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+ {"03d23adb-52fc-5e9a-b84a-0cf1c00fe196":{"name":"Seldjoukides (Grands-Sejdjoukides)","also_known_as":"","area":"Iran, Irak et Syrie","history":"Le Seldjouk Beg, qui jeta les fondations de l’État grand-seldjoukide, était le fils de Duqaq Subashi, un commandant de l’État de Oghouz, près de la mer Caspienne. Avec la mort de son père, Seldjouk Beg devint *subashi* très jeune, et accrut son pouvoir très rapidement. Pour contrer certains conflits avec le sultan de l’État de Oghouz, il s’entoura d’autres Turcs Oghouz, fonda Cend (Jend) près de la rivière Oxus en 375/985 et se convertit à l’islam. \nSeldjouk Beg s’allia aux Samanides, et, en s’installant à Nour, près de Boukhara, se posa en défenseur de leurs frontières nord. Son fils Arslan Beg lui succéda. Après la chute des Samanides sous les Karakhanides en 399/999, les bonnes relations des Seldjoukides avec les Karakhanides et les Ghaznavides prirent fin. \nLa capture et l’emprisonnement de Arslan Beg par les Ghaznavides en 416/1025 entraîna la séparation des Seldjoukides. Ses neveux Toghrıl et Chaghrı succédèrent à Arslan Beg. Après avoir battu les Ghaznavides à Serahs (429/1038) et à Dandanakan (431/1040), ils fondèrent l’État grand-seldjoukide. Toghrıl Beg se proclama *sultan*. Nishapour fut brièvement la capitale de l’État, avant de céder la place à Marw. \nL’État grand-seldjoukide, fondé sur le territoire de l’actuel Iran, vit son pouvoir augmenter significativement entre 431 et 485 H / 1040-1092 J.-C., années de la “Première période impériale”. Sous les règnes de Alparslan et de Malik Chah, après Toghrıl Beg, les Seldjoukides étendirent leur domination en direction de l’Anatolie, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. \nAprès la mort du sultan Malik Chah en 485/1092, les querelles de succession, les rébellions des Batini, les révoltes turcmènes et les invasions mongoles conduisirent au morcellement de la puissance grand-seldjoukide en quatre États (les Seldjoukides d’Irak, de Syrie, de Kirman et d’Anatolie \\[Rum\\]) et à l’émergence de nombreux atabegs. Malgré les tentatives du sultan Sanjar, arrivé au pouvoir en 510/1117, de confédérer l’État, la bataille de Katvan contre les Karakhitaïs en 536/1141 et les rébellions d’Oghouz en 548/1153 ouvrirent la voie à une fin inéluctable. L’État grand-seldjoukide s’éteignit officiellement avec la mort du sultan Sanjar en 552/1157.","date_description_ah":"429-552 H","date_description_ad":"1038-1157 J.-C."},"0cca5049-8602-5d16-b7b7-b23d52303210":{"name":"Turcs en Tunisie","also_known_as":"beys husseinites","area":"Tunisie","history":"C’est avec les Turcs que s’annonce en Tunisie le temps des pachas, des deys et des beys qui ont gouverné le pays de 1574 jusqu’en 1956, date de la proclamation de la jeune République tunisienne. \nDépendant des maîtres d’Alger, les pachas tiendront le pays avec l’appui des janissaires turcs jusqu’au triomphe des deys en 1590. Ils compteront dans leurs rangs des princes de grande valeur comme le dey Othman, qui sut imposer son autorité, et Youssouf Dey, pour la prospérité et la longévité de son règne (1610-1637). \nLe XVIIe siècle sera consacré en grande partie aux deys mouradites, qui ne résisteront pas aux luttes fratricides et aux guerres civiles. \nLa suprématie des beys va triompher avec la dynastie husseinite, du nom de son fondateur Hussein ibn Ali. Elle sera prospère et donnera au pays quantité de belles réalisations. Son règne va durer de 1705 à 1957. \nLa période turque est celle des influences étrangères, andalouse et européenne, qui ont modelé le cachet des villes et des campagnes et développé le goût de l’appareil et du décor. \nLes Turcs furent de grands bâtisseurs. Nous leur devons des chefs-d’œuvre, dont on citera à titre indicatif : \n– À Tunis : la mosquée Youssouf Dey, la mosquée de Hammouda Pacha, la mosquée Jamaa al-Jadid, la mosquée de Bey M’hamed, le mausolée de Aziza Othmana, Turbet al-Bey, une dizaine de *madrasa*, Dar al-Bey, Dar Othman, Dar Hussein. Des travaux ont été entrepris à la Grande Mosquée de la ville. \n– Des quartiers de la médina doivent aux Turcs leur lustre et leur cachet, tel celui de al-Halfaouine, dans le faubourg nord, où se dressent encore les belles œuvres architecturales d’un grand complexe comprenant, entre autres édifices, une mosquée, deux *madrasa*, un mausolée et un palais.  \n– À l’intérieur du pays, les Turcs ont eu une activité architecturale intense : palais, ouvrages défensifs – construction de forts, de casernes, de fortifications de villes comme Kairouan –, ponts, ouvrages hydrauliques dont nombre de fontaines-abreuvoirs.","date_description_ah":"981–1375 H","date_description_ad":"1574–1956 J.-C."},"0db8518d-c9f6-5aef-aca1-75a988170af8":{"name":"Taïfas","also_known_as":"Dynasties du Maghreb Central","area":"Maghreb central","history":"Le Ve siècle H (XIe J.-C.) représente un moment de changement pour la Méditerranée occidentale. D’une part, c’est le moment où le monde antique perd de son importance face à l’islam, qui en vient à dominer les rives de cette mer. D’autre part, c’est la période où la “ville-territoire” prend le pas sur la “ville impériale”, dont les fonctions ont disparu. Ces “nouvelles” villes seront dominées par de petites dynasties gouvernant des territoires économiques et politiques aux dimensions variables. \nLes groupes familiaux qui contrôlent les villes sont généralement constitués par des autochtones, qui sont déjà complètement islamisés à cette époque. Ces dynasties adoptent des noms qui sont normalement liés à ceux de leurs fondateurs. Le Maghreb sera dominé par des dynasties telles que les Zirides (qui fondèrent plusieurs  villes dans le Maghreb central) et les Hammadides (les Banu Hammad entrèrent en conflit avec les Zirides en les chassant vers l’Ifriqiya et devinrent les maîtres du Maghreb central de 408 à 547 H /1018-1152 J.-C.). Dans la péninsule Ibérique, et toujours dans une logique familiale, le Ve  siècle H (XIe siècle J.-C.) connaîtra l’éclosion d’un ensemble de royaumes “taïfas” (drapeau) qui se multiplieront après la chute du califat. Parmi ces royaumes, il faut mentionner, entre autres, les Abbadides de Séville, les Aftasides de Badajoz, les Hudides de Saragosse, les Zirides de Grenade, les Hammudides de Málaga… Les querelles incessantes entre les roitelets taïfas favoriseront la Reconquista chrétienne par le Nord, et la conquête d’al-Andalus par les Almoravides.","date_description_ah":"IV e -V e siècle H","date_description_ad":"X e -XI e J.-C."},"0dc8430e-9925-5792-b703-2201e9d5674a":{"name":"Alaouites","also_known_as":"","area":"Maroc. Capitales : Fès, Méknès, Rabat","history":"\\-          La grandeur des Saadiens était trop liée à des circonstances exceptionnellement favorables, ainsi qu’à la personnalité de deux souverains : Abdelmalek et Ahmad al-Mansour. \n\\-          À la disparition de ce dernier (1603), les difficultés politiques et économiques réapparaissent, avec le retour de l’agitation des confréries et la piraterie qui consomme la rupture avec l’Europe. \n\\-          Les chérifs alaouites, détenteurs d’une modeste puissance au Tafilalet, usent de leur aura religieuse et de leurs qualités de guerriers et d’organisateurs pour se rendre maîtres du Maroc oriental avant de s’emparer de Fès (1666) puis de Marrakech (1669). \n\\-          Moulay Ismaïl, le plus célèbre des sultans (1672-1727), consolide l’œuvre des fondateurs de la dynastie et donne un nouvel éclat à la civilisation marocaine. \n\\-          Il s’oppose aux Turcs, reprend les places encore occupées par les Européens sur l’Atlantique. \n\\-          Mais la puissance militaire s’avère trop coûteuse et, à la mort de Moulay Ismaïl, le Maroc entre dans une période de grave crise politique et économique, qu’accentue la disparition des revenus de la course. \n\\-          Après trente ans de chaos, le Maroc connaît un spectaculaire redressement avec Sidi Mohamed b. Abdallah (1757-1790) : reprise en main de l’armée et de l’administration tribale, ouverture du pays sur l’Atlantique (développement de Tanger et Casablanca, création d’Essaouira) et reprise des liens diplomatiques et commerciaux avec l’Europe et même établissement de relations avec les États-Unis. \n\\-          Mais le redressement est battu en brèche par une épidémie de peste et une grande famine : entre 1776 et 1800, la population chute de 5 à 3 millions d’habitants. \n\\-          Le pays se replie sur lui-même et son affaiblissement le met tout naturellement à la portée du vaste mouvement colonial européen…","date_description_ah":"Depuis 1076 H","date_description_ad":"Depuis 1666 J.-C."},"12372d12-9b12-553c-861f-285f6d090ef6":{"name":"Zirides","also_known_as":"","area":"Ifriqiya [Tunisie], Est algérien","history":"C’est à l’un de ses fidèles lieutenants, le dignitaire Youssouf ibn Ziri al-Sanhagi, que le Fatimide al-Mouiz, nouveau maître du Caire, confia en 973 la conduite de l’émirat ifriqiyen, en lui recommandant d’user de bienveillance à l’égard de ses villes et de leurs occupants. \nAinsi naîtra une dynastie qui, à son apogée, régnera sur un vaste territoire s’étendant jusqu’au Maghreb central. Les Zirides eurent deux villes de gouvernement, Kairouan puis Mahdia, avant de se tourner vers Monastir pour leur repos éternel. De leur temps, et plus particulièrement sous le règne d’al-Mouiz (1016-1062), l’Ifriqiya était un territoire prospère, comme en témoignent nombre de chroniqueurs. Un fait lourd de conséquences va pourtant mettre en péril le pouvoir ziride et peser sur l’histoire de l’Ifriqiya médiévale. Il s’agit de l’invasion hilalienne lancée en 1052 par le calife du Caire pour châtier son vassal, al-Mouiz, d’avoir rejeté la suzeraineté des Fatimides sur son royaume. Dès lors, les Zirides perdront le contrôle du pays et se replieront sur Mahdia, d’où ils seront chassés en 1148 avec la conquête de la ville par les Normands. \nL’apport des Zirides à l’architecture ifriqiyenne est loin d’être négligeable. Nous leur devons notamment : \n–      Des travaux de réfection et d’embellissement à la Grande Mosquée de Tunis, telle la coupole érigée en 991 à l’entrée de la salle de prière et qui concentre les éléments décoratifs les plus significatifs de l’époque. \n–      Des travaux d’embellissement à la Grande Mosquée de Kairouan, comme les plafonds peints et la réalisation d’un *minbar* à décor végétal en bois sculpté d’une grande qualité de sculpture. \n–      Des travaux d’extension et de transformation dans d’autres lieux de culte comme à Monastir, à Sousse et à Sfax. \n–      La construction de résidences princières à la cité royale fatimide de Sabra al-Mansouriya aux portes de Kairouan. \n–      Des fortifications dans plusieurs villes côtières du pays comme à Monastir, où on leur attribue le ribat al-Sayyida, qui fut également leur nécropole.","date_description_ah":"362–542 H","date_description_ad":"973–1148 J.-C."},"13672afb-3fca-5590-9d58-2619b67ab0de":{"name":"Saadiens","also_known_as":"","area":"Capitale : Marrakech","history":"Incapables de s'opposer à la pénétration espagnole et portugaise et aux multiples scissions maraboutiques, les Ouattassides s'évertuent à s'accrocher à leur pouvoir en miettes en faisant allégeance aux Turcs, nouveaux maîtres du Maghreb central et de l'Ifriqiya. \n\\- Les tribus du Sud font alors appel aux Saadiens, venus d'Arabie au milieu du XIVe siècle et qui se disent descendants du Prophète. \n\\- Ceux-ci prennent la tête de la guerre sainte après s'être imposés dans le sud du pays. En 1541, ils reprennent Agadir aux Portugais, première victoire sur les Européens qui leur vaut un immense prestige et leur permet de se rendre maîtres du pays en 1554. \n\\- En 1578, la bataille de Oued el-Makhazine (dite bataille d'Alcazarquivir ou bataille des Trois Rois), remportée sur l'armée portugaise menée par le roi Dom Sébastien, apporte à Ahmad al-Mansour (le Victorieux) un immense prestige international en même temps que de grandes richesses (rançons des chevaliers chrétiens). \n\\- Le Maroc, qui peut dès lors s'opposer aux Turcs régnant en Algérie et en Tunisie, reprend le contrôle du commerce saharien et se dote d'une armée renforcée et d'une administration réorganisée. 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Les premiers émirats turcs furent rapidement fondés en Anatolie : les Saltukides à Erzurum, les Mengücekides à Erzincan et les Danichmendides à Sivas. \nSüleyman Chah, qui prit Konya et ses environs, fonda l’État seldjoukide d’Anatolie en 469/1077. Konya en fut brièvement la capitale. Après la prise d’Iznik en 472/1080, les Seldjoukides déclarèrent Iznik nouvelle capitale. Avec la Première Croisade en 489/1096, Iznik et la région retournèrent dans le giron byzantin et les Seldjoukides établirent à nouveau leur capitale à Konya. \nAprès avoir régné uniquement sur Konya et ses environs, les Seldjoukides d’Anatolie étendirent rapidement leur territoire ; au XIIIe siècle, en installant les dirigeants les moins importants sur les régions nouvellement conquises, ils dominèrent une grande partie de l'Anatolie, à l’exception des régions côtières de l’Ouest. \nL’État seldjoukide d’Anatolie connut son apogée sous le règne d’Aladin Keykubad Ier (‘Ala al-Din Kay Qubadh, 616-634/1220-1237), tant au plan politique qu’économique et culturel. La conquête d’Alanya sur la côte méditerranéenne permit aux Seldjoukides d’accéder au rang de grande puissance sur les routes du commerce maritime, tandis qu’à l’intérieur, grâce aux routes caravanières sillonnant l’Anatolie en tous sens, leur pouvoir s’accrut à travers un système de taxes sur le transit des marchandises. \nL’unification turque avait été consolidée et la sécurité publique était assurée en Anatolie. À commencer par celles de Konya, Kayseri et Sivas, les citadelles de nombreuses cités anatoliennes furent fortifiées, des villes furent rénovées et dotées de monuments. L’État seldjoukide d’Anatolie commença à décliner après les rébellions de Babaï sous le règne de Gıyaseddin Keyhüsrev II (Giyath al-Din Kay Khusraw, 634-644/1237-1246) en 640/1242 et la défaite mongole à la bataille de Kösedağ (Köse Dagh) en 641/1243. Dès lors, l’Anatolie fut gouvernée par les Mongols. La mort du sultan Giyaseddin Mesud III (Giyath al-Din Masud) en 708/1308 signa la fin officielle de l’État seldjoukide.","date_description_ah":"469-708 H","date_description_ad":"1077-1308 J.-C."},"1d206364-a251-5fda-81dc-54a09e646e5e":{"name":"Aghlabides","also_known_as":"","area":"Ifriqiya [Tunisie], Algérie, Sicile","history":"En raison de l’extension de l’empire abbasside et du rétablissement de leurs rivaux omeyyades en al-Andalus, et des Idrissides au Maroc, les Abbassides décidèrent d’établir une principauté locale en Afrique du Nord pour prendre position face aux puissances rivales environnant leur royaume dans la région. En 184/800, le calife Haroun al-Rachid (786-809) donna l’Ifriqiya (la Tunisie) à Ibrahim Ibn al-Aghlab (800-811), à titre de principauté héréditaire dont ses descendants devraient également assurer le gouvernement. \nMalgré les nombreuses révoltes auxquelles ils durent faire face au tout début, les Aghlabides (800-909) parvinrent à s’imposer en Ifriqiya en pacifiant le pays, dont ils développèrent le commerce et les voies de communication. Ils reconstruisirent des villes et des villages et édifièrent une série de forteresses militaires tout au long de la côte tunisienne pour protéger l’intérieur du pays des risques d’incursions rivales ou byzantines. \nLes Aghlabides réussirent à contrôler la plupart des îles de la Méditerranée occidentale, y compris la Sicile et Malte, et étendirent leur influence sur tout le sud de l’Italie. Sous leur règne, l’Ifriqiya connut une grande prospérité, attestée par quantité de repères architecturaux, dont la mosquée de Kairouan et les réservoirs d’eau voisins, et la mosquée de la Zitouna. L’agriculture et l’artisanat de la poterie et du tissage se développèrent également, faisant de l’Ifriqiya le principal lien commercial entre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, entre al-Andalus et le Soudan. \nHélas, la chute des Aghlabides devait arriver ; elle fut largement due au prince régnant Ibrahim II et à l’atmosphère de frivolité et de gabegie qui prévalait sous Ziad Allah III (903-909), ce qui entraîna le peuple ifriqiyen à rejeter les Aghlabides et à refuser de les soutenir contre la progression de la secte chiite. Du coup, en 296/909, l’Ifriqiya tomba sans résistance face aux armées de Abi ‘Abd Allah Al-Husain Al-Sana’ani, le fondateur de la dynastie fatimide, qui allait gouverner l’Égypte, la Syrie et la Palestine.","date_description_ah":"184–296 H","date_description_ad":"800-909 J.-C."},"243087ef-42ec-5f14-920a-edc2cb221bd6":{"name":"Toulounides","also_known_as":"","area":"Égypte, Syrie","history":"En 254 H / 868 J.-C., Ahmad Ibn Touloun arrivait en Égypte en tant que délégué de Bakbak, le gouverneur abbasside d’Égypte. Il resta gouverneur député après le meurtre du gouverneur Bakbak et l’installation du prince Jarquq comme nouveau gouverneur d’Égypte. Finalement, il devint gouverneur d’Égypte de plein exercice, et jouit d’une quasi-indépendance non seulement en Égypte, mais aussi sur tout le territoire s’étendant d’Alexandrie à la Syrie et la Palestine, à une époque où les Abbassides étaient occupés à mater des révoltes dans le sud de l’Irak. \nIbn Touloun consolida son État en organisant une armée efficace, forte de quelque cent mille hommes, avec une garde spéciale composée de soldats turcs et d’esclaves noirs. Son excellente expérience militaire et ses qualités d’organisateur lui permirent de gouverner l’Égypte d’une main de maître. Son règne fut une période de grande prospérité et de concorde civile. \nPour les commodités de sa cour, de son gouvernement et de son armée, Ibn Touloun fonda à côté de Fustat une nouvelle capitale, al-Qata’i, dont le plan s’inspirait de celui de Samarra, la capitale des Abbassides en Irak. \nComme beaucoup d’autres États turcs dans le giron de l’empire abbasside, l’État toulounide fut d’assez courte durée. Ceci s’explique principalement par l’absence de racines régionales et ethniques dans les zones où il s’établit. Et parce que, pour maintenir leur hégémonie, les dirigeants dépendaient de contingents de mercenaires étrangers. C’est pourquoi, à l’époque du quatrième souverain toulounide en 292/904, le calife abbasside al-Muktafi Billah put envoyer Muhammad bin Suleiman à la tête d’une armée pour éliminer les Toulounides et récupérer l’Égypte pour le trône abbasside.","date_description_ah":"254–292 H","date_description_ad":"868–905 J.-C."},"26e98384-aec9-54a7-8d11-2fa3e84a1d52":{"name":"Omeyyades d’Espagne","also_known_as":"","area":"Espagne","history":"\\-          En 750 arrive à Cordoue Abderrahman b. Hicham, petit-fils du dernier calife omeyyade de Damas, rescapé du massacre de sa famille par les Abbassides. \n\\-          Il fonde une dynastie qui rompt les liens d’allégeance à l’égard du califat abbasside de Bagdad et qui gouvernera al-Andalus de 756 à 1031, d’abord en tant qu’émirat, ensuite en tant que califat à part entière à partir de 929 (Abderrahman III). \n\\-          État pacifié et immensément riche, le califat de Cordoue fait régner son autorité sur tout al-Andalus, et développe une civilisation brillante capable de rivaliser avec celle de Bagdad et surpassant de loin celle de l’Occident chrétien.","date_description_ah":"138–422 H","date_description_ad":"756–1031 J.-C."},"275fd924-3ed6-5493-ba0f-732cc27640a1":{"name":"Timouride","also_known_as":"Timuroghullari","area":"Asie centrale, Iran, Irak, Syrie, Anatolie [Turquie] et Inde","history":"L’empire timouride fut fondé par Timour \\[Tamerlan, Timour le Boiteux\\], qui succéda à son père (m. 1360) et à son oncle (m. 1361) et dirigea la branche des Barlas. Timour était le fils de Turagay, le bey des Barlas, une tribu vassale des Chaghataïs au Turkistan. Timour consolida très vite son pouvoir et fut proclamé “émir” de l’État chaghataï. Il fonda l’État timouride, avec Samarcande  pour capitale. \nTrès vite, Timour conquit un vaste territoire embrassant l’Azerbaïdjan, le Khwarazm, le Khourassan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’Anatolie, l’Inde et  quantité d’autres contrées, reliant l’Inde à Damas, depuis le golfe de Basra jusqu’à la mer d’Aral et à l’Anatolie. \nTimour battit le sultan ottoman Bayézid Ier (“la Foudre”) à la bataille d’Ankara en 1402 et porta un coup mortel aux Ottomans. Timour périt en 1405 au cours de son expédition en Chine. \nLes luttes de succession qui suivirent la mort de Timour ébranlèrent gravement son empire. Chah Rukh (r. 1409-1447) transféra sa capitale à Hérat, laissant son fils Ulug Bey, un célèbre astronome, à Samarcande. À cette époque, Samarcande et Hérat, riches de somptueux monuments, devinrent des centres des arts et des sciences. Ulug Bey succéda à son père mais fut assassiné en 1449, ce qui donna lieu à un conflit majeur qui ne prit fin qu’en 1451 avec  l’intronisation de Abou Saïd. Sous son règne et sous celui de son fils Hüseyen Baykara, l’empire timouride connut un âge d’or – avant d’être défait par les Ouzbeks chaïbanides en 1505. \nLes Timourides ont construit de nombreux monuments dans des villes comme Samarcande, Hérat, Boukhara, Machhad, Tabriz, Balkh et Yazd. Les complexes d’Ulug Bey à Samarcande et Boukhara, la Mosquée bleue à Tabriz, la nécropole de Chah Zinda à Samarcande, le complexe de Khodja Ahmed Yasawi à Yesi tout comme la mosquée Bibi Hatun à Samarcande sont parmi les monuments les plus remarquables de la période.","date_description_ah":"771-911 H","date_description_ad":"AD 1370-1505 J.-C."},"282e09d8-c525-5fa3-b4f7-a60f2b60f56b":{"name":"Hammadides","also_known_as":"","area":"Maghreb central de Achir à Bejaia, Constantine","history":"En remerciement de sa loyauté envers les Fatimides, le fondateur de la dynastie ziride, Ziri ibn Menad, avait été autorisé, vers 323/935, à fonder la ville d'Achir, sur les flancs de l'Atlas tellien. La situation géographique idéalement centrale de cette cité, au contact du Tell et des Hautes Plaines, en fit une capitale active, siège d'échanges commerciaux et culturels. \nPour assurer sa puissance sur la région et des débouchés sur la mer, Bulughin, fils de Ziri, crée trois autres villes, Miliana, Lemdia (actuelle Médéa) et al-Djazaïr (Alger), avant de devenir le maître de l'Ifriqiya et du Maghreb central en tant que vassal de la puissance fatimide. Les Zirides s'installent à Mansouria, l'ex-capitale fatimide, confiant la ville d'Achir à leurs cousins Hammad. Ces derniers marquent alors leur volonté d'autonomie en créant à leur tour une principauté rivale dont la capitale, la Qalaa des Beni Hammad, est fondée en 397/1007 dans les monts du Hodna, près de la ville de M'sila, au sud-est d'Alger. Les Hammadides y élèvent de nombreuses et importantes constructions d'un art et d'un raffinement qui inspireront les bâtisseurs de l'Espagne andalouse. \nLa guerre entre les cousins zirides d'Ifriqiya et hammadides du Maghreb central se prolonge jusqu'en 433/1042, mais leurs héritiers concluent la paix et finissent par cohabiter à l'ombre de leurs deux capitales, Achir et la Qalaa. S'ouvre alors pour toute la région une période de prospérité reconnue par tous les auteurs contemporains. \nEn 439/1048, les Zirides rompent leur lien de vassalité à l'égard des Fatimides du Caire. La région devient indépendante. Cette rupture politique va se doubler d'une rupture religieuse, favorisée par l'attachement traditionnel du Maghreb au malékisme : le rite chiite fatimide cède le pas à l'orthodoxie sunnite malékite. 