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- {"05e7e5aa-01c1-5eb2-8d63-892574f025d5":{"name":"Fragment de soie.","description":"Fragment de tissu en lin à broderie de soie. Il se compose de quatre bandes de soie horizontales séparées par des zones de lin tissé et de rayures verticales de soie bleue. La bande supérieure consiste en un large bandeau à effet de treillis d'or rehaussé de rouge. Les espaces vides de l'entrelacs au-dessus et au-dessous sont comblés par des motifs de couleur or, et par des ornements floraux stylisés or et vert au centre. L'ensemble est compris au-dessus et au-dessous entre des bordures de volutes et de demi-palmettes or sur fond rouge. Vient ensuite un bandeau de cursives arabes en bleu sur fond neutre, entre deux bordures d'enroulements de demi-palmettes dorés. La bande en dessous, aux bordures identiques aux autres, présente une élégante inscription coufique couleur or à rehauts rouges sur fond bleu foncé. Le dernier bandeau consiste en deux bandes superposées de demi-palmette à contours rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"Les fragments d’étoffe présentant ce type de décoration et de détails épigraphiques sont typiques de l’Égypte fatimide, réputée pour la production de textiles luxueux. Beaucoup furent trouvés dans des tombes en Haute Égypte. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Années 540 à 570 de l’Hégire (deuxième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 20,32 cm, l. 26,67 cm.","method_for_datation":"Le style d'inscription de ce fragment est très proche d'un fragment de lin à broderie de soie de la collection Bouvier (Genève) daté des années 540-570/deuxième quart du XIIe siècle de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 250-251, cat. n° 151 (pour un textile similaire).","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin et soie tissée."],"keywords":["Al-Drounka ; soie ; lin ; écriture coufique ; Henry Wallis"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0ee82313-3b00-5065-9b57-8b032c634961":{"name":"Pièce d’or (dinar).","description":"Pièce d'or (dinar) du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), frappée à Mahdiya en 380 H / 990 J.-C. Les mentions sont en écriture coufique. \nAvers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles épigraphiques. \nPremier cercle : ''.لا اله الا الله، محمد رسول الله، علي خير صفوة الل” \n“Il n'y pas de dieu excepté Dieu, Mohamed est le messager. Ali est la meilleure élite de Dieu.” \nSecond cercle : “محمد رسول الله أرسله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله ولو كره المشركون.” \n“Mohamed est le messager de Dieu. Il lui a envoyé sa lumière et la vraie religion qui doit prévaloir sur toutes les autres religions, même si les idolâtres y objectent.” \nRevers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles concentriques. \nPremier cercle: “: عبد الله ووليه نزار الإمام العزيز بالله أمير المؤمنين.” \n“Abd Allah et celui qui le soutient, l'imam al-'Aziz Billah Commandeur des Fidèles.” \nSecond cercle: “بسم الله ضرب هذا الدينار بالمهدية سنة ثمانون وثلثماية.” \n“Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé à Al-Mahdiyya en l'an 380.”","short_description":"Pièce d’or (*dinar*) provenant d’Ayla (Aqaba). À l’avers se trouve le nom du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), le lieu de frappe, al-Mahdiya (Mahdia) en Tunisie, et la date 380/990. Ali est mentionné avec le prophète Mohamed au revers. Les mentions sont en écriture coufique.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"380 de l’Hégire / 990 J.-C.","location":"Aqaba.","dimensions":"Ø 18 mm, poids 4 g.","method_for_datation":"La pièce est datée et le lieu de son émission précisé : “al-Mahdiyya en l'an 380” [990 J.-C.]. Mahdiyya (Mahdiya) est une ville de l'actuelle Tunisie.","method_for_provenance":"Al-Mahdiyya, le lieu de frappe, est mentionné sur la pièce.","provenance":"Mahdiya, Tunisie.","obtention":"Acquisition à la suite de fouilles archéologiques menées sur le site historique d'Ayla (Aqaba) en 1993-1994.","bibliography":"Pour des pieces de monnaie similaires, voir : \nPool, R. S., *The Coinage of Egypt: (AH 358–922) under the Fatimee Caliphs, the Ayyobees and the Mamlook Sultan, Classes XIV.XV.XVI*, Londres, 1879, p. 17 (année 384 H). \nالعجابي. حامد، “جامع المسكوكات العربية بإفريقية”, تونس،1988، ص 228، قطعة رقم 296، اللوحه 28. \nداود. مايسه، “المسكوكات الفاطمية بمجموعة متحف الفن الإسلامي بالقاهرة”، دار الفكر العربي، القاهرة، ص 53-55.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Or estampé."],"keywords":["pièces de monnaie ; or ; écriture coufique ; al-Mahdiyya ; Mahdiya; numismatique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","dynasty":"Faces : fatimide (de Tunisie) ; dossier : califat omeyyade de Cordoue","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Bois de cèdre sculpté, tourné et peint."],"keywords":["mobilier liturgique ; habous ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"15799f73-15e1-5251-abef-c106415b6f88":{"name":"Mosquée Al-Aqmar.","description":"Cette mosquée est considérée comme l'une des plus belles de la période fatimide, et l'un des plus anciens exemples de petites mosquées égyptiennes. Son élément le plus intéressant est sans doute sa façade ouest, l'une des plus anciennes façades de pierre de style islamique existantes, décorée dans un style riche et varié. Les éléments décoratifs du porche de la mosquée al-Hakim du Caire (403 H / 1012 J.-C.) ont pu influencer la construction et le décor de son entrée. Des sources historiques précisent que l'architecture fatimide mélangeait la pierre et la brique. Le grand voyageur Nasir Khasraw, qui visita l'égypte en 439 H / 1048 J.-C., décrit le palais fatimide fait de murs de pierre taillée assemblée de façon si précise que l'on pouvait penser qu'ils était sculptés dans un seul bloc. \nSur la façade de l'entrée, le décor sculpté symétrique comprend divers éléments dont des coquilles, des niches aveugles en arc appuyées sur des colonnes spiralées, des vases, des rosettes et des pointes de diamant. La façade présente également des niches à bords chanfreinés (*mouqarnas*), élément architectural alors nouveau pour l'architecture islamique en égypte et qui n'avait été utilisé auparavant que sur Bab al-Foutouh au Caire (480 H / 1087 J.-C.). La façade est ornée de bandeaux épigraphiques sculptés en style coufique fleuri. à gauche de l'entrée se dresse un minaret édifié en 799 H / 1396 J.-C. sur les ordres de l'émir Yalbougha al-Salimi, au service du sultan al-Dahir Barquq (r. 784-791 H / 1382-1389 J.-C. et 792-801 H / 1390-1399 J.-C.). \nL'intérieur de la mosquée mesure 28 x 17,50 m. Au centre se trouve une cour carrée ouverte de 10 m de côté entourée de quatre espaces couverts à colonnades. Le plus profond est celui de la *qibla*,composé de trois colonnades, alors que les trois autres n'en possèdent qu'une. Tous les arcs sont en brique et l'ensemble (à l'exception de la colonnade devant le *mihrab*) est recouvert de petites coupoles en brique. Les zones de transition consistent en pendentifs sphérico-triangulaires, style déjà vu à Bab al-Nasr et Bab al-Foutouh au Caire, deux portes édifiées sous les Fatimides vers 480 H / 1087 J.-C. Ce style fut repris par les Mamelouks pour la construction de la *khanqa* de Farag ibn Barquq au Caire (813 H /1410 J.-C.). Ce style de pendentifs se répandit dans les mosquées ottomanes qui avaient adopté le principe de petites coupoles pour recouvrir les espaces à colonnades. \nL'une des originalités du plan est la façon dont il suit l'orientation de la rue, différente de celle de la *qibla,* sur la façade ouest et l'entrée. L'orientation de la *qibla* est cependant respectée grâce à une zone de transition orthogonale. Cette mosquée est l'un des plus anciens exemples dans le monde islamique de bâtiment à plan triangulaire conçu pour s'adapter au tissu résidentiel environnant. \nL'ensemble a été soumis à divers empiètements au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), dont le principal lui a fait perdre le côté droit de la façade ouest remplacée, par un immeuble résidentiel. Au XXe siècle, ce bâtiment a été confisqué et détruit. La façade a alors retrouvé sa forme supposée originale, inspirée du modèle offert par la partie gauche subsistante.","short_description":"C'est l'une des plus belles mosquées fatimides et le plus ancien exemple existant des petites mosquées en Égypte. Elle est reconnue pour ses décorations riches et variées, notamment sur la façade. Les arcs intérieurs sont construits en brique tandis que les arcades (à l'exception de celle de la *qibla*) sont couvertes de petits dômes qui apparurent plus tard dans les mosquées ottomanes.","dates":"519 de l'Hégire / 1125 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Présence de deux inscriptions de fondation en style coufique comprenant le nom du commanditaire, celui du superviseur des travaux et la date de la construction. L'une d'elles est située sur la façade ouest, l'autre sur la façade nord.","bibliography":"Abd al-Wahab, H., *Tarikh al-Masajid al-Athariya bil Qahira* \\[Histoire des mosquées monumentales du Caire\\], Le Caire, 1979. \nBerchem, M. van, *Une Mosquée du temps des Fatimides au Caire,* Le Caire, 1889. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt*, vol. I,Oxford, 1960. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nWilliams, C., *Islamic Monuments in Cairo: The Practical Guide,* Le Caire, 2002.","patrons":"Calife al-Amer bi Ahkam Allah (r. 495-525 H / 1101-1131 J.-C.).","architects":"Abou Abd Alah Muhammad ibn Fatik, qui supervisa le chantier, était vizir du calife al-Amer bi Ahkam Allah. Son nom accompagne celui du calife sur l'inscription de fondation figurant sur la façade.","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":["écriture coufique ; décoration épigraphique ; décoration sculptée dans la pierre ; décoration végétale ; architecture religieuse"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"16551d17-12a4-5f03-9ee7-aeb60bdf3479":{"name":"Broche.","description":"Broche en or qui s'accrochait à la poitrine au moyen d'une épingle. En forme de cœur à l'envers, elle est en filigrane d'or moulé. Sur son pourtour, des chaînettes terminées par diverses amulettes – perle, oiseau, croissant de lune, nœud – en filigrane d'or sont accrochées à de petits anneaux. \nLes femmes syriennes ont de tout temps possédé de nombreux bijoux en or et en argent qui, en dehors de leur fonction esthétique, assuraient leur sécurité financière. De nombreux bracelets, bracelets de cheville, broches, boucles d'oreille et anneaux ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques.","short_description":"Ce pendant en forme de cœur auquel sont accrochés des porte-bonheur est un bel exemple de joaillerie fatimide. Il était attaché au vêtement par une épingle ou peut-être cousu, le fil passant dans les petites boucles de son bord.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 7 cm.","method_for_datation":"Ce style et cette qualité d'ornement sont typiques de la période fatimide (358-567/969-1171) au cours de laquelle une production d'orfèvrerie d'or très raffinée fleurit en égypte et en Syrie. Parmi les techniques utilisées figuraient le filigrane, le grènetis, le fil d'or tressé et le sertissage de pierres précieuses. On produisait alors des bracelets, des boucles d'oreille, des pendentifs, des anneaux, des ceintures, des broches et des bijoux de tête.","method_for_provenance":"Au cours de la période fatimide, des centres de production d'orfèvrerie d'or s'imposèrent en Syrie et en égypte, en particulier à Alep et au Caire. Il est impossible de déterminer la provenance précise de ce bijou.","provenance":"Peut-être Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce achetée à Raqqa en 1949.","bibliography":"Atil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington DC, \n1985. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or filigrané."],"keywords":["Broches ; or ; filigrane ; croissant de lune ; Alep, Le Caire ; Raqqa"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1fb2f6df-1383-5523-b767-c9a42193803e":{"name":"Éléments de nervure de coupole en bois, ornement en stuc.","description":"Nervure de coupole en bois appartenant à une collection d'éléments architecturaux en bois à décor de stuc sculpté, peint et doré. La sculpture des motifs végétaux et géométriques et le texte en pseudo-calligraphie sont peints en bleu, rouge, vert et blanc sur fonds de couleurs variées mais surtout noir et doré. \nCette pièce faisait jadis partie de la décoration de la coupole de la mosquée al-Aqsa, dont certaines zones endommagées par l'action de la moisissure et d'infiltrations d'eau furent remplacées en 1938. L'importance de cette pièce tient à ce qu'elle constitue pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411 H-427 / 1021-1036 J.-C.). D'autres éléments similaires ont disparu lors d'un incendie qui a éclaté en 1969, détruisant la plus grande partie de la coupole en bois et d'autres parties de la mosquée. \nLes coupoles étaient généralement composées de deux coques superposées. La coque intérieure consistait en une ossature de bois recouverte en face intérieure de panneaux de bois circulaire. Une certaine épaisseur de fibres de palmier était fixée sur ces panneaux par des clous en bois, puis recouverte d'une couche de stuc de plusieurs centimètres. Celui-ci était ensuite sculpté selon les motifs souhaités, lesquels étaient à leur tour peints de différentes couleurs et dorés. La coque extérieure consistait en une ossature en bois recouverte à l'extérieur de plaques de métal, généralement en plomb, comme dans la mosquée al-Aqsa d'aujourd'hui, mais aussi en cuivre, comme dans le Dôme du Rocher. Ce dôme et la coupole de la mosquée d'al-Aqsa sont de construction similaire.","short_description":"Cette nervure de l’intérieur de la coupole de la mosquée al-Aqsa comporte une décoration végétale et géométrique ainsi qu’une inscription dorée sur fond coloré. C’est pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife al-Dahir. D’autres éléments ont disparu lors d’un incendie qui a éclaté dans la mosquée en 1969.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Mosquée al-Aqsa, Jérusalem.","dates":"Probablement vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 152 cm, l. 140 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des éléments de la même période présents sur le site.","method_for_provenance":"Ce type d'élément architectural était généralement réalisé et décoré in situ.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Elément transféré de la mosquée al-Aqsa au musée pendant les travaux de restauration réalisés en 1938.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Probablement fatimide","materials":["Bois recouvert de stuc sculpté, peint et doré."],"keywords":["Stuc sculpté ; travail du bois fatimide ; bois plâtré ; bois doré ; éléments en bois de la mosquée al-Aqsa"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"20a5b8ea-ca93-57ec-988d-ddcba1b332c4":{"name":"Olifant","description":"Par sa décoration, ce cor en ivoire entièrement sculpté appartient au groupe des cors d'ivoire islamiques. Son décor sculpté en relief qui couvre toute la surface se répartit en trois sections: un rang de médaillons autour de l'embouchure et du pavillon et, au centre, cinq rangs de médaillons alternant avec des cercles et des ovales auxquels ils sont réunis. Ils sont ornés de représentations répétées de lièvres, de lions, d'autres quadrupèdes et d'oiseaux. Seul le perroquet n'apparaît qu'une fois. Tous ces animaux sculptés sont représentés courant vers la droite. Leur patte arrière droite et la queue des oiseaux dépassent du cadre du médaillon dans lequel ils se trouvent. Deux anneaux lisses flanqués de tiges végétales en arabesques marquent l'endroit où venait s'attacher une bandoulière utilisée pour porter l'objet. \nUne trentaine de cors en ivoire sculpté de ce type existent encore, qui tous appartiennent à des collections extérieures au monde islamique. On pense qu'ils ont été réalisés pour des clients européens, mais ils sont attribués à des artisans fatimides travaillant dans les centres artistiques du royaume normand de Sicile et d'Italie du Sud. Ils présentent également des parallèles stylistiques et iconographiques avec des coffrets d'ivoire fabriqués en Sicile et en Italie du Sud au cours de la même période. L'ivoire utilisé pour ces objets était probablement importé d'Afrique du Nord. \nLe terme d'olifant apparaît pour la première fois dans le poème français de la *Chanson de Roland*, écrit sans doute vers 1090. Le cor de Roland est décrit lorsque le héros, attaqué par des troupes musulmanes, appelle à son secours Charlemagne (747-814) à Roncevaux. Ces cors d'ivoire semblent avoir été des objets honorifiques utilisés par les hauts personnages pour envoyer des signaux. Ils pouvaient servir à la chasse, même si on ne connaît pas exactement leur fonction dans ce cadre.","short_description":"Cor en ivoire sculpté appelé olifant. Une décoration en trois parties faite d’enroulements de vigne et de rangs de médaillons recouvre la totalité de la surface. Les médaillons contiennent des représentations d’animaux: lièvres, lions, quadrupèdes divers, oiseaux et un perroquet. Ce type de cor était un objet honorifique utilisé pour envoyer des signaux.","holder":"Musée des antiquités nationales","dates":"Ve-VIe siècles de l’Hégire (XIe-XIIe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"L. 52,5 cm, Ø 11 cm","method_for_datation":"Un cor sculpté très proche de celui-ci, vendu par Bukowski à Stockholm en 1999 et aujourd’hui conservé au Musée national du Qatar, a été daté au radiocarbone 452/1060 ± 45 ans.","method_for_provenance":"Kühnel (1971, n° cat. 70, voir bibliographie) a attribué ce cor au “groupe sarrasin” sur la base de son décor à médaillons. L’Italie du Sud serait donc le lieu de fabrication de cet objet.","provenance":"Italie du Sud ou Sicile.","obtention":"Très probablement arrivé en Suède en 1632 dans un butin rapporté de la guerre de Trente Ans (1618-1648).","bibliography":"Kühnel, E., *Die Islamischen Elfenbeinskulpturen, VIII–XIII. Jahrhundert*, Berlin, 1971. \nSievernich, S. et H. Budde, H. (éd.), *Europa und der Orient: 800-1900*, Catalogue d'exposition, Gütersloh, 1989, pp. 537-542. \nShalem, A., *The Oliphant: Islamic Objects in Historical Context*, Leyde, 2004. \nTegnér, G., “Den Gåtfulla Olifanten”, in *Sverige och den Islamiska Världen: Ett Svenskt Kulturarv* (K. Ådahl, éd.), Värnamo, 2002, pp. 186-189.","dynasty":"Fatimide","materials":["Ivoire; sculpté."],"keywords":["Décoration figurative; décoration florale; ivoire; chasse."],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"24c4d60c-f039-586c-b878-b41f99dc6b12":{"name":"Panneau.","description":"Ce panneau rectangulaire présente un motif décoratif d'arc encadré de chaque côté de petits champs vides. Il est décoré d'une composition florale symétrique organisée autour d'un vase central contenant une fleur. Des feuilles de différentes formes et dimensions comblent les espaces restants. Si le décor comprend de nombreux petits éléments indépendants, la composition d'ensemble paraît intégrée grâce au dessin des courbes. D'une séduisante clarté, ces motifs sont sculptés en profondeur. \nCe type de décoration renvoie aux sculptures sur bois et stuc de Samarra. Cette ville située à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, au bord du Tigre, fut la capitale des califes abbassides de 224 H / 838 J.-C. à 270 H / 883 J.-C. Ahmad ibn Touloun, fondateur de la dynastie des Toulounides en Égypte (254-294 H / 868-906 J.-C.), y séjourna de nombreuses années et en rapporta pour sa capitale d'al-Qata'i des éléments du style abbasside et des artisans capables de les mettre en œuvre. Le “style C” des stucs de Samarra se caractérise par une taille en biseau, des motifs symétriques stylisés de feuillages et de vases intégrés sous des arcs. Les bois sculptés de l'Égypte toulounide à la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) représentent le sommet de ce style, bien qu'ils tendent à diviser les vastes surfaces d'origine en éléments plus petits, comme le montre ce panneau. La fonction spécifique de celui-ci n'est pas connue. Il faisait peut-être partie d'une décoration architecturale.","short_description":"La décoration sculptée de ce panneau de bois rectangulaire présente un motif d'arc encadrant un vase à fleur centrale, entouré et pénétré de feuillages. Ce style décoratif est issu de celui des stucs et bois sculptés abbassides d'Irak. Ce panneau faisait peut-être partie d'une décoration architecturale toulounide.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin IIIe siècle de l'Hégire (fin IXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 29 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Le style de la décoration architecturale de la mosquée d'Ahmad ibn Touloun à al-Qata'i, achevée en 266 H / 879 J.-C., est proche de celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé lors de fouilles effectuées en Égypte.","provenance":"Probablement al-Qata’i, Égypte.","obtention":"Acheté par le prince héritier de Suède en décembre 1934 au Caire.","bibliography":"Abu Khalaf, M., “Early Islamic Woodwork in Egypt and the Fertile Crescent”, Ph. D., Université d'Oxford, 1985. \nAnglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nPauty, M. E., *Catalogue général du musée arabe du Caire : les bois sculptés*, Le Caire, 1931","dynasty":"Période toulounide","materials":["Bois sculpté."],"keywords":["Travail du bois; décoration florale"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2686bfec-8eb0-5ef5-b318-9e3c7c3c966a":{"name":"Fragment de récipient en verre.","description":"Moitié de récipient en verre à rebord légèrement évasé. Il se compose d'une couche de verre bleu sur une base de verre incolore. Le décor taillé en haut-relief dans la couche supérieure représente deux animaux affrontés. Au-dessus d'eux, un bandeau épigraphique rédigé en écriture coufique se lit : “Délices à son propriétaire”. Les corps des animaux sont ornés de petits cercles incisés dans le verre incolore. Cette méthode de production et de décoration à deux couches était sans doute très appréciée pour sa rareté car on n'en trouve que très peu d'exemples au Moyen-Orient et au cours du Moyen âge.","short_description":"Moitié de récipient composée de deux couches de verre, un exemple extrêmement rare d'un style de décoration sur verre peu connue en Orient.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 8 cm, Ø 12 cm.","method_for_datation":"Analyse du style décoratif dominant au cours de cette période et comparaison avec d'autres pièces contemporaines en cristal de roche taillé. Par ailleurs, l'égypte s'était acquis une réputation considérable dans la production de ce type de verrerie pendant la période fatimide. Certaines pièces subsistantes, dont plusieurs sont conservées au Musée d'art islamique du Caire (n° 3885 et 5/7023), rappellent beaucoup ce fragment.","method_for_provenance":"Ce style de taille du verre en haut-relief connut son apogée en égypte au cours de la période fatimide, lorsque les verriers commencèrent à produire des récipients décoratifs en verre épais pour imiter les très coûteuses pièces en cristal de roche.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1955 au marchand d'antiquités Bentazi.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nCarboni, S., *Glass from Islamic Lands,* New York, 2000. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], Le Caire, 1948. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nWiet, G., *Catalogue général du musée arabe du Caire,* Le Caire, 1929.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre à décor taillé en haut-relief."],"keywords":["Récipients ; verre ; décoration en relief ; décoration en verre taillé ; décoration figurative ; bandeaux épigraphiques"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2761dfdd-179f-5f5e-bc92-ae41bdd8bcc2":{"name":"Porte (de l’anti-chambre de la maqsoura).","description":"Cette grande porte rectangulaire est constituée d'encadrements et de deux battants en bois. Elle est composée de plusieurs panneaux reliés par des montants saillants en bois richement sculpté d'un décor floral. Ce décor s'étale plus largement encore dans les grandes bandes d'encadrement : là, il est composé d'enroulements d'où émanent des fleurons à trois lobes que les involutions d'une tige souple, obéissant fidèlement aux rigueurs d'une symétrie savante, enlacent tout en paraissant s'en évader et se livrer aux plus étranges fantaisies. Ces grandes bandes d'encadrement constituent elles-mêmes une plate-forme sur laquelle se développe une frise de cartouches saillantes où alternent les hexagones (rectangles terminés par des triangles) et les carrés placés sur leurs pointes. Le front est orné, au centre, d'un polygone à seize côtés, en forme d'étoile. Ici, le décor, plus gras, est varié et exubérant. Aux pommes de pin et calices se mêlent les tiges et les palmes larges et enroulées, dont certaines ne manquent pas de symétrie. On sent que ce répertoire décoratif commence à rompre avec celui du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan (construit en 248 H / 866 J.-C.) et se rapproche de l'art fatimide d'égypte, lui-même héritier de certains thèmes ornementaux abbassides. Le décor des panneaux des battants des portes et leurs encadrements adjacents est plus simple et se limite à quelques motifs géométriques. Certains semblent avoir été restaurés à l'époque hafside.","short_description":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont identiques à ceux de la *maqsoura* de la Grande Mosquée de Kairouan. Les encadrements et le décor des panneaux qui composent les battants sont simples et se limitent à des motifs géométriques. Ils se rapprochent de l'art fatimide d'égypte.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz ibn Badis (commanditaire).","dates":"deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (deuxième quart du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 284 cm, l. 221 cm.","method_for_datation":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont parfaitement identiques à ceux de la maqsoura édifiée par le prince ziride al-Mouiz Ibn Badis. Certains ont cru qu'il s'agissait de la porte de la maqsoura elle-même. Mais certaines études sur les dimensions des deux pièces (notamment hauteur) et sur l'absence de toute inscription calligraphique sur la porte ont permis de conclure que celle-ci se trouvait à l'entrée d'une chambre adjacente à la maqsoura qui sert actuellement de salle d'audience à l'imam. Elle servait sans doute à abriter le prince avant qu'il ne rejoigne la maqsoura pour suivre la prière avec sa suite. Ces données permettent de dater cette porte de la même époque que la maqsoura de al-Mouiz (deuxième quart du Ve/XIe siècle).","method_for_provenance":"Le décor désigne incontestablement l'origine kairouanaise de cette porte. Le bois de cèdre qui a servi de matière première provient très probablement des forêts du nord-ouest de la Tunisie ou de la Sicile.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Jusqu'au milieu des années soixante, cette porte faisait partie des reliques de la Grande Mosquée de Kairouan et était conservée dans l'une de ses dépendances. à partir de 1978, elle fut exposée au musée de la Grande Mosquée, avant d'être transférée, en 1992, au Musée des arts islamiques de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie en cours (2005) d'aménagement.","dynasty":"Ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Bois de cèdre sculpté."],"keywords":["Sculpture; décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"27fd657d-1477-5d30-8c73-b434cb8975b0":{"name":"Coffret d’ivoire.","description":"Ce coffret rectangulaire à couvercle en pupitre a été fabriqué à partir de plaques d'ivoire assemblées. Le couvercle est retenu par deux charnières en argent postérieures, la serrure s'est perdue. De nombreux trous forés indiquent que le coffret a eu une histoire mouvementée et était probablement muni de multiples ferrures. Il est entièrement recouvert, à part le fond, de frises d'animaux entourées d'étroits rinceaux de demi-palmettes. Sur les plaques sont représentés de la faune et des combats d'animaux, tantôt stylisés, tantôt en composition plus libre. Les animaux sont découpés par des rinceaux circulaires, ils sont présents en nombreuses espèces : lions, lièvres, bouc, cerf, chameau, girafe et oiseaux. On remarque aussi des animaux fabuleux comme le griffon. Les figures humaines représentent le chasseur ou le chamelier. L'un des coffrets du groupe égyptien dont fait partie cette pièce donne le nom de son commanditaire en caractères latins ; on suppose donc que les coffrets de ce type ont été fabriqués en Italie du Sud pour de riches clients par des artistes arabes travaillant dans la tradition fatimide. Il existe une similitude entre les animaux représentés ici et ceux d'un groupe d'olifants, si bien que l'on peut supposer que les mêmes ateliers produisaient des coffrets et des olifants. \nLes représentations d'animaux d'une facture comparable se retrouvent dans l'architecture de l'Italie du Sud au XIe-XIIe siècle, on peut donc penser que les motifs animaliers exerçaient en Europe aussi une fascination particulière.","short_description":"Les coffrets sculptés de l'Italie du Sud étaient d'un usage répandu à la cour ou dans les familles nobles. Les scènes qui ornent celui-ci représentent des oiseaux et des animaux (lièvres, cerfs, lions et une girafe) et des créatures mythologiques s'attaquant les unes les autres ou en train d'être chassées, ainsi que deux guerriers avec leurs boucliers.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Probablement issu du trésor de la cathédrale de Spire, au XIXe siècle, dans les collections du royaume de Prusse, plus tard au Kunstgewerbemuseum de Berlin, transféré en 1906 au Museum für Islamische Kunst (Berlin).","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 17 cm, L. 39,5 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Ce coffret d'ivoire appartient, par ses caractéristiques stylistiques, à un groupe fabriqué en Italie du Sud ou en Sicile et daté du XIe-XIIe siècle J.-C.","method_for_provenance":"L'objet appartient, par ses caractéristiques stylistiques, à un groupe fabriqué en Italie du Sud ou en Sicile. On suppose qu'il y existait des ateliers, mais une attribution plus précise ne pourrait être fournie que par des recherches ultérieures.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum en 1906.","bibliography":"Kühnel, E., *Die Islamischen Elfenbeinskulpturen VIII.-XIII. Jh,* Berlin, 1971, n° 82, pl. 82-84. \n*Europa und der Orient* (catalogue,H. Budde et G. Sievernich éd.), Gütersloh, Munich, 1989, n° 4/20, ill. 646. \nShalem, A., *The Oliphant. Islamic Objects in Historical Content*, Leyde, 2004, 63-65, fig. 33, 58-61.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":["Ivoire sculpté."],"keywords":["Ivoire ; Sicile ; Italie du Sud ; fatimide"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2a768548-ee78-5645-b436-21f2d9bcf5cd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de tissu de lin servant de support à un panneau horizontal brodé à composition répétée de deux sections larges alternant à deux reprises avec des sections plus étroites. Elles sont séparées les unes des autres par une double bordure tissée noire. Les panneaux les plus larges sont ornés d'une inscription bleu et pourpre entre deux bandeaux d'enroulements. Les sections étroites contiennent des rinceaux en S disposés verticalement, sous lesquels court une bordure continue de croissants inversés et de cercles. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"De nombreux textiles fatimides et mamelouks ont été découverts dans des tombes en Haute Égypte, une région réputée pour son industrie du tissage du lin tenue par des artisans du textile aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Ve-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, l. 10,16 cm.","method_for_datation":"La datation proposée, fin Ve-VIIe (XIIe-XIIIe siècles), s'appuie sur des similarités d'ensemble avec d'autres textiles de la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment provient d'une tombe d'al-Drounka, en Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin tissé et brodé."],"keywords":["Al-Drounka"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2ce846c0-44cf-593b-a417-5ec441dd4212":{"name":"Bas-relief en marbre sculpté.","description":"Dans la partie droite du bas-relief figure un personnage assis, vêtu d'une riche tunique brodée à manches longues. Une lourde couronne posée sur sa tête permet d'y reconnaître un souverain ou un chef militaire. De la main droite, il porte une coupe à la bouche. à droite du personnage, un musicien joue de la flûte. L'homme, la tête couverte d'un voile, porte une tunique dont les manches sont ornées d'une bande bordée de motifs géométriques. Les yeux sont en amande et très globuleux. Le bas-relief est un des rares monuments de l'art ifriqiyen où se trouve représentée une scène animée. L'artiste ne s'est nullement préoccupé de la mise en place des détails anatomiques. Le visage du musicien n'a ni âge, ni type, ni expression. L'œuvre plonge vraisemblablement ses racines dans un passé africain très lointain. Pour certains historiens de l'art, cette pièce rappelle, par son style, les nombreuses stèles que les Romano-Africains dédiaient en particulier à Saturne et à Caelestis. Ils retiennent, comme points communs, la frontalité, la rigidité des poses, l'indifférence à l'espace et, enfin, l'importance accordée aux yeux. Or, la comparaison avec plusieurs œuvres sculptées en ivoire ou en bois de l'Espagne omeyyade, de l'égypte fatimide et de l'Orient abbasside offre des parentés étonnantes avec les personnages représentés sur le bas-relief mahdois, notamment la physionomie du joueur de flûte ainsi que les costumes et les voiles des personnages. De même, la couronne, qualifiée par certains de normande, se retrouve sur des panneaux en ivoire de l'égypte fatimide et sur des céramiques mésopotamiennes de la même époque.","short_description":"Ce bas-relief est une des rares œuvres de l'art ifriqiyen où soit représentée une scène animée. Un personnage vêtu d'une riche tunique brodée est assis dans la partie droite du bas-relief. La couronne qu'il porte sur la tête suggère qu'il s'agit d'un souverain ou d'un chef militaire ; à sa droite, un musicien joue de la flûte.","holder":"Musée du Bardo","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L. 53 cm, l. 35 cm.","method_for_datation":"La découverte de ce bas-relief à Mahdia, capitale des Fatimides puis des Zirides au cours du IVe-Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.) plaide en faveur de sa datation de cette époque. Ceci est corroboré par la propagation des représentations humaines et des figures animées en Ifriqiya, essentiellement au IVe-Ve siècle H (Xe -XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"L'origine ifriqiyenne du décor plaide en faveur de sa sculpture sur place à partir d'un marbre blanc d'origine italienne de remploi.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Le bas relief fut exhumé d'une façon fotuite au cours du premier quart du XXe siècle, à Mahdia puis, il fut déposé et exposé au musée du Bardo.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 265. \n \nMahfoudh F., “Entre Mahdiyya et la Sicile : Analyse d'un bas relief sculpté”, Africa, 20, 2004, pp. 5-33. \n \nMarçais, G., “L'art musulman du XIe siècle en Tunisie d'après quelques trouvailles récentes”, Revue de l'art ancien et moderne, XLIV, 1923, pp. 161-173. \n \nMarçais, G., L'architecture musulmane d'Occident, Paris, 1954, p. 197. \n \nYacoub, M., Chefs-d'œuvre du musée du Bardo, Tunis, 1978, pp. 230-232.","dynasty":"Fatimo-ziride","materials":["Marbre sculpté."],"keywords":["Décoration figurative; marbre; sculpté; ziride"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"33a6c84f-b10f-5856-b654-7f8c5f9a715b":{"name":"Panneau de bois rectangulaire.","description":"Panneau de bois rectangulaire sculpté en bas-relief, qui faisait probablement partie d'une frise. Le décor se répartit en deux bandeaux étroits entourant un bandeau plus large. Les deux premiers contiennent des motifs végétaux, branches, rosettes trilobées et palmettes en éventail, le bandeau central est orné de scènes de chasse naturalistes. On remarque également un oiseau à face humaine. La scène se détache d'un fond à décor végétal entouré d'une composition géométrique. à l'origine, ce décor était peint pour mettre en valeur certains détails. Une double dynamique se crée par des effets de symétrie et d'alternance qui harmonisent et relient les différents éléments. \nCe panneau a été déterré, avec d'autres pièces de bois, de la tombe du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad al-Qalawun dans le *bimaristan* (hôpital) Qalawun, dont ils recouvraient la frise supérieure. Le style décoratif est sans rapport avec la période mamelouke, mais avec celle des Fatimides. Il est donc probable que ces panneaux décoraient jadis un palais fatimide – sans doute le Palais de l'Ouest — construit par le calife al-Aziz bi-Allah et achevé par al-Moustansir bi-Allah. C'est sur les ruines de cet édifice que s'éleva ultérieurement le *bimaristan* Qalawun, et ces éléments de décor ont sans doute été récupérés pour décorer les murs de l'hôpital. Ils constituent une source intéressante pour l'étude de la peinture fatimide car, outre divers oiseaux et animaux, ils comprennent des scènes de chasse, de musique, de divertissement, de batailles et de promenades qui révèlent l'opulence de la vie de l'élite fatimide.","short_description":"Ce panneau de bois est un exemple de sculpture sur bois de la période fatimide, influencée par les styles abbassides de Samarra qui se propagèrent dans tout le monde islamique. La décoration est constituée de scènes de chasse et de formes animales sur fond de végétation.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 370 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs et du style de représentation ; comparaison avec d'autres objets décoratifs analogues. Par ailleurs, ce panneau a été découvert dans le Caire “fatimide.”","method_for_provenance":"En dehors du fait que ce panneau a presque certainement été réalisé pour le Palais de l'Ouest fatimide, il est probable qu'il est l'œuvre d'artisans employés par l'atelier du calife al-Aziz bi-Allah pour meubler le palais.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Ce panneau a été transféré au musée à partir du mausolée de Qalawun dans le quartier *Nahassien* (des dinandiers) en 1909.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al- Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAbu Sadira, al-Said, T., *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nLumbar, M., “Al-Dhahab al-Islami mundhu al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]”, trad. T. Iskandar, in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois sculpté en bas-relief."],"keywords":["Sculpture en bas-relief ; bois ; décoration figurative ; décoration végétale ; décoration géométrique"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"37690bf6-e1be-58cb-a87c-157e41138520":{"name":"Uscibene.","description":"Le palais, aujourd'hui en ruine, comportait probablement plusieurs étages ; ce qu'il en reste constituait sans doute les salles du rez-de-chaussée du bâtiment principal. Ce dernier se caractérise par un *iwan* relié d'un côté à deux vastes salles contiguës (dont il ne subsiste que les murs extérieurs), de l'autre à une salle rectangulaire voûtée (peut-être une “chambre du sirocco”) communiquant avec une grotte naturelle attenante. L'*iwan*, encore lisible, est une salle rectangulaire couverte d'une voûte d'arêtes, dotée de trois niches rectangulaires. La voûte de la niche, dans l'axe de l'entrée, était décorée de *mouqarnas* de pierre et de stuc ; il n'en subsiste que quelques traces, sur la partie inférieure ; les voûtes des deux niches latérales étaient constituées de cuvettes en éventail revêtues de stuc, encore partiellement reconnaissables. Dans la niche à *mouqarnas* de la paroi du fond (stratégiquement adossée à une dépression du sol, où se trouvait la source naturelle) jaillissait un filet d'eau qui traversait la salle et qui, au-delà du portail d'entrée, alimentait le vivier, reprenant ainsi le modèle du bassin de la Zisa. \n \nLe palais s'élevait dans un grand jardin aujourd'hui disparu, mais que l'on peut rattacher à la typologie des jardins des délices, analogues à ceux qui entouraient les palais de la Cuba, de la Zisa et du château de la Favara à Maredolce.","short_description":"Le palais, construit à l'époque des Normands, offre la même typologie que les jardins des délices de la Cuba, de la Zisa et du château de la Favara à Maredolce. Par une niche à *mouqarnas* située dans la salle principale, ouverte sur le jardin, sortait un filet d'eau qui, une fois franchi le portail d'entrée, allait alimenter le vivier, reprenant le modèle du système du bassin hydrique de la Zisa.","dates":"Seconde moitié du XIIe siècle.","location":"Palerme","method_for_datation":"Compte tenu des caractéristiques typologiques et stylistiques, on suppose que le palais date du XIIe siècle. Il n'existe aucun document prouvant qu'il existait dès la période islamique.","bibliography":"Anastasi, L., *L'arte nel parco reale normanno di Palermo*, Palerme, 1935. \n \nBellafiore, G., *Giardini e parchi nella Palermo normanna*, Palerme, 1996.","dynasty":"Période normande.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":[],"keywords":["architecture résidentielle"],"author":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"3c0a8afd-9a9e-52f1-a2f3-a48c17f4d63f":{"name":"Grande Mosquée de Mahdia.","description":"Présentant un plan rectangulaire (75 x 55 m) plus profond que large, cette mosquée est flanquée de deux tours rondes qui servaient à récupérer les eaux des terrasses. La mosquée ne semble pas avoir eu de minaret ; l'appel à la prière se faisait sans doute du haut de l'une des tours. L'entrée principale est précédée d'un porche attesté pour la première fois dans l'architecture religieuse maghrébine. De proportions harmonieuses, ce porche est surmonté d'un arc en plein cintre outrepassé, flanqué, au niveau du registre supérieur, de niches en forme de *mihrab*. En bas, les différentes faces sont meublées de niches à fond plat. Ce décor, qui avait servi de modèle pour les monuments fatimides, et attesté essentiellement par la façade latérale de la Grande Mosquée de Sfax, annonçait ceux de l'époque ziride. L'allure de ce porche n'est pas sans rappeler les arcs de triomphe romains. \n \nLe porche d'entrée dessert une cour entourée de quatre galeries, abritant une pièce aux angles et donnant sur le patio par des arcs brisés soutenus par des piliers au niveau de la galerie nord. Ceux des autres galeries sont en plein cintre outrepassé et reposent sur des colonnes surmontées de chapiteaux. \n \nà partir de la galerie sud-est, on pénètre dans la salle de prière composée de neuf nefs et trois travées, la nef axiale et le transept adoptant une disposition en T. Leur intersection est surmontée par une coupole posée sur des colonnes polylobées et abritant un *mihrab* dont la forme et le décor actuels reproduisent le *mihrab* du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Il est constitué d'une niche à parois creusées de cannelures à section semi-circulaire s'achevant chacune par une coquille. Un cul-de-four surmonte la niche et donne sur la salle par un arc en fer à cheval soulagé par des colonnettes d'angle sur lesquelles sont posés des chapiteaux de type ziride. La Grande Mosquée de Mahdia a inspiré certaines mosquées fatimides d'égypte, surtout la mosquée d'al-Hakim et la mosquée al-Aqmar au Caire.","short_description":"La Grande Mosquée de Mahdia fut construite par le calife al-Mahdi. Objet de plusieurs modifications, elle a été reconstruite par l'architecte français A. Lézine entre 1961 et 1965. La mosquée ne semble pas avoir eu de minaret ; l'appel à la prière se faisait du haut de l'une de ses tours. La Grande Mosquée de Mahdia a inspiré certaines mosquées fatimides d'égypte comme la mosquée al-Hakim et la mosquée al-Aqmar du Caire. Ce monument doit sa beauté à la simplicité de ses formes, la franchise des matériaux et l'absence de tout décor superflu.","dates":"Début de la construction : 303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Mahdia","method_for_datation":"Les sources historiques, à l'exemple d'Ibn Idhari (VIIe/XIIIe siècle) ainsi que les sources géographiques, à l'exemple d'al-Bakri (Ve/XIe siècle), attribuent la Grande Mosquée de Mahdia au calife fatimide al-Mahdi. D'autre part, les galeries nord et l'ancien *mihrab* sont datables de l'époque ziride, en comparaison avec des monuments contemporains comme la Grande Mosquée de Sfax et du *mihrab* de la Grande Mosquée de Monastir.","bibliography":"Lézine, A., *Mahdia, Recherches d'archéologie islamique*, Paris, 1965. \n \nLézine, A., *Mahdia*, Tunis, 1968. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident,* Paris, 1954.","history":"La mosquée fut construite sur un terrain relativement désaxé qui a été remblayé et entièrement gagné sur la mer. L'édifice a fait l'objet de plusieurs remaniements, essentiellement à l'époque ziride à la suite de l'effondrement du mur de la *qibla*. D'autres travaux furent menés à l'époque ottomane, au XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). La mosquée a été reconstruite, entre 1961 et 1968. Seuls le porche et la galerie nord sont actuellement authentiques.","patrons":"Le calife fatimide al-Mahdi.","dynasty":"Fatimo-ziride (début de la dynastie : 297 H / 910 J.