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- {"040d5edd-ece2-5d65-a462-03b30e90b3e1":{"name":"Éléments du minbar de Nour al-Din.","description":"Ensemble de panneaux composés de pièces en pin de petites et moyennes dimensions emboîtées incrustées de nacre, d'ivoire et de perles. Il représente tout ce qui reste du *minbar* de Nour al-Din Zangi, fabriqué à Alep en prévision de la conquête de Jérusalem. Il fut détruit en 1969 par un incendie qui endommagea certaines parties de la mosquée al-Aqsa, notamment le mur sud, le mur de *qibla*. Nour al-Din commanda ce *minbar* alors qu'il se préparait à attaquer Jérusalem, mais il mourut avant de reprendre la ville. Ce fut Saladin qui fit transférer le *minbar* d'Alep à Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C. \nCe *minbar* était fait de pièces de pin assemblées selon la technique d'emboîtement (*ta'cheqq*), mais également réunies par des chevilles de bois. Il se composait de trois parties, l'entrée à étagement de *mouqarnas*, l'escalier et le podium recouvert d'un kiosque, d'où le *katib* prononçait son sermon. D'importantes parties de la porte à doubles battants subsistent. L'entrée ouvrait sur l'escalier fermé sur ses deux côtés par des moucharabiehs. \nCe meuble avait reçu une décoration géométrique et végétale riche et variée, dont une composition de médaillons en étoile formant un splendide treillage (moucharabieh). Il présente également un ensemble d'inscriptions contenant des versets du Coran et la mention de la charte *waqf* de Nour al-Din Zangi et de son fils al-Saleh. S'y ajoutent les noms des artisans qui fabriquèrent ce *minbar,* considéré comme l'un des plus magnifiques jamais réalisés en bois.","short_description":"Restes d’un *minbar* détruit en 1969 par un incendie qui endommagea la mosquée al-Aqsa. Ce *minbar* fut commandité par Nour al-Din Zangi à Alep en bon présage de la conquête de Jérusalem. Salah al-Din (Saladin) le fit transférer à Jérusalem. Ses éléments comportent une riche décoration géométrique et végétale entrecroisée et des panneaux en forme d’étoile ainsi que le nom de l’artisan.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Nour al-Din Zengi (a régné en Syrie en 541-569 H / 1146-1174 J.-C.), Saleh bin Nour al-Din Zengi et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","dates":"La construction de ce *minbar* a débuté en 564 de l’Hégire / 1169 J.-C. et s’est achevée en 570 H / 1174 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 245 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Présence de dates dans les inscriptions et confirmation de plusieurs sources, les plus importantes étant Abou Chama (m. 655/1267), Ibn al-Athir (m. 630/1223) et Moujir al-Din al-Hanbali (m. 927/1520).","method_for_provenance":"L'origine alepoise est mentionnée dans les inscriptions et par des sources historiques.","provenance":"Le *minbar* a été réalisé sur commande à Alep (Syrie) pour la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","obtention":"*Minbar* transféré au musée de la mosquée al-Aqsa après l'incendie de 1969.","bibliography":"Abou Chama, al-Maqdisi, *Dhail or Tarajim Rijal al-Qarnain al-Sadis wal-Sabi'* \\[Biographies des personnages célèbres aux VIe et VIIe siècles\\], Le Caire, 1947. \nAbu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAl-A'arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[Histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Ansari, F., *Minbar Nour al-Din Zengi* \\[Le minbar de Nour al-Din Zangi\\], 1989, Jérusalem. \nMayer, L. A., *Islamic Woodcarvers and their Works*, Genève, 1958.","dynasty":"Période ayyoubbide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration géométrique, minbar","décoration végétale","incrustation de perles","Incrustations","inscriptions sculptées","ivoire","nacre"],"materials":["Pièces de pin emboîtées, incrustées de nacre, de perles et d’ivoire."]},"09c974f1-3499-5895-8d83-7f1c12a97916":{"name":"Base de chandelier.","description":"Base de chandelier mamelouk fabriqué à partir d'une feuille de cuivre battu dorée au laiton et incrustée d'or et d'argent. La bobèche qui devait reposer sur le bord supérieur manque. Le corps est orné d'un important bandeau d'écriture *naskhi* divisé en deux sections par deux rondeaux. Les principales zones décoratives sont ornées de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. L'inscription incrustée d'argent décrit les attributs du client qui a commandé ce chandelier, mais ne mentionne pas son nom. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H / 1250-1517 J.-C.","short_description":"De nombreux chandeliers en métal de ce type étaient commandités pour des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques durant la période mamelouke. L’écriture en calligraphie arabe décrit les titres et les attributs du mécène mamelouk.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin VIIe-début VIIIe siècle de l’Hégire (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,1 cm, Ø (base) 19,6 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les titres gravés sont caractéristiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les titres gravés sur ce pied sont typiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Feuille de cuivre battu à incrustations d’or et d’argent."]},"0cf1a62f-ad34-5894-aee0-ed8e36e2513a":{"name":"Triptyque avec “hilye-i sherif” (noble description).","description":"Ce triptyque représente un objet typique de l'art religieux ottoman du XIIe siècle H (fin XVIIIe siècle J.-C.) ; il est réalisé en bois recouvert d'une fine couche de papier peint de plusieurs motifs et constitué de trois parties. Le panneau central, le plus important, comporte une “hilye-i sherif”, c'est-à-dire la description des qualités physiques et morales de Mahomet. Sur les deux panneaux latéraux figurent les “hilye-i” des quatre premiers califes et des fils d'Ali, de Hassan et de Hussein. Cette pièce présente un intérêt exceptionnel dans la mesure où, chose plutôt rare, sont mentionnés au bas du panneau aussi bien l'enlumineur, qui signe Khalil Kamili, disciple de Mehmed Qalyunt, que le typographe, Mahmud fils de Mustapha, disciple de Baqqal-zade Ahmed Efendi, mort le mois de “rejeb” de 1200 H / 1786 J.-C. En ce qui concerne le décor du triptyque, les trois feuilles qui le composent sont ornées d'inscriptions en divers caractères, comme le “thoulouth”, le “naskhi” et le “taliq” ; quant aux motifs décoratifs à proprement parler, certains sont classiques, constitués de rinceaux à motifs floraux stylisés et appartiennent à la typologie dite “hatayi”, d'autres sont de type “roumi”, c'est-à-dire des arabesques dans lesquelles domine le motif de la palmette. Le sommet du triptyque, en forme de flèche, reproduit, en son centre, les paysages des deux lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque, avec au premier plan la Kaaba, et Médine, dont on voit la mosquée. Signalons le petit vase central d'où jaillissent des branches fleuries, symbolisant la distribution des vertus charismatiques du Prophète. La description des qualités physiques et morales de Mahomet fait partie d'une longue tradition littéraire dont le prototype se trouve dans la “Sira”, ou Biographie prophétique, d'Ibn Ishaq. Des pièces comme ce triptyque étaient de véritables objets de culte et de vénération, à cause des pouvoirs thaumaturgiques que lui attribuait le calligraphe, et de la croyance au pouvoir magique de l'écriture.","short_description":"Ce triptyque est un produit, typique et important, de l'art religieux ottoman. Il présente la “Noble Description” des qualités physiques et morales de Mahomet, ainsi que la représentation des lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque et Médine.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 95,5 cm ; l. 65 cm (panneaux ouverts) ; l. 36 cm (panneaux fermés).","method_for_datation":"Identification du calligraphe.","method_for_provenance":"De telles pièces sont fréquentes dans l'art religieux turc du XIIe/fin XVIIIe.","provenance":"Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Arseven, Esad C., *Les arts décoratifs turcs*, Istanbul, 1952. \nAtil, E., *Turkish Art of the Ottoman Period*, Washington, 1973. \nGallotta, A., “Un trittico ottomano con hilye-i sherif nel Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma”, *Arte Orientale in Italia. Scritti miscellanei del Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma*, Rome, 1973, pp. 25-79.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Culte","papier-parchemin enluminé","vénération"],"materials":["Bois, papier-parchemin enluminé et doré."]},"0e4485e1-3fb0-5d8c-a83c-5315bc85cb66":{"name":"Kiswa, voile du tombeau d’Abraham.","description":"Au cours des périodes mamelouke et ottomane, les sultans, les hauts dignitaires et divers bienfaiteurs offraient des *kiswa* (couvertures, voiles) pour les tombeaux des prophètes et les renouvelaient chaque année – ou à la demande en cas de nécessité. Le drapage rituel des tombes et des mausolées donnait lieu chaque année à des célébrations populaires. L'important était de s'attirer les bonnes grâces des visiteurs des tombeaux et d'accroître la popularité du donateur auprès du peuple. Cette attention portée aux tombeaux, aux mausolées et aux lieux saints connut une recrudescence importante au cours de la période ottomane en Palestine dans le contexte de l'intérêt officiel pour les ordres soufis, leurs *cheikh* et leurs cérémonies. Cette vénération toucha, entre autres, les tombeaux de Moïse, de Salomon, de David et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham à Hébron. \nLa *kiswa* présentée ici est tissée en soie verte. Elle enveloppe complètement la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt : “Le prophète de Dieu, Ibrahim”. Le *tughra* du sultan Sélim III (r. 1203-1222 H / 1789-1807 J.-C.) est brodé dans le tissu, ainsi qu'une inscription disant : “Ceci est une protection” et “révéré” – mais il y a aussi d'autres inscriptions, qui reprennent des supplications religieuses et des versets coraniques. Cette tradition d'envoi de la *kiswa* s'est poursuivie jusqu'à la fin de la période ottomane en 1916, date à laquelle elle fut officiellement abandonnée. Au niveau populaire, cependant, les habitants des environs des tombes continuèrent à préparer des *kiswa*, mais qui n'étaient plus ces splendides tissus offerts par les sultans ottomans.","short_description":"Les *kiswa* (voiles) des tombeaux des prophètes étaient renouvelés chaque année lors de célébrations populaires. L’importance de ces traditions s’accrut durant la période ottomane. Cette couverture tissée en soie verte enveloppe la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt. Le *tughra* du sultan ottoman Sélim III est brodé sur le tissu.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Haram al-Ibrahimi (mosquée d’Abraham) à Hébron (al-Khalil).","dates":"1203-1222 de l’Hégire / 1789-1807 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 180 cm, l. 210 cm.","method_for_datation":"Une inscription brodée sur la *kiswa* indique le nom du donateur, le sultan Sélim II.","method_for_provenance":"Par comparaison avec des pièces textiles similaires réalisées en Syrie ou à Istanbul et conservées dans des musées turcs, en particulier à Istanbul.","provenance":"Probablement Syrie ou Istanbul, mais spécialement fabriqué pour la mosquée d’Abraham à Hébron.","obtention":"La pièce a été transférée de la mosquée d'Abraham au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["étoffes","kiswa","objet funéraire","soie","tissus","tombes"],"materials":["Soie brodée de fils de soie argentés."]},"0e493dee-d727-519c-91a1-24aef19e5e22":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à col évasé, large panse et haut pied, de dimensions et de forme typiques des lampes mameloukes. D'épaisses attaches de verre servent à fixer les cordes de suspension. Elle est décorée d'émail, essentiellement bleu et rouge, et de quelques rehauts en vert, blanc et or. Le décor est surtout calligraphique. Une inscription très importante précise : “Voici l'un des objets faits pour Sa Haute Excellence, notre seigneur le grand Émir, Sayf al-Din Aqbugha Abd al-Wahid \\[officier de\\] al-Malik al-Nasir”. Les zones dans et autour de la calligraphie sont décorées de motifs floraux et d'arabesques. Le blason de Sayf al-Din Aqbugha – un diamant (serviette) sur un champ rectangulaire – apparaît dans des rosettes sur le col. Aqbugha avait construit une importante *madrasa* à la mosquée al-Azhar au Caire (la *madrasa* al-Aqbughawiyya) en 740 H / 1340 J.-C., et cette lampe était probablement suspendue au plafond de ce bâtiment, sans doute aux cordes mêmes qui lui sont encore attachées.","short_description":"Lampe de forme typiquement mamelouke en verre à décor émaillé (inscriptions, décoration florale et blasons). Le commanditaire, Sayf al-Din Aqbugha, fonda une *madrasa* (école religieuse) dans le complexe de la mosquée al-Azhar au Caire en 740 H / 1340 J.-C., et c'est vraisemblablement là que cette lampe fut initialement suspendue.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sayf al-Din Aqbugha.","dates":"probablement vers 740 de l’Hégire / 1340 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 33 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Il est probable que cette lampe a été fabriquée pour la *madrasa* al-Aqbughawiyya, édifiée par Sayf al-Din Aqbugha en 740/1340.","method_for_provenance":"On peut présumer que les lampes de verre de ce type étaient produites au Caire, solution plus commode et plus sûre que de les faire exécuter ailleurs et transporter.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869, provient de la collection du Dr Meymar.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 440.* \nLane-Poole, S., *The Art of the Saracens in Egypt,* Londres, 1886, pp. 215-216. \nWatson, O., “Glass from the Islamic World”, *Glass* (ed. R. Liefkes), Londres, 1997, p. 35.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Verre émaillé, or."]},"1027aa27-0c29-5f12-8165-2db5e0dda881":{"name":"Couronne de lumière.","description":"Cette couronne de lumière appartient à une série de huit polycandélons trouvés dans la Grande Mosquée de Kairouan, et qui sont aujourd'hui dispersés entre quatre musées tunisiens (Raqqada, Le Bardo, Mahdia et Monastir). Ce polycandélon est composé d'un plateau en bronze découpé et coulé, pouvant recevoir dix lampions. à partir d'un anneau circulaire rayonnent dix-huit hampes équidistantes et de mêmes dimensions ; toutes sont munies de deux fleurons évasés. Le motif floral à base de feuille de vigne stylisée est très employé dans l'art ifriqiyen du IIIe-Ve siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.), essentiellement au mihrab, au minbar et à la maqsoura de la Grande Mosquée de Kairouan. Neuf des dix-huit hampes indiquées se terminent par des anneaux circulaires alternant avec les neufs autres, que couronnent des lobes cordiformes. Ce motif, très fréquent dans les reliures kairouanaises, se trouve sous une forme plus ou moins stylisée sur nombre de sculptures d'époque fatimide. L'anneau central de la couronne de lumière est entouré de dix-huit arcs outrepassés reliant les hampes. L'ensemble dessine une rose festonnée. Le plateau est soutenu par trois chaînes s'accrochant à trois anneaux. Le type des couronnes de lumière kairouanaises a subi, sans doute, les influences de modèles byzantins analogues qui ont continué à être fabriqués à l'époque islamique essentiellement dans l'aire méditerranéenne. Le génie de l'artisan musulman a su substituer, à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, le fleuron trilobé et certains motifs géométriques conformes au credo musulman. Des prototypes similaires à celui de Kairouan ont été retrouvés en égypte, Syrie et, surtout, en Espagne. La parenté avec l'Espagne permet même d'évoquer la possibilité de l'existence d'une école de dinanderie propre à l'Occident musulman. Remarquons que cette technique semble avoir été transmise à l'Espagne chrétienne, comme l'atteste le polycandélon provenant d'une église et conservé au British Museum.","short_description":"D'influence byzantine, elle faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan et appartenait à une série de huit polycandélons. à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, l'artisan musulman a substitué le fleuron trilobé et quelques motifs géométriques conformes au credo musulman.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IVe-début Ve siècle de l’Hégire (Xe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette couronne de lumière faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan ; avec sept autres, elle était gardée comme relique dans l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. Toutes datent certainement d'avant les invasions hilaliennes, en 449/1057. D'autre part, cette couronne de lumière est à rapprocher d'autres pièces similaires provenant d'égypte et de Syrie, et surtout d'Elvira en Espagne, où des fouilles menées dans les ruines de la Grande Mosquée de la ville ont mis au jour un polycandélon dont la forme générale et la rosace intérieure aux arcs outrepassés présentent des analogies étonnantes avec la couronne de lumière kairouanaise. Il est datable du IVe/Xe siècle. Toutes ces données permettent de dater la couronne kairouanaise, sans risque d'erreur, du IVe/Xe siècle.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette couronne de lumière était exposée depuis 1965 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 219. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 450-451, fig. 10. \n \nOmeyas (catalogue d'exposition), Grenade, 2001, p. 54. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 169, n° 177.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","mobilier"],"materials":["Bronze coulé."]},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","dynasty":"Faces : fatimide (de Tunisie) ; dossier : califat omeyyade de Cordoue","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","habous","mobilier liturgique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté, tourné et peint."]},"163ae238-7cdd-5bf2-b4ef-095207b4794d":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en fonte de cuivre incrustée, de forme tronconique présentant des bourrelets saillants près du bord supérieur et inférieur. L'ornementation du corps est dominée par un bandeau d'écriture *naskhi* divisé en trois sections, séparées par trois rondeaux contenant des emblèmes héraldiques mamelouks dont le style date du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les champs décoratifs sont ornés de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. Le nielle noir est également utilisé en incrustations pour combler le fond des motifs floraux et mettre ainsi en valeur l'exécution pleine de finesse des rinceaux. L'inscription qualifie le client qui a commandé cet objet. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles religieuses. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H (1250-1517 J.-C.).","short_description":"Ce chandelier fabriqué pour être offert à une mosquée ou une *madrasa* porte les titres du mécène mamelouk qui l’a commandité. Linscription dit : “par l’autorité la plus noble, la plus haute, la plus seigneuriale, la plus éminente ; le protecteur royal, charitable... ; le tout-puissant, le défenseur, le prince al-Nassiri”.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 26 cm, Ø (à la base) 22,8 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique, analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouk.","method_for_provenance":"Analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Fonte de cuivre à incrustations d’argent et de nielle."]},"1702078b-d03e-543a-b81f-2cd7344ea8f1":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à panse arrondie, col évasé et piédouche, presque intacte à part le col qui a subi une réparation. Six attaches de verre permettaient de la suspendre au plafond. Le décor se compose de pivoines cernées de rouge sur fond bleu. Sur le col et sous la panse figurent trois médaillons circulaires à motif végétal composite. Il s'agit d'un bel exemple d'un type très inhabituel de lampe de mosquée mamelouke dépourvue d'inscription. Le peu de modèles similaires parvenus jusqu'à nous sont tous liés à des constructions entreprises sous le sultan Hassan ibn Muhammad. Des rangées de lampes de ce type, dont la lumière faisait ressortir les motifs floraux se détachant sur le fond bleu, offraient certainement une vision spectaculaire dans la pénombre d'une mosquée.","short_description":"Lampe de mosquée en verre émaillé à corps rond, col évasé et piédouche. Bien que d'une forme et d'une technique typiques des lampes de mosquée, cette lampe est inhabituelle par sa décoration purement florale ou végétale, et en ce qu'elle ne comporte aucune inscription.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 750-761 de l’Hégire / 1350-1360 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 37 cm (max.), Ø 23,6 cm.","method_for_datation":"Cette lampe fait partie d'un groupe de luminaires sans inscription, décorés de motifs exclusivement floraux, fabriqués vers le milieu du VIIe/XIVe siècle. Elles sont associées à des bâtiments construits sur l'ordre du sultan Hassan ibn Muhammad (r. 747-751/1347-1351 et de nouveau en 754-762/1354-1361). Deux modèles similaires, aujourd'hui au Musée d'art islamique du Caire, ont été trouvés dans la *madrasa* du sultan Hassan édifiée en 756/1356 J.-C. Un autre, au même musée cairote, porte le nom du sultan Hassan.","method_for_provenance":"Cette lampe présente une ressemblance frappante avec d'autres fabriquées pour des monuments égyptiens édifiés par le sultan Hassan.","provenance":"Égypte.","obtention":"Légué au British Museum par Sir Augustus Wollaston Franks en 1881.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001, n° 118, pp. 237-238. \nHarden, D., Painter, K., Pinder-Wilson, R., Tait, H., *Masterpieces of Glass*, Londres, 1968, n° 159. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (dir. H. Tait), 1991, p. 134, n° 170.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Verre émaillé."]},"1a476191-4d4c-570a-ab3c-a49e3f98f66c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Ce tapis appartient au groupe des tapis de prière de Ghiordès, village situé entre Izmir et Ouchak, où furent fabriqués la plupart des tapis de prière d'Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XVIXe siècles J.-C.). Le champ central de couleur crème constitue le fond d'une niche en arc brisé, flanquée de deux demi-niches de même couleur. Cette composition provient des tapis manufacturés à la cour ottomane au cours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). À la différence des modèles originaux, les colonnes reposent sur des œillets stylisés. Bordées de fleurs à trois pétales, elles soutiennent la niche principale et la séparent des demi-niches. Les écoinçons sont comblés d'œillets stylisés sur fond bleu foncé. Un important bouquet de fleurs est suspendu à la pointe de l'arc et descend presque jusqu'à la base, où se trouve un rang d'œillets. Le cartouche au-dessus de l'arc est occupé par des rosettes et des ornements. \nLa bordure est constituée de deux bandes horizontales et verticales à motif répétitif de plantes stylisées sur fond bleu foncé. Un motif sinueux de rinceau fleuri coloré alternativement en bleu, rouge et jaune se répète sur les bordures secondaires internes et externes.","short_description":"Tapis de prière, probablement de Ghiordès. Le champ central est délimité par une niche flanquée de deux demi-niches. Des œillets et des bouquets de fleurs stylisées constituent le motif le plus important. Le champ central est encadré d'une bordure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 157 cm, l. 113 cm.","method_for_datation":"Un tapis très similaire est daté du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessin et de gamme de couleurs similaires sont généralement attribués au groupe des tapis de Ghiordès.","provenance":"Anatolie (région de Ghiordès), Turquie.","obtention":"Acheté au marchand de tapis P. Willborgh à Stockholm en 1984. Il appartenait auparavant à la collection de R. Chistensen, Stockholm.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M., *Orientens Mattor*, Stockholm, 1959, 204.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","prières","pureté","religion","tapis de prière"],"materials":["Laine nouée."]},"2226f421-a01c-56bf-809f-7d0c2067f79e":{"name":"Porte-lampes.","description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune. Sa base hexagonale se rétrécit vers une structure supérieure qui supportait un petit dôme, aujourd'hui perdu, auquel la chaîne de suspension était attachée. Le bas de l'ensemble pouvait contenir plusieurs lampes à huile, accessibles par une porte (manquante) ménagée sur l'un des six côtés. Ceux-ci sont percés pour laisser passer la lumière des lampes, ainsi que gravés et incrustés de motifs au milieu desquels, nichée dans un décor floral, figure une inscription en médaillon à la gloire du sultan Qaytbay. Un large bandeau épigraphique à la base du porte-lampes, répété en calligraphie plus petite sur un bandeau parallèle en partie supérieure, dit : “Gloire à notre seigneur le Sultan, le plus noble des souverains, sultan de l'Islam et des Musulmans, Celui qui ranime la justice dans le monde, Destructeur de l'immoralité et de la rébellion, sultan des Arabes et des Perses, seigneur des deux mers, serviteur des Deux Nobles Sanctuaires, maître des rois et des sultans, Commandeur des Croyants, Abou'l-Nasr Qaytbay, que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Lorsque ce porte-lampes était suspendu dans une mosquée, il est peu probable que son décor ait été visible, mais il reste néanmoins indicatif de la qualité de l'activité artistique sous le sultanat de Qaytbay.","short_description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune, dont les côtés sont percés pour laisser se diffuser la lumière des lampes à huile placées en bas. La décoration, qui fait appel à plusieurs techniques, comprend plusieurs inscriptions désignant le sultan Qaytbay. Le porte-lampes était vraisemblablement suspendu, à l'origine, dans une mosquée fondée ou restaurée par lui.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 163 cm, Ø 74 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet désignent Qaytbay comme sultan et impliquent qu'il est encore en vie : “Que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Ce porte-lampes est ainsi datable de son règne, soit 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1888.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, pp. 255-6. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 98.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"27f64d8c-b2e4-52c4-a51c-fbe641ebcaef":{"name":"Tapis de prière","description":"Ce tapis aux couleurs dominantes rouge, brun et blanc est consacré à la prière, comme l'indique son motif central en forme de niche. Celle-ci est délimitée par un arc brisé en degrés, bordé tout autour d'œillets. Un ornement géométrique figure dans le champ brun clair délimité par l'arc. Un autre ornement, de type floral, remplace la lampe souvent observée dans les tapis de prière. Les écoinçons sont occupés par cinq buissons fleuris rouges. Le champ central est encadré en haut et en bas par deux cartouches rectangulaires transversaux. Tous deux sont ornés du motif identique d'un bandeau de nuages combiné à des rosettes. Le champ central, réduit, est encadré d'une large bordure consistant en un rang intérieur et extérieur d'œillets très stylisés et sept étroites bandes de couleur rouges et blanches alternées. \nDeux centres, Ghiordès (Gördes en turc) et Kula, fabriquaient des tapis de prière de modèle similaire. Ce tapis contient des éléments des deux provenances. Par exemple, les sept bandes étroites sont caractéristiques de Kula ; la niche entre deux cartouches ainsi que la gamme de couleurs sont typiques de Ghiordès.","short_description":"Tapis consacré à la prière, ainsi que le montre le motif de niche dans son champ rectangulaire central. La composition florale sous l’arc remplace la lampe souvent présente dans d’autres tapis de ce type. Le champ central est encadré d’une bordure d’œillets stylisés et de sept minces bandeaux.","holder":"Musée Hallwyl","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 167,5-173,5 cm, l. 128-132,5 cm.","method_for_datation":"Les tapis de Ghiordès et de Kula du XIIIe/XIXe siècle présentent une stylisation marquée des motifs floraux, identique à celle de ce tapis.","method_for_provenance":"Il n’est pas possible de savoir si ce tapis vient de Ghiordès ou de Kula. Il possède des caractéristiques de ces deux centres, comme les deux panneaux transversaux au-dessus et au-dessous du champ principal, typiques de Ghiordès, ou les sept fines bandes, propres à Kula.","provenance":"Anatolie (Ghiordès ou Kula), Turquie.","obtention":"Acheté pour la collection de Wilhelmina von Hallwyl (1844-1930) à Thessalonique en 1896. Le comte et la comtesse Walther et Wilhelmina von Hallwyl firent don de leur collection et de leur résidence à l’État suédois en 1920.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 31. \nDimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M. et Kinch, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","prières","pureté.","religion","tapis de prière"],"materials":["Laine","nouée."]},"301e4bad-ae28-55b7-8175-5f828d2c5939":{"name":"Mouchettes.","description":"Mouchettes en forme de ciseaux en fer doré à décoration peinte. La première branche comporte une petite chambre que vient fermer une plaque portée par la seconde pour étouffer la flamme de lampes ou de bougies. Seule la branche portant le petit boîtier se termine par un pointe effilée. L'ensemble est entièrement doré et décoré de nombreux motifs dont les plus importants ornent les côtés de la chambre. Chaque côté de celle-ci est décoré de deux oiseaux affrontés, peut-être des pigeons, qui semblent tenir une feuille dans leur bec. Des lions sont représentés sur le petit côté de cette même partie. Certains motifs, ainsi que la dorure, présentent des dégradations d'usage. Cette mouchette a servi à éteindre les milliers de lampes et de chandelles qui illuminaient la mosquée al-Aqsa, le Dôme du Rocher, les places et autres bâtiments du Haram al-Charif à Jérusalem.","short_description":"La mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher étaient illuminés par des milliers de lampes et de chandelles qui nécessitaient des ustensiles pour l’allumage et l’extinction. Cette mouchette a la forme d’élégants ciseaux en fer doré. Elle est décorée de motifs zoomorphes et végétaux, minutieusement exécutés pour s’adapter aux petits ciseaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 18,5 cm, l. 5,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison de conception et de techniques avec d'autres objets de datation établie.","method_for_provenance":"Des pièces similaires ont été produites à Istanbul, sans confirmation plus précise.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bougies","ciseaux","Dorures","fer","mouchettes"],"materials":["Fer doré à décoration peinte."]},"33034cbb-75d9-5619-8b7f-cac29ec681b4":{"name":"Fragment de vasque.","description":"Fragment de vasque sculpté en bas-relief, de forme triangulaire, dont les deux parties ont été reconstituées. Deux côtés sont droits, le troisième est courbe. \n \nLa scène, dont seule une partie nous est parvenue, représente une chasse au faucon. On y distingue le torse et une partie de la cuisse du cavalier, vêtu d'une tunique à plis serrée à la taille par une large ceinture, et tenant une arme blanche de la main droite. Derrière lui, un fauconnier au visage mutilé et aux membres inférieurs amputés, vêtu d'une tunique ouverte sur le devant et serrée à la taille par une ceinture moins large, tient un lièvre mort de la main droite ; de la main gauche, il élève un faucon, dont n'apparaissent qu'une patte et un bout de queue, au-dessus de la croupe du cheval, auquel manque la partie inférieure. Une partie d'un tronc d'arbre, qui pourrait être un palmier, apparaît derrière le fauconnier. \n \nà gauche de cette scène figure une inscription de deux lignes en caractères coufiques. La première ligne est assez difficile à interpréter ; la seconde se lit comme suit : “…*ine wa arba'ou maya …amal ibn*…” (… quatre cents… œuvre d'Ibn…). “*ine*” ne peut être traduit car c'est la dernière syllabe d'un chiffre qui peut être aussi bien le quarante que le soixante-dix ou le quatre-vingt-dix.","short_description":"Fragment de vasque à ablutions en marbre blanc sculpté, dont les deux parties ont été reconstituées. Le thème du bas-relief évoque une chasse au faucon. à gauche figure une inscription en caractères coufiques. Cet objet serait originaire du Maroc andalou.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe J.-C.).","location":"Alger","dimensions":"L. 51,5 cm, l. 21 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'objet contient une date dont le chiffre des dizaines et le chiffre des unités ont disparu, et que l'on ne peut donc que situer entre 440 et 489 (1048-1105).","method_for_provenance":"En comparant ce fragment de bas-relief avec des vasques d'al-Andalus, Marçais a pu attribuer ce fragment à une vasque de même origine, qui pouvait servir aux ablutions.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Don d'Edmond Doutté, qui l'a acquis à Rabat en 1902, lors d'une exploration au Maroc.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Sur un bas-relief musulman du musée Stéphane Gsell”, *Annales de l'Institut d'études orientales,* t. I, 1934-1935, pp. 162-175.","dynasty":"Royaume de Taifas","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["andalou","bas-relief","coufique","faucon","inscription","scène de chasse","sculpture","Taifas","vasque"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"35d28d2d-69ab-5ec0-a006-32f2135420d3":{"name":"Tissu avec niche de prière (mihrab).","description":"Ce tissu, réalisé en satin de teinte rouge, noire et jaune noisette, est orné de motifs brodés à l'aide de fils métalliques de cuivre argenté et doré, enveloppant une âme de coton. Le principal élément décoratif est constitué d'une grande niche de prière (*mirhab*) ; du centre de celle-ci, dans la partie supérieure, pend une lampe de mosquée ; au-dessus et sur les côtés figurent des cartouches contenant des motifs décoratifs de type épigraphique. Le fond du tissu – exception faite de l'intérieur de la niche, orné de motifs floraux de type naturaliste – est décoré d'éléments en forme d'arabesques, constitués de palmettes tressées de différentes manières, ou de demi-palmettes à l'intérieur de rinceaux.","short_description":"Tissu brodé de fils métalliques et décoré avec la niche de la prière (*mihrab),* une grande lampe de mosquée et des motifs épigraphiques. Style typique de la production textile ottomane tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.) ; XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 265 cm, l. 160 cm.","method_for_datation":"La datation et la provenance de l'objet ont été proposées en fonction du style du décor, caractéristique de la production textile ottomane d'époque tardive (XVIIIe-XIXe siècle).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of he Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","niche de prière","Tissu"],"materials":["Satin de soie brodé de fils métalliques."]},"39548f51-03b2-558c-9e39-2e9427feaf5c":{"name":"Vasque.","description":"Grande vasque de fontaine en marbre. Elle consiste pratiquement en une grande demi-sphère posée sur un pied de faible hauteur et surmontée d'un rebord à douze facettes, dont l'une est neutre et l'autre découpée de façon à soutenir le système d'alimentation en eau. Onze des facettes comportent une inscription qui donne le nom et les titres du gouverneur ayyoubide de Hama, al-Malik al-Mansour Muhammad ibn al-Mudaffar Mahmoud ibn Muhammad ibn Umar ibn Shahanshah ibn Ayyoub (plus brièvement connu sous le nom de Mansour II Muhammad), qui régna de 641 à 683 H (1244-1284 J.-C.). La face extérieure est sculptée d'un puissant motif à deux arabesques entrelacées, chacune répétée six fois en alternance et se détachant sur un fond de décor floral de moindres dimensions. Une vasque de cette qualité était probablement destinée à une mosquée publique prestigieuse pour répondre aux besoins des fidèles et proclamer la gloire du souverain.","short_description":"Grande vasque à ablutions en marbre, sculptée sur l'extérieur d'un puissant motif d'arabesques entrelacées. Sur le rebord à 12 facettes court une inscription aux nom et titres du commanditaire, le gouverneur de Hama. Ainsi la vasque servait-elle autant aux besoins rituels de la communauté qu'à l'image publique du gouverneur.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 676 de l’Hégire / 1278 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 50 cm, Ø 97 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date 676/1278.","method_for_provenance":"La vasque est inscrite du nom et des titres du gouverneur ayyoubide en l'honneur duquel elle a été réalisée (voir description ci-dessus).","provenance":"Hama (Syrie).","obtention":"Achetée par le musée en 1903.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, p. 111.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau","objets religieux"],"materials":["Marbre sculpté."]},"3b20eedf-73ef-58bb-867b-4bd1624b5b9c":{"name":"Service en argent.","description":"Service en argent composé de paires identiques de chandeliers, d'encensoirs et d'aspersoirs à parfums. 'Adila, fille du sultan Mahmoud III, l'offrit à la mosquée al-Aqsa. Le dessin est fortement influencé par le style européen de l'époque. Chaque chandelier comprend une base, une tige et un binet. L'importante base de forme octogonale est gravée d'un décor de feuillage. La tige est animée d'une coupelle en forme de feuille concave évoquant les feuilles gravées plus bas. Elle se poursuit par deux éléments globulaires, le plus bas quasi sphérique, le plus haut, plus volumineux et ovoïde. Tous deux sont ornés de motifs de feuillage similaires aux précédents. Une seconde coupelle en forme de feuille à peu près de la même taille que la précédente et suivie d'une sphère globuleuse précède le binet. \nLes encensoirs et les aspersoirs sont exécutés dans le même style, chaque pièce se composant d'une base, d'une panse et d'un couvercle perforé, la base large et cannelée se rétrécissant rapidement pour former une tige. La base de l'un des chandeliers porte une inscription ottomane en caractères arabes se lisant : “*Sultan Mahmud Han Sani hazretlerinin kerimesi, devletlü, ismetlü Adile Sultan hazretlerinin Mescid-i Aksa'ya mahsus vakfıdır*” (Don de son Excellence Adile Sultan, fille de son Excellence le Sultan Mahmoud Han II, à la mosquée al-Aqsa). \nLa date de 1302 \\[1887 J.-C.\\] y figure également. Elle a été ajoutée au cours du règne du sultan Abd al-Hamid II (r. 1293-1327 H / 1876-1909 J.