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- {"0044afd3-0f41-5241-b9c1-a6db304da182":{"name":"Plat.","description":"Plat à bord légèrement chantourné. Le décor peint sous glaçure s'étend jusqu'au bord de l'aile. Il se compose d'un bouquet de tulipes bleues sur des tiges turquoise et de sortes d'œillets gris-violet, s'épanouissant à l'extrémité de tiges épineuses vertes. Les fleurs semblent réparties au hasard, mais la composition est en fait assez ordonnée : les grandes tulipes bleues alternent en bordure de l'aile avec des ensembles formés par une petite tulipe bleue (à calice en fourchette turquoise) prise entre deux fleurs violettes. Ce rythme est interrompu une seule fois en partie supérieure droite, où un petit ruban de nuages prend la place de la tulipe attendue. Les longues tiges s'équilibrent au centre grâce au judicieux emplacement des fleurs. Ce type de composition illustre une période de transition de la céramique d'Iznik, à un moment où le goût des compositions élaborées à longues feuilles dentelées et grandes rosettes laisse place à un langage plus libre et plus naturaliste.","short_description":"Plat à bord légèrement chantourné orné d'un bouquet de tulipes bleues et de fleurs gris violet. La composition représente une période de transition dans la décoration de la céramique d'Iznik, lorsque le goût pour les compositions élaborées laisse place à un langage plus libre et plus naturaliste.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"957-962 de l’Hégire / 1550-1555 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 36,8 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 142, fig. 369.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"005b3121-9261-5bac-a10d-c020d7f52f78":{"name":"Groupe de quatre carreaux.","description":"Ensemble de quatre carreaux de céramique frittée peints en sous-glaçure bleu, vert émeraude et rouge à grandes demi-palmettes et fleurs de lotus. Les quatre carreaux créent une composition symétrique de feuilles et de fleurs qui a sans doute fait partie d'un ensemble plus vaste recouvrant l'intérieur d'un bâtiment. Les demi-palmettes constituent une structure géométrique entourée de fleurs et de petites feuilles vertes tourbillonnantes. Le rouge feu brillant était dû à une barbotine ferreuse fabriquée à partir d'une riche terre bolaire trouvée en Arménie. Introduite à Iznik vers 956 H / 1550 J.-C., cette barbotine était appliquée en épaisseur pour éviter qu'elle ne coule sous la glaçure. De nouveaux décors apparurent parallèlement à ce rouge surprenant. À la feuille *sfaz* des carreaux et récipients des décennies précédentes s'ajoutent des plantes naturalistes comme des hyacinthes, des œillets et des tulipes, ainsi que de grandes feuilles de lotus.","short_description":"Ces carreaux font appel à la caractéristique feuille *saz* à côté de fleurs comme les yacinthes, les œillets, les tulipes et les boutons de lotus. La glaçure rouge et brillante qui couvre ces carreaux est due à une couleur introduite dans l'industrie céramique d'Iznik vers 956 H / 1550 J.-C. et qui s'est popularisée autant pour les récipients que pour le carrelage.","holder":"The British Museum.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 21 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"Un certain nombre de bâtiments de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle présentent des carreaux à dessins similaires peints du même rouge feu original, par exemple, la mosquée de Rustam Pacha de 969/1559 à Istanbul ou le *mihrab* et la loge du sultan de la mosquée de Selimiye de 976-982/1569-1575 à Edirne.","method_for_provenance":"On ne connaît pas la provenancede cet ensemble de carreaux en particulier, mais il a certainement été fabriqué à Iznik pour un bâtiment ottoman. Au cours de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, les fours d'Iznik produisaient davantage de carreaux que de récipients. Un certain nombre de documents mentionnent de fréquentes missives de la cour impériale d'Istanbul qui pressaient les potiers de se concentrer sur les carreaux nécessaires aux projets architecturaux de l'empire.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce faisant partie du legs Godman au British Museum (1983).","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 74-89. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995, pp. 104-109, fig. 97.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","jacinthes"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu, vert émeraude et rouge."]},"01f5cb79-72ae-5641-9e6b-2cdc4bbb24ac":{"name":"Carreau rectangulaire.","description":"Carreau rectangulaire en céramique frittée qui, à l'origine, faisait sans doute partie d'une bordure entourant un important panneau de carreaux. Son décor se compose d'un motif d'arabesques entrelacées blanches à détails traités en rouge. L'ensemble est souligné de noir, avec des accents de couleur sur les courbes intérieures des arabesques et les rehauts rouges. La composition se détache sur un fond turquoise lumineux.","short_description":"Les carreaux de ce style décoratif sont associés à une vaste production de carreaux d’Iznik en Turquie de la fin du Xe-début du XIe siècle H (milieu XVIe-XVIIe siècle J.-C.). À l’origine, ce carreau faisait sans doute partie d’une bordure entourant un important panneau de carreaux.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 25,1 cm, l. 10,3 cm.","method_for_datation":"Ce carreau a été daté sur la base d'une comparaison stylistique avec des pièces d'Iznik de style similaire dont la datation a été évaluée à la fin du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Les carreaux de ce style décoratif sont associés à une période de production quasi exclusive de carreaux de préférence à d'autres objets en céramique des ateliers d'Iznik de la fin du Xe-début XIe siècle (fin XVIe-début XVIIe).","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Don anonyme en 1967.","bibliography":"Carswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998 (ouvrage de référence général).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesques","céramique frittée","Iznik"],"materials":["Céramique frittée, sous-glaçure en bleu, noir et turquoise, barbotine rouge, glaçure transparente."]},"02bdeffc-6e44-572b-83b7-207f18622c2d":{"name":"Paire de chandeliers.","description":"Paire de chandeliers en céramique de forme identique à sous-glaçure bleu et blanc. Les chandeliers de ce type n'étaient généralement pas fabriqués en céramique et leur forme vient en fait de versions en métal d'un type prévu pour le marché italien. Les pentes du premier modèle sont peintes de médaillons ovales entremêlés de motifs floraux, tandis que celles du second présentent sur toute leur surface un enroulement folié ondulé. Tous deux sont ornés de rinceaux floraux autour de la base et se terminent par un binet rayé bleu et blanc surmonté d'un bandeau de fleurs. La feuille “de têtard” originale représentée ici est courante dans les céramiques “bleu et blanc” de la période. L'origine de ce type de céramique peut être retracée jusqu'à la porcelaine chinoise. Ces chandeliers étaient produits sous le règne du sultan Soliman (926-973/1520-1566), alors que l'industrie de la céramique d'Iznik connaissait une expansion considérable.","short_description":"Le motif de ces chandeliers en céramique d'Iznik s'inspire de la porcelaine chinoise bleu-et-blanc. Cette paire a été produite dans les premières années du règne de Soliman le Magnifique, à une époque où la production céramique d'Iznik connut une expansion considérable.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 936 de l’Hégire / 1530 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 20 cm.","method_for_datation":"La date de ce type de céramique “bleu et blanc” a été établie grâce à une bouteille raccourcie conservée au British Museum et datée de 935/1529. On trouve également des carreaux aux motifs floraux et décors de feuilles similaires dans la tombe de Moustafa Pacha (m. 934-935/1528-1529) à Gebze, à l'est d'Istanbul.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de manufacture de céramiques de ce style et utilisant cette technique en Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de John Henderson au British Museum en 1878.","bibliography":"Carswell, J., *Iznik Pottery*, Londres.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique, décor bleu et blanc sous glaçure."]},"0356286a-7b78-54d7-b0a8-bf8bfd97a059":{"name":"Carreau de céramique à représentation de la Kaaba.","description":"Carreau de céramique vernissée peint aux pigments noirs, rouges et verts sur fond blanc. Une bordure ornée d'un motif de chaîne en noir sur fond bleu forme un cadre, enrichi d'une seconde bordure de palmettes bleues qui se termine en *mihrab* dans la partie supérieure. Les deux angles entre la bordure et le *mihrab* sont décorés de demi-palmettes entrelacées sur fond bleu foncé. Au milieu, toujours sur fond bleu foncé, figure un fronton décoré d'arabesques à la base duquel une inscription en trois lignes reproduit les versets 96-97 de la sourate III du Coran : “La première Maison qui ait été placée pour les gens est celle de Bakka, lieu béni et chemin de droiture pour les mondes. En ce lieu sont les Signes évidents : l'endroit précis où se tenait Abraham. Celui qui y pénètre se trouve en sécurité (trad. R. Khawam).” Sous ce texte est représenté le Masjid al-Haram dans un cartouche rectangulaire vert et bleu. La Kaaba figure au centre du Masjid al-Haram, reconnaissable à sa cour entourée d'une colonnade. Les divers bâtiments, portes, lieux sacrés (*maqam*) et puits d'eau sous la colonnade sont illustrés et identifiés par leur nom.","short_description":"Ce carreau de céramique est supposé avoir été fabriqué à Iznik pour la mosquée du sultan Nesli Chah à Edirnekapi, Istanbul. Le but des panneaux de céramiques représentant la Kaaba, lieu de pèlerinage le plus sacré de l’islam, était de faire sentir sa présence durant la prière à la mosquée.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nesli Chah Sultan (m. 987/1579; petit-fils du sultan Bayézid II).","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 62 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"L'introduction d'illustrations des villes saintes de l'islam (La Mecque et Médine) et des sites sacrés s'observe dès le début de l'islam. Des représentations détaillées de ces lieux saints figurent dans des certificats de pèlerinage de la période ayyoubide qui occupent une place importante dans les collections du musée. Ces documents débutent par la bannière du calife de l'époque et reproduisent des images peintes du mont Arafat, de la Muzdalifa, de l'Enceinte sacrée (al-Haram al-Charif), de Médine et même de Jérusalem. Des images similaires se trouvent également dans les certificats de pèlerinage ottomans. à partir de la fin du Xe/XVIe siècle, le Masjid al-Haram apparaît sur des carreaux décorant des mosquées.","method_for_provenance":"Les matériaux, techniques et couleurs montrent que ce carreau est originaire d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la mosquée de Nesli Chah Sultan, petit-fils du sultan Bayézid II, dans le quartier d'Edirnekapi à Istanbul en 1332/1914.","bibliography":"ölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 282.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["carreaux, Kaaba, Iznik."],"materials":["Carreau d’Iznik en argile blanche à illustration peinte de la Kaaba."]},"03e3d46a-3509-564e-8a0c-ed2a1920de29":{"name":"Céramiques de Kütahya.","description":"4083 : Coupe décorée de motifs radiants de couleur verte et jaune, parsemés de fleurs. \n4092 : Coupe décorée d'une tulipe stylisée contenue dans un cercle et d'un bandeau de bordure. Sur la paroi extérieure, une fleur s'élève d'une base rouge et vert foncé. \n4151 : Aspersoir d'eau de rose à corps piriforme divisé en sections par des bandes jaunes à arabesques et fleurs stylisées. \n4185 : Baromètre en trois sections et à base rectangulaire. Le baromètre en verre repose sur celle-ci. L'ornement final comporte quatre drapeaux. \n4215 : Plat à décor violet, vert et bleu, dans lequel figure une représentation de femme en costume local entre deux bouquets de fleurs. \n4216 : Bidon décoré de motifs floraux en jaune, rouge, vert et bleu. \n4231 : Bidon à corps circulaire décoré sur ses deux faces de cercles en relief. Sur le devant figure une rosette entourée d'un motif de chaînette. La partie restante est ornée de motifs de fleurs et de feuilles stylisées. \nAprès la cessation de la production de carreaux et de céramiques à Iznik, les ateliers de Kütahya se retrouvèrent au premier plan. Leur production la plus courante consiste alors en coupes délicates, bols, bouteilles, aspersoirs d'eau de rose, chandeliers, brûleurs d'encens, petits gobelets et bidons. Tous sont en argile blanche dure décorée en sous-glaçure de fleurs, de feuilles, de lierre, de larmes, d'oiseaux, de poissons et de personnages en costumes locaux. Leur qualité semble décliner au cours des dernières années du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) et du début du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Les formes sont simplifiées et s'alourdissent, le lilas et le rouge disparaissent et les couleurs sombres, dont le violet, dominent. Cette période se caractérise par des feuilles stylisées, des lignes, des taches de couleur et des zigzags, autant d'éléments peints à coups de pinceau visibles.","short_description":"Kütahya remplaça Iznik comme centre de production de céramiques et carreaux de céramiques durant les XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.). Tout comme les céramiques d’Iznik, celles de Kütahya firent l’objet d’un commerce important exporté mondialement par terre ou par mer.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"4083 : Ø 8 cm, H. 7 cm. ; 4092 : Ø 7,3 cm, H. 4,2 cm. ; 4151 : Ø 5,6 cm, H. 16,5 cm. ; 4185 : l. 24 cm, H. 70 cm. ; 4215 : Ø 15 cm. ; 4216 : Ø 18 cm. ; 4231 : Ø 16 cm.","method_for_datation":"Le style, les dessins et les couleurs poussent à une datation du XIIe-XIIIe siècle (XVIIIe-XIXe).","method_for_provenance":"Le style, les dessins et les couleurs sont caractéristiques de la production de Kütahya. Aujourd'hui, Kütahya reste l'un des principaux centres de la production de céramique vernissée turque.","provenance":"Kütahya, Turquie.","obtention":"Ces objets, récupérés d'un naufrage dans la mer de Marmara, ont été acquis par le musée en 1405/1985. Le n° 4185 (baromètre) a été acheté à Burak Kayabek en 1407/1987.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 332-333.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","Kütahya."],"materials":["Argile blanche peinte de fleurs, feuilles, lierre, larmes, oiseaux, poissons, personnages en costumes locaux en bleu, rouge, jaune, vert, lilas, bleu foncé et rouge bordeaux sous glaçure."]},"0420c3d3-1445-51f2-9539-5a794d209ebf":{"name":"Plat.","description":"À l'apogée de la production de Manisès et de Paterna apparaît un goût pour les motifs phytomorphes, attestant un éloignement progressif de la tradition hispano-musulmane. Quelques dessins sont encore d'une grande simplicité et très stylisés, telles les fleurs à points employées pour décorer les fonds des pièces de la série “Ave Maria”, ainsi nommée par l'inscription mariale en caractères gothiques allemands. La version la plus commune, à laquelle appartient ce plat, consiste en groupes de gros points, au nombre de trois à six, entourés d'un trait fin, eux-mêmes inscrits dans des espaces circulaires irréguliers formés par de minces tiges enveloppantes. Le fond de ces espaces circulaires est parsemé de petits points et parfois, comme ici, centré d'un autre petit cercle enserrant une croix terminée par des points. C'est la raison pour laquelle la classe à laquelle appartient ce plat a été appelé “série à points”. \nLe plat, réalisé au tour, présente une aile large et plate, et un fond concave à ombon. Il est recouvert d'un émail stannifère blanc crémeux sur lequel la décoration a été réalisée par les cuissons successives, oxydante et réductrice. L'oiseau se détache en bleu de cobalt, les points sont dorés. \nDes ateliers valenciens sont sortis des plats de diverses dimensions. À côté d'exemplaires de grand format comme celui présenté ici, il en existe de plus petits, ornés de cerfs, de gazelles, de perroquets, de fleurs de lis ou d'initiales couronnées. Les plats plus petits étaient les plus courants.","short_description":"Ce plat a été fabriqué à l'apogée de la créativité technique des fours de Manises, à l'époque où la céramique mudéjare valencienne a commencé à prendre ses distances avec la décoration hispano-musulmane traditionnelle et à intégrer de nouveaux motifs, tel cet échassier naturaliste.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Première moitié du XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Diamètre 35,5 cm ; Ø de la base 11 cm, H. 4,5 cm.","method_for_datation":"Par le style etpar l'abondante documentation disponible dans les archives valenciennes et publiées par divers auteurs, dont B. Martínez Caviró (voir Bibliographie). Les blasons sont des références très importantes.","method_for_provenance":"Les caractéristiques décrites attestent leur provenance valencienne de façon indubitable. Manisès fut le plus important centre de fabrication, ce qui explique qu'il ait donné son nom à toute une classe de céramique. Des fouilles récentes à Paterna ont mis au jour des ateliers de potier semblables. Mais, bien que de technique identique, les pièces exhumées jusqu'à présent sont de qualité inférieure.","provenance":"Manisès (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Vicente Juan y Amat, le 27 juin 1872.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Catálogo sumario del Museo Arqueológico Nacional. Cerámica española (Nuevas instalaciones)*, Madrid, 1936, p. 32, pl. IV. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1991, p. 152, fig. 148. \nFranco Mata, á., Balmaseda Muncharaz, L., Arias Sánchez, I. et Papí Rodes, C., “La documentación de las cerámicas valencianas medievales en el Museo Arqueológico Nacional”, *La Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo* (catalogue d'exposition)**,** Valence, 2002, pp. 106-118.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argile","cuisson","glaçure","kaolin","Manisès","mudéjar","plat","reflets dorés","Valence"],"materials":["Argile, kaolin","cuisson, glaçure, reflets dorés."]},"043212e6-dcaa-5260-93ad-6764b61c5752":{"name":"Plat.","description":"Plat rond en céramique frittée à bassin creux, bord retourné et court piédouche circulaire. Le bassin est orné d'un personnage féminin vu de face, traité en réserve blanche à contours noirs sur fond vert. Il porte un manteau de style caftan à manches courtes (*ücetek*), fermé par une écharpe verte portée en ceinture sur une robe longue. Les deux pans inférieurs du manteau sont coupés en arrondis qui s'ouvrent sur le bas de la robe. Une sorte de cape blanche à points bleus tombe des épaules. La coiffure en hauteur est un turban orné de dessins de tulipes et de feuilles blanches et rouges. La jeune femme est chaussée de souliers plats et de petits bas rouges. Elle lève le bras gauche et tient dans sa main droite une aiguière élancée à panse en forme de larme. Elle est entourée de quatre bouquets de fleurs composés de boutons de prunus, d'une tulipe, d'un œillet et d'une fleur ressemblant à une rose qui sortent de quatre touffes de feuillage. Le bord fait appel à un motif simplifié de vagues-et-rochers. Le dessous du plat est décoré de six petits motifs de feuilles vertes à contours noirs, disposés à intervalles réguliers. \nLes plats de ce type marquent la dernière phase de la production d'Iznik, qui débute au commencement du XIe/XVIIe siècle. Le personnage féminin a été comparé à des figures similaires observées dans des albums de peintures réalisés pour le sultan Ahmet Ier, et à des peintures à une seule figure produites à l'époque dans les bazars d'Istanbul pour les Européens.","short_description":"Les plats de ce type marquent la dernière phase de la production d’Iznik au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Le personnage féminin ressemble à des figures similaires observées dans des albums de peintures réalisés pour le sultan Ahmet Ier, et à des peintures à un seul personnage produites à l’époque dans les bazars d’Istanbul pour les Européens.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Début XIe siècle de l’Hégire (début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 29 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à un sous-groupe de céramiques d'Iznik bien répertorié faisant appel pour le motif principal à une figure féminine ou masculine, et généralement datées du début XIe/début XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Des pièces de style proche sont réputées avoir été produites à Iznik début XIe/début XVIIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté par le musée auprès de Jan Struther Antiques, Édimbourg, en 1973.","bibliography":"Raby, J. et Atasoy, N., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 273-285 (pour des pièces comparables).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik"],"materials":["Céramique frittée, décor peint vert, bleu, rouge et noir sous une glaçure transparente."]},"0440ce02-52d9-59e9-9d80-0b24ab6725f0":{"name":"Table.","description":"Table basse en bois à marqueterie de rubans de nuages et d'arabesques simples en ébène et nacre. Le plateau est recouvert d'une plaque de céramique peinte vernissée à motif central de fleurs sur un fond structuré par des arabesques, entouré d'une bordure à rubans de nuages sur fond turquoise. La table est à 12 côtés, correspondant aux 12 facettes de la céramique, mais ne possède que six pieds réunis par des pièces d'assemblage en forme d'écoinçons. \nRare exemple de mobilier de la cour impériale ottomane, cette table représente également une utilisation inhabituelle des carreaux d'Iznik. Les merveilleuses couleurs vives de cette céramique forment un contraste saisissant avec les tons sobres du bois marqueté. Il semble peu probable qu'un meuble aussi raffiné ait été destiné à un usage quotidien, mais plutôt aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait tant les ambassadeurs étrangers.","short_description":"Table en bois incrusté d'ivoire et de nacre, recouverte d'une plaque de céramique à 12 facettes. Rare exemple de meuble de la cour ottomane, cette table splendide était sans doute réservée aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait les ambassadeurs en visite.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Probablement vers 966 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 63 cm.","method_for_datation":"La technique, les matériaux et le style de la marqueterie sont similaires à ceux du trône du sultan Soliman exposé au Musée du palais de Topkapi à Istanbul. La plaque est elle aussi semblable à d'autres trouvées dans la mosquée de Soliman (achevée en 963/1557), bien que ses dimensions et sa forme particulière signifient qu'elle a peut-être été spécialement réalisée pour servir de dessus de table.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité. C'est peut-être à Istanbul, siège des ateliers impériaux, que le bois a été marqueté et l'ensemble monté.","provenance":"Iznik ou Istanbul.","obtention":"Achetée par le musée en 1987.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, p. 255. \nStanley, T., avec Rosser-Owen M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 103.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier"],"materials":["Bois, nacre, céramique peinte vernissée."]},"05f8401e-7094-5321-82a6-63bc32507180":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en céramique presque triangulaire à quatre becs et importante poignée ornée d'une tête d'animal très stylisée à son extrémité. Sur les deux gouttières centrales figurent des traits décoratifs en relief et sur celles de droite et de gauche une inscription coufique disant : “Astoura et fils d'Astan”. La lampe est en céramique moulée à engobe métallique brun-noir noirci par la fumée. Les lampes de ce type étaient utilisées à la maison.","short_description":"Lampe en céramique à quatre becs et importante poignée ornée d’une tête d’animal stylisée à son extrémité. Le corps porte une inscription coufique disant : Astoura wa ibn Astan (Astoura et *fils* d’Astan). Les lampes de ce type avaient un usage domestique.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe-IIIe siècle de l’Hégire (VIIIe-IXe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 5,5 cm, L. 10 cm, l. 9,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des lampes similaires trouvées à Khirbat al-Mafjar, palais omeyyade à Jéricho.","method_for_provenance":"Provenance inconnue.","obtention":"Aucune information.","bibliography":"Khairy, N. I. et Amr, A. J., “Early Islamic Inscribed Pottery Lamps from Jordan”, *Levant*, XVIII, 1986, Londres, pp. 143-153, planche XL, cat. n° 13.","dynasty":"Abbasside","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","objets utilitaires"],"materials":["Céramique, cuisson dure, engobe brun-noir."]},"065ee648-ada2-516d-a7cd-4adf36e94026":{"name":"Jarre à eau *habb*","short_description":"Cette grande jarre à eau (*habb*) associe rôle utilitaire et fonction décorative ostentatoire. Elle occupait une place d'honneur dans l'espace domestique. On venait y puiser l'eau avec des cruches ou des pichets, au fur et à mesure des besoins quotidiens. La face offerte au regard est ornée de figures de femmes stylisées traduisant la persistance, à travers les millénaires et les civilisations, de la déesse-mère.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 79 cm, D. ouverture: 22,5 cm, D. maximal: 45,5 cm","provenance":"Meskeneh, Syrie","obtention":"Achat chez Christie, Manson & Wood LTD en 1991.","bibliography":"Candy, S. and Beyazit, D., *Court and Cosmos. The Great Age of the Seljuqs*, New Haven and London: Yale University Press, 2016: 131, Fig. 60. \n \nCroisier, J-P. and Dürr, N., *Céramiques islamiques dans les collections genevoises*. Geneva: Editions du Tricorne, 1981: Fig. 241. \n \nDelpont, E., *L'Orient de Saladin. L'art des Ayyoubides*, Paris: Gallimard, Paris, 2001: 154, Fig. 135. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nMoulierac, J. and Vaudour, C., *La médecine au temps des califes: à l'ombre d'Avicenne*, Paris: Institut du monde arabe, 1996: 203, Fig. 126. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151. \n \nReitlinger, G., \"Unglazed Relief Pottery from Northern Mesopotamia\", *Ars Islamica*, Vol: XV-XVI, 1951: 11-22.","materials":["Pâte argileuse non glacée, décor modelé et de barbotine"]},"074a1fed-663f-52de-8637-7774fe3a0861":{"name":"Plat","description":"Plat peint en polychromie sous glaçure, à aile concave et bassin profond décoré d’une figure féminine à contours noirs sur fond blanc. La jeune femme porte une longue robe verte à ceinture, une blouse à manches bleues, des pantalons blancs et une coiffure verte. Ses chaussures et la fleur qu’elle tient de sa main droite sont d’un rouge pâle fait d’une matière épaisse. Elle est entourée de fleurs à fines tiges incurvées. L’aile est ornée d’un motif chinois standard de vagues et rochers, le dos d’ornements verts et bleus. \nLes représentations figuratives des céramiques d’Iznik s’inspiraient de l’imagerie populaire des albums de costumes dont beaucoup, au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), étaient destinés à la clientèle européenne.","short_description":"Plat peint en polychromie à bassin profond où est représentée une figure féminine sur fond blanc entourée de fleurs. Les représentations figuratives des céramiques d’Iznik s’inspiraient de l’imagerie populaire des albums de costumes.","holder":"Musée d’histoire culturelle","dates":"Première moitié du XIe siècle de l’Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.)","location":"Lund","dimensions":"Ø 26,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de la décoration. Des représentations figuratives se trouvent en grand nombre sur les céramiques d’Iznik du début du XIe/XVIIe siècle. Elles étaient inspirées d’albums de figures costumées comme celui du sultan Ahmed Ier (r. 1011-1025/1603-1617) et ses copies populaires.","method_for_provenance":"Le motif de vagues et de rochers sur l’aile et ce type de représentation figurative étaient des motifs très répandus à Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté en 1904 auprès du collectionneur et marchand I. G. Fenton, Londres.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \n*Kulturens årsbok 2004. Mellanöstern Här*, 56-57. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt (en partie grâce à des informations fournies par le Musée d’histoire culturelle de Lund).","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","Céramique ottomane","décoration figurative.","plats"],"materials":["Céramique peinte sous glaçure."]},"076574ae-4169-58ea-8669-32621e8dc0c1":{"name":"Vase à deux anses.","description":"Vase à deux anses, sur pied en forme de disque et à haut col. Le décor, peint au lustre rouge foncé sur glaçure stannifère crème, présente des motifs végétaux entièrement lustrés, comme c'est généralement le cas pour les pièces les plus tardives de la production hispano-mauresque. Sur la panse du vase, dont le fond est orné de pointillés, sont peints deux oiseaux typiques, appelés “pardalots” de Valence ; leur dessin, stylisé, utilise un motif caractéristique constitué de faisceaux de lignes. “Pardalots ” et “lions grotesques” constituent une note particulière dans le répertoire décoratif de la classe à laquelle appartient cette pièce ; il en est de même pour la forme du vase, dont les différentes parties sont soulignées par de larges bandes d'un lustre compact.","short_description":"Ce vase appartient à une vaste classe d'objets produits dans la région de Valence (Espagne), décorés de motifs d'un style très caractéristique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 20,6 cm ; Ø 12,8 cm.","method_for_datation":"Le prototype du “pardalot” trouve sûrement son origine dans le motif de l'aigle, souvent représenté sur l'envers des plats de la région de Valence, durant la première moitié du IXe/XVe siècle. Cette stylisation, qui a pris des formes de plus en plus accentuées au fil du temps, devient d'un usage courant dans les produits de Valence, au XIIe/XVIIIe siècle.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","lustre","vase"],"materials":["Céramique lustrée."]},"08b6e3c0-94d9-573c-a123-ddbc53534246":{"name":"Aiguière à décor épigraphique","short_description":"En Iran, à la période seljoukide, un grand nombre de pièces moulées ont été produites, essentiellement avec des formules épigraphiées, même si l'on trouve parfois des personnages ou des rinceaux. Les potiers façonnent en terre des aiguières qui souvent empruntent les formes élaborées par les dinandiers. La glaçure, ici turquoise, remplace par la couleur le décor soigné de ciselure et d'incrustation d'argent des pièces en métal.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 31,5 cm, D: 16 cm, H. du col: 8,5 cm, D. du col: 7,5 cm, H. base: 1,9 cm, D. base: 10 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Claude Boisgirard en 2003.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387. \n \nGrube, E.J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, London: Faber and Faber, 1976: Fig. 116. \n \nPinder-Wilson, R.H., *Islamic Pottery 800-1400*, London: Victoria and Albert Museum, London, 1969: Fig. 77. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*. Fribourg: Office du Livre, 1985: 101, 372; Fig. 25, 93.","materials":["Céramique à pâte siliceuse, moulée et sous glaçure"]},"09311848-694c-5394-ba8a-5b19e1bcb2e0":{"name":"Carreau mural.","description":"Carreau de format carré décoré d'une importante fleur de lotus centrale composée symétriquement d'étagements de pétales et de feuilles, entourée de deux épis de blé sur tige. Le dessin tout entier est traité en une seule couleur, le bleu (sans ombre ni contour) sur fond blanc. Ce carreau montre à quel point la culture matérielle moyen-orientale était influencée par les porcelaines chinoises “bleu et blanc”. Le genre auquel appartient cet élément comprend les carreaux hexagonaux “bleu et blanc” plus courants que l'on trouve parfois traités en noir et turquoise.","short_description":"La fleur de lotus dessinée sur ce carreau de faïence d’un revêtement mural de Damas révèle à quel point son équivalent chinois a influencé l’art islamique. Un grand nombre d’exemples de ce type de carreaux bleu-et-blanc peuvent encore être observés sur les murs du mausolée et de la mosquée al-Tawrizi, construits à Damas en 830 H (1430 J.-C.).","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 21 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Un certain nombre de carreaux de Damas “bleu et blanc” de ce type figurent dans les collections des musées européens. De plus, un certain nombre sont encore en place sur les murs du mausolée et de la mosquée d'Al-Tawriz, édifiés dans les années 830/1430.","method_for_provenance":"Un certain nombre de ces carreaux sont encore en place sur les murs du mausolée et de la mosquée d'Al-Tawriz, édifiés dans les années 830/1430.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Fin des Mamelouks","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture","bleau et blanc","décoration florale","influence chinoise"],"materials":["Céramique frittée, peinte en bleu sous glaçure transparente."]},"0b91f97f-aa76-5d14-a2ae-6751b59baea3":{"name":"Gourde annulaire.","description":"Très belle pièce, véritable œuvre d'art plastique couverte d'une mince couche de glaçure stannifère sans engobe, se distinguant par l'élégance de sa forme, l'harmonie et la simplicité de ses éléments ainsi que par la finesse de son allure malgré l'absence de décor. Sa beauté réside dans la nudité de son architecture. Elle est constituée d'un pied rond et plat en forme de pastille géante sur lequel repose un anneau légèrement gonflé dans sa partie supérieure et qui se termine par un long goulot cylindrique coiffé de quatre cercles incisés. Il est soutenu par deux sortes de contreforts et une anse qui se tient en son milieu.","short_description":"Malgré l'absence de décor, l'élégance de sa forme, l'harmonie et la simplicité de ses éléments en font une véritable œuvre d'art plastique. Sa beauté réside dans la nudité de son architecture. La gourde est constituée d'un pied rond et plat sur lequel repose un anneau légèrement gonflé se terminant par un long goulot cylindrique.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 27,5 cm, Ø 14,5 cm.","method_for_datation":"Cette gourde provient des fouilles du site de Raqqada, cité construite en 263 H / 877 J.-C. par le prince aghlabide Ibrahim II. Cette date constitue un terminus ante quem pour la datation de la pièce. D'autre part, celle-ci recèle des éléments dont la forme est caractéristique de la poterie aghlabide (base, goulot…). On peut donc dater la pièce de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Trouvaille archéologique au sein d'un ensemble de poteries aghlabides. Les forms et les décors semblent confirmer qu'il s'agit d'une production locale, propre aux ateliers de Raqqada ou de Kairouan.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Après la découverte de cette pièce lors des campagnes de fouilles des années 1960 sur le site de Raqqada, elle fut récupérée, en 1964, par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée, en 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Trente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 256. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 277. \n \nDaoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, Tunis, 1979, pp. 26-27, fig. 7.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Terre cuite couverte d’une légère glaçure."]},"0d1ebd8b-952b-50c4-bf8b-872eb70782fa":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de coupe en céramique frittée fabriquée en Syrie et trouvée dans des fouilles à Fustat, le Vieux Caire. Morceau de la partie centrale de la coupe et d'une de ses parois, il est décoré de dessins au trait noir de bouquets de fleurs sous une glaçure transparente turquoise. Le centre est orné d'une palmette, et le restant d'une suite de feuilles lancéolées. Bien que Fustat soit devenue Misr sous les Mamelouks et ait perdu son prestige au profit du Caire, ce fragment montre que ses marchés attiraient toujours le commerce international tout au long de la période mamelouke (647-922 H / 1250-1517 J.-C.). Des potiers syriens vinrent travailler à Fustat, et des potiers égyptiens émigrèrent en Syrie à la recherche de travail. La décoration de cette coupe est influencée par les céramiques chinoises, très populaires au Moyen-Orient à cette époque.","short_description":"Cette coupe syrienne en céramique fut excavée dans la vieille ville de Fustat en Égypte, où elle était arrivée grâce aux puissants liens commerciaux entre les deux rives de la mer Rouge. L’influence chinoise se perçoit dans le motif floral qui a été adapté pour convenir au goût local du Moyen-Orient.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 7 cm (max.), l. 17,5 cm (max.).","method_for_datation":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","provenance":"Production syrienne, trouvé à Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le muséeen 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres 2000. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale"],"materials":["Céramique frittée, peinte en noir sous glaçure transparente turquoise."]},"0d3e43d7-9082-5cb7-bb0c-3a25c1f1ccc9":{"name":"Filtre.","description":"Ce fragment de céramique gris-rouge provient du filtre légèrement convexe d'un récipient à eau. Le motif ajouré est une composition géométrique de cercles et de courbes. Le motif de base, répété trois fois, est un cercle bordé comprenant quatre médaillons ajourés à éléments incurvés formant une étoile à percement central et quatre petits cercles ajourés. L'espace les reliant est occupé par un motif en pointe flanqué de deux petits cercles perforés en leur centre, répétant en partie le motif principal. Une bordure en couronne incisée en zigzag entoure cette composition ajourée. Le zigzag est caractéristique des filtres fatimides. \nLe filtre était placé à la jonction du col et de l'épaule de la jarre pour protéger le liquide des insectes et autres pollutions. La plupart des récipients à filtre de la période islamique étaient en argile. Ils n'étaient pas vernis pour permettre l'évaporation et conserver l'eau au frais. \nCette composition de formes géométriques simples – cercles, lignes et triangles répétés – et leurs multiples combinaisons sont spécifiques des filtres fatimides. Les compositions géométriques dominent le décor des filtres de cette période, après laquelle viendront des motifs zoomorphes et épigraphiques.","short_description":"Fragment de terre cuite faisant office de filtre intégré à un récipient. L'ajourage est à composition géométrique de cercles et de lignes incurvées. Le filtre était placé à la jointure du col et de l'épaule d'un récipient en terre cuite de façon à protéger le liquide des insectes et de la pollution.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Ø 6,5 cm.","method_for_datation":"Les filtres de ce modèle découverts lors de fouilles dans des strates intactes ont été datés des Ve/XIe et VIe/XIIe siècles.","method_for_provenance":"Des filtres similaires ont été découverts lors de fouilles à Fustat où ils ont été vraisemblablement fabriqués. Selon F. R. Martin, ce filtre provient de fouilles à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand et historien d'art F. R. Martin en 1921.","bibliography":"Olmer, P., *Catalogue général du Musée arabe du Caire : les filtres de gargoulettes*, Le Caire, 1932. \nScanlon, G. T., *Fustat Expedition Final Report*. Vol. 1: *Catalogue of Filters*, Winona Lake, 1986. \nWittkowski, G., “Arabic Filters from the Collection of the Cracow Archaeological Museum”, *Materialy Archeologiczne* XXX, 1997, 41–55.","dynasty":"Période fatimide","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","décoration géométrique","eau","purification de l’eau"],"materials":["Terre cuite non vernie, incisée."]},"0da353d3-8291-51cb-a468-1cc100a5bfc4":{"name":"Vase.","description":"Vase à panse sphérique reposant sur un pied annulaire, au haut col en forme de tulipe, dont la hauteur est presque égale à celle de la panse. Deux anses recourbées prenant naissance sur le col s'appuient sur la partie supérieure de la panse. La pâte est claire, bien cuite, et les parois sont très fines. Une peinture brune à l'oxyde de manganèse enduit les anses et décore le col et la partie supérieure de la panse. Deux registres se succèdent sur le col. Sur la partie supérieure, un bandeau de peinture est décoré de motifs répétitifs excisés, en forme de demi-cercles concentriques. Il est suivi d'une frise d'arabesques divisées par des lignes verticales légèrement incurvées qui rappellent des caractères calligraphiques et semblent imiter d'une manière maladroite le mot “Allah”. Le même agencement ornemental et le même décor se retrouvent sur la panse. Ce type de vase à boire, *jarrita*,à la forme élégante et au décor pseudo-épigraphique faisant appel à la technique mixte de la peinture et de l'excision, était également très répandu à la même période dans le sud d'al-Andalus.","short_description":"Ce type de vase à boire (*jarrita*) à panse sphérique, au haut col en forme de tulipe, aux anses recourbées et décor pseudo- épigraphique imitant d'une manière maladroite le mot “Allah” est très répandu à la même période dans le sud d'al-Andalus.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø base 4,8 cm, Ø max. 11,5 cm, Ø ouverture 8,2 cm.","method_for_datation":"Mis au jour lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée par l'étude stylistique et comparative avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *B.A.M.* VII, 1967, pp. 627-639. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du royaume* (catalogue d'exposition), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981, p. 127.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","décoration pseudo-épigraphique","décoration végétale","mobilier"],"materials":["Terre tournée cuite, peinte et excisée."]},"0eb816fe-a6fd-5eb6-bd76-fe059b1cc12f":{"name":"Fragment de gourde de pèlerin.","description":"Fragment non vernissé du côté plat d'une gourde de pèlerin, à décor moulé en bas-relief reproduisant partiellement un archer à cheval. Une idée de la forme d'origine nous est donnée par un certain nombre de gourdes de pèlerin conservées intactes. Ce petit récipient était en forme de tambour doté en partie haute d'un bec, d'un dessus et d'un fond plats et de deux poignées sur la partie cylindrique. Par rapprochement avec certains récipients rapportés de Terre sainte par des pèlerins occidentaux, ces récipients sont généralement appelés “gourdes de pèlerin”. La poterie non vernissée servait à la conservation de l'eau, la porosité de l'argile lui permettant de maintenir plus longtemps la fraîcheur du liquide, ce qui était apprécié pendant les longs voyages.","short_description":"Fragment de gourde de pèlerin en terre cuite non vernissée avec représentation partielle d'archer à cheval. Ces bouteilles, qui servaient à transporter de l'eau, étaient appelées “gourdes de pèlerin” étant donné leur ressemblance avec des récipients rapportés de Terre sainte par des pèlerins occidentaux.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 21 cm.","method_for_datation":"Des fragments comparables, et que l'on peut dater de cette période, ont été trouvés dans des fouilles en Syrie.","method_for_provenance":"Il existait un certain nombre d'ateliers de production de gourdes non vernissées en Syrie. Des moules et des fours ont été trouvés à Damas et à Hama. Ce fragment provient d'un site de production à Alep.","provenance":"Alep, Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1902.","bibliography":"*L'Orient de Saladin : l'art des Ayyoubides* (catalogue), Paris, 2001, cat n° 131-134, pp. 152-153 (pour des bouteilles similaires au Musée national de Damas).","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["archers","chevaux","Pèlerinage"],"materials":["Terre cuite moulée non vernissée."]},"0fc12068-b2a4-51bb-a564-cc98546c289d":{"name":"Coupe maure.","description":"La navigation jouait un rôle très important en Espagne et il n'est donc guère étonnant que le motif apparaisse sur la céramique. Cette coupe au rebord vertical offre un fond orné d'un bateau à voile précédé par des rinceaux de rosettes en spirale du type “nao”, originaire du Portugal. Portugais et Espagnols dominaient les mers à cette époque. \nIl s'agit d'un trois-mâts, dont la voile principale se présente en forme de bouclier, les plus petites voiles étant assujetties à la poupe et à la proue. Le château arrière est orné d'inscriptions arabes dans lesquelles on a reconnu le mot “paix”. Cet exemplaire au dessin assez fruste ne permet d'identifier qu'en partie les différents éléments du bateau, mais ce type est connu par une coupe du Victoria and Albert Museum de Londres dont la conception décorative est très proche. Une coupe originale nao est conservée au Maritiem Museum Prins Hendrik de Rotterdam. Sur l'exemplaire de Berlin, des dauphins, partiellement coupés par le rebord de la coupe, jouent sous le navire. Valence passa en 1238 J.-C. sous domination chrétienne et les manufactures de céramique travaillèrent alors pour une clientèle chrétienne. Le motif du bateau accompagné de dauphins, présent dans la céramique de Málaga à la fin du XIVe et au début du XVe siècle J.-C, est une preuve de l'étroite communauté de vie des chrétiens et des musulmans à cette époque. Le nombre restreint de céramiques présentant ce motif princier est peut-être un signe du petit nombre de commanditaires. Les céramiques nasrides furent exécutées à Málaga, comme le prouve une étude du tesson de l'exemplaire de Londres en 1983, laquelle conforte les observations stylistiques précédentes. Des comparaisons ont en outre montré les relations entre les céramiques espagnoles de cette époque et les productions sicilienne et égyptienne. Ce n'est qu'avec la Reconquista, qui amène les commanditaires chrétiens, que le motif naval apparaît.","short_description":"Des navires transportant des marchandises à travers la Méditerranée apparaissent fréquemment sur les récipients en céramique fabriqués dans les ateliers en al-Andalus. Cette coupe fut fabriquée à Manisès près de Valence. Les marques du trépied montrent que les coupes de ce type étaient confectionnées en grand nombre et étaient commercialisées dans les pays méditerranéens.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"Vers 1380-1430 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 9,5 cm, diam. 22 cm.","method_for_datation":"Les bateaux sont des motifs récurrents pour la céramique espagnole. Cet exemplaire orné d'un trois-mâts peut être daté, en raison de la peinture et de la facture de la céramique, de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La pièce correspond aux critères formels de la céramique provenant de la ville espagnole de Manisès, près de Valence.","provenance":"Espagne, probablement Manisès, près de Valence.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Caiger-Smith, A., *Lustre Pottery,* Londres, 1985, pp. 84-125. \nCaviro, B. M., *Cerámica Hispanomusulmana. Andalusí y Mudéjar,* Madrid, 1991, pp. 82-85, ill. 65-66. \nDodds, J. D., *Al-Andalus. The Art of Islamic Spain,* New York, 1992, n° 114. \nFrotingham, A. W., *Lustreware of Spain,* New York, 1951, pp. 91-93, ill. 56-57. \nHaus der Kulturen der Welt, Berlin, éd., *Schätze der Alhambra. Islamische Kunst aus Andalusien, 253.* Berlin, 1992, n° 129.","dynasty":"Nasride","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Andalousie","céramique","lustre","Mauresque","nao","navire","paix","tesson","Valence"],"materials":["Céramique lustrée, peinture bleue sous glaçure."]},"14764713-cb27-5756-8029-2aade64971eb":{"name":"Coupe à couvercle.","description":"Coupe à couvercle de forme elliptique en céramique frittée à couvercle en dôme aplati surmonté d'une prise en alliage de cuivre doré se détachant d'une rosette peinte bleue, rouge et verte. Le décor du couvercle lui-même part de la base de la prise. Il se compose de quatre feuilles *saz* dentelées bleues à rehaut central rouge, partant de tiges feuillues et alternant avec quatre paires de fleurs (un lys bleu et une hyacinthe rouge orangé), le tout dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre. \nLe bord du couvercle est décoré d'une bordure festonnée blanche sur fond bleu, chaque feston comportant en son centre un point noir. \nLa partie supérieure du corps de la coupe est ornée d'une bordure guillochée verte et rouge. En dessous, neuf tulipes bleues à rehauts de points rouges courent autour de la panse dans le sens des aiguilles d'une montre, donnant l'impression d'une guirlande horizontale, bien que les fleurs partent toutes de la base. Le bassin présente un rondeau décoratif défini par trois filets linéaires contenant cinq bouquets de fleurs à pétales bleus et rouges. Six motifs abstraits bleus comblent les espaces restants. \nLa forme de cette coupe rappelle certains modèles iraniens en métal et en céramique du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) et la vaisselle des cours italiennes du XVe siècle (cf. une gravure de partie de cartes de Mantegna montrant un serviteur tenant une de ces coupes). À la cour ottomane, les coupes à couvercle de ce type étaient souvent en cuivre doré (*tombak*) et faisaient partie de la vaisselle de table.","short_description":"À la cour ottomane, les coupes à couvercle de ce type étaient en cuivre doré (*tombak*) aussi bien qu’en céramique et faisaient partie de la vaisselle de table. Le style décoratif de celle-ci la classe dans un groupe de céramiques à décor floral datées du Xe siècle H (fin XVIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 15,24 cm, Ø 20,3 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de cette coupe à couvercle la range dans un groupe de céramiques d'Iznik à décor floral datées du Xe/fin XVIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que ce type de céramique a été produit à Iznik au cours du Xe/fin XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de la collection Castellani en 1884.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, fig. 559, 678, 742. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, p. 82, fig. 61. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Edinbourg, 1996, p. 60. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 144, cat. n° 2/13.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik","tombak"],"materials":["Céramique frittée à décor peint bleu, vert, noir et rouge d’Iznik (bol d’Arménie) sous glaçure transparente incolore."]},"15b3397c-76d7-510d-9b01-2bd087128afe":{"name":"Panneau d’azulejos en forme de tympan.","description":"Panneau d'*azulejos* décoré en bleu, turquoise, vert et rouge. La composition centrale est encadrée par des enroulements de nuages stylisés formant un ruban serpentiforme qui entoure, dans un enlacement trilobé, une fleur de lotus. À partir du motif central se développent en spirale de fines branches aux feuilles, aux boutons de fleurs et aux motifs *hatayi* (festons de fleurs d'inspiration chinoise). Bien que, dans l'architecture ottomane, les panneaux d'*azulejos* décorent essentiellement des espaces intérieurs, la provenance de ce panneau n'est pas encore confirmée mais il est certain qu'il appartient à un ensemble d'environ douze tympans presque identiques, qui décoraient un édifice construit sur ordre de Piyale Pacha, chef de l'amirauté et protégé du sultan Sélim II. Une incertitude concerne la finalité de l'édifice : mosquée ou palais ? Selon une opinion répandue, ces panneaux auraient été retirés de la mosquée de Piyale Pacha (Istanbul), bâtie probablement par Sinan en 980-981 H / 1573-1574 J.-C., ce que confirme la disparition de la totalité des tympans et la conservation du seul *mihrab*.","short_description":"Ce panneau d'*azulejos* appartenait à la mosquée Piyale Pacha d'Istanbul. La pièce est dominée par des motifs végétaux. La composition centrale est encadrée par des nuages stylisés formant un ruban qui entoure une fleur de lotus, d'où s'échappent d'autres motifs phytomorphes.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"V. 980 de l’Hégire / v. 1573 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 71 cm, l. 142 cm.","method_for_datation":"Par analyse stylistique et comparaison avec des pièces de la même période, les affinités stylistiques indiscutables avec les tympans en provenance de la mosquée de Sélim II, de Sinan à Edirne (975-980/1569-75) et de son tombeau à Istanbul (achevé par Sinan en 981-982/1574-1575). Par ailleurs, tous les tympans intégrant l'ensemble sont datés de 980/1573, ce qui confirme la datation de ce panneau.","method_for_provenance":"Par expertise. Les collections européennes abritant les tympans qui appartiennent à l'ensemble, comme le musée du Louvre et le Musée des arts décoratifs à Paris, confirment la provenance de ces panneaux comme étant la mosquée de Piyale Pacha à Istanbul.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1re éd. 2001, 2e édition revue et actualisée 2002. \n*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon* (catalogue de l'exposition), New York, 1999. \n*Un jardín encantado: arte islámico en la colección Calouste Gulbenkian* (catalogue de l'exposition), Madrid, 2001.","dynasty":"période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique siliceuse","enlacement trilobé","glaçure","hatayi","Iznik","lotus","Ottomans","panneau d’azulejos","tympans"],"materials":["Céramique siliceuse peinte sous glaçure."]},"17822504-ba29-52b3-9e9c-841ecbda9631":{"name":"Plat à compartiments","short_description":"Les godets de ce présentoir contenaient des épices qui, dans le domaine culinaire, corrigent les saveurs des aliments et contribuent aussi à la diététique. En Iran, lors de la célébration de l'arrivée du printemps, il est coutume de présenter \"les sept épices\".","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIIe siècle de l'Hégire / XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 10,5 cm, D: 29 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Pierre Bergé & Associés en 2003.","materials":["Céramique à pâte siliceuse, décor peint au lustre sur glaçure opaque"]},"180f723a-4db3-52e6-816e-594df6310f46":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Ce panneau de revêtement mural en faïence est de forme carrée. Constitué comme toutes les mosaïques de zelliges de tessons découpés dans des carreaux et assemblées, il est orné exclusivement de figures géométriques, *testir*. \n \nLe polygone étoilé obtenu par la division du cercle en parties égales est la forme dominante de son tracé régulateur. Le motif répétitif qui constitue l'élément de base de sa décoration est composé d'un complexe d'entrelacs polychromes dont les couleurs dominantes sont le noir et le bleu turquoise sur fond blanc ivoire. Partant d'un centre occupé par une étoile à douze branches, un entrelacs aux brins noirs engendre, en se chevauchant avec un autre entrelacs aux brins bleu turquoise, une rosace entourée d'étoiles irrégulières à cinq branches. Il se développe pour dessiner autour de cette rosace, en se combinant avec un deuxième brin de couleur noire, un carré ponctué aux angles par des étoiles à huit branches. à l'intérieur de ce carré, un ruban ocre jaune en dents de scie circonscrit la rosace, tandis que deux octogones concentriques vert amande et noir entourent les figures d'angles du carré. \n \nCe schéma complexe, d'une saisissante harmonie d'ensemble tant sur le plan des motifs géométriques que sur celui de leurs nuances de couleurs, exige une connaissance approfondie des figures géométriques et de leur combinaison. Ce travail d'une finesse extrême témoigne de la prodigieuse inventivité et de la maîtrise technique de l'art du zellige hérité des ornemanistes mérinides.","short_description":"Ce panneau de revêtement mural qui témoigne de la maîtrise de l'art du *zellige* hérité des Mérinides est constitué d'assemblages de tessons découpés dans des carreaux. Il est orné de figures exclusivement géométriques, où le polygone étoilé est la forme dominante du tracé régulateur.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 72,7 cm, L. 72, 7 cm.","method_for_datation":"Le registre d'inventaire date du XIIIe/XIXe siècle la maison d'où il provient.","method_for_provenance":"Provenant d'une maison de Fès, selon l'inventaire.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupéré par le service des Monuments historiques et remis au Musée en 1945.","bibliography":"Hedgecoe, J. et Samar Damluji, S., *Zillig, L'Art de la céramique marocaine,* Londres, 1993. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture*, vol. 1, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Petits carreaux de faïence émaillée."]},"18f05dc3-e256-5db0-861c-eedad63d44e9":{"name":"Assiette.","description":"Assiette à talon haut et bord étroit. Peinte en vert, blanc, châtain et bleu. Le fond de l'assiette est décoré de petites feuilles. D'une fleur centrale à quatre pétales dont l'intérieur est décoré de plusieurs feuilles fusent quatre rayons qui divisent l'assiette en quatre champs de la même taille. Chaque champ est décoré d'une grande feuille, elle-même remplie de petites feuilles. Sur le bord de l'assiette, des filets concentriques entourent une frise décorée de feuilles de différentes tailles.","short_description":"Assiette de la période ilkhanide produite dans les ateliers de poterie de Raghès (Sultanabad, Perse). Les principaux motifs décoratifs – dans différentes tailles et peints en vert, blanc, châtain et bleu – sont phytomorphes et couvrent l'intérieur et le bord de l'assiette.","holder":"Musée national d’art ancien.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"Ø 22,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique de la pièce, selon les motifs décoratifs et la technique d'exécution.","method_for_provenance":"La provenance de l'assiette a été déterminée par des critères semblables à ceux utilisés pour sa datation.","provenance":"Sultanabad, Perse.","obtention":"Donation des Amis du Musée national d'art ancien en 1920.","bibliography":"Moulierac, J., *Céramiques du monde musulman*, Paris, 1999. \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Paris, 1985.","workshop":"Poteries de Raghés.","dynasty":"Ilkhanide","author":"Paula Pelúcia Aparício","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiette","décor végétaliste","faïence","Ilkhanides","Perse","Raghés","Sultanabad"],"materials":["Faïence au tour peinte en vert, bleu, châtain et blanc."]},"1a58458a-01e5-5ba9-8601-e299f739c320":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en céramique à corps bulbeux, col resserré s'évasant jusqu'à un rebord pratiquement vertical et grand bec dépassant le niveau du rebord. La poignée est en forme de dragon à gueule ouverte. Peinte de diverses nuances de bleu et de cobalt, la panse est ornée d'un motif d'enroulements à demi-palmettes ou arabesques. Au-dessous figure un rinceau floral et au-dessus de l'épaule une rangée de “feuilles de têtards” ainsi que d'autres motifs décoratifs comme les écailles peintes sur la poignée et le motif chaîné sur le bec. L'importance de cet objet tient non seulement à son décor, qui est un rendu maladroit de la poterie de style Iznik ancien, mais dans l'inscription à sa base. En écriture arménienne *bolorgir*, l'artisan chrétien indique son nom – Abraham de Kütahya – et l'année 959 (1510 J.-C.). La présence d'une date sur une céramique d'Iznik est inhabituelle et d'un intérêt incalculable puisqu'elle permet de dater de nombreuses autres pièces “bleu et blanc” de style similaire. Cette aiguière a pu servir à des usages liturgiques.","short_description":"Pièce de grande importance. Cette aiguière en céramique bleu-et-blanc possède une inscription en caractères arméniens comportant le nom de l'artisan, à l'évidence un chrétien, et la date de production, qui a permis de dater nombre d'autres pièces similaires.","holder":"The British Museum.","dates":"959 de l’Hégire / 1510 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 17 cm, Ø (rebord) 6,9 cm, Ø (base) 7,2 cm.","method_for_datation":"À la base de l'aiguière, une inscription de sept lignes en écriture arménienne *bolorgir* donne la date de 959 (1510).","method_for_provenance":"Depuis près de 50 ans, les chercheurs débattent pour savoir si cette aiguière a été réellement fabriquée à Kütahya ou à Iznik par des artisans arméniens. Cependant, Carswell a montré que des tessons “bleu et blanc” ont été trouvés dans des fouilles à Kütahya. De plus, de nombreux documents parlent d'une manufacture de poterie dans cette ville, au moins vers le XIe/XVIIe siècle. Carswell attire également l'attention sur une église particulièrement intéressante de 884/1480 environ à Kütahya, dont les inventaires précisent qu'elle a été construite par un diacre nommé Abraham, présenté comme “fils d'un potier.”","provenance":"Kütahya, Turquie.","obtention":"Fait partie du legs Godman au British Museum en 1983.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, n° 96. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 45-46, planche 24.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesques","décoration végétale"],"materials":["Céramique “bleu et blanc”."]},"1a94744a-6596-5190-8100-1548c229068b":{"name":"Ostracon.","description":"Ostracon triangulaire inscrit d'une partie de la sourate 105 du Coran (“L'éléphant”) en écriture coufique simple. Le tesson étant incomplet, certains mots font défaut. Cet ostracon servait très probablement à l'étude et à la mémorisation d'une sourate par un étudiant, mais il a pu également faire partie d'un récipient porte-bonheur appartenant aux habitants d'une maison.","short_description":"Ostracon (terre cuite épigraphiée) de Pétra avec une partie de la sourate 105 du Coran (“L’éléphant”) en écriture coufique simple. Cet ostracon servait très probablement à l’étude d’une sourate par un étudiant, mais il a pu également faire partie d’un récipient porte-bonheur appartenant aux habitants d’une maison.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 7 cm, l. 3 cm.","method_for_datation":"Analyse paléographique.","method_for_provenance":"Objet trouvé lors de fouilles archéologiques à Pétra.","provenance":"Pétra, Jordanie.","obtention":"Objet acquis lors d'une fouille archéologique dirigée par G. Horsfield dans le tombeau du palais de Pétra en 1936.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","écriture coufique","inscription arabe","poterie"],"materials":["Terre cuite épigraphiée."]},"1b18b5ad-219e-51fb-a044-c41096e34a7f":{"name":"Niche de prière.","description":"La niche de prière ou *mihrab* indique dans la mosquée la direction de La Mecque, direction vers laquelle tout croyant doit se tourner pour prier. Ce *mihrab* provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, fondée par le médecin du sultan seldjoukide Kilic Arslan IV, dont le règne prend fin en 665 H / 1266 J.-C. Son décor en carreaux de faïence — notamment le mélange d'éléments calligraphiques et d'éléments décoratifs – le rapproche d'autres *mihrab* de la même époque. L'ornementation y évitait tout stéréotype grâce à la diversité des combinaisons, certaines bordures larges à décor épigraphique et végétal formant une unité. De petites colonnes à chapiteaux cubiques encadrent l'entrée imaginaire au Paradis. \nLe *mihrab* de Berlin présente un réseau de douze étoiles, les écoinçons étant pour leur part agrémentés de deux belles étoiles à huit branches. Les champs épigraphiques sont ornés de citations coraniques. Sur le champ frontal, on lit le verset 45 de la sourate XXIX : “Récite ce qui t'est révélé dans l'Ecriture ! et prie. La prière préserve de l'infâme et du blâmable. Et, en vérité, penser à Dieu est le plus grand des devoirs, et Dieu sait ce que vous faites.” \nLe décor a nécessité la collaboration de calligraphes, de peintres ornemanistes et de céramistes. L'harmonie des couleurs se fait en bleu turquoise, bleu nuit, noir et prune. Les artistes étaient aussi chargés de couper les carreaux afin d'assurer la parfaite continuité du motif. La production de carreaux de faïence atteint à Konya son apogée vers 658 H / 1260 J.-C. ; au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), vingt et une mosquées en furent décorées. \n \nCliquer [ici](https://www.youtube.com/watch?v=Hxg1P6Wi4Ro&t=3s) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Dans les monumentales niches de prière seldjoukides, les mosaïques de faïence étaient fréquemment bleu turquoise, brun et noir manganèse. Cette impressionnante niche couverte d'inscriptions coraniques, d'arabesques et de motifs géométriques provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, en Turquie. Cette niche a été reconstituée à partir de fragments et de parties restaurées.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Vers 669 H / 1270 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 395 cm, l. 280 cm.","method_for_datation":"Cette niche de prière provient de la mosquée Hakim fondée par le médecin du sultan seldjoukide Kiliç Arslan IV (qui régna jusqu'en 665/1266), et peut donc être datée du milieu du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les fragments qui se trouvent à Berlin ont été réassemblés, d'autres se trouvent à Paris, Londres et Istanbul, tous proviennent d'une niche de prière qui se trouvait antérieurement dans la mosquée Hakim Bey de Konya. L'identité est attestée par des photographies.","provenance":"Konya, mosquée Bey Hakim, Turquie.","obtention":"Cette niche de prière a été reconstituée à partir d'un ensemble de fragments.","bibliography":"Enderlein, V., “Der Mihrab der Bey Hakim Mosche in Konya. Ein Denkmal und seine Geschichte”, *Forschungen und Berichte,* 17, 1976, pp. 33-40. \nMeinecke, M., *Fayencedekorationen seldschukischer Sakralbauten in Kleinasien,* Tübingen, 1976, vol. II, pp. 326-336, cat. n° 81. \nSarre, F., *Denkmäler Persischer Baukunst,* Berlin, 1910, pl. 105-108. \nSarre, F., *Seldschukische Kleinkunst, Erzeugnisse islamischer Kleinkunst, Teil II,* Leipzig, 1909, p. 32, ill. 28. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 362-363.","dynasty":"Dynastie seldjoukide de Roum","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Anatolie","faïence","mihrab","niche de prière","Seldjoukides de Roum"],"materials":["Céramique avec glaçure, mosaïque de faïence."]},"1bd55ea0-ed71-5324-a769-f06d5bcb1dd8":{"name":"Aiguière.","description":"Typique de la céramique syrienne du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), encore assez mal connue, cette aiguière à panse bulbeuse possède une poignée élégamment tournée et un petit bec. Le corps est décoré de motifs linéaires de couleur brune en bandeaux horizontaux. Malheureusement, la glaçure transparente s'est détériorée à un point tel qu'elle masque aujourd'hui la peinture sous glaçure. La forme de cet objet est très intéressante d'un point de vue artistique car elle rappelle le travail du verre et du métal.","short_description":"Ce récipient de Raqqa à décor lustré a été inspiré dans sa forme à la fois par des récipients en verre et en métal. La forme bulbeuse de la panse et du col ainsi que la poignée torsadée apparaissent sur des objets en verre de même époque, tandis que les fines lignes décoratives autour la panse sont inspirées des incrustations contemporaines en métal.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 17 cm, Ø (au rebord) 4 cm, Ø (base) 6,5 cm, Ø (panse) 12 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Bien que la forme de cette aiguière diffère des formes courantes de la production de Raqqa, le matériau, les détériorations, la couleur bleu de cobalt, la glaçure et le décor lustré sont autant d'éléments qui renvoient à la céramique de cette ville.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique frittée, peinte et vernissée."]},"1d61ec66-2c37-507e-9e98-65e166b78f82":{"name":"“Escudilla de orejas”.","description":"Bol de type “escudilla de orejas”, décor au lustre ocre sur fond crème. Le décor intérieur comporte un bandeau avec une inscription abîmée en caractères latins, qui pourrait être : “In principio erat Verbum” (Évangile selon saint Jean, I, 1) et une série de palmettes stylisées, cernés par de gros traits d'une épaisse glaçure. Dans le fond, un médaillon avec blason, orné de la silhouette d'un dauphin. Sur la paroi extérieure, où le décor a presque totalement disparu, on distingue un motif de feuille de fougère stylisée. \nLa pièce fut jadis reconstituée grâce à quelques fragments, fixés par de petits crochets métalliques.","short_description":"Cette tasse est un produit de l'art hispano-mauresque. Probablement fabriquée à Valence (Espagne), elle est réalisée en céramique peinte lustrée et décorée d'une inscription en caractères latins, ainsi que de motifs phytomorphes et zoomorphes.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6 cm ; Ø 13,5 cm.","method_for_datation":"La typologie de ce bol est caractéristique de la production hispano-mauresque ; il peut être attribué à un atelier de Valence, ou encore à un atelier aragonais, aussi bien à cause de la division du décor en bandes concentriques à glaçure épaisse que du motif subsistant.","provenance":"Espagne (région de Valence ou d’Aragon).","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","calligraphie","inscription"],"materials":["Céramique lustrée."]},"1e8c52f2-59ae-5930-b434-948802ee9220":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Gourde de pèlerin en céramique, parfois appelée *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le célèbre puits de La Mecque où les pèlerins remplissaient leur bouteille d'eau consacrée. \nCes gourdes, généralement de couleur jaune ou beurre frais, sont faites de deux parties circulaires moulées et assemblées avant l'ajout du col et des poignées. Un décor guilloché masque le joint entre les deux parties. Les décors en creux des moules imprimaient divers motifs à la surface de la bouteille. Souvent, le décor comprenait un emblème qui indiquait le statut ou la profession de son propriétaire, habituellement un personnage officiel proche de la cour ayyoubide ou mamelouke. Sur cette bouteille figure au centre un lys entre deux épées, emblème de plusieurs sultans et émirs de l'époque.","short_description":"Gourde de pèlerin en céramique ou *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le puits saint de La Mecque. La gourde est faite de deux parties circulaires moulées assemblées entre elles ; le dessin figure au centre un lys entre deux épées, un emblème appartenant à plusieurs sultans et émirs de l’époque.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 17,5 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des artefacts similaires précisément datés en possession d'autres musées, comme les gourdes de pèlerin du Musée national de Damas.","method_for_provenance":"La provenance exacte de cette gourde est inconnue, mais elle est probablement syrienne.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، 120، شكل 36. \nالبهنسي.عفيف، (تحقيق) الآثار السورية: مجموعة أبحاث أثرية و تاريخية (ماينز على الراين، 1982)، ص 285، شكل 253. \nالعش، محمد،” الفخار غير المطلي” الحوليات الأثرية السورية، المجلد العاشر، 1960، ص. 135-184، لوحة 18، رقم 78-84. \nHerzfeld, E., “Damascus: Studies in Architecture”, *Ars Islamica*, IX, 1942, p. 11, fig. 6.9.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration en bas-relief"],"materials":["Céramique tournée."]},"1eed41b3-c147-5628-8b7b-5a7e28136494":{"name":"Plat.","description":"Plat à décor lustré sous glaçure à l'étain (émail stannifère) représentatif d'un type de poterie décorée par l'incision avant cuisson des contours du motif principal de la surface du plat. Les zones incisées (technique empruntée au travail du métal) ressortent dans la curieuse couleur bleue luminescente du cerf, de ses bois, de la fleur à huit pétales et des rehauts de quelques feuilles. Le décor au lustre couleur or brunâtre du fond a été ajouté à une étape ultérieure, après plusieurs cuissons. \nManisès, l'un des principaux centres de poterie de la région de Valence, joua un rôle majeur dans la fabrication de pièces lustrées destinées à l'exportation vers l'Europe, principalement la France et l'Italie, et expédiées du port de Groa où de nombreux potiers manisiens possédaient des entrepôts et des boutiques. Ces artisans étaient aussi bien maures que chrétiens, les premiers n'étant pas autorisés à travailler hors de la ville, ce qui témoignait d'une certaine façon de la reconnaissance de leur talent. Vers le milieu du XVIe siècle (956 H), Manisès jouait un rôle prépondérant dans la production de poterie lustrée de la région de Valence.","short_description":"Ce plat peint au lustre sous émail stannifère a été fabriqué dans la ville de Manisès près de Valence. Cette ville eut le monopole de la production de ce type de céramiques, apanage de potiers musulmans qui étaient les derniers descendants de son ancienne population maure. De tels récipients étaient très recherchés à la fois en France et en Italie.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 47,6 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Un petit nombre de plats de ce type sont parvenus jusqu'à nous. Bien que non daté avec précision, ce plat est contemporain de deux autres exemples de céramique lustrée islamique espagnole datant de la fin du IXe-début Xe siècle H (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","provenance":"Manisès, Valence, Espagne.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Ray, A., *Spanish Pottery 1248–1898*, avec un catalogue de la collectiondu Victoria and Albert Museum, Londres, 2000.","dynasty":"Période mudéjare/nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration figurative"],"materials":["Faïence à décor en relief incisé, peint au lustre sous émail stannifère."]},"1fb04e5b-19da-5863-be2b-d7e7c321b743":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe sur piédouche à décor peint sous glaçure. Côté extérieur, des fleurs et des feuilles de diverses nuances de bleu et de vert-sauge se répartissent sur toute la surface dans une certaine liberté. La corolle des fleurs les plus importantes comporte un motif de ruban de nuages clairement visible. Des fleurs et des feuillages similaires, mais disposés plus régulièrement, décorent le pied à la base duquel court un mince bandeau de cartouches répétés contenant chacun quatre feuilles. Les dimensions extraordinaires de cette coupe, ainsi que le savoir-faire dont témoigne son décor, suggèrent qu'elle a été produite pour un représentant des plus hauts niveaux de la hiérarchie ottomane, bien que l'on n'en détienne pas la preuve.","short_description":"Grande coupe sur haut piédouche, ornée de grandes feuilles et fleurs en bleu et vert sauge. La taille et la qualité de cette coupe suggèrent qu'elle a été fabriquée pour un dignitaire ottoman de haut rang, peut-être pour le lavement de pieds au cours des ablutions.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 951-956 de l’Hégire /1545-1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 26,8 cm, Ø 43,1 cm.","method_for_datation":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","method_for_provenance":"Le style et certains détails de la décoration rapprochent cette coupe d'un groupe de céramiques attribuées au cercle d'un artiste nommé Musli, signataire par ailleurs d'une lampe datée 956/1549.","provenance":"Iznik (Turquie).","obtention":"Legs de George Salting, 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 135-138 et planche en couleurs 356. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 102.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"21203aaf-bad1-5324-9ce5-01be5dd93e89":{"name":"Coupe épigraphiée.","description":"Plat à pied annulaire dont les bords sont chanfreinés ; il est couvert d'une glaçure verte à base d'oxyde de cuivre. Le décor central est constitué de quatre rangées d'écriture coufique marron à base d'oxyde de manganèse où se répète deux fois le mot “al-Mulk” (souveraineté), expression très usitée dans la céramique musulmane du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), de l'Andalousie jusqu'aux Indes. Les lettres se terminent par des hampes bifides dont l'utilisation n'est devenue fréquente, en Ifriqiya, qu'à partir de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Le fond est jaune ocre à base d'oxyde d'antimoine ou de fer. L'ensemble est placé dans un parallélogramme dont chaque côté est constitué de quatre bandes superposées. Le vert cuivreux, le brun et le jaune ocre constituent les trois couleurs typiques de la céramique aghlabide. On est frappé par la consistance de leur emploi dans la céramique tunisienne à travers les siècles jusqu'à nos jours.","short_description":"Plat à pied annulaire à bords chanfreinés. La présence du vert cuivreux, du brun et du jaune ocre rappelle les trois couleurs typiques de la céramique aghlabide. La persistance de ces couleurs est quasi constante dans la céramique tunisienne à travers les siècles et jusqu'à nos jours.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier tiers du IIIe ou début du IVe siècle de l’Hégire (IXe ou Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 7 cm, Ø 24 cm, Ø à la base 9 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Le plat fut exhumé du site de Raqqada, capitale des Aghlabides édifiée par Ibrahim II en 263/877. Cette date constitue un terminus ante quem. D'autre part, ce plat a la forme, les couleurs et les décors qui caractérisent la céramique de l'époque aghlabide, qui prend fin avec l'avènement des Fatimides en 296/909. Il est donc probable que cette date constitue le terminus post quem de la fabrication de cette pièce. Malheureusement, l'absence de journal de fouilles et d'une approche méthodologique et scientifique de la fouille ne permet pas une datation plus précise ; rien ne conteste toutefois que ces techniques, formes et couleurs se soient perpétuées au début de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Raqqada, peint d'un décor aghlabide et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers de poteries de Raqqada ou de Kairouan, la capitale économique toute proche.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Raqqada dans les années 1960. D'abord gardée sur le site même, elle est exposée depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Daoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, 1979, pp. 32-33. \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 184.","dynasty":"Période aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"236db96b-210d-5f2b-b7a3-43f9546cfc60":{"name":"Panneau de carreaux.","description":"Étroit panneau vertical fait de 21 carreaux rectangulaires ou carrés. La composition comprend un champ central et une bordure. Le champ en forme d'arche fine et élancée présente un sommet redenté souligné d'un mince trait rouge. \nLe vide de l'arche est occupé par un treillis de rayures de tigre bleues à *chintamani* (motif composé de trois boules) bleus et rouges disposés en triangles droits ou inversés et entourés de traits verts sinueux à rehauts rouges. La bordure est occupée par un rinceau continu de feuilles de palmettes et de feuilles *saz* alternant avec de petites fleurs sur fond bleu foncé. Les feuilles de palmettes comportent une partie centrale orange et turquoise à rehauts de couleur inversée, orange et turquoise tandis que celle des feuilles *saz* contient de petites tiges florales orange et vertes. \nL'origine et le sens du motif *chintamani* sont mal connus, mais on a suggéré que les trois boules étaient censées exercer un effet apotropaïque et protégeaient du mauvais œil. Les rayures de tigre semblent rappeler la peau de tigre portée par le héros mythique iranien Rustam.","short_description":"Ce panneau de carreaux a probablement été produit dans l’atelier de Tekfur Saray près de Eyüp sur la Corne d’or, qui avait été construit avec la participation d’un groupe de potiers d’Iznik après le déclin du centre de production de cette ville à la fin du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Fouad Pacha.","dates":"Fin XIIe siècle de l’Hégire (milieu XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 174 cm, l. 61 cm.","method_for_datation":"Les détails stylistiques et techniques permettent de rattacher ce panneau au contexte du “renouveau” de la production d'Iznik à l'atelier de Tekfur Saray à Istanbul, à partir de fin du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce panneau est réputé venir du palais de Fouad Pacha (1815-1869) à Istanbul et a probablement été produit dans l'atelier de Tekfur Saray sur la Corne d'Or, qui avait été constitué avec la participation d'un groupe de potiers d'Iznik à la suite du déclin de l'industrie potière dans cette ville à la fin du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Production probable de l’atelier de Tekfur Saray à Eyyup près d’Istanbul, Turquie. Le panneau est censé venir du palais stambouliote de Fouad Pacha, l’éminent homme d’État (1815-1869).","obtention":"Acheté en 1892.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior,* Édimbourg, 1996, p. 40 (objet illustré).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Eyyup","Fouad Pacha","style d’Iznik"],"materials":["Terre cuite à décor sous glaçure."]},"239141a6-d7e1-59fa-8b30-34134536fa01":{"name":"Plat à décor épigraphique.","description":"Ce plat *tabsil* légèrement creux est parmi les rares plats de Fès à composition libre dont le décor ne soit pas rayonnant et dont les motifs ne se répartissent pas à partir du centre. La décoration se déploie en éventail à partir d'un axe vertical, contrairement à la plupart des plats de faïence. Le thème principal est d'ordre épigraphique et architectural. Le motif central, peint en bleu et cerné d'un trait brun, reproduit en miroir la formule pieuse “Elmoulk”, c'est-à-dire “puissance” (de Dieu), en une écriture coufique tressée très stylisée. Il est encadré par une arcature polylobée peinte en bleu et soulignée intérieurement d'un ruban jaune vif, qui rappelle le *mihrab*. Ce motif décoratif à connotation religieuse a été introduit dans la faïence vers la fin du XVIIIe siècle J.-C., et était encore utilisé au début du XIXe. Ce thème a été inspiré par les dessins de même facture, gravés sur les linteaux de bois d'époques mérinide et saadienne. L'arcature se prolonge sur les deux côtés par des consoles se terminant en fleurons et le fond est couvert de motifs floraux et de fleurs d'inspiration ottomane. \n \nCe type de plat légèrement creux était normalement utilisé pour servir les tourtes marocaines ou *bastella*, mais celui-ci semble avoir rempli une fonction beaucoup plus décorative et symbolique qu'utilitaire.","short_description":"Ce type de plat était utilisé pour servir les tourtes*.* Sa composition libre à décor non rayonnant est d'ordre symbolique, épigraphique et architectural. Son décor stylisé inscrit en miroir le mot “Elmoulk”,sous-entendu “puissance divine”, sous une arcature reproduisant un *mihrab*.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (première moitié du XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 10 cm, Ø base 22 cm, Ø 40 cm.","method_for_datation":"Par l'étude stylistique et comparative, ainsi que par la teinte grise et délavée du bleu caractéristique des plats antérieurs à la seconde moitié du XIXe siècle, qui était due à la qualité de l'oxyde de cobalt resté encore plein d'impuretés jusqu'en 1850. En effet, ce n'est qu'à partir de cette date que ce minerai a pu être complètement débarrassé de ses impuretés pour permettre l'obtention d'un bleu franc dans les céramiques grâce à l'utilisation de nouveaux procédés industriels.","method_for_provenance":"Ce type de faïence était la spécialité des potiers de Fès, depuis le XVIIIe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”, *Les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nLoviconi, A. et Belfitah, D., *Regards sur la faïence de Fès*, Aix-en-Provence, 1991.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration épigraphique","décoration florale","mobilier"],"materials":["Faïence émaillée, peinture à l’oxyde de cobalt pour le bleu, à la limonite pour le jaune."]},"24ba84ea-5d4a-55c8-b96d-2f3763e9540e":{"name":"Suspension.","description":"Lampe à corps bulbeux en céramique frittée et col évasé. Cette forme est typique des lampes de mosquée en verre produites au cours de la période mamelouke. Les boucles latérales servaient à la suspendre. Des bandeaux d'inscriptions coraniques, peints en blanc sur fond bleu, encerclent le bord, l'épaule et la base du pied. Entre eux figurent deux frises d'arabesques et d'enroulements de nuages en bleu et vert olive. Une rangée de tulipes blanches emplit une étroite bande au-dessus de l'inscription centrale. Autour de la base, de petits cartouches donnent le nom du décorateur, Musli, ainsi que la date et le lieu de production. À cet égard, cette lampe présente un intérêt très important puisqu'elle établit la datation de ce style et de cette gamme de couleurs pour la poterie d'Iznik. \nLa conception austère du décor correspond au cadre pour lequel elle a été fabriquée. Entre 936 et 946 H / 1530-1540 J.-C., Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.) ordonna la restauration du Dôme du Rocher à Jérusalem. Des carreaux d'Iznik remplacèrent à l'extérieur les mosaïques anciennes, tandis que des lampes d'Iznik étaient accrochées à l'intérieur. Cette lampe a été trouvée dans le Haram al-Charif à Jérusalem au XIXe siècle.","short_description":"Cette lampe en céramique fut de toute évidence réalisée pour le Dôme du Rocher, dans le contexte de la restauration commanditée par Soliman le Magnifique. Fabriquée dans la Turquie ottomane en 956 H / 1549 J.-C., elle a été découverte dans le Haram al-Charif.","holder":"The British Museum.","dates":"956 de l’Hégire / 1549 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 38,1 cm.","method_for_datation":"La lampe porte la date de 956 (1549 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription sur le vase indique le lieu de production ainsi qu'une dédicace au saint d'Iznik, Eşrefzade.","provenance":"Izmir, Turquie.","obtention":"Don de C. Drury Fortnum au British Museum en 1887.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 239. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 65-68. \nRogers, J. M. et Ward, R., *Suleyman the Magnificent*, Londres, 1988, cat. n° 148.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu et vert olive."]},"2778ce78-5836-53cd-89f8-bb048bc613b1":{"name":"Bouteille à décor estampé","short_description":"La forme globale de l'objet a été obtenue à partir de quatre parties distinctes : le col, l'anse et deux hémisphères pour la panse. Le décor, d'une grande complexité, se compose de motifs que l'on trouve fréquemment sur les bijoux et donne l'impression d'une transposition sur la céramique d'un travail d'orfèvrerie. Dans ce foisonnement, on distingue des rondeaux enfermant un oiseau terrassé par un faucon ou un lion passant, des colonnes torses surmontées de disques en forme de fleurs, des poissons, des boutons de lotus, des palmettes et des palmiers, des cercles ocellés... \nIl s'agit d'une pièce utilitaire mais aussi décorative destinée au service de l'eau dans les appartements ou les pièces de réception.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe siècle de l'Hégire / XIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 15,5 cm, D: 7 cm","provenance":"Syrie ou Iraq","obtention":"Achat à l'étude Couturier-De Nicolay en 1989.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks*, Washington: Smithsonian Institution Press, 1981: 128. \n \nBaer, E., \"Jeweled Ceramics from Medieval Islam: a Note on the Ambiguity of Islamic Ornament\", *Muqarnas, an Annual on Islamic Art and Architecture*, vol. VI (1989): 83-97. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 44.","materials":["Pâte argileuse non glacée, décor à la roulette et estampé"]},"27a8bc2c-716a-5b73-bc30-dce11b765646":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Ce type de gourde de pèlerin en terre cuite moulée non vernie pour le transport de l'eau fraîche lors de longs voyages était l'une des spécialités des potiers syriens de la période mamelouke. Ces flasques trapues, très populaires aux VIIe et VIIIe siècles H (XIIIe et XIVe siècles J.-C.), furent certainement produites en grand nombre dans les fours syriens. Elles étaient toutes fabriquées de la même manière : le corps globuleux aplati était coulé à l'aide de deux moules identiques, les deux bélières et le court goulot évasé ajoutés dans un second temps. Le décor moulé sur la panse est varié et pouvait représenter des scènes de chasse, des créatures fabuleuses, des motifs floraux, des motifs tressés, des inscriptions et des emblèmes héraldiques qui, sans aucun doute, identifiaient les officiers mamelouks qui les portaient. \nCette gourde bien conservée a été découverte lors de récentes fouilles syro-germaniques dans la citadelle d'Alep. Son décor est très inhabituel. Il présente au sommet un grand croissant sur une base triangulaire, flanqué de deux paires d'épées dans un rondeau. Le fond est recouvert de petits cercles estampés. La partie supérieure du rondeau est séparée et décorée de feuillage. Des bandeaux nattés courent sur les côtés de la panse. \nLa curieuse composition centrale tend certainement à représenter un blason mamelouk, bien que l'emblème représenté soit complètement inconnu de l'héraldique mamelouke. Il peut être le fruit d'une erreur ou une fantaisie de potier qui a mélangé le croissant au symbole plus répandu de la coupe. Il est possible que ces ornements n'aient été créés que pour évoquer des emblèmes héraldiques sans en être réellement. Cette pièce a été produite sans beaucoup de soin. Bien que le même moule ait servi pour les deux côtés, le décor du revers est sérieusement décentré.","short_description":"Cette gourde de pèlerin de la période mamelouke a été découverte lors de fouilles récentes dans la citadelle d'Alep. Bien que la forme soit typique, sa décoration est très inhabituelle et son emblème est inconnu de la héraldique mamelouke.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 23,8 cm, Ø 16,5 cm, Ø goulot 3,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec des gourdes similaires.","method_for_provenance":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques dans la zone de la citadelle d'Alep.","provenance":"Bien que cette gourde ait été découverte lors de fouilles archéologiques menées dans la citadelle d'Alep, son lieu de production reste inconnu. Il peut s'agir d'une production syrienne.","obtention":"Gourde apportée au musée en 2004.","bibliography":"Riis, P. J. et Poulsen, V., “Hama : fouilles et recherches de la fondation Carlsberg, 1931-1938, IV/2”, in *Les verreries et poteries médiévales*, Copenhague, 1957. \nSarre, F., *Keramik und andere Kleinfunde der islamischen Zeit von Baalbek*, Berlin-Leipzig, 1925. \nSauvaget, J., *Poteries syro-mésopotamiennes du XIVe siècle*, Damas, 1932.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Emblèmes","Gourdes de pèlerin","moulage","poterie","terre cuite"],"materials":["Terre cuite moulée."]},"27f79699-e917-57d4-9288-b307d6f5229b":{"name":"Cuvier à décor floral *mahbes*","short_description":"Ce cuvier, *mahbes*, se compose d'un décor *tawq* (collier) et de fleurs de lotus. Il est destiné soit à la lessive, soit à la préparation des salaisons, de la pâte à pain ou du couscous. \nA compter du XVIIIe siècle J.-C., les ateliers de Qallaline en Tunisie connaissent une période d'apogée, marquée par une habileté dans la maîtrise des couleurs et des compositions variées.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Alain et Dalila Loviconi","dates":"XIe siècle de l'Hégire / XVIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 23 cm, D. base: 26 cm, D. maximal: 39 cm","provenance":"Qallaline, Tunisie","obtention":"Don d'Alain et Dalila Loviconi en 1994.","bibliography":"Daoulatli, A., *Poteries et Céramiques tunisiennes*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1979: 69, Fig. 29. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: p. 294. \n \nHarbi-Riahi, M., *30 ans au service du patrimoine : XXVIII centenaire de Carthage, 814 av. J. C. - 1986: de la Carthage des Phéniciens à la Carthage de Bourguiba*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1986: 306, Fig. V.47. \n \nLoviconi, A. and Loviconi D., *Faïences de Tunisie : Qallaline et Nabeul*, Aix-en-Provence: Edisud, 1994: 46, 74. \n \nMouliérac, J., et al., *Céramiques du monde musulman : collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 150.","materials":["Pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque"]},"27f89076-7ab0-561d-a64d-238a0e99fb26":{"name":"Bouteille à col renflé","description":"Cette bouteille en céramique à long col à déversoir ovoïde présente un décor légèrement moulé et incisé sous glaçure. Une frise de godrons ceinture l'épaulement.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"AH fin du 7ème siècle - début du 8ème siècle / AD fin du 13ème siècle - début du 14ème siècle","location":"Paris","dimensions":"Hauteur : 34,5 cm, Diamètre : 20,5 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude François de Ricqlès en 1998.","bibliography":"Moulierac, Jeanne, et al., Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier, Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: p. 21. \n \nDelpont, E. (et al.), *Album du musée*. Paris: Somogy éditions d'art, Paris, 2012:, p. 343."},"27f9e871-3369-55e0-b6a2-de1d5b3a2fec":{"name":"Vase.","description":"Vase à large col, panse bulbeuse et petit pied évasé. Un étroit anneau autour du col, décoré d'un motif de corde tressée, divise l'objet en deux zones de décoration, toutes deux animées de motifs floraux en rouge, vert et bleu. Les fleurs sont des œillets, des tulipes et des jacinthes s'ouvrant à l'extrémité de tiges vertes délicatement incurvées. L'utilisation d'un vert émeraude brillant est caractéristique de la céramique d'Iznik à son apogée qualitatif, dans les années 1570. Peu après, le ralentissement des commandes et d'autres facteurs conduisirent à un déclin économique et esthétique de l'industrie de la céramique ottomane. Ce vase est un splendide exemple de cet art à son sommet.","short_description":"Vase à panse bulbeuse décoré de motifs floraux qui, loin d'être de simples éléments répétitifs, sont d'un rendu très libre, presque naturaliste. L'usage du rouge brillant et du vert émeraude indique que ce vase a été fabriqué au sommet de l'art céramique classique d'Iznik.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 975 de l’Hégire / 1575 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 31 cm, Ø 19,7 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec d'autres productions d'Iznik des années 1570.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1876.","bibliography":"Atasoy, N., et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, fig. 703.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","jacinthes"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"28d76422-01a9-5e8c-8c76-2776985164f6":{"name":"Margelle de puits.","description":"Cylindrique à l'intérieur et hexagonale à l'extérieur, elle est assise sur une base épaisse formant bourrelet et s'ouvre par un rebord évasé au dessus aplati et taillé en huit pans verticaux. Un décor estampé recouvert d'une glaçure verte est réparti dans huit panneaux verticaux, divisés chacun en cinq registres horizontaux. Des frises d'arcatures polylobées meublent trois registres, que séparent un registre seulement recouvert de glaçure verte et un autre registre sur lequel est gravée sur un glaçure verte une inscription en caractères cursifs. Cette inscription mentionne le nom du propriétaire de l'atelier et la date de confection de cette margelle. Elle dit textuellement : “Ceci a été façonné dans la maison de Hadj Balkin le jour du (…) sept du mois de *rabii* le dernier en l'an cinq cent quatre-vingt-six \\[1190 J.-C.\\].” D'autres décors, également disposés en deux frises superposées, couronnent l'ouverture de la margelle. L'une est constituée de carrés garnis d'étoiles à huit branches, l'autre plus mince, d'un filet de chevrons. \n \nCe type de margelle s'est répandu aux époques almohades aussi bien dans le Maghreb qu'en al-Andalus. Elles étaient destinées à protéger les puits creusés au centre des cours intérieures des maisons, tout en contribuant à l'embellissement des lieux. C'est pourquoi les potiers apportaient un soin tout particulier à leur fabrication et se faisaient une fierté de signer leurs œuvres.","short_description":"Ce type de margelles décorées, datées et portant le nom de l'atelier s'est répandu aussi bien dans le Maghreb qu'en al-Andalus. Elles protégeaient les puits creusés au centre des cours intérieures des maisons, tout en contribuant à l'embellissement des lieux.","holder":"Musée ethnographique.","dates":"586 de l’Hégire / 1190 J.-C.","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 69, Ø 52,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée en caractères cursifs sur le quatrième registre mentionne le lieu de fabrication (l'atelier de Hadj Balkin) et la date, le 7 du mois *rabia* II de l'année 586 (1190).","method_for_provenance":"Découverte archéologique fortuite faite à Sebta (Ceuta), au lieudit Llano de las Damas.","provenance":"Sebta.","obtention":"Dépôt archéologique.","bibliography":"Bazzana, A., *Maroc les trésors du Royaume* (catalogue), Paris Musées, 1999. \n \nCambazard-Amahan, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nTorres Balbas, L., *Ars Hispaniae, Historia universal del Arte Hispanica,* t. IV*, Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar,* Madrid, 1949.","workshop":"Atelier de Hadj Balkin.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration épigraphique","décoration géométrique","eau"],"materials":["Terre cuite, estampée, recouverte d’une glaçure verte."]},"29500c62-a992-5094-94d4-fc5721242264":{"name":"Chope.","description":"Choppe cylindrique à fond plat et poignée anguleuse. Cette forme caractéristique se retrouve principalement dans un grand nombre de productions d'Iznik datées de la seconde moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) et semble inspirée d'un modèle original en cuir ou en bois. Elle est peinte sous glaçure en deux tons de bleu, de turquoise dilué et de rouge opaque sur fond blanc. La décoration de la face extérieure consiste en une composition d'éléments également présents dans les carreaux et la céramique d'Iznik tout au long des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.) : grands médaillons ovales à rosettes alternant avec des bouquets de fleurs alignés sur deux rangs. Les bordures à spirales reflètent des influences chinoises. Cet élément décoratif abstrait vient des motifs de “vagues et rochers” très courants sur l'aile des assiettes d'Iznik. La chope possède sur son pied une marque composée d'un croissant et d'un astérisque.","short_description":"Chope à corps cylindrique et poignée anguleuse. Cette forme caractéristique d'Iznik semble provenir de modèles en cuir ou en bois. Sa décoration peinte sous glaçure consiste en médaillons à rosettes et boutons de fleurs sur deux rangs.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 21 cm, Ø au rebord 10,5 cm.","method_for_datation":"À la différence des céramiques d'Iznik des Xe-XIe/XVIe-XVIIe siècles, cette chope est marquée sous le fond. Elle a été datée à partir de marques similaires que l'on sait correspondre à la céramique ottomane du XIIIe/XIXe siècle, entre autres, à des fabrications stambouliotes.","method_for_provenance":"Un vase conservé au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales présente également une imitation de motifs d'Iznik et une marque “Istanbul” dans un croissant. Il n'a pas été possible cependant d'identifier l'atelier auquel correspond cette marque du croissant et de l'astérisque.","provenance":"Probablement Turquie.","obtention":"Achat auprès du collectionneur F. R. Martin.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1971. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Probablement ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale","poterie"],"materials":["Céramique, décor peint sous glaçure."]},"296685d2-89a9-5e81-bce8-4114d2e64c21":{"name":"Cruche.","description":"Cruche en céramique frittée à corps piriforme reposant sur un court piédouche circulaire. Le col cylindrique s'élargit vers une lèvre sans rebord. La poignée en forme de S prend attache à la lèvre et à l'épaule. Le col et le corps sont entièrement couverts de zones alternées de motifs en écailles de poisson bleus et verts, chacune séparée de l'autre par des bordures en demi-palmettes sinueuses. Une bordure guillochée court sous la lèvre et en partie inférieure du corps. À la base du col figure un collier blanc à points. Le décor couvrant de cette cruche est proche de ceux, gravés, des pièces en métal de la même période et illustre les transferts de motifs entre les différents supports au cours de la période ottomane.","short_description":"Pièces d’Iznik entièrement recouvertes d’un curieux décor d’écailles datées de 987-992 H / 1580-1585 J.-C. Ces motifs à écailles sont proches du décor gravé ou repoussé des pièces en métal de la même période et illustrent les transferts de motifs entre les différents supports pendant la période ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"987-992 de l’Hégire / 1580-1585 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 24 cm, Ø (total) 16,5 cm.","method_for_datation":"Les céramiques d'Iznik présentant ce décor couvrant en écailles de poisson caractéristique sont datées de la période 987-992/1580-1585.","method_for_provenance":"Il est établi que les céramiques de ce style ont été produites à Iznik, Turquie, au cours de la période 987-992/1580-1585.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de la collection Castellani en 1884.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, fig. 731-7333, 743-745 (pour des pièces très proches). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 153, cat. n° 2/30, 2/31.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik"],"materials":["Céramique frittée à décor peint en vert, bleu, noir et rouge d’Iznik (bol d’Arménie) sous glaçure transparente incolore."]},"2aa1cd22-4d00-5e32-bd10-874404e856a3":{"name":"Panneau de carreaux de céramique.","description":"Panneau de six carreaux muraux, dont la peinture sous glaçure fait appel à toutes les couleurs de la gamme chromatique du style d'Iznik à sa maturité. De larges bandes vertes à décor de vigne sauvage fleurie forment les bordures latérales ainsi qu'un arc brisé. Les écoinçons de chaque côté de cet arc sont ornés d'arabesques blanches et rouges sur fond bleu foncé. La partie centrale contient une magistrale composition de fleurs réalistes et de grandes arabesques qui occupent le fond blanc brillant sans donner d'impression d'encombrement. La composition s'interrompt brusquement vers le bas, preuve que ces six carreaux formaient la partie supérieure d'un panneau plus grand.","short_description":"Panneau de six carreaux, faisant appel à toute la palette chromatique du style Iznik à son sommet. Une décoration florale figure sous un arc brisé. Ce panneau constituait la partie supérieure d'un panneau plus grand représentant une niche. Il a pu orner un palais ottoman.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"fin Xe siècle (XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 62 cm, l. 102 cm, p. 3 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique ; l'utilisation du vert indique que ces carreaux doivent dater d'après les années 1570, tandis que leur haut niveau de qualité signifie qu'ils n'ont pu avoir été fabriqués longtemps après le début du XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Lane, A., *A Guide to the Collection of Tiles,* Londres, 1960, p. 21.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"2bf07354-1d19-5067-a7fe-bfedc33b8380":{"name":"Petite coupe avec aigle.","description":"Cette coupe, de forme polylobée, est décorée avec une figure stylisée d'aigle aux ailes éployées, peinte en lustre compact – à l'exception de certains détails en réserve comme l'œil et le cou. L'oiseau est entouré de petits panneaux pointillés ; le bord est orné de demi-lunes.","short_description":"Cette coupe présente une combinaison de styles et de traditions divers, dans la forme et le décor ; en effet, la forme dérive de prototypes de l'orfèvrerie sassanide. Le décor, par contre, renvoie à une stylisation en usage dans la céramique peinte tardo-abbasside.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"L. 12,5 cm ; H. 4,1 cm.","method_for_datation":"La forme de cette pièce dérive de prototypes en métal d'origine sassanide, par l'intermédiaire de la porcelaine chinoise T'ang (618-906 J.-C.). En revanche, le rendu de l'oiseau renvoie à un modèle de stylisation curviligne, typique de la céramique figurative abbasside tardive.","provenance":"Irak.","obtention":"Achat.","bibliography":"Folsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, tome IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","lustre"],"materials":["Céramique à décor de lustre métallique."]},"2cc72222-bc92-577d-b037-11f94f619161":{"name":"Deux éléments de revêtement mural.","description":"Ces deux fragments de revêtement mural en céramique à reflets métalliques épousaient à l'origine la forme d'une croix. \n \nLe décor géométrique est constitué de cercles englobant un motif qui peut évoquer un poisson ou une fleur sur sa tige, tracés au pinceau en blanc sur fond vert olive. \n \nLe décor épigraphique comporte l'inscription “*al-youmn”* (prospérité), répétée plusieurs fois, écrite en caractères coufiques et exécutée en blanc sur fond jaune à reflets métalliques. \n \nD'après G. Marçais, “cette céramique s'inspire de l'Orient abbasside qui, lui-même, l'emprunte à de vieilles civilisations sémitiques ou byzantines”. \n \nEn général, ces croix étaient assemblées à d'autres éléments, tels que des étoiles à huit branches ou des losanges, pour former le revêtement mural.","short_description":"Fragments de revêtement mural en céramique à reflets métalliques, dont l'un porte un décor géométrique englobant un motif en poisson ou en fleur, au pinceau en blanc sur fond vert, et le second une inscription coufique, “*al-youmn*” (prospérité), répétée plusieurs fois, en blanc sur fond jaune.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"Élément à décor géométrique : L. 15 cm, l. 14 cm ; élément à décor épigraphique : L. 17 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Fragments trouvés dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad qui date du Ve-VIe/XIe-XIIe siècle, d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Rapport de fouille De Beylié, 1909.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Période hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","croix","étoile","Hammadides","reflets métalliques","revêtement"],"materials":["Céramique moulée et lustrée."]},"2cd70993-c8a3-50ff-9205-453f52ff7756":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique à corps cylindrique et piédouche en colonne. La panse présente un bandeau entre deux doubles filets rempli d'un texte en style pseudo-coufique anguleux et de rinceaux végétaux. Des demi-cercles peints ornent le bord. Ces motifs sont exécutés au lustre brun rouge sombre sous glaçure transparente turquoise. Si cette technique et ces motifs se retrouvent sur d'autres pièces fatimides, cette forme est assez inhabituelle. L'accent mis sur la qualité décorative de la calligraphie est peut-être une illustration de l'influence de la céramique de la dynastie des Samanides orientaux, contemporains de la période fatimide. \nLe développement de la céramique peinte au lustre représente une importante avancée artistique pour ce matériau. Ce décor était considéré comme luxueux parce qu'il conférait un reflet métallique évoquant des métaux précieux. Normalement, le lustre est appliqué sur une glaçure transparente, mais il peut également être utilisé sur des glaçures bleu de cobalt, manganèse ou turquoise, comme le montre cette pièce.","short_description":"La calligraphie pseudo-coufique et le décor semi-circulaire du bord de cette coupe vernissée à décor lustré et engobe bleu transparent sont très probablement l'œuvre de potiers égyptiens installés en Syrie.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l'Hégire (fin XIe-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 12,2 cm, Ø 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires trouvées à Tel Minis, village syrien près de Ma‘rrat al-Nu‘man. Ce style est influencé par la poterie fatimide égyptienne du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Cette coupe a été trouvée par un habitant de Raqqa, mais la production de céramique ne commença pas dans la région avant le début du VIe/XIIe siècle. On pense donc qu'elle remonte aux débuts de cette activité à Raqqa ou Tel Minis. La production de pièces décorées au lustre était prolifique en Syrie, mais il est impossible de déterminer une provenance exacte.","provenance":"Syrie, peut-être Raqqa ou Tel Minis.","obtention":"Pièce achetée en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies* \n*in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période fatimide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","Le Caire.","lustre","or","Raqqa","Tel Minis","terre cuite"],"materials":["Terre cuite peinte au lustre."]},"2ee161bc-3657-5540-a52c-08980b1622cb":{"name":"Plat aux feuilles de lotus.","description":"Plat à base annulaire et parois évasées. Le champ, de couleur beige, est recouvert d'une glaçure stannifère sans engobe. Il est animé par une ornementation florale et géométrique où se combinent le vert et le jaune ocre. Sur le marli court un décor de demi-cercles, par séquences de deux verts pour un ocre. Le même procédé d'opposition de tons est employé, avec un égal bonheur, pour le décor intérieur. La toile du fond est constituée d'une étoile à six branches entourée par six feuilles de lotus qui alternent avec un motif en spirale et convergent vers le centre. On est frappé par la richesse, l'exubérance et la variété infinie de l'ornementation, rare dans la céramique orientale de la même époque. Les couleurs, les tons et la flore stylisée offrent un effet rythmique très varié.","short_description":"L'ornementation florale et géométrique de ce plat à base annulaire combine le vert et le jaune ocre. La richesse et la variété de son décor sont représentatifs de la céramique de l'époque aghlabide. Les couleurs, les tons et la flore stylisée génèrent un effet rythmique très varié.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier tiers du IVe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.), voire début du Ve siècle H (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 7 cm, Ø 27 cm, Ø à la base 10 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"Le plat fut exhumé sur le site de Raqqada, capitale des Aghlabides, édifiée en 263/877. Cette date constitue un terminus ante quem. D'autre part, ce plat présente la forme, les couleurs et les décors qui caractérisent la céramique de l'époque aghlabide, qui prend fin avec l'avènement des Fatimides en 296/909. Il est donc probable que cette date constitue le terminus post quem de la fabrication de cette pièce, mais rien n'empêche que ces caractéristiques formelles aient perduré au début de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat – peint d'un décor et selon une technique ifriqiyens – sur le site de Raqqada semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Raqqada ou de Kairouan.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Raqqada dans les années 1960. D'abord gardée sur le site même, elle est exposée depuis 1986 au musée des Arts Islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 251. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 184. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 274.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Céramique glaçurée et décorée."]},"2f159199-c491-5bb7-b7b8-53c7b500249a":{"name":"Panneau à décor de mosquée.","description":"à l'intérieur d'un arc en fer à cheval soutenu par des colonnes se dresse une mosquée de type ottoman caractérisée par des minarets tronconiques. Le panneau inférieur est meublé d'un petit vase d'où émerge une gerbe composée de différentes fleurs, parmi lesquelles on distingue des œillets, tulipes et tournesols qui se mêlent aux rinceaux de palmettes et de feuilles de vignes. L'ensemble, inscrit dans un arc outrepassé, est d'une très harmonieuse composition symétrique. Enfin, une riche végétation de rinceaux, de feuilles et de fleurs de toutes sortes occupe les lunettes des arcs, meuble les claveaux et constitue les chapiteaux dans un foisonnement qui, cependant, ne manque pas d'ordre et de rigueur. Les couleurs dominantes sont le beige, à base de calcine de plomb ou d'étain, qui constitue le fond, le brun, obtenu à l'aide d'oxyde de manganèse, et surtout le jaune, à base d'oxyde d'antimoine, le vert réalisé avec l'oxyde de cuivre et enfin le bleu à partir de l'oxyde de cobalt. Ainsi, si le décor est d'inspiration ottomane, les couleurs et les techniques utilisées dans la fabrication de ce panneau perpétuent des traditions andalouses. Ce brassage a permis l'élaboration d'une céramique tunisienne qui se distingue par une personnalité propre.","short_description":"Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de ce panneau caractérisent la céramique tunisienne, où les traditions andalouses se mêlent aux influences ottomanes. à l'intérieur d'un arc en fer à cheval se dresse une mosquée de type ottoman. Le panneau inférieur est meublé d'un petit vase d'où émerge une gerbe de fleurs.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 140 cm, l. 80 cm.","method_for_datation":"Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de ce panneau caractérisent la céramique des ateliers de Qallaline de Tunis, au cours du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ateliers de Qallaline à Tunis.","obtention":"Cette pièce provient du musée du Bardo et fut acquise par le musée de Sidi Kacem al-Jalizi, lors de son inauguration, en 1978.","dynasty":"Période husseïnite (ottomane)","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale"],"materials":["Céramique polychrome."]},"30667b34-8461-5a17-8033-803fceee10dc":{"name":"Plat.","description":"Ce plat d'Iznik à décor bleu de cobalt, vert pâle en fine couche, rouge épais et contours noirs sur fond blanc présente au centre une composition florale particulièrement dense. Les fleurs – tulipes bleues à points rouges, œillets, une pivoine et un rameau de hyacinthe s'inclinant à partir du centre – jaillissent d'un buisson feuillu en s'adaptant par leur inclinaison ou la cassure des tiges à l'échelle et à la surface du plat. Ce style est appelé “quatre-fleurs” d'après les quatre fleurs principales qu'il met en scène : tulipe, œillet, rose et hyacinthe. Il fut promu par le peintre de la cour Kara Memi dans la seconde moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) et témoigne d'un plus grand réalisme dans la représentation florale que les styles antérieurs. Les feuilles *saz* en plumet combinées à des rameaux fleuris pouvant accompagner une pivoine ou une simple feuille comme ici au-dessus du buisson sont apparues dans le dernier quart du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). L'aile est ornée d'un bandeau à motif de “vagues et rochers” d'origine chinoise. Le style de rebord chantourné d'influence chinoise utilisé en conjonction avec le motif de “vagues et rochers” avait été abandonné pendant la seconde moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.) car les découpes pratiquées à la main étaient trop coûteuses. \nLe fond extérieur du plat est peint de quatre motifs en spirale bleue alternant avec quatre trèfles vers sur fond blanc. La glaçure transparente légèrement turquoise recouvre le fond et le dos à l'exception du petit pied annulaire.","short_description":"Plat en céramique d'Iznik polychrome. Au centre figure une dense composition de diverses fleurs dans le style aux “quatre fleurs” s'échappant d'un buisson feuillu. L'aile plate est décorée d'un motif chinois de “vagues et rochers”.","holder":"Musée des Antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l'Hégire (dernier quart du XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 5,5 cm, Ø 30,5 cm.","method_for_datation":"Le style “quatre-fleurs” se développe dans la seconde moitié du Xe/XVIe siècle et les feuilles *saz* en plumet combinées avec des rameaux fleuris apparaissent au cours du dernier quart de ce siècle. Le soin apporté au dessin et la qualité des couleurs et de la glaçure militent en faveur d'une date de fabrication qui n'est pas ultérieure au Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont spécifiques des céramiques d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté au collectionneur F. R. Martin, grâce à un financement de l'État.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","céramique","décoration florale","plats"],"materials":["Céramique peinte et vernie."]},"3161f51d-fb30-50db-966e-808b130d86d6":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord vertical courbe et lèvre triangulaire, base légèrement convexe et pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel ; l'intérieur présente une technique décorative particulière qui combine une frise de petites rosettes estampées et un décor à la *cuerda seca* et dans laquelle les couleurs blanc, vert, violet et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le motif central est un arbre de vie formé par trois fleurs de lotus vues en plan et reliées par une tige, entourées de la frise de rosettes estampées. La composition est complétée par un schéma quadripartite sur le bord, formé par deux paires de motifs végétaux alternés. Le thème de l'arbre de vie ou arbre du Paradis trouve déjà des parallèles dans les faïences à reflets métalliques irakiennes du IXe siècle (Grube, 1976). Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor décoré selon la technique de la *cuerda seca*. Le motif central est un arbre de vie composé de trois fleurs de lotus vues de côté et reliées par une tige, le tout entouré d'une frise de rosettes. La décoration est complétée par une composition en quatre parties sur le bord, formée de deux paires de motifs végétaux alternés.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle H (du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 29,2 cm, Ø de la base 11cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué et c'est cette raison qui le fit dater du XIIe siècle grâce à des parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées, par exemple, à Ceuta et Alcazarseguir (Maroc), à Carthagène, Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, p. 127. \nGrube, E., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976, n° 15. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”*, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 94.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte au tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca totale.","glaçure"]},"32add590-3c53-51d7-af55-57212f399b39":{"name":"Figurine équestre.","alternate_name":"Cavalier de Raqqa.","description":"Figurine équestre représentant un cavalier barbu et casqué dont le visage présente des traits turcomans caractéristiques. Sa longue chevelure est tressée. Près du sabot avant droit de sa monture, un serpent monte vers lui. Le reptile ouvre la gueule comme pour mordre l'homme à travers son armure, mais celui-ci le repousse de son bouclier. Il porte une épée droite qu'il tient en l'air, prêt à frapper. La colonne cannelée qui sort du ventre du cheval avait probablement pour fonction de maintenir droite la statuette. Le cheval est harnaché de rênes bleues traitées en relief qui se poursuivent autour de la bouche, entourent le cou puis, comme un harnais, se poursuivent sur les flancs et descendent jusqu'au bas des pattes arrière. \nLa sculpture est vernie en blanc cassé et bleu, ce qui évoque donc le style *laqabi* perse, dont on sait qu'il était également pratiqué à Raqqa. Parmi les objets de ce style figuraient nombre de luxueux plats et coupes à décor moulé. Leur production était vraisemblablement centrée autour de la ville de Kashan en Perse. Les parties en relief étaient souvent colorées en bleu, jaune, vert, pourpre et rose, ce qui avait pour effet de les faire ressortir sur le fond blanc cassé.","short_description":"Connu sous le nom de “Cavalier de Raqqa”, ce chef-d'œuvre de la céramique syrienne polychrome sculpturale à décor sous glaçure montre clairement l'influence de l'élite militaire issue d'Asie centrale sur la production et le goût artistique locaux.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 46,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet est similaire à d'autres productions perses de la période sedljoukide au VIe/XIIe siècle, qui connut un fort développement des échanges commerciaux et migratoires entre les territoires abbassides, seldjoukides et d'autres peuples turcomans.","method_for_provenance":"La multiplicité des échanges entre les divers centres de production et leurs riches clients rend difficile l'établissement d'une provenance. Ce cavalier a-t-il été fabriqué en Perse et exporté vers Raqqa, ou fabriqué à Raqqa par des potiers influencés par le style seldjoukide? Ses caractéristiques \"orientales\" et sa similarité avec le style *laqabi* révèlent en tout cas une forte influence perse.","provenance":"Peut-être région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Salim ‘Adil ‘Abd al-Haqq, directeur général des Antiquités et des Musées dans les années 1950, a appelé cette figurine le \"cavalier de Raqqa\" dans les *Annales de l'archéologie syrienne*. L'objet a été découvert en compagnie de deux autres dans un étang artificiel au cours de fouilles archéologiques à Raqqa. Les pièces furent vendues et emportées à Paris où celle-ci fut déposée dans une banque. En 1949, après négociations avec le gouvernement français, le cavalier fut renvoyé en Syrie au Musée national de Damas.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.161. \nDelpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001. \nPapadopoulo, A., *Islam and Muslim Art*, New York, 1979. \nRice, D. T., *Islamic Art*, Londres, 1965. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","céramiques","chevaux","M. E. de Lorey","Paris","polychromie","rapatriement","Raqqa","Salim ‘Adil ‘Abd al-Haqq","terre cuite"],"materials":["Terre cuite, peinture polychrome."]},"35db2984-a03d-5306-8b35-2d8015d48fc3":{"name":"Coupe.","description":"Coupe creuse sur piédouche en céramique frittée appartenant à un groupe dit de “style Iznik” bien qu'il soit originaire de Damas en Syrie. La couleur vert pomme pâle – différente du vert émeraude d'Iznik – est l'une des caractéristiques de cette production. Cette coupe est montée sur un pied cylindrique légèrement évasé à sa base et décoré, de même que la paroi extérieure de l'objet. Le motif se compose d'un bouquet naturaliste d'œillets de couleur violet aubergine pâle sur des tiges vert pomme pâle soutenant des feuilles bleues. Deux très fins bandeaux de dessin géométrique simple entourent le bord. Le dessous est orné de quatre bouquets verts et bleus, et le piédouche d'une bande de fleurs bleues à feuilles vertes alternées. \nLes chantiers architecturaux ottomans en Syrie au cours des années 950 H / 1550 J.-C. favorisèrent l'établissement à Damas d'une industrie de la céramique inspirée de celle d'Iznik. Les carreaux étaient produits pour décorer des bâtiments prestigieux comme la mosquée de Soliman, la *madrasa* Selimye, la mosquée et le couvent Dervishiye ou la mosquée Sinaniye. Les mêmes ateliers commencèrent bientôt à produire de la vaisselle. On pense que les potiers recrutés pour décorer le Dôme du Rocher à Jérusalem (achevé en 963 H / 1556 J.-C.) restèrent en Syrie à la fin du chantier et jouèrent un rôle dans le développement de ces céramiques de style “Iznik.”","short_description":"Lorsque les Ottomans se lancèrent dans des projets architecturaux en Syrie, ils installèrent des ateliers de poteries à Damas pour produire des carreaux de céramiques destinés à ces monuments. En plus des carreaux, tout un choix de récipients fut produit dans le style d’Iznik. Cette coupe en fait partie.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"950-955 de l’Hégire / 1545-1550 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 30 cm, H. 12 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. La couleur vert pomme pâle est caractéristique des céramiques de style “Iznik” fabriquées en Syrie au cours des années 950 H / 1550 J.-C.","method_for_provenance":"La couleur vert pomme pâle est caractéristique des céramiques de style “Iznik” fabriquées en Syrie au cours des années 950 H / 1550 J.-C.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Donné au muséeen 1903.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1994. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971. \nRosser-Owen, *A Web-Based Teaching Course on Islamic Ceramics*, Ashmolean Museum, University of Oxford, 2002.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","poterie domestique"],"materials":["Céramique frittée peinte en bleu, vert et violet sous glaçure transparente."]},"3618877a-1f1a-5330-864f-53d4725fe233":{"name":"Plat conique *mokhfia*","short_description":"Ce plat *mokhfia*, de forme conique sur petit piédouche, est en faïence polychrome, à décor dit \"de tortue\". Le modèle est caractéristique par sa forme et son décor des productions marocaines.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Catherine Dolla","dates":"XIVe siècle de l'Hégire / premier quart du XXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"D: 30 cm","provenance":"Fès, Maroc","obtention":"Don de Catherine Dolla.","materials":["Céramique à pâte argileuse, décor peint sous glaçure opaque"]},"36296e8f-2a4c-530e-a3d7-17c1732ee3a5":{"name":"Cruche.","description":"La panse de cette cruche est richement décorée d'un fond à motif d'écailles de poisson sur lequel se détachent d'importantes fleurs blanches à rosettes. La palette chromatique de vert, de rouge, de blanc et bleu à contours noirs, contraste avec l'intérieur resté neutre. La poignée est en S et le col délimité par deux rubans géométriques. L'objet est datable avec précision du Xe siècle H (dernier quart du XVIe siècle J.-C.) par ses couleurs et son style. En effet, le vert émeraude éclatant fut largement utilisé à partir de 977 H /1570 J.-C. et les rehauts blancs à la pointe des écailles de poisson figurent également parmi les conventions de cette période. L'utilisation des écailles dans la production d'Iznik fut une innovation locale, apparue sur les motifs de poisson eux-mêmes vers 926 H /1520 J.-C., avant d'être d'être adoptée en fond ou en remplissage d'autres motifs comme les grenades, les nuages et certaines fleurs. Cette cruche appartient à la troisième phase de production d'Iznik (vers 956-1111 H /1550-1700 J.-C.), alors que quelque 300 potiers travaillaient à la manufacture de récipients et de carreaux.","short_description":"L’ingénieux motif à écailles de poisson qui orne cette cruche est une innovation locale des potiers d’Iznik ; il apparaît pour la première fois sur une céramique vers 926 H / 1520 J.-C. Cette technique fut utilisée par la suite en fond de décor ou pour remplir les surfaces de nombreux motifs comme les grenades, les nuages et les fleurs.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (dernier quart du XVIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 28 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Cette cruche est précisément datable du dernier quart du Xe/XVIe siècle par ses couleurs et son style. Le vert émeraude éclatant fut largement utilisé à partir de 977/1570 et les rehauts blancs à la pointe des écailles de poisson figurent également parmi les conventions de cette période.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1994. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery, Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau","objets domestiques"],"materials":["Céramique frittée à glaçure plombifère, barbotine et couleurs polychromes."]},"36b1f585-6689-57a6-af25-716c209224fe":{"name":"Stèle funéraire à “oreilles”.","description":"Stèle funéraire en argile cuite, faite au moule, de forme rectangulaire dans la partie inférieure et arrondie dans la partie supérieure, avec deux appendices. Sur la glaçure stannifère opaque et brillante ont été appliquées la décoration géométrique et l'inscription en caractères coufiques selon la technique des reflets métalliques. \nLa pièce devait couronner un monument funéraire ou être plantée directement dans le sol, à la tête de la tombe. \nEn al-Andalus, pour répondre au sentiment égalitaire qui règne dans l'islam, les tombes étaient caractérisées par leur grande simplicité. Malgré tout, nous trouvons des différences entre les sépultures. Les tombes les plus modestes étaient signalées par la simple présence, à leur tête, d'une pierre brute, non travaillée. Dans le cas de personnes de meilleure position sociale, elles étaient marquées par des stèles d'un autre type. \nOn réalisait également des pièces d'argile vernissée et dorée à des fins funéraires. Certaines sont de simples briques rectangulaires, mais les plus importantes sont les stèles dites “à oreilles”, formées par un élément rectangulaire dont la partie inférieure, non vernissée, se plantait dans la terre, et un autre élément, arrondi, présentant dans sa partie supérieure deux saillants ou “oreilles” – d'où leur nom. Les unes et les autres présentent une glaçure stannifère avec l'inscription en doré ou en bleu de cobalt sur la face principale et un élément végétal ou une “main de Fatima” au dos.","short_description":"Stèle funéraire appartenant à un genre caractéristique du royaume de Grenade dit “à oreilles” en raison des deux appendices qui dépassent de la partie supérieure. Malheureusement, une partie de sa riche décoration à reflets dorés sur fond blanc a disparu.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 30 cm, l. 14 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons. Des pièces similaires, conservées à Huelva et à l'Institut Valencia de Don Juan (Madrid) sont cataloguées par Martínez Caviro comme nasrides du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La pièce provient de Gibralfaro (Málaga). Son château, édifié au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) par Youssouf Ier (r. 734-755/1333-1354), fut construit sur un bâtiment antérieur de Badis al-Muzaffar (r. ?-465 /?-1073), de la dynastie ziride de Grenade. Depuis le VIIe/XIIIe siècle, Málaga est citée par des sources arabes comme un grand centre producteur de céramique à reflets dorés.","provenance":"Gibralfaro, Málaga.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation en 1894.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1936, p. 26. \nGarcía Blanco, A. et Padilla Montoya, C. (coord.), *Creencias y ritos funerarios*, Guías didácticas del Museo Arqueológico Nacional, Serie Temas, 1, Madrid, 1995, p. 26. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 82.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Gibralfaro","glaçure","inscription funéraire","Málaga","Nasrides","objet funéraire","pierre tombale","reflets dorés","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Céramique","moule, glaçure, reflets dorés."]},"3863e32d-5905-504c-b6f3-2271051d2c51":{"name":"Plat avec animal fantastique.","description":"Ce plat à paroi bombée sur pied annulaire est décoré avec la silhouette d'un grand animal fantastique ailé, à tête d'oiseau. Il faut souligner que le motif de l'animal fantastique est très fréquent dans les diverses manifestations de l'art islamique, car on lui attribue des pouvoirs magiques et apotropaïques. \nSur le corps, dans le sens de la longueur, se déploie une bande ornée d'yeux de paon semblables à des plumes : ce motif décore presque toute l'aile, de dimensions imposantes. Sur le fond, on distingue de petites inscriptions coufiques du type “Bénédiction” et “Au propriétaire” ; de grandes feuilles lancéolées en réserve sur le fond peint au lustre compact décorent le bord du plat. Sous le pied, on peut lire une inscription comportant le mot *baraka*.","short_description":"Décoré avec des motifs animaliers et des inscriptions coufiques sur le fond, ce plat présente une inscription plutôt inhabituelle pour cette classe d'objets.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6 cm, Ø 26, 5 cm.","method_for_datation":"Ce plat est un exemple parfait de la production irakienne du IVe/Xe siècle, dans la catégorie des céramiques peinte au lustre monochrome.","provenance":"Irak.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal fantastique","céramique irakienne","lustre","plat"],"materials":["Céramique peinte au lustre métallique."]},"3879f402-ef45-5009-af10-a145fd162aa2":{"name":"Coupe.","description":"Coupe sur important pied annulaire, à décor lustré appliqué sur une céramique en argile blanche. L'intérieur est décoré d'un personnage à robe et capuchon, portant une lampe ou un encensoir et traditionnellement interprété comme étant un prêtre copte. À côté de lui se trouve un objet qui pourrait être un cyprès, mais qui est parfois considéré comme un *ankh*, symbole de la vie, ancien hiéroglyphe égyptien que les Coptes adaptèrent à l'usage chrétien. La robe du prêtre, sa lampe et l'arbre sont tous trois ornés de fines lignes esgrafiées en spirales ou autres motifs dans le lustre. Sur la face extérieure, le mot “Saad” figure à deux reprises en écriture coufique. Curieusement, il est écrit à l'envers, c'est-à-dire en commençant par la dernière lettre. On ne sait pas vraiment si ce mot est une bénédiction (bonne chance, bonne fortune) ou le nom d'un artisan ou d'un atelier. Il apparaît sur un groupe de céramiques fatimides similaires fabriquées au cours de plusieurs décennies sous le règne du calife al-Mustansir (427-487 H / 1035-1094 J.-C.).","short_description":"Coupe sur pied annulaire à décor lustré avec représentation d'un personnage à robe et capuchon portant une lampe ou un encensoir. C'est un prêtre copte, et sa présence sur un objet de ce type suggère l'importance de la communauté copte en Égypte.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 427-487 de l’Hégire / 1035-1094 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 9,8 cm, Ø 22,1 cm.","method_for_datation":"Cette coupe appartient à un groupe d'objets qui portent tous le mot peint “Saad”. Ils ont été attribués à la période du calife fatimide al-Mustansir, à partir de comparaisons avec d'autre supports comme des textiles.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale fatimide, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"En 1910, le collectionneur Dikran Garabed Kelekian déposa en prêt sa collection de céramiques islamiques au V&A. À sa mort, quinze de ses plus belles pièces, dont cette jarre, ont été acquises par le musée (avec l'aide du National Art Collections Fund).","bibliography":"Caiger-Smith, A., *Tin-Glaze Pottery in Europe and the Islamic World,* Londres, 1973, p. 37 et planche B. \nContadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1998, p. 86. \nJenkins, M., “Sa'd, Content and Context”, *Content and Context of the Visual Arts in the Islamic World* (dir. P. Soucek), Pennsylvanie et Londres, 1988, pp. 67–75 et fig. 6. \nSoustiel, J., *La céramique islamique,* Fribourg, 1985, p. 133, n° 148. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 118-122.","dynasty":"Fatimides","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"3b5f2dc7-2856-5500-bdbd-60cb4110286c":{"name":"Lampe à huile.","description":"Cette lampe est formée d'un réservoir cubique dépourvu de base et perforé sur le côté d'un grand trou prolongé d'un large bec. La face supérieure est ajourée en forme de filtre formé de trois orifices triangulaires où l'huile était versée. La lampe est munie d'une anse annulaire tournée vers le haut. \n \nDu bec sortait une mèche qui s'imbibait d'huile. Cette lampe faisait partie du mobilier domestique quotidien rural et était employée pour l'éclairage des maisons.","short_description":"élément du mobilier domestique rural, cette lampe est formée d'un réservoir cubique perforé sur le côté d'un grand trou que prolonge un large bec. La face supérieure, ajourée, laissait passer l'huile. L'anse annulaire est tournée vers le haut. Du bec sortait une mèche imbibée d'huile.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"405-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 4 cm, côtés 4 x 5 cm, L. du bec 4, 5 cm.","method_for_datation":"La lampe a été trouvée sur le site hammadide (405-547/1015-1152) et présente les caractéristiques des lampes hammadides : long bec et anse annulaire tournée vers le haut.","method_for_provenance":"Lampe trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","bibliography":"*L'Algérie en héritage*, *art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éclairage","Hammadides","lampe","mobilier","poterie","rural"],"materials":["Poterie façonnée à la main et assemblée."]},"3e22b1c1-3e48-51e8-aa1f-07a2f91c99b3":{"name":"Carreaux en forme d’étoile.","description":"Les carreaux en forme d'étoile appartiennent à une typologie qui s'est probablement développée vers la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Plus couramment connus sous le nom de “kashi” – du centre de production le plus fameux, Kachan, au centre de l'Iran, ces carreaux, utilisés en guise de revêtement mural, parviennent presque à “dématérialiser” les volumes architecturaux, avec leur luminosité vibrante et leur polychromie. \nLe décor comporte des figures d'animaux placées au centre (félins, lièvres, éléphants…) sur un fond entièrement recouvert de feuillages. Le long du bord courent plusieurs motifs épigraphiques : sur le carreau orné de lièvres, on trouve une inscription coranique qui reprend presque entièrement la sourate CX : “Au nom de Dieu Clément Miséricordieux/ Lorsque Dieu vous donnera le triomphe et la victoire / Et que tu verras les gens entrer en foule dans la religion de Dieu / Chante alors les louanges de ton Seigneur et demande-Lui pardon, car Il est celui qui pardonne beaucoup !” Sur un autre carreau, décoré avec un éléphant et un phénix en vol et portant la date 691 H (1292 J.-C.), figure une citation tirée du Shahanama de Firdousi, concernant l'histoire du retour d'Isfandiyar de Goushtasp. Le texte de l'inscription dit : “À présent nous devons boire joyeusement / Car du fleuve arrive un parfum de musc, / L'air résonne de clameurs et la terre est courroucée / Heureux celui qui se contente de boire.”","short_description":"Connues sous le nom de *kashi*, à cause du centre où elles furent majoritairement produites, c'est-à-dire Kashan, ces briquettes en forme d'étoile, qui étaient combinées avec d'autres éléments cruciformes, étaient destinées à revêtir les parois de palais somptueux.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"l. 21 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée sur l'une des pièces.","method_for_provenance":"Des carreaux de ce type étaient communément produits à Kachan, en Iran.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Curatola, G., *Eredità dell'Islam. Arte islamica in Italia*, Cinisello Balsamo, 1993. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953.","dynasty":"Ilkhanide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique","décor figuratif (animaux)","lustre"],"materials":["Céramique, décor en bleu et lustre métallique."]},"3fd8e824-1cbd-5b49-8dbd-ed37954052b0":{"name":"Carreau mural.","description":"Carreau mural très coloré décoré d'un entrelacs géométrique de glaçures blanche, brun-miel, brun foncé et vert cuivré, séparées avec précision par des bordures non vernies, au moyen de la technique de la *cuerda seca* (corde sèche, en espagnol). Cette “corde” se réfère aux parties non vernies séparant les formes colorées constituant le motif. Cette technique consiste à presser délicatement un moule (portant le motif) à la surface de l'argile. Les contours et bordures du motif sont ensuite enduits d'un mélange d'oxyde de manganèse et de graisse pour empêcher les différentes glaçures colorées de couler et de déborder les unes sur les autres. Le carreau est cuit une fois l'application de cette substance grasse et des glaçures de couleur à base de plomb achevée. Pendant que les glaçures s'intègrent au carreau en durcissant, le mélange gras se consume en laissant une zone bien délimitée et dégagée de toute glaçure – la “corde” – autour des compartiments qui constituent le décor. \nTolède fut reconquise par les chrétiens en 477 H / 1085 J.-C., mais le style des motifs géométriques mudéjars conserva sa popularité et fut utilisé dans de multiples applications décoratives jusqu'au début du Xe/XVIe siècle.","short_description":"Ce carreau mural coloré de Tolède est décoré selon la technique dite de la *cuerda* seca, où les contours des motifs en relief sont enduits d’une substance graisseuse pour empêcher les couleurs des différents motifs de déborder les unes sur les autres lors de la cuisson dans le four du potier.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"10,5 x 10,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. La terre rougeâtre de ce carreau et sa glaçure multicolore épaisse indiquent qu'il a été fabriqué à Tolède. Certains exemples similaires figurent encore dans des bâtiments historiques de Tolède.","provenance":"Tolède, Espagne.","obtention":"Acheté par la Kelvingrove Art Gallery and Museum.","bibliography":"Ray, A., *Spanish Pottery 1248-1898*, avec un catalogue de la collectiondu Victoria and Albert Museum, Londres, 2000.","dynasty":"Période mudéjare/nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatiale","décoration géométrique"],"materials":["Céramique frittée vernie, décor à la “cuerda seca”."]},"3fe11ec6-e560-5324-87a0-13f62820c8e3":{"name":"Plat.","description":"Plat creux à bord relevé, peint sous glaçure. Il est orné d'un bouquet de fleurs – tulipes, muguet, hyacinthes –, peintes en bleu clair et bleu foncé, vert sauge et gris-violet. Au centre de la corolle des trois grandes fleurs figurent des rubans de nuages sinueux, que l'on retrouve en réduction au pied du bouquet. Comme dans les meilleures productions d'Iznik, l'artiste a su animer la composition en faisant délicatement onduler les tiges des fleurs afin d'éviter une symétrie rigide et ennuyeuse.","short_description":"Plat creux à bord retourné et décor de bouquet de fleurs, dont des tulipes et des yacinthes. Le motif caractéristique de ruban de nuages dans chacune des trois plus grandes fleurs associe ce plat à plusieurs autres pièces réalisées dans l'entourage d'un artiste du nom de Musli.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"957 de l’Hégire / 1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H 4,5 cm, Ø 33,6 cm.","method_for_datation":"Des détails comme les rubans de nuages des trois grandes fleurs et la nuance particulière de vert sauge permettent de rapprocher ce plat d'un ensemble d'objets produits dans le cercle d'un artiste appelé Musli, par ailleurs signataire d'une lampe de mosquée datée de 1549.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 246-247.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","jacinthes"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"40153d07-6252-5b57-89aa-964009f142c0":{"name":"Coupe au cavalier.","description":"Le décor de cette coupe consiste en une grande figure de cavalier en pied, dont le visage présente des traits mongoliens évidents, sur fond d'entrelacs végétaux en relief. \nCe décor se caractérise par un dessin particulièrement délicat et élégant peint en polychromie, où chaque couleur exige une cuisson à part. \nCette pièce appartient à la classe appelée “minaï”, en persan “haft-rang” (“sept couleurs”) ; cette technique utilise effectivement sept couleurs (rouge, bleu, vert, jaune, or, blanc, noir) étendues sur la glaçure et parfois, comme ici, certains détails sont exécutés en relief et dorés.","short_description":"Cette pièce appartient à la classe de céramiques appelées *mina'i*, à cause de l'utilisation de sept couleurs dans le décor. Le principal centre de production de céramiques *mina'i* fut, dans l'Antiquité, Kashan, dans le centre-nord de l'Iran.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 21,8 cm ; H. 9,2 cm.","method_for_provenance":"Les céramiques “minaï” furent surtout produites à Kachan (centre de l'Iran) et furent probablement réalisées par des enlumineurs de manuscrits contemporains, dont les œuvres furent perdues lors de l'invasion mongole de 1220. Elles constituent donc un document historique important pour l'étude des miniatures de cette époque.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Allan, J.W, “Abûl Qâsim's Treatise on Ceramics”, *Iran*, XI, 1973, pp. 111-120. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953.","dynasty":"Seldjoukide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","minaï"],"materials":["Céramique à décor peint sur glaçure (type minaï)."]},"41a3ec4b-1e2e-5b41-a889-b733678cd8fd":{"name":"Bouteille piriforme.","description":"Cette pièce se caractérise par un décor raffiné peint en blanc, rouge et noir, avec application de feuilles d'or sur fond bleu (“ladjvard”, en persan, lapis-lazuli) ; il consiste en petits motifs à rinceaux stylisés, grands médaillons polylobés, feuille d'or et décor géométrique. \nÀ la différence des céramiques “minaï”, le décor de la céramique “ladjvardina” est, la plupart du temps, non figuratif, et se caractérise par la présence de motifs floraux, calligraphiques et géométriques. Avec ce type de céramique furent réalisés d'élégants vases à haut col, des récipients à paroi polygonale, d'autres de forme cylindrique et des carreaux en forme de losange ou de croix.","short_description":"Cette bouteille est un exemplaire de la classe appelée *lajvardina* à cause du décor, peint en blanc, rouge et noir, avec des applications de feuilles dorées sur fond bleu. De là le nom de la classe : *lajvard* (“lapis-lazuli” en persan).","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 35 cm.","method_for_datation":"La datation, pour la classe appelée “ladjvardina”, est déterminée à partir du fameux traité sur les techniques des céramistes islamiques écrit par Abou al-Qasim de Kachan en 1301 J.-C. À cette date, la technique de la céramique “minaï” n'est plus pratiquée : les potiers de Kachan semblent lui préférer celle de la céramique “ladjvardina”, dont la production commença sans doute avant 1301, comme le suggèrent les pièces découvertes à Takht-i Soulayman en Perse nord-occidentale, lors des fouilles récemment conduites dans le palais d'Abaka-Kahn (1265-1281 J.-C.).","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Allan, J.W., “Abûl Qâsim's Treatise on Ceramics”, *Iran*, XI, 1973, pp. 111-120. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Ilkhanide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","glaçure"],"materials":["Céramique à décor peint sur glaçure (type ladjvardina”)."]},"42311da9-1496-5d35-a0ea-56b7ce7ff0f7":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord évasé à lèvre quadrangulaire, bouche circulaire, col tronconique inversé, corps globulaire avec deux anses en ailerons et appendice supérieur sur l'épaule et base convexe. La jarre est recouverte d'une glaçure verte sur le col et le corps et ornée à profusion de cordons digités et ongulés, avec des signes prophylactiques estampés d'ordre végétal (rosettes et palmettes), calligraphique et architectonique (arcs en fer à cheval et trilobés). Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almohade utilisée pour garder de l'eau. Le soin apporté à protéger le contenu de ce pot est évident en raison de la profusion de symboles prophylactiques qui s'y trouvent estampés : motifs végétaux (rosettes et palmettes), calligraphiques et architecturaux (arcs outrepassés et trilobés).