-C.).","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":[],"keywords":["Mosquée; époque fatimide; époque ziride; architecture; porche."],"author":"Saloua Zangar","copy_editor":"Margot Cortez"},"3c8378b6-b15a-5c21-874e-d7a334e3dab5":{"name":"Fragment de fresque de hammam.","description":"Fragment architectural en forme de niche à arc brisé peinte, qui faisait jadis partie d'un hammam. Il est décoré d'une figure exécutée à l'aquarelle rouge et noire sur fond blanc selon la technique de la fresque. Elle représente un jeune homme assis – peut-être un prince – qui tient une coupe dans sa main droite. Il est revêtu d'une grande robe à motifs végétaux de couleur rouge. Deux cercles entourent la partie supérieure de ses bras. Il est coiffé d'un turban plissé d'où dépassent des cheveux à l'avant et sur la nuque. Une auréole encercle sa tête, peut-être pour signaler son rang. Une écharpe aux extrémités flottantes est passée sous ses aisselles. \nLa niche est encadrée par un arc composé de petits cercles évoquant des perles. La fresque rappelle des peintures découvertes à Samarra (Irak) tant pour le personnage que la forme de la tête, l'auréole, la répétition de motifs décoratifs et le cadre en arc. Par ailleurs le style n'est pas vraiment réaliste, ce qui dénote d'évidentes influences perses. Les fresques fatimides sont assez proches par leur forme, leur style et leur thématique de représentations ornant des céramiques à décor lustré produites en égypte au cours de cette période. La figure de ce fragment peut se comparer à d'autres exemples fatimides figurant sur divers médias : céramiques, bois sculptés et nombreux textiles, même si la peinture est un art décoratif aux qualités spécifiques au cours de la période fatimide.","short_description":"Les hammams étaient des bâtiments d'importance dans le monde islamique en raison de leur rôle dans l'hygiène et la purification du corps. Les murs des bains publics étaient communément décorés de fresques, comme l'exemple que nous voyons ici.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 24,5 cm, l. 600 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres peintures de la période, art ayant connu un développement spécifique pendant la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment a été découvert *in situ* dans un hammam fatimide de la région de Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Des fouilles archéologiques conduites par le Centre des antiquités arabes en 1932 ont révélé l'existence d'un hammam fatimide dans la région de Fustat. Certaines pièces découvertes, dont ce fragment architectural, ont été transférées au Musée en 1934 qui les a enregistrées dans ses acquisitions.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Taswir al-Islami fi al-Usur al-Wusta* \\[La peinture islamique au Moyen âge\\], Le Caire, 1959. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery,* Londres, 1994. \nHassan, Z. M., “Touhaf Jadida min al-Khazaf al-Fatimi dhi al-Bareeq al-Ma'dani \\[Nouvelles céramiques fatimides à décor de lustre métallique\\]”, *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[de la faculté des Arts\\], décembre 1951. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Twelfth Centuries,* Athènes, vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","materials":["Peinture au plâtre et aquarelle rouge et noire."],"keywords":["Stuc ; hammam ; représentation figurative ; éléments architecturaux ; fresques"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4df720fc-29e6-59ab-9430-1945b274992e":{"name":"Paire de boucles d'oreille.","description":"La période fatimide est marquée par le développement de la fabrication d'objets d’exécution soignée d'un haut niveau de raffinement décoratif. Ceci est évident aussi bien pour les objets en bois qu'en métal et en or. \nCette paire de boucles d'oreilles est en filigrane d'or creux. Chaque boucle reproduit une forme d'oiseau portant une petite bille d'or dans son bec. La boucle d'accrochage relie la tête et la partie arrière du corps de l'oiseau, son dos frôlant sans doute le lobe de l'oreille. \nCes boucles étaient en fils d'or habilement soudés parsemés de quelques grains d'or. La technique du grènetis permet de créer des formes creuses légères et séduisantes. Elle était également utilisée pour fabriquer des perles en forme de sphère ou de navette pour constituer des colliers et autres types de bijoux.","short_description":"Ces petites boucles fabriquées avec un soin méticuleux sont un exemple remarquable de la dextérité atteinte dans la technique du filigrane. Les oiseaux constituaient un motif ornemental apprécié et la technique du filigrane conserve la légèreté apparente du sujet sans affaiblir la richesse apparente de l'objet.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. (max.) 3,5 cm, ép. (max.) 1,21 cm.","method_for_datation":"La production de ce type de bijou en or creux filigrané était répandue à l'époque fatimide, en particulier pendant la première moitié du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Même si ce bijou a été acheté à Raqqa, sa méthode de production le rattache à divers sites de production syriens ou égyptiens comme Alep ou Le Caire. Sa provenance est donc difficile à déterminer.","obtention":"Pièce achetée en 1940.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998.","dynasty":"Période fatimide","materials":["Or filigrané"],"keywords":["Boucles d'oreilles ; filigrane ; Alep ; Le Caire ; Raqqa ; oiseaux"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"539cc0cc-894e-5945-b4c9-b62fae0a412d":{"name":"Bouteille.","description":"Petite bouteille cylindrique rétrécie à son pied, en cristal de roche à monture en argent. Sur les côtés figure un motif abstrait, gravé d'incisions biseautées anguleuses, évoquant une feuille stylisée. Quartz le plus pur qui puisse se trouver dans la nature, le cristal de roche fut particulièrement apprécié sous les Fatimides. L'historien al-Maqrizi (766-845 H / 1364-1442 J.-C.) raconte que parmi les trésors des califes fatimides d'Égypte se trouvaient “17 000 boîtes, chacune contenant un cristal de roche gravé ou non”. Cette matière était tout aussi estimée en Europe. De nombreuses pièces islamiques en cristal de roche parvenues jusqu'à nous se trouvent toujours dans les trésors d'églises européennes, où elles furent adaptées à des usages liturgiques, pour servir de reliquaires par exemple. La monture en argent de cet objet a sans doute été retiréeà son arrivée en Europe.","short_description":"Le cristal de roche était très apprécié pendant la période fatimide, mais également très recherché en Europe. De nombreux objets en cristal de roche produits pendant la période fatimide furent plus tard achetés par des trésors d'églises, et souvent adaptés en reliquaires.","holder":"The British Museum.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 14,98 cm.","method_for_datation":"Des inventaires d'églises européennes citent des pièces en cristal de roche venues de pays islamiques à partir de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Bien qu'elle ne soit pas de style identique, cette bouteille est à rapprocher d'une aiguière en cristal de roche du trésor de Saint-Marc, à Venise, qui porte le nom du calife fatimide al-Aziz (r. 365-386/975-986).","method_for_provenance":"Le goût pour le cristal de roche travaillé introduit en Égypte, et probablement au Caire, par de riches Fatimides est attesté par l'existence de plusieurs objets datés et par des descriptifs des trésors de la cour.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achetée par le musée en 1894.","bibliography":"Contadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum*, Londres, 1998, pp. 26-36.","dynasty":"Période fatimide","materials":["Cristal de roche sculpté, monture en argent."],"keywords":["Décoration biseautée"],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5443b49b-dc27-5556-9034-4775ba220542":{"name":"Coupe dite “dame de Sabra”.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi carénée ; les bords sont légèrement évasés. Sur la coupe figure un personnage féminin de profil ; l'œil en amande et très globuleux occupe le haut du visage, la bouche charnue et le nez se distinguent par la finesse de leur tracé. Les longs cheveux en queue de cheval se terminent par des tresses descendant jusqu'aux genoux. La femme debout est vêtue d'un costume en tissu à rayures brunes et couvert de franges. Le personnage tenant d'une main un verre et de l'autre la branche d'une fleur dessinée avec un certain naturalisme est entouré de quatre fleurs stylisées en éventail et flanqué de deux cartouches comportant chacun une eulogie, probablement “al-Mulk” (la souveraineté). Dès l'avènement des Fatimides, et sans doute en rapport avec le dogme chiite, plus tolérant à l'égard des représentations humaines que les conformistes malékites, la céramique ifriqiyenne commençait à vouer une prédilection particulière aux figures animées dénotant une influence mésopotamienne certaine. Le visage se distingue par la présence d'un œil surdimensionné. Cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de l'époque, qu'elles soient sculptées, modelées ou peintes, et semble plonger ses racines dans un lointain passé africain. En revanche, le style de la robe de la dame de Sabra était en vogue dès l'époque omeyyade, et perdure en Mésopotamie tout au long de la période abbasside.","short_description":"Cette coupe à base annulaire et de couleur verte représente le profil d'une silhouette féminine. Le visage se distingue par la présence d'un œil en amande, une bouche charnue et un nez extrêmement fin. Le profil rappelle les figures ifriqiyennes.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, H. 11 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides, qui a eu une durée éphémère d'un siècle environ (de 337 à 444/948-1053). Elle fut récupérée dans une des couches les plus anciennes du site, ce qui permet de la dater de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Ceci est corroboré par la couleur verte et le décor de la céramique.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat, ainsi que de deux autres identiques, sur le site de Sabra, peints d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, suggère une production locale en série provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansuriyya qui disposaient d’ateliers de poterie.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya, en 1975. C'est de là qu'elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, en 1986.","bibliography":"Ajjabi, H., “La céramique de Sabra al-Mansuriyya”, Africa, XI-XII, Tunis, 1992-1993, pp. 57-58. \n \nLe Vert et le Brun (catalogue d'exposition), Avignon, 1995, p. 84. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218.","dynasty":"Fatimide","materials":["Céramique glaçurée."],"keywords":["Décoration figurative; femmes; zirides"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"548ee63e-6bb4-531b-bdd0-c6728fff90d5":{"name":"Bab al-Foutouh.","description":"Bab al-Foutouh est une importante structure en pierre d'apparence monolithique. Sa façade comprend deux tours en projection par rapport à la muraille. La largeur de la façade est de 23 m pour 25 m de profondeur et 22 m de hauteur. Les tours sont semi-rondes, semblables à celles de Bab Zouwayla dans la muraille sud (485 H/1092 J.-C.), alors que celles de Bab al-Nasr, sur le même pan de rempart, sont de section carrée. La partie supérieure de chaque tour possède une salle aux murs percés de meurtrières. \nL'entrée est recouverte d'une coupole dont la zone de transition consiste en quatre pendentifs sphéro-triangulaires. C'est la première apparition de ce type de coupole dans l'égypte islamique. Le superbe décor de l'arc externe comprend des motifs géométriques et végétaux variés, qui représentent eux aussi une étape du développement du décor de pierre en architecture islamique. L'entrée est également ornée de corbeaux, certains en forme de tête de cerf. Le flanc des tours donnant sur l'entrée est décoré d'un grand arc en pierre sculptée à lobes réguliers, similaire à ceux de l'entrée de la petite coupole de Palerme (Piccola Cuba) en Sicile (VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.). \nBab al-Foutouh et Bab al-Nasr font partie du même rempart nord de la ville, dont le dernier tiers est composé de passages voûtés à meurtrières et de tours de défense. Le nom de certains généraux de l'expédition française d'égypte dirigée par Bonaparte (1213-1216 H / 1798-1801 J.-C.) figurent sur les deux portes comme un témoignage de leur présence en égypte et de leur utilisation de ces fortifications pendant leur campagne.","short_description":"Bab al-Foutouh, construite par deux frères arméniens qui venaient de la ville de Raha, est l'une des trois portes existantes du mur fatimide du Caire. Elle est considérée comme l'un des plus anciens exemples connus d'architecture militaire dans le monde islamique. L'entrée est recouverte d'une coupole dont la zone de transition consiste en quatre pendentifs sphéro-triangulaires, un modèle dont c'était la première apparition en Égypte.","dates":"480 de l'Hégire / 1087 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Sources historiques dont al-Maqrizi (m. 845/1442), qui mentionne la date de construction dans son livre *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khiţaţ wa'l-āth* (Le Caire, 1853).","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt,* vol. I, Oxford, 1952. \nIbn Taghri Bardi, Abou al-Mahasin (m. 874/1469), *Al-Noudjoum al-Dahira al-Dahira fi Moulouk Misr wa al-Qahira* \\[étoiles brillantes, les souverains d'égypte et du Caire\\], 12 vol., Le Caire, s. d. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'Emara al-Islamiya fi Misr* \\[L'architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991. \nZaki, Abd al-Rahman*, Qal'a Salah al-Din al-Ayyoubi wa ma hawlaha min al-Athar* \\[La citadelle de Salah al-Din al-Ayyoubi et les monuments voisins\\], Le Caire, 1970.","patrons":"Le calife fatimide al-Moustansir bi Allah (r. 427-487 H / 1036-1094 J.-C.","architects":"L'émir al-Jouyouch Badr al-Jamali a supervisé la construction.","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":["bab (porte) ; entrées ; décoration végétale ; décoration géométrique ; architecture de guerre ; architecture militaire"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"57c9e92a-cab4-5c9c-a712-2d7757fdd1cc":{"name":"Quatre panneaux d’ivoire.","description":"Ces quatre panneaux d'ivoire sculpté et ajouré sont d'excellents exemples de l'art princier fatimide. Ils comptent parmi les œuvres les plus significatives de cette époque. \nDeux des plaquettes présentent un motif transversal, les deux autres un décor vertical. Les plaques verticales sont légèrement raccourcies. Des traces de couleur rouge indiquent que l'objet était monté sur un support peint. \nLes figures en haut relief sont saisies dans diverses actions. Les personnages apparaissent sur fond de rinceaux de pampres, de lourdes grappes pendent des sarments. On voit, dans un traitement plein de vérité et de réalisme, des chasseurs avec leurs faucons, des valets de vénerie portant de petits ongulés, des musiciens (flûte, hautbois, luth, instruments à cordes pincées), un buveur versant du vin d'une carafe dans une coupe, des vendangeurs et des faucons à la chasse. Les combats d'animaux représentent un lion s'attaquant à un taureau, un faucon fondant sur une biche. Un prince allongé sur un coussin tient une coupe à la main gauche. Tous les personnages portent des costumes de l'époque, en étoffe à motifs variés. Les couvre-chefs ne sont pas non plus fantaisistes, ils correspondent à la mode du temps. \nQuelques-unes des scènes se rattachent à l'art pré-islamique et témoignent de la persistance de traditions anciennes. À l'époque fatimide, dans les milieux de cour, l'interdiction des images fut largement contournée et la représentation de figures humaines y est habituelle. Du point de vue des sujets et du style, on peut rapprocher les décors figurant sur les ivoires de la période fatimide de la céramique et de la sculpture sur bois de la même époque, la technique plus délicate de l'ivoire attestant toutefois un plus grand savoir-faire. \nLa destination de l'objet demeure obscure. Ces plaques peuvent avoir été utilisées comme recouvrement d'un support de bois (porte ou grand coffre) ou pour un trône. On trouve chez l'historien arabe al-Maqrizi (766-845 H /1364-1442 J.-C.) une description d'un trône fatimide en ébène et ivoire.","short_description":"La fonction de ces panneaux dont les thèmes traitent de la vie princière nous est inconnue, mais les motifs sculptés – chasseurs avec faucons, musiciens et joyeux convives sur fond de rinceaux de pampres – attestent la qualité artistique de l'ivoire sculpté fatimide à son apogée ; ces panneaux pourraient donc avoir été commandités par un souverain pour un palais.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Baron von Zu-Rhein, collection F. von Amerling, collection A. Figdor.","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Plaques horizontales : L. 36,5 cm, l. 5,8 cm. Plaques verticales : L. 30,3 cm, l. 5,8 cm. Épaisseur des plaques : 1-1,5 cm.","method_for_datation":"L'objet ne peut être attribué avec précision à aucun édifice particulier, d'autre part les analyses stylistiques laissent apparaître de grandes différences avec les objets en ivoire de l'Italie du Sud. Seules les analyses avec les œuvres produites en Égypte, en particulier la sculpture sur bois fatimide, permettent de dater la pièce de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"Les bois sculptés d'Égypte étant les seuls à s'apparenter, pour le style, avec ces panneaux, la provenance égyptienne est donc l'hypothèse la plus plausible en l'état actuel des connaissances.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achetés en 1936.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250,* Harmondsworth, 1987, pp. 202-207. \nHoffman, E. R., “A Fatimid Book Cover: Framing and Re-framing. Cultural Identity in Medieval Mediterranean World”, *L'Égypte fatimide : son art et son histoire* (E. Barrucand éd.), Paris, 1999, pp. 403-19. \nKühnel, E., *Die Islamischen Elfenbeinskulpturen,* VII-XIII, *Jahrhundert,* Berlin, 1971, pp. 68-69, n° 88, pl. 97-98. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), n° 19, Stuttgart-Zurich, 1980, pp. 50-51. \n*Museum für Islamische Kunst (*catalogue), n° 21, Berlin, 1979.","dynasty":"Fatimide","materials":["Ivoire."],"keywords":["ivoire ; fatimide ; gravure ; incrustation"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5956a116-f2da-52fd-9a46-aa5a243e3598":{"name":"Monnaie (*dinar*).","description":"Ce dinar, frappé en Égypte, peut être daté de l'époque du souverain al-Hakim bi-Amr Allah (386-411 H / 996-1021 J.-C.). Cette monnaie présente une inscription en caractères coufiques, aussi bien côté pile que côté face, disposée sur quatre lignes. Côté pile, l'inscription proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah, L'Unique, personne ne peut l'égaler. Muhammad est le Messager de Dieu.” Sur le bord : “Muhammad est le messager de Dieu. Il est celui qui a envoyé son messager avec une conduite droite et la Religion de la Vérité pour qu'elle l'emporte sur toutes les religions, en dépit des idolâtres.” \nCôté pile, au centre, on lit : “Abd Allah al-Mansour Abu Al\\_al-imam al-Hakim bi-amr Allah amir al-mu' minin” ; sur le bord, on lit : “bismi-llah duribahada-l-l-dinar bi-Mis'r sana talat wa arba maya” (Au nom de Dieu ce dinar a été frappé en Égypte en l'an trois et quatre cent \\[403\\]).","short_description":"Ce *dinar*, qui tire son nom du *denarius* byzantin dont il descend, est orné d'inscriptions en caractères coufiques. Frappé à l'époque du calife al-Hakim.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"403 de l’Hégire / 1012 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,2 cm ; poids 4,17 gr.","method_for_datation":"Inscription (pile, sur le bord).","method_for_provenance":"Inscription (pile, sur le bord).","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat.","bibliography":"Lane-Poole, S., *Catalogue of Oriental Coins in the British Museum*, IV, Londres, 1879, p. 21, fig. 85.","dynasty":"Fatimide, al-Hakim","linkcatalogs":"Ifriqiya. Treize siècles d’art et d’architecture en Tunisie.","materials":["Or/frappe."],"keywords":["dinar ; monnaie ; Fatimide ; al-Hakim ; calligraphie; numismatique"],"author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5aeefe19-f129-5cd0-9a57-c3e72577cfaa":{"name":"Deux bracelets en or.","description":"Bracelets identiques en or, décorés de bandeaux ornementaux de pseudo-inscriptions. Tous deux possèdent des fermoirs faits de deux éléments triangulaires se raccordant, décorés de motifs végétaux en volutes encadrés de cercles percés jointifs. \nLes villes de Fustat et d'Alexandrie furent parmi les plus importants centres égyptiens de la production de bijoux, y compris à pierres précieuses, pendant la période fatimide, au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Les Fatimides étaient connus pour apprécier l'or et les bijoux qui témoignaient de leur richesse et de leur prestige. Le calife al-Aziz bi Allah entreprit ainsi la construction d'un Palais de l'Or comme, avant lui le calife al-Mouiz li-Din Allah avait fait construire la Salle de l'Or dans le Palais de l'Est. Ces deux lieux étaient destinés à conserver leurs acquisitions d'objets en métal précieux. Le calife al-Hakim bi-Amrillah portait un bouclier ('*asgada*) en or et argent et sa sœur, Sitt al-Moulk, lui offrit un couronne d'or sertie de diamants et autres pierres précieuses. Le Musée d'art islamique du Caire possède parmi ses collections un ensemble d'anneaux d'or ornés de représentations d'animaux, de plantes et de décors épigraphiques, ainsi que des broches en filigrane et serpentins de fil d'or, des boucles d'oreille de diverses formes et deux bracelets en or à inscriptions en style coufique.","short_description":"Le Caire connaissait l'art de la joaillerie et de nombreuses pièces y furent produites à travers les âges. Les joailliers décoraient leur travail avec des motifs attractifs. Les centres de production devinrent actifs en Égypte au temps des Fatimides, qui adoraient acquérir de l'or et des bijoux, marque de luxe et de richesse.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 6,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du style de décoration en filigrane popularisé par les Fatimides.","method_for_provenance":"La production de ce type de bijoux en or était répandue dans toute l'égypte au cours de la période fatimide.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités, Mikhail, en 1941.","bibliography":"Abu Sadira, al-Sayed Taha al-Sayed, *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Q\\_hira, Tarikhouha, F\\_nounouha, th\\_rouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nMaurice, L., “Al-Dhahab al-Islami mundhou al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]” (trad. T. Iskandar), in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or décoré de filigrane et de serpentins d’or."],"keywords":["Ornements ; or ; filigrane ; bijouterie"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"63c1b0eb-c6f5-5394-abeb-d76e3c3b5dca":{"name":"Boucles d’oreille.","description":"Ces deux boucles d'oreille en demi-lune s'ouvrent vers le haut et sont travaillées de façon différente sur les deux faces. L'une présente, encadré d'une succession de perles, un champ en forme de demi-lune dans lequel s'enroulent deux rinceaux en spirales symétriques. L'autre face comprend un petit champ en demi-cercle rempli de rinceaux symétriques autour duquel court une large bordure de six demi-granulations sur toute leur surface. Des œillets révèlent qu'autrefois pendaient des deux côtés des petits rangs de perles. \nCes pièces offrent ce qu'on appelle “une construction en emboîtement”, une technique caractéristique de l'art fatimide du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Elle semble provenir des milieux aisés de la ville du Caire. On a retrouvé des exemplaires similaires lors de fouilles en Tunisie, en Égypte, en Syrie et en Irak. Dans ce cas, les monnaies exhumées permettent de dater les objets. De nombreux bijoux découverts au cours des fouilles servaient de monnaie d'échange, surtout en fonction de leur poids en or ; il est possible que la technique très élaborée qui atteste l'excellence des joailliers fatimides n'ait pas été le principal élément d'appréciation.","short_description":"Cette paire de boucles d'oreilles, qui autrefois était ornée de perles, est typique de l'art fatimide. Les deux faces en forme de croissant ont des dessins différents. Un côté a un motif de plante symétrique, alors que l'autre est orné par une rosace faite de six demi-perles. La joaillerie était largement commercialisée dans le monde islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 3,3 cm, l. 3,5 cm, poids 18 g env. (l’unité).","method_for_datation":"Une réplique de même format ayant été découverte à Fustat/Vieux-Caire, on admet que l'objet a été fabriqué dans l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"La découverte d'une pièce similaire de même format à Fustat/Vieux-Caire et la facture de l'objet permettent d'affirmer qu'il a été fabriqué en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté à Alep en 1913.","bibliography":"Gladiss, A. v., *Schmuck im Museum für Islamische Kunst,* Berlin, 1998, n° 23, p. 94, ill. 73. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen. Islamische Kunst der Fatimidenzeit,* Milan, 1998, pp. 119-129. \n*Islamic Jewelry in the Metropolitan Museum of Art* (catalogue, M. Keene et M. Jenkins, éd.), New York, 1982, n° 51a, p. 85. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Berlin, 1973, n° 217.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or, filigrane granulé."],"keywords":["boucles d’oreille ; bijoux féminins ; fatimide"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"63ca903e-e911-5013-b005-27189e25dc6f":{"name":"Paire de boucles d’oreille.","description":"Paire de boucles d'oreille de forme circulaire, s'attachant par la torsion de ses extrémités. Chaque boucle est ornée d'un bandeau central découpant le cercle en deux moitiés et présentant des motifs géométriques en filigrane ou en fil d'or torsadé. En dessous figurent deux oiseaux affrontés aux corps ornés de granules d'or, maintenus par une composition de trois petits anneaux. Une perle de verre entourée de petites perles est suspendue à chaque boucle.","short_description":"Les boucles d'oreille adoptaient des formes variées et une multitude de styles décoratifs. La technique du filigrane utilisée pour décorer ces boucles d'oreille fut largement utilisée à l'époque fatimide pour la décoration des bijoux et dans les arts appliqués en général.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres exemples similaires de la période. La technique du filigrane était largement diffusée au cours de la période fatimide en joaillerie, en particulier pour les anneaux et les boucles d'oreille, et dans les arts décoratifs en général.","method_for_provenance":"Le Caire est sans doute le lieu de production de ces bijoux qui présentent d'étroites ressemblances avec d'autres pièces découvertes lors de fouilles archéologiques conduites à Fustat, au sud du Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Achat par le musée en 1936 auprès du marchand d'antiquités Abi Mayor.","bibliography":"Al-Ali, Z. O., *Al-Tazyeen wa al-Houly 'ind al- Mar'a fi al-'Asr al-'Abbasi* \\[Parure et ornement de la femme pendant la période abbasside\\], Bagdad, 1976. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHamdi, A. A., *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-'Arabiya al-Islamiya* \\[Les arts décoratifs arabo-islamiques\\], Bagdad, 1982.","dynasty":"Période fatimide","materials":["Or, décoration en filigrane, technique du fil torsadé ajouré."],"keywords":["Ornements ; or ; filigrane ; bijouterie"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"6568b7c0-a3a3-5d41-9f89-21aa75b86c2f":{"name":"Mausolée de Sayyida Ruqayya.","description":"Ce mausolée est celui d'al-Sayyida Ruqayya, fille de l'imam Ali Ibn Taleb, quatrième des “Califes bien guidés” (*Rachidoun*). Le monument remplit aussi la fonction de terrasse pour l'observation de la nouvelle lune qui marque le début des mois du calendrier islamique. \nLes vestiges restants se présentent sous forme d'un bâtiment rectangulaire à structure en trois parties. La section centrale de plan carré de 12 m de côté est recouverte d'une coupole. Deux ouvertures à linteau horizontal en permettent l'accès. \nL'une des caractéristiques les plus importantes de ce monument est la zone de transition entre le carré formé par les murs et le tambour circulaire de la coupole. Elle se compose d'une rangée de petites niches en carène ressemblant à des *mouqarnas*, alors que, traditionnellement, elle aurait dû faire appel à de grandes ouvertures en carène aux angles du carré. Cette innovation annonce l'apparition des *mouqaranas* dans les coupoles ayyoubides. \nAutour du tambour court un bandeau épigraphique en style coufique contenant des versets du Coran. Il est considéré comme la plus ancienne inscription de mausolée en égypte. La base de la coupole octogonale comprend huit fenêtres en stuc, deux sur chaque face. Leur partie inférieure est ornée d'un remarquable travail de stuc, exemple unique de décor d'arabesques de la période fatimide. L'extérieur de la coupole est de forme lobée.","short_description":"L'un des édifices de bienfaisance commandité par la femme du calife fatimide al-Amir bi Ahkam Allah est le mausolée dédié à la mémoire de Sayyida Ruqayya, fille de l'imam Ali ibn Abi Talib, le quatrième des “califes bien guidés”. L'une des caractéristiques les plus importantes de ce monument est la zone de transition à la base du dôme ; elle est composée de niches en forme d'arcs qui se développeront ultérieurement, durant la période ayyoubide, en *mouqarnas* ou décorations en stalactite.","dates":"527 de l’Hégire / 1133 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Une inscription épigraphiée sur la coupole donne le nom du constructeur et la date de la construction.","bibliography":"Behrens-Abouseif, D., *Islamic Architecture in Cairo: An Introduction*, Le Caire, 1998. \nBerchem, M. van, *Une Mosquée du temps des Fatimides au Caire*, Le Caire, 1889. \nCreswell, K. A. C., *The Muslim Architecture of Egypt*, vol. I, Oxford, 1952. \nMaher, S. M., *Masajid Masr wa Awliya'ouha al-Salihoon* \\[Les mosquées d'égypte et leurs dévots commanditaires), Le Caire, 1971. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'Emara al-Islamiya fi Misr* \\[L'architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991. \nWilliams, C., “The Cult of Alid Saints in the Fatimid Monuments of Le Caire” (Part II: The Mausolea), *Muqarnas* 3, pp. 39-60.","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":["Arabesques ; ouvertures d’angle en carène ; décoration végétale en stuc ; mausolées ; architecture funéraire ; dôme ; zone de transition dans un dôme."],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"672e5d81-e294-5bdc-9691-e88fb689a760":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourate al-Fatiha (I, “La liminaire”, versets 1 et 2) tirée d'un coran copié sur vélin. L'écriture, encore mal identifiée, combine le coufique naskhi et le rayhani. Le tracé des cursives y est plus rectangulaire que courbe. Les points-voyelles sont absents de cette écriture, mais, conformément au système développé par al-Khalil ibn Ahmad, les signes orthographiques abondent. Les voyelles sont marquées en rouge, le sukun et la chaddah en bleu et la hamza et la maddah en vert lumineux. Ce feuillet se distingue par la présence d'une bande qui porte le titre et le nombre de versets de la sourate suivante, écrits en or. Le titre est inscrit dans une série de cadres superposés où alternent un décor géométrique à base de tresses et un décor floral essentiellement représenté par le fleuron polylobé. Certaines bandes sont gravées en or et tous les pourtours sont marron. Une palmette composée d'arabesques fleuries se projette vers la marge. En haut de la page et à la marge droite se trouve un losange doré et marron à décor géométrique ; les angles sont meublés de quatre couronnes de couleurs analogues et les côtés sont ornés, vers l'extérieur, de cercles marron et bleu. La partie centrale est garnie d'une écriture coufique dorée portant le nombre des versets. Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","short_description":"Le feuillet est tiré d'un coran copié sur vélin. Il se distingue par la présence de bandes à décor géométrique portant le titre et le nombre de versets de la sourate écrits en or. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation émis par la gouvernante du prince Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis (r. 399-406 H / 1009-1016 J.-C.).","dates":"410 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"Oblong, 45,5 x 31 cm, 5 lignes, 1 folio.","method_for_datation":"L'acte de donation mentionne clairement que la constitution en habous (legs) eut lieu en l'an 410/1020.","method_for_provenance":"Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran fut récupéré par le musée du Bardo avant d'être transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986, où il est exposé actuellement.","bibliography":"Lings, M. et Safadi, Y.-H., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 30, n° 25. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 273, n° 357.","artist":"Ali ibn Ahmad al-Warraq.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Vélin."],"keywords":["Calligraphie; décoration florale; décoration géométrique"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"6838b186-6323-54a8-99c8-c1e5f66d8df8":{"name":"Mosquée.","description":"Les restes de la mosquée, qui, en l'état actuel des recherches archéologiques, s'avère être le dernier édifice sacré islamique subsistant en Sicile, se trouve à proximité immédiate du théâtre antique de Ségeste, à l'extérieur de la zone fortifiée de l'habitat du haut Moyen Âge. Son plan se présente comme un rectangle irrégulier, d'une longueur de 20,5 m et d'une largeur de 11,4 m, construit en une seule phase et avec une technique uniforme (des blocs de calcaire et de la terre en guise de liant). Le pavement est constitué de roche vierge. La niche du *mirhab*, sur le mur méridional, correctement orientée de quelques degrés au sud-est, présente, à l'intérieur, une largeur de 2 m et une longueur de 1,5 m ; à l'extérieur, elle est rectangulaire et saillante de 1 m environ par rapport au mur. Il n'y a pas de traces de *minbar*. \n \nLa mosquée était divisée en deux nefs par une rangée de trois colonnes, dont il ne reste que les bases. Elle devait être coiffée d'un toit recouvert de tuiles et ne comportait ni cour à portiques, ni minaret, ni, en l'état actuel des recherches, de fontaine aux ablutions. \n \nIl s'agit probablement d'une mosquée rurale d'époque normande qui fut construite sur une éminence en même temps que les fortifications, par une population islamisée fuyant les territoires que les Normands étaient en train de conquérir. On ignore si elle desservait seulement le village ou tout le territoire environnant. On a également découvert, dans les abords immédiats, une nécropole islamique. \n \nL'arrivée d'un feudataire chrétien, vers la fin du VIe siècle H (XIIe J.-C.), entraîna la transformation du lieu en demeure seigneuriale, avec de nouvelles constructions au centre de l'ensemble islamique, et l'édification d'une église ; ce qui provoqua la démolition de la mosquée et le remploi des matériaux. \n \nL'ensemble fut progressivement abandonné, et même la demeure seigneuriale tomba en ruine dès la seconde moitié du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","short_description":"Les vestiges de la mosquée se trouvent dans les environs immédiats du théâtre antique de Ségeste, à l'extérieur de la zone fortifiée de l'habitat médiéval. Sur plan, elle se présente comme un rectangle irrégulier avec la niche du *mihrab*, placée sur le côté sud, correctement orientée de quelques degrés au sud-est. \nIl s'agit probablement d'une mosquée rurale d'époque normande qui fut construite, en même temps que la partie fortifiée, sur une zone surélevée, par une population islamisée fuyant les territoires que les Normands étaient en train de conquérir.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Ségeste","method_for_datation":"Découverte, lors des fouilles, de fragments de céramique datables VIe/XIIe siècle.","bibliography":"Molinari, A., *Segesta II. Il Castello e la Moschea (Scavi 1989-1995*), Palerme, 1997.","dynasty":"Fatimide.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":[],"keywords":["architecture religieuse"],"author":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","artist":"Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier).","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Bronze moulé et ajouré."],"keywords":["Mobilier; décoration florale; calligraphie"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"69b67921-210d-5179-a7f6-620452e75cc6":{"name":"Pendant d’oreille.","description":"Le pendant fait partie d'une paire identique en forme de collier. Il se caractérise par un demi-cercle en or massif d'où émanent, de part et d'autre, deux boules sphériques ajourées, en or filigrané, séparées par quatre fils en or filigrané et tressé. Les quatre boules n'ont pas le même volume, celles qui se trouvent dans la partie supérieure du pendant sont plus petites. Les deux autres, plus grandes, enserrent un médaillon qui représente un visage stylisé où la bouche, le nez et les yeux sont évoqués par des cercles filigranés, et les sourcils par des demi-cercles qui se joignent au niveau du nez. Le décor se poursuit par deux boules massives qui enserrent une boule centrale en filigrane et ajourée, mais de forme ellipsoïdale. Elle se termine par un pendentif. Le génie du joaillier se manifeste dans les ouvrages en fil d'or très fin et pourtant très résistant, sans aucun système de maintien apparent. Il semble que ce pendant soit de fabrication iranienne, il présente des analogies frappantes avec des bijoux similaires provenant de Jurgan. Néanmoins, il y a lieu de constater une parenté avec des boucles syriennes et égyptiennes de la même époque.","short_description":"Il se caractérise par un demi-cercle en or massif d'où émanent de part et d'autre deux boules sphériques ajourées en or filigrané, séparées par quatre fils en or filigrané et tressé. Il est probablement de fabrication iranienne, mais il convient de constater la parenté avec les boucles syriennes et égyptiennes de la même époque.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 3,2 cm, l. 2 cm, ép. 0,5 cm.","method_for_datation":"Des pendants similaires trouvés dans des trésors, provenant d'Iran et de Syrie, ont été datés des Ve et VIe siècles H (XIe et XIIe siècles J.-C.).","method_for_provenance":"Ce pendant d'oreille est analogue à d'autres objets similaires, d'origine égyptienne.","provenance":"Très probablement, l’Egypte.","obtention":"Le pendant fut acheté par feu H. H. Abdelwahab chez un antiquaire égyptien. Après son acquisition, le pendentif fut exposé, à partir de 1958, au musée de Monastir avant d'être transféré, en 1995, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or filigrané."],"keywords":["Décor figuratif; décor floral"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"6da7c160-94fa-5f96-a7c1-9c73200419b5":{"name":"Mihrab.","description":"*Mihrab* en bois à façade rectangulaire organisée autour d'une niche centrale incurvée couronnée par un arc brisé. Elle est décorée d'un assemblage de panneaux hexagonaux flanqués d'autres panneaux en étoile à six branches. Cette composition est considérée comme marquant le début de l'utilisation du “médaillon en étoile”, élément décoratif qui allait devenir l'un des plus importants du décor des objets en bois mamelouks. Ce *mihrab* est en effet la plus ancienne pièce datée sur laquelle il apparaît. En partie haute de la façade figure une inscription de deux lignes en style coufique fleuri disant : “L'une des choses commandées par l'honorable, protégé et grand personnage al-Amiriya, dont le service a été entrepris par al-Qadi Abou al-Hassan Maknoun et servi maintenant par al-Amir al-Sadid'Afif al-Dawla Abou al-Hassan Youmn al-Fa'izi al-Salihi, prévu pour le tombeau de al-Sayyida Ruqayya, fille du Commandeur des Fidèles, Ali.” De ce texte, on comprend que ce *mihrab* a été commandé par al-Sayyida 'Ulam al-Amiriyya (morte en 535 H / 1140 J.-C.), épouse du calife al-Amer bi-Ahkam Allah (r. 495-524 H / 1101-1130 J.-C.) pour le tombeau de Sayyida Ruqayya édifié en 527 H / 1133 J.-C., probablement au Caire. Des extraits de la sourate “Al-Baqara” (La Vache) en coufique fleuri (chapitre II, verset 247) entourent la façade du *mihrab* et sa niche. \nLes deux côtés du meuble et son dos sont décorés de panneaux sculptés de tiges végétales s'élevant de vases et de feuilles de vignes à trois et cinq lobes qui entourent d'importantes grappes de raisin. Ce décor témoigne de l'excellence esthétique atteinte par l'art de la décoration végétale à la fin de la période fatimide.","short_description":"Le patronage des institutions religieuses et leur fourniture en mobilier n'était pas limité aux hommes. De nombreuses femmes partageaient cette pratique. Le *mihrab* fut commandité par la femme du calife pour le mausolée de Sayyida Ruqayya, la fille du calife Omar ibn al-Khattab.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 210 cm, l. 111 cm, P. 45 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya en 527/1133.","method_for_provenance":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya, épouse du calife fatimide qui régnait alors au Caire. Il est donc très probable qu'il a été commandé et réalisé au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"En 1297/1880, le gouvernement égyptien commença à rassembler des artefacts appartenant à des mosquées et des bâtiments historiques du pays pour les conserver à la mosquée al-Hakim. Ce dépôt constitua la base de la collection du Musée d'art islamique du Caire. Ce *mihrab* transféré du tombeau de Sayyida Ruqayya est considéré comme l'une des plus importantes de ces premières entrées dans les collections.","bibliography":"Dimmand, M. S., *Al-Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], trad. A. Issa, Le Caire, 1958. \nFikri, A., *Masajid al-Qahira wa Madarisuha* \\[Mosquées et Madrasas du Caire\\], vol. I, Le Caire, 1958. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nPauty, E., *Bois sculptés d'églises coptes (époque fatimide*), Le Caire, 1930.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois assemblé décoré en haut-relief et percé."],"keywords":["Objets religieux ; haut-relief ; panneaux ; bois ; bois assemblé ; écriture coufique fleurie ; décoration végétale ; médaillons en étoile ; étoiles à six branches."],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"718874e8-d67c-57c0-aabc-505af50ed024":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourates al-Thakathour (CII, “La rivalité”, verset 8) et al-Asr (CIII, “Le temps”, verset 1). Ce feuillet est tiré d'un coran écrit en coufique noir. Les voyelles sont marquées par des points diacritiques rouges, la hamza et la chaddah par des points verts et jaunes conformément au système d'Abi al-Aswad, le grammairien arabe mort en 61 H / 681 J.-C. Les divisions entre versets sont signalées par une rosette en or, verte au centre, dont les contours sont dessinés par de fins points marron. Le titre splendide de la sourate consiste en une ligne d'ornementation coufique terminée par une palmette qui se projette vers la marge. Cette palmette est composée de feuillets en or très stylisés et d'arabesques fleuries, elle est illuminée par le bleu et le vert, avec de délicates touches de marron. Ces motifs font partie du répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"écrit en coufique noir, ce feuillet comporte deux citations coraniques (CII,8 et CIII,1). Les divisions entre les versets sont signalées par une rosette dorée, verte au centre. L'ensemble des motifs dessinés appartient au répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz.","dates":"Début du deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"Oblong, 22,5 x 32 cm, 5 lignes.","method_for_datation":"Le coran a été constitué en legs (habous) par le prince ziride al-Mouiz ibn Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte de donation est postérieur à la rupture avec Le Caire puisqu'il mentionne la haine du prince à l'égard des Fatimides. Selon les historiens, cette rupture, qui depuis 424/1033, fut complètement consommée en 441 /1050.","method_for_provenance":"Ce coran a été constitué en legs au profit de la Grande Mosquée par le prince ziride régnant ; étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que ce coran fut copié, décoré et relié sur place sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute, Kairouan.","obtention":"Après l'annulation de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré en 1983 au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 210. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), 1982, p. 247, n° 330. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), 1976, p. 20, n° 2. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 221.","dynasty":"Ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Vélin décoré."],"keywords":["Calligraphie; décoration florale; habous; objet religieux"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"86ba73c0-7a63-5e24-ac7d-4ed99ca1aa85":{"name":"Poids monétaires en verre.","description":"Poids monétaires en verre de couleur gris foncé utilisés pour contrôler le poids des pièces de monnaie et produits pour la plupart en égypte. Ils consistent en petits disques de verre à inscription estampée aux nom et titre d'un calife ou gouverneur. \nCes poids remontent à la période des Fatimides, dynastie qui avait rompu avec les califes abbassides pour établir un nouveau califat en égypte et en Afrique du Nord (297-567 H / 909-1181 J.-C.). Ils datent principalement des règnes de deux califes: al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.) et al-Moustansir (r. 427-487 H / 1036-1094 J.-C.). \nIls portent les inscriptions titulaires suivantes en coufique fleuri : \nJ.16546 : nom du commandeur des fidèles : الامام معد ابو تميم المستنصر (امير المؤمنين) (al-Imam Mouiz Abou Tamim al-Moustansir Billah (Amir al-Mouminin) entre le rebord circulaire extérieur et un cercle estampés. \nJ.16547 : nom du commandeur des fidèles : الظاهر لاعزاز دين الله (امير المؤمنين) al-Dahir li-izaz Dein Allah (Amir al-Mouminin) entre le rebord circulaire extérieur et un cercle estampés. \nJ.16550 : mentionne seulement le nom de Dieu : الله Allah.","short_description":"Poids monétaires en verre provenant de Ayla, à Aqaba, utilisés pour contrôler le poids des pièces de monnaie. Ces petits disques ronds en verre ont des inscriptions estampées ; deux d’entre eux portent le nom des califes fatimides al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), et al-Moustansir (r. 427-87 H / 1036-1094 J.-C.) ; le troisième porte le nom de Dieu.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"J.16547) 411-427 de l’Hégire / 1021-1036 J.-C. ; J.16546) 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C. ; J.16550) pas d’autre mention que “Allah”.","location":"Amman.","dimensions":"Ø 26-27 mm, poids : 4,68 g, 5,02 g, 5,15 g.","method_for_datation":"Les inscriptions estampées sur une face de ces poids donnent les noms et titres de deux califes fatimides : al-Dahir (r. 411-427/1021-1036) et al-Moustansir (r. 427-487/1036-1094).","method_for_provenance":"Ces poids ont probablement été fabriqués en égypte au cours de la période des Fatimides, dynastie qui avait rompu avec le califat abbasside et fondé un nouveau califat en égypte et en Afrique du Nord (297-567/909-1181).","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Poids découverts lors de fouilles archéologiques en 1990 sur le site de l'ancienne Ayla islamique, aujourd'hui Aqaba.","bibliography":"النبراوي.رأفت، الصنج الزجاجية للسكة الفاطمية المحفوظة بمتحف الفن الإسلامي بالقاهرة، القاهرة، 1997، ص 241و363. \nWhitcomb, D., *Ayla: Art and Industry in the Islamic Port of Aqaba*, Chicago, 1994, pp. 18-20.","dynasty":"J.16547) Fatimide (al-Zahir) ; J.16546) Fatimide (al-Moustansir)","materials":["Verre moulé."],"keywords":["pièces de monnaie ; inscriptions ; écriture coufique; numismatique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9134b213-b1e4-5abb-aa86-b624a12b02ae":{"name":"Coffret d’ivoire peint.","description":"Ce coffret dont la décoration peinte est exceptionnellement riche fait partie d'un groupe de coffrets de dimensions variables qui furent probablement exécutés à Palerme en Sicile sur commande de la cour normande. Ils sont conservés dans de nombreuses collections et ont souvent trouvé un emploi comme reliquaires dans les trésors d'église. La structure de ce coffret est en bois, recouvert de minces plaques d'ivoire sur lesquelles a été appliquée la peinture en contour noir et couleurs brune, verte et or. Les plaques ont ensuite été maintenues par des ferrures en laiton doré et le coffret a été pourvu d'une serrure, changée ultérieurement. À l'origine, l'intérieur était probablement tendu d'étoffe. Le décor peint présente sur le rebord avant du couvercle une inscription coufique. Ce sont des vœux pour un commanditaire qui n'est pas nommé. Le devant du coffret est orné de grands médaillons peints aux rinceaux très stylisés et entourés d'oiseaux, dont des paons et des huppes. Sur le dessus du couvercle et sur la partie arrière du coffret sont figurés des lions stylisés. On distingue aussi des chiens de chasse et des gazelles. Sur les deux parties latérales se trouve une joueuse de harpe dont l'instrument triangulaire est typique de l'Égypte. Ce détail est une indication concernant le milieu culturel spécifique de l'Italie du Sud, où se mêlaient des éléments du style fatimide et de l'iconographie européenne. La peinture du décor indique nettement que ce coffret était destiné à la cour.","short_description":"Différents types de coffrets ornés de décorations peintes sont répertoriés comme venant de l'Italie du Sud où ils étaient probablement utilisés dans les familles nobles. Les inscriptions répétitives en arabe comme celles de ce coffret autant que les animaux et les musiciens dessinés librement sont des indications de la forte influence islamique dans le bassin méditerranéen.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 16,5 cm, L. 35 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"La peinture et l'inscription indiquent que le commanditaire était la cour normande. On date ordinairement le groupe du XIIe siècle.","method_for_provenance":"On admet que les coffrets d'ivoire peints viennent d'ateliers de Sicile, peut-être de Palerme.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud (siculo-arabe).","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum en 1906.","bibliography":"Cott, P. B., *Siculo-Arabic Ivories,* Princeton, 1939, n° 33, pl. 16. \n*Europa und der Orient* (catalogue, H. Budde et G. Sievernich éd.), Gütersloh, Munich, 1989, n° 4/16, pl. 242.642. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),1971-1979, n° 262.","dynasty":"Normands de Sicile, Italie du Sud","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":["Ivoire, bois, différentes peintures."],"keywords":["Ivoire ; Sicile-Italie du Sud"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9376bc61-32e6-5f4f-9d2c-ec28ad8f8fe4":{"name":"Mosquée d’al-Hakim bi Amrillah.","description":"La façade principale (nord-ouest) de la mosquée s'étend le long de la rue al-Mouiz. Au centre se projette un porche monumental à deux tours massives flanquant l'entrée. Il mesure 15,50 m de large, 11 de haut et 6 m de profondeur. L'entrée est ornée de panneaux en creux à bandeaux décoratifs et d'inscriptions de style coufique. Ce type de style décoratif introduit en égypte par les Fatimides venait d'Afrique du Nord, où il peut être observé dans la Grande Mosquée de Sousse en Tunisie (236 H / 801 J.-C.). Ce porche important est l'un des plus anciens qui nous soient parvenus en égypte, il était déjà apparu dans la Grande Mosquée de Mahdia en Tunisie (308 H / 921 J.-C.). \nAux deux extrémités de la façade principale s'élèvent deux minarets, réalisés sur les ordres de Hakim bi-Amrillah en 393 H / 1002 J.-C., qui s'était inspiré pour cette disposition de la Grande Mosquée de Mahdia en Tunisie. Pour le minaret nord, seuls sont d'origine le socle et le fût cylindrique. Le minaret sud-ouest possède un socle carré et un fût octogonal. Tous deux ont été complétés par Baybar al-Gachanqir sous le règne du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), après un tremblement de terre survenu en 703 H / 1303 J.-C. et qui avait provoqué l'effondrement des parties supérieures. Onze ans plus tard, al-Hakim bi Amrillah les intégra à la mosquée par un mur d'encadrement en pierre qui leur donna l'aspect de tours. Des bandeaux épigraphiques furent posés, contenant des versets du Coran en style coufique. Cette transformation a peut-être été influencée par les socles carrés des minarets andalous et maghrébins, dont ceux de la Grande Mosquée de Kairouan et de la Grande Mosquée de Cordoue. Des traces évidentes montrent par ailleurs que la mosquée possédait jadis trois coupoles, dont seule a été conservée celle du centre. Les arcades, arcs et coupoles sont en brique, mais les murs extérieurs, les minarets et le porche sont en pierre. \nLe plan au sol de la mosquée (120 x 113 m) consiste en une cour centrale à ciel ouvert de 78 x 66 m entourée de portiques sur ses quatre côtés. Le plus important, côté est (*qibla)*, comporte cinq arcades interrompues par un transept, qui est en fait une allée entre colonnes, perpendiculaire au *mihrab.* Le portique ouest compte deux arcades, les portiques nord et sud chacun trois. La construction s'est inspirée de styles locaux antérieurs observés à Fustat et à Qatai', en particulier celui de la mosquée d'Ibn Touloun, également au Caire (construite en 265 H / 879 J.-C.). Ces influences sont manifestes dans la distribution des arcades, les piliers de briques qui soutiennent les arcs, la section rectangulaire de ces piliers, la disposition des corbeaux dans leurs angles et la multiplicité des portes. Le principe du transept de la zone de la *qibla* et des trois coupoles avait déjà été utilisé dans la mosquée al-Azhar au Caire (construite en 361 H / 972 J.-C.). \nLa mosquée a été mal entretenue à partir du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Les Français en firent une forteresse pendant leur campagne d'égypte (1213-1216 H / 1798-1801 J.-C.) et utilisèrent les minarets comme tours d'observation. Plus tard, elle fut occupée par des verriers et des tisserands qui y installèrent leurs ateliers. Un programme de restauration complet a été mis en place à la fin du XXe siècle.","short_description":"Cette mosquée arbore une architecture et des éléments décoratifs déjà rencontrés dans les mosquées d'Afrique du Nord (Grande Mosquée de Mahdia en Tunisie) et en al-Andalus (Grande Mosquée de Cordoue en al-Andalus) aussi bien que dans les mosquées d'Ibn Touloun et al-Azhar en Égypte. Sa construction a commencé sous le règne du calife al-Aziz bi Allah et a été achevée par son fils al-Hakim bi Amrillah. À l'origine, la mosquée se trouvait à l'extérieur de la première muraille du Caire construite par le commandant militaire fatimide Gawhar al-Siqalli mais elle fut plus tard englobée dans les nouveaux murs de pierre construits par Badr al-Jamali, ministre du calife al-Moustansir.","dates":"La construction a débuté au cours de la période 365-386 de l’Hégire / 975-976 J.-C. et s’est achevée en 403 H / 1012 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Une inscription sculptée à l'entrée indique que c'est al-Hakim bi-Amrillah qui fit édifier cette partie en 390/1000. Des sources historiques comme le *al-Noudjoum al-Dahira* de Ibn Taghri Bardi (m. 874 / 1469) mentionnent que ce calife acheva la mosquée et l'inaugura en 403 (1012).","bibliography":"Berchem, M. van, *Une Mosquée du temps des Fatimides au Caire,* Le Caire, 1889. \nBloom, J., “The Mosque of al-Hakim in Cairo”, *Muqarnas* I, 1983, pp. 15-36. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Minaret: Symbol of Islam”*, Oxford Studies in Islamic Art*, vol. 7, 1989. \nCreswell, K. A. C., *The Muslim Architecture of Egypt*, vol. I, Oxford, 1952. \nHoag, J., *Islamic Architecture*, New York, 1987. \nSalem, al-Sayed Mohammad Abd al-Aziz, *Al-Ma'adin al-Masriya* \\[Minarets égyptiens\\], Le Caire, 1959. \nIbn Taghri Bardi, Abou al-Mahasin (m. 874/1469), *Al-Noudjoum al-Dahira al-Dahira fi Moulouk Misr wa al-Qahira* \\[étoiles brillantes, les souverains d'égypte et du Caire\\], 12 vol., Le Caire, s. d.","patrons":"Les travaux de construction ont été ordonnés par le calife al-Aziz bi Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.) et achevés par son fils, le calife al-Hakim bi-Amrillah (r. 386-411 H / 996-1021 J.-C.).","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":[],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9bf8a3f3-f2b5-587e-9b91-0d1241828349":{"name":"Fiole à panse globulaire.","description":"Fiole à panse globulaire en verre épais d'une couleur gris-jaune présentant un goulot court. Le corps de la fiole est entièrement orné d'un décor taillé en profondeur et poli. Ce décor est constitué d'une frise principale de médaillons où alternent des paons et un motif végétal, ainsi que de frises plus étroites. Il ne semble pas y avoir de bouchon pour fermer le col, de dimensions réduites. \nLa précision de la taille, la stylisation des paons et des ornements rapprochent cette fiole des précieux récipients en cristal de roche qui furent produits en Égypte à l'époque fatimide et arrivèrent en Europe après la dispersion du trésor fatimide. Il est par conséquent possible qu'elle ait été fabriquée en Égypte dans un atelier ayant une connaissance de la technique du cristal de roche et de son décor. L'objet étant d'une très grande qualité, le commanditaire devait faire partie de la cour. La forme rappelle les céramiques sphériques connues sous le nom de “sphero-conical vessels”. Il n'existe pas d'indications concernant l'utilisation primitive de cette fiole, mais elle contenait vraisemblablement un liquide précieux.","short_description":"Cette bouteille unique en verre épais est ornée d'une frise taillée en profondeur dans laquelle des triangles à motifs ornementaux alternent avec des oiseaux dans des médaillons. L'Égypte fatimide était réputée pour sa verrerie, et particulièrement ses récipients en cristal de roche, qui étaient hautement estimés en Europe, où nombre d'entre eux sont conservés dans des trésors.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 10,5 cm, Ø 8 cm.","method_for_datation":"En l'absence de rapprochements possibles, toute datation précise est difficile. On peut simplement situer l'objet dans la période fatimide.","method_for_provenance":"La provenance égyptienne est fort probable, comme il ressort de rapprochements avec des verres taillés mis au jour à Fustat/Vieux-Caire, la couleur du verre surtout étant comparable. Seules des recherches et des découvertes nouvelles pourraient donner des précisions supplémentaires.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don anonyme en 1906.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* The Metropolitan Museum of Art, New York, 2001, pp. 155-197. \n*Die Ausstellung von Meisterwerken Muhammedanischer Kunst München 1910* (F. R. Martin et F. Sarre éd.), Munich, 1912, vol. 2, n° 2084. \nKröger, J., “From Fustat to Nishapur. Questions about Fatimid cut glass”, *L'Égypte fatimide. Son art et son histoire* (M. Barrucand éd.), Paris, 1999, pp. 219-232. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten,* Berlin, 1929-1930, n° 24, pl. 61.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre, décor taillé."],"keywords":["verre ; décor taillé ; décor végétal; décor animal; Égypte ; fatimide"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9cd3c434-a84c-5e25-9be3-4b5d88eaa44c":{"name":"Pendentif.","description":"Pendentif en or en forme de croissant à décor émaillé. Deux délicats bandeaux en filigrane d'or entourent une plaque en émail cloisonné dont le motif représente deux oiseaux affrontés, séparés par un arbre. Ce bijou a pu être suspendu à des colliers de perles par les trois anneaux qui figurent à sa base. L'émail imite des motifs byzantins. \nL'orfèvrerie d'or de Byzance était connue dans l'Égypte fatimide grâce aux artisans byzantins qui y avaient immigré, ou par le biais de cadeaux diplomatiques envoyés par les souverains byzantins. En 437/1046, le calife fatimide al-Moustansir (r. 427-486 H / 1036-1094 J.-C.) reçut un important présent de l'empereur de Byzance, qui comptait des centaines de récipients d'or, de pièces de brocart et de turbans brodés d'or. Cet échange de présents est mentionné dans le *Livre des Trésors et des présents* de Ibn Jubayr, rédigé juste avant le pillage et la dispersion du trésor fatimide en 1062 J.-C.","short_description":"Les bijoux en or au délicat travail de filigrane étaient très appréciés pendant la période fatimide. Certaines pièces, comme ce pendentif, portent aussi un décor émaillé inspiré de motifs byzantins. Le trésor fatimide est connu pour avoir amoncelé les objets en or, notamment des bijoux.","holder":"The British Museum.","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"l. 2,1 cm.","method_for_datation":"Ce pendentif ressemble à d'autres bijoux en or de la période fatimide, généralement de faible taille et souvent décorés de filigrane, d'émail cloisonné ou de nielle. À partir du milieu du Ve/XIe siècle commencent à apparaître des éléments figuratifs, tels des oiseaux. La datation de l'orfèvrerie fatimide s'appuie sur des fouilles exécutées dans un certain nombre de sites, dont celui de Fustat au Caire.","method_for_provenance":"Les Fatimides étaient réputés pour la splendeur de leur joaillerie. La plupart des ateliers se trouvaient en Égypte, centre politique de la dynastie.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1981.","bibliography":"Al-Hijjawi al-Qaddumi, G. (dir.), *Book of Gifts and Rarities (Kitab al-hadaya wa al-tuhaf): selections compiled in the fifteenth century from an eleventh-century manuscript on gifts and treasures*, Harvard University Press, 1996, pp. 108-109. \nHasson, R., *Early Islamic Jewellery*, Jérusalem, 1987, pp. 56-91. \n*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Paris, 1998, p. 135 (avec un pendentif similaire à celui du Metropolitan Museum of Art, New York).","dynasty":"Fatimide","materials":["Or et émail."],"keywords":[],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9ec702fb-8729-598a-ab20-ae8d02904fce":{"name":"Plat en verre.","description":"Plat en verre moulé de teinte verte, à motif imprimé sous le fond. La surface intérieure est lisse et sans décor. Le motif est constitué d**'**une étoile centrale à sept branches ornées de petits cercles, et entourée de sept rosettes, chacune contenant également une composition de cercles plus petits. Le verre moulé-soufflé était essentiellement destiné à l**'**usage quotidien. La couleur verte de ce matériau transparent était obtenue en mélangeant des oxydes de fer à la pâte siliceuse dont est composé le verre.","short_description":"Le verre moulé-soufflé était initialement destiné à l’usage quotidien. Ce plat peu profond est uni à l’intérieur mais imprimé d’un motif à l’extérieur. De nombreux artisans spécialisés venaient de différentes régions du Moyen-Orient islamique pour travailler à Fustat, où l’industrie du verre était florissante depuis la période pré-islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (Xe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"Ø 17 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style et les techniques de fabrication évoquent des exemples similaires d**'**objets en verre fatimides, en particulier certains trouvés dans une épave de la mer Égée à Serçe Limani, non loin de la côte sud-ouest de la Turquie, datés de 415/1025.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Jenkins, M., *Islamic Glass, A Brief History*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1986.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre moulé."],"keywords":["artisanat ; commerce"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9fdca272-4041-5355-84f2-5cf19779524e":{"name":"Panneau d’une mosaïque.","description":"Ce panneau faisait partie de toute une mosaïque dont la superficie approche les 50 m2. Le tapis initial était encadré d'une bordure où se succèdent les formes géométriques et les motifs floraux. Le champ de la mosaïque se distingue par un entrelacs de quadrilobes qui s'interfèrent et engendrent des formes géométriques variées. Après la dépose de la mosaïque, plusieurs panneaux furent répartis entre certains musées tunisiens. Dans le panneau récupéré par le musée de Raqqada, les lignes rouges, blanches et noires alternent et déterminent une feuille de lilas inscrite dans un octogone et un pétale à quatre pointes ogivales placées dans un cercle. L'ensemble est enserré entre des torsades de forme ovale. Cette mosaïque constitue un exemple unique dans l'art ifriqiyen d'époque fatimide, mais certains historiens de l'art soutiennent qu'elle atteste la survivance de l'art de la mosaïque, en Tunisie, au Moyen âge. Certes, la technique d'exécution de la mosaïque de Mahdia présente une continuité de la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine, mais tout porte à croire qu'elle est l'œuvre d'artisans byzantins ou “rums” qui furent sans doute enlevés et faits prisonniers lors des multiples incursions menées par l'armée d'al-Qaim en Sicile et en Italie.","short_description":"Cette mosaïque constitue un exemple unique de l'art ifriqiyen à l'époque fatimide. Certains historiens de l'art pensent qu'elle perpétue la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine. Ce panneau faisait partie d'une mosaïque dont la superficie approchait les 58 mètres carrés. Il associe les formes géométriques aux motifs floraux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince fatimide al-Qaim.","dates":"303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"L. 107 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"La mosaïque fut exhumée lors des fouilles menées en 1956 dans une salle de réception ou d'audience appartenant au palais d'al-Qaim. Logiquement, on peut la dater du moment de l'édification de ce palais, en 303/916, comme le confirment les sources historiques, mais il serait possible également de l'attribuer à une phase ultérieure de travaux d'embellissement et d'aménagement au sein du monument, et qui daterait probablement du règne d'al-Qaim, avant le développement de la rébellion kharijite de “l'homme à l'âne” en 332/944.","method_for_provenance":"La découverte de cette mosaïque in situ atteste sa production sur place. Mais l'origine des artisans reste à prouver.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Après sa dépose du palais d'al-Qaim à Mahdia, la mosaïque fut exposée au musée du Bardo. En 1986, trois panneaux de cette mosaïque furent envoyés au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1993, un de ces trois panneaux fut récupéré par le Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposé dans la deuxième partie, en cours d'aménagement.","bibliography":"Ennaïfer, M., “La mosaïque africaine à la fin de l'antiquité et au début de l'époque médiévale”, Fifth international colloquium on ancient mosaics, USA, 1994, pp. 307-318. \n \nLouhichi, A., “La mosaïque de Mahdia : contexte et interprétation”, Africa, XX, 2004, pp. 143-166. \n \nZbiss, S. M., “Mahdia et Sabra Mansuriya : nouveaux documents d'art fatimide d'Occident”, Journal asiatique, CCXLIV, 1956, pp. 79-93.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Tesselles en calcaire."],"keywords":["Mosaïque; décoration géométrique; décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"a8912ca5-9dcf-581c-885c-df8260626ef3":{"name":"Coupe historiée.","description":"Coupe à pied annulaire et paroi carénée avec un décor côtelé sur la paroi externe. La glaçure est directement placée sur la pâte grise sans engobe. La forme et la technique de fabrication sont caractéristiques de la céramique ifriqiyenne du haut Moyen âge. Le plat est illustré d'une scène de guerre sur laquelle figurent des cavaliers montant des chevaux au galop et brandissant une targe de la main gauche. D'origine mésopotamienne, ce décor, à la fois stylisé et fantaisiste, connut une très grande vogue à l'époque fatimide. Cependant, s'il offre une certaine parenté avec certains décors orientaux contemporains, il plonge vraisemblablement aussi ses racines dans un très lointain passé africain. En effet, les chevaux représentés sur cette coupe paraissent moins naturalistes et plus stylisés que ceux représentés sur certaines œuvres d'art mésopotamiennes ; leur élasticité et les décors qui les caractérisent sont présents sur d'autres plats ifriqiyens contemporains. Par ailleurs, les visages des cavaliers se distinguent par la présence d'un œil démesurément grand ; cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de cette époque et semble confirmer le substrat africain du décor de cette coupe.","short_description":"Cette coupe présente un pied annulaire et une paroi carénée. Elle est illustrée d'une scène de guerre qui témoigne d'un substrat africain. Le décor stylisé et fantaisiste offre une certaine parenté avec les décors orientaux contemporains. Ce décor a connu une très grande vogue à l'époque fatimide.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 11 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides qui a eu une durée éphémère de presque un siècle (de 337 à 444/948-1053), ce qui justifie la datation de la deuxième moitié du IVe/Xe siècle à la première moitié du Ve/XIe s., sans pour autant être plus précis. , en l'absence de toute publication concernant Sabra al-Mansuriyya qui aurait permis de mieux identifier la couche stratigraphique des fouilles, pour pouvoir avancer unde datation plus précise.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Sabra, peint d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Sabra al-Mansouriya ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya en 1979. Elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, où elle est exposée depuis 1986.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 133, n° 73. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 250, n° IV-40. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","dynasty":"Fatimo-ziride","materials":["Céramique glaçurée."],"keywords":["Décoration figurative; armes; ziride"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"a9696cec-e2a4-5df3-86c8-4f47e45be0d4":{"name":"Pendentif.","description":"Les fouilles archéologiques menées dans la ville égyptienne de Fustat ont mis au jour de nombreux bijoux, dont des bracelets, des anneaux, des boucles d'oreille et des pendentifs en or et argent. Plusieurs techniques de joaillerie étaient utilisées dans l'égypte fatimide ; parmi les plus importantes figuraient la sculpture, le perçage et l'incrustation d'émail. Le bijou présenté ici est un bon exemple du travail de l'émail. \nGénéralement, l'émaillage décoratif se faisait de deux façons. La première – l'émail cloisonné – consistait à verser l'émail dans de petites alvéoles de métal, faisant office de moule. Après cuisson, elles étaient montées sur les bijoux en fonction du dessin souhaité. L'autre technique, proche de l'émail guilloché, consistait à creuser profondément le trait du motif décoratif à la surface de la pièce, puis à verser l'émail dans ces sillons avant de passer à la cuisson au four. La première méthode était plus rapide que la seconde. Le modèle présenté est un exemple raffiné de bijou à émail cloisonné. \nCe pendentif de forme circulaire présente une surface concave. Le motif se répartit en trois sections horizontales. La section centrale, la plus large, contient une inscription de style coufique en blanc rehaussé de rouge sur un fond vert cendré. Le texte dit : “… Dieu est le meilleur gardien…”, ce qui est un extrait du verset (*ayah*) 64 de la sourate XII (“de Joseph”). Les sections au-dessus et au-dessous de l'inscription sont ornées d'une branche végétale rouge sur fond vert.","short_description":"Les femmes utilisaient toutes sortes de formes de bijoux comme les bracelets, bagues, boucles d'oreille, broches et pendentifs. Les techniques d'ornementation comprenaient la gravure, l'incision, le perçage et l'incrustation d'émail. Cette pièce est un bel exemple d'incrustation d'émail décorative.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 2,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture coufique présente dans le décor. Comparaison stylistique avec certains objets en stuc découverts lors de fouilles archéologiques à Fustat, datés de la même période.","method_for_provenance":"L'étude de la technique de fabrication et un rapprochement avec des éléments en stuc découverts lors de fouilles archéologiques à Fustat suggèrent une production locale.","provenance":"Probablement Fustat, Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat en 1916.","bibliography":"Hamdi, A. M., *Mou'addat al-Tajmil bi-mathaf al-Fan al-Islami* \\[Accessoires pour cosmétiques au Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1959. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Atlas al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations pictoriales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nSayour, S. A., “Les bijoux au cours de l'ère islamique”, in *Prisma*, n° 19, 1999, p. 36. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Las joyas en la época islamica”, in *Prisma*, n° 7, 1998, p. 25.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or émaillé."],"keywords":["Ornementation ; écriture coufique ; pendentifs ; or ; décoration épigraphique ; décoration végétale ; émail"],"author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"aab7756a-7fbc-5383-97de-198c2614e471":{"name":"Jeton ou poids.","description":"Jeton en verre vert avec bord en relief, en assez bon état de conservation, de poids légèrement inférieur à celui du dirham entier, qui équivaut à 2,97 gr. Ce jeton présente, uniquement côté pile, au centre, une inscription en caractères coufiques, disposée sur deux lignes et inscrite à l'intérieur d'un cercle. Sur la première ligne, on lit : “al-imam al-Zahir” ; sur la deuxième : “al-azaz din Allah” ; sur la troisième : “amir al-mu-minin”. \nLes jetons en verre, de tradition byzantine, étaient généralement utilisés en guise de poids monétaires ; cet usage était courant, en particulier chez les califes omeyyades et abbassides, mais aussi ches les Toulounides et les Aghlabides d'Afrique du Nord. Les califes chiites utilisaient également les jetons pour divers usages, ceci surtout à partir de l'époque d'al-Mouiz (341-365 H / 953-975 J.-C). Le fait que de nombreux jetons retrouvés présentent un poids identique fait supposer que ceux-ci étaient utilisés en guise de “monnaie fiduciaire”, pour remplacer les pièces en bronze. Ce dernier, du reste, était très rare en Égypte, à l'époque. Cette hypothèse est corroborée par le fait qu'en Syrie, où le bronze abondait, on n'a jamais retrouvé de jetons en verre. En général, les jetons portent des inscriptions sur au moins une face ; le nom du calife est mentionné et, parfois, le nom de l'atelier de frappe. La plupart des jetons fatimides appartiennent à l'époque du règne de deux califes, en particulier al-Hakim (386-411 H / 996-1021 J.-C.) et al-Moustansir (427-487 H / 1036-1094 J.-C.). Mais nombreux sont aussi ceux qui remontent à l'époque d'al-Zahir, d'al-Amir et d'autres califes.","short_description":"Jeton en verre très probablement utilisé comme “monnaie fiduciaire”.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"411 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,2 mm ; ép. 4 mm ; poids 2,4 gr.","method_for_datation":"Chronologie historique (années de règne du calife fatimide).","method_for_provenance":"Inscription portant le nom du calife.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat.","bibliography":"Balog, P. “The Fatimid glass Jetons”, *Annali dell'Istituto italiano di Numismatica*, 20, 1973, n° 177, p. 121. \nLane Poole, S*., Catalogue of Arabic Glass Weights in the British Museum*, Londres, 1891. \nLaunois, A., *Estampilles et poids musulmans en verre du Cabinet des Médailles,* Le Caire, 1959.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre vert."],"keywords":["jeton ; poids ; monnaies ; Fatimides ; inscriptions; numismatique"],"author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern,* Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid,* Washington, 1959, p. 75.","dynasty":"Fatimide","materials":["Coton et soie, reps, texte tissé."],"keywords":[],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"afc571f4-5986-5e46-b1ec-3dde40394350":{"name":"Mosquée al-Azhar.","description":"La mosquée al-Azhar fut la première à être édifiée dans la cité fatimide du Caire. Elle est en même temps la plus grande et la plus ancienne université islamique, qui attire des étudiants venus du monde musulman tout entier. à la période fatimide, la construction n'occupait qu'une surface de 70 x 85 m. Aujourd'hui, grâce à diverses extensions de différentes époques, les bâtiments sont deux fois plus étendus (120 x 130 m). Le plan au sol consistait à l'origine en une cour ouverte entourée de trois portiques dont le plus grand est le portique oriental (celui de la *qibla)*, composé de cinq arcades. L'arcade donnant sur la cour est soutenue par des piliers, les autres par des colonnes de marbre. Les portiques nord et sud se composent de trois arcades. La partie orientale de la cour ne comportait pas de colonnes à l'origine. Au milieu du mur ouest s'élevait le portail principal, couronné par un minaret. Deux autres entrées existaient dans les murs nord et sud. L'entrée actuelle (1167 H / 1753 J.-C.), percée dans la façade ouest, est due à l'émir Abd al-Rahman Katkhuda. Sa création permit d'intégrer au complexe les deux *madrasa* fatimides de Taybarsiyya et Aqbughawiyya. \nAl-Azhar est le premier exemple de mosquée à transept en égypte islamique. Le portique oriental est en effet interrompu par un transept à arcs soutenus par des colonnes, perpendiculaire au mur de la *qibla.* Le plafond de cette nef est plus élevé que celui du portique de la *qibla.* Les courbures des arcs de ce transept sont décorées d'inscriptions en coufique d'extraits du Coran, les arcs eux-mêmes de motifs végétaux feuillus. Avec ceux des portiques de la cour, ce sont les seuls arcs d'origine. \nL'innovation architecturale que représente ce transept avait déjà été observée dans la Grande Mosquée omeyyade de Damas édifiée en 96 H / 714 J.-C. ainsi que dans la Grande Mosquée de Kairouan en Tunisie (155 H / 772 J.-C.), rénovée en 221 H / 836 J.-C. \nLe *mihrab* fatimide d'origine est surmonté d'une coupole mamelouke du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) qui a remplacé la coupole initiale. Des exemples similaires de ce style à deux coupoles existent également à la Grande Mosquée de Kairouan et la Grande Mosquée de Sousse en Tunisie. \nLe calife fatimide al-Hafiz li-Din Allah (r. 524-544 H / 1130-1149 J.-C.) fit ajouter une arcade sur les quatre côtés de la cour, dispositif inspiré des mosquées maghrébines où elles sont appelées ailes latérales. Des exemples similaires existent dans la Grande Mosquée de Kairouan, la Grande Mosquée de Sousse et la Zituna, toujours en Tunisie. \nDiverses modifications et adjonctions ont été apportées à cette mosquée au cours de sa longue histoire : al-Hafiz li-Din Allah entreprit la construction d'une coupole au-dessus de l'entrée du transept, considérée comme la plus ancienne coupole à inscriptions en égypte et dont subsistent certaines sculptures et quelques textes coufiques. En 1167 H / 1753 J.-C., l'émir Abd al-Rahman Katkhuda fit ajouter un vaste espace clos par quatre arcades derrière la zone de la *qibla.* Les minarets, qui ne sont pas fatimides, ont été élevés par le sultan Qaytbay en 873 H / 1468 J.-C., le sultan al-Ghuri en 915 H / 1510 J.-C. et l'émir Abd al-Rahman Katkhuda en 1167 / 1753. \nLa mosquée al-Azhar, principale mosquée de congrégation du Caire fatimide, fut spécialement édifiée pour la congrégation chiite – liée à l'état fatimide – afin d'éviter les confrontations avec les sunnites égyptiens. Salah al-Din al-Ayyoubi (r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.) abolit le *khutba* (sermon) dans la mosquée en 567 H / 1171 J.-C., mais le sultan al-Dahir Baybars (r. 658-676 / 1260-1277) en rétablit la tradition, qui redevint florissante sous la période mamelouke, lorsque la mosquée devint l'équivalent d'une université. Elle fut le centre de l'opposition à l'intervention française à la fin du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) et se consacre aujourd'hui à la religion et aux sciences modernes.","short_description":"C'est la première mosquée à avoir été construite dans la ville fatimide du Caire et plus ancienne université religieuse ; elle était destinée à l'origine à l'enseignement de la jurisprudence chiite (plus tard, du droit sunnite). Les salaires étaient payés par le calife à ses 35 *faqih* (jurisconsultes) qui résidaient à proximité de la mosquée. À travers les âges, les étudiants du monde musulman s'installaient autour de leurs instructeurs dans les quatre écoles sunnites autour de sa cour ouverte.","dates":"359-361 de l’Hégire /970-972 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"L'inscription figurant dans le tambour de la coupole à droite du *minbar* et du *mihrab* fournit les noms du constructeur et de l'inspecteur des travaux ainsi que la date d'érection de la coupole : 360 (971).","bibliography":"Al-Jabarti, Abd al-Rahman (m. 1240/1825), *Aja'ib al-Athar fi al-Tarajim wa al-Akhbar* \\[Les merveilles des monuments dans les biographies et les nouvelles\\], Le Caire, 1958. \nBehrens-Abouseif, D., *Islamic Architecture in Cairo: An Introduction,* Le Caire, 1998. \nBerchem, M. van, *Une mosquée du temps des Fatimides au Caire,* Le Caire, 1889. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt,* vol. I, Oxford, 1952. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-Azhar wa ma hawlahou min al-Athar* \\[Al-Azhar et les monuments environnants\\],Le Caire, 1971. \n*L'Art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 131-133.","patrons":"Le calife fatimide al-Mouiz li-Din Allah (r. en Égypte 358-365 H / 969-975 J.-C.).","architects":"Le général Gawhar al-Siqilli, conquérant de l’Égypte en 358 H / 969 J.-C., supervisa la construction","dynasty":"Fatimide.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["universités ; écriture coufique ; inscriptions ; décoration végétale ; architecture pour l’enseignement ; architecture religieuse ; transept ; mosquée de congrégation"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b55d65e0-7851-5d7f-94f3-89e36361d38d":{"name":"Battants de porte d’al-Hakim bi-Amrillah.","description":"Cette porte de la mosquée al-Azhar se compose de deux battants, chacun à sept panneaux rectangulaires verticaux ou horizontaux. Les deux panneaux supérieurs comportent une inscription de deux lignes rédigée en coufique fleuri. Les panneaux ayant été inversés lors d'un remontage des battants, le texte se lit aujourd'hui de gauche à droite : “Notre Seigneur, le Commandeur de la Foi / l'Imam, al-Hakim bi-Amrillah / que les Bénédictions de Dieu descendent sur lui et sur ses / ancêtres, al-Tahireen, et ses descendants.” \n“Al-Hakim bi-Amrillah” était le titre porté par le calife fatimide al-Mansour. Son agnomen était Abou Ali (père d'Ali). L'inscription se termine par la mention de “al-Tahireen”, attribut des descendants de la famille du prophète et de sa parentèle, dont les califes fatimides. Les 12 autres panneaux sont ornés de motifs végétaux sculptés en bas-relief qui illustrent les particularités du style des débuts de la période fatimide de la sculpture sur bois, style de travail biseauté qui se distingue du style toulounide. Le décor se compose de longues tiges végétales et de frondes de demi-palmes, ainsi que d'un nouveau motif évoquant un bouton de fleur en forme de haricot sortant d'une feuille ailée. Cette porte nous éclaire sur le développement du bois sculpté islamique et permet de dater d'autres objets en bois de cette période.","short_description":"Cette porte, exemple de la florissante industrie du bois sculpté dans le Caire fatimide, offerte à la mosquée al-Azhar par le calife al-Hakim, est la preuve du soutien apporté par les califes fatimides aux institutions religieuses, à leur entretien et à leur reconstruction.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"386-411 de l’Hégire / 996-1021 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 325 cm, l. 200 cm.","method_for_datation":"Présence sur la porte du nom du calife al-Hakim bi-Amrillah. On connaît par ailleurs l'intérêt de celui-ci pour les bâtiments et le fonctionnement de la mosquée al-Azhar, qu'il agrandit par la construction dans sa cour de deux arcades à colonnes (*riwaq*). Un *waqf* au nom de al-Hakim daté de 400/1009 précise que les revenus de cette fondation seront reversés à la mosquée pour le payement des salaires du *khatib* (orateur), des imams, des muezzins, des serviteurs, du mobilier, de divers équipements, des luminaires et de l'éclairage.","method_for_provenance":"L'inscription présente sur la porte mentionne spécifiquement al-Hakim bi-Amrillah, titre du calife fatimide al-Mansour. On sait qu'il prit une part active au développement et à l'entretien de la mosquée al-Azhar, qui bénéficiait d'un *waqf* à son nom. La porte a été transférée de la mosquée au Musée d'art islamique au début du XXe siècle.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Porte transférée de la mosquée al-Azhar au Musée d'art islamique. Ce fut l'une des premières acquisitions de celui-ci vers 1903.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650–1250,* New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPauty, E., *Catalogue du Musée Arabe du Caire,* Le Caire, 1931.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois sculpté."],"keywords":["Portes ; haut-relief ; sculpture biseautée ; bois ; écriture coufique ; décoration épigraphique ; décoration végétale"],"author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b6c68555-4721-5c09-8439-5598ae6f7fdd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de textile de lin tissé à bandes décoratives en broderie de soie. Le motif comprend trois bandes horizontales, chacune séparée de l'autre par une zone de tissu neutre. La bande supérieure, prise entre deux bordures de volutes dorées à contours rouges et rehauts bleus, contient un bandeau de zigzag simple souligné de rouge sur fond doré. Des motifs bleus en forme de trident occupent les espaces restants au-dessus et au-dessous de ce zigzag. En dessous, une bande décorative légèrement plus étroite comporte une inscription en lettres cursives sur fond rouge foncé, entre deux bordures de demi-palmettes stylisées. La troisième bande, la plus étroite, présente une ligne sinueuse verte en partie centrale sur fond doré entre deux bordures à palmettes dorées sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte islamique était fameuse pour la production d’élégants textiles de laine, soie et lin fabriqués dans des ateliers spécialisés. Ils étaient tenus par des tisserands aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 33,02 cm, l. 33,02 cm.","method_for_datation":"Ce fragment de textile est daté du VIe/XIIe siècle sur la base de similarités avec d'autres de la période fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et cette qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin tissé et broderie de soie."],"keywords":["Al-Drounka ; lin ; soie ; Henry Wallis"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bf4c064f-18e5-529c-9e76-c152ef139f78":{"name":"Ribat et Mosquée de la Sayeda.","description":"Du *ribat* originel ne subsistent que la mosquée se trouvant dans la partie sud et l'aile occidentale du fortin, mises au jour à la suite des fouilles menées sur les lieux. Constitué d'un seul niveau, ce *ribat* ne dispose pas de tour vigie. Alors que la majorité des *ribat* tunisiens disposent de tours circulaires, la partie exhumée du *ribat* de la Sayeda laisse apparaître des tours polygonales aux angles et au milieu du mur occidental. Plusieurs cellules exiguës, construites en moellons, qui devaient servir à accueillir les moines guerriers, ont été retrouvées. Elles sont précédées par une galerie qui devait reposer sur un pilier de section carrée. Néanmoins, la mosquée du *ribat* constitue la partie la plus préservée du monument. Elle est formée d'une salle de prière rectangulaire (10 x 6,75 m) composée de trois nefs et deux travées. La salle est couverte de voûtes d'arêtes que supportent des doubleaux en plein cintre, très surhaussés, venant prendre appui sur des piliers cruciformes. Au fond, on retrouve le *mihrab*, constitué d'une demi-coupole creusée de onze cannelures qui surmontent une frise en écriture coufique fleurie, datable du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) et qui comporte des versets coraniques. \n \nLa niche du *mihrab* est garnie de cinq arcatures à fonds plats dont les fers à cheval enveloppent des médaillons meublés par des rosaces stylisées. Le décor de ce *mihrab* est identique à celui de la Grande Mosquée de Monastir et présente des analogies avec celui de la mosquée al-Ksar à Tunis, datable de l'époque fatimo-ziride.","short_description":"Du *ribat* originel ne subsistent que la mosquée et l'aile occidentale du fortin. Constitué d'un seul niveau, le *ribat*, qui porte probablement le nom d'une princesse, ne dispose pas de tour vigie. La mosquée, formée d'une salle de prière rectangulaire, constitue la partie la plus préservée du monument. Le *ribat* a été abandonné dans une période indéterminée alors que l'oratoire a continué à servir pour la prière jusqu'à une époque récente.","dates":"milieu du IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Monastir","method_for_datation":"Les vestiges du *ribat* ainsi que son plan l'intègrent dans le prototype des *ribat* aghlabides qui furent édifiés du début jusqu'au milieu du IIIe/IXe siècle. D'autre part, le décor du *mihrab* de l'oratoire et l'inscription coufique qui le meuble sont attestés dans le répertoire décoratif ifriqiyen de la fin du IVe jusqu'au milieu du Ve siècle (Xe-XIe).","bibliography":"Marçais, G., *L'art musulman*, Paris, 1962, pp. 110-112. \n \nZbiss, S. M., *à travers les monuments musulmans de Tunisie*, Tunis, 1963, p. 59.","history":"Le *ribat* fut édifié au milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), mais son oratoire fut rénové, très probablement à la fin du IVe-première moitié du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.). Le *ribat* fut abandonné dans une période indéterminée, alors que l'oratoire a continué à servir pour la prière jusqu'à une époque récente.","patrons":"Probablement une princesse aghlabide dont le nom ne nous est pas parvenu. À moins que le ribat ne porte le nom d’une princesse ziride qui y fut inhumée lors ou à la suite de la rénovation de son oratoire.","dynasty":"Aghlabide et Ziride.