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- {"003a4edc-0d1e-5875-9041-6715b1c36ebf":{"name":"Cinq fragments textiles.","description":"Cinq fragments de tissu de forme circulaire, chacun décoré d'une représentation d'oiseau (canard ou oie) de différente taille et couleur, tissée selon un patron de trame discontinue, une technique de tapisserie. Ces fragments peuvent provenir de rideaux ou de courtepointes et faisaient sans doute partie d'un motif répétitif. Les tissus de Haute-égypte étaient réputés pour leur somptuosité, illustrée par ces fragments. Pendant la période toulounide (IIIe siècle H / IXe siècle J.-C.), Assiout, Akhnim et Fustat furent fameuses pour ce type de tissages. \nLes textiles toulounides se distinguent par la présence d'ombre dans les éléments décoratifs, aux couleurs allant du clair au foncé, et par leur puissance d'expression. Ils étaient également influencés par le style sassanide apporté d'Irak par Ahmad ibn Touloun (r. 254-270 H / 868-884 J.-C.). Pour l'égypte, cette phase de la production textile constitue une transition entre la période copte et la période islamique. \nL'essentiel du *jizya* (tribut) envoyé par Ahmad ibn Touloun à la cour des califes abbassides consistait en textiles fabriqués dans les *tiraz* (ateliers) sous brevet royal, qui produisaient de magnifiques tissus en laine et en lin. Ahmad ibn Touloun s'intéressait personnellement à ces fabriques égyptiennes répandues dans les régions du nord du delta, dont les villes de Tanis, Dabik, Damiette, fameuses pour leurs tissus de lin à inscriptions tissées en soie dans une multitude de couleurs. L'intérêt pour les textiles se développa en égypte sous le règne des fils d'Ibn Touloun, Khamaraweh (r. 270-282 H / 884-896 J.-C.) et Haroun (r. 283-292 H /896-905 J.-C.) qui aimaient retrouver leur nom dans des bandeaux épigraphiques intégrés au tissu lui-même.","short_description":"Les textiles de coton et de lin étaient tissés dans différentes manufactures en Égypte : Alexandrie, Damiette, Farma, Bahnasa, Akhnim et Assiout. Les décorations de style copte restent très répandues pendant le Ier-IIIe siècle H (VIIe-IXe siècle J.-C.). Les fragments de tissu présentés ici sont remarquables pour l'effet d'ombre dans les éléments décoratifs, où la couleur est déclinée du clair au foncé.","holder":"Musée du textile (un département du Musée d’art islamique du Caire)","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø du plus grand fragment : 20 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs comprenant la représentation d'oiseaux similaires à ceux de textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte, que l'on retrouve également dans les arts décoratifs irakiens d'inspiration sassanide. Par ailleurs, les couleurs utilisées – nuances de jaune, de vert et de bleu – sont courantes dans les textiles toulounides.","method_for_provenance":"Au cours de la période toulounide, l'égypte était réputée pour la qualité de ses tissus de lin et de laine. Les représentations d'oiseaux présentes sur ces fragments sont similaires à celles trouvées sur des textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès de l'un des marchands d'antiquités cairotes, Fukyan Jan Tano.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher, S. M., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["textiles","tiraz","copte","laine","tapisserie","décoration figurative"],"materials":["Laine à ornements en laine","motif au point de tapisserie à duite discontinue (technique de tapisserie)."]},"01c1fd3b-239c-5a49-b106-2c0d2c8ff5bf":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment d’une scène de chasse à dos de chameau témoigne de l’habileté hors du commun des tisserands séfévides. Un autre fragment du textile représentant six chasseurs est conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Dans la pièce du Musée, deux cavaliers enturbannés chassant des gazelles à la lance se détachent sur un fond rouge orangé orné de rochers et de motifs végétaux. Le motif de la scène de chasse à dos de chameau emprunte au récit que le poète persan Nizami (1141-1209) consacre au roi sassanide Bahram Gur (420-438/39). Le thème des chasses royales occupe une place de choix dans les arts décoratifs achéménides et sassanides. Il s’impose comme un motif privilégié du tissage séfévide et des miniatures de l’époque.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"23,6 x 32 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat, legs Horsley et Annie Townsend \n \nAcquis d'Arthur Upham Pope, Warren (Connecticut), en 1962, grâce au legs Horsley et Annie Townsend","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 60.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["brocard","Textile séfévide","soie brochée","textile perse","scène de chasse"],"materials":["Soie"]},"0b92d7bf-5e20-5bb2-8dc2-0844969d6fc4":{"name":"Tapis au dragon et au phénix.","description":"Ce tapis fragmentaire fait partie des tapis à motif animalier les plus importants des débuts de l'époque ottomane. On y voit dans deux champs octogonaux le combat sévèrement stylisé d'un dragon et d'un phénix. Le phénix fond des airs sur le dragon placé en-dessous de lui. Dans le champ inférieur, on distingue le combat d'une manière un peu plus claire que dans le champ supérieur. La lisière est constituée d'un rinceau de demi-palmettes entouré des deux côtés par d'étroites bordures de rosettes. La lisière d'origine semble manquer à droite et à gauche. Il est donc possible que ce tapis ait été plus large, comportant plusieurs champs octogonaux, comme le suggèrent un certain nombre de tableaux européens où sont peints des tapis à motif animalier. Le motif du dragon et du phénix, à l'origine repérable en Chine où le jaune était la couleur impériale, a été adopté dans l'art islamique avec l'arrivée des Mongols au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) ; sa présence est attestée sur de nombreux objets de matériaux divers. \nLes tapis à motif animalier figurent assez souvent dans les tableaux italiens, mais peu de pièces nous sont parvenues. Le peintre Domenico di Bartolo a représenté un tapis similaire sur sa fresque “La noce des enfants trouvés” au Spedale Santa Maria della Scala de Sienne en 1440-1444. Dans une église suédoise est conservé un tapis à motif animalier représentant des oiseaux stylisés perchés dans des arbres. Le fait qu'en Europe les tapis à motif animalier soient répandus prouve qu'ils furent une des premières marchandises à être exportées de l'Empire ottoman vers l'Europe. Ce tapis semble provenir d'une église d'Italie centrale et l'analyse au C 14 permet de le dater du milieu du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","short_description":"Le tapis ottoman à motif de dragon attaqué d'en haut par un phénix est l'un des motifs de tapis les plus connus. Originaires d'Extrême-Orient, les tapis à motif animalier figurent dans de nombreux tableaux peints par des maîtres européens aux XIIIe et XIVe siècles.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Acheté en 1866 par Wilhelm von Bode à Rome. Vendu par la suite au Kunstgewerbemuseum. Prêté en 1906 au Museum für Islamische Kunst puis passé dans son inventaire.","dates":"Milieu du IXe siècle de l’Hégire (milieu du XVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 172 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"À la suite d'une analyse au carbone 14, ce tapis peut être daté du milieu du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Le point turc ainsi que les motifs et les couleurs permettent de situer ce tapis à l'époque ottomane.","provenance":"Turquie.","obtention":"Transfert du Kunstgewerbemuseum en 1906. Passé dans les collections du musée par inventaire.","bibliography":"Bode, W. v., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit,* Leipzig, 1901, p. 109. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 23 n° 9, p. 29 pl. 9. \nErdmann, K., *Die Geschichte des frühen türkischen Teppichs,* Londres, 1977, pp. 56-57, ill. 52. \nRageth, J., “Dating the Dragon & Phoenix Fragments”, *Hali 134*, 2004, pp. 106-109. \n*The Eastern Carpet in the Western World from the 15th to the 17th Century* (catalogue),Londres, 1983, p. 49 cat. n° 1, p. 34, fig. 1.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tapis ottomans","tapis à points noués","motif animalier","animal imaginaire"],"materials":["points noués.","Laine"]},"1a476191-4d4c-570a-ab3c-a49e3f98f66c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Ce tapis appartient au groupe des tapis de prière de Ghiordès, village situé entre Izmir et Ouchak, où furent fabriqués la plupart des tapis de prière d'Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XVIXe siècles J.-C.). Le champ central de couleur crème constitue le fond d'une niche en arc brisé, flanquée de deux demi-niches de même couleur. Cette composition provient des tapis manufacturés à la cour ottomane au cours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). À la différence des modèles originaux, les colonnes reposent sur des œillets stylisés. Bordées de fleurs à trois pétales, elles soutiennent la niche principale et la séparent des demi-niches. Les écoinçons sont comblés d'œillets stylisés sur fond bleu foncé. Un important bouquet de fleurs est suspendu à la pointe de l'arc et descend presque jusqu'à la base, où se trouve un rang d'œillets. Le cartouche au-dessus de l'arc est occupé par des rosettes et des ornements. \nLa bordure est constituée de deux bandes horizontales et verticales à motif répétitif de plantes stylisées sur fond bleu foncé. Un motif sinueux de rinceau fleuri coloré alternativement en bleu, rouge et jaune se répète sur les bordures secondaires internes et externes.","short_description":"Tapis de prière, probablement de Ghiordès. Le champ central est délimité par une niche flanquée de deux demi-niches. Des œillets et des bouquets de fleurs stylisées constituent le motif le plus important. Le champ central est encadré d'une bordure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 157 cm, l. 113 cm.","method_for_datation":"Un tapis très similaire est daté du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessin et de gamme de couleurs similaires sont généralement attribués au groupe des tapis de Ghiordès.","provenance":"Anatolie (région de Ghiordès), Turquie.","obtention":"Acheté au marchand de tapis P. Willborgh à Stockholm en 1984. Il appartenait auparavant à la collection de R. Chistensen, Stockholm.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M., *Orientens Mattor*, Stockholm, 1959, 204.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","pureté","religion","prières","tapis de prière"],"materials":["Laine nouée."]},"277c2330-13d4-5a0a-b00f-b07533e627aa":{"name":"Tapis.","description":"Grand tapis rectangulaire du genre appelé Ouchak à médaillon. Sur un fond rouge, un important médaillon bleu primaire en forme d'ovale légèrement aplati à deux lambrequins occupe le centre du tapis. Ce motif est partiellement repris aux deux extrémités de celui-ci. Quatre médaillons secondaires à arabesques délicates – qui posséderaient chacun 16 lobes s'ils n'étaient interrompus par la bordure intérieure – occupent l'espace de chaque côté du médaillon central et se détachent sur le fond rouge qu'anime un motif floral continu suivant avec précision la découpe ainsi créée. La triple bordure présente des motifs floraux répétitifs sur fond jaune, rouge et bleu. La complexité fascinante de ce tapis témoigne du talent des dessinateurs ottomans à créer des motifs non figuratifs.","short_description":"Grand tissu rectangulaire du type “Ouchak à médaillon”. Le motif, qui comporte des médaillons sophistiqués sur un fond animé d'un motif floral continu, est assez complexe et montre avec quel talent les dessinateurs ottomans savaient créer des motifs non figuratifs.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 531 cm (franges comprises), l. 250 cm.","method_for_datation":"La qualité du motif et la sophistication de son exécution ont conduit les chercheurs à dater ce tapis de la fin du Xe/XVIe siècle, période d'excellence artistique en Turquie.","method_for_provenance":"Les tapis de ce type sont associés depuis de nombreuses années à la ville d'Ouchak. Néanmoins, si les sources historiques ottomanes confirment que cette ville était un important centre de fabrication de tapis, il est difficile d'affirmer de quelque modèle que ce soit qu'il y a vraiment été tissé.","provenance":"Peut-être Ouchak, ville du centre-ouest de l’Anatolie (Turquie actuelle).","obtention":"Acheté par le musée en 1914.","bibliography":"Franses, M. et Pinner, R., “The 'Classical' Carpets of the 15th to 17th Centuries” (1re partie d'un article sur “Les tapis turcs au Victoria and Albert Museum”), *Hali* 6:4, 1984, p. 371 (NB : les photos des illustrations 19 et 20 sont inversées). \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 58 et planche 76.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Laine nouée."]},"27f64d8c-b2e4-52c4-a51c-fbe641ebcaef":{"name":"Tapis de prière","description":"Ce tapis aux couleurs dominantes rouge, brun et blanc est consacré à la prière, comme l'indique son motif central en forme de niche. Celle-ci est délimitée par un arc brisé en degrés, bordé tout autour d'œillets. Un ornement géométrique figure dans le champ brun clair délimité par l'arc. Un autre ornement, de type floral, remplace la lampe souvent observée dans les tapis de prière. Les écoinçons sont occupés par cinq buissons fleuris rouges. Le champ central est encadré en haut et en bas par deux cartouches rectangulaires transversaux. Tous deux sont ornés du motif identique d'un bandeau de nuages combiné à des rosettes. Le champ central, réduit, est encadré d'une large bordure consistant en un rang intérieur et extérieur d'œillets très stylisés et sept étroites bandes de couleur rouges et blanches alternées. \nDeux centres, Ghiordès (Gördes en turc) et Kula, fabriquaient des tapis de prière de modèle similaire. Ce tapis contient des éléments des deux provenances. Par exemple, les sept bandes étroites sont caractéristiques de Kula ; la niche entre deux cartouches ainsi que la gamme de couleurs sont typiques de Ghiordès.","short_description":"Tapis consacré à la prière, ainsi que le montre le motif de niche dans son champ rectangulaire central. La composition florale sous l’arc remplace la lampe souvent présente dans d’autres tapis de ce type. Le champ central est encadré d’une bordure d’œillets stylisés et de sept minces bandeaux.","holder":"Musée Hallwyl","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 167,5-173,5 cm, l. 128-132,5 cm.","method_for_datation":"Les tapis de Ghiordès et de Kula du XIIIe/XIXe siècle présentent une stylisation marquée des motifs floraux, identique à celle de ce tapis.","method_for_provenance":"Il n’est pas possible de savoir si ce tapis vient de Ghiordès ou de Kula. Il possède des caractéristiques de ces deux centres, comme les deux panneaux transversaux au-dessus et au-dessous du champ principal, typiques de Ghiordès, ou les sept fines bandes, propres à Kula.","provenance":"Anatolie (Ghiordès ou Kula), Turquie.","obtention":"Acheté pour la collection de Wilhelmina von Hallwyl (1844-1930) à Thessalonique en 1896. Le comte et la comtesse Walther et Wilhelmina von Hallwyl firent don de leur collection et de leur résidence à l’État suédois en 1920.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 31. \nDimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M. et Kinch, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","religion","prières","pureté.","tapis de prière"],"materials":["nouée.","Laine"]},"4477e256-7ea2-5cbe-bda1-f87ba36cdb04":{"name":"Tapis de prière.","description":"Le motif de ce tapis l'apparente au groupe des tapis de prière. Le champ est agrémenté d'une niche à fond rouge, terminée par un arc. On distingue devant celle-ci un bassin vu en plan et sévèrement stylisé d'où s'élève un petit arbre aux larges feuilles vertes, rendu dans un dessin quasi abstrait aux lignes fines. Au centre de l'arbre est insérée une petite cruche jaune au bec court. Elle pourrait faire référence à la sourate coranique V, 8 où est dite l'obligation des ablutions avant la prière. Les écoinçons de l'arc du *mirhab* sont garnis d'étoiles octogonales à fond vert. Le champ rectangulaire qui domine le *mihrab* est meublé de palmiers et de cyprès. Deux bordures encadrent le champ, la première est ornée d'un ruban de nuages, motif connu de l'art otttoman depuis le IXe-Xe siècle H (XVe-XVIe siècle J.-C.) et originaire de Chine. Sur ce tapis, les rubans de nuages de couleur jaune se présentent très serrés sur un fond rouge. La large bordure extérieure est agrémentée d'un réseau végétal continu sur fond vert clair. \nLa symbolique de ce tapis se lit comme l'association du motif du *mihrab* et du jardin du Paradis, évoqué par la fontaine et l'arbre. De nombreux passages du Coran promettent aux fidèles le Paradis, décrit comme un fabuleux jardin. Le croyant y séjournera au milieu de ruisseaux et de plantes merveilleuses, en compagnie de belles houris. \nLes sources mentionnent souvent les tapis de prière, celui-ci toutefois est le seul exemplaire conservé de tapis de prière mamelouk. Il est intéressant par son mélange de motifs mamelouks et de motifs ottomans, ce qui permet de le dater autour de 900 H / 1500 J.-C. ou plus tard. Les tapis mamelouks apparaissent dans les tableaux italiens des XVe et XVIe siècles et sont cités dans un grand nombre de sources de cette époque, où le commerce entre l'Italie et la ville mamelouke du Caire était florissant.","short_description":"Ce tapis de prière est le seul de la période mamelouke qui soit parvenu jusqu'à nous. Il a probablement été fabriqué au Caire dans les années 1500. Ses motifs font appel à un mélange de traits mamelouks et ottomans. Les fabriques de tapis étaient florissantes en Égypte sous les sultans mamelouks et leurs tapis étaient également exportés en Europe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"v. 900 de l’Hégire / 1500 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"L. 162 cm, l. 120 cm.","method_for_datation":"Ce tapis présentant à la fois des caractéristiques du style mamelouk et du style ottoman, il peut avoir été réalisé vers 1500 J.-C., car à cette époque les manufactures du Caire avaient déjà adopté les éléments ottomans. Toutefois comme il s'agit du seul exemplaire mamelouk conservé, une datation précise est difficile.","method_for_provenance":"La diversité des motifs, les couleurs et le point asymétrique ou point persan sont des éléments qui permettent de conclure que le tapis provient d'une manufacture mamelouke du Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1888 par Wihelm von Bode pour le Kunstgewerbemuseum. Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Enderlein, V., “Zwei Ägyptische Gebetsteppiche im Islamischen Museum”, *Forschungen und Berichte,* 13, 1971, pp. 7-15, pl. 1 et 2. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 25, pl. 16. \n*The Eastern Carpets in the Western World from the 15th to the 17th century,*(catalogue), pp. 60-61, cat. n° 19, Londres, 1983. \nRosamond E. Mack, *Bazar to Piazza. Islamic Trade and Italian Art, 1300-1600,* Los Angeles-Londres, 2002, pp. 73-94, n. 54, p. 201. \nZick, J., “Eine Gruppe von Gebetstepppichen und ihre Datierung”, *Berliner Museen,* 11, 1961, pp. 6-14, ill. 1.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mamelouk","tapis à points noués","paradis","tapis de prière"],"materials":["points noués","Laine","teinture de différentes couleurs."]},"4a4a3490-2975-5ac7-9ff7-8346fbdc5189":{"name":"Tapis de prière.","description":"La petite ville de Milas dans le sud-ouest de la Turquie fut un important centre de fabrication de tapis de prière aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.). Une caractéristique des tapis de la fin de cette période est la représentation d'une niche de prière de forme anguleuse et de couleur rouge foncé, à l'intérieur bordé de petits ornements floraux. En partie inférieure figure un octogone relié à quatre rosettes. L'ornementation de l'intérieur de la niche est très usée. Quatre pivoines vert et rouge reliées par un losange sur fond blanc occupent la zone supérieure. Le champ central rectangulaire contenant la niche de prière est encadré de plusieurs bandeaux à divers motifs géométriques. La large bordure jaune est animée d'octogones rouges alternant avec de grandes fleurs stylisées rouges, blanches, bleu clair et bleu foncé. De chacune de ces fleurs se dressent quatre œillets très stylisés. La bordure extérieure est comblée par un rang de petits octogones multicolores sur fond blanc.","short_description":"Tapis de prière de Milas. Son caractère tient à sa niche de prière de forme anguleuse rouge foncé entourée de plusieurs bandeaux de motifs géométriques. Diverses fleurs sont dispersées sur l'ensemble de sa surface.