fragment faisait partie d'une de ces longues frises courant au sommet du mur tout au long de la pièce pour marquer la limite entre le plafond et la décoration qui ornait le reste du mur.","short_description":"Fragment de frise à décor épigraphique, géométrique et floral qui présente trois registres séparés par trois cadres. Le premier registre porte une inscription coufique, “*baraka*”, répétée trois fois. Le deuxième est orné de losanges. Le troisième, dont il ne reste presque rien, devait présenter un décor floral.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"296-467 H / 909-1074 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 50 cm, l. 28 cm, ép. 5,5 cm.","method_for_datation":"étude du décor épigraphique portant des caractères coufiques qui peuvent, selon G. Marçais, remonter au “XIe siècle [Ve siècle H] et s'apparentent à ceux de Kairouan”.","method_for_provenance":"Fragment découvert dans un palais à Sédrata d'après le rapport publié dans les *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres* en 1952.","provenance":"Sédrata.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles van Berchem, 1952).","bibliography":"Bermúdez Pareja, J., “Crónica arqueológica de la España musulmana”, *Al-Andalus,* vol. XX, 1955, pp. 407-452. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nSaladin, H., *Manuel d'art musulman. L'architecture*, Paris, 1907. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata en Algérie”, *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,* 1952, pp. 242-246. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata (1951-1952)”, *Travaux de l'Institut de recherches sahariennes*, t. X, 1953, pp. 123-138.","dynasty":"Rostémides de Sédrata","materials":["Plâtre local (timchent) sculpté."],"keywords":[],"author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez"},"359c5242-9309-5cb3-a026-926ac7a00def":{"name":"Album d’Ahmed Karahisari.","description":"L'album en six parties contient la sixième sourate du Coran (*al-Ann'am*), une série de hadiths, et une section de la *Qasida al-Burdah* (Poème du manteau) du poète al-Busiri (VIIe siècle H / XIIIe siècle J.-C.). Les exemples d'écriture d'Ahmed Karahisari en style coufique, *naskhi*, *thoulouth* et *muhaqqaq* repoussent ici les frontières de l'art de la calligraphie. Les éléments sont soigneusement collés sur 15 feuilles et la reliure n'est pas d'origine, ce qui prouve que ces exemples, initialement réalisés sur rouleaux, ont été découpés puis réunis en album. \nL'ouvrage s'ouvre sur une page ornée des mots “Louanges à Dieu” en style coufique rectangulaire en partie haute, d'une *basmala* au centre, et de la sourate XCII en coufique rectangulaire en bas, le tout copié à l'encre noire et à l'or. Sur les autres pages, la disposition des éléments diffère en fonction du style et des dimensions des textes manuscrits. \nDans le colophon figurant en dernière page, Ahmed Karahisari se présente comme un élève du maître Asadullah Kirmani. Il avait donc choisi d'étudier auprès de celui-ci plutôt que dans l'école de Cheikh Hamdullah pour apprendre à écrire dans le style du grand calligraphe du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), Yaqut al-Musta'simi. Karahisari insuffla une nouvelle vie à la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) sur laquelle il laissa sa marque. L'école qu'il fonda fut reprise par son élève Hassan çelebi (m. 1002 H / 1594 J.-C.), mais disparut à la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). \nCes écrits sont considérés comme des modèles de la calligraphie ottomane. Tout en témoignant des sommets atteints par cet art à leur époque, leur beauté inspire encore de très nombreux artistes aujourd'hui.","short_description":"Le calligraphe Ahmed Karahisari marqua la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) à travers l’école qu’il fonda. Cet album contient des exemples de son travail qui repoussent les limites de la calligraphie.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 50 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"Bien que le colophon ne mentionne pas de date, celles de la vie du calligraphe sont connues avec certitude (875-963/1470-1556) et l'œuvre date évidemment de son vivant.","method_for_provenance":"Le calligraphe Ahmed Karahisari a vécu à Istanbul et l'on peut supposer que l'œuvre y a été réalisée.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la bibliothèque du sultan Mahmoud à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Aksoy, Ş., “Türk ve Islam Eserleri Müzesinden Bir Osmanlı Hat Sanatı Klasiği: Karahisari Albümü”, *P. Sanat Kültür Antika Dergisi*, 21 (Printemps 2001), pp. 66-75. \nAlparslan, A., *Osmanlı Hat Sanatı Tarihi*, Istanbul, 1999, p. 56. \nölçer, N., *et al, In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, planche 18A-B, pp. 50-51. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 264-65.","artist":"Ahmed Karahisari (875-963 H / 1470-1556 J.-C.), calligraphe.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Papier préparé, encre, dorure."],"keywords":["papier ; dorure ; encre ; aquarelle ; cuir ; gaufrage ; peinture; hadith"],"author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"3ea5c496-cc96-57ae-a6e7-f47f064d36cb":{"name":"Panneau de teck.","description":"Panneau en bois de teck de couleur foncée, sculpté en style “biseauté” d'un motif répété de formes végétales incurvées. Ce type d'ornement est typique de la période abbasside et se retrouve également sur des panneaux muraux en stuc. Cet élément appartenait sans doute à un ensemble en bois sculpté plus important utilisé pour un meuble ou pour des portes. Son style est proche de celui de panneaux en bois ou en stuc trouvés à Samarra, capitale de la dynastie des Abbassides (177-655 H / 749-1258 J.-C.). Très apprécié en Irak, le bois, et en particulier le teck, était probablement importé d'Asie du Sud-Est.","short_description":"Panneau de teck sculpté d'un motif abstrait selon la technique dite “au biseau”. Ce dessin stylisé, typique de la période abbasside, était employé sur des panneaux de stuc aussi bien que sur des boiseries sculptées pour murs ou plafonds.","holder":"The British Museum.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 13 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique : le style “biseauté” est présent sur un décor architectural de la grande mosquée édifiée à partir de 221 H / 836 J.-C. à Samarra, capitale des Abbassides pendant 37 courtes années avant que le califat ne se réinstalle à Bagdad.","method_for_provenance":"Le style de sculpture ressemble à la décoration architecturale trouvée à Samarra, Irak.","provenance":"Samarra, Irak.","obtention":"Acquis par le British Museum en 1944 auprès de la collection de Sir Sydney Bernard Burney, avec l'aide du National Art Collections Fund.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam: 650-1250*, 1987, pp. 102-109. \nNorthedge, A., “Samarra”, in *Encyclopaedia of Islam*, 1995, pp. 1039-41.","dynasty":"Abbasside","materials":["Bois de teck sculpté."],"keywords":["Décoration végétale"],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"42f89df0-5a8b-5150-b126-94c092d264a5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Ce carreau de format carré en terre cuite dure jaunâtre présente un décor géométrique polychrome de bandeaux entrelacés blanc rosé constituant des étoiles à glaçure verte ou bleu pâle – ou des polygones jaunes selon la technique de la *cuenca o arista* (corde et arête). Le motif central est une étoile à huit branches brun foncé occupant le centre d'une croix faite de quatre polygones brun opaque. Ceux-ci divisent à leur tour la surface du carreau en quatre compartiments carrés à éléments stellaires et polygonaux. Les quatre demi-étoiles vertes et demi-polygones bruns des bords montrent que ce carreau faisait partie d'une composition répétitive utilisée à la décoration des murs. \nLa technique de la *cuenca o arista* imite la mosaïque de carrelage mais au lieu de réaliser les motifs à partir de la découpe et de l'assemblage de carreaux à glaçure polychrome, le dessin est obtenu en remplissant de différentes glaçures de petits champs bordés de fines bandes d'argile. Lorsque la couleur déborde de ce cadre, le dessin perd de sa précision. \nLe motif géométrique de l'étoile et de la croix, l'un des plus courants de l'art islamique, a perduré dans l'art mudéjar.","short_description":"Carreau moulé de format carré à décoration géométrique polychrome. Des bandeaux entrelacés forment des étoiles roses et vertes et des polygones bruns. La glaçure de couleur remplit de petits champs délimités par de minces filets d'argile selon la technique de la *cuenca o arista* qui imite la mosaïque.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l'Hégire (fin XVe -début XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15 cm, l. 15 cm, ép. 1,9 cm environ.","method_for_datation":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","method_for_provenance":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","provenance":"Espagne, peut-être Tolède.","obtention":"Carreau acheté par le Musée d'histoire culturelle de Lund, Suède, auprès de la collection Forrer (Francfort-sur-le-Main, Allemagne) en 1922.","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991. \nRay, A., *Spanish Pottery*, Londres, 2000. \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque*, Paris, 1932.","dynasty":"Période mudéjare","materials":["Céramique à glaçure polychrome ; technique de la *cuenca o arista*."],"keywords":["Carreaux de céramique; décoration géométrique, cuenca o arista"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Soie tissée rouge, verte et or."],"keywords":["chahada ; kiswa; objet funéraire"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4a195ed6-f6a1-5d77-b47a-6fcc6207735d":{"name":"Zisa.","description":"Le palais, de plan rectangulaire, se développe sur trois niveaux pour une hauteur de 25,70 m et présente, au centre des petits côtés, deux avant-corps munis de tourelles. La façade est exposée à l'est. Une bordure d'attique, avec épigraphe en arabe, à l'intérieur d'une frise richement décorée, ferme l'édifice avec une ligne bien marquée ; elle est aujourd'hui fragmentaire à la suite de sa transformation en couronnement crénelé. \n \nLe rez-de-chaussée est occupé, au centre, par la salle de la Fontaine et, sur les côtés de celle-ci, par des salles de dimensions plus réduites. Le même schéma distributif se retrouve au troisième niveau : ici, le salon central devait être, à l'origine, une cour à ciel ouvert, étant donné la présence d'un *impluvium* central. En revanche, le deuxième niveau, étant donné la hauteur de la salle de la Fontaine et du vestibule, se limite aux deux ailes latérales, communiquant avec la façade ouest grâce à un long corridor. \n \nLa salle de la Fontaine, au rez-de-chaussée, est un espace carré, dont un côté s'ouvre sur le vestibule grâce à un arc ogival de belle largeur ; les trois autres côtés sont dotés de vastes niches avec voûtes à *mouqarnas* ; il s'agit de la partie de l'édifice la plus importante, destinée aux fêtes, aux concerts et aux banquets. La présence, sur les mosaïques murales et sur les chapiteaux des colonnes, de motifs iconographiques illustrant le thème de la chasse et de la nature, fait de cette salle une sorte de prolongement idéal du jardin, à l'intérieur même du palais. De la niche occidentale, dans l'axe du portail, l'eau jaillit à travers un nymphée particulier ; elle est canalisée jusqu'au vivier, sur un plan incliné doté de sillons en zigzag. Il subsiste des traces de ce dernier, ainsi que les vestiges d'un petit pavillon qui se dressait au centre du plan d'eau. \n \nUne inscription en mosaïque, en caractères *naskhi*, autour de l'arc d'entrée, célèbre le souverain normand, commanditaire de l'œuvre. \n \nLe palais s'élevait à l'intérieur du grand parc de chasse normand et n'était destiné qu'à de brefs séjours ; il reprenait la typologie du *solatium*, ou “ pavillon des délices ”, entouré d'une végétation luxuriante, avec des arbres fruitiers et des palmeraies, des canaux et des bassins. \n \nLa construction (1165-1180) commença sous le règne de Guillaume Ier et fut achevée sous Guillaume II. \n \nElle abrite actuellement un musée d'art islamique.","short_description":"Le palais, qui jouait le rôle de pavillons des délices, s'élevait dans le grand parc de chasse normand, dans les environs de Palerme, et était entouré d'une végétation luxuriante, par des cours d'eau et des bassins. Splendide exemple de synthèse entre la culture islamique (il suffit de considérer les *mouqarnas* à l'intérieur) et la culture byzantine (cycles de mosaïques sur les parois), il fut achevé durant le règne de Guillaume II.","dates":"1165-1180.","location":"Palerme","method_for_datation":"Inscription en mosaïque célébrant le règne de Guillaume Ier sur l'arc d'entrée ; sources historiques (chronique de Romualdo Salernitano).","bibliography":"Bellafiore, G., *La Zisa di Palermo*, Palerme, 1994. \n \nRudolph Meier, H., “I palazzi residenziali di Palermo”, *I Normanni, popolo d'Europa 1030-1200* (dir. M. D'Onofrio), Rome, 1994, pp. 221-227. \n \nStaacke, U., *Un palazzo normanno a Palermo : la Zisa, la cultura musulmana negli edifici del Re*, Palerme, 1991.","patrons":"Le roi Guillaume II.","dynasty":"Normands.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":[],"keywords":["architecture résidentielle"],"author":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4a45199e-3af5-504d-9932-a1e4ed67dc93":{"name":"Fragment de tissu en coton imprimé.","description":"Ce fragment de tissu en coton est décoré de motifs imprimés en deux bandeaux. Le bandeau supérieur, plus étroit, répète une inscription : “Al-sabr ni'm al-nasir li koul chay'in akhir” (La patience est récompensée par le succès et tout a une fin). Elle est rédigée en style *thoulouth* mamelouk dans lequel les lettres sont entrelacées et les hampes prolongées, tout en laissant entre elles des espaces identiques, meublés de petits éléments en tresse. \nL'ornementation du bandeau inférieur, nettement plus large que le précédent, est distribuée en quatre rangées de deux éléments décoratifs alternés et répétés : une étoile à huit branches et une forme circulaire enfermant deux rondeaux concentriques. Les étoiles et les cercles de chaque rangée sont disposés dans le sens opposé à celui de la rangée supérieure. Chaque étoile est décorée de motifs floraux stylisés. Le cercle extérieur du rondeau est orné de motifs tressés entourant un cercle marqué de points qui entourent à leur tour une forme centrale appelée *dawama* (vortex). Ce dernier motif était répandu dans l'art mamelouk, en particulier sur les objets en métal. \nL'égypte mamelouke était réputée pour sa production de tissus en coton imprimé, très influencée par le commerce avec l'Inde, d'où le pays importait des vêtements en coton imprimé et du coton brut. Les artisans mamelouks utilisaient de nombreuses techniques dont l'impression à la planche de motifs gravés sur bois en creux ou en relief et l'impression à la planche en réserve (cire). Ce fragment faisait peut-être partie d'une robe ou d'un rideau ; plus probablement a-t-il servi de housse de couvre-lit – un modèle similaire se trouve au musée.","short_description":"L'industrie du tissage dans le Caire mamelouk comprenait les textiles de coton et de soie. Certains tissus étaient brodés de soie alors que d'autres, comme cette pièce de coton, étaient imprimés. Elle porte une citation bien connue indiquant que la patience est la plus grande des vertus.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"La datation s'appuie sur le style de l'inscription en style *thoulouth* mamelouk. Les similarités des éléments décoratifs de ce fragment avec des motifs retrouvés, entre autres, sur des objets en métal datés – en particulier le motif *dawama* (vortex) – ont permis de réduire le champ de datation de sa fabrication. Par ailleurs, le mot de “nasir” qui apparaît dans l'inscription pourrait être une référence au sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle et dans les quarante premières décennies (à l'exception de presque une année) du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de motifs décoratifs présents sur ce textile était fréquemment utilisé par les artisans mamelouks. Par ailleurs, l'égypte était réputée pour sa production de textiles en coton imprimé.","provenance":"Égypte.","obtention":"Fragment acheté en 1928 auprès du marchand d'antiquités Albert Abimayo.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \nBaker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nMaher, S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nPfister, R., *Les toiles imprimées de Fostat et l'Hindoustan*, Paris, 1938.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Coton tissé décoré de motifs monochromes imprimés à la planche."],"keywords":[],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4bffe991-e046-55a1-a46a-44e1e0ee5baf":{"name":"Djamaa Sidi Bel-Hassan (mosquée Sidi Bel-Hassan).","description":"Construite en 696 H / 1296 J.-C. sur le côté ouest de la place Khemisti, la mosquée Sidi Bel Hassan tire son nom de Abou al-Hassan Ben Yekhlef Ettenessi, savant et jurisconsulte de cette mosquée. \n \nL'édifice a connu différentes affectations. Dès le début de l'époque coloniale, il servit de magasin à fourrage, puis d'école, et, enfin, de musée ; c'est probablement de cette période que datent “le percement de deux grandes fenêtres et le placage de frise en faïences modernes” dont parle G. Marçais. Ces dernières années, le musée a été transféré dans les locaux de l'ancienne *madrasa* de la rue du 20-Août à Tlemcen, et le bâtiment a été restauré. \n \nLa salle de prière occupe une superficie d'une centaine de mètres carrés environ. Six colonnes en onyx supportent deux arcades en fer à cheval, qui déterminent ainsi trois *balatat* (nefs) perpendiculaires au mur de la *qibla* et cinq travées. Les *balatat* sont couvertes, chacune, par une toiture à double pente en tuiles canal posées sur une charpente faite de planches en bois de cèdre. Les arcades et les murs étaient décorés d'arabesques en plâtre rehaussées de peinture polychrome, dont subsistent quelques traces sur les murs nord et est, ainsi que quelques petits spécimens au niveau des arcs. Du *mihrab* à plan hexagonal, l'arc en plein cintre outrepassé repose sur deux colonnes et deux chapiteaux en onyx. L'encadrement qui souligne le *mihrab* repose sur deux bandeaux horizontaux à inscription. “Au-dessus se développe le cintre à arcs décentrés et à claveaux rayonnants que circonscrivent trois bordures tangentes et que cantonnent des écoinçons à entrelacs foral” (G. Marçais). Une coupole décorée de *mouqarnas* couvre le *mihrab*. Le minaret, quadrangulaire, est peu élevé (à peine 14 mètres). Il est décoré sur ses quatre faces de panneaux rectangulaires de réseaux losangiques de briques ornées de mosaïque de faïence. Il est surmonté d'un lanternon décoré de zelliges.","short_description":"Cette mosquée montre, malgré des transformations, une salle de prière divisée en trois nefs par deux arcs en fer à cheval que supportent six colonnes en onyx. Les plafonds en cèdre sont surmontés de toits en tuiles. Les arcades et les murs étaient peints d'arabesques. Le *mihrab*, couvert d'une coupole, présente un arc outrepassé reposant sur deux colonnes en onyx. Le minaret, quadrangulaire et peu élevé, est décoré de losanges de briques et mosaïque de faïences, et le lanternon de zelliges.","dates":"696 H / 1296 J.-C.","location":"Tlemcen","method_for_datation":"Inscription à l'intérieur de la mosquée.","bibliography":"Bourouiba, A., *Apports de l'Algérie à l'architecture arabo-islamique*, Alger, 1986. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nMarçais, G., *Tlemcen*, coll. “Les villes d'art célèbres”, Paris, 1950 ; Blida, 2004.","patrons":"Sultan Othman Ier.","dynasty":"Abdalwadide.","materials":[],"keywords":["architecture religieuse ; décoration florale ; décoration géométrique"],"author":"Ali Lafer","copy_editor":"Margot Cortez"},"4ca47641-f0ff-50a2-a7c3-b3adf3abb210":{"name":"Manuscrit du coran en style coufique.","description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran, utilisé pour la récitation dans le Dôme du Rocher pendant plusieurs siècles. Un certain nombre de pages ont disparu. \nLa reliure se compose de deux plats, recto et verso, réunis par un fermoir en forme de bouton. Le format horizontal est fréquent pour les corans des trois premiers siècles de l'ère islamique. La reliure est ornée d'une bordure estampée en quatre filets, dorée dans sa partie intérieure et rehaussée de fils de soie tressés. Au centre des deux plats figure un médaillon spiralé à décor végétal composé de fleurs à cinq pétales. L'intérieur de la reliure est doublé de cuir rouge clair. La couverture n'est pas originale et certainement pas antérieure au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Les deux premières pages contiennent trois cartouches rectangulaires encadrés de bandeaux droits et circulaires imbriqués et ornés à l'intérieur de points rouges et bleus. Les espaces interstitiels sont ornés de filets interrompus par des points verts. \nLe texte est rédigé en style coufique à l'encre noire. Les voyelles sont indiquées en rouge, les signes diacritiques en noir, les espaces de séparation entre les versets marqués de trois lignes inclinées. Les lignes de texte sont numérotées par chapitre. Le titre des chapitres (sourates) est écrit en coufique doré à l'intérieur d'un cartouche à cadre rouge. Les têtes de chapitre ne sont pas uniformes, mais témoignent d'une recherche de différents styles décoratifs. De même, il arrive que l'emplacement du titre varie : on peut le trouver en haut de la page, en bas dans le bandeau inférieur et même dans le bandeau central. Il est parfois enluminé à l'intérieur de bandeaux décoratifs à motifs simples et raffinés dont le dessin, les dimensions et la forme varient d'un bandeau à l'autre. \nCette section est divisée en sept parties. Les doubles pages qui commencent chacune des sept parties sont signalées par deux cadres qui entourent le contenu de chaque page. Tous deux sont ornés de points de couleurs variées. Le numéro de la septième partie, le titre de chapitre qui suit, ainsi que les versets correspondants du début de la section sont écrits dans la partie supérieure du cadre.","short_description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran. Il est de format horizontal, relié par une couverture de cuir décoré. Il est rédigé en style coufique à l’encre noire sur parchemin de gazelle. Des motifs décoratifs l’ornent tout au long et plus particulièrement en tête de chapitres. Ce coran est considéré comme l’un des plus anciens qui soit.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle de J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 24 cm, l. 31,5 cm, ép. 8 cm.","method_for_datation":"Le manuscrit mentionne la date de 984 (1547) et un lien avec al-Hassan bin al-Husain. Le style d'écriture coufique conforte cette datation, de même que le style d'ornements, répandu à cette période.","method_for_provenance":"L'Irak est un lieu de production vraisemblable car la plus grande partie de la famille du prophète résidait dans ce pays à cette période. L'écriture coufique ainsi que le style d'ornements utilisés étaient le style dominant en Irak à cette époque.","provenance":"Peut-être Irak.","obtention":"Manuscrit transféré du Dôme du Rocher au musée.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Turath al-Filistin fi Kitabat Abd Allah Moukhlis* \\[Le patrimoine de la Palestine dans les écrits d'Abd Allah Moukhlis\\], Amman, 1986. \nAl-Munjid, *Salah al-Din, Dirasat fi Tarkikh al-Khat al-'Arabi* \\[Recherches dans l'histoire de la calligraphie arabe\\], Beyrouth, 1971. \nDeroche, F., *The Abbasid Tradition*, Londres, 1992. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qur'aniya fi al-Mathaf al-Islami in al-Haram al-Charif' al-Qods* \\[Manuscrits islamiques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Abbasside","materials":["Parchemin de chèvre ou de gazelle, encre, aquarelle à l’or, reliure en cuir estampé."],"keywords":["Al-Hassan bin al-Husain ; écriture coufique ; parchemin ; coran ; manuscrits du Coran ; manuscrits du Coran en style coufique"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4ce02a11-07e9-50f5-a7d7-3651d7dd3510":{"name":"Fragment de tissu à médaillons au coquelet.","description":"Fragment de soie tissée, qui serait un fragment de chemise. Le tissage présente un motif façonné de fils de trame en or et argent dans un style de brocart. La couleur dominante est le rouge, mais certains détails sont traités en bleu et jaune. Le dessin consiste en cartouches losangés délimités par une bordure de fleurs. Au centre de chacun d'entre eux figure un octogone à contours jaunes, rouges et bleus entourant un coquelet regardant vers la gauche. L'espace entre les losanges est occupé par des bandeaux décoratifs formés par une alternance de grandes étoiles et de petits octogones à motif central étoilé.","short_description":"Le monde islamique était réputé pour sa production textile, fondée sur les traditions sassanides et byzantines, qu’il surpassa bientôt en sophistication et complexité. Les ateliers parrainés par la cour en Irak, en Iran, en Égypte et plus tard en Espagne rivalisaient pour produire les plus belles soies, symboles de pouvoir et de richesse.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 35,5 cm, l. 22,8 cm.","method_for_datation":"Ce fragment a été daté des IVe-Ve siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.) par référence au style des textiles post-sassanides et islamiques précoces.","method_for_provenance":"Ce fragment est attribué à la production de l'Irak abbasside sur la base de sa parenté stylistique avec certains textiles post-sassanides et islamiques précoces.","provenance":"Peut-être Bagdad, Irak.","obtention":"Acheté à Maurice Nahman à Paris en 1934.","dynasty":"Abbasside","materials":["Soie tissée à fils d’or et d’argent."],"keywords":["Bagdad ; soie"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4cff674a-5737-5495-a700-496faacc7750":{"name":"Tapis de prière en alignement (fragment).","description":"Ce fragment est la partie conservée d'un tapis de beaucoup plus grandes dimensions, destiné à recevoir toute une rangée de fidèles pour la prière. Il présente une suite de six niches rouges de largeur variable, fermées vers le haut par des arcs se détachant sur champ bleu foncé. Le bord gauche ne présente qu'une demi-niche, le tapis montrant ici une nette coupure où vient s'accoler la bordure. Les niches sont séparées par de fines lignes vertes qui peuvent être interprétées vers le bas comme des colonnes. L'étroite bordure est composée d'un système de créneaux opposés : la bordure interne fait s'alterner le bleu clair et le jaune, la bordure externe, dont nous n'avons pas l'ensemble, le jaune et le bleu. \nLa construction et la gamme de couleurs très simples de ce tapis en font un exemple de la conception ottomane de l'art décoratif et de sa systématique. Bien que, contrairement à de nombreux autres tapis pour alignement de fidèles, cet exemplaire ne soit pas richement décoré, il obéit néanmoins aux principes fondamentaux de la construction et du remplissage des surfaces mis en œuvre dans l'art ottoman depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cette simplicité, la vivacité des couleurs et l'effet qui en résulte correspondent parfaitement au goût européen. Les fidèles priaient en rangées parallèles, tournés vers la *qibla* de la mosquée. Cette succession de niches ne fonctionne que comme allusion à la fonction du tapis, car tout revêtement propre peut servir à la prière. L'étroitesse des niches montre bien qu'un croyant avait besoin de davantage d'espace.","short_description":"Ce tapis à motif de niches multiples ne représente qu'une partie d'un tapis qui était de beaucoup plus grandes dimensions. Il était probablement destiné à une mosquée. Il est unique car son dessin ne comporte pas les traditionnels motifs compliqués, mais en contrepartie, ses couleurs simples et vives font une forte impression.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection O. Bernheimer, Munich.","dates":"XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 128 cm, l. 329 cm.","method_for_datation":"Ce tapis peut être daté du XVIIe siècle J.-C. en raison du motif, des couleurs et de la technique de nouage.","method_for_provenance":"Cette pièce fait partie d'un groupe de tapis ottomans nommé groupe d'Ouchak.","provenance":"Turquie occidentale, région d’Ouchak.","obtention":"Acquis en 1961 auprès de la collection O. Bernheimer, Munich.","bibliography":"Arseven, C. E., *Les arts décoratifs turcs,* Istanbul, 1952. \nErdmann, K., *Siebenhundert Jahre Orientteppiche,* Herford, 1966, p. 108, pl. IX. \n*Museum fur Islamische Kunst Berlin (*catalogue), Berlin, 1979, n° 4. \n*Weltkulturen und moderne Kunst* (catalogue), Munich, 1972, pp. 99-100, n° 291. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, n° 18, pl. 18.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine rouge foncé et blanc, points noués."],"keywords":["ottomane ; tapis à points noués ; tapis de prière"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5319542a-7b08-534a-801f-e2b18cb78aef":{"name":"Coupe hémisphérique.","description":"Fragment correspondant à une portion du corps avec bordure partielle et base entière. La bordure est à lèvre de section semi-circulaire et s'appuie sur un haut pied annulaire. La pâte est de couleur beige rosé. Les deux surfaces présentent un émail adhérent de couleur blanche légèrement brillante. La surface intérieure contient un motif en étoile, peint en vert, avec huit rayons équidistants et disposés à partir du centre. Par la qualité et la finesse de sa pâte, cette coupe hémisphérique aplatie évoque l'ambiance raffinée et les usages domestiques de la Silves d'alors.","short_description":"Coupe hémisphérique de la période almohade. Elle est décorée d'une étoile peinte en vert, avec huit rayons équidistants disposés à partir du centre. La qualité et la finesse de cette pièce évoquent un environnement raffiné et un probable usage domestique dans la ville de Silves à cette époque.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Silves.","province":"Faro.","dimensions":"H. 6,4 cm; Ø de la bordure 22,6 cm; Ø du pied 7,6 cm.","method_for_datation":"D'après le contexte archéologique, la stratigraphie et la typologie.","method_for_provenance":"Fouilles du château de Silves dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire Cast. Q 110/C3-3.","provenance":"Château de Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Gomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 62. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII-XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma Cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","materials":["Céramique émaillée et vernissée à décor étoilé."],"keywords":[],"author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"54e60e87-a0d4-5416-b5e8-03ace6751eca":{"name":"Folio de coran.","description":"Cette grande feuille de manuscrit coranique contient 11 lignes de texte par page, rédigées dans un style *muhaqqaq* raffiné à l'encre noire sur épais papier rose pâle soigneusement couché. Le bord droit a été découpé. Le texte va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI), verset 13, au recto, à la sourate *al-Tatfif* (LXXXIII), verset 4, au verso – reproduit ici. Des rosettes dorées, irrégulièrement ornées de points bleus, marquent les versets. Deux ornements marginaux enluminés, un circulaire et deux ovoïdes, contiennent probablement les mots de *khamsa* et *'ashra* qui signalent chaque cinquième et dixième verset. Ces deux pages présentent un titre de sourate en style coufique en réserve sur le fond du papier. Les deux titres figurent dans des cartouches rectangulaires enluminés à champ principal bleu décoré d'arabesques dorées. Chacun de ces cartouches est signalé par un médaillon ovoïde en marge. En partie supérieure du recto, le mot *waqf* rédigé en écriture cursive suggère que ce coran était dédié à une congrégation religieuse. \nLe style *muhaqqaq* a été utilisé pour les manuscrits coraniques mamelouks du VIIIe au IXe siècle H (XIVe-XVe siècles J.-C.). Il présente plusieurs caractéristiques notables comme des courbes sublinéaires étirées, des lettres à extrémités terminées par des pointes effilées et des interruptions entre les parties verticales et horizontales de certains caractères. Ce style convenait aux livres de grand format. L'utilisation de papiers de couleur, en particulier rose, était répandue dans les scriptoria mamelouks.","short_description":"Le texte figurant sur ce folio de coran va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI) à celle d'*al-Tatfif* (LXXXIII). Chaque face présente un titre de sourate. Des rosettes dorées indiquent les versets et des ornements enluminés figurent dans la marge. Le coran d'où il est tiré appartenait sans doute à une congrégation religieuse.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"VIIIe-IXe siècles de l'Hégire (XIVe-XVe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 44,8 cm, l. 33,5 cm.","method_for_datation":"En fonction du style de l'écriture et du type d'enluminure.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Legs de la collection Békézy.","bibliography":"James, D., *Qur'ans and Bindings from the Chester Beatty Library: A Facsimile Exhibition*, Dublin, 1980. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nJames, D., *The Master Scribes: Qur'ans of the 11th to 14th centuries AD. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. II, Londres, 1992. \nLings, M. et Safadi, Y. H., *The Qur'an*, Londres, 1976. \nSafwat, N. F., *The Art of the Pen: Calligraphy of the 14th to 20th Centuries. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. V, Londres, 1996.","dynasty":"Période mamelouke","materials":["Papier, encre, calligraphie."],"keywords":["Manuscrits coraniques; calligraphie"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"58b8041e-0838-56a2-b0b3-2369a498e868":{"name":"Ceinture.","description":"Ce type de longue ceinture en soie brochée ou *lampas,* tissée sur un métier à la tire dans les ateliers de Fès, est apparu au début du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Portée au-dessus de leur caftan par les femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie, elle faisait plusieurs fois le tour de la taille ; pliée en deux, elle pouvait être portée sur deux côtés. Celle-ci est étroite et souple comme les plus anciens exemplaires. Sur un fond rouge, un décor broché composé de cinq motifs de différentes couleurs inspirés du répertoire décoratif maroco-andalou est enrichi de quelques éléments empruntés à l'art persan et ottoman : entrelacs géométrique aux interstices garnis de fleurs, fleurons et palmes, motifs ovoïdes rappelant le fruit du citronnier *tronjia*, frises d'arcades munies de fleurs, semblables aux dessins des tentures murales. Ces motifs sont présentés seuls ou combinés, en bandes transversales répétitives et alternées. \n \nLes deux extrémités de la ceinture sont ornées de plusieurs mains stylisées et d'étoiles à huit branches ou sceaux de Salomon, considérés dans la tradition ésotérique marocaine comme symboles prophylactiques. Entre les grands motifs qui composent la décoration principale de l'étoffe et les deux extrémités de la ceinture, une étroite bande rehaussée de petites tulipes placées tête bêche représente la marque de l'atelier. \n \nLes longs cordonnets qui terminent la ceinture se nouaient sur le devant pour la maintenir autour de la taille.","short_description":"Cette sorte de longue ceinture en soie brochée était portée au-dessus du caftan par les femmes des hauts dignitaires et celles de la bourgeoisie. Elle faisait plusieurs fois le tour de la taille et pouvait être portée sur deux côtés.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIIe-XIVe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 135 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Par le type de décoration, la largeur et la longueur de la ceinture, ainsi que par la souplesse du tissu.","method_for_provenance":"D'après les études faites sur le sujet et les écrits des historiens, c'est à Fès qu'étaient installés les ateliers de tissage de brocarts, depuis l'époque mérinide jusqu'au début du XXe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Golvin, L., “Les métiers à la tire des fabricants de brocarts de Fès”, *Hespéris,* 1950*,* 1er et 2e trim., pp. 37-48. \n \nVogel, L., *Soieries marocaines, les ceintures de Fès*, Paris, 1920.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Brocard de soie tissé sur le métier à la tire."],"keywords":["décoration géométrique ; décoration florale ; décoration architecturale"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"5a976782-2e17-535a-a5f4-a976eb8efe6f":{"name":"Grande Mosquée et hôpital de Divriği.","description":"La Grande Mosquée (Ulu Cami) de Divrigi et le Turan Melik *darüşşifa*, l'hôpital qui lui est adjacent au sud, couvrent une surface rectangulaire d'environ 32 x 64 m. \nDe plan basilical, la mosquée s'ouvre par deux portails au nord et à l'ouest. Au sud de la façade orientale se trouve un portail aujourd'hui transformé en fenêtre, mais qui servait jadis d'accès à la loge royale. Un massif contrefort datant de la période ottomane soutient le minaret cylindrique qui s'élève à l'angle nord-ouest. \nLa salle de prière comprend quatre nefs formées par cinq rangées d'arcs perpendiculaires au mur du *mihrab*. Dans chaque rangée, quatre piliers sont connectés par des arcs à la fois entre eux et aux murs est et ouest. 24 travées formées par 16 piliers (qu'on a ultérieurement élargis pour les renforcer) sont couvertes par des coupoles ou des voûtes. La travée du *mihrab* est surmontée d'un dôme à 12 lobes. La travée centrale sous sa coupole ovale est en partie occupée par un bassin à neige. La plupart des huit voûtes au-dessus des travées des deux nefs orientales sont en étoile. Les travées des nefs occidentales ont cependant reçu des coupoles ovales. La superstructure et la façade occidentale se sont écroulées lors d'un tremblement de terre au début du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). On pense aujourd'hui que ces coupoles ovales ont remplacé les voûtes d'origine. La niche du *mihrab* présente un riche jeu de formes convexes et concaves. \nLes murs, les portails, le minaret et la superstructure ont été construits en pierres de taille de différentes dimensions, tandis que le *minbar* et les volets des fenêtres sont en bois. Un décor flamboyant orne les portails, le *mihrab*, le *minbar* et les piliers. Le portail nord, également appelé “portail baroque”, est remarquable pour les rosettes, les arabesques et les divers motifs foliés de son important bandeau décoratif, tandis que le portail ouest, également appelé “portail textile”, présente un décor végétal ainsi que des motifs géométriques et des représentations d'oiseaux. Le portail oriental, ultérieurement converti en fenêtre, est célèbre pour son décor végétal et géométrique. Le portail nord de la mosquée et le portail de l'hôpital sont particulièrement imposants et richement décorés. Le *minbar* en bois a reçu une décoration à motifs végétaux, géométriques et calligraphiques utilisant des techniques diverses comme le *pseudo-kündekari*, la sculpture en ronde-bosse et le travail ajouré. Le Turan Melik *darüşşifa* (24 x 32 m) a été construit en même temps que la mosquée et mesure la même largeur. On y accède par l'ouest, le bâtiment s'organise selon les plan des *madrasa* anatoliennes à trois *iwan* et cour couverte. La construction est en partie à deux niveaux. Son portail à décoration géométrique et végétale en haut relief et à profondes moulures rappelle certains éléments de style gothique. \nLa Grande Mosquée et l'hôpital de Divriği constituent un monument exceptionnel dont la décoration se distingue du traditionnel style seldjoukide d'Anatolie. Des architectes et des maîtres-artisans chrétiens ont probablement travaillé avec des maîtres musulmans à leur construction. L'ensemble figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.","short_description":"Ce complexe qui figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco est considéré comme un “miracle”. La mosquée a été commanditée par Ahmet Chah, fils de Süleyman Chah, l’émir de Mengücekli, et l’hôpital attenant par Turan Melik. Les décorations sculptées en haut relief confèrent à la structure une physionomie baroque. La mosquée, de plan basical, et l’hôpital avec une *madrasa* à trois *iwan* et une cour couverte sont tous deux surmontés d’une série de dômes et de voûtes. Les architectes du complexe étaient d’Ahlat, dans l’est de l’Anatolie, alors que le maître artisan du *minbar* en bois était de Tbilissi en Géorgie.","dates":"626 de l’Hégire / 1228-1229 J.