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":[],"keywords":["Ribat; mosquée; époque aghlabide; époque ziride; architecture militaire."],"author":"Saloua Zangar","copy_editor":"Margot Cortez"},"c9e57bf4-504f-5953-928e-e4f5dacd9861":{"name":"Fragment de lin et de soie tissés.","description":"Fragment de lin tissé et de kilim de soie crème, jaune d'or, cramoisi et bleu. Il se compose de trois bandes superposées, la première identique à la troisième. Le motif des bandes supérieure et inférieure est en trois parties : deux bandeaux d'écriture *naskhi* en rouge sur fond or encadrent une natte centrale de couleur or soulignée de rouge, le croisement des brins de la natte étant occupé par un motif en forme de lièvre. D'étroits bandeaux à motifs sinueux complètent l'ensemble de part et d'autre. Les inscriptions se lisent : “… et prospérité”. Entre ces deux bandes, un panneau plus large, à dense et complexe motif d'entrelacs or et rouge, reprend le motif de lièvre de couleur or sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte fatimide était réputée pour la production de soieries raffinées produites dans des ateliers parrainés par la cour connus sous le nom d’ateliers “*tiraz*”. Beaucoup étaient transformées en vêtements royaux pour le sultan et sa cour ou en vêtements d’apparat offerts aux courtisans méritants, aux dignitaires et aux diplomates étrangers.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"570-596 de l’Hégire (troisième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 24 cm, l. 9 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce fragment le range dans la catégorie des tissus de l'extrême fin de la période fatimide, qui se caractérise par l'utilisation exclusive du jaune d'or et du rouge, et par la complexité des entrelacs qui occupent entièrement la bande centrale. L'inscription en *naskhi* correspond également au style utilisé sous les derniers souverains fatimides. De plus, ce fragment a pu être daté à partir de sa similarité frappante avec un fragment en lin et soie de la collection Bouvier (Genève) daté de 570-596 (troisième quart du XIIe siècle).","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de Spink and Son Ltd., Londres, en 1979.","bibliography":"Kendrick, A. F., *Catalogue of Muhammadan Textiles of the Medieval Period*, Londres, 1924, p. 18, cat. n° 887, planche iv (pour un fragment très similaire). \n*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, p. 259, cat. n° 158 (analyse d'un fragment similaire).","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin et soie tissés."],"keywords":["soie ; lin ; écriture naskhi"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cb759986-93f3-578a-a7c7-9068cd703d02":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor étagé sur quatre bandeaux : deux sont ornés d**'**une chaîne de feuilles, l**'**un d**'**une suite de cinq lièvres courants et le dernier d**'**une calligraphie. Celle-ci consiste en la répétition du mot “baraka”*,* qui signifie bénédiction ou générosité. L**'**utilisation de termes ou de phrases attirant une bénédiction sur le propriétaire ou l**'**utilisateur d**'**une part, et la reconnaissance de la générosité divine qui permet que l**'**on possède de tels objets et leur contenu d**'**autre part, sont fréquentes sur les céramiques de l**'**époque. Deux des cinq lièvres regardent vers l**'**arrière, tandis que les trois autres regardent vers l**'**avant. Tous portent un collier clouté. \nVers la fin du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), les potiers égyptiens commencent à utiliser le décor au lustre. Ils semblent en avoir emprunté la technique à des confrères irakiens qui avaient émigré en Égypte après l**'**avoir apprise auprès des verriers de Syrie et d**'**Égypte au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"La technique coûteuse du décor au lustre de cette jarre égyptienne en céramique de l’époque fatimide est arrivée à Fustat avec des potiers irakiens. Sa décoration typiquement fatimide et son bandeau calligraphié trouvent également leurs sources dans le style décoratif initialement développé dans la cité abbasside de Samarra en Irak.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IVe-début Ve siècle de l’Hégire (fin Xe-début XIe siècle J.-C).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style des lièvres et du bandeau d**'**écriture coufique évoque des images semblables observées sur d**'**autres objets et fragments de céramique trouvés à Fustat et attribués à la période fatimide en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nRaby, J. (dir.), *Cobalt and Lustre: The first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, Oxford, 1994.","dynasty":"Fatimide","materials":["Céramique vernissée à décor lustré."],"keywords":[],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cfe5bd9c-e197-550b-b7be-fc5f83730d8f":{"name":"Boucle d'oreille (d'une paire).","description":"Le travail de l'or est connu en Syrie depuis plus de 2000 ans av. J.-C. Des bijoux, des moules et divers outils d'orfèvrerie ont été découverts dans de nombreux sites archéologiques syriens, dont ceux d'Ougarit, Mushrifa et Ebla. Pendant la période classique, la bijouterie d'or y était très développée, en particulier à Hawran, Palmyre (Tadmour) et Homs. \nCe développement se poursuivit pendant la période islamique, comme le montrent de multiples témoignages, dont cette boucle d'oreille unique en or filigrané, en forme de disque à bordure en rayons sertissant un rang de perles. Au centre du disque ont été sertis en triangle deux rubis et une émeraude. La partie supérieure du pendentif, ornée d'un second rubis en cabochon, se rattache à la fixation ornée de trois pierres précieuses, une émeraude et deux rubis, prises dans des montures d'or. Sur l'agrafe est fixée une petite sphère d'or contenant également une émeraude.","short_description":"Cette boucle en filigrane d'or incrustée d'émeraudes, de rubis et de perles témoigne de la haute qualité de la joaillerie caractéristique de la période fatimide. Des pièces similaires abondent en Syrie et en Égypte.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 5 cm, Ø (disque) 2 cm.","method_for_datation":"La production d'une joaillerie d'or raffinée fleurit en égypte et en Syrie au cours de la période fatimide (358-567/969-1171). Ses techniques faisaient appel au filigrane et aux grènetis, au fil d'or tressé et parfois à des incrustations de pierres précieuses. On produisait des bracelets, des boucles d'oreille, des pendentifs, des anneaux, des broches et des bijoux de tête.","method_for_provenance":"Pendant la période fatimide, deux centres de production se distinguent particulièrement, Alep et Le Caire. Bien que ce bijou ait été acquis à Raqqa par le Musée, sa provenance est impossible à déterminer.","obtention":"Pièce achetée en 1949.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E. et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington DC, \n1985. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or filigrané."],"keywords":["Boucles d'oreille ; or ; filigrane ; Alep ; Le Caire ; Raqqa"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d1baf7da-b838-5564-a184-03f1f16c1457":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de lin tissé fait de deux bandes décoratives séparées l'une de l'autre par une zone de tissage sans ornement. Toutes deux sont de dessin identique : effet de guillochis en tresse de couleur jaune d'or sur fond bleu. L'espace délimité par le croisement des deux parties de la tresse est occupé par une palmette de couleur pâle sur fond rouge ou noir. Chaque bande est comprise entre deux frises rouges contenant chacune une inscription en coufique de couleur claire rehaussée de volutes dorées de disposition régulière. Leur bordure externe est constituée par un motif de vagues imbriquées. L'inscription affirme : “La victoire vient de Dieu.” L'industrie du tissage du lin était importante à Akhmim, où tissus et objets artisanaux sont encore produits de nos jours. L'histoire d'Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d'Égypte et conserve une appréciable population adepte de cette religion.","short_description":"De nombreuses étoffes fatimides et mameloukes furent découvertes dans des sépultures aux environs d’Akhmim, important centre textile égyptien dont l’industrie du tissage du lin était renommée. Il est intéressant de noter que l’histoire d’Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d’Égypte, une cité qui compte encore une population copte assez importante.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 16 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Un fragment de tissu appartenant à la collection Bouvier (Genève) et présentant une forte ressemblance avec celui-ci a été daté de la fin du Ve siècle-début VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce fragment trouvé à Akhmim (Égypte) appartient à un groupe bien défini de textiles fatimides.","provenance":"Akhmim, Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la Hilton-Price Collection.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 244-245, cat. n° 146 (pour un fragment similaire).","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin et soie tissés."],"keywords":["Akhmim ; soie ; lin ; écriture coufique"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d4d8f026-9350-59c7-985e-107aaa7a0acb":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois à cadre biseauté sans décor. Hautement décorative, sa sculpture en haut relief représente deux chevaux affrontés harnachés identiques, en forme d'arabesque stylisée et à crinière et brides décorées en creux. Ils se détachent d'un fond de motifs végétaux. Deux branches qui sortent du milieu de la base de la composition se développent dans deux directions opposées, se réunissent au niveau du col des chevaux, donnent naissance à de superbes motifs de feuillage, puis repartent vers le haut pour décrire deux spirales à motifs en demi-palme. Ce panneau est remarquable par sa composition répartie en sections égales, l'harmonie du décor des parties et leur symétrie par rapport à l'axe vertical. Il a pu décorer une porte, un placard ou un écran, et se compare à un panneau similaire conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, également à décor de chevaux affrontés.","short_description":"Les artisans fatimides étaient habiles à combiner différents éléments animaliers et végétaux dans leurs motifs décoratifs. Une de leurs techniques était la sculpture en haut et bas relief. Ce panneau de bois sculpté en haut relief ressemble à un autre conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 33 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du caractère des motifs décoratifs animaliers et végétaux ainsi que du détail de la sculpture à caractère naturaliste marqué, art qui a atteint son sommet au cours de la période fatimide. Le traitement du cheval est également spécifique de celle-ci. Le Musée d'art islamique du Caire possède une porte de bois fatimide découverte dans le *maristan* (hôpital) de Qalawun qui faisait jadis partie du Palais de l'Ouest. Un de ses panneaux est orné de deux chevaux dont le style esthétique et technique ressemble beaucoup à celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'art de la sculpture sur bois fleurit en égypte islamique pour atteindre un très haut niveau d'exécution après la conquête du pays par les Fatimides en 358/969. Le style de sculpture et de décoration de ce panneau ressemble beaucoup à celui des panneaux d'une porte fatimide dont la provenance égyptienne est confirmée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1909 auprès du marchand d'antiquités Ilyas Khatoum al-Tadji.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrabar, O., “Imperial and Urban Art in Islam: The Subject Matter of Fatimid Art”, *Colloque international sur l'histoire du Caire,* 1969, Le Caire, 1972. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiyya* \\[Histoire des arts de l'Islam\\], UAE, 2003. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les Arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide: étude de leurs influences sur l'archéologie et la civilisation\\], Alexandrie, 2002.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois sculpté en haut-relief et incisé pour certains détails."],"keywords":["Panneau ; haut relief ; bas relief ; décoration figurative ; décoration végétale"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e0d8deeb-f886-5cc2-84a5-fd934f5025aa":{"name":"Colonne avec inscriptions coufiques.","description":"Colonne avec légère enthèse pourvue d'une échine. Sur le cavet, à l'intérieur d'un cartouche rectangulaire, se déploie une inscription arabe gravée en caractères coufiques citant la *basmala*, selon la lecture qu'en fait M. Amari : “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.” Au milieu de la colonne, à l'intérieur d'un cartouche carré est gravée la *chahada*, c'est-à-dire la profession de foi : “Il n'est d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète.” Jusqu'en 1874, cette colonne se trouvait devant le portail principal de l'église Saint-François d'Assise, sur le côté droit. Elle provient d'un édifice religieux, peut-être une mosquée ultérieurement transformée en oratoire, qui s'élevait probablement aux abords de l'église médiévale. La Galerie régionale de la Sicile abrite un autre exemplaire de colonne (inv. n° 5100) portant des inscriptions très similaires ; elle provient elle aussi d'une église palermitaine, aujourd'hui disparue, San Giacomo la Mazzara. Le style austère, presque totalement dépourvu d'ornements, est de goût fatimide, également adopté en Sicile et resté en usage à l'époque des Normands.","short_description":"Cette colonne est datable de la période de domination islamique en Sicile, du fait des caractères coufiques de l'inscription, qui figure au centre de la colonne, dans un cartouche carré.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"v. Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Palerme","dimensions":"H. 166 cm ; l. 27 cm.","method_for_datation":"Datable de la période de domination islamique en Sicile du fait de la présence de l'inscription en caractères coufiques.","method_for_provenance":"Certains documents attestent la provenance de cette colonne (église Saint-François d'Assise).","provenance":"Incertaine, près de l’église Saint-François d’Assise.","obtention":"Dépôt au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, n. XX, pp. 107-108. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 9, 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 282-283 et fig. 179.","artist":"Sculpteur-calligraphe fatimide travaillant vers le Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","dynasty":"Fatimide","materials":["Marbre sculpté."],"keywords":["architecture arabo-normande ; mosquée ; inscription arabe en caractères coufique"],"author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e179ff65-79d3-5bba-97ab-c8056af7e861":{"name":"Fragment de mouchoir/tissu.","description":"Mouchoir carré bordé sur deux de ses côtés d'une série de bandeaux brodés au point de chaîne en rouge, jaune, noir et blanc. Chaque série se compose d'un bandeau externe, orné de deux branches végétales ondulées flanquant deux plus petites, et d'un large bandeau pris entre deux fines bordures à motifs géométriques, qu'encadre une inscription répétitive en style coufique au nom du propriétaire du mouchoir “al-bi-Allah”. Le bandeau central est illustré d'une succession d'oiseaux et de feuilles qui semblent s'envoler de leur col. \nLa propriété de ce mouchoir est attribuée au calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), connu pour sa politique de tolérance envers les Coptes et son mécénat stimulant des artisans de cette communauté. Ces artisans utilisaient des éléments décoratifs fortement influencés par l'art copte, comme le montre la présence de pigeons dans ces rondeaux. \nDivers types de production textile fleurirent au cours de la période fatimide, la soie jouant un rôle fréquent dans l'ornementation des tissus. L'empire fatimide jouissait d'une grande richesse qui se reflétait dans le raffinement et la splendeur de la vie quotidienne, en particulier dans l'habillement qui comprenait, par exemple, des turbans, des manteaux et des mouchoirs richement tissés et brodés.","short_description":"Les califes fatimides s'intéressaient beaucoup à l'industrie textile et nommèrent un maître du *Tiraz* pour superviser le négoce du textile. Certains tissus de soie étaient fabriqués à l'intention exclusive du calife, dont cette pièce, qui porte brodé le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"365-386 de l’Hégire / 975-996 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Le bandeau épigraphié contient le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386/975-996).","method_for_provenance":"Ce mouchoir aurait appartenu au calife fatimide al-Aziz bi-Allah qui régna en égypte de 365 à 386/975-996.","provenance":"Égypte.","obtention":"Offert au musée en 1930 par Maurice Nahman, marchand d'antiquités.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *al-Zakhrafa al-Mansouya fi al-Aqmisha* \\[Motifs tissés sur métiers\\], Le Caire, 1942. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSpuhler, F., *Islamic Carpets and Textiles in the Keir Collection,* Londres, 1978.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin brodé de soie."],"keywords":["Broderie ; soie ; décoration figurative ; décoration épigraphique ; décoration végétale ; point de chaîne ; mouchoirs"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e69c15fd-110a-59c2-9a6e-7ae708a7ea8e":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière sculptée dans un seul bloc de cristal de roche. Le corps en forme de poire repose sur un pied légèrement évasé et se termine par un bord à bec. La poignée, dotée jadis d'un poucier en partie supérieure, se rattache au bord et à la partie inférieure du corps. Celui-ci est décoré des deux côtés de deux scènes identiques : un oiseau de proie attaquant un quadrupède cornu (une gazelle ?). Ces scènes sont encadrées de grands motifs de feuillages traités en arabesques. Le dessin est cerné en son entier par un délicat bandeau en saillie qui entoure le col et descend le long du corps, de chaque côté de la poignée. Ce faisant, il forme un cadre et donne l'impression que le décor est appliqué sur un morceau de tissu enveloppant la panse. Tous les détails sont travaillés à la mèche et ciselés avec un grand savoir-faire, y compris les effets de texture dans les lignes et les points qui recouvrent les corps de l'oiseau et de l'animal, comme dans les feuillages en arabesques. Des objets de ce type firent partie des milliers d'articles précieux pillés dans le trésor des Fatimides lors des troubles de 450 H / 1060 J.-C. Un certain nombre d'entre eux firent leur chemin jusqu'en Europe, où les églises les utilisèrent comme reliquaires.","short_description":"Aiguière en forme de poire taillée dans un seul bloc de quartz incolore et transparent appelé cristal de roche. C'est l'un des nombreux objets de luxe taillés dans le cristal de roche pour la cour fatimide du Caire. Nombre de ces objets se sont retrouvés dans les trésors d'églises européennes, où ils furent utilisés comme reliquaires.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 391-452 de l’Hégire /1000-1060 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 19,4 cm, Ø (base) 9 cm.","method_for_datation":"On note une relation évidente entre cette aiguière et un certain nombre d'autres figurant dans des collections européennes, dont l'une porte une inscription donnant le nom du calife fatimide al-Aziz (vers 365-386/975-996). Le décor de l'aiguière du V&A, au motif d'arabesques plus complexe et mieux maîtrisé que celui des autres, suggère une date plus tardive. La production fatimide d'objets en cristal de roche fut fortement perturbée lors des violents soulèvements sociaux qui débutèrent en 452/1061.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acquis par le musée en 1862.","bibliography":"Contadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1998, pp. 16-38. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 94-95.","dynasty":"Fatimide","materials":["Cristal de roche sculpté."],"keywords":["Décoration figurative ; décoration florale"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e7f528ce-cc22-5805-85cd-54b2590d990f":{"name":"Pièce de jeu d’échecs.","description":"Importante pièce de jeu d'échec cylindrique, gravée de cercles concentriques, de points et de lignes. Abstraite, elle représente probablement un roi ou une reine. Originaire de l'Inde, le jeu d'échecs avait atteint la Perse pendant la période sassanide au Ier siècle H (VIe siècle J.-C.). Des traités d'échecs arabes apparurent au milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). La connaissance du jeu passa ensuite en Occident où les pièces furent souvent modelées d'après les prototypes islamiques. Celle-ci faisait sans doute partie d'un jeu particulièrement luxueux. Une pièce presque identique se trouve aujourd'hui au Muséede l'art islamique à Berlin. Les Fatimides d'Égypte étaient des clients actifs de ce type d'objets de luxe en ivoire. Après leur conquête de la Sicile au début du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), la voie était ouverte pour l'installation d'artisans musulmans dans ce pays, et l'on assista à un transfert de styles fatimides dans la peinture et dans les arts décoratifs qui se poursuivit même après la conquête de l'île par les Normands en 477 H / 1085 J.-C.","short_description":"Le jeu d'échec est né en Inde, mais il est très vite devenu populaire dans tout le monde islamique et au-delà. Cette grande pièce en ivoire a dû appartenir à un jeu luxueux réalisé pour un commanditaire de haut rang ou pour la cour royale fatimide.","holder":"The British Museum.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe ou XIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 5,6 cm, Ø 5,1 cm.","method_for_datation":"La forme et le matériau de cette pièce renvoient à d'autres exécutées en Égypte fatimide au IVe ou Ve/Xe ou XIe siècle. Il est possible que cette pièce d'ivoire soit contemporaine d'une autre de forme très similaire, représentant un autre roi ou une autre reine, en cristal de roche conservée au Victoria and Albert Museum de Londres, datée du début du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette pièce a sans doute été fabriquée dans l'Égypte fatimide ou en Sicile au IVe ou Ve/Xe ou XIe siècle.","provenance":"Égypte ou Sicile.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1862.","bibliography":"Contadini, A., “Islamic Ivory Chess Pieces, Draughtsmen and Dice in the Ashmolean Museum”, *Islamic Art in the Ashmolean Museum: Oxford Studies in Islamic Art*, Oxford, 1995. \nPhillips, T. (dir.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, pp. 582-583, cat. n° 7.49.","dynasty":"Fatimide","materials":["Ivoire."],"keywords":[],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e918c2ab-31e1-5d30-a10e-dc11b5fe5e5f":{"name":"Coupe.","description":"Coupe intacte en verre de couleur aigue-marine à court col évasé et décor teinté en argent brun foncé qui fait penser à une peinture au lustre. Soufflé dans un moule à 15 nervures verticales, le verre épais présente de nombreuses petites bulles. Le décor consiste en lignes verticales partant de la base et d'une frise de motifs en boucle comprise entre deux bandeaux horizontaux sous le col. Vu de dessous, les nervures et les rayons créent un motif de soleil qui suggère que, suspendu par le col, l'objet a pu être utilisé comme lampe. Ce dessin radiant rappelle des verreries antérieures, alors que le motif en boucle est fréquent sur les verres colorés de cette période. Les verriers égyptiens furent particulièrement prolifiques sous les Fatimides. Leur savoir venait des ateliers verriers de la période romaine.","short_description":"Cette coupe est particulièrement intéressante : bien que réalisée il y a quelque 900 ans dans un verre finement moulé, elle est totalement intacte. Les objets en verre à décor peint au lustre étaient au nombre des articles de luxe particulièrement prisés pendant la période fatimide.","holder":"The British Museum.","dates":"Ve-VIe siècles de l’Hégire (XIe-XIIe siècles J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 8,5 cm, Ø 10,9 cm.","method_for_datation":"Ce type de simple motif peint de couleur est généralement attribué à la période fatimide.","method_for_provenance":"La technique et le décor ressemblent à ceux d'autres objets en verre produits en Égypte. De plus, cette coupe a été trouvée à Atfih, Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1902.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New Haven et Londres, 2001, cat. n° 109, pp. 220-221. \nHarden, D. B. *et al.*, *The British Museum: masterpieces of glass, a selection*, Londres, 1968, p. 112, n° 150. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*, 2 vol. Forschungen zur islamischen Kunst, 5, Berlin, 1929-1930, planche 37:9.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre teinté soufflé-moulé."],"keywords":[],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f182ff55-9430-5024-a039-37fa558855a8":{"name":"Grande assiette","description":"Grand plat à bord légèrement retourné orné d'une succession de triangles en dents de scie. Le décor du bassin consiste en une représentation de femme assise jouant d'un instrument à cordes évoquant une guitare. Elle porte une longue robe à décolleté en V et manches larges, ornée de larges rayures et de motifs cruciformes caractéristiques de la mode fatimide. La forme de son collier suit la découpe de l'encolure. Sa tête légèrement tournée vers la droite est coiffée d'une toque qui évoque un turban d'où s'échappent des boucles près des oreilles et une petite touffe de cheveux dans le cou. Le fond présente un décor de formes irrégulières cernées d'un fin trait à base de cercles, de points et de branches à feuilles coniques. à gauche de la musicienne figure une aiguière délicatement reproduite, entourée de motifs de feuilles stylisés. De son bec sortent deux branches fleuries. Un double filet sépare le bassin du bord.","short_description":"La prospérité économique à l'époque fatimide conduisit à l'essor de l'industrie de la céramique lustrée. De tels récipients en céramique lustrée, où le lustre métallique est identique à l'or, incorporent une série de décorations incluant de superbes scènes de la vie sociale et quotidienne fatimide.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 40 cm.","method_for_datation":"étude stylistique de la musicienne, et spécialement de la forme et des motifs de son vêtement. L'ensemble présente les traits distinctifs des portraits fatimides, dont le visage rond et les yeux en amande. Le turban porté par les hommes et la toque portée par les femmes sont également caractéristiques de la période. Par ailleurs, les autres éléments ornementaux rappellent les motifs – végétaux ou non – fréquemment observés sur des objets en bois, en ivoire ou en métal de la période fatimide. D'autres exemples de plats similaires portent la signature de certains potiers de cette époque.","method_for_provenance":"Par déduction, le lieu de fabrication pourrait être l'égypte car les objets en céramique, et notamment le lustre métallique, étaient renommés dans l'égypte fatimide. Cette activité était particulièrement développée à Fustat où des fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreuses pièces de céramiques similaires à ce plat.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès du marchand d'antiquités Fuqyan Jaan.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nJenkins, M., “Islamic Pottery: A Brief History”, *Metropolitan Museum of Art Bulletin,* vol. 40 (4), printemps 1983. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiya* \\[Histoire de l'art islamique\\], UAE, 2003. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to late Twelfth Centuries*, Athènes,vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","materials":["Céramique à décor lustré sur glaçure opaque."],"keywords":["Lustre métallique ; céramiques ; décoration figurative ; décoration végétale ; plats ; musiciennes ; musique; figure féminine"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f22479d3-546f-553a-8322-e8c56a9254ef":{"name":"Pièce d’échecs.","description":"Le jeu d'échecs apparut vraisemblablement en Inde et fut introduit dans le monde islamique par la Perse sassanide. Les Arabes privilégièrent les figures abstraites, cette pièce en est un exemple, en matériaux nobles comme l'ivoire ou le cristal de roche. De nombreuses pièces de cristal de roche sont conservées dans les trésors d'église en Europe. \nNe serait-ce que par ses dimensions, ce spécimen fait partie des exemplaires les plus remarquables, puisque, pour sa fabrication, il a fallu employer une défense de première qualité et dans celle-ci la partie massive qui est la plus précieuse. La commande d'un jeu doté de pièces d'ivoire de cette taille vient fort probablement des plus hautes sphères de la société. \nLa pièce présente une forme ramassée et cylindrique avec un épaulement arrondi et une sommité en forme de bouton. Cette forme l'apparente au groupe des pièces abstraites. Elle figure probablement le roi. Le décor est particulièrement intéressant : dans les parties médianes, sur les côtés antérieur et postérieur, des ornements floraux cruciformes stylisés. Sur tout le pourtour de la pièce, ils sont flanqués d'arbres stylisés, tandis que, dans la partie sommitale, ils sont environnés de petites croix et de triangles. Le décor est exécuté en forages circulaires et en points. Le dessous de la pièce présente une particularité : trois forages garnis de plomb. Rien ne permet d'en déterminer la destination précise. Servaient-ils à lester l'objet ? \nLa répétition de l'ornement cruciforme est particulièrement remarquable. La pièce a vraisemblablement été fabriquée en Sicile. D'un point de vue formel, elle prolonge la tradition arabe des pièces d'échecs abstraites qui étaient courantes en Italie du Sud jusqu'au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","short_description":"Dans les pays islamiques, le jeu d'échecs se pratiquait avec des pièces très stylisées comme cette figure de roi. Décorée d'un motif de cercles, cette pièce d'échec en ivoire vient du sud de l'Italie ou de la Sicile, une région qui faisait autrefois partie de l'empire fatimide et qui fut fortement influencée par la culture islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 7 cm, Ø 6,4 cm.","method_for_datation":"Le décor de points circulaires, caractéristique d'un certain nombre d'œuvres de l'Italie du Sud à cette période, permet de dater la pièce du XIe-XIIe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Les pièces d'échecs similaires ainsi que les coffrets d'ivoire agrémentés de décor de ce type sont attribués à l'Italie du Sud ou à la Sicile.","provenance":"Italie du Sud ou Sicile.","obtention":"Achetée en 1925.","bibliography":"*Chess: East and West, Past and Present* (catalogue)*,* New York, 1968. \nContadini, A., “Islamic Ivory Pieces, Draughtmen and Dice”, *Islamic Art in the Ashmolean Museum, Part One* (J. Allan éd.)., Oxford Studies in Islamic Art X, Oxford, pp. 111-154, fig. 54. \nKluge-Pinsker, A., *Schachspiel und Trictrac. Zeugnisse mittelalterlicher Spielfreude in salischer Zeit,* Sigmaringen, 1991, pp. 50-54, ill. 27. \nKühnel, E., *Die islamischen Elfenbeinskulpturen VIII.-XIII. Jh,* Berlin, 1971, cat. n° 9, pl. V. \nWichmann, S. et H., *Schach. Ursprung und Wandlung der Spielfigur in zwölf Jahrhunderten,* Munich, 1960, 282, cat. n° 5, ill. 5.","dynasty":"Fatimide ou normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":["Ivoire, plomb."],"keywords":["pièce d’échecs ; jeu d’échecs ; ivoire ; cristal de roche ; Sicile"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f5c68eab-37f6-5a2c-b181-f87cfef70a15":{"name":"Tête humaine.","description":"Le visage est celui d'un homme dont les traits paraissent très fins, mais il est fortement endommagé au niveau du nez et de la bouche. La tête est enturbannée à la mode orientale. Elle nous rappelle certaines représentations humaines sur céramique de l'époque samanide de Nichabour. Le turban, en forme de V, comporte en son milieu une rainure assez marquée. Le visage est couvert d'un voile, à l'exemple de plusieurs représentations analogues d'époque fatimide provenant d'égypte ou d'époque omeyyade provenant de l'Espagne des Xe et XIe siècles. Les yeux du personnage sont légèrement globuleux et semblent avoir été couverts précédemment de deux fragments de verre pour indiquer l'iris, à l'instar d'autres représentations humaines trouvées à Sabra, sur les lieux mêmes. Sa découverte dans la capitale des Fatimides renforce l'opinion selon laquelle les chiites toléraient les sculptures des représentations humaines, contrairement aux malikites qui furent très iconoclastes.","short_description":"Sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la capitale des Fatimides, renforça l'opinion selon laquelle les chiites toléraient les sculptures des représentations humaines, contrairement aux malékites, très iconoclastes. La représentation est comparable à celles, de la même époque, provenant d'égypte et d'Espagne.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Milieu du IVe-milieu du Ve siècle de l’Hégire (milieu du Xe-milieu du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H 11,5 cm, l. 11,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Cette statue en stuc fut retrouvée, parmi d'autres sculptures humaines et animales, lors des fouilles menées à Sabra al-Mansouriya, en 1978, dans une poche de terre très bouleversée et n'offrant aucune couche archéologique claire. Les œuvres furent entreposées pêle-mêle et sans aucune logique, comme si l'on avait voulu dissimuler ces représentations figuratives. Peut-être y a-t-il un rapport avec l'évolution de la mentalité religieuse en Ifriqiya, et une coïncidence avec la persécution des chiites lors des troubles de l'an 407/1016, ou à la suite de la rupture entre l'émirat ziride et le califat fatimide en 440/1049. Cette date peut constituer un terminus post quem. Le terminus ante quem est situé peu après la fondation de Sabra en 337/948. L'absence de couches archéologiques bien déterminées ne nous permet pas d'être plus précis.","method_for_provenance":"Cette production, unique en Ifriqiya et au Maghreb, semble avoir été fabriquée à Sabra al-Mansouriyya et commandée par des chiites.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Après sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la pièce fut déposée dans la maison des fouilles avant d'être récupérée, en 1992, par le musée de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie du musée qui est en train (2005) d'être aménagée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 229.","dynasty":"fatimo-ziride","materials":["Plâtre sculpté."],"keywords":["Décoration figurative ; figure humaine"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"f934a965-24ae-5b22-965c-17838c6cb895":{"name":"Fragment de récipient en verre.","description":"Fragment du fond d'un récipient en verre transparent décoré au lustre métallique brun. Le décor représente une gazelle ou un cerf à deux longues cornes, courant vers la droite et tenant dans sa gueule une branche terminée par une feuille en forme de cœur. Des branches similaires ornent le fond. L'animal est traité dans un style réaliste. \nLe verre à décor de lustre métallique est une innovation apparue en égypte au IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C)., qui se développa au cours de la période fatimide. La peinture sur verre reprit des thème identiques à ceux des céramiques lustrées : divers animaux, oiseaux et végétaux. Des pièces en verre conservées au musée Benaki d'Athènes portent la signature de Sa'ad, célèbre céramiste fatimide de la seconde moitié du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) et du début du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), ce qui montre que les décorateurs fatimides utilisant le lustre pouvaient transférer leur technique de la céramique au verre. \nPar ailleurs, l'égypte était connue pour d'autres types de décor sur verre, comme l'application de minces filaments de verre pressés sur le corps de l'objet, décors taillés en haut relief dans le verre, décors estampés, ainsi qu'une méthode d'appliqué en verre en haut relief. Le verre épais, ressemblant au cristal de roche, était également populaire. Il pouvait être décoré de motifs taillés en profondeur.","short_description":"Fragment de la base d'un récipient en verre transparent avec un décor de lustre métallique, innovation technique qui commença à être connue en Égypte au début de la période islamique en imitation des céramiques lustrées qui fleurirent sous les Fatimides.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 11,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec le décor de céramiques à décor lustré de la période fatimide.","method_for_provenance":"Le verre à décor de lustre métallique connut un grand essor au cours de la période fatimide en égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat par le Musée auprès d'un marchand d'antiquités, Tano, en 1940.","bibliography":"Bierman, I. A., *Writing Signs: The Fatimid Public Text*, Berkeley, CA, 1998. \nContadini, A., *Fatimid Art in the Victoria and Albert Museum*, Coventry, 1998. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001. \nCarboni, S., *Glass from Islamic Lands,* New York, 2001. \nCarboni, S., *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrabar, O., “Imperial and Urban Art in Islam: The Subject Matter of Fatimid Art”, in *Colloque international sur l'histoire du Caire*, 1969, Le Caire, 1972, pp. 173-189. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nRomberg, H., *The Fatimid Treasury: Function and Content*, mémoire de MPhil, Université d'Oxford, 1985. \nSanders, P., *Ritual, Politics and the City in Fatimid Cairo*, New York, 1984.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre, décor au lustre métallique."],"keywords":["Récipients usuels ; lustre métallique ; verre ; décoration animale ; décoration végétale"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fa6093d9-67a1-536f-b0bb-38a5d07cb915":{"name":"Lion, élément de fontaine.","description":"La diversité de l'art fatimide est attestée par une œuvre comme celle-ci : il s'agit d'une plastique creuse représentant un lion sur ses pattes, la queue terminée par une houppe et levée en forme d'anse. De sa gueule béante émergeait autrefois un tuyau. L'animal est modelé selon des formes presque abstraites : flancs plats, lignes figurant les côtes, oreilles et paupières rendues en contours simples. La surface du corps dans la zone du dos, de la poitrine et des cuisses est agrémentée d'un motif en spirales qui souligne encore l'impression de stylisation que donne la figure. On peut nettement distinguer sur les deux côtés du cou une inscription gravée qui pourrait dater du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Il y est fait mention d'un certain bi-Rasem al-Amir Chams al-Din wali Misr, qui était sans doute gouverneur du “Misr” “ (basse Égypte et Le Caire). \nCette représentation intégrale d'un corps vivant est intéressante car elle ne semble pas obéir au dogme islamique. Mais comme l'interdiction des images ne s'étendait pas toujours au domaine de la cour, et que, par ailleurs, les Fatimides chiites avaient une attitude fort libérale, la sculpture constitue en Égypte une partie de l'art princier. Le Musée d'art islamique du Caire conserve une statue de lion assis. Le lion de Berlin peut avoir fait partie d'un ensemble de vasques orné de plusieurs statues, comme la célèbre fontaine aux lions de l'Alhambra de Grenade en Espagne. Il peut aussi, du fait de sa petite taille, avoir fait partie d'une construction plus grande et ornée de nombreuses sculptures, comme on en voit sur les manuscrits irakiens du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Les bronzes de ce type étaient fort répandus dans tout le bassin Méditerranéen et surtout en Espagne. Un lion provenant d'Espagne se trouve au musée du Louvre à Paris. On peut supposer que la plupart d'entre eux n'ont pas traversé les âges et ont été fondus.","short_description":"Ce petit lion très vivant à la gueule ouverte et la queue retournée était utilisé comme jet de fontaine en Égypte durant la période fatimide. Il est fabriqué en bronze coulé qui a été décoré de rinceaux sur le dos et les pattes. Les fontaines avec des décorations d'animaux étaient répandues dans les pays méditerranéens.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 11,5 cm, l. 14,5 cm.","method_for_datation":"C'est surtout dans l'Égypte fatimide que furent réalisés des bronzes de ce type, et on y repère des répliques de même facture et de même décor. L'inscription, qui paraît bien nommer un gouverneur d'Égypte, est un indice supplémentaire.","method_for_provenance":"L'inscription nomme vraisemblablement un gouverneur d'Égypte ; d'autre part, les caractères stylistiques de la pièce indiquent qu'elle a été réalisée dans l'Égypte fatimide.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1911.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamische Kunst,* Dresde, 1990, pp. 121-124. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250,* Harmondsworth, 1987, pp. 197-200. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 313. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Stuttgart-Zurich, 1980, n° 20, pp. 52-53. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 60-69.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bronze, plastique creuse, gravure."],"keywords":["bronze ; fatimide"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fe5a75ec-3604-55c2-8c21-6b4f292e10cd":{"name":"Carafe.","description":"Plus ou moins asymétrique, comme la plupart des verreries, cette carafe se distingue par une silhouette fort harmonieuse. La panse, sensiblement aussi haute que le col, a des flancs très faiblement bombés, s'élargissant un peu vers le haut ; l'épaule présente un galbe très prononcé, le goulot va en se rétrécissant vers l'orifice qui s'ouvre dans une large collerette débordant horizontalement. Le goulot est décoré par des barres verticales. Sur la panse, deux sillons circulaires délimitent une grande zone garnie d'un quadrillage oblique dont chacune des mailles enferme un motif constitué par un grain d'orge. Simple jeu de fond, d'ailleurs d'un bon effet, ce décor figure sur un certain nombre de reliures kairouanaises datées des IIIe, IVe et Ve siècles H (IXe, Xe et XIe siècles J.-C.) ; il n'est pas sans rappeler une peinture du Jawsaq al-Khaqani (le pavillon de l'empereur) à Samarra. La forme, le style et la technique de fabrication sont sans doute à rattacher à une tradition classique et sassanide (taille au tour, traînée, soufflage au moule) utilisée dès l'Antiquité ; néanmoins, cette carafe présente des parentés certaines avec des vases analogues trouvés à Samarra et à Fustat lors des fouilles effectuées entre 1965 et 1981 par le Centre de recherche américain en égypte. La filiation est encore plus nette avec la cargaison de l'épave, sans doute fatimide, découverte au large de la côte turque de Serçe Limani. Le décor était gravé au moyen de petites meules. Des sillons circulaires, des entailles vermiformes fuselées et lenticulaires ont servi à tracer les formes géométriques, à composer les festons et les galons et à silhouetter le décor floral. La présence d'un four sur les lieux de la découverte prouve qu'à Sabra, comme partout ailleurs au Moyen âge, les verreries étaient reléguées en bordure de la cité.","short_description":"La forme, le style et la technique de fabrication de cette carafe en verre d'une silhouette fort harmonieuse se réfèrent à la tradition classique et sassanide de l'Antiquité. La ressemblance est cependant plus nette avec les trouvailles de la cargaison de l'épave fatimide découverte au large de la côte turque.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 19 cm, Ø 7,8 à 9,7 cm.","method_for_datation":"Cette carafe provient de Sabra, qui fut édifiée en 337/948. Elle présente de nettes analogies avec des pièces similaires datées, telles certaines verreries de la cargaison de l'épave de Serçe Limani. étant donné que ce navire coula dans le deuxième quart du Ve/XIe siècle et que le site de Sabra fut complètement abandonné après les invasions hilaliennes en 449/1057, on peut dater cette carafe, sans risque d'erreur, de la fin du IVe/Xe siècle jusqu'à la première moitié du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Cette carafe fut découverte fortuitement en 1922 sur le site de Sabra al-Mansouriya ; des chercheurs de briques brisèrent d'un coup de pioche une grande jarre dont le contenu s'avéra d'une valeur inestimable : carafes, gobelets, flacons et coupes attestent l'habileté des artisans verriers de Sabra.","provenance":"Sans doute des ateliers de verriers de Sabra al-Mansuriyya ou de Kairouan.","obtention":"Cette pièce était conservée au musée du Bardo avant d'être récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada lors de son inauguration en 1986.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nOmeyas (catalogue d'exposition), Grenade, 2001, p. 83.","dynasty":"Fatimo-ziride","materials":["Verre gravé et doré."],"keywords":["Décor géométrique"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"}}