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.) ou premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 28 cm,l. 59 cm, H. 705 m.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238. Cette datation est confirmée par des parallèles décoratifs sur une margelle de puits de Tétouan datée, par une inscription, de 585/1190.","method_for_provenance":"On a trouvé à Mértola des empreintes utilisées pour décorer ce type de jarre.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, p. 163. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 150.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","eau","symboles prophylactiques","vie quotidienne"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre/grisâtre compacte et levée en utilisant une technique mixte : au colombin dans la partie inférieure, au tour dans la partie supérieure. Décor estampé, glaçure partielle."]},"42f89df0-5a8b-5150-b126-94c092d264a5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Ce carreau de format carré en terre cuite dure jaunâtre présente un décor géométrique polychrome de bandeaux entrelacés blanc rosé constituant des étoiles à glaçure verte ou bleu pâle – ou des polygones jaunes selon la technique de la *cuenca o arista* (corde et arête). Le motif central est une étoile à huit branches brun foncé occupant le centre d'une croix faite de quatre polygones brun opaque. Ceux-ci divisent à leur tour la surface du carreau en quatre compartiments carrés à éléments stellaires et polygonaux. Les quatre demi-étoiles vertes et demi-polygones bruns des bords montrent que ce carreau faisait partie d'une composition répétitive utilisée à la décoration des murs. \nLa technique de la *cuenca o arista* imite la mosaïque de carrelage mais au lieu de réaliser les motifs à partir de la découpe et de l'assemblage de carreaux à glaçure polychrome, le dessin est obtenu en remplissant de différentes glaçures de petits champs bordés de fines bandes d'argile. Lorsque la couleur déborde de ce cadre, le dessin perd de sa précision. \nLe motif géométrique de l'étoile et de la croix, l'un des plus courants de l'art islamique, a perduré dans l'art mudéjar.","short_description":"Carreau moulé de format carré à décoration géométrique polychrome. Des bandeaux entrelacés forment des étoiles roses et vertes et des polygones bruns. La glaçure de couleur remplit de petits champs délimités par de minces filets d'argile selon la technique de la *cuenca o arista* qui imite la mosaïque.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l'Hégire (fin XVe -début XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15 cm, l. 15 cm, ép. 1,9 cm environ.","method_for_datation":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","method_for_provenance":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","provenance":"Espagne, peut-être Tolède.","obtention":"Carreau acheté par le Musée d'histoire culturelle de Lund, Suède, auprès de la collection Forrer (Francfort-sur-le-Main, Allemagne) en 1922.","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991. \nRay, A., *Spanish Pottery*, Londres, 2000. \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque*, Paris, 1932.","dynasty":"Période mudéjare","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux de céramique","décoration géométrique, cuenca o arista"],"materials":["Céramique à glaçure polychrome","technique de la cuenca o arista."]},"45800acc-3f5e-5c55-89cc-238c62a3bdf9":{"name":"Azulejo.","description":"*Azulejo* à glaçure bleue sur fond blanc et décoration végétale, appartenant au type dénommé “fleur indépendante”. La fleur est vue de face, les pétales, très arrondis et très ouverts, sont complètement séparés. L'ensemble découle de la simple division de la circonférence en huit parties par deux diamètres perpendiculaires et par les bissectrices correspondant aux angles obtenus. Ici, on a respecté le dessin des contours et l'on a inscrit dans chaque creux un pétale détaché en bleu, ce qui engendre une fleur très stylisée. Les quatre tiges qui sortent de la fleur pointent vers les angles de l'*azulejo*. La décoration florale était très prisée des fabricants d'*azulejo*s et il existe des exemplaires plus simples, sans lignes de séparation entre les pétales, et aux angles ornés de petits cercles ou de fleurs complètement lisses, en blanc sur fond bleu. On peut voir des *azulejo*s du type analysé dans d'autres institutions, par exemple au Musée national de céramique et d'arts somptuaires González-Martí à Valence. \nÀ noter l'existence d'un sous-groupe d'*azulejo*s du même type dans lesquels le centre, correspondant à la corolle, est divisé en huit parties par les diagonales et où les axes sont reliés les uns aux autres par des arcs.","short_description":"Parmi les différentes séries de céramiques mudéjares qui furent fabriquées dans la région de Valence, cet azulejo à glaçure bleue sur fond blanc appartient au type dénommé “fleur indépendante” parce que la fleur est vue de face, les pétales, très arrondis et très ouverts, en étant complètement séparés.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Première moitié du XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 5,5 cm ; l. 5, 6 cm. ; ép. 1, 7 cm.","method_for_datation":"Par le style etpar des comparaisons avec d'autres plats aux caractéristiques similaires conservés à Valence.","method_for_provenance":"Dans son dossier figure sa provenance, confirmée par les caractéristiques détaillées de sa description.","provenance":"Manisès (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Apolinar Sánchez Villalba, le 28 de février 1933.","bibliography":"González Martí, Manuel, *Cerámica del Levante Español. Siglos Medievales*, t. II : *Alicatados y azulejos*, Madrid, 1952, p. 409.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argile","azulejo","cuisson","glaçure","Manisès, Valence","mudéjar"],"materials":["Argile","cuisson, glaçure."]},"460f4b40-8466-573e-89cc-49b512d4d70b":{"name":"Coupe avec palmettes en forme d’ailes.","description":"Cette coupe, peinte au lustre brun et brun-jaune, est ornée de deux grandes ailes remplies de traits fins, qui renferment un motif ovoïde entouré d'éléments végétaux. À l'extérieur, quatre médaillons de couleur brune, avec motif en forme de gouttes. \nLe décor intérieur, constitué de palmettes en forme d'ailes, de tradition sassanide, semble se rattacher à une variante de l'arbre de vie.","short_description":"Cette coupe présente un décor très intéressant : à l'intérieur figure un motif de palmettes traditionnelles, ici en forme d'ailes ; on a vu dans ce motif une sorte de variante de l'arbre de vie, de tradition sassanide.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du IXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6,8 cm, Ø 22,2 cm.","method_for_datation":"La détermination de la datation et de la provenance de cet objet se fondent sur l'analyse du décor de la coupe, caractéristique de cette catégorie de céramiques irakiennes du IIIe /IXe siècle, peintes au lustre métallique bicolore.","provenance":"Irak.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lustre"],"materials":["Céramique lustrée."]},"4696d99f-fdbb-59ee-b765-d6c4a02eba6f":{"name":"Plat.","description":"Ce plat en céramique d'Iznik est peint sous glaçure en vert vif (couleur dominante), rouge pâle et bleu, avec des contours noirs sur fond blanc. Le motif floral central se compose de tulipes et de roses sur des tiges inclinées jaillissant d'un buisson feuillu. Une feuille *saz* dentelée semble tomber au centre du bassin. La tulipe sur feuille *saz* enroulée est l'une des rares nouveautés stylistiques apparues dans la décoration florale traditionnelle d'Iznik dans le dernier quart du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Sur l'aile, légèrement concave, figurent en alternance fleurs de tulipes et simples rosettes. Le dos du plat est orné de dix points verts sous une glaçure transparente. La glaçure est dans son ensemble fortement craquelée. Le pied annulaire est percé pour une suspension éventuelle. \nLa poterie d'Iznik du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) se caractérise par une diminution continue de la qualité aussi bien des couleurs que de la glaçure ainsi que par le recours à des motifs simplifiés et standardisés. Ce déclin artistique est parallèle à celui de la puissance politique et économique ottomane. D'une part les potiers devaient accroître leur production pour répondre aux besoins d'un marché plus ouvert, de l'autre ils devaient réduire les coûts pour faire des bénéfices.","short_description":"Plat en céramique d'Iznik à décoration florale peinte sous glaçure. Les tulipes et les roses de la partie centrale s'échappent d'un buisson feuillu. Une feuille *saz* dentelée semble être tombée au centre du bassin. Des tulipes et des rosettes alternées décorent l'aile.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée des antiquités d’Extrême-Orient, Stockholm. Depuis 1982, la plus grande partie de sa collection d’art islamique est en dépôt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"Première moitié du XIe siècle de l'Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 4,5 cm, Ø 26 cm.","method_for_datation":"Le style “quatre-fleurs” et les feuilles *saz* en plumet, en association avec des rameaux fleuris, apparaissent à partir de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle. Ce plat semble néanmoins postérieur – dessin peint sans grand soin, vert débordant sous la couverte : autant de traits caractéristiques des céramiques polychromes peintes sous glaçure du XIe/XVIIe siècle produites pour un marché libre de plus en plus important.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont spécifiques des céramiques d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie","obtention":"Prêt du Musée des antiquités d'Extrême-Orient, Stockholm.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","céramique","décoration florale","plats","poterie"],"materials":["Céramique peinte et vernie."]},"4890b1d8-3761-58e4-b21f-16c8c6e5cc7e":{"name":"Albarelle (pot à pharmacie).","description":"Pot à pharmacie à base montée sur socle, corps cylindrique légèrement concave, col haut et légèrement évasé. La surface est ornée de motifs à reflets métalliques dorés sur fond blanc stannifère. De haut en bas, on observe : un premier bandeau à décor géométrique de losanges stylisés ; un deuxième registre de fleurs et volutes sur fond blanc ; enfin, une partie à franges verticales et rayures parallèles obliques en bleu et doré. Outre la classification stylistique de ce pot par des chercheurs cités ci-dessous comme production de Manisès, de récentes analyses des métaux employés dans sa décoration, et essentiellement le cobalt qui lui donne sa teinte bleue, ont livré des informations sur sa provenance valencienne. À la différence de celui de Málaga, très clair, le ton intense du bleu est typique de cette région. \nCe genre d'objet servait à garder des produits pharmaceutiques ; d'ailleurs, on les appelle également “pots à pharmacie”, science dans laquelle les musulmans excellèrent.","short_description":"Imitation mudéjare des beaux pots nasrides à reflets dorés, de ceux qui se différencient par une plus grande intensité du bleu cobalt, particularité propre aux ateliers de Manises (Valence).","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 29,4, cm, Ø du col 10,7 cm, Ø de la base 10 cm, Ø maximum 14 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons avec d'autres objets, tel le plat n° 51129 du Musée archéologique national ou des exemplaires de l'institut Valencia de Don Juan (Madrid).","method_for_provenance":"E. Camps Cazorla le catalogue comme provenant de Manisès, suivi par B. Martínez Caviró. L'analyse chimique du bleu de cobalt confirme cette hypothèse.","provenance":"Manisès (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Antonio Hidalgo en septembre 1882.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Catálogo sumario del Museo Arqueológico Nacional. Cerámica española (nuevas instalaciones)*, Madrid, 1936, pp. 30-31. \nFernández-Puertas, A., “Cuatro tarros nazaríes”*, Miscelánea de estudios árabes y Hebraicos*, 49, Grenade, 2000, pp. 371-394. \nLlubia, L., *Cerámica medieval española*, Barcelone, 2e éd. 1973, fig. 164. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1991, pp. 141-142, fig. 134-137.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["albarelle","argile","glaçure","Málaga","Manisès","mudéjar","Nasrides","reflets dorés"],"materials":["Argile","tour, kaolin, cuisson, glaçure, reflets dorés."]},"4a14838f-3d68-55e8-8f84-cac452161836":{"name":"Bassin à décor godronné.","description":"Ce plat, à décor lustré marron clair sur fond crème, est de type creux, à marli droit et vertical, avec aile modérément expansée, orné de godrons hélicoïdaux en relief. Le décor consiste en de menus éléments en forme d'épi et de pâquerettes, alternant avec des bandes à glaçure épaisse et réticulées. L'ombon est orné, en son centre, d'un animal, probablement un lièvre. À l'intérieur du marli figure un motif épigraphique très stylisé. À l'extérieur, au centre, un motif radial à seize branches, entouré d'une série de médaillons avec feuilles de fougère stylisées.","short_description":"Bassin appartenant à la classe des céramiques lustrées produites dans la région de Valence. Des motifs zoomorphes et phytomorphes, ainsi que des éléments de type géométrique, ornent la surface de l'objet.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H 6,5 cm ; Ø 40 cm.","method_for_provenance":"Ce plat appartient à une vaste catégorie, qui apparaît dans la région de Valence vers la fin du IXe/XVe siècle et s'avère fortement influencée par certaines pièces d'orfèvrerie de la Renaissance.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","bassin","lustre"],"materials":["Céramique lustrée."]},"4a348cc6-05a3-5e8a-8b61-a980db3a8b21":{"name":"Plat.","description":"Plat creux à décor peint sous glaçure figurant un vaisseau de style européen aux voiles gonflées, fendant la crête des vagues. Des sortes de têtards frétillent dans la mer au premier plan. Sur l'aile, de petites spirales regroupées et dessinées avec simplicité, sans doute inspirées du motif de bordure chinois “vagues et rochers”, renforcent le thème maritime. Ce plat fait partie d'un certain nombre de pièces similaires représentant des vaisseaux de construction européenne ou nord-africaine. Ils sont été produits vers le second quart du XVIIe siècle, alors que les ateliers de céramique d'Iznik avaient perdu de leur splendeur depuis déjà 50 ou 70 années. Il conserve néanmoins un charme considérable, dû en particulier à l'aspect enjoué que l'artiste a su donner au bateau.","short_description":"Plat creux orné d'un vaisseau naviguant. De semblables représentations de navires européens et nord-africains figurent sur nombre de céramiques sorties des ateliers d'Iznik au XIe s. H / XVIIe s. J.-C. Même si l'industrie céramique était alors dans une phase de déclin art et économique, des exemples comme celui-ci conservent un certain charme.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 1031-1056 de l’Hégire / 1625-1650.","location":"Londres","dimensions":"H. 4,9 cm, Ø 31,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires de la même période.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1867.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 280. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 57-58.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte vernissée."]},"4be93273-e1ba-5539-89c5-b15b9bf3f2d5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Carreau de céramique vernissé de format rectangulaire, réalisé à l'occasion de la restauration du Dôme du Rocher en 1233 H / 1817 J.-C. et reproduisant le nom de l'un des artisans céramistes. Cette inscription occupe le centre du carreau ; elle est entourée d'une triple bordure de 2,5 cm de large. La première, à l'extérieur, est un bandeau en zigzag de couleurs contrastantes turquoise et jaune, la deuxième est ornée de motifs d'un vert clair très léger, la troisième d'un large filet bleu foncé. Le texte, écrit en vert et noir sur fond vert pâle, se lit “Confiance en Dieu 1233 \\[1817\\] Moustafa Ali Effendi”. On sait qu'un certain nombre d'artisans céramistes qui travaillaient à la restauration du Dôme du Rocher signaient ainsi leur travail. Le musée a acquis un second carreau réalisé par le même artisan, dont l'inscription dit : “Reconnais qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que c'est suffisant, Moustafa Ali Effendi, 1233 \\[1817\\].” Ces carreaux sont très similaires. La seule différence réside dans les couleurs du texte et du cadre du second modèle, décoré en bleu foncé sur fond bleu pâle. Un troisième carreau du même artisan a été répertorié. Son inscription, écrite en bleu clair sur fond bleu foncé, se lit : “Si vous vous posez des questions, posez-les à Dieu 1234 \\[1818\\], Moustafa.” \nIl est possible que ces carreaux aient été réalisés à l'occasion de l'avant-dernière des six étapes de la restauration du Dôme du Rocher, la dernière s'étant déroulée dans les années 1970. Malgré les efforts pour copier les carreaux des étapes précédentes afin de remplacer ceux qui étaient endommagés, on peut distinguer les différentes étapes de la restauration par les différences de travail, de couleur, de glaçure et d'autres aspects artistiques. Pour ces restaurations, de très nombreux carreaux ont été fabriqués à Jérusalem, qui ont été acquis par le Musée. Mais certains ont été importés de Kütahya ou d'Iznik en Turquie.","short_description":"Carreau de céramique vernissée qui, comme beaucoup d’autres, mentionne le nom de l’artisan qui participa à la restauration du Dôme du Rocher en 1233 H / 1817 J.-C. Il est peint en turquoise et vert clair alors que le nom est écrit en vert et noir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"1233 de l’Hégire / 1817 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36,5 cm, l. 27 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le panneau d'où est tiré ce carreau est daté.","method_for_provenance":"Il semble que des fours et des ateliers de céramique aient existé au Haram al-Charif, mais les céramistes devaient plus vraisemblablement venir de Damas car le patronyme de plusieurs d'entre eux comprend souvent le nom de “al-Dimachqi” (le Damascène).","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Carreau transféré du Dôme du Rocher au musée au cours des travaux de restauration de 1966.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nLaurent, B., “The Dome of the Rock: Restorations and Significance”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["carreau à glaçure","Carreau de céramique","céramique","faïence","glaçure"],"materials":["Terre cuite, décor sous glaçure."]},"4dca8e78-1b75-504e-8688-364ab7e1d7f0":{"name":"Bouteille.","description":"Bouteille à panse en forme de poire en céramique frittée à long col élégant et goulot évasé. Le corps est recouvert d'un motif spiralé serré de tiges peintes en bleu et turquoise. Les mêmes rinceaux floraux courent horizontalement le long du col. Des médaillons en diamant se répartissent sur l'ensemble de la composition. L'interruption entre le décor du corps et celui du col avait peut-être été prévue pour une monture en or. Ce motif en spirale caractéristique se retrouve également dans les enluminures de manuscrits ottomans, en particulier en fond de *tughra*, le monogramme officiel des sultans. La forme de cette bouteille rappelle certaines verreries vénitiennes. Sa fonction exacte est inconnue.","short_description":"Élégante bouteille en céramique à sous-glaçure bleu et turquoise. La forme peut être inspirée du verre vénitien, mais le motif en spirale rappelle les plats italiens en céramique de type *tondino*. Il y a aussi des parallèles entre les tiges florales étroitement serrées et l'enluminure manuscrite ottomane.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 936 de l’Hégire / 1530 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 43 cm.","method_for_datation":"Cette bouteille peut être datée d'environ 936/1530 par son dessin similaire à celui d'une autre, raccourcie, au British Museum, de même décor en spirale, portant la date de 935 (1529)","method_for_provenance":"Cette décoration spiralée est caractéristique des productions de la Corne d'Or, ainsi appelées parce qu'un certain nombre de tessons de ce style ont été trouvés dans des fouilles à Sirkeci sur la rive méridionale de l'estuaire de la Corne d'Or à Istanbul. Néanmoins, cette bouteille provient probablement d'Iznik, principal centre de production de céramique dans la Turquie ottomane du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Partie du legs John Henderson au British Museum en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 147. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 48-51, planche 26. \nRogers, J. M. et Ward, R., *Suleyman the Magnificent*, Londres, 1988, p. 195, cat. n° 136.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique frittée à sous-glaçure en bleu et turquoise."]},"4ef96a03-7d8c-53f4-abe0-2c7f030b251f":{"name":"Plat.","description":"Plat blanc à bord folié et décor floral peint sous glaçure. Des tulipes bleues, certaines à points rouges, et de petites roses rouges s'ouvrent à l'extrémité de tiges vert émeraude qui s'élancent d'un “plant” en bas de la composition. Le rebord est décoré de spirales noires étroitement enroulées, cernées d'un filet bleu et animées par endroits de touches de vert, décor inspiré du motif chinois “vagues et rochers”. Ce bouquet quasi naturaliste et de dessin très libre rattache ce plat à un ensemble de céramiques qui dateraient des premières années du règne du sultan Mourad III (982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","short_description":"Plat blanc décoré de motifs floraux de rendu très libre comprenant des tulipes et des boutons de roses, dans les couleurs brillantes qui sont celles de l'industrie céramique d'Iznik à son zénith.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 982-987 de l’Hégire / 1575-1580 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 6,2 cm, Ø 30,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des objets similaires de la même période.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1893.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 246-247.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"5124bb70-6aff-5029-9ff0-37a4fe33e513":{"name":"Coupes “de Milet.”","description":"N° 3161 : Entourée d'un bandeau circulaire, la partie centrale présente une composition de triangles de couleur bleu foncé sur fond blanc. Le point de rencontre de ces triangles génère des hexagones découpés dans le fond blanc et ornés de cercles bleus en leur centre. La bordure est décorée de motifs de vagues et de rochers. \nN° 3174 : Une large bande est composée de palmettes stylisées au cœur orné de spirales et cernées d'un trait bleu foncé, qui s'échappent de leur pédoncule sur fond blanc. La bordure présente des motifs blancs entrelacés sur fond bleu foncé. L'extérieur est décoré de vrilles spiralées.","short_description":"Ces deux coupes en céramique sont en argile rouge avec un engobe blanc et une décoration en bleu et blanc. Ce sont de très anciens exemples du type dit des “céramiques de Milet” – dont on sait aujourd’hui, grâce à des fouilles réalisées dans des fours de potiers à Iznik, qu’elles ont en fait été fabriquées à Iznik.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"(3161) H. 14 cm, Ø 27 cm; (3174) H. 14 cm, Ø 34 cm.","method_for_datation":"Les fouilles menées à Iznik ont mis au jour de nombreuses pièces liées à la présence de fours à céramique et à leur production. Elles ont montré que des céramiques attribuées à la région de Milet, de Rhodes ou autres lieux venaient en fait d'Iznik et ont permis d'établir un système unique de classification et de datation.","method_for_provenance":"Objets découverts lors de fouilles dans les anciens fours d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Objets découverts lors de fouilles à Iznik et remis au musée le 10 février 1967.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp.244–5.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","Iznik"],"materials":["Argile rouge, engobe blanc et décoration en bleu et blanc caractéristiques du type de céramiques dites “de Milet.”"]},"525fce2f-a859-5439-8cdd-d1b640752ea5":{"name":"Plat *ghotar*","short_description":"Le *ghotar* est au Maroc un grand plat destiné à la présentation des mets, comme la pastilla, ou encore des fruits.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Bernard Aubert","dates":"Fin du XIIe ou début du XIIIe siècle de l'Hégire / fin du XVIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 10 cm, D: 46,4 cm, D. base: 24,4 cm","provenance":"Fès, Maroc","obtention":"Achat à Bernard Aubert en 1989.","bibliography":"Boukobza, A., *Poteries et céramiques marocaines*, Casablanca: Alpha, 1974: 38-39, 115-116, 143-144. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 372, 386-387. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 149. \n \nSoustiel, J., *La Céramique islamique*, Fribourg: Office du Livre, 1985.","materials":["Céramique à pâte argileuse, décor peint sur glaçure"]},"5319542a-7b08-534a-801f-e2b18cb78aef":{"name":"Coupe hémisphérique.","description":"Fragment correspondant à une portion du corps avec bordure partielle et base entière. La bordure est à lèvre de section semi-circulaire et s'appuie sur un haut pied annulaire. La pâte est de couleur beige rosé. Les deux surfaces présentent un émail adhérent de couleur blanche légèrement brillante. La surface intérieure contient un motif en étoile, peint en vert, avec huit rayons équidistants et disposés à partir du centre. Par la qualité et la finesse de sa pâte, cette coupe hémisphérique aplatie évoque l'ambiance raffinée et les usages domestiques de la Silves d'alors.","short_description":"Coupe hémisphérique de la période almohade. Elle est décorée d'une étoile peinte en vert, avec huit rayons équidistants disposés à partir du centre. La qualité et la finesse de cette pièce évoquent un environnement raffiné et un probable usage domestique dans la ville de Silves à cette époque.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 6,4 cm; Ø de la bordure 22,6 cm; Ø du pied 7,6 cm.","method_for_datation":"D'après le contexte archéologique, la stratigraphie et la typologie.","method_for_provenance":"Fouilles du château de Silves dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire Cast. Q 110/C3-3.","provenance":"Château de Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Gomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 62. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII-XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma Cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique émaillée et vernissée à décor étoilé."]},"538cb9d0-c759-560a-9e30-62d63b7ae0a5":{"name":"Coupe sur piédouche.","description":"Coupe ronde sur piédouche à flancs fortement incurvés se terminant par un rebord plat retourné vers l'intérieur. Sous une glaçure transparente turquoise qui ne recouvre pas le piédouche, la coupe est entièrement ornée de motifs en sous-glaçure noire, parmi lesquels la succession de gros traits obliques du rebord. Sur la paroi intérieure figure un large bandeau simplement défini par deux bordures de trois filets. Il est orné à intervalles réguliers de losanges. Le fond est occupé par un rondeau contenant une grande inscription cursive “*al-afiyah*” (bonne santé !) sur fond de volutes stylisées et de multiples petits points. La paroi extérieure présente de brèves inscriptions, illisibles, en cursif. \nLa ville de Raqqa fut le centre d'une production de céramiques de haute qualité, comme en témoignent de nombreuses pièces et carreaux d'une grande créativité artistique et technique à la fin du Ve-début VIe siècle H (fin XIIe-début XIIIe siècle J.-C.). La céramique noire et turquoise, dont cette coupe est un exemple, est typique de la production de Raqqa au cours de cette période. Elle se caractérise par une fabrication à partir d'une pâte siliceuse assez grossière et grenue, et une glaçure qui se détériore avec le temps, d'où la présence de divers états d'iridescence.","short_description":"La Syrie était un pôle important de production de céramiques très novatrices tant au plan technique qu’artistique de la fin du Ve au milieu du VIe siècle H (fin XIIe-milieu XIIIe siècle J.-C.). De nombreuses pièces présentent une décoration en noir sous glaçure turquoise, incorporant souvent des vœux de bonne santé ou des bénédictions.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Ve-début VIe siècle de l’Hégire (fin XIIe-début XIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 10,4 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"La coupe appartient à un ensemble de poteries syriennes bien répertorié de la fin du Ve-début VIe siècle/fin XIIe-début XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La céramique faisant appel à cette technique est généralement attribuée à la Syrie de la fin du Ve-début VIe siècle/fin XIIe-milieu XIIIe siècle. Raqqa était un important centre de production de ce type de céramique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Acheté par les NMS en 1976 auprès de Bluett and Sons Ltd. à Londres, agissant pour le compte du fils du propriétaire. Cet objet appartenant à la Sir Eldred Hitchcock Collection, également basée à Londres, était en prêt au Royal Museum depuis 1960. Pendant cette période, il était enregistré sous le numéro de prêt L.421.31.","bibliography":"Lane, A., *Islamic Pottery from the Ninth to the Fourteenth Centuries A.D. in the Collection of Sir Eldred Hitchcock*, Londres, 1956, ill. 32, cat. n° 68.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","fritte","pâte siliceuse","Raqqa"],"materials":["Pâte siliceuse (fritte) à sous-glaçure noire et glaçure turquoise transparente."]},"54153ed8-09be-518c-8b1b-5c34eb3644e6":{"name":"Carreaux d’un panneau épigraphique en céramique du Dôme du Rocher.","description":"Carreau faisant partie d'un panneau épigraphique qui décorait jadis le pinacle octogonal extérieur du Dôme du Rocher. Le sultan Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.) avait commandé ce panneau à l'occasion des travaux de rénovation du Dôme vers 969 H / 1560 J.-C. Chaque carreau mesure 25 x 25 cm et l'ensemble 160 m de long. Il reproduit l'intégralité de la sourate IIIVI, “Ya-sin”. Le texte en style *thoulouth* ottoman blanc sur fond bleu foncé est interrompu par des éléments décoratifs végétaux faits de tiges spiralées, de feuilles et de fleurs entrelacées. Ces carreaux d'une simplicité de traitement caractéristique ont bénéficié d'une mise en couleurs raffinée et d'une exécution très soignée. Ils constituent l'un des premiers exemples de céramique ottomane en architecture et plus spécifiquement dans le Dôme du Rocher. Pendant la période ottomane, les bâtiments étaient souvent carrelés, à tel point que la présence de carreaux est le signe de la contribution ottomane à la restauration des lieux saints, non seulement à Jérusalem mais aussi à La Mecque et à Médine. \nLe Musée islamique a acquis toutes les parties de ce panneau qui ont été prélevées lors des travaux de restauration du Dôme en 1960. Elles faisaient partie de la première phase de l'habillage de céramique des façades extérieures du bâtiment. Auparavant, l'octogone était recouvert d'une mosaïque de verre très détériorée par le temps, et que Soliman fit remplacer par ces carreaux.","short_description":"Carreau de céramique faisant partie d’un bandeau qui entourait le pinacle octogonal extérieur du Dôme du Rocher. Le sultan Soliman le Magnifique avait fait exécuter ce panneau à l’occasion de la rénovation du Dôme. Le texte en style *thoulouth* blanc sur fond bleu foncé est ponctué d’éléments décoratifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"976 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. (un carreau) 25 cm, l. 25 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le panneau est daté.","method_for_provenance":"Jérusalem pourrait être le lieu de production de ce type de carreaux. Des sources historiques confirment la présence d'artisans et de fours à céramique de type ottoman dans la région.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Carreaux transférés du Dôme du Rocher au musée en 1960.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nLaurent, B., “The Dome of the Rock: Restorations and Significance”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux en céramique","carreaux vernissés","décoration végétale","écriture thoulouth","écriture thoulouth ottomane","Ya-sin"],"materials":["Terre cuite, décor sous glaçure."]},"5443b49b-dc27-5556-9034-4775ba220542":{"name":"Coupe dite “dame de Sabra”.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi carénée ; les bords sont légèrement évasés. Sur la coupe figure un personnage féminin de profil ; l'œil en amande et très globuleux occupe le haut du visage, la bouche charnue et le nez se distinguent par la finesse de leur tracé. Les longs cheveux en queue de cheval se terminent par des tresses descendant jusqu'aux genoux. La femme debout est vêtue d'un costume en tissu à rayures brunes et couvert de franges. Le personnage tenant d'une main un verre et de l'autre la branche d'une fleur dessinée avec un certain naturalisme est entouré de quatre fleurs stylisées en éventail et flanqué de deux cartouches comportant chacun une eulogie, probablement “al-Mulk” (la souveraineté). Dès l'avènement des Fatimides, et sans doute en rapport avec le dogme chiite, plus tolérant à l'égard des représentations humaines que les conformistes malékites, la céramique ifriqiyenne commençait à vouer une prédilection particulière aux figures animées dénotant une influence mésopotamienne certaine. Le visage se distingue par la présence d'un œil surdimensionné. Cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de l'époque, qu'elles soient sculptées, modelées ou peintes, et semble plonger ses racines dans un lointain passé africain. En revanche, le style de la robe de la dame de Sabra était en vogue dès l'époque omeyyade, et perdure en Mésopotamie tout au long de la période abbasside.","short_description":"Cette coupe à base annulaire et de couleur verte représente le profil d'une silhouette féminine. Le visage se distingue par la présence d'un œil en amande, une bouche charnue et un nez extrêmement fin. Le profil rappelle les figures ifriqiyennes.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, H. 11 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides, qui a eu une durée éphémère d'un siècle environ (de 337 à 444/948-1053). Elle fut récupérée dans une des couches les plus anciennes du site, ce qui permet de la dater de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Ceci est corroboré par la couleur verte et le décor de la céramique.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat, ainsi que de deux autres identiques, sur le site de Sabra, peints d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, suggère une production locale en série provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansuriyya qui disposaient d’ateliers de poterie.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya, en 1975. C'est de là qu'elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, en 1986.","bibliography":"Ajjabi, H., “La céramique de Sabra al-Mansuriyya”, Africa, XI-XII, Tunis, 1992-1993, pp. 57-58. \n \nLe Vert et le Brun (catalogue d'exposition), Avignon, 1995, p. 84. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218.","dynasty":"Fatimide","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","femmes","Zirides"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"5518987f-66ff-5665-9182-5ca8e89a0429":{"name":"Cruchon.","description":"Ce cruchon à petite base annulaire, panse bombée, col bas et large ouverture est constitué de plusieurs fragments recollés, dont l'un manque au niveau du bec. L'anse qui relie la panse et le col est surmontée d'un poucier qui aide à soulever le récipient. La pâte argileuse est recouverte d'un engobe de couleur crème, visible à l'intérieur et à l'extérieur au niveau de la partie inférieure et de la base. Des rainures horizontales en relief sont apparentes sur la panse, sous le col et à l'intérieur. Une partie du pot est vernissée de vert. La partie inférieure et la base sont restées nues. \n \nVu les dimensions du pot, on suppose que c'est un ustensile de service et qu'il était utilisé pour le lait et le petit lait.","short_description":"Ce cruchon à base annulaire, panse bombée, col bas et large ouverture a fait l'objet d'une restauration. L'anse est surmontée d'un poucier. La pâte argileuse est recouverte d'un engobe de couleur crème, visible par endroits. Le décor consiste en rainures horizontales en relief. Une partie est vernissée de vert.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Constantine","dimensions":"H. 21 cm, Ø de la panse 18 cm.","method_for_datation":"Le pot a été mis au jour dans la couche stratigraphique musulmane de Tiddis (Constantine) ; de plus, les caractéristiques formelles (glaçure verte, anse munie d'un poucier) sont très proches de celles de la céramique hammadide de la Qalaa des Beni Hammad.","method_for_provenance":"Trouvé dans le site archéologique de Tiddis d'après les archives du musée.","provenance":"Tiddis.","bibliography":"Berthier, A., *Tiddis antique, castellum tidditanorum*, Alger, 1951. \n \n*L'Algérie en héritage*, *art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cruchon, ustensile de service, céramique vernissée, Tiddis"],"materials":["Céramique vernissée."]},"568ea72c-15dd-54c9-b0ee-2ca218f47449":{"name":"Jarre de stockage.","description":"Grande jarre de stockage en céramique à décor peint en bleu et noir sous glaçure. Elle est décorée sur toute sa surface de motifs pseudo-calligraphiques de tailles variées, dont d'étroits bandeaux autour de l'épaule et juste au-dessus de la base. “L'inscription” la plus importante occupe la plus grande partie de la jarre : elle consiste essentiellement en verticales spectaculaires ponctuées à intervalles presque réguliers de la lettre *waw*. À la différence des inscriptions plus petites, au-dessus et en-dessous, les lettres ont été laissées en relief pour se détacher sur le fond bleu sombre et noir, dans lequel les espaces entre verticales sont comblés par un ornement de volutes végétales. Le col est orné d'une frise de silhouettes d'oiseaux traités en bleu, sur lesquelles sont peintes en noir de simples arabesques. De telles inscriptions calligraphiques pleines de vigueur sont une des caractéristiques de l'art mamelouk, et des exemples comme cette jarre montrent à quel point l'esthétique savait s'imposer jusque dans les humbles objets utilisés pour la conservation des aliments.","short_description":"Grande jarre de stockage à décor bleu et noir sur fond blanc. La décoration consiste essentiellement en inscriptions pseudo-coufiques. C'est un bon exemple de la façon qu'avaient les Mamelouks d'étendre le souci esthétique même aux plus humbles ustensiles.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 37 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres productions similaires de la période mamelouke.","method_for_provenance":"L'Égypte et la Syrie étaient deux importantes possessions mameloukes.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le musée en 1864.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, p. 114. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 34-35.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"5691ad24-fe0c-597d-8ca1-206be34877d4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Ensemble complet de carreaux de céramique constituant un panneau en forme d'arc brisé. Les carreaux latéraux sont de couleur vert pomme, ceux de la partie centrale bleu foncé. L'ornementation florale et les inscriptions calligraphiques sont en blanc délicatement cerné de noir. Les couleurs ont été appliquées sous glaçure. \nCes superbes carreaux damascènes ottomans ont été découverts dans la chambre du tombeau de la mosquée Moustafa Lala Pacha, au-dessus de la fenêtre qui donne sur le cimetière. Les trois lignes de texte de style *thoulouth* se traduisent comme suit : \n(1) Protecteur \n(2) Que la miséricorde du Seigneur l'accompagne à chaque instant \n(3) Tout est mortel excepté la faveur de Dieu, il a le pouvoir de régner, vers lui vous retournerez tous. \nL'année 988 de l'Hégire (1590 J.-C.) est mentionnée en chiffres à deux endroits entre ces lignes. Les espaces entourant l'inscription ainsi que l'interlettrage sont meublés de motifs végétaux stylisés d'exécution raffinée. La représentation de multiples variétés de fleurs ondulant dans la brise rappelle à quel point les styles chinois influencèrent le répertoire formel des céramiques islamiques. Le choix du style *thoulouth* est fréquemment utilisé sur les carreaux pour les proportions monumentales de ses caractères et l'intérêt esthétique de ses courbes.","short_description":"Ces carreaux décorés sous glaçure de style ottoman fabriqués à Damas illustrent la qualité picturale de la calligraphie *thoulouth* sur un fond de motifs floraux en spirale.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Probablement un gouverneur de Damas sous le règne du sultan Mourad III (r. 981-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"998 de l'Hégire / 1590 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 85 cm, l. 175 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure sur le panneau fournit la date de son achèvement : 998 (1590).","method_for_provenance":"La technique du décor sous glaçure appartient aux techniques des céramistes syriens et diffère de la méthode de travail sur glaçure ottomane. Au cours de cette période, Damas était un florissant centre de production de carreaux et il est donc probable que ce panneau est d'origine locale.","provenance":"Mosquée de Moustafa Lala Pacha, Damas, Syrie.","obtention":"Le panneau est entré dans les collections du musée en 1919 lorsque la mosquée propriétaire de ce panneau fut démolie pour laisser place au souk al-Hal, le marché à la cardamome.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","carreaux","céramiques","damas, Moustafa Lala Pacha.","écriture thoulouth","polychromie","sous-glaçure"],"materials":["Céramique polychrome peinte sous engobe transparent."]},"56fdf3b8-f3a7-5644-8aac-6ef2466a6f40":{"name":"Panneau d’azulejos.","description":"Panneau formé par quatre *azulejos* et douze *alfardones* vernissés en bleu cobalt sur fond blanc, les premiers décorés de fleurs aux pétales bleus et bords blancs, les seconds de végétaux stylisés de type morisque et de banderoles avec pour légende, en lettres gothiques minuscules : *fer be* (“bien faire”). Aux angles et au milieu des côtés du panneau, on a intercalé huit pièces triangulaires ornées de végétaux stylisés, trois d'entre elles arborant un segment de banderole semblable à celle des *alfardones*. Il s'agit en fait des extrémités de ces *alfardones*, qu'on a coupés pour leur donner cette forme triangulaire ; sur certains subsiste une partie de la décoration végétale, sur d'autres, une partie de la banderole. Actuellement, le panneau est terminé par une rangée d'*azulejos* lisses de couleur bleue qui lui sert de cadre. \nCe panneau appartenait initialement à la décoration de la chapelle San Jerónimo du couvent de la Concepción Francisca de Tolède. Le texte répété des *alfardones* est un exemple de la manière dont les potiers de Manisès, à l'époque mudéjare, réinterprétèrent les schémas décoratifs traditionnels basés sur l'épigraphie.","short_description":"Cet ensemble d'azulejos, dans lequel se donne à voir un motif décoratif complet, a été réalisé dans les ateliers de Manises (Valence), pour la chapelle de San Jerónimo du couvent de la Concepción Francisca (Tolède), ce qui explique la légende répétée *fer be*, “faire le bien”.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 64 cm, l. 64 cm.","method_for_datation":"Il fait partie d'une série bien documentée de productions de Manisès.","method_for_provenance":"La documentation conservée dans les archives du musée indique expressément que les *azulejos* proviennent de la chapelle San Jerónimo du couvent de la Concepción Francisca de Tolède. Cette chapelle fut fondée en 1422 par Gonzalo López de la Fuente.","provenance":"Couvent de la Concepción Francisca (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national faisant partie de la collection d'azulejos vendue par Anastasio de Páramo y Barranco en 1933.","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Mudéjar toledano. Palacios y conventos,* Madrid, 1980. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas del siglo VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, vol. II, Madrid, 1992, p. 98. \nGonzález Martí, M., *Cerámica del Levante español: siglos medievales*, vol. II, Barcelone, 1944-1952, pp. 154 et suiv.","workshop":"Atelier de Manisès (Valence).","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"M.ª del Carmen Alonso Rodríguez","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["azulejo","glaçure","Manisès","mudéjar"],"materials":["Argile cuite et vernissée."]},"57c5b17a-cc28-503e-b6e8-63bb26227762":{"name":"Plat.","description":"Ce plat polychrome peint sous glaçure à importante aile légèrement incurvée et petit bassin à fond plat témoigne d'influences européennes. Au cours de la première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), la céramique d'Iznik, qui est à la recherche de nouvelles sources d'inspiration pour ses dessins et formes, découvre le *tondino*, d'origine italienne. La forme surprenante de ce plat est donc issue de ce type de majolique (céramique à glaçure stannifère) et de ses imitations turques. \nLe centre est décoré d'un motif de style “quatre-fleurs” fait de deux tulipes à courtes tiges, quatre roses à longues tiges incurvées et deux autres rameaux fleuris, tous s'élevant à partir d'un buisson feuillu. Les grandes roses rouges dominent le centre du plat et le décor de l'aile. Celle-ci est ornée de rameaux floraux rayonnants qui alternent avec des tulipes, des roses et de petites fleurs rouges. En bordure de l'aile et du bassin, un nuage chinois rouge et de petits ornements inspirés du motif de la vague chinoise se glissent entre les fleurs. Le dessin floral à contours noirs est coloré de tons contrastés de vert et de bleu vifs légèrement débordants et d'un épais rouge opaque sur fond blanc. Le dessous de l'aile est peint de dix motifs bleus en forme de fleur sur fond d'engobe blanc. Le fond et la base – mais pas le petit piédouche annulaire – sont recouverts d'une glaçure transparente.","short_description":"Plat à décoration polychrome peinte sous glaçure, aile large et petit bassin aplati. D'importantes roses fleuries dominent l'ornementation du centre et de l'aile. On trouve également d'autres fleurs et des motifs de nuages chinois dans l'esprit du style d'Iznik. La forme du plat dénote une influence européenne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"vers 1009 de l'Hégire / 1600 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 6 cm, Ø 38 cm.","method_for_datation":"Le style “quatre-fleurs” s'est diffusé dans la seconde moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.). Les couleurs légèrement débordantes suggèrent une date vers la fin du Xe / XVIe siècle ou le début du XIe/XVIIe siècle, mais guère plus tard si l'on considère la grande qualité du vernis. Atasoy et Raby ont daté une assiette de forme et de décoration similaires de 1009-1019 H / 1600-1610 J.-C.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont toutes deux spécifiques de la céramique d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Legs du roi Charles XV.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","Céramique ottomane","décoration florale","plats"],"materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"58b37312-2a63-52d9-9118-d73987819f0b":{"name":"Coupe à reflets métalliques.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi évasée. La pièce est meublée par un motif cruciforme, mis en valeur par quatre coulures vertes, à base d'oxyde de cuivre, qui couvrent toute la zone environnante. Le décor central, garni de feuilles stylisées et pointillées, se termine par quatre bordures renfermant une torsade et cernées de filets parallèles. Ce plat présente l'unique dessin de passementerie qui nous soit parvenu de cette période. On ne trouve aucun objet identique à celui-ci dans la céramique mésopotamienne de l'époque, ce qui pourrait indiquer qu'il s'agit d'une production ifriqiyienne. Le décor floral n'est d'ailleurs pas sans rappeler la demi-coupole en bois du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan et les tresses des reliures kairouanaises du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Néanmoins, on ne peut pas nier l'existence d'une parenté de couleurs et de quelques décors entre cette pièce et les carreaux de la façade du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, dont l'origine mésopotamienne est définitivement établie. La technique du reflet métallique est une invention musulmane qui s'est propagée, au début du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), de la Mésopotamie jusqu'en égypte, et semble avoir atteint l'Ifriqiya après la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). De là, elle a essaimé au Maghreb puis en Espagne avant de gagner l'Europe à partir du XIIe- XIIIe siècle J.-C.","short_description":"La technique du reflet métallique est d'origine mésopotamienne. Après l'égypte et l'Ifriqiya, elle s'est répandue au Maghreb et en Espagne avant de gagner l'Europe. \nLe décor floral et les couleurs de cette coupe rappellent ceux de la demi-coupole en bois et la façade du *mihrab* de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier quart du IIIe siècle-première moitié du IVe siècle de l’Hégire (dernier quart du IXe-première moitié du Xe siècle J.-C).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 9,2 cm, Ø 27 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient des fouilles du site de Raqqada, fondée en 263 H / 877 J.-C. et dont la vie s'est prolongée jusqu'au milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Malheureusement, les fouilles du site n'ont jamais été publiées et on n'a pas gardé, dans les archives, le journal des fouilles qui permet d'identifier les différentes couches stratigraphiques. Néanmoins, le décor et les couleurs de cette pièce sont typiquement aghlabides. Il semble que les céramistes, à travers cet exemple et celui d'autres pavements retrouvés dans le site même, maîtrisent assez bien la technique du reflet métallique qui n'aurait sans doute pas pu atteindre l'Ifriqiyya avant le milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), ce qui nous autorise à dater cette pièce du dernier quart du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"En apportant la preuve que le décor de la coupe s'insère dans le répertoire ifriqiyen, le plus logique serait de conclure qu'elle fut produite dans les ateliers de poterie de Kairouan ou de Raqqada.","provenance":"Sans doute, Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Cette pièce fut retrouvée dans le site de Raqqada lors des fouilles menées au cours des années soixante. Elle fut exposée à partir de 1966 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée, en 1986, au musée des Arts Islamiques de Raqqada.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), Paris, 1994, p. 127, n° 65. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 223, n° 301. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 249. \n \nLings, M. et Safadi, Y., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 216.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Céramique glaçurée et vernissée."]},"590eb500-d496-5a10-9ce2-d253933322b6":{"name":"Coupe avec personnages en “entretien amoureux”.","description":"Cette pièce est ornée de deux silhouettes assises, en “entretien amoureux”, sur un fond recouvert d'un entrelacs de palmettes, comme le veut la tradition dans la production de céramique lustrée de Kachan. \nLe long du bord extérieur de la coupe court une inscription, sans doute de type augural : elle est malheureusement peu lisible, par suite de l'état actuel de conservation.","short_description":"Coupe ornée de deux personnages en conversation. Cette pièce, qui provient de Kashan, présente un décor typique des produits du début du Ve/XIe siècle","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","owner":"Is.IAO.","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 19,6 cm.","method_for_provenance":"La coupe présente, dans sa partie intérieure, un décor chargé, typique des produits de Kachan du début du VIe/XIIe siècle.","provenance":"Iran, Kachan.","obtention":"Dépôt Is.IAO.","bibliography":"Fèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Seldjoukide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Céramique, décor à reflets métalliques."]},"5abad405-1fc5-5ec3-bfc2-063b3b9fae2b":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Grand plat circulaire en céramique frittée posé sur un petit piédouche cintré. Il présente un large bassin creux à parois concaves (*cavetto*) et une importante aile horizontale à bord chantourné. Le fond du bassin est orné d'un rondeau délimité par un double filet extérieur. Son décor consiste en six fleurs à enroulement de tiges feuillues à petites extensions en fleur de lys, entourant une petite fleur centrale. Les parois comportent sept rameaux fleuris à fleur centrale identique à celles des motifs floraux du fond. L'aile présente un motif “vagues et rochers” simplifié, l'extérieur du marli six aigrettes florales.","short_description":"Entre la fin du IXe et le XIe siècle H (XVe-XVIIe siècle J.-C.), le mécénat impérial ottoman assura le succès d’Iznik qui devint le principal centre de la production de céramique de grande qualité de l’empire. De nombreux récipients du début de cette période fabriqués à Iznik tentent d’imiter les porcelaines chinoises en bleu-et-blanc, tant dans la matière que les formes et le dessin.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"V. 977-998 de l’Hégire / 1570-1590 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 6,7 cm, Ø 34,5 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à un groupe de céramiques d'Iznik dénommé par Atasoy et Raby (1989) “plats aux rinceaux fleuris” produit dans les ateliers d'Iznik entre 931 et 998/1525-1590. Ce modèle précis représente au sein de ce groupe une manifestation tardive de ce style. Atasoy et Raby l'ont daté de 977-998/1570-1590.","method_for_provenance":"Ce plat appartient à un groupe de céramiques d'Iznik dénommé par Atasoy et Raby (1989) “plats aux rinceaux fleuris” produit dans les ateliers d'Iznik entre 931 et 998/1525-1590. Il avait été vendu chez Sotheby's, à Londres, le 9 mars 1974 (lot 43), puis remis aux enchères chez Spink and Son (Londres) en 1979, date à laquelle il a été acheté par le Royal Museum d'Édimbourg.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté chez Spink and Son Ltd à Londres en 1979.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 123, fig. 202.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik"],"materials":["Céramique frittée à décor peint en deux nuances de bleu sous une glaçure transparente incolore."]},"5e07ad26-9889-5b0c-8700-7ac79e824fca":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique frittée à bassin creux, bord retourné et piédouche rond de faible hauteur. Il est orné d'une riche composition florale réaliste à base de roses rouges, de tulipes bleues et charnues à rehauts rouges et de fleurs bleues et rouges sur tiges à feuillage vert s'élevant d'une touffe de feuilles. Une importante feuille *saz* dentelée bleue à la partie centrale ornée de disques blancs à point rouge est disposée en oblique parmi les fleurs. L'aile est décorée d'une bordure vagues-et-rochers simplifiée exécutée en bleu et blanc. La feuille *saz* apparaît de façon répétée dans les productions tardives d'Iznik au XIe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Elle est issue d'un style décoratif mis au point au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) en Iran et adapté à tous les types de supports par l'art ottoman.","short_description":"Ce type de plat, avec sa composition florale animée rendue en bleu, vert, noir et le caractéristique rouge d’Iznik (bol arménien), sa feuille *saz* charnue et sa bordure simplifiée de vagues-et-rochers est un exemple typique des céramiques produites à Iznik fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XIIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 29 cm.","method_for_datation":"Le style de l'objet – composition florale animée, feuille *saz* charnue et bordure en vagues-et-rochers simplifiée – est très courant dans les céramiques d'Iznik fin Xe-début XIe (fin XVIe-début XVIIe siècle).","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de Miss Campbell M. Currie en 1937.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989 (pour une analyse générale de la production d'Iznik).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["feuille saz","Iznik"],"materials":["Céramique frittée, décor peint noir, bleu, vert et rouge d’Iznik (bol arménien) sous glaçure transparente."]},"5e17faa4-c7b3-5b94-a409-86fb692fc4f7":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée à décor peint sous glaçure en brun, bleu, vert et rouge. Techniquement, le dessin très coloré du cavalier imite un type de céramique iranienne appelé *minaï* – signifiant littéralement “émaillé” –, technique dans laquelle certaines couleurs sont peintes sur la glaçure avant d'être fixées par une nouvelle cuisson. Les potiers syriens étaient influencés par les développements des arts décoratifs iraniens mais manquaient des connaissances techniques nécessaires pour émailler les céramiques. Ils en imitèrent donc simplement le style. Cette coupe reproduit le type de dessin employé sur les poteries *minaï* à peinture en sous-glaçure au moyen de couleurs vives similaires à celles de l'émail. Une inscription illisible figure sous le pied de la coupe.","short_description":"Sur cette coupe, la décoration fortement colorée du cavalier imite un type de céramique originaire d'Iran. Les céramiques émaillées dites *minai* étaient exportées d'Iran en Syrie, où des potiers imitaient ce style en remplaçant les émaux par une peinture rouge sous glaçure.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 4,1 cm, Ø 8,5 cm.","method_for_datation":"Les coupes de ce type ont probablement été réalisées au VIIe/XIIIe siècle, peu après les débuts de la production de céramiques *minaï* en Iran.","method_for_provenance":"La Syrie était un débouché évident pour les productions de l'Iran proche.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acquis par le British Museum par l'intermédiaire du National Art Collections Fund en 1912.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["équitation"],"materials":["Céramique frittée, décor peint sous glaçure en brun, bleu, vert et rouge."]},"5e49717d-377e-51a8-a5cc-e5b4d8ad7979":{"name":"Gargoulette","short_description":"Cette pièce appartient à un ensemble qui proviendrait de l'épave d'un vaisseau turc naufragé en mer Rouge, dans le golfe d'Aqaba, près de Sharm al-Sheikh, durant le second quart du XVIIIe siècle J.-C. L'origine précise de ces céramiques n'est pas connue, mais ces gargoulettes sont proches de celles encore utilisées aujourd'hui en Égypte. \nAprès la conquête ottomane, le sultan Sélim Ier fit déporter à Istanbul des artisans égyptiens sélectionnés parmi différents corps de métier. Dans ce contexte, la céramique déclina de façon irrémédiable et sa production se limita à des objets utilitaires comme celui-ci dont les décors sont bien éloignés de ceux produits du IXe au XVe siècle J.-C.","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Jean Soustiel","dates":"XIIe siècle de l'Hégire / deuxième quart du XVIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 28,5 cm, D: 12,4 cm","provenance":"Proche-Orient, provenant d'une épave sous-marine","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1985.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*. Eric DELPONT (et al.), Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramique du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 39. \n \nRaban, A. \"The Shipwreck Off Sharm el-Sheikh\". *Archeologia*, volume 24:2 (1971): 146-155.","materials":["Pâte argileuse, lissée en surface, décor incisé et rapporté."]},"5fc4c91c-9fc3-5456-98a6-0dd4aa412e7f":{"name":"Aiguière.","description":"Fragment d'aiguière à bord évasé et courbe, embouchure circulaire et col en cône inverse tronqué, à moulure centrale, d'où part une anse verticale à section ovale vers le corps. Le vase est globulaire et de son épaule sort un bec tubulaire zoomorphe. Dans son ensemble, la pièce évoque un animal au cou étroit et long tel un chameau ou un dromadaire, et dont la bosse serait le goulot du récipient. Il est orné de fins traits à caractère phytomorphe peints en blanc sur fond rougeâtre.","short_description":"Bec et col d'aiguière, dont la forme évoque un animal au cou étroit et long tel un chameau ou un dromadaire, et dont la bosse serait le goulot du récipient. Il est orné de fins traits à caractère phytomorphe peints en blanc sur fond rouge.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle H (fin XIe-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"L. 19 cm, H. 22,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, mais des parallèles avec des décors semblables de l'ouest d'al-Andalus le font dater du VIIe/XIIIe siècle.","obtention":"La pièce a été trouvée dans les excavations archéologiques réalisées par le campo Arqueológico de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, p. 110. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 108.","dynasty":"Royaumes de Taïfa ou almoravide","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aiguière","céramique","zoomorphe"],"materials":["Céramique commune fabriquée avec une pâte rougeâtre peu compacte","modelée au tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante."]},"612c0f2a-80e1-56d4-ad55-7c2f2f82cb8d":{"name":"Coupe à lustre métallique.","description":"Profonde coupe à base annulaire et paroi arrondie. Le décor est composé de rinceaux d'où émanent des palmettes stylisées filiformes. Les enroulements se développent et s'interfèrent. La flore, à l'intérieur de laquelle on constate la présence de la grappe de raisin, est exubérante. Des cercles divisent l'espace en zones superposées assez claires. Néanmoins, unité et mouvement se dégagent de l'ensemble, qui offre un équilibre harmonieux entre les motifs brun doré et la plate-forme crème. L'espace est tapissé sans être saturé. Pour la fabrication de la céramique dorée, dont la formule était décrite, mais sans grande précision, depuis le VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), on fait intervenir un mélange de cuivre et d'argent selon des proportions bien précises, auquel on ajoute de l'ocre rouge (oxyde de fer appelé almazarrón), puis on dilue le tout dans le vinaigre. La céramique dorée qui s'est répandue en Andalousie à partir du VIIe-VIIIe siècle H (XIIIe-XIVe siècle J.-C.), était en vogue en égypte à la même époque ; le décor floral côtoie des motifs zoomorphes. La découverte à Tunis de cette coupe d'origine andalouse témoigne de l'importance des liens commerciaux qui se sont développés, surtout à partir du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), entre l'Ifriqiya et l'Espagne musulmane.","short_description":"C'est l'exemple type de la céramique dorée qui s'est répandue en al-Andalus et en égypte à partir du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Elle associe le décor floral au motif zoomorphe. La découverte de cette coupe d'origine andalouse à Tunis témoigne de l'importance des liens commerciaux entre l'Ifriqiya et l'Espagne musulmane.","holder":"Musée Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 9,5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Cette coupe a été retrouvée fortuitement lors de la fouille de la casbah, à Tunis, au début des années 1980, dans une citerne renfermant 270 pièces. Elle fut dégagée à côté d'autres plats hafsides, datables du VIIe-VIIIe siècle H (XIIIe-XIVe J.-C.), ce qui offre un premier indice de datation.","method_for_provenance":"La comparaison avec d'autres pièces permet d'établir que cette coupe est une importation d'al-Andalus, dont les ateliers produisaient une céramique analogue au cours des VIIe et VIIIe siècles H (XIIIe-XIVe J.-C.).","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Après sa découverte, lors des fouilles de la casbah de Tunis, cette coupe fut gardée au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Dar Ibn Khaldoun, à Tunis, avant d'être sélectionnée pour être exposée au musée de Sidi Kacem al-Jalizi en 1978.","dynasty":"Hafside","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique lustrée, décoration florale"],"materials":["Céramique, lustre."]},"63d3e691-fd6a-55ce-8dda-6da2acb434ea":{"name":"Bassine.","description":"Très grande bassine dite maajna à fond plat et à paroi oblique et évasée. Le pied est annulaire. Le centre est meublé par un décor floral très stylisé, composé de palmettes en forme d'ailes superposées. Sur la paroi, le motif tawq (collier) constitue l'élément principal de la composition. On distingue quatre tawq chargés de motifs végétaux stylisés et s'inscrivant dans des arcatures qui s'intercalent entre des médaillons meublés de feuilles losangiques. Le décor se termine par un cercle pointillé. Son répertoire semble mêler des survivances locales comme le tawq, qui se retrouve dans la céramique hafside, et des influences ottomanes caractérisées par la gerbe de fleurs. Les couleurs dominantes restent les couleurs traditionnelles : le jaune, le vert, le brun, mais aussi le bleu violet. La maajna est utilisée pour pétrir la pâte ou rouler la semoule, mais aussi comme récipient pour servir quelques préparations culinaires.","short_description":"Cette grande bassine appelée *maajna* est utilisée pour pétrir la pâte ou rouler la semoule, mais aussi comme récipient pour servir certaines préparations culinaires. Son décor associe les survivances locales aux influences ottomanes. Les couleurs dominantes restent les couleurs traditionnelles : le jaune, le vert, le brun et le bleu violet.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 18 cm, Ø 70 cm.","method_for_datation":"Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de cette bassine caractérisent la céramique des ateliers de Qallaline de Tunis au cours du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ateliers de Qallaline à Tunis.","obtention":"Cette pièce provient du musée du Bardo et fut acquise par le musée de Sidi Kacem al-Jalizi, lors de son inauguration, en 1978.","dynasty":"Husseïnite (ottomane)","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale"],"materials":["Céramique polychrome."]},"65973130-c1da-546d-85a1-c58354b8bdfe":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de céramique qui constituait le centre et une partie du bord d'une coupe sur piédouche, à parois fortement inclinées. Il présente un rondeau orné d'un décor d'arabesques incisé. Sur le bord subsistent des traces d'un bandeau de texte calligraphique arabe. La technique appelée *sgraffito* (esgrafié) consistait à plonger l'objet dans une argile liquéfiée de couleur plus claire, l'engobe. À l'aide d'un outil pointu, le motif était gratté dans l'engobe, faisant ainsi apparaître la base d'argile. L'objet était ensuite vernis et cuit. Le motif esgrafié produit un contraste. Il révèle et met en valeur la couleur plus foncée de l'argile tandis que les champs compris entre les lignes gravées conservent la teinte de l'engobe. La glaçure est ici de couleur ocre-jaune transparente. Ce type de récipient était de réalisation plus économique que celle des céramiques de couleur et répondait à la demande de clients moins fortunés, qui appréciaient cependant le style des objets vernis à textes et motifs décoratifs. \nLa ville de Fustat conserva son rôle commercial au cours de la période mamelouke (647-922/1250-1517), bien qu'elle ait commencé à perdre de son prestige au profit du Caire, fondé par les Mamelouks et qui allait plus tard l'absorber.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,5 cm (max.), l. 15 cm (max.).","method_for_datation":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIIIe/XIVe siècle ont été trouvés à Fustat.","method_for_provenance":"Des exemples comparables datant du VIIIe/XIVe siècle ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture*, Londres, 1999. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration d’arabesques"],"materials":["Céramique, engobe à décoration incisée sous glaçure."]},"66718328-7241-56c8-a45c-d60aff5e7c2d":{"name":"Tasse avec inscription.","description":"Tasse à bord retourné vers l'intérieur et biseauté, à bouche circulaire, corps bitronconique, carène basse, anse verticale à section ovale reliant le bord à la carène, base plate et pied annulaire diagonal. Le décor a été réalisé par la technique de la *cuerda seca* partielle, en traçant par une ligne de manganèse le motif calligraphique et le remplissant ensuite de glaçure verte. Bien que le texte soit incomplet, on peut y lire, en caractères coufiques, “*baraka kamila \\[wani\\]ma ^sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. La phrase n'est pas accompagnée de motifs secondaires. Il s'agit de l'une des plus anciennes pièces à la *cuerda seca* partielle conservées à Mértola, et son style ornemental et calligraphique se distingue assez des autres pièces datables du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Pièce restaurée.","short_description":"Tasse décorée par la technique de la *cuerda seca* partielle avec une inscription en caractères coufiques disant “*baraka kamila \\[wani\\]ma sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. Elle indique le besoin de protéger le contenu de cette pièce de vaisselle du château de Mértola.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve ou début du VIe siècle H (seconde moitié du XIe ou début du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 9,1 cm, Ø de la base 5,3 cm, l.13 cm, H. 10,2 cm.","method_for_datation":"Daté, pour des raisons stratigraphiques, d'entre la fin de la période des Taïfas et l'époque almoravide.","method_for_provenance":"Il s'agit d'un type de céramique fabriquée dans diverses régions d'al-Andalus, mais dont la production n'a pas encore été constatée dans l'occident de la péninsule Ibérique.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans le château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","dynasty":"Royaumes de Taïfa ou almoravide","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","cuerda seca."],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante, décor à la cuerda seca partielle."]},"68f3aad7-5032-554b-8430-789916bacd15":{"name":"“Socarrat”.","description":"Par le terme de “socarrat”, on désigne les grands *azulejos* en terre cuite fabriqués avec la technique du biscuit : la faïence, une fois séchée à l'air, était ointe de terre blanche sur sa face lisse et, sur ce fond, on peignait avec du bleu, de l'ocre et du fer ; on procédait ensuite à la cuisson et on obtenait un *azulejo* décoré de bleu, de vermillon et de noir sur fond blanc. Ces *azulejos* étaient destinés à l'ornementation des auvents et des corniches auxquels ils donnaient une vive coloration, généralement dans les noir terreux et minéral, rouge fer ou ocre dilués dans un lait de chaux qui, en durcissant, les rendait consistants. La qualification d'*azulejo* prête à confusion car le “socarrat” n'est pas émaillé, contrairement à l'*azulejo*. Ce “socarrat” mêle les noirs et les ocres, bien que cette dernière couleur ait perdu sa traditionnelle qualité de teinte plate : en effet, l'artiste l'a traitée ici comme une aquarelle afin d'obtenir toutes les nuances de tons à sa convenance. Le carreau est décoré d'un navire qui glisse sur l'eau et sur lequel tentent de monter des requins en bondissant vers la proue. La voilure est représentée de façon réaliste, carguée sur le mât central, les bords retombant comme des ombrelles. Les étoiles de la partie supérieure évoquent la nuit. Selon González Martí, la nef a l'apparence d'une caravelle, puisqu'elle répond à la définition générale d'embarcation légère à un seul pont, à poupe plane, un château à chaque extrémité et à trois mâts à voiles. L'orfèvrerie du gothique tardif, qui la représente abondamment, témoigne de sa grande popularité. Plus récemment, ce bateau a été identifié comme une cogue, à en juger par la poupe et la proue caractéristiques. Au centre, avec un sceau, on a estampillé le blason de la localité de Paterna, lieu de fabrication.","short_description":"Plaque de terre cuite une seule fois, après application de la décoration sur une fine couche blanche. Elle se plaçait entre les poutres en bois des toits et des auvents. Résistante au feu et à l'eau, elle avait également une fonction ornementale.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XIVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 41, cm, l. 33 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons stylistiques avec d'autres “socarrats”, publiés par González Martí (voir Bibliographie), Madrid, 1952, pp. 458-459.","method_for_provenance":"La pièce porte estampillé le blason de la localité de Paterna.","provenance":"Paterna (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Apolinar Sánchez Villalba le 28 février 1933.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *La cerámica medieval española*, Madrid, 1943, p. 33. \nFranco Mata, á., “Socarrat”,*Aragón, Reino y Corona* (catalogue d'exposition), Saragosse, 2000, p. 358, n° 155. \nFranco Mata, á., Balmaseda Muncharaz, L., Arias Sánchez, I., Papí Rodes, C., “La documentación de las cerámicas valencianas medievales en el Museo Arqueológico Nacional”, *La Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo* (catalogue d'exposition), Valence, 2002, p. 117. \nFranco Mata, á., “Socarrat”, *La Huella y La Senda* (catalogue d'exposition), Las Palmas de Gran Canaria, 2004, p. 57. \nGonzález Martí, M., *Cerámica del Levante Español. Siglos medievales,* t. III: *Azulejos, “socarrats” y retablos*, Madrid, 1952, pp. 458-459.","dynasty":"Art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argile","cuisson","kaolin","mudéjar","Paterna","peinture à froid","Valencia"],"materials":["Argile, kaolin","cuisson, peinture à froid."]},"68f83415-d094-590c-bdae-7ff58905192e":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Le bec et la poignée ont été brisés et remplacés, probablement au XIXe siècle, par des montures en argent d'origine européenne. Le corps est orné d'un décor peint en bleu et blanc sous glaçure. Les faces les plus larges sont décorées de volutes bleues dans un cartouche en diamant. Les quatre triangles compris entre ce dessin et le contour rectangulaire de la panse sont ornés de fleurs. Sur le fond bleu des faces latérales se détachent en blanc des motifs de fleurs liées entre elles. Sur l'épaule figurent des enroulements sur fond blanc, décor qui se poursuivait sans doute sur le bec. Les pieds ont été laissés en blanc. Cette aiguière est à rapprocher d'un groupe d'objets qui illustre le déclin du style “Baba Nakkash”. Les arabesques des faces latérales rappellent le motif qui est la marque de ce style, tandis que des détails comme les enroulements de l'épaule, ou le bandeau de chevrons autour du col, annoncent la phase suivante du décor Iznik dans les années 1520.","short_description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Le décor en bleu et blanc fait appel à des éléments traditionnels autant que novateurs. Le bec et la poignée d'origine ont été cassés et remplacés, sans doute au XIXe siècle, par des montures d'origine européenne.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 925 de l’Hégire / 1520 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 23,8 cm, l. 15 cm (bec compris), ép. 11 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie (montures européennes).","obtention":"Acheté par le musée en 1897.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 106, fig. 126.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée, montures en argent."]},"691ddce6-25f1-577a-8e88-7a0131702eef":{"name":"Carreau.","description":"Carreau hexagonal en céramique frittée orné d'un décor peint en sous-glaçure bleu et turquoise représentant un couple de canards à l'abri de grandes fleurs de lotus et de feuilles *saz*. Cette superbe composition renvoie aux albums de dessins du XVe siècle iranien, qui inspirèrent de nombreux arts décoratifs. Par ailleurs, au cours des XVe et XVIe siècles, des potiers iraniens se rendirent en Turquie afin de travailler pour la clientèle ottomane. Ce carreau rappelle certains motifs de ceux, également bleu et turquoise, de la Sünnet Odasi (chambre de circoncision) du palais de Topkapi à Istanbul, qui datent d'environ 933-934 H / 1527-1528 J.-C. Ces compositions de grandes fleurs, feuilles en mouvement et animaux ont pu être réalisées par des artisans de Tabriz en Iran. Des dessins de feuilles et d'animaux similaires se retrouvent dans un certain nombre d'albums de dessin du palais de Topkapi. Une autre source d'influence permanente est celle des porcelaines “bleu et blanc” chinoises importées en Turquie car très appréciées de la clientèle ottomane. En dépit de ces influences étrangères, les dessins furent adaptés par les potiers d'Iznik qui surent se créer un style propre.","short_description":"Carreau hexagonal à motif de canards, fleurs et feuilles *saz* en sous-glaçure bleu et turquoise. Une influence iranienne ou chinoise se perçoit sur de nombreux styles de céramique d'Iznik ; cette composition rappelle des motifs similaires trouvés dans des albums de dessins créés par des artistes de Tabriz en Iran.","holder":"The British Museum.","dates":"Décennie 926-936 de l’Hégire / 1520-1530 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,5 cm, L. 24,5 cm.","method_for_datation":"Des céramiques à sous-glaçure bleu et turquoise furent produites en Turquie ottomane au cours de la première moitié du XVe/XVIe siècle comme, par exemple, les panneaux de carreaux de la Sünnet Odasi (chambre de circoncision) du palais de Topkapi vers 933-934/1527-1528.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramique à sous-glaçure de ce style, utilisant ces couleurs et cette technique au cours de la période ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par Augustus Wollaston Franks en 1892.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 225. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nPorter, V*., Islamic Tiles*, Londres, 1995, pp. 104-105, fig. 93.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration végétale"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu et turquoise."]},"6945b03a-e793-5c51-8b45-3e3ebf550370":{"name":"Coupe en céramique.","description":"La forme creuse de cette coupe et la tentative de retrouver la blancheur de la porcelaine illustrent l'admiration des potiers musulmans pour la céramique chinoise. Les premiers potiers abbassides inventèrent une glaçure stannifère ou glaçure alcaline mi-cuite d'une blancheur opaque qui masquait la couleur terreuse de leur production et imitait la porcelaine. Le décor de cette coupe se compose de quatre simples touches de vert coulant du bord vers le centre. Au milieu figurent trois lignes de texte en arabe rédigées en style coufique anguleux ; elles sont décoratives mais difficilement lisibles. \nOn peut lire dans la première ligne : “a été fait par qui (…)”, alors que la formulation aurait dû être “qui a été fait par (…)”. La seconde ligne, peu claire, cite un “Muhammad”, peut-être le nom de l'artisan. Des coupes de céramiques similaires existent, qui mentionnent le même nom. La troisième ligne se lit : “Appréciez votre repas.” Ce type d'objet était fréquemment décoré d'aphorismes et de souhaits à leur propriétaire.","short_description":"La mode des céramiques chinoises chez les premiers potiers musulmans est illustrée par la blancheur opaque et les effets de craquelures sur l'engobe de cette coupe abbasside.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"IIIe siècle de l'Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 7 cm, Ø 24 cm.","method_for_datation":"Comparaisons stylistiques. La plupart des coupes de ce style oriental sont attribuées à la périodebouyide, dynastie islamique d'origine perse et de foi chiite qui régna en Irak entre 338 et 447/943-1055 tout en restant loyale envers le califat abbasside de Bagdad.","method_for_provenance":"Ce type d'objet fabriqué dans divers centres de production en Mésopotamie (al-Djazira) illustre des influences orientales.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où son nom signifiant “île”, constituée du nord-est de la Syrie et du nord-ouest de l'Irak actuels, ou Mésopotamie).","obtention":"Achat à Alep en 1939.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Islamic Art and Patronage: Treasures from Kuwait*, New York, 1990. \nBloom, J. et Blair, S., *Islamic Arts*, Londres, 2002. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nFehervari, G., *Art of the Eastern World*, Londres. \nKhalili, N., *A Selection of Islamic Art at the Brunei Museum*, Brunei, 1990. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Abbasside, peut-être la dynastie bouyide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bouyide","céramique","écriture coufique","glaçure stannifère","influence chinoise","inscriptions","porcelaine","poterie","terre cuite"],"materials":["Céramique, glaçure stannifère peinte en deux couleurs."]},"69bd4624-b7de-55fb-85ce-4dbe6c7e46c2":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique restauré à partir d'un fragment qui ne représentait qu'une partie du bord et du fond d'un plat. La partie manquante a été reproduite avec du plâtre, ce qui a permis de restituer la forme générale du plat. Le fragment d'origine révèle une pâte fine de couleur brune et, au niveau du bord, un décor géométrique de couleur verte, appliqué au pinceau et consistant en trois demi-cercles concentriques. Il reste quelques traces de peinture sur le bord et sur le fond, ce qui suggère que ce décor était répété de façon symétrique tout le long du bord et au centre du plat, lequel repose sur une base annulaire. \n \nLa finesse de la pâte atteste qu'il s'agit d'une vaisselle de luxe.","short_description":"Plat en céramique tournée restauré à partir d'un fragment révélant une pâte fine de couleur brune, décoré au pinceau en vert sous glaçure au niveau de la bordure. Il s'agit d'un décor géométrique consistant en trois demi-cercles concentriques. Ce plat reposait sur une base circulaire.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"361-543 de l’Hégire / 972-1148 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø de la base 6,2 cm, Ø du bord 21,5 cm, H. 4,9 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"Le fragment provient de la strate supérieure d'un puits profond de 14, 5 m et qui était gorgé de tessons de céramique et de poterie entassés sur quatre couches correspondant aux époques punique, romaine, byzantine et ziride. D'après les chroniqueurs, Alger fut bâtie à l'époque ziride par Bulughin ben Ziri (362-373/973-984).","method_for_provenance":"Dépôt archéologique (fouilles Leschi et Le Glay, 1952).","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Leschi et Le Glay, 1952).","bibliography":"Golvin, L., *Le Magrib central à l'époque des Zirides*, *recherches d'archéologie et d'histoire*, Paris, 1957. \n \nLe Glay, M., “à la recherche d'Icosium”, *Antiquités africaines,* t. II, 1968, pp. 7-54.","dynasty":"Ziride","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alger","céramique","plat","Zirides"],"materials":["Céramique tournée à décor peint sous glaçure."]},"6aba1364-1271-56bc-8718-7c0b62b33f0d":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Rare brûleur d'encens en terre cuite. Tourné sur plateau, il est percé de découpes en forme de feuilles pour faciliter la circulation de l'air et la diffusion des effluves d'encens. Le corps principal est divisé en deux par une séparation ajourée de type passoire sur laquelle l'encens était déposé pour se consumer. Le récipient était équipé d'un couvercle en hauteur ajouré, de même que la partie inférieure du corps, pour accroître la circulation de l'air autour du brûleur. Quatre poignées sont disposées symétriquement en carré, ce qui permet de penser que l'objet était suspendu au plafond ou à un autre élément élevé.","short_description":"L’encens a occupé une position particulière dans de nombreuses cultures islamiques, si ce n’est dans toutes, et a été largement utilisé pour parfumer les espaces intérieurs comme les pièces privées, les mosquées, les mausolées et les écoles religieuses. Des récipients de toutes formes et de toutes tailles comme ce brûleur en poterie ont été fabriqués pour contenir et brûler de l’encens.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. (avec couvercle) 23 cm., l. (poignées comprises) 20 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique.","method_for_provenance":"Ce brûleur et d'autres céramiques ottomanes similaires ont été trouvés par le donateur en Algérie.","provenance":"Algérie.","obtention":"Donné au muséeen 1877.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["brûleur d’encens","poterie domestique"],"materials":["Céramique à décor ajouré."]},"6ad7e7f5-5b8d-5bfc-afb9-c3c90a19d9a8":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord vertical biseauté, bouche circulaire, col cylindrique, corps globulaire : deux anses en ruban strié et appendice supérieur en forme de pinacle relient le col et la panse du vase. Sa base est convexe et son pied annulaire, diagonal. La jarre conserve le départ d'un filtre situé entre le corps et le col. L'extérieur est décoré par la technique de la *cuerda seca* partielle, dans laquelle seules quelques parties du dessin sont remplies de glaçure verte ou miel verdâtre, d'autres étant parsemées de points. La décoration s'organise en six bandes horizontales successives, à motifs végétaux, ondulés et calligraphiques. Sur le bord, nous trouvons une étroite bande de palmettes stylisées. La plus grande partie du col est occupée par une large bande avec de grandes fleurs de lotus et, au-dessous, une frise aux motifs dentés. Sur l'épaule apparaît un cartouche calligraphique où se répète plusieurs fois, en coufique fleuri, le mot “*baraka*” et, sur le ventre, une bande de médaillons phytomorphes. Enfin, à la base, nous trouvons une frise de palmettes. Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almoravide ou almohade décorée selon la technique de la *cuerda seca* partielle. La décoration est organisée en six bandes horizontales successives constituées de motifs végétaux ondulés et calligraphiques. Les motifs à fleur de lotus et la bande inscrite du mot *baraka* en caractères coufiques fleuris sont particulièrement remarquables.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 17,8 cm, Ø de la base, 13,4 cm, l. 32 cm, H. 34,8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Malaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 89.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte rosée poreuse modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca partielle."]},"6c0d5ed7-f239-5a9e-b68f-3354fdd5c46c":{"name":"Vase à panse globulaire.","description":"La pâte est couverte d'un engobe blanc sous un fond jaune vernissé. La panse globulaire se prolonge par un col sans anses, long et étroit, qui se termine par une lèvre éversée. D'une allure un peu lourde, cependant harmonieuse, ce vase se distingue par un riche décor, dessiné en brun et vert, empruntant ses thèmes aussi bien à la géométrie qu'à la faune domestique. L'une des faces de la panse est ornée d'un gallinacé stylisé, alors qu'un deuxième, aux ailes amplement déployées, occupe la face opposée. Pour le reste du décor, l'artiste semble avoir donné libre cours à sa fantaisie : entre de grands motifs en damier, le fond est parsemé de losanges, de cercles et de points. D'inspiration berbère, ce décor atteste que l'art ifriqiyen, bien que fortement imprégné d'influences orientales, avait développé une personnalité originale.","short_description":"Ce vase se distingue par un riche décor, dessiné en brun et vert, empruntant ses thèmes aussi bien à la géométrie qu'à la faune domestique. Le fond est parsemé de motifs géométriques. Ce décor, d'inspiration berbère, imprégné d'influences orientales, témoigne de la spécificité de l'art ifriqiyen.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Dernier tiers du IIIe ou début du IVe siècle de l’Hégire (IXe ou Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 28,5 cm, Ø 18,5 cm.","method_for_datation":"Ce vase a été retrouvé sur le site de Raqqada, la capitale des Aghlabides fondée en 263/877, ce qui constitue un terminus ante quem pour sa datation. D'autre part, les caractéristiques formelles relèvent du répertoire aghlabide, comme l'attestent les milliers de pièces et tessons dégagés sur le site de Raqqada. Néanmoins, ce répertoire et ses techniques de fabrication semblent avoir continué à être utilisés au début de l'époque fatimide, ce qui nous autorise à dater cette pièce du dernier quart du IIIe/IXe jusqu'au début du IVe/Xe siècle. Mais ceci ne met pas en doute sa production dans les ateliers de poterie de Raqqada ou de Kairouan.","method_for_provenance":"La découverte du vase sur le site de Raqqada suggère une production locale provenant des ateliers des poteries de Raqqada ou de Kairouan, la capitale économique toute proche.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Cette pièce fut retrouvée sur le site de Raqqada lors des fouilles menées au cours des années 1960. Elle fut exposée à partir de 1966 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée en 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 120. \n \nDaoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, Tunis, 1979, pp. 28-29, fig. 8. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Céramique glaçurée et décorée."]},"6ce7585a-6af3-5c01-acdf-e9095b77b4a9":{"name":"Cruche batta.","description":"Par son goulot rétréci et son large rebord retombant avec bec verseur, cette petite cruche à panse arrondie rappelle les cruches phénico-carthaginoises dites *à bobèche*. Les cruches de cette forme, *batta*, couramment utilisées pour contenir l'huile des lampes au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), étaient exécutées à Fès et Meknès en plusieurs tailles. Celle-ci est décorée de cannelures verticales sur la panse et d'un ruban en cordelette. D'autres de même type pouvaient recevoir deux rangées de petits cercles estampés au-dessus et au-dessous de ce ruban. Les cruches vernissées vertes à glaçure plombifère, comme cet exemplaire, étaient destinées au régions du Sud marocain, en particulier aux oasis de la vallée du Ziz. Pour les marchés citadins, les potiers de Fès exécutaient des cruches de même forme, mais au décor polychrome beaucoup plus élaboré, faisant appel aux motifs végétaux et floraux du répertoire maroco-andalou.","short_description":"Cette petite cruche dénommée *batta* rappelle par son goulot et son rebord les cruches carthaginoises dites *à bobèche*. C'est une forme traditionnelle pour les récipients utilisés pour l'huile des lampes. Elle était exécutée à Fès et Meknès pour les régions du Sud marocain.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 14 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"Cette forme de cruche a été abandonnée au début du XXe siècle.","method_for_provenance":"Pièce achetée à Fès.","provenance":"Fès ou Meknès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., “Potiers et faïenciers de Fès : les produits de leur fabrication ; leurs croyances et leurs légendes”, *France-Maroc,* n° 3, 1919, pp. 78-82. \n \nBel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”*, Les trésors du Royaume (*catalogue), Paris, 1999. \n \nLoviconi, A. et Belfitah, D., *Regards sur la faïence de Fès*, Aix-en-Provence, 1991.","workshop":"Potiers de Fès et Meknès.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","mobilier"],"materials":["Céramique vernissée, glaçure plombifère."]},"6d275aae-efca-5e92-b1e9-cd4d92480102":{"name":"Écuelle à marli vertical.","description":"Le décor de l'écuelle, limité à la paroi extérieure, consiste en une grande inscription en caractères coufiques aux hampes en biseau, avec certaines lettres se terminant par des volutes ; elle est comprise entre deux bandes d'une épaisse glaçure. Par-dessus l'inscription principale se superposent quatre lettres en bleu cobalt. La lecture de l'inscription, d'une exécution très courante, peut être ramenée à la formule du type “béni soit le propriétaire”. \nIl convient de souligner, en ce qui concerne les céramiques lustrées de Mésopotamie, la rareté du décor, qui se limite à des motifs épigraphiques ; on peut donc en déduire raisonnablement que cet objet reflète l'influence de la céramique de la période samanide du Khurasan et de la Transoxiane (IXe siècle H / Xe siècle J.-C.), à laquelle on doit une vaste production de vaisselle non lustrée, dont l'unique décor est constitué de motifs épigraphiques.","short_description":"Pièce pratiquement unique par sa forme et son décor. De telles pièces, exclusivement décorées de calligraphie, sont rares sur les premières céramiques lustrées abbassides.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7 cm ; Ø 18,3 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Comme nous l'avons dit dans la description de l'objet, on perçoit l'influence de la céramique de la période samanide du Khurasan et de la Transoxiane (IXe-Xe siècle).","method_for_provenance":"La typologie, très simple, est attestée parmi les matériaux provenant de Samarra.","provenance":"Irak.","obtention":"Achat.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., Ea*rly Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","lustre"],"materials":["Céramique, décor en lustre métallique et bleu cobalt."]},"6db232a1-1948-537d-8bad-3c92a264c7c0":{"name":"Panneau en stuc","short_description":"Le terme stuc s’utilise pour définir la grande majorité des décorations de la culture musulmane. Le stuc blanc, à partir des pierres à plâtre, grâce à sa souplesse d’utilisation, et ses qualités combinées de force, d’adhérence, de dureté, légèreté et prise rapide, permit son utilisation sur des chapiteaux, des arcs et même sur des espaces à forte pente comme les toits. Les artisans musulmans nous ont légué d’innombrables constructions décorées de motifs en stuc. Les XVIIIe et XIXe siècles furent l’âge d’or des décors en plâtre ciselé. Les palais et maisons présentent une ornementation très élaborée. Les motifs floraux, après avoir été géométriques, sont proches du style ottoman et italien.","type":"Stucs; plâtre","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 53 cm, Ø 26 cm","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar","keywords":["Plâtre ciselé","Chapitaux","Palais","Style ottoman","Style italianisant"],"materials":["Terre cuite"]},"6f45b4c6-e6d0-562e-aa92-b2efaf2a5915":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique tournée de forme largement évasée posée sur un court piédouche circulaire. Elle a été moulée à la main autour du rebord pour obtenir une succession de godrons. La coupe a été plongée dans un engobe d'argile et décorée à l'intérieur d'un motif floral simple réalisé à la sous-glaçure noire et bleu. Elle est entièrement vernissée d'une glaçure épaisse d'un jaune intense transparent.","short_description":"Cette coupe d’Afrique du Nord était utilisée pour servir un ragoût de légumes avec de la viande et du couscous. Fabriqué au tour, elle a un couvercle dont la forme s’adapte mais avec un diamètre légèrement plus petit. Des récipients comme celui-ci sont encore fabriqués aujourd’hui.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 13 cm, Ø 34 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Cette coupe et d'autres céramiques ottomanes similaires ont été trouvées par le donateur en Algérie.","method_for_provenance":"Cette coupe et d'autres céramiques ottomanes similaires ont été trouvées par le donateur en Algérie.","provenance":"Algérie.","obtention":"Donné au muséeen 1877.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration abstraite","poterie domestique"],"materials":["Céramique décorée en noir et bleu sous glaçure jaune transparente."]},"73a8c1a7-47a7-5ac2-8219-524e45f2889c":{"name":"Bassine","short_description":"Grande bassine dite *maajna* à fond plat et à paroi oblique et évasée. Le pied est annulaire. Le centre est meublé par un décor floral très stylisé composé de palmettes en forme d’ailes superposées. Sur la paroi, le motif *tawq* (collier) constitue l’élément principal de la composition. Son décor associe les influences ottomanes aux survivances locales. Les couleurs dominantes sont : le jaune, le vert, le brun et le bleu violet. La bassine sert à pétrir la pâte ou à rouler la semoule mais aussi comme récipient pour servir certaines préparations culinaires. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée de la Céramique Sidi Kacem Jelizi","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Tunis","dimensions":"H. 18 cm, Ø 70 cm","provenance":"Atelier de Qallaline","keywords":["Décor floral"],"materials":["Céramique"]},"74cb07f0-79d7-57eb-be13-fe55793125ae":{"name":"Pot à lait","short_description":"Il s’agit d’un pot à beurre avec couvercle (*dagra*) à panse globulaire et à piédouche. Son décor polychrome est organisé en bandeaux. Des médaillons renfermant des fleurs ornent la moitié inférieure de la panse. Le couvercle est aussi richement orné de fleurs encadrées par des croisillons.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée national du Bardo","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 45 cm, Ø 30 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Céramique"],"materials":["Céramique"]},"755aa26f-837b-56c6-a555-fffe8cf9d2d2":{"name":"Plat avec inflorescences d’œillet","description":"Plat creux à aile bombée sur base plate. Le décor, peint en lustre rouge, consiste en une grosse touffe d'aspect plumeux avec inflorescences de fleurs d'œillet, qui s'épanouit à partir d'un petit vase central en forme de coupe sur pied. Autour, un décor typique, fait de petites demi-lunes concentriques d'où partent des arbustes aux feuilles imitant des plumes, alternant avec un œillet, sur fond pointillé. Le bord du plat, marqué par un léger sillon extérieur, est souligné par un gros ruban en lustre compact.","short_description":"Ce plat, essentiellement décoré d'un motif emprunté aux tissus et aux céramiques ottomanes, appartient à la production tardive de Valence (Espagne, XVIIIe siècle). Cet objet devait probablement être utilisé comme vaisselle d'apparat.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H 6,8 cm ; Ø 28, 2 cm.","method_for_provenance":"Ce plat fait partie de la production valencienne tardive (XIIe/XVIIIe siècle), dont les éléments caractéristiques sont la fragmentation du décor, l'aspect plumeux des ornements végétaux ainsi que la présence de la fleur d'œillet, motif d'influence turque, parvenu en Occident par l'intermédiaire des tissus et de la céramique. \nParfois, comme dans cette pièce, on note l'usage quasi exclusif de ce dernier motif, selon un goût qui se révèle inspiré des fameuses céramiques turques d'Iznik, elles aussi caractérisées par les motifs de vases remplis de fleurs.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","lustre","plat"],"materials":["Céramique lustrée."]},"758017b1-e777-564d-bac6-2f8e62ea8bad":{"name":"Bol.","description":"Pièce ouverte, avec un corps à forme circulaire sur fond plat. Le bord est à section semi-circulaire, accentué et légèrement introverti. \nCéramique en pâte très claire, presque blanche à décor châtain, tirant vers le sépia. \nLes surfaces ont des camaïeux de la même couleur que la pâte. \nLa décoration est centrée sur l'intérieur de la pièce avec un motif en étoile ou en fleur qui part d'un large cercle dont l'intérieur est décoré par une barre géométrique. Comme bordure de ce cercle, des détails constitués de petits demi-cercles, avec un point au centre, intercalés avec une série de trois rayons qui pointent vers l'extérieur et se répètent dix-sept fois. \nUn décor rayé de la même couleur apparaît sur le bord de la coupe en sept ensembles de petits traits d'une subtilité remarquable. \nCe type de décor est fréquent à l'intérieur de pièces du même genre, mais aussi sur les parois extérieures des gobelets. Un décor très semblable a été observé sur des céramiques de Vilamoura (Loulé, Algarve) et sur la céramique exhumée au château de Silves. \nDans les ouvrages archéologiques réalisés à Silves, ce type d'ornement n'a pas été remarqué sur des pièces de niveaux archéologiques postérieurs au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). \nIl peut s'agir d'une pièce de production autochtone.","short_description":"Ce bol est particulièrement remarquable par l'élégance du motif géométrique de sa face intérieure. La décoration est centrée sur l'intérieur de la pièce avec un motif en étoile ou en fleur qui part d'un large cercle dont l'intérieur est décoré par une barre géométrique. L'ensemble rappelle les modèles traditionnels de la région, caractéristiques de l'art autochtone.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Mairie de Silves.","dates":"IIe-IIIe siècles de l’Hégire (VIIIe-IXe J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 4,5 cm; Ø supérieur (bordure) 23,6 cm; Ø inférieur (base) 16 cm.","method_for_datation":"Par le contexte archéologique, stratigraphique et typologique. La date attribuée (VIIIe-IXe siècle J.-C.) est contestée par Cláudio Torres, Champ archéologique de Mértola, d'après lequel il s'agit probablement d'une pièce plus tardive par comparaison avec d'autres provenant du Gharb al-Andalus.","method_for_provenance":"Excavation réalisée dans la cour adjacente au puits-citerne à Silves par Mário et Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire d'excavation Q 41 / C3-silo 1.","provenance":"Cour adjacente au puits-citerne (aujourd’hui Musée municipal d’archéologie de Silves), Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles réalisées dans les années quatre-vingt du XXe siècle.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 162-163. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 54. \nGomes, R. V, *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale"],"materials":["Céramique à tour rapide, décor étoilé."]},"7892ac22-f1eb-5c25-a796-c350b3bd270a":{"name":"Plat à décor floral.","description":"Grand plat à large base plate, marli bombé et aile réduite, peint en vert-turquoise, bleu cobalt et rouge laque en relief (“bol arménien”), typique de cette catégorie de plats. Sur le bord intérieur du fond du plat, un buisson de rosettes alternativement bleues et rouges génère des tiges fleuries et le rameau central à campanules bleues. Parmi les fleurs dominent trois grosses pivoines, des tulipes et des jacinthes. L'aile est ornée du motif caractéristique de “vagues et rochers”, très stylisé. Sur le marli figurent, alternés, des motifs de palmettes et de rosettes peints en bleu et en vert, avec un halo de couleur.","short_description":"Produit typique des fabriques d'Iznik entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, ce plat présente de riches décorations florales.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.) ; XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6,7 cm ; Ø 36,3 cm.","method_for_provenance":"Cette pièce est un produit des ateliers d'Iznik de la fin du Xe/XVIe-début XIe/XVIIe, comme l'atteste le traitement minutieux des détails, ainsi que le bord non lobé du plat.","provenance":"Iznik.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \nPetsopoulos, Y., *Tulips, Arabesques and Turbants. Decorative Arts from the Ottoman Empire*, Londres, 1982. \nRogers, G. M., “The Wares of sixteenth Century Ottoman Turkey”, *Islamic Art and Design 1500-1700*, Londres 1993, pp. 93-120. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décor floral","jacinthes","plat","vernissage"],"materials":["Céramique vernissée."]},"7a68823e-191b-5fd3-bb5a-c45c2eb03deb":{"name":"Jarre à provisions *qolla*","short_description":"Inspirée directement de la *khabiya*, grosse jarre destinée à la conservation des aliments, ce récipient servait au stockage et à la conservation des liquides tels que l'huile ou l'eau, et divers aliments. 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Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151.","materials":["Pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque"]},"7bb1e389-6b64-508c-be13-d7e4b898da6c":{"name":"Coupe sur piédouche.","description":"Grande coupe sur piédouche en céramique frittée peinte sous glaçure d'une panoplie de feuilles et d'ornements floraux. Les couleurs utilisées sont le manganèse, le vert sauge, le bleu et le noir. Sur toute la face extérieure figure la feuille *saz*, feuille de fantaisie dentelée fréquente sur les céramiques d'Iznik au cours d'une période précise de deux décennies 936-956 H / 1530-1550 J.-C. L'intérieur de la coupe présente une composition saisissante de médaillons contenant des nuages enroulés entre de petits bouquets de jacinthes sauvages. Ce splendide objet au décor plein de force a probablement été réalisé pour la cour impériale, sans doute pour le lavement des pieds de Soliman le Magnifique lui-même (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.).","short_description":"Une si belle coupe sur piédouche a très certainement appartenu à la cour royale, peut-être pour emmagasiner de l'eau destinée aux ablutions de Soliman le Magnifique en personne. Du fait de sa décoration sous glaçure de feuilles *saz* et de fleurs fantastiques en vert olive, manganèse, bleu et noir, cette coupe appartient à la série des céramiques dites de Damas.","holder":"The British Museum.","dates":"Environ 951-956 de l’Hégire / 1545-1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 27,3 cm, Ø 42 cm.","method_for_datation":"Cette coupe sur piédouche est l'exemple même d'un type de céramique produit au cours d'une période spécifique de deux décennies (936-956 H / 1530-1550 J.-C.). Elle fait partie d'un dit “groupe de Damas”, car on pensait jadis qu'elle y avait été fabriquée, mais on a prouvé depuis que cette variété damascène trouvait son origine dans des modèles d'Iznik. Ce groupe se caractérise en particulier par l'introduction de certaines couleurs – le vert olive, le noir et un violet de manganèse – et l'apparition des feuilles *saz* et de fleurs de fantaisie. Une lampe de mosquée du British Museum datée 955 (1549 J.-C.) offre la clé de la datation de cette coupe et d'autres récipients utilisant une coloration similaire et des motifs identiques comme l'enroulement de nuages. Un autre point de référence est un ensemble de carreaux présent à la fois dans le hammam de Yeni Kaplica à Bursa daté de 959-960 (1552-1553 J.-C.) et dans la mosquée d'Ibrahim Pacha à Istanbul édifiée en 956 H / 1550 J.-C. 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(dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 6000-1600*, Londres, 2005, p. 331, p. 454.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu, turquoise et vert olive."]},"7c54162f-752d-55a0-b15d-ba5049476e9d":{"name":"Carreau.","description":"Carreau en céramique frittée à motif symétrique au pochoir de quatre cartouches d'arabesques et quatre fleurs de type rose partant d'un ornement central en étoile. Les cartouches touchent les pointes de médaillons d'arabesques plus grands placés aux angles du carreau, tandis que des fleurs à deux tiges incurvées se terminent en demi-fleurs à gauche et à droite. 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Ils étaient fabriqués dans le but de faire écho au style d’Iznik, mais les pièces syriennes se caractérisaient par une palette réduite au bleu, vert et turquoise, sans l’adjonction du rouge d’Iznik.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"28 x 28 cm.","method_for_datation":"Les carreaux de ce type sont réputés avoir été produits en Syrie ottomane au XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Les carreaux de ce type sont typiques de modèles produits en Syrie ottomane où la production de céramique de type Iznik se caractérisait par une palette réduite au bleu, au vert et au turquoise, à l'exclusion du rouge d'Iznik.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté auprès de la collection du Major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 232, fig. 411 (pour un carreau d'Iznik de dessin pratiquement identique et proche d'autres modèles décorant le mausolée du sultan Sélim II à Sainte-Sophie).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée à décor bleu, vert et turquoise peint sous glaçure transparente incolore."]},"7cea6ccf-c3e7-529b-8b69-b0d28db38eda":{"name":"Frise de zelliges excisés.","description":"Ce petit fragment de revêtement mural est un spécimen de mosaïque de faïence excisée ou champlevée. \n \nCette technique était employée pour introduire la ligne courbe dans la décoration en céramique, notamment pour reproduire des inscriptions et des décors végétaux. Utilisant le plus souvent des carreaux vernissés noirs, les artisans excisaient assez adroitement la surface émaillée avec un marteau tranchant, pour ne découvrir la terre cuite qu'à l'emplacement destiné à servir de fond. Ainsi, les figures courbes végétales et scripturales se détachaient en léger relief sur le fond de terre cuite ocre. \n \nIci, à l'intérieur d'un cadre tressé, des caractères cursifs s'entremêlent à de grêles rinceaux ponctués de nodosités et donnant naissance à des palmes doubles et à des fleurons. L'inscription cursive qu'ils composent énonce une formule pieuse, “pour moi avec le Dieu des adorateurs”. \n \nCe type de bandeau épigraphique provenant de la *madrasa* Bouinaniya était placé au-dessus des lambris de céramique et en dessous d'une frise de motifs géométriques appelés *charafa* (rappelant les créneaux) qui faisait la transition entre la décoration de faïence et les lambris de plâtre des murs.","short_description":"Ce fragment où l'inscription rapporte la formule pieuse est un échantillon de la mosaïque de faïence émaillée excisée qui permettait de reproduire les lignes courbes des inscriptions et des décors végétaux se détachant en léger relief sur le fond de terre cuite ocre.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire (1351-1356 J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 28 cm, L. 47 cm.","method_for_datation":"Cet élément architectonique qui provient de la *madrasa* Bouinaniya a été réalisé pendant la période de construction du monument.","method_for_provenance":"Cette frise a été récupérée au moment de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","bibliography":"Hedgecoe, J. et Samar Damluji, S. *Zillig, L'Art de la céramique marocaine,* Londres, 1993. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* 2 vol., Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","monument religieux"],"materials":["Carreaux de faïence émaillés et excisés."]},"7cf9dbf7-35bc-5ff7-9f5e-d4b400e59363":{"name":"Coupe.","description":"Coupe à glaçure stannifère dont le décor représente un quadrupède non identifié devant une pomme de pin dont le dessin est d**'**origine islamique. 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L**'**animal aux formes amplifiées et le motif végétal sont typiques de l**'**art mudéjar. De nombreux exemples similaires viennent de Paterna.","provenance":"Paterna, Valence, Espagne.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Gaiger-Smith, A., *Tin-Glaze Pottery in Europe and the Islamic World, the Tradition of 1000 Years in Mayólica, Faience & Delftware*, Londres, 1973.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["imagerie zoomorphique","ustensiles domestiques"],"materials":["Céramique à glaçure stannifère."]},"7ec4c61a-0b37-51f0-9e27-faeecc7abdb3":{"name":"Plat à décor de triangles.","description":"Plat à ombon et aile large, décor de lustre brun sur fond crème. Le principal motif décoratif est une couronne de triangles disposés en spirale le long du bord intérieur de l'aile et peints d'un lustre compact. Un motif de même type, mais obtenu avec des traits incisés et dont la disposition est pratiquement indépendante du décor peint, se retrouve sur l'aile. Entre les triangles sont dessinés, alternativement, des hampes et des points, les “solfas” ou notes de musique, et des motifs en forme de spirale sur fond rayé, ainsi que de gros points et des motifs en forme de virgule. À une seule reprise, le motif de “solfas” se répète deux fois de suite. Un gros ruban lustré souligne le bord extérieur de l'aile. Autour de l'ombon hémisphérique, orné d'une inflorescence à trois pétales, est peint un décor de type épigraphique, entre deux grosses bandes d'un lustre compact. \nSur la surface extérieure sont peints en lustre brun-rouge des cercles concentriques qui suivent un mouvement de spirale.","short_description":"Ce plat, réalisé vers le XVIe siècle dans la région de Valence (Espagne), est essentiellement décoré de triangles et de motifs appelés *solfas*.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 4,5 cm ; Ø 34 cm.","method_for_provenance":"Ce plat fait partie d'une abondante série de produits de la région de Valence, de facture plutôt courante, très répandus dans la seconde moitié du Xe/XVIe siècle. Elle reprend, en les simplifiant en fonction d'un goût populaire, des thèmes décoratifs propres à la classe, très raffinée, des plats godronnés de la fin IXe/XVe-début du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","lustre","plat"],"materials":["Céramique, décor au lustre."]},"7f3ad75b-9c30-59f5-bd90-9efafe607dc8":{"name":"Coupe.","description":"Coupe sur piédouche en céramique frittée à rebord plat, ornée de six bandeaux rectangulaires tournants concentriques à épais contours noirs, qui forment un hexagone en partie centrale. Le rebord est décoré d'une écriture pseudo-arabe coufique. Un décor organique occupe les champs entre les bandeaux et le centre de l'hexagone. \nRaqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C. \nOn a retrouvé une abondance de traces de la production syrienne dans toute l'Égypte. Fustat était à la fois un port international très actif et des potiers syriens s'y étaient établis pour créer leurs propres ateliers de poterie.","short_description":"Raqqa, où cette coupe fut fabriquée, était l’un des deux grands centres de production de poterie durant la période ayyoubide en Syrie. Le style et la décoration de ce plat, la composition de la glaçure et la manière dont il s’est détérioré sont caractéristiques des céramiques de Raqqa.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 11,4 cm, Ø (au bord) 20,9 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. 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Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration calligraphique","décoration géométrique","récipients domestiques"],"materials":["Céramique frittée, décor peint en noir sous glaçure verte transparente."]},"80cabe22-0796-50d8-b4b1-b4e1801d847c":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée de forme évasée à parois droites décorées de bandes légèrement tournoyantes peintes en noir . Le centre du bassin est occupé par un rondeau de calligraphie très stylisée qui peut se lire : “'al-'izz… Muhammad”. La décoration est typique de ce type de coupe dans lequel l'objet, non vernissé, est peint au pigment noir avant d'être entièrement recouvert d'une glaçure transparente (ici turquoise). Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"La décoration centrale de cette coupe comporte une inscription calligraphique qui peut se lire “al-‘izz… Muhammad”, peinte au pigment noir sous une glaçure transparente bleue. L’usage populaire d’inscriptions de bon vœux et de souhaits sur les céramiques moyen-orientales remonte au tout premier âge islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø (bord) 15,8 cm, Ø (base) 6,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. 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Le schéma décoratif est constitué d’une combinaison de motifs géométriques et floraux.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Fin IIe-début IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 28 cm, Ø (lèvre) 8 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec des jarres similaires. La poterie abbasside est généralement de couleur crème.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","provenance":"Tell Hisban, Jordanie.","obtention":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","bibliography":"Horn, S. H., “The 1973 Season of Excavations at Tell Hesban”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XIX, 1974, pp. 151-156, planche LXXV, 2. \nHorn, R. S. et Horn, S. H., *Heshbon 1973*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 1975.","dynasty":"Abbasside","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Céramique tournée."]},"8262afff-f5be-5577-ab18-a76c2170cb15":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique frittée peinte en sous-glaçure bleu, turquoise et vert olive. Le bassin est occupé par une vibrante composition de feuilles *saz*, de fleurs de fantaisie et d'une paire de tulipes. Autour du bord, une mise en place plus structurée présente une alternance de bouquets de feuilles vertes et de fleurs bleues et blanches. D'importantes tulipes, entourées d'autres fleurs, s'échappent d'une touffe de feuilles près du bord. Les plats fabriqués à Iznik présentaient ainsi souvent des plantes partant du bord, afin de donner un axe vertical à la composition. Celui-ci est un bel exemple du style *saz* ou “de Damas”, qui fut populaire au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","short_description":"Des tulipes et des fleurs fantastiques sont représentées comme poussant d'un angle de ce plat en céramique, tandis que des feuilles *saz* courent gracieusement sur le bord. Les céramiques présentant ce même type de motif et de palette chromatique étaient produites à Iznik, même si on a pu à un certain moment les attribuer à la ville de Damas.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 956 de l’Hégire / 1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 39,4 cm.","method_for_datation":"Cette coupe sur piédouche est l'exemple même d'un type de céramique produit au cours d'une période spécifique de deux décennies (936-956/1530-1550). Elle fait partie d'un dit “groupe de Damas”, car on pensait jadis qu'elle y avait été fabriquée, mais on a prouvé depuis que cette variété damascène trouvait sa provenancedans des modèles d'Iznik. Ce groupe se caractérise en particulier par l'introduction de certaines couleurs – vert olive, noir et un violet de manganèse – et par l'apparition des feuilles *saz* et de fleurs de fantaisie. Une lampe de mosquée au British Museum datée 955 (1549 J.-C.) offre la clé de la datation de cette coupe et d'autres récipients utilisant une coloration similaire et des motifs identiques comme l'enroulement de nuage. Un autre point de référence est un groupe de carreaux présent à la fois dans le hammam de Yeni Kaplica à Bursa daté de 959-960/1552-1553 et dans la mosquée d'Ibrahim Pacha à Istanbul édifiée en 956/1550. Ces carreaux présentent les mêmes couleurs et les mêmes motifs décoratifs que le groupe damascène de céramiques dont fait partie cette coupe.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramique à sous-glaçure de ce style, utilisant ces couleurs et cette technique, au cours de la période ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs Henderson au British Museum en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 249. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 63-68, fig. 38.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu, turquoise et vert-olive."]},"83d379f5-b3fb-5f8d-90e6-0d7825b5a477":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en céramique frittée à long bec ouvert, col cylindrique, poignée en boucle et panse sphérique. L'intérieur et l'extérieur sont recouverts d'une glaçure opaque turquoise. Le style est typique de la poterie fatimide de Fustat (VIe/XIIe siècle). Fustat était l'une des plus riches cités du monde islamique à cette époque. Assez peuplée, ses maisons pouvaient compter jusqu'à six étages. \nCe type de lampe éclairait les intérieurs des maisons de Fustat et témoigne de la position éminente de la cité au Moyen-Orient tout au long de la période fatimide (286-566 / 909-1171). Les résidents de ce port actif comptaient parmi eux des négociants qui importaient des biens venant de nombreux pays du monde, voire de Chine. Fustat était également un important centre de manufacture dont les artisans produisaient des céramiques de qualité, de la verrerie, des objets en fer et en cuivre et des textiles.","short_description":"La forme de cette lampe est typique de celles trouvées dans la ville de Fustat (Égypte fatimide). Fustat était une ville très peuplée, avec des artistes et des ateliers d’artisans approvisionnant les marchés locaux et d’exportation. Ils disposaient de nombreuses possibilités d’inspiration artistique grâce aux marchandises importées de pays lointains.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 9 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIe/XIIe siècle ont été trouvés à Fustat.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIe/XIIe siècle ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le muséeen 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éclairage"],"materials":["Céramique frittée à glaçure turquoise opaque."]},"842a5200-0594-5a9c-bea6-e441fe3c4f78":{"name":"Carreau de faïence","short_description":"Carreau de faïence. Au centre du cercle, un bateau à voile entouré d’oiseaux ; à l’extérieur du cercle, un élément floral stylisé occupe chacun des quatre angles du zélige.","type":"Terre cuite émaillée","holder":"Musée public national des Antiquités","dates":"XIX siècle","location":"Alger","dimensions":"13 x 12cm","provenance":"Delft, Hollande","author":"Houria Cherid","keywords":["Emal","zelidj"],"materials":["Céramique, émail"]},"8469840c-c735-573f-aef2-fdf1fcbc3556":{"name":"Vase à biberon","short_description":"C’est un vase à goulot ou tétine avec une anse centrale annulaire et un pied évasé. Le profil rappelle celui d’un couffin fermé. L’objet, d’une forme rare, est décoré d’un grand oiseau jaune et brun. Il sert à l’allaitement artificiel.","type":"Ceramique","holder":"Musée national du Bardo","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 22 cm, Ø 28 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Terre cuite"],"materials":["Terre cuite"]},"85f637f2-bdd8-5043-82c2-2e742768a71a":{"name":"Encrier.","description":"Encrier à corps presque cylindrique, fond convexe et bords saillants avec quatre anses de section circulaire. L'extérieur est décoré au *vert et manganèse* sous glaçure. Grâce à des techniques radiographiques, nous savons que de l'orifice d'entrée part un conduit qui s'enfonce de 2,9 cm dans le récipient destiné à l'encre. Ce conduit est également vernissé. Il a été fabriqué séparément et accouplé ultérieurement au goulot. On connaît diverses pièces similaires : l'une se trouve au musée de l'Alcazaba d'Almería, l'autre à Corbières (France) ; la troisième, en verre, est conservée au musée Iran Bastan de Téhéran ; dans la collection du musée du château de Péralada (Gérone, Espagne) figure un encrier de provenance iranienne ; un cinquième exemplaire se trouve au musée du Louvre et, datant du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), il est intéressant par sa provenance puisqu'il fut trouvé dans les fouilles réalisées à Suse. Cette dernière pièce, contemporaine d'autres trouvées à Samarcande, Nishapour et Siraf, suggère que le lieu d'origine de ces encriers a pu être le Moyen-Orient, d'où ils se répandirent sans doute vers l'Occident.","short_description":"Encrier portatif à suspendre à la ceinture. De l'orifice d'entrée part un conduit qui s'enfonce dans le récipient, évitant que l'encre ne se déverse. Le calligraphe y trempait son calame pour écrire contre rétribution des lettres ou des documents. L'encrier est devenu le symbole des scribes ou copistes.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IVe siècle H (Xe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7, 6 cm, Ø 5,75 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques stylistiques et sa similitude avec d'autres encriers de la même époque.","method_for_provenance":"Provenance non documentée. La production de ce type de pièces fut très rare ; l'hypothèse de sa provenance s'appuie sur la netteté et l'austérité du dessin décoratif, caractéristique de Madinat al-Zahira, grand centre producteur de céramiques en *vert et manganèse*.","provenance":"Madinat al-Zahira (Cordoue).","obtention":"La pièce a été acquise par l'état et déposée au Musée archéologique national à une date inconnue.","bibliography":"*Al-Andalus y el Méditerráneo*, Cádiz, 1995. \nBernus-Taylor, M., “Encrier”, *Les Andalous de Damas à Cordoue*, Paris, 2000, p. 128, n° 123. \nLlagosteras, E. et Zozaya, J., “Análisis radiográfico de un tintero califal”*, Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos*, LXXX, n° 4, Madrid, 1977, pp. 911-915.","dynasty":"Califat omeyyade d’al-Andalus","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture","Madinat al-Zahira","science"],"materials":["Argile","tour, cuisson, vert et manganèse, glaçure."]},"86c2720a-384b-58d3-92a2-3fc1aefd7f1c":{"name":"Petite jarre","short_description":"C’est une *qolla* à deux anses, à panse ovoïde à large col et lèvre en bourrelet. Le décor en polychrome est organisé en bandeaux. Sur la panse, des médaillons à rosace centrale s’intercalent entre une frise de croisillons et une autre de chevrons. Des traits verticaux alternativement jaune, bleu et vert ornent le col. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée de la Céramique Sidi Kacem Jelizi","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Tunis","dimensions":"H. 41 cm, Ø 24 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Poterie modelée","Décor en polychrome"],"materials":["Terre cuite"]},"882edb61-7d84-519e-90cd-1e8568e3abc4":{"name":"Plat conique *mokhfia*","short_description":"Ce plat conique dit mokhfia est très creux sur une base annulaire. Il présente un décor d'arcatures dit de \"tortue\". Au centre du plat, une étoile à cinq branches avec un point central vert s'inscrit dans un double cercle. Six points bleus occupent l'intérieur et cinq l'extérieur de cette étoile. A partir de ce motif central se développe un décor rayonnant de cinq grandes arcatures ou \"écailles\" contenant la même forme peinte en vert avec deux pastilles de part et d'autre d'une large bande décorative quadrillée et cernée de jaune. La bordure intérieure de la coupe comporte un motif tressé rehaussé de petits traits bleus. \nCe décor et cette forme précise de céramique sont caractéristiques des productions marocaines élaborées entre le XVIIe et le XIXe siècle J.-C.. Elles sont très répandues, aussi bien au Maroc qu'en Espagne. D'ailleurs, on note l'influence andalouse dans certains motifs comme l'emploi de la géométrie. \nCette pièce ne peut pas être attribuée avec certitude à un centre de production. Toutefois, Fès est le plus important de l'époque. Le décor aux arcatures concentriques dit de \"tortue\" est caractéristique de ces céramiques polychromes marocaines. Au XIXe siècle J.-C., les couleurs employées sont plus affirmées, les formes plus lourdes et les décors moins spontanés qu'avant.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 12 cm, D: 28 cm","provenance":"Maroc","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Piasa en 2002.","bibliography":"Delpont, Eric (et al.), *Album du musée*. Paris: Somogy éditions d'art, 2012: p. 294; p. 386. \n \nRoux, Jean-Paul (ed), *Arts de l'Islam: des origines à 1700*, Paris: Musée national de l'Orangerie (Réunion des Musées nationaux), 1971: Fig. 83."},"88c3e9a5-4d43-5bac-af15-0e55e4b15da8":{"name":"Deux carreaux.","description":"Deux carreaux en céramique frittée. Le carreau n° 159 présente une composition horizontale de vigne à feuilles vertes et grappes charnues de couleur rouge disposées de chaque côté d'une branche centrale à petites fleurs rouges et bleues. Le carreau n° 160 est orné d'une composition florale chargée, à deux feuilles *saz* superposées au centre, entourées de quatre demi-fleurs de fantaisie. Le fond est occupé par des bandeaux de nuages sinueux et d'enroulements de délicates tiges végétales bleues.","short_description":"Depuis la fin des années 950 H / 1550 J.-C, des carreaux comme ceux-là furent commandés par la cour ottomane pour ses importants programmes de construction à Istanbul et ailleurs. Ils finirent par représenter l’essentiel de la production des ateliers d’Iznik et un grand nombre d’entre eux sont encore en place aujourd’hui.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"n°159 : 24,5 x 24,5 cm; n° 160 : 22,8 x 22,8 cm.","method_for_datation":"Les branches fleuries et la vigne du carreau n° 159 renvoient à d'autres exemples datant de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, en particulier au revêtement de la mosquée de Takkeci Ibrahim Agha à Istanbul, datant d'environ 1000/1592 (voir Atasoy et Denny, 2000). Des carreaux du type du n° 160 ont été utilisés dans le salon de Mourad III au palais de Topkapi à Istanbul vers 985/1578. Ce motif est resté populaire, bien que très simplifié, jusque très avant dans le XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Des carreaux de ce type furent commandés par la cour ottomane pour ses importants programmes de construction à Istanbul et ailleurs à partir de la fin des années 950/1550. Ils finirent par représenter la majeure partie de la production des ateliers d'Iznik et un grand nombre d'entre eux sont encore en place aujourd'hui.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 235, fig. 152 (pour la datation). \nHaase, C. P., Kroger, J. et Lienert, U., *Oriental Splendour: Islamic Art from German Private Collections*,Hambourg, 1993, p. 120, cat. n° 73. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 48.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique frittée, sous-glaçure bleue, verte et noire, barbotine rouge en sous-glaçure, glaçure transparente."]},"88e1fa36-529e-53bc-bbcd-f2c0e91f810a":{"name":"Cruche.","description":"La forme de cette cruche s'inspire probablement d'un prototype en verre, ce que confirment les indentations disposées en motif circulaire, similaires à celles trouvées sur des pièces de verrerie iranienne contemporaines. La cruche moulée est vernie d'une intéressante couleur bleu lavande opaque, qui ne couvre pas le pied. Cette forme montre l'influence de la céramique iranienne sur la poterie de Raqqa. Cette ville était l'un des deux grands centre de production de poterie dans la Syrie des Ayyoubides, l'autre étant Rusafa. La ville possédait un certain nombre d'ateliers de potiers qui produisaient une gamme de céramiques dont des récipients à décor lustré, moulés en relief ou peints sous glaçure.","short_description":"Les potiers du Moyen-Orient puisaient souvent leur inspiration artistique dans les autres corps de métier. La forme de cette cruche moulée copie un prototype en verre. Les indentations circulaires qui décorent le ventre du pichet se trouvent également sur des pièces de verrerie iranienne de la même époque.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 17, 5 cm, Ø (au rebord) 9,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Par ailleurs, la composition de la terre est proche de celle de la poterie de Raqqa, qui est caractéristique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["artisanat","récipients domestiques"],"materials":["Céramique frittée à glaçure opaque bleue."]},"891c65b9-b73d-5c4b-be2d-0e7198d79575":{"name":"Plat.","description":"Lourd plat sans décor à épaisse glaçure turquoise foncé, typique de la production de Raqqa aussi bien par sa forme que son style de fabrication. Bien que gravement détériorée, la glaçure conserve une idée de la beauté que pouvait revêtir ce simple plat à son époque. La couleur turquoise, appréciée pour ses qualités esthétiques, était censée offrir une protection, ce qui rendit son usage très populaire en céramique dans tout le Moyen-Orient islamique. \nRaqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"Bien que très détérioré, ce plat turquoise devait être d’un bleu saisissant quand il était neuf. Raqqa en Syrie était un important centre de production de céramique pendant la période ayyoubide, avec de nombreuses pièces à glaçure turquoise, qui était une couleur populaire de bon augure dans le Moyen-Orient.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 4,1 cm, Ø (au bord) 15,2 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["récipients domestiques"],"materials":["Céramique frittée à glaçure turquoise foncé."]},"8acf2eac-8e23-5efc-a927-dea5fc1c4c75":{"name":"Coupe à décor rayonnant.","description":"Cette pièce, dont la forme est inspirée des porcelaines chinoises de la période T'ang (618-906 J.-C.), présente un décor peint en bleu cobalt, consistant en un grand motif en forme de pétales stylisés ; dans le fond, un polygone étoilé, dont les pointes sont remplies de petits traits. Au centre figure un motif communément appelé “sceau de Salomon”, élément décoratif courant dans l'art islamique. \nLa coupe, décorée dans un style simple mais agréable, peut être considérée comme typique de la production mésopotamienne, dans la classe des céramiques peintes en bleu cobalt sur fond blanc crème. Cette classe est d'un intérêt notable, dans la mesure où elle constitue l'un des exemples les plus anciens d'imitation, dans le monde islamique, des porcelaines chinoises, qui étaient particulièrement appréciées et qui arrivaient en grande quantité en Égypte et en Irak par mer, ainsi qu'en Perse par voie de terre, à travers la Route de la Soie. L'imitation de la porcelaine était réalisée en recourant à l'utilisation d'une épaisse glaçure à l'oxyde de plomb auquel on ajoutait, en guise d'opacifiant, de l'oxyde d'étain ; il en résultait une couverture compacte blanc crème, sur laquelle était peint, en bleu cobalt, un décor de goût islamique.","short_description":"Cette pièce est d'un grand intérêt à cause de son décor inspiré des porcelaines chinoises de la période T'ang, et témoigne des contacts et des échanges qui, le long de la Route de la Soie, se produisaient entre la Chine et des pays comme l'Égypte, la Perse et l'Irak.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 19,8 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base de la typologie de l'objet, pour l'analyse duquel nous renvoyons à la description. En ce qui concerne la provenance de la coupe, il est à remarquer que cette pièce est typique de la production mésopotamienne, dans le cadre de la classe des céramiques peintes seulement en bleu cobalt sur fond blanc crème (voir le texte de la description).","provenance":"Irak.","obtention":"Dépôt privé.","bibliography":"Fèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","émail"],"materials":["Céramique émaillée."]},"8c014da5-017c-55b6-8f07-95eca4b0b551":{"name":"Élément de stalactite (mouqarbas).","description":"Les *mouqarbas* sont des ornements à structure alvéolaire en forme de stalactites qui décorent les coupoles ou les encorbellements, notamment dans l'architecture arabo-maghrébine. Les pièces en céramique de forme parallélépipédique qui composent cet ensemble comportent deux parties : l'une pleine, l'autre formée de quatre cannelures verticales. La base cruciforme de chaque pièce, ainsi que la partie cannelée, est couverte d'un émail vert très clair ; des traces de couleur jaune apparaissent sur quelques côtés. Les pièces sont assemblées entre elles, en pyramide, avec du ciment par la partie pleine, les parties cannelées restaient apparentes. \n \nCe genre de stalactite est le premier vestige mis au jour en Occident musulman qui puisse être attribué au calife hammadide al-Mansour (r. 481-498 H / 1089-1105 J.-C.). \n \nCet élément de *mouqarbas* ornait probablement la partie supérieure du mur extérieur donnant sur la cour de Dar al-Bahr ; le décor était sans doute posé comme une applique.","short_description":"Cette stalactite est une applique ornementale en forme de parallélépipède à quatre niveaux, constituée d'un ensemble de pièces en céramique et comprenant deux parties, l'une pleine et l'autre cannelée, portant des traces d'émail vert. Les pièces sont assemblées entre elles par du ciment.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"Ve-VIe siècle H (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Sétif","dimensions":"H. totale 41 cm, l. totale 21 cm, H. de chaque pièce 16 cm, dimension de chaque côté des pièces 5 cm.","method_for_datation":"Stalactite trouvée dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle), d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Documents De Beylié, qui indique que ces stalactites furent recueillies au pied du mur plein donnant sur le côté sud de la cour de Dar al-Bahr.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nFernandez-Puertas, A., “Muqarnas”, *Encyclopédie de l'Islam*, vol. VII, 1993, pp. 501-502. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cannelure","céramique","émail","Hammadides","mouqarbas","stalactite"],"materials":["Céramique moulée émaillée."]},"8c32bee4-0f68-56fc-9da8-59caa6e72f6d":{"name":"Coupe/bol.","description":"Récipient ouvert à corps de forme hémisphérique. Bord semi-circulaire, légèrement extraverti. Pied annulaire, pâte de couleur claire. Les surfaces sont émaillées avec un décor polychrome. Au centre, réalisée par un amateur, une représentation naïve du lotus, symbole de la vie éternelle. Ce type de pièce, par sa forme, surtout le pied annulaire, désigne la production ibérique qui imite la typologie orientale. En plus du fond décoré, le bord de la pièce présente aussi un motif décoratif ondulé, interrompu trois fois.","short_description":"Coupe fabriquée dans la péninsule Ibérique selon des modèles orientaux. Cette pièce du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) offre en son centre une représentation tout à fait naïve d'un bulbe de lotus, symbole de la vie éternelle.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 4 cm ; Ø supérieur (bordure) 15,6 cm ; Ø inférieur (fond) 6,8 cm.","method_for_datation":"Contexte archéologique et similitude typologique.","method_for_provenance":"Fouilles à Silves dans la cour adjacente au puits-citerne, dirigées par Mário Varela Gomes, sous le n° d'inventaire Silves 3, Q37-C3.","provenance":"Cour adjacente au puits-citerne (aujourd’hui Musée municipal d’archéologie de Silves), Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* 1998, p.98. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 57. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII),* Lisbonne, 1999.","dynasty":"Omeyyade, califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique à décor polychrome."]},"8c95b79c-1630-52c9-b76b-3d50a79d2673":{"name":"Plat.","description":"Plat rond en céramique frittée à bassin creux, bord plat retourné et petit piédouche rond. Le décor central représente un jeune homme vêtu d'un caftan vert à ceinture rouge, d'une chemise et de pantalons bleus, de bottes rouges et d'un turban vert. Il porte un rouleau dans sa main levée. Parmi divers détails floraux s'élèvent à sa droite un bouquet composé de hyacinthes bleues et d'une rose rouge et à sa gauche un iris bleu et une hyacinthe bleue. L'aile est ornée d'une bordure de vagues-et-rochers simplifiée exécutée en noir. Le dessous est lui aussi décoré d'un motif alterné de trois brins végétaux bleus et trois verts à contours noirs. Il existe un certain nombre de plats à figures similaires et l'on a pensé que l'homme décrit était un jeune amoureux, figure légendaire de la littérature ottomane portant le nom d' Ibrahim. Ces plats auraient été produits sur la Corne d'or au XVIIe siècle pour le grand public. Un plat très similaire est conservé au Musée de la Renaissance au château d'Écouen.","short_description":"Les plats décorés de personnages flanqués de fleurs marquent la dernière phase de la production d’Iznik pour les marchés populaires au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Il a été établi que l’homme représenté serait un jeune amoureux éconduit portant le nom d’Ibrahim, figure légendaire de la littérature ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Début XIe siècle de l’Hégire (début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 27,3 cm.","method_for_datation":"Les plats de ce type, décorés de personnages flanqués de fleurs, marquent la dernière phase de la production d'Iznik, qui débute au début du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Des pièces de style proche ont été produites à Iznik au début du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de Bluett and Sons à Londres, en 1967.","bibliography":"Raby, J. et Atasoy, N., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 274-275, fig. 781-782. \nRackham, B., *Islamic Pottery and Italian Maiolica*,Londres, 1959, p. 47, cat. n° 201, et planche 87 A. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit* (catalogue d'exposition), Recklinghausen, 1985, p. 162, cat. n° 2/44.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik","jacinthes"],"materials":["Céramique frittée, décor peint noir, vert, bleu et rouge d’Iznik (bol arménien) sous glaçure transparente légèrement verdâtre."]},"8cd96f1a-abb6-5bcf-809b-2f3caf95df11":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique esgrafiée sous engobe à glaçure verte, brune et blanc de manganèse, d'un modèle couramment utilisé à table. Le superbe dessin de l'archer monté sur un cheval cabré et tirant une flèche de son arc a été incisé sous la glaçure. \nLa technique de la céramique sous engobe à glaçure polychrome était issue de la poterie chinoise Tang. La technique de l'incision (*sgraffiato*) était très répandue dans le monde médiéval – aussi bien chrétien qu'islamique –, mais est à rapprocher plus précisément ici des céramiques d'Aghkand produites en Iran près de Tabriz aux VIe et VIIe siècles H (XIIe et XIIIe siècles J.-C.). La production iranienne se caractérise par un motif central très présent dont les lignes incisées servaient sans doute à empêcher la glaçure de couleur de déborder des contours du dessin. Ce système fut exporté vers certaines régions d'Italie via l'Anatolie, puis dans les provinces byzantines. Les objets polychromes esgrafiés étaient également populaires dans l'Égypte mamelouke, où cette technique était utilisée pour les inscriptions et les mentions héraldiques plutôt que dans les représentations figuratives.","short_description":"Coupe à décor incisé (*sgraffiato*) d'archer à cheval tirant une flèche de son arc. La technique de la céramique sous engobe à glaçure polychrome venait des céramiques iraniennes, elles-mêmes inspirées par la poterie chinoise Tang.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"Ø 26,3 cm.","method_for_datation":"Cette pièce est proche d'objets de fouilles qui peuvent être datés du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), par exemple, ceux trouvés à Qalaat Jabar, dont les gisements n'appartiennent qu'aux seules périodes des VIe et VIIe siècles H (XIIe et XIIIe siècles J.-C.).","method_for_provenance":"La coupe a été trouvée à Alep et l'analyse stylistique confirme qu'elle est originaire du nord de la Syrie.","provenance":"Nord de la Syrie.","obtention":"Acheté par le musée en 1931.","bibliography":"Hobson, R., “A Near Eastern Pottery Bowl”, *British Museum Quarterly*, vol. XL, 1931, p. 37. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1947, p. 26. \n*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides* (catalogue de l'exposition présentée à l'Institut du monde arabe, Paris, 22 octobre 2001-10 mars 2002), Paris, 2001, cat. n° 75, p. 102. \nPorter, V. et Watson O., “Tell Minis wares”, in Allan J. et Roberts C. (dir.), *Syria and Iran: three studies in medieval ceramics*, Oxford University Press, 1987, pp. 175-247. \nTonghini, C., *Qal'at Jabar Pottey, a study of a Syrian Fortified Site of the Late 11th to 14th Centuries*, New York, 1998, pp. 73-74.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Céramique sous engobe incisée, à glaçure verte, brune et manganèse."]},"8d436c70-8d15-5b93-b5b5-044a974ad60d":{"name":"Marmite.","description":"Marmite à bord vertical droit, lèvre plate et rebord extérieur, bouche circulaire, col cylindrique, corps tronconique et carène prononcée située près de la base. Elle possède deux anses en ruban avec une nervure centrale et une base convexe. Elle présente un décor horizontal incisé sur le bord, le corps et le col ; des traces de feu indiquent son usage culinaire. Pièce restaurée.","short_description":"Ustensile de cuisine de forme très simple avec une décoration très sobre. Ce type de pot a été découvert dans un four almohade, mis au jour à Mértola. On le trouve presque exclusivement dans cette région, ce qui permet de l'identifier comme un produit local.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø du bord 23,5 cm, Ø de la base 19 cm ; l. 35 cm ; H. 21,5 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Cette marmite a été trouvée dans un four almohade mis au jour à Mértola,et appartient à une classe qui apparaît presque exclusivement dans cette région, raisons qui nous permettent de l'identifier comme une production locale.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, pp. 107-167. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 155.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["alimentation","cuisine","vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune modelée dans une pâte rougeâtre","tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante."]},"8e2d8258-5733-5cff-a71b-a0329ecb34b2":{"name":"Fourneau portatif.","description":"Fourneau composé d'une chambre supérieure ou chambre à feu, d'une petite grille et d'une chambre inférieure ou cendrier. La chambre supérieure présente un bord vertical avec un lit ou moulure dans laquelle on peut emboîter un autre objet, une bouche circulaire, un corps cylindrique à carène haute, des orifices pour fournir de l'air au feu et deux anses verticales en ruban surmontées d'un appendice conique. Le gril est convexe, avec des orifices circulaires qui font communiquer la chambre supérieure avec le cendrier presque cylindrique ; il possède une ouverture en ovale et une base plate. Le fourneau est orné d'un cordon ongulé dans la carène, de trois lignes parallèles incisées et ondulées, et d'une peinture blanche sur fond rougeâtre qui dessine des traits ondulés verticaux et horizontaux entrecroisés. La pièce présente de nombreuses traces de feu dues à son utilisation comme petit four ou réchaud portable pour cuisiner ou réchauffer un endroit. Pièce restaurée.","short_description":"Ustensile de cuisine de la période almohade, probablement de production locale. Fourneau composé d'une chambre supérieure ou chambre à feu, d'une petite grille et d'une chambre inférieure (ou à cendres). Ce type d'article a été utilisé jusqu'à nos jours dans cette région.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 29,2 cm, Ø de la base 15,6 cm, l. 33,5 cm, H. 22,2 cm.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Ce type d'objet est commercialisé localement. Il s'agit, par ailleurs, d'une forme très fréquente dans la région, aux caractéristiques techniques et formelles typiques des productions de Mértola.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica decorada islámica de Mértola”, *VI Colloque International sur la Céramique Médiévale en Méditerranée, Aix-en-Provence, 1995*, Aix-en-Provence, 1997, pp. 311-325. \nGómez Martínez, S., “Contenedores de fuego en el Garb al-Andalus”, *Actas do III Congresso de Arqueologia Peninsular. Vila Real de Trás-os-Montes, Setembro de 1999*, vol. VII: *Arqueologia da Idade Média da Península Ibérica*, Porto, 2000, pp. 421-434. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, pp. 107-167. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 155.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["feu","vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune en pâte rougeâtre mi-compacte, modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère alternée oxydation/réduction."]},"8eee28ae-e98c-58dd-82dd-0212290a8232":{"name":"Filtre.","description":"Ce fragment de terre cuite grisâtre à travail ajouré en partie centrale équipait une jarre à filtre. Celui-ci, légèrement convexe, était placé à la jonction du col et de l'épaule pour protéger le liquide des insectes et autres pollutions. Le motif inscrit dans le cercle représente un quadrupède se déplaçant vers la gauche. Il se détache d'un fin treillis de losanges. Différentes parties du corps de l'animal, généralement considéré comme une gazelle, sont mises en valeur par des traits incisés dans la matière. Le reste du corps est lisse. Le filtre est délimité par une bordure en couronne à zigzag incisé. \nLes filtres décorés ont été découverts lors de fouilles et datés de la période allant du IIe au IXe siècle H (VIIIe-XVe siècle J.-C.). Ceux de la période fatimide, qui connaît l'apogée de ce type de production, présentent non seulement des motifs variés mais aussi des compositions plus élaborées d'exécution plus raffinée. Outre des gazelles, on trouve ainsi, par exemple, des éléphants, des lions, des lièvres, des oiseaux ou des poissons. \nBien que réduits à l'état de fragments de récipients beaucoup plus volumineux, ces filtres sont intéressants. Ils représentent la combinaison inattendue du simple objet en terre cuite, la plupart du temps sans décor extérieur, et du luxueux décor des cols de jarres. Les potiers surent créer une forme hautement esthétique pour cet objet purement utilitaire. La finesse du travail ajouré illustre le talent de ces artisans.","short_description":"Fragment de terre cuite faisant office de filtre intégré à un récipient. L'ajourage représente un quadrupède, peut-être une gazelle, se déplaçant vers la gauche. Le filtre était placé à la jonction du col et de l'épaule d'un récipient en terre cuite de façon à protéger le liquide des insectes et de la pollution.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Ve siècle de l'Hégire (XIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Ø 6,5 cm.","method_for_datation":"Un filtre également orné d'une gazelle découvert à Fustat a été daté à partir de pièces de monnaie trouvées à proximité dans une couche intacte datant du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Des filtres similaires ont été découvert lors de fouilles à Fustat, où ils ont vraisemblablement été fabriqués. Selon F. R. Martin, ce filtre provient de fouilles à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand et historien d'art F. R. Martin en 1921.","bibliography":"Olmer, P., *Catalogue général du Musée arabe du Caire : les filtres de gargoulettes*, Le Caire, 1932. \nScanlon, G. T., *Fustat Expedition Final Report*. Vol. 1: *Catalogue of Filters*, Winona Lake, 1986. \nWittkowski, G., “Arabic Filters from the Collection of the Cracow Archaeological Museum”, *Materialy Archeologiczne*, XXX, 1997, pp. 41-55.","dynasty":"Période fatimide","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","décoration zoomorphe","eau","purification de l’eau"],"materials":["Terre cuite non vernie, incisée."]},"8f8ea92e-671e-5c67-8e28-151c8dfb79b3":{"name":"Plat avec figure d’oiseau stylisé.","description":"Ce plat creux à marli bombé sur base plate est orné d'une grande figure d'oiseau stylisé aux ailes longues et aux plumes filiformes, d'aspect presque végétal ; le corps est rendu avec une série de petits panneaux rectangulaires constitués de traits épais et sinueux. Le fond est essentiellement orné de rameaux fleuris, de palmettes, de groupes de pointillés, à l'intérieur d'un cadre formé d'un motif frangé qui se développe sous le bord peint en lustre compact.","short_description":"Cet objet présente, dans son décor, des éléments très typiques des produits de Valence (Espagne) d'époque plus tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (fin XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 36 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à la production valencienne tardive du XIIe/XVIIIe siècle, caractérisée par des détails très décoratifs, comme des touffes d'œillets et de grandes figures d'oiseaux, ainsi que par une glaçure d'un rouge intense.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","lustre","plat"],"materials":["Céramique à décor de lustre métallique."]},"8fd8864e-24a3-584e-8096-e0df273d81e1":{"name":"Suspension.","description":"Lampe en céramique à corps bulbeux et col évasé, à décor peint en bleu et blanc. Le col porte une inscription en coufique anguleux prise entre des frises de motifs géométriques tressés. De petites vrilles de demi-palmettes s'échappent de certaines lettres. Les mots sont illisibles mais peuvent dériver de la phrase “wa-asu Sahwan” (et ils tombèrent dans une affliction éperdue). Autour du corps principal figure un enroulement de fleurs de lotus à “feuilles de têtard” courantes sur un certain nombre de céramiques “bleu et blanc” de cette période. L'alignement de panneaux allongés et pointés autour de l'épaule est un motif qui se trouve également dans l'argenterie ottomane et rappelle celle des Balkans. Cette lampe est un intéressant exemple d'échanges artistiques et culturels qui voient des formes, des motifs et des dessins passer d'un matériau à l'autre et circuler entre les cultures européennes et asiatiques.","short_description":"Autour du col de cette lampe en céramique bleu-et-blanc court une inscription en caractères coufiques, mais dont les mots sont illisibles. Bien que prenant modèle sur un prototype en verre, il es évident que cette lampe en céramique ne pouvait diffuser qu'une faible lumière. Sa fonction était sans doute plus symbolique ou décorative que fonctionnelle.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 917 de l’Hégire / 1512 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm.","method_for_datation":"On pense que cette lampe provient du *turbé* de Bayézid II (m. 917/1512), car elle ressemble beaucoup à un groupe de quatre lampes réalisées pour ce tombeau.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramiques de cette qualité dans la Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 109. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 41-43, planche 23.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"900e462b-7bd7-52b5-bff8-75c6f5cccaf4":{"name":"Vase.","description":"Magnifique vase à fleurs à panse circulaire, large pied, haut col évasé et poignées incurvées. La construction de ce type d'objet est complexe et très peu de modèles ont survécu. Un motif de feuille de vigne peint au lustre bleu et brun recouvre la totalité des parois. Au centre de la panse, un rondeau porte les armes de Piero “Il Gottoso” de Medici (Pierre de Médicis, dit le Goutteux, 1414-1469) ou de son fils Laurent le Magnifique (1449-1492). Elles comprennent sept formes circulaires, l'une peinte de lys blancs, le symbole des rois de France, qui fut ajouté aux armoiries de la famille en 1465. De l'autre côté, un autre rondeau présente le symbole Médicis du diamant et de l'anneau d'or, peint au lustre doré, symbolisant l'éternité, et deux plumes. Le lustre consiste en l'application d'un décor métallisé iridescent sur une terre déjà cuite deux fois, avant d'être recuite une troisième fois. Cette technique avait été introduite auprès des artisans de Málaga, dans le sud de l'Espagne. Tout au long du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), Valence fut le centre florissant de la manufacture de poteries lustrées, sa production bénéficiant d'une réputation européenne. L'Italie entretenait des liens commerciaux particulièrement actifs avec l'Espagne et commença à fabriquer des céramiques de luxe qui allaient directement concurrencer celles de Valence. Bien que la population de cette cité ait été essentiellement chrétienne, on sait que des potiers aussi bien chrétiens que musulmans y travaillèrent au cours de cette période.","short_description":"Spectaculaire vase orné d'un motif couvrant de feuilles de vigne répétées en lustre bleu et brun. Sur un côté du corps se trouve un rondeau aux armes de la famille italienne des Médicis. De l'autre côté se trouve un autre rondeau avec le symbole des Médicis du diamant et de l'anneau d'or avec deux plumes.","holder":"The British Museum.","dates":"869-897 de l’Hégire / 1465-1492 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 57 cm.","method_for_datation":"Les armes sont celles de Pierre le Goutteux (1414-1469). En 1465, le roi Louis IX de France lui avait permis d'ajouter le lys de France aux armes de la famille. La présence de cette fleur ici signifie que le vase a sans doute été fabriqué entre 1465 et la mort de Piero en 1469.","method_for_provenance":"La forme et la technique sont typiques des céramiques produites à Valence au cours du IXe/XVe siècle. De grandes quantités de poteries lustrées furent exportées vers l'Italie, pour être achetées en particulier par de riches familles toscanes. De plus, à cette époque, Valence était le principal centre de production de céramiques en Espagne.","provenance":"Valence, Espagne.","obtention":"Pièce faisant partie du legs Goldman au British Museum (1983).","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Cerámica Hispanomusulmana*, Madrid, 1991. \nWilson, T., *Ceramic Art of the Italian Renaissance* (catalogue d'exposition), Londres, 1987, pp. 28-31, cat. n° 16, pl. 16. \nWright, P. L. et A., *Renaissance Florence*, Londres, 1999, cat. n° 81.","dynasty":"Nasride","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armoiries","décoration végétale"],"materials":["Céramique moulée et appliquée, glaçure blanche, décor peint au lustre bleu et brun et au manganèse."]},"9143cd75-c9e3-5465-8800-1db8617ff642":{"name":"Plat.","description":"Exemple ancien de “plat aux raisins” bleu et blanc d'Iznik dont le dessin s'inspire de prototypes chinois du XVe siècle à trois grappes de raisin parmi des feuilles de vigne. Les motifs chinois originaux comportaient des grappes et des feuilles de vigne entourées de 12 rameaux fleuris. Cet exemple d'Iznik n'en compte que 11. Il est par ailleurs intéressant de noter que le potier iznikois a choisi de ne pas copier le motif en vagues figurant sur l'aile du modèle original de style Ming du XVe siècle, mais a préféré pour cette partie le style Yuan du XIVe siècle. Les potiers d'Iznik connaissaient la porcelaine chinoise, qui les influençait. Ce fut particulièrement le cas après que le sultan Sélim Ier le Cruel (r. 917-926/1512-1520) eut conquis Tabriz en Iran, Damas en Syrie et Le Caire en Égypte, où il reçut de grandes quantités de céramiques chinoises, rapportées dans la capitale ottomane, Istanbul, entre 911 et 922 H / 1514-1517 J.-C.","short_description":"Bien qu’il puisse paraître chinois, ce plat fut fabriqué dans la ville d’Iznik en Turquie au cours du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Les Ottomans aimaient les céramiques chinoises, particulièrement celles à décor bleu-et-blanc. Ils commandaient aux potiers d’Iznik de reproduire celles-ci avec quelques adaptations de façon à convenir au goût ottoman.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (début de XVIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 8 cm, Ø 42 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Des exemples de productions chinoises originales des périodes Yuan et Ming nous sont parvenus, certains figurent même dans les collections de céramiques du palais de Topkapi à Istanbul.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1994. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery, Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","vie de cour"],"materials":["Céramique frittée, barbotine et peinture sous glaçure plombifère."]},"915b2a0a-3698-5292-bb7d-21c5904180f8":{"name":"Jarre.","description":"Jarre pratiquement intacte à corps renflé et col étroit à bord retourné. À l'exception de l'anneau du pied, la totalité de l'objet est vernissée et décorée d'une peinture lustrée. Le décor lustré qui débute à un tiers environ de la hauteur est divisé en bandes horizontales. La bande inférieure présente des rubans entrelacés peints en réserve. Au-dessus, une bande plus large est ornée de palmettes en forme de cœur. La bande supérieure comporte cinq poissons dont les écailles et autres détails sont esgrafiés dans le lustre pour apparaître en blanc. Le col est décoré d'un bandeau de triangles et de points. Ce décor rappelle l'art copte : le poisson est par tradition un ornement chrétien et des motifs à poissons répétés (oiseaux également) se trouvent dans les plus anciens textiles coptes.","short_description":"Grande jarre à complet décor lustré comprenant une bande supérieure ornée de poissons autour de l'épaule, ce qui indique sans doute que la jarre a été exécutée pour la communauté chrétienne copte, car les premiers textiles coptes présentent une semblable répétition de motifs de poissons.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 390-415 de l’Hégire / 1000-1025 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 31,9 cm, Ø 24,4 cm.","method_for_datation":"Une jarre très similaire (bien que sans décor figuratif) a été trouvée à Fustat (Vieux Caire) en 1966 et datée du premier quart du XIe siècle.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé à Fustat.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"En 1910, le collectionneur Dikran Garabed Kelekian déposa en prêt sa collection de céramiques islamiques au V&A. À sa mort, quinze de ses plus belles pièces, dont cette jarre, ont été acquises par le musée avec l'aide du National Art Collections Fund.","bibliography":"Contadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1998, pp. 86-87. \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985, p. 133, n° 147.","dynasty":"Fatimide","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","eau"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"92d942fe-2bc5-5d4f-9f93-e15c911e7d1c":{"name":"Coupe sur piédouche.","description":"Coupe ronde en faïence esgraffiée à flancs fortement évasés, rebord non marqué et fond plat, posée sur un solide piédouche évasé. À l'intérieur, juste sous le bord, figurent des poissons alternant avec une brève inscription en écriture *thoulouth*. À l'extérieur, sous le bord, dans un bandeau de volutes et au-dessus du pied, se développe une frise pseudo-épigraphique. Cette coupe est un exemple typique de la faïence esgraffiée produite au Caire sous les Mamelouks. Il s'agit d'un récipient utilitaire relativement grossier, dont le corps en terre rouge est recouvert d'un engobe blanc à décor esgraffié sous glaçure jaune, ou parfois verte. Des éléments de décor supplémentaires, en particulier des détails épigraphiques et des blasons, sont généralement soulignés à l'engobe brun, approche qui fait conceptuellement écho au travail d'inclusion métallique sur les récipients en cuivre contemporains. De nombreuses pièces de ce type ont été attribuées à un potier particulier : Charaf al-Abawani.","short_description":"Les potiers du Caire mamelouk produisirent de nombreuses faïences utilitaires en terre rouge grossière recouverte d’un engobe blanc à décor esgraffié sous glaçure jaune vert. Les détails épigraphiques et les blasons étaient généralement soulignés à l’engobe brun, procédé qui fait écho au travail d’incrustation métallique sur les récipients en cuivre de la même époque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Milieu VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 13,4 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Cette coupe fait partie d'un groupe de céramiques mameloukes bien répertorié et chronologiquement défini qui date du milieu du VIIe/XIVe siècle environ.","method_for_provenance":"On sait que des objets de ce type furent produits à Fustat, au Caire, pendant la période mamelouke. De grandes quantités de récipients et de tessons sont détenus par des musées du monde entier et de nombreux tessons ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS chez Spink and Son Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 148-149 ; p. 188, cat. n° 95 (pour une coupe et d'autres céramiques similaires).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture thoulouth","sgraffito","terre cuite"],"materials":["Coupe en faïence rouge esgraffiée (sgraffito), à engobe blanc et glaçure jaune."]},"934df7dd-8577-516b-8cc1-6742a0d27a2d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée en céramique à haut col évasé et corps bulbeux, presque piriforme, reposant sur un pied bas. Elle est divisée en trois registres par de fines bandes blanches. Sur le registre supérieur, autour du col, une inscription coranique reprend un extrait du fameux verset de la lumière (sourate 24, verset 35), souvent utilisé sur les lampes de mosquée car il compare la lumière de Dieu à celle d'une lampe. Les deux registres inférieurs sont décorés de motifs floraux peints sous la glaçure en turquoise, bleu de cobalt, noir et rouge. On remarque un décalage curieux du décor entre ces deux parties, en particulier dans les grands motifs en trèfle à quatre feuilles. Le peintre travaillait peut-être d'après un modèle qui n'avait pas été conçu pour un objet de cette forme. Vers le milieu de la panse, de gros bossages alternent avec des poignées, dont l'une manque aujourd'hui. Cette perte explique peut-être que les chaînes de suspension aient été directement rivetées sur le corps de la lampe. \nCette “lampe”, qui ne peut éclairer puisqu'elle est en céramique et ne remplit donc qu'une fonction symbolique, aurait été réalisée pour le complexe de la mosquée édifiée à Istanbul par le sultan Soliman le Magnifique. Ce complexe était une importante commande architecturale qui fut un stimulant majeur pour l'industrie de la céramique centrée à Iznik. L'un de ses résultats fut l'adjonction d'un rouge brillant à la gamme chromatique de la céramique ottomane. La qualité mal assurée du rouge de cette lampe et l'application du pigment en couche mince et inégale indiquent que cet objet date des premières phases des expérimentations menées par les potiers ottomans avec la couleur.","short_description":"“Lampe” en céramique à corps bulbeux et col évasé. Bien que clairement destinée à être suspendue à un plafond comme une lampe normale, elle ne pouvait dispenser de lumière et était donc purement symbolique. Elle est censée avoir été faite pour le complexe de la mosquée Süleymaniye, qui fut achevée en 963 H / 1557 J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Soliman.","dates":"vers 963 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"La lampe aurait été fabriquée pour le complexe de la mosquée du sultan Soliman vers 963/1557 J.-C.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1885.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 224. \nAtil, E., *The Age of Sultan Süleyman the Magnificent,* Washington, DC, 1987, pp.264-267. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, p. 56. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 28 et 103. \nWatson, O., “An Iznik Mosque-Lamp”, *Oriental Art* 35:4, hiver 1989–1990, pp. 194-195.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"93aea7f2-ded4-548e-b4d4-d89f40968a55":{"name":"Panneau de céramique.","description":"La composition de ce panneau rectangulaire en carreaux de céramique carrés est dominée par un arc en fer à cheval blanc et brun (ou *mihrab*, niche de prière), surmonté d'un croissant de lune. Il repose sur deux colonnes à base et chapiteau, ornées d'un motif en zigzag de couleur turquoise, jaune opaque et bleu clair. Une composition florale dense et symétrique emplit la zone centrale, émergeant d'une importante coupe à piédouche, d'une coupe plus petite et d'un vase superposés. La coupe est flanquée d'arbres de type cyprès surmontés d'un croissant de lune et de deux oiseaux à leur pied. Deux autres oiseaux figurent également sur le bord de la grande coupe d'où s'élèvent deux rameaux fleuris. Au centre du vase se dresse un important rameau de fleurs et de tiges florales de fantaisie. Deux autres rameaux de fleurs faisant penser à des œillets et des pivoines et deux grandes feuilles dentelées mélangées à des rameaux de fleurs blanches occupent la surface restante. Les écoinçons sont symétriquement occupés par des motifs de demi-palmette et des rinceaux de teintes claires sur fond foncé. Même si les artisans s'appuyaient alors sur un répertoire standard d'éléments décoratifs comme le *mihrab*, le vase et les bouquets symétriques, la décoration de chaque panneau était spécifique. \nLa faïence devint l'élément dominant de la décoration architecturale tunisienne aux XIe-XIIe siècles H (XVIIe-XVIIIe siècles J.-C.). Après une première cuisson, les carreaux étaient recouverts d'un engobe stannifère blanc opaque. Les pigments minéraux servant au décor polychrome étaient appliqués sur cette glaçure une fois sèche et fusionnaient au cours d'une seconde cuisson. Les couleurs utilisées – jaune d'antimoine, turquoise cuivre, bleu de cobalt et brun de manganèse – sont spécifiques de la faïence car elles résistent à de fortes températures.","short_description":"Panneau rectangulaire en carreaux de faïence peint d'un décor d'arc en fer-à-cheval. La zone sous l'arc est occupée par une dense ornementation florale s'élevant d'une coupe sur piédouche. Aux XIe et XIIe s. H (XVIIe-XVIIIe s. J.-C.), la faïence (céramique à décor coloré verni) devint l'élément dominant de la décoration architecturale tunisienne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 139 cm, l. 73,5 cm.","method_for_datation":"Ce panneau présente d'étroites similarités avec d'autres réalisés dans un atelier actif au milieu du XIIe siècle (XVIIIe siècle J.-C.) au milieu du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Ce style de décoration était caractéristique des ateliers de Tunis.","provenance":"Tunisie, sans doute Tunis.","bibliography":"*Couleurs de Tunisie : 25 siècles de céramique*, Catalogue d'exposition, Paris, 1994. \nLoviconi, A. et Loviconi, D., *Les Faïences de Tunisie*, Aix-en-Provence, 1994.","dynasty":"Période husseinite","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration arch","décoration florale","panneaux de céramique"],"materials":["Carreaux de céramique."]},"93c34ced-5cb1-5c21-8d26-5401ec1708ee":{"name":"Margelle de puits.","description":"Margelle de puits de forme octogonale en céramique émaillée de couleur verte. Au-dessus d'une base saillante et d'un rebord dont il ne subsiste qu'un segment, les décors estampés se répartissent sur cinq registres. Le registre inférieur contient des arcatures ornées d'alvéoles bordés de rosaces sur trois côtés. Le deuxième registre est garni de rosaces à quatre pétales entourées de rinceaux formant un carré dont les angles sont décorés de fleurons. Le troisième registre est meublé d'un entrelacs de rinceaux se terminant par des fleurons. Le quatrième et le cinquième registres sont ornés de palmettes à digitations divergentes. \n \nCe genre de margelle avait cours à l'intérieur des maisons.","short_description":"Margelle de puits de forme octogonale en céramique peinte sous glaçure, de couleur verte, possédant une base saillante et un reste de rebord. Des décors estampés d'inspiration végétale sont répartis sur cinq registres. Cet objet servait de bouche de puits à l'intérieur des maisons.","holder":"Musée de Tlemcen (Agence nationale d’archéologie)","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe J.-C.)","location":"Tlemcen","dimensions":"H. 66 cm, Ø 33 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"D'après W. Marçais.","bibliography":"Bel, A., “Quelques monuments de céramique trouvés à Tlemcen (Algérie)”, *Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques*, 1911, pp. 407-420. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003. \n \nMarçais, W., *Musée de Tlemcen*, Paris, 1906.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale","décoration géométrique","eau","émail","estampé","margelle","puits","Tlemcen"],"materials":["Céramique estampée et émaillée."]},"93ee1091-8763-5b6d-885f-d833bd95f55d":{"name":"Coupe incantatoire","short_description":"La coupe est inscrite en écriture mandéenne, en dialecte araméen mandéen. Le texte inscrit en spirale à partir du fond de la coupe s’enroule une quinzaine de fois sur lui-même. Le début du texte est illisible à cause des dépôts de cristaux et des noircissures. Le nom du commanditaire, en même temps que bénéficiaire de ces incantations, habituellement livré au début du texte, reste ici inconnu. Les lignes restantes consistent essentiellement en une répétition de noms des démons exorcisés par des formules d’enchaînement, notamment du démon femelle Lilith, de ses ancêtres (\"toutes ses familles et lignées\"), ainsi que de ses progénitures. \nLes communautés araméennes de Mésopotamie sont les héritières d’anciennes croyances remontant aux textes akkadiens et même sumériens, selon lesquels les démons étaient d’une variété inépuisable. Le Mandéen, en raison de sa foi dualiste, croit aux esprits mauvais, dont il redoute l’action néfaste. Aussi la magie est-elle un aspect essentiel de sa vie religieuse. Cette pratique, consistant à enfouir les coupes ainsi inscrites aux quatre coins de la maison, a connu une large diffusion parmi les diverses communautés religieuses de Mésopotamie jusqu’à la conquête musulmane et au-delà.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Ier siècle avant ou Ier siècle de l'Hégire / VIe-VIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 6,4 cm, D: 19 cm, E: 0,7 cm, D. base: 5,8 cm","provenance":"Nippur (?), Iraq","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1984.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151. \n \nSafadi, Y.H., *Calligraphie islamique*, Paris: Chêne, 1978: 6. \n \nRéunion des Musées nationaux, *Naissance de l'écriture: cunéiformes et hiéroglyphes*, Paris: Réunion des Musées nationaux, 1982: 113, 183, Fig. 73, 74. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Fribourg: Office du Livre, 1985: 34, Fig. 16. \n \nTeixidor, J., \"The Syriac Incantation Bowls in the Iraq Museum\", Sumer,18 (1962): 51–62.","materials":["Céramique non glacée, inscription tracée à l'encre noire."]},"9550bb5f-dcd9-54bc-a521-b59609c24581":{"name":"Vase de Tavira.","description":"Récipient en terre cuite rouge déposé au musée de Tavira. \nLes parois, légèrement inclinées vers l'extérieur, s'évasent sur le sommet formant un canal invisible qui permet le passage de l'eau, préalablement introduite dans une sorte de goulot-entonnoir se détachant nettement de l'ensemble. L'eau, après avoir coulé sur le tubage, était à son tour propulsée vers l'intérieur du vase par 8 des 14 figurines montées sur le bord. \nDeux chevaliers armés, accompagnés d'un arbalétrier à cheval, entourent une cavalière. Les suivent deux musiciens qui devaient faire partie d'un quatuor, aujourd'hui incomplet. Cet ensemble de personnages est suivi de cinq bêtes, dont subsistent quatre : un bovidé, une biche ou gazelle, un mouton et un lion. Une bande de pigeons est posée sur le goulot-entonnoir. \nCette étonnante pièce d'art populaire représente sûrement l'enlèvement cérémoniel qui précède une cérémonie nuptiale où les animaux constituent une allégorie de bons augures pour les mariés. L'eau propulsée par les 8 goulots était destinée à arroser un arbuste planté à l'intérieur du vase, par exemple du basilic, une plante liée au culte de l'amour dans les traditions ibériques et méditerranéennes.","short_description":"Ce vase, un exemple d'art populaire, représente l'enlèvement cérémoniel qui précède une cérémonie nuptiale. Les personnages humains (la femme, l'arbalétrier, les chevaliers et les musiciens) sont accompagnés par des animaux, considérés comme de bon augure pour les jeunes mariés. Le pot a dû contenir une plante.","holder":"Musée municipal de Tavira.","dates":"Fin du Ve siècle ou début du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe siècle-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Tavira., Faro.","dimensions":"H. 36 cm ; l. 42 cm.","method_for_datation":"Par références stratigraphiques et comparaison typologique d'artefacts associés.","method_for_provenance":"Recueilli lors des fouilles archéologiques dirigées par Maria et Manuel Maia, près de la Porte de D. Manuel à Tavira.","provenance":"Tavira.","obtention":"Déposé au musée après des fouilles archéologiques.","bibliography":"Maia, M., “O vaso de Tavira e o seu contexto”, *Actas do Colóquio Internacional sobre Portugal, Espanha e Marrocos. O Mediterrâneo e o Atlântico*, Faro, 2004, pp. 143-166. \nTorres, C., *O vaso de Tavira*, Mértola, 2004.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Cláudio Torres","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art populaire","cérémonie nuptiale","cuisson oxydante","moulé","Tavira","terre cuite rouge","tour","vase"],"materials":["Terre cuite en cuisson oxydante, fabriquée et moulée au tour."]},"96cf4210-b3bc-5e9b-8016-56c054beba7c":{"name":"Cruche.","description":"Cruche de taille moyenne à corps sphérique et petite poignée en forme de S. Le corps repose sur un court piédouche non vernissé. Ce récipient est typiquement décoré de simples bandeaux horizontaux en zigzags, peints au pigment noir directement sur la poterie non vernissée, avant d'être recouverts d'une glaçure transparente turquoise. Raqqa était l'un des deux grands centres de production de poterie dans la Syrie des Ayyoubides, l'autre étant Rusafa. La ville possédait un certain nombre d'ateliers de potiers produisant divers types de céramiques, dont des récipients à décor lustré, moulés en relief ou peints sous glaçure.","short_description":"La décoration noire sous glaçure transparente turquoise est typique des céramiques fabriquées à Raqqa durant la période ayyoubide. Raqqa était l’un des deux grands centres de production en Syrie, l’autre étant Rusafa. Tous deux étaient situés près de l’Euphrate.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø (au rebord) 6, 5 cm, Ø (à la base) 7 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Par ailleurs, la composition de la terre est proche de celle de la poterie de Raqqa, qui est caractéristique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","eau","récipients domestiques"],"materials":["Céramique frittée à décor peint en noir sous glaçure transparente turquoise."]},"9912e075-4003-59ba-9165-47ab7ab42398":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique d'Iznik, décoré d'une composition cruciforme de bouquets de fleurs rouge tomate, vert et bleu entourant une rosette centrale et alternant avec des articulations d'arabesques. L'aile est décorée de motifs chinois de vagues et de rochers. Le rouge tomate brillant utilisé ici (peint sous la glaçure) possède une épaisseur notable car il se soulève légèrement à la cuisson, ce qui confère à ce type d'objets en céramique d'Iznik une texture particulière. Ce plat se classe dans la troisième phase de manufacture de poterie de la ville, qui dura de 956 à 1111 H / 1550-1700 J.-C., et vit le développement de techniques nouvelles comme la peinture en sous-glaçure et l'apparition d'une plus grande variété de couleurs, dont ce rouge tomate brillant, également appelé “bol arménien” ou rouge “cire à cacheter”. \nLa production d'Iznik de cette période fut si appréciée dans diverses régions de l'empire ottoman et certains pays d'Europe qu'elle fut pendant longtemps attribuée à tort par des spécialistes européens aux potiers de l'île de Rhodes. Cette erreur provenait principalement de l'utilisation abondante de plats d'Iznik dans la décoration des murs des demeures de l'île, ce qui pouvait donner l'impression qu'elles étaient de production locale.","short_description":"Ce plat en céramique d’Iznik avec le rouge tomate brillant utilisé sous la glaçure appartient à la troisième période des poteries d’Iznik, qui étaient très populaires dans certaines parties de l’Empire ottoman et de l’Europe, y compris dans l’ île de Rhodes où de tels récipients étaient utilisés pour décorer les murs des maisons.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l’Hégire (vers 1575-1580 J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 34 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. La texture particulière de la sous-glaçure en barbotine rouge indique avec certitude que ce plat est la production d'un atelier d'Iznik de la troisième période de la poterie de cette ville, qui dura de 956 à 1111 (1550-1700). Le style et la mise en place de la décoration florale sont également typiques d'Iznik.","method_for_provenance":"La texture particulière de la sous-glaçure en barbotine rouge indique avec certitude que ce plat est la production d'un atelier d'Iznik. Le style et la mise en place de la décoration florale sont également typiques d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Tu*rkey, Londres, 1994. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale"],"materials":["Céramique frittée peinte sous glaçure transparente."]},"99f71437-c1aa-557c-a1a0-065a2171dd10":{"name":"Plat étoilé.","description":"Ce plat creux sans marli, peint en bleu sur couverte stannifère blanche, appartient aux ustensiles dénommés *tabsil*, qui étaient utilisés pour servir les plats en sauce. Sa classique composition géométrique s'articule autour d'un centre matérialisé par un cercle bleu entouré de festons et de petits points qui établissent le lien avec une étoile à six branches. De cette étoile, soulignée d'un galon bleu et d'un ruban blanc, rayonnent trois rangées de cercles qui s'entrecroisent, pour s'épanouir en une corolle à six pétales. L'intérieur des entrecroisements, alternativement peints en un bleu soutenu et un bleu délavé, sont meublés de petits motifs serpentiformes laissés en réserve et de semis floraux inspirés des efflorescences des plats chinois bleu et blanc. Ces potiches étaient en effet connues à cette époque au Maroc, grâce aux échanges commerciaux avec l'Extrême-Orient. \n \nLe décor se termine sur les bords incurvés du plat par des petits bouquets de fleurs et de feuillage colorés d'un bleu soutenu. Sur les six médaillons posés sur les pointes de l'étoile centrale sont inscrits en réserve deux lettres arabes et quatre chiffres qui indiquent l'année de fabrication de cet objet (1274 H / 1857-1858 J.-C.). Cette composition très élaborée, rythmée par les différents dégradés de bleu qui se détachent sur l'éclat blanc de la couverte stannifère, fait l'intérêt de ce plat, qui est par ailleurs l'une des cinq pièces connues de cette série de céramiques à porter une datation.","short_description":"Ce plat creux, de la série des ustensiles dénommés *tabsil*, utilisés pour servir les plats en sauce, est l'une des cinq pièces qui portent une datation. Sa composition classique très élaborée s'articule autour d'un centre. Les petits semis végétaux rappellent certains décors de plats chinois bleus.","holder":"Musée Batha.","dates":"1274 de l’Hégire / 1857-1858 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 11 cm, Ø 41,1 cm, Ø base 21,6 cm.","method_for_datation":"Deux lettres arabes *s* et *ain* initiales des mot *souni'a'* et *'am* signifiant “fabriqué en l'an” et quatre chiffres 1, 2, 7, 4, peints à l'intérieur de six médaillons, indiquent la date hégirienne 1274 (1857-1858).","method_for_provenance":"La ville de Fès était connue pour la production de ce style de céramique.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nBel, A., “Potiers et faïenciers de Fès : les produits de leur fabrication ; leurs croyances et leurs légendes”, *France-Maroc,* n° 3, 1919, pp. 78-82. \n \nLoviconi A. et Belfitah D., *Regards sur la faïence de Fès,* Aix-en-Provence, 1991. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”*, Les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","mobilier"],"materials":["Faïence émaillée à glaçure stannifère et peinture à l’oxyde de cobalt et nickel."]},"9bbd279c-caa6-5b81-867d-5d87688d25b6":{"name":"Plat avec lune anthropomorphe.","description":"Plat à marli oblique sur pied en forme de disque. Le décor, peint en lustre rouge typique, comme le veut la coutume pour la production hispano-mauresque plus tardive, consiste en un grand motif en forme de losange, à l'intérieur duquel s'inscrit un cercle dont le profil, souligné par un léger sillon, sert de raccord entre aile et marli. Dans les espaces compris entre le losange et le cercle figurent des “triangles à plumes”, formés par une série de gros traits parallèles opposés, avec un effet évoquant des feuilles stylisées. Sur l'aile, dont le bord extérieur est souligné par une grosse bande en lustre compact, courent des rinceaux, avec un élément central semblable à un gros fruit rond (peut-être une grenade). Les feuilles, en particulier, sont rendues par une série de traits curvilignes parallèles et semblent suggérer l'idée de ressorts métalliques. Des rinceaux, à peu près du même type (seul le motif central en est dépourvu), se répètent dans le décor du fond du plat où, à côté d'un motif lunaire anthropomorphe de goût populaire, sont dessinés, face à face, deux “lions grotesques”.","short_description":"Ce plat se rattache sans doute à la production hispano-mauresque tardive, comme l'atteste le décor, obtenu par le lustre rouge typique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 8,2 cm ; Ø 36,5 cm.","method_for_provenance":"Ce genre de décor est très répandu dans la région de Valence à partir de la première moitié du XIe/XVIIe et se retrouve, sans variantes particulières, sur différents types d'objets (plats, vases à haut col, petites jarres pourvues d'anses, pichets).","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","lustre","plat"],"materials":["Céramique lustrée."]},"9d00287d-1b75-52cd-aaf2-a362c89a4645":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Plat circulaire en céramique frittée à bassin creux, parois incurvées (*cavetto*), aile chantournée à bord retourné et court piédouche rond. Le bassin est orné d'une composition de fleurs de rendu naturaliste s'élevant d'une touffe de feuillage. La représentation des fleurs – œillets rouges, roses rouges, tulipes bleues à rehauts de points rouges, hyacinthes bleues – tire profit de la forme du bassin. Le bord chantourné présente un décor de vagues bleu et noir. Le dessous du plat est décoré de dix motifs floraux de fleurs bleues à centre vert alternant à intervalles réguliers avec des bouquets de trois tulipes.","short_description":"La ville ottomane d’Iznik était réputée pour la production de récipients polychromes brillants révélant un naturalisme exubérant qui était fortement influencé par les dessins novateurs de Kara Memi, créateur très en vogue de la cour ottomane. Les plus belles pièces furent réalisées entre 956 et 982 H / 1550-1575 J.-C.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"956-982 de l’Hégire / 1550-1575 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 30,5 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à un ensemble de céramiques d'Iznik caractérisé par un naturalisme influencé par des dessins d'un style nouveau dû au principal dessinateur de la cour ottomane, Kara Memi. Il est datable de 956-982/1550-1575.","method_for_provenance":"Les plats de ce style naturaliste sont réputés avoir été produits à Iznik au cour de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté chez J. M. Whitehead à Londres en 1883.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 222-230, fig. 397 (pour une pièce proche et une analyse de ce type de céramique d'Iznik).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik","jacinthes","Kara Memi"],"materials":["Céramique frittée à décor peint bleu, vert, noir et rouge d’Iznik (bol d’Arménie) sous glaçure transparente incolore."]},"9dd54e6a-3ac7-5825-b7ce-cc73c549cb45":{"name":"Jarre à couvercle.","description":"Jarre à panse sphérique, col cylindrique sans lèvre et couvercle plat doté d'une prise en bouton. Elle repose sur un grand piédouche. Elle est entièrement recouverte aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur d'un engobe stannifère opaque de couleur turquoise pâle. En partie inférieure, l'engobe moins épais laisse percevoir la coloration rougeâtre de la terre utilisée. Le décor abstrait se compose essentiellement de rayures alternant avec des lignes de points appelées “mille-pattes” autour du col et d'un motif en écaille à demi-œillets stylisés sur la panse. Le piédouche est sans décor. Les couleurs sont le jaune de limonite profond, deux nuances de brun (oxyde de fer pour le brun clair, manganèse pour le brun foncé), le bleu de cobalt et le vert de cuivre. Le brun, le jaune, le bleu et le vert utilisés purs constituent l'une des caractéristiques de la coloration des faïences polychromes marocaines. Le procédé de fabrication de celles-ci est le suivant : après une première cuisson de la forme, le potier recouvre l'objet d'un engobe stannifère sur lequel, une fois sec, sont appliquées les couleurs. Au cours d'un second feu, l'engobe et les pigments fusionnent. \nLes petits et gros points rouges répartis irrégulièrement sur la paroi extérieure et le couvercle surprennent. Ils sont faits d'une pâte plombifère rouge appliquée sur l'engobe du bout du doigt. Après séchage, elle prend sa couleur de cire rouge. Ce type de décor n'était pas réalisé par les potiers mais par les marchands de faïences qui masquaient ainsi les marques des trépieds de cuisson, avant de l'utiliser plus tard sur tous types de poteries.","short_description":"Jarre sur pied important à couvercle plat doté d'un bouton. La décoration se compose de bandes verticales alternant avec des lignes en pointillé et des demi-œillets stylisés. Les couleurs sont caractéristiques de la faïence polychrome marocaine. Ce récipient a pu servir à conserver de la graisse ou du grain.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Peut-être XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 21,3 cm environ, Ø du rebord 10,5 cm.","method_for_datation":"Il n'existe que peu de faïences datées et les mêmes formes et motifs ont été utilisés à diverses époques. La datation est donc délicate, mais la présence des points rouges est fréquente à partir de la fin du XIIe/XVIIIe.","method_for_provenance":"Analyse des motifs ornementaux, de la technique de fabrication et des couleurs.","provenance":"Maroc, peut-être Fès.","obtention":"Legs de la Collection Bielke.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger, Paris, 1918. \nBoukobza, A., *Poteries et céramiques marocaines*, Casablanca, 1974. \nHakenjos, B., *Marokkanische Keramik*, Stuttgart, 1988. \nHasson, R., *Pottery from Morocco: 19th–20th century C. E*., Jérusalem, 1982. \nHedgecoe, J. et Damluji, S. S., *Zillij: The Art of Moroccan Ceramics*, Reading, 1992.","dynasty":"Alaouite","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Faïences","ornements géométriques"],"materials":["Céramique","faïence."]},"9de82036-a221-545b-84e8-7f91036b9036":{"name":"Plat.","description":"Plat rond en céramique frittée à bassin creux, large bord retourné et piédouche rond de faible hauteur. Le bassin est orné d'un bouquet central entouré de six autres de même taille. Les fleurs sont de dessin naïf et les pigments rouges, verts, bleus et noirs de coloris très purs. L'aile présente un bandeau à décor en zigzag redenté, blanc sur fond vert. Une fine ligne bleue souligne le mouvement de zigzag et contraste avec le blanc et le vert.","short_description":"Vers la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), la qualité artistique des faïences d’Iznik commença à décliner. Les matières premières étaient moins raffinées, les coloris plus ternes et les motifs plus simples. La production se concentre sur des plats à un simple décor floral.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 29 cm.","method_for_datation":"Des plats d'Iznik à décor floral similaire sont datés de la fin du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des céramiques de ce type ont été produites à Iznik à la fin du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Don de Miss Beatrice Danford, Newton St. Boswells, en 1953.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 234, fig. 425, 426 (pour des pièces comparables).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik"],"materials":["Céramique frittée à décor peint rouge, vert, bleu et noir sous glaçure transparente."]},"9e38c5ee-2be1-5810-be6d-783f681533c7":{"name":"Plat en céramique.","description":"Grand plat rond en céramique à glaçure bleue, verte et violet manganèse et décor esgrafié, appelé “*lakabi*” ou céramique polychrome gravée. La figure centrale est une harpie, animal fabuleux à corps d'oiseau et tête humaine. La première étape du processus de production consistait à graver le dessin d'ensemble dans la céramique non cuite, comme ici la harpie, l'enroulement végétal derrière elle et le motif de la bordure. Après le premier feu, la glaçure était appliquée jusqu'aux lignes incisées, censées l'empêcher de couler. Le motif de bordure est une version simplifiée du cordon, typique des plats de céramique *lakabi*. La vaisselle de ce genre était sans doute utilisée à table, en alternative économique aux assiettes et coupes en métal.","short_description":"Grand plat rond en céramique avec représentation d'une harpie, animal fantastique à corps d'oiseau et tête humaine. La technique très spécifique de ce plat – décoration incisée et glaçure polychrome –, connue sous le nom de *laqabi*, était produite à Raqqa en Syrie.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"Ø 41,5 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec d'autres objets trouvés dans des fouilles en Syrie.","method_for_provenance":"Lane (1947) attribue le décor *lakabi* à l'Iran, mais Porter (1981) a montré qu'en termes de forme, de volume et de dessin, ce type de céramique avait été plus probablement produit dans le nord de la Syrie.","provenance":"Raqqa, nord de la Syrie.","obtention":"Acheté en 1923.","bibliography":"Grube, E.J. *et al*., *Cobalt and Lustre: the First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994, pp. 249-257. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, 1947, p. 35. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981, p. 35-36.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Céramique à glaçure esgrafiée bleue, verte, violet manganèse."]},"9fd48483-773e-56ef-a4ac-80ac9b4f89d0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à base convexe, parois courbes et bord lisse. La pièce est fabriquée en argile de couleur rougeâtre recouverte à l'extérieur d'une glaçure couleur miel verdâtre et, à l'intérieur, d'une glaçure blanche. La face interne du plat présente une décoration en *vert* et *manganèse* sur fond blanc. Le grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat, avec des digitations de palmettes reliées par des tiges ondulantes, confère un certain aspect trilobé à la pièce. Sur le bandeau central, complétant la décoration, une inscription en coufique archaïque répète l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). Les lettres, aux contours dessinés par les traits sombres du manganèse, sont remplies par le vert du cuivre, produisant sur le fond blanc un effet de contraste chromatique fréquent dans la céramique de cette époque. \nD'une manière générale, la céramique de Madinat al-Zahira offre un répertoire décoratif assez large; cependant, la représentation épigraphique la plus courante est la formule *al-mulk* (“le pouvoir”), qui fait référence ici au pouvoir royal des Omeyyades. L'expression est récurrente, au point qu'il est possible d'envisager un lien entre une certaine production de céramique et la propagande officielle. Il ne faut pas oublier que, durant le califat, le mécénat artistique fut intimement lié au pouvoir et à l'autorité. La palette chromatique de base pourrait symboliser l'emblème des Omeyyades d'Espagne, le blanc symbolisant la dynastie, le vert la couleur de l'islam, le noir évoquant le prophète et l'austérité coranique.","short_description":"Cet *ataifor*, fabriqué dans l'atelier palatial de Madinat al-Zahira, a été chargé de significations symboliques : le mot *al-moulk*, “le pouvoir”, représente la souveraineté ; le coloris blanc, la dynastie omeyyade ; le vert est en référence à Mahomet ; enfin, le noir évoque l'austérité coranique et la souveraineté du calife.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du Xe siècle (324-366 H / 936-976 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 26 cm.","method_for_datation":"Par son type d'écriture, le plat peut être daté autour du deuxième tiers du IVe/Xe siècle. L'épigraphe coufique est caractéristique d'une phase initiale de la production princière de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976).","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahra. Tant sa forme que sa décoration sont caractéristiques de la production de cour de Madinat al-Zahra.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au musée comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, pp. 148-154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Azahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période califale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale","épigraphie"],"materials":["Céramique","tour, cuisson, vert et manganèse, vernissé."]},"a0a31a62-7361-5268-8ad7-1a7b0126f09d":{"name":"Vase de l’Alhambra.","description":"Ce grand vase d'ornement appartient à la catégorie des dits “vases de l'Alhambra”. Ils sont tous semblables par la forme : un grand corps ovoïde à base étroite sans glaçure, d'où partent deux anses plates de grandes dimensions et un col à section octogonale, renforcé par des moulures verticales. \nLe décor, en doré pâle sur fond blanc, est distribué horizontalement en larges bandes de différentes largeurs, séparées entre elles par des franges lisses plus étroites. La bande centrale, plus large, présente des motifs végétaux et une inscription en caractères coufiques, en blanc sur fond doré, qui répète plusieurs fois le mot “pardon”. Au-dessous et au-dessous de la bande centrale se trouvent autant de bandes similaires décorées d'atauriques et de cercles dorés réunis entre eux par un filet. La décoration du corps est complétée par deux autres registres : l'un, dans la partie inférieure, est orné d'arceaux, tandis que le plus proche du col présente une inscription coufique presque effacée. \nLe col, à huit faces séparées par des moulures, porte un décor de motifs végétaux stylisés. Les anses, collées au corps, présentent sur chaque face le symbole de la *hamsa* ou “main de Fatima”. \nLes “vases de l'Alhambra” constituent les pièces les plus importantes de la production de céramique nasride. La délicatesse de leur décor et leur grande taille en ont fait des objets d'exportation très prisés. Les exemplaires les mieux conservés se trouvent à Palerme (Musée régional de Sicile), Saint-Pétersbourg (Hermitage), Stockholm (Musée national des beaux-arts) et Madrid (Institut Valencia de Don Juan et Musée archéologique national). Certains sont exclusivement décorés en doré, d'autres, en doré et bleu de cobalt, toujours sur couverte stannifère blanche. \nBien que leur forme dérive des grandes jarres de stockage, leurs dimensions, qui en rendent le maniement difficile, ainsi que l'absence d'éléments préhensiles sur les anses, font penser que leur fonction était d'ordre exclusivement ornemental.","short_description":"Complexité technique de la fabrication, beauté des motifs décoratifs et du reflet doré : les “vases de l'Alhambra” furent des objets de luxe. Leur fonction demeure inconnue, mais ils jouissaient d'une telle réputation qu'ils étaient exportés jusqu'en Sicile et en Égypte mamelouke.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 126 cm, Ø max. 63 cm.","method_for_datation":"Il est difficile d'assigner une date précise à la fabrication de ces vases. Cependant, tous les chercheurs, s'en tenant au type d'inscription, admettent que les exemplaires décorés simplement en doré sur blanc sont les plus anciens, et qu'on commença à les fabriquer à partir du dernier tiers du VIIe/XIIIe, et surtout durant le VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Bien que tous ces exemplaires soient connus sous l'appellation générique de “vases de l'Alhambra”, leur lieu de production était Málaga, d'où ils étaient exportés. à partir du VIIe/XIIIe siècle, des auteurs arabes commencent à mentionner Málaga comme grand centre producteur et exportateur de la faïence à reflets dorés ou métalliques.","provenance":"Málaga.","obtention":"La pièce a été trouvée par hasard, au début du XXe siècle, lors de travaux de consolidation de certaines voûtes de la chartreuse de Santa María de la Defensión de Jerez de la Frontera (Cádiz). Elle est entrée au Musée archéologique national par donation le 29 juillet 1930.","bibliography":"Llubía, L. M., *Cerámica medieval española*, Barcelona: Nueva Colección Labor (2nd edition), 1973: 82–110. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana: andalusí y mudéjar*, Madrid: El Viso, 1991: 76–7. \nSerrano García, C., “Los Jarrones de la Alhambra”, in *Estudios dedicados a D. Jesús Bermúdez Pareja*, Granada: Asociación Cultural de Amigos del Museo Hispanomusulmán, 1988: 127–62. \nTorres Balbás, L., \"Arte Almohade, Arte Nazarí, Arte Mudéjar\", *Ars Hispaniae*, Vol. IV, Madrid: Plus Ultra, 1949: 217. \nPatronato de la Alhambra y Generalife (sel.), *Los Jarrones de la Alhambra. Simbología y poder*, Madrid: Junta de Andalucía, Patronato de La Alhambra y Generalife, 2006.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","faïence à reflets dorés","Málaga","Nasrides","vase de l’Alhambra"],"materials":["Céramique","glaçure, reflets dorés."]},"a16c230e-422f-5bde-8b7a-803161b630d9":{"name":"Grenades.","description":"Petits récipients coniques à base pointue et ouverture de 3 cm de diamètre. Fabriqués en épaisse terre cuite noircie ou grisée par le feu, ils sont ornés de motifs en relief en forme d'amande disposés en neuf segments séparés par des lignes droites allant du col à la pointe de l'objet. \nLes chercheurs hésitent sur la fonction de ces objets. Ils ont pu servir de flacons pour des parfums ou autres liquides précieux, mais aussi être remplis de naphte et utilisés comme grenades.","short_description":"Petits récipients coniques du château d’Aljoun fabriqués en épaisse terre cuite grise ou noire. Leur fonction et usage ne sont pas clairement établis ; certains chercheurs pensent qu’ils ont pu servir de flacons pour des parfums ou autres liquides précieux, alors que d’autres estiment qu’ils étaient remplis de naphte et utilisés comme grenades.","holder":"Musée archéologique d’Ajloun.","dates":"VIe siècle de l’Hégire / après 1184 J.-C.","location":"Ajloun.","dimensions":"H. 12 cm, l. 14,7 cm, Ø 9,4 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et découverte lors de fouilles dans un bâtiment daté.","method_for_provenance":"Lieu de provenance inconnu, mais probablement une production syrienne.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Ces objets ont été trouvés lors de fouilles au château d'Ajloun.","bibliography":"العش، محمد، “الفخار غير المطلي” الحوليات الأثرية السورية، المجلد العاشر، 1960، ص 135-189. \nساري.صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1517م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 131، شكل 47. \nPentz, P., “Medieval Workshop for Producing Greek Fire Grenades”, *Antiquity*, vol. 62, cat. n° 234, 1988, pp. 89-93. \nSeyrig, T., “Flacons ? Grenades ? Colipiles ?”, *Syria*, t. XXXXI, 1959, pp. 81-89.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","décoration en relief"],"materials":["Céramique tournée."]},"a1ecccac-7c93-51a2-925d-06173dfe0ef5":{"name":"Merlon.","description":"Ce merlon à base rectangulaire prolongée des deux côtés par deux encoches saillantes est couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est deux fois perforée en son milieu. L'émail de couleur verte qui couvre la surface déborde sur les faces latérales. Fragmentée en deux parties, la pièce a été consolidée avec du plâtre sur sa face postérieure. \n \nCe merlon constitue avec d'autres éléments semblables une des frises qui couronnaient le sommet des façades des palais hammadides. \n \nLes trous que l'on remarque sur la surface de la feuille servaient peut-être au logement des tenons de fixation.","short_description":"Merlon à base rectangulaire couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est perforée à deux reprises pour permettre la fixation. Il est teinté d'une glaçure vert bleuté qui a disparu par endroits. Ce merlon était un élément de frise qui décorait les façades des palais hammadites.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"H. 64 cm, l. 24 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Merlon trouvé à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Le même merlon a été trouvé par Golvin au palais du Manar. De plus, ces merlons se rencontrent en abondance au palais du Manar, mais nulle part ailleurs.","provenance":"Qasr al-Manar (Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R, *Les Hammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965, pl. LXV. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","façade","glaçure","Hammadides","merlon","palais"],"materials":["Céramique émaillée."]},"a2dc11cb-45ba-5aad-a8e3-58331496893b":{"name":"Coupe.","description":"Exemple d'objet à décor lustré polychrome d'un type de céramique spécifique produite dans la région de Raqqa et de Rusafa au cours du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Il est influencé par le style *mina‘i* caractérisé par des couleurs très présentes et des dorures appliquées sur glaçure. Comme les potiers syriens connaissaient mal la technique d'application d'émaux sur glaçure, ils recoururent à leurs méthodes habituelles de sous-glaçure tout en adoptant l'iconographie et le style *mina‘i.* \nCette coupe hémisphérique repose sur un court piédouche. L'intérieur est décoré d'une représentation de personnage de sexe indéterminé à visage lunaire de style turcoman portant un petit chapeau entouré d'une auréole. Le personnage présente un grain de beauté sur la joue gauche et porte une coupe de la main droite. Son vêtement est décoré de broderies à motifs végétaux. Des ornements végétaux similaires entourent également le visage. \nLe bord de la coupe est orné de motifs géométriques à l'intérieur et, à l'extérieur, d'un bandeau à motifs en amande. L'ensemble de la décoration exécuté en bleu, noir, rouge, vert et brun sur fond beige ivoire est recouvert d'une glaçure transparente.","short_description":"La progression vers l'ouest des Seldjoukides venus d'Asie centrale favorisa la mode de l'iconographie iranienne. Les potiers syriens utilisaient leurs propres méthodes de peinture polychrome sous glaçure tout en reproduisant des images d'inspiration orientale.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 10 cm, Ø 20,4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des découvertes archéologiques similaires faites à Raqqa et attribuées à la période ayyoubide (VIe-VIIe/XIIe-XIIIe siècle). La production de céramique de ce centre se termina après l'invasion mongole et la destruction de la ville en 656-657/1258-1259.","method_for_provenance":"Raqqa et Rusafa sont des centres connus pour la production de céramiques de ce type, en particulier de modèles polychromes à peinture en sous-glaçure en cinq ou six couleurs et représentations de figures de forte inspiration perse ou d'Asie centrale.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1947.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nDelpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","Coupe","glaçure transparente","peinture polychrome","Raqqa","Rusafa","terre cuite"],"materials":["Terre cuite peinte en sous-glaçure polychrome."]},"a37a77c0-be32-5414-8a2a-ad1daa8bf28a":{"name":"Carreaux en étoile.","description":"Les carreaux en forme d'étoile ou de croix décorés en sous-glaçure ou au lustre qui ornaient jadis les murs du palais de Kubadabad à Beysehir constituent de rares exemples de l'art du carreau de céramique seldjoukide pour leur qualité décorative et leur signification symbolique. Les carreaux de forme stellaire étaient décorés sous glaçure et les cruciformes au lustre. Faisant appel à une imagerie figurative très variée, ils représentent généralement des scènes de la vie quotidienne des sultans dans leurs palais. Des animaux fabuleux talismaniques (comme sphinx, sirènes, aigles bicéphales) censés protéger le palais ainsi que divers animaux domestiques et sauvages (dont paons, lions, oiseaux, renards, lapins, loups, chevaux, chèvres, chameaux et canards) sont également reproduits. \nDans le palais de Kubadabad, des carreaux en étoile à six branches sont associés à des modèles cruciformes pour former de grands panneaux. Si les carreaux en étoile reçoivent généralement un décor figuratif animalier, les cruciformes sont plutôt ornés d'un décor végétal. Les carreaux peints sous glaçure sont décorés en noir, turquoise et bleu foncé sous glaçure transparente incolore. \nLe décor figuratif atteste une bonne observation de la nature, un certain sens du réalisme mais aussi une grande imagination. \nLes aigles bicéphales sont représentés de profil et occupent la totalité de la surface du carreau. Leur corps, pris en vue frontale, porte des cartouches à inscriptions comme “al-sultan”, “al-mu'azzam” (le grand), etc. Généralement entourés de motifs de plantes, ils revêtaient probablement une signification symbolique. Utilisée à diverses périodes dans les armes et les totems, l'image de cet animal fabuleux peut prendre de multiples significations comme la force, le pouvoir, la protection, la noblesse et la sagesse. Les carreaux à aigles bicéphales du palais de Kubadabad qui portent les armoiries du sultan symbolisent sans doute le pouvoir de celui-ci.","short_description":"Un des plus importants palais de la période des Seldjoukides d’Anatolie, le palais de Kubadabad est renommé pour ses carreaux muraux. Le thème principal en est la vie quotidienne du sultan et de son entourage, ainsi que la vie de cour. Ils dénotent une observation attentive de la nature, et une grande imagination.","holder":"Musée de la madrasa Karatay.","dates":"616-635 de l’Hégire / 1220-1237 J.-C.","location":"Konya","dimensions":"H. de chacune des pièces 24 cm.","method_for_datation":"Le palais de Kubadabad à Beysehir a été édifié par le sultan seldjoukide Alaadin [Ala al-Din] (r. 616-635/1220-1237). Des inscriptions et des documents manuscrits précisent que le palais a été achevé en 634/1236. Ses carreaux décoratifs sont datés de la même année.","method_for_provenance":"Ces carreaux ont été trouvés *in situ* dans le palais, mais leur lieu de production reste inconnu. Il est néanmoins hautement probable qu'ils ont été fabriqués à Beysehir ou à Konya. Les dernières découvertes des fouilles en cours suggèrent qu'ils ont pu être produits sur le chantier même du palais.","provenance":"Beyşehir ou Konya, Turquie.","obtention":"Commencées au milieu du XXe siècle, les fouilles en cours au palais de Kubadabad ont mis au jour un nombre considérable de carreaux. Formant jadis la décoration des murs du palais, ils ont été transférés au Musée de la madrasa Karatay à Konya pour y être exposés après avoir été étudiés.","bibliography":"Arık, R., *Kubad Abad*, Istanbul, 2000. \nAslanapa, O., *Anadolu'da Türk çini ve Keramik Sanatı* (L'Art turc du carreau et de la poterie en Anatolie), Ankara, 1965. \nOral, Z., “Kubad Abad çinileri (Carreaux de Kubad Abad)”, *Belleten*, C.XVII, Sayı: 66, Ankara, 1959, pp. 209-222. \nönder, M., “Selçuklu Devri Kubad Abad Sarayı çini Süslemeleri (La période seldjoukide de la décoration de carreaux du palais de Kubad Abad)”, *Türkiyemiz* 6 (1972), pp. 15-18. \nöney, G., *Türk çini Sanatı* (L'Art turc du carreau), Istanbul, 1976. \nRoxburgh, D.J. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, pp. 392-394.","dynasty":"Seldjoukides d’Anatolie","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative : Alaadin [Ala al-Din] Keykubad Ier, aigle bicéphale","glaçure","sous-glaçure"],"materials":["Céramique à décor sous glaçure."]},"a422b89c-541c-5d0c-b8ef-5292227a2201":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Cette gourde, souvent appelée gourde de pèlerin, est un récipient utilisé pour transporter l'eau en voyage, en pèlerinage ou à la chasse. Elle est fabriquée au moule et se compose d'un réservoir circulaire, d'un goulot et de deux bélières. Le goulot en forme de tube cannelé est fait d'anneaux de diamètres décroissants pour permettre de boire sans perdre de liquide. Les deux bélières servent à attacher une cordelette que le voyageur à pied, à cheval ou à dos de chameau accrochait à sa hanche. \nLa surface de la panse est décorée d'un blason moulé de style mamelouk appelé *rank* en arabe. L'aigle aux ailes éployées au-dessus d'un calice flanqué de fleurs est le blason du prince Toqouztimour. On pense qu'il débuta sa carrière comme échanson, d'où la présence d'une coupe dans son blason. Lorsqu'il fut élevé au rang de gouverneur par le sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), il y a jouta l'aigle en hommage au sultan. Les roses à six pétales figurant sous le rapace sont peut-être un hommage à la famille de Nasir al-Din, les Qalawun.","short_description":"Cette gourde décorée d'un emblème, selon une mode devenue populaire pendant la période mamelouke, porte un symbole d'aigle et donne le nom de son propriétaire, le prince Toqouztimour, gouverneur mamelouk d'Hama puis d'Alep.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Toqouztimour (r. 742-746 H / 1341-1345 J.-C.), gouverneur mamelouk de Hama et d'Alep.","dates":"742-746 de l'Hégire / 1341-1345 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 27,3 cm, Ø (panse) 18,5 cm.","method_for_datation":"La présence du blason du prince Toqouztimour (r. 742-746 / 1341-1345) permet de dater cet objet, qui est similaire à d'autres de la même période.","method_for_provenance":"Cette gourde a été trouvée à Alep, mais comme le prince a été gouverneur de Hama puis d'Alep, il est également possible qu'elle ait été fabriquée à Hama. Des objets de style, de décor et de fonctions similaires sont généralement d'origine syrienne.","provenance":"Alep ou Hama, Syrie.","obtention":"Acheté en 1933.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Art of the Mamluks: Renaissance of Islam*, Washington DC, 1981. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle","al-Nasir Muhammad","Alep","blason","Coupe","Gourde de pèlerin","moulée","poterie","terre cuite","Toqouztimour"],"materials":["Terre cuite moulée."]},"a4a2465e-0ea9-5fe8-9719-b7e20f0986e6":{"name":"Plat.","description":"Plat du genre “braserillo” à large base circulaire plate, aux parois droites et peu profondes terminées par une aile étroite. La pièce est réalisée en argile de couleur rougeâtre et recouverte d'une glaçure stannifère. Elle présente une décoration aux reflets métalliques en doré et bleu de cobalt sur un fond blanc crème. Le fond du plat, décoré d'un *ataurique* grenadin, est divisé en quadrants avec alternance de motifs bleus et dorés. L'aile présente une décoration d'arabesques avec de fins rubans bleus entrelacés. Les petites coquilles dorées qui meublent les interstices nuancent le fond blanc crème de l'aile. \nTechniquement, la céramique des VIIIe et IXe siècles H (XIVe et XVe siècles J.-C.) n'est que la continuation de la céramique almohade ; cependant, à l'époque nasride, l'introduction de l'oxyde de cobalt dans la glaçure permit d'offrir une ample gamme de bleus et, grâce à l'application de sulfure de cuivre, d'argent et de rouille pour obtenir des reflets métalliques, on obtint des pièces exceptionnelles. La faïence dorée andalouse, déjà fabriquée aux siècles précédents, atteint son apogée sous la dynastie nasride de Grenade. \nLa fabrication de ce type de céramique exigeait trois cuissons. La dernière, effectuée dans un four réducteur, était la plus délicate car elle supposait un contrôle parfait de la température du four. On devait faire adhérer le mélange des sulfures métalliques de la pièce sans laisser fondre la glaçure de la précédente cuisson. \nL'importance des ateliers de poterie du royaume de Grenade et, notamment, de Málaga comme grand centre de production, fit que l'expression “produit de Maliqa”, avec de légères variantes, équivalait à “faïence dorée” indépendamment du lieu de production. Cette appellation fut également employée dans le monde chrétien par les potiers d'origine nasride qui, depuis la fin du XIVe siècle, se déplaçaient vers le Levant et s'installaient dans des localités diverses ; Manisès, entre autres, fut le centre le plus important de la céramique à reflets métalliques, fabriquée dans le style de Málaga pour une clientèle chrétienne.","short_description":"Cet énorme plat représente la continuation de la technique et de la décoration des céramiques nasrides dans les ateliers mudéjars pour satisfaire les besoins de la clientèle chrétienne, demandeuse de formes nouvelles, comme celle de ce récipient peu profond, à base plate, aux parois droites et à bord horizontal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"802-838 H / 1400-1435 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 4,5 cm, Ø maximum 41,5 cm, Ø base 34,8 cm.","method_for_datation":"La perfection continue de la technique, le type de décoration et le tracé du décor d'*ataurique* sont caractéristiques de la faïence à reflets dorés du premier tiers du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La décadence croissante du royaume nasride de Grenade, parallèlement à l'essor de la puissance maritime aragonaise et à sa suprématie sur les routes commerciales de la Méditerranée, favorisa l'éclosion de foyers levantins mudéjars contemporains des productions nasrides et utilisant les mêmes traditions techniques et ornementales. S'agissant de ce plat, l'intensité du cobalt et la forme sont plutôt caractéristiques des productions valenciennes, mais seule une analyse de l'argile pourrait établir la provenance exacte de l'objet.","provenance":"Royaume nasride de Grenade ou royaume chrétien de Valence.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat de l'état le 6 juin 1875.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *La cerámica española* (catalogue sommaire du Musée archéologique national), Madrid, 1936, pp. 28-30. \nCamps Cazorla, E., *La cerámica medieval española*, Madrid, 1943, p. 29. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, pp. 76-82. \nPérez Higuera, T., *Objetos e imágenes de al-Andalus*, Barcelone, 1994, pp. 24-25.","dynasty":"Nasride ou mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","faïence dorée","Grenade","Manisès","mudéjar","Nasrides","reflets métalliques","Valence"],"materials":["Céramique","glaçure, reflets métalliques."]},"a5329f82-997c-5624-abe3-aed18ec8753c":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre à panse ovoïde, sans pieds, reposant sur un fond de faible diamètre, est dépourvue de col. Un bourrelet fait office de lèvres. Les marques laissées par l'arrachage des anses permettent de supposer que ces dernières étaient plates et peut-être en forme d'ailes, comme les fameuses jarres de l'Alhambra. Le tiers supérieur de la panse est décoré de quatre bandeaux horizontaux recouverts d'une glaçure vert bronze. Ces bandeaux portent des motifs estampés et sont délimités par des cordons de pâte sur lesquels sont incisés des chevrons. Les motifs répétitifs qui meublent les bandeaux sont d'inspiration végétale (palmes et fleurons) ou épigraphique. Sur le bandeau supérieur en effet, des motifs stylisés semblent reproduire le mot *Allah*, ou *alyoumne* (la félicité),pour exprimer l'omniprésence de Dieu et attirer sa protection sur les produits alimentaires conservés dans la jarre. Cette forme de jarre à caractère décoratif est fréquente sur les sites archéologiques d'époque nasride d'al-Andalus.","short_description":"Cette jarre à panse ovoïde était utilisée pour stocker les denrées alimentaires. Les marques laissées par l'arrachage des anses permettent de supposer que celles-ci étaient plates, peut-être en forme d'ailes, comme les fameuses “jarres de l'Alhambra”.","holder":"Musée régional de la céramique.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Salé.","dimensions":"H. 59,5 cm, Ø base 12 cm, Ø max. 58,7 cm, Ø du col 16,6 cm.","method_for_datation":"études stylistiques et comparatives avec les productions nasrides.","method_for_provenance":"Découverte lors d'excavations fortuites à Salé.","provenance":"Salé, Maroc.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Bazzana, A., *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nCambazard-Amahan, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nRicard, P. et Delpy, A., “Note sur la découverte de spécimens de céramique marocaine du Moyen âge”, *Hespéris* III, 1931, pp. 227-237, pl. XXXIV.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","eau"],"materials":["Céramique montée au colombin, estampée et gravée, avec trace de glaçure."]},"a55c2ebe-979d-535b-8bc8-31f893bda658":{"name":"Coupe avec joueur de *rubâb*.","description":"La coupe est décorée, au centre, avec la silhouette d'un joueur de “rubâb”, instrument à cordes de tradition iranienne. Le fond est orné de compartiments remplis de pointillés, le bord décoré de motifs de demi-lunes. \nLe motif du joueur de“rubâb”, représenté ici selon l'habitude des nomades, est récurrent dans l'art islamique et semble évoquer, comme la figure du buveur, des scènes de cour célébrant la vie du souverain. Le musicien, rendu dans un style semblable à celui que l'on retrouve dans la céramique figurative de Nishapour, de la même période, porte un couvre-chef caractéristique, en usage chez les peuples turco-mongols d'Asie centrale.","short_description":"Le décor de cette pièce présente, entre autres éléments, une silhouette masculine occupée à jouer d'un instrument à cordes, le *rubâb*. La figure du musicien est habituelle dans l'art islamique et semble évoquer, tout comme la figure du buveur, la vie et les fastes de la cour.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 23,5 cm ; H. 6,8 cm.","method_for_provenance":"Plusieurs éléments décoratifs, entre autres les panneaux pointillés qui recouvrent le fond, sont typiques des céramiques irakiennes du IVe/Xe siècle.","provenance":"Irak.","obtention":"Dépôt privé.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades : Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","lustre"],"materials":["Céramique à décor de lustre métallique."]},"a6a01024-6733-5cbd-9746-7f832e8a4d36":{"name":"Vase.","description":"Ce petit pot à la panse globulaire, au col cylindrique muni de deux anses et au pied annulaire sert de vase à boire. Le col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune à l'oxyde de manganèse sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs. Les motifs répétitifs sont regroupés en frise sur le col et sur la partie supérieure de la panse. Des lignes séparatives horizontales et verticales, ainsi qu'un motif de tresse, connu sous le nom de “tresse d'éternité”, sont dessinés sur le col. Un motif pseudo-épigraphique reproduisant le nom d'Allah, rehaussé de motifs végétaux et encadré par un panneau de volutes horizontales, se lit sur la panse. Les anses sont décorées de lignes obliques éparses et de petites pastilles peintes. Ce type de décoration rappelant le travail des métaux est caractéristique de la production almohade du Maghreb et d'al-Andalus.","short_description":"Ce petit pot à panse globulaire et col cylindrique, doté de deux anses de préhension, sert de vase à boire. Son col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs : tresse dite “d'éternité” et motifs pseudo- épigraphiques.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 12 cm, Ø base 5,4 cm, Ø max. 13 cm, Ø ouverture 9,9 cm.","method_for_datation":"Découvert lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée grâce aux études stylistiques et comparatives avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *B.A.M.*VII*,* 1967, n° 117, pp. 627-639, pl. I. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","décoration pseudo-épigraphique","décoration végétale","mobilier"],"materials":["Poterie façonnée au tour, peinte et excisée."]},"a7fd98fa-f450-5ba3-b6d2-3909a56326ac":{"name":"Panneau à décor de mosquée","short_description":"A l’intérieur d’un arc en fer à cheval soutenu par des colonnes se dresse une mosquée de type ottoman caractérisé par des minarets tronconiques. Le panneau inférieur est meublé d’un petit vase d’où émerge une gerbe composée de différentes fleurs, parmi lesquelles on distingue des œillets, des tulipes et des feuilles de vignes. Enfin, une riche végétation de rinceaux, de feuilles et de fleurs de toutes sortes occupe les lunettes des arcs, meuble les claveaux et constitue le décor des chapiteaux. Les couleurs dominantes sont le beige, le brun et surtout le jaune, le vert et le bleu. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique","holder":"Musée national du Bardo","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 140 cm, l. 80 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Mosquée de type ottoman","Minaret tronconique","Céramique"],"materials":["Terre cuite"]},"a80ae3b6-0e85-5e1b-93e6-f4552c3eac51":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"Cet *ataifor* à base annulaire et parois courbes, fabriqué avec une pâte jaunâtre, est recouvert d'une glaçure blanche. La face interne présente une décoration en *vert et manganèse*. Le motif décoratif consiste en un grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat et sur lequel on peut remarquer les restes d'une inscription coufique avec l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). La décoration est complétée par deux franges plus étroites qui se croisent au centre, avec des tracés stylisés qui semblent être une simplification de l'écriture coufique mais qui sont dépourvus de signification. \nLa technique décorative employée, motifs épigraphiques en vert de cuivre et en noir de manganèse, sur la glaçure blanche est d'un bel effet chromatique. Madinat al-Zahira fut le plus important centre de production et de diffusion de la céramique vernissée en vert et manganèse durant le califat. Du point de vue ornemental, la netteté du dessin et l'austérité des compositions, avec de larges zones de fond non décorées, la différencient d'autres productions contemporaines d'al-Andalus. \nLa fonction de ce type de céramique n'est pas encore définie mais il est clair que la production de Madinat al-Zahira implique un progrès technique fondamental. L'usage d'oxydes de cuivre et de manganèse dans la décoration et la glaçure qui imperméabilisait les récipients, évitant que les substances n'imprègnent l'argile, sont à l'origine d'un type spécial de vaisselle, considérée comme luxueuse.","short_description":"Découvert sur le site archéologique de la ville-palais de Madinat al-Zahira, ce plat de type *ataifor* devait faire partie de la vaisselle courante de la maison du calife, comme le suggère l'inscription *al-moulk*, “le pouvoir”, sans doute en référence au pouvoir califal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) ; 324-366 H / 936-976 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"L'écriture coufique simple est caractéristique d'une phase initiale de la production de cour de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976.)","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahira. Les formes ouvertes, et plus particulièrement les *ataifors*, représentent le plus grand pourcentage de céramiques face aux productions de formes fermées. La formule *al-mulk*, liée au pouvoir et à la légitimité omeyyade, constitue l'expression épigraphique la plus fréquente sur ce type de céramique.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, p. 154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Zahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","dynasty":"Période omeyyade d’al-Andalus, période califale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration géométrique","épigraphie"],"materials":["Céramique","tour, cuisson, vert et manganèse, vernissé."]},"a8732393-9f73-5349-bf08-2e06bf17b6f1":{"name":"Jarre à décor animalier","short_description":"Il s’agit une *charbiya* à deux anses, à haut col, au rebord éversé, à corps ovoïde et à fond plat. Le décor est en jaune, vert et brun. Sur l’épaule, un bandeau de feuilles alternativement vertes et jaunes sur fond vert clair. Un deuxième bandeau de chevrons bruns surmonte un guépard jaune moucheté de brun, le corps vu de profil et la gueule de face, les yeux grands ouverts. Le dos est rehaussé d’une puissante crête dentelée. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 53 cm, Ø 26 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Céramique","Poterie"],"materials":["Terre cuite"]},"a8912ca5-9dcf-581c-885c-df8260626ef3":{"name":"Coupe historiée.","description":"Coupe à pied annulaire et paroi carénée avec un décor côtelé sur la paroi externe. La glaçure est directement placée sur la pâte grise sans engobe. La forme et la technique de fabrication sont caractéristiques de la céramique ifriqiyenne du haut Moyen âge. Le plat est illustré d'une scène de guerre sur laquelle figurent des cavaliers montant des chevaux au galop et brandissant une targe de la main gauche. D'origine mésopotamienne, ce décor, à la fois stylisé et fantaisiste, connut une très grande vogue à l'époque fatimide. Cependant, s'il offre une certaine parenté avec certains décors orientaux contemporains, il plonge vraisemblablement aussi ses racines dans un très lointain passé africain. En effet, les chevaux représentés sur cette coupe paraissent moins naturalistes et plus stylisés que ceux représentés sur certaines œuvres d'art mésopotamiennes ; leur élasticité et les décors qui les caractérisent sont présents sur d'autres plats ifriqiyens contemporains. Par ailleurs, les visages des cavaliers se distinguent par la présence d'un œil démesurément grand ; cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de cette époque et semble confirmer le substrat africain du décor de cette coupe.","short_description":"Cette coupe présente un pied annulaire et une paroi carénée. Elle est illustrée d'une scène de guerre qui témoigne d'un substrat africain. Le décor stylisé et fantaisiste offre une certaine parenté avec les décors orientaux contemporains. Ce décor a connu une très grande vogue à l'époque fatimide.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 11 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides qui a eu une durée éphémère de presque un siècle (de 337 à 444/948-1053), ce qui justifie la datation de la deuxième moitié du IVe/Xe siècle à la première moitié du Ve/XIe s., sans pour autant être plus précis. , en l'absence de toute publication concernant Sabra al-Mansuriyya qui aurait permis de mieux identifier la couche stratigraphique des fouilles, pour pouvoir avancer unde datation plus précise.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Sabra, peint d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Sabra al-Mansouriya ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya en 1979. Elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, où elle est exposée depuis 1986.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 133, n° 73. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 250, n° IV-40. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","dynasty":"Fatimo-ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","décoration figurative","ziride"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"aa0b309d-187e-51f6-a380-037fc3e58964":{"name":"Plat.","description":"Petit plat à décor peint sous glaçure. L'ornement central consiste en un motif de fleuron bleu, blanc et rouge, cerné d'un filet noir. Son contour que parachève une crête se détache sur un fond de petites spirales circulaires. Quatre rosettes à cœur rouge vif se répartissent sur un cercle à l'extérieur duquel court une frise de motifs trilobés vert émeraude. L'aile est décorée de deux rangées de spirales, similaires aux premières, interrompues par cinq éléments abstraits en vague à bord dégradé de vert et entre lesquels s'insèrent de petits motifs rouges dont la couleur contraste subtilement mais efficacement avec le fond bleu, noir et blanc. Bien que l'on ignore pour qui un plat aussi raffiné a pu être produit, puisqu'à l'époque les potiers d'Iznik travaillaient aussi bien pour la cour que pour des clients privés et parfois même étrangers, la qualité de ce décor montre que la céramique ottomane était encore à son sommet.","short_description":"Petit plat à motif central en forme de fleuron sur fond de spirales étroitement enroulées. On ne sait pas pour qui a été fabriqué ce plat particulièrement délicat puisque, à cette époque, les potiers d'Iznik travaillaient aussi bien pour la cour que pour des clients privés, parfois même des étrangers.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 997 de l’Hégire / 1590 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 5,7 cm, Ø 17,6 cm.","method_for_datation":"L'utilisation d'un bleu turquoise précis, ainsi que le fond de spirales serrées, était la marque d'un certain atelier d'Iznik dans les années 1580-1590.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 248, fig. 499. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 56-57 et planche 47A.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"ab91307f-d3d5-5f2a-88d0-9f2eb6934a29":{"name":"Plateau servant à la détermination de la qibla.","description":"Les musulmans doivent faire face à la *qibla*, la direction de la Kaaba à La Mecque, pendant leurs prières. Ils ont donc souvent besoin d'instruments pour leur indiquer cette direction. Le fond de ce plateau rond à bords relevés est divisé par des rayons concentriques. Au centre figurent les noms de l'artisan et du lieu de fabrication (\"fait par Sayyid Thabit à Damas\"). Les tables se présentent sous forme d'une suite d'anneaux concentriques qui contiennent le nom d'un certain nombre de villes indiquées dans trois de ces anneaux (Damas, Bagdad, Constantinople, Jérusalem, Téhéran, Kaboul…) et des lettres correspondant à des nombres qui indiquent des degrés d'angles. L'intérieur du bord est gradué, chaque gradation correspondant à 5°. Les quatre points cardinaux sont indiqués dans des demi-cercles. \nLa surface extérieure du bord contient une explication en arabe sur la façon d'utiliser l'instrument. La formule est développée en deux lignes séparées par quatre médaillons dans lesquels il est écrit que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier, \"le champion triomphant de la justice et souverain suprême \\[*khaqan*\\] qui est le fils du souverain suprême, roi des deux terres et des deux mers et serviteur des deux sanctuaires, que Dieu immortalise son règne\". Ces informations sont rédigées en écriture coufique noire sur fond blanc, le tout recouvert d'un engobe transparent.","short_description":"Le diagramme figurant sur ce plateau en céramique remplissait une importante fonction. La disposition schématique des noms de villes et de données trigonométriques permettait de trouver la direction de la Kaaba de La Mecque et donc celle de la prière. Il était particulièrement utile aux voyageurs.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Sultan Sélim Ier (r. 918-926 H / 1512-1520 J.-C.).","dates":"918-926 de l'Hégire / 1512-1520 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 18,5 cm, H. 3,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription précise que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier (r. 918-926/1512-1520 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription précise que l'objet a été réalisé à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Achat en 1935.","bibliography":"Cluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bagdad","céramique","Constantinople","Damas","détermination de la direction de la qibla","engobe transparent","Jérusalem","Kaaba","Kaboul","La Mecque","objets utilitaires","prières","qibla","Sayyid Thabit","sultan Salim (Sélim)","Téhéran","terre cuite"],"materials":["Céramique à peinture noire et bleue sur fond blanc, et glaçure transparente."]},"ab971419-834f-5843-8c6d-6b6cb9c2104a":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe sur important piédouche. Le décor peint en bleu de cobalt et turquoise sous glaçure consiste en de longues lignes continues qui s'enroulent en spirales serrées pour former des rondeaux. Ce style décoratif a prospéré dans la céramique ottomane vers les années 1520-1550. Il est souvent appelé “Corne d'or” par référence au quartier d'Istanbul dans lequel on pensait jadis – probablement à tort – que ces objets avaient été produits. Une autre appellation, plus rare, est celle de style “spirale du *tugrakes*”, terme composé pour souligner la connexion apparente entre ce style et celui de productions de la chancellerie impériale ottomane, dont l'enlumineur, le *tugrakes,* était chargé de magnifier le monogramme impérial du sultan ou *tugra*. Les dimensions extraordinaires de cette coupe, ainsi que le talent qui a présidé à sa décoration, suggèrent qu'elle était destinée à un très haut personnage de la hiérarchie ottomane, bien que nous n'en ayons aucune preuve directe.","short_description":"Grande coupe sur haut piédouche, ornée de spirales étroitement serrées dans le style parfois appelé “Corne d'or”. La taille et la qualité de cette coupe suggèrent qu'elle a été fabriquée pour un dignitaire ottoman de haut rang, peut-être pour le lavement de pieds au cours des ablutions.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 949-954 de l’Hégire / 1245-1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28 cm, Ø 42,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec d'autres objets de décor similaire et les enluminures de monogrammes impériaux de la période mentionnée dans la description.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1876.","bibliography":"Atasoy, N., et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 110, fig. 235 et pl. 324. \nDenny, W., “Ceramics”, *Turkish Art* (dir. E. Atil), Washington, DC, 1980, p. 279. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 56, p. 102.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"aed162cf-cef3-52e5-aa78-567138f64d2a":{"name":"Coupe à pied","short_description":"Il s’agit d’un plat dont le bord est évasé avec un large pied. Le décor présente deux registres concentriques à motifs floraux avec un cercle central meublé de plusieurs motifs ailés. Ces motifs en vert et brun se détachent d’un fond jaune. Ce plat est essentiellement destiné à servir le couscous. Dans la ville de Nabeul et en particulier le jour de l’an de l’Hégire, chaque enfant reçoit son *methred* avec du couscous doré et des fruits secs, des dattes, un œuf dur, des bonbons. Il est garni au centre d’une statuette de sucre moulée et colorée représentant des animaux (coq, gazelle) ou des personnages tels que la poupée et le cavalier.","type":"Ceramique","holder":"Musée de la Céramique Sidi Kacem Jelizi","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","provenance":"Inconnue","author":"Saloua Zangar","keywords":["Motifs floraux","Motifs ailés","Céramique de Nabeul"],"materials":["Céramique"]},"aee0d03f-b711-5643-8552-3ef51656eff4":{"name":"Vase à deux anses *jarrita*","short_description":"Ce vase à boire possède une panse piriforme et deux anses arrondies qui rejoignent un col tronconique évasé vers le haut ; il repose sur une courte base également tronconique. Le décor, peint en bleu foncé et dans une belle teinte de lustre mordoré sur la glaçure opaque de couleur ivoire, est posé d’une manière symétrique de part et d’autre des anses. Une frise de pseudo-épigraphie dont le dessin semble rappeler le mot *al-‘afiya* (\"bonne santé\") est tracée en bleu sur le col, sur un fond de vermicules lustrés. Sur la panse, un médaillon à huit lobes peint au lustre est occupé en son centre par un motif pseudo-épigraphique en bleu avec, de chaque côté des anses, une composition en amande festonnée. Dans l’axe des anses, un autre motif pseudo-épigraphique apparaît en réserve sur le fond lustré. Une suite de lignes horizontales occupe la partie inférieure de la panse. \nLe décor de lustre à reflets métalliques est un procédé propre aux arts de l’Islam. La technique apparaît dès le VIIIe siècle J.-C. sur des fragments de verres égyptiens ; on la rencontre ensuite appliquée sur la céramique à partir du IXe siècle J.-C. en Mésopotamie sous le règne des Abbassides. Il s’agit d’un décor peint sur une pièce couverte d’une glaçure ayant déjà subi une première cuisson. Le lustre se compose d’un mélange d’oxydes de cuivre et d’argent auxquels sont ajoutés du soufre et de l’ocre rouge ainsi qu’un liant qui permet l’emploi du pinceau. Une deuxième cuisson dans une atmosphère pauvre en oxygène a pour résultat d’incorporer les particules d’oxydes réduites à l’état métallique dans la glaçure amollie. Sous l’effet de la lumière naissent des effets tout à fait caractéristiques. Les secrets de cette technique complexe et aux résultats parfois aléatoires étaient jalousement gardés dans les ateliers de potiers qui la pratiquaient. Néanmoins, le procédé se diffusa tant vers l’Orient que l’Occident musulman et, en Espagne, son développement fut encouragé par les souverains nasrides, notamment à Malaga. Après la Reconquête, l’engouement pour la céramique \"hispano-mauresque\", la *loza dorada*, se poursuit puisque la production est exportée tant vers les pays musulmans que l’Europe chrétienne. 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Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 146.","materials":["Céramique à décor peint, lustré"]},"b0765880-f23a-5f96-bc55-a402dfeabde4":{"name":"Vase.","description":"Récipient en céramique frittée. Le corps en balustre est décoré dans sa moitié supérieure d'arabesques peintes en noir et bleu sous glaçure transparente fortement détériorée. Cette forme est similaire à celle de modèles iraniens et témoigne de relations artistiques étroites entre la Syrie et l'Iran au cours de cette période, en particulier entre Raqqa et Kashan car, à l'exception du style *minaï* pratiqué à Kashan, Raqqa produisait plus ou moins le même type de céramiques. Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"Les potiers de Raqqa entretenaient d’étroites relations artistiques avec ceux d’Iran durant la période abbasside tardive, plus particulièrement durant la période ayyoubide. La forme et le style de la décoration en arabesque bleu et noir de ce vase se retrouvent sur ceux fabriqués dans la ville de Kashan en Iran.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, Ø 10,4 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration calligraphique","décoration géométrique","récipients domestiques"],"materials":["Céramique frittée peinte et vernie."]},"b09ccbac-3e92-56ec-95ea-6a58eb8d70a9":{"name":"Plat (tondino).","description":"Plat de forme italianisante appelée *tondino* à bassin profond et étroit et aile importante, décoré en deux nuances de bleu sur fond blanc. Le centre est occupé par un médaillon contenant un bouquet de cinq fleurs s'échappant d'une autre fleur. Ce motif se répète sur toute la surface de l'aile au centre des espaces arrondis générés par des indentations triangulaires bleu foncé. Ces zones sont ponctuées à leur intersection d'étoiles à six branches. Bien que le motif du bouquet soit répété, l'observation rapprochée montre qu'il n'a pas été reproduit au pochoir, l'artiste le dessinant à chaque fois à main levée. Ce plat fait partie d'un groupe d'objets dont on considère qu'ils représentent un moment particulier de l'histoire de la poterie d'Iznik, lorsque les potiers prirent en main la décoration au détriment des peintres. Ceci se produisit peut-être en réaction au déclin des commandes de la cour ottomane. En appliquant eux-mêmes le décor, les potiers pouvaient abaisser leurs prix et s'adresser ainsi à un marché plus vaste. Ce changement d'approche s'est traduit par un style plus simple, plus spontané que celui des dessins étudiés et soignés de la production antérieure d'Iznik. Si ce style “potiers” n'a pas duré longtemps puisqu'il a laissé place au cours de la décennie des années 950 H / 1540 J.-C. à ce qui serait bientôt l'esthétique classique d'Iznik à base de brillants dessins floraux polychromes, il représente néanmoins une importante phase de l'histoire des céramiques ottomanes.","short_description":"Plat de forme italianisante appelée *tondino* à décor basé sur la répétition d'un bouquet de cinq fleurs. Ce plat fait partie d'un groupe d'objets dont on considère qu'il représente un moment où les potiers d'Iznik se chargèrent eux-mêmes de la décoration au détriment des peintres.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 941-951 de l’Hégire / 1535-1545 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 4,9 cm, Ø 26,6 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 118, fig. 154. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 51-52 et planche 30A.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"b1b31d42-2423-51e8-9e8c-0117ff7b0186":{"name":"Gobelet à anse cylindrique.","description":"Gobelet cylindrique à anse angulaire, décoré avec des branches de tulipes, jacinthes et d'autres fleurs en bleu clair, vert et rouge sur fond blanc. 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L'extension de la gamme chromatique avec l'introduction du rouge “bol arménien” désigne une production de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises, d'analyses stylistiques comparatives et des catalogues d'expositions organisées par des spécialistes internationaux, mentionnés dans la bibliographie.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Originaire de la collection Jeuniette, elle a été achetée le 10 avril 1919 par l'intermédiaire de M. Stora & Cie.","bibliography":"*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon*, catalogue d'exposition, New York, 1999. \nRibeiro, M. Q., *Louças Iznik / Iznik Pottery - Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1996. \nRoxburgh, D. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005. \n*Un jardín encantado: arte islámico en la colección Calouste Gulbenkian*, catalogue d'exposition, Madrid, 2001.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","engobe","glaçure","gobelet","Iznik","Ottomans"],"materials":["Céramique siliceuse peinte sur engobe et sous glaçure transparente."]},"b233b9f9-606a-5020-b525-f2dfcb494a75":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Cette gourde pesante en céramique gris rose appartient au groupe des “gourdes de pèlerin”. La panse de ce type de récipient se compose habituellement de deux faces circulaires plates, chacune à large rebord évasé, et d'une bande de céramique les réunissant. Elle est légèrement concave pour que la gourde puisse tenir debout. Le col évasé se compose de deux sections délimitées par un anneau en relief. La bordure du goulot est endommagée. Deux poignées en anneau sont fixées au col et à l'épaule pour porter ou suspendre l'objet. Une même décoration figure sur les deux faces : une rosette centrale à huit pétales entourée d'un bandeau d'arabesques. Le large bandeau extérieur comprend quatre “feuilles” à double contour se détachant sur un fond de motifs de petits losanges. \nSur des gourdes similaires, le centre des faces latérales porte souvent un emblème qui peut-être celui d'un émir ou d'un sultan ayyoubide ou mamelouk. Sans être spécifiquement emblématique, la rosette peut relever de cette catégorie et constitue même l'un des plus ancien utilisés par les Ayyoubides et les premiers Mamelouks qui choisissaient généralement des modèles à six pétales. Seul un émir, Moussa bin Yaghmour (599-663 H / 1203-1265 J.-C.), semble avoir opté pour une rosette à huit pétales, comme celle-ci. Il était gouverneur du Caire sous le sultan ayyoubide al-Malik al-Salih et, en 648 H / 1250 J.-C., devint gouverneur de Damas sous le sultan al-Malik al-Mouazzam. \nCette gourde non vernissée a pu être utilisée pour transporter de l'eau. La porosité de son matériau permettait de conserver le liquide relativement frais.","short_description":"Bouteille de céramique. Ses deux faces circulaires, ses poignées de préhension et sa suspension sont caractéristiques. Elles sont décorées d'une rosette centrale à huit pétales là où les sultans et émirs ayyoubides et mamelouks apposaient généralement leur emblème.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. 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D., “Some Islamic Pilgrim Bottles”, *Berytus, Archaeological Studies* 2, 1935, pp. 5-10. \nMayer, L. A., *Saracenic Heraldry*, Oxford, 1933.","dynasty":"Période ayyoubide; début de la période mamelouke","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","pèlerinages","poterie"],"materials":["Céramique non vernie, moulée."]},"b35798dc-77ea-5958-913f-2fb174b5a6c6":{"name":"Coupe lustrée de Raqqa.","description":"Cette coupe à bords fins est ornée d'un décor symétrique à motif quadrilobé qui occupe toute la surface de la céramique. Dans les champs délimités par les lobes se trouve une feuille trilobée. Entre les contours extérieurs sont placés des rinceaux garnis d'une feuille dentelée. Le rebord est fortement souligné par une bande lustrée. \nUn groupe d'une centaine de céramiques auquel appartient cette pièce a été découvert à Tell Minis en Syrie. On a d'abord pensé qu'elles avaient été importées d'Égypte, ce qui a été invalidé par les découvertes de Tell Minis. On sait maintenant, grâce aux fouilles dans la zone de Raqqa, qu'un grand nombre de ces céramiques ont été produites en Syrie. Elles sont partiellement calligraphiées. Le décor rappelle énormément la céramique fatimide, modifiée par l'introduction de la peinture lustrée et le procédé du quartz fritté. On peut admettre qu'après la fin de la dynastie fatimide en 564 H / 1169 J.-C., les fabricants égyptiens se rendirent en Syrie et y introduisirent leurs innovations. Des pièces identiques rendent probable la thèse de modèles d'après lesquels se faisait la production des ateliers.","short_description":"Les coupes à bords fins ornées de motifs figuratifs ou végétaux de couleur rougeâtre sont typiques de la poterie lustrée syrienne de la période ayyoubide. Le dessin de cette coupe à quatre pétales ovales et aux feuilles en arabesques dans les écoinçons est très net et s'accorde parfaitement avec la forme ronde de la coupe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Précédemment dans la collection Henri Pharaon à Beyrouth.","dates":"Fin du VIe-début du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Les fouilles de Raqqa confirment qu'en Syrie, à l'époque ayyoubide, la céramique lustrée était réalisée dans des tons allant du rouge au brun. Cette technique du lustre avait été introduite par les potiers après l'effondrement de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"Les découvertes dans les fouilles de Tell Minis et de Raqqa permettent de conclure que ce type de céramique a été réalisé en Syrie.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Achetée à Londres en 1992.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Ceramics,* Oxford, 1991, pp. 40-41. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery,* Londres, 1985, pp. 51-55. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery,* Oxford, 1981, pp. 3-8. \nPorter, V. et Watson, O., “Tell Minis Wares”, *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics” (*J. W. Allan et C. Roberts éd*.), Oxford Studies in Islamic Art*, IV, Oxford, 1987, pp. 175-248. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands,* Londres, 2004, pp. 14-15 et 289-294.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Annette Hagedorn.","translator":"Arlette Camion (de l’allemand).","translation_copy_editor":"Anne-Marie Lapillonne.","keywords":["céramique en quartz fritté","fatimide","lustre","Raqqa","Syrie","Tell Minis"],"materials":["Céramique en quartz fritté. Décor peint et lustré sur fond de glaçure de couleur blanc-vert."]},"b4039c69-caaf-5330-a68e-4354845b82a9":{"name":"Plat.","description":"Ce plat polychrome à aile inclinée et profond bassin peint sous glaçure est orné d'une figure masculine cernée de noir sur fond blanc. Elle porte des pantalons incolores, une veste bleu pâle et une blouse blanche à manches vertes. Son chapeau, ses chaussures et la fleur qu'il tient à la main droite sont peints d'un rouge pâle épais. Le reste du bassin est occupé par cinq fleurs sur de fines tiges incurvées : deux tulipes bleues à points rouges, et trois fleurs rouges plus petites. L'aile présente un motif en zigzag composé de feuilles en forme d'amande. Les zones triangulaires sont alternativement bleu clair et vert vif, ornées de demi-rosettes à pistil rouge. Le dos du plat est peint de trois gros points bleus sous glaçure transparente légèrement turquoise. Le pied annulaire est percé pour que l'objet puisse être suspendu. \nLes représentations de figures dans la céramique d'Iznik s'inspirent de l'imagerie populaire des albums de costumes militaires, réalisés en grande partie pour une clientèle européenne à partir du début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). La peinture d'aspect standardisé du personnage et le caractère convenu de la décoration florale s'expliquent par une production de masse destinée au marché libre.","short_description":"Plat à décor peint polychrome et bassin profond orné d'une figure sur fond blanc. L'espace autour du personnage est rempli de fleurs. L'aile présente un motif en zigzag. Les représentations figuratives des céramiques d'Iznik s'inspiraient de l'imagerie populaire des albums de costumes.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Première moitié du XIe siècle de l'Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 5,5 cm, Ø 25,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de la décoration. Les représentations figuratives, fréquemment combinées à un motif en zigzag sur l'aile, se retrouvent sur un grand nombre de céramiques d'Iznik du début du XIe/XVII siècle. Elles étaient inspirées d'études de personnages costumés, dont celles de l'album du sultan Ahmed Ier (r. 1011-1025/1603-1617) et ses copies très largement diffusées.","method_for_provenance":"Le motif de zigzag de l'aile combiné à des représentations figuratives est présent en grand nombre sur les céramiques d'Iznik du début du XIe/XVII siècle J.-C.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs du savant hongrois, prix Nobel et collectionneur d'art Georg von Békésy (1899-1972).","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004. \nWirgin, J. (éd.), *The Georg von Békésy Collection*, Malmö, 1974.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","céramique","décoration figurative","plats"],"materials":["Céramique peinte sous glaçure."]},"b458ec48-6ce3-5cb1-a3f6-348c8e7108e6":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Panneau composé de dix carreaux en céramique, production de l'école maghrébine de céramistes qui s'était installée dans les villes côtières égyptiennes comme Alexandrie, Rachid (Rosette) et Damiette. Les carreaux sont à décor peint en bleu, jaune et vert sur glaçure. En partie inférieure figurent deux motifs bleus en forme de pieds au-dessus desquels s'élève une mosquée composée d'un groupe de petits bâtiments à coupoles et d'autres éléments architecturaux de style ottoman ; de l'ensemble se détache une construction plus volumineuse surmontée d'une importante coupole flanquée de quatre fins minarets également de style ottoman. Le décor s'achève par un arc polylobé au pinacle couronné d'un croissant. Il est possible que les pieds et l'architecture symbolisent le voyage nocturne du Prophète qui, à partir du Haram al-Charif dans la partie sainte de Jérusalem, monta aux cieux rencontrer les prophètes, accompagné de l'ange Gabriel. \nOn sait que des céramistes de l'école maghrébine émigrèrent en égypte dans la seconde moitié du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) et s'installèrent dans des villes côtières. Leur production était influencée par les styles et techniques des ateliers du Maghreb et d'al-Andalus. Ceci pourrait expliquer la diffusion du terme de *zilizli* utilisé par les habitants de Rosette pour les carreaux de céramique, terme qui est dérivé de z*illidj*, carreau de céramique en arabe parlé du Maghreb. Parmi les plus célèbres céramistes tunisiens émigrés en égypte et installés à Alexandrie figure al-Hadj Massoud al-Sabaa, dont la signature, accompagnée de l'inscription “œuvre du maître al-Sabaa”, se trouve sur les carreaux de Dar Djallouli en Tunisie. Ce céramiste fonda également une remarquable école en égypte. Un certain nombre de ces céramiques furent utilisées dans des constructions contemporaines à Alexandrie et au Caire.","short_description":"Les artisans se déplaçaient librement d'une région à l'autre dans le monde islamique. Les artisans de Mossoul vinrent d'Égypte après l'invasion de Bagdad par les Moghols. Les céramistes du Maghreb, eux aussi, apportèrent leur style influencé par le style andalou. Ce panneau en carreaux de céramique est issu de l'école tunisienne.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 80 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Certaines des plus belles céramiques de al-Hadj Massoud al-Sabaa se trouvent sur des panneaux de la mosquée de Abd al-Baqi Georgi à Alexandrie (construite en 1171/1757). Son nom est indiqué par la formule “œuvre du maître al-Sabaa”. Ces importants panneaux qui recouvrent à la fois les murs de la mosquée et le *mihrab* sont en style maghrébin. Leur composition comprend des vases d'où sortent des fleurs, des tiges végétales ou des représentations de bâtiments et d'éléments architecturaux : constructions à coupoles, minarets en style ottoman, croissants qui complètent le décor en partie supérieure. Le décor végétal et architectural des carreaux de cette mosquée est très proche du panneau présenté ici. Leur grande similarité de style et de motifs, et la présence de la signature du maître sur les carreaux de la mosquée, militent en faveur d'une production de celui-ci ou du moins de son école.","method_for_provenance":"Il est fortement probable que ce panneau soit l'œuvre de al-Hadj Massoud al-Sabaa. Sa prolifique production en égypte, à Alexandrie, est attestée par la présence de son travail dans la mosquée de Abd al-Baqi Georgi.","provenance":"Probablement Alexandrie.","obtention":"Remis au musée dans le cadre d'un *waqf* par le prince Youssouf Kamal en 1923. Ce prince de la famille de Muhammad Ali était collectionneur d'antiquités. Il fit don au musée d'une grande partie de ses collections, en particulier de pièces de joaillerie, de textiles, de céramiques et de bois.","bibliography":"Al-A'raj, Abd al-Aziz M., *Al-Zalij fi al-'Emara al-Islamiya bi al – Jaza'ir fi al-'asr al-Turki* \\[Les céramiques dans l'architecture islamique en Algérie pendant la période turque\\],Ms., Université du Caire, 1982. \nAtil, E., *Ceramics from the World of Islam,* Washington D.C., 1973. \nKhalifa, R. H., Founoun *al-Qahira fi al-'Ahd al-Othmani* \\[Les arts au Caire pendant la période ottomane\\], Le Caire, 1984. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, New York, 1995. \nIfriqiya, treize siècles d'art et d'architecture en Tunisie, Aix-en-Provence-Tunis, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","Céramistes","décoration végétale","éléments architecturaux","forme architecturale"],"materials":["Céramique à décor sur glaçure."]},"b5db61c2-f435-5ed6-87a3-c6bbd6e5f917":{"name":"Azulejo.","description":"*Azulejo* carré en argile blanchâtre, réalisé au moule. Sur la surface émaillée à glaçure stannifère, une décoration en relief figure deux oiseaux échassiers affrontés devant un arbre aux branches entrelacées. Un blason de la dynastie nasride s'appuie contre l'arbre et, dans les angles supérieurs, on observe deux autres oiseaux, dont l'un presque occulté par la fracture de l'*azulejo*. Une partie des motifs a été rehaussée de bleu et doré, bien que cette dernière teinte ait pratiquement disparu. \nLa céramique nasride est considérée comme un prolongement de la céramique almohade. L'argile à glaçure avait déjà été utilisée dans la décoration d'extérieurs, mais c'est durant la période nasride que son emploi pour la décoration intérieure des palais atteint son point culminant, essentiellement pour les socles et les dallages. Les revêtements les plus riches sont ceux qui furent réalisés avec des *azulejo*s à reflets métalliques, en doré ou doré et bleu, sur fond blanc. \nBien que de façon minoritaire, le répertoire décoratif du palais de l'Alhambra, d'où provient cette pièce, fait appel à des panneaux à motifs figuratifs où l'on commence à percevoir des influences du monde chrétien. Les motifs végétaux autant que les motifs zoomorphes ou héraldiques présentent une étroite parenté avec les modèles gothiques. \nQuant à la provenance du blason nasride, l'héraldique est indubitablement un ornement du monde chrétien et non musulman. La plupart des chercheurs s'accordent à voir son origine dans le blason de l'ordre de la Bande, fondée par Alphonse XI en 1330. Le royaume nasride, en vassal de la Castille, utilisa ce blason, auquel il ajouta la devise de sa dynastie : “Il n'est d'autre vainqueur que Dieu.”","short_description":"Dans l'axe de “l'arbre de vie”, le blason de l'ordre de la Bande des sultans nasrides laisse penser que cet azulejo était destiné à décorer l'Alhambra. C'est un exemple, bien que défectueux, de la technique exquise du reflet doré au bleu cobalt, rehaussé ici par les figures en relief.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin VIIIe -début IXe siècle H (fin XIVe -début XVe siècle J.- C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 22,5 cm, l. 22,5 cm, ép. 2,8 cm.","method_for_datation":"Cette pièce appartient à une série d'*azulejo*s nasrides dont on trouve des exemplaires, avec la même décoration, au Musée national d'art hispano-musulman de Grenade, au Musée archéologique national et à l'Institut Valencia de Don Juan. Tous proviennent du palais de l'Alhambra et sont datés par Martínez Caviro d'entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle.","method_for_provenance":"Le blason nasride représenté sur la pièce indique sa provenance du royaume de Grenade. Quant au lieu exact de production des *azulejo*s, il n'y a pas de certitude absolue. Les premiers modèles ont pu être fabriqués à Málaga, mais des exemplaires ont pu être réalisés à Grenade. Le déplacementde potiers était courant dans le cas de grandes réalisations comme le palais de l'Alhambra.","provenance":"Palais de l’Alhambra, royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au musée comme dépôt d'état le 1er juillet 1941.","bibliography":"Flores Escobosa, I., *Estudio preliminar sobre loza azul y dorada nazarí de la Alhambra*, Madrid, 1988. \nFrothingham, A. W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951, pp. 21-60. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 115.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","décoration figurative","décoration palatine","Grenade","Nasrides","technique des reflets dorés"],"materials":["Céramique","moule, glaçure, reflets dorés."]},"b6b54e1a-238d-59fb-8fc0-bf1b0cd6d93c":{"name":"Pichet.","description":"Pièce exemplaire de l'art de la poterie syrienne à sous-glaçure polychrome, ce pichet emprunte au style perse *mina‘i* qui se caractérise par la prédominance des couleurs et de la dorure appliquées sur glaçure. Comme les potiers syriens n'étaient pas familiarisés avec la technique de l'application de l'émail sur glaçure, ils faisaient appel à leurs méthodes habituelles de travail en sous-glaçure tout en adoptant l'iconographie et le style *mina‘i*. Ce type de décoration émaillée fleurit au cours des VIe-VIIe siècles H (XIIe-XIIIe siècles J.-C.) en Perse et, par imitation, en Syrie. Une plus grande habileté dans l'application ainsi que le choix des couleurs caractérisent ces productions à représentations plus figuratives et même narratives. \nCe petit pichet à piédouche simple rond est doté d'une fine poignée. La lèvre qui se retourne légèrement vers l'extérieur pour faciliter l'écoulement du liquide est décorée d'un bandeau de motifs géométriques et végétaux stylisés. La plus grande partie de la panse est ornée d'une représentation d'un groupe de femmes assises, certaines jouant d'instruments de musique. Leurs vêtements, accessoires et style de coiffure illustrent les critères de beauté de la société de l'époque, comme, par exemple, les tissus à rayures verticales de couleurs alternées. Le décor de ce pichet est en noir, rouge foncé et bleu foncé sur fond jaune ivoire. Quelques traces de dorures subsistent.","short_description":"Cet exquis petit pichet à décor polychrome sous glaçure est un exemple d'un style apprécié dans la céramique des VIe et VIIe siècles H (XIIe et XIIIe siècles J.-C.) en Syrie. Il montre des musiciennes jouant de divers instruments.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 11,9 cm, Ø (ouverture) 8,7 cm.","method_for_datation":"Comparaisons stylistiques avec des objets similaires réalisés en Syrie dont la plupart datent de la fin du VIe/XIIe -début VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"De nombreuses pièces similaires en poterie à sous-glaçure polychrome ont été trouvées dans les régions de l'al-Djazira et de Raqqa. Par ailleurs, les chercheurs ont noté l'absence de poterie émaillée ou peinte sur glaçure dans cette région. On pense donc qu'il s'agit d'une production syrienne et non d'une importation iranienne.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Pièce achetée en 1950.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.231. \nGrube, E., *Islamic Pottery of the Eighth to Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Djazira","beauté","céramiques","chanteurs","chanteuses","coiffure","femmes","instruments de musique","Iran.","minaï","pichet","polychromie","récits","terre cuite","tissus"],"materials":["Terre cuite à sous-glaçure polychrome."]},"b6ddda27-c0ff-5f0f-b4b1-bb06af0f4dc4":{"name":"Vase avec couvercle.","description":"Vase couvert, médaillons peints en bleu sous glaçure transparente et décor à reflets métalliques. Sur un fond blanc sont disposés, en registres horizontaux, compartimentés, des motifs composés de pseudo-inscriptions en coufique fleuri et interrompus par des médaillons circulaires à motifs floraux et enroulements. Le couvercle présente le même schéma décoratif que la panse. On ne peut pas dire avec certitude la fonction de la pièce, peut-être s'agit-il d'un objet utilitaire, d'un objet décoratif – ou les deux à la fois.","short_description":"Vase couvert ayyoubide de Raqqa en Syrie. Des motifs composés de pseudo-inscriptions en coufique fleuri sont disposés sur fond blanc en registres horizontaux et interrompus par des médaillons circulaires à motifs floraux et enroulements.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"Fin du VIe siècle de l’Hégire / fin du XIIe siècle J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 26 cm ; Ø 27,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des pièces de la même période.","method_for_provenance":"Expertise. Dans la correspondance relative à la pièce, Antoine G. Brimo affirme avoir reçu de Calouste Gulbenkian une somme déterminée pour son expertise, qui confirme l'autenthicité de la pièce.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"La pièce a été acquise par l'intermédiaire de Dikran Kelekian, à Paris, le 27 décembre 1907.","bibliography":"Makariou, S. (éd.), *L'Orient de Saladin. L'art des Ayyoubides* (catalogue d'exposition), Paris, 2002. \nMota, M. M., *Catálogo das Louças Islâmicas*, vol. I : *Louças Seljúcidas*, Lisbonne, 1988. \n*Memorias del Imperio árabe* (catalogue d'exposition), Saint-Jacques de Compostelle, 2000. \n*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1re édition 2001, 2e édition revue et actualisée 2002.","dynasty":"Ayyoubide","linkcatalogs":"IAM_SY_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique siliceuse","décor à “reflets métalliques”."]},"b7aafb59-ff4c-5242-9b12-fb975a73f3bf":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Ce panneau de zelliges qui tapissait un mur d'entrée de la *madrasa* Bouinaniya est décoré de *testirs*, cesmotifs géométriques auxquels font si souvent appel les revêtements en carreaux de faïence. \n \nCes éléments ont tous leur nom. Les ornemanistes connaissaient de mémoire les proportions spéciales, les motifs et les dimensions correspond à chaque figure. Les motifs préalablement dessinés sur le carreau, puis découpés à l'aide d'un marteau, sont biseautés sous l'émail, dans la terre cuite, de façon à donner à chaque morceau un profil en forme de coin. Rassemblés, ils forment ainsi une mosaïque polychrome à larges et simples motifs, avec pour couleurs dominantes le blanc, l'ocre jaune et le noir. Le panneau comprend un gros trait dessinant un entrelacs rectiligne fait de brins blancs, un procédé introduit au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) par les Almohades dans leur décor architectural, et un remplissage polychrome composé de petits éléments dont les formes précises s'adaptent exactement aux vides laissés par le trait. Cet entrelacs prend son départ à partir de colonnettes blanches ceintes d'une baguette verte et termine son parcours par des demi-nœuds d'entrelacs. Il enserre un réseau de losanges concentriques composés d'éléments ocre jaune, noir violet, vert émeraude ; ou ocre jaune, noir, bleu lavande, tous occupés au centre par un tesson noir. \n \nCe fragment illustre la maîtrise des artisans zelligeurs de l'époque mérinide qui, à l'instar de leurs homologues nasrides, ont produit des chefs-d'œuvre d'*op art* avant l'heure.","short_description":"Ce panneau de zelliges tapissait un mur d'entrée de la *madrasa*. Il est décoré de *testirs* ou décors géométriques qui sont les motifs de décoration par excellence pour les revêtements en carreaux de faïence. Il se compose d'un treillis losangique cerné par un entrelacs.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire / 1351-1356 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 160 cm, L. 77 cm.","method_for_datation":"Le panneau provient de la *madrasa* Bouinaniya (751-757/1351-1356).","method_for_provenance":"Le panneau a été récupéré au cours de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","obtention":"Récupération après la restauration du monument.","bibliography":"Marçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 1, Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","monument religieux"],"materials":["Carreaux de faïence émaillés."]},"b8adbf3d-fcfa-509c-ac13-b2d0c7288418":{"name":"Chope.","description":"Haute chope cylindrique en céramique frittée à poignée plate en forme de “pi”. Le décor se compose d'une frise de grandes tulipes rouges et de feuilles *saz* bleu-vert incurvées piquées dans le bandeau de la base du corps animé de rehauts bleus et rouges. Le même bandeau se retrouve autour du col. La poignée est ornée de motifs abstraits plutôt simples. Ce type de chope apparu dans la céramique ottomane à la fin du Xe siècle H (milieu-fin du XVIe siècle J.-C.) fut exporté en grandes quantités. Des prototypes de ce modèle existaient déjà dans les Balkans. Des modèles en cuir ou en bois ont pu également contribuer au développement de ce type de céramique.","short_description":"Ce type de chope apparaît dans la céramique ottomane à la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) et fut exporté en grandes quantités. Des prototypes en métal existaient déjà dans les Balkans. Des modèles en cuir ou en bois ont pu également contribuer au développement de ce type de céramique.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (milieu-fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm.","method_for_datation":"Les chopes d'Iznik portant ce type particulier de décor sont généralement datées de la fin du Xe siècle (milieu-fin XVIe).","method_for_provenance":"Il est établi que des chopes de ce type et de ce style décoratif étaient produits dans les ateliers d'Iznik à la fin du Xe/milieu-fin du XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Don de Miss Beatrice Danford, Newton St. Boswells, en 1953.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 47, fig. 700, 705 (pour une analyse de ce type d'objet et de pièces comparables).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","feuille saz","Iznik"],"materials":["Céramique frittée, à décor peint bleu, vert, noir et rouge d’Iznik (bol arménien) sous glaçure transparente."]},"b8c52c07-1db7-5b7e-a968-695ff14489a0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord vertical arrondi, corps tronconique, carène basse et base à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et décoré à la *cuerda seca* totale dans les tons de blanc, vert et miel séparés par des traits de manganèse. Le thème décoratif central est le mot “*baraka*” écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Pièce restaurée.","short_description":"Plat creux décoré à la *cuerda seca* totale datant des périodes almoravide et almohade. Le motif central est le mot *baraka* écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche25 cm, Ø de la base 10,3 cm, H. 8 cm","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”, I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 93.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca totale."]},"b8ecf061-5f47-5eb8-bd73-a5714784eff0":{"name":"Assiette.","description":"Assiette en céramique décorée de motifs géométriques en pigment jaune sur fond brun sous glaçure transparente. \nLe bassin est divisé en quatre zones, deux par deux. Une paire est ornée de triangles incurvés ornés d'un réseau de lignes croisées dessinant de petits carrés dentelés. Les deux autres présentent une composition de lignes incurvées qui forment une pointe de flèche.","short_description":"Assiette en céramique de Tall Hisban, décorée de dessins géométriques en pigment jaune sur fond brun. La surface intérieure est divisée en quatre zones, formant deux paires de dessins incurvés entrecroisés.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 8, 8 cm, Ø 30, 3 cm, Ø (base) 10,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique de la fouille.","method_for_provenance":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","provenance":"Tall Hisban, Jordanie.","obtention":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه / 1171-1517 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 178-179، شكل 73، 74. \nBienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 85, cat. n° 101. \nBoras, R. et Geraty, L., *Heshbon 1976*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 16.1, 1978, pp. 1-17. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 283, cat. n° 385.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Céramique vernissée."]},"ba61949f-4fe6-55e5-a72f-065204514600":{"name":"Bouteille à long col","short_description":"Cette bouteille monochrome à long col présente un décor de facettes, imitant ainsi les flacons en métal. Ce type d'objet figure dans les miniatures, lorsque l'échanson verse le vin d'une bouteille identique à celle-ci dans une coupe. Prohibé dans le Coran, le vin posséderait néanmoins des vertus médicinales et digestives selon Al-Râzî : \"l'utilité du vin, pour la conservation de la santé et l'amélioration de la digestion, est certaine si on lui accorde la place qui lui revient, et si sa quantité, sa qualité, ainsi que le moment où il est pris, sont conformes aux règles de l'art\".","type":"Céramique","holder":"Musée de l'institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Jean Soustiel","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","dimensions":"H: 24 cm, D: 14 cm, D. base: 7 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1992.","bibliography":"Delpont, Eric, et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: p. 293. \n \nMocelin, G. and Brohard, Y., *Sur les chemins d'Ispahan, savoir et médecine entre Orient et Occident*, Grenoble: Edition Cent Pages, Grenoble, 2006, p. 62. \n \nMoulierac, J. and Vaudour, C., *La médecine au temps des califes: à l'ombre d'Avicenne*, Paris: Institut du monde arabe, 1996: Fig. 130, p. 205. \n \nMoulierac, Jeanne, et al., Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier, Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: p. 114.","materials":["Pâte siliceuse, décor moulé, sous glaçure transparente turquoise"]},"ba9c5104-c11e-5d1f-8a1e-ba20fb2ab406":{"name":"Présentoir.","description":"Présentoir ou support rectangulaire à quatre pieds et deux ouvertures en partie supérieure, fait de plaques d'argile moulée à décor en relief peint au lustre. Les motifs en relief sur les deux longs côtés mettent en scène des couples de griffons entourés d'arabesques tournoyantes. \nLa céramique à décor lustré fut produite en Irak abbasside avant d'apparaître dans l'Égypte fatimide, probablement introduite par des ouvriers migrants. Après la fin de la dynastie fatimide, cette technique se diffusa dans la Syrie ayyoubide, sans doute apportée par des artisans à la recherche d'une clientèle prestigieuse. La peinture au lustre était l'une des techniques décoratives les plus utilisées dans le décor de la “poterie de Raqqa”, produite du VIe au VIIe siècle H (XIIe-XIIIe siècle J.-C.) en Syrie du Nord. \nL'utilisation originelle d'objets similaires à ce support n'est pas avérée, bien que les pieds tournés de certains objets du même type signifient qu'ils ont été adaptés de modèles en bois, ce qui rend possible l'hypothèse que ce support ait servi de petite table et que les trous pratiqués au sommet permettaient de maintenir des bols, des récipients pour la consommation des boissons, des lampes à huile ou des encriers.","short_description":"L'usage exact de ce support en céramique peinte au lustre est inconnu. C'est peut-être une adaptation d'une table en bois ; les trous en partie supérieure pourraient avoir servi pour tenir des coupes, des récipients à boire, des lampes à huile ou des encriers.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 19 cm, L. 28 cm, l. 13,5 cm.","method_for_datation":"Un grand nombre de supports de ce type nous sont parvenus de la période ayyoubide.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Don de Georges Tabbagh en 1924.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1947, p. 39. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981, p. 36. \nGrube E.J. *et al., Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994, pp. 284-287 (pour des supports similaires).","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Céramique lustrée à décor en relief."]},"bc31e6e4-7f37-5725-b63d-89472dbadb64":{"name":"Fragment de coupe en terre cuite.","description":"La région de Raqqa contient un groupe de palais abbassides qui ont été désignés avec les lettres A, B, C et D. Trouvé à l’occasion de fouilles menées dans le palais A, ce fragment appartient à une fine coupe moulée et décorée d'une inscription en style coufique qui se lit : “du travail de Ibrahim al-Nasrani qui a été fait à al-Hira pour l'émir Sulayman, fils du Commandeur des Fidèles”. Le Commandeur des Fidèles (ou calife) en question est l’Abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158 H / 754-775 J.-C.). Le texte indique ensuite que l'objet a été fabriqué à Hira par l'artisan nommé et apporté à Raqqa. Le nom de al-Nasrani (chrétien) indique qu'il faisait probablement partie des maîtres artisans du quartier chrétien de céramistes de Hira. \nLa base de la coupe est estampée de motifs géométriques et végétaux stylisés dont des palmiers.","short_description":"Malgré son état fragmentaire, le bandeau moulé d'écriture coufique subsiste pour l'essentiel. Il comporte le nom de l'artisan, Ibrahim al-Nasrani, à l'évidence un chrétien, le lieu de production, al-Hira, et une dédicace à “Sulayman, fils du commandeur des fidèles”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Soliman (fils du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour, r. 136-158 H / 754-775 J.-C.).","dates":"136-158 de l'Hégire / 754-775 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 12,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur le fragment l'associe au règne du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158/754-775 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription spécifie que le lieu de production de cet objet était Hira en Mésopotamie (Irak).","provenance":"Hira, sud de la Mésopotamie (Irak).","obtention":"Fragment trouvé lors de fouilles archéologiques conduites en 1948 dans le palais A par la Direction générale des antiquités de Syrie sous la direction de l'archéologue Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWeiss, H. (éd.), *Ebla to Damascus*, Washington DC, 1985.","dynasty":"Abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Abou Ja‘far al-Mansour","céramique","chrétiens","écriture coufique","estampage","Hira","Ibrahim al-Nasrani","Irak","moulage","Nasib Salibi","poterie","prince Sulayman","Raqqa","terre cuite"],"materials":["Argile cuite moulée et estampée."]},"bdb59a8c-f1cd-55ee-bcbc-1e82a6258ce8":{"name":"Panneau de céramique.","description":"La composition de ce panneau rectangulaire en carreaux de céramique carrés est dominée par un arc en forme de fer à cheval de couleur jaune et brun soutenu par deux colonnes à chapiteaux. Dans son ouverture se développe un motif floral dense et symétrique partant d'un vase posé au sol, lui-même flanqué de deux cyprès de chaque côté. Trois fleurs de type lotus sur tiges épaisses, les unes au-dessus des autres dessinent un axe central. Du vase s'échappent symétriquement de chaque côté trois tiges enroulées se terminant par une importante fleur, similaire par paires affrontées : rosettes, en bas, lotus au centre, et pivoines en haut. Le reste de la surface et les écoinçons sont comblés de bouquets de fleurs diverses. Au-dessus de l'arc, un cercle contient un motif en croissant de lune. Le décor est peint en jaune orangé opaque, deux tons de vert, bleu clair, bleu foncé et brun sur fond banc opaque. Le panneau est entouré d'un cadre de bois. \nAux XIe-XIIe siècles (XVIIe-XVIIIe siècles J.-C.), la faïence (céramique à glaçure de couleur) devint un des éléments dominants de la décoration architecturale tunisienne ainsi que l'arc en fer à cheval appelé *mihrab* (niche de prière) pour les panneaux composés de carreaux. Cette décoration florale plus naturaliste et la représentation de cyprès témoignent de l'influence de l'art ottoman.","short_description":"Panneau rectangulaire en carreaux de faïence orné d'un décor d'arc en fer-à-cheval. La zone sous l'arc est occupée par une dense ornementation florale s'élevant d'un vase. Aux XIe et XIIe s. H /(VIIe-XVIIIe s. J.-C.), la faïence (céramique à décor coloré verni) devint l'élément dominant de la décoration architecturale tunisienne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 156 cm, l. 74 cm.","method_for_datation":"Ce panneau présente d'étroites similarités avec d'autres réalisés dans un atelier actif au milieu du XIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) au milieu du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Ce style de décoration était caractéristique des ateliers de Tunis.","provenance":"Tunisie, sans doute Tunis.","bibliography":"*Couleurs de Tunisie : 25 siècles de céramique*, Catalogue d'exposition, Paris, 1994. \nLoviconi, A. et Loviconi, D., *Les Faïences de Tunisie*, Aix-en-Provence, 1994.","dynasty":"Période husseinite","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration architecturale","décoration florale","panneaux de céramique"],"materials":["Panneau en carreaux de céramique."]},"c01c0ea8-09eb-5aa5-9b63-e27164389d77":{"name":"Coupe à décor lustré et motif solaire.","description":"Grande coupe à décor lustré brun foncé provenant de Qal’at Dja’bar, exemple particulièrement remarquable du style de la poterie de Raqqa. Elle a été découverte lors des fouilles archéologiques menées par la Direction des antiquités de Syrie en 1973-1974 dans la forteresse médiévale de Qal’at Dja’bar sur la rive gauche du cours central de l'Euphrate. C'est l'une des rares pièces du musée à être issue de fouilles et non d'achats sur le marché de l'art. Son décor, très original, est dominé par la présence d'un impressionnant soleil à face féminine, yeux en amande, grains de beauté sur les joues et cheveux bouclés déliés. Il est encadré de deux cercles de rayons concentriques qui recouvrent le fond du bassin. \nLe soleil est un signe astrologique, motif iconographique courant dans le travail du métal de l'époque où il se voit généralement entouré de planètes et de signes zodiacaux formant un cercle cosmique. Dans la poterie médiévale syrienne, cependant, une telle représentation est unique. Il est intéressant de noter que le potier a remplacé le cercle des planètes par huit ornements en médaillon alternant des motifs végétaux rouge sur blanc et des cartouches lunaires blanc sur rouge. Il s'agit sans doute d'une variation spécifique à Raqqa sur un thème inspiré du travail du métal. L'aile de la coupe est ornée de motifs curvilignes ou en points régulièrement séparés par une paire de filets verticaux, motifs rappelant un décor calligraphique. \nCette coupe appartient à un rare ensemble de pièces peintes au lustre à décor figuratif. Sa forme creuse à profil convexe, plat, bord retourné et piédouche évasé est courante, particulièrement dans les céramiques lustrées. L'extérieur n'est pas décoré. La glaçure verdâtre transparente qui recouvre les deux tiers supérieurs de la coupe est typique de la manière de Raqqa.","short_description":"Cette céramique de Raqqa a été trouvée lors de fouilles dans la forteresse ayyoubide de Qal'at Dja'bar. Décorée au lustre dans des tons bruns caractéristiques, elle représente un soleil irradiant à traits faciaux féminins et bijoux. Les symboles planétaires étaient couramment utilisés sur les produits de luxe islamiques, en particulier sur les objets en métal incrusté, plus rarement sur les céramiques.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"Début du VIIe siècle de l'Hégire (début XIIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 14,1 cm, Ø 41,5 cm.","method_for_datation":"Des considérations stylistiques et les résultats de fouilles désignent la région de Raqqa, qui connut un grand développement de la production de poterie lustrée au VIe/XIIe siècle jusqu'à l'invasion mongole de 655-656/1258-1259.","method_for_provenance":"Il est peu probable que cette coupe ait été fabriquée sur place, bien que des fouilles archéologiques récentes aient établi l'existence d'une production de céramique frittée à Dja’bar. Le haut niveau de qualité de cette pièce désigne plutôt une fabrication dans un centre plus spécialisé, plus probablement dans les ateliers de poterie en plein essor de Raqqa, ville peu éloignée.","provenance":"Qal’at Dja’bar, Raqqa, Syrie.","obtention":"Coupe découverte lors de fouilles archéologiques menées par la Direction des antiquités de Syrie en 1973-1974.","bibliography":"*Land des Baal Syrien* (catalogue d’exposition), Berlin, 1982. \n*Au pays de Baal et d’Astarté : 10000 ans d’art en Syrie* (catalogue d’exposition), Paris, 1983. \nTonghini, C., *Qal’at Dja’bar Pottery: A Study of a Syrian Fortified Site of the Late 11th-14th Centuries*, Londres, 1998.","dynasty":"Période ayyoubide","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["astrologie","Ayyoubide","décor au lustre","poterie","Raqqa","soleil","travail du métal"],"materials":["Céramique frittée à décor lustré brun foncé sur glaçure transparente de nuance verte soutenue."]},"c14e61c4-a9ad-5af3-bb2d-94ef6f7c83f0":{"name":"Plat “cuenco”.","description":"Plat de forme circulaire, “cuenco”, de dimensions moyennes, la ligne de surface étant légèrement brisée. Peint en châtain sur fond blanc à reflets métalliques. Appartient à la série *pardalot,* de style persan, dont le thème central est composé d'un oiseau stylisé, entouré d'un décor végétaliste. L'oiseau s'insère dans une réserve limitée par des lignes concentriques triples, alternant avec une bande d'entrelacs. Son bord est arrondi, accentué par une large bande continue, se prolongeant vers l'arrière. Celui-ci n'est pas décoré mais présente des coulées provenant de la volatilisation des oxydes métalliques lors de la cuisson. On peut y distinguer trois “verrues” équidistantes, la marque d'un ancien trépied. Les vaisselles de table de ce genre sont des imitations de pièces de métal, mais peuvent être considérées comme des objets de luxe.","short_description":"Ce “cuenco” de Manisès, peint en châtain sur fond blanc à reflets métalliques, appartient à la série des *pardalot*, de style persan. Le thème central est composé d'un oiseau stylisé, entouré d'un décor végétal. Ce plat était utilisé à la place de vaisselle en métal, qu'il imitait.","holder":"Musée national de Machado de Castro.","dates":"XVe siècle.","location":"Coimbra.","dimensions":"H. 6 cm ; Ø du bord 28 cm ; Ø du fond 9 cm.","method_for_datation":"Par analogie stylistique avec la céramique de Manisès, la série à reflets dorés produite entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Les musulmans de Valence ont développé leur production jusqu'au XVIIIe siècle, introduisant de nouveaux profils et de nouvelles formes, ainsi que des variantes dans le décor, notamment à travers la polychromie. C'est la raison pour laquelle cet exemplaire peut appartenir à la période initiale de la production de Manisès. La forme, l'influence persane et le caractère populaire du thème central de la pièce, caractéristiques de la première moitié du XVe siècle, confirment cette datation.","method_for_provenance":"Manisès est le lieu de provenance des faïences à reflets métalliques qui, durant le XVe siècle, ont inondé le marché sur toute l'Europe, en tant qu'objets de luxe.","provenance":"Manisès, Valence.","obtention":"Entré au musée en 1915-16, faisant partie de la liste des biens transférés de l'Archevêché.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ana Alcoforado, António Pacheco","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argile","Manisès","modelée","mudéjar","pardalot","plat “cuenco”","reflets métalliques","style persan","vernissé"],"materials":["Argile modelée au tour et vernissée (faïence à reflets métalliques)."]},"c19090c2-9f5c-5b91-8652-fc049332fd82":{"name":"Pichet.","description":"Pichet à panse bulbeuse de forme ramassée à important col concave, ouverture évasée et court pied annulaire. Il est peint sous glaçure en bleu vif, rouge opaque épais et vert turquoise dilué sur fond de couverte blanche. La composition à contours bleu foncé présente deux registres horizontaux alternés de tulipes et d'œillets, rappelant le style floral des céramiques d'Iznik des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Cependant, le type de couverte et de glaçure est différent et les motifs simplifiés sont exécutés de façon schématique. La poignée et les étroits bandeaux séparant les représentations florales sont ornés de motifs géométriques. Ce pichet est marqué sous le fond d'un croissant et d'un astérisque.","short_description":"Jarre en céramique peinte polychrome. Les motifs décoratifs – tulipes et œillets – rappellent le style floral d'Iznik. La poignée est ornée d'un motif géométrique. La jarre est marquée sous le fond d'un croissant et d'un astérisque.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 18,6cm, Ø à l’ouverture 8,3 cm.","method_for_datation":"À la différence des céramiques d'Iznik de style “quatre-fleurs” des Xe-XIe/XVIe-XVIIe siècles, ce pichet est marqué sous le fond. Par rapprochement avec des marques similaires connues dans la céramique ottomane, il a été daté du XIIIe/XIXe siècle, et a pu être fabriqué à Istanbul.","method_for_provenance":"Un vase conservé au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales présente une décoration similaire et une marque où le mot “Istanbul” figure dans un croissant. Il n'a cependant pas été possible d'identifier l'atelier auquel appartient la marque du croissant et de l'astérisque.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès du collectionneur F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*. Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1971. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale","poterie"],"materials":["Céramique peinte sous glaçure."]},"c1dc368c-d1ca-53c8-a0da-a63bd4ed9f6b":{"name":"Pot couvert *jobbana*","short_description":"Le mot *jobbana* vient du mot arabe *jben* qui désigne le fromage. Initialement, ce pot à couvercle servait au Maroc à faire cailler le lait mais on l’utilisait aussi pour conserver le beurre ou servir la *harira*, soupe avec laquelle on rompt le jeûne les soirs de ramadan. La légèreté du décor de ce pot est caractéristique des ateliers de la ville de Safi, ville de la côte ouest, dont le nom est inscrit sous la base. 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Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 149.","materials":["Céramique à pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque"]},"c2c6489a-b997-5d3e-a98c-d31891a7ba03":{"name":"Grande jarre *khabiya*","short_description":"Cette grosse jarre, *khabiya*, est destinée à la conservation du grain, de la semoule, de l'huile ou de l'eau. Ses motifs sont typiques de l'artisanat tunisien, dont le grand centre de production se trouvait dans le quartier des potiers (Qallaline) de Tunis : le *tawq* (collier) décorant le haut de la panse, la bande de hachures verticales, et la frise à noyaux (*qloub*) reliée par les traits. Il en est de même pour la composition, organisée en registres parallèles, et l'emploi des couleurs jaune, verte et brune.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Alain et Dalila Loviconi","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 57 cm, D. base: 20 cm, D. ouverture: 25 cm, D. maximal: 39 cm","provenance":"Qallaline, Tunisie","obtention":"Don d'Alain et Dalila Loviconi en 1994.","bibliography":"Curatola, G., *Eredita' dell' Islam. Arte islamica in Italia*, Milan: Silvana Editoriale SpA, 1993: Fig. 84 \n \nDaoulatli, A., *Poteries et Ceramics tunisiennes*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1979: 71 \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*. Eric DELPONT (et al.), Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291 \n \nHarbi-Riahi, M., *30 ans au service du patrimoine: XXVIII centenaire de Carthage, 814 av. J. C. - 1986: de la Carthage des Phéniciens à la Carthage de Bourguiba*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1986: 306 \n \nMarcais, G., *Le Musée Stéphane Gsell. Musée des Antiquités et d'Arts musulman d'Alger*, Algiers: Gouvernement général de l'Algérie, Direction de l'intérieur et des beaux-arts, 1950: Pl. XXXIX","materials":["Pâte argileuse, décor peint sous glaçure opaque"]},"c360d26b-9b7f-5e18-8e84-14c2c3fee2ec":{"name":"Plat de service.","description":"Grand plat de service de forme plate, à décor noir et bleu peint sous glaçure. Les tiges en volutes d'arabesques et de rubans de nuages sinueux combinent clairement les styles traditionnels d'arabesques (*rumi*) et chinois (*hatayi*). Ce style, que l'on appelle donc *rumi-hatayi*, caractérise la première phase du développement des céramiques d'Iznik, lorsque les potiers de ce centre se forgeaient leur propre vocabulaire décoratif à partir d'influences, entre autres, de l'art iranien et chinois, du travail du métal ottoman de l'époque et d'enluminures de manuscrits. Le marli – entre l'aile et le fond du bassin – laissé en blanc crée une zone de transition qui met en valeur le décor de l'aile.","short_description":"Grand plat de service de forme plate orné de volutes d'arabesques, de motifs floraux et de rubans de nuages. Ce style caractérise la première phase des céramiques d'Iznik, lorsque les artisans se forgeaient leur propre vocabulaire décoratif à partir notamment d'influences de l'art iranien et chinois.