@museumwnf/manuscripts-data 1.0.1
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{"069fe14a-0c18-5f5b-a028-0bc56e4c4758":{"name":"Passeport dont les vaisseaux français devaient se munir pour pratiquer la course en mer Méditerranée","description":"Le document a été rédigé dans les deux langues, arabe et français. Portant sceau et signature des souverains, il garantissait au porteur naviguant en mer Méditerranée la sécurité de sa personne et de ses biens.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1799","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"0733c67d-ccf5-56da-96ce-bd2ec24a4c83":{"name":"Coran.","description":"Coran copié à l'encre noire en style *naskhi* sur un délicat papier préparé. Les pages d'ouverture comprennent une enluminure sur double page. Les titres de chapitres sont présentés dans des cartouches décorés tandis que des motifs de rose marquent les versets dans les marges. Les compositions florales rappellent l'esthétique turkmène et timouride du IXe siècle de l'Hégire (XVe siècle J.-C.). \nLa reliure en cuir est noire à l'extérieur et brune à l'intérieur. Sa décoration se compose d'éléments coupés et collés. Les ornements symétriques sur les plats et contre-plats consistent en médaillons ovales à lambrequins en palmettes et angles ornés à demi-lambrequins. L'intérieur du médaillon est décoré de compositions de fleurs, de feuilles et de vrilles spiralées en style d'inspiration chinoise. Le travail de gaufrage de la reliure témoigne d'une influence mamelouke. \nLa période des règnes du sultan Mehmed II (848-850 et 855-886 H / 1444-1446 et 1451-1481) fut marquée par l'expansion territoriale de l'empire ottoman. Au même moment, “le Conquérant” fit copier et illustrer pour son trésor de multiples manuscrits dans l'atelier qu'il avait fondé au palais de Topkapi. Grand mécène des arts, il y avait réuni de nombreux artistes venus des pays qu'il avait conquis. C'est la raison pour laquelle cette reliure reflète des influences issues des arts mamelouks, turkmènes et timourides. La calligraphie est l'œuvre d'un scribe venu de Kirman, en Iran. Bien que ce manuscrit ne comporte pas de colophon, sa haute qualité permet de penser qu'il a été réalisé pour le trésor de Mehmet II.","short_description":"Le sultan Mehmed le Conquérant fonda un atelier pour les peintres (*naqqash*) dans le palais de Topkapı et fut le pionnier du développement des arts du livre. Ce coran de la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) représente un travail considérable et représente bien les arts du livre de la période du Conquérant.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire d’origine est inconnu. L’ouvrage porte les sceaux de donation (waqf) du sultan Mahmoud Ier et de son inspecteur des Fondations pieuses, Derviş Moustafa. Si ces éléments ne permettent pas de dire à quel monument ce coran appartenait, on peut penser qu’il a été offert pour être lu dans une mosquée ou un mausolée.","dates":"Vers 874 H / 1470 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 41 cm, l. 29 cm.","method_for_datation":"Malgré l'absence de colophon, les styles d'écriture, de reliure et d'enluminure reflètent ceux du IXe/XVe siècle et suggèrent une date au cours de cette période.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures fait penser que l'ouvrage a été réalisé dans l'atelier du palais à Istanbul. Le sultan Mehmet II (dit Le Conquérant) était un important mécène des arts et avait réuni des artistes des pays qu'il avait conquis dans l'atelier de son palais où ils réalisèrent de nombreux manuscrits conservés dans sa bibliothèque.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la bibliothèque du sultan Mahmoud Ier à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Artan, T., Denny, W.B. et çağman, F., *Palace of Gold and Light: Treasures from the Topkapı*, Istanbul, Washington D.C., 2000, planche A39. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, 42, planches. 16A-C, pp. 45-47. \nRaby, J. et Tanındı, Z., *Turkish Bookbinding in the 15th Century*, Londres, 1993, pp. 50-51. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, pp. 290-91 et 439.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","papier","peinture"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","Papier préparé","travail au petit fer."]},"0ba3cb5d-c156-521a-bf55-a6d0e2384ede":{"name":"Manuscrit coranique n° 7.","description":"*Machaf* relié avec une couverture décorative en cuir estampé datant de la période ottomane. Les deux faces de sa reliure sont ornées de médaillons réunis au haut et au bas du document par un ornement. La première partie se compose des rouleaux 3b-4a. Ces deux pages contiennent des cartouches enluminés identiques dont certaines parties ont disparu avec le temps ou les dégradations d'usage. La restauration de ce manuscrit a été entreprise en 1117 H / 1705 J.-C. à la demande du gouverneur de Jérusalem, Qora Moustafa Pacha, qui n'exerça cette fonction qu'une année. Les rouleaux 4b-5 a consistent en une double page qui contient la sourate d'ouverture, “al-Fatiha”, et le début de la sourate “al-Baqara” (La vache). Les bandeaux décoratifs spécifiques à ces deux pages ont disparu et il ne reste de l'ornementation qu'une demi-bordure au-dessus de la sourate de la Vache. Le numéro de sourate, le numéro du verset et la zone environnante sont disposés dans un cartouche rectangulaire à fond bleu. Le procédé est identique pour les autres sourates, mais sans cadre cette fois. \nLa superbe écriture mamelouke de style *thoulouth* est exécutée à l'encre noire. Une traduction en farsi (perse) du texte arabe figure sous chaque verset. Les marques des voyelles sont en bleu et les signes diacritiques en rouge. Les indications de pause sont en forme de fleurs dorées. Les symboles de division présents toutes les cinq parties représentent une fleur pyramidale dont la place est rappelée en marge par un ornement au centre duquel figure un cercle bleu, dans lequel est écrit le mot “Un cinquième” en coufique enluminé sur fond rouge. Les marques placées toutes les dixièmes divisions du texte sont en forme de fleur bleue à quatre pétales. Leur emplacement est souligné en marge par un ornement circulaire contenant le mot “Un dixième” en coufique enluminé.","short_description":"Manuscrit du coran rédigé en écriture mamelouke de style *thoulouth* dont la traduction en farsi figure sous chaque ligne. Il s’ouvre sur de magnifiques planches décoratives qui reflètent les spécificités de l’art décoratif mamelouk. Les titres de chapitre sont enluminés sur fond bleu foncé, les lettres étant en bleu et les signes diacritiques en rouge.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Ce manuscrit appartenait à la mosquée al-Aqsa et faisait probablement partie d’un *waqf* dont on a perdu la trace.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.) ; restauré en 1117 H / 1705 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 41 cm, l. 33 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture *thoulouth* mamelouke et analyse de la forme décorative répandue à la période à laquelle ce *machaf* appartient.","method_for_provenance":"Le type d'écriture *thoulouth* utilisé était répandu en égypte. On peut le comparer à celui d'ouvrages similaires de production égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"La date du transfert de la mosquée al-Aqsa est inconnue.","bibliography":"Salameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Cuir","cuirs estampés","écriture thoulouth","machaf","papiers"],"materials":["Encre sur papier","reliure en cuir à décoration estampée."]},"0cf1a62f-ad34-5894-aee0-ed8e36e2513a":{"name":"Triptyque avec “hilye-i sherif” (noble description).","description":"Ce triptyque représente un objet typique de l'art religieux ottoman du XIIe siècle H (fin XVIIIe siècle J.-C.) ; il est réalisé en bois recouvert d'une fine couche de papier peint de plusieurs motifs et constitué de trois parties. Le panneau central, le plus important, comporte une “hilye-i sherif”, c'est-à-dire la description des qualités physiques et morales de Mahomet. Sur les deux panneaux latéraux figurent les “hilye-i” des quatre premiers califes et des fils d'Ali, de Hassan et de Hussein. Cette pièce présente un intérêt exceptionnel dans la mesure où, chose plutôt rare, sont mentionnés au bas du panneau aussi bien l'enlumineur, qui signe Khalil Kamili, disciple de Mehmed Qalyunt, que le typographe, Mahmud fils de Mustapha, disciple de Baqqal-zade Ahmed Efendi, mort le mois de “rejeb” de 1200 H / 1786 J.-C. En ce qui concerne le décor du triptyque, les trois feuilles qui le composent sont ornées d'inscriptions en divers caractères, comme le “thoulouth”, le “naskhi” et le “taliq” ; quant aux motifs décoratifs à proprement parler, certains sont classiques, constitués de rinceaux à motifs floraux stylisés et appartiennent à la typologie dite “hatayi”, d'autres sont de type “roumi”, c'est-à-dire des arabesques dans lesquelles domine le motif de la palmette. Le sommet du triptyque, en forme de flèche, reproduit, en son centre, les paysages des deux lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque, avec au premier plan la Kaaba, et Médine, dont on voit la mosquée. Signalons le petit vase central d'où jaillissent des branches fleuries, symbolisant la distribution des vertus charismatiques du Prophète. La description des qualités physiques et morales de Mahomet fait partie d'une longue tradition littéraire dont le prototype se trouve dans la “Sira”, ou Biographie prophétique, d'Ibn Ishaq. 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Il présente la “Noble Description” des qualités physiques et morales de Mahomet, ainsi que la représentation des lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque et Médine.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 95,5 cm ; l. 65 cm (panneaux ouverts) ; l. 36 cm (panneaux fermés).","method_for_datation":"Identification du calligraphe.","method_for_provenance":"De telles pièces sont fréquentes dans l'art religieux turc du XIIe/fin XVIIIe.","provenance":"Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Arseven, Esad C., *Les arts décoratifs turcs*, Istanbul, 1952. \nAtil, E., *Turkish Art of the Ottoman Period*, Washington, 1973. \nGallotta, A., “Un trittico ottomano con hilye-i sherif nel Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma”, *Arte Orientale in Italia. Scritti miscellanei del Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma*, Rome, 1973, pp. 25-79.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Culte","papier-parchemin enluminé","vénération"],"materials":["bois","papier-parchemin enluminé et doré."]},"0d0046d9-7674-55cd-8c61-86fb8bdda733":{"name":"Lettre en latin.","description":"Lettre de petit format rédigée en latin sur papier arabe (plus acide que les papiers européens). Bien que jaunie, son état est excellent. Elle comporte un texte en six lignes envoyé de Sour par les chevaliers du Temple (*Fursan al-Haikal*) de cette ville à ceux de Jérusalem. Le sujet porte sur un certain pèlerin, Robier du Sur du Fal. La décision a été prise à al-Fula en Palestine de lui prendre ses effets à Sour et de l'emprisonner en Acre jusqu'à ce qu'il puisse être renvoyé sur le premier bateau partant pour l'Europe. La lettre n'explique pas le motif de cette décision ni la nature du crime commis par cet homme, mais le sujet devait être suffisamment important pour être soumis à l'attention de 100 chevaliers réunis. \nLe texte dit : “Au frère Udun de Wandun, représentant de la Fraternité de Jérusalem, frère Jarar de Ridfor, commandant des soldats de la fraternité du Temple au frère Udun de Wandun, représentant de la fraternité à Jérusalem : Salut ! Vous devez savoir que Du Sur du Fal a accosté à Sour. Et notre agent l'a reçu dans cette région. Après, nous nous sommes réunis à al-Fula et une centaine de chevaliers et même plus se sont assemblés. Nous leur avons demandé leur opinion sur les dispositions à prendre. Ils sont tombés d'accord et ont été unanimes pour envoyer cinq de leurs frères chevaliers dans la ville de Sour pour le dépouiller de ses vêtements et l'emmener en Acre. Là, ils devront rester avec lui dans une pièce désignée jusqu'à l'arrivée du premier bateau de la saison.” \nCe document révèle des traditions et coutumes des ordres croisés comme les chevaliers du Temple dans l'état de Jérusalem. Apparaissent également les liens solides qui lient les différentes branches de ces fraternités en Palestine et au Liban.","short_description":"Lettre de petit format rédigée en latin comportant un texte de six lignes. Le sujet porte sur l’un des membres des chevaliers du Temple, son emprisonnement et la confiscation de ses effets jusqu’à ce qu’il puisse être renvoyé sur le premier bateau pour l’Europe. Cette lettre révèle les traditions et coutumes de ces chevaliers.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"575-579 de l’Hégire / 1180-1188 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 4 cm, l. 17 cm.","method_for_datation":"La lettre est datée.","method_for_provenance":"D'après le texte, Sour est probablement la ville où cette lettre a été rédigée.","provenance":"Sour, Liban.","obtention":"La lettre a été découverte parmi des papiers et des documents dans une pièce proche du Dôme du Rocher à Jérusalem.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisés","Francs","lettres","Ordre des chevaliers du Temple"],"materials":["Encre sur papier."]},"0f212b46-5c94-5a3d-875d-f50778a5c111":{"name":"Requête adressée au bey de Tunis par les commerçants tunisiens à Istanbul","description":"Requête de protestation des commerçants djerbiens à Istanbul adressée au bey de Tunis contre les agissements d’un commerçant juif tunisien.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"1c9d0874-5aa5-597e-8b39-09ab8469cc2f":{"name":"Enluminure d’un coran.","description":"Tiré d'un coran copié sur du vélin, le feuillet de droite est écrit en coufique noir, les caractères sont gras. Les voyelles sont indiquées par des points rouges, conformément au style d'Abi al-Aswad. D'autres points diacritiques sont utilisés comme signes orthographiques. La division en versets est signalée par une grande rosette, dorée et marron, qui consiste en six pétales, entourant un cercle, reliés par six quarts de cercle de couleur marron. Le feuillet gauche est meublé par une enluminure dont le cadre est constitué d'une bande rectangulaire renfermant un rinceau serpentiforme. Plusieurs cercles aux pourtours dorés et marrons s'entrecroisent et élaborent un décor géométrique constitué de trois rangées de tresses dont le motif prédominant est un fleuron à quatre lobes. Les surfaces environnantes sont colorées en vert. Une couronne projetée dans la marge gauche est constituée d'un cercle entouré de points verts et dorés, dans lequel sont inscrits sept feuillets stylisés et dorés. Le fond blanc est parsemé de points noirs et verts.","short_description":"Tiré d'un coran copié sur vélin, le feuillet de droite est écrit en coufique noir. La division en versets est signalée par une grande rosette dorée et marron. Le feuillet gauche est meublé par une enluminure dont le cadre est constitué d'une bande rectangulaire renfermant un rinceau serpentiforme.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Umran ibn Ahmad ibn Umran al Balawi.","dates":"413 de l’Hégire / 1022 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 15 x 21,5 cm, 2 folios, 6 lignes.","method_for_datation":"Il a été constitué en legs au profit de la Grande Mosquée de Kairouan par Umran ibn Ahmad ibn Umran al-Balawi en l'an 413 H / 1022 J.-C. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan Abd ar-Rahman ibn Muhammad ibn Abdallah ibn Hachim.","method_for_provenance":"Ce coran appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que ce coran fut copié, décoré et relié à Kairouan sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute, Kairouan qui était, à l’époque, un grand centre de production livresque.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, la Bibliothèque nationale de Tunis a récupéré ce coran en 1967. En 1983, il revient à Kairouan, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 258. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 220.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Vélin."]},"23e8db58-0148-5dc3-98b4-98cb5313ba16":{"name":"Rouleau de pèlerinage.","description":"Rouleau de pèlerinage manuscrit, peint et dessiné sur un coûteux papier couché appelé *abadi*. D'état fragmentaire, son titre ainsi que la partie contenant la *basmala* ont disparu. Le premier des deux fragments subsistants comprend une partie d'étendard au nom du calife abbasside contemporain al-Nasir (r. 575-622 H / 1180-1225 J.-C.). Sous cet emblème figure une représentation en couleurs du mont Arafat flanquée de chandeliers. En dessous sont reproduits la *Magam-i Ibrahim*, pierre associée au prophète Abraham, ainsi que des puits. Plus bas se trouve une image de al-Muzdalifa, lieu où les pèlerins passent la nuit au cours de leur séjour à La Mecque. Les espaces entre ces dessins sont remplis d'inscriptions précisant les obligations du pèlerinage. \nLa représentation de la Kaaba a malheureusement disparu. Le second fragment comporte des représentations de al-Safa et de al-Marwa, deux lieux de La Mecque visités par les pèlerins, de Médine où ils visitent le tombeau du prophète Mahomet, de Jérusalem où ils se rendent habituellement après La Mecque et Médine, et de la mosquée d'al-Aqsa à Jérusalem. Ce certificat a été rédigé en 602 H / 1206 J.-C pour une certaine Umm Abbas, épouse de Ghalib. La personne accomplissant le pèlerinage pour elle est Ahmad ibn Fadl al-Andalusi. \nAu Moyen âge, il était difficile pour beaucoup de gens, en particulier pour les femmes, d'accomplir le pèlerinage. Ainsi, ceux qui partaient ou ceux qui envoyaient un représentant à leur place désiraient un certificat prouvant qu'ils avaient visité les lieux saints et rempli toutes les obligations du voyage (peut-être pour le laisser en témoignage aux générations suivantes). Ces pèlerinages et ces certificats sont des documents inestimables pour la description du rituel et des sites sacrés et offrent une riche information sur la vie sociale de la période.","short_description":"Les certificats de pèlerinage documentent le *hadjdj* en Terre Sainte, qui culmine avec la circumambulation autour de la Kaaba. Les certificats ou certificats par procuration (pour ceux qui étaient dans l’incapacité d’accomplir eux-mêmes ce voyage périlleux) authentifient, avec des images, le nom du pèlerin et de son représentant, les lieux visités et le rite célébré.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"602 de l’Hégire / 1206 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"(4737) H. 55 cm, l. 26, 5 cm; (4746) H. 51 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription du document spécifie la date de 602 H/1206 J.-C. Le style d'écriture et le nom du calife confirment cette date.","obtention":"Ismet Bey, maire d'Istanbul et membre du conseil d'administration du Musée des fondations islamiques (ancien nom du Musée des arts turcs et islamiques) avait visité la mosquée des Omeyyades à Damas et son *qubbat al-Hazine* (trésor) d'où il fit transférer au musée d'Istanbul divers objets, dont des corans et ce document de pèlerinage en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. et Milstein, R., “A Collection of Thirteenth Century Illustrated Hajj Certificates”, *M. Uğur Derman 65th Birthday Festschrift*, Istanbul, 2000, pp. 73-134. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 80-81.","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Pèlerinage"],"materials":["Papier manuscrit et peint à la main à l’encre et à l’aquarelle."]},"2a065963-1f3a-55a6-a2d4-006e151c3d3f":{"name":"Partie de Coran.","description":"Partie de coran manuscrit relié en cuir brun foncé. Un motif géométrique en forme d'étoile à six branches entourée d'un cercle orne le centre de la couverture décorée d'un demi-cercle à ses quatre angles. La fermeture est également rehaussée d'un décor géométrique. Les motifs qui figurent sur la couverture et la fermeture semblent avoir été faits au tampon. \nLe texte coranique est manuscrit à l'encre noire en style *muhaqqaq* enluminé. Il comporte des versets de la sourate XI, “Houd”, commençant par le verset 4, suivis d'une partie de la sourate XII, “de Joseph” et se terminant par le verset 52. Un motif ornemental en forme de fleur – à partie centrale bleue et six pétales séparés par des points rouges – isole les versets les uns des autres. Les manuscrits coraniques mamelouks se distinguent par deux éléments : l'ornement qui sépare les versets et la présence d'éléments décoratifs dans les marges pour marquer les parties et sections du texte. Dans ce manuscrit, ces ornements sont de forme variée, circulaire ou ovale. Ils sont exécutés à l'or et leur partie centrale contient un texte de style *rik'a* qui précise la section et la partie. Le texte s'achève sur la dernière page par une inscription contenant le nom de la calligraphe et la date de copie. Le texte dit : “L'humble servante de Dieu, Zaynab bint Ahmad al-Maqdisiyya au mois de *chaban* de l'année 731 \\[1330\\] a rédigé ceci.” Il est clair, d'après le texte, que la calligraphe était originaire d'al-Qods (Jérusalem). Ce type de manuscrit rédigé par un calligraphe nommé (une femme, qui plus est) est extrêmement rare. Outre sa valeur artistique et historique, il démontre que des femmes pratiquaient également l'art de la calligraphie.","short_description":"Cette partie d'un coran montre que le rôle des femmes dans la société islamique n'était pas confiné aux seules tâches ménagères. Elles étaient écrivains, poètes, et même calligraphes du Coran, travail le plus prestigieux. Ce type de manuscrit, copié par une femme de Jérusalem qui s'appelait Zaynab al-Maqdisiyyia, est un exemple rare d'un travail rédigé par un calligraphe nommément désigné, une femme qui plus est.