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+ {"05e7e5aa-01c1-5eb2-8d63-892574f025d5":{"name":"Fragment de soie.","description":"Fragment de tissu en lin à broderie de soie. Il se compose de quatre bandes de soie horizontales séparées par des zones de lin tissé et de rayures verticales de soie bleue. La bande supérieure consiste en un large bandeau à effet de treillis d'or rehaussé de rouge. Les espaces vides de l'entrelacs au-dessus et au-dessous sont comblés par des motifs de couleur or, et par des ornements floraux stylisés or et vert au centre. L'ensemble est compris au-dessus et au-dessous entre des bordures de volutes et de demi-palmettes or sur fond rouge. Vient ensuite un bandeau de cursives arabes en bleu sur fond neutre, entre deux bordures d'enroulements de demi-palmettes dorés. La bande en dessous, aux bordures identiques aux autres, présente une élégante inscription coufique couleur or à rehauts rouges sur fond bleu foncé. Le dernier bandeau consiste en deux bandes superposées de demi-palmette à contours rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"Les fragments d’étoffe présentant ce type de décoration et de détails épigraphiques sont typiques de l’Égypte fatimide, réputée pour la production de textiles luxueux. Beaucoup furent trouvés dans des tombes en Haute Égypte. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Années 540 à 570 de l’Hégire (deuxième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 20,32 cm, l. 26,67 cm.","method_for_datation":"Le style d'inscription de ce fragment est très proche d'un fragment de lin à broderie de soie de la collection Bouvier (Genève) daté des années 540-570/deuxième quart du XIIe siècle de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 250-251, cat. n° 151 (pour un textile similaire).","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin et soie tissée."],"keywords":["Al-Drounka ; soie ; lin ; écriture coufique ; Henry Wallis"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"0ee82313-3b00-5065-9b57-8b032c634961":{"name":"Pièce d’or (dinar).","description":"Pièce d'or (dinar) du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), frappée à Mahdiya en 380 H / 990 J.-C. Les mentions sont en écriture coufique. \nAvers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles épigraphiques. \nPremier cercle : ''.لا اله الا الله، محمد رسول الله، علي خير صفوة الل” \n“Il n'y pas de dieu excepté Dieu, Mohamed est le messager. Ali est la meilleure élite de Dieu.” \nSecond cercle : “محمد رسول الله أرسله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله ولو كره المشركون.” \n“Mohamed est le messager de Dieu. Il lui a envoyé sa lumière et la vraie religion qui doit prévaloir sur toutes les autres religions, même si les idolâtres y objectent.” \nRevers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles concentriques. \nPremier cercle: “: عبد الله ووليه نزار الإمام العزيز بالله أمير المؤمنين.” \n“Abd Allah et celui qui le soutient, l'imam al-'Aziz Billah Commandeur des Fidèles.” \nSecond cercle: “بسم الله ضرب هذا الدينار بالمهدية سنة ثمانون وثلثماية.” \n“Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé à Al-Mahdiyya en l'an 380.”","short_description":"Pièce d’or (*dinar*) provenant d’Ayla (Aqaba). À l’avers se trouve le nom du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), le lieu de frappe, al-Mahdiya (Mahdia) en Tunisie, et la date 380/990. Ali est mentionné avec le prophète Mohamed au revers. Les mentions sont en écriture coufique.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"380 de l’Hégire / 990 J.-C.","location":"Aqaba.","dimensions":"Ø 18 mm, poids 4 g.","method_for_datation":"La pièce est datée et le lieu de son émission précisé : “al-Mahdiyya en l'an 380” [990 J.-C.]. Mahdiyya (Mahdiya) est une ville de l'actuelle Tunisie.","method_for_provenance":"Al-Mahdiyya, le lieu de frappe, est mentionné sur la pièce.","provenance":"Mahdiya, Tunisie.","obtention":"Acquisition à la suite de fouilles archéologiques menées sur le site historique d'Ayla (Aqaba) en 1993-1994.","bibliography":"Pour des pieces de monnaie similaires, voir : \nPool, R. S., *The Coinage of Egypt: (AH 358–922) under the Fatimee Caliphs, the Ayyobees and the Mamlook Sultan, Classes XIV.XV.XVI*, Londres, 1879, p. 17 (année 384 H). \nالعجابي. حامد، “جامع المسكوكات العربية بإفريقية”, تونس،1988، ص 228، قطعة رقم 296، اللوحه 28. \nداود. مايسه، “المسكوكات الفاطمية بمجموعة متحف الفن الإسلامي بالقاهرة”، دار الفكر العربي، القاهرة، ص 53-55.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Or estampé."],"keywords":["pièces de monnaie ; or ; écriture coufique ; al-Mahdiyya ; Mahdiya; numismatique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","dynasty":"Faces : fatimide (de Tunisie) ; dossier : califat omeyyade de Cordoue","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","materials":["Bois de cèdre sculpté, tourné et peint."],"keywords":["mobilier liturgique ; habous ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez"},"15799f73-15e1-5251-abef-c106415b6f88":{"name":"Mosquée Al-Aqmar.","description":"Cette mosquée est considérée comme l'une des plus belles de la période fatimide, et l'un des plus anciens exemples de petites mosquées égyptiennes. Son élément le plus intéressant est sans doute sa façade ouest, l'une des plus anciennes façades de pierre de style islamique existantes, décorée dans un style riche et varié. Les éléments décoratifs du porche de la mosquée al-Hakim du Caire (403 H / 1012 J.-C.) ont pu influencer la construction et le décor de son entrée. Des sources historiques précisent que l'architecture fatimide mélangeait la pierre et la brique. Le grand voyageur Nasir Khasraw, qui visita l'égypte en 439 H / 1048 J.-C., décrit le palais fatimide fait de murs de pierre taillée assemblée de façon si précise que l'on pouvait penser qu'ils était sculptés dans un seul bloc. \nSur la façade de l'entrée, le décor sculpté symétrique comprend divers éléments dont des coquilles, des niches aveugles en arc appuyées sur des colonnes spiralées, des vases, des rosettes et des pointes de diamant. La façade présente également des niches à bords chanfreinés (*mouqarnas*), élément architectural alors nouveau pour l'architecture islamique en égypte et qui n'avait été utilisé auparavant que sur Bab al-Foutouh au Caire (480 H / 1087 J.-C.). La façade est ornée de bandeaux épigraphiques sculptés en style coufique fleuri. à gauche de l'entrée se dresse un minaret édifié en 799 H / 1396 J.-C. sur les ordres de l'émir Yalbougha al-Salimi, au service du sultan al-Dahir Barquq (r. 784-791 H / 1382-1389 J.-C. et 792-801 H / 1390-1399 J.-C.). \nL'intérieur de la mosquée mesure 28 x 17,50 m. Au centre se trouve une cour carrée ouverte de 10 m de côté entourée de quatre espaces couverts à colonnades. Le plus profond est celui de la *qibla*,composé de trois colonnades, alors que les trois autres n'en possèdent qu'une. Tous les arcs sont en brique et l'ensemble (à l'exception de la colonnade devant le *mihrab*) est recouvert de petites coupoles en brique. Les zones de transition consistent en pendentifs sphérico-triangulaires, style déjà vu à Bab al-Nasr et Bab al-Foutouh au Caire, deux portes édifiées sous les Fatimides vers 480 H / 1087 J.-C. Ce style fut repris par les Mamelouks pour la construction de la *khanqa* de Farag ibn Barquq au Caire (813 H /1410 J.-C.). Ce style de pendentifs se répandit dans les mosquées ottomanes qui avaient adopté le principe de petites coupoles pour recouvrir les espaces à colonnades. \nL'une des originalités du plan est la façon dont il suit l'orientation de la rue, différente de celle de la *qibla,* sur la façade ouest et l'entrée. L'orientation de la *qibla* est cependant respectée grâce à une zone de transition orthogonale. Cette mosquée est l'un des plus anciens exemples dans le monde islamique de bâtiment à plan triangulaire conçu pour s'adapter au tissu résidentiel environnant. \nL'ensemble a été soumis à divers empiètements au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), dont le principal lui a fait perdre le côté droit de la façade ouest remplacée, par un immeuble résidentiel. Au XXe siècle, ce bâtiment a été confisqué et détruit. La façade a alors retrouvé sa forme supposée originale, inspirée du modèle offert par la partie gauche subsistante.","short_description":"C'est l'une des plus belles mosquées fatimides et le plus ancien exemple existant des petites mosquées en Égypte. Elle est reconnue pour ses décorations riches et variées, notamment sur la façade. Les arcs intérieurs sont construits en brique tandis que les arcades (à l'exception de celle de la *qibla*) sont couvertes de petits dômes qui apparurent plus tard dans les mosquées ottomanes.","dates":"519 de l'Hégire / 1125 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Présence de deux inscriptions de fondation en style coufique comprenant le nom du commanditaire, celui du superviseur des travaux et la date de la construction. L'une d'elles est située sur la façade ouest, l'autre sur la façade nord.","bibliography":"Abd al-Wahab, H., *Tarikh al-Masajid al-Athariya bil Qahira* \\[Histoire des mosquées monumentales du Caire\\], Le Caire, 1979. \nBerchem, M. van, *Une Mosquée du temps des Fatimides au Caire*, Le Caire, 1889. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt*, vol. I,Oxford, 1960. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nWilliams, C., *Islamic Monuments in Cairo: The Practical Guide*, Le Caire, 2002.","patrons":"Calife al-Amer bi Ahkam Allah (r. 495-525 H / 1101-1131 J.-C.).","architects":"Abou Abd Alah Muhammad ibn Fatik, qui supervisa le chantier, était vizir du calife al-Amer bi Ahkam Allah. Son nom accompagne celui du calife sur l'inscription de fondation figurant sur la façade.","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":["écriture coufique ; décoration épigraphique ; décoration sculptée dans la pierre ; décoration végétale ; architecture religieuse"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"16551d17-12a4-5f03-9ee7-aeb60bdf3479":{"name":"Broche.","description":"Broche en or qui s'accrochait à la poitrine au moyen d'une épingle. En forme de cœur à l'envers, elle est en filigrane d'or moulé. Sur son pourtour, des chaînettes terminées par diverses amulettes – perle, oiseau, croissant de lune, nœud – en filigrane d'or sont accrochées à de petits anneaux. \nLes femmes syriennes ont de tout temps possédé de nombreux bijoux en or et en argent qui, en dehors de leur fonction esthétique, assuraient leur sécurité financière. De nombreux bracelets, bracelets de cheville, broches, boucles d'oreille et anneaux ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques.","short_description":"Ce pendant en forme de cœur auquel sont accrochés des porte-bonheur est un bel exemple de joaillerie fatimide. Il était attaché au vêtement par une épingle ou peut-être cousu, le fil passant dans les petites boucles de son bord.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 7 cm.","method_for_datation":"Ce style et cette qualité d'ornement sont typiques de la période fatimide (358-567/969-1171) au cours de laquelle une production d'orfèvrerie d'or très raffinée fleurit en égypte et en Syrie. Parmi les techniques utilisées figuraient le filigrane, le grènetis, le fil d'or tressé et le sertissage de pierres précieuses. On produisait alors des bracelets, des boucles d'oreille, des pendentifs, des anneaux, des ceintures, des broches et des bijoux de tête.","method_for_provenance":"Au cours de la période fatimide, des centres de production d'orfèvrerie d'or s'imposèrent en Syrie et en égypte, en particulier à Alep et au Caire. Il est impossible de déterminer la provenance précise de ce bijou.","provenance":"Peut-être Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce achetée à Raqqa en 1949.","bibliography":"Atil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington DC, \n1985. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or filigrané."],"keywords":["Broches ; or ; filigrane ; croissant de lune ; Alep, Le Caire ; Raqqa"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"1fb2f6df-1383-5523-b767-c9a42193803e":{"name":"Éléments de nervure de coupole en bois, ornement en stuc.","description":"Nervure de coupole en bois appartenant à une collection d'éléments architecturaux en bois à décor de stuc sculpté, peint et doré. La sculpture des motifs végétaux et géométriques et le texte en pseudo-calligraphie sont peints en bleu, rouge, vert et blanc sur fonds de couleurs variées mais surtout noir et doré. \nCette pièce faisait jadis partie de la décoration de la coupole de la mosquée al-Aqsa, dont certaines zones endommagées par l'action de la moisissure et d'infiltrations d'eau furent remplacées en 1938. L'importance de cette pièce tient à ce qu'elle constitue pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411 H-427 / 1021-1036 J.-C.). D'autres éléments similaires ont disparu lors d'un incendie qui a éclaté en 1969, détruisant la plus grande partie de la coupole en bois et d'autres parties de la mosquée. \nLes coupoles étaient généralement composées de deux coques superposées. La coque intérieure consistait en une ossature de bois recouverte en face intérieure de panneaux de bois circulaire. Une certaine épaisseur de fibres de palmier était fixée sur ces panneaux par des clous en bois, puis recouverte d'une couche de stuc de plusieurs centimètres. Celui-ci était ensuite sculpté selon les motifs souhaités, lesquels étaient à leur tour peints de différentes couleurs et dorés. La coque extérieure consistait en une ossature en bois recouverte à l'extérieur de plaques de métal, généralement en plomb, comme dans la mosquée al-Aqsa d'aujourd'hui, mais aussi en cuivre, comme dans le Dôme du Rocher. Ce dôme et la coupole de la mosquée d'al-Aqsa sont de construction similaire.","short_description":"Cette nervure de l’intérieur de la coupole de la mosquée al-Aqsa comporte une décoration végétale et géométrique ainsi qu’une inscription dorée sur fond coloré. C’est pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife al-Dahir. D’autres éléments ont disparu lors d’un incendie qui a éclaté dans la mosquée en 1969.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Mosquée al-Aqsa, Jérusalem.","dates":"Probablement vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 152 cm, l. 140 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des éléments de la même période présents sur le site.","method_for_provenance":"Ce type d'élément architectural était généralement réalisé et décoré in situ.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Elément transféré de la mosquée al-Aqsa au musée pendant les travaux de restauration réalisés en 1938.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Probablement fatimide","materials":["Bois recouvert de stuc sculpté, peint et doré."],"keywords":["Stuc sculpté ; travail du bois fatimide ; bois plâtré ; bois doré ; éléments en bois de la mosquée al-Aqsa"],"author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"20a5b8ea-ca93-57ec-988d-ddcba1b332c4":{"name":"Olifant","description":"Par sa décoration, ce cor en ivoire entièrement sculpté appartient au groupe des cors d'ivoire islamiques. Son décor sculpté en relief qui couvre toute la surface se répartit en trois sections: un rang de médaillons autour de l'embouchure et du pavillon et, au centre, cinq rangs de médaillons alternant avec des cercles et des ovales auxquels ils sont réunis. Ils sont ornés de représentations répétées de lièvres, de lions, d'autres quadrupèdes et d'oiseaux. Seul le perroquet n'apparaît qu'une fois. Tous ces animaux sculptés sont représentés courant vers la droite. Leur patte arrière droite et la queue des oiseaux dépassent du cadre du médaillon dans lequel ils se trouvent. Deux anneaux lisses flanqués de tiges végétales en arabesques marquent l'endroit où venait s'attacher une bandoulière utilisée pour porter l'objet. \nUne trentaine de cors en ivoire sculpté de ce type existent encore, qui tous appartiennent à des collections extérieures au monde islamique. On pense qu'ils ont été réalisés pour des clients européens, mais ils sont attribués à des artisans fatimides travaillant dans les centres artistiques du royaume normand de Sicile et d'Italie du Sud. Ils présentent également des parallèles stylistiques et iconographiques avec des coffrets d'ivoire fabriqués en Sicile et en Italie du Sud au cours de la même période. L'ivoire utilisé pour ces objets était probablement importé d'Afrique du Nord. \nLe terme d'olifant apparaît pour la première fois dans le poème français de la *Chanson de Roland*, écrit sans doute vers 1090. Le cor de Roland est décrit lorsque le héros, attaqué par des troupes musulmanes, appelle à son secours Charlemagne (747-814) à Roncevaux. Ces cors d'ivoire semblent avoir été des objets honorifiques utilisés par les hauts personnages pour envoyer des signaux. Ils pouvaient servir à la chasse, même si on ne connaît pas exactement leur fonction dans ce cadre.","short_description":"Cor en ivoire sculpté appelé olifant. Une décoration en trois parties faite d’enroulements de vigne et de rangs de médaillons recouvre la totalité de la surface. Les médaillons contiennent des représentations d’animaux: lièvres, lions, quadrupèdes divers, oiseaux et un perroquet. Ce type de cor était un objet honorifique utilisé pour envoyer des signaux.","holder":"Musée des antiquités nationales","dates":"Ve-VIe siècles de l’Hégire (XIe-XIIe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"L. 52,5 cm, Ø 11 cm","method_for_datation":"Un cor sculpté très proche de celui-ci, vendu par Bukowski à Stockholm en 1999 et aujourd’hui conservé au Musée national du Qatar, a été daté au radiocarbone 452/1060 ± 45 ans.","method_for_provenance":"Kühnel (1971, n° cat. 70, voir bibliographie) a attribué ce cor au “groupe sarrasin” sur la base de son décor à médaillons. L’Italie du Sud serait donc le lieu de fabrication de cet objet.","provenance":"Italie du Sud ou Sicile.","obtention":"Très probablement arrivé en Suède en 1632 dans un butin rapporté de la guerre de Trente Ans (1618-1648).","bibliography":"Kühnel, E., *Die Islamischen Elfenbeinskulpturen, VIII–XIII. Jahrhundert*, Berlin, 1971. \nSievernich, S. et H. Budde, H. (éd.), *Europa und der Orient: 800-1900*, Catalogue d'exposition, Gütersloh, 1989, pp. 537-542. \nShalem, A., *The Oliphant: Islamic Objects in Historical Context*, Leyde, 2004. \nTegnér, G., “Den Gåtfulla Olifanten”, in *Sverige och den Islamiska Världen: Ett Svenskt Kulturarv* (K. Ådahl, éd.), Värnamo, 2002, pp. 186-189.","dynasty":"Fatimide","materials":["Ivoire; sculpté."],"keywords":["Décoration figurative; décoration florale; ivoire; chasse."],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"24c4d60c-f039-586c-b878-b41f99dc6b12":{"name":"Panneau.","description":"Ce panneau rectangulaire présente un motif décoratif d'arc encadré de chaque côté de petits champs vides. Il est décoré d'une composition florale symétrique organisée autour d'un vase central contenant une fleur. Des feuilles de différentes formes et dimensions comblent les espaces restants. Si le décor comprend de nombreux petits éléments indépendants, la composition d'ensemble paraît intégrée grâce au dessin des courbes. D'une séduisante clarté, ces motifs sont sculptés en profondeur. \nCe type de décoration renvoie aux sculptures sur bois et stuc de Samarra. Cette ville située à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, au bord du Tigre, fut la capitale des califes abbassides de 224 H / 838 J.-C. à 270 H / 883 J.-C. Ahmad ibn Touloun, fondateur de la dynastie des Toulounides en Égypte (254-294 H / 868-906 J.-C.), y séjourna de nombreuses années et en rapporta pour sa capitale d'al-Qata'i des éléments du style abbasside et des artisans capables de les mettre en œuvre. Le “style C” des stucs de Samarra se caractérise par une taille en biseau, des motifs symétriques stylisés de feuillages et de vases intégrés sous des arcs. Les bois sculptés de l'Égypte toulounide à la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) représentent le sommet de ce style, bien qu'ils tendent à diviser les vastes surfaces d'origine en éléments plus petits, comme le montre ce panneau. La fonction spécifique de celui-ci n'est pas connue. Il faisait peut-être partie d'une décoration architecturale.","short_description":"La décoration sculptée de ce panneau de bois rectangulaire présente un motif d'arc encadrant un vase à fleur centrale, entouré et pénétré de feuillages. Ce style décoratif est issu de celui des stucs et bois sculptés abbassides d'Irak. Ce panneau faisait peut-être partie d'une décoration architecturale toulounide.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin IIIe siècle de l'Hégire (fin IXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 29 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Le style de la décoration architecturale de la mosquée d'Ahmad ibn Touloun à al-Qata'i, achevée en 266 H / 879 J.-C., est proche de celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé lors de fouilles effectuées en Égypte.","provenance":"Probablement al-Qata’i, Égypte.","obtention":"Acheté par le prince héritier de Suède en décembre 1934 au Caire.","bibliography":"Abu Khalaf, M., “Early Islamic Woodwork in Egypt and the Fertile Crescent”, Ph. D., Université d'Oxford, 1985. \nAnglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nPauty, M. E., *Catalogue général du musée arabe du Caire : les bois sculptés*, Le Caire, 1931","dynasty":"Période toulounide","materials":["Bois sculpté."],"keywords":["Travail du bois; décoration florale"],"author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2686bfec-8eb0-5ef5-b318-9e3c7c3c966a":{"name":"Fragment de récipient en verre.","description":"Moitié de récipient en verre à rebord légèrement évasé. Il se compose d'une couche de verre bleu sur une base de verre incolore. Le décor taillé en haut-relief dans la couche supérieure représente deux animaux affrontés. Au-dessus d'eux, un bandeau épigraphique rédigé en écriture coufique se lit : “Délices à son propriétaire”. Les corps des animaux sont ornés de petits cercles incisés dans le verre incolore. Cette méthode de production et de décoration à deux couches était sans doute très appréciée pour sa rareté car on n'en trouve que très peu d'exemples au Moyen-Orient et au cours du Moyen âge.","short_description":"Moitié de récipient composée de deux couches de verre, un exemple extrêmement rare d'un style de décoration sur verre peu connue en Orient.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 8 cm, Ø 12 cm.","method_for_datation":"Analyse du style décoratif dominant au cours de cette période et comparaison avec d'autres pièces contemporaines en cristal de roche taillé. Par ailleurs, l'égypte s'était acquis une réputation considérable dans la production de ce type de verrerie pendant la période fatimide. Certaines pièces subsistantes, dont plusieurs sont conservées au Musée d'art islamique du Caire (n° 3885 et 5/7023), rappellent beaucoup ce fragment.","method_for_provenance":"Ce style de taille du verre en haut-relief connut son apogée en égypte au cours de la période fatimide, lorsque les verriers commencèrent à produire des récipients décoratifs en verre épais pour imiter les très coûteuses pièces en cristal de roche.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1955 au marchand d'antiquités Bentazi.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nCarboni, S., *Glass from Islamic Lands*, New York, 2000. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], Le Caire, 1948. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\], Le Caire, 1974. \nWiet, G., *Catalogue général du musée arabe du Caire*, Le Caire, 1929.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre à décor taillé en haut-relief."],"keywords":["Récipients ; verre ; décoration en relief ; décoration en verre taillé ; décoration figurative ; bandeaux épigraphiques"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2761dfdd-179f-5f5e-bc92-ae41bdd8bcc2":{"name":"Porte (de l’anti-chambre de la maqsoura).","description":"Cette grande porte rectangulaire est constituée d'encadrements et de deux battants en bois. Elle est composée de plusieurs panneaux reliés par des montants saillants en bois richement sculpté d'un décor floral. Ce décor s'étale plus largement encore dans les grandes bandes d'encadrement : là, il est composé d'enroulements d'où émanent des fleurons à trois lobes que les involutions d'une tige souple, obéissant fidèlement aux rigueurs d'une symétrie savante, enlacent tout en paraissant s'en évader et se livrer aux plus étranges fantaisies. Ces grandes bandes d'encadrement constituent elles-mêmes une plate-forme sur laquelle se développe une frise de cartouches saillantes où alternent les hexagones (rectangles terminés par des triangles) et les carrés placés sur leurs pointes. Le front est orné, au centre, d'un polygone à seize côtés, en forme d'étoile. Ici, le décor, plus gras, est varié et exubérant. Aux pommes de pin et calices se mêlent les tiges et les palmes larges et enroulées, dont certaines ne manquent pas de symétrie. On sent que ce répertoire décoratif commence à rompre avec celui du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan (construit en 248 H / 866 J.-C.) et se rapproche de l'art fatimide d'égypte, lui-même héritier de certains thèmes ornementaux abbassides. Le décor des panneaux des battants des portes et leurs encadrements adjacents est plus simple et se limite à quelques motifs géométriques. Certains semblent avoir été restaurés à l'époque hafside.","short_description":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont identiques à ceux de la *maqsoura* de la Grande Mosquée de Kairouan. Les encadrements et le décor des panneaux qui composent les battants sont simples et se limitent à des motifs géométriques. Ils se rapprochent de l'art fatimide d'égypte.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz ibn Badis (commanditaire).","dates":"deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (deuxième quart du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 284 cm, l. 221 cm.","method_for_datation":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont parfaitement identiques à ceux de la maqsoura édifiée par le prince ziride al-Mouiz Ibn Badis. Certains ont cru qu'il s'agissait de la porte de la maqsoura elle-même. Mais certaines études sur les dimensions des deux pièces (notamment hauteur) et sur l'absence de toute inscription calligraphique sur la porte ont permis de conclure que celle-ci se trouvait à l'entrée d'une chambre adjacente à la maqsoura qui sert actuellement de salle d'audience à l'imam. Elle servait sans doute à abriter le prince avant qu'il ne rejoigne la maqsoura pour suivre la prière avec sa suite. Ces données permettent de dater cette porte de la même époque que la maqsoura de al-Mouiz (deuxième quart du Ve/XIe siècle).","method_for_provenance":"Le décor désigne incontestablement l'origine kairouanaise de cette porte. Le bois de cèdre qui a servi de matière première provient très probablement des forêts du nord-ouest de la Tunisie ou de la Sicile.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Jusqu'au milieu des années soixante, cette porte faisait partie des reliques de la Grande Mosquée de Kairouan et était conservée dans l'une de ses dépendances. à partir de 1978, elle fut exposée au musée de la Grande Mosquée, avant d'être transférée, en 1992, au Musée des arts islamiques de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie en cours (2005) d'aménagement.","dynasty":"Ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Bois de cèdre sculpté."],"keywords":["Sculpture; décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"27fd657d-1477-5d30-8c73-b434cb8975b0":{"name":"Coffret d’ivoire.","description":"Ce coffret rectangulaire à couvercle en pupitre a été fabriqué à partir de plaques d'ivoire assemblées. Le couvercle est retenu par deux charnières en argent postérieures, la serrure s'est perdue. De nombreux trous forés indiquent que le coffret a eu une histoire mouvementée et était probablement muni de multiples ferrures. Il est entièrement recouvert, à part le fond, de frises d'animaux entourées d'étroits rinceaux de demi-palmettes. Sur les plaques sont représentés de la faune et des combats d'animaux, tantôt stylisés, tantôt en composition plus libre. Les animaux sont découpés par des rinceaux circulaires, ils sont présents en nombreuses espèces : lions, lièvres, bouc, cerf, chameau, girafe et oiseaux. On remarque aussi des animaux fabuleux comme le griffon. Les figures humaines représentent le chasseur ou le chamelier. L'un des coffrets du groupe égyptien dont fait partie cette pièce donne le nom de son commanditaire en caractères latins ; on suppose donc que les coffrets de ce type ont été fabriqués en Italie du Sud pour de riches clients par des artistes arabes travaillant dans la tradition fatimide. Il existe une similitude entre les animaux représentés ici et ceux d'un groupe d'olifants, si bien que l'on peut supposer que les mêmes ateliers produisaient des coffrets et des olifants. \nLes représentations d'animaux d'une facture comparable se retrouvent dans l'architecture de l'Italie du Sud au XIe-XIIe siècle, on peut donc penser que les motifs animaliers exerçaient en Europe aussi une fascination particulière.","short_description":"Les coffrets sculptés de l'Italie du Sud étaient d'un usage répandu à la cour ou dans les familles nobles. Les scènes qui ornent celui-ci représentent des oiseaux et des animaux (lièvres, cerfs, lions et une girafe) et des créatures mythologiques s'attaquant les unes les autres ou en train d'être chassées, ainsi que deux guerriers avec leurs boucliers.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Probablement issu du trésor de la cathédrale de Spire, au XIXe siècle, dans les collections du royaume de Prusse, plus tard au Kunstgewerbemuseum de Berlin, transféré en 1906 au Museum für Islamische Kunst (Berlin).","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 17 cm, L. 39,5 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Ce coffret d'ivoire appartient, par ses caractéristiques stylistiques, à un groupe fabriqué en Italie du Sud ou en Sicile et daté du XIe-XIIe siècle J.-C.","method_for_provenance":"L'objet appartient, par ses caractéristiques stylistiques, à un groupe fabriqué en Italie du Sud ou en Sicile. On suppose qu'il y existait des ateliers, mais une attribution plus précise ne pourrait être fournie que par des recherches ultérieures.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum en 1906.","bibliography":"Kühnel, E., *Die Islamischen Elfenbeinskulpturen VIII.-XIII. Jh*, Berlin, 1971, n° 82, pl. 82-84. \n*Europa und der Orient* (catalogue,H. Budde et G. Sievernich éd.), Gütersloh, Munich, 1989, n° 4/20, ill. 646. \nShalem, A., *The Oliphant. Islamic Objects in Historical Content*, Leyde, 2004, 63-65, fig. 33, 58-61.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":["Ivoire sculpté."],"keywords":["Ivoire ; Sicile ; Italie du Sud ; fatimide"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2a768548-ee78-5645-b436-21f2d9bcf5cd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de tissu de lin servant de support à un panneau horizontal brodé à composition répétée de deux sections larges alternant à deux reprises avec des sections plus étroites. Elles sont séparées les unes des autres par une double bordure tissée noire. Les panneaux les plus larges sont ornés d'une inscription bleu et pourpre entre deux bandeaux d'enroulements. Les sections étroites contiennent des rinceaux en S disposés verticalement, sous lesquels court une bordure continue de croissants inversés et de cercles. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"De nombreux textiles fatimides et mamelouks ont été découverts dans des tombes en Haute Égypte, une région réputée pour son industrie du tissage du lin tenue par des artisans du textile aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Ve-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, l. 10,16 cm.","method_for_datation":"La datation proposée, fin Ve-VIIe (XIIe-XIIIe siècles), s'appuie sur des similarités d'ensemble avec d'autres textiles de la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment provient d'une tombe d'al-Drounka, en Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin tissé et brodé."],"keywords":["Al-Drounka"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"2ce846c0-44cf-593b-a417-5ec441dd4212":{"name":"Bas-relief en marbre sculpté.","description":"Dans la partie droite du bas-relief figure un personnage assis, vêtu d'une riche tunique brodée à manches longues. Une lourde couronne posée sur sa tête permet d'y reconnaître un souverain ou un chef militaire. De la main droite, il porte une coupe à la bouche. à droite du personnage, un musicien joue de la flûte. L'homme, la tête couverte d'un voile, porte une tunique dont les manches sont ornées d'une bande bordée de motifs géométriques. Les yeux sont en amande et très globuleux. Le bas-relief est un des rares monuments de l'art ifriqiyen où se trouve représentée une scène animée. L'artiste ne s'est nullement préoccupé de la mise en place des détails anatomiques. Le visage du musicien n'a ni âge, ni type, ni expression. L'œuvre plonge vraisemblablement ses racines dans un passé africain très lointain. Pour certains historiens de l'art, cette pièce rappelle, par son style, les nombreuses stèles que les Romano-Africains dédiaient en particulier à Saturne et à Caelestis. Ils retiennent, comme points communs, la frontalité, la rigidité des poses, l'indifférence à l'espace et, enfin, l'importance accordée aux yeux. Or, la comparaison avec plusieurs œuvres sculptées en ivoire ou en bois de l'Espagne omeyyade, de l'égypte fatimide et de l'Orient abbasside offre des parentés étonnantes avec les personnages représentés sur le bas-relief mahdois, notamment la physionomie du joueur de flûte ainsi que les costumes et les voiles des personnages. De même, la couronne, qualifiée par certains de normande, se retrouve sur des panneaux en ivoire de l'égypte fatimide et sur des céramiques mésopotamiennes de la même époque.","short_description":"Ce bas-relief est une des rares œuvres de l'art ifriqiyen où soit représentée une scène animée. Un personnage vêtu d'une riche tunique brodée est assis dans la partie droite du bas-relief. La couronne qu'il porte sur la tête suggère qu'il s'agit d'un souverain ou d'un chef militaire ; à sa droite, un musicien joue de la flûte.","holder":"Musée du Bardo","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L. 53 cm, l. 35 cm.","method_for_datation":"La découverte de ce bas-relief à Mahdia, capitale des Fatimides puis des Zirides au cours du IVe-Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.) plaide en faveur de sa datation de cette époque. Ceci est corroboré par la propagation des représentations humaines et des figures animées en Ifriqiya, essentiellement au IVe-Ve siècle H (Xe -XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"L'origine ifriqiyenne du décor plaide en faveur de sa sculpture sur place à partir d'un marbre blanc d'origine italienne de remploi.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Le bas relief fut exhumé d'une façon fotuite au cours du premier quart du XXe siècle, à Mahdia puis, il fut déposé et exposé au musée du Bardo.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 265. \n \nMahfoudh F., “Entre Mahdiyya et la Sicile : Analyse d'un bas relief sculpté”, Africa, 20, 2004, pp. 5-33. \n \nMarçais, G., “L'art musulman du XIe siècle en Tunisie d'après quelques trouvailles récentes”, Revue de l'art ancien et moderne, XLIV, 1923, pp. 161-173. \n \nMarçais, G., L'architecture musulmane d'Occident, Paris, 1954, p. 197. \n \nYacoub, M., Chefs-d'œuvre du musée du Bardo, Tunis, 1978, pp. 230-232.","dynasty":"Fatimo-ziride","materials":["Marbre sculpté."],"keywords":["Décoration figurative; marbre; sculpté; ziride"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"33a6c84f-b10f-5856-b654-7f8c5f9a715b":{"name":"Panneau de bois rectangulaire.","description":"Panneau de bois rectangulaire sculpté en bas-relief, qui faisait probablement partie d'une frise. Le décor se répartit en deux bandeaux étroits entourant un bandeau plus large. Les deux premiers contiennent des motifs végétaux, branches, rosettes trilobées et palmettes en éventail, le bandeau central est orné de scènes de chasse naturalistes. On remarque également un oiseau à face humaine. La scène se détache d'un fond à décor végétal entouré d'une composition géométrique. à l'origine, ce décor était peint pour mettre en valeur certains détails. Une double dynamique se crée par des effets de symétrie et d'alternance qui harmonisent et relient les différents éléments. \nCe panneau a été déterré, avec d'autres pièces de bois, de la tombe du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad al-Qalawun dans le *bimaristan* (hôpital) Qalawun, dont ils recouvraient la frise supérieure. Le style décoratif est sans rapport avec la période mamelouke, mais avec celle des Fatimides. Il est donc probable que ces panneaux décoraient jadis un palais fatimide – sans doute le Palais de l'Ouest — construit par le calife al-Aziz bi-Allah et achevé par al-Moustansir bi-Allah. C'est sur les ruines de cet édifice que s'éleva ultérieurement le *bimaristan* Qalawun, et ces éléments de décor ont sans doute été récupérés pour décorer les murs de l'hôpital. Ils constituent une source intéressante pour l'étude de la peinture fatimide car, outre divers oiseaux et animaux, ils comprennent des scènes de chasse, de musique, de divertissement, de batailles et de promenades qui révèlent l'opulence de la vie de l'élite fatimide.","short_description":"Ce panneau de bois est un exemple de sculpture sur bois de la période fatimide, influencée par les styles abbassides de Samarra qui se propagèrent dans tout le monde islamique. La décoration est constituée de scènes de chasse et de formes animales sur fond de végétation.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 370 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs et du style de représentation ; comparaison avec d'autres objets décoratifs analogues. Par ailleurs, ce panneau a été découvert dans le Caire “fatimide.”","method_for_provenance":"En dehors du fait que ce panneau a presque certainement été réalisé pour le Palais de l'Ouest fatimide, il est probable qu'il est l'œuvre d'artisans employés par l'atelier du calife al-Aziz bi-Allah pour meubler le palais.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Ce panneau a été transféré au musée à partir du mausolée de Qalawun dans le quartier *Nahassien* (des dinandiers) en 1909.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al- Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAbu Sadira, al-Said, T., *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nLumbar, M., “Al-Dhahab al-Islami mundhu al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]”, trad. T. Iskandar, in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois sculpté en bas-relief."],"keywords":["Sculpture en bas-relief ; bois ; décoration figurative ; décoration végétale ; décoration géométrique"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"37690bf6-e1be-58cb-a87c-157e41138520":{"name":"Uscibene.","description":"Le palais, aujourd'hui en ruine, comportait probablement plusieurs étages ; ce qu'il en reste constituait sans doute les salles du rez-de-chaussée du bâtiment principal. Ce dernier se caractérise par un *iwan* relié d'un côté à deux vastes salles contiguës (dont il ne subsiste que les murs extérieurs), de l'autre à une salle rectangulaire voûtée (peut-être une “chambre du sirocco”) communiquant avec une grotte naturelle attenante. L'*iwan*, encore lisible, est une salle rectangulaire couverte d'une voûte d'arêtes, dotée de trois niches rectangulaires. La voûte de la niche, dans l'axe de l'entrée, était décorée de *mouqarnas* de pierre et de stuc ; il n'en subsiste que quelques traces, sur la partie inférieure ; les voûtes des deux niches latérales étaient constituées de cuvettes en éventail revêtues de stuc, encore partiellement reconnaissables. Dans la niche à *mouqarnas* de la paroi du fond (stratégiquement adossée à une dépression du sol, où se trouvait la source naturelle) jaillissait un filet d'eau qui traversait la salle et qui, au-delà du portail d'entrée, alimentait le vivier, reprenant ainsi le modèle du bassin de la Zisa. \n \nLe palais s'élevait dans un grand jardin aujourd'hui disparu, mais que l'on peut rattacher à la typologie des jardins des délices, analogues à ceux qui entouraient les palais de la Cuba, de la Zisa et du château de la Favara à Maredolce.","short_description":"Le palais, construit à l'époque des Normands, offre la même typologie que les jardins des délices de la Cuba, de la Zisa et du château de la Favara à Maredolce. Par une niche à *mouqarnas* située dans la salle principale, ouverte sur le jardin, sortait un filet d'eau qui, une fois franchi le portail d'entrée, allait alimenter le vivier, reprenant le modèle du système du bassin hydrique de la Zisa.","dates":"Seconde moitié du XIIe siècle.","location":"Palerme","method_for_datation":"Compte tenu des caractéristiques typologiques et stylistiques, on suppose que le palais date du XIIe siècle. Il n'existe aucun document prouvant qu'il existait dès la période islamique.","bibliography":"Anastasi, L., *L'arte nel parco reale normanno di Palermo*, Palerme, 1935. \n \nBellafiore, G., *Giardini e parchi nella Palermo normanna*, Palerme, 1996.","dynasty":"Période normande.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":[],"keywords":["architecture résidentielle"],"author":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"3c0a8afd-9a9e-52f1-a2f3-a48c17f4d63f":{"name":"Grande Mosquée de Mahdia.","description":"Présentant un plan rectangulaire (75 x 55 m) plus profond que large, cette mosquée est flanquée de deux tours rondes qui servaient à récupérer les eaux des terrasses. La mosquée ne semble pas avoir eu de minaret ; l'appel à la prière se faisait sans doute du haut de l'une des tours. L'entrée principale est précédée d'un porche attesté pour la première fois dans l'architecture religieuse maghrébine. De proportions harmonieuses, ce porche est surmonté d'un arc en plein cintre outrepassé, flanqué, au niveau du registre supérieur, de niches en forme de *mihrab*. En bas, les différentes faces sont meublées de niches à fond plat. Ce décor, qui avait servi de modèle pour les monuments fatimides, et attesté essentiellement par la façade latérale de la Grande Mosquée de Sfax, annonçait ceux de l'époque ziride. L'allure de ce porche n'est pas sans rappeler les arcs de triomphe romains. \n \nLe porche d'entrée dessert une cour entourée de quatre galeries, abritant une pièce aux angles et donnant sur le patio par des arcs brisés soutenus par des piliers au niveau de la galerie nord. Ceux des autres galeries sont en plein cintre outrepassé et reposent sur des colonnes surmontées de chapiteaux. \n \nà partir de la galerie sud-est, on pénètre dans la salle de prière composée de neuf nefs et trois travées, la nef axiale et le transept adoptant une disposition en T. Leur intersection est surmontée par une coupole posée sur des colonnes polylobées et abritant un *mihrab* dont la forme et le décor actuels reproduisent le *mihrab* du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Il est constitué d'une niche à parois creusées de cannelures à section semi-circulaire s'achevant chacune par une coquille. Un cul-de-four surmonte la niche et donne sur la salle par un arc en fer à cheval soulagé par des colonnettes d'angle sur lesquelles sont posés des chapiteaux de type ziride. La Grande Mosquée de Mahdia a inspiré certaines mosquées fatimides d'égypte, surtout la mosquée d'al-Hakim et la mosquée al-Aqmar au Caire.","short_description":"La Grande Mosquée de Mahdia fut construite par le calife al-Mahdi. Objet de plusieurs modifications, elle a été reconstruite par l'architecte français A. Lézine entre 1961 et 1965. La mosquée ne semble pas avoir eu de minaret ; l'appel à la prière se faisait du haut de l'une de ses tours. La Grande Mosquée de Mahdia a inspiré certaines mosquées fatimides d'égypte comme la mosquée al-Hakim et la mosquée al-Aqmar du Caire. Ce monument doit sa beauté à la simplicité de ses formes, la franchise des matériaux et l'absence de tout décor superflu.","dates":"Début de la construction : 303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Mahdia","method_for_datation":"Les sources historiques, à l'exemple d'Ibn Idhari (VIIe/XIIIe siècle) ainsi que les sources géographiques, à l'exemple d'al-Bakri (Ve/XIe siècle), attribuent la Grande Mosquée de Mahdia au calife fatimide al-Mahdi. D'autre part, les galeries nord et l'ancien *mihrab* sont datables de l'époque ziride, en comparaison avec des monuments contemporains comme la Grande Mosquée de Sfax et du *mihrab* de la Grande Mosquée de Monastir.","bibliography":"Lézine, A., *Mahdia, Recherches d'archéologie islamique*, Paris, 1965. \n \nLézine, A., *Mahdia*, Tunis, 1968. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","history":"La mosquée fut construite sur un terrain relativement désaxé qui a été remblayé et entièrement gagné sur la mer. L'édifice a fait l'objet de plusieurs remaniements, essentiellement à l'époque ziride à la suite de l'effondrement du mur de la *qibla*. D'autres travaux furent menés à l'époque ottomane, au XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). La mosquée a été reconstruite, entre 1961 et 1968. Seuls le porche et la galerie nord sont actuellement authentiques.","patrons":"Le calife fatimide al-Mahdi.","dynasty":"Fatimo-ziride (début de la dynastie : 297 H / 910 J.