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 916 de l’Hégire / 1510 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 44, 5 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec d'autres productions de la période.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté par le musée en 1884.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 90-91.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"c3763c63-3f3b-50c5-aca7-c1958aac4be6":{"name":"Filtre à gargoulette.","description":"Filtre à eau en argile perforé à décoration calligraphique arabe, originaire de Fustat, l'ancienne capitale de l'Égypte. Ce filtre était jadis placé sur l'ouverture d'une petite gargoulette sans poignée et servait de couvercle pour protéger le contenu du récipient des mouches, insectes divers et de la poussière. Ni la gargoulette ni le filtre n'étaient vernissés, ce qui permettait une légère évaporation de l'eau contribuant au maintien d'une certaine fraîcheur. La calligraphie gravée qui traverse le fond du filtre est une répétition des deux lettres Alif (A) et Lam (L). Elle est de style coufique, ainsi nommé d'après la ville de Koufa, en Irak. Ce style se caractérise par des formes géométriques et l'ornementation de l'extrémité des parties allongées (voir ici la tête des lettres). La calligraphie n'était pas le seul procédé décoratif utilisé pour embellir ce type d'objet, puisque l'on trouvait également des animaux, des motifs géométriques et floraux. Il semble qu'aucun filtre n'ait été identique malgré l'utilisation fréquente de représentations animalières comme éléphants, lièvres et oiseaux.","short_description":"La calligraphie arabe a été employée dans le monde arabe pour décorer de nombreux objets, du plus banal, comme ce filtre à gargoulette fatimide, à l’exceptionnel, comme les exemplaires incrustés sur des ustensiles en métal. De tels filtres étaient décorés un par un, c’est pourquoi il n’en a pas été trouvé deux identiques.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 3,5 cm, Ø 7,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. De nombreux exemples de ce type de filtre ont été trouvés dans des fouilles archéologiques à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par les Glasgow Museums en 1919.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Inscriptions*, Edimbourg, 1998. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994. \nKuhnel, E., *Islamic Arts*, Londres, 1970. \nScanlon, G. T., “The Pits of Fustat: Problems of Chronology”, *Journal of Egyptian Archaeology*, n° 60, 1974.","dynasty":"Fatimide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration calligraphique","eau","poterie domestique"],"materials":["Céramique non vernissée, tournée et incisée."]},"c4a199cd-9f33-5a29-aa87-3eb7131bf868":{"name":"Plat.","description":"Plat décoré en son centre de l**'**emblème de la famille siennoise des Tondi entouré de chaînes rayonnantes de fleurs de “bryone” (à pétales bleus et cœurs peints au lustre) alternant avec des feuilles de “persil” (faites de petits éléments trilobés), toutes deux entrelacées de feuilles de “fougère” fuselées colorées au lustre. Le style particulier de ce plat était alors très apprécié en Espagne et dans d**'**autres pays d**'**Europe où il était exporté en grandes quantités. Ce type de décor lustré était extrêmement populaire en Italie, ce qui explique la présence des armes de cette famille de Sienne. \nManisès, l**'**un des principaux centres potiers de la région de Valence, a joué un rôle moteur dans la fabrication de pièces lustrées à destination de l**'**Europe, principalement la France et l**'**Italie. Les potiers de Manisès expédiaient par le port de Grao, où beaucoup d**'**entre eux possédaient des entrepôts et des boutiques. Ces artisans étaient aussi bien des musulmans que des catholiques, les premiers n**'**ayant pas l**'**autorisation de quitter la ville, ce qui témoigne du prix qui était attaché à leur talent. Vers le milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), Manisès possédait un quasi-monopole de la production d**'**articles à décor lustré dans la région de Valence.","short_description":"L’ancien nom de ce type de céramiques lustrées espagnoles de style mudéjar est “hispano-mauresque”, un terme indiquant que les potiers qui les fabriquaient étaient aussi bien chrétiens que maures (musulmans). Ces derniers n’avaient pas le droit de pratiquer leurs talents très prisés en dehors de la ville de Manisès près de Valence.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"864-884 de l’Hégire / 1460-1480 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 45 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique et identification de l**'**emblème représenté sur le plat appartenant aux Tondi, une famille de Sienne, Italie.","provenance":"Manisès, Valence, Espagne.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Ray, A., *Spanish Pottery 1248-1898*, avec un catalogue de la collection du Victoria and Albert Museum ; Londres, 2000.","dynasty":"Période mudéjare/nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce"],"materials":["Céramique vernissée à décor lustré."]},"c4ac31eb-6f1b-5165-aa8c-6ca2a725eb94":{"name":"Eléments de claustra.","description":"Quatre éléments de claustra en forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, l'émail a disparu sur certaines parties. \n \nL. Golvin mentionne que les éléments composant ce genre de cloisonnements de céramique sont généralement assemblés entre eux par des goujons de métal, et que, contrairement aux claustras en plâtre, les claustras de cette catégorie ne portent pas de fragments de verres colorés.","short_description":"Ces quatre éléments de claustra ont la forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, même si l'émail a disparu par endroits. Ces éléments étaient généralement assemblés entre eux par des gougeons de métal.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Constantine","dimensions":"(chaque élément) Ø 13 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"éléments trouvés à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"trouvés à la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouille Blanchet, 1897).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","claustra","émail","Qalaa des Beni Hammad"],"materials":["Céramique moulée et émaillée."]},"c4af05d4-9269-5543-8456-f8734f0e243b":{"name":"Gobelet tronconique","short_description":"Grès, céladons et porcelaines de Chine ont fasciné les mondes arabes, iranien et turc. Les chroniques des règnes des califes abbassides en témoignent tout comme les collections des sultans ottomans. \nEn l'absence de kaolin, et pour remplacer la porcelaine, les céramistes optent pour une nouvelle composition de la pâte, obtenue à partir de galets de quartz pulvérisés, d'argile blanche et de fritte (mélange pulvérisé de galets de quartz et de soude provenant de cendres végétales). Ce sont les matériaux dont ils disposaient. La pâte est tendre ; le gobelet imite la translucidité de la porcelaine. Cette technique ne sera obtenue en Occident qu'au XVIIIe siècle J.-C., témoignant ainsi des progrès techniques réalisés par les céramistes orientaux.","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Jean Soustiel","dates":"Ve siècle de l'Hégire / XIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 9,6 cm, D: 7,5 cm","provenance":"Rayy, Iran","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1993.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 39.","materials":["Pâte siliceuse (galets de quartz pulvérisés, argile blanche et fritte), décor champlevé, glaçure transparente incolore"]},"c74b04a7-bc79-53ff-971f-1725e4e20a41":{"name":"Assiette creuse.","description":"Assiette creuse décorée en vert, rouge, bleu et blanc, contours noirs. Deux harpies affrontées sont posées sur des arbustes remplis d'écailles et entourés de branches de fleurs de prunier constituant le décor du champ central inscrit sur un médaillon. Sur l'assiette, les harpies présentent la tête couronnée et le corps d'un dragon ailé. La représentation des harpies, créatures mythiques, est liée aux différentes fables animalières et revêt différentes caractéristiques. Sur le bord, des chiens de chasse poursuivent des oiseaux, un chat, des lièvres et un couple de hiboux affrontés. Deux orifices sur le bord et sur le talon pour la suspension.","short_description":"Assiette creuse décorée de deux harpies affrontées perchées sur des arbustes remplis d'écailles et entourés de bouquets de fleurs de prunier. Le bord est décoré d'une scène vivante montrant des chiens de chasse poursuivant des oiseaux, un chat et des lièvres.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"V. 987-992 de l’Hégire/ v. 1580-1585 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"Ø max. 28 cm.","method_for_datation":"Par l'analyse stylistique. La gamme chromatique avec l'introduction du rouge bol arménien indique une production de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises, d'analyses stylistiques comparatives et des catalogues des expositions organisées par des spécialistes internationaux, mentionnés dans la bibliographie.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Provient de la collection Jeuniette, acquise le 10 avril 1919 par l'intermédiaire de MM. Stora & Cie.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: the pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nRibeiro, M. Q., *Louças Iznik / Iznik Pottery*, Lisbonne, 1996.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiette","céramique","engobe","glaçure","Iznik","Ottomans"],"materials":["Céramique siliceuse peinte sur engobe et sous glaçure transparente."]},"cb759986-93f3-578a-a7c7-9068cd703d02":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor étagé sur quatre bandeaux : deux sont ornés d**'**une chaîne de feuilles, l**'**un d**'**une suite de cinq lièvres courants et le dernier d**'**une calligraphie. Celle-ci consiste en la répétition du mot “baraka”*,* qui signifie bénédiction ou générosité. L**'**utilisation de termes ou de phrases attirant une bénédiction sur le propriétaire ou l**'**utilisateur d**'**une part, et la reconnaissance de la générosité divine qui permet que l**'**on possède de tels objets et leur contenu d**'**autre part, sont fréquentes sur les céramiques de l**'**époque. Deux des cinq lièvres regardent vers l**'**arrière, tandis que les trois autres regardent vers l**'**avant. Tous portent un collier clouté. \nVers la fin du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), les potiers égyptiens commencent à utiliser le décor au lustre. Ils semblent en avoir emprunté la technique à des confrères irakiens qui avaient émigré en Égypte après l**'**avoir apprise auprès des verriers de Syrie et d**'**Égypte au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"La technique coûteuse du décor au lustre de cette jarre égyptienne en céramique de l’époque fatimide est arrivée à Fustat avec des potiers irakiens. Sa décoration typiquement fatimide et son bandeau calligraphié trouvent également leurs sources dans le style décoratif initialement développé dans la cité abbasside de Samarra en Irak.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IVe-début Ve siècle de l’Hégire (fin Xe-début XIe siècle J.-C).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style des lièvres et du bandeau d**'**écriture coufique évoque des images semblables observées sur d**'**autres objets et fragments de céramique trouvés à Fustat et attribués à la période fatimide en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nRaby, J. (dir.), *Cobalt and Lustre: The first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, Oxford, 1994.","dynasty":"Fatimide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique vernissée à décor lustré."]},"cb75e86e-de6a-5a10-87b0-77f7d01615a4":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Ce carreau à bords droits est décoré d'un motif répétitif de couleur bleu de cobalt, vert vif, violet de manganèse et turquoise à contours noir dense sous glaçure transparente incolore et sur fond blanc. Le bleu et le turquoise débordent légèrement et la glaçure est craquelée. Deux bandeaux de trèfles de couleurs alternées sur fond de chevrons turquoise claire et bleu bordent les côtés verticaux de ce carreau légèrement endommagé. La composition symétrique du dessin se compose de deux arabesques affrontées reliées par leurs pointes à des motifs en demi-trèfle, toutes les deux comblées d'arabesques. La zone restante est occupée par deux petits rameaux d'œillets en bas, trois lys au centre et deux autres fleurs au-dessus. Les tiges des lys forment un motif en S qui traverse les fleurs des deux lys inclinés. Le dos du carreau est tailladé, ce qui montre qu'il était utilisé pour une décoration murale.","short_description":"Carreau de format carré à décoration peinte sous glaçure dans des tons de bleu, de vert vif et de manganèse. La composition symétrique à arabesques délimite une zone comblée de rameaux fleuris et d'œillets, lys et diverses fleurs. Le motif est encadré de trèfles de couleurs alternées.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Milieu du Xe siècle de l'Hégire (milieu du XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 27 cm, l. 27 cm, ép. 1,8 cm.","method_for_datation":"Datation d'après les couleurs. Dans les années 940 H / 1540 J.-C., les ateliers d'Iznik élargirent leur palette aux verts et violets. Le violet fut remplacé par le rouge comme couleur de sous-glaçure dans les carreaux au cours des années 950 H / 1550 J.-C.","method_for_provenance":"Les attributions en fonction des couleurs sont délicates, car les mêmes étaient utilisées aussi bien par les potiers d'Iznik que de Damas. Cependant, ce carreau semble avoir été fabriqué à Iznik car sa terre est particulièrement fine et sa composition délicate et complexe.","provenance":"Iznik, Turquie.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \n*Carreaux décoratifs de l'époque ottomane. La collection du musée de Bonnat à Bayonne,* Catalogue d'exposition, Bayonne, 2001. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004. \n*Im Lichte des Halbmonds: Das Abendland und der Türkische Orient*, Catalogue d'exposition, Leipzig, 1995, cat. n° 42.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux de céramique","décoration florale","peinture sous glaçure"],"materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"cc2e6597-5498-5c64-94ac-0ecb6099dcdd":{"name":"Coupe lustrée.","description":"Sur cette coupe est appliqué sur glaçure blanche un décor lustré d'un ton brun doré constitué d'arabesques symétriques alternant avec un motif coufique, dans huit champs recouvrant le bassin et les bords. Entre les lignes du décor principal, le fond est empli de points et de petites volutes en forme de rinceaux. Le revers est orné sur glaçure bleu clair d'un décor de cannelures rapides et d'une bande d'entrelacs. La méticulosité du dessin et les indications de provenance données sur la base annulaire font de cette coupe l'un des exemplaires les plus importants de la céramique nasride.","short_description":"Introduite en al-Andalus par l'Égypte, la technique de la poterie à décor lustré a rapidement atteint une qualité exceptionnelle. Cette coupe ornée de panneaux géométriques et végétaux comporte sur sa base une inscription qui établit que cet objet a été fabriqué en Espagne dans la ville de Málaga.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode, puis Friedrich Sarre.","dates":"milieu du VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 8,5 cm, Ø 23 cm.","method_for_datation":"La production de la céramique lustrée remonte au VIe/XIIe siècle en Andalousie. Vers 750/1350, le chroniqueur arabe Ibn Battouta dans son texte sur Málaga mentionne la céramique locale. Cette coupe est la seule pièce intacte qui confirme cette source. Dans l'ensemble, le décor correspond à l'ornementation d'autres objets d'art de l'époque, par exemple des textiles.","method_for_provenance":"Sur la base de la coupe se trouve une inscription en arabe cursif qui mentionne le nom de Malaqa (Málaga), ce qui rend cette coupe essentielle pour l'identification et la datation de l'ensemble du groupe des céramiques espagnoles.","provenance":"Málaga, Espagne.","obtention":"Don de Friedrich Sarre. La coupe a été achetée en 1901 par Wilhelm von Bode en Italie et offerte à F. Sarre qui en fit don par la suite au musée.","bibliography":"*Die Ausstellung von Meisterwerken muhammedanischer Kunst München 1910 (*F. R. Martin et F. Sarre éd.), Munich, 1912, vol. II, n° 1610, pl. 117. \n*Islamische Keramik* (catalogue),Düsseldorf, 1973, n° 470. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1995, n° 122. \nSarre, F., “Die Spanisch-Maurischen Lüsterfayencen und ihre Herstellung in Málaga”, *Jahrbuch der Preubischen Kunstsammlungen* 24, 1903, pp. 103-130.","dynasty":"Nasride","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Andalousie","lustre","Málaga","nasride"],"materials":["Céramique à décor lustré."]},"cd2f0486-91f0-5d6c-834e-06e9ae177ed0":{"name":"Coupe.","description":"Petite coupe exemplaire du style de la poterie syrienne à décor lustré de la période atabeg. Elle présente un bassin conique à fond caréné et repose sur un piédouche en forme de colonne. L'intérieur est décoré d'un dessin d'oiseau évoquant une colombe tachetée. Une branche stylisée complète le décor en comblant l'espace libre. L'aile de la coupe est somptueusement décorée de motifs répétés de feuilles enroulées à bordures lobées. \nL'extérieur comporte une inscription en arabe en style *naskhi* qui peut se traduire : \"Argent, bonheur, paix, honneur, prospérité et souveraineté\". \nTout le décor est exécuté au lustre de couleur miel sur fond ivoire pâle. La fluidité des rinceaux de l'aile, le réalisme de l'oiseau et le soin des détails témoignent du haut niveau de compétence de l'artisan auteur de cette pièce. \nLes pièces à décor lustré à reflet métallique étaient considérées comme des objets de luxe dans les pays islamiques. Cette technique fut probablement inventée au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) au cours de la période abbasside. Elle se répandit au départ à Samarra puis se développa dans l'égypte fatimide avant de se diffuser autour de la Méditerranée et dans les régions orientales de l'Islam. En Syrie, Tel Minis et Raqqa furent d’importants centres de production, ainsi que Kashan en Iran. Pendant la période nasride (VIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.), la technique se répandit en Espagne et en Italie et exerça une grande influence sur la production de céramique peinte au début de la Renaissance.","short_description":"La poterie à décor lustré était un produit de luxe très apprécié. Cette coupe décorée en son centre d'un oiseau et d'une suite de feuilles frisées en bordure est peinte avec un grand soin du détail et de l'harmonie. Des bénédictions adressées à son propriétaire figurent sur sa face extérieure.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 6 cm, Ø 15 cm.","method_for_datation":"De nombreuses pièces similaires à décor lustré sont datées des Ve-VIe/XIe-XIIe siècles.","method_for_provenance":"Si on a pu trouver des poteries à décor lustré de cette qualité en égypte fatimide, la forme en carène de cette coupe et l'écriture cursive de style *naskhi* font préférer une attribution aux territoires atabegs orientaux comme les régions de Raqqa et de l'al-Djazira. Mais la Syrie possédait d'autres centres de production et il est impossible de préciser davantage l'origine de cet objet.","provenance":"Probablement Syrie, régions de l'al-Djazira ou de Raqqa.","obtention":"Pièce achetée en 1960.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.232. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Atabeg ou ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","écriture naskhi","Iran","oiseaux","peinture au lustre","Raqqa","Samarra","Tel Minis","terre cuite"],"materials":["Terre cuite à décor au lustre stannifère."]},"cd55af48-0b6d-5d4f-8dcd-ba7574d7bc56":{"name":"Plat avec taurillon.","description":"Plat à marli bombé sur pied annulaire peint au lustre rouge intense sur fond crème. Le décor présente, au centre, la silhouette d'un taurillon peint en lustre, avec des détails en réserve ; de cette silhouette partent, symétriquement, quatre longues tiges avec inflorescences stylisées, dérivant très probablement d'une ultérieure transformation de rinceaux du type représenté sur certaines pièces appartenant à la même classe d'objets. \nLes quatre compartiments entre lesquels se divise la surface sont décorés chacun avec un rameau à feuilles en forme de plumes, disposé obliquement, qui annonce un motif très courant dans des productions plus tardives (XIIe siècle H / XVIIIe siècle J.-C.). \nChaque rameau donne naissance à deux paires d'une sorte de fruit triangulaire, à l'intérieur duquel sont dessinées des écailles, et obtenu à partir d'éléments en réserve.","short_description":"Le décor de ce plat annonce des motifs qui deviendront typiques des produits réalisés plus tard dans la région de Valence (Espagne).","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (fin XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7,6 cm ; Ø 36,5 cm.","method_for_datation":"Le décor du fond du plat, constitué de groupes de points, de rameaux fleuris et de menus motifs en forme de croix et d'étoiles, se retrouve plus tard dans des productions valenciennes du XIIe/XVIIIe siècle. Le long du bord du plat, souligné par une grosse bande en lustre compact, court un motif formé d'une série de demi-lunes et de petits disques lustrés, motif qui en annonce un autre typique des produits de l'époque suivante, très probablement inspiré du motif “en ongle”, fréquent sur le bord d'une série de plats du premier tiers du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar","lustre","plat"],"materials":["Céramique lustrée."]},"ce44f778-9091-5698-8d43-0e6b3026e21a":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à panse bulbeuse reposant sur un pied quasi symétrique à son col court à bord retourné. La panse est ornée d'un décor en trois bandes, peint en bleu et blanc sous glaçure. La bande centrale, la plus large, présente de grandes arabesques blanches sur fond bleu, tandis que les deux bandes supérieures et inférieures, plus étroites, font appel à des ornements floraux d'inspiration chinoise en bleu sur fond blanc. Le col et le pied sont décorés d'étroits bandeaux à frise d'entrelacs et petits motifs circulaires. Deux tores sans aucun ornement enserrent le col. \nCette jarre est un fascinant exemple des nombreuses influences artistiques présentes dans les premières poteries d'Iznik. Le corps emprunte une forme venue de Chine, tout comme l'esthétique du décor bleu sur blanc, à la mode au Moyen-Orient au IXe siècle H / XVe siècle J.-C. Le motif de pivoine est lui aussi d'inspiration chinoise. D'un autre côté, l'influence du travail du métal ottoman, en particulier de l'argent, est également palpable. On l'observe dans des détails comme les tores du col et les arabesques de la bande centrale. L'utilisation de ce type d'arabesque vient d'un style de décor issu du scriptorium impérial ottoman, et peut être de la main d'un artiste identifié par les sources sous le nom de “Baba Nakkash”. Les dessins sur papier qui lui sont attribués montrent des arabesques islamiques traditionnelles combinées à des éléments chinois pour former un langage neuf et spécifiquement ottoman. Comme leur décoration reflète assez étroitement cette évolution, cette jarre et d'autres céramiques d'Iznik semblables – relevant jadis d'un “style Abraham de Kütahya”, ainsi nommé d'après une curieuse aiguière conservée au British Museum – ont été requalifiées en “style Baba Nakkash” par les chercheurs.","short_description":"Jarre à panse bulbeuse sur un pied quasi symétrique. La décoration de trois bandes peintes en bleu et blanc témoigne de l'émergence d'un style réellement ottoman, même s'il s'appuie à l'origine sur des influences extérieures, notamment de l'art et du travail du métal chinois de la même époque. Certains aspects du décor peuvent être vus comme des prolongements d'un style issu du scriptorium impérial ottoman.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 856 de l’Hégire / 1480 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 24,5 cm, Ø 23,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec le style décoratif ottoman dominant au cours des dernières années du règne du sultan Mehmet II (r. 855-886 / 1451-1481).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Probablement Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté par le musée en 1952.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, 265, cat. n° 405. \nAtasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 39 (fig. 31), 47, 77, 79, et planche couleur 276. \nLane, A., “Ottoman Pottery of Isnik”, *Ars Orientalis* 2, 1957, pp. 45-48, pl. 23a.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"d06f4d6a-a257-5324-a2d7-ce12318aa95d":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique à profond bassin, aile plate chantournée et décor sous glaçure bleu de cobalt, turquoise vif, vert, rouge opaque épais et contours noirs. La partie centrale est ornée d'un motif symétrique à deux tulipes à pois inclinées et deux fleurs rouges plus petites sur tige entourant un médaillon en forme de mandorle. De petites roses et diverses autres fleurs jaillissent d'un buisson feuillu situé tout en bas. La forme du plat, son bord chantourné et le motif de vagues stylisées se brisant sur des rochers sont d'origine chinoise. Ce dessin se répandit dans la céramique d'Iznik sous une forme de plus en plus stylisée au cours du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.). Les rochers et les vagues, peints à l'origine de couleurs différentes, sont ici tous deux bleus, trait caractéristique des céramiques d'Iznik de la fin de la période. La mandorle, motif mis au point dans les ateliers de la cour et utilisé dans la décoration de textiles et de carreaux, fit son apparition sur les poteries à partir des années 980 H / 1580 J.-C. Pour la plupart, les récipients de la seconde moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.) ne sont plus des commandes impériales, même si leurs dessins proviennent encore des ateliers de la cour. Les potiers, produisant pour le marché local, créent leurs propres compositions en combinant des éléments de divers styles et sources. Le dos de ce plat est orné de quatre tulipes bleues alternées avec quatre rosettes sur fond blanc. L'engobe blanc transparent du dos est légèrement jaune.","short_description":"Plat à décoration polychrome peinte sous glaçure et aile chantournée. Le centre est occupé par un motifs de fleurs symétriques et un médaillon. Des éléments décoratifs originellement conçus dans les ateliers de la cour se combinaient avec des motifs dus aux potiers. Le motif de “vagues et rochers” sur l'aile est d'origine chinoise.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin Xe-début XIe siècle (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 6 cm, Ø 30,5 cm.","method_for_datation":"Le médaillon en mandorle est un élément de décoration apparue sur les céramiques à partir des années 980 H / 1580 J.-C.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont toutes deux caractéristiques de la céramique d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition de la collection de F. R. Martin avec l'aide d'un financement de l'État.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","Céramique ottomane","décoration florale","plats","poterie"],"materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"d209c356-064a-548c-bf26-d4da707c6cfc":{"name":"Carreau avec cigogne.","description":"Ce carreau, de forme hexagonale, peint en noir et bleu sous une glaçure couleur turquoise, présente un décor consistant en une cigogne placée au centre, sur fond de branches feuillues et fleuries. Cette pièce était destinée à un usage architectural et servait de revêtement mural.","short_description":"Dans le monde islamique, ces petites briques étaient généralement utilisées dans l'architecture, en particulier pour le revêtement des parois des maisons. La technique permet de l'attribuer à un milieu syrien ou égyptien vers le XVe siècle.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"l. 20,5 cm ; côtés 10,5 cm.","method_for_datation":"Voir Mode d'établissement de la Provenance.","method_for_provenance":"La typologie de cette pièce appartient à une production du IXe/XVe siècle ; durant cette période, en Syrie, on produisit abondamment des carreaux de ce genre, décorés de motifs bleus sur fond blanc ou, comme c'est le cas pour celui-ci, noirs sous glaçure turquoise. Ces produits étaient également exportés vers la Turquie et l'Égypte.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atil, E., *Mamluk Renaissance of Islam. Art of Mamluks*, Washington, 1981. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \n*Bollettino d'arte*, 1974, n° 3-4.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art mamelouk","décor figuratif"],"materials":["Céramique vernissée."]},"d26367ea-3684-5799-b481-4efef3e51786":{"name":"Élément de cheminée.","description":"Grand ensemble de carreaux de céramique formant un manteau de cheminée. La hotte est un cône à sept facettes, chacune continuant vers le bas pour former l'arc surmontant l'âtre. Le principal élément décoratif de la hotte et de l'arc est la répétition du motif “chintamani” à trois cercles et deux bandes ondulées. La hotte est prise dans un grand cadre rectangulaire à bordure ornée de tiges fleuries entrelacées sur fond bleu. De chaque côté, les écoinçons présentent des arabesques blanches sur fond turquoise, d'autres en bleu foncé sur fond blanc, d'influence européenne, et deux grands bossages en céramique. À la base de la cheminée, deux panneaux latéraux reprennent le décor “chintamani” de la partie supérieure. \nUn bandeau de cartouches au-dessus de l'âtre – un sur chacune des sept facettes –, contient des inscriptions avec les noms des “Compagnons de la caverne” et de leur chien (un cartouche compte deux noms, pour arriver au chiffre de huit). Ces “Compagnons de la caverne” (*ashab al-kahf*), également appelés les Sept Dormants d'Éphèse, sont les héros d'un ancien récit repris par le Coran (sourate 18, versets 9-26). Selon cette histoire, sept jeunes chrétiens cachés dans une caverne pour échapper aux persécutions religieuses s'endormirent et se réveillèrent miraculeusement plusieurs centaines d'années plus tard. Par la suite naquit la coutume de suspendre le nom des Sept Dormants (ainsi que celui de leur chien, Qitmir) dans sa maison pour prévenir le mauvais sort. \nCette cheminée fut réalisée pour le palais de Fouad Pacha, haut dignitaire ottoman. Le bâtiment a brûlé en 1857.","short_description":"Grand ensemble de carreaux de céramique formant un manteau de cheminée. Une bande de cartouches contient des inscriptions avec les noms des “Sept Dormants d'Éphèse” et de leur chien, noms supposés porter chance. Le panneau fut initialement installé dans le palais d'un dignitaire ottoman.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fouad Pacha.","dates":"1143 H / 1731 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 360 cm, l. 233 cm, p. 53,5 cm.","method_for_datation":"L'un des carreaux comporte un court poème disant : “Un homme est apparu pour prier et a dit au moyen d'un chronogramme : 'Voici des carreaux ottomans.''' Le chronogramme arrive à la somme de 1143.","method_for_provenance":"Au XVIIIe siècle, la production de carreaux d'Iznik était en plein effondrement. Lorsque la cour ottomane commença à s'intéresser à nouveau aux carreaux décoratifs sous le sultan Ahmed III (r. 1115-1143/1703-1731), leur fabrication fut relancée à Istanbul.","provenance":"Istanbul.","obtention":"Achetée par le musée en 1891.","bibliography":"Lane, A., *Guide to the Collection of Tiles* \\[du Victoria and Albert Museum\\], Londres, 1960, pp. 22-23. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 105.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatiale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"d40f4cf7-8833-5a78-ab2e-a55dbf38460f":{"name":"Grande jarre.","description":"Grande jarre *khubb* en terre cuite non vernie mais richement décorée, utilisée pour la conservation de l'eau. Elle possède un corps ovale sans pied. La plus grande surface de sa panse est ornée d'un motif répétitif en forme de tête stylisée d'animal à cornes. Le col cylindrique et la lèvre importante sont richement décorés de pièces de terre cuite ajourées rapportées en fin de fabrication. Elles représentent des formes humaines de profil ou debout parmi des créatures allégoriques et des feuillages stylisés. Un bandeau épigraphié en style *thoulouth* court sur le haut de l'épaule. Son texte peut se traduire : \"\\[Que Dieu assure\\] la puissance, la prospérité, le bonheur, le respect, la félicité et le progrès.\" \nL'une des scènes décoratives du col représente en son centre une figure frontale assise à l'orientale en position de prière (bras à angle droit et paumes de la main face à l'objet de l'adoration). Elle est contenue dans un arc orné de deux dragons affrontés, la gueule ouverte. Sous les griffes de ces animaux se trouve un gros bouton flanqué d'une paire de gueules de lion dont les yeux, les narines et les oreilles sont percés. Cette imagerie de fantaisie se poursuit au-dessous du personnage assis. Ses jambes croisées reposent sur deux oiseaux à tête de jeune femme, chevelure coiffée et ailes élégamment décorées. Plus bas figurent deux têtes de lion protubérantes. Toutes ces représentations se détachent sur un fond de motifs végétaux stylisés et perforés.","short_description":"Cette grande jarre à eau de forme ovoïde, à décor ajouré et applications d'ornements figuratifs moulés est un chef-d'œuvre de la poterie de l'al-Djazira des Ve-VIe siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.).","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 99 cm, Ø 45,5 cm.","method_for_datation":"Ce récipient est de taille, de décor et d'usage probable très similaires à ceux d'autres pièces produites dans la région au cours des périodes atabeg et ayyoubide (VIe/XIIe siècle et début VIIe/XIIIe siècle).","method_for_provenance":"Si cette jarre a été découverte à Damas, ce modèle est caractéristique de la production de la région d'al-Djazira, en particulier des villes de Mossoul, Sindjar et Tikrit.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Objet trouvé rue des Vétérinaires (Jadat al-Bayatira) dans le quartier d'Aqaba à Damas et acheté par le musée en 1927.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Djazira","céramique","écriture thoulouth","jarre","porterie","terre cuite"],"materials":["Céramique."]},"d4c79927-459a-53a9-ae7c-8f1aee62f08d":{"name":"Vase de l’Alhambra","description":"Cette jarre en forme d'amphore appartient au groupe des vases dits de l'Alhambra caractérisés par une panse gonflée, un col se terminant par une importante lèvre et de grandes poignées plates. L'une de celles-ci a disparu et a été remplacée par un dragon en bronze. Pour maintenir le récipient à la verticale, un support a été ajouté à une période ultérieure. La décoration peinte au lustre jaunâtre sur glaçure s'adapte aux différentes parties de l'objet : dessins perpendiculaires pour les cartouches du long col nervuré, bandeaux alternés étroits et larges pour souligner la panse allongée et croisillons sur la poignée subsistante. Un répertoire limité de dessins composés d'éléments épigraphiques, ornementaux et végétaux se répète dans certaines parties de la panse et du col. La décoration présente quelques traits spécifiques que l'on ne retrouve pas sur les autres vases. La différence la plus remarquable est que l'inscription obligatoire de style coufique de la panse n'occupe pas ici un large bandeau central et que le motif végétal composé de fines tiges manque de structure identifiable. \nCe vase est l'un des rares modèles à peu près complets qui nous soit parvenu. Il a été décrit pour la première fois au XVIe siècle par des pèlerins qui l'avaient vu dans une église de Chypre, où il était révéré comme une relique. On pensait alors qu'il s'agissait de l'une des jarres des Noces de Cana où le Christ avait transformé l'eau en vin. Quelque temps plus tard, un ambassadeur allemand auprès de la Sublime Porte réussit à l'acquérir et il entra alors dans le trésor de l'empereur Rudolph II (1552-1612). Lorsque les armées suédoises prirent Prague en 1648, il fut rapporté en Suède et versé au trésor de la famille royale. Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, l'architecte suédois C. Härleman le restaura et remplaça la poignée manquante par un dragon, et posa la couronne de bronze sur l'épaule qui masque l'inscription en style *naskhi*.","short_description":"Importante jarre en forme d’amphore (appartient au groupe des “vases de l’Alhambra”). Des bandeaux horizontaux contiennent des inscriptions et des motifs ornementaux et végétaux. L’une de ses poignées plates si caractéristiques a été remplacée par un dragon de bronze. La base, permettant de faire tenir la jarre, a été ajoutée ultérieurement.","holder":"Musée national des Beaux-Arts.","dates":"Seconde moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 119 cm environ.","method_for_datation":"Sa forme allongée et sa décoration font du vase de Stockholm un prédécesseur des vases bleus daté de la fin du VIIIe/XIVe ou du début du IXe/XVe siècle. Par comparaison avec les ornements architecturaux et textiles de la période du règne de Muhammad V (764-794/1362-1391), il est datable de la seconde moitié du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Plusieurs jarres de ce type ont été découvertes dans le palais de l’Alhambra à Grenade, d’où ils tirent leur dénomination. On ne sait pas exactement où ils ont été fabriqués, mais ils proviennent probablement de Málaga, au sud-ouest de Grenade, qui était le centre de la production de céramique lustrée du VIIe/XIIIe au IXe/XVe siècle.","provenance":"Espagne, peut-être Málaga.","obtention":"Ce vase fait partie des collections royales transférées au Musée royal devenu Musée national des Beaux-Arts, ouvert dans le palais royal en 1794.","bibliography":"Aguado Villalba, J., *Tinajas medievales españolas: islámicas y mudéjares*, Madrid, 1991. \nFrothingham, A. W., *Lusterware of Spain*, New York, 1951. \nKenesson, S. S., “Nasrid Luster Pottery: The Alhambra Vases”, *Muqarnas* 9, 1992, pp. 93-115. \nKurz, O., “The Strange History of an Alhambra Vase”, *The Decorative Arts of Europe and the Islamic East*, Londres, 1977. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991.","dynasty":"Nasride","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","peinture au lustre","vases de l’Alhambra."],"materials":["Céramique à glaçure opaque et peinture au lustre en sur-glaçure."]},"d4d259e7-4328-5707-904a-64246e07850e":{"name":"Panneau de carreaux de céramique.","description":"Écoinçon composé de 16 carreaux qui proviendrait de la mosquée du grand amiral ottoman Piyale Pacha. Il illustre l'apogée de l'art des ateliers d'Iznik. Un ruban de nuages rouge foncé ondule dans un champ de fleurs bleues et de feuilles vertes, réparties avec soin le long d'arabesques en spirale. Le bleu foncé de la bordure est contrebalancé par le verre et le rouge de l'alternance de fleurs et de feuilles. Si la forme de ce panneau est courante, puisque les écoinçons figuraient parmi les ornements standard de la décoration architecturale ottomane, la qualité de son décor en fait un exemple particulièrement splendide.","short_description":"Panneau de 16 carreaux de céramique assemblés en forme de lunette. Cet exemple particulier est supposé venir d'une mosquée fondée par le grand-amiral ottoman Piyale Pacha. La qualité des carreaux, particulièrement l'usage du rouge et du vert, atteste la splendeur de l'industrie de la céramique d'Iznik à son zénith.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 981 de l’Hégire / 1574 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"l. 149 cm.","method_for_datation":"Ce panneau a été prélevé au-dessus d'une fenêtre de la mosquée de Piyale Pacha à Istanbul, construite en 981/1574 .","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1897.","bibliography":"Lane, A., *A Guide to the Collection of Tiles* \\[au Victoria and Albert Museum\\], Londres, 1960, p. 21.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"d506ae4d-e5e8-5946-b5f5-cc9da28f5457":{"name":"Plateau.","description":"Petit plateau carré en céramique moulée à neuf compartiments : cinq circulaires et quatre ovoïdes repoussés aux angles. La surface entre les parties creuses est ornée d'un décor en relief. Il s'agit probablement d'un plateau à condiments. De façon inhabituelle pour ce type de céramique, l'artisan a signé son œuvre. Abou Nasr précise qu'il est de Bassorah mais que ce plateau a été fabriqué en Égypte. Il est possible qu'il ait émigré de Bassorah après une période de troubles politiques pour s'installer en Égypte dans la stabilité relative offerte par la dynastie toulounide. L'objet illustre ainsi un intéressant exemple de la tendance des artisans à quitter les régions troublées pour émigrer vers des lieux plus paisibles bénéficiant d'une clientèle plus abondante.","short_description":"Ce plateau en céramique a été fait par un dénommé Abou Nasr, qui nous dit qu'il est de Bassorah mais qu'il a exécuté le plateau en Égypte. Ceci montre bien que les objets n'étaient pas les seuls à voyager, comme les bois sculptés ou les céramiques, mais que les artisans eux-mêmes ont migré de l'Irak abbasside vers l'Égypte toulounide au IIIe s. H / IXe s. J.-C.","holder":"The British Museum.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"Côté 34,9 cm.","method_for_datation":"D'autres céramiques à glaçure plombifère et décor en relief ont été découvertes dans des sites en Égypte abbasside et en Irak, datant du IIIe/IXe siècle.","method_for_provenance":"L'artisan a gravé le plateau des mots : “Œuvre d'Abou Nasr de Bassorah en Égypte.” Bien qu'il ait été originaire de cette ville d'Irak, il a donc fabriqué ce plateau en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Légué au British Museum par Augustus Wollaston Franks en 1889.","bibliography":"Grube. E. *et al*., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994, pp. 10-34.","dynasty":"Abbasside","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["nourriture"],"materials":["Céramique à décor moulé et glaçure plombifère."]},"d5968214-2acb-5a7f-a152-88470aecce15":{"name":"Plat à ombon.","description":"Grand plat en faïence au tour, à centre relevé (à ombon), très abondamment décoré en châtain cuivré, avec des traits bleus sur fond blanc et reflets métalliques. L'image centrale, à configuration héraldique, occupe tout le fond de la pièce et est composée d'un aigle bicéphale couronné, entouré de motifs végétaux stylisés. Sur le bord sont répétés les mêmes motifs décoratifs, ponctués par quatre grandes feuilles rehaussées de bleu et dont la forme évoque le persil. La partie postérieure est ornée de traits stylisés composés de courbes rentrantes, qui rappellent des paraphes. Elle possède trois “verrues” équidistantes, la marque d'un ancien trépied. Il s'agit d'une pièce utilitaire, luxueuse, utilisée comme pièce de table en remplacement d'une pièce de métal qu'elle cherche à imiter.","short_description":"Assiette de la période ilkhanide produite dans les ateliers de poterie de Raghès (Sultanabad, Perse). Les principaux motifs décoratifs – dans différentes tailles et peints en vert, blanc, châtain et bleu – sont phytomorphes et couvrent l'intérieur et le bord de l'assiette.","holder":"Musée national de Machado de Castro.","initial_owner":"João Maria Correia Ayres de Campos, Comte d’Ameal.","dates":"XVe siècle.","location":"Coimbra.","dimensions":"H. 7,5 cm ; Ø du bord 38 cm ; Ø du fond 9 cm.","method_for_datation":"Par analogie stylistique avec la classe des céramiques à reflets dorés de Manisès (XVe-XVIIIe siècles). Les musulmans de Valence ont poursuivi leur production jusqu'au XVIIIe siècle, en y introduisant des motifs plus variés et de nouvelles formes, ainsi que des variations dans le décor, en particulier à travers la polychromie. C'est la raison pour laquelle cet exemplaire peut appartenir à la période initiale de la production de Manisès. Par ailleurs, les éléments stylisés sur l'arrière de la pièce sont plutôt caractéristiques du XVe siècle.","method_for_provenance":"Manisès est le lieu de provenance des faïences à reflets métalliques qui, durant le XVe siècle, se sont largement diffusées dans toute l'Europe en tant qu'objets de luxe.","provenance":"Manisès, Valence.","obtention":"Donation en 1921.","bibliography":"*Vente d'objets d'art. Collections Comte de Ameal. Catalogue descriptif*, Lisbonne, 1921, n° 2157.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ana Alcoforado, António Pacheco","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigles bicéphales","argile","Manisès","modelée","mudéjar","plat à ombon","reflets métalliques","vernissé"],"materials":["Argile modelée au tour et vernissée (faïence à reflets métalliques)."]},"d71042b5-7752-5d3f-8e19-eda7d0c3baca":{"name":"Grande jarre avec décor en relief.","description":"Cette jarre, de forme ovoïde, pourvue de trois petites anses, est recouverte sur toute sa surface d'un épaisse glaçure vert foncé, comme c'est le plus souvent le cas dans la production de céramique d'époque sassanide. \nLe décor principal s'organise autour d'une série de cercles concentriques en relief, qui se terminent au centre par un motif stylisé en forme de grappe de raisin ; ce motif se rattache à une tradition de représentations symboliques largement répandues. Sous le bord court un motif géométrique en relief formé de petits losanges ; dans la partie inférieure de la jarre, on note un décor à motifs de hampes. \nPar sa forme, son décor et sa technique d'exécution, cette pièce illustre la continuité stylistique qui relie la période sassanide tardive et la période proto-islamique. Cette jarre était probablement destinée à conserver des denrées alimentaires.","short_description":"Cette jarre, dans laquelle on peut reconnaître, au niveau de la forme, du décor et de la technique d'exécution, des modèles sassanides, devait sans doute être utilisée pour conserver des denrées alimentaires.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 44 cm ; Ø 39 cm.","method_for_datation":"La forme et le décor de cette jarre, la technique d'exécution et la glaçure vert foncé sont typiques de la céramique d'époque sassanide.","method_for_provenance":"Des objets de même typologie étaient courants en Perse et en Irak, où ils furent en usage jusqu'au IIIe/IXe siècle.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Erdmann, K., *Die Kunst Irans zur Zeit derr Sasaniden*, Magonz, 1969. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nTorre, P., *Le mille e una notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décor géométrique"],"materials":["Céramique vernissée."]},"d73ce677-c4d9-526d-a784-55d5db6b9325":{"name":"Jarre.","description":"Petite jarre de couleur gris foncé. De forme superbe, elle est ornée de motifs géométriques linéaires et a été uniformément peinte à l'aide d'une brosse à plusieurs têtes avant cuisson. \nSa panse nervurée se termine par une ouverture triangulaire. Elle présente un fond arrondi et deux poignées en boucle. Le bourrelet entre l'épaule et la panse montre qu'elle est constituée de deux parties réunies par pression. Brisée lors de sa découverte, elle a été réparée.","short_description":"Une petite jarre du nymphée d’Oum Qays ornée de motifs géométriques avant sa cuisson. Elle était constituée de deux parties, réunies par pression entre l’épaule et la panse. L’étendue de sa décoration en faisait probablement un ustensile coûteux.","holder":"Musée archéologique d’Oum Qays.","dates":"Seconde moitié du Ier siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIe siècle J.-C.).","location":"Oum Qays.","dimensions":"H. 47,5 cm, Ø (au bord) 10 cm, Ø (base) 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec d'autres récipients trouvés sur d'autres sites.","method_for_provenance":"Cette jarre a été trouvée lors de fouilles dans le nymphée d'Oum Qays, mais son lieu de production reste inconnu.","provenance":"Oum Qays, Jordanie.","obtention":"Cette jarre a été découverte lors de fouilles archéologiques dans le nymphée d'Oum Qays en 2001.","bibliography":"Harding, G. L., “Excavations on the Citadel, Amman”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. I, 1951, pp. 7-16, fig. 4.41 (pour des jarres similaires). \nSmith, R. H., *Pella of the Decapolis*, vol. I, Londres 1973, p. 233, objet n° 281, planche 45, photo 85 (pour des jarres similaires).","dynasty":"Début de la période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["marchandises de luxe","nymphée","poterie"],"materials":["Céramique tournée."]},"d8e83cc2-fed3-5eb6-acf4-5914da8fc9a0":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Son bec et sa poignée cassés ont été remplacés, sans doute au XIXe siècle, par des montures métalliques d'origine européenne. Elle est décorée d'une peinture sous glaçure en blanc sur fond bleu. Les grandes faces latérales sont décorées de nuages chinois formant des arabesques en spirales, qui se retrouvent sous une forme plus lâche (sans les nuages) sur l'épaule, tandis que les petits côtés sont ornés de motifs de fleurs liées. Les pieds ont été laissés en blanc. Cet objet fait partie d'un groupe de céramiques qui illustre le déclin du style “Baba Nakkash”. Les arabesques enroulées et les nuages stylisés rappellent des ornements antérieurs, mais le dessin devenu plus libre et plus ouvert annonce le style classique d'Iznik.","short_description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Le décor en bleu et blanc fait appel à des éléments traditionnels autant que novateurs. Le bec et la poignée d'origine ont été cassés et remplacés, sans doute au XIXe siècle, par des montures d'origine européenne.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 925 de l’Hégire / 1520 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,3 cm, l. 15,5 cm (bec compris), ép. 11 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie (montures européennes).","obtention":"Legs de George Salting, 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 95-96, fig. 97.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée, montures en argent."]},"d9c388f4-ae74-56f2-b3d4-341eda234a0f":{"name":"Panneau au grand bouquet","short_description":"Il s’agit d’un panneau polychrome décoré d’une coupe remplie de fruits, de pommes et de poires, surmontée d’un petit vase d’où émerge une gerbe fleurie, une composition florale où œillets, tulipes, tournesols et marguerites se mêlent aux rinceaux de palmettes, demi-palmettes et feuilles de vigne. Les couleurs dominantes sont le bleu, le vert et le brun. Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de ce panneau caractérisent la céramique tunisienne où les traditions andalouses se mêlent aux influences ottomanes.","type":"Ceramique","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 158 cm, l. 87 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Céramique","Influences andalouses","Influences ottomanes"],"materials":["Céramique"]},"dba3961b-be9c-5aa5-b797-ef6ba17346fe":{"name":"Cruche.","description":"Cruche à filtre de taille moyenne vernissée en vert clair sur terre cuite rouge sombre. Elle présente un simple bord, un col évasé, une grande poignée latérale en boucle, une panse arrondie et un pied en forme de disque. Elle est dotée d'un filtre à l'intérieur du col. La panse est divisée en trois bandeaux par des lignes horizontales, la première au niveau du bord, la seconde à la base du col et la dernière en partie inférieure. Le décor est une imbrication de motifs en “V,” en particulier sur le col et la base du corps, tandis que la partie supérieure est ornée de petites “tiges de cactus”. L'intérieur du col est lui aussi décoré de lignes verticales en vernis vert clair.","short_description":"Cruche à filtre de taille moyenne avec une poignée vernissée vert clair sur terre cuite rouge sombre. La panse est divisée en trois bandeaux par des lignes horizontales, et l’intérieur du col est lui aussi décoré de lignes verticales en vernis vert clair.","holder":"Musée al-Saraya.","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Irbid.","dimensions":"H. 17 cm, Ø (rebord) 8,5 cm, Ø (pied) 4, 5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des récipients similaires.","method_for_provenance":"Provenance inconnue.","obtention":"L'objet a été acheté à un marchand d'antiquités en 1980.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","glaçure"],"materials":["Céramique vernissée."]},"decb15bf-1760-5bb0-a74f-093a8ac27e5f":{"name":"Grande assiette à décor floral.","description":"Cette grande assiette à rebord plat est agrémentée d'un décor polychrome aux contours noirs. D'une plante faite de fleurs et de feuilles s'élèvent trois efflorescences composites, évoquant le lis et la jacinthe, qui se dressent presque droites sur des tiges à peine courbées. Ces efflorescences composites sont créées avec beaucoup de grâce à partir d'éléments de la fleur de palmier, de lotus et de courge. On a parlé à ce propos de “botanique artistique”. Ce répertoire fait partie du style “quatre-fleurs” élaboré à partir des quatre espèces horticoles que sont la rose, l'œillet, la tulipe et la jacinthe, un style qui constitua à partir de 945 H / 1540 J.-C. environ le motif principal de la céramique turque. \nSur le pourtour du rebord, on remarque le motif “mer et rochers” inspiré de la Chine, les vagues blanches se détachant sur des pierres traitées en spirales. Ce motif est emprunté à la porcelaine chinoise du XVe siècle. Il y avait à la cour ottomane des collections de porcelaine chinoise, utilisée aussi comme vaisselle. Elle est aujourd'hui encore conservée au palais Topkapi Saray d'Istanbul. \nSur le revers se trouvent trois paires de tulipes et, répété trois fois, le motif des trois boules ou motif *chintamani*, symbole porte-bonheur d'origine bouddhiste : trois cercles remplis d'un point disposés en pyramide et reliés par un motif évoquant les rayures du tigre. \nCette assiette est un excellent exemple de ce qu'on appelle l'art princier élaboré par le *naqqash-chane* (la maison de l'écriture). On y créait les modèles d'ornementation utilisés dans l'enluminure, le textile, la broderie, le travail du métal et de la céramique. De nombreux potiers d'Iznik travaillaient directement avec les artistes du Saray. Des artisans de l'atelier de la cour d'Istanbul séjournaient à Iznik pour conseiller les maîtres-potiers. Jusqu'au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) au moins, la céramique ottomane fut particulièrement appréciée dans de nombreux pays européens, comme l'attestent les sources turques et occidentales qui décrivent la beauté de la céramique d'Iznik, supérieure à “la porcelaine impériale de Chine”.","short_description":"Les poteries d'Iznik comportaient de nombreuses assiettes à décor floral de styles variés. Celle-ci date du milieu du XVIe siècle. Sur fond blanc, des gerbes de fleurs composites et de jacinthes sont disposées symétriquement, utilisant des couleurs sobres de noir, vert céladon et différentes nuances de bleu.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Achetée par Durlacher pour le Kunstgewerbemuseum en 1898 à Londres.","dates":"v. 957-963 H / 1550-1555 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø 37,7 cm.","method_for_datation":"L'objet peut être daté de c. 957-963/1550-55 en raison des caractéristiques de la peinture et par comparaison avec des pièces similaires.","method_for_provenance":"La forme et la facture de la pièce permettent de l'identifier comme produite par les ateliers de la ville ottomane d'Iznik.","provenance":"Turquie, Iznik.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey,* Londres, 1989, n° 354, pp. 90-94. \nHagedorn, A., *Auf der Suche nach dem neuen Stil,* Berlin, 1998, pp. 30-38, p. 72, n° 66. \nKühnel, E., *Islamische Kleinkunst,* Braunschweig, 1963, pp. 158-160, pl. XXXI. \n*Museum fürIslamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, n° 577. \n*Musuem für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 41.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique en quartz fritté","Iznik","jacinthes","Ottomans","peinture sous glaçure","quatre-fleurs","Turquie"],"materials":["Céramique en quartz fritté, peinture sous glaçure."]},"e01c5dee-ecbd-5793-a4c3-93b23100ee13":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe conique à bord retourné en faïence vernissée à couverte stannifère et décor lustré. L'extérieur est orné de motifs abstraits arboriformes, tandis que l'intérieur présente une spectaculaire image de bateau à voile à multiples mâts et gréages, gaillards avant et arrière, pavillons et gouvernail. Sous sa coque nagent quatre grands poissons, trois dans un sens, un dans l'autre. Des enjolivures et d'autres motifs abstraits enroulés serré occupent le reste de la surface. La voile principale porte un motif interprété comme étant les armes du Portugal, ce qui conduit à penser que l'objet a été commandé par un riche marchand portugais. Ceci, plus le fait que le plus important centre espagnol de production de lustre métallique au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) était la Valence chrétienne, a initialement conduit les chercheurs à croire que la coupe était originaire de cette cité. Cependant, des tests scientifiques menés en 1983 ont montré la présence de dépôts minéraux qui ne proviennent pas de Valence mais de Málaga. Cette ville, l'un des plus importants ports de la Méditerranée occidentale médiévale, avait été le premier centre de production de lustre en Espagne, avant de se voir éclipsée par Valence au début du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). La production semble d'ailleurs y avoir cessé quelques décennies plus tard. Cette coupe est ainsi la preuve spectaculaire que les potiers de Málaga continuèrent à produire des céramiques de superbe qualité jusqu'à la fin de leur activité. \nLes poissons sous le bateau et les motifs arboriformes sur la face extérieure de la coupe frappent par leur similarité avec un travail fatimide antérieur de plusieurs siècles, ce qui nous rappelle que l'industrie du lustre dans l'Espagne islamique naquit précisément lorsque les artisans fatimides en importèrent la technique d'Égypte.","short_description":"Grande coupe à décor peint au lustre comportant une représentation de bateau naviguant dont la principale voile porte un motif qui a été interprété comme étant les armes du Portugal. La coupe a donc pu être commanditée par un riche marchand portugais.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Deuxième quart du IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 20,1 cm, Ø 51,2 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les motifs d'arbres sur la face extérieure, en particulier, sont typiquement nasrides.","method_for_provenance":"Des chercheurs ont établi en 1983 que cette coupe avait été produite à Málaga, jadis le centre de la production de lustre en Espagne, avant d'être éclipsé par Valence au début du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) (voir description ci-dessus).","provenance":"Málaga.","obtention":"Acheté par le musée en 1864.","bibliography":"*Al-Andalus: The Art of Islamic Spain* (dir. J. Dodds), New York, 1992, p. 361, cat. n° 114. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery: Technique, Tradition and Innovation in Islam and the Western World,* Londres, 1985, pp. 94-96. \nFrothingham, A., *Lustreware of Spain,* New York, 1951, pp. 91-93. \nSoustiel, J., *La céramique islamique,* Fribourg, 1985, p. 187, planche 223. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 120.","dynasty":"Période nasride","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"e0d16aa5-ba9f-5a87-9eda-9fb21d5d5304":{"name":"Assiette.","description":"De nombreux types de poteries vernies coexistèrent pendant la période islamique, dont une céramique vernie à coloration monochrome. Techniquement, la poterie cuite était enduite de verre de couleur fondu, généralement bleu foncé, rouge sombre ou vert. \nLe bassin de cette assiette en céramique bleu foncé est décoré du mot *mulk* (pouvoir, souveraineté ou propriété) sculpté avant application de la glaçure. Le bleu de cobalt se concentrait dans la profondeur des rainures, ce qui rendait les parties en creux plus foncées que les parties de surface et renforçait l'effet décoratif. La surface restait cependant uniforme et lisse à la fin du processus de glaçure. \nCette méthode de décoration est semblable à celle utilisée dans le style *laqabi* pratiqué en Syrie et en Iran, même si les pièces de ce genre sont généralement polychromes. \nLe mot *mulk* est écrit en style coufique fleuri, dans lequel chaque lettre se termine par un rejet ou un bourgeon. Le mot est entouré d'un bandeau circulaire de perles rectangulaires et l'aile de l'assiette est décorée de motifs à trois petits cercles concentriques.","short_description":"Cette grande assiette monochrome vernie d'un bleu de cobalt intense et audacieusement ornée d'une inscription calligraphique en style coufique fleuri reproduisant le mot *moulk* (souveraineté) a été exécutée selon la technique *laqabi*.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 32,5 cm.","method_for_datation":"Ce type d'objet en terre cuite a été constamment produit dans la région de l'al-Djazira au cours de la période atabeg (VIe/XIIe siècle). La production de céramique y fut interrompue par l'invasion mongole au VIIe/XIIIe siècle (1269).","method_for_provenance":"Cette pièce a été trouvée à Raqqa, dans la région de l'al-Djazira. On sait par des fouilles archéologiques que des céramiques à glaçure monochrome et décor en creux dans le bassin étaient produites dans la région à cette époque.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Achat en 1932.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.229. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Djazira","bleu foncé","céramiques","écriture coufique fleuri","glaçures","monochromes","Raqqa","style laqabi","terre cuite"],"materials":["Terre cuite à glaçure monochrome."]},"e1bda161-d9ba-562d-9078-9d5793a2b451":{"name":"Coupe.","description":"Coupe à bassin divisé en huit parties triangulaires – quatre grandes et quatre petites – par d'épais traits noirs et blancs. Chacune des parties larges est ornée d'un arbre stylisé sous une arche polylobée. Le tronc, décoré de petites feuilles de part et d'autre de son axe vertical, est surmonté d'un couronnement de feuilles en forme de bulbe, de branches en rinceaux et de feuilles trilobées. Deux des petits triangles contiennent des feuilles trilobées enroulées, les deux autres la répétition d'un même mot en écriture *naskhi*, peut-être une bénédiction. Cette coupe à peinture sous glaçure est un excellent exemple de la richesse de la créativité artistique mamelouke.","short_description":"Coupe en céramique peinte sous glaçure de fabrication syrienne. L’intérieur est divisé par des stries noires et blanches en huit panneaux ornés d’une flore stylisée et d’éléments architecturaux, comme la répétition d’un même mot en écriture *naskhi*, peut-être une bénédiction.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 11,1 cm, Ø 25 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des coupes syriennes similaires découvertes à Damas, Raqqa et Hama, aujourd'hui exposées au Musée national de Damas et au British Museum à Londres.","method_for_provenance":"La provenance est inconnue, mais le marchand auquel cette coupe a été achetée assurait qu'elle venait de Rabba en Jordanie.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat en 1956 auprès d'un marchand d'antiquités qui affirmait que l'objet était originaire de Rabba, près de Karak.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 156-157، شكل 57. \nBienkowski, P. (dir.), *Treasures from an Ancient Land: The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 84, cat. n° 98. \nHobson, R. L., *A Guide to the Islamic Pottery of the Near East*, Londres, 1932, p. 60, planche XXI, fig. 75. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 2e édition, 1971, p. 17, planche 12 A. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 284, cat. n° 388.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","écriture naskhi"],"materials":["Céramique peinte en noir et bleu sous glaçure transparente."]},"e1e46fb9-2121-5c71-8ee2-be38a8978bc0":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Magnifique plat circulaire en céramique frittée de forme dite *tondino* caractérisée par un bassin très profond et une importante aile horizontale. Cette forme est dérivée des majoliques italiennes du début du XVIe siècle (céramique à glaçure stannifère) dont le style fut imité par les céramistes ottomans. Le plat repose sur un large et court piédouche. L'intérieur et l'extérieur sont tous deux richement décorés. \nLe bassin s'orne d'une composition de fleurs naturalistes (œillets, fleurs de prunus, roses stylisées) s'élevant d'une touffe d'herbe verte. L'importante aile est décorée d'un bandeau animé d'une alternance de roses et de feuilles dentelées tournant dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre. Le dessous du plat compte 14 fleurs à partie centrale verte qui alternent avec des paires de tulipes bleues. Tous les motifs sont cernés de noir.","short_description":"Ce magnifique plat d’Iznik, avec son profond petit bassin incurvé et son large rebord horizontal, imite le *tondino*, forme italienne populaire jusqu’au début du Xe H (XVIe siècle J.-C.). Ce type de décor perdura jusqu’à la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, apogée du naturalisme sur les faïences d’Iznik.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Xe siècle de l’Hégire (fin du XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 46,4 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce plat l'assigne à la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, apogée des aigrettes de fleurs à rendu naturaliste sur les céramiques d'Iznik.","method_for_provenance":"Ce plat appartient à un ensemble de céramiques d'Iznik en forme de *tondino*, type populaire en Italie à partir du début du XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de la Irvine Smith Collection en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 227, fig. 397-399.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","tondino"],"materials":["Céramique frittée à décor peint bleu, rouge et noir sous glaçure transparente incolore."]},"e25630b9-4eae-5a54-82aa-8350634cc2c3":{"name":"Pot.","description":"Récipient de forme globulaire sur base annulaire, bord de section semi-circulaire légèrement extraverti. La pâte est de couleur orangée et les surfaces sont émaillées en châtain-miel. Un décor phytomorphe très couvrant ponctue toute la surface de colonnes cernées de couleur allant du châtain foncé au noir de manganèse. Ce type de décor apparaît à Silves, dans des pièces datant du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), quoique plus fréquentes au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). \nCes pièces sont considérées comme des céramiques banales. Leur configuration suggère un usage de récipient à huile d'olive ou autre liquide domestique, comme l'eau. Les exemplaires plus petits auraient servi à contenir des cosmétiques ou comme objets décoratifs. \nLa typologie de l'objet est semblable à d'autres pièces à décor à reflets métalliques, datant des IVe et Ve siècles H (IXe et Xe siècles J.-C.), de provenance égyptienne et iranienne. L'utilisation de motifs décoratifs dessinés en manganèse, mais avec de l'émail, remonte à une période antérieure et pourrait avoir une origine orientale. La décoration de cette pièce, malgré les rapprochements stylistiques avec l'Orient, présente des points communs avec d'autres pièces trouvées à Silves, ce qui a permis d'envisager qu'il s'agisse de céramiques d'origine locale du Gharb, voire de Silves, copies de modèles orientaux. \nCe type de récipient en céramique s'est maintenu tout le long de la période musulmane dans la région du Gharb al-Andalus.","short_description":"Jarre produite localement inspirée de modèles iraniens ou égyptiens. La surface extérieure est décorée de motifs phytomorphes formant des colonnes tout autour du corps de la jarre. La configuration de cette pièce suggère qu'elle était utilisée pour stocker des liquides.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe-Ve siècles de l’Hégire (Xe-XIe siècles J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 19,6 cm ; Ø 11,2 cm ; Ø de la base 10,5 cm.","method_for_datation":"Selon le contexte archéologique et la couche stratigraphique où elle a été retrouvée. L'analyse stylistique conduit à la rencontre d'autres exemplaires semblables de la même période.","method_for_provenance":"Fouilles dans la rue de l'Arrochela (centre historique de Silves) dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire de fouilles AR Q5/E15/C2-1.","provenance":"Arrochela (centre historique de Silves).","obtention":"Déposée après les fouilles réalisées dans les années 1990.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 158. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 59. \nGomes, R. V. *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII)*, Lisbonne, 1999.","dynasty":"Omeyyade, califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cosmétique","eau"],"materials":["Céramique émaillée, décor au manganèse."]},"e2bffa11-ea9f-5947-ac9b-10e5f5a6b071":{"name":"Vase à boire.","description":"Ce récipient en forme de petite jarre est fait d'une pâte d'argile fine et bien cuite, recouverte d'un engobe. Il devait être utilisé comme vase à boire. Sa panse légèrement ovoïde est marquée à sa base par un ressaut saillant au-dessus d'un pied de faible diamètre et de petite hauteur qui lui assure une certaine stabilité. Son col vertical formant un large orifice est flanqué de deux petites anses rondes, accrochées aux haut de la panse. Les traces de tournage apparaissent sous forme d'anneaux horizontaux striant la panse. Le col, les anses et le bas de la panse sont recouverts d'une peinture brune au manganèse. Une frise de petits cercles excisés, limitée par deux lignes rayées, décore le col. Sur la panse sont peints des médaillons, remplis de motifs végétaux stylisés, séparés par des doubles traits horizontaux et obliques. Ils sont encadrés de larges motifs rectilignes imitant des décors épigraphiques. \n \nPar sa forme originale et son mode de décoration (peinture et excision), ce récipient est caractéristique de la céramique commune de la période almohade.","short_description":"Ce récipient en forme de petite jarre devait être utilisé comme vase à boire. Fait d'une pâte d'argile fine et bien cuite, recouverte d'un engobe orné de peinture et d'excisions, il est caractéristique de la céramique commune de la période almohade, par sa forme originale et son mode de décoration.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Larache.","dimensions":"H. 18 cm, Ø base 5,6 cm, Ø max. 14,5 cm, Ø ouverture 11 cm.","method_for_datation":"Mis au jour lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée par l'étude stylistique et comparative avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *Bulletin d'archéologie marocaine* VII, 1967, pp. 627-639. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du royaume* (catalogue d'exposition), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981, p. 127.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","mobilier"],"materials":["Poterie façonnée au tour, peinte et excisée."]},"e44f9b93-0fc9-58a0-8f0b-14d05df5157e":{"name":"Grand plat à décor polylobé.","description":"Ce plat présente un élégant décor consistant en un grand motif polylobé peint en noir sous glaçure bleu turquoise. \nCe n'est pas la formule propitiatoire rituelle qui court le long du bord, mais un vers du “Divan” du poète persan Hafiz, rapportant les lamentations d'un amant malheureux : “J'ai lavé (de larmes) la cour de la demeure de mes yeux, mais à quoi bon / Du moment que cette maison ne mérite (même) pas d'imaginer ta forme ?” À la fin de l'inscription, on peut lire la date : “Elle a été achevée en l'an 873 \\[1468 J.-C.\\]”.","short_description":"Ce plat appartient à la classe de céramiques connues sous le nom de *kubachi*, du lieu (un village du Caucase) où elles furent retrouvées. Elles étaient accrochées aux murs des habitations, dans un but décoratif.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","owner":"Is.IAO.","dates":"873 de l’Hégire / 1468 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 35,86 cm.","method_for_provenance":"Cette pièce appartient à un ensemble particulier de céramiques connues sous le nom de “kubachi” ou “de Koubatcha”, du nom d'un village du Daghestan, dans le Caucase, où elles furent trouvées accrochées aux murs des habitations dans un but décoratif. Les céramiques de ce type présentent un intérêt exceptionnel, dans la mesure où elles témoignent d'intenses échanges commerciaux entre la Perse et Koubatcha, centre connu pour la production d'armes en acier, particulièrement appréciées sur le marché iranien, où elles étaient abondamment exportées en échange de céramiques persanes, réalisées dans un centre de production non identifié.","provenance":"Iran.","obtention":"Is.IAO.","bibliography":"Folsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J*., “*Notes on the Decorative Arts of the Timurid Period”, *Gururajamanjarika, Studi in onore di Giuseppe Tucci*, Naples, 1974, pp. 233-277. \nGrube, E.J*., Islamic Pottery from the Eight to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche,* Faenza, 1990.","dynasty":"Timouride","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décor végétal"],"materials":["Céramique vernissée."]},"e6164946-a5d8-552b-9b6b-c87c10d33682":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en terre rouge, colorée aux engobes (argiles diluées contenant divers minéraux pour obtenir un pigment naturel). La lampe est constituée d'un pied rond et d'une base sur lesquels repose une structure à cinq coupelles contenant huile et mèches. Le corps est orné d'une décoration géométrique peinte aux pigments rouge, blanc et noir, recouverts d'un vernis à la résine qui donne à l'ensemble une couleur jaunâtre. \nCe type de poterie serait le seul type indigène de céramique algérienne issu de la période romaine. Les femmes des villages berbères de Kabylie fabriquent encore ce type de poterie, et bien que la forme et le décor aient évolué avec le temps, la méthode de production est restée identique. Les pigments proviennent de sources naturelles dont de l'argile, des pierres et des plantes. Spécialité féminine, ces céramiques reflètent les besoins et les goûts de celles qui les produisent. Les éléments décoratifs sont inspirés par leur environnement et certains reprennent des symboles prophylactiques et talismaniques. Ces objets, utilisés par les familles, sont également vendus sur les marchés locaux pour fournir un supplément de revenu.","short_description":"Ce type de poterie était la spécialité des femmes berbères de Kabylie (nord-est de l’Algérie). Cette poterie, encore fabriquée de nos jours, reflète les goûts et les besoins de celles qui les fabriquent. Quelques éléments décoratifs consistent en symboles talismaniques. Les récipients en surnombre étaient vendus pour fournir un supplément de revenu aux familles.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 36 cm, l. (max.) 22 cm, Ø (base) 17 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Ce type particulier de lampe à huile, exclusivement produit dans les villages de Kabylie, peut être comparé à d'autres lampes similaires du XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. Ce style de lampe est exclusivement fabriqué dans les villages de Kabylie (dans le nord-est algérien).","provenance":"Kabylie, Algérie du nord-est.","obtention":"Donné au muséeen 1878.","bibliography":"Vincentelli, M., “Women Potters of Kabylie”, *Ceramic Review*, n° 91, 1985. \nPhillips, T., *Africa: The Art of a Continent*, New York, 1995.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["artisanat berbère","décoration géométrique","femmes potières","poterie domestique"],"materials":["Céramique mise en forme et moulée à la main, peinte d’engobes de couleur."]},"e6457ad1-6126-508a-9c14-e66c394d18f0":{"name":"Lampe à huile et support.","description":"Lampe à huile ovale en céramique moulée en deux parties réunies par un bourrelet. \nL'objet est décoré de multiples motifs : petits cercles inclus dans des demi-volutes, traits droits ou sinueux de chaque côté de l'orifice de remplissage, oiseaux et feuilles de palmier. Les faces latérales de la partie inférieure sont ornées de cercles et de feuilles de palmier alternées. La poignée relevée en courbe se termine par une tête d'animal de style grossier. Le support sur lequel reposait la lampe est de forme ovale pointue, décorée d'un calice au milieu de poissons. Des lampes similaires à inscriptions en grec et en arabe sont parfois décorées de croix.","short_description":"Lampe en terre cuite découverte à Jérach faite de deux parties moulées, l’une pour le haut, l’autre pour la base, décorée d’un calice à l’intérieur duquel se trouvent des poissons. Des lampes similaires à inscriptions en grec et en arabe sont parfois décorées de croix.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 4,2 cm, L. 11 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des poteries omeyyades.","method_for_provenance":"Lampe trouvée à Jérach lors de fouilles archéologiques.","provenance":"Jérach, Jordanie.","obtention":"Lampe découverte en 1968 lors de fouilles menées à Jérach par le Département des Antiquités de Jordanie.","bibliography":"دعنا.سليمان، “حفرية الفسيفساء – الاستراحة- جرش، 1968”، حولية دائرة الآثار الأردنية، المجلد الرابع عشر، 1969، ص58-60، اللوح 22. \nBisheh, G., “The Second Season of Excavations at Hallabat, 1980”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. XXVI, 1982, pp. 134-135, planche 37, 1-3. \n*La Voie Royale : 9000 Ans d'Art au Royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 272.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","inscriptions en arabe","inscriptions en grec","lampes","moules"],"materials":["Céramique moulée."]},"e6753434-4415-5658-ba03-7a1cf0ec79f4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Panneau composé de carreaux de céramique de format carré représentant la Kaaba recouverte de la *kiswa* noire. Des éléments architecturaux de style ottoman sont également présents dont des portes, des bâtiments à coupole, des minarets et des arcades à lampes suspendues. Dans l'angle inférieur droit se trouve une date de production 1087 H (1676 J.-C.), reprise en lettres arabes juste à côté de la formule “bidars Sulayman”. Traditionnellement, les dates pouvaient s'écrire en lettres suivant une sorte de code appelé *hisab al-gommal* (calcul des nombres totaux), chaque lettre étant l'équivalent d'un chiffre ou d'un nombre. Par exemple \\_ était l'équivalent de 200. Ce panneau ressemble étroitement à une autre pièce figurant dans les collections du musée (n° 860), qui porte la signature de son artisan, Muhammad al-Chami, ainsi que la date de 1139 H (1726 J.-C.), et présente des similitudes avec un frontispice de coran qui date de la période ottomane et qui reproduit également une illustration de la Kaaba.","short_description":"Les artisans musulmans donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour représenter la Kaaba, le sanctuaire saint de l'islam, sur leurs ouvrages. Ce panneau porte le nom du sultan, la date de production et la signature de celui qui l'a fait.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"1087 de l’Hégire / 1676 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 240 cm, l. 144 cm.","method_for_datation":"La date de fabrication figure sur le panneau.","method_for_provenance":"Il est très probable que ce panneau vient d'Istanbul où ce type de fabrication était répandu.","obtention":"Pièce donnée au musée en novembre 1915 par le prince et collectionneur d'antiquités Youssouf Kamal, de la famille de Muhammad Ali. Il légua une grande partie de ses collections au musée, en particulier des pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"Arseven, G. E., *L'art turc depuis son origine jusqu'à nos jours*, Istanbul, 1935. \nAslanapa, O., *Turkish Art and Architecture,* Londres, 1970. \nAtasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nDenny, W. B., “Ceramics” in *Turkish Art (*E. Atil éd.), Washington D. C., 1980. \nMaher, Su'ad M., *Al-Khazaf al-Turki* \\[Céramiques turques\\], Le Caire, 1960. \nMostafa, M., “Khazaf al-Anadol al-Moumawah bi al-Mina \\[Céramiques émaillées d'Anatolie\\]”, *Al-Mar'a al-Jadida* \\[Magazine Nouvelle Femme\\], n° 2, Le Caire, 1947. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, New York, 1995.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","hadj","Kaaba","Panneaux en carreaux de céramique"],"materials":["Carreaux en céramique à décor peint sous glaçure","glaçure transparente."]},"e71fe850-fa1a-5797-b0c5-b50e5f9a25ed":{"name":"Plat.","description":"La céramique à reflets métalliques connut un énorme succès au bas Moyen Âge et fut fort prisée par les cours européennes les plus raffinées. On y trouve fréquemment des blasons royaux ou nobiliaires, surtout italiens, tels ceux des familles Tedaldi et Nasi. La peinture gothique témoigne du succès de cette céramique si coloriste et si élégante. Les procédés de fabrication et de décoration en étaient complexes car les pièces subissaient diverses cuissons pour obtenir des couleurs variées. Ce plat a été réalisé au tour. La surface est recouverte d'un émail stannifère blanc et crémeux. Les parois sont concaves et l'aile est légèrement inclinée. L'envers présente une décoration en doré et bleu intense. L'écusson central doré, inscrit dans un orle dentelé bleu, représente une aigle aux ailes éployées. Répété sur d'autres pièces, il semble appartenir à la famille Despujols. L'écusson est entouré d'une petite frange à orles et spirales et de petites feuilles de fougère. Vers le bord apparaît une large bande avec de grandes pignes, en doré, alternées avec de grosses fleurs en bleu intense. Dans les autres surfaces, on remarque une décoration d'*ataurique*. Sur le dos est dessinée une autre aigle à la même place et qui couvre toute la surface et des feuilles de fougère dans les espaces libres. Les écussons héraldiques, outre l'intérêt qu'ils offrent de nous informer sur les goûts de la haute société, nous permettent également de dater les pièces, vu qu'ils présentent des renseignements historiques familiers.","short_description":"Plat comportant la décoration typique de la céramique mudéjare du XVe siècle, dans laquelle les motifs d'influence nasride, comme les bleus et dorés de l'envers, se mêlent au blason de la famille qui commanda la pièce – ici, une aigle qui apparaît aussi bien à l'envers qu'à l'endroit.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Seconde moitié du XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø (bord) 45 cm, Ø (base) 14,5 cm, H. 9 cm.","method_for_datation":"Par le style etpar des comparaisons avec d'autres plats aux caractéristiques similaires. Ici, en outre, le blason qui le décore nous sert de référence historique.","method_for_provenance":"Par les caractéristiques formelles et stylistiques qui s'ajoutent aux excavations archéologiques que l'on continue de pratiquer, et par la riche documentation dont on dispose.","provenance":"Manises ou Paterna (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Vicente Juan y Amat, le 27 juin 1872.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Catálogo sumario del Museo Arqueológico Nacional. Cerámica española (Nuevas instalaciones)*, Madrid, 1936, p. 31, planche III, 5. \nFranco Mata, á., Balmaseda Muncharaz, L., Arias Sánchez, I., Papí Rodes, C., “La documentación de las cerámicas valencianas medievales en el Museo Arqueológico Nacional” (catalogue d'exposition), *La Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo*, Valence, 2002, pp. 106-118. \nBalmaseda Muncharaz, P., *Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo*, Valencia, 2002, pp. 264-265.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argile","écusson","kaolin, cuisson, glaçure","Manises, Paterna, Valencia","mudéjar","plat","reflets dorés"],"materials":["Argile, kaolin","tour, cuisson, glaçure, reflet doré."]},"e78eac4c-6c8e-50e5-a207-fa39bdf93414":{"name":"Petite table.","description":"Petite table de forme rectangulaire reposant sur quatre pieds, se composant d'un plateau revêtu de carreaux de faïences de Delft à décor floral et entouré d'une galerie ajourée. \nQuatre faces de cette petite table sont recouvertes de panneaux sculptés, tournés et ajourés selon des motifs floraux et végétaux. Aux angles, dans le prolongement des pieds avec lesquels ils font corps, des cartouches verticaux portent des inscriptions en caractères cursifs ; l'une d'entre elles livre le nom de l'artisan et le lieu de fabrication de l'objet selon la formule suivante : “fait par Ibn Hadj-la-B'lade el-Djazaïr”. \nLe meuble est peint de plusieurs couleurs, notamment le vert, l'orange et le doré.","short_description":"Petite table rectangulaire à quatre pieds, composée d'un plateau revêtu de carreaux de faïence de Delft à décor floral entouré d'une galerie ajourée. Sur les quatre faces, des panneaux sont sculptés. Aux angles se trouvent des inscriptions en caractères cursifs. Le meuble est peint de vert, d'orange et de doré.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 63 cm, l. 83 cm.","method_for_datation":"Par le style de fabrication et de décor, ainsi que par les carreaux de faïences de Delft, qui étaient importés de Hollande à l'époque ottomane.","provenance":"Alger.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \nMarye, G., *Catalogue du Musée national des antiquités algériennes,* deuxième partie, Alger, 1899. \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères cursifs","décor floral","décor végétal","inscription","Ottoman"],"materials":["Bois découpé, ajouré et peint","carreaux de faïences."]},"ec2c57d8-01b2-5a85-a6b0-e8cf22d03e9a":{"name":"Tarro (jarre) en forme d’albarelle.","description":"*Tarro* (jarre) en forme d'albarelle à corps cylindrique en céramique à glaçure blanche, décor lustré en brun et bleu. L'épaule haute, légèrement en projection, se ressert sur un col de profil presque vertical. La partie inférieure, plus large, repose sur un pied circulaire convexe. Le corps est orné d'un dessin d'arbre de vie répété huit fois, quatre partant de la ligne de base et quatre, inversés, de l'épaule. Cette alternance forme un motif puissant et symétrique. Les parties des arbres sont encadrées de lignes diagonales de pseudo-écriture or sur fond blanc. Les troncs se composent d'une succession d'ornements en forme de cœurs bleus à contour doré. La partie supérieure de l'arbre est également rehaussée d'or. Sur la partie inclinée de l'épaule, une inscription en écriture *naskhi* indique “Félicité et Prospérité,” invocation typique de la céramique islamique. Une étroite frise bleu et or décore le col. Cet élégant *tarro* au décor bien proportionné suggère l'intervention de l'un des potiers du souverain, d'autant plus que le motif de l'arbre de vie est présent dans la décoration du palais de l'Alhambra. Étant donné ce lien stylistique et la qualité de la peinture au lustre, ce *tarro* a même pu faire partie de la vaisselle de table du souverain.","short_description":"Albarelle (pot à pharmacie) ornée d'un motif d'arbre de vie. La forme élégante et la décoration remarquable suggèrent que la pièce a été réalisée pour la cour nasride. Le motif de l'arbre de vie apparaît sur le plafond du palais de l'Alhambra, la cour royale nasride à Grenade.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle).","location":"Londres","dimensions":"H. 28 cm, Ø 9,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet est lié à la fois par sa forme et par son décor à la fin du règne de Youssouf Ier (r. 753-764/1353-1363) ou légèrement plus tard. Le motif de l'arbre de vie est présent au plafond du Salón de Comares au palais de l'Alhambra à Grenade.","method_for_provenance":"Le style, la forme et la technique de ce *tarro* indiquent qu'il a été produit sous les Nasrides en Andalousie (Espagne). Plus spécifiquement, le décor rappelle le plafond du Salón de Comares au palais de l'Alhambra à Grenade.","provenance":"Andalousie, Espagne du Sud.","obtention":"Pièce faisant partie du legs Goldman au British Museum (1983).","bibliography":"Fernández-Puertas, A., “Cuatro Tarros Nazaríes”, *Miscelanea de Estudios Árabes y Hebreos*, 49, Grenade, 2000, pp. 371-94. \nRay, A., *Spanish Pottery 1248-1898*, Londres, 2000.","dynasty":"Nasride","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique lustrée"],"materials":["Céramique, peinture au lustre bleu et brun, glaçure blanche."]},"ece5f0c8-d2d1-5924-bc14-94c826dc2171":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de coupe en céramique frittée à décor bleu de cobalt et noir sous glaçure incolore transparente. Partie centrale de la coupe, ce tesson est orné d'un rondeau contenant une inscription calligraphique arabe entrelacée de tiges et de feuilles. Un bandeau à décor noir et blanc entoure cette partie. Ce type de dessin et cette technique étaient courants aussi bien en Syrie qu'en Égypte, rendant l'identification du lieu de production très difficile. Les potiers de l'Égypte et de la Syrie des Mamelouks se déplaçaient en effet aisément entre les villes de ces deux provinces, à la recherche de travail. La mode de peindre en noir et bleu sous glaçure transparente débuta en Iran à la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) et se répandit rapidement en Égypte et en Syrie. Les caractéristiques distinctives des productions iraniennes, syriennes ou égyptiennes tiennent aux formes et aux dimensions des pièces.","short_description":"La calligraphie arabe fut employée pour décorer une grande variété de surfaces. Bien que le texte qui reste soit insuffisant pour être déchiffré, il est établi que des proverbes, versets poétiques et prières étaient souvent utilisés. Les vigoureuses lignes verticales de l’écriture de style *naskhi* dominent le centre de cette coupe en bleu cobalt et noir.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 4,5 cm (max.), l. 10, 5 cm (max.).","method_for_provenance":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","provenance":"Production syrienne, trouvé à Fustat, Égypte.","obtention":"Donné au musée en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","commerce"],"materials":["Céramique frittée à décor noir et bleu de cobalt sous glaçure incolore transparente."]},"ee06519d-540a-50a3-b86f-2f9b5d337adf":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Grand plat circulaire en céramique frittée à marli incurvé (*cavetto*) et grande aile légèrement chantournée, reposant sur un court piédouche rond. Le bassin est décoré d'une dense composition de fleurs au rendu naturaliste s'échappant d'une touffe de feuilles. Contrairement à ce que peut suggérer l'effet de naturel obtenu, les roses, hyacinthes, tulipes, fleurs de prunus et tiges florales rouge d'Iznik (bol d'Arménie), bleues, vertes et noires, se répartissent symétriquement par rapport à un axe vertical central que les œillets et les roses les plus proches du centre croisent vers le haut. Hormis l'œillet central qui penche vers le bas et dont la fleur rouge s'équilibre artistiquement avec d'autres fleurs rouges et bleues, les tiges partent du bord du marli pour s'orienter vers l'aile, ce qui confère à cette composition régulière un surprenant caractère de vitalité. L'aile présente un décor de vagues simplifié, motif courant à Iznik depuis les années 850 H / 1550 J.-C. La face extérieure est animée de 12 motifs de fleurs à partie centrale verte et contours noirs qui alternent avec des groupes de trois tulipes liées à centre bleu et contours noirs.","short_description":"La ville ottomane d’Iznik était réputée pour sa production de récipients polychromes aux exubérantes compositions de fleurs naturalistes. La cour ottomane et la haute société aussi bien qu’un marché européen en expansion se disputèrent des plats comme celui-ci ainsi que des cruches et des coupes décorées de roses, jacinthes, tulipes et œillets.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (milieu-fin du XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 7,6 cm, Ø 33 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient stylistiquement à un ensemble de céramiques d'Iznik daté de la fin du Xe siècle H (milieu-fin du XVIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Ce plat appartient à un ensemble de céramiques bien documenté produit à Iznik fin du Xe (milieu-fin XVIe siècle).","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté chez J. M. Whitehead à Londres en 1883.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 224-228 (pour une analyse de pièces en rapport).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée","Iznik","jacinthes"],"materials":["Céramique frittée à décor peint polychrome sous glaçure transparente incolore."]},"eefabf6a-3ca7-5c93-ade3-a4e5bbb13859":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi et biseauté, corps mi-ovale avec une douce carène basse, hémisphérique, base convexe et pied annulaire diagonal. L'extérieur de la pièce est couvert d'une glaçure monochrome couleur miel et verdâtre, tandis que l'intérieur est décoré à la *cuerda seca* totale où les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent séparées par les traits au manganèse. Le thème décoratif central, inscrit dans un cercle, consiste en un chevreuil ou une antilope dans une pose statique, la tête dressée dans une attitude d'alerte, prête à la fuite. Les motifs végétaux indéterminés qui remplissent les espaces vides semblent suggérer l'environnement de l'animal. Sur le rebord du plat, la composition est complétée par une frise de palettes digitées. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré à la *cuerda seca* totale. Le motif central de la pièce, inscrit dans un cercle, est un chevreuil ou une antilope dans une pose statique, tête dressée, en alerte et prêt à fuir. L'espace vide est rempli par des motifs végétaux, qui représentent le paysage autour de l'animal.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 25,5 cm, Ø de la base 10,6 cm, H. 8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme identique d'Almería ou Málaga (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica”, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte jaune paille/rosée poreuse, modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca."]},"f03adf8f-d5b8-514b-88b4-1fa35cd992e2":{"name":"Assiette.","description":"Les céramiques chinoises à décor en deux couleurs (blanc et bleu) étaient très répandues et admirées dans le monde islamique. Leur exportation vers la Méditerranée orientale débuta dès le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.). Ce type de vaisselle d'un blanc éclatant et au riche décor bleu fut l'une des grandes exportations chinoises au cours des dynasties Yuan, Ming et Qing, et leur transport s'effectuait aussi bien par terre que par mer, en particulier au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). \nLes artisans musulmans imitèrent ces céramiques chinoises parce qu’elles étaient très populaires, mais assez difficiles à se procurer ; ils firent donc de cette imitation une aubaine économique. Cette assiette est décorée d'un bouquet de fleurs dont les tiges gracieusement ondulées sont liées par un ruban. Un bandeau de motifs végétaux stylisés entoure le bouquet tandis qu’un autre à motifs géométriques orne l'aile de l'assiette. Le décor est exécuté en différentes nuances de bleu sur fond blanc.","short_description":"Assiette en céramique trouvée dans la citadelle d'Hama. Elle montre clairement les influences des porcelaines en bleu et blanc exportées de Chine sur la poterie syrienne et égyptienne mamelouke.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"Ø 35 cm, H. 5,5 cm.","method_for_datation":"Les fouilles danoises ont mis au jour des objets des périodes ayyoubide et mamelouke, essentiellement des VIIe-VIIIe/XIIIe-XIVe siècles. Néanmoins, comme cette pièce est influencée par la céramique chinoise (en particulier dans l'utilisation du bleu et du blanc) qui ne fut exportée vers le monde islamique qu'à partir du début du VIIIe/XIVe siècle, on peut penser qu'elle appartient à cette dernière période.","method_for_provenance":"Cet objet a été découvert à Hama, centre de production de céramiques de ce type. Cependant, des pièces à peinture en sous-glaçure à peu près identiques ont été trouvées en Syrie (Hama et Damas) et en égypte (Fustat et Alexandrie). Il est donc difficile de lui assigner une provenance précise.","provenance":"Peut-être Hama, Syrie.","obtention":"Assiette trouvée lors des fouilles archéologiques menées dans la citadelle de Hama entre 1931 et 1938 par une mission danoise dirigée par Harold Ing Holt. La pièce a été enregistrée dans les collections du musée en 1934.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","céramique","Chine","citadelle de Hama","Harold Ing Holt.","terre cuite"],"materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"f182ff55-9430-5024-a039-37fa558855a8":{"name":"Grande assiette","description":"Grand plat à bord légèrement retourné orné d'une succession de triangles en dents de scie. Le décor du bassin consiste en une représentation de femme assise jouant d'un instrument à cordes évoquant une guitare. Elle porte une longue robe à décolleté en V et manches larges, ornée de larges rayures et de motifs cruciformes caractéristiques de la mode fatimide. La forme de son collier suit la découpe de l'encolure. Sa tête légèrement tournée vers la droite est coiffée d'une toque qui évoque un turban d'où s'échappent des boucles près des oreilles et une petite touffe de cheveux dans le cou. Le fond présente un décor de formes irrégulières cernées d'un fin trait à base de cercles, de points et de branches à feuilles coniques. à gauche de la musicienne figure une aiguière délicatement reproduite, entourée de motifs de feuilles stylisés. De son bec sortent deux branches fleuries. Un double filet sépare le bassin du bord.","short_description":"La prospérité économique à l'époque fatimide conduisit à l'essor de l'industrie de la céramique lustrée. De tels récipients en céramique lustrée, où le lustre métallique est identique à l'or, incorporent une série de décorations incluant de superbes scènes de la vie sociale et quotidienne fatimide.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 40 cm.","method_for_datation":"étude stylistique de la musicienne, et spécialement de la forme et des motifs de son vêtement. L'ensemble présente les traits distinctifs des portraits fatimides, dont le visage rond et les yeux en amande. Le turban porté par les hommes et la toque portée par les femmes sont également caractéristiques de la période. Par ailleurs, les autres éléments ornementaux rappellent les motifs – végétaux ou non – fréquemment observés sur des objets en bois, en ivoire ou en métal de la période fatimide. D'autres exemples de plats similaires portent la signature de certains potiers de cette époque.","method_for_provenance":"Par déduction, le lieu de fabrication pourrait être l'égypte car les objets en céramique, et notamment le lustre métallique, étaient renommés dans l'égypte fatimide. Cette activité était particulièrement développée à Fustat où des fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreuses pièces de céramiques similaires à ce plat.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès du marchand d'antiquités Fuqyan Jaan.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nJenkins, M., “Islamic Pottery: A Brief History”, *Metropolitan Museum of Art Bulletin,* vol. 40 (4), printemps 1983. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiya* \\[Histoire de l'art islamique\\], UAE, 2003. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to late Twelfth Centuries*, Athènes,vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","décoration figurative","décoration végétale","figure féminine","lustre métallique","musiciennes","musique","plats"],"materials":["Céramique à décor lustré sur glaçure opaque."]},"f26b90aa-a82b-52f5-8ce6-f87882cade6c":{"name":"Fanal.","description":"Objet à corps sphérique, base bien marquée légèrement convexe, anse zénithale à section ovale, orifice frontal semi-circulaire et pousse conique verticale à l'intérieur. Elle présente une décoration de cordon digité, de lignes ondulées gravées et des traits de peinture blanche sur fond rougeâtre. \nCet ustensile particulier était employé pour éclairer, à la façon d'une lanterne, des espaces ouverts. Sa forme fermée protégeait la flamme du vent et sa grande anse horizontale en facilitait le transport. Pièce restaurée.","short_description":"Cet ustensile inhabituel était employé pour éclairer, à la façon d'une lanterne, des espaces ouverts. L'orifice frontal semi-circulaire permettait à la lumière de sortir, alors que sa forme fermée protégeait la flamme du vent et que sa poignée horizontale en facilitait le transport. Cette pièce d'art populaire date la période almohade.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la base 12,7 cm, l. 16, 2, H. 18, 2 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Il s'agit d'une pièce aux caractéristiques techniques et formelles typiques des productions de Mértola, bien qu'il y ait de nombreux parallèles dans la région de Valence (Espagne).","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Contenedores de fuego en el Garb al-Andalus”, Actas do III Congresso de Arqueologia Peninsular. Vila Real de Trás-os-Montes, Setembro de 1999, vol. VII: Arqueologia da Idade Média da Península Ibérica,Porto, 2000, pp. 421-434. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, Museu de Mértola. Arte Islâmic (S. Macias, éd.), Mértola,2001, p. 130.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éclairage","feu","vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune modelée dans une pâte rougeâtre","tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante."]},"f3529449-1169-568c-8cd7-715fa25e50d1":{"name":"Carreau mural.","description":"Carreau ayant fait partie jadis d'une composition décorative continue de cyprès et de vases de fleurs. Le rendu du cyprès se caractérise par un contour hérissé et une zone centrale à motif d'écailles de poisson de couleur plus claire. Des vases de fleurs sont répartis entre les arbres. Une composition similaire, bien que non identique, de carreaux décoratifs du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) est visible dans le mausolée du fameux soufi Muhyi al-Din ibn Arabi (560-637 H / 1165-1240 J.-C.) situé dans la mosquée du sultan Selim Ier à Damas. L'utilisation des cyprès est ici appropriée car cet arbre est censé symboliser un état de complétude potentiel puisque il contient biologiquement les principes à la fois féminin et masculin. On lui attribue le qualificatif de “parfait musulman” puisqu'il se soumet (“islam”) au vent, “la volonté de Dieu.”","short_description":"Ce carreau faisait autrefois partie d’une composition décorative continue de cyprès et de fleurs. Le cyprès est rendu ici avec un contour hérissé et un intérieur rempli d’un motif d’écailles de poisson de couleur plus claire. Une composition similaire décore encore le mausolée du soufi Saint Muhyi al-Din ibn Arabi à Damas.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Xe-XIe siècle de l’Hégire (XVIe-XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 21,5 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Plusieurs exemples de ce type de carreaux existent encore, dont ceux des murs du tombeau d'Ibn Arabi à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Porter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art religieux","décoration florale","éléments architecturaux"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"f4b3d07d-c2d5-525a-b872-a65798f5a227":{"name":"Jarre à bec.","description":"Des céramiques à décor lustré brun foncé furent produites dans la ville de Raqqa au cours du VIe siècle et de la première moitié du VIIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.). Les couleurs utilisées, et en particulier un brun foncé caractéristique, distinguent cette production de celle d'autres centres. \nCette jarre appartient à ce type ; elle repose sur un piédouche en forme de colonne et possède une panse sphérique, un long col cylindrique à lèvre évasée, un long bec tubulaire et une poignée qui part de la lèvre, se recourbe et descend à la verticale vers la panse à laquelle elle se rattache. \nElle est décorée au lustre brun foncé sur toute sa surface, sauf sur la partie basse de la panse et le piédouche. Le décor est appliqué en bandeaux horizontaux à motifs calligraphiques, pseudo-calligraphiques, géométriques et végétaux stylisés. Le contraste entre l'intensité des couleurs et la largeur des bandeaux participe à la composition. Le lustre brun foncé translucide est recouvert d'une glaçure d'un vert très léger.","short_description":"Avant l'invasion mongole, la région de Raqqa fut un lieu de production prolifique de céramiques à décor de lustre sous glaçure. La couleur brune de ce lustre est typique de cette production.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle-première moitié du VIIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 25,5 cm, Ø (panse), 7,5 cm (ouverture)","method_for_datation":"Il est établi que les poteries à décor lustré de ce ton brun foncé ont été produites au VIe siècle et dans la première moitié du VIIe siècle H (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.) à Raqqa. Cette production s'acheva après l'invasion mongole et la destruction de la ville en 656-657/1258-1259.","method_for_provenance":"De nombreux chercheurs dont Oliver Watson ont établi que des céramiques présentant un décor de ce type étaient produites à Raqqa.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce obtenue par échange entre les musées de Damas et d'Alep en 1931.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, pp.231–2. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery: Technique, Tradition and Innovation in Islam and the Western World*, Londres, 1985. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, London, 2004.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques","décor lustré","jarre","Raqqa","terre cuite"],"materials":["Terre cuite à décor lustré."]},"f4d8be9c-5207-5d6b-9a80-d65d6b7fa366":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord extraverti avec une petite aile horizontale, corps hémisphérique, base convexe et pied annulaire vertical. L'extérieur est recouvert d'une glaçure blanchâtre presque transparente. L'intérieur est décoré d'une glaçure polychrome en blanc, vert, violet et jaune, dans un style figuratif particulier. Le thème décoratif central consiste en une dynamique scène de chasse dans laquelle un lévrier et un oiseau (peut-être un faucon ou un aigle) attaquent simultanément une gazelle. L'oiseau porte dans la bouche un élément en forme de spirale qui pourrait être un serpent ou une branche. Sur le rebord court un feston de petits arcs noirs remplis de glaçure verte. \nÀ l'époque où il était utilisé, le plat fut réparé avec des agrafes. Nous trouvons également des trous dans la base qui font penser que l'objet était probablement destiné à être accroché sur un mur. Pièce restaurée.","short_description":"Plat représentant une scène de chasse dans laquelle un lévrier et un faucon attaquent une gazelle. Il y a un objet en forme de spirale dans le bec de l'oiseau. Cette pièce, datée de la seconde moitié du Ve siècle H (XIe siecle J.-C.), est semblable à d'autres originaires de l'ouest de la Méditerranée et fut importée de Kairouan (Tunisie).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve siècle H (du XIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø max. 39 cm, Ø de la base 13,6 cm, H. 13 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au Ve/XIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme identique de la Qalaa des Banu Hammad (Algérie), Tunis et Kairouan (Tunisie), Denia et Carthagène (Espagne) et Pise (Italie).","method_for_provenance":"La provenance de ce type de céramique fait aujourd'hui débat. L'abondance de pièces dans ce style décoratif à Kairouan incline les chercheurs à lui attribuer cette origine, mais les analyses de la pâte effectuées sur les pièces de Mértola et de Pise contredisent cette hypothèse et font supposer que son origine serait le sud de la péninsule Ibérique.","provenance":"Kairouan (Tunisie).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, pp. 113-132. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, pp. 108-109. \nGómez Martínez, S., “Producciones cerámicas en la Mértola Islámica”, *Actes du VIIe Congrès international sur la céramique médiévale en Méditerranée. Thessalonique, 11-16 octobre 1999*, Athènes, 2003, pp. 653-58. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","dynasty":"Royaumes de Taïfa","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","zoomorphe"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor en vert et mauve."]},"f5b2109e-d0d5-5d0d-bfe9-a0c8b044bdd8":{"name":"Fragment de plat.","description":"Fragment de plat en céramique, orné d'une représentation animalière et épigraphique tracée au pinceau en brun sur glaçure plombifère. Le bandeau circulaire entourant le décor animalier porte une inscription en caractères coufiques dont le contour est tracé en brun. L'espace entre ces caractères est également peint en brun. L'inscription consiste en un mot répété deux fois, “a*l-youmn”* (prospérité). Le premier mot est précédé de la dernière lettre de ce vocable, et le deuxième mot est suivi de la première, ce qui suggère que le mot était répété sur tout le bandeau. Le décor animalier figure au centre du plat, entouré d'un cercle, et consiste en un lion fragmentaire représenté par la tête et un bout d'épaule. La tête est orientée de face, les yeux sont écarquillés, la crinière est dense et ondulée. La partie inférieure de la face manque, mais la première photographie de ce fragment, publiée par Golvin, montre la partie manquante de la face : le museau, les “moustaches” et une partie de la crinière tombante, et laisse supposer que le lion est en mouvement. Le vide entre le lion et le cercle est orné de deux motifs trilobés, l'un complet et l'autre incomplet, ce qui suggère que ce motif était répété tout autour du lion. Au dos du fragment subsiste une partie de la base annulaire. Deux autres fragments du même plat sont conservés au Musée national de Cirta. L'un d'eux porte le trait qui marque le dos du lion et la queue serpentée, et, sur le bandeau, le mot “a*l-youmn”*. \n \nL'emploi du brun est l'une des caractéristiques propres à la céramique hammadide. La finesse de la pâte et la présence des motifs peints montrent qu'il s'agit d'un fragment de vaisselle de luxe en comparaison avec d'autres tessons trouvés dans la Qalaa des Beni Hammad.","short_description":"Fragment de plat orné au centre d'une représentation de lion et sur la bordure d'une inscription épigraphique tracée au pinceau en brun, couleur caractéristique de la céramique hammadite, sur glaçure plombifère. L'inscription en caractères coufiques répète le mot “a*l-youmn*” (prospérité).","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"L. 16 cm, Ø de la base 13 cm, H. 9,50 cm.","method_for_datation":"Le fragment a été trouvé dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe). D'autre part, il présente les caractéristiques formelles de la poterie et de la céramique hammadides.","method_for_provenance":"Document de L. Golvin, 1965.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Golvin, 1951).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décor animalier","décor épigraphique","Hammadides","plat","poterie","vaisselle"],"materials":["Céramique tournée à décor peint sur glaçure plombifère."]},"f68ad2e3-66ed-57d2-8adb-c0e1504537b3":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bord extraverti et arrondi, bouche circulaire, corps mi-ovale et base plate. L'extérieur de la pièce est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel bien finie et l'intérieur de la pièce, d'une glaçure polychrome en blanc, vert et violet avec représentation d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus triangulaires surmontées d'autant de lotus ovales. Sur le rebord du plat, une composition quadripartite fait alterner des demi-cercles et des motifs phytomorphes. Le fond de la pièce présente un défaut dû au fait qu'au moment de la glaçure, elle était restée collée à un autre un objet dans le four. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré sous glaçure d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus de forme triangulaire, chacune surmontée d'une fleur de lotus ovale. Cette pièce est similaire à d'autres trouvées à Madinat al-Zahira et venait probablement de la région de Cordoue.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø maximum 29 cm, Ø de la base 17 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Madinat al-Zahira(Cordoue, Espagne).","method_for_provenance":"La forme, le thème ornemental et le type de pâte ressemblent beaucoup à ceux de céramiques de la région de Cordoue.","provenance":"Probablement Cordoue (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, p. 125. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, ed. S. Macias, Mértola, 2001, p. 111. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 97.","dynasty":"Califat omeyyade d’al-Andalus, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","vaisselle de table"],"materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte compacte de couleur rosée, modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor en vert et violet."]},"f7a106fc-4854-569f-bbae-0f22ab8f3514":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre en forme de globe, à deux anses et à col haut et étroit, porte sur toute la panse de nombreux sillons parallèles exécutés pendant le tournage, plus serrés dans la partie supérieure ; sur leur partie supérieure, les anses comportent une prise en forme de bouton. Elle est décorée en blanc sur engobe sombre, avec des lignes horizontales au centre, alternant avec des motifs pseudo-épigraphiques en caractères coufiques et des lignes obliques en bas ; à la base du col, la double tresse à cœurs enchaînés est un motif islamique typique, dérivé de la stylisation du palmier. \nCette jarre fut trouvée, avec d'autres exemplaires, par l'archéologue Antonio Salinas, dans l'espace situé entre l'intrados d'une voûte et le plancher d'une pièce du monastère annexe à l'église de la Martorana, construit vers 1193. La fente visible dans la partie inférieure de la jarre, provoquée par un défaut de cuisson, indique que l'objet, devenu inutilisable en tant que contenant, fut utilisé comme déchet de four : il avait pour fonction de combler les voûtes des grandes demeures, durant la première moitié du XIIe siècle.","short_description":"Cette jarre a dû être utilisée comme récipient pour des produits alimentaires. Elle fut pourtant utilisée comme matériau de construction servant à combler une voûte, car elle présentait un défaut de cuisson qui la rendait inutilisable en tant que récipient.","holder":"Musée de la Zisa","owner":"Direction des biens culturels et environnementaux de Palerme.","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 49 cm ; Ø 34 cm.","method_for_datation":"La découverte de la jarre dans les voûtes du monastère de l'église de la Martorana (construit vers 1193) permet une hypothèse de datation, au XIIe siècle.","method_for_provenance":"La jarre est de production locale, en tant que déchet de four.","provenance":"Église Santa Maria dell’Ammiraglio, dite de la Martorana.","obtention":"Découverte.","bibliography":"D'Angelo, F., “Ceramica d'uso domestico della Sicilia medievale proveniente dalla Zisa (Palermo XII secolo)”, *Atti del IX convegno internazionale della ceramica*, Albisola 28-31 mai 1976, fig. 10. \nGabrieli, F. et Scerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 170, fig. 187. \nRagona, A., “La ceramica della Sicilia arabo-normanna”, *Rassegna della Istruzione Artistica*, I, n. 2, 1966. \nRagona, A., *La maiolica siciliana dalle origini all' ottocento*, Palerme, 1975, fig. 4. \nRusso Perez, G., “Ancora delle ceramiche siculo-normanne”, *L'Arte*, 3 (1940), pp. 119-127, fig. 9.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Reginella","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique arabo-normande","jarre"],"materials":["Terre cuite engobée."]},"f8bbc39a-7541-53c4-abb0-e71124f95b62":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe sur pied à décor peint sous glaçure en bleu, blanc et bleu de cobalt foncé. Sa face extérieure est ornée d'importants rubans de “nuages chinois” et d'arabesques en blanc sur fond bleu. Ces deux éléments se caractérisent par leur disposition en spirales resserrées comme, par exemple, dans les nuages et les motifs floraux qui se glissent entre eux. Le pied est encerclé d'une chaînette de motifs floraux. La face intérieure présente un médaillon central orné d'arabesques et de tiges de fleurs au centre d'un motif en étoile à huit branches dessiné au moyen de traits bleu cobalt foncé sur fond blanc parsemé de petits points. Les pointes de l'étoile se prolongent de lambrequins encadrés par un motif répétitif bleu contenant des arabesques d'un style similaire à celui du fond de la coupe. La dimension extraordinaire de cet objet et le talent qu'il manifeste suggèrent qu'il a été produit pour des membres particulièrement éminents de la hiérarchie ottomane, bien que l'on n'en ait pas de preuve certaine. Une coupe presque identique existe au Louvre (n° inv. 7880-92), ce qui laisse à penser qu'un moule commun et un modèle (probablement un dessin) ont été utilisés pour ces deux objets. \nCette coupe est à rapprocher d'un groupe d'objets similaires attribués à un atelier dont le dessinateur principal a été nommé “le maître des nœuds”. Un des motifs favori de cet atelier est l'utilisation de lignes entrelacées en nœuds sophistiqués, comme ceux de l'intérieur de cette coupe. Les nœuds décoratifs étaient fréquents non seulement dans l'art ottoman de la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), mais aussi dans le monde islamique en général (comparer, par exemple avec les motifs du travail du métal “vénéto-sarrasin”).","short_description":"Très grande coupe sur pied élevé, décorée d'importantes bandes de nuages et d'arabesques en blanc sur fond bleu. La taille et la qualité de cette coupe suggèrent qu'elle a été fabriquée pour un dignitaire ottoman de haut rang, peut-être pour le lavement de pieds au cours des ablutions.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 914 de l’Hégire/1510 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 23,5 cm, Ø 43,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 93, fig. 95. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 45 et 48. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 102-103.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"fa4916ad-b0f5-5f83-898a-6d97cf9229fd":{"name":"Vase à décor zoomorphe","short_description":"Ce vase à décor zoomorphe perpétue la forme des vases à libations des rituels zoroastriens, religion originaire de l'Iran au Ier millénaire av. J.-C. L'orifice verseur est surmonté d'une tête de taureau dont le museau est percé. Son décor, en relief, est reparti en différents registres concentriques dont les motifs sont géométriques et floraux.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Annie Kevorkian","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire / XIe-XIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 22,5 cm, D: base 6,2 cm, D: maximal 16 cm","provenance":"Moyen-Orient","obtention":"Don d'Annie Kevorkian.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291. \n \nMoulierac, J, et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 39.","materials":["Pâte argileuse non glacée, décor modelé, moulé et découpé"]},"fa7b3b4f-6bf6-5a1a-84fd-8f70a066b1c8":{"name":"Fragment de panneau en marqueterie céramique.","description":"Fragment de panneau de revêtement mural en marqueterie céramique composé d'étoiles à huit pointes émaillées en vert bleu combinées à des croix lustrées à reflet métallique portant des motifs géométriques et épigraphiques tracés au pinceau. Certaines croix sont ornées de cercles englobant un motif qui peut évoquer un poisson ou une fleur sur sa tige, exécutés en blanc sur fond jaune. Ces cercles sont disposés par deux sur chaque branche des croix. D'autres croix sont garnies d'oves peints en blanc sur fond vert olive et répartis en groupes de quatre sur les quatre branches des croix. L'inscription “*al-youmn*” (prospérité), en caractères coufiques en blanc sur fond jaune, est répétée sur chacune des branches des croix. \n \nD'après G. Marçais, “cette céramique s'inspire de l'Orient abbasside qui, lui-même, l'emprunte à de vieilles civilisations sémitiques ou byzantines”. \n \nCes carreaux en céramique étaient réservés au revêtement mural et disposés à une certaine hauteur sur le mur. Ils couvraient ainsi tout le pourtour des murs des salles du palais. Le fait qu'ils comportent une inscription confirme qu'il s'agit bien d'un revêtement mural, et non d'un revêtement de sol, contrairement à ce que d'aucuns avaient pu supposer.","short_description":"Panneau de revêtement mural en carreaux de faïence à décors d'étoiles à huit pointes émaillées d'un vert bleu et de croix émaillées d'un ton blanc portant des motifs tracés au pinceau et des inscriptions. Il provient du palais de la Mer (Dar al-Bahr) de la Kalaa des Benni Hammad.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 96 cm, l. 30,5 cm, Ø des étoiles 21 cm, Ø des croix 21 cm.","method_for_datation":"Fragment trouvé dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad, qui date du Ve-VIe/XIe-XIIe siècle, d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Rapport de fouille De Beylié de 1909 ; de plus, la pièce a été trouvée à Dar Bahr.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croix","étoile","Hammadides","marqueterie céramique","panneau en marqueterie céramique","reflet métallique","revêtement"],"materials":["Céramique moulée, émaillée et lustrée."]},"fb026c57-4f54-5328-a2fb-ee50db163e3b":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Cette lampe de mosquée de grandes dimensions présente une panse ramassée et une partie supérieure conique. Sur l'épaulement, trois anses en forme de serpent-dragon traitées de façon non figurative servent à suspendre la lampe à des chaînettes ou à des cordes. Les anses sont ornées d'un décor floral, tout décor figuratif étant interdit dans l'enceinte de la mosquée. La base annulaire voûtée présente en son centre une ouverture qui servait à accrocher une houppe décorative. \nSur le corps et le col de la lampe se trouvent des cartouches réservées avec champ blanc. Sur le col, quatre champs épigraphiques bleus reliés par des nœuds d'entrelacs sont ornés du nom de Muhammad et d'Allah. Les lettres sont associées à des motifs porte-bonheur : trois petites boules en triangle. Le rebord supérieur comporte lui aussi des cartouches réservées. La base annulaire est agrémentée d'un motif d'entrelacs, les cartouches sur le corps de la lampe et le décor bleu entre le col et la panse sont ornés d'un large galon de feuillage et de fleurs. Des motifs d'entrelacs sont placés sous les anses. \nÀ l'époque ottomane, et ceci jusqu'au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les lampes de mosquée en céramique furent fabriquées à Iznik, alors qu'auparavant elles étaient souvent en verre et produites dans de nombreux pays islamiques. Elles rappellent la sourate dite de la Lumière (sourate 24, verset 35) : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). \nLa céramique ottomane en provenance d'Iznik était si prisée en Europe qu'à partir du milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les manufactures de Padoue l'imitèrent, les ateliers d'État d'Iznik n'étant plus autorisés à vendre à des particuliers. Ces ateliers déclinèrent à partir du milieu du Xe siècle H (milieu du XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Les lampes de mosquée en céramique comme celle-ci étaient destinées à l'usage à un mausolée ou une mosquée. Elle est décorée de dessins géométriques et floraux et ses inscriptions évoquent Allah et Muhammad. On suppose que cette lampe pendait du plafond et qu'elle contenait un récipient supplémentaire pour la mèche et l'huile.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Achetée en 1900 par le Kunstgewerbemuseum, puis transférée en dépôt au Museum für Islamische Kunst.","dates":"début du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 30 cm, Ø 22,8 cm.","method_for_datation":"Par ses parties peintes, l'exemplaire fait partie d'un groupe que l'on situe au début du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Les caractéristiques de la céramique et le style des parties peintes indiquent nettement que l'objet a été réalisé dans les ateliers ottomans de la ville d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey,* Londres, 1989, pp. 90-94. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 575. \n*Museum fürIslamische Kunst* (guide),Mayence, 2001, p. 183.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique d’Iznik","céramique en quartz fritté","lampe de mosquée","peinture sous glaçure","verset sur la lumière dans la sourate XXIV du Coran (verset 35)."],"materials":["Céramique en quartz fritté, peinture sous glaçure."]},"fb606a6f-b8ec-56c9-b78e-78a4d174a94c":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor peint en sous-glaçures noires et bleues à motifs de plantes aquatiques et d'enroulements de tiges. Les couleurs des glaçures comme le décor rappellent des motifs iraniens, bien que les sous-glaçures noires et bleues soient plutôt inspirées de productions chinoises qui influencèrent la céramique syrienne via l'Iran. La disposition alternée des plantes aquatiques et des tiges enroulées s'observe dans des panneaux de céramique damascènes de la même époque, où l'impact du style chinois se fait encore davantage sentir à travers l'utilisation de saules, de pivoines et de fleurs de lotus. Les jarres de cette forme servaient à la conservation de produits. Celle-ci a peut-être contenu des plantes médicinales.","short_description":"Cette jarre en céramique à décor peint sous glaçure servait sans doute à conserver des ingrédients, peut-être des plantes médicinales. La décoration bleu-et-blanc s'inspire des céramiques iraniennes, elles-mêmes influencées par la vaisselle chinoise.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 833 de l’Hégire / 1430 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 32 cm.","method_for_datation":"Les motifs de cette jarre rappellent ceux d'un panneau de carreaux de céramique hexagonaux du complexe de Ghars al-Din al-Khalil al-Tawrizi à Damas, Syrie, édifié juste avant la mort de celui-ci en 833/1430.","method_for_provenance":"Les motifs de cette jarre rappellent ceux d'un panneau de carreaux de céramique hexagonaux du complexe de Ghars al-Din al-Khalil al-Tawrizi à Damas, Syrie.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1987.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, D.C., 1981, pp. 146-182 (pour une analyse de la céramique mamelouke).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale"],"materials":["Céramique à sous-glaçures noires et bleues."]},"fbcc03c6-bc1c-58ea-b5ef-157f9009dc3c":{"name":"Plat à décor floral.","description":"Grand plat à base annulaire, marli bombé et courte aile oblique. Le décor, tracé en noir sur fond blanc sous une glaçure plombifère, avec des effets de halo des couleurs, est peint en bleu-violet, vert et rouge laque, en léger relief. Par endroits, il subsiste des traces de décor doré, appliqué après le vernissage. Le plat présente le bouquet typique de feuilles et de fleurs avec tulipes, jacinthes œillets. Sur l'aile est peint le motif habituel de “vagues et rochers”, très stylisé. À l'extérieur, le long du marli, de petits éléments floraux, alternativement bleus et verts, avec un halo de couleur d'un effet remarquable.","short_description":"Ce plat, typiquement décoré d'un buisson de feuilles et de fleurs variées et, sur son bord, d'un motif, tout aussi typique, de vagues et rochers, est un produit de la production tardive d'Iznik (XVIIIe siècle).","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7,1 cm ; Ø 30,2 cm.","method_for_datation":"Ce plat offre un exemple typique de la production tardive d'Iznik (XIe/XVIIe) du fait de l'exécution moins soignée, aussi bien en ce qui concerne le dessin que l'utilisation des couleurs.","provenance":"Iznik.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \nPetsopoulos, Y., *Tulips, Arabesques and Turbants. Decorative Arts from the Ottoman Empire*, Londres, 1982. \nRogers, G. M., “The Wares of sixteenth Century Ottoman Turkey”, *Islamic Art and Design 1500-1700*, Londres, 1993, pp. 93-120. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor floral","jacinthes","plat","vernissage"],"materials":["Céramique vernissée."]},"fd011d86-ad03-55b4-93a7-ea2962665bca":{"name":"Fragment de récipient.","description":"Ce tesson semble être le fond d'un récipient en poterie vernissée ; il est décoré, à l'intérieur, de deux cannes de polo, symbole d'un sport auquel s'intéressaient beaucoup les Mamelouks, en particulier sous le sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.). Parmi les dignitaires mamelouks, le détenteur du blason des deux cannes de polo était appelé *al-Jokandar*, *Jokan* signifiant en farsi “deux cannes de polo” et *dar* porteur ou maître. Ce blason est présent sur de nombreux objets islamiques en céramique, cuivre incrusté, verre, textiles et autres supports. Il symbolisait une charge spécifique et était utilisé par les émirs et les sultans depuis le VIe H (XIIe siècle J.-C.) sur leurs bâtiments et leurs biens pour indiquer leur propriété. Le système des blasons de charge disparut avec la dynastie mamelouke en 923 H / 1517 J.-C. La poterie vernissée était l'un matériaux les plus utilisés dans la fabrication d'objets usuels pour les résidences des émirs, d'où la présence abondante de blasons accompagnés d'inscriptions de titres et de motifs végétaux, animaux et géométriques sur ces objets.","short_description":"Le blason est le symbole que les émirs et les sultans apposaient sur leurs biens et leurs bâtiments pour indiquer leurs fonctions officielles. Le blason sur ce fragment provenant du fond d'un récipient en terre vernissée avec une couche d'émail indique que son propriétaire était le maître du jeu de polo (*al-Jokandar*).","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 12 cm.","method_for_datation":"Analyse de la technique de production, semblable à celle des poteries vernissées de la fin de la période mamelouke après une phase de nette détérioration de la qualité, et étude du blason.","method_for_provenance":"La pièce a probablement été produite en égypte. En effet, les fouilles de Fustat ont montré qu'une forme de poterie bon marché y était produite, qui remplaça les céramiques de haute qualité pendant la phase de déclin de la dynastie mamelouke.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat en 1918.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Founoun al-Islamiya wa al-Wada'if ala al-Athar al-Arabiya* \\[Arts et métiers islamiques sur les monuments arabes\\], vol. 2, Le Caire, 1966. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Ceramics from the World of Islam*, Washington D.C., 1973. \nJenkins, M., “Islamic Pottery: A Brief History”, in *Metropolitan Museum of Art Bulletin*, vol. 40 (4), printemps, 1983. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Mamluk Underglaze Painted Pottery: Foundations for Further Study,” *Muqarnas* 2, 1984, pp. 95-114. \nMustafa, M., *Dalil al-Mathaf al-Islami* \\[Guide du Musée islamique\\], Le Caire, 1963. \nScanlon, G., “Mamluk Pottery: More Evidence from Fustat”, *Muqarnas* 2, 1984, pp. 115-126. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","céramiques","poterie","Récipients","vernis"],"materials":["Terre cuite rougeâtre peinte à la barbotine blanche et vernissée en brun."]},"fd693de4-6eae-5786-94f7-4f1e23d9aedd":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Panneau d'un revêtement mural du palais Badi, composé d'une mosaïque de pièces en céramique émaillée ou zelliges. Son décor en *testir* est entièrement géométrique. Son schéma régulateur fait appel aux polygones étoilés, aux carrés et aux triangles, et sa composition est rayonnante. \n \nD'un centre formé par une étoile à seize branches cernée par un listel noir se répandent de fins brins d'entrelacs alternés bleus et noirs pour composer une grande figure cruciforme délimitée par des entrelacs noirs et à l'intérieur de laquelle se forme une myriade de petites étoiles blanches scintillantes. De cette figure, d'autres entrelacs ocre jaune, bleus et noirs se ramifient pour engendrer d'autres compositions plus larges et d'autres motifs étoilés plus amples, qui s'étendent vers les rebords du panneau. \n \nCe petit échantillon de revêtement de zelliges témoigne de la finesse et de la magnificence des fameux lambris dont étaient recouverts les murs du palais Badi, que son fondateur, le monarque saadien Mansour ed-Dehbi (le Dorique), voulait plus beau et plus grand que l'Alhambra de Grenade. Les revêtements de ses plafonds et de ses murs ont d'ailleurs été vantés aussi bien par les chroniqueurs marocains que par les visiteurs étrangers qui furent reçus au palais Badi du temps de sa splendeur, avant qu'il ne soit entièrement détruit et pillé au début de l'époque alaouite.","short_description":"La composition de ce panneau de *zelliges* est rayonnante. Sa décoration fait appel aux polygones étoilés, aux carrés et aux triangles. Il témoigne de la finesse et de la magnificence des lambris muraux du palais Badi, que son fondateur voulait plus beau que l'Alhambra.","holder":"Musée Batha.","owner":"Service des Monuments historiques.","initial_owner":"(Biens domaniaux.)","dates":"986-1002 de l’Hégire / 1578-1593 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 76,5 cm, L. 76,5 cm.","method_for_datation":"La construction du monument dont il provient aurait débuté en 986/1578 J.-C. et se serait terminée en 1002/1594 J.-C.","method_for_provenance":"Objet provenant du monument fouillé.","provenance":"Palais Badi, Marrakech.","obtention":"Récupéré par le service des Monuments historiques après les fouilles du site.","bibliography":"Deverdun, G., *Inscriptions arabes de Marrakech,* Rabat, 1956. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à nos jours*, Rabat, 1959. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 1, Paris, 1979.","dynasty":"dynastie saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatiale","décoration géométrique"],"materials":["Mosaïque de faïence polychrome."]},"fd9231ec-9280-5e60-8248-b9d7c9cf8d62":{"name":"Coupe à pied.","description":"Coupe à pied blanc-ivoire avec scène de cour représentée au centre. Un jeune prince est assis sur un trône à haut dossier sur lequel sont perchés deux faucons. Le prince est entouré par deux courtisans ; à ses pieds se tiennent deux paons affrontés, symboles de la royauté. Autour du motif central, des couples de sphinx affrontés, séparés par des petits médaillons. Sur le bord intérieur de la coupe, on peut lire une inscription votive en calligraphie coufique et à l'extérieur une inscription pseudo-coufique sur fond d'arabesques.","short_description":"Coupe seldjoukide décorée au centre d'une scène de cour et de sphinx affrontés, séparés par de petits médaillons peints autour de ce motif central. Le bord intérieur porte une inscription en écriture coufique, le bord extérieur une inscription en pseudo-coufique entourée d'arabesques.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"Fin du VIe siècle ou début du VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIe ou début du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 8 cm ; Ø 20 cm.","method_for_datation":"Par des méthodes d'analyse stylistique et par comparaison avec des pièces de la période seldjoukide.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises. Dans la correspondance relative à la vente de la pièce en question, L. A. Raffy donne “garantie d'authenticité de la céramique de la Perse”.","provenance":"Kashan, Perse.","obtention":"Achetée à L. A. Raffy, à Paris, le 23 juin 1914.","bibliography":"*Islamic Art in the Calouste Gulbenkian Collection*, catalogue d'exposition, Abou Dhabi, 2004. \nMota, M. M., *Catálogo das Louças Islâmicas*, vol. I : *Louças Seljúcidas*, Lisbonne, 1988. \n*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1e édition 2001, 2e édition revue et actualisée 2002.","dynasty":"Seldjoukide","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["glaçure","haftrang","Kashan","minaï","Seldjoukides"],"materials":["Faïence minaï ou haft-rang (sept couleurs) à décor peint sous et sur glaçure."]},"feee4da0-04af-5864-b229-a94005de718d":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi, corps hémisphérique, carène basse peu marquée et base convexe à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et l'intérieur est décoré par une technique de *cuerda seca* totale particulière dans laquelle les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le thème décoratif est une grande fleur créée à partir d'une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace destiné à l'ornementation et qui pourrait correspondre à une fleur de lotus vue d'en haut. Des exemplaires identiques à cette pièce ont été retrouvés dans divers ports de la Méditerranée occidentale, notamment dans l'*alcazaba* de Málaga, à Carthagène, Palma de Majorque, à Pise et à Ceuta. Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor entièrement décoré selon la technique de la *cuerda seca* et décoré d'une grande fleur créée par une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace décoratif. Le motif central est une fleur de lotus vue du dessus. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 26 cm, Ø de la base 10, 5 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”*, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 92.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte orangée mi-compacte au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","glaçure décorée à la cuerda seca totale."]},"ff2095d9-b276-5a8d-8731-45db9248f0d8":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre à deux anses, en forme de globe, à col haut et étroit, porte sur la panse de nombreux sillons parallèles exécutés au cours du tournage, plus serrés dans la partie supérieure ; sur leur partie supérieure, les anses comportent un élément de préhension en forme de bouton (l'une est manquante). Elle porte un décor blanc sur engobe sombre, avec des lignes horizontales entre lesquelles s'insèrent des motifs pseudo-épigraphiques, en caractères coufiques. \nCette jarre fut trouvée, en même temps que d'autres exemplaires, par l'archéologue Antonio Salinas, dans l'espace situé entre l'intrados d'une voûte et le plancher d'une pièce du monastère annexe de l'église de la Martorana, construit vers 1193. La fente, visible dans la partie inférieure de l'amphore et provoquée par un défaut de cuisson, indique que l'objet, devenu inutilisable en tant que contenant, fut utilisé comme déchet de four : il avait pour fonction de combler les voûtes des grandes demeures de la première moitié du XIIe siècle.","short_description":"Cette jarre a dû être utilisée comme récipient pour des produits alimentaires. Elle fut pourtant utilisée comme matériau de construction servant à combler une voûte, car elle présentait un défaut de cuisson qui la rendait inutilisable en tant que récipient.","holder":"Musée de la Zisa","owner":"Direction des biens culturels et environnementaux de Palerme.","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 49 cm ; Ø 34 cm.","method_for_datation":"La découverte de cette amphore dans les voûtes du monastère de l'église de la Martorana (construit vers 1193) permet une hypothèse de datation au XIIe siècle.","method_for_provenance":"La jarre est de production locale, en tant que déchet de four.","provenance":"Église Santa Maria dell’Ammiraglio, dite de la Martorana.","obtention":"Découverte.","bibliography":"D'Angelo, F., “Ceramica d'uso domestico della Sicilia medievale proveniente dalla Zisa (Palermo XII secolo)”, *Atti del IX convegno internazionale della ceramica*, Albisola 28-31 mai 1976, fig. 10. \nGabrieli, F., Scerrato U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 170, fig. 188. \nRagona, A., “La ceramica della Sicilia arabo-normanna”, *Rassegna della Istruzione Artistica*, I, n. 2, 1966. \nRagona, A., *La maiolica siciliana dalle origini all' ottocento*, Palerme, 1975. fig. 4. \nRusso Perez, G., “Ancora delle ceramiche siculo-normanne”, *L'Arte*, 3 (1940), pp. 119-127, fig. 9.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Reginella","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","céramique arabo-normande","jarre"],"materials":["Terre cuite engobée."]},"ffff8d3d-ab9b-5733-9ca0-900b6b34002e":{"name":"Plat creux *ghotar*","short_description":"Le décor rayonnant s'organise autour du sceau de Salomon ou étoile à huit branches qui orne le fond du plat. Les contours des étoiles sont peints en bleu et une fleur à huit pétales verts s'inscrit à l'intérieur. L'étoile est sur un fond blanc avec de petits motifs jaunes cernés de noir. Des motifs ovales partent des pointes de cette étoile. Des bandeaux concentriques décorés complètent l'ornementation de la pièce. \nCe décor et cette forme sont caractéristiques des céramiques marocaines entre le XVIIe et le XIXe siècle J.-C. Elles sont très répandues, aussi bien au Maroc qu'en Espagne, et même en France. On notera ainsi une influence andalouse dans certains motifs comme l'emploi de la géométrie. La pièce appartient à ce groupe de faïences polychromes fait à Fès, mais aussi à Safi, centre de production. Au XIXe siècle J.-C., les couleurs employées sont plus affirmées, les formes plus lourdes et les décors moins spontanés qu'avant. \nCette pièce est d'une grande qualité technique et esthétique.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 11,5 cm, D: 34 cm, D. base: 4 cm","provenance":"Fès, Maroc","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Ader-Picard-Tajan en 2002.","bibliography":"Delpont, E., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 294.","materials":["Pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque, sous glaçure transparente"]}}
1