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"731 de l'Hégire / 1330 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 32 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"La date, *chaban* 731 (1330), figure sur le document.","obtention":"Offert au musée en 2002 par un citoyen égyptien du nom de Sami Muhammad Sa'd.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*. Washington D. C., 1981. \nNafaa, C., *Catalogue of Qur'ans of the National Library of Paris: Beauty and Splendour*, Paris, 1987. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["corans manuscrits","décoration épigraphique","dorure","enluminures","femmes calligraphes","manuscrits","manuscrits religieux","reliure"],"materials":["encre noire","enluminures en couleur","Papier","reliure en cuir a décor tamponné."]},"2d7d148e-c180-5cf1-813a-f3b4c6cdb469":{"name":"Livre de prières.","description":"Ce petit manuscrit est une compilation de divers textes religieux illustrant des croyances et des coutumes populaires. Son contenu repose essentiellement sur le Coran, auquel sa première partie est consacrée. Il débute par la *Fatiha*, la première sourate, et se termine par la dernière (CXIV), sans être pour autant un coran complet. Il a été copié en styles *muhaqqaq* et *naskhi*, peut-être par deux calligraphes différents. L'un d'eux était Ibrahim Babirbarzadeh, dont la signature apparaît vers la fin de l'ouvrage. Chaque page de texte est encadrée d'un large bandeau doré et de filets à l'encre rouge-bleuâtre vif. Les titres des sourates sont enluminés et les versets signalés par des rosettes dorées. La première partie du manuscrit est suivie d'une sélection de sourates et de versets coraniques. Selon une croyance populaire, les mots mêmes du Coran possèdent des pouvoirs surnaturels liés à leur origine divine, et peuvent aider en cas de malheur. Les marges de ces pages sont également occupées par des notes qui peuvent fournir des explications sur l'usage spécifique de ces citations, par exemple contre la maladie ou la pauvreté. Suivent les 99 noms d'Allah et les noms du Prophète, également censés offrir une protection particulière. Un élément commun aux livres de ce type est la présence de prières de bénédiction, dont la récitation vaut récompense. La partie la plus impressionnante est une série de pages illustrées reprenant les noms d'Allah et de Muhammad écrits à l'or sur fond bleu, la représentation de l'empreinte et de la sandale du Prophète, des vues de La Mecque et de Médine, ainsi que des citations et les lettres des noms de Dieu disposées en cercles et carrés pour protéger contre le mauvais sort. \nLa reliure est en cuir brun-rouge foncé ornementé d'un rectangle central doré comprenant un motif en losange. L'intérieur de la couverture est doublé d'un papier jaune poli à décor de grandes feuilles.","short_description":"Petit ouvrage, compilation de divers textes religieux censés porter bonheur. En dehors de citations principalement tirées du Coran, il contient des prières de bénédictions. Ses remarquables pages illustrées représentent ici l'empreinte et la sandale du Prophète ou des vues de La Mecque et de Médine.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 14,7 cm, l. 9,5 cm.","method_for_datation":"Analyse du style des enluminures. Leurs éléments floraux, par exemple, sont proches de ceux de corans ottomans du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Analyse du style des enluminures. Leurs éléments floraux, par exemple, sont proches de ceux de corans ottomans du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté en salle des ventes auprès de Me François de Ricqlès, 22 mars 1996, lot n° 33.","bibliography":"*Islamische Kunst aus Privaten Sammlungen in Deutschland*, Exhibition catalogue, Munich, 2000, pp. 14-15. \n*Turkish Miniature Painting and Manuscripts from the Collection of Edwin Binney 3rd*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973, cat. n° 40.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","prières","religion"],"materials":["calligraphie","cuir","Encre","enluminures","illustrations.","Or","Papier"]},"359c5242-9309-5cb3-a026-926ac7a00def":{"name":"Album d’Ahmed Karahisari.","description":"L'album en six parties contient la sixième sourate du Coran (*al-Ann'am*), une série de hadiths, et une section de la *Qasida al-Burdah* (Poème du manteau) du poète al-Busiri (VIIe siècle H / XIIIe siècle J.-C.). Les exemples d'écriture d'Ahmed Karahisari en style coufique, *naskhi*, *thoulouth* et *muhaqqaq* repoussent ici les frontières de l'art de la calligraphie. Les éléments sont soigneusement collés sur 15 feuilles et la reliure n'est pas d'origine, ce qui prouve que ces exemples, initialement réalisés sur rouleaux, ont été découpés puis réunis en album. \nL'ouvrage s'ouvre sur une page ornée des mots “Louanges à Dieu” en style coufique rectangulaire en partie haute, d'une *basmala* au centre, et de la sourate XCII en coufique rectangulaire en bas, le tout copié à l'encre noire et à l'or. Sur les autres pages, la disposition des éléments diffère en fonction du style et des dimensions des textes manuscrits. \nDans le colophon figurant en dernière page, Ahmed Karahisari se présente comme un élève du maître Asadullah Kirmani. Il avait donc choisi d'étudier auprès de celui-ci plutôt que dans l'école de Cheikh Hamdullah pour apprendre à écrire dans le style du grand calligraphe du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), Yaqut al-Musta'simi. Karahisari insuffla une nouvelle vie à la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) sur laquelle il laissa sa marque. L'école qu'il fonda fut reprise par son élève Hassan çelebi (m. 1002 H / 1594 J.-C.), mais disparut à la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). \nCes écrits sont considérés comme des modèles de la calligraphie ottomane. Tout en témoignant des sommets atteints par cet art à leur époque, leur beauté inspire encore de très nombreux artistes aujourd'hui.","short_description":"Le calligraphe Ahmed Karahisari marqua la calligraphie ottomane du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) à travers l’école qu’il fonda. Cet album contient des exemples de son travail qui repoussent les limites de la calligraphie.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 50 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"Bien que le colophon ne mentionne pas de date, celles de la vie du calligraphe sont connues avec certitude (875-963/1470-1556) et l'œuvre date évidemment de son vivant.","method_for_provenance":"Le calligraphe Ahmed Karahisari a vécu à Istanbul et l'on peut supposer que l'œuvre y a été réalisée.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la bibliothèque du sultan Mahmoud à Sainte-Sophie en 1332/1914.","bibliography":"Aksoy, Ş., “Türk ve Islam Eserleri Müzesinden Bir Osmanlı Hat Sanatı Klasiği: Karahisari Albümü”, *P. Sanat Kültür Antika Dergisi*, 21 (Printemps 2001), pp. 66-75. \nAlparslan, A., *Osmanlı Hat Sanatı Tarihi*, Istanbul, 1999, p. 56. \nölçer, N., *et al, In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, planche 18A-B, pp. 50-51. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 264-65.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","hadith","papier","peinture"],"materials":["dorure.","Encre","Papier préparé"]},"3b9a8d6f-7ca1-5e34-9c8f-c212c393a3de":{"name":"Charte *waqf* pour une fondation pieuse de Haseki Hürrem Sultan.","description":"Cette charte d'établissement d'une fondation pieuse (*waqf*) par l'épouse du sultan Soliman le Magnifique, Haseki Hürrem Sultan, rédigée en arabe sur 49 pages d'un papier finement préparé, est datée de 964 H / 1557 J.-C. La *tugra* de Soliman (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.) figure page 1a. Le texte qui débute par un titre occupant une page entière compte 9 lignes par page, copiées à l'encre noire à l'intérieur de marges matérialisées par un trait doré. Le titre de la page 1b et les espaces entre les lignes de la page 2a sont enluminés de dorures aux bords cernés de noir. \nLa reliure en cuir brun reflète les caractéristiques stylistiques de cet art au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), en particulier le médaillon ovale en creux à lambrequins et angles ornés. Il a été exécuté par pression dans une matrice, puis peint à l'or. Les contre-plats sont ornés de médaillons ovales découpés, collés et décorés d'arabesques et de motifs floraux d'inspiration chinoise. \nLes pages 9b-10a mentionnent les constructions entreprises par Soliman à Jérusalem près du Dôme du rocher pour son épouse Hürrem Sultan, appelés dans diverses sources historiques la mosquée-*madrasa*\\-*imaret* de Haseki Hürrem Sultan. Les pages 12a-14b contiennent une explication détaillée des dépenses à entreprendre pour assurer le bon fonctionnement du projet, comme l'entretien et le nettoyage des bâtiments, les salaires des employés, etc. Les pages 15b et 27a détaillent les domaines, moulins et autres propriétés pris parmi les biens de la donatrice pour garantir les revenus de la fondation, mais aucune information n'est donnée sur leur localisation. Les signatures des témoins et le sceau de Hürrem Sultan figurent page 49a. \nCet acte est un remarquable exemple de l'art du livre de la période ottomane classique, ainsi qu'une source appréciable d'informations historiques sur le système ottoman des fondations pieuses et sur leur fonctionnement.","short_description":"Cette charte d’établissement d’une fondation pieuse ou *waqfiya* à Jérusalem de l’épouse de Soliman le Magnifique, Hürrem Sultan, connue pour son implication politique, son élégance et ses œuvres caritatives, est non seulement un document historique mais aussi un magnifique exemple des arts du livre du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Haseki Hürrem Sultan (m. 965 H / 558 J.-C.).","dates":"964 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 28 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Selon son colophon, ce document a été rédigé en 964/557.","method_for_provenance":"Outre la calligraphie, la présence de la *tugra* de Soliman le Magnifique et la date indiquée, la qualité des enluminures montre que cette œuvre a probablement été réalisée dans un atelier du palais d'Istanbul au Xe/XVIe siècle.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré de la Direction des fondations pieuses en 1337/1919.","bibliography":"*Soliman le magnifique* (catalogue d'exposition), Paris, 1990, pp. 38-39, n° cat. 17.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","papier","peinture","waqf"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","gaufrage.","Papier préparé"]},"42aad0c1-ac08-52ed-b98e-35a070c4bdeb":{"name":"Manuscrit de chirurgie.","description":"Copie manuscrite d'un livre de médecine et de chirurgie au titre, traduit en arabe, de *Al-Tasrif li-man ‘ajiza ‘an al-ta‘lif* (Présentation \\[des connaissances médicales\\] pour celui qui n'est pas en mesure de compiler \\[un manuel pour lui-même\\]) par le médecin andalou Abou-al-Qasim Khalif ibn al-‘Abbas al-Zaraoui (mort après 400 H / 1009 J.-C.). \nL'ouvrage, divisé en 30 sections, porte sur les maladies et leur traitement. Chaque section donne les recommandations d'un médecin réputé pour une thérapie particulière. Il décrit les traitements et les instruments nécessaires et illustre ces derniers en expliquant la manière de les utiliser. On y trouve ainsi des illustrations d'aiguilles hypodermiques, de verres à ventouse, d'outils de cautérisation, de scies à os, de ciseaux, de scalpels et de pinces pour extractions dentaires. \nLes sections les plus importantes (1, 2 et 30) présentent les concepts médicaux fondamentaux, les symptômes et les remèdes de 325 affections et comment réaliser les opérations. Elles constituent la moitié du livre. Les 27 autres traitent de différents aspects de la prescription et de la préparation de médicaments. Certaines informations sont entièrement originales et cet ouvrage est sans doute le premier connu à contenir des illustrations d'instruments médicaux. \nCet ouvrage connut un énorme impact dans les pays arabophones et turcophones, mais également en Europe. Il fut traduit en latin par Gérard de Crémone (m. 1187 J.-C.) et influença des érudits comme Guy de Chauliac (m. 1370 J.-C.) et ses successeurs. \nUn exemple de section est présenté ici. Il donne les préconisations de Paul d'Égine sur le traitement de la goutte et sur les douleurs qu'elle provoque. Le titre de chaque section, indiqué en rouge, précède la description du traitement. Les instruments de cautérisation sont illustrés. Par ailleurs l'auteur, al-Zaraoui, décrit les zones qui peuvent être cautérisées et montre comment les pieds doivent être pansés et soignés après traitement.","short_description":"Ce manuscrit de médecine fournit des instructions pour des opérations de chirurgie et d'art dentaire et les illustrations des instruments nécessaires. C'est une copie ancienne d'un livre rédigé par le médecin andalou Abou al-Qasim Khalif ibn al-'Abbas al-Zaraoui.","holder":"Musée national de Damas.","location":"Damas","dimensions":"L. 20 cm, l. 15 cm, ép. 3 cm.","obtention":"Donné au musée par Khourchid al-Jarkasi en 1924.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nSavage-Smith, E., “al-Zahrawi, Abu’l Kasim Khalaf b. al-‘Abbas”, *Encyclopædia of* \n*Islam,* vol. XI, Leyde, 1979.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abou al-Qasim al-Zaraoui","Andalousie","chirurgie","encres","Espagne","Gérard de Crémone","manuscrits","médecine","papiers"],"materials":["Encre noire et rouge sur papier."]},"47e09866-3a31-5ee5-a109-a01ff8ff7576":{"name":"Traité capitulaire de paix et de commerce entre la France et la Régence de Tunis","description":"Le traité capitulaire de paix et de commerce conclu entre la France et la Régence de Tunis fut rédigé dans les deux langues, arabe et français. Il mettait les navires français à l’abri des attaques des corsaires tunisiens et leur donnait accès à tous les ports du pays, garantissant à leurs nationaux une entière sécurité.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1799","location":"Tunis","provenance":"Gouvernement tunisien","author":"Saloua Zangar"},"4ca47641-f0ff-50a2-a7c3-b3adf3abb210":{"name":"Manuscrit du coran en style coufique.","description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran, utilisé pour la récitation dans le Dôme du Rocher pendant plusieurs siècles. Un certain nombre de pages ont disparu. \nLa reliure se compose de deux plats, recto et verso, réunis par un fermoir en forme de bouton. Le format horizontal est fréquent pour les corans des trois premiers siècles de l'ère islamique. La reliure est ornée d'une bordure estampée en quatre filets, dorée dans sa partie intérieure et rehaussée de fils de soie tressés. Au centre des deux plats figure un médaillon spiralé à décor végétal composé de fleurs à cinq pétales. L'intérieur de la reliure est doublé de cuir rouge clair. La couverture n'est pas originale et certainement pas antérieure au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Les deux premières pages contiennent trois cartouches rectangulaires encadrés de bandeaux droits et circulaires imbriqués et ornés à l'intérieur de points rouges et bleus. Les espaces interstitiels sont ornés de filets interrompus par des points verts. \nLe texte est rédigé en style coufique à l'encre noire. Les voyelles sont indiquées en rouge, les signes diacritiques en noir, les espaces de séparation entre les versets marqués de trois lignes inclinées. Les lignes de texte sont numérotées par chapitre. Le titre des chapitres (sourates) est écrit en coufique doré à l'intérieur d'un cartouche à cadre rouge. Les têtes de chapitre ne sont pas uniformes, mais témoignent d'une recherche de différents styles décoratifs. De même, il arrive que l'emplacement du titre varie : on peut le trouver en haut de la page, en bas dans le bandeau inférieur et même dans le bandeau central. Il est parfois enluminé à l'intérieur de bandeaux décoratifs à motifs simples et raffinés dont le dessin, les dimensions et la forme varient d'un bandeau à l'autre. \nCette section est divisée en sept parties. Les doubles pages qui commencent chacune des sept parties sont signalées par deux cadres qui entourent le contenu de chaque page. Tous deux sont ornés de points de couleurs variées. Le numéro de la septième partie, le titre de chapitre qui suit, ainsi que les versets correspondants du début de la section sont écrits dans la partie supérieure du cadre.","short_description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran. Il est de format horizontal, relié par une couverture de cuir décoré. Il est rédigé en style coufique à l’encre noire sur parchemin de gazelle. Des motifs décoratifs l’ornent tout au long et plus particulièrement en tête de chapitres. Ce coran est considéré comme l’un des plus anciens qui soit.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle de J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 24 cm, l. 31,5 cm, ép. 8 cm.","method_for_datation":"Le manuscrit mentionne la date de 984 (1547) et un lien avec al-Hassan bin al-Husain. Le style d'écriture coufique conforte cette datation, de même que le style d'ornements, répandu à cette période.","method_for_provenance":"L'Irak est un lieu de production vraisemblable car la plus grande partie de la famille du prophète résidait dans ce pays à cette période. L'écriture coufique ainsi que le style d'ornements utilisés étaient le style dominant en Irak à cette époque.","provenance":"Peut-être Irak.","obtention":"Manuscrit transféré du Dôme du Rocher au musée.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Turath al-Filistin fi Kitabat Abd Allah Moukhlis* \\[Le patrimoine de la Palestine dans les écrits d'Abd Allah Moukhlis\\], Amman, 1986. \nAl-Munjid, *Salah al-Din, Dirasat fi Tarkikh al-Khat al-'Arabi* \\[Recherches dans l'histoire de la calligraphie arabe\\], Beyrouth, 1971. \nDeroche, F., *The Abbasid Tradition*, Londres, 1992. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qur'aniya fi al-Mathaf al-Islami in al-Haram al-Charif' al-Qods* \\[Manuscrits islamiques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Hassan bin al-Husain","Coran","écriture coufique","manuscrits du Coran","manuscrits du Coran en style coufique","parchemin"],"materials":["aquarelle à l’or","Encre","Parchemin de chèvre ou de gazelle","reliure en cuir estampé."]},"54e60e87-a0d4-5416-b5e8-03ace6751eca":{"name":"Folio de coran.","description":"Cette grande feuille de manuscrit coranique contient 11 lignes de texte par page, rédigées dans un style *muhaqqaq* raffiné à l'encre noire sur épais papier rose pâle soigneusement couché. Le bord droit a été découpé. Le texte va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI), verset 13, au recto, à la sourate *al-Tatfif* (LXXXIII), verset 4, au verso – reproduit ici. Des rosettes dorées, irrégulièrement ornées de points bleus, marquent les versets. Deux ornements marginaux enluminés, un circulaire et deux ovoïdes, contiennent probablement les mots de *khamsa* et *'ashra* qui signalent chaque cinquième et dixième verset. Ces deux pages présentent un titre de sourate en style coufique en réserve sur le fond du papier. Les deux titres figurent dans des cartouches rectangulaires enluminés à champ principal bleu décoré d'arabesques dorées. Chacun de ces cartouches est signalé par un médaillon ovoïde en marge. En partie supérieure du recto, le mot *waqf* rédigé en écriture cursive suggère que ce coran était dédié à une congrégation religieuse. \nLe style *muhaqqaq* a été utilisé pour les manuscrits coraniques mamelouks du VIIIe au IXe siècle H (XIVe-XVe siècles J.-C.). Il présente plusieurs caractéristiques notables comme des courbes sublinéaires étirées, des lettres à extrémités terminées par des pointes effilées et des interruptions entre les parties verticales et horizontales de certains caractères. Ce style convenait aux livres de grand format. L'utilisation de papiers de couleur, en particulier rose, était répandue dans les scriptoria mamelouks.","short_description":"Le texte figurant sur ce folio de coran va de la sourate *al-Takwir* (LXXXI) à celle d'*al-Tatfif* (LXXXIII). Chaque face présente un titre de sourate. Des rosettes dorées indiquent les versets et des ornements enluminés figurent dans la marge. Le coran d'où il est tiré appartenait sans doute à une congrégation religieuse.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"VIIIe-IXe siècles de l'Hégire (XIVe-XVe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 44,8 cm, l. 33,5 cm.","method_for_datation":"En fonction du style de l'écriture et du type d'enluminure.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Legs de la collection Békézy.","bibliography":"James, D., *Qur'ans and Bindings from the Chester Beatty Library: A Facsimile Exhibition*, Dublin, 1980. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nJames, D., *The Master Scribes: Qur'ans of the 11th to 14th centuries AD. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. II, Londres, 1992. \nLings, M. et Safadi, Y. H., *The Qur'an*, Londres, 1976. \nSafwat, N. F., *The Art of the Pen: Calligraphy of the 14th to 20th Centuries. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. V, Londres, 1996.