-C.","location":"Divriği","province":"Sivas","method_for_datation":"Selon les inscriptions figurant sur les portails nord et ouest, la mosquée a été construite par Ahmed Chah, fils de Süleyman Chah Mengücekli en 626/1229. L'inscription sur la balustrade du *minbar* précise que Ahmed Chah a ordonné la construction de ce *minbar* en 638/1241. L'inscription à l'intérieur du motif en étoile au centre du côté gauche du *minbar* fournit le nom du maître-artisan, Ahmed de Tbilissi, fils d'Ibrahim. Selon l'inscription de son portail, l'hôpital a été édifié par Turan Melik en 626-1229.","bibliography":"Arel, H., “Divriği Ulu Camii Kuzey Portalinin Mimari Kuruluşu” \\[Structure architecturale du portail nord de la Grande Mosquée de Divrigi\\], *Vakıflar Dergisi,* 5 (1962), pp. 99-111. \nCantay, G., *Anadolu Selçuklu ve Osmanlı Darüşşifaları* \\[Hôpitaux de l'Anatolie seldjoukide et ottomane\\], Ankara, 1992. \nKuban, D., *Divriği Mucizesi, Selçuklular çağında İslam Bezeme Sanatı üzerine Bir Deneme* \\[Le miracle de Divrigi, un essai sur les arts décoratifs de la période seldjoukide\\]*,* Istanbul, 1999. \nönge, Y., Ateş, İ. et Bayram, S., *Divriği Ulu Camii ve Darüşşifası* \\[La Grande Mosquée et l'hôpital de Divrigi\\]*,* Ankara, 1978. \nülgen, A. S., “Divriği Ulu Camii ve Darüşşifası” \\[La Grande Mosquée et l'hôpital de Divrigi\\], *Vakıflar Dergisi,* 5 (1962), pp. 93-98.","patrons":"Ahmet Chah bin Süleyman Chah.","architects":"Architecte : Ahmed Naqqash Hilatî ; architecte de la mosquée et de l’hôpital : Hürrem Chah bin Muğis al-Hilatî ; maître-charpentier : Ahmed bin Ibrahim at-Tiblisî ; calligraphe : Muhammad ; calligraphe et artiste/naqqash (atelier) : Ahmed bin Muhammad (Xe siècle H / XVIe siècle J.-C.).","dynasty":"Émirat de Mengücekli.","materials":[],"keywords":["Divrigi ; darüşşifa ; hôpitaux ; architecture de l’émirat de Mengücekli ; Ahmet Chah"],"author":"Sedat Bayrakal","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"77e732d5-caee-5472-847f-63e657f1353d":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) constituant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, et à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu reproduit un motif dense et couvrant d'étoiles à huit branches en rangées décalées. Chaque étoile présente un motif central de huit tulipes partant d'une rosette centrale. Des prolongements d'arabesques trilobées mettent en valeur ces étoiles en partie supérieure et inférieure. Ce type de motif se retrouve dans certains velours ottomans. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de lampa, qu'illustre ce fragment, furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les caftans royaux d’enfant étaient parmi les produits fabriqués dans les centres ottomans impériaux de tissage de la soie à Bursa et à Istanbul. Les vêtements en brocard de soie avaient pour objet de magnifier le statut impérial des membres de la cour, jusque dans la mort puisqu’ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 73,7 cm, l. 63,7 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* furent populaires dans l'empire ottoman entre la fin du Xe et le début du XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Il est établi que des caftans de ce type furent réalisés dans les ateliers ottomans de tissage de soie à Bursa ou Istanbul fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté à Mr. Tiano de Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23, pp. 268-269, fig. 201 (pour une analyse de cette pièce et de textiles ottomans similaires).","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Brocart de soie, coton et fil d’argent (*kemha*)."],"keywords":["kemha"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"7a629444-465b-59ac-aecb-8d6757883d84":{"name":"Khanqa et madrasa du sultan Farag ibn Barquq.","description":"Il s'agit de l'un des plus importants complexes érigés dans un cimetière égyptien. Il comprend une mosquée, une *khanqa* pour résidents soufis, une *madrasa*, deux mausolées, deux *sabil* (fontaines publiques) et, au-dessus de chaque *sabil*, un *kuttab* ou école coranique pour enfants. \nL'entrée principale se trouve sur la façade nord-ouest, mais chaque angle comportait une entrée couronnée par un arc trilobé. Le portail ouest est le seul utilisé actuellement. à chaque extrémité de la façade figure également un *sabil* au-dessus duquel a été aménagé un *kuttab*. La façade principale est surmontée de deux minarets élancés qui, en termes de beauté des proportions et de complexité de décor, sont considérés comme deux des plus beaux exemples de minarets mamelouks. \nPratiquement carré, le plan au sol mesure 85 x 85 m. Il consiste en une vaste cour ouverte de 37 x 40 m entourée par quatre *iwan*. Le plus grand et le plus profond est l'*iwan* de *qibla*,de 34 x 17 m. Il se compose de trois nefs composées d'arcades parallèles au mur de la *qibla* et perpendiculaires aux autres arcades. Il est recouvert de 21 coupoles en brique dont les zones de transition présentent des pendentifs sphériques qui évoquent les dômes sur colonnades de la mosquée fatimide d'al-Aqmar. Le *mihrab* est surmonté d'une coupole plus élevée que les autres et dont la zone de transition est marquée aux angles par des *mouqarnas*. L'*iwan* face à celui de la *qibla* se compose de trois colonnades couvertes de petites coupoles dont les zones de transition présentent également des pendentifs sphériques. Chacun des *iwan* latéraux se compose d'une simple nef à petites coupoles. Derrière eux se répartissent les cellules soufies. \nDe chaque côté de l'*iwan* de *qibla* ont été édifiés deux mausolées. Chacun consiste en une salle carrée à laquelle on accède, depuis l'*iwan* de *qibla*,par une porte faite d'un écran de bois à motifs géométriques entrelacés et imbriqués, d'une beauté et d'une complexité remarquables. Une coupole en pierre de 14 m de diamètre protège chaque salle. Leur zone de transition se compose de plusieurs rangées de *mouqarnas*. La couverture extérieure de ces coupoles est décorée de motifs géométriques sculptés en zigzag formant un dessin de chaîne à maillons en V. Ce style de décor, nouveau pour l'époque, représente un des sommets du genre. Ces coupoles font partie des plus anciennes constructions en pierre de grandes dimensions au Caire et illustrent l'apogée de l'architecture mamelouke. \nLe sultan al-Dahir Barquq a été inhumé dans le mausolée du nord-est. Selon certaines sources historiques, il avait demandé à son fils Farag de l'enterrer ici et non dans la *madrasa* et la *khanqa* qu'il avait édifiés en 788 H / 1386 J.-C. rue al-Mouiz li-Din Allah au Caire. Ce mausolée a également reçu les dépouilles des fils du sultan. Dans le mausolée du sud-ouest sont inhumées l'épouse du sultan, *Khawand* Chaqra, et la fille d'al-Nasir Farag. Dans la mesure où les deux complexes comportent deux mausolées, celui-ci rappelle la *madrasa* de 'Oum Sultan Chaaban (790 H / 1369 J.-C.). \nUne des caractéristiques de cet ensemble réside dans l'heureuse combinaison de deux styles, celui des *madrasa* à *iwan* et celui des mosquées à arcades hypostyles. Il faut également noter la symétrie des composants architecturaux de la façade nord-ouest, du positionnement des *sabil* aux deux extrémités, des deux minarets encadrant l'entrée ; cet ordonnancement se manifeste également sur la façade nord-est, d'où se détachent symétriquement les deux coupoles placées aux deux extrémités de la façade.","short_description":"Ce complexe, le plus grand dans sa zone, comprend une mosquée, une *khanqah* (auberge pour les soufis), une *madrasa*, deux *sabil* (fontaine publique), deux *kuttab* (école coranique pour enfants), deux mausolées et deux minarets. Il est situé dans le cimetière mamelouk du Caire (cimetière nord), historiquement l'un des plus importants. Les sultans et les émirs y construisirent des mosquées, des *madrasa* et des *khanqah* tout en y annexant leurs tombes et leurs mausolées depuis la fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). À la fin du IXe/XVe siècle, le cimetière contenait de superbes monuments qui représentaient la magnificence de l'architecture mamelouke.","dates":"813 de l'Hégire / 1411 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Des inscriptions en haut-relief figurant de chaque côté de l'entrée donnent le nom du commanditaire et la date de l'achèvement de la construction.","bibliography":"Behrens Abou-Seif, D., *The Minarets of Cairo,* Le Caire, 1985. \nBehrens-Abouseif, D., *Islamic Architecture in Cairo,* Leyde, 1989. \nPrisse d'Avennes, é., *L'Art arabe d'après les monuments du Caire depuis le VIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe*, Paris, 1877. \nHamza, H., *The Northern Cemetery of Cairo,* Le Caire, 2001. \nRizq, A., *Khanaqahwat al-Soufiya fi Masr fi al-'asr al-Ayyoubi wa al-Mamlouki* \\[Les *khanqa* soufies en égypte pendant les périodes ayyoubide et mamelouke\\], Le Caire, 1997. \nRoberts, D., *Egypt Nubia,* Londres, 1896. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'imara al-Islamiya fi Masr* \\[L'Architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991. \n*L'art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 103-106.","patrons":"Sultan al-Nasir Farag ibn Barquq qui régna à deux reprises de 801 à 808 H / 1399-1405 J.-C. et de 808 à 815 H / 1405-1412 J.-C., périodes entre lesquelles régna brièvement al-Mansour Abd al-Aziz.","dynasty":"Période mamelouke.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["khanqa ; décoration géométrique ; mausolée ; architecture funéraire ; architecture religieuse ; architecture civile ; écoles coraniques"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"7f3ad75b-9c30-59f5-bd90-9efafe607dc8":{"name":"Coupe.","description":"Coupe sur piédouche en céramique frittée à rebord plat, ornée de six bandeaux rectangulaires tournants concentriques à épais contours noirs, qui forment un hexagone en partie centrale. Le rebord est décoré d'une écriture pseudo-arabe coufique. Un décor organique occupe les champs entre les bandeaux et le centre de l'hexagone. \nRaqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C. \nOn a retrouvé une abondance de traces de la production syrienne dans toute l'Égypte. Fustat était à la fois un port international très actif et des potiers syriens s'y étaient établis pour créer leurs propres ateliers de poterie.","short_description":"Raqqa, où cette coupe fut fabriquée, était l’un des deux grands centres de production de poterie durant la période ayyoubide en Syrie. Le style et la décoration de ce plat, la composition de la glaçure et la manière dont il s’est détérioré sont caractéristiques des céramiques de Raqqa.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"H. 11,4 cm, Ø (au bord) 20,9 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Céramique frittée, décor peint en noir sous glaçure verte transparente."],"keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; décoration calligraphique"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"80cabe22-0796-50d8-b4b1-b4e1801d847c":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée de forme évasée à parois droites décorées de bandes légèrement tournoyantes peintes en noir . Le centre du bassin est occupé par un rondeau de calligraphie très stylisée qui peut se lire : “'al-'izz… Muhammad”. La décoration est typique de ce type de coupe dans lequel l'objet, non vernissé, est peint au pigment noir avant d'être entièrement recouvert d'une glaçure transparente (ici turquoise). Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"La décoration centrale de cette coupe comporte une inscription calligraphique qui peut se lire “al-‘izz… Muhammad”, peinte au pigment noir sous une glaçure transparente bleue. L’usage populaire d’inscriptions de bon vœux et de souhaits sur les céramiques moyen-orientales remonte au tout premier âge islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"Ø (bord) 15,8 cm, Ø (base) 6,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Céramique frittée peinte à décor noir sous glaçure bleue transparente."],"keywords":["récipients domestique ; décoration géométrique ; décoration calligraphique"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"81fcd4e9-7384-5569-aa53-bc862c54ad3f":{"name":"Cruche.","description":"Belle cruche piriforme à deux poignées. De couleur crème caractéristique, elle est décorée de motifs variés par perforation, incision et grattage au couteau combinant des motifs géométriques et floraux courants en art islamique.","short_description":"Cruche piriforme à deux poignées de Tell Hisban, décorée en utilisant des techniques diverses, perforation, incision et grattage au couteau. Le schéma décoratif est constitué d’une combinaison de motifs géométriques et floraux.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Fin IIe-début IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 28 cm, Ø (lèvre) 8 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec des jarres similaires. La poterie abbasside est généralement de couleur crème.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","provenance":"Tell Hisban, Jordanie.","obtention":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","bibliography":"Horn, S. H., “The 1973 Season of Excavations at Tell Hesban”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XIX, 1974, pp. 151-156, planche LXXV, 2. \nHorn, R. S. et Horn, S. H., *Heshbon 1973*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 1975.","dynasty":"Abbasside","materials":["Céramique tournée."],"keywords":["décoration florale ; décoration géométrique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"8acf2eac-8e23-5efc-a927-dea5fc1c4c75":{"name":"Coupe à décor rayonnant.","description":"Cette pièce, dont la forme est inspirée des porcelaines chinoises de la période T'ang (618-906 J.-C.), présente un décor peint en bleu cobalt, consistant en un grand motif en forme de pétales stylisés ; dans le fond, un polygone étoilé, dont les pointes sont remplies de petits traits. Au centre figure un motif communément appelé “sceau de Salomon”, élément décoratif courant dans l'art islamique. \nLa coupe, décorée dans un style simple mais agréable, peut être considérée comme typique de la production mésopotamienne, dans la classe des céramiques peintes en bleu cobalt sur fond blanc crème. Cette classe est d'un intérêt notable, dans la mesure où elle constitue l'un des exemples les plus anciens d'imitation, dans le monde islamique, des porcelaines chinoises, qui étaient particulièrement appréciées et qui arrivaient en grande quantité en Égypte et en Irak par mer, ainsi qu'en Perse par voie de terre, à travers la Route de la Soie. L'imitation de la porcelaine était réalisée en recourant à l'utilisation d'une épaisse glaçure à l'oxyde de plomb auquel on ajoutait, en guise d'opacifiant, de l'oxyde d'étain ; il en résultait une couverture compacte blanc crème, sur laquelle était peint, en bleu cobalt, un décor de goût islamique.","short_description":"Cette pièce est d'un grand intérêt à cause de son décor inspiré des porcelaines chinoises de la période T'ang, et témoigne des contacts et des échanges qui, le long de la Route de la Soie, se produisaient entre la Chine et des pays comme l'Égypte, la Perse et l'Irak.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 19,8 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base de la typologie de l'objet, pour l'analyse duquel nous renvoyons à la description. En ce qui concerne la provenance de la coupe, il est à remarquer que cette pièce est typique de la production mésopotamienne, dans le cadre de la classe des céramiques peintes seulement en bleu cobalt sur fond blanc crème (voir le texte de la description).","provenance":"Irak.","obtention":"Dépôt privé.","bibliography":"Fèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome 1968.","dynasty":"Abbasside","materials":["Céramique émaillée."],"keywords":["céramique ; émail"],"author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"8d173c69-e270-52ea-8792-452101a75d8b":{"name":"Hôpital (*bimaristan*) Nour al-Din","alternate_name":"Maristan al-Nouri.","description":"Le *bimaristan* Nour al-Din, hôpital datant du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), est l'un des plus célèbres bâtiments de Damas. Au moment de sa construction, il était considéré comme un remarquable exemple de construction novatrice et raffinée, comme en témoignent les mémoires du voyageur valencien d'al-Andalus, Ibn Jubayr. Il faisait à la fois office de lieu de soins et d'école de médecine. On raconte que le sultan mamelouk Qalawun y aurait été sauvé d'une maladie mortelle, expérience qui lui inspira l'édification de la fameuse institution cairote qu'est le complexe du sultan Qalawun. Ce *bimaristan* est aujourd'hui le Musée de la médecine et des sciences arabes. Situé non loin du souk al-Hamidiyyeh, il se remarque par ses *mouqarnas* en brique rouge de style mésopotamien décorées rythmiquement d'ampoules de verre sombre. Il est également fameux pour l'éclectisme de sa façade d'entrée, le travail du bois de ses portes et l'équilibre parfait de son plan axial symétrique à quatre *iwan*. \nL'entrée en projection perpendiculaire au bâtiment est mise en valeur par une porte monumentale à façade de *mouqarnas* de dimensions inhabituellement hautes et profondes présentant un rang d'arcs lobés à sa base et reposant sur un linteau de style classique. La porte est un important exemple de travail du bois à incrustations de cette période. Son dessinateur serait Abou al-Fadl Muhammad bin Abd al-Karim al-Hariti, connu sous le nom d'al-Mouhandis, “Le Géomètre”. À la foi médecin au *bimaristan* et dessinateur, donc, de cette porte, il fait montre ici d'une polyvalence d'expertises fréquente chez les hommes de science de cette époque. L'entrée donne sur un grand vestibule carré surmonté d'une coupole en *mouqarnas* de brique. L'adaptation du principe des *mouqarnas* en pierre reste encore à venir. Une fois à l'intérieur, ces *mouqarnas* offrent une vision fascinante d'une construction de cellules de dimensions décroissantes percées de rais de lumière. \nLe passage à travers le vestibule conduit à une grande cour rectangulaire à bassin central carré à angles à consoles. Tout autour de la cour s'élèvent quatre *iwan* voûtés : l'*iwan* occidental qui conduit à l'entrée, les *iwan* sud et nord et l'*iwan* oriental, plus vaste que les autres, face à l'entrée. Il constitue la salle principale du *bimaristan*, là où les étudiants suivaient les conférences données par des médecins réputés et pouvaient avoir accès aux manuscrits d'étude. Un lambris en marbre à inscription en style *naskhi* citant des passages du Coran sur la médecine et la guérison offre à la fois une allégorie de la fonction du bâtiment et des bénédictions. \nDominant l'angle sud-ouest de la cour, une ouverture en arc brisé en stuc ajouré se compose d'une trame d'étoiles octogonales à rinceaux floraux entrelacés.","short_description":"Charmant vestige d'un hôpital médiéval syrien, ce *bimaristan* a été construit par Nour al-Din Mahmoud bin Zangi en 549 H / 1154 J.-C. Véritable modèle d'architecture fonctionnelle, il a inspiré le *bimaristan* al-Qayman, également à Damas, et le complexe du sultan Qalawun au Caire. Les ondulations des *mouqarnas*, le linteau de style classique qui valorise la façade, la coupole en *mouqarnas* de brique rouge et la parfaite symétrie axiale des *iwan* intérieurs autour de la cour illustrent l'adaptation locale d'influences orientales importées par Nour al-Din. Le *bimaristan* fut en son temps un centre médical renommé.","dates":"549 de l'Hégire (1154 J.-C.)","location":"Damas","method_for_datation":"Un texte de fondation en quatre lignes est gravé sur une table sacramentelle en marbre en forme de fer-à-cheval encastrée dans l'*iwan* oriental.","bibliography":"Allen, T., “Ayyubid Architecture”, Occidental (publication électronique, 7e édition), 2003. \nBogard, F., *Composition et décors dans l'architecture damascène aux XIIe et XIIIe siècles : La formation d'une esthétique dans la Damas médiévale*, thèse de doctorat, Université de Provence, Aix-Marseille I, 2004. \nHerzfeld, E., “Damascus: Studies in Architecture”, Première partie, *Ars Islamica,* vol. IX, 1942, pp. 2-11 \nTabbaa, Y., “The Muqarnas Dome: its origin and meaning”, *Muqarnas*, 3, Leyde, 1985, pp. 61-76. \nSakhnini, Z., *Mathaf al-Tib wa al-'Ulum 'ind al-Arab: Bimaristan Nur al-Din* \\[Musée de la médecine et des sciences arabes : le *bimaristan* Nour al-Din\\], Damas, 1997, pp. 31-53. \nIbn Jubayr (m. 614/1217), *Rihlat Ibn Jubayr* \\[Le Voyage d'Ibn Jubayr\\], Beyrouth, 1999, p. 241.","patrons":"Nour al-Din Mahmoud bin Zangui (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.)","architects":"Abou al-Fadl al-Harithi (connu sous le nom d’al-Mouhandis, “le Géomètre”).","dynasty":"Atabeg.","materials":[],"keywords":["hôpital ; stuc ; fenêtres ; mouqarnas ; écriture naskhi ; médecine ; science ; bibliothèque ; éducation ; bois incrusté ; Abou al-Fadl ; Nour al-Din Mahmoud bin Zangui ; Mésopotamie"],"author":"Abd al-Razzaq Moaz, Zena Takieddine","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"958f2e19-cf88-5446-b5c3-619ff5ee8038":{"name":"Tapis.","description":"Remarquable exemple de “tapis de Konya”, considéré comme l'un des plus anciens styles de tapis d'Anatolie. La trame et le poil sont en laine. La technique utilisée est celle du “double-nœud turc” également appelé point noué *ghiordès*, du nom de la petite ville de Gördes (région de Manisa). Les couleurs sont le rouge, le bleu foncé, le bleu et le beige. Le champ principal présente une construction géométrique à motifs rouges crochus sur fond rouge clair. Des motifs de triangles, d'octogones, de “mains sur les hanches” et de crochets forment une composition géométrique répétitive caractéristique des tapis seldjoukides. La décoration est dominée par le principe d'“infinité”, typique des tapis turcs. Entre les motifs répliqués en continu, des points bleus forment un puissant contraste avec le fond rouge. \nLe tapis s'achève par une étroite bordure à motifs d'étoiles à huit branches de couleur bleu foncé séparées par de fines lignes beiges. L'élément le plus frappant est la large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée en bleu clair sur fond bleu foncé. Les lettres sont interrompues horizontalement par des bandes rouges à contours beiges. Ce type de bordure en coufique est caractéristique des tapis seldjoukides. \nLe tapis est assez usé et l'essentiel de son velours a disparu. Certaines zones de la bordure extérieure ont disparu et une grande déchirure marque la partie centrale. \nLes tapis seldjoukides étaient généralement de grandes dimensions et décorés de compositions géométriques simples faisant appel à un nombre réduit de couleurs de diverses nuances contrastant avec une importante bordure d'écriture coufique. \nTrouvé dans la mosquée d'Alaadin \\[Ala' al-Din\\] à Konya, ce tapis est l'un des huit remis au musée et enregistrés dans son inventaire le 30 *rabi' al-Awwal* 1329 H / 31 mars 1911 J.-C.","short_description":"Voici le plus vieil exemple de “tapis de Konya”. Les tapis de cette période sont caractérisés par le contraste entre les couleurs claires et les couleurs foncées, les motifs géométriques répétitifs du fond, allégoriques de la notion d’Infini, une large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée et un tissage selon la technique du double-nœud turc ou nœud de Ghiordès.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"L. 519 cm, l. 294 cm.","method_for_datation":"Les sultans seldjoukides firent édifier de nombreuses mosquées et l'on sait qu'ils commandèrent des corans, des lutrins pour coran, des chandeliers et des tapis pour les meubler. On pense que ce tapis a été spécialement tissé pour la mosquée de Konya à la demande du sultan Alaadin ['Ala' al-Din] Keykubad Ier (r. 617-634/1220-1237) qui la fit agrandir en 618/1221. L'analyse stylistique renvoie également au VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La plupart des tapis de grande qualité produits sous les Seldjoukides d'Anatolie proviennent de Konya. Les couleurs de celui-ci sont celles qui prédominent dans les tapis de cette ville.","provenance":"Konya, Turquie.","obtention":"Huit tapis anciens furent identifiés par Marin dans la mosquée d'Alaadin [Ala' al-Din] à Konya en 1322/1905 J.-C., information qui attira l'attention du consul allemand Loydved. Ils furent publiés pour la première fois en 1325/1908 J.-C. et enregistrés dans l'inventaire du musée en 1329/1911 J.-C. (voir description).","bibliography":"Erdmann, K., *Seven Hundred Years of Oriental Rugs*, Londres, 1970, p. 42. \nErdmann, K., *Der Türkische Teppich des 15. Jahrhundert,* Istanbul, 1958. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.145. \nölçer, N., *et al*., *Turkish Carpets from the 13th–18th Centuries*, Istanbul 1996, p.4–5. \nönder, M., “Selçuklu Devri Konya Halıları (Tapis de Konya de la période seldjouke)”, *Türk Etnografya Dergisi* 7-8 (1964-65), p. 46-50. \nRoxburgh, D.J. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 402.","dynasty":"Seldjoukide d’Anatolie","materials":["Laine sur trame de laine, tissée au “point noué ghiordès” ou “double nœud turc.”"],"keywords":["double nœud turc ; ghiordès ; tapis"],"author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"96cf4210-b3bc-5e9b-8016-56c054beba7c":{"name":"Cruche.","description":"Cruche de taille moyenne à corps sphérique et petite poignée en forme de S. Le corps repose sur un court piédouche non vernissé. Ce récipient est typiquement décoré de simples bandeaux horizontaux en zigzags, peints au pigment noir directement sur la poterie non vernissée, avant d'être recouverts d'une glaçure transparente turquoise. Raqqa était l'un des deux grands centres de production de poterie dans la Syrie des Ayyoubides, l'autre étant Rusafa. La ville possédait un certain nombre d'ateliers de potiers produisant divers types de céramiques, dont des récipients à décor lustré, moulés en relief ou peints sous glaçure.","short_description":"La décoration noire sous glaçure transparente turquoise est typique des céramiques fabriquées à Raqqa durant la période ayyoubide. Raqqa était l’un des deux grands centres de production en Syrie, l’autre étant Rusafa. Tous deux étaient situés près de l’Euphrate.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø (au rebord) 6, 5 cm, Ø (à la base) 7 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Par ailleurs, la composition de la terre est proche de celle de la poterie de Raqqa, qui est caractéristique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Céramique frittée à décor peint en noir sous glaçure transparente turquoise."],"keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; eau"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"991bde22-6f40-5b6e-800e-44dfdaba422f":{"name":"Alhambra.","description":"Le toponyme “Alhambra” apparaît à la fin du IXe siècle sous diverses formes, la plus fréquente étant *al-Qalat al-Hamra* (le château rouge), à cause de la couleur rouge de l'argile de ses murs. L'ensemble est structuré par trois noyaux – la forteresse (*alcazaba*), l'aire palatiale et la *medina*, sans compter les constructions hors les murs. Elle possède quatre grandes portes à l'extérieur – deux au nord et deux au sud – dans la tradition almohade, dont la plus monumentale est la Porte de la Justice, du début du XIVe siècle (VIIIe H). Deux types de tours coexistent dans l'enceinte : les tours d'habitation – de la Captive, des Infantes – et les tours défensives – de Mohammed et du *Candil* (de la Lampe). Les principales rues qui divisent la cité sont : la *Real Baja* (Royale basse), qui donne accès à la zone du palais ; la *Real Alta* (Royale haute), principale voie de la *medina*, et la rue de *Ronda* ou du *Foso* (fossé), véritable artère principale. \nLa zone palatiale constitue une unité, même si les palais, qui atteignent le nombre de sept, sont indépendants. Il ne faut pas oublier que l'actuel palais de l'Alhambra, dans sa plus grande partie, appartient à la seconde moitié du XIVe siècle (VIIIe siècle H), mais a subi d'importantes modifications ultérieures. Quatre bâtiments sont restés pratiquement en ruine entre 1492 et 1812, tandis que le palais de Comares et le palais des Lions furent conservés comme annexes du palais Renaissance de Charles Quint, inachevé. \nLe palais de Comares était le siège officiel du souverain, sa fonction primordiale était d'abriter le pouvoir exécutif. Son *patio* – celui des *Arrayanes* (des Myrtes) – était au cœur d'une série de *patios* à fonctions bureaucratiques. L'un après l'autre, ils révélaient progressivement la présence du roi, qui faisait son apparition dans le Salon doré et dans le Palais de Justice (le *Mexuar*) et, principalement, dans le Salon des Ambassadeurs, dallé d'*azulejos* bleu et blanc rehaussés d'ornements dorés, aujourd'hui disparus (l'Alhambra est unique dans le monde musulman pour son dallage d'*azulejos* avec la devise “Il n'est d'autre vainqueur que Dieu”). Le plafond de cette salle d'audience est une représentation schématique des sept cieux du cosmos musulman (*Coran*, LXVII, 3). Le palais de Comares avait une façade intérieure du côté sud du *patio* du Salon doré, le mur le plus abondamment décoré de tout l'Alhambra ; les portes jumelles furent conçues pour confondre un possible assaillant. On accédait au Palais des Lions – résidence de plaisance – par une rue et ses pièces étaient groupées autour d'un *patio* à deux axes croisés ; sur les espaces ainsi générés ouvraient quatre salles : “*de los Moçárabes*”, “des Rois”, “des Deux Sœurs” (été) et “des Abencerages” (hiver), les deux premières pour des fêtes et des banquets et les deux dernières pour des soirées musicales, si l'on en juge par la qualité de leur acoustique. Il est possible également que le roi se soit installé dans le *Mirador de Lindaraja* ou *la Daraxa* qui, depuis la salle “*de los Ajimeces”* (fenêtres géminées), donnait sur le *patio* du même nom. Sa coupole à *mouqarnas* est l'exaltation la plus exubérante de l'art grenadin. \nUne rue séparait ces espaces de la Rauda (de *rawda*, jardin), la nécropole royale, entendue comme Jardin du Paradis. On ne comprendrait pas l'Alhambra sans les jardins, qui représentent le sommet d'une longue tradition. Certains sont intégrés dans l'architecture – Cour des Lions, Généralife –, d'autres s'étendent sur les versants les plus bas de la colline. L'Alhambra est le seul palais andalou avec un programme épigraphique qui explique architecture et jardins.","short_description":"Cette cité palatine fortifiée fut, durant plus de deux siècles et demi, le siège du sultanat nasride de Grenade et la dernière forteresse musulmane de la péninsule Ibérique. Située au sommet d'une colline, sur les contreforts de la Sierra Nevada, elle disposait de 1 730 mètres linéaires de muraille pourvue de nombreuses portes monumentales. Elle était structurée en quatre noyaux principaux : la citadelle, les patios, la médina et une résidence d'agrément, le Généralife. \nAvec les sultans Yousouf Ier et son fils Muhammad V, l'Alhambra atteignit l'apogée de sa splendeur architectonique et décorative, comme le montrent les palais de Comares et du Riyad (des lions).","dates":"de 636 de l'Hégire / 1238 J.-C. au règne de Mohammed V (754-794 H / 1354-1391 J.-C.).","location":"Grenade","method_for_datation":"Outre les indications chronologiques, divers poèmes, inscrits sur les murs pour quelque motif que ce soit, contribuent à la datation, comme celui de la Salle des Deux Sœurs.","bibliography":"*Al-Andalus. Las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Grenade, 1992. \nCabanelas Rodríguez, D., *El techo del Salón de Comares en la Alhambra: decoración, policromía, simbolismo y etimología*, Grenade, 1988. \nFernández Puertas, A., *The Alhambra*,vol. I : *From the Ninth Century to Yusuf I (1354)*, Londres, 1997 ; vol. II : *Muhammad V, 1354-1391*, Londres (sous presse) ; vol. III : *From 1391 to the Present Day*, Londres (sous presse). \nGrabar, O., *La Alhambra: iconografía, formas y valores*, 3e éd., Madrid, 1984. \nTorres Balbás, L., *La Alhambra y el Generalife*, Madrid, 1953.","history":"Pour l'art nasride, les successeurs de Mohammed V représentèrent une inévitable décadence.Après la prise de Grenade en 1492 (898 H), les Rois catholiques décrétèrent l'Alhambra “palais royal”. En 1526, Charles Quint décide la construction du palais qui porte son nom, de style Renaissance. L'ensemble fut déclaré Monument national en 1870 et, actuellement, il est régi par le “Patronato de la Alhambra y Generalife”, transféré à la Junta (gouvernement régional) d'Andalousie.","patrons":"Mohammed Ier (r. 636-672 H / 1238-1273 J.-C.) édifia l’alcazaba nasride ; Mohammed II (r. 672-702 H / 1273-1302 J.-C.) transforma la forteresse en ville-palais ; Mohammed III (r. 702-709 H /1302-1309 J.-C.) construisit le Partal, la mosquée royale et les bains ; les autres constructions sont œuvre de Youssouf Ier (r. 733-754 H / 1333-1354 J.-C.) et, surtout, de son fils Mohammed V (r. 754-794 H / 1354-1391 J.-C.), auquel on doit l’actuelle physionomie de l’Alhambra.","dynasty":"Nasride.","materials":[],"keywords":["Alhambra ; Grenade ; Nasrides ; Mohammed Ier ; Mohammed II ; Mohammed III ; Youssouf Ier, Mohammed V ; Mohammed V ; alcazaba ; ville-palais ; mexuar ; medina ; palais de Comares ; azulejos ; palais des Lions ; arabesques ; Généralife ; jardin"],"author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"995abd79-4a58-5ec8-b765-a1346e8414b0":{"name":"Tapis de Marby","description":"Un des rares exemples subsistants en Suède de tapis fabriqués selon la tradition du début de la période ottomane en Anatolie. En 1925, ce tapis “de Marby”, le plus ancien tapis d'Orient conservé en Suède, a été découvert en deux morceaux dans l'église abandonnée de Marby, village de la province du Jämtland. Il appartient à un groupe de tapis à thèmes animaliers représentant dans un octogone à fond ivoire des oiseaux stylisés de couleur rouge flanquant un arbre. Les oiseaux et le motif arboriforme étaient connus et utilisés en Asie centrale depuis longtemps. \nÀ en juger par leur présence dans des peintures italiennes du XIVe siècle, ces tapis à animaux ou arbre flanqué de deux oiseaux semblent avoir été appréciés à cette époque. Le sommet de leur production et de leur diffusion remonte à la première moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). La découverte de ce modèle dans un village du Jämtland est importante car elle montre que les exportations de ce type de produit ne se cantonnaient pas à l'Italie mais touchaient également la région baltique. Les tapis à représentations animales disparurent vers la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). \nEn dehors du modèle de Marby existent quelques fragments à motif d'oiseaux et d'arbre provenant de Fustat en Égypte, ainsi que deux tapis entièrement préservés. Le premier, trouvé dans une église italienne, est aujourd'hui conservé au Musée d'art islamique à Berlin et le second a été acquis par le Metropolitan Museum of Art de New York en 1990.","short_description":"Tapis dit de Marby, nom du village suédois dans lequel il a été trouvé. Sa composition présente des oiseaux stylisés rouges flanquant un arbre. Ce motif était connu de longue date et très fréquent en Asie centrale.","holder":"Musée des antiquités nationales.","initial_owner":"Église de Marby, Jämtland, Suède.","dates":"700-823 de l’Hégire / 1300-1420 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 160 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Datation par radiocarbone (C14).","method_for_provenance":"Les motifs de la bordure principale et des bordures secondaires sont typiquement anatoliens. Ces bordures secondaires apparaissent également dans un autre groupe de tapis ottomans anciens découverts dans la mosquée Ala al-Din à Konya, Turquie.","provenance":"Anatolie, Turquie.","obtention":"Acheté par le Musée des antiquités nationales en 1925.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 1. \nErdmann, K., The *History of the Early Turkish Carpet*, Londres, 1977. \nKing, D. et Sylvester, D., *The Eastern Carpet in the Western World: From the 15th to the 17th Century,* Londres, 1983, n° cat. 2. \nLamm, C. J., *Carpet Fragments: The Marby Rug and Some Fragments of Carpets Found in Egypt*, Uddevalla, reprint 1985. \nSterner, M. et Kind, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","dynasty":"Ottomane","materials":["Laine; nouée."],"keywords":["Tapis; décoration figurative."],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9dd54e6a-3ac7-5825-b7ce-cc73c549cb45":{"name":"Jarre à couvercle.","description":"Jarre à panse sphérique, col cylindrique sans lèvre et couvercle plat doté d'une prise en bouton. Elle repose sur un grand piédouche. Elle est entièrement recouverte aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur d'un engobe stannifère opaque de couleur turquoise pâle. En partie inférieure, l'engobe moins épais laisse percevoir la coloration rougeâtre de la terre utilisée. Le décor abstrait se compose essentiellement de rayures alternant avec des lignes de points appelées “mille-pattes” autour du col et d'un motif en écaille à demi-œillets stylisés sur la panse. Le piédouche est sans décor. Les couleurs sont le jaune de limonite profond, deux nuances de brun (oxyde de fer pour le brun clair, manganèse pour le brun foncé), le bleu de cobalt et le vert de cuivre. Le brun, le jaune, le bleu et le vert utilisés purs constituent l'une des caractéristiques de la coloration des faïences polychromes marocaines. Le procédé de fabrication de celles-ci est le suivant : après une première cuisson de la forme, le potier recouvre l'objet d'un engobe stannifère sur lequel, une fois sec, sont appliquées les couleurs. Au cours d'un second feu, l'engobe et les pigments fusionnent. \nLes petits et gros points rouges répartis irrégulièrement sur la paroi extérieure et le couvercle surprennent. Ils sont faits d'une pâte plombifère rouge appliquée sur l'engobe du bout du doigt. Après séchage, elle prend sa couleur de cire rouge. Ce type de décor n'était pas réalisé par les potiers mais par les marchands de faïences qui masquaient ainsi les marques des trépieds de cuisson, avant de l'utiliser plus tard sur tous types de poteries.","short_description":"Jarre sur pied important à couvercle plat doté d'un bouton. La décoration se compose de bandes verticales alternant avec des lignes en pointillé et des demi-œillets stylisés. Les couleurs sont caractéristiques de la faïence polychrome marocaine. Ce récipient a pu servir à conserver de la graisse ou du grain.