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 148,5 comme ; l. 113 cm.","method_for_datation":"Milas était un centre de production de tapis de prière aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. Les tapis à niches anguleuses sont datés du XIIIe/XIXe siècle. Un tapis de prière de Milas au dessin très similaire est daté de la première moitié XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessins et de couleurs similaires sont généralement rangés dans la catégorie des tapis de Milas.","provenance":"Anatolie (région de Milas), Turquie.","obtention":"Don de la succession Axel et Nora Lundgren, enregistré le 29 septembre 1977.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nZipper, K. et Fritzsche, C., *Anatolische Teppiche: Battenberg Antiquitäten-Kataloge Orientteppiche* 3, Munich, 1989, cat. n° 67.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["pureté","religion","décoration géométrique","tapis de prière"],"materials":["Laine nouée."]},"4cff674a-5737-5495-a700-496faacc7750":{"name":"Tapis de prière en alignement (fragment).","description":"Ce fragment est la partie conservée d'un tapis de beaucoup plus grandes dimensions, destiné à recevoir toute une rangée de fidèles pour la prière. Il présente une suite de six niches rouges de largeur variable, fermées vers le haut par des arcs se détachant sur champ bleu foncé. Le bord gauche ne présente qu'une demi-niche, le tapis montrant ici une nette coupure où vient s'accoler la bordure. Les niches sont séparées par de fines lignes vertes qui peuvent être interprétées vers le bas comme des colonnes. L'étroite bordure est composée d'un système de créneaux opposés : la bordure interne fait s'alterner le bleu clair et le jaune, la bordure externe, dont nous n'avons pas l'ensemble, le jaune et le bleu. \nLa construction et la gamme de couleurs très simples de ce tapis en font un exemple de la conception ottomane de l'art décoratif et de sa systématique. Bien que, contrairement à de nombreux autres tapis pour alignement de fidèles, cet exemplaire ne soit pas richement décoré, il obéit néanmoins aux principes fondamentaux de la construction et du remplissage des surfaces mis en œuvre dans l'art ottoman depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cette simplicité, la vivacité des couleurs et l'effet qui en résulte correspondent parfaitement au goût européen. Les fidèles priaient en rangées parallèles, tournés vers la *qibla* de la mosquée. Cette succession de niches ne fonctionne que comme allusion à la fonction du tapis, car tout revêtement propre peut servir à la prière. L'étroitesse des niches montre bien qu'un croyant avait besoin de davantage d'espace.","short_description":"Ce tapis à motif de niches multiples ne représente qu'une partie d'un tapis qui était de beaucoup plus grandes dimensions. Il était probablement destiné à une mosquée. Il est unique car son dessin ne comporte pas les traditionnels motifs compliqués, mais en contrepartie, ses couleurs simples et vives font une forte impression.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection O. Bernheimer, Munich.","dates":"XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 128 cm, l. 329 cm.","method_for_datation":"Ce tapis peut être daté du XVIIe siècle J.-C. en raison du motif, des couleurs et de la technique de nouage.","method_for_provenance":"Cette pièce fait partie d'un groupe de tapis ottomans nommé groupe d'Ouchak.","provenance":"Turquie occidentale, région d’Ouchak.","obtention":"Acquis en 1961 auprès de la collection O. Bernheimer, Munich.","bibliography":"Arseven, C. E., *Les arts décoratifs turcs,* Istanbul, 1952. \nErdmann, K., *Siebenhundert Jahre Orientteppiche,* Herford, 1966, p. 108, pl. IX. \n*Museum fur Islamische Kunst Berlin (*catalogue), Berlin, 1979, n° 4. \n*Weltkulturen und moderne Kunst* (catalogue), Munich, 1972, pp. 99-100, n° 291. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, n° 18, pl. 18.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tapis à points noués","ottomane","tapis de prière"],"materials":["points noués.","Laine rouge foncé et blanc"]},"66b33fdf-e0ea-56b4-b735-839f6aaca1fe":{"name":"Tapis.","description":"Ce tapis rectangulaire appartient à un groupe appelé tapis “aux oiseaux” qui se distinguent par leur fond blanc-crème et leurs couleurs principalement chaudes et terreuses (jaune, rouge, brun) contrastant avec de petites zones de bleu et de bleu-vert. Cette pièce se compose d'un champ central et d'une bordure. Le motif d'où il tire son nom évoque un oiseau bicéphale dont quatre exemplaires sont groupés ici autour d'une fleur, l'ensemble formant le motif répétitif du champ central. Les zones intermédiaires sont ornées d'un motif standard composé d'une rosette centrale et de quatre fleurs sur tiges. D'autres petites rosettes et motifs tourbillonnants sont glissés entre les grandes fleurs et les oiseaux alignés horizontalement. La bordure présente des bandeaux de nuage réunis par des arabesques. \nCe tapis possède cependant une caractéristique originale par rapport à son type : des armes et une mitre dans le champ central carré. L'inscription figurant en partie inférieure donne le nom de la personne pour laquelle ce tapis a probablement été réalisé, l'archevêque Johannes Andreas Próchnicki, prélat catholique de Lemberg de 1614 à sa mort en 1633. On pense que les Arméniens locaux qui entretenaient des rapports étroits avec Istanbul l'aidèrent à acquérir ce tapis. Cette commande lointaine explique également l'illisibilité de certaines lettres de l'inscription. Il est également intéressant de noter que certains tapis persans commandés par un Arménien de Lemberg pour le roi de Pologne Sigismond III en 1601-1602 à Kashan sont également ornés d'armes, royales cette fois, dans un carré central. \nEn 1704, le roi de Suède Charles XII (1682-1718) s'empara de Lemberg. On présume que ce tapis fit partie du butin rapporté par ses troupes. Il aurait ensuite appartenu à une noble famille suédoise pendant 200 ans avant d'être vendu aux collectionneurs Axel et Nora Lundgren en 1937.","short_description":"Tapis rectangulaire du groupe des tapis “aux oiseaux”, motif évoquant un oiseau bicéphale stylisé. Curieusement, le champ central contient des armes et une mitre. Il a probablement été fabriqué pour J. A. Próchnicki, archevêque de Lemberg (1614-1633).","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","initial_owner":"Johannes Andreas Próchnicki (m. 1633), archevêque catholique de Lemberg (Pologne).","dates":"1023-1043 de l'Hégire / 1614-1633 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"L. 280-283 cm, l. 185-189,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant dans le champ central se réfère à Johannes Andreas Próchnicki, archevêque de Lemberg du 24 novembre 1614 à sa mort en 1633.","method_for_provenance":"Les tapis dits “aux oiseaux” sur fond blanc-crème viennent généralement de la région d'Ouchak en Turquie occidentale. Par ailleurs, après la prise de Constantinople par les Ottomans en 856/1453, un commerce se développa pendant quelque temps avec les Arméniens de Lemberg. Le prédécesseur de l'archevêque Próchnicki avait acheté 20 tapis à Constantinople pour embellir sa cathédrale.","provenance":"Anatolie (région d’Ouchak).","obtention":"Don de la succession d'Axel et Nora Lundgren, enregistré en 1977.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, cat. n° 9. \nDimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nLamm, C. J., “Ein Türkischer Wappenteppich in Schwedischem Besitz”, *Kunst des Orients* II, 1955, pp.59–68.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","décoration géométrique","décoration figurative","commerce"],"materials":["Laine nouée."]},"6d98ea50-5803-5087-8c76-c692fcff4093":{"name":"Tapis à motif d’arbre en fleurs.","alternate_name":"Tapis de synagogue.","description":"Il semble que ce tapis très fragmentaire acquis par Wilhelm von Bode ait appartenu à une église du Tyrol avant d'apparaître sur le marché de l'art à Munich. De format long et étroit, il est nettement structuré. Dans le champ rouge se trouve un tronc central d'où partent, à intervalles réguliers et à la perpendiculaire, des branches garnies de grandes fleurs. Le champ est encadré d'une bordure à fond jaune où se répète en continu une inscription coufique. Sur la bordure supérieure, le mot est réduit à deux syllabes liées. Cette stylisation de l'écriture arabe pourrait être une version incorrecte de la profession de foi islamique. De petites rosettes servent de séparations. Sur le côté extérieur court une seconde bordure garnie d'un rapport de doubles perles. Les bordures sont en outre encadrées par de minces bandes à fond bleu. \nFriedrich Sarre, le premier, pensa qu'il pouvait s'agir d'un tapis de synagogue espagnole, en voyant dans les formes géométriques florales répétées la représentation stylisée du coffre de la Thora. On trouve déjà des images de coffre de la Thora similaires dans les pavements de mosaïque des synagogues de la fin de l'Antiquité en Palestine. Il n'a pas été possible jusqu'à aujourd'hui de conforter cette hypothèse par des exemples espagnols. L'étoile à six branches (appelée sceau de Salomon) se rencontre elle aussi fréquemment dans l'ornementation islamique, sans que ce motif puisse être interprété de manière concluante comme l'étoile de David. \nComme le montrent de nombreux exemples dans la peinture occidentale, l'usage d'inscriptions coufiques en architecture, sur les tapis et les étoffes, était très répandu à l'époque médiévale en terre chrétienne. Bien qu'il n'existe aucune autre pièce semblable qui permette des comparaisons, on admet qu'il s'agit du plus vieil exemplaire de tapis en Espagne.","short_description":"Ce tapis unique, le plus ancien qui soit connu en Espagne, a pour motif un arbre central avec des branches garnies de grandes fleurs. Il a été interprété comme une représentation du coffre de la Thora, ce qui lui a valu son nom de tapis de synagogue. Les inscriptions répétitives stylisées en arabe y sont particulièrement intéressantes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 385 cm, l. 95 cm.","method_for_datation":"En l'absence de tapis datés, on peut admettre que cet exemplaire est antérieur au groupe des tapis armoriés que l'on attribue au XVe siècle J.-C., et ceci en raison de l'ornementation différente et de la forme archaïque de l'inscription sur fond monochrome. Ces différences justifient l'hypothèse d'une réalisation dès le XIVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La spécificité technique du point espagnol, l'inscription tout comme les détails de l'ornementation indiquent la provenance espagnole.","provenance":"Espagne.","obtention":"Acheté par Wilhelm von Bode en 1884 à Munich et transféré ensuite au Kunstgewerbemuseum de Berlin. Remis en dépôt au musée en 1906.","bibliography":"Bode, F., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit*, Leipzig, 1901, p. 117. \n*Convivencia. Jews, Muslims and Christians in Medieval Spain* (catalogue, V. B. Mann *et al*. éd.), The Jewish Museum, New York, 1992, pp. 246-247, n° 107. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung*, Berlin, 1995, p. 23, n° 8, p. 28, pl. 8. \nSarre, F., “A Fourteenth Century Spanish Synagogue Carpet”, *Burlington Magazine* 56, 1930, pp. 89-95.","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","tapis de synagogue","tapis espagnols"],"materials":["tapis à points noués.","Laine"]},"6da483f8-19ce-5f70-9bd8-3d093b8b1250":{"name":"Tapis","description":"Le champ de ce tapis en laine nouée est décoré d’une niche de prière (mihrab) dont le centre est occupé par un saule flanqué de deux poiriers sur lesquels des oiseaux sont perchés. Des serpents s’enroulent autour des branches. Deux lions sont couchés au pied des arbres. Les écoinçons sur champ rouge sont ornés de cerfs. Les cartouches de la bordure latérale représentent des oiseaux dans des poiriers, tandis que ceux de la bordure horizontale représentent des colombes ou des lapins. Les fils de chaîne et de trame sont en coton. Les nœuds en laine d’une hauteur de 3 mm sont asymétriques ; le tapis compte 4030 nœuds au décimètre carré. Les motifs se déclinent dans toute une gamme de couleurs : rose, rouge, jaune, vert, orange, vert, bleu et brun.","type":"Tapis","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"391,2 x 231 cm ; 4030 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Iran, Kerman","obtention":"Legs Adaline Van Horne \n \nLégué par Adaline Van Horne en 1944, qui a obtenu le textile en héritage de son père William Van Horne, mort en 1915","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*, Capetown, Ad Donker, 1977, p. 35-36. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal* , Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 52. \nEdwards, Arthur Cecil, *The Persian Carpet*, Londres, Duckworth, 1953, p. 205.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["tapis noué","tapis persan","Art Qajar","tapis de prière"],"materials":["coton","Laine","nœuds asymétriques"]},"74d909b3-d5bf-58e9-8fd5-7f17c21f3c2b":{"name":"Fragment de tapis","description":"Le coin inférieur de ce fragment de tapis de haute laine est orné d’un quart de médaillon lobé. Le champ est constitué de deux demi-médaillons et d’une mosaïque de feuilles d’acanthe, de croissants, de palmettes, de rinceaux et de fleurs. La bordure principale bleu foncé est décorée d’une succession de palmettes entourées de feuilles falciformes. Bien que restaurée, la bordure conserve sa composition originale. Le velour du champ ayant été largement refait, il est possible que certains motifs aient été retravaillés. Ainsi, le demi-médaillon dans la partie supérieure du fragment était à l’origine une demi-palmette. Le quart de médaillon lobé a été rapiécé et peint, et son rapport à la composition initiale reste à déterminer. Les fils de chaîne et de trame sont en coton. Les nœuds en laine de 5 mm de haut sont asymétriques. Le tapis compte 1920 nœuds au décimètre carré.","type":"Fragment de tapis","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIIIe s. (?)","location":"Montréal, Québec","dimensions":"655 x 129 cm ; 1920 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"À l'est de l'Iran","obtention":"Achat \n \nAcquis de Karekin Beshir, New York, en 1950","bibliography":"Von Bode, W. et Ernst Kühnel, *Antique Rugs from the Near East*, Berlin, Klinkhardt & Biermann, 1958, p. 118-127. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 20.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Textile séfévide","tapis islamique"],"materials":["coton","Laine","nœuds asymétriques"]},"74ea15a9-ac23-5535-b370-ed2de11dd563":{"name":"Tapis.","description":"Tapis de laine du type ottoman appelé “tapis de Lotto”, qui se caractérise par un important champ central et une large bordure. Dans cet exemple particulier, le champ central et ses ornements en brun moutarde à détails bleus se détachent sur un fond rouge sombre. Au centre se superposent trois octogones composés d'arabesques abstraites, de demi-palmettes de feuilles et d'éléments géométriques. L'octogone supérieur est raccourci, celui du bas coupé en deux par la bordure. De chaque côté, des motifs d'étoiles reliés composés des mêmes éléments que les octogones ornent le reste. La bordure présente une succession de médaillons lobés cernés d'un filet bleu pâle et contenant des motifs abstraits bleu foncé, violet clair et vert sur fond rouge. Entre les médaillons, le fond est occupé par des demi-motifs floraux stylisés. Une étroite bordure externe rouge à rinceau floral simplifié entoure l'ensemble. \nLes tapis tels que celui-ci existent en diverses tailles et peuvent mesurer jusqu'à six mètres de long. Ils furent appréciés du début du Xe-fin XIe siècle H (XVIe-fin XVIIe siècle J.-C.). On n'explique pas encore l'évolution du dessin de ces tapis, mais peut-être s'inspiraient-ils des motifs à étoiles et octogones des compositions de carreaux muraux seldjoukides.","short_description":"Ce type de tapis ottoman est appelé “tapis de Lotto”, d’après le peintre italien Lorenzo Lotto, qui le représenta au début du Xe siècle H (début XVIe siècle J.-C.). Les “tapis de Lotto” furent fabriqués en Anatolie occidentale du début du Xe/XVIe à la fin du XIe/XVIIe siècle.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 167,6 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Les tapis de ce type sont apparus en Anatolie occidentale à la fin du Xe/XVIe ou au début du XIe/XVIIe siècle. Ils étaient fabriqués dans des ateliers urbains à Ouchak et ailleurs. Ce “tapis de Lotto” doit son nom à la représentation d'un modèle de ce type dans les tableaux du peintre Lorenzo Lotto au début du XVIe siècle. On les retrouve dans d'autres peintures européennes jusqu'à la fin du XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de ce type sont apparus en Anatolie occidentale début Xe-fin XIe siècle H (début XVIe-fin XVIIe siècle J.-C.). Ils étaient fabriqués dans des ateliers urbains à Ouchak et ailleurs.","provenance":"Peut-être Ouchak, Anatolie occidentale, Turquie.","obtention":"Acheté à Whytock and Reid à Edimbourg en 1931.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Edimbourg, 1996, p. 58. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 198, fig. 83 ; p. 203, cat. n° 3/2 ; p. 204, cat. n° 3/3.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Laine."]},"8028a66a-6f38-592c-b57a-6daaa241314b":{"name":"Tapis","description":"La petite ville de Milas dans le sud-ouest de la Turquie fut un centre de manufacture de tapis aux XIIe et XIIIe siècles H (XVIIIe et XIXe siècles J.-C.). Ce modèle rectangulaire appartient à un groupe de tapis de Milas se caractérisant par des rinceaux géométriques stylisés anguleux. L’impression donnée est celle de répétition d’un même motif blanc sur un fond de diverses couleurs sombres. La composition se répartit entre deux larges bordures et un petit champ central rectangulaire. Ces trois parties sont séparées par d’étroites bandes ornées d’un motif géométrique. Le champ bleu central est occupé par trois récipients d’où s’élèvent des fleurs stylisées. De petites roses blanches et jaunes se répartissent au hasard sur le fond. Les motifs de la bordure intérieure reprennent celui de la bordure extérieure, mais sur fonds de couleur rouge et brun foncé. Les zones prises sous les enroulements des rinceaux sont comblées d’importantes fleurs rouges et bleues sur tiges, séparées par un motif arboriforme.","short_description":"Tapis rectangulaire. Son motif se caractérise par des rinceaux géométriques anguleux stylisés. La composition fait appel à deux bordures et un petit champ rectangulaire au centre.","holder":"Musée ethnographique (Etnografiska museet)","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 166 cm, l. 141 cm.","method_for_datation":"Les tapis de Milas à rinceaux géométriques anguleux stylisés sont datés du XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. Une des caractéristiques des tapis généralement attribués à la région de Milas ou de Bergame est le rinceau géométrique anguleux stylisé.","provenance":"Anatolie (région de Milas), Turquie.","obtention":"Don de la succession de Axel et Nora Lundgren, enregistré le 29 septembre 1977.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, cat. n° 30. \nHubel, R., *Ullstein Teppichbuch*, Vienne, 1965, cat. n° 14. \nZipper, K. et Fritzsche, C., *Anatolische Teppiche: Battenberg Antiquitäten-Kataloge Orientteppiche*, 3, Munich, 1989, cat. n° 67.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","décoration géométrique."],"materials":["nouée.","Laine"]},"847012ff-11f1-5a0c-b2dd-0128cd68ab78":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment provient d’une étoffe de soie lampas dont d’autres fragments sont conservés, entre autres, au Museum of Fine Arts de Boston et au Dallas Museum of Art (collection Keir d’art islamique). L’étoffe est ornée de chasseurs enturbannés : certains tiennent un oiseau dans chaque main, tandis que d’autres portent une gazelle dans leur bras. Tissés de fils jaune clair et orange, les chasseurs se découpent nettement sur la soie noire. Les chasseurs coiffés de turbans sont typiques de l’époque séfévide (1501-1722/36) et ornent également les miniatures contemporaines.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"42,5 x 24,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives ; un fragment de ce lampas est conservé au Museum of Fine Arts de Boston, no 06.1874","provenance":"Iran","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Dikran G. Kelekian, New York, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 24, fig. 3. \nReath, Nancy Andrews et Eleanor B. Sachs, *Persian Textiles and Their Technique from the Sixth to the Eighteenth Centuries, Including a System for General Textile Classification*,New Haven, Yale University Press, 1937, cat. no 66.