-C.). \nLe corps globuleux de l'encensoir est effilé. Sa partie centrale se divise en deux parties réunies par une charnière qui permet de l'ouvrir pour le remplir. Le couvercle des encensoirs est ajouré pour permettre à la fumée parfumée de s'échapper, de la même façon que celui des aspersoirs est ponctué de perforations par où l'on pouvait diffuser le parfum. Il s'ouvre également en partie centrale pour permettre de remplir l'objet. Tous se terminent par une extrémité en forme de petite sphère décorée de feuilles et dont le style de décor est proche de celui des chandeliers.","short_description":"Service en argent fabriqué dans le style européen, composé de six pièces de même taille et de même forme décorées de motifs végétaux : une paire identique de chandeliers, d’encensoirs et d’aspersoirs à parfum. Il fut offert à la mosquée al-Aqsa par ‘Adila, fille du sultan Mahmoud III.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"‘Adila, fille du sultan Mahmoud II (r. 1223-1255 H / 1808-1839 J.-C.), qui en fit don à la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","dates":"1223-1255 de l’Hégire / 1808-1839 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. (chandelier) 60 cm, Ø 22 cm ; H. (de chaque encensoir et aspersoir) 33,5 cm, Ø 20,5 cm.","method_for_datation":"Une date est gravée à la base de l'un des encensoirs.","method_for_provenance":"Ces objets ont pu être réalisés en Grèce ou à Istanbul, mais rien ne permet d'en être certain.","provenance":"Peut-être Istanbul ou la Grèce.","obtention":"Ce service a été transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argent","aspersoir à parfum","chandeliers","décoration végétale","encensoirs"],"materials":["Argent gravé."]},"3c54f80b-766c-5ff6-959e-037413ba35e0":{"name":"Deux lampes de mosquée.","description":"Deux lampes de mosquée en verre à corps globuleux et col évasé, décorées d'émail et de dorure. Une inscription en caractères épais court tout autour de la panse, tandis que sur le col des rosettes à emblème de coupe alternent avec une calligraphie. Les inscriptions de ces deux lampes précisent qu'elles ont été fabriquées pour Sayf al-Din Cheikhu al-Umari, éminent émir auprès du sultan al-Nasir Muhammad. Il accéda à la fonction de commandant en chef du palais puis de Grand Émir avant d'être assassiné en 759 H / 1357 J.-C. Les rondeaux autour du col et sous la panse contiennent un motif de coupe, blason de Cheikhu qui occupait la fonction d'échanson. Le col porte la sourate XXIV, 35 du Coran, connue sous le nom de verset de la “Lumière” : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). \nLes lampes mameloukes à décor non figuratif et inscriptions de versets du Coran étaient la plupart du temps destinées à des bâtiments religieux, d'où leur nom de “lampes de mosquée”. Cependant, certaines lampes de la même forme datant de cette période ont pu servir à un usage séculier. Elles font partie d'un groupe de lampes subsistantes sans doute fabriquées pour la mosquée édifiée par Cheikhu en 750 H / 1349 J.-C., ou pour la résidence de soufis (*khanqa*) qu'il fit construire en 756 H / 1355 J.-C. au pied de la citadelle du Caire.","short_description":"Paire de lampes de mosquée à décor émaillé et doré. Autour du corps se trouvent des médaillons contenant l'emblème de la tasse, le symbole héraldique appartenant au commanditaire Sayf al-Din Cheykhu al-Umari, qui était échanson du sultan al-Nasir Muhammad.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Émir Cheikhu.","dates":"Milieu VIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 53 cm, Ø 14 comme (base), 26 cm (haut du col).","method_for_datation":"Ces deux lampes portent le blason et le nom de Cheikhu, et ont donc été probablement réalisées pour les bâtiments qu'il fit édifier au Caire, une mosquée en 750/1349 puis, juste en face, une *khanqa* en 756/1355. Il accéda à ses fonctions dans les années 740/1340, puis aida à la réinstallation du sultan al-Nasir Hassan sur son trône en 754/1354 J.-C. Ainsi, Cheikhu gouverna effectivement de longues années l'empire mamelouk jusqu'à son assassinat en 758/1357. Ces lampes datent probablement du milieu du VIIe/XIVe siècle alors qu'il était au sommet de sa puissance.","method_for_provenance":"Les objets portent le blason de Cheikhu, émir du sultan al-Nasir Muhammad au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Une des lampes (OA+521) a été léguée au British Museum par Felix Slade en 1868, l'autre (G.497) fait partie du legs Godman de 1983.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991, p. 113. \nPhillips, T. (éd.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, p. 591. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (éd. H. Tait), 1991, p. 135, fig. 168","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","calligraphie","Emblèmes","objets religieux"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"4477e256-7ea2-5cbe-bda1-f87ba36cdb04":{"name":"Tapis de prière.","description":"Le motif de ce tapis l'apparente au groupe des tapis de prière. Le champ est agrémenté d'une niche à fond rouge, terminée par un arc. On distingue devant celle-ci un bassin vu en plan et sévèrement stylisé d'où s'élève un petit arbre aux larges feuilles vertes, rendu dans un dessin quasi abstrait aux lignes fines. Au centre de l'arbre est insérée une petite cruche jaune au bec court. Elle pourrait faire référence à la sourate coranique V, 8 où est dite l'obligation des ablutions avant la prière. Les écoinçons de l'arc du *mirhab* sont garnis d'étoiles octogonales à fond vert. Le champ rectangulaire qui domine le *mihrab* est meublé de palmiers et de cyprès. Deux bordures encadrent le champ, la première est ornée d'un ruban de nuages, motif connu de l'art otttoman depuis le IXe-Xe siècle H (XVe-XVIe siècle J.-C.) et originaire de Chine. Sur ce tapis, les rubans de nuages de couleur jaune se présentent très serrés sur un fond rouge. La large bordure extérieure est agrémentée d'un réseau végétal continu sur fond vert clair. \nLa symbolique de ce tapis se lit comme l'association du motif du *mihrab* et du jardin du Paradis, évoqué par la fontaine et l'arbre. De nombreux passages du Coran promettent aux fidèles le Paradis, décrit comme un fabuleux jardin. Le croyant y séjournera au milieu de ruisseaux et de plantes merveilleuses, en compagnie de belles houris. \nLes sources mentionnent souvent les tapis de prière, celui-ci toutefois est le seul exemplaire conservé de tapis de prière mamelouk. Il est intéressant par son mélange de motifs mamelouks et de motifs ottomans, ce qui permet de le dater autour de 900 H / 1500 J.-C. ou plus tard. Les tapis mamelouks apparaissent dans les tableaux italiens des XVe et XVIe siècles et sont cités dans un grand nombre de sources de cette époque, où le commerce entre l'Italie et la ville mamelouke du Caire était florissant.","short_description":"Ce tapis de prière est le seul de la période mamelouke qui soit parvenu jusqu'à nous. Il a probablement été fabriqué au Caire dans les années 1500. Ses motifs font appel à un mélange de traits mamelouks et ottomans. Les fabriques de tapis étaient florissantes en Égypte sous les sultans mamelouks et leurs tapis étaient également exportés en Europe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"v. 900 de l’Hégire / 1500 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"L. 162 cm, l. 120 cm.","method_for_datation":"Ce tapis présentant à la fois des caractéristiques du style mamelouk et du style ottoman, il peut avoir été réalisé vers 1500 J.-C., car à cette époque les manufactures du Caire avaient déjà adopté les éléments ottomans. Toutefois comme il s'agit du seul exemplaire mamelouk conservé, une datation précise est difficile.","method_for_provenance":"La diversité des motifs, les couleurs et le point asymétrique ou point persan sont des éléments qui permettent de conclure que le tapis provient d'une manufacture mamelouke du Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1888 par Wihelm von Bode pour le Kunstgewerbemuseum. Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Enderlein, V., “Zwei Ägyptische Gebetsteppiche im Islamischen Museum”, *Forschungen und Berichte,* 13, 1971, pp. 7-15, pl. 1 et 2. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 25, pl. 16. \n*The Eastern Carpets in the Western World from the 15th to the 17th century,*(catalogue), pp. 60-61, cat. n° 19, Londres, 1983. \nRosamond E. Mack, *Bazar to Piazza. Islamic Trade and Italian Art, 1300-1600,* Los Angeles-Londres, 2002, pp. 73-94, n. 54, p. 201. \nZick, J., “Eine Gruppe von Gebetstepppichen und ihre Datierung”, *Berliner Museen,* 11, 1961, pp. 6-14, ill. 1.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mamelouk","paradis","tapis à points noués","tapis de prière"],"materials":["Laine, points noués, teinture de différentes couleurs."]},"4a4a3490-2975-5ac7-9ff7-8346fbdc5189":{"name":"Tapis de prière.","description":"La petite ville de Milas dans le sud-ouest de la Turquie fut un important centre de fabrication de tapis de prière aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.). Une caractéristique des tapis de la fin de cette période est la représentation d'une niche de prière de forme anguleuse et de couleur rouge foncé, à l'intérieur bordé de petits ornements floraux. En partie inférieure figure un octogone relié à quatre rosettes. L'ornementation de l'intérieur de la niche est très usée. Quatre pivoines vert et rouge reliées par un losange sur fond blanc occupent la zone supérieure. Le champ central rectangulaire contenant la niche de prière est encadré de plusieurs bandeaux à divers motifs géométriques. La large bordure jaune est animée d'octogones rouges alternant avec de grandes fleurs stylisées rouges, blanches, bleu clair et bleu foncé. De chacune de ces fleurs se dressent quatre œillets très stylisés. La bordure extérieure est comblée par un rang de petits octogones multicolores sur fond blanc.","short_description":"Tapis de prière de Milas. Son caractère tient à sa niche de prière de forme anguleuse rouge foncé entourée de plusieurs bandeaux de motifs géométriques. Diverses fleurs sont dispersées sur l'ensemble de sa surface.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 148,5 comme ; l. 113 cm.","method_for_datation":"Milas était un centre de production de tapis de prière aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. Les tapis à niches anguleuses sont datés du XIIIe/XIXe siècle. Un tapis de prière de Milas au dessin très similaire est daté de la première moitié XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessins et de couleurs similaires sont généralement rangés dans la catégorie des tapis de Milas.","provenance":"Anatolie (région de Milas), Turquie.","obtention":"Don de la succession Axel et Nora Lundgren, enregistré le 29 septembre 1977.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nZipper, K. et Fritzsche, C., *Anatolische Teppiche: Battenberg Antiquitäten-Kataloge Orientteppiche* 3, Munich, 1989, cat. n° 67.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","pureté","religion","tapis de prière"],"materials":["Laine nouée."]},"4b8ffd8e-ec58-5468-9e97-3c950ff7e6c9":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Les lampes de mosquée en verre à décor émaillé ont surtout été fabriquées à l'époque mamelouke en Syrie ou en Égypte. Elles étaient exécutées sur commande et elles furent l'objet de dons des sultans mamelouks aux mosquées du Caire. \nLa lampe de Berlin la plus connue est en verre de couleur miel et présente un pied inversé, une panse marquée qui s'évase après le rétrécissement en un col haut et conique. Le corps est muni de six anses placées dans des champs réservés en forme de blason. Elles servaient à suspendre la lampe à des chaînettes. La lumière était dispensée par une petite lampe à huile de forme conique placée à l'intérieur. \nLe décor est constitué de deux frises épigraphiques et d'un motif floral parsemé, dans lequel on reconnaît à la fleur de lotus une influence extrême-orientale. La frise épigraphique sur le corps de la lampe est exécutée en or sur fond bleu. Elle donne le nom du sultan mamelouk qui régna à deux reprises, al-Nasir Muhammad (r. 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1310-1341 J.-C.). Cette lampe pourrait avoir été une commande destinée à une mosquée ou une école avec mausolée. Le sultan fit construire des édifices de ce type aussi bien en 704 H / 1304 J.-C. que dans la période 718-736 H / 1318-1335 J.-C. L'inscription en bleu sur un rinceau de volutes en spirales et sur fond initialement doré a pour thème le verset sur la lumière (sourate 24, verset 35), citation qui s'impose pour une lampe de mosquée. Les deux inscriptions sont en écriture *thoulouth*, ductus caractéristique de l'époque mamelouke.","short_description":"Les lampes de verre étaient fabriquées pour les mosquées, des tombeaux ou des mausolées. Un petit récipient intérieur maintenait la mèche et l'huile. Selon l'inscription qui figure sur son corps, cette lampe a été fabriquée au nom du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad. Elle est aussi décorée du verset du coran “la Lumière” (sourate IIIV, verset 35).","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Comte F. de Pourtalès, Saint-Pétersbourg.","dates":"Première moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 34 cm, Ø 24,8 cm.","method_for_datation":"L'époque mamelouke a connu la réalisation d'un grand nombre de lampes de mosquée, cet exemplaire donne le nom du sultan al-Nasir Muhammad qui régna au VIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Les lampes de mosquée étaient vraisemblablement fabriquées en Syrie ou en Égypte ; une localisation précise n'est pas possible à ce jour.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don du comte F. de Pourtalès en 1913.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*,Berlin, 1929-1930, p. 434, cat. n° 27, pl. 190, ill. n° 10. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),1972-1979, n° 13. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 199-273.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mamelouk","mosquée","verre émaillé"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"4c547f09-e5de-5249-976c-d3b8e43f3370":{"name":"Deux enseignes de bannières de Moïse.","description":"Paire d'enseignes de bannières de cérémonie utilisées dans les processions religieuses qui se déroulaient autour de la plupart des sites et mausolées religieux palestiniens et jouaient un rôle important dans la vie culturelle locale. Ces bannières pouvaient porter le nom d'un *mawsim*, d'une ville, d'un village, ou de la famille qui la portait. Les porteurs menaient la procession. Dans certains cas, elles indiquaient le statut social élevé de la famille, l'importance de la ville ou du village. L'ostension des bannières, traditionnellement réservée à certaines processions religieuses ou laïques, était considérée comme une expression de prestige social. \nL'une des plus fameuses fêtes religieuses de Palestine était celle du prophète Moïse. Elle commença au cours de la période ayyoubide (début du VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.) et se développa par la suite. Elle se tenait chaque année à la fin du printemps, coïncidant avec la fête de Pâques célébrée par les communautés chrétiennes. Des délégations arrivaient à Jérusalem des différentes parties de Palestine, notamment de Naplouse et d'Hébron. Les foules se rassemblaient au Haram al-Charif. Elles se déplaçaient en procession en portant les drapeaux et bannières spécifiques aux villes, villages et familles, ainsi qu'aux ordres soufis. Elles se rendaient au sanctuaire de Moïse, situé entre Jérusalem et Jéricho où les festivités, qui pouvaient durer une semaine, se poursuivaient accompagnées de l'accomplissement de vœux. \nLa bannière se composait d'une hampe cylindrique de 3 m de haut environ. Elle portait des inscriptions comme des versets du Coran, les noms de Dieu, des supplications, des expressions religieuses ou le nom d'individus ou de lieux. Les deux enseignes présentées ici sont de forme similaire. Chacune se compose d'une base cylindrique qui se fixait au sommet de la hampe et d'un col supportant un anneau circulaire contenant une inscription en deux lignes découpées dans le cuivre, disant “Dieu, notre Seigneur”. Au sommet du cercle se dresse un couronnement en rhombe dans lequel est découpée une seconde forme rhomboïde.","short_description":"Les bannières étaient utilisées lors de cérémonies ou de processions en Palestine et portaient le nom des prophètes, lieux de pèlerinages, villes ou familles importantes. Le plus important lieu de pèlerinage était la tombe du prophète Moïse. Chacune de ces paires identiques se termine par une couronne de cuivre qui devait être fixée au sommet de la hampe. Une inscription en deux lignes espacées dit : “Dieu, notre Seigneur”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 39 cm, Ø 16 cm.","method_for_datation":"étude du style, de la forme et de la technique de fonte du cuivre.","method_for_provenance":"Il est probable que ces objets ont été fabriqués à Jérusalem où ces bannières étaient répandues. Quelques familles locales fabriquent encore ce type d'accessoire.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Objets transférés du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Tamari, V., “Two Ottoman Ceremonial Banners in Jerusalem”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Étendards, bannière, couronne"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"4cff674a-5737-5495-a700-496faacc7750":{"name":"Tapis de prière en alignement (fragment).","description":"Ce fragment est la partie conservée d'un tapis de beaucoup plus grandes dimensions, destiné à recevoir toute une rangée de fidèles pour la prière. Il présente une suite de six niches rouges de largeur variable, fermées vers le haut par des arcs se détachant sur champ bleu foncé. Le bord gauche ne présente qu'une demi-niche, le tapis montrant ici une nette coupure où vient s'accoler la bordure. Les niches sont séparées par de fines lignes vertes qui peuvent être interprétées vers le bas comme des colonnes. L'étroite bordure est composée d'un système de créneaux opposés : la bordure interne fait s'alterner le bleu clair et le jaune, la bordure externe, dont nous n'avons pas l'ensemble, le jaune et le bleu. \nLa construction et la gamme de couleurs très simples de ce tapis en font un exemple de la conception ottomane de l'art décoratif et de sa systématique. Bien que, contrairement à de nombreux autres tapis pour alignement de fidèles, cet exemplaire ne soit pas richement décoré, il obéit néanmoins aux principes fondamentaux de la construction et du remplissage des surfaces mis en œuvre dans l'art ottoman depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cette simplicité, la vivacité des couleurs et l'effet qui en résulte correspondent parfaitement au goût européen. Les fidèles priaient en rangées parallèles, tournés vers la *qibla* de la mosquée. Cette succession de niches ne fonctionne que comme allusion à la fonction du tapis, car tout revêtement propre peut servir à la prière. L'étroitesse des niches montre bien qu'un croyant avait besoin de davantage d'espace.","short_description":"Ce tapis à motif de niches multiples ne représente qu'une partie d'un tapis qui était de beaucoup plus grandes dimensions. Il était probablement destiné à une mosquée. Il est unique car son dessin ne comporte pas les traditionnels motifs compliqués, mais en contrepartie, ses couleurs simples et vives font une forte impression.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection O. Bernheimer, Munich.","dates":"XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 128 cm, l. 329 cm.","method_for_datation":"Ce tapis peut être daté du XVIIe siècle J.-C. en raison du motif, des couleurs et de la technique de nouage.","method_for_provenance":"Cette pièce fait partie d'un groupe de tapis ottomans nommé groupe d'Ouchak.","provenance":"Turquie occidentale, région d’Ouchak.","obtention":"Acquis en 1961 auprès de la collection O. Bernheimer, Munich.","bibliography":"Arseven, C. E., *Les arts décoratifs turcs,* Istanbul, 1952. \nErdmann, K., *Siebenhundert Jahre Orientteppiche,* Herford, 1966, p. 108, pl. IX. \n*Museum fur Islamische Kunst Berlin (*catalogue), Berlin, 1979, n° 4. \n*Weltkulturen und moderne Kunst* (catalogue), Munich, 1972, pp. 99-100, n° 291. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, n° 18, pl. 18.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ottomane","tapis à points noués","tapis de prière"],"materials":["Laine rouge foncé et blanc, points noués."]},"53de341b-560c-5d23-b886-5d480f725f2c":{"name":"Sceau du Dôme du Rocher.","description":"Sceau en cuivre de forme circulaire. Il comporte en son centre un carré dont les angles sont coupés par une large bordure circulaire. Au milieu du sceau et présentée horizontalement figure une représentation du Dôme du Rocher de forme octogonale entourant un cercle à l'intérieur duquel apparaît l'image de l'empreinte du pied du prophète Muhammad, sous laquelle sont inscrits les mots : “Pied du prophète”. Au-dessus est gravée une représentation du Dôme couronné par un croissant. De chaque côté se dresse un arbre ressemblant à un palmier et dont on ne sait pas s'il a un sens symbolique ou purement décoratif. Entre l'octogone et la bordure circulaire sont gravées huit niches arquées, qui dessinent l'octogone intérieur du Dôme du Rocher. Au-dessus est représentée la façade du Dôme, composée du tambour et de la coupole surmontée d'un croissant assez volumineux. L'ensemble est entouré sur trois côtés de bâtiments et d'arcades qui pourraient être l'arcade sud qui ouvre vers la mosquée al-Aqsa, l'arcade sud-ouest qui donne vers Bab al-Silsila (porte des Chaînes) et l'arcade est donnant vers Bab al-Rahma (porte de la Pitié). L'arcade nord est masquée par la coupole et le croissant. Les noms des bâtiments apparaissent à côté de leur représentation, dont le Dôme du Rocher et ses quatre portes, Bab al-Janna (porte du Paradis), Bab al-Salaam (porte de la Paix), Bab al-Sakhra (porte du Dôme du Rocher) et Bab al-Mizan (porte de la Balance). D'autres légendes accompagnent les illustrations du Dôme du Mi'radj, du *minbar* al-Charif (*minbar* de Bourhan al-Din), du Qoubbat al-Arwah (dôme des Esprits) et du Qoubbat al-Silsila (dôme de la Chaîne). à gauche du Dôme du Rocher figure un végétal évoquant sans doute les plantations qui existaient jadis autour du bâtiment. \nCe sceau était peut-être utilisé pour les autorisations d'entrée au Dôme du Rocher, ou pour marquer les documents de visiteurs qui souhaitaient commémorer leur visite à Jérusalem ; peut-être même pouvait-il servir de guide de visite.","short_description":"Sceau en cuivre de forme circulaire au milieu duquel figure une représentation du Dôme du Rocher ainsi que des bâtiments environnants et des escaliers qui mènent à la place du Dôme. Il servait sans doute d’autorisation d’accès au Dôme ou peut-être pour marquer les documents des visiteurs qui souhaitaient ramener chez eux une bénédiction ou un souvenir de leur visite.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf islamique, Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un autre sceau portant les noms des lieux saints palestiniens et dont la date remonte au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"La gravure a probablement été réalisée à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Objet transféré du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","gravure","sceau du Dôme du Rocher","Sceaux"],"materials":["Cuivre gravé."]},"556ddc9e-29c0-523e-bb8e-eb53f4c45d06":{"name":"Cuve à ablutions.","description":"Cette cuve parallélépipédique creusée de simples cannelures à l'intérieur, sur les petits côtés et les angles, était richement ornée à l'extérieur : seuls, deux côtés ont conservé la quasi-totalité de leurs décors. Le décor de la face ornée, dont l'inscription a été martelée, est réparti sur deux registres. Le premier à partir du bas est composé d'une large frise de rinceaux rainurés, ponctués de bourgeons et de rosaces et portant d'amples palmes nervées, simples à calice et doubles à digitations d'acanthes et œilletons. Le second comprend un bandeau en relief meublé par deux entrelacs rainurés et entrecroisés, l'un curviligne, l'autre rectiligne, enserrant des fleurons et des palmes nervurées ; il est encadré par une bordure en retrait formée d'un entrelacs végétal souligné de palmettes stylisées en forme d'étoiles à six branches. \n \nLe petit côté est occupé par deux scènes animalières identiques, sculptées sur deux panneaux verticaux séparés par un espace vide : sur chaque panneau apparaît un aigle à la queue éployée, supportant deux quadrupèdes sur ses ailes, et deux gazelles suspendues à ses serres ; deux bouquetins ailés s'affrontant, de part et d'autre d'un fleuron, terminent la scène du registre inférieur. \n \nL'ornementation des deux autres côtés a été en grande partie martelée. Il n'en reste que les textes en caractères coufiques sculptés en relief sur les rebords et le décor du ruban d'encadrement de la grande face, composé d'une frise d'oiseaux aquatiques alternés de poissons sur fond végétal. \n \nLes éléments subsistant de l'inscription qui couronnait tout le rebord de la cuve mentionnent le dernier chiffre de la date hégirienne (300) et le nom du commanditaire, Abdelmalek, *hajib* (chambellan) de Hicham II. \n \nCette belle œuvre califale qui, par sa facture et ses scènes animalières, rappelle la cuve d'al-Mansour semble sortir du même atelier de marbriers de Madinat al-Zahira à Cordoue.","short_description":"Cette cuve est l'œuvre d'un atelier de marbriers de Madinat al-Zahira de Cordoue, la cité princière construite par al-Mansour. Elle a été transportée à Marrakech par Ali ben Youssef pour être placée dans la salle d'ablutions de sa Grande Mosquée.","holder":"Musée Dar Si Saïd.","dates":"381-398 de l'Hégire / 991-1008 J.-C. (Abdalmalek étant *hijab*).","location":"Marrakech.","dimensions":"L. 155 cm, l. 82 cm, H. 70 cm, P. 50 cm, ép. des côtés 10 cm, ép. du fond 20 cm.","method_for_datation":"1\\. – L'inscription, en partie détruite, sculptée sur le rebord supérieur de la cuve mentionne que “\\[l'an\\] trois cent, au nom de Dieu ! Bénédiction de Dieu. Victoire et assistance divine au Hajib \\[suivi de ses qualificatifs\\] Abou Marouan Abdelmalek ibn Abi Amir (…), ceci fait partie de ce qu'il a fait faire (…)”. 2. – L'histoire nous apprend que Abdelmalek fut nommé *hajib* de Hicham II entre 381 et 398 (991-1008) par son père al-Mansour.","method_for_provenance":"Bien qu'ayant été découverte à la *madrasa* Ben Youssef de Marrakech, qui date de l'époque saadienne (Xe/XVIe siècle), le nom du commanditaire et l'étude comparative avec la cuve d'al-Mansour du Musée archéologique national de Madrid permettent de penser que cette cuve provient de Madinat al-Zahira à Cordoue.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Propriété de l'état provenant d'un monument historique.","bibliography":"Deverdun, G., *Marrakech des origines à 1912,* Rabat, 1959. \n \nDeverdun, G., *Inscriptions arabes de Marrakech,* Rabat,1956. \n \nGalloti, J., “Sur une cuve de marbre datant du Khalifat de Cordoue”, *Hespéris,* III, fasc. 3, Rabat, 1923, pp. 363-391. \n \nPigeon, G., *Manuel d'art musulman,* t. I, Paris, 1927. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953.","workshop":"Atelier de Madinat al-Zahra, Cordoue.","dynasty":"Califat omeyyade de Cordoue, règne de Hicham II (366–399 H / 976–1009 J.-C.)","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration figurative","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","eau","objet liturgique"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"55ec1f26-ba55-52bc-a1b6-556c48ff41e4":{"name":"Croix grecque en bronze.","description":"Croix en bronze de forme grecque décorée, sur chacun de ses bras et sur ses deux faces, de cercles concentriques incisés. Deux clous de fer figurent encore sur le bras vertical. Le troisième, au pied, manque. \nIl semble que cette croix ait été clouée sur un coffret de reliquaire en bois de l'église Saint-étienne à Oum al-Rasas. La partie supérieure du bras vertical a été cassée en deux et récemment réparée. \nL'église Saint-étienne a été pavée d'un sol de mosaïque en 138 H / 756 J.-C., selon les inscriptions dédicatoires figurant de chaque côté de l'autel, ce qui prouve qu'il existait une communauté chrétienne active dans cette ville six ans après la fin de la période omeyyade et après plus d'un siècle de domination islamique sur la région.","short_description":"Croix en bronze de forme grecque provenant de l’église Saint-Etienne à Oum al-Rasas, décorée sur les deux faces. Il semble que cette croix ait été clouée sur un coffret en bois par trois clous en fer, deux d’entre eux étant toujours présents sur le bras vertical.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 8 cm, l. 6 cm.","method_for_datation":"La croix est datée par une inscription dédicatoire découverte dans l'église Saint-étienne.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert à Oum al-Rasas lors de fouilles archéologiques. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"La croix a été acquise par le Musée à l'issue de fouilles archéologiques menées depuis 1986 à Oum al-Rasas par le Studium Biblicum Franciscanum.","bibliography":"Desreumaux, A. et Humbert, J. B., “Khirbat es-Samara. Contribution à l'épigraphie syro-palestinienne”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan* XXV, 1981, p. 50, type Ec, Pl. XVI. \nPiccirillo, M. et Alliata, E., *Umm al-Rasas Mayfa'ah I: Gli scavi del complesso ecclesiastico di Santo Stefano*, Jérusalem, 1993.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","communautés chrétiennes","croix chrétiennes","forme grecque","incision","inscriptions dédicatoires","symboles religieux"],"materials":["Fonte de bronze."]},"5656dd0b-ba48-5ef4-a959-1d9718ee9e56":{"name":"Vasque à ablutions.","description":"Vasque à ablutions de coupe circulaire avec huit lobes formant une fleur, avec un seul décor sur le bord extérieur, sous forme de bande épigraphiée en relief. L'usure provoquée par l'eau a entraîné la disparition des lettres dans les courbes extérieures, n'en laissant que quelques-unes aux angles de jonction entre les lobes. Sur l'un de ces derniers, il est possible de déchiffrer le début de la *besmala*, qui était certainement complété par une citation coranique, comme c'est souvent le cas pour les équipements consacrés aux rituels d'ablutions à l'entrée des mosquées. Il existe un autre exemplaire aux caractéristiques semblables, datant vraisemblablement de la même époque, dans la région de Lisbonne.","short_description":"Vasque à ablutions almohade décorée sur le bord extérieur d'une bande épigraphique en relief avec le début de la *besmala*, qui était certainement complétée par une citation coranique, comme c'est souvent le cas pour les équipements consacrés aux rituels d'ablutions à l'entrée des mosquées.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 18 cm ; Ø 53,5 cm.","method_for_datation":"Le type de la lettre désigne l'époque almohade.","method_for_provenance":"Selon les indications du Dr. José Leite de Vasconcelos au Musée archéologique national, la pièce a appartenu à la collection d'Estácio da Veiga et venait de Cacela.","provenance":"Cacela (?), Faro.","obtention":"Probablement apporté par le Dr. José Leite de Vasconcelos pour le Musée national d'archéologie.","bibliography":"Borges, A. G. M., “Pia de abluções”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, p. 265. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 404. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes no Museu Etnológico do Dr. José Leite de Vasconcelos”, *Ethnos*, 2, Lisbonne, 1942, pp. 27-28. \nNykl, A. R. “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, p. 173. \nVasconcelos, J. L., *Etnografia Portuguesa: Tentame de sistematização*, vol. IV, Lisbonne, 1982.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre sculpté."]},"56be57e8-2f07-5969-a236-a5ddc30a31cd":{"name":"Lampe.","description":"Lampe de bronze constituée de divers éléments articulés autour d'une tige centrale. En premier lieu, quatre pièces sphériques disposées dans un ordre croissant de taille, avec une frange centrale ajourée et une inscription en *naskhi*. Ensuite, un élément prismatique à huit faces avec une décoration ajourée de type végétal. La lampe se termine par un grand corps tronco-pyramidal à la façon d'une cloche à quatre côtés, décoré de motifs végétaux et de deux cartouches épigraphiques, l'un dans la partie supérieure, l'autre dans la partie inférieure, avec la devise de Mohammed III : “Et il n'est d'autre vainqueur que Dieu. Loué soit-il.” Sur le bord, incisée dans le bronze, une autre inscription en *naskhi* livre, outre la date d'exécution, une série de bénédictions et de titulatures. \nQuant à la place des récipients pour les lumières, il y a une hypothèse convaincante. La lampe est parvenue au musée amputée de ses longs bras à charnières qui s'ouvraient, depuis le corps tronco-pyramidal, en une couronne rayonnante dont subsistent quelques restes. On comptait deux bras par face, ce qui fait un total de seize bras et environ 48 à 64 verres qui donnaient de la lumière sans l'obstacle de la grande structure. \nOn sait que la construction de la Mosquée royale de l'Alhambra est due à l'initiative de Mohammed III ; la lampe devait donc briller dans la nef centrale devant le *mirhab*, lieu idoine pour un objet portant la devise du souverain. Il est logique de conclure que le souverain fondateur avait dû également fournir le mobilier.","short_description":"Œuvre maîtresse de l'art du métal andalou grâce à l'élégante décoration ajourée de son corps, cette lampe, d'après son inscription, fut commandée par Mohamed III pour la mosquée de l'Alhambra. À l'intérieur de la lampe ont survécu les crochets des bras qui soutenaient les petits récipients de verre pour les lumières.","holder":"Musée archéologique national.","initial_owner":"Après la conquête de Grenade en 898 H / 1492 J.-C., la lampe, retirée de son emplacement, fut transportée à Oran avant d’entrer dans la collection du cardinal Cisneros qui en fit dépôt au Colegio Mayor de San Ildefonso, à Alcalá de Henares, d’où elle passa à l’Université.","dates":"705 H / 1305 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. totale 230 cm, H. du corps tronco-pyramidal 54 cm, Ø 79 cm.","method_for_datation":"Sur le bord inférieur de la lampe, une inscription en *naskhi* donne la date de 705 H / 1305 J.-C.","method_for_provenance":"Malgré les dégradations subies par la lampe dans sa partie inférieure, les titres encore visibles dans l'inscription du bord permettent de l'attribuer à MohammedIII(r. 702-709/1302-1309), qui dut la faire pour la mosquée de l'Alhambra.","provenance":"Mosquée de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce a été attribuée au Musée archéologique national après redistribution du patrimoine de l'état le 20 mars 1868.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Lámpara de Abu 'Abdil-lah Mohammad III de Granada, apellidada vulgarmente lámpara de Orán, y custodiada hoy en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, II, Madrid, 1876, pp. 466-491. \nFernández Puertas, A., “Tipología de lámparas de bronce de al-Andalus y el Magreb”, *Miscelánea de Estudios árabes y Hebraicos. Sección árabe-Islam*, 48, Grenade, 1999, pp. 379-392. \nLévi-Provençal, E., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 185, n° 192. \nZozaya, J., “Lámpara”, *Arte islámico en Granada. Propuesta para un museo de la Alhambra*,Grenade, 1995, p. 434, n° 187.","dynasty":"Nasride","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","bronze","Cisneros","Grenade","lampe","mobilier religieux","mosquée","naskhi"],"materials":["Bronze","fonte."]},"5830662b-6f93-5e08-826b-c8179eb39b3c":{"name":"Croissant du Dôme du Rocher.","description":"Important croissant de lune sur épi de faîtage en cuivre qui couronnait jadis le Dôme du Rocher et qui fut descendu en 1317 H / 1899 J.-C. Il se compose de bas en haut de plusieurs éléments : la base conique en forme de coupe inversée qui était fixée au sommet de la coupole, une brève partie tubulaire reliée à un élément sphérique non décoré, une seconde partie tubulaire terminée par un anneau suivie d'une forme ovoïde allongée se terminant à son tour en un anneau similaire au précédent, un élément sphérique rappelant le premier, un élément tubulaire formant transition avec la partie finale, le croissant. \nCelui-ci consiste en un cercle de 90 centimètres de diamètre occupant la position éminente. épais dans sa partie inférieure, très fin dans sa partie supérieure, ce croissant est l'un des plus volumineux jamais utilisés dans le couronnement d'un édifice islamique. Le musée a acquis deux autres croissants de grande dimension qui avaient appartenu l'un au Dôme du Rocher, l'autre à la mosquée al-Aqsa. Le modèle présenté ici est en bon état. Il ne comporte aucun décor car la hauteur à laquelle il était placé interdisait de percevoir tout détail décoratif.","short_description":"Cet important croissant de cuivre couronnait le sommet du Dôme du Rocher. Il est composé d’une base conique en forme de coupe inversée qui se prolonge sous différentes formes pour se terminer par un grand cercle de 90 cm de diamètre. Ce croissant est considéré comme l’un des plus volumineux du monde islamique et est sans doute le plus grand qui soit conservé dans un musée.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Environ XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 490 cm, Ø (croissant) 90 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires datées de façon sûre.","method_for_provenance":"Les éléments architecturaux de cet importance étaient probablement réalisés sur place, c'est-à-dire à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"L'objet a été transféré du Dôme du Rocher à des entrepôts de l'Agence des fondations pieuses du Haram al-Charif puis transféré au musée vers 1923.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_OO1 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cuivre, croissants"],"materials":["Métal forgé et assemblé."]},"5b39f275-54df-59e1-af9d-1758c033e5d5":{"name":"Plaque d’impression d’une liste des lieux saints de Palestine.","description":"Plaque d'impression rectangulaire en cuivre. Elle ne présente aucun décor particulier à l'exception d'un cadre composé de filets droits et d'une ligne ondulée. Deux motifs incurvés ornent les deux extrémités de la dernière ligne de texte. Celui-ci, rédigé en turc ottoman, mentionne les principaux lieux saints de Palestine comme la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que le Haram al-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, à Hébron (al-Khalil). Y figurent également le nom des tombeaux de quelques prophètes dont celui de Moïse sur la route de Jéricho, celui de David hors les murs de la ville ancienne de Jérusalem, ceux d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham ainsi que le tombeau d'al-Khadir. Sont également repris les noms d'une série de sites et de mausolées dont le *mihrab* de Zakariya au Haram al-Charif, le site d'Abou 'Oubaid 'Amar bin al-Djirrah à Amwas (Nicopolis), le tombeau de Marie au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, le Qoubbat al-Mi'radj (Dôme du Mi'radj), le Qoubbat al-Arwah (Dôme des Esprits) ; le Bouraq al-Charif (sanctuaire d'al-Bouraq) au Haram al-Charif, le Qoubbat Rahil (tombeau de Rachel) à Bethléhem, le tombeau de Joseph à Hahlhoul et al-'Ais à Sa'ir. La liste donne également le nom des grands saints de la voie soufie dont Muhammad al-Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.), l'un des oulémas du Bait al-Maqdis, et Muhammad al-Budairi (mort en 1220 H / 1805 J.