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Peut-être XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 21,3 cm environ, Ø du rebord 10,5 cm.","method_for_datation":"Il n'existe que peu de faïences datées et les mêmes formes et motifs ont été utilisés à diverses époques. La datation est donc délicate, mais la présence des points rouges est fréquente à partir de la fin du XIIe/XVIIIe.","method_for_provenance":"Analyse des motifs ornementaux, de la technique de fabrication et des couleurs.","provenance":"Maroc, peut-être Fès.","obtention":"Legs de la Collection Bielke.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger, Paris, 1918. \nBoukobza, A., *Poteries et céramiques marocaines*, Casablanca, 1974. \nHakenjos, B., *Marokkanische Keramik*, Stuttgart, 1988. \nHasson, R., *Pottery from Morocco: 19th–20th century C. E*., Jérusalem, 1982. \nHedgecoe, J. et Damluji, S. S., *Zillij: The Art of Moroccan Ceramics*, Reading, 1992.","dynasty":"Alaouite","materials":["Céramique ; faïence."],"keywords":["Faïences; ornements géométriques"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9fdca272-4041-5355-84f2-5cf19779524e":{"name":"Panneau d’une mosaïque.","description":"Ce panneau faisait partie de toute une mosaïque dont la superficie approche les 50 m2. Le tapis initial était encadré d'une bordure où se succèdent les formes géométriques et les motifs floraux. Le champ de la mosaïque se distingue par un entrelacs de quadrilobes qui s'interfèrent et engendrent des formes géométriques variées. Après la dépose de la mosaïque, plusieurs panneaux furent répartis entre certains musées tunisiens. Dans le panneau récupéré par le musée de Raqqada, les lignes rouges, blanches et noires alternent et déterminent une feuille de lilas inscrite dans un octogone et un pétale à quatre pointes ogivales placées dans un cercle. L'ensemble est enserré entre des torsades de forme ovale. Cette mosaïque constitue un exemple unique dans l'art ifriqiyen d'époque fatimide, mais certains historiens de l'art soutiennent qu'elle atteste la survivance de l'art de la mosaïque, en Tunisie, au Moyen âge. Certes, la technique d'exécution de la mosaïque de Mahdia présente une continuité de la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine, mais tout porte à croire qu'elle est l'œuvre d'artisans byzantins ou “rums” qui furent sans doute enlevés et faits prisonniers lors des multiples incursions menées par l'armée d'al-Qaim en Sicile et en Italie.","short_description":"Cette mosaïque constitue un exemple unique de l'art ifriqiyen à l'époque fatimide. Certains historiens de l'art pensent qu'elle perpétue la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine. Ce panneau faisait partie d'une mosaïque dont la superficie approchait les 58 mètres carrés. Il associe les formes géométriques aux motifs floraux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince fatimide al-Qaim.","dates":"303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"L. 107 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"La mosaïque fut exhumée lors des fouilles menées en 1956 dans une salle de réception ou d'audience appartenant au palais d'al-Qaim. Logiquement, on peut la dater du moment de l'édification de ce palais, en 303/916, comme le confirment les sources historiques, mais il serait possible également de l'attribuer à une phase ultérieure de travaux d'embellissement et d'aménagement au sein du monument, et qui daterait probablement du règne d'al-Qaim, avant le développement de la rébellion kharijite de “l'homme à l'âne” en 332/944.","method_for_provenance":"La découverte de cette mosaïque in situ atteste sa production sur place. Mais l'origine des artisans reste à prouver.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Après sa dépose du palais d'al-Qaim à Mahdia, la mosaïque fut exposée au musée du Bardo. En 1986, trois panneaux de cette mosaïque furent envoyés au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1993, un de ces trois panneaux fut récupéré par le Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposé dans la deuxième partie, en cours d'aménagement.","bibliography":"Ennaïfer, M., “La mosaïque africaine à la fin de l'antiquité et au début de l'époque médiévale”, Fifth international colloquium on ancient mosaics, USA, 1994, pp. 307-318. \n \nLouhichi, A., “La mosaïque de Mahdia : contexte et interprétation”, Africa, XX, 2004, pp. 143-166. \n \nZbiss, S. M., “Mahdia et Sabra Mansuriya : nouveaux documents d'art fatimide d'Occident”, Journal asiatique, CCXLIV, 1956, pp. 79-93.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Tesselles en calcaire."],"keywords":["Mosaïque; décoration géométrique; décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"a6a01024-6733-5cbd-9746-7f832e8a4d36":{"name":"Vase.","description":"Ce petit pot à la panse globulaire, au col cylindrique muni de deux anses et au pied annulaire sert de vase à boire. Le col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune à l'oxyde de manganèse sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs. Les motifs répétitifs sont regroupés en frise sur le col et sur la partie supérieure de la panse. Des lignes séparatives horizontales et verticales, ainsi qu'un motif de tresse, connu sous le nom de “tresse d'éternité”, sont dessinés sur le col. Un motif pseudo-épigraphique reproduisant le nom d'Allah, rehaussé de motifs végétaux et encadré par un panneau de volutes horizontales, se lit sur la panse. Les anses sont décorées de lignes obliques éparses et de petites pastilles peintes. Ce type de décoration rappelant le travail des métaux est caractéristique de la production almohade du Maghreb et d'al-Andalus.","short_description":"Ce petit pot à panse globulaire et col cylindrique, doté de deux anses de préhension, sert de vase à boire. Son col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs : tresse dite “d'éternité” et motifs pseudo- épigraphiques.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 12 cm, Ø base 5,4 cm, Ø max. 13 cm, Ø ouverture 9,9 cm.","method_for_datation":"Découvert lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée grâce aux études stylistiques et comparatives avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *B.A.M.*VII*,* 1967, n° 117, pp. 627-639, pl. I. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Poterie façonnée au tour, peinte et excisée."],"keywords":["mobilier ; décoration géométrique ; décoration végétale ; décoration pseudo-épigraphique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"a80ae3b6-0e85-5e1b-93e6-f4552c3eac51":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"Cet *ataifor* à base annulaire et parois courbes, fabriqué avec une pâte jaunâtre, est recouvert d'une glaçure blanche. La face interne présente une décoration en *vert et manganèse*. Le motif décoratif consiste en un grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat et sur lequel on peut remarquer les restes d'une inscription coufique avec l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). La décoration est complétée par deux franges plus étroites qui se croisent au centre, avec des tracés stylisés qui semblent être une simplification de l'écriture coufique mais qui sont dépourvus de signification. \nLa technique décorative employée, motifs épigraphiques en vert de cuivre et en noir de manganèse, sur la glaçure blanche est d'un bel effet chromatique. Madinat al-Zahira fut le plus important centre de production et de diffusion de la céramique vernissée en vert et manganèse durant le califat. Du point de vue ornemental, la netteté du dessin et l'austérité des compositions, avec de larges zones de fond non décorées, la différencient d'autres productions contemporaines d'al-Andalus. \nLa fonction de ce type de céramique n'est pas encore définie mais il est clair que la production de Madinat al-Zahira implique un progrès technique fondamental. L'usage d'oxydes de cuivre et de manganèse dans la décoration et la glaçure qui imperméabilisait les récipients, évitant que les substances n'imprègnent l'argile, sont à l'origine d'un type spécial de vaisselle, considérée comme luxueuse.","short_description":"Découvert sur le site archéologique de la ville-palais de Madinat al-Zahira, ce plat de type *ataifor* devait faire partie de la vaisselle courante de la maison du calife, comme le suggère l'inscription *al-moulk*, “le pouvoir”, sans doute en référence au pouvoir califal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) ; 324-366 H / 936-976 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"L'écriture coufique simple est caractéristique d'une phase initiale de la production de cour de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976.)","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahira. Les formes ouvertes, et plus particulièrement les *ataifors*, représentent le plus grand pourcentage de céramiques face aux productions de formes fermées. La formule *al-mulk*, liée au pouvoir et à la légitimité omeyyade, constitue l'expression épigraphique la plus fréquente sur ce type de céramique.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, p. 154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Zahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","dynasty":"Période omeyyade d’al-Andalus, période califale","materials":["Céramique; tour, cuisson, vert et manganèse, vernissé."],"keywords":["décoration géométrique ; épigraphie ; céramique"],"author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ad9d8415-0b17-5ab2-bb81-d214aedc3c9e":{"name":"Coran.","description":"La couverture de ce coran est en cuir brun clair. Sa partie droite est décorée d'un cartouche à motif estampé défraîchi et aujourd'hui illisible ; ce type d'ornement était très courant sur les reliures de l'époque. \nLe volume ouvre sur un frontispice orné d'un cartouche décoratif meublé de motifs végétaux enluminés sur fond bleu foncé et d'une inscription en écriture *thoulouth* disant : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Sultan al-Malik al-Dahir abou Saïd Jaqmaq, que son triomphe soit glorieux.” Suivent cinq folios de prières et de commentaires sur les fondamentaux de *al-Tajwid* (l'art de réciter le Coran), également en écriture *thoulouth*. Les chapitres de cet exemplaire du Coran débutent par une double page enluminée. La page de droite présente une zone rectangulaire encadrée de lignes bleues, dans laquelle s'inscrit le titre *Surat al-Fatiha* (Sourate d'introduction) en *thoulouth*, encadré en bas et en haut d'ornements végétaux. La sourate elle-même s'inscrit dans un cadre rectangulaire dont les bords sont ornés sur trois côtés de motifs végétaux colorés. La page de gauche reprend la même mise en page et la même décoration, mais porte le titre de *Surat al-Baqara* (Sourate de la vache) et ses premiers versets. La bordure droite de la première page et la bordure gauche de la seconde sont décorées de trois ornements, deux étant des médaillons circulaires à décor végétal enluminé, le troisième, au centre, une fleur de lotus polychrome. \nLa première des 144 sourates est écrite en style *thoulouth* enluminé sur fond bleu foncé enrichi de motifs végétaux dans un cadre rectangulaire. Chaque verset est séparé du suivant par un motif décoratif en forme de fleur à trois pétales dorés. Chaque pétale est séparé de l'autre par un point. Sur les marges droite et gauche de certaines pages se trouvent des rondeaux à motifs végétaux enluminés. Chaque page compte 13 lignes.","short_description":"Pour faire état de leur piété, les sultans et les émirs mamelouks dotaient leurs établissements religieux de copies du Coran. Étant le livre saint de la foi musulmane, le calligraphe, l'enlumineur et le relieur rivalisaient pour montrer leur habileté dans l'exécution de ces corans, comme on peut le voir sur cette copie commanditée par le sultan Jaqmaq.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Inscription figurant au début de l'ouvrage : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Dahir Jaqmaq” (r. 842-857/1438-1453).","method_for_provenance":"Il est probable que cet ouvrage commandé pour le sultan Jaqmaq a été réalisé au Caire, capitale de l'état égyptien, fameuse à l'époque pour son abondante production de manuscrits, en particulier de corans. Les sultans mamelouks étaient réputés pour l'intérêt qu'ils portaient au Coran et pour leur soutien aux grands calligraphes. Ces précieux manuscrits coraniques faisaient souvent partie d'un *waqf* de mosquée.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Ce coran a été donné au musée en 1956. Il faisait partie de la bibliothèque privée du roi Farouk au Qasr al-Quba, l'un des palais de la famille royale avant la “Révolution des officiers libres”. Farouk, dernier roi égyptien, descendant de la famille de Muhammad Ali, régna de 1936 à 1952.","bibliography":"Al-Alfi, Abou S., *Al-Fan al-Islami* \\[Art islamique\\], Le Caire, 1984. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nJa'id, N., “Fan Kitabat al-Mouchaf al-Charif wa Tajmilahou \\[L'art d'écrire et de décorer le saint Coran\\]”, in *Houda al-Islam* \\[Guide de l'islam\\], n° 6, 1984, pp. 43-50. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nSalama, K., *Al-Makhtoutat al-Qour'aniya fi al-Mathaf al-Islami fi al-Haram al-Charif* \\[Manuscrits coraniques du musée islamique du Haram al-Charif\\], Liban, 2003. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nAl-Souyouti, Jalal al-Din Abd al-Rahman (m. 911/1505), *Tarikh al-Khoulafa'* \\[Histoire des califes\\], Beyrouth, 1980. \nZain al-Din, N., *Mousawwar al-Khat al-Arabi* \\[Calligraphie arabe illustrée\\], Bagdad, 1980.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Papier. Texte écrit en style thoulouth à l’encre noire et rouge, enluminures à l’or. Reliure en cuir estampé."],"keywords":["Reliures ; enluminures ; encres ; écriture thoulouth ; motifs végétaux ; manuscrits ; corans ; papier"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern,* Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid,* Washington, 1959, p. 75.","dynasty":"Fatimide","materials":["Coton et soie, reps, texte tissé."],"keywords":[],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b6c68555-4721-5c09-8439-5598ae6f7fdd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de textile de lin tissé à bandes décoratives en broderie de soie. Le motif comprend trois bandes horizontales, chacune séparée de l'autre par une zone de tissu neutre. La bande supérieure, prise entre deux bordures de volutes dorées à contours rouges et rehauts bleus, contient un bandeau de zigzag simple souligné de rouge sur fond doré. Des motifs bleus en forme de trident occupent les espaces restants au-dessus et au-dessous de ce zigzag. En dessous, une bande décorative légèrement plus étroite comporte une inscription en lettres cursives sur fond rouge foncé, entre deux bordures de demi-palmettes stylisées. La troisième bande, la plus étroite, présente une ligne sinueuse verte en partie centrale sur fond doré entre deux bordures à palmettes dorées sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte islamique était fameuse pour la production d’élégants textiles de laine, soie et lin fabriqués dans des ateliers spécialisés. Ils étaient tenus par des tisserands aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 33,02 cm, l. 33,02 cm.","method_for_datation":"Ce fragment de textile est daté du VIe/XIIe siècle sur la base de similarités avec d'autres de la période fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et cette qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin tissé et broderie de soie."],"keywords":["Al-Drounka ; lin ; soie ; Henry Wallis"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b7aafb59-ff4c-5242-9b12-fb975a73f3bf":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Ce panneau de zelliges qui tapissait un mur d'entrée de la *madrasa* Bouinaniya est décoré de *testirs*, cesmotifs géométriques auxquels font si souvent appel les revêtements en carreaux de faïence. \n \nCes éléments ont tous leur nom. Les ornemanistes connaissaient de mémoire les proportions spéciales, les motifs et les dimensions correspond à chaque figure. Les motifs préalablement dessinés sur le carreau, puis découpés à l'aide d'un marteau, sont biseautés sous l'émail, dans la terre cuite, de façon à donner à chaque morceau un profil en forme de coin. Rassemblés, ils forment ainsi une mosaïque polychrome à larges et simples motifs, avec pour couleurs dominantes le blanc, l'ocre jaune et le noir. Le panneau comprend un gros trait dessinant un entrelacs rectiligne fait de brins blancs, un procédé introduit au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) par les Almohades dans leur décor architectural, et un remplissage polychrome composé de petits éléments dont les formes précises s'adaptent exactement aux vides laissés par le trait. Cet entrelacs prend son départ à partir de colonnettes blanches ceintes d'une baguette verte et termine son parcours par des demi-nœuds d'entrelacs. Il enserre un réseau de losanges concentriques composés d'éléments ocre jaune, noir violet, vert émeraude ; ou ocre jaune, noir, bleu lavande, tous occupés au centre par un tesson noir. \n \nCe fragment illustre la maîtrise des artisans zelligeurs de l'époque mérinide qui, à l'instar de leurs homologues nasrides, ont produit des chefs-d'œuvre d'*op art* avant l'heure.","short_description":"Ce panneau de zelliges tapissait un mur d'entrée de la *madrasa*. Il est décoré de *testirs* ou décors géométriques qui sont les motifs de décoration par excellence pour les revêtements en carreaux de faïence. Il se compose d'un treillis losangique cerné par un entrelacs.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire / 1351-1356 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 160 cm, L. 77 cm.","method_for_datation":"Le panneau provient de la *madrasa* Bouinaniya (751-757/1351-1356).","method_for_provenance":"Le panneau a été récupéré au cours de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","obtention":"Récupération après la restauration du monument.","bibliography":"Marçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 1, Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Carreaux de faïence émaillés."],"keywords":["monument religieux ; décoration géométrique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"b8ecf061-5f47-5eb8-bd73-a5714784eff0":{"name":"Assiette.","description":"Assiette en céramique décorée de motifs géométriques en pigment jaune sur fond brun sous glaçure transparente. \nLe bassin est divisé en quatre zones, deux par deux. Une paire est ornée de triangles incurvés ornés d'un réseau de lignes croisées dessinant de petits carrés dentelés. Les deux autres présentent une composition de lignes incurvées qui forment une pointe de flèche.","short_description":"Assiette en céramique de Tall Hisban, décorée de dessins géométriques en pigment jaune sur fond brun. La surface intérieure est divisée en quatre zones, formant deux paires de dessins incurvés entrecroisés.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 8, 8 cm, Ø 30, 3 cm, Ø (base) 10,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique de la fouille.","method_for_provenance":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","provenance":"Tall Hisban, Jordanie.","obtention":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه / 1171-1517 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 178-179، شكل 73، 74. \nBienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 85, cat. n° 101. \nBoras, R. et Geraty, L., *Heshbon 1976*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 16.1, 1978, pp. 1-17. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 283, cat. n° 385.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Céramique vernissée."],"keywords":["Décoration géométrique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bba9a6eb-34f8-578b-b58b-ae4a8784d89d":{"name":"Reliure en cuir.","description":"Plat inférieur. Format à l'italienne. La teinte brun roux du cuir a noirci sur les bords. Le panneau est occupé par un entrelacs de vannerie dont une chenille formée par une succession de barres, interrompues par un espace médian, meuble les galons et enserre dans ses mailles des rouelles. La partie médiane présente une torsade constituée par trois nœuds. La bordure comprend quatre encadrements, le deuxième est orné d'une torsade meublée par une chenille qui enserre des rouelles. Ce cuir recouvre une planchette qui semble en peuplier et au verso de laquelle est collée une feuille de parchemin. Le décor appliqué à cette reliure est conforme au style alors en vogue en Ifriqiya. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages trouvent d'ailleurs leur emploi dans le minbar (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan qui porte la marque de l'art omeyyade de Syrie, héritier des thèmes byzantins, tout en évoquant l'art abbasside, imprégné d'influences sassanides. Toutefois, ces arguments ne permettent pas de conclure que la reliure kairouanaise a subi l'influence de celle de Syrie ; plusieurs anneaux de la chaîne nous échappent encore, d'autant que les reliures réalisées à Kairouan semblent emprunter leur parure au répertoire familier aux décorateurs chrétiens et dont les coptes avaient fait un remarquable usage. En fait, il est vraisemblable que la reliure soit une des acquisitions dont l'égypte chrétienne contribua à enrichir le monde musulman.","short_description":"Reliure kairouanaise de teinte brune, séparée du volume de coran auquel elle appartenait. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages en composent le décor, qui se retrouve également sur le *minbar* (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan, fortement imprégnée par l'art omeyyade de Syrie.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Fin IIIe-début IVe siècle de l’Hégire (fin IXe-début Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"L. 17,2 cm, H. 8 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"D'autres reliures identiques ont été retrouvées encore collées aux volumes de corans auxquels elles appartiennent. L'étude paléographique de leur écriture permet de les dater, sans risque d'erreur, de la fin du IIIe-début du IVe siècle H (fin IXe-début Xe siècle J.-C.). D'ailleurs, une reliure damasquine bien datée de l'an 270 H / 883 J.-C. offre d'étonnantes analogies avec cette reliure kairouanaise.","method_for_provenance":"Cette reliure appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan qui était abandonnée dans la maqsoura de la salle de prière. Signalée par des visiteurs avertis, elle fut inventoriée au cours des années 1930. La plupart des reliures, dont celle-ci, furent séparées des volumes de corans auxquels elles appartenaient. Tout semble confirmer que cette reliure, ainsi que les autres, sont de fabrication kairouanaise étant donné que la ville était, à l'époque, un grand centre de production livresque.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Suite à l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, cette reliure a été récupérée par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan, en 1963. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan).","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 234, n. 319. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 228. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 262. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, T.I, Tunis et Paris, 1948, p. 116, pl. VI B.","dynasty":"Aghlabide, fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Ais en bois de peuplier couvert de cuir décoré."],"keywords":["Décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"cc2e6597-5498-5c64-94ac-0ecb6099dcdd":{"name":"Coupe lustrée.","description":"Sur cette coupe est appliqué sur glaçure blanche un décor lustré d'un ton brun doré constitué d'arabesques symétriques alternant avec un motif coufique, dans huit champs recouvrant le bassin et les bords. Entre les lignes du décor principal, le fond est empli de points et de petites volutes en forme de rinceaux. Le revers est orné sur glaçure bleu clair d'un décor de cannelures rapides et d'une bande d'entrelacs. La méticulosité du dessin et les indications de provenance données sur la base annulaire font de cette coupe l'un des exemplaires les plus importants de la céramique nasride.","short_description":"Introduite en al-Andalus par l'Égypte, la technique de la poterie à décor lustré a rapidement atteint une qualité exceptionnelle. Cette coupe ornée de panneaux géométriques et végétaux comporte sur sa base une inscription qui établit que cet objet a été fabriqué en Espagne dans la ville de Málaga.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode, puis Friedrich Sarre.","dates":"milieu du VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 8,5 cm, Ø 23 cm.","method_for_datation":"La production de la céramique lustrée remonte au VIe/XIIe siècle en Andalousie. Vers 750/1350, le chroniqueur arabe Ibn Battouta dans son texte sur Málaga mentionne la céramique locale. Cette coupe est la seule pièce intacte qui confirme cette source. Dans l'ensemble, le décor correspond à l'ornementation d'autres objets d'art de l'époque, par exemple des textiles.","method_for_provenance":"Sur la base de la coupe se trouve une inscription en arabe cursif qui mentionne le nom de Malaqa (Málaga), ce qui rend cette coupe essentielle pour l'identification et la datation de l'ensemble du groupe des céramiques espagnoles.","provenance":"Málaga, Espagne.","obtention":"Don de Friedrich Sarre. La coupe a été achetée en 1901 par Wilhelm von Bode en Italie et offerte à F. Sarre qui en fit don par la suite au musée.","bibliography":"*Die Ausstellung von Meisterwerken muhammedanischer Kunst München 1910 (*F. R. Martin et F. Sarre éd.), Munich, 1912, vol. II, n° 1610, pl. 117. \n*Islamische Keramik* (catalogue),Düsseldorf, 1973, n° 470. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1995, n° 122. \nSarre, F., “Die Spanisch-Maurischen Lüsterfayencen und ihre Herstellung in Málaga”, *Jahrbuch der Preubischen Kunstsammlungen* 24, 1903, pp. 103-130.","dynasty":"Nasride","materials":["Céramique à décor lustré."],"keywords":["lustre ; Málaga ; Andalousie ; nasride"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cf2da5c2-0d20-5dbf-a2aa-c9244ad7d708":{"name":"Moitié de coran.","description":"Manuscrit d'une moitié de coran d'importantes dimensions. Il compte 325 pages rédigées en style *thoulouth*. La première est décorée de motifs géométriques et végétaux stylisés, colorés et dorés témoignant d'un haut niveau de précision et d'habileté dans l'exécution. Le texte sacré lui-même est entouré de notes marginales à l'encre bleue, rouge et noire portant sur la récitation, l'interprétation et la grammaire. \nLes versets sont soulignés de filets bleus ondulés et séparés par de petits cercles d'or. Le texte dans son entier est entouré d'un épais cadre orné de damiers à décor astral et géométrique à contours bleus et richement dorés. Trois grands médaillons circulaires et triangulaires dorés occupent les marges extérieures. \nLe texte de la dédicace en arabe se trouve en troisième page. Il peut se traduire ainsi : \"Ceci est un *waqf* de al-Amir al-Kabir al-Sarim Ibrahim bin al-Amir al-Nasari Muhammad bin al-Amir al-Sarimi Ibrahim bin al-Sayfi Manjak, que Dieu les protège de sa pitié et de sa satisfaction et les accueille en son paradis, Amen, et a déposé ce coran dans la mosquée de son père, la mosquée Aqsab, hors de Damas la Protégée, que le seul Dieu soit loué.\" Le texte spécifie que le donateur de ce coran est le prince mamelouk Ibrahim bin Mohammad bin Ibrahim al-Sayfi Manjak. Il était l'un des petits-fils du prince Manjak, qui fut deux fois gouverneur mamelouk de Damas.","short_description":"L'abondance et l'imbrication de la décoration à la feuille d'or de ce coran enluminé est typique du mécénat artistique mamelouk. L'utilisation de l'or était également populaire sur les lampes de mosquées, habituellement symbole de la “lumière divine”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Ibrahim bin Muhammad Ibrahim al-Saifi Manjak (m. IXe siècle H / XVe siècle J.-C.), petit-fils d'Ibrahim Manjak, deux fois gouverneur de Damas au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","dates":"VIIIe-IXe siècle de l'Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 50 cm, l. 35 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Le donateur est le petit-fils du prince mamelouk Manjak qui fut gouverneur de Damas en 759/1357 et en 770/1368. Il est possible que ce coran date de cette période, mais son petit-fils a pu donner le coran à la mosquée à une date plus tardive au cours du IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"Ce coran était dédié à une mosquée de Damas et commandé par le petit-fils d'un gouverneur de Damas. Bien qu'il ait probablement été copié à Damas, le texte ne le spécifie pas et il a pu être manuscrit ailleurs, au Caire par exemple.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Ouvrage confisqué par les forces de sécurité en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","dynasty":"Période mamelouke","materials":["Encre sur papier, dorures."],"keywords":["Coran ; manuscrit ; encre ; papier ; dorure ; Damas ; Ibrahim bin Muhammad Ibrahim bin Manjak"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d1d438f0-83d2-5fda-b51d-574d3965aaa9":{"name":"Panneau de tissu à motifs géométriques.","description":"Panneau de soie tissé en lampas, fond en satin et armure-toile à effet cannelé. Des bandelettes jaunes entrelacées sur fond rouge créent un jeu d'effets géométriques éblouissants sur lequel ressortent des étoiles à huit branches. D'autres couleurs comme le rose, le vert et un bleu argenté créent des contrastes et des mises en valeur. Des tissus de ce genre furent fabriqués au cours de la période nasride dans le sud de l'Espagne et en Afrique du Nord. Ils continuèrent à être appréciés dans toute l'Europe longtemps après la chute de la dynastie. Ce panneau était encore accroché derrière une statue de la Vierge Marie à Florence jusqu'au XIXe siècle.","short_description":"Panneau de soie tissé avec un élégant motif géométrique à base d'étoiles à huit branches. Les textiles de ce type étaient exécutés dans le sud de l'Espagne et dans le nord de l'Afrique à l'époque nasride. Cette pièce peut avoir servi de tenture pour enjoliver un élément architectural.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 56 cm, l. 47,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autre textiles espagnols et nord-africains.","method_for_provenance":"Les Nasrides régnaient en Espagne.","provenance":"Espagne.","obtention":"Reçu du Dr Bock en 1864.","bibliography":"Arts Council of Great Britain*, The Arts of Islam*, 1976, p. 81, cat. n° 18.","dynasty":"Nasride","materials":["Soie tissée."],"keywords":["Décoration géométrique"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d4475f08-ea5a-5e67-84a3-3e7f04581e4b":{"name":"Reliure.","description":"Reliure de livre en cuir travaillé à ornementation dorée. Les plats recto et verso présentent une composition centrée autour d'un important médaillon circulaire central, à l'intérieur duquel un motif d'arabesques se développe à partir d'un entrelacs géométrique pour remplir tout l'espace. De sa large bordure à décor de fleurs liées partent 12 festons composant un soleil rayonnant. De grands motifs en forme d'épée prolongent les festons supérieurs et inférieurs de l'axe vertical. Les coins des plats sont occupés par des dessins d'arabesques, comme le rabat, lui-même ornementé par ailleurs d'un semis serré de fleurs de rendu libre. Le travail de dorure est rehaussé dans certaines zones d'un pigment bleu clair qui crée un contraste subtil et agréable. On a pensé pendant de nombreuses années que cette reliure datait du début de la période ottomane, mais elle a récemment été réattribuée à la fin de la période mamelouke.","short_description":"Reliure de livre en cuir travaillé, ornementation à l'or et au pigment bleu pâle. Les détails du motif sont similaires à d'autres reliures de la période mamelouke tardive. Une reliure d'une telle qualité ne pouvait qu'être destinée à un coran.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"probablement fin IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 31,2 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"Les détails du décor sont similaires à ceux de reliures dont on sait qu'elles ont été réalisées pour les sultans mamelouks Qaytbay, qui régna de 872 à 901 H (1468-1496 J.-C.), et Qansuh al-Ghuri (r. 906-922 H / 1500 à 1516 J.-C.).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1983.","bibliography":"Haldane, D., *Islamic Bookbindings in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, pp. 142–143. \nRaby, J. et Tanindi, Z., *Turkish Bookbindings in the Fifteenth Century,* Londres, 1993, p. 11.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuir doré et peint sur papier."],"keywords":["Décor floral"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d73ce677-c4d9-526d-a784-55d5db6b9325":{"name":"Jarre.","description":"Petite jarre de couleur gris foncé. De forme superbe, elle est ornée de motifs géométriques linéaires et a été uniformément peinte à l'aide d'une brosse à plusieurs têtes avant cuisson. \nSa panse nervurée se termine par une ouverture triangulaire. Elle présente un fond arrondi et deux poignées en boucle. Le bourrelet entre l'épaule et la panse montre qu'elle est constituée de deux parties réunies par pression. Brisée lors de sa découverte, elle a été réparée.","short_description":"Une petite jarre du nymphée d’Oum Qays ornée de motifs géométriques avant sa cuisson. Elle était constituée de deux parties, réunies par pression entre l’épaule et la panse. L’étendue de sa décoration en faisait probablement un ustensile coûteux.","holder":"Musée archéologique d’Oum Qays.","dates":"Seconde moitié du Ier siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIe siècle J.-C.).","location":"Oum Qays.","dimensions":"H. 47,5 cm, Ø (au bord) 10 cm, Ø (base) 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec d'autres récipients trouvés sur d'autres sites.","method_for_provenance":"Cette jarre a été trouvée lors de fouilles dans le nymphée d'Oum Qays, mais son lieu de production reste inconnu.","provenance":"Oum Qays, Jordanie.","obtention":"Cette jarre a été découverte lors de fouilles archéologiques dans le nymphée d'Oum Qays en 2001.","bibliography":"Harding, G. L., “Excavations on the Citadel, Amman”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. I, 1951, pp. 7-16, fig. 4.41 (pour des jarres similaires). \nSmith, R. H., *Pella of the Decapolis*, vol. I, Londres 1973, p. 233, objet n° 281, planche 45, photo 85 (pour des jarres similaires).","dynasty":"Début de la période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":["Céramique tournée."],"keywords":["marchandises de luxe ; nymphée ; poterie"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"da6f318d-80ce-5330-b287-e6ae140c2ff0":{"name":"Frontispice d’un coran.","description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Il est composé d'un champ rectangulaire doré pointillé en noir et en rouge qu'encadrent deux bandes tressées. Le plan axial est meublé par un cercle central équidistant de deux demi-cercles ; l'ensemble est séparé par quatre demi-losanges. Chacun d'entre eux est occupé par une feuille de vigne stylisée à cinq lobes inscrite dans un cercle d'où émanent deux demi-feuilles. Une palmette à décor floral fourni se projette vers la marge. Ces différents motifs s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen de la haute époque : IIIe-Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le deuxième feuillet est constitué d'un texte coranique extrait de la sourate X, Younis (Jonas, versets 70-71). L'écriture coufique dorée et vive est entourée de marron. Les voyelles sont indiquées par des points diacritiques rouges, avec deux points superposés pour le tanwin et des points respectivement verts et bleus pour la hamza et la chaddah, conformément à la méthode développée par Abi al-Aswad. De courtes lignes diagonales sont aussi utilisées pour les points-voyelles. La division en versets est marquée par une rosette dorée entourée d'un cercle bleu. Le cinquième verset est indiqué par une rondelle dorée dont le centre est bleu et les pourtours rouges. Le dixième verset est marqué à la marge par une rondelle recouverte de pétales dorés. Un cercle intérieur orné contient une inscription dorée sur un fond rouge.","short_description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Le deuxième feuillet est composé d'un texte coranique extrait de la sourate “Younis”. L'écriture coufique est dorée et cernée de marron.","holder":"Musée des arts islamiques.","dates":"Seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 21 cm, l. 15 cm.","method_for_datation":"L'étude paléographique montre que les lettres sont identiques à celles de corans appartenant à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan et qui sont datés, grâce à leur acte de donation (habous), du IVe/Xe siècle. D'autre part, une fatwa du grand jurisconsulte malékite kairouanais Abdullah ibn Abi Zayd (m. 386/996) semble se référer à ce coran écrit en lettres dorées, ce qui permet de limiter l'éventail de la datation à la seconde moitié du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Voir mode de datation.","provenance":"Très probablement, Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré, en 1983, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 209. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 219. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 193. \nIfriqiya, pp. 159-162 et 182-183.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Vélin enluminé et décoré."],"keywords":["Calligraphie; décoration florale; habous"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"df881eea-95c8-5db6-825d-d04360d53ffd":{"name":"Machaf mamelouk.","description":"*Machaf* (manuscrit coranique) à reliure en cuir brun très foncé composée d'un recto, d'un verso et d'un rabat de fermeture. L'ornementation rappelle les *machaf* mamelouks dans le jeu des lignes traçant des figures géométriques entrelacées qui créent à leurs intersections des champs de dimensions variées meublés d'ornements estampés. Les marges des deux couvertures sont parcourues de divers filets décoratifs formant le cadre. L'intérieur est orné d'un cercle de taille moyenne estampé entouré de demi-cercles. \nLe folio 1b-2a comprend deux pages rédigées à l'encre noire en écriture *thoulouth* dont les lettres se terminent en enluminures. Chaque page contient 10 lignes, chacune entourée de filets. Le folio 2b-3a constitue le frontispice. Il se compose de deux pages contenant deux cartouches identiques recouvrant la plus grande partie de l'espace et apparaît meublé d'un décor de lignes géométriques s'entrecoupant. Elles définissent ainsi des champs de tailles variées, chacun étant meublé d'une fleur de taille adaptée à la zone qui la contient. Les panneaux décoratifs sont bordés en partie supérieure et inférieure par un bandeau enluminé qui reprend le texte d'un verset du Coran tiré de la sourate “al-Waqi'ah” (L'échéance, LVI, 76-82). Le décor végétal qui entoure ces bandeaux et les quatre côtés du panneau est traité en or et bleu. Le folio 3b-4a contient les pages d'ouverture du *machaf*. Identiques, elles sont toutes les deux rédigées sur cinq lignes en écriture *thoulouth* enluminée. Le texte est encadré de motifs végétaux. Celui des pages restantes est en écriture de style *thoulouth* rédigée à l'encre noire. Les marques de pause sont en forme de fleurs de couleur or, bleue et brune. Le nom de “Majesté” (al-Djalala) et la *basmala* (“Au nom de Dieu, le maître de Clémence, la source de Miséricorde”) sont écrits à l'or. Le numéro de la sourate et celui du verset sont écrits en blanc souligné de noir sur un fond or à vagues sur fond bleu, éventuellement rouge, dans un large bandeau doré qui forme un cadre rectangulaire. Les deux dernières pages qui contiennent les trois dernières sourates sont écrites à l'or.","short_description":"Coran mamelouk complet sous deux reliures en cuir décorées de lignes géométriques entrelacées. Il s’ouvre sur deux panneaux décoratifs identiques ornés de deux fleurs. Le texte est rédigé en style *thoulouth* à l’encre noire. Les marques de pause se présentent sous la forme de fleurs en doré, bleu et brun. Les enluminures sont surtout utilisées pour les noms de chapitres, les numéros de versets et lors de l’apparition du mot “Majesté”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Cadi (juge) Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771 H / 1369 J.