-C.).","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":[],"keywords":["Mosquée; époque fatimide; époque ziride; architecture; porche."],"author":"Saloua Zangar","copy_editor":"Margot Cortez"},"3c8378b6-b15a-5c21-874e-d7a334e3dab5":{"name":"Fragment de fresque de hammam.","description":"Fragment architectural en forme de niche à arc brisé peinte, qui faisait jadis partie d'un hammam. Il est décoré d'une figure exécutée à l'aquarelle rouge et noire sur fond blanc selon la technique de la fresque. Elle représente un jeune homme assis – peut-être un prince – qui tient une coupe dans sa main droite. Il est revêtu d'une grande robe à motifs végétaux de couleur rouge. Deux cercles entourent la partie supérieure de ses bras. Il est coiffé d'un turban plissé d'où dépassent des cheveux à l'avant et sur la nuque. Une auréole encercle sa tête, peut-être pour signaler son rang. Une écharpe aux extrémités flottantes est passée sous ses aisselles. \nLa niche est encadrée par un arc composé de petits cercles évoquant des perles. La fresque rappelle des peintures découvertes à Samarra (Irak) tant pour le personnage que la forme de la tête, l'auréole, la répétition de motifs décoratifs et le cadre en arc. Par ailleurs le style n'est pas vraiment réaliste, ce qui dénote d'évidentes influences perses. Les fresques fatimides sont assez proches par leur forme, leur style et leur thématique de représentations ornant des céramiques à décor lustré produites en égypte au cours de cette période. La figure de ce fragment peut se comparer à d'autres exemples fatimides figurant sur divers médias : céramiques, bois sculptés et nombreux textiles, même si la peinture est un art décoratif aux qualités spécifiques au cours de la période fatimide.","short_description":"Les hammams étaient des bâtiments d'importance dans le monde islamique en raison de leur rôle dans l'hygiène et la purification du corps. Les murs des bains publics étaient communément décorés de fresques, comme l'exemple que nous voyons ici.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 24,5 cm, l. 600 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres peintures de la période, art ayant connu un développement spécifique pendant la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment a été découvert *in situ* dans un hammam fatimide de la région de Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Des fouilles archéologiques conduites par le Centre des antiquités arabes en 1932 ont révélé l'existence d'un hammam fatimide dans la région de Fustat. Certaines pièces découvertes, dont ce fragment architectural, ont été transférées au Musée en 1934 qui les a enregistrées dans ses acquisitions.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Taswir al-Islami fi al-Usur al-Wusta* \\[La peinture islamique au Moyen âge\\], Le Caire, 1959. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994. \nHassan, Z. M., “Touhaf Jadida min al-Khazaf al-Fatimi dhi al-Bareeq al-Ma'dani \\[Nouvelles céramiques fatimides à décor de lustre métallique\\]”, *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[de la faculté des Arts\\], décembre 1951. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Twelfth Centuries*, Athènes, vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","materials":["Peinture au plâtre et aquarelle rouge et noire."],"keywords":["Stuc ; hammam ; représentation figurative ; éléments architecturaux ; fresques"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"4df720fc-29e6-59ab-9430-1945b274992e":{"name":"Paire de boucles d'oreille.","description":"La période fatimide est marquée par le développement de la fabrication d'objets d’exécution soignée d'un haut niveau de raffinement décoratif. Ceci est évident aussi bien pour les objets en bois qu'en métal et en or. \nCette paire de boucles d'oreilles est en filigrane d'or creux. Chaque boucle reproduit une forme d'oiseau portant une petite bille d'or dans son bec. La boucle d'accrochage relie la tête et la partie arrière du corps de l'oiseau, son dos frôlant sans doute le lobe de l'oreille. \nCes boucles étaient en fils d'or habilement soudés parsemés de quelques grains d'or. La technique du grènetis permet de créer des formes creuses légères et séduisantes. Elle était également utilisée pour fabriquer des perles en forme de sphère ou de navette pour constituer des colliers et autres types de bijoux.","short_description":"Ces petites boucles fabriquées avec un soin méticuleux sont un exemple remarquable de la dextérité atteinte dans la technique du filigrane. Les oiseaux constituaient un motif ornemental apprécié et la technique du filigrane conserve la légèreté apparente du sujet sans affaiblir la richesse apparente de l'objet.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. (max.) 3,5 cm, ép. (max.) 1,21 cm.","method_for_datation":"La production de ce type de bijou en or creux filigrané était répandue à l'époque fatimide, en particulier pendant la première moitié du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Même si ce bijou a été acheté à Raqqa, sa méthode de production le rattache à divers sites de production syriens ou égyptiens comme Alep ou Le Caire. Sa provenance est donc difficile à déterminer.","obtention":"Pièce achetée en 1940.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998.","dynasty":"Période fatimide","materials":["Or filigrané"],"keywords":["Boucles d'oreilles ; filigrane ; Alep ; Le Caire ; Raqqa ; oiseaux"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"539cc0cc-894e-5945-b4c9-b62fae0a412d":{"name":"Bouteille.","description":"Petite bouteille cylindrique rétrécie à son pied, en cristal de roche à monture en argent. Sur les côtés figure un motif abstrait, gravé d'incisions biseautées anguleuses, évoquant une feuille stylisée. Quartz le plus pur qui puisse se trouver dans la nature, le cristal de roche fut particulièrement apprécié sous les Fatimides. L'historien al-Maqrizi (766-845 H / 1364-1442 J.-C.) raconte que parmi les trésors des califes fatimides d'Égypte se trouvaient “17 000 boîtes, chacune contenant un cristal de roche gravé ou non”. Cette matière était tout aussi estimée en Europe. De nombreuses pièces islamiques en cristal de roche parvenues jusqu'à nous se trouvent toujours dans les trésors d'églises européennes, où elles furent adaptées à des usages liturgiques, pour servir de reliquaires par exemple. La monture en argent de cet objet a sans doute été retiréeà son arrivée en Europe.","short_description":"Le cristal de roche était très apprécié pendant la période fatimide, mais également très recherché en Europe. De nombreux objets en cristal de roche produits pendant la période fatimide furent plus tard achetés par des trésors d'églises, et souvent adaptés en reliquaires.","holder":"The British Museum.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 14,98 cm.","method_for_datation":"Des inventaires d'églises européennes citent des pièces en cristal de roche venues de pays islamiques à partir de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Bien qu'elle ne soit pas de style identique, cette bouteille est à rapprocher d'une aiguière en cristal de roche du trésor de Saint-Marc, à Venise, qui porte le nom du calife fatimide al-Aziz (r. 365-386/975-986).","method_for_provenance":"Le goût pour le cristal de roche travaillé introduit en Égypte, et probablement au Caire, par de riches Fatimides est attesté par l'existence de plusieurs objets datés et par des descriptifs des trésors de la cour.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achetée par le musée en 1894.","bibliography":"Contadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum*, Londres, 1998, pp. 26-36.","dynasty":"Période fatimide","materials":["Cristal de roche sculpté, monture en argent."],"keywords":["Décoration biseautée"],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5443b49b-dc27-5556-9034-4775ba220542":{"name":"Coupe dite “dame de Sabra”.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi carénée ; les bords sont légèrement évasés. Sur la coupe figure un personnage féminin de profil ; l'œil en amande et très globuleux occupe le haut du visage, la bouche charnue et le nez se distinguent par la finesse de leur tracé. Les longs cheveux en queue de cheval se terminent par des tresses descendant jusqu'aux genoux. La femme debout est vêtue d'un costume en tissu à rayures brunes et couvert de franges. Le personnage tenant d'une main un verre et de l'autre la branche d'une fleur dessinée avec un certain naturalisme est entouré de quatre fleurs stylisées en éventail et flanqué de deux cartouches comportant chacun une eulogie, probablement “al-Mulk” (la souveraineté). Dès l'avènement des Fatimides, et sans doute en rapport avec le dogme chiite, plus tolérant à l'égard des représentations humaines que les conformistes malékites, la céramique ifriqiyenne commençait à vouer une prédilection particulière aux figures animées dénotant une influence mésopotamienne certaine. Le visage se distingue par la présence d'un œil surdimensionné. Cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de l'époque, qu'elles soient sculptées, modelées ou peintes, et semble plonger ses racines dans un lointain passé africain. En revanche, le style de la robe de la dame de Sabra était en vogue dès l'époque omeyyade, et perdure en Mésopotamie tout au long de la période abbasside.","short_description":"Cette coupe à base annulaire et de couleur verte représente le profil d'une silhouette féminine. Le visage se distingue par la présence d'un œil en amande, une bouche charnue et un nez extrêmement fin. Le profil rappelle les figures ifriqiyennes.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, H. 11 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides, qui a eu une durée éphémère d'un siècle environ (de 337 à 444/948-1053). Elle fut récupérée dans une des couches les plus anciennes du site, ce qui permet de la dater de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Ceci est corroboré par la couleur verte et le décor de la céramique.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat, ainsi que de deux autres identiques, sur le site de Sabra, peints d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, suggère une production locale en série provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansuriyya qui disposaient d’ateliers de poterie.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya, en 1975. C'est de là qu'elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, en 1986.","bibliography":"Ajjabi, H., “La céramique de Sabra al-Mansuriyya”, Africa, XI-XII, Tunis, 1992-1993, pp. 57-58. \n \nLe Vert et le Brun (catalogue d'exposition), Avignon, 1995, p. 84. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218.","dynasty":"Fatimide","materials":["Céramique glaçurée."],"keywords":["Décoration figurative; femmes; zirides"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"548ee63e-6bb4-531b-bdd0-c6728fff90d5":{"name":"Bab al-Foutouh.","description":"Bab al-Foutouh est une importante structure en pierre d'apparence monolithique. Sa façade comprend deux tours en projection par rapport à la muraille. La largeur de la façade est de 23 m pour 25 m de profondeur et 22 m de hauteur. Les tours sont semi-rondes, semblables à celles de Bab Zouwayla dans la muraille sud (485 H/1092 J.-C.), alors que celles de Bab al-Nasr, sur le même pan de rempart, sont de section carrée. La partie supérieure de chaque tour possède une salle aux murs percés de meurtrières. \nL'entrée est recouverte d'une coupole dont la zone de transition consiste en quatre pendentifs sphéro-triangulaires. C'est la première apparition de ce type de coupole dans l'égypte islamique. Le superbe décor de l'arc externe comprend des motifs géométriques et végétaux variés, qui représentent eux aussi une étape du développement du décor de pierre en architecture islamique. L'entrée est également ornée de corbeaux, certains en forme de tête de cerf. Le flanc des tours donnant sur l'entrée est décoré d'un grand arc en pierre sculptée à lobes réguliers, similaire à ceux de l'entrée de la petite coupole de Palerme (Piccola Cuba) en Sicile (VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.). \nBab al-Foutouh et Bab al-Nasr font partie du même rempart nord de la ville, dont le dernier tiers est composé de passages voûtés à meurtrières et de tours de défense. Le nom de certains généraux de l'expédition française d'égypte dirigée par Bonaparte (1213-1216 H / 1798-1801 J.-C.) figurent sur les deux portes comme un témoignage de leur présence en égypte et de leur utilisation de ces fortifications pendant leur campagne.","short_description":"Bab al-Foutouh, construite par deux frères arméniens qui venaient de la ville de Raha, est l'une des trois portes existantes du mur fatimide du Caire. Elle est considérée comme l'un des plus anciens exemples connus d'architecture militaire dans le monde islamique. L'entrée est recouverte d'une coupole dont la zone de transition consiste en quatre pendentifs sphéro-triangulaires, un modèle dont c'était la première apparition en Égypte.","dates":"480 de l'Hégire / 1087 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Sources historiques dont al-Maqrizi (m. 845/1442), qui mentionne la date de construction dans son livre *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khiţaţ wa'l-āth* (Le Caire, 1853).","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt*, vol. I, Oxford, 1952. \nIbn Taghri Bardi, Abou al-Mahasin (m. 874/1469), *Al-Noudjoum al-Dahira al-Dahira fi Moulouk Misr wa al-Qahira* \\[étoiles brillantes, les souverains d'égypte et du Caire\\], 12 vol., Le Caire, s. d. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'Emara al-Islamiya fi Misr* \\[L'architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991. \nZaki, Abd al-Rahman,* Qal'a Salah al-Din al-Ayyoubi wa ma hawlaha min al-Athar* \\[La citadelle de Salah al-Din al-Ayyoubi et les monuments voisins\\], Le Caire, 1970.","patrons":"Le calife fatimide al-Moustansir bi Allah (r. 427-487 H / 1036-1094 J.-C.","architects":"L'émir al-Jouyouch Badr al-Jamali a supervisé la construction.","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":["bab (porte) ; entrées ; décoration végétale ; décoration géométrique ; architecture de guerre ; architecture militaire"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"57c9e92a-cab4-5c9c-a712-2d7757fdd1cc":{"name":"Quatre panneaux d’ivoire.","description":"Ces quatre panneaux d'ivoire sculpté et ajouré sont d'excellents exemples de l'art princier fatimide. Ils comptent parmi les œuvres les plus significatives de cette époque. \nDeux des plaquettes présentent un motif transversal, les deux autres un décor vertical. Les plaques verticales sont légèrement raccourcies. Des traces de couleur rouge indiquent que l'objet était monté sur un support peint. \nLes figures en haut relief sont saisies dans diverses actions. Les personnages apparaissent sur fond de rinceaux de pampres, de lourdes grappes pendent des sarments. On voit, dans un traitement plein de vérité et de réalisme, des chasseurs avec leurs faucons, des valets de vénerie portant de petits ongulés, des musiciens (flûte, hautbois, luth, instruments à cordes pincées), un buveur versant du vin d'une carafe dans une coupe, des vendangeurs et des faucons à la chasse. Les combats d'animaux représentent un lion s'attaquant à un taureau, un faucon fondant sur une biche. Un prince allongé sur un coussin tient une coupe à la main gauche. Tous les personnages portent des costumes de l'époque, en étoffe à motifs variés. Les couvre-chefs ne sont pas non plus fantaisistes, ils correspondent à la mode du temps. \nQuelques-unes des scènes se rattachent à l'art pré-islamique et témoignent de la persistance de traditions anciennes. À l'époque fatimide, dans les milieux de cour, l'interdiction des images fut largement contournée et la représentation de figures humaines y est habituelle. Du point de vue des sujets et du style, on peut rapprocher les décors figurant sur les ivoires de la période fatimide de la céramique et de la sculpture sur bois de la même époque, la technique plus délicate de l'ivoire attestant toutefois un plus grand savoir-faire. \nLa destination de l'objet demeure obscure. Ces plaques peuvent avoir été utilisées comme recouvrement d'un support de bois (porte ou grand coffre) ou pour un trône. On trouve chez l'historien arabe al-Maqrizi (766-845 H /1364-1442 J.-C.) une description d'un trône fatimide en ébène et ivoire.","short_description":"La fonction de ces panneaux dont les thèmes traitent de la vie princière nous est inconnue, mais les motifs sculptés – chasseurs avec faucons, musiciens et joyeux convives sur fond de rinceaux de pampres – attestent la qualité artistique de l'ivoire sculpté fatimide à son apogée ; ces panneaux pourraient donc avoir été commandités par un souverain pour un palais.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Baron von Zu-Rhein, collection F. von Amerling, collection A. Figdor.","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Plaques horizontales : L. 36,5 cm, l. 5,8 cm. Plaques verticales : L. 30,3 cm, l. 5,8 cm. Épaisseur des plaques : 1-1,5 cm.","method_for_datation":"L'objet ne peut être attribué avec précision à aucun édifice particulier, d'autre part les analyses stylistiques laissent apparaître de grandes différences avec les objets en ivoire de l'Italie du Sud. Seules les analyses avec les œuvres produites en Égypte, en particulier la sculpture sur bois fatimide, permettent de dater la pièce de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"Les bois sculptés d'Égypte étant les seuls à s'apparenter, pour le style, avec ces panneaux, la provenance égyptienne est donc l'hypothèse la plus plausible en l'état actuel des connaissances.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achetés en 1936.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250*, Harmondsworth, 1987, pp. 202-207. \nHoffman, E. R., “A Fatimid Book Cover: Framing and Re-framing. Cultural Identity in Medieval Mediterranean World”, *L'Égypte fatimide : son art et son histoire* (E. Barrucand éd.), Paris, 1999, pp. 403-19. \nKühnel, E., *Die Islamischen Elfenbeinskulpturen*, VII-XIII, *Jahrhundert*, Berlin, 1971, pp. 68-69, n° 88, pl. 97-98. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), n° 19, Stuttgart-Zurich, 1980, pp. 50-51. \n*Museum für Islamische Kunst *(catalogue), n° 21, Berlin, 1979.","dynasty":"Fatimide","materials":["Ivoire."],"keywords":["ivoire ; fatimide ; gravure ; incrustation"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5956a116-f2da-52fd-9a46-aa5a243e3598":{"name":"Monnaie (*dinar*).","description":"Ce dinar, frappé en Égypte, peut être daté de l'époque du souverain al-Hakim bi-Amr Allah (386-411 H / 996-1021 J.-C.). Cette monnaie présente une inscription en caractères coufiques, aussi bien côté pile que côté face, disposée sur quatre lignes. Côté pile, l'inscription proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah, L'Unique, personne ne peut l'égaler. Muhammad est le Messager de Dieu.” Sur le bord : “Muhammad est le messager de Dieu. Il est celui qui a envoyé son messager avec une conduite droite et la Religion de la Vérité pour qu'elle l'emporte sur toutes les religions, en dépit des idolâtres.” \nCôté pile, au centre, on lit : “Abd Allah al-Mansour Abu Al\\_al-imam al-Hakim bi-amr Allah amir al-mu' minin” ; sur le bord, on lit : “bismi-llah duribahada-l-l-dinar bi-Mis'r sana talat wa arba maya” (Au nom de Dieu ce dinar a été frappé en Égypte en l'an trois et quatre cent \\[403\\]).","short_description":"Ce *dinar*, qui tire son nom du *denarius* byzantin dont il descend, est orné d'inscriptions en caractères coufiques. Frappé à l'époque du calife al-Hakim.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"403 de l’Hégire / 1012 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,2 cm ; poids 4,17 gr.","method_for_datation":"Inscription (pile, sur le bord).","method_for_provenance":"Inscription (pile, sur le bord).","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat.","bibliography":"Lane-Poole, S., *Catalogue of Oriental Coins in the British Museum*, IV, Londres, 1879, p. 21, fig. 85.","dynasty":"Fatimide, al-Hakim","linkcatalogs":"Ifriqiya. Treize siècles d’art et d’architecture en Tunisie.","materials":["Or/frappe."],"keywords":["dinar ; monnaie ; Fatimide ; al-Hakim ; calligraphie; numismatique"],"author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"5aeefe19-f129-5cd0-9a57-c3e72577cfaa":{"name":"Deux bracelets en or.","description":"Bracelets identiques en or, décorés de bandeaux ornementaux de pseudo-inscriptions. Tous deux possèdent des fermoirs faits de deux éléments triangulaires se raccordant, décorés de motifs végétaux en volutes encadrés de cercles percés jointifs. \nLes villes de Fustat et d'Alexandrie furent parmi les plus importants centres égyptiens de la production de bijoux, y compris à pierres précieuses, pendant la période fatimide, au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Les Fatimides étaient connus pour apprécier l'or et les bijoux qui témoignaient de leur richesse et de leur prestige. Le calife al-Aziz bi Allah entreprit ainsi la construction d'un Palais de l'Or comme, avant lui le calife al-Mouiz li-Din Allah avait fait construire la Salle de l'Or dans le Palais de l'Est. Ces deux lieux étaient destinés à conserver leurs acquisitions d'objets en métal précieux. Le calife al-Hakim bi-Amrillah portait un bouclier ('*asgada*) en or et argent et sa sœur, Sitt al-Moulk, lui offrit un couronne d'or sertie de diamants et autres pierres précieuses. Le Musée d'art islamique du Caire possède parmi ses collections un ensemble d'anneaux d'or ornés de représentations d'animaux, de plantes et de décors épigraphiques, ainsi que des broches en filigrane et serpentins de fil d'or, des boucles d'oreille de diverses formes et deux bracelets en or à inscriptions en style coufique.","short_description":"Le Caire connaissait l'art de la joaillerie et de nombreuses pièces y furent produites à travers les âges. Les joailliers décoraient leur travail avec des motifs attractifs. Les centres de production devinrent actifs en Égypte au temps des Fatimides, qui adoraient acquérir de l'or et des bijoux, marque de luxe et de richesse.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 6,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du style de décoration en filigrane popularisé par les Fatimides.","method_for_provenance":"La production de ce type de bijoux en or était répandue dans toute l'égypte au cours de la période fatimide.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités, Mikhail, en 1941.","bibliography":"Abu Sadira, al-Sayed Taha al-Sayed, *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Q\\_hira, Tarikhouha, F\\_nounouha, th\\_rouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nMaurice, L., “Al-Dhahab al-Islami mundhou al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]” (trad. T. Iskandar), in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or décoré de filigrane et de serpentins d’or."],"keywords":["Ornements ; or ; filigrane ; bijouterie"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"63c1b0eb-c6f5-5394-abeb-d76e3c3b5dca":{"name":"Boucles d’oreille.","description":"Ces deux boucles d'oreille en demi-lune s'ouvrent vers le haut et sont travaillées de façon différente sur les deux faces. L'une présente, encadré d'une succession de perles, un champ en forme de demi-lune dans lequel s'enroulent deux rinceaux en spirales symétriques. L'autre face comprend un petit champ en demi-cercle rempli de rinceaux symétriques autour duquel court une large bordure de six demi-granulations sur toute leur surface. Des œillets révèlent qu'autrefois pendaient des deux côtés des petits rangs de perles. \nCes pièces offrent ce qu'on appelle “une construction en emboîtement”, une technique caractéristique de l'art fatimide du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Elle semble provenir des milieux aisés de la ville du Caire. On a retrouvé des exemplaires similaires lors de fouilles en Tunisie, en Égypte, en Syrie et en Irak. Dans ce cas, les monnaies exhumées permettent de dater les objets. De nombreux bijoux découverts au cours des fouilles servaient de monnaie d'échange, surtout en fonction de leur poids en or ; il est possible que la technique très élaborée qui atteste l'excellence des joailliers fatimides n'ait pas été le principal élément d'appréciation.","short_description":"Cette paire de boucles d'oreilles, qui autrefois était ornée de perles, est typique de l'art fatimide. Les deux faces en forme de croissant ont des dessins différents. Un côté a un motif de plante symétrique, alors que l'autre est orné par une rosace faite de six demi-perles. La joaillerie était largement commercialisée dans le monde islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 3,3 cm, l. 3,5 cm, poids 18 g env. (l’unité).","method_for_datation":"Une réplique de même format ayant été découverte à Fustat/Vieux-Caire, on admet que l'objet a été fabriqué dans l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"La découverte d'une pièce similaire de même format à Fustat/Vieux-Caire et la facture de l'objet permettent d'affirmer qu'il a été fabriqué en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté à Alep en 1913.","bibliography":"Gladiss, A. v., *Schmuck im Museum für Islamische Kunst*, Berlin, 1998, n° 23, p. 94, ill. 73. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen. Islamische Kunst der Fatimidenzeit*, Milan, 1998, pp. 119-129. \n*Islamic Jewelry in the Metropolitan Museum of Art* (catalogue, M. Keene et M. Jenkins, éd.), New York, 1982, n° 51a, p. 85. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Berlin, 1973, n° 217.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or, filigrane granulé."],"keywords":["boucles d’oreille ; bijoux féminins ; fatimide"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"63ca903e-e911-5013-b005-27189e25dc6f":{"name":"Paire de boucles d’oreille.","description":"Paire de boucles d'oreille de forme circulaire, s'attachant par la torsion de ses extrémités. Chaque boucle est ornée d'un bandeau central découpant le cercle en deux moitiés et présentant des motifs géométriques en filigrane ou en fil d'or torsadé. En dessous figurent deux oiseaux affrontés aux corps ornés de granules d'or, maintenus par une composition de trois petits anneaux. Une perle de verre entourée de petites perles est suspendue à chaque boucle.","short_description":"Les boucles d'oreille adoptaient des formes variées et une multitude de styles décoratifs. La technique du filigrane utilisée pour décorer ces boucles d'oreille fut largement utilisée à l'époque fatimide pour la décoration des bijoux et dans les arts appliqués en général.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres exemples similaires de la période. La technique du filigrane était largement diffusée au cours de la période fatimide en joaillerie, en particulier pour les anneaux et les boucles d'oreille, et dans les arts décoratifs en général.","method_for_provenance":"Le Caire est sans doute le lieu de production de ces bijoux qui présentent d'étroites ressemblances avec d'autres pièces découvertes lors de fouilles archéologiques conduites à Fustat, au sud du Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Achat par le musée en 1936 auprès du marchand d'antiquités Abi Mayor.","bibliography":"Al-Ali, Z. O., *Al-Tazyeen wa al-Houly 'ind al- Mar'a fi al-'Asr al-'Abbasi* \\[Parure et ornement de la femme pendant la période abbasside\\], Bagdad, 1976. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHamdi, A. A., *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-'Arabiya al-Islamiya* \\[Les arts décoratifs arabo-islamiques\\], Bagdad, 1982.","dynasty":"Période fatimide","materials":["Or, décoration en filigrane, technique du fil torsadé ajouré."],"keywords":["Ornements ; or ; filigrane ; bijouterie"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"6568b7c0-a3a3-5d41-9f89-21aa75b86c2f":{"name":"Mausolée de Sayyida Ruqayya.","description":"Ce mausolée est celui d'al-Sayyida Ruqayya, fille de l'imam Ali Ibn Taleb, quatrième des “Califes bien guidés” (*Rachidoun*). Le monument remplit aussi la fonction de terrasse pour l'observation de la nouvelle lune qui marque le début des mois du calendrier islamique. \nLes vestiges restants se présentent sous forme d'un bâtiment rectangulaire à structure en trois parties. La section centrale de plan carré de 12 m de côté est recouverte d'une coupole. Deux ouvertures à linteau horizontal en permettent l'accès. \nL'une des caractéristiques les plus importantes de ce monument est la zone de transition entre le carré formé par les murs et le tambour circulaire de la coupole. Elle se compose d'une rangée de petites niches en carène ressemblant à des *mouqarnas*, alors que, traditionnellement, elle aurait dû faire appel à de grandes ouvertures en carène aux angles du carré. Cette innovation annonce l'apparition des *mouqaranas* dans les coupoles ayyoubides. \nAutour du tambour court un bandeau épigraphique en style coufique contenant des versets du Coran. Il est considéré comme la plus ancienne inscription de mausolée en égypte. La base de la coupole octogonale comprend huit fenêtres en stuc, deux sur chaque face. Leur partie inférieure est ornée d'un remarquable travail de stuc, exemple unique de décor d'arabesques de la période fatimide. L'extérieur de la coupole est de forme lobée.","short_description":"L'un des édifices de bienfaisance commandité par la femme du calife fatimide al-Amir bi Ahkam Allah est le mausolée dédié à la mémoire de Sayyida Ruqayya, fille de l'imam Ali ibn Abi Talib, le quatrième des “califes bien guidés”. L'une des caractéristiques les plus importantes de ce monument est la zone de transition à la base du dôme ; elle est composée de niches en forme d'arcs qui se développeront ultérieurement, durant la période ayyoubide, en *mouqarnas* ou décorations en stalactite.","dates":"527 de l’Hégire / 1133 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Une inscription épigraphiée sur la coupole donne le nom du constructeur et la date de la construction.","bibliography":"Behrens-Abouseif, D., *Islamic Architecture in Cairo: An Introduction*, Le Caire, 1998. \nBerchem, M. van, *Une Mosquée du temps des Fatimides au Caire*, Le Caire, 1889. \nCreswell, K. A. C., *The Muslim Architecture of Egypt*, vol. I, Oxford, 1952. \nMaher, S. M., *Masajid Masr wa Awliya'ouha al-Salihoon* \\[Les mosquées d'égypte et leurs dévots commanditaires), Le Caire, 1971. \nSameh, Kamal al-Din, *Al-'Emara al-Islamiya fi Misr* \\[L'architecture islamique en égypte\\], Le Caire, 1991. \nWilliams, C., “The Cult of Alid Saints in the Fatimid Monuments of Le Caire” (Part II: The Mausolea), *Muqarnas* 3, pp. 39-60.","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":["Arabesques ; ouvertures d’angle en carène ; décoration végétale en stuc ; mausolées ; architecture funéraire ; dôme ; zone de transition dans un dôme."],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"672e5d81-e294-5bdc-9691-e88fb689a760":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourate al-Fatiha (I, “La liminaire”, versets 1 et 2) tirée d'un coran copié sur vélin. L'écriture, encore mal identifiée, combine le coufique naskhi et le rayhani. Le tracé des cursives y est plus rectangulaire que courbe. Les points-voyelles sont absents de cette écriture, mais, conformément au système développé par al-Khalil ibn Ahmad, les signes orthographiques abondent. Les voyelles sont marquées en rouge, le sukun et la chaddah en bleu et la hamza et la maddah en vert lumineux. Ce feuillet se distingue par la présence d'une bande qui porte le titre et le nombre de versets de la sourate suivante, écrits en or. Le titre est inscrit dans une série de cadres superposés où alternent un décor géométrique à base de tresses et un décor floral essentiellement représenté par le fleuron polylobé. Certaines bandes sont gravées en or et tous les pourtours sont marron. Une palmette composée d'arabesques fleuries se projette vers la marge. En haut de la page et à la marge droite se trouve un losange doré et marron à décor géométrique ; les angles sont meublés de quatre couronnes de couleurs analogues et les côtés sont ornés, vers l'extérieur, de cercles marron et bleu. La partie centrale est garnie d'une écriture coufique dorée portant le nombre des versets. Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","short_description":"Le feuillet est tiré d'un coran copié sur vélin. Il se distingue par la présence de bandes à décor géométrique portant le titre et le nombre de versets de la sourate écrits en or. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation émis par la gouvernante du prince Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis (r. 399-406 H / 1009-1016 J.-C.).","dates":"410 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"Oblong, 45,5 x 31 cm, 5 lignes, 1 folio.","method_for_datation":"L'acte de donation mentionne clairement que la constitution en habous (legs) eut lieu en l'an 410/1020.","method_for_provenance":"Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran fut récupéré par le musée du Bardo avant d'être transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986, où il est exposé actuellement.","bibliography":"Lings, M. et Safadi, Y.-H., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 30, n° 25. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 273, n° 357.","artist":"Ali ibn Ahmad al-Warraq.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Vélin."],"keywords":["Calligraphie; décoration florale; décoration géométrique"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"6838b186-6323-54a8-99c8-c1e5f66d8df8":{"name":"Mosquée.","description":"Les restes de la mosquée, qui, en l'état actuel des recherches archéologiques, s'avère être le dernier édifice sacré islamique subsistant en Sicile, se trouve à proximité immédiate du théâtre antique de Ségeste, à l'extérieur de la zone fortifiée de l'habitat du haut Moyen Âge. Son plan se présente comme un rectangle irrégulier, d'une longueur de 20,5 m et d'une largeur de 11,4 m, construit en une seule phase et avec une technique uniforme (des blocs de calcaire et de la terre en guise de liant). Le pavement est constitué de roche vierge. La niche du *mirhab*, sur le mur méridional, correctement orientée de quelques degrés au sud-est, présente, à l'intérieur, une largeur de 2 m et une longueur de 1,5 m ; à l'extérieur, elle est rectangulaire et saillante de 1 m environ par rapport au mur. Il n'y a pas de traces de *minbar*. \n \nLa mosquée était divisée en deux nefs par une rangée de trois colonnes, dont il ne reste que les bases. Elle devait être coiffée d'un toit recouvert de tuiles et ne comportait ni cour à portiques, ni minaret, ni, en l'état actuel des recherches, de fontaine aux ablutions. \n \nIl s'agit probablement d'une mosquée rurale d'époque normande qui fut construite sur une éminence en même temps que les fortifications, par une population islamisée fuyant les territoires que les Normands étaient en train de conquérir. On ignore si elle desservait seulement le village ou tout le territoire environnant. On a également découvert, dans les abords immédiats, une nécropole islamique. \n \nL'arrivée d'un feudataire chrétien, vers la fin du VIe siècle H (XIIe J.-C.), entraîna la transformation du lieu en demeure seigneuriale, avec de nouvelles constructions au centre de l'ensemble islamique, et l'édification d'une église ; ce qui provoqua la démolition de la mosquée et le remploi des matériaux. \n \nL'ensemble fut progressivement abandonné, et même la demeure seigneuriale tomba en ruine dès la seconde moitié du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","short_description":"Les vestiges de la mosquée se trouvent dans les environs immédiats du théâtre antique de Ségeste, à l'extérieur de la zone fortifiée de l'habitat médiéval. Sur plan, elle se présente comme un rectangle irrégulier avec la niche du *mihrab*, placée sur le côté sud, correctement orientée de quelques degrés au sud-est. \nIl s'agit probablement d'une mosquée rurale d'époque normande qui fut construite, en même temps que la partie fortifiée, sur une zone surélevée, par une population islamisée fuyant les territoires que les Normands étaient en train de conquérir.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Ségeste","method_for_datation":"Découverte, lors des fouilles, de fragments de céramique datables VIe/XIIe siècle.","bibliography":"Molinari, A., *Segesta II. Il Castello e la Moschea (Scavi 1989-1995*), Palerme, 1997.","dynasty":"Fatimide.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":[],"keywords":["architecture religieuse"],"author":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","artist":"Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier).","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Bronze moulé et ajouré."],"keywords":["Mobilier; décoration florale; calligraphie"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"69b67921-210d-5179-a7f6-620452e75cc6":{"name":"Pendant d’oreille.","description":"Le pendant fait partie d'une paire identique en forme de collier. Il se caractérise par un demi-cercle en or massif d'où émanent, de part et d'autre, deux boules sphériques ajourées, en or filigrané, séparées par quatre fils en or filigrané et tressé. Les quatre boules n'ont pas le même volume, celles qui se trouvent dans la partie supérieure du pendant sont plus petites. Les deux autres, plus grandes, enserrent un médaillon qui représente un visage stylisé où la bouche, le nez et les yeux sont évoqués par des cercles filigranés, et les sourcils par des demi-cercles qui se joignent au niveau du nez. Le décor se poursuit par deux boules massives qui enserrent une boule centrale en filigrane et ajourée, mais de forme ellipsoïdale. Elle se termine par un pendentif. Le génie du joaillier se manifeste dans les ouvrages en fil d'or très fin et pourtant très résistant, sans aucun système de maintien apparent. Il semble que ce pendant soit de fabrication iranienne, il présente des analogies frappantes avec des bijoux similaires provenant de Jurgan. Néanmoins, il y a lieu de constater une parenté avec des boucles syriennes et égyptiennes de la même époque.","short_description":"Il se caractérise par un demi-cercle en or massif d'où émanent de part et d'autre deux boules sphériques ajourées en or filigrané, séparées par quatre fils en or filigrané et tressé. Il est probablement de fabrication iranienne, mais il convient de constater la parenté avec les boucles syriennes et égyptiennes de la même époque.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 3,2 cm, l. 2 cm, ép. 0,5 cm.","method_for_datation":"Des pendants similaires trouvés dans des trésors, provenant d'Iran et de Syrie, ont été datés des Ve et VIe siècles H (XIe et XIIe siècles J.-C.).","method_for_provenance":"Ce pendant d'oreille est analogue à d'autres objets similaires, d'origine égyptienne.","provenance":"Très probablement, l’Egypte.","obtention":"Le pendant fut acheté par feu H. H. Abdelwahab chez un antiquaire égyptien. Après son acquisition, le pendentif fut exposé, à partir de 1958, au musée de Monastir avant d'être transféré, en 1995, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or filigrané."],"keywords":["Décor figuratif; décor floral"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"6da7c160-94fa-5f96-a7c1-9c73200419b5":{"name":"Mihrab.","description":"*Mihrab* en bois à façade rectangulaire organisée autour d'une niche centrale incurvée couronnée par un arc brisé. Elle est décorée d'un assemblage de panneaux hexagonaux flanqués d'autres panneaux en étoile à six branches. Cette composition est considérée comme marquant le début de l'utilisation du “médaillon en étoile”, élément décoratif qui allait devenir l'un des plus importants du décor des objets en bois mamelouks. Ce *mihrab* est en effet la plus ancienne pièce datée sur laquelle il apparaît. En partie haute de la façade figure une inscription de deux lignes en style coufique fleuri disant : “L'une des choses commandées par l'honorable, protégé et grand personnage al-Amiriya, dont le service a été entrepris par al-Qadi Abou al-Hassan Maknoun et servi maintenant par al-Amir al-Sadid'Afif al-Dawla Abou al-Hassan Youmn al-Fa'izi al-Salihi, prévu pour le tombeau de al-Sayyida Ruqayya, fille du Commandeur des Fidèles, Ali.” De ce texte, on comprend que ce *mihrab* a été commandé par al-Sayyida 'Ulam al-Amiriyya (morte en 535 H / 1140 J.-C.), épouse du calife al-Amer bi-Ahkam Allah (r. 495-524 H / 1101-1130 J.-C.) pour le tombeau de Sayyida Ruqayya édifié en 527 H / 1133 J.-C., probablement au Caire. Des extraits de la sourate “Al-Baqara” (La Vache) en coufique fleuri (chapitre II, verset 247) entourent la façade du *mihrab* et sa niche. \nLes deux côtés du meuble et son dos sont décorés de panneaux sculptés de tiges végétales s'élevant de vases et de feuilles de vignes à trois et cinq lobes qui entourent d'importantes grappes de raisin. Ce décor témoigne de l'excellence esthétique atteinte par l'art de la décoration végétale à la fin de la période fatimide.","short_description":"Le patronage des institutions religieuses et leur fourniture en mobilier n'était pas limité aux hommes. De nombreuses femmes partageaient cette pratique. Le *mihrab* fut commandité par la femme du calife pour le mausolée de Sayyida Ruqayya, la fille du calife Omar ibn al-Khattab.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 210 cm, l. 111 cm, P. 45 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya en 527/1133.","method_for_provenance":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya, épouse du calife fatimide qui régnait alors au Caire. Il est donc très probable qu'il a été commandé et réalisé au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"En 1297/1880, le gouvernement égyptien commença à rassembler des artefacts appartenant à des mosquées et des bâtiments historiques du pays pour les conserver à la mosquée al-Hakim. Ce dépôt constitua la base de la collection du Musée d'art islamique du Caire. Ce *mihrab* transféré du tombeau de Sayyida Ruqayya est considéré comme l'une des plus importantes de ces premières entrées dans les collections.","bibliography":"Dimmand, M. S., *Al-Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], trad. A. Issa, Le Caire, 1958. \nFikri, A., *Masajid al-Qahira wa Madarisuha* \\[Mosquées et Madrasas du Caire\\], vol. I, Le Caire, 1958. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nPauty, E., *Bois sculptés d'églises coptes (époque fatimide*), Le Caire, 1930.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois assemblé décoré en haut-relief et percé."],"keywords":["Objets religieux ; haut-relief ; panneaux ; bois ; bois assemblé ; écriture coufique fleurie ; décoration végétale ; médaillons en étoile ; étoiles à six branches."],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"718874e8-d67c-57c0-aabc-505af50ed024":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourates al-Thakathour (CII, “La rivalité”, verset 8) et al-Asr (CIII, “Le temps”, verset 1). Ce feuillet est tiré d'un coran écrit en coufique noir. Les voyelles sont marquées par des points diacritiques rouges, la hamza et la chaddah par des points verts et jaunes conformément au système d'Abi al-Aswad, le grammairien arabe mort en 61 H / 681 J.-C. Les divisions entre versets sont signalées par une rosette en or, verte au centre, dont les contours sont dessinés par de fins points marron. Le titre splendide de la sourate consiste en une ligne d'ornementation coufique terminée par une palmette qui se projette vers la marge. Cette palmette est composée de feuillets en or très stylisés et d'arabesques fleuries, elle est illuminée par le bleu et le vert, avec de délicates touches de marron. Ces motifs font partie du répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"écrit en coufique noir, ce feuillet comporte deux citations coraniques (CII,8 et CIII,1). Les divisions entre les versets sont signalées par une rosette dorée, verte au centre. L'ensemble des motifs dessinés appartient au répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz.","dates":"Début du deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"Oblong, 22,5 x 32 cm, 5 lignes.","method_for_datation":"Le coran a été constitué en legs (habous) par le prince ziride al-Mouiz ibn Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte de donation est postérieur à la rupture avec Le Caire puisqu'il mentionne la haine du prince à l'égard des Fatimides. Selon les historiens, cette rupture, qui depuis 424/1033, fut complètement consommée en 441 /1050.","method_for_provenance":"Ce coran a été constitué en legs au profit de la Grande Mosquée par le prince ziride régnant ; étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que ce coran fut copié, décoré et relié sur place sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute, Kairouan.","obtention":"Après l'annulation de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré en 1983 au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 210. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), 1982, p. 247, n° 330. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), 1976, p. 20, n° 2. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 221.","dynasty":"Ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Vélin décoré."],"keywords":["Calligraphie; décoration florale; habous; objet religieux"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"86ba73c0-7a63-5e24-ac7d-4ed99ca1aa85":{"name":"Poids monétaires en verre.","description":"Poids monétaires en verre de couleur gris foncé utilisés pour contrôler le poids des pièces de monnaie et produits pour la plupart en égypte. Ils consistent en petits disques de verre à inscription estampée aux nom et titre d'un calife ou gouverneur. \nCes poids remontent à la période des Fatimides, dynastie qui avait rompu avec les califes abbassides pour établir un nouveau califat en égypte et en Afrique du Nord (297-567 H / 909-1181 J.