@museumwnf/metalwork-data 1.0.3 → 1.0.5
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{"01cb6c77-1432-5b81-8e1d-1049fe9a45ff":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens sphérique constitué de deux parties égales dont l'une contient le charbon nécessaire à la combustion. Il est orné de motifs décoratifs végétaux, dont des demi-palmes en éventail, de quatre-feuilles et de motifs géométriques, dont des éléments presque ronds. Entre eux, un délicat travail d'ajourage permet la diffusion des fumées d'encens. \nL'objet est en cuivre incrusté d'or et d'argent. Les techniques d'incrustation du métal pratiquées en égypte depuis le temps des pharaons se poursuivirent pour proliférer pendant la période mamelouke. Elles se répandirent particulièrement sous les Ayyoubides et les Mamelouks grâce à l'émigration d'artisans de Mossoul (Irak) vers l'égypte. \nLes brûleurs d'encens pouvaient prendre diverses formes. Ils servaient dans les mosquées, les églises, les résidences et à diverses occasions. On utilisait différentes variétés de substances parfumées, comme le bois de santal indien, l'encens, le musc et le camphre.","short_description":"Ce brûleur d'encens en métal incrusté est constitué de deux hémisphères, l'un d'entre eux contient le bol du foyer alors que l'autre est ajouré pour permettre la diffusion des fumées d'encens. L'encens était utilisé dans la société musulmane pour la salubrité et la purification des maisons et des établissements publics. Il était fabriqué à partir de musc, de bois de santal et de camphre.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 13 cm.","method_for_datation":"étude des techniques de production, dont celle de l'incrustation d'or et d'argent, ainsi que de l'ajourage. Analyse des motifs décoratifs et comparaison avec des objets analogues détenus dans d'autres collections muséales comme celle du British Museum où se trouve un brûleur d'encens (n° inv. 781230682) publié dans le catalogue de l'exposition “Mameluk Art” par Esin Atil (1981).","method_for_provenance":"Les techniques d'incrustation du métal fleurirent pendant les périodes ayyoubide et mamelouke en égypte et en Syrie où des artisans spécialisés venus de Mossoul (Irak) s'étaient installés.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Abu Shal, N., *Al-Mabkhara fi Masr al-Islamiya* \\[Le brûleur d'encens dans l'égypte islamique\\], maîtrise, Université du Caire, 1984. \nAga-Oglu, M., “About a Type of Islamic Incense Burner”, *Art Bulletin*, n° 27, 1945. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981, p.59. \nBadr, M., *Atharal-fan al-Saljuqi ala al-hadara wa al-fan fi al-asrayn al-Ayyoubi wa al-Mamlouki fi Masr* \\[L'influence de l'art seldjoukide sur la civilisation et l'art pendant les périodes mameloukes en égypte\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1995. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ajourage","brûleur d’encens","cuivre","Encens","Incrustations"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"02d54027-4e37-5e8b-a5f1-0828055c346d":{"name":"Aiguière *âftâbe*","short_description":"Le profil de cette aiguière pour l'eau ou le vin, évoque des pièces en verre, plus coûteuses à produire et aussi plus fragiles. Les dinandiers transposent les modèles dans le bronze ou le laiton, car l'islam réprouve la vaisselle en or et en argent.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"IVe-Ve siècle de l'Hégire / Xe-XIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 34,4 cm, D: 15 cm, D. ouverture: 7,2 cm, D. base: 8 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat à l'étude Delavenne-Lafarge en 1988.","bibliography":"Allan, J.W., *Nishapur: Metalwork of the Early Islamic Period*, New York: Metropolitan Museum of Art, 1982: 42-43, 82-83. \n \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York: State University of New York Press, 1983: 90; Fig. 70. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 386. \n \nFehervari, G., *Islamic Metalwork in the Keir Collection*, London: Faber and Faber, 1976: 34-35; Fig. 5 and Pl. Iic. \n \nFondation L. A. Meyer, Institut d'art musulman, Jerusalem, 1980: p. 10. \n \nKeene, M., *Selected Recent Acquisitions*, Kuwait: Kuwait National Museum, 1984: Fig. 26 \n \nLutfiya, A., *The Central Asian art of Avicenna Epoch* Dushanbe: Irfon Publishing House, 1980: 119. \n \nMelikian-Chirvani, A.S., *Islamic Metalwork from the Iranian World. Catalogue of the Victoria and Albert Museum*, London: H.M.S.O., 1982: 85-86, Fig. 19.","materials":["Bronze coulé et décor gravé","guilloché"]},"0945b287-7bd5-56a6-8465-7ea419eb7485":{"name":"Ornement de coffret.","description":"Ornement de coffret quadrangulaire, à la base plus large, à décor phytomorphe : deux fleurs aux pétales émaillés en bleu clair et vert de gris, entourées d'émail blanc et d'espaces emplis de bleu clair. Sur la base, on observe trois incisions avec des traces de dorure. Ce genre d'objets servait d'ornements à des petits coffrets revêtus de plaques d'os ou d'ivoire.","short_description":"Ornement de coffret quadrangulaire, à la base plus large, à décor phytomorphe : deux fleurs aux pétales émaillés en bleu clair et vert de gris, entourées d'émail blanc et d'espaces résiduels emplis de bleu clair.