-C.).","dates":"Avant 771 de l’Hégire / 1369 J.-C. ; pendant les dates d’existence du propriétaire d’origine.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 47 cm, l. 32 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Par rapprochement avec les dates de son propriétaire d'origine, le cadi Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771/1369).","method_for_provenance":"Le style d'écriture et de décoration comme la reliure en cuir militent en faveur de l'égypte. Ce *machaf* est typique des manuscrits égyptiens produits en égypte à cette époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"L'ouvrage a été transféré du Haram al-Ibrahimi (mosquée d'Abraham) à Hébron (al-Khalil) où il avait été donné pour récitation au Musée islamique en 1927.","bibliography":"Al-'Asqalani, Ahmad bin 'Ali bin Hajar (m. 852/1448), *Al-Dourar al-Kamina fi al-A'yan al-Mi'a al-Thamina* \\[La précieuse joaillerie des personnalités du huitième siècle\\], vol. 1 et 6, Hyderabad, 1972. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2 et 3, Le Caire, 1971. \nAl-Chaja'i, Chams al-Din, *Al-Malik al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi wa Awladahou* \\[Le monarque al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi et ses Fils\\], Fisbadan, 1978.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Encres de couleur sur papier, dorures, couverture en cuir estampé."],"keywords":["Enluminures ; reliures en cuir ; écriture thoulouth ; décoration estampée ; décoration végétale ; décoration géométrique ; Coran ; machaf ; papiers"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e499d19d-1cd3-574e-b40c-b7a8dc83a218":{"name":"Coran.","description":"Ce coran a été écrit en style mamelouk *naskhi* sur de petites feuilles de papier blanc à ornements dorés soulignés de noir. Les pages ne possèdent pas de lignes marginales. La reliure en cuir comporte un rabat. Le coran lui-même s'ouvre sur une enluminure en double page de style géométrique, chaque médaillon central en forme d'étoile à huit branches contenant un verset du coran (sourate XLI, verset 42). Chaque polygone formé par ce décor géométrique est rempli de motifs d'arabesques. La bordure à fond noir est ornée d'arabesques et de palmettes contenant des motifs de bouton de rose traités en nuances de rose, vert et bleu passés. Ce style d'enluminure mamelouke est appelé “style Sandal.” Le début de chaque chapitre (sourate) est calligraphié en style coufique, la fin des vers étant signalée par des rosettes entrelacées de couleur or et bleu. Tous les cinq et dix vers apparaissent en marge de la page des médaillons enluminés contenant une mention en coufique. \nCe coran a été réalisé pour le trésor du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad qui régna à trois reprises. Il a été copié pendant le mois de *ramadan* 713 H / décembre 131 J.-C. par le calligraphe Chadi bin Muhammad bin Chadi bin Daoud bin Isa bin Abou Bakr bin Ayyoub, descendant de Saladin, le fondateur de la dynastie des Ayyoubides. Les enluminures sont l'œuvre de Aydoğdu bin Abdullah al-Badri et Ali bin Muhammad al-Rassam. \nDe qualité exceptionnelle, ce coran a été réalisé pour être offert au sultan à un moment qui vit un renouveau de la production d'œuvres exquises et d'un grand raffinement dans toutes les branches artistiques, période qui pourrait même être qualifiée de Renaissance de l'art islamique en égypte.","short_description":"Ce coran comporte les trois critères qui en garantissent la valeur artistique : les noms de son calligraphe, de son enlumineur et de la personne à qui il a été offert. Chef-d’œuvre des arts du livre mamelouk, il est écrit en or, avec une enluminure qui allait faire école. Il porte le nom du sultan à qui il fut offert.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nasir al-Din Muhammad, sultan mamelouk (il accéda à trois reprises au trône : 692-694, 698-708, 709-742 H / 1293-1294, 1299-1309, 1310-1341 J.-C.).","dates":"Ramadan 713 de l’Hégire / décembre 1313 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 35 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"Le colophon porte la date de *ramadan* 713 (décembre 1313).","method_for_provenance":"L'œuvre porte les marques caractéristiques du style mamelouk et a été réalisée par des maîtres de la cour du palais mamelouk du Caire, ce qui fait fortement incliner pour une production cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II à Istanbul au musée en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. “Der Prachtkoran”, *Die Koranbestände des Museums für Türkische Kunst in Istanbul*, Berlin 1999, pp. 111-123. \nJames, D., “Some Observation on the Calligrapher and Illuminators of the Koran of Rukn al-Din Baybars al-Jashnagir”, *Muqarnas* 3 (1984), pp. 147-157. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks,* Londres 1988, pp. 58-63. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul 2002, pp. 176-179.","artist":"Calligraphie de Chadi bin Muhammad bin Chadi bin Daoud bin Isa bin Abou Bakr bin Ayyoub; enluminures de Aydoğdu bin Abdullah al-Badri et Ali bin Muhammad al-Rassam.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Papier préparé (aharlı), encre, cuir, dorure."],"keywords":["objets religieux ; décoration géométrique ; calligraphie"],"author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"eb481f86-d60b-5344-8c63-a9deba6327fa":{"name":"Madrasa Bouinaniya.","description":"Ce monument du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) se distingue des autres *madrasa* de Fès par sa grande mosquée cathédrale dotée d'un minaret et d'un *minbar* aujourd'hui exposé au musée Batha ainsi que par ses deux salles de cours disposées en vis-à-vis, sa grande salle des ablutions et son horloge hydraulique sises face à la porte principale de la *madrasa.* \n \nDu côté nord de la *madrasa,* deux portes contiguës s'ouvrent sur la rue Talaa Lakbira, au sud s'ouvre une troisième porte sur la rue Talaa Sghira. Chaque porte donne accès à un vestibule qui se prolonge par un escalier. Celui du côté sud est coudé. Les escaliers des deux vestibules nord permettent d'accéder au patio, autour duquel s'élèvent les différentes parties de l'édifice. De forme rectangulaire, le patio est entièrement pavé de marbre. Il est orné, au centre, d'une vasque dont ne subsistent que les vestiges. \n \nL'oued Lamtiyyin, l'un des bras de l'oued Fès, traverse le côté sud du patio et le sépare de la mosquée. Sur les façades principales du patio s'ouvre une salle d'étude couverte par une coupole en bois sculpté. Les galeries est et ouest se prolongent derrière les deux salles. Elles sont séparées du patio par des *moucharabieh* (jalousies) fixés entre les piliers. \n \nDeux petits ponts, jetés de part et d'autre de l'oued, permettent de pénétrer dans la salle de prière. Celle-ci s'élève selon un plan rectangulaire. Son côté nord s'ouvre largement sur le patio par cinq grandes baies. La mosquée est divisée en deux travées parallèles au mur sud. L'arcade qui les sépare est composée de cinq arcs reposant sur six colonnes en marbre blanc-jaunâtre. Le *mihrab* percé au milieu du mur méridional est richement décoré. Le minaret carré s'élève à l'angle nord-ouest. \n \nEn face de la porte principale de la *madrasa,* de l'autre côté de la rueTalaa Lakbira, se trouve l'accès au *dar al-oudou* (la maison des ablutions). Sur le mur donnant sur la rue*,* la célèbre *magana* (horloge hydraulique). \n \nLa *madrasa* a connu de nombreuses restaurations dès le XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), après le tremblement de terre qu'a connu la ville ; à la fin du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.), sous le règne du sultan alaouite Moulay Sliman (1207-1238 H / 1792-1822 J.-C.), des pans entiers ont été refaits ; au XXe siècle, d'importantes restaurations ont porté à la fois sur la structure porteuse et sur les décors de plâtre, de bois et de zelliges.","short_description":"Construite par Abou Inan à Fès en 1351 pour former ses administrateurs et théologiens, c'est la plus vaste et la plus belle *madrasa* construite par les Mérinides. \nC'est un ensemble de constructions comprenant une mosquée, deux salles de cours, une grande salle d'ablutions ainsi qu'un édifice annexe dit “maison des Horloges” (Dar Almagana). \nLa *madrasa* possède un patio entièrement pavé de marbre, avec en son centre une vasque dont il ne reste plus que des vestiges. \nElle a été restaurée plusieurs fois, la dernière restauration ayant été achevée en 2004.","dates":"751-756 de l'Hégire (1351-1356 J.-C.).","location":"Fès.","method_for_datation":"La *madrasa* est datée à partir d'une inscription épigraphique gravée sur les zelliges qui couvrent les murs intérieurs. L'inscription porte le nom d'Abou Inan et la date de son inauguration 756 H (1357 J.-C.).","bibliography":"Bel., A., *Inscriptions arabes de Fès*, tiré à partdu *Journal Asiatique* 1917-1919, Paris. \n \nGolvin, L., “La medersa Bouinaniya”, *Fès médiévale* (dir. M. Mezzine), Paris 1992, pp. 92-99. \n \nPérétié, M. A., “Les madrasas de Fas”, *Archives marocaines*, t. 18, 1912. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927.","patrons":"Fondée par Abou Inan (751-756 H / 1351-1356 J.-C.).","dynasty":"Mérinide.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":[],"keywords":["madrasa ; mosquée ; stuc ; mosaïque"],"author":"Mohamed Mezzine","copy_editor":"Margot Cortez"},"eb797dee-46d6-5927-9b28-91cd43374b40":{"name":"Mosquée Koutoubiya.","description":"Deux “mosquées Koutbiyne” (du quartier des libraires) furent construites à quelques années d'intervalle par Abdelmoumen. Celle qui a subsisté est celle qui a été construite en dernier. \n \nLes deux édifices communiquaient entre eux, mais de manière légèrement déviée, de sorte que l'actuelle Koutoubiya présente la forme d'un trapèze et non d'un rectangle, pour avoir utilisé un des murs d'enceinte de sa jumelle. \n \nLe bâtiment est de dimensions imposantes ; ses côtés mesurent environ 92 m et 90 m de long sur 66 et 57 m de large. \n \nL'agencement interne suit les normes almohades classiques : la nef axiale et la nef longeant la *qibla* sont plus larges que les autres et forment un T entre elles. \n \nDe part et d'autre de la nef axiale partent 8 nefs dont les 4 dernières se prolongent jusqu'au mur opposé de part et d'autre de la cour, très large et peu profonde, à laquelle, pour lui garder une forme régulière, on a ajouté une galerie triangulaire très allongée. Le centre du patio est occupé par un bassin d'ablutions circulaire. \n \nLa pierre et la brique ont été utilisées de manières diverses : côté est, les portes sont toutes en brique, celles du côté ouest mêlent la brique et la pierre. Les piliers qui marquent les grandes lignes des structures sont cruciformes ou semi-cruciformes, sont tous en briques recouvertes d'un épais enduit de plâtre. Ils sont flanqués de fausses colonnettes engagées dotées de chapiteaux à décoration florale. \n \nLa nef transversale longeant la *qibla* se distingue par ses grands arcs à *mouqarnas*, posés sur des colonnes simples, et par ses cinq coupoles : une à l'avant du *mihrab*, deux aux extrémités et deux à distances médianes. \n \nCes coupoles présentent des coupolettes profondes et de larges *mouqarnas*. \n \nLa niche du *mihrab* s'ouvre par un arc outrepassé, très haut et très vaste, enveloppé par deux arcs concentriques, décorés de baguettes à entrelacs. Les écoinçons en relief portent une coupolette à 16 lobes. Un large bandeau à entrelacs polygonaux encadre l'arc appareillé et les écoinçons. \n \nEn haut du *minbar*, une frise à 5 arcatures est surmontée d'un large bandeau reprenant les entrelacs polygonaux. \n \nCet ensemble décoratif d'une finition délicate dégage une forte impression d'équilibre, de puissance et de sérénité. \n \nLe minaret, à base carrée de 12,80 m de côté, s'élève à une hauteur totale, à la pointe de la flèche, de 77 mètres. \n \nIl est construit en pierre de gros appareil, à laquelle se mêle la brique dans le lanternon. \n \nLes quatre côtés de la tour portent des décors différents avec de grands panneaux à arcatures complexes et luxueuses à des hauteurs variables qui associent des séries d'arcs et d'entrelacs diversement combinés. \n \nComme le minaret, le lanternon est couronné de merlons en trapèzes dentelés entourant une plate-forme occupée par une coupole à grosses côtes. \n \nLa Koutoubiya constitue un des vestiges majeurs de la dynastie almohade.","short_description":"L'actuelle et imposante Koutoubya est la deuxième mosquée du même nom due à l'Almohade Abdelmoumen, la première ayant été détruite parce qu'elle était mal orientée. \nLe bâtiment comporte 17 nefs dirigées en profondeur, la nef transversale longeant la *qibla* possède de grands arcs et 5 coupoles à *mouqarnas*. L'arc du vaste *mihrab* porte une riche décoration. La cour rectangulaire est dotée d'un bassin d'ablutions circulaire. Le minaret, de base carrée, s'élève à 77 m et porte un décor différent sur chaque face. \nTant au plan architectural que décoratif, c'est l'un des sommets de l'art musulman d'Occident.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Marrakech.","method_for_datation":"Ibn Bachkuwal, rapporté par al-Maqqari après avoir relaté le transfert du coran d'Othman de Cordoue à Marrakech en 1157, ajoute : “Pendant ce temps, Abdelmoumen avait ordonné l'édification de la Grande Mosquée de la capitale à Marrakech. Les travaux commencèrent dans les premiers jours de *rabie* II 553 \\[2-10 mai 1158\\]. Elle fut inaugurée par la prière du vendredi 15 *chaaban* qui vient d'être indiqué \\[11 septembre 1158)\\]” (cité par Deverdun, 1959).","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades”, *Hespéris,* 1924. \n \nDeverdun, G., *Marrakech, des origines à 1912,* Rabat, 1959, pp. 172-194. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident,* Paris, 1954, pp. 206 et 244. \n \nAl-Maqqari, *Nafh at-tib min ghosn al-andalus* (Analectes sur l'histoire et la littérature des Arabes d'Espagne), Leyde, 1855-1861.","patrons":"Calife almohade Abdelmoumen (524-558 H / 1130-1163 J.-C.).","dynasty":"Almohade.","materials":[],"keywords":["lieu de prière; pierre; brique; décoration florale; décoration géométrique; mouqarnas"],"author":"Kamal Lakhdar","copy_editor":"Margot Cortez"},"f396e33d-9645-55ac-affd-ff0c3b5c089a":{"name":"Page de coran.","description":"Ce coran a été copié sur peau de gazelle en style coufique à l'encre brune (sépia) et orné d'enluminures. Les versets de cette page (sourate XCII, verset 3 et sourate XCIII, verset 1) sont reproduits à l'intérieur d'un cadre richement enluminé délimité par d'étroits bandeaux à l'encre brune et à la dorure formant des rectangles jointifs. Le champ intérieur de cette importante bordure est occupé par un abondant décor de vrilles spiralées, de feuilles et de fleurs. Il n'y a pas de marques de voyelles et les signes diacritiques sont des points rouges ou noirs. Le début d'un nouveau chapitre (sourate) est simplement indiqué par la *basmala* (la formule “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux”). La fin des versets est marquée par des lignes en diagonale. \nSeul cinq folios de ce coran réalisé au IIIe-IVe siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.) en Irak ou en Syrie nous sont parvenus. Manuscrit en coufique, doré et richement enluminé, il a certainement été réalisé pour une mosquée importante ou pour un souverain.","short_description":"Le développement de la calligraphie s’explique par la copie minutieuse du saint Coran afin de le rendre accessible à tous. Cette page est rédigée en écriture coufique, qui doit son nom aux ateliers de calligraphie de la ville de Koufa, et son aspect simple et strict n’en est pas moins remarquable.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"L. 27 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Le style d'écriture, l'absence de marques sur les voyelles et le style des enluminures confirment la date indiquée.","method_for_provenance":"Le centre de l'empire abbasside était en Irak et l'une de ses provinces les plus importantes était la Syrie. Cette page a donc pu être composée en Irak ou en Syrie.","provenance":"Irak ou Syrie.","obtention":"Lors d'une visite du trésor de la Grande mosquée (omeyyade) de Damas, İsmet Bey, préfet (maire) d'Istanbul et membre du Musée des fondations pieuses islamiques, demanda, au cours d'un voyage, à emporter ce coran à Istanbul pour examen. Il fait partie des corans apportés à Istanbul avant 1232 H / 1914 J.-C. et enregistrés dans les collections du musée.","bibliography":"*In Pursuit of Excellence*, Istanbul 1993, p. 15. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 44-45.","dynasty":"Période abbasside","materials":["Peau de gazelle, dorure, écriture à l’encre sépia."],"keywords":["objets religieux ; cuir (parchemin) ; or (dorure) ; décoration florale"],"author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f68ad2e3-66ed-57d2-8adb-c0e1504537b3":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bord extraverti et arrondi, bouche circulaire, corps mi-ovale et base plate. L'extérieur de la pièce est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel bien finie et l'intérieur de la pièce, d'une glaçure polychrome en blanc, vert et violet avec représentation d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus triangulaires surmontées d'autant de lotus ovales. Sur le rebord du plat, une composition quadripartite fait alterner des demi-cercles et des motifs phytomorphes. Le fond de la pièce présente un défaut dû au fait qu'au moment de la glaçure, elle était restée collée à un autre un objet dans le four. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré sous glaçure d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus de forme triangulaire, chacune surmontée d'une fleur de lotus ovale. Cette pièce est similaire à d'autres trouvées à Madinat al-Zahira et venait probablement de la région de Cordoue.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Mértola.","province":"Beja.","dimensions":"Ø maximum 29 cm, Ø de la base 17 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Madinat al-Zahira(Cordoue, Espagne).","method_for_provenance":"La forme, le thème ornemental et le type de pâte ressemblent beaucoup à ceux de céramiques de la région de Cordoue.","provenance":"Probablement Cordoue (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, p. 125. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, ed. S. Macias, Mértola, 2001, p. 111. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 97.","dynasty":"Califat omeyyade d’al-Andalus, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte compacte de couleur rosée, modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor en vert et violet."],"keywords":["décoration florale ; vaisselle de table"],"author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fa91a1b4-7f04-56f0-8661-0bd4d58ccac8":{"name":"Reliure de Coran.","description":"Cette reliure d'un coran almohade en un seul volume transcrit en caractères cursifs andalous sur parchemin revêt le même format carré que le manuscrit qu'elle protège. Elle est constituée de deux plats réunis par des charnières et fermés par un rabat en cuir rouge gaufré renforcé de carton. Elle est ornée d'un abondant décor géométrique et floral. \n \nLa composition centrale des plats est constituée d'un carré étoilé à huit branches d'où rayonnent diverses figures polygonales engendrées par un entrelacs géométrique dont les brins sont recouverts d'un motif doré strié. Elle est entourée de trois cadres superposés de largeurs différentes et meublés d'entrelacs, de tresses à deux branches et de brins d'entrelacs recti-curvilignes dont les interstices sont occupés par des petits fleurons stylisés dorés aux petits fers. Les charnières, qui épousent l'épaisseur du volume, sont décorées de rosaces sommées de fleurons et groupées en petits bouquets inscrits entre les nœuds d'une chaînette entrelacée. \n \nD'après la densité de son décor, cette reliure n'est vraisemblablement pas contemporaine du coran qu'elle protège et n'a pas dû être exécutée avant l'époque mérinide. Sans doute a-t-elle également fait l'objet de rénovations postérieures, comme le suggèrent son état de conservation et les motifs floraux de style oriental qui sont peints sur le dos des charnières. En effet, ces bouquets de rosaces d'inspiration turco-persane n'auraient été introduits dans le répertoire décoratif de l'art marocain qu'au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Cette reliure de forme carrée, comme le coran almohade qu'elle protège, ne lui est pas contemporaine. Bien qu'ornée de motifs géométriques traditionnels, elle comporte des motifs floraux – dont des rosaces, d'inspiration orientale – introduits tardivement dans le répertoire décoratif marocain.","holder":"Bibliothèque royale.","initial_owner":"(Habous ?)","dates":"Reliure : VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.). Coran : 531 H / 1178 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 16, 2 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres reliures, d'époques almohade et postérieures, conservées dans les musées marocains. (Coran : la dernière page du manuscrit porte la date à laquelle il a été copié.)","method_for_provenance":"Le style décoratif de la reliure est marocain.","provenance":"Maroc.","bibliography":"Al-Razi, J. et Varichon, A., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nRicard, P., “Reliures marocaines du XIIIe siècle”, *Hespéris* XVII, 1933, pp. 109-127. \n \nSefriou, A., “Les métiers traditionnels”, *La grande encyclopédie du Maroc*, vol. 6, Rabat, 1987, p. 65.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Cuir gaufré et doré au fer."],"keywords":["objet religieux ; calligraphie ; décoration géométrique ; décoration florale"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"fbf4d4a8-5487-5f14-80a9-c326b47bc923":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître des rangées décalées et parallèles de bandeaux en zigzag rouges disposés en diagonales ascendantes et ornés d'un motif miniature vert de “rayures de tigre”et de trois cercles (motif *chintamani*). Le motif *chintamani* est fréquent sur les tissus *kemha* à partir d'environ la première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Son origine et sa signification sont mal connues, mais on a suggéré que pour les peuples turcmènes les trois boules exerçaient une fonction apotropaïque en protégeant ceux qui les portaient du mauvais œil, tandis que les rayures de tigre semblent rappeler la peau de cet animal dont se vêt le mythique héros iranien, Rustam. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres, l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les brocards de soie comme celui utilisé dans ce fragment de caftan d’enfant étaient fabriqués dans l’empire ottoman entre le Xe et le XIe siècle H (XVIe-XVIIe siècle J.-C.) d’abord dans les ateliers impériaux de Bursa. Plus tard, des ateliers de la cour s’établirent également à Istanbul, capitale ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 82,5 cm, l. 77,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 206, p. 234, fig. 148 (pour une analyse de textiles ottomans similaires).","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Brocard de soie, de coton et de fil d’argent (*kemha*)."],"keywords":["Kemha"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"feee4da0-04af-5864-b229-a94005de718d":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi, corps hémisphérique, carène basse peu marquée et base convexe à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et l'intérieur est décoré par une technique de *cuerda seca* totale particulière dans laquelle les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le thème décoratif est une grande fleur créée à partir d'une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace destiné à l'ornementation et qui pourrait correspondre à une fleur de lotus vue d'en haut. Des exemplaires identiques à cette pièce ont été retrouvés dans divers ports de la Méditerranée occidentale, notamment dans l'*alcazaba* de Málaga, à Carthagène, Palma de Majorque, à Pise et à Ceuta. Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor entièrement décoré selon la technique de la *cuerda seca* et décoré d'une grande fleur créée par une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace décoratif. Le motif central est une fleur de lotus vue du dessus. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola.","province":"Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 26 cm, Ø de la base 10, 5 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”*, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 92.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","materials":["Céramique fabriquée dans une pâte orangée mi-compacte au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; glaçure décorée à la cuerda seca totale."],"keywords":["céramique; cuerda seca ; commerce"],"author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"}}
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{"0733c67d-ccf5-56da-96ce-bd2ec24a4c83":{"name":"Coran.","description":"Coran copié à l'encre noire en style *naskhi* sur un délicat papier préparé. Les pages d'ouverture comprennent une enluminure sur double page. Les titres de chapitres sont présentés dans des cartouches décorés tandis que des motifs de rose marquent les versets dans les marges. Les compositions florales rappellent l'esthétique turkmène et timouride du IXe siècle de l'Hégire (XVe siècle J.-C.). \nLa reliure en cuir est noire à l'extérieur et brune à l'intérieur. Sa décoration se compose d'éléments coupés et collés. Les ornements symétriques sur les plats et contre-plats consistent en médaillons ovales à lambrequins en palmettes et angles ornés à demi-lambrequins. L'intérieur du médaillon est décoré de compositions de fleurs, de feuilles et de vrilles spiralées en style d'inspiration chinoise. Le travail de gaufrage de la reliure témoigne d'une influence mamelouke. \nLa période des règnes du sultan Mehmed II (848-850 et 855-886 H / 1444-1446 et 1451-1481) fut marquée par l'expansion territoriale de l'empire ottoman. Au même moment, “le Conquérant” fit copier et illustrer pour son trésor de multiples manuscrits dans l'atelier qu'il avait fondé au palais de Topkapi. Grand mécène des arts, il y avait réuni de nombreux artistes venus des pays qu'il avait conquis. C'est la raison pour laquelle cette reliure reflète des influences issues des arts mamelouks, turkmènes et timourides. La calligraphie est l'œuvre d'un scribe venu de Kirman, en Iran. Bien que ce manuscrit ne comporte pas de colophon, sa haute qualité permet de penser qu'il a été réalisé pour le trésor de Mehmet II.","short_description":"Le sultan Mehmed le Conquérant fonda un atelier pour les peintres (*naqqash*) dans le palais de Topkapı et fut le pionnier du développement des arts du livre. Ce coran de la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) représente un travail considérable et représente bien les arts du livre de la période du Conquérant.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire d’origine est inconnu. L’ouvrage porte les sceaux de donation (waqf) du sultan Mahmoud Ier et de son inspecteur des Fondations pieuses, Derviş Moustafa. Si ces éléments ne permettent pas de dire à quel monument ce coran appartenait, on peut penser qu’il a été offert pour être lu dans une mosquée ou un mausolée.","dates":"Vers 874 H / 1470 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 41 cm, l. 29 cm.","method_for_datation":"Malgré l'absence de colophon, les styles d'écriture, de reliure et d'enluminure reflètent ceux du IXe/XVe siècle et suggèrent une date au cours de cette période.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures fait penser que l'ouvrage a été réalisé dans l'atelier du palais à Istanbul. Le sultan Mehmet II (dit Le Conquérant) était un important mécène des arts et avait réuni des artistes des pays qu'il avait conquis dans l'atelier de son palais où ils réalisèrent de nombreux manuscrits conservés dans sa bibliothèque.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la bibliothèque du sultan Mahmoud Ier à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Artan, T., Denny, W.B. et çağman, F., *Palace of Gold and Light: Treasures from the Topkapı*, Istanbul, Washington D.C., 2000, planche A39. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, 42, planches. 16A-C, pp. 45-47. \nRaby, J. et Tanındı, Z., *Turkish Bookbinding in the 15th Century*, Londres, 1993, pp. 50-51. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, pp. 290-91 et 439.","artist":"Calligraphe : Asadullah Kirmani.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Papier préparé, cuir, encre, aquarelle, dorure, travail au petit fer."],"keywords":["papier ; dorure ; encre ; aquarelle ; cuir ; gaufrage ; peinture"],"author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"085d1bb8-7770-5c15-929d-7644cdd9063f":{"name":"Coiffure.","description":"Les Palestiniens d'Hébron et des villages environnants appellent ce type de coiffure un “araqiyeh”. La coiffe de forme ronde à partie centrale en pointe est richement brodée d'un décor géométrique au point de croix rouge et noir. À l'arrière sont attachées des pièces d'argent ottomanes. Les deux bandeaux multicolores (“laffayef”) ainsi que les deux minces rubans fixés de chaque côté de la coiffure sont modernes. Ce type de coiffure a été porté dans la région d'Hébron de la fin du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) jusqu'à nos jours. Pendant le mandat britannique sur la Palestine, les bandeaux (utilisés pour retenir un chignon qui reposait à la base du crâne) étaient beaucoup plus longs et souvent fabriqués en fil de laine tressé. Cette coiffure était portée tous les jours.","short_description":"Les femmes palestiniennes d’Hébron et des villages alentour appellent ce type de coiffure *araqiyeh*. Elles utilisent les bandeaux multicolores (*laffayef*) pour retenir les cheveux en chignon, lequel repose à l’arrière du cou. Les pièces de monnaie ottomanes sont là pour la décoration et en signe de richesses.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C. ; avant 1940).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"(approximatives) bandeaux : L. 70 cm, l. 10 cm; coiffe : Ø 20 cm; rubans: L. 20 cm.","method_for_datation":"La forme de la coiffe est celle portée par les femmes d'Hébron et les pièces de monnaie confirment que la coiffe a été faite et utilisée au début du XIVe/fin XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse artistique. Les motifs au point de croix sont typiquement palestiniens.","provenance":"Hébron, Palestine (sous mandat britannique).","obtention":"Don reçu en 1995.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","materials":["Tissu brodé, rubans et monnaies."],"keywords":["costumes traditionnels ; broderie ; décoration géométrique ; bijoux; monnaie; numismatique"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0b92d7bf-5e20-5bb2-8dc2-0844969d6fc4":{"name":"Tapis au dragon et au phénix.","description":"Ce tapis fragmentaire fait partie des tapis à motif animalier les plus importants des débuts de l'époque ottomane. On y voit dans deux champs octogonaux le combat sévèrement stylisé d'un dragon et d'un phénix. Le phénix fond des airs sur le dragon placé en-dessous de lui. Dans le champ inférieur, on distingue le combat d'une manière un peu plus claire que dans le champ supérieur. La lisière est constituée d'un rinceau de demi-palmettes entouré des deux côtés par d'étroites bordures de rosettes. La lisière d'origine semble manquer à droite et à gauche. Il est donc possible que ce tapis ait été plus large, comportant plusieurs champs octogonaux, comme le suggèrent un certain nombre de tableaux européens où sont peints des tapis à motif animalier. Le motif du dragon et du phénix, à l'origine repérable en Chine où le jaune était la couleur impériale, a été adopté dans l'art islamique avec l'arrivée des Mongols au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) ; sa présence est attestée sur de nombreux objets de matériaux divers. \nLes tapis à motif animalier figurent assez souvent dans les tableaux italiens, mais peu de pièces nous sont parvenues. Le peintre Domenico di Bartolo a représenté un tapis similaire sur sa fresque “La noce des enfants trouvés” au Spedale Santa Maria della Scala de Sienne en 1440-1444. Dans une église suédoise est conservé un tapis à motif animalier représentant des oiseaux stylisés perchés dans des arbres. Le fait qu'en Europe les tapis à motif animalier soient répandus prouve qu'ils furent une des premières marchandises à être exportées de l'Empire ottoman vers l'Europe. Ce tapis semble provenir d'une église d'Italie centrale et l'analyse au C 14 permet de le dater du milieu du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","short_description":"Le tapis ottoman à motif de dragon attaqué d'en haut par un phénix est l'un des motifs de tapis les plus connus. Originaires d'Extrême-Orient, les tapis à motif animalier figurent dans de nombreux tableaux peints par des maîtres européens aux XIIIe et XIVe siècles.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Acheté en 1866 par Wilhelm von Bode à Rome. Vendu par la suite au Kunstgewerbemuseum. Prêté en 1906 au Museum für Islamische Kunst puis passé dans son inventaire.","dates":"Milieu du IXe siècle de l’Hégire (milieu du XVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 172 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"À la suite d'une analyse au carbone 14, ce tapis peut être daté du milieu du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Le point turc ainsi que les motifs et les couleurs permettent de situer ce tapis à l'époque ottomane.","provenance":"Turquie.","obtention":"Transfert du Kunstgewerbemuseum en 1906. Passé dans les collections du musée par inventaire.","bibliography":"Bode, W. v., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit*, Leipzig, 1901, p. 109. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung*, Berlin, 1995, p. 23 n° 9, p. 29 pl. 9. \nErdmann, K., *Die Geschichte des frühen türkischen Teppichs*, Londres, 1977, pp. 56-57, ill. 52. \nRageth, J., “Dating the Dragon & Phoenix Fragments”, *Hali 134*, 2004, pp. 106-109. \n*The Eastern Carpet in the Western World from the 15th to the 17th Century* (catalogue),Londres, 1983, p. 49 cat. n° 1, p. 34, fig. 1.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine, points noués."],"keywords":["tapis à points noués ; tapis ottomans ; motif animalier; animal imaginaire"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0ba3cb5d-c156-521a-bf55-a6d0e2384ede":{"name":"Manuscrit coranique n° 7.","description":"*Machaf* relié avec une couverture décorative en cuir estampé datant de la période ottomane. Les deux faces de sa reliure sont ornées de médaillons réunis au haut et au bas du document par un ornement. La première partie se compose des rouleaux 3b-4a. Ces deux pages contiennent des cartouches enluminés identiques dont certaines parties ont disparu avec le temps ou les dégradations d'usage. La restauration de ce manuscrit a été entreprise en 1117 H / 1705 J.-C. à la demande du gouverneur de Jérusalem, Qora Moustafa Pacha, qui n'exerça cette fonction qu'une année. Les rouleaux 4b-5 a consistent en une double page qui contient la sourate d'ouverture, “al-Fatiha”, et le début de la sourate “al-Baqara” (La vache). Les bandeaux décoratifs spécifiques à ces deux pages ont disparu et il ne reste de l'ornementation qu'une demi-bordure au-dessus de la sourate de la Vache. Le numéro de sourate, le numéro du verset et la zone environnante sont disposés dans un cartouche rectangulaire à fond bleu. Le procédé est identique pour les autres sourates, mais sans cadre cette fois. \nLa superbe écriture mamelouke de style *thoulouth* est exécutée à l'encre noire. Une traduction en farsi (perse) du texte arabe figure sous chaque verset. Les marques des voyelles sont en bleu et les signes diacritiques en rouge. Les indications de pause sont en forme de fleurs dorées. Les symboles de division présents toutes les cinq parties représentent une fleur pyramidale dont la place est rappelée en marge par un ornement au centre duquel figure un cercle bleu, dans lequel est écrit le mot “Un cinquième” en coufique enluminé sur fond rouge. Les marques placées toutes les dixièmes divisions du texte sont en forme de fleur bleue à quatre pétales. Leur emplacement est souligné en marge par un ornement circulaire contenant le mot “Un dixième” en coufique enluminé.","short_description":"Manuscrit du coran rédigé en écriture mamelouke de style *thoulouth* dont la traduction en farsi figure sous chaque ligne. Il s’ouvre sur de magnifiques planches décoratives qui reflètent les spécificités de l’art décoratif mamelouk. Les titres de chapitre sont enluminés sur fond bleu foncé, les lettres étant en bleu et les signes diacritiques en rouge.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Ce manuscrit appartenait à la mosquée al-Aqsa et faisait probablement partie d’un *waqf* dont on a perdu la trace.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.) ; restauré en 1117 H / 1705 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 41 cm, l. 33 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture *thoulouth* mamelouke et analyse de la forme décorative répandue à la période à laquelle ce *machaf* appartient.","method_for_provenance":"Le type d'écriture *thoulouth* utilisé était répandu en égypte. On peut le comparer à celui d'ouvrages similaires de production égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"La date du transfert de la mosquée al-Aqsa est inconnue.","bibliography":"Salameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Période mamelouke. Restauré au cours de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Encre sur papier ; reliure en cuir à décoration estampée."],"keywords":["Cuir ; cuirs estampés ; écriture thoulouth ; Coran ; machaf ; papiers"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0c7ae2f5-8281-57f4-81e0-6e63bc4e6a10":{"name":"Reliure de coran.","description":"Par sa taille, cette reliure d'un coran en un volume, entièrement couverte d'un décor géométrique, est certainement à mettre en relation avec les milieux de cour. Elle n'a pu jusqu'à présent être attribuée à aucun manuscrit précis. On a supposé qu'il pouvait s'agir d'une donation du sultan mamelouk al-Achraf Chaaban II (764-778 H / 1363-1376 J.