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Vers la fin du IXe siècle H / XVe siècle J.-C., ses relations avec les Aq Qoyounlous se détériorèrent à leur tour, entraînant la dissolution de la dynastie. Cependant, les Safavides se rétablirent rapidement et Chah Isma’il instaura l’Etat safavide en 906 H/ 1501 J.-C., avec Tabriz pour capitale. \nEn s’alliant aux Shi’a, les Safavides contrôlèrent une vaste zone embrassant l’Iran, l’Irak, le Caucase et l’Anatolie orientale. Le sultan ottoman Sélim Ier battit Chah Isma’il à Çadıran en 920 H / 1514 J.-C. C’est son fils Chah Tahmasp qui succéda à Chah Isma’il en 930 H / 1524 J.-C. ; la capitale fut alors transférée à Qazwin. Après Chah Tahmasp, l’Etat safavide fut gouverné par Isma’il Mirza, Hamza Mirza, Chah Abbas, Sam Mirza, Abbas II, Chah Sulayman Ier, Chah Husayn, Tahmasp II et enfin par Abbas III. Nadir Chah, d’origine afchare, conduisit l’Etat safavide à sa fin en 1737 en conquérant l’Iran. \nLes Safavides ont construit de nombreux monuments pendant leur règne d’environ 250 ans, particulièrement en Iran. Le palais de Jihil Sütun et de Hasht Bahisht, le pavillon de Ali Kapı et les mosquées Masjid-i Chah et Cheikh Lutf Allah à Ispahan font partie des plus remarquables monuments de cette période.","date_description_ah":"907-1150 H","date_description_ad":"1501-1737 J.-C."},"2cf9d6c6-0226-5c5d-8710-c052cc2ac4c7":{"name":"Al Busaïd","also_known_as":"","area":"Oman, Zanzibar","history":"La dynastie Al Busaïd, aussi connue sous le nom de Maison d'Al Saïd, était une lignée de souverains comprenant le sultanat d'Oman (1744-1856), le sultanat de Mascate et Oman (1856-1970) et le sultanat de Zanzibar (1856-1964). Fondée par Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, souverain d’Oman et des territoires africains à l'Est, la dynastie Al Busaïd régna sur la région pendant 250 ans. Sous les 39 ans de règne d'Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, la Marine royale d'Oman eut une présence forte dans l'océan Indien, la seconde seulement après la Marine britannique. Elle expulsa facilement les forces persanes de la région tout en protégeant les navires ottomans dans le Golfe d’Oman et dans l'océan Indien. \n \nL’histoire moderne d’Oman fut témoin de deux systèmes différents de gouvernance : *l'imamat* et le sultanat. Un *l'imamat* peut faire référence au bureau de l’Imam ou à son autorité spirituelle. Les imams sont les autorités spirituelles qui peuvent exercer un contrôle sur une région en particulier. Pour recevoir l’imamat, le souverain doit être élu. \n \nL’imam Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi (1741-1783) établit le système du sultanat pendant son règne. Ce fut la première séparation établie entre les deux systèmes politiques. Il sauva Oman d’une guerre civile, restaura sa place au sein du système afro-asiatique et du système maritime, et sa contribution fut décisive dans la construction de l’histoire moderne d’Oman - une histoire du sultanat par opposition au système de *l'imamat*. En 1741, il reçut *l'imamat*. L’attitude ferme d’Ahmed envers l’hégémonie coloniale fut remarquable. Elle devint visible lorsqu’il empêcha la Compagnie britannique des Indes orientales de s’installer à Muscat. Le long règne d’Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi (environ 39 ans) fut aussi le témoin de changements et de nouvelles tendances dans la société d’Oman. Son règne forgea non seulement une vision nouvelle d’un système politique, mais contribua aussi à poser les fondations d’une nouvelle identité politique, nationale et culturelle. \n \nAhmad ibn Saïd al-Busaïdi mourut en 1778 ; son fils lui succéda, Saïd ibn Ahmad, un souverain pieux qui divisa les devoirs entre les fonctionnaires du palais par fonctions religieuse, administrative ou militaire. Saïd ibn Ahmad garda son *imamat* et alla à Rustaq, où il demeura jusqu’à sa mort en 1811. En 1783, son fils, Hamad ibn Saïd, décida de déplacer sa cour dans la ville côtière de Muscat et fit de la ville sa capitale politique. Il prit également le titre de sultan, asseyant ainsi son pouvoir. \n \nHamad ibn Saïd fut un souverain capable qui fit beaucoup pour le pays pendant ses huit années de règne. Il facilita une réforme politique lors des premières étapes dans la transition mais mourut subitement en 1792. À sa mort, le système politique d’Oman fut divisé en trois parties : Saïd ibn Ahmad, l’imam officiel, resta à Rustaq ; Saïd bin Sultan (qui succéda à Hamad ibn Saïd) garda la base de son pouvoir à Muscat ; et enfin Saïf, le troisième fils d’Ahmad ibn Saïd al-Busaïdi, prit la ville de Sohar (située près d’Hormuz) pour asseoir son pouvoir. Ainsi en 1793, et avec la participation des Britanniques, l'État islamique d’Oman, qui avait été une nation unifiée, était à présent fragmentée en trois politiques distinctes. \n \nAprès son accès au trône en 1792, Saïd bin Sultan (1792-1804) usa de son pouvoir et de son intellect pour restaurer la place qu’avait Muscat sous le règne de son père Ahmad. Oman devint une alliée de la France en Afrique de l’Est et dans l’océan Indien, notamment à un moment où les Britanniques commençaient à représenter un danger pour Oman, l’Inde et tous les pays du Golfe. \n \nSaïd bin Sultan accéda au pouvoir en 1806, à l'âge de 17 ans, suite à la mort de son père et régna pendant un demi-siècle jusqu’à sa mort en 1856. Il fut le premier Sayyid d’Oman, reçut le titre de sultan et fut aussi appelé « Le Grand ». Oman devint une puissance commerciale et maritime majeure dans l’océan Indien pendant son règne. Son successeur fut Thuwaïni ibn Saïd ibn Sultan al-Busaïd, le troisième fils de Saïd bin Sultan, et régna de 1858 à 1866. \n \nEntre 1866 et 1970, Oman connut six souverains. Enfin, de 1970 à 2020, Oman fut dirigée par le sultan Qabus ibn Saïd, qui modernisa la région. L’héritier actuel au trône depuis 2020 est le sultan Haïtham ben Tariq. \n \nBibliographie \n● Ghubash, Hussein, Oman - The Islamic Democratic Tradition, London and New York: Routledge, 2006. \n● Jones, Jeremy and Ridout, Nicholas, A History of Modern Oman, Cambridge (UK) and New York: Cambridge University Press, 2016. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 1167– aujourd’hui","date_description_ad":"AD 1754– aujourd’hui"},"2fc256bd-66da-5cb4-b5ca-43283018a1db":{"name":"Atabegs","also_known_as":"","area":"Syrie du Nord, Mésopotamie du Nord, Anatolie méridionale [Turquie]","history":"Recrutés parmi les officiers les plus gradés et les plus expérimentés, les *atabey*s ou *atabeg*s étaient chargés de l’éducation des princes grands-seldjoukides nommés gouverneurs, et exerçaient également leur autorité dans différents domaines administratifs et militaires. \nÀ la mort du sultan grand-seldjoukide Melikchah \\[Malik Chah\\] en 1092, les Atabegs profitèrent de la lutte de succession qui s’était engagée entre ses fils pour proclamer leur indépendance. Au nombre des États atabegs les plus notables se comptent les Atabegs de Damas, les Zenguides (Atabegs de Mossoul), les Ildenizides \\[Eldigüzides or Ildegizides\\], les Salghurides et les Atabegs d’Erbil. \nLes Atabegs de Damas sont également connus sous le nom de Tughtiginides ou Burides. Leur lignée fut fondée par Tughtekin, l’atabeg affecté à la formation du fils de Malik Dukak, fils de Toutouch, qui était le frère du sultan Malik Chah, en 1104, après la chute des Seldjoukides de Syrie. Ils furent renversés par Nouredden \\[Nur al-Din\\] Mahmoud, l’atabeg d’Alep, en 1154. \nLes Zenguides sont également connus comme Atabegs de Mossoul. Cette lignée fut fondée par Imadedden \\[Imad al-Din\\] Zengi, l’un des officiers du sultan grand-seldjoukide Malik Chah, en 1127 à Mossoul. Mais le conflit permanent avec les Ayyoubides eut raison de leur pouvoir en 1223. \nEmmenés par Ildeniz, les Ildenizides ou Atabegs d’Azerbaïdjan apparaissent en 1141 comme vassaux des Seldjoukides d’Irak, jusqu’à leur chute devant les Khwarazm-Chahs en 1228. \nLes Salghurides furent fondés en 1147 par la branche Salghur des Turcs Oghuz, conduite par l’atabeg Sunqur. Ils furent renversés par les Mongols en 1284. \nLes Atabegs d’Erbil, également appelés Begtiginides, apparaissent vers le milieu du XIIe siècle avec Zeynedden Ali Küçük ben Begtigen dans le sud-est de l’Anatolie \\[Turquie\\] et le nord de l’Irak. 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Mais plus qu’un style en soi, il est l’expression d’une tendance, d’une islamisation des formes, un “mudéjarisme” qui s’affirme à mesure que la Reconquista progresse vers le sud et que les contacts avec l’univers musulman se font plus étroits. \nCette assimilation s’explique par la fascination qu’exerce sur l’aristocratie chrétienne le luxe inouï dans lequel évoluaient les souverains musulmans. \nUn début de symbiose s’observe au XIIe siècle, mais c’est avec la conquête de Cordoue (1236) et de Séville (1248) que l’émulation artistique commence à se généraliser pour culminer un siècle et demi plus tard : avec la conquête de Grenade, c’est une véritable explosion de mudéjarisme qui éclate dans l’architecture civile et religieuse. Alphonse XI et Pierre Ier de Castille (XIVe siècle), Pierre de Lune (l’antipape Benoît XIII, fin XIVe-début XVe siècle), les Rois catholiques (XVe siècle) ou D. Manuel Ier de Portugal (fin XVe–début XVIe siècle) sont des figures majeures dans ce processus long de plusieurs siècles. \nSous domination chrétienne, de prestigieux artistes, parfois organisés en groupes itinérants, travaillèrent pour les élites, et les pièces mudéjares les plus somptueuses s’exportaient à grande échelle ; mais les artisans mudéjars formaient aussi des corporations réputées de charpentiers, poseurs de briques, selliers, potiers, etc. \nDes motifs politiques et esthétiques président au déclin de l’art mudéjar au XVIe siècle. D’une part, avec la Contre-Réforme, tous les non-chrétiens étaient devenus indésirables (c’est l’époque de l’Inquisition et des dernières expulsions) ; d’autre part les modèles de la Renaissance italienne commençaient à prévaloir – ce qui n’a pas empêché un certain mudéjarisme populaire de se maintenir jusqu’à l’avènement du baroque.","date_description_ah":"VI e -IX e siècle H","date_description_ad":"XII e -XIV e siècle J.-C"},"3eb686ce-9607-530b-b1a3-688cf19fe53a":{"name":"Zenguides","also_known_as":"Les Atabegs de Mossoul","area":"Jazira et Syrie","history":"La lignée des Atabegs zenguides, également connus comme Atabegs de Mossoul, fut fondée en 521/1127 par Imameddin Zangi (‘Imad al-Din Zangi), un général du sultan grand-seldjoukide Malik Chah, et gouverna Mossoul (Irak) et la Syrie. Mahmud, le dirigeant seldjoukide en Irak, avait confié l’éducation de ses fils à Imameddin Zangi lorsque Zangi devint gouverneur de Mossoul en 521/1127. Zangi avait l’intention de fonder un grand État. Il prit d’abord Harran, Nusaybin et Alep, et accrut encore son pouvoir après avoir envahi Diyarbakır (Diyar Bakr) et Urfa (l’ancienne Édesse). Après la mort de Imameddin Zangi en 541/1146, son fils Seyfeddin Gazi (Sayf al-Din Ghazi) assuma l’administration de Mossoul, tandis que l’autre fils, Nureddin (Nur al-Din), se chargea de la Syrie. \nNureddin Zangi élimina les Fatimides en 567/1171 avec son général ayyoubide Salah al-Din (Saladin) et étendit son territoire. Il mourut en 569/1174. Seyfeddin Gazi, le maître de Mossoul, mourut en 544/1148 ; lui succéda Kutbeddin Mevdud (Qutb al-Din Mawdud), qui continua à gouverner jusqu’en 565/1170. \nLes luttes pour la succession qui surgirent après la mort de Nureddin Zangi et Kutbeddin Mevdud, et les conflits qui se firent jour avec les Ayyoubides, fondés par Salah al-Din en 569/1174, sont la cause du déclin des Zenguides, dont la dynastie s’éteignit définitivement en 1223. \nLes Zenguides connurent leur apogée sous Nureddin Zangi, qui gouvernait la Syrie. Il fit restaurer de nombreux châteaux dans les villes de Syrie, et construire quantité de mosquées, caravansérails, *madrasa* et *imaret*. 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Un autre groupe se rebella contre la dynastie Ming, les Jürchen, ou les barbares de l’Est. Le groupe était composé de différents clans qui vivaient aux frontières nord-est de l’empire Ming. Les Jürchen arrivèrent au pouvoir dans les années 1580, menés par un homme appelé Nurhaci (aussi connu sous le nom de Nurgaci, 1559-1626), un vassal Ming qui unifia tous les clans mandchous. En 1583, après la mort de son père et de son grand-père, Nurhaci devint, à 24 ans, le pouvoir prédominant dans la région. \n \nÀ la différence des ancêtres des Jürchen et des autres envahisseurs et conquérants, les hommes de Nurhaci n'étaient pas nomades. Leur économie dépendait de l’agriculture, de la chasse et du commerce. En 1616, Nurhaci s’auto-proclama khan (« roi ») de la dynastie Aisin. Dans un document public, il tint pour responsables les souverains Ming de la mort de son père et de son grand-père, dénonçant leurs abus de pouvoir. La dynastie Ming répondit en envoyant un grand nombre de combattants contre lui, mais ce corps expéditionnaire fut vaincu par une confédération pan-Jürchen menée par Nurhaci. \n \nNurhaci mourut en 1626, laissant son huitième fils et héritier, Huang-Taiji (aussi connu sous le nom de Taiji, 1626-43). Huang-Taiji prit le pouvoir en tant que descendant de son grand-père paternel Giocangga. En 1616, Huang-Taiji commença à repousser les militaires Ming de la péninsule du Liaodong. En 1629, il franchit la Muraille de Chine et occupa quatre villes chinoises : Luanzhou, Qian’an, Zunhua et Yongping. En 1636, il établit un gouvernement opérationnel et proclama la formation de la « grande dynastie Qing ». Huang-Taiji mourut le 21 septembre 1643, laissant derrière lui temporairement un pouvoir vacant. Après négociations, il fut décidé que le frère de l’empereur, Dorgon (1612-50), avec le Général Jirgalang (1599-1655), agiraient en tant que co-régents pour le fils de Huang-Taiji, Fulin, alors âgé de 5 ans. Fulin accéda au trône en 1643 en tant qu’empereur Shunzhi (règle de conformité). \n \nDes années 1750 à 1790, l’empereur Qianlong étendit le contrôle des Qing à l'intérieur des territoires d’Asie. À son apogée, l’empire régnait sur la quasi-totalité de la Chine continentale actuelle, comprenant Hainan, Taïwan, la Mongolie, des parties de la Mandchourie et le nord-ouest de la Chine. Les souverains Qing gardèrent leurs coutumes mandchoues et suivaient le bouddhisme tibétain. La dynastie atteignit son apogée au 18e siècle mais se détériora peu à peu à cause de difficultés venant de l’étranger, de révoltes au sein du royaume, de la population grandissante, d’une économie désordonnée et de la corruption. La dynastie Qing fut renversée avec la formation de la République de Chine en 1912. \n \nBibliographie \n• Smith, Richard J., The Qing Dynasty and Traditional Chinese Culture, Washington, DC: Rowman & Littlefield Publishers, 2015. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet \"Explore Islamic Art Collections \".","date_description_ah":"AH 1045–1330","date_description_ad":"AD 1636–1912"},"537cc8f3-d885-58da-9d9f-1aae10f9bbba":{"name":"Période siculo-normande","also_known_as":"","area":"Italie, Sicile","history":"L’île de Sicile, appartenant auparavant à l’Empire Byzantin, subit des attaques, des expéditions militaires et des sièges pendant plus d’un siècle dans ses villes les plus importantes (Palerme, Syracuse), avant de tomber sous un contrôle majoritairement musulman en 902. En 948, un émirat sicilien, sous le commandement d’al-Hasan Ibn ‘Ali Ibn Abi al-Husayn al-Kalbi, souverain nommé par la dynastie fatimide, fut créé. La dynastie kalbite qui suivit établit des règles quant à la coexistence des chrétiens et des musulmans, réorganisant l’administration territoriale en divisant et en redistribuant de grands domaines, et promut les activités de construction et la productions artistique. Les chrétiens étaient autorisés à pratiquer leur religion de façon discrète et non ostentatoire. Ils furent en mesure de conserver leurs propriétés, bien qu’ils étaient sujets à une taxe spéciale sur le patrimoine. \n \nEn 1061, deux chefs militaires normands, Roger de Hauteville et Robert de Hauteville, dit Guiscard, tirèrent profit de la lutte interne entre les souverains musulmans d’Agrigente (Ibn al-Hawwas) et de Catane (Ibn al Thumma), entamant ainsi la reconquête de la Sicile et son retour à la chrétienté. Le Comte Roger obtint le légat apostolique de la part du pape Urbain II, permettant aux descendants de Roger d’obtenir les pleins pouvoirs politiques et le droit de nommer les évêques et archevêques en Sicile. \n \nLe 25 décembre 1130, dans la cathédrale de Palerme, le fils de Roger, Roger II, prit les titres de roi de Sicile, duc d’Apulie et prince de Capoue. Roger II entreprit une politique d’expansion vers l'Afrique du Nord, conquérant Djerba, Mahdia, Sfax et Sousse. Après des expéditions réussies sur la côte adriatique des Balkans, Roger II empêcha également l’Empire Byzantin de restaurer son autorité sur l'île de Sicile et l’Europe de l’Ouest en général. La Sicile devint un royaume puissant et indépendant. Un régime tolérant fut instauré par Roger II en Sicile ; les musulmans étaient libres de se rassembler en petites communautés isolées, préservant leurs habitudes culturelles et pratiquant leur religion dans les mosquées locales. \n \nLa magnificence de l’art et de l’architecture italo-normande - résultat d’une intégration éthique, religieuse et culturelle entre musulmans, grecs et normands - est notamment remarquable dans la ville de Palerme et fut complètement réalisée lors du règne du roi Guillaume II, qui régna jusqu’en 1189. \n \nAprès l’extinction de la ligne d'héritiers mâles du roi Roger II, l’Italie du Sud et la Sicile furent occupées par Henri VI, fils de Frédéric Barberousse, empereur et roi de Germanie. Sa femme, Constance de Hauteville, fille de Roger II, donna naissance en 1194 à Frédéric II, qui hérita ainsi des couronnes de Sicile et du Saint-Empire. Frédéric II, raffiné et cultivé, fut profondément influencé par la culture islamique, malgré les insurrections d’enclaves musulmanes dans l'île. En 1246, les derniers peuplements musulmans furent démolis, et les rebelles musulmans furent déportés à Lucera, en Apulie. \n \nCe profil, compilé par Pier Paolo Racioppi et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet \"Explore Islamic Art Collections \".","date_description_ah":"","date_description_ad":""},"8bbd89fd-a70d-5448-86d7-e9dc5a7ae307":{"name":"Almoravides","also_known_as":"al-Murabitun","area":"capitale : Marrakech","history":"Le morcellement du royaume idrisside entraîne au Maroc plus d'un demi-siècle d'agitation et de confusion, sans toutefois porter atteinte à la prospérité économique du pays. \n\\- C'est dans ce contexte qu'arrivent les Almoravides (al-Mourabitoun : les gens des fortins), membres de la tribu des Lemtuna, nomades guerriers, maîtres des routes caravanières du Sud, poussés par le zèle réformiste religieux et par la recherche de terres fertiles. \n\\- Ils prennent Sijilmassa (1054) et Taroudant (1057), et créent la première dynastie berbère du Maroc avec une nouvelle capitale, Marrakech, qu'ils fondent en 1062, avant de prendre Fès en 1064. \n\\- Ayant unifié le Maroc, ils annexent les territoires sahariens jusqu'au fleuve Sénégal, ainsi qu'al-Andalus dont ils transfèrent la capitale à Séville. \n\\- D'abord réfractaires à la civilisation andalouse, totalement étrangère à leurs rudes traditions, les Almoravides vont finir par s'imprégner de cette culture du faste et du raffinement. \n\\- L'influence andalouse est d'abord intellectuelle (poésie, sciences), avant que les constructions almoravides ne soient influencées par l'architecture de Cordoue et de Séville (Qaraouyine, mosquées de Tlemcen et d'Alger…).","date_description_ah":"447–541 H","date_description_ad":"1056–1147 J.-C."},"9af0573b-af05-5cd6-9c03-2ae981d63722":{"name":"Hafsides","also_known_as":"","area":"Tunisie, Est algérien","history":"Dépêchés à Tunis par le pouvoir almohade de Marrakech, les Hafsides y maintiendront leur suprématie pendant près de trois siècles et demi (1228-1574). Fondée par les descendants de Abou Hafs Omar ibn Yahia al-Hintati, leur dynastie sera l’une des plus longues du Maghreb, et même du monde arabe.   \nLeur histoire mouvementée donnera lieu à des périodes de prospérité et de décadence jusqu’au déclin final, intervenu en 1574 sous les coups portés par les Turcs. Au lendemain de la chute de Mahdia, ils donneront à Tunis le statut de capitale qu’elle gardera jusqu’à nos jours. \nDeux personnalités d’exception ont marqué leur temps : \n\\-            L’imam Ibn Arafa, le maître de la renaissance malékite. \n\\-            Le penseur Ibn Khaldoun, plus connu par sa *Muqaddima* (Prolégomènes), qui jeta les bases de la philosophie de l’histoire. \nGrands bâtisseurs, les Hafsides dotèrent le pays d’importantes réalisations, parmi lesquelles il faut citer : \n\\-            À Tunis : la Casbah, plusieurs *madrasa* – dont  al-Chammaiya, la première *madrasa* d’Afrique du Nord –, la mosquée almohade de la Casbah, des travaux à la Grande Mosquée de Tunis, les premiers souks de la ville, les mosquées al-Haoua, al-Zaiytuna al-Barrani, la mosquée d’Abou Muhammad et tant d’autres fondations. \n\\-            À l’intérieur du pays, ils portèrent une attention particulière à la Grande Mosquée de Kairouan en consacrant d’importants travaux de consolidation et d’embellissement aux plafonds et à la muraille. On leur doit plusieurs édifices funéraires, dont certains sont encore attestés à Kairouan. Ils ont conduit des travaux de nature militaire en renforçant les fortifications des villes du littoral, notamment celles de Tunis et de Mahdia. On leur doit également la restauration et l’extension de l’aqueduc de Carthage et la fondation de plusieurs ouvrages hydrauliques. \n\\-            Leur goût pour la villégiature nous est connu par la fondation de belles demeures royales dont témoigne encore le palais de la Abdaliyya, édifié dans une cité côtière proche de Tunis.","date_description_ah":"625–981 H","date_description_ad":"1228–1574 J.-C."