-C.), autre érudit du Bait al-Maqdis. L'inscription se termine par le mot “Ouverture”. Il est possible que cette plaque ait été destinée à l'impression sur papier d'une autorisation de pénétrer dans les saints lieux nommés, à moins qu'il ne s'agisse d'une liste de ce qu'un soufi devait visiter en Palestine.","short_description":"Panneau rectangulaire en cuivre exempt de décoration. Il y est gravé la liste des principaux sites et sanctuaires de Palestine : peut-être une autorisation pour pénétrer dans ces lieux, ou encore une liste des lieux devant être visités ou tout simplement des endroits où l’on pouvait se faire bénir. La liste était vraisemblablement imprimée sur papier pour être distribuée aux intéressés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Fondation pieuse (waqf), Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire / XIXe siècle.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 31 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les noms et dates des pieux personnages mentionnés (*cheikh* Muhammad al-Khalili et *cheikh* Muhammad al-Budairi).","method_for_provenance":"Il est probable que cette plaque a été gravée en Palestine où certains ateliers s'étaient spécialisés dans le travail du cuivre. Par ailleurs, les sites mentionnés se trouvent tous en Palestine, ce qui renforce cette hypothèse.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette plaque a été transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Autorisation d’entrée","cuivre","gravure","inscription","liste des lieux saints","liste des tombeaux","plaque d’impression"],"materials":["Cuivre forgé, martelé et gravé."]},"5dd25402-aa83-5544-9e46-d6ccfe8b2a79":{"name":"Coupelle magique","short_description":"Pour pallier les limites de la médecine, on a recours aux formules religieuses ou aux chiffres inscrits sur des coupes magiques. Le liquide qui entre en contact avec les formules se charge de leur propriété curative. L'ombilic est orné d'une représentation de la Kaaba sur le dessus et d'une étoile à six branches au revers.","type":"Dinanderie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Xe siècle de l'Hégire / XVIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 4,5 cm, D: 20,5 cm","provenance":"Proche-Orient","obtention":"Achat en vente publique à l'étude François de Ricqlès en 2001.","materials":["Alliage cuivreux à décor gravé"]},"63d7eb6d-8326-5395-9279-d48a47c2abba":{"name":"Paire de chandeliers de *mihrab*.","description":"Chaque chandelier entièrement doré présente une base circulaire, un corps en forme de cloche, une tige cylindrique à anneau et un important binet. En partie supérieure et inférieure du corps figure un bandeau de motifs de cœurs ornés de palmettes en leur centre, qui se répète en bordure à la base de la tige. D'importants motifs de feuillage sont gravés en relief sur l'anneau de la tige. Celle-ci est décorée de losanges sinueux à motifs *hatayi* (pivoines) présentés de face ou de profil. Le chandelier comporte également des cartouches entrelacés d'inscriptions. La partie centrale du corps est décorée d'un large bandeau épigraphié sur fond de pivoines et de vrilles spiralées, qui reprend un poème en persan à la louange de la lumière du chandelier. Une inscription en arabe précise : “Que le sultan Bayézid soit protégé des calamités”, et une en turc ottoman indique que les chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée du sultan Bayézid II à Edirne. La forme de ces deux objets rappelle les chandeliers mamelouks.","short_description":"Lorsque les sultans ottomans commanditaient la construction de leurs mosquées, ils faisaient également exécuter les chandeliers destinés à être placés des deux côtés du *mihrab*. Ces chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée de Bayézid II à Edirne et les inscriptions présentent leurs souhaits au sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.).","dates":"Vers 894 de l’Hégire / 1488 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 89 cm, Ø de la base 73 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Bayézid II à Edirne, nommée dans les inscriptions figurant sur le chandelier, a été achevée en 894/1488, ce qui rend probable une fabrication de ce chandelier à la même époque.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée Selimiye d'Edirne le 16 *dhu'l-hijja* 1329/8 décembre 1911.","bibliography":"ölçer, N.*,* et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 247. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mihrab"],"materials":["Bronze décoré de gravure et de dorure."]},"665aed9d-195b-51b5-8961-06a52dfd6aab":{"name":"Morceau du voile (*kiswa*) de la Kaaba.","description":"Fragment de la *kiswa* de la Kaaba(voile de la Kaaba) probablement tissé en Syrie et expédié à La Mecque par la *Chami mahmal* (caravane syrienne apportant des présents à la Kaaba). Le remplacement annuel de ce tissu constituait un rituel se déroulant au cours d'une cérémonie qui annonçait le début du pèlerinage. Chaque année, la Kaaba était, comme encore de nos jours, lavée, parfumée et purifiée avant d'être recouverte d'une *kiswa* neuve. Le fragment présenté ici est en soie rouge brodée de fils de soie argentée. Le motif se compose de deux bandes ondulées en zigzags formant une chaîne continue courant sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs se répartissent entre les deux bords et les deux bandeaux. Plusieurs inscriptions apparaissent, dont la plus importante dit : “Il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète” – la phrase se répète entre les deux bandeaux en zigzags. Les deux expressions “Ya Mannan” (ô, le Miséricordieux!) et “Ya Hannan” (ô, le Compassionné!) sont répétées de même dans des motifs fleuris le long des bords. Dans le bandeau en zigzags supérieur figure une citation du Coran tirée de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 144). Le bandeau inférieur cite une autre sourate, “al 'Imran” (La famille de 'Imran, III, 96). En haut en en bas sont répétées deux expressions ; “Dhou al-Djalal” (celui qui détient la majesté) et “Dhou al-Ikram” (celui qui possède l'honneur). Ce fragment est à considérer au regard des dimensions énormes de la Kaaba. Il est probable que les motifs et inscriptions se répétaient tout le long du rideau. Le nom du donateur, la date de production et le lieu de l'atelier ne sont pas connus. \nAprès avoir été utilisée pendant un an, la tenture était découpée en petits morceaux et envoyée en cadeau à différentes villes islamiques, comme une forme de bénédiction. Les palais conservaient des morceaux de *kiswa* auxquelles on attachait une grande valeur religieuse et qui confortaient la légalité du pouvoir du souverain.","short_description":"Chaque année, la Kaaba est lavée et recouverte d’une *kiswa* (couverture) marquant le début de la saison du hadjdj. Cette pièce de soie rouge est brodée de fils d’argent formant des zigzags qui se répètent sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs sont dispersés en différents endroits à l’intérieur des bandeaux calligraphiés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 142 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces textiles similaires conservées dans les musées d'Istanbul datées du XIIIe/XIXe siècle environ.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été tissée en Syrie, car elle est proche d'autres textiles conservés dans les musées d'Istanbul et dont on sait qu'ils viennent de cette région.","provenance":"Probablement Syrie.","obtention":"Un certain al-Sayyid Tahir Sayf al-Din a fait don de cette pièce au musée en 1937.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","kiswa de la Kaaba","soie","textiles, textiles de soie"],"materials":["Soie brodée de soie."]},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bronze moulé et ajouré."]},"6da483f8-19ce-5f70-9bd8-3d093b8b1250":{"name":"Tapis","description":"Le champ de ce tapis en laine nouée est décoré d’une niche de prière (mihrab) dont le centre est occupé par un saule flanqué de deux poiriers sur lesquels des oiseaux sont perchés. Des serpents s’enroulent autour des branches. Deux lions sont couchés au pied des arbres. Les écoinçons sur champ rouge sont ornés de cerfs. Les cartouches de la bordure latérale représentent des oiseaux dans des poiriers, tandis que ceux de la bordure horizontale représentent des colombes ou des lapins. Les fils de chaîne et de trame sont en coton. Les nœuds en laine d’une hauteur de 3 mm sont asymétriques ; le tapis compte 4030 nœuds au décimètre carré. Les motifs se déclinent dans toute une gamme de couleurs : rose, rouge, jaune, vert, orange, vert, bleu et brun.","type":"Tapis","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"391,2 x 231 cm ; 4030 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Iran, Kerman","obtention":"Legs Adaline Van Horne \n \nLégué par Adaline Van Horne en 1944, qui a obtenu le textile en héritage de son père William Van Horne, mort en 1915","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*, Capetown, Ad Donker, 1977, p. 35-36. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal* , Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 52. \nEdwards, Arthur Cecil, *The Persian Carpet*, Londres, Duckworth, 1953, p. 205.","dynasty":"Dynastie des Qadjars (1779/96-1925)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Art Qajar","tapis de prière","tapis noué","tapis persan"],"materials":["Laine, coton","nœuds asymétriques"]},"70e81fc7-992c-56d9-a3b4-5af8b1052c23":{"name":"Chaire à prêcher (minbar).","description":"Ce *minbar* (chaire à prêcher) comporte sept marches retenues par deux joues latérales de forme pentagonale, décorées de panneaux assemblés par tenons et mortaises en forme de triangles, de carrés et de trapèzes. Au seuil de l'escalier se dresse un arceau en fer à cheval brisé reposant sur deux montants ornés d'un décor végétal. Cette structure est reliée aux joues par deux arceaux latéraux de même hauteur reposant eux-mêmes sur deux montants reliés à la partie supérieure des joues par une rampe. La partie supérieure de cette entrée est ornée de bobéchons. \n \nLes panneaux sont sculptés en bas-reliefs garnis d'un décor floral ou géométrique ; l'arceau frontal porte un décor floral et, épousant la forme de l'arceau, une inscription coufique qui se traduit comme suit : montant vertical droit, “Au nom d'Allah, le Bienfaiteur Miséricordieux. Cette chaire a été achevée” ; traverse : “Le premier du mois de *radjab*” ; montant vertical gauche, “de l'an 490 \\[1097 J.-C.\\]. œuvre de Muhammad”.","short_description":"Cette chaire à prêcher à sept marches flanquées de panneaux latéraux porte des motifs décoratifs géométriques ou floraux et une inscription coufique datant l'objet et citant le nom de l'artisan. Le seuil est surmonté d'un arceau en forme de fer à cheval brisé.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"490 H / 1097 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 230 cm, L. 264 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure en caractères coufiques sur l'arc précédant les marches du *minbar* porte la date de 490 (1097 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *minbar* était utilisé dans la Grande Mosquée d'Alger.","obtention":"Don du ministère des Affaires religieuses ; décision ministérielle, en 1998, de confier le *minbar* au Musée national des antiquités et des arts islamiques.","bibliography":"Bourouiba, R., *L'art religieux musulman en Algérie*, Alger, 1973. \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \nMarçais, G., “Note sur la chaire à prêcher de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1926, pp. 419-422. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \nMarçais, G., *Manuel d'art musulman,* Paris, 1927.","dynasty":"Almoravide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almoravides","bois","chaire","coufique","décoration florale","décoration géométrique","Grande Mosquée d’Alger","inscription","minbar","mosquée","objets religieux"],"materials":["Bois assemblé par tenons et mortaises, sculpté en bas relief et marqueterie."]},"7f0081a0-67a5-56a0-9212-f80fe70cbeec":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé et doré à large ouverture évasée, panse globuleuse ramassée, épaule fortement incurvée et base aplatie. Le corps repose sur un important piédouche. Six anneaux de verre sont disposés à intervalles réguliers autour de l'épaule. La lampe a conservé son abondant décor émaillé rehaussé de dorures sur le col, le corps et le pied. Le col présente une grande inscription coranique en écriture *thoulouth* appliquée à l'émail bleu à contours rouges. L'inscription est interrompue par trois rondeaux contenant un blason à fleur de lys rouge sur fond blanc. La base du col est soulignée d'un bandeau de volutes délicatement dessinées, interrompu par des cartouches pointés floraux. \nLe haut de l'épaule est orné d'un mince bandeau à médaillons pointés floraux, tandis que la partie principale du corps présente une large inscription en écriture *thoulouth* disant : “Voici l'un des objets faits pour sa très noble et très haute excellence, le savant, le juste, l'administrateur, le conseiller, le régent, le vizir Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin, officier d'al-Malik al-Muzaffar (Hadji), régent des nobles provinces islamiques, que ses victoires soient couronnées de gloire !” L'inscription, sur fond bleu, est interrompue par six zones losangiques sur lesquelles viennent s'appliquer les anneaux de suspension. \nLe dessous de la panse comporte d'autres rondelles à fleur de lys et divers ornements floraux. Le pied (dont la moitié a été remplacée) est orné d'une succession de cinq bandeaux horizontaux à décor de volutes abstraites qui alternent de façon linéaire avec des ornements de dessin marqué. Les bandeaux horizontaux sont interrompus par trois médaillons en losange à motifs végétaux stylisés. \nLa lampe date exactement de 746-747 H /1346-1347 J.-C., c'est-à-dire du bref règne d'al-Malik al-Muzaffar Hadji. Contrairement à l'usage, le donateur, Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin, n'avait pas débuté sa carrière comme esclave. On sait qu'il est arrivé au Caire en 737 H /1337 J.-C. après avoir été vizir à Bagdad. La fleur de lys rouge est un symbole héraldique. Cette lampe est particulièrement importante car elle semble être le plus ancien exemple de l'utilisation de la fleur de lys par un haut fonctionnaire, alors que ce motif était jusqu'alors réservé aux sultans.","short_description":"Les lampes de mosquée en verre émaillé étaient commanditées en grand nombre par l’élite mamelouke d’Égypte et de Syrie. Ornées d’inscriptions coraniques et des titulatures de leurs donateurs, elles étaient destinées aux nombreuses mosquées et *madrasa* fondées par les Mamelouks à travers Le Caire et l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Najm al-Din Mahmud ibn Ali ibn Shirwin.","dates":"746-747 de l’Hégire (1346-1347 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, Ø 26,04 cm.","method_for_datation":"La lampe a été commandée par un haut fonctionnaire d'al-Malik al-Muzaffar Hadji, qui régna moins de deux ans (746-747/1346-1347).","method_for_provenance":"Les lampes de mosquée mameloukes de ce type sont généralement attribuées aux centres de production syriens, d'où elles étaient exportées vers l'Égypte mamelouke.","provenance":"Syrie, faite pour l’exportation vers l’Égypte.","obtention":"Acheté par le Royal Museum auprès de la collection du major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Carboni, S., *Glass from Islamic Lands*, Londres, 2001. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2002. \nEremin, K., et Al-Khamis, U., “Mamluk and Pseudo-Mamluk Glass in the National Museums of Scotland”, *Annales du 15e Congrès de l'Association internationale pour l'histoire du verre*, New York, 2003. \nPiotrovsky, M. B. et Vrieze, J., *Earthly Beauty, Heavenly Art: Art of Islam*, Amsterdam, 1999, p. 75 cat. n° 10.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Muzaffar Hadji","blasons","écriture thoulouth","lampes de mosquée","Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin","verre"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"84dd3553-46ec-5600-8a2a-e99eb0f50285":{"name":"Trois stalles de chœur.","description":"Trois sièges conservés des stalles du chœur. Richement sculptés, les bras imitent des colonnes à fût lisse, socle et chapiteau finement ouvragés. Les arcs lobés en courtine qui séparent les trois sièges témoignent d'une forte influence almohade. Les écoinçons sont occupés par des roues en relief. C'est à peine s'il reste des traces de polychromie, à part la tonalité rouge dominante et quelques autres fragments, mais on devine un lion peint, déjà assez abîmé au moment de l'acquisition de la pièce. Les éléments décoratifs dominants sont l'*ataurique* et la polychromie de motifs héraldiques faisant allusion au royaume de León. \nCette œuvre est non seulement remarquable par sa qualité intrinsèque mais également parce qu'elle atteste l'importance du royaume de León dans l'essor de l'ébénisterie mudéjare. Cette pièce appartient au type de stalles basses et, avec celle d'Astudillo, également conservée au Musée archéologique national, c'est l'un des exemples les plus remarquables de ce type d'ébénisterie dans le contexte général du style mudéjar.","short_description":"La fabrication de stalles de chœur des églises et des monastères était parfois confiée à des artisans mudéjars, qui apportaient leur technique et leurs motifs décoratifs. Ces sièges du monastère de Santa María de Gradefes (León) sont remarquables par la délicatesse de leurs assemblages et la richesse de leur décoration d'*ataurique*.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1230-1250.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 150 cm, l. 70 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques typologiques. Le premier document sur le monastère date de 1140.","method_for_provenance":"Par la documentation existante. Et la stalle était dans le monastère jusqu'à sa vente en 1874.","provenance":"Monastère de Santa María de Gradefes (León).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à D. José Gil Dorregaray, le 13 mars 1874.","bibliography":"Calvo, A., *El Monasterio de Gradefes. Apuntes para su historia y la de algunos otros cenobios y pueblos del concejo*, León, 1936-1945, éd. fac-similé : León, 1984. \nFranco Mata, á., “Arte medieval cristiano leonés en el Museo Arqueológico Nacional”, *Tierras de León*, 71, León, 1988, pp. 54-55, n° 19. \nGarcía Gutiérrez, A., *Noticia histórico-descriptiva del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1876, p. 108. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade. Arte nazarí. Arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, 1949, p. 401.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois , sculpture","Gradefes","León","mudéjar","stalles"],"materials":["Bois de pin","sculpture."]},"8fd8864e-24a3-584e-8096-e0df273d81e1":{"name":"Suspension.","description":"Lampe en céramique à corps bulbeux et col évasé, à décor peint en bleu et blanc. Le col porte une inscription en coufique anguleux prise entre des frises de motifs géométriques tressés. De petites vrilles de demi-palmettes s'échappent de certaines lettres. Les mots sont illisibles mais peuvent dériver de la phrase “wa-asu Sahwan” (et ils tombèrent dans une affliction éperdue). Autour du corps principal figure un enroulement de fleurs de lotus à “feuilles de têtard” courantes sur un certain nombre de céramiques “bleu et blanc” de cette période. L'alignement de panneaux allongés et pointés autour de l'épaule est un motif qui se trouve également dans l'argenterie ottomane et rappelle celle des Balkans. Cette lampe est un intéressant exemple d'échanges artistiques et culturels qui voient des formes, des motifs et des dessins passer d'un matériau à l'autre et circuler entre les cultures européennes et asiatiques.","short_description":"Autour du col de cette lampe en céramique bleu-et-blanc court une inscription en caractères coufiques, mais dont les mots sont illisibles. Bien que prenant modèle sur un prototype en verre, il es évident que cette lampe en céramique ne pouvait diffuser qu'une faible lumière. Sa fonction était sans doute plus symbolique ou décorative que fonctionnelle.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 917 de l’Hégire / 1512 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm.","method_for_datation":"On pense que cette lampe provient du *turbé* de Bayézid II (m. 917/1512), car elle ressemble beaucoup à un groupe de quatre lampes réalisées pour ce tombeau.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramiques de cette qualité dans la Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 109. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 41-43, planche 23.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A*., Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["clés","cuivre","écriture naskhi","hadj","inscriptions","Kaaba","kiswa","objets religieux"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"934df7dd-8577-516b-8cc1-6742a0d27a2d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée en céramique à haut col évasé et corps bulbeux, presque piriforme, reposant sur un pied bas. Elle est divisée en trois registres par de fines bandes blanches. Sur le registre supérieur, autour du col, une inscription coranique reprend un extrait du fameux verset de la lumière (sourate 24, verset 35), souvent utilisé sur les lampes de mosquée car il compare la lumière de Dieu à celle d'une lampe. Les deux registres inférieurs sont décorés de motifs floraux peints sous la glaçure en turquoise, bleu de cobalt, noir et rouge. On remarque un décalage curieux du décor entre ces deux parties, en particulier dans les grands motifs en trèfle à quatre feuilles. Le peintre travaillait peut-être d'après un modèle qui n'avait pas été conçu pour un objet de cette forme. Vers le milieu de la panse, de gros bossages alternent avec des poignées, dont l'une manque aujourd'hui. Cette perte explique peut-être que les chaînes de suspension aient été directement rivetées sur le corps de la lampe. \nCette “lampe”, qui ne peut éclairer puisqu'elle est en céramique et ne remplit donc qu'une fonction symbolique, aurait été réalisée pour le complexe de la mosquée édifiée à Istanbul par le sultan Soliman le Magnifique. Ce complexe était une importante commande architecturale qui fut un stimulant majeur pour l'industrie de la céramique centrée à Iznik. L'un de ses résultats fut l'adjonction d'un rouge brillant à la gamme chromatique de la céramique ottomane. La qualité mal assurée du rouge de cette lampe et l'application du pigment en couche mince et inégale indiquent que cet objet date des premières phases des expérimentations menées par les potiers ottomans avec la couleur.","short_description":"“Lampe” en céramique à corps bulbeux et col évasé. Bien que clairement destinée à être suspendue à un plafond comme une lampe normale, elle ne pouvait dispenser de lumière et était donc purement symbolique. Elle est censée avoir été faite pour le complexe de la mosquée Süleymaniye, qui fut achevée en 963 H / 1557 J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Soliman.","dates":"vers 963 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"La lampe aurait été fabriquée pour le complexe de la mosquée du sultan Soliman vers 963/1557 J.-C.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1885.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 224. \nAtil, E., *The Age of Sultan Süleyman the Magnificent,* Washington, DC, 1987, pp.264-267. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, p. 56. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 28 et 103. \nWatson, O., “An Iznik Mosque-Lamp”, *Oriental Art* 35:4, hiver 1989–1990, pp. 194-195.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"93ee1091-8763-5b6d-885f-d833bd95f55d":{"name":"Coupe incantatoire","short_description":"La coupe est inscrite en écriture mandéenne, en dialecte araméen mandéen. Le texte inscrit en spirale à partir du fond de la coupe s’enroule une quinzaine de fois sur lui-même. Le début du texte est illisible à cause des dépôts de cristaux et des noircissures. Le nom du commanditaire, en même temps que bénéficiaire de ces incantations, habituellement livré au début du texte, reste ici inconnu. Les lignes restantes consistent essentiellement en une répétition de noms des démons exorcisés par des formules d’enchaînement, notamment du démon femelle Lilith, de ses ancêtres (\"toutes ses familles et lignées\"), ainsi que de ses progénitures. \nLes communautés araméennes de Mésopotamie sont les héritières d’anciennes croyances remontant aux textes akkadiens et même sumériens, selon lesquels les démons étaient d’une variété inépuisable. Le Mandéen, en raison de sa foi dualiste, croit aux esprits mauvais, dont il redoute l’action néfaste. Aussi la magie est-elle un aspect essentiel de sa vie religieuse. Cette pratique, consistant à enfouir les coupes ainsi inscrites aux quatre coins de la maison, a connu une large diffusion parmi les diverses communautés religieuses de Mésopotamie jusqu’à la conquête musulmane et au-delà.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Ier siècle avant ou Ier siècle de l'Hégire / VIe-VIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 6,4 cm, D: 19 cm, E: 0,7 cm, D. base: 5,8 cm","provenance":"Nippur (?), Iraq","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1984.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151. \n \nSafadi, Y.H., *Calligraphie islamique*, Paris: Chêne, 1978: 6. \n \nRéunion des Musées nationaux, *Naissance de l'écriture: cunéiformes et hiéroglyphes*, Paris: Réunion des Musées nationaux, 1982: 113, 183, Fig. 73, 74. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Fribourg: Office du Livre, 1985: 34, Fig. 16. \n \nTeixidor, J., \"The Syriac Incantation Bowls in the Iraq Museum\", Sumer,18 (1962): 51–62.","materials":["Céramique non glacée, inscription tracée à l'encre noire."]},"95f0e5c9-0936-55b5-ae88-631dafd406d1":{"name":"Minbar.","description":"Un *minbar* est une chaire en bois surélevée d'où le prédicateur prononce ses sermons hebdomadaires, ou *khutba*, le jour de la prière commune du vendredi. C'est l'un des premiers types de mobilier liturgique islamique introduit au temps du prophète lui-même. Lorsque Nour al-Din (m. 569 H / 1174 J.-C.) arriva au pouvoir en Syrie et en al-Djazira, il commandita plusieurs importants *minbar* dans le cadre d'une volonté de propagation de la foi et du *djihad*. Il en confia la fabrication à des menuisiers réputés d'Alep. \nCe *minbar* fut commandité pour une nouvelle mosquée édifiée par Nour al-Din à Hama en 558 H / 1163 J.-C. Il se compose d'un étroit escalier conduisant à une plate-forme couverte. Bien qu'il ait perdu ses marches d'origine et ses parois latérales, sa structure supérieure a été conservée. La plate-forme à plan carré présente trois ouvertures en arc et un fond plein. Un entablement richement décoré soutient une petite coupole. Les arabesques végétales et géométriques illustrent le haut niveau de qualité du travail de sculpture du bois. Deux inscriptions historiques figurent en frise de chaque côté des balustrades. Celle de gauche, qui a été déplacée pour être accrochée au-dessus de l'entrée de la mosquée, évoque la guerre sainte et la justice. Celle de droite, restée en place, met en valeur la piété et l'humilité. La corniche possède également une inscription coranique qui décrit les merveilles de la création divine et du paradis. Le dos de la chaire comporte une *chahada*, ou déclaration de foi, sculptée sur deux lignes en caractères *thoulouth* dans un cartouche. \nCe *minbar* affirmait les positions religieuses et politiques de Nour al-Din, répétées sur les murs de la mosquée. Son importance tient à ce qu'il illustre une symbolique de l'autorité. Les inscriptions, comme les sermons, exprimaient le pouvoir et la vision. Dans le cas de Nour al-Din, des documents historiques montrent l'attention méticuleuse qu'il portait à la mise en œuvre de ce qui était annoncé en son nom dans les nombreuses mosquées qu'il édifiait. L'image projetée était celle de grande piété, par contraste avec la magnificence, et d'humilité opposée à la richesse, sans oublier comme toujours le rappel de la guerre sainte. \nLe rêve de Nour al-Din de libérer Jérusalem est exprimé de façon similaire mais moins richement composée dans un *minbar* commandé pour la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, avant qu'elle ne soit reprise aux Francs par Saladin. Malheureusement, ce meuble a disparu lors d'un incendie en 1969.","short_description":"Le *minbar* de Nour al-Din à Hama est un important exemple de l'art syrien de la sculpture du bois. On sait que Nour al-Din a employé les meilleurs menuisiers alépins pour fabriquer des *minbar* qu'il expédia à diverses mosquées syriennes pour prêcher la guerre sainte lorsque les Croisés prirent Jérusalem.","holder":"Musée de Hama.","initial_owner":"Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.).","dates":"558 de l'Hégire / 1163 J.-C.","location":"Hama","dimensions":"H. (au plus haut) 430 cm, L. 320 cm, l. 85 cm","method_for_datation":"Une inscription au dos de cette chaire indique \"559\" (1164).","method_for_provenance":"Cette chaire se trouvait à l'origine dans la mosquée Nour al-Din à Hama construite par Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi en 558/1164.","provenance":"Hama, Syrie.","obtention":"Jadis dans la mosquée Nour al-Din à Hama, le *minbar* a été transféré au musée.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nMoaz, A. R., “The Minbar of the Aqsa Mosque, Woodwork in 12th-Century Syria-Palestine”, *Islamic Arts and Crafts*, Istanbul (sous presse). \nTabbaa, Y., “Monuments with a Message: Propagation of Jihad under Nour al-Din (1146-1174)”, *The Meeting of Two Worlds: Cultural Exchange between East and West during the Period of the Crusades* (V. P. Goss, éd.), Michigan, 1986.","dynasty":"Période atabeg-zenguide","author":"Waal Hafian","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["djihad","Hama","Incrustations","minbar","mosquée","motifs géométriques","Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi","sculpture sur bois","zenguides"],"materials":["Bois sculpté et incrusté."]},"96998c67-dbae-5a23-8da5-21ca0231218d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe en forme de jarre avec six anneaux de suspension et haut pied tronconique. Contient une inscription dupliquée sur le goulot et sur la panse : “Ceci est l'un des objets faits pour le mausolée de l'émir Alan al-Din Ali, fils de son excellence Sayf al-Din Baktamur, *al-hajib* (chancelier), que Dieu le couvre de sa miséricorde.” Trois blasons la divisent en parties égales sur le goulot tandis que trois autres blasons alternent avec des arabesques stylisées autour du registre inférieur de la panse. Le pied présente trois médaillons à motifs trifoliés simples. Le blason circulaire est divisé en trois champs : les zones supérieure et inférieure sont blanches, le champ central présente l'image d'un cheval avec une structure en forme de coupole sur le dos.","short_description":"L'inscription de la lampe la date de 721 H / 1321 J.-C. : “Ceci est l'un des objets faits pour le mausolée de l'émir Alan al-Din Ali, fils de son excellence Sayf al-Din Baktamur, *al-hajib* (chancelier), que Dieu lui accorde sa miséricorde.” La forme et la décoration de la lampe sont typiques de l'époque mamelouke.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","initial_owner":"Émir Alin ibn Baktamur.","dates":"Postérieure à 23 muharram 721 de l’Hégire / 21 février 1321 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 31 cm ; Ø bord 21cm ; Ø max. 20,5 cm ; Ø base 13,5 cm.","method_for_datation":"D'après l'inscription, après la mort de l'émir Ali ibn Baktamur, le 23 *muharram* 721/21 février 1329.","method_for_provenance":"Par expertise, analyse stylistique et comparative et référence à des catalogues publiés.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Provenant de la collection du baron Gustave de Rothschild, acquise par l'intermédiaire de Joseph Duveen à Philip Sassoon, à Londres, le 8 novembre 1919.","bibliography":"*Arte do Oriente Islâmico. Catálogo*,Lisbonne, 1963. \n*Museu Calouste Gulbenkian. Catálogo*, Lisbonne, 2e éd., 1989. \n*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon* (catalogue d'exposition), New York, 1999. \nRibeiro, M. Q. et Hallet, J., *Os Vidros da Dinastia Mameluca no Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1999.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alin ibn Baktamur","Égypte","lampe","Mamelouks","Syrie","verre soufflé"],"materials":["décor doré et émaillé de bleu, rouge, rose, vert, jaune et blanc.","Verre soufflé couleur miel"]},"96b73ca3-92f9-5650-8a53-7c417d5387ad":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé à ouverture évasée et corps ramassé, posé sur un pied court. Son verre brunâtre est décoré d'émail bleu et blanc et de rehauts en rouge, vert, jaune et or. Le décor consiste presque exclusivement en une inscription en majestueuse écriture de style *thoulouth* et de bandeaux additionnels à l'étranglement du col et juste au-dessus du pied, ornés d'une décoration florale exubérante. Les inscriptions comprennent des versets du Coran (sourate 83:22, 24-5) et la phrase : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, al-Malik al Mudaffar, le savant, le juste, Rukn al-Dunya wa'l-Din, que Dieu lui assure la victoire.” Ce texte se réfère au sultan mamelouk Rukn al-Din Baybars II, qui ne régna que pendant une courte période de 708 à 709 H / 1309 à 1310 J.-C., avant d'être renversé et tué. Il gouverna cependant comme co-régent, avec un autre officier, au nom du sultan captif al-Nasir Muhammad Ibn Qalawun à partir de 698 H (1299 J.-C.). Il édifia également un bel ensemble architectural au Caire, contenant son tombeau ainsi qu'un pavillon pour les soufis, de 704 à 708 H (1306 à 1309 J.-C.). Les inscriptions sur le bâtiment – immédiatement effacées par son successeur – se référaient déjà à lui comme sultan. Comme les inscriptions coraniques de cette lampe évoquent la vie dans l'au-delà, elle a pu être commandée pour être suspendue dans la chambre funéraire. Le décor de la lampe est par ailleurs similaire à celui d'un grand coran que Baybars avait commandé pour le même complexe, ce qui suggère l'existence d'une équipe d'artisans travaillant à donner un aspect unifié au programme décoratif prévu.","short_description":"Lampe en verre émaillé de forme typiquement mamelouke, dont la décoration presque exclusivement calligraphique inclut des versets du Coran et un éloge de la brève vie du sultan Rukn al-Din Baybars II. Les versets évoquent l'au-delà, ce qui suggère que la lampe a peut-être été fabriquée pour la tombe du sultan.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Rukn al-Din Baybars II.","dates":"entre 704 et 709 de l’Hégire / 1306 et 1310 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 29 cm, l. 25,4 cm.","method_for_datation":"La lampe date du bref règne (708-709/1309-1310) du sultan mamelouk Rukn al-Din Baybars II, auquel renvoie la phrase de l'inscription “Gloire à notre seigneur, le Sultan, al-Malik al Mudaffar, le savant, le juste, Rukn al-Dunya wa'l-Din, que Dieu lui assure la victoire”.","method_for_provenance":"On peut présumer que les lampes de verre de ce type étaient produites au Caire, solution plus commode et plus sûre que de les faire exécuter ailleurs et transporter.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum*, Londres, 1983, p. 113. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 230-232. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten,* Berlin, 1929-1930, pp. 428-429.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Verre émaillé."]},"998a912b-36fb-51e9-9d23-92392129a07c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis produit par des artisans paysans de Gördès (Anatolie), l'un des principaux centres de fabrication du tapis au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), célèbre pour ses nœuds serrés et ses velours de laine courts et soyeux. Le dessin comme les couleurs de ce tapis, sa niche bleu foncé encadrée d'écoinçons et de bordures élaborés sont typiques de ce style. La présence de la niche confirme qu'il s'agit d'un tapis de prière, offrant un endroit propre pour se livrer au rite des cinq prières quotidiennes. Elle reprend la forme du “mihrab” ou niche de prière des mosquées et indique la direction de La Mecque, vers laquelle les musulmans doivent se tourner pendant leurs dévotions. Elle peut également symboliser la porte d'accès au paradis. L'ornement en suspension dans sa pointe revêt peut-être une signification spirituelle.","short_description":"Tous les ménages de Gördes, en Anatolie, possédaient leur métier à tisser pour les femmes et les jeunes filles qui fabriquaient de petits tapis et des tapis de prière. Ce tapis de prière est décoré d’une élégante niche centrale rappelant l’architecture des *mihrab* des mosquées anatoliennes.","holder":"Saint Mungo Museum for Religious Life and Art, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 183 cm, l. 119 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. à la fois la composition et le tissage de ce tapis ressemblent à plusieurs autres tapis de prière de ce type datant du XIIIe/XIXe siècle, qui sont attribués à la production de Gördès.","provenance":"Gördès, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Bennett, I., *Rugs and Carpets of the World*, Londres, 1977. \nScarce, J. M., “Oriental Carpets: The Burrell Collection”, Arts of Asia, mai-juin 1990, p. 136.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Laine (chaîne, trame et velours)."]