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve-première moitié du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe-première moitié du XIIe siècle J.-C.)","location":"Moura., Beja.","dimensions":"H. 3,7 cm ; l. max. 2,7 ; l. min. 2,1 cm ; poids 11,9 gr.","method_for_datation":"Par comparaison avec des objets de la même typologie recueillis dans l'Alcaçoba de Mértola et d'autres sites où des fouilles archéologiques ont été réalisées.","provenance":"Alcaçoba (forteresse) de Mértola.","obtention":"Objet recueilli par un habitant de Mértola dans la zone de l'Alcaçoba et offert au musée de Mértola en 1991.","bibliography":"*Guia do Museu. Museu de Mértola – Arte Islâmica*, Mértola, 2003, p. 36. \nMacias, S. et Torres, Cl., *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, Mértola, 2001, p. 176.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Lígia Rafael","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ornement végétal"],"materials":["bleu et vert de gris. Sur la partie la plus large (base)","Cuivre émaillé dans les tons de blanc","on observe trois incisions avec des traces de dorure."]},"09735692-5b84-55c8-9f6f-7ae132533658":{"name":"Chandelier d’al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","description":"Chandelier composé d'une base, d'un corps et d'une tige cylindrique de diamètres décroissants. Séparés l'un de l'autre par des filets, trois bandeaux décoratifs tressés superposés encerclent la base. Le corps entièrement décoré présente une importante inscription en style *naskhi* mamelouk qui occupe pratiquement toute sa surface. Se détachant d'un dense fond de décor végétal, elle se lit : “Possession du sublime, du souverain, de l'omniscient, du juste, du victorieux.” Le corps comporte également deux médaillons, chacun composé de trois cercles concentriques, dont le plus petit est traité en forme d'éventail. Celui du milieu est meublé d'un décor végétal qui pourrait représenter des fleurs de lotus entre des lignes torsadées. Le cercle extérieur contient également un décor à motifs de fleurs et de feuillages entrelacés. Deux bandeaux décoratifs occupent le plateau. Une inscription circulaire en style *naskhi* mamelouk rappelle : “Possession du Sublime, le Seigneur, le Souverain, le Guerrier ; le Moudjahid, le Savant, celui qui aide, le Victorieux.” Deux médaillons interrompent l'inscription, chacun contenant un oiseau (pigeon ou pintade) affronté à l'autre. Le fond est recouvert d'un décor de feuilles et de fleurs. à l'évidence, la tige n'est pas d'origine, et celle qui la remplace témoigne d'un déclin de l'artisanat au cours de la période mamelouke. \nLes voyageurs qui visitaient la mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que la mosquée Ibrahimi (al-Haram al-Ibrahimi) à Hébron (al-Khalil) mentionnaient dans leurs récits la présence d'un grand nombre de lampes et de chandeliers dont seuls quelques-uns nous sont parvenus. Certains sont exposés au musée.","short_description":"Chandelier cylindrique à deux inscriptions épigraphiques. Aucun espace n’est laissé vide, car il est entièrement travaillé de fines décorations végétales. Sa décoration, sa calligraphie et ses titres semblent l’associer à al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Ce chandelier est typique des exemplaires mamelouks fabriqués au Caire et à Damas. Il se trouvait jadis au Haram al-Ibrahimi à Hébron.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"693-741 de l’Hégire / 1294-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 43,4 cm, Ø 29 cm, H (tige) 18,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions présentes sur l'objet mentionnent les titres du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. La date est confirmée par l'étude du style et du décor et l'analyse de l'écriture, ainsi que par des comparaisons avec d'autres objets de la période.","method_for_provenance":"Le Caire est un lieu de production plausible si l'on en juge par la technique de fabrication et de décor. Le Musée islamique du Caire détient un certain nombre de chandeliers similaires. Il est probable que le sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun ait fait don de ce chandelier et d'un autre modèle au Haram al-Ibrahimi d'Hébron (al-Khalil).","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet transféré peu après 1967 du Haram al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) au musée.