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","Manuscrits coraniques"],"materials":["calligraphie.","Encre","Papier"]},"5afb9d0a-a173-5509-83ce-e5ce7f4da179":{"name":"Page d’un manuscrit sur l’équitation et l’escrime.","description":"Page d'un manuscrit d'équitation rédigé en style *naskhi* à l'encre noire. Le titre principal indique en rouge le sujet de l'ouvrage. Sur la page reproduite, le sous-titre dit : “Chapitre sur comment rompre le bâton et l'éviter”. En haut de la page, trois cavaliers mamelouks sont représentés, dont deux se battent avec des bâtons. Chacun est vêtu d'une tunique descendant aux genoux et porte une coiffure appelée dans les documents historiques *al-zomt*. Le troisième homme porte un turban et un vêtement plus long à manches étroites. Il s'appuie sur un bâton dans une pose qui suggère qu'il observe les combattants dont il est peut-être l'instructeur. Les vêtements sont colorés en rouge, noir et violet rehaussés de traits de couleurs partant un peu au hasard dans toutes les directions. L'illustration reflète de façon claire les traits caractéristiques de l'école arabe qui s'étendait, au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), à une zone comprenant l'Irak, l'Iran, la Syrie, l'égypte et l'Afrique du Nord. Elle connaissait cependant des différenciations en fonction des caractéristiques locales de chaque région, tout en respectant des traits généraux comme le petit nombre de figures représentées, l'absence de cadre peint ou de fond, le recours aux couleurs vives, l'accent mis sur la représentation d'animaux, en particulier de chevaux, ainsi qu'une approche ignorant le réalisme et se souciant peu de la perspective et de la troisième dimension. Le Musée d'art islamique au Caire a acquis trois pages de ce manuscrit. \nLes autres pages montrent que le marchand d'antiquités Isa Maalouf, qui possédait le manuscrit en 1928, l'a vendu feuille par feuille dans divers pays. Le manuscrit comptait à l'origine 184 pages dont 16 dessins décrivant les armées et 46 illustrations en couleurs. Malheureusement le nom de l'œuvre et de son auteur sont inconnus car la première et la dernière pages ont disparu. L'ouvrage comporte un certain nombre de chapitres sur les arts de la guerre et l'équitation dont l'enseignement de celle-ci, le tir à l'arc, le maniement de l'épée, les différentes formes d'arc, le maniement de la lance et du bouclier à terre et à cheval, le lancer de javelot, le maniement du pieu, le tir de flèches, ainsi que quelques éléments sur les canons et la poudre.","short_description":"La période mamelouke a connu une renaissance de tous les arts, en particulier l'illustration des livres. Les artisans irakiens émigrèrent vers l'Égypte et la Syrie après l'invasion moghole de Bagdad et y ravivèrent la tradition de cet art. Cette illustration extraite d'un livre sur l'art de la monte est un bel exemple de l'école de peinture arabe.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 24 cm, l. 16,5 cm.","method_for_datation":"Un certain nombre de termes techniques et de mots rencontrés dans le texte de ce manuscrit se retrouvent dans des œuvres d'historiens écrivant sur l'égypte dans la seconde moitié de la période mamelouke. Il apparaît également que son style littéraire utilisant des mots du vocabulaire courant ressemble à celui de l'historien Ibn Iyas (m. 930/1524). Par ailleurs, l'illustrateur reproduit des vêtements et des coiffures de personnages de la période mamelouke, ainsi que les couleurs et les styles vestimentaires décrits dans des comptes-rendus écrits de l'époque. Des sources indiquent que les Mamelouks portaient un vêtement appelé *kabr* au cours de leurs activités miliaires et un *zomt* rouge sur la tête. On sait que, à partir de 841/1437, cette coiffure fut réservée aux Mamelouks par ordre du sultan al-Achraf Barsbay. De même, Ibn Iyas mentionne dans son ouvrage *Bada'i –Zouhour fi Waqa'i al-Douhour* \\[Les Merveilles des fleurs dans les rencontres à travers les âges\\] que le grand public et les paysans n'avaient pas le droit de la porter. Le *zomt* était généralement rouge et pelucheux, comme le montre l'illustration de ce manuscrit.","method_for_provenance":"L'illustration reflète clairement les caractères distinctifs de l'école arabe de peinture répandus à partir du IXe/XVe siècle dans une zone comprenant l'Irak, l'Iran, la Syrie, l'égypte et l'Afrique du Nord. Chaque région se différenciait cependant par des caractères locaux. Ce manuscrit décrit la hiérarchie militaire mamelouke en égypte peu de temps après le IXe/XVe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1955 auprès du marchand d'antiquités Asherof.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981. \nFarghali, Abu H. M., *Al-Taswir al-Islami: Nash'atahou wa mawqif al-Islam minhou wa ousoulouhou wa madarisouhou* \\[La peinture islamique : sa formation et l'attitude de l'islam envers elle, ses sources et ses écoles\\], Le Caire, 1991. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nIbn Iyas, Muhammad ibn Ahmad (m. 930/1524), *Bada'i al-Zouhour fi Waqa'i al-Douhour* \\[Les merveilles des fleurs à travers les âges\\], Le Caire, 1894. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cavaliers","équitation","illustrations.","manuscrit","papier","Portraits"],"materials":["aquarelle","encre noire et rouge.","Papier"]},"5d530e40-18f0-5e71-b689-999b1ed68ae4":{"name":"Ordonnance médicale.","description":"Ordonnance médicale rédigée sur papier en écriture *naskhi* courante. Elle est attribuée à Chams al-Din ibn al-Afif, l'un des plus célèbres médecins du règne du sultan mamelouk al-Achraf Barsbay (r. 825-841 H / 1422-1437 J.-C.). L'historien Ibn Ilyas (mort en 930 H / 1524 J.-C.) affirme qu'il était le plus éminent praticien d'égypte. Médecin personnel du sultan Barsbay, il dirigeait l'hôpital (*bimaristan*) du sultan Qalawun et avait le pouvoir d'autoriser les nouveaux praticiens à exercer. Les malades qui séjournaient dans les hôpitaux égyptiens pendant la période mamelouke bénéficiaient d'un traitement à la fois médical et social puisqu'ils étaient vêtus et rémunérés jusqu'à la fin de leur traitement. Des *awqaf* (fondations) finançaient ces hôpitaux. \nL'ordonnance porte sur un traitement pour la maladie cœliaque. Bien qu'elle comporte quelques erreurs grammaticales, elle se lit comme suit : \n“Louange au seul Dieu… / Une poudre \\[médicinale\\] appelée “Soufouf al-Kifaya” du *diwan* de / Ibn al-'Afif, responsable du *maristan* d'égypte, qui dit : Prendre / un quart de coupe de *qaraz* \\[fruit en gousse de l'*Acacia nilotica*\\], la même \\[mesure\\] de semence d'anis, la même de fenouil, / deux onces de cumin Kirmani, … une once de bois d'acajou, / une once de semence de clou de cuscute, une once d'armoise de al-Cham \\[Syrie\\] et deux onces d'amandes. / Faire rôtir le *qaraz* et le fenouil puis moudre et broyer les restes. / Mélangez-les et ajoutez 3 onces de décoction de radis de sable \\[*al-ramli*\\] / et la même quantité de décoction de fenouil vert. Les feuilles / de deux bouquets de basilic doux et les feuilles d'un bouquet de menthe, 3 onces de décoction de cerise d'ours, / puis les feuilles d'un bouquet de myrte douce fraîchement coupée / et 3 onces de décoction de céleri. / Mélanger le tout ensemble et ajouter à la poudre médicinale, puis sécher le mélange / et continuez jusqu'à ce qu'il ait exprimé toute son eau. / Puis ajouter un quart de *ratl* \\[mesure correspondant à 449,28 g\\] de sucre blanc / et prenez le matin et le soir. C'est bon / pour la maladie cœliaque. \nLes plus récentes études scientifiques de nutrition indiquent que certains aliments peuvent provoquer des maladies, et même la mort. L'une de ces affections est la maladie cœliaque, dont les victimes ne peuvent consommer de protéines de blé par suite d'un désordre intestinal. Elle peut provoquer des diarrhées, des pertes de poids et finalement la mort. Au cours de la période mamelouke, les médecins connaissaient cette affection et cette ordonnance décrit un traitement auquel la science moderne n'est arrivée que récemment. Les diverses herbes et plantes citées exercent un certain nombre d'effets sur les traitements des maux d'estomac.","short_description":"Cette ordonnance médicale détaille un traitement pour un mal à l'estomac. On l'attribue à Ibn al-Afif, le docteur le plus éminent de la période mamelouke et chef du *bimaristan* (hôpital) du sultan Qalawun, où les patients recevaient gratuitement médicaments et vêtements, et bénéficiaient de subsides et de soins médicaux jusqu'à la fin de leur traitement.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 16 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Sources historiques mentionnant le médecin Ibn al-Afif,qui soigna le sultan al-Achraf Barsbay qui souffrait d'une maladie de l'estomac pendant ses derniers jours en 841/1437.","method_for_provenance":"Le document a été découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Pièce découverte lors de fouilles archéologiques à Fustat en 1931.","bibliography":"Ibn Iyas, Muhammad ibn Ahmad (m. 930/1524), *Bada'i al-Zouhour fi Waqa'i al-Douhour* \\[Les merveilles des fleurs à travers les âges\\], Le Caire, 1894. \nIbn Maymun (Maïmonide), Musa ibn Abd Allah (1135-1204), *Charh asma' al-'iqar* \\[Explication des noms des médicaments\\], Le Caire, 1940. \nMuhammad, Sobhi Eid, “Tathkara Tibiyya Nadira Min 'Asr Barsbay \\[Une rare ordonnance médicale du temps de Barsbay\\]”, in *Majala Dirasat Athariyya* \\[Journal d'études archéologiques\\], vol. 3, Le Caire, 1988. \nSaid, M. H. (dir., avec traduction), *Al-Birouni's Book on Pharmacy and Materia Medica*, 2 vol., Karachi, 1973. \nYusuf, M. M., “Wa min al-Ghidha' ma Katal \\[Certains aliments peuvent tuer\\]”, in *Al-Ahram Newspaper*, 22 août 2003. \n*L'Art mamelouk, splendeur et magie des sultans*, pp. 137-140.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","encres","maladies","médecine","papier"],"materials":["Papier et encre noire."]},"5eedbbb5-d4fb-57a8-ae2f-5c2682f16249":{"name":"Document relatif à l’esclavage et la piraterie","description":"Formé de deux pages en toile parcheminée, langue arabe, celle de droite est datée de 1842 et concerne une correspondance de Ahmed Bey sur la fermeture du marché des esclaves, celle de gauche est de 1846 et traite de l’abolition de l’esclavage.","type":"Manuscrit historique; document","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"1863","location":"La Manouba, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Bechir Yazidi"},"61e3f563-8d0b-554f-837e-efc244795bf1":{"name":"Enluminure d’un coran.","description":"La page de droite est meublée par l'enluminure, qui est encadrée par un rectangle doré. Le décor central est meublé par deux losanges concaves à fond doré parsemé de traits marron qui encadrent des fleurons stylisés à plusieurs lobes. Le décor est encadré, de part et d'autre, par six triangles garnis d'un décor floral de même style. L'ensemble est séparé par des bandes à fond blanc tachetées de points marron et divisées par des segments dorés. Une palmette, se projetant vers la marge droite, est formée d'un décor floral dont le fond, blanc et vert, est parsemé de points marron. Elle est entourée de points dorés. La page de gauche est écrite en coufique noir. Les voyelles sont marquées par des points rouges, la hamza est indiquée par un point vert, conformément au système d'Abi al-Aswad. La fin du verset est signalée par un triangle formé par trois points dorés. La fin du cinquième verset est indiquée par un médaillon doré. Le titre de la sourate, avec le nombre de ses versets, est marqué, sans changement de ligne, par une inscription en coufique doré aux pourtours marron et qui se termine par une palmette projetée vers la marge gauche.","short_description":"L'enluminure, encadrée par un rectangle doré, orne la page de droite. Le décor central est meublé par deux losanges concaves à fond doré parsemé de traits marrons. \nLa page de gauche est écrite en coufique noir. Le titre de la sourate et le nombre de ses versets sont marqués par une inscription coufique dorée.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le coran a été constitué en legs (habous) au profit de la Grande Mosquée de Kairouan par Fadhl Mawlat Abi Ayoub.","dates":"295 H / 907 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 9 x 12 cm, 2 folios.","method_for_datation":"Le colophon du coran comporte l'acte de mainmorte (habous), qui est daté de 295/907.","method_for_provenance":"Ce coran a été copié et constitué en legs au profit de la Grande Mosquée de Kairouan par une femme qui semble être kairouanaise et le fait que Kairouan ait été, à l'époque, un grand centre de production livresque plaident en faveur de son exécution à Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous, en Tunisie, la Bibliothèque nationale de Tunis a récupéré ce coran en 1967. En 1983, il revient à Kairouan, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Parchemin."]},"620147b9-073c-55b0-9874-1ee32624af18":{"name":"Coran.","description":"Deux tomes de ce coran qui comportait plusieurs volumes, dont le tome II est présenté ici aux pages 100 et 101, sont les seuls qui soient conservés à la Bibliothèque générale de Rabat. De format presque carré, ils sont tous deux transcrits à l'encre brune sur parchemin en coufique *maghribi*. Mais, bien que du même style, l'écriture n'a pas la même allure dans les deux tomes, ce qui suggère le travail de deux copistes. Cependant, par le caractère épais des tracés, l'arrondi des angles des lettres et l'approfondissement des courbes, les deux graphies sont de la même époque et appartiennent au même coran. C'est en effet à partir de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) que, en Occident, la graphie coufiquecommence à se différencier de la graphie orientale pour évoluer vers un style dit *maghribi* et atteindre sa maturité deux siècles plus tard. Ce style d'écriture, qui suit encore le système de vocalisation archaïque d'Abou el-Assouad, est dépourvu de points diacritiques. Seules sont représentées les voyelles brèves (la *fatha*, voyelle A, la *damma*,voyelle O : points rouges au-dessus de la ligne) ; la *kasra* (voyelle I) : point rouge au-dessous de la ligne) ; et la *chedda* (indiquant le redoublement de la lettre), transcrite comme de nos jours sous la forme d'un petit *w*.Les points ronds de couleur jaune et verte indiquent les attaques vocales. Ce coran ne porte aucun décor particulier pour les titres des sourates*.* Seules de petites rosaces dorées entourées de petits points alternativement bleus et rouges marquent la séparation entre les versets, tandis que les grandes rosaces délicatement ornées scandent les versets par groupes de dix. Par sa graphie, cet exemplaire peut être rapproché des corans zirides. Enfin, de petites perforations très régulières dans la marge supérieure de chaque folio, où figure le mot *habous*, prouvent que ce livre a été alloué en offrande pieuse à un sanctuaire, probablement de Fès.","holder":"Bibliothèque nationale.","initial_owner":"(Habous/waqf.)","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H 42 cm, L. 36 cm.","method_for_datation":"Format et analyse stylistique de l'écriture : style coufique archaïque, codifié pour le système de vocalisation par Abou el-Assouad ad-Douali (68/688) et adopté dans tout le monde musulman à partir du IIe-IIIe siècle (VIIIe-IXe). L'écriture de ces deux tomes du coran s'apparente à la variante du style occidental dit *maghribi*.","method_for_provenance":"Ce coran est attribué à la ville de Fès du fait qu'elle était la capitale des Idrissides et abritait l'université Qaraouiyine.","provenance":"Fès ?","bibliography":"Allouche, I. S. et al-Rajraji, A., *Fahras al-makhtoutat al-arabiya al mahfouda fi'al khisana ai–amma bi Ribat al-Fath* (inventaire des manuscrits arabes conservés à la bibliothèque générale de Rabat), 2e partie (1921-1953), Paris, 1958. \n \nAl-Rassy, J. et Varichon A., *De l'Empire romain aux Villes impériales, 6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nBenjelloun-Laraoui, L., *Les bibliothèques du Maroc,* Paris, 1990. \n \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001; IAM_TN_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","objet religieux"],"materials":["encre brune.","Parchemin"]},"66dee6a2-095c-5e95-9ab7-3051179223bf":{"name":"*Zubdat al-Tawarikh* (“La crème des histoires”).","description":"Ouvrage rédigé en turc en écriture de style *naskhi* à l'encre noire sur 90 feuilles d'un délicat papier préparé. Il contient 55 miniatures – une ou deux par page – illustrant les sujets des textes. Pages 1b-2a, deux médaillons circulaires comportent une inscription précisant le sujet de l'œuvre et expliquant qu'elle a été réalisée pour le trésor du sultan Mourad III. Le texte compte 37 lignes par page. Les titres et têtes de chapitre sont dorés. Leurs enluminures font appel à des compositions florales à arabesques et motifs d'inspiration chinoise. Les médaillons des deux premières pages comprennent d'importants motifs floraux. \nLa couverture vert foncé – qui n'est pas l'originale – est laquée (technique connue sous le nom de *Edirnekari*). Les plats extérieurs sont richement décorés de compositions florales en or et argent, tandis que les gardes contre plat sont ornées de médaillons, de lambrequins et d'angles ornés. \nL'ouvrage rédigé par le panégyriste de la cour *(Şehnameci*) Sayyid Loqman Aşuri, se compose de deux parties principales. La première débute par une représentation de l'univers et des signes du zodiaque et se continue par des histoires tirées de la Torah, du Nouveau Testament et du Coran qui racontent la vie des prophètes et de grandes figures au service de la foi, illustrée de peintures. Elle s'achève sur l'arbre généalogique de Mahomet, des quatre califes légitimes, des sultans et hauts dignitaires des dynasties musulmanes comme les Omeyyades, les Abbassides, les débuts de la période islamique, Ghaznavides, les Ilkhanides, les Seldjoukides et les Timourides. La seconde partie s'ouvre sur l'histoire du sultan Osman (Uthman), fondateur de la dynastie ottomane, et couvre douze portraits de sultans jusqu'à Mourad III avant de se terminer par des descriptions des événements politiques ayant marqué ces règnes. \nCe recueil a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.). La qualité de ses peintures, de sa calligraphie et de sa reliure en fait une des plus grandes œuvres de l'art ottoman jamais créées pour un sultan.","short_description":"Ce manuscrit inclut les histoires des prophètes, la naissance de l’islam et les histoires des États musulmans. Il fut rédigé sur ordre du sultan Mourad III par l’historien Sayyid Lokman et enluminé par les fameux peintres (*naqqash*) Molla Kasım et Ustad Osman. C’est un travail unique dans l’art ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"993 de l’Hégire / 1583 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 64,7 cm, l. 41,3 cm.","method_for_datation":"Il est indiqué sur l'ouvrage qu'il a été réalisé pour le trésor du sultan Mourad III (r. 982-1003/1574-1595) en 933/1583.","method_for_provenance":"Il a probablement été copié à Istanbul sur l'ordre du sultan.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée en 1333/1915 de la bibliothèque du complexe d'Aksaray à Istanbul, fondé par l'épouse du sultan Mahmoud II et mère du sultan Abdoulaziz [Abd al-'Aziz] Ier, Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883, reine-mère de 1277 à 1292/1861-1876).","bibliography":"Aksoy, Ş., “Zübdetü't Tevarih Sultan III. Murad için Hazırlanan bir Şehname”, *P. Art, Culture, Antique*, 3 (1996), pp. 17-37. \nölçer, N. *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 42, 19A-E, pp. 52-56. \nölçer, N. *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 272-75. \nRenda, G., “New Light on the Painters of the Zubdat at Tawarikh in the Museum of Turkish and Islamic Arts in Istanbul”, *Fourth International Congress of Turkish Art*, pp. 183-207.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","dorure","encre","papier","peinture","technique Edirnekari","zodiaque"],"materials":["aquarelle","dorure","Encre","Papier préparé","reliure laquée."]},"672e5d81-e294-5bdc-9691-e88fb689a760":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourate al-Fatiha (I, “La liminaire”, versets 1 et 2) tirée d'un coran copié sur vélin. L'écriture, encore mal identifiée, combine le coufique naskhi et le rayhani. Le tracé des cursives y est plus rectangulaire que courbe. Les points-voyelles sont absents de cette écriture, mais, conformément au système développé par al-Khalil ibn Ahmad, les signes orthographiques abondent. Les voyelles sont marquées en rouge, le sukun et la chaddah en bleu et la hamza et la maddah en vert lumineux. Ce feuillet se distingue par la présence d'une bande qui porte le titre et le nombre de versets de la sourate suivante, écrits en or. Le titre est inscrit dans une série de cadres superposés où alternent un décor géométrique à base de tresses et un décor floral essentiellement représenté par le fleuron polylobé. Certaines bandes sont gravées en or et tous les pourtours sont marron. Une palmette composée d'arabesques fleuries se projette vers la marge. En haut de la page et à la marge droite se trouve un losange doré et marron à décor géométrique ; les angles sont meublés de quatre couronnes de couleurs analogues et les côtés sont ornés, vers l'extérieur, de cercles marron et bleu. La partie centrale est garnie d'une écriture coufique dorée portant le nombre des versets. Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","short_description":"Le feuillet est tiré d'un coran copié sur vélin. Il se distingue par la présence de bandes à décor géométrique portant le titre et le nombre de versets de la sourate écrits en or. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation émis par la gouvernante du prince Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis (r. 399-406 H / 1009-1016 J.-C.).","dates":"410 de l’Hégire / 1020 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 45,5 x 31 cm, 5 lignes, 1 folio.","method_for_datation":"L'acte de donation mentionne clairement que la constitution en habous (legs) eut lieu en l'an 410/1020.","method_for_provenance":"Ce coran a été copié, enluminé et relié par Ali ibn Ahmad al-Warraq pour Fatma al-Hadinah (la gouvernante) du prince ziride Badis. Le travail fut supervisé et financé par Dorra, la secrétaire de la gouvernante. Le colophon du coran mentionne l'acte de donation par la gouvernante de Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte est authentifié par le cadi (juge) de Kairouan, Abdallah ibn Hachim.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran fut récupéré par le musée du Bardo avant d'être transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986, où il est exposé actuellement.","bibliography":"Lings, M. et Safadi, Y.-H., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 30, n° 25. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 273, n° 357.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Vélin."]},"68ecd47c-38f6-579b-9162-d8283100397d":{"name":"*Siyer-i Nebi* (Biographie du Prophète).","description":"Ouvrage copié en turc sur un délicat papier préparé. Chaque page contient 13 lignes de texte rédigées en grande écriture *naskhi*, comprises entre des marges tracées à l'encre noire et à l'or. Les noms propres sont mentionnés à l'encre rouge. Les espaces entre les lignes sont occupés par une dorure à contours noirs. En six volumes, cet ouvrage raconte la vie de Mahomet et l'histoire de l'islam jusqu'à la mort du Prophète. Le manuscrit du musée d'Istanbul, copie du quatrième volume, compte 545 folios illustrés de 193 miniatures. La première page est la page de titre, ornée d'enluminures et de dorures. Les peintures sont chaque fois insérées entre deux lignes de texte. La reliure en cuir brun est ornée d'un médaillon ovale à lambrequins en palmette et coins ornés. \nCe quatrième tome commence par la naissance de la fille du prophète, Fatima, décrit son mariage avec Ali, les miracles de Mahomet, l'amour de Talha et de Gamza, des récits de la vie d'héroïnes musulmanes, les préparatifs de la bataille de Badr et la bataille elle-même, la blessure de Mahomet à la bataille de Uhud, la mort de l'oncle du prophète Hamzah, la distribution des butins, l'histoire de Ka'b et de sa fille et l'assassinat de l'ennemi des musulmans Sufyan ibn Khalid. \nLes six volumes du *Siyer-i Nebi* ont été réalisés par l'atelier du palais à la demande du sultan Mourad III au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Un volume a été perdu et les quatre autres sont dispersés dans divers musées dans le monde. Le manuscrit du Musée des arts turcs et islamiques est une copie du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) d'un manuscrit du quatrième volume actuellement à la Chester Beatty Library de Dublin, en Irlande (T. 419). Le style de ses miniatures est caractéristique du XIe/XVIIe siècle.","short_description":"Cette copie du *Siyer-i Nebi* (littéralement “vie du Prophète”) du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) occupe une place importante dans l’art ottoman, non seulement du fait de son sujet mais aussi en raison de sa reliure, du style figuratif de ses miniatures et de ses compositions architecturales.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Si le nom du propriétaire initial n’est pas connu, le sceau de l’épouse du sultan Mahmoud II, Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300 H / 1883 J.-C.), reine-mère de 1277 à 1292 H / 1861-1876 J.-C.), portant la date 1279 H / 1863 J.-C., figure pages 1a et 545a.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 38 cm, l. 26 cm.","method_for_datation":"Le style des miniatures est caractéristique du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Un manuscrit de cette qualité et de ce coût n'a pu être réalisé que dans les ateliers du palais.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré au musée de la bibliothèque du complexe d'Aksaray (Istanbul) fondé par l'épouse du sultan Mahmoud II et mère du sultan Abdülaziz (Abd al'Aziz) Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883, reine-mère de 1277 à 1292/1861-1876).","bibliography":"çığ, K., “Türk ve İslam Eserleri Müzesi'ndeki Minyatürlü Kitapların Kataloğu”, *Şarkiyat Mecmuası*, III (1959), pp. 51-90. \nTanındı Z., *İslam Resim Sanatında Hazreti Muhammed'in Hayatı*, Istanbul, 1984, pp. 156-159. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp.292–5.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","dorure","encre","laque","papier","peinture"],"materials":["aquarelle","dorure.","encre noire","Papier préparé"]},"718874e8-d67c-57c0-aabc-505af50ed024":{"name":"Feuillet d’un coran.","description":"Sourates al-Thakathour (CII, “La rivalité”, verset 8) et al-Asr (CIII, “Le temps”, verset 1). Ce feuillet est tiré d'un coran écrit en coufique noir. Les voyelles sont marquées par des points diacritiques rouges, la hamza et la chaddah par des points verts et jaunes conformément au système d'Abi al-Aswad, le grammairien arabe mort en 61 H / 681 J.-C. Les divisions entre versets sont signalées par une rosette en or, verte au centre, dont les contours sont dessinés par de fins points marron. Le titre splendide de la sourate consiste en une ligne d'ornementation coufique terminée par une palmette qui se projette vers la marge. Cette palmette est composée de feuillets en or très stylisés et d'arabesques fleuries, elle est illuminée par le bleu et le vert, avec de délicates touches de marron. Ces motifs font partie du répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"écrit en coufique noir, ce feuillet comporte deux citations coraniques (CII,8 et CIII,1). Les divisions entre les versets sont signalées par une rosette dorée, verte au centre. L'ensemble des motifs dessinés appartient au répertoire décoratif des enlumineurs et calligraphes musulmans depuis le Ve siècle H (XIe siècle J-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz.","dates":"Début du deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 22,5 x 32 cm, 5 lignes.","method_for_datation":"Le coran a été constitué en legs (habous) par le prince ziride al-Mouiz ibn Badis au profit de la Grande Mosquée de Kairouan. L'acte de donation est postérieur à la rupture avec Le Caire puisqu'il mentionne la haine du prince à l'égard des Fatimides. Selon les historiens, cette rupture, qui depuis 424/1033, fut complètement consommée en 441 /1050.","method_for_provenance":"Ce coran a été constitué en legs au profit de la Grande Mosquée par le prince ziride régnant ; étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que ce coran fut copié, décoré et relié sur place sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute, Kairouan.","obtention":"Après l'annulation de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré en 1983 au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 210. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), 1982, p. 247, n° 330. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), 1976, p. 20, n° 2. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 221.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","habous","objet religieux"],"materials":["Vélin décoré."]},"72c0e86c-b1ae-5017-a60e-32986c29c774":{"name":"*Surname-i Hümayun* (Livre de la fête de la circoncision impériale).","description":"Le *Surname-i Hümayun* (Livre de la fête de la circoncision impériale) est un ouvrage consacré aux fêtes données à l'occasion de la circoncision du prince Mehmed, fils du sultan Mourad III, qui durèrent 52 jours et 52 nuits en 990 H / 1582 J.-C. Il décrit par le texte et par l'image comment, à cette occasion, les guildes d'artisans ont présenté leurs activités, et documente les différents divertissements organisés, les banquets offerts, la nourriture distribuée chaque jour au public, les distributions d'or et d'argent par le sultan, la circoncision d'enfants pauvres qui reçurent des vêtements neufs, les dons prodigués aux mendiants, la libération de prisonniers pour dettes par le règlement de leurs engagements. Il constitue une importante source historique pour le style de vie ottoman au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), le contexte économique et social, la culture, l'art et les divertissements. \n \nLa célébration elle-même s'est déroulée à l'Hippodrome, c'est-à-dire sur la Place aux chevaux. Le palais d'Ibrahim Pacha y est représenté, ainsi que la galerie pour spectateurs à trois niveaux édifiée à l'un des angles de la place et réservée aux personnages officiels et aux représentants des états étrangers. \n \nL'une des scènes représente la parade de la guilde des verriers. Le sultan, assis sur le balcon fermé de la salle d'audience du palais d'Ibrahim Pacha, assiste au défilé de la guilde en compagnie d'hôtes et de divers personnages assis dans la galerie des spectateurs. Les verriers présentent des objets déjà réalisés, mais aussi les différentes étapes de la production du verre et les outils qu'ils utilisent à l'aide d'un four monté sur un chariot. Une autre peinture, accompagnée d'une fidèle reproduction en bois et en ivoire de la mosquée Sülemaniye, illustre la procession des architectes et des ingénieurs. Cette illustration est remarquable pour sa représentation de l'art ottoman dans toute sa splendeur à travers l'un des monuments emblématiques de l'époque. On y trouve même l'architecte Sinan, qui vivait encore et participa probablement à ces festivités. \n \nLes célébrations de la Fête de la circoncision sont ainsi racontées en 250 miniatures peintes sur double page, dans des compositions généralement similaires à celle reproduite ici.","short_description":"*Surname* est un somptueux manuscrit qui relate l’histoire de la célébration de la circoncision du prince Mehmed, fils du sultan Mourad III, qui se tint à l’hippodrome en face du palais d’Ibrahim Pacha en 990 H / 1582 J.-C. Le texte et les miniatures décrivent tous deux le cadre, la procession et les évènements.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"991-997 de l’Hégire / 1583-1588 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 33,5 cm, l. 23,5 cm.","method_for_datation":"Certaines pages du manuscrit manquent, dont le colophon. Il a cependant été établi d'après le registre du *Kepecci Ruus* figurant dans les archives (3 *safar* 997/1583, n° 250, 37) qu'il a été achevé en 997/1588.","method_for_provenance":"Il est établi que ce manuscrit a été réalisé par une équipe d'artistes dans le palais de Topkapi à Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Réalisé au palais de Topkapi, le *Surname* se trouve toujours dans la bibliothèque du palais.","bibliography":"And, M., *Kırk Gün Kırk Gece*, Istanbul, 1959. \nAtasoy, N., *Surname-i Hümayun*, Istanbul, 1998. \nAtasoy, N., “Tarih Konulu Minyatürlerin Usta Nakkaşı Osman”, *Sanat Dünyamız*, 73 (1999), pp. 213-221. \nİpşiroğlu, M.Ş., “Das Hochzeitbuch Murats III”, *Deutsch-Türkische Gesellschaft*, Bonn, 1960. \nTansuğ, S., *Şenlikname Düzeni*, Istanbul, 1961.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şebnem Tamcan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","Miniatures","mosquée Süleymaniye","palais d’Ibrahim Pacha","Sinan","verre"],"materials":["aquarelle","dorure","Encre","Papier préparé (aharlı)","reliure en cuir."]},"75ede8fe-76f3-5385-bdc5-f85fce889190":{"name":"Coran","description":"Ce sont deux feuillets tirés d’un coran écrit en graphie maghrébine. Ce coran calligraphié, sans doute au cours du XVIIIe siècle, est un bel exemple de symbiose entre les apports hispano-mauresques et les influences ottomanes. En effet, si l’écriture et les couleurs des signes diacritiques sont typiquement maghrébines, le décor, du frontispice de la Fatiha, orné de motifs floraux, témoigne d’une nette influence de l’école ottomane, elle-même inspirée de l’art iranien. Les voyelles sont indiquées en rouge, le *soukoun* et le *chadda* en bleu, la *hamza* en jaune ocre ou doré, la *hamza al-Wasl* en vert.","type":"Manuscrit","holder":"Musée des Arts islamiques de Kairouan","dates":"XIXe siècle","location":"Kairouan","provenance":"La zaouia de Sidi Sahbi, Kairouan"},"7bd75a35-d206-5701-b425-b077957ef154":{"name":"Émile Zola. *J'accuse !...*, 11-13 janvier 1898","description":"En 1894, Alfred Dreyfus, officier de l'armée française, est accusé d'espionnage, jugé coupable, dégradé et déporté. Sa famille, qui lutte pour l'innocenter, convainc Emile Zola, célébre écrivain naturaliste. En quelques jours, Zola écrit un réquisitoire (\"J'accuse\") adressé au Président de la République française, publié dans l'Aurore.","type":"Manuscrit","holder":"National Library of France","dates":"1898","location":"Paris"},"7c87bedb-5773-5c25-8dc4-6634c1e81d26":{"name":"Traité du Bardo","description":"Appelé aussi traité de Ksar Saïd, est un traité signé entre le bey de Tunis et le gouvernement français le 12 mai 1881. Il contient dix articles qui instaurent le protectorat de la France sur la Tunisie. Le bey est alors contraint de confier tous ses pouvoirs dans les domaines des affaires étrangères, de la défense du territoire et de la réforme de l’administration au résident général de France.","type":"Manuscrit; document historique","holder":"Archives nationales","dates":"12 mai 1881","location":"Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Bechir Yazidi"},"8573340c-4d2f-5e03-8ece-8ea167d4279a":{"name":"Document diplomatique et étui","description":"Ce document fait partie d'un ensemble de plus de 120 courriers diplomatiques conservé aux Archives nationales suédoises, qui portent sur les relations entre la Suède et les Ottomans. En 1657, le roi Charles X Gustave (r. 1654-1660) envoya Claes Ralamb et Gotthard Vellingk auprès de la Sublime Porte pour établir une alliance avec l'Empire ottoman. Le grand vizir Mehmed Köprülü, signataire de cette lettre, y reconnaît avoir reçu deux missives du souverain suédois et confirme que les envoyés de celui-ci ont été admis en la présence du sultan. Il fait savoir que la Sublime Porte rejette la demande d'alliance car les actions du roi ne correspondent pas à ses paroles. Il reproche au souverain son alliance avec l'ancien voïvode de Transylvanie, Georg Rákóczy, et sa guerre à la Pologne contre la volonté du sultan. En fait, après son accession au trône en 1655, Charles X Gustave avait déclaré la guerre au roi polonais Johann Kasimir dont il voulait empêcher l'accession au trône. Un an plus tard, il remporta la victoire sur la Pologne. Le sultan considéra cette guerre comme une atteinte aux intérêts ottomans. Dans ce conflit, Georg II Rákóczy (1615-1660), qui avait conquis le pouvoir en Moldavie et en Valachie avec l'aide du sultan Mehmed IV, apporta son aide à la Suède à l'encontre des souhaits d'Istanbul. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il perdit en 1657 le trône de Transylvanie à l'instigation des Ottomans. Claes Ralamb (1622-1698), qui séjourna à Istanbul de mai 1657 à janvier 1658, fut le premier envoyé suédois en Turquie. Dans de telles circonstances, sa mission avait peu de chances de réussir. Selon l'inscription portée sur le coin gauche du courrier, il remit cette lettre dans un étui de soie le 27 mai 1658 au roi Charles X Gustave à Gothenburg.","short_description":"Lettre écrite par le grand vizir Mehmet Köprülü au roi de Suède Charles X Gustave. Claes Ralamb, premier envoyé suédois auprès de la Sublime Porte, avait proposé une alliance avec l’Empire, rejetée par le sultan.","holder":"Archives nationales suédoises","initial_owner":"Roi Charles X Gustave de Suède (r. 1654-1660).","dates":"1067-1068 de l’Hégire / mai 1657-janvier 1658 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 76 cm, l. 50 cm.","method_for_datation":"D’après la date du séjour de C. Ralamb à Istanbul. La lettre elle-même n’est pas datée.","method_for_provenance":"Comme il est mentionné dans le texte, cette lettre envoyée par le grand vizir Mehmed Köprüklü au roi Charles X Gustave a été rédigée dans un campement près de Edirne.","provenance":"Campement ottoman près d’Edirne, Turquie.","obtention":"Ce document fait partie de la correspondance diplomatique régulièrement déposée aux Archives nationales par le ministère des Affaires étrangères.","bibliography":"Björkman, W., “Die Schwedisch-Türkischen Beziehungen bis 1800”, in *Festschrift für Georg Jacob zum 70. Geburtstag*, Leipzig, 1932. \nZetterstéen, K. V., *Türkische, Tatarische und Persische Urkunden im Schwedischen Reichsarchiv,* 1945, n° 56, pp. 25-26.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["guerres.","Relations diplomatiques"],"materials":["Encre","Papier","soie."]},"9046e802-e0a4-5cd0-ad42-5b6b93278655":{"name":"Deux feuillets d’un Coran.","description":"Ces deux feuillets qui comportent la sourate al-Balad (versets 10-20) et la sourate al-Chams (versets 1-6) sont tirés d'un coran écrit en coufique épais. Les signes orthographiques sont indiqués par des points rouges et le tanwin par deux points rouges superposés selon la méthode d'Abi al-Aswad, mort en 61 H / 681 J.-C. L'emploi de la couleur rouge pour indiquer tous les signes orthographiques est un système qui a été adopté par l'école irakienne de calligraphie, contrairement à l'école andalouse qui a utilisé des couleurs diversifiées. Dans la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan, on retrouve indifféremment des corans écrits selon les deux méthodes, ce qui montre bien le rôle de relais que jouait l'Ifriqiya, terre de rencontre, entre l'Orient et l'Occident. Le dixième verset est indiqué par une étoile entourée de lobes multicolores. Le titre de la sourate est composé du nom de la sourate et du nombre de ses versets, en écriture coufique dorée, placés dans un cadre orné d'un entrelacs de vanneries pointillées qui rappelle le décor de quelques reliures kairouanaises contemporaines. L'encadrement se termine par une palmette composée de feuillets stylisés et d'arabesques fleuries, qui se projette vers la marge.","short_description":"Tirés d'un coran écrit en coufique, les deux feuillets comportent deux citations coraniques : la sourate “al-Balad” (versets 10-20) et la sourate “al-Chams” (versets 1-6). \nLa couleur rouge utilisée pour les signes orthographiques est propre à l'école irakienne de calligraphie, tandis que l'école andalouse utilisait diverses couleurs.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin IIe-début IIIe siècle de l’Hégire (fin VIIIe-début IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 35 x 25 cm, 14 lignes.","method_for_datation":"Par rapport à d'autres corans datés du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), le graphisme de l'écriture coufique paraît plus archaïsant, ce qui permet de dater ce coran de la fin du IIe-début du IIIe siècle H (fin VIIIe-début IXe siècle J.-C.). Ceci est corroboré par les décors des débuts des sourates de ce coran, à prédominance géométrique et d'aspect plus naïf en comparaison avec des corans plus récents.","method_for_provenance":"Ce coran appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. étant donné que Kairouan était, à l'époque, un grand centre de production livresque, le plus probable serait de conclure que cet exemplaire fut copié et relié à Kairouan sur un parchemin tanné local.","provenance":"Sans doute Kairouan.","obtention":"Lors de l'abolition de la fondation des habous, ce coran fut récupéré par le musée du Bardo, en 1959, avant d'être transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada en 1983.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 194, n. 112.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale.","décoration géométrique","mobilier"],"materials":["Vélin décoré."]},"983679b0-e53d-525c-8c34-9b140549ef18":{"name":"Fragment d’ordonnance médicale.","description":"Fragment d'ordonnance médicale en six lignes rédigées sur papyrus à l'encre noire en écriture coufique simple. Il mentionne les effets bénéfiques de l'aloès dans le traitement de certaines affections comme la fièvre, les piqûres, les grippes, la colique, les maux d'oreille et la dépression. Le texte se lit ainsi : “… Dieu, plein de grâce et miséricordieux / aloès… dans une décoction d'orge / pour la fièvre, la boire avec une décoction de coriandre/ et pour la colique et la dysenterie boire avec de l'eau tiède et pour les \\[piqûres\\] du scorpion / et de la vipère, elle est bue avec de l'eau froide, et pour l'enfant qui se plaint de maux d'oreille \\[elle se boit\\] avec le lait maternel / et pour la dépression, elle se boit avec une décoction de tamarin et pour les tremblements, elle se boit avec de la décoction de fenouil / et de *homos* \\[pois chiches\\]. \nLes propriétés médicales des plantes étaient bien connues depuis le début de la période islamique où elles servaient à la préparation de médications simples composées d'ingrédients variés et exécutées par des médecins et des herboristes (*attar*) à l'hôpital ou dans de petites pharmacies. \nLes feuilles d'aloès étaient pressées et conservées jusqu'à leur utilisation. Outre celles citées dans cette ordonnance, elles servaient au traitement de multiples maladies comme les articulations douloureuses et les irritations des yeux. L'aloès était également utilisé dans la préparation de l'encre.","short_description":"Depuis les temps anciens, des médications simples et élaborées utilisant des extraits de plantes étaient préparées par des médecins et des pharmaciens et étaient hautement efficaces. Cette prescription est basée sur l'utilisation de l'aloès pour la guérison de différents maux.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Début du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 12 cm, l. 5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un certificat de mariage (n° inv. 25295) et une lettre (n° inv. 22999) figurant dans les collections du musée, en particulier la similarité du style coufique et de la qualité du papyrus. Le certificat de mariage est daté de 91 (709) et l'ordonnance de 106 (724).","method_for_provenance":"Le docteur Henry 'Awa, donateur de cette pièce au musée, a rapporté l'avoir acquise auprès de personnes qui avaient rassemblé des trouvailles archéologiques provenant des ruines de Fustat, avant qu'une loi sur la protection des antiquités ne soit promulguée.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Légué au musée par le docteur Henry Amin 'Awad en 1974, parmi d'autres pièces offertes au musée dont du matériel médical et chirurgical et diverses pièces de monnaie islamiques. Henry 'Awad, qui a également mené des études sur diverses branches des arts islamiques, est considéré comme l'un des plus grands collectionneurs égyptiens d'artefacts.","bibliography":"Hammad, al-Sayyed, M., *Adawat al-Kitabamin al-Fath al-Arabi hatta al-'asr al-*Mamlouki \\[Nécessaires à écriture de la conquête arabe à la période mamelouke\\], maîtrise, Faculté des Arts, Université de Sohag, 1982. \nIbrahim, H., *Sina'atal-Alwan wa al-Asbagh wa al-Ahbar* \\[Production de couleurs, teintures et encres\\], thèse, Faculté des Arts, Université de Sohag, 1982. \nIsa, A., *Mu'jamasma' al-*Nabat \\[Dictionnaire des noms de plantes\\], Le Caire, 1930. \nAl-Nuwairi, Shihab al-Din A., *Nihayat al-Irab fi Founoun al-Adab* \\[L'apogée des arts littéraires\\], Le Caire, 1929.","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture","écriture coufique","inscriptions","médecine","Papyrus"],"materials":["Papyrus","texte rédigé à l’encre noire."]