},"9edc1c13-a45a-5e4f-b590-717688101260":{"name":"Abbassides","also_known_as":"","area":"Ifriqiya [Tunisie], Jordanie, Égypte, Afrique du Nord, Irak","history":"L’ère abbasside est considérée comme l’âge d’or de la civilisation islamique. Les Abbassides surent asseoir leur suprématie en épousant la cause des non-Arabes qui avaient été injustement traités par les Omeyyades et qui, sous la bannière du rebelle Abi Mulsim Al-Khourasani, avaient réussi à les repousser en 132/750 – la même année, les Abbassides devenaient les califes de l’empire islamique. \nLes confins de l’empire furent stabilisés et renforcés par le calife al-Mansour (754-775), qui limita le monopole des Arabes sur les institutions politiques et économiques de l’État et favorisa l’égalité entre les différents groupes de la société abbasside. La construction de la nouvelle capitale, Bagdad, fut achevée en 766. \nLa période abbasside fut à son apogée pendant le règne du calife Haroun al-Rachid (786-809), qui parvint à la paix avec Byzance et échangea des ambassades avec Charlemagne, puis de al-Mamoun (813-833), al-Mouatassim (833-842) et al-Wathiq (842-847). La nouvelle prospérité issue du passage d’une économie agraire à une économie du commerce permit de réduire les inégalités sociales entre les communautés arabes et non-arabes et favorisa le développement de nombreux artisanats : verre, poteries, textiles, etc., exportés par les vieilles routes du commerce de la Chine à l’Afrique subsaharienne. L’enseignement fut encouragé, et les textes phares des civilisations grecque, persane et indienne furent traduits en arabe. Nombre de grands érudits honorèrent toutes les disciplines – philosophie (al-Kindi et al-Farabi), astronomie, mathématiques (al-Khawarizmi), médecine (al-Razi), physique et chimie (Ibn Sina) –, et leurs contributions influencèrent l’ensemble de la science médiévale. \nMais la puissance abbasside commença à décliner au cours du XIe siècle, et plusieurs provinces en vinrent à prendre leur autonomie. Les Fatimides (909-1171) établirent un califat rival en Égypte et en Syrie, et Tughralbek, issu des régiments turcs de l’armée abbasside, prit le contrôle de Bagdad, leur propre siège, en 447/1055. Le coup fatal fut porté à la dynastie abbasside par les Mongols, qui fondirent sur le Moyen-Orient et s’emparèrent de Bagdad en 656/1258.","date_description_ah":"132-656 H","date_description_ad":"750-1258 J.-C."},"a999b9e1-b986-5792-8f1c-7764cd952822":{"name":"Mérinides et Ouattassides","also_known_as":"","area":"Maroc et Maghreb centrale. Capitale : Fès","history":"\\-          Après un siècle d’éclat, le pouvoir almohade se trouve fragilisé par les luttes intestines, puis se disloque avec la perte du contrôle des routes sahariennes, la conquête du Maghreb central par les Hafsides de Tunis et les avancées de la Reconquista en Espagne. \n\\-          C’est dans ce contexte que Fès est prise par les Mérinides (Banu Marin), nomades zénètes originaires du Maroc oriental. \n\\-          Ils s’efforcent de rétablir à leur profit l’unité du Maghreb (prise de Tunis, 1347). Auparavant, Abou Youssef Yacoub, premier sultan mérinide, traverse à plusieurs reprises le détroit de Gibraltar, ralentit quelque peu la progression des chrétiens et contribue à sauver Grenade. \n\\-          Durant un siècle et demi, le Maroc connaît une brillante période, caractérisée par le développement des arts et de la culture, la construction de nombreuses mosquées et *madrasa*, ainsi que la création d’une nouvelle capitale : Fès el-Jedid (1276). \n\\-          Après la période d’éclat mérinide, l’épidémie de peste noire (1348) et la rébellion de Tlemcen et de Tunis marquent le déclin de la dynastie, qui ne parvient pas à refouler les Espagnols et les Portugais. \n\\-          Les Ouattassides (Banu Ouattas), famille vizirienne héritière des Mérinides, se font d’abord proclamer régents du royaume avant de prendre le pouvoir en tant que souverains. \n\\-          Mais le pays s’enfonce dans une grave crise économique alors que la chute de Grenade, dernier royaume musulman d’Espagne, et le déferlement des expulsés andalous augmentent la frustration populaire et la contestation religieuse. \nAu début du XVIe siècle, le Maroc sombre dans l’anarchie et entre dans un cycle d’immobilisme et d’affaiblissement : les Portugais s’emparent de Tanger (1471) et occupent Safi, Azemmour, Mazagan et Agadir, alors que les Espagnols s’établissent à Millilla.","date_description_ah":"Les Mérinides : 667–868 H et les Ouattassides : 869–955 H","date_description_ad":"Les Mérinides : 1269–1464 J.-C. et les Ouattassides : 1465–1549 J.-C."},"ab22ae48-7fde-5229-a684-189558585904":{"name":"Nasrides","also_known_as":"Banu'l-Ahmar","area":"Grenade","history":"\\-          Après le retour au Maroc du calife almohade al-Mamoun, intronisé à Séville en 1227, un membre de la famille vizirienne des Banu al-Ahmar, Muhammad b. Youssouf b. Nasr, se proclame roi en 1230, fondant la dynastie nasride qui régnera à Grenade jusqu’en 1492. \n\\-          Il se maintient au pouvoir en payant un tribut annuel au roi de Castille, et assiste passivement à la progression fulgurante de la Reconquista chrétienne : reddition de Cordoue (1236), Jaén et Arjona (1246), Séville (1248). \n\\-          Au prix d’intrigues, de compromissions et aussi grâce au soutien militaire épisodique des Mérinides, les Nasrides vont connaître un véritable âge d’or, dont les fleurons sont l’Alhambra et le Généralife. \n\\-          Cette embellie durera jusqu’en 1482, quand Boabdil (Abou Abdillah) renverse son père mais ne parvient pas à contenir la Reconquista : chutes de Málaga (1487), de Baeza, Almería (1489) et d’autres places encore. \n\\-          Il finit lui-même par capituler, et les Rois catholiques font leur entrée dans Grenade le 2 janvier 1492, mettant un terme à cette épopée nommée “al-Andalus”. \n\\-          L’existence d’al-Andalus en tant qu’entité politique musulmane aura donc duré près de huit siècles, mais la Reconquista, qui avait débuté dès 722 (bataille de Pélage) durera, elle, près de neuf siècles, puisqu’elle se prolongera jusqu’en 1610 avec des vagues successives d’expulsions de “Moriscos”. \n\\-          Cependant, si al-Andalus cesse d’exister politiquement, son rayonnement culturel et artistique se perpétue, en Espagne même avec l’art mudéjar qui y influencera l’architecture jusqu’au XVIIIe siècle, et au Maroc avec l’architecture et l’artisanat hispano-mauresques qui ont su allier les caractéristiques de l’art hispano-wisigothique aux apports de l’Orient musulman et de la Berbérie, et qui sont demeurés vivaces à travers les dynasties chérifiennes.","date_description_ah":"637–897 H","date_description_ad":"1240–1492 J.-C."},"ae0a9357-5677-574c-9907-fc35f3eeecd8":{"name":"Seldjoukides syriens","also_known_as":"Seldjoukides de Syrie","area":"La Syrie","history":"L’État seldjoukide en Syrie fut fondé sur les terres de Syrie et dans la région incluant Jérusalem en 471/1079 par Tutuch Ier, le frère du sultan grand-seldjoukide Malik Chah. Sa capitale était Damas. \nSüleyman Chah, le sultan des Seldjoukides d’Anatolie, prit Antakya (l’ancien Antioche sur l’Orontes) et étendit son territoire jusqu’aux abords d’Alep, ce qui aboutit à une bataille entre les Seldjoukides de Syrie et les Seldjoukides d’Anatolie en 479/1086. Cette bataille s’acheva sur la victoire de Tutuch et la mort de Süleyman Chah. Après la mort de Malik Chah, le sultan grand-seldjoukide, Tutuch s’opposa à Berk Yaruq dans la lutte pour la succession au trône de l’empire grand-seldjoukide. À la mort de Tutuch en 487/1095, les Seldjoukides de Syrie se scindèrent en deux. L’un des fils, Duqaq, proclama son indépendance à Damas, tandis que l’autre fils, Ridwan, en fit de même à Alep. \nLes deux lignées de Seldjoukides de Syrie fondées à Damas et Alep furent de courte durée, du fait des luttes pour l’hégémonie entre les deux frères. Les croisades et les batailles avec les Fatimides les empêchèrent également de se maintenirau pouvoir. La branche de Damas se dispersa après la mort de Malik Duqaq en 497/1104, tandis que celle d’Alep perdit de sa puissance après la mort de Malik Ridwan en 505/1111 et prit fin en 1118 lorsque Necmeddin Ilgazi (Najm al-Din Il Ghazi), le dirigeant artukide, conquit Alep.","date_description_ah":"471-512 H","date_description_ad":"1079-1118 J.-C."},"b372ff12-6d26-5b7b-84e0-c0679b12cfbb":{"name":"Omeyyades","also_known_as":"Omeyyades d’Orient","area":"Syrie, Asie mineure, Égypte, Afrique du Nord, Irak, Iran, Asie centrale, péninsule Ibérique","history":"\\- Fondée en 41 H / 661 J.-C. par Mu’awiya ibn Abi Sufyan, de la famille des Bani Umayya, la dynastie omeyyade fut la première dynastie islamique après la mort du prophète Muhammad et les califes qui lui succédèrent en 11 H / 632 J.-C. Ses plus importants califes furent Mu’awiya, Abd al-Malik et Hicham. Sous al-Walid Ier (86-96 H / 705-715 J.-C.), les conquêtes militaires progressèrent jusqu’en Espagne et en Europe centrale. À l’est, le royaume omeyyade s’étendit jusqu’à la Transoxiane et l’Inde du Nord. En 132 H / 750 J.-C. la dynastie omeyyade fut renversée par les Abbassides. \n\\- Pendant le califat omeyyade, de nombreuses attaques contre Constantinople et les confins de l’empire Byzantin échouèrent. En Espagne, les Wisigoths sont vaincus en 711, mais la progression musulmane en Europe centrale est arrêtée en 114 H / 732 J.-C. par Charles Martel à la bataille dite de Poitiers. \n\\- C’est à la dynastie omeyyade, dont les rangs familiaux ont donné d’éminentes personnalités au califat, que l’on doit l’idée de l’hérédité du pouvoir en islam. \n\\- Avec le règne des Omeyyades, le centre du pouvoir politique islamique se déplaça de Médine (péninsule Arabique) en Syrie, et Damas devint la nouvelle capitale du califat. Ce changement entraîna des répercussions tant politiques que culturelles. \n\\- Empruntant à la fois aux Byzantins et aux Sassanides des pratiques administratives élaborées, les califes omeyyades furent des administrateurs de talent, capables de contrôler le premier empire islamique, dont le territoire fut considérablement étendu grâce à leurs conquêtes militaires. \n\\- Mais des tensions sociales se manifestèrent rapidement chez des convertis non arabes, qui, contrairement aux règles de l’islam, ne jouissaient pas des même droits que les Arabes. Des rébellions en Jordanie du Sud, en Irak et dans l’est de l’Iran conduisirent à la lente extinction de la dynastie. \n\\- Les Omeyyades furent des constructeurs dynamiques. 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Nur al-Din conquiert Damas en 1154, son lieutenant Saladin détruit le califat fatimide en 1171 et met fin à la mainmise latine sur Jérusalem en 1187. \nLes Atabegs et les Ayyoubides introduisent dans leur royaume des changements considérables, édifiant quantité de *madrasa* pour la rééducation orthodoxe de leurs sujets. Déployant une activité constructrice sans précédent, la période seldjoukide est une véritable renaissance pour Alep et Damas (reconstruction de la Grande Mosquée, fondation de la Citadelle, de mosquées, hammams, madrasas, turbés, khanqahs, ribats). Les princes zenguides et ayyoubides chassent les Croisés d’Édesse (Urfa) en 1146 et confortent leur domination sur la région avec la conquête de l’Égypte en 1171. \nAu milieu du XIIe siècle, sous Nur al-Din et ses successeurs ayyoubides, Damas redevient un centre majeur du monde musulman et connaît dans tous les domaines un essor spectaculaire. Capitale d’un État indépendant, la ville se pare de toutes les caractéristiques d’une grande cité. \nDu XIe au XIIIe siècle, différents facteurs favorisent le développement des arts et des activités urbaines. Artukides, Zenguides, Seldjoukides de Rum et Ayyoubides imposent la marque de leur inventivité sur tous les supports – poterie, travail du métal, art du livre, architecture. Des formes sobres et classiques de l’architecture ayyoubide aux brillantes expressions des arts décoratifs, une production artistique de haute qualité symbolise cette période déterminante, qui revêt la même importance pour la Syrie que la période mamelouke pour l’Égypte, ou ottomane pour la Turquie.","date_description_ah":"564-fin du IXe siècle de l'Hégire","date_description_ad":"1169-fin du XVe siècle J.-C."},"b9f45d10-d71e-5257-ae76-2101795443e2":{"name":"Samanide","also_known_as":"","area":"Transoxiane - aujourd’hui Ouzbékistan, Tadjikistan, sud du Kirghizistan et sud-ouest du Kazakhstan. Khorassan (Iran) et Afghanistan.","history":"L’Empire samanide (819-999), aussi connu sous le nom d'Émirat Samanide, était au cœur de la région historique de la Transoxiane et du Khorassan. Il comprenait l’Afghanistan actuel, une grande partie de l’Iran, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et des parties du Kazakhstan et du Pakistan. La dynastie samanide, dont les fondateurs étaient originaires de la région de Sogdiane, régna sur la Transoxiane pendant deux siècles. Ils revendiquaient leur descendance du héros sassanide Bahram Chobin, et furent nommés par les Abbassides pour régner sur certaines régions de la Transoxiane. \n \nLes quatre petits-fils du fondateur de la dynastie, Saman Khoda, reçurent des provinces en récompense pour leurs loyaux services au Calife abbasside Al-Ma'mûn. Nuh reçut Samarcande ; Ahmad, Ferghana ; Yahya, Shash ; et Elyas, Hérat. Le fils d’Ahmad, Nasr, devint le souverain de la Transoxiane en 875, mais ce fut son frère et successeur, Ismail I (892-907), qui renversa les Saffarides au Khorassan (900) et les Zaydites du Tabaristan, établissant ainsi un règne semi-autonome sur la Transoxiane et le Khorassan, choisissant Boukhara comme capitale. \n \nIsmail conquit de nombreuses régions et son royaume s'étendait ainsi sur toutes les régions qui comprennent aujourd’hui l’Asie centrale, l’Afghanistan et l’est de l’Iran. Ismail était non seulement un politicien fort et capable, mais aussi un souverain juste qui apporta des changements positifs, en réduisant par exemple la lourde imposition et en confisquant les terres illégalement détenues. Son fort régime politique assura la sécurité de ses terres en Transoxiane et de sa capitale, Boukhara. Le successeur d’Ismail, Nasr II, ne fut cependant pas capable de régner comme son prédécesseur. Sous la contrainte de la garde turque, il dût partir, celle-ci devint souveraine à la cour et avec l’aide des Qarakhanides, mit fin au règne des Samanides en 999. \n \nSous le règne des Samanides, la stabilité à travers l’empire permit de mener à bien de nombreux progrès en termes de commerce, d’agriculture, d’architecture, de construction, de monnaie, de textiles et de travail du métal. En outre, les Samanides étaient les protecteurs de la poésie et de la littérature. La nouvelle poésie et littérature persane était produite et appréciée, posant les fondations de la littérature persane moderne. Ce fut dans le monde des Samanides que fut écrit le premier Shâhnâmeh, que les savoirs arabes furent traduits en persan, et que Roudaki et Daqiqi composèrent leurs odes. À ce moment-là, la langue persane avait acquis un « haut » statut. Par conséquent, elle commença à être parlée à la cour et les commandes de prose et de poésies persanes augmentèrent. \n \nBibliographie \n● Herzig, Edward and Stewart, Sarah (eds), The Idea of Iran, vol. 5 : Early Islamic Iran, London: I. B. Tauris, 2012. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 204–395","date_description_ad":"AD 819–1005"},"c86e40a5-f47d-5f06-8a89-26f52f632eb0":{"name":"Fatimides","also_known_as":"","area":"Afrique du Nord, Égypte, sud de la Syrie","history":"L’assassinat du calife Ali à Koufa et de Hussein, petit-fils du Prophète, à Karbala va donner naissance au chiisme, qui se réclame de la légitimité des descendants de Mohamed pour assumer le califat. Combattu par les Omeyyades puis par les Abbassides, le mouvement va pourtant se propager très vite dans le monde musulman pour arriver au Maghreb, d’où les chiites décident de conquérir le grand califat du monde islamique. Porté au pouvoir par le missionnaire Abou Abdoullah al-Chii, l’imam al-Mahdi évince la dynastie aghlabide en 910 avant de prendre la Tunisie, la Libye, l’est de l’Algérie et la Sicile. \nEn 969, fort de la stabilité et de la prospérité économique du pays, le calife fatimide al-Mouiz (r. 953-975) tente de reconquérir le grand Orient et entre victorieusement en Égypte, laissant l’Ifriqiya entre les mains des Zirides, qui abandonnent bientôt le chiisme pour le sunnisme, une incartade violemment réprimée par les tribus hilaliennes lancées à l’assaut du pays. \nLa nouvelle capitale fatimide du Caire sera le berceau d’une brillante civilisation, soutenue par des conquêtes territoriales en Syrie et Palestine. Jusqu’à ce que Saladin ne leur confisque définitivement le pouvoir en 1171, les califes fatimides vont encourager l’urbanisme, les sciences, les arts et les lettres. \nLes Fatimides ont fondé plusieurs villes dont Mahdia et Sabra al-Mansouriya en Ifriqiya, Achir dans le Maghreb central, le Caire en Égypte. Conformément à leur philosophie et à leur foi, la ville désormais n’est plus organisée autour de la mosquée, mais autour du palais du calife comme représentation du pouvoir. À noter également l’apparition des portiques dans la cour des mosquées et d’un passage décentré, dans la salle de prières, destiné à la procession du calife glorifié. \nLes sciences et les lettres, les mathématiques, la médecine et l’exégèse connaissent un essor remarquable sous les Fatimides, tandis que les arts et l’artisanat se développent de façon spectaculaire. Les ouvrages de verre et d’ivoire à figures humaines et animales restent les plus fameux.","date_description_ah":"297–566 H","date_description_ad":"909-1171 J.-C."},"cc058ff2-1729-58a0-be91-e1ac612c1fe2":{"name":"Mamelouks","also_known_as":"","area":"Égypte et Syrie","history":"Pendant plus de deux siècles et demi, le sultanat mamelouk fut l’une des plus grandes puissances en terres d’islam et l’un des plus vastes empires au monde. Au sens littéral, le mot “Mamelouk” signifie “possédé”, mais dans l’usage courant il désigne un esclave militaire. Et de fait, les Mamelouks étaient des esclaves militaires, arrivés des steppes eurasiennes par les ports de la mer Noire après avoir été achetés par le dernier sultan ayyoubide, Najm al-Din, qui allait lancer le régime mamelouk et le conduire à des sommets inespérés. \nLes esclaves mamelouks étaient originaires de différents groupes ethniques, mais la plupart étaient des Turcs et des Circassiens du Caucase.  Expressément destinés à devenir les défenseurs loyaux de la cause du sultan, ils étaient éduqués dans les principes de l’islam et devaient acquérir les techniques de combat et faire preuve de vrais talents de cavaliers. Leurs incomparables aptitudes militaires permirent bientôt aux Mamelouks d’établir leur propre souveraineté et de bâtir un empire qui allait contrôler pour plus de deux siècles l’Égypte, le Levant et les villes saintes musulmanes du Hijaz. \nLes sultans mamelouks allaient se distinguer en deux lignées principales : les Mamelouks bahrides, ainsi appelés parce que ces défenseurs des Ayyoubides étaient initialement cantonnés dans l’île de Rawda sur le Nil (al-Bahr), gouvernèrent de 648 à 792 (1250-1390). Les Mamelouks burguides, qui  doivent leur nom  aux tours (*burg*) dans lesquelles le sultan Qalawun avait logé ses gardes au Caire, gouvernèrent de 784 à 923 (1382-1517). \nNon seulement les Mamelouks repoussèrent la menace mongole par la décisive défaite de Aïn Djalout en Palestine en 658/1260, mais ils attaquèrent aussi  violemment  les châteaux croisés en Palestine et  finirent par les expulsèrent d’Akko (Saint-Jean-d'Acre)  en 690/1291.  Sur les fronts diplomatique et économique, le sultanat mamelouk a tissé des liens actifs avec toutes les grandes puissances musulmanes, de même qu’avec l’Extrême-Orient, Byzance, la France, la Castille, la Sicile,  Gênes et Venise. Le Caire devint le carrefour commercial du monde, et les marchandises exotiques qui y transitaient en provenance de l’Orient ou de l’Occident inspirèrent largement les artisans locaux, comme en témoigne leur production d’alors. \nLes Mamelouks furent d’extraordinaires défenseurs de l’islam et des protecteurs engagés des villes saintes. Ils restaurèrent le califat au Caire en 659/1261 après l’effondrement de son siège initial à Bagdad et s’attachèrent à construire de splendides mosquées, des *madrasa* (écoles religieuses) et des *waqf* (fondations religieuses) dans des villes comme Jérusalem, Le Caire, Alep et Damas. Les meilleurs artistes et artisans étaient sollicités pour doter ces édifices de décoration calligraphique et géométrique, de mobilier religieux, de corans, tapis et autres accessoires. Le mécénat s’appliquait aussi à des objets destinés à refléter la splendeur publique et privée du sultan mamelouk et de sa cour. \nLe déclin de la suprématie mamelouke viendra avec la découverte de nouvelles routes de commerce autour du cap de Bonne-Espérance, ce qui allait signer la fin du sultanat mamelouk en 923/1517.","date_description_ah":"648–923 de l’Hégire","date_description_ad":"1250–1517 J.-C."