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivre","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","gravure","mamelouk","naskhi"],"materials":["Cuivre à gravure incrustée d’argent."]},"09c974f1-3499-5895-8d83-7f1c12a97916":{"name":"Base de chandelier.","description":"Base de chandelier mamelouk fabriqué à partir d'une feuille de cuivre battu dorée au laiton et incrustée d'or et d'argent. La bobèche qui devait reposer sur le bord supérieur manque. Le corps est orné d'un important bandeau d'écriture *naskhi* divisé en deux sections par deux rondeaux. Les principales zones décoratives sont ornées de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. L'inscription incrustée d'argent décrit les attributs du client qui a commandé ce chandelier, mais ne mentionne pas son nom. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H / 1250-1517 J.-C.","short_description":"De nombreux chandeliers en métal de ce type étaient commandités pour des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques durant la période mamelouke. L’écriture en calligraphie arabe décrit les titres et les attributs du mécène mamelouk.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin VIIe-début VIIIe siècle de l’Hégire (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,1 cm, Ø (base) 19,6 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les titres gravés sont caractéristiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les titres gravés sur ce pied sont typiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Feuille de cuivre battu à incrustations d’or et d’argent."]},"0ae5bb98-ff82-5c47-b575-e5dded2d383a":{"name":"Heurtoir de porte.","description":"Ce heurtoir est composé de deux animaux fabuleux, des dragons dont les pattes se touchent et dont les têtes sont tournées vers l'arrière. Leurs gueules béantes engloutissent leurs ailes, leurs queues se rejoignent et se terminent en têtes de griffons. Entre les dragons se présente une tête de lion munie d'un long tenon et qui servait à la fixation sur une porte. Le corps des dragons, modelé de façon très plastique, offre une surface gravée. On ne connaît pas de réplique à ce heurtoir, à part un exemplaire très similaire qui se trouvait autrefois dans la Grande Mosquée (Ulu Cami) de Cizre dans le sud-est de l'Anatolie et qui est conservé actuellement au Musée d'art turc et islamique d'Istanbul. \nDès l'époque de leur création, les portes de bois de presque cinq mètres de haut et ornées de précieuses armatures de bronze étaient considérées comme des curiosités. Les sources médiévales les décrivent ainsi, c'est le cas du livre de l'ingénieur Ismaïl b. al-Razzaq al-Djazari qui mentionne à peu près à cette époque les grandes portes du palais des Artukides à Diyarbakir. \nLa figuration de dragons ailés à la gueule béante passait pour chasser les mauvais esprits. Par sa forme, ce heurtoir s'inscrit dans le vocabulaire magique et symbolique zenguide, que l'on retrouve dans d'autres endroits et appliqués à d'autres arts. On peut citer comme exemples la porte du Talisman à Bagdad, datée de 617-618 H / 1221-1222 J.-C., les reliefs de la citadelle de Konya en Turquie, de la même année (conservés actuellement au musée de la *madrasa* Ince Minareli à Konya) ou des frontispices de manuscrits réalisés autour de 1200 J.-C., tel le *Livre des Antidotes* de 559 H / 1199 J.-C. conservé à la Bibliothèque nationale de France qui présente sur la page de titre le symbole de la lune. La littérature insiste sur le fait que ces motifs étaient fixés aux portes pour dissuader les hôtes indésirables de franchir le seuil.","short_description":"Ce heurtoir est composé de deux redoutables dragons qui semblent dévorer leurs propres ailes, et dont les queues entrelacées se terminent en tête de griffon. Les dragons sont joints par une tête de lion munie d'un long tenon qui servait à la fixation sur une porte. Les dragons de ce genre étaient destinés à protéger un édifice des mauvais esprits.