},"9ac5a090-8009-512f-bf82-741324800a8f":{"name":"Manuscrit Al-Nawadar al-Sultaniya wa al-Mahasin al-Yusufiya [Raretés et mérites de Youssouf].","alternate_name":"Biographie de Saladin.","description":"Manuscrit rédigé en écriture cursive de style *naskhi* rendue partiellement illisible par la détérioration du papier. Il comprend 412 pages de 15 lignes chacune, jaunies et tachées de moisissure. \nL'auteur de l'ouvrage, Ibn Chaddad, fut nommé par Saladin (r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.) officier de ses troupes à Jérusalem. Il resta au service du sultan jusqu'à la mort de celui-ci puis partit pour Alep où il fit construire une *madrasa* et un *dar al-Hadith* (école d'enseignement des hadiths) et demeura jusqu'à sa mort. \nLe manuscrit est divisé en trois parties : la première couvre la naissance de Saladin, ses idées, son caractère, ses qualités morales, la deuxième concerne les circonstances de sa vie, ses guerres et ses conquêtes jusqu'à sa mort ; la troisième traite des villes et des citadelles conquises par Saladin entre 583 et 586 H / 1187 et 1190 J.-C. \nL'auteur mentionne que ses premiers contacts avec le sultan eurent lieu en 584 H / 1189 J.-C. et qu'il l'accompagna jusqu'à sa mort en 589 H / 1193 J.-C. Il précise que le récit des événements, dont il n'a pas été le témoin, s'appuie sur des témoignages de confiance. Cette biographie est considérée par les historiens comme l'une des sources les plus fiables sur Saladin, en particulier pour la dernière période de sa vie (584-589 H / 1189-1193 J.-C.). \nL'auteur donne des descriptions détaillées d'événements historiques et de batailles, mais aussi des armes utilisées par les armées islamiques et croisées. Par ailleurs, il décrit l'état social et administratif des sociétés islamiques et croisées, montrant qu'il existait des communications entre elles.","short_description":"Cette biographie du sultan Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) écrite par son contemporain, Ibn Chaddad, étudie sa vie, ses qualités, sa personnalité, ses relations et ses guerres. Ce manuscrit de la bibliothèque de la mosquée al-Aqsa est l’un des mieux préservés ; il est admis qu’il s’agit d’une copie originale exécutée par l’auteur en personne.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Baha’ Youssouf bin Rafi’ al-Chahir bi (connu sous le nom d’Ibn Chaddad, m. 632 H / 1234 J.-C.).","dates":"626 de l’Hégire / 1228 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 23,5 cm, l. 16 cm, ép. 4,5 cm.","method_for_datation":"La date figure sur le manuscrit.","method_for_provenance":"Le manuscrit précise qu'il a été copié à Jérusalem et certifié comme copie authentique par l'auteur.","provenance":"Jérusalem.","bibliography":"Conder, C. R., *The Life of Saladin* by *Beha ad-Din, compared with the Original Arabic and Annotated,* Londres, 1773. \nIbn Chaddad, Biha' al-Din, Y. (m. 632/1234), *Al-Nawadar al-Sultaniya wa al-Mahasin al-Yusufiya* \\[Raretés et mérites de Youssouf\\]. \nMaalouf, A., *Les croisades vues par les Arabes*, Paris, 1983. \nSalameh, K., *Fahras Makhtoutat Maktabat al-Masjid al-Aqsa* \\[Catalogue des manuscrits à la bibliothèque de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1983.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["biographies","écriture naskhi","Ibn Chaddad","manuscrits"],"materials":["Encre noire sur papier."]},"9b806efe-99d1-5b6e-913c-0ee466605547":{"name":"Lettre de l’Institut d’Afrique à Paris félicitant Ahmed Bey d’avoir interdit la traite des Noirs","description":"Il s’agit d’une correspondance de l’Institut d’Afrique à Paris signée par son président et son secrétaire général félicitant Ahmed Bey d’avoir interdit la traite des Noirs dans son royaume et décernant au prince tunisien le diplôme de protecteur, août 1841.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1841","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"a0e649a0-0f53-5503-9c38-d0a4035fdc34":{"name":"Page de manuscrit figurant Moïse, Muhammad et l’archange Gabriel.","description":"Ce feuillet isolé, extrait d'un manuscrit, présente entre des bandes calligraphiées Moïse, Muhammad et l'archange Gabriel conversant dans les cieux. Derrière les trois protagonistes, on distingue sur cinq nuages des anges qui semblent épier la conversation. Ce qui est représenté ici est l'une des scènes de la vision que Muhammad eut de son assomption. À droite se tient Muhammad, en long habit vert et turban, à gauche Moïse en long vêtement rouge foncé, debout devant son trône céleste qui est désigné par une inscription en écriture arabe. Moïse fait des mains un geste oratoire. Son interlocuteur Muhammad se tient face à lui, le visage recouvert de voiles blancs, les mains cachées dans les longues manches de son manteau. Les têtes des deux prophètes sont nimbées d'une auréole où leur nom se déchiffre en lettres noires. Entre eux deux, tourné vers Muhammad, se dresse l'archange Gabriel, reconnaissable à sa couronne et à ses doubles ailes multicolores. Gabriel était déjà le gardien du Paradis dans l'Ancien Testament. Il est l'un des deux anges qui se tiennent devant Dieu (Luc 1, 19) et il donne l'explication de l'histoire messianique (Daniel 8, 16 et suiv.). Il aurait annoncé à Muhammad le texte du Coran. La sourate II, verset 97, dit : “Gabriel l'a envoyé \\[le Coran\\] avec la permission de Dieu dans ton cœur \\[le cœur de Muhammad\\].” \nLe texte au-dessus des trois personnages décrit l'histoire, il est rédigé en turc ottoman. Muhammad et Dieu discutent du nombre des prières quotidiennes et finissent par convenir du nombre de cinq. Moïse est le conseiller céleste de Muhammad, Gabriel est l'ange qui l'accompagne. Leurs propos sont écrits en arabe. \nLe texte est emprunté à l'une des biographies du prophète qui apparurent dès le VIIe siècle, appelées “Sira” (“Les circonstances de sa vie” ou “Sa manière de vivre”). Ce feuillet isolé provient sans doute d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","short_description":"Ce feuillet peint, extrait d'un manuscrit, présente l'archange Gabriel avec les prophètes Moïse (à gauche) et Muhammad (à droite). Entourés d'anges, ils discutent la question des prières quotidiennes. Cette scène se passe pendant le Voyage nocturne de Muhammad. Son visage est voilé car il était interdit de représenter Muhammad.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Probablement réalisé pour Murad III, 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 31 cm, l. 20,5 cm.","method_for_datation":"Ce feuillet séparé faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III (982-1003/1574-1595).","method_for_provenance":"Le texte et le style de ce feuillet indiquent qu'il faisait partie d'un manuscrit réalisé pour le sultan ottoman Murad III.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Acheté à Londres en 1976.","bibliography":"Budde, H. et Nachama, A. (éd.), *Die Reise nach Jerusalem,* Berlin, 1995, p. 180, cat. 1/121, ill. 180. \nKalter, J. et Schönberger, I., *Der lange Weg der Türken, 1500 Jahre türkische Kultur,* Stuttgart, 2003, p. 138, ill. 149. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1979, n° 668. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 40. \nPetspoulos, Y. (éd), *Kunst und Kunsthandwerk unter den Osmanen,* Munich, 1982, p. 200, ill. n° 209.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assomption","Coran","mirage","nombre des prières"],"materials":["Encre","gouache sur papier","or."]},"ad9d8415-0b17-5ab2-bb81-d214aedc3c9e":{"name":"Coran.","description":"La couverture de ce coran est en cuir brun clair. Sa partie droite est décorée d'un cartouche à motif estampé défraîchi et aujourd'hui illisible ; ce type d'ornement était très courant sur les reliures de l'époque. \nLe volume ouvre sur un frontispice orné d'un cartouche décoratif meublé de motifs végétaux enluminés sur fond bleu foncé et d'une inscription en écriture *thoulouth* disant : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Sultan al-Malik al-Dahir abou Saïd Jaqmaq, que son triomphe soit glorieux.” Suivent cinq folios de prières et de commentaires sur les fondamentaux de *al-Tajwid* (l'art de réciter le Coran), également en écriture *thoulouth*. Les chapitres de cet exemplaire du Coran débutent par une double page enluminée. La page de droite présente une zone rectangulaire encadrée de lignes bleues, dans laquelle s'inscrit le titre *Surat al-Fatiha* (Sourate d'introduction) en *thoulouth*, encadré en bas et en haut d'ornements végétaux. La sourate elle-même s'inscrit dans un cadre rectangulaire dont les bords sont ornés sur trois côtés de motifs végétaux colorés. La page de gauche reprend la même mise en page et la même décoration, mais porte le titre de *Surat al-Baqara* (Sourate de la vache) et ses premiers versets. La bordure droite de la première page et la bordure gauche de la seconde sont décorées de trois ornements, deux étant des médaillons circulaires à décor végétal enluminé, le troisième, au centre, une fleur de lotus polychrome. \nLa première des 144 sourates est écrite en style *thoulouth* enluminé sur fond bleu foncé enrichi de motifs végétaux dans un cadre rectangulaire. Chaque verset est séparé du suivant par un motif décoratif en forme de fleur à trois pétales dorés. Chaque pétale est séparé de l'autre par un point. Sur les marges droite et gauche de certaines pages se trouvent des rondeaux à motifs végétaux enluminés. Chaque page compte 13 lignes.","short_description":"Pour faire état de leur piété, les sultans et les émirs mamelouks dotaient leurs établissements religieux de copies du Coran. Étant le livre saint de la foi musulmane, le calligraphe, l'enlumineur et le relieur rivalisaient pour montrer leur habileté dans l'exécution de ces corans, comme on peut le voir sur cette copie commanditée par le sultan Jaqmaq.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Inscription figurant au début de l'ouvrage : “Fait pour al-Maqam al-Charif al-Dahir Jaqmaq” (r. 842-857/1438-1453).","method_for_provenance":"Il est probable que cet ouvrage commandé pour le sultan Jaqmaq a été réalisé au Caire, capitale de l'état égyptien, fameuse à l'époque pour son abondante production de manuscrits, en particulier de corans. Les sultans mamelouks étaient réputés pour l'intérêt qu'ils portaient au Coran et pour leur soutien aux grands calligraphes. Ces précieux manuscrits coraniques faisaient souvent partie d'un *waqf* de mosquée.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Ce coran a été donné au musée en 1956. Il faisait partie de la bibliothèque privée du roi Farouk au Qasr al-Quba, l'un des palais de la famille royale avant la “Révolution des officiers libres”. Farouk, dernier roi égyptien, descendant de la famille de Muhammad Ali, régna de 1936 à 1952.","bibliography":"Al-Alfi, Abou S., *Al-Fan al-Islami* \\[Art islamique\\], Le Caire, 1984. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nJa'id, N., “Fan Kitabat al-Mouchaf al-Charif wa Tajmilahou \\[L'art d'écrire et de décorer le saint Coran\\]”, in *Houda al-Islam* \\[Guide de l'islam\\], n° 6, 1984, pp. 43-50. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks*, Londres, 1988. \nSalama, K., *Al-Makhtoutat al-Qour'aniya fi al-Mathaf al-Islami fi al-Haram al-Charif* \\[Manuscrits coraniques du musée islamique du Haram al-Charif\\], Liban, 2003. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nAl-Souyouti, Jalal al-Din Abd al-Rahman (m. 911/1505), *Tarikh al-Khoulafa'* \\[Histoire des califes\\], Beyrouth, 1980. \nZain al-Din, N., *Mousawwar al-Khat al-Arabi* \\[Calligraphie arabe illustrée\\], Bagdad, 1980.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["corans","écriture thoulouth","encres","enluminures","manuscrits","motifs végétaux","papier","Reliures"],"materials":["enluminures à l’or. Reliure en cuir estampé.","Papier. Texte écrit en style thoulouth à l’encre noire et rouge"]},"afb1004b-ee97-5abe-bea3-b81b89002821":{"name":"Manuscrit, recueil de hadiths.","description":"Le texte du recueil de hadiths rédigé par Abou el-Hassan ibn al-Hajjaj, dit Mouslim, est tracé à l'encre noire et rouge, en caractères cursifs *maghribi,* vocalisés avec poins diacritiques et signes orthoépiques. Les pages du frontispice et du colophon sont ornées d'enluminures. \n \nSur la page du colophon, un cadre divise l'espace en trois parties, deux bandeaux rectangulaires délimitant un carré dans lequel s'inscrit un cercle. \n \nLe bandeau supérieur contient les trois dernières lignes du texte. Le bandeau inférieur est orné d'une frise de cercles concentriques imbriqués parsemés de rosaces et de doubles motifs *boteh* ou cachemire. Dans le cercle est calligraphié le texte du colophon, en une écriture cursive dorée se détachant sur un fond rouge. Le cercle est rehaussé d'une large bande à décor de frise de fleurons alternant avec une fleur de lotus, peinte en rouge et jaune sur fond bleu. Les écoinçons sont meublés de rinceaux et de bouquets variés de fleurs jaunes et rouges d'inspiration orientale sur un fond vert. \n \nLa marge inférieure de l'encadrement est occupée par une arcade polylobée contenant la date de la copie : le jeudi du mois *choual* 1284 H (janv.-fév. 1868 J.-C.), et par un motif floral doré sur fond bleu, d'inspiration orientale. La décoration de cette page de colophon trahit les influences artistiques orientales (chinoises et iraniennes) qui ont pénétré au Maroc à partir de la fin du XVIIIe siècle.","short_description":"Deux pages de ce recueil de *hadiths* sont ornées d'enluminures. La décoration du colophon, ou dernière page mentionnant la date et le nom du scribe, trahit les influences artistiques chinoises et iraniennes qui ont pénétré au Maroc à partir de la fin du XII siècle H (XVIII siècle J.-C.).","holder":"Bibliothèque royale.","dates":"1284 de l’Hégire / 1868 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 29,5 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Date inscrite sur la page du colophon.","method_for_provenance":"Par l'origine du copiste et le style d'écriture.","provenance":"Maroc.","obtention":"Achat.","bibliography":"Arabi al-Khattabi, M., *Al-Faharis al-Khizana al-Hassaniyya*, t. III, IV, V, VI, Rabat, 1983, 1985, 1986, 1987. \n \nArabi al-Khattabi, M., *Al-Faharis al-Khizana al-Malakiyya*, t. II, Rabat, 1982. \n \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","hadith","livre religieux"],"materials":["bleue","dorures.","encre noire","Papier","rouge"]},"b3ad190f-fed9-546e-924a-e3b7f2699f23":{"name":"*Temple de la Ka’ba à la Mecque*","description":"Émile Prisse d’Avennes (1807-1879) a dessiné ce plan de la Ka'aba à la Mecque. Cette œuvre montre avec tous les détails ce lieu de pèlerinage qui émerveillait les Européens.","type":"Dessin","holder":"Bibliothèque nationale de France","dates":"1858–1859","location":"Paris"},"b5822b19-0bac-505f-bb0c-be6490cc1dc6":{"name":"Liste de captifs chrétiens d’origine italienne dressée par Mariano Stinca, un captif napolitain","description":"Liste de captifs chrétiens d’origine italienne (Calabre, Crotone, Catanzaro, Borgia, Palerme...) rédigée par Mariano Stinca, ancien captif napolitain devenu secrétaire et chef du protocole de Hamouda Pacha Bey.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1800","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"b891c040-ed12-5331-bbcb-c0107a795fd7":{"name":"Correspondance des résidents britanniques de Gibraltar félicitant Ahmed Bey de la fermeture du marché des esclaves à Tunis","alternate_name":"*A testimonial of gratitude to His Highness the Bashaw Bey of Tunis for his philantrophic and most noble resolution to abolish the inhuman and horrible traffic in Slaves...*","description":"La correspondance portait la signature d’une trentaine de résidents britanniques de Gibraltar félicitant Ahmed Bey pour l’interdiction de la vente des esclaves dans les marchés de la Régence.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1841","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"ba1c6502-ece8-50c7-a051-8ccb55d13f84":{"name":"Lettre adressée par les commerçants tunisiens d’Egypte au bey de Tunis","description":"Correspondance adressée par des commerçants tunisiens résidant en Egypte au bey de Tunis le remerciant pour la nomination d’un nouveau représentant du gouvernement beylical à Alexandrie. La correspondance portait la signature d’une centaine de commerçants au Caire et à Alexandrie.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1820","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"ba7672c4-fed6-5ce8-8f1d-ccd9a7e359e4":{"name":"Acte de mariage.","description":"Document rédigé sur rouleau relatif au mariage (recto) et au divorce (verso) d'un même habitant de Jérusalem. Une partie du papier a été rongée par de la vermine et se trouve de lecture difficile. \nL'acte de mariage compte sept lignes. Il débute par une *basmala* (“Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux”) qui occupe une ligne, suivie du contrat de mariage. Celui-ci garantit que le *cheikh* Charaf al-Din Ya'koub bin al-Hadj Youssouf bin Ya'koub, de Jérusalem, donne en mariage à son premier né une femme musulmane adulte de Hébron, déclarée libre de tout engagement légal. Il est à remarquer que le nom de l'épouse n'est pas indiqué dans le contrat, où seule figure sa ville d'origine. Nous savons qu'elle s'appelle Fatima d'après le document de divorce figurant au verso. Le contrat mentionne également que la dot (*mahr*) payée d'avance est de 450 dirhams et la dot différée de 150 dirhams. Le représentant de l'épouse est mentionné par son nom, *cheikh* Qasim bin Musa bin Omar al-Ghazzi, de même que les deux témoins, le premier étant al-Sayyid Charaf al-Din Hamza bin al-Sayyid Abd al-Rahman Ali al-Moghrabi. Le nom du second témoin est difficilement lisible, mais son patronyme est “al-Asti”. En bas figure leur signature. à gauche du texte est écrit : “Son époux, son représentant a légalement présidé, enregistré par Ahmad bin al-Naqib al-Hanbali.” \nAu verso se trouvent deux autres textes de cinq lignes chacun, accompagnés des noms de deux témoins. Le premier dit : “Gloire à Dieu, le 5e jour de *mouharram* de l'an 795 \\[21 novembre 1392\\], pour témoigner que le susmentionné Ya'koub a divorcé de son épouse, la susmentionnée Fatima, le jour avant cette date. Puis il a rétracté son divorce et l'a reprise sous sa protection et son contrat de mariage, révision légale en présence des témoins et attestée à la date mentionnée ci-dessus.” Le second document règle le retour à la protection de l'époux. Ceci devant se dérouler à condition que celui-ci remette le *mahr* différé. Le document enregistre la confirmation des deux témoins que ce *mahr* a bien été versé et que l'épouse ne pourra le réclamer de nouveau en cas de nouveau divorce ou de mort de son époux.","short_description":"Curieusement, ce contrat de mariage établi à Jérusalem présente au verso un texte relatif au divorce du même couple. Ce texte comporte toutes les conditions et les droits propres au mariage et au divorce. Il contient le nom du couple marié, du juge et des témoins. La différence avec un contrat de mariage islamique contemporain est mineure.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Tribunal religieux islamique (al-Mahkal al-Char’iyya), Jérusalem.","dates":"5 mouharram 795 de l’Hégire / 21 novembre 1392 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 43,5 cm, l. 28 cm.","method_for_datation":"Le document est daté.","method_for_provenance":"Le texte cite Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Acte trouvé au milieu des années 1970 dans un ensemble de documents mamelouks conservés dans une boîte au Musée islamique. Ils proviennent vraisemblablement des archives d'un des juges de la charia pratiquant à Jérusalem.","bibliography":"Little, D. P., *A Catalogue of the Islamic Documents from al-Haram al-Sharif in Jerusalem*, Beyrouth, 1984. \nLutfi, H., *Al-Quds al-Mamlukiyya: A History of Mamluk Jerusalem Based on al-Haram Documents*, Berlin, 1985.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["divorce","Mariage","papier"],"materials":["Encre sur papier."]},"bde9764b-0319-5fdd-a563-cd0ba01a6ea4":{"name":"Coran.","description":"Tome incomplet d'un coran qui devait en compter douze. Chaque page reçoit sept lignes de texte, écrites avec l'argent liquide sur un papier vert, en caractères cursifs de style *maghribi*. La vocalisation et les signes orthoépiques (*souqoun et hamza*) sont notés en doré, rouge et bleu. Les titres des sourates, accompagnés du nombre de versets, sont écrits à l'encre dorée. Chaque verset *aya* est séparé de l'autre par une rosace dorée à huit pétales cerclée d'un liseré surmonté de huit séries de petits points dorés rassemblés par groupes de trois. Le groupe de cinq versets est indiqué par un *hâ* coufique stylisé en forme de larme dorée et rappelé dans la marge par un motif plus important sous forme de goutte décorée d'enluminure (dessin doré se détachant sur fond rouge). \n \nCe manuscrit est un bel exemple de coran écrit sur papier et non sur parchemin. Il illustre les nouvelles tendances scripturales qui sont apparues à la fin de la dynastie mérinide. Avant le VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en effet, les corans étaient tous écrits sur parchemin, considéré comme la seule matière noble digne de porter les textes coraniques. Le papier, qui était pourtant fabriqué au Maroc depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), n'était pas considéré comme matériau noble et ne servait que pour les écrits non sacrés. Ce n'est qu'à partir des périodes mérinides que l'utilisation du papier s'est généralisée et qu'il a commencé à servir également pour la transcription du coran et des hadiths.","short_description":"Ce coran écrit avec de l'argent liquide sur papier vert en caractères *maghribi* illustre les nouvelles tendances scripturales de l'époque. En couleurs figurent la vocalisation des signes, en doré les titres des sourates ainsi que les rosaces et les larmes séparant les versets.","holder":"Bibliothèque nationale.