+ {"0044afd3-0f41-5241-b9c1-a6db304da182":{"name":"Plat.","description":"Plat à bord légèrement chantourné. Le décor peint sous glaçure s'étend jusqu'au bord de l'aile. Il se compose d'un bouquet de tulipes bleues sur des tiges turquoise et de sortes d'œillets gris-violet, s'épanouissant à l'extrémité de tiges épineuses vertes. Les fleurs semblent réparties au hasard, mais la composition est en fait assez ordonnée : les grandes tulipes bleues alternent en bordure de l'aile avec des ensembles formés par une petite tulipe bleue (à calice en fourchette turquoise) prise entre deux fleurs violettes. Ce rythme est interrompu une seule fois en partie supérieure droite, où un petit ruban de nuages prend la place de la tulipe attendue. Les longues tiges s'équilibrent au centre grâce au judicieux emplacement des fleurs. Ce type de composition illustre une période de transition de la céramique d'Iznik, à un moment où le goût des compositions élaborées à longues feuilles dentelées et grandes rosettes laisse place à un langage plus libre et plus naturaliste.","short_description":"Plat à bord légèrement chantourné orné d'un bouquet de tulipes bleues et de fleurs gris violet. La composition représente une période de transition dans la décoration de la céramique d'Iznik, lorsque le goût pour les compositions élaborées laisse place à un langage plus libre et plus naturaliste.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"957-962 de l’Hégire / 1550-1555 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 36,8 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 142, fig. 369.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"005b3121-9261-5bac-a10d-c020d7f52f78":{"name":"Groupe de quatre carreaux.","description":"Ensemble de quatre carreaux de céramique frittée peints en sous-glaçure bleu, vert émeraude et rouge à grandes demi-palmettes et fleurs de lotus. Les quatre carreaux créent une composition symétrique de feuilles et de fleurs qui a sans doute fait partie d'un ensemble plus vaste recouvrant l'intérieur d'un bâtiment. Les demi-palmettes constituent une structure géométrique entourée de fleurs et de petites feuilles vertes tourbillonnantes. Le rouge feu brillant était dû à une barbotine ferreuse fabriquée à partir d'une riche terre bolaire trouvée en Arménie. Introduite à Iznik vers 956 H / 1550 J.-C., cette barbotine était appliquée en épaisseur pour éviter qu'elle ne coule sous la glaçure. De nouveaux décors apparurent parallèlement à ce rouge surprenant. À la feuille *sfaz* des carreaux et récipients des décennies précédentes s'ajoutent des plantes naturalistes comme des hyacinthes, des œillets et des tulipes, ainsi que de grandes feuilles de lotus.","short_description":"Ces carreaux font appel à la caractéristique feuille *saz* à côté de fleurs comme les yacinthes, les œillets, les tulipes et les boutons de lotus. La glaçure rouge et brillante qui couvre ces carreaux est due à une couleur introduite dans l'industrie céramique d'Iznik vers 956 H / 1550 J.-C. et qui s'est popularisée autant pour les récipients que pour le carrelage.","holder":"The British Museum.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 21 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"Un certain nombre de bâtiments de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle présentent des carreaux à dessins similaires peints du même rouge feu original, par exemple, la mosquée de Rustam Pacha de 969/1559 à Istanbul ou le *mihrab* et la loge du sultan de la mosquée de Selimiye de 976-982/1569-1575 à Edirne.","method_for_provenance":"On ne connaît pas la provenancede cet ensemble de carreaux en particulier, mais il a certainement été fabriqué à Iznik pour un bâtiment ottoman. Au cours de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, les fours d'Iznik produisaient davantage de carreaux que de récipients. Un certain nombre de documents mentionnent de fréquentes missives de la cour impériale d'Istanbul qui pressaient les potiers de se concentrer sur les carreaux nécessaires aux projets architecturaux de l'empire.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce faisant partie du legs Godman au British Museum (1983).","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 74-89. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995, pp. 104-109, fig. 97.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique ; décoration florale; jacinthes"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu, vert émeraude et rouge."]},"01f5cb79-72ae-5641-9e6b-2cdc4bbb24ac":{"name":"Carreau rectangulaire.","description":"Carreau rectangulaire en céramique frittée qui, à l'origine, faisait sans doute partie d'une bordure entourant un important panneau de carreaux. Son décor se compose d'un motif d'arabesques entrelacées blanches à détails traités en rouge. L'ensemble est souligné de noir, avec des accents de couleur sur les courbes intérieures des arabesques et les rehauts rouges. La composition se détache sur un fond turquoise lumineux.","short_description":"Les carreaux de ce style décoratif sont associés à une vaste production de carreaux d’Iznik en Turquie de la fin du Xe-début du XIe siècle H (milieu XVIe-XVIIe siècle J.-C.). À l’origine, ce carreau faisait sans doute partie d’une bordure entourant un important panneau de carreaux.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 25,1 cm, l. 10,3 cm.","method_for_datation":"Ce carreau a été daté sur la base d'une comparaison stylistique avec des pièces d'Iznik de style similaire dont la datation a été évaluée à la fin du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Les carreaux de ce style décoratif sont associés à une période de production quasi exclusive de carreaux de préférence à d'autres objets en céramique des ateliers d'Iznik de la fin du Xe-début XIe siècle (fin XVIe-début XVIIe).","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Don anonyme en 1967.","bibliography":"Carswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998 (ouvrage de référence général).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesques ; Iznik ; céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée, sous-glaçure en bleu, noir et turquoise, barbotine rouge, glaçure transparente."]},"02bdeffc-6e44-572b-83b7-207f18622c2d":{"name":"Paire de chandeliers.","description":"Paire de chandeliers en céramique de forme identique à sous-glaçure bleu et blanc. Les chandeliers de ce type n'étaient généralement pas fabriqués en céramique et leur forme vient en fait de versions en métal d'un type prévu pour le marché italien. Les pentes du premier modèle sont peintes de médaillons ovales entremêlés de motifs floraux, tandis que celles du second présentent sur toute leur surface un enroulement folié ondulé. Tous deux sont ornés de rinceaux floraux autour de la base et se terminent par un binet rayé bleu et blanc surmonté d'un bandeau de fleurs. La feuille “de têtard” originale représentée ici est courante dans les céramiques “bleu et blanc” de la période. L'origine de ce type de céramique peut être retracée jusqu'à la porcelaine chinoise. Ces chandeliers étaient produits sous le règne du sultan Soliman (926-973/1520-1566), alors que l'industrie de la céramique d'Iznik connaissait une expansion considérable.","short_description":"Le motif de ces chandeliers en céramique d'Iznik s'inspire de la porcelaine chinoise bleu-et-blanc. Cette paire a été produite dans les premières années du règne de Soliman le Magnifique, à une époque où la production céramique d'Iznik connut une expansion considérable.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 936 de l’Hégire / 1530 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 20 cm.","method_for_datation":"La date de ce type de céramique “bleu et blanc” a été établie grâce à une bouteille raccourcie conservée au British Museum et datée de 935/1529. On trouve également des carreaux aux motifs floraux et décors de feuilles similaires dans la tombe de Moustafa Pacha (m. 934-935/1528-1529) à Gebze, à l'est d'Istanbul.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de manufacture de céramiques de ce style et utilisant cette technique en Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de John Henderson au British Museum en 1878.","bibliography":"Carswell, J., *Iznik Pottery*, Londres.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique, décor bleu et blanc sous glaçure."]},"0356286a-7b78-54d7-b0a8-bf8bfd97a059":{"name":"Carreau de céramique à représentation de la Kaaba.","description":"Carreau de céramique vernissée peint aux pigments noirs, rouges et verts sur fond blanc. Une bordure ornée d'un motif de chaîne en noir sur fond bleu forme un cadre, enrichi d'une seconde bordure de palmettes bleues qui se termine en *mihrab* dans la partie supérieure. Les deux angles entre la bordure et le *mihrab* sont décorés de demi-palmettes entrelacées sur fond bleu foncé. Au milieu, toujours sur fond bleu foncé, figure un fronton décoré d'arabesques à la base duquel une inscription en trois lignes reproduit les versets 96-97 de la sourate III du Coran : “La première Maison qui ait été placée pour les gens est celle de Bakka, lieu béni et chemin de droiture pour les mondes. En ce lieu sont les Signes évidents : l'endroit précis où se tenait Abraham. Celui qui y pénètre se trouve en sécurité (trad. R. Khawam).” Sous ce texte est représenté le Masjid al-Haram dans un cartouche rectangulaire vert et bleu. La Kaaba figure au centre du Masjid al-Haram, reconnaissable à sa cour entourée d'une colonnade. Les divers bâtiments, portes, lieux sacrés (*maqam*) et puits d'eau sous la colonnade sont illustrés et identifiés par leur nom.","short_description":"Ce carreau de céramique est supposé avoir été fabriqué à Iznik pour la mosquée du sultan Nesli Chah à Edirnekapi, Istanbul. Le but des panneaux de céramiques représentant la Kaaba, lieu de pèlerinage le plus sacré de l’islam, était de faire sentir sa présence durant la prière à la mosquée.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Nesli Chah Sultan (m. 987/1579; petit-fils du sultan Bayézid II).","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 62 cm, l. 34 cm.","method_for_datation":"L'introduction d'illustrations des villes saintes de l'islam (La Mecque et Médine) et des sites sacrés s'observe dès le début de l'islam. Des représentations détaillées de ces lieux saints figurent dans des certificats de pèlerinage de la période ayyoubide qui occupent une place importante dans les collections du musée. Ces documents débutent par la bannière du calife de l'époque et reproduisent des images peintes du mont Arafat, de la Muzdalifa, de l'Enceinte sacrée (al-Haram al-Charif), de Médine et même de Jérusalem. Des images similaires se trouvent également dans les certificats de pèlerinage ottomans. à partir de la fin du Xe/XVIe siècle, le Masjid al-Haram apparaît sur des carreaux décorant des mosquées.","method_for_provenance":"Les matériaux, techniques et couleurs montrent que ce carreau est originaire d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Transféré au musée depuis la mosquée de Nesli Chah Sultan, petit-fils du sultan Bayézid II, dans le quartier d'Edirnekapi à Istanbul en 1332/1914.","bibliography":"ölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 282.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["carreaux, Kaaba, Iznik."],"materials":["Carreau d’Iznik en argile blanche à illustration peinte de la Kaaba."]},"03e3d46a-3509-564e-8a0c-ed2a1920de29":{"name":"Céramiques de Kütahya.","description":"4083 : Coupe décorée de motifs radiants de couleur verte et jaune, parsemés de fleurs. \n4092 : Coupe décorée d'une tulipe stylisée contenue dans un cercle et d'un bandeau de bordure. Sur la paroi extérieure, une fleur s'élève d'une base rouge et vert foncé. \n4151 : Aspersoir d'eau de rose à corps piriforme divisé en sections par des bandes jaunes à arabesques et fleurs stylisées. \n4185 : Baromètre en trois sections et à base rectangulaire. Le baromètre en verre repose sur celle-ci. L'ornement final comporte quatre drapeaux. \n4215 : Plat à décor violet, vert et bleu, dans lequel figure une représentation de femme en costume local entre deux bouquets de fleurs. \n4216 : Bidon décoré de motifs floraux en jaune, rouge, vert et bleu. \n4231 : Bidon à corps circulaire décoré sur ses deux faces de cercles en relief. Sur le devant figure une rosette entourée d'un motif de chaînette. La partie restante est ornée de motifs de fleurs et de feuilles stylisées. \nAprès la cessation de la production de carreaux et de céramiques à Iznik, les ateliers de Kütahya se retrouvèrent au premier plan. Leur production la plus courante consiste alors en coupes délicates, bols, bouteilles, aspersoirs d'eau de rose, chandeliers, brûleurs d'encens, petits gobelets et bidons. Tous sont en argile blanche dure décorée en sous-glaçure de fleurs, de feuilles, de lierre, de larmes, d'oiseaux, de poissons et de personnages en costumes locaux. Leur qualité semble décliner au cours des dernières années du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) et du début du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Les formes sont simplifiées et s'alourdissent, le lilas et le rouge disparaissent et les couleurs sombres, dont le violet, dominent. Cette période se caractérise par des feuilles stylisées, des lignes, des taches de couleur et des zigzags, autant d'éléments peints à coups de pinceau visibles.","short_description":"Kütahya remplaça Iznik comme centre de production de céramiques et carreaux de céramiques durant les XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.). Tout comme les céramiques d’Iznik, celles de Kütahya firent l’objet d’un commerce important exporté mondialement par terre ou par mer.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"4083 : Ø 8 cm, H. 7 cm. ; 4092 : Ø 7,3 cm, H. 4,2 cm. ; 4151 : Ø 5,6 cm, H. 16,5 cm. ; 4185 : l. 24 cm, H. 70 cm. ; 4215 : Ø 15 cm. ; 4216 : Ø 18 cm. ; 4231 : Ø 16 cm.","method_for_datation":"Le style, les dessins et les couleurs poussent à une datation du XIIe-XIIIe siècle (XVIIIe-XIXe).","method_for_provenance":"Le style, les dessins et les couleurs sont caractéristiques de la production de Kütahya. Aujourd'hui, Kütahya reste l'un des principaux centres de la production de céramique vernissée turque.","provenance":"Kütahya, Turquie.","obtention":"Ces objets, récupérés d'un naufrage dans la mer de Marmara, ont été acquis par le musée en 1405/1985. Le n° 4185 (baromètre) a été acheté à Burak Kayabek en 1407/1987.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 332-333.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramiques ; Kütahya."],"materials":["Argile blanche peinte de fleurs, feuilles, lierre, larmes, oiseaux, poissons, personnages en costumes locaux en bleu, rouge, jaune, vert, lilas, bleu foncé et rouge bordeaux sous glaçure."]},"0420c3d3-1445-51f2-9539-5a794d209ebf":{"name":"Plat.","description":"À l'apogée de la production de Manisès et de Paterna apparaît un goût pour les motifs phytomorphes, attestant un éloignement progressif de la tradition hispano-musulmane. Quelques dessins sont encore d'une grande simplicité et très stylisés, telles les fleurs à points employées pour décorer les fonds des pièces de la série “Ave Maria”, ainsi nommée par l'inscription mariale en caractères gothiques allemands. La version la plus commune, à laquelle appartient ce plat, consiste en groupes de gros points, au nombre de trois à six, entourés d'un trait fin, eux-mêmes inscrits dans des espaces circulaires irréguliers formés par de minces tiges enveloppantes. Le fond de ces espaces circulaires est parsemé de petits points et parfois, comme ici, centré d'un autre petit cercle enserrant une croix terminée par des points. C'est la raison pour laquelle la classe à laquelle appartient ce plat a été appelé “série à points”. \nLe plat, réalisé au tour, présente une aile large et plate, et un fond concave à ombon. Il est recouvert d'un émail stannifère blanc crémeux sur lequel la décoration a été réalisée par les cuissons successives, oxydante et réductrice. L'oiseau se détache en bleu de cobalt, les points sont dorés. \nDes ateliers valenciens sont sortis des plats de diverses dimensions. À côté d'exemplaires de grand format comme celui présenté ici, il en existe de plus petits, ornés de cerfs, de gazelles, de perroquets, de fleurs de lis ou d'initiales couronnées. Les plats plus petits étaient les plus courants.","short_description":"Ce plat a été fabriqué à l'apogée de la créativité technique des fours de Manises, à l'époque où la céramique mudéjare valencienne a commencé à prendre ses distances avec la décoration hispano-musulmane traditionnelle et à intégrer de nouveaux motifs, tel cet échassier naturaliste.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Première moitié du XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Diamètre 35,5 cm ; Ø de la base 11 cm, H. 4,5 cm.","method_for_datation":"Par le style etpar l'abondante documentation disponible dans les archives valenciennes et publiées par divers auteurs, dont B. Martínez Caviró (voir Bibliographie). Les blasons sont des références très importantes.","method_for_provenance":"Les caractéristiques décrites attestent leur provenance valencienne de façon indubitable. Manisès fut le plus important centre de fabrication, ce qui explique qu'il ait donné son nom à toute une classe de céramique. Des fouilles récentes à Paterna ont mis au jour des ateliers de potier semblables. Mais, bien que de technique identique, les pièces exhumées jusqu'à présent sont de qualité inférieure.","provenance":"Manisès (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Vicente Juan y Amat, le 27 juin 1872.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Catálogo sumario del Museo Arqueológico Nacional. Cerámica española (Nuevas instalaciones)*, Madrid, 1936, p. 32, pl. IV. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1991, p. 152, fig. 148. \nFranco Mata, á., Balmaseda Muncharaz, L., Arias Sánchez, I. et Papí Rodes, C., “La documentación de las cerámicas valencianas medievales en el Museo Arqueológico Nacional”, *La Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo* (catalogue d'exposition)**,** Valence, 2002, pp. 106-118.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat; argile ; kaolin ; cuisson ; glaçure; reflets dorés; mudéjar ; Manisès ; Valence"],"materials":["Argile, kaolin ; cuisson, glaçure, reflets dorés."]},"043212e6-dcaa-5260-93ad-6764b61c5752":{"name":"Plat.","description":"Plat rond en céramique frittée à bassin creux, bord retourné et court piédouche circulaire. Le bassin est orné d'un personnage féminin vu de face, traité en réserve blanche à contours noirs sur fond vert. Il porte un manteau de style caftan à manches courtes (*ücetek*), fermé par une écharpe verte portée en ceinture sur une robe longue. Les deux pans inférieurs du manteau sont coupés en arrondis qui s'ouvrent sur le bas de la robe. Une sorte de cape blanche à points bleus tombe des épaules. La coiffure en hauteur est un turban orné de dessins de tulipes et de feuilles blanches et rouges. La jeune femme est chaussée de souliers plats et de petits bas rouges. Elle lève le bras gauche et tient dans sa main droite une aiguière élancée à panse en forme de larme. Elle est entourée de quatre bouquets de fleurs composés de boutons de prunus, d'une tulipe, d'un œillet et d'une fleur ressemblant à une rose qui sortent de quatre touffes de feuillage. Le bord fait appel à un motif simplifié de vagues-et-rochers. Le dessous du plat est décoré de six petits motifs de feuilles vertes à contours noirs, disposés à intervalles réguliers. \nLes plats de ce type marquent la dernière phase de la production d'Iznik, qui débute au commencement du XIe/XVIIe siècle. Le personnage féminin a été comparé à des figures similaires observées dans des albums de peintures réalisés pour le sultan Ahmet Ier, et à des peintures à une seule figure produites à l'époque dans les bazars d'Istanbul pour les Européens.","short_description":"Les plats de ce type marquent la dernière phase de la production d’Iznik au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Le personnage féminin ressemble à des figures similaires observées dans des albums de peintures réalisés pour le sultan Ahmet Ier, et à des peintures à un seul personnage produites à l’époque dans les bazars d’Istanbul pour les Européens.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Début XIe siècle de l’Hégire (début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 29 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à un sous-groupe de céramiques d'Iznik bien répertorié faisant appel pour le motif principal à une figure féminine ou masculine, et généralement datées du début XIe/début XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Des pièces de style proche sont réputées avoir été produites à Iznik début XIe/début XVIIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté par le musée auprès de Jan Struther Antiques, Édimbourg, en 1973.","bibliography":"Raby, J. et Atasoy, N., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 273-285 (pour des pièces comparables).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée, décor peint vert, bleu, rouge et noir sous une glaçure transparente."]},"0440ce02-52d9-59e9-9d80-0b24ab6725f0":{"name":"Table.","description":"Table basse en bois à marqueterie de rubans de nuages et d'arabesques simples en ébène et nacre. Le plateau est recouvert d'une plaque de céramique peinte vernissée à motif central de fleurs sur un fond structuré par des arabesques, entouré d'une bordure à rubans de nuages sur fond turquoise. La table est à 12 côtés, correspondant aux 12 facettes de la céramique, mais ne possède que six pieds réunis par des pièces d'assemblage en forme d'écoinçons. \nRare exemple de mobilier de la cour impériale ottomane, cette table représente également une utilisation inhabituelle des carreaux d'Iznik. Les merveilleuses couleurs vives de cette céramique forment un contraste saisissant avec les tons sobres du bois marqueté. Il semble peu probable qu'un meuble aussi raffiné ait été destiné à un usage quotidien, mais plutôt aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait tant les ambassadeurs étrangers.","short_description":"Table en bois incrusté d'ivoire et de nacre, recouverte d'une plaque de céramique à 12 facettes. Rare exemple de meuble de la cour ottomane, cette table splendide était sans doute réservée aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait les ambassadeurs en visite.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Probablement vers 966 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 63 cm.","method_for_datation":"La technique, les matériaux et le style de la marqueterie sont similaires à ceux du trône du sultan Soliman exposé au Musée du palais de Topkapi à Istanbul. La plaque est elle aussi semblable à d'autres trouvées dans la mosquée de Soliman (achevée en 963/1557), bien que ses dimensions et sa forme particulière signifient qu'elle a peut-être été spécialement réalisée pour servir de dessus de table.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité. C'est peut-être à Istanbul, siège des ateliers impériaux, que le bois a été marqueté et l'ensemble monté.","provenance":"Iznik ou Istanbul.","obtention":"Achetée par le musée en 1987.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, p. 255. \nStanley, T., avec Rosser-Owen M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 103.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mobilier"],"materials":["Bois, nacre, céramique peinte vernissée."]},"05f8401e-7094-5321-82a6-63bc32507180":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en céramique presque triangulaire à quatre becs et importante poignée ornée d'une tête d'animal très stylisée à son extrémité. Sur les deux gouttières centrales figurent des traits décoratifs en relief et sur celles de droite et de gauche une inscription coufique disant : “Astoura et fils d'Astan”. La lampe est en céramique moulée à engobe métallique brun-noir noirci par la fumée. Les lampes de ce type étaient utilisées à la maison.","short_description":"Lampe en céramique à quatre becs et importante poignée ornée d’une tête d’animal stylisée à son extrémité. Le corps porte une inscription coufique disant : Astoura wa ibn Astan (Astoura et *fils* d’Astan). Les lampes de ce type avaient un usage domestique.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe-IIIe siècle de l’Hégire (VIIIe-IXe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 5,5 cm, L. 10 cm, l. 9,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des lampes similaires trouvées à Khirbat al-Mafjar, palais omeyyade à Jéricho.","method_for_provenance":"Provenance inconnue.","obtention":"Aucune information.","bibliography":"Khairy, N. I. et Amr, A. J., “Early Islamic Inscribed Pottery Lamps from Jordan”, *Levant*, XVIII, 1986, Londres, pp. 143-153, planche XL, cat. n° 13.","dynasty":"Abbasside","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique ; objets utilitaires"],"materials":["Céramique, cuisson dure, engobe brun-noir."]},"065ee648-ada2-516d-a7cd-4adf36e94026":{"name":"Jarre à eau *habb*","short_description":"Cette grande jarre à eau (*habb*) associe rôle utilitaire et fonction décorative ostentatoire. Elle occupait une place d'honneur dans l'espace domestique. On venait y puiser l'eau avec des cruches ou des pichets, au fur et à mesure des besoins quotidiens. La face offerte au regard est ornée de figures de femmes stylisées traduisant la persistance, à travers les millénaires et les civilisations, de la déesse-mère.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 79 cm, D. ouverture: 22,5 cm, D. maximal: 45,5 cm","provenance":"Meskeneh, Syrie","obtention":"Achat chez Christie, Manson & Wood LTD en 1991.","bibliography":"Candy, S. and Beyazit, D., *Court and Cosmos. The Great Age of the Seljuqs*, New Haven and London: Yale University Press, 2016: 131, Fig. 60. \n \nCroisier, J-P. and Dürr, N., *Céramiques islamiques dans les collections genevoises*. Geneva: Editions du Tricorne, 1981: Fig. 241. \n \nDelpont, E., *L'Orient de Saladin. L'art des Ayyoubides*, Paris: Gallimard, Paris, 2001: 154, Fig. 135. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nMoulierac, J. and Vaudour, C., *La médecine au temps des califes: à l'ombre d'Avicenne*, Paris: Institut du monde arabe, 1996: 203, Fig. 126. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151. \n \nReitlinger, G., \"Unglazed Relief Pottery from Northern Mesopotamia\", *Ars Islamica*, Vol: XV-XVI, 1951: 11-22.","materials":["Pâte argileuse non glacée, décor modelé et de barbotine"]},"074a1fed-663f-52de-8637-7774fe3a0861":{"name":"Plat","description":"Plat peint en polychromie sous glaçure, à aile concave et bassin profond décoré d’une figure féminine à contours noirs sur fond blanc. La jeune femme porte une longue robe verte à ceinture, une blouse à manches bleues, des pantalons blancs et une coiffure verte. Ses chaussures et la fleur qu’elle tient de sa main droite sont d’un rouge pâle fait d’une matière épaisse. Elle est entourée de fleurs à fines tiges incurvées. L’aile est ornée d’un motif chinois standard de vagues et rochers, le dos d’ornements verts et bleus. \nLes représentations figuratives des céramiques d’Iznik s’inspiraient de l’imagerie populaire des albums de costumes dont beaucoup, au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), étaient destinés à la clientèle européenne.","short_description":"Plat peint en polychromie à bassin profond où est représentée une figure féminine sur fond blanc entourée de fleurs. Les représentations figuratives des céramiques d’Iznik s’inspiraient de l’imagerie populaire des albums de costumes.","holder":"Musée d’histoire culturelle","dates":"Première moitié du XIe siècle de l’Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.)","location":"Lund","dimensions":"Ø 26,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de la décoration. Des représentations figuratives se trouvent en grand nombre sur les céramiques d’Iznik du début du XIe/XVIIe siècle. Elles étaient inspirées d’albums de figures costumées comme celui du sultan Ahmed Ier (r. 1011-1025/1603-1617) et ses copies populaires.","method_for_provenance":"Le motif de vagues et de rochers sur l’aile et ce type de représentation figurative étaient des motifs très répandus à Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté en 1904 auprès du collectionneur et marchand I. G. Fenton, Londres.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \n*Kulturens årsbok 2004. Mellanöstern Här*, 56-57. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt (en partie grâce à des informations fournies par le Musée d’histoire culturelle de Lund).","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique ottomane; assiettes; plats; décoration figurative."],"materials":["Céramique peinte sous glaçure."]},"076574ae-4169-58ea-8669-32621e8dc0c1":{"name":"Vase à deux anses.","description":"Vase à deux anses, sur pied en forme de disque et à haut col. Le décor, peint au lustre rouge foncé sur glaçure stannifère crème, présente des motifs végétaux entièrement lustrés, comme c'est généralement le cas pour les pièces les plus tardives de la production hispano-mauresque. Sur la panse du vase, dont le fond est orné de pointillés, sont peints deux oiseaux typiques, appelés “pardalots” de Valence ; leur dessin, stylisé, utilise un motif caractéristique constitué de faisceaux de lignes. “Pardalots ” et “lions grotesques” constituent une note particulière dans le répertoire décoratif de la classe à laquelle appartient cette pièce ; il en est de même pour la forme du vase, dont les différentes parties sont soulignées par de larges bandes d'un lustre compact.","short_description":"Ce vase appartient à une vaste classe d'objets produits dans la région de Valence (Espagne), décorés de motifs d'un style très caractéristique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 20,6 cm ; Ø 12,8 cm.","method_for_datation":"Le prototype du “pardalot” trouve sûrement son origine dans le motif de l'aigle, souvent représenté sur l'envers des plats de la région de Valence, durant la première moitié du IXe/XVe siècle. Cette stylisation, qui a pris des formes de plus en plus accentuées au fil du temps, devient d'un usage courant dans les produits de Valence, au XIIe/XVIIIe siècle.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vase ; lustre ; art mudéjar"],"materials":["Céramique lustrée."]},"08b6e3c0-94d9-573c-a123-ddbc53534246":{"name":"Aiguière à décor épigraphique","short_description":"En Iran, à la période seljoukide, un grand nombre de pièces moulées ont été produites, essentiellement avec des formules épigraphiées, même si l'on trouve parfois des personnages ou des rinceaux. Les potiers façonnent en terre des aiguières qui souvent empruntent les formes élaborées par les dinandiers. La glaçure, ici turquoise, remplace par la couleur le décor soigné de ciselure et d'incrustation d'argent des pièces en métal.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 31,5 cm, D: 16 cm, H. du col: 8,5 cm, D. du col: 7,5 cm, H. base: 1,9 cm, D. base: 10 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Claude Boisgirard en 2003.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387. \n \nGrube, E.J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, London: Faber and Faber, 1976: Fig. 116. \n \nPinder-Wilson, R.H., *Islamic Pottery 800-1400*, London: Victoria and Albert Museum, London, 1969: Fig. 77. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*. Fribourg: Office du Livre, 1985: 101, 372; Fig. 25, 93.","materials":["Céramique à pâte siliceuse, moulée et sous glaçure"]},"09311848-694c-5394-ba8a-5b19e1bcb2e0":{"name":"Carreau mural.","description":"Carreau de format carré décoré d'une importante fleur de lotus centrale composée symétriquement d'étagements de pétales et de feuilles, entourée de deux épis de blé sur tige. Le dessin tout entier est traité en une seule couleur, le bleu (sans ombre ni contour) sur fond blanc. Ce carreau montre à quel point la culture matérielle moyen-orientale était influencée par les porcelaines chinoises “bleu et blanc”. Le genre auquel appartient cet élément comprend les carreaux hexagonaux “bleu et blanc” plus courants que l'on trouve parfois traités en noir et turquoise.","short_description":"La fleur de lotus dessinée sur ce carreau de faïence d’un revêtement mural de Damas révèle à quel point son équivalent chinois a influencé l’art islamique. Un grand nombre d’exemples de ce type de carreaux bleu-et-blanc peuvent encore être observés sur les murs du mausolée et de la mosquée al-Tawrizi, construits à Damas en 830 H (1430 J.-C.).","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 21 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Un certain nombre de carreaux de Damas “bleu et blanc” de ce type figurent dans les collections des musées européens. De plus, un certain nombre sont encore en place sur les murs du mausolée et de la mosquée d'Al-Tawriz, édifiés dans les années 830/1430.","method_for_provenance":"Un certain nombre de ces carreaux sont encore en place sur les murs du mausolée et de la mosquée d'Al-Tawriz, édifiés dans les années 830/1430.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Fin des Mamelouks","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; architecture; influence chinoise; bleau et blanc"],"materials":["Céramique frittée, peinte en bleu sous glaçure transparente."]},"0b91f97f-aa76-5d14-a2ae-6751b59baea3":{"name":"Gourde annulaire.","description":"Très belle pièce, véritable œuvre d'art plastique couverte d'une mince couche de glaçure stannifère sans engobe, se distinguant par l'élégance de sa forme, l'harmonie et la simplicité de ses éléments ainsi que par la finesse de son allure malgré l'absence de décor. Sa beauté réside dans la nudité de son architecture. Elle est constituée d'un pied rond et plat en forme de pastille géante sur lequel repose un anneau légèrement gonflé dans sa partie supérieure et qui se termine par un long goulot cylindrique coiffé de quatre cercles incisés. Il est soutenu par deux sortes de contreforts et une anse qui se tient en son milieu.","short_description":"Malgré l'absence de décor, l'élégance de sa forme, l'harmonie et la simplicité de ses éléments en font une véritable œuvre d'art plastique. Sa beauté réside dans la nudité de son architecture. La gourde est constituée d'un pied rond et plat sur lequel repose un anneau légèrement gonflé se terminant par un long goulot cylindrique.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 27,5 cm, Ø 14,5 cm.","method_for_datation":"Cette gourde provient des fouilles du site de Raqqada, cité construite en 263 H / 877 J.-C. par le prince aghlabide Ibrahim II. Cette date constitue un terminus ante quem pour la datation de la pièce. D'autre part, celle-ci recèle des éléments dont la forme est caractéristique de la poterie aghlabide (base, goulot…). On peut donc dater la pièce de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Trouvaille archéologique au sein d'un ensemble de poteries aghlabides. Les forms et les décors semblent confirmer qu'il s'agit d'une production locale, propre aux ateliers de Raqqada ou de Kairouan.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Après la découverte de cette pièce lors des campagnes de fouilles des années 1960 sur le site de Raqqada, elle fut récupérée, en 1964, par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée, en 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Trente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 256. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 277. \n \nDaoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, Tunis, 1979, pp. 26-27, fig. 7.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration géométrique"],"materials":["Terre cuite couverte d’une légère glaçure."]},"0d1ebd8b-952b-50c4-bf8b-872eb70782fa":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de coupe en céramique frittée fabriquée en Syrie et trouvée dans des fouilles à Fustat, le Vieux Caire. Morceau de la partie centrale de la coupe et d'une de ses parois, il est décoré de dessins au trait noir de bouquets de fleurs sous une glaçure transparente turquoise. Le centre est orné d'une palmette, et le restant d'une suite de feuilles lancéolées. Bien que Fustat soit devenue Misr sous les Mamelouks et ait perdu son prestige au profit du Caire, ce fragment montre que ses marchés attiraient toujours le commerce international tout au long de la période mamelouke (647-922 H / 1250-1517 J.-C.). Des potiers syriens vinrent travailler à Fustat, et des potiers égyptiens émigrèrent en Syrie à la recherche de travail. La décoration de cette coupe est influencée par les céramiques chinoises, très populaires au Moyen-Orient à cette époque.","short_description":"Cette coupe syrienne en céramique fut excavée dans la vieille ville de Fustat en Égypte, où elle était arrivée grâce aux puissants liens commerciaux entre les deux rives de la mer Rouge. L’influence chinoise se perçoit dans le motif floral qui a été adapté pour convenir au goût local du Moyen-Orient.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 7 cm (max.), l. 17,5 cm (max.).","method_for_datation":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","provenance":"Production syrienne, trouvé à Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le muséeen 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres 2000. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce ; décoration florale"],"materials":["Céramique frittée, peinte en noir sous glaçure transparente turquoise."]},"0d3e43d7-9082-5cb7-bb0c-3a25c1f1ccc9":{"name":"Filtre.","description":"Ce fragment de céramique gris-rouge provient du filtre légèrement convexe d'un récipient à eau. Le motif ajouré est une composition géométrique de cercles et de courbes. Le motif de base, répété trois fois, est un cercle bordé comprenant quatre médaillons ajourés à éléments incurvés formant une étoile à percement central et quatre petits cercles ajourés. L'espace les reliant est occupé par un motif en pointe flanqué de deux petits cercles perforés en leur centre, répétant en partie le motif principal. Une bordure en couronne incisée en zigzag entoure cette composition ajourée. Le zigzag est caractéristique des filtres fatimides. \nLe filtre était placé à la jonction du col et de l'épaule de la jarre pour protéger le liquide des insectes et autres pollutions. La plupart des récipients à filtre de la période islamique étaient en argile. Ils n'étaient pas vernis pour permettre l'évaporation et conserver l'eau au frais. \nCette composition de formes géométriques simples – cercles, lignes et triangles répétés – et leurs multiples combinaisons sont spécifiques des filtres fatimides. Les compositions géométriques dominent le décor des filtres de cette période, après laquelle viendront des motifs zoomorphes et épigraphiques.","short_description":"Fragment de terre cuite faisant office de filtre intégré à un récipient. L'ajourage est à composition géométrique de cercles et de lignes incurvées. Le filtre était placé à la jointure du col et de l'épaule d'un récipient en terre cuite de façon à protéger le liquide des insectes et de la pollution.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Ø 6,5 cm.","method_for_datation":"Les filtres de ce modèle découverts lors de fouilles dans des strates intactes ont été datés des Ve/XIe et VIe/XIIe siècles.","method_for_provenance":"Des filtres similaires ont été découverts lors de fouilles à Fustat où ils ont été vraisemblablement fabriqués. Selon F. R. Martin, ce filtre provient de fouilles à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand et historien d'art F. R. Martin en 1921.","bibliography":"Olmer, P., *Catalogue général du Musée arabe du Caire : les filtres de gargoulettes*, Le Caire, 1932. \nScanlon, G. T., *Fustat Expedition Final Report*. Vol. 1: *Catalogue of Filters*, Winona Lake, 1986. \nWittkowski, G., “Arabic Filters from the Collection of the Cracow Archaeological Museum”, *Materialy Archeologiczne* XXX, 1997, 41–55.","dynasty":"Période fatimide","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramiques; décoration géométrique; eau; purification de l’eau"],"materials":["Terre cuite non vernie, incisée."]},"0da353d3-8291-51cb-a468-1cc100a5bfc4":{"name":"Vase.","description":"Vase à panse sphérique reposant sur un pied annulaire, au haut col en forme de tulipe, dont la hauteur est presque égale à celle de la panse. Deux anses recourbées prenant naissance sur le col s'appuient sur la partie supérieure de la panse. La pâte est claire, bien cuite, et les parois sont très fines. Une peinture brune à l'oxyde de manganèse enduit les anses et décore le col et la partie supérieure de la panse. Deux registres se succèdent sur le col. Sur la partie supérieure, un bandeau de peinture est décoré de motifs répétitifs excisés, en forme de demi-cercles concentriques. Il est suivi d'une frise d'arabesques divisées par des lignes verticales légèrement incurvées qui rappellent des caractères calligraphiques et semblent imiter d'une manière maladroite le mot “Allah”. Le même agencement ornemental et le même décor se retrouvent sur la panse. Ce type de vase à boire, *jarrita*,à la forme élégante et au décor pseudo-épigraphique faisant appel à la technique mixte de la peinture et de l'excision, était également très répandu à la même période dans le sud d'al-Andalus.","short_description":"Ce type de vase à boire (*jarrita*) à panse sphérique, au haut col en forme de tulipe, aux anses recourbées et décor pseudo- épigraphique imitant d'une manière maladroite le mot “Allah” est très répandu à la même période dans le sud d'al-Andalus.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø base 4,8 cm, Ø max. 11,5 cm, Ø ouverture 8,2 cm.","method_for_datation":"Mis au jour lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée par l'étude stylistique et comparative avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *B.A.M.* VII, 1967, pp. 627-639. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du royaume* (catalogue d'exposition), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981, p. 127.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier ; décoration géométrique ; décoration végétale ; décoration pseudo-épigraphique"],"materials":["Terre tournée cuite, peinte et excisée."]},"0eb816fe-a6fd-5eb6-bd76-fe059b1cc12f":{"name":"Fragment de gourde de pèlerin.","description":"Fragment non vernissé du côté plat d'une gourde de pèlerin, à décor moulé en bas-relief reproduisant partiellement un archer à cheval. Une idée de la forme d'origine nous est donnée par un certain nombre de gourdes de pèlerin conservées intactes. Ce petit récipient était en forme de tambour doté en partie haute d'un bec, d'un dessus et d'un fond plats et de deux poignées sur la partie cylindrique. Par rapprochement avec certains récipients rapportés de Terre sainte par des pèlerins occidentaux, ces récipients sont généralement appelés “gourdes de pèlerin”. La poterie non vernissée servait à la conservation de l'eau, la porosité de l'argile lui permettant de maintenir plus longtemps la fraîcheur du liquide, ce qui était apprécié pendant les longs voyages.","short_description":"Fragment de gourde de pèlerin en terre cuite non vernissée avec représentation partielle d'archer à cheval. Ces bouteilles, qui servaient à transporter de l'eau, étaient appelées “gourdes de pèlerin” étant donné leur ressemblance avec des récipients rapportés de Terre sainte par des pèlerins occidentaux.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 21 cm.","method_for_datation":"Des fragments comparables, et que l'on peut dater de cette période, ont été trouvés dans des fouilles en Syrie.","method_for_provenance":"Il existait un certain nombre d'ateliers de production de gourdes non vernissées en Syrie. Des moules et des fours ont été trouvés à Damas et à Hama. Ce fragment provient d'un site de production à Alep.","provenance":"Alep, Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1902.","bibliography":"*L'Orient de Saladin : l'art des Ayyoubides* (catalogue), Paris, 2001, cat n° 131-134, pp. 152-153 (pour des bouteilles similaires au Musée national de Damas).","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chevaux ; archers ; pèlerinage"],"materials":["Terre cuite moulée non vernissée."]},"0fc12068-b2a4-51bb-a564-cc98546c289d":{"name":"Coupe maure.","description":"La navigation jouait un rôle très important en Espagne et il n'est donc guère étonnant que le motif apparaisse sur la céramique. Cette coupe au rebord vertical offre un fond orné d'un bateau à voile précédé par des rinceaux de rosettes en spirale du type “nao”, originaire du Portugal. Portugais et Espagnols dominaient les mers à cette époque. \nIl s'agit d'un trois-mâts, dont la voile principale se présente en forme de bouclier, les plus petites voiles étant assujetties à la poupe et à la proue. Le château arrière est orné d'inscriptions arabes dans lesquelles on a reconnu le mot “paix”. Cet exemplaire au dessin assez fruste ne permet d'identifier qu'en partie les différents éléments du bateau, mais ce type est connu par une coupe du Victoria and Albert Museum de Londres dont la conception décorative est très proche. Une coupe originale nao est conservée au Maritiem Museum Prins Hendrik de Rotterdam. Sur l'exemplaire de Berlin, des dauphins, partiellement coupés par le rebord de la coupe, jouent sous le navire. Valence passa en 1238 J.-C. sous domination chrétienne et les manufactures de céramique travaillèrent alors pour une clientèle chrétienne. Le motif du bateau accompagné de dauphins, présent dans la céramique de Málaga à la fin du XIVe et au début du XVe siècle J.-C, est une preuve de l'étroite communauté de vie des chrétiens et des musulmans à cette époque. Le nombre restreint de céramiques présentant ce motif princier est peut-être un signe du petit nombre de commanditaires. Les céramiques nasrides furent exécutées à Málaga, comme le prouve une étude du tesson de l'exemplaire de Londres en 1983, laquelle conforte les observations stylistiques précédentes. Des comparaisons ont en outre montré les relations entre les céramiques espagnoles de cette époque et les productions sicilienne et égyptienne. Ce n'est qu'avec la Reconquista, qui amène les commanditaires chrétiens, que le motif naval apparaît.","short_description":"Des navires transportant des marchandises à travers la Méditerranée apparaissent fréquemment sur les récipients en céramique fabriqués dans les ateliers en al-Andalus. Cette coupe fut fabriquée à Manisès près de Valence. Les marques du trépied montrent que les coupes de ce type étaient confectionnées en grand nombre et étaient commercialisées dans les pays méditerranéens.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"Vers 1380-1430 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 9,5 cm, diam. 22 cm.","method_for_datation":"Les bateaux sont des motifs récurrents pour la céramique espagnole. Cet exemplaire orné d'un trois-mâts peut être daté, en raison de la peinture et de la facture de la céramique, de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La pièce correspond aux critères formels de la céramique provenant de la ville espagnole de Manisès, près de Valence.","provenance":"Espagne, probablement Manisès, près de Valence.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Caiger-Smith, A., *Lustre Pottery,* Londres, 1985, pp. 84-125. \nCaviro, B. M., *Cerámica Hispanomusulmana. Andalusí y Mudéjar,* Madrid, 1991, pp. 82-85, ill. 65-66. \nDodds, J. D., *Al-Andalus. The Art of Islamic Spain,* New York, 1992, n° 114. \nFrotingham, A. W., *Lustreware of Spain,* New York, 1951, pp. 91-93, ill. 56-57. \nHaus der Kulturen der Welt, Berlin, éd., *Schätze der Alhambra. Islamische Kunst aus Andalusien, 253.* Berlin, 1992, n° 129.","dynasty":"Nasride","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Andalousie ; lustre ; Valence ; nao ; navire ; paix ; tesson ; céramique ; Mauresque"],"materials":["Céramique lustrée, peinture bleue sous glaçure."]},"14764713-cb27-5756-8029-2aade64971eb":{"name":"Coupe à couvercle.","description":"Coupe à couvercle de forme elliptique en céramique frittée à couvercle en dôme aplati surmonté d'une prise en alliage de cuivre doré se détachant d'une rosette peinte bleue, rouge et verte. Le décor du couvercle lui-même part de la base de la prise. Il se compose de quatre feuilles *saz* dentelées bleues à rehaut central rouge, partant de tiges feuillues et alternant avec quatre paires de fleurs (un lys bleu et une hyacinthe rouge orangé), le tout dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre. \nLe bord du couvercle est décoré d'une bordure festonnée blanche sur fond bleu, chaque feston comportant en son centre un point noir. \nLa partie supérieure du corps de la coupe est ornée d'une bordure guillochée verte et rouge. En dessous, neuf tulipes bleues à rehauts de points rouges courent autour de la panse dans le sens des aiguilles d'une montre, donnant l'impression d'une guirlande horizontale, bien que les fleurs partent toutes de la base. Le bassin présente un rondeau décoratif défini par trois filets linéaires contenant cinq bouquets de fleurs à pétales bleus et rouges. Six motifs abstraits bleus comblent les espaces restants. \nLa forme de cette coupe rappelle certains modèles iraniens en métal et en céramique du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) et la vaisselle des cours italiennes du XVe siècle (cf. une gravure de partie de cartes de Mantegna montrant un serviteur tenant une de ces coupes). À la cour ottomane, les coupes à couvercle de ce type étaient souvent en cuivre doré (*tombak*) et faisaient partie de la vaisselle de table.","short_description":"À la cour ottomane, les coupes à couvercle de ce type étaient en cuivre doré (*tombak*) aussi bien qu’en céramique et faisaient partie de la vaisselle de table. Le style décoratif de celle-ci la classe dans un groupe de céramiques à décor floral datées du Xe siècle H (fin XVIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 15,24 cm, Ø 20,3 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de cette coupe à couvercle la range dans un groupe de céramiques d'Iznik à décor floral datées du Xe/fin XVIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que ce type de céramique a été produit à Iznik au cours du Xe/fin XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de la collection Castellani en 1884.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, fig. 559, 678, 742. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, p. 82, fig. 61. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Edinbourg, 1996, p. 60. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 144, cat. n° 2/13.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée ; tombak"],"materials":["Céramique frittée à décor peint bleu, vert, noir et rouge d’Iznik (bol d’Arménie) sous glaçure transparente incolore."]},"15b3397c-76d7-510d-9b01-2bd087128afe":{"name":"Panneau d’azulejos en forme de tympan.","description":"Panneau d'*azulejos* décoré en bleu, turquoise, vert et rouge. La composition centrale est encadrée par des enroulements de nuages stylisés formant un ruban serpentiforme qui entoure, dans un enlacement trilobé, une fleur de lotus. À partir du motif central se développent en spirale de fines branches aux feuilles, aux boutons de fleurs et aux motifs *hatayi* (festons de fleurs d'inspiration chinoise). Bien que, dans l'architecture ottomane, les panneaux d'*azulejos* décorent essentiellement des espaces intérieurs, la provenance de ce panneau n'est pas encore confirmée mais il est certain qu'il appartient à un ensemble d'environ douze tympans presque identiques, qui décoraient un édifice construit sur ordre de Piyale Pacha, chef de l'amirauté et protégé du sultan Sélim II. Une incertitude concerne la finalité de l'édifice : mosquée ou palais ? Selon une opinion répandue, ces panneaux auraient été retirés de la mosquée de Piyale Pacha (Istanbul), bâtie probablement par Sinan en 980-981 H / 1573-1574 J.-C., ce que confirme la disparition de la totalité des tympans et la conservation du seul *mihrab*.","short_description":"Ce panneau d'*azulejos* appartenait à la mosquée Piyale Pacha d'Istanbul. La pièce est dominée par des motifs végétaux. La composition centrale est encadrée par des nuages stylisés formant un ruban qui entoure une fleur de lotus, d'où s'échappent d'autres motifs phytomorphes.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"V. 980 de l’Hégire / v. 1573 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 71 cm, l. 142 cm.","method_for_datation":"Par analyse stylistique et comparaison avec des pièces de la même période, les affinités stylistiques indiscutables avec les tympans en provenance de la mosquée de Sélim II, de Sinan à Edirne (975-980/1569-75) et de son tombeau à Istanbul (achevé par Sinan en 981-982/1574-1575). Par ailleurs, tous les tympans intégrant l'ensemble sont datés de 980/1573, ce qui confirme la datation de ce panneau.","method_for_provenance":"Par expertise. Les collections européennes abritant les tympans qui appartiennent à l'ensemble, comme le musée du Louvre et le Musée des arts décoratifs à Paris, confirment la provenance de ces panneaux comme étant la mosquée de Piyale Pacha à Istanbul.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1re éd. 2001, 2e édition revue et actualisée 2002. \n*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon* (catalogue de l'exposition), New York, 1999. \n*Un jardín encantado: arte islámico en la colección Calouste Gulbenkian* (catalogue de l'exposition), Madrid, 2001.","dynasty":"période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["panneau d’azulejos; tympans ; céramique siliceuse ; glaçure ; Ottomans ; Iznik ; enlacement trilobé ; lotus ; hatayi"],"materials":["Céramique siliceuse peinte sous glaçure."]},"17822504-ba29-52b3-9e9c-841ecbda9631":{"name":"Plat à compartiments","short_description":"Les godets de ce présentoir contenaient des épices qui, dans le domaine culinaire, corrigent les saveurs des aliments et contribuent aussi à la diététique. En Iran, lors de la célébration de l'arrivée du printemps, il est coutume de présenter \"les sept épices\".","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIIe siècle de l'Hégire / XIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 10,5 cm, D: 29 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Pierre Bergé & Associés en 2003.","materials":["Céramique à pâte siliceuse, décor peint au lustre sur glaçure opaque"]},"180f723a-4db3-52e6-816e-594df6310f46":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Ce panneau de revêtement mural en faïence est de forme carrée. Constitué comme toutes les mosaïques de zelliges de tessons découpés dans des carreaux et assemblées, il est orné exclusivement de figures géométriques, *testir*. \n \nLe polygone étoilé obtenu par la division du cercle en parties égales est la forme dominante de son tracé régulateur. Le motif répétitif qui constitue l'élément de base de sa décoration est composé d'un complexe d'entrelacs polychromes dont les couleurs dominantes sont le noir et le bleu turquoise sur fond blanc ivoire. Partant d'un centre occupé par une étoile à douze branches, un entrelacs aux brins noirs engendre, en se chevauchant avec un autre entrelacs aux brins bleu turquoise, une rosace entourée d'étoiles irrégulières à cinq branches. Il se développe pour dessiner autour de cette rosace, en se combinant avec un deuxième brin de couleur noire, un carré ponctué aux angles par des étoiles à huit branches. à l'intérieur de ce carré, un ruban ocre jaune en dents de scie circonscrit la rosace, tandis que deux octogones concentriques vert amande et noir entourent les figures d'angles du carré. \n \nCe schéma complexe, d'une saisissante harmonie d'ensemble tant sur le plan des motifs géométriques que sur celui de leurs nuances de couleurs, exige une connaissance approfondie des figures géométriques et de leur combinaison. Ce travail d'une finesse extrême témoigne de la prodigieuse inventivité et de la maîtrise technique de l'art du zellige hérité des ornemanistes mérinides.","short_description":"Ce panneau de revêtement mural qui témoigne de la maîtrise de l'art du *zellige* hérité des Mérinides est constitué d'assemblages de tessons découpés dans des carreaux. Il est orné de figures exclusivement géométriques, où le polygone étoilé est la forme dominante du tracé régulateur.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 72,7 cm, L. 72, 7 cm.","method_for_datation":"Le registre d'inventaire date du XIIIe/XIXe siècle la maison d'où il provient.","method_for_provenance":"Provenant d'une maison de Fès, selon l'inventaire.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupéré par le service des Monuments historiques et remis au Musée en 1945.","bibliography":"Hedgecoe, J. et Samar Damluji, S., *Zillig, L'Art de la céramique marocaine,* Londres, 1993. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture*, vol. 1, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Petits carreaux de faïence émaillée."]},"18f05dc3-e256-5db0-861c-eedad63d44e9":{"name":"Assiette.","description":"Assiette à talon haut et bord étroit. Peinte en vert, blanc, châtain et bleu. Le fond de l'assiette est décoré de petites feuilles. D'une fleur centrale à quatre pétales dont l'intérieur est décoré de plusieurs feuilles fusent quatre rayons qui divisent l'assiette en quatre champs de la même taille. Chaque champ est décoré d'une grande feuille, elle-même remplie de petites feuilles. Sur le bord de l'assiette, des filets concentriques entourent une frise décorée de feuilles de différentes tailles.","short_description":"Assiette de la période ilkhanide produite dans les ateliers de poterie de Raghès (Sultanabad, Perse). Les principaux motifs décoratifs – dans différentes tailles et peints en vert, blanc, châtain et bleu – sont phytomorphes et couvrent l'intérieur et le bord de l'assiette.","holder":"Musée national d’art ancien.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"Ø 22,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique de la pièce, selon les motifs décoratifs et la technique d'exécution.","method_for_provenance":"La provenance de l'assiette a été déterminée par des critères semblables à ceux utilisés pour sa datation.","provenance":"Sultanabad, Perse.","obtention":"Donation des Amis du Musée national d'art ancien en 1920.","bibliography":"Moulierac, J., *Céramiques du monde musulman*, Paris, 1999. \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Paris, 1985.","workshop":"Poteries de Raghés.","dynasty":"Ilkhanide","author":"Paula Pelúcia Aparício","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiette ; faïence ; Ilkhanides ; décor végétaliste ; Sultanabad ; Perse ; Raghés"],"materials":["Faïence au tour peinte en vert, bleu, châtain et blanc."]},"1a58458a-01e5-5ba9-8601-e299f739c320":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en céramique à corps bulbeux, col resserré s'évasant jusqu'à un rebord pratiquement vertical et grand bec dépassant le niveau du rebord. La poignée est en forme de dragon à gueule ouverte. Peinte de diverses nuances de bleu et de cobalt, la panse est ornée d'un motif d'enroulements à demi-palmettes ou arabesques. Au-dessous figure un rinceau floral et au-dessus de l'épaule une rangée de “feuilles de têtards” ainsi que d'autres motifs décoratifs comme les écailles peintes sur la poignée et le motif chaîné sur le bec. L'importance de cet objet tient non seulement à son décor, qui est un rendu maladroit de la poterie de style Iznik ancien, mais dans l'inscription à sa base. En écriture arménienne *bolorgir*, l'artisan chrétien indique son nom – Abraham de Kütahya – et l'année 959 (1510 J.-C.). La présence d'une date sur une céramique d'Iznik est inhabituelle et d'un intérêt incalculable puisqu'elle permet de dater de nombreuses autres pièces “bleu et blanc” de style similaire. Cette aiguière a pu servir à des usages liturgiques.","short_description":"Pièce de grande importance. Cette aiguière en céramique bleu-et-blanc possède une inscription en caractères arméniens comportant le nom de l'artisan, à l'évidence un chrétien, et la date de production, qui a permis de dater nombre d'autres pièces similaires.","holder":"The British Museum.","dates":"959 de l’Hégire / 1510 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 17 cm, Ø (rebord) 6,9 cm, Ø (base) 7,2 cm.","method_for_datation":"À la base de l'aiguière, une inscription de sept lignes en écriture arménienne *bolorgir* donne la date de 959 (1510).","method_for_provenance":"Depuis près de 50 ans, les chercheurs débattent pour savoir si cette aiguière a été réellement fabriquée à Kütahya ou à Iznik par des artisans arméniens. Cependant, Carswell a montré que des tessons “bleu et blanc” ont été trouvés dans des fouilles à Kütahya. De plus, de nombreux documents parlent d'une manufacture de poterie dans cette ville, au moins vers le XIe/XVIIe siècle. Carswell attire également l'attention sur une église particulièrement intéressante de 884/1480 environ à Kütahya, dont les inventaires précisent qu'elle a été construite par un diacre nommé Abraham, présenté comme “fils d'un potier.”","provenance":"Kütahya, Turquie.","obtention":"Fait partie du legs Godman au British Museum en 1983.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, n° 96. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 45-46, planche 24.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale ; arabesques"],"materials":["Céramique “bleu et blanc”."]},"1a94744a-6596-5190-8100-1548c229068b":{"name":"Ostracon.","description":"Ostracon triangulaire inscrit d'une partie de la sourate 105 du Coran (“L'éléphant”) en écriture coufique simple. Le tesson étant incomplet, certains mots font défaut. Cet ostracon servait très probablement à l'étude et à la mémorisation d'une sourate par un étudiant, mais il a pu également faire partie d'un récipient porte-bonheur appartenant aux habitants d'une maison.","short_description":"Ostracon (terre cuite épigraphiée) de Pétra avec une partie de la sourate 105 du Coran (“L’éléphant”) en écriture coufique simple. Cet ostracon servait très probablement à l’étude d’une sourate par un étudiant, mais il a pu également faire partie d’un récipient porte-bonheur appartenant aux habitants d’une maison.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 7 cm, l. 3 cm.","method_for_datation":"Analyse paléographique.","method_for_provenance":"Objet trouvé lors de fouilles archéologiques à Pétra.","provenance":"Pétra, Jordanie.","obtention":"Objet acquis lors d'une fouille archéologique dirigée par G. Horsfield dans le tombeau du palais de Pétra en 1936.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscription arabe ; écriture coufique ; poterie ; Coran"],"materials":["Terre cuite épigraphiée."]},"1b18b5ad-219e-51fb-a044-c41096e34a7f":{"name":"Niche de prière.","description":"La niche de prière ou *mihrab* indique dans la mosquée la direction de La Mecque, direction vers laquelle tout croyant doit se tourner pour prier. Ce *mihrab* provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, fondée par le médecin du sultan seldjoukide Kilic Arslan IV, dont le règne prend fin en 665 H / 1266 J.-C. Son décor en carreaux de faïence — notamment le mélange d'éléments calligraphiques et d'éléments décoratifs – le rapproche d'autres *mihrab* de la même époque. L'ornementation y évitait tout stéréotype grâce à la diversité des combinaisons, certaines bordures larges à décor épigraphique et végétal formant une unité. De petites colonnes à chapiteaux cubiques encadrent l'entrée imaginaire au Paradis. \nLe *mihrab* de Berlin présente un réseau de douze étoiles, les écoinçons étant pour leur part agrémentés de deux belles étoiles à huit branches. Les champs épigraphiques sont ornés de citations coraniques. Sur le champ frontal, on lit le verset 45 de la sourate XXIX : “Récite ce qui t'est révélé dans l'Ecriture ! et prie. La prière préserve de l'infâme et du blâmable. Et, en vérité, penser à Dieu est le plus grand des devoirs, et Dieu sait ce que vous faites.” \nLe décor a nécessité la collaboration de calligraphes, de peintres ornemanistes et de céramistes. L'harmonie des couleurs se fait en bleu turquoise, bleu nuit, noir et prune. Les artistes étaient aussi chargés de couper les carreaux afin d'assurer la parfaite continuité du motif. La production de carreaux de faïence atteint à Konya son apogée vers 658 H / 1260 J.-C. ; au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), vingt et une mosquées en furent décorées. \n \nCliquer [ici](https://www.youtube.com/watch?v=Hxg1P6Wi4Ro&t=3s) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Dans les monumentales niches de prière seldjoukides, les mosaïques de faïence étaient fréquemment bleu turquoise, brun et noir manganèse. Cette impressionnante niche couverte d'inscriptions coraniques, d'arabesques et de motifs géométriques provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, en Turquie. Cette niche a été reconstituée à partir de fragments et de parties restaurées.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Vers 669 H / 1270 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 395 cm, l. 280 cm.","method_for_datation":"Cette niche de prière provient de la mosquée Hakim fondée par le médecin du sultan seldjoukide Kiliç Arslan IV (qui régna jusqu'en 665/1266), et peut donc être datée du milieu du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les fragments qui se trouvent à Berlin ont été réassemblés, d'autres se trouvent à Paris, Londres et Istanbul, tous proviennent d'une niche de prière qui se trouvait antérieurement dans la mosquée Hakim Bey de Konya. L'identité est attestée par des photographies.","provenance":"Konya, mosquée Bey Hakim, Turquie.","obtention":"Cette niche de prière a été reconstituée à partir d'un ensemble de fragments.","bibliography":"Enderlein, V., “Der Mihrab der Bey Hakim Mosche in Konya. Ein Denkmal und seine Geschichte”, *Forschungen und Berichte,* 17, 1976, pp. 33-40. \nMeinecke, M., *Fayencedekorationen seldschukischer Sakralbauten in Kleinasien,* Tübingen, 1976, vol. II, pp. 326-336, cat. n° 81. \nSarre, F., *Denkmäler Persischer Baukunst,* Berlin, 1910, pl. 105-108. \nSarre, F., *Seldschukische Kleinkunst, Erzeugnisse islamischer Kleinkunst, Teil II,* Leipzig, 1909, p. 32, ill. 28. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 362-363.","dynasty":"Dynastie seldjoukide de Roum","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Anatolie ; niche de prière ; mihrab ; Seldjoukides de Roum ; faïence"],"materials":["Céramique avec glaçure, mosaïque de faïence."]},"1bd55ea0-ed71-5324-a769-f06d5bcb1dd8":{"name":"Aiguière.","description":"Typique de la céramique syrienne du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), encore assez mal connue, cette aiguière à panse bulbeuse possède une poignée élégamment tournée et un petit bec. Le corps est décoré de motifs linéaires de couleur brune en bandeaux horizontaux. Malheureusement, la glaçure transparente s'est détériorée à un point tel qu'elle masque aujourd'hui la peinture sous glaçure. La forme de cet objet est très intéressante d'un point de vue artistique car elle rappelle le travail du verre et du métal.","short_description":"Ce récipient de Raqqa à décor lustré a été inspiré dans sa forme à la fois par des récipients en verre et en métal. La forme bulbeuse de la panse et du col ainsi que la poignée torsadée apparaissent sur des objets en verre de même époque, tandis que les fines lignes décoratives autour la panse sont inspirées des incrustations contemporaines en métal.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 17 cm, Ø (au rebord) 4 cm, Ø (base) 6,5 cm, Ø (panse) 12 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Bien que la forme de cette aiguière diffère des formes courantes de la production de Raqqa, le matériau, les détériorations, la couleur bleu de cobalt, la glaçure et le décor lustré sont autant d'éléments qui renvoient à la céramique de cette ville.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique frittée, peinte et vernissée."]},"1d61ec66-2c37-507e-9e98-65e166b78f82":{"name":"“Escudilla de orejas”.","description":"Bol de type “escudilla de orejas”, décor au lustre ocre sur fond crème. Le décor intérieur comporte un bandeau avec une inscription abîmée en caractères latins, qui pourrait être : “In principio erat Verbum” (Évangile selon saint Jean, I, 1) et une série de palmettes stylisées, cernés par de gros traits d'une épaisse glaçure. Dans le fond, un médaillon avec blason, orné de la silhouette d'un dauphin. Sur la paroi extérieure, où le décor a presque totalement disparu, on distingue un motif de feuille de fougère stylisée. \nLa pièce fut jadis reconstituée grâce à quelques fragments, fixés par de petits crochets métalliques.","short_description":"Cette tasse est un produit de l'art hispano-mauresque. Probablement fabriquée à Valence (Espagne), elle est réalisée en céramique peinte lustrée et décorée d'une inscription en caractères latins, ainsi que de motifs phytomorphes et zoomorphes.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6 cm ; Ø 13,5 cm.","method_for_datation":"La typologie de ce bol est caractéristique de la production hispano-mauresque ; il peut être attribué à un atelier de Valence, ou encore à un atelier aragonais, aussi bien à cause de la division du décor en bandes concentriques à glaçure épaisse que du motif subsistant.","provenance":"Espagne (région de Valence ou d’Aragon).","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art Mudéjar ; inscription ; calligraphie"],"materials":["Céramique lustrée."]},"1e8c52f2-59ae-5930-b434-948802ee9220":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Gourde de pèlerin en céramique, parfois appelée *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le célèbre puits de La Mecque où les pèlerins remplissaient leur bouteille d'eau consacrée. \nCes gourdes, généralement de couleur jaune ou beurre frais, sont faites de deux parties circulaires moulées et assemblées avant l'ajout du col et des poignées. Un décor guilloché masque le joint entre les deux parties. Les décors en creux des moules imprimaient divers motifs à la surface de la bouteille. Souvent, le décor comprenait un emblème qui indiquait le statut ou la profession de son propriétaire, habituellement un personnage officiel proche de la cour ayyoubide ou mamelouke. Sur cette bouteille figure au centre un lys entre deux épées, emblème de plusieurs sultans et émirs de l'époque.","short_description":"Gourde de pèlerin en céramique ou *zamzameyyah* par référence à Zamzam, le puits saint de La Mecque. La gourde est faite de deux parties circulaires moulées assemblées entre elles ; le dessin figure au centre un lys entre deux épées, un emblème appartenant à plusieurs sultans et émirs de l’époque.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 17,5 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des artefacts similaires précisément datés en possession d'autres musées, comme les gourdes de pèlerin du Musée national de Damas.","method_for_provenance":"La provenance exacte de cette gourde est inconnue, mais elle est probablement syrienne.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat auprès d'un marchand d'antiquités.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، 120، شكل 36. \nالبهنسي.عفيف، (تحقيق) الآثار السورية: مجموعة أبحاث أثرية و تاريخية (ماينز على الراين، 1982)، ص 285، شكل 253. \nالعش، محمد،” الفخار غير المطلي” الحوليات الأثرية السورية، المجلد العاشر، 1960، ص. 135-184، لوحة 18، رقم 78-84. \nHerzfeld, E., “Damascus: Studies in Architecture”, *Ars Islamica*, IX, 1942, p. 11, fig. 6.9.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration en bas-relief"],"materials":["Céramique tournée."]},"1eed41b3-c147-5628-8b7b-5a7e28136494":{"name":"Plat.","description":"Plat à décor lustré sous glaçure à l'étain (émail stannifère) représentatif d'un type de poterie décorée par l'incision avant cuisson des contours du motif principal de la surface du plat. Les zones incisées (technique empruntée au travail du métal) ressortent dans la curieuse couleur bleue luminescente du cerf, de ses bois, de la fleur à huit pétales et des rehauts de quelques feuilles. Le décor au lustre couleur or brunâtre du fond a été ajouté à une étape ultérieure, après plusieurs cuissons. \nManisès, l'un des principaux centres de poterie de la région de Valence, joua un rôle majeur dans la fabrication de pièces lustrées destinées à l'exportation vers l'Europe, principalement la France et l'Italie, et expédiées du port de Groa où de nombreux potiers manisiens possédaient des entrepôts et des boutiques. Ces artisans étaient aussi bien maures que chrétiens, les premiers n'étant pas autorisés à travailler hors de la ville, ce qui témoignait d'une certaine façon de la reconnaissance de leur talent. Vers le milieu du XVIe siècle (956 H), Manisès jouait un rôle prépondérant dans la production de poterie lustrée de la région de Valence.","short_description":"Ce plat peint au lustre sous émail stannifère a été fabriqué dans la ville de Manisès près de Valence. Cette ville eut le monopole de la production de ce type de céramiques, apanage de potiers musulmans qui étaient les derniers descendants de son ancienne population maure. De tels récipients étaient très recherchés à la fois en France et en Italie.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 47,6 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Un petit nombre de plats de ce type sont parvenus jusqu'à nous. Bien que non daté avec précision, ce plat est contemporain de deux autres exemples de céramique lustrée islamique espagnole datant de la fin du IXe-début Xe siècle H (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","provenance":"Manisès, Valence, Espagne.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Ray, A., *Spanish Pottery 1248–1898*, avec un catalogue de la collectiondu Victoria and Albert Museum, Londres, 2000.","dynasty":"Période mudéjare/nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce ; décoration figurative"],"materials":["Faïence à décor en relief incisé, peint au lustre sous émail stannifère."]},"1fb04e5b-19da-5863-be2b-d7e7c321b743":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe sur piédouche à décor peint sous glaçure. Côté extérieur, des fleurs et des feuilles de diverses nuances de bleu et de vert-sauge se répartissent sur toute la surface dans une certaine liberté. La corolle des fleurs les plus importantes comporte un motif de ruban de nuages clairement visible. Des fleurs et des feuillages similaires, mais disposés plus régulièrement, décorent le pied à la base duquel court un mince bandeau de cartouches répétés contenant chacun quatre feuilles. Les dimensions extraordinaires de cette coupe, ainsi que le savoir-faire dont témoigne son décor, suggèrent qu'elle a été produite pour un représentant des plus hauts niveaux de la hiérarchie ottomane, bien que l'on n'en détienne pas la preuve.","short_description":"Grande coupe sur haut piédouche, ornée de grandes feuilles et fleurs en bleu et vert sauge. La taille et la qualité de cette coupe suggèrent qu'elle a été fabriquée pour un dignitaire ottoman de haut rang, peut-être pour le lavement de pieds au cours des ablutions.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 951-956 de l’Hégire /1545-1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 26,8 cm, Ø 43,1 cm.","method_for_datation":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","method_for_provenance":"Le style et certains détails de la décoration rapprochent cette coupe d'un groupe de céramiques attribuées au cercle d'un artiste nommé Musli, signataire par ailleurs d'une lampe datée 956/1549.","provenance":"Iznik (Turquie).","obtention":"Legs de George Salting, 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 135-138 et planche en couleurs 356. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 102.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale ; eau"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"21203aaf-bad1-5324-9ce5-01be5dd93e89":{"name":"Coupe épigraphiée.","description":"Plat à pied annulaire dont les bords sont chanfreinés ; il est couvert d'une glaçure verte à base d'oxyde de cuivre. Le décor central est constitué de quatre rangées d'écriture coufique marron à base d'oxyde de manganèse où se répète deux fois le mot “al-Mulk” (souveraineté), expression très usitée dans la céramique musulmane du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), de l'Andalousie jusqu'aux Indes. Les lettres se terminent par des hampes bifides dont l'utilisation n'est devenue fréquente, en Ifriqiya, qu'à partir de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Le fond est jaune ocre à base d'oxyde d'antimoine ou de fer. L'ensemble est placé dans un parallélogramme dont chaque côté est constitué de quatre bandes superposées. Le vert cuivreux, le brun et le jaune ocre constituent les trois couleurs typiques de la céramique aghlabide. On est frappé par la consistance de leur emploi dans la céramique tunisienne à travers les siècles jusqu'à nos jours.","short_description":"Plat à pied annulaire à bords chanfreinés. La présence du vert cuivreux, du brun et du jaune ocre rappelle les trois couleurs typiques de la céramique aghlabide. La persistance de ces couleurs est quasi constante dans la céramique tunisienne à travers les siècles et jusqu'à nos jours.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier tiers du IIIe ou début du IVe siècle de l’Hégire (IXe ou Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 7 cm, Ø 24 cm, Ø à la base 9 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Le plat fut exhumé du site de Raqqada, capitale des Aghlabides édifiée par Ibrahim II en 263/877. Cette date constitue un terminus ante quem. D'autre part, ce plat a la forme, les couleurs et les décors qui caractérisent la céramique de l'époque aghlabide, qui prend fin avec l'avènement des Fatimides en 296/909. Il est donc probable que cette date constitue le terminus post quem de la fabrication de cette pièce. Malheureusement, l'absence de journal de fouilles et d'une approche méthodologique et scientifique de la fouille ne permet pas une datation plus précise ; rien ne conteste toutefois que ces techniques, formes et couleurs se soient perpétuées au début de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Raqqada, peint d'un décor aghlabide et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers de poteries de Raqqada ou de Kairouan, la capitale économique toute proche.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Raqqada dans les années 1960. D'abord gardée sur le site même, elle est exposée depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Daoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, 1979, pp. 32-33. \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 184.","dynasty":"Période aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie; décoration florale"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"236db96b-210d-5f2b-b7a3-43f9546cfc60":{"name":"Panneau de carreaux.","description":"Étroit panneau vertical fait de 21 carreaux rectangulaires ou carrés. La composition comprend un champ central et une bordure. Le champ en forme d'arche fine et élancée présente un sommet redenté souligné d'un mince trait rouge. \nLe vide de l'arche est occupé par un treillis de rayures de tigre bleues à *chintamani* (motif composé de trois boules) bleus et rouges disposés en triangles droits ou inversés et entourés de traits verts sinueux à rehauts rouges. La bordure est occupée par un rinceau continu de feuilles de palmettes et de feuilles *saz* alternant avec de petites fleurs sur fond bleu foncé. Les feuilles de palmettes comportent une partie centrale orange et turquoise à rehauts de couleur inversée, orange et turquoise tandis que celle des feuilles *saz* contient de petites tiges florales orange et vertes. \nL'origine et le sens du motif *chintamani* sont mal connus, mais on a suggéré que les trois boules étaient censées exercer un effet apotropaïque et protégeaient du mauvais œil. Les rayures de tigre semblent rappeler la peau de tigre portée par le héros mythique iranien Rustam.","short_description":"Ce panneau de carreaux a probablement été produit dans l’atelier de Tekfur Saray près de Eyüp sur la Corne d’or, qui avait été construit avec la participation d’un groupe de potiers d’Iznik après le déclin du centre de production de cette ville à la fin du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Fouad Pacha.","dates":"Fin XIIe siècle de l’Hégire (milieu XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 174 cm, l. 61 cm.","method_for_datation":"Les détails stylistiques et techniques permettent de rattacher ce panneau au contexte du “renouveau” de la production d'Iznik à l'atelier de Tekfur Saray à Istanbul, à partir de fin du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce panneau est réputé venir du palais de Fouad Pacha (1815-1869) à Istanbul et a probablement été produit dans l'atelier de Tekfur Saray sur la Corne d'Or, qui avait été constitué avec la participation d'un groupe de potiers d'Iznik à la suite du déclin de l'industrie potière dans cette ville à la fin du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Production probable de l’atelier de Tekfur Saray à Eyyup près d’Istanbul, Turquie. Le panneau est censé venir du palais stambouliote de Fouad Pacha, l’éminent homme d’État (1815-1869).","obtention":"Acheté en 1892.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior,* Édimbourg, 1996, p. 40 (objet illustré).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Fouad Pacha ; Eyyup ; style d’Iznik"],"materials":["Terre cuite à décor sous glaçure."]},"239141a6-d7e1-59fa-8b30-34134536fa01":{"name":"Plat à décor épigraphique.","description":"Ce plat *tabsil* légèrement creux est parmi les rares plats de Fès à composition libre dont le décor ne soit pas rayonnant et dont les motifs ne se répartissent pas à partir du centre. La décoration se déploie en éventail à partir d'un axe vertical, contrairement à la plupart des plats de faïence. Le thème principal est d'ordre épigraphique et architectural. Le motif central, peint en bleu et cerné d'un trait brun, reproduit en miroir la formule pieuse “Elmoulk”, c'est-à-dire “puissance” (de Dieu), en une écriture coufique tressée très stylisée. Il est encadré par une arcature polylobée peinte en bleu et soulignée intérieurement d'un ruban jaune vif, qui rappelle le *mihrab*. Ce motif décoratif à connotation religieuse a été introduit dans la faïence vers la fin du XVIIIe siècle J.-C., et était encore utilisé au début du XIXe. Ce thème a été inspiré par les dessins de même facture, gravés sur les linteaux de bois d'époques mérinide et saadienne. L'arcature se prolonge sur les deux côtés par des consoles se terminant en fleurons et le fond est couvert de motifs floraux et de fleurs d'inspiration ottomane. \n \nCe type de plat légèrement creux était normalement utilisé pour servir les tourtes marocaines ou *bastella*, mais celui-ci semble avoir rempli une fonction beaucoup plus décorative et symbolique qu'utilitaire.","short_description":"Ce type de plat était utilisé pour servir les tourtes*.* Sa composition libre à décor non rayonnant est d'ordre symbolique, épigraphique et architectural. Son décor stylisé inscrit en miroir le mot “Elmoulk”,sous-entendu “puissance divine”, sous une arcature reproduisant un *mihrab*.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (première moitié du XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 10 cm, Ø base 22 cm, Ø 40 cm.","method_for_datation":"Par l'étude stylistique et comparative, ainsi que par la teinte grise et délavée du bleu caractéristique des plats antérieurs à la seconde moitié du XIXe siècle, qui était due à la qualité de l'oxyde de cobalt resté encore plein d'impuretés jusqu'en 1850. En effet, ce n'est qu'à partir de cette date que ce minerai a pu être complètement débarrassé de ses impuretés pour permettre l'obtention d'un bleu franc dans les céramiques grâce à l'utilisation de nouveaux procédés industriels.","method_for_provenance":"Ce type de faïence était la spécialité des potiers de Fès, depuis le XVIIIe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”, *Les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nLoviconi, A. et Belfitah, D., *Regards sur la faïence de Fès*, Aix-en-Provence, 1991.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier ; décoration architecturale ; décoration florale ; décoration épigraphique"],"materials":["Faïence émaillée, peinture à l’oxyde de cobalt pour le bleu, à la limonite pour le jaune."]},"24ba84ea-5d4a-55c8-b96d-2f3763e9540e":{"name":"Suspension.","description":"Lampe à corps bulbeux en céramique frittée et col évasé. Cette forme est typique des lampes de mosquée en verre produites au cours de la période mamelouke. Les boucles latérales servaient à la suspendre. Des bandeaux d'inscriptions coraniques, peints en blanc sur fond bleu, encerclent le bord, l'épaule et la base du pied. Entre eux figurent deux frises d'arabesques et d'enroulements de nuages en bleu et vert olive. Une rangée de tulipes blanches emplit une étroite bande au-dessus de l'inscription centrale. Autour de la base, de petits cartouches donnent le nom du décorateur, Musli, ainsi que la date et le lieu de production. À cet égard, cette lampe présente un intérêt très important puisqu'elle établit la datation de ce style et de cette gamme de couleurs pour la poterie d'Iznik. \nLa conception austère du décor correspond au cadre pour lequel elle a été fabriquée. Entre 936 et 946 H / 1530-1540 J.-C., Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.) ordonna la restauration du Dôme du Rocher à Jérusalem. Des carreaux d'Iznik remplacèrent à l'extérieur les mosaïques anciennes, tandis que des lampes d'Iznik étaient accrochées à l'intérieur. Cette lampe a été trouvée dans le Haram al-Charif à Jérusalem au XIXe siècle.","short_description":"Cette lampe en céramique fut de toute évidence réalisée pour le Dôme du Rocher, dans le contexte de la restauration commanditée par Soliman le Magnifique. Fabriquée dans la Turquie ottomane en 956 H / 1549 J.-C., elle a été découverte dans le Haram al-Charif.","holder":"The British Museum.","dates":"956 de l’Hégire / 1549 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 38,1 cm.","method_for_datation":"La lampe porte la date de 956 (1549 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription sur le vase indique le lieu de production ainsi qu'une dédicace au saint d'Iznik, Eşrefzade.","provenance":"Izmir, Turquie.","obtention":"Don de C. Drury Fortnum au British Museum en 1887.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 239. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 65-68. \nRogers, J. M. et Ward, R., *Suleyman the Magnificent*, Londres, 1988, cat. n° 148.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu et vert olive."]},"2778ce78-5836-53cd-89f8-bb048bc613b1":{"name":"Bouteille à décor estampé","short_description":"La forme globale de l'objet a été obtenue à partir de quatre parties distinctes : le col, l'anse et deux hémisphères pour la panse. Le décor, d'une grande complexité, se compose de motifs que l'on trouve fréquemment sur les bijoux et donne l'impression d'une transposition sur la céramique d'un travail d'orfèvrerie. Dans ce foisonnement, on distingue des rondeaux enfermant un oiseau terrassé par un faucon ou un lion passant, des colonnes torses surmontées de disques en forme de fleurs, des poissons, des boutons de lotus, des palmettes et des palmiers, des cercles ocellés... \nIl s'agit d'une pièce utilitaire mais aussi décorative destinée au service de l'eau dans les appartements ou les pièces de réception.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"VIe siècle de l'Hégire / XIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 15,5 cm, D: 7 cm","provenance":"Syrie ou Iraq","obtention":"Achat à l'étude Couturier-De Nicolay en 1989.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks*, Washington: Smithsonian Institution Press, 1981: 128. \n \nBaer, E., \"Jeweled Ceramics from Medieval Islam: a Note on the Ambiguity of Islamic Ornament\", *Muqarnas, an Annual on Islamic Art and Architecture*, vol. VI (1989): 83-97. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 44.","materials":["Pâte argileuse non glacée, décor à la roulette et estampé"]},"27a8bc2c-716a-5b73-bc30-dce11b765646":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Ce type de gourde de pèlerin en terre cuite moulée non vernie pour le transport de l'eau fraîche lors de longs voyages était l'une des spécialités des potiers syriens de la période mamelouke. Ces flasques trapues, très populaires aux VIIe et VIIIe siècles H (XIIIe et XIVe siècles J.-C.), furent certainement produites en grand nombre dans les fours syriens. Elles étaient toutes fabriquées de la même manière : le corps globuleux aplati était coulé à l'aide de deux moules identiques, les deux bélières et le court goulot évasé ajoutés dans un second temps. Le décor moulé sur la panse est varié et pouvait représenter des scènes de chasse, des créatures fabuleuses, des motifs floraux, des motifs tressés, des inscriptions et des emblèmes héraldiques qui, sans aucun doute, identifiaient les officiers mamelouks qui les portaient. \nCette gourde bien conservée a été découverte lors de récentes fouilles syro-germaniques dans la citadelle d'Alep. Son décor est très inhabituel. Il présente au sommet un grand croissant sur une base triangulaire, flanqué de deux paires d'épées dans un rondeau. Le fond est recouvert de petits cercles estampés. La partie supérieure du rondeau est séparée et décorée de feuillage. Des bandeaux nattés courent sur les côtés de la panse. \nLa curieuse composition centrale tend certainement à représenter un blason mamelouk, bien que l'emblème représenté soit complètement inconnu de l'héraldique mamelouke. Il peut être le fruit d'une erreur ou une fantaisie de potier qui a mélangé le croissant au symbole plus répandu de la coupe. Il est possible que ces ornements n'aient été créés que pour évoquer des emblèmes héraldiques sans en être réellement. Cette pièce a été produite sans beaucoup de soin. Bien que le même moule ait servi pour les deux côtés, le décor du revers est sérieusement décentré.","short_description":"Cette gourde de pèlerin de la période mamelouke a été découverte lors de fouilles récentes dans la citadelle d'Alep. Bien que la forme soit typique, sa décoration est très inhabituelle et son emblème est inconnu de la héraldique mamelouke.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 23,8 cm, Ø 16,5 cm, Ø goulot 3,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec des gourdes similaires.","method_for_provenance":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques dans la zone de la citadelle d'Alep.","provenance":"Bien que cette gourde ait été découverte lors de fouilles archéologiques menées dans la citadelle d'Alep, son lieu de production reste inconnu. Il peut s'agir d'une production syrienne.","obtention":"Gourde apportée au musée en 2004.","bibliography":"Riis, P. J. et Poulsen, V., “Hama : fouilles et recherches de la fondation Carlsberg, 1931-1938, IV/2”, in *Les verreries et poteries médiévales*, Copenhague, 1957. \nSarre, F., *Keramik und andere Kleinfunde der islamischen Zeit von Baalbek*, Berlin-Leipzig, 1925. \nSauvaget, J., *Poteries syro-mésopotamiennes du XIVe siècle*, Damas, 1932.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Gourdes de pèlerin ; terre cuite ; poterie ; moulage ; emblèmes"],"materials":["Terre cuite moulée."]},"27f79699-e917-57d4-9288-b307d6f5229b":{"name":"Cuvier à décor floral *mahbes*","short_description":"Ce cuvier, *mahbes*, se compose d'un décor *tawq* (collier) et de fleurs de lotus. Il est destiné soit à la lessive, soit à la préparation des salaisons, de la pâte à pain ou du couscous. \nA compter du XVIIIe siècle J.-C., les ateliers de Qallaline en Tunisie connaissent une période d'apogée, marquée par une habileté dans la maîtrise des couleurs et des compositions variées.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Alain et Dalila Loviconi","dates":"XIe siècle de l'Hégire / XVIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 23 cm, D. base: 26 cm, D. maximal: 39 cm","provenance":"Qallaline, Tunisie","obtention":"Don d'Alain et Dalila Loviconi en 1994.","bibliography":"Daoulatli, A., *Poteries et Céramiques tunisiennes*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1979: 69, Fig. 29. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: p. 294. \n \nHarbi-Riahi, M., *30 ans au service du patrimoine : XXVIII centenaire de Carthage, 814 av. J. C. - 1986: de la Carthage des Phéniciens à la Carthage de Bourguiba*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1986: 306, Fig. V.47. \n \nLoviconi, A. and Loviconi D., *Faïences de Tunisie : Qallaline et Nabeul*, Aix-en-Provence: Edisud, 1994: 46, 74. \n \nMouliérac, J., et al., *Céramiques du monde musulman : collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 150.","materials":["Pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque"]},"27f89076-7ab0-561d-a64d-238a0e99fb26":{"name":"Bouteille à col renflé","description":"Cette bouteille en céramique à long col à déversoir ovoïde présente un décor légèrement moulé et incisé sous glaçure. Une frise de godrons ceinture l'épaulement.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"AH fin du 7ème siècle - début du 8ème siècle / AD fin du 13ème siècle - début du 14ème siècle","location":"Paris","dimensions":"Hauteur : 34,5 cm, Diamètre : 20,5 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat en vente publique à l'étude François de Ricqlès en 1998.","bibliography":"Moulierac, Jeanne, et al., Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier, Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: p. 21. \n \nDelpont, E. (et al.), *Album du musée*. Paris: Somogy éditions d'art, Paris, 2012:, p. 343."},"27f9e871-3369-55e0-b6a2-de1d5b3a2fec":{"name":"Vase.","description":"Vase à large col, panse bulbeuse et petit pied évasé. Un étroit anneau autour du col, décoré d'un motif de corde tressée, divise l'objet en deux zones de décoration, toutes deux animées de motifs floraux en rouge, vert et bleu. Les fleurs sont des œillets, des tulipes et des jacinthes s'ouvrant à l'extrémité de tiges vertes délicatement incurvées. L'utilisation d'un vert émeraude brillant est caractéristique de la céramique d'Iznik à son apogée qualitatif, dans les années 1570. Peu après, le ralentissement des commandes et d'autres facteurs conduisirent à un déclin économique et esthétique de l'industrie de la céramique ottomane. Ce vase est un splendide exemple de cet art à son sommet.","short_description":"Vase à panse bulbeuse décoré de motifs floraux qui, loin d'être de simples éléments répétitifs, sont d'un rendu très libre, presque naturaliste. L'usage du rouge brillant et du vert émeraude indique que ce vase a été fabriqué au sommet de l'art céramique classique d'Iznik.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 975 de l’Hégire / 1575 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 31 cm, Ø 19,7 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec d'autres productions d'Iznik des années 1570.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1876.","bibliography":"Atasoy, N., et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, fig. 703.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale; jacinthes"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"28d76422-01a9-5e8c-8c76-2776985164f6":{"name":"Margelle de puits.","description":"Cylindrique à l'intérieur et hexagonale à l'extérieur, elle est assise sur une base épaisse formant bourrelet et s'ouvre par un rebord évasé au dessus aplati et taillé en huit pans verticaux. Un décor estampé recouvert d'une glaçure verte est réparti dans huit panneaux verticaux, divisés chacun en cinq registres horizontaux. Des frises d'arcatures polylobées meublent trois registres, que séparent un registre seulement recouvert de glaçure verte et un autre registre sur lequel est gravée sur un glaçure verte une inscription en caractères cursifs. Cette inscription mentionne le nom du propriétaire de l'atelier et la date de confection de cette margelle. Elle dit textuellement : “Ceci a été façonné dans la maison de Hadj Balkin le jour du (…) sept du mois de *rabii* le dernier en l'an cinq cent quatre-vingt-six \\[1190 J.-C.\\].” D'autres décors, également disposés en deux frises superposées, couronnent l'ouverture de la margelle. L'une est constituée de carrés garnis d'étoiles à huit branches, l'autre plus mince, d'un filet de chevrons. \n \nCe type de margelle s'est répandu aux époques almohades aussi bien dans le Maghreb qu'en al-Andalus. Elles étaient destinées à protéger les puits creusés au centre des cours intérieures des maisons, tout en contribuant à l'embellissement des lieux. C'est pourquoi les potiers apportaient un soin tout particulier à leur fabrication et se faisaient une fierté de signer leurs œuvres.","short_description":"Ce type de margelles décorées, datées et portant le nom de l'atelier s'est répandu aussi bien dans le Maghreb qu'en al-Andalus. Elles protégeaient les puits creusés au centre des cours intérieures des maisons, tout en contribuant à l'embellissement des lieux.","holder":"Musée ethnographique.","dates":"586 de l’Hégire / 1190 J.-C.","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 69, Ø 52,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée en caractères cursifs sur le quatrième registre mentionne le lieu de fabrication (l'atelier de Hadj Balkin) et la date, le 7 du mois *rabia* II de l'année 586 (1190).","method_for_provenance":"Découverte archéologique fortuite faite à Sebta (Ceuta), au lieudit Llano de las Damas.","provenance":"Sebta.","obtention":"Dépôt archéologique.","bibliography":"Bazzana, A., *Maroc les trésors du Royaume* (catalogue), Paris Musées, 1999. \n \nCambazard-Amahan, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nTorres Balbas, L., *Ars Hispaniae, Historia universal del Arte Hispanica,* t. IV*, Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar,* Madrid, 1949.","workshop":"Atelier de Hadj Balkin.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau ; décoration architecturale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"materials":["Terre cuite, estampée, recouverte d’une glaçure verte."]},"29500c62-a992-5094-94d4-fc5721242264":{"name":"Chope.","description":"Choppe cylindrique à fond plat et poignée anguleuse. Cette forme caractéristique se retrouve principalement dans un grand nombre de productions d'Iznik datées de la seconde moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) et semble inspirée d'un modèle original en cuir ou en bois. Elle est peinte sous glaçure en deux tons de bleu, de turquoise dilué et de rouge opaque sur fond blanc. La décoration de la face extérieure consiste en une composition d'éléments également présents dans les carreaux et la céramique d'Iznik tout au long des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.) : grands médaillons ovales à rosettes alternant avec des bouquets de fleurs alignés sur deux rangs. Les bordures à spirales reflètent des influences chinoises. Cet élément décoratif abstrait vient des motifs de “vagues et rochers” très courants sur l'aile des assiettes d'Iznik. La chope possède sur son pied une marque composée d'un croissant et d'un astérisque.","short_description":"Chope à corps cylindrique et poignée anguleuse. Cette forme caractéristique d'Iznik semble provenir de modèles en cuir ou en bois. Sa décoration peinte sous glaçure consiste en médaillons à rosettes et boutons de fleurs sur deux rangs.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 21 cm, Ø au rebord 10,5 cm.","method_for_datation":"À la différence des céramiques d'Iznik des Xe-XIe/XVIe-XVIIe siècles, cette chope est marquée sous le fond. Elle a été datée à partir de marques similaires que l'on sait correspondre à la céramique ottomane du XIIIe/XIXe siècle, entre autres, à des fabrications stambouliotes.","method_for_provenance":"Un vase conservé au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales présente également une imitation de motifs d'Iznik et une marque “Istanbul” dans un croissant. Il n'a pas été possible cependant d'identifier l'atelier auquel correspond cette marque du croissant et de l'astérisque.","provenance":"Probablement Turquie.","obtention":"Achat auprès du collectionneur F. R. Martin.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1971. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Probablement ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; poterie; décoration florale"],"materials":["Céramique, décor peint sous glaçure."]},"296685d2-89a9-5e81-bce8-4114d2e64c21":{"name":"Cruche.","description":"Cruche en céramique frittée à corps piriforme reposant sur un court piédouche circulaire. Le col cylindrique s'élargit vers une lèvre sans rebord. La poignée en forme de S prend attache à la lèvre et à l'épaule. Le col et le corps sont entièrement couverts de zones alternées de motifs en écailles de poisson bleus et verts, chacune séparée de l'autre par des bordures en demi-palmettes sinueuses. Une bordure guillochée court sous la lèvre et en partie inférieure du corps. À la base du col figure un collier blanc à points. Le décor couvrant de cette cruche est proche de ceux, gravés, des pièces en métal de la même période et illustre les transferts de motifs entre les différents supports au cours de la période ottomane.","short_description":"Pièces d’Iznik entièrement recouvertes d’un curieux décor d’écailles datées de 987-992 H / 1580-1585 J.-C. Ces motifs à écailles sont proches du décor gravé ou repoussé des pièces en métal de la même période et illustrent les transferts de motifs entre les différents supports pendant la période ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"987-992 de l’Hégire / 1580-1585 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 24 cm, Ø (total) 16,5 cm.","method_for_datation":"Les céramiques d'Iznik présentant ce décor couvrant en écailles de poisson caractéristique sont datées de la période 987-992/1580-1585.","method_for_provenance":"Il est établi que les céramiques de ce style ont été produites à Iznik, Turquie, au cours de la période 987-992/1580-1585.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de la collection Castellani en 1884.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, fig. 731-7333, 743-745 (pour des pièces très proches). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 153, cat. n° 2/30, 2/31.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée à décor peint en vert, bleu, noir et rouge d’Iznik (bol d’Arménie) sous glaçure transparente incolore."]},"2aa1cd22-4d00-5e32-bd10-874404e856a3":{"name":"Panneau de carreaux de céramique.","description":"Panneau de six carreaux muraux, dont la peinture sous glaçure fait appel à toutes les couleurs de la gamme chromatique du style d'Iznik à sa maturité. De larges bandes vertes à décor de vigne sauvage fleurie forment les bordures latérales ainsi qu'un arc brisé. Les écoinçons de chaque côté de cet arc sont ornés d'arabesques blanches et rouges sur fond bleu foncé. La partie centrale contient une magistrale composition de fleurs réalistes et de grandes arabesques qui occupent le fond blanc brillant sans donner d'impression d'encombrement. La composition s'interrompt brusquement vers le bas, preuve que ces six carreaux formaient la partie supérieure d'un panneau plus grand.","short_description":"Panneau de six carreaux, faisant appel à toute la palette chromatique du style Iznik à son sommet. Une décoration florale figure sous un arc brisé. Ce panneau constituait la partie supérieure d'un panneau plus grand représentant une niche. Il a pu orner un palais ottoman.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"fin Xe siècle (XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 62 cm, l. 102 cm, p. 3 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique ; l'utilisation du vert indique que ces carreaux doivent dater d'après les années 1570, tandis que leur haut niveau de qualité signifie qu'ils n'ont pu avoir été fabriqués longtemps après le début du XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Lane, A., *A Guide to the Collection of Tiles,* Londres, 1960, p. 21.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"2bf07354-1d19-5067-a7fe-bfedc33b8380":{"name":"Petite coupe avec aigle.","description":"Cette coupe, de forme polylobée, est décorée avec une figure stylisée d'aigle aux ailes éployées, peinte en lustre compact – à l'exception de certains détails en réserve comme l'œil et le cou. L'oiseau est entouré de petits panneaux pointillés ; le bord est orné de demi-lunes.","short_description":"Cette coupe présente une combinaison de styles et de traditions divers, dans la forme et le décor ; en effet, la forme dérive de prototypes de l'orfèvrerie sassanide. Le décor, par contre, renvoie à une stylisation en usage dans la céramique peinte tardo-abbasside.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"L. 12,5 cm ; H. 4,1 cm.","method_for_datation":"La forme de cette pièce dérive de prototypes en métal d'origine sassanide, par l'intermédiaire de la porcelaine chinoise T'ang (618-906 J.-C.). En revanche, le rendu de l'oiseau renvoie à un modèle de stylisation curviligne, typique de la céramique figurative abbasside tardive.","provenance":"Irak.","obtention":"Achat.","bibliography":"Folsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, tome IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; lustre"],"materials":["Céramique à décor de lustre métallique."]},"2cc72222-bc92-577d-b037-11f94f619161":{"name":"Deux éléments de revêtement mural.","description":"Ces deux fragments de revêtement mural en céramique à reflets métalliques épousaient à l'origine la forme d'une croix. \n \nLe décor géométrique est constitué de cercles englobant un motif qui peut évoquer un poisson ou une fleur sur sa tige, tracés au pinceau en blanc sur fond vert olive. \n \nLe décor épigraphique comporte l'inscription “*al-youmn”* (prospérité), répétée plusieurs fois, écrite en caractères coufiques et exécutée en blanc sur fond jaune à reflets métalliques. \n \nD'après G. Marçais, “cette céramique s'inspire de l'Orient abbasside qui, lui-même, l'emprunte à de vieilles civilisations sémitiques ou byzantines”. \n \nEn général, ces croix étaient assemblées à d'autres éléments, tels que des étoiles à huit branches ou des losanges, pour former le revêtement mural.","short_description":"Fragments de revêtement mural en céramique à reflets métalliques, dont l'un porte un décor géométrique englobant un motif en poisson ou en fleur, au pinceau en blanc sur fond vert, et le second une inscription coufique, “*al-youmn*” (prospérité), répétée plusieurs fois, en blanc sur fond jaune.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"Élément à décor géométrique : L. 15 cm, l. 14 cm ; élément à décor épigraphique : L. 17 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Fragments trouvés dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad qui date du Ve-VIe/XIe-XIIe siècle, d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Rapport de fouille De Beylié, 1909.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Période hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["revêtement ; céramique ; reflets métalliques ; étoile ; croix ; Hammadides"],"materials":["Céramique moulée et lustrée."]},"2cd70993-c8a3-50ff-9205-453f52ff7756":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique à corps cylindrique et piédouche en colonne. La panse présente un bandeau entre deux doubles filets rempli d'un texte en style pseudo-coufique anguleux et de rinceaux végétaux. Des demi-cercles peints ornent le bord. Ces motifs sont exécutés au lustre brun rouge sombre sous glaçure transparente turquoise. Si cette technique et ces motifs se retrouvent sur d'autres pièces fatimides, cette forme est assez inhabituelle. L'accent mis sur la qualité décorative de la calligraphie est peut-être une illustration de l'influence de la céramique de la dynastie des Samanides orientaux, contemporains de la période fatimide. \nLe développement de la céramique peinte au lustre représente une importante avancée artistique pour ce matériau. Ce décor était considéré comme luxueux parce qu'il conférait un reflet métallique évoquant des métaux précieux. Normalement, le lustre est appliqué sur une glaçure transparente, mais il peut également être utilisé sur des glaçures bleu de cobalt, manganèse ou turquoise, comme le montre cette pièce.","short_description":"La calligraphie pseudo-coufique et le décor semi-circulaire du bord de cette coupe vernissée à décor lustré et engobe bleu transparent sont très probablement l'œuvre de potiers égyptiens installés en Syrie.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l'Hégire (fin XIe-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 12,2 cm, Ø 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires trouvées à Tel Minis, village syrien près de Ma‘rrat al-Nu‘man. Ce style est influencé par la poterie fatimide égyptienne du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Cette coupe a été trouvée par un habitant de Raqqa, mais la production de céramique ne commença pas dans la région avant le début du VIe/XIIe siècle. On pense donc qu'elle remonte aux débuts de cette activité à Raqqa ou Tel Minis. La production de pièces décorées au lustre était prolifique en Syrie, mais il est impossible de déterminer une provenance exacte.","provenance":"Syrie, peut-être Raqqa ou Tel Minis.","obtention":"Pièce achetée en 1959.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies* \n*in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSeipel, W., *Schätze der Kalifen: Islamische Kunst zur Fatimidenzeit*, Vienne, 1998. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période fatimide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Terre cuite ; céramique ; lustre ; or ; Tel Minis ; Raqqa ; Le Caire."],"materials":["Terre cuite peinte au lustre."]},"2ee161bc-3657-5540-a52c-08980b1622cb":{"name":"Plat aux feuilles de lotus.","description":"Plat à base annulaire et parois évasées. Le champ, de couleur beige, est recouvert d'une glaçure stannifère sans engobe. Il est animé par une ornementation florale et géométrique où se combinent le vert et le jaune ocre. Sur le marli court un décor de demi-cercles, par séquences de deux verts pour un ocre. Le même procédé d'opposition de tons est employé, avec un égal bonheur, pour le décor intérieur. La toile du fond est constituée d'une étoile à six branches entourée par six feuilles de lotus qui alternent avec un motif en spirale et convergent vers le centre. On est frappé par la richesse, l'exubérance et la variété infinie de l'ornementation, rare dans la céramique orientale de la même époque. Les couleurs, les tons et la flore stylisée offrent un effet rythmique très varié.","short_description":"L'ornementation florale et géométrique de ce plat à base annulaire combine le vert et le jaune ocre. La richesse et la variété de son décor sont représentatifs de la céramique de l'époque aghlabide. Les couleurs, les tons et la flore stylisée génèrent un effet rythmique très varié.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier tiers du IVe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.), voire début du Ve siècle H (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 7 cm, Ø 27 cm, Ø à la base 10 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"Le plat fut exhumé sur le site de Raqqada, capitale des Aghlabides, édifiée en 263/877. Cette date constitue un terminus ante quem. D'autre part, ce plat présente la forme, les couleurs et les décors qui caractérisent la céramique de l'époque aghlabide, qui prend fin avec l'avènement des Fatimides en 296/909. Il est donc probable que cette date constitue le terminus post quem de la fabrication de cette pièce, mais rien n'empêche que ces caractéristiques formelles aient perduré au début de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat – peint d'un décor et selon une technique ifriqiyens – sur le site de Raqqada semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Raqqada ou de Kairouan.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Raqqada dans les années 1960. D'abord gardée sur le site même, elle est exposée depuis 1986 au musée des Arts Islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 251. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 184. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 274.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie; décoration florale; décoration géométrique"],"materials":["Céramique glaçurée et décorée."]},"2f159199-c491-5bb7-b7b8-53c7b500249a":{"name":"Panneau à décor de mosquée.","description":"à l'intérieur d'un arc en fer à cheval soutenu par des colonnes se dresse une mosquée de type ottoman caractérisée par des minarets tronconiques. Le panneau inférieur est meublé d'un petit vase d'où émerge une gerbe composée de différentes fleurs, parmi lesquelles on distingue des œillets, tulipes et tournesols qui se mêlent aux rinceaux de palmettes et de feuilles de vignes. L'ensemble, inscrit dans un arc outrepassé, est d'une très harmonieuse composition symétrique. Enfin, une riche végétation de rinceaux, de feuilles et de fleurs de toutes sortes occupe les lunettes des arcs, meuble les claveaux et constitue les chapiteaux dans un foisonnement qui, cependant, ne manque pas d'ordre et de rigueur. Les couleurs dominantes sont le beige, à base de calcine de plomb ou d'étain, qui constitue le fond, le brun, obtenu à l'aide d'oxyde de manganèse, et surtout le jaune, à base d'oxyde d'antimoine, le vert réalisé avec l'oxyde de cuivre et enfin le bleu à partir de l'oxyde de cobalt. Ainsi, si le décor est d'inspiration ottomane, les couleurs et les techniques utilisées dans la fabrication de ce panneau perpétuent des traditions andalouses. Ce brassage a permis l'élaboration d'une céramique tunisienne qui se distingue par une personnalité propre.","short_description":"Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de ce panneau caractérisent la céramique tunisienne, où les traditions andalouses se mêlent aux influences ottomanes. à l'intérieur d'un arc en fer à cheval se dresse une mosquée de type ottoman. Le panneau inférieur est meublé d'un petit vase d'où émerge une gerbe de fleurs.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 140 cm, l. 80 cm.","method_for_datation":"Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de ce panneau caractérisent la céramique des ateliers de Qallaline de Tunis, au cours du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ateliers de Qallaline à Tunis.","obtention":"Cette pièce provient du musée du Bardo et fut acquise par le musée de Sidi Kacem al-Jalizi, lors de son inauguration, en 1978.","dynasty":"Période husseïnite (ottomane)","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; décoration florale"],"materials":["Céramique polychrome."]},"30667b34-8461-5a17-8033-803fceee10dc":{"name":"Plat.","description":"Ce plat d'Iznik à décor bleu de cobalt, vert pâle en fine couche, rouge épais et contours noirs sur fond blanc présente au centre une composition florale particulièrement dense. Les fleurs – tulipes bleues à points rouges, œillets, une pivoine et un rameau de hyacinthe s'inclinant à partir du centre – jaillissent d'un buisson feuillu en s'adaptant par leur inclinaison ou la cassure des tiges à l'échelle et à la surface du plat. Ce style est appelé “quatre-fleurs” d'après les quatre fleurs principales qu'il met en scène : tulipe, œillet, rose et hyacinthe. Il fut promu par le peintre de la cour Kara Memi dans la seconde moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) et témoigne d'un plus grand réalisme dans la représentation florale que les styles antérieurs. Les feuilles *saz* en plumet combinées à des rameaux fleuris pouvant accompagner une pivoine ou une simple feuille comme ici au-dessus du buisson sont apparues dans le dernier quart du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). L'aile est ornée d'un bandeau à motif de “vagues et rochers” d'origine chinoise. Le style de rebord chantourné d'influence chinoise utilisé en conjonction avec le motif de “vagues et rochers” avait été abandonné pendant la seconde moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.) car les découpes pratiquées à la main étaient trop coûteuses. \nLe fond extérieur du plat est peint de quatre motifs en spirale bleue alternant avec quatre trèfles vers sur fond blanc. La glaçure transparente légèrement turquoise recouvre le fond et le dos à l'exception du petit pied annulaire.","short_description":"Plat en céramique d'Iznik polychrome. Au centre figure une dense composition de diverses fleurs dans le style aux “quatre fleurs” s'échappant d'un buisson feuillu. L'aile plate est décorée d'un motif chinois de “vagues et rochers”.","holder":"Musée des Antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l'Hégire (dernier quart du XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 5,5 cm, Ø 30,5 cm.","method_for_datation":"Le style “quatre-fleurs” se développe dans la seconde moitié du Xe/XVIe siècle et les feuilles *saz* en plumet combinées avec des rameaux fleuris apparaissent au cours du dernier quart de ce siècle. Le soin apporté au dessin et la qualité des couleurs et de la glaçure militent en faveur d'une date de fabrication qui n'est pas ultérieure au Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont spécifiques des céramiques d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté au collectionneur F. R. Martin, grâce à un financement de l'État.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; assiettes; plats; décoration florale"],"materials":["Céramique peinte et vernie."]},"3161f51d-fb30-50db-966e-808b130d86d6":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord vertical courbe et lèvre triangulaire, base légèrement convexe et pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel ; l'intérieur présente une technique décorative particulière qui combine une frise de petites rosettes estampées et un décor à la *cuerda seca* et dans laquelle les couleurs blanc, vert, violet et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le motif central est un arbre de vie formé par trois fleurs de lotus vues en plan et reliées par une tige, entourées de la frise de rosettes estampées. La composition est complétée par un schéma quadripartite sur le bord, formé par deux paires de motifs végétaux alternés. Le thème de l'arbre de vie ou arbre du Paradis trouve déjà des parallèles dans les faïences à reflets métalliques irakiennes du IXe siècle (Grube, 1976). Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor décoré selon la technique de la *cuerda seca*. Le motif central est un arbre de vie composé de trois fleurs de lotus vues de côté et reliées par une tige, le tout entouré d'une frise de rosettes. La décoration est complétée par une composition en quatre parties sur le bord, formée de deux paires de motifs végétaux alternés.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle H (du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 29,2 cm, Ø de la base 11cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué et c'est cette raison qui le fit dater du XIIe siècle grâce à des parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées, par exemple, à Ceuta et Alcazarseguir (Maroc), à Carthagène, Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, p. 127. \nGrube, E., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976, n° 15. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”*, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 94.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; cuerda seca ; commerce"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte au tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante ; glaçure ; décor à la cuerda seca totale."]},"32add590-3c53-51d7-af55-57212f399b39":{"name":"Figurine équestre.","alternate_name":"Cavalier de Raqqa.","description":"Figurine équestre représentant un cavalier barbu et casqué dont le visage présente des traits turcomans caractéristiques. Sa longue chevelure est tressée. Près du sabot avant droit de sa monture, un serpent monte vers lui. Le reptile ouvre la gueule comme pour mordre l'homme à travers son armure, mais celui-ci le repousse de son bouclier. Il porte une épée droite qu'il tient en l'air, prêt à frapper. La colonne cannelée qui sort du ventre du cheval avait probablement pour fonction de maintenir droite la statuette. Le cheval est harnaché de rênes bleues traitées en relief qui se poursuivent autour de la bouche, entourent le cou puis, comme un harnais, se poursuivent sur les flancs et descendent jusqu'au bas des pattes arrière. \nLa sculpture est vernie en blanc cassé et bleu, ce qui évoque donc le style *laqabi* perse, dont on sait qu'il était également pratiqué à Raqqa. Parmi les objets de ce style figuraient nombre de luxueux plats et coupes à décor moulé. Leur production était vraisemblablement centrée autour de la ville de Kashan en Perse. Les parties en relief étaient souvent colorées en bleu, jaune, vert, pourpre et rose, ce qui avait pour effet de les faire ressortir sur le fond blanc cassé.","short_description":"Connu sous le nom de “Cavalier de Raqqa”, ce chef-d'œuvre de la céramique syrienne polychrome sculpturale à décor sous glaçure montre clairement l'influence de l'élite militaire issue d'Asie centrale sur la production et le goût artistique locaux.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 46,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet est similaire à d'autres productions perses de la période sedljoukide au VIe/XIIe siècle, qui connut un fort développement des échanges commerciaux et migratoires entre les territoires abbassides, seldjoukides et d'autres peuples turcomans.","method_for_provenance":"La multiplicité des échanges entre les divers centres de production et leurs riches clients rend difficile l'établissement d'une provenance. Ce cavalier a-t-il été fabriqué en Perse et exporté vers Raqqa, ou fabriqué à Raqqa par des potiers influencés par le style seldjoukide? Ses caractéristiques \"orientales\" et sa similarité avec le style *laqabi* révèlent en tout cas une forte influence perse.","provenance":"Peut-être région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Salim ‘Adil ‘Abd al-Haqq, directeur général des Antiquités et des Musées dans les années 1950, a appelé cette figurine le \"cavalier de Raqqa\" dans les *Annales de l'archéologie syrienne*. L'objet a été découvert en compagnie de deux autres dans un étang artificiel au cours de fouilles archéologiques à Raqqa. Les pièces furent vendues et emportées à Paris où celle-ci fut déposée dans une banque. En 1949, après négociations avec le gouvernement français, le cavalier fut renvoyé en Syrie au Musée national de Damas.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.161. \nDelpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001. \nPapadopoulo, A., *Islam and Muslim Art*, New York, 1979. \nRice, D. T., *Islamic Art*, Londres, 1965. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Terre cuite ; céramiques ; chevaux ; polychromie ; Raqqa ; Alep ; Paris ; rapatriement ; Salim ‘Adil ‘Abd al-Haqq ; M. E. de Lorey"],"materials":["Terre cuite, peinture polychrome."]},"35db2984-a03d-5306-8b35-2d8015d48fc3":{"name":"Coupe.","description":"Coupe creuse sur piédouche en céramique frittée appartenant à un groupe dit de “style Iznik” bien qu'il soit originaire de Damas en Syrie. La couleur vert pomme pâle – différente du vert émeraude d'Iznik – est l'une des caractéristiques de cette production. Cette coupe est montée sur un pied cylindrique légèrement évasé à sa base et décoré, de même que la paroi extérieure de l'objet. Le motif se compose d'un bouquet naturaliste d'œillets de couleur violet aubergine pâle sur des tiges vert pomme pâle soutenant des feuilles bleues. Deux très fins bandeaux de dessin géométrique simple entourent le bord. Le dessous est orné de quatre bouquets verts et bleus, et le piédouche d'une bande de fleurs bleues à feuilles vertes alternées. \nLes chantiers architecturaux ottomans en Syrie au cours des années 950 H / 1550 J.-C. favorisèrent l'établissement à Damas d'une industrie de la céramique inspirée de celle d'Iznik. Les carreaux étaient produits pour décorer des bâtiments prestigieux comme la mosquée de Soliman, la *madrasa* Selimye, la mosquée et le couvent Dervishiye ou la mosquée Sinaniye. Les mêmes ateliers commencèrent bientôt à produire de la vaisselle. On pense que les potiers recrutés pour décorer le Dôme du Rocher à Jérusalem (achevé en 963 H / 1556 J.-C.) restèrent en Syrie à la fin du chantier et jouèrent un rôle dans le développement de ces céramiques de style “Iznik.”","short_description":"Lorsque les Ottomans se lancèrent dans des projets architecturaux en Syrie, ils installèrent des ateliers de poteries à Damas pour produire des carreaux de céramiques destinés à ces monuments. En plus des carreaux, tout un choix de récipients fut produit dans le style d’Iznik. Cette coupe en fait partie.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"950-955 de l’Hégire / 1545-1550 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 30 cm, H. 12 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. La couleur vert pomme pâle est caractéristique des céramiques de style “Iznik” fabriquées en Syrie au cours des années 950 H / 1550 J.-C.","method_for_provenance":"La couleur vert pomme pâle est caractéristique des céramiques de style “Iznik” fabriquées en Syrie au cours des années 950 H / 1550 J.-C.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Donné au muséeen 1903.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1994. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971. \nRosser-Owen, *A Web-Based Teaching Course on Islamic Ceramics*, Ashmolean Museum, University of Oxford, 2002.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["poterie domestique ; décoration florale"],"materials":["Céramique frittée peinte en bleu, vert et violet sous glaçure transparente."]},"3618877a-1f1a-5330-864f-53d4725fe233":{"name":"Plat conique *mokhfia*","short_description":"Ce plat *mokhfia*, de forme conique sur petit piédouche, est en faïence polychrome, à décor dit \"de tortue\". Le modèle est caractéristique par sa forme et son décor des productions marocaines.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Catherine Dolla","dates":"XIVe siècle de l'Hégire / premier quart du XXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"D: 30 cm","provenance":"Fès, Maroc","obtention":"Don de Catherine Dolla.","materials":["Céramique à pâte argileuse, décor peint sous glaçure opaque"]},"36296e8f-2a4c-530e-a3d7-17c1732ee3a5":{"name":"Cruche.","description":"La panse de cette cruche est richement décorée d'un fond à motif d'écailles de poisson sur lequel se détachent d'importantes fleurs blanches à rosettes. La palette chromatique de vert, de rouge, de blanc et bleu à contours noirs, contraste avec l'intérieur resté neutre. La poignée est en S et le col délimité par deux rubans géométriques. L'objet est datable avec précision du Xe siècle H (dernier quart du XVIe siècle J.-C.) par ses couleurs et son style. En effet, le vert émeraude éclatant fut largement utilisé à partir de 977 H /1570 J.-C. et les rehauts blancs à la pointe des écailles de poisson figurent également parmi les conventions de cette période. L'utilisation des écailles dans la production d'Iznik fut une innovation locale, apparue sur les motifs de poisson eux-mêmes vers 926 H /1520 J.-C., avant d'être d'être adoptée en fond ou en remplissage d'autres motifs comme les grenades, les nuages et certaines fleurs. Cette cruche appartient à la troisième phase de production d'Iznik (vers 956-1111 H /1550-1700 J.-C.), alors que quelque 300 potiers travaillaient à la manufacture de récipients et de carreaux.","short_description":"L’ingénieux motif à écailles de poisson qui orne cette cruche est une innovation locale des potiers d’Iznik ; il apparaît pour la première fois sur une céramique vers 926 H / 1520 J.-C. Cette technique fut utilisée par la suite en fond de décor ou pour remplir les surfaces de nombreux motifs comme les grenades, les nuages et les fleurs.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (dernier quart du XVIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 28 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Cette cruche est précisément datable du dernier quart du Xe/XVIe siècle par ses couleurs et son style. Le vert émeraude éclatant fut largement utilisé à partir de 977/1570 et les rehauts blancs à la pointe des écailles de poisson figurent également parmi les conventions de cette période.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1994. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery, Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau ; objets domestiques ; décoration florale"],"materials":["Céramique frittée à glaçure plombifère, barbotine et couleurs polychromes."]},"36b1f585-6689-57a6-af25-716c209224fe":{"name":"Stèle funéraire à “oreilles”.","description":"Stèle funéraire en argile cuite, faite au moule, de forme rectangulaire dans la partie inférieure et arrondie dans la partie supérieure, avec deux appendices. Sur la glaçure stannifère opaque et brillante ont été appliquées la décoration géométrique et l'inscription en caractères coufiques selon la technique des reflets métalliques. \nLa pièce devait couronner un monument funéraire ou être plantée directement dans le sol, à la tête de la tombe. \nEn al-Andalus, pour répondre au sentiment égalitaire qui règne dans l'islam, les tombes étaient caractérisées par leur grande simplicité. Malgré tout, nous trouvons des différences entre les sépultures. Les tombes les plus modestes étaient signalées par la simple présence, à leur tête, d'une pierre brute, non travaillée. Dans le cas de personnes de meilleure position sociale, elles étaient marquées par des stèles d'un autre type. \nOn réalisait également des pièces d'argile vernissée et dorée à des fins funéraires. Certaines sont de simples briques rectangulaires, mais les plus importantes sont les stèles dites “à oreilles”, formées par un élément rectangulaire dont la partie inférieure, non vernissée, se plantait dans la terre, et un autre élément, arrondi, présentant dans sa partie supérieure deux saillants ou “oreilles” – d'où leur nom. Les unes et les autres présentent une glaçure stannifère avec l'inscription en doré ou en bleu de cobalt sur la face principale et un élément végétal ou une “main de Fatima” au dos.","short_description":"Stèle funéraire appartenant à un genre caractéristique du royaume de Grenade dit “à oreilles” en raison des deux appendices qui dépassent de la partie supérieure. Malheureusement, une partie de sa riche décoration à reflets dorés sur fond blanc a disparu.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 30 cm, l. 14 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons. Des pièces similaires, conservées à Huelva et à l'Institut Valencia de Don Juan (Madrid) sont cataloguées par Martínez Caviro comme nasrides du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La pièce provient de Gibralfaro (Málaga). Son château, édifié au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) par Youssouf Ier (r. 734-755/1333-1354), fut construit sur un bâtiment antérieur de Badis al-Muzaffar (r. ?-465 /?-1073), de la dynastie ziride de Grenade. Depuis le VIIe/XIIIe siècle, Málaga est citée par des sources arabes comme un grand centre producteur de céramique à reflets dorés.","provenance":"Gibralfaro, Málaga.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation en 1894.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1936, p. 26. \nGarcía Blanco, A. et Padilla Montoya, C. (coord.), *Creencias y ritos funerarios*, Guías didácticas del Museo Arqueológico Nacional, Serie Temas, 1, Madrid, 1995, p. 26. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 82.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; stèle funéraire ; glaçure ; reflets dorés; Nasrides ; Gibralfaro ; Málaga ; tombeau; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Céramique ; moule, glaçure, reflets dorés."]},"3863e32d-5905-504c-b6f3-2271051d2c51":{"name":"Plat avec animal fantastique.","description":"Ce plat à paroi bombée sur pied annulaire est décoré avec la silhouette d'un grand animal fantastique ailé, à tête d'oiseau. Il faut souligner que le motif de l'animal fantastique est très fréquent dans les diverses manifestations de l'art islamique, car on lui attribue des pouvoirs magiques et apotropaïques. \nSur le corps, dans le sens de la longueur, se déploie une bande ornée d'yeux de paon semblables à des plumes : ce motif décore presque toute l'aile, de dimensions imposantes. Sur le fond, on distingue de petites inscriptions coufiques du type “Bénédiction” et “Au propriétaire” ; de grandes feuilles lancéolées en réserve sur le fond peint au lustre compact décorent le bord du plat. Sous le pied, on peut lire une inscription comportant le mot *baraka*.","short_description":"Décoré avec des motifs animaliers et des inscriptions coufiques sur le fond, ce plat présente une inscription plutôt inhabituelle pour cette classe d'objets.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6 cm, Ø 26, 5 cm.","method_for_datation":"Ce plat est un exemple parfait de la production irakienne du IVe/Xe siècle, dans la catégorie des céramiques peinte au lustre monochrome.","provenance":"Irak.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique irakienne ; lustre ; plat ; animal fantastique"],"materials":["Céramique peinte au lustre métallique."]},"3879f402-ef45-5009-af10-a145fd162aa2":{"name":"Coupe.","description":"Coupe sur important pied annulaire, à décor lustré appliqué sur une céramique en argile blanche. L'intérieur est décoré d'un personnage à robe et capuchon, portant une lampe ou un encensoir et traditionnellement interprété comme étant un prêtre copte. À côté de lui se trouve un objet qui pourrait être un cyprès, mais qui est parfois considéré comme un *ankh*, symbole de la vie, ancien hiéroglyphe égyptien que les Coptes adaptèrent à l'usage chrétien. La robe du prêtre, sa lampe et l'arbre sont tous trois ornés de fines lignes esgrafiées en spirales ou autres motifs dans le lustre. Sur la face extérieure, le mot “Saad” figure à deux reprises en écriture coufique. Curieusement, il est écrit à l'envers, c'est-à-dire en commençant par la dernière lettre. On ne sait pas vraiment si ce mot est une bénédiction (bonne chance, bonne fortune) ou le nom d'un artisan ou d'un atelier. Il apparaît sur un groupe de céramiques fatimides similaires fabriquées au cours de plusieurs décennies sous le règne du calife al-Mustansir (427-487 H / 1035-1094 J.-C.).","short_description":"Coupe sur pied annulaire à décor lustré avec représentation d'un personnage à robe et capuchon portant une lampe ou un encensoir. C'est un prêtre copte, et sa présence sur un objet de ce type suggère l'importance de la communauté copte en Égypte.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 427-487 de l’Hégire / 1035-1094 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 9,8 cm, Ø 22,1 cm.","method_for_datation":"Cette coupe appartient à un groupe d'objets qui portent tous le mot peint “Saad”. Ils ont été attribués à la période du calife fatimide al-Mustansir, à partir de comparaisons avec d'autre supports comme des textiles.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale fatimide, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"En 1910, le collectionneur Dikran Garabed Kelekian déposa en prêt sa collection de céramiques islamiques au V&A. À sa mort, quinze de ses plus belles pièces, dont cette jarre, ont été acquises par le musée (avec l'aide du National Art Collections Fund).","bibliography":"Caiger-Smith, A., *Tin-Glaze Pottery in Europe and the Islamic World,* Londres, 1973, p. 37 et planche B. \nContadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1998, p. 86. \nJenkins, M., “Sa'd, Content and Context”, *Content and Context of the Visual Arts in the Islamic World* (dir. P. Soucek), Pennsylvanie et Londres, 1988, pp. 67–75 et fig. 6. \nSoustiel, J., *La céramique islamique,* Fribourg, 1985, p. 133, n° 148. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 118-122.","dynasty":"Fatimides","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"3b5f2dc7-2856-5500-bdbd-60cb4110286c":{"name":"Lampe à huile.","description":"Cette lampe est formée d'un réservoir cubique dépourvu de base et perforé sur le côté d'un grand trou prolongé d'un large bec. La face supérieure est ajourée en forme de filtre formé de trois orifices triangulaires où l'huile était versée. La lampe est munie d'une anse annulaire tournée vers le haut. \n \nDu bec sortait une mèche qui s'imbibait d'huile. Cette lampe faisait partie du mobilier domestique quotidien rural et était employée pour l'éclairage des maisons.","short_description":"élément du mobilier domestique rural, cette lampe est formée d'un réservoir cubique perforé sur le côté d'un grand trou que prolonge un large bec. La face supérieure, ajourée, laissait passer l'huile. L'anse annulaire est tournée vers le haut. Du bec sortait une mèche imbibée d'huile.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"405-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 4 cm, côtés 4 x 5 cm, L. du bec 4, 5 cm.","method_for_datation":"La lampe a été trouvée sur le site hammadide (405-547/1015-1152) et présente les caractéristiques des lampes hammadides : long bec et anse annulaire tournée vers le haut.","method_for_provenance":"Lampe trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","bibliography":"*L'Algérie en héritage*, *art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éclairage ; mobilier; rural ; lampe ; poterie ; Hammadides"],"materials":["Poterie façonnée à la main et assemblée."]},"3e22b1c1-3e48-51e8-aa1f-07a2f91c99b3":{"name":"Carreaux en forme d’étoile.","description":"Les carreaux en forme d'étoile appartiennent à une typologie qui s'est probablement développée vers la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Plus couramment connus sous le nom de “kashi” – du centre de production le plus fameux, Kachan, au centre de l'Iran, ces carreaux, utilisés en guise de revêtement mural, parviennent presque à “dématérialiser” les volumes architecturaux, avec leur luminosité vibrante et leur polychromie. \nLe décor comporte des figures d'animaux placées au centre (félins, lièvres, éléphants…) sur un fond entièrement recouvert de feuillages. Le long du bord courent plusieurs motifs épigraphiques : sur le carreau orné de lièvres, on trouve une inscription coranique qui reprend presque entièrement la sourate CX : “Au nom de Dieu Clément Miséricordieux/ Lorsque Dieu vous donnera le triomphe et la victoire / Et que tu verras les gens entrer en foule dans la religion de Dieu / Chante alors les louanges de ton Seigneur et demande-Lui pardon, car Il est celui qui pardonne beaucoup !” Sur un autre carreau, décoré avec un éléphant et un phénix en vol et portant la date 691 H (1292 J.-C.), figure une citation tirée du Shahanama de Firdousi, concernant l'histoire du retour d'Isfandiyar de Goushtasp. Le texte de l'inscription dit : “À présent nous devons boire joyeusement / Car du fleuve arrive un parfum de musc, / L'air résonne de clameurs et la terre est courroucée / Heureux celui qui se contente de boire.”","short_description":"Connues sous le nom de *kashi*, à cause du centre où elles furent majoritairement produites, c'est-à-dire Kashan, ces briquettes en forme d'étoile, qui étaient combinées avec d'autres éléments cruciformes, étaient destinées à revêtir les parois de palais somptueux.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"l. 21 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée sur l'une des pièces.","method_for_provenance":"Des carreaux de ce type étaient communément produits à Kachan, en Iran.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Curatola, G., *Eredità dell'Islam. Arte islamica in Italia*, Cinisello Balsamo, 1993. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953.","dynasty":"Ilkhanide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; lustre ; calligraphie ; décor figuratif (animaux)"],"materials":["Céramique, décor en bleu et lustre métallique."]},"3fd8e824-1cbd-5b49-8dbd-ed37954052b0":{"name":"Carreau mural.","description":"Carreau mural très coloré décoré d'un entrelacs géométrique de glaçures blanche, brun-miel, brun foncé et vert cuivré, séparées avec précision par des bordures non vernies, au moyen de la technique de la *cuerda seca* (corde sèche, en espagnol). Cette “corde” se réfère aux parties non vernies séparant les formes colorées constituant le motif. Cette technique consiste à presser délicatement un moule (portant le motif) à la surface de l'argile. Les contours et bordures du motif sont ensuite enduits d'un mélange d'oxyde de manganèse et de graisse pour empêcher les différentes glaçures colorées de couler et de déborder les unes sur les autres. Le carreau est cuit une fois l'application de cette substance grasse et des glaçures de couleur à base de plomb achevée. Pendant que les glaçures s'intègrent au carreau en durcissant, le mélange gras se consume en laissant une zone bien délimitée et dégagée de toute glaçure – la “corde” – autour des compartiments qui constituent le décor. \nTolède fut reconquise par les chrétiens en 477 H / 1085 J.-C., mais le style des motifs géométriques mudéjars conserva sa popularité et fut utilisé dans de multiples applications décoratives jusqu'au début du Xe/XVIe siècle.","short_description":"Ce carreau mural coloré de Tolède est décoré selon la technique dite de la *cuerda* seca, où les contours des motifs en relief sont enduits d’une substance graisseuse pour empêcher les couleurs des différents motifs de déborder les unes sur les autres lors de la cuisson dans le four du potier.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"10,5 x 10,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. La terre rougeâtre de ce carreau et sa glaçure multicolore épaisse indiquent qu'il a été fabriqué à Tolède. Certains exemples similaires figurent encore dans des bâtiments historiques de Tolède.","provenance":"Tolède, Espagne.","obtention":"Acheté par la Kelvingrove Art Gallery and Museum.","bibliography":"Ray, A., *Spanish Pottery 1248-1898*, avec un catalogue de la collectiondu Victoria and Albert Museum, Londres, 2000.","dynasty":"Période mudéjare/nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatiale ; décoration géométrique"],"materials":["Céramique frittée vernie, décor à la “cuerda seca”."]},"3fe11ec6-e560-5324-87a0-13f62820c8e3":{"name":"Plat.","description":"Plat creux à bord relevé, peint sous glaçure. Il est orné d'un bouquet de fleurs – tulipes, muguet, hyacinthes –, peintes en bleu clair et bleu foncé, vert sauge et gris-violet. Au centre de la corolle des trois grandes fleurs figurent des rubans de nuages sinueux, que l'on retrouve en réduction au pied du bouquet. Comme dans les meilleures productions d'Iznik, l'artiste a su animer la composition en faisant délicatement onduler les tiges des fleurs afin d'éviter une symétrie rigide et ennuyeuse.","short_description":"Plat creux à bord retourné et décor de bouquet de fleurs, dont des tulipes et des yacinthes. Le motif caractéristique de ruban de nuages dans chacune des trois plus grandes fleurs associe ce plat à plusieurs autres pièces réalisées dans l'entourage d'un artiste du nom de Musli.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"957 de l’Hégire / 1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H 4,5 cm, Ø 33,6 cm.","method_for_datation":"Des détails comme les rubans de nuages des trois grandes fleurs et la nuance particulière de vert sauge permettent de rapprocher ce plat d'un ensemble d'objets produits dans le cercle d'un artiste appelé Musli, par ailleurs signataire d'une lampe de mosquée datée de 1549.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 246-247.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale; jacinthes"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"40153d07-6252-5b57-89aa-964009f142c0":{"name":"Coupe au cavalier.","description":"Le décor de cette coupe consiste en une grande figure de cavalier en pied, dont le visage présente des traits mongoliens évidents, sur fond d'entrelacs végétaux en relief. \nCe décor se caractérise par un dessin particulièrement délicat et élégant peint en polychromie, où chaque couleur exige une cuisson à part. \nCette pièce appartient à la classe appelée “minaï”, en persan “haft-rang” (“sept couleurs”) ; cette technique utilise effectivement sept couleurs (rouge, bleu, vert, jaune, or, blanc, noir) étendues sur la glaçure et parfois, comme ici, certains détails sont exécutés en relief et dorés.","short_description":"Cette pièce appartient à la classe de céramiques appelées *mina'i*, à cause de l'utilisation de sept couleurs dans le décor. Le principal centre de production de céramiques *mina'i* fut, dans l'Antiquité, Kashan, dans le centre-nord de l'Iran.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 21,8 cm ; H. 9,2 cm.","method_for_provenance":"Les céramiques “minaï” furent surtout produites à Kachan (centre de l'Iran) et furent probablement réalisées par des enlumineurs de manuscrits contemporains, dont les œuvres furent perdues lors de l'invasion mongole de 1220. Elles constituent donc un document historique important pour l'étude des miniatures de cette époque.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Allan, J.W, “Abûl Qâsim's Treatise on Ceramics”, *Iran*, XI, 1973, pp. 111-120. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953.","dynasty":"Seldjoukide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; minaï"],"materials":["Céramique à décor peint sur glaçure (type *minaï*)."]},"41a3ec4b-1e2e-5b41-a889-b733678cd8fd":{"name":"Bouteille piriforme.","description":"Cette pièce se caractérise par un décor raffiné peint en blanc, rouge et noir, avec application de feuilles d'or sur fond bleu (“ladjvard”, en persan, lapis-lazuli) ; il consiste en petits motifs à rinceaux stylisés, grands médaillons polylobés, feuille d'or et décor géométrique. \nÀ la différence des céramiques “minaï”, le décor de la céramique “ladjvardina” est, la plupart du temps, non figuratif, et se caractérise par la présence de motifs floraux, calligraphiques et géométriques. Avec ce type de céramique furent réalisés d'élégants vases à haut col, des récipients à paroi polygonale, d'autres de forme cylindrique et des carreaux en forme de losange ou de croix.","short_description":"Cette bouteille est un exemplaire de la classe appelée *lajvardina* à cause du décor, peint en blanc, rouge et noir, avec des applications de feuilles dorées sur fond bleu. De là le nom de la classe : *lajvard* (“lapis-lazuli” en persan).","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 35 cm.","method_for_datation":"La datation, pour la classe appelée “ladjvardina”, est déterminée à partir du fameux traité sur les techniques des céramistes islamiques écrit par Abou al-Qasim de Kachan en 1301 J.-C. À cette date, la technique de la céramique “minaï” n'est plus pratiquée : les potiers de Kachan semblent lui préférer celle de la céramique “ladjvardina”, dont la production commença sans doute avant 1301, comme le suggèrent les pièces découvertes à Takht-i Soulayman en Perse nord-occidentale, lors des fouilles récemment conduites dans le palais d'Abaka-Kahn (1265-1281 J.-C.).","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Allan, J.W., “Abûl Qâsim's Treatise on Ceramics”, *Iran*, XI, 1973, pp. 111-120. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Ilkhanide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; glaçure"],"materials":["Céramique à décor peint sur glaçure (type *ladjvardina*”)."]},"42311da9-1496-5d35-a0ea-56b7ce7ff0f7":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord évasé à lèvre quadrangulaire, bouche circulaire, col tronconique inversé, corps globulaire avec deux anses en ailerons et appendice supérieur sur l'épaule et base convexe. La jarre est recouverte d'une glaçure verte sur le col et le corps et ornée à profusion de cordons digités et ongulés, avec des signes prophylactiques estampés d'ordre végétal (rosettes et palmettes), calligraphique et architectonique (arcs en fer à cheval et trilobés). Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almohade utilisée pour garder de l'eau. Le soin apporté à protéger le contenu de ce pot est évident en raison de la profusion de symboles prophylactiques qui s'y trouvent estampés : motifs végétaux (rosettes et palmettes), calligraphiques et architecturaux (arcs outrepassés et trilobés).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.) ou premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 28 cm,l. 59 cm, H. 705 m.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238. Cette datation est confirmée par des parallèles décoratifs sur une margelle de puits de Tétouan datée, par une inscription, de 585/1190.","method_for_provenance":"On a trouvé à Mértola des empreintes utilisées pour décorer ce type de jarre.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, p. 163. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 150.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vie quotidienne ; eau ; céramique ; symboles prophylactiques"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre/grisâtre compacte et levée en utilisant une technique mixte : au colombin dans la partie inférieure, au tour dans la partie supérieure. Décor estampé, glaçure partielle."]},"42f89df0-5a8b-5150-b126-94c092d264a5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Ce carreau de format carré en terre cuite dure jaunâtre présente un décor géométrique polychrome de bandeaux entrelacés blanc rosé constituant des étoiles à glaçure verte ou bleu pâle – ou des polygones jaunes selon la technique de la *cuenca o arista* (corde et arête). Le motif central est une étoile à huit branches brun foncé occupant le centre d'une croix faite de quatre polygones brun opaque. Ceux-ci divisent à leur tour la surface du carreau en quatre compartiments carrés à éléments stellaires et polygonaux. Les quatre demi-étoiles vertes et demi-polygones bruns des bords montrent que ce carreau faisait partie d'une composition répétitive utilisée à la décoration des murs. \nLa technique de la *cuenca o arista* imite la mosaïque de carrelage mais au lieu de réaliser les motifs à partir de la découpe et de l'assemblage de carreaux à glaçure polychrome, le dessin est obtenu en remplissant de différentes glaçures de petits champs bordés de fines bandes d'argile. Lorsque la couleur déborde de ce cadre, le dessin perd de sa précision. \nLe motif géométrique de l'étoile et de la croix, l'un des plus courants de l'art islamique, a perduré dans l'art mudéjar.","short_description":"Carreau moulé de format carré à décoration géométrique polychrome. Des bandeaux entrelacés forment des étoiles roses et vertes et des polygones bruns. La glaçure de couleur remplit de petits champs délimités par de minces filets d'argile selon la technique de la *cuenca o arista* qui imite la mosaïque.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l'Hégire (fin XVe -début XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15 cm, l. 15 cm, ép. 1,9 cm environ.","method_for_datation":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","method_for_provenance":"Des carreaux présentant une technique et un dessin similaires ont été répertoriés dans des bâtiments de Tolède datant de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle, par exemple au monastère de San Clemente.","provenance":"Espagne, peut-être Tolède.","obtention":"Carreau acheté par le Musée d'histoire culturelle de Lund, Suède, auprès de la collection Forrer (Francfort-sur-le-Main, Allemagne) en 1922.","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991. \nRay, A., *Spanish Pottery*, Londres, 2000. \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque*, Paris, 1932.","dynasty":"Période mudéjare","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux de céramique; décoration géométrique, cuenca o arista"],"materials":["Céramique à glaçure polychrome ; technique de la *cuenca o arista*."]},"45800acc-3f5e-5c55-89cc-238c62a3bdf9":{"name":"Azulejo.","description":"*Azulejo* à glaçure bleue sur fond blanc et décoration végétale, appartenant au type dénommé “fleur indépendante”. La fleur est vue de face, les pétales, très arrondis et très ouverts, sont complètement séparés. L'ensemble découle de la simple division de la circonférence en huit parties par deux diamètres perpendiculaires et par les bissectrices correspondant aux angles obtenus. Ici, on a respecté le dessin des contours et l'on a inscrit dans chaque creux un pétale détaché en bleu, ce qui engendre une fleur très stylisée. Les quatre tiges qui sortent de la fleur pointent vers les angles de l'*azulejo*. La décoration florale était très prisée des fabricants d'*azulejo*s et il existe des exemplaires plus simples, sans lignes de séparation entre les pétales, et aux angles ornés de petits cercles ou de fleurs complètement lisses, en blanc sur fond bleu. On peut voir des *azulejo*s du type analysé dans d'autres institutions, par exemple au Musée national de céramique et d'arts somptuaires González-Martí à Valence. \nÀ noter l'existence d'un sous-groupe d'*azulejo*s du même type dans lesquels le centre, correspondant à la corolle, est divisé en huit parties par les diagonales et où les axes sont reliés les uns aux autres par des arcs.","short_description":"Parmi les différentes séries de céramiques mudéjares qui furent fabriquées dans la région de Valence, cet azulejo à glaçure bleue sur fond blanc appartient au type dénommé “fleur indépendante” parce que la fleur est vue de face, les pétales, très arrondis et très ouverts, en étant complètement séparés.