},"9adcd1ba-69fc-5d1e-b977-f72226d33bb1":{"name":"Croix processionnelle.","description":"Croix fleurdelisée, avec intersection de la tige et des bras en carré, nœud sphérique aplati et tige tubulaire d'encaissement. Le décor du champ de la croix est formé d'un ruban continu qui contourne le périmètre de la pièce entière délinéant, dans son intérieur, des losanges et des triangles remplis de motifs géométriques et floraux. Sur les angles du carré où s'inscrit le centre de la croix, quatre motifs à huit feuilles sont dessinés. Le revers est également délimité par un ruban, les bras et la tige étant remplis d'entrelacs géométriques d'inspiration végétaliste. Dans le centre se trouve un grand cercle décoré d'entrelacs géométriques complexes, qui génèrent d'autres centres, constituant l'élément islamique le plus visible de la décoration de la croix. \nLe décor, mais aussi la probable provenance nord-africaine du métal, semblent désigner l'œuvre d'un artiste originaire des communautés islamiques péninsulaires, chrétien ou non, ayant travaillé pour les royaumes chrétiens ibériques. \nCe genre de croix avait une double fonction ; elle pouvait être hissée en tête des processions et funérailles, mais, fixée sur des bases, elle pouvait aussi devenir un élément de l'appareil liturgique de l'autel.","short_description":"Cette croix d'origine inconnue a dû être produite au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs en entrelacs, typiques de l'art islamique, au centre d'un des côtés de la croix sont particulièrement remarquables. Cette pièce a dû être faite par un artiste musulman travaillant pour un patron chrétien.","holder":"Musée national d’art ancien.","dates":"XIVe siècle.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 63 cm ; l. 37 cm ; poids 1 814,2 gr.","method_for_datation":"Analyse stylistique concernant la forme de la croix.","obtention":"Achetée à un particulier en 1878 par l'Académie nationale des beaux-arts, la croix a intégré le Musée national des beaux-arts et de l'archéologie, créé en 1884 dans une pièce de l'Académie. Après la création du Musée national d'art ancien en 1911, le fonds a changé de propriétaire.","bibliography":"Cordeiro, M. I. G. M., *A Arte do Ferro em Portugal*, thèse d'état pour conservateurs de musée, texte inédit, dact., Lisbonne, 1962. \n*Inventário do Museu Nacional de Arte Antiga. Colecção de Metais. Cruzes Processionais – Séculos XII-XVI,* Lisbonne, 2003. \n*Portugal Islâmico. Os últimos Sinais do Mediterrâneo* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1998, p. 302.","dynasty":"Mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Joaquim Oliveira Caetano","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croix","décor géométrique","mudéjar","objet religieux"],"materials":["Cuivre ciselé et doré."]},"ab91307f-d3d5-5f2a-88d0-9f2eb6934a29":{"name":"Plateau servant à la détermination de la qibla.","description":"Les musulmans doivent faire face à la *qibla*, la direction de la Kaaba à La Mecque, pendant leurs prières. Ils ont donc souvent besoin d'instruments pour leur indiquer cette direction. Le fond de ce plateau rond à bords relevés est divisé par des rayons concentriques. Au centre figurent les noms de l'artisan et du lieu de fabrication (\"fait par Sayyid Thabit à Damas\"). Les tables se présentent sous forme d'une suite d'anneaux concentriques qui contiennent le nom d'un certain nombre de villes indiquées dans trois de ces anneaux (Damas, Bagdad, Constantinople, Jérusalem, Téhéran, Kaboul…) et des lettres correspondant à des nombres qui indiquent des degrés d'angles. L'intérieur du bord est gradué, chaque gradation correspondant à 5°. Les quatre points cardinaux sont indiqués dans des demi-cercles. \nLa surface extérieure du bord contient une explication en arabe sur la façon d'utiliser l'instrument. La formule est développée en deux lignes séparées par quatre médaillons dans lesquels il est écrit que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier, \"le champion triomphant de la justice et souverain suprême \\[*khaqan*\\] qui est le fils du souverain suprême, roi des deux terres et des deux mers et serviteur des deux sanctuaires, que Dieu immortalise son règne\". Ces informations sont rédigées en écriture coufique noire sur fond blanc, le tout recouvert d'un engobe transparent.","short_description":"Le diagramme figurant sur ce plateau en céramique remplissait une importante fonction. La disposition schématique des noms de villes et de données trigonométriques permettait de trouver la direction de la Kaaba de La Mecque et donc celle de la prière. Il était particulièrement utile aux voyageurs.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Sultan Sélim Ier (r. 918-926 H / 1512-1520 J.-C.).","dates":"918-926 de l'Hégire / 1512-1520 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 18,5 cm, H. 3,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription précise que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier (r. 918-926/1512-1520 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription précise que l'objet a été réalisé à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Achat en 1935.","bibliography":"Cluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bagdad","céramique","Constantinople","Damas","détermination de la direction de la qibla","engobe transparent","Jérusalem","Kaaba","Kaboul","La Mecque","objets utilitaires","prières","qibla","Sayyid Thabit","sultan Salim (Sélim)","Téhéran","terre cuite"],"materials":["Céramique à peinture noire et bleue sur fond blanc, et glaçure transparente."]},"bde1bb31-4ed9-500e-8ed0-c80c51d8d0cd":{"name":"Minbar.","description":"Ce *minbar* est une chaire mobile à 8 marches soutenue par des parois verticales terminées par des arcatures latérales que réunissait une rampe. Il est décoré sur ses parties intérieures et extérieures. Tout le répertoire décoratif andalou connu à cette époque, végétal, floral, géométrique, épigraphique a été mis en œuvre. Les côtés et le dossier sont encadrés d'inscriptions en caractères coufiques (textes coraniques, formules pieuses, trois textes de fondation). Les lettres sont écrites en relief, sculptées ou incrustées. La marqueterie et les incrustations d'os et d'ivoire sont utilisées sur les côtés pour les entrelacs géométriques à damier et pour les motifs floraux en forme d'arbres de vie couronnés d'arcatures qui ornent le dossier et les contremarches. Les petits panneaux polygonaux en bois de formes variées qui remplissent les interstices des entrelacs géométriques sont sculptés et ciselés de motifs végétaux et floraux avec une finesse et une précision remarquables qui rappellent, tout en le surpassant, le travail des boîtes omeyyades en ivoire. à ces sculptures et ciselures s'ajoutent les jeux de couleurs et de nuances des bois précieux pour faire de ce meuble liturgique un chef-d'œuvre du genre. Une des inscriptions précise qu'il a été commandé à un atelier de Cordoue par Ali ibn Youssef en 532/1137 pour la grande mosquée de Marrakech. L'Almohade Abdelmoumen en rasant la mosquée d'Ali en 542 H / 1147 J.-C. a cependant épargné le *minbar*. Il l'a placé dans sa mosquée, la première Koutoubiya, et transféré dans la seconde, l'actuelle Koutoubiya, où il est demeuré en fonction jusque dans les années 1950.","short_description":"Fabriqué à Cordoue pour la Grande Mosquée de Ali ibn Youssef de Marrakech, il a été épargné et placé par Abdelmoumen dans sa mosquée, la Koutoubia. Le travail, fin, précis, minutieux, tout en nuances, fait de ce meuble le seul *minbar* qui nous soit parvenu de cette époque, un chef-d'œuvre du genre.","holder":"Palais al-Badi.","owner":"Mosquée de la Koutoubiya (habous ou waqf).","initial_owner":"Le monarque almoravide Ali ibn Youssef qui l’avait commandée pour sa Grande Mosquée de Marrakech.","dates":"532 de l’Hégire / 1137 J.-C. (début de fabrication).","location":"Marrakech.","dimensions":"H. 386 cm, L. 346 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le dernier montant du côté gauche : “Ce *minbar* fut fabriqué à Cordoue, Dieu la garde, pour la grande mosquée de la cité de Marrakech, Dieu la garde, et le commencement de sa fabrication fut avec l'aide de Dieu, au premier jour du mois de *mouharam* de l'année 532/1137, puisse Dieu glorifier la récompense de son commanditaire.” L'inscription de l'arcature du dossier proclame : “Que Dieu soutienne le prince \\[des croyants Ali ibn Youssef\\] Ibn Tachfin ainsi que son prince héritier.”","method_for_provenance":"Le lieu de fabrication (Cordoue) et sa destination première (la mosquée d'Ali ibn Youssef) sont révélés par l'inscription gravée sur l'arcature du dossier : “… Ce *minbar* a été exécuté dans la ville de Cordoue, que Dieu la protège, pour cette grande mosquée vénérée, que Dieu fasse qu'elle perdure avec la parole de l'islam. Elle a été achevée…” Le nom de “Aziz” gravé sur la structure, découvert lors de la restauration, serait peut-être celui d'un artisan ou d'un contremaître.","provenance":"Cordoue (Espagne).","obtention":"Sorti pour sa préservation de la mosquée Koutoubiya l'année 1962, il est actuellement (2005) conservé, depuis l'achèvement de sa restauration, dans une pièce du palais al-Badi.","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades. V. La chaire de la Kotobîya”, *Hespéris* 6, Rabat, 1926, pp. 168-207. \n \nBloom, J.M., Toufiq, A., Carboni, S., Soultanian, J., Wilmering, A.M., Minor, M.D., Zawacki, A., Hbibi, M., *Le Minbar de la Mosquée Kutubiiyya*, Madrid, 1998. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à 1912*, Rabat, 1959. \n \nSauvaget, J., “Sur le minbar de la Koutoubia de Marrakech”, *Hespéris* 36, Rabat, 1949. \n \nTerrasse, H., “Minbars anciens du Maroc”, *Mélanges d'histoire et d'archéologie de l'Occident musulman,* 2, Alger, 1957.","dynasty":"Almoravide","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","mobilier liturgique"],"materials":["Essences de bois diverses (cèdre, acacia, buis, jujubier), os naturel et peint en vert, ivoires (sculptés, ciselés, ajourés, assemblés, incrustés, dorés)."]},"c3101633-812c-5595-969c-ee2b57886090":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé et doré à large col en entonnoir et rebord adouci. Elle présente un corps ramassé, une épaule fortement incurvée et une base aplatie sur haut piédouche à pontil prononcé sous le pied. Six anneaux de suspension sont disposés autour de la panse à intervalles réguliers. La lampe est entièrement ornée d'un décor émaillé en rouge, bleu et vert pâle, rehaussé de dorures. Autour du col, un large bandeau en écriture de style *thoulouth* en émail bleu est entouré d'une bordure florale. Un extrait du Coran (sourate II, verset 256) est rythmé par des rondeaux or, rouge et vert, chacun contenant en son centre une petite coupe. Le bas du col et le haut de la panse sont décorés de bandeaux floraux interrompus par des rosettes à motifs floraux. Sur la panse, une seconde inscription en écriture *thoulouth* donne les titres du haut personnage commanditaire de l'objet : Zayn al-Din Moubarak qui, selon le blason mentionné plus haut, était échanson auprès du sultan al-Malik al-Salih, également nommé dans l'inscription. Deux autres souverains portent le même titre, tous deux fils de al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun : le premier, al-Malik al-Salih Isma'il (r. 742-745 H / 1342-1345 J.-C.), le second, al-Malik al-Salih Salih (r. 751-754 H / 1351-1354 J.-C.).","short_description":"Les lampes de mosquée en verre émaillé étaient commanditées en grand nombre par l’élite mamelouke d’Égypte et de Syrie. Ornées d’inscriptions coraniques et des titulatures de leurs donateurs, elles étaient destinées aux nombreuses mosquées et *madrasa* fondées par les Mamelouks à travers Le Caire et l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Major W. J. Myers.","dates":"742-754 de l’Hégire / 1342-1354 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, Ø 26,67 cm.","method_for_datation":"La présence du nom de al-Malik al-Salih sur cette lampe permet de la dater du règne de al-Malik al-Salih Isma'il (r. 742-745/1342-1345) ou de celui de al-Malik al-Salih Salih (r. 751-754/1351-1354).","method_for_provenance":"Des lampes de mosquée de ce type furent réalisées en grandes quantités en Égypte comme en Syrie au cours du VIIIe/XIVe siècle.","provenance":"Syrie.","obtention":"Achetée par les NMS auprès de la collection du major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2002 (pour une analyse sur les lampes de mosquées du même type et la verrerie mamelouke). \nEremin, K. et Al-Khamis, U., “Mamluk and Pseudo-Mamluk Glass in the National Museums of Scotland”, *Annales du 15e Congrès de l'Association Internationale pour l'Histoire du Verre*, New York, 2003.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Salih Isma’il","al-Malik al-Salih Salih","écriture thoulouth","lampe de mosquée","verre émaillé","Zayn al-Din Moubarak"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"d0bee2a2-2f3b-5679-b3ad-433e3664ca0a":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis de prière typique de la production de Ladik, village proche de la ville de Konya en Anatolie centrale. Il se compose d'une niche centrale rouge entourée de trois cadres ornés. Au centre figure un bouquet stylisé partant d'une minuscule aiguière reposant sur un cartouche qui contient un texte illisible. Au-dessus de la niche, apparaissent un croissant et un second cartouche donnant une date, 1217, tissée dans le sens de l'axe longitudinal. Reproduit par les femmes du village sur des métiers domestiques, le dessin s'inspire des tapis de prières de cour à colonnes des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Ces femmes tondaient également les brebis, filaient la laine et la teignaient. Ladik était situé sur la principale route de pèlerinage du nord vers le sud et les tapis étaient tissés et vendus pour compléter les revenus des villageois. Ils étaient ensuite offerts en geste pieux à des mosquées ou des tombeaux de la région ou d'ailleurs. Un tapis de ce genre figure dans une peinture européenne du XVIIe siècle, une nature morte de Nicolaes van Gelder, datée de 1664.","short_description":"Ce tapis de prière est un exemple des pièces réalisées dans le village de Ladik près de Konya en Anatolie. Exécutés par les femmes au village, sur des métiers domestiques, les tapis étaient vendus aux pèlerins qui passaient par là sur leur route pour La Mecque. Ils les offraient à des mosquées ou des lieux de pèlerinage à leur retour.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"1217 de l’Hégire /1802 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 200, 6 cm, l. 111,7 mm.","method_for_datation":"Analyse artistique et présence d'inscriptions tissées dans le tapis dont l'une donne la date de 1217/1802.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ladik, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Black, D., *World Rugs and Carpets: A comprehensive guide to the design, provenance and buying of carpets*, Feltham, 1985. \nBailey, J., “Ladik Prayer Rugs”, *Hali* n° 28, octobre-décembre 1985, Londres, pp. 18-25.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","objets religieux","Pèlerinage","vie de village"],"materials":["Laine (trame, chaîne et poil), tissage sur métier."]},"d39f33c7-ab99-570d-9745-2ca9481fd5e0":{"name":"Vasque à ablutions.","description":"Vasque à ablutions octogonale. L'intérieur est creusé, avec les bords encadrés au-dessus et à l'extérieur. Présente une perforation postérieure. La base est tronquée, il lui manque un pédoncule ou un pied. La bordure extérieure présente un décor à éléments géométriques de petite taille (losanges, carrés et cercles), gravés. Le bord supérieur présente sur tout le périmètre une inscription arabe, en graphie coufique, sur laquelle on peut lire l'expression *al-mulk*, répétée en continu.","short_description":"La preuve de la présence prolongée d'une communauté musulmane à Lisbonne est apportée par cette vasque à ablutions de forme octogonale sculptée dans le calcaire d'origine locale. Elle fut découverte pendant les travaux de restauration du quartier maure de Lisbonne, à la mosquée duquel elle appartenait.","holder":"Musée de la Ville.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. totale 114 cm , Ø 223 cm.","method_for_datation":"Datation externe, historique. La mosquée du quartier maure, dont on suppose qu'elle lui appartenait, a été démantelée au début du XVIe siècle, durant le règne de D. Manuel Ier de Portugal.","method_for_provenance":"Découverte pendant les travaux de réhabilitation urbaine, reutilisée dans la maçonnerie de l'un des murs de l'immeuble de la rue João de Outeiro, numéro 67 (Mouraria, Lisbonne). L'immeuble daterait, initialement, du XVIe siècle.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Donation.","bibliography":"*Lisboa Subterrânea* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1994.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Rodrigo Banha da Silva","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-mulk","graphie coufique","pierre de liais","vasque à ablutions"],"materials":["Pierre de liais."]},"d709dc46-d56e-5b96-833d-47202bfed1b4":{"name":"Tapis de prière","description":"Une lampe se découpe sur le champ indigo de la niche de prière (mihrab) représentée sur ce tapis de haute laine. Le tympan vert olive à motif de rinceaux est soutenu par deux colonnes. Des œillets ornent le registre supérieur de la niche. Une succession de rosettes et des palmettes ponctuées d’arabesques habille le fond ivoire de la bordure principale. Le tapis, qui compte 4200 nœuds symétriques au décimètre carré, a été fabriquée en Turquie dans le premier quart du XXe siècle. Orienté vers La Mecque, le tapis assure la pureté du lieu de culte et crée un espace isolé pour prier. Jadis, les musulmans s’agenouillaient et se prosternaient sur des nattes de palmier ou des peaux de mouton. Le champ du tapis de prière présente généralement une représentation stylisée du mihrab : niche creusée dans le mur d’une mosquée indiquant la direction de La Mecque, vers laquelle le fidèle se tourne pour prier.","type":"Tapis de prière","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe s. ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"173,5 x 121 cm ; 4200 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Turquie","obtention":"Don de Mme Charles F. Martin \n \nDon de Mme Charles F. Martin, Montréal (Québec), en 1944, mais conservé jusqu'à sa mort en 1956","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*,Capetown, Ad Donker, 1977, p. 55-56. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 38-39. \nIten-Maritz, J., *Turkish Carpets*, Fribourg, Tokyo, New York, Kodansha, 1977, p. 82-85.","dynasty":"Empire ottoman (1299-1922)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["tapis de prière","textile islamique","textile ottoman"],"materials":["Laine, coton","nœuds symétriques"]},"dfeaa5f1-63bf-55dd-a784-98bce952f149":{"name":"Minbar.","description":"*Minbar* en bois : une double-porte, surmontée d'une frise de *mouquarnas* à traces de décor floral peint, ouvre sur un escalier de sept marches, qui se termine par un petit palier surmonté d'un bulbe. La quasi-totalité des parties extérieures est décorée de motifs géométriques en bois incrustés de plaques d'ivoire à la façon d'une mosaïque. Certains motifs sont assez francs, comme les étoiles et les polygones à seize pointes des panneaux triangulaires latéraux, d'autres plus massifs et complexes, dont celui des doubles portes de l'entrée. Ce *minbar* comporte plusieurs inscriptions sculptées dans le bois ou les panneaux d'ivoire. Certaines sont des versets coraniques, par exemple les versets 33:56 et 16:90, respectivement sur le devant et sur l'arrière des portes. D'autres inscriptions louent le sultan Qaytbay et lui souhaitent un règne prolongé. Ce *minbar* a sans doute été utilisé dans l'une des nombreuses mosquées construites ou rénovées par Qaytbay pendant son sultanat, bien que l'on ne sache laquelle. C'est l'un des derniers *minbar* mamelouks à utiliser l'ivoire, les conditions économiques ayant considérablement enchéri ce matériau au cours des dernières années de la dynastie.","short_description":"Ce *minbar* (chaire) en bois à décor couvrant consistant en motifs géométriques faits d'incrustations d'ivoire a probablement servi à l'une des nombreuses mosquées fondées ou restaurées par le sultan Qaytbay, à qui l'on doit une période d'essor économique et de renaissance artistique dans les régions mameloukes.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 708 cm, l. 113 cm, P. 304 cm.","method_for_datation":"Des inscriptions sur le *minbar* donnent le nom du sultan Qaytbay (“Que Dieu prolonge son règne”), ce qui implique qu'il était en vie. Ce *minbar* est en conséquence daté de ce règne : 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869 à la Meymar Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington, DC, 1981, pp. 195-196. \nPhilips, T., *Africa : The Art of a Continent : 100 Works of Power and Beauty*, New York, 1996, cat. n° 7.67. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S. *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 100-101.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor géométrique","objets religieux"],"materials":["Bois incrusté d’ivoire et d’os."]},"e36d1815-45d9-51df-ac24-e2a59050461b":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée à ouverture évasée, partie inférieure aplatie et pied bas retourné. Six anneaux de verre sont prévus pour attacher les chaînes de suspension. La lampe est décorée d'émail et de dorures qui composent un motif en plusieurs parties. La section supérieure du col est ornée d'une grande inscription en lettres bleu vif. Le texte, divisé en trois par des médaillons circulaires de louanges au sultan, comprend le début du fameux verset de la Lumière tiré du Coran (sourate 24, verset 35) : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). Ce verset figurait souvent sur des luminaires comme les lampes de mosquée. La partie inférieure du col porte un bandeau de décoration à grands traits en rouge, ponctué de petits médaillons bleus. La partie principale du corps présente un étonnant réseau de fins motifs entrelacés tracés en rouge sur fond bleu à éléments floraux. Le contour de ces entrelacs est laissé en verre neutre, pour que le motif resplendisse lorsque la lampe est allumée. La partie inférieure, au-dessus du pied, reprend les médaillons circulaires du col.","short_description":"Lampe de mosquée de forme typiquement mamelouke ornée autour du col d'une importante inscription et, sur la panse, d'un complexe motif d'entrelacs dont les contours sont laissés en verre neutre pour mieux resplendir lorsque la lampe était éclairée – sans doute dans la mosquée du sultan Hassan.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Censée avoir été réalisée pour la mosquée et la madrasa du sultan Hassan (r. 748-752 H / 1347-1351 J.-C. et 755-762 H / 1354-1361 J.-C.).","dates":"probablement entre 757 de l’Hégire / 1356 J.-C. et 762 H / 1361 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 35,6 cm, l. 30,7 cm.","method_for_datation":"Cette lampe est réputée venir de la mosquée et de la *madrasa* du sultan Hassan, édifiée entre 757 et 762/1356 -1361.","method_for_provenance":"On pense que les lampes en verre de ce type étaient fabriquées au Caire, solution plus pratique et plus sûre que de les faire réaliser ailleurs puis de les transporter.","provenance":"Peut-être Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 28 et planche 14.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["verre doré et émaillé."]},"e9f4c38d-048f-5665-96a4-f4e9444dc22f":{"name":"Tapis de prière avec une rangée de niches.","description":"L'un des trois tapis à “rangs” du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) figurant dans la collection du musée. Le tapis nous étant parvenu sous forme de fragment, les dimensions de la pièce d'origine sont inconnues. Sa composition fait appel à un motif de niches de *mihrab* qui délimitent les emplacements pour prier en rangées alignées. Sur un fond rectangulaire crème se détachent cinq niches de *mihrab* à bordures bleu foncé, deux vertes et trois bleu foncé. L'influence des bordures monumentales en pseudo-coufique des tapis de Konya du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) de la période des Seldjoukides d'Anatolie est notable dans le dessin des *mihrab*. Chaque niche est couronnée d'une tête de cerf stylisée et ses angles sont ornés de triangles à motif de damier bleu foncé d'où pendent des stalactites. Dans le champ intérieur figurent trois lampes de mosquée suspendues, une centrale, deux latérales. Quatre des niches présentent en partie inférieure des motifs en diamant d'où partent des pointes de flèches dans les quatre directions. Celle du centre ne comporte qu'un unique motif en diamant, comme pour marquer le centre du tapis. \nLe motif en bleu sur fond rouge qui évoque une double tête de cerf de la bordure principale sert en même temps à isoler les niches l'une de l'autre. Les motifs de la bordure étroite à fond jaune qui entoure la bordure principale évoquent une chaîne de rosettes jaunes et bleues tressées. Les motifs géométriques sont inspirés de la tradition seldjoukide, en particulier les angles en pointe de flèche, motif qui rappelle l'écriture coufique. Comme les lampes de mosquée et les étoiles à huit branches, ils annoncent la transition vers le tapis de prière ottoman.","short_description":"Les plus anciens tapis de prière ottomans à niches multiples sont datés du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Ils étaient destinés aux mosquées pour aider les fidèles à prier alignés. Les compositions géométriques et les bordures en coufique des tapis de prière de cette période font la transition avec le tapis de prière de style classique ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"430 x 133 cm.","method_for_datation":"Analyse chimique des teintures utilisées à l'origine et analyse stylistique de la composition et des motifs.","method_for_provenance":"La fabrication de tapis n'est pas répandue dans la région d'Eskişehir-Sivrihisar. Par ailleurs, Konya était à cette période l'un des plus importants centres de cette production. Ce tapis étant de tradition seldjoukide, il est probable qu'il a été tissé dans la région de Konya.","provenance":"Anatolie centrale (peut-être Konya), Turquie.","obtention":"Tapis transféré de la mosquée Cheikh Baba Youssouf en 1911 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art pour éviter le vol et les pillages. La mosquée a été édifiée en 903-1498 à Sivrihisar, l'un des premiers grands sites de l'occupation turcomane. Cheikh Baba Youssouf (mort en 918/1512) était un savant religieux descendant de Haci Bayram Veli (753-834/1352-1430), fondateur de la branche Bayramiyya du soufisme.","bibliography":"Aslanapa, O., *Türk Halı Sanatının Bin Yılı, Istanbul*, 1987, p. 163, pl. 115. \nölçer, N., et al., *Turkish Carpets of the 13th-18th Centuries*, Istanbul 1996, pp. 158-159. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 168.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cheikh Youssouf Baba.","ghiordès","Sivrihisar","Tapis","tapis de prière"],"materials":["Laine sur trame de laine, tissée selon la technique du double nœud turc, également appelé nœud de Ghiordes."]},"eb9313ce-3a64-5d73-bea2-13a7a7012be8":{"name":"Coupe magique","short_description":"À l’intérieur comme à l’extérieur, la coupe est tapissée d’inscriptions – versets du Coran, les plus beaux noms de Dieu, formules religieuses et talismaniques – alternant avec des carrés magiques. Sur le pourtour extérieur, les figures du zodiaque et des planètes gravées dans des médaillons ont été à une date ultérieure masquées avec des motifs floraux par une main scrupuleuse, sans doute afin d’éviter l’association du texte coranique avec des représentations d’êtres animés. \nConsommer des boissons ou des aliments dans de telles coupes, liant étroitement religion, médecine et astrologie, permettait de combattre l’effet des poisons, des fièvres et autres maux. Dans les Mille et Une Nuits, une utilisation à des fins divinatoires est également évoquée.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Marcel Destombes","dates":"XIe siècle et XIIIe siècle (chaîne) de l'hégire / XVIIe siècle et XIXe siècle (chaîne) J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 8,5 cm, D: 22,7 cm","provenance":"Inde","obtention":"Legs de Marcel Destombes.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nRoux, J-P., *Arts de l'Islam: des origines à 1700*, Paris: Musée national de l'Orangerie, 1971: 112. \n \nWelch, A., *Calligraphy in the arts of the Muslim world*, Austin: University of Texas Press, 1979: 186-187, Fig. 80.","materials":["Laiton moulé et ciselé"]},"ee03a75d-9b6a-5031-8a38-a31dc82d9b98":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à col évasé, panse large et pied haut, de taille et de forme typiques des lampes mameloukes. D'épaisses attaches de verre sont prévues pour les cordes de suspension. Le corps est décoré d'une large inscription disant : “Ceci a été donné en *waqf* \\[donation à perpétuité\\] par le serviteur aspirant à Dieu l'Exalté, espérant le pardon de son généreux Seigneur, Qijlis \\[officier\\] de al-Malik al-Nasiri.” Le col comporte un verset du Coran (sourate 9:18) et trois médaillons à blason mamelouk indiquant le rang du propriétaire de la lampe, ici un sabre signifiant que le nommé Qijlis était *amir silah* (émir chargé des armes) auprès du sultan. L'objet viendrait d'un monastère de Seidnaya, village proche de Damas.","short_description":"Lampe de mosquée de forme typiquement mamelouke ornée d'importantes inscriptions et de trois médaillons au blason du mécène, un sabre. C'est l'émir Qijlis, responsable des armes du sultan, qui commandita cette lampe à titre de donation pieuse pour une mosquée inconnue.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sayf al-Din Qijlis al-Nasiri, officier du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad entre 716-731 H (1317-1331 J.-C.).","dates":"entre 716-731 de l’Hégire / 1317-1331 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,9 cm, l. 25,4 cm.","method_for_datation":"L'inscription mentionne Sayf al-Din Qijlis al-Nasiri, promu *amir silah* du sultan al-Nasir Muhammad en 716/1317 et mort en 731/1331.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acquis par le musée en 1875.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 439.*","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux"],"materials":["Verre émaillé et dorure."]},"f0fbf3fe-1168-5514-90da-4ae1a4c94a50":{"name":"Brocart","description":"La composition de ce tissu fait appel à un motif répétitif de grands médaillons et de trois coloris artistiquement équilibrés. Des arabesques argentées finement dessinées occupent le centre de chaque médaillon, cerné d’un étroit cadre polylobé de soie rouge, entouré de cercles rouges et argent alternés et d’une bordure en zigzag. Des trèfles à contours rouges et des feuilles sur fond doré forment la bordure extérieure. Le petit point argenté au centre de chaque trèfle témoigne de l’habileté de l’artisan. \nCe brocart fait partie d’une pièce plus importante qui servait jadis d’antependium (nappe de devant d’autel). De nombreux ornements liturgiques réalisés en Suède utilisaient des tissus importés de Perse et de Turquie.","short_description":"Brocart à motif répétitif de grands médaillons. Le dessin témoigne d’une utilisation équilibrée des couleurs : argent pour les arabesques qui comblent le centre de chaque médaillon et rouge pour les encadrements polylobés. Il faisait partie d’une pièce de tissu plus importante utilisée jadis comme antependium (nappe de devant d’autel).","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","initial_owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","dates":"IXe ou Xe siècle de l’Hégire (XVe ou XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 174 cm, l. 94 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer (voir bibliographie).","provenance":"Turquie","obtention":"Dépôt de l’église de Hjortsberga.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, p. 50, n° cat. 48, planche 24. \n*Islam, Konst och Kultur. Islam, Art and Culture*, Catalogue d'exposition, Stockholm, 1985, 209, n° cat. 9.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ornements floraux.","textiles"],"materials":["Brocart de soie à fils d’or et d’argent."]},"fc210313-c572-52b3-ab9c-6ec080f0812a":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en verre composée de trois parties, un piédouche, une panse et un col, entièrement recouverts d'un décor végétal d'une remarquable exécution. Son décor polychrome est réalisé à la peinture et à l'émail et présente de nombreuses traces d'or. Il comporte des inscriptions et le blason du donateur. Son col évasé, pratiquement conique, est décoré de motifs végétaux et d'un bandeau épigraphique rédigé en écriture *thoulouth* mamelouke. L'inscription de 8 cm de haut en bleu foncé reprend des extraits d'un verset de la sourate du Coran “al-Tauba” (La repentance IX, 18) : “ Qu'ils visitent seuls les temples de Dieu, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier…” Le verset est interrompu par trois médaillons circulaires à pastille centrale rouge ; à l'intérieur de la pastille figure un gobelet d'or, blason de l'émir Tankaz al-Nasiri. Le bandeau décoratif entre la panse et le col est constitué de huit fleurs de lotus alignées. La panse est ornée d'une inscription assez importante sur fond bleu foncé ; elle se lit : “Ceci a été commandé par le Sublime, notre Seigneur, l'émir al-Sayfi Tankaz, soutien des Mamelouks honorés et protégés d'al-Cham \\[Syrie\\].” L'inscription est interrompue par six anneaux auxquels s'attachent des chaînes de suspension. En dessous, un second bandeau décoratif contient une inscription ornée de motifs végétaux. La partie inférieure de la panse, juste au-dessus du piédouche, contient six médaillons, dont trois emblasonnés, et trois à motifs végétaux. Le piédouche de 4 cm de haut et évasé vers le bas est orné de trois bandeaux meublés d'une décoration végétale à l'or.","short_description":"Cette lampe en verre, entièrement recouverte d’un décor végétal complexe remarquablement exécuté, est peinte en plusieurs couleurs, avec émail et dorure. Le corps comporte une inscription dorée et le blason du donateur, l’émir Tankiz al-Nasiri, sur fond bleu foncé. La lampe est ornée de plusieurs médaillons décoratifs.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Tankaz al-Nasiri, représentant du sultan en al-Cham (Grande Syrie) en 712-740 H / 1312-1340 J.-C., sous le règne du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"712-740 de l’Hégire / 1312-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 33 cm, Ø (ouverture) 18 cm.","method_for_datation":"L'inscription mentionne le nom du propriétaire de l'objet, l'émir Tankaz al-Nasiri, dont les dates sont connues.","method_for_provenance":"Ce type de lampe apprécié pendant la période mamelouke était généralement fabriqué au Caire ou à Damas. L'émir Tankaz résidant dans cette ville, il est probable que la provenance de ce modèle soit damascène.","provenance":"Probablement Damas ou le Caire.","obtention":"Lampe transférée du Haram al-Ibrahimi (mosquée Ibrahimi) à Hébron (al-Khalil) au musée en 1967.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","écriture thoulouth","écriture thoulouth mamelouke","lampes","verre doré","verre peint"],"materials":["Verre peint, émaillé et doré."]},"febb9b50-5023-54dc-aba9-74d232d247aa":{"name":"Mihrab de la mosquée de Taskınpacha, à Damsaköy.","description":"*Mihrab* en noyer d'une remarquable exécution. Les motifs végétaux et géométriques ainsi que les inscriptions qui le décorent sont exécutés en sculpture en haut-relief à surfaces arrondies, sculpture à double-niveau et biseautée. La bordure extérieure du sol est ornée jusqu'à 68 cm de haut d'une composition végétale de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes). La seconde bordure est meublée jusqu'à un mètre de haut d'une construction géométrique en réseau. Les deux bordures se poursuivent à partir de ces deux hauteurs par des bandeaux épigraphiques contenant des versets du Coran (X : 255, LIX : 20-23, XLVI : 31). \nLa niche lobée est encadrée de fines bordures de diverses largeurs ornées d'une décoration végétale à palmettes et *rumi*. La forme de la conque de la niche à intérieur vide laisse penser que cette partie a été restaurée. L'intérieur de la niche de section semi-circulaire est décoré d'une composition végétale entrelacée. Les pendants de la niche du *mihrab* présentent des médaillons circulaires contenant des bandeaux épigraphiques et leur cadre des motifs végétaux sculptés en haut-relief qui donnent l'impression d'avoir été ajourés. Le médaillon de droite comporte en son centre le mot “Allah”, entouré d'un verset du coran (LIX : 22). De même, le médaillon de gauche met en exergue le mot de “Muhammad” entouré d'un extrait du verset LIX : 23. \nLe grand panneau rectangulaire de la partie supérieure contient un réseau géométrique composé d'étoiles à 12 branches. Il n'y a pas de fronton.","short_description":"Unique exemple de **mihrab**en bois d’Anatolie, ce *mihrab* est un véritable chef-d’œuvre , qui témoigne d’un excellent savoir-faire et montre une riche décoration géométrique, florale et calligraphique.","holder":"Musée ethnographique d’Ankara.","dates":"654-842 de l’Hégire / 1256-1438 J.-C.","location":"Ulus, Ankara","dimensions":"H. 350 cm, l. 203 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Taskınpacha ne possède pas d'inscription de fondation. Les tombes du cimetière présentent cependant des inscriptions remontant au VIIIe/XIVe siècle. Par ailleurs, l'usage de compositions végétales et géométriques en accompagnement d'inscriptions était courant à cette époque, surtout dans les *mihrab* en mosaïque de carreaux et de stuc.","method_for_provenance":"Bien que le lieu de production ne soit pas connu, les caractéristiques stylistiques et les motifs utilisés désignent une provenance anatolienne.","provenance":"Anatolie.","obtention":"Ce *mihrab* et un *minbar* appartenant jadis à la mosquée de Taskınpacha à Damsaköy ont été transférés au musée le 23 octobre 1940.","bibliography":"Bakırer, ö., *Onüç ve Ondördüncü Yüzyıllarda Anadolu Mihrapları*, Ankara, 1976. \nBakırer, ö., “ürgüp'ün Damsa Köyü'ndeki Taşkın Paşa Camii'nin Ahşap Mihrabı”, *Türk Tarih Kurumu Belleteni* 139 (1971), pp. 367-382. \nöney G., “Anadolu Selçuklu ve Beylikler Devri Ahşap Teknikleri”, *Sanat Tarihi Yıllığı* III (1969–1970), Istanbul, pp. 135-171.","dynasty":"Karamanide","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Biseauté","décoration géométrique","décoration végétale, bois","inscriptions","Karamanides","mihrab"],"materials":["assemblage de panneaux en noyer","décor de sculptures en haut-relief à surface arrondie, sculptures à double niveau et sculpture biseautée.","Noyer"]}}