},"d9aed700-4f88-5eae-b943-d855a671e948":{"name":"Kadjars","also_known_as":"","area":"Perse (Iran), Géorgie et Arménie (suite à la perte du protectorat russe et de l’Empire britannique)","history":"Les Kadjars étaient d’origine turkmène, basés près d’Astrabad au nord-est de l’Iran. La dynastie Kadjar régna sur l’Iran de 1785 à 1925. Durant cette période, les Kadjars unifièrent l’Iran, promurent et encouragèrent les nouvelles innovations technologiques (comme le télégraphe et les chemins de fer). Les arts prospérèrent également sous leur règne ; la photographie et la lithographie, ainsi que des formes innovantes de portraits et de peintures à l'huile amenés de l’Ouest, furent rapidement adoptées par les artistes et les mécènes. Durant les 140 ans que dura le règne de la dynastie Kadjar, l'Iran se transforma de confédérations de tribus rivales à une monarchie centralisée et enfin un parlement constitutionnel. Dans la conscience historique des gens, les Kadjars évoquent l'ère glorieuse des Safavides dans toute sa puissance et sa splendeur. \n \nLe premier Shah Kadjar fut Agha Mohammad Chah (1795–98). Lors de son règne, sa préoccupation principale fut de consolider la position du pays contre ses opposants, les Zands de Shiraz (1750–94). Il vainquit le dernier prince zand, Lotf Ali Khan. Finalement, Agha Mohammad Chah fut assassiné par un de ses serviteurs en mai 1796 et son neveu, Bâbâ Khan, lui succéda et fut couronné sous le nom de Fath Ali Chah. \n \nFath Ali Chah régna de 1797 à 1834. Il travailla à redéfinir l’image impériale Kadjar pour la distinguer de celle de ses prédécesseurs. Lors des 37 ans du règne de Fath Ali Chah, ce dernier unifia ses citoyens et améliora l'administration grandissante du pays. C’est à cette époque qu’éclata la première guerre russo-persane, lorsque les territoires de l’Iran de la Géorgie et de l’Azerbaïdjan furent pris par les ennemis. La situation politique avec la Russie et la Grande-Bretagne ne fut pas toujours évidente. Une seconde guerre russo-persane éclata à l'été 1826 dans le Caucase, où les Musulmans se battirent contre les Russes. Après cette guerre, l’Iran fut capable de reconquérir tous ses territoires perdus. \n \nFath ‘Ali Shah mourut en 1834 et ce fut son petit-fils, Mohammad Chah, qui lui succéda (1834–48). Cependant, la succession par Mohammad Chah mena à une rivalité avec deux de ses oncles, Zell-e Soltan, souverain de Téhéran, et Farmanfarma à Fars. Chacun d’entre eux pensait qu’il méritait de succéder à Fath ‘Ali Shah. La Russie et la Grande-Bretagne reconnurent Mohammad Chah comme successeur, et il fut aidé et conseillé par Abol Qasem Qa’em Maqam, le conseiller de son père. Il fut finalement couronné souverain lors d’une cérémonie à Téhéran. Mohammed Shah mourut en septembre 1848. Son règne fut loin d’être pacifique puisqu’une grande partie fut consacrée à la lutte contre la Grande-Bretagne. Son fils, Nassereddine Shah, lui succéda. \n \nA l'âge de 17 ans, Nassereddine Shah (1848-96) accéda au trône. Il initia des changements et modernisa la capitale de Téhéran. Son conseiller était Mirza Taghi Khan Amir-Nezam (plus tard connu sous le nom d’Amir Kabir), qui agissait en tant que grand vizir. Amir Kabir mit en place des réformes pour moderniser, développer et réformer l'État. Il entreprit également de réformer les systèmes financiers et militaires. Sa plus grande réussite fut cependant la création de Dar-ol-Fonoun (maison des sciences), une des premières écoles d’Iran à se baser sur le modèle occidental d’apprentissage. Il la considérait comme un bon terrain d'entraînement pour les futurs fonctionnaires et les militaires. \n \nAprès la mort de Nassereddine Shah, Mozaffareddine Chah (1896-1906) devint le nouveau souverain à l'âge de 43 ans. Il fut considéré comme un souverain faible et plus clément avec ses sujets que ne l'était son père. L’une de ses réussites fut d'établir le firman, un édit royal déclarant qu'il accordait une Majles (assemblée consultative) et que des élections seraient organisées. Les élections à Téhéran furent rapidement organisées et la première Majles fut inaugurée par Mozaffareddine Chah le 7 octobre 1906. Le premier acte de la Majles fut de préparer une constitution - une première dans l’histoire de l’Iran. Elle fut établie et signée par le souverain Mozaffareddine Chah cinq jours avant sa mort en février 1907. Son fils, Mohammad Ali Chah, lui succéda. \n \nMohammad Ali Chah (1907-09) avait 35 ans lorsqu’il accéda au trône. Il fut élevé par un tuteur russe, ce qui le rendit peu populaire auprès des nationalistes iraniens qui se tournèrent plus tard contre lui. Le Shah tenta un coup d’État en décembre 1907, mais échoua. Il fut critiqué par les fonctionnaires et le grand public à la Majles. En juillet 1907, il abdiqua et laissa son fils de douze ans, Ahmad Mirza, lui succéder. \n \nLorsque Ahmad Shah (1909-25) devint le souverain Kadjar, la région au nord-est du pays était occupée ; l’accord russo-britannique de 1907 signifiait que les ministres des deux pays avaient interféré avec les affaires internes de l’Iran, notamment dans la nomination des membres des cabinets. Lors de la première guerre mondiale (1914-18), l'Iran fut assiégé par les troupes russes, britanniques et ottomanes. Ahmed Shah ne put jamais se remettre de ce revers. Avec un coup d’ État en février 1921, Reza Khan (plus tard connu sous le nom de Reza Chah Pahlavi) fut élu pour prendre la place d’Ahmad Shah , qui fut déposé par la Majles. \n \nBibliographie \n• Algar, Hamid, Religion and State in Iran 1785-1906 - The Role of the Ulama in the Qajar Period, Berkeley, CA: University of California Press, 1980. \n• Daryaee T. (ed.), The Oxford Handbook of Iranian History, UK: Oxford University Press, 2012. \n• Gleave, Robert, Religion and Society in Qajar Iran, UK: Routledge Curzon Press, BIPS Persian studies series, 2005. \n \nCe profil, compilé par Fiza Ishaq et traduit en français par Anne-Sophie Matichard, a été ajouté dans le cadre du projet « Explore Islamic Art Collections ».","date_description_ah":"AH 1193–1343","date_description_ad":"AD 1779–1925"},"f108d67e-06c0-5769-ad8d-5e30d2542f68":{"name":"Almohades","also_known_as":"al-Muwahhidun","area":"Capitale : Marrakech","history":"Le déclin puis l'effritement de l'empire almoravide furent essentiellement causés par le soulèvement des populations dénonçant le népotisme et la corruption des dirigeants qui s'abandonnaient au luxe et à la nonchalance de la vie de palais. \n\\- Les Almohades (al-Mouwahidoun : les unitaristes), clan berbère réformateur venu du Haut-Atlas pour dénoncer le dévoiement religieux des Almoravides, s'emparent de Marrakech en 1147 et leur chef, Abdelmoumen, prend le titre de Amir al-Mouminin. \n\\- Son petit-fils, Yacoub al-Mansour, qui remporte en 1195 une victoire déterminante sur les armées ibériques à Alarcos, fut aussi un grand bâtisseur et un mécène, et porta l'empire à son apogée politique, économique, intellectuel et artistique. \n\\- Les Almohades réalisent l'unité d'un immense empire englobant l'ensemble de l'Occident musulman, à savoir l'Afrique du Nord – de l'Atlantique jusqu'à Gabès – et l'Espagne musulmane, avant de connaître le déclin à partir de 1212 avec la sévère défaite subie face aux armées chrétiennes à Las Navas de Tolosa (Jaén). \n\\- Ils voulurent se donner une nouvelle capitale, mais la mort de Yacoub al-Mansour (1199) et le déclin de la dynastie ne permirent pas l'achèvement de Ribat al-Fath (Rabat). \n\\- Les édifices construits par les Almohades, tant au Maghreb qu'en al-Andalus, dénotent un souci permanent de grandeur et de sobriété, avec leurs remparts gigantesques, leurs portes monumentales, leurs minarets majestueux et leurs motifs décoratifs épurés.","date_description_ah":"524–667 H","date_description_ad":"1130–1269 J.-C."},"f1abebd4-ee55-56ed-a5f8-6d9290aff818":{"name":"Ilkhanides","also_known_as":"Il-Khanides","area":"Perse, Irak, Anatolie orientale et centrale.","history":"L’État ilkhanide fut fondé par Hülagü \\[Hülegü ou Hulaku\\], frère du khan grand-mongol Mengü \\[Möngke\\]. Khan Mengü accéda au trône en 1253 et envoya son frère Hülagü en Iran. Hülagü étendit sa suprématie sur l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et l’Anatolie, envahie par les Mongols après la bataille de Köse Dag (1243). Il lança plusieurs campagnes destinées à renforcer l’hégémonie mongole sur l’Asie occidentale ; il conquit l’Iran et l’Azerbaïdjan en 1256, Bagdad en 1258 (date de la chute de l’empire et du califat abbassides), et Alep en 1259. Toutefois, il ne parvint pas à prendre Damas. Bouddhiste, Hülagü massacra de nombreux musulmans. Les Mamelouks en Égypte et les États d’Altınordu \\[la Horde d’or\\] s’allièrent pour combattre les Hülagü des Ilkhanides. \nAbaqa, qui était également bouddhiste, succéda à son père Hülagü (m. 1265). Il poursuivit la lutte contre les Mamelouks et mit la Syrie et l’Anatolie à sac. Son fils et successeur Ahmed Han, musulman, voulut établir de bonnes relations avec les États musulmans, mais son règne devait être bref : il mourut en 1284 après des années de lutte pour le trône avec son frère Arghoun. Arghoun tint les rennes du pouvoir jusqu’en 1291 et poursuivit la lutte contre les États musulmans. Gaykhatu lui succéda brièvement, puis ce fut Ghazan Mahmoud Han en 1295. C’est sous le règne de Ghazan Mahmoud que les Ilkhanides se sont convertis à l’islam. La succession de Ghazan fut assurée par son fils Khudabanda Uljaytu Han (r. 1303-1316), qui opta pour le chiisme et étendit le territoire ilkhanide grâce à la conquête du Khourassan et de Hérat. Son fils Abou Saïd Bahadur Han lui succéda alors qu’il était encore très jeune, et se détermina pour l’islam sunnite. Bahadur nomma Choban Noyan vizir, mais tous deux ne tardèrent pas à s’affronter. Choban Noyan fut assassiné en 1327, ce qui entraîna des insurrections dans l’armée ilkhanide. 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Les Ottomans survécurent aussi à la tornade mongole et s’imposèrent comme une puissance considérable dans la région. Avec leur armée et leur marine, devenue une invincible armada, les Ottomans prirent Istanbul en 1453 et devinrent un empire. Leur hégémonie atteignit son zénith sous le règne de Soliman le Législateur (également connu sous le nom de Soliman le Magnifique) (1520-1566), leur territoire s’étendant alors de l’Europe au Moyen-Orient et au nord de l’Afrique. Comportant une pléthore de cultures, l’empire se transforma en un empire culturel tentant de garder, améliorer et établir des interactions au sein de la mosaïque ethnique et religieuse à l’intérieur de son territoire. Le caractère oriental, dominant jusqu’au XVIIIe siècle, commença à être influencé, suite aux changements politiques, par des vents soufflant de l’ouest, qui s’affirmèrent au XIXe siècle. 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+ {"03d23adb-52fc-5e9a-b84a-0cf1c00fe196":{"name":"Büyük Selçuklular","also_known_as":"","area":"","history":"Büyük Selçuklu Devletinin temellerini atan Selçuk Bey, Hazar Denizi yakınında kurulmuş olan Oğuzlar Devleti komutanlarından Dukak Subaşı’nın oğluydu. Babasının ölümü üzerine genç yaşta subaşı olan Selçuk Bey, kısa zamanda güçlendi. Oğuzlar Devleti Sultanı ile anlaşmazlığa düşünce, çevresindeki Oğuz Türkleriyle birlikte 985 yılında Ceyhun Nehri kıyısındaki Cend’e yerleşti ve İslamiyeti kabul etti. Samanoğulları Devleti ile anlaşan Selçuk Bey, Buhara yakınlarındaki Nur kentine yerleşerek, Samanoğullarının kuzey sınırını korudu. Selçuk Bey’in ölümünden sonra yerine oğlu Arslan Bey geçti. 999’da Samani Devletinin Karahanlılar tarafından yıkılmasından sonra Selçukluların Karahanlılar ve Gaznelilerle ilişkileri bozuldu. \nAslan Bey’in 1025’de Gaznelilerce yakalanıp hapsedilmesi Selçukluların bölünmesine yol açtı. Yerine geçen yeğenleri Tuğrul Bey ve Çağrı Bey kısa zamanda güçlenerek, Gaznelilerle 1038’de Serahs’ta, 1040’da Dandanakan’da yapılan savaşların ardından Büyük Selçuklu Devleti’ni kurdular. Tuğrul Bey sultan ilan edildi. Önce Nişapur, sonra Merv başkent oldu. \nİran toprakları üzerinde kurulan Büyük Selçuklu Devleti, Birinci İmparatorluk Dönemi olarak adlandırılan 1040-1092 yılları arasında hızla güçlendi. Tuğrul Bey’den sonra tahta geçen Alparslan ve Melikşah dönemlerinde, Anadolu, Ortadoğu, Akdeniz Sahilleri, Kuzeybatı Afrika ve Orta Asya’nın önemli bir bölümüne egemen oldular. \n1092’de Sultan Melikşah’ın ölümünden sonra oğulları arasında ortaya çıkan taht kavgaları, Batıni isyanları, Türkmen ayaklanmaları ve Moğol akınları Büyük Selçuklu Devletinin gücünü yitirmesine yol açtı. Irak, Suriye, Kirman ve Anadolu Selçukluları adlı dört devlet ve bir çok Atabeylik kuruldu. 1117’de tahta çıkan Sultan Sancar devleti yeniden toparlamaya çalışsa da, Karahitaylarla 1141’de yapılan Katavan Savaşı ve 1153’de meydana gelen Oğuz ayaklanmaları Büyük Selçukluların sonunu hazırladı. Sultan Sancar’ın 1157’de ölümüyle birlikte Büyük Selçuklu Devleti resmen son buldu.","date_description_ah":"AH 429–552","date_description_ad":"AD 1038–1157"},"1b44d492-30f4-535f-900d-c5ef2637794f":{"name":"Anadolu Selçukluları","also_known_as":"","area":"","history":"Türkler, XI. yüzyıl başlarından itibaren Anadolu kapılarını zorlamaya başlamışlar; 1071’de Büyük Selçuklularla Bizanslılar arasında Malazgirt’de yaşanan savaşın ardından Sultan Alparslan, birçok komutan ve Türkmen beyini Anadolu’yu Türkleştirmekle görevlendirmişti. Savaştan hemen sonra başlayan akınlar sonunda Erzincan yöresinde Mengücekliler, Erzurum yöresinde Saltuklular, Sivas yöresinde ise Danişmendliler birer beylik kurmuşlardı. Konya ve çevresini ele geçiren Süleyman Şah da 1077’de Anadolu Selçuklu Devletini kurdu. Devletin başkenti kısa bir süre için Konya oldu. 1080’de İznik ve çevresini ele geçiren Anadolu Selçukluları İznik’i başkent ilan ettiler. I. Haçlı Savaşı sonunda (1096) İznik ve çevresinin tekrar Bizans egemenliğine girmesi nedeniyle Konya yeniden başkent yapıldı. \nBaşlangıçta sadece Konya ve çevresine egemen olan Anadolu Selçukluları, XIII. yüzyıl başlarında diğer küçük beyliklerin egemenliklerine son vererek topraklarını genişletti ve Batı kesimleri dışında Anadolu’nun büyük bir bölümüne hakim oldu. \nAnadolu Selçuklu Devleti en parlak yıllarını Alaeddin Keykubad (1220-1237) döneminde yaşadı. Bu dönemde Alanya’nın da ele geçirilmesiyle deniz ticaretinde güçlü bir konum kazanan devlet, aynı zamanda Anadolu’yu baştan başa saran kervan yolları sayesinde elde edilen transit ticaret vergisiyle gücünü artırdı. Anadolu kentlerinde imar faaliyetleri arttı. \n1243’de Sultan II. Gıyaseddin Keyhusrev döneminde Moğollarla yaşanan Kösedağ Savaşı Anadolu Selçuklu Devleti’nin parçalanmasına neden oldu. Anadolu, bu tarihten sonra İlhanlı egemenliğine girdi. 1308 yılına kadar İlhanlı egemenliğinde kalan Anadolu Selçuklu Devleti, son sultan II. Gıyaseddin Mesud’un ölümünden sonra resmen son buldu.","date_description_ah":"AH 469-708","date_description_ad":"AD 1077-1308"},"275fd924-3ed6-5493-ba0f-732cc27640a1":{"name":"Timurlular","also_known_as":"","area":"","history":"Timuroğulları ya da Timurlular adlarıyla da bilinen Timur İmparatorluğu’nun kurucusu olan Timur, Türkistan’da Çağatay Hanlığı’na bağlı olarak yaşayan Barlas boyunun beyi Turagay’ın oğluydu. 1360’da babasının, 1361’de amcasının ölümü üzerine önce Barlas boyunun başına geçen Timur, kısa zamanda güçlenerek 1370’de Çağatay Devleti’nin Emiri ilan edildi ve Timurlu Devleti’ni kurdu. 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Irak Selçukluları sultanı Mahmud tarafından oğullarını eğitmesi için (atabeg) görevlendirilen İmadeddin Zengi, 1127’de Musul Valisi olmuştu. Büyük bir devlet kurmayı amaçlayan Zengi, önce Harran, Nusaybin ve Halep’i daha sonra da Diyarbakır ve Urfa’yı ele geçirerek güçlendi. İmadeddin Zengi’nin 1146’da ölümü üzerine oğullarından Seyfeddin Gazi Musul’un, Nureddin ise Suriye’nin yönetimini üstlendi. \nSuriye’ye egemen olan Nureddin Zengi, komutanı Selahaddin Eyyubi vasıtasıyla 1171’de Fatımileri ortadan kaldırarak topraklarını genişletti ve 1174’de öldü. Musul’a egemen olan Seyfeddin Gazi ise 1148’de öldü ve yerine kardeşi Kutbeddin Mevdud geçti ve 1170 yılına kadar tahtta kaldı. Nureddin Zengi ve Kutbeddin Mevdud’un ölümünden sonra ortaya çıkan taht kavgaları ve Mısır’da Selahaddin Eyyubi tarafından 1174 yılında kurulan Eyyubi Devletiyle yaşanan savaşlar Zengileri güçsüz düşürdü ve Zengi Atabeyliği 1223 yılında resmen sona erdi. \nZengiler en parlak yıllarını Suriye’de hüküm süren Nureddin Zengi döneminde yaşadılar. Nureddin Zengi, Suriye’deki pek çok kentin kalelerini onarttı; camiler, kervansaraylar, medreseler ve imaretler inşa ettirdi. Musul’daki Ulu Cami, Şam’daki Nuriye Medresesi, Darü’l Hadis ve Maristan (Şifahane) Zengiler döneminden günümüze ulaşan önemli yapılardandır.","date_description_ah":"AH 521–620","date_description_ad":"AD 1127–1223"},"ae0a9357-5677-574c-9907-fc35f3eeecd8":{"name":"Suriye Selçuklul","also_known_as":"","area":"","history":"Suriye Selçuklu Devleti, Büyük Selçuklu Sultanı Melikşah’ın kardeşi Tutuş tarafından Suriye topraklarıyla Kudüs’ü kapsayan bölgede 1079’da kuruldu. Başkenti Şam’dı. \nAnadolu Selçuklu Sultanı Süleyman Şah’ın Antakya’yı ele geçirmesi ve Halep’e doğru ilerlemesi üzerine 1086’da Suriye Selçuklularıyla Anadolu Selçukluları arasında çıkan ve Süleyman Şah’ın ölümü ile sonuçlanan savaşı kazanan Tutuş, Sultan Melikşah’ın ölümünden sonra Büyük Selçuklu saltanatını ele geçirmek için Sultan Berkyaruk’la savaştı. Tutuş’un 1095’de ölümü üzerine Suriye Selçuklu Devleti ikiye bölündü. Tutuş’un oğullarından Dukak Şam’da, Rıdvan ise Halep’te egemenliklerini ilan ettiler. \nSuriye Selçuklularının Şam’da ve Halep’te kurulan kolları, Melik Dukak ve Melik Rıdvan arasında çıkan saltanat kavgası, Fatımilerle yaşanan savaşlar ve Haçlı Seferleri nedeniyle uzun ömürlü olmadı. Şam’daki kol Melik Dukak’ın 1104’de ölümünden sonra dağıldı. Halep kolu ise 111’de Melik Rıdvan’ın ölümünden sonra gücünü yitirdi ve 1118’de Artuklu beyi Necmeddin İlgazi’nin Halep’i ele geçirmesi üzerine son buldu.","date_description_ah":"AH 471–512","date_description_ad":"AD 1079–1118"},"f1abebd4-ee55-56ed-a5f8-6d9290aff818":{"name":"Ilhanlılar","also_known_as":"","area":"","history":"İlhanlı Devleti, 1253’te tahta çıkan Moğol İmparatoru Mengü Han’ın İran’a gönderdiği kardeşi Hülagü tarafından İran, Irak, Azerbaycan ve Kösedağ Savaşı (1243) sonucunda Moğol egemenliğine giren Anadolu toprakları üzerinde kurulmuştur. Hülagü, Batı Asya’daki Moğol egemenliğini güçlendirmek amacıyla çıktığı seferler sonucunda, 1256’da İran ve Azerbaycan’ı, 1258’de Bağdat’ı, 1259’da Halep’i ele geçirdi. Şam’ı da ele geçirmek isteyen ancak başarılı olamayan Hülagü, Budistti. Çok sayıda Müslümanı katletti. Mısır Memlukluları ve Altınordu Devleti, Hülagü’ye karşı birleşerek savaştı. \nHülagü’nün ölümünden sonra (1265) yerine oğlu Abaka Han geçti. Budist olan ve Mısır Memlukluları ile savaşlara devam eden Abaka Han, Anadolu ve Suriye’yi yağmaladı. Abaka Han’ın yerine geçen oğlu Ahmed Han, Müslümandı. İslam ülkeleriyle iyi ilişkiler kurmak isteyen Ahmed Han’ın saltanatı uzun sürmedi. Kardeşi Argun’la yaşadığı saltanat mücadelesi sonunda 1284’te öldü. İlhanlı yönetimini ele geçiren Argun Han, 1291 yılına kadar tahtta kaldı ve İslam ülkeleriyle savaşı sürdürdü. Argun Han’dan sonra İlhanlı tahtına çıkan Beyhatu’nun kısa süren saltanatının ardından 1295’te Gazan Mahmud Han İlhanlı sultanı oldu. Gazan Han döneminde İlhanlılar Müslüman oldular. 1303’de ölen Gazan Han’ın yerine geçen oğlu Olcaytu Hüdabende Han, 1316 yılına kadar tahtta kaldı. Şiiliği benimseyen Olcaytu, Horasan ve Herat’ı ele geçirerek İlhanlı topraklarını genişletti. Küçük yaşta yerine geçen oğlu Ebu Said Bahadır Han, tekrar Sünniliği benimsedi ve Çoban Noyan’ı vezir olarak atadı. Ebu Said Bahadır Han’la ters düşerek arası açılan Çoban Noyan 1327’de öldürüldü. Çoban Noyan’ın öldürülmesi İlhanlı askerlerinin isyanına yol açtı. İsyanlarla geçen yılların ardından, 1335’te Ebu Said Bahadır Han hastalanarak öldü. Azerbaycan’da Emir Çoban Oğullarının, Bağdat’ta Şeyh Hasan’ın, Doğu Anadolu’da ise Eretna Bey’in egemenliklerini ilan etmesiyle birlikte İlhanlı Devleti esmen son buldu.","date_description_ah":"AH 654–736","date_description_ad":"AD 1256–1335"}}
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سارية.","spellings":["العالم","العالمات","العالمان","العالمة","العالمتان","عالم","عالمات","عالمان","عالمة","عالمتان"]},"fb4643f3-3421-5aaa-8b4f-85806f394bac":{"definition":"الأرابيسك أو الرقش العربي كثيرة الاستعمال في الفن الإسلامي؛ وهي شكل تزييني مكون من بعدين، ويرتكز على تشبيكات سيقان والتفاف أوراق مما يخلق شكلا مستمرا، يتشارك أحيانا مع زخارف حلزونية أو مع عناصر هندسية.","spellings":["أرابيسك","الرقش العربي","رقش عربي"]},"1967d28e-68f6-5e68-b680-9a66e81477fb":{"definition":"القائد الأعلى للجيش. كان الأتابكة يعينون أولياء على الأمراء السلجوقيين الشباب الذين يعملون كولاة على مدن كبرى، لكنهم قووا نفوذهم، وعززوا مع الوقت استقلاليتهم.","spellings":["أتابك","أتابكة","أتابكي","أتابكيان","أتابكية","الأتابكة","الأتابكي","الأتابكيان","الأتابكية"]},"7b9c0eb4-b88c-5f12-a29c-fb04001f136d":{"definition":"من العربية \"الطيفور\". قصعة أو طبق مقعر مميز للإنتاج الخزفي في الأندلس.","spellings":["الطيافير","الطيفور","الطيفوران","الطيفورين"]},"78fafab8-3f5e-5796-824d-1b42baff7c16":{"definition":"من العربية \"توريق\". استوحي هذا الزخرف من ورقة الأقنثة الكلاسيكية، وأصبح يقدم أشكالا من النباتات المنمنمة، واستعمل استعمالا وافرا في الفن الإسلامي الإسباني.","spellings":["التوريق","توريق"]},"b5ff90ab-5823-5d04-95e0-dc19f7472200":{"definition":"مصطلح أسباني وبرتغالي كثير التداول في كل بلاد المغارب، يدل على بلاطات الخزف المبرنقة التي يتم تجميعها من أجل خلق أشكال كبيرة، وبالأخص من أجل كسوة جدران صحون المساجد والقصور. انظر أيضا \"زليج\".","spellings":["الزليج","الزليجة","زليج","زليجة"]},"def77096-6c70-5cc6-8614-c1a6edfaa358":{"definition":"فنان عثماني. لم ينتج شخصيا الخزف إلا أنه يتم ربطه بالمرحلة الأولى للخزف العثماني المنتج في إزنيق (نهاية القرن 9 الهجري/القرن 15 الميلادي) والمسمى \"خزف بابا نقاش\".","spellings":["بابا نقاش"]},"e44ace71-d122-5c82-bf6b-34a79ff4b2d8":{"definition":"بمعنى أولاد تستخدم لتشير إلى مجموعة من الناس تنتمي إلى عشيرة أو قبيلة معينة، وصيغة المفرد منها ابن","spellings":["بني أو بنو"]},"b8c40deb-d541-5941-870e-bbb5a22c7520":{"definition":"جمعها \"بيوت\"، قاعة أو غرفة وفي بعض الحالات منزل. بيت الحكمة: المحكمة. بيت الديوان: قاعة الاستقبال. بيت النار: المرجل. انظر أيضا دار ؛ قصر.","spellings":["البيت","البيتان","البيتين","البيوت","بيت","بيتان","بيتين","بيوت"]},"9f0f473b-d1c4-579a-830e-8c67cf9124bc":{"definition":"سوق عمومي أو ساحة مخصصة للتجارة؛ سوق مغطى مجهز بأبواب (فارس), انظر أيضا أراستا وبيديستان وقيصرية وسوق.","spellings":["البازار","البازارات","البازاران","البازارين","بازار","بازارات","بازاران","بازارين"]},"816929a9-190c-57b7-8bc6-469a25050fac":{"definition":"قائد إمارة مستقلة؛ لقب احترام منح لشخص من الطبقات العليا؛ لقب حمله الملوك المنافسون للسلطان. \nبيلرباي: باي البايات، أكبر رتبة في الحكومة الإقليمية للإمبراطورية العثمانية. بيلكية، بيلك: سيادة أو مجال ترابي تحت سيطرة باي. انظر أيضا آغا، وداي","spellings":["الباي","البايات","البايان","باي","بايات","بايان"]},"ac325296-5e0b-5e3e-b8c7-d6a3a6d559ca":{"definition":"تُسمى أيضاً «المشرق العربي»، أو «سورية الكبرى»، وتضم حالياً كلاً من سورية، والأردن، ولبنان، وفلسطي","spellings":["بلاد الشام"]},"b6c3a09c-964b-5dd3-a091-e608967fe6ff":{"definition":"القائد الأعلى في الدولة الإسلامية. والخليفة هو من كان يخلف الرسول في قيادة المسلمين","spellings":["الخليفة","خليفة"]},"c2953466-916b-57e9-9f3b-409c9af9afa1":{"definition":"يشكل \"فن الكتابة الجميلة\" (اليوناني) أحد أبرز تعبيرات الثقافة الإسلامية. وبما أن اللغة العربية مرتبطة بالوحي في الإسلام، فإن الكتابة كانت لها دلالات روحية عميقة، واعتبرت كرمز للجمال والغموض. يوجد العديد من الخطوط الكتابية التي تتميز باختلافات بحسب الفترة والمكان والسياق؛ ولازال العديد من فناني العالم الإسلامي يزاولون فن الخط لحد الآن. انظر أيضا كوفي وديواني وفارسي ومغربي – أندلسي وريحاني ورقعة وتعليق وثلث.","spellings":["الكتابات","الكتابة","كتابات","كتابة"]},"801f574d-c2f6-52a3-ae7c-6a0074f1c59b":{"definition":"كلمة من أصل فارسي. نزل أو فندق يتواجد على حافة الطرق الرئيسية موفرا المسكن للمسافرين، والمخزن الآمن لسلعهم. انظر أيضا فندق وخان ووكالة.","spellings":["الخان","الخانات","الخانان","الخانين","خان","خانات","خانان","خانين"]},"90c8aeb0-fee7-5ad8-b2e8-525f87d18e3a":{"definition":"قلعة، حصن، عادة مايمثل وسط مدينة ما. قصيبة: قصبة صغيرة، اسم حي بمدينة بيزرت في تونس. انظر أيضا حصن، قلعة.","spellings":["القصبات","القصبة","القصبتان","القصبتين","قصبات","قصبة","قصبتان","قصبتين"]},"f583303a-89d1-5e38-9f75-1188be1c39d3":{"definition":"المسيحيون المصريون، الذين سكنوا مصر قبل الإسلام. كان لهم ثقافتهم، ولغتهم القبطية، وتقويمهم الخاص","spellings":["قبط"]},"44562f82-b0b6-5353-939a-47fccfb7fa3c":{"definition":"الكتاب المقدس لدى المسلمين، نزل وحياً عبر الملاك جبريل إلى الرسول محمد، باللغة العربي","spellings":["القرآن","قرآن"]},"f3052f85-4db5-5572-a790-f3dc9a248659":{"definition":"(ج. دور) منزل. دار الإمارة: منزل الوالي. دار الإسلام: مجال الإسلام؛ بلدان تحت السيطرة الإسلامية؛ بينما كانت البلدان التي لاتخضع للسيطرة الإسلامية تعتبر كمجالات حرب. دار الحديث: مدرسة تمكن من دراسة الحديث. دار الهجرة: منزل للنزوح. دار الحفاظ: مدرسة متخصصة في حفظ القرءان. دار القرءان: مدرسة لتعليم قراءة القرءان. دار الشفاء: مستشفى. دار الطب: مدرسة كان تدرس بها