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Première moitié du XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 5,5 cm ; l. 5, 6 cm. ; ép. 1, 7 cm.","method_for_datation":"Par le style etpar des comparaisons avec d'autres plats aux caractéristiques similaires conservés à Valence.","method_for_provenance":"Dans son dossier figure sa provenance, confirmée par les caractéristiques détaillées de sa description.","provenance":"Manisès (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Apolinar Sánchez Villalba, le 28 de février 1933.","bibliography":"González Martí, Manuel, *Cerámica del Levante Español. Siglos Medievales*, t. II : *Alicatados y azulejos*, Madrid, 1952, p. 409.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["azulejo; argile ; cuisson ; glaçure; mudéjar; Manisès, Valence"],"materials":["Argile ; cuisson, glaçure."]},"460f4b40-8466-573e-89cc-49b512d4d70b":{"name":"Coupe avec palmettes en forme d’ailes.","description":"Cette coupe, peinte au lustre brun et brun-jaune, est ornée de deux grandes ailes remplies de traits fins, qui renferment un motif ovoïde entouré d'éléments végétaux. À l'extérieur, quatre médaillons de couleur brune, avec motif en forme de gouttes. \nLe décor intérieur, constitué de palmettes en forme d'ailes, de tradition sassanide, semble se rattacher à une variante de l'arbre de vie.","short_description":"Cette coupe présente un décor très intéressant : à l'intérieur figure un motif de palmettes traditionnelles, ici en forme d'ailes ; on a vu dans ce motif une sorte de variante de l'arbre de vie, de tradition sassanide.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du IXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6,8 cm, Ø 22,2 cm.","method_for_datation":"La détermination de la datation et de la provenance de cet objet se fondent sur l'analyse du décor de la coupe, caractéristique de cette catégorie de céramiques irakiennes du IIIe /IXe siècle, peintes au lustre métallique bicolore.","provenance":"Irak.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Lustre"],"materials":["Céramique lustrée."]},"4696d99f-fdbb-59ee-b765-d6c4a02eba6f":{"name":"Plat.","description":"Ce plat en céramique d'Iznik est peint sous glaçure en vert vif (couleur dominante), rouge pâle et bleu, avec des contours noirs sur fond blanc. Le motif floral central se compose de tulipes et de roses sur des tiges inclinées jaillissant d'un buisson feuillu. Une feuille *saz* dentelée semble tomber au centre du bassin. La tulipe sur feuille *saz* enroulée est l'une des rares nouveautés stylistiques apparues dans la décoration florale traditionnelle d'Iznik dans le dernier quart du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Sur l'aile, légèrement concave, figurent en alternance fleurs de tulipes et simples rosettes. Le dos du plat est orné de dix points verts sous une glaçure transparente. La glaçure est dans son ensemble fortement craquelée. Le pied annulaire est percé pour une suspension éventuelle. \nLa poterie d'Iznik du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) se caractérise par une diminution continue de la qualité aussi bien des couleurs que de la glaçure ainsi que par le recours à des motifs simplifiés et standardisés. Ce déclin artistique est parallèle à celui de la puissance politique et économique ottomane. D'une part les potiers devaient accroître leur production pour répondre aux besoins d'un marché plus ouvert, de l'autre ils devaient réduire les coûts pour faire des bénéfices.","short_description":"Plat en céramique d'Iznik à décoration florale peinte sous glaçure. Les tulipes et les roses de la partie centrale s'échappent d'un buisson feuillu. Une feuille *saz* dentelée semble être tombée au centre du bassin. Des tulipes et des rosettes alternées décorent l'aile.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée des antiquités d’Extrême-Orient, Stockholm. Depuis 1982, la plus grande partie de sa collection d’art islamique est en dépôt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"Première moitié du XIe siècle de l'Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 4,5 cm, Ø 26 cm.","method_for_datation":"Le style “quatre-fleurs” et les feuilles *saz* en plumet, en association avec des rameaux fleuris, apparaissent à partir de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle. Ce plat semble néanmoins postérieur – dessin peint sans grand soin, vert débordant sous la couverte : autant de traits caractéristiques des céramiques polychromes peintes sous glaçure du XIe/XVIIe siècle produites pour un marché libre de plus en plus important.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont spécifiques des céramiques d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie","obtention":"Prêt du Musée des antiquités d'Extrême-Orient, Stockholm.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Poterie; céramique; assiettes; plats; décoration florale"],"materials":["Céramique peinte et vernie."]},"4890b1d8-3761-58e4-b21f-16c8c6e5cc7e":{"name":"Albarelle (pot à pharmacie).","description":"Pot à pharmacie à base montée sur socle, corps cylindrique légèrement concave, col haut et légèrement évasé. La surface est ornée de motifs à reflets métalliques dorés sur fond blanc stannifère. De haut en bas, on observe : un premier bandeau à décor géométrique de losanges stylisés ; un deuxième registre de fleurs et volutes sur fond blanc ; enfin, une partie à franges verticales et rayures parallèles obliques en bleu et doré. Outre la classification stylistique de ce pot par des chercheurs cités ci-dessous comme production de Manisès, de récentes analyses des métaux employés dans sa décoration, et essentiellement le cobalt qui lui donne sa teinte bleue, ont livré des informations sur sa provenance valencienne. À la différence de celui de Málaga, très clair, le ton intense du bleu est typique de cette région. \nCe genre d'objet servait à garder des produits pharmaceutiques ; d'ailleurs, on les appelle également “pots à pharmacie”, science dans laquelle les musulmans excellèrent.","short_description":"Imitation mudéjare des beaux pots nasrides à reflets dorés, de ceux qui se différencient par une plus grande intensité du bleu cobalt, particularité propre aux ateliers de Manises (Valence).","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 29,4, cm, Ø du col 10,7 cm, Ø de la base 10 cm, Ø maximum 14 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons avec d'autres objets, tel le plat n° 51129 du Musée archéologique national ou des exemplaires de l'institut Valencia de Don Juan (Madrid).","method_for_provenance":"E. Camps Cazorla le catalogue comme provenant de Manisès, suivi par B. Martínez Caviró. L'analyse chimique du bleu de cobalt confirme cette hypothèse.","provenance":"Manisès (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Antonio Hidalgo en septembre 1882.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Catálogo sumario del Museo Arqueológico Nacional. Cerámica española (nuevas instalaciones)*, Madrid, 1936, pp. 30-31. \nFernández-Puertas, A., “Cuatro tarros nazaríes”*, Miscelánea de estudios árabes y Hebraicos*, 49, Grenade, 2000, pp. 371-394. \nLlubia, L., *Cerámica medieval española*, Barcelone, 2e éd. 1973, fig. 164. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1991, pp. 141-142, fig. 134-137.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argile ; albarelle ; glaçure ; reflets dorés; Nasrides ; mudéjar ; Málaga ; Manisès"],"materials":["Argile ; tour, kaolin, cuisson, glaçure, reflets dorés."]},"4a14838f-3d68-55e8-8f84-cac452161836":{"name":"Bassin à décor godronné.","description":"Ce plat, à décor lustré marron clair sur fond crème, est de type creux, à marli droit et vertical, avec aile modérément expansée, orné de godrons hélicoïdaux en relief. Le décor consiste en de menus éléments en forme d'épi et de pâquerettes, alternant avec des bandes à glaçure épaisse et réticulées. L'ombon est orné, en son centre, d'un animal, probablement un lièvre. À l'intérieur du marli figure un motif épigraphique très stylisé. À l'extérieur, au centre, un motif radial à seize branches, entouré d'une série de médaillons avec feuilles de fougère stylisées.","short_description":"Bassin appartenant à la classe des céramiques lustrées produites dans la région de Valence. Des motifs zoomorphes et phytomorphes, ainsi que des éléments de type géométrique, ornent la surface de l'objet.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H 6,5 cm ; Ø 40 cm.","method_for_provenance":"Ce plat appartient à une vaste catégorie, qui apparaît dans la région de Valence vers la fin du IXe/XVe siècle et s'avère fortement influencée par certaines pièces d'orfèvrerie de la Renaissance.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bassin ; Lustre ; Art mudéjar"],"materials":["Céramique lustrée."]},"4a348cc6-05a3-5e8a-8b61-a980db3a8b21":{"name":"Plat.","description":"Plat creux à décor peint sous glaçure figurant un vaisseau de style européen aux voiles gonflées, fendant la crête des vagues. Des sortes de têtards frétillent dans la mer au premier plan. Sur l'aile, de petites spirales regroupées et dessinées avec simplicité, sans doute inspirées du motif de bordure chinois “vagues et rochers”, renforcent le thème maritime. Ce plat fait partie d'un certain nombre de pièces similaires représentant des vaisseaux de construction européenne ou nord-africaine. Ils sont été produits vers le second quart du XVIIe siècle, alors que les ateliers de céramique d'Iznik avaient perdu de leur splendeur depuis déjà 50 ou 70 années. Il conserve néanmoins un charme considérable, dû en particulier à l'aspect enjoué que l'artiste a su donner au bateau.","short_description":"Plat creux orné d'un vaisseau naviguant. De semblables représentations de navires européens et nord-africains figurent sur nombre de céramiques sorties des ateliers d'Iznik au XIe s. H / XVIIe s. J.-C. Même si l'industrie céramique était alors dans une phase de déclin art et économique, des exemples comme celui-ci conservent un certain charme.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 1031-1056 de l’Hégire / 1625-1650.","location":"Londres","dimensions":"H. 4,9 cm, Ø 31,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires de la même période.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1867.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 280. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 57-58.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte vernissée."]},"4be93273-e1ba-5539-89c5-b15b9bf3f2d5":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Carreau de céramique vernissé de format rectangulaire, réalisé à l'occasion de la restauration du Dôme du Rocher en 1233 H / 1817 J.-C. et reproduisant le nom de l'un des artisans céramistes. Cette inscription occupe le centre du carreau ; elle est entourée d'une triple bordure de 2,5 cm de large. La première, à l'extérieur, est un bandeau en zigzag de couleurs contrastantes turquoise et jaune, la deuxième est ornée de motifs d'un vert clair très léger, la troisième d'un large filet bleu foncé. Le texte, écrit en vert et noir sur fond vert pâle, se lit “Confiance en Dieu 1233 \\[1817\\] Moustafa Ali Effendi”. On sait qu'un certain nombre d'artisans céramistes qui travaillaient à la restauration du Dôme du Rocher signaient ainsi leur travail. Le musée a acquis un second carreau réalisé par le même artisan, dont l'inscription dit : “Reconnais qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que c'est suffisant, Moustafa Ali Effendi, 1233 \\[1817\\].” Ces carreaux sont très similaires. La seule différence réside dans les couleurs du texte et du cadre du second modèle, décoré en bleu foncé sur fond bleu pâle. Un troisième carreau du même artisan a été répertorié. Son inscription, écrite en bleu clair sur fond bleu foncé, se lit : “Si vous vous posez des questions, posez-les à Dieu 1234 \\[1818\\], Moustafa.” \nIl est possible que ces carreaux aient été réalisés à l'occasion de l'avant-dernière des six étapes de la restauration du Dôme du Rocher, la dernière s'étant déroulée dans les années 1970. Malgré les efforts pour copier les carreaux des étapes précédentes afin de remplacer ceux qui étaient endommagés, on peut distinguer les différentes étapes de la restauration par les différences de travail, de couleur, de glaçure et d'autres aspects artistiques. Pour ces restaurations, de très nombreux carreaux ont été fabriqués à Jérusalem, qui ont été acquis par le Musée. Mais certains ont été importés de Kütahya ou d'Iznik en Turquie.","short_description":"Carreau de céramique vernissée qui, comme beaucoup d’autres, mentionne le nom de l’artisan qui participa à la restauration du Dôme du Rocher en 1233 H / 1817 J.-C. Il est peint en turquoise et vert clair alors que le nom est écrit en vert et noir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"1233 de l’Hégire / 1817 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36,5 cm, l. 27 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le panneau d'où est tiré ce carreau est daté.","method_for_provenance":"Il semble que des fours et des ateliers de céramique aient existé au Haram al-Charif, mais les céramistes devaient plus vraisemblablement venir de Damas car le patronyme de plusieurs d'entre eux comprend souvent le nom de “al-Dimachqi” (le Damascène).","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Carreau transféré du Dôme du Rocher au musée au cours des travaux de restauration de 1966.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nLaurent, B., “The Dome of the Rock: Restorations and Significance”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreau de céramique ; carreau à glaçure ; céramique ; glaçure ; faïence"],"materials":["Terre cuite, décor sous glaçure."]},"4dca8e78-1b75-504e-8688-364ab7e1d7f0":{"name":"Bouteille.","description":"Bouteille à panse en forme de poire en céramique frittée à long col élégant et goulot évasé. Le corps est recouvert d'un motif spiralé serré de tiges peintes en bleu et turquoise. Les mêmes rinceaux floraux courent horizontalement le long du col. Des médaillons en diamant se répartissent sur l'ensemble de la composition. L'interruption entre le décor du corps et celui du col avait peut-être été prévue pour une monture en or. Ce motif en spirale caractéristique se retrouve également dans les enluminures de manuscrits ottomans, en particulier en fond de *tughra*, le monogramme officiel des sultans. La forme de cette bouteille rappelle certaines verreries vénitiennes. Sa fonction exacte est inconnue.","short_description":"Élégante bouteille en céramique à sous-glaçure bleu et turquoise. La forme peut être inspirée du verre vénitien, mais le motif en spirale rappelle les plats italiens en céramique de type *tondino*. Il y a aussi des parallèles entre les tiges florales étroitement serrées et l'enluminure manuscrite ottomane.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 936 de l’Hégire / 1530 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 43 cm.","method_for_datation":"Cette bouteille peut être datée d'environ 936/1530 par son dessin similaire à celui d'une autre, raccourcie, au British Museum, de même décor en spirale, portant la date de 935 (1529)","method_for_provenance":"Cette décoration spiralée est caractéristique des productions de la Corne d'Or, ainsi appelées parce qu'un certain nombre de tessons de ce style ont été trouvés dans des fouilles à Sirkeci sur la rive méridionale de l'estuaire de la Corne d'Or à Istanbul. Néanmoins, cette bouteille provient probablement d'Iznik, principal centre de production de céramique dans la Turquie ottomane du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Partie du legs John Henderson au British Museum en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 147. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 48-51, planche 26. \nRogers, J. M. et Ward, R., *Suleyman the Magnificent*, Londres, 1988, p. 195, cat. n° 136.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique frittée à sous-glaçure en bleu et turquoise."]},"4ef96a03-7d8c-53f4-abe0-2c7f030b251f":{"name":"Plat.","description":"Plat blanc à bord folié et décor floral peint sous glaçure. Des tulipes bleues, certaines à points rouges, et de petites roses rouges s'ouvrent à l'extrémité de tiges vert émeraude qui s'élancent d'un “plant” en bas de la composition. Le rebord est décoré de spirales noires étroitement enroulées, cernées d'un filet bleu et animées par endroits de touches de vert, décor inspiré du motif chinois “vagues et rochers”. Ce bouquet quasi naturaliste et de dessin très libre rattache ce plat à un ensemble de céramiques qui dateraient des premières années du règne du sultan Mourad III (982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","short_description":"Plat blanc décoré de motifs floraux de rendu très libre comprenant des tulipes et des boutons de roses, dans les couleurs brillantes qui sont celles de l'industrie céramique d'Iznik à son zénith.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 982-987 de l’Hégire / 1575-1580 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 6,2 cm, Ø 30,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des objets similaires de la même période.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1893.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 246-247.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"5124bb70-6aff-5029-9ff0-37a4fe33e513":{"name":"Coupes “de Milet.”","description":"N° 3161 : Entourée d'un bandeau circulaire, la partie centrale présente une composition de triangles de couleur bleu foncé sur fond blanc. Le point de rencontre de ces triangles génère des hexagones découpés dans le fond blanc et ornés de cercles bleus en leur centre. La bordure est décorée de motifs de vagues et de rochers. \nN° 3174 : Une large bande est composée de palmettes stylisées au cœur orné de spirales et cernées d'un trait bleu foncé, qui s'échappent de leur pédoncule sur fond blanc. La bordure présente des motifs blancs entrelacés sur fond bleu foncé. L'extérieur est décoré de vrilles spiralées.","short_description":"Ces deux coupes en céramique sont en argile rouge avec un engobe blanc et une décoration en bleu et blanc. Ce sont de très anciens exemples du type dit des “céramiques de Milet” – dont on sait aujourd’hui, grâce à des fouilles réalisées dans des fours de potiers à Iznik, qu’elles ont en fait été fabriquées à Iznik.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"(3161) H. 14 cm, Ø 27 cm; (3174) H. 14 cm, Ø 34 cm.","method_for_datation":"Les fouilles menées à Iznik ont mis au jour de nombreuses pièces liées à la présence de fours à céramique et à leur production. Elles ont montré que des céramiques attribuées à la région de Milet, de Rhodes ou autres lieux venaient en fait d'Iznik et ont permis d'établir un système unique de classification et de datation.","method_for_provenance":"Objets découverts lors de fouilles dans les anciens fours d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Objets découverts lors de fouilles à Iznik et remis au musée le 10 février 1967.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp.244–5.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Cihat Soyhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramiques"],"materials":["Argile rouge, engobe blanc et décoration en bleu et blanc caractéristiques du type de céramiques dites “de Milet.”"]},"525fce2f-a859-5439-8cdd-d1b640752ea5":{"name":"Plat *ghotar*","short_description":"Le *ghotar* est au Maroc un grand plat destiné à la présentation des mets, comme la pastilla, ou encore des fruits.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Bernard Aubert","dates":"Fin du XIIe ou début du XIIIe siècle de l'Hégire / fin du XVIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 10 cm, D: 46,4 cm, D. base: 24,4 cm","provenance":"Fès, Maroc","obtention":"Achat à Bernard Aubert en 1989.","bibliography":"Boukobza, A., *Poteries et céramiques marocaines*, Casablanca: Alpha, 1974: 38-39, 115-116, 143-144. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 372, 386-387. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 149. \n \nSoustiel, J., *La Céramique islamique*, Fribourg: Office du Livre, 1985.","materials":["Céramique à pâte argileuse, décor peint sur glaçure"]},"5319542a-7b08-534a-801f-e2b18cb78aef":{"name":"Coupe hémisphérique.","description":"Fragment correspondant à une portion du corps avec bordure partielle et base entière. La bordure est à lèvre de section semi-circulaire et s'appuie sur un haut pied annulaire. La pâte est de couleur beige rosé. Les deux surfaces présentent un émail adhérent de couleur blanche légèrement brillante. La surface intérieure contient un motif en étoile, peint en vert, avec huit rayons équidistants et disposés à partir du centre. Par la qualité et la finesse de sa pâte, cette coupe hémisphérique aplatie évoque l'ambiance raffinée et les usages domestiques de la Silves d'alors.","short_description":"Coupe hémisphérique de la période almohade. Elle est décorée d'une étoile peinte en vert, avec huit rayons équidistants disposés à partir du centre. La qualité et la finesse de cette pièce évoquent un environnement raffiné et un probable usage domestique dans la ville de Silves à cette époque.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 6,4 cm; Ø de la bordure 22,6 cm; Ø du pied 7,6 cm.","method_for_datation":"D'après le contexte archéologique, la stratigraphie et la typologie.","method_for_provenance":"Fouilles du château de Silves dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire Cast. Q 110/C3-3.","provenance":"Château de Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Gomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 62. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII-XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma Cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique émaillée et vernissée à décor étoilé."]},"538cb9d0-c759-560a-9e30-62d63b7ae0a5":{"name":"Coupe sur piédouche.","description":"Coupe ronde sur piédouche à flancs fortement incurvés se terminant par un rebord plat retourné vers l'intérieur. Sous une glaçure transparente turquoise qui ne recouvre pas le piédouche, la coupe est entièrement ornée de motifs en sous-glaçure noire, parmi lesquels la succession de gros traits obliques du rebord. Sur la paroi intérieure figure un large bandeau simplement défini par deux bordures de trois filets. Il est orné à intervalles réguliers de losanges. Le fond est occupé par un rondeau contenant une grande inscription cursive “*al-afiyah*” (bonne santé !) sur fond de volutes stylisées et de multiples petits points. La paroi extérieure présente de brèves inscriptions, illisibles, en cursif. \nLa ville de Raqqa fut le centre d'une production de céramiques de haute qualité, comme en témoignent de nombreuses pièces et carreaux d'une grande créativité artistique et technique à la fin du Ve-début VIe siècle H (fin XIIe-début XIIIe siècle J.-C.). La céramique noire et turquoise, dont cette coupe est un exemple, est typique de la production de Raqqa au cours de cette période. Elle se caractérise par une fabrication à partir d'une pâte siliceuse assez grossière et grenue, et une glaçure qui se détériore avec le temps, d'où la présence de divers états d'iridescence.","short_description":"La Syrie était un pôle important de production de céramiques très novatrices tant au plan technique qu’artistique de la fin du Ve au milieu du VIe siècle H (fin XIIe-milieu XIIIe siècle J.-C.). De nombreuses pièces présentent une décoration en noir sous glaçure turquoise, incorporant souvent des vœux de bonne santé ou des bénédictions.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Ve-début VIe siècle de l’Hégire (fin XIIe-début XIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 10,4 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"La coupe appartient à un ensemble de poteries syriennes bien répertorié de la fin du Ve-début VIe siècle/fin XIIe-début XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La céramique faisant appel à cette technique est généralement attribuée à la Syrie de la fin du Ve-début VIe siècle/fin XIIe-milieu XIIIe siècle. Raqqa était un important centre de production de ce type de céramique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Acheté par les NMS en 1976 auprès de Bluett and Sons Ltd. à Londres, agissant pour le compte du fils du propriétaire. Cet objet appartenant à la Sir Eldred Hitchcock Collection, également basée à Londres, était en prêt au Royal Museum depuis 1960. Pendant cette période, il était enregistré sous le numéro de prêt L.421.31.","bibliography":"Lane, A., *Islamic Pottery from the Ninth to the Fourteenth Centuries A.D. in the Collection of Sir Eldred Hitchcock*, Londres, 1956, ill. 32, cat. n° 68.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Raqqa ; fritte ; pâte siliceuse ; écriture naskhi"],"materials":["Pâte siliceuse (fritte) à sous-glaçure noire et glaçure turquoise transparente."]},"54153ed8-09be-518c-8b1b-5c34eb3644e6":{"name":"Carreaux d’un panneau épigraphique en céramique du Dôme du Rocher.","description":"Carreau faisant partie d'un panneau épigraphique qui décorait jadis le pinacle octogonal extérieur du Dôme du Rocher. Le sultan Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.) avait commandé ce panneau à l'occasion des travaux de rénovation du Dôme vers 969 H / 1560 J.-C. Chaque carreau mesure 25 x 25 cm et l'ensemble 160 m de long. Il reproduit l'intégralité de la sourate IIIVI, “Ya-sin”. Le texte en style *thoulouth* ottoman blanc sur fond bleu foncé est interrompu par des éléments décoratifs végétaux faits de tiges spiralées, de feuilles et de fleurs entrelacées. Ces carreaux d'une simplicité de traitement caractéristique ont bénéficié d'une mise en couleurs raffinée et d'une exécution très soignée. Ils constituent l'un des premiers exemples de céramique ottomane en architecture et plus spécifiquement dans le Dôme du Rocher. Pendant la période ottomane, les bâtiments étaient souvent carrelés, à tel point que la présence de carreaux est le signe de la contribution ottomane à la restauration des lieux saints, non seulement à Jérusalem mais aussi à La Mecque et à Médine. \nLe Musée islamique a acquis toutes les parties de ce panneau qui ont été prélevées lors des travaux de restauration du Dôme en 1960. Elles faisaient partie de la première phase de l'habillage de céramique des façades extérieures du bâtiment. Auparavant, l'octogone était recouvert d'une mosaïque de verre très détériorée par le temps, et que Soliman fit remplacer par ces carreaux.","short_description":"Carreau de céramique faisant partie d’un bandeau qui entourait le pinacle octogonal extérieur du Dôme du Rocher. Le sultan Soliman le Magnifique avait fait exécuter ce panneau à l’occasion de la rénovation du Dôme. Le texte en style *thoulouth* blanc sur fond bleu foncé est ponctué d’éléments décoratifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"976 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. (un carreau) 25 cm, l. 25 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le panneau est daté.","method_for_provenance":"Jérusalem pourrait être le lieu de production de ce type de carreaux. Des sources historiques confirment la présence d'artisans et de fours à céramique de type ottoman dans la région.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Carreaux transférés du Dôme du Rocher au musée en 1960.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nLaurent, B., “The Dome of the Rock: Restorations and Significance”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux en céramique ; écriture thoulouth ; écriture thoulouth ottomane ; décoration végétale ; Ya-sin ; carreaux vernissés"],"materials":["Terre cuite, décor sous glaçure."]},"5443b49b-dc27-5556-9034-4775ba220542":{"name":"Coupe dite “dame de Sabra”.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi carénée ; les bords sont légèrement évasés. Sur la coupe figure un personnage féminin de profil ; l'œil en amande et très globuleux occupe le haut du visage, la bouche charnue et le nez se distinguent par la finesse de leur tracé. Les longs cheveux en queue de cheval se terminent par des tresses descendant jusqu'aux genoux. La femme debout est vêtue d'un costume en tissu à rayures brunes et couvert de franges. Le personnage tenant d'une main un verre et de l'autre la branche d'une fleur dessinée avec un certain naturalisme est entouré de quatre fleurs stylisées en éventail et flanqué de deux cartouches comportant chacun une eulogie, probablement “al-Mulk” (la souveraineté). Dès l'avènement des Fatimides, et sans doute en rapport avec le dogme chiite, plus tolérant à l'égard des représentations humaines que les conformistes malékites, la céramique ifriqiyenne commençait à vouer une prédilection particulière aux figures animées dénotant une influence mésopotamienne certaine. Le visage se distingue par la présence d'un œil surdimensionné. Cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de l'époque, qu'elles soient sculptées, modelées ou peintes, et semble plonger ses racines dans un lointain passé africain. En revanche, le style de la robe de la dame de Sabra était en vogue dès l'époque omeyyade, et perdure en Mésopotamie tout au long de la période abbasside.","short_description":"Cette coupe à base annulaire et de couleur verte représente le profil d'une silhouette féminine. Le visage se distingue par la présence d'un œil en amande, une bouche charnue et un nez extrêmement fin. Le profil rappelle les figures ifriqiyennes.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, H. 11 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides, qui a eu une durée éphémère d'un siècle environ (de 337 à 444/948-1053). Elle fut récupérée dans une des couches les plus anciennes du site, ce qui permet de la dater de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Ceci est corroboré par la couleur verte et le décor de la céramique.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat, ainsi que de deux autres identiques, sur le site de Sabra, peints d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, suggère une production locale en série provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansuriyya qui disposaient d’ateliers de poterie.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya, en 1975. C'est de là qu'elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, en 1986.","bibliography":"Ajjabi, H., “La céramique de Sabra al-Mansuriyya”, Africa, XI-XII, Tunis, 1992-1993, pp. 57-58. \n \nLe Vert et le Brun (catalogue d'exposition), Avignon, 1995, p. 84. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218.","dynasty":"Fatimide","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative; femmes; zirides"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"5518987f-66ff-5665-9182-5ca8e89a0429":{"name":"Cruchon.","description":"Ce cruchon à petite base annulaire, panse bombée, col bas et large ouverture est constitué de plusieurs fragments recollés, dont l'un manque au niveau du bec. L'anse qui relie la panse et le col est surmontée d'un poucier qui aide à soulever le récipient. La pâte argileuse est recouverte d'un engobe de couleur crème, visible à l'intérieur et à l'extérieur au niveau de la partie inférieure et de la base. Des rainures horizontales en relief sont apparentes sur la panse, sous le col et à l'intérieur. Une partie du pot est vernissée de vert. La partie inférieure et la base sont restées nues. \n \nVu les dimensions du pot, on suppose que c'est un ustensile de service et qu'il était utilisé pour le lait et le petit lait.","short_description":"Ce cruchon à base annulaire, panse bombée, col bas et large ouverture a fait l'objet d'une restauration. L'anse est surmontée d'un poucier. La pâte argileuse est recouverte d'un engobe de couleur crème, visible par endroits. Le décor consiste en rainures horizontales en relief. Une partie est vernissée de vert.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Constantine","dimensions":"H. 21 cm, Ø de la panse 18 cm.","method_for_datation":"Le pot a été mis au jour dans la couche stratigraphique musulmane de Tiddis (Constantine) ; de plus, les caractéristiques formelles (glaçure verte, anse munie d'un poucier) sont très proches de celles de la céramique hammadide de la Qalaa des Beni Hammad.","method_for_provenance":"Trouvé dans le site archéologique de Tiddis d'après les archives du musée.","provenance":"Tiddis.","bibliography":"Berthier, A., *Tiddis antique, castellum tidditanorum*, Alger, 1951. \n \n*L'Algérie en héritage*, *art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cruchon, ustensile de service, céramique vernissée, Tiddis"],"materials":["Céramique vernissée."]},"568ea72c-15dd-54c9-b0ee-2ca218f47449":{"name":"Jarre de stockage.","description":"Grande jarre de stockage en céramique à décor peint en bleu et noir sous glaçure. Elle est décorée sur toute sa surface de motifs pseudo-calligraphiques de tailles variées, dont d'étroits bandeaux autour de l'épaule et juste au-dessus de la base. “L'inscription” la plus importante occupe la plus grande partie de la jarre : elle consiste essentiellement en verticales spectaculaires ponctuées à intervalles presque réguliers de la lettre *waw*. À la différence des inscriptions plus petites, au-dessus et en-dessous, les lettres ont été laissées en relief pour se détacher sur le fond bleu sombre et noir, dans lequel les espaces entre verticales sont comblés par un ornement de volutes végétales. Le col est orné d'une frise de silhouettes d'oiseaux traités en bleu, sur lesquelles sont peintes en noir de simples arabesques. De telles inscriptions calligraphiques pleines de vigueur sont une des caractéristiques de l'art mamelouk, et des exemples comme cette jarre montrent à quel point l'esthétique savait s'imposer jusque dans les humbles objets utilisés pour la conservation des aliments.","short_description":"Grande jarre de stockage à décor bleu et noir sur fond blanc. La décoration consiste essentiellement en inscriptions pseudo-coufiques. C'est un bon exemple de la façon qu'avaient les Mamelouks d'étendre le souci esthétique même aux plus humbles ustensiles.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 37 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres productions similaires de la période mamelouke.","method_for_provenance":"L'Égypte et la Syrie étaient deux importantes possessions mameloukes.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le musée en 1864.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, p. 114. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 34-35.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"5691ad24-fe0c-597d-8ca1-206be34877d4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Ensemble complet de carreaux de céramique constituant un panneau en forme d'arc brisé. Les carreaux latéraux sont de couleur vert pomme, ceux de la partie centrale bleu foncé. L'ornementation florale et les inscriptions calligraphiques sont en blanc délicatement cerné de noir. Les couleurs ont été appliquées sous glaçure. \nCes superbes carreaux damascènes ottomans ont été découverts dans la chambre du tombeau de la mosquée Moustafa Lala Pacha, au-dessus de la fenêtre qui donne sur le cimetière. Les trois lignes de texte de style *thoulouth* se traduisent comme suit : \n(1) Protecteur \n(2) Que la miséricorde du Seigneur l'accompagne à chaque instant \n(3) Tout est mortel excepté la faveur de Dieu, il a le pouvoir de régner, vers lui vous retournerez tous. \nL'année 988 de l'Hégire (1590 J.-C.) est mentionnée en chiffres à deux endroits entre ces lignes. Les espaces entourant l'inscription ainsi que l'interlettrage sont meublés de motifs végétaux stylisés d'exécution raffinée. La représentation de multiples variétés de fleurs ondulant dans la brise rappelle à quel point les styles chinois influencèrent le répertoire formel des céramiques islamiques. Le choix du style *thoulouth* est fréquemment utilisé sur les carreaux pour les proportions monumentales de ses caractères et l'intérêt esthétique de ses courbes.","short_description":"Ces carreaux décorés sous glaçure de style ottoman fabriqués à Damas illustrent la qualité picturale de la calligraphie *thoulouth* sur un fond de motifs floraux en spirale.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Probablement un gouverneur de Damas sous le règne du sultan Mourad III (r. 981-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"998 de l'Hégire / 1590 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 85 cm, l. 175 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure sur le panneau fournit la date de son achèvement : 998 (1590).","method_for_provenance":"La technique du décor sous glaçure appartient aux techniques des céramistes syriens et diffère de la méthode de travail sur glaçure ottomane. Au cours de cette période, Damas était un florissant centre de production de carreaux et il est donc probable que ce panneau est d'origine locale.","provenance":"Mosquée de Moustafa Lala Pacha, Damas, Syrie.","obtention":"Le panneau est entré dans les collections du musée en 1919 lorsque la mosquée propriétaire de ce panneau fut démolie pour laisser place au souk al-Hal, le marché à la cardamome.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramiques ; carreaux ; polychromie ; sous-glaçure ; calligraphie ; écriture thoulouth ; damas, Moustafa Lala Pacha."],"materials":["Céramique polychrome peinte sous engobe transparent."]},"56fdf3b8-f3a7-5644-8aac-6ef2466a6f40":{"name":"Panneau d’azulejos.","description":"Panneau formé par quatre *azulejos* et douze *alfardones* vernissés en bleu cobalt sur fond blanc, les premiers décorés de fleurs aux pétales bleus et bords blancs, les seconds de végétaux stylisés de type morisque et de banderoles avec pour légende, en lettres gothiques minuscules : *fer be* (“bien faire”). Aux angles et au milieu des côtés du panneau, on a intercalé huit pièces triangulaires ornées de végétaux stylisés, trois d'entre elles arborant un segment de banderole semblable à celle des *alfardones*. Il s'agit en fait des extrémités de ces *alfardones*, qu'on a coupés pour leur donner cette forme triangulaire ; sur certains subsiste une partie de la décoration végétale, sur d'autres, une partie de la banderole. Actuellement, le panneau est terminé par une rangée d'*azulejos* lisses de couleur bleue qui lui sert de cadre. \nCe panneau appartenait initialement à la décoration de la chapelle San Jerónimo du couvent de la Concepción Francisca de Tolède. Le texte répété des *alfardones* est un exemple de la manière dont les potiers de Manisès, à l'époque mudéjare, réinterprétèrent les schémas décoratifs traditionnels basés sur l'épigraphie.","short_description":"Cet ensemble d'azulejos, dans lequel se donne à voir un motif décoratif complet, a été réalisé dans les ateliers de Manises (Valence), pour la chapelle de San Jerónimo du couvent de la Concepción Francisca (Tolède), ce qui explique la légende répétée *fer be*, “faire le bien”.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 64 cm, l. 64 cm.","method_for_datation":"Il fait partie d'une série bien documentée de productions de Manisès.","method_for_provenance":"La documentation conservée dans les archives du musée indique expressément que les *azulejos* proviennent de la chapelle San Jerónimo du couvent de la Concepción Francisca de Tolède. Cette chapelle fut fondée en 1422 par Gonzalo López de la Fuente.","provenance":"Couvent de la Concepción Francisca (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national faisant partie de la collection d'azulejos vendue par Anastasio de Páramo y Barranco en 1933.","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Mudéjar toledano. Palacios y conventos,* Madrid, 1980. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas del siglo VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, vol. II, Madrid, 1992, p. 98. \nGonzález Martí, M., *Cerámica del Levante español: siglos medievales*, vol. II, Barcelone, 1944-1952, pp. 154 et suiv.","workshop":"Atelier de Manisès (Valence).","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"M.ª del Carmen Alonso Rodríguez","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["azulejo ; glaçure ; mudéjar ; Manisès"],"materials":["Argile cuite et vernissée."]},"57c5b17a-cc28-503e-b6e8-63bb26227762":{"name":"Plat.","description":"Ce plat polychrome peint sous glaçure à importante aile légèrement incurvée et petit bassin à fond plat témoigne d'influences européennes. Au cours de la première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), la céramique d'Iznik, qui est à la recherche de nouvelles sources d'inspiration pour ses dessins et formes, découvre le *tondino*, d'origine italienne. La forme surprenante de ce plat est donc issue de ce type de majolique (céramique à glaçure stannifère) et de ses imitations turques. \nLe centre est décoré d'un motif de style “quatre-fleurs” fait de deux tulipes à courtes tiges, quatre roses à longues tiges incurvées et deux autres rameaux fleuris, tous s'élevant à partir d'un buisson feuillu. Les grandes roses rouges dominent le centre du plat et le décor de l'aile. Celle-ci est ornée de rameaux floraux rayonnants qui alternent avec des tulipes, des roses et de petites fleurs rouges. En bordure de l'aile et du bassin, un nuage chinois rouge et de petits ornements inspirés du motif de la vague chinoise se glissent entre les fleurs. Le dessin floral à contours noirs est coloré de tons contrastés de vert et de bleu vifs légèrement débordants et d'un épais rouge opaque sur fond blanc. Le dessous de l'aile est peint de dix motifs bleus en forme de fleur sur fond d'engobe blanc. Le fond et la base – mais pas le petit piédouche annulaire – sont recouverts d'une glaçure transparente.","short_description":"Plat à décoration polychrome peinte sous glaçure, aile large et petit bassin aplati. D'importantes roses fleuries dominent l'ornementation du centre et de l'aile. On trouve également d'autres fleurs et des motifs de nuages chinois dans l'esprit du style d'Iznik. La forme du plat dénote une influence européenne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"vers 1009 de l'Hégire / 1600 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 6 cm, Ø 38 cm.","method_for_datation":"Le style “quatre-fleurs” s'est diffusé dans la seconde moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.). Les couleurs légèrement débordantes suggèrent une date vers la fin du Xe / XVIe siècle ou le début du XIe/XVIIe siècle, mais guère plus tard si l'on considère la grande qualité du vernis. Atasoy et Raby ont daté une assiette de forme et de décoration similaires de 1009-1019 H / 1600-1610 J.-C.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont toutes deux spécifiques de la céramique d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Legs du roi Charles XV.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique ottomane; assiettes; plats; décoration florale"],"materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"58b37312-2a63-52d9-9118-d73987819f0b":{"name":"Coupe à reflets métalliques.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi évasée. La pièce est meublée par un motif cruciforme, mis en valeur par quatre coulures vertes, à base d'oxyde de cuivre, qui couvrent toute la zone environnante. Le décor central, garni de feuilles stylisées et pointillées, se termine par quatre bordures renfermant une torsade et cernées de filets parallèles. Ce plat présente l'unique dessin de passementerie qui nous soit parvenu de cette période. On ne trouve aucun objet identique à celui-ci dans la céramique mésopotamienne de l'époque, ce qui pourrait indiquer qu'il s'agit d'une production ifriqiyienne. Le décor floral n'est d'ailleurs pas sans rappeler la demi-coupole en bois du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan et les tresses des reliures kairouanaises du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Néanmoins, on ne peut pas nier l'existence d'une parenté de couleurs et de quelques décors entre cette pièce et les carreaux de la façade du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, dont l'origine mésopotamienne est définitivement établie. La technique du reflet métallique est une invention musulmane qui s'est propagée, au début du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), de la Mésopotamie jusqu'en égypte, et semble avoir atteint l'Ifriqiya après la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). De là, elle a essaimé au Maghreb puis en Espagne avant de gagner l'Europe à partir du XIIe- XIIIe siècle J.-C.","short_description":"La technique du reflet métallique est d'origine mésopotamienne. Après l'égypte et l'Ifriqiya, elle s'est répandue au Maghreb et en Espagne avant de gagner l'Europe. \nLe décor floral et les couleurs de cette coupe rappellent ceux de la demi-coupole en bois et la façade du *mihrab* de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier quart du IIIe siècle-première moitié du IVe siècle de l’Hégire (dernier quart du IXe-première moitié du Xe siècle J.-C).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 9,2 cm, Ø 27 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient des fouilles du site de Raqqada, fondée en 263 H / 877 J.-C. et dont la vie s'est prolongée jusqu'au milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Malheureusement, les fouilles du site n'ont jamais été publiées et on n'a pas gardé, dans les archives, le journal des fouilles qui permet d'identifier les différentes couches stratigraphiques. Néanmoins, le décor et les couleurs de cette pièce sont typiquement aghlabides. Il semble que les céramistes, à travers cet exemple et celui d'autres pavements retrouvés dans le site même, maîtrisent assez bien la technique du reflet métallique qui n'aurait sans doute pas pu atteindre l'Ifriqiyya avant le milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), ce qui nous autorise à dater cette pièce du dernier quart du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"En apportant la preuve que le décor de la coupe s'insère dans le répertoire ifriqiyen, le plus logique serait de conclure qu'elle fut produite dans les ateliers de poterie de Kairouan ou de Raqqada.","provenance":"Sans doute, Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Cette pièce fut retrouvée dans le site de Raqqada lors des fouilles menées au cours des années soixante. Elle fut exposée à partir de 1966 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée, en 1986, au musée des Arts Islamiques de Raqqada.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), Paris, 1994, p. 127, n° 65. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 223, n° 301. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 249. \n \nLings, M. et Safadi, Y., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 216.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration géométrique; décoration florale"],"materials":["Céramique glaçurée et vernissée."]},"590eb500-d496-5a10-9ce2-d253933322b6":{"name":"Coupe avec personnages en “entretien amoureux”.","description":"Cette pièce est ornée de deux silhouettes assises, en “entretien amoureux”, sur un fond recouvert d'un entrelacs de palmettes, comme le veut la tradition dans la production de céramique lustrée de Kachan. \nLe long du bord extérieur de la coupe court une inscription, sans doute de type augural : elle est malheureusement peu lisible, par suite de l'état actuel de conservation.","short_description":"Coupe ornée de deux personnages en conversation. Cette pièce, qui provient de Kashan, présente un décor typique des produits du début du Ve/XIe siècle","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","owner":"Is.IAO.","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 19,6 cm.","method_for_provenance":"La coupe présente, dans sa partie intérieure, un décor chargé, typique des produits de Kachan du début du VIe/XIIe siècle.","provenance":"Iran, Kachan.","obtention":"Dépôt Is.IAO.","bibliography":"Fèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Seldjoukide","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative"],"materials":["Céramique, décor à reflets métalliques."]},"5abad405-1fc5-5ec3-bfc2-063b3b9fae2b":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Grand plat circulaire en céramique frittée posé sur un petit piédouche cintré. Il présente un large bassin creux à parois concaves (*cavetto*) et une importante aile horizontale à bord chantourné. Le fond du bassin est orné d'un rondeau délimité par un double filet extérieur. Son décor consiste en six fleurs à enroulement de tiges feuillues à petites extensions en fleur de lys, entourant une petite fleur centrale. Les parois comportent sept rameaux fleuris à fleur centrale identique à celles des motifs floraux du fond. L'aile présente un motif “vagues et rochers” simplifié, l'extérieur du marli six aigrettes florales.","short_description":"Entre la fin du IXe et le XIe siècle H (XVe-XVIIe siècle J.-C.), le mécénat impérial ottoman assura le succès d’Iznik qui devint le principal centre de la production de céramique de grande qualité de l’empire. De nombreux récipients du début de cette période fabriqués à Iznik tentent d’imiter les porcelaines chinoises en bleu-et-blanc, tant dans la matière que les formes et le dessin.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"V. 977-998 de l’Hégire / 1570-1590 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 6,7 cm, Ø 34,5 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à un groupe de céramiques d'Iznik dénommé par Atasoy et Raby (1989) “plats aux rinceaux fleuris” produit dans les ateliers d'Iznik entre 931 et 998/1525-1590. Ce modèle précis représente au sein de ce groupe une manifestation tardive de ce style. Atasoy et Raby l'ont daté de 977-998/1570-1590.","method_for_provenance":"Ce plat appartient à un groupe de céramiques d'Iznik dénommé par Atasoy et Raby (1989) “plats aux rinceaux fleuris” produit dans les ateliers d'Iznik entre 931 et 998/1525-1590. Il avait été vendu chez Sotheby's, à Londres, le 9 mars 1974 (lot 43), puis remis aux enchères chez Spink and Son (Londres) en 1979, date à laquelle il a été acheté par le Royal Museum d'Édimbourg.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté chez Spink and Son Ltd à Londres en 1979.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 123, fig. 202.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée à décor peint en deux nuances de bleu sous une glaçure transparente incolore."]},"5e07ad26-9889-5b0c-8700-7ac79e824fca":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique frittée à bassin creux, bord retourné et piédouche rond de faible hauteur. Il est orné d'une riche composition florale réaliste à base de roses rouges, de tulipes bleues et charnues à rehauts rouges et de fleurs bleues et rouges sur tiges à feuillage vert s'élevant d'une touffe de feuilles. Une importante feuille *saz* dentelée bleue à la partie centrale ornée de disques blancs à point rouge est disposée en oblique parmi les fleurs. L'aile est décorée d'une bordure vagues-et-rochers simplifiée exécutée en bleu et blanc. La feuille *saz* apparaît de façon répétée dans les productions tardives d'Iznik au XIe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Elle est issue d'un style décoratif mis au point au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) en Iran et adapté à tous les types de supports par l'art ottoman.","short_description":"Ce type de plat, avec sa composition florale animée rendue en bleu, vert, noir et le caractéristique rouge d’Iznik (bol arménien), sa feuille *saz* charnue et sa bordure simplifiée de vagues-et-rochers est un exemple typique des céramiques produites à Iznik fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XIIe siècle J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 29 cm.","method_for_datation":"Le style de l'objet – composition florale animée, feuille *saz* charnue et bordure en vagues-et-rochers simplifiée – est très courant dans les céramiques d'Iznik fin Xe-début XIe (fin XVIe-début XVIIe siècle).","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de Miss Campbell M. Currie en 1937.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989 (pour une analyse générale de la production d'Iznik).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; feuille saz"],"materials":["Céramique frittée, décor peint noir, bleu, vert et rouge d’Iznik (bol arménien) sous glaçure transparente."]},"5e17faa4-c7b3-5b94-a409-86fb692fc4f7":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée à décor peint sous glaçure en brun, bleu, vert et rouge. Techniquement, le dessin très coloré du cavalier imite un type de céramique iranienne appelé *minaï* – signifiant littéralement “émaillé” –, technique dans laquelle certaines couleurs sont peintes sur la glaçure avant d'être fixées par une nouvelle cuisson. Les potiers syriens étaient influencés par les développements des arts décoratifs iraniens mais manquaient des connaissances techniques nécessaires pour émailler les céramiques. Ils en imitèrent donc simplement le style. Cette coupe reproduit le type de dessin employé sur les poteries *minaï* à peinture en sous-glaçure au moyen de couleurs vives similaires à celles de l'émail. Une inscription illisible figure sous le pied de la coupe.","short_description":"Sur cette coupe, la décoration fortement colorée du cavalier imite un type de céramique originaire d'Iran. Les céramiques émaillées dites *minai* étaient exportées d'Iran en Syrie, où des potiers imitaient ce style en remplaçant les émaux par une peinture rouge sous glaçure.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 4,1 cm, Ø 8,5 cm.","method_for_datation":"Les coupes de ce type ont probablement été réalisées au VIIe/XIIIe siècle, peu après les débuts de la production de céramiques *minaï* en Iran.","method_for_provenance":"La Syrie était un débouché évident pour les productions de l'Iran proche.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acquis par le British Museum par l'intermédiaire du National Art Collections Fund en 1912.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Équitation"],"materials":["Céramique frittée, décor peint sous glaçure en brun, bleu, vert et rouge."]},"5e49717d-377e-51a8-a5cc-e5b4d8ad7979":{"name":"Gargoulette","short_description":"Cette pièce appartient à un ensemble qui proviendrait de l'épave d'un vaisseau turc naufragé en mer Rouge, dans le golfe d'Aqaba, près de Sharm al-Sheikh, durant le second quart du XVIIIe siècle J.-C. L'origine précise de ces céramiques n'est pas connue, mais ces gargoulettes sont proches de celles encore utilisées aujourd'hui en Égypte. \nAprès la conquête ottomane, le sultan Sélim Ier fit déporter à Istanbul des artisans égyptiens sélectionnés parmi différents corps de métier. Dans ce contexte, la céramique déclina de façon irrémédiable et sa production se limita à des objets utilitaires comme celui-ci dont les décors sont bien éloignés de ceux produits du IXe au XVe siècle J.-C.","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Jean Soustiel","dates":"XIIe siècle de l'Hégire / deuxième quart du XVIIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 28,5 cm, D: 12,4 cm","provenance":"Proche-Orient, provenant d'une épave sous-marine","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1985.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*. Eric DELPONT (et al.), Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramique du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 39. \n \nRaban, A. \"The Shipwreck Off Sharm el-Sheikh\". *Archeologia*, volume 24:2 (1971): 146-155.","materials":["Pâte argileuse, lissée en surface, décor incisé et rapporté."]},"5fc4c91c-9fc3-5456-98a6-0dd4aa412e7f":{"name":"Aiguière.","description":"Fragment d'aiguière à bord évasé et courbe, embouchure circulaire et col en cône inverse tronqué, à moulure centrale, d'où part une anse verticale à section ovale vers le corps. Le vase est globulaire et de son épaule sort un bec tubulaire zoomorphe. Dans son ensemble, la pièce évoque un animal au cou étroit et long tel un chameau ou un dromadaire, et dont la bosse serait le goulot du récipient. Il est orné de fins traits à caractère phytomorphe peints en blanc sur fond rougeâtre.","short_description":"Bec et col d'aiguière, dont la forme évoque un animal au cou étroit et long tel un chameau ou un dromadaire, et dont la bosse serait le goulot du récipient. Il est orné de fins traits à caractère phytomorphe peints en blanc sur fond rouge.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle H (fin XIe-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"L. 19 cm, H. 22,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, mais des parallèles avec des décors semblables de l'ouest d'al-Andalus le font dater du VIIe/XIIIe siècle.","obtention":"La pièce a été trouvée dans les excavations archéologiques réalisées par le campo Arqueológico de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, p. 110. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 108.","dynasty":"Royaumes de Taïfa ou almoravide","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; aiguière ; zoomorphe"],"materials":["Céramique commune fabriquée avec une pâte rougeâtre peu compacte ; modelée au tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante."]},"612c0f2a-80e1-56d4-ad55-7c2f2f82cb8d":{"name":"Coupe à lustre métallique.","description":"Profonde coupe à base annulaire et paroi arrondie. Le décor est composé de rinceaux d'où émanent des palmettes stylisées filiformes. Les enroulements se développent et s'interfèrent. La flore, à l'intérieur de laquelle on constate la présence de la grappe de raisin, est exubérante. Des cercles divisent l'espace en zones superposées assez claires. Néanmoins, unité et mouvement se dégagent de l'ensemble, qui offre un équilibre harmonieux entre les motifs brun doré et la plate-forme crème. L'espace est tapissé sans être saturé. Pour la fabrication de la céramique dorée, dont la formule était décrite, mais sans grande précision, depuis le VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), on fait intervenir un mélange de cuivre et d'argent selon des proportions bien précises, auquel on ajoute de l'ocre rouge (oxyde de fer appelé almazarrón), puis on dilue le tout dans le vinaigre. La céramique dorée qui s'est répandue en Andalousie à partir du VIIe-VIIIe siècle H (XIIIe-XIVe siècle J.-C.), était en vogue en égypte à la même époque ; le décor floral côtoie des motifs zoomorphes. La découverte à Tunis de cette coupe d'origine andalouse témoigne de l'importance des liens commerciaux qui se sont développés, surtout à partir du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), entre l'Ifriqiya et l'Espagne musulmane.","short_description":"C'est l'exemple type de la céramique dorée qui s'est répandue en al-Andalus et en égypte à partir du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Elle associe le décor floral au motif zoomorphe. La découverte de cette coupe d'origine andalouse à Tunis témoigne de l'importance des liens commerciaux entre l'Ifriqiya et l'Espagne musulmane.","holder":"Musée Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 9,5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Cette coupe a été retrouvée fortuitement lors de la fouille de la casbah, à Tunis, au début des années 1980, dans une citerne renfermant 270 pièces. Elle fut dégagée à côté d'autres plats hafsides, datables du VIIe-VIIIe siècle H (XIIIe-XIVe J.-C.), ce qui offre un premier indice de datation.","method_for_provenance":"La comparaison avec d'autres pièces permet d'établir que cette coupe est une importation d'al-Andalus, dont les ateliers produisaient une céramique analogue au cours des VIIe et VIIIe siècles H (XIIIe-XIVe J.-C.).","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Après sa découverte, lors des fouilles de la casbah de Tunis, cette coupe fut gardée au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Dar Ibn Khaldoun, à Tunis, avant d'être sélectionnée pour être exposée au musée de Sidi Kacem al-Jalizi en 1978.","dynasty":"Hafside","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique lustrée, décoration florale"],"materials":["Céramique, lustre."]},"63d3e691-fd6a-55ce-8dda-6da2acb434ea":{"name":"Bassine.","description":"Très grande bassine dite maajna à fond plat et à paroi oblique et évasée. Le pied est annulaire. Le centre est meublé par un décor floral très stylisé, composé de palmettes en forme d'ailes superposées. Sur la paroi, le motif tawq (collier) constitue l'élément principal de la composition. On distingue quatre tawq chargés de motifs végétaux stylisés et s'inscrivant dans des arcatures qui s'intercalent entre des médaillons meublés de feuilles losangiques. Le décor se termine par un cercle pointillé. Son répertoire semble mêler des survivances locales comme le tawq, qui se retrouve dans la céramique hafside, et des influences ottomanes caractérisées par la gerbe de fleurs. Les couleurs dominantes restent les couleurs traditionnelles : le jaune, le vert, le brun, mais aussi le bleu violet. La maajna est utilisée pour pétrir la pâte ou rouler la semoule, mais aussi comme récipient pour servir quelques préparations culinaires.","short_description":"Cette grande bassine appelée *maajna* est utilisée pour pétrir la pâte ou rouler la semoule, mais aussi comme récipient pour servir certaines préparations culinaires. Son décor associe les survivances locales aux influences ottomanes. Les couleurs dominantes restent les couleurs traditionnelles : le jaune, le vert, le brun et le bleu violet.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 18 cm, Ø 70 cm.","method_for_datation":"Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de cette bassine caractérisent la céramique des ateliers de Qallaline de Tunis au cours du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ateliers de Qallaline à Tunis.","obtention":"Cette pièce provient du musée du Bardo et fut acquise par le musée de Sidi Kacem al-Jalizi, lors de son inauguration, en 1978.","dynasty":"Husseïnite (ottomane)","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; décoration florale"],"materials":["Céramique polychrome."]},"65973130-c1da-546d-85a1-c58354b8bdfe":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de céramique qui constituait le centre et une partie du bord d'une coupe sur piédouche, à parois fortement inclinées. Il présente un rondeau orné d'un décor d'arabesques incisé. Sur le bord subsistent des traces d'un bandeau de texte calligraphique arabe. La technique appelée *sgraffito* (esgrafié) consistait à plonger l'objet dans une argile liquéfiée de couleur plus claire, l'engobe. À l'aide d'un outil pointu, le motif était gratté dans l'engobe, faisant ainsi apparaître la base d'argile. L'objet était ensuite vernis et cuit. Le motif esgrafié produit un contraste. Il révèle et met en valeur la couleur plus foncée de l'argile tandis que les champs compris entre les lignes gravées conservent la teinte de l'engobe. La glaçure est ici de couleur ocre-jaune transparente. Ce type de récipient était de réalisation plus économique que celle des céramiques de couleur et répondait à la demande de clients moins fortunés, qui appréciaient cependant le style des objets vernis à textes et motifs décoratifs. \nLa ville de Fustat conserva son rôle commercial au cours de la période mamelouke (647-922/1250-1517), bien qu'elle ait commencé à perdre de son prestige au profit du Caire, fondé par les Mamelouks et qui allait plus tard l'absorber.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,5 cm (max.), l. 15 cm (max.).","method_for_datation":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIIIe/XIVe siècle ont été trouvés à Fustat.","method_for_provenance":"Des exemples comparables datant du VIIIe/XIVe siècle ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture*, Londres, 1999. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration d’arabesques ; calligraphie"],"materials":["Céramique, engobe à décoration incisée sous glaçure."]},"66718328-7241-56c8-a45c-d60aff5e7c2d":{"name":"Tasse avec inscription.","description":"Tasse à bord retourné vers l'intérieur et biseauté, à bouche circulaire, corps bitronconique, carène basse, anse verticale à section ovale reliant le bord à la carène, base plate et pied annulaire diagonal. Le décor a été réalisé par la technique de la *cuerda seca* partielle, en traçant par une ligne de manganèse le motif calligraphique et le remplissant ensuite de glaçure verte. Bien que le texte soit incomplet, on peut y lire, en caractères coufiques, “*baraka kamila \\[wani\\]ma ^sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. La phrase n'est pas accompagnée de motifs secondaires. Il s'agit de l'une des plus anciennes pièces à la *cuerda seca* partielle conservées à Mértola, et son style ornemental et calligraphique se distingue assez des autres pièces datables du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Pièce restaurée.","short_description":"Tasse décorée par la technique de la *cuerda seca* partielle avec une inscription en caractères coufiques disant “*baraka kamila \\[wani\\]ma sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. Elle indique le besoin de protéger le contenu de cette pièce de vaisselle du château de Mértola.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve ou début du VIe siècle H (seconde moitié du XIe ou début du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 9,1 cm, Ø de la base 5,3 cm, l.13 cm, H. 10,2 cm.","method_for_datation":"Daté, pour des raisons stratigraphiques, d'entre la fin de la période des Taïfas et l'époque almoravide.","method_for_provenance":"Il s'agit d'un type de céramique fabriquée dans diverses régions d'al-Andalus, mais dont la production n'a pas encore été constatée dans l'occident de la péninsule Ibérique.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans le château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","dynasty":"Royaumes de Taïfa ou almoravide","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; cuerda seca."],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante, décor à la cuerda seca partielle."]},"68f3aad7-5032-554b-8430-789916bacd15":{"name":"“Socarrat”.","description":"Par le terme de “socarrat”, on désigne les grands *azulejos* en terre cuite fabriqués avec la technique du biscuit : la faïence, une fois séchée à l'air, était ointe de terre blanche sur sa face lisse et, sur ce fond, on peignait avec du bleu, de l'ocre et du fer ; on procédait ensuite à la cuisson et on obtenait un *azulejo* décoré de bleu, de vermillon et de noir sur fond blanc. Ces *azulejos* étaient destinés à l'ornementation des auvents et des corniches auxquels ils donnaient une vive coloration, généralement dans les noir terreux et minéral, rouge fer ou ocre dilués dans un lait de chaux qui, en durcissant, les rendait consistants. La qualification d'*azulejo* prête à confusion car le “socarrat” n'est pas émaillé, contrairement à l'*azulejo*. Ce “socarrat” mêle les noirs et les ocres, bien que cette dernière couleur ait perdu sa traditionnelle qualité de teinte plate : en effet, l'artiste l'a traitée ici comme une aquarelle afin d'obtenir toutes les nuances de tons à sa convenance. Le carreau est décoré d'un navire qui glisse sur l'eau et sur lequel tentent de monter des requins en bondissant vers la proue. La voilure est représentée de façon réaliste, carguée sur le mât central, les bords retombant comme des ombrelles. Les étoiles de la partie supérieure évoquent la nuit. Selon González Martí, la nef a l'apparence d'une caravelle, puisqu'elle répond à la définition générale d'embarcation légère à un seul pont, à poupe plane, un château à chaque extrémité et à trois mâts à voiles. L'orfèvrerie du gothique tardif, qui la représente abondamment, témoigne de sa grande popularité. Plus récemment, ce bateau a été identifié comme une cogue, à en juger par la poupe et la proue caractéristiques. Au centre, avec un sceau, on a estampillé le blason de la localité de Paterna, lieu de fabrication.","short_description":"Plaque de terre cuite une seule fois, après application de la décoration sur une fine couche blanche. Elle se plaçait entre les poutres en bois des toits et des auvents. Résistante au feu et à l'eau, elle avait également une fonction ornementale.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XIVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 41, cm, l. 33 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons stylistiques avec d'autres “socarrats”, publiés par González Martí (voir Bibliographie), Madrid, 1952, pp. 458-459.","method_for_provenance":"La pièce porte estampillé le blason de la localité de Paterna.","provenance":"Paterna (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Apolinar Sánchez Villalba le 28 février 1933.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *La cerámica medieval española*, Madrid, 1943, p. 33. \nFranco Mata, á., “Socarrat”,*Aragón, Reino y Corona* (catalogue d'exposition), Saragosse, 2000, p. 358, n° 155. \nFranco Mata, á., Balmaseda Muncharaz, L., Arias Sánchez, I., Papí Rodes, C., “La documentación de las cerámicas valencianas medievales en el Museo Arqueológico Nacional”, *La Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo* (catalogue d'exposition), Valence, 2002, p. 117. \nFranco Mata, á., “Socarrat”, *La Huella y La Senda* (catalogue d'exposition), Las Palmas de Gran Canaria, 2004, p. 57. \nGonzález Martí, M., *Cerámica del Levante Español. Siglos medievales,* t. III: *Azulejos, “socarrats” y retablos*, Madrid, 1952, pp. 458-459.","dynasty":"Art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Argile ; kaolin ; cuisson ; peinture à froid ; mudéjar ; Paterna ; Valencia"],"materials":["Argile, kaolin ; cuisson, peinture à froid."]},"68f83415-d094-590c-bdae-7ff58905192e":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Le bec et la poignée ont été brisés et remplacés, probablement au XIXe siècle, par des montures en argent d'origine européenne. Le corps est orné d'un décor peint en bleu et blanc sous glaçure. Les faces les plus larges sont décorées de volutes bleues dans un cartouche en diamant. Les quatre triangles compris entre ce dessin et le contour rectangulaire de la panse sont ornés de fleurs. Sur le fond bleu des faces latérales se détachent en blanc des motifs de fleurs liées entre elles. Sur l'épaule figurent des enroulements sur fond blanc, décor qui se poursuivait sans doute sur le bec. Les pieds ont été laissés en blanc. Cette aiguière est à rapprocher d'un groupe d'objets qui illustre le déclin du style “Baba Nakkash”. Les arabesques des faces latérales rappellent le motif qui est la marque de ce style, tandis que des détails comme les enroulements de l'épaule, ou le bandeau de chevrons autour du col, annoncent la phase suivante du décor Iznik dans les années 1520.","short_description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Le décor en bleu et blanc fait appel à des éléments traditionnels autant que novateurs. Le bec et la poignée d'origine ont été cassés et remplacés, sans doute au XIXe siècle, par des montures d'origine européenne.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 925 de l’Hégire / 1520 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 23,8 cm, l. 15 cm (bec compris), ép. 11 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie (montures européennes).","obtention":"Acheté par le musée en 1897.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 106, fig. 126.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée, montures en argent."]},"691ddce6-25f1-577a-8e88-7a0131702eef":{"name":"Carreau.","description":"Carreau hexagonal en céramique frittée orné d'un décor peint en sous-glaçure bleu et turquoise représentant un couple de canards à l'abri de grandes fleurs de lotus et de feuilles *saz*. Cette superbe composition renvoie aux albums de dessins du XVe siècle iranien, qui inspirèrent de nombreux arts décoratifs. Par ailleurs, au cours des XVe et XVIe siècles, des potiers iraniens se rendirent en Turquie afin de travailler pour la clientèle ottomane. Ce carreau rappelle certains motifs de ceux, également bleu et turquoise, de la Sünnet Odasi (chambre de circoncision) du palais de Topkapi à Istanbul, qui datent d'environ 933-934 H / 1527-1528 J.-C. Ces compositions de grandes fleurs, feuilles en mouvement et animaux ont pu être réalisées par des artisans de Tabriz en Iran. Des dessins de feuilles et d'animaux similaires se retrouvent dans un certain nombre d'albums de dessin du palais de Topkapi. Une autre source d'influence permanente est celle des porcelaines “bleu et blanc” chinoises importées en Turquie car très appréciées de la clientèle ottomane. En dépit de ces influences étrangères, les dessins furent adaptés par les potiers d'Iznik qui surent se créer un style propre.","short_description":"Carreau hexagonal à motif de canards, fleurs et feuilles *saz* en sous-glaçure bleu et turquoise. Une influence iranienne ou chinoise se perçoit sur de nombreux styles de céramique d'Iznik ; cette composition rappelle des motifs similaires trouvés dans des albums de dessins créés par des artistes de Tabriz en Iran.","holder":"The British Museum.","dates":"Décennie 926-936 de l’Hégire / 1520-1530 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,5 cm, L. 24,5 cm.","method_for_datation":"Des céramiques à sous-glaçure bleu et turquoise furent produites en Turquie ottomane au cours de la première moitié du XVe/XVIe siècle comme, par exemple, les panneaux de carreaux de la Sünnet Odasi (chambre de circoncision) du palais de Topkapi vers 933-934/1527-1528.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramique à sous-glaçure de ce style, utilisant ces couleurs et cette technique au cours de la période ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par Augustus Wollaston Franks en 1892.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 225. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nPorter, V*., Islamic Tiles*, Londres, 1995, pp. 104-105, fig. 93.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale ; décoration figurative"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu et turquoise."]},"6945b03a-e793-5c51-8b45-3e3ebf550370":{"name":"Coupe en céramique.","description":"La forme creuse de cette coupe et la tentative de retrouver la blancheur de la porcelaine illustrent l'admiration des potiers musulmans pour la céramique chinoise. Les premiers potiers abbassides inventèrent une glaçure stannifère ou glaçure alcaline mi-cuite d'une blancheur opaque qui masquait la couleur terreuse de leur production et imitait la porcelaine. Le décor de cette coupe se compose de quatre simples touches de vert coulant du bord vers le centre. Au milieu figurent trois lignes de texte en arabe rédigées en style coufique anguleux ; elles sont décoratives mais difficilement lisibles. \nOn peut lire dans la première ligne : “a été fait par qui (…)”, alors que la formulation aurait dû être “qui a été fait par (…)”. La seconde ligne, peu claire, cite un “Muhammad”, peut-être le nom de l'artisan. Des coupes de céramiques similaires existent, qui mentionnent le même nom. La troisième ligne se lit : “Appréciez votre repas.” Ce type d'objet était fréquemment décoré d'aphorismes et de souhaits à leur propriétaire.","short_description":"La mode des céramiques chinoises chez les premiers potiers musulmans est illustrée par la blancheur opaque et les effets de craquelures sur l'engobe de cette coupe abbasside.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"IIIe siècle de l'Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 7 cm, Ø 24 cm.","method_for_datation":"Comparaisons stylistiques. La plupart des coupes de ce style oriental sont attribuées à la périodebouyide, dynastie islamique d'origine perse et de foi chiite qui régna en Irak entre 338 et 447/943-1055 tout en restant loyale envers le califat abbasside de Bagdad.","method_for_provenance":"Ce type d'objet fabriqué dans divers centres de production en Mésopotamie (al-Djazira) illustre des influences orientales.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où son nom signifiant “île”, constituée du nord-est de la Syrie et du nord-ouest de l'Irak actuels, ou Mésopotamie).","obtention":"Achat à Alep en 1939.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Islamic Art and Patronage: Treasures from Kuwait*, New York, 1990. \nBloom, J. et Blair, S., *Islamic Arts*, Londres, 2002. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nFehervari, G., *Art of the Eastern World*, Londres. \nKhalili, N., *A Selection of Islamic Art at the Brunei Museum*, Brunei, 1990. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Abbasside, peut-être la dynastie bouyide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Poterie ; terre cuite ; céramique ; glaçure stannifère ; bouyide ; porcelaine ; inscriptions ; écriture coufique ; influence chinoise"],"materials":["Céramique, glaçure stannifère peinte en deux couleurs."]},"69bd4624-b7de-55fb-85ce-4dbe6c7e46c2":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique restauré à partir d'un fragment qui ne représentait qu'une partie du bord et du fond d'un plat. La partie manquante a été reproduite avec du plâtre, ce qui a permis de restituer la forme générale du plat. Le fragment d'origine révèle une pâte fine de couleur brune et, au niveau du bord, un décor géométrique de couleur verte, appliqué au pinceau et consistant en trois demi-cercles concentriques. Il reste quelques traces de peinture sur le bord et sur le fond, ce qui suggère que ce décor était répété de façon symétrique tout le long du bord et au centre du plat, lequel repose sur une base annulaire. \n \nLa finesse de la pâte atteste qu'il s'agit d'une vaisselle de luxe.","short_description":"Plat en céramique tournée restauré à partir d'un fragment révélant une pâte fine de couleur brune, décoré au pinceau en vert sous glaçure au niveau de la bordure. Il s'agit d'un décor géométrique consistant en trois demi-cercles concentriques. Ce plat reposait sur une base circulaire.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"361-543 de l’Hégire / 972-1148 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø de la base 6,2 cm, Ø du bord 21,5 cm, H. 4,9 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"Le fragment provient de la strate supérieure d'un puits profond de 14, 5 m et qui était gorgé de tessons de céramique et de poterie entassés sur quatre couches correspondant aux époques punique, romaine, byzantine et ziride. D'après les chroniqueurs, Alger fut bâtie à l'époque ziride par Bulughin ben Ziri (362-373/973-984).","method_for_provenance":"Dépôt archéologique (fouilles Leschi et Le Glay, 1952).","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Leschi et Le Glay, 1952).","bibliography":"Golvin, L., *Le Magrib central à l'époque des Zirides*, *recherches d'archéologie et d'histoire*, Paris, 1957. \n \nLe Glay, M., “à la recherche d'Icosium”, *Antiquités africaines,* t. II, 1968, pp. 7-54.","dynasty":"Ziride","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; Zirides ; Alger ; céramique"],"materials":["Céramique tournée à décor peint sous glaçure."]},"6aba1364-1271-56bc-8718-7c0b62b33f0d":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Rare brûleur d'encens en terre cuite. Tourné sur plateau, il est percé de découpes en forme de feuilles pour faciliter la circulation de l'air et la diffusion des effluves d'encens. Le corps principal est divisé en deux par une séparation ajourée de type passoire sur laquelle l'encens était déposé pour se consumer. Le récipient était équipé d'un couvercle en hauteur ajouré, de même que la partie inférieure du corps, pour accroître la circulation de l'air autour du brûleur. Quatre poignées sont disposées symétriquement en carré, ce qui permet de penser que l'objet était suspendu au plafond ou à un autre élément élevé.","short_description":"L’encens a occupé une position particulière dans de nombreuses cultures islamiques, si ce n’est dans toutes, et a été largement utilisé pour parfumer les espaces intérieurs comme les pièces privées, les mosquées, les mausolées et les écoles religieuses. Des récipients de toutes formes et de toutes tailles comme ce brûleur en poterie ont été fabriqués pour contenir et brûler de l’encens.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. (avec couvercle) 23 cm., l. (poignées comprises) 20 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique.","method_for_provenance":"Ce brûleur et d'autres céramiques ottomanes similaires ont été trouvés par le donateur en Algérie.","provenance":"Algérie.","obtention":"Donné au muséeen 1877.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["poterie domestique ; brûleur d’encens"],"materials":["Céramique à décor ajouré."]},"6ad7e7f5-5b8d-5bfc-afb9-c3c90a19d9a8":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord vertical biseauté, bouche circulaire, col cylindrique, corps globulaire : deux anses en ruban strié et appendice supérieur en forme de pinacle relient le col et la panse du vase. Sa base est convexe et son pied annulaire, diagonal. La jarre conserve le départ d'un filtre situé entre le corps et le col. L'extérieur est décoré par la technique de la *cuerda seca* partielle, dans laquelle seules quelques parties du dessin sont remplies de glaçure verte ou miel verdâtre, d'autres étant parsemées de points. La décoration s'organise en six bandes horizontales successives, à motifs végétaux, ondulés et calligraphiques. Sur le bord, nous trouvons une étroite bande de palmettes stylisées. La plus grande partie du col est occupée par une large bande avec de grandes fleurs de lotus et, au-dessous, une frise aux motifs dentés. Sur l'épaule apparaît un cartouche calligraphique où se répète plusieurs fois, en coufique fleuri, le mot “*baraka*” et, sur le ventre, une bande de médaillons phytomorphes. Enfin, à la base, nous trouvons une frise de palmettes. Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almoravide ou almohade décorée selon la technique de la *cuerda seca* partielle. La décoration est organisée en six bandes horizontales successives constituées de motifs végétaux ondulés et calligraphiques. Les motifs à fleur de lotus et la bande inscrite du mot *baraka* en caractères coufiques fleuris sont particulièrement remarquables.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 17,8 cm, Ø de la base, 13,4 cm, l. 32 cm, H. 34,8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Malaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 89.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; cuerda seca ; commerce"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte rosée poreuse modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor à la cuerda seca partielle."]},"6c0d5ed7-f239-5a9e-b68f-3354fdd5c46c":{"name":"Vase à panse globulaire.","description":"La pâte est couverte d'un engobe blanc sous un fond jaune vernissé. La panse globulaire se prolonge par un col sans anses, long et étroit, qui se termine par une lèvre éversée. D'une allure un peu lourde, cependant harmonieuse, ce vase se distingue par un riche décor, dessiné en brun et vert, empruntant ses thèmes aussi bien à la géométrie qu'à la faune domestique. L'une des faces de la panse est ornée d'un gallinacé stylisé, alors qu'un deuxième, aux ailes amplement déployées, occupe la face opposée. Pour le reste du décor, l'artiste semble avoir donné libre cours à sa fantaisie : entre de grands motifs en damier, le fond est parsemé de losanges, de cercles et de points. D'inspiration berbère, ce décor atteste que l'art ifriqiyen, bien que fortement imprégné d'influences orientales, avait développé une personnalité originale.","short_description":"Ce vase se distingue par un riche décor, dessiné en brun et vert, empruntant ses thèmes aussi bien à la géométrie qu'à la faune domestique. Le fond est parsemé de motifs géométriques. Ce décor, d'inspiration berbère, imprégné d'influences orientales, témoigne de la spécificité de l'art ifriqiyen.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Dernier tiers du IIIe ou début du IVe siècle de l’Hégire (IXe ou Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 28,5 cm, Ø 18,5 cm.","method_for_datation":"Ce vase a été retrouvé sur le site de Raqqada, la capitale des Aghlabides fondée en 263/877, ce qui constitue un terminus ante quem pour sa datation. D'autre part, les caractéristiques formelles relèvent du répertoire aghlabide, comme l'attestent les milliers de pièces et tessons dégagés sur le site de Raqqada. Néanmoins, ce répertoire et ses techniques de fabrication semblent avoir continué à être utilisés au début de l'époque fatimide, ce qui nous autorise à dater cette pièce du dernier quart du IIIe/IXe jusqu'au début du IVe/Xe siècle. Mais ceci ne met pas en doute sa production dans les ateliers de poterie de Raqqada ou de Kairouan.","method_for_provenance":"La découverte du vase sur le site de Raqqada suggère une production locale provenant des ateliers des poteries de Raqqada ou de Kairouan, la capitale économique toute proche.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Cette pièce fut retrouvée sur le site de Raqqada lors des fouilles menées au cours des années 1960. Elle fut exposée à partir de 1966 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée en 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 120. \n \nDaoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, Tunis, 1979, pp. 28-29, fig. 8. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative; décoration géométrique; décoration florale"],"materials":["Céramique glaçurée et décorée."]},"6ce7585a-6af3-5c01-acdf-e9095b77b4a9":{"name":"Cruche batta.","description":"Par son goulot rétréci et son large rebord retombant avec bec verseur, cette petite cruche à panse arrondie rappelle les cruches phénico-carthaginoises dites *à bobèche*. Les cruches de cette forme, *batta*, couramment utilisées pour contenir l'huile des lampes au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), étaient exécutées à Fès et Meknès en plusieurs tailles. Celle-ci est décorée de cannelures verticales sur la panse et d'un ruban en cordelette. D'autres de même type pouvaient recevoir deux rangées de petits cercles estampés au-dessus et au-dessous de ce ruban. Les cruches vernissées vertes à glaçure plombifère, comme cet exemplaire, étaient destinées au régions du Sud marocain, en particulier aux oasis de la vallée du Ziz. Pour les marchés citadins, les potiers de Fès exécutaient des cruches de même forme, mais au décor polychrome beaucoup plus élaboré, faisant appel aux motifs végétaux et floraux du répertoire maroco-andalou.","short_description":"Cette petite cruche dénommée *batta* rappelle par son goulot et son rebord les cruches carthaginoises dites *à bobèche*. C'est une forme traditionnelle pour les récipients utilisés pour l'huile des lampes. Elle était exécutée à Fès et Meknès pour les régions du Sud marocain.","holder":"Musée Batha.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 14 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"Cette forme de cruche a été abandonnée au début du XXe siècle.","method_for_provenance":"Pièce achetée à Fès.","provenance":"Fès ou Meknès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., “Potiers et faïenciers de Fès : les produits de leur fabrication ; leurs croyances et leurs légendes”, *France-Maroc,* n° 3, 1919, pp. 78-82. \n \nBel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”*, Les trésors du Royaume (*catalogue), Paris, 1999. \n \nLoviconi, A. et Belfitah, D., *Regards sur la faïence de Fès*, Aix-en-Provence, 1991.","workshop":"Potiers de Fès et Meknès.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier ; décoration géométrique"],"materials":["Céramique vernissée, glaçure plombifère."]},"6d275aae-efca-5e92-b1e9-cd4d92480102":{"name":"Écuelle à marli vertical.","description":"Le décor de l'écuelle, limité à la paroi extérieure, consiste en une grande inscription en caractères coufiques aux hampes en biseau, avec certaines lettres se terminant par des volutes ; elle est comprise entre deux bandes d'une épaisse glaçure. Par-dessus l'inscription principale se superposent quatre lettres en bleu cobalt. La lecture de l'inscription, d'une exécution très courante, peut être ramenée à la formule du type “béni soit le propriétaire”. \nIl convient de souligner, en ce qui concerne les céramiques lustrées de Mésopotamie, la rareté du décor, qui se limite à des motifs épigraphiques ; on peut donc en déduire raisonnablement que cet objet reflète l'influence de la céramique de la période samanide du Khurasan et de la Transoxiane (IXe siècle H / Xe siècle J.-C.), à laquelle on doit une vaste production de vaisselle non lustrée, dont l'unique décor est constitué de motifs épigraphiques.","short_description":"Pièce pratiquement unique par sa forme et son décor. De telles pièces, exclusivement décorées de calligraphie, sont rares sur les premières céramiques lustrées abbassides.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7 cm ; Ø 18,3 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Comme nous l'avons dit dans la description de l'objet, on perçoit l'influence de la céramique de la période samanide du Khurasan et de la Transoxiane (IXe-Xe siècle).","method_for_provenance":"La typologie, très simple, est attestée parmi les matériaux provenant de Samarra.","provenance":"Irak.","obtention":"Achat.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., Ea*rly Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lustre ; calligraphie"],"materials":["Céramique, décor en lustre métallique et bleu cobalt."]},"6db232a1-1948-537d-8bad-3c92a264c7c0":{"name":"Panneau en stuc","short_description":"Le terme stuc s’utilise pour définir la grande majorité des décorations de la culture musulmane. Le stuc blanc, à partir des pierres à plâtre, grâce à sa souplesse d’utilisation, et ses qualités combinées de force, d’adhérence, de dureté, légèreté et prise rapide, permit son utilisation sur des chapiteaux, des arcs et même sur des espaces à forte pente comme les toits. Les artisans musulmans nous ont légué d’innombrables constructions décorées de motifs en stuc. Les XVIIIe et XIXe siècles furent l’âge d’or des décors en plâtre ciselé. Les palais et maisons présentent une ornementation très élaborée. Les motifs floraux, après avoir été géométriques, sont proches du style ottoman et italien.","type":"Stucs; plâtre","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 53 cm, Ø 26 cm","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar","keywords":["Plâtre ciselé; Chapitaux; Palais; Style ottoman; Style italianisant"],"materials":["Terre cuite"]},"6f45b4c6-e6d0-562e-aa92-b2efaf2a5915":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique tournée de forme largement évasée posée sur un court piédouche circulaire. Elle a été moulée à la main autour du rebord pour obtenir une succession de godrons. La coupe a été plongée dans un engobe d'argile et décorée à l'intérieur d'un motif floral simple réalisé à la sous-glaçure noire et bleu. Elle est entièrement vernissée d'une glaçure épaisse d'un jaune intense transparent.","short_description":"Cette coupe d’Afrique du Nord était utilisée pour servir un ragoût de légumes avec de la viande et du couscous. Fabriqué au tour, elle a un couvercle dont la forme s’adapte mais avec un diamètre légèrement plus petit. Des récipients comme celui-ci sont encore fabriqués aujourd’hui.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 13 cm, Ø 34 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Cette coupe et d'autres céramiques ottomanes similaires ont été trouvées par le donateur en Algérie.","method_for_provenance":"Cette coupe et d'autres céramiques ottomanes similaires ont été trouvées par le donateur en Algérie.","provenance":"Algérie.","obtention":"Donné au muséeen 1877.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["poterie domestique ; décoration abstraite"],"materials":["Céramique décorée en noir et bleu sous glaçure jaune transparente."]},"73a8c1a7-47a7-5ac2-8219-524e45f2889c":{"name":"Bassine","short_description":"Grande bassine dite *maajna* à fond plat et à paroi oblique et évasée. Le pied est annulaire. Le centre est meublé par un décor floral très stylisé composé de palmettes en forme d’ailes superposées. Sur la paroi, le motif *tawq* (collier) constitue l’élément principal de la composition. Son décor associe les influences ottomanes aux survivances locales. Les couleurs dominantes sont : le jaune, le vert, le brun et le bleu violet. La bassine sert à pétrir la pâte ou à rouler la semoule mais aussi comme récipient pour servir certaines préparations culinaires. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée de la Céramique Sidi Kacem Jelizi","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Tunis","dimensions":"H. 18 cm, Ø 70 cm","provenance":"Atelier de Qallaline","keywords":["Décor floral"],"materials":["Céramique"]},"74cb07f0-79d7-57eb-be13-fe55793125ae":{"name":"Pot à lait","short_description":"Il s’agit d’un pot à beurre avec couvercle (*dagra*) à panse globulaire et à piédouche. Son décor polychrome est organisé en bandeaux. Des médaillons renfermant des fleurs ornent la moitié inférieure de la panse. Le couvercle est aussi richement orné de fleurs encadrées par des croisillons.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée national du Bardo","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 45 cm, Ø 30 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Céramique"],"materials":["Céramique"]},"755aa26f-837b-56c6-a555-fffe8cf9d2d2":{"name":"Plat avec inflorescences d’œillet","description":"Plat creux à aile bombée sur base plate. Le décor, peint en lustre rouge, consiste en une grosse touffe d'aspect plumeux avec inflorescences de fleurs d'œillet, qui s'épanouit à partir d'un petit vase central en forme de coupe sur pied. Autour, un décor typique, fait de petites demi-lunes concentriques d'où partent des arbustes aux feuilles imitant des plumes, alternant avec un œillet, sur fond pointillé. Le bord du plat, marqué par un léger sillon extérieur, est souligné par un gros ruban en lustre compact.","short_description":"Ce plat, essentiellement décoré d'un motif emprunté aux tissus et aux céramiques ottomanes, appartient à la production tardive de Valence (Espagne, XVIIIe siècle). Cet objet devait probablement être utilisé comme vaisselle d'apparat.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H 6,8 cm ; Ø 28, 2 cm.","method_for_provenance":"Ce plat fait partie de la production valencienne tardive (XIIe/XVIIIe siècle), dont les éléments caractéristiques sont la fragmentation du décor, l'aspect plumeux des ornements végétaux ainsi que la présence de la fleur d'œillet, motif d'influence turque, parvenu en Occident par l'intermédiaire des tissus et de la céramique. \nParfois, comme dans cette pièce, on note l'usage quasi exclusif de ce dernier motif, selon un goût qui se révèle inspiré des fameuses céramiques turques d'Iznik, elles aussi caractérisées par les motifs de vases remplis de fleurs.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; lustre ; art mudéjar"],"materials":["Céramique lustrée."]},"758017b1-e777-564d-bac6-2f8e62ea8bad":{"name":"Bol.","description":"Pièce ouverte, avec un corps à forme circulaire sur fond plat. Le bord est à section semi-circulaire, accentué et légèrement introverti. \nCéramique en pâte très claire, presque blanche à décor châtain, tirant vers le sépia. \nLes surfaces ont des camaïeux de la même couleur que la pâte. \nLa décoration est centrée sur l'intérieur de la pièce avec un motif en étoile ou en fleur qui part d'un large cercle dont l'intérieur est décoré par une barre géométrique. Comme bordure de ce cercle, des détails constitués de petits demi-cercles, avec un point au centre, intercalés avec une série de trois rayons qui pointent vers l'extérieur et se répètent dix-sept fois. \nUn décor rayé de la même couleur apparaît sur le bord de la coupe en sept ensembles de petits traits d'une subtilité remarquable. \nCe type de décor est fréquent à l'intérieur de pièces du même genre, mais aussi sur les parois extérieures des gobelets. Un décor très semblable a été observé sur des céramiques de Vilamoura (Loulé, Algarve) et sur la céramique exhumée au château de Silves. \nDans les ouvrages archéologiques réalisés à Silves, ce type d'ornement n'a pas été remarqué sur des pièces de niveaux archéologiques postérieurs au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). \nIl peut s'agir d'une pièce de production autochtone.","short_description":"Ce bol est particulièrement remarquable par l'élégance du motif géométrique de sa face intérieure. La décoration est centrée sur l'intérieur de la pièce avec un motif en étoile ou en fleur qui part d'un large cercle dont l'intérieur est décoré par une barre géométrique. L'ensemble rappelle les modèles traditionnels de la région, caractéristiques de l'art autochtone.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Mairie de Silves.","dates":"IIe-IIIe siècles de l’Hégire (VIIIe-IXe J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 4,5 cm; Ø supérieur (bordure) 23,6 cm; Ø inférieur (base) 16 cm.","method_for_datation":"Par le contexte archéologique, stratigraphique et typologique. La date attribuée (VIIIe-IXe siècle J.-C.) est contestée par Cláudio Torres, Champ archéologique de Mértola, d'après lequel il s'agit probablement d'une pièce plus tardive par comparaison avec d'autres provenant du Gharb al-Andalus.","method_for_provenance":"Excavation réalisée dans la cour adjacente au puits-citerne à Silves par Mário et Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire d'excavation Q 41 / C3-silo 1.","provenance":"Cour adjacente au puits-citerne (aujourd’hui Musée municipal d’archéologie de Silves), Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles réalisées dans les années quatre-vingt du XXe siècle.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 162-163. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 54. \nGomes, R. V, *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce ; décoration florale"],"materials":["Céramique à tour rapide, décor étoilé."]},"7892ac22-f1eb-5c25-a796-c350b3bd270a":{"name":"Plat à décor floral.","description":"Grand plat à large base plate, marli bombé et aile réduite, peint en vert-turquoise, bleu cobalt et rouge laque en relief (“bol arménien”), typique de cette catégorie de plats. Sur le bord intérieur du fond du plat, un buisson de rosettes alternativement bleues et rouges génère des tiges fleuries et le rameau central à campanules bleues. Parmi les fleurs dominent trois grosses pivoines, des tulipes et des jacinthes. L'aile est ornée du motif caractéristique de “vagues et rochers”, très stylisé. Sur le marli figurent, alternés, des motifs de palmettes et de rosettes peints en bleu et en vert, avec un halo de couleur.","short_description":"Produit typique des fabriques d'Iznik entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, ce plat présente de riches décorations florales.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.) ; XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 6,7 cm ; Ø 36,3 cm.","method_for_provenance":"Cette pièce est un produit des ateliers d'Iznik de la fin du Xe/XVIe-début XIe/XVIIe, comme l'atteste le traitement minutieux des détails, ainsi que le bord non lobé du plat.","provenance":"Iznik.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \nPetsopoulos, Y., *Tulips, Arabesques and Turbants. Decorative Arts from the Ottoman Empire*, Londres, 1982. \nRogers, G. M., “The Wares of sixteenth Century Ottoman Turkey”, *Islamic Art and Design 1500-1700*, Londres 1993, pp. 93-120. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; céramique ; vernissage ; décor floral ; jacinthes"],"materials":["Céramique vernissée."]},"7a68823e-191b-5fd3-bb5a-c45c2eb03deb":{"name":"Jarre à provisions *qolla*","short_description":"Inspirée directement de la *khabiya*, grosse jarre destinée à la conservation des aliments, ce récipient servait au stockage et à la conservation des liquides tels que l'huile ou l'eau, et divers aliments. 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Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151.","materials":["Pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque"]},"7bb1e389-6b64-508c-be13-d7e4b898da6c":{"name":"Coupe sur piédouche.","description":"Grande coupe sur piédouche en céramique frittée peinte sous glaçure d'une panoplie de feuilles et d'ornements floraux. Les couleurs utilisées sont le manganèse, le vert sauge, le bleu et le noir. Sur toute la face extérieure figure la feuille *saz*, feuille de fantaisie dentelée fréquente sur les céramiques d'Iznik au cours d'une période précise de deux décennies 936-956 H / 1530-1550 J.-C. L'intérieur de la coupe présente une composition saisissante de médaillons contenant des nuages enroulés entre de petits bouquets de jacinthes sauvages. Ce splendide objet au décor plein de force a probablement été réalisé pour la cour impériale, sans doute pour le lavement des pieds de Soliman le Magnifique lui-même (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.).","short_description":"Une si belle coupe sur piédouche a très certainement appartenu à la cour royale, peut-être pour emmagasiner de l'eau destinée aux ablutions de Soliman le Magnifique en personne. Du fait de sa décoration sous glaçure de feuilles *saz* et de fleurs fantastiques en vert olive, manganèse, bleu et noir, cette coupe appartient à la série des céramiques dites de Damas.","holder":"The British Museum.","dates":"Environ 951-956 de l’Hégire / 1545-1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 27,3 cm, Ø 42 cm.","method_for_datation":"Cette coupe sur piédouche est l'exemple même d'un type de céramique produit au cours d'une période spécifique de deux décennies (936-956 H / 1530-1550 J.-C.). Elle fait partie d'un dit “groupe de Damas”, car on pensait jadis qu'elle y avait été fabriquée, mais on a prouvé depuis que cette variété damascène trouvait son origine dans des modèles d'Iznik. Ce groupe se caractérise en particulier par l'introduction de certaines couleurs – le vert olive, le noir et un violet de manganèse – et l'apparition des feuilles *saz* et de fleurs de fantaisie. Une lampe de mosquée du British Museum datée 955 (1549 J.-C.) offre la clé de la datation de cette coupe et d'autres récipients utilisant une coloration similaire et des motifs identiques comme l'enroulement de nuages. Un autre point de référence est un ensemble de carreaux présent à la fois dans le hammam de Yeni Kaplica à Bursa daté de 959-960 (1552-1553 J.-C.) et dans la mosquée d'Ibrahim Pacha à Istanbul édifiée en 956 H / 1550 J.-C. Ces carreaux présentent les mêmes couleurs et les mêmes motifs décoratifs que le groupe damascène de céramiques dont fait partie cette coupe.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramique à sous-glaçure de ce style, utilisant ces couleurs et cette technique, au cours de la période ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Fait partie du legs Godman au British Museum en 1983.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 96. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, p. 54-55 (pour une coupe similaire au British Museum). \nRozburgh, D. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 6000-1600*, Londres, 2005, p. 331, p. 454.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale ; eau"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu, turquoise et vert olive."]},"7c54162f-752d-55a0-b15d-ba5049476e9d":{"name":"Carreau.","description":"Carreau en céramique frittée à motif symétrique au pochoir de quatre cartouches d'arabesques et quatre fleurs de type rose partant d'un ornement central en étoile. Les cartouches touchent les pointes de médaillons d'arabesques plus grands placés aux angles du carreau, tandis que des fleurs à deux tiges incurvées se terminent en demi-fleurs à gauche et à droite. Ce carreau faisait partie d'un décor en carrelage plus important.","short_description":"Les carreaux comme celui-ci sont typiques de modèles produits en Syrie ottomane au XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Ils étaient fabriqués dans le but de faire écho au style d’Iznik, mais les pièces syriennes se caractérisaient par une palette réduite au bleu, vert et turquoise, sans l’adjonction du rouge d’Iznik.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"28 x 28 cm.","method_for_datation":"Les carreaux de ce type sont réputés avoir été produits en Syrie ottomane au XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Les carreaux de ce type sont typiques de modèles produits en Syrie ottomane où la production de céramique de type Iznik se caractérisait par une palette réduite au bleu, au vert et au turquoise, à l'exclusion du rouge d'Iznik.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté auprès de la collection du Major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 232, fig. 411 (pour un carreau d'Iznik de dessin pratiquement identique et proche d'autres modèles décorant le mausolée du sultan Sélim II à Sainte-Sophie).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée à décor bleu, vert et turquoise peint sous glaçure transparente incolore."]},"7cea6ccf-c3e7-529b-8b69-b0d28db38eda":{"name":"Frise de zelliges excisés.","description":"Ce petit fragment de revêtement mural est un spécimen de mosaïque de faïence excisée ou champlevée. \n \nCette technique était employée pour introduire la ligne courbe dans la décoration en céramique, notamment pour reproduire des inscriptions et des décors végétaux. Utilisant le plus souvent des carreaux vernissés noirs, les artisans excisaient assez adroitement la surface émaillée avec un marteau tranchant, pour ne découvrir la terre cuite qu'à l'emplacement destiné à servir de fond. Ainsi, les figures courbes végétales et scripturales se détachaient en léger relief sur le fond de terre cuite ocre. \n \nIci, à l'intérieur d'un cadre tressé, des caractères cursifs s'entremêlent à de grêles rinceaux ponctués de nodosités et donnant naissance à des palmes doubles et à des fleurons. L'inscription cursive qu'ils composent énonce une formule pieuse, “pour moi avec le Dieu des adorateurs”. \n \nCe type de bandeau épigraphique provenant de la *madrasa* Bouinaniya était placé au-dessus des lambris de céramique et en dessous d'une frise de motifs géométriques appelés *charafa* (rappelant les créneaux) qui faisait la transition entre la décoration de faïence et les lambris de plâtre des murs.","short_description":"Ce fragment où l'inscription rapporte la formule pieuse est un échantillon de la mosaïque de faïence émaillée excisée qui permettait de reproduire les lignes courbes des inscriptions et des décors végétaux se détachant en léger relief sur le fond de terre cuite ocre.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire (1351-1356 J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 28 cm, L. 47 cm.","method_for_datation":"Cet élément architectonique qui provient de la *madrasa* Bouinaniya a été réalisé pendant la période de construction du monument.","method_for_provenance":"Cette frise a été récupérée au moment de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","bibliography":"Hedgecoe, J. et Samar Damluji, S. *Zillig, L'Art de la céramique marocaine,* Londres, 1993. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* 2 vol., Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["monument religieux ; décoration épigraphique"],"materials":["Carreaux de faïence émaillés et excisés."]},"7cf9dbf7-35bc-5ff7-9f5e-d4b400e59363":{"name":"Coupe.","description":"Coupe à glaçure stannifère dont le décor représente un quadrupède non identifié devant une pomme de pin dont le dessin est d**'**origine islamique. 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L**'**animal aux formes amplifiées et le motif végétal sont typiques de l**'**art mudéjar. De nombreux exemples similaires viennent de Paterna.","provenance":"Paterna, Valence, Espagne.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Gaiger-Smith, A., *Tin-Glaze Pottery in Europe and the Islamic World, the Tradition of 1000 Years in Mayólica, Faience & Delftware*, Londres, 1973.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["imagerie zoomorphique ; ustensiles domestiques"],"materials":["Céramique à glaçure stannifère."]},"7ec4c61a-0b37-51f0-9e27-faeecc7abdb3":{"name":"Plat à décor de triangles.","description":"Plat à ombon et aile large, décor de lustre brun sur fond crème. Le principal motif décoratif est une couronne de triangles disposés en spirale le long du bord intérieur de l'aile et peints d'un lustre compact. Un motif de même type, mais obtenu avec des traits incisés et dont la disposition est pratiquement indépendante du décor peint, se retrouve sur l'aile. Entre les triangles sont dessinés, alternativement, des hampes et des points, les “solfas” ou notes de musique, et des motifs en forme de spirale sur fond rayé, ainsi que de gros points et des motifs en forme de virgule. À une seule reprise, le motif de “solfas” se répète deux fois de suite. Un gros ruban lustré souligne le bord extérieur de l'aile. Autour de l'ombon hémisphérique, orné d'une inflorescence à trois pétales, est peint un décor de type épigraphique, entre deux grosses bandes d'un lustre compact. \nSur la surface extérieure sont peints en lustre brun-rouge des cercles concentriques qui suivent un mouvement de spirale.","short_description":"Ce plat, réalisé vers le XVIe siècle dans la région de Valence (Espagne), est essentiellement décoré de triangles et de motifs appelés *solfas*.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 4,5 cm ; Ø 34 cm.","method_for_provenance":"Ce plat fait partie d'une abondante série de produits de la région de Valence, de facture plutôt courante, très répandus dans la seconde moitié du Xe/XVIe siècle. Elle reprend, en les simplifiant en fonction d'un goût populaire, des thèmes décoratifs propres à la classe, très raffinée, des plats godronnés de la fin IXe/XVe-début du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; lustre ; art mudéjar"],"materials":["Céramique, décor au lustre."]},"7f3ad75b-9c30-59f5-bd90-9efafe607dc8":{"name":"Coupe.","description":"Coupe sur piédouche en céramique frittée à rebord plat, ornée de six bandeaux rectangulaires tournants concentriques à épais contours noirs, qui forment un hexagone en partie centrale. Le rebord est décoré d'une écriture pseudo-arabe coufique. Un décor organique occupe les champs entre les bandeaux et le centre de l'hexagone. \nRaqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C. \nOn a retrouvé une abondance de traces de la production syrienne dans toute l'Égypte. Fustat était à la fois un port international très actif et des potiers syriens s'y étaient établis pour créer leurs propres ateliers de poterie.","short_description":"Raqqa, où cette coupe fut fabriquée, était l’un des deux grands centres de production de poterie durant la période ayyoubide en Syrie. Le style et la décoration de ce plat, la composition de la glaçure et la manière dont il s’est détérioré sont caractéristiques des céramiques de Raqqa.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 11,4 cm, Ø (au bord) 20,9 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; décoration calligraphique"],"materials":["Céramique frittée, décor peint en noir sous glaçure verte transparente."]},"80cabe22-0796-50d8-b4b1-b4e1801d847c":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique frittée de forme évasée à parois droites décorées de bandes légèrement tournoyantes peintes en noir . Le centre du bassin est occupé par un rondeau de calligraphie très stylisée qui peut se lire : “'al-'izz… Muhammad”. La décoration est typique de ce type de coupe dans lequel l'objet, non vernissé, est peint au pigment noir avant d'être entièrement recouvert d'une glaçure transparente (ici turquoise). Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"La décoration centrale de cette coupe comporte une inscription calligraphique qui peut se lire “al-‘izz… Muhammad”, peinte au pigment noir sous une glaçure transparente bleue. L’usage populaire d’inscriptions de bon vœux et de souhaits sur les céramiques moyen-orientales remonte au tout premier âge islamique.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø (bord) 15,8 cm, Ø (base) 6,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. 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Le schéma décoratif est constitué d’une combinaison de motifs géométriques et floraux.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Fin IIe-début IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 28 cm, Ø (lèvre) 8 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec des jarres similaires. La poterie abbasside est généralement de couleur crème.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","provenance":"Tell Hisban, Jordanie.","obtention":"L'objet a été trouvé à Tell Hisban lors d'une fouille archéologique en 1973.","bibliography":"Horn, S. H., “The 1973 Season of Excavations at Tell Hesban”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XIX, 1974, pp. 151-156, planche LXXV, 2. \nHorn, R. S. et Horn, S. H., *Heshbon 1973*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 1975.","dynasty":"Abbasside","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; décoration géométrique"],"materials":["Céramique tournée."]},"8262afff-f5be-5577-ab18-a76c2170cb15":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique frittée peinte en sous-glaçure bleu, turquoise et vert olive. Le bassin est occupé par une vibrante composition de feuilles *saz*, de fleurs de fantaisie et d'une paire de tulipes. Autour du bord, une mise en place plus structurée présente une alternance de bouquets de feuilles vertes et de fleurs bleues et blanches. D'importantes tulipes, entourées d'autres fleurs, s'échappent d'une touffe de feuilles près du bord. Les plats fabriqués à Iznik présentaient ainsi souvent des plantes partant du bord, afin de donner un axe vertical à la composition. Celui-ci est un bel exemple du style *saz* ou “de Damas”, qui fut populaire au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","short_description":"Des tulipes et des fleurs fantastiques sont représentées comme poussant d'un angle de ce plat en céramique, tandis que des feuilles *saz* courent gracieusement sur le bord. Les céramiques présentant ce même type de motif et de palette chromatique étaient produites à Iznik, même si on a pu à un certain moment les attribuer à la ville de Damas.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 956 de l’Hégire / 1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 39,4 cm.","method_for_datation":"Cette coupe sur piédouche est l'exemple même d'un type de céramique produit au cours d'une période spécifique de deux décennies (936-956/1530-1550). Elle fait partie d'un dit “groupe de Damas”, car on pensait jadis qu'elle y avait été fabriquée, mais on a prouvé depuis que cette variété damascène trouvait sa provenancedans des modèles d'Iznik. Ce groupe se caractérise en particulier par l'introduction de certaines couleurs – vert olive, noir et un violet de manganèse – et par l'apparition des feuilles *saz* et de fleurs de fantaisie. Une lampe de mosquée au British Museum datée 955 (1549 J.-C.) offre la clé de la datation de cette coupe et d'autres récipients utilisant une coloration similaire et des motifs identiques comme l'enroulement de nuage. Un autre point de référence est un groupe de carreaux présent à la fois dans le hammam de Yeni Kaplica à Bursa daté de 959-960/1552-1553 et dans la mosquée d'Ibrahim Pacha à Istanbul édifiée en 956/1550. Ces carreaux présentent les mêmes couleurs et les mêmes motifs décoratifs que le groupe damascène de céramiques dont fait partie cette coupe.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramique à sous-glaçure de ce style, utilisant ces couleurs et cette technique, au cours de la période ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs Henderson au British Museum en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 249. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 63-68, fig. 38.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique frittée à sous-glaçure bleu, turquoise et vert-olive."]},"83d379f5-b3fb-5f8d-90e6-0d7825b5a477":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en céramique frittée à long bec ouvert, col cylindrique, poignée en boucle et panse sphérique. L'intérieur et l'extérieur sont recouverts d'une glaçure opaque turquoise. Le style est typique de la poterie fatimide de Fustat (VIe/XIIe siècle). Fustat était l'une des plus riches cités du monde islamique à cette époque. Assez peuplée, ses maisons pouvaient compter jusqu'à six étages. \nCe type de lampe éclairait les intérieurs des maisons de Fustat et témoigne de la position éminente de la cité au Moyen-Orient tout au long de la période fatimide (286-566 / 909-1171). Les résidents de ce port actif comptaient parmi eux des négociants qui importaient des biens venant de nombreux pays du monde, voire de Chine. Fustat était également un important centre de manufacture dont les artisans produisaient des céramiques de qualité, de la verrerie, des objets en fer et en cuivre et des textiles.","short_description":"La forme de cette lampe est typique de celles trouvées dans la ville de Fustat (Égypte fatimide). Fustat était une ville très peuplée, avec des artistes et des ateliers d’artisans approvisionnant les marchés locaux et d’exportation. Ils disposaient de nombreuses possibilités d’inspiration artistique grâce aux marchandises importées de pays lointains.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 9 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIe/XIIe siècle ont été trouvés à Fustat.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. Des exemples comparables datant du VIe/XIIe siècle ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par le muséeen 1919.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éclairage"],"materials":["Céramique frittée à glaçure turquoise opaque."]},"842a5200-0594-5a9c-bea6-e441fe3c4f78":{"name":"Carreau de faïence","short_description":"Carreau de faïence. Au centre du cercle, un bateau à voile entouré d’oiseaux ; à l’extérieur du cercle, un élément floral stylisé occupe chacun des quatre angles du zélige.","type":"Terre cuite émaillée","holder":"Musée public national des Antiquités","dates":"XIX siècle","location":"Alger","dimensions":"13 x 12cm","provenance":"Delft, Hollande","author":"Houria Cherid","keywords":["Emal; zelidj"],"materials":["Céramique, émail"],"artist":"Les ateliers de Delft"},"8469840c-c735-573f-aef2-fdf1fcbc3556":{"name":"Vase à biberon","short_description":"C’est un vase à goulot ou tétine avec une anse centrale annulaire et un pied évasé. Le profil rappelle celui d’un couffin fermé. L’objet, d’une forme rare, est décoré d’un grand oiseau jaune et brun. 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On connaît diverses pièces similaires : l'une se trouve au musée de l'Alcazaba d'Almería, l'autre à Corbières (France) ; la troisième, en verre, est conservée au musée Iran Bastan de Téhéran ; dans la collection du musée du château de Péralada (Gérone, Espagne) figure un encrier de provenance iranienne ; un cinquième exemplaire se trouve au musée du Louvre et, datant du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), il est intéressant par sa provenance puisqu'il fut trouvé dans les fouilles réalisées à Suse. Cette dernière pièce, contemporaine d'autres trouvées à Samarcande, Nishapour et Siraf, suggère que le lieu d'origine de ces encriers a pu être le Moyen-Orient, d'où ils se répandirent sans doute vers l'Occident.","short_description":"Encrier portatif à suspendre à la ceinture. De l'orifice d'entrée part un conduit qui s'enfonce dans le récipient, évitant que l'encre ne se déverse. Le calligraphe y trempait son calame pour écrire contre rétribution des lettres ou des documents. L'encrier est devenu le symbole des scribes ou copistes.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IVe siècle H (Xe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7, 6 cm, Ø 5,75 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques stylistiques et sa similitude avec d'autres encriers de la même époque.","method_for_provenance":"Provenance non documentée. La production de ce type de pièces fut très rare ; l'hypothèse de sa provenance s'appuie sur la netteté et l'austérité du dessin décoratif, caractéristique de Madinat al-Zahira, grand centre producteur de céramiques en *vert et manganèse*.","provenance":"Madinat al-Zahira (Cordoue).","obtention":"La pièce a été acquise par l'état et déposée au Musée archéologique national à une date inconnue.","bibliography":"*Al-Andalus y el Méditerráneo*, Cádiz, 1995. \nBernus-Taylor, M., “Encrier”, *Les Andalous de Damas à Cordoue*, Paris, 2000, p. 128, n° 123. \nLlagosteras, E. et Zozaya, J., “Análisis radiográfico de un tintero califal”*, Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos*, LXXX, n° 4, Madrid, 1977, pp. 911-915.","dynasty":"Califat omeyyade d’al-Andalus","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["science ; écriture ; Madinat al-Zahira"],"materials":["Argile; tour, cuisson, vert et manganèse, glaçure."]},"86c2720a-384b-58d3-92a2-3fc1aefd7f1c":{"name":"Petite jarre","short_description":"C’est une *qolla* à deux anses, à panse ovoïde à large col et lèvre en bourrelet. Le décor en polychrome est organisé en bandeaux. Sur la panse, des médaillons à rosace centrale s’intercalent entre une frise de croisillons et une autre de chevrons. Des traits verticaux alternativement jaune, bleu et vert ornent le col. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée de la Céramique Sidi Kacem Jelizi","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Tunis","dimensions":"H. 41 cm, Ø 24 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Poterie modelée; Décor en polychrome"],"materials":["Terre cuite"]},"882edb61-7d84-519e-90cd-1e8568e3abc4":{"name":"Plat conique *mokhfia*","short_description":"Ce plat conique dit mokhfia est très creux sur une base annulaire. Il présente un décor d'arcatures dit de \"tortue\". Au centre du plat, une étoile à cinq branches avec un point central vert s'inscrit dans un double cercle. Six points bleus occupent l'intérieur et cinq l'extérieur de cette étoile. A partir de ce motif central se développe un décor rayonnant de cinq grandes arcatures ou \"écailles\" contenant la même forme peinte en vert avec deux pastilles de part et d'autre d'une large bande décorative quadrillée et cernée de jaune. La bordure intérieure de la coupe comporte un motif tressé rehaussé de petits traits bleus. \nCe décor et cette forme précise de céramique sont caractéristiques des productions marocaines élaborées entre le XVIIe et le XIXe siècle J.-C.. Elles sont très répandues, aussi bien au Maroc qu'en Espagne. D'ailleurs, on note l'influence andalouse dans certains motifs comme l'emploi de la géométrie. \nCette pièce ne peut pas être attribuée avec certitude à un centre de production. Toutefois, Fès est le plus important de l'époque. Le décor aux arcatures concentriques dit de \"tortue\" est caractéristique de ces céramiques polychromes marocaines. Au XIXe siècle J.-C., les couleurs employées sont plus affirmées, les formes plus lourdes et les décors moins spontanés qu'avant.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 12 cm, D: 28 cm","provenance":"Maroc","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Piasa en 2002.","bibliography":"Delpont, Eric (et al.), *Album du musée*. Paris: Somogy éditions d'art, 2012: p. 294; p. 386. \n \nRoux, Jean-Paul (ed), *Arts de l'Islam: des origines à 1700*, Paris: Musée national de l'Orangerie (Réunion des Musées nationaux), 1971: Fig. 83."},"88c3e9a5-4d43-5bac-af15-0e55e4b15da8":{"name":"Deux carreaux.","description":"Deux carreaux en céramique frittée. Le carreau n° 159 présente une composition horizontale de vigne à feuilles vertes et grappes charnues de couleur rouge disposées de chaque côté d'une branche centrale à petites fleurs rouges et bleues. Le carreau n° 160 est orné d'une composition florale chargée, à deux feuilles *saz* superposées au centre, entourées de quatre demi-fleurs de fantaisie. Le fond est occupé par des bandeaux de nuages sinueux et d'enroulements de délicates tiges végétales bleues.","short_description":"Depuis la fin des années 950 H / 1550 J.-C, des carreaux comme ceux-là furent commandés par la cour ottomane pour ses importants programmes de construction à Istanbul et ailleurs. Ils finirent par représenter l’essentiel de la production des ateliers d’Iznik et un grand nombre d’entre eux sont encore en place aujourd’hui.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"n°159 : 24,5 x 24,5 cm; n° 160 : 22,8 x 22,8 cm.","method_for_datation":"Les branches fleuries et la vigne du carreau n° 159 renvoient à d'autres exemples datant de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, en particulier au revêtement de la mosquée de Takkeci Ibrahim Agha à Istanbul, datant d'environ 1000/1592 (voir Atasoy et Denny, 2000). Des carreaux du type du n° 160 ont été utilisés dans le salon de Mourad III au palais de Topkapi à Istanbul vers 985/1578. Ce motif est resté populaire, bien que très simplifié, jusque très avant dans le XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Des carreaux de ce type furent commandés par la cour ottomane pour ses importants programmes de construction à Istanbul et ailleurs à partir de la fin des années 950/1550. Ils finirent par représenter la majeure partie de la production des ateliers d'Iznik et un grand nombre d'entre eux sont encore en place aujourd'hui.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 235, fig. 152 (pour la datation). \nHaase, C. P., Kroger, J. et Lienert, U., *Oriental Splendour: Islamic Art from German Private Collections*,Hambourg, 1993, p. 120, cat. n° 73. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 48.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique frittée, sous-glaçure bleue, verte et noire, barbotine rouge en sous-glaçure, glaçure transparente."]},"88e1fa36-529e-53bc-bbcd-f2c0e91f810a":{"name":"Cruche.","description":"La forme de cette cruche s'inspire probablement d'un prototype en verre, ce que confirment les indentations disposées en motif circulaire, similaires à celles trouvées sur des pièces de verrerie iranienne contemporaines. La cruche moulée est vernie d'une intéressante couleur bleu lavande opaque, qui ne couvre pas le pied. Cette forme montre l'influence de la céramique iranienne sur la poterie de Raqqa. Cette ville était l'un des deux grands centre de production de poterie dans la Syrie des Ayyoubides, l'autre étant Rusafa. La ville possédait un certain nombre d'ateliers de potiers qui produisaient une gamme de céramiques dont des récipients à décor lustré, moulés en relief ou peints sous glaçure.","short_description":"Les potiers du Moyen-Orient puisaient souvent leur inspiration artistique dans les autres corps de métier. La forme de cette cruche moulée copie un prototype en verre. Les indentations circulaires qui décorent le ventre du pichet se trouvent également sur des pièces de verrerie iranienne de la même époque.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 17, 5 cm, Ø (au rebord) 9,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Par ailleurs, la composition de la terre est proche de celle de la poterie de Raqqa, qui est caractéristique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["récipients domestiques ; artisanat"],"materials":["Céramique frittée à glaçure opaque bleue."]},"891c65b9-b73d-5c4b-be2d-0e7198d79575":{"name":"Plat.","description":"Lourd plat sans décor à épaisse glaçure turquoise foncé, typique de la production de Raqqa aussi bien par sa forme que son style de fabrication. Bien que gravement détériorée, la glaçure conserve une idée de la beauté que pouvait revêtir ce simple plat à son époque. La couleur turquoise, appréciée pour ses qualités esthétiques, était censée offrir une protection, ce qui rendit son usage très populaire en céramique dans tout le Moyen-Orient islamique. \nRaqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"Bien que très détérioré, ce plat turquoise devait être d’un bleu saisissant quand il était neuf. Raqqa en Syrie était un important centre de production de céramique pendant la période ayyoubide, avec de nombreuses pièces à glaçure turquoise, qui était une couleur populaire de bon augure dans le Moyen-Orient.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 4,1 cm, Ø (au bord) 15,2 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["récipients domestiques"],"materials":["Céramique frittée à glaçure turquoise foncé."]},"8acf2eac-8e23-5efc-a927-dea5fc1c4c75":{"name":"Coupe à décor rayonnant.","description":"Cette pièce, dont la forme est inspirée des porcelaines chinoises de la période T'ang (618-906 J.-C.), présente un décor peint en bleu cobalt, consistant en un grand motif en forme de pétales stylisés ; dans le fond, un polygone étoilé, dont les pointes sont remplies de petits traits. Au centre figure un motif communément appelé “sceau de Salomon”, élément décoratif courant dans l'art islamique. \nLa coupe, décorée dans un style simple mais agréable, peut être considérée comme typique de la production mésopotamienne, dans la classe des céramiques peintes en bleu cobalt sur fond blanc crème. Cette classe est d'un intérêt notable, dans la mesure où elle constitue l'un des exemples les plus anciens d'imitation, dans le monde islamique, des porcelaines chinoises, qui étaient particulièrement appréciées et qui arrivaient en grande quantité en Égypte et en Irak par mer, ainsi qu'en Perse par voie de terre, à travers la Route de la Soie. L'imitation de la porcelaine était réalisée en recourant à l'utilisation d'une épaisse glaçure à l'oxyde de plomb auquel on ajoutait, en guise d'opacifiant, de l'oxyde d'étain ; il en résultait une couverture compacte blanc crème, sur laquelle était peint, en bleu cobalt, un décor de goût islamique.","short_description":"Cette pièce est d'un grand intérêt à cause de son décor inspiré des porcelaines chinoises de la période T'ang, et témoigne des contacts et des échanges qui, le long de la Route de la Soie, se produisaient entre la Chine et des pays comme l'Égypte, la Perse et l'Irak.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 19,8 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base de la typologie de l'objet, pour l'analyse duquel nous renvoyons à la description. En ce qui concerne la provenance de la coupe, il est à remarquer que cette pièce est typique de la production mésopotamienne, dans le cadre de la classe des céramiques peintes seulement en bleu cobalt sur fond blanc crème (voir le texte de la description).","provenance":"Irak.","obtention":"Dépôt privé.","bibliography":"Fèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nFolsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome 1968.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; émail"],"materials":["Céramique émaillée."]},"8c014da5-017c-55b6-8f07-95eca4b0b551":{"name":"Élément de stalactite (mouqarbas).","description":"Les *mouqarbas* sont des ornements à structure alvéolaire en forme de stalactites qui décorent les coupoles ou les encorbellements, notamment dans l'architecture arabo-maghrébine. Les pièces en céramique de forme parallélépipédique qui composent cet ensemble comportent deux parties : l'une pleine, l'autre formée de quatre cannelures verticales. La base cruciforme de chaque pièce, ainsi que la partie cannelée, est couverte d'un émail vert très clair ; des traces de couleur jaune apparaissent sur quelques côtés. Les pièces sont assemblées entre elles, en pyramide, avec du ciment par la partie pleine, les parties cannelées restaient apparentes. \n \nCe genre de stalactite est le premier vestige mis au jour en Occident musulman qui puisse être attribué au calife hammadide al-Mansour (r. 481-498 H / 1089-1105 J.-C.). \n \nCet élément de *mouqarbas* ornait probablement la partie supérieure du mur extérieur donnant sur la cour de Dar al-Bahr ; le décor était sans doute posé comme une applique.","short_description":"Cette stalactite est une applique ornementale en forme de parallélépipède à quatre niveaux, constituée d'un ensemble de pièces en céramique et comprenant deux parties, l'une pleine et l'autre cannelée, portant des traces d'émail vert. Les pièces sont assemblées entre elles par du ciment.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"Ve-VIe siècle H (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Sétif","dimensions":"H. totale 41 cm, l. totale 21 cm, H. de chaque pièce 16 cm, dimension de chaque côté des pièces 5 cm.","method_for_datation":"Stalactite trouvée dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle), d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Documents De Beylié, qui indique que ces stalactites furent recueillies au pied du mur plein donnant sur le côté sud de la cour de Dar al-Bahr.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nFernandez-Puertas, A., “Muqarnas”, *Encyclopédie de l'Islam*, vol. VII, 1993, pp. 501-502. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mouqarbas ; stalactite ; céramique ; cannelure ; émail ; Hammadides"],"materials":["Céramique moulée émaillée."]},"8c32bee4-0f68-56fc-9da8-59caa6e72f6d":{"name":"Coupe/bol.","description":"Récipient ouvert à corps de forme hémisphérique. Bord semi-circulaire, légèrement extraverti. Pied annulaire, pâte de couleur claire. Les surfaces sont émaillées avec un décor polychrome. Au centre, réalisée par un amateur, une représentation naïve du lotus, symbole de la vie éternelle. Ce type de pièce, par sa forme, surtout le pied annulaire, désigne la production ibérique qui imite la typologie orientale. En plus du fond décoré, le bord de la pièce présente aussi un motif décoratif ondulé, interrompu trois fois.","short_description":"Coupe fabriquée dans la péninsule Ibérique selon des modèles orientaux. Cette pièce du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) offre en son centre une représentation tout à fait naïve d'un bulbe de lotus, symbole de la vie éternelle.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 4 cm ; Ø supérieur (bordure) 15,6 cm ; Ø inférieur (fond) 6,8 cm.","method_for_datation":"Contexte archéologique et similitude typologique.","method_for_provenance":"Fouilles à Silves dans la cour adjacente au puits-citerne, dirigées par Mário Varela Gomes, sous le n° d'inventaire Silves 3, Q37-C3.","provenance":"Cour adjacente au puits-citerne (aujourd’hui Musée municipal d’archéologie de Silves), Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* 1998, p.98. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 57. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII),* Lisbonne, 1999.","dynasty":"Omeyyade, califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique à décor polychrome."]},"8c95b79c-1630-52c9-b76b-3d50a79d2673":{"name":"Plat.","description":"Plat rond en céramique frittée à bassin creux, bord plat retourné et petit piédouche rond. Le décor central représente un jeune homme vêtu d'un caftan vert à ceinture rouge, d'une chemise et de pantalons bleus, de bottes rouges et d'un turban vert. Il porte un rouleau dans sa main levée. Parmi divers détails floraux s'élèvent à sa droite un bouquet composé de hyacinthes bleues et d'une rose rouge et à sa gauche un iris bleu et une hyacinthe bleue. L'aile est ornée d'une bordure de vagues-et-rochers simplifiée exécutée en noir. Le dessous est lui aussi décoré d'un motif alterné de trois brins végétaux bleus et trois verts à contours noirs. Il existe un certain nombre de plats à figures similaires et l'on a pensé que l'homme décrit était un jeune amoureux, figure légendaire de la littérature ottomane portant le nom d' Ibrahim. Ces plats auraient été produits sur la Corne d'or au XVIIe siècle pour le grand public. Un plat très similaire est conservé au Musée de la Renaissance au château d'Écouen.","short_description":"Les plats décorés de personnages flanqués de fleurs marquent la dernière phase de la production d’Iznik pour les marchés populaires au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Il a été établi que l’homme représenté serait un jeune amoureux éconduit portant le nom d’Ibrahim, figure légendaire de la littérature ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Début XIe siècle de l’Hégire (début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 27,3 cm.","method_for_datation":"Les plats de ce type, décorés de personnages flanqués de fleurs, marquent la dernière phase de la production d'Iznik, qui débute au début du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Des pièces de style proche ont été produites à Iznik au début du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de Bluett and Sons à Londres, en 1967.","bibliography":"Raby, J. et Atasoy, N., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 274-275, fig. 781-782. \nRackham, B., *Islamic Pottery and Italian Maiolica*,Londres, 1959, p. 47, cat. n° 201, et planche 87 A. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit* (catalogue d'exposition), Recklinghausen, 1985, p. 162, cat. n° 2/44.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée; jacinthes"],"materials":["Céramique frittée, décor peint noir, vert, bleu et rouge d’Iznik (bol arménien) sous glaçure transparente légèrement verdâtre."]},"8cd96f1a-abb6-5bcf-809b-2f3caf95df11":{"name":"Coupe.","description":"Coupe en céramique esgrafiée sous engobe à glaçure verte, brune et blanc de manganèse, d'un modèle couramment utilisé à table. Le superbe dessin de l'archer monté sur un cheval cabré et tirant une flèche de son arc a été incisé sous la glaçure. \nLa technique de la céramique sous engobe à glaçure polychrome était issue de la poterie chinoise Tang. La technique de l'incision (*sgraffiato*) était très répandue dans le monde médiéval – aussi bien chrétien qu'islamique –, mais est à rapprocher plus précisément ici des céramiques d'Aghkand produites en Iran près de Tabriz aux VIe et VIIe siècles H (XIIe et XIIIe siècles J.-C.). La production iranienne se caractérise par un motif central très présent dont les lignes incisées servaient sans doute à empêcher la glaçure de couleur de déborder des contours du dessin. Ce système fut exporté vers certaines régions d'Italie via l'Anatolie, puis dans les provinces byzantines. Les objets polychromes esgrafiés étaient également populaires dans l'Égypte mamelouke, où cette technique était utilisée pour les inscriptions et les mentions héraldiques plutôt que dans les représentations figuratives.","short_description":"Coupe à décor incisé (*sgraffiato*) d'archer à cheval tirant une flèche de son arc. La technique de la céramique sous engobe à glaçure polychrome venait des céramiques iraniennes, elles-mêmes inspirées par la poterie chinoise Tang.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"Ø 26,3 cm.","method_for_datation":"Cette pièce est proche d'objets de fouilles qui peuvent être datés du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), par exemple, ceux trouvés à Qalaat Jabar, dont les gisements n'appartiennent qu'aux seules périodes des VIe et VIIe siècles H (XIIe et XIIIe siècles J.-C.).","method_for_provenance":"La coupe a été trouvée à Alep et l'analyse stylistique confirme qu'elle est originaire du nord de la Syrie.","provenance":"Nord de la Syrie.","obtention":"Acheté par le musée en 1931.","bibliography":"Hobson, R., “A Near Eastern Pottery Bowl”, *British Museum Quarterly*, vol. XL, 1931, p. 37. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1947, p. 26. \n*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides* (catalogue de l'exposition présentée à l'Institut du monde arabe, Paris, 22 octobre 2001-10 mars 2002), Paris, 2001, cat. n° 75, p. 102. \nPorter, V. et Watson O., “Tell Minis wares”, in Allan J. et Roberts C. (dir.), *Syria and Iran: three studies in medieval ceramics*, Oxford University Press, 1987, pp. 175-247. \nTonghini, C., *Qal'at Jabar Pottey, a study of a Syrian Fortified Site of the Late 11th to 14th Centuries*, New York, 1998, pp. 73-74.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative"],"materials":["Céramique sous engobe incisée, à glaçure verte, brune et manganèse."]},"8d436c70-8d15-5b93-b5b5-044a974ad60d":{"name":"Marmite.","description":"Marmite à bord vertical droit, lèvre plate et rebord extérieur, bouche circulaire, col cylindrique, corps tronconique et carène prononcée située près de la base. Elle possède deux anses en ruban avec une nervure centrale et une base convexe. Elle présente un décor horizontal incisé sur le bord, le corps et le col ; des traces de feu indiquent son usage culinaire. Pièce restaurée.","short_description":"Ustensile de cuisine de forme très simple avec une décoration très sobre. Ce type de pot a été découvert dans un four almohade, mis au jour à Mértola. On le trouve presque exclusivement dans cette région, ce qui permet de l'identifier comme un produit local.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø du bord 23,5 cm, Ø de la base 19 cm ; l. 35 cm ; H. 21,5 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Cette marmite a été trouvée dans un four almohade mis au jour à Mértola,et appartient à une classe qui apparaît presque exclusivement dans cette région, raisons qui nous permettent de l'identifier comme une production locale.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, pp. 107-167. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 155.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vie quotidienne ; cuisine ; alimentation"],"materials":["Céramique commune modelée dans une pâte rougeâtre ; tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante."]},"8e2d8258-5733-5cff-a71b-a0329ecb34b2":{"name":"Fourneau portatif.","description":"Fourneau composé d'une chambre supérieure ou chambre à feu, d'une petite grille et d'une chambre inférieure ou cendrier. La chambre supérieure présente un bord vertical avec un lit ou moulure dans laquelle on peut emboîter un autre objet, une bouche circulaire, un corps cylindrique à carène haute, des orifices pour fournir de l'air au feu et deux anses verticales en ruban surmontées d'un appendice conique. Le gril est convexe, avec des orifices circulaires qui font communiquer la chambre supérieure avec le cendrier presque cylindrique ; il possède une ouverture en ovale et une base plate. Le fourneau est orné d'un cordon ongulé dans la carène, de trois lignes parallèles incisées et ondulées, et d'une peinture blanche sur fond rougeâtre qui dessine des traits ondulés verticaux et horizontaux entrecroisés. La pièce présente de nombreuses traces de feu dues à son utilisation comme petit four ou réchaud portable pour cuisiner ou réchauffer un endroit. Pièce restaurée.","short_description":"Ustensile de cuisine de la période almohade, probablement de production locale. Fourneau composé d'une chambre supérieure ou chambre à feu, d'une petite grille et d'une chambre inférieure (ou à cendres). Ce type d'article a été utilisé jusqu'à nos jours dans cette région.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 29,2 cm, Ø de la base 15,6 cm, l. 33,5 cm, H. 22,2 cm.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Ce type d'objet est commercialisé localement. Il s'agit, par ailleurs, d'une forme très fréquente dans la région, aux caractéristiques techniques et formelles typiques des productions de Mértola.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica decorada islámica de Mértola”, *VI Colloque International sur la Céramique Médiévale en Méditerranée, Aix-en-Provence, 1995*, Aix-en-Provence, 1997, pp. 311-325. \nGómez Martínez, S., “Contenedores de fuego en el Garb al-Andalus”, *Actas do III Congresso de Arqueologia Peninsular. Vila Real de Trás-os-Montes, Setembro de 1999*, vol. VII: *Arqueologia da Idade Média da Península Ibérica*, Porto, 2000, pp. 421-434. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, pp. 107-167. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 155.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vie quotidienne ; feu"],"materials":["Céramique commune en pâte rougeâtre mi-compacte, modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère alternée oxydation/réduction."]},"8eee28ae-e98c-58dd-82dd-0212290a8232":{"name":"Filtre.","description":"Ce fragment de terre cuite grisâtre à travail ajouré en partie centrale équipait une jarre à filtre. Celui-ci, légèrement convexe, était placé à la jonction du col et de l'épaule pour protéger le liquide des insectes et autres pollutions. Le motif inscrit dans le cercle représente un quadrupède se déplaçant vers la gauche. Il se détache d'un fin treillis de losanges. Différentes parties du corps de l'animal, généralement considéré comme une gazelle, sont mises en valeur par des traits incisés dans la matière. Le reste du corps est lisse. Le filtre est délimité par une bordure en couronne à zigzag incisé. \nLes filtres décorés ont été découverts lors de fouilles et datés de la période allant du IIe au IXe siècle H (VIIIe-XVe siècle J.-C.). Ceux de la période fatimide, qui connaît l'apogée de ce type de production, présentent non seulement des motifs variés mais aussi des compositions plus élaborées d'exécution plus raffinée. Outre des gazelles, on trouve ainsi, par exemple, des éléphants, des lions, des lièvres, des oiseaux ou des poissons. \nBien que réduits à l'état de fragments de récipients beaucoup plus volumineux, ces filtres sont intéressants. Ils représentent la combinaison inattendue du simple objet en terre cuite, la plupart du temps sans décor extérieur, et du luxueux décor des cols de jarres. Les potiers surent créer une forme hautement esthétique pour cet objet purement utilitaire. La finesse du travail ajouré illustre le talent de ces artisans.","short_description":"Fragment de terre cuite faisant office de filtre intégré à un récipient. L'ajourage représente un quadrupède, peut-être une gazelle, se déplaçant vers la gauche. Le filtre était placé à la jonction du col et de l'épaule d'un récipient en terre cuite de façon à protéger le liquide des insectes et de la pollution.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Ve siècle de l'Hégire (XIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Ø 6,5 cm.","method_for_datation":"Un filtre également orné d'une gazelle découvert à Fustat a été daté à partir de pièces de monnaie trouvées à proximité dans une couche intacte datant du Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Des filtres similaires ont été découvert lors de fouilles à Fustat, où ils ont vraisemblablement été fabriqués. Selon F. R. Martin, ce filtre provient de fouilles à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand et historien d'art F. R. Martin en 1921.","bibliography":"Olmer, P., *Catalogue général du Musée arabe du Caire : les filtres de gargoulettes*, Le Caire, 1932. \nScanlon, G. T., *Fustat Expedition Final Report*. Vol. 1: *Catalogue of Filters*, Winona Lake, 1986. \nWittkowski, G., “Arabic Filters from the Collection of the Cracow Archaeological Museum”, *Materialy Archeologiczne*, XXX, 1997, pp. 41-55.","dynasty":"Période fatimide","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramiques; décoration zoomorphe; eau; purification de l’eau"],"materials":["Terre cuite non vernie, incisée."]