-C.). Ils datent principalement des règnes de deux califes: al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.) et al-Moustansir (r. 427-487 H / 1036-1094 J.-C.). \nIls portent les inscriptions titulaires suivantes en coufique fleuri : \nJ.16546 : nom du commandeur des fidèles : الامام معد ابو تميم المستنصر (امير المؤمنين) (al-Imam Mouiz Abou Tamim al-Moustansir Billah (Amir al-Mouminin) entre le rebord circulaire extérieur et un cercle estampés. \nJ.16547 : nom du commandeur des fidèles : الظاهر لاعزاز دين الله (امير المؤمنين) al-Dahir li-izaz Dein Allah (Amir al-Mouminin) entre le rebord circulaire extérieur et un cercle estampés. \nJ.16550 : mentionne seulement le nom de Dieu : الله Allah.","short_description":"Poids monétaires en verre provenant de Ayla, à Aqaba, utilisés pour contrôler le poids des pièces de monnaie. Ces petits disques ronds en verre ont des inscriptions estampées ; deux d’entre eux portent le nom des califes fatimides al-Dahir (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.), et al-Moustansir (r. 427-87 H / 1036-1094 J.-C.) ; le troisième porte le nom de Dieu.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"J.16547) 411-427 de l’Hégire / 1021-1036 J.-C. ; J.16546) 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C. ; J.16550) pas d’autre mention que “Allah”.","location":"Amman.","dimensions":"Ø 26-27 mm, poids : 4,68 g, 5,02 g, 5,15 g.","method_for_datation":"Les inscriptions estampées sur une face de ces poids donnent les noms et titres de deux califes fatimides : al-Dahir (r. 411-427/1021-1036) et al-Moustansir (r. 427-487/1036-1094).","method_for_provenance":"Ces poids ont probablement été fabriqués en égypte au cours de la période des Fatimides, dynastie qui avait rompu avec le califat abbasside et fondé un nouveau califat en égypte et en Afrique du Nord (297-567/909-1181).","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Poids découverts lors de fouilles archéologiques en 1990 sur le site de l'ancienne Ayla islamique, aujourd'hui Aqaba.","bibliography":"النبراوي.رأفت، الصنج الزجاجية للسكة الفاطمية المحفوظة بمتحف الفن الإسلامي بالقاهرة، القاهرة، 1997، ص 241و363. \nWhitcomb, D., *Ayla: Art and Industry in the Islamic Port of Aqaba*, Chicago, 1994, pp. 18-20.","dynasty":"J.16547) Fatimide (al-Zahir) ; J.16546) Fatimide (al-Moustansir)","materials":["Verre moulé."],"keywords":["pièces de monnaie ; inscriptions ; écriture coufique; numismatique"],"author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9134b213-b1e4-5abb-aa86-b624a12b02ae":{"name":"Coffret d’ivoire peint.","description":"Ce coffret dont la décoration peinte est exceptionnellement riche fait partie d'un groupe de coffrets de dimensions variables qui furent probablement exécutés à Palerme en Sicile sur commande de la cour normande. Ils sont conservés dans de nombreuses collections et ont souvent trouvé un emploi comme reliquaires dans les trésors d'église. La structure de ce coffret est en bois, recouvert de minces plaques d'ivoire sur lesquelles a été appliquée la peinture en contour noir et couleurs brune, verte et or. Les plaques ont ensuite été maintenues par des ferrures en laiton doré et le coffret a été pourvu d'une serrure, changée ultérieurement. À l'origine, l'intérieur était probablement tendu d'étoffe. Le décor peint présente sur le rebord avant du couvercle une inscription coufique. Ce sont des vœux pour un commanditaire qui n'est pas nommé. Le devant du coffret est orné de grands médaillons peints aux rinceaux très stylisés et entourés d'oiseaux, dont des paons et des huppes. Sur le dessus du couvercle et sur la partie arrière du coffret sont figurés des lions stylisés. On distingue aussi des chiens de chasse et des gazelles. Sur les deux parties latérales se trouve une joueuse de harpe dont l'instrument triangulaire est typique de l'Égypte. Ce détail est une indication concernant le milieu culturel spécifique de l'Italie du Sud, où se mêlaient des éléments du style fatimide et de l'iconographie européenne. La peinture du décor indique nettement que ce coffret était destiné à la cour.","short_description":"Différents types de coffrets ornés de décorations peintes sont répertoriés comme venant de l'Italie du Sud où ils étaient probablement utilisés dans les familles nobles. Les inscriptions répétitives en arabe comme celles de ce coffret autant que les animaux et les musiciens dessinés librement sont des indications de la forte influence islamique dans le bassin méditerranéen.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 16,5 cm, L. 35 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"La peinture et l'inscription indiquent que le commanditaire était la cour normande. On date ordinairement le groupe du XIIe siècle.","method_for_provenance":"On admet que les coffrets d'ivoire peints viennent d'ateliers de Sicile, peut-être de Palerme.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud (siculo-arabe).","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum en 1906.","bibliography":"Cott, P. B., *Siculo-Arabic Ivories*, Princeton, 1939, n° 33, pl. 16. \n*Europa und der Orient* (catalogue, H. Budde et G. Sievernich éd.), Gütersloh, Munich, 1989, n° 4/16, pl. 242.642. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),1971-1979, n° 262.","dynasty":"Normands de Sicile, Italie du Sud","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":["Ivoire, bois, différentes peintures."],"keywords":["Ivoire ; Sicile-Italie du Sud"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9376bc61-32e6-5f4f-9d2c-ec28ad8f8fe4":{"name":"Mosquée d’al-Hakim bi Amrillah.","description":"La façade principale (nord-ouest) de la mosquée s'étend le long de la rue al-Mouiz. Au centre se projette un porche monumental à deux tours massives flanquant l'entrée. Il mesure 15,50 m de large, 11 de haut et 6 m de profondeur. L'entrée est ornée de panneaux en creux à bandeaux décoratifs et d'inscriptions de style coufique. Ce type de style décoratif introduit en égypte par les Fatimides venait d'Afrique du Nord, où il peut être observé dans la Grande Mosquée de Sousse en Tunisie (236 H / 801 J.-C.). Ce porche important est l'un des plus anciens qui nous soient parvenus en égypte, il était déjà apparu dans la Grande Mosquée de Mahdia en Tunisie (308 H / 921 J.-C.). \nAux deux extrémités de la façade principale s'élèvent deux minarets, réalisés sur les ordres de Hakim bi-Amrillah en 393 H / 1002 J.-C., qui s'était inspiré pour cette disposition de la Grande Mosquée de Mahdia en Tunisie. Pour le minaret nord, seuls sont d'origine le socle et le fût cylindrique. Le minaret sud-ouest possède un socle carré et un fût octogonal. Tous deux ont été complétés par Baybar al-Gachanqir sous le règne du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), après un tremblement de terre survenu en 703 H / 1303 J.-C. et qui avait provoqué l'effondrement des parties supérieures. Onze ans plus tard, al-Hakim bi Amrillah les intégra à la mosquée par un mur d'encadrement en pierre qui leur donna l'aspect de tours. Des bandeaux épigraphiques furent posés, contenant des versets du Coran en style coufique. Cette transformation a peut-être été influencée par les socles carrés des minarets andalous et maghrébins, dont ceux de la Grande Mosquée de Kairouan et de la Grande Mosquée de Cordoue. Des traces évidentes montrent par ailleurs que la mosquée possédait jadis trois coupoles, dont seule a été conservée celle du centre. Les arcades, arcs et coupoles sont en brique, mais les murs extérieurs, les minarets et le porche sont en pierre. \nLe plan au sol de la mosquée (120 x 113 m) consiste en une cour centrale à ciel ouvert de 78 x 66 m entourée de portiques sur ses quatre côtés. Le plus important, côté est (*qibla)*, comporte cinq arcades interrompues par un transept, qui est en fait une allée entre colonnes, perpendiculaire au *mihrab.* Le portique ouest compte deux arcades, les portiques nord et sud chacun trois. La construction s'est inspirée de styles locaux antérieurs observés à Fustat et à Qatai', en particulier celui de la mosquée d'Ibn Touloun, également au Caire (construite en 265 H / 879 J.-C.). Ces influences sont manifestes dans la distribution des arcades, les piliers de briques qui soutiennent les arcs, la section rectangulaire de ces piliers, la disposition des corbeaux dans leurs angles et la multiplicité des portes. Le principe du transept de la zone de la *qibla* et des trois coupoles avait déjà été utilisé dans la mosquée al-Azhar au Caire (construite en 361 H / 972 J.-C.). \nLa mosquée a été mal entretenue à partir du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Les Français en firent une forteresse pendant leur campagne d'égypte (1213-1216 H / 1798-1801 J.-C.) et utilisèrent les minarets comme tours d'observation. Plus tard, elle fut occupée par des verriers et des tisserands qui y installèrent leurs ateliers. Un programme de restauration complet a été mis en place à la fin du XXe siècle.","short_description":"Cette mosquée arbore une architecture et des éléments décoratifs déjà rencontrés dans les mosquées d'Afrique du Nord (Grande Mosquée de Mahdia en Tunisie) et en al-Andalus (Grande Mosquée de Cordoue en al-Andalus) aussi bien que dans les mosquées d'Ibn Touloun et al-Azhar en Égypte. Sa construction a commencé sous le règne du calife al-Aziz bi Allah et a été achevée par son fils al-Hakim bi Amrillah. À l'origine, la mosquée se trouvait à l'extérieur de la première muraille du Caire construite par le commandant militaire fatimide Gawhar al-Siqalli mais elle fut plus tard englobée dans les nouveaux murs de pierre construits par Badr al-Jamali, ministre du calife al-Moustansir.","dates":"La construction a débuté au cours de la période 365-386 de l’Hégire / 975-976 J.-C. et s’est achevée en 403 H / 1012 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"Une inscription sculptée à l'entrée indique que c'est al-Hakim bi-Amrillah qui fit édifier cette partie en 390/1000. Des sources historiques comme le *al-Noudjoum al-Dahira* de Ibn Taghri Bardi (m. 874 / 1469) mentionnent que ce calife acheva la mosquée et l'inaugura en 403 (1012).","bibliography":"Berchem, M. van, *Une Mosquée du temps des Fatimides au Caire*, Le Caire, 1889. \nBloom, J., “The Mosque of al-Hakim in Cairo”, *Muqarnas* I, 1983, pp. 15-36. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Minaret: Symbol of Islam”*, Oxford Studies in Islamic Art*, vol. 7, 1989. \nCreswell, K. A. C., *The Muslim Architecture of Egypt*, vol. I, Oxford, 1952. \nHoag, J., *Islamic Architecture*, New York, 1987. \nSalem, al-Sayed Mohammad Abd al-Aziz, *Al-Ma'adin al-Masriya* \\[Minarets égyptiens\\], Le Caire, 1959. \nIbn Taghri Bardi, Abou al-Mahasin (m. 874/1469), *Al-Noudjoum al-Dahira al-Dahira fi Moulouk Misr wa al-Qahira* \\[étoiles brillantes, les souverains d'égypte et du Caire\\], 12 vol., Le Caire, s. d.","patrons":"Les travaux de construction ont été ordonnés par le calife al-Aziz bi Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.) et achevés par son fils, le calife al-Hakim bi-Amrillah (r. 386-411 H / 996-1021 J.-C.).","dynasty":"Fatimide.","materials":[],"keywords":[],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9bf8a3f3-f2b5-587e-9b91-0d1241828349":{"name":"Fiole à panse globulaire.","description":"Fiole à panse globulaire en verre épais d'une couleur gris-jaune présentant un goulot court. Le corps de la fiole est entièrement orné d'un décor taillé en profondeur et poli. Ce décor est constitué d'une frise principale de médaillons où alternent des paons et un motif végétal, ainsi que de frises plus étroites. Il ne semble pas y avoir de bouchon pour fermer le col, de dimensions réduites. \nLa précision de la taille, la stylisation des paons et des ornements rapprochent cette fiole des précieux récipients en cristal de roche qui furent produits en Égypte à l'époque fatimide et arrivèrent en Europe après la dispersion du trésor fatimide. Il est par conséquent possible qu'elle ait été fabriquée en Égypte dans un atelier ayant une connaissance de la technique du cristal de roche et de son décor. L'objet étant d'une très grande qualité, le commanditaire devait faire partie de la cour. La forme rappelle les céramiques sphériques connues sous le nom de “sphero-conical vessels”. Il n'existe pas d'indications concernant l'utilisation primitive de cette fiole, mais elle contenait vraisemblablement un liquide précieux.","short_description":"Cette bouteille unique en verre épais est ornée d'une frise taillée en profondeur dans laquelle des triangles à motifs ornementaux alternent avec des oiseaux dans des médaillons. L'Égypte fatimide était réputée pour sa verrerie, et particulièrement ses récipients en cristal de roche, qui étaient hautement estimés en Europe, où nombre d'entre eux sont conservés dans des trésors.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 10,5 cm, Ø 8 cm.","method_for_datation":"En l'absence de rapprochements possibles, toute datation précise est difficile. On peut simplement situer l'objet dans la période fatimide.","method_for_provenance":"La provenance égyptienne est fort probable, comme il ressort de rapprochements avec des verres taillés mis au jour à Fustat/Vieux-Caire, la couleur du verre surtout étant comparable. Seules des recherches et des découvertes nouvelles pourraient donner des précisions supplémentaires.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don anonyme en 1906.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, The Metropolitan Museum of Art, New York, 2001, pp. 155-197. \n*Die Ausstellung von Meisterwerken Muhammedanischer Kunst München 1910* (F. R. Martin et F. Sarre éd.), Munich, 1912, vol. 2, n° 2084. \nKröger, J., “From Fustat to Nishapur. Questions about Fatimid cut glass”, *L'Égypte fatimide. Son art et son histoire* (M. Barrucand éd.), Paris, 1999, pp. 219-232. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*, Berlin, 1929-1930, n° 24, pl. 61.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre, décor taillé."],"keywords":["verre ; décor taillé ; décor végétal; décor animal; Égypte ; fatimide"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9cd3c434-a84c-5e25-9be3-4b5d88eaa44c":{"name":"Pendentif.","description":"Pendentif en or en forme de croissant à décor émaillé. Deux délicats bandeaux en filigrane d'or entourent une plaque en émail cloisonné dont le motif représente deux oiseaux affrontés, séparés par un arbre. Ce bijou a pu être suspendu à des colliers de perles par les trois anneaux qui figurent à sa base. L'émail imite des motifs byzantins. \nL'orfèvrerie d'or de Byzance était connue dans l'Égypte fatimide grâce aux artisans byzantins qui y avaient immigré, ou par le biais de cadeaux diplomatiques envoyés par les souverains byzantins. En 437/1046, le calife fatimide al-Moustansir (r. 427-486 H / 1036-1094 J.-C.) reçut un important présent de l'empereur de Byzance, qui comptait des centaines de récipients d'or, de pièces de brocart et de turbans brodés d'or. Cet échange de présents est mentionné dans le *Livre des Trésors et des présents* de Ibn Jubayr, rédigé juste avant le pillage et la dispersion du trésor fatimide en 1062 J.-C.","short_description":"Les bijoux en or au délicat travail de filigrane étaient très appréciés pendant la période fatimide. Certaines pièces, comme ce pendentif, portent aussi un décor émaillé inspiré de motifs byzantins. Le trésor fatimide est connu pour avoir amoncelé les objets en or, notamment des bijoux.","holder":"The British Museum.","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"l. 2,1 cm.","method_for_datation":"Ce pendentif ressemble à d'autres bijoux en or de la période fatimide, généralement de faible taille et souvent décorés de filigrane, d'émail cloisonné ou de nielle. À partir du milieu du Ve/XIe siècle commencent à apparaître des éléments figuratifs, tels des oiseaux. La datation de l'orfèvrerie fatimide s'appuie sur des fouilles exécutées dans un certain nombre de sites, dont celui de Fustat au Caire.","method_for_provenance":"Les Fatimides étaient réputés pour la splendeur de leur joaillerie. La plupart des ateliers se trouvaient en Égypte, centre politique de la dynastie.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1981.","bibliography":"Al-Hijjawi al-Qaddumi, G. (dir.), *Book of Gifts and Rarities (Kitab al-hadaya wa al-tuhaf): selections compiled in the fifteenth century from an eleventh-century manuscript on gifts and treasures*, Harvard University Press, 1996, pp. 108-109. \nHasson, R., *Early Islamic Jewellery*, Jérusalem, 1987, pp. 56-91. \n*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Paris, 1998, p. 135 (avec un pendentif similaire à celui du Metropolitan Museum of Art, New York).","dynasty":"Fatimide","materials":["Or et émail."],"keywords":[],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9ec702fb-8729-598a-ab20-ae8d02904fce":{"name":"Plat en verre.","description":"Plat en verre moulé de teinte verte, à motif imprimé sous le fond. La surface intérieure est lisse et sans décor. Le motif est constitué d'une étoile centrale à sept branches ornées de petits cercles, et entourée de sept rosettes, chacune contenant également une composition de cercles plus petits. Le verre moulé-soufflé était essentiellement destiné à l'usage quotidien. La couleur verte de ce matériau transparent était obtenue en mélangeant des oxydes de fer à la pâte siliceuse dont est composé le verre.","short_description":"Le verre moulé-soufflé était initialement destiné à l’usage quotidien. Ce plat peu profond est uni à l’intérieur mais imprimé d’un motif à l’extérieur. De nombreux artisans spécialisés venaient de différentes régions du Moyen-Orient islamique pour travailler à Fustat, où l’industrie du verre était florissante depuis la période pré-islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (Xe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"Ø 17 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style et les techniques de fabrication évoquent des exemples similaires d'objets en verre fatimides, en particulier certains trouvés dans une épave de la mer Égée à Serçe Limani, non loin de la côte sud-ouest de la Turquie, datés de 415/1025.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Jenkins, M., *Islamic Glass, A Brief History*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1986.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre moulé."],"keywords":["artisanat ; commerce"],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"9fdca272-4041-5355-84f2-5cf19779524e":{"name":"Panneau d’une mosaïque.","description":"Ce panneau faisait partie de toute une mosaïque dont la superficie approche les 50 m2. Le tapis initial était encadré d'une bordure où se succèdent les formes géométriques et les motifs floraux. Le champ de la mosaïque se distingue par un entrelacs de quadrilobes qui s'interfèrent et engendrent des formes géométriques variées. Après la dépose de la mosaïque, plusieurs panneaux furent répartis entre certains musées tunisiens. Dans le panneau récupéré par le musée de Raqqada, les lignes rouges, blanches et noires alternent et déterminent une feuille de lilas inscrite dans un octogone et un pétale à quatre pointes ogivales placées dans un cercle. L'ensemble est enserré entre des torsades de forme ovale. Cette mosaïque constitue un exemple unique dans l'art ifriqiyen d'époque fatimide, mais certains historiens de l'art soutiennent qu'elle atteste la survivance de l'art de la mosaïque, en Tunisie, au Moyen âge. Certes, la technique d'exécution de la mosaïque de Mahdia présente une continuité de la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine, mais tout porte à croire qu'elle est l'œuvre d'artisans byzantins ou “rums” qui furent sans doute enlevés et faits prisonniers lors des multiples incursions menées par l'armée d'al-Qaim en Sicile et en Italie.","short_description":"Cette mosaïque constitue un exemple unique de l'art ifriqiyen à l'époque fatimide. Certains historiens de l'art pensent qu'elle perpétue la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine. Ce panneau faisait partie d'une mosaïque dont la superficie approchait les 58 mètres carrés. Il associe les formes géométriques aux motifs floraux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince fatimide al-Qaim.","dates":"303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"L. 107 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"La mosaïque fut exhumée lors des fouilles menées en 1956 dans une salle de réception ou d'audience appartenant au palais d'al-Qaim. Logiquement, on peut la dater du moment de l'édification de ce palais, en 303/916, comme le confirment les sources historiques, mais il serait possible également de l'attribuer à une phase ultérieure de travaux d'embellissement et d'aménagement au sein du monument, et qui daterait probablement du règne d'al-Qaim, avant le développement de la rébellion kharijite de “l'homme à l'âne” en 332/944.","method_for_provenance":"La découverte de cette mosaïque in situ atteste sa production sur place. Mais l'origine des artisans reste à prouver.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Après sa dépose du palais d'al-Qaim à Mahdia, la mosaïque fut exposée au musée du Bardo. En 1986, trois panneaux de cette mosaïque furent envoyés au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1993, un de ces trois panneaux fut récupéré par le Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposé dans la deuxième partie, en cours d'aménagement.","bibliography":"Ennaïfer, M., “La mosaïque africaine à la fin de l'antiquité et au début de l'époque médiévale”, Fifth international colloquium on ancient mosaics, USA, 1994, pp. 307-318. \n \nLouhichi, A., “La mosaïque de Mahdia : contexte et interprétation”, Africa, XX, 2004, pp. 143-166. \n \nZbiss, S. M., “Mahdia et Sabra Mansuriya : nouveaux documents d'art fatimide d'Occident”, Journal asiatique, CCXLIV, 1956, pp. 79-93.","dynasty":"Fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":["Tesselles en calcaire."],"keywords":["Mosaïque; décoration géométrique; décoration florale"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"a8912ca5-9dcf-581c-885c-df8260626ef3":{"name":"Coupe historiée.","description":"Coupe à pied annulaire et paroi carénée avec un décor côtelé sur la paroi externe. La glaçure est directement placée sur la pâte grise sans engobe. La forme et la technique de fabrication sont caractéristiques de la céramique ifriqiyenne du haut Moyen âge. Le plat est illustré d'une scène de guerre sur laquelle figurent des cavaliers montant des chevaux au galop et brandissant une targe de la main gauche. D'origine mésopotamienne, ce décor, à la fois stylisé et fantaisiste, connut une très grande vogue à l'époque fatimide. Cependant, s'il offre une certaine parenté avec certains décors orientaux contemporains, il plonge vraisemblablement aussi ses racines dans un très lointain passé africain. En effet, les chevaux représentés sur cette coupe paraissent moins naturalistes et plus stylisés que ceux représentés sur certaines œuvres d'art mésopotamiennes ; leur élasticité et les décors qui les caractérisent sont présents sur d'autres plats ifriqiyens contemporains. Par ailleurs, les visages des cavaliers se distinguent par la présence d'un œil démesurément grand ; cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de cette époque et semble confirmer le substrat africain du décor de cette coupe.","short_description":"Cette coupe présente un pied annulaire et une paroi carénée. Elle est illustrée d'une scène de guerre qui témoigne d'un substrat africain. Le décor stylisé et fantaisiste offre une certaine parenté avec les décors orientaux contemporains. Ce décor a connu une très grande vogue à l'époque fatimide.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 11 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides qui a eu une durée éphémère de presque un siècle (de 337 à 444/948-1053), ce qui justifie la datation de la deuxième moitié du IVe/Xe siècle à la première moitié du Ve/XIe s., sans pour autant être plus précis. , en l'absence de toute publication concernant Sabra al-Mansuriyya qui aurait permis de mieux identifier la couche stratigraphique des fouilles, pour pouvoir avancer unde datation plus précise.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Sabra, peint d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Sabra al-Mansouriya ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya en 1979. Elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, où elle est exposée depuis 1986.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 133, n° 73. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 250, n° IV-40. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","dynasty":"Fatimo-ziride","materials":["Céramique glaçurée."],"keywords":["Décoration figurative; armes; ziride"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"a9696cec-e2a4-5df3-86c8-4f47e45be0d4":{"name":"Pendentif.","description":"Les fouilles archéologiques menées dans la ville égyptienne de Fustat ont mis au jour de nombreux bijoux, dont des bracelets, des anneaux, des boucles d'oreille et des pendentifs en or et argent. Plusieurs techniques de joaillerie étaient utilisées dans l'égypte fatimide ; parmi les plus importantes figuraient la sculpture, le perçage et l'incrustation d'émail. Le bijou présenté ici est un bon exemple du travail de l'émail. \nGénéralement, l'émaillage décoratif se faisait de deux façons. La première – l'émail cloisonné – consistait à verser l'émail dans de petites alvéoles de métal, faisant office de moule. Après cuisson, elles étaient montées sur les bijoux en fonction du dessin souhaité. L'autre technique, proche de l'émail guilloché, consistait à creuser profondément le trait du motif décoratif à la surface de la pièce, puis à verser l'émail dans ces sillons avant de passer à la cuisson au four. La première méthode était plus rapide que la seconde. Le modèle présenté est un exemple raffiné de bijou à émail cloisonné. \nCe pendentif de forme circulaire présente une surface concave. Le motif se répartit en trois sections horizontales. La section centrale, la plus large, contient une inscription de style coufique en blanc rehaussé de rouge sur un fond vert cendré. Le texte dit : “… Dieu est le meilleur gardien…”, ce qui est un extrait du verset (*ayah*) 64 de la sourate XII (“de Joseph”). Les sections au-dessus et au-dessous de l'inscription sont ornées d'une branche végétale rouge sur fond vert.","short_description":"Les femmes utilisaient toutes sortes de formes de bijoux comme les bracelets, bagues, boucles d'oreille, broches et pendentifs. Les techniques d'ornementation comprenaient la gravure, l'incision, le perçage et l'incrustation d'émail. Cette pièce est un bel exemple d'incrustation d'émail décorative.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 2,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture coufique présente dans le décor. Comparaison stylistique avec certains objets en stuc découverts lors de fouilles archéologiques à Fustat, datés de la même période.","method_for_provenance":"L'étude de la technique de fabrication et un rapprochement avec des éléments en stuc découverts lors de fouilles archéologiques à Fustat suggèrent une production locale.","provenance":"Probablement Fustat, Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat en 1916.","bibliography":"Hamdi, A. M., *Mou'addat al-Tajmil bi-mathaf al-Fan al-Islami* \\[Accessoires pour cosmétiques au Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1959. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Atlas al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations pictoriales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nSayour, S. A., “Les bijoux au cours de l'ère islamique”, in *Prisma*, n° 19, 1999, p. 36. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Las joyas en la época islamica”, in *Prisma*, n° 7, 1998, p. 25.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or émaillé."],"keywords":["Ornementation ; écriture coufique ; pendentifs ; or ; décoration épigraphique ; décoration végétale ; émail"],"author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"aab7756a-7fbc-5383-97de-198c2614e471":{"name":"Jeton ou poids.","description":"Jeton en verre vert avec bord en relief, en assez bon état de conservation, de poids légèrement inférieur à celui du dirham entier, qui équivaut à 2,97 gr. Ce jeton présente, uniquement côté pile, au centre, une inscription en caractères coufiques, disposée sur deux lignes et inscrite à l'intérieur d'un cercle. Sur la première ligne, on lit : “al-imam al-Zahir” ; sur la deuxième : “al-azaz din Allah” ; sur la troisième : “amir al-mu-minin”. \nLes jetons en verre, de tradition byzantine, étaient généralement utilisés en guise de poids monétaires ; cet usage était courant, en particulier chez les califes omeyyades et abbassides, mais aussi ches les Toulounides et les Aghlabides d'Afrique du Nord. Les califes chiites utilisaient également les jetons pour divers usages, ceci surtout à partir de l'époque d'al-Mouiz (341-365 H / 953-975 J.-C). Le fait que de nombreux jetons retrouvés présentent un poids identique fait supposer que ceux-ci étaient utilisés en guise de “monnaie fiduciaire”, pour remplacer les pièces en bronze. Ce dernier, du reste, était très rare en Égypte, à l'époque. Cette hypothèse est corroborée par le fait qu'en Syrie, où le bronze abondait, on n'a jamais retrouvé de jetons en verre. En général, les jetons portent des inscriptions sur au moins une face ; le nom du calife est mentionné et, parfois, le nom de l'atelier de frappe. La plupart des jetons fatimides appartiennent à l'époque du règne de deux califes, en particulier al-Hakim (386-411 H / 996-1021 J.-C.) et al-Moustansir (427-487 H / 1036-1094 J.-C.). Mais nombreux sont aussi ceux qui remontent à l'époque d'al-Zahir, d'al-Amir et d'autres califes.","short_description":"Jeton en verre très probablement utilisé comme “monnaie fiduciaire”.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"411 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 2,2 mm ; ép. 4 mm ; poids 2,4 gr.","method_for_datation":"Chronologie historique (années de règne du calife fatimide).","method_for_provenance":"Inscription portant le nom du calife.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat.","bibliography":"Balog, P. “The Fatimid glass Jetons”, *Annali dell'Istituto italiano di Numismatica*, 20, 1973, n° 177, p. 121. \nLane Poole, S.,* Catalogue of Arabic Glass Weights in the British Museum*, Londres, 1891. \nLaunois, A., *Estampilles et poids musulmans en verre du Cabinet des Médailles*, Le Caire, 1959.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre vert."],"keywords":["jeton ; poids ; monnaies ; Fatimides ; inscriptions; numismatique"],"author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern*, Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid*, Washington, 1959, p. 75.","dynasty":"Fatimide","materials":["Coton et soie, reps, texte tissé."],"keywords":[],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"afc571f4-5986-5e46-b1ec-3dde40394350":{"name":"Mosquée al-Azhar.","description":"La mosquée al-Azhar fut la première à être édifiée dans la cité fatimide du Caire. Elle est en même temps la plus grande et la plus ancienne université islamique, qui attire des étudiants venus du monde musulman tout entier. à la période fatimide, la construction n'occupait qu'une surface de 70 x 85 m. Aujourd'hui, grâce à diverses extensions de différentes époques, les bâtiments sont deux fois plus étendus (120 x 130 m). Le plan au sol consistait à l'origine en une cour ouverte entourée de trois portiques dont le plus grand est le portique oriental (celui de la *qibla)*, composé de cinq arcades. L'arcade donnant sur la cour est soutenue par des piliers, les autres par des colonnes de marbre. Les portiques nord et sud se composent de trois arcades. La partie orientale de la cour ne comportait pas de colonnes à l'origine. Au milieu du mur ouest s'élevait le portail principal, couronné par un minaret. Deux autres entrées existaient dans les murs nord et sud. L'entrée actuelle (1167 H / 1753 J.-C.), percée dans la façade ouest, est due à l'émir Abd al-Rahman Katkhuda. Sa création permit d'intégrer au complexe les deux *madrasa* fatimides de Taybarsiyya et Aqbughawiyya. \nAl-Azhar est le premier exemple de mosquée à transept en égypte islamique. Le portique oriental est en effet interrompu par un transept à arcs soutenus par des colonnes, perpendiculaire au mur de la *qibla.* Le plafond de cette nef est plus élevé que celui du portique de la *qibla.* Les courbures des arcs de ce transept sont décorées d'inscriptions en coufique d'extraits du Coran, les arcs eux-mêmes de motifs végétaux feuillus. Avec ceux des portiques de la cour, ce sont les seuls arcs d'origine. \nL'innovation architecturale que représente ce transept avait déjà été observée dans la Grande Mosquée omeyyade de Damas édifiée en 96 H / 714 J.-C. ainsi que dans la Grande Mosquée de Kairouan en Tunisie (155 H / 772 J.-C.), rénovée en 221 H / 836 J.-C. \nLe *mihrab* fatimide d'origine est surmonté d'une coupole mamelouke du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) qui a remplacé la coupole initiale. Des exemples similaires de ce style à deux coupoles existent également à la Grande Mosquée de Kairouan et la Grande Mosquée de Sousse en Tunisie. \nLe calife fatimide al-Hafiz li-Din Allah (r. 524-544 H / 1130-1149 J.-C.) fit ajouter une arcade sur les quatre côtés de la cour, dispositif inspiré des mosquées maghrébines où elles sont appelées ailes latérales. Des exemples similaires existent dans la Grande Mosquée de Kairouan, la Grande Mosquée de Sousse et la Zituna, toujours en Tunisie. \nDiverses modifications et adjonctions ont été apportées à cette mosquée au cours de sa longue histoire : al-Hafiz li-Din Allah entreprit la construction d'une coupole au-dessus de l'entrée du transept, considérée comme la plus ancienne coupole à inscriptions en égypte et dont subsistent certaines sculptures et quelques textes coufiques. En 1167 H / 1753 J.-C., l'émir Abd al-Rahman Katkhuda fit ajouter un vaste espace clos par quatre arcades derrière la zone de la *qibla.* Les minarets, qui ne sont pas fatimides, ont été élevés par le sultan Qaytbay en 873 H / 1468 J.-C., le sultan al-Ghuri en 915 H / 1510 J.-C. et l'émir Abd al-Rahman Katkhuda en 1167 / 1753. \nLa mosquée al-Azhar, principale mosquée de congrégation du Caire fatimide, fut spécialement édifiée pour la congrégation chiite – liée à l'état fatimide – afin d'éviter les confrontations avec les sunnites égyptiens. Salah al-Din al-Ayyoubi (r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.) abolit le *khutba* (sermon) dans la mosquée en 567 H / 1171 J.-C., mais le sultan al-Dahir Baybars (r. 658-676 / 1260-1277) en rétablit la tradition, qui redevint florissante sous la période mamelouke, lorsque la mosquée devint l'équivalent d'une université. Elle fut le centre de l'opposition à l'intervention française à la fin du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) et se consacre aujourd'hui à la religion et aux sciences modernes.","short_description":"C'est la première mosquée à avoir été construite dans la ville fatimide du Caire et plus ancienne université religieuse ; elle était destinée à l'origine à l'enseignement de la jurisprudence chiite (plus tard, du droit sunnite). Les salaires étaient payés par le calife à ses 35 *faqih* (jurisconsultes) qui résidaient à proximité de la mosquée. À travers les âges, les étudiants du monde musulman s'installaient autour de leurs instructeurs dans les quatre écoles sunnites autour de sa cour ouverte.","dates":"359-361 de l’Hégire /970-972 J.-C.","location":"Le Caire","method_for_datation":"L'inscription figurant dans le tambour de la coupole à droite du *minbar* et du *mihrab* fournit les noms du constructeur et de l'inspecteur des travaux ainsi que la date d'érection de la coupole : 360 (971).","bibliography":"Al-Jabarti, Abd al-Rahman (m. 1240/1825), *Aja'ib al-Athar fi al-Tarajim wa al-Akhbar* \\[Les merveilles des monuments dans les biographies et les nouvelles\\], Le Caire, 1958. \nBehrens-Abouseif, D., *Islamic Architecture in Cairo: An Introduction*, Le Caire, 1998. \nBerchem, M. van, *Une mosquée du temps des Fatimides au Caire*, Le Caire, 1889. \nCreswell, K. A. C., *Muslim Architecture of Egypt,* vol. I, Oxford, 1952. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-Azhar wa ma hawlahou min al-Athar* \\[Al-Azhar et les monuments environnants\\],Le Caire, 1971. \n*L'Art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 131-133.","patrons":"Le calife fatimide al-Mouiz li-Din Allah (r. en Égypte 358-365 H / 969-975 J.-C.).","architects":"Le général Gawhar al-Siqilli, conquérant de l’Égypte en 358 H / 969 J.-C., supervisa la construction","dynasty":"Fatimide.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","materials":[],"keywords":["universités ; écriture coufique ; inscriptions ; décoration végétale ; architecture pour l’enseignement ; architecture religieuse ; transept ; mosquée de congrégation"],"author":"Tarek Torky","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b55d65e0-7851-5d7f-94f3-89e36361d38d":{"name":"Battants de porte d’al-Hakim bi-Amrillah.","description":"Cette porte de la mosquée al-Azhar se compose de deux battants, chacun à sept panneaux rectangulaires verticaux ou horizontaux. Les deux panneaux supérieurs comportent une inscription de deux lignes rédigée en coufique fleuri. Les panneaux ayant été inversés lors d'un remontage des battants, le texte se lit aujourd'hui de gauche à droite : “Notre Seigneur, le Commandeur de la Foi / l'Imam, al-Hakim bi-Amrillah / que les Bénédictions de Dieu descendent sur lui et sur ses / ancêtres, al-Tahireen, et ses descendants.” \n“Al-Hakim bi-Amrillah” était le titre porté par le calife fatimide al-Mansour. Son agnomen était Abou Ali (père d'Ali). L'inscription se termine par la mention de “al-Tahireen”, attribut des descendants de la famille du prophète et de sa parentèle, dont les califes fatimides. Les 12 autres panneaux sont ornés de motifs végétaux sculptés en bas-relief qui illustrent les particularités du style des débuts de la période fatimide de la sculpture sur bois, style de travail biseauté qui se distingue du style toulounide. Le décor se compose de longues tiges végétales et de frondes de demi-palmes, ainsi que d'un nouveau motif évoquant un bouton de fleur en forme de haricot sortant d'une feuille ailée. Cette porte nous éclaire sur le développement du bois sculpté islamique et permet de dater d'autres objets en bois de cette période.","short_description":"Cette porte, exemple de la florissante industrie du bois sculpté dans le Caire fatimide, offerte à la mosquée al-Azhar par le calife al-Hakim, est la preuve du soutien apporté par les califes fatimides aux institutions religieuses, à leur entretien et à leur reconstruction.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"386-411 de l’Hégire / 996-1021 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 325 cm, l. 200 cm.","method_for_datation":"Présence sur la porte du nom du calife al-Hakim bi-Amrillah. On connaît par ailleurs l'intérêt de celui-ci pour les bâtiments et le fonctionnement de la mosquée al-Azhar, qu'il agrandit par la construction dans sa cour de deux arcades à colonnes (*riwaq*). Un *waqf* au nom de al-Hakim daté de 400/1009 précise que les revenus de cette fondation seront reversés à la mosquée pour le payement des salaires du *khatib* (orateur), des imams, des muezzins, des serviteurs, du mobilier, de divers équipements, des luminaires et de l'éclairage.","method_for_provenance":"L'inscription présente sur la porte mentionne spécifiquement al-Hakim bi-Amrillah, titre du calife fatimide al-Mansour. On sait qu'il prit une part active au développement et à l'entretien de la mosquée al-Azhar, qui bénéficiait d'un *waqf* à son nom. La porte a été transférée de la mosquée au Musée d'art islamique au début du XXe siècle.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Porte transférée de la mosquée al-Azhar au Musée d'art islamique. Ce fut l'une des premières acquisitions de celui-ci vers 1903.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650–1250*, New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPauty, E., *Catalogue du Musée Arabe du Caire*, Le Caire, 1931.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois sculpté."],"keywords":["Portes ; haut-relief ; sculpture biseautée ; bois ; écriture coufique ; décoration épigraphique ; décoration végétale"],"author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"b6c68555-4721-5c09-8439-5598ae6f7fdd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de textile de lin tissé à bandes décoratives en broderie de soie. Le motif comprend trois bandes horizontales, chacune séparée de l'autre par une zone de tissu neutre. La bande supérieure, prise entre deux bordures de volutes dorées à contours rouges et rehauts bleus, contient un bandeau de zigzag simple souligné de rouge sur fond doré. Des motifs bleus en forme de trident occupent les espaces restants au-dessus et au-dessous de ce zigzag. En dessous, une bande décorative légèrement plus étroite comporte une inscription en lettres cursives sur fond rouge foncé, entre deux bordures de demi-palmettes stylisées. La troisième bande, la plus étroite, présente une ligne sinueuse verte en partie centrale sur fond doré entre deux bordures à palmettes dorées sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte islamique était fameuse pour la production d’élégants textiles de laine, soie et lin fabriqués dans des ateliers spécialisés. Ils étaient tenus par des tisserands aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 33,02 cm, l. 33,02 cm.","method_for_datation":"Ce fragment de textile est daté du VIe/XIIe siècle sur la base de similarités avec d'autres de la période fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et cette qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin tissé et broderie de soie."],"keywords":["Al-Drounka ; lin ; soie ; Henry Wallis"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"bf4c064f-18e5-529c-9e76-c152ef139f78":{"name":"Ribat et Mosquée de la Sayeda.","description":"Du *ribat* originel ne subsistent que la mosquée se trouvant dans la partie sud et l'aile occidentale du fortin, mises au jour à la suite des fouilles menées sur les lieux. Constitué d'un seul niveau, ce *ribat* ne dispose pas de tour vigie. Alors que la majorité des *ribat* tunisiens disposent de tours circulaires, la partie exhumée du *ribat* de la Sayeda laisse apparaître des tours polygonales aux angles et au milieu du mur occidental. Plusieurs cellules exiguës, construites en moellons, qui devaient servir à accueillir les moines guerriers, ont été retrouvées. Elles sont précédées par une galerie qui devait reposer sur un pilier de section carrée. Néanmoins, la mosquée du *ribat* constitue la partie la plus préservée du monument. Elle est formée d'une salle de prière rectangulaire (10 x 6,75 m) composée de trois nefs et deux travées. La salle est couverte de voûtes d'arêtes que supportent des doubleaux en plein cintre, très surhaussés, venant prendre appui sur des piliers cruciformes. Au fond, on retrouve le *mihrab*, constitué d'une demi-coupole creusée de onze cannelures qui surmontent une frise en écriture coufique fleurie, datable du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) et qui comporte des versets coraniques. \n \nLa niche du *mihrab* est garnie de cinq arcatures à fonds plats dont les fers à cheval enveloppent des médaillons meublés par des rosaces stylisées. Le décor de ce *mihrab* est identique à celui de la Grande Mosquée de Monastir et présente des analogies avec celui de la mosquée al-Ksar à Tunis, datable de l'époque fatimo-ziride.","short_description":"Du *ribat* originel ne subsistent que la mosquée et l'aile occidentale du fortin. Constitué d'un seul niveau, le *ribat*, qui porte probablement le nom d'une princesse, ne dispose pas de tour vigie. La mosquée, formée d'une salle de prière rectangulaire, constitue la partie la plus préservée du monument. Le *ribat* a été abandonné dans une période indéterminée alors que l'oratoire a continué à servir pour la prière jusqu'à une époque récente.","dates":"milieu du IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Monastir","method_for_datation":"Les vestiges du *ribat* ainsi que son plan l'intègrent dans le prototype des *ribat* aghlabides qui furent édifiés du début jusqu'au milieu du IIIe/IXe siècle. D'autre part, le décor du *mihrab* de l'oratoire et l'inscription coufique qui le meuble sont attestés dans le répertoire décoratif ifriqiyen de la fin du IVe jusqu'au milieu du Ve siècle (Xe-XIe).","bibliography":"Marçais, G., *L'art musulman*, Paris, 1962, pp. 110-112. \n \nZbiss, S. M., *à travers les monuments musulmans de Tunisie*, Tunis, 1963, p. 59.","history":"Le *ribat* fut édifié au milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), mais son oratoire fut rénové, très probablement à la fin du IVe-première moitié du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.). Le *ribat* fut abandonné dans une période indéterminée, alors que l'oratoire a continué à servir pour la prière jusqu'à une époque récente.","patrons":"Probablement une princesse aghlabide dont le nom ne nous est pas parvenu. À moins que le ribat ne porte le nom d’une princesse ziride qui y fut inhumée lors ou à la suite de la rénovation de son oratoire.","dynasty":"Aghlabide et Ziride.