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["lampas","Textile séfévide","tissu en soie","textile perse"],"materials":["Lampas broché"]},"8f36e403-6097-58ff-8669-eab997217fe7":{"name":"Tapis espagnol.","description":"Ce grand tapis fragmentaire fait partie d'un groupe de tapis espagnols du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) portant les armoiries de la famille Enriquez. Cette attribution est justifiée par les motifs employés, la polychromie, l'aspect général. Ce tapis a probablement été fabriqué dans la ville espagnole de Letur durant la seconde moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Tous ces tapis sont caractérisés par l'emploi du nœud espagnol. \nOn a pensé jadis que les tapis de cette catégorie, appelés tapis mudéjars, avaient été réalisés par des artisans orientaux pour des commanditaires espagnols. Toutefois, ils présentent déjà de telles divergences d'avec les principes de structuration du motif observés dans les pays islamiques que l'on ne peut légitimement admettre de filiation directe. \nLe champ principal est constitué de la répétition continue d'un même motif : une étoile à six branches dans un octogone à fond bleu. Dans les losanges intercalaires alternent des oiseaux et des rosettes. Quatre bordures de différentes largeurs encadrent le champ : en partant de l'intérieur, une bordure avec motifs en zigzag, une frise d'étoiles d'entrelacs, une frise de fleurs, et enfin, sur la bordure externe, des motifs sur fond bleu qui rappellent l'écriture coufique. De longues lettres se lèvent en crochets et alternent avec des triangles pointus ; les interstices sont garnis d'animaux traités dans une stylisation héraldique (paons, canards, lions, etc.) et de motifs géométriques comme les losanges remplis de crochets. \nLes armoiries insérées dans le tapis sont dans les pays islamiques aussi le signe distinctif d'un travail de commande. Un tapis ottoman conservé en Suède porte le blason d'un évêque, d'autres les armes d'une famille génoise, signe de l'importance du réseau commercial méditerranéen.","short_description":"Ce tapis mesurait autrefois plus de cinq mètres de long. Son champ intérieur présente un motif de petite étoile. La bordure externe, qui rappelle l'écriture coufique, est remplie de motifs animaliers incluant des lions et des canards, ce qui crée un contraste considérable avec les tapis mamelouks ou ottomans.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Wilhelm von Bode.","dates":"seconde moitié du IXe siècle de l’Hégire (seconde moitié du XVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 410 cm, l. 195 cm.","method_for_datation":"Le groupe de tapis auquel cet exemplaire appartient porte les blasons de familles espagnoles que l'on repère au milieu et dans la seconde moitié du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La littérature mentionne Letur, ville de la province espagnole de Murcie, comme lieu de fabrication possible de ce groupe de tapis. Le nœud espagnol utilisé conforte l'hypothèse.","provenance":"Espagne, Letur (?).","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Erdmann, K., *700 Jahre Orientteppich,* Herford, 1966, p. 103, ill. 126. \nFerrandis Torres, J., *Catálogo de la Exposición de Alfombras Antiguas Españolas,* Madrid, 1933. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Spanish Rugs. 12th Century to 19th Century,* Washington, D.C., The Textile Museum, 1953. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, pp. 118-120 n° 137.","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tapis à points noués","tapis espagnols"],"materials":["points noués.","Laine"]},"90f24fd2-747c-586e-b28c-441b69be0537":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment de velours de soie proviendrait de la tente de Soliman le Magnifique (1520-1566), qui aurait été saisie par les troupes du sultan lors de l’une des campagnes ottomanes en Perse entre 1534 et 1554. Comme les autres fragments de la tente à nous être parvenus, il témoigne du raffinement des arts textiles persans au XVIe siècle et de leurs liens étroits avec la miniature. L’exécution des motifs figuratifs et floraux est très aboutie. La composition emprunte à la célèbre histoire de Khosrow et Shirin racontée dans le Khamsa du poète Nizami et illustrée dans de très nombreuses miniatures. En général, dans cette scène Khosrow, qui ici ne figure, est représenté avec un doigt sur la bouche pour appeler au silence. Un autre fragment de la tente conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Le fragment du Musée représente Shirin au bain, ses vêtements accrochés aux branches d’un arbre, son cheval sellé à proximité. Il se distingue des autres fragments en ce que l’inscription sur selle « amal Ghiyāth Al-Dīn Djāmī » permet de l’attribuer au célèbre tisserand séfévide Ghiyāth Al-Dīn Djāmī. Selon Ackerman, Djāmī était non seulement un tisserand accompli, mais comptait parmi les maîtres de la bibliothèque royale. Huit autres pièces attestent que le tisserand était actif durant la seconde moitié du XVIe siècle.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-Arts de Montréal","dates":"XVIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"31 x 58 cm","provenance":"Iran, Tabriz","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis d'Adolph Loewi, Los Angeles, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Pope, Arthur Upham et Phyllis Ackerman, *A Survey of Persian Art*, Londres, Oxford University Press, 1964, vol. VI, 1938-1939. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*, New York, Pantheon, 1952, no 132. \nSalam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 62.","author":"Shirin Shafiee","materials":["Soie filé d'or et d'argent"]},"958f2e19-cf88-5446-b5c3-619ff5ee8038":{"name":"Tapis.","description":"Remarquable exemple de “tapis de Konya”, considéré comme l'un des plus anciens styles de tapis d'Anatolie. La trame et le poil sont en laine. La technique utilisée est celle du “double-nœud turc” également appelé point noué *ghiordès*, du nom de la petite ville de Gördes (région de Manisa). Les couleurs sont le rouge, le bleu foncé, le bleu et le beige. Le champ principal présente une construction géométrique à motifs rouges crochus sur fond rouge clair. Des motifs de triangles, d'octogones, de “mains sur les hanches” et de crochets forment une composition géométrique répétitive caractéristique des tapis seldjoukides. La décoration est dominée par le principe d'“infinité”, typique des tapis turcs. Entre les motifs répliqués en continu, des points bleus forment un puissant contraste avec le fond rouge. \nLe tapis s'achève par une étroite bordure à motifs d'étoiles à huit branches de couleur bleu foncé séparées par de fines lignes beiges. L'élément le plus frappant est la large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée en bleu clair sur fond bleu foncé. Les lettres sont interrompues horizontalement par des bandes rouges à contours beiges. Ce type de bordure en coufique est caractéristique des tapis seldjoukides. \nLe tapis est assez usé et l'essentiel de son velours a disparu. Certaines zones de la bordure extérieure ont disparu et une grande déchirure marque la partie centrale. \nLes tapis seldjoukides étaient généralement de grandes dimensions et décorés de compositions géométriques simples faisant appel à un nombre réduit de couleurs de diverses nuances contrastant avec une importante bordure d'écriture coufique. \nTrouvé dans la mosquée d'Alaadin \\[Ala' al-Din\\] à Konya, ce tapis est l'un des huit remis au musée et enregistrés dans son inventaire le 30 *rabi' al-Awwal* 1329 H / 31 mars 1911 J.-C.","short_description":"Voici le plus vieil exemple de “tapis de Konya”. Les tapis de cette période sont caractérisés par le contraste entre les couleurs claires et les couleurs foncées, les motifs géométriques répétitifs du fond, allégoriques de la notion d’Infini, une large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée et un tissage selon la technique du double-nœud turc ou nœud de Ghiordès.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 519 cm, l. 294 cm.","method_for_datation":"Les sultans seldjoukides firent édifier de nombreuses mosquées et l'on sait qu'ils commandèrent des corans, des lutrins pour coran, des chandeliers et des tapis pour les meubler. On pense que ce tapis a été spécialement tissé pour la mosquée de Konya à la demande du sultan Alaadin ['Ala' al-Din] Keykubad Ier (r. 617-634/1220-1237) qui la fit agrandir en 618/1221. L'analyse stylistique renvoie également au VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La plupart des tapis de grande qualité produits sous les Seldjoukides d'Anatolie proviennent de Konya. Les couleurs de celui-ci sont celles qui prédominent dans les tapis de cette ville.","provenance":"Konya, Turquie.","obtention":"Huit tapis anciens furent identifiés par Marin dans la mosquée d'Alaadin [Ala' al-Din] à Konya en 1322/1905 J.-C., information qui attira l'attention du consul allemand Loydved. Ils furent publiés pour la première fois en 1325/1908 J.-C. et enregistrés dans l'inventaire du musée en 1329/1911 J.-C. (voir description).","bibliography":"Erdmann, K., *Seven Hundred Years of Oriental Rugs*, Londres, 1970, p. 42. \nErdmann, K., *Der Türkische Teppich des 15. Jahrhundert,* Istanbul, 1958. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.145. \nölçer, N., *et al*., *Turkish Carpets from the 13th–18th Centuries*, Istanbul 1996, p.4–5. \nönder, M., “Selçuklu Devri Konya Halıları (Tapis de Konya de la période seldjouke)”, *Türk Etnografya Dergisi* 7-8 (1964-65), p. 46-50. \nRoxburgh, D.J. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 402.","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","double nœud turc","ghiordès"],"materials":["Laine sur trame de laine","tissée au “point noué ghiordès” ou “double nœud turc.”"]},"995abd79-4a58-5ec8-b765-a1346e8414b0":{"name":"Tapis de Marby","description":"Un des rares exemples subsistants en Suède de tapis fabriqués selon la tradition du début de la période ottomane en Anatolie. En 1925, ce tapis “de Marby”, le plus ancien tapis d'Orient conservé en Suède, a été découvert en deux morceaux dans l'église abandonnée de Marby, village de la province du Jämtland. Il appartient à un groupe de tapis à thèmes animaliers représentant dans un octogone à fond ivoire des oiseaux stylisés de couleur rouge flanquant un arbre. Les oiseaux et le motif arboriforme étaient connus et utilisés en Asie centrale depuis longtemps. \nÀ en juger par leur présence dans des peintures italiennes du XIVe siècle, ces tapis à animaux ou arbre flanqué de deux oiseaux semblent avoir été appréciés à cette époque. Le sommet de leur production et de leur diffusion remonte à la première moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). La découverte de ce modèle dans un village du Jämtland est importante car elle montre que les exportations de ce type de produit ne se cantonnaient pas à l'Italie mais touchaient également la région baltique. Les tapis à représentations animales disparurent vers la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). \nEn dehors du modèle de Marby existent quelques fragments à motif d'oiseaux et d'arbre provenant de Fustat en Égypte, ainsi que deux tapis entièrement préservés. Le premier, trouvé dans une église italienne, est aujourd'hui conservé au Musée d'art islamique à Berlin et le second a été acquis par le Metropolitan Museum of Art de New York en 1990.","short_description":"Tapis dit de Marby, nom du village suédois dans lequel il a été trouvé. Sa composition présente des oiseaux stylisés rouges flanquant un arbre. Ce motif était connu de longue date et très fréquent en Asie centrale.","holder":"Musée des antiquités nationales.","initial_owner":"Église de Marby, Jämtland, Suède.","dates":"700-823 de l’Hégire / 1300-1420 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 160 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Datation par radiocarbone (C14).","method_for_provenance":"Les motifs de la bordure principale et des bordures secondaires sont typiquement anatoliens. Ces bordures secondaires apparaissent également dans un autre groupe de tapis ottomans anciens découverts dans la mosquée Ala al-Din à Konya, Turquie.","provenance":"Anatolie, Turquie.","obtention":"Acheté par le Musée des antiquités nationales en 1925.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 1. \nErdmann, K., The *History of the Early Turkish Carpet*, Londres, 1977. \nKing, D.  et Sylvester, D., *The Eastern Carpet in the Western World: From the 15th to the 17th Century,* Londres, 1983, n° cat. 2. \nLamm, C. J., *Carpet Fragments: The Marby Rug and Some Fragments of Carpets Found in Egypt*, Uddevalla, reprint 1985. \nSterner, M.  et Kind, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","décoration figurative."],"materials":["nouée.","Laine"]},"998a912b-36fb-51e9-9d23-92392129a07c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis produit par des artisans paysans de Gördès (Anatolie), l'un des principaux centres de fabrication du tapis au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), célèbre pour ses nœuds serrés et ses velours de laine courts et soyeux. Le dessin comme les couleurs de ce tapis, sa niche bleu foncé encadrée d'écoinçons et de bordures élaborés sont typiques de ce style. La présence de la niche confirme qu'il s'agit d'un tapis de prière, offrant un endroit propre pour se livrer au rite des cinq prières quotidiennes. Elle reprend la forme du “mihrab” ou niche de prière des mosquées et indique la direction de La Mecque, vers laquelle les musulmans doivent se tourner pendant leurs dévotions. Elle peut également symboliser la porte d'accès au paradis. L'ornement en suspension dans sa pointe revêt peut-être une signification spirituelle.","short_description":"Tous les ménages de Gördes, en Anatolie, possédaient leur métier à tisser pour les femmes et les jeunes filles qui fabriquaient de petits tapis et des tapis de prière. Ce tapis de prière est décoré d’une élégante niche centrale rappelant l’architecture des *mihrab* des mosquées anatoliennes.","holder":"Saint Mungo Museum for Religious Life and Art, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 183 cm, l. 119 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. à la fois la composition et le tissage de ce tapis ressemblent à plusieurs autres tapis de prière de ce type datant du XIIIe/XIXe siècle, qui sont attribués à la production de Gördès.","provenance":"Gördès, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Bennett, I., *Rugs and Carpets of the World*, Londres, 1977. \nScarce, J. M., “Oriental Carpets: The Burrell Collection”, Arts of Asia, mai-juin 1990, p. 136.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux","décoration florale"],"materials":["Laine (chaîne","trame et velours)."]},"aed82efb-32d2-5811-bb33-9c50bdadf8ac":{"name":"Fragment de textile","description":"D’un point de vue historique et esthétique, ce fragment est un exemple remarquable des textiles de la dynastie des Bouyides (945–1055). La frise est ornée d’aigles bicéphales portant une créature ailée et d’arbres stylisés. Les motifs marron clair sont rehaussés d’épigraphes, qui se remarquent notamment sur la cime des arbres et sur la bande qui borde le haut du textile. Le style et l’iconographie de ce fragment l’apparentent à un groupe de quatre textiles mis au jour dans la nécropole ancienne de Nakhara Khana près de Rayy. Il reste à déterminer si le textile a été conçu comme un linceul ou s’il a été choisi parmi les biens du défunt.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"21 x 51,5 cm","method_for_datation":"La date a été attribuée par Gaston Wiet, *Soieries persanes*, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, no 4, p. 35-41. Deux exemples comparables sont conservés au Cleveland Museum of Art (nos 55.52 et 62.264).","provenance":"Iran, Rayy","obtention":"Don de F. Cleveland Morgan \n \nDon de F. Cleveland Morgan en 1946, acquis de l'Institut iranien de New York la même année","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 64. \nPope, Arthur Upham, *Masterpieces of Persian Art*, New York, Dryden Press, 1945, p. 72. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 19, fig. 1. \nGrube, Ernst J., *The World of Islam*,Toronto, McGraw-Hill, 1966, p. 42. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*,New York, Pantheon, 1952, p. 107. \nWiet, Gaston, *Soieries persane*s, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, p. 10. \nDorothy G. Shepherd, « Medieval Persian Silks in Fact and Fancy », Centre internationale d'étude des textiles anciens, 1974, Bulletin de liaison du CIETA, no 39-40, p. 1-135.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["textile islamique","textile perse","soieries","art bouyide","épigraphes"],"materials":["Soie"]},"c0c780b7-bc1e-5c06-ace4-ef7fefd9fa80":{"name":"Fragment de tenture","description":"Ce fragment de laine de la dynastie des Umayyades (661-750) est décoré d’un médaillon représentant un aigle dans des teintes de bleu, vert et jaune. L’intérieur de la bordure vert foncé est ponctué de vingt volutes. Une succession de volutes surmontées de motifs floraux tracent le contour du médaillon. On distingue des motifs géométriques et végétaux en écoinçon. La bordure principale à fond brun porte elle aussi des volutes écrues surmontées de fleurs rouges et orange. Une large bande écrue est rehaussée d’un rectangle à motifs géométriques rouges, verts et jaunes. Les motifs floraux consistent ici en des palmettes et des rosettes. La représentation de médaillons ornés de motifs figuratifs emprunte aux soieries persanes. Les motifs décoratifs à l’intérieur des médaillons sont caractéristiques des arts décoratifs sassanides.","type":"Fragment de tenture","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Première moitié du VIIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"45 x 23 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparatives ; Prudence Oliver Harper, *The Royal Hunter: Art of the Sasanian Empire*, catalogue d'une exposition présentée à l'Asia House Gallery, New York : Asia Society, 1978, cat. no 62.","provenance":"Égypte, époque sassanide (IIIe-VIIe apr. J.-C.)","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Mme Paul Mallon, New York, en 1953, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Non publié","keywords":["textile umayyade","textile","tapisserie perse","médaillon","Textile polychrome"],"materials":["Laine"]},"c47d93ec-a5cc-5bc4-9584-cadaac01d6bc":{"name":"Tapis.","description":"Fragment de tapis, composé de plusieurs fragments plus petits cousus ensemble. Il présente un motif relativement rare parfois appelé “médaillon étoilé à quatre lobes”, dans lequel les coins de grands motifs cruciformes sont reliés par des nœuds à des motifs rectangulaires plus petits en une composition qui génère des vides meublés par des losanges verticaux ou horizontaux. Ce motif serait antérieur à la célèbre “étoile d'Ouchak”, car des médaillons similaires s'observent sur des tapis reproduits dans des miniatures peintes persanes du XVe siècle. D'autres détails, comme les nœuds qui partent des coins des motifs et le réseau de treillis entre les médaillons qui crée une impression de composition continue, suggèrent une date ancienne. Si une vingtaine de tapis de ce modèle existent encore, celui-ci est le mieux conservé.","short_description":"Fragment d'un grand tapis lui-même composé de fragments plus petits cousus ensemble. Le motif en est une variation précoce et relativement rare de la fameuse “étoile d'Ouchak”. On peut voir des motifs similaires sur des tapis reproduits dans des miniatures iraniennes du IXe s. H / XVe s. J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"fin IXe-XVe siècles de l’Hégire (XVe-XVIIe siècles J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 229 cm, l. 168 cm.","method_for_datation":"Comparaisons avec d'autres tapis existants et tapis reproduits dans des illustrations peintes à la main. Les chercheurs datent cette pièce de 1450 au plus tôt à 1625 au plus tard.","method_for_provenance":"Si les tapis “Ouchak” sont associés à la ville d'Anatolie occidentale de ce nom, ils n'y étaient pas nécessairement tous fabriqués.","provenance":"Anatolie occidentale.","obtention":"Acheté par le musée en 1906.","bibliography":"Erdmann, K., “Weniger Bekannte Uschak-Muster”, *Kunst des Orients* 4 (1963): pp. 89–94. \nFranses, M. et Pinner, R., “The 'Classical' Carpets of the 15th to 17th Centuries” (première partie d'un article sur “Turkish Carpets in the Victoria and Albert Museum”), *Hali* 6:4, 1984, p. 367 et planche en couleurs II. \nKing, D. et Sylvester, D., *The Eastern Carpet in the Western World from the 15th to the 17th Century,* Londres, 1983, p. 72. \n*Le ciel dans un tapis,* catalogue d'exposition, Paris, 2004, pp. 142-143 (cat. n° 29).