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe-XVIe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 22 cm, L. 16,5 cm.","method_for_datation":"Par le support papier, qui ne s'est généralisé pour la transcription des corans qu'à partir du VIIIe/XIVe siècle, et par le style d'écriture.","method_for_provenance":"Par le style d'écriture et le support.","provenance":"Maroc.","bibliography":"Allouche, I.S. et Al-Rajraji, A., *Fahras al-makhtoutât al-arabiyya al-mahfouza fi al-khizâna al-Amma bi Ribat al-Fath,* t. I, Paris 1954. \n \nAllouche, I.S. et Al-Rajraji, A., *Majmoua moukhtara li makhtoutât arabiya nâdira min mâktabat âmma fi al-Maghrib*, \n \nParis \n \n, 1986. \n \nAl-Razi, J. et Varichon, A., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","décoration végétale","religion"],"materials":["argent liquide.","Papier vert"]},"c1a3ba49-902b-5949-8d97-4621638aa6cb":{"name":"Acte de succession.","description":"Acte de succession de 15 lignes rédigé sur papier dans une écriture difficile à déchiffrer. Au centre de la première et de la seconde ligne, des manques ont fait disparaître le nom de la personne concernée. L'objet de cet acte concerne l'inventaire de succession d'un invalide sur son lit de mort. Il détaille les biens d'un certain “\\[…\\] bin Hussain al-Mass'oudi” : une chemise, un vieux matelas, de vieux vêtements (ouverts devant) et une coiffure en laine. Cet homme était employé à la *madrasa* al-Tankaziyya à Jérusalem, mais aussi vitrier qui découpait et posait du verre dans des maisons privées. On trouve également des détails sur une boutique qu'il louait. Le nom de son épouse était Zainab, fille de Muhammad bin Abd Allah al-Iskankari, celui de ses trois filles, Fatima, Khatoun et Rahma ; quant à son fils, il s'appelait Muhammad. L'acte énumère ce qui revient à sa femme par rapport au calcul initial de la dot et ce qui revient au propriétaire de la boutique. L'homme avait cédé son poste à la *madrasa* à son fils dans un accord que la *madrasa* devait avaliser. Les instructions étaient probablement adressées à Ahmad bin Othman bin Sayf al-'Attal et al-Hadjdj Ali bin Moussa bin Ali al-Nahhas. Le document était enregistré par le très honorable juge (cadi) al-Ansari al-Chafi'i, juge islamique à Jérusalem. L'acte est signé de quatre témoins dont les noms figurent en fin de document après le texte de l'accord : “Le susmentionné a été entendu et compris en présence de témoins.” \nCe document offre un éclairage intéressant sur la vie sociale et économique à Jérusalem au cours de la période islamique. Il illustre la façon dont les postes pouvaient se transmettre d'une personne à l'autre, détaille les noms et types de vêtements répandus parmi diverses classes sociales, ainsi que certaines professions de l'époque, le coût des loyers et le coût de la vie à Jérusalem en général. Il montre également que le tribunal était une institution fondamentale dans la vie quotidienne et permet une meilleure connaissance du système administratif de la ville à cette époque.","short_description":"Généralement l’inventaire de succession est énuméré après la mort. Cet acte fut cependant rédigé en présence du propriétaire sur son lit de mort. Ce document énumère ce que l’homme, un vitrier employé à la *madrasa* al-Tankaziyya, va laisser ; il désigne les bénéficiaires et précise diverses instructions. Il offre un éclairage intéressant sur la vie sociale et économique de la Jérusalem mamelouke.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Tribunal religieux islamique (al-Mahkama al-Char’iyya), Jérusalem.","dates":"*Dhou al-Qaeda* de l’an 793 de l’Hégire / 1er octobre 1391 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 27 cm, l. 17,5 cm.","method_for_datation":"Le document est daté.","method_for_provenance":"Le lieu de provenance est suggéré par le texte.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Acte trouvé au milieu des années 1970 dans un ensemble de documents mamelouks conservés dans une boîte au Musée islamique. Ils proviennent vraisemblablement des archives d'un des juges de la *charia* pratiquant à Jérusalem.","bibliography":"Little, D. P., *A Catalogue of the Islamic Documents from al-Haram al-Sharif in Jerusalem*, Beyrouth, 1984. \nLutfi, H., *Al-Quds al-Mamlukiyya: A History of Mamluk Jerusalem Based on Al-Haram Documents*, Berlin, 1985.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acte de succession","actes mamelouks","papiers","Succession"],"materials":["Encre sur papier."]},"cf2da5c2-0d20-5dbf-a2aa-c9244ad7d708":{"name":"Moitié de coran.","description":"Manuscrit d'une moitié de coran d'importantes dimensions. Il compte 325 pages rédigées en style *thoulouth*. La première est décorée de motifs géométriques et végétaux stylisés, colorés et dorés témoignant d'un haut niveau de précision et d'habileté dans l'exécution. Le texte sacré lui-même est entouré de notes marginales à l'encre bleue, rouge et noire portant sur la récitation, l'interprétation et la grammaire. \nLes versets sont soulignés de filets bleus ondulés et séparés par de petits cercles d'or. Le texte dans son entier est entouré d'un épais cadre orné de damiers à décor astral et géométrique à contours bleus et richement dorés. Trois grands médaillons circulaires et triangulaires dorés occupent les marges extérieures. \nLe texte de la dédicace en arabe se trouve en troisième page. Il peut se traduire ainsi : \"Ceci est un *waqf* de al-Amir al-Kabir al-Sarim Ibrahim bin al-Amir al-Nasari Muhammad bin al-Amir al-Sarimi Ibrahim bin al-Sayfi Manjak, que Dieu les protège de sa pitié et de sa satisfaction et les accueille en son paradis, Amen, et a déposé ce coran dans la mosquée de son père, la mosquée Aqsab, hors de Damas la Protégée, que le seul Dieu soit loué.\" Le texte spécifie que le donateur de ce coran est le prince mamelouk Ibrahim bin Mohammad bin Ibrahim al-Sayfi Manjak. Il était l'un des petits-fils du prince Manjak, qui fut deux fois gouverneur mamelouk de Damas.","short_description":"L'abondance et l'imbrication de la décoration à la feuille d'or de ce coran enluminé est typique du mécénat artistique mamelouk. L'utilisation de l'or était également populaire sur les lampes de mosquées, habituellement symbole de la “lumière divine”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Ibrahim bin Muhammad Ibrahim al-Saifi Manjak (m. IXe siècle H / XVe siècle J.-C.), petit-fils d'Ibrahim Manjak, deux fois gouverneur de Damas au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","dates":"VIIIe-IXe siècle de l'Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 50 cm, l. 35 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Le donateur est le petit-fils du prince mamelouk Manjak qui fut gouverneur de Damas en 759/1357 et en 770/1368. Il est possible que ce coran date de cette période, mais son petit-fils a pu donner le coran à la mosquée à une date plus tardive au cours du IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"Ce coran était dédié à une mosquée de Damas et commandé par le petit-fils d'un gouverneur de Damas. Bien qu'il ait probablement été copié à Damas, le texte ne le spécifie pas et il a pu être manuscrit ailleurs, au Caire par exemple.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Ouvrage confisqué par les forces de sécurité en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Damas","dorure","encre","Ibrahim bin Muhammad Ibrahim bin Manjak","manuscrit","papier"],"materials":["dorures.","Encre sur papier"]},"d4fac3f2-aef5-5d9c-92ce-6e04c206f021":{"name":"Manuscrit de géographie.","description":"Ce manuscrit intitulé *Taqwim al-Bouldan* (L'almanach des pays) est un célèbre ouvrage médiéval de géographie rédigé par un prince ayyoubide lettré du nom de Abou'l Fida, né à Damas et mort en 732 H / 1331 J.-C. Le texte est purement descriptif. Il se compose d'informations classées en tableaux à partir d'observations rationnelles et scientifiques, d'une façon similaire à celle d'études modernes. Les sources sont essentiellement des traductions arabes adaptées de Ptolémée dues à al-Birouni et Ibn Sa'id al-Maghribi et d'autres savants. Le manuscrit a été achevé en 721 H / 1321 J.-C. et a remplacé dès sa parution tous les autres ouvrages de géographie. Cette copie a été exécutée une génération plus tard au cours de la période mamelouke par Muhammad bin' Abd al-Rahman al-Qirch. Le frontispice a été peint par Muhammad al-'Arari. \nCe frontispice très ornementé consiste en un cadre doré qui entoure le texte d'introduction de l'ouvrage. Le titre et le nom du souverain qui a commandité l'ouvrage sont calligraphiés en lettres blanches sur fond bleu et or de décor complexe. Des motifs végétaux ornent à la fois le cadre et le champ entourant le texte. On note une ligne de texte à l'or au-dessus du cadre et une note d'une écriture élégante mais tachée dans la marge inférieure. \nLes tableaux sont de simples compositions de cases dont le texte est rédigé d'une fine écriture à l'encre noire et de grandes indications en rouge. \nL'auteur est également célèbre pour avoir écrit *Moukhtasa ta‘rikh al-bachbar* (Résumé de l'histoire humaine), compilation sur l'histoire des périodes préislamiques et islamiques jusqu'à 729 H / 1329 J.-C. qui fut populaire en son temps et appréciée par les orientalistes européens du XVIIIe siècle.","short_description":"Cet important manuscrit est une œuvre d'esprit encyclopédique qui comprend un frontispice très élaboré, typique de la période mamelouke. Il a été compilé par le prince ayyoubide damascène al-Malik al- Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida (m. 732 H / 1331 J.-C.). Cette copie a été réalisée une génération plus tard.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calligraphié par al-Malik al-Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida (m. 732 H / 1331 J.-C.).","dates":"741 de l'Hégire / 1340 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 33 cm, l. 23 cm, ép. 3,6 cm.","method_for_datation":"Le manuscrit précise l'achèvement de la copie le vendredi 3 *jamada al-Akhar* 741 (24 novembre 1340).","method_for_provenance":"Il est possible que ce manuscrit ait été calligraphié à Hama, car le texte d'introduction indique : \"Le sultan ‘Imad al-Din Isma‘il, Sahib Hama Abou al-Fida, qui a conçu [l'idée de] ce livre. Ce livre de géographie s'appuie sur la compilation d'idées et il les a copiées comme un almanach de pays. Il divise l'ancien monde en régions.\" Ceci n'établit pas la provenance de façon certaine, car il est possible que la calligraphie et les enluminures du frontispice aient été exécutées à Damas ou à Alep pour le souverain de Hama.","provenance":"Peut-être Hama, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1961.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCahen, C., “Ayyubids”, *Encyclopædia of Islam,* vol. I, Leyde, 1979.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Mou'ayyad 'Imad al-Din Isma'il Abou'l Fida","géographie","Hama","manuscrits","Muhammad al-'Arari","Muhammad bin' Abd al-Rahman al-Qirch","Taqwim al-Bouldan"],"materials":["Encre sur papier","frontispice à enluminures dorées."]},"d72b69f9-a4da-50e3-9f8d-3294ff84d9e9":{"name":"La constitution de 1861","description":"Malgré la promulgation du Pacte fondamental, la rédaction des codes n’avançait pas et les consuls anglais et français rappelaient au souverain tunisien la nécessité de réformes judiciaires. Et lui proposèrent la création d’un Sénat pour l’assister. Le successeur de Mohamed Bey, Sadok, promettait l’œuvre entreprise par son prédécesseur et de créer une assemblée délibérante. Le 1er juillet 1860, on annonça que la rédaction était enfin terminée. Le 17 septembre 1860 à Alger, le bey remettait solennellement à Napoléon III un exemplaire du texte richement relié. Proclamée en janvier 1861, la constitution était mise en vigueur le 23 avril suivant.","type":"Manuscrit; document historique","holder":"Archives nationales","dates":"1861","location":"Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Bechir Yazidi"},"d8d5a5cd-689f-5f68-bcf7-940b003039aa":{"name":"Coran.","description":"Sous tous ses aspects, ce coran reflète la maturité atteinte par le style de son époque. Il compte 265 folios en papier préparé de 14 lignes par page, rédigées en écriture *naskhi* à l'encre noire. L'introduction s'orne d'une enluminure en double page. Les cartouches des titres de chapitre, les rosettes en marge et la page de colophon sont également enluminés. L'enluminure fait appel à des motifs comme des compositions de nuages librement interprétés au pinceau, d'autres plus traditionnelles inspirées de motifs floraux chinois (pivoines par exemple), des arabesques, des palmettes et des vrilles en spirale. La tentative de dépasser les formules traditionnelles se poursuit dans les enluminures d'interlettrage et les compositions de fleurs et de feuilles jaillissant des cartouches ou des lettres. \nLa reliure en cuir est rouge foncé à l'extérieur et vert foncé à l'intérieur. La mise en page symétrique des plats et contre-plats comprend un médaillon ovale terminé par un lambrequin en palmette et des demi-lambrequins dans les angles d'une large bordure. Le médaillon, les ornements et lambrequins soulignés d'or contiennent des compositions végétales de style *hatayi* (chinoiserie). Le décor de la couverture reçoit un ornement au petit fer de 2 mm de profondeur à l'extérieur et de 1 mm à l'intérieur. L'équilibre entre les plans ornés et laissés vierges et les différences de traitement des surfaces dans le décor donnent une étonnante impression de profondeur. Par contraste avec les autres parties de la couverture, le rabat a reçu des inscriptions de versets coraniques (sourate LVI, versets 77-79). \nCheikh Hamdullah fonda une école de calligraphie ottomane qui porte son nom et fut par ailleurs le professeur du sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.). Cet ouvrage, calligraphié par lui en *rajab* 899 H / avril 1494 J.-C., est remarquable par le dépassement des modèles d'enluminures traditionnels, le travail magistral de sa reliure et sa superbe calligraphie. C'est une des œuvres les plus importantes du règne de Bayézid II, à un moment où les arts ottomans du livre commencent à assumer leur identité propre.","short_description":"Ce coran fut copié par Cheikh Hamdullah, qui fonda une école de calligraphie ottomane. Sa calligraphie, ses enluminures et sa reliure raffinées en font un chef-d’œuvre des arts du livre de la première période ottomane.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Si le nom du propriétaire initial n’est pas connu, l’œuvre porte les sceaux du sultan Mahmoud Ier (r. 1143-1168 H / 1730-1754 J.-C.) et de l’inspecteur des Fondations pieuses (waqf) Derviş Mustafa, en poste au cours du premier quart du XIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Bien que ces sceaux n’identifient pas le dédicataire, on peut penser que l’ouvrage était dédié à une mosquée ou un tombeau.","dates":"Rajab 899 de l’Hégire / avril 1494 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 33, 5 cm, l. 23, 5 cm.","method_for_datation":"Le colophon précise que ce coran a été calligraphié en *rajab* 899/avril 1494.","method_for_provenance":"La qualité exceptionnelle de la calligraphie, des enluminures et de la reliure de l'ouvrage suggèrent une production des ateliers du palais de Topkapi à Istanbul. Le sultan Bayézid était grand amateur de calligraphie. Alors que, prince, il gouvernait Amasya, il fut formé à la calligraphie par Cheikh Hamdullah [Hamd-Allah] ; lorsqu'il monta sur le trône, il lui demanda d'enseigner son art au palais de Topkapi. Ainsi est-il vraisemblable que ce coran ait été réalisé dans les ateliers du palais pour le sultan Bayézid II.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré de la bibliothèque de la mosquée Ayasofya d'Istanbul au musée en 1914.","bibliography":"çığ, K. *Türk Kitap Kapları* (Reliures de livres turques), Istanbul, 1971. \nLevenson, J. A. (dir.), *Circa 1492. Art in the Age of Exploration*, Washington D.C., 1991, n° 81. \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 250-251. \nRaby, J. et Tanındı, Z., *Turkish Bookbinding in the 15th. Century*, Londres, 1993, pp. 196-199. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 441.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","papier","peinture","reliure"],"materials":["aquarelle","cuir","dorure","Encre","Papier préparé","travail au petit fer sur la reliure en cuir."]},"da6f318d-80ce-5330-b287-e6ae140c2ff0":{"name":"Frontispice d’un coran.","description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Il est composé d'un champ rectangulaire doré pointillé en noir et en rouge qu'encadrent deux bandes tressées. Le plan axial est meublé par un cercle central équidistant de deux demi-cercles ; l'ensemble est séparé par quatre demi-losanges. Chacun d'entre eux est occupé par une feuille de vigne stylisée à cinq lobes inscrite dans un cercle d'où émanent deux demi-feuilles. Une palmette à décor floral fourni se projette vers la marge. Ces différents motifs s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen de la haute époque : IIIe-Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le deuxième feuillet est constitué d'un texte coranique extrait de la sourate X, Younis (Jonas, versets 70-71). L'écriture coufique dorée et vive est entourée de marron. Les voyelles sont indiquées par des points diacritiques rouges, avec deux points superposés pour le tanwin et des points respectivement verts et bleus pour la hamza et la chaddah, conformément à la méthode développée par Abi al-Aswad. De courtes lignes diagonales sont aussi utilisées pour les points-voyelles. La division en versets est marquée par une rosette dorée entourée d'un cercle bleu. Le cinquième verset est indiqué par une rondelle dorée dont le centre est bleu et les pourtours rouges. Le dixième verset est marqué à la marge par une rondelle recouverte de pétales dorés. Un cercle intérieur orné contient une inscription dorée sur un fond rouge.","short_description":"Le premier feuillet est meublé par une enluminure d'une rare luminosité. Le deuxième feuillet est composé d'un texte coranique extrait de la sourate “Younis”. L'écriture coufique est dorée et cernée de marron.","holder":"Musée des arts islamiques.","dates":"Seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 21 cm, l. 15 cm.","method_for_datation":"L'étude paléographique montre que les lettres sont identiques à celles de corans appartenant à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan et qui sont datés, grâce à leur acte de donation (habous), du IVe/Xe siècle. D'autre part, une fatwa du grand jurisconsulte malékite kairouanais Abdullah ibn Abi Zayd (m. 386/996) semble se référer à ce coran écrit en lettres dorées, ce qui permet de limiter l'éventail de la datation à la seconde moitié du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Voir mode de datation.","provenance":"Très probablement, Kairouan.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, ce coran a été récupéré par la Bibliothèque nationale en 1967 et transféré, en 1983, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé, depuis 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), 1986, p. 209. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 219. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 193. \nIfriqiya, pp. 159-162 et 182-183.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","habous"],"materials":["Vélin enluminé et décoré."]},"dc5f0937-d5aa-54f6-ab26-c328b079d9bf":{"name":"Machaf (manuscrit coranique) de Barsbay.","description":"Manuscrit de la seconde moitié du Coran donné en *waqf* à la mosquée al-Aqsa à Jérusalem par le sultan al-Achraf Barsbay. Il lui avait été offert par la ville de Damas au cours d'une visite effectuée en 836 H / 1432 J.-C. Il l'envoya à la mosquée pour en confier la garde au *cheikh* de la *madrasa* Salihiyya et la lecture au *cheikh* Chams al-Din Muhammad bin Qatlubga al-Ramli, célèbre orateur de Jérusalem. \nLe manuscrit a été relié et restauré. à cette occasion, un certain nombre de pages déchirées ont été supprimées et remplacées, ce qui a vraisemblablement entraîné la disparition du début et de la fin du manuscrit, qui devaient mentionner le nom du calligraphe, de l'enlumineur et la date de la copie. Les feuilles ont été recoupées sur trois côtés au moment de la restauration, puisque les dimensions de l'original étaient d'environ 120 x 95 cm. En fin d'ouvrage figure une mention de restauration : “Ceci a été réparé par l'humble Ibrahim Ahmad al-Salfayni al-Abbassi dans la seconde moitié du mois de *jumada* II en l'an 1292 \\[1875\\].” \nLe texte commence par la sourate “al-Khaf” (La caverne) écrite en style *thoulouth* à l'encre noire épaisse. Les pauses marquées par des fleurs à six pétales sont enluminées. Les noms d'Allah et du prophète Muhammad sont systématiquement enluminés tout au long du texte. Le début de chaque sourate, le titre de la sourate, le numéro de verset et le texte environnant sont écrits à l'encre blanche et entourés d'un décor de motifs végétaux dans un cartouche rectangulaire. Le scribe a différencié les lettres allongées de certains mots en utilisant une encre rouge. De plus, il allonge les deux lettres “nun” et “tat”, ainsi que les lettres qui leur ressemblent, en fin de ligne contre la marge. \nCertains titres de sourates ont été volontairement grattés et leur emplacement a été masqué par un papier blanc sur lequel le titre a été réécrit. Ce papier de substitution se distingue de celui, épais, du manuscrit – peut-être composé de plusieurs couches.","short_description":"Manuscrit de la seconde moitié d’un coran donné en *waqf* à la mosquée al-Aqsa par le sultan al-Achraf Barsbay. C’est le plus grand coran de Palestine (110 x 170 cm ouvert). Il est écrit en un superbe style *thoulouth* à l’encre noire sur un épais et solide papier, et comporte de nombreuses décorations. Le nom *al-Djalala* (Majesté) et le nom du Prophète sont systématiquement enluminés tout au long du texte.