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+ {"040d5edd-ece2-5d65-a462-03b30e90b3e1":{"name":"Éléments du minbar de Nour al-Din.","description":"Ensemble de panneaux composés de pièces en pin de petites et moyennes dimensions emboîtées incrustées de nacre, d'ivoire et de perles. Il représente tout ce qui reste du *minbar* de Nour al-Din Zangi, fabriqué à Alep en prévision de la conquête de Jérusalem. Il fut détruit en 1969 par un incendie qui endommagea certaines parties de la mosquée al-Aqsa, notamment le mur sud, le mur de *qibla*. Nour al-Din commanda ce *minbar* alors qu'il se préparait à attaquer Jérusalem, mais il mourut avant de reprendre la ville. Ce fut Saladin qui fit transférer le *minbar* d'Alep à Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C. \nCe *minbar* était fait de pièces de pin assemblées selon la technique d'emboîtement (*ta'cheqq*), mais également réunies par des chevilles de bois. Il se composait de trois parties, l'entrée à étagement de *mouqarnas*, l'escalier et le podium recouvert d'un kiosque, d'où le *katib* prononçait son sermon. D'importantes parties de la porte à doubles battants subsistent. L'entrée ouvrait sur l'escalier fermé sur ses deux côtés par des moucharabiehs. \nCe meuble avait reçu une décoration géométrique et végétale riche et variée, dont une composition de médaillons en étoile formant un splendide treillage (moucharabieh). Il présente également un ensemble d'inscriptions contenant des versets du Coran et la mention de la charte *waqf* de Nour al-Din Zangi et de son fils al-Saleh. S'y ajoutent les noms des artisans qui fabriquèrent ce *minbar,* considéré comme l'un des plus magnifiques jamais réalisés en bois.","short_description":"Restes d’un *minbar* détruit en 1969 par un incendie qui endommagea la mosquée al-Aqsa. Ce *minbar* fut commandité par Nour al-Din Zangi à Alep en bon présage de la conquête de Jérusalem. Salah al-Din (Saladin) le fit transférer à Jérusalem. Ses éléments comportent une riche décoration géométrique et végétale entrecroisée et des panneaux en forme d’étoile ainsi que le nom de l’artisan.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Nour al-Din Zengi (a régné en Syrie en 541-569 H / 1146-1174 J.-C.), Saleh bin Nour al-Din Zengi et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","dates":"La construction de ce *minbar* a débuté en 564 de l’Hégire / 1169 J.-C. et s’est achevée en 570 H / 1174 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 245 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Présence de dates dans les inscriptions et confirmation de plusieurs sources, les plus importantes étant Abou Chama (m. 655/1267), Ibn al-Athir (m. 630/1223) et Moujir al-Din al-Hanbali (m. 927/1520).","method_for_provenance":"L'origine alepoise est mentionnée dans les inscriptions et par des sources historiques.","provenance":"Le *minbar* a été réalisé sur commande à Alep (Syrie) pour la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","obtention":"*Minbar* transféré au musée de la mosquée al-Aqsa après l'incendie de 1969.","bibliography":"Abou Chama, al-Maqdisi, *Dhail or Tarajim Rijal al-Qarnain al-Sadis wal-Sabi'* \\[Biographies des personnages célèbres aux VIe et VIIe siècles\\], Le Caire, 1947. \nAbu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAl-A'arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[Histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Ansari, F., *Minbar Nour al-Din Zengi* \\[Le minbar de Nour al-Din Zangi\\], 1989, Jérusalem. \nMayer, L. A., *Islamic Woodcarvers and their Works*, Genève, 1958.","dynasty":"Période ayyoubbide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Incrustations ; nacre ; ivoire ; incrustation de perles ; bois ; décoration épigraphique ; décoration végétale ; décoration géométrique, minbar ; inscriptions sculptées"],"materials":["Pièces de pin emboîtées, incrustées de nacre, de perles et d’ivoire."]},"09c974f1-3499-5895-8d83-7f1c12a97916":{"name":"Base de chandelier.","description":"Base de chandelier mamelouk fabriqué à partir d'une feuille de cuivre battu dorée au laiton et incrustée d'or et d'argent. La bobèche qui devait reposer sur le bord supérieur manque. Le corps est orné d'un important bandeau d'écriture *naskhi* divisé en deux sections par deux rondeaux. Les principales zones décoratives sont ornées de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. L'inscription incrustée d'argent décrit les attributs du client qui a commandé ce chandelier, mais ne mentionne pas son nom. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H / 1250-1517 J.-C.","short_description":"De nombreux chandeliers en métal de ce type étaient commandités pour des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques durant la période mamelouke. L’écriture en calligraphie arabe décrit les titres et les attributs du mécène mamelouk.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin VIIe-début VIIIe siècle de l’Hégire (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,1 cm, Ø (base) 19,6 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les titres gravés sont caractéristiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les titres gravés sur ce pied sont typiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie ; mécénat ; waqf"],"materials":["Feuille de cuivre battu à incrustations d’or et d’argent."]},"0cf1a62f-ad34-5894-aee0-ed8e36e2513a":{"name":"Triptyque avec “hilye-i sherif” (noble description).","description":"Ce triptyque représente un objet typique de l'art religieux ottoman du XIIe siècle H (fin XVIIIe siècle J.-C.) ; il est réalisé en bois recouvert d'une fine couche de papier peint de plusieurs motifs et constitué de trois parties. Le panneau central, le plus important, comporte une “hilye-i sherif”, c'est-à-dire la description des qualités physiques et morales de Mahomet. Sur les deux panneaux latéraux figurent les “hilye-i” des quatre premiers califes et des fils d'Ali, de Hassan et de Hussein. Cette pièce présente un intérêt exceptionnel dans la mesure où, chose plutôt rare, sont mentionnés au bas du panneau aussi bien l'enlumineur, qui signe Khalil Kamili, disciple de Mehmed Qalyunt, que le typographe, Mahmud fils de Mustapha, disciple de Baqqal-zade Ahmed Efendi, mort le mois de “rejeb” de 1200 H / 1786 J.-C. En ce qui concerne le décor du triptyque, les trois feuilles qui le composent sont ornées d'inscriptions en divers caractères, comme le “thoulouth”, le “naskhi” et le “taliq” ; quant aux motifs décoratifs à proprement parler, certains sont classiques, constitués de rinceaux à motifs floraux stylisés et appartiennent à la typologie dite “hatayi”, d'autres sont de type “roumi”, c'est-à-dire des arabesques dans lesquelles domine le motif de la palmette. Le sommet du triptyque, en forme de flèche, reproduit, en son centre, les paysages des deux lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque, avec au premier plan la Kaaba, et Médine, dont on voit la mosquée. Signalons le petit vase central d'où jaillissent des branches fleuries, symbolisant la distribution des vertus charismatiques du Prophète. La description des qualités physiques et morales de Mahomet fait partie d'une longue tradition littéraire dont le prototype se trouve dans la “Sira”, ou Biographie prophétique, d'Ibn Ishaq. Des pièces comme ce triptyque étaient de véritables objets de culte et de vénération, à cause des pouvoirs thaumaturgiques que lui attribuait le calligraphe, et de la croyance au pouvoir magique de l'écriture.","short_description":"Ce triptyque est un produit, typique et important, de l'art religieux ottoman. Il présente la “Noble Description” des qualités physiques et morales de Mahomet, ainsi que la représentation des lieux les plus sacrés de l'Islam : La Mecque et Médine.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 95,5 cm ; l. 65 cm (panneaux ouverts) ; l. 36 cm (panneaux fermés).","method_for_datation":"Identification du calligraphe.","method_for_provenance":"De telles pièces sont fréquentes dans l'art religieux turc du XIIe/fin XVIIIe.","provenance":"Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Arseven, Esad C., *Les arts décoratifs turcs*, Istanbul, 1952. \nAtil, E., *Turkish Art of the Ottoman Period*, Washington, 1973. \nGallotta, A., “Un trittico ottomano con hilye-i sherif nel Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma”, *Arte Orientale in Italia. Scritti miscellanei del Museo Nazionale d'Arte Orientale di Roma*, Rome, 1973, pp. 25-79.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Culte ; vénération ; papier-parchemin enluminé"],"materials":["Bois, papier-parchemin enluminé et doré."]},"0e4485e1-3fb0-5d8c-a83c-5315bc85cb66":{"name":"Kiswa, voile du tombeau d’Abraham.","description":"Au cours des périodes mamelouke et ottomane, les sultans, les hauts dignitaires et divers bienfaiteurs offraient des *kiswa* (couvertures, voiles) pour les tombeaux des prophètes et les renouvelaient chaque année – ou à la demande en cas de nécessité. Le drapage rituel des tombes et des mausolées donnait lieu chaque année à des célébrations populaires. L'important était de s'attirer les bonnes grâces des visiteurs des tombeaux et d'accroître la popularité du donateur auprès du peuple. Cette attention portée aux tombeaux, aux mausolées et aux lieux saints connut une recrudescence importante au cours de la période ottomane en Palestine dans le contexte de l'intérêt officiel pour les ordres soufis, leurs *cheikh* et leurs cérémonies. Cette vénération toucha, entre autres, les tombeaux de Moïse, de Salomon, de David et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham à Hébron. \nLa *kiswa* présentée ici est tissée en soie verte. Elle enveloppe complètement la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt : “Le prophète de Dieu, Ibrahim”. Le *tughra* du sultan Sélim III (r. 1203-1222 H / 1789-1807 J.-C.) est brodé dans le tissu, ainsi qu'une inscription disant : “Ceci est une protection” et “révéré” – mais il y a aussi d'autres inscriptions, qui reprennent des supplications religieuses et des versets coraniques. Cette tradition d'envoi de la *kiswa* s'est poursuivie jusqu'à la fin de la période ottomane en 1916, date à laquelle elle fut officiellement abandonnée. Au niveau populaire, cependant, les habitants des environs des tombes continuèrent à préparer des *kiswa*, mais qui n'étaient plus ces splendides tissus offerts par les sultans ottomans.","short_description":"Les *kiswa* (voiles) des tombeaux des prophètes étaient renouvelés chaque année lors de célébrations populaires. L’importance de ces traditions s’accrut durant la période ottomane. Cette couverture tissée en soie verte enveloppe la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt. Le *tughra* du sultan ottoman Sélim III est brodé sur le tissu.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Haram al-Ibrahimi (mosquée d’Abraham) à Hébron (al-Khalil).","dates":"1203-1222 de l’Hégire / 1789-1807 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 180 cm, l. 210 cm.","method_for_datation":"Une inscription brodée sur la *kiswa* indique le nom du donateur, le sultan Sélim II.","method_for_provenance":"Par comparaison avec des pièces textiles similaires réalisées en Syrie ou à Istanbul et conservées dans des musées turcs, en particulier à Istanbul.","provenance":"Probablement Syrie ou Istanbul, mais spécialement fabriqué pour la mosquée d’Abraham à Hébron.","obtention":"La pièce a été transférée de la mosquée d'Abraham au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Kiswa ; tombes ; tissus ; étoffes ; soie; objet funéraire"],"materials":["Soie brodée de fils de soie argentés."]},"0e493dee-d727-519c-91a1-24aef19e5e22":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à col évasé, large panse et haut pied, de dimensions et de forme typiques des lampes mameloukes. D'épaisses attaches de verre servent à fixer les cordes de suspension. Elle est décorée d'émail, essentiellement bleu et rouge, et de quelques rehauts en vert, blanc et or. Le décor est surtout calligraphique. Une inscription très importante précise : “Voici l'un des objets faits pour Sa Haute Excellence, notre seigneur le grand Émir, Sayf al-Din Aqbugha Abd al-Wahid \\[officier de\\] al-Malik al-Nasir”. Les zones dans et autour de la calligraphie sont décorées de motifs floraux et d'arabesques. Le blason de Sayf al-Din Aqbugha – un diamant (serviette) sur un champ rectangulaire – apparaît dans des rosettes sur le col. Aqbugha avait construit une importante *madrasa* à la mosquée al-Azhar au Caire (la *madrasa* al-Aqbughawiyya) en 740 H / 1340 J.-C., et cette lampe était probablement suspendue au plafond de ce bâtiment, sans doute aux cordes mêmes qui lui sont encore attachées.","short_description":"Lampe de forme typiquement mamelouke en verre à décor émaillé (inscriptions, décoration florale et blasons). Le commanditaire, Sayf al-Din Aqbugha, fonda une *madrasa* (école religieuse) dans le complexe de la mosquée al-Azhar au Caire en 740 H / 1340 J.-C., et c'est vraisemblablement là que cette lampe fut initialement suspendue.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sayf al-Din Aqbugha.","dates":"probablement vers 740 de l’Hégire / 1340 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 33 cm, l. 23 cm.","method_for_datation":"Il est probable que cette lampe a été fabriquée pour la *madrasa* al-Aqbughawiyya, édifiée par Sayf al-Din Aqbugha en 740/1340.","method_for_provenance":"On peut présumer que les lampes de verre de ce type étaient produites au Caire, solution plus commode et plus sûre que de les faire exécuter ailleurs et transporter.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869, provient de la collection du Dr Meymar.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 440.* \nLane-Poole, S., *The Art of the Saracens in Egypt,* Londres, 1886, pp. 215-216. \nWatson, O., “Glass from the Islamic World”, *Glass* (ed. R. Liefkes), Londres, 1997, p. 35.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux"],"materials":["Verre émaillé, or."]},"1027aa27-0c29-5f12-8165-2db5e0dda881":{"name":"Couronne de lumière.","description":"Cette couronne de lumière appartient à une série de huit polycandélons trouvés dans la Grande Mosquée de Kairouan, et qui sont aujourd'hui dispersés entre quatre musées tunisiens (Raqqada, Le Bardo, Mahdia et Monastir). Ce polycandélon est composé d'un plateau en bronze découpé et coulé, pouvant recevoir dix lampions. à partir d'un anneau circulaire rayonnent dix-huit hampes équidistantes et de mêmes dimensions ; toutes sont munies de deux fleurons évasés. Le motif floral à base de feuille de vigne stylisée est très employé dans l'art ifriqiyen du IIIe-Ve siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.), essentiellement au mihrab, au minbar et à la maqsoura de la Grande Mosquée de Kairouan. Neuf des dix-huit hampes indiquées se terminent par des anneaux circulaires alternant avec les neufs autres, que couronnent des lobes cordiformes. Ce motif, très fréquent dans les reliures kairouanaises, se trouve sous une forme plus ou moins stylisée sur nombre de sculptures d'époque fatimide. L'anneau central de la couronne de lumière est entouré de dix-huit arcs outrepassés reliant les hampes. L'ensemble dessine une rose festonnée. Le plateau est soutenu par trois chaînes s'accrochant à trois anneaux. Le type des couronnes de lumière kairouanaises a subi, sans doute, les influences de modèles byzantins analogues qui ont continué à être fabriqués à l'époque islamique essentiellement dans l'aire méditerranéenne. Le génie de l'artisan musulman a su substituer, à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, le fleuron trilobé et certains motifs géométriques conformes au credo musulman. Des prototypes similaires à celui de Kairouan ont été retrouvés en égypte, Syrie et, surtout, en Espagne. La parenté avec l'Espagne permet même d'évoquer la possibilité de l'existence d'une école de dinanderie propre à l'Occident musulman. Remarquons que cette technique semble avoir été transmise à l'Espagne chrétienne, comme l'atteste le polycandélon provenant d'une église et conservé au British Museum.","short_description":"D'influence byzantine, elle faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan et appartenait à une série de huit polycandélons. à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, l'artisan musulman a substitué le fleuron trilobé et quelques motifs géométriques conformes au credo musulman.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IVe-début Ve siècle de l’Hégire (Xe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette couronne de lumière faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan ; avec sept autres, elle était gardée comme relique dans l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. Toutes datent certainement d'avant les invasions hilaliennes, en 449/1057. D'autre part, cette couronne de lumière est à rapprocher d'autres pièces similaires provenant d'égypte et de Syrie, et surtout d'Elvira en Espagne, où des fouilles menées dans les ruines de la Grande Mosquée de la ville ont mis au jour un polycandélon dont la forme générale et la rosace intérieure aux arcs outrepassés présentent des analogies étonnantes avec la couronne de lumière kairouanaise. Il est datable du IVe/Xe siècle. Toutes ces données permettent de dater la couronne kairouanaise, sans risque d'erreur, du IVe/Xe siècle.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette couronne de lumière était exposée depuis 1965 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 219. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 450-451, fig. 10. \n \nOmeyas (catalogue d'exposition), Grenade, 2001, p. 54. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 169, n° 177.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mobilier; décoration florale; décoration géométrique"],"materials":["Bronze coulé."]},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","dynasty":"Faces : fatimide (de Tunisie) ; dossier : califat omeyyade de Cordoue","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier liturgique ; habous ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté, tourné et peint."]},"163ae238-7cdd-5bf2-b4ef-095207b4794d":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en fonte de cuivre incrustée, de forme tronconique présentant des bourrelets saillants près du bord supérieur et inférieur. L'ornementation du corps est dominée par un bandeau d'écriture *naskhi* divisé en trois sections, séparées par trois rondeaux contenant des emblèmes héraldiques mamelouks dont le style date du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les champs décoratifs sont ornés de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. Le nielle noir est également utilisé en incrustations pour combler le fond des motifs floraux et mettre ainsi en valeur l'exécution pleine de finesse des rinceaux. L'inscription qualifie le client qui a commandé cet objet. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles religieuses. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H (1250-1517 J.-C.).","short_description":"Ce chandelier fabriqué pour être offert à une mosquée ou une *madrasa* porte les titres du mécène mamelouk qui l’a commandité. Linscription dit : “par l’autorité la plus noble, la plus haute, la plus seigneuriale, la plus éminente ; le protecteur royal, charitable... ; le tout-puissant, le défenseur, le prince al-Nassiri”.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 26 cm, Ø (à la base) 22,8 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique, analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouk.","method_for_provenance":"Analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie ; mécénat ; waqf"],"materials":["Fonte de cuivre à incrustations d’argent et de nielle."]},"1702078b-d03e-543a-b81f-2cd7344ea8f1":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à panse arrondie, col évasé et piédouche, presque intacte à part le col qui a subi une réparation. Six attaches de verre permettaient de la suspendre au plafond. Le décor se compose de pivoines cernées de rouge sur fond bleu. Sur le col et sous la panse figurent trois médaillons circulaires à motif végétal composite. Il s'agit d'un bel exemple d'un type très inhabituel de lampe de mosquée mamelouke dépourvue d'inscription. Le peu de modèles similaires parvenus jusqu'à nous sont tous liés à des constructions entreprises sous le sultan Hassan ibn Muhammad. Des rangées de lampes de ce type, dont la lumière faisait ressortir les motifs floraux se détachant sur le fond bleu, offraient certainement une vision spectaculaire dans la pénombre d'une mosquée.","short_description":"Lampe de mosquée en verre émaillé à corps rond, col évasé et piédouche. Bien que d'une forme et d'une technique typiques des lampes de mosquée, cette lampe est inhabituelle par sa décoration purement florale ou végétale, et en ce qu'elle ne comporte aucune inscription.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 750-761 de l’Hégire / 1350-1360 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 37 cm (max.), Ø 23,6 cm.","method_for_datation":"Cette lampe fait partie d'un groupe de luminaires sans inscription, décorés de motifs exclusivement floraux, fabriqués vers le milieu du VIIe/XIVe siècle. Elles sont associées à des bâtiments construits sur l'ordre du sultan Hassan ibn Muhammad (r. 747-751/1347-1351 et de nouveau en 754-762/1354-1361). Deux modèles similaires, aujourd'hui au Musée d'art islamique du Caire, ont été trouvés dans la *madrasa* du sultan Hassan édifiée en 756/1356 J.-C. Un autre, au même musée cairote, porte le nom du sultan Hassan.","method_for_provenance":"Cette lampe présente une ressemblance frappante avec d'autres fabriquées pour des monuments égyptiens édifiés par le sultan Hassan.","provenance":"Égypte.","obtention":"Légué au British Museum par Sir Augustus Wollaston Franks en 1881.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001, n° 118, pp. 237-238. \nHarden, D., Painter, K., Pinder-Wilson, R., Tait, H., *Masterpieces of Glass*, Londres, 1968, n° 159. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (dir. H. Tait), 1991, p. 134, n° 170.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux ; décoration florale"],"materials":["Verre émaillé."]},"1a476191-4d4c-570a-ab3c-a49e3f98f66c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Ce tapis appartient au groupe des tapis de prière de Ghiordès, village situé entre Izmir et Ouchak, où furent fabriqués la plupart des tapis de prière d'Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XVIXe siècles J.-C.). Le champ central de couleur crème constitue le fond d'une niche en arc brisé, flanquée de deux demi-niches de même couleur. Cette composition provient des tapis manufacturés à la cour ottomane au cours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). À la différence des modèles originaux, les colonnes reposent sur des œillets stylisés. Bordées de fleurs à trois pétales, elles soutiennent la niche principale et la séparent des demi-niches. Les écoinçons sont comblés d'œillets stylisés sur fond bleu foncé. Un important bouquet de fleurs est suspendu à la pointe de l'arc et descend presque jusqu'à la base, où se trouve un rang d'œillets. Le cartouche au-dessus de l'arc est occupé par des rosettes et des ornements. \nLa bordure est constituée de deux bandes horizontales et verticales à motif répétitif de plantes stylisées sur fond bleu foncé. Un motif sinueux de rinceau fleuri coloré alternativement en bleu, rouge et jaune se répète sur les bordures secondaires internes et externes.","short_description":"Tapis de prière, probablement de Ghiordès. Le champ central est délimité par une niche flanquée de deux demi-niches. Des œillets et des bouquets de fleurs stylisées constituent le motif le plus important. Le champ central est encadré d'une bordure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales.","dates":"XIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 157 cm, l. 113 cm.","method_for_datation":"Un tapis très similaire est daté du XIIe/XVIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessin et de gamme de couleurs similaires sont généralement attribués au groupe des tapis de Ghiordès.","provenance":"Anatolie (région de Ghiordès), Turquie.","obtention":"Acheté au marchand de tapis P. Willborgh à Stockholm en 1984. Il appartenait auparavant à la collection de R. Chistensen, Stockholm.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M., *Orientens Mattor*, Stockholm, 1959, 204.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis de prière; religion; prières; décoration florale; pureté"],"materials":["Laine nouée."]},"2226f421-a01c-56bf-809f-7d0c2067f79e":{"name":"Porte-lampes.","description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune. Sa base hexagonale se rétrécit vers une structure supérieure qui supportait un petit dôme, aujourd'hui perdu, auquel la chaîne de suspension était attachée. Le bas de l'ensemble pouvait contenir plusieurs lampes à huile, accessibles par une porte (manquante) ménagée sur l'un des six côtés. Ceux-ci sont percés pour laisser passer la lumière des lampes, ainsi que gravés et incrustés de motifs au milieu desquels, nichée dans un décor floral, figure une inscription en médaillon à la gloire du sultan Qaytbay. Un large bandeau épigraphique à la base du porte-lampes, répété en calligraphie plus petite sur un bandeau parallèle en partie supérieure, dit : “Gloire à notre seigneur le Sultan, le plus noble des souverains, sultan de l'Islam et des Musulmans, Celui qui ranime la justice dans le monde, Destructeur de l'immoralité et de la rébellion, sultan des Arabes et des Perses, seigneur des deux mers, serviteur des Deux Nobles Sanctuaires, maître des rois et des sultans, Commandeur des Croyants, Abou'l-Nasr Qaytbay, que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Lorsque ce porte-lampes était suspendu dans une mosquée, il est peu probable que son décor ait été visible, mais il reste néanmoins indicatif de la qualité de l'activité artistique sous le sultanat de Qaytbay.","short_description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune, dont les côtés sont percés pour laisser se diffuser la lumière des lampes à huile placées en bas. La décoration, qui fait appel à plusieurs techniques, comprend plusieurs inscriptions désignant le sultan Qaytbay. Le porte-lampes était vraisemblablement suspendu, à l'origine, dans une mosquée fondée ou restaurée par lui.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 163 cm, Ø 74 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet désignent Qaytbay comme sultan et impliquent qu'il est encore en vie : “Que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Ce porte-lampes est ainsi datable de son règne, soit 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1888.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, pp. 255-6. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 98.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux ; décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"27f64d8c-b2e4-52c4-a51c-fbe641ebcaef":{"name":"Tapis de prière","description":"Ce tapis aux couleurs dominantes rouge, brun et blanc est consacré à la prière, comme l'indique son motif central en forme de niche. Celle-ci est délimitée par un arc brisé en degrés, bordé tout autour d'œillets. Un ornement géométrique figure dans le champ brun clair délimité par l'arc. Un autre ornement, de type floral, remplace la lampe souvent observée dans les tapis de prière. Les écoinçons sont occupés par cinq buissons fleuris rouges. Le champ central est encadré en haut et en bas par deux cartouches rectangulaires transversaux. Tous deux sont ornés du motif identique d'un bandeau de nuages combiné à des rosettes. Le champ central, réduit, est encadré d'une large bordure consistant en un rang intérieur et extérieur d'œillets très stylisés et sept étroites bandes de couleur rouges et blanches alternées. \nDeux centres, Ghiordès (Gördes en turc) et Kula, fabriquaient des tapis de prière de modèle similaire. Ce tapis contient des éléments des deux provenances. Par exemple, les sept bandes étroites sont caractéristiques de Kula ; la niche entre deux cartouches ainsi que la gamme de couleurs sont typiques de Ghiordès.","short_description":"Tapis consacré à la prière, ainsi que le montre le motif de niche dans son champ rectangulaire central. La composition florale sous l’arc remplace la lampe souvent présente dans d’autres tapis de ce type. Le champ central est encadré d’une bordure d’œillets stylisés et de sept minces bandeaux.","holder":"Musée Hallwyl","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 167,5-173,5 cm, l. 128-132,5 cm.","method_for_datation":"Les tapis de Ghiordès et de Kula du XIIIe/XIXe siècle présentent une stylisation marquée des motifs floraux, identique à celle de ce tapis.","method_for_provenance":"Il n’est pas possible de savoir si ce tapis vient de Ghiordès ou de Kula. Il possède des caractéristiques de ces deux centres, comme les deux panneaux transversaux au-dessus et au-dessous du champ principal, typiques de Ghiordès, ou les sept fines bandes, propres à Kula.","provenance":"Anatolie (Ghiordès ou Kula), Turquie.","obtention":"Acheté pour la collection de Wilhelmina von Hallwyl (1844-1930) à Thessalonique en 1896. Le comte et la comtesse Walther et Wilhelmina von Hallwyl firent don de leur collection et de leur résidence à l’État suédois en 1920.","bibliography":"Ådahl, K., *Den Orientaliska Mattan i Sverige*, Stockholm, 1998, n° cat. 31. \nDimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nSterner, M. et Kinch, J., *Antika Orientaliska Mattor i Sverige*, Stockholm, 1937.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis de prière; religion; prières; décoration florale; pureté."],"materials":["Laine; nouée."]},"301e4bad-ae28-55b7-8175-5f828d2c5939":{"name":"Mouchettes.","description":"Mouchettes en forme de ciseaux en fer doré à décoration peinte. La première branche comporte une petite chambre que vient fermer une plaque portée par la seconde pour étouffer la flamme de lampes ou de bougies. Seule la branche portant le petit boîtier se termine par un pointe effilée. L'ensemble est entièrement doré et décoré de nombreux motifs dont les plus importants ornent les côtés de la chambre. Chaque côté de celle-ci est décoré de deux oiseaux affrontés, peut-être des pigeons, qui semblent tenir une feuille dans leur bec. Des lions sont représentés sur le petit côté de cette même partie. Certains motifs, ainsi que la dorure, présentent des dégradations d'usage. Cette mouchette a servi à éteindre les milliers de lampes et de chandelles qui illuminaient la mosquée al-Aqsa, le Dôme du Rocher, les places et autres bâtiments du Haram al-Charif à Jérusalem.","short_description":"La mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher étaient illuminés par des milliers de lampes et de chandelles qui nécessitaient des ustensiles pour l’allumage et l’extinction. Cette mouchette a la forme d’élégants ciseaux en fer doré. Elle est décorée de motifs zoomorphes et végétaux, minutieusement exécutés pour s’adapter aux petits ciseaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 18,5 cm, l. 5,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison de conception et de techniques avec d'autres objets de datation établie.","method_for_provenance":"Des pièces similaires ont été produites à Istanbul, sans confirmation plus précise.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Dorures ; fer ; bougies ; mouchettes ; ciseaux"],"materials":["Fer doré à décoration peinte."]},"33034cbb-75d9-5619-8b7f-cac29ec681b4":{"name":"Fragment de vasque.","description":"Fragment de vasque sculpté en bas-relief, de forme triangulaire, dont les deux parties ont été reconstituées. Deux côtés sont droits, le troisième est courbe. \n \nLa scène, dont seule une partie nous est parvenue, représente une chasse au faucon. On y distingue le torse et une partie de la cuisse du cavalier, vêtu d'une tunique à plis serrée à la taille par une large ceinture, et tenant une arme blanche de la main droite. Derrière lui, un fauconnier au visage mutilé et aux membres inférieurs amputés, vêtu d'une tunique ouverte sur le devant et serrée à la taille par une ceinture moins large, tient un lièvre mort de la main droite ; de la main gauche, il élève un faucon, dont n'apparaissent qu'une patte et un bout de queue, au-dessus de la croupe du cheval, auquel manque la partie inférieure. Une partie d'un tronc d'arbre, qui pourrait être un palmier, apparaît derrière le fauconnier. \n \nà gauche de cette scène figure une inscription de deux lignes en caractères coufiques. La première ligne est assez difficile à interpréter ; la seconde se lit comme suit : “…*ine wa arba'ou maya …amal ibn*…” (… quatre cents… œuvre d'Ibn…). “*ine*” ne peut être traduit car c'est la dernière syllabe d'un chiffre qui peut être aussi bien le quarante que le soixante-dix ou le quatre-vingt-dix.","short_description":"Fragment de vasque à ablutions en marbre blanc sculpté, dont les deux parties ont été reconstituées. Le thème du bas-relief évoque une chasse au faucon. à gauche figure une inscription en caractères coufiques. Cet objet serait originaire du Maroc andalou.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe J.-C.).","location":"Alger","dimensions":"L. 51,5 cm, l. 21 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'objet contient une date dont le chiffre des dizaines et le chiffre des unités ont disparu, et que l'on ne peut donc que situer entre 440 et 489 (1048-1105).","method_for_provenance":"En comparant ce fragment de bas-relief avec des vasques d'al-Andalus, Marçais a pu attribuer ce fragment à une vasque de même origine, qui pouvait servir aux ablutions.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Don d'Edmond Doutté, qui l'a acquis à Rabat en 1902, lors d'une exploration au Maroc.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Sur un bas-relief musulman du musée Stéphane Gsell”, *Annales de l'Institut d'études orientales,* t. I, 1934-1935, pp. 162-175.","dynasty":"Royaume de Taifas","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vasque ; bas-relief ; Taifas ; scène de chasse ; faucon ; sculpture ; inscription ; coufique ; andalou"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"35d28d2d-69ab-5ec0-a006-32f2135420d3":{"name":"Tissu avec niche de prière (mihrab).","description":"Ce tissu, réalisé en satin de teinte rouge, noire et jaune noisette, est orné de motifs brodés à l'aide de fils métalliques de cuivre argenté et doré, enveloppant une âme de coton. Le principal élément décoratif est constitué d'une grande niche de prière (*mirhab*) ; du centre de celle-ci, dans la partie supérieure, pend une lampe de mosquée ; au-dessus et sur les côtés figurent des cartouches contenant des motifs décoratifs de type épigraphique. Le fond du tissu – exception faite de l'intérieur de la niche, orné de motifs floraux de type naturaliste – est décoré d'éléments en forme d'arabesques, constitués de palmettes tressées de différentes manières, ou de demi-palmettes à l'intérieur de rinceaux.","short_description":"Tissu brodé de fils métalliques et décoré avec la niche de la prière (*mihrab),* une grande lampe de mosquée et des motifs épigraphiques. Style typique de la production textile ottomane tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.) ; XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 265 cm, l. 160 cm.","method_for_datation":"La datation et la provenance de l'objet ont été proposées en fonction du style du décor, caractéristique de la production textile ottomane d'époque tardive (XVIIIe-XIXe siècle).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of he Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tissu ; broderie ; décor floral ; niche de prière ; calligraphie"],"materials":["Satin de soie brodé de fils métalliques."]},"39548f51-03b2-558c-9e39-2e9427feaf5c":{"name":"Vasque.","description":"Grande vasque de fontaine en marbre. Elle consiste pratiquement en une grande demi-sphère posée sur un pied de faible hauteur et surmontée d'un rebord à douze facettes, dont l'une est neutre et l'autre découpée de façon à soutenir le système d'alimentation en eau. Onze des facettes comportent une inscription qui donne le nom et les titres du gouverneur ayyoubide de Hama, al-Malik al-Mansour Muhammad ibn al-Mudaffar Mahmoud ibn Muhammad ibn Umar ibn Shahanshah ibn Ayyoub (plus brièvement connu sous le nom de Mansour II Muhammad), qui régna de 641 à 683 H (1244-1284 J.-C.). La face extérieure est sculptée d'un puissant motif à deux arabesques entrelacées, chacune répétée six fois en alternance et se détachant sur un fond de décor floral de moindres dimensions. Une vasque de cette qualité était probablement destinée à une mosquée publique prestigieuse pour répondre aux besoins des fidèles et proclamer la gloire du souverain.","short_description":"Grande vasque à ablutions en marbre, sculptée sur l'extérieur d'un puissant motif d'arabesques entrelacées. Sur le rebord à 12 facettes court une inscription aux nom et titres du commanditaire, le gouverneur de Hama. Ainsi la vasque servait-elle autant aux besoins rituels de la communauté qu'à l'image publique du gouverneur.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"vers 676 de l’Hégire / 1278 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 50 cm, Ø 97 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date 676/1278.","method_for_provenance":"La vasque est inscrite du nom et des titres du gouverneur ayyoubide en l'honneur duquel elle a été réalisée (voir description ci-dessus).","provenance":"Hama (Syrie).","obtention":"Achetée par le musée en 1903.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, p. 111.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale ; objets religieux ; eau"],"materials":["Marbre sculpté."]},"3b20eedf-73ef-58bb-867b-4bd1624b5b9c":{"name":"Service en argent.","description":"Service en argent composé de paires identiques de chandeliers, d'encensoirs et d'aspersoirs à parfums. 'Adila, fille du sultan Mahmoud III, l'offrit à la mosquée al-Aqsa. Le dessin est fortement influencé par le style européen de l'époque. Chaque chandelier comprend une base, une tige et un binet. L'importante base de forme octogonale est gravée d'un décor de feuillage. La tige est animée d'une coupelle en forme de feuille concave évoquant les feuilles gravées plus bas. Elle se poursuit par deux éléments globulaires, le plus bas quasi sphérique, le plus haut, plus volumineux et ovoïde. Tous deux sont ornés de motifs de feuillage similaires aux précédents. Une seconde coupelle en forme de feuille à peu près de la même taille que la précédente et suivie d'une sphère globuleuse précède le binet. \nLes encensoirs et les aspersoirs sont exécutés dans le même style, chaque pièce se composant d'une base, d'une panse et d'un couvercle perforé, la base large et cannelée se rétrécissant rapidement pour former une tige. La base de l'un des chandeliers porte une inscription ottomane en caractères arabes se lisant : “*Sultan Mahmud Han Sani hazretlerinin kerimesi, devletlü, ismetlü Adile Sultan hazretlerinin Mescid-i Aksa'ya mahsus vakfıdır*” (Don de son Excellence Adile Sultan, fille de son Excellence le Sultan Mahmoud Han II, à la mosquée al-Aqsa). \nLa date de 1302 \\[1887 J.-C.\\] y figure également. Elle a été ajoutée au cours du règne du sultan Abd al-Hamid II (r. 1293-1327 H / 1876-1909 J.-C.). \nLe corps globuleux de l'encensoir est effilé. Sa partie centrale se divise en deux parties réunies par une charnière qui permet de l'ouvrir pour le remplir. Le couvercle des encensoirs est ajouré pour permettre à la fumée parfumée de s'échapper, de la même façon que celui des aspersoirs est ponctué de perforations par où l'on pouvait diffuser le parfum. Il s'ouvre également en partie centrale pour permettre de remplir l'objet. Tous se terminent par une extrémité en forme de petite sphère décorée de feuilles et dont le style de décor est proche de celui des chandeliers.","short_description":"Service en argent fabriqué dans le style européen, composé de six pièces de même taille et de même forme décorées de motifs végétaux : une paire identique de chandeliers, d’encensoirs et d’aspersoirs à parfum. Il fut offert à la mosquée al-Aqsa par ‘Adila, fille du sultan Mahmoud III.