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"début du XIIIe siècle J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27,5 cm, l. 24 cm.","method_for_datation":"D'autres heurtoirs de porte similaires dont certains provenant de la Ulu Cami (Grande Mosquée) de Cizre permettent de dater l'objet du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce heurtoir de porte, acheté à Tiflis en Géorgie, présentant des similitudes avec ceux de la Ulu Cami (Grande Mosquée) de la ville de Cizre au sud de l'Anatolie, la littérature admet son origine dans cette région.","provenance":"Sud-est de l’Anatolie (Turquie).","obtention":"Acheté à Tbilissi. Don de A. Francke en 1912.","bibliography":"Hattstein, M. et Delius, P., *Islam. Art and Architecture,* Cologne, 2000, pp. 384-385 (édition disponible en français : Hattstein, M. et Delius, P., *Arts et civilisations de l'Islam*, Cologne, 2000). \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture,* Londres, 1999, pp. 111-137. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Berlin, 1979, n° 14, p. 17. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, p. 66. \n*Turks. A Journey of a Thousand Years, 600-1600* (catalogue, D. J. Roxburgh éd.), Londres, 2005, pp. 130-131, cat. n° 87.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","bronze","dragon","heurtoir","symbolique","Zenguide"],"materials":["Bronze fondu et gravé."]},"0c8d4c10-e0c7-58fa-9a01-827cb349e0f8":{"name":"Flacon aspersoir","short_description":"Ce type de flacon à goulot long et étroit, aussi appelé *qumqum*, servait à asperger des eaux parfumées – fleur d’oranger, eau de rose – sur les mains et le visage des hôtes, geste d’hospitalité aussi destiné à repousser hors de la maison les forces mauvaises. \nSur les facettes de la panse piriforme alternent des cyprès et des bouquets de feuilles, et de fleurs jaillissant d’un vase flanqué de deux sceaux de Salomon.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Fin du XIIe ou début du XIIIe siècle de l'Hégire/ fin du XVIIIe ou début du XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 35,5 cm, D: 10 cm, D. base: 9 cm","provenance":"Maroc","obtention":"Achat à la galerie d'Art Musulman en 1992.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387.","materials":["Acier coulé","incrusté d'or et d'argent"]},"0f3d31c6-e6a7-5e36-82a8-1167cc768c1f":{"name":"Lampe à bec.","description":"Le récipient, dont la panse discoïde est pourvue d'un goulot tribulaire, repose sur un large pied décaédrique évidé et élevé. De la panse sort un long bec en forme de quille de bateau et renforcé au collet par un bourrelet ; la partie inférieure comporte un canal à fond arrondi et à bord horizontal strié qui communique avec le récipient. L'anse, en forme d'ancre, évoque un animal. L'exécution de la lampe présente bien des imperfections : inclinaison du goulot mal centrée, travail grossier de la poignée, déviation de cette dernière par rapport à l'axe du bec… Le Moyen âge islamique nous a laissé plusieurs lampes en bronze comparables à bien des égards à la lampe ifriqiyenne, et les nombreuses lampes en terre cuite, émaillée ou non, qui prolifèrent de l'Andalousie jusqu'en égypte offrent des silhouettes identiques à celle-ci. Elles datent déjà du IIe-IIIe siècle H (VIIIe-IXe siècle J.-C.) et présentent des transformations certaines par rapport aux lampes byzantines, ce qui atteste que les lampes musulmanes ont pu acquérir une personnalité propre à travers les siècles. Néanmoins, par sa forme et ses proportions, cette lampe se rapproche de plusieurs lampes trouvées au Portugal et en Espagne. Ceci s'applique surtout à la lampe conservée au Musée archéologique de Grenade en ce qui concerne la panse discoïde (Andalousies), à la lampe du Musée archéologique de Jaén quant au bec et au pied décaédrique (Andalousies) et à la lampe de la collection de Marquet de Vasselot pour son goulot tronconique (Marçais et Poinssot). Tout porte à croire à l'existence possible d'une école de l'Occident musulman présentant des techniques et des caractéristiques particulières pour la fabrication des lampes en bronze. Néanmoins, la lampe ifriqiyenne se distingue par sa sobriété et l'harmonie de ses différentes parties, ce qui lui confère une certaine spécificité confirmée par l'existence d'une tradition de l'artisanat de la dinanderie à Kairouan.","short_description":"Rappelant la lampe byzantine, elle présente une spécificité certaine par sa forme et ses proportions. Reposant sur un pied décaédrique, la lampe présente une panse discoïde pourvue d'un goulot tronconique. Elle est comparable aux lampes trouvées au Portugal et en Espagne.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 9,9 cm, L. 15,1 cm.","method_for_datation":"Des lampes analogues trouvées au Portugal et en Espagne sont datées sans risque d