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Laine tissée et nouée."]},"d0bee2a2-2f3b-5679-b3ad-433e3664ca0a":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis de prière typique de la production de Ladik, village proche de la ville de Konya en Anatolie centrale. Il se compose d'une niche centrale rouge entourée de trois cadres ornés. Au centre figure un bouquet stylisé partant d'une minuscule aiguière reposant sur un cartouche qui contient un texte illisible. Au-dessus de la niche, apparaissent un croissant et un second cartouche donnant une date, 1217, tissée dans le sens de l'axe longitudinal. Reproduit par les femmes du village sur des métiers domestiques, le dessin s'inspire des tapis de prières de cour à colonnes des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Ces femmes tondaient également les brebis, filaient la laine et la teignaient. Ladik était situé sur la principale route de pèlerinage du nord vers le sud et les tapis étaient tissés et vendus pour compléter les revenus des villageois. Ils étaient ensuite offerts en geste pieux à des mosquées ou des tombeaux de la région ou d'ailleurs. Un tapis de ce genre figure dans une peinture européenne du XVIIe siècle, une nature morte de Nicolaes van Gelder, datée de 1664.","short_description":"Ce tapis de prière est un exemple des pièces réalisées dans le village de Ladik près de Konya en Anatolie. Exécutés par les femmes au village, sur des métiers domestiques, les tapis étaient vendus aux pèlerins qui passaient par là sur leur route pour La Mecque. Ils les offraient à des mosquées ou des lieux de pèlerinage à leur retour.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"1217 de l’Hégire /1802 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 200, 6 cm, l. 111,7 mm.","method_for_datation":"Analyse artistique et présence d'inscriptions tissées dans le tapis dont l'une donne la date de 1217/1802.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ladik, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Black, D., *World Rugs and Carpets: A comprehensive guide to the design, provenance and buying of carpets*, Feltham, 1985. \nBailey, J., “Ladik Prayer Rugs”, *Hali* n° 28, octobre-décembre 1985, Londres, pp. 18-25.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux","décoration florale","Pèlerinage","vie de village","commerce"],"materials":["tissage sur métier.","Laine (trame","chaîne et poil)"]},"d709dc46-d56e-5b96-833d-47202bfed1b4":{"name":"Tapis de prière","description":"Une lampe se découpe sur le champ indigo de la niche de prière (mihrab) représentée sur ce tapis de haute laine. Le tympan vert olive à motif de rinceaux est soutenu par deux colonnes. Des œillets ornent le registre supérieur de la niche. Une succession de rosettes et des palmettes ponctuées d’arabesques habille le fond ivoire de la bordure principale. Le tapis, qui compte 4200 nœuds symétriques au décimètre carré, a été fabriquée en Turquie dans le premier quart du XXe siècle. Orienté vers La Mecque, le tapis assure la pureté du lieu de culte et crée un espace isolé pour prier. Jadis, les musulmans s’agenouillaient et se prosternaient sur des nattes de palmier ou des peaux de mouton. Le champ du tapis de prière présente généralement une représentation stylisée du mihrab : niche creusée dans le mur d’une mosquée indiquant la direction de La Mecque, vers laquelle le fidèle se tourne pour prier.","type":"Tapis de prière","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe s. ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"173,5 x 121 cm ; 4200 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Turquie","obtention":"Don de Mme Charles F. Martin \n \nDon de Mme Charles F. Martin, Montréal (Québec), en 1944, mais conservé jusqu'à sa mort en 1956","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*,Capetown, Ad Donker, 1977, p. 55-56. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 38-39. \nIten-Maritz, J., *Turkish Carpets*, Fribourg, Tokyo, New York, Kodansha, 1977, p. 82-85.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["textile islamique","textile ottoman","tapis de prière"],"materials":["coton","Laine","nœuds symétriques"]},"e4957137-fe26-5b45-a98b-c7918535c481":{"name":"Fragment de textile","description":"Les textiles constituent une part importante de la collection d’art islamique du Musée des beaux-arts de Montréal. Dans le monde islamique, les arts décoratifs ont une grande importance symbolique et sociale. Ce fragment fait partie des pièces qui témoignent de techniques aussi novatrices que complexes. Les tisserands de l’époque font preuve d’une habileté rarement égalée. Les motifs figuratifs, très populaires dans la Perse du XVIe siècle, apparaissent sur les vêtements et sur le mobilier des palais aussi bien que dans les cérémonies religieuses et funéraires. Dans ce fragment de double étoffe réversible qui représente des « Bateaux en mer », deux tissus ont été produits simultanément, l’un sur l’autre, suivant un double motif au détail exceptionnel : des voiliers avec quatre marins alternent avec de simples barques transportant trois figures, sur une mer où poissons et canards abondent. Les mâts verticaux des voiliers produisent une impression de stabilité, tandis que les barques disposées en diagonale suggèrent un balancement. Les motifs rouges sont couchés sur un fond au filé d’argent.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Vers la fin du XVI-début XVIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"15,8 x 14,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparative ; *Catalogue of the International Exhibition of Persian Art*, Londres: Royal Academy, 1931, no 301a.","provenance":"Iran, Yazd","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Heeramaneck Galleries, New York, en 1949, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 61. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection», *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 26, fig. 5. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 1960, p. 23. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 2007, p. 42.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Textile séfévide","tissu en soie","textile perse","double étoffe"],"materials":["Soie","filé d'argent","double étoffe"]},"e9f4c38d-048f-5665-96a4-f4e9444dc22f":{"name":"Tapis de prière avec une rangée de niches.","description":"L'un des trois tapis à “rangs” du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) figurant dans la collection du musée. Le tapis nous étant parvenu sous forme de fragment, les dimensions de la pièce d'origine sont inconnues. Sa composition fait appel à un motif de niches de *mihrab* qui délimitent les emplacements pour prier en rangées alignées. Sur un fond rectangulaire crème se détachent cinq niches de *mihrab* à bordures bleu foncé, deux vertes et trois bleu foncé. L'influence des bordures monumentales en pseudo-coufique des tapis de Konya du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) de la période des Seldjoukides d'Anatolie est notable dans le dessin des *mihrab*. Chaque niche est couronnée d'une tête de cerf stylisée et ses angles sont ornés de triangles à motif de damier bleu foncé d'où pendent des stalactites. Dans le champ intérieur figurent trois lampes de mosquée suspendues, une centrale, deux latérales. Quatre des niches présentent en partie inférieure des motifs en diamant d'où partent des pointes de flèches dans les quatre directions. Celle du centre ne comporte qu'un unique motif en diamant, comme pour marquer le centre du tapis. \nLe motif en bleu sur fond rouge qui évoque une double tête de cerf de la bordure principale sert en même temps à isoler les niches l'une de l'autre. Les motifs de la bordure étroite à fond jaune qui entoure la bordure principale évoquent une chaîne de rosettes jaunes et bleues tressées. Les motifs géométriques sont inspirés de la tradition seldjoukide, en particulier les angles en pointe de flèche, motif qui rappelle l'écriture coufique. Comme les lampes de mosquée et les étoiles à huit branches, ils annoncent la transition vers le tapis de prière ottoman.","short_description":"Les plus anciens tapis de prière ottomans à niches multiples sont datés du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Ils étaient destinés aux mosquées pour aider les fidèles à prier alignés. Les compositions géométriques et les bordures en coufique des tapis de prière de cette période font la transition avec le tapis de prière de style classique ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"430 x 133 cm.","method_for_datation":"Analyse chimique des teintures utilisées à l'origine et analyse stylistique de la composition et des motifs.","method_for_provenance":"La fabrication de tapis n'est pas répandue dans la région d'Eskişehir-Sivrihisar. Par ailleurs, Konya était à cette période l'un des plus importants centres de cette production. Ce tapis étant de tradition seldjoukide, il est probable qu'il a été tissé dans la région de Konya.","provenance":"Anatolie centrale (peut-être Konya), Turquie.","obtention":"Tapis transféré de la mosquée Cheikh Baba Youssouf en 1911 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art pour éviter le vol et les pillages. La mosquée a été édifiée en 903-1498 à Sivrihisar, l'un des premiers grands sites de l'occupation turcomane. Cheikh Baba Youssouf (mort en 918/1512) était un savant religieux descendant de Haci Bayram Veli (753-834/1352-1430), fondateur de la branche Bayramiyya du soufisme.","bibliography":"Aslanapa, O., *Türk Halı Sanatının Bin Yılı, Istanbul*, 1987, p. 163, pl. 115. \nölçer, N., et al., *Turkish Carpets of the 13th-18th Centuries*, Istanbul 1996, pp. 158-159. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 168.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","Sivrihisar","Cheikh Youssouf Baba.","ghiordès","tapis de prière"],"materials":["Laine sur trame de laine","également appelé nœud de Ghiordes.","tissée selon la technique du double nœud turc"]},"eeefe08e-b05d-5b9e-a805-c6fd43d4fe03":{"name":"Tapis.","description":"Tapis d'Ouchak du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) à trame et chaîne en laine. La technique est celle du double nœud turc également appelé nœud de Ghiordes. Il est séparé en deux morceaux. \nDes motifs *chintamani* ou *pelenk* (taches de léopard ou rayures de tigre) se répartissent en zigzag sur fond rouge. Sur toute la surface, ces motifs noir et bleu foncé à contours bleus alternent avec des rayures de tigre jaunes à contours noirs, selon le principe de l'infinité. Ensemble, ces motifs observés pour la première fois sur les vêtements de figures peintes dans les grottes de Turfan (province chinoise du Xinjiang), probablement vers le Ier-IIIe siècle H (VIIe-IXe siècle J.-C.), illustrent l'influence de l'Extrême-Orient et de certaines racines bouddhistes. \nLes motifs de *chintamani* ou *pelenk,* symboles de puissance et d'autorité, apparaissent dans l'art palatial ottoman après la prise de Tabriz par la victoire de Chaldiran remportée en 920 H / 1514 J.-C. par le sultan Sélim Ier (r. 918-927 H / 1512-1520 J.-C.). Dès le Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), ils sont présents dans l'ensemble de la production artistique réalisée pour la cour ottomane, en particulier dans le travail du bois et dans les textiles, céramiques et reliures. Ils furent particulièrement populaires sous le sultan Sélim II (r. 974-982 H / 1566-1574 J.-C.). \nLe tapis est entouré de trois bordures, deux étroites et une large. La première, étroite, se compose, sur un fond bleu foncé pris entre une bande rouge orangé à points bleus et rouges et filet rouge, de motifs de tulipes et d'œillets entre des tiges végétales rouges entrelacées. La bordure principale est décorée d'énormes fleurs de lotus, pétales de rose et motifs de fleurs et de feuillages stylisés en rouge sombre et clair à contours bruns. La bordure extérieure fait appel à des motifs de tulipes et d'œillets bleu foncé, bleu et crème répartis parmi des entrelacs de tiges végétales sur un fond rouge.","short_description":"Ce tapis fut tissé à Ouchak pour la mosquée du sultan Sélim à Konya. Les motifs *chintamani* (rayures de tigre), symboles du pouvoir et du sultanat d’origine extrême-orientale, les pivoines (*hatayi*), tulipes et œillets étaient également utilisés pour les carreaux de céramiques, les textiles et le bois ouvragé entre le Xe et le XIIe siècle H (XVIe-XVIII s. J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 789 cm, l. 360 cm.","method_for_datation":"On pense que ce tapis a été donné, spécialement réalisé ou commandé pour la mosquée du sultan Sélim à Konya, dont la construction avait débuté lorsque ce dernier était gouverneur de la ville, et s'acheva l'année de son accession au trône en 973/1566. Au cours de la période ottomane, il était de tradition que les sultans offrent aux mosquées qu'ils édifiaient des meubles, des tapis, des pupitres à coran et autres objets d'art. Les motifs décoratifs présents sur ce tapis et la date de construction de la mosquée permettent de le dater du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Le plus important centre de production de tapis au Xe/XVIe siècle était Ouchak et sa région. La composition et les motifs de la bordure principale en particulier confirment la probabilité de la production de ce tapis à Ouchak.","provenance":"Ouchak, Turquie.","obtention":"Tapis transféré en 1911 de la mosquée du sultan Sélim à Konya au musée, dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art dispersées dans tout le pays pour éviter vols et mises à sac.","bibliography":"ölçer, N., et al, *Turkish Carpets from the 13th–18th Centuries*, Istanbul 1996, pl. 81. \nRoxburgh, D. J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 463.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","Sélim II","chintamani","cintamani","motif pelenk","Gördes.","Konya","léopard"],"materials":["Laine sur trame de laine","tissée en double nœud turc également appelé nœud de Gördes."]},"f7879232-ae13-54c3-8e2a-b4f64e92dbd7":{"name":"Tapis","alternate_name":"Tapis “Holbein.”","description":"Tapis à trame et chaîne en laine tissé en Anatolie occidentale au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). La technique utilisée est celle du double nœud turc, également appelé nœud de Ghiordes. Sur fond jaune foncé entouré d'une bordure de rosettes, la composition se divise en cinq parties de trois paires d'octogones alternant avec deux grands cartouches rectangulaires. Le motif principal de l'intérieur de ceux-ci est constitué d'octogones concentriques sur fond rouge. Le champ autour de l'octogone central, qui pourrait faire penser à une rosette fleurie par la présence de crochets et de motifs d'entrelacs autour d'une étoile centrale, est meublé d'étoiles et de feuilles stylisées rouges et blanches. L'octogone le plus important est entouré d'entrelacs jaunes et bleus et, dans les angles, de motifs de crochet qui remplissent le champ du grand cartouche rectangulaire. Deux bordures étroites à motifs de feuilles et de chaînes suivent la bordure principale ornée d'éléments de textes en coufique stylisé sur fond bleu foncé. Les entrelacs d'écriture pseudo-coufique, en blanc, jaune, vert et bleu à contours rouges, contrastent avec les couleurs complémentaires qui les séparent. \nLes tapis turcs, qui jouaient un rôle important dans le commerce ottoman, furent exportés en grand nombre vers les marchés européens dès le début du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Objets de valeur, ils étaient très appréciés des familles aristocratiques, des dignitaires religieux et de la bourgeoisie aisée. Ces groupes, également amateurs de peinture, firent souvent représenter les précieux tapis qu'ils possédaient dans leurs portraits peints. \nCe genre de peinture qui se développa en Europe à partir du XVe siècle a joué un rôle important dans la datation et l'établissement de la typologie de ces tapis. Certains apparaissent ainsi dans des tableaux de l'artiste allemand Hans Holbein (1497-1543), d'où leur nom de “tapis “Holbein”. D'autres portent ce nom même s'ils ne figurent dans aucune peinture. Le tapis représenté ici fait partie du groupe appelé “Holbein IV.”","short_description":"Ce tapis en laine a été tissé en double nœud turc (nœuds de Ghiordès) à Bergame au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Ces tapis à encadrements rectangulaires et motifs géométriques et floraux stylisés prirent le nom de “tapis Holbein”, du nom du peintre allemand Hans Holbein qui les représenta dans ses tableaux.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 292 cm, l. 170 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques des motifs et de la composition, ainsi que des peintures sur lesquelles apparaissent des tapis similaires.","method_for_provenance":"L'existence d'une industrie florissante du tapis à Bergame et Ouchak au Xe/XVIe siècle est bien connue. La présence de motifs particuliers et d'un style d'inspiration géométrique – tous deux encore présents sur des tapis réalisés à Bergame aujourd'hui – suggère que ce tapis y a été tissé plutôt qu'à Ouchak.","provenance":"Anatolie occidentale (région de Bergame-Ouchak), Turquie.","obtention":"Tapis transféré en 1911 de la mosquée Cheikh Baba Youssouf à Sivrihisar au musée dans le cadre d'une initiative, lancée au XIXe siècle, visant à regrouper les œuvres d'art de tout l'empire.","bibliography":"Aslanapa, O., *Türk Halı Sanatının Bin Yılı*, Istanbul, 1987, p. 94, pl. 127. \nErdmann, K., *Seven Hundred Years of Oriental Rugs*, Londres, 1970, p. 105. \nErdmann, K., *Der Türkische Teppich des 15. Jahrhundert*, Istanbul, 1958, p. 32. \nölçer, N., et al., *Turkish Carpets from the 13th-18th Centuries*, Istanbul, 1996, pl. 42.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ghiordès"],"materials":["Laine sur trame de laine","tissée en double nœud turc également appelé nœud de Ghiordes."]},"f85d9f00-4083-5a27-a359-1b0775ec55d5":{"name":"Fragment de tapis","description":"Au Moyen-Orient, les étoffes tissées servaient non seulement de sièges, de sacs de rangement, de rideaux, de parures de lit et de couvertures pour les objets et les animaux, mais aussi de revêtements décoratifs pour le sol. La littérature, les artéfacts et les peintures européennes des XVIe et XVIIe siècles sont autant de témoignages d’un commerce du tapis, favorisant la diffusion des motifs et des croyances à travers les cultures. Les motifs, couleurs et formes des textiles portaient un message implicite de protection. Ce fragment de tapis à motifs d’onagres, de lions et de cerfs autour d’un cyprès est une variante du décor dit Jardin du Paradis répandu dans le nord et le nord-ouest de l’Iran à l’époque séfévide (1501-1722/36). Constantes de la pensée iranienne depuis des millénaires, les jardins et la quête du paradis sont des thèmes privilégiés de la poésie, la littérature et la peinture. Le tapis était perçu comme un miroir du jardin céleste, le moyen d’expression artistique par excellence, facile à transporter au cours des migrations saisonnières entre les quartiers d’été et d’hiver. Les tapis à décor Jardin du Paradis les plus somptueux étaient réservés à la noblesse ; rares sont les exemplaires de l’époque séfévide à nous être parvenus. Depuis le milieu du XIXe siècle, les tapis datables du XVIe au XVIIIe siècle sont vendus en fragments afin de satisfaire à la demande des collectionneurs occidentaux. Un grand fragment de ce tapis du XVIIe siècle est conservé au Cleveland Museum of Art (1953.128).","type":"Fragment de tapis","holder":"Musée des beaux-Arts de Montréal","dates":"XVIIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"113 x 57 cm","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Iran","obtention":"Achat \n \nAcquis d'Adolph Loewi, New York, en 1954","bibliography":"Ittig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 18. \nSalam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 65.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Textile séfévide","tapis perse","tapis islamique"],"materials":["coton","noué","Laine"]},"ff0f0b5a-89b7-5bab-b342-1924a2ccdcb4":{"name":"Tapis","description":"Tapis à point noué composé d’un mihrab et de trois bordures, type tapis d’Anatolie. Motifs floraux et géométriques. Couleurs rouge, jaune, vert, bleu.","type":"Bois","holder":"Musée public national des Antiquités","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","provenance":"Alger","author":"Houria Cherid"}}