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"‘Adila, fille du sultan Mahmoud II (r. 1223-1255 H / 1808-1839 J.-C.), qui en fit don à la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","dates":"1223-1255 de l’Hégire / 1808-1839 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. (chandelier) 60 cm, Ø 22 cm ; H. (de chaque encensoir et aspersoir) 33,5 cm, Ø 20,5 cm.","method_for_datation":"Une date est gravée à la base de l'un des encensoirs.","method_for_provenance":"Ces objets ont pu être réalisés en Grèce ou à Istanbul, mais rien ne permet d'en être certain.","provenance":"Peut-être Istanbul ou la Grèce.","obtention":"Ce service a été transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration végétale ; chandeliers ; argent ; encensoirs ; aspersoir à parfum"],"materials":["Argent gravé."]},"3c54f80b-766c-5ff6-959e-037413ba35e0":{"name":"Deux lampes de mosquée.","description":"Deux lampes de mosquée en verre à corps globuleux et col évasé, décorées d'émail et de dorure. Une inscription en caractères épais court tout autour de la panse, tandis que sur le col des rosettes à emblème de coupe alternent avec une calligraphie. Les inscriptions de ces deux lampes précisent qu'elles ont été fabriquées pour Sayf al-Din Cheikhu al-Umari, éminent émir auprès du sultan al-Nasir Muhammad. Il accéda à la fonction de commandant en chef du palais puis de Grand Émir avant d'être assassiné en 759 H / 1357 J.-C. Les rondeaux autour du col et sous la panse contiennent un motif de coupe, blason de Cheikhu qui occupait la fonction d'échanson. Le col porte la sourate XXIV, 35 du Coran, connue sous le nom de verset de la “Lumière” : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). \nLes lampes mameloukes à décor non figuratif et inscriptions de versets du Coran étaient la plupart du temps destinées à des bâtiments religieux, d'où leur nom de “lampes de mosquée”. Cependant, certaines lampes de la même forme datant de cette période ont pu servir à un usage séculier. Elles font partie d'un groupe de lampes subsistantes sans doute fabriquées pour la mosquée édifiée par Cheikhu en 750 H / 1349 J.-C., ou pour la résidence de soufis (*khanqa*) qu'il fit construire en 756 H / 1355 J.-C. au pied de la citadelle du Caire.","short_description":"Paire de lampes de mosquée à décor émaillé et doré. Autour du corps se trouvent des médaillons contenant l'emblème de la tasse, le symbole héraldique appartenant au commanditaire Sayf al-Din Cheykhu al-Umari, qui était échanson du sultan al-Nasir Muhammad.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Émir Cheikhu.","dates":"Milieu VIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 53 cm, Ø 14 comme (base), 26 cm (haut du col).","method_for_datation":"Ces deux lampes portent le blason et le nom de Cheikhu, et ont donc été probablement réalisées pour les bâtiments qu'il fit édifier au Caire, une mosquée en 750/1349 puis, juste en face, une *khanqa* en 756/1355. Il accéda à ses fonctions dans les années 740/1340, puis aida à la réinstallation du sultan al-Nasir Hassan sur son trône en 754/1354 J.-C. Ainsi, Cheikhu gouverna effectivement de longues années l'empire mamelouk jusqu'à son assassinat en 758/1357. Ces lampes datent probablement du milieu du VIIe/XIVe siècle alors qu'il était au sommet de sa puissance.","method_for_provenance":"Les objets portent le blason de Cheikhu, émir du sultan al-Nasir Muhammad au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Une des lampes (OA+521) a été léguée au British Museum par Felix Slade en 1868, l'autre (G.497) fait partie du legs Godman de 1983.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991, p. 113. \nPhillips, T. (éd.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, p. 591. \nPinder-Wilson, R., “The Islamic Lands and China”, *Five Thousand Years of Glass* (éd. H. Tait), 1991, p. 135, fig. 168","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie ; blasons ; emblèmes ; objets religieux"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"4477e256-7ea2-5cbe-bda1-f87ba36cdb04":{"name":"Tapis de prière.","description":"Le motif de ce tapis l'apparente au groupe des tapis de prière. Le champ est agrémenté d'une niche à fond rouge, terminée par un arc. On distingue devant celle-ci un bassin vu en plan et sévèrement stylisé d'où s'élève un petit arbre aux larges feuilles vertes, rendu dans un dessin quasi abstrait aux lignes fines. Au centre de l'arbre est insérée une petite cruche jaune au bec court. Elle pourrait faire référence à la sourate coranique V, 8 où est dite l'obligation des ablutions avant la prière. Les écoinçons de l'arc du *mirhab* sont garnis d'étoiles octogonales à fond vert. Le champ rectangulaire qui domine le *mihrab* est meublé de palmiers et de cyprès. Deux bordures encadrent le champ, la première est ornée d'un ruban de nuages, motif connu de l'art otttoman depuis le IXe-Xe siècle H (XVe-XVIe siècle J.-C.) et originaire de Chine. Sur ce tapis, les rubans de nuages de couleur jaune se présentent très serrés sur un fond rouge. La large bordure extérieure est agrémentée d'un réseau végétal continu sur fond vert clair. \nLa symbolique de ce tapis se lit comme l'association du motif du *mihrab* et du jardin du Paradis, évoqué par la fontaine et l'arbre. De nombreux passages du Coran promettent aux fidèles le Paradis, décrit comme un fabuleux jardin. Le croyant y séjournera au milieu de ruisseaux et de plantes merveilleuses, en compagnie de belles houris. \nLes sources mentionnent souvent les tapis de prière, celui-ci toutefois est le seul exemplaire conservé de tapis de prière mamelouk. Il est intéressant par son mélange de motifs mamelouks et de motifs ottomans, ce qui permet de le dater autour de 900 H / 1500 J.-C. ou plus tard. Les tapis mamelouks apparaissent dans les tableaux italiens des XVe et XVIe siècles et sont cités dans un grand nombre de sources de cette époque, où le commerce entre l'Italie et la ville mamelouke du Caire était florissant.","short_description":"Ce tapis de prière est le seul de la période mamelouke qui soit parvenu jusqu'à nous. Il a probablement été fabriqué au Caire dans les années 1500. Ses motifs font appel à un mélange de traits mamelouks et ottomans. Les fabriques de tapis étaient florissantes en Égypte sous les sultans mamelouks et leurs tapis étaient également exportés en Europe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","dates":"v. 900 de l’Hégire / 1500 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"L. 162 cm, l. 120 cm.","method_for_datation":"Ce tapis présentant à la fois des caractéristiques du style mamelouk et du style ottoman, il peut avoir été réalisé vers 1500 J.-C., car à cette époque les manufactures du Caire avaient déjà adopté les éléments ottomans. Toutefois comme il s'agit du seul exemplaire mamelouk conservé, une datation précise est difficile.","method_for_provenance":"La diversité des motifs, les couleurs et le point asymétrique ou point persan sont des éléments qui permettent de conclure que le tapis provient d'une manufacture mamelouke du Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1888 par Wihelm von Bode pour le Kunstgewerbemuseum. Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Enderlein, V., “Zwei Ägyptische Gebetsteppiche im Islamischen Museum”, *Forschungen und Berichte,* 13, 1971, pp. 7-15, pl. 1 et 2. \nEnderlein, V., *Wilhelm von Bode und die Berliner Teppichsammlung,* Berlin, 1995, p. 25, pl. 16. \n*The Eastern Carpets in the Western World from the 15th to the 17th century,*(catalogue), pp. 60-61, cat. n° 19, Londres, 1983. \nRosamond E. Mack, *Bazar to Piazza. Islamic Trade and Italian Art, 1300-1600,* Los Angeles-Londres, 2002, pp. 73-94, n. 54, p. 201. \nZick, J., “Eine Gruppe von Gebetstepppichen und ihre Datierung”, *Berliner Museen,* 11, 1961, pp. 6-14, ill. 1.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tapis à points noués ; tapis de prière ; mamelouk ; paradis"],"materials":["Laine, points noués, teinture de différentes couleurs."]},"4a4a3490-2975-5ac7-9ff7-8346fbdc5189":{"name":"Tapis de prière.","description":"La petite ville de Milas dans le sud-ouest de la Turquie fut un important centre de fabrication de tapis de prière aux XIIe-XIIIe siècles H (XVIIIe-XIXe siècles J.-C.). Une caractéristique des tapis de la fin de cette période est la représentation d'une niche de prière de forme anguleuse et de couleur rouge foncé, à l'intérieur bordé de petits ornements floraux. En partie inférieure figure un octogone relié à quatre rosettes. L'ornementation de l'intérieur de la niche est très usée. Quatre pivoines vert et rouge reliées par un losange sur fond blanc occupent la zone supérieure. Le champ central rectangulaire contenant la niche de prière est encadré de plusieurs bandeaux à divers motifs géométriques. La large bordure jaune est animée d'octogones rouges alternant avec de grandes fleurs stylisées rouges, blanches, bleu clair et bleu foncé. De chacune de ces fleurs se dressent quatre œillets très stylisés. La bordure extérieure est comblée par un rang de petits octogones multicolores sur fond blanc.","short_description":"Tapis de prière de Milas. Son caractère tient à sa niche de prière de forme anguleuse rouge foncé entourée de plusieurs bandeaux de motifs géométriques. Diverses fleurs sont dispersées sur l'ensemble de sa surface.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 148,5 comme ; l. 113 cm.","method_for_datation":"Milas était un centre de production de tapis de prière aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. Les tapis à niches anguleuses sont datés du XIIIe/XIXe siècle. Un tapis de prière de Milas au dessin très similaire est daté de la première moitié XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Les tapis de dessins et de couleurs similaires sont généralement rangés dans la catégorie des tapis de Milas.","provenance":"Anatolie (région de Milas), Turquie.","obtention":"Don de la succession Axel et Nora Lundgren, enregistré le 29 septembre 1977.","bibliography":"Dimand, M. S., *Oriental Rugs in the Metropolitan Museum of Art*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1973. \nZipper, K. et Fritzsche, C., *Anatolische Teppiche: Battenberg Antiquitäten-Kataloge Orientteppiche* 3, Munich, 1989, cat. n° 67.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis de prière; religion; pureté; décoration géométrique"],"materials":["Laine nouée."]},"4b8ffd8e-ec58-5468-9e97-3c950ff7e6c9":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Les lampes de mosquée en verre à décor émaillé ont surtout été fabriquées à l'époque mamelouke en Syrie ou en Égypte. Elles étaient exécutées sur commande et elles furent l'objet de dons des sultans mamelouks aux mosquées du Caire. \nLa lampe de Berlin la plus connue est en verre de couleur miel et présente un pied inversé, une panse marquée qui s'évase après le rétrécissement en un col haut et conique. Le corps est muni de six anses placées dans des champs réservés en forme de blason. Elles servaient à suspendre la lampe à des chaînettes. La lumière était dispensée par une petite lampe à huile de forme conique placée à l'intérieur. \nLe décor est constitué de deux frises épigraphiques et d'un motif floral parsemé, dans lequel on reconnaît à la fleur de lotus une influence extrême-orientale. La frise épigraphique sur le corps de la lampe est exécutée en or sur fond bleu. Elle donne le nom du sultan mamelouk qui régna à deux reprises, al-Nasir Muhammad (r. 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1310-1341 J.-C.). Cette lampe pourrait avoir été une commande destinée à une mosquée ou une école avec mausolée. Le sultan fit construire des édifices de ce type aussi bien en 704 H / 1304 J.-C. que dans la période 718-736 H / 1318-1335 J.-C. L'inscription en bleu sur un rinceau de volutes en spirales et sur fond initialement doré a pour thème le verset sur la lumière (sourate 24, verset 35), citation qui s'impose pour une lampe de mosquée. Les deux inscriptions sont en écriture *thoulouth*, ductus caractéristique de l'époque mamelouke.","short_description":"Les lampes de verre étaient fabriquées pour les mosquées, des tombeaux ou des mausolées. Un petit récipient intérieur maintenait la mèche et l'huile. Selon l'inscription qui figure sur son corps, cette lampe a été fabriquée au nom du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad. Elle est aussi décorée du verset du coran “la Lumière” (sourate IIIV, verset 35).","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Comte F. de Pourtalès, Saint-Pétersbourg.","dates":"Première moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 34 cm, Ø 24,8 cm.","method_for_datation":"L'époque mamelouke a connu la réalisation d'un grand nombre de lampes de mosquée, cet exemplaire donne le nom du sultan al-Nasir Muhammad qui régna au VIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Les lampes de mosquée étaient vraisemblablement fabriquées en Syrie ou en Égypte ; une localisation précise n'est pas possible à ce jour.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don du comte F. de Pourtalès en 1913.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten*,Berlin, 1929-1930, p. 434, cat. n° 27, pl. 190, ill. n° 10. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),1972-1979, n° 13. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 199-273.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["verre émaillé ; mamelouk ; mosquée"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"4c547f09-e5de-5249-976c-d3b8e43f3370":{"name":"Deux enseignes de bannières de Moïse.","description":"Paire d'enseignes de bannières de cérémonie utilisées dans les processions religieuses qui se déroulaient autour de la plupart des sites et mausolées religieux palestiniens et jouaient un rôle important dans la vie culturelle locale. Ces bannières pouvaient porter le nom d'un *mawsim*, d'une ville, d'un village, ou de la famille qui la portait. Les porteurs menaient la procession. Dans certains cas, elles indiquaient le statut social élevé de la famille, l'importance de la ville ou du village. L'ostension des bannières, traditionnellement réservée à certaines processions religieuses ou laïques, était considérée comme une expression de prestige social. \nL'une des plus fameuses fêtes religieuses de Palestine était celle du prophète Moïse. Elle commença au cours de la période ayyoubide (début du VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.) et se développa par la suite. Elle se tenait chaque année à la fin du printemps, coïncidant avec la fête de Pâques célébrée par les communautés chrétiennes. Des délégations arrivaient à Jérusalem des différentes parties de Palestine, notamment de Naplouse et d'Hébron. Les foules se rassemblaient au Haram al-Charif. Elles se déplaçaient en procession en portant les drapeaux et bannières spécifiques aux villes, villages et familles, ainsi qu'aux ordres soufis. Elles se rendaient au sanctuaire de Moïse, situé entre Jérusalem et Jéricho où les festivités, qui pouvaient durer une semaine, se poursuivaient accompagnées de l'accomplissement de vœux. \nLa bannière se composait d'une hampe cylindrique de 3 m de haut environ. Elle portait des inscriptions comme des versets du Coran, les noms de Dieu, des supplications, des expressions religieuses ou le nom d'individus ou de lieux. Les deux enseignes présentées ici sont de forme similaire. Chacune se compose d'une base cylindrique qui se fixait au sommet de la hampe et d'un col supportant un anneau circulaire contenant une inscription en deux lignes découpées dans le cuivre, disant “Dieu, notre Seigneur”. Au sommet du cercle se dresse un couronnement en rhombe dans lequel est découpée une seconde forme rhomboïde.","short_description":"Les bannières étaient utilisées lors de cérémonies ou de processions en Palestine et portaient le nom des prophètes, lieux de pèlerinages, villes ou familles importantes. Le plus important lieu de pèlerinage était la tombe du prophète Moïse. Chacune de ces paires identiques se termine par une couronne de cuivre qui devait être fixée au sommet de la hampe. Une inscription en deux lignes espacées dit : “Dieu, notre Seigneur”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 39 cm, Ø 16 cm.","method_for_datation":"étude du style, de la forme et de la technique de fonte du cuivre.","method_for_provenance":"Il est probable que ces objets ont été fabriqués à Jérusalem où ces bannières étaient répandues. Quelques familles locales fabriquent encore ce type d'accessoire.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Objets transférés du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Tamari, V., “Two Ottoman Ceremonial Banners in Jerusalem”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Étendards, bannière, couronne"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"4cff674a-5737-5495-a700-496faacc7750":{"name":"Tapis de prière en alignement (fragment).","description":"Ce fragment est la partie conservée d'un tapis de beaucoup plus grandes dimensions, destiné à recevoir toute une rangée de fidèles pour la prière. Il présente une suite de six niches rouges de largeur variable, fermées vers le haut par des arcs se détachant sur champ bleu foncé. Le bord gauche ne présente qu'une demi-niche, le tapis montrant ici une nette coupure où vient s'accoler la bordure. Les niches sont séparées par de fines lignes vertes qui peuvent être interprétées vers le bas comme des colonnes. L'étroite bordure est composée d'un système de créneaux opposés : la bordure interne fait s'alterner le bleu clair et le jaune, la bordure externe, dont nous n'avons pas l'ensemble, le jaune et le bleu. \nLa construction et la gamme de couleurs très simples de ce tapis en font un exemple de la conception ottomane de l'art décoratif et de sa systématique. Bien que, contrairement à de nombreux autres tapis pour alignement de fidèles, cet exemplaire ne soit pas richement décoré, il obéit néanmoins aux principes fondamentaux de la construction et du remplissage des surfaces mis en œuvre dans l'art ottoman depuis le IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cette simplicité, la vivacité des couleurs et l'effet qui en résulte correspondent parfaitement au goût européen. Les fidèles priaient en rangées parallèles, tournés vers la *qibla* de la mosquée. Cette succession de niches ne fonctionne que comme allusion à la fonction du tapis, car tout revêtement propre peut servir à la prière. L'étroitesse des niches montre bien qu'un croyant avait besoin de davantage d'espace.","short_description":"Ce tapis à motif de niches multiples ne représente qu'une partie d'un tapis qui était de beaucoup plus grandes dimensions. Il était probablement destiné à une mosquée. Il est unique car son dessin ne comporte pas les traditionnels motifs compliqués, mais en contrepartie, ses couleurs simples et vives font une forte impression.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection O. Bernheimer, Munich.","dates":"XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"L. 128 cm, l. 329 cm.","method_for_datation":"Ce tapis peut être daté du XVIIe siècle J.-C. en raison du motif, des couleurs et de la technique de nouage.","method_for_provenance":"Cette pièce fait partie d'un groupe de tapis ottomans nommé groupe d'Ouchak.","provenance":"Turquie occidentale, région d’Ouchak.","obtention":"Acquis en 1961 auprès de la collection O. Bernheimer, Munich.","bibliography":"Arseven, C. E., *Les arts décoratifs turcs,* Istanbul, 1952. \nErdmann, K., *Siebenhundert Jahre Orientteppiche,* Herford, 1966, p. 108, pl. IX. \n*Museum fur Islamische Kunst Berlin (*catalogue), Berlin, 1979, n° 4. \n*Weltkulturen und moderne Kunst* (catalogue), Munich, 1972, pp. 99-100, n° 291. \nSpuhler, F., *Die Orientteppiche im Museum für Islamische Kunst Berlin,* Berlin, 1987, n° 18, pl. 18.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ottomane ; tapis à points noués ; tapis de prière"],"materials":["Laine rouge foncé et blanc, points noués."]},"53de341b-560c-5d23-b886-5d480f725f2c":{"name":"Sceau du Dôme du Rocher.","description":"Sceau en cuivre de forme circulaire. Il comporte en son centre un carré dont les angles sont coupés par une large bordure circulaire. Au milieu du sceau et présentée horizontalement figure une représentation du Dôme du Rocher de forme octogonale entourant un cercle à l'intérieur duquel apparaît l'image de l'empreinte du pied du prophète Muhammad, sous laquelle sont inscrits les mots : “Pied du prophète”. Au-dessus est gravée une représentation du Dôme couronné par un croissant. De chaque côté se dresse un arbre ressemblant à un palmier et dont on ne sait pas s'il a un sens symbolique ou purement décoratif. Entre l'octogone et la bordure circulaire sont gravées huit niches arquées, qui dessinent l'octogone intérieur du Dôme du Rocher. Au-dessus est représentée la façade du Dôme, composée du tambour et de la coupole surmontée d'un croissant assez volumineux. L'ensemble est entouré sur trois côtés de bâtiments et d'arcades qui pourraient être l'arcade sud qui ouvre vers la mosquée al-Aqsa, l'arcade sud-ouest qui donne vers Bab al-Silsila (porte des Chaînes) et l'arcade est donnant vers Bab al-Rahma (porte de la Pitié). L'arcade nord est masquée par la coupole et le croissant. Les noms des bâtiments apparaissent à côté de leur représentation, dont le Dôme du Rocher et ses quatre portes, Bab al-Janna (porte du Paradis), Bab al-Salaam (porte de la Paix), Bab al-Sakhra (porte du Dôme du Rocher) et Bab al-Mizan (porte de la Balance). D'autres légendes accompagnent les illustrations du Dôme du Mi'radj, du *minbar* al-Charif (*minbar* de Bourhan al-Din), du Qoubbat al-Arwah (dôme des Esprits) et du Qoubbat al-Silsila (dôme de la Chaîne). à gauche du Dôme du Rocher figure un végétal évoquant sans doute les plantations qui existaient jadis autour du bâtiment. \nCe sceau était peut-être utilisé pour les autorisations d'entrée au Dôme du Rocher, ou pour marquer les documents de visiteurs qui souhaitaient commémorer leur visite à Jérusalem ; peut-être même pouvait-il servir de guide de visite.","short_description":"Sceau en cuivre de forme circulaire au milieu duquel figure une représentation du Dôme du Rocher ainsi que des bâtiments environnants et des escaliers qui mènent à la place du Dôme. Il servait sans doute d’autorisation d’accès au Dôme ou peut-être pour marquer les documents des visiteurs qui souhaitaient ramener chez eux une bénédiction ou un souvenir de leur visite.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf islamique, Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un autre sceau portant les noms des lieux saints palestiniens et dont la date remonte au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"La gravure a probablement été réalisée à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Objet transféré du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Sceaux ; sceau du Dôme du Rocher ; cuivre ; gravure"],"materials":["Cuivre gravé."]},"556ddc9e-29c0-523e-bb8e-eb53f4c45d06":{"name":"Cuve à ablutions.","description":"Cette cuve parallélépipédique creusée de simples cannelures à l'intérieur, sur les petits côtés et les angles, était richement ornée à l'extérieur : seuls, deux côtés ont conservé la quasi-totalité de leurs décors. Le décor de la face ornée, dont l'inscription a été martelée, est réparti sur deux registres. Le premier à partir du bas est composé d'une large frise de rinceaux rainurés, ponctués de bourgeons et de rosaces et portant d'amples palmes nervées, simples à calice et doubles à digitations d'acanthes et œilletons. Le second comprend un bandeau en relief meublé par deux entrelacs rainurés et entrecroisés, l'un curviligne, l'autre rectiligne, enserrant des fleurons et des palmes nervurées ; il est encadré par une bordure en retrait formée d'un entrelacs végétal souligné de palmettes stylisées en forme d'étoiles à six branches. \n \nLe petit côté est occupé par deux scènes animalières identiques, sculptées sur deux panneaux verticaux séparés par un espace vide : sur chaque panneau apparaît un aigle à la queue éployée, supportant deux quadrupèdes sur ses ailes, et deux gazelles suspendues à ses serres ; deux bouquetins ailés s'affrontant, de part et d'autre d'un fleuron, terminent la scène du registre inférieur. \n \nL'ornementation des deux autres côtés a été en grande partie martelée. Il n'en reste que les textes en caractères coufiques sculptés en relief sur les rebords et le décor du ruban d'encadrement de la grande face, composé d'une frise d'oiseaux aquatiques alternés de poissons sur fond végétal. \n \nLes éléments subsistant de l'inscription qui couronnait tout le rebord de la cuve mentionnent le dernier chiffre de la date hégirienne (300) et le nom du commanditaire, Abdelmalek, *hajib* (chambellan) de Hicham II. \n \nCette belle œuvre califale qui, par sa facture et ses scènes animalières, rappelle la cuve d'al-Mansour semble sortir du même atelier de marbriers de Madinat al-Zahira à Cordoue.","short_description":"Cette cuve est l'œuvre d'un atelier de marbriers de Madinat al-Zahira de Cordoue, la cité princière construite par al-Mansour. Elle a été transportée à Marrakech par Ali ben Youssef pour être placée dans la salle d'ablutions de sa Grande Mosquée.","holder":"Musée Dar Si Saïd.","dates":"381-398 de l'Hégire / 991-1008 J.-C. (Abdalmalek étant *hijab*).","location":"Marrakech.","dimensions":"L. 155 cm, l. 82 cm, H. 70 cm, P. 50 cm, ép. des côtés 10 cm, ép. du fond 20 cm.","method_for_datation":"1\\. – L'inscription, en partie détruite, sculptée sur le rebord supérieur de la cuve mentionne que “\\[l'an\\] trois cent, au nom de Dieu ! Bénédiction de Dieu. Victoire et assistance divine au Hajib \\[suivi de ses qualificatifs\\] Abou Marouan Abdelmalek ibn Abi Amir (…), ceci fait partie de ce qu'il a fait faire (…)”. 2. – L'histoire nous apprend que Abdelmalek fut nommé *hajib* de Hicham II entre 381 et 398 (991-1008) par son père al-Mansour.","method_for_provenance":"Bien qu'ayant été découverte à la *madrasa* Ben Youssef de Marrakech, qui date de l'époque saadienne (Xe/XVIe siècle), le nom du commanditaire et l'étude comparative avec la cuve d'al-Mansour du Musée archéologique national de Madrid permettent de penser que cette cuve provient de Madinat al-Zahira à Cordoue.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Propriété de l'état provenant d'un monument historique.","bibliography":"Deverdun, G., *Marrakech des origines à 1912,* Rabat, 1959. \n \nDeverdun, G., *Inscriptions arabes de Marrakech,* Rabat,1956. \n \nGalloti, J., “Sur une cuve de marbre datant du Khalifat de Cordoue”, *Hespéris,* III, fasc. 3, Rabat, 1923, pp. 363-391. \n \nPigeon, G., *Manuel d'art musulman,* t. I, Paris, 1927. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953.","workshop":"Atelier de Madinat al-Zahra, Cordoue.","dynasty":"Califat omeyyade de Cordoue, règne de Hicham II (366–399 H / 976–1009 J.-C.)","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet liturgique ; eau ; décoration figurative ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"55ec1f26-ba55-52bc-a1b6-556c48ff41e4":{"name":"Croix grecque en bronze.","description":"Croix en bronze de forme grecque décorée, sur chacun de ses bras et sur ses deux faces, de cercles concentriques incisés. Deux clous de fer figurent encore sur le bras vertical. Le troisième, au pied, manque. \nIl semble que cette croix ait été clouée sur un coffret de reliquaire en bois de l'église Saint-étienne à Oum al-Rasas. La partie supérieure du bras vertical a été cassée en deux et récemment réparée. \nL'église Saint-étienne a été pavée d'un sol de mosaïque en 138 H / 756 J.-C., selon les inscriptions dédicatoires figurant de chaque côté de l'autel, ce qui prouve qu'il existait une communauté chrétienne active dans cette ville six ans après la fin de la période omeyyade et après plus d'un siècle de domination islamique sur la région.","short_description":"Croix en bronze de forme grecque provenant de l’église Saint-Etienne à Oum al-Rasas, décorée sur les deux faces. Il semble que cette croix ait été clouée sur un coffret en bois par trois clous en fer, deux d’entre eux étant toujours présents sur le bras vertical.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 8 cm, l. 6 cm.","method_for_datation":"La croix est datée par une inscription dédicatoire découverte dans l'église Saint-étienne.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert à Oum al-Rasas lors de fouilles archéologiques. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"La croix a été acquise par le Musée à l'issue de fouilles archéologiques menées depuis 1986 à Oum al-Rasas par le Studium Biblicum Franciscanum.","bibliography":"Desreumaux, A. et Humbert, J. B., “Khirbat es-Samara. Contribution à l'épigraphie syro-palestinienne”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan* XXV, 1981, p. 50, type Ec, Pl. XVI. \nPiccirillo, M. et Alliata, E., *Umm al-Rasas Mayfa'ah I: Gli scavi del complesso ecclesiastico di Santo Stefano*, Jérusalem, 1993.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze ; croix chrétiennes ; communautés chrétiennes ; inscriptions dédicatoires ; forme grecque ; incision ; symboles religieux"],"materials":["Fonte de bronze."]},"5656dd0b-ba48-5ef4-a959-1d9718ee9e56":{"name":"Vasque à ablutions.","description":"Vasque à ablutions de coupe circulaire avec huit lobes formant une fleur, avec un seul décor sur le bord extérieur, sous forme de bande épigraphiée en relief. L'usure provoquée par l'eau a entraîné la disparition des lettres dans les courbes extérieures, n'en laissant que quelques-unes aux angles de jonction entre les lobes. Sur l'un de ces derniers, il est possible de déchiffrer le début de la *besmala*, qui était certainement complété par une citation coranique, comme c'est souvent le cas pour les équipements consacrés aux rituels d'ablutions à l'entrée des mosquées. Il existe un autre exemplaire aux caractéristiques semblables, datant vraisemblablement de la même époque, dans la région de Lisbonne.","short_description":"Vasque à ablutions almohade décorée sur le bord extérieur d'une bande épigraphique en relief avec le début de la *besmala*, qui était certainement complétée par une citation coranique, comme c'est souvent le cas pour les équipements consacrés aux rituels d'ablutions à l'entrée des mosquées.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 18 cm ; Ø 53,5 cm.","method_for_datation":"Le type de la lettre désigne l'époque almohade.","method_for_provenance":"Selon les indications du Dr. José Leite de Vasconcelos au Musée archéologique national, la pièce a appartenu à la collection d'Estácio da Veiga et venait de Cacela.","provenance":"Cacela (?), Faro.","obtention":"Probablement apporté par le Dr. José Leite de Vasconcelos pour le Musée national d'archéologie.","bibliography":"Borges, A. G. M., “Pia de abluções”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, p. 265. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 404. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes no Museu Etnológico do Dr. José Leite de Vasconcelos”, *Ethnos*, 2, Lisbonne, 1942, pp. 27-28. \nNykl, A. R. “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, p. 173. \nVasconcelos, J. L., *Etnografia Portuguesa: Tentame de sistematização*, vol. IV, Lisbonne, 1982.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre sculpté."]},"56be57e8-2f07-5969-a236-a5ddc30a31cd":{"name":"Lampe.","description":"Lampe de bronze constituée de divers éléments articulés autour d'une tige centrale. En premier lieu, quatre pièces sphériques disposées dans un ordre croissant de taille, avec une frange centrale ajourée et une inscription en *naskhi*. Ensuite, un élément prismatique à huit faces avec une décoration ajourée de type végétal. La lampe se termine par un grand corps tronco-pyramidal à la façon d'une cloche à quatre côtés, décoré de motifs végétaux et de deux cartouches épigraphiques, l'un dans la partie supérieure, l'autre dans la partie inférieure, avec la devise de Mohammed III : “Et il n'est d'autre vainqueur que Dieu. Loué soit-il.” Sur le bord, incisée dans le bronze, une autre inscription en *naskhi* livre, outre la date d'exécution, une série de bénédictions et de titulatures. \nQuant à la place des récipients pour les lumières, il y a une hypothèse convaincante. La lampe est parvenue au musée amputée de ses longs bras à charnières qui s'ouvraient, depuis le corps tronco-pyramidal, en une couronne rayonnante dont subsistent quelques restes. On comptait deux bras par face, ce qui fait un total de seize bras et environ 48 à 64 verres qui donnaient de la lumière sans l'obstacle de la grande structure. \nOn sait que la construction de la Mosquée royale de l'Alhambra est due à l'initiative de Mohammed III ; la lampe devait donc briller dans la nef centrale devant le *mirhab*, lieu idoine pour un objet portant la devise du souverain. Il est logique de conclure que le souverain fondateur avait dû également fournir le mobilier.","short_description":"Œuvre maîtresse de l'art du métal andalou grâce à l'élégante décoration ajourée de son corps, cette lampe, d'après son inscription, fut commandée par Mohamed III pour la mosquée de l'Alhambra. À l'intérieur de la lampe ont survécu les crochets des bras qui soutenaient les petits récipients de verre pour les lumières.","holder":"Musée archéologique national.","initial_owner":"Après la conquête de Grenade en 898 H / 1492 J.-C., la lampe, retirée de son emplacement, fut transportée à Oran avant d’entrer dans la collection du cardinal Cisneros qui en fit dépôt au Colegio Mayor de San Ildefonso, à Alcalá de Henares, d’où elle passa à l’Université.","dates":"705 H / 1305 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. totale 230 cm, H. du corps tronco-pyramidal 54 cm, Ø 79 cm.","method_for_datation":"Sur le bord inférieur de la lampe, une inscription en *naskhi* donne la date de 705 H / 1305 J.-C.","method_for_provenance":"Malgré les dégradations subies par la lampe dans sa partie inférieure, les titres encore visibles dans l'inscription du bord permettent de l'attribuer à MohammedIII(r. 702-709/1302-1309), qui dut la faire pour la mosquée de l'Alhambra.","provenance":"Mosquée de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce a été attribuée au Musée archéologique national après redistribution du patrimoine de l'état le 20 mars 1868.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Lámpara de Abu 'Abdil-lah Mohammad III de Granada, apellidada vulgarmente lámpara de Orán, y custodiada hoy en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, II, Madrid, 1876, pp. 466-491. \nFernández Puertas, A., “Tipología de lámparas de bronce de al-Andalus y el Magreb”, *Miscelánea de Estudios árabes y Hebraicos. Sección árabe-Islam*, 48, Grenade, 1999, pp. 379-392. \nLévi-Provençal, E., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 185, n° 192. \nZozaya, J., “Lámpara”, *Arte islámico en Granada. Propuesta para un museo de la Alhambra*,Grenade, 1995, p. 434, n° 187.","dynasty":"Nasride","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lampe ; bronze ; naskhi ; mosquée ; mobilier religieux ; Grenade ; Alhambra ; Cisneros"],"materials":["Bronze ; fonte."]},"5830662b-6f93-5e08-826b-c8179eb39b3c":{"name":"Croissant du Dôme du Rocher.","description":"Important croissant de lune sur épi de faîtage en cuivre qui couronnait jadis le Dôme du Rocher et qui fut descendu en 1317 H / 1899 J.-C. Il se compose de bas en haut de plusieurs éléments : la base conique en forme de coupe inversée qui était fixée au sommet de la coupole, une brève partie tubulaire reliée à un élément sphérique non décoré, une seconde partie tubulaire terminée par un anneau suivie d'une forme ovoïde allongée se terminant à son tour en un anneau similaire au précédent, un élément sphérique rappelant le premier, un élément tubulaire formant transition avec la partie finale, le croissant. \nCelui-ci consiste en un cercle de 90 centimètres de diamètre occupant la position éminente. épais dans sa partie inférieure, très fin dans sa partie supérieure, ce croissant est l'un des plus volumineux jamais utilisés dans le couronnement d'un édifice islamique. Le musée a acquis deux autres croissants de grande dimension qui avaient appartenu l'un au Dôme du Rocher, l'autre à la mosquée al-Aqsa. Le modèle présenté ici est en bon état. Il ne comporte aucun décor car la hauteur à laquelle il était placé interdisait de percevoir tout détail décoratif.","short_description":"Cet important croissant de cuivre couronnait le sommet du Dôme du Rocher. Il est composé d’une base conique en forme de coupe inversée qui se prolonge sous différentes formes pour se terminer par un grand cercle de 90 cm de diamètre. Ce croissant est considéré comme l’un des plus volumineux du monde islamique et est sans doute le plus grand qui soit conservé dans un musée.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Environ XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 490 cm, Ø (croissant) 90 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires datées de façon sûre.","method_for_provenance":"Les éléments architecturaux de cet importance étaient probablement réalisés sur place, c'est-à-dire à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"L'objet a été transféré du Dôme du Rocher à des entrepôts de l'Agence des fondations pieuses du Haram al-Charif puis transféré au musée vers 1923.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_OO1 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cuivre, croissants"],"materials":["Métal forgé et assemblé."]},"5b39f275-54df-59e1-af9d-1758c033e5d5":{"name":"Plaque d’impression d’une liste des lieux saints de Palestine.","description":"Plaque d'impression rectangulaire en cuivre. Elle ne présente aucun décor particulier à l'exception d'un cadre composé de filets droits et d'une ligne ondulée. Deux motifs incurvés ornent les deux extrémités de la dernière ligne de texte. Celui-ci, rédigé en turc ottoman, mentionne les principaux lieux saints de Palestine comme la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que le Haram al-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, à Hébron (al-Khalil). Y figurent également le nom des tombeaux de quelques prophètes dont celui de Moïse sur la route de Jéricho, celui de David hors les murs de la ville ancienne de Jérusalem, ceux d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham ainsi que le tombeau d'al-Khadir. Sont également repris les noms d'une série de sites et de mausolées dont le *mihrab* de Zakariya au Haram al-Charif, le site d'Abou 'Oubaid 'Amar bin al-Djirrah à Amwas (Nicopolis), le tombeau de Marie au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, le Qoubbat al-Mi'radj (Dôme du Mi'radj), le Qoubbat al-Arwah (Dôme des Esprits) ; le Bouraq al-Charif (sanctuaire d'al-Bouraq) au Haram al-Charif, le Qoubbat Rahil (tombeau de Rachel) à Bethléhem, le tombeau de Joseph à Hahlhoul et al-'Ais à Sa'ir. La liste donne également le nom des grands saints de la voie soufie dont Muhammad al-Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.), l'un des oulémas du Bait al-Maqdis, et Muhammad al-Budairi (mort en 1220 H / 1805 J.