العلوم الطبية. انظر أيضا بيت، قصر.","spellings":["الدار","الداران","الدارين","الديار","دار","داران","دارين","ديار"]},"a4f8f7c7-245b-5188-b8fe-8085676b0785":{"definition":"ضريح، انظر أيضا مقام، قبة، تربة.","spellings":["أضرحة","الأضرحة","الضريح","الضريحان","الضريحين","ضريح","ضريحان","ضريحين"]},"b64a1f79-8f29-5ad4-8e98-379f8e05cb1b":{"definition":"عضو في طريقة دينية مسلمة معروفة بممارساتها التعبدية.","spellings":["الدراويش","الدرويش","الدرويشان","الدرويشين","دراويش","درويش","درويشان","درويشين"]},"3230cdd8-ec0e-5aa1-9b44-adc5716d86b8":{"definition":"مكتب الحكومة؛ قاعة الجلسات، قاعة الاستقبال؛ مجموعة شعرية. ديوان الحميون (تركية): مجلس إمبراطوري يترأسه الوزير الأعظم ويشكل الجهاز المركزي للحكومة التركية.","spellings":["الدواوين","الديوان","الديوانان","الديواني","الديوانيين","دواوين","ديوان","ديوانان","ديواني","ديوانيين"]},"c77b27a2-a0b9-5b4b-903b-008ba93b0842":{"definition":"المسجد الرئيسي 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الكتابة.","spellings":["الفارسي","فارسي"]},"15f99ce5-e2bb-5a62-b80f-3c61ce352a95":{"definition":"الطراز الفني في أوروبا الشمالية وإسبانيا، في الفترة من القرن السادس الهجري وحت ی العاشر الهجري/الثاني عشر الميلادي، حتى القرن السادس عشر الميلادي. انتقل إلى العالم الإسلامي عبر الفرنجة","spellings":["قوطي"]},"2fb79a2a-639b-5703-9b25-ab627b16aef8":{"definition":"هبة على شكل أراضي توهب إلى الأبد، وتخضع لبعض الشروط، لفائدة مسجد أو أي مؤسسة دينية مثل مدرسة أو خانقاه أو مؤسسة مدنية مثل سبيل أو حتى منزل. انظر أيضا وقف.","spellings":["أحباس","الأحباس","التحبيس","الحبوس","تحبيس","حبوس"]},"c18561f3-9ed2-5c21-92a7-c3476d781d57":{"definition":"حرفيا \"أقوال\". مجموع السنن المرتبطة بأقوال وأفعال الرسول محمد وأصحابه. دار الحديث: انظر دار.","spellings":["Hadis","أحاديث","الأحاديث","الحديث","الحديثان","الحديثين","حديث","حديثان","حديثين"]},"cccf5396-0f64-5785-9f34-bb8b7a5ffd5b":{"definition":"الحج هو إحدى الركائز الخمس للإسلام التي يجب على كل المؤمنين القيام بها إلى مكة والأماكن المقدسة ولو مرة واحدة في عمرهم إذا ما توفرت لهم السبل إلى ذلك. تؤدى هذه الأخيرة شهرين بعد رمضان، وتنتهي بعيد الأضحى. أما العمرة فتشمل تقريبا على نفس الشعائر الدينية إلا أنها لاتقام في نفس الفترة؛ وهي تعرف أهمية متصاعدة بسبب الصعوبات المرتبطة باستقبال العدد المتكاثر من الحجاج (أزيد من ثلاث ملايين) الذين يريدون أداء فريضة الحج.","spellings":["الحاج","الحاجان","الحج","الحجاج","الحجيج","حاج","حاجان","حج","حجاج","حجيج"]},"fc74d5ab-7517-53a5-9a58-0cb34c65fec8":{"definition":"حمامات عمومية أو خاصة. قاعة خلع الملابس؛ تركية: سويونمالك. القاعة الساخنة. نظام تسخين الأرضية والجدران والتي تعتمد على البخار في المساكن والحمامات الرومانية. القاعة الدافئة التي يستريح فيها المستحم بعد الاغتسال؛ تركية: إليكليك. كما يوجد في الحمامات التركية ممر يسمى \"أراليك\" بين سويونمالك والإليكليك؛ خلوات: قاعات خاصة في الحمامات العمومية؛ تراسليك: قاعة صغيرة مستعملة لإزالة الشعر. وفي الحمامات السورية أيضا: براني (حرفيا خارجي): الغرفة الباردة في الحمامات الموجودة على العموم في أبعد نقطة عن المرجل؛ جواني: الجزء الداخلي القريب من المرجل – قاعة البخار- وسطاني: قاعات فاصلة تدعى \"قاعات الماء البارد\". انظر أيضا: مقصورة.","spellings":["الحمام","الحمامات","الحمامان","الحمامين","حمام","حمامات","حمامان","حمامين"]},"d71360cd-eac1-5408-b6b3-59ad3d8464b9":{"definition":"حرفيا في اللغة العربية \"مقدس\"، \"محرم\". مكان مقدس. عمل محرم من وجهة نظر الشريعة. الحرم الشريف: المكان المقدس بمدينة القدس الذي يضم كلا من المسجد الأقصى وقبة الصخرة.","spellings":["الحرامان","الحرم","الحرمين","الحريم","حرامان","حرم","حرمين","حريم"]},"0ad8de69-3a63-53bc-8e1b-4c6cae853bca":{"definition":"فضاء الحياة العامة في البيت التركي. كذلك الصوفة.","spellings":["الحياة","حياة"]},"0f3fb66d-a491-591b-a0c2-56e11ec481aa":{"definition":"حرفيا \"اغتراب\"؛ نفي، مغادرة محمد لمكة في اتجاه المدينة عام 622 ميلادي. بداية التقويم الإسلامي الهجري الذي يرتكز على الدورة القمرية.","spellings":["الهجرات","الهجرة","هجرات","هجرة"]},"dcd58376-8ba5-5488-bec0-53d4cf2fa497":{"definition":"وصف نثري للنبي محمد. \"حلية الشريف\": مدح وصفي\" للرسول، عمل فني يبرز \"هذا الوصف الشريف\".","spellings":["الحلل","الحلية","حلل","حلية"]},"3d299572-ee10-5a78-93a1-b50bfe645ec5":{"definition":"قصر محصن. انظر أيضا قلعة، قصبة.","spellings":["الحصن","الحصون","حصن","حصون"]},"ee2f26d8-e2ea-53a3-b764-2204e426e058":{"definition":"التسمية التي كان يطلقها المسلمون على شمال أفريقيا، وغالباً ما كانوا يقصدون بها منطقة تونس الحالية.ليلاً، حيث التقى الانبياء ممن سبقوه، وصلَّى بهم. أما المعراج فهي رحلة الرسول الصاعدة إلى السماء ووصل إلى سدرة المنتهى عند العرش الإلهي"},"441e3156-be30-517c-a195-12e2d3486ed8":{"definition":"وهو من يقود المسلمين في صلواتهم. كما تعني الشيخ المُعلِّم، أو الزعيم الروحي، لتقواه وحكمته. كما يمكن أن يطلق لقب إمام، أحياناً، على زعيم سياسي","spellings":["إمام"]},"070e713b-f503-5f87-be41-16cb73c070b4":{"definition":"المسجد الرئيسي الذي تقام فيه الصلوات اليومية وصلاة الجمعة. تركية: سامع؛ انظر أيضا مسجد.","spellings":["الجامع","الجامعان","الجامعين","الجوامع","جامع","جامعان","جامعين","جوامع"]},"32060b9a-7161-59c6-9be7-e3a6e3d49442":{"definition":"حرفيا \"الحديقة 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من القصائد بالاسلوب المثنوي، تستخدم الأبيات المقافية، وهي شكل محدد من الشعر الفارسي مناسبة للأعمال السردية الطويلة. تحظى خمسة نظامي بالتقدير لجمالها الشعري، وعمقها الأخلاقي، والتشابك الماهر بين العناصر التاريخية والأسطورية. وقد تركت هذه التحفة الأدبية تأثيرًا قويًا على الأدب الفارسي، حيث تمت دراستها وتقديرها لأهميتها الأدبية والثقافية.","spellings":["همزة"]},"cf7d3667-7d96-58e6-af31-c5d6fe2c71b8":{"definition":"مصطلح عربي يدل على نزل يضم مجموعة من المساكن يتواجد على الطرق الرئيسية للقوافل من أجل المسافرين (الحجاج والتجار) وحيث يمكن تخزين السلع, انظر أيضا كارافنسيراي، فندق، وكالة. تركية خان.","spellings":["الخان","الخانات","الخانان","الخانين","خان","خانات","خانان","خانين"]},"53d47884-ba36-5979-a58f-ff35b0bd8587":{"definition":"قماش مكون من العديد من القطع من أجل كسوة الكعبة بمكة؛ وهي قطع مطرزة بالحرير والذهب مع آيات من القرءان. تغير الكسوة كل سنة؛ ويتم التغيير خلال موسم الحج عندما تقطع الكسوة القديمة وتوزع على الحجيج. كما تسمى الأثواب المزينة بأشكال كتابية على شكل تعرجات والتي تغطي قبور الأضرحة كسوة (على سبيل المثال في فلسطين).","spellings":["الكسوات","الكسوة","كسوات","كسوة"]},"95fc5a14-1b29-5364-810a-69fc76087256":{"definition":"كتابة عربية ذات أحرف زاوية مجردة، استعملت في مصاحف الأزمنة الأولى للإسلام. يتم إرجاعها إلى مدينة الكوفة في العراق؛ وابتداءا من القرن 4 الهجري (10 الميلادي) أصبح الخط الكوفي قليل الاستعمال بسبب صعوبة قراءته. الكوفي المورق: كتابة تجمع بين الأسلوب الزاوي للأحرف والأشكال الزهرية والنباتية مثل الزهيرات، الشائعة خلال الفترة الفاطمية والأتابكية. انظر أيضا فن الكتابة.","spellings":["الكوفي","الكوفية","كوفي"]},"81dc2164-deae-5d1f-8a05-4e038d6354b1":{"definition":"مجموع البنايات الموزعة حول المسجد؛ بينما كانت البنايات الأخرى تتكون من دار الشفا (المستشفى)، والحمام والخان (المساكن) والعمارات (الحساء الشعبي) والمدرسة.","spellings":["الكليات","الكلية","كليات","كلية"]},"220ac6c9-5bbb-5494-a7d7-a1992e0113c3":{"definition":"حد أنواع الخزف المزجَّج. يتمُّ الحصول عليه بطريقة معقدة، حيث يتم تعريض أواني الخزف للشيِّ مع بعض أوكسيدات المعادن، مما يمنح أواني الخزف بريقاً مميزاً. ولقد تمَّ تطوير هذه التقنية منذ العصور الإسلامية المبكرة","spellings":["خزف ذو بريق معدني"]},"f2c933f6-93e1-5c11-a123-36ceacc8076f":{"spellings":["مضافة"]},"455c1318-16a9-50f2-9c44-6643a9de238c":{"definition":"مدرسة إسلامية متخصصة في العلوم الدينية (أصول الدين والقانون والقرءان إلخ.) ونزل للطلبة. يدل المصطلح اليوم على مدرسة. تركية: مِدرِيسي.","spellings":["المدارس","المدرسة","المدرستان","المدرستين","مدارس","مدرسة","مدرستان","مدرستين"]},"4d0ea53b-609e-5e3d-817e-8067fab67fc3":{"spellings":["مَجْلِس‬"]},"bd6ee598-f323-5770-a786-0151295aea83":{"definition":"صاحب الشرعية المطلقة في الحكم والإدارة","spellings":["ملك"]},"82f05a30-a07c-5d4f-83a3-2156afc3ed35":{"definition":"ضوء، فانوس، مصباح، منارة، انظر أيضا فنار.","spellings":["المنار","المنارات","المناران","المنارة","المنارين","منار","منارات","مناران","منارة","منارين"]},"af45d65f-d61d-59ed-bd55-76ee503119e9":{"definition":"بناية مكونة من وحدة أو العديد من الوحدات المعمارية تضم بشكل عام قبة تحتضن قبر شخصية دينية هامة. موضع للعبادة والحج. انظر أيضا ضريح، قبة، تربة.","spellings":["المقام","المقامات","المقامان","المقامين","مقام","مقامات","مقامان","مقامين"]},"f2ec79dc-0998-56d5-8cc2-bce2d4228e77":{"definition":"موضع للتعبد. انظر أيضا ضريح، مقام، قبة، تربة.","spellings":["المشاهد","المشهد","المشهدان","المشهدين","مشاهد","مشهد","مشهدان","مشهدين"]},"3bcfdeb5-5c8a-58e9-8dfd-9ad2a9f98fdb":{"definition":"ستار مكون من تشابيك خشبية مكونة من قطع الخشب المخروط والمجمع من أجل تكوين شبكة نافذة. تركية: مِشرِبية.","spellings":["المشربيات","المشربية","المشربيتان","المشربيتين","مشربيات","مشربية","مشربيتان","مشربيتين"]},"e99f9b90-c624-5aa1-815f-a47f478f7da3":{"definition":"مدينة، حي قديم، وسط مدينة مستقل. أيضا اسم إحدى مدن العربية السعودية حيث هاجر المسلمون في سنة 622 ميلادية، والتي دفن بها الرسول محمد.","spellings":["المدن","المدينة","المدينتان","المدينتين","مدن","مدينة","مدينتان","مدينتين"]},"e7f7d170-9ce3-5eb5-8c00-b201155164d8":{"definition":"تجويف في جدار القبلة في المسجد، يدل المصلِّين على اتجاه الكعبة في مكة. وأحياناً يدلّ على مكان المحراب قوس، أو زخارف مميزة، في قاعة الصلاة","spellings":["محراب"]},"a7da3b34-cced-5cac-bca5-7cde2160fdbf":{"definition":"مكان مرتفع في قاعة الصلاة، من خشب أو رخام، يرتقي إليه الإمام أو الخطيب لإلقاء خطبة يوم الجمعة","spellings":["منبر"]},"b2f40fe6-7d9e-55fe-91fd-b02fa7f5b5a2":{"definition":"اسم أعطي في الممالك المسيحية بشبه الجزيرة الأيبيرية للمسلمين الذين اعتنقوا رسميا المسيحية بعد \"الاسترجاع\".","spellings":["المورسكي","المورسكيان","المورسكيون","المورسكيين","مورسكي","مورسكيان","مورسكيون","مورسكيين"]},"d9555abf-9d44-5fae-95f4-b894702cfcd9":{"definition":"من العربية مستعرب، فرد من الأقليات المسيحية التي سمح لها الحكام المسلمون بالعيش كأهل الذمة الذين كانوا يعيشون في الأندلس والذين حافظوا على ديانتهم وتنظيمهم الكنسي والقضائي.","spellings":["المستعرب","المستعربان","المستعربة","المستعربون","مستعرب","مستعربان","مستعربة","مستعربِون"]},"9c8d51a2-cb58-59b3-92e4-fecb1ca87eb4":{"definition":"من العربية مدجن، مسلم سُمح له بالبقاء ضمن الغزاة المسيحيين دون تغيير ديانته، مقابل ضريبة. ويستعمل كذلك النعت \"مدجن\" للدلالة على صناعة تقليدية بدأت تحت السيطرة الإسلامية واستمرت لفائدة العملاء المسيحيين بعد الغزو المسيحي.","spellings":["المدجن","المدجنان","المدجنة","المدجنون","المدجنين","مدجن","مدجنان","مدجنة","مدجنون","مدجنين"]},"4c8c2130-e69d-5ae6-b03b-7dc72bf78f7a":{"definition":"صيغة الإسم بمعني المُلك و المملكة، وعادة ما ينقش على الزخارف و المخطوطات لتزين المواد الفاخرة التي تعود إلى الملوك و السلاطين","spellings":["مُلك"]},"bd2ffd1a-1d12-5fc1-ab6b-b186e0622cb6":{"definition":"زخرف معماري على شكل هوابط أو عش النحل يزين العديد من السطوح بما فيها القبب والكوابيل. في بلاد المغارب، مقربص.","spellings":["المقرنص","المقرنصات","مقرنص","مقرنصات"]},"b43d4539-8c8e-5de3-ba56-a72f1632c7c8":{"spellings":["مرة"]},"8ffa05a8-a165-5e2c-b72e-27e8d5f953ac":{"definition":"مصطلح يعني حرفيا \"منقول\". أحد أساليب فن الكتابة الإسلامية الأكثر انتشارا والمستعمل في المصاحف والكتب الأخرى. يجمع هذا الأسلوب بين لويونة الأسلوب الفارسي وانسجام الكتابة الكوفية. تركية: نسيخ.","spellings":["النسخي","النسخية","نسخي","نسخية"]},"ea9e06ca-7872-5541-9ac2-11302f8890c2":{"definition":"لقب شرفي تركي معرب تحت شكل باشا.","spellings":["الباشا","الباشوات","باشا","باشوات"]},"dc0561a2-2592-560f-8a87-20cd58a96753":{"definition":"من رأس الكتف الأيمن إلى نهاية الكتف الأيسر.","spellings":["قبة"]},"afa2f843-fdd4-5a67-9298-c7381518b3c8":{"definition":"بناء حصين، يستخدم لأغراض دفاعية، يتمتع بالأسوار العالية المنيعة، والأبراج، وكوات رمي السهام","spellings":["قلعة"]},"59b4beee-e4d9-52ef-99f1-2a66945a3694":{"definition":"مصطلح يدل على لوحات البلاطات المبرنقة القادمة من مدينة قاشان الإيرانية حيث كانت البلاطات المخصصة لزخرفة المعالم تنتج خلال الفترة السلجوقية. استعمل المصطلح من طرف الرحالة المغربي، ابن بطوطة، أثناء زيارته لإيران للدلالة على لوحات التبليط التي ذكرته بالزليج في بلاد المغارب.","spellings":["القاشاني","قاشاني"]},"c47920b0-c22e-53d0-aa8c-93eb3956ca0e":{"definition":"من اللاتينية كاستروم. قصر، حصن. قُصير: تصغير لقصر. تركية: كصر. انظر أيضا بيت، دار.","spellings":["القصر","القصران","القصرين","القصور","قصر","قصران","قصرين","قصور"]},"0089ce74-d5cd-57d2-bbe4-c8de79b156c9":{"definition":"اتجاه الكعبة، حيث يتوجَّه المسلمون في صلواتهم","spellings":["قبلة"]},"c39cd815-3b51-5b89-a4e4-5e9f2c0ca622":{"definition":"قبة، تجاوزا ، صرح أو غرفة مبنية فوق قبر ولي صالح أو شخصية هامة، متميزة في أغلب الأحيان بقبة. تركية: كبة (قبة فقط).","spellings":["القبب","القبة","القبتان","القبتين","قبب","قبة","قبتان","قبتين"]},"87260489-dd79-59f8-a295-dd2d8f65524a":{"definition":"مصطلح مستعمل بشكل واسع، وفي بعض الأحيان بشكل عام، للدلالة على فخار مدينة الرقة السورية الذي يتضمن خزفيات مختلفة مثل **الفخار المبرنق** الأسمر الداكن والفخار المسمى **عجين الحجر** ذي الزخرف المدهون تحت طلاء أحادي اللون أو متعدد الألوان."},"9a8096ea-a204-590a-8744-2ddf28c2b6b8":{"definition":"سياج حائطي محصن من أجل الجنود-النساك (أفريقيا الشمالية)؛ نزل من أجل الحجاج (مصر المملوكية وفلسطين وسورية). اسم مدينة الرباط مشتق من رباط الفتح، وهي التسمية التي كانت تحملها المدينة عند تأسيسها في نهاية القرن 6 الهجري/12 الميلادي.","spellings":["الرباط","الرباطات","الربط","رباط","رباطات","ربط"]},"99e11148-863b-5916-afb5-d3b71fb5abe5":{"definition":"عنصر زخرفي على شكل نصف سعيفة. أحد الأشكال الأكثر شعبية وبساطة في الفنون الزخرفية الإسلامية، المستعمل على كل السطوح، بدءا من الخشب المنقوش إلى بلاطات الفخار. ظهر بشكل خاص في الرقش العربي (الأرابيسك)؛ ويشتق اسمه من الاسم القديم للأناضول.","spellings":["الروم","الرومي","رومي"]},"85c2ecc8-51b1-5e22-90ca-051cf297fa08":{"definition":"من بداية كف اليد إلى منتصف الكوع.","spellings":["ساعد"]},"a8525513-1742-5e9f-85de-bb2067ad9fb6":{"definition":"(جمعه سبل أو أسبلة) بناية مصممة من أجل توفير الماء الشروب؛ سقاية عمومية. تركية: سيبيل: غرفة يقدم فيها أحد الخدم مشروبات للعموم.","spellings":["أسبلة","الأسبلة","السبل","السبيل","سبل","سبيل"]},"98f32a82-0f8d-523b-b82b-b4c5d2090590":{"definition":"(جمعه سادة) سليل الرسول محمد. انظر أيضا شريف.","spellings":["السادة","السيد","السيدان","السيدين","سادة","سيد","سيدان","سيدين"]},"a0a0b21a-5425-5de1-8d04-b7fd7daeca8b":{"definition":"مسن محترم لتجربته وعمره، عارف، علامة في مجال العلوم الدينية، عضو في طريقة دينية، مولى صوفي. شيخ الإسلام: على رأس تراتبية علماء الفقه والحديث وأصول الدين الإسلامية.","spellings":["الشيخ","الشيخان","الشيخين","الشيوخ","شيخ","شيخان","شيخين","شيوخ"]},"c98013e1-9336-5b90-9d71-2658cca1e0ca":{"definition":"قب يطلق على كل من ينحدر من سلالة الرسول محمد، عبر ابنته فاطمة. تمتع الأشراف (السادة) بمكانة دينية مميزة، دائماً، وسياسية أحيان","spellings":["شريف"]},"3d198a73-3a55-5a34-b209-561c8dc2c58e":{"definition":"تعني في شكلها الصحيح \"شيعة علي\" \"حزب علي\". رفض الشيعة شرعية كل الخلفاء الذين تولوا الحكم بعد اغتيال علي (40 هجري/661 ميلادي)، ابن عم الرسول وصهره. انظر أيضا السنة.","spellings":["الشيعة","شيعة"]},"ddce3372-545d-5166-8dfc-c8bb72ab9fe8":{"definition":"طريقة زهد أو نسك إسلامية. مشتق من الصوف، تيلة غزل تستعمل من طرف الأتباع (الصوفيين)من أجل حياكة ألبستهم.","spellings":["الصوفية","صوفية"]},"c6c1f0b5-a735-54a6-b4c2-b29f31182464":{"spellings":["سحور"]},"aea62142-bf4f-5655-8c52-b1e856151ce7":{"definition":"القائد الأعلى والمطلق في ولاية أو مقاطعة إسلامية، وغالباً ما كان يحكم دون أن يؤثِّر على المكانة الاعتبارية للخليفة","spellings":["سلطان"]},"811580e5-c0b8-5c27-8c10-3a3a36bee143":{"definition":"حرفيا \"تقليد\". بالنسبة للإسلام السني، مجموع أحاديث الرسول التي يرتكز عليها علماء الفتوى وعلماء أصول الدين من أجل وضع القانون الإسلامي انطلاقا من القرءان. السني:تابع السنة. ينقسم السنة إلى أربع مذاهب هي المذهب الحنفي والمذهب الحنبلي والمذهب المالكي والمذهب الشافعي. السنة: نظام سياسي وديني معارض للشيعة. انظر أيضا فقه، شيعة.","spellings":["السنة","السنن","سنة","سنن"]},"08fa434b-cde7-5b8b-be42-9e2217634cd8":{"definition":"مركز المدينة المسلمة، مركز الحياة الحضرية","spellings":["سوق"]},"b9925565-dd1a-5d2a-b600-c734be2f3586":{"definition":"جماعة، أو فرقة، أو حزب. ولقد ظهرت ممالك الطوائف في القرن الخامس الهجري/الحادي عشر الميلادي، بسبب انقسام الدولة الاسلامية في الأندلس إلى جماعات وفرق وأحزاب","spellings":["طائفة"]},"cc2bbcf5-54f0-5959-a72b-231b955a7d9c":{"definition":"واحد من الخطوط الرئيسية في فن الكتابة العربية الذي تم تطويره في بلاد فارس في القرن 9 الهجري (15 الميلادي). يتميز هذا الخط المستعمل أساسا في المراسلات الرسمية بخطوط رقيقة دون حروف المد. تركية: تعليق. انظر أيضا نصتعليق، فن الكتابة.","spellings":["التعليق","تعليق"]},"9b57e731-19ab-55da-8b80-25d31d0f41c3":{"definition":"ثلث. أسلوب خطي يشتق اسمه من حجم ريشة الكتابة المستعملة. تمكن إطالة أحرفه من الحصول على تشكلات زخرفية معقدة جدا. كان يستعمل في فن الكتابة، وفي الكتب والعمارة المدنية والدينية. وابتداءا من القرن 12 الهجري (18 الميلادي)، أضحى متداولا تداولا كبيرا على لوحات خاصة في الفن العثماني. تركية: سُلُس.","spellings":["الثلث","ثلث"]},"a054eff3-ab33-572b-8c6c-47a7d300c111":{"definition":"استعمل هذا المصطلح في الأول للدلالة على الكتابات المطرزة على النسيج، ثم دل على الألبسة النسيجية التي تحمل كتابات تعطي اسم الحاكم والورشة التي صنع فيها النسيج. كانت هذه العباءات تقدم من طرف الخليفة إلى الشعب الذي يريد تكريمه. دار الطراز: ورشات ملكية للنسيج تسير من طرف القصر.","spellings":["الطراز","الطرازات","طراز","طرازات"]},"5e33fb53-916f-516d-b614-5039d1c3c7ec":{"definition":"تغرة. مصطلح تركي يقصد به التوقيع الكتابي لسلطان عثماني على الوثائق الرسمية؛ وكان لكل سلطان تغرته الخاصة.","spellings":["التغرة","تغرة"]},"577792e7-dcb2-5783-bc01-836c6f2cded6":{"definition":"وزير، تركية: فيزير. كان الوزير الأكثر بروزا في التراتبية الإدارية يعرف بالوزير الأعظم، الوزير الأول. تركية: صدرأعزم (الصدر الأعظم).","spellings":["الوزراء","الوزير","الوزيران","الوزيرين","وزراء","وزير","وزيران","وزيرين"]},"38031924-6b4f-5fb1-9337-c0222f9b16d2":{"definition":"هبة أبدية، تكون بوجه عام عبارة عن أراضي أو ملكية كانت تخصص مداخيلها لصيانة المؤسسات الدينية. وقفية: عقد هبة وقف ما. تركية: فقيف، فقفيي انظر أيضا حبوس.","spellings":["أوقاف","الأوقاف","الوقف","وقف"]},"9d0320cb-1068-5d1a-bb89-97a0628cb0f4":{"definition":"مؤسسة تجارية تضم منازل للتجار. انظر أيضا كارافنسيراي، فندق، خان.","spellings":["الوكالات","الوكالة","وكالات","وكالة"]},"c7ce411f-9d53-5566-8a9c-a1744854bc80":{"definition":"رتبة قائد في الجيش التركي. آغا في اللغة التركية. انظر أيضا باي وداي.","spellings":["آغا","آغاوات","آغاوان","آغاوين","الآغا","الآغاوات","الآغاوان","الآغاوين"]},"bcebf34c-f01e-5220-896e-b24e7d5c3220":{"definition":"نزل للتجار وراحلتهم، متجر للسلع، مركز للتجارة. انظر أيضا كارافانسيراي، خان، وكالة.","spellings":["الفناديق","الفندق","الفندقان","الفندقين","فناديق","فندق","فندقان","فندقين"]},"76676210-58c4-5de1-89e6-594e4175ceac":{"definition":"مؤسسة للتعليم الديني مخصصة لتكوين الشيوخ؛ موضع حج مرتبط بولي صالح مبني في المكان الذي ازداد أو عاش فيه. يدل المصطلح أيضا في تركيا على تكة صغيرة، منزل للدراويش والمسافرين. انظر أيضا خانقاه، تكة، تكية.","spellings":["الزاوية","الزوايا","زاوايا","زاوية"]},"9aa57c3b-8983-5efb-9663-8813a2e47d5c":{"definition":"بلاطات صغيرة من الفخار المبرنق أو كسر من البلاطات الموضوعة على شكل فسيفساء من أجل تكوين شكل هندسي معقد داخل أو خارج البنايات.","spellings":["الزليج","الزليجة","زليج","زليجة"]}}
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+ {"ca7cf5ed-e85c-5aa3-8a00-3c4a246314af":{"definition":"Name der Iberischen Halbinsel (Spanien und Portugal) zur Zeit der muslimischen Herrschaft von 711 bis 1492","spellings":["Al-Andalus"]},"117026df-c5dc-512a-9991-1ed2c434ee26":{"definition":"(wörtlich „der/die/das Weiteste“ bzw. „Fernste\") Der Begriff bezieht sich auf die Aqsa-Moschee in Jerusalem, die Muslime als erste Referenz der *qibla* (Ausrichtung des Gebets) und als wichtigsten heiligen Ort verehren. Von der Aqsa-Moschee aus soll die Himmelfahrt des Propheten stattgefunden haben.","spellings":["Al-Aqsa"]},"fb4643f3-3421-5aaa-8b4f-85806f394bac":{"definition":"Dekoratives Muster aus islamischer Zeit, bestehend aus verschlungenen Blattmotiven und geometrischen Formen","spellings":["Arabeske"]},"1967d28e-68f6-5e68-b680-9a66e81477fb":{"definition":"Oberbefehlshaber der Armeen. Das Wort stammt aus dem Türkischen und ist eine Zusammenziehung von *ata* („Vater“) und *beg* („Führer“). Ein Atabeg hatte die Aufgabe, seinem Fürsten die Kunst der Kriegsführung beizubringen.","spellings":["Atabeg"]},"e44ace71-d122-5c82-bf6b-34a79ff4b2d8":{"definition":"(Mehrzahl von Ibn) „die Söhne von“ in der Bezeichnung von Mitgliedern eines bestimmten Familienclans","spellings":["Banu"]},"ac325296-5e0b-5e3e-b8c7-d6a3a6d559ca":{"definition":"häufig auch mit den Begriffen „Levante“ oder „Groß-Syrien“ bezeichnete Region, die das heutige Syrien, Jordanien, Libanon und Palästina umfasst","spellings":["Bilad al-Scham"]},"b6c3a09c-964b-5dd3-a091-e608967fe6ff":{"definition":"(nach dem arabischen „Khalifa“) das Oberhaupt der Muslime in der Nachfolge des Propheten","spellings":["Kalif"]},"801f574d-c2f6-52a3-ae7c-6a0074f1c59b":{"definition":"einfache Unterkunft entlang der wichtigen Handels- und Pilgerwege. Hier konnten Reisende (meist Pilger und Kaufleute) übernachten und ihre Güter sicher verwahren.","spellings":["Karawanserei"]},"90c8aeb0-fee7-5ad8-b2e8-525f87d18e3a":{"definition":"Zitadelle und Residenz des örtlichen Herrschers, die zumeist auch das Zentrum einer Stadt bildete. Der Begriff Kasbah wird am häufigsten in den westlichen Ländern des Islam verwendet, d. h. in Tunesien, Algerien und Marokko.","spellings":["Kasbah"]},"f583303a-89d1-5e38-9f75-1188be1c39d3":{"definition":"mehrheitlich ägyptische Christen und Anhänger einer der ältesten Glaubensrichtungen innerhalb des Christentums mit Ablegern in Äthiopien und dem übrigen Ostafrika. Die Kopten haben ihre eigene Sprache und eine eigene Zeitrechnung.","spellings":["Kopten"]},"8f750e3f-a3f4-5b39-8f9c-97cbf1eb56ec":{"definition":"Militärführer, Fürst oder hoher Beamter","spellings":["Emir"]},"0f3fb66d-a491-591b-a0c2-56e11ec481aa":{"definition":"(wörtlich „Auswanderung“) der Exodus des Propheten Muhammad von Mekka nach Medina im Jahr 622; bezeichnet auch den Beginn der islamischen Zeitrechnung","spellings":["Hedschra"]},"d741661c-846f-560d-a11c-19720819ac9a":{"definition":"wörtlich „Sohn des“, oft Teil eines Namens. Bei der Bezeichnung eines Familienclans ist der Plural Banu/Beni gebräuchlich.","spellings":["Ibn"]},"ee2f26d8-e2ea-53a3-b764-2204e426e058":{"definition":"alter islamischer Name für eine Region, die in etwa dem heutigen Tunesien entspricht","spellings":["Ifriqiya"]},"441e3156-be30-517c-a195-12e2d3486ed8":{"definition":"islamischer Vorbeter, Führer, Kleriker oder anderes geistliches Vorbild. Imame zeichnen sich durch Reinheit und Weisheit aus. Zum Teil sind sie auch politische Führer.","spellings":["Imam"]},"98afafd6-f8b6-5d37-923e-752f4697a5a7":{"definition":"wörtlich „der Würfel“) kleiner Tempel in Mekka, der nach seinem Umbau zum Mittelpunkt des Islam wurde. Er soll ursprünglich vom Propheten Abraham und seinem Sohn Ismail erbaut worden sein.","spellings":["Kaaba"]},"cf7d3667-7d96-58e6-af31-c5d6fe2c71b8":{"definition":"einfache Unterkunft entlang der wichtigen Handels- und Pilgerwege. Hier konnten Reisende (meist Pilger und Kaufleute) übernachten und ihre Güter sicher verwahren.","spellings":["Khan"]},"95fc5a14-1b29-5364-810a-69fc76087256":{"definition":"nach der Stadt Kufa in Irak benannte, charakteristisch eckige Schrift, die zu den frühesten Formen der arabischen Kalligrafie gehört","spellings":["Kufisch"]},"220ac6c9-5bbb-5494-a7d7-a1992e0113c3":{"definition":"glasierte