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+ {"003a4edc-0d1e-5875-9041-6715b1c36ebf":{"name":"Cinq fragments textiles.","description":"Cinq fragments de tissu de forme circulaire, chacun décoré d'une représentation d'oiseau (canard ou oie) de différente taille et couleur, tissée selon un patron de trame discontinue, une technique de tapisserie. Ces fragments peuvent provenir de rideaux ou de courtepointes et faisaient sans doute partie d'un motif répétitif. Les tissus de Haute-égypte étaient réputés pour leur somptuosité, illustrée par ces fragments. Pendant la période toulounide (IIIe siècle H / IXe siècle J.-C.), Assiout, Akhnim et Fustat furent fameuses pour ce type de tissages. \nLes textiles toulounides se distinguent par la présence d'ombre dans les éléments décoratifs, aux couleurs allant du clair au foncé, et par leur puissance d'expression. Ils étaient également influencés par le style sassanide apporté d'Irak par Ahmad ibn Touloun (r. 254-270 H / 868-884 J.-C.). Pour l'égypte, cette phase de la production textile constitue une transition entre la période copte et la période islamique. \nL'essentiel du *jizya* (tribut) envoyé par Ahmad ibn Touloun à la cour des califes abbassides consistait en textiles fabriqués dans les *tiraz* (ateliers) sous brevet royal, qui produisaient de magnifiques tissus en laine et en lin. Ahmad ibn Touloun s'intéressait personnellement à ces fabriques égyptiennes répandues dans les régions du nord du delta, dont les villes de Tanis, Dabik, Damiette, fameuses pour leurs tissus de lin à inscriptions tissées en soie dans une multitude de couleurs. L'intérêt pour les textiles se développa en égypte sous le règne des fils d'Ibn Touloun, Khamaraweh (r. 270-282 H / 884-896 J.-C.) et Haroun (r. 283-292 H /896-905 J.-C.) qui aimaient retrouver leur nom dans des bandeaux épigraphiques intégrés au tissu lui-même.","short_description":"Les textiles de coton et de lin étaient tissés dans différentes manufactures en Égypte : Alexandrie, Damiette, Farma, Bahnasa, Akhnim et Assiout. Les décorations de style copte restent très répandues pendant le Ier-IIIe siècle H (VIIe-IXe siècle J.-C.). Les fragments de tissu présentés ici sont remarquables pour l'effet d'ombre dans les éléments décoratifs, où la couleur est déclinée du clair au foncé.","holder":"Musée du textile (un département du Musée d’art islamique du Caire)","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø du plus grand fragment : 20 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs comprenant la représentation d'oiseaux similaires à ceux de textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte, que l'on retrouve également dans les arts décoratifs irakiens d'inspiration sassanide. Par ailleurs, les couleurs utilisées – nuances de jaune, de vert et de bleu – sont courantes dans les textiles toulounides.","method_for_provenance":"Au cours de la période toulounide, l'égypte était réputée pour la qualité de ses tissus de lin et de laine. Les représentations d'oiseaux présentes sur ces fragments sont similaires à celles trouvées sur des textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès de l'un des marchands d'antiquités cairotes, Fukyan Jan Tano.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher, S. M., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["copte","décoration figurative","laine","tapisserie","textiles","tiraz"],"materials":["Laine à ornements en laine","motif au point de tapisserie à duite discontinue (technique de tapisserie)."]},"01c1fd3b-239c-5a49-b106-2c0d2c8ff5bf":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment d’une scène de chasse à dos de chameau témoigne de l’habileté hors du commun des tisserands séfévides. Un autre fragment du textile représentant six chasseurs est conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Dans la pièce du Musée, deux cavaliers enturbannés chassant des gazelles à la lance se détachent sur un fond rouge orangé orné de rochers et de motifs végétaux. Le motif de la scène de chasse à dos de chameau emprunte au récit que le poète persan Nizami (1141-1209) consacre au roi sassanide Bahram Gur (420-438/39). Le thème des chasses royales occupe une place de choix dans les arts décoratifs achéménides et sassanides. Il s’impose comme un motif privilégié du tissage séfévide et des miniatures de l’époque.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"23,6 x 32 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat, legs Horsley et Annie Townsend \n \nAcquis d'Arthur Upham Pope, Warren (Connecticut), en 1962, grâce au legs Horsley et Annie Townsend","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 60.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["brocard","scène de chasse","soie brochée","textile perse","Textile séfévide"],"materials":["Soie"]},"0b92d7bf-5e20-5bb2-8dc2-0844969d6fc4":{"name":"Tapis au dragon et au phénix.","description":"Ce tapis fragmentaire fait partie des tapis à motif animalier les plus importants des débuts de l'époque ottomane. On y voit dans deux champs octogonaux le combat sévèrement stylisé d'un dragon et d'un phénix. Le phénix fond des airs sur le dragon placé en-dessous de lui. Dans le champ inférieur, on distingue le combat d'une manière un peu plus claire que dans le champ supérieur. La lisière est constituée d'un rinceau de demi-palmettes entouré des deux côtés par d'étroites bordures de rosettes. La lisière d'origine semble manquer à droite et à gauche. Il est donc possible que ce tapis ait été plus large, comportant plusieurs champs octogonaux, comme le suggèrent un certain nombre de tableaux européens où sont peints des tapis à motif animalier. Le motif du dragon et du phénix, à l'origine repérable en Chine où le jaune était la couleur impériale, a été adopté dans l'art islamique avec l'arrivée des Mongols au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) ; sa présence est attestée sur de nombreux objets de matériaux divers. \nLes tapis à motif animalier figurent assez souvent dans les tableaux italiens, mais peu de pièces nous sont parvenues. Le peintre Domenico di Bartolo a représenté un tapis similaire sur sa fresque “La noce des enfants trouvés” au Spedale Santa Maria della Scala de Sienne en 1440-1444. Dans une église suédoise est conservé un tapis à motif animalier représentant des oiseaux stylisés perchés dans des arbres. Le fait qu'en Europe les tapis à motif animalier soient répandus prouve qu'ils furent une des premières marchandises à être exportées de l'Empire ottoman vers l'Europe. Ce tapis semble provenir d'une église d'Italie centrale et l'analyse au C 14 permet de le dater du milieu du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","short_description":"Le tapis ottoman à motif de dragon attaqué d'en haut par un phénix est l'un des motifs de tapis les plus connus. Originaires d'Extrême-Orient, les tapis à motif animalier figurent dans de nombreux tableaux peints par des maîtres européens aux XIIIe et XIVe siècles.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Acheté en 1866 par Wilhelm von Bode à Rome. Vendu par la suite au Kunstgewerbemuseum. Prêté en 1906 au Museum für Islamische Kunst puis passé dans son inventaire.","dates":"Milieu du IXe siècle de l’Hégire (milieu du XVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 172 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"À la suite d'une analyse au carbone 14, ce tapis peut être daté du milieu du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Le point turc ainsi que les motifs et les couleurs permettent de situer ce tapis à l'époque ottomane.","provenance":"Turquie.","obtention":"Transfert du Kunstgewerbemuseum en 1906. Passé dans les collections du musée par inventaire.","bibliography":"Bode, W. v., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit,* Leipzig, 1901, p. 109. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 23 n° 9, p. 29 pl. 9. \nErdmann, K., *Die Geschichte des frühen türkischen Teppichs,* Londres, 1977, pp. 56-57, ill. 52. \nRageth, J., “Dating the Dragon & Phoenix Fragments”, *Hali 134*, 2004, pp. 106-109. \n*The Eastern Carpet in the Western World from the 15th to the 17th Century* (catalogue),Londres, 1983, p. 49 cat. n° 1, p. 34, fig. 1.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","motif animalier","tapis à points noués","tapis ottomans"],"materials":["Laine","points noués."]},"1a476191-4d4c-570a-ab3c-a49e3f98f66c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Ce tapis appartient au groupe des tapis de prière de Ghiordès, village situé entre Izmir et Ouchak, où furent fabriqués la plupart des tapis de prière d'Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XVIXe siècles J.-C.). Le champ central de couleur crème constitue le fond d'une niche en arc brisé, flanquée de deux demi-niches de même couleur. Cette composition provient des tapis manufacturés à la cour ottomane au cours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). À la différence des modèles originaux, les colonnes reposent sur des œillets stylisés. Bordées de fleurs à trois pétales, elles soutiennent la niche principale et la séparent des demi-niches. Les écoinçons sont comblés d'œillets stylisés sur fond bleu foncé. Un important bouquet de fleurs est suspendu à la pointe de l'arc et descend presque jusqu'à la base, où se trouve un rang d'œillets. Le cartouche au-dessus de l'arc est occupé par des rosettes et des ornements. \nLa bordure est constituée de deux bandes horizontales et verticales à motif répétitif de plantes stylisées sur fond bleu foncé. Un motif sinueux de rinceau fleuri coloré alternativement en bleu, rouge et jaune se répète sur les bordures secondaires internes et externes.","short_description":"Tapis de prière, probablement de Ghiordès. Le champ central est délimité par une niche flanquée de deux demi-niches. Des œillets et des bouquets de fleurs stylisées constituent le motif le plus important. Le champ central est encadré d'une bordure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 157 cm, l. 113 cm.","method_for_datation":"Un tapis très similaire est daté du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessin et de gamme de couleurs similaires sont généralement attribués au groupe des tapis de Ghiordès.","provenance":"Anatolie (région de Ghiordès), Turquie.","obtention":"Acheté au marchand de tapis P. Willborgh à Stockholm en 1984. Il appartenait auparavant à la collection de R. Chistensen, Stockholm.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M., *Orientens Mattor*, Stockholm, 1959, 204.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","prières","pureté","religion","tapis de prière"],"materials":["Laine nouée."]},"277c2330-13d4-5a0a-b00f-b07533e627aa":{"name":"Tapis.","description":"Grand tapis rectangulaire du genre appelé Ouchak à médaillon. Sur un fond rouge, un important médaillon bleu primaire en forme d'ovale légèrement aplati à deux lambrequins occupe le centre du tapis. Ce motif est partiellement repris aux deux extrémités de celui-ci. Quatre médaillons secondaires à arabesques délicates – qui posséderaient chacun 16 lobes s'ils n'étaient interrompus par la bordure intérieure – occupent l'espace de chaque côté du médaillon central et se détachent sur le fond rouge qu'anime un motif floral continu suivant avec précision la découpe ainsi créée. La triple bordure présente des motifs floraux répétitifs sur fond jaune, rouge et bleu. La complexité fascinante de ce tapis témoigne du talent des dessinateurs ottomans à créer des motifs non figuratifs.","short_description":"Grand tissu rectangulaire du type “Ouchak à médaillon”. Le motif, qui comporte des médaillons sophistiqués sur un fond animé d'un motif floral continu, est assez complexe et montre avec quel talent les dessinateurs ottomans savaient créer des motifs non figuratifs.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 531 cm (franges comprises), l. 250 cm.","method_for_datation":"La qualité du motif et la sophistication de son exécution ont conduit les chercheurs à dater ce tapis de la fin du Xe/XVIe siècle, période d'excellence artistique en Turquie.","method_for_provenance":"Les tapis de ce type sont associés depuis de nombreuses années à la ville d'Ouchak. Néanmoins, si les sources historiques ottomanes confirment que cette ville était un important centre de fabrication de tapis, il est difficile d'affirmer de quelque modèle que ce soit qu'il y a vraiment été tissé.","provenance":"Peut-être Ouchak, ville du centre-ouest de l’Anatolie (Turquie actuelle).","obtention":"Acheté par le musée en 1914.","bibliography":"Franses, M. et Pinner, R., “The 'Classical' Carpets of the 15th to 17th Centuries” (1re partie d'un article sur “Les tapis turcs au Victoria and Albert Museum”), *Hali* 6:4, 1984, p. 371 (NB : les photos des illustrations 19 et 20 sont inversées). \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 58 et planche 76.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Laine nouée."]},"27f64d8c-b2e4-52c4-a51c-fbe641ebcaef":{"name":"Tapis de prière","description":"Ce tapis aux couleurs dominantes rouge, brun et blanc est consacré à la prière, comme l'indique son motif central en forme de niche. Celle-ci est délimitée par un arc brisé en degrés, bordé tout autour d'œillets. Un ornement géométrique figure dans le champ brun clair délimité par l'arc. Un autre ornement, de type floral, remplace la lampe souvent observée dans les tapis de prière. Les écoinçons sont occupés par cinq buissons fleuris rouges. Le champ central est encadré en haut et en bas par deux cartouches rectangulaires transversaux. Tous deux sont ornés du motif identique d'un bandeau de nuages combiné à des rosettes. Le champ central, réduit, est encadré d'une large bordure consistant en un rang intérieur et extérieur d'œillets très stylisés et sept étroites bandes de couleur rouges et blanches alternées. \nDeux centres, Ghiordès (Gördes en turc) et Kula, fabriquaient des tapis de prière de modèle similaire. Ce tapis contient des éléments des deux provenances. Par exemple, les sept bandes étroites sont caractéristiques de Kula ; la niche entre deux cartouches ainsi que la gamme de couleurs sont typiques de Ghiordès.","short_description":"Tapis consacré à la prière, ainsi que le montre le motif de niche dans son champ rectangulaire central. La composition florale sous l’arc remplace la lampe souvent présente dans d’autres tapis de ce type. Le champ central est encadré d’une bordure d’œillets stylisés et de sept minces bandeaux.","holder":"Musée Hallwyl","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 167,5-173,5 cm, l. 128-132,5 cm.","method_for_datation":"Les tapis de Ghiordès et de Kula du XIIIe/XIXe siècle présentent une stylisation marquée des motifs floraux, identique à celle de ce tapis.","method_for_provenance":"Il n’est pas possible de savoir si ce tapis vient de Ghiordès ou de Kula. Il possède des caractéristiques de ces deux centres, comme les deux panneaux transversaux au-dessus et au-dessous du champ principal, typiques de Ghiordès, ou les sept fines bandes, propres à Kula.","provenance":"Anatolie (Ghiordès ou Kula), Turquie.","obtention":"Acheté pour la collection de Wilhelmina von Hallwyl (1844-1930) à Thessalonique en 1896. Le comte et la comtesse Walther et Wilhelmina von Hallwyl firent don de leur collection et de leur résidence à l’État suédois en 1920.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 31. \nDimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M. et Kinch, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","prières","pureté.","religion","tapis de prière"],"materials":["Laine","nouée."]},"4477e256-7ea2-5cbe-bda1-f87ba36cdb04":{"name":"Tapis de prière.","description":"Le motif de ce tapis l'apparente au groupe des tapis de prière. Le champ est agrémenté d'une niche à fond rouge, terminée par un arc. On distingue devant celle-ci un bassin vu en plan et sévèrement stylisé d'où s'élève un petit arbre aux larges feuilles vertes, rendu dans un dessin quasi abstrait aux lignes fines. Au centre de l'arbre est insérée une petite cruche jaune au bec court. Elle pourrait faire référence à la sourate coranique V, 8 où est dite l'obligation des ablutions avant la prière. Les écoinçons de l'arc du *mirhab* sont garnis d'étoiles octogonales à fond vert. Le champ rectangulaire qui domine le *mihrab* est meublé de palmiers et de cyprès. Deux bordures encadrent le champ, la première est ornée d'un ruban de nuages, motif connu de l'art otttoman depuis le IXe-Xe siècle H (XVe-XVIe siècle J.-C.) et originaire de Chine. Sur ce tapis, les rubans de nuages de couleur jaune se présentent très serrés sur un fond rouge. La large bordure extérieure est agrémentée d'un réseau végétal continu sur fond vert clair. \nLa symbolique de ce tapis se lit comme l'association du motif du *mihrab* et du jardin du Paradis, évoqué par la fontaine et l'arbre. De nombreux passages du Coran promettent aux fidèles le Paradis, décrit comme un fabuleux jardin. Le croyant y séjournera au milieu de ruisseaux et de plantes merveilleuses, en compagnie de belles houris. \nLes sources mentionnent souvent les tapis de prière, celui-ci toutefois est le seul exemplaire conservé de tapis de prière mamelouk. Il est intéressant par son mélange de motifs mamelouks et de motifs ottomans, ce qui permet de le dater autour de 900 H / 1500 J.-C. ou plus tard. Les tapis mamelouks apparaissent dans les tableaux italiens des XVe et XVIe siècles et sont cités dans un grand nombre de sources de cette époque, où le commerce entre l'Italie et la ville mamelouke du Caire était florissant.","short_description":"Ce tapis de prière est le seul de la période mamelouke qui soit parvenu jusqu'à nous. Il a probablement été fabriqué au Caire dans les années 1500. Ses motifs font appel à un mélange de traits mamelouks et ottomans. Les fabriques de tapis étaient florissantes en Égypte sous les sultans mamelouks et leurs tapis étaient également exportés en Europe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"v. 900 de l’Hégire / 1500 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"L. 162 cm, l. 120 cm.","method_for_datation":"Ce tapis présentant à la fois des caractéristiques du style mamelouk et du style ottoman, il peut avoir été réalisé vers 1500 J.-C., car à cette époque les manufactures du Caire avaient déjà adopté les éléments ottomans. Toutefois comme il s'agit du seul exemplaire mamelouk conservé, une datation précise est difficile.","method_for_provenance":"La diversité des motifs, les couleurs et le point asymétrique ou point persan sont des éléments qui permettent de conclure que le tapis provient d'une manufacture mamelouke du Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1888 par Wihelm von Bode pour le Kunstgewerbemuseum. Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Enderlein, V., “Zwei Ägyptische Gebetsteppiche im Islamischen Museum”, *Forschungen und Berichte,* 13, 1971, pp. 7-15, pl. 1 et 2. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 25, pl. 16. \n*The Eastern Carpets in the Western World from the 15th to the 17th century,*(catalogue), pp. 60-61, cat. n° 19, Londres, 1983. \nRosamond E. Mack, *Bazar to Piazza. Islamic Trade and Italian Art, 1300-1600,* Los Angeles-Londres, 2002, pp. 73-94, n. 54, p. 201. \nZick, J., “Eine Gruppe von Gebetstepppichen und ihre Datierung”, *Berliner Museen,* 11, 1961, pp. 6-14, ill. 1.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mamelouk","paradis","tapis à points noués","tapis de prière"],"materials":["Laine","points noués","teinture de différentes couleurs."]},"4a4a3490-2975-5ac7-9ff7-8346fbdc5189":{"name":"Tapis de prière.","description":"La petite ville de Milas dans le sud-ouest de la Turquie fut un important centre de fabrication de tapis de prière aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.). Une caractéristique des tapis de la fin de cette période est la représentation d'une niche de prière de forme anguleuse et de couleur rouge foncé, à l'intérieur bordé de petits ornements floraux. En partie inférieure figure un octogone relié à quatre rosettes. L'ornementation de l'intérieur de la niche est très usée. Quatre pivoines vert et rouge reliées par un losange sur fond blanc occupent la zone supérieure. Le champ central rectangulaire contenant la niche de prière est encadré de plusieurs bandeaux à divers motifs géométriques. La large bordure jaune est animée d'octogones rouges alternant avec de grandes fleurs stylisées rouges, blanches, bleu clair et bleu foncé. De chacune de ces fleurs se dressent quatre œillets très stylisés. La bordure extérieure est comblée par un rang de petits octogones multicolores sur fond blanc.","short_description":"Tapis de prière de Milas. Son caractère tient à sa niche de prière de forme anguleuse rouge foncé entourée de plusieurs bandeaux de motifs géométriques. Diverses fleurs sont dispersées sur l'ensemble de sa surface.