-C.), autre érudit du Bait al-Maqdis. L'inscription se termine par le mot “Ouverture”. Il est possible que cette plaque ait été destinée à l'impression sur papier d'une autorisation de pénétrer dans les saints lieux nommés, à moins qu'il ne s'agisse d'une liste de ce qu'un soufi devait visiter en Palestine.","short_description":"Panneau rectangulaire en cuivre exempt de décoration. Il y est gravé la liste des principaux sites et sanctuaires de Palestine : peut-être une autorisation pour pénétrer dans ces lieux, ou encore une liste des lieux devant être visités ou tout simplement des endroits où l’on pouvait se faire bénir. La liste était vraisemblablement imprimée sur papier pour être distribuée aux intéressés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Fondation pieuse (waqf), Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire / XIXe siècle.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 31 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les noms et dates des pieux personnages mentionnés (*cheikh* Muhammad al-Khalili et *cheikh* Muhammad al-Budairi).","method_for_provenance":"Il est probable que cette plaque a été gravée en Palestine où certains ateliers s'étaient spécialisés dans le travail du cuivre. Par ailleurs, les sites mentionnés se trouvent tous en Palestine, ce qui renforce cette hypothèse.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette plaque a été transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Autorisation d’entrée ; plaque d’impression ; cuivre ; liste des lieux saints ; liste des tombeaux ; inscription; gravure"],"materials":["Cuivre forgé, martelé et gravé."]},"5dd25402-aa83-5544-9e46-d6ccfe8b2a79":{"name":"Coupelle magique","short_description":"Pour pallier les limites de la médecine, on a recours aux formules religieuses ou aux chiffres inscrits sur des coupes magiques. Le liquide qui entre en contact avec les formules se charge de leur propriété curative. L'ombilic est orné d'une représentation de la Kaaba sur le dessus et d'une étoile à six branches au revers.","type":"Dinanderie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Xe siècle de l'Hégire / XVIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 4,5 cm, D: 20,5 cm","provenance":"Proche-Orient","obtention":"Achat en vente publique à l'étude François de Ricqlès en 2001.","materials":["Alliage cuivreux à décor gravé"]},"63d7eb6d-8326-5395-9279-d48a47c2abba":{"name":"Paire de chandeliers de *mihrab*.","description":"Chaque chandelier entièrement doré présente une base circulaire, un corps en forme de cloche, une tige cylindrique à anneau et un important binet. En partie supérieure et inférieure du corps figure un bandeau de motifs de cœurs ornés de palmettes en leur centre, qui se répète en bordure à la base de la tige. D'importants motifs de feuillage sont gravés en relief sur l'anneau de la tige. Celle-ci est décorée de losanges sinueux à motifs *hatayi* (pivoines) présentés de face ou de profil. Le chandelier comporte également des cartouches entrelacés d'inscriptions. La partie centrale du corps est décorée d'un large bandeau épigraphié sur fond de pivoines et de vrilles spiralées, qui reprend un poème en persan à la louange de la lumière du chandelier. Une inscription en arabe précise : “Que le sultan Bayézid soit protégé des calamités”, et une en turc ottoman indique que les chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée du sultan Bayézid II à Edirne. La forme de ces deux objets rappelle les chandeliers mamelouks.","short_description":"Lorsque les sultans ottomans commanditaient la construction de leurs mosquées, ils faisaient également exécuter les chandeliers destinés à être placés des deux côtés du *mihrab*. Ces chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée de Bayézid II à Edirne et les inscriptions présentent leurs souhaits au sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.).","dates":"Vers 894 de l’Hégire / 1488 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 89 cm, Ø de la base 73 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Bayézid II à Edirne, nommée dans les inscriptions figurant sur le chandelier, a été achevée en 894/1488, ce qui rend probable une fabrication de ce chandelier à la même époque.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée Selimiye d'Edirne le 16 *dhu'l-hijja* 1329/8 décembre 1911.","bibliography":"ölçer, N.*,* et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 247. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mihrab"],"materials":["Bronze décoré de gravure et de dorure."]},"665aed9d-195b-51b5-8961-06a52dfd6aab":{"name":"Morceau du voile (*kiswa*) de la Kaaba.","description":"Fragment de la *kiswa* de la Kaaba(voile de la Kaaba) probablement tissé en Syrie et expédié à La Mecque par la *Chami mahmal* (caravane syrienne apportant des présents à la Kaaba). Le remplacement annuel de ce tissu constituait un rituel se déroulant au cours d'une cérémonie qui annonçait le début du pèlerinage. Chaque année, la Kaaba était, comme encore de nos jours, lavée, parfumée et purifiée avant d'être recouverte d'une *kiswa* neuve. Le fragment présenté ici est en soie rouge brodée de fils de soie argentée. Le motif se compose de deux bandes ondulées en zigzags formant une chaîne continue courant sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs se répartissent entre les deux bords et les deux bandeaux. Plusieurs inscriptions apparaissent, dont la plus importante dit : “Il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète” – la phrase se répète entre les deux bandeaux en zigzags. Les deux expressions “Ya Mannan” (ô, le Miséricordieux!) et “Ya Hannan” (ô, le Compassionné!) sont répétées de même dans des motifs fleuris le long des bords. Dans le bandeau en zigzags supérieur figure une citation du Coran tirée de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 144). Le bandeau inférieur cite une autre sourate, “al 'Imran” (La famille de 'Imran, III, 96). En haut en en bas sont répétées deux expressions ; “Dhou al-Djalal” (celui qui détient la majesté) et “Dhou al-Ikram” (celui qui possède l'honneur). Ce fragment est à considérer au regard des dimensions énormes de la Kaaba. Il est probable que les motifs et inscriptions se répétaient tout le long du rideau. Le nom du donateur, la date de production et le lieu de l'atelier ne sont pas connus. \nAprès avoir été utilisée pendant un an, la tenture était découpée en petits morceaux et envoyée en cadeau à différentes villes islamiques, comme une forme de bénédiction. Les palais conservaient des morceaux de *kiswa* auxquelles on attachait une grande valeur religieuse et qui confortaient la légalité du pouvoir du souverain.","short_description":"Chaque année, la Kaaba est lavée et recouverte d’une *kiswa* (couverture) marquant le début de la saison du hadjdj. Cette pièce de soie rouge est brodée de fils d’argent formant des zigzags qui se répètent sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs sont dispersés en différents endroits à l’intérieur des bandeaux calligraphiés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 142 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces textiles similaires conservées dans les musées d'Istanbul datées du XIIIe/XIXe siècle environ.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été tissée en Syrie, car elle est proche d'autres textiles conservés dans les musées d'Istanbul et dont on sait qu'ils viennent de cette région.","provenance":"Probablement Syrie.","obtention":"Un certain al-Sayyid Tahir Sayf al-Din a fait don de cette pièce au musée en 1937.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies ; soie ; kiswa de la Kaaba ; textiles, textiles de soie"],"materials":["Soie brodée de soie."]},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mobilier; décoration florale; calligraphie"],"materials":["Bronze moulé et ajouré."]},"6da483f8-19ce-5f70-9bd8-3d093b8b1250":{"name":"Tapis","description":"Le champ de ce tapis en laine nouée est décoré d’une niche de prière (mihrab) dont le centre est occupé par un saule flanqué de deux poiriers sur lesquels des oiseaux sont perchés. Des serpents s’enroulent autour des branches. Deux lions sont couchés au pied des arbres. Les écoinçons sur champ rouge sont ornés de cerfs. Les cartouches de la bordure latérale représentent des oiseaux dans des poiriers, tandis que ceux de la bordure horizontale représentent des colombes ou des lapins. Les fils de chaîne et de trame sont en coton. Les nœuds en laine d’une hauteur de 3 mm sont asymétriques ; le tapis compte 4030 nœuds au décimètre carré. Les motifs se déclinent dans toute une gamme de couleurs : rose, rouge, jaune, vert, orange, vert, bleu et brun.","type":"Tapis","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"391,2 x 231 cm ; 4030 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Iran, Kerman","obtention":"Legs Adaline Van Horne \n \nLégué par Adaline Van Horne en 1944, qui a obtenu le textile en héritage de son père William Van Horne, mort en 1915","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*, Capetown, Ad Donker, 1977, p. 35-36. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal* , Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 52. \nEdwards, Arthur Cecil, *The Persian Carpet*, Londres, Duckworth, 1953, p. 205.","dynasty":"Dynastie des Qadjars (1779/96-1925)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Art Qajar; tapis noué; tapis de prière; tapis persan"],"materials":["Laine, coton ; nœuds asymétriques"]},"70e81fc7-992c-56d9-a3b4-5af8b1052c23":{"name":"Chaire à prêcher (minbar).","description":"Ce *minbar* (chaire à prêcher) comporte sept marches retenues par deux joues latérales de forme pentagonale, décorées de panneaux assemblés par tenons et mortaises en forme de triangles, de carrés et de trapèzes. Au seuil de l'escalier se dresse un arceau en fer à cheval brisé reposant sur deux montants ornés d'un décor végétal. Cette structure est reliée aux joues par deux arceaux latéraux de même hauteur reposant eux-mêmes sur deux montants reliés à la partie supérieure des joues par une rampe. La partie supérieure de cette entrée est ornée de bobéchons. \n \nLes panneaux sont sculptés en bas-reliefs garnis d'un décor floral ou géométrique ; l'arceau frontal porte un décor floral et, épousant la forme de l'arceau, une inscription coufique qui se traduit comme suit : montant vertical droit, “Au nom d'Allah, le Bienfaiteur Miséricordieux. Cette chaire a été achevée” ; traverse : “Le premier du mois de *radjab*” ; montant vertical gauche, “de l'an 490 \\[1097 J.-C.\\]. œuvre de Muhammad”.","short_description":"Cette chaire à prêcher à sept marches flanquées de panneaux latéraux porte des motifs décoratifs géométriques ou floraux et une inscription coufique datant l'objet et citant le nom de l'artisan. Le seuil est surmonté d'un arceau en forme de fer à cheval brisé.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"490 H / 1097 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 230 cm, L. 264 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure en caractères coufiques sur l'arc précédant les marches du *minbar* porte la date de 490 (1097 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *minbar* était utilisé dans la Grande Mosquée d'Alger.","obtention":"Don du ministère des Affaires religieuses ; décision ministérielle, en 1998, de confier le *minbar* au Musée national des antiquités et des arts islamiques.","bibliography":"Bourouiba, R., *L'art religieux musulman en Algérie*, Alger, 1973. \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \nMarçais, G., “Note sur la chaire à prêcher de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1926, pp. 419-422. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \nMarçais, G., *Manuel d'art musulman,* Paris, 1927.","dynasty":"Almoravide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["minbar ; chaire ; mosquée ; objets religieux ; décoration florale ; décoration géométrique ; inscription ; coufique ; Almoravides ; bois ; Grande Mosquée d’Alger"],"materials":["Bois assemblé par tenons et mortaises, sculpté en bas relief et marqueterie."]},"7f0081a0-67a5-56a0-9212-f80fe70cbeec":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé et doré à large ouverture évasée, panse globuleuse ramassée, épaule fortement incurvée et base aplatie. Le corps repose sur un important piédouche. Six anneaux de verre sont disposés à intervalles réguliers autour de l'épaule. La lampe a conservé son abondant décor émaillé rehaussé de dorures sur le col, le corps et le pied. Le col présente une grande inscription coranique en écriture *thoulouth* appliquée à l'émail bleu à contours rouges. L'inscription est interrompue par trois rondeaux contenant un blason à fleur de lys rouge sur fond blanc. La base du col est soulignée d'un bandeau de volutes délicatement dessinées, interrompu par des cartouches pointés floraux. \nLe haut de l'épaule est orné d'un mince bandeau à médaillons pointés floraux, tandis que la partie principale du corps présente une large inscription en écriture *thoulouth* disant : “Voici l'un des objets faits pour sa très noble et très haute excellence, le savant, le juste, l'administrateur, le conseiller, le régent, le vizir Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin, officier d'al-Malik al-Muzaffar (Hadji), régent des nobles provinces islamiques, que ses victoires soient couronnées de gloire !” L'inscription, sur fond bleu, est interrompue par six zones losangiques sur lesquelles viennent s'appliquer les anneaux de suspension. \nLe dessous de la panse comporte d'autres rondelles à fleur de lys et divers ornements floraux. Le pied (dont la moitié a été remplacée) est orné d'une succession de cinq bandeaux horizontaux à décor de volutes abstraites qui alternent de façon linéaire avec des ornements de dessin marqué. Les bandeaux horizontaux sont interrompus par trois médaillons en losange à motifs végétaux stylisés. \nLa lampe date exactement de 746-747 H /1346-1347 J.-C., c'est-à-dire du bref règne d'al-Malik al-Muzaffar Hadji. Contrairement à l'usage, le donateur, Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin, n'avait pas débuté sa carrière comme esclave. On sait qu'il est arrivé au Caire en 737 H /1337 J.-C. après avoir été vizir à Bagdad. La fleur de lys rouge est un symbole héraldique. Cette lampe est particulièrement importante car elle semble être le plus ancien exemple de l'utilisation de la fleur de lys par un haut fonctionnaire, alors que ce motif était jusqu'alors réservé aux sultans.","short_description":"Les lampes de mosquée en verre émaillé étaient commanditées en grand nombre par l’élite mamelouke d’Égypte et de Syrie. Ornées d’inscriptions coraniques et des titulatures de leurs donateurs, elles étaient destinées aux nombreuses mosquées et *madrasa* fondées par les Mamelouks à travers Le Caire et l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Najm al-Din Mahmud ibn Ali ibn Shirwin.","dates":"746-747 de l’Hégire (1346-1347 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, Ø 26,04 cm.","method_for_datation":"La lampe a été commandée par un haut fonctionnaire d'al-Malik al-Muzaffar Hadji, qui régna moins de deux ans (746-747/1346-1347).","method_for_provenance":"Les lampes de mosquée mameloukes de ce type sont généralement attribuées aux centres de production syriens, d'où elles étaient exportées vers l'Égypte mamelouke.","provenance":"Syrie, faite pour l’exportation vers l’Égypte.","obtention":"Acheté par le Royal Museum auprès de la collection du major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Carboni, S., *Glass from Islamic Lands*, Londres, 2001. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2002. \nEremin, K., et Al-Khamis, U., “Mamluk and Pseudo-Mamluk Glass in the National Museums of Scotland”, *Annales du 15e Congrès de l'Association internationale pour l'histoire du verre*, New York, 2003. \nPiotrovsky, M. B. et Vrieze, J., *Earthly Beauty, Heavenly Art: Art of Islam*, Amsterdam, 1999, p. 75 cat. n° 10.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lampes de mosquée ; verre ; écriture thoulouth ; blasons ; al-Malik al-Muzaffar Hadji ; Najm al-Din Mahmoud ibn Ali ibn Shirwin"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"84dd3553-46ec-5600-8a2a-e99eb0f50285":{"name":"Trois stalles de chœur.","description":"Trois sièges conservés des stalles du chœur. Richement sculptés, les bras imitent des colonnes à fût lisse, socle et chapiteau finement ouvragés. Les arcs lobés en courtine qui séparent les trois sièges témoignent d'une forte influence almohade. Les écoinçons sont occupés par des roues en relief. C'est à peine s'il reste des traces de polychromie, à part la tonalité rouge dominante et quelques autres fragments, mais on devine un lion peint, déjà assez abîmé au moment de l'acquisition de la pièce. Les éléments décoratifs dominants sont l'*ataurique* et la polychromie de motifs héraldiques faisant allusion au royaume de León. \nCette œuvre est non seulement remarquable par sa qualité intrinsèque mais également parce qu'elle atteste l'importance du royaume de León dans l'essor de l'ébénisterie mudéjare. Cette pièce appartient au type de stalles basses et, avec celle d'Astudillo, également conservée au Musée archéologique national, c'est l'un des exemples les plus remarquables de ce type d'ébénisterie dans le contexte général du style mudéjar.","short_description":"La fabrication de stalles de chœur des églises et des monastères était parfois confiée à des artisans mudéjars, qui apportaient leur technique et leurs motifs décoratifs. Ces sièges du monastère de Santa María de Gradefes (León) sont remarquables par la délicatesse de leurs assemblages et la richesse de leur décoration d'*ataurique*.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1230-1250.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 150 cm, l. 70 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques typologiques. Le premier document sur le monastère date de 1140.","method_for_provenance":"Par la documentation existante. Et la stalle était dans le monastère jusqu'à sa vente en 1874.","provenance":"Monastère de Santa María de Gradefes (León).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à D. José Gil Dorregaray, le 13 mars 1874.","bibliography":"Calvo, A., *El Monasterio de Gradefes. Apuntes para su historia y la de algunos otros cenobios y pueblos del concejo*, León, 1936-1945, éd. fac-similé : León, 1984. \nFranco Mata, á., “Arte medieval cristiano leonés en el Museo Arqueológico Nacional”, *Tierras de León*, 71, León, 1988, pp. 54-55, n° 19. \nGarcía Gutiérrez, A., *Noticia histórico-descriptiva del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1876, p. 108. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade. Arte nazarí. Arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, 1949, p. 401.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stalles ; bois , sculpture ; mudéjar ; Gradefes ; León"],"materials":["Bois de pin ; sculpture."]},"8fd8864e-24a3-584e-8096-e0df273d81e1":{"name":"Suspension.","description":"Lampe en céramique à corps bulbeux et col évasé, à décor peint en bleu et blanc. Le col porte une inscription en coufique anguleux prise entre des frises de motifs géométriques tressés. De petites vrilles de demi-palmettes s'échappent de certaines lettres. Les mots sont illisibles mais peuvent dériver de la phrase “wa-asu Sahwan” (et ils tombèrent dans une affliction éperdue). Autour du corps principal figure un enroulement de fleurs de lotus à “feuilles de têtard” courantes sur un certain nombre de céramiques “bleu et blanc” de cette période. L'alignement de panneaux allongés et pointés autour de l'épaule est un motif qui se trouve également dans l'argenterie ottomane et rappelle celle des Balkans. Cette lampe est un intéressant exemple d'échanges artistiques et culturels qui voient des formes, des motifs et des dessins passer d'un matériau à l'autre et circuler entre les cultures européennes et asiatiques.","short_description":"Autour du col de cette lampe en céramique bleu-et-blanc court une inscription en caractères coufiques, mais dont les mots sont illisibles. Bien que prenant modèle sur un prototype en verre, il es évident que cette lampe en céramique ne pouvait diffuser qu'une faible lumière. Sa fonction était sans doute plus symbolique ou décorative que fonctionnelle.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 917 de l’Hégire / 1512 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm.","method_for_datation":"On pense que cette lampe provient du *turbé* de Bayézid II (m. 917/1512), car elle ressemble beaucoup à un groupe de quatre lampes réalisées pour ce tombeau.","method_for_provenance":"Iznik était le principal centre de production de céramiques de cette qualité dans la Turquie ottomane.","provenance":"Iznik, Turquie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey*, Londres, 1989, cat. n° 109. \nCarswell, J., *Iznik Pottery*, Londres, 1998, pp. 41-43, planche 23.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A*., Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux ; hadj ; inscriptions ; écriture naskhi ; Kaaba ; kiswa ; clés ; cuivre"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"934df7dd-8577-516b-8cc1-6742a0d27a2d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée en céramique à haut col évasé et corps bulbeux, presque piriforme, reposant sur un pied bas. Elle est divisée en trois registres par de fines bandes blanches. Sur le registre supérieur, autour du col, une inscription coranique reprend un extrait du fameux verset de la lumière (sourate 24, verset 35), souvent utilisé sur les lampes de mosquée car il compare la lumière de Dieu à celle d'une lampe. Les deux registres inférieurs sont décorés de motifs floraux peints sous la glaçure en turquoise, bleu de cobalt, noir et rouge. On remarque un décalage curieux du décor entre ces deux parties, en particulier dans les grands motifs en trèfle à quatre feuilles. Le peintre travaillait peut-être d'après un modèle qui n'avait pas été conçu pour un objet de cette forme. Vers le milieu de la panse, de gros bossages alternent avec des poignées, dont l'une manque aujourd'hui. Cette perte explique peut-être que les chaînes de suspension aient été directement rivetées sur le corps de la lampe. \nCette “lampe”, qui ne peut éclairer puisqu'elle est en céramique et ne remplit donc qu'une fonction symbolique, aurait été réalisée pour le complexe de la mosquée édifiée à Istanbul par le sultan Soliman le Magnifique. Ce complexe était une importante commande architecturale qui fut un stimulant majeur pour l'industrie de la céramique centrée à Iznik. L'un de ses résultats fut l'adjonction d'un rouge brillant à la gamme chromatique de la céramique ottomane. La qualité mal assurée du rouge de cette lampe et l'application du pigment en couche mince et inégale indiquent que cet objet date des premières phases des expérimentations menées par les potiers ottomans avec la couleur.","short_description":"“Lampe” en céramique à corps bulbeux et col évasé. Bien que clairement destinée à être suspendue à un plafond comme une lampe normale, elle ne pouvait dispenser de lumière et était donc purement symbolique. Elle est censée avoir été faite pour le complexe de la mosquée Süleymaniye, qui fut achevée en 963 H / 1557 J.-C.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Soliman.","dates":"vers 963 de l’Hégire / 1557 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"La lampe aurait été fabriquée pour le complexe de la mosquée du sultan Soliman vers 963/1557 J.-C.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité.","provenance":"Iznik.","obtention":"Acheté par le musée en 1885.","bibliography":"Atasoy, N. et Raby, J., *Iznik: The Pottery of Ottoman Turkey,* Istanbul-Londres, 1989, p. 224. \nAtil, E., *The Age of Sultan Süleyman the Magnificent,* Washington, DC, 1987, pp.264-267. \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey,* Londres, 1957, p. 56. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 28 et 103. \nWatson, O., “An Iznik Mosque-Lamp”, *Oriental Art* 35:4, hiver 1989–1990, pp. 194-195.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux"],"materials":["Céramique peinte vernissée."]},"93ee1091-8763-5b6d-885f-d833bd95f55d":{"name":"Coupe incantatoire","short_description":"La coupe est inscrite en écriture mandéenne, en dialecte araméen mandéen. Le texte inscrit en spirale à partir du fond de la coupe s’enroule une quinzaine de fois sur lui-même. Le début du texte est illisible à cause des dépôts de cristaux et des noircissures. Le nom du commanditaire, en même temps que bénéficiaire de ces incantations, habituellement livré au début du texte, reste ici inconnu. Les lignes restantes consistent essentiellement en une répétition de noms des démons exorcisés par des formules d’enchaînement, notamment du démon femelle Lilith, de ses ancêtres (\"toutes ses familles et lignées\"), ainsi que de ses progénitures. \nLes communautés araméennes de Mésopotamie sont les héritières d’anciennes croyances remontant aux textes akkadiens et même sumériens, selon lesquels les démons étaient d’une variété inépuisable. Le Mandéen, en raison de sa foi dualiste, croit aux esprits mauvais, dont il redoute l’action néfaste. Aussi la magie est-elle un aspect essentiel de sa vie religieuse. Cette pratique, consistant à enfouir les coupes ainsi inscrites aux quatre coins de la maison, a connu une large diffusion parmi les diverses communautés religieuses de Mésopotamie jusqu’à la conquête musulmane et au-delà.","type":"Céramique","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Ier siècle avant ou Ier siècle de l'Hégire / VIe-VIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 6,4 cm, D: 19 cm, E: 0,7 cm, D. base: 5,8 cm","provenance":"Nippur (?), Iraq","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1984.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nMoulierac, J., et al., *Céramiques du monde musulman: collections de l'Institut du monde arabe et de J.P. et F. Croisier* , Paris: Institut du monde arabe, Paris, 1999: 151. \n \nSafadi, Y.H., *Calligraphie islamique*, Paris: Chêne, 1978: 6. \n \nRéunion des Musées nationaux, *Naissance de l'écriture: cunéiformes et hiéroglyphes*, Paris: Réunion des Musées nationaux, 1982: 113, 183, Fig. 73, 74. \n \nSoustiel, J., *La céramique islamique*, Fribourg: Office du Livre, 1985: 34, Fig. 16. \n \nTeixidor, J., \"The Syriac Incantation Bowls in the Iraq Museum\", Sumer,18 (1962): 51–62.","materials":["Céramique non glacée, inscription tracée à l'encre noire."]},"95f0e5c9-0936-55b5-ae88-631dafd406d1":{"name":"Minbar.","description":"Un *minbar* est une chaire en bois surélevée d'où le prédicateur prononce ses sermons hebdomadaires, ou *khutba*, le jour de la prière commune du vendredi. C'est l'un des premiers types de mobilier liturgique islamique introduit au temps du prophète lui-même. Lorsque Nour al-Din (m. 569 H / 1174 J.-C.) arriva au pouvoir en Syrie et en al-Djazira, il commandita plusieurs importants *minbar* dans le cadre d'une volonté de propagation de la foi et du *djihad*. Il en confia la fabrication à des menuisiers réputés d'Alep. \nCe *minbar* fut commandité pour une nouvelle mosquée édifiée par Nour al-Din à Hama en 558 H / 1163 J.-C. Il se compose d'un étroit escalier conduisant à une plate-forme couverte. Bien qu'il ait perdu ses marches d'origine et ses parois latérales, sa structure supérieure a été conservée. La plate-forme à plan carré présente trois ouvertures en arc et un fond plein. Un entablement richement décoré soutient une petite coupole. Les arabesques végétales et géométriques illustrent le haut niveau de qualité du travail de sculpture du bois. Deux inscriptions historiques figurent en frise de chaque côté des balustrades. Celle de gauche, qui a été déplacée pour être accrochée au-dessus de l'entrée de la mosquée, évoque la guerre sainte et la justice. Celle de droite, restée en place, met en valeur la piété et l'humilité. La corniche possède également une inscription coranique qui décrit les merveilles de la création divine et du paradis. Le dos de la chaire comporte une *chahada*, ou déclaration de foi, sculptée sur deux lignes en caractères *thoulouth* dans un cartouche. \nCe *minbar* affirmait les positions religieuses et politiques de Nour al-Din, répétées sur les murs de la mosquée. Son importance tient à ce qu'il illustre une symbolique de l'autorité. Les inscriptions, comme les sermons, exprimaient le pouvoir et la vision. Dans le cas de Nour al-Din, des documents historiques montrent l'attention méticuleuse qu'il portait à la mise en œuvre de ce qui était annoncé en son nom dans les nombreuses mosquées qu'il édifiait. L'image projetée était celle de grande piété, par contraste avec la magnificence, et d'humilité opposée à la richesse, sans oublier comme toujours le rappel de la guerre sainte. \nLe rêve de Nour al-Din de libérer Jérusalem est exprimé de façon similaire mais moins richement composée dans un *minbar* commandé pour la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, avant qu'elle ne soit reprise aux Francs par Saladin. Malheureusement, ce meuble a disparu lors d'un incendie en 1969.","short_description":"Le *minbar* de Nour al-Din à Hama est un important exemple de l'art syrien de la sculpture du bois. On sait que Nour al-Din a employé les meilleurs menuisiers alépins pour fabriquer des *minbar* qu'il expédia à diverses mosquées syriennes pour prêcher la guerre sainte lorsque les Croisés prirent Jérusalem.","holder":"Musée de Hama.","initial_owner":"Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.).","dates":"558 de l'Hégire / 1163 J.-C.","location":"Hama","dimensions":"H. (au plus haut) 430 cm, L. 320 cm, l. 85 cm","method_for_datation":"Une inscription au dos de cette chaire indique \"559\" (1164).","method_for_provenance":"Cette chaire se trouvait à l'origine dans la mosquée Nour al-Din à Hama construite par Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi en 558/1164.","provenance":"Hama, Syrie.","obtention":"Jadis dans la mosquée Nour al-Din à Hama, le *minbar* a été transféré au musée.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nMoaz, A. R., “The Minbar of the Aqsa Mosque, Woodwork in 12th-Century Syria-Palestine”, *Islamic Arts and Crafts*, Istanbul (sous presse). \nTabbaa, Y., “Monuments with a Message: Propagation of Jihad under Nour al-Din (1146-1174)”, *The Meeting of Two Worlds: Cultural Exchange between East and West during the Period of the Crusades* (V. P. Goss, éd.), Michigan, 1986.","dynasty":"Période atabeg-zenguide","author":"Waal Hafian","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Minbar ; mosquée ; sculpture sur bois ; incrustations ; motifs géométriques ; Hama ; Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi ; djihad ; zenguides"],"materials":["Bois sculpté et incrusté."]},"96998c67-dbae-5a23-8da5-21ca0231218d":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe en forme de jarre avec six anneaux de suspension et haut pied tronconique. Contient une inscription dupliquée sur le goulot et sur la panse : “Ceci est l'un des objets faits pour le mausolée de l'émir Alan al-Din Ali, fils de son excellence Sayf al-Din Baktamur, *al-hajib* (chancelier), que Dieu le couvre de sa miséricorde.” Trois blasons la divisent en parties égales sur le goulot tandis que trois autres blasons alternent avec des arabesques stylisées autour du registre inférieur de la panse. Le pied présente trois médaillons à motifs trifoliés simples. Le blason circulaire est divisé en trois champs : les zones supérieure et inférieure sont blanches, le champ central présente l'image d'un cheval avec une structure en forme de coupole sur le dos.","short_description":"L'inscription de la lampe la date de 721 H / 1321 J.-C. : “Ceci est l'un des objets faits pour le mausolée de l'émir Alan al-Din Ali, fils de son excellence Sayf al-Din Baktamur, *al-hajib* (chancelier), que Dieu lui accorde sa miséricorde.” La forme et la décoration de la lampe sont typiques de l'époque mamelouke.","holder":"Musée Calouste Gulbenkian.","initial_owner":"Émir Alin ibn Baktamur.","dates":"Postérieure à 23 muharram 721 de l’Hégire / 21 février 1321 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 31 cm ; Ø bord 21cm ; Ø max. 20,5 cm ; Ø base 13,5 cm.","method_for_datation":"D'après l'inscription, après la mort de l'émir Ali ibn Baktamur, le 23 *muharram* 721/21 février 1329.","method_for_provenance":"Par expertise, analyse stylistique et comparative et référence à des catalogues publiés.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Provenant de la collection du baron Gustave de Rothschild, acquise par l'intermédiaire de Joseph Duveen à Philip Sassoon, à Londres, le 8 novembre 1919.","bibliography":"*Arte do Oriente Islâmico. Catálogo*,Lisbonne, 1963. \n*Museu Calouste Gulbenkian. Catálogo*, Lisbonne, 2e éd., 1989. \n*Only the Best: Masterpieces of the Calouste Gulbenkian Museum, Lisbon* (catalogue d'exposition), New York, 1999. \nRibeiro, M. Q. et Hallet, J., *Os Vidros da Dinastia Mameluca no Museu Calouste Gulbenkian*, Lisbonne, 1999.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lampe ; verre soufflé ; Mamelouks ; Égypte ; Syrie ; Alin ibn Baktamur"],"materials":["Verre soufflé couleur miel ; décor doré et émaillé de bleu, rouge, rose, vert, jaune et blanc."]},"96b73ca3-92f9-5650-8a53-7c417d5387ad":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé à ouverture évasée et corps ramassé, posé sur un pied court. Son verre brunâtre est décoré d'émail bleu et blanc et de rehauts en rouge, vert, jaune et or. Le décor consiste presque exclusivement en une inscription en majestueuse écriture de style *thoulouth* et de bandeaux additionnels à l'étranglement du col et juste au-dessus du pied, ornés d'une décoration florale exubérante. Les inscriptions comprennent des versets du Coran (sourate 83:22, 24-5) et la phrase : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, al-Malik al Mudaffar, le savant, le juste, Rukn al-Dunya wa'l-Din, que Dieu lui assure la victoire.” Ce texte se réfère au sultan mamelouk Rukn al-Din Baybars II, qui ne régna que pendant une courte période de 708 à 709 H / 1309 à 1310 J.-C., avant d'être renversé et tué. Il gouverna cependant comme co-régent, avec un autre officier, au nom du sultan captif al-Nasir Muhammad Ibn Qalawun à partir de 698 H (1299 J.-C.). Il édifia également un bel ensemble architectural au Caire, contenant son tombeau ainsi qu'un pavillon pour les soufis, de 704 à 708 H (1306 à 1309 J.-C.). Les inscriptions sur le bâtiment – immédiatement effacées par son successeur – se référaient déjà à lui comme sultan. Comme les inscriptions coraniques de cette lampe évoquent la vie dans l'au-delà, elle a pu être commandée pour être suspendue dans la chambre funéraire. Le décor de la lampe est par ailleurs similaire à celui d'un grand coran que Baybars avait commandé pour le même complexe, ce qui suggère l'existence d'une équipe d'artisans travaillant à donner un aspect unifié au programme décoratif prévu.","short_description":"Lampe en verre émaillé de forme typiquement mamelouke, dont la décoration presque exclusivement calligraphique inclut des versets du Coran et un éloge de la brève vie du sultan Rukn al-Din Baybars II. Les versets évoquent l'au-delà, ce qui suggère que la lampe a peut-être été fabriquée pour la tombe du sultan.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Rukn al-Din Baybars II.","dates":"entre 704 et 709 de l’Hégire / 1306 et 1310 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 29 cm, l. 25,4 cm.","method_for_datation":"La lampe date du bref règne (708-709/1309-1310) du sultan mamelouk Rukn al-Din Baybars II, auquel renvoie la phrase de l'inscription “Gloire à notre seigneur, le Sultan, al-Malik al Mudaffar, le savant, le juste, Rukn al-Dunya wa'l-Din, que Dieu lui assure la victoire”.","method_for_provenance":"On peut présumer que les lampes de verre de ce type étaient produites au Caire, solution plus commode et plus sûre que de les faire exécuter ailleurs et transporter.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Ayers, J., *Oriental Art in the Victoria and Albert Museum*, Londres, 1983, p. 113. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans,* New York, 2001, pp. 230-232. \nLamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten,* Berlin, 1929-1930, pp. 428-429.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux"],"materials":["Verre émaillé."]},"998a912b-36fb-51e9-9d23-92392129a07c":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis produit par des artisans paysans de Gördès (Anatolie), l'un des principaux centres de fabrication du tapis au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), célèbre pour ses nœuds serrés et ses velours de laine courts et soyeux. Le dessin comme les couleurs de ce tapis, sa niche bleu foncé encadrée d'écoinçons et de bordures élaborés sont typiques de ce style. La présence de la niche confirme qu'il s'agit d'un tapis de prière, offrant un endroit propre pour se livrer au rite des cinq prières quotidiennes. Elle reprend la forme du “mihrab” ou niche de prière des mosquées et indique la direction de La Mecque, vers laquelle les musulmans doivent se tourner pendant leurs dévotions. Elle peut également symboliser la porte d'accès au paradis. L'ornement en suspension dans sa pointe revêt peut-être une signification spirituelle.","short_description":"Tous les ménages de Gördes, en Anatolie, possédaient leur métier à tisser pour les femmes et les jeunes filles qui fabriquaient de petits tapis et des tapis de prière. Ce tapis de prière est décoré d’une élégante niche centrale rappelant l’architecture des *mihrab* des mosquées anatoliennes.","holder":"Saint Mungo Museum for Religious Life and Art, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 183 cm, l. 119 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. à la fois la composition et le tissage de ce tapis ressemblent à plusieurs autres tapis de prière de ce type datant du XIIIe/XIXe siècle, qui sont attribués à la production de Gördès.","provenance":"Gördès, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection donnée à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Bennett, I., *Rugs and Carpets of the World*, Londres, 1977. \nScarce, J. M., “Oriental Carpets: The Burrell Collection”, Arts of Asia, mai-juin 1990, p. 136.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objets religieux ; décoration florale"],"materials":["Laine (chaîne, trame et velours)."]