Töpferei, die in einem komplizierten Brennverfahren mit Metalloxiden bearbeitet wird, um ihr einen luxuriösen metallischen Glanz zu verleihen. Die Technik wurde in frühislamischer Zeit in Mesopotamien entwickelt und verbreitete sich im gesamten islamischen Kulturraum.","spellings":["Lüsterware"]},"455c1318-16a9-50f2-9c44-6643a9de238c":{"definition":"islamische Schule für die religiöse Lehre (z. B. Theologie, Recht, Koran) und Unterkunft für Gelehrte","spellings":["Medrese"]},"bd6ee598-f323-5770-a786-0151295aea83":{"definition":"Titel mit der Bedeutung „Fürst“ oder „König“","spellings":["Malik"]},"e7f7d170-9ce3-5eb5-8c00-b201155164d8":{"definition":"meist konkave, manchmal auch flache Nische mit Spitzbogen in einer Moschee oder in einem Gebetsraum, die für das Gebet die Himmelsrichtung Mekkas anzeigt. Sie ist meistens der am aufwändigsten dekorierte Teil des Gebäudes.","spellings":["Mihrab"]},"a7da3b34-cced-5cac-bca5-7cde2160fdbf":{"definition":"erhöhte Kanzel für die Predigt während des Freitagsgebetes","spellings":["Minbar"]},"4c8c2130-e69d-5ae6-b03b-7dc72bf78f7a":{"definition":"„Königtum“ oder „Hoheit“ – ein Titel, der in kalligrafischen Verzierungen oft zur Schmückung luxuriöser, für den höfischen Gebrauch bestimmter Gegenstände benutzt wird","spellings":["Mulk"]},"bd2ffd1a-1d12-5fc1-ab6b-b186e0622cb6":{"definition":"stalaktitisches oder honigwabenartiges architektonisches Ornament. Es ist ein charakteristisches Element islamischer Architektur und kommt auf vielen Oberflächen zur Anwendung, etwa an Kuppeln und in die Wand eingelassenen Tordurchgängen.","spellings":["Muqarnas"]},"8ffa05a8-a165-5e2c-b72e-27e8d5f953ac":{"definition":"einer der weit verbreiteten Stile der arabischen Kalligrafie, zu dem auch eine leicht fließende Kursivschrift gehört. In seiner wörtlichen Bedeutung verweist der Begriff auf das „Kopieren“ und die Herstellung von Handschriften.","spellings":["Naskhi"]},"afa2f843-fdd4-5a67-9298-c7381518b3c8":{"definition":"Zitadelle oder Festung mit deutlich sichtbaren Verteidigungsanlagen wie unüberwindbar hohen Mauern, Türmen, Schießscharten und Glacis","spellings":["Qalat"]},"c47920b0-c22e-53d0-aa8c-93eb3956ca0e":{"definition":"(abgeleitet vom lateinischen *castrum*) Burg oder imposante Residenz","spellings":["Qasr"]},"0089ce74-d5cd-57d2-bbe4-c8de79b156c9":{"definition":"Lage der Kaaba, nach der die Gläubigen überall ihr Gebet ausrichten","spellings":["Qibla"]},"c39cd815-3b51-5b89-a4e4-5e9f2c0ca622":{"definition":"(wörtlich „Kuppel“) Grabmal über der Ruhestätte eines Heiligen, zu der üblicherweise eine Kuppel gehört","spellings":["Kubba"]},"30f08fe7-8bb1-504a-aa55-685d583ff5ba":{"definition":"Wiedereroberung der Iberischen Halbinsel durch die Christen, die acht Jahrhunderte arabischer Herrschaft beendete und eine Massenauswanderung von Muslimen zur Folge hatte","spellings":["Reconquista"]},"9a8096ea-a204-590a-8744-2ddf28c2b6b8":{"definition":"befestigte Anlage für Religionskrieger in Nordafrika; ein Hospiz für Pilger im mamlukischen Ägypten, Palästina und Syrien","spellings":["Ribat"]},"a8525513-1742-5e9f-85de-bb2067ad9fb6":{"definition":"öffentlicher Brunnen oder Gebäude, aus dem unentgeltlich Trinkwasser verteilt wurde","spellings":["Sabil"]},"b96fb0ed-83cb-5316-ab1d-f4e286f25845":{"definition":"Safaviden.","spellings":["Safaviden","Safavidisch"]},"c98013e1-9336-5b90-9d71-2658cca1e0ca":{"definition":"(wörtlich „der Ehrbare“) Nachkomme des Propheten Muhammad. Die Mitglieder von Familien, die ihren Stammbaum auf den Propheten zurückführen, bekleideten oft hohe religiöse oder politische Ämter.","spellings":["Scherif"]},"aea62142-bf4f-5655-8c52-b1e856151ce7":{"definition":"Titel, der „Herrscher“ bedeutet und normalerweise ein politisches Oberhaupt bezeichnet, dessen Autorität die nominelle Vorherrschaft des Kalifen nicht in Frage stellt","spellings":["Sultan"]},"811580e5-c0b8-5c27-8c10-3a3a36bee143":{"definition":"(wörtlich „Traditionen“) Der Begriff bezieht sich auf traditionelle Überlieferungen, die von Rechtsberatern und Theologen benutzt wurden, um unter Berufung auf den Propheten das im Koran niedergeschriebene islamische Recht mit der nötigen Autorität auszustatten.","spellings":["Sunna","Sunniten"]},"08fa434b-cde7-5b8b-be42-9e2217634cd8":{"definition":"der Markt als Mittelpunkt der islamischen Stadt und des urbanen Lebens","spellings":["Suq"]},"b9925565-dd1a-5d2a-b600-c734be2f3586":{"definition":"Abspaltung oder Gruppe. Der Begriff beschreibt üblicherweise den Zerfall des muslimischen Spanien in mehrere kleinere Königtümer während des 11. Jahrhunderts.","spellings":["Taifa"]},"577792e7-dcb2-5783-bc01-836c6f2cded6":{"definition":"Ehrentitel für hohe Verwaltungsbeamte oder Minister","spellings":["Wesir"]},"38031924-6b4f-5fb1-9337-c0222f9b16d2":{"definition":"von Steuern befreite Stiftung mit Land- oder Immobilienbesitz, deren Erträge für den Unterhalt religiöser Einrichtungen verwendet werden","spellings":["Waqf"]}}
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His works are considered among the earliest and most significant historical examples in the field of Iranian ceramics.","spellings":["Abu Zayd"]},"34f3c711-7719-5478-a311-2b54051f81d0":{"definition":"One of the 99 names of God, meaning The Just, fair.","spellings":["Adil","Adili","Al Adl","Al-Adili"]},"747e800c-2146-5632-889b-02f277a7ec61":{"definition":"From the Arabic word *Dawla*, meaning to turn, alternate, or come around in a cyclical fashion. The sense of alternating periods of fortune or misfortune led Arab writers to use the word when speaking of dynastic succession. In the 19th century, as Western distinctions between the state and the government began to filter into Muslim countries, Dawla became increasingly disentangled from its more personalistic connotations and began to be used almost exclusively in the sense of \"state\".","spellings":["Ad-Dawla","Al-Dawla"]},"201d853b-4474-51af-9e70-8502823535b6":{"definition":"The 48th Chapter/Surah of the Quran, meaning \"The Victory\". It is composed of 29 verses.","spellings":["Al-Fath"]},"b29a1eb8-4d03-527c-a470-6d9b2d53269c":{"definition":"The 1st Chapter/Sura of the Quran, meaning \"The Opening\". It is composed of 7 verses.","spellings":["Al-Fatiha","Al-Fātiḥah","Fatiha"]},"40da1488-6b0c-5407-91ab-fe344505219c":{"definition":"The 18th Chapter/Sura of the Quran, meaning \"The Cave\". It is composed of 110 verses.","spellings":["Al-Kahf"]},"55aae703-bcda-5ede-aedc-b02a0583cc19":{"definition":"The 67th Chapter/Sura of the Quran, meaning \"The Sovereignty\". It is composed of 30 verses.","spellings":["Al-Mulk"]},"1732d847-9072-5d1d-8fac-f261ec1dcf98":{"definition":"An Arab Muslim theologian, writer, and scholar, who was one of the first contributors of the principles of Islamic jurisprudence.","spellings":["Al-Shafi","Al-Shafi'i"]},"081c777a-a6b8-599a-b2cc-1ea7f2513031":{"definition":"Pottery jar for apothecaries’ ointments and dry drugs made in the Near East and in Spain and produced in Italy from the 15th through the 18th century. Since the jar had to be easy to hold, use, and shelve, its basic form was cylindrical but incurved for grasping and wide-mouthed for access.","spellings":["Albarello"]},"16131753-740a-5b87-bfb9-06606e67de19":{"definition":"A flag, banner or standard. They were carried next to a commander in a military campaign or were used in religious processions. They could be very different in shape and had geometric designs, sometimes with inscriptions. A metal *alem* could be mounted to the head of a pole.","spellings":["Alem"]},"b4b7cd95-2eef-5482-9f26-076ce3f742d8":{"definition":"First letter of the Arabic alphabet.","spellings":["Aleph","Alif"]},"fb4643f3-3421-5aaa-8b4f-85806f394bac":{"definition":"A designation for a two-dimensional ornamental pattern in Islamic art. Arabesques are constructed designs based on intertwined leaf stems and tendrils that create a continuous pattern sometimes in connection with scrolls or geometrical elements.","spellings":["Arabesque"]},"1967d28e-68f6-5e68-b680-9a66e81477fb":{"definition":"Commander-in-chief of the armies. Atabegs were appointed as tutors for young Seljuq princes acting as governors of important towns but they gained power and in time their independence.","spellings":["Atabeg","Atabek"]},"7b9c0eb4-b88c-5f12-a29c-fb04001f136d":{"definition":"From Ar. *tayfur*. Bowl or deep plate characteristic of al-Andalus ceramic production.","spellings":["Ataifor","Tayfur"]},"78fafab8-3f5e-5796-824d-1b42baff7c16":{"definition":"From Ar. *tawriq*. Stylised plant motif ornamentation inspired by the classical acanthus, much used in Hispano-Muslim art.","spellings":["Ataurique","Tawriq"]},"8383edc1-0cb4-52fa-9e3a-219b3a940129":{"definition":"(Pl. *ayat*) Verse in the Qur’an. Tr. ayet.","spellings":["Aya","Ayah","Ayat"]},"1af94c96-d6eb-511f-8cdd-4fca18aafa8e":{"definition":"A spring.","spellings":["‘Ayn","Ayn"]},"b5ff90ab-5823-5d04-95e0-dc19f7472200":{"definition":"A Spanish and Portuguese term for glazed tiles which have been set into a larger pattern to cover walls in courtyards of mosques and palaces. It is a term common all over the Maghreb. See also *zellij*.","spellings":["Azulejo"]},"def77096-6c70-5cc6-8614-c1a6edfaa358":{"definition":"Ottoman artist. Although he did not produce ceramics himself, he is associated with the early phase of Ottoman ceramics from Iznik (late AH 9th / AD 15th century), which is called “Baba Naqqash ware”.","spellings":["Baba Naqqash"]},"e44ace71-d122-5c82-bf6b-34a79ff4b2d8":{"definition":"Literally “sons of”, used to refer to members of a clan. Plural of *ibn / bin*.","spellings":["Bani","Banu"]},"9d8dd39e-6208-5b40-8479-7eb99bd94348":{"definition":"Blessings or bounty. Tr. *Bereket*.","spellings":["Baraka","Barakah","Barakat","Barkati","Bereket"]},"4191f5bc-9dab-51a1-8306-964a410fec3b":{"definition":"A type of jug.","spellings":["Batta"]},"b8c40deb-d541-5941-870e-bbb5a22c7520":{"definition":"(Pl. *biyut*) Room; in certain cases a house. *baytal-Hikma*: tribunal. *bayt ad-diwan*: reception hall. *bayt al-nar*: furnace, literally “house of the fire”. See also *dar*, *qasr*.","spellings":["Bayt","Bayt-al-diwan","Bayt-al-nar","Beyt","Biyut"]},"9f0f473b-d1c4-579a-830e-8c67cf9124bc":{"definition":"Public market or designated place for commerce; covered market with doors (Persia). Fr. bazar. See also *arasta*, *bedesten*, *qaysariyya*, *suq*.","spellings":["Bazaar","Bazar"]},"816929a9-190c-57b7-8bc6-469a25050fac":{"definition":"The ruler of an independent emirate; a title of respect for a man of the upper classes; title held by the sovereign vassals of the sultan. *Beylerbeyi*: The bey of beys: the highest rank in the provincial government of the Ottoman Empire. *Beylicat*, *beylik*: soverignty of or territory ruled by a bey. See also *agha*, *dey*.","spellings":["Bey","Beylicat","Beylik"]},"5f340924-0a32-5b50-8c50-755492945fed":{"definition":"In the Islamic world blue-and-white ceramics appeared in Mesopotamia in the AH 3rd / AD 9th century. Blue-and-white porcelain in China produced from the 8th / 14th century onwards had great influence in the Islamic world where it was collected at court and was imitated in the workshops of Ottoman Iznik and Safawid Iran.","spellings":["Blue-and-white"]},"73a9a2a0-a42b-53fb-aea6-1b24711d35fc":{"definition":"A usually glass collar on a candle socket to catch drippings or on a candlestick or chandelier to hold suspended glass prisms.","spellings":["Bobeche"]},"66ada953-471d-537e-9767-a3228aab765c":{"definition":"A charge in the shape of a solid diamond, rhombus, could also mean a bundle of cloths.","spellings":["Buqja"]},"b3b18f28-32c7-5836-ae64-e0df239443e1":{"definition":"The Byzantine empire (306 to 1453) which was preceded by the Roman empire and succeeded by the Ottoman Empire.","spellings":["Byzantine"]},"b6c3a09c-964b-5dd3-a091-e608967fe6ff":{"definition":"Ar. *khalifa* literally “successor”. The supreme head of the Muslim community. Caliphate: the territory under the power of the caliph.","spellings":["Caliph","Khalifa","Khalifah"]},"c2953466-916b-57e9-9f3b-409c9af9afa1":{"definition":"The “art of beautiful writing” (Greek) is one of the highest artforms of Islamic culture. As the Arabic language is connected with the revelation of Islam, calligraphy has deep spiritual undertones and is valued as a symbol of beauty and mystery. There are many types of calligraphy with variations according to period, place and context. Many artists of the Arab and Muslim world continue to practise calligraphy today. See also *diwani*, *farsi*, *kufic*, Maghribi-Andalusi, *muhaqqaq*, *naskhi*, *nas*ta’liq**, *rayhani*, *ruq’a*, *ta’liq*, *thuluth*.","spellings":["Calligraphy"]},"801f574d-c2f6-52a3-ae7c-6a0074f1c59b":{"definition":"From Persian. Hostel along main travelling routes to accommodate travellers and safeguard their goods. See also *funduq*, *khan*, *wikala*.","spellings":["Caravanserai"]},"90c8aeb0-fee7-5ad8-b2e8-525f87d18e3a":{"definition":"Fortress, citadel, usually equated with the city centre. Ar. *qasba*. *Ksiba*: small kasbah, the name of a neighbourhood in Bizerte, Tunisia. See also *hisn*, *qal’a*.","spellings":["Casbah","Kasbah","Ksiba","Ksibah","Qasaba","Qasba","Qasbah"]},"ecd12214-7b80-5d96-a6e4-054647695519":{"definition":"Curved concave sweep.","spellings":["Cavetto"]},"988f73c6-aa80-5184-979f-cc026b118caf":{"definition":"A frieze of geometric motifs, also meaning reminiscent of crenelations.","spellings":["Charafa"]},"e6ca4d52-63e1-5c91-8d45-5c007bd19735":{"definition":"Artistic motifs originally from China that were used in Islamic art reflecting the strong Chinese influence since the Mongol periods. Typical designs are cloudbands, lotus-flowers and fabulous creatures such as the qilin. See also blue-and-white, *hatayi*, Ming-style, wave-and-rock motif.","spellings":["Chinoiserie","Ming-style"]},"4a4e8df2-25b4-5abc-8037-677cf2232c30":{"definition":"A motif from Asia, typical of Ottoman art of the AH 9th–11th / AD 15th–17th centuries and consisting of triple balls arranged in the form of a triangle together with double wavy lines thought to symbolise leopard spots and tiger stripes.","spellings":["Chintamani","Çintamani"]},"4a12c207-113d-5b87-992e-9db5d88374f3":{"definition":"The first Muslim societies continued to use Byzantine solidus gold coins and Sassanian silver dirhams. In time, Qur'anic phrases, place of minting, names of caliph and sultan and Hijri date were added. With the Umayyad coinage revolution in AH 696–7 / AD 1296–7, pure epigraphic coins came into use. Akche: silver coin, basic unit of Ottoman money system; dinar: gold coin, equal to 10 dirhams; fils: copper coin.","spellings":["Coinage"]},"ecb796d7-8a47-5b6b-b1de-735827242cfc":{"definition":"\"Corals, like pearls, are an organic material which have earned their place within the world of precious stones. They are valued not only for their physical properties and beauty, but also because of their symbolic and spiritual properties. Corals are miniature sea organisms called polyps, which live in warm and clear waters. Their skeletons consist mainly of calcium carbonate, which hardens after a coral dies. Coral colonies are made up of individual coral “trees” which, while growing, intertwine. Corals come in many colors, but the most common is red in a variety of shades. \nCorals are widely used for jewelry and other decorative arts. Many traits, positive and negative, have been attributed to corals, and they are mentioned in the histories of all cultures that had the opportunity to encounter them. The Quran briefly mentions corals, as well as rubies, as the stones that symbolize celestial women in paradise. In Hindu culture, it is believed that the tender young leaves of the Kalpa tree, a symbolical offering to the gods, were made of corals. In general, corals symbolize loyalty and sacrifice, and have also been associated with cures for the plague and other diseases. Belief in the healing powers of the stone has affiliated it with the protection of children.\"","spellings":["Coral","Corals"]},"44562f82-b0b6-5353-939a-47fccfb7fa3c":{"definition":"Sacred text of the Islamic Revelation transmitted by the Archangel Gabriel to the Prophet Muhammad. From the root *qr*’, “to recite, to read”.","spellings":["Coran","Koran","Kuran","Qur’an","Quran"]},"61dd2431-5d5a-563f-98ea-305257d3eed8":{"definition":"Literally “dry cord”, a way of separating different coloured glazes on a tile during firing with greased cords. The term is also used for the technique of delineating the contours of a design with a mixture of wax or vegetable fat and manganese oxide. It is also known as “coloured glaze technique” in Turkish art and is seen in Turkey in the AH 9th–10th / AD 15th–16th centuries.","spellings":["Cuerda seca"]},"f3052f85-4db5-5572-a790-f3dc9a248659":{"definition":"(Pl. *dur*) House. *Dar al-imara*: Governor’s house. Dar al-Islam: Domain of Islam: countries under Islamic rule; where Islam did not rule was considered war territory. *Dar al-Hadith*: A school for studying the Hadith; Tr. *Darülhadis*. *Dar al-Hijra*: Abode for migration. *Dar al-khuffaz*: A school for training of memorising the Qur’an; Tr. *Darülhuffaz*. Dar al-Qurra’: school for teaching Qur’an recitation as a science ; Tr. *Darülkurra*. *Dar al-shifa’*: hospital; Tr. **darüşşifa**. *Dar al-tibb*: A school where the medical sciences were taught; Tr. *Darüttıb*. See also *bayt*, *qasr*.","spellings":["Dar","Dar al-Hadith","Dar al-Hijra","Dar al-imara","Dar al-Islam","Dar al-khuffaz","Dar al-shifa’","Dar al-tibb","Darülhadis","Darülhuffaz","Darülkurra","Darüşşifa","Darüttıb"]},"a4f8f7c7-245b-5188-b8fe-8085676b0785":{"definition":"Mausoleum. See also *maqam*, *mashhad*, *qubba*, *türbe*.","spellings":["Darih"]},"b64a1f79-8f29-5ad4-8e98-379f8e05cb1b":{"definition":"Member of a Muslim religious order noted for its devotional practices. Fr. *derviche*.","spellings":["Darvesh","Darwish","Derviche","Dervish"]},"a63b6fb1-4ed2-5e10-a649-69af7e23c299":{"definition":"Diamonds (today) are known as the most prized gemstones, but they have not always had this reputation. They were primarily valued for their physical properties, particularly their hardness and fire resistance. Due to these traits, numerous myths have been created about diamonds, some of which date back to the 17th century or before. Several powers have been attributed to the stone, including purification, invincibility, and even the ability to spontaneously create others of its kind. In ancient Arabic medicine there was a belief that diamonds could cure all illnesses of the body and mind. One of the most popular legends involving diamonds is of the so-called Diamond Valley. Dating from the 4th century BC, the legend speaks of an inaccessible valley filled with snakes and other terrifying creatures, the floor of which is covered with an endless amount of diamonds. This legend has further contributed to the idea that diamonds are rare and immensely hard to find.","spellings":["Diamond","Diamonds"]},"361e7ea5-af46-528c-85be-3f4949c08398":{"definition":"Date syrup.","spellings":["Dibs"]},"3230cdd8-ec0e-5aa1-9b44-adc5716d86b8":{"definition":"An office of government; audience hall, reception chamber; a collection of poems. Tr. divan; divan-ı Hümayun: the Imperial Council, chaired by the Grand Vizier, forming the central organ of the Ottoman government.","spellings":["Divan","Diwan","Diwani","Diwaniya"]},"16e5e640-a860-5917-bc5f-7e13a3825ded":{"definition":"\"Emeralds are gemstones from the beryl mineral group which develop in a hexagonal shape. The gemstone got its name because of its color (from the Greek *Smaragdos*, meaning green stone), and it is said to symbolize the force of cosmic life, strength and inner peace. \nEmeralds are considered to be the gemstones of alchemists, who believe the emerald of wisdom gives life to nature. In Central America, they are related to fertility. In ancient Egypt, emeralds decorated funerary jewelry of noblemen and other high-ranking individuals. Because the gems were extremely rare, green colored glass or pottery were sometimes used instead.\"","spellings":["Emerald","Emeralds"]},"8f750e3f-a3f4-5b39-8f9c-97cbf1eb56ec":{"definition":"A military commander, prince or senior official; the ruler of an emirate or principality; Tr. *emir*. amir akhur: *amir* responsible for sultan’s stables, camels and postal service; Tr. *emir* *ahur* or imrahor. amir al-Mu’minin: Prince of Believers; Tr. *emirü’l-müminin*. amir al-Muslimin: Prince of Muslims; Tr. *emirü’l-müslimin*. amir al-silah: *amir* responsible for arms. amir kabir: Great Amir. Fr. *émir*.","spellings":["Ahur","Amir","Amir Akhur","Amir al-Muslimin","Amir al-silah","Emir","Emirü’l-müminin","Imahor"]},"5d77d3cf-d7dc-59de-8fe9-16b4846e152d":{"definition":"Another name for slip, now largely obsolete.","spellings":["Engobe"]},"cd62ef51-dfea-5e66-a924-b9ac8fd72a21":{"definition":"A French term for maiolica, tin-glazed earthenware of post-Medieval Europe. Also a ceramic composed of a body of crushed quartz and an overlying glaze, common in the ancient Near East and Mediterranean. Capable of being moulded into small objects which were initially confused with earthenware with a white tin glaze and the term faience, incorrectly applied, has remained in use.","spellings":["Faience"]},"3fd5d8e5-d6d9-5084-a7bc-f270946f8c24":{"definition":"\"Farsi\" refers to the Persian language. It is primarily spoken in Iran, Afghanistan, and Tajikistan and is written in the Persian script. \n \n1\\. An inhabitant of Persia. 