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 148,5 comme ; l. 113 cm.","method_for_datation":"Milas était un centre de production de tapis de prière aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. Les tapis à niches anguleuses sont datés du XIIIe/XIXe siècle. Un tapis de prière de Milas au dessin très similaire est daté de la première moitié XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessins et de couleurs similaires sont généralement rangés dans la catégorie des tapis de Milas.","provenance":"Anatolie (région de Milas), Turquie.","obtention":"Don de la succession Axel et Nora Lundgren, enregistré le 29 septembre 1977.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nZipper, K. et Fritzsche, C., *Anatolische Teppiche: Battenberg Antiquitäten-Kataloge Orientteppiche* 3, Munich, 1989, cat. n° 67.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","pureté","religion","tapis de prière"],"materials":["Laine nouée."]},"4cff674a-5737-5495-a700-496faacc7750":{"name":"Tapis de prière en alignement (fragment).","description":"Ce fragment est la partie conservée d'un tapis de beaucoup plus grandes dimensions, destiné à recevoir toute une rangée de fidèles pour la prière. Il présente une suite de six niches rouges de largeur variable, fermées vers le haut par des arcs se détachant sur champ bleu foncé. Le bord gauche ne présente qu'une demi-niche, le tapis montrant ici une nette coupure où vient s'accoler la bordure. Les niches sont séparées par de fines lignes vertes qui peuvent être interprétées vers le bas comme des colonnes. L'étroite bordure est composée d'un système de créneaux opposés : la bordure interne fait s'alterner le bleu clair et le jaune, la bordure externe, dont nous n'avons pas l'ensemble, le jaune et le bleu. \nLa construction et la gamme de couleurs très simples de ce tapis en font un exemple de la conception ottomane de l'art décoratif et de sa systématique. Bien que, contrairement à de nombreux autres tapis pour alignement de fidèles, cet exemplaire ne soit pas richement décoré, il obéit néanmoins aux principes fondamentaux de la construction et du remplissage des surfaces mis en œuvre dans l'art ottoman depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cette simplicité, la vivacité des couleurs et l'effet qui en résulte correspondent parfaitement au goût européen. Les fidèles priaient en rangées parallèles, tournés vers la *qibla* de la mosquée. Cette succession de niches ne fonctionne que comme allusion à la fonction du tapis, car tout revêtement propre peut servir à la prière. L'étroitesse des niches montre bien qu'un croyant avait besoin de davantage d'espace.","short_description":"Ce tapis à motif de niches multiples ne représente qu'une partie d'un tapis qui était de beaucoup plus grandes dimensions. Il était probablement destiné à une mosquée. Il est unique car son dessin ne comporte pas les traditionnels motifs compliqués, mais en contrepartie, ses couleurs simples et vives font une forte impression.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection O. Bernheimer, Munich.","dates":"XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 128 cm, l. 329 cm.","method_for_datation":"Ce tapis peut être daté du XVIIe siècle J.-C. en raison du motif, des couleurs et de la technique de nouage.","method_for_provenance":"Cette pièce fait partie d'un groupe de tapis ottomans nommé groupe d'Ouchak.","provenance":"Turquie occidentale, région d’Ouchak.","obtention":"Acquis en 1961 auprès de la collection O. Bernheimer, Munich.","bibliography":"Arseven, C. E., *Les arts décoratifs turcs,* Istanbul, 1952. \nErdmann, K., *Siebenhundert Jahre Orientteppiche,* Herford, 1966, p. 108, pl. IX. \n*Museum fur Islamische Kunst Berlin (*catalogue), Berlin, 1979, n° 4. \n*Weltkulturen und moderne Kunst* (catalogue), Munich, 1972, pp. 99-100, n° 291. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, n° 18, pl. 18.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ottomane","tapis à points noués","tapis de prière"],"materials":["Laine rouge foncé et blanc","points noués."]},"66b33fdf-e0ea-56b4-b735-839f6aaca1fe":{"name":"Tapis.","description":"Ce tapis rectangulaire appartient à un groupe appelé tapis “aux oiseaux” qui se distinguent par leur fond blanc-crème et leurs couleurs principalement chaudes et terreuses (jaune, rouge, brun) contrastant avec de petites zones de bleu et de bleu-vert. Cette pièce se compose d'un champ central et d'une bordure. Le motif d'où il tire son nom évoque un oiseau bicéphale dont quatre exemplaires sont groupés ici autour d'une fleur, l'ensemble formant le motif répétitif du champ central. Les zones intermédiaires sont ornées d'un motif standard composé d'une rosette centrale et de quatre fleurs sur tiges. D'autres petites rosettes et motifs tourbillonnants sont glissés entre les grandes fleurs et les oiseaux alignés horizontalement. La bordure présente des bandeaux de nuage réunis par des arabesques. \nCe tapis possède cependant une caractéristique originale par rapport à son type : des armes et une mitre dans le champ central carré. L'inscription figurant en partie inférieure donne le nom de la personne pour laquelle ce tapis a probablement été réalisé, l'archevêque Johannes Andreas Próchnicki, prélat catholique de Lemberg de 1614 à sa mort en 1633. On pense que les Arméniens locaux qui entretenaient des rapports étroits avec Istanbul l'aidèrent à acquérir ce tapis. Cette commande lointaine explique également l'illisibilité de certaines lettres de l'inscription. Il est également intéressant de noter que certains tapis persans commandés par un Arménien de Lemberg pour le roi de Pologne Sigismond III en 1601-1602 à Kashan sont également ornés d'armes, royales cette fois, dans un carré central. \nEn 1704, le roi de Suède Charles XII (1682-1718) s'empara de Lemberg. On présume que ce tapis fit partie du butin rapporté par ses troupes. Il aurait ensuite appartenu à une noble famille suédoise pendant 200 ans avant d'être vendu aux collectionneurs Axel et Nora Lundgren en 1937.","short_description":"Tapis rectangulaire du groupe des tapis “aux oiseaux”, motif évoquant un oiseau bicéphale stylisé. Curieusement, le champ central contient des armes et une mitre. Il a probablement été fabriqué pour J. A. Próchnicki, archevêque de Lemberg (1614-1633).","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","initial_owner":"Johannes Andreas Próchnicki (m. 1633), archevêque catholique de Lemberg (Pologne).","dates":"1023-1043 de l'Hégire / 1614-1633 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"L. 280-283 cm, l. 185-189,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant dans le champ central se réfère à Johannes Andreas Próchnicki, archevêque de Lemberg du 24 novembre 1614 à sa mort en 1633.","method_for_provenance":"Les tapis dits “aux oiseaux” sur fond blanc-crème viennent généralement de la région d'Ouchak en Turquie occidentale. Par ailleurs, après la prise de Constantinople par les Ottomans en 856/1453, un commerce se développa pendant quelque temps avec les Arméniens de Lemberg. Le prédécesseur de l'archevêque Próchnicki avait acheté 20 tapis à Constantinople pour embellir sa cathédrale.","provenance":"Anatolie (région d’Ouchak).","obtention":"Don de la succession d'Axel et Nora Lundgren, enregistré en 1977.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, cat. n° 9. \nDimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nLamm, C. J., “Ein Türkischer Wappenteppich in Schwedischem Besitz”, *Kunst des Orients* II, 1955, pp.59–68.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration figurative","décoration géométrique","Tapis"],"materials":["Laine nouée."]},"6d98ea50-5803-5087-8c76-c692fcff4093":{"name":"Tapis à motif d’arbre en fleurs.","alternate_name":"Tapis de synagogue.","description":"Il semble que ce tapis très fragmentaire acquis par Wilhelm von Bode ait appartenu à une église du Tyrol avant d'apparaître sur le marché de l'art à Munich. De format long et étroit, il est nettement structuré. Dans le champ rouge se trouve un tronc central d'où partent, à intervalles réguliers et à la perpendiculaire, des branches garnies de grandes fleurs. Le champ est encadré d'une bordure à fond jaune où se répète en continu une inscription coufique. Sur la bordure supérieure, le mot est réduit à deux syllabes liées. Cette stylisation de l'écriture arabe pourrait être une version incorrecte de la profession de foi islamique. De petites rosettes servent de séparations. Sur le côté extérieur court une seconde bordure garnie d'un rapport de doubles perles. Les bordures sont en outre encadrées par de minces bandes à fond bleu. \nFriedrich Sarre, le premier, pensa qu'il pouvait s'agir d'un tapis de synagogue espagnole, en voyant dans les formes géométriques florales répétées la représentation stylisée du coffre de la Thora. On trouve déjà des images de coffre de la Thora similaires dans les pavements de mosaïque des synagogues de la fin de l'Antiquité en Palestine. Il n'a pas été possible jusqu'à aujourd'hui de conforter cette hypothèse par des exemples espagnols. L'étoile à six branches (appelée sceau de Salomon) se rencontre elle aussi fréquemment dans l'ornementation islamique, sans que ce motif puisse être interprété de manière concluante comme l'étoile de David. \nComme le montrent de nombreux exemples dans la peinture occidentale, l'usage d'inscriptions coufiques en architecture, sur les tapis et les étoffes, était très répandu à l'époque médiévale en terre chrétienne. Bien qu'il n'existe aucune autre pièce semblable qui permette des comparaisons, on admet qu'il s'agit du plus vieil exemplaire de tapis en Espagne.","short_description":"Ce tapis unique, le plus ancien qui soit connu en Espagne, a pour motif un arbre central avec des branches garnies de grandes fleurs. Il a été interprété comme une représentation du coffre de la Thora, ce qui lui a valu son nom de tapis de synagogue. Les inscriptions répétitives stylisées en arabe y sont particulièrement intéressantes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Wilhelm von Bode.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 385 cm, l. 95 cm.","method_for_datation":"En l'absence de tapis datés, on peut admettre que cet exemplaire est antérieur au groupe des tapis armoriés que l'on attribue au XVe siècle J.-C., et ceci en raison de l'ornementation différente et de la forme archaïque de l'inscription sur fond monochrome. Ces différences justifient l'hypothèse d'une réalisation dès le XIVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La spécificité technique du point espagnol, l'inscription tout comme les détails de l'ornementation indiquent la provenance espagnole.","provenance":"Espagne.","obtention":"Acheté par Wilhelm von Bode en 1884 à Munich et transféré ensuite au Kunstgewerbemuseum de Berlin. Remis en dépôt au musée en 1906.","bibliography":"Bode, F., *Vorderasiatische Knüpfteppiche aus älterer Zeit*, Leipzig, 1901, p. 117. \n*Convivencia. Jews, Muslims and Christians in Medieval Spain* (catalogue, V. B. Mann *et al*. éd.), The Jewish Museum, New York, 1992, pp. 246-247, n° 107. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung*, Berlin, 1995, p. 23, n° 8, p. 28, pl. 8. \nSarre, F., “A Fourteenth Century Spanish Synagogue Carpet”, *Burlington Magazine* 56, 1930, pp. 89-95.","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis","tapis de synagogue","tapis espagnols"],"materials":["Laine","tapis à points noués."]},"6da483f8-19ce-5f70-9bd8-3d093b8b1250":{"name":"Tapis","description":"Le champ de ce tapis en laine nouée est décoré d’une niche de prière (mihrab) dont le centre est occupé par un saule flanqué de deux poiriers sur lesquels des oiseaux sont perchés. Des serpents s’enroulent autour des branches. Deux lions sont couchés au pied des arbres. Les écoinçons sur champ rouge sont ornés de cerfs. Les cartouches de la bordure latérale représentent des oiseaux dans des poiriers, tandis que ceux de la bordure horizontale représentent des colombes ou des lapins. Les fils de chaîne et de trame sont en coton. Les nœuds en laine d’une hauteur de 3 mm sont asymétriques ; le tapis compte 4030 nœuds au décimètre carré. Les motifs se déclinent dans toute une gamme de couleurs : rose, rouge, jaune, vert, orange, vert, bleu et brun.","type":"Tapis","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"391,2 x 231 cm ; 4030 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Iran, Kerman","obtention":"Legs Adaline Van Horne \n \nLégué par Adaline Van Horne en 1944, qui a obtenu le textile en héritage de son père William Van Horne, mort en 1915","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*, Capetown, Ad Donker, 1977, p. 35-36. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal* , Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 52. \nEdwards, Arthur Cecil, *The Persian Carpet*, Londres, Duckworth, 1953, p. 205.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Art Qajar","tapis de prière","tapis noué","tapis persan"],"materials":["coton","Laine","nœuds asymétriques"]},"74d909b3-d5bf-58e9-8fd5-7f17c21f3c2b":{"name":"Fragment de tapis","description":"Le coin inférieur de ce fragment de tapis de haute laine est orné d’un quart de médaillon lobé. Le champ est constitué de deux demi-médaillons et d’une mosaïque de feuilles d’acanthe, de croissants, de palmettes, de rinceaux et de fleurs. La bordure principale bleu foncé est décorée d’une succession de palmettes entourées de feuilles falciformes. Bien que restaurée, la bordure conserve sa composition originale. Le velour du champ ayant été largement refait, il est possible que certains motifs aient été retravaillés. Ainsi, le demi-médaillon dans la partie supérieure du fragment était à l’origine une demi-palmette. Le quart de médaillon lobé a été rapiécé et peint, et son rapport à la composition initiale reste à déterminer. Les fils de chaîne et de trame sont en coton. Les nœuds en laine de 5 mm de haut sont asymétriques. Le tapis compte 1920 nœuds au décimètre carré.","type":"Fragment de tapis","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIIIe s. (?)","location":"Montréal, Québec","dimensions":"655 x 129 cm ; 1920 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"À l'est de l'Iran","obtention":"Achat \n \nAcquis de Karekin Beshir, New York, en 1950","bibliography":"Von Bode, W. et Ernst Kühnel, *Antique Rugs from the Near East*, Berlin, Klinkhardt & Biermann, 1958, p. 118-127. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 20.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["tapis islamique","Textile séfévide"],"materials":["coton","Laine","nœuds asymétriques"]},"74ea15a9-ac23-5535-b370-ed2de11dd563":{"name":"Tapis.","description":"Tapis de laine du type ottoman appelé “tapis de Lotto”, qui se caractérise par un important champ central et une large bordure. Dans cet exemple particulier, le champ central et ses ornements en brun moutarde à détails bleus se détachent sur un fond rouge sombre. Au centre se superposent trois octogones composés d'arabesques abstraites, de demi-palmettes de feuilles et d'éléments géométriques. L'octogone supérieur est raccourci, celui du bas coupé en deux par la bordure. De chaque côté, des motifs d'étoiles reliés composés des mêmes éléments que les octogones ornent le reste. La bordure présente une succession de médaillons lobés cernés d'un filet bleu pâle et contenant des motifs abstraits bleu foncé, violet clair et vert sur fond rouge. Entre les médaillons, le fond est occupé par des demi-motifs floraux stylisés. Une étroite bordure externe rouge à rinceau floral simplifié entoure l'ensemble. \nLes tapis tels que celui-ci existent en diverses tailles et peuvent mesurer jusqu'à six mètres de long. Ils furent appréciés du début du Xe-fin XIe siècle H (XVIe-fin XVIIe siècle J.-C.). On n'explique pas encore l'évolution du dessin de ces tapis, mais peut-être s'inspiraient-ils des motifs à étoiles et octogones des compositions de carreaux muraux seldjoukides.","short_description":"Ce type de tapis ottoman est appelé “tapis de Lotto”, d’après le peintre italien Lorenzo Lotto, qui le représenta au début du Xe siècle H (début XVIe siècle J.-C.). Les “tapis de Lotto” furent fabriqués en Anatolie occidentale du début du Xe/XVIe à la fin du XIe/XVIIe siècle.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 167,6 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Les tapis de ce type sont apparus en Anatolie occidentale à la fin du Xe/XVIe ou au début du XIe/XVIIe siècle. Ils étaient fabriqués dans des ateliers urbains à Ouchak et ailleurs. Ce “tapis de Lotto” doit son nom à la représentation d'un modèle de ce type dans les tableaux du peintre Lorenzo Lotto au début du XVIe siècle. On les retrouve dans d'autres peintures européennes jusqu'à la fin du XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de ce type sont apparus en Anatolie occidentale début Xe-fin XIe siècle H (début XVIe-fin XVIIe siècle J.-C.). Ils étaient fabriqués dans des ateliers urbains à Ouchak et ailleurs.","provenance":"Peut-être Ouchak, Anatolie occidentale, Turquie.","obtention":"Acheté à Whytock and Reid à Edimbourg en 1931.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Edimbourg, 1996, p. 58. \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 198, fig. 83 ; p. 203, cat. n° 3/2 ; p. 204, cat. n° 3/3.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Laine."]},"8028a66a-6f38-592c-b57a-6daaa241314b":{"name":"Tapis","description":"La petite ville de Milas dans le sud-ouest de la Turquie fut un centre de manufacture de tapis aux XIIe et XIIIe siècles H (XVIIIe et XIXe siècles J.-C.). Ce modèle rectangulaire appartient à un groupe de tapis de Milas se caractérisant par des rinceaux géométriques stylisés anguleux. L’impression donnée est celle de répétition d’un même motif blanc sur un fond de diverses couleurs sombres. La composition se répartit entre deux larges bordures et un petit champ central rectangulaire. Ces trois parties sont séparées par d’étroites bandes ornées d’un motif géométrique. Le champ bleu central est occupé par trois récipients d’où s’élèvent des fleurs stylisées. De petites roses blanches et jaunes se répartissent au hasard sur le fond. Les motifs de la bordure intérieure reprennent celui de la bordure extérieure, mais sur fonds de couleur rouge et brun foncé. Les zones prises sous les enroulements des rinceaux sont comblées d’importantes fleurs rouges et bleues sur tiges, séparées par un motif arboriforme.","short_description":"Tapis rectangulaire. Son motif se caractérise par des rinceaux géométriques anguleux stylisés. La composition fait appel à deux bordures et un petit champ rectangulaire au centre.","holder":"Musée ethnographique (Etnografiska museet)","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 166 cm, l. 141 cm.","method_for_datation":"Les tapis de Milas à rinceaux géométriques anguleux stylisés sont datés du XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse stylistique. Une des caractéristiques des tapis généralement attribués à la région de Milas ou de Bergame est le rinceau géométrique anguleux stylisé.","provenance":"Anatolie (région de Milas), Turquie.","obtention":"Don de la succession de Axel et Nora Lundgren, enregistré le 29 septembre 1977.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, cat. n° 30. \nHubel, R., *Ullstein Teppichbuch*, Vienne, 1965, cat. n° 14. \nZipper, K. et Fritzsche, C., *Anatolische Teppiche: Battenberg Antiquitäten-Kataloge Orientteppiche*, 3, Munich, 1989, cat. n° 67.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique.","Tapis"],"materials":["Laine","nouée."]},"847012ff-11f1-5a0c-b2dd-0128cd68ab78":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment provient d’une étoffe de soie lampas dont d’autres fragments sont conservés, entre autres, au Museum of Fine Arts de Boston et au Dallas Museum of Art (collection Keir d’art islamique). L’étoffe est ornée de chasseurs enturbannés : certains tiennent un oiseau dans chaque main, tandis que d’autres portent une gazelle dans leur bras. Tissés de fils jaune clair et orange, les chasseurs se découpent nettement sur la soie noire. Les chasseurs coiffés de turbans sont typiques de l’époque séfévide (1501-1722/36) et ornent également les miniatures contemporaines.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"42,5 x 24,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives ; un fragment de ce lampas est conservé au Museum of Fine Arts de Boston, no 06.1874","provenance":"Iran","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Dikran G. Kelekian, New York, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 24, fig. 3. \nReath, Nancy Andrews et Eleanor B. Sachs, *Persian Textiles and Their Technique from the Sixth to the Eighteenth Centuries, Including a System for General Textile Classification*,New Haven, Yale University Press, 1937, cat. no 66.