},"9adcd1ba-69fc-5d1e-b977-f72226d33bb1":{"name":"Croix processionnelle.","description":"Croix fleurdelisée, avec intersection de la tige et des bras en carré, nœud sphérique aplati et tige tubulaire d'encaissement. Le décor du champ de la croix est formé d'un ruban continu qui contourne le périmètre de la pièce entière délinéant, dans son intérieur, des losanges et des triangles remplis de motifs géométriques et floraux. Sur les angles du carré où s'inscrit le centre de la croix, quatre motifs à huit feuilles sont dessinés. Le revers est également délimité par un ruban, les bras et la tige étant remplis d'entrelacs géométriques d'inspiration végétaliste. Dans le centre se trouve un grand cercle décoré d'entrelacs géométriques complexes, qui génèrent d'autres centres, constituant l'élément islamique le plus visible de la décoration de la croix. \nLe décor, mais aussi la probable provenance nord-africaine du métal, semblent désigner l'œuvre d'un artiste originaire des communautés islamiques péninsulaires, chrétien ou non, ayant travaillé pour les royaumes chrétiens ibériques. \nCe genre de croix avait une double fonction ; elle pouvait être hissée en tête des processions et funérailles, mais, fixée sur des bases, elle pouvait aussi devenir un élément de l'appareil liturgique de l'autel.","short_description":"Cette croix d'origine inconnue a dû être produite au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs en entrelacs, typiques de l'art islamique, au centre d'un des côtés de la croix sont particulièrement remarquables. Cette pièce a dû être faite par un artiste musulman travaillant pour un patron chrétien.","holder":"Musée national d’art ancien.","dates":"XIVe siècle.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 63 cm ; l. 37 cm ; poids 1 814,2 gr.","method_for_datation":"Analyse stylistique concernant la forme de la croix.","obtention":"Achetée à un particulier en 1878 par l'Académie nationale des beaux-arts, la croix a intégré le Musée national des beaux-arts et de l'archéologie, créé en 1884 dans une pièce de l'Académie. Après la création du Musée national d'art ancien en 1911, le fonds a changé de propriétaire.","bibliography":"Cordeiro, M. I. G. M., *A Arte do Ferro em Portugal*, thèse d'état pour conservateurs de musée, texte inédit, dact., Lisbonne, 1962. \n*Inventário do Museu Nacional de Arte Antiga. Colecção de Metais. Cruzes Processionais – Séculos XII-XVI,* Lisbonne, 2003. \n*Portugal Islâmico. Os últimos Sinais do Mediterrâneo* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1998, p. 302.","dynasty":"Mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Joaquim Oliveira Caetano","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croix ; mudéjar ; objet religieux ; décor géométrique"],"materials":["Cuivre ciselé et doré."]},"ab91307f-d3d5-5f2a-88d0-9f2eb6934a29":{"name":"Plateau servant à la détermination de la qibla.","description":"Les musulmans doivent faire face à la *qibla*, la direction de la Kaaba à La Mecque, pendant leurs prières. Ils ont donc souvent besoin d'instruments pour leur indiquer cette direction. Le fond de ce plateau rond à bords relevés est divisé par des rayons concentriques. Au centre figurent les noms de l'artisan et du lieu de fabrication (\"fait par Sayyid Thabit à Damas\"). Les tables se présentent sous forme d'une suite d'anneaux concentriques qui contiennent le nom d'un certain nombre de villes indiquées dans trois de ces anneaux (Damas, Bagdad, Constantinople, Jérusalem, Téhéran, Kaboul…) et des lettres correspondant à des nombres qui indiquent des degrés d'angles. L'intérieur du bord est gradué, chaque gradation correspondant à 5°. Les quatre points cardinaux sont indiqués dans des demi-cercles. \nLa surface extérieure du bord contient une explication en arabe sur la façon d'utiliser l'instrument. La formule est développée en deux lignes séparées par quatre médaillons dans lesquels il est écrit que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier, \"le champion triomphant de la justice et souverain suprême \\[*khaqan*\\] qui est le fils du souverain suprême, roi des deux terres et des deux mers et serviteur des deux sanctuaires, que Dieu immortalise son règne\". Ces informations sont rédigées en écriture coufique noire sur fond blanc, le tout recouvert d'un engobe transparent.","short_description":"Le diagramme figurant sur ce plateau en céramique remplissait une importante fonction. La disposition schématique des noms de villes et de données trigonométriques permettait de trouver la direction de la Kaaba de La Mecque et donc celle de la prière. Il était particulièrement utile aux voyageurs.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Sultan Sélim Ier (r. 918-926 H / 1512-1520 J.-C.).","dates":"918-926 de l'Hégire / 1512-1520 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 18,5 cm, H. 3,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription précise que ce plateau a été réalisé sur ordre du sultan Sélim Ier (r. 918-926/1512-1520 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription précise que l'objet a été réalisé à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Achat en 1935.","bibliography":"Cluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Terre cuite ; céramique ; engobe transparent ; objets utilitaires ; détermination de la direction de la qibla ; prières ; sultan Salim (Sélim) ; Sayyid Thabit ; qibla ; Damas ; Constantinople ; Jérusalem ; Kaboul ; Bagdad ; Téhéran ; La Mecque ; Kaaba"],"materials":["Céramique à peinture noire et bleue sur fond blanc, et glaçure transparente."]},"bde1bb31-4ed9-500e-8ed0-c80c51d8d0cd":{"name":"Minbar.","description":"Ce *minbar* est une chaire mobile à 8 marches soutenue par des parois verticales terminées par des arcatures latérales que réunissait une rampe. Il est décoré sur ses parties intérieures et extérieures. Tout le répertoire décoratif andalou connu à cette époque, végétal, floral, géométrique, épigraphique a été mis en œuvre. Les côtés et le dossier sont encadrés d'inscriptions en caractères coufiques (textes coraniques, formules pieuses, trois textes de fondation). Les lettres sont écrites en relief, sculptées ou incrustées. La marqueterie et les incrustations d'os et d'ivoire sont utilisées sur les côtés pour les entrelacs géométriques à damier et pour les motifs floraux en forme d'arbres de vie couronnés d'arcatures qui ornent le dossier et les contremarches. Les petits panneaux polygonaux en bois de formes variées qui remplissent les interstices des entrelacs géométriques sont sculptés et ciselés de motifs végétaux et floraux avec une finesse et une précision remarquables qui rappellent, tout en le surpassant, le travail des boîtes omeyyades en ivoire. à ces sculptures et ciselures s'ajoutent les jeux de couleurs et de nuances des bois précieux pour faire de ce meuble liturgique un chef-d'œuvre du genre. Une des inscriptions précise qu'il a été commandé à un atelier de Cordoue par Ali ibn Youssef en 532/1137 pour la grande mosquée de Marrakech. L'Almohade Abdelmoumen en rasant la mosquée d'Ali en 542 H / 1147 J.-C. a cependant épargné le *minbar*. Il l'a placé dans sa mosquée, la première Koutoubiya, et transféré dans la seconde, l'actuelle Koutoubiya, où il est demeuré en fonction jusque dans les années 1950.","short_description":"Fabriqué à Cordoue pour la Grande Mosquée de Ali ibn Youssef de Marrakech, il a été épargné et placé par Abdelmoumen dans sa mosquée, la Koutoubia. Le travail, fin, précis, minutieux, tout en nuances, fait de ce meuble le seul *minbar* qui nous soit parvenu de cette époque, un chef-d'œuvre du genre.","holder":"Palais al-Badi.","owner":"Mosquée de la Koutoubiya (habous ou waqf).","initial_owner":"Le monarque almoravide Ali ibn Youssef qui l’avait commandée pour sa Grande Mosquée de Marrakech.","dates":"532 de l’Hégire / 1137 J.-C. (début de fabrication).","location":"Marrakech.","dimensions":"H. 386 cm, L. 346 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le dernier montant du côté gauche : “Ce *minbar* fut fabriqué à Cordoue, Dieu la garde, pour la grande mosquée de la cité de Marrakech, Dieu la garde, et le commencement de sa fabrication fut avec l'aide de Dieu, au premier jour du mois de *mouharam* de l'année 532/1137, puisse Dieu glorifier la récompense de son commanditaire.” L'inscription de l'arcature du dossier proclame : “Que Dieu soutienne le prince \\[des croyants Ali ibn Youssef\\] Ibn Tachfin ainsi que son prince héritier.”","method_for_provenance":"Le lieu de fabrication (Cordoue) et sa destination première (la mosquée d'Ali ibn Youssef) sont révélés par l'inscription gravée sur l'arcature du dossier : “… Ce *minbar* a été exécuté dans la ville de Cordoue, que Dieu la protège, pour cette grande mosquée vénérée, que Dieu fasse qu'elle perdure avec la parole de l'islam. Elle a été achevée…” Le nom de “Aziz” gravé sur la structure, découvert lors de la restauration, serait peut-être celui d'un artisan ou d'un contremaître.","provenance":"Cordoue (Espagne).","obtention":"Sorti pour sa préservation de la mosquée Koutoubiya l'année 1962, il est actuellement (2005) conservé, depuis l'achèvement de sa restauration, dans une pièce du palais al-Badi.","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades. V. La chaire de la Kotobîya”, *Hespéris* 6, Rabat, 1926, pp. 168-207. \n \nBloom, J.M., Toufiq, A., Carboni, S., Soultanian, J., Wilmering, A.M., Minor, M.D., Zawacki, A., Hbibi, M., *Le Minbar de la Mosquée Kutubiiyya*, Madrid, 1998. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à 1912*, Rabat, 1959. \n \nSauvaget, J., “Sur le minbar de la Koutoubia de Marrakech”, *Hespéris* 36, Rabat, 1949. \n \nTerrasse, H., “Minbars anciens du Maroc”, *Mélanges d'histoire et d'archéologie de l'Occident musulman,* 2, Alger, 1957.","dynasty":"Almoravide","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier liturgique ; décoration géométrique ; décoration florale ; décoration épigraphique"],"materials":["Essences de bois diverses (cèdre, acacia, buis, jujubier), os naturel et peint en vert, ivoires (sculptés, ciselés, ajourés, assemblés, incrustés, dorés)."]},"c3101633-812c-5595-969c-ee2b57886090":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée en verre émaillé et doré à large col en entonnoir et rebord adouci. Elle présente un corps ramassé, une épaule fortement incurvée et une base aplatie sur haut piédouche à pontil prononcé sous le pied. Six anneaux de suspension sont disposés autour de la panse à intervalles réguliers. La lampe est entièrement ornée d'un décor émaillé en rouge, bleu et vert pâle, rehaussé de dorures. Autour du col, un large bandeau en écriture de style *thoulouth* en émail bleu est entouré d'une bordure florale. Un extrait du Coran (sourate II, verset 256) est rythmé par des rondeaux or, rouge et vert, chacun contenant en son centre une petite coupe. Le bas du col et le haut de la panse sont décorés de bandeaux floraux interrompus par des rosettes à motifs floraux. Sur la panse, une seconde inscription en écriture *thoulouth* donne les titres du haut personnage commanditaire de l'objet : Zayn al-Din Moubarak qui, selon le blason mentionné plus haut, était échanson auprès du sultan al-Malik al-Salih, également nommé dans l'inscription. Deux autres souverains portent le même titre, tous deux fils de al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun : le premier, al-Malik al-Salih Isma'il (r. 742-745 H / 1342-1345 J.-C.), le second, al-Malik al-Salih Salih (r. 751-754 H / 1351-1354 J.-C.).","short_description":"Les lampes de mosquée en verre émaillé étaient commanditées en grand nombre par l’élite mamelouke d’Égypte et de Syrie. Ornées d’inscriptions coraniques et des titulatures de leurs donateurs, elles étaient destinées aux nombreuses mosquées et *madrasa* fondées par les Mamelouks à travers Le Caire et l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Major W. J. Myers.","dates":"742-754 de l’Hégire / 1342-1354 J.-C.","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, Ø 26,67 cm.","method_for_datation":"La présence du nom de al-Malik al-Salih sur cette lampe permet de la dater du règne de al-Malik al-Salih Isma'il (r. 742-745/1342-1345) ou de celui de al-Malik al-Salih Salih (r. 751-754/1351-1354).","method_for_provenance":"Des lampes de mosquée de ce type furent réalisées en grandes quantités en Égypte comme en Syrie au cours du VIIIe/XIVe siècle.","provenance":"Syrie.","obtention":"Achetée par les NMS auprès de la collection du major W. J. Myers en 1900.","bibliography":"Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2002 (pour une analyse sur les lampes de mosquées du même type et la verrerie mamelouke). \nEremin, K. et Al-Khamis, U., “Mamluk and Pseudo-Mamluk Glass in the National Museums of Scotland”, *Annales du 15e Congrès de l'Association Internationale pour l'Histoire du Verre*, New York, 2003.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture thoulouth ; lampe de mosquée ; verre émaillé ; Zayn al-Din Moubarak ; al-Malik al-Salih Isma’il ; al-Malik al-Salih Salih"],"materials":["Verre émaillé et doré."]},"d0bee2a2-2f3b-5679-b3ad-433e3664ca0a":{"name":"Tapis de prière.","description":"Tapis de prière typique de la production de Ladik, village proche de la ville de Konya en Anatolie centrale. Il se compose d'une niche centrale rouge entourée de trois cadres ornés. Au centre figure un bouquet stylisé partant d'une minuscule aiguière reposant sur un cartouche qui contient un texte illisible. Au-dessus de la niche, apparaissent un croissant et un second cartouche donnant une date, 1217, tissée dans le sens de l'axe longitudinal. Reproduit par les femmes du village sur des métiers domestiques, le dessin s'inspire des tapis de prières de cour à colonnes des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Ces femmes tondaient également les brebis, filaient la laine et la teignaient. Ladik était situé sur la principale route de pèlerinage du nord vers le sud et les tapis étaient tissés et vendus pour compléter les revenus des villageois. Ils étaient ensuite offerts en geste pieux à des mosquées ou des tombeaux de la région ou d'ailleurs. Un tapis de ce genre figure dans une peinture européenne du XVIIe siècle, une nature morte de Nicolaes van Gelder, datée de 1664.","short_description":"Ce tapis de prière est un exemple des pièces réalisées dans le village de Ladik près de Konya en Anatolie. Exécutés par les femmes au village, sur des métiers domestiques, les tapis étaient vendus aux pèlerins qui passaient par là sur leur route pour La Mecque. Ils les offraient à des mosquées ou des lieux de pèlerinage à leur retour.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"1217 de l’Hégire /1802 J.-C.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 200, 6 cm, l. 111,7 mm.","method_for_datation":"Analyse artistique et présence d'inscriptions tissées dans le tapis dont l'une donne la date de 1217/1802.","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Ladik, Anatolie, Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Black, D., *World Rugs and Carpets: A comprehensive guide to the design, provenance and buying of carpets*, Feltham, 1985. \nBailey, J., “Ladik Prayer Rugs”, *Hali* n° 28, octobre-décembre 1985, Londres, pp. 18-25.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vie de village ; commerce ; décoration florale ; objets religieux ; pèlerinage"],"materials":["Laine (trame, chaîne et poil), tissage sur métier."]},"d39f33c7-ab99-570d-9745-2ca9481fd5e0":{"name":"Vasque à ablutions.","description":"Vasque à ablutions octogonale. L'intérieur est creusé, avec les bords encadrés au-dessus et à l'extérieur. Présente une perforation postérieure. La base est tronquée, il lui manque un pédoncule ou un pied. La bordure extérieure présente un décor à éléments géométriques de petite taille (losanges, carrés et cercles), gravés. Le bord supérieur présente sur tout le périmètre une inscription arabe, en graphie coufique, sur laquelle on peut lire l'expression *al-mulk*, répétée en continu.","short_description":"La preuve de la présence prolongée d'une communauté musulmane à Lisbonne est apportée par cette vasque à ablutions de forme octogonale sculptée dans le calcaire d'origine locale. Elle fut découverte pendant les travaux de restauration du quartier maure de Lisbonne, à la mosquée duquel elle appartenait.","holder":"Musée de la Ville.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. totale 114 cm , Ø 223 cm.","method_for_datation":"Datation externe, historique. La mosquée du quartier maure, dont on suppose qu'elle lui appartenait, a été démantelée au début du XVIe siècle, durant le règne de D. Manuel Ier de Portugal.","method_for_provenance":"Découverte pendant les travaux de réhabilitation urbaine, reutilisée dans la maçonnerie de l'un des murs de l'immeuble de la rue João de Outeiro, numéro 67 (Mouraria, Lisbonne). L'immeuble daterait, initialement, du XVIe siècle.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Donation.","bibliography":"*Lisboa Subterrânea* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1994.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Rodrigo Banha da Silva","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vasque à ablutions ; pierre de liais ; graphie coufique ; al-mulk"],"materials":["Pierre de liais."]},"d709dc46-d56e-5b96-833d-47202bfed1b4":{"name":"Tapis de prière","description":"Une lampe se découpe sur le champ indigo de la niche de prière (mihrab) représentée sur ce tapis de haute laine. Le tympan vert olive à motif de rinceaux est soutenu par deux colonnes. Des œillets ornent le registre supérieur de la niche. Une succession de rosettes et des palmettes ponctuées d’arabesques habille le fond ivoire de la bordure principale. Le tapis, qui compte 4200 nœuds symétriques au décimètre carré, a été fabriquée en Turquie dans le premier quart du XXe siècle. Orienté vers La Mecque, le tapis assure la pureté du lieu de culte et crée un espace isolé pour prier. Jadis, les musulmans s’agenouillaient et se prosternaient sur des nattes de palmier ou des peaux de mouton. Le champ du tapis de prière présente généralement une représentation stylisée du mihrab : niche creusée dans le mur d’une mosquée indiquant la direction de La Mecque, vers laquelle le fidèle se tourne pour prier.","type":"Tapis de prière","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Fin XIXe s. ou début XXe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"173,5 x 121 cm ; 4200 nœuds au décimètre carré","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives","provenance":"Turquie","obtention":"Don de Mme Charles F. Martin \n \nDon de Mme Charles F. Martin, Montréal (Québec), en 1944, mais conservé jusqu'à sa mort en 1956","bibliography":"Neff, I.C. et C.V. Maggs, *Dictionary of Oriental Rugs*,Capetown, Ad Donker, 1977, p. 55-56. \nIttig, Annette, *Rêves tissés : tapis d'Orient de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1994, p. 38-39. \nIten-Maritz, J., *Turkish Carpets*, Fribourg, Tokyo, New York, Kodansha, 1977, p. 82-85.","dynasty":"Empire ottoman (1299-1922)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["Tapis de prière; textile ottoman; textile islamique"],"materials":["Laine, coton ; nœuds symétriques"]},"dfeaa5f1-63bf-55dd-a784-98bce952f149":{"name":"Minbar.","description":"*Minbar* en bois : une double-porte, surmontée d'une frise de *mouquarnas* à traces de décor floral peint, ouvre sur un escalier de sept marches, qui se termine par un petit palier surmonté d'un bulbe. La quasi-totalité des parties extérieures est décorée de motifs géométriques en bois incrustés de plaques d'ivoire à la façon d'une mosaïque. Certains motifs sont assez francs, comme les étoiles et les polygones à seize pointes des panneaux triangulaires latéraux, d'autres plus massifs et complexes, dont celui des doubles portes de l'entrée. Ce *minbar* comporte plusieurs inscriptions sculptées dans le bois ou les panneaux d'ivoire. Certaines sont des versets coraniques, par exemple les versets 33:56 et 16:90, respectivement sur le devant et sur l'arrière des portes. D'autres inscriptions louent le sultan Qaytbay et lui souhaitent un règne prolongé. Ce *minbar* a sans doute été utilisé dans l'une des nombreuses mosquées construites ou rénovées par Qaytbay pendant son sultanat, bien que l'on ne sache laquelle. C'est l'un des derniers *minbar* mamelouks à utiliser l'ivoire, les conditions économiques ayant considérablement enchéri ce matériau au cours des dernières années de la dynastie.","short_description":"Ce *minbar* (chaire) en bois à décor couvrant consistant en motifs géométriques faits d'incrustations d'ivoire a probablement servi à l'une des nombreuses mosquées fondées ou restaurées par le sultan Qaytbay, à qui l'on doit une période d'essor économique et de renaissance artistique dans les régions mameloukes.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 708 cm, l. 113 cm, P. 304 cm.","method_for_datation":"Des inscriptions sur le *minbar* donnent le nom du sultan Qaytbay (“Que Dieu prolonge son règne”), ce qui implique qu'il était en vie. Ce *minbar* est en conséquence daté de ce règne : 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869 à la Meymar Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington, DC, 1981, pp. 195-196. \nPhilips, T., *Africa : The Art of a Continent : 100 Works of Power and Beauty*, New York, 1996, cat. n° 7.67. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S. *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 100-101.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux ; décor géométrique"],"materials":["Bois incrusté d’ivoire et d’os."]},"e36d1815-45d9-51df-ac24-e2a59050461b":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Grande lampe de mosquée à ouverture évasée, partie inférieure aplatie et pied bas retourné. Six anneaux de verre sont prévus pour attacher les chaînes de suspension. La lampe est décorée d'émail et de dorures qui composent un motif en plusieurs parties. La section supérieure du col est ornée d'une grande inscription en lettres bleu vif. Le texte, divisé en trois par des médaillons circulaires de louanges au sultan, comprend le début du fameux verset de la Lumière tiré du Coran (sourate 24, verset 35) : “Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Cette lumière ressemble à un flambeau, à un flambeau placé dans un cristal…” (trad. Kasimirski). Ce verset figurait souvent sur des luminaires comme les lampes de mosquée. La partie inférieure du col porte un bandeau de décoration à grands traits en rouge, ponctué de petits médaillons bleus. La partie principale du corps présente un étonnant réseau de fins motifs entrelacés tracés en rouge sur fond bleu à éléments floraux. Le contour de ces entrelacs est laissé en verre neutre, pour que le motif resplendisse lorsque la lampe est allumée. La partie inférieure, au-dessus du pied, reprend les médaillons circulaires du col.","short_description":"Lampe de mosquée de forme typiquement mamelouke ornée autour du col d'une importante inscription et, sur la panse, d'un complexe motif d'entrelacs dont les contours sont laissés en verre neutre pour mieux resplendir lorsque la lampe était éclairée – sans doute dans la mosquée du sultan Hassan.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Censée avoir été réalisée pour la mosquée et la madrasa du sultan Hassan (r. 748-752 H / 1347-1351 J.-C. et 755-762 H / 1354-1361 J.-C.).","dates":"probablement entre 757 de l’Hégire / 1356 J.-C. et 762 H / 1361 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 35,6 cm, l. 30,7 cm.","method_for_datation":"Cette lampe est réputée venir de la mosquée et de la *madrasa* du sultan Hassan, édifiée entre 757 et 762/1356 -1361.","method_for_provenance":"On pense que les lampes en verre de ce type étaient fabriquées au Caire, solution plus pratique et plus sûre que de les faire réaliser ailleurs puis de les transporter.","provenance":"Peut-être Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 28 et planche 14.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["verre doré et émaillé."]},"e9f4c38d-048f-5665-96a4-f4e9444dc22f":{"name":"Tapis de prière avec une rangée de niches.","description":"L'un des trois tapis à “rangs” du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) figurant dans la collection du musée. Le tapis nous étant parvenu sous forme de fragment, les dimensions de la pièce d'origine sont inconnues. Sa composition fait appel à un motif de niches de *mihrab* qui délimitent les emplacements pour prier en rangées alignées. Sur un fond rectangulaire crème se détachent cinq niches de *mihrab* à bordures bleu foncé, deux vertes et trois bleu foncé. L'influence des bordures monumentales en pseudo-coufique des tapis de Konya du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) de la période des Seldjoukides d'Anatolie est notable dans le dessin des *mihrab*. Chaque niche est couronnée d'une tête de cerf stylisée et ses angles sont ornés de triangles à motif de damier bleu foncé d'où pendent des stalactites. Dans le champ intérieur figurent trois lampes de mosquée suspendues, une centrale, deux latérales. Quatre des niches présentent en partie inférieure des motifs en diamant d'où partent des pointes de flèches dans les quatre directions. Celle du centre ne comporte qu'un unique motif en diamant, comme pour marquer le centre du tapis. \nLe motif en bleu sur fond rouge qui évoque une double tête de cerf de la bordure principale sert en même temps à isoler les niches l'une de l'autre. Les motifs de la bordure étroite à fond jaune qui entoure la bordure principale évoquent une chaîne de rosettes jaunes et bleues tressées. Les motifs géométriques sont inspirés de la tradition seldjoukide, en particulier les angles en pointe de flèche, motif qui rappelle l'écriture coufique. Comme les lampes de mosquée et les étoiles à huit branches, ils annoncent la transition vers le tapis de prière ottoman.","short_description":"Les plus anciens tapis de prière ottomans à niches multiples sont datés du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Ils étaient destinés aux mosquées pour aider les fidèles à prier alignés. Les compositions géométriques et les bordures en coufique des tapis de prière de cette période font la transition avec le tapis de prière de style classique ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"430 x 133 cm.","method_for_datation":"Analyse chimique des teintures utilisées à l'origine et analyse stylistique de la composition et des motifs.","method_for_provenance":"La fabrication de tapis n'est pas répandue dans la région d'Eskişehir-Sivrihisar. Par ailleurs, Konya était à cette période l'un des plus importants centres de cette production. Ce tapis étant de tradition seldjoukide, il est probable qu'il a été tissé dans la région de Konya.","provenance":"Anatolie centrale (peut-être Konya), Turquie.","obtention":"Tapis transféré de la mosquée Cheikh Baba Youssouf en 1911 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art pour éviter le vol et les pillages. La mosquée a été édifiée en 903-1498 à Sivrihisar, l'un des premiers grands sites de l'occupation turcomane. Cheikh Baba Youssouf (mort en 918/1512) était un savant religieux descendant de Haci Bayram Veli (753-834/1352-1430), fondateur de la branche Bayramiyya du soufisme.","bibliography":"Aslanapa, O., *Türk Halı Sanatının Bin Yılı, Istanbul*, 1987, p. 163, pl. 115. \nölçer, N., et al., *Turkish Carpets of the 13th-18th Centuries*, Istanbul 1996, pp. 158-159. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 168.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tapis de prière ; tapis ; Sivrihisar ; Ghiordes ; Cheikh Youssouf Baba."],"materials":["Laine sur trame de laine, tissée selon la technique du double nœud turc, également appelé nœud de Ghiordes."]},"eb9313ce-3a64-5d73-bea2-13a7a7012be8":{"name":"Coupe magique","short_description":"À l’intérieur comme à l’extérieur, la coupe est tapissée d’inscriptions – versets du Coran, les plus beaux noms de Dieu, formules religieuses et talismaniques – alternant avec des carrés magiques. Sur le pourtour extérieur, les figures du zodiaque et des planètes gravées dans des médaillons ont été à une date ultérieure masquées avec des motifs floraux par une main scrupuleuse, sans doute afin d’éviter l’association du texte coranique avec des représentations d’êtres animés. \nConsommer des boissons ou des aliments dans de telles coupes, liant étroitement religion, médecine et astrologie, permettait de combattre l’effet des poisons, des fièvres et autres maux. Dans les Mille et Une Nuits, une utilisation à des fins divinatoires est également évoquée.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Marcel Destombes","dates":"XIe siècle et XIIIe siècle (chaîne) de l'hégire / XVIIe siècle et XIXe siècle (chaîne) J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 8,5 cm, D: 22,7 cm","provenance":"Inde","obtention":"Legs de Marcel Destombes.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nRoux, J-P., *Arts de l'Islam: des origines à 1700*, Paris: Musée national de l'Orangerie, 1971: 112. \n \nWelch, A., *Calligraphy in the arts of the Muslim world*, Austin: University of Texas Press, 1979: 186-187, Fig. 80.","materials":["Laiton moulé et ciselé"]},"ee03a75d-9b6a-5031-8a38-a31dc82d9b98":{"name":"Lampe de mosquée.","description":"Lampe de mosquée à col évasé, panse large et pied haut, de taille et de forme typiques des lampes mameloukes. D'épaisses attaches de verre sont prévues pour les cordes de suspension. Le corps est décoré d'une large inscription disant : “Ceci a été donné en *waqf* \\[donation à perpétuité\\] par le serviteur aspirant à Dieu l'Exalté, espérant le pardon de son généreux Seigneur, Qijlis \\[officier\\] de al-Malik al-Nasiri.” Le col comporte un verset du Coran (sourate 9:18) et trois médaillons à blason mamelouk indiquant le rang du propriétaire de la lampe, ici un sabre signifiant que le nommé Qijlis était *amir silah* (émir chargé des armes) auprès du sultan. L'objet viendrait d'un monastère de Seidnaya, village proche de Damas.","short_description":"Lampe de mosquée de forme typiquement mamelouke ornée d'importantes inscriptions et de trois médaillons au blason du mécène, un sabre. C'est l'émir Qijlis, responsable des armes du sultan, qui commandita cette lampe à titre de donation pieuse pour une mosquée inconnue.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sayf al-Din Qijlis al-Nasiri, officier du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad entre 716-731 H (1317-1331 J.-C.).","dates":"entre 716-731 de l’Hégire / 1317-1331 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,9 cm, l. 25,4 cm.","method_for_datation":"L'inscription mentionne Sayf al-Din Qijlis al-Nasiri, promu *amir silah* du sultan al-Nasir Muhammad en 716/1317 et mort en 731/1331.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acquis par le musée en 1875.","bibliography":"Lamm, C. J., *Mittelalterliche Gläser und Steinschnittarbeiten aus dem Nahen Osten, Berlin, 1930, p. 439.*","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objets religieux"],"materials":["Verre émaillé et dorure."]},"f0fbf3fe-1168-5514-90da-4ae1a4c94a50":{"name":"Brocart","description":"La composition de ce tissu fait appel à un motif répétitif de grands médaillons et de trois coloris artistiquement équilibrés. Des arabesques argentées finement dessinées occupent le centre de chaque médaillon, cerné d’un étroit cadre polylobé de soie rouge, entouré de cercles rouges et argent alternés et d’une bordure en zigzag. Des trèfles à contours rouges et des feuilles sur fond doré forment la bordure extérieure. Le petit point argenté au centre de chaque trèfle témoigne de l’habileté de l’artisan. \nCe brocart fait partie d’une pièce plus importante qui servait jadis d’antependium (nappe de devant d’autel). De nombreux ornements liturgiques réalisés en Suède utilisaient des tissus importés de Perse et de Turquie.","short_description":"Brocart à motif répétitif de grands médaillons. Le dessin témoigne d’une utilisation équilibrée des couleurs : argent pour les arabesques qui comblent le centre de chaque médaillon et rouge pour les encadrements polylobés. Il faisait partie d’une pièce de tissu plus importante utilisée jadis comme antependium (nappe de devant d’autel).","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","initial_owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","dates":"IXe ou Xe siècle de l’Hégire (XVe ou XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 174 cm, l. 94 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer (voir bibliographie).","provenance":"Turquie","obtention":"Dépôt de l’église de Hjortsberga.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, p. 50, n° cat. 48, planche 24. \n*Islam, Konst och Kultur. Islam, Art and Culture*, Catalogue d'exposition, Stockholm, 1985, 209, n° cat. 9.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Textiles; ornements floraux."],"materials":["Brocart de soie à fils d’or et d’argent."]},"fc210313-c572-52b3-ab9c-6ec080f0812a":{"name":"Lampe à huile.","description":"Lampe en verre composée de trois parties, un piédouche, une panse et un col, entièrement recouverts d'un décor végétal d'une remarquable exécution. Son décor polychrome est réalisé à la peinture et à l'émail et présente de nombreuses traces d'or. Il comporte des inscriptions et le blason du donateur. Son col évasé, pratiquement conique, est décoré de motifs végétaux et d'un bandeau épigraphique rédigé en écriture *thoulouth* mamelouke. L'inscription de 8 cm de haut en bleu foncé reprend des extraits d'un verset de la sourate du Coran “al-Tauba” (La repentance IX, 18) : “ Qu'ils visitent seuls les temples de Dieu, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier…” Le verset est interrompu par trois médaillons circulaires à pastille centrale rouge ; à l'intérieur de la pastille figure un gobelet d'or, blason de l'émir Tankaz al-Nasiri. Le bandeau décoratif entre la panse et le col est constitué de huit fleurs de lotus alignées. La panse est ornée d'une inscription assez importante sur fond bleu foncé ; elle se lit : “Ceci a été commandé par le Sublime, notre Seigneur, l'émir al-Sayfi Tankaz, soutien des Mamelouks honorés et protégés d'al-Cham \\[Syrie\\].” L'inscription est interrompue par six anneaux auxquels s'attachent des chaînes de suspension. En dessous, un second bandeau décoratif contient une inscription ornée de motifs végétaux. La partie inférieure de la panse, juste au-dessus du piédouche, contient six médaillons, dont trois emblasonnés, et trois à motifs végétaux. Le piédouche de 4 cm de haut et évasé vers le bas est orné de trois bandeaux meublés d'une décoration végétale à l'or.","short_description":"Cette lampe en verre, entièrement recouverte d’un décor végétal complexe remarquablement exécuté, est peinte en plusieurs couleurs, avec émail et dorure. Le corps comporte une inscription dorée et le blason du donateur, l’émir Tankiz al-Nasiri, sur fond bleu foncé. La lampe est ornée de plusieurs médaillons décoratifs.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Tankaz al-Nasiri, représentant du sultan en al-Cham (Grande Syrie) en 712-740 H / 1312-1340 J.-C., sous le règne du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"712-740 de l’Hégire / 1312-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 33 cm, Ø (ouverture) 18 cm.","method_for_datation":"L'inscription mentionne le nom du propriétaire de l'objet, l'émir Tankaz al-Nasiri, dont les dates sont connues.","method_for_provenance":"Ce type de lampe apprécié pendant la période mamelouke était généralement fabriqué au Caire ou à Damas. L'émir Tankaz résidant dans cette ville, il est probable que la provenance de ce modèle soit damascène.","provenance":"Probablement Damas ou le Caire.","obtention":"Lampe transférée du Haram al-Ibrahimi (mosquée Ibrahimi) à Hébron (al-Khalil) au musée en 1967.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Écriture thoulouth ; écriture thoulouth mamelouke ; verre doré ; verre peint ; décoration épigraphique ; décoration végétale ; lampes"],"materials":["Verre peint, émaillé et doré."]},"febb9b50-5023-54dc-aba9-74d232d247aa":{"name":"Mihrab de la mosquée de Taskınpacha, à Damsaköy.","description":"*Mihrab* en noyer d'une remarquable exécution. Les motifs végétaux et géométriques ainsi que les inscriptions qui le décorent sont exécutés en sculpture en haut-relief à surfaces arrondies, sculpture à double-niveau et biseautée. La bordure extérieure du sol est ornée jusqu'à 68 cm de haut d'une composition végétale de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes). La seconde bordure est meublée jusqu'à un mètre de haut d'une construction géométrique en réseau. Les deux bordures se poursuivent à partir de ces deux hauteurs par des bandeaux épigraphiques contenant des versets du Coran (X : 255, LIX : 20-23, XLVI : 31). \nLa niche lobée est encadrée de fines bordures de diverses largeurs ornées d'une décoration végétale à palmettes et *rumi*. La forme de la conque de la niche à intérieur vide laisse penser que cette partie a été restaurée. L'intérieur de la niche de section semi-circulaire est décoré d'une composition végétale entrelacée. Les pendants de la niche du *mihrab* présentent des médaillons circulaires contenant des bandeaux épigraphiques et leur cadre des motifs végétaux sculptés en haut-relief qui donnent l'impression d'avoir été ajourés. Le médaillon de droite comporte en son centre le mot “Allah”, entouré d'un verset du coran (LIX : 22). De même, le médaillon de gauche met en exergue le mot de “Muhammad” entouré d'un extrait du verset LIX : 23. \nLe grand panneau rectangulaire de la partie supérieure contient un réseau géométrique composé d'étoiles à 12 branches. Il n'y a pas de fronton.","short_description":"Unique exemple de **mihrab**en bois d’Anatolie, ce *mihrab* est un véritable chef-d’œuvre , qui témoigne d’un excellent savoir-faire et montre une riche décoration géométrique, florale et calligraphique.","holder":"Musée ethnographique d’Ankara.","dates":"654-842 de l’Hégire / 1256-1438 J.-C.","location":"Ulus, Ankara","dimensions":"H. 350 cm, l. 203 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Taskınpacha ne possède pas d'inscription de fondation. Les tombes du cimetière présentent cependant des inscriptions remontant au VIIIe/XIVe siècle. Par ailleurs, l'usage de compositions végétales et géométriques en accompagnement d'inscriptions était courant à cette époque, surtout dans les *mihrab* en mosaïque de carreaux et de stuc.","method_for_provenance":"Bien que le lieu de production ne soit pas connu, les caractéristiques stylistiques et les motifs utilisés désignent une provenance anatolienne.","provenance":"Anatolie.","obtention":"Ce *mihrab* et un *minbar* appartenant jadis à la mosquée de Taskınpacha à Damsaköy ont été transférés au musée le 23 octobre 1940.","bibliography":"Bakırer, ö., *Onüç ve Ondördüncü Yüzyıllarda Anadolu Mihrapları*, Ankara, 1976. \nBakırer, ö., “ürgüp'ün Damsa Köyü'ndeki Taşkın Paşa Camii'nin Ahşap Mihrabı”, *Türk Tarih Kurumu Belleteni* 139 (1971), pp. 367-382. \nöney G., “Anadolu Selçuklu ve Beylikler Devri Ahşap Teknikleri”, *Sanat Tarihi Yıllığı* III (1969–1970), Istanbul, pp. 135-171.","dynasty":"Karamanide","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Biseauté ; décoration géométrique ; inscriptions ; Karamanides ; mihrab ; décoration végétale, bois"],"materials":["Noyer ; assemblage de panneaux en noyer ; décor de sculptures en haut-relief à surface arrondie, sculptures à double niveau et sculpture biseautée."]}}