2. Cursive, particularly elegant calligraphic style which emphasises the curves of the Arabic letters by reducing the angular figures. See also calligraphy.","spellings":["Farsi"]},"38f9b696-41fe-5bb6-aea9-f97476afeed6":{"definition":"This term has different meanings: \n \nFez \nCity in northern Morocco \n \nFez \nA brimless cylindrical or somewhat cone-shaped hat with a flat top that usually has a tassel, is typically made of red felt, and is worn especially by men in eastern Mediterranean countries","spellings":["Fes","Fez"]},"9710d010-10f2-5ad9-b13d-b664a92335eb":{"definition":"A Persian poet who authored the Shahnameh. This monumental work stands as one of the most extensive epic poems ever composed by a single poet, and holds the esteemed position of being the preeminent epic within Persian-speaking nations.","spellings":["Ferdausi","Ferdowsi","Firdausi","Firdawsi"]},"d0646c28-55ab-53cc-8b64-e5685ee901fc":{"definition":"Firuzeh means \"turquoise\" in Persian.","spellings":["Firuza","Firuzeh"]},"30b4ea5c-4774-5bfc-bea3-025184b06e0f":{"definition":"A designation for a ceramic body consisting mainly of quartz and some glaze mixture. In the firing process the quartz and the glaze fuse to a white body, sometimes also called stonepaste.","spellings":["Fritware"]},"720487c1-6546-5ad8-96ce-6caedac4ddab":{"definition":"A leaf with illustration preceding the title-page of a book.","spellings":["Frontispiece"]},"dd2f9d46-df26-59b2-b682-78d2a3080826":{"definition":"Arabic word for happiness.","spellings":["Ghibta","Ghibtah"]},"e0e8a76f-5937-523a-b87b-6d2a0c6528d7":{"definition":"Applying gold to the surface of an artwork. Gilding can be applied to most materials, including marble, stone, stucco, wood, metalwork, ceramics, glass and paper. Different techniques are used to apply gold, as it can be applied in a light wash or as gold-leaf foil. Tr. *tombak*, gilded copper technique.","spellings":["Gilding (gold)","Tombak"]},"f2b2bdf4-e6b8-5c67-94e3-3fdbc00d8e88":{"definition":"A thin layer of glass is applied to the surface of a ceramic before firing. In the kiln firing the glaze fuses, protecting the ceramic and making it waterproof and suitable for different purposes. Lead glaze is transparent and soft but vulnerable to cracking and chemical deformation. Tin glaze: an opaque white glaze containing tin, developed in Baghdad in the AH 3rd / AD 9th century to rival Chinese porcelain and transmitted from there to Moorish Spain and then the rest of Europe. Faience, maiolica and Delft wares have tin glazing.","spellings":["Glaze"]},"04723e93-e903-5ff8-abd0-54ec24fd67cf":{"definition":"Italian, literally, “scratched”. The pottery vessels made in this technique have received a slip and a decoration that is incised through the slip showing the contrasting colour of the body. The decoration is then covered with an additional lead glaze.","spellings":["Graffiato","Sgraffito"]},"bf45b8ed-e1ac-5ab7-a72d-85c57ebcf786":{"definition":"A decorative ceramic glazing technique where the only colours used are the green of copper oxide and almost black manganese. At the end of the process, the whole composition is covered with a transparent layer of lead glaze.","spellings":["Green and manganese"]},"2fb79a2a-639b-5703-9b25-ab627b16aef8":{"definition":"A gift of real estate bequeathed in perpetuity under certain conditions in favour of a mosque or other religious institution, such as a *madrasa* or *khanqah*, or a civil institution such as a *sabil*, or even a house. See also *waqf*.","spellings":["Habus"]},"c18561f3-9ed2-5c21-92a7-c3476d781d57":{"definition":"Literally, “sayings”. Body of traditions related to the sayings and actions of the Prophet Muhammad and his companions. *Dar al-Hadith*: see *dar*.","spellings":["Hadis","Hadith"]},"78fbda06-59a1-5c53-968c-a29d97e17693":{"definition":"Haft rang is a type of decorative ceramic tile that is famous for its vibrant and colourful designs. Haft Rang Tiles have a long history, dating back to ancient Persia (modern-day Iran). They have been used for centuries to decorate architectural structures, palaces, mosques, and other important buildings. Becasue of this, these tiles are considered a significant part of both Persian and Islamic art and architecture.","spellings":["Haft rang"]},"15a4f195-ae31-5896-b05c-fd48066bbab1":{"definition":"In Persian literally “seven colours”. A polychrome glazing technique used in Persia in the Middle Ages, in which the pigments developed into brilliant colours under an alkaline glaze after a second firing.","spellings":["Haft-rang","Haftrang"]},"cccf5396-0f64-5785-9f34-bb8b7a5ffd5b":{"definition":"One of the five pillars of Islam: pilgrimage to Mecca and holy places, which all believers must accomplish at least once during their lifetime if they have the means to do so. By extension it also refers to someone who undertakes the pilgrimage. Hajj takes place two months after Ramadan and finishes with the Feast of Sacrifice (Eid al-Adha). ‘Umra has almost the same rituals as the Hajj but takes place outside the Hajj season. ‘Umra’s significance is growing because there is no means to house the increasingly large numbers (over three million) who want to go on Hajj.","spellings":["Hadj","Hadji","Haj","Hajj"]},"fc74d5ab-7517-53a5-9a58-0cb34c65fec8":{"definition":"Public or private bathhouse. Apodyterium: changing room; Tr. *soyunmalık*. Caldarium: hot room. Hypocaust: floor and wall heating system by steam in Roman baths and villas. Tepidarium: warm room where bathers would rest after bathing; Tr. *ılıklık*. Also in Turkish bathhouse: *aralık*: passageway between the *soyunmalık* and *ılıklık*; *halvet*: private chambers in a public bath; *traşlık*: small room used for the removal of body hair. Also in Syrian bathhouse: *barrani* (lit. “exterior”): the cold room of a bathhouse because it is usually located furthest from the furnace; *juwwani*: most interior part, closest to furnace – steam room; *wustani*: middle chambers designated as the “warm water chambers”. See also *maqsura*.","spellings":["Hamam","Hammam","Hammams"]},"d71360cd-eac1-5408-b6b3-59ad3d8464b9":{"definition":"Ar. literally “sacred”, “forbidden”. Sanctuary. An illicit act from the religious point of view. Haram al-Sharif: the Noble Sanctuary in Jerusalem including al-Aqsa Mosque and Dome of the Rock.","spellings":["Haram","Haramsarā","Harem","Harīm"]},"0ad8de69-3a63-53bc-8e1b-4c6cae853bca":{"definition":"Common living space in a Turkish house. Tr. also *sofa*.","spellings":["Hayat","Sofa"]},"0f3fb66d-a491-591b-a0c2-56e11ec481aa":{"definition":"Muhammad’s flight from Mecca to Madina in AD 622. The beginning of the Muslim Hijri (Hegira) calendar, which follows a lunar year.","spellings":["Hegira","Hijra","Hijrah"]},"dcd58376-8ba5-5488-bec0-53d4cf2fa497":{"definition":"A prose description of the Prophet Muhammad. Hilya-i Sharif: noble description of the prophet, a work of art bearing the noble description.","spellings":["Hilya","Hilye"]},"3d299572-ee10-5a78-93a1-b50bfe645ec5":{"definition":"Castle. See also *qal’a*, *kasbah*.","spellings":["Hisn"]},"07f9ade5-1099-54b3-9064-0e9a6525cda8":{"definition":"A seat or covered pavilion on the back of an elephant or camel.","spellings":["Houdar","Hourah","Howdah","Howder"]},"20ec2a87-3b3c-5cbe-94d3-205645c7a199":{"definition":"A pipe traditionally used for smoking flavoured tobacco in which tobacco is placed in a bowl and heated with burning charcoal, producing smoke that is drawn through an urn of water that cools it and then into a long tube with an attached mouthpiece.","spellings":["Hookah","Huqqa"]},"d741661c-846f-560d-a11c-19720819ac9a":{"definition":"Son of, used in names. To indicate a clan the plural form *Bani / Banu*. is used. Tr. –*oğlu*.","spellings":["Ben","bin","ibn"]},"1cde97a5-238a-57b7-ae98-c6e06d4dd4a2":{"definition":"A small metal pot, usually of copper, with a long metal handle, used for preparing Turkish, Arabic, or Greek style coffee. Could also refer to a spouted jug made of metal or clay, usually used for ablution.","spellings":["Ibrik"]},"78382734-788f-5068-b99e-3cc129b1f007":{"definition":"Political entity officially known as Iranzamin. It was established and ruled by the Mongol House of Hulagu.","spellings":["Ilkhanate","Ilkhanid"]},"441e3156-be30-517c-a195-12e2d3486ed8":{"definition":"One who presides over Islamic prayers, a guide, chief, spiritual model or cleric; sometimes also a political leader in Muslim society.","spellings":["Imam"]},"0b81a7a9-57fd-5a5c-b6f0-f67773236be6":{"definition":"Imam refers to a holy person in Shia Islam. Imamzadeh refers to their offspring.","spellings":["Imamzada"]},"a23158c9-7afc-5a3c-ad75-9ecc73727c13":{"definition":"A technique in which cut ivory, mother-of-pearl, tortoiseshell or the like are arranged in a geometrical pattern, often within a wooden framework.","spellings":["Inlaying"]},"ffd69886-00a2-5968-b0e0-16249a1412eb":{"definition":"A cultural and historical treasure in central Iran, often referred to as \"Nesf-e Jahan\" (Half of the World) due to its grandeur and beauty. Isfahan is famous for its stunning architecture, including the Imam Mosque, Sheikh Lotfollah Mosque, and the historic Naqsh-e Jahan Square. It has a rich history as a capital of the Persian Empire during the Safavid dynasty and is renown for its Persian handicrafts and exquisite tilework.","spellings":["Esfahan","Isfahan"]},"070e713b-f503-5f87-be41-16cb73c070b4":{"definition":"Main mosque where daily prayers and Friday prayers are celebrated. Tr. *cami*. See also *meşrebiye*.","spellings":["Cami","Djama'a","Djamaa","Djemaa","Jama","Jama'a","Jama’","Jamaa","Jami","Jami‘"]},"b1ec8e21-3e6a-5dda-9949-a516128c3408":{"definition":"An officer in the army of India, or any of several police or other officials of the government of India.","spellings":["Jamadar","Jamdar","Jemadar"]},"32060b9a-7161-59c6-9be7-e3a6e3d49442":{"definition":"Literally \"beautiful garden\". Heaven/Paradise. Tr. *cennet*.","spellings":["Cennet","Djena","Djenaïn","Djenan","Janna"]},"41bd67aa-d50c-5f48-99eb-3debc6dce503":{"definition":"Captain of the polo team/polo player.","spellings":["Jukandar"]},"2003ec95-a720-51cb-9dcd-774d9dc9f389":{"definition":"The text of the Qur’an can be divided into 30 equal sections. One-thirtieth is therefore called a *juz’* (pl. ajza). When Qur’ans were written in 30 volumes, as in Mamluk Egypt, one volume was a *juz’*.","spellings":["Ajza","Juz’"]},"98afafd6-f8b6-5d37-923e-752f4697a5a7":{"definition":"Literally “cube”. Temple in Mecca, the centre of the Islamic religion.","spellings":["Ka'bah","Ka‘ba","Kaaba","Kabah"]},"dde3bab2-6c93-59de-b512-d4ebe4ea584d":{"definition":"A usually cotton or silk ankle-length garment with long sleeves that is common throughout the Islamic world.","spellings":["Caftan","Kaftan","Khaftan"]},"a69e0be4-5747-5dbc-a7a3-cd85630b3c1d":{"definition":"Type of tile. The word kashi (tile) has derived from the name of Kashan City which has been well-known as the center of tile making and pottery industry since the early Islamic period.","spellings":["Kashi"]},"5805ea4d-515f-570c-944e-b39504e35c2a":{"definition":"This term has two meanings: \n \nHAND OF FATIMA \nThe “Hand of Fatima” or “Khamsa”, which can be found in souks all around Morocco, be it metallic, ceramic, coloured or made from camel bone, is a very widespread talisman. Khamsa means “five” and refers to the five fingers of the hand. Khamsa is an amulet which is typical of both the Islamic and Jewish religion. \n \nQUINTET OF POEMS \n\"Khamsa\" typically refers to the quintet of poems composed by the Persian poet Nezami Ganjavi in the 12th century. This collection, recognized as the \"Khamsa,\" which means five in Persian and Arabic, or \"Quintet,\" the term used in Europe, comprises five epic poems),\" “Makhzan al-Asrar” ( The Treasury of Mysteries), \"Khosrow and Shirin,\" \"The Seven Beauties,\" \"Eskandar-Nameh\" (The Book of Alexander), and \"Layla and Majnun.\" \"Khamsa\" is a compilation of Mathnawi poems, employing rhyming couplets, a specific form of Persian poetry well-suited for longer narrative works. Nezami's \"Khamsa\" is esteemed for its poetic beauty, moral depth, and the adept interweaving of historical and mythical elements. This masterpiece has left an enduring impact on Persian literature, being actively studied and appreciated for its literary and cultural significance.","spellings":["Hamsa","Hamza","Khamsa","Khamse","Khamseh"]},"cf7d3667-7d96-58e6-af31-c5d6fe2c71b8":{"definition":"Ar. Inn, lodgings on the main caravan routes for travellers (pilgrims and merchants) and where merchandise could be stored. See also *caravanserai*, *funduq*, *wikala*. Tr. *han*.","spellings":["Han","Khan"]},"2a3c0ddd-2061-5547-b807-78d7dfc8a700":{"definition":"A vast historical region in north-eastern Iran, known for its diverse culture and history. It encompasses several major urban centres, including Mashhad, the holiest city in Iran due to it being home to the Imam Reza Shrine. Khurasan has been a centre of trade, scholarship, and civilization for centuries, with influences from various dynasties and empires.","spellings":["Khorasan","Khurasan"]},"c7a6e5ba-2a85-5491-b7e4-4bdb152f4a22":{"definition":"A historically significant city and province located in south-eastern Iran. Kerman is renowned for its rich cultural heritage, including traditional crafts like carpet weaving, as well as its architectural marvels such as the Ganjali Khan Complex and the Jameh Mosque. The region is known for its desert landscapes, particularly the Lut Desert, which is a UNESCO World Heritage Site. Kerman is also celebrated for its unique cuisine, blending Persian and Baluchi flavours, and its pivotal role as a hub on the historic Silk Road, fostering trade and cultural exchange between the East and the West.","spellings":["Kerman","Kirman"]},"53d47884-ba36-5979-a58f-ff35b0bd8587":{"definition":"A cloth composed of different parts to cover the Ka’ba in Mecca. It is embroidered in silk and gold with Qur’anic verses. A new one is made each year. The change takes places during the Hajj, when the old *kiswa* is cut up and distributed among the people. Cloths with zigzag patterns of calligraphy that cover mausolea cenotaphs are also called *kiswa* (e.g. in Palestine).","spellings":["Kiswa","Kiswah","Kiswat"]},"64d6c154-9408-5c99-93c4-4d53ffce9b15":{"definition":"Book. Kitabat: inscriptions.","spellings":["Kitaab","Kitab","Kitabat","Kuttab"]},"c165399e-b08f-5181-841f-72a17449e691":{"definition":"Persian ceramic ware, painted in a free expressive style and covered with cracks. This conventional name came from a village in Daghestan, where in the 19th century huge amounts of Iranian Safavid pottery were concentrated.","spellings":["Kubachi"]},"95fc5a14-1b29-5364-810a-69fc76087256":{"definition":"An Arabic script of angular and stylised characters used in Qur’ans in the early period of Islam. It is attributed to the city of Kufa in Iraq. From the AH 4th / AD 10th century it was less used because it could be difficult to read. Foliated *kufic*: a script that combines the angular style of the letters with decorative floral and vegetal motifs as finials, popular during the Fatimid and Atabeg period. See also calligraphy. \n \nKufic script emerged as an Arabic script style, initially rising to prominence as the favoured choice for transcribing the Qurʾan and adorning architectural structures. Over time, it evolved into a point of reference and an exemplary model for various other Arabic scripts. Kufic script is characterised by its markedly angular form within the Arabic alphabet, originating in the initial copies of the Qurʾan.","spellings":["Kufic"]},"81dc2164-deae-5d1f-8a05-4e038d6354b1":{"definition":"An Ottoman Turkish term that refers to religious and charitable complexes comprising several buildings with the mosque is at the centre. The other buildings were the hospital, bathhouse, soup-kitchen *darüşşifa* (hospital), *hammam* (bathhouse), *han* (lodgings), *imaret* (soup-kitchen), *madrasa* (school).","spellings":["Külliye"]},"747c42e9-649d-5559-a7b6-1d32a0a36949":{"definition":"A ceramic technique (from Persian *lajvard*, – lapis lazuli) in which a monochrome coloured glaze was applied to a tile or vessel, which was then fired. The ceramic was then painted with an enamel colour and fired a second time. Like lustreware, *lajvard*ina wares were costly to produce and are only found in Ilkhanid Iran.","spellings":["Lajvard","Lajvardina"]},"961fe836-4b40-5496-978f-d23cca1475bd":{"definition":"A ceramic technique in which raised or incised lines separate the different colours of a painted vessel in order to keep them from fusing. This type of pottery was made in Syria and Iran in the AH 6th / AD 12th century.","spellings":["Laqabi","Laqabi ware"]},"f3dba2c3-a9fd-5b74-903f-49b2ea0ba680":{"definition":"Connected to blessings, meaning to whom it belongs, to the owner.","spellings":["Lisahibihi"]},"806d0653-a690-5716-8f8b-94ca4052b605":{"definition":"Term often designating lustre ceramic produced in Al-Andalus. \n \nFrom Spanish \"gilded ceramic\".","spellings":["Loza dorada"]},"220ac6c9-5bbb-5494-a7d7-a1992e0113c3":{"definition":"A ceramic technique in which a thin coating of metal oxide resulted in an iridescent and golden shining surface on glazed ceramics. The lustre technique was introduced to many different regions by travelling potters.","spellings":["lustre","lustre-painted ware","Lustreware"]},"ff94889d-f66f-5e04-bc88-5fba2822cea4":{"definition":"Location in southern Jordan, located 218 km from the capital Amman.","spellings":["Ma'an","Maan"]},"5673b322-36c7-5999-b728-0eab4e189123":{"definition":"Large basin, could also mean patissier.","spellings":["Ma'jna"]},"f2c933f6-93e1-5c11-a123-36ceacc8076f":{"definition":"Comes from ضيف (*dayf*guest). A *madafa* is a building or specific room within a home designated for receiving guests.","spellings":["Madafa"]},"455c1318-16a9-50f2-9c44-6643a9de238c":{"definition":"Theological institution that provided instruction on Islamic law (*shari’a*), jurisprudence (*fiqh*), Quran, Hadith, and Arabic, as well as accomodations for students. \n \nToday, a school. Fr. *medersa*, Tr. *medrese*.","spellings":["Madrasa","Madrasah","Madrasas","Madrasat","Madrassa","Madraza","Medrese","Medresse"]},"060fddee-5dfb-5fcb-a8e2-9adf565f8bfd":{"definition":"A keeper and driver of an elephant.","spellings":["Mahout","Mahut"]},"2c82480a-44bd-565c-9d5c-7b38307ae24e":{"definition":"Tin-glazed earthenware with painting on unfired glaze, typical of Spain and Italy, and believed to have been influenced by Islamic pottery techniques.","spellings":["Maiolica","Majolica"]},"4d0ea53b-609e-5e3d-817e-8067fab67fc3":{"definition":"(pl. majalis). Meeting hosted by the ruler or a high official. Designate also the audience hall in which the assembly was held.","spellings":["Majles","Majlis"]},"bd6ee598-f323-5770-a786-0151295aea83":{"definition":"One of the four Sunni legal schools of Orthodox Islam. Founded by Imam Malik and spread throughout the western Muslim world including al-Andalus.","spellings":["Malik","Maliki"]},"82f05a30-a07c-5d4f-83a3-2156afc3ed35":{"definition":"Light, lamp, beacon. See also *fanar*.","spellings":["Manar","Manara","Me'zana","Minar","Minaret"]},"991d6b1e-4feb-5ca1-b2e2-466e617e394e":{"definition":"A ceremonial handkerchief, could also refer to a napkin.","spellings":["Mandil","Mandilion"]},"af45d65f-d61d-59ed-bd55-76ee503119e9":{"definition":"Building of one or more architectural units, usually with a dome, that contains the tomb of an important religious figure. A place of worship, and pilgrimage. See also darih, *mashhad*, *qubba*, *türbe*.","spellings":["Maqam"]},"f2ec79dc-0998-56d5-8cc2-bce2d4228e77":{"definition":"Building of one or more architectural units, usually with a dome, that contains the tomb of an important religious figure. A place of worship, and pilgrimage. See also darih, mashhad, qubba, türbe. \nAdditionally, Mashhad, alternatively spelled as Mashad or Meshed, serves as the city and capital of the Khorasan-e Razavi province in north-eastern Iran. \n \nSee also darih, *maqam*, *qubba*, *türbe*.","spellings":["Mashad","Mashhad"]},"3bcfdeb5-5c8a-58e9-8dfd-9ad2a9f98fdb":{"definition":"Wooden lattice screens made of turned pieces of wood assembled to form a window grille. Fr: *machrabiyya*. Tr. *meşrebiye*.","spellings":["Mashrabiya","Mashrabiyya","Meşrebiye"]},"f176a992-6546-55ba-a3e5-6877adc61b76":{"definition":"Literally, “place of prostration”. A mosque where daily prayers are held, usually with the exception of the Friday prayers, which cannot take place in a *meşrebiye* owing to the absence of a *minbar*. Tr. *mescit*. See also *jami’*.","spellings":["Masjid","Mescit"]},"e99f9b90-c624-5aa1-815f-a47f478f7da3":{"definition":"Town, the old quarter, self-sufficient city centre. Also the name of a city in Saudi Arabia where the Muslims migrated in AD 622 and where the Prophet Muhammad is buried.","spellings":["Madina","Madinat","Medina","Medinat"]},"32178605-4854-58d8-b7b4-f35cf3cf68f4":{"definition":"Ascension of the Great Prophet Muhammad to Heaven to the throne of Allah, where he received the divine instruction for the five daily prayers (*salat*) for Muslims. Along with Muhammad’s night journey *Isrāʾ *from the “sacred place of worship” (Mecca) to the “further place of worship” (Jerusalem), the Mi’raj creates the two parts of the night journey of Muhammad.**","spellings":["Mi'raj"]},"e7f7d170-9ce3-5eb5-8c00-b201155164d8":{"definition":"Arched niche, usually concave but sometimes flat, in religious Islamic buildings indicating the direction of Mecca, which worshippers face when praying.","spellings":["Maharib","Mihrab"]},"1eec6d02-be45-5c34-aad1-32d6dd772a28":{"definition":"A designation for fritware pottery made at Kashan/Iran which uses enamel colours on a differently coloured ground (white, turquoise etc.) for ornamental and figural painting and inscriptions. \n \nMinakari, also known as Minai, is a traditional Persian enamelworking technique, distinguished by intricate designs and vibrant colours. This art form involves applying colourful enamel paints onto metal surfaces, such as copper, and then firing them in a kiln to achieve a glossy and durable finish. Minakari often features intricate patterns, floral motifs, and other details, creating visually captivating pieces of art. It has been used to embellish various objects, including pottery, vases, plates, and jewellery, and holds cultural significance as a celebrated art form in Iran.","spellings":["Mina'i","Minai","Minai ware","Minakari"]},"a7da3b34-cced-5cac-bca5-7cde2160fdbf":{"definition":"A stepped pulpit for delivering the sermon during the Friday prayers and the first morning prayers during the two big Muslim feasts. It is placed to the right of the *mihrab* in a mosque. *minbar*s first appeared in the Umayyad period.","spellings":["Mimber","Minbar"]},"016aabef-bd66-5afb-8b53-eec9959e0d50":{"definition":"The Ming dynasty ruled in China 1368–1644. Blue-and-white Ming porcelain is distinguished by the integration of dragon motifs with floral compositions. See also Chinoiserie.","spellings":["Ming-style pottery"]},"b2f40fe6-7d9e-55fe-91fd-b02fa7f5b5a2":{"definition":"In the Christian kingdoms of the Peninsula the name given to Muslims who formally converted to Christianity after the Reconquista.","spellings":["Morisco"]},"a95bf8cd-02b1-5d88-b68d-c21999469de6":{"definition":"See *jami’* and *meşrebiye*.","spellings":["Mosque"]},"d9555abf-9d44-5fae-95f4-b894702cfcd9":{"definition":"From Ar. *must‘arab*. A member of the Christian minorities, tolerated by Muslim rulers as tributaries, who lived in al-Andalus holding on to their religion and ecclesiastic and judicial organisation.","spellings":["Mozarab"]},"9c8d51a2-cb58-59b3-92e4-fecb1ca87eb4":{"definition":"From Ar. *mudajjan*. Muslims who were allowed to remain among their Christian conquerors, without changing their religion, in exchange for tribute. The adjective Mudéjar is also used to describe traditional craftsmanship begun under Islamic domination and continued for Christian clients after the Christian conquest.","spellings":["Mudajjan","Mudéjar"]},"4c8c2130-e69d-5ae6-b03b-7dc72bf78f7a":{"definition":"Kingdom or sovereignty. The word is often applied in calligraphic ornamentation to decorate courtly items.","spellings":["Mulk"]},"bd2ffd1a-1d12-5fc1-ab6b-b186e0622cb6":{"definition":"Stalactite- or honeycomb-like architectural ornamentation which adorns many surfaces including domes and corbels. In the Maghreb *muqarbas*. Fr. *mouqarnas*.","spellings":["Mouqarnas","Muqarbas","Muqarnas"]},"b43d4539-8c8e-5de3-ba56-a72f1632c7c8":{"definition":"Meaning \"bitter\", often used to describe coffee.","spellings":["Murra"]},"265d620f-7648-5a86-8f6f-c5f7a71b3934":{"definition":"The palace workshop established by Fatih Sultan Mehmed in the 15th century in Topkapi Palace, located outside the Bab-i Hümayûn, next to Arslanhane.","spellings":["Nakkashane"]},"8ffa05a8-a165-5e2c-b72e-27e8d5f953ac":{"definition":"Literally “copied”. One of the most widespread styles of Islamic calligraphy used in Qur’ans and other books. It combines the flexibility of the *farsi* style with the harmony of the *kufic* script. Tr. *nesih*.","spellings":["Naskhi","Nesih"]},"ea137b2c-4b18-5db2-bba2-703e333c897d":{"definition":"Whilst prevailing belief is that Naskh calligraphy emerged in 310 AH (922-23 AD), recent research suggests it evolved from the Kufic script that dates back to the early days of Islam. Over time, Naskh supplanted Kufic as the preferred script for the Qur'an. Today, Naskh is the dominant script used in Qur'an transcription, surpassing all other scripts combined due to its enhanced legibility.","spellings":["Naskh"]},"78098713-2d8f-5314-b786-0c0cdd7710a0":{"definition":"Waterwheel","spellings":["Na'ura","Nawa'ir","Norias"]},"459f8079-3081-520c-95f1-def76fceb958":{"definition":"Stringed musical instrument prominent in medieval and modern Islamic music. It is the parent of the European lute. The oud has a deep pear-shaped body, a fretless fingerboard.","spellings":["Oud","Ūd"]},"ea9e06ca-7872-5541-9ac2-11302f8890c2":{"definition":"A Turkish honorific title, arabicised as *Basha*.","spellings":["Pacha","Pasha"]},"60068ca4-be84-58d0-a590-341306ae5e41":{"definition":"Pearls, the only organic material considered to be precious gemstones, can be widely divided into two categories: natural and cultivated. The formation of the pearl occurs when a foreign body such as a grain of sand or a parasite enters the shell of an oyster or mussel. Due to their very specific origin, pearls have come to be focal points of many legends and myths. Because of their circular shape, they are frequently associated with the moon. They can also symbolize life in general, as well as birth. Some old beliefs state that morning dew, when hardened, turns into pearls. Civilizations from areas with pearl fishing cultures, such as the Middle East and Asia, have for centuries viewed pearls as symbols of supremacy, innocence and female charm.","spellings":["Pearl","Pearls"]},"dc0561a2-2592-560f-8a87-20cd58a96753":{"definition":"\"Chest Panel \nFrom the head of the right shoulder to the end of the left shoulder.