-C.) à l'une de ses fondations. Plusieurs manuscrits coraniques de ce commanditaire sont conservés à la Bibliothèque nationale du Caire. \nLe champ central est encadré d'une étroite bordure remplie d'une citation du verset 255 de la sourate II. L'inscription est insérée dans des cartouches longitudinaux qui alternent avec des quadrilobes. Cinq étoiles à douze branches meublent le champ intérieur. Le décor a été d'abord été estampillé puis doré et peint en bleu. Les filets blancs qui cernent des étoiles accentuent l'effet géométrique de l'ensemble. La réalisation de cette reliure de grandes dimensions a sans doute nécessité le concours d'un calligraphe et d'un coloriste. \nLa taille de ce type de manuscrit coranique obligeait à utiliser un pupitre spécial, réalisé en matériaux très précieux, sur lequel était posé le livre dont on faisait la lecture.","short_description":"Une inscription du verset 255 de la sourate II a été choisie de manière très appropriée pour la bordure de cette reliure en cuir d'un coran. Le champ intérieur montre une partie d'un motif géométrique répété d'une étoile à douze branches typique des œuvres d'art ou d'architecture mameloukes. Sa grande taille indique une relation avec les milieux de la cour.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 95 cm, l. 67 cm.","method_for_datation":"Les analyses comparatives avec d'autres reliures mameloukes données à des fondations par le sultan al-Achraf Chaaban II et conservées à la Bibliothèque nationale du Caire permettent de dater l'objet de l'époque mamelouke.","method_for_provenance":"L'achat a été fait au Caire et l'exemplaire est strictement similaire à d'autres reliures égyptiennes.","provenance":"Égypte.","obtention":"Probablement acheté par B. Moritz au Caire en 1904.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks*, Washington, 1981, pp. 2-27, n° 5-6. \nBosch, G., Carswell, J., Petherbridge, G., *Islamic Bindings and Bookmaking*, Chicago, 1981, pp. 112-113, n° 19. \n*Islamic Art in Egypt* (catalogue),Le Caire, 1969, p. 313, n° 299, pl. 55. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 86-87, ill. 87. \nSarre, F., *Islamische Bucheinbände*, Berlin, 1928, pp. 12-13, ill. 2.","dynasty":"Mamelouke (bahride)","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuir avec impression, dorure et peinture."],"keywords":["reliure de coran ; dorure à la main ; décoration géométrique"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"13951807-1976-5889-bda1-2525eb1918f4":{"name":"Qasr al-Khayr al-Gharbi.","description":"Qasr al-Khayr al-Gharbi est un complexe palatial omeyyade en plein désert. Il regroupe un barrage, un système de canalisations souterraines, un lac, un moulin, un *khan*, un hammam et la résidence palatiale. Les califes omeyyades, en particulier Hicham bin Abd al-Malik, se flattaient de pouvoir transformer le désert en jardins luxuriants pour mener une vie de cour et de plaisirs, consacrée en particulier à la chasse. \nLe barrage, dit de Kharbaqa, se trouve à 16 km au sud-ouest du palais. Ses eaux sont distribuées via une canalisation souterraine qui le relie au palais et aux autres installations du site. Le jardin est un rectangle clos de mur de 1050 x 442 m qui comprend encore des vestiges de la canalisation le long des restes du logement des gardiens. Le *kahn* (Kahn al-Milh), situé à 10 km au nord-ouest du palais, est en forme de biseau. Il mesure environ 55 m de long. Ses murs en briques de terre posées sur un socle de maçonnerie entourent une cour centrale. Le hammam, également au nord-ouest, comprend deux parties : le *frigidarium* de quatre pièces dont l'une dotée d'un *mihrab* et le *caldarium* de trois pièces, au-dessus de la chaufferie. \nLe palais proprement dit présente une façade extérieure évoquant un fort, mais dont les éléments défensifs sont en réalité purement décoratifs. Il est de forme carrée, de 70 m de côté environ. Ses murs sont en calcaire scié sur une hauteur de 2 m environ puis se poursuivent en brique crue. À trois des angles extérieurs s'élève une tour ronde, celle de l'angle nord-ouest étant carrée et datée du VIe siècle (Byzance). Entre chaque angle se dresse une paire de tours semi-rondes. Sur l'enceinte orientale, ces deux tours sont plus espacées pour encadrer l'entrée principale ornée d'une abondante décoration de stuc à motifs sculptés floraux et architectoniques, importants merlons en partie supérieure, et fenêtres étroites qui font penser à des archères. Dans les années 1940, cette façade d'entrée monumentale a été transférée au Musée national de Damas dont elle constitue aujourd'hui l'entrée. \nL'entrée franchie, un corridor conduit à un portique sous toiture entourant une vaste cour centrale carrée entourée de bâtiments sur deux niveaux, probablement de plan identique. On a retrouvé des preuves de l'existence de deux escaliers. Ces deux niveaux sont divisés en six sections indépendantes, chacune comprenant plusieurs pièces, un hall et des toilettes. Au-dessus de l'entrée de chacune de ces sections figurent des fenêtres en arc décorées de stuc ajouré qui laissent passer à la fois l'air et la lumière. Des peintures, des sculptures et de splendides statues ornaient cet intérieur, dont beaucoup appartiennent aujourd'hui aux collections du Musée national de Damas. Malgré ce décor prestigieux et l'utilisation intelligente de l'environnement, la rareté des fragments de céramique et de verre sur le site confirme la brièveté de l'occupation omeyyade. Sous les Ayyoubides et les Mamelouks, le palais fut utilisé par les armées avant d'être finalement abandonné lors de l'invasion mongole du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la quantité de peintures et de stucs sculptés découverts dans ce complexe palatial omeyyade se trouvent certains des meilleurs exemples du syncrétisme de l'art préislamique, en particulier dans le contexte de la vie de cour. L'ensemble a été construit par Hicham ibn Abd al-Malik sous forme de vastes enceintes renforcées de tours semi-circulaires, à l'exception de l'angle nord-ouest où se dresse une tour de guet byzantine rectangulaire. Ce complexe est daté de 109 H / 727 J.-C. par une inscription figurant sur un linteau de porte près du *khan*.","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Désert syrien","method_for_datation":"Le complexe est daté par une inscription trouvée sur le linteau du *khan*, aujourd'hui conservée au Musée national de Damas, qui indique une construction de celui-ci en 109 (727). On présume que le reste du palais date d'à peu près la même époque.","bibliography":"Elisseeff, N., “Kasr al-Khayr al-Gharbi”, *Encyclopaedia of Islam*, édition CD-ROM, Leyde, 1999. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","patrons":"Hicham ibn Abd al-Malik (r. 105-125 H / 723-742 J.-C.).","architects":"Thabit ibn Thabit, qui supervisa la construction du khan al-Milh.","dynasty":"Omeyyade.","materials":[],"keywords":["Omeyyades ; palais du désert ; Hicham ibn Abd al-Malik ; architecture du début de l’islam ; tours byzantines ; influences sassanides ; influences gréco-romaines ; khan ; jardins ; hammam ; barrages ; canaux ; décorations en stuc ; fenêtres ajourées ; pein"],"author":"Dina Bakkour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"202097f0-f5d2-5953-889d-9ac02af60426":{"name":"Giralda.","description":"De tous les vestiges d'édifices religieux de l'époque almohade conservés dans la Péninsule, le plus significatif est sans aucun doute le minaret appartenant à la Grande Mosquée de Séville, connu sous le nom de “Giralda”. \nLes premiers travaux de la Grande Mosquée de Séville furent commencés sous le règne d'Abou Yacoub Youssouf qui, avant d'accéder au trône et de transformer la ville en résidence péninsulaire des califes almohades, avait vécu à Séville en qualité de gouverneur. Les dimensions et l'éminence de la nouvelle mosquée exigeaient le complément d'un grand minaret, dont les travaux furent commandés au chef des maçons Ahmad ibn Basso, qui commença les fondations de la touren 580 H / 1184 J.-C. La mort du souverain, la même année, causa l'interruption des travaux jusqu'à l'arrivée à Séville, en 584 H / 1188-89 J.-C., de son fils et successeur, Abou Youssouf Yacoub al-Mansour, qui les fit reprendre sous la direction d'Ali de Gomara. Le minaret devait être achevé le 30 *rabi al-Thaani* 594 H / 10 mars 1198 J.-C, date à laquelle le calife, entouré de sa cour et du peuple sévillan, assista à la mise en place du *jamour*, trois boules dorées qui couronnaient la tour et qui avaient été commandées pour commémorer la bataille d'Alarcos. Le minaret, adossé au mur oriental de la mosquée et en saillie sur son périmètre, est composé par deux prismes de plan carré, emboîtés l'un dans l'autre, qui portent sur un noyau central où se superposent sept pièces couvertes de voûtes. La rampe d'accès à la partie supérieure se déploie entre les deux prismes. Du sol jusqu'à la terrasse, la hauteur est de 50,85 m. \nLe minaret conserve presque toute la décoration extérieure de ses quatre faces. La partie inférieure est lisse, à peine interrompue par les fentes des ouvertures de lumière à arcs lobés et arcs outrepassés, encadrés par des *alfiz*. Vers le milieu de la tour, la décoration de chaque face est divisée en trois panneaux. Celui du centre, comme dans la partie inférieure, est occupé par les baies pour la lumière – ici, des fenêtres géminées inscrites dans un grand arc aveugle encadré par un *alfiz*. Les pans de murs latéraux sont recouverts par un réseau de briques sculptées et recoupées, sur un fond lisse généré par le prolongement et le croisement de deux arcs aveugles sur colonnes. La partie supérieure de la tour est décorée de dix autres arcs aveugles par face, qui s'appuient eux aussi sur des colonnes en marbre à fûts et chapiteaux omeyyades. Comme d'autres monuments de ce type, le minaret est couronné par des créneaux échelonnés dont il ne reste des vestiges que sur le parapet de l'actuel clocher. \nEn 1355, un tremblement de terre fit s'écrouler le *jamour* et c'est en 1560, déjà à l'époque chrétienne, que furent commencés les travaux du nouveau corps, surmonté d'une énorme girouette appelée populairement '“Giralda”, qui donna son nom à la tour.","short_description":"Ce minaret de la Grande Mosquée almohade qui domine Séville est le monument le plus important de la ville, et tire son nom de “Giralda” de la statue qui, à la manière d'une girouette, tourne sur sa partie la plus élevée. Le minaret est entièrement conservé, excepté le corps supérieur de la couronne, remplacé au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) par un clocher chrétien. \nLa Giralda a été construite en brique, avec une rampe d'accès comptant pas moins de sept pièces superposées. \nÉgalement en brique, le décor en réseau de losanges qui s'élève des colonnes et des chapiteaux cordouans provenant des ruines de Madinat al-Zahira et réutilisés par les Almohades.","dates":"580-594 de l'Hégire / 1184-1198 J.-C.","location":"Séville","method_for_datation":"Selon les chroniques d'Ibn Saïd al-Sala, les travaux de la mosquée furent commencés en 568/1172. En 580/1184, on jeta les fondations du minaret. Son inauguration officielle eut lieu en 594/1198.","bibliography":"Casamar, M., “Almorávides y almohades: introducción”, *Al-Andalus: las artes islámicas en España*, Madrid, 1992, pp. 75-83. \nJiménez Martín, A., “Las mezquitas”, *Sevilla almohade*, Séville-Rabat, 1999. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar*, Ars Hispaniae, vol. IV, Madrid, 1949, pp. 23-29.","patrons":"Abou Yacoub Youssouf (r. 558-580 H / 1163-1184 J-.C.) ; Abou Youssouf Yacoub al-Mansour (r. 580-596 H / 1184-1199 J.-C.).","architects":"Ahmad ibn Basso et Ali de Gomara.","dynasty":"Almohade.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":[],"keywords":["Giralda ; Séville ; Almohades ; minaret ; mosquée ; jamour ; architecture religieuse"],"author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2681aa7c-6872-5aaf-afc2-c1e0626603b4":{"name":"Fragment de frise.","description":"Fragment de frise en *timchent* (plâtre local) sculpté à décor épigraphique, géométrique et floral composé de deux registres séparés par trois cadres. Le premier cadre est formé de cercles troués répétés, les deux autres de filets plats séparés par un grènetis constitué d'une alternance de petits carrés et d'évidements. Le décor épigraphique, qui meuble le premier registre, consiste en une inscription en caractères coufiques du mot “*baraka”* (bénédiction), répété trois fois, le dernier étant incomplet. Dès le début de l'ère hégirienne, le mot “*baraka*” fut utilisé comme inscription sur des plats en céramique, des jarres, des ustensiles en cuivre, des éléments architecturaux, etc. \n \nLe deuxième registre consiste en un réseau de losanges. En dessous apparaît un petit fragment de feuille lobée et stylisée, probablement partie d'un troisième registre à décor floral. \n \nLa sculpture était pratiquée à l'aide d'une lame en fer exécutée sur du *timchent* alors qu'il était encore mou. Selon H. Saladin, ce plâtre local élaboré à partir de la pierre calcaire propre à la région était “appliqué sur des murs en pisé ou en moellons”. \n \nL'ornementation géométrique de ce panneau rappelle celle que les Romains et les Byzantins d'Afrique du Nord gravaient sur des reliquaires, des éléments architecturaux, des autels, etc. \n \nCe fragment faisait partie d'une de ces longues frises courant au sommet du mur tout au long de la pièce pour marquer la limite entre le plafond et la décoration qui ornait le reste du mur.","short_description":"Fragment de frise à décor épigraphique, géométrique et floral qui présente trois registres séparés par trois cadres. Le premier registre porte une inscription coufique, “*baraka*”, répétée trois fois. Le deuxième est orné de losanges. Le troisième, dont il ne reste presque rien, devait présenter un décor floral.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"296-467 H / 909-1074 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 50 cm, l. 28 cm, ép. 5,5 cm.","method_for_datation":"étude du décor épigraphique portant des caractères coufiques qui peuvent, selon G. Marçais, remonter au “XIe siècle [Ve siècle H] et s'apparentent à ceux de Kairouan”.","method_for_provenance":"Fragment découvert dans un palais à Sédrata d'après le rapport publié dans les *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres* en 1952.","provenance":"Sédrata.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles van Berchem, 1952).","bibliography":"Bermúdez Pareja, J., “Crónica arqueológica de la España musulmana”, *Al-Andalus*, vol. XX, 1955, pp. 407-452. \n \nMarçais, G.,* L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nSaladin, H., *Manuel d'art musulman. L'architecture*, Paris, 1907. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata en Algérie”, *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres*, 1952, pp. 242-246. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata (1951-1952)”, *Travaux de l'Institut de recherches sahariennes*, t. X, 1953, pp. 123-138.","dynasty":"Rostémides de Sédrata","materials":["Plâtre local (timchent) sculpté."],"keywords":[],"author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez"},"359c5242-9309-5cb3-a026-926ac7a00def":{"name":"Album d’Ahmed Karahisari.","description":"L'album en six parties contient la sixième sourate du Coran (*al-Ann'am*), une série de hadiths, et une section de la *Qasida al-Burdah* (Poème du manteau) du poète al-Busiri (VIIe siècle H / XIIIe siècle J.-C.). Les exemples d'écriture d'Ahmed Karahisari en style coufique, *naskhi*, *thoulouth* et *muhaqqaq* repoussent ici les frontières de l'art de la calligraphie. Les éléments sont soigneusement collés sur 15 feuilles et la reliure n'est pas d'origine, ce qui prouve que ces exemples, initialement réalisés sur rouleaux, ont été découpés puis réunis en album. \nL'ouvrage s'ouvre sur une page ornée des mots “Louanges à Dieu” en style coufique rectangulaire en partie haute, d'une *basmala* au centre, et de la sourate XCII en coufique rectangulaire en bas, le tout copié à l'encre noire et à l'or. Sur les autres pages, la disposition des éléments diffère en fonction du style et des dimensions des textes manuscrits. \nDans le colophon figurant en dernière page, Ahmed Karahisari se présente comme un élève du maître Asadullah Kirmani. Il avait donc choisi d'étudier auprès de celui-ci plutôt que dans l'école de Cheikh Hamdullah pour apprendre à écrire dans le style du grand calligraphe du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), Yaqut al-Musta'simi. Karahisari insuffla une nouvelle vie à la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) sur laquelle il laissa sa marque. L'école qu'il fonda fut reprise par son élève Hassan çelebi (m. 1002 H / 1594 J.-C.), mais disparut à la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). \nCes écrits sont considérés comme des modèles de la calligraphie ottomane. Tout en témoignant des sommets atteints par cet art à leur époque, leur beauté inspire encore de très nombreux artistes aujourd'hui.","short_description":"Le calligraphe Ahmed Karahisari marqua la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) à travers l’école qu’il fonda. Cet album contient des exemples de son travail qui repoussent les limites de la calligraphie.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 50 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"Bien que le colophon ne mentionne pas de date, celles de la vie du calligraphe sont connues avec certitude (875-963/1470-1556) et l'œuvre date évidemment de son vivant.","method_for_provenance":"Le calligraphe Ahmed Karahisari a vécu à Istanbul et l'on peut supposer que l'œuvre y a été réalisée.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la bibliothèque du sultan Mahmoud à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Aksoy, Ş., “Türk ve Islam Eserleri Müzesinden Bir Osmanlı Hat Sanatı Klasiği: Karahisari Albümü”, *P. Sanat Kültür Antika Dergisi*, 21 (Printemps 2001), pp. 66-75. \nAlparslan, A., *Osmanlı Hat Sanatı Tarihi*, Istanbul, 1999, p. 56. \nölçer, N., *et al, In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, planche 18A-B, pp. 50-51. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 264-65.","artist":"Ahmed Karahisari (875-963 H / 1470-1556 J.-C.), calligraphe.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Papier préparé, encre, dorure."],"keywords":["papier ; dorure ; encre ; aquarelle ; cuir ; gaufrage ; peinture; hadith"],"author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"3ea5c496-cc96-57ae-a6e7-f47f064d36cb":{"name":"Panneau de teck.","description":"Panneau en bois de teck de couleur foncée, sculpté en style “biseauté” d'un motif répété de formes végétales incurvées. Ce type d'ornement est typique de la période abbasside et se retrouve également sur des panneaux muraux en stuc. Cet élément appartenait sans doute à un ensemble en bois sculpté plus important utilisé pour un meuble ou pour des portes. Son style est proche de celui de panneaux en bois ou en stuc trouvés à Samarra, capitale de la dynastie des Abbassides (177-655 H / 749-1258 J.-C.). Très apprécié en Irak, le bois, et en particulier le teck, était probablement importé d'Asie du Sud-Est.","short_description":"Panneau de teck sculpté d'un motif abstrait selon la technique dite “au biseau”. Ce dessin stylisé, typique de la période abbasside, était employé sur des panneaux de stuc aussi bien que sur des boiseries sculptées pour murs ou plafonds.","holder":"The British Museum.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 13 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique : le style “biseauté” est présent sur un décor architectural de la grande mosquée édifiée à partir de 221 H / 836 J.-C. à Samarra, capitale des Abbassides pendant 37 courtes années avant que le califat ne se réinstalle à Bagdad.","method_for_provenance":"Le style de sculpture ressemble à la décoration architecturale trouvée à Samarra, Irak.","provenance":"Samarra, Irak.","obtention":"Acquis par le British Museum en 1944 auprès de la collection de Sir Sydney Bernard Burney, avec l'aide du National Art Collections Fund.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam: 650-1250*, 1987, pp. 102-109. \nNorthedge, A., “Samarra”, in *Encyclopaedia of Islam*, 1995, pp. 1039-41.","dynasty":"Abbasside","materials":["Bois de teck sculpté."],"keywords":["Décoration végétale"],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"42f89df0-5a8b-5150-b126-94c092d264a5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Ce carreau de format carré en terre cuite dure jaunâtre présente un décor géométrique polychrome de bandeaux entrelacés blanc rosé constituant des étoiles à glaçure verte ou bleu pâle – ou des polygones jaunes selon la technique de la *cuenca o arista* (corde et arête). Le motif central est une étoile à huit branches brun foncé occupant le centre d'une croix faite de quatre polygones brun opaque. Ceux-ci divisent à leur tour la surface du carreau en quatre compartiments carrés à éléments stellaires et polygonaux. Les quatre demi-étoiles vertes et demi-polygones bruns des bords montrent que ce carreau faisait partie d'une composition répétitive utilisée à la décoration des murs. \nLa technique de la *cuenca o arista* imite la mosaïque de carrelage mais au lieu de réaliser les motifs à partir de la découpe et de l'assemblage de carreaux à glaçure polychrome, le dessin est obtenu en remplissant de différentes glaçures de petits champs bordés de fines bandes d'argile. Lorsque la couleur déborde de ce cadre, le dessin perd de sa précision. \nLe motif géométrique de l'étoile et de la croix, l'un des plus courants de l'art islamique, a perduré dans l'art mudéjar.","short_description":"Carreau moulé de format carré à décoration géométrique polychrome. Des bandeaux entrelacés forment des étoiles roses et vertes et des polygones bruns. La glaçure de couleur remplit de petits champs délimités par de minces filets d'argile selon la technique de la *cuenca o arista* qui imite la mosaïque.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l'Hégire (fin XVe -début XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15 cm, l. 15 cm, ép. 1,9 cm environ.","method_for_datation":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","method_for_provenance":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","provenance":"Espagne, peut-être Tolède.","obtention":"Carreau acheté par le Musée d'histoire culturelle de Lund, Suède, auprès de la collection Forrer (Francfort-sur-le-Main, Allemagne) en 1922.","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991. \nRay, A., *Spanish Pottery*, Londres, 2000. \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque*, Paris, 1932.","dynasty":"Période mudéjare","materials":["Céramique à glaçure polychrome ; technique de la *cuenca o arista*."],"keywords":["Carreaux de céramique; décoration géométrique, cuenca o arista"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Soie tissée rouge, verte et or."],"keywords":["chahada ; kiswa; objet funéraire"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4a195ed6-f6a1-5d77-b47a-6fcc6207735d":{"name":"Zisa.","description":"Le palais, de plan rectangulaire, se développe sur trois niveaux pour une hauteur de 25,70 m et présente, au centre des petits côtés, deux avant-corps munis de tourelles. La façade est exposée à l'est. Une bordure d'attique, avec épigraphe en arabe, à l'intérieur d'une frise richement décorée, ferme l'édifice avec une ligne bien marquée ; elle est aujourd'hui fragmentaire à la suite de sa transformation en couronnement crénelé. \n \nLe rez-de-chaussée est occupé, au centre, par la salle de la Fontaine et, sur les côtés de celle-ci, par des salles de dimensions plus réduites. Le même schéma distributif se retrouve au troisième niveau : ici, le salon central devait être, à l'origine, une cour à ciel ouvert, étant donné la présence d'un *impluvium* central. En revanche, le deuxième niveau, étant donné la hauteur de la salle de la Fontaine et du vestibule, se limite aux deux ailes latérales, communiquant avec la façade ouest grâce à un long corridor. \n \nLa salle de la Fontaine, au rez-de-chaussée, est un espace carré, dont un côté s'ouvre sur le vestibule grâce à un arc ogival de belle largeur ; les trois autres côtés sont dotés de vastes niches avec voûtes à *mouqarnas* ; il s'agit de la partie de l'édifice la plus importante, destinée aux fêtes, aux concerts et aux banquets. La présence, sur les mosaïques murales et sur les chapiteaux des colonnes, de motifs iconographiques illustrant le thème de la chasse et de la nature, fait de cette salle une sorte de prolongement idéal du jardin, à l'intérieur même du palais. De la niche occidentale, dans l'axe du portail, l'eau jaillit à travers un nymphée particulier ; elle est canalisée jusqu'au vivier, sur un plan incliné doté de sillons en zigzag. Il subsiste des traces de ce dernier, ainsi que les vestiges d'un petit pavillon qui se dressait au centre du plan d'eau. \n \nUne inscription en mosaïque, en caractères *naskhi*, autour de l'arc d'entrée, célèbre le souverain normand, commanditaire de l'œuvre. \n \nLe palais s'élevait à l'intérieur du grand parc de chasse normand et n'était destiné qu'à de brefs séjours ; il reprenait la typologie du *solatium*, ou “ pavillon des délices ”, entouré d'une végétation luxuriante, avec des arbres fruitiers et des palmeraies, des canaux et des bassins. \n \nLa construction (1165-1180) commença sous le règne de Guillaume Ier et fut achevée sous Guillaume II. \n \nElle abrite actuellement un musée d'art islamique.","short_description":"Le palais, qui jouait le rôle de pavillons des délices, s'élevait dans le grand parc de chasse normand, dans les environs de Palerme, et était entouré d'une végétation luxuriante, par des cours d'eau et des bassins. Splendide exemple de synthèse entre la culture islamique (il suffit de considérer les *mouqarnas* à l'intérieur) et la culture byzantine (cycles de mosaïques sur les parois), il fut achevé durant le règne de Guillaume II.","dates":"1165-1180.","location":"Palerme","method_for_datation":"Inscription en mosaïque célébrant le règne de Guillaume Ier sur l'arc d'entrée ; sources historiques (chronique de Romualdo Salernitano).","bibliography":"Bellafiore, G., *La Zisa di Palermo*, Palerme, 1994. \n \nRudolph Meier, H., “I palazzi residenziali di Palermo”, *I Normanni, popolo d'Europa 1030-1200* (dir. M. D'Onofrio), Rome, 1994, pp. 221-227. \n \nStaacke, U., *Un palazzo normanno a Palermo : la Zisa, la cultura musulmana negli edifici del Re*, Palerme, 1991.","patrons":"Le roi Guillaume II.","dynasty":"Normands.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":[],"keywords":["architecture résidentielle"],"author":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4a45199e-3af5-504d-9932-a1e4ed67dc93":{"name":"Fragment de tissu en coton imprimé.","description":"Ce fragment de tissu en coton est décoré de motifs imprimés en deux bandeaux. Le bandeau supérieur, plus étroit, répète une inscription : “Al-sabr ni'm al-nasir li koul chay'in akhir” (La patience est récompensée par le succès et tout a une fin). Elle est rédigée en style *thoulouth* mamelouk dans lequel les lettres sont entrelacées et les hampes prolongées, tout en laissant entre elles des espaces identiques, meublés de petits éléments en tresse. \nL'ornementation du bandeau inférieur, nettement plus large que le précédent, est distribuée en quatre rangées de deux éléments décoratifs alternés et répétés : une étoile à huit branches et une forme circulaire enfermant deux rondeaux concentriques. Les étoiles et les cercles de chaque rangée sont disposés dans le sens opposé à celui de la rangée supérieure. Chaque étoile est décorée de motifs floraux stylisés. Le cercle extérieur du rondeau est orné de motifs tressés entourant un cercle marqué de points qui entourent à leur tour une forme centrale appelée *dawama* (vortex). Ce dernier motif était répandu dans l'art mamelouk, en particulier sur les objets en métal. \nL'égypte mamelouke était réputée pour sa production de tissus en coton imprimé, très influencée par le commerce avec l'Inde, d'où le pays importait des vêtements en coton imprimé et du coton brut. Les artisans mamelouks utilisaient de nombreuses techniques dont l'impression à la planche de motifs gravés sur bois en creux ou en relief et l'impression à la planche en réserve (cire). Ce fragment faisait peut-être partie d'une robe ou d'un rideau ; plus probablement a-t-il servi de housse de couvre-lit – un modèle similaire se trouve au musée.","short_description":"L'industrie du tissage dans le Caire mamelouk comprenait les textiles de coton et de soie. Certains tissus étaient brodés de soie alors que d'autres, comme cette pièce de coton, étaient imprimés. Elle porte une citation bien connue indiquant que la patience est la plus grande des vertus.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"La datation s'appuie sur le style de l'inscription en style *thoulouth* mamelouk. Les similarités des éléments décoratifs de ce fragment avec des motifs retrouvés, entre autres, sur des objets en métal datés – en particulier le motif *dawama* (vortex) – ont permis de réduire le champ de datation de sa fabrication. Par ailleurs, le mot de “nasir” qui apparaît dans l'inscription pourrait être une référence au sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle et dans les quarante premières décennies (à l'exception de presque une année) du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de motifs décoratifs présents sur ce textile était fréquemment utilisé par les artisans mamelouks. Par ailleurs, l'égypte était réputée pour sa production de textiles en coton imprimé.","provenance":"Égypte.","obtention":"Fragment acheté en 1928 auprès du marchand d'antiquités Albert Abimayo.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nBaker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMaher, S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nPfister, R., *Les toiles imprimées de Fostat et l'Hindoustan*, Paris, 1938.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Coton tissé décoré de motifs monochromes imprimés à la planche."],"keywords":[],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4bffe991-e046-55a1-a46a-44e1e0ee5baf":{"name":"Djamaa Sidi Bel-Hassan (mosquée Sidi Bel-Hassan).","description":"Construite en 696 H / 1296 J.-C. sur le côté ouest de la place Khemisti, la mosquée Sidi Bel Hassan tire son nom de Abou al-Hassan Ben Yekhlef Ettenessi, savant et jurisconsulte de cette mosquée. \n \nL'édifice a connu différentes affectations. Dès le début de l'époque coloniale, il servit de magasin à fourrage, puis d'école, et, enfin, de musée ; c'est probablement de cette période que datent “le percement de deux grandes fenêtres et le placage de frise en faïences modernes” dont parle G. Marçais. Ces dernières années, le musée a été transféré dans les locaux de l'ancienne *madrasa* de la rue du 20-Août à Tlemcen, et le bâtiment a été restauré. \n \nLa salle de prière occupe une superficie d'une centaine de mètres carrés environ. Six colonnes en onyx supportent deux arcades en fer à cheval, qui déterminent ainsi trois *balatat* (nefs) perpendiculaires au mur de la *qibla* et cinq travées. Les *balatat* sont couvertes, chacune, par une toiture à double pente en tuiles canal posées sur une charpente faite de planches en bois de cèdre. Les arcades et les murs étaient décorés d'arabesques en plâtre rehaussées de peinture polychrome, dont subsistent quelques traces sur les murs nord et est, ainsi que quelques petits spécimens au niveau des arcs. Du *mihrab* à plan hexagonal, l'arc en plein cintre outrepassé repose sur deux colonnes et deux chapiteaux en onyx. L'encadrement qui souligne le *mihrab* repose sur deux bandeaux horizontaux à inscription. “Au-dessus se développe le cintre à arcs décentrés et à claveaux rayonnants que circonscrivent trois bordures tangentes et que cantonnent des écoinçons à entrelacs foral” (G. Marçais). Une coupole décorée de *mouqarnas* couvre le *mihrab*. Le minaret, quadrangulaire, est peu élevé (à peine 14 mètres). Il est décoré sur ses quatre faces de panneaux rectangulaires de réseaux losangiques de briques ornées de mosaïque de faïence. Il est surmonté d'un lanternon décoré de zelliges.","short_description":"Cette mosquée montre, malgré des transformations, une salle de prière divisée en trois nefs par deux arcs en fer à cheval que supportent six colonnes en onyx. Les plafonds en cèdre sont surmontés de toits en tuiles. Les arcades et les murs étaient peints d'arabesques. Le *mihrab*, couvert d'une coupole, présente un arc outrepassé reposant sur deux colonnes en onyx. Le minaret, quadrangulaire et peu élevé, est décoré de losanges de briques et mosaïque de faïences, et le lanternon de zelliges.","dates":"696 H / 1296 J.-C.","location":"Tlemcen","method_for_datation":"Inscription à l'intérieur de la mosquée.","bibliography":"Bourouiba, A., *Apports de l'Algérie à l'architecture arabo-islamique*, Alger, 1986. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nMarçais, G., *Tlemcen*, coll. “Les villes d'art célèbres”, Paris, 1950 ; Blida, 2004.","patrons":"Sultan Othman Ier.","dynasty":"Abdalwadide.","materials":[],"keywords":["architecture religieuse ; décoration florale ; décoration géométrique"],"author":"Ali Lafer","copy_editor":"Margot Cortez"},"4ca47641-f0ff-50a2-a7c3-b3adf3abb210":{"name":"Manuscrit du coran en style coufique.","description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran, utilisé pour la récitation dans le Dôme du Rocher pendant plusieurs siècles. Un certain nombre de pages ont disparu. \nLa reliure se compose de deux plats, recto et verso, réunis par un fermoir en forme de bouton. Le format horizontal est fréquent pour les corans des trois premiers siècles de l'ère islamique. La reliure est ornée d'une bordure estampée en quatre filets, dorée dans sa partie intérieure et rehaussée de fils de soie tressés. Au centre des deux plats figure un médaillon spiralé à décor végétal composé de fleurs à cinq pétales. L'intérieur de la reliure est doublé de cuir rouge clair. La couverture n'est pas originale et certainement pas antérieure au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Les deux premières pages contiennent trois cartouches rectangulaires encadrés de bandeaux droits et circulaires imbriqués et ornés à l'intérieur de points rouges et bleus. Les espaces interstitiels sont ornés de filets interrompus par des points verts. \nLe texte est rédigé en style coufique à l'encre noire. Les voyelles sont indiquées en rouge, les signes diacritiques en noir, les espaces de séparation entre les versets marqués de trois lignes inclinées. Les lignes de texte sont numérotées par chapitre. Le titre des chapitres (sourates) est écrit en coufique doré à l'intérieur d'un cartouche à cadre rouge. Les têtes de chapitre ne sont pas uniformes, mais témoignent d'une recherche de différents styles décoratifs. De même, il arrive que l'emplacement du titre varie : on peut le trouver en haut de la page, en bas dans le bandeau inférieur et même dans le bandeau central. Il est parfois enluminé à l'intérieur de bandeaux décoratifs à motifs simples et raffinés dont le dessin, les dimensions et la forme varient d'un bandeau à l'autre. \nCette section est divisée en sept parties. Les doubles pages qui commencent chacune des sept parties sont signalées par deux cadres qui entourent le contenu de chaque page. Tous deux sont ornés de points de couleurs variées. Le numéro de la septième partie, le titre de chapitre qui suit, ainsi que les versets correspondants du début de la section sont écrits dans la partie supérieure du cadre.","short_description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran. Il est de format horizontal, relié par une couverture de cuir décoré. Il est rédigé en style coufique à l’encre noire sur parchemin de gazelle. Des motifs décoratifs l’ornent tout au long et plus particulièrement en tête de chapitres. Ce coran est considéré comme l’un des plus anciens qui soit.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle de J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 24 cm, l. 31,5 cm, ép. 8 cm.","method_for_datation":"Le manuscrit mentionne la date de 984 (1547) et un lien avec al-Hassan bin al-Husain. Le style d'écriture coufique conforte cette datation, de même que le style d'ornements, répandu à cette période.","method_for_provenance":"L'Irak est un lieu de production vraisemblable car la plus grande partie de la famille du prophète résidait dans ce pays à cette période. L'écriture coufique ainsi que le style d'ornements utilisés étaient le style dominant en Irak à cette époque.","provenance":"Peut-être Irak.","obtention":"Manuscrit transféré du Dôme du Rocher au musée.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Turath al-Filistin fi Kitabat Abd Allah Moukhlis* \\[Le patrimoine de la Palestine dans les écrits d'Abd Allah Moukhlis\\], Amman, 1986. \nAl-Munjid, *Salah al-Din, Dirasat fi Tarkikh al-Khat al-'Arabi* \\[Recherches dans l'histoire de la calligraphie arabe\\], Beyrouth, 1971. \nDeroche, F., *The Abbasid Tradition*, Londres, 1992. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qur'aniya fi al-Mathaf al-Islami in al-Haram al-Charif' al-Qods* \\[Manuscrits islamiques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Abbasside","materials":["Parchemin de chèvre ou de gazelle, encre, aquarelle à l’or, reliure en cuir estampé."],"keywords":["Al-Hassan bin al-Husain ; écriture coufique ; parchemin ; coran ; manuscrits du Coran ; manuscrits du Coran en style coufique"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4ce02a11-07e9-50f5-a7d7-3651d7dd3510":{"name":"Fragment de tissu à médaillons au coquelet.","description":"Fragment de soie tissée, qui serait un fragment de chemise. Le tissage présente un motif façonné de fils de trame en or et argent dans un style de brocart. La couleur dominante est le rouge, mais certains détails sont traités en bleu et jaune. Le dessin consiste en cartouches losangés délimités par une bordure de fleurs. Au centre de chacun d'entre eux figure un octogone à contours jaunes, rouges et bleus entourant un coquelet regardant vers la gauche. L'espace entre les losanges est occupé par des bandeaux décoratifs formés par une alternance de grandes étoiles et de petits octogones à motif central étoilé.","short_description":"Le monde islamique était réputé pour sa production textile, fondée sur les traditions sassanides et byzantines, qu’il surpassa bientôt en sophistication et complexité. Les ateliers parrainés par la cour en Irak, en Iran, en Égypte et plus tard en Espagne rivalisaient pour produire les plus belles soies, symboles de pouvoir et de richesse.