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Achraf Sayf al-Din Barsbay (r. 825-841 H / 1422-1437 J.-C.).","dates":"825-841 de l’Hégire / 1422-1437 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 110 cm, l. 85 cm, ép. 13 cm.","method_for_datation":"Sources historiques, dont un passage dans le livre de l'historien Moujir al-Din al-Hanbali.","method_for_provenance":"Il est probable que ce *machaf* a été réalisé à Damas, où il a été offert au sultan al-Achraf Barsbay.","provenance":"Probablement Damas, Syrie.","obtention":"Transfert de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973. \nSalameh, K., *The Qur'anic Manuscripts in al-Haram al-Sharif Islamic Museum*, Paris, 2001.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","écriture thoulouth","enluminures","machaf"],"materials":["Encre de couleur sur papier","reliure en cuir","texte décoré et enluminé"]},"df881eea-95c8-5db6-825d-d04360d53ffd":{"name":"Machaf mamelouk.","description":"*Machaf* (manuscrit coranique) à reliure en cuir brun très foncé composée d'un recto, d'un verso et d'un rabat de fermeture. L'ornementation rappelle les *machaf* mamelouks dans le jeu des lignes traçant des figures géométriques entrelacées qui créent à leurs intersections des champs de dimensions variées meublés d'ornements estampés. Les marges des deux couvertures sont parcourues de divers filets décoratifs formant le cadre. L'intérieur est orné d'un cercle de taille moyenne estampé entouré de demi-cercles. \nLe folio 1b-2a comprend deux pages rédigées à l'encre noire en écriture *thoulouth* dont les lettres se terminent en enluminures. Chaque page contient 10 lignes, chacune entourée de filets. Le folio 2b-3a constitue le frontispice. Il se compose de deux pages contenant deux cartouches identiques recouvrant la plus grande partie de l'espace et apparaît meublé d'un décor de lignes géométriques s'entrecoupant. Elles définissent ainsi des champs de tailles variées, chacun étant meublé d'une fleur de taille adaptée à la zone qui la contient. Les panneaux décoratifs sont bordés en partie supérieure et inférieure par un bandeau enluminé qui reprend le texte d'un verset du Coran tiré de la sourate “al-Waqi'ah” (L'échéance, LVI, 76-82). Le décor végétal qui entoure ces bandeaux et les quatre côtés du panneau est traité en or et bleu. Le folio 3b-4a contient les pages d'ouverture du *machaf*. Identiques, elles sont toutes les deux rédigées sur cinq lignes en écriture *thoulouth* enluminée. Le texte est encadré de motifs végétaux. Celui des pages restantes est en écriture de style *thoulouth* rédigée à l'encre noire. Les marques de pause sont en forme de fleurs de couleur or, bleue et brune. Le nom de “Majesté” (al-Djalala) et la *basmala* (“Au nom de Dieu, le maître de Clémence, la source de Miséricorde”) sont écrits à l'or. Le numéro de la sourate et celui du verset sont écrits en blanc souligné de noir sur un fond or à vagues sur fond bleu, éventuellement rouge, dans un large bandeau doré qui forme un cadre rectangulaire. Les deux dernières pages qui contiennent les trois dernières sourates sont écrites à l'or.","short_description":"Coran mamelouk complet sous deux reliures en cuir décorées de lignes géométriques entrelacées. Il s’ouvre sur deux panneaux décoratifs identiques ornés de deux fleurs. Le texte est rédigé en style *thoulouth* à l’encre noire. Les marques de pause se présentent sous la forme de fleurs en doré, bleu et brun. Les enluminures sont surtout utilisées pour les noms de chapitres, les numéros de versets et lors de l’apparition du mot “Majesté”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Cadi (juge) Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771 H / 1369 J.-C.).","dates":"Avant 771 de l’Hégire / 1369 J.-C. ; pendant les dates d’existence du propriétaire d’origine.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 47 cm, l. 32 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Par rapprochement avec les dates de son propriétaire d'origine, le cadi Tadj al-Din Abi Ichaq al-Maliki (mort en 771/1369).","method_for_provenance":"Le style d'écriture et de décoration comme la reliure en cuir militent en faveur de l'égypte. Ce *machaf* est typique des manuscrits égyptiens produits en égypte à cette époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"L'ouvrage a été transféré du Haram al-Ibrahimi (mosquée d'Abraham) à Hébron (al-Khalil) où il avait été donné pour récitation au Musée islamique en 1927.","bibliography":"Al-'Asqalani, Ahmad bin 'Ali bin Hajar (m. 852/1448), *Al-Dourar al-Kamina fi al-A'yan al-Mi'a al-Thamina* \\[La précieuse joaillerie des personnalités du huitième siècle\\], vol. 1 et 6, Hyderabad, 1972. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2 et 3, Le Caire, 1971. \nAl-Chaja'i, Chams al-Din, *Al-Malik al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi wa Awladahou* \\[Le monarque al-Nasir Muhammad bin Qalawun Salihi et ses Fils\\], Fisbadan, 1978.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","décoration estampée","décoration géométrique","décoration végétale","écriture thoulouth","enluminures","machaf","papiers","reliures en cuir"],"materials":["couverture en cuir estampé.","dorures","Encres de couleur sur papier"]},"e499d19d-1cd3-574e-b40c-b7a8dc83a218":{"name":"Coran.","description":"Ce coran a été écrit en style mamelouk *naskhi* sur de petites feuilles de papier blanc à ornements dorés soulignés de noir. Les pages ne possèdent pas de lignes marginales. La reliure en cuir comporte un rabat. Le coran lui-même s'ouvre sur une enluminure en double page de style géométrique, chaque médaillon central en forme d'étoile à huit branches contenant un verset du coran (sourate XLI, verset 42). Chaque polygone formé par ce décor géométrique est rempli de motifs d'arabesques. La bordure à fond noir est ornée d'arabesques et de palmettes contenant des motifs de bouton de rose traités en nuances de rose, vert et bleu passés. Ce style d'enluminure mamelouke est appelé “style Sandal.” Le début de chaque chapitre (sourate) est calligraphié en style coufique, la fin des vers étant signalée par des rosettes entrelacées de couleur or et bleu. Tous les cinq et dix vers apparaissent en marge de la page des médaillons enluminés contenant une mention en coufique. \nCe coran a été réalisé pour le trésor du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad qui régna à trois reprises. Il a été copié pendant le mois de *ramadan* 713 H / décembre 131 J.-C. par le calligraphe Chadi bin Muhammad bin Chadi bin Daoud bin Isa bin Abou Bakr bin Ayyoub, descendant de Saladin, le fondateur de la dynastie des Ayyoubides. Les enluminures sont l'œuvre de Aydoğdu bin Abdullah al-Badri et Ali bin Muhammad al-Rassam. \nDe qualité exceptionnelle, ce coran a été réalisé pour être offert au sultan à un moment qui vit un renouveau de la production d'œuvres exquises et d'un grand raffinement dans toutes les branches artistiques, période qui pourrait même être qualifiée de Renaissance de l'art islamique en égypte.","short_description":"Ce coran comporte les trois critères qui en garantissent la valeur artistique : les noms de son calligraphe, de son enlumineur et de la personne à qui il a été offert. Chef-d’œuvre des arts du livre mamelouk, il est écrit en or, avec une enluminure qui allait faire école. Il porte le nom du sultan à qui il fut offert.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nasir al-Din Muhammad, sultan mamelouk (il accéda à trois reprises au trône : 692-694, 698-708, 709-742 H / 1293-1294, 1299-1309, 1310-1341 J.-C.).","dates":"Ramadan 713 de l’Hégire / décembre 1313 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 35 cm, l. 26,5 cm.","method_for_datation":"Le colophon porte la date de *ramadan* 713 (décembre 1313).","method_for_provenance":"L'œuvre porte les marques caractéristiques du style mamelouk et a été réalisée par des maîtres de la cour du palais mamelouk du Caire, ce qui fait fortement incliner pour une production cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II à Istanbul au musée en 1914.","bibliography":"Aksoy, Ş. “Der Prachtkoran”, *Die Koranbestände des Museums für Türkische Kunst in Istanbul*, Berlin 1999, pp. 111-123. \nJames, D., “Some Observation on the Calligrapher and Illuminators of the Koran of Rukn al-Din Baybars al-Jashnagir”, *Muqarnas* 3 (1984), pp. 147-157. \nJames, D., *Qur'ans of the Mamluks,* Londres 1988, pp. 58-63. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul 2002, pp. 176-179.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","objets religieux"],"materials":["cuir","dorure.","Encre","Papier préparé (aharlı)"]},"e722241c-4515-59f7-bedf-15c25aea04a3":{"name":"Coran.","description":"Coran de 346 pages copié en écriture *naskhi* à l'encre noire sur un délicat papier préparé. Les pages à épaisses lignes de marge dorées comptent chacune 13 lignes de texte. La première sourate (*al-Fatiha*) et les quatre premiers versets de la deuxième (*al-Baqara*) sont enluminés de dorures en interlignage. Les titres de chapitre des deux pages face-à-face sur lesquelles ces versets sont écrits ainsi que les zones extérieures aux lignes de marge sont décorées d'un fond à la feuille d'or et d'enluminures très colorées en style baroque-rococo turc. Tous les titres de chapitres sont copiés en écriture *tawqi'* au-dessus d'une enluminure à l'or. Chaque verset est séparé de ses voisins par des rosettes dorées toutes différentes tandis que, en marge, des motifs de rose de formes variées signalent la fin d'une suite de cinq ou de dix versets. La reliure en cuir est brune à l'extérieur et verte à l'intérieur. L'extérieur présente des motifs floraux de style naturaliste libre à dorures vertes et jaunes. \nLa calligraphe de ce coran, Mustafa Izzet Efendi (1215-1292 / 1801-1876 J.-C.), né à Tosya, fut formé à Istanbul. Il apprit la calligraphie auprès de Mustafa Vasif et de Yesarizade Mustafa Izzet Efendi. Ses œuvres les plus célèbres sont des *hilya* (Nobles Descriptions, en prose, du prophète Mahomet) et des feuilles d'exercices de calligraphie appelés *istif*. Les inscriptions accrochées sous la coupole de Sainte-Sophie, parmi les plus célèbres du monde islamique, sont de sa main. \nDeux artistes ont travaillé à la reliure de cet ouvrage. Mehmet Salih, maître relieur à la cour ottomane au temps du sultan Abdulmejid Ier (Abd al-Majid), et son apprenti Rashid Efendi. \nAu début du VIIIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), l'art turc commença à changer sous l'influence européenne. Ce style, appelé baroque-rococo, a été appliqué aux arts du livre, et ce coran en est la plus belle illustration.","short_description":"L’enluminure est un élément naturel du Coran. Les enlumineurs utilisaient des motifs floraux naturalistes influencés par l’Europe conjointement à des éléments classiques pour enluminer le Coran durant les XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Pertevniyal Valide Sultan.","dates":"*Safar* 1259 de l’Hégire / mars 1843 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 28 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Selon la date mentionnée sur le manuscrit, il aurait été copié en *safar* 1259/mars 1843.","method_for_provenance":"Ce manuscrit a été trouvé dans le tombeau de Pertevniyal Valide Sultan qui l'avait offert en *waqf* au complexe de bâtiments portant son nom en 1284/1868. Les enlumineurs étant des artistes de la cour, il a probablement été réalisé à Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"*Transféré au musée du tombeau de Pertevniyal Valide Sultan le 2* jumada *1345/9 décembre 1926.*","bibliography":"Aksoy, Ş., “Kitap Sanatlarında Türk-Barok-Rokoko üslubu”, *Sanat* 6 (juillet 1977), pp. 126-136. \nölçer, N., *et al*, *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, pp. 62-65. \nölçer, N., *et al*, *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 326-327.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["baroque ottoman","Coran","décoration florale","objets religieux","waqf"],"materials":["Encre noire sur papier","enluminures de diverses couleurs et or."]},"e88ac084-acaa-583b-abc2-fa8a32e7027e":{"name":"Manuscrit coranique du sultan Bayézid.","description":"Coran manuscrit à couverture estampée et dorée composée d'un plat de recto, d'un plat de verso et d'un rabat de fermeture. Au centre de chaque plat figure un médaillon ovale polylobé à décor spiralé et extensions en palmettes. Une large bordure, à courte distance du bord, forme un cadre composé de 14 cartouches décoratifs dorés. à chaque angle intérieur figure un élément décoratif. Le décor du rabat est similaire. Ceux des cartouches et du médaillon se composent de tiges enluminées et de fleurs. L'intérieur de la couverture présente un cadre à décor en spirale enluminé à l'intérieur duquel se trouvent des cartouches entourant un médaillon. \nLe folio 1b est la charte *waqf* de ce manuscrit. Le folio 3b-4a forme le frontispice, composé de deux pages de décor identique. Les marges de cette double page sont ornées de tiges, de fleurs et de filets dorés. Le texte de chaque page est ensuite cadré sur trois côtés par des bandeaux décoratifs décorés de formes pyramidales imbriquées tête-bêche en or et bleu. Ces bandeaux sont séparés du texte écrit par une succession d'encadrements de couleurs diverses. Un bandeau de décor similaire mais plus mince vient fermer la composition à la pliure de l'ouvrage. Le texte de six lignes par page est rédigé en écriture *thoulouth*. Chaque ligne est séparée de la suivante par des motifs de nuages violets. \nLes autres folios sont divisés en cinq sections rectangulaires. La première, la troisième et la cinquième contiennent chacune une ligne de texte en écriture *rihani* enluminée. La deuxième et la cinquième contiennent quatre lignes du même style. Deux côtés de chacune de ces sections sont ornés d'une décoration végétale en spirale. Les marques de pause de chaque cinquième et dixième verset sont matérialisées par des éléments décoratifs en marge constitués d'un disque enluminé en circonférence qui contient en son centre un cercle à fond bleu. Le nom de la sourate, le numéro du verset et l'endroit où ils apparaissent sont rehaussés d'or dans un cadre enluminé à fond bleu.","short_description":"Ce coran fut légué par l’émir Bayézid, fils de Soliman le Magnifique au Dôme du Rocher. Il est relié en cuir estampé et décoré. Le début du manuscrit est orné de motifs végétaux et géométriques. Les pages sont divisées en cinq rectangles, trois d’entre eux étant rédigés en écriture *rihani* enluminée, les autres en *naskhi*.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Bayézid, fils du sultan Soliman le Magnifique.","dates":"964 de l’Hégire / 1556 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 37,5 cm, l. 26,5 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"L'ouvrage est daté.","method_for_provenance":"Il est probable que ce coran a été copié à Istanbul, lieu de résidence du donateur, ou à Kütahya, ville natale du copiste qui reçut le manuscrit et était également cadi (juge) de Kütahya. Son nom figure à la première page de l'ouvrage.","provenance":"Istanbul ou Kütahya, Turquie.","obtention":"Ouvrage transféré du Dôme du Rocher au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nKalo, A., *Al-Sultan Sulayman al-Qanuni* \\[Le sultan Soliman le Magnifique\\], Beyrouth, 1991. \nNofal, N. A., *Kashaf al-Litham 'an Mahiya al-Houkouma wa al-Ihkam fi iqlimi Misr wa barr al-*Cham \\[L'enlèvement du voile de la façade du gouvernement et la coutume dans les régions d'égypte et de Syrie\\], Tripoli, 1990. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Cuir","décoration géométrique","décoration végétale","écriture nashki","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","papiers"],"materials":["Encres de couleur sur papier","enluminure","reliure en cuir estampé et coloré."]},"edc14340-a97e-5565-a4cb-1ff1d239124a":{"name":"Deux feuillets du Coran bleu.","description":"Deux feuillets tirés d'un coran unique, écrit en coufique doré comportant les sourates XXXI, Luqman (verset 34) et al-Sajdah (XXXII, “La prosternation”, versets 1 à 3). Des analyses préliminaires ont établi que l'indigo utilisé pour la teinture a été importé d'égypte ou des Indes, pays avec lequel le commerce commençait à se développer à partir du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). La dorure a été collée au parchemin grâce au blanc d'œuf. L'écriture, compacte, est dépourvue de toute marque diacritique pour les voyelles, les lettres ne sont pas pointillées. Le titre de la sourate est contenu dans une bande dorée consistant en plusieurs petits motifs floraux, attachés à une palmette dorée d'arabesques fleuries et projetée vers la marge. La division entre les versets est indiquée par des fleurons argentés qui ont noirci sous l'effet de l'oxydation. Contrairement à ce que soutiennent certains historiens de l'art, les différents feuillets de coran copiés sur du vélin bleu et actuellement éparpillés dans plusieurs musées et collections dans le monde ne proviennent ni de Mashhad en Iran, ni d'Espagne ; ils appartiennent tous au Coran bleu de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. Ceci est confirmé par la similitude de leurs dimensions, le nombre de lignes, l'écriture et la dorure.","short_description":"Deux feuillets appartenant à un coran unique : le Coran bleu, écrit en coufique doré. Ils comportent les sourates “Luqman” et “al-Sajdah”*.* Les différents feuillets du coran, copiés sur du vélin bleu et actuellement dispersés de par le monde appartiennent tous au Coran bleu de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Oblong, 31 x 41 cm, 15 lignes.","method_for_datation":"La calligraphie coufique, sobre et encore archaïsante, s'apparente à l'écriture d'autres corans bien datés du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) de l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. Ceci est corroboré par l'étude paléographique de ce coran réalisée par l'historien de l'art M. Bloom ; celui-ci a démontré que la calligraphie des lettres est d'origine maghrébine et qu'il peut être daté du IVe/Xe siècle, peut-être même de la seconde moitié.","method_for_provenance":"Par les mêmes travaux de l'historien de l'art M. Bloom.","provenance":"Très probablement fabriqué à Kairouan qui était, à cette époque-là, un grand centre de production livresque.","obtention":"Après l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, la Bibliothèque nationale récupère ce coran en 1967. En 1983, il revient à Kairouan, au Centre de la civilisation et des arts islamiques de Raqqada. Il est exposé depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Kairouan à Carthage (catalogue d'exposition), Tunis, 1995, p. 41.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","habous","objet religieux"],"materials":["enluminé.","Vélin teint à l’indigo"]},"ee1f4b01-6ab5-5630-b130-11699979b383":{"name":"Traité vétérinaire *Kitâb fî al-inâya bi al-khayli wa sâiri-d-awâbbi al-roukoub*.","description":"Ce traité vétérinaire consacré aux soins à apporter aux chevaux est composé de trois volumes, divisés en trente chapitres ou *bab* dont quelques-uns sont manquants*.