\"","spellings":["Qabbe"]},"afa2f843-fdd4-5a67-9298-c7381518b3c8":{"definition":"(Pl. qilâ’) Citadel. See also *kasbah*, *hisn*.","spellings":["Qal'at","Qal‘a","Qala","Qalaa","Qalaat","Qalat"]},"3569da80-2a51-50bb-afca-141112480550":{"definition":"A term used only in Tunisia for Ottoman-inspired polychrome pottery for architectural decoration produced in an area in the city of Tunis called Qallalin.","spellings":["Qallalin ware"]},"59b4beee-e4d9-52ef-99f1-2a66945a3694":{"definition":"A term for glazed tile panels derived from the Iranian city of Kashan, where tiles to decorate buildings had been produced since the Seljuq period. The term was used by the Moroccan traveller Ibn Battutah in Iran for the tile panels that reminded him of the *zellij* tiles of the Maghreb.","spellings":["Qashani"]},"c47920b0-c22e-53d0-aa8c-93eb3956ca0e":{"definition":"From Latin *castrum*. Palace, castle. *Qusayr*: diminutive form of *qasr*. Tr. kasr. See also *bayt*, dar.","spellings":["Ksar","Qasr","Qusair","Qusayr","Quseir"]},"0089ce74-d5cd-57d2-bbe4-c8de79b156c9":{"definition":"Direction of the Ka‘ba in Mecca, which Muslims face during prayer. The qibla wall of the mosque is where the *mihrab* is situated.","spellings":["Kibla","Qibla","Qiblah","Quibla"]},"ea57d4ad-03a1-5d50-8738-499eaa736d91":{"definition":"Earthen jar or jug.","spellings":["Qolla"]},"c39cd815-3b51-5b89-a4e4-5e9f2c0ca622":{"definition":"Dome; by extension a monument or chamber built over the grave of a saint or important person, which is usually marked with a dome. Fr. *koubba*. Tr. *kubbe* (dome only).","spellings":["Koubba","Kubbat","Kubbe","Qubba","Qubbat"]},"79ad5742-3251-5a48-afdc-3eadbe4bc902":{"definition":"The ninth month of the Hijri / lunar calendar when Muslims fast. It is the last of the three consecutive holy months. Tr. Ramazan.","spellings":["Ramadan","Ramadhan","Ramathan","Ramazan"]},"87260489-dd79-59f8-a295-dd2d8f65524a":{"definition":"A term used widely and sometimes very generally for pottery from the Syrian town of Raqqa. Raqqa ware includes different pottery such as dark brown lustreware and, fritware with monochrome or polychrome underglaze painting.","spellings":["Raqqa ware"]},"30f08fe7-8bb1-504a-aa55-685d583ff5ba":{"definition":"Reconquest of the Iberian Peninsula (Spain and Portugal) by the Christians from the Muslims, which ended in AH 897 / AD 1492 with the fall of Granada.","spellings":["Reconquista"]},"44b5dcf7-b45d-5206-b3e1-f77d5f220d80":{"definition":"A metalworking technique. To make a design appear in relief on the front of a metal work of art, it has to be worked in repoussé (hammered) from the back.","spellings":["Repoussé"]},"732e2f9b-afda-508f-9938-c167d92f40f2":{"definition":"Reza Abbasi was a renowned Persian artist associated with the Esfahan school. He held a special place as the preferred painter of Shah Abbas I, often referred to as Shah Abbas the Great. Reza Abbasi was born around AH 977 / AD 1570 in Mashhad, which was part of Safavid Iran. His father, Ali Asghar of Kashan, was an artist who worked in the court of Prince Ibrahim Mirza, the Safavid viceroy in Mashhad. During that period (AH 963- 984 / AD 1556-1577), Mashhad was a prominent hub for the development of the arts in Iran.","spellings":["Aqa Reza","Reza Abbasi","Riza yi 'Abbasi"]},"9a8096ea-a204-590a-8744-2ddf28c2b6b8":{"definition":"Fortified enclosure for religious warriors (North Africa); a hospice for pilgrims (Mamluk Egypt, Palestine and Syria). The name of the town Rabat comes from Ribat al-Fath (Ribat of the Conquest).","spellings":["Ribat"]},"9b3eb14d-ccb9-5bdf-b3a6-ae4fd27367cf":{"definition":"Rosewater is a fragrant liquid crafted by immersing rose petals in water. Prior to the advancement of the distillation method for producing rosewater, Persian cuisine already employed rose petals to enhance the aroma and taste of dishes. Rose water likely had its beginnings in Persia, where it was identified as \"gulab\". The technique of steam distillation to create rosewater was perfected by Persian chemist, Ibn Sina/ Avicenna, within the medieval Islamic world.","spellings":["Gulab","Rose Water","Rosewater"]},"99e11148-863b-5916-afb5-d3b71fb5abe5":{"definition":"Split-palmette motif. One of the most popular and basic motifs in Islamic decorative arts, applied to every medium from woodcarving to tiles. It is mostly seen in arabesques. It was named after an earlier name for Anatolia.","spellings":["Rumi"]},"85c2ecc8-51b1-5e22-90ca-051cf297fa08":{"definition":"\"Sleeve \nFrom the beginning of the palm to the middle of the elbow.\"","spellings":["Sa’ed"]},"a8525513-1742-5e9f-85de-bb2067ad9fb6":{"definition":"(Pl. *subul* or *asbila*) Small structures that were designed to dispense and provide free and clean drinking water to the public. *Sabil*s can be freestanding buildings or parts of small or large charitable complexes. \n \nTr. sebil – a chamber where an attendant serves free drink to the public.","spellings":["Asbila","Sabil","Sebil","Subul"]},"b96fb0ed-83cb-5316-ab1d-f4e286f25845":{"definition":"Safavid Dynasy.","spellings":["Safavid","Safawid"]},"469f9c24-c7f1-53c1-89e9-cee0ebd1e160":{"definition":"Manuscripts of a particular format are known by the term safina, a Persian word meaning \"boat\" and an apparent reference to their long and narrow, boat-like shape. Safinas were presumably designed to be carried in the pocket, and most are anthologies of verse.","spellings":["Safina"]},"ab5197e2-ba37-5f84-9a8c-1bc168852cbc":{"definition":"Meaning blessings, pl. of the word Salam. Could also refer to safety.","spellings":["Salama","Salamah"]},"33cef020-667f-52b7-8e7c-a6746c1827af":{"definition":"High court official responsible for overseeing food and drink service or servant providing drinks or entertainment. The sultan had several cupbearers led by the *Saqi al-sultan* (chief cupbearer). The *saqi *was represented by the symbol of a cup.**","spellings":["Al-saqi","Saqi"]},"98f32a82-0f8d-523b-b82b-b4c5d2090590":{"definition":"(Pl. *sada*) Descendants of Prophet Muhammad. See also *sharif*.","spellings":["Sada","Sayyed"]},"9ba68a24-0e40-52cc-9957-968da7055d9a":{"definition":"Arabic title of respect, meaning Heir to the grandson of the prophet Muhammad.","spellings":["Sayyid"]},"970967ba-4fb4-5316-b273-742dafe6d401":{"definition":"One of the four Sunni schools of religious law.","spellings":["Al-shafi","Al-shafi'i","Shafiʽi"]},"5dfb0beb-240c-5fb8-a4ba-14bd15936137":{"definition":"Title of the kings of Iran, or Persia. The title shah was also used in Afghanistan until the overturn of the monarchy in 1973 and has been used by rulers and princelings in other countries of central and southern Asia.","spellings":["Šâh","Shah"]},"b574ce4b-f297-5c3f-b370-895a19b2933a":{"definition":"Written by the Persian poet Ferdowsi, the Shahnama or Shahnameh is a long epic poem which dwells on the mythical and historical past of the Persian Empire.","spellings":["Šāhnāme","Shahnama","Shahnameh"]},"a0a0b21a-5425-5de1-8d04-b7fd7daeca8b":{"definition":"An elder, respected for his knowledge and age, learned man instructed in the religious sciences, member of a religious brotherhood, sufi master. Tr. *Şeyh*. Shaykh al-Islam: The head of the hierarchy of the doctors of Muslim canon law, tradition and theology. Tr. Şeyhülislam.","spellings":["Şeyh","Shaykh","Sheikh"]},"c98013e1-9336-5b90-9d71-2658cca1e0ca":{"definition":"(Pl. *shurafa*) Descendant of the Prophet Muhammad. See also *sayyed*.","spellings":["Sharif","Shurafa"]},"3f35b372-188c-5440-a3a1-24902734c0d8":{"definition":"Member of the smaller of the two major branches of Islam, the Shiʿa, distinguished from the majority Sunnis.","spellings":["Shi'i","Shi'ite","Shii","Shīʿī"]},"3d198a73-3a55-5a34-b209-561c8dc2c58e":{"definition":"Correctly, Shi‘at ‘Ali, meaning “the party of ‘Ali”. Shi‘ites rejected the legitimacy of all caliphs who succeed after the assassination of Ali (AH 40 / AD 661), the Prophet’s cousin and son-in-law. See also Sunna.","spellings":["Shi‘a","Shia"]},"947c308d-bc24-5bbc-91e5-bb461cbe7cfa":{"definition":"Bearer of arms, an official of the court who was in charge of the preservation and maintenance of arms.","spellings":["Silahdar","Silahtar","Silihtar"]},"717dbbdd-a73f-5072-9370-1b0902785426":{"definition":"A huge ancient bird of Persian legend credited with possessing great wisdom.","spellings":["Senmurv","Simorg","Simorgh","Simorq","Simourv","Simurg","Simurgh"]},"60d18096-8ef8-5848-9e25-fc081e078906":{"definition":"A wash of diluted clay applied to a ceramic vessel to cover the clay body before applying decoration.","spellings":["Slip"]},"1296cfdc-d33f-5cb5-8260-c31331325ee5":{"definition":"The term socarrat (\"scorched\") refers to large fired-earth tiles manufactured using the biscuit technique: the slab, once dried in air, is rubbed with white clay on its smooth side, then blue, red ochre and iron is painted onto this base. It is then fired, and the tile comes out coloured blue, vermilion and black on a white base. They were intended to decorate eaves and cornices, to which they afforded a colourful intensity, usually in mineral earthy black tones and iron or ochre reds dissolved in a lime milk that, once set, gave them consistency.","spellings":["Socarrat"]},"bb7f5775-e2f9-58e9-94d3-c5e8eb594fa4":{"definition":"A technique for decorating pottery vessels using different colours beneath or on a lead glaze. During the firing process the colours spread irregularly, as if splashed on the body.","spellings":["Splashware"]},"b68f8c65-978e-5a31-bb68-5994ae43ec75":{"definition":"A Muslim acetic and mystic who represents the mystical aspect of Islam.","spellings":["Sufi"]},"ddce3372-545d-5166-8dfc-c8bb72ab9fe8":{"definition":"An Islamic mystical or ascetic order. Derived from *suf*, wool, which is the fabric in which devotees (*sufi*) clothe themselves. Fr. *soufisme*.","spellings":["Soufisme","Sufism"]},"c6c1f0b5-a735-54a6-b4c2-b29f31182464":{"definition":"Meal that Muslims eat before dawn during Ramadan; also the first meal of the day before fasting begins.","spellings":["Suhur"]},"aea62142-bf4f-5655-8c52-b1e856151ce7":{"definition":"Honorary title used by independent sovereigns (in particular Ottomans and Seljuks) whose authority, however, does not question the nominal superiority recognised to the ruling caliph.","spellings":["Sultan"]},"f21a9ff0-ae8f-5ff9-be18-36b4a4db6794":{"definition":"State or territories that are ruled by a sultan. Sultan is a title given to the ruler of such a place.","spellings":["Sultanate"]},"811580e5-c0b8-5c27-8c10-3a3a36bee143":{"definition":"Literally “tradition”. For Orthodox Islam, the group of traditions of the Prophet in which legal advisers and theologians find support and foundations to establish the content of Islamic law arising from the Qur’an. Sunni: Follower of Sunna. Sunnis are divided into four schools: Hanafi, Hanbali, Maliki, Shafi’i. Sunnism: a political and religious system opposed to Shi‘ism. See also Fiqh, Shi’a.","spellings":["Sunna"]},"08fa434b-cde7-5b8b-be42-9e2217634cd8":{"definition":"Marketplace. See also *arasta*, *bazaar*, *bedesten*.","spellings":["Esouk","Sooq","Souk","Souq","Suk","Suq"]},"5c212d06-15e4-5918-a02d-bb0ef2c59fe1":{"definition":"Chapter of the Qur’an. There are 114 surahs in the Qur’an. Tr. Sure.","spellings":["Sura","Surah"]},"1a96ac8d-419a-5515-b21c-9a95109e369b":{"definition":"Arabic term for dish or plate, probably deriving from the Turkish word *tepsi*.","spellings":["Tabsil"]},"b9925565-dd1a-5d2a-b600-c734be2f3586":{"definition":"Factions or groups. The term usually refers to the disintegration of Muslim Spain into several smaller kingdoms during the 5th/11th century.","spellings":["Ta'ifa","Taïfa"]},"cc2bbcf5-54f0-5959-a72b-231b955a7d9c":{"definition":"One of the six main styles of calligraphy developed in Persia in the AH 9th / AD 15th century. Used especially for official correspondence, it is characterised by fine lines with no vowel. Tr. *talik*. See also *nas*ta’liq**, calligraphy. \n \nTaliq is characterised by an unauthodox use of ligatures, which connect letters on the left that typically wouldn't be joined. It features descending strokes that form loops, rounded letter shapes with pronounced variations in letter spacing, wide spacing between lines, as well as lines that ascend from right to left.","spellings":["ta‘liq","Talik","Taliq"]},"da8b7101-f569-5ca6-b136-b50cc01aa5c9":{"definition":"Cylindrical container, taller than it is wide, usually made out of glass, ceramic, or earthware, with a lid. It is used specifically for packing food, perfumery, or cosmetic products.","spellings":["Tarro"]},"df95e636-1ccf-5f43-af09-acfeaa8bdd39":{"definition":"Circle, collar, also could be used to refer to a necklace.","spellings":["Tawq"]},"578e11f8-5c8f-5ac5-80a9-a6e15ee99655":{"definition":"Dish, could also refer to a cup or a small container of various materials, mostly round or cylindrical in shape with a handle.","spellings":["Tazze"]},"0286f96a-fc62-506d-a042-ab44ef3b40b1":{"definition":"A type of geometric decoration used for tiles.","spellings":["Testir"]},"9b57e731-19ab-55da-8b80-25d31d0f41c3":{"definition":"Arabic: “one-third”. A style of calligraphy named after the size of the pen used. The prolongation of its letters allow for very complex decorative compositions. It was used in calligraphy, books and civil and religious architecture. From the AH 12th / AD 18th century it was widely used in panels particular to Ottoman art. Fr. *toulouth*. Tr. *sülüs*. \n \nThe thuluth script, a medieval Islamic calligraphic style, features an alphabet written in a distinctive manner. The name \"thuluth\" (Arabic for \"one-third\") refers to the principle that each letter's form encompasses a slope of about one-third of its size. This script is both spacious and refined, characterized by its cursive nature. During the medieval period, thuluth script found its place on mosque embellishments. \nFunctionally, thuluth script assumed some of the roles initially held by the early Kufic script. It was employed for crafting headings for suras (chapters) of the Qurʾan, religious inscriptions, princely titles, and inscriptions of importance. Additionally, from the 13th century AD (597-700 AH) onwards, it was favoured for producing large copies of the Qurʾan.","spellings":["Sülüs","Thoulouth","Thuluth"]},"a054eff3-ab33-572b-8c6c-47a7d300c111":{"definition":"First used for embroidered inscriptions on textiles, this term became synonymous with textile robes with inscriptions giving the ruler’s name and the workshop where the textiles were made. Such robes were presented by the caliph to people who were to be honoured. Dar al-tiraz: royal textile factories supervised by the court.","spellings":["Taraz","Teraz","Tiraz"]},"9c8dfd7c-96f7-590d-8c3e-dacf904f0e4a":{"definition":"A brass alloy usually referred to as red bronze. It is also mentioned as gilded copper and as a technique which uses copper and zinc alloy and gilt. Could also refer to tobacco.","spellings":["Tombac","Tombak"]},"1ad5b477-1036-5c86-ba62-687284025702":{"definition":"Modern day Uzbekistan, Tajikistan, southern Kyrgyzstan and southwest Kazakhstan.","spellings":["Transoxiana"]},"5e33fb53-916f-516d-b614-5039d1c3c7ec":{"definition":"A calligraphic signature of an Ottoman sultan that was affixed to official documents. Each sultan had his own *tughra*. Tr. *tuğra*.","spellings":["Tughra","Tuğra"]},"5cc4d556-5ce6-575d-a50b-a403e6c59d4f":{"definition":"A headdress consisting of a long scarf wound round the head or a smaller, underlying hat. Turbans vary in shape, colour, and size.","spellings":["Turban","Turbant"]},"9d699883-6a5a-53ad-8a08-f3b27574c431":{"definition":"Turkish people located in the region east of the Caspian Sea and South of the Aral Sea. This area now comprises of Turkmenistan and parts of Iran and Afghanistan.","spellings":["Turkmen","Türkmenler","Turkoman"]},"fd4ff19f-5ca3-5bdd-b26e-79e1ad771914":{"definition":"\"Turquoise is a blue-green gemstone made from hydrated copper aluminium phosphate. It between five and six on the Mohs scale, and is mainly cut in the cabochon style since it is not transparent. This gemstone comes in a variety of shades of blue and green. Turquoise was known in Egypt from a very early time and was later described by Pliny the Elder under the name *callias*. For him and those who studied his works, the blueish-green stone was attributed only virtues shared by other green or blue gems. However, in the 13th century, the term turquoise was introduced in Western Europe, and the gemstone started to be affiliated with new powers. These included the ability to prevent injuries from falling, especially from horseback, and the power to protect horses from sickness. For this reason Turks were said to attach turquoise stones to the bridles and stirrups of their horses. \nTurquoise has traditionally been sold in Turkey, since it mostly originates in Iran. It still passes through Turkey on the way to Europe. Ancient Persians fully appreciated the beauty and power of this gemstone, and it was the national stone of the vast empire. There is a saying that good fortune can be obtained by seeing the reflection of the new moon either on a friend’s face, on a copy of the Quran, or on a turquoise. Turquoise is also popular for religious use in Hindu mystic circles, as well as among Indigenous people of North and Central America.\"","spellings":["Turquoise"]},"203d6e1c-59e3-5b0a-9e22-654e7354f159":{"definition":"Ottoman dress with three skirts.","spellings":["Üç etek","Üçetek"]},"eb1995df-c617-5ca0-95bc-cd6422ffca9a":{"definition":"A variety of Islamic metalwork. Formerly believed to have been made by Muslim craftsmen in Venice, these objects are now thought to have been made mainly for Venetian merchants by Syrian craftsmen, with only a small number made in Italy. Their distinctive style includes heraldic emblems of European nobility.","spellings":["Veneto-Saracenic"]},"577792e7-dcb2-5783-bc01-836c6f2cded6":{"definition":"Minister. Tr. *vezir*. The highest vizier (Prime Minister) was the Grand Vizier, Prime Minister. Tr. *Sadrazam*.","spellings":["Sadrazam","Vasir","Vazir","Vesir","Vezir","Visir","Vizier","Vizir","Wazir"]},"38031924-6b4f-5fb1-9337-c0222f9b16d2":{"definition":"Endowment in perpetuity, usually of land or property, from which the revenue was reserved for the upkeep of religious foundations. *waqfiyya*: the deed of endowment of a *waqf*. Tr. *vakıf*, *vakfiye*. See also *habus*.","spellings":["Vakif","Vakifiye","Wakf","Waqf"]},"9d0320cb-1068-5d1a-bb89-97a0628cb0f4":{"definition":"Trading establishment with lodgings for merchants. See also *caravanserai*, *funduq*, *khan*.","spellings":["Wakala","Wakalat","wikala","Wikalat"]},"cc1e247a-53d7-5c70-9399-89357963e5cf":{"definition":"A style in Ottoman art which uses Chinoiserie decorations. The designs incorporate stylised lotus blossoms, buds and leaves in decorative scrolls. Hatayi is derived from Chatay in China. See also Chinoiserie.","spellings":["Hatayi"]},"c7ce411f-9d53-5566-8a9c-a1744854bc80":{"definition":"An officer’s rank in the Turkish army. Tr. Ağa. See also *bey*, *dey*.","spellings":["Ağa","agha"]},"bcebf34c-f01e-5220-896e-b24e7d5c3220":{"definition":"Hostel for merchants and their pack animals, a store for merchandise, a commercial centre. See also *caravanserai*, *khan*, *wikala*.","spellings":["Funduq"]},"676dd2c8-ade4-5066-9242-2d2dc6e9b274":{"definition":"Daily ablutions before prayers","spellings":["Al-wudu","Udu","Wudu","Wudu'"]},"76676210-58c4-5de1-89e6-594e4175ceac":{"definition":"Establishment for religious teaching dedicated to preparing men to become *shaykhs*, which includes the shrine of a saint and built where he was born or lived. In Turkey also a small *tekke*, a hospice for dervishes and travellers. See also *khanqah*, *tekke*, *takiyya*.","spellings":["Zaouia","Zawija","Zawiya","Zawiyah","Zwaya"]},"9aa57c3b-8983-5efb-9663-8813a2e47d5c":{"definition":"Small glazed ceramic tiles or cut-out parts of tiles set like mosaics to form a complex geometric design in interiors and exteriors of buildings. Fr. *zellige*.","spellings":["Zellige","Zellij","Zillij"]},"5d4dc8f2-b5cd-50de-a181-37e249c0c934":{"definition":"Used by the inhabitants of Rashid (Rosetta) for ceramic tiles, as it is derived from the word, zillij meaning ceramic tiles in colloquial Maghrebi Arabic.","spellings":["Zilizli"]}}