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["lampas","textile perse","Textile séfévide","tissu en soie"],"materials":["Lampas broché"]},"8f36e403-6097-58ff-8669-eab997217fe7":{"name":"Tapis espagnol.","description":"Ce grand tapis fragmentaire fait partie d'un groupe de tapis espagnols du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) portant les armoiries de la famille Enriquez. Cette attribution est justifiée par les motifs employés, la polychromie, l'aspect général. Ce tapis a probablement été fabriqué dans la ville espagnole de Letur durant la seconde moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Tous ces tapis sont caractérisés par l'emploi du nœud espagnol. \nOn a pensé jadis que les tapis de cette catégorie, appelés tapis mudéjars, avaient été réalisés par des artisans orientaux pour des commanditaires espagnols. Toutefois, ils présentent déjà de telles divergences d'avec les principes de structuration du motif observés dans les pays islamiques que l'on ne peut légitimement admettre de filiation directe. \nLe champ principal est constitué de la répétition continue d'un même motif : une étoile à six branches dans un octogone à fond bleu. Dans les losanges intercalaires alternent des oiseaux et des rosettes. Quatre bordures de différentes largeurs encadrent le champ : en partant de l'intérieur, une bordure avec motifs en zigzag, une frise d'étoiles d'entrelacs, une frise de fleurs, et enfin, sur la bordure externe, des motifs sur fond bleu qui rappellent l'écriture coufique. De longues lettres se lèvent en crochets et alternent avec des triangles pointus ; les interstices sont garnis d'animaux traités dans une stylisation héraldique (paons, canards, lions, etc.) et de motifs géométriques comme les losanges remplis de crochets. \nLes armoiries insérées dans le tapis sont dans les pays islamiques aussi le signe distinctif d'un travail de commande. Un tapis ottoman conservé en Suède porte le blason d'un évêque, d'autres les armes d'une famille génoise, signe de l'importance du réseau commercial méditerranéen.","short_description":"Ce tapis mesurait autrefois plus de cinq mètres de long. Son champ intérieur présente un motif de petite étoile. La bordure externe, qui rappelle l'écriture coufique, est remplie de motifs animaliers incluant des lions et des canards, ce qui crée un contraste considérable avec les tapis mamelouks ou ottomans.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Wilhelm von Bode.","dates":"seconde moitié du IXe siècle de l’Hégire (seconde moitié du XVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 410 cm, l. 195 cm.","method_for_datation":"Le groupe de tapis auquel cet exemplaire appartient porte les blasons de familles espagnoles que l'on repère au milieu et dans la seconde moitié du XVe siècle J.-C.","method_for_provenance":"La littérature mentionne Letur, ville de la province espagnole de Murcie, comme lieu de fabrication possible de ce groupe de tapis. Le nœud espagnol utilisé conforte l'hypothèse.","provenance":"Espagne, Letur (?).","obtention":"Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Erdmann, K., *700 Jahre Orientteppich,* Herford, 1966, p. 103, ill. 126. \nFerrandis Torres, J., *Catálogo de la Exposición de Alfombras Antiguas Españolas,* Madrid, 1933. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Spanish Rugs. 12th Century to 19th Century,* Washington, D.C., The Textile Museum, 1953. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, pp. 118-120 n° 137.","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tapis à points noués","tapis espagnols"],"materials":["Laine","points noués."]},"90f24fd2-747c-586e-b28c-441b69be0537":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment de velours de soie proviendrait de la tente de Soliman le Magnifique (1520-1566), qui aurait été saisie par les troupes du sultan lors de l’une des campagnes ottomanes en Perse entre 1534 et 1554. Comme les autres fragments de la tente à nous être parvenus, il témoigne du raffinement des arts textiles persans au XVIe siècle et de leurs liens étroits avec la miniature. L’exécution des motifs figuratifs et floraux est très aboutie. La composition emprunte à la célèbre histoire de Khosrow et Shirin racontée dans le Khamsa du poète Nizami et illustrée dans de très nombreuses miniatures. En général, dans cette scène Khosrow, qui ici ne figure, est représenté avec un doigt sur la bouche pour appeler au silence. Un autre fragment de la tente conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Le fragment du Musée représente Shirin au bain, ses vêtements accrochés aux branches d’un arbre, son cheval sellé à proximité. Il se distingue des autres fragments en ce que l’inscription sur selle « amal Ghiyāth Al-Dīn Djāmī » permet de l’attribuer au célèbre tisserand séfévide Ghiyāth Al-Dīn Djāmī. Selon Ackerman, Djāmī était non seulement un tisserand accompli, mais comptait parmi les maîtres de la bibliothèque royale. Huit autres pièces attestent que le tisserand était actif durant la seconde moitié du XVIe siècle.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-Arts de Montréal","dates":"XVIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"31 x 58 cm","provenance":"Iran, Tabriz","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis d'Adolph Loewi, Los Angeles, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Pope, Arthur Upham et Phyllis Ackerman, *A Survey of Persian Art*, Londres, Oxford University Press, 1964, vol. VI, 1938-1939. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*, New York, Pantheon, 1952, no 132. \nSalam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 62.","author":"Shirin Shafiee","materials":["Soie filé d'or et d'argent"]},"958f2e19-cf88-5446-b5c3-619ff5ee8038":{"name":"Tapis.","description":"Remarquable exemple de “tapis de Konya”, considéré comme l'un des plus anciens styles de tapis d'Anatolie. La trame et le poil sont en laine. La technique utilisée est celle du “double-nœud turc” également appelé point noué *ghiordès*, du nom de la petite ville de Gördes (région de Manisa). Les couleurs sont le rouge, le bleu foncé, le bleu et le beige. Le champ principal présente une construction géométrique à motifs rouges crochus sur fond rouge clair. Des motifs de triangles, d'octogones, de “mains sur les hanches” et de crochets forment une composition géométrique répétitive caractéristique des tapis seldjoukides. La décoration est dominée par le principe d'“infinité”, typique des tapis turcs. Entre les motifs répliqués en continu, des points bleus forment un puissant contraste avec le fond rouge. \nLe tapis s'achève par une étroite bordure à motifs d'étoiles à huit branches de couleur bleu foncé séparées par de fines lignes beiges. L'élément le plus frappant est la large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée en bleu clair sur fond bleu foncé. Les lettres sont interrompues horizontalement par des bandes rouges à contours beiges. Ce type de bordure en coufique est caractéristique des tapis seldjoukides. \nLe tapis est assez usé et l'essentiel de son velours a disparu. Certaines zones de la bordure extérieure ont disparu et une grande déchirure marque la partie centrale. \nLes tapis seldjoukides étaient généralement de grandes dimensions et décorés de compositions géométriques simples faisant appel à un nombre réduit de couleurs de diverses nuances contrastant avec une importante bordure d'écriture coufique. \nTrouvé dans la mosquée d'Alaadin \\[Ala' al-Din\\] à Konya, ce tapis est l'un des huit remis au musée et enregistrés dans son inventaire le 30 *rabi' al-Awwal* 1329 H / 31 mars 1911 J.-C.","short_description":"Voici le plus vieil exemple de “tapis de Konya”. Les tapis de cette période sont caractérisés par le contraste entre les couleurs claires et les couleurs foncées, les motifs géométriques répétitifs du fond, allégoriques de la notion d’Infini, une large bordure à écriture pseudo-coufique stylisée et un tissage selon la technique du double-nœud turc ou nœud de Ghiordès.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 519 cm, l. 294 cm.","method_for_datation":"Les sultans seldjoukides firent édifier de nombreuses mosquées et l'on sait qu'ils commandèrent des corans, des lutrins pour coran, des chandeliers et des tapis pour les meubler. On pense que ce tapis a été spécialement tissé pour la mosquée de Konya à la demande du sultan Alaadin ['Ala' al-Din] Keykubad Ier (r. 617-634/1220-1237) qui la fit agrandir en 618/1221. L'analyse stylistique renvoie également au VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La plupart des tapis de grande qualité produits sous les Seldjoukides d'Anatolie proviennent de Konya. Les couleurs de celui-ci sont celles qui prédominent dans les tapis de cette ville.","provenance":"Konya, Turquie.","obtention":"Huit tapis anciens furent identifiés par Marin dans la mosquée d'Alaadin [Ala' al-Din] à Konya en 1322/1905 J.-C., information qui attira l'attention du consul allemand Loydved. Ils furent publiés pour la première fois en 1325/1908 J.-C. et enregistrés dans l'inventaire du musée en 1329/1911 J.-C. (voir description).","bibliography":"Erdmann, K., *Seven Hundred Years of Oriental Rugs*, Londres, 1970, p. 42. \nErdmann, K., *Der Türkische Teppich des 15. Jahrhundert,* Istanbul, 1958. \nölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.145. \nölçer, N., *et al*., *Turkish Carpets from the 13th–18th Centuries*, Istanbul 1996, p.4–5. \nönder, M., “Selçuklu Devri Konya Halıları (Tapis de Konya de la période seldjouke)”, *Türk Etnografya Dergisi* 7-8 (1964-65), p. 46-50. \nRoxburgh, D.J. (éd.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 402.","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["double nœud turc","ghiordès","Tapis"],"materials":["Laine sur trame de laine","tissée au “point noué ghiordès” ou “double nœud turc.”"]},"995abd79-4a58-5ec8-b765-a1346e8414b0":{"name":"Tapis de Marby","description":"Un des rares exemples subsistants en Suède de tapis fabriqués selon la tradition du début de la période ottomane en Anatolie. En 1925, ce tapis “de Marby”, le plus ancien tapis d'Orient conservé en Suède, a été découvert en deux morceaux dans l'église abandonnée de Marby, village de la province du Jämtland. Il appartient à un groupe de tapis à thèmes animaliers représentant dans un octogone à fond ivoire des oiseaux stylisés de couleur rouge flanquant un arbre. Les oiseaux et le motif arboriforme étaient connus et utilisés en Asie centrale depuis longtemps. \nÀ en juger par leur présence dans des peintures italiennes du XIVe siècle, ces tapis à animaux ou arbre flanqué de deux oiseaux semblent avoir été appréciés à cette époque. Le sommet de leur production et de leur diffusion remonte à la première moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). La découverte de ce modèle dans un village du Jämtland est importante car elle montre que les exportations de ce type de produit ne se cantonnaient pas à l'Italie mais touchaient également la région baltique. Les tapis à représentations animales disparurent vers la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). \nEn dehors du modèle de Marby existent quelques fragments à motif d'oiseaux et d'arbre provenant de Fustat en Égypte, ainsi que deux tapis entièrement préservés. Le premier, trouvé dans une église italienne, est aujourd'hui conservé au Musée d'art islamique à Berlin et le second a été acquis par le Metropolitan Museum of Art de New York en 1990.","short_description":"Tapis dit de Marby, nom du village suédois dans lequel il a été trouvé. Sa composition présente des oiseaux stylisés rouges flanquant un arbre. Ce motif était connu de longue date et très fréquent en Asie centrale.","holder":"Musée des antiquités nationales.","initial_owner":"Église de Marby, Jämtland, Suède.","dates":"700-823 de l’Hégire / 1300-1420 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 160 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Datation par radiocarbone (C14).","method_for_provenance":"Les motifs de la bordure principale et des bordures secondaires sont typiquement anatoliens. Ces bordures secondaires apparaissent également dans un autre groupe de tapis ottomans anciens découverts dans la mosquée Ala al-Din à Konya, Turquie.","provenance":"Anatolie, Turquie.","obtention":"Acheté par le Musée des antiquités nationales en 1925.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 1. \nErdmann, K., The *History of the Early Turkish Carpet*, Londres, 1977. \nKing, D.  et Sylvester, D., *The Eastern Carpet in the Western World: From the 15th to the 17th Century,* Londres, 1983, n° cat. 2. \nLamm, C. J., *Carpet Fragments: The Marby Rug and Some Fragments of Carpets Found in Egypt*, Uddevalla, reprint 1985. \nSterner, M.  et Kind, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative.","Tapis"],"materials":["Laine","nouée."]},"998a912b-36fb-51e9-9d23-92392129a07c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis produit par des artisans paysans de Gördès (Anatolie), l'un des principaux centres de fabrication du tapis au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), célèbre pour ses nœuds serrés et ses velours de laine courts et soyeux. Le dessin comme les couleurs de ce tapis, sa niche bleu foncé encadrée d'écoinçons et de bordures élaborés sont typiques de ce style. La présence de la niche confirme qu'il s'agit d'un tapis de prière, offrant un endroit propre pour se livrer au rite des cinq prières quotidiennes. Elle reprend la forme du “mihrab” ou niche de prière des mosquées et indique la direction de La Mecque, vers laquelle les musulmans doivent se tourner pendant leurs dévotions. Elle peut également symboliser la porte d'accès au paradis. L'ornement en suspension dans sa pointe revêt peut-être une signification spirituelle.","short_description":"Tous les ménages de Gördes, en Anatolie, possédaient leur métier à tisser pour les femmes et les jeunes filles qui fabriquaient de petits tapis et des tapis de prière. Ce tapis de prière est décoré d’une élégante niche centrale rappelant l’architecture des *mihrab* des mosquées anatoliennes.","holder":"Saint Mungo Museum for Religious Life and Art, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 183 cm, l. 119 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. à la fois la composition et le tissage de ce tapis ressemblent à plusieurs autres tapis de prière de ce type datant du XIIIe/XIXe siècle, qui sont attribués à la production de Gördès.","provenance":"Gördès, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Bennett, I., *Rugs and Carpets of the World*, Londres, 1977. \nScarce, J. M., “Oriental Carpets: The Burrell Collection”, Arts of Asia, mai-juin 1990, p. 136.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Laine (chaîne","trame et velours)."]},"aed82efb-32d2-5811-bb33-9c50bdadf8ac":{"name":"Fragment de textile","description":"D’un point de vue historique et esthétique, ce fragment est un exemple remarquable des textiles de la dynastie des Bouyides (945–1055). La frise est ornée d’aigles bicéphales portant une créature ailée et d’arbres stylisés. Les motifs marron clair sont rehaussés d’épigraphes, qui se remarquent notamment sur la cime des arbres et sur la bande qui borde le haut du textile. Le style et l’iconographie de ce fragment l’apparentent à un groupe de quatre textiles mis au jour dans la nécropole ancienne de Nakhara Khana près de Rayy. Il reste à déterminer si le textile a été conçu comme un linceul ou s’il a été choisi parmi les biens du défunt.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"21 x 51,5 cm","method_for_datation":"La date a été attribuée par Gaston Wiet, *Soieries persanes*, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, no 4, p. 35-41. Deux exemples comparables sont conservés au Cleveland Museum of Art (nos 55.52 et 62.264).","provenance":"Iran, Rayy","obtention":"Don de F. Cleveland Morgan \n \nDon de F. Cleveland Morgan en 1946, acquis de l'Institut iranien de New York la même année","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 64. \nPope, Arthur Upham, *Masterpieces of Persian Art*, New York, Dryden Press, 1945, p. 72. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 19, fig. 1. \nGrube, Ernst J., *The World of Islam*,Toronto, McGraw-Hill, 1966, p. 42. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*,New York, Pantheon, 1952, p. 107. \nWiet, Gaston, *Soieries persane*s, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, p. 10. \nDorothy G. Shepherd, « Medieval Persian Silks in Fact and Fancy », Centre internationale d'étude des textiles anciens, 1974, Bulletin de liaison du CIETA, no 39-40, p. 1-135.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["art bouyide","épigraphes","soieries","textile islamique","textile perse"],"materials":["Soie"]},"c0c780b7-bc1e-5c06-ace4-ef7fefd9fa80":{"name":"Fragment de tenture","description":"Ce fragment de laine de la dynastie des Umayyades (661-750) est décoré d’un médaillon représentant un aigle dans des teintes de bleu, vert et jaune. L’intérieur de la bordure vert foncé est ponctué de vingt volutes. Une succession de volutes surmontées de motifs floraux tracent le contour du médaillon. On distingue des motifs géométriques et végétaux en écoinçon. La bordure principale à fond brun porte elle aussi des volutes écrues surmontées de fleurs rouges et orange. Une large bande écrue est rehaussée d’un rectangle à motifs géométriques rouges, verts et jaunes. Les motifs floraux consistent ici en des palmettes et des rosettes. La représentation de médaillons ornés de motifs figuratifs emprunte aux soieries persanes. Les motifs décoratifs à l’intérieur des médaillons sont caractéristiques des arts décoratifs sassanides.","type":"Fragment de tenture","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Première moitié du VIIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"45 x 23 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparatives ; Prudence Oliver Harper, *The Royal Hunter: Art of the Sasanian Empire*, catalogue d'une exposition présentée à l'Asia House Gallery, New York : Asia Society, 1978, cat. no 62.","provenance":"Égypte, époque sassanide (IIIe-VIIe apr. J.-C.)","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Mme Paul Mallon, New York, en 1953, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Non publié","keywords":["médaillon","tapisserie perse","textile","Textile polychrome","textile umayyade"],"materials":["Laine"]},"c47d93ec-a5cc-5bc4-9584-cadaac01d6bc":{"name":"Tapis.","description":"Fragment de tapis, composé de plusieurs fragments plus petits cousus ensemble. Il présente un motif relativement rare parfois appelé “médaillon étoilé à quatre lobes”, dans lequel les coins de grands motifs cruciformes sont reliés par des nœuds à des motifs rectangulaires plus petits en une composition qui génère des vides meublés par des losanges verticaux ou horizontaux. Ce motif serait antérieur à la célèbre “étoile d'Ouchak”, car des médaillons similaires s'observent sur des tapis reproduits dans des miniatures peintes persanes du XVe siècle. D'autres détails, comme les nœuds qui partent des coins des motifs et le réseau de treillis entre les médaillons qui crée une impression de composition continue, suggèrent une date ancienne. Si une vingtaine de tapis de ce modèle existent encore, celui-ci est le mieux conservé.","short_description":"Fragment d'un grand tapis lui-même composé de fragments plus petits cousus ensemble. Le motif en est une variation précoce et relativement rare de la fameuse “étoile d'Ouchak”. On peut voir des motifs similaires sur des tapis reproduits dans des miniatures iraniennes du IXe s. H / XVe s. J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"fin IXe-XVe siècles de l’Hégire (XVe-XVIIe siècles J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 229 cm, l. 168 cm.","method_for_datation":"Comparaisons avec d'autres tapis existants et tapis reproduits dans des illustrations peintes à la main. Les chercheurs datent cette pièce de 1450 au plus tôt à 1625 au plus tard.","method_for_provenance":"Si les tapis “Ouchak” sont associés à la ville d'Anatolie occidentale de ce nom, ils n'y étaient pas nécessairement tous fabriqués.","provenance":"Anatolie occidentale.","obtention":"Acheté par le musée en 1906.","bibliography":"Erdmann, K., “Weniger Bekannte Uschak-Muster”, *Kunst des Orients* 4 (1963): pp. 89–94. \nFranses, M. et Pinner, R., “The 'Classical' Carpets of the 15th to 17th Centuries” (première partie d'un article sur “Turkish Carpets in the Victoria and Albert Museum”), *Hali* 6:4, 1984, p. 367 et planche en couleurs II. \nKing, D. et Sylvester, D., *The Eastern Carpet in the Western World from the 15th to the 17th Century,* Londres, 1983, p. 72. \n*Le ciel dans un tapis,* catalogue d'exposition, Paris, 2004, pp. 142-143 (cat. n° 29).