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 35,5 cm, l. 22,8 cm.","method_for_datation":"Ce fragment a été daté des IVe-Ve siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.) par référence au style des textiles post-sassanides et islamiques précoces.","method_for_provenance":"Ce fragment est attribué à la production de l'Irak abbasside sur la base de sa parenté stylistique avec certains textiles post-sassanides et islamiques précoces.","provenance":"Peut-être Bagdad, Irak.","obtention":"Acheté à Maurice Nahman à Paris en 1934.","dynasty":"Abbasside","materials":["Soie tissée à fils d’or et d’argent."],"keywords":["Bagdad ; soie"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4cff674a-5737-5495-a700-496faacc7750":{"name":"Tapis de prière en alignement (fragment).","description":"Ce fragment est la partie conservée d'un tapis de beaucoup plus grandes dimensions, destiné à recevoir toute une rangée de fidèles pour la prière. Il présente une suite de six niches rouges de largeur variable, fermées vers le haut par des arcs se détachant sur champ bleu foncé. Le bord gauche ne présente qu'une demi-niche, le tapis montrant ici une nette coupure où vient s'accoler la bordure. Les niches sont séparées par de fines lignes vertes qui peuvent être interprétées vers le bas comme des colonnes. L'étroite bordure est composée d'un système de créneaux opposés : la bordure interne fait s'alterner le bleu clair et le jaune, la bordure externe, dont nous n'avons pas l'ensemble, le jaune et le bleu. \nLa construction et la gamme de couleurs très simples de ce tapis en font un exemple de la conception ottomane de l'art décoratif et de sa systématique. Bien que, contrairement à de nombreux autres tapis pour alignement de fidèles, cet exemplaire ne soit pas richement décoré, il obéit néanmoins aux principes fondamentaux de la construction et du remplissage des surfaces mis en œuvre dans l'art ottoman depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cette simplicité, la vivacité des couleurs et l'effet qui en résulte correspondent parfaitement au goût européen. Les fidèles priaient en rangées parallèles, tournés vers la *qibla* de la mosquée. Cette succession de niches ne fonctionne que comme allusion à la fonction du tapis, car tout revêtement propre peut servir à la prière. L'étroitesse des niches montre bien qu'un croyant avait besoin de davantage d'espace.","short_description":"Ce tapis à motif de niches multiples ne représente qu'une partie d'un tapis qui était de beaucoup plus grandes dimensions. Il était probablement destiné à une mosquée. Il est unique car son dessin ne comporte pas les traditionnels motifs compliqués, mais en contrepartie, ses couleurs simples et vives font une forte impression.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection O. Bernheimer, Munich.","dates":"XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 128 cm, l. 329 cm.","method_for_datation":"Ce tapis peut être daté du XVIIe siècle J.-C. en raison du motif, des couleurs et de la technique de nouage.","method_for_provenance":"Cette pièce fait partie d'un groupe de tapis ottomans nommé groupe d'Ouchak.","provenance":"Turquie occidentale, région d’Ouchak.","obtention":"Acquis en 1961 auprès de la collection O. Bernheimer, Munich.","bibliography":"Arseven, C. E., *Les arts décoratifs turcs*, Istanbul, 1952. \nErdmann, K., *Siebenhundert Jahre Orientteppiche*, Herford, 1966, p. 108, pl. IX. \n*Museum fur Islamische Kunst Berlin *(catalogue), Berlin, 1979, n° 4. \n*Weltkulturen und moderne Kunst* (catalogue), Munich, 1972, pp. 99-100, n° 291. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin*, Berlin, 1987, n° 18, pl. 18.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Laine rouge foncé et blanc, points noués."],"keywords":["ottomane ; tapis à points noués ; tapis de prière"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5319542a-7b08-534a-801f-e2b18cb78aef":{"name":"Coupe hémisphérique.","description":"Fragment correspondant à une portion du corps avec bordure partielle et base entière. La bordure est à lèvre de section semi-circulaire et s'appuie sur un haut pied annulaire. La pâte est de couleur beige rosé. Les deux surfaces présentent un émail adhérent de couleur blanche légèrement brillante. La surface intérieure contient un motif en étoile, peint en vert, avec huit rayons équidistants et disposés à partir du centre. Par la qualité et la finesse de sa pâte, cette coupe hémisphérique aplatie évoque l'ambiance raffinée et les usages domestiques de la Silves d'alors.","short_description":"Coupe hémisphérique de la période almohade. Elle est décorée d'une étoile peinte en vert, avec huit rayons équidistants disposés à partir du centre. La qualité et la finesse de cette pièce évoquent un environnement raffiné et un probable usage domestique dans la ville de Silves à cette époque.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Silves.","province":"Faro.","dimensions":"H. 6,4 cm; Ø de la bordure 22,6 cm; Ø du pied 7,6 cm.","method_for_datation":"D'après le contexte archéologique, la stratigraphie et la typologie.","method_for_provenance":"Fouilles du château de Silves dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire Cast. Q 110/C3-3.","provenance":"Château de Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Gomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 62. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII-XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma Cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","materials":["Céramique émaillée et vernissée à décor étoilé."],"keywords":[],"author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"54e60e87-a0d4-5416-b5e8-03ace6751eca":{"name":"Folio de coran.","description":"Cette grande feuille de manuscrit coranique contient 11 lignes de texte par page, rédigées dans un style *muhaqqaq* raffiné à l'encre noire sur épais papier rose pâle soigneusement couché. Le bord droit a été découpé. Le texte va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI), verset 13, au recto, à la sourate *al-Tatfif* (LXXXIII), verset 4, au verso – reproduit ici. Des rosettes dorées, irrégulièrement ornées de points bleus, marquent les versets. Deux ornements marginaux enluminés, un circulaire et deux ovoïdes, contiennent probablement les mots de *khamsa* et *'ashra* qui signalent chaque cinquième et dixième verset. Ces deux pages présentent un titre de sourate en style coufique en réserve sur le fond du papier. Les deux titres figurent dans des cartouches rectangulaires enluminés à champ principal bleu décoré d'arabesques dorées. Chacun de ces cartouches est signalé par un médaillon ovoïde en marge. En partie supérieure du recto, le mot *waqf* rédigé en écriture cursive suggère que ce coran était dédié à une congrégation religieuse. \nLe style *muhaqqaq* a été utilisé pour les manuscrits coraniques mamelouks du VIIIe au IXe siècle H (XIVe-XVe siècles J.-C.). Il présente plusieurs caractéristiques notables comme des courbes sublinéaires étirées, des lettres à extrémités terminées par des pointes effilées et des interruptions entre les parties verticales et horizontales de certains caractères. Ce style convenait aux livres de grand format. L'utilisation de papiers de couleur, en particulier rose, était répandue dans les scriptoria mamelouks.","short_description":"Le texte figurant sur ce folio de coran va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI) à celle d'*al-Tatfif* (LXXXIII). Chaque face présente un titre de sourate. Des rosettes dorées indiquent les versets et des ornements enluminés figurent dans la marge. Le coran d'où il est tiré appartenait sans doute à une congrégation religieuse.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"VIIIe-IXe siècles de l'Hégire (XIVe-XVe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 44,8 cm, l. 33,5 cm.","method_for_datation":"En fonction du style de l'écriture et du type d'enluminure.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Legs de la collection Békézy.","bibliography":"James, D., *Qur'ans and Bindings from the Chester Beatty Library: A Facsimile Exhibition*, Dublin, 1980. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nJames, D., *The Master Scribes: Qur'ans of the 11th to 14th centuries AD. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. II, Londres, 1992. \nLings, M. et Safadi, Y. H., *The Qur'an*, Londres, 1976. \nSafwat, N. F., *The Art of the Pen: Calligraphy of the 14th to 20th Centuries. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. V, Londres, 1996.","dynasty":"Période mamelouke","materials":["Papier, encre, calligraphie."],"keywords":["Manuscrits coraniques; calligraphie"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"58b8041e-0838-56a2-b0b3-2369a498e868":{"name":"Ceinture.","description":"Ce type de longue ceinture en soie brochée ou *lampas*, tissée sur un métier à la tire dans les ateliers de Fès, est apparu au début du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Portée au-dessus de leur caftan par les femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie, elle faisait plusieurs fois le tour de la taille ; pliée en deux, elle pouvait être portée sur deux côtés. Celle-ci est étroite et souple comme les plus anciens exemplaires. Sur un fond rouge, un décor broché composé de cinq motifs de différentes couleurs inspirés du répertoire décoratif maroco-andalou est enrichi de quelques éléments empruntés à l'art persan et ottoman : entrelacs géométrique aux interstices garnis de fleurs, fleurons et palmes, motifs ovoïdes rappelant le fruit du citronnier *tronjia*, frises d'arcades munies de fleurs, semblables aux dessins des tentures murales. Ces motifs sont présentés seuls ou combinés, en bandes transversales répétitives et alternées. \n \nLes deux extrémités de la ceinture sont ornées de plusieurs mains stylisées et d'étoiles à huit branches ou sceaux de Salomon, considérés dans la tradition ésotérique marocaine comme symboles prophylactiques. Entre les grands motifs qui composent la décoration principale de l'étoffe et les deux extrémités de la ceinture, une étroite bande rehaussée de petites tulipes placées tête bêche représente la marque de l'atelier. \n \nLes longs cordonnets qui terminent la ceinture se nouaient sur le devant pour la maintenir autour de la taille.","short_description":"Cette sorte de longue ceinture en soie brochée était portée au-dessus du caftan par les femmes des hauts dignitaires et celles de la bourgeoisie. Elle faisait plusieurs fois le tour de la taille et pouvait être portée sur deux côtés.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIIe-XIVe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 135 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Par le type de décoration, la largeur et la longueur de la ceinture, ainsi que par la souplesse du tissu.","method_for_provenance":"D'après les études faites sur le sujet et les écrits des historiens, c'est à Fès qu'étaient installés les ateliers de tissage de brocarts, depuis l'époque mérinide jusqu'au début du XXe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Golvin, L., “Les métiers à la tire des fabricants de brocarts de Fès”, *Hespéris*, 1950, 1er et 2e trim., pp. 37-48. \n \nVogel, L., *Soieries marocaines, les ceintures de Fès*, Paris, 1920.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Brocard de soie tissé sur le métier à la tire."],"keywords":["décoration géométrique ; décoration florale ; décoration architecturale"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"5a976782-2e17-535a-a5f4-a976eb8efe6f":{"name":"Grande Mosquée et hôpital de Divriği.","description":"La Grande Mosquée (Ulu Cami) de Divrigi et le Turan Melik *darüşşifa*, l'hôpital qui lui est adjacent au sud, couvrent une surface rectangulaire d'environ 32 x 64 m. \nDe plan basilical, la mosquée s'ouvre par deux portails au nord et à l'ouest. Au sud de la façade orientale se trouve un portail aujourd'hui transformé en fenêtre, mais qui servait jadis d'accès à la loge royale. Un massif contrefort datant de la période ottomane soutient le minaret cylindrique qui s'élève à l'angle nord-ouest. \nLa salle de prière comprend quatre nefs formées par cinq rangées d'arcs perpendiculaires au mur du *mihrab*. Dans chaque rangée, quatre piliers sont connectés par des arcs à la fois entre eux et aux murs est et ouest. 24 travées formées par 16 piliers (qu'on a ultérieurement élargis pour les renforcer) sont couvertes par des coupoles ou des voûtes. La travée du *mihrab* est surmontée d'un dôme à 12 lobes. La travée centrale sous sa coupole ovale est en partie occupée par un bassin à neige. La plupart des huit voûtes au-dessus des travées des deux nefs orientales sont en étoile. Les travées des nefs occidentales ont cependant reçu des coupoles ovales. La superstructure et la façade occidentale se sont écroulées lors d'un tremblement de terre au début du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). On pense aujourd'hui que ces coupoles ovales ont remplacé les voûtes d'origine. La niche du *mihrab* présente un riche jeu de formes convexes et concaves. \nLes murs, les portails, le minaret et la superstructure ont été construits en pierres de taille de différentes dimensions, tandis que le *minbar* et les volets des fenêtres sont en bois. Un décor flamboyant orne les portails, le *mihrab*, le *minbar* et les piliers. Le portail nord, également appelé “portail baroque”, est remarquable pour les rosettes, les arabesques et les divers motifs foliés de son important bandeau décoratif, tandis que le portail ouest, également appelé “portail textile”, présente un décor végétal ainsi que des motifs géométriques et des représentations d'oiseaux. Le portail oriental, ultérieurement converti en fenêtre, est célèbre pour son décor végétal et géométrique. Le portail nord de la mosquée et le portail de l'hôpital sont particulièrement imposants et richement décorés. Le *minbar* en bois a reçu une décoration à motifs végétaux, géométriques et calligraphiques utilisant des techniques diverses comme le *pseudo-kündekari*, la sculpture en ronde-bosse et le travail ajouré. Le Turan Melik *darüşşifa* (24 x 32 m) a été construit en même temps que la mosquée et mesure la même largeur. On y accède par l'ouest, le bâtiment s'organise selon les plan des *madrasa* anatoliennes à trois *iwan* et cour couverte. La construction est en partie à deux niveaux. Son portail à décoration géométrique et végétale en haut relief et à profondes moulures rappelle certains éléments de style gothique. \nLa Grande Mosquée et l'hôpital de Divriği constituent un monument exceptionnel dont la décoration se distingue du traditionnel style seldjoukide d'Anatolie. Des architectes et des maîtres-artisans chrétiens ont probablement travaillé avec des maîtres musulmans à leur construction. L'ensemble figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.","short_description":"Ce complexe qui figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco est considéré comme un “miracle”. La mosquée a été commanditée par Ahmet Chah, fils de Süleyman Chah, l’émir de Mengücekli, et l’hôpital attenant par Turan Melik. Les décorations sculptées en haut relief confèrent à la structure une physionomie baroque. La mosquée, de plan basical, et l’hôpital avec une *madrasa* à trois *iwan* et une cour couverte sont tous deux surmontés d’une série de dômes et de voûtes. Les architectes du complexe étaient d’Ahlat, dans l’est de l’Anatolie, alors que le maître artisan du *minbar* en bois était de Tbilissi en Géorgie.","dates":"626 de l’Hégire / 1228-1229 J.-C.","location":"Divriği","province":"Sivas","method_for_datation":"Selon les inscriptions figurant sur les portails nord et ouest, la mosquée a été construite par Ahmed Chah, fils de Süleyman Chah Mengücekli en 626/1229. L'inscription sur la balustrade du *minbar* précise que Ahmed Chah a ordonné la construction de ce *minbar* en 638/1241. L'inscription à l'intérieur du motif en étoile au centre du côté gauche du *minbar* fournit le nom du maître-artisan, Ahmed de Tbilissi, fils d'Ibrahim. Selon l'inscription de son portail, l'hôpital a été édifié par Turan Melik en 626-1229.","bibliography":"Arel, H., “Divriği Ulu Camii Kuzey Portalinin Mimari Kuruluşu” \\[Structure architecturale du portail nord de la Grande Mosquée de Divrigi\\], *Vakıflar Dergisi,* 5 (1962), pp. 99-111. \nCantay, G., *Anadolu Selçuklu ve Osmanlı Darüşşifaları* \\[Hôpitaux de l'Anatolie seldjoukide et ottomane\\], Ankara, 1992. \nKuban, D., *Divriği Mucizesi, Selçuklular çağında İslam Bezeme Sanatı üzerine Bir Deneme* \\[Le miracle de Divrigi, un essai sur les arts décoratifs de la période seldjoukide\\]*,* Istanbul, 1999. \nönge, Y., Ateş, İ. et Bayram, S., *Divriği Ulu Camii ve Darüşşifası* \\[La Grande Mosquée et l'hôpital de Divrigi\\]*,* Ankara, 1978. \nülgen, A. S., “Divriği Ulu Camii ve Darüşşifası” \\[La Grande Mosquée et l'hôpital de Divrigi\\], *Vakıflar Dergisi,* 5 (1962), pp. 93-98.","patrons":"Ahmet Chah bin Süleyman Chah.","architects":"Architecte : Ahmed Naqqash Hilatî ; architecte de la mosquée et de l’hôpital : Hürrem Chah bin Muğis al-Hilatî ; maître-charpentier : Ahmed bin Ibrahim at-Tiblisî ; calligraphe : Muhammad ; calligraphe et artiste/naqqash (atelier) : Ahmed bin Muhammad (Xe siècle H / XVIe siècle J.-C.).","dynasty":"Émirat de Mengücekli.","materials":[],"keywords":["Divrigi ; darüşşifa ; hôpitaux ; architecture de l’émirat de Mengücekli ; Ahmet Chah"],"author":"Sedat Bayrakal","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"77e732d5-caee-5472-847f-63e657f1353d":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) constituant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, et à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu reproduit un motif dense et couvrant d'étoiles à huit branches en rangées décalées. Chaque étoile présente un motif central de huit tulipes partant d'une rosette centrale. Des prolongements d'arabesques trilobées mettent en valeur ces étoiles en partie supérieure et inférieure. Ce type de motif se retrouve dans certains velours ottomans. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de lampa, qu'illustre ce fragment, furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les caftans royaux d’enfant étaient parmi les produits fabriqués dans les centres ottomans impériaux de tissage de la soie à Bursa et à Istanbul. Les vêtements en brocard de soie avaient pour objet de magnifier le statut impérial des membres de la cour, jusque dans la mort puisqu’ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 73,7 cm, l. 63,7 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* furent populaires dans l'empire ottoman entre la fin du Xe et le début du XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Il est établi que des caftans de ce type furent réalisés dans les ateliers ottomans de tissage de soie à Bursa ou Istanbul fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté à Mr. Tiano de Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23, pp. 268-269, fig. 201 (pour une analyse de cette pièce et de textiles ottomans similaires).","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Brocart de soie, coton et fil d’argent (*kemha*)."],"keywords":["kemha"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"7a629444-465b-59ac-aecb-8d6757883d84":{"name":"Khanqa et madrasa du sultan Farag ibn Barquq.","description":"Il s'agit de l'un des plus importants complexes érigés dans un cimetière égyptien. Il comprend une mosquée, une *khanqa* pour résidents soufis, une *madrasa*, deux mausolées, deux *sabil* (fontaines publiques) et, au-dessus de chaque *sabil*, un *kuttab* ou école coranique pour enfants. \nL'entrée principale se trouve sur la façade nord-ouest, mais chaque angle comportait une entrée couronnée par un arc trilobé. Le portail ouest est le seul utilisé actuellement. à chaque extrémité de la façade figure également un *sabil* au-dessus duquel a été aménagé un *kuttab*. La façade principale est surmontée de deux minarets élancés qui, en termes de beauté des proportions et de complexité de décor, sont considérés comme deux des plus beaux exemples de minarets mamelouks. \nPratiquement carré, le plan au sol mesure 85 x 85 m. Il consiste en une vaste cour ouverte de 37 x 40 m entourée par quatre *iwan*. Le plus grand et le plus profond est l'*iwan* de *qibla*,de 34 x 17 m. Il se compose de trois nefs composées d'arcades parallèles au mur de la *qibla* et perpendiculaires aux autres arcades. Il est recouvert de 21 coupoles en brique dont les zones de transition présentent des pendentifs sphériques qui évoquent les dômes sur colonnades de la mosquée fatimide d'al-Aqmar. Le *mihrab* est surmonté d'une coupole plus élevée que les autres et dont la zone de transition est marquée aux angles par des *mouqarnas*. L'*iwan* face à celui de la *qibla* se compose de trois colonnades couvertes de petites coupoles dont les zones de transition présentent également des pendentifs sphériques. Chacun des *iwan* latéraux se compose d'une simple nef à petites coupoles. Derrière eux se répartissent les cellules soufies. \nDe chaque côté de l'*iwan* de *qibla* ont été édifiés deux mausolées. Chacun consiste en une salle carrée à laquelle on accède, depuis l'*iwan* de *qibla*,par une porte faite d'un écran de bois à motifs géométriques entrelacés et imbriqués, d'une beauté et d'une complexité remarquables. Une coupole en pierre de 14 m de diamètre protège chaque salle. Leur zone de transition se compose de plusieurs rangées de *mouqarnas*. La couverture extérieure de ces coupoles est décorée de motifs géométriques sculptés en zigzag formant un dessin de chaîne à maillons en V. Ce style de décor, nouveau pour l'époque, représente un des sommets du genre. Ces coupoles font partie des plus anciennes constructions en pierre de grandes dimensions au Caire et illustrent l'apogée de l'architecture mamelouke. \nLe sultan al-Dahir Barquq a été inhumé dans le mausolée du nord-est. Selon certaines sources historiques, il avait demandé à son fils Farag de l'enterrer ici et non dans la *madrasa* et la *khanqa* qu'il avait édifiés en 788 H / 1386 J.-C. rue al-Mouiz li-Din Allah au Caire. Ce mausolée a également reçu les dépouilles des fils du sultan. Dans le mausolée du sud-ouest sont inhumées l'épouse du sultan, *Khawand* Chaqra, et la fille d'al-Nasir Farag. Dans la mesure où les deux complexes comportent deux mausolées, celui-ci rappelle la *madrasa* de 'Oum Sultan Chaaban (790 H / 1369 J.-C.). \nUne des caractéristiques de cet ensemble réside dans l'heureuse combinaison de deux styles, celui des *madrasa* à *iwan* et celui des mosquées à arcades hypostyles. Il faut également noter la symétrie des composants architecturaux de la façade nord-ouest, du positionnement des *sabil* aux deux extrémités, des deux minarets encadrant l'entrée ; cet ordonnancement se manifeste également sur la façade nord-est, d'où se détachent symétriquement les deux coupoles placées aux deux extrémités de la façade.","short_description":"Ce complexe, le plus grand dans sa zone, comprend une mosquée, une *khanqah* (auberge pour les soufis), une *madrasa*, deux *sabil* (fontaine publique), deux *kuttab* (école coranique pour enfants), deux mausolées et deux minarets. Il est situé dans le cimetière mamelouk du Caire (cimetière nord), historiquement l'un des plus importants. Les sultans et les émirs y construisirent des mosquées, des *madrasa* et des *khanqah* tout en y annexant leurs tombes et leurs mausolées depuis la fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). À la fin du IXe/XVe siècle, le cimetière contenait de superbes monuments qui représentaient la magnificence de l'architecture mamelouke.","dates":"813 de l'Hégire / 1411 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Des inscriptions en haut-relief figurant de chaque côté de l'entrée donnent le nom du commanditaire et la date de l'achèvement de la construction.","bibliography":"Behrens Abou-Seif, D., *The Minarets of Cairo,* Le Caire, 1985. \nBehrens-Abouseif, D., *Islamic Architecture in Cairo,* Leyde, 1989. \nPrisse d'Avennes, é., *L'Art arabe d'après les monuments du Caire depuis le VIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe*, Paris, 1877. \nHamza, H., *The Northern Cemetery of Cairo,* Le Caire, 2001. \nRizq, A., *Khanaqahwat al-Soufiya fi Masr fi al-'asr al-Ayyoubi wa al-Mamlouki* \\[Les *khanqa* soufies en égypte pendant les périodes ayyoubide et mamelouke\\], Le Caire, 1997. \nRoberts, D., *Egypt Nubia,* Londres, 1896. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'imara al-Islamiya fi Masr* \\[L'Architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991. \n*L'art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 103-106.","patrons":"Sultan al-Nasir Farag ibn Barquq qui régna à deux reprises de 801 à 808 H / 1399-1405 J.-C. et de 808 à 815 H / 1405-1412 J.-C., périodes entre lesquelles régna brièvement al-Mansour Abd al-Aziz.","dynasty":"Période mamelouke.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["khanqa ; décoration géométrique ; mausolée ; architecture funéraire ; architecture religieuse ; architecture civile ; écoles coraniques"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"7f3ad75b-9c30-59f5-bd90-9efafe607dc8":{"name":"Coupe.","description":"Coupe sur piédouche en céramique frittée à rebord plat, ornée de six bandeaux rectangulaires tournants concentriques à épais contours noirs, qui forment un hexagone en partie centrale. Le rebord est décoré d'une écriture pseudo-arabe coufique. Un décor organique occupe les champs entre les bandeaux et le centre de l'hexagone. \nRaqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C. \nOn a retrouvé une abondance de traces de la production syrienne dans toute l'Égypte. Fustat était à la fois un port international très actif et des potiers syriens s'y étaient établis pour créer leurs propres ateliers de poterie.","short_description":"Raqqa, où cette coupe fut fabriquée, était l’un des deux grands centres de production de poterie durant la période ayyoubide en Syrie. Le style et la décoration de ce plat, la composition de la glaçure et la manière dont il s’est détérioré sont caractéristiques des céramiques de Raqqa.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"H. 11,4 cm, Ø (au bord) 20,9 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Céramique frittée, décor peint en noir sous glaçure verte transparente."],"keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; décoration calligraphique"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"80cabe22-0796-50d8-b4b1-b4e1801d847c":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée de forme évasée à parois droites décorées de bandes légèrement tournoyantes peintes en noir . Le centre du bassin est occupé par un rondeau de calligraphie très stylisée qui peut se lire : “'al-'izz… Muhammad”. La décoration est typique de ce type de coupe dans lequel l'objet, non vernissé, est peint au pigment noir avant d'être entièrement recouvert d'une glaçure transparente (ici turquoise). Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"La décoration centrale de cette coupe comporte une inscription calligraphique qui peut se lire “al-‘izz… Muhammad”, peinte au pigment noir sous une glaçure transparente bleue. L’usage populaire d’inscriptions de bon vœux et de souhaits sur les céramiques moyen-orientales remonte au tout premier âge islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"Ø (bord) 15,8 cm, Ø (base) 6,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Céramique frittée peinte à décor noir sous glaçure bleue transparente."],"keywords":["récipients domestique ; décoration géométrique ; décoration calligraphique"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"81fcd4e9-7384-5569-aa53-bc862c54ad3f":{"name":"Cruche.","description":"Belle cruche piriforme à deux poignées. De couleur crème caractéristique, elle est décorée de motifs variés par perforation, incision et grattage au couteau combinant des motifs géométriques et floraux courants en art islamique.","short_description":"Cruche piriforme à deux poignées de Tell Hisban, décorée en utilisant des techniques diverses, perforation, incision et grattage au couteau. Le schéma décoratif est constitué d’une combinaison de motifs géométriques et floraux.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Fin IIe-début IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 28 cm, Ø (lèvre) 8 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec des jarres similaires. La poterie abbasside est généralement de couleur crème.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","provenance":"Tell Hisban, Jordanie.","obtention":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","bibliography":"Horn, S. H., “The 1973 Season of Excavations at Tell Hesban”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XIX, 1974, pp. 151-156, planche LXXV, 2. \nHorn, R. S. et Horn, S. H., *Heshbon 1973*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 1975.","dynasty":"Abbasside","materials":["Céramique tournée."],"keywords":["décoration florale ; décoration géométrique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"8acf2eac-8e23-5efc-a927-dea5fc1c4c75":{"name":"Coupe à décor rayonnant.","description":"Cette pièce, dont la forme est inspirée des porcelaines chinoises de la période T'ang (618-906 J.-C.), présente un décor peint en bleu cobalt, consistant en un grand motif en forme de pétales stylisés ; dans le fond, un polygone étoilé, dont les pointes sont remplies de petits traits. Au centre figure un motif communément appelé “sceau de Salomon”, élément décoratif courant dans l'art islamique. \nLa coupe, décorée dans un style simple mais agréable, peut être considérée comme typique de la production mésopotamienne, dans la classe des céramiques peintes en bleu cobalt sur fond blanc crème. Cette classe est d'un intérêt notable, dans la mesure où elle constitue l'un des exemples les plus anciens d'imitation, dans le monde islamique, des porcelaines chinoises, qui étaient particulièrement appréciées et qui arrivaient en grande quantité en Égypte et en Irak par mer, ainsi qu'en Perse par voie de terre, à travers la Route de la Soie. L'imitation de la porcelaine était réalisée en recourant à l'utilisation d'une épaisse glaçure à l'oxyde de plomb auquel on ajoutait, en guise d'opacifiant, de l'oxyde d'étain ; il en résultait une couverture compacte blanc crème, sur laquelle était peint, en bleu cobalt, un décor de goût islamique.","short_description":"Cette pièce est d'un grand intérêt à cause de son décor inspiré des porcelaines chinoises de la période T'ang, et témoigne des contacts et des échanges qui, le long de la Route de la Soie, se produisaient entre la Chine et des pays comme l'Égypte, la Perse et l'Irak.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 19,8 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base de la typologie de l'objet, pour l'analyse duquel nous renvoyons à la description. En ce qui concerne la provenance de la coupe, il est à remarquer que cette pièce est typique de la production mésopotamienne, dans le cadre de la classe des céramiques peintes seulement en bleu cobalt sur fond blanc crème (voir le texte de la description).","provenance":"Irak.","obtention":"Dépôt privé.","bibliography":"Fèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome 1968.","dynasty":"Abbasside","materials":["Céramique émaillée."],"keywords":["céramique ; émail"],"author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"8d173c69-e270-52ea-8792-452101a75d8b":{"name":"Hôpital (*bimaristan*) Nour al-Din","alternate_name":"Maristan al-Nouri.","description":"Le *bimaristan* Nour al-Din, hôpital datant du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), est l'un des plus célèbres bâtiments de Damas. Au moment de sa construction, il était considéré comme un remarquable exemple de construction novatrice et raffinée, comme en témoignent les mémoires du voyageur valencien d'al-Andalus, Ibn Jubayr. Il faisait à la fois office de lieu de soins et d'école de médecine. On raconte que le sultan mamelouk Qalawun y aurait été sauvé d'une maladie mortelle, expérience qui lui inspira l'édification de la fameuse institution cairote qu'est le complexe du sultan Qalawun. Ce *bimaristan* est aujourd'hui le Musée de la médecine et des sciences arabes. Situé non loin du souk al-Hamidiyyeh, il se remarque par ses *mouqarnas* en brique rouge de style mésopotamien décorées rythmiquement d'ampoules de verre sombre. Il est également fameux pour l'éclectisme de sa façade d'entrée, le travail du bois de ses portes et l'équilibre parfait de son plan axial symétrique à quatre *iwan*. \nL'entrée en projection perpendiculaire au bâtiment est mise en valeur par une porte monumentale à façade de *mouqarnas* de dimensions inhabituellement hautes et profondes présentant un rang d'arcs lobés à sa base et reposant sur un linteau de style classique. La porte est un important exemple de travail du bois à incrustations de cette période. Son dessinateur serait Abou al-Fadl Muhammad bin Abd al-Karim al-Hariti, connu sous le nom d'al-Mouhandis, “Le Géomètre”. À la foi médecin au *bimaristan* et dessinateur, donc, de cette porte, il fait montre ici d'une polyvalence d'expertises fréquente chez les hommes de science de cette époque. L'entrée donne sur un grand vestibule carré surmonté d'une coupole en *mouqarnas* de brique. L'adaptation du principe des *mouqarnas* en pierre reste encore à venir. Une fois à l'intérieur, ces *mouqarnas* offrent une vision fascinante d'une construction de cellules de dimensions décroissantes percées de rais de lumière. \nLe passage à travers le vestibule conduit à une grande cour rectangulaire à bassin central carré à angles à consoles. Tout autour de la cour s'élèvent quatre *iwan* voûtés : l'*iwan* occidental qui conduit à l'entrée, les *iwan* sud et nord et l'*iwan* oriental, plus vaste que les autres, face à l'entrée. Il constitue la salle principale du *bimaristan*, là où les étudiants suivaient les conférences données par des médecins réputés et pouvaient avoir accès aux manuscrits d'étude. Un lambris en marbre à inscription en style *naskhi* citant des passages du Coran sur la médecine et la guérison offre à la fois une allégorie de la fonction du bâtiment et des bénédictions. \nDominant l'angle sud-ouest de la cour, une ouverture en arc brisé en stuc ajouré se compose d'une trame d'étoiles octogonales à rinceaux floraux entrelacés.","short_description":"Charmant vestige d'un hôpital médiéval syrien, ce *bimaristan* a été construit par Nour al-Din Mahmoud bin Zangi en 549 H / 1154 J.-C. Véritable modèle d'architecture fonctionnelle, il a inspiré le *bimaristan* al-Qayman, également à Damas, et le complexe du sultan Qalawun au Caire. Les ondulations des *mouqarnas*, le linteau de style classique qui valorise la façade, la coupole en *mouqarnas* de brique rouge et la parfaite symétrie axiale des *iwan* intérieurs autour de la cour illustrent l'adaptation locale d'influences orientales importées par Nour al-Din. Le *bimaristan* fut en son temps un centre médical renommé.","dates":"549 de l'Hégire (1154 J.-C.)","location":"Damas","method_for_datation":"Un texte de fondation en quatre lignes est gravé sur une table sacramentelle en marbre en forme de fer-à-cheval encastrée dans l'*iwan* oriental.","bibliography":"Allen, T., “Ayyubid Architecture”, Occidental (publication électronique, 7e édition), 2003. \nBogard, F., *Composition et décors dans l'architecture damascène aux XIIe et XIIIe siècles : La formation d'une esthétique dans la Damas médiévale*, thèse de doctorat, Université de Provence, Aix-Marseille I, 2004. \nHerzfeld, E., “Damascus: Studies in Architecture”, Première partie, *Ars Islamica*, vol. IX, 1942, pp. 2-11 \nTabbaa, Y., “The Muqarnas Dome: its origin and meaning”, *Muqarnas*, 3, Leyde, 1985, pp. 61-76. \nSakhnini, Z., *Mathaf al-Tib wa al-'Ulum 'ind al-Arab: Bimaristan Nur al-Din* \\[Musée de la médecine et des sciences arabes : le *bimaristan* Nour al-Din\\], Damas, 1997, pp. 31-53. \nIbn Jubayr (m. 614/1217), *Rihlat Ibn Jubayr* \\[Le Voyage d'Ibn Jubayr\\], Beyrouth, 1999, p. 241.","patrons":"Nour al-Din Mahmoud bin Zangui (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.)","architects":"Abou al-Fadl al-Harithi (connu sous le nom d’al-Mouhandis, “le Géomètre”).","dynasty":"Atabeg.","materials":[],"keywords":["hôpital ; stuc ; fenêtres ; mouqarnas ; écriture naskhi ; médecine ; science ; bibliothèque ; éducation ; bois incrusté ; Abou al-Fadl ; Nour al-Din Mahmoud bin Zangui ; Mésopotamie"],"author":"Abd al-Razzaq Moaz, Zena Takieddine","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"958f2e19-cf88-5446-b5c3-619ff5ee8038":{"name":"Tapis.","description":"Remarquable exemple de “tapis de Konya”, considéré comme l'un des plus anciens styles de tapis d'Anatolie. La trame et le poil sont en laine. La technique utilisée est celle du “double-nœud turc” également appelé point noué *ghiordès*, du nom de la petite ville de Gördes (région de Manisa). Les couleurs sont le rouge, le bleu foncé, le bleu et le beige. Le champ principal présente une construction géométrique à motifs rouges crochus sur fond rouge clair. Des motifs de triangles, d'octogones, de “mains sur les hanches” et de crochets forment une composition géométrique répétitive caractéristique des tapis seldjoukides. La décoration est dominée par le principe d'“infinité”, typique des tapis turcs. Entre les motifs répliqués en continu, des points bleus forment un puissant contraste avec le fond rouge. \nLe tapis s'achève par une étroite bordure à motifs d'étoiles à huit branches de couleur bleu foncé séparées par de fines lignes beiges. L'élément le plus frappant est la large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée en bleu clair sur fond bleu foncé. Les lettres sont interrompues horizontalement par des bandes rouges à contours beiges. Ce type de bordure en coufique est caractéristique des tapis seldjoukides. \nLe tapis est assez usé et l'essentiel de son velours a disparu. Certaines zones de la bordure extérieure ont disparu et une grande déchirure marque la partie centrale. \nLes tapis seldjoukides étaient généralement de grandes dimensions et décorés de compositions géométriques simples faisant appel à un nombre réduit de couleurs de diverses nuances contrastant avec une importante bordure d'écriture coufique. \nTrouvé dans la mosquée d'Alaadin \\[Ala' al-Din\\] à Konya, ce tapis est l'un des huit remis au musée et enregistrés dans son inventaire le 30 *rabi' al-Awwal* 1329 H / 31 mars 1911 J.-C.","short_description":"Voici le plus vieil exemple de “tapis de Konya”. Les tapis de cette période sont caractérisés par le contraste entre les couleurs claires et les couleurs foncées, les motifs géométriques répétitifs du fond, allégoriques de la notion d’Infini, une large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée et un tissage selon la technique du double-nœud turc ou nœud de Ghiordès.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"L. 519 cm, l. 294 cm.","method_for_datation":"Les sultans seldjoukides firent édifier de nombreuses mosquées et l'on sait qu'ils commandèrent des corans, des lutrins pour coran, des chandeliers et des tapis pour les meubler. On pense que ce tapis a été spécialement tissé pour la mosquée de Konya à la demande du sultan Alaadin ['Ala' al-Din] Keykubad Ier (r. 617-634/1220-1237) qui la fit agrandir en 618/1221. L'analyse stylistique renvoie également au VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La plupart des tapis de grande qualité produits sous les Seldjoukides d'Anatolie proviennent de Konya. Les couleurs de celui-ci sont celles qui prédominent dans les tapis de cette ville.","provenance":"Konya, Turquie.","obtention":"Huit tapis anciens furent identifiés par Marin dans la mosquée d'Alaadin [Ala' al-Din] à Konya en 1322/1905 J.-C., information qui attira l'attention du consul allemand Loydved. Ils furent publiés pour la première fois en 1325/1908 J.-C. et enregistrés dans l'inventaire du musée en 1329/1911 J.-C. (voir description).","bibliography":"Erdmann, K., *Seven Hundred Years of Oriental Rugs*, Londres, 1970, p. 42. \nErdmann, K., *Der Türkische Teppich des 15. Jahrhundert,* Istanbul, 1958. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.145. \nölçer, N., *et al*., *Turkish Carpets from the 13th–18th Centuries*, Istanbul 1996, p.4–5. \nönder, M., “Selçuklu Devri Konya Halıları (Tapis de Konya de la période seldjouke)”, *Türk Etnografya Dergisi* 7-8 (1964-65), p. 46-50. \nRoxburgh, D.J. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 402.","dynasty":"Seldjoukide d’Anatolie","materials":["Laine sur trame de laine, tissée au “point noué ghiordès” ou “double nœud turc.”"],"keywords":["double nœud turc ; ghiordès ; tapis"],"author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"96cf4210-b3bc-5e9b-8016-56c054beba7c":{"name":"Cruche.","description":"Cruche de taille moyenne à corps sphérique et petite poignée en forme de S. Le corps repose sur un court piédouche non vernissé. Ce récipient est typiquement décoré de simples bandeaux horizontaux en zigzags, peints au pigment noir directement sur la poterie non vernissée, avant d'être recouverts d'une glaçure transparente turquoise. Raqqa était l'un des deux grands centres de production de poterie dans la Syrie des Ayyoubides, l'autre étant Rusafa. La ville possédait un certain nombre d'ateliers de potiers produisant divers types de céramiques, dont des récipients à décor lustré, moulés en relief ou peints sous glaçure.","short_description":"La décoration noire sous glaçure transparente turquoise est typique des céramiques fabriquées à Raqqa durant la période ayyoubide. Raqqa était l’un des deux grands centres de production en Syrie, l’autre étant Rusafa. Tous deux étaient situés près de l’Euphrate.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø (au rebord) 6, 5 cm, Ø (à la base) 7 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Par ailleurs, la composition de la terre est proche de celle de la poterie de Raqqa, qui est caractéristique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","materials":["Céramique frittée à décor peint en noir sous glaçure transparente turquoise."],"keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; eau"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"991bde22-6f40-5b6e-800e-44dfdaba422f":{"name":"Alhambra.","description":"Le toponyme “Alhambra” apparaît à la fin du IXe siècle sous diverses formes, la plus fréquente étant *al-Qalat al-Hamra* (le château rouge), à cause de la couleur rouge de l'argile de ses murs. L'ensemble est structuré par trois noyaux – la forteresse (*alcazaba*), l'aire palatiale et la *medina*, sans compter les constructions hors les murs. Elle possède quatre grandes portes à l'extérieur – deux au nord et deux au sud – dans la tradition almohade, dont la plus monumentale est la Porte de la Justice, du début du XIVe siècle (VIIIe H). Deux types de tours coexistent dans l'enceinte : les tours d'habitation – de la Captive, des Infantes – et les tours défensives – de Mohammed et du *Candil* (de la Lampe). Les principales rues qui divisent la cité sont : la *Real Baja* (Royale basse), qui donne accès à la zone du palais ; la *Real Alta* (Royale haute), principale voie de la *medina*, et la rue de *Ronda* ou du *Foso* (fossé), véritable artère principale. \nLa zone palatiale constitue une unité, même si les palais, qui atteignent le nombre de sept, sont indépendants. Il ne faut pas oublier que l'actuel palais de l'Alhambra, dans sa plus grande partie, appartient à la seconde moitié du XIVe siècle (VIIIe siècle H), mais a subi d'importantes modifications ultérieures. Quatre bâtiments sont restés pratiquement en ruine entre 1492 et 1812, tandis que le palais de Comares et le palais des Lions furent conservés comme annexes du palais Renaissance de Charles Quint, inachevé. \nLe palais de Comares était le siège officiel du souverain, sa fonction primordiale était d'abriter le pouvoir exécutif. Son *patio* – celui des *Arrayanes* (des Myrtes) – était au cœur d'une série de *patios* à fonctions bureaucratiques. L'un après l'autre, ils révélaient progressivement la présence du roi, qui faisait son apparition dans le Salon doré et dans le Palais de Justice (le *Mexuar*) et, principalement, dans le Salon des Ambassadeurs, dallé d'*azulejos* bleu et blanc rehaussés d'ornements dorés, aujourd'hui disparus (l'Alhambra est unique dans le monde musulman pour son dallage d'*azulejos* avec la devise “Il n'est d'autre vainqueur que Dieu”). Le plafond de cette salle d'audience est une représentation schématique des sept cieux du cosmos musulman (*Coran*, LXVII, 3). Le palais de Comares avait une façade intérieure du côté sud du *patio* du Salon doré, le mur le plus abondamment décoré de tout l'Alhambra ; les portes jumelles furent conçues pour confondre un possible assaillant. On accédait au Palais des Lions – résidence de plaisance – par une rue et ses pièces étaient groupées autour d'un *patio* à deux axes croisés ; sur les espaces ainsi générés ouvraient quatre salles : “*de los Moçárabes*”, “des Rois”, “des Deux Sœurs” (été) et “des Abencerages” (hiver), les deux premières pour des fêtes et des banquets et les deux dernières pour des soirées musicales, si l'on en juge par la qualité de leur acoustique. Il est possible également que le roi se soit installé dans le *Mirador de Lindaraja* ou *la Daraxa* qui, depuis la salle “*de los Ajimeces”* (fenêtres géminées), donnait sur le *patio* du même nom. Sa coupole à *mouqarnas* est l'exaltation la plus exubérante de l'art grenadin. \nUne rue séparait ces espaces de la Rauda (de *rawda*, jardin), la nécropole royale, entendue comme Jardin du Paradis. On ne comprendrait pas l'Alhambra sans les jardins, qui représentent le sommet d'une longue tradition. Certains sont intégrés dans l'architecture – Cour des Lions, Généralife –, d'autres s'étendent sur les versants les plus bas de la colline. L'Alhambra est le seul palais andalou avec un programme épigraphique qui explique architecture et jardins.","short_description":"Cette cité palatine fortifiée fut, durant plus de deux siècles et demi, le siège du sultanat nasride de Grenade et la dernière forteresse musulmane de la péninsule Ibérique. Située au sommet d'une colline, sur les contreforts de la Sierra Nevada, elle disposait de 1 730 mètres linéaires de muraille pourvue de nombreuses portes monumentales. Elle était structurée en quatre noyaux principaux : la citadelle, les patios, la médina et une résidence d'agrément, le Généralife. \nAvec les sultans Yousouf Ier et son fils Muhammad V, l'Alhambra atteignit l'apogée de sa splendeur architectonique et décorative, comme le montrent les palais de Comares et du Riyad (des lions).","dates":"de 636 de l'Hégire / 1238 J.-C. au règne de Mohammed V (754-794 H / 1354-1391 J.-C.).","location":"Grenade","method_for_datation":"Outre les indications chronologiques, divers poèmes, inscrits sur les murs pour quelque motif que ce soit, contribuent à la datation, comme celui de la Salle des Deux Sœurs.","bibliography":"*Al-Andalus. Las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Grenade, 1992. \nCabanelas Rodríguez, D., *El techo del Salón de Comares en la Alhambra: decoración, policromía, simbolismo y etimología*, Grenade, 1988. \nFernández Puertas, A., *The Alhambra*,vol. I : *From the Ninth Century to Yusuf I (1354)*, Londres, 1997 ; vol. II : *Muhammad V, 1354-1391*, Londres (sous presse) ; vol. III : *From 1391 to the Present Day*, Londres (sous presse). \nGrabar, O., *La Alhambra: iconografía, formas y valores*, 3e éd., Madrid, 1984. \nTorres Balbás, L., *La Alhambra y el Generalife*, Madrid, 1953.","history":"Pour l'art nasride, les successeurs de Mohammed V représentèrent une inévitable décadence.Après la prise de Grenade en 1492 (898 H), les Rois catholiques décrétèrent l'Alhambra “palais royal”. En 1526, Charles Quint décide la construction du palais qui porte son nom, de style Renaissance. L'ensemble fut déclaré Monument national en 1870 et, actuellement, il est régi par le “Patronato de la Alhambra y Generalife”, transféré à la Junta (gouvernement régional) d'Andalousie.","patrons":"Mohammed Ier (r. 636-672 H / 1238-1273 J.-C.) édifia l’alcazaba nasride ; Mohammed II (r. 672-702 H / 1273-1302 J.-C.) transforma la forteresse en ville-palais ; Mohammed III (r. 702-709 H /1302-1309 J.-C.) construisit le Partal, la mosquée royale et les bains ; les autres constructions sont œuvre de Youssouf Ier (r. 733-754 H / 1333-1354 J.-C.) et, surtout, de son fils Mohammed V (r. 754-794 H / 1354-1391 J.-C.), auquel on doit l’actuelle physionomie de l’Alhambra.","dynasty":"Nasride.","materials":[],"keywords":["Alhambra ; Grenade ; Nasrides ; Mohammed Ier ; Mohammed II ; Mohammed III ; Youssouf Ier, Mohammed V ; Mohammed V ; alcazaba ; ville-palais ; mexuar ; medina ; palais de Comares ; azulejos ; palais des Lions ; arabesques ; Généralife ; jardin"],"author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"995abd79-4a58-5ec8-b765-a1346e8414b0":{"name":"Tapis de Marby","description":"Un des rares exemples subsistants en Suède de tapis fabriqués selon la tradition du début de la période ottomane en Anatolie. En 1925, ce tapis “de Marby”, le plus ancien tapis d'Orient conservé en Suède, a été découvert en deux morceaux dans l'église abandonnée de Marby, village de la province du Jämtland. Il appartient à un groupe de tapis à thèmes animaliers représentant dans un octogone à fond ivoire des oiseaux stylisés de couleur rouge flanquant un arbre. Les oiseaux et le motif arboriforme étaient connus et utilisés en Asie centrale depuis longtemps. \nÀ en juger par leur présence dans des peintures italiennes du XIVe siècle, ces tapis à animaux ou arbre flanqué de deux oiseaux semblent avoir été appréciés à cette époque. Le sommet de leur production et de leur diffusion remonte à la première moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). La découverte de ce modèle dans un village du Jämtland est importante car elle montre que les exportations de ce type de produit ne se cantonnaient pas à l'Italie mais touchaient également la région baltique. Les tapis à représentations animales disparurent vers la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). \nEn dehors du modèle de Marby existent quelques fragments à motif d'oiseaux et d'arbre provenant de Fustat en Égypte, ainsi que deux tapis entièrement préservés. Le premier, trouvé dans une église italienne, est aujourd'hui conservé au Musée d'art islamique à Berlin et le second a été acquis par le Metropolitan Museum of Art de New York en 1990.","short_description":"Tapis dit de Marby, nom du village suédois dans lequel il a été trouvé. Sa composition présente des oiseaux stylisés rouges flanquant un arbre. Ce motif était connu de longue date et très fréquent en Asie centrale.","holder":"Musée des antiquités nationales.","initial_owner":"Église de Marby, Jämtland, Suède.","dates":"700-823 de l’Hégire / 1300-1420 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 160 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Datation par radiocarbone (C14).","method_for_provenance":"Les motifs de la bordure principale et des bordures secondaires sont typiquement anatoliens. Ces bordures secondaires apparaissent également dans un autre groupe de tapis ottomans anciens découverts dans la mosquée Ala al-Din à Konya, Turquie.","provenance":"Anatolie, Turquie.","obtention":"Acheté par le Musée des antiquités nationales en 1925.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 1. \nErdmann, K., The *History of the Early Turkish Carpet*, Londres, 1977. \nKing, D. et Sylvester, D., *The Eastern Carpet in the Western World: From the 15th to the 17th Century,* Londres, 1983, n° cat. 2. \nLamm, C. J., *Carpet Fragments: The Marby Rug and Some Fragments of Carpets Found in Egypt*, Uddevalla, reprint 1985. \nSterner, M. et Kind, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","dynasty":"Ottomane","materials":["Laine; nouée."],"keywords":["Tapis; décoration figurative."],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9dd54e6a-3ac7-5825-b7ce-cc73c549cb45":{"name":"Jarre à couvercle.","description":"Jarre à panse sphérique, col cylindrique sans lèvre et couvercle plat doté d'une prise en bouton. Elle repose sur un grand piédouche. Elle est entièrement recouverte aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur d'un engobe stannifère opaque de couleur turquoise pâle. En partie inférieure, l'engobe moins épais laisse percevoir la coloration rougeâtre de la terre utilisée. Le décor abstrait se compose essentiellement de rayures alternant avec des lignes de points appelées “mille-pattes” autour du col et d'un motif en écaille à demi-œillets stylisés sur la panse. Le piédouche est sans décor. Les couleurs sont le jaune de limonite profond, deux nuances de brun (oxyde de fer pour le brun clair, manganèse pour le brun foncé), le bleu de cobalt et le vert de cuivre. Le brun, le jaune, le bleu et le vert utilisés purs constituent l'une des caractéristiques de la coloration des faïences polychromes marocaines. Le procédé de fabrication de celles-ci est le suivant : après une première cuisson de la forme, le potier recouvre l'objet d'un engobe stannifère sur lequel, une fois sec, sont appliquées les couleurs. Au cours d'un second feu, l'engobe et les pigments fusionnent. \nLes petits et gros points rouges répartis irrégulièrement sur la paroi extérieure et le couvercle surprennent. Ils sont faits d'une pâte plombifère rouge appliquée sur l'engobe du bout du doigt. Après séchage, elle prend sa couleur de cire rouge. Ce type de décor n'était pas réalisé par les potiers mais par les marchands de faïences qui masquaient ainsi les marques des trépieds de cuisson, avant de l'utiliser plus tard sur tous types de poteries.","short_description":"Jarre sur pied important à couvercle plat doté d'un bouton. La décoration se compose de bandes verticales alternant avec des lignes en pointillé et des demi-œillets stylisés. Les couleurs sont caractéristiques de la faïence polychrome marocaine. Ce récipient a pu servir à conserver de la graisse ou du grain.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Peut-être XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 21,3 cm environ, Ø du rebord 10,5 cm.","method_for_datation":"Il n'existe que peu de faïences datées et les mêmes formes et motifs ont été utilisés à diverses époques. La datation est donc délicate, mais la présence des points rouges est fréquente à partir de la fin du XIIe/XVIIIe.","method_for_provenance":"Analyse des motifs ornementaux, de la technique de fabrication et des couleurs.","provenance":"Maroc, peut-être Fès.","obtention":"Legs de la Collection Bielke.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger, Paris, 1918. \nBoukobza, A., *Poteries et céramiques marocaines*, Casablanca, 1974. \nHakenjos, B., *Marokkanische Keramik*, Stuttgart, 1988. \nHasson, R., *Pottery from Morocco: 19th–20th century C. E*., Jérusalem, 1982. \nHedgecoe, J. et Damluji, S. S., *Zillij: The Art of Moroccan Ceramics*, Reading, 1992.","dynasty":"Alaouite","materials":["Céramique ; faïence."],"keywords":["Faïences; ornements géométriques"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9fdca272-4041-5355-84f2-5cf19779524e":{"name":"Panneau d’une mosaïque.","description":"Ce panneau faisait partie de toute une mosaïque dont la superficie approche les 50 m2. Le tapis initial était encadré d'une bordure où se succèdent les formes géométriques et les motifs floraux. Le champ de la mosaïque se distingue par un entrelacs de quadrilobes qui s'interfèrent et engendrent des formes géométriques variées. Après la dépose de la mosaïque, plusieurs panneaux furent répartis entre certains musées tunisiens. Dans le panneau récupéré par le musée de Raqqada, les lignes rouges, blanches et noires alternent et déterminent une feuille de lilas inscrite dans un octogone et un pétale à quatre pointes ogivales placées dans un cercle. L'ensemble est enserré entre des torsades de forme ovale. Cette mosaïque constitue un exemple unique dans l'art ifriqiyen d'époque fatimide, mais certains historiens de l'art soutiennent qu'elle atteste la survivance de l'art de la mosaïque, en Tunisie, au Moyen âge. Certes, la technique d'exécution de la mosaïque de Mahdia présente une continuité de la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine, mais tout porte à croire qu'elle est l'œuvre d'artisans byzantins ou “rums” qui furent sans doute enlevés et faits prisonniers lors des multiples incursions menées par l'armée d'al-Qaim en Sicile et en Italie.","short_description":"Cette mosaïque constitue un exemple unique de l'art ifriqiyen à l'époque fatimide. Certains historiens de l'art pensent qu'elle perpétue la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine. Ce panneau faisait partie d'une mosaïque dont la superficie approchait les 58 mètres carrés. Il associe les formes géométriques aux motifs floraux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince fatimide al-Qaim.","dates":"303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"L. 107 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"La mosaïque fut exhumée lors des fouilles menées en 1956 dans une salle de réception ou d'audience appartenant au palais d'al-Qaim. Logiquement, on peut la dater du moment de l'édification de ce palais, en 303/916, comme le confirment les sources historiques, mais il serait possible également de l'attribuer à une phase ultérieure de travaux d'embellissement et d'aménagement au sein du monument, et qui daterait probablement du règne d'al-Qaim, avant le développement de la rébellion kharijite de “l'homme à l'âne” en 332/944.","method_for_provenance":"La découverte de cette mosaïque in situ atteste sa production sur place. Mais l'origine des artisans reste à prouver.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Après sa dépose du palais d'al-Qaim à Mahdia, la mosaïque fut exposée au musée du Bardo. En 1986, trois panneaux de cette mosaïque furent envoyés au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1993, un de ces trois panneaux fut récupéré par le Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposé dans la deuxième partie, en cours d'aménagement.","bibliography":"Ennaïfer, M., “La mosaïque africaine à la fin de l'antiquité et au début de l'époque médiévale”, Fifth international colloquium on ancient mosaics, USA, 1994, pp. 307-318. \n \nLouhichi, A., “La mosaïque de Mahdia : contexte et interprétation”, Africa, XX, 2004, pp. 143-166. \n \nZbiss, S. M., “Mahdia et Sabra Mansuriya : nouveaux documents d'art fatimide d'Occident”, Journal asiatique, CCXLIV, 1956, pp. 79-93.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Tesselles en calcaire."],"keywords":["Mosaïque; décoration géométrique; décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"a6a01024-6733-5cbd-9746-7f832e8a4d36":{"name":"Vase.","description":"Ce petit pot à la panse globulaire, au col cylindrique muni de deux anses et au pied annulaire sert de vase à boire. Le col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune à l'oxyde de manganèse sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs. Les motifs répétitifs sont regroupés en frise sur le col et sur la partie supérieure de la panse. Des lignes séparatives horizontales et verticales, ainsi qu'un motif de tresse, connu sous le nom de “tresse d'éternité”, sont dessinés sur le col. Un motif pseudo-épigraphique reproduisant le nom d'Allah, rehaussé de motifs végétaux et encadré par un panneau de volutes horizontales, se lit sur la panse. Les anses sont décorées de lignes obliques éparses et de petites pastilles peintes. Ce type de décoration rappelant le travail des métaux est caractéristique de la production almohade du Maghreb et d'al-Andalus.","short_description":"Ce petit pot à panse globulaire et col cylindrique, doté de deux anses de préhension, sert de vase à boire. Son col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs : tresse dite “d'éternité” et motifs pseudo- épigraphiques.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 12 cm, Ø base 5,4 cm, Ø max. 13 cm, Ø ouverture 9,9 cm.","method_for_datation":"Découvert lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée grâce aux études stylistiques et comparatives avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *B.A.M*.VII, 1967, n° 117, pp. 627-639, pl. I. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié*, trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Poterie façonnée au tour, peinte et excisée."],"keywords":["mobilier ; décoration géométrique ; décoration végétale ; décoration pseudo-épigraphique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"a80ae3b6-0e85-5e1b-93e6-f4552c3eac51":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"Cet *ataifor* à base annulaire et parois courbes, fabriqué avec une pâte jaunâtre, est recouvert d'une glaçure blanche. La face interne présente une décoration en *vert et manganèse*. Le motif décoratif consiste en un grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat et sur lequel on peut remarquer les restes d'une inscription coufique avec l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). La décoration est complétée par deux franges plus étroites qui se croisent au centre, avec des tracés stylisés qui semblent être une simplification de l'écriture coufique mais qui sont dépourvus de signification. \nLa technique décorative employée, motifs épigraphiques en vert de cuivre et en noir de manganèse, sur la glaçure blanche est d'un bel effet chromatique. Madinat al-Zahira fut le plus important centre de production et de diffusion de la céramique vernissée en vert et manganèse durant le califat. Du point de vue ornemental, la netteté du dessin et l'austérité des compositions, avec de larges zones de fond non décorées, la différencient d'autres productions contemporaines d'al-Andalus. \nLa fonction de ce type de céramique n'est pas encore définie mais il est clair que la production de Madinat al-Zahira implique un progrès technique fondamental. L'usage d'oxydes de cuivre et de manganèse dans la décoration et la glaçure qui imperméabilisait les récipients, évitant que les substances n'imprègnent l'argile, sont à l'origine d'un type spécial de vaisselle, considérée comme luxueuse.","short_description":"Découvert sur le site archéologique de la ville-palais de Madinat al-Zahira, ce plat de type *ataifor* devait faire partie de la vaisselle courante de la maison du calife, comme le suggère l'inscription *al-moulk*, “le pouvoir”, sans doute en référence au pouvoir califal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) ; 324-366 H / 936-976 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"L'écriture coufique simple est caractéristique d'une phase initiale de la production de cour de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976.)","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahira. Les formes ouvertes, et plus particulièrement les *ataifors*, représentent le plus grand pourcentage de céramiques face aux productions de formes fermées. La formule *al-mulk*, liée au pouvoir et à la légitimité omeyyade, constitue l'expression épigraphique la plus fréquente sur ce type de céramique.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, p. 154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R.,* Excavaciones del plan nacional de Medina Zahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","dynasty":"Période omeyyade d’al-Andalus, période califale","materials":["Céramique; tour, cuisson, vert et manganèse, vernissé."],"keywords":["décoration géométrique ; épigraphie ; céramique"],"author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ad9d8415-0b17-5ab2-bb81-d214aedc3c9e":{"name":"Coran.","description":"La couverture de ce coran est en cuir brun clair. Sa partie droite est décorée d'un cartouche à motif estampé défraîchi et aujourd'hui illisible ; ce type d'ornement était très courant sur les reliures de l'époque. \nLe volume ouvre sur un frontispice orné d'un cartouche décoratif meublé de motifs végétaux enluminés sur fond bleu foncé et d'une inscription en écriture *thoulouth* disant : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Sultan al-Malik al-Dahir abou Saïd Jaqmaq, que son triomphe soit glorieux.” Suivent cinq folios de prières et de commentaires sur les fondamentaux de *al-Tajwid* (l'art de réciter le Coran), également en écriture *thoulouth*. Les chapitres de cet exemplaire du Coran débutent par une double page enluminée. La page de droite présente une zone rectangulaire encadrée de lignes bleues, dans laquelle s'inscrit le titre *Surat al-Fatiha* (Sourate d'introduction) en *thoulouth*, encadré en bas et en haut d'ornements végétaux. La sourate elle-même s'inscrit dans un cadre rectangulaire dont les bords sont ornés sur trois côtés de motifs végétaux colorés. La page de gauche reprend la même mise en page et la même décoration, mais porte le titre de *Surat al-Baqara* (Sourate de la vache) et ses premiers versets. La bordure droite de la première page et la bordure gauche de la seconde sont décorées de trois ornements, deux étant des médaillons circulaires à décor végétal enluminé, le troisième, au centre, une fleur de lotus polychrome. \nLa première des 144 sourates est écrite en style *thoulouth* enluminé sur fond bleu foncé enrichi de motifs végétaux dans un cadre rectangulaire. Chaque verset est séparé du suivant par un motif décoratif en forme de fleur à trois pétales dorés. Chaque pétale est séparé de l'autre par un point. Sur les marges droite et gauche de certaines pages se trouvent des rondeaux à motifs végétaux enluminés. Chaque page compte 13 lignes.","short_description":"Pour faire état de leur piété, les sultans et les émirs mamelouks dotaient leurs établissements religieux de copies du Coran. Étant le livre saint de la foi musulmane, le calligraphe, l'enlumineur et le relieur rivalisaient pour montrer leur habileté dans l'exécution de ces corans, comme on peut le voir sur cette copie commanditée par le sultan Jaqmaq.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Inscription figurant au début de l'ouvrage : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Dahir Jaqmaq” (r. 842-857/1438-1453).","method_for_provenance":"Il est probable que cet ouvrage commandé pour le sultan Jaqmaq a été réalisé au Caire, capitale de l'état égyptien, fameuse à l'époque pour son abondante production de manuscrits, en particulier de corans. Les sultans mamelouks étaient réputés pour l'intérêt qu'ils portaient au Coran et pour leur soutien aux grands calligraphes. Ces précieux manuscrits coraniques faisaient souvent partie d'un *waqf* de mosquée.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Ce coran a été donné au musée en 1956. Il faisait partie de la bibliothèque privée du roi Farouk au Qasr al-Quba, l'un des palais de la famille royale avant la “Révolution des officiers libres”. Farouk, dernier roi égyptien, descendant de la famille de Muhammad Ali, régna de 1936 à 1952.","bibliography":"Al-Alfi, Abou S., *Al-Fan al-Islami* \\[Art islamique\\], Le Caire, 1984. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nJa'id, N., “Fan Kitabat al-Mouchaf al-Charif wa Tajmilahou \\[L'art d'écrire et de décorer le saint Coran\\]”, in *Houda al-Islam* \\[Guide de l'islam\\], n° 6, 1984, pp. 43-50. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nSalama, K., *Al-Makhtoutat al-Qour'aniya fi al-Mathaf al-Islami fi al-Haram al-Charif* \\[Manuscrits coraniques du musée islamique du Haram al-Charif\\], Liban, 2003. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nAl-Souyouti, Jalal al-Din Abd al-Rahman (m. 911/1505), *Tarikh al-Khoulafa'* \\[Histoire des califes\\], Beyrouth, 1980. \nZain al-Din, N., *Mousawwar al-Khat al-Arabi* \\[Calligraphie arabe illustrée\\], Bagdad, 1980.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Papier. Texte écrit en style thoulouth à l’encre noire et rouge, enluminures à l’or. Reliure en cuir estampé."],"keywords":["Reliures ; enluminures ; encres ; écriture thoulouth ; motifs végétaux ; manuscrits ; corans ; papier"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern*, Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid*, Washington, 1959, p. 75.","dynasty":"Fatimide","materials":["Coton et soie, reps, texte tissé."],"keywords":[],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b6c68555-4721-5c09-8439-5598ae6f7fdd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de textile de lin tissé à bandes décoratives en broderie de soie. Le motif comprend trois bandes horizontales, chacune séparée de l'autre par une zone de tissu neutre. La bande supérieure, prise entre deux bordures de volutes dorées à contours rouges et rehauts bleus, contient un bandeau de zigzag simple souligné de rouge sur fond doré. Des motifs bleus en forme de trident occupent les espaces restants au-dessus et au-dessous de ce zigzag. En dessous, une bande décorative légèrement plus étroite comporte une inscription en lettres cursives sur fond rouge foncé, entre deux bordures de demi-palmettes stylisées. La troisième bande, la plus étroite, présente une ligne sinueuse verte en partie centrale sur fond doré entre deux bordures à palmettes dorées sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte islamique était fameuse pour la production d’élégants textiles de laine, soie et lin fabriqués dans des ateliers spécialisés. Ils étaient tenus par des tisserands aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 33,02 cm, l. 33,02 cm.","method_for_datation":"Ce fragment de textile est daté du VIe/XIIe siècle sur la base de similarités avec d'autres de la période fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et cette qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin tissé et broderie de soie."],"keywords":["Al-Drounka ; lin ; soie ; Henry Wallis"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b7aafb59-ff4c-5242-9b12-fb975a73f3bf":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Ce panneau de zelliges qui tapissait un mur d'entrée de la *madrasa* Bouinaniya est décoré de *testirs*, cesmotifs géométriques auxquels font si souvent appel les revêtements en carreaux de faïence. \n \nCes éléments ont tous leur nom. Les ornemanistes connaissaient de mémoire les proportions spéciales, les motifs et les dimensions correspond à chaque figure. Les motifs préalablement dessinés sur le carreau, puis découpés à l'aide d'un marteau, sont biseautés sous l'émail, dans la terre cuite, de façon à donner à chaque morceau un profil en forme de coin. Rassemblés, ils forment ainsi une mosaïque polychrome à larges et simples motifs, avec pour couleurs dominantes le blanc, l'ocre jaune et le noir. Le panneau comprend un gros trait dessinant un entrelacs rectiligne fait de brins blancs, un procédé introduit au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) par les Almohades dans leur décor architectural, et un remplissage polychrome composé de petits éléments dont les formes précises s'adaptent exactement aux vides laissés par le trait. Cet entrelacs prend son départ à partir de colonnettes blanches ceintes d'une baguette verte et termine son parcours par des demi-nœuds d'entrelacs. Il enserre un réseau de losanges concentriques composés d'éléments ocre jaune, noir violet, vert émeraude ; ou ocre jaune, noir, bleu lavande, tous occupés au centre par un tesson noir. \n \nCe fragment illustre la maîtrise des artisans zelligeurs de l'époque mérinide qui, à l'instar de leurs homologues nasrides, ont produit des chefs-d'œuvre d'*op art* avant l'heure.","short_description":"Ce panneau de zelliges tapissait un mur d'entrée de la *madrasa*. Il est décoré de *testirs* ou décors géométriques qui sont les motifs de décoration par excellence pour les revêtements en carreaux de faïence. Il se compose d'un treillis losangique cerné par un entrelacs.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire / 1351-1356 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 160 cm, L. 77 cm.","method_for_datation":"Le panneau provient de la *madrasa* Bouinaniya (751-757/1351-1356).","method_for_provenance":"Le panneau a été récupéré au cours de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","obtention":"Récupération après la restauration du monument.","bibliography":"Marçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture*, vol. 1, Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Carreaux de faïence émaillés."],"keywords":["monument religieux ; décoration géométrique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"b8ecf061-5f47-5eb8-bd73-a5714784eff0":{"name":"Assiette.","description":"Assiette en céramique décorée de motifs géométriques en pigment jaune sur fond brun sous glaçure transparente. \nLe bassin est divisé en quatre zones, deux par deux. Une paire est ornée de triangles incurvés ornés d'un réseau de lignes croisées dessinant de petits carrés dentelés. Les deux autres présentent une composition de lignes incurvées qui forment une pointe de flèche.","short_description":"Assiette en céramique de Tall Hisban, décorée de dessins géométriques en pigment jaune sur fond brun. La surface intérieure est divisée en quatre zones, formant deux paires de dessins incurvés entrecroisés.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 8, 8 cm, Ø 30, 3 cm, Ø (base) 10,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique de la fouille.","method_for_provenance":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","provenance":"Tall Hisban, Jordanie.","obtention":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه / 1171-1517 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 178-179، شكل 73، 74. \nBienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 85, cat. n° 101. \nBoras, R. et Geraty, L., *Heshbon 1976*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 16.1, 1978, pp. 1-17. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 283, cat. n° 385.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Céramique vernissée."],"keywords":["Décoration géométrique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bba9a6eb-34f8-578b-b58b-ae4a8784d89d":{"name":"Reliure en cuir.","description":"Plat inférieur. Format à l'italienne. La teinte brun roux du cuir a noirci sur les bords. Le panneau est occupé par un entrelacs de vannerie dont une chenille formée par une succession de barres, interrompues par un espace médian, meuble les galons et enserre dans ses mailles des rouelles. La partie médiane présente une torsade constituée par trois nœuds. La bordure comprend quatre encadrements, le deuxième est orné d'une torsade meublée par une chenille qui enserre des rouelles. Ce cuir recouvre une planchette qui semble en peuplier et au verso de laquelle est collée une feuille de parchemin. Le décor appliqué à cette reliure est conforme au style alors en vogue en Ifriqiya. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages trouvent d'ailleurs leur emploi dans le minbar (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan qui porte la marque de l'art omeyyade de Syrie, héritier des thèmes byzantins, tout en évoquant l'art abbasside, imprégné d'influences sassanides. Toutefois, ces arguments ne permettent pas de conclure que la reliure kairouanaise a subi l'influence de celle de Syrie ; plusieurs anneaux de la chaîne nous échappent encore, d'autant que les reliures réalisées à Kairouan semblent emprunter leur parure au répertoire familier aux décorateurs chrétiens et dont les coptes avaient fait un remarquable usage. En fait, il est vraisemblable que la reliure soit une des acquisitions dont l'égypte chrétienne contribua à enrichir le monde musulman.","short_description":"Reliure kairouanaise de teinte brune, séparée du volume de coran auquel elle appartenait. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages en composent le décor, qui se retrouve également sur le *minbar* (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan, fortement imprégnée par l'art omeyyade de Syrie.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Fin IIIe-début IVe siècle de l’Hégire (fin IXe-début Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"L. 17,2 cm, H. 8 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"D'autres reliures identiques ont été retrouvées encore collées aux volumes de corans auxquels elles appartiennent. L'étude paléographique de leur écriture permet de les dater, sans risque d'erreur, de la fin du IIIe-début du IVe siècle H (fin IXe-début Xe siècle J.-C.). D'ailleurs, une reliure damasquine bien datée de l'an 270 H / 883 J.-C. offre d'étonnantes analogies avec cette reliure kairouanaise.","method_for_provenance":"Cette reliure appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan qui était abandonnée dans la maqsoura de la salle de prière. Signalée par des visiteurs avertis, elle fut inventoriée au cours des années 1930. La plupart des reliures, dont celle-ci, furent séparées des volumes de corans auxquels elles appartenaient. Tout semble confirmer que cette reliure, ainsi que les autres, sont de fabrication kairouanaise étant donné que la ville était, à l'époque, un grand centre de production livresque.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Suite à l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, cette reliure a été récupérée par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan, en 1963. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan).","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 234, n. 319. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 228. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 262. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, T.I, Tunis et Paris, 1948, p. 116, pl. VI B.","dynasty":"Aghlabide, fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Ais en bois de peuplier couvert de cuir décoré."],"keywords":["Décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"cc2e6597-5498-5c64-94ac-0ecb6099dcdd":{"name":"Coupe lustrée.","description":"Sur cette coupe est appliqué sur glaçure blanche un décor lustré d'un ton brun doré constitué d'arabesques symétriques alternant avec un motif coufique, dans huit champs recouvrant le bassin et les bords. Entre les lignes du décor principal, le fond est empli de points et de petites volutes en forme de rinceaux. Le revers est orné sur glaçure bleu clair d'un décor de cannelures rapides et d'une bande d'entrelacs. La méticulosité du dessin et les indications de provenance données sur la base annulaire font de cette coupe l'un des exemplaires les plus importants de la céramique nasride.","short_description":"Introduite en al-Andalus par l'Égypte, la technique de la poterie à décor lustré a rapidement atteint une qualité exceptionnelle. Cette coupe ornée de panneaux géométriques et végétaux comporte sur sa base une inscription qui établit que cet objet a été fabriqué en Espagne dans la ville de Málaga.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode, puis Friedrich Sarre.","dates":"milieu du VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 8,5 cm, Ø 23 cm.","method_for_datation":"La production de la céramique lustrée remonte au VIe/XIIe siècle en Andalousie. Vers 750/1350, le chroniqueur arabe Ibn Battouta dans son texte sur Málaga mentionne la céramique locale. Cette coupe est la seule pièce intacte qui confirme cette source. Dans l'ensemble, le décor correspond à l'ornementation d'autres objets d'art de l'époque, par exemple des textiles.","method_for_provenance":"Sur la base de la coupe se trouve une inscription en arabe cursif qui mentionne le nom de Malaqa (Málaga), ce qui rend cette coupe essentielle pour l'identification et la datation de l'ensemble du groupe des céramiques espagnoles.","provenance":"Málaga, Espagne.","obtention":"Don de Friedrich Sarre. La coupe a été achetée en 1901 par Wilhelm von Bode en Italie et offerte à F. Sarre qui en fit don par la suite au musée.","bibliography":"*Die Ausstellung von Meisterwerken muhammedanischer Kunst München 1910 *(F. R. Martin et F. Sarre éd.), Munich, 1912, vol. II, n° 1610, pl. 117. \n*Islamische Keramik* (catalogue),Düsseldorf, 1973, n° 470. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1995, n° 122. \nSarre, F., “Die Spanisch-Maurischen Lüsterfayencen und ihre Herstellung in Málaga”, *Jahrbuch der Preubischen Kunstsammlungen* 24, 1903, pp. 103-130.","dynasty":"Nasride","materials":["Céramique à décor lustré."],"keywords":["lustre ; Málaga ; Andalousie ; nasride"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cf2da5c2-0d20-5dbf-a2aa-c9244ad7d708":{"name":"Moitié de coran.","description":"Manuscrit d'une moitié de coran d'importantes dimensions. Il compte 325 pages rédigées en style *thoulouth*. La première est décorée de motifs géométriques et végétaux stylisés, colorés et dorés témoignant d'un haut niveau de précision et d'habileté dans l'exécution. Le texte sacré lui-même est entouré de notes marginales à l'encre bleue, rouge et noire portant sur la récitation, l'interprétation et la grammaire. \nLes versets sont soulignés de filets bleus ondulés et séparés par de petits cercles d'or. Le texte dans son entier est entouré d'un épais cadre orné de damiers à décor astral et géométrique à contours bleus et richement dorés. Trois grands médaillons circulaires et triangulaires dorés occupent les marges extérieures. \nLe texte de la dédicace en arabe se trouve en troisième page. Il peut se traduire ainsi : \"Ceci est un *waqf* de al-Amir al-Kabir al-Sarim Ibrahim bin al-Amir al-Nasari Muhammad bin al-Amir al-Sarimi Ibrahim bin al-Sayfi Manjak, que Dieu les protège de sa pitié et de sa satisfaction et les accueille en son paradis, Amen, et a déposé ce coran dans la mosquée de son père, la mosquée Aqsab, hors de Damas la Protégée, que le seul Dieu soit loué.\" Le texte spécifie que le donateur de ce coran est le prince mamelouk Ibrahim bin Mohammad bin Ibrahim al-Sayfi Manjak. Il était l'un des petits-fils du prince Manjak, qui fut deux fois gouverneur mamelouk de Damas.","short_description":"L'abondance et l'imbrication de la décoration à la feuille d'or de ce coran enluminé est typique du mécénat artistique mamelouk. L'utilisation de l'or était également populaire sur les lampes de mosquées, habituellement symbole de la “lumière divine”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Ibrahim bin Muhammad Ibrahim al-Saifi Manjak (m. IXe siècle H / XVe siècle J.-C.), petit-fils d'Ibrahim Manjak, deux fois gouverneur de Damas au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","dates":"VIIIe-IXe siècle de l'Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 50 cm, l. 35 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Le donateur est le petit-fils du prince mamelouk Manjak qui fut gouverneur de Damas en 759/1357 et en 770/1368. Il est possible que ce coran date de cette période, mais son petit-fils a pu donner le coran à la mosquée à une date plus tardive au cours du IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"Ce coran était dédié à une mosquée de Damas et commandé par le petit-fils d'un gouverneur de Damas. Bien qu'il ait probablement été copié à Damas, le texte ne le spécifie pas et il a pu être manuscrit ailleurs, au Caire par exemple.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Ouvrage confisqué par les forces de sécurité en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","dynasty":"Période mamelouke","materials":["Encre sur papier, dorures."],"keywords":["Coran ; manuscrit ; encre ; papier ; dorure ; Damas ; Ibrahim bin Muhammad Ibrahim bin Manjak"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d1d438f0-83d2-5fda-b51d-574d3965aaa9":{"name":"Panneau de tissu à motifs géométriques.","description":"Panneau de soie tissé en lampas, fond en satin et armure-toile à effet cannelé. Des bandelettes jaunes entrelacées sur fond rouge créent un jeu d'effets géométriques éblouissants sur lequel ressortent des étoiles à huit branches. D'autres couleurs comme le rose, le vert et un bleu argenté créent des contrastes et des mises en valeur. Des tissus de ce genre furent fabriqués au cours de la période nasride dans le sud de l'Espagne et en Afrique du Nord. Ils continuèrent à être appréciés dans toute l'Europe longtemps après la chute de la dynastie. Ce panneau était encore accroché derrière une statue de la Vierge Marie à Florence jusqu'au XIXe siècle.","short_description":"Panneau de soie tissé avec un élégant motif géométrique à base d'étoiles à huit branches. Les textiles de ce type étaient exécutés dans le sud de l'Espagne et dans le nord de l'Afrique à l'époque nasride. Cette pièce peut avoir servi de tenture pour enjoliver un élément architectural.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 56 cm, l. 47,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autre textiles espagnols et nord-africains.","method_for_provenance":"Les Nasrides régnaient en Espagne.","provenance":"Espagne.","obtention":"Reçu du Dr Bock en 1864.","bibliography":"Arts Council of Great Britain,* The Arts of Islam*, 1976, p. 81, cat. n° 18.","dynasty":"Nasride","materials":["Soie tissée."],"keywords":["Décoration géométrique"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d4475f08-ea5a-5e67-84a3-3e7f04581e4b":{"name":"Reliure.","description":"Reliure de livre en cuir travaillé à ornementation dorée. Les plats recto et verso présentent une composition centrée autour d'un important médaillon circulaire central, à l'intérieur duquel un motif d'arabesques se développe à partir d'un entrelacs géométrique pour remplir tout l'espace. De sa large bordure à décor de fleurs liées partent 12 festons composant un soleil rayonnant. De grands motifs en forme d'épée prolongent les festons supérieurs et inférieurs de l'axe vertical. Les coins des plats sont occupés par des dessins d'arabesques, comme le rabat, lui-même ornementé par ailleurs d'un semis serré de fleurs de rendu libre. Le travail de dorure est rehaussé dans certaines zones d'un pigment bleu clair qui crée un contraste subtil et agréable. On a pensé pendant de nombreuses années que cette reliure datait du début de la période ottomane, mais elle a récemment été réattribuée à la fin de la période mamelouke.","short_description":"Reliure de livre en cuir travaillé, ornementation à l'or et au pigment bleu pâle. Les détails du motif sont similaires à d'autres reliures de la période mamelouke tardive. Une reliure d'une telle qualité ne pouvait qu'être destinée à un coran.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"probablement fin IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 31,2 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"Les détails du décor sont similaires à ceux de reliures dont on sait qu'elles ont été réalisées pour les sultans mamelouks Qaytbay, qui régna de 872 à 901 H (1468-1496 J.-C.), et Qansuh al-Ghuri (r. 906-922 H / 1500 à 1516 J.-C.).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1983.","bibliography":"Haldane, D., *Islamic Bookbindings in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, pp. 142–143. \nRaby, J. et Tanindi, Z., *Turkish Bookbindings in the Fifteenth Century,* Londres, 1993, p. 11.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Cuir doré et peint sur papier."],"keywords":["Décor floral"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d73ce677-c4d9-526d-a784-55d5db6b9325":{"name":"Jarre.","description":"Petite jarre de couleur gris foncé. De forme superbe, elle est ornée de motifs géométriques linéaires et a été uniformément peinte à l'aide d'une brosse à plusieurs têtes avant cuisson. \nSa panse nervurée se termine par une ouverture triangulaire. Elle présente un fond arrondi et deux poignées en boucle. Le bourrelet entre l'épaule et la panse montre qu'elle est constituée de deux parties réunies par pression. Brisée lors de sa découverte, elle a été réparée.","short_description":"Une petite jarre du nymphée d’Oum Qays ornée de motifs géométriques avant sa cuisson. Elle était constituée de deux parties, réunies par pression entre l’épaule et la panse. L’étendue de sa décoration en faisait probablement un ustensile coûteux.","holder":"Musée archéologique d’Oum Qays.","dates":"Seconde moitié du Ier siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIe siècle J.-C.).","location":"Oum Qays.","dimensions":"H. 47,5 cm, Ø (au bord) 10 cm, Ø (base) 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec d'autres récipients trouvés sur d'autres sites.","method_for_provenance":"Cette jarre a été trouvée lors de fouilles dans le nymphée d'Oum Qays, mais son lieu de production reste inconnu.","provenance":"Oum Qays, Jordanie.","obtention":"Cette jarre a été découverte lors de fouilles archéologiques dans le nymphée d'Oum Qays en 2001.","bibliography":"Harding, G. L., “Excavations on the Citadel, Amman”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. I, 1951, pp. 7-16, fig. 4.41 (pour des jarres similaires). \nSmith, R. H., *Pella of the Decapolis*, vol. I, Londres 1973, p. 233, objet n° 281, planche 45, photo 85 (pour des jarres similaires).","dynasty":"Début de la période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","materials":["Céramique tournée."],"keywords":["marchandises de luxe ; nymphée ; poterie"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"da6f318d-80ce-5330-b287-e6ae140c2ff0":{"name":"Frontispice d’un coran.","description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Il est composé d'un champ rectangulaire doré pointillé en noir et en rouge qu'encadrent deux bandes tressées. Le plan axial est meublé par un cercle central équidistant de deux demi-cercles ; l'ensemble est séparé par quatre demi-losanges. Chacun d'entre eux est occupé par une feuille de vigne stylisée à cinq lobes inscrite dans un cercle d'où émanent deux demi-feuilles. Une palmette à décor floral fourni se projette vers la marge. Ces différents motifs s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen de la haute époque : IIIe-Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le deuxième feuillet est constitué d'un texte coranique extrait de la sourate X, Younis (Jonas, versets 70-71). L'écriture coufique dorée et vive est entourée de marron. Les voyelles sont indiquées par des points diacritiques rouges, avec deux points superposés pour le tanwin et des points respectivement verts et bleus pour la hamza et la chaddah, conformément à la méthode développée par Abi al-Aswad. De courtes lignes diagonales sont aussi utilisées pour les points-voyelles. La division en versets est marquée par une rosette dorée entourée d'un cercle bleu. Le cinquième verset est indiqué par une rondelle dorée dont le centre est bleu et les pourtours rouges. Le dixième verset est marqué à la marge par une rondelle recouverte de pétales dorés. Un cercle intérieur orné contient une inscription dorée sur un fond rouge.","short_description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Le deuxième feuillet est composé d'un texte coranique extrait de la sourate “Younis”. L'écriture coufique est dorée et cernée de marron.","holder":"Musée des arts islamiques.","dates":"Seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 21 cm, l. 15 cm.","method_for_datation":"L'étude paléographique montre que les lettres sont identiques à celles de corans appartenant à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan et qui sont datés, grâce à leur acte de donation (habous), du IVe/Xe siècle. D'autre part, une fatwa du grand jurisconsulte malékite kairouanais Abdullah ibn Abi Zayd (m. 386/996) semble se référer à ce coran écrit en lettres dorées, ce qui permet de limiter l'éventail de la datation à la seconde moitié du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Voir mode de datation.","provenance":"Très probablement, Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré, en 1983, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 209. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 219. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 193. \nIfriqiya, pp. 159-162 et 182-183.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Vélin enluminé et décoré."],"keywords":["Calligraphie; décoration florale; habous"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"df881eea-95c8-5db6-825d-d04360d53ffd":{"name":"Machaf mamelouk.","description":"*Machaf* (manuscrit coranique) à reliure en cuir brun très foncé composée d'un recto, d'un verso et d'un rabat de fermeture. L'ornementation rappelle les *machaf* mamelouks dans le jeu des lignes traçant des figures géométriques entrelacées qui créent à leurs intersections des champs de dimensions variées meublés d'ornements estampés. Les marges des deux couvertures sont parcourues de divers filets décoratifs formant le cadre. L'intérieur est orné d'un cercle de taille moyenne estampé entouré de demi-cercles. \nLe folio 1b-2a comprend deux pages rédigées à l'encre noire en écriture *thoulouth* dont les lettres se terminent en enluminures. Chaque page contient 10 lignes, chacune entourée de filets. Le folio 2b-3a constitue le frontispice. Il se compose de deux pages contenant deux cartouches identiques recouvrant la plus grande partie de l'espace et apparaît meublé d'un décor de lignes géométriques s'entrecoupant. Elles définissent ainsi des champs de tailles variées, chacun étant meublé d'une fleur de taille adaptée à la zone qui la contient. Les panneaux décoratifs sont bordés en partie supérieure et inférieure par un bandeau enluminé qui reprend le texte d'un verset du Coran tiré de la sourate “al-Waqi'ah” (L'échéance, LVI, 76-82). Le décor végétal qui entoure ces bandeaux et les quatre côtés du panneau est traité en or et bleu. Le folio 3b-4a contient les pages d'ouverture du *machaf*. Identiques, elles sont toutes les deux rédigées sur cinq lignes en écriture *thoulouth* enluminée. Le texte est encadré de motifs végétaux. Celui des pages restantes est en écriture de style *thoulouth* rédigée à l'encre noire. Les marques de pause sont en forme de fleurs de couleur or, bleue et brune. Le nom de “Majesté” (al-Djalala) et la *basmala* (“Au nom de Dieu, le maître de Clémence, la source de Miséricorde”) sont écrits à l'or. Le numéro de la sourate et celui du verset sont écrits en blanc souligné de noir sur un fond or à vagues sur fond bleu, éventuellement rouge, dans un large bandeau doré qui forme un cadre rectangulaire. Les deux dernières pages qui contiennent les trois dernières sourates sont écrites à l'or.","short_description":"Coran mamelouk complet sous deux reliures en cuir décorées de lignes géométriques entrelacées. Il s’ouvre sur deux panneaux décoratifs identiques ornés de deux fleurs. Le texte est rédigé en style *thoulouth* à l’encre noire. Les marques de pause se présentent sous la forme de fleurs en doré, bleu et brun. Les enluminures sont surtout utilisées pour les noms de chapitres, les numéros de versets et lors de l’apparition du mot “Majesté”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Cadi (juge) Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771 H / 1369 J.-C.).","dates":"Avant 771 de l’Hégire / 1369 J.-C. ; pendant les dates d’existence du propriétaire d’origine.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 47 cm, l. 32 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Par rapprochement avec les dates de son propriétaire d'origine, le cadi Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771/1369).","method_for_provenance":"Le style d'écriture et de décoration comme la reliure en cuir militent en faveur de l'égypte. Ce *machaf* est typique des manuscrits égyptiens produits en égypte à cette époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"L'ouvrage a été transféré du Haram al-Ibrahimi (mosquée d'Abraham) à Hébron (al-Khalil) où il avait été donné pour récitation au Musée islamique en 1927.","bibliography":"Al-'Asqalani, Ahmad bin 'Ali bin Hajar (m. 852/1448), *Al-Dourar al-Kamina fi al-A'yan al-Mi'a al-Thamina* \\[La précieuse joaillerie des personnalités du huitième siècle\\], vol. 1 et 6, Hyderabad, 1972. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2 et 3, Le Caire, 1971. \nAl-Chaja'i, Chams al-Din, *Al-Malik al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi wa Awladahou* \\[Le monarque al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi et ses Fils\\], Fisbadan, 1978.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Encres de couleur sur papier, dorures, couverture en cuir estampé."],"keywords":["Enluminures ; reliures en cuir ; écriture thoulouth ; décoration estampée ; décoration végétale ; décoration géométrique ; Coran ; machaf ; papiers"],"author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e499d19d-1cd3-574e-b40c-b7a8dc83a218":{"name":"Coran.","description":"Ce coran a été écrit en style mamelouk *naskhi* sur de petites feuilles de papier blanc à ornements dorés soulignés de noir. Les pages ne possèdent pas de lignes marginales. La reliure en cuir comporte un rabat. Le coran lui-même s'ouvre sur une enluminure en double page de style géométrique, chaque médaillon central en forme d'étoile à huit branches contenant un verset du coran (sourate XLI, verset 42). Chaque polygone formé par ce décor géométrique est rempli de motifs d'arabesques. La bordure à fond noir est ornée d'arabesques et de palmettes contenant des motifs de bouton de rose traités en nuances de rose, vert et bleu passés. Ce style d'enluminure mamelouke est appelé “style Sandal.” Le début de chaque chapitre (sourate) est calligraphié en style coufique, la fin des vers étant signalée par des rosettes entrelacées de couleur or et bleu. Tous les cinq et dix vers apparaissent en marge de la page des médaillons enluminés contenant une mention en coufique. \nCe coran a été réalisé pour le trésor du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad qui régna à trois reprises. Il a été copié pendant le mois de *ramadan* 713 H / décembre 131 J.-C. par le calligraphe Chadi bin Muhammad bin Chadi bin Daoud bin Isa bin Abou Bakr bin Ayyoub, descendant de Saladin, le fondateur de la dynastie des Ayyoubides. Les enluminures sont l'œuvre de Aydoğdu bin Abdullah al-Badri et Ali bin Muhammad al-Rassam. \nDe qualité exceptionnelle, ce coran a été réalisé pour être offert au sultan à un moment qui vit un renouveau de la production d'œuvres exquises et d'un grand raffinement dans toutes les branches artistiques, période qui pourrait même être qualifiée de Renaissance de l'art islamique en égypte.","short_description":"Ce coran comporte les trois critères qui en garantissent la valeur artistique : les noms de son calligraphe, de son enlumineur et de la personne à qui il a été offert. Chef-d’œuvre des arts du livre mamelouk, il est écrit en or, avec une enluminure qui allait faire école. Il porte le nom du sultan à qui il fut offert.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nasir al-Din Muhammad, sultan mamelouk (il accéda à trois reprises au trône : 692-694, 698-708, 709-742 H / 1293-1294, 1299-1309, 1310-1341 J.-C.).","dates":"Ramadan 713 de l’Hégire / décembre 1313 J.-C.","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"H. 35 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"Le colophon porte la date de *ramadan* 713 (décembre 1313).","method_for_provenance":"L'œuvre porte les marques caractéristiques du style mamelouk et a été réalisée par des maîtres de la cour du palais mamelouk du Caire, ce qui fait fortement incliner pour une production cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II à Istanbul au musée en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. “Der Prachtkoran”, *Die Koranbestände des Museums für Türkische Kunst in Istanbul*, Berlin 1999, pp. 111-123. \nJames, D., “Some Observation on the Calligrapher and Illuminators of the Koran of Rukn al-Din Baybars al-Jashnagir”, *Muqarnas* 3 (1984), pp. 147-157. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks,* Londres 1988, pp. 58-63. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul 2002, pp. 176-179.","artist":"Calligraphie de Chadi bin Muhammad bin Chadi bin Daoud bin Isa bin Abou Bakr bin Ayyoub; enluminures de Aydoğdu bin Abdullah al-Badri et Ali bin Muhammad al-Rassam.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":["Papier préparé (aharlı), encre, cuir, dorure."],"keywords":["objets religieux ; décoration géométrique ; calligraphie"],"author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"eb481f86-d60b-5344-8c63-a9deba6327fa":{"name":"Madrasa Bouinaniya.","description":"Ce monument du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) se distingue des autres *madrasa* de Fès par sa grande mosquée cathédrale dotée d'un minaret et d'un *minbar* aujourd'hui exposé au musée Batha ainsi que par ses deux salles de cours disposées en vis-à-vis, sa grande salle des ablutions et son horloge hydraulique sises face à la porte principale de la *madrasa.* \n \nDu côté nord de la *madrasa,* deux portes contiguës s'ouvrent sur la rue Talaa Lakbira, au sud s'ouvre une troisième porte sur la rue Talaa Sghira. Chaque porte donne accès à un vestibule qui se prolonge par un escalier. Celui du côté sud est coudé. Les escaliers des deux vestibules nord permettent d'accéder au patio, autour duquel s'élèvent les différentes parties de l'édifice. De forme rectangulaire, le patio est entièrement pavé de marbre. Il est orné, au centre, d'une vasque dont ne subsistent que les vestiges. \n \nL'oued Lamtiyyin, l'un des bras de l'oued Fès, traverse le côté sud du patio et le sépare de la mosquée. Sur les façades principales du patio s'ouvre une salle d'étude couverte par une coupole en bois sculpté. Les galeries est et ouest se prolongent derrière les deux salles. Elles sont séparées du patio par des *moucharabieh* (jalousies) fixés entre les piliers. \n \nDeux petits ponts, jetés de part et d'autre de l'oued, permettent de pénétrer dans la salle de prière. Celle-ci s'élève selon un plan rectangulaire. Son côté nord s'ouvre largement sur le patio par cinq grandes baies. La mosquée est divisée en deux travées parallèles au mur sud. L'arcade qui les sépare est composée de cinq arcs reposant sur six colonnes en marbre blanc-jaunâtre. Le *mihrab* percé au milieu du mur méridional est richement décoré. Le minaret carré s'élève à l'angle nord-ouest. \n \nEn face de la porte principale de la *madrasa,* de l'autre côté de la rueTalaa Lakbira, se trouve l'accès au *dar al-oudou* (la maison des ablutions). Sur le mur donnant sur la rue, la célèbre *magana* (horloge hydraulique). \n \nLa *madrasa* a connu de nombreuses restaurations dès le XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), après le tremblement de terre qu'a connu la ville ; à la fin du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.), sous le règne du sultan alaouite Moulay Sliman (1207-1238 H / 1792-1822 J.-C.), des pans entiers ont été refaits ; au XXe siècle, d'importantes restaurations ont porté à la fois sur la structure porteuse et sur les décors de plâtre, de bois et de zelliges.","short_description":"Construite par Abou Inan à Fès en 1351 pour former ses administrateurs et théologiens, c'est la plus vaste et la plus belle *madrasa* construite par les Mérinides. \nC'est un ensemble de constructions comprenant une mosquée, deux salles de cours, une grande salle d'ablutions ainsi qu'un édifice annexe dit “maison des Horloges” (Dar Almagana). \nLa *madrasa* possède un patio entièrement pavé de marbre, avec en son centre une vasque dont il ne reste plus que des vestiges. \nElle a été restaurée plusieurs fois, la dernière restauration ayant été achevée en 2004.","dates":"751-756 de l'Hégire (1351-1356 J.-C.).","location":"Fès.","method_for_datation":"La *madrasa* est datée à partir d'une inscription épigraphique gravée sur les zelliges qui couvrent les murs intérieurs. L'inscription porte le nom d'Abou Inan et la date de son inauguration 756 H (1357 J.-C.).","bibliography":"Bel., A., *Inscriptions arabes de Fès*, tiré à partdu *Journal Asiatique* 1917-1919, Paris. \n \nGolvin, L., “La medersa Bouinaniya”, *Fès médiévale* (dir. M. Mezzine), Paris 1992, pp. 92-99. \n \nPérétié, M. A., “Les madrasas de Fas”, *Archives marocaines*, t. 18, 1912. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927.","patrons":"Fondée par Abou Inan (751-756 H / 1351-1356 J.-C.).","dynasty":"Mérinide.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":[],"keywords":["madrasa ; mosquée ; stuc ; mosaïque"],"author":"Mohamed Mezzine","copy_editor":"Margot Cortez"},"eb797dee-46d6-5927-9b28-91cd43374b40":{"name":"Mosquée Koutoubiya.","description":"Deux “mosquées Koutbiyne” (du quartier des libraires) furent construites à quelques années d'intervalle par Abdelmoumen. Celle qui a subsisté est celle qui a été construite en dernier. \n \nLes deux édifices communiquaient entre eux, mais de manière légèrement déviée, de sorte que l'actuelle Koutoubiya présente la forme d'un trapèze et non d'un rectangle, pour avoir utilisé un des murs d'enceinte de sa jumelle. \n \nLe bâtiment est de dimensions imposantes ; ses côtés mesurent environ 92 m et 90 m de long sur 66 et 57 m de large. \n \nL'agencement interne suit les normes almohades classiques : la nef axiale et la nef longeant la *qibla* sont plus larges que les autres et forment un T entre elles. \n \nDe part et d'autre de la nef axiale partent 8 nefs dont les 4 dernières se prolongent jusqu'au mur opposé de part et d'autre de la cour, très large et peu profonde, à laquelle, pour lui garder une forme régulière, on a ajouté une galerie triangulaire très allongée. Le centre du patio est occupé par un bassin d'ablutions circulaire. \n \nLa pierre et la brique ont été utilisées de manières diverses : côté est, les portes sont toutes en brique, celles du côté ouest mêlent la brique et la pierre. Les piliers qui marquent les grandes lignes des structures sont cruciformes ou semi-cruciformes, sont tous en briques recouvertes d'un épais enduit de plâtre. Ils sont flanqués de fausses colonnettes engagées dotées de chapiteaux à décoration florale. \n \nLa nef transversale longeant la *qibla* se distingue par ses grands arcs à *mouqarnas*, posés sur des colonnes simples, et par ses cinq coupoles : une à l'avant du *mihrab*, deux aux extrémités et deux à distances médianes. \n \nCes coupoles présentent des coupolettes profondes et de larges *mouqarnas*. \n \nLa niche du *mihrab* s'ouvre par un arc outrepassé, très haut et très vaste, enveloppé par deux arcs concentriques, décorés de baguettes à entrelacs. Les écoinçons en relief portent une coupolette à 16 lobes. Un large bandeau à entrelacs polygonaux encadre l'arc appareillé et les écoinçons. \n \nEn haut du *minbar*, une frise à 5 arcatures est surmontée d'un large bandeau reprenant les entrelacs polygonaux. \n \nCet ensemble décoratif d'une finition délicate dégage une forte impression d'équilibre, de puissance et de sérénité. \n \nLe minaret, à base carrée de 12,80 m de côté, s'élève à une hauteur totale, à la pointe de la flèche, de 77 mètres. \n \nIl est construit en pierre de gros appareil, à laquelle se mêle la brique dans le lanternon. \n \nLes quatre côtés de la tour portent des décors différents avec de grands panneaux à arcatures complexes et luxueuses à des hauteurs variables qui associent des séries d'arcs et d'entrelacs diversement combinés. \n \nComme le minaret, le lanternon est couronné de merlons en trapèzes dentelés entourant une plate-forme occupée par une coupole à grosses côtes. \n \nLa Koutoubiya constitue un des vestiges majeurs de la dynastie almohade.","short_description":"L'actuelle et imposante Koutoubya est la deuxième mosquée du même nom due à l'Almohade Abdelmoumen, la première ayant été détruite parce qu'elle était mal orientée. \nLe bâtiment comporte 17 nefs dirigées en profondeur, la nef transversale longeant la *qibla* possède de grands arcs et 5 coupoles à *mouqarnas*. L'arc du vaste *mihrab* porte une riche décoration. La cour rectangulaire est dotée d'un bassin d'ablutions circulaire. Le minaret, de base carrée, s'élève à 77 m et porte un décor différent sur chaque face. \nTant au plan architectural que décoratif, c'est l'un des sommets de l'art musulman d'Occident.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Marrakech.","method_for_datation":"Ibn Bachkuwal, rapporté par al-Maqqari après avoir relaté le transfert du coran d'Othman de Cordoue à Marrakech en 1157, ajoute : “Pendant ce temps, Abdelmoumen avait ordonné l'édification de la Grande Mosquée de la capitale à Marrakech. Les travaux commencèrent dans les premiers jours de *rabie* II 553 \\[2-10 mai 1158\\]. Elle fut inaugurée par la prière du vendredi 15 *chaaban* qui vient d'être indiqué \\[11 septembre 1158)\\]” (cité par Deverdun, 1959).","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades”, *Hespéris*, 1924. \n \nDeverdun, G., *Marrakech, des origines à 1912,* Rabat, 1959, pp. 172-194. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954, pp. 206 et 244. \n \nAl-Maqqari, *Nafh at-tib min ghosn al-andalus* (Analectes sur l'histoire et la littérature des Arabes d'Espagne), Leyde, 1855-1861.","patrons":"Calife almohade Abdelmoumen (524-558 H / 1130-1163 J.-C.).","dynasty":"Almohade.","materials":[],"keywords":["lieu de prière; pierre; brique; décoration florale; décoration géométrique; mouqarnas"],"author":"Kamal Lakhdar","copy_editor":"Margot Cortez"},"f396e33d-9645-55ac-affd-ff0c3b5c089a":{"name":"Page de coran.","description":"Ce coran a été copié sur peau de gazelle en style coufique à l'encre brune (sépia) et orné d'enluminures. Les versets de cette page (sourate XCII, verset 3 et sourate XCIII, verset 1) sont reproduits à l'intérieur d'un cadre richement enluminé délimité par d'étroits bandeaux à l'encre brune et à la dorure formant des rectangles jointifs. Le champ intérieur de cette importante bordure est occupé par un abondant décor de vrilles spiralées, de feuilles et de fleurs. Il n'y a pas de marques de voyelles et les signes diacritiques sont des points rouges ou noirs. Le début d'un nouveau chapitre (sourate) est simplement indiqué par la *basmala* (la formule “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux”). La fin des versets est marquée par des lignes en diagonale. \nSeul cinq folios de ce coran réalisé au IIIe-IVe siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.) en Irak ou en Syrie nous sont parvenus. Manuscrit en coufique, doré et richement enluminé, il a certainement été réalisé pour une mosquée importante ou pour un souverain.","short_description":"Le développement de la calligraphie s’explique par la copie minutieuse du saint Coran afin de le rendre accessible à tous. Cette page est rédigée en écriture coufique, qui doit son nom aux ateliers de calligraphie de la ville de Koufa, et son aspect simple et strict n’en est pas moins remarquable.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet","province":"Istanbul","dimensions":"L. 27 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Le style d'écriture, l'absence de marques sur les voyelles et le style des enluminures confirment la date indiquée.","method_for_provenance":"Le centre de l'empire abbasside était en Irak et l'une de ses provinces les plus importantes était la Syrie. Cette page a donc pu être composée en Irak ou en Syrie.","provenance":"Irak ou Syrie.","obtention":"Lors d'une visite du trésor de la Grande mosquée (omeyyade) de Damas, İsmet Bey, préfet (maire) d'Istanbul et membre du Musée des fondations pieuses islamiques, demanda, au cours d'un voyage, à emporter ce coran à Istanbul pour examen. Il fait partie des corans apportés à Istanbul avant 1232 H / 1914 J.-C. et enregistrés dans les collections du musée.","bibliography":"*In Pursuit of Excellence*, Istanbul 1993, p. 15. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 44-45.","dynasty":"Période abbasside","materials":["Peau de gazelle, dorure, écriture à l’encre sépia."],"keywords":["objets religieux ; cuir (parchemin) ; or (dorure) ; décoration florale"],"author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f68ad2e3-66ed-57d2-8adb-c0e1504537b3":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bord extraverti et arrondi, bouche circulaire, corps mi-ovale et base plate. L'extérieur de la pièce est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel bien finie et l'intérieur de la pièce, d'une glaçure polychrome en blanc, vert et violet avec représentation d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus triangulaires surmontées d'autant de lotus ovales. Sur le rebord du plat, une composition quadripartite fait alterner des demi-cercles et des motifs phytomorphes. Le fond de la pièce présente un défaut dû au fait qu'au moment de la glaçure, elle était restée collée à un autre un objet dans le four. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré sous glaçure d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus de forme triangulaire, chacune surmontée d'une fleur de lotus ovale. Cette pièce est similaire à d'autres trouvées à Madinat al-Zahira et venait probablement de la région de Cordoue.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Mértola.","province":"Beja.","dimensions":"Ø maximum 29 cm, Ø de la base 17 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Madinat al-Zahira(Cordoue, Espagne).","method_for_provenance":"La forme, le thème ornemental et le type de pâte ressemblent beaucoup à ceux de céramiques de la région de Cordoue.","provenance":"Probablement Cordoue (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, p. 125. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, ed. S. Macias, Mértola, 2001, p. 111. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 97.","dynasty":"Califat omeyyade d’al-Andalus, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte compacte de couleur rosée, modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor en vert et violet."],"keywords":["décoration florale ; vaisselle de table"],"author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fa91a1b4-7f04-56f0-8661-0bd4d58ccac8":{"name":"Reliure de Coran.","description":"Cette reliure d'un coran almohade en un seul volume transcrit en caractères cursifs andalous sur parchemin revêt le même format carré que le manuscrit qu'elle protège. Elle est constituée de deux plats réunis par des charnières et fermés par un rabat en cuir rouge gaufré renforcé de carton. Elle est ornée d'un abondant décor géométrique et floral. \n \nLa composition centrale des plats est constituée d'un carré étoilé à huit branches d'où rayonnent diverses figures polygonales engendrées par un entrelacs géométrique dont les brins sont recouverts d'un motif doré strié. Elle est entourée de trois cadres superposés de largeurs différentes et meublés d'entrelacs, de tresses à deux branches et de brins d'entrelacs recti-curvilignes dont les interstices sont occupés par des petits fleurons stylisés dorés aux petits fers. Les charnières, qui épousent l'épaisseur du volume, sont décorées de rosaces sommées de fleurons et groupées en petits bouquets inscrits entre les nœuds d'une chaînette entrelacée. \n \nD'après la densité de son décor, cette reliure n'est vraisemblablement pas contemporaine du coran qu'elle protège et n'a pas dû être exécutée avant l'époque mérinide. Sans doute a-t-elle également fait l'objet de rénovations postérieures, comme le suggèrent son état de conservation et les motifs floraux de style oriental qui sont peints sur le dos des charnières. En effet, ces bouquets de rosaces d'inspiration turco-persane n'auraient été introduits dans le répertoire décoratif de l'art marocain qu'au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Cette reliure de forme carrée, comme le coran almohade qu'elle protège, ne lui est pas contemporaine. Bien qu'ornée de motifs géométriques traditionnels, elle comporte des motifs floraux – dont des rosaces, d'inspiration orientale – introduits tardivement dans le répertoire décoratif marocain.","holder":"Bibliothèque royale.","initial_owner":"(Habous ?)","dates":"Reliure : VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.). Coran : 531 H / 1178 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 16, 2 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres reliures, d'époques almohade et postérieures, conservées dans les musées marocains. (Coran : la dernière page du manuscrit porte la date à laquelle il a été copié.)","method_for_provenance":"Le style décoratif de la reliure est marocain.","provenance":"Maroc.","bibliography":"Al-Razi, J. et Varichon, A., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nRicard, P., “Reliures marocaines du XIIIe siècle”, *Hespéris* XVII, 1933, pp. 109-127. \n \nSefriou, A., “Les métiers traditionnels”, *La grande encyclopédie du Maroc*, vol. 6, Rabat, 1987, p. 65.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Cuir gaufré et doré au fer."],"keywords":["objet religieux ; calligraphie ; décoration géométrique ; décoration florale"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"fbf4d4a8-5487-5f14-80a9-c326b47bc923":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître des rangées décalées et parallèles de bandeaux en zigzag rouges disposés en diagonales ascendantes et ornés d'un motif miniature vert de “rayures de tigre”et de trois cercles (motif *chintamani*). Le motif *chintamani* est fréquent sur les tissus *kemha* à partir d'environ la première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Son origine et sa signification sont mal connues, mais on a suggéré que pour les peuples turcmènes les trois boules exerçaient une fonction apotropaïque en protégeant ceux qui les portaient du mauvais œil, tandis que les rayures de tigre semblent rappeler la peau de cet animal dont se vêt le mythique héros iranien, Rustam. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres, l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les brocards de soie comme celui utilisé dans ce fragment de caftan d’enfant étaient fabriqués dans l’empire ottoman entre le Xe et le XIe siècle H (XVIe-XVIIe siècle J.-C.) d’abord dans les ateliers impériaux de Bursa. Plus tard, des ateliers de la cour s’établirent également à Istanbul, capitale ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 82,5 cm, l. 77,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 206, p. 234, fig. 148 (pour une analyse de textiles ottomans similaires).","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","materials":["Brocard de soie, de coton et de fil d’argent (*kemha*)."],"keywords":["Kemha"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"feee4da0-04af-5864-b229-a94005de718d":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi, corps hémisphérique, carène basse peu marquée et base convexe à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et l'intérieur est décoré par une technique de *cuerda seca* totale particulière dans laquelle les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le thème décoratif est une grande fleur créée à partir d'une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace destiné à l'ornementation et qui pourrait correspondre à une fleur de lotus vue d'en haut. Des exemplaires identiques à cette pièce ont été retrouvés dans divers ports de la Méditerranée occidentale, notamment dans l'*alcazaba* de Málaga, à Carthagène, Palma de Majorque, à Pise et à Ceuta. Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor entièrement décoré selon la technique de la *cuerda seca* et décoré d'une grande fleur créée par une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace décoratif. Le motif central est une fleur de lotus vue du dessus. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola.","province":"Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 26 cm, Ø de la base 10, 5 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica”, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 92.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","materials":["Céramique fabriquée dans une pâte orangée mi-compacte au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; glaçure décorée à la cuerda seca totale."],"keywords":["céramique; cuerda seca ; commerce"],"author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez"}}
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