},"8f8ea92e-671e-5c67-8e28-151c8dfb79b3":{"name":"Plat avec figure d’oiseau stylisé.","description":"Ce plat creux à marli bombé sur base plate est orné d'une grande figure d'oiseau stylisé aux ailes longues et aux plumes filiformes, d'aspect presque végétal ; le corps est rendu avec une série de petits panneaux rectangulaires constitués de traits épais et sinueux. Le fond est essentiellement orné de rameaux fleuris, de palmettes, de groupes de pointillés, à l'intérieur d'un cadre formé d'un motif frangé qui se développe sous le bord peint en lustre compact.","short_description":"Cet objet présente, dans son décor, des éléments très typiques des produits de Valence (Espagne) d'époque plus tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (fin XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 36 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à la production valencienne tardive du XIIe/XVIIIe siècle, caractérisée par des détails très décoratifs, comme des touffes d'œillets et de grandes figures d'oiseaux, ainsi que par une glaçure d'un rouge intense.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; lustre ; art mudéjar"],"materials":["Céramique à décor de lustre métallique."]},"8fd8864e-24a3-584e-8096-e0df273d81e1":{"name":"Suspension.","description":"Lampe en céramique à corps bulbeux et col évasé, à décor peint en bleu et blanc. Le col porte une inscription en coufique anguleux prise entre des frises de motifs géométriques tressés. De petites vrilles de demi-palmettes s'échappent de certaines lettres. Les mots sont illisibles mais peuvent dériver de la phrase “wa-asu Sahwan” (et ils tombèrent dans une affliction éperdue). Autour du corps principal figure un enroulement de fleurs de lotus à “feuilles de têtard” courantes sur un certain nombre de céramiques “bleu et blanc” de cette période. L'alignement de panneaux allongés et pointés autour de l'épaule est un motif qui se trouve également dans l'argenterie ottomane et rappelle celle des Balkans. Cette lampe est un intéressant exemple d'échanges artistiques et culturels qui voient des formes, des motifs et des dessins passer d'un matériau à l'autre et circuler entre les cultures européennes et asiatiques.","short_description":"Autour du col de cette lampe en céramique bleu-et-blanc court une inscription en caractères coufiques, mais dont les mots sont illisibles. Bien que prenant modèle sur un prototype en verre, il es évident que cette lampe en céramique ne pouvait diffuser qu'une faible lumière. Sa fonction était sans doute plus symbolique ou décorative que fonctionnelle.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 917 de l’Hégire / 1512 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm.","method_for_datation":"On pense que cette lampe provient du *turbé* de Bayézid II (m. 917/1512), car elle ressemble beaucoup à un groupe de quatre lampes réalisées pour ce tombeau.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramiques de cette qualité dans la Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 109. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 41-43, planche 23.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"900e462b-7bd7-52b5-bff8-75c6f5cccaf4":{"name":"Vase.","description":"Magnifique vase à fleurs à panse circulaire, large pied, haut col évasé et poignées incurvées. La construction de ce type d'objet est complexe et très peu de modèles ont survécu. Un motif de feuille de vigne peint au lustre bleu et brun recouvre la totalité des parois. Au centre de la panse, un rondeau porte les armes de Piero “Il Gottoso” de Medici (Pierre de Médicis, dit le Goutteux, 1414-1469) ou de son fils Laurent le Magnifique (1449-1492). Elles comprennent sept formes circulaires, l'une peinte de lys blancs, le symbole des rois de France, qui fut ajouté aux armoiries de la famille en 1465. De l'autre côté, un autre rondeau présente le symbole Médicis du diamant et de l'anneau d'or, peint au lustre doré, symbolisant l'éternité, et deux plumes. Le lustre consiste en l'application d'un décor métallisé iridescent sur une terre déjà cuite deux fois, avant d'être recuite une troisième fois. Cette technique avait été introduite auprès des artisans de Málaga, dans le sud de l'Espagne. Tout au long du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), Valence fut le centre florissant de la manufacture de poteries lustrées, sa production bénéficiant d'une réputation européenne. L'Italie entretenait des liens commerciaux particulièrement actifs avec l'Espagne et commença à fabriquer des céramiques de luxe qui allaient directement concurrencer celles de Valence. Bien que la population de cette cité ait été essentiellement chrétienne, on sait que des potiers aussi bien chrétiens que musulmans y travaillèrent au cours de cette période.","short_description":"Spectaculaire vase orné d'un motif couvrant de feuilles de vigne répétées en lustre bleu et brun. Sur un côté du corps se trouve un rondeau aux armes de la famille italienne des Médicis. De l'autre côté se trouve un autre rondeau avec le symbole des Médicis du diamant et de l'anneau d'or avec deux plumes.","holder":"The British Museum.","dates":"869-897 de l’Hégire / 1465-1492 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 57 cm.","method_for_datation":"Les armes sont celles de Pierre le Goutteux (1414-1469). En 1465, le roi Louis IX de France lui avait permis d'ajouter le lys de France aux armes de la famille. La présence de cette fleur ici signifie que le vase a sans doute été fabriqué entre 1465 et la mort de Piero en 1469.","method_for_provenance":"La forme et la technique sont typiques des céramiques produites à Valence au cours du IXe/XVe siècle. De grandes quantités de poteries lustrées furent exportées vers l'Italie, pour être achetées en particulier par de riches familles toscanes. De plus, à cette époque, Valence était le principal centre de production de céramiques en Espagne.","provenance":"Valence, Espagne.","obtention":"Pièce faisant partie du legs Goldman au British Museum (1983).","bibliography":"Martínez Caviró, B., *Cerámica Hispanomusulmana*, Madrid, 1991. \nWilson, T., *Ceramic Art of the Italian Renaissance* (catalogue d'exposition), Londres, 1987, pp. 28-31, cat. n° 16, pl. 16. \nWright, P. L. et A., *Renaissance Florence*, Londres, 1999, cat. n° 81.","dynasty":"Nasride","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale ; armoiries"],"materials":["Céramique moulée et appliquée, glaçure blanche, décor peint au lustre bleu et brun et au manganèse."]},"9143cd75-c9e3-5465-8800-1db8617ff642":{"name":"Plat.","description":"Exemple ancien de “plat aux raisins” bleu et blanc d'Iznik dont le dessin s'inspire de prototypes chinois du XVe siècle à trois grappes de raisin parmi des feuilles de vigne. Les motifs chinois originaux comportaient des grappes et des feuilles de vigne entourées de 12 rameaux fleuris. Cet exemple d'Iznik n'en compte que 11. Il est par ailleurs intéressant de noter que le potier iznikois a choisi de ne pas copier le motif en vagues figurant sur l'aile du modèle original de style Ming du XVe siècle, mais a préféré pour cette partie le style Yuan du XIVe siècle. Les potiers d'Iznik connaissaient la porcelaine chinoise, qui les influençait. Ce fut particulièrement le cas après que le sultan Sélim Ier le Cruel (r. 917-926/1512-1520) eut conquis Tabriz en Iran, Damas en Syrie et Le Caire en Égypte, où il reçut de grandes quantités de céramiques chinoises, rapportées dans la capitale ottomane, Istanbul, entre 911 et 922 H / 1514-1517 J.-C.","short_description":"Bien qu’il puisse paraître chinois, ce plat fut fabriqué dans la ville d’Iznik en Turquie au cours du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Les Ottomans aimaient les céramiques chinoises, particulièrement celles à décor bleu-et-blanc. Ils commandaient aux potiers d’Iznik de reproduire celles-ci avec quelques adaptations de façon à convenir au goût ottoman.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (début de XVIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 8 cm, Ø 42 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Des exemples de productions chinoises originales des périodes Yuan et Ming nous sont parvenus, certains figurent même dans les collections de céramiques du palais de Topkapi à Istanbul.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1994. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery, Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce ; vie de cour ; décoration florale"],"materials":["Céramique frittée, barbotine et peinture sous glaçure plombifère."]},"915b2a0a-3698-5292-bb7d-21c5904180f8":{"name":"Jarre.","description":"Jarre pratiquement intacte à corps renflé et col étroit à bord retourné. À l'exception de l'anneau du pied, la totalité de l'objet est vernissée et décorée d'une peinture lustrée. Le décor lustré qui débute à un tiers environ de la hauteur est divisé en bandes horizontales. La bande inférieure présente des rubans entrelacés peints en réserve. Au-dessus, une bande plus large est ornée de palmettes en forme de cœur. La bande supérieure comporte cinq poissons dont les écailles et autres détails sont esgrafiés dans le lustre pour apparaître en blanc. Le col est décoré d'un bandeau de triangles et de points. Ce décor rappelle l'art copte : le poisson est par tradition un ornement chrétien et des motifs à poissons répétés (oiseaux également) se trouvent dans les plus anciens textiles coptes.","short_description":"Grande jarre à complet décor lustré comprenant une bande supérieure ornée de poissons autour de l'épaule, ce qui indique sans doute que la jarre a été exécutée pour la communauté chrétienne copte, car les premiers textiles coptes présentent une semblable répétition de motifs de poissons.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 390-415 de l’Hégire / 1000-1025 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 31,9 cm, Ø 24,4 cm.","method_for_datation":"Une jarre très similaire (bien que sans décor figuratif) a été trouvée à Fustat (Vieux Caire) en 1966 et datée du premier quart du XIe siècle.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé à Fustat.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"En 1910, le collectionneur Dikran Garabed Kelekian déposa en prêt sa collection de céramiques islamiques au V&A. À sa mort, quinze de ses plus belles pièces, dont cette jarre, ont été acquises par le musée avec l'aide du National Art Collections Fund.","bibliography":"Contadini, A., *Fatimid Art at the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1998, pp. 86-87. \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985, p. 133, n° 147.","dynasty":"Fatimide","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative ; eau"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"92d942fe-2bc5-5d4f-9f93-e15c911e7d1c":{"name":"Coupe sur piédouche.","description":"Coupe ronde en faïence esgraffiée à flancs fortement évasés, rebord non marqué et fond plat, posée sur un solide piédouche évasé. À l'intérieur, juste sous le bord, figurent des poissons alternant avec une brève inscription en écriture *thoulouth*. À l'extérieur, sous le bord, dans un bandeau de volutes et au-dessus du pied, se développe une frise pseudo-épigraphique. Cette coupe est un exemple typique de la faïence esgraffiée produite au Caire sous les Mamelouks. Il s'agit d'un récipient utilitaire relativement grossier, dont le corps en terre rouge est recouvert d'un engobe blanc à décor esgraffié sous glaçure jaune, ou parfois verte. Des éléments de décor supplémentaires, en particulier des détails épigraphiques et des blasons, sont généralement soulignés à l'engobe brun, approche qui fait conceptuellement écho au travail d'inclusion métallique sur les récipients en cuivre contemporains. De nombreuses pièces de ce type ont été attribuées à un potier particulier : Charaf al-Abawani.","short_description":"Les potiers du Caire mamelouk produisirent de nombreuses faïences utilitaires en terre rouge grossière recouverte d’un engobe blanc à décor esgraffié sous glaçure jaune vert. Les détails épigraphiques et les blasons étaient généralement soulignés à l’engobe brun, procédé qui fait écho au travail d’incrustation métallique sur les récipients en cuivre de la même époque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Milieu VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 13,4 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Cette coupe fait partie d'un groupe de céramiques mameloukes bien répertorié et chronologiquement défini qui date du milieu du VIIe/XIVe siècle environ.","method_for_provenance":"On sait que des objets de ce type furent produits à Fustat, au Caire, pendant la période mamelouke. De grandes quantités de récipients et de tessons sont détenus par des musées du monde entier et de nombreux tessons ont été trouvés à Fustat.","provenance":"Fustat, Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS chez Spink and Son Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 148-149 ; p. 188, cat. n° 95 (pour une coupe et d'autres céramiques similaires).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["terre cuite ; écriture thoulouth ; sgraffito"],"materials":["Coupe en faïence rouge esgraffiée (sgraffito), à engobe blanc et glaçure jaune."]},"934df7dd-8577-516b-8cc1-6742a0d27a2d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée en céramique à haut col évasé et corps bulbeux, presque piriforme, reposant sur un pied bas. Elle est divisée en trois registres par de fines bandes blanches. Sur le registre supérieur, autour du col, une inscription coranique reprend un extrait du fameux verset de la lumière (sourate 24, verset 35), souvent utilisé sur les lampes de mosquée car il compare la lumière de Dieu à celle d'une lampe. Les deux registres inférieurs sont décorés de motifs floraux peints sous la glaçure en turquoise, bleu de cobalt, noir et rouge. On remarque un décalage curieux du décor entre ces deux parties, en particulier dans les grands motifs en trèfle à quatre feuilles. Le peintre travaillait peut-être d'après un modèle qui n'avait pas été conçu pour un objet de cette forme. Vers le milieu de la panse, de gros bossages alternent avec des poignées, dont l'une manque aujourd'hui. Cette perte explique peut-être que les chaînes de suspension aient été directement rivetées sur le corps de la lampe. \nCette “lampe”, qui ne peut éclairer puisqu'elle est en céramique et ne remplit donc qu'une fonction symbolique, aurait été réalisée pour le complexe de la mosquée édifiée à Istanbul par le sultan Soliman le Magnifique. Ce complexe était une importante commande architecturale qui fut un stimulant majeur pour l'industrie de la céramique centrée à Iznik. L'un de ses résultats fut l'adjonction d'un rouge brillant à la gamme chromatique de la céramique ottomane. La qualité mal assurée du rouge de cette lampe et l'application du pigment en couche mince et inégale indiquent que cet objet date des premières phases des expérimentations menées par les potiers ottomans avec la couleur.","short_description":"“Lampe” en céramique à corps bulbeux et col évasé. Bien que clairement destinée à être suspendue à un plafond comme une lampe normale, elle ne pouvait dispenser de lumière et était donc purement symbolique. Elle est censée avoir été faite pour le complexe de la mosquée Süleymaniye, qui fut achevée en 963 H / 1557 J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Soliman.","dates":"vers 963 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"La lampe aurait été fabriquée pour le complexe de la mosquée du sultan Soliman vers 963/1557 J.-C.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1885.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 224. \nAtil, E., *The Age of Sultan Süleyman the Magnificent,* Washington, DC, 1987, pp.264-267. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, p. 56. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 28 et 103. \nWatson, O., “An Iznik Mosque-Lamp”, *Oriental Art* 35:4, hiver 1989–1990, pp. 194-195.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"93aea7f2-ded4-548e-b4d4-d89f40968a55":{"name":"Panneau de céramique.","description":"La composition de ce panneau rectangulaire en carreaux de céramique carrés est dominée par un arc en fer à cheval blanc et brun (ou *mihrab*, niche de prière), surmonté d'un croissant de lune. Il repose sur deux colonnes à base et chapiteau, ornées d'un motif en zigzag de couleur turquoise, jaune opaque et bleu clair. Une composition florale dense et symétrique emplit la zone centrale, émergeant d'une importante coupe à piédouche, d'une coupe plus petite et d'un vase superposés. La coupe est flanquée d'arbres de type cyprès surmontés d'un croissant de lune et de deux oiseaux à leur pied. Deux autres oiseaux figurent également sur le bord de la grande coupe d'où s'élèvent deux rameaux fleuris. Au centre du vase se dresse un important rameau de fleurs et de tiges florales de fantaisie. Deux autres rameaux de fleurs faisant penser à des œillets et des pivoines et deux grandes feuilles dentelées mélangées à des rameaux de fleurs blanches occupent la surface restante. Les écoinçons sont symétriquement occupés par des motifs de demi-palmette et des rinceaux de teintes claires sur fond foncé. Même si les artisans s'appuyaient alors sur un répertoire standard d'éléments décoratifs comme le *mihrab*, le vase et les bouquets symétriques, la décoration de chaque panneau était spécifique. \nLa faïence devint l'élément dominant de la décoration architecturale tunisienne aux XIe-XIIe siècles H (XVIIe-XVIIIe siècles J.-C.). Après une première cuisson, les carreaux étaient recouverts d'un engobe stannifère blanc opaque. Les pigments minéraux servant au décor polychrome étaient appliqués sur cette glaçure une fois sèche et fusionnaient au cours d'une seconde cuisson. Les couleurs utilisées – jaune d'antimoine, turquoise cuivre, bleu de cobalt et brun de manganèse – sont spécifiques de la faïence car elles résistent à de fortes températures.","short_description":"Panneau rectangulaire en carreaux de faïence peint d'un décor d'arc en fer-à-cheval. La zone sous l'arc est occupée par une dense ornementation florale s'élevant d'une coupe sur piédouche. Aux XIe et XIIe s. H (XVIIe-XVIIIe s. J.-C.), la faïence (céramique à décor coloré verni) devint l'élément dominant de la décoration architecturale tunisienne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 139 cm, l. 73,5 cm.","method_for_datation":"Ce panneau présente d'étroites similarités avec d'autres réalisés dans un atelier actif au milieu du XIIe siècle (XVIIIe siècle J.-C.) au milieu du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Ce style de décoration était caractéristique des ateliers de Tunis.","provenance":"Tunisie, sans doute Tunis.","bibliography":"*Couleurs de Tunisie : 25 siècles de céramique*, Catalogue d'exposition, Paris, 1994. \nLoviconi, A. et Loviconi, D., *Les Faïences de Tunisie*, Aix-en-Provence, 1994.","dynasty":"Période husseinite","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; panneaux de céramique; décoration florale; décoration arch"],"materials":["Carreaux de céramique."]},"93c34ced-5cb1-5c21-8d26-5401ec1708ee":{"name":"Margelle de puits.","description":"Margelle de puits de forme octogonale en céramique émaillée de couleur verte. Au-dessus d'une base saillante et d'un rebord dont il ne subsiste qu'un segment, les décors estampés se répartissent sur cinq registres. Le registre inférieur contient des arcatures ornées d'alvéoles bordés de rosaces sur trois côtés. Le deuxième registre est garni de rosaces à quatre pétales entourées de rinceaux formant un carré dont les angles sont décorés de fleurons. Le troisième registre est meublé d'un entrelacs de rinceaux se terminant par des fleurons. Le quatrième et le cinquième registres sont ornés de palmettes à digitations divergentes. \n \nCe genre de margelle avait cours à l'intérieur des maisons.","short_description":"Margelle de puits de forme octogonale en céramique peinte sous glaçure, de couleur verte, possédant une base saillante et un reste de rebord. Des décors estampés d'inspiration végétale sont répartis sur cinq registres. Cet objet servait de bouche de puits à l'intérieur des maisons.","holder":"Musée de Tlemcen (Agence nationale d’archéologie)","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe J.-C.)","location":"Tlemcen","dimensions":"H. 66 cm, Ø 33 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"D'après W. Marçais.","bibliography":"Bel, A., “Quelques monuments de céramique trouvés à Tlemcen (Algérie)”, *Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques*, 1911, pp. 407-420. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003. \n \nMarçais, W., *Musée de Tlemcen*, Paris, 1906.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["margelle ; puits ; eau ; décoration florale ; décoration géométrique ; céramique ; émail ; estampe ; Tlemcen"],"materials":["Céramique estampée et émaillée."]},"93ee1091-8763-5b6d-885f-d833bd95f55d":{"name":"Coupe incantatoire","short_description":"La coupe est inscrite en écriture mandéenne, en dialecte araméen mandéen. Le texte inscrit en spirale à partir du fond de la coupe s’enroule une quinzaine de fois sur lui-même. Le début du texte est illisible à cause des dépôts de cristaux et des noircissures. Le nom du commanditaire, en même temps que bénéficiaire de ces incantations, habituellement livré au début du texte, reste ici inconnu. Les lignes restantes consistent essentiellement en une répétition de noms des démons exorcisés par des formules d’enchaînement, notamment du démon femelle Lilith, de ses ancêtres (\"toutes ses familles et lignées\"), ainsi que de ses progénitures. \nLes communautés araméennes de Mésopotamie sont les héritières d’anciennes croyances remontant aux textes akkadiens et même sumériens, selon lesquels les démons étaient d’une variété inépuisable. Le Mandéen, en raison de sa foi dualiste, croit aux esprits mauvais, dont il redoute l’action néfaste. Aussi la magie est-elle un aspect essentiel de sa vie religieuse. Cette pratique, consistant à enfouir les coupes ainsi inscrites aux quatre coins de la maison, a connu une large diffusion parmi les diverses communautés religieuses de Mésopotamie jusqu’à la conquête musulmane et au-delà.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Ier siècle avant ou Ier siècle de l'Hégire / VIe-VIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 6,4 cm, D: 19 cm, E: 0,7 cm, D. base: 5,8 cm","provenance":"Nippur (?), Iraq","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1984.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151. \n \nSafadi, Y.H., *Calligraphie islamique*, Paris: Chêne, 1978: 6. \n \nRéunion des Musées nationaux, *Naissance de l'écriture: cunéiformes et hiéroglyphes*, Paris: Réunion des Musées nationaux, 1982: 113, 183, Fig. 73, 74. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Fribourg: Office du Livre, 1985: 34, Fig. 16. \n \nTeixidor, J., \"The Syriac Incantation Bowls in the Iraq Museum\", Sumer,18 (1962): 51–62.","materials":["Céramique non glacée, inscription tracée à l'encre noire."]},"9550bb5f-dcd9-54bc-a521-b59609c24581":{"name":"Vase de Tavira.","description":"Récipient en terre cuite rouge déposé au musée de Tavira. \nLes parois, légèrement inclinées vers l'extérieur, s'évasent sur le sommet formant un canal invisible qui permet le passage de l'eau, préalablement introduite dans une sorte de goulot-entonnoir se détachant nettement de l'ensemble. L'eau, après avoir coulé sur le tubage, était à son tour propulsée vers l'intérieur du vase par 8 des 14 figurines montées sur le bord. \nDeux chevaliers armés, accompagnés d'un arbalétrier à cheval, entourent une cavalière. Les suivent deux musiciens qui devaient faire partie d'un quatuor, aujourd'hui incomplet. Cet ensemble de personnages est suivi de cinq bêtes, dont subsistent quatre : un bovidé, une biche ou gazelle, un mouton et un lion. Une bande de pigeons est posée sur le goulot-entonnoir. \nCette étonnante pièce d'art populaire représente sûrement l'enlèvement cérémoniel qui précède une cérémonie nuptiale où les animaux constituent une allégorie de bons augures pour les mariés. L'eau propulsée par les 8 goulots était destinée à arroser un arbuste planté à l'intérieur du vase, par exemple du basilic, une plante liée au culte de l'amour dans les traditions ibériques et méditerranéennes.","short_description":"Ce vase, un exemple d'art populaire, représente l'enlèvement cérémoniel qui précède une cérémonie nuptiale. Les personnages humains (la femme, l'arbalétrier, les chevaliers et les musiciens) sont accompagnés par des animaux, considérés comme de bon augure pour les jeunes mariés. Le pot a dû contenir une plante.","holder":"Musée municipal de Tavira.","dates":"Fin du Ve siècle ou début du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe siècle-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Tavira., Faro.","dimensions":"H. 36 cm ; l. 42 cm.","method_for_datation":"Par références stratigraphiques et comparaison typologique d'artefacts associés.","method_for_provenance":"Recueilli lors des fouilles archéologiques dirigées par Maria et Manuel Maia, près de la Porte de D. Manuel à Tavira.","provenance":"Tavira.","obtention":"Déposé au musée après des fouilles archéologiques.","bibliography":"Maia, M., “O vaso de Tavira e o seu contexto”, *Actas do Colóquio Internacional sobre Portugal, Espanha e Marrocos. O Mediterrâneo e o Atlântico*, Faro, 2004, pp. 143-166. \nTorres, C., *O vaso de Tavira*, Mértola, 2004.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Cláudio Torres","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vase ; Tavira ; terre cuite rouge ; cuisson oxydante ; tour ; moulé ; art populaire ; cérémonie nuptiale"],"materials":["Terre cuite en cuisson oxydante, fabriquée et moulée au tour."]},"96cf4210-b3bc-5e9b-8016-56c054beba7c":{"name":"Cruche.","description":"Cruche de taille moyenne à corps sphérique et petite poignée en forme de S. Le corps repose sur un court piédouche non vernissé. Ce récipient est typiquement décoré de simples bandeaux horizontaux en zigzags, peints au pigment noir directement sur la poterie non vernissée, avant d'être recouverts d'une glaçure transparente turquoise. Raqqa était l'un des deux grands centres de production de poterie dans la Syrie des Ayyoubides, l'autre étant Rusafa. La ville possédait un certain nombre d'ateliers de potiers produisant divers types de céramiques, dont des récipients à décor lustré, moulés en relief ou peints sous glaçure.","short_description":"La décoration noire sous glaçure transparente turquoise est typique des céramiques fabriquées à Raqqa durant la période ayyoubide. Raqqa était l’un des deux grands centres de production en Syrie, l’autre étant Rusafa. Tous deux étaient situés près de l’Euphrate.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø (au rebord) 6, 5 cm, Ø (à la base) 7 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Par ailleurs, la composition de la terre est proche de celle de la poterie de Raqqa, qui est caractéristique.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; eau"],"materials":["Céramique frittée à décor peint en noir sous glaçure transparente turquoise."]},"9912e075-4003-59ba-9165-47ab7ab42398":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique d'Iznik, décoré d'une composition cruciforme de bouquets de fleurs rouge tomate, vert et bleu entourant une rosette centrale et alternant avec des articulations d'arabesques. L'aile est décorée de motifs chinois de vagues et de rochers. Le rouge tomate brillant utilisé ici (peint sous la glaçure) possède une épaisseur notable car il se soulève légèrement à la cuisson, ce qui confère à ce type d'objets en céramique d'Iznik une texture particulière. Ce plat se classe dans la troisième phase de manufacture de poterie de la ville, qui dura de 956 à 1111 H / 1550-1700 J.-C., et vit le développement de techniques nouvelles comme la peinture en sous-glaçure et l'apparition d'une plus grande variété de couleurs, dont ce rouge tomate brillant, également appelé “bol arménien” ou rouge “cire à cacheter”. \nLa production d'Iznik de cette période fut si appréciée dans diverses régions de l'empire ottoman et certains pays d'Europe qu'elle fut pendant longtemps attribuée à tort par des spécialistes européens aux potiers de l'île de Rhodes. Cette erreur provenait principalement de l'utilisation abondante de plats d'Iznik dans la décoration des murs des demeures de l'île, ce qui pouvait donner l'impression qu'elles étaient de production locale.","short_description":"Ce plat en céramique d’Iznik avec le rouge tomate brillant utilisé sous la glaçure appartient à la troisième période des poteries d’Iznik, qui étaient très populaires dans certaines parties de l’Empire ottoman et de l’Europe, y compris dans l’ île de Rhodes où de tels récipients étaient utilisés pour décorer les murs des maisons.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Dernier quart du Xe siècle de l’Hégire (vers 1575-1580 J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 34 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. La texture particulière de la sous-glaçure en barbotine rouge indique avec certitude que ce plat est la production d'un atelier d'Iznik de la troisième période de la poterie de cette ville, qui dura de 956 à 1111 (1550-1700). Le style et la mise en place de la décoration florale sont également typiques d'Iznik.","method_for_provenance":"La texture particulière de la sous-glaçure en barbotine rouge indique avec certitude que ce plat est la production d'un atelier d'Iznik. Le style et la mise en place de la décoration florale sont également typiques d'Iznik.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Tu*rkey, Londres, 1994. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce ; décoration florale"],"materials":["Céramique frittée peinte sous glaçure transparente."]},"99f71437-c1aa-557c-a1a0-065a2171dd10":{"name":"Plat étoilé.","description":"Ce plat creux sans marli, peint en bleu sur couverte stannifère blanche, appartient aux ustensiles dénommés *tabsil*, qui étaient utilisés pour servir les plats en sauce. Sa classique composition géométrique s'articule autour d'un centre matérialisé par un cercle bleu entouré de festons et de petits points qui établissent le lien avec une étoile à six branches. De cette étoile, soulignée d'un galon bleu et d'un ruban blanc, rayonnent trois rangées de cercles qui s'entrecroisent, pour s'épanouir en une corolle à six pétales. L'intérieur des entrecroisements, alternativement peints en un bleu soutenu et un bleu délavé, sont meublés de petits motifs serpentiformes laissés en réserve et de semis floraux inspirés des efflorescences des plats chinois bleu et blanc. Ces potiches étaient en effet connues à cette époque au Maroc, grâce aux échanges commerciaux avec l'Extrême-Orient. \n \nLe décor se termine sur les bords incurvés du plat par des petits bouquets de fleurs et de feuillage colorés d'un bleu soutenu. Sur les six médaillons posés sur les pointes de l'étoile centrale sont inscrits en réserve deux lettres arabes et quatre chiffres qui indiquent l'année de fabrication de cet objet (1274 H / 1857-1858 J.-C.). Cette composition très élaborée, rythmée par les différents dégradés de bleu qui se détachent sur l'éclat blanc de la couverte stannifère, fait l'intérêt de ce plat, qui est par ailleurs l'une des cinq pièces connues de cette série de céramiques à porter une datation.","short_description":"Ce plat creux, de la série des ustensiles dénommés *tabsil*, utilisés pour servir les plats en sauce, est l'une des cinq pièces qui portent une datation. Sa composition classique très élaborée s'articule autour d'un centre. Les petits semis végétaux rappellent certains décors de plats chinois bleus.","holder":"Musée Batha.","dates":"1274 de l’Hégire / 1857-1858 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 11 cm, Ø 41,1 cm, Ø base 21,6 cm.","method_for_datation":"Deux lettres arabes *s* et *ain* initiales des mot *souni'a'* et *'am* signifiant “fabriqué en l'an” et quatre chiffres 1, 2, 7, 4, peints à l'intérieur de six médaillons, indiquent la date hégirienne 1274 (1857-1858).","method_for_provenance":"La ville de Fès était connue pour la production de ce style de céramique.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger-Paris, 1918. \n \nBel, A., “Potiers et faïenciers de Fès : les produits de leur fabrication ; leurs croyances et leurs légendes”, *France-Maroc,* n° 3, 1919, pp. 78-82. \n \nLoviconi A. et Belfitah D., *Regards sur la faïence de Fès,* Aix-en-Provence, 1991. \n \nEl Khatib-Boujibar, N., “La céramique émaillée”*, Les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration géométrique"],"materials":["Faïence émaillée à glaçure stannifère et peinture à l’oxyde de cobalt et nickel."]},"9bbd279c-caa6-5b81-867d-5d87688d25b6":{"name":"Plat avec lune anthropomorphe.","description":"Plat à marli oblique sur pied en forme de disque. Le décor, peint en lustre rouge typique, comme le veut la coutume pour la production hispano-mauresque plus tardive, consiste en un grand motif en forme de losange, à l'intérieur duquel s'inscrit un cercle dont le profil, souligné par un léger sillon, sert de raccord entre aile et marli. Dans les espaces compris entre le losange et le cercle figurent des “triangles à plumes”, formés par une série de gros traits parallèles opposés, avec un effet évoquant des feuilles stylisées. Sur l'aile, dont le bord extérieur est souligné par une grosse bande en lustre compact, courent des rinceaux, avec un élément central semblable à un gros fruit rond (peut-être une grenade). Les feuilles, en particulier, sont rendues par une série de traits curvilignes parallèles et semblent suggérer l'idée de ressorts métalliques. Des rinceaux, à peu près du même type (seul le motif central en est dépourvu), se répètent dans le décor du fond du plat où, à côté d'un motif lunaire anthropomorphe de goût populaire, sont dessinés, face à face, deux “lions grotesques”.","short_description":"Ce plat se rattache sans doute à la production hispano-mauresque tardive, comme l'atteste le décor, obtenu par le lustre rouge typique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 8,2 cm ; Ø 36,5 cm.","method_for_provenance":"Ce genre de décor est très répandu dans la région de Valence à partir de la première moitié du XIe/XVIIe et se retrouve, sans variantes particulières, sur différents types d'objets (plats, vases à haut col, petites jarres pourvues d'anses, pichets).","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; lustre ; art mudéjar"],"materials":["Céramique lustrée."]},"9d00287d-1b75-52cd-aaf2-a362c89a4645":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Plat circulaire en céramique frittée à bassin creux, parois incurvées (*cavetto*), aile chantournée à bord retourné et court piédouche rond. Le bassin est orné d'une composition de fleurs de rendu naturaliste s'élevant d'une touffe de feuillage. La représentation des fleurs – œillets rouges, roses rouges, tulipes bleues à rehauts de points rouges, hyacinthes bleues – tire profit de la forme du bassin. Le bord chantourné présente un décor de vagues bleu et noir. Le dessous du plat est décoré de dix motifs floraux de fleurs bleues à centre vert alternant à intervalles réguliers avec des bouquets de trois tulipes.","short_description":"La ville ottomane d’Iznik était réputée pour la production de récipients polychromes brillants révélant un naturalisme exubérant qui était fortement influencé par les dessins novateurs de Kara Memi, créateur très en vogue de la cour ottomane. Les plus belles pièces furent réalisées entre 956 et 982 H / 1550-1575 J.-C.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"956-982 de l’Hégire / 1550-1575 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 30,5 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient à un ensemble de céramiques d'Iznik caractérisé par un naturalisme influencé par des dessins d'un style nouveau dû au principal dessinateur de la cour ottomane, Kara Memi. Il est datable de 956-982/1550-1575.","method_for_provenance":"Les plats de ce style naturaliste sont réputés avoir été produits à Iznik au cour de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté chez J. M. Whitehead à Londres en 1883.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 222-230, fig. 397 (pour une pièce proche et une analyse de ce type de céramique d'Iznik).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée ; Kara Memi; jacinthes"],"materials":["Céramique frittée à décor peint bleu, vert, noir et rouge d’Iznik (bol d’Arménie) sous glaçure transparente incolore."]},"9dd54e6a-3ac7-5825-b7ce-cc73c549cb45":{"name":"Jarre à couvercle.","description":"Jarre à panse sphérique, col cylindrique sans lèvre et couvercle plat doté d'une prise en bouton. Elle repose sur un grand piédouche. Elle est entièrement recouverte aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur d'un engobe stannifère opaque de couleur turquoise pâle. En partie inférieure, l'engobe moins épais laisse percevoir la coloration rougeâtre de la terre utilisée. Le décor abstrait se compose essentiellement de rayures alternant avec des lignes de points appelées “mille-pattes” autour du col et d'un motif en écaille à demi-œillets stylisés sur la panse. Le piédouche est sans décor. Les couleurs sont le jaune de limonite profond, deux nuances de brun (oxyde de fer pour le brun clair, manganèse pour le brun foncé), le bleu de cobalt et le vert de cuivre. Le brun, le jaune, le bleu et le vert utilisés purs constituent l'une des caractéristiques de la coloration des faïences polychromes marocaines. Le procédé de fabrication de celles-ci est le suivant : après une première cuisson de la forme, le potier recouvre l'objet d'un engobe stannifère sur lequel, une fois sec, sont appliquées les couleurs. Au cours d'un second feu, l'engobe et les pigments fusionnent. \nLes petits et gros points rouges répartis irrégulièrement sur la paroi extérieure et le couvercle surprennent. Ils sont faits d'une pâte plombifère rouge appliquée sur l'engobe du bout du doigt. Après séchage, elle prend sa couleur de cire rouge. Ce type de décor n'était pas réalisé par les potiers mais par les marchands de faïences qui masquaient ainsi les marques des trépieds de cuisson, avant de l'utiliser plus tard sur tous types de poteries.","short_description":"Jarre sur pied important à couvercle plat doté d'un bouton. La décoration se compose de bandes verticales alternant avec des lignes en pointillé et des demi-œillets stylisés. Les couleurs sont caractéristiques de la faïence polychrome marocaine. Ce récipient a pu servir à conserver de la graisse ou du grain.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Peut-être XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 21,3 cm environ, Ø du rebord 10,5 cm.","method_for_datation":"Il n'existe que peu de faïences datées et les mêmes formes et motifs ont été utilisés à diverses époques. La datation est donc délicate, mais la présence des points rouges est fréquente à partir de la fin du XIIe/XVIIIe.","method_for_provenance":"Analyse des motifs ornementaux, de la technique de fabrication et des couleurs.","provenance":"Maroc, peut-être Fès.","obtention":"Legs de la Collection Bielke.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Alger, Paris, 1918. \nBoukobza, A., *Poteries et céramiques marocaines*, Casablanca, 1974. \nHakenjos, B., *Marokkanische Keramik*, Stuttgart, 1988. \nHasson, R., *Pottery from Morocco: 19th–20th century C. E*., Jérusalem, 1982. \nHedgecoe, J. et Damluji, S. S., *Zillij: The Art of Moroccan Ceramics*, Reading, 1992.","dynasty":"Alaouite","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Faïences; ornements géométriques"],"materials":["Céramique ; faïence."]},"9de82036-a221-545b-84e8-7f91036b9036":{"name":"Plat.","description":"Plat rond en céramique frittée à bassin creux, large bord retourné et piédouche rond de faible hauteur. Le bassin est orné d'un bouquet central entouré de six autres de même taille. Les fleurs sont de dessin naïf et les pigments rouges, verts, bleus et noirs de coloris très purs. L'aile présente un bandeau à décor en zigzag redenté, blanc sur fond vert. Une fine ligne bleue souligne le mouvement de zigzag et contraste avec le blanc et le vert.","short_description":"Vers la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), la qualité artistique des faïences d’Iznik commença à décliner. Les matières premières étaient moins raffinées, les coloris plus ternes et les motifs plus simples. La production se concentre sur des plats à un simple décor floral.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 29 cm.","method_for_datation":"Des plats d'Iznik à décor floral similaire sont datés de la fin du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des céramiques de ce type ont été produites à Iznik à la fin du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Don de Miss Beatrice Danford, Newton St. Boswells, en 1953.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 234, fig. 425, 426 (pour des pièces comparables).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée à décor peint rouge, vert, bleu et noir sous glaçure transparente."]},"9e38c5ee-2be1-5810-be6d-783f681533c7":{"name":"Plat en céramique.","description":"Grand plat rond en céramique à glaçure bleue, verte et violet manganèse et décor esgrafié, appelé “*lakabi*” ou céramique polychrome gravée. La figure centrale est une harpie, animal fabuleux à corps d'oiseau et tête humaine. La première étape du processus de production consistait à graver le dessin d'ensemble dans la céramique non cuite, comme ici la harpie, l'enroulement végétal derrière elle et le motif de la bordure. Après le premier feu, la glaçure était appliquée jusqu'aux lignes incisées, censées l'empêcher de couler. Le motif de bordure est une version simplifiée du cordon, typique des plats de céramique *lakabi*. La vaisselle de ce genre était sans doute utilisée à table, en alternative économique aux assiettes et coupes en métal.","short_description":"Grand plat rond en céramique avec représentation d'une harpie, animal fantastique à corps d'oiseau et tête humaine. La technique très spécifique de ce plat – décoration incisée et glaçure polychrome –, connue sous le nom de *laqabi*, était produite à Raqqa en Syrie.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"Ø 41,5 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec d'autres objets trouvés dans des fouilles en Syrie.","method_for_provenance":"Lane (1947) attribue le décor *lakabi* à l'Iran, mais Porter (1981) a montré qu'en termes de forme, de volume et de dessin, ce type de céramique avait été plus probablement produit dans le nord de la Syrie.","provenance":"Raqqa, nord de la Syrie.","obtention":"Acheté en 1923.","bibliography":"Grube, E.J. *et al*., *Cobalt and Lustre: the First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994, pp. 249-257. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, 1947, p. 35. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981, p. 35-36.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative"],"materials":["Céramique à glaçure esgrafiée bleue, verte, violet manganèse."]},"9fd48483-773e-56ef-a4ac-80ac9b4f89d0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à base convexe, parois courbes et bord lisse. La pièce est fabriquée en argile de couleur rougeâtre recouverte à l'extérieur d'une glaçure couleur miel verdâtre et, à l'intérieur, d'une glaçure blanche. La face interne du plat présente une décoration en *vert* et *manganèse* sur fond blanc. Le grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat, avec des digitations de palmettes reliées par des tiges ondulantes, confère un certain aspect trilobé à la pièce. Sur le bandeau central, complétant la décoration, une inscription en coufique archaïque répète l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). Les lettres, aux contours dessinés par les traits sombres du manganèse, sont remplies par le vert du cuivre, produisant sur le fond blanc un effet de contraste chromatique fréquent dans la céramique de cette époque. \nD'une manière générale, la céramique de Madinat al-Zahira offre un répertoire décoratif assez large; cependant, la représentation épigraphique la plus courante est la formule *al-mulk* (“le pouvoir”), qui fait référence ici au pouvoir royal des Omeyyades. L'expression est récurrente, au point qu'il est possible d'envisager un lien entre une certaine production de céramique et la propagande officielle. Il ne faut pas oublier que, durant le califat, le mécénat artistique fut intimement lié au pouvoir et à l'autorité. La palette chromatique de base pourrait symboliser l'emblème des Omeyyades d'Espagne, le blanc symbolisant la dynastie, le vert la couleur de l'islam, le noir évoquant le prophète et l'austérité coranique.","short_description":"Cet *ataifor*, fabriqué dans l'atelier palatial de Madinat al-Zahira, a été chargé de significations symboliques : le mot *al-moulk*, “le pouvoir”, représente la souveraineté ; le coloris blanc, la dynastie omeyyade ; le vert est en référence à Mahomet ; enfin, le noir évoque l'austérité coranique et la souveraineté du calife.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du Xe siècle (324-366 H / 936-976 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 26 cm.","method_for_datation":"Par son type d'écriture, le plat peut être daté autour du deuxième tiers du IVe/Xe siècle. L'épigraphe coufique est caractéristique d'une phase initiale de la production princière de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976).","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahra. Tant sa forme que sa décoration sont caractéristiques de la production de cour de Madinat al-Zahra.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au musée comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, pp. 148-154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Azahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période califale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["épigraphie ; décoration florale ; céramique"],"materials":["Céramique ; tour, cuisson, vert et manganèse, vernissé."]},"a0a31a62-7361-5268-8ad7-1a7b0126f09d":{"name":"Vase de l’Alhambra.","description":"Ce grand vase d'ornement appartient à la catégorie des dits “vases de l'Alhambra”. Ils sont tous semblables par la forme : un grand corps ovoïde à base étroite sans glaçure, d'où partent deux anses plates de grandes dimensions et un col à section octogonale, renforcé par des moulures verticales. \nLe décor, en doré pâle sur fond blanc, est distribué horizontalement en larges bandes de différentes largeurs, séparées entre elles par des franges lisses plus étroites. La bande centrale, plus large, présente des motifs végétaux et une inscription en caractères coufiques, en blanc sur fond doré, qui répète plusieurs fois le mot “pardon”. Au-dessous et au-dessous de la bande centrale se trouvent autant de bandes similaires décorées d'atauriques et de cercles dorés réunis entre eux par un filet. La décoration du corps est complétée par deux autres registres : l'un, dans la partie inférieure, est orné d'arceaux, tandis que le plus proche du col présente une inscription coufique presque effacée. \nLe col, à huit faces séparées par des moulures, porte un décor de motifs végétaux stylisés. Les anses, collées au corps, présentent sur chaque face le symbole de la *hamsa* ou “main de Fatima”. \nLes “vases de l'Alhambra” constituent les pièces les plus importantes de la production de céramique nasride. La délicatesse de leur décor et leur grande taille en ont fait des objets d'exportation très prisés. Les exemplaires les mieux conservés se trouvent à Palerme (Musée régional de Sicile), Saint-Pétersbourg (Hermitage), Stockholm (Musée national des beaux-arts) et Madrid (Institut Valencia de Don Juan et Musée archéologique national). Certains sont exclusivement décorés en doré, d'autres, en doré et bleu de cobalt, toujours sur couverte stannifère blanche. \nBien que leur forme dérive des grandes jarres de stockage, leurs dimensions, qui en rendent le maniement difficile, ainsi que l'absence d'éléments préhensiles sur les anses, font penser que leur fonction était d'ordre exclusivement ornemental.","short_description":"Complexité technique de la fabrication, beauté des motifs décoratifs et du reflet doré : les “vases de l'Alhambra” furent des objets de luxe. Leur fonction demeure inconnue, mais ils jouissaient d'une telle réputation qu'ils étaient exportés jusqu'en Sicile et en Égypte mamelouke.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 126 cm, Ø max. 63 cm.","method_for_datation":"Il est difficile d'assigner une date précise à la fabrication de ces vases. Cependant, tous les chercheurs, s'en tenant au type d'inscription, admettent que les exemplaires décorés simplement en doré sur blanc sont les plus anciens, et qu'on commença à les fabriquer à partir du dernier tiers du VIIe/XIIIe, et surtout durant le VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Bien que tous ces exemplaires soient connus sous l'appellation générique de “vases de l'Alhambra”, leur lieu de production était Málaga, d'où ils étaient exportés. à partir du VIIe/XIIIe siècle, des auteurs arabes commencent à mentionner Málaga comme grand centre producteur et exportateur de la faïence à reflets dorés ou métalliques.","provenance":"Málaga.","obtention":"La pièce a été trouvée par hasard, au début du XXe siècle, lors de travaux de consolidation de certaines voûtes de la chartreuse de Santa María de la Defensión de Jerez de la Frontera (Cádiz). Elle est entrée au Musée archéologique national par donation le 29 juillet 1930.","bibliography":"Llubía, L. M., *Cerámica medieval española*, Barcelona: Nueva Colección Labor (2nd edition), 1973: 82–110. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana: andalusí y mudéjar*, Madrid: El Viso, 1991: 76–7. \nSerrano García, C., “Los Jarrones de la Alhambra”, in *Estudios dedicados a D. Jesús Bermúdez Pareja*, Granada: Asociación Cultural de Amigos del Museo Hispanomusulmán, 1988: 127–62. \nTorres Balbás, L., \"Arte Almohade, Arte Nazarí, Arte Mudéjar\", *Ars Hispaniae*, Vol. IV, Madrid: Plus Ultra, 1949: 217. \nPatronato de la Alhambra y Generalife (sel.), *Los Jarrones de la Alhambra. Simbología y poder*, Madrid: Junta de Andalucía, Patronato de La Alhambra y Generalife, 2006.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vase de l’Alhambra ; faïence à reflets dorés ; Nasrides ; Alhambra ; Málaga"],"materials":["Céramique ; glaçure, reflets dorés."]},"a16c230e-422f-5bde-8b7a-803161b630d9":{"name":"Grenades.","description":"Petits récipients coniques à base pointue et ouverture de 3 cm de diamètre. Fabriqués en épaisse terre cuite noircie ou grisée par le feu, ils sont ornés de motifs en relief en forme d'amande disposés en neuf segments séparés par des lignes droites allant du col à la pointe de l'objet. \nLes chercheurs hésitent sur la fonction de ces objets. Ils ont pu servir de flacons pour des parfums ou autres liquides précieux, mais aussi être remplis de naphte et utilisés comme grenades.","short_description":"Petits récipients coniques du château d’Aljoun fabriqués en épaisse terre cuite grise ou noire. Leur fonction et usage ne sont pas clairement établis ; certains chercheurs pensent qu’ils ont pu servir de flacons pour des parfums ou autres liquides précieux, alors que d’autres estiment qu’ils étaient remplis de naphte et utilisés comme grenades.","holder":"Musée archéologique d’Ajloun.","dates":"VIe siècle de l’Hégire / après 1184 J.-C.","location":"Ajloun.","dimensions":"H. 12 cm, l. 14,7 cm, Ø 9,4 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et découverte lors de fouilles dans un bâtiment daté.","method_for_provenance":"Lieu de provenance inconnu, mais probablement une production syrienne.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Ces objets ont été trouvés lors de fouilles au château d'Ajloun.","bibliography":"العش، محمد، “الفخار غير المطلي” الحوليات الأثرية السورية، المجلد العاشر، 1960، ص 135-189. \nساري.صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1517م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 131، شكل 47. \nPentz, P., “Medieval Workshop for Producing Greek Fire Grenades”, *Antiquity*, vol. 62, cat. n° 234, 1988, pp. 89-93. \nSeyrig, T., “Flacons ? Grenades ? Colipiles ?”, *Syria*, t. XXXXI, 1959, pp. 81-89.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration en relief ; armes"],"materials":["Céramique tournée."]},"a1ecccac-7c93-51a2-925d-06173dfe0ef5":{"name":"Merlon.","description":"Ce merlon à base rectangulaire prolongée des deux côtés par deux encoches saillantes est couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est deux fois perforée en son milieu. L'émail de couleur verte qui couvre la surface déborde sur les faces latérales. Fragmentée en deux parties, la pièce a été consolidée avec du plâtre sur sa face postérieure. \n \nCe merlon constitue avec d'autres éléments semblables une des frises qui couronnaient le sommet des façades des palais hammadides. \n \nLes trous que l'on remarque sur la surface de la feuille servaient peut-être au logement des tenons de fixation.","short_description":"Merlon à base rectangulaire couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est perforée à deux reprises pour permettre la fixation. Il est teinté d'une glaçure vert bleuté qui a disparu par endroits. Ce merlon était un élément de frise qui décorait les façades des palais hammadites.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"H. 64 cm, l. 24 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Merlon trouvé à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Le même merlon a été trouvé par Golvin au palais du Manar. De plus, ces merlons se rencontrent en abondance au palais du Manar, mais nulle part ailleurs.","provenance":"Qasr al-Manar (Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R, *Les Hammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965, pl. LXV. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["palais ; merlon ; glaçure ; Hammadides ; façade ; céramique"],"materials":["Céramique émaillée."]},"a2dc11cb-45ba-5aad-a8e3-58331496893b":{"name":"Coupe.","description":"Exemple d'objet à décor lustré polychrome d'un type de céramique spécifique produite dans la région de Raqqa et de Rusafa au cours du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Il est influencé par le style *mina‘i* caractérisé par des couleurs très présentes et des dorures appliquées sur glaçure. Comme les potiers syriens connaissaient mal la technique d'application d'émaux sur glaçure, ils recoururent à leurs méthodes habituelles de sous-glaçure tout en adoptant l'iconographie et le style *mina‘i.* \nCette coupe hémisphérique repose sur un court piédouche. L'intérieur est décoré d'une représentation de personnage de sexe indéterminé à visage lunaire de style turcoman portant un petit chapeau entouré d'une auréole. Le personnage présente un grain de beauté sur la joue gauche et porte une coupe de la main droite. Son vêtement est décoré de broderies à motifs végétaux. Des ornements végétaux similaires entourent également le visage. \nLe bord de la coupe est orné de motifs géométriques à l'intérieur et, à l'extérieur, d'un bandeau à motifs en amande. L'ensemble de la décoration exécuté en bleu, noir, rouge, vert et brun sur fond beige ivoire est recouvert d'une glaçure transparente.","short_description":"La progression vers l'ouest des Seldjoukides venus d'Asie centrale favorisa la mode de l'iconographie iranienne. Les potiers syriens utilisaient leurs propres méthodes de peinture polychrome sous glaçure tout en reproduisant des images d'inspiration orientale.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 10 cm, Ø 20,4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des découvertes archéologiques similaires faites à Raqqa et attribuées à la période ayyoubide (VIe-VIIe/XIIe-XIIIe siècle). La production de céramique de ce centre se termina après l'invasion mongole et la destruction de la ville en 656-657/1258-1259.","method_for_provenance":"Raqqa et Rusafa sont des centres connus pour la production de céramiques de ce type, en particulier de modèles polychromes à peinture en sous-glaçure en cinq ou six couleurs et représentations de figures de forte inspiration perse ou d'Asie centrale.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1947.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nDelpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coupe ; terre cuite ; céramiques ; peinture polychrome ; glaçure transparente ; Raqqa ; Rusafa"],"materials":["Terre cuite peinte en sous-glaçure polychrome."]},"a37a77c0-be32-5414-8a2a-ad1daa8bf28a":{"name":"Carreaux en étoile.","description":"Les carreaux en forme d'étoile ou de croix décorés en sous-glaçure ou au lustre qui ornaient jadis les murs du palais de Kubadabad à Beysehir constituent de rares exemples de l'art du carreau de céramique seldjoukide pour leur qualité décorative et leur signification symbolique. Les carreaux de forme stellaire étaient décorés sous glaçure et les cruciformes au lustre. Faisant appel à une imagerie figurative très variée, ils représentent généralement des scènes de la vie quotidienne des sultans dans leurs palais. Des animaux fabuleux talismaniques (comme sphinx, sirènes, aigles bicéphales) censés protéger le palais ainsi que divers animaux domestiques et sauvages (dont paons, lions, oiseaux, renards, lapins, loups, chevaux, chèvres, chameaux et canards) sont également reproduits. \nDans le palais de Kubadabad, des carreaux en étoile à six branches sont associés à des modèles cruciformes pour former de grands panneaux. Si les carreaux en étoile reçoivent généralement un décor figuratif animalier, les cruciformes sont plutôt ornés d'un décor végétal. Les carreaux peints sous glaçure sont décorés en noir, turquoise et bleu foncé sous glaçure transparente incolore. \nLe décor figuratif atteste une bonne observation de la nature, un certain sens du réalisme mais aussi une grande imagination. \nLes aigles bicéphales sont représentés de profil et occupent la totalité de la surface du carreau. Leur corps, pris en vue frontale, porte des cartouches à inscriptions comme “al-sultan”, “al-mu'azzam” (le grand), etc. Généralement entourés de motifs de plantes, ils revêtaient probablement une signification symbolique. Utilisée à diverses périodes dans les armes et les totems, l'image de cet animal fabuleux peut prendre de multiples significations comme la force, le pouvoir, la protection, la noblesse et la sagesse. Les carreaux à aigles bicéphales du palais de Kubadabad qui portent les armoiries du sultan symbolisent sans doute le pouvoir de celui-ci.","short_description":"Un des plus importants palais de la période des Seldjoukides d’Anatolie, le palais de Kubadabad est renommé pour ses carreaux muraux. Le thème principal en est la vie quotidienne du sultan et de son entourage, ainsi que la vie de cour. Ils dénotent une observation attentive de la nature, et une grande imagination.","holder":"Musée de la madrasa Karatay.","dates":"616-635 de l’Hégire / 1220-1237 J.-C.","location":"Konya","dimensions":"H. de chacune des pièces 24 cm.","method_for_datation":"Le palais de Kubadabad à Beysehir a été édifié par le sultan seldjoukide Alaadin [Ala al-Din] (r. 616-635/1220-1237). Des inscriptions et des documents manuscrits précisent que le palais a été achevé en 634/1236. Ses carreaux décoratifs sont datés de la même année.","method_for_provenance":"Ces carreaux ont été trouvés *in situ* dans le palais, mais leur lieu de production reste inconnu. Il est néanmoins hautement probable qu'ils ont été fabriqués à Beysehir ou à Konya. Les dernières découvertes des fouilles en cours suggèrent qu'ils ont pu être produits sur le chantier même du palais.","provenance":"Beyşehir ou Konya, Turquie.","obtention":"Commencées au milieu du XXe siècle, les fouilles en cours au palais de Kubadabad ont mis au jour un nombre considérable de carreaux. Formant jadis la décoration des murs du palais, ils ont été transférés au Musée de la madrasa Karatay à Konya pour y être exposés après avoir été étudiés.","bibliography":"Arık, R., *Kubad Abad*, Istanbul, 2000. \nAslanapa, O., *Anadolu'da Türk çini ve Keramik Sanatı* (L'Art turc du carreau et de la poterie en Anatolie), Ankara, 1965. \nOral, Z., “Kubad Abad çinileri (Carreaux de Kubad Abad)”, *Belleten*, C.XVII, Sayı: 66, Ankara, 1959, pp. 209-222. \nönder, M., “Selçuklu Devri Kubad Abad Sarayı çini Süslemeleri (La période seldjoukide de la décoration de carreaux du palais de Kubad Abad)”, *Türkiyemiz* 6 (1972), pp. 15-18. \nöney, G., *Türk çini Sanatı* (L'Art turc du carreau), Istanbul, 1976. \nRoxburgh, D.J. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, pp. 392-394.","dynasty":"Seldjoukides d’Anatolie","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["glaçure ; sous-glaçure ; décoration figurative : Alaadin [Ala al-Din] Keykubad Ier, aigle bicéphale"],"materials":["Céramique à décor sous glaçure."]},"a422b89c-541c-5d0c-b8ef-5292227a2201":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Cette gourde, souvent appelée gourde de pèlerin, est un récipient utilisé pour transporter l'eau en voyage, en pèlerinage ou à la chasse. Elle est fabriquée au moule et se compose d'un réservoir circulaire, d'un goulot et de deux bélières. Le goulot en forme de tube cannelé est fait d'anneaux de diamètres décroissants pour permettre de boire sans perdre de liquide. Les deux bélières servent à attacher une cordelette que le voyageur à pied, à cheval ou à dos de chameau accrochait à sa hanche. \nLa surface de la panse est décorée d'un blason moulé de style mamelouk appelé *rank* en arabe. L'aigle aux ailes éployées au-dessus d'un calice flanqué de fleurs est le blason du prince Toqouztimour. On pense qu'il débuta sa carrière comme échanson, d'où la présence d'une coupe dans son blason. Lorsqu'il fut élevé au rang de gouverneur par le sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.), il y a jouta l'aigle en hommage au sultan. Les roses à six pétales figurant sous le rapace sont peut-être un hommage à la famille de Nasir al-Din, les Qalawun.","short_description":"Cette gourde décorée d'un emblème, selon une mode devenue populaire pendant la période mamelouke, porte un symbole d'aigle et donne le nom de son propriétaire, le prince Toqouztimour, gouverneur mamelouk d'Hama puis d'Alep.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Toqouztimour (r. 742-746 H / 1341-1345 J.-C.), gouverneur mamelouk de Hama et d'Alep.","dates":"742-746 de l'Hégire / 1341-1345 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 27,3 cm, Ø (panse) 18,5 cm.","method_for_datation":"La présence du blason du prince Toqouztimour (r. 742-746 / 1341-1345) permet de dater cet objet, qui est similaire à d'autres de la même période.","method_for_provenance":"Cette gourde a été trouvée à Alep, mais comme le prince a été gouverneur de Hama puis d'Alep, il est également possible qu'elle ait été fabriquée à Hama. Des objets de style, de décor et de fonctions similaires sont généralement d'origine syrienne.","provenance":"Alep ou Hama, Syrie.","obtention":"Acheté en 1933.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAtil, E., *Art of the Mamluks: Renaissance of Islam*, Washington DC, 1981. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Gourde de pèlerin ; terre cuite ; poterie ; moulée ; Alep ; Toqouztimour ; blason ; aigle ; coupe ; al-Nasir Muhammad"],"materials":["Terre cuite moulée."]},"a4a2465e-0ea9-5fe8-9719-b7e20f0986e6":{"name":"Plat.","description":"Plat du genre “braserillo” à large base circulaire plate, aux parois droites et peu profondes terminées par une aile étroite. La pièce est réalisée en argile de couleur rougeâtre et recouverte d'une glaçure stannifère. Elle présente une décoration aux reflets métalliques en doré et bleu de cobalt sur un fond blanc crème. Le fond du plat, décoré d'un *ataurique* grenadin, est divisé en quadrants avec alternance de motifs bleus et dorés. L'aile présente une décoration d'arabesques avec de fins rubans bleus entrelacés. Les petites coquilles dorées qui meublent les interstices nuancent le fond blanc crème de l'aile. \nTechniquement, la céramique des VIIIe et IXe siècles H (XIVe et XVe siècles J.-C.) n'est que la continuation de la céramique almohade ; cependant, à l'époque nasride, l'introduction de l'oxyde de cobalt dans la glaçure permit d'offrir une ample gamme de bleus et, grâce à l'application de sulfure de cuivre, d'argent et de rouille pour obtenir des reflets métalliques, on obtint des pièces exceptionnelles. La faïence dorée andalouse, déjà fabriquée aux siècles précédents, atteint son apogée sous la dynastie nasride de Grenade. \nLa fabrication de ce type de céramique exigeait trois cuissons. La dernière, effectuée dans un four réducteur, était la plus délicate car elle supposait un contrôle parfait de la température du four. On devait faire adhérer le mélange des sulfures métalliques de la pièce sans laisser fondre la glaçure de la précédente cuisson. \nL'importance des ateliers de poterie du royaume de Grenade et, notamment, de Málaga comme grand centre de production, fit que l'expression “produit de Maliqa”, avec de légères variantes, équivalait à “faïence dorée” indépendamment du lieu de production. Cette appellation fut également employée dans le monde chrétien par les potiers d'origine nasride qui, depuis la fin du XIVe siècle, se déplaçaient vers le Levant et s'installaient dans des localités diverses ; Manisès, entre autres, fut le centre le plus important de la céramique à reflets métalliques, fabriquée dans le style de Málaga pour une clientèle chrétienne.","short_description":"Cet énorme plat représente la continuation de la technique et de la décoration des céramiques nasrides dans les ateliers mudéjars pour satisfaire les besoins de la clientèle chrétienne, demandeuse de formes nouvelles, comme celle de ce récipient peu profond, à base plate, aux parois droites et à bord horizontal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"802-838 H / 1400-1435 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 4,5 cm, Ø maximum 41,5 cm, Ø base 34,8 cm.","method_for_datation":"La perfection continue de la technique, le type de décoration et le tracé du décor d'*ataurique* sont caractéristiques de la faïence à reflets dorés du premier tiers du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La décadence croissante du royaume nasride de Grenade, parallèlement à l'essor de la puissance maritime aragonaise et à sa suprématie sur les routes commerciales de la Méditerranée, favorisa l'éclosion de foyers levantins mudéjars contemporains des productions nasrides et utilisant les mêmes traditions techniques et ornementales. S'agissant de ce plat, l'intensité du cobalt et la forme sont plutôt caractéristiques des productions valenciennes, mais seule une analyse de l'argile pourrait établir la provenance exacte de l'objet.","provenance":"Royaume nasride de Grenade ou royaume chrétien de Valence.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat de l'état le 6 juin 1875.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *La cerámica española* (catalogue sommaire du Musée archéologique national), Madrid, 1936, pp. 28-30. \nCamps Cazorla, E., *La cerámica medieval española*, Madrid, 1943, p. 29. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, pp. 76-82. \nPérez Higuera, T., *Objetos e imágenes de al-Andalus*, Barcelone, 1994, pp. 24-25.","dynasty":"Nasride ou mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; faïence dorée ; reflets métalliques; Nasrides ; mudéjar ; Grenade ; Manisès ; Valence"],"materials":["Céramique ; glaçure, reflets métalliques."]},"a5329f82-997c-5624-abe3-aed18ec8753c":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre à panse ovoïde, sans pieds, reposant sur un fond de faible diamètre, est dépourvue de col. Un bourrelet fait office de lèvres. Les marques laissées par l'arrachage des anses permettent de supposer que ces dernières étaient plates et peut-être en forme d'ailes, comme les fameuses jarres de l'Alhambra. Le tiers supérieur de la panse est décoré de quatre bandeaux horizontaux recouverts d'une glaçure vert bronze. Ces bandeaux portent des motifs estampés et sont délimités par des cordons de pâte sur lesquels sont incisés des chevrons. Les motifs répétitifs qui meublent les bandeaux sont d'inspiration végétale (palmes et fleurons) ou épigraphique. Sur le bandeau supérieur en effet, des motifs stylisés semblent reproduire le mot *Allah*, ou *alyoumne* (la félicité),pour exprimer l'omniprésence de Dieu et attirer sa protection sur les produits alimentaires conservés dans la jarre. Cette forme de jarre à caractère décoratif est fréquente sur les sites archéologiques d'époque nasride d'al-Andalus.","short_description":"Cette jarre à panse ovoïde était utilisée pour stocker les denrées alimentaires. Les marques laissées par l'arrachage des anses permettent de supposer que celles-ci étaient plates, peut-être en forme d'ailes, comme les fameuses “jarres de l'Alhambra”.","holder":"Musée régional de la céramique.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Salé.","dimensions":"H. 59,5 cm, Ø base 12 cm, Ø max. 58,7 cm, Ø du col 16,6 cm.","method_for_datation":"études stylistiques et comparatives avec les productions nasrides.","method_for_provenance":"Découverte lors d'excavations fortuites à Salé.","provenance":"Salé, Maroc.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Bazzana, A., *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nCambazard-Amahan, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nRicard, P. et Delpy, A., “Note sur la découverte de spécimens de céramique marocaine du Moyen âge”, *Hespéris* III, 1931, pp. 227-237, pl. XXXIV.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"materials":["Céramique montée au colombin, estampée et gravée, avec trace de glaçure."]},"a55c2ebe-979d-535b-8bc8-31f893bda658":{"name":"Coupe avec joueur de *rubâb*.","description":"La coupe est décorée, au centre, avec la silhouette d'un joueur de “rubâb”, instrument à cordes de tradition iranienne. Le fond est orné de compartiments remplis de pointillés, le bord décoré de motifs de demi-lunes. \nLe motif du joueur de“rubâb”, représenté ici selon l'habitude des nomades, est récurrent dans l'art islamique et semble évoquer, comme la figure du buveur, des scènes de cour célébrant la vie du souverain. Le musicien, rendu dans un style semblable à celui que l'on retrouve dans la céramique figurative de Nishapour, de la même période, porte un couvre-chef caractéristique, en usage chez les peuples turco-mongols d'Asie centrale.","short_description":"Le décor de cette pièce présente, entre autres éléments, une silhouette masculine occupée à jouer d'un instrument à cordes, le *rubâb*. La figure du musicien est habituelle dans l'art islamique et semble évoquer, tout comme la figure du buveur, la vie et les fastes de la cour.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"Ø 23,5 cm ; H. 6,8 cm.","method_for_provenance":"Plusieurs éléments décoratifs, entre autres les panneaux pointillés qui recouvrent le fond, sont typiques des céramiques irakiennes du IVe/Xe siècle.","provenance":"Irak.","obtention":"Dépôt privé.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics*, Londres, 1980. \nScerrato, U., “Ceramica irachena del IX-X secolo”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 2, Rome, 1968. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades : Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Abbasside","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; lustre"],"materials":["Céramique à décor de lustre métallique."]},"a6a01024-6733-5cbd-9746-7f832e8a4d36":{"name":"Vase.","description":"Ce petit pot à la panse globulaire, au col cylindrique muni de deux anses et au pied annulaire sert de vase à boire. Le col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune à l'oxyde de manganèse sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs. Les motifs répétitifs sont regroupés en frise sur le col et sur la partie supérieure de la panse. Des lignes séparatives horizontales et verticales, ainsi qu'un motif de tresse, connu sous le nom de “tresse d'éternité”, sont dessinés sur le col. Un motif pseudo-épigraphique reproduisant le nom d'Allah, rehaussé de motifs végétaux et encadré par un panneau de volutes horizontales, se lit sur la panse. Les anses sont décorées de lignes obliques éparses et de petites pastilles peintes. Ce type de décoration rappelant le travail des métaux est caractéristique de la production almohade du Maghreb et d'al-Andalus.","short_description":"Ce petit pot à panse globulaire et col cylindrique, doté de deux anses de préhension, sert de vase à boire. Son col et la partie supérieure de la panse sont recouverts d'une peinture brune sur laquelle sont excisés des motifs décoratifs : tresse dite “d'éternité” et motifs pseudo- épigraphiques.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Tétouan.","dimensions":"H. 12 cm, Ø base 5,4 cm, Ø max. 13 cm, Ø ouverture 9,9 cm.","method_for_datation":"Découvert lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée grâce aux études stylistiques et comparatives avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *B.A.M.*VII*,* 1967, n° 117, pp. 627-639, pl. I. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du Royaume* (catalogue), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier ; décoration géométrique ; décoration végétale ; décoration pseudo-épigraphique"],"materials":["Poterie façonnée au tour, peinte et excisée."]},"a7fd98fa-f450-5ba3-b6d2-3909a56326ac":{"name":"Panneau à décor de mosquée","short_description":"A l’intérieur d’un arc en fer à cheval soutenu par des colonnes se dresse une mosquée de type ottoman caractérisé par des minarets tronconiques. Le panneau inférieur est meublé d’un petit vase d’où émerge une gerbe composée de différentes fleurs, parmi lesquelles on distingue des œillets, des tulipes et des feuilles de vignes. Enfin, une riche végétation de rinceaux, de feuilles et de fleurs de toutes sortes occupe les lunettes des arcs, meuble les claveaux et constitue le décor des chapiteaux. Les couleurs dominantes sont le beige, le brun et surtout le jaune, le vert et le bleu. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique","holder":"Musée national du Bardo","dates":"Fin XVIIIe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 140 cm, l. 80 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Mosquée de type ottoman; Minaret tronconique; Céramique"],"materials":["Terre cuite"]},"a80ae3b6-0e85-5e1b-93e6-f4552c3eac51":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"Cet *ataifor* à base annulaire et parois courbes, fabriqué avec une pâte jaunâtre, est recouvert d'une glaçure blanche. La face interne présente une décoration en *vert et manganèse*. Le motif décoratif consiste en un grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat et sur lequel on peut remarquer les restes d'une inscription coufique avec l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). La décoration est complétée par deux franges plus étroites qui se croisent au centre, avec des tracés stylisés qui semblent être une simplification de l'écriture coufique mais qui sont dépourvus de signification. \nLa technique décorative employée, motifs épigraphiques en vert de cuivre et en noir de manganèse, sur la glaçure blanche est d'un bel effet chromatique. Madinat al-Zahira fut le plus important centre de production et de diffusion de la céramique vernissée en vert et manganèse durant le califat. Du point de vue ornemental, la netteté du dessin et l'austérité des compositions, avec de larges zones de fond non décorées, la différencient d'autres productions contemporaines d'al-Andalus. \nLa fonction de ce type de céramique n'est pas encore définie mais il est clair que la production de Madinat al-Zahira implique un progrès technique fondamental. L'usage d'oxydes de cuivre et de manganèse dans la décoration et la glaçure qui imperméabilisait les récipients, évitant que les substances n'imprègnent l'argile, sont à l'origine d'un type spécial de vaisselle, considérée comme luxueuse.","short_description":"Découvert sur le site archéologique de la ville-palais de Madinat al-Zahira, ce plat de type *ataifor* devait faire partie de la vaisselle courante de la maison du calife, comme le suggère l'inscription *al-moulk*, “le pouvoir”, sans doute en référence au pouvoir califal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) ; 324-366 H / 936-976 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"L'écriture coufique simple est caractéristique d'une phase initiale de la production de cour de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976.)","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahira. Les formes ouvertes, et plus particulièrement les *ataifors*, représentent le plus grand pourcentage de céramiques face aux productions de formes fermées. La formule *al-mulk*, liée au pouvoir et à la légitimité omeyyade, constitue l'expression épigraphique la plus fréquente sur ce type de céramique.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, p. 154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Zahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","dynasty":"Période omeyyade d’al-Andalus, période califale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique ; épigraphie ; céramique"],"materials":["Céramique; tour, cuisson, vert et manganèse, vernissé."]},"a8732393-9f73-5349-bf08-2e06bf17b6f1":{"name":"Jarre à décor animalier","short_description":"Il s’agit une *charbiya* à deux anses, à haut col, au rebord éversé, à corps ovoïde et à fond plat. Le décor est en jaune, vert et brun. Sur l’épaule, un bandeau de feuilles alternativement vertes et jaunes sur fond vert clair. Un deuxième bandeau de chevrons bruns surmonte un guépard jaune moucheté de brun, le corps vu de profil et la gueule de face, les yeux grands ouverts. Le dos est rehaussé d’une puissante crête dentelée. Objet témoin des influences andalouses et ottomanes.","type":"Ceramique; terre cuite","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 53 cm, Ø 26 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Céramique; Poterie"],"materials":["Terre cuite"]},"a8912ca5-9dcf-581c-885c-df8260626ef3":{"name":"Coupe historiée.","description":"Coupe à pied annulaire et paroi carénée avec un décor côtelé sur la paroi externe. La glaçure est directement placée sur la pâte grise sans engobe. La forme et la technique de fabrication sont caractéristiques de la céramique ifriqiyenne du haut Moyen âge. Le plat est illustré d'une scène de guerre sur laquelle figurent des cavaliers montant des chevaux au galop et brandissant une targe de la main gauche. D'origine mésopotamienne, ce décor, à la fois stylisé et fantaisiste, connut une très grande vogue à l'époque fatimide. Cependant, s'il offre une certaine parenté avec certains décors orientaux contemporains, il plonge vraisemblablement aussi ses racines dans un très lointain passé africain. En effet, les chevaux représentés sur cette coupe paraissent moins naturalistes et plus stylisés que ceux représentés sur certaines œuvres d'art mésopotamiennes ; leur élasticité et les décors qui les caractérisent sont présents sur d'autres plats ifriqiyens contemporains. Par ailleurs, les visages des cavaliers se distinguent par la présence d'un œil démesurément grand ; cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de cette époque et semble confirmer le substrat africain du décor de cette coupe.","short_description":"Cette coupe présente un pied annulaire et une paroi carénée. Elle est illustrée d'une scène de guerre qui témoigne d'un substrat africain. Le décor stylisé et fantaisiste offre une certaine parenté avec les décors orientaux contemporains. Ce décor a connu une très grande vogue à l'époque fatimide.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 11 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides qui a eu une durée éphémère de presque un siècle (de 337 à 444/948-1053), ce qui justifie la datation de la deuxième moitié du IVe/Xe siècle à la première moitié du Ve/XIe s., sans pour autant être plus précis. , en l'absence de toute publication concernant Sabra al-Mansuriyya qui aurait permis de mieux identifier la couche stratigraphique des fouilles, pour pouvoir avancer unde datation plus précise.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Sabra, peint d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Sabra al-Mansouriya ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya en 1979. Elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, où elle est exposée depuis 1986.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 133, n° 73. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 250, n° IV-40. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","dynasty":"Fatimo-ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative; armes; ziride"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"aa0b309d-187e-51f6-a380-037fc3e58964":{"name":"Plat.","description":"Petit plat à décor peint sous glaçure. L'ornement central consiste en un motif de fleuron bleu, blanc et rouge, cerné d'un filet noir. Son contour que parachève une crête se détache sur un fond de petites spirales circulaires. Quatre rosettes à cœur rouge vif se répartissent sur un cercle à l'extérieur duquel court une frise de motifs trilobés vert émeraude. L'aile est décorée de deux rangées de spirales, similaires aux premières, interrompues par cinq éléments abstraits en vague à bord dégradé de vert et entre lesquels s'insèrent de petits motifs rouges dont la couleur contraste subtilement mais efficacement avec le fond bleu, noir et blanc. Bien que l'on ignore pour qui un plat aussi raffiné a pu être produit, puisqu'à l'époque les potiers d'Iznik travaillaient aussi bien pour la cour que pour des clients privés et parfois même étrangers, la qualité de ce décor montre que la céramique ottomane était encore à son sommet.","short_description":"Petit plat à motif central en forme de fleuron sur fond de spirales étroitement enroulées. On ne sait pas pour qui a été fabriqué ce plat particulièrement délicat puisque, à cette époque, les potiers d'Iznik travaillaient aussi bien pour la cour que pour des clients privés, parfois même des étrangers.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 997 de l’Hégire / 1590 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 5,7 cm, Ø 17,6 cm.","method_for_datation":"L'utilisation d'un bleu turquoise précis, ainsi que le fond de spirales serrées, était la marque d'un certain atelier d'Iznik dans les années 1580-1590.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 248, fig. 499. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 56-57 et planche 47A.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"ab91307f-d3d5-5f2a-88d0-9f2eb6934a29":{"name":"Plateau servant à la détermination de la qibla.","description":"Les musulmans doivent faire face à la *qibla*, la direction de la Kaaba à La Mecque, pendant leurs prières. Ils ont donc souvent besoin d'instruments pour leur indiquer cette direction. Le fond de ce plateau rond à bords relevés est divisé par des rayons concentriques. Au centre figurent les noms de l'artisan et du lieu de fabrication (\"fait par Sayyid Thabit à Damas\"). Les tables se présentent sous forme d'une suite d'anneaux concentriques qui contiennent le nom d'un certain nombre de villes indiquées dans trois de ces anneaux (Damas, Bagdad, Constantinople, Jérusalem, Téhéran, Kaboul…) et des lettres correspondant à des nombres qui indiquent des degrés d'angles. L'intérieur du bord est gradué, chaque gradation correspondant à 5°. Les quatre points cardinaux sont indiqués dans des demi-cercles. \nLa surface extérieure du bord contient une explication en arabe sur la façon d'utiliser l'instrument. La formule est développée en deux lignes séparées par quatre médaillons dans lesquels il est écrit que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier, \"le champion triomphant de la justice et souverain suprême \\[*khaqan*\\] qui est le fils du souverain suprême, roi des deux terres et des deux mers et serviteur des deux sanctuaires, que Dieu immortalise son règne\". Ces informations sont rédigées en écriture coufique noire sur fond blanc, le tout recouvert d'un engobe transparent.","short_description":"Le diagramme figurant sur ce plateau en céramique remplissait une importante fonction. La disposition schématique des noms de villes et de données trigonométriques permettait de trouver la direction de la Kaaba de La Mecque et donc celle de la prière. Il était particulièrement utile aux voyageurs.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Sultan Sélim Ier (r. 918-926 H / 1512-1520 J.-C.).","dates":"918-926 de l'Hégire / 1512-1520 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 18,5 cm, H. 3,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription précise que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier (r. 918-926/1512-1520 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription précise que l'objet a été réalisé à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Achat en 1935.","bibliography":"Cluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Terre cuite ; céramique ; engobe transparent ; objets utilitaires ; détermination de la direction de la qibla ; prières ; sultan Salim (Sélim) ; Sayyid Thabit ; qibla ; Damas ; Constantinople ; Jérusalem ; Kaboul ; Bagdad ; Téhéran ; La Mecque ; Kaaba"],"materials":["Céramique à peinture noire et bleue sur fond blanc, et glaçure transparente."]},"ab971419-834f-5843-8c6d-6b6cb9c2104a":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe sur important piédouche. Le décor peint en bleu de cobalt et turquoise sous glaçure consiste en de longues lignes continues qui s'enroulent en spirales serrées pour former des rondeaux. Ce style décoratif a prospéré dans la céramique ottomane vers les années 1520-1550. Il est souvent appelé “Corne d'or” par référence au quartier d'Istanbul dans lequel on pensait jadis – probablement à tort – que ces objets avaient été produits. Une autre appellation, plus rare, est celle de style “spirale du *tugrakes*”, terme composé pour souligner la connexion apparente entre ce style et celui de productions de la chancellerie impériale ottomane, dont l'enlumineur, le *tugrakes,* était chargé de magnifier le monogramme impérial du sultan ou *tugra*. Les dimensions extraordinaires de cette coupe, ainsi que le talent qui a présidé à sa décoration, suggèrent qu'elle était destinée à un très haut personnage de la hiérarchie ottomane, bien que nous n'en ayons aucune preuve directe.","short_description":"Grande coupe sur haut piédouche, ornée de spirales étroitement serrées dans le style parfois appelé “Corne d'or”. La taille et la qualité de cette coupe suggèrent qu'elle a été fabriquée pour un dignitaire ottoman de haut rang, peut-être pour le lavement de pieds au cours des ablutions.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 949-954 de l’Hégire / 1245-1550 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28 cm, Ø 42,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec d'autres objets de décor similaire et les enluminures de monogrammes impériaux de la période mentionnée dans la description.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1876.","bibliography":"Atasoy, N., et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 110, fig. 235 et pl. 324. \nDenny, W., “Ceramics”, *Turkish Art* (dir. E. Atil), Washington, DC, 1980, p. 279. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 56, p. 102.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale ; eau"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"aed162cf-cef3-52e5-aa78-567138f64d2a":{"name":"Coupe à pied","short_description":"Il s’agit d’un plat dont le bord est évasé avec un large pied. Le décor présente deux registres concentriques à motifs floraux avec un cercle central meublé de plusieurs motifs ailés. Ces motifs en vert et brun se détachent d’un fond jaune. Ce plat est essentiellement destiné à servir le couscous. Dans la ville de Nabeul et en particulier le jour de l’an de l’Hégire, chaque enfant reçoit son *methred* avec du couscous doré et des fruits secs, des dattes, un œuf dur, des bonbons. Il est garni au centre d’une statuette de sucre moulée et colorée représentant des animaux (coq, gazelle) ou des personnages tels que la poupée et le cavalier.","type":"Ceramique","holder":"Musée de la Céramique Sidi Kacem Jelizi","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","provenance":"Inconnue","author":"Saloua Zangar","keywords":["Motifs floraux; Motifs ailés; Céramique de Nabeul"],"materials":["Céramique"]},"aee0d03f-b711-5643-8552-3ef51656eff4":{"name":"Vase à deux anses *jarrita*","short_description":"Ce vase à boire possède une panse piriforme et deux anses arrondies qui rejoignent un col tronconique évasé vers le haut ; il repose sur une courte base également tronconique. Le décor, peint en bleu foncé et dans une belle teinte de lustre mordoré sur la glaçure opaque de couleur ivoire, est posé d’une manière symétrique de part et d’autre des anses. Une frise de pseudo-épigraphie dont le dessin semble rappeler le mot *al-‘afiya* (\"bonne santé\") est tracée en bleu sur le col, sur un fond de vermicules lustrés. Sur la panse, un médaillon à huit lobes peint au lustre est occupé en son centre par un motif pseudo-épigraphique en bleu avec, de chaque côté des anses, une composition en amande festonnée. Dans l’axe des anses, un autre motif pseudo-épigraphique apparaît en réserve sur le fond lustré. Une suite de lignes horizontales occupe la partie inférieure de la panse. \nLe décor de lustre à reflets métalliques est un procédé propre aux arts de l’Islam. La technique apparaît dès le VIIIe siècle J.-C. sur des fragments de verres égyptiens ; on la rencontre ensuite appliquée sur la céramique à partir du IXe siècle J.-C. en Mésopotamie sous le règne des Abbassides. Il s’agit d’un décor peint sur une pièce couverte d’une glaçure ayant déjà subi une première cuisson. Le lustre se compose d’un mélange d’oxydes de cuivre et d’argent auxquels sont ajoutés du soufre et de l’ocre rouge ainsi qu’un liant qui permet l’emploi du pinceau. Une deuxième cuisson dans une atmosphère pauvre en oxygène a pour résultat d’incorporer les particules d’oxydes réduites à l’état métallique dans la glaçure amollie. Sous l’effet de la lumière naissent des effets tout à fait caractéristiques. Les secrets de cette technique complexe et aux résultats parfois aléatoires étaient jalousement gardés dans les ateliers de potiers qui la pratiquaient. Néanmoins, le procédé se diffusa tant vers l’Orient que l’Occident musulman et, en Espagne, son développement fut encouragé par les souverains nasrides, notamment à Malaga. Après la Reconquête, l’engouement pour la céramique \"hispano-mauresque\", la *loza dorada*, se poursuit puisque la production est exportée tant vers les pays musulmans que l’Europe chrétienne. Le bleu de cobalt et le lustre brun associés dans des compositions vigoureuses, comme sur cette pièce, donnent une forte identité à cette production qui se perpétue encore de nos jours, par exemple à Manises.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Fin du VIIIe ou début du IXe siècle de l'Hégire / fin du XIVe ou début du XVe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 16,2 cm, D: 13,4 cm, L. 18 cm, D. base: 9,8 cm, D. ouverture: 9,5 cm","provenance":"Malaga, Espagne","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1987.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 386. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 146.","materials":["Céramique à décor peint, lustré"]},"b0765880-f23a-5f96-bc55-a402dfeabde4":{"name":"Vase.","description":"Récipient en céramique frittée. Le corps en balustre est décoré dans sa moitié supérieure d'arabesques peintes en noir et bleu sous glaçure transparente fortement détériorée. Cette forme est similaire à celle de modèles iraniens et témoigne de relations artistiques étroites entre la Syrie et l'Iran au cours de cette période, en particulier entre Raqqa et Kashan car, à l'exception du style *minaï* pratiqué à Kashan, Raqqa produisait plus ou moins le même type de céramiques. Raqqa fut l'un des deux grands centres de production de poterie de la Syrie ayyoubide, l'autre étant Rusafa. On y trouvait un certain nombre d'ateliers qui produisaient différentes céramiques, dont des pièces décorées au lustre, moulées en relief ou peintes sous glaçure. La production cessa lorsque les Mongols rasèrent la ville en 657 H / 1259 J.-C.","short_description":"Les potiers de Raqqa entretenaient d’étroites relations artistiques avec ceux d’Iran durant la période abbasside tardive, plus particulièrement durant la période ayyoubide. La forme et le style de la décoration en arabesque bleu et noir de ce vase se retrouvent sur ceux fabriqués dans la ville de Kashan en Iran.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, Ø 10,4 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et analyse de la composition du matériau clairement originaire de Raqqa. Par ailleurs, la nature et l'importance de la détérioration de la glaçure sont également caractéristiques des céramiques de Raqqa.","method_for_provenance":"Ce récipient est typique de la production de céramiques de Raqqa, tant pour la composition de son matériau que pour la nature de la détérioration de la glaçure.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Fehervari, G., *Ceramics of the Islamic World in the Tareq Rajab Museum*, Londres, 2000. \nGrube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["récipients domestiques ; décoration géométrique ; décoration calligraphique"],"materials":["Céramique frittée peinte et vernie."]},"b09ccbac-3e92-56ec-95ea-6a58eb8d70a9":{"name":"Plat (tondino).","description":"Plat de forme italianisante appelée *tondino* à bassin profond et étroit et aile importante, décoré en deux nuances de bleu sur fond blanc. Le centre est occupé par un médaillon contenant un bouquet de cinq fleurs s'échappant d'une autre fleur. Ce motif se répète sur toute la surface de l'aile au centre des espaces arrondis générés par des indentations triangulaires bleu foncé. Ces zones sont ponctuées à leur intersection d'étoiles à six branches. Bien que le motif du bouquet soit répété, l'observation rapprochée montre qu'il n'a pas été reproduit au pochoir, l'artiste le dessinant à chaque fois à main levée. Ce plat fait partie d'un groupe d'objets dont on considère qu'ils représentent un moment particulier de l'histoire de la poterie d'Iznik, lorsque les potiers prirent en main la décoration au détriment des peintres. Ceci se produisit peut-être en réaction au déclin des commandes de la cour ottomane. En appliquant eux-mêmes le décor, les potiers pouvaient abaisser leurs prix et s'adresser ainsi à un marché plus vaste. Ce changement d'approche s'est traduit par un style plus simple, plus spontané que celui des dessins étudiés et soignés de la production antérieure d'Iznik. Si ce style “potiers” n'a pas duré longtemps puisqu'il a laissé place au cours de la décennie des années 950 H / 1540 J.-C. à ce qui serait bientôt l'esthétique classique d'Iznik à base de brillants dessins floraux polychromes, il représente néanmoins une importante phase de l'histoire des céramiques ottomanes.","short_description":"Plat de forme italianisante appelée *tondino* à décor basé sur la répétition d'un bouquet de cinq fleurs. Ce plat fait partie d'un groupe d'objets dont on considère qu'il représente un moment où les potiers d'Iznik se chargèrent eux-mêmes de la décoration au détriment des peintres.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 941-951 de l’Hégire / 1535-1545 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 4,9 cm, Ø 26,6 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 118, fig. 154. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 51-52 et planche 30A.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"b1b31d42-2423-51e8-9e8c-0117ff7b0186":{"name":"Gobelet à anse cylindrique.","description":"Gobelet cylindrique à anse angulaire, décoré avec des branches de tulipes, jacinthes et d'autres fleurs en bleu clair, vert et rouge sur fond blanc. Les tiges verticales présentent une légère courbure. Un filet ondulé à petites feuilles assure la finition de la bordure et du pied. Le modèle de ce gobelet, inspiré de l'art des métaux des Balkans, s'est répandu dans la Turquie ottomane au cours de la seconde moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Cette pièce a pu aussi bien servir de vase à fleurs.","short_description":"Gobelet cylindrique inspirée de l'art du métal des Balkans popularisé dans la Turquie ottomane dans la seconde moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Cette pièce est décorée de bouquets de tulipes, de jacinthes et d'autres fleurs d'un bleu léger, de vert et de rouge sur un fond blanc.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"982 de l’Hégire / 1575 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 22,5 cm ; Ø 11,3 cm.","method_for_datation":"Par l'analyse stylistique. L'extension de la gamme chromatique avec l'introduction du rouge “bol arménien” désigne une production de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises, d'analyses stylistiques comparatives et des catalogues d'expositions organisées par des spécialistes internationaux, mentionnés dans la bibliographie.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Originaire de la collection Jeuniette, elle a été achetée le 10 avril 1919 par l'intermédiaire de M. Stora & Cie.","bibliography":"*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon*, catalogue d'exposition, New York, 1999. \nRibeiro, M. Q., *Louças Iznik / Iznik Pottery - Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1996. \nRoxburgh, D. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005. \n*Un jardín encantado: arte islámico en la colección Calouste Gulbenkian*, catalogue d'exposition, Madrid, 2001.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["gobelet ; céramique ; engobe ; glaçure ; Ottomans ; Iznik"],"materials":["Céramique siliceuse peinte sur engobe et sous glaçure transparente."]},"b233b9f9-606a-5020-b525-f2dfcb494a75":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Cette gourde pesante en céramique gris rose appartient au groupe des “gourdes de pèlerin”. La panse de ce type de récipient se compose habituellement de deux faces circulaires plates, chacune à large rebord évasé, et d'une bande de céramique les réunissant. Elle est légèrement concave pour que la gourde puisse tenir debout. Le col évasé se compose de deux sections délimitées par un anneau en relief. La bordure du goulot est endommagée. Deux poignées en anneau sont fixées au col et à l'épaule pour porter ou suspendre l'objet. Une même décoration figure sur les deux faces : une rosette centrale à huit pétales entourée d'un bandeau d'arabesques. Le large bandeau extérieur comprend quatre “feuilles” à double contour se détachant sur un fond de motifs de petits losanges. \nSur des gourdes similaires, le centre des faces latérales porte souvent un emblème qui peut-être celui d'un émir ou d'un sultan ayyoubide ou mamelouk. Sans être spécifiquement emblématique, la rosette peut relever de cette catégorie et constitue même l'un des plus ancien utilisés par les Ayyoubides et les premiers Mamelouks qui choisissaient généralement des modèles à six pétales. Seul un émir, Moussa bin Yaghmour (599-663 H / 1203-1265 J.-C.), semble avoir opté pour une rosette à huit pétales, comme celle-ci. Il était gouverneur du Caire sous le sultan ayyoubide al-Malik al-Salih et, en 648 H / 1250 J.-C., devint gouverneur de Damas sous le sultan al-Malik al-Mouazzam. \nCette gourde non vernissée a pu être utilisée pour transporter de l'eau. La porosité de son matériau permettait de conserver le liquide relativement frais.","short_description":"Bouteille de céramique. Ses deux faces circulaires, ses poignées de préhension et sa suspension sont caractéristiques. Elles sont décorées d'une rosette centrale à huit pétales là où les sultans et émirs ayyoubides et mamelouks apposaient généralement leur emblème.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 26,5 cm; Ø de la panse 13,6 cm, Ø goulot 7,9 cm.","method_for_datation":"Un émir ayyoubide, Moussa bin Yaghmour (559-663 H / 1203-1265 J.-C.), possédait un emblème à rose à huit pétales sans écusson.","method_for_provenance":"Moussa bin Yaghmour, auquel cette gourde peut être attribuée, était gouverneur de Damas. D'autres gourdes de pèlerin de ce type proviennent de Syrie ou de Jordanie. Celle-ci, achetée par le prince à Alep, aurait été trouvée lors de fouilles, sans doute en Syrie.","provenance":"Peut-être Syrie.","obtention":"Don du prince héritier de Suède Gustaf Adolf en 1935.","bibliography":"Florence, E. D., “Some Islamic Pilgrim Bottles”, *Berytus, Archaeological Studies* 2, 1935, pp. 5-10. \nMayer, L. A., *Saracenic Heraldry*, Oxford, 1933.","dynasty":"Période ayyoubide; début de la période mamelouke","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; poterie; pèlerinages"],"materials":["Céramique non vernie, moulée."]},"b35798dc-77ea-5958-913f-2fb174b5a6c6":{"name":"Coupe lustrée de Raqqa.","description":"Cette coupe à bords fins est ornée d'un décor symétrique à motif quadrilobé qui occupe toute la surface de la céramique. Dans les champs délimités par les lobes se trouve une feuille trilobée. Entre les contours extérieurs sont placés des rinceaux garnis d'une feuille dentelée. Le rebord est fortement souligné par une bande lustrée. \nUn groupe d'une centaine de céramiques auquel appartient cette pièce a été découvert à Tell Minis en Syrie. On a d'abord pensé qu'elles avaient été importées d'Égypte, ce qui a été invalidé par les découvertes de Tell Minis. On sait maintenant, grâce aux fouilles dans la zone de Raqqa, qu'un grand nombre de ces céramiques ont été produites en Syrie. Elles sont partiellement calligraphiées. Le décor rappelle énormément la céramique fatimide, modifiée par l'introduction de la peinture lustrée et le procédé du quartz fritté. On peut admettre qu'après la fin de la dynastie fatimide en 564 H / 1169 J.-C., les fabricants égyptiens se rendirent en Syrie et y introduisirent leurs innovations. Des pièces identiques rendent probable la thèse de modèles d'après lesquels se faisait la production des ateliers.","short_description":"Les coupes à bords fins ornées de motifs figuratifs ou végétaux de couleur rougeâtre sont typiques de la poterie lustrée syrienne de la période ayyoubide. Le dessin de cette coupe à quatre pétales ovales et aux feuilles en arabesques dans les écoinçons est très net et s'accorde parfaitement avec la forme ronde de la coupe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Précédemment dans la collection Henri Pharaon à Beyrouth.","dates":"Fin du VIe-début du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Les fouilles de Raqqa confirment qu'en Syrie, à l'époque ayyoubide, la céramique lustrée était réalisée dans des tons allant du rouge au brun. Cette technique du lustre avait été introduite par les potiers après l'effondrement de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"Les découvertes dans les fouilles de Tell Minis et de Raqqa permettent de conclure que ce type de céramique a été réalisé en Syrie.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Achetée à Londres en 1992.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Ceramics,* Oxford, 1991, pp. 40-41. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery,* Londres, 1985, pp. 51-55. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery,* Oxford, 1981, pp. 3-8. \nPorter, V. et Watson, O., “Tell Minis Wares”, *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics” (*J. W. Allan et C. Roberts éd*.), Oxford Studies in Islamic Art*, IV, Oxford, 1987, pp. 175-248. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands,* Londres, 2004, pp. 14-15 et 289-294.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Annette Hagedorn.","translator":"Arlette Camion (de l’allemand).","translation_copy_editor":"Anne-Marie Lapillonne.","keywords":["Tell Minis ; lustre ; Syrie ; Raqqa ; céramique en quartz fritté ; fatimide"],"materials":["Céramique en quartz fritté. Décor peint et lustré sur fond de glaçure de couleur blanc-vert."]},"b4039c69-caaf-5330-a68e-4354845b82a9":{"name":"Plat.","description":"Ce plat polychrome à aile inclinée et profond bassin peint sous glaçure est orné d'une figure masculine cernée de noir sur fond blanc. Elle porte des pantalons incolores, une veste bleu pâle et une blouse blanche à manches vertes. Son chapeau, ses chaussures et la fleur qu'il tient à la main droite sont peints d'un rouge pâle épais. Le reste du bassin est occupé par cinq fleurs sur de fines tiges incurvées : deux tulipes bleues à points rouges, et trois fleurs rouges plus petites. L'aile présente un motif en zigzag composé de feuilles en forme d'amande. Les zones triangulaires sont alternativement bleu clair et vert vif, ornées de demi-rosettes à pistil rouge. Le dos du plat est peint de trois gros points bleus sous glaçure transparente légèrement turquoise. Le pied annulaire est percé pour que l'objet puisse être suspendu. \nLes représentations de figures dans la céramique d'Iznik s'inspirent de l'imagerie populaire des albums de costumes militaires, réalisés en grande partie pour une clientèle européenne à partir du début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). La peinture d'aspect standardisé du personnage et le caractère convenu de la décoration florale s'expliquent par une production de masse destinée au marché libre.","short_description":"Plat à décor peint polychrome et bassin profond orné d'une figure sur fond blanc. L'espace autour du personnage est rempli de fleurs. L'aile présente un motif en zigzag. Les représentations figuratives des céramiques d'Iznik s'inspiraient de l'imagerie populaire des albums de costumes.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Première moitié du XIe siècle de l'Hégire (première moitié du XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 5,5 cm, Ø 25,5 cm.","method_for_datation":"Analyse de la décoration. Les représentations figuratives, fréquemment combinées à un motif en zigzag sur l'aile, se retrouvent sur un grand nombre de céramiques d'Iznik du début du XIe/XVII siècle. Elles étaient inspirées d'études de personnages costumés, dont celles de l'album du sultan Ahmed Ier (r. 1011-1025/1603-1617) et ses copies très largement diffusées.","method_for_provenance":"Le motif de zigzag de l'aile combiné à des représentations figuratives est présent en grand nombre sur les céramiques d'Iznik du début du XIe/XVII siècle J.-C.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs du savant hongrois, prix Nobel et collectionneur d'art Georg von Békésy (1899-1972).","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004. \nWirgin, J. (éd.), *The Georg von Békésy Collection*, Malmö, 1974.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; assiettes; plats; décoration figurative"],"materials":["Céramique peinte sous glaçure."]},"b458ec48-6ce3-5cb1-a3f6-348c8e7108e6":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Panneau composé de dix carreaux en céramique, production de l'école maghrébine de céramistes qui s'était installée dans les villes côtières égyptiennes comme Alexandrie, Rachid (Rosette) et Damiette. Les carreaux sont à décor peint en bleu, jaune et vert sur glaçure. En partie inférieure figurent deux motifs bleus en forme de pieds au-dessus desquels s'élève une mosquée composée d'un groupe de petits bâtiments à coupoles et d'autres éléments architecturaux de style ottoman ; de l'ensemble se détache une construction plus volumineuse surmontée d'une importante coupole flanquée de quatre fins minarets également de style ottoman. Le décor s'achève par un arc polylobé au pinacle couronné d'un croissant. Il est possible que les pieds et l'architecture symbolisent le voyage nocturne du Prophète qui, à partir du Haram al-Charif dans la partie sainte de Jérusalem, monta aux cieux rencontrer les prophètes, accompagné de l'ange Gabriel. \nOn sait que des céramistes de l'école maghrébine émigrèrent en égypte dans la seconde moitié du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) et s'installèrent dans des villes côtières. Leur production était influencée par les styles et techniques des ateliers du Maghreb et d'al-Andalus. Ceci pourrait expliquer la diffusion du terme de *zilizli* utilisé par les habitants de Rosette pour les carreaux de céramique, terme qui est dérivé de z*illidj*, carreau de céramique en arabe parlé du Maghreb. Parmi les plus célèbres céramistes tunisiens émigrés en égypte et installés à Alexandrie figure al-Hadj Massoud al-Sabaa, dont la signature, accompagnée de l'inscription “œuvre du maître al-Sabaa”, se trouve sur les carreaux de Dar Djallouli en Tunisie. Ce céramiste fonda également une remarquable école en égypte. Un certain nombre de ces céramiques furent utilisées dans des constructions contemporaines à Alexandrie et au Caire.","short_description":"Les artisans se déplaçaient librement d'une région à l'autre dans le monde islamique. Les artisans de Mossoul vinrent d'Égypte après l'invasion de Bagdad par les Moghols. Les céramistes du Maghreb, eux aussi, apportèrent leur style influencé par le style andalou. Ce panneau en carreaux de céramique est issu de l'école tunisienne.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 80 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Certaines des plus belles céramiques de al-Hadj Massoud al-Sabaa se trouvent sur des panneaux de la mosquée de Abd al-Baqi Georgi à Alexandrie (construite en 1171/1757). Son nom est indiqué par la formule “œuvre du maître al-Sabaa”. Ces importants panneaux qui recouvrent à la fois les murs de la mosquée et le *mihrab* sont en style maghrébin. Leur composition comprend des vases d'où sortent des fleurs, des tiges végétales ou des représentations de bâtiments et d'éléments architecturaux : constructions à coupoles, minarets en style ottoman, croissants qui complètent le décor en partie supérieure. Le décor végétal et architectural des carreaux de cette mosquée est très proche du panneau présenté ici. Leur grande similarité de style et de motifs, et la présence de la signature du maître sur les carreaux de la mosquée, militent en faveur d'une production de celui-ci ou du moins de son école.","method_for_provenance":"Il est fortement probable que ce panneau soit l'œuvre de al-Hadj Massoud al-Sabaa. Sa prolifique production en égypte, à Alexandrie, est attestée par la présence de son travail dans la mosquée de Abd al-Baqi Georgi.","provenance":"Probablement Alexandrie.","obtention":"Remis au musée dans le cadre d'un *waqf* par le prince Youssouf Kamal en 1923. Ce prince de la famille de Muhammad Ali était collectionneur d'antiquités. Il fit don au musée d'une grande partie de ses collections, en particulier de pièces de joaillerie, de textiles, de céramiques et de bois.","bibliography":"Al-A'raj, Abd al-Aziz M., *Al-Zalij fi al-'Emara al-Islamiya bi al – Jaza'ir fi al-'asr al-Turki* \\[Les céramiques dans l'architecture islamique en Algérie pendant la période turque\\],Ms., Université du Caire, 1982. \nAtil, E., *Ceramics from the World of Islam,* Washington D.C., 1973. \nKhalifa, R. H., Founoun *al-Qahira fi al-'Ahd al-Othmani* \\[Les arts au Caire pendant la période ottomane\\], Le Caire, 1984. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, New York, 1995. \nIfriqiya, treize siècles d'art et d'architecture en Tunisie, Aix-en-Provence-Tunis, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramistes ; céramiques ; décoration végétale ; forme architecturale ; éléments architecturaux"],"materials":["Céramique à décor sur glaçure."]},"b5db61c2-f435-5ed6-87a3-c6bbd6e5f917":{"name":"Azulejo.","description":"*Azulejo* carré en argile blanchâtre, réalisé au moule. Sur la surface émaillée à glaçure stannifère, une décoration en relief figure deux oiseaux échassiers affrontés devant un arbre aux branches entrelacées. Un blason de la dynastie nasride s'appuie contre l'arbre et, dans les angles supérieurs, on observe deux autres oiseaux, dont l'un presque occulté par la fracture de l'*azulejo*. Une partie des motifs a été rehaussée de bleu et doré, bien que cette dernière teinte ait pratiquement disparu. \nLa céramique nasride est considérée comme un prolongement de la céramique almohade. L'argile à glaçure avait déjà été utilisée dans la décoration d'extérieurs, mais c'est durant la période nasride que son emploi pour la décoration intérieure des palais atteint son point culminant, essentiellement pour les socles et les dallages. Les revêtements les plus riches sont ceux qui furent réalisés avec des *azulejo*s à reflets métalliques, en doré ou doré et bleu, sur fond blanc. \nBien que de façon minoritaire, le répertoire décoratif du palais de l'Alhambra, d'où provient cette pièce, fait appel à des panneaux à motifs figuratifs où l'on commence à percevoir des influences du monde chrétien. Les motifs végétaux autant que les motifs zoomorphes ou héraldiques présentent une étroite parenté avec les modèles gothiques. \nQuant à la provenance du blason nasride, l'héraldique est indubitablement un ornement du monde chrétien et non musulman. La plupart des chercheurs s'accordent à voir son origine dans le blason de l'ordre de la Bande, fondée par Alphonse XI en 1330. Le royaume nasride, en vassal de la Castille, utilisa ce blason, auquel il ajouta la devise de sa dynastie : “Il n'est d'autre vainqueur que Dieu.”","short_description":"Dans l'axe de “l'arbre de vie”, le blason de l'ordre de la Bande des sultans nasrides laisse penser que cet azulejo était destiné à décorer l'Alhambra. C'est un exemple, bien que défectueux, de la technique exquise du reflet doré au bleu cobalt, rehaussé ici par les figures en relief.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin VIIIe -début IXe siècle H (fin XIVe -début XVe siècle J.- C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 22,5 cm, l. 22,5 cm, ép. 2,8 cm.","method_for_datation":"Cette pièce appartient à une série d'*azulejo*s nasrides dont on trouve des exemplaires, avec la même décoration, au Musée national d'art hispano-musulman de Grenade, au Musée archéologique national et à l'Institut Valencia de Don Juan. Tous proviennent du palais de l'Alhambra et sont datés par Martínez Caviro d'entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle.","method_for_provenance":"Le blason nasride représenté sur la pièce indique sa provenance du royaume de Grenade. Quant au lieu exact de production des *azulejo*s, il n'y a pas de certitude absolue. Les premiers modèles ont pu être fabriqués à Málaga, mais des exemplaires ont pu être réalisés à Grenade. Le déplacementde potiers était courant dans le cas de grandes réalisations comme le palais de l'Alhambra.","provenance":"Palais de l’Alhambra, royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au musée comme dépôt d'état le 1er juillet 1941.","bibliography":"Flores Escobosa, I., *Estudio preliminar sobre loza azul y dorada nazarí de la Alhambra*, Madrid, 1988. \nFrothingham, A. W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951, pp. 21-60. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 115.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative ; décoration palatine ; technique des reflets dorés ; Nasrides ; Alhambra ; Grenade"],"materials":["Céramique ; moule, glaçure, reflets dorés."]},"b6b54e1a-238d-59fb-8fc0-bf1b0cd6d93c":{"name":"Pichet.","description":"Pièce exemplaire de l'art de la poterie syrienne à sous-glaçure polychrome, ce pichet emprunte au style perse *mina‘i* qui se caractérise par la prédominance des couleurs et de la dorure appliquées sur glaçure. Comme les potiers syriens n'étaient pas familiarisés avec la technique de l'application de l'émail sur glaçure, ils faisaient appel à leurs méthodes habituelles de travail en sous-glaçure tout en adoptant l'iconographie et le style *mina‘i*. Ce type de décoration émaillée fleurit au cours des VIe-VIIe siècles H (XIIe-XIIIe siècles J.-C.) en Perse et, par imitation, en Syrie. Une plus grande habileté dans l'application ainsi que le choix des couleurs caractérisent ces productions à représentations plus figuratives et même narratives. \nCe petit pichet à piédouche simple rond est doté d'une fine poignée. La lèvre qui se retourne légèrement vers l'extérieur pour faciliter l'écoulement du liquide est décorée d'un bandeau de motifs géométriques et végétaux stylisés. La plus grande partie de la panse est ornée d'une représentation d'un groupe de femmes assises, certaines jouant d'instruments de musique. Leurs vêtements, accessoires et style de coiffure illustrent les critères de beauté de la société de l'époque, comme, par exemple, les tissus à rayures verticales de couleurs alternées. Le décor de ce pichet est en noir, rouge foncé et bleu foncé sur fond jaune ivoire. Quelques traces de dorures subsistent.","short_description":"Cet exquis petit pichet à décor polychrome sous glaçure est un exemple d'un style apprécié dans la céramique des VIe et VIIe siècles H (XIIe et XIIIe siècles J.-C.) en Syrie. Il montre des musiciennes jouant de divers instruments.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 11,9 cm, Ø (ouverture) 8,7 cm.","method_for_datation":"Comparaisons stylistiques avec des objets similaires réalisés en Syrie dont la plupart datent de la fin du VIe/XIIe -début VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"De nombreuses pièces similaires en poterie à sous-glaçure polychrome ont été trouvées dans les régions de l'al-Djazira et de Raqqa. Par ailleurs, les chercheurs ont noté l'absence de poterie émaillée ou peinte sur glaçure dans cette région. On pense donc qu'il s'agit d'une production syrienne et non d'une importation iranienne.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Pièce achetée en 1950.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.231. \nGrube, E., *Islamic Pottery of the Eighth to Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Terre cuite ; céramiques ; polychromie ; minai ; pichet ; instruments de musique ; chanteurs ; chanteuses ; tissus ; coiffure ; beauté ; femmes ; récits ; al-Djazira ; Iran."],"materials":["Terre cuite à sous-glaçure polychrome."]},"b6ddda27-c0ff-5f0f-b4b1-bb06af0f4dc4":{"name":"Vase avec couvercle.","description":"Vase couvert, médaillons peints en bleu sous glaçure transparente et décor à reflets métalliques. Sur un fond blanc sont disposés, en registres horizontaux, compartimentés, des motifs composés de pseudo-inscriptions en coufique fleuri et interrompus par des médaillons circulaires à motifs floraux et enroulements. Le couvercle présente le même schéma décoratif que la panse. On ne peut pas dire avec certitude la fonction de la pièce, peut-être s'agit-il d'un objet utilitaire, d'un objet décoratif – ou les deux à la fois.","short_description":"Vase couvert ayyoubide de Raqqa en Syrie. Des motifs composés de pseudo-inscriptions en coufique fleuri sont disposés sur fond blanc en registres horizontaux et interrompus par des médaillons circulaires à motifs floraux et enroulements.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"Fin du VIe siècle de l’Hégire / fin du XIIe siècle J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 26 cm ; Ø 27,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des pièces de la même période.","method_for_provenance":"Expertise. Dans la correspondance relative à la pièce, Antoine G. Brimo affirme avoir reçu de Calouste Gulbenkian une somme déterminée pour son expertise, qui confirme l'autenthicité de la pièce.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"La pièce a été acquise par l'intermédiaire de Dikran Kelekian, à Paris, le 27 décembre 1907.","bibliography":"Makariou, S. (éd.), *L'Orient de Saladin. L'art des Ayyoubides* (catalogue d'exposition), Paris, 2002. \nMota, M. M., *Catálogo das Louças Islâmicas*, vol. I : *Louças Seljúcidas*, Lisbonne, 1988. \n*Memorias del Imperio árabe* (catalogue d'exposition), Saint-Jacques de Compostelle, 2000. \n*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1re édition 2001, 2e édition revue et actualisée 2002.","dynasty":"Ayyoubide","linkcatalogs":"IAM_SY_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique siliceuse ; décor à “reflets métalliques”."]},"b7aafb59-ff4c-5242-9b12-fb975a73f3bf":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Ce panneau de zelliges qui tapissait un mur d'entrée de la *madrasa* Bouinaniya est décoré de *testirs*, cesmotifs géométriques auxquels font si souvent appel les revêtements en carreaux de faïence. \n \nCes éléments ont tous leur nom. Les ornemanistes connaissaient de mémoire les proportions spéciales, les motifs et les dimensions correspond à chaque figure. Les motifs préalablement dessinés sur le carreau, puis découpés à l'aide d'un marteau, sont biseautés sous l'émail, dans la terre cuite, de façon à donner à chaque morceau un profil en forme de coin. Rassemblés, ils forment ainsi une mosaïque polychrome à larges et simples motifs, avec pour couleurs dominantes le blanc, l'ocre jaune et le noir. Le panneau comprend un gros trait dessinant un entrelacs rectiligne fait de brins blancs, un procédé introduit au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) par les Almohades dans leur décor architectural, et un remplissage polychrome composé de petits éléments dont les formes précises s'adaptent exactement aux vides laissés par le trait. Cet entrelacs prend son départ à partir de colonnettes blanches ceintes d'une baguette verte et termine son parcours par des demi-nœuds d'entrelacs. Il enserre un réseau de losanges concentriques composés d'éléments ocre jaune, noir violet, vert émeraude ; ou ocre jaune, noir, bleu lavande, tous occupés au centre par un tesson noir. \n \nCe fragment illustre la maîtrise des artisans zelligeurs de l'époque mérinide qui, à l'instar de leurs homologues nasrides, ont produit des chefs-d'œuvre d'*op art* avant l'heure.","short_description":"Ce panneau de zelliges tapissait un mur d'entrée de la *madrasa*. Il est décoré de *testirs* ou décors géométriques qui sont les motifs de décoration par excellence pour les revêtements en carreaux de faïence. Il se compose d'un treillis losangique cerné par un entrelacs.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"751-757 de l’Hégire / 1351-1356 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 160 cm, L. 77 cm.","method_for_datation":"Le panneau provient de la *madrasa* Bouinaniya (751-757/1351-1356).","method_for_provenance":"Le panneau a été récupéré au cours de la restauration du monument au XXe siècle.","provenance":"Madrasa Bouinaniya, Fès.","obtention":"Récupération après la restauration du monument.","bibliography":"Marçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 1, Paris, 1979. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J.*, Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["monument religieux ; décoration géométrique"],"materials":["Carreaux de faïence émaillés."]},"b8adbf3d-fcfa-509c-ac13-b2d0c7288418":{"name":"Chope.","description":"Haute chope cylindrique en céramique frittée à poignée plate en forme de “pi”. Le décor se compose d'une frise de grandes tulipes rouges et de feuilles *saz* bleu-vert incurvées piquées dans le bandeau de la base du corps animé de rehauts bleus et rouges. Le même bandeau se retrouve autour du col. La poignée est ornée de motifs abstraits plutôt simples. Ce type de chope apparu dans la céramique ottomane à la fin du Xe siècle H (milieu-fin du XVIe siècle J.-C.) fut exporté en grandes quantités. Des prototypes de ce modèle existaient déjà dans les Balkans. Des modèles en cuir ou en bois ont pu également contribuer au développement de ce type de céramique.","short_description":"Ce type de chope apparaît dans la céramique ottomane à la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) et fut exporté en grandes quantités. Des prototypes en métal existaient déjà dans les Balkans. Des modèles en cuir ou en bois ont pu également contribuer au développement de ce type de céramique.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (milieu-fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm.","method_for_datation":"Les chopes d'Iznik portant ce type particulier de décor sont généralement datées de la fin du Xe siècle (milieu-fin XVIe).","method_for_provenance":"Il est établi que des chopes de ce type et de ce style décoratif étaient produits dans les ateliers d'Iznik à la fin du Xe/milieu-fin du XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Don de Miss Beatrice Danford, Newton St. Boswells, en 1953.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, p. 47, fig. 700, 705 (pour une analyse de ce type d'objet et de pièces comparables).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée ; feuille saz"],"materials":["Céramique frittée, à décor peint bleu, vert, noir et rouge d’Iznik (bol arménien) sous glaçure transparente."]},"b8c52c07-1db7-5b7e-a968-695ff14489a0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord vertical arrondi, corps tronconique, carène basse et base à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et décoré à la *cuerda seca* totale dans les tons de blanc, vert et miel séparés par des traits de manganèse. Le thème décoratif central est le mot “*baraka*” écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Pièce restaurée.","short_description":"Plat creux décoré à la *cuerda seca* totale datant des périodes almoravide et almohade. Le motif central est le mot *baraka* écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche25 cm, Ø de la base 10,3 cm, H. 8 cm","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”, I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 93.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; cuerda seca ; commerce"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor à la cuerda seca totale."]},"b8ecf061-5f47-5eb8-bd73-a5714784eff0":{"name":"Assiette.","description":"Assiette en céramique décorée de motifs géométriques en pigment jaune sur fond brun sous glaçure transparente. \nLe bassin est divisé en quatre zones, deux par deux. Une paire est ornée de triangles incurvés ornés d'un réseau de lignes croisées dessinant de petits carrés dentelés. Les deux autres présentent une composition de lignes incurvées qui forment une pointe de flèche.","short_description":"Assiette en céramique de Tall Hisban, décorée de dessins géométriques en pigment jaune sur fond brun. La surface intérieure est divisée en quatre zones, formant deux paires de dessins incurvés entrecroisés.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 8, 8 cm, Ø 30, 3 cm, Ø (base) 10,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique de la fouille.","method_for_provenance":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","provenance":"Tall Hisban, Jordanie.","obtention":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه / 1171-1517 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 178-179، شكل 73، 74. \nBienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 85, cat. n° 101. \nBoras, R. et Geraty, L., *Heshbon 1976*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 16.1, 1978, pp. 1-17. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 283, cat. n° 385.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration géométrique"],"materials":["Céramique vernissée."]},"ba61949f-4fe6-55e5-a72f-065204514600":{"name":"Bouteille à long col","short_description":"Cette bouteille monochrome à long col présente un décor de facettes, imitant ainsi les flacons en métal. Ce type d'objet figure dans les miniatures, lorsque l'échanson verse le vin d'une bouteille identique à celle-ci dans une coupe. Prohibé dans le Coran, le vin posséderait néanmoins des vertus médicinales et digestives selon Al-Râzî : \"l'utilité du vin, pour la conservation de la santé et l'amélioration de la digestion, est certaine si on lui accorde la place qui lui revient, et si sa quantité, sa qualité, ainsi que le moment où il est pris, sont conformes aux règles de l'art\".","type":"Céramique","holder":"Musée de l'institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Jean Soustiel","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire / XIIe-XIIIe siècle J.-C.","dimensions":"H: 24 cm, D: 14 cm, D. base: 7 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1992.","bibliography":"Delpont, Eric, et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: p. 293. \n \nMocelin, G. and Brohard, Y., *Sur les chemins d'Ispahan, savoir et médecine entre Orient et Occident*, Grenoble: Edition Cent Pages, Grenoble, 2006, p. 62. \n \nMoulierac, J. and Vaudour, C., *La médecine au temps des califes: à l'ombre d'Avicenne*, Paris: Institut du monde arabe, 1996: Fig. 130, p. 205. \n \nMoulierac, Jeanne, et al., Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier, Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: p. 114.","materials":["Pâte siliceuse, décor moulé, sous glaçure transparente turquoise"]},"ba9c5104-c11e-5d1f-8a1e-ba20fb2ab406":{"name":"Présentoir.","description":"Présentoir ou support rectangulaire à quatre pieds et deux ouvertures en partie supérieure, fait de plaques d'argile moulée à décor en relief peint au lustre. Les motifs en relief sur les deux longs côtés mettent en scène des couples de griffons entourés d'arabesques tournoyantes. \nLa céramique à décor lustré fut produite en Irak abbasside avant d'apparaître dans l'Égypte fatimide, probablement introduite par des ouvriers migrants. Après la fin de la dynastie fatimide, cette technique se diffusa dans la Syrie ayyoubide, sans doute apportée par des artisans à la recherche d'une clientèle prestigieuse. La peinture au lustre était l'une des techniques décoratives les plus utilisées dans le décor de la “poterie de Raqqa”, produite du VIe au VIIe siècle H (XIIe-XIIIe siècle J.-C.) en Syrie du Nord. \nL'utilisation originelle d'objets similaires à ce support n'est pas avérée, bien que les pieds tournés de certains objets du même type signifient qu'ils ont été adaptés de modèles en bois, ce qui rend possible l'hypothèse que ce support ait servi de petite table et que les trous pratiqués au sommet permettaient de maintenir des bols, des récipients pour la consommation des boissons, des lampes à huile ou des encriers.","short_description":"L'usage exact de ce support en céramique peinte au lustre est inconnu. C'est peut-être une adaptation d'une table en bois ; les trous en partie supérieure pourraient avoir servi pour tenir des coupes, des récipients à boire, des lampes à huile ou des encriers.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 19 cm, L. 28 cm, l. 13,5 cm.","method_for_datation":"Un grand nombre de supports de ce type nous sont parvenus de la période ayyoubide.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Don de Georges Tabbagh en 1924.","bibliography":"Lane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1947, p. 39. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981, p. 36. \nGrube E.J. *et al., Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994, pp. 284-287 (pour des supports similaires).","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration figurative"],"materials":["Céramique lustrée à décor en relief."]},"bc31e6e4-7f37-5725-b63d-89472dbadb64":{"name":"Fragment de coupe en terre cuite.","description":"La région de Raqqa contient un groupe de palais abbassides qui ont été désignés avec les lettres A, B, C et D. Trouvé à l’occasion de fouilles menées dans le palais A, ce fragment appartient à une fine coupe moulée et décorée d'une inscription en style coufique qui se lit : “du travail de Ibrahim al-Nasrani qui a été fait à al-Hira pour l'émir Sulayman, fils du Commandeur des Fidèles”. Le Commandeur des Fidèles (ou calife) en question est l’Abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158 H / 754-775 J.-C.). Le texte indique ensuite que l'objet a été fabriqué à Hira par l'artisan nommé et apporté à Raqqa. Le nom de al-Nasrani (chrétien) indique qu'il faisait probablement partie des maîtres artisans du quartier chrétien de céramistes de Hira. \nLa base de la coupe est estampée de motifs géométriques et végétaux stylisés dont des palmiers.","short_description":"Malgré son état fragmentaire, le bandeau moulé d'écriture coufique subsiste pour l'essentiel. Il comporte le nom de l'artisan, Ibrahim al-Nasrani, à l'évidence un chrétien, le lieu de production, al-Hira, et une dédicace à “Sulayman, fils du commandeur des fidèles”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Soliman (fils du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour, r. 136-158 H / 754-775 J.-C.).","dates":"136-158 de l'Hégire / 754-775 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 12,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur le fragment l'associe au règne du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158/754-775 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription spécifie que le lieu de production de cet objet était Hira en Mésopotamie (Irak).","provenance":"Hira, sud de la Mésopotamie (Irak).","obtention":"Fragment trouvé lors de fouilles archéologiques conduites en 1948 dans le palais A par la Direction générale des antiquités de Syrie sous la direction de l'archéologue Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWeiss, H. (éd.), *Ebla to Damascus*, Washington DC, 1985.","dynasty":"Abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique ; poterie ; terre cuite ; moulage ; estampage ; Irak ; Ibrahim al-Nasrani ; chrétiens ; Raqqa ; prince Sulayman ; calife Abou Ja‘far al-Mansour ; écriture coufique ; Hira ; Nasib Salibi"],"materials":["Argile cuite moulée et estampée."]},"bdb59a8c-f1cd-55ee-bcbc-1e82a6258ce8":{"name":"Panneau de céramique.","description":"La composition de ce panneau rectangulaire en carreaux de céramique carrés est dominée par un arc en forme de fer à cheval de couleur jaune et brun soutenu par deux colonnes à chapiteaux. Dans son ouverture se développe un motif floral dense et symétrique partant d'un vase posé au sol, lui-même flanqué de deux cyprès de chaque côté. Trois fleurs de type lotus sur tiges épaisses, les unes au-dessus des autres dessinent un axe central. Du vase s'échappent symétriquement de chaque côté trois tiges enroulées se terminant par une importante fleur, similaire par paires affrontées : rosettes, en bas, lotus au centre, et pivoines en haut. Le reste de la surface et les écoinçons sont comblés de bouquets de fleurs diverses. Au-dessus de l'arc, un cercle contient un motif en croissant de lune. Le décor est peint en jaune orangé opaque, deux tons de vert, bleu clair, bleu foncé et brun sur fond banc opaque. Le panneau est entouré d'un cadre de bois. \nAux XIe-XIIe siècles (XVIIe-XVIIIe siècles J.-C.), la faïence (céramique à glaçure de couleur) devint un des éléments dominants de la décoration architecturale tunisienne ainsi que l'arc en fer à cheval appelé *mihrab* (niche de prière) pour les panneaux composés de carreaux. Cette décoration florale plus naturaliste et la représentation de cyprès témoignent de l'influence de l'art ottoman.","short_description":"Panneau rectangulaire en carreaux de faïence orné d'un décor d'arc en fer-à-cheval. La zone sous l'arc est occupée par une dense ornementation florale s'élevant d'un vase. Aux XIe et XIIe s. H /(VIIe-XVIIIe s. J.-C.), la faïence (céramique à décor coloré verni) devint l'élément dominant de la décoration architecturale tunisienne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 156 cm, l. 74 cm.","method_for_datation":"Ce panneau présente d'étroites similarités avec d'autres réalisés dans un atelier actif au milieu du XIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.) au milieu du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Ce style de décoration était caractéristique des ateliers de Tunis.","provenance":"Tunisie, sans doute Tunis.","bibliography":"*Couleurs de Tunisie : 25 siècles de céramique*, Catalogue d'exposition, Paris, 1994. \nLoviconi, A. et Loviconi, D., *Les Faïences de Tunisie*, Aix-en-Provence, 1994.","dynasty":"Période husseinite","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; panneaux de céramique; décoration florale; décoration architecturale"],"materials":["Panneau en carreaux de céramique."]},"c01c0ea8-09eb-5aa5-9b63-e27164389d77":{"name":"Coupe à décor lustré et motif solaire.","description":"Grande coupe à décor lustré brun foncé provenant de Qal’at Dja’bar, exemple particulièrement remarquable du style de la poterie de Raqqa. Elle a été découverte lors des fouilles archéologiques menées par la Direction des antiquités de Syrie en 1973-1974 dans la forteresse médiévale de Qal’at Dja’bar sur la rive gauche du cours central de l'Euphrate. C'est l'une des rares pièces du musée à être issue de fouilles et non d'achats sur le marché de l'art. Son décor, très original, est dominé par la présence d'un impressionnant soleil à face féminine, yeux en amande, grains de beauté sur les joues et cheveux bouclés déliés. Il est encadré de deux cercles de rayons concentriques qui recouvrent le fond du bassin. \nLe soleil est un signe astrologique, motif iconographique courant dans le travail du métal de l'époque où il se voit généralement entouré de planètes et de signes zodiacaux formant un cercle cosmique. Dans la poterie médiévale syrienne, cependant, une telle représentation est unique. Il est intéressant de noter que le potier a remplacé le cercle des planètes par huit ornements en médaillon alternant des motifs végétaux rouge sur blanc et des cartouches lunaires blanc sur rouge. Il s'agit sans doute d'une variation spécifique à Raqqa sur un thème inspiré du travail du métal. L'aile de la coupe est ornée de motifs curvilignes ou en points régulièrement séparés par une paire de filets verticaux, motifs rappelant un décor calligraphique. \nCette coupe appartient à un rare ensemble de pièces peintes au lustre à décor figuratif. Sa forme creuse à profil convexe, plat, bord retourné et piédouche évasé est courante, particulièrement dans les céramiques lustrées. L'extérieur n'est pas décoré. La glaçure verdâtre transparente qui recouvre les deux tiers supérieurs de la coupe est typique de la manière de Raqqa.","short_description":"Cette céramique de Raqqa a été trouvée lors de fouilles dans la forteresse ayyoubide de Qal'at Dja'bar. Décorée au lustre dans des tons bruns caractéristiques, elle représente un soleil irradiant à traits faciaux féminins et bijoux. Les symboles planétaires étaient couramment utilisés sur les produits de luxe islamiques, en particulier sur les objets en métal incrusté, plus rarement sur les céramiques.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"Début du VIIe siècle de l'Hégire (début XIIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 14,1 cm, Ø 41,5 cm.","method_for_datation":"Des considérations stylistiques et les résultats de fouilles désignent la région de Raqqa, qui connut un grand développement de la production de poterie lustrée au VIe/XIIe siècle jusqu'à l'invasion mongole de 655-656/1258-1259.","method_for_provenance":"Il est peu probable que cette coupe ait été fabriquée sur place, bien que des fouilles archéologiques récentes aient établi l'existence d'une production de céramique frittée à Dja’bar. Le haut niveau de qualité de cette pièce désigne plutôt une fabrication dans un centre plus spécialisé, plus probablement dans les ateliers de poterie en plein essor de Raqqa, ville peu éloignée.","provenance":"Qal’at Dja’bar, Raqqa, Syrie.","obtention":"Coupe découverte lors de fouilles archéologiques menées par la Direction des antiquités de Syrie en 1973-1974.","bibliography":"*Land des Baal Syrien* (catalogue d’exposition), Berlin, 1982. \n*Au pays de Baal et d’Astarté : 10000 ans d’art en Syrie* (catalogue d’exposition), Paris, 1983. \nTonghini, C., *Qal’at Dja’bar Pottery: A Study of a Syrian Fortified Site of the Late 11th-14th Centuries*, Londres, 1998.","dynasty":"Période ayyoubide","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Poterie ; décor au lustre ; Raqqa ; travail du métal ; astrologie ; soleil ; ayyoubide"],"materials":["Céramique frittée à décor lustré brun foncé sur glaçure transparente de nuance verte soutenue."]},"c14e61c4-a9ad-5af3-bb2d-94ef6f7c83f0":{"name":"Plat “cuenco”.","description":"Plat de forme circulaire, “cuenco”, de dimensions moyennes, la ligne de surface étant légèrement brisée. Peint en châtain sur fond blanc à reflets métalliques. Appartient à la série *pardalot,* de style persan, dont le thème central est composé d'un oiseau stylisé, entouré d'un décor végétaliste. L'oiseau s'insère dans une réserve limitée par des lignes concentriques triples, alternant avec une bande d'entrelacs. Son bord est arrondi, accentué par une large bande continue, se prolongeant vers l'arrière. Celui-ci n'est pas décoré mais présente des coulées provenant de la volatilisation des oxydes métalliques lors de la cuisson. On peut y distinguer trois “verrues” équidistantes, la marque d'un ancien trépied. Les vaisselles de table de ce genre sont des imitations de pièces de métal, mais peuvent être considérées comme des objets de luxe.","short_description":"Ce “cuenco” de Manisès, peint en châtain sur fond blanc à reflets métalliques, appartient à la série des *pardalot*, de style persan. Le thème central est composé d'un oiseau stylisé, entouré d'un décor végétal. Ce plat était utilisé à la place de vaisselle en métal, qu'il imitait.","holder":"Musée national de Machado de Castro.","dates":"XVe siècle.","location":"Coimbra.","dimensions":"H. 6 cm ; Ø du bord 28 cm ; Ø du fond 9 cm.","method_for_datation":"Par analogie stylistique avec la céramique de Manisès, la série à reflets dorés produite entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Les musulmans de Valence ont développé leur production jusqu'au XVIIIe siècle, introduisant de nouveaux profils et de nouvelles formes, ainsi que des variantes dans le décor, notamment à travers la polychromie. C'est la raison pour laquelle cet exemplaire peut appartenir à la période initiale de la production de Manisès. La forme, l'influence persane et le caractère populaire du thème central de la pièce, caractéristiques de la première moitié du XVe siècle, confirment cette datation.","method_for_provenance":"Manisès est le lieu de provenance des faïences à reflets métalliques qui, durant le XVe siècle, ont inondé le marché sur toute l'Europe, en tant qu'objets de luxe.","provenance":"Manisès, Valence.","obtention":"Entré au musée en 1915-16, faisant partie de la liste des biens transférés de l'Archevêché.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ana Alcoforado, António Pacheco","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat “cuenco” ; mudéjar ; Manisès ; argile; modelée ; vernissé ; reflets métalliques ; pardalot ; style persan"],"materials":["Argile modelée au tour et vernissée (faïence à reflets métalliques)."]},"c19090c2-9f5c-5b91-8652-fc049332fd82":{"name":"Pichet.","description":"Pichet à panse bulbeuse de forme ramassée à important col concave, ouverture évasée et court pied annulaire. Il est peint sous glaçure en bleu vif, rouge opaque épais et vert turquoise dilué sur fond de couverte blanche. La composition à contours bleu foncé présente deux registres horizontaux alternés de tulipes et d'œillets, rappelant le style floral des céramiques d'Iznik des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Cependant, le type de couverte et de glaçure est différent et les motifs simplifiés sont exécutés de façon schématique. La poignée et les étroits bandeaux séparant les représentations florales sont ornés de motifs géométriques. Ce pichet est marqué sous le fond d'un croissant et d'un astérisque.","short_description":"Jarre en céramique peinte polychrome. Les motifs décoratifs – tulipes et œillets – rappellent le style floral d'Iznik. La poignée est ornée d'un motif géométrique. La jarre est marquée sous le fond d'un croissant et d'un astérisque.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 18,6cm, Ø à l’ouverture 8,3 cm.","method_for_datation":"À la différence des céramiques d'Iznik de style “quatre-fleurs” des Xe-XIe/XVIe-XVIIe siècles, ce pichet est marqué sous le fond. Par rapprochement avec des marques similaires connues dans la céramique ottomane, il a été daté du XIIIe/XIXe siècle, et a pu être fabriqué à Istanbul.","method_for_provenance":"Un vase conservé au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales présente une décoration similaire et une marque où le mot “Istanbul” figure dans un croissant. Il n'a cependant pas été possible d'identifier l'atelier auquel appartient la marque du croissant et de l'astérisque.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès du collectionneur F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*. Londres, 1998. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1971. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; poterie; décoration florale"],"materials":["Céramique peinte sous glaçure."]},"c1dc368c-d1ca-53c8-a0da-a63bd4ed9f6b":{"name":"Pot couvert *jobbana*","short_description":"Le mot *jobbana* vient du mot arabe *jben* qui désigne le fromage. Initialement, ce pot à couvercle servait au Maroc à faire cailler le lait mais on l’utilisait aussi pour conserver le beurre ou servir la *harira*, soupe avec laquelle on rompt le jeûne les soirs de ramadan. La légèreté du décor de ce pot est caractéristique des ateliers de la ville de Safi, ville de la côte ouest, dont le nom est inscrit sous la base. La tonalité du bleu témoigne de l’emploi d’un pigment artisanal à base de nickel. Le développement de la production céramique à Safi serait dû à la venue de potiers de Fès qui avaient remarqué la qualité des bancs d’argile proches de la ville.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Bernard Aubert","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / première moitié du XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: maximale 25 cm, D. ouverture: 18 cm, D. base: 11,4 cm","provenance":"Safi, Maroc","obtention":"Achat à Bernard Aubert en 1989.","bibliography":"Bel, A., *Les industries de la céramique à Fès*, Algiers: Bastide-Jourdan, 1918: 292. \n \nBoukobza, A., *La poterie marocaine*, Casablanca: Alpha, 1974: 24, 27, 114; Fig. 17, 21. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 386. \n \nEbert, C. and Kalter, J., *Marokkanische Keramik*, Stuttgart: Hansjörg Mayer, 1988: 105, 117, 120, 134. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 149.","materials":["Céramique à pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque"]},"c2c6489a-b997-5d3e-a98c-d31891a7ba03":{"name":"Grande jarre *khabiya*","short_description":"Cette grosse jarre, *khabiya*, est destinée à la conservation du grain, de la semoule, de l'huile ou de l'eau. Ses motifs sont typiques de l'artisanat tunisien, dont le grand centre de production se trouvait dans le quartier des potiers (Qallaline) de Tunis : le *tawq* (collier) décorant le haut de la panse, la bande de hachures verticales, et la frise à noyaux (*qloub*) reliée par les traits. Il en est de même pour la composition, organisée en registres parallèles, et l'emploi des couleurs jaune, verte et brune.