* Les textes sont écrits à l'encre brune, en caractères cursifs *maghribi*, portant une vocalisation irrégulière, des points diacritiques partiels et des signes orthoépiques de la même couleur, chaque page contenant dix-sept lignes. Quelques mots dans le texte et les titres figurent en rouge. Le volume trois se termine par un colophon qui donne la date du manuscrit sans mentionner le nom du copiste. \n \nL'intérêt du manuscrit tient aux neuf miniatures, parfois légendées, qui illustrent les textes. Elles représentent un cheval seul ou tenu par un soignant : cheval à la pâture, examen de la dentition, saillie, administration d'un médicament à l'aide d'une corne, un cheval nageant, un homme auscultant un cheval dont la bouche est atteinte d'une maladie qui l'empêche de se nourrir normalement. Chaque miniature est organisée dans un espace carré occupant la presque totalité de la largeur de la page, de même hauteur que la surface écrite et parfois encadrée d'un triple trait rouge. Les personnages et les chevaux sont dessinés, ainsi que leur environnement, avec beaucoup de réalisme et de détails. Pour les scènes se déroulant dans un intérieur, les figures se détachent sur un fond uni vert ou bleu et sur un sol couleur brique. Dans les miniatures figurant le cheval à la pâture, l'arrière-plan est évoqué par un dégradé du ciel allant d'un bleu nuit teinté de mauve dans la partie supérieure au blanc rosé dans l'horizon.","short_description":"Cet ouvrage est un traité vétérinaire sur les soins à apporter aux chevaux. Les miniatures qui illustrent les textes font l'intérêt du manuscrit. Au nombre de neuf, elles représentent un cheval seul ou tenu par un soignant, l'ensemble étant dessiné avec beaucoup de réalisme et de minutie.","holder":"Bibliothèque royale.","dates":"1126 de l’Hégire / 1714 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 22 cm, l. 16, 5 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée sur la dernière page colophon du tome III de l'ouvrage, début de *dul-hijja* 1126 (début décembre 1714).","method_for_provenance":"Les habits portés par les hommes (*burnous*, drapé, *caftan* et *farajia*, ainsi que le drapé des turbans) sont les types de vêtements que portaient les Marocains sous le règne du roi alaouite Moulay Ismaïl. Des gravures de cette époque en témoignent.","provenance":"Maroc.","obtention":"Achat.","bibliography":"Al-Razi, J., Varichon, A, *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \nArabi al-Khattabi, M., *Fahâris al-khizana al-Malakia*, Rabat 1982, t. II. \nBenjelloun-Laraoui, L., *Les bibliothèques au Maroc,* Paris, 1990. \nDandel, E., *Maroc, les Trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration figurative","science"],"materials":["encre brune","encres de couleur.","Papier"]},"eeadc3f4-cf85-5e38-bce5-3c6d8631b78c":{"name":"Maghrebi rab’a.","alternate_name":"Manuscrit du “Coran maghrébin”.","description":"*Rab'a*, Coran manuscrit divisé en trente parties, chacune dotée d'une reliure indépendante. L'ensemble était conservé dans un coffret en bois carré gainé de cuir et orné de quatre bandeaux décoratifs estampés à motifs géométriques rehaussés de fils d'argent et séparés par quatre brides d'argent cerclant le coffret. Chacune de ces reliures est ornée de trois étoiles d'argent à décor d'émail bleu. Au total, le coffret est orné de dix éléments décoratifs de même type, dont quatre aux angles, incrustés de nacre et décorés à l'émail bleu et rouge. \nLes reliures de ces trente parties sont en cuir estampé rouge, dont les plats recto et verso sont décorés d'ornements et de textes identiques sur tous les volumes. Sur chaque couverture figurent quatre inscriptions disposées en carré, entourées d'un filet d'argent. Le texte est doré. Le centre de chaque couverture est marqué par un cercle en tresse argentée. à l'intérieur figure le texte à l'encre d'or d'une sourate du Coran (XIV, 52) sur l'histoire d'Ibrahim (Abraham), qui se lit : “Tel est l'avis adressé aux hommes. Qu'ils y puisent leurs enseignements et sachent que Dieu est Un, et que les hommes de sens y réfléchissent.” Sur le dos de couverture figure une autre citation extraite de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 181) : “Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testament au moment de sa mort, les aura dénaturées, commet un crime. Dieu voit et entend tout.” \nChaque partie du *rab'a* débute par deux cartouches dont les enluminures sont identiques mais de forme différente sur chaque volume. La plupart des cartouches carrés sont entourés d'un important cadre enluminé à décor de lignes, de cercles et de carrés peints de plusieurs couleurs, mais à dominante dorée. Le texte est rédigé en style maghrébin à l'encre noire, chaque page contenant cinq lignes. Les versets sont séparés les uns des autres par le mot de “verset” écrit à l'or et entouré de trois cercles. La charte *waqf* en écriture coufique enluminée, à l'intérieur d'un carré également enluminé, figure sur les deux dernières pages de chaque volume.","short_description":"*Ra’ba*, coran manuscrit divisé en 30 parties, conservé dans un coffre en bois gainé de cuir et orné de bandeaux d’argent. Les textes sont rédigés en style coufique maghrébin, écrits à l’eau de safran sur parchemin de gazelle. Ce rab’a est couvert de motifs décoratifs, de couleurs et d’enluminures. C’est l’un des trois corans écrits pour la Mecque, Médine et Jérusalem ; seule la dernière copie nous est parvenue.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Hassan Ali, premier sultan mérinide (régna au Maghreb de 732 à 749 H / 1331-1348 J.-C.).","dates":"745 de l’ Hégire / 1344 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 22 cm, l. 20 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Ce *rab'a* comporte sa date de réalisation.","method_for_provenance":"La provenance maghrébine se déduit de la charte *waqf* figurant à la fin de chaque volume. Le *waqf* du huitième volume dit ainsi : “Le huitième volume manuscrit du saint Coran complète une série de trente volumes, tous écrit de la main d'Abd Allah Ali, émir des Musulmans, fils de l'émir des Musulmans Abi Saïd Othman, fils de l'émir des Musulmans, Abi Youssouf Yakoub bin Abd al-Haqq, souverain du Maghreb, que Dieu le bénisse, et il a été donné pour être récité dans la mosquée al-Aqsa.”","provenance":"Maghreb.","obtention":"Ce manuscrit a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Makri, A. (m. 1041/1631), *Nafaha al-Tayab min Ghasan Ghousn al-Andalus al-Ratib* \\[Une agréable brise venue du verdoyant al-Andalus\\], vol. 2, Leyde, 1860. \nAl-Maqrizi, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2, Le Caire, 1971. \nAl-Qalakchandi, A. (m. 821/1418), *Soubah al-'Asha fi Sana'at al-Inasha'* \\[La rupture du soir dans la formation de la création littéraire\\], Le Caire, 1913. \nRosen-Ayalon, M., “Some Comments on a Maghrebi Qur'an”, in *Jerusalem Studies in Arabic and Islam*, n° 19, 1995, pp.73–80. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme: l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abou al-Hasan al-Marini","Coran","écriture coufique","écriture maghrébine","enluminures","parchemins"],"materials":["Encre noire sur parchemin de gazelle","reliure en cuir enluminé."]},"f01728d7-fe74-597e-b37f-12f01e9ac1a3":{"name":"Rab’a du sultan Mourad.","description":"*Ra'ba* (Coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets identiques carrés à couvercle à pans coupés et décor en stuc peint en noir et doré ; une fois réunis, les deux coffrets constituent un parallélogramme. Des cartouches et des panneaux épigraphiques contiennent des textes écrits à l'or en style *thoulouth* reprenant des hadiths du prophète encourageant l'étude du Coran. Les angles de chaque coffret sont ornés de motifs végétaux composés de tiges feuillues enlacées dans un cadre formé d'une composition de motifs sinueux. \nChaque volume est relié dans une couverture en cuir à recto, verso et rabat de fermeture. Chaque plat de couverture comporte un médaillon à cadre hélicoïdal sur fond enluminé. Le dos est décoré d'autres motifs végétaux indépendants. Chaque médaillon est rattaché au sommet et à la base de la couverture par deux ornements libres. Les deux intérieurs de couverture ont reçu un médaillon divisé en parties géométriques enluminées sur fond bleu, noir, rouge et vert, encadré en haut et en bas par deux médaillons jointifs plus petits. \nLa charte *waqf* qui concerne la totalité de l'ouvrage figure au début du premier volume. Elle est reprise dans une version condensée au début de chaque volume, entre deux bandeaux décoratifs de taille et de style décoratif variant à chaque volume. \nLe folio b2-a3 forme le début de chaque volume. Le frontispice consiste en deux pages de décor identique, comportant chacune cinq lignes de texte écrites à l'encre noire et or alternée. Le texte est encadré de bandeaux meublés d'une remarquable ornementation polychrome, essentiellement en rouge et or sur fond bleu. Il est interrompu par des éléments décoratifs végétaux de couleurs variés. \nChaque page des 30 volumes est divisée en cinq rectangles horizontaux. Le premier, le troisième et le cinquième contiennent une unique ligne de texte en écriture *rihani* enluminée en caractères de grandes dimensions. Dans les quatrième et cinquième rectangles figurent quatre lignes à l'encre noire en écriture de style *thoulouth*. Les deuxième et quatrième rectangles sont coupés à droite et à gauche par deux bandeaux latéraux ornementés de motifs enluminés faits d'éléments végétaux entrelacés sur fond blanc. \nLa mise en page de ce *rab'a* rappelle celle du manuscrit coranique du sultan Bayézid.","short_description":"*Ra’ba* (coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets de bois recouverts de stuc peint en noir avec des inscriptions et des motifs végétaux. Ce *Ra’ba* fut offert par le sultan Mourad à la mosquée al-Aqsa. Chaque page est divisée en cinq parties écrites à l’encre noire, trois enluminées en écriture *rihani*, deux en écriture *thoulouth*. Le mot “Majesté”, les noms de chapitres, les numéros de versets et leurs pourtours sont enluminés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"1001 de l’Hégire / 1593 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36 cm, l. 24,5 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Les dates de copie et de la charte *waqf* sont mentionnées dans l'ouvrage.","method_for_provenance":"Indiquée dans la charte *waqf* figurant à la troisième page de l'ouvrage. Les noms du copiste, de l'enlumineur et du lieu de production n'y figurent pas.","provenance":"Turquie.","obtention":"Ce *rab'a* a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","cuirs","décoration végétale","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","hadith","machaf","papiers"],"materials":["couverture en cuir estampé et enluminé. Les coffrets sont en bois à enduit de stuc décoratif.","Encres de couleur et encres or sur papier"]},"f29f00e9-279d-593b-8b54-54ee9c2bb477":{"name":"Document sur l’esclavage","description":"Formé de deux pages en toile parcheminée, en langue anglaise, provenance : Etats-Unis. \nL. 30 cm, l. 40 cm.","type":"Manuscrit historique; document","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"1842","location":"La Manouba, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Bechir Yazidi"},"f396e33d-9645-55ac-affd-ff0c3b5c089a":{"name":"Page de coran.","description":"Ce coran a été copié sur peau de gazelle en style coufique à l'encre brune (sépia) et orné d'enluminures. Les versets de cette page (sourate XCII, verset 3 et sourate XCIII, verset 1) sont reproduits à l'intérieur d'un cadre richement enluminé délimité par d'étroits bandeaux à l'encre brune et à la dorure formant des rectangles jointifs. Le champ intérieur de cette importante bordure est occupé par un abondant décor de vrilles spiralées, de feuilles et de fleurs. Il n'y a pas de marques de voyelles et les signes diacritiques sont des points rouges ou noirs. Le début d'un nouveau chapitre (sourate) est simplement indiqué par la *basmala* (la formule “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux”). La fin des versets est marquée par des lignes en diagonale. \nSeul cinq folios de ce coran réalisé au IIIe-IVe siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.) en Irak ou en Syrie nous sont parvenus. Manuscrit en coufique, doré et richement enluminé, il a certainement été réalisé pour une mosquée importante ou pour un souverain.","short_description":"Le développement de la calligraphie s’explique par la copie minutieuse du saint Coran afin de le rendre accessible à tous. Cette page est rédigée en écriture coufique, qui doit son nom aux ateliers de calligraphie de la ville de Koufa, et son aspect simple et strict n’en est pas moins remarquable.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 27 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Le style d'écriture, l'absence de marques sur les voyelles et le style des enluminures confirment la date indiquée.","method_for_provenance":"Le centre de l'empire abbasside était en Irak et l'une de ses provinces les plus importantes était la Syrie. Cette page a donc pu être composée en Irak ou en Syrie.","provenance":"Irak ou Syrie.","obtention":"Lors d'une visite du trésor de la Grande mosquée (omeyyade) de Damas, İsmet Bey, préfet (maire) d'Istanbul et membre du Musée des fondations pieuses islamiques, demanda, au cours d'un voyage, à emporter ce coran à Istanbul pour examen. Il fait partie des corans apportés à Istanbul avant 1232 H / 1914 J.-C. et enregistrés dans les collections du musée.","bibliography":"*In Pursuit of Excellence*, Istanbul 1993, p. 15. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 44-45.","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuir (parchemin)","décoration florale","objets religieux","or (dorure)"],"materials":["dorure","écriture à l’encre sépia.","Peau de gazelle"]},"ff6c9c68-5a72-5102-ad19-99345287b4be":{"name":"Lettre du maréchal Forteguerri, commandant général de la marine du royaume des Deux-Siciles, au colonel Soliman, officier du dey de Tunis, confirmant le rachat d’esclaves tunisiens à Naples","description":"Lettre du maréchal Forteguerri, commandant général de la marine du royaume des Deux-Siciles, au colonel Soliman, officier du dey de Tunis, confirmant le rachat d’esclaves tunisiens à Naples et leur remise en liberté.","type":"Papier","holder":"Archives nationales","dates":"1797","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"ffe82953-5509-586c-bf0c-5858cbd0964d":{"name":"Manuscrit du traité de médecine Kitab al-tasrîf liman ajaza an al-talîf fi al-tibb de Abou al-Qassim Khalaf ibn Abbas al-Andalousi al-Zahraoui.","description":"Ce manuscrit est la transcription d'un des trente volumes de l'encyclopédie *al-Tasrîf*, rédigée par Abou al-Qassim al-Zahraoui, connu en Occident sous le nom d'Aboulcassis, qui a vécu de 320-401 H (936-1016 J.-C.) à l'époque califale de Cordoue. Considéré comme le plus grand médecin et chirurgien de son temps, il a fait dans son encyclopédie le bilan des opérations médicales, et décrit et dessiné les quelque deux cents instruments chirurgicaux dont il se servait et qu'il avait souvent inventés et fabriqués lui-même. Ce gros ouvrage faisait partie des manuels de base pour les étudiants des universités maghrébines. L'imprimerie n'existant pas encore, il était transcrit, comme tous les ouvrages scientifiques, par des calligraphes de métier qui étaient les peintres de leurs époques. Cet exemplaire, dont nous ne connaissons pas le nom du copiste, date de l'époque almohade et compte 329 pages. La plupart des trente chapitres qui le composent traitent de l'élaboration des remèdes et des soins à donner aux blessures. L'écriture est en caractères cursifs *maghribi*. Sur la page traitant de la cautérisation sont représentés, de manière un peu naïve, des instruments chirurgicaux, peints en noir, rouge et jaune.","short_description":"Ce manuscrit est la copie d'un des trente volumes de l'encyclopédie rédigée par le plus grand chirurgien de son temps, connu en Europe sous le nom de Aboulcassis. Elle est illustrée d'instruments chirurgicaux qu'il inventa lui-même. Cette page traite de l'opération de la cautérisation.","holder":"Bibliothèque nationale.","dates":"610-619 de l’Hégire (1213-1223 J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 26,5 cm, L. 18,5 cm.","method_for_datation":"La date de la copie, dont a disparu le chiffre des unités, figure sur la dernière page (colophon) de ce volume.","method_for_provenance":"Le style de l'écriture et la date du manuscrit, très proche de la date de l'original, suggèrent une origine andalouse.","provenance":"Espagne (al-Andalus).","obtention":"Achat.","bibliography":"Abd al-Rahman, A. J*.*, *Printed arabic manuscripts*, al-Baçra, 1981. \n \nAl-Arabi al-Khatabi, M., *Faharis al-Khizana al-Malakia,* Rabat, 1982. \n \nAl-Razi J. et Varichon, A., *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue d'exposition), Paris, 1999. \n \nBenjelloun-Laroui, L., *Les bibliothèques au Maroc*, Paris, 1990. \n \nHaji Khalifa, *Kitab kachf al- zounoum an asâmî al-koutoub wal-founoun*, Istanbul, 1941.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration figurative","médecine","science"],"materials":["encre brune","Papier","peinture jaune.","peinture rouge"]}}
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{"010de5fe-73f3-5015-9ce0-8323f9938c1c":{"name":"Manoscritto del Corano","short_description":"Il manoscritto su carta è costituito da 390 pagine ciascuna con tredici righe in caratteri *naskhi* di colore nero. La prima, la settima e l’ultima riga presentano una scrittura più grande in oro. Ci sono rosette in oro tra i versi e il testo è racchiuso in riquadri delineati in oro. La pagina di apertura é finemente decorata e l'ultima pagina contiene il colophon firmato da Muhammad b. Mirak e datato Ramadan AH 965.","type":"Manoscritto","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Datato Ègira Ramadan AH 965 / 1558","location":"Torino","dimensions":"Altezza cm 26.8, larghezza cm 17.5","provenance":"Afghanistan (Herat)","keywords":["calligrafia","Corano","Manoscritto","Mogul","naskhi"],"materials":["Carta","inchiosto","pigmenti"]},"0cf1a62f-ad34-5894-aee0-ed8e36e2513a":{"name":"Trittico con “hฺilye –i sherîf” (nobile descrizione).","description":"Il trittico rappresenta un tipico prodotto dell'arte religiosa ottomana del XII/ tardo XVIII secolo, è realizzato in legno ricoperto da un sottile strato cartaceo dipinto a vari motivi e si compone di tre parti. La tavola centrale, la più importante, contiene una hฺilye –i sherîf, ovvero la nobile descrizione delle qualità fisiche e morali di Maometto. Nelle due tavole laterali sono presenti le hฺilye dei primi quattro califfi e dei figli di Alî, Hasan e Husayn. L'esemplare è di eccezionale interesse in quanto, come elemento di rarità, nella parte inferiore della tavola centrale sono menzionati sia l'alluminatore, che si firma Halîl Kâmilî, discepolo di Mehmed Qalyûnt, sia il calligrafo, Mahmûd figlio di Mustafâ, allievo di Baqqâl-zâde Ahฺmed Efendi, che morì nel mese di rejeb del 1200. Per quanto riguarda la decorazione del trittico, i tre fogli di cui esso si compone sono ornati da scritte in diversi caratteri, quali il thûlûth, il naskhî ed il ta' lîq, mentre, tra i motivi decorativi veri e propri, vi sono quelli classici costituiti da tralci con motivi floreali stilizzati, appartenenti alla tipologia detta hatâ' î, e motivi di tipo rûmî, cioè arabeschi in cui predomina l'elemento a palmetta. Il fastigio del trittico, di tipo cuspidato, riproduce al centro i panorami dei due luoghi sacri per eccellenza dell'Islam: Mecca con in primo piano la Ka' ba, e Medina, con la sua Moschea. Da segnalare il piccolo vaso centrale dal quale fuoriescono tralci di fiori, a simboleggiare la distribuzione delle virtù carismatiche del Profeta. La descrizione delle qualità fisiche e morali di Maometto rientra in una lunga tradizione letteraria che ha il suo prototipo nella Sîra, o Biografia profetica, di Ibn Ishâq. Esemplari come questo trittico erano oggetto di culto vero e proprio e di venerazione, legata ai poteri taumaturgici che, secondo il calligrafo, erano da attribuirsi al trittico, ed alla credenza nella potenza magica della scrittura.","short_description":"Il trittico è un tipico ed importante prodotto dell'arte religiosa ottomana. 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Scritti miscellanei del Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma, Roma, 1973, 25-79","linkcatalogs":"IAM_TR_IT_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","keywords":["Carta pergamena miniata","Decorazione Floreale","trittico"],"materials":["carta pergamena miniata e dorata.","Legno"]},"7dc1075a-1325-58f1-b686-f18457946a27":{"name":"Sezione del Corano","short_description":"Il manoscritto è costituito da trentacinque pagine ciascuna con cinque righe, margini segnati e rosette di colore oro e rosso tra i versi. La doppia pagina iniziale è finemente decorata in oro, rosso e blu. La copertina è in pelle marrone.","type":"Manoscritto","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Ègira IX secolo / XV secolo","location":"Torino","dimensions":"Height 33 cm","provenance":"Turchia","keywords":["calligrafia","Corano","Manoscritto"],"materials":["Carta","inchiostro e pigmenti"]},"97db9709-4e82-56eb-ae90-1e74fcf69789":{"name":"Pagina del Corano","short_description":"Questa pagina di Corano su pergamena tredici righe in caratteri cufici. Le vocali sono indicate con punti rossi. Il verso 80 è contrassegnato da una sorta di spirale decorata in oro e pigmenti. Testo: *Sura al-a’raf*, VII, parte dei versi 77–86.","type":"Manoscritto; pergamena","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Ègira fine III–inizi IV secolo / fine IX–inizi X secolo","location":"Torino","dimensions":"Altezza cm 20.5","provenance":"Vicino Oriente o Nord Africa","keywords":["calligrafia","Corano","cufico","Manoscritto","pergamena"],"materials":["inchiostro e pigmenti","Pergamena"]},"9d0fa2dd-7af5-5431-b7d1-d0b10e4e74c1":{"name":"Sezione del Corano","short_description":"Il manoscritto su carta è costituito da 47 pagine ciascuna con cinque righe in caratteri *naskhi* tracciati con inchiostro nero. Rosette sono posizionate tra i versi e ogni quinto verso vi è una rondella piú grande collocata sul margine. La copertina in cuoio è originale.","type":"Manoscritto","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Ègira VIII secolo / XIV secolo","location":"Torino","dimensions":"Altezza cm 21, larghezza cm 15","provenance":"Egitto o Siria","keywords":["calligrafia","Corano","Mamelucchi","Manoscritto","naskhi"],"materials":["Carta","inchiostro","oro e pigmenti"]},"bceaff57-522d-535e-a0c3-944479903843":{"name":"*Tughra* di Solimano il Magnifico","short_description":"*Tughra* era il simbolo personale e ufficiale del sultano: ogni sultano aveva il proprio simbolo/firma.","type":"Manoscritto","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Ègira X secolo / XVI secolo","location":"Torino","dimensions":"Altezza cm 47.5, larghezza cm 59","provenance":"Turchia","keywords":["calligrafia","Manoscritto","Ottomani","Solimano","tughra"],"materials":["Carta","lapis lazuli","oro","pigmenti"]},"ec461583-c4e4-57ce-b2fb-a6ae5e862e3e":{"name":"Manoscritto persiano","short_description":"Il manoscritto illustrato è una bella copia del diwan *Haft Awrang* (*Sette Troni*) di Jami. Il libro ha sedici righe per pagina, disposte su due colonne e scritte in caratteri *nasta\\`liq*. Il manoscritto contiene nove eleganti miniature.","type":"Manoscritto","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Ègira X secolo / XVI secolo","location":"Torino","dimensions":"Altezza cm 27, larghezza cm 16","provenance":"Iran","keywords":["diwan","Manoscritto","Miniatura","nasta`liq","safavide"],"materials":["Carta","inchiostro","oro e pigmenti"]},"ffe08b8f-98ad-5e02-a0ff-ceaa5ae4d13f":{"name":"Raccolta di poesie","short_description":"Raccolta di poesie di Abd al-Wahhab ibn Mohammad ibn al-Sayyid. Il manoscritto, in caratteri *nasta\\`liq*, contiene due miniature dipinte da Aqa-malik e raffiguranti il principe in un giardino.","type":"Manoscritto","holder":"MAO Museo d'Arte Orientale","dates":"Ègira X secolo / XVI secolo","location":"Torino","dimensions":"Altezza cm 28, larghezza cm 17","provenance":"Iran","keywords":["diwan","Manoscritto","Miniatura","safavide"],"materials":["Carta","inchiostro","oro e pigmenti"]}}
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