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Laine tissée et nouée."]},"d0bee2a2-2f3b-5679-b3ad-433e3664ca0a":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis de prière typique de la production de Ladik, village proche de la ville de Konya en Anatolie centrale. Il se compose d'une niche centrale rouge entourée de trois cadres ornés. Au centre figure un bouquet stylisé partant d'une minuscule aiguière reposant sur un cartouche qui contient un texte illisible. Au-dessus de la niche, apparaissent un croissant et un second cartouche donnant une date, 1217, tissée dans le sens de l'axe longitudinal. Reproduit par les femmes du village sur des métiers domestiques, le dessin s'inspire des tapis de prières de cour à colonnes des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Ces femmes tondaient également les brebis, filaient la laine et la teignaient. Ladik était situé sur la principale route de pèlerinage du nord vers le sud et les tapis étaient tissés et vendus pour compléter les revenus des villageois. Ils étaient ensuite offerts en geste pieux à des mosquées ou des tombeaux de la région ou d'ailleurs. Un tapis de ce genre figure dans une peinture européenne du XVIIe siècle, une nature morte de Nicolaes van Gelder, datée de 1664.","short_description":"Ce tapis de prière est un exemple des pièces réalisées dans le village de Ladik près de Konya en Anatolie. Exécutés par les femmes au village, sur des métiers domestiques, les tapis étaient vendus aux pèlerins qui passaient par là sur leur route pour La Mecque. Ils les offraient à des mosquées ou des lieux de pèlerinage à leur retour.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"1217 de l’Hégire /1802 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 200, 6 cm, l. 111,7 mm.","method_for_datation":"Analyse artistique et présence d'inscriptions tissées dans le tapis dont l'une donne la date de 1217/1802.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ladik, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Black, D., *World Rugs and Carpets: A comprehensive guide to the design, provenance and buying of carpets*, Feltham, 1985. \nBailey, J., “Ladik Prayer Rugs”, *Hali* n° 28, octobre-décembre 1985, Londres, pp. 18-25.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","objets religieux","Pèlerinage","vie de village"],"materials":["chaîne et poil)","Laine (trame","tissage sur métier."]},"d709dc46-d56e-5b96-833d-47202bfed1b4":{"name":"Tapis de prière","description":"Une lampe se découpe sur le champ indigo de la niche de prière (mihrab) représentée sur ce tapis de haute laine. Le tympan vert olive à motif de rinceaux est soutenu par deux colonnes. Des œillets ornent le registre supérieur de la niche. Une succession de rosettes et des palmettes ponctuées d’arabesques habille le fond ivoire de la bordure principale. Le tapis, qui compte 4200 nœuds symétriques au décimètre carré, a été fabriquée en Turquie dans le premier quart du XXe siècle. Orienté vers La Mecque, le tapis assure la pureté du lieu de culte et crée un espace isolé pour prier. Jadis, les musulmans s’agenouillaient et se prosternaient sur des nattes de palmier ou des peaux de mouton. Le champ du tapis de prière présente généralement une représentation stylisée du mihrab : niche creusée dans le mur d’une mosquée indiquant la direction de La Mecque, vers laquelle le fidèle se tourne pour prier.","type":"Tapis de prière","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe s. ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"173,5 x 121 cm ; 4200 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Turquie","obtention":"Don de Mme Charles F. Martin \n \nDon de Mme Charles F. Martin, Montréal (Québec), en 1944, mais conservé jusqu'à sa mort en 1956","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*,Capetown, Ad Donker, 1977, p. 55-56. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 38-39. \nIten-Maritz, J., *Turkish Carpets*, Fribourg, Tokyo, New York, Kodansha, 1977, p. 82-85.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["tapis de prière","textile islamique","textile ottoman"],"materials":["coton","Laine","nœuds symétriques"]},"e4957137-fe26-5b45-a98b-c7918535c481":{"name":"Fragment de textile","description":"Les textiles constituent une part importante de la collection d’art islamique du Musée des beaux-arts de Montréal. Dans le monde islamique, les arts décoratifs ont une grande importance symbolique et sociale. Ce fragment fait partie des pièces qui témoignent de techniques aussi novatrices que complexes. Les tisserands de l’époque font preuve d’une habileté rarement égalée. Les motifs figuratifs, très populaires dans la Perse du XVIe siècle, apparaissent sur les vêtements et sur le mobilier des palais aussi bien que dans les cérémonies religieuses et funéraires. Dans ce fragment de double étoffe réversible qui représente des « Bateaux en mer », deux tissus ont été produits simultanément, l’un sur l’autre, suivant un double motif au détail exceptionnel : des voiliers avec quatre marins alternent avec de simples barques transportant trois figures, sur une mer où poissons et canards abondent. Les mâts verticaux des voiliers produisent une impression de stabilité, tandis que les barques disposées en diagonale suggèrent un balancement. Les motifs rouges sont couchés sur un fond au filé d’argent.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Vers la fin du XVI-début XVIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"15,8 x 14,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparative ; *Catalogue of the International Exhibition of Persian Art*, Londres: Royal Academy, 1931, no 301a.","provenance":"Iran, Yazd","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Heeramaneck Galleries, New York, en 1949, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 61. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection», *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 26, fig. 5. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 1960, p. 23. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 2007, p. 42.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["double étoffe","textile perse","Textile séfévide","tissu en soie"],"materials":["double étoffe","filé d'argent","Soie"]},"e9f4c38d-048f-5665-96a4-f4e9444dc22f":{"name":"Tapis de prière avec une rangée de niches.","description":"L'un des trois tapis à “rangs” du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) figurant dans la collection du musée. Le tapis nous étant parvenu sous forme de fragment, les dimensions de la pièce d'origine sont inconnues. Sa composition fait appel à un motif de niches de *mihrab* qui délimitent les emplacements pour prier en rangées alignées. Sur un fond rectangulaire crème se détachent cinq niches de *mihrab* à bordures bleu foncé, deux vertes et trois bleu foncé. L'influence des bordures monumentales en pseudo-coufique des tapis de Konya du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) de la période des Seldjoukides d'Anatolie est notable dans le dessin des *mihrab*. Chaque niche est couronnée d'une tête de cerf stylisée et ses angles sont ornés de triangles à motif de damier bleu foncé d'où pendent des stalactites. Dans le champ intérieur figurent trois lampes de mosquée suspendues, une centrale, deux latérales. Quatre des niches présentent en partie inférieure des motifs en diamant d'où partent des pointes de flèches dans les quatre directions. Celle du centre ne comporte qu'un unique motif en diamant, comme pour marquer le centre du tapis. \nLe motif en bleu sur fond rouge qui évoque une double tête de cerf de la bordure principale sert en même temps à isoler les niches l'une de l'autre. Les motifs de la bordure étroite à fond jaune qui entoure la bordure principale évoquent une chaîne de rosettes jaunes et bleues tressées. Les motifs géométriques sont inspirés de la tradition seldjoukide, en particulier les angles en pointe de flèche, motif qui rappelle l'écriture coufique. Comme les lampes de mosquée et les étoiles à huit branches, ils annoncent la transition vers le tapis de prière ottoman.","short_description":"Les plus anciens tapis de prière ottomans à niches multiples sont datés du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Ils étaient destinés aux mosquées pour aider les fidèles à prier alignés. Les compositions géométriques et les bordures en coufique des tapis de prière de cette période font la transition avec le tapis de prière de style classique ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"430 x 133 cm.","method_for_datation":"Analyse chimique des teintures utilisées à l'origine et analyse stylistique de la composition et des motifs.","method_for_provenance":"La fabrication de tapis n'est pas répandue dans la région d'Eskişehir-Sivrihisar. Par ailleurs, Konya était à cette période l'un des plus importants centres de cette production. Ce tapis étant de tradition seldjoukide, il est probable qu'il a été tissé dans la région de Konya.","provenance":"Anatolie centrale (peut-être Konya), Turquie.","obtention":"Tapis transféré de la mosquée Cheikh Baba Youssouf en 1911 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art pour éviter le vol et les pillages. La mosquée a été édifiée en 903-1498 à Sivrihisar, l'un des premiers grands sites de l'occupation turcomane. Cheikh Baba Youssouf (mort en 918/1512) était un savant religieux descendant de Haci Bayram Veli (753-834/1352-1430), fondateur de la branche Bayramiyya du soufisme.","bibliography":"Aslanapa, O., *Türk Halı Sanatının Bin Yılı, Istanbul*, 1987, p. 163, pl. 115. \nölçer, N., et al., *Turkish Carpets of the 13th-18th Centuries*, Istanbul 1996, pp. 158-159. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 168.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cheikh Youssouf Baba.","ghiordès","Sivrihisar","Tapis","tapis de prière"],"materials":["également appelé nœud de Ghiordes.","Laine sur trame de laine","tissée selon la technique du double nœud turc"]},"eeefe08e-b05d-5b9e-a805-c6fd43d4fe03":{"name":"Tapis.","description":"Tapis d'Ouchak du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) à trame et chaîne en laine. La technique est celle du double nœud turc également appelé nœud de Ghiordes. Il est séparé en deux morceaux. \nDes motifs *chintamani* ou *pelenk* (taches de léopard ou rayures de tigre) se répartissent en zigzag sur fond rouge. Sur toute la surface, ces motifs noir et bleu foncé à contours bleus alternent avec des rayures de tigre jaunes à contours noirs, selon le principe de l'infinité. Ensemble, ces motifs observés pour la première fois sur les vêtements de figures peintes dans les grottes de Turfan (province chinoise du Xinjiang), probablement vers le Ier-IIIe siècle H (VIIe-IXe siècle J.-C.), illustrent l'influence de l'Extrême-Orient et de certaines racines bouddhistes. \nLes motifs de *chintamani* ou *pelenk,* symboles de puissance et d'autorité, apparaissent dans l'art palatial ottoman après la prise de Tabriz par la victoire de Chaldiran remportée en 920 H / 1514 J.-C. par le sultan Sélim Ier (r. 918-927 H / 1512-1520 J.-C.). Dès le Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), ils sont présents dans l'ensemble de la production artistique réalisée pour la cour ottomane, en particulier dans le travail du bois et dans les textiles, céramiques et reliures. Ils furent particulièrement populaires sous le sultan Sélim II (r. 974-982 H / 1566-1574 J.-C.). \nLe tapis est entouré de trois bordures, deux étroites et une large. La première, étroite, se compose, sur un fond bleu foncé pris entre une bande rouge orangé à points bleus et rouges et filet rouge, de motifs de tulipes et d'œillets entre des tiges végétales rouges entrelacées. La bordure principale est décorée d'énormes fleurs de lotus, pétales de rose et motifs de fleurs et de feuillages stylisés en rouge sombre et clair à contours bruns. La bordure extérieure fait appel à des motifs de tulipes et d'œillets bleu foncé, bleu et crème répartis parmi des entrelacs de tiges végétales sur un fond rouge.","short_description":"Ce tapis fut tissé à Ouchak pour la mosquée du sultan Sélim à Konya. Les motifs *chintamani* (rayures de tigre), symboles du pouvoir et du sultanat d’origine extrême-orientale, les pivoines (*hatayi*), tulipes et œillets étaient également utilisés pour les carreaux de céramiques, les textiles et le bois ouvragé entre le Xe et le XIIe siècle H (XVIe-XVIII s. J.-C.).","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 789 cm, l. 360 cm.","method_for_datation":"On pense que ce tapis a été donné, spécialement réalisé ou commandé pour la mosquée du sultan Sélim à Konya, dont la construction avait débuté lorsque ce dernier était gouverneur de la ville, et s'acheva l'année de son accession au trône en 973/1566. Au cours de la période ottomane, il était de tradition que les sultans offrent aux mosquées qu'ils édifiaient des meubles, des tapis, des pupitres à coran et autres objets d'art. Les motifs décoratifs présents sur ce tapis et la date de construction de la mosquée permettent de le dater du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Le plus important centre de production de tapis au Xe/XVIe siècle était Ouchak et sa région. La composition et les motifs de la bordure principale en particulier confirment la probabilité de la production de ce tapis à Ouchak.","provenance":"Ouchak, Turquie.","obtention":"Tapis transféré en 1911 de la mosquée du sultan Sélim à Konya au musée, dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art dispersées dans tout le pays pour éviter vols et mises à sac.","bibliography":"ölçer, N., et al, *Turkish Carpets from the 13th–18th Centuries*, Istanbul 1996, pl. 81. \nRoxburgh, D. J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 463.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chintamani","cintamani","Gördes.","Konya","léopard","motif pelenk","Sélim II","Tapis"],"materials":["Laine sur trame de laine","tissée en double nœud turc également appelé nœud de Gördes."]},"f7879232-ae13-54c3-8e2a-b4f64e92dbd7":{"name":"Tapis","alternate_name":"Tapis “Holbein.”","description":"Tapis à trame et chaîne en laine tissé en Anatolie occidentale au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). La technique utilisée est celle du double nœud turc, également appelé nœud de Ghiordes. Sur fond jaune foncé entouré d'une bordure de rosettes, la composition se divise en cinq parties de trois paires d'octogones alternant avec deux grands cartouches rectangulaires. Le motif principal de l'intérieur de ceux-ci est constitué d'octogones concentriques sur fond rouge. Le champ autour de l'octogone central, qui pourrait faire penser à une rosette fleurie par la présence de crochets et de motifs d'entrelacs autour d'une étoile centrale, est meublé d'étoiles et de feuilles stylisées rouges et blanches. L'octogone le plus important est entouré d'entrelacs jaunes et bleus et, dans les angles, de motifs de crochet qui remplissent le champ du grand cartouche rectangulaire. Deux bordures étroites à motifs de feuilles et de chaînes suivent la bordure principale ornée d'éléments de textes en coufique stylisé sur fond bleu foncé. Les entrelacs d'écriture pseudo-coufique, en blanc, jaune, vert et bleu à contours rouges, contrastent avec les couleurs complémentaires qui les séparent. \nLes tapis turcs, qui jouaient un rôle important dans le commerce ottoman, furent exportés en grand nombre vers les marchés européens dès le début du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Objets de valeur, ils étaient très appréciés des familles aristocratiques, des dignitaires religieux et de la bourgeoisie aisée. Ces groupes, également amateurs de peinture, firent souvent représenter les précieux tapis qu'ils possédaient dans leurs portraits peints. \nCe genre de peinture qui se développa en Europe à partir du XVe siècle a joué un rôle important dans la datation et l'établissement de la typologie de ces tapis. Certains apparaissent ainsi dans des tableaux de l'artiste allemand Hans Holbein (1497-1543), d'où leur nom de “tapis “Holbein”. D'autres portent ce nom même s'ils ne figurent dans aucune peinture. Le tapis représenté ici fait partie du groupe appelé “Holbein IV.”","short_description":"Ce tapis en laine a été tissé en double nœud turc (nœuds de Ghiordès) à Bergame au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Ces tapis à encadrements rectangulaires et motifs géométriques et floraux stylisés prirent le nom de “tapis Holbein”, du nom du peintre allemand Hans Holbein qui les représenta dans ses tableaux.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 292 cm, l. 170 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques des motifs et de la composition, ainsi que des peintures sur lesquelles apparaissent des tapis similaires.","method_for_provenance":"L'existence d'une industrie florissante du tapis à Bergame et Ouchak au Xe/XVIe siècle est bien connue. La présence de motifs particuliers et d'un style d'inspiration géométrique – tous deux encore présents sur des tapis réalisés à Bergame aujourd'hui – suggère que ce tapis y a été tissé plutôt qu'à Ouchak.","provenance":"Anatolie occidentale (région de Bergame-Ouchak), Turquie.","obtention":"Tapis transféré en 1911 de la mosquée Cheikh Baba Youssouf à Sivrihisar au musée dans le cadre d'une initiative, lancée au XIXe siècle, visant à regrouper les œuvres d'art de tout l'empire.","bibliography":"Aslanapa, O., *Türk Halı Sanatının Bin Yılı*, Istanbul, 1987, p. 94, pl. 127. \nErdmann, K., *Seven Hundred Years of Oriental Rugs*, Londres, 1970, p. 105. \nErdmann, K., *Der Türkische Teppich des 15. Jahrhundert*, Istanbul, 1958, p. 32. \nölçer, N., et al., *Turkish Carpets from the 13th-18th Centuries*, Istanbul, 1996, pl. 42.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ghiordès"],"materials":["Laine sur trame de laine","tissée en double nœud turc également appelé nœud de Ghiordes."]},"f85d9f00-4083-5a27-a359-1b0775ec55d5":{"name":"Fragment de tapis","description":"Au Moyen-Orient, les étoffes tissées servaient non seulement de sièges, de sacs de rangement, de rideaux, de parures de lit et de couvertures pour les objets et les animaux, mais aussi de revêtements décoratifs pour le sol. La littérature, les artéfacts et les peintures européennes des XVIe et XVIIe siècles sont autant de témoignages d’un commerce du tapis, favorisant la diffusion des motifs et des croyances à travers les cultures. Les motifs, couleurs et formes des textiles portaient un message implicite de protection. Ce fragment de tapis à motifs d’onagres, de lions et de cerfs autour d’un cyprès est une variante du décor dit Jardin du Paradis répandu dans le nord et le nord-ouest de l’Iran à l’époque séfévide (1501-1722/36). Constantes de la pensée iranienne depuis des millénaires, les jardins et la quête du paradis sont des thèmes privilégiés de la poésie, la littérature et la peinture. Le tapis était perçu comme un miroir du jardin céleste, le moyen d’expression artistique par excellence, facile à transporter au cours des migrations saisonnières entre les quartiers d’été et d’hiver. Les tapis à décor Jardin du Paradis les plus somptueux étaient réservés à la noblesse ; rares sont les exemplaires de l’époque séfévide à nous être parvenus. Depuis le milieu du XIXe siècle, les tapis datables du XVIe au XVIIIe siècle sont vendus en fragments afin de satisfaire à la demande des collectionneurs occidentaux. Un grand fragment de ce tapis du XVIIe siècle est conservé au Cleveland Museum of Art (1953.128).","type":"Fragment de tapis","holder":"Musée des beaux-Arts de Montréal","dates":"XVIIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"113 x 57 cm","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Iran","obtention":"Achat \n \nAcquis d'Adolph Loewi, New York, en 1954","bibliography":"Ittig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 18. \nSalam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 65.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["tapis islamique","tapis perse","Textile séfévide"],"materials":["coton","Laine","noué"]},"ff0f0b5a-89b7-5bab-b342-1924a2ccdcb4":{"name":"Tapis","description":"Tapis à point noué composé d’un mihrab et de trois bordures, type tapis d’Anatolie. Motifs floraux et géométriques. Couleurs rouge, jaune, vert, bleu.","type":"Bois","holder":"Musée public national des Antiquités","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","provenance":"Alger","author":"Houria Cherid"}}