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","materials":[],"keywords":["Ribat; mosquée; époque aghlabide; époque ziride; architecture militaire."],"author":"Saloua Zangar","copy_editor":"Margot Cortez"},"c9e57bf4-504f-5953-928e-e4f5dacd9861":{"name":"Fragment de lin et de soie tissés.","description":"Fragment de lin tissé et de kilim de soie crème, jaune d'or, cramoisi et bleu. Il se compose de trois bandes superposées, la première identique à la troisième. Le motif des bandes supérieure et inférieure est en trois parties : deux bandeaux d'écriture *naskhi* en rouge sur fond or encadrent une natte centrale de couleur or soulignée de rouge, le croisement des brins de la natte étant occupé par un motif en forme de lièvre. D'étroits bandeaux à motifs sinueux complètent l'ensemble de part et d'autre. Les inscriptions se lisent : “… et prospérité”. Entre ces deux bandes, un panneau plus large, à dense et complexe motif d'entrelacs or et rouge, reprend le motif de lièvre de couleur or sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte fatimide était réputée pour la production de soieries raffinées produites dans des ateliers parrainés par la cour connus sous le nom d’ateliers “*tiraz*”. Beaucoup étaient transformées en vêtements royaux pour le sultan et sa cour ou en vêtements d’apparat offerts aux courtisans méritants, aux dignitaires et aux diplomates étrangers.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"570-596 de l’Hégire (troisième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"L. 24 cm, l. 9 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce fragment le range dans la catégorie des tissus de l'extrême fin de la période fatimide, qui se caractérise par l'utilisation exclusive du jaune d'or et du rouge, et par la complexité des entrelacs qui occupent entièrement la bande centrale. L'inscription en *naskhi* correspond également au style utilisé sous les derniers souverains fatimides. De plus, ce fragment a pu être daté à partir de sa similarité frappante avec un fragment en lin et soie de la collection Bouvier (Genève) daté de 570-596 (troisième quart du XIIe siècle).","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de Spink and Son Ltd., Londres, en 1979.","bibliography":"Kendrick, A. F., *Catalogue of Muhammadan Textiles of the Medieval Period*, Londres, 1924, p. 18, cat. n° 887, planche iv (pour un fragment très similaire). \n*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, p. 259, cat. n° 158 (analyse d'un fragment similaire).","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin et soie tissés."],"keywords":["soie ; lin ; écriture naskhi"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cb759986-93f3-578a-a7c7-9068cd703d02":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor étagé sur quatre bandeaux : deux sont ornés d'une chaîne de feuilles, l'un d'une suite de cinq lièvres courants et le dernier d'une calligraphie. Celle-ci consiste en la répétition du mot “baraka”, qui signifie bénédiction ou générosité. L'utilisation de termes ou de phrases attirant une bénédiction sur le propriétaire ou l'utilisateur d'une part, et la reconnaissance de la générosité divine qui permet que l'on possède de tels objets et leur contenu d'autre part, sont fréquentes sur les céramiques de l'époque. Deux des cinq lièvres regardent vers l'arrière, tandis que les trois autres regardent vers l'avant. Tous portent un collier clouté. \nVers la fin du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), les potiers égyptiens commencent à utiliser le décor au lustre. Ils semblent en avoir emprunté la technique à des confrères irakiens qui avaient émigré en Égypte après l'avoir apprise auprès des verriers de Syrie et d'Égypte au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"La technique coûteuse du décor au lustre de cette jarre égyptienne en céramique de l’époque fatimide est arrivée à Fustat avec des potiers irakiens. Sa décoration typiquement fatimide et son bandeau calligraphié trouvent également leurs sources dans le style décoratif initialement développé dans la cité abbasside de Samarra en Irak.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IVe-début Ve siècle de l’Hégire (fin Xe-début XIe siècle J.-C).","location":"Glasgow","province":"Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style des lièvres et du bandeau d'écriture coufique évoque des images semblables observées sur d'autres objets et fragments de céramique trouvés à Fustat et attribués à la période fatimide en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nRaby, J. (dir.), *Cobalt and Lustre: The first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, Oxford, 1994.","dynasty":"Fatimide","materials":["Céramique vernissée à décor lustré."],"keywords":[],"author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"cfe5bd9c-e197-550b-b7be-fc5f83730d8f":{"name":"Boucle d'oreille (d'une paire).","description":"Le travail de l'or est connu en Syrie depuis plus de 2000 ans av. J.-C. Des bijoux, des moules et divers outils d'orfèvrerie ont été découverts dans de nombreux sites archéologiques syriens, dont ceux d'Ougarit, Mushrifa et Ebla. Pendant la période classique, la bijouterie d'or y était très développée, en particulier à Hawran, Palmyre (Tadmour) et Homs. \nCe développement se poursuivit pendant la période islamique, comme le montrent de multiples témoignages, dont cette boucle d'oreille unique en or filigrané, en forme de disque à bordure en rayons sertissant un rang de perles. Au centre du disque ont été sertis en triangle deux rubis et une émeraude. La partie supérieure du pendentif, ornée d'un second rubis en cabochon, se rattache à la fixation ornée de trois pierres précieuses, une émeraude et deux rubis, prises dans des montures d'or. Sur l'agrafe est fixée une petite sphère d'or contenant également une émeraude.","short_description":"Cette boucle en filigrane d'or incrustée d'émeraudes, de rubis et de perles témoigne de la haute qualité de la joaillerie caractéristique de la période fatimide. Des pièces similaires abondent en Syrie et en Égypte.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 5 cm, Ø (disque) 2 cm.","method_for_datation":"La production d'une joaillerie d'or raffinée fleurit en égypte et en Syrie au cours de la période fatimide (358-567/969-1171). Ses techniques faisaient appel au filigrane et aux grènetis, au fil d'or tressé et parfois à des incrustations de pierres précieuses. On produisait des bracelets, des boucles d'oreille, des pendentifs, des anneaux, des broches et des bijoux de tête.","method_for_provenance":"Pendant la période fatimide, deux centres de production se distinguent particulièrement, Alep et Le Caire. Bien que ce bijou ait été acquis à Raqqa par le Musée, sa provenance est impossible à déterminer.","obtention":"Pièce achetée en 1949.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E. et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington DC, \n1985. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998.","dynasty":"Fatimide","materials":["Or filigrané."],"keywords":["Boucles d'oreille ; or ; filigrane ; Alep ; Le Caire ; Raqqa"],"author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d1baf7da-b838-5564-a184-03f1f16c1457":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de lin tissé fait de deux bandes décoratives séparées l'une de l'autre par une zone de tissage sans ornement. Toutes deux sont de dessin identique : effet de guillochis en tresse de couleur jaune d'or sur fond bleu. L'espace délimité par le croisement des deux parties de la tresse est occupé par une palmette de couleur pâle sur fond rouge ou noir. Chaque bande est comprise entre deux frises rouges contenant chacune une inscription en coufique de couleur claire rehaussée de volutes dorées de disposition régulière. Leur bordure externe est constituée par un motif de vagues imbriquées. L'inscription affirme : “La victoire vient de Dieu.” L'industrie du tissage du lin était importante à Akhmim, où tissus et objets artisanaux sont encore produits de nos jours. L'histoire d'Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d'Égypte et conserve une appréciable population adepte de cette religion.","short_description":"De nombreuses étoffes fatimides et mameloukes furent découvertes dans des sépultures aux environs d’Akhmim, important centre textile égyptien dont l’industrie du tissage du lin était renommée. Il est intéressant de noter que l’histoire d’Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d’Égypte, une cité qui compte encore une population copte assez importante.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg","province":"Écosse","dimensions":"H. 16 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Un fragment de tissu appartenant à la collection Bouvier (Genève) et présentant une forte ressemblance avec celui-ci a été daté de la fin du Ve siècle-début VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce fragment trouvé à Akhmim (Égypte) appartient à un groupe bien défini de textiles fatimides.","provenance":"Akhmim, Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la Hilton-Price Collection.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 244-245, cat. n° 146 (pour un fragment similaire).","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin et soie tissés."],"keywords":["Akhmim ; soie ; lin ; écriture coufique"],"author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"d4d8f026-9350-59c7-985e-107aaa7a0acb":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois à cadre biseauté sans décor. Hautement décorative, sa sculpture en haut relief représente deux chevaux affrontés harnachés identiques, en forme d'arabesque stylisée et à crinière et brides décorées en creux. Ils se détachent d'un fond de motifs végétaux. Deux branches qui sortent du milieu de la base de la composition se développent dans deux directions opposées, se réunissent au niveau du col des chevaux, donnent naissance à de superbes motifs de feuillage, puis repartent vers le haut pour décrire deux spirales à motifs en demi-palme. Ce panneau est remarquable par sa composition répartie en sections égales, l'harmonie du décor des parties et leur symétrie par rapport à l'axe vertical. Il a pu décorer une porte, un placard ou un écran, et se compare à un panneau similaire conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, également à décor de chevaux affrontés.","short_description":"Les artisans fatimides étaient habiles à combiner différents éléments animaliers et végétaux dans leurs motifs décoratifs. Une de leurs techniques était la sculpture en haut et bas relief. Ce panneau de bois sculpté en haut relief ressemble à un autre conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 33 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du caractère des motifs décoratifs animaliers et végétaux ainsi que du détail de la sculpture à caractère naturaliste marqué, art qui a atteint son sommet au cours de la période fatimide. Le traitement du cheval est également spécifique de celle-ci. Le Musée d'art islamique du Caire possède une porte de bois fatimide découverte dans le *maristan* (hôpital) de Qalawun qui faisait jadis partie du Palais de l'Ouest. Un de ses panneaux est orné de deux chevaux dont le style esthétique et technique ressemble beaucoup à celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'art de la sculpture sur bois fleurit en égypte islamique pour atteindre un très haut niveau d'exécution après la conquête du pays par les Fatimides en 358/969. Le style de sculpture et de décoration de ce panneau ressemble beaucoup à celui des panneaux d'une porte fatimide dont la provenance égyptienne est confirmée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1909 auprès du marchand d'antiquités Ilyas Khatoum al-Tadji.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrabar, O., “Imperial and Urban Art in Islam: The Subject Matter of Fatimid Art”, *Colloque international sur l'histoire du Caire*, 1969, Le Caire, 1972. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiyya* \\[Histoire des arts de l'Islam\\], UAE, 2003. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les Arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide: étude de leurs influences sur l'archéologie et la civilisation\\], Alexandrie, 2002.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bois sculpté en haut-relief et incisé pour certains détails."],"keywords":["Panneau ; haut relief ; bas relief ; décoration figurative ; décoration végétale"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e0d8deeb-f886-5cc2-84a5-fd934f5025aa":{"name":"Colonne avec inscriptions coufiques.","description":"Colonne avec légère enthèse pourvue d'une échine. Sur le cavet, à l'intérieur d'un cartouche rectangulaire, se déploie une inscription arabe gravée en caractères coufiques citant la *basmala*, selon la lecture qu'en fait M. Amari : “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.” Au milieu de la colonne, à l'intérieur d'un cartouche carré est gravée la *chahada*, c'est-à-dire la profession de foi : “Il n'est d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète.” Jusqu'en 1874, cette colonne se trouvait devant le portail principal de l'église Saint-François d'Assise, sur le côté droit. Elle provient d'un édifice religieux, peut-être une mosquée ultérieurement transformée en oratoire, qui s'élevait probablement aux abords de l'église médiévale. La Galerie régionale de la Sicile abrite un autre exemplaire de colonne (inv. n° 5100) portant des inscriptions très similaires ; elle provient elle aussi d'une église palermitaine, aujourd'hui disparue, San Giacomo la Mazzara. Le style austère, presque totalement dépourvu d'ornements, est de goût fatimide, également adopté en Sicile et resté en usage à l'époque des Normands.","short_description":"Cette colonne est datable de la période de domination islamique en Sicile, du fait des caractères coufiques de l'inscription, qui figure au centre de la colonne, dans un cartouche carré.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"v. Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Palerme","dimensions":"H. 166 cm ; l. 27 cm.","method_for_datation":"Datable de la période de domination islamique en Sicile du fait de la présence de l'inscription en caractères coufiques.","method_for_provenance":"Certains documents attestent la provenance de cette colonne (église Saint-François d'Assise).","provenance":"Incertaine, près de l’église Saint-François d’Assise.","obtention":"Dépôt au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, n. XX, pp. 107-108. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 9, 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 282-283 et fig. 179.","artist":"Sculpteur-calligraphe fatimide travaillant vers le Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","dynasty":"Fatimide","materials":["Marbre sculpté."],"keywords":["architecture arabo-normande ; mosquée ; inscription arabe en caractères coufique"],"author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e179ff65-79d3-5bba-97ab-c8056af7e861":{"name":"Fragment de mouchoir/tissu.","description":"Mouchoir carré bordé sur deux de ses côtés d'une série de bandeaux brodés au point de chaîne en rouge, jaune, noir et blanc. Chaque série se compose d'un bandeau externe, orné de deux branches végétales ondulées flanquant deux plus petites, et d'un large bandeau pris entre deux fines bordures à motifs géométriques, qu'encadre une inscription répétitive en style coufique au nom du propriétaire du mouchoir “al-bi-Allah”. Le bandeau central est illustré d'une succession d'oiseaux et de feuilles qui semblent s'envoler de leur col. \nLa propriété de ce mouchoir est attribuée au calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), connu pour sa politique de tolérance envers les Coptes et son mécénat stimulant des artisans de cette communauté. Ces artisans utilisaient des éléments décoratifs fortement influencés par l'art copte, comme le montre la présence de pigeons dans ces rondeaux. \nDivers types de production textile fleurirent au cours de la période fatimide, la soie jouant un rôle fréquent dans l'ornementation des tissus. L'empire fatimide jouissait d'une grande richesse qui se reflétait dans le raffinement et la splendeur de la vie quotidienne, en particulier dans l'habillement qui comprenait, par exemple, des turbans, des manteaux et des mouchoirs richement tissés et brodés.","short_description":"Les califes fatimides s'intéressaient beaucoup à l'industrie textile et nommèrent un maître du *Tiraz* pour superviser le négoce du textile. Certains tissus de soie étaient fabriqués à l'intention exclusive du calife, dont cette pièce, qui porte brodé le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"365-386 de l’Hégire / 975-996 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Le bandeau épigraphié contient le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386/975-996).","method_for_provenance":"Ce mouchoir aurait appartenu au calife fatimide al-Aziz bi-Allah qui régna en égypte de 365 à 386/975-996.","provenance":"Égypte.","obtention":"Offert au musée en 1930 par Maurice Nahman, marchand d'antiquités.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *al-Zakhrafa al-Mansouya fi al-Aqmisha* \\[Motifs tissés sur métiers\\], Le Caire, 1942. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSpuhler, F., *Islamic Carpets and Textiles in the Keir Collection,* Londres, 1978.","dynasty":"Fatimide","materials":["Lin brodé de soie."],"keywords":["Broderie ; soie ; décoration figurative ; décoration épigraphique ; décoration végétale ; point de chaîne ; mouchoirs"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e69c15fd-110a-59c2-9a6e-7ae708a7ea8e":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière sculptée dans un seul bloc de cristal de roche. Le corps en forme de poire repose sur un pied légèrement évasé et se termine par un bord à bec. La poignée, dotée jadis d'un poucier en partie supérieure, se rattache au bord et à la partie inférieure du corps. Celui-ci est décoré des deux côtés de deux scènes identiques : un oiseau de proie attaquant un quadrupède cornu (une gazelle ?). Ces scènes sont encadrées de grands motifs de feuillages traités en arabesques. Le dessin est cerné en son entier par un délicat bandeau en saillie qui entoure le col et descend le long du corps, de chaque côté de la poignée. Ce faisant, il forme un cadre et donne l'impression que le décor est appliqué sur un morceau de tissu enveloppant la panse. Tous les détails sont travaillés à la mèche et ciselés avec un grand savoir-faire, y compris les effets de texture dans les lignes et les points qui recouvrent les corps de l'oiseau et de l'animal, comme dans les feuillages en arabesques. Des objets de ce type firent partie des milliers d'articles précieux pillés dans le trésor des Fatimides lors des troubles de 450 H / 1060 J.-C. Un certain nombre d'entre eux firent leur chemin jusqu'en Europe, où les églises les utilisèrent comme reliquaires.","short_description":"Aiguière en forme de poire taillée dans un seul bloc de quartz incolore et transparent appelé cristal de roche. C'est l'un des nombreux objets de luxe taillés dans le cristal de roche pour la cour fatimide du Caire. Nombre de ces objets se sont retrouvés dans les trésors d'églises européennes, où ils furent utilisés comme reliquaires.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 391-452 de l’Hégire /1000-1060 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 19,4 cm, Ø (base) 9 cm.","method_for_datation":"On note une relation évidente entre cette aiguière et un certain nombre d'autres figurant dans des collections européennes, dont l'une porte une inscription donnant le nom du calife fatimide al-Aziz (vers 365-386/975-996). Le décor de l'aiguière du V&A, au motif d'arabesques plus complexe et mieux maîtrisé que celui des autres, suggère une date plus tardive. La production fatimide d'objets en cristal de roche fut fortement perturbée lors des violents soulèvements sociaux qui débutèrent en 452/1061.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acquis par le musée en 1862.","bibliography":"Contadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1998, pp. 16-38. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 94-95.","dynasty":"Fatimide","materials":["Cristal de roche sculpté."],"keywords":["Décoration figurative ; décoration florale"],"author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e7f528ce-cc22-5805-85cd-54b2590d990f":{"name":"Pièce de jeu d’échecs.","description":"Importante pièce de jeu d'échec cylindrique, gravée de cercles concentriques, de points et de lignes. Abstraite, elle représente probablement un roi ou une reine. Originaire de l'Inde, le jeu d'échecs avait atteint la Perse pendant la période sassanide au Ier siècle H (VIe siècle J.-C.). Des traités d'échecs arabes apparurent au milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). La connaissance du jeu passa ensuite en Occident où les pièces furent souvent modelées d'après les prototypes islamiques. Celle-ci faisait sans doute partie d'un jeu particulièrement luxueux. Une pièce presque identique se trouve aujourd'hui au Muséede l'art islamique à Berlin. Les Fatimides d'Égypte étaient des clients actifs de ce type d'objets de luxe en ivoire. Après leur conquête de la Sicile au début du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), la voie était ouverte pour l'installation d'artisans musulmans dans ce pays, et l'on assista à un transfert de styles fatimides dans la peinture et dans les arts décoratifs qui se poursuivit même après la conquête de l'île par les Normands en 477 H / 1085 J.-C.","short_description":"Le jeu d'échec est né en Inde, mais il est très vite devenu populaire dans tout le monde islamique et au-delà. Cette grande pièce en ivoire a dû appartenir à un jeu luxueux réalisé pour un commanditaire de haut rang ou pour la cour royale fatimide.","holder":"The British Museum.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe ou XIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 5,6 cm, Ø 5,1 cm.","method_for_datation":"La forme et le matériau de cette pièce renvoient à d'autres exécutées en Égypte fatimide au IVe ou Ve/Xe ou XIe siècle. Il est possible que cette pièce d'ivoire soit contemporaine d'une autre de forme très similaire, représentant un autre roi ou une autre reine, en cristal de roche conservée au Victoria and Albert Museum de Londres, datée du début du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette pièce a sans doute été fabriquée dans l'Égypte fatimide ou en Sicile au IVe ou Ve/Xe ou XIe siècle.","provenance":"Égypte ou Sicile.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1862.","bibliography":"Contadini, A., “Islamic Ivory Chess Pieces, Draughtsmen and Dice in the Ashmolean Museum”, *Islamic Art in the Ashmolean Museum: Oxford Studies in Islamic Art*, Oxford, 1995. \nPhillips, T. (dir.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, pp. 582-583, cat. n° 7.49.","dynasty":"Fatimide","materials":["Ivoire."],"keywords":[],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"e918c2ab-31e1-5d30-a10e-dc11b5fe5e5f":{"name":"Coupe.","description":"Coupe intacte en verre de couleur aigue-marine à court col évasé et décor teinté en argent brun foncé qui fait penser à une peinture au lustre. Soufflé dans un moule à 15 nervures verticales, le verre épais présente de nombreuses petites bulles. Le décor consiste en lignes verticales partant de la base et d'une frise de motifs en boucle comprise entre deux bandeaux horizontaux sous le col. Vu de dessous, les nervures et les rayons créent un motif de soleil qui suggère que, suspendu par le col, l'objet a pu être utilisé comme lampe. Ce dessin radiant rappelle des verreries antérieures, alors que le motif en boucle est fréquent sur les verres colorés de cette période. Les verriers égyptiens furent particulièrement prolifiques sous les Fatimides. Leur savoir venait des ateliers verriers de la période romaine.","short_description":"Cette coupe est particulièrement intéressante : bien que réalisée il y a quelque 900 ans dans un verre finement moulé, elle est totalement intacte. Les objets en verre à décor peint au lustre étaient au nombre des articles de luxe particulièrement prisés pendant la période fatimide.","holder":"The British Museum.","dates":"Ve-VIe siècles de l’Hégire (XIe-XIIe siècles J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 8,5 cm, Ø 10,9 cm.","method_for_datation":"Ce type de simple motif peint de couleur est généralement attribué à la période fatimide.","method_for_provenance":"La technique et le décor ressemblent à ceux d'autres objets en verre produits en Égypte. De plus, cette coupe a été trouvée à Atfih, Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1902.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New Haven et Londres, 2001, cat. n° 109, pp. 220-221. \nHarden, D. B. *et al.*, *The British Museum: masterpieces of glass, a selection*, Londres, 1968, p. 112, n° 150. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*, 2 vol. Forschungen zur islamischen Kunst, 5, Berlin, 1929-1930, planche 37:9.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre teinté soufflé-moulé."],"keywords":[],"author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f182ff55-9430-5024-a039-37fa558855a8":{"name":"Grande assiette","description":"Grand plat à bord légèrement retourné orné d'une succession de triangles en dents de scie. Le décor du bassin consiste en une représentation de femme assise jouant d'un instrument à cordes évoquant une guitare. Elle porte une longue robe à décolleté en V et manches larges, ornée de larges rayures et de motifs cruciformes caractéristiques de la mode fatimide. La forme de son collier suit la découpe de l'encolure. Sa tête légèrement tournée vers la droite est coiffée d'une toque qui évoque un turban d'où s'échappent des boucles près des oreilles et une petite touffe de cheveux dans le cou. Le fond présente un décor de formes irrégulières cernées d'un fin trait à base de cercles, de points et de branches à feuilles coniques. à gauche de la musicienne figure une aiguière délicatement reproduite, entourée de motifs de feuilles stylisés. De son bec sortent deux branches fleuries. Un double filet sépare le bassin du bord.","short_description":"La prospérité économique à l'époque fatimide conduisit à l'essor de l'industrie de la céramique lustrée. De tels récipients en céramique lustrée, où le lustre métallique est identique à l'or, incorporent une série de décorations incluant de superbes scènes de la vie sociale et quotidienne fatimide.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 40 cm.","method_for_datation":"étude stylistique de la musicienne, et spécialement de la forme et des motifs de son vêtement. L'ensemble présente les traits distinctifs des portraits fatimides, dont le visage rond et les yeux en amande. Le turban porté par les hommes et la toque portée par les femmes sont également caractéristiques de la période. Par ailleurs, les autres éléments ornementaux rappellent les motifs – végétaux ou non – fréquemment observés sur des objets en bois, en ivoire ou en métal de la période fatimide. D'autres exemples de plats similaires portent la signature de certains potiers de cette époque.","method_for_provenance":"Par déduction, le lieu de fabrication pourrait être l'égypte car les objets en céramique, et notamment le lustre métallique, étaient renommés dans l'égypte fatimide. Cette activité était particulièrement développée à Fustat où des fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreuses pièces de céramiques similaires à ce plat.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès du marchand d'antiquités Fuqyan Jaan.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nJenkins, M., “Islamic Pottery: A Brief History”, *Metropolitan Museum of Art Bulletin*, vol. 40 (4), printemps 1983. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiya* \\[Histoire de l'art islamique\\], UAE, 2003. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to late Twelfth Centuries*, Athènes,vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","materials":["Céramique à décor lustré sur glaçure opaque."],"keywords":["Lustre métallique ; céramiques ; décoration figurative ; décoration végétale ; plats ; musiciennes ; musique; figure féminine"],"author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f22479d3-546f-553a-8322-e8c56a9254ef":{"name":"Pièce d’échecs.","description":"Le jeu d'échecs apparut vraisemblablement en Inde et fut introduit dans le monde islamique par la Perse sassanide. Les Arabes privilégièrent les figures abstraites, cette pièce en est un exemple, en matériaux nobles comme l'ivoire ou le cristal de roche. De nombreuses pièces de cristal de roche sont conservées dans les trésors d'église en Europe. \nNe serait-ce que par ses dimensions, ce spécimen fait partie des exemplaires les plus remarquables, puisque, pour sa fabrication, il a fallu employer une défense de première qualité et dans celle-ci la partie massive qui est la plus précieuse. La commande d'un jeu doté de pièces d'ivoire de cette taille vient fort probablement des plus hautes sphères de la société. \nLa pièce présente une forme ramassée et cylindrique avec un épaulement arrondi et une sommité en forme de bouton. Cette forme l'apparente au groupe des pièces abstraites. Elle figure probablement le roi. Le décor est particulièrement intéressant : dans les parties médianes, sur les côtés antérieur et postérieur, des ornements floraux cruciformes stylisés. Sur tout le pourtour de la pièce, ils sont flanqués d'arbres stylisés, tandis que, dans la partie sommitale, ils sont environnés de petites croix et de triangles. Le décor est exécuté en forages circulaires et en points. Le dessous de la pièce présente une particularité : trois forages garnis de plomb. Rien ne permet d'en déterminer la destination précise. Servaient-ils à lester l'objet ? \nLa répétition de l'ornement cruciforme est particulièrement remarquable. La pièce a vraisemblablement été fabriquée en Sicile. D'un point de vue formel, elle prolonge la tradition arabe des pièces d'échecs abstraites qui étaient courantes en Italie du Sud jusqu'au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","short_description":"Dans les pays islamiques, le jeu d'échecs se pratiquait avec des pièces très stylisées comme cette figure de roi. Décorée d'un motif de cercles, cette pièce d'échec en ivoire vient du sud de l'Italie ou de la Sicile, une région qui faisait autrefois partie de l'empire fatimide et qui fut fortement influencée par la culture islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 7 cm, Ø 6,4 cm.","method_for_datation":"Le décor de points circulaires, caractéristique d'un certain nombre d'œuvres de l'Italie du Sud à cette période, permet de dater la pièce du XIe-XIIe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Les pièces d'échecs similaires ainsi que les coffrets d'ivoire agrémentés de décor de ce type sont attribués à l'Italie du Sud ou à la Sicile.","provenance":"Italie du Sud ou Sicile.","obtention":"Achetée en 1925.","bibliography":"*Chess: East and West, Past and Present* (catalogue), New York, 1968. \nContadini, A., “Islamic Ivory Pieces, Draughtmen and Dice”, *Islamic Art in the Ashmolean Museum, Part One* (J. Allan éd.)., Oxford Studies in Islamic Art X, Oxford, pp. 111-154, fig. 54. \nKluge-Pinsker, A., *Schachspiel und Trictrac. Zeugnisse mittelalterlicher Spielfreude in salischer Zeit*, Sigmaringen, 1991, pp. 50-54, ill. 27. \nKühnel, E., *Die islamischen Elfenbeinskulpturen VIII.-XIII. Jh*, Berlin, 1971, cat. n° 9, pl. V. \nWichmann, S. et H., *Schach. Ursprung und Wandlung der Spielfigur in zwölf Jahrhunderten*, Munich, 1960, 282, cat. n° 5, ill. 5.","dynasty":"Fatimide ou normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","materials":["Ivoire, plomb."],"keywords":["pièce d’échecs ; jeu d’échecs ; ivoire ; cristal de roche ; Sicile"],"author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"f5c68eab-37f6-5a2c-b181-f87cfef70a15":{"name":"Tête humaine.","description":"Le visage est celui d'un homme dont les traits paraissent très fins, mais il est fortement endommagé au niveau du nez et de la bouche. La tête est enturbannée à la mode orientale. Elle nous rappelle certaines représentations humaines sur céramique de l'époque samanide de Nichabour. Le turban, en forme de V, comporte en son milieu une rainure assez marquée. Le visage est couvert d'un voile, à l'exemple de plusieurs représentations analogues d'époque fatimide provenant d'égypte ou d'époque omeyyade provenant de l'Espagne des Xe et XIe siècles. Les yeux du personnage sont légèrement globuleux et semblent avoir été couverts précédemment de deux fragments de verre pour indiquer l'iris, à l'instar d'autres représentations humaines trouvées à Sabra, sur les lieux mêmes. Sa découverte dans la capitale des Fatimides renforce l'opinion selon laquelle les chiites toléraient les sculptures des représentations humaines, contrairement aux malikites qui furent très iconoclastes.","short_description":"Sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la capitale des Fatimides, renforça l'opinion selon laquelle les chiites toléraient les sculptures des représentations humaines, contrairement aux malékites, très iconoclastes. La représentation est comparable à celles, de la même époque, provenant d'égypte et d'Espagne.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Milieu du IVe-milieu du Ve siècle de l’Hégire (milieu du Xe-milieu du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H 11,5 cm, l. 11,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Cette statue en stuc fut retrouvée, parmi d'autres sculptures humaines et animales, lors des fouilles menées à Sabra al-Mansouriya, en 1978, dans une poche de terre très bouleversée et n'offrant aucune couche archéologique claire. Les œuvres furent entreposées pêle-mêle et sans aucune logique, comme si l'on avait voulu dissimuler ces représentations figuratives. Peut-être y a-t-il un rapport avec l'évolution de la mentalité religieuse en Ifriqiya, et une coïncidence avec la persécution des chiites lors des troubles de l'an 407/1016, ou à la suite de la rupture entre l'émirat ziride et le califat fatimide en 440/1049. Cette date peut constituer un terminus post quem. Le terminus ante quem est situé peu après la fondation de Sabra en 337/948. L'absence de couches archéologiques bien déterminées ne nous permet pas d'être plus précis.","method_for_provenance":"Cette production, unique en Ifriqiya et au Maghreb, semble avoir été fabriquée à Sabra al-Mansouriyya et commandée par des chiites.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Après sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la pièce fut déposée dans la maison des fouilles avant d'être récupérée, en 1992, par le musée de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie du musée qui est en train (2005) d'être aménagée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 229.","dynasty":"fatimo-ziride","materials":["Plâtre sculpté."],"keywords":["Décoration figurative ; figure humaine"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"},"f934a965-24ae-5b22-965c-17838c6cb895":{"name":"Fragment de récipient en verre.","description":"Fragment du fond d'un récipient en verre transparent décoré au lustre métallique brun. Le décor représente une gazelle ou un cerf à deux longues cornes, courant vers la droite et tenant dans sa gueule une branche terminée par une feuille en forme de cœur. Des branches similaires ornent le fond. L'animal est traité dans un style réaliste. \nLe verre à décor de lustre métallique est une innovation apparue en égypte au IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C)., qui se développa au cours de la période fatimide. La peinture sur verre reprit des thème identiques à ceux des céramiques lustrées : divers animaux, oiseaux et végétaux. Des pièces en verre conservées au musée Benaki d'Athènes portent la signature de Sa'ad, célèbre céramiste fatimide de la seconde moitié du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) et du début du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), ce qui montre que les décorateurs fatimides utilisant le lustre pouvaient transférer leur technique de la céramique au verre. \nPar ailleurs, l'égypte était connue pour d'autres types de décor sur verre, comme l'application de minces filaments de verre pressés sur le corps de l'objet, décors taillés en haut relief dans le verre, décors estampés, ainsi qu'une méthode d'appliqué en verre en haut relief. Le verre épais, ressemblant au cristal de roche, était également populaire. Il pouvait être décoré de motifs taillés en profondeur.","short_description":"Fragment de la base d'un récipient en verre transparent avec un décor de lustre métallique, innovation technique qui commença à être connue en Égypte au début de la période islamique en imitation des céramiques lustrées qui fleurirent sous les Fatimides.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 11,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec le décor de céramiques à décor lustré de la période fatimide.","method_for_provenance":"Le verre à décor de lustre métallique connut un grand essor au cours de la période fatimide en égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat par le Musée auprès d'un marchand d'antiquités, Tano, en 1940.","bibliography":"Bierman, I. A., *Writing Signs: The Fatimid Public Text*, Berkeley, CA, 1998. \nContadini, A., *Fatimid Art in the Victoria and Albert Museum*, Coventry, 1998. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001. \nCarboni, S., *Glass from Islamic Lands,* New York, 2001. \nCarboni, S., *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrabar, O., “Imperial and Urban Art in Islam: The Subject Matter of Fatimid Art”, in *Colloque international sur l'histoire du Caire*, 1969, Le Caire, 1972, pp. 173-189. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nRomberg, H., *The Fatimid Treasury: Function and Content*, mémoire de MPhil, Université d'Oxford, 1985. \nSanders, P., *Ritual, Politics and the City in Fatimid Cairo*, New York, 1984.","dynasty":"Fatimide","materials":["Verre, décor au lustre métallique."],"keywords":["Récipients usuels ; lustre métallique ; verre ; décoration animale ; décoration végétale"],"author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fa6093d9-67a1-536f-b0bb-38a5d07cb915":{"name":"Lion, élément de fontaine.","description":"La diversité de l'art fatimide est attestée par une œuvre comme celle-ci : il s'agit d'une plastique creuse représentant un lion sur ses pattes, la queue terminée par une houppe et levée en forme d'anse. De sa gueule béante émergeait autrefois un tuyau. L'animal est modelé selon des formes presque abstraites : flancs plats, lignes figurant les côtes, oreilles et paupières rendues en contours simples. La surface du corps dans la zone du dos, de la poitrine et des cuisses est agrémentée d'un motif en spirales qui souligne encore l'impression de stylisation que donne la figure. On peut nettement distinguer sur les deux côtés du cou une inscription gravée qui pourrait dater du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Il y est fait mention d'un certain bi-Rasem al-Amir Chams al-Din wali Misr, qui était sans doute gouverneur du “Misr” “ (basse Égypte et Le Caire). \nCette représentation intégrale d'un corps vivant est intéressante car elle ne semble pas obéir au dogme islamique. Mais comme l'interdiction des images ne s'étendait pas toujours au domaine de la cour, et que, par ailleurs, les Fatimides chiites avaient une attitude fort libérale, la sculpture constitue en Égypte une partie de l'art princier. Le Musée d'art islamique du Caire conserve une statue de lion assis. Le lion de Berlin peut avoir fait partie d'un ensemble de vasques orné de plusieurs statues, comme la célèbre fontaine aux lions de l'Alhambra de Grenade en Espagne. Il peut aussi, du fait de sa petite taille, avoir fait partie d'une construction plus grande et ornée de nombreuses sculptures, comme on en voit sur les manuscrits irakiens du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Les bronzes de ce type étaient fort répandus dans tout le bassin Méditerranéen et surtout en Espagne. Un lion provenant d'Espagne se trouve au musée du Louvre à Paris. On peut supposer que la plupart d'entre eux n'ont pas traversé les âges et ont été fondus.","short_description":"Ce petit lion très vivant à la gueule ouverte et la queue retournée était utilisé comme jet de fontaine en Égypte durant la période fatimide. Il est fabriqué en bronze coulé qui a été décoré de rinceaux sur le dos et les pattes. Les fontaines avec des décorations d'animaux étaient répandues dans les pays méditerranéens.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 11,5 cm, l. 14,5 cm.","method_for_datation":"C'est surtout dans l'Égypte fatimide que furent réalisés des bronzes de ce type, et on y repère des répliques de même facture et de même décor. L'inscription, qui paraît bien nommer un gouverneur d'Égypte, est un indice supplémentaire.","method_for_provenance":"L'inscription nomme vraisemblablement un gouverneur d'Égypte ; d'autre part, les caractères stylistiques de la pièce indiquent qu'elle a été réalisée dans l'Égypte fatimide.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1911.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamische Kunst*, Dresde, 1990, pp. 121-124. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250*, Harmondsworth, 1987, pp. 197-200. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 313. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Stuttgart-Zurich, 1980, n° 20, pp. 52-53. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 60-69.","dynasty":"Fatimide","materials":["Bronze, plastique creuse, gravure."],"keywords":["bronze ; fatimide"],"author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez"},"fe5a75ec-3604-55c2-8c21-6b4f292e10cd":{"name":"Carafe.","description":"Plus ou moins asymétrique, comme la plupart des verreries, cette carafe se distingue par une silhouette fort harmonieuse. La panse, sensiblement aussi haute que le col, a des flancs très faiblement bombés, s'élargissant un peu vers le haut ; l'épaule présente un galbe très prononcé, le goulot va en se rétrécissant vers l'orifice qui s'ouvre dans une large collerette débordant horizontalement. Le goulot est décoré par des barres verticales. Sur la panse, deux sillons circulaires délimitent une grande zone garnie d'un quadrillage oblique dont chacune des mailles enferme un motif constitué par un grain d'orge. Simple jeu de fond, d'ailleurs d'un bon effet, ce décor figure sur un certain nombre de reliures kairouanaises datées des IIIe, IVe et Ve siècles H (IXe, Xe et XIe siècles J.-C.) ; il n'est pas sans rappeler une peinture du Jawsaq al-Khaqani (le pavillon de l'empereur) à Samarra. La forme, le style et la technique de fabrication sont sans doute à rattacher à une tradition classique et sassanide (taille au tour, traînée, soufflage au moule) utilisée dès l'Antiquité ; néanmoins, cette carafe présente des parentés certaines avec des vases analogues trouvés à Samarra et à Fustat lors des fouilles effectuées entre 1965 et 1981 par le Centre de recherche américain en égypte. La filiation est encore plus nette avec la cargaison de l'épave, sans doute fatimide, découverte au large de la côte turque de Serçe Limani. Le décor était gravé au moyen de petites meules. Des sillons circulaires, des entailles vermiformes fuselées et lenticulaires ont servi à tracer les formes géométriques, à composer les festons et les galons et à silhouetter le décor floral. La présence d'un four sur les lieux de la découverte prouve qu'à Sabra, comme partout ailleurs au Moyen âge, les verreries étaient reléguées en bordure de la cité.","short_description":"La forme, le style et la technique de fabrication de cette carafe en verre d'une silhouette fort harmonieuse se réfèrent à la tradition classique et sassanide de l'Antiquité. La ressemblance est cependant plus nette avec les trouvailles de la cargaison de l'épave fatimide découverte au large de la côte turque.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada","province":"Kairouan","dimensions":"H. 19 cm, Ø 7,8 à 9,7 cm.","method_for_datation":"Cette carafe provient de Sabra, qui fut édifiée en 337/948. Elle présente de nettes analogies avec des pièces similaires datées, telles certaines verreries de la cargaison de l'épave de Serçe Limani. étant donné que ce navire coula dans le deuxième quart du Ve/XIe siècle et que le site de Sabra fut complètement abandonné après les invasions hilaliennes en 449/1057, on peut dater cette carafe, sans risque d'erreur, de la fin du IVe/Xe siècle jusqu'à la première moitié du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Cette carafe fut découverte fortuitement en 1922 sur le site de Sabra al-Mansouriya ; des chercheurs de briques brisèrent d'un coup de pioche une grande jarre dont le contenu s'avéra d'une valeur inestimable : carafes, gobelets, flacons et coupes attestent l'habileté des artisans verriers de Sabra.","provenance":"Sans doute des ateliers de verriers de Sabra al-Mansuriyya ou de Kairouan.","obtention":"Cette pièce était conservée au musée du Bardo avant d'être récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada lors de son inauguration en 1986.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nOmeyas (catalogue d'exposition), Grenade, 2001, p. 83.","dynasty":"Fatimo-ziride","materials":["Verre gravé et doré."],"keywords":["Décor géométrique"],"author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez"}}