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Alain et Dalila Loviconi","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 57 cm, D. base: 20 cm, D. ouverture: 25 cm, D. maximal: 39 cm","provenance":"Qallaline, Tunisie","obtention":"Don d'Alain et Dalila Loviconi en 1994.","bibliography":"Curatola, G., *Eredita' dell' Islam. Arte islamica in Italia*, Milan: Silvana Editoriale SpA, 1993: Fig. 84 \n \nDaoulatli, A., *Poteries et Ceramics tunisiennes*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1979: 71 \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*. Eric DELPONT (et al.), Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291 \n \nHarbi-Riahi, M., *30 ans au service du patrimoine: XXVIII centenaire de Carthage, 814 av. J. C. - 1986: de la Carthage des Phéniciens à la Carthage de Bourguiba*, Tunis: Institut National d'Archéologie et d'Art, 1986: 306 \n \nMarcais, G., *Le Musée Stéphane Gsell. Musée des Antiquités et d'Arts musulman d'Alger*, Algiers: Gouvernement général de l'Algérie, Direction de l'intérieur et des beaux-arts, 1950: Pl. XXXIX","materials":["Pâte argileuse, décor peint sous glaçure opaque"]},"c360d26b-9b7f-5e18-8e84-14c2c3fee2ec":{"name":"Plat de service.","description":"Grand plat de service de forme plate, à décor noir et bleu peint sous glaçure. Les tiges en volutes d'arabesques et de rubans de nuages sinueux combinent clairement les styles traditionnels d'arabesques (*rumi*) et chinois (*hatayi*). Ce style, que l'on appelle donc *rumi-hatayi*, caractérise la première phase du développement des céramiques d'Iznik, lorsque les potiers de ce centre se forgeaient leur propre vocabulaire décoratif à partir d'influences, entre autres, de l'art iranien et chinois, du travail du métal ottoman de l'époque et d'enluminures de manuscrits. Le marli – entre l'aile et le fond du bassin – laissé en blanc crée une zone de transition qui met en valeur le décor de l'aile.","short_description":"Grand plat de service de forme plate orné de volutes d'arabesques, de motifs floraux et de rubans de nuages. Ce style caractérise la première phase des céramiques d'Iznik, lorsque les artisans se forgeaient leur propre vocabulaire décoratif à partir notamment d'influences de l'art iranien et chinois.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 916 de l’Hégire / 1510 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 44, 5 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec d'autres productions de la période.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté par le musée en 1884.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 90-91.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"c3763c63-3f3b-50c5-aca7-c1958aac4be6":{"name":"Filtre à gargoulette.","description":"Filtre à eau en argile perforé à décoration calligraphique arabe, originaire de Fustat, l'ancienne capitale de l'Égypte. Ce filtre était jadis placé sur l'ouverture d'une petite gargoulette sans poignée et servait de couvercle pour protéger le contenu du récipient des mouches, insectes divers et de la poussière. Ni la gargoulette ni le filtre n'étaient vernissés, ce qui permettait une légère évaporation de l'eau contribuant au maintien d'une certaine fraîcheur. La calligraphie gravée qui traverse le fond du filtre est une répétition des deux lettres Alif (A) et Lam (L). Elle est de style coufique, ainsi nommé d'après la ville de Koufa, en Irak. Ce style se caractérise par des formes géométriques et l'ornementation de l'extrémité des parties allongées (voir ici la tête des lettres). La calligraphie n'était pas le seul procédé décoratif utilisé pour embellir ce type d'objet, puisque l'on trouvait également des animaux, des motifs géométriques et floraux. Il semble qu'aucun filtre n'ait été identique malgré l'utilisation fréquente de représentations animalières comme éléphants, lièvres et oiseaux.","short_description":"La calligraphie arabe a été employée dans le monde arabe pour décorer de nombreux objets, du plus banal, comme ce filtre à gargoulette fatimide, à l’exceptionnel, comme les exemplaires incrustés sur des ustensiles en métal. De tels filtres étaient décorés un par un, c’est pourquoi il n’en a pas été trouvé deux identiques.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 3,5 cm, Ø 7,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. De nombreux exemples de ce type de filtre ont été trouvés dans des fouilles archéologiques à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Acheté par les Glasgow Museums en 1919.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Inscriptions*, Edimbourg, 1998. \nGrube, E. J., *Cobalt and Lustre, the first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994. \nKuhnel, E., *Islamic Arts*, Londres, 1970. \nScanlon, G. T., “The Pits of Fustat: Problems of Chronology”, *Journal of Egyptian Archaeology*, n° 60, 1974.","dynasty":"Fatimide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau ; poterie domestique ; décoration calligraphique"],"materials":["Céramique non vernissée, tournée et incisée."]},"c4a199cd-9f33-5a29-aa87-3eb7131bf868":{"name":"Plat.","description":"Plat décoré en son centre de l**'**emblème de la famille siennoise des Tondi entouré de chaînes rayonnantes de fleurs de “bryone” (à pétales bleus et cœurs peints au lustre) alternant avec des feuilles de “persil” (faites de petits éléments trilobés), toutes deux entrelacées de feuilles de “fougère” fuselées colorées au lustre. Le style particulier de ce plat était alors très apprécié en Espagne et dans d**'**autres pays d**'**Europe où il était exporté en grandes quantités. Ce type de décor lustré était extrêmement populaire en Italie, ce qui explique la présence des armes de cette famille de Sienne. \nManisès, l**'**un des principaux centres potiers de la région de Valence, a joué un rôle moteur dans la fabrication de pièces lustrées à destination de l**'**Europe, principalement la France et l**'**Italie. Les potiers de Manisès expédiaient par le port de Grao, où beaucoup d**'**entre eux possédaient des entrepôts et des boutiques. Ces artisans étaient aussi bien des musulmans que des catholiques, les premiers n**'**ayant pas l**'**autorisation de quitter la ville, ce qui témoigne du prix qui était attaché à leur talent. Vers le milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), Manisès possédait un quasi-monopole de la production d**'**articles à décor lustré dans la région de Valence.","short_description":"L’ancien nom de ce type de céramiques lustrées espagnoles de style mudéjar est “hispano-mauresque”, un terme indiquant que les potiers qui les fabriquaient étaient aussi bien chrétiens que maures (musulmans). Ces derniers n’avaient pas le droit de pratiquer leurs talents très prisés en dehors de la ville de Manisès près de Valence.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"864-884 de l’Hégire / 1460-1480 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 45 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique et identification de l**'**emblème représenté sur le plat appartenant aux Tondi, une famille de Sienne, Italie.","provenance":"Manisès, Valence, Espagne.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Ray, A., *Spanish Pottery 1248-1898*, avec un catalogue de la collection du Victoria and Albert Museum ; Londres, 2000.","dynasty":"Période mudéjare/nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce"],"materials":["Céramique vernissée à décor lustré."]},"c4ac31eb-6f1b-5165-aa8c-6ca2a725eb94":{"name":"Eléments de claustra.","description":"Quatre éléments de claustra en forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, l'émail a disparu sur certaines parties. \n \nL. Golvin mentionne que les éléments composant ce genre de cloisonnements de céramique sont généralement assemblés entre eux par des goujons de métal, et que, contrairement aux claustras en plâtre, les claustras de cette catégorie ne portent pas de fragments de verres colorés.","short_description":"Ces quatre éléments de claustra ont la forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, même si l'émail a disparu par endroits. Ces éléments étaient généralement assemblés entre eux par des gougeons de métal.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Constantine","dimensions":"(chaque élément) Ø 13 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"éléments trouvés à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"trouvés à la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouille Blanchet, 1897).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; claustra ; émail ; Qalaa des Beni Hammad"],"materials":["Céramique moulée et émaillée."]},"c4af05d4-9269-5543-8456-f8734f0e243b":{"name":"Gobelet tronconique","short_description":"Grès, céladons et porcelaines de Chine ont fasciné les mondes arabes, iranien et turc. Les chroniques des règnes des califes abbassides en témoignent tout comme les collections des sultans ottomans. \nEn l'absence de kaolin, et pour remplacer la porcelaine, les céramistes optent pour une nouvelle composition de la pâte, obtenue à partir de galets de quartz pulvérisés, d'argile blanche et de fritte (mélange pulvérisé de galets de quartz et de soude provenant de cendres végétales). Ce sont les matériaux dont ils disposaient. La pâte est tendre ; le gobelet imite la translucidité de la porcelaine. Cette technique ne sera obtenue en Occident qu'au XVIIIe siècle J.-C., témoignant ainsi des progrès techniques réalisés par les céramistes orientaux.","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Jean Soustiel","dates":"Ve siècle de l'Hégire / XIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 9,6 cm, D: 7,5 cm","provenance":"Rayy, Iran","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1993.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 39.","materials":["Pâte siliceuse (galets de quartz pulvérisés, argile blanche et fritte), décor champlevé, glaçure transparente incolore"]},"c74b04a7-bc79-53ff-971f-1725e4e20a41":{"name":"Assiette creuse.","description":"Assiette creuse décorée en vert, rouge, bleu et blanc, contours noirs. Deux harpies affrontées sont posées sur des arbustes remplis d'écailles et entourés de branches de fleurs de prunier constituant le décor du champ central inscrit sur un médaillon. Sur l'assiette, les harpies présentent la tête couronnée et le corps d'un dragon ailé. La représentation des harpies, créatures mythiques, est liée aux différentes fables animalières et revêt différentes caractéristiques. Sur le bord, des chiens de chasse poursuivent des oiseaux, un chat, des lièvres et un couple de hiboux affrontés. Deux orifices sur le bord et sur le talon pour la suspension.","short_description":"Assiette creuse décorée de deux harpies affrontées perchées sur des arbustes remplis d'écailles et entourés de bouquets de fleurs de prunier. Le bord est décoré d'une scène vivante montrant des chiens de chasse poursuivant des oiseaux, un chat et des lièvres.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"V. 987-992 de l’Hégire/ v. 1580-1585 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"Ø max. 28 cm.","method_for_datation":"Par l'analyse stylistique. La gamme chromatique avec l'introduction du rouge bol arménien indique une production de la seconde moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises, d'analyses stylistiques comparatives et des catalogues des expositions organisées par des spécialistes internationaux, mentionnés dans la bibliographie.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Provient de la collection Jeuniette, acquise le 10 avril 1919 par l'intermédiaire de MM. Stora & Cie.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: the pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nRibeiro, M. Q., *Louças Iznik / Iznik Pottery*, Lisbonne, 1996.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiette; céramique; engobe; glaçure; ottomans; Iznik"],"materials":["Céramique siliceuse peinte sur engobe et sous glaçure transparente."]},"cb759986-93f3-578a-a7c7-9068cd703d02":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor étagé sur quatre bandeaux : deux sont ornés d**'**une chaîne de feuilles, l**'**un d**'**une suite de cinq lièvres courants et le dernier d**'**une calligraphie. Celle-ci consiste en la répétition du mot “baraka”*,* qui signifie bénédiction ou générosité. L**'**utilisation de termes ou de phrases attirant une bénédiction sur le propriétaire ou l**'**utilisateur d**'**une part, et la reconnaissance de la générosité divine qui permet que l**'**on possède de tels objets et leur contenu d**'**autre part, sont fréquentes sur les céramiques de l**'**époque. Deux des cinq lièvres regardent vers l**'**arrière, tandis que les trois autres regardent vers l**'**avant. Tous portent un collier clouté. \nVers la fin du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), les potiers égyptiens commencent à utiliser le décor au lustre. Ils semblent en avoir emprunté la technique à des confrères irakiens qui avaient émigré en Égypte après l**'**avoir apprise auprès des verriers de Syrie et d**'**Égypte au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"La technique coûteuse du décor au lustre de cette jarre égyptienne en céramique de l’époque fatimide est arrivée à Fustat avec des potiers irakiens. Sa décoration typiquement fatimide et son bandeau calligraphié trouvent également leurs sources dans le style décoratif initialement développé dans la cité abbasside de Samarra en Irak.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin IVe-début Ve siècle de l’Hégire (fin Xe-début XIe siècle J.-C).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 20,3 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style des lièvres et du bandeau d**'**écriture coufique évoque des images semblables observées sur d**'**autres objets et fragments de céramique trouvés à Fustat et attribués à la période fatimide en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., *Islamic Pottery of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nRaby, J. (dir.), *Cobalt and Lustre: The first centuries of Islamic pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, Oxford, 1994.","dynasty":"Fatimide","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique vernissée à décor lustré."]},"cb75e86e-de6a-5a10-87b0-77f7d01615a4":{"name":"Carreau de céramique.","description":"Ce carreau à bords droits est décoré d'un motif répétitif de couleur bleu de cobalt, vert vif, violet de manganèse et turquoise à contours noir dense sous glaçure transparente incolore et sur fond blanc. Le bleu et le turquoise débordent légèrement et la glaçure est craquelée. Deux bandeaux de trèfles de couleurs alternées sur fond de chevrons turquoise claire et bleu bordent les côtés verticaux de ce carreau légèrement endommagé. La composition symétrique du dessin se compose de deux arabesques affrontées reliées par leurs pointes à des motifs en demi-trèfle, toutes les deux comblées d'arabesques. La zone restante est occupée par deux petits rameaux d'œillets en bas, trois lys au centre et deux autres fleurs au-dessus. Les tiges des lys forment un motif en S qui traverse les fleurs des deux lys inclinés. Le dos du carreau est tailladé, ce qui montre qu'il était utilisé pour une décoration murale.","short_description":"Carreau de format carré à décoration peinte sous glaçure dans des tons de bleu, de vert vif et de manganèse. La composition symétrique à arabesques délimite une zone comblée de rameaux fleuris et d'œillets, lys et diverses fleurs. Le motif est encadré de trèfles de couleurs alternées.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"Milieu du Xe siècle de l'Hégire (milieu du XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 27 cm, l. 27 cm, ép. 1,8 cm.","method_for_datation":"Datation d'après les couleurs. Dans les années 940 H / 1540 J.-C., les ateliers d'Iznik élargirent leur palette aux verts et violets. Le violet fut remplacé par le rouge comme couleur de sous-glaçure dans les carreaux au cours des années 950 H / 1550 J.-C.","method_for_provenance":"Les attributions en fonction des couleurs sont délicates, car les mêmes étaient utilisées aussi bien par les potiers d'Iznik que de Damas. Cependant, ce carreau semble avoir été fabriqué à Iznik car sa terre est particulièrement fine et sa composition délicate et complexe.","provenance":"Iznik, Turquie.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \n*Carreaux décoratifs de l'époque ottomane. La collection du musée de Bonnat à Bayonne,* Catalogue d'exposition, Bayonne, 2001. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004. \n*Im Lichte des Halbmonds: Das Abendland und der Türkische Orient*, Catalogue d'exposition, Leipzig, 1995, cat. n° 42.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Carreaux de céramique; décoration florale; peinture sous glaçure"],"materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"cc2e6597-5498-5c64-94ac-0ecb6099dcdd":{"name":"Coupe lustrée.","description":"Sur cette coupe est appliqué sur glaçure blanche un décor lustré d'un ton brun doré constitué d'arabesques symétriques alternant avec un motif coufique, dans huit champs recouvrant le bassin et les bords. Entre les lignes du décor principal, le fond est empli de points et de petites volutes en forme de rinceaux. Le revers est orné sur glaçure bleu clair d'un décor de cannelures rapides et d'une bande d'entrelacs. La méticulosité du dessin et les indications de provenance données sur la base annulaire font de cette coupe l'un des exemplaires les plus importants de la céramique nasride.","short_description":"Introduite en al-Andalus par l'Égypte, la technique de la poterie à décor lustré a rapidement atteint une qualité exceptionnelle. Cette coupe ornée de panneaux géométriques et végétaux comporte sur sa base une inscription qui établit que cet objet a été fabriqué en Espagne dans la ville de Málaga.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode, puis Friedrich Sarre.","dates":"milieu du VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 8,5 cm, Ø 23 cm.","method_for_datation":"La production de la céramique lustrée remonte au VIe/XIIe siècle en Andalousie. Vers 750/1350, le chroniqueur arabe Ibn Battouta dans son texte sur Málaga mentionne la céramique locale. Cette coupe est la seule pièce intacte qui confirme cette source. Dans l'ensemble, le décor correspond à l'ornementation d'autres objets d'art de l'époque, par exemple des textiles.","method_for_provenance":"Sur la base de la coupe se trouve une inscription en arabe cursif qui mentionne le nom de Malaqa (Málaga), ce qui rend cette coupe essentielle pour l'identification et la datation de l'ensemble du groupe des céramiques espagnoles.","provenance":"Málaga, Espagne.","obtention":"Don de Friedrich Sarre. La coupe a été achetée en 1901 par Wilhelm von Bode en Italie et offerte à F. Sarre qui en fit don par la suite au musée.","bibliography":"*Die Ausstellung von Meisterwerken muhammedanischer Kunst München 1910 (*F. R. Martin et F. Sarre éd.), Munich, 1912, vol. II, n° 1610, pl. 117. \n*Islamische Keramik* (catalogue),Düsseldorf, 1973, n° 470. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Berlin, 1995, n° 122. \nSarre, F., “Die Spanisch-Maurischen Lüsterfayencen und ihre Herstellung in Málaga”, *Jahrbuch der Preubischen Kunstsammlungen* 24, 1903, pp. 103-130.","dynasty":"Nasride","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lustre ; Málaga ; Andalousie ; nasride"],"materials":["Céramique à décor lustré."]},"cd2f0486-91f0-5d6c-834e-06e9ae177ed0":{"name":"Coupe.","description":"Petite coupe exemplaire du style de la poterie syrienne à décor lustré de la période atabeg. Elle présente un bassin conique à fond caréné et repose sur un piédouche en forme de colonne. L'intérieur est décoré d'un dessin d'oiseau évoquant une colombe tachetée. Une branche stylisée complète le décor en comblant l'espace libre. L'aile de la coupe est somptueusement décorée de motifs répétés de feuilles enroulées à bordures lobées. \nL'extérieur comporte une inscription en arabe en style *naskhi* qui peut se traduire : \"Argent, bonheur, paix, honneur, prospérité et souveraineté\". \nTout le décor est exécuté au lustre de couleur miel sur fond ivoire pâle. La fluidité des rinceaux de l'aile, le réalisme de l'oiseau et le soin des détails témoignent du haut niveau de compétence de l'artisan auteur de cette pièce. \nLes pièces à décor lustré à reflet métallique étaient considérées comme des objets de luxe dans les pays islamiques. Cette technique fut probablement inventée au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) au cours de la période abbasside. Elle se répandit au départ à Samarra puis se développa dans l'égypte fatimide avant de se diffuser autour de la Méditerranée et dans les régions orientales de l'Islam. En Syrie, Tel Minis et Raqqa furent d’importants centres de production, ainsi que Kashan en Iran. Pendant la période nasride (VIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.), la technique se répandit en Espagne et en Italie et exerça une grande influence sur la production de céramique peinte au début de la Renaissance.","short_description":"La poterie à décor lustré était un produit de luxe très apprécié. Cette coupe décorée en son centre d'un oiseau et d'une suite de feuilles frisées en bordure est peinte avec un grand soin du détail et de l'harmonie. Des bénédictions adressées à son propriétaire figurent sur sa face extérieure.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 6 cm, Ø 15 cm.","method_for_datation":"De nombreuses pièces similaires à décor lustré sont datées des Ve-VIe/XIe-XIIe siècles.","method_for_provenance":"Si on a pu trouver des poteries à décor lustré de cette qualité en égypte fatimide, la forme en carène de cette coupe et l'écriture cursive de style *naskhi* font préférer une attribution aux territoires atabegs orientaux comme les régions de Raqqa et de l'al-Djazira. Mais la Syrie possédait d'autres centres de production et il est impossible de préciser davantage l'origine de cet objet.","provenance":"Probablement Syrie, régions de l'al-Djazira ou de Raqqa.","obtention":"Pièce achetée en 1960.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.232. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Late Twelfth Centuries*, Athènes, 1980. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Atabeg ou ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique ; terre cuite ; peinture au lustre ; écriture naskhi ; oiseaux ; Samarra ; Raqqa ; Tel Minis ; Iran"],"materials":["Terre cuite à décor au lustre stannifère."]},"cd55af48-0b6d-5d4f-8dcd-ba7574d7bc56":{"name":"Plat avec taurillon.","description":"Plat à marli bombé sur pied annulaire peint au lustre rouge intense sur fond crème. Le décor présente, au centre, la silhouette d'un taurillon peint en lustre, avec des détails en réserve ; de cette silhouette partent, symétriquement, quatre longues tiges avec inflorescences stylisées, dérivant très probablement d'une ultérieure transformation de rinceaux du type représenté sur certaines pièces appartenant à la même classe d'objets. \nLes quatre compartiments entre lesquels se divise la surface sont décorés chacun avec un rameau à feuilles en forme de plumes, disposé obliquement, qui annonce un motif très courant dans des productions plus tardives (XIIe siècle H / XVIIIe siècle J.-C.). \nChaque rameau donne naissance à deux paires d'une sorte de fruit triangulaire, à l'intérieur duquel sont dessinées des écailles, et obtenu à partir d'éléments en réserve.","short_description":"Le décor de ce plat annonce des motifs qui deviendront typiques des produits réalisés plus tard dans la région de Valence (Espagne).","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (fin XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7,6 cm ; Ø 36,5 cm.","method_for_datation":"Le décor du fond du plat, constitué de groupes de points, de rameaux fleuris et de menus motifs en forme de croix et d'étoiles, se retrouve plus tard dans des productions valenciennes du XIIe/XVIIIe siècle. Le long du bord du plat, souligné par une grosse bande en lustre compact, court un motif formé d'une série de demi-lunes et de petits disques lustrés, motif qui en annonce un autre typique des produits de l'époque suivante, très probablement inspiré du motif “en ongle”, fréquent sur le bord d'une série de plats du premier tiers du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Espagne, atelier de la région de Valence.","obtention":"Achat.","bibliography":"Ainaud de Lasarte, J., *Cerámica y Vidrio,* Ars Hispaniae, X, Madrid, 1952. \nFronthingham, A.W., *Lustreware of Spain*, New York, 1951. \nTorre, P., “Maioliche a lustro ispano-moresche”, *Serie Schede Museo Nazionale d'Arte Orientale*, 7, Rome, 1987. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990. \nTorre, P., “Techniques Journeying from East to West at the Time of the Crusades”, *Crusades: Myth and Realities*, Nicosie, 2004.","dynasty":"Production liée à l’art mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; lustre ; art mudéjar"],"materials":["Céramique lustrée."]},"ce44f778-9091-5698-8d43-0e6b3026e21a":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à panse bulbeuse reposant sur un pied quasi symétrique à son col court à bord retourné. La panse est ornée d'un décor en trois bandes, peint en bleu et blanc sous glaçure. La bande centrale, la plus large, présente de grandes arabesques blanches sur fond bleu, tandis que les deux bandes supérieures et inférieures, plus étroites, font appel à des ornements floraux d'inspiration chinoise en bleu sur fond blanc. Le col et le pied sont décorés d'étroits bandeaux à frise d'entrelacs et petits motifs circulaires. Deux tores sans aucun ornement enserrent le col. \nCette jarre est un fascinant exemple des nombreuses influences artistiques présentes dans les premières poteries d'Iznik. Le corps emprunte une forme venue de Chine, tout comme l'esthétique du décor bleu sur blanc, à la mode au Moyen-Orient au IXe siècle H / XVe siècle J.-C. Le motif de pivoine est lui aussi d'inspiration chinoise. D'un autre côté, l'influence du travail du métal ottoman, en particulier de l'argent, est également palpable. On l'observe dans des détails comme les tores du col et les arabesques de la bande centrale. L'utilisation de ce type d'arabesque vient d'un style de décor issu du scriptorium impérial ottoman, et peut être de la main d'un artiste identifié par les sources sous le nom de “Baba Nakkash”. Les dessins sur papier qui lui sont attribués montrent des arabesques islamiques traditionnelles combinées à des éléments chinois pour former un langage neuf et spécifiquement ottoman. Comme leur décoration reflète assez étroitement cette évolution, cette jarre et d'autres céramiques d'Iznik semblables – relevant jadis d'un “style Abraham de Kütahya”, ainsi nommé d'après une curieuse aiguière conservée au British Museum – ont été requalifiées en “style Baba Nakkash” par les chercheurs.","short_description":"Jarre à panse bulbeuse sur un pied quasi symétrique. La décoration de trois bandes peintes en bleu et blanc témoigne de l'émergence d'un style réellement ottoman, même s'il s'appuie à l'origine sur des influences extérieures, notamment de l'art et du travail du métal chinois de la même époque. Certains aspects du décor peuvent être vus comme des prolongements d'un style issu du scriptorium impérial ottoman.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 856 de l’Hégire / 1480 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 24,5 cm, Ø 23,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec le style décoratif ottoman dominant au cours des dernières années du règne du sultan Mehmet II (r. 855-886 / 1451-1481).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Probablement Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté par le musée en 1952.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, 265, cat. n° 405. \nAtasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, pp. 39 (fig. 31), 47, 77, 79, et planche couleur 276. \nLane, A., “Ottoman Pottery of Isnik”, *Ars Orientalis* 2, 1957, pp. 45-48, pl. 23a.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"d06f4d6a-a257-5324-a2d7-ce12318aa95d":{"name":"Plat.","description":"Plat en céramique à profond bassin, aile plate chantournée et décor sous glaçure bleu de cobalt, turquoise vif, vert, rouge opaque épais et contours noirs. La partie centrale est ornée d'un motif symétrique à deux tulipes à pois inclinées et deux fleurs rouges plus petites sur tige entourant un médaillon en forme de mandorle. De petites roses et diverses autres fleurs jaillissent d'un buisson feuillu situé tout en bas. La forme du plat, son bord chantourné et le motif de vagues stylisées se brisant sur des rochers sont d'origine chinoise. Ce dessin se répandit dans la céramique d'Iznik sous une forme de plus en plus stylisée au cours du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.). Les rochers et les vagues, peints à l'origine de couleurs différentes, sont ici tous deux bleus, trait caractéristique des céramiques d'Iznik de la fin de la période. La mandorle, motif mis au point dans les ateliers de la cour et utilisé dans la décoration de textiles et de carreaux, fit son apparition sur les poteries à partir des années 980 H / 1580 J.-C. Pour la plupart, les récipients de la seconde moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.) ne sont plus des commandes impériales, même si leurs dessins proviennent encore des ateliers de la cour. Les potiers, produisant pour le marché local, créent leurs propres compositions en combinant des éléments de divers styles et sources. Le dos de ce plat est orné de quatre tulipes bleues alternées avec quatre rosettes sur fond blanc. L'engobe blanc transparent du dos est légèrement jaune.","short_description":"Plat à décoration polychrome peinte sous glaçure et aile chantournée. Le centre est occupé par un motifs de fleurs symétriques et un médaillon. Des éléments décoratifs originellement conçus dans les ateliers de la cour se combinaient avec des motifs dus aux potiers. Le motif de “vagues et rochers” sur l'aile est d'origine chinoise.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin Xe-début XIe siècle (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 6 cm, Ø 30,5 cm.","method_for_datation":"Le médaillon en mandorle est un élément de décoration apparue sur les céramiques à partir des années 980 H / 1580 J.-C.","method_for_provenance":"La décoration florale et la forme sont toutes deux caractéristiques de la céramique d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition de la collection de F. R. Martin avec l'aide d'un financement de l'État.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998. \nMüller-Wiener, M., *Türkisch-Osmanische Keramik*, Traunstein, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique ottomane; poterie; assiettes; plats; décoration florale"],"materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"d209c356-064a-548c-bf26-d4da707c6cfc":{"name":"Carreau avec cigogne.","description":"Ce carreau, de forme hexagonale, peint en noir et bleu sous une glaçure couleur turquoise, présente un décor consistant en une cigogne placée au centre, sur fond de branches feuillues et fleuries. Cette pièce était destinée à un usage architectural et servait de revêtement mural.","short_description":"Dans le monde islamique, ces petites briques étaient généralement utilisées dans l'architecture, en particulier pour le revêtement des parois des maisons. La technique permet de l'attribuer à un milieu syrien ou égyptien vers le XVe siècle.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"l. 20,5 cm ; côtés 10,5 cm.","method_for_datation":"Voir Mode d'établissement de la Provenance.","method_for_provenance":"La typologie de cette pièce appartient à une production du IXe/XVe siècle ; durant cette période, en Syrie, on produisit abondamment des carreaux de ce genre, décorés de motifs bleus sur fond blanc ou, comme c'est le cas pour celui-ci, noirs sous glaçure turquoise. Ces produits étaient également exportés vers la Turquie et l'Égypte.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atil, E., *Mamluk Renaissance of Islam. Art of Mamluks*, Washington, 1981. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \n*Bollettino d'arte*, 1974, n° 3-4.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art mamelouk ; décor figuratif"],"materials":["Céramique vernissée."]},"d26367ea-3684-5799-b481-4efef3e51786":{"name":"Élément de cheminée.","description":"Grand ensemble de carreaux de céramique formant un manteau de cheminée. La hotte est un cône à sept facettes, chacune continuant vers le bas pour former l'arc surmontant l'âtre. Le principal élément décoratif de la hotte et de l'arc est la répétition du motif “chintamani” à trois cercles et deux bandes ondulées. La hotte est prise dans un grand cadre rectangulaire à bordure ornée de tiges fleuries entrelacées sur fond bleu. De chaque côté, les écoinçons présentent des arabesques blanches sur fond turquoise, d'autres en bleu foncé sur fond blanc, d'influence européenne, et deux grands bossages en céramique. À la base de la cheminée, deux panneaux latéraux reprennent le décor “chintamani” de la partie supérieure. \nUn bandeau de cartouches au-dessus de l'âtre – un sur chacune des sept facettes –, contient des inscriptions avec les noms des “Compagnons de la caverne” et de leur chien (un cartouche compte deux noms, pour arriver au chiffre de huit). Ces “Compagnons de la caverne” (*ashab al-kahf*), également appelés les Sept Dormants d'Éphèse, sont les héros d'un ancien récit repris par le Coran (sourate 18, versets 9-26). Selon cette histoire, sept jeunes chrétiens cachés dans une caverne pour échapper aux persécutions religieuses s'endormirent et se réveillèrent miraculeusement plusieurs centaines d'années plus tard. Par la suite naquit la coutume de suspendre le nom des Sept Dormants (ainsi que celui de leur chien, Qitmir) dans sa maison pour prévenir le mauvais sort. \nCette cheminée fut réalisée pour le palais de Fouad Pacha, haut dignitaire ottoman. Le bâtiment a brûlé en 1857.","short_description":"Grand ensemble de carreaux de céramique formant un manteau de cheminée. Une bande de cartouches contient des inscriptions avec les noms des “Sept Dormants d'Éphèse” et de leur chien, noms supposés porter chance. Le panneau fut initialement installé dans le palais d'un dignitaire ottoman.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fouad Pacha.","dates":"1143 H / 1731 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 360 cm, l. 233 cm, p. 53,5 cm.","method_for_datation":"L'un des carreaux comporte un court poème disant : “Un homme est apparu pour prier et a dit au moyen d'un chronogramme : 'Voici des carreaux ottomans.''' Le chronogramme arrive à la somme de 1143.","method_for_provenance":"Au XVIIIe siècle, la production de carreaux d'Iznik était en plein effondrement. Lorsque la cour ottomane commença à s'intéresser à nouveau aux carreaux décoratifs sous le sultan Ahmed III (r. 1115-1143/1703-1731), leur fabrication fut relancée à Istanbul.","provenance":"Istanbul.","obtention":"Achetée par le musée en 1891.","bibliography":"Lane, A., *Guide to the Collection of Tiles* \\[du Victoria and Albert Museum\\], Londres, 1960, pp. 22-23. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 105.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Architecture palatiale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"d40f4cf7-8833-5a78-ab2e-a55dbf38460f":{"name":"Grande jarre.","description":"Grande jarre *khubb* en terre cuite non vernie mais richement décorée, utilisée pour la conservation de l'eau. Elle possède un corps ovale sans pied. La plus grande surface de sa panse est ornée d'un motif répétitif en forme de tête stylisée d'animal à cornes. Le col cylindrique et la lèvre importante sont richement décorés de pièces de terre cuite ajourées rapportées en fin de fabrication. Elles représentent des formes humaines de profil ou debout parmi des créatures allégoriques et des feuillages stylisés. Un bandeau épigraphié en style *thoulouth* court sur le haut de l'épaule. Son texte peut se traduire : \"\\[Que Dieu assure\\] la puissance, la prospérité, le bonheur, le respect, la félicité et le progrès.\" \nL'une des scènes décoratives du col représente en son centre une figure frontale assise à l'orientale en position de prière (bras à angle droit et paumes de la main face à l'objet de l'adoration). Elle est contenue dans un arc orné de deux dragons affrontés, la gueule ouverte. Sous les griffes de ces animaux se trouve un gros bouton flanqué d'une paire de gueules de lion dont les yeux, les narines et les oreilles sont percés. Cette imagerie de fantaisie se poursuit au-dessous du personnage assis. Ses jambes croisées reposent sur deux oiseaux à tête de jeune femme, chevelure coiffée et ailes élégamment décorées. Plus bas figurent deux têtes de lion protubérantes. Toutes ces représentations se détachent sur un fond de motifs végétaux stylisés et perforés.","short_description":"Cette grande jarre à eau de forme ovoïde, à décor ajouré et applications d'ornements figuratifs moulés est un chef-d'œuvre de la poterie de l'al-Djazira des Ve-VIe siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.).","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 99 cm, Ø 45,5 cm.","method_for_datation":"Ce récipient est de taille, de décor et d'usage probable très similaires à ceux d'autres pièces produites dans la région au cours des périodes atabeg et ayyoubide (VIe/XIIe siècle et début VIIe/XIIIe siècle).","method_for_provenance":"Si cette jarre a été découverte à Damas, ce modèle est caractéristique de la production de la région d'al-Djazira, en particulier des villes de Mossoul, Sindjar et Tikrit.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Objet trouvé rue des Vétérinaires (Jadat al-Bayatira) dans le quartier d'Aqaba à Damas et acheté par le musée en 1927.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Jarre ; terre cuite ; porterie ; céramique ; al-Djazira ; écriture thoulouth"],"materials":["Céramique."]},"d4c79927-459a-53a9-ae7c-8f1aee62f08d":{"name":"Vase de l’Alhambra","description":"Cette jarre en forme d'amphore appartient au groupe des vases dits de l'Alhambra caractérisés par une panse gonflée, un col se terminant par une importante lèvre et de grandes poignées plates. L'une de celles-ci a disparu et a été remplacée par un dragon en bronze. Pour maintenir le récipient à la verticale, un support a été ajouté à une période ultérieure. La décoration peinte au lustre jaunâtre sur glaçure s'adapte aux différentes parties de l'objet : dessins perpendiculaires pour les cartouches du long col nervuré, bandeaux alternés étroits et larges pour souligner la panse allongée et croisillons sur la poignée subsistante. Un répertoire limité de dessins composés d'éléments épigraphiques, ornementaux et végétaux se répète dans certaines parties de la panse et du col. La décoration présente quelques traits spécifiques que l'on ne retrouve pas sur les autres vases. La différence la plus remarquable est que l'inscription obligatoire de style coufique de la panse n'occupe pas ici un large bandeau central et que le motif végétal composé de fines tiges manque de structure identifiable. \nCe vase est l'un des rares modèles à peu près complets qui nous soit parvenu. Il a été décrit pour la première fois au XVIe siècle par des pèlerins qui l'avaient vu dans une église de Chypre, où il était révéré comme une relique. On pensait alors qu'il s'agissait de l'une des jarres des Noces de Cana où le Christ avait transformé l'eau en vin. Quelque temps plus tard, un ambassadeur allemand auprès de la Sublime Porte réussit à l'acquérir et il entra alors dans le trésor de l'empereur Rudolph II (1552-1612). Lorsque les armées suédoises prirent Prague en 1648, il fut rapporté en Suède et versé au trésor de la famille royale. Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, l'architecte suédois C. Härleman le restaura et remplaça la poignée manquante par un dragon, et posa la couronne de bronze sur l'épaule qui masque l'inscription en style *naskhi*.","short_description":"Importante jarre en forme d’amphore (appartient au groupe des “vases de l’Alhambra”). Des bandeaux horizontaux contiennent des inscriptions et des motifs ornementaux et végétaux. L’une de ses poignées plates si caractéristiques a été remplacée par un dragon de bronze. La base, permettant de faire tenir la jarre, a été ajoutée ultérieurement.","holder":"Musée national des Beaux-Arts.","dates":"Seconde moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 119 cm environ.","method_for_datation":"Sa forme allongée et sa décoration font du vase de Stockholm un prédécesseur des vases bleus daté de la fin du VIIIe/XIVe ou du début du IXe/XVe siècle. Par comparaison avec les ornements architecturaux et textiles de la période du règne de Muhammad V (764-794/1362-1391), il est datable de la seconde moitié du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Plusieurs jarres de ce type ont été découvertes dans le palais de l’Alhambra à Grenade, d’où ils tirent leur dénomination. On ne sait pas exactement où ils ont été fabriqués, mais ils proviennent probablement de Málaga, au sud-ouest de Grenade, qui était le centre de la production de céramique lustrée du VIIe/XIIIe au IXe/XVe siècle.","provenance":"Espagne, peut-être Málaga.","obtention":"Ce vase fait partie des collections royales transférées au Musée royal devenu Musée national des Beaux-Arts, ouvert dans le palais royal en 1794.","bibliography":"Aguado Villalba, J., *Tinajas medievales españolas: islámicas y mudéjares*, Madrid, 1991. \nFrothingham, A. W., *Lusterware of Spain*, New York, 1951. \nKenesson, S. S., “Nasrid Luster Pottery: The Alhambra Vases”, *Muqarnas* 9, 1992, pp. 93-115. \nKurz, O., “The Strange History of an Alhambra Vase”, *The Decorative Arts of Europe and the Islamic East*, Londres, 1977. \nMartínez Caviró, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991.","dynasty":"Nasride","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique; peinture au lustre; vases de l’Alhambra."],"materials":["Céramique à glaçure opaque et peinture au lustre en sur-glaçure."]},"d4d259e7-4328-5707-904a-64246e07850e":{"name":"Panneau de carreaux de céramique.","description":"Écoinçon composé de 16 carreaux qui proviendrait de la mosquée du grand amiral ottoman Piyale Pacha. Il illustre l'apogée de l'art des ateliers d'Iznik. Un ruban de nuages rouge foncé ondule dans un champ de fleurs bleues et de feuilles vertes, réparties avec soin le long d'arabesques en spirale. Le bleu foncé de la bordure est contrebalancé par le verre et le rouge de l'alternance de fleurs et de feuilles. Si la forme de ce panneau est courante, puisque les écoinçons figuraient parmi les ornements standard de la décoration architecturale ottomane, la qualité de son décor en fait un exemple particulièrement splendide.","short_description":"Panneau de 16 carreaux de céramique assemblés en forme de lunette. Cet exemple particulier est supposé venir d'une mosquée fondée par le grand-amiral ottoman Piyale Pacha. La qualité des carreaux, particulièrement l'usage du rouge et du vert, atteste la splendeur de l'industrie de la céramique d'Iznik à son zénith.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 981 de l’Hégire / 1574 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"l. 149 cm.","method_for_datation":"Ce panneau a été prélevé au-dessus d'une fenêtre de la mosquée de Piyale Pacha à Istanbul, construite en 981/1574 .","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1897.","bibliography":"Lane, A., *A Guide to the Collection of Tiles* \\[au Victoria and Albert Museum\\], Londres, 1960, p. 21.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"d506ae4d-e5e8-5946-b5f5-cc9da28f5457":{"name":"Plateau.","description":"Petit plateau carré en céramique moulée à neuf compartiments : cinq circulaires et quatre ovoïdes repoussés aux angles. La surface entre les parties creuses est ornée d'un décor en relief. Il s'agit probablement d'un plateau à condiments. De façon inhabituelle pour ce type de céramique, l'artisan a signé son œuvre. Abou Nasr précise qu'il est de Bassorah mais que ce plateau a été fabriqué en Égypte. Il est possible qu'il ait émigré de Bassorah après une période de troubles politiques pour s'installer en Égypte dans la stabilité relative offerte par la dynastie toulounide. L'objet illustre ainsi un intéressant exemple de la tendance des artisans à quitter les régions troublées pour émigrer vers des lieux plus paisibles bénéficiant d'une clientèle plus abondante.","short_description":"Ce plateau en céramique a été fait par un dénommé Abou Nasr, qui nous dit qu'il est de Bassorah mais qu'il a exécuté le plateau en Égypte. Ceci montre bien que les objets n'étaient pas les seuls à voyager, comme les bois sculptés ou les céramiques, mais que les artisans eux-mêmes ont migré de l'Irak abbasside vers l'Égypte toulounide au IIIe s. H / IXe s. J.-C.","holder":"The British Museum.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"Côté 34,9 cm.","method_for_datation":"D'autres céramiques à glaçure plombifère et décor en relief ont été découvertes dans des sites en Égypte abbasside et en Irak, datant du IIIe/IXe siècle.","method_for_provenance":"L'artisan a gravé le plateau des mots : “Œuvre d'Abou Nasr de Bassorah en Égypte.” Bien qu'il ait été originaire de cette ville d'Irak, il a donc fabriqué ce plateau en Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Légué au British Museum par Augustus Wollaston Franks en 1889.","bibliography":"Grube. E. *et al*., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery*, Londres, 1994, pp. 10-34.","dynasty":"Abbasside","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Nourriture"],"materials":["Céramique à décor moulé et glaçure plombifère."]},"d5968214-2acb-5a7f-a152-88470aecce15":{"name":"Plat à ombon.","description":"Grand plat en faïence au tour, à centre relevé (à ombon), très abondamment décoré en châtain cuivré, avec des traits bleus sur fond blanc et reflets métalliques. L'image centrale, à configuration héraldique, occupe tout le fond de la pièce et est composée d'un aigle bicéphale couronné, entouré de motifs végétaux stylisés. Sur le bord sont répétés les mêmes motifs décoratifs, ponctués par quatre grandes feuilles rehaussées de bleu et dont la forme évoque le persil. La partie postérieure est ornée de traits stylisés composés de courbes rentrantes, qui rappellent des paraphes. Elle possède trois “verrues” équidistantes, la marque d'un ancien trépied. Il s'agit d'une pièce utilitaire, luxueuse, utilisée comme pièce de table en remplacement d'une pièce de métal qu'elle cherche à imiter.","short_description":"Assiette de la période ilkhanide produite dans les ateliers de poterie de Raghès (Sultanabad, Perse). Les principaux motifs décoratifs – dans différentes tailles et peints en vert, blanc, châtain et bleu – sont phytomorphes et couvrent l'intérieur et le bord de l'assiette.","holder":"Musée national de Machado de Castro.","initial_owner":"João Maria Correia Ayres de Campos, Comte d’Ameal.","dates":"XVe siècle.","location":"Coimbra.","dimensions":"H. 7,5 cm ; Ø du bord 38 cm ; Ø du fond 9 cm.","method_for_datation":"Par analogie stylistique avec la classe des céramiques à reflets dorés de Manisès (XVe-XVIIIe siècles). Les musulmans de Valence ont poursuivi leur production jusqu'au XVIIIe siècle, en y introduisant des motifs plus variés et de nouvelles formes, ainsi que des variations dans le décor, en particulier à travers la polychromie. C'est la raison pour laquelle cet exemplaire peut appartenir à la période initiale de la production de Manisès. Par ailleurs, les éléments stylisés sur l'arrière de la pièce sont plutôt caractéristiques du XVe siècle.","method_for_provenance":"Manisès est le lieu de provenance des faïences à reflets métalliques qui, durant le XVe siècle, se sont largement diffusées dans toute l'Europe en tant qu'objets de luxe.","provenance":"Manisès, Valence.","obtention":"Donation en 1921.","bibliography":"*Vente d'objets d'art. Collections Comte de Ameal. Catalogue descriptif*, Lisbonne, 1921, n° 2157.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ana Alcoforado, António Pacheco","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat à ombon ; mudéjar ; Manisès ; argile; modelée ; vernissé ; reflets métalliques ; aigles bicéphales"],"materials":["Argile modelée au tour et vernissée (faïence à reflets métalliques)."]},"d71042b5-7752-5d3f-8e19-eda7d0c3baca":{"name":"Grande jarre avec décor en relief.","description":"Cette jarre, de forme ovoïde, pourvue de trois petites anses, est recouverte sur toute sa surface d'un épaisse glaçure vert foncé, comme c'est le plus souvent le cas dans la production de céramique d'époque sassanide. \nLe décor principal s'organise autour d'une série de cercles concentriques en relief, qui se terminent au centre par un motif stylisé en forme de grappe de raisin ; ce motif se rattache à une tradition de représentations symboliques largement répandues. Sous le bord court un motif géométrique en relief formé de petits losanges ; dans la partie inférieure de la jarre, on note un décor à motifs de hampes. \nPar sa forme, son décor et sa technique d'exécution, cette pièce illustre la continuité stylistique qui relie la période sassanide tardive et la période proto-islamique. Cette jarre était probablement destinée à conserver des denrées alimentaires.","short_description":"Cette jarre, dans laquelle on peut reconnaître, au niveau de la forme, du décor et de la technique d'exécution, des modèles sassanides, devait sans doute être utilisée pour conserver des denrées alimentaires.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 44 cm ; Ø 39 cm.","method_for_datation":"La forme et le décor de cette jarre, la technique d'exécution et la glaçure vert foncé sont typiques de la céramique d'époque sassanide.","method_for_provenance":"Des objets de même typologie étaient courants en Perse et en Irak, où ils furent en usage jusqu'au IIIe/IXe siècle.","provenance":"Iran.","obtention":"Achat.","bibliography":"Erdmann, K., *Die Kunst Irans zur Zeit derr Sasaniden*, Magonz, 1969. \nFèhervari, G., *La ceramica islamica*, Milan, 1985. \nGrube, E.J., *Cobalt and Lustre. The First Centuries of Islamic Pottery. The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. IX, Londres, 1994. \nLane, A., *Early Islamic Pottery*, Londres, 1953. \nTorre, P., *Le mille e una notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; décor géométrique"],"materials":["Céramique vernissée."]},"d73ce677-c4d9-526d-a784-55d5db6b9325":{"name":"Jarre.","description":"Petite jarre de couleur gris foncé. De forme superbe, elle est ornée de motifs géométriques linéaires et a été uniformément peinte à l'aide d'une brosse à plusieurs têtes avant cuisson. \nSa panse nervurée se termine par une ouverture triangulaire. Elle présente un fond arrondi et deux poignées en boucle. Le bourrelet entre l'épaule et la panse montre qu'elle est constituée de deux parties réunies par pression. Brisée lors de sa découverte, elle a été réparée.","short_description":"Une petite jarre du nymphée d’Oum Qays ornée de motifs géométriques avant sa cuisson. Elle était constituée de deux parties, réunies par pression entre l’épaule et la panse. L’étendue de sa décoration en faisait probablement un ustensile coûteux.","holder":"Musée archéologique d’Oum Qays.","dates":"Seconde moitié du Ier siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIe siècle J.-C.).","location":"Oum Qays.","dimensions":"H. 47,5 cm, Ø (au bord) 10 cm, Ø (base) 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec d'autres récipients trouvés sur d'autres sites.","method_for_provenance":"Cette jarre a été trouvée lors de fouilles dans le nymphée d'Oum Qays, mais son lieu de production reste inconnu.","provenance":"Oum Qays, Jordanie.","obtention":"Cette jarre a été découverte lors de fouilles archéologiques dans le nymphée d'Oum Qays en 2001.","bibliography":"Harding, G. L., “Excavations on the Citadel, Amman”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. I, 1951, pp. 7-16, fig. 4.41 (pour des jarres similaires). \nSmith, R. H., *Pella of the Decapolis*, vol. I, Londres 1973, p. 233, objet n° 281, planche 45, photo 85 (pour des jarres similaires).","dynasty":"Début de la période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["marchandises de luxe ; nymphée ; poterie"],"materials":["Céramique tournée."]},"d8e83cc2-fed3-5eb6-acf4-5914da8fc9a0":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Son bec et sa poignée cassés ont été remplacés, sans doute au XIXe siècle, par des montures métalliques d'origine européenne. Elle est décorée d'une peinture sous glaçure en blanc sur fond bleu. Les grandes faces latérales sont décorées de nuages chinois formant des arabesques en spirales, qui se retrouvent sous une forme plus lâche (sans les nuages) sur l'épaule, tandis que les petits côtés sont ornés de motifs de fleurs liées. Les pieds ont été laissés en blanc. Cet objet fait partie d'un groupe de céramiques qui illustre le déclin du style “Baba Nakkash”. Les arabesques enroulées et les nuages stylisés rappellent des ornements antérieurs, mais le dessin devenu plus libre et plus ouvert annonce le style classique d'Iznik.","short_description":"Aiguière en céramique de forme rectangulaire à quatre pieds et épaule tombante. Le décor en bleu et blanc fait appel à des éléments traditionnels autant que novateurs. Le bec et la poignée d'origine ont été cassés et remplacés, sans doute au XIXe siècle, par des montures d'origine européenne.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 925 de l’Hégire / 1520 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,3 cm, l. 15,5 cm (bec compris), ép. 11 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie (montures européennes).","obtention":"Legs de George Salting, 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 95-96, fig. 97.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["céramique peinte vernissée, montures en argent."]},"d9c388f4-ae74-56f2-b3d4-341eda234a0f":{"name":"Panneau au grand bouquet","short_description":"Il s’agit d’un panneau polychrome décoré d’une coupe remplie de fruits, de pommes et de poires, surmontée d’un petit vase d’où émerge une gerbe fleurie, une composition florale où œillets, tulipes, tournesols et marguerites se mêlent aux rinceaux de palmettes, demi-palmettes et feuilles de vigne. Les couleurs dominantes sont le bleu, le vert et le brun. Le décor, les couleurs et la technique de fabrication de ce panneau caractérisent la céramique tunisienne où les traditions andalouses se mêlent aux influences ottomanes.","type":"Ceramique","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 158 cm, l. 87 cm","provenance":"Qallaline","keywords":["Céramique; Influences andalouses; Influences ottomanes"],"materials":["Céramique"]},"dba3961b-be9c-5aa5-b797-ef6ba17346fe":{"name":"Cruche.","description":"Cruche à filtre de taille moyenne vernissée en vert clair sur terre cuite rouge sombre. Elle présente un simple bord, un col évasé, une grande poignée latérale en boucle, une panse arrondie et un pied en forme de disque. Elle est dotée d'un filtre à l'intérieur du col. La panse est divisée en trois bandeaux par des lignes horizontales, la première au niveau du bord, la seconde à la base du col et la dernière en partie inférieure. Le décor est une imbrication de motifs en “V,” en particulier sur le col et la base du corps, tandis que la partie supérieure est ornée de petites “tiges de cactus”. L'intérieur du col est lui aussi décoré de lignes verticales en vernis vert clair.","short_description":"Cruche à filtre de taille moyenne avec une poignée vernissée vert clair sur terre cuite rouge sombre. La panse est divisée en trois bandeaux par des lignes horizontales, et l’intérieur du col est lui aussi décoré de lignes verticales en vernis vert clair.","holder":"Musée al-Saraya.","dates":"VIe-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Irbid.","dimensions":"H. 17 cm, Ø (rebord) 8,5 cm, Ø (pied) 4, 5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des récipients similaires.","method_for_provenance":"Provenance inconnue.","obtention":"L'objet a été acheté à un marchand d'antiquités en 1980.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration géométrique ; glaçure"],"materials":["Céramique vernissée."]},"decb15bf-1760-5bb0-a74f-093a8ac27e5f":{"name":"Grande assiette à décor floral.","description":"Cette grande assiette à rebord plat est agrémentée d'un décor polychrome aux contours noirs. D'une plante faite de fleurs et de feuilles s'élèvent trois efflorescences composites, évoquant le lis et la jacinthe, qui se dressent presque droites sur des tiges à peine courbées. Ces efflorescences composites sont créées avec beaucoup de grâce à partir d'éléments de la fleur de palmier, de lotus et de courge. On a parlé à ce propos de “botanique artistique”. Ce répertoire fait partie du style “quatre-fleurs” élaboré à partir des quatre espèces horticoles que sont la rose, l'œillet, la tulipe et la jacinthe, un style qui constitua à partir de 945 H / 1540 J.-C. environ le motif principal de la céramique turque. \nSur le pourtour du rebord, on remarque le motif “mer et rochers” inspiré de la Chine, les vagues blanches se détachant sur des pierres traitées en spirales. Ce motif est emprunté à la porcelaine chinoise du XVe siècle. Il y avait à la cour ottomane des collections de porcelaine chinoise, utilisée aussi comme vaisselle. Elle est aujourd'hui encore conservée au palais Topkapi Saray d'Istanbul. \nSur le revers se trouvent trois paires de tulipes et, répété trois fois, le motif des trois boules ou motif *chintamani*, symbole porte-bonheur d'origine bouddhiste : trois cercles remplis d'un point disposés en pyramide et reliés par un motif évoquant les rayures du tigre. \nCette assiette est un excellent exemple de ce qu'on appelle l'art princier élaboré par le *naqqash-chane* (la maison de l'écriture). On y créait les modèles d'ornementation utilisés dans l'enluminure, le textile, la broderie, le travail du métal et de la céramique. De nombreux potiers d'Iznik travaillaient directement avec les artistes du Saray. Des artisans de l'atelier de la cour d'Istanbul séjournaient à Iznik pour conseiller les maîtres-potiers. Jusqu'au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) au moins, la céramique ottomane fut particulièrement appréciée dans de nombreux pays européens, comme l'attestent les sources turques et occidentales qui décrivent la beauté de la céramique d'Iznik, supérieure à “la porcelaine impériale de Chine”.","short_description":"Les poteries d'Iznik comportaient de nombreuses assiettes à décor floral de styles variés. Celle-ci date du milieu du XVIe siècle. Sur fond blanc, des gerbes de fleurs composites et de jacinthes sont disposées symétriquement, utilisant des couleurs sobres de noir, vert céladon et différentes nuances de bleu.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Achetée par Durlacher pour le Kunstgewerbemuseum en 1898 à Londres.","dates":"v. 957-963 H / 1550-1555 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø 37,7 cm.","method_for_datation":"L'objet peut être daté de c. 957-963/1550-55 en raison des caractéristiques de la peinture et par comparaison avec des pièces similaires.","method_for_provenance":"La forme et la facture de la pièce permettent de l'identifier comme produite par les ateliers de la ville ottomane d'Iznik.","provenance":"Turquie, Iznik.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey,* Londres, 1989, n° 354, pp. 90-94. \nHagedorn, A., *Auf der Suche nach dem neuen Stil,* Berlin, 1998, pp. 30-38, p. 72, n° 66. \nKühnel, E., *Islamische Kleinkunst,* Braunschweig, 1963, pp. 158-160, pl. XXXI. \n*Museum fürIslamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, n° 577. \n*Musuem für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 41.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Turquie ; Iznik ; Ottomans ; céramique en quartz fritté ; peinture sous glaçure ; quatre-fleurs; jacinthes"],"materials":["Céramique en quartz fritté, peinture sous glaçure."]},"e01c5dee-ecbd-5793-a4c3-93b23100ee13":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe conique à bord retourné en faïence vernissée à couverte stannifère et décor lustré. L'extérieur est orné de motifs abstraits arboriformes, tandis que l'intérieur présente une spectaculaire image de bateau à voile à multiples mâts et gréages, gaillards avant et arrière, pavillons et gouvernail. Sous sa coque nagent quatre grands poissons, trois dans un sens, un dans l'autre. Des enjolivures et d'autres motifs abstraits enroulés serré occupent le reste de la surface. La voile principale porte un motif interprété comme étant les armes du Portugal, ce qui conduit à penser que l'objet a été commandé par un riche marchand portugais. Ceci, plus le fait que le plus important centre espagnol de production de lustre métallique au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) était la Valence chrétienne, a initialement conduit les chercheurs à croire que la coupe était originaire de cette cité. Cependant, des tests scientifiques menés en 1983 ont montré la présence de dépôts minéraux qui ne proviennent pas de Valence mais de Málaga. Cette ville, l'un des plus importants ports de la Méditerranée occidentale médiévale, avait été le premier centre de production de lustre en Espagne, avant de se voir éclipsée par Valence au début du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). La production semble d'ailleurs y avoir cessé quelques décennies plus tard. Cette coupe est ainsi la preuve spectaculaire que les potiers de Málaga continuèrent à produire des céramiques de superbe qualité jusqu'à la fin de leur activité. \nLes poissons sous le bateau et les motifs arboriformes sur la face extérieure de la coupe frappent par leur similarité avec un travail fatimide antérieur de plusieurs siècles, ce qui nous rappelle que l'industrie du lustre dans l'Espagne islamique naquit précisément lorsque les artisans fatimides en importèrent la technique d'Égypte.","short_description":"Grande coupe à décor peint au lustre comportant une représentation de bateau naviguant dont la principale voile porte un motif qui a été interprété comme étant les armes du Portugal. La coupe a donc pu être commanditée par un riche marchand portugais.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Deuxième quart du IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 20,1 cm, Ø 51,2 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les motifs d'arbres sur la face extérieure, en particulier, sont typiquement nasrides.","method_for_provenance":"Des chercheurs ont établi en 1983 que cette coupe avait été produite à Málaga, jadis le centre de la production de lustre en Espagne, avant d'être éclipsé par Valence au début du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) (voir description ci-dessus).","provenance":"Málaga.","obtention":"Acheté par le musée en 1864.","bibliography":"*Al-Andalus: The Art of Islamic Spain* (dir. J. Dodds), New York, 1992, p. 361, cat. n° 114. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery: Technique, Tradition and Innovation in Islam and the Western World,* Londres, 1985, pp. 94-96. \nFrothingham, A., *Lustreware of Spain,* New York, 1951, pp. 91-93. \nSoustiel, J., *La céramique islamique,* Fribourg, 1985, p. 187, planche 223. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 120.","dynasty":"Période nasride","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique peinte et vernissée."]},"e0d16aa5-ba9f-5a87-9eda-9fb21d5d5304":{"name":"Assiette.","description":"De nombreux types de poteries vernies coexistèrent pendant la période islamique, dont une céramique vernie à coloration monochrome. Techniquement, la poterie cuite était enduite de verre de couleur fondu, généralement bleu foncé, rouge sombre ou vert. \nLe bassin de cette assiette en céramique bleu foncé est décoré du mot *mulk* (pouvoir, souveraineté ou propriété) sculpté avant application de la glaçure. Le bleu de cobalt se concentrait dans la profondeur des rainures, ce qui rendait les parties en creux plus foncées que les parties de surface et renforçait l'effet décoratif. La surface restait cependant uniforme et lisse à la fin du processus de glaçure. \nCette méthode de décoration est semblable à celle utilisée dans le style *laqabi* pratiqué en Syrie et en Iran, même si les pièces de ce genre sont généralement polychromes. \nLe mot *mulk* est écrit en style coufique fleuri, dans lequel chaque lettre se termine par un rejet ou un bourgeon. Le mot est entouré d'un bandeau circulaire de perles rectangulaires et l'aile de l'assiette est décorée de motifs à trois petits cercles concentriques.","short_description":"Cette grande assiette monochrome vernie d'un bleu de cobalt intense et audacieusement ornée d'une inscription calligraphique en style coufique fleuri reproduisant le mot *moulk* (souveraineté) a été exécutée selon la technique *laqabi*.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 32,5 cm.","method_for_datation":"Ce type d'objet en terre cuite a été constamment produit dans la région de l'al-Djazira au cours de la période atabeg (VIe/XIIe siècle). La production de céramique y fut interrompue par l'invasion mongole au VIIe/XIIIe siècle (1269).","method_for_provenance":"Cette pièce a été trouvée à Raqqa, dans la région de l'al-Djazira. On sait par des fouilles archéologiques que des céramiques à glaçure monochrome et décor en creux dans le bassin étaient produites dans la région à cette époque.","provenance":"Al-Djazira (région située entre le Tigre et l'Euphrate, d'où ce nom signifiant","obtention":"Achat en 1932.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.229. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramiques ; terre cuite ; monochromes ; Raqqa ; al-Djazira ; glaçures ; style laqabi ; bleu foncé ; écriture coufique fleuri"],"materials":["Terre cuite à glaçure monochrome."]},"e1bda161-d9ba-562d-9078-9d5793a2b451":{"name":"Coupe.","description":"Coupe à bassin divisé en huit parties triangulaires – quatre grandes et quatre petites – par d'épais traits noirs et blancs. Chacune des parties larges est ornée d'un arbre stylisé sous une arche polylobée. Le tronc, décoré de petites feuilles de part et d'autre de son axe vertical, est surmonté d'un couronnement de feuilles en forme de bulbe, de branches en rinceaux et de feuilles trilobées. Deux des petits triangles contiennent des feuilles trilobées enroulées, les deux autres la répétition d'un même mot en écriture *naskhi*, peut-être une bénédiction. Cette coupe à peinture sous glaçure est un excellent exemple de la richesse de la créativité artistique mamelouke.","short_description":"Coupe en céramique peinte sous glaçure de fabrication syrienne. L’intérieur est divisé par des stries noires et blanches en huit panneaux ornés d’une flore stylisée et d’éléments architecturaux, comme la répétition d’un même mot en écriture *naskhi*, peut-être une bénédiction.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 11,1 cm, Ø 25 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaison avec des coupes syriennes similaires découvertes à Damas, Raqqa et Hama, aujourd'hui exposées au Musée national de Damas et au British Museum à Londres.","method_for_provenance":"La provenance est inconnue, mais le marchand auquel cette coupe a été achetée assurait qu'elle venait de Rabba en Jordanie.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie.","obtention":"Achat en 1956 auprès d'un marchand d'antiquités qui affirmait que l'objet était originaire de Rabba, près de Karak.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي و المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه/1171 – 1575 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 156-157، شكل 57. \nBienkowski, P. (dir.), *Treasures from an Ancient Land: The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 84, cat. n° 98. \nHobson, R. L., *A Guide to the Islamic Pottery of the Near East*, Londres, 1932, p. 60, planche XXI, fig. 75. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 2e édition, 1971, p. 17, planche 12 A. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 284, cat. n° 388.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; écriture naskhi"],"materials":["Céramique peinte en noir et bleu sous glaçure transparente."]},"e1e46fb9-2121-5c71-8ee2-be38a8978bc0":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Magnifique plat circulaire en céramique frittée de forme dite *tondino* caractérisée par un bassin très profond et une importante aile horizontale. Cette forme est dérivée des majoliques italiennes du début du XVIe siècle (céramique à glaçure stannifère) dont le style fut imité par les céramistes ottomans. Le plat repose sur un large et court piédouche. L'intérieur et l'extérieur sont tous deux richement décorés. \nLe bassin s'orne d'une composition de fleurs naturalistes (œillets, fleurs de prunus, roses stylisées) s'élevant d'une touffe d'herbe verte. L'importante aile est décorée d'un bandeau animé d'une alternance de roses et de feuilles dentelées tournant dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre. Le dessous du plat compte 14 fleurs à partie centrale verte qui alternent avec des paires de tulipes bleues. Tous les motifs sont cernés de noir.","short_description":"Ce magnifique plat d’Iznik, avec son profond petit bassin incurvé et son large rebord horizontal, imite le *tondino*, forme italienne populaire jusqu’au début du Xe H (XVIe siècle J.-C.). Ce type de décor perdura jusqu’à la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, apogée du naturalisme sur les faïences d’Iznik.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Xe siècle de l’Hégire (fin du XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 46,4 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce plat l'assigne à la seconde moitié du Xe/XVIe siècle, apogée des aigrettes de fleurs à rendu naturaliste sur les céramiques d'Iznik.","method_for_provenance":"Ce plat appartient à un ensemble de céramiques d'Iznik en forme de *tondino*, type populaire en Italie à partir du début du XVIe siècle.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté auprès de la Irvine Smith Collection en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 227, fig. 397-399.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tondino ; céramique frittée"],"materials":["Céramique frittée à décor peint bleu, rouge et noir sous glaçure transparente incolore."]},"e25630b9-4eae-5a54-82aa-8350634cc2c3":{"name":"Pot.","description":"Récipient de forme globulaire sur base annulaire, bord de section semi-circulaire légèrement extraverti. La pâte est de couleur orangée et les surfaces sont émaillées en châtain-miel. Un décor phytomorphe très couvrant ponctue toute la surface de colonnes cernées de couleur allant du châtain foncé au noir de manganèse. Ce type de décor apparaît à Silves, dans des pièces datant du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), quoique plus fréquentes au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). \nCes pièces sont considérées comme des céramiques banales. Leur configuration suggère un usage de récipient à huile d'olive ou autre liquide domestique, comme l'eau. Les exemplaires plus petits auraient servi à contenir des cosmétiques ou comme objets décoratifs. \nLa typologie de l'objet est semblable à d'autres pièces à décor à reflets métalliques, datant des IVe et Ve siècles H (IXe et Xe siècles J.-C.), de provenance égyptienne et iranienne. L'utilisation de motifs décoratifs dessinés en manganèse, mais avec de l'émail, remonte à une période antérieure et pourrait avoir une origine orientale. La décoration de cette pièce, malgré les rapprochements stylistiques avec l'Orient, présente des points communs avec d'autres pièces trouvées à Silves, ce qui a permis d'envisager qu'il s'agisse de céramiques d'origine locale du Gharb, voire de Silves, copies de modèles orientaux. \nCe type de récipient en céramique s'est maintenu tout le long de la période musulmane dans la région du Gharb al-Andalus.","short_description":"Jarre produite localement inspirée de modèles iraniens ou égyptiens. La surface extérieure est décorée de motifs phytomorphes formant des colonnes tout autour du corps de la jarre. La configuration de cette pièce suggère qu'elle était utilisée pour stocker des liquides.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe-Ve siècles de l’Hégire (Xe-XIe siècles J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 19,6 cm ; Ø 11,2 cm ; Ø de la base 10,5 cm.","method_for_datation":"Selon le contexte archéologique et la couche stratigraphique où elle a été retrouvée. L'analyse stylistique conduit à la rencontre d'autres exemplaires semblables de la même période.","method_for_provenance":"Fouilles dans la rue de l'Arrochela (centre historique de Silves) dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire de fouilles AR Q5/E15/C2-1.","provenance":"Arrochela (centre historique de Silves).","obtention":"Déposée après les fouilles réalisées dans les années 1990.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 158. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 59. \nGomes, R. V. *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII)*, Lisbonne, 1999.","dynasty":"Omeyyade, califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau; cosmétique"],"materials":["Céramique émaillée, décor au manganèse."]},"e2bffa11-ea9f-5947-ac9b-10e5f5a6b071":{"name":"Vase à boire.","description":"Ce récipient en forme de petite jarre est fait d'une pâte d'argile fine et bien cuite, recouverte d'un engobe. Il devait être utilisé comme vase à boire. Sa panse légèrement ovoïde est marquée à sa base par un ressaut saillant au-dessus d'un pied de faible diamètre et de petite hauteur qui lui assure une certaine stabilité. Son col vertical formant un large orifice est flanqué de deux petites anses rondes, accrochées aux haut de la panse. Les traces de tournage apparaissent sous forme d'anneaux horizontaux striant la panse. Le col, les anses et le bas de la panse sont recouverts d'une peinture brune au manganèse. Une frise de petits cercles excisés, limitée par deux lignes rayées, décore le col. Sur la panse sont peints des médaillons, remplis de motifs végétaux stylisés, séparés par des doubles traits horizontaux et obliques. Ils sont encadrés de larges motifs rectilignes imitant des décors épigraphiques. \n \nPar sa forme originale et son mode de décoration (peinture et excision), ce récipient est caractéristique de la céramique commune de la période almohade.","short_description":"Ce récipient en forme de petite jarre devait être utilisé comme vase à boire. Fait d'une pâte d'argile fine et bien cuite, recouverte d'un engobe orné de peinture et d'excisions, il est caractéristique de la céramique commune de la période almohade, par sa forme originale et son mode de décoration.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Larache.","dimensions":"H. 18 cm, Ø base 5,6 cm, Ø max. 14,5 cm, Ø ouverture 11 cm.","method_for_datation":"Mis au jour lors de fouilles dans les décombres d'une maison bourgeoise médiévale, sur le site archéologique de Lixus. La date a pu être confirmée par l'étude stylistique et comparative avec des objets bien datés découverts à Murcie et Huelva en Espagne et remontant à la fin du premier tiers du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouille découvert sur le site de Lixus.","provenance":"Lixus.","obtention":"Objet de fouilles.","bibliography":"Ataallah, M., “La céramique musulmane à paroi incisée ou peinte de Lixus”, *Bulletin d'archéologie marocaine* VII, 1967, pp. 627-639. \n \nBazzana, A., “La céramique médiévale”, *Maroc, les trésors du royaume* (catalogue d'exposition), Paris, 1999. \n \nNavarro Palazón, J., *La céramique hispano-arabe à décor esgrafié,* trad. Bazzana, Madrid, 1986. \n \nPonsich, M., *Lixus, le quartier des Temples*, série études et travaux d'archéologie marocaine, t. IX, Rabat, 1981, p. 127.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier ; décoration végétale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"materials":["Poterie façonnée au tour, peinte et excisée."]},"e44f9b93-0fc9-58a0-8f0b-14d05df5157e":{"name":"Grand plat à décor polylobé.","description":"Ce plat présente un élégant décor consistant en un grand motif polylobé peint en noir sous glaçure bleu turquoise. \nCe n'est pas la formule propitiatoire rituelle qui court le long du bord, mais un vers du “Divan” du poète persan Hafiz, rapportant les lamentations d'un amant malheureux : “J'ai lavé (de larmes) la cour de la demeure de mes yeux, mais à quoi bon / Du moment que cette maison ne mérite (même) pas d'imaginer ta forme ?” À la fin de l'inscription, on peut lire la date : “Elle a été achevée en l'an 873 \\[1468 J.-C.\\]”.","short_description":"Ce plat appartient à la classe de céramiques connues sous le nom de *kubachi*, du lieu (un village du Caucase) où elles furent retrouvées. Elles étaient accrochées aux murs des habitations, dans un but décoratif.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","owner":"Is.IAO.","dates":"873 de l’Hégire / 1468 J.-C.","location":"Rome","dimensions":"Ø 35,86 cm.","method_for_provenance":"Cette pièce appartient à un ensemble particulier de céramiques connues sous le nom de “kubachi” ou “de Koubatcha”, du nom d'un village du Daghestan, dans le Caucase, où elles furent trouvées accrochées aux murs des habitations dans un but décoratif. Les céramiques de ce type présentent un intérêt exceptionnel, dans la mesure où elles témoignent d'intenses échanges commerciaux entre la Perse et Koubatcha, centre connu pour la production d'armes en acier, particulièrement appréciées sur le marché iranien, où elles étaient abondamment exportées en échange de céramiques persanes, réalisées dans un centre de production non identifié.","provenance":"Iran.","obtention":"Is.IAO.","bibliography":"Folsach, K. von, *Islamic Art. The David Collection*, Copenhague, 1990. \nGrube, E.J*., “*Notes on the Decorative Arts of the Timurid Period”, *Gururajamanjarika, Studi in onore di Giuseppe Tucci*, Naples, 1974, pp. 233-277. \nGrube, E.J*., Islamic Pottery from the Eight to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche,* Faenza, 1990.","dynasty":"Timouride","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie ; décor végétal"],"materials":["Céramique vernissée."]},"e6164946-a5d8-552b-9b6b-c87c10d33682":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en terre rouge, colorée aux engobes (argiles diluées contenant divers minéraux pour obtenir un pigment naturel). La lampe est constituée d'un pied rond et d'une base sur lesquels repose une structure à cinq coupelles contenant huile et mèches. Le corps est orné d'une décoration géométrique peinte aux pigments rouge, blanc et noir, recouverts d'un vernis à la résine qui donne à l'ensemble une couleur jaunâtre. \nCe type de poterie serait le seul type indigène de céramique algérienne issu de la période romaine. Les femmes des villages berbères de Kabylie fabriquent encore ce type de poterie, et bien que la forme et le décor aient évolué avec le temps, la méthode de production est restée identique. Les pigments proviennent de sources naturelles dont de l'argile, des pierres et des plantes. Spécialité féminine, ces céramiques reflètent les besoins et les goûts de celles qui les produisent. Les éléments décoratifs sont inspirés par leur environnement et certains reprennent des symboles prophylactiques et talismaniques. Ces objets, utilisés par les familles, sont également vendus sur les marchés locaux pour fournir un supplément de revenu.","short_description":"Ce type de poterie était la spécialité des femmes berbères de Kabylie (nord-est de l’Algérie). Cette poterie, encore fabriquée de nos jours, reflète les goûts et les besoins de celles qui les fabriquent. Quelques éléments décoratifs consistent en symboles talismaniques. Les récipients en surnombre étaient vendus pour fournir un supplément de revenu aux familles.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 36 cm, l. (max.) 22 cm, Ø (base) 17 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Ce type particulier de lampe à huile, exclusivement produit dans les villages de Kabylie, peut être comparé à d'autres lampes similaires du XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. Ce style de lampe est exclusivement fabriqué dans les villages de Kabylie (dans le nord-est algérien).","provenance":"Kabylie, Algérie du nord-est.","obtention":"Donné au muséeen 1878.","bibliography":"Vincentelli, M., “Women Potters of Kabylie”, *Ceramic Review*, n° 91, 1985. \nPhillips, T., *Africa: The Art of a Continent*, New York, 1995.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["femmes potières ; artisanat berbère ; décoration géométrique ; poterie domestique"],"materials":["Céramique mise en forme et moulée à la main, peinte d’engobes de couleur."]},"e6457ad1-6126-508a-9c14-e66c394d18f0":{"name":"Lampe à huile et support.","description":"Lampe à huile ovale en céramique moulée en deux parties réunies par un bourrelet. \nL'objet est décoré de multiples motifs : petits cercles inclus dans des demi-volutes, traits droits ou sinueux de chaque côté de l'orifice de remplissage, oiseaux et feuilles de palmier. Les faces latérales de la partie inférieure sont ornées de cercles et de feuilles de palmier alternées. La poignée relevée en courbe se termine par une tête d'animal de style grossier. Le support sur lequel reposait la lampe est de forme ovale pointue, décorée d'un calice au milieu de poissons. Des lampes similaires à inscriptions en grec et en arabe sont parfois décorées de croix.","short_description":"Lampe en terre cuite découverte à Jérach faite de deux parties moulées, l’une pour le haut, l’autre pour la base, décorée d’un calice à l’intérieur duquel se trouvent des poissons. Des lampes similaires à inscriptions en grec et en arabe sont parfois décorées de croix.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 4,2 cm, L. 11 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des poteries omeyyades.","method_for_provenance":"Lampe trouvée à Jérach lors de fouilles archéologiques.","provenance":"Jérach, Jordanie.","obtention":"Lampe découverte en 1968 lors de fouilles menées à Jérach par le Département des Antiquités de Jordanie.","bibliography":"دعنا.سليمان، “حفرية الفسيفساء – الاستراحة- جرش، 1968”، حولية دائرة الآثار الأردنية، المجلد الرابع عشر، 1969، ص58-60، اللوح 22. \nBisheh, G., “The Second Season of Excavations at Hallabat, 1980”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. XXVI, 1982, pp. 134-135, planche 37, 1-3. \n*La Voie Royale : 9000 Ans d'Art au Royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 272.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscriptions en arabe ; décoration florale ; décoration géométrique ; inscriptions en grec ; lampes ; moules"],"materials":["Céramique moulée."]},"e6753434-4415-5658-ba03-7a1cf0ec79f4":{"name":"Panneau en carreaux de céramique.","description":"Panneau composé de carreaux de céramique de format carré représentant la Kaaba recouverte de la *kiswa* noire. Des éléments architecturaux de style ottoman sont également présents dont des portes, des bâtiments à coupole, des minarets et des arcades à lampes suspendues. Dans l'angle inférieur droit se trouve une date de production 1087 H (1676 J.-C.), reprise en lettres arabes juste à côté de la formule “bidars Sulayman”. Traditionnellement, les dates pouvaient s'écrire en lettres suivant une sorte de code appelé *hisab al-gommal* (calcul des nombres totaux), chaque lettre étant l'équivalent d'un chiffre ou d'un nombre. Par exemple \\_ était l'équivalent de 200. Ce panneau ressemble étroitement à une autre pièce figurant dans les collections du musée (n° 860), qui porte la signature de son artisan, Muhammad al-Chami, ainsi que la date de 1139 H (1726 J.-C.), et présente des similitudes avec un frontispice de coran qui date de la période ottomane et qui reproduit également une illustration de la Kaaba.","short_description":"Les artisans musulmans donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour représenter la Kaaba, le sanctuaire saint de l'islam, sur leurs ouvrages. Ce panneau porte le nom du sultan, la date de production et la signature de celui qui l'a fait.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"1087 de l’Hégire / 1676 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 240 cm, l. 144 cm.","method_for_datation":"La date de fabrication figure sur le panneau.","method_for_provenance":"Il est très probable que ce panneau vient d'Istanbul où ce type de fabrication était répandu.","obtention":"Pièce donnée au musée en novembre 1915 par le prince et collectionneur d'antiquités Youssouf Kamal, de la famille de Muhammad Ali. Il légua une grande partie de ses collections au musée, en particulier des pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"Arseven, G. E., *L'art turc depuis son origine jusqu'à nos jours*, Istanbul, 1935. \nAslanapa, O., *Turkish Art and Architecture,* Londres, 1970. \nAtasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nDenny, W. B., “Ceramics” in *Turkish Art (*E. Atil éd.), Washington D. C., 1980. \nMaher, Su'ad M., *Al-Khazaf al-Turki* \\[Céramiques turques\\], Le Caire, 1960. \nMostafa, M., “Khazaf al-Anadol al-Moumawah bi al-Mina \\[Céramiques émaillées d'Anatolie\\]”, *Al-Mar'a al-Jadida* \\[Magazine Nouvelle Femme\\], n° 2, Le Caire, 1947. \nPorter, V., *Islamic Tiles*, New York, 1995.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Panneaux en carreaux de céramique ; Hadj ; céramiques ; Kaaba"],"materials":["Carreaux en céramique à décor peint sous glaçure ; glaçure transparente."]},"e71fe850-fa1a-5797-b0c5-b50e5f9a25ed":{"name":"Plat.","description":"La céramique à reflets métalliques connut un énorme succès au bas Moyen Âge et fut fort prisée par les cours européennes les plus raffinées. On y trouve fréquemment des blasons royaux ou nobiliaires, surtout italiens, tels ceux des familles Tedaldi et Nasi. La peinture gothique témoigne du succès de cette céramique si coloriste et si élégante. Les procédés de fabrication et de décoration en étaient complexes car les pièces subissaient diverses cuissons pour obtenir des couleurs variées. Ce plat a été réalisé au tour. La surface est recouverte d'un émail stannifère blanc et crémeux. Les parois sont concaves et l'aile est légèrement inclinée. L'envers présente une décoration en doré et bleu intense. L'écusson central doré, inscrit dans un orle dentelé bleu, représente une aigle aux ailes éployées. Répété sur d'autres pièces, il semble appartenir à la famille Despujols. L'écusson est entouré d'une petite frange à orles et spirales et de petites feuilles de fougère. Vers le bord apparaît une large bande avec de grandes pignes, en doré, alternées avec de grosses fleurs en bleu intense. Dans les autres surfaces, on remarque une décoration d'*ataurique*. Sur le dos est dessinée une autre aigle à la même place et qui couvre toute la surface et des feuilles de fougère dans les espaces libres. Les écussons héraldiques, outre l'intérêt qu'ils offrent de nous informer sur les goûts de la haute société, nous permettent également de dater les pièces, vu qu'ils présentent des renseignements historiques familiers.","short_description":"Plat comportant la décoration typique de la céramique mudéjare du XVe siècle, dans laquelle les motifs d'influence nasride, comme les bleus et dorés de l'envers, se mêlent au blason de la famille qui commanda la pièce – ici, une aigle qui apparaît aussi bien à l'envers qu'à l'endroit.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Seconde moitié du XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø (bord) 45 cm, Ø (base) 14,5 cm, H. 9 cm.","method_for_datation":"Par le style etpar des comparaisons avec d'autres plats aux caractéristiques similaires. Ici, en outre, le blason qui le décore nous sert de référence historique.","method_for_provenance":"Par les caractéristiques formelles et stylistiques qui s'ajoutent aux excavations archéologiques que l'on continue de pratiquer, et par la riche documentation dont on dispose.","provenance":"Manises ou Paterna (Valence).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Vicente Juan y Amat, le 27 juin 1872.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Catálogo sumario del Museo Arqueológico Nacional. Cerámica española (Nuevas instalaciones)*, Madrid, 1936, p. 31, planche III, 5. \nFranco Mata, á., Balmaseda Muncharaz, L., Arias Sánchez, I., Papí Rodes, C., “La documentación de las cerámicas valencianas medievales en el Museo Arqueológico Nacional” (catalogue d'exposition), *La Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo*, Valence, 2002, pp. 106-118. \nBalmaseda Muncharaz, P., *Cerámica de Paterna. Reflejos del Mediterráneo*, Valencia, 2002, pp. 264-265.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat; argile ; kaolin, cuisson, glaçure; reflets dorés; mudéjar; écusson ; Manises, Paterna, Valencia"],"materials":["Argile, kaolin ; tour, cuisson, glaçure, reflet doré."]},"e78eac4c-6c8e-50e5-a207-fa39bdf93414":{"name":"Petite table.","description":"Petite table de forme rectangulaire reposant sur quatre pieds, se composant d'un plateau revêtu de carreaux de faïences de Delft à décor floral et entouré d'une galerie ajourée. \nQuatre faces de cette petite table sont recouvertes de panneaux sculptés, tournés et ajourés selon des motifs floraux et végétaux. Aux angles, dans le prolongement des pieds avec lesquels ils font corps, des cartouches verticaux portent des inscriptions en caractères cursifs ; l'une d'entre elles livre le nom de l'artisan et le lieu de fabrication de l'objet selon la formule suivante : “fait par Ibn Hadj-la-B'lade el-Djazaïr”. \nLe meuble est peint de plusieurs couleurs, notamment le vert, l'orange et le doré.","short_description":"Petite table rectangulaire à quatre pieds, composée d'un plateau revêtu de carreaux de faïence de Delft à décor floral entouré d'une galerie ajourée. Sur les quatre faces, des panneaux sont sculptés. Aux angles se trouvent des inscriptions en caractères cursifs. Le meuble est peint de vert, d'orange et de doré.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 63 cm, l. 83 cm.","method_for_datation":"Par le style de fabrication et de décor, ainsi que par les carreaux de faïences de Delft, qui étaient importés de Hollande à l'époque ottomane.","provenance":"Alger.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \nMarye, G., *Catalogue du Musée national des antiquités algériennes,* deuxième partie, Alger, 1899. \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ottoman ; décor floral ; décor végétal ; inscription ; caractères cursifs"],"materials":["Bois découpé, ajouré et peint ; carreaux de faïences."]},"ec2c57d8-01b2-5a85-a6b0-e8cf22d03e9a":{"name":"Tarro (jarre) en forme d’albarelle.","description":"*Tarro* (jarre) en forme d'albarelle à corps cylindrique en céramique à glaçure blanche, décor lustré en brun et bleu. L'épaule haute, légèrement en projection, se ressert sur un col de profil presque vertical. La partie inférieure, plus large, repose sur un pied circulaire convexe. Le corps est orné d'un dessin d'arbre de vie répété huit fois, quatre partant de la ligne de base et quatre, inversés, de l'épaule. Cette alternance forme un motif puissant et symétrique. Les parties des arbres sont encadrées de lignes diagonales de pseudo-écriture or sur fond blanc. Les troncs se composent d'une succession d'ornements en forme de cœurs bleus à contour doré. La partie supérieure de l'arbre est également rehaussée d'or. Sur la partie inclinée de l'épaule, une inscription en écriture *naskhi* indique “Félicité et Prospérité,” invocation typique de la céramique islamique. Une étroite frise bleu et or décore le col. Cet élégant *tarro* au décor bien proportionné suggère l'intervention de l'un des potiers du souverain, d'autant plus que le motif de l'arbre de vie est présent dans la décoration du palais de l'Alhambra. Étant donné ce lien stylistique et la qualité de la peinture au lustre, ce *tarro* a même pu faire partie de la vaisselle de table du souverain.","short_description":"Albarelle (pot à pharmacie) ornée d'un motif d'arbre de vie. La forme élégante et la décoration remarquable suggèrent que la pièce a été réalisée pour la cour nasride. Le motif de l'arbre de vie apparaît sur le plafond du palais de l'Alhambra, la cour royale nasride à Grenade.","holder":"The British Museum.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle).","location":"Londres","dimensions":"H. 28 cm, Ø 9,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet est lié à la fois par sa forme et par son décor à la fin du règne de Youssouf Ier (r. 753-764/1353-1363) ou légèrement plus tard. Le motif de l'arbre de vie est présent au plafond du Salón de Comares au palais de l'Alhambra à Grenade.","method_for_provenance":"Le style, la forme et la technique de ce *tarro* indiquent qu'il a été produit sous les Nasrides en Andalousie (Espagne). Plus spécifiquement, le décor rappelle le plafond du Salón de Comares au palais de l'Alhambra à Grenade.","provenance":"Andalousie, Espagne du Sud.","obtention":"Pièce faisant partie du legs Goldman au British Museum (1983).","bibliography":"Fernández-Puertas, A., “Cuatro Tarros Nazaríes”, *Miscelanea de Estudios Árabes y Hebreos*, 49, Grenade, 2000, pp. 371-94. \nRay, A., *Spanish Pottery 1248-1898*, Londres, 2000.","dynasty":"Nasride","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie ; céramique lustrée"],"materials":["Céramique, peinture au lustre bleu et brun, glaçure blanche."]},"ece5f0c8-d2d1-5924-bc14-94c826dc2171":{"name":"Fragment de coupe.","description":"Fragment de coupe en céramique frittée à décor bleu de cobalt et noir sous glaçure incolore transparente. Partie centrale de la coupe, ce tesson est orné d'un rondeau contenant une inscription calligraphique arabe entrelacée de tiges et de feuilles. Un bandeau à décor noir et blanc entoure cette partie. Ce type de dessin et cette technique étaient courants aussi bien en Syrie qu'en Égypte, rendant l'identification du lieu de production très difficile. Les potiers de l'Égypte et de la Syrie des Mamelouks se déplaçaient en effet aisément entre les villes de ces deux provinces, à la recherche de travail. La mode de peindre en noir et bleu sous glaçure transparente débuta en Iran à la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) et se répandit rapidement en Égypte et en Syrie. Les caractéristiques distinctives des productions iraniennes, syriennes ou égyptiennes tiennent aux formes et aux dimensions des pièces.","short_description":"La calligraphie arabe fut employée pour décorer une grande variété de surfaces. Bien que le texte qui reste soit insuffisant pour être déchiffré, il est établi que des proverbes, versets poétiques et prières étaient souvent utilisés. Les vigoureuses lignes verticales de l’écriture de style *naskhi* dominent le centre de cette coupe en bleu cobalt et noir.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 4,5 cm (max.), l. 10, 5 cm (max.).","method_for_provenance":"Analyse stylistique. La composition de la terre, la glaçure et la décoration de ce fragment sont typiques de la production des ateliers syriens. Plusieurs exemples similaires ont été trouvés à Fustat, ce qui montre que les céramiques du Moyen-Orient étaient commercialisées en égypte.","provenance":"Production syrienne, trouvé à Fustat, Égypte.","obtention":"Donné au musée en 1944.","bibliography":"Grube, E. J., “Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery”, *The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art*, vol. 9, Londres, 1994. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, Londres, 1971.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce ; calligraphie"],"materials":["Céramique frittée à décor noir et bleu de cobalt sous glaçure incolore transparente."]},"ee06519d-540a-50a3-b86f-2f9b5d337adf":{"name":"Plat sur piédouche.","description":"Grand plat circulaire en céramique frittée à marli incurvé (*cavetto*) et grande aile légèrement chantournée, reposant sur un court piédouche rond. Le bassin est décoré d'une dense composition de fleurs au rendu naturaliste s'échappant d'une touffe de feuilles. Contrairement à ce que peut suggérer l'effet de naturel obtenu, les roses, hyacinthes, tulipes, fleurs de prunus et tiges florales rouge d'Iznik (bol d'Arménie), bleues, vertes et noires, se répartissent symétriquement par rapport à un axe vertical central que les œillets et les roses les plus proches du centre croisent vers le haut. Hormis l'œillet central qui penche vers le bas et dont la fleur rouge s'équilibre artistiquement avec d'autres fleurs rouges et bleues, les tiges partent du bord du marli pour s'orienter vers l'aile, ce qui confère à cette composition régulière un surprenant caractère de vitalité. L'aile présente un décor de vagues simplifié, motif courant à Iznik depuis les années 850 H / 1550 J.-C. La face extérieure est animée de 12 motifs de fleurs à partie centrale verte et contours noirs qui alternent avec des groupes de trois tulipes liées à centre bleu et contours noirs.","short_description":"La ville ottomane d’Iznik était réputée pour sa production de récipients polychromes aux exubérantes compositions de fleurs naturalistes. La cour ottomane et la haute société aussi bien qu’un marché européen en expansion se disputèrent des plats comme celui-ci ainsi que des cruches et des coupes décorées de roses, jacinthes, tulipes et œillets.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe siècle de l’Hégire (milieu-fin du XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 7,6 cm, Ø 33 cm.","method_for_datation":"Ce plat appartient stylistiquement à un ensemble de céramiques d'Iznik daté de la fin du Xe siècle H (milieu-fin du XVIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Ce plat appartient à un ensemble de céramiques bien documenté produit à Iznik fin du Xe (milieu-fin XVIe siècle).","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Acheté chez J. M. Whitehead à Londres en 1883.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, pp. 224-228 (pour une analyse de pièces en rapport).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Iznik ; céramique frittée; jacinthes"],"materials":["Céramique frittée à décor peint polychrome sous glaçure transparente incolore."]},"eefabf6a-3ca7-5c93-ade3-a4e5bbb13859":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi et biseauté, corps mi-ovale avec une douce carène basse, hémisphérique, base convexe et pied annulaire diagonal. L'extérieur de la pièce est couvert d'une glaçure monochrome couleur miel et verdâtre, tandis que l'intérieur est décoré à la *cuerda seca* totale où les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent séparées par les traits au manganèse. Le thème décoratif central, inscrit dans un cercle, consiste en un chevreuil ou une antilope dans une pose statique, la tête dressée dans une attitude d'alerte, prête à la fuite. Les motifs végétaux indéterminés qui remplissent les espaces vides semblent suggérer l'environnement de l'animal. Sur le rebord du plat, la composition est complétée par une frise de palettes digitées. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré à la *cuerda seca* totale. Le motif central de la pièce, inscrit dans un cercle, est un chevreuil ou une antilope dans une pose statique, tête dressée, en alerte et prêt à fuir. L'espace vide est rempli par des motifs végétaux, qui représentent le paysage autour de l'animal.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 25,5 cm, Ø de la base 10,6 cm, H. 8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme identique d'Almería ou Málaga (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica”, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; cuerda seca; commerce"],"materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte jaune paille/rosée poreuse, modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor à la cuerda seca."]},"f03adf8f-d5b8-514b-88b4-1fa35cd992e2":{"name":"Assiette.","description":"Les céramiques chinoises à décor en deux couleurs (blanc et bleu) étaient très répandues et admirées dans le monde islamique. Leur exportation vers la Méditerranée orientale débuta dès le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.). Ce type de vaisselle d'un blanc éclatant et au riche décor bleu fut l'une des grandes exportations chinoises au cours des dynasties Yuan, Ming et Qing, et leur transport s'effectuait aussi bien par terre que par mer, en particulier au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). \nLes artisans musulmans imitèrent ces céramiques chinoises parce qu’elles étaient très populaires, mais assez difficiles à se procurer ; ils firent donc de cette imitation une aubaine économique. Cette assiette est décorée d'un bouquet de fleurs dont les tiges gracieusement ondulées sont liées par un ruban. Un bandeau de motifs végétaux stylisés entoure le bouquet tandis qu’un autre à motifs géométriques orne l'aile de l'assiette. Le décor est exécuté en différentes nuances de bleu sur fond blanc.","short_description":"Assiette en céramique trouvée dans la citadelle d'Hama. Elle montre clairement les influences des porcelaines en bleu et blanc exportées de Chine sur la poterie syrienne et égyptienne mamelouke.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"Ø 35 cm, H. 5,5 cm.","method_for_datation":"Les fouilles danoises ont mis au jour des objets des périodes ayyoubide et mamelouke, essentiellement des VIIe-VIIIe/XIIIe-XIVe siècles. Néanmoins, comme cette pièce est influencée par la céramique chinoise (en particulier dans l'utilisation du bleu et du blanc) qui ne fut exportée vers le monde islamique qu'à partir du début du VIIIe/XIVe siècle, on peut penser qu'elle appartient à cette dernière période.","method_for_provenance":"Cet objet a été découvert à Hama, centre de production de céramiques de ce type. Cependant, des pièces à peinture en sous-glaçure à peu près identiques ont été trouvées en Syrie (Hama et Damas) et en égypte (Fustat et Alexandrie). Il est donc difficile de lui assigner une provenance précise.","provenance":"Peut-être Hama, Syrie.","obtention":"Assiette trouvée lors des fouilles archéologiques menées dans la citadelle de Hama entre 1931 et 1938 par une mission danoise dirigée par Harold Ing Holt. La pièce a été enregistrée dans les collections du musée en 1934.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Assiettes ; céramique ; terre cuite ; Chine ; citadelle de Hama ; Harold Ing Holt."],"materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"f182ff55-9430-5024-a039-37fa558855a8":{"name":"Grande assiette","description":"Grand plat à bord légèrement retourné orné d'une succession de triangles en dents de scie. Le décor du bassin consiste en une représentation de femme assise jouant d'un instrument à cordes évoquant une guitare. Elle porte une longue robe à décolleté en V et manches larges, ornée de larges rayures et de motifs cruciformes caractéristiques de la mode fatimide. La forme de son collier suit la découpe de l'encolure. Sa tête légèrement tournée vers la droite est coiffée d'une toque qui évoque un turban d'où s'échappent des boucles près des oreilles et une petite touffe de cheveux dans le cou. Le fond présente un décor de formes irrégulières cernées d'un fin trait à base de cercles, de points et de branches à feuilles coniques. à gauche de la musicienne figure une aiguière délicatement reproduite, entourée de motifs de feuilles stylisés. De son bec sortent deux branches fleuries. Un double filet sépare le bassin du bord.","short_description":"La prospérité économique à l'époque fatimide conduisit à l'essor de l'industrie de la céramique lustrée. De tels récipients en céramique lustrée, où le lustre métallique est identique à l'or, incorporent une série de décorations incluant de superbes scènes de la vie sociale et quotidienne fatimide.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 40 cm.","method_for_datation":"étude stylistique de la musicienne, et spécialement de la forme et des motifs de son vêtement. L'ensemble présente les traits distinctifs des portraits fatimides, dont le visage rond et les yeux en amande. Le turban porté par les hommes et la toque portée par les femmes sont également caractéristiques de la période. Par ailleurs, les autres éléments ornementaux rappellent les motifs – végétaux ou non – fréquemment observés sur des objets en bois, en ivoire ou en métal de la période fatimide. D'autres exemples de plats similaires portent la signature de certains potiers de cette époque.","method_for_provenance":"Par déduction, le lieu de fabrication pourrait être l'égypte car les objets en céramique, et notamment le lustre métallique, étaient renommés dans l'égypte fatimide. Cette activité était particulièrement développée à Fustat où des fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreuses pièces de céramiques similaires à ce plat.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès du marchand d'antiquités Fuqyan Jaan.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nJenkins, M., “Islamic Pottery: A Brief History”, *Metropolitan Museum of Art Bulletin,* vol. 40 (4), printemps 1983. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiya* \\[Histoire de l'art islamique\\], UAE, 2003. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to late Twelfth Centuries*, Athènes,vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Lustre métallique ; céramiques ; décoration figurative ; décoration végétale ; plats ; musiciennes ; musique; figure féminine"],"materials":["Céramique à décor lustré sur glaçure opaque."]},"f26b90aa-a82b-52f5-8ce6-f87882cade6c":{"name":"Fanal.","description":"Objet à corps sphérique, base bien marquée légèrement convexe, anse zénithale à section ovale, orifice frontal semi-circulaire et pousse conique verticale à l'intérieur. Elle présente une décoration de cordon digité, de lignes ondulées gravées et des traits de peinture blanche sur fond rougeâtre. \nCet ustensile particulier était employé pour éclairer, à la façon d'une lanterne, des espaces ouverts. Sa forme fermée protégeait la flamme du vent et sa grande anse horizontale en facilitait le transport. Pièce restaurée.","short_description":"Cet ustensile inhabituel était employé pour éclairer, à la façon d'une lanterne, des espaces ouverts. L'orifice frontal semi-circulaire permettait à la lumière de sortir, alors que sa forme fermée protégeait la flamme du vent et que sa poignée horizontale en facilitait le transport. Cette pièce d'art populaire date la période almohade.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la base 12,7 cm, l. 16, 2, H. 18, 2 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Il s'agit d'une pièce aux caractéristiques techniques et formelles typiques des productions de Mértola, bien qu'il y ait de nombreux parallèles dans la région de Valence (Espagne).","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Contenedores de fuego en el Garb al-Andalus”, Actas do III Congresso de Arqueologia Peninsular. Vila Real de Trás-os-Montes, Setembro de 1999, vol. VII: Arqueologia da Idade Média da Península Ibérica,Porto, 2000, pp. 421-434. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, Museu de Mértola. Arte Islâmic (S. Macias, éd.), Mértola,2001, p. 130.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["feu ; éclairage ; vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune modelée dans une pâte rougeâtre ; tour rapide, cuisson en atmosphère oxydante."]},"f3529449-1169-568c-8cd7-715fa25e50d1":{"name":"Carreau mural.","description":"Carreau ayant fait partie jadis d'une composition décorative continue de cyprès et de vases de fleurs. Le rendu du cyprès se caractérise par un contour hérissé et une zone centrale à motif d'écailles de poisson de couleur plus claire. Des vases de fleurs sont répartis entre les arbres. Une composition similaire, bien que non identique, de carreaux décoratifs du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) est visible dans le mausolée du fameux soufi Muhyi al-Din ibn Arabi (560-637 H / 1165-1240 J.-C.) situé dans la mosquée du sultan Selim Ier à Damas. L'utilisation des cyprès est ici appropriée car cet arbre est censé symboliser un état de complétude potentiel puisque il contient biologiquement les principes à la fois féminin et masculin. On lui attribue le qualificatif de “parfait musulman” puisqu'il se soumet (“islam”) au vent, “la volonté de Dieu.”","short_description":"Ce carreau faisait autrefois partie d’une composition décorative continue de cyprès et de fleurs. Le cyprès est rendu ici avec un contour hérissé et un intérieur rempli d’un motif d’écailles de poisson de couleur plus claire. Une composition similaire décore encore le mausolée du soufi Saint Muhyi al-Din ibn Arabi à Damas.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Xe-XIe siècle de l’Hégire (XVIe-XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 21,5 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Plusieurs exemples de ce type de carreaux existent encore, dont ceux des murs du tombeau d'Ibn Arabi à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Porter, V., *Islamic Tiles*, Londres, 1995.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art religieux ; éléments architecturaux ; décoration florale"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"f4b3d07d-c2d5-525a-b872-a65798f5a227":{"name":"Jarre à bec.","description":"Des céramiques à décor lustré brun foncé furent produites dans la ville de Raqqa au cours du VIe siècle et de la première moitié du VIIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.). Les couleurs utilisées, et en particulier un brun foncé caractéristique, distinguent cette production de celle d'autres centres. \nCette jarre appartient à ce type ; elle repose sur un piédouche en forme de colonne et possède une panse sphérique, un long col cylindrique à lèvre évasée, un long bec tubulaire et une poignée qui part de la lèvre, se recourbe et descend à la verticale vers la panse à laquelle elle se rattache. \nElle est décorée au lustre brun foncé sur toute sa surface, sauf sur la partie basse de la panse et le piédouche. Le décor est appliqué en bandeaux horizontaux à motifs calligraphiques, pseudo-calligraphiques, géométriques et végétaux stylisés. Le contraste entre l'intensité des couleurs et la largeur des bandeaux participe à la composition. Le lustre brun foncé translucide est recouvert d'une glaçure d'un vert très léger.","short_description":"Avant l'invasion mongole, la région de Raqqa fut un lieu de production prolifique de céramiques à décor de lustre sous glaçure. La couleur brune de ce lustre est typique de cette production.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle-première moitié du VIIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 25,5 cm, Ø (panse), 7,5 cm (ouverture)","method_for_datation":"Il est établi que les poteries à décor lustré de ce ton brun foncé ont été produites au VIe siècle et dans la première moitié du VIIe siècle H (XIIe siècle-première moitié du XIIIe siècle J.-C.) à Raqqa. Cette production s'acheva après l'invasion mongole et la destruction de la ville en 656-657/1258-1259.","method_for_provenance":"De nombreux chercheurs dont Oliver Watson ont établi que des céramiques présentant un décor de ce type étaient produites à Raqqa.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Pièce obtenue par échange entre les musées de Damas et d'Alep en 1931.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, pp.231–2. \nCaiger-Smith, A., *Lustre Pottery: Technique, Tradition and Innovation in Islam and the Western World*, Londres, 1985. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nPorter, V. et Watson, O., “‘Tel Minis’ Wares”, in *Syria and Iran: Three Studies in Medieval Ceramics*, Oxford, 1987. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, London, 2004.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Terre cuite ; jarre ; décor lustré ; céramiques ; Raqqa"],"materials":["Terre cuite à décor lustré."]},"f4d8be9c-5207-5d6b-9a80-d65d6b7fa366":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord extraverti avec une petite aile horizontale, corps hémisphérique, base convexe et pied annulaire vertical. L'extérieur est recouvert d'une glaçure blanchâtre presque transparente. L'intérieur est décoré d'une glaçure polychrome en blanc, vert, violet et jaune, dans un style figuratif particulier. Le thème décoratif central consiste en une dynamique scène de chasse dans laquelle un lévrier et un oiseau (peut-être un faucon ou un aigle) attaquent simultanément une gazelle. L'oiseau porte dans la bouche un élément en forme de spirale qui pourrait être un serpent ou une branche. Sur le rebord court un feston de petits arcs noirs remplis de glaçure verte. \nÀ l'époque où il était utilisé, le plat fut réparé avec des agrafes. Nous trouvons également des trous dans la base qui font penser que l'objet était probablement destiné à être accroché sur un mur. Pièce restaurée.","short_description":"Plat représentant une scène de chasse dans laquelle un lévrier et un faucon attaquent une gazelle. Il y a un objet en forme de spirale dans le bec de l'oiseau. Cette pièce, datée de la seconde moitié du Ve siècle H (XIe siecle J.-C.), est semblable à d'autres originaires de l'ouest de la Méditerranée et fut importée de Kairouan (Tunisie).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve siècle H (du XIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø max. 39 cm, Ø de la base 13,6 cm, H. 13 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au Ve/XIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme identique de la Qalaa des Banu Hammad (Algérie), Tunis et Kairouan (Tunisie), Denia et Carthagène (Espagne) et Pise (Italie).","method_for_provenance":"La provenance de ce type de céramique fait aujourd'hui débat. L'abondance de pièces dans ce style décoratif à Kairouan incline les chercheurs à lui attribuer cette origine, mais les analyses de la pâte effectuées sur les pièces de Mértola et de Pise contredisent cette hypothèse et font supposer que son origine serait le sud de la péninsule Ibérique.","provenance":"Kairouan (Tunisie).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, pp. 113-132. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, pp. 108-109. \nGómez Martínez, S., “Producciones cerámicas en la Mértola Islámica”, *Actes du VIIe Congrès international sur la céramique médiévale en Méditerranée. Thessalonique, 11-16 octobre 1999*, Athènes, 2003, pp. 653-58. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","dynasty":"Royaumes de Taïfa","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; zoomorphe ; commerce"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor en vert et mauve."]},"f5b2109e-d0d5-5d0d-bfe9-a0c8b044bdd8":{"name":"Fragment de plat.","description":"Fragment de plat en céramique, orné d'une représentation animalière et épigraphique tracée au pinceau en brun sur glaçure plombifère. Le bandeau circulaire entourant le décor animalier porte une inscription en caractères coufiques dont le contour est tracé en brun. L'espace entre ces caractères est également peint en brun. L'inscription consiste en un mot répété deux fois, “a*l-youmn”* (prospérité). Le premier mot est précédé de la dernière lettre de ce vocable, et le deuxième mot est suivi de la première, ce qui suggère que le mot était répété sur tout le bandeau. Le décor animalier figure au centre du plat, entouré d'un cercle, et consiste en un lion fragmentaire représenté par la tête et un bout d'épaule. La tête est orientée de face, les yeux sont écarquillés, la crinière est dense et ondulée. La partie inférieure de la face manque, mais la première photographie de ce fragment, publiée par Golvin, montre la partie manquante de la face : le museau, les “moustaches” et une partie de la crinière tombante, et laisse supposer que le lion est en mouvement. Le vide entre le lion et le cercle est orné de deux motifs trilobés, l'un complet et l'autre incomplet, ce qui suggère que ce motif était répété tout autour du lion. Au dos du fragment subsiste une partie de la base annulaire. Deux autres fragments du même plat sont conservés au Musée national de Cirta. L'un d'eux porte le trait qui marque le dos du lion et la queue serpentée, et, sur le bandeau, le mot “a*l-youmn”*. \n \nL'emploi du brun est l'une des caractéristiques propres à la céramique hammadide. La finesse de la pâte et la présence des motifs peints montrent qu'il s'agit d'un fragment de vaisselle de luxe en comparaison avec d'autres tessons trouvés dans la Qalaa des Beni Hammad.","short_description":"Fragment de plat orné au centre d'une représentation de lion et sur la bordure d'une inscription épigraphique tracée au pinceau en brun, couleur caractéristique de la céramique hammadite, sur glaçure plombifère. L'inscription en caractères coufiques répète le mot “a*l-youmn*” (prospérité).","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"L. 16 cm, Ø de la base 13 cm, H. 9,50 cm.","method_for_datation":"Le fragment a été trouvé dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe). D'autre part, il présente les caractéristiques formelles de la poterie et de la céramique hammadides.","method_for_provenance":"Document de L. Golvin, 1965.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Golvin, 1951).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; vaisselle ; poterie ; céramique ; décor épigraphique ; décor animalier ; Hammadides"],"materials":["Céramique tournée à décor peint sur glaçure plombifère."]},"f68ad2e3-66ed-57d2-8adb-c0e1504537b3":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bord extraverti et arrondi, bouche circulaire, corps mi-ovale et base plate. L'extérieur de la pièce est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel bien finie et l'intérieur de la pièce, d'une glaçure polychrome en blanc, vert et violet avec représentation d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus triangulaires surmontées d'autant de lotus ovales. Sur le rebord du plat, une composition quadripartite fait alterner des demi-cercles et des motifs phytomorphes. Le fond de la pièce présente un défaut dû au fait qu'au moment de la glaçure, elle était restée collée à un autre un objet dans le four. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré sous glaçure d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus de forme triangulaire, chacune surmontée d'une fleur de lotus ovale. Cette pièce est similaire à d'autres trouvées à Madinat al-Zahira et venait probablement de la région de Cordoue.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø maximum 29 cm, Ø de la base 17 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Madinat al-Zahira(Cordoue, Espagne).","method_for_provenance":"La forme, le thème ornemental et le type de pâte ressemblent beaucoup à ceux de céramiques de la région de Cordoue.","provenance":"Probablement Cordoue (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, p. 125. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, ed. S. Macias, Mértola, 2001, p. 111. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 97.","dynasty":"Califat omeyyade d’al-Andalus, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; vaisselle de table"],"materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte compacte de couleur rosée, modelée au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; décor en vert et violet."]},"f7a106fc-4854-569f-bbae-0f22ab8f3514":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre en forme de globe, à deux anses et à col haut et étroit, porte sur toute la panse de nombreux sillons parallèles exécutés pendant le tournage, plus serrés dans la partie supérieure ; sur leur partie supérieure, les anses comportent une prise en forme de bouton. Elle est décorée en blanc sur engobe sombre, avec des lignes horizontales au centre, alternant avec des motifs pseudo-épigraphiques en caractères coufiques et des lignes obliques en bas ; à la base du col, la double tresse à cœurs enchaînés est un motif islamique typique, dérivé de la stylisation du palmier. \nCette jarre fut trouvée, avec d'autres exemplaires, par l'archéologue Antonio Salinas, dans l'espace situé entre l'intrados d'une voûte et le plancher d'une pièce du monastère annexe à l'église de la Martorana, construit vers 1193. La fente visible dans la partie inférieure de la jarre, provoquée par un défaut de cuisson, indique que l'objet, devenu inutilisable en tant que contenant, fut utilisé comme déchet de four : il avait pour fonction de combler les voûtes des grandes demeures, durant la première moitié du XIIe siècle.","short_description":"Cette jarre a dû être utilisée comme récipient pour des produits alimentaires. Elle fut pourtant utilisée comme matériau de construction servant à combler une voûte, car elle présentait un défaut de cuisson qui la rendait inutilisable en tant que récipient.","holder":"Musée de la Zisa","owner":"Direction des biens culturels et environnementaux de Palerme.","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 49 cm ; Ø 34 cm.","method_for_datation":"La découverte de la jarre dans les voûtes du monastère de l'église de la Martorana (construit vers 1193) permet une hypothèse de datation, au XIIe siècle.","method_for_provenance":"La jarre est de production locale, en tant que déchet de four.","provenance":"Église Santa Maria dell’Ammiraglio, dite de la Martorana.","obtention":"Découverte.","bibliography":"D'Angelo, F., “Ceramica d'uso domestico della Sicilia medievale proveniente dalla Zisa (Palermo XII secolo)”, *Atti del IX convegno internazionale della ceramica*, Albisola 28-31 mai 1976, fig. 10. \nGabrieli, F. et Scerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 170, fig. 187. \nRagona, A., “La ceramica della Sicilia arabo-normanna”, *Rassegna della Istruzione Artistica*, I, n. 2, 1966. \nRagona, A., *La maiolica siciliana dalle origini all' ottocento*, Palerme, 1975, fig. 4. \nRusso Perez, G., “Ancora delle ceramiche siculo-normanne”, *L'Arte*, 3 (1940), pp. 119-127, fig. 9.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Reginella","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique arabo-normande ; jarre ; calligraphie"],"materials":["Terre cuite engobée."]},"f8bbc39a-7541-53c4-abb0-e71124f95b62":{"name":"Coupe.","description":"Grande coupe sur pied à décor peint sous glaçure en bleu, blanc et bleu de cobalt foncé. Sa face extérieure est ornée d'importants rubans de “nuages chinois” et d'arabesques en blanc sur fond bleu. Ces deux éléments se caractérisent par leur disposition en spirales resserrées comme, par exemple, dans les nuages et les motifs floraux qui se glissent entre eux. Le pied est encerclé d'une chaînette de motifs floraux. La face intérieure présente un médaillon central orné d'arabesques et de tiges de fleurs au centre d'un motif en étoile à huit branches dessiné au moyen de traits bleu cobalt foncé sur fond blanc parsemé de petits points. Les pointes de l'étoile se prolongent de lambrequins encadrés par un motif répétitif bleu contenant des arabesques d'un style similaire à celui du fond de la coupe. La dimension extraordinaire de cet objet et le talent qu'il manifeste suggèrent qu'il a été produit pour des membres particulièrement éminents de la hiérarchie ottomane, bien que l'on n'en ait pas de preuve certaine. Une coupe presque identique existe au Louvre (n° inv. 7880-92), ce qui laisse à penser qu'un moule commun et un modèle (probablement un dessin) ont été utilisés pour ces deux objets. \nCette coupe est à rapprocher d'un groupe d'objets similaires attribués à un atelier dont le dessinateur principal a été nommé “le maître des nœuds”. Un des motifs favori de cet atelier est l'utilisation de lignes entrelacées en nœuds sophistiqués, comme ceux de l'intérieur de cette coupe. Les nœuds décoratifs étaient fréquents non seulement dans l'art ottoman de la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), mais aussi dans le monde islamique en général (comparer, par exemple avec les motifs du travail du métal “vénéto-sarrasin”).","short_description":"Très grande coupe sur pied élevé, décorée d'importantes bandes de nuages et d'arabesques en blanc sur fond bleu. La taille et la qualité de cette coupe suggèrent qu'elle a été fabriquée pour un dignitaire ottoman de haut rang, peut-être pour le lavement de pieds au cours des ablutions.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 914 de l’Hégire/1510 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 23,5 cm, Ø 43,2 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique (voir description).","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Legs de George Salting en 1910.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 93, fig. 95. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, pp. 45 et 48. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 102-103.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration géométrique"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"fa4916ad-b0f5-5f83-898a-6d97cf9229fd":{"name":"Vase à décor zoomorphe","short_description":"Ce vase à décor zoomorphe perpétue la forme des vases à libations des rituels zoroastriens, religion originaire de l'Iran au Ier millénaire av. J.-C. L'orifice verseur est surmonté d'une tête de taureau dont le museau est percé. Son décor, en relief, est reparti en différents registres concentriques dont les motifs sont géométriques et floraux.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Annie Kevorkian","dates":"Ve-VIe siècle de l'Hégire / XIe-XIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 22,5 cm, D: base 6,2 cm, D: maximal 16 cm","provenance":"Moyen-Orient","obtention":"Don d'Annie Kevorkian.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 291. \n \nMoulierac, J, et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, 1999: 39.","materials":["Pâte argileuse non glacée, décor modelé, moulé et découpé"]},"fa7b3b4f-6bf6-5a1a-84fd-8f70a066b1c8":{"name":"Fragment de panneau en marqueterie céramique.","description":"Fragment de panneau de revêtement mural en marqueterie céramique composé d'étoiles à huit pointes émaillées en vert bleu combinées à des croix lustrées à reflet métallique portant des motifs géométriques et épigraphiques tracés au pinceau. Certaines croix sont ornées de cercles englobant un motif qui peut évoquer un poisson ou une fleur sur sa tige, exécutés en blanc sur fond jaune. Ces cercles sont disposés par deux sur chaque branche des croix. D'autres croix sont garnies d'oves peints en blanc sur fond vert olive et répartis en groupes de quatre sur les quatre branches des croix. L'inscription “*al-youmn*” (prospérité), en caractères coufiques en blanc sur fond jaune, est répétée sur chacune des branches des croix. \n \nD'après G. Marçais, “cette céramique s'inspire de l'Orient abbasside qui, lui-même, l'emprunte à de vieilles civilisations sémitiques ou byzantines”. \n \nCes carreaux en céramique étaient réservés au revêtement mural et disposés à une certaine hauteur sur le mur. Ils couvraient ainsi tout le pourtour des murs des salles du palais. Le fait qu'ils comportent une inscription confirme qu'il s'agit bien d'un revêtement mural, et non d'un revêtement de sol, contrairement à ce que d'aucuns avaient pu supposer.","short_description":"Panneau de revêtement mural en carreaux de faïence à décors d'étoiles à huit pointes émaillées d'un vert bleu et de croix émaillées d'un ton blanc portant des motifs tracés au pinceau et des inscriptions. Il provient du palais de la Mer (Dar al-Bahr) de la Kalaa des Benni Hammad.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 96 cm, l. 30,5 cm, Ø des étoiles 21 cm, Ø des croix 21 cm.","method_for_datation":"Fragment trouvé dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad, qui date du Ve-VIe/XIe-XIIe siècle, d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Rapport de fouille De Beylié de 1909 ; de plus, la pièce a été trouvée à Dar Bahr.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["panneau en marqueterie céramique ; revêtement ; marqueterie céramique ; reflet métallique ; étoile ; croix ; Hammadides"],"materials":["Céramique moulée, émaillée et lustrée."]},"fb026c57-4f54-5328-a2fb-ee50db163e3b":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Cette lampe de mosquée de grandes dimensions présente une panse ramassée et une partie supérieure conique. Sur l'épaulement, trois anses en forme de serpent-dragon traitées de façon non figurative servent à suspendre la lampe à des chaînettes ou à des cordes. Les anses sont ornées d'un décor floral, tout décor figuratif étant interdit dans l'enceinte de la mosquée. La base annulaire voûtée présente en son centre une ouverture qui servait à accrocher une houppe décorative. \nSur le corps et le col de la lampe se trouvent des cartouches réservées avec champ blanc. Sur le col, quatre champs épigraphiques bleus reliés par des nœuds d'entrelacs sont ornés du nom de Muhammad et d'Allah. Les lettres sont associées à des motifs porte-bonheur : trois petites boules en triangle. Le rebord supérieur comporte lui aussi des cartouches réservées. La base annulaire est agrémentée d'un motif d'entrelacs, les cartouches sur le corps de la lampe et le décor bleu entre le col et la panse sont ornés d'un large galon de feuillage et de fleurs. Des motifs d'entrelacs sont placés sous les anses. \nÀ l'époque ottomane, et ceci jusqu'au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les lampes de mosquée en céramique furent fabriquées à Iznik, alors qu'auparavant elles étaient souvent en verre et produites dans de nombreux pays islamiques. Elles rappellent la sourate dite de la Lumière (sourate 24, verset 35) : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). \nLa céramique ottomane en provenance d'Iznik était si prisée en Europe qu'à partir du milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), les manufactures de Padoue l'imitèrent, les ateliers d'État d'Iznik n'étant plus autorisés à vendre à des particuliers. Ces ateliers déclinèrent à partir du milieu du Xe siècle H (milieu du XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Les lampes de mosquée en céramique comme celle-ci étaient destinées à l'usage à un mausolée ou une mosquée. Elle est décorée de dessins géométriques et floraux et ses inscriptions évoquent Allah et Muhammad. On suppose que cette lampe pendait du plafond et qu'elle contenait un récipient supplémentaire pour la mèche et l'huile.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Achetée en 1900 par le Kunstgewerbemuseum, puis transférée en dépôt au Museum für Islamische Kunst.","dates":"début du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 30 cm, Ø 22,8 cm.","method_for_datation":"Par ses parties peintes, l'exemplaire fait partie d'un groupe que l'on situe au début du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Les caractéristiques de la céramique et le style des parties peintes indiquent nettement que l'objet a été réalisé dans les ateliers ottomans de la ville d'Iznik.","provenance":"Turquie.","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey,* Londres, 1989, pp. 90-94. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 575. \n*Museum fürIslamische Kunst* (guide),Mayence, 2001, p. 183.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lampe de mosquée ; céramique d’Iznik ; céramique en quartz fritté ; peinture sous glaçure ; verset sur la lumière dans la sourate XXIV du Coran (verset 35)."],"materials":["Céramique en quartz fritté, peinture sous glaçure."]},"fb606a6f-b8ec-56c9-b78e-78a4d174a94c":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à décor peint en sous-glaçures noires et bleues à motifs de plantes aquatiques et d'enroulements de tiges. Les couleurs des glaçures comme le décor rappellent des motifs iraniens, bien que les sous-glaçures noires et bleues soient plutôt inspirées de productions chinoises qui influencèrent la céramique syrienne via l'Iran. La disposition alternée des plantes aquatiques et des tiges enroulées s'observe dans des panneaux de céramique damascènes de la même époque, où l'impact du style chinois se fait encore davantage sentir à travers l'utilisation de saules, de pivoines et de fleurs de lotus. Les jarres de cette forme servaient à la conservation de produits. Celle-ci a peut-être contenu des plantes médicinales.","short_description":"Cette jarre en céramique à décor peint sous glaçure servait sans doute à conserver des ingrédients, peut-être des plantes médicinales. La décoration bleu-et-blanc s'inspire des céramiques iraniennes, elles-mêmes influencées par la vaisselle chinoise.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 833 de l’Hégire / 1430 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 32 cm.","method_for_datation":"Les motifs de cette jarre rappellent ceux d'un panneau de carreaux de céramique hexagonaux du complexe de Ghars al-Din al-Khalil al-Tawrizi à Damas, Syrie, édifié juste avant la mort de celui-ci en 833/1430.","method_for_provenance":"Les motifs de cette jarre rappellent ceux d'un panneau de carreaux de céramique hexagonaux du complexe de Ghars al-Din al-Khalil al-Tawrizi à Damas, Syrie.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1987.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, D.C., 1981, pp. 146-182 (pour une analyse de la céramique mamelouke).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale"],"materials":["Céramique à sous-glaçures noires et bleues."]},"fbcc03c6-bc1c-58ea-b5ef-157f9009dc3c":{"name":"Plat à décor floral.","description":"Grand plat à base annulaire, marli bombé et courte aile oblique. Le décor, tracé en noir sur fond blanc sous une glaçure plombifère, avec des effets de halo des couleurs, est peint en bleu-violet, vert et rouge laque, en léger relief. Par endroits, il subsiste des traces de décor doré, appliqué après le vernissage. Le plat présente le bouquet typique de feuilles et de fleurs avec tulipes, jacinthes œillets. Sur l'aile est peint le motif habituel de “vagues et rochers”, très stylisé. À l'extérieur, le long du marli, de petits éléments floraux, alternativement bleus et verts, avec un halo de couleur d'un effet remarquable.","short_description":"Ce plat, typiquement décoré d'un buisson de feuilles et de fleurs variées et, sur son bord, d'un motif, tout aussi typique, de vagues et rochers, est un produit de la production tardive d'Iznik (XVIIIe siècle).","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 7,1 cm ; Ø 30,2 cm.","method_for_datation":"Ce plat offre un exemple typique de la production tardive d'Iznik (XIe/XVIIe) du fait de l'exécution moins soignée, aussi bien en ce qui concerne le dessin que l'utilisation des couleurs.","provenance":"Iznik.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik. The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989. \nLane, A., *Later Islamic Pottery*, Londres, 1957. \nPetsopoulos, Y., *Tulips, Arabesques and Turbants. Decorative Arts from the Ottoman Empire*, Londres, 1982. \nRogers, G. M., “The Wares of sixteenth Century Ottoman Turkey”, *Islamic Art and Design 1500-1700*, Londres, 1993, pp. 93-120. \nTorre, P., *Le Mille e una Notte. Ceramiche persiane, turche e ispano-moresche*, Faenza, 1990.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plat ; vernissage ; décor floral ; jacinthes"],"materials":["Céramique vernissée."]},"fd011d86-ad03-55b4-93a7-ea2962665bca":{"name":"Fragment de récipient.","description":"Ce tesson semble être le fond d'un récipient en poterie vernissée ; il est décoré, à l'intérieur, de deux cannes de polo, symbole d'un sport auquel s'intéressaient beaucoup les Mamelouks, en particulier sous le sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.). Parmi les dignitaires mamelouks, le détenteur du blason des deux cannes de polo était appelé *al-Jokandar*, *Jokan* signifiant en farsi “deux cannes de polo” et *dar* porteur ou maître. Ce blason est présent sur de nombreux objets islamiques en céramique, cuivre incrusté, verre, textiles et autres supports. Il symbolisait une charge spécifique et était utilisé par les émirs et les sultans depuis le VIe H (XIIe siècle J.-C.) sur leurs bâtiments et leurs biens pour indiquer leur propriété. Le système des blasons de charge disparut avec la dynastie mamelouke en 923 H / 1517 J.-C. La poterie vernissée était l'un matériaux les plus utilisés dans la fabrication d'objets usuels pour les résidences des émirs, d'où la présence abondante de blasons accompagnés d'inscriptions de titres et de motifs végétaux, animaux et géométriques sur ces objets.","short_description":"Le blason est le symbole que les émirs et les sultans apposaient sur leurs biens et leurs bâtiments pour indiquer leurs fonctions officielles. Le blason sur ce fragment provenant du fond d'un récipient en terre vernissée avec une couche d'émail indique que son propriétaire était le maître du jeu de polo (*al-Jokandar*).","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 12 cm.","method_for_datation":"Analyse de la technique de production, semblable à celle des poteries vernissées de la fin de la période mamelouke après une phase de nette détérioration de la qualité, et étude du blason.","method_for_provenance":"La pièce a probablement été produite en égypte. En effet, les fouilles de Fustat ont montré qu'une forme de poterie bon marché y était produite, qui remplaça les céramiques de haute qualité pendant la phase de déclin de la dynastie mamelouke.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat en 1918.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Founoun al-Islamiya wa al-Wada'if ala al-Athar al-Arabiya* \\[Arts et métiers islamiques sur les monuments arabes\\], vol. 2, Le Caire, 1966. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Ceramics from the World of Islam*, Washington D.C., 1973. \nJenkins, M., “Islamic Pottery: A Brief History”, in *Metropolitan Museum of Art Bulletin*, vol. 40 (4), printemps, 1983. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Mamluk Underglaze Painted Pottery: Foundations for Further Study,” *Muqarnas* 2, 1984, pp. 95-114. \nMustafa, M., *Dalil al-Mathaf al-Islami* \\[Guide du Musée islamique\\], Le Caire, 1963. \nScanlon, G., “Mamluk Pottery: More Evidence from Fustat”, *Muqarnas* 2, 1984, pp. 115-126. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Récipients ; blasons ; céramiques ; vernis ; poterie"],"materials":["Terre cuite rougeâtre peinte à la barbotine blanche et vernissée en brun."]},"fd693de4-6eae-5786-94f7-4f1e23d9aedd":{"name":"Panneau de zelliges.","description":"Panneau d'un revêtement mural du palais Badi, composé d'une mosaïque de pièces en céramique émaillée ou zelliges. Son décor en *testir* est entièrement géométrique. Son schéma régulateur fait appel aux polygones étoilés, aux carrés et aux triangles, et sa composition est rayonnante. \n \nD'un centre formé par une étoile à seize branches cernée par un listel noir se répandent de fins brins d'entrelacs alternés bleus et noirs pour composer une grande figure cruciforme délimitée par des entrelacs noirs et à l'intérieur de laquelle se forme une myriade de petites étoiles blanches scintillantes. De cette figure, d'autres entrelacs ocre jaune, bleus et noirs se ramifient pour engendrer d'autres compositions plus larges et d'autres motifs étoilés plus amples, qui s'étendent vers les rebords du panneau. \n \nCe petit échantillon de revêtement de zelliges témoigne de la finesse et de la magnificence des fameux lambris dont étaient recouverts les murs du palais Badi, que son fondateur, le monarque saadien Mansour ed-Dehbi (le Dorique), voulait plus beau et plus grand que l'Alhambra de Grenade. Les revêtements de ses plafonds et de ses murs ont d'ailleurs été vantés aussi bien par les chroniqueurs marocains que par les visiteurs étrangers qui furent reçus au palais Badi du temps de sa splendeur, avant qu'il ne soit entièrement détruit et pillé au début de l'époque alaouite.","short_description":"La composition de ce panneau de *zelliges* est rayonnante. Sa décoration fait appel aux polygones étoilés, aux carrés et aux triangles. Il témoigne de la finesse et de la magnificence des lambris muraux du palais Badi, que son fondateur voulait plus beau que l'Alhambra.","holder":"Musée Batha.","owner":"Service des Monuments historiques.","initial_owner":"(Biens domaniaux.)","dates":"986-1002 de l’Hégire / 1578-1593 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 76,5 cm, L. 76,5 cm.","method_for_datation":"La construction du monument dont il provient aurait débuté en 986/1578 J.-C. et se serait terminée en 1002/1594 J.-C.","method_for_provenance":"Objet provenant du monument fouillé.","provenance":"Palais Badi, Marrakech.","obtention":"Récupéré par le service des Monuments historiques après les fouilles du site.","bibliography":"Deverdun, G., *Inscriptions arabes de Marrakech,* Rabat, 1956. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à nos jours*, Rabat, 1959. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 1, Paris, 1979.","dynasty":"dynastie saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatiale ; décoration géométrique"],"materials":["Mosaïque de faïence polychrome."]},"fd9231ec-9280-5e60-8248-b9d7c9cf8d62":{"name":"Coupe à pied.","description":"Coupe à pied blanc-ivoire avec scène de cour représentée au centre. Un jeune prince est assis sur un trône à haut dossier sur lequel sont perchés deux faucons. Le prince est entouré par deux courtisans ; à ses pieds se tiennent deux paons affrontés, symboles de la royauté. Autour du motif central, des couples de sphinx affrontés, séparés par des petits médaillons. Sur le bord intérieur de la coupe, on peut lire une inscription votive en calligraphie coufique et à l'extérieur une inscription pseudo-coufique sur fond d'arabesques.","short_description":"Coupe seldjoukide décorée au centre d'une scène de cour et de sphinx affrontés, séparés par de petits médaillons peints autour de ce motif central. Le bord intérieur porte une inscription en écriture coufique, le bord extérieur une inscription en pseudo-coufique entourée d'arabesques.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","dates":"Fin du VIe siècle ou début du VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIe ou début du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 8 cm ; Ø 20 cm.","method_for_datation":"Par des méthodes d'analyse stylistique et par comparaison avec des pièces de la période seldjoukide.","method_for_provenance":"Au moyen d'expertises. Dans la correspondance relative à la vente de la pièce en question, L. A. Raffy donne “garantie d'authenticité de la céramique de la Perse”.","provenance":"Kashan, Perse.","obtention":"Achetée à L. A. Raffy, à Paris, le 23 juin 1914.","bibliography":"*Islamic Art in the Calouste Gulbenkian Collection*, catalogue d'exposition, Abou Dhabi, 2004. \nMota, M. M., *Catálogo das Louças Islâmicas*, vol. I : *Louças Seljúcidas*, Lisbonne, 1988. \n*Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1e édition 2001, 2e édition revue et actualisée 2002.","dynasty":"Seldjoukide","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Minaï ; haftrang ; glaçure ; Seldjoukides ; Kashan"],"materials":["Faïence minaï ou haft-rang (sept couleurs) à décor peint sous et sur glaçure."]},"feee4da0-04af-5864-b229-a94005de718d":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi, corps hémisphérique, carène basse peu marquée et base convexe à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et l'intérieur est décoré par une technique de *cuerda seca* totale particulière dans laquelle les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le thème décoratif est une grande fleur créée à partir d'une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace destiné à l'ornementation et qui pourrait correspondre à une fleur de lotus vue d'en haut. Des exemplaires identiques à cette pièce ont été retrouvés dans divers ports de la Méditerranée occidentale, notamment dans l'*alcazaba* de Málaga, à Carthagène, Palma de Majorque, à Pise et à Ceuta. Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor entièrement décoré selon la technique de la *cuerda seca* et décoré d'une grande fleur créée par une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace décoratif. Le motif central est une fleur de lotus vue du dessus. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 26 cm, Ø de la base 10, 5 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”*, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 92.","dynasty":"Almoravide ou almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique; cuerda seca ; commerce"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte orangée mi-compacte au tour rapide ; cuisson en atmosphère oxydante ; glaçure décorée à la cuerda seca totale."]},"ff2095d9-b276-5a8d-8731-45db9248f0d8":{"name":"Jarre.","description":"Cette jarre à deux anses, en forme de globe, à col haut et étroit, porte sur la panse de nombreux sillons parallèles exécutés au cours du tournage, plus serrés dans la partie supérieure ; sur leur partie supérieure, les anses comportent un élément de préhension en forme de bouton (l'une est manquante). Elle porte un décor blanc sur engobe sombre, avec des lignes horizontales entre lesquelles s'insèrent des motifs pseudo-épigraphiques, en caractères coufiques. \nCette jarre fut trouvée, en même temps que d'autres exemplaires, par l'archéologue Antonio Salinas, dans l'espace situé entre l'intrados d'une voûte et le plancher d'une pièce du monastère annexe de l'église de la Martorana, construit vers 1193. La fente, visible dans la partie inférieure de l'amphore et provoquée par un défaut de cuisson, indique que l'objet, devenu inutilisable en tant que contenant, fut utilisé comme déchet de four : il avait pour fonction de combler les voûtes des grandes demeures de la première moitié du XIIe siècle.","short_description":"Cette jarre a dû être utilisée comme récipient pour des produits alimentaires. Elle fut pourtant utilisée comme matériau de construction servant à combler une voûte, car elle présentait un défaut de cuisson qui la rendait inutilisable en tant que récipient.","holder":"Musée de la Zisa","owner":"Direction des biens culturels et environnementaux de Palerme.","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 49 cm ; Ø 34 cm.","method_for_datation":"La découverte de cette amphore dans les voûtes du monastère de l'église de la Martorana (construit vers 1193) permet une hypothèse de datation au XIIe siècle.","method_for_provenance":"La jarre est de production locale, en tant que déchet de four.","provenance":"Église Santa Maria dell’Ammiraglio, dite de la Martorana.","obtention":"Découverte.","bibliography":"D'Angelo, F., “Ceramica d'uso domestico della Sicilia medievale proveniente dalla Zisa (Palermo XII secolo)”, *Atti del IX convegno internazionale della ceramica*, Albisola 28-31 mai 1976, fig. 10. \nGabrieli, F., Scerrato U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 170, fig. 188. \nRagona, A., “La ceramica della Sicilia arabo-normanna”, *Rassegna della Istruzione Artistica*, I, n. 2, 1966. \nRagona, A., *La maiolica siciliana dalle origini all' ottocento*, Palerme, 1975. fig. 4. \nRusso Perez, G., “Ancora delle ceramiche siculo-normanne”, *L'Arte*, 3 (1940), pp. 119-127, fig. 9.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Reginella","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique arabo-normande ; Jarre ; Calligraphie"],"materials":["Terre cuite engobée."]},"ffff8d3d-ab9b-5733-9ca0-900b6b34002e":{"name":"Plat creux *ghotar*","short_description":"Le décor rayonnant s'organise autour du sceau de Salomon ou étoile à huit branches qui orne le fond du plat. Les contours des étoiles sont peints en bleu et une fleur à huit pétales verts s'inscrit à l'intérieur. L'étoile est sur un fond blanc avec de petits motifs jaunes cernés de noir. Des motifs ovales partent des pointes de cette étoile. Des bandeaux concentriques décorés complètent l'ornementation de la pièce. \nCe décor et cette forme sont caractéristiques des céramiques marocaines entre le XVIIe et le XIXe siècle J.-C. Elles sont très répandues, aussi bien au Maroc qu'en Espagne, et même en France. On notera ainsi une influence andalouse dans certains motifs comme l'emploi de la géométrie. La pièce appartient à ce groupe de faïences polychromes fait à Fès, mais aussi à Safi, centre de production. Au XIXe siècle J.-C., les couleurs employées sont plus affirmées, les formes plus lourdes et les décors moins spontanés qu'avant. \nCette pièce est d'une grande qualité technique et esthétique.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire / XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 11,5 cm, D: 34 cm, D. base: 4 cm","provenance":"Fès, Maroc","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Ader-Picard-Tajan en 2002.","bibliography":"Delpont, E., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 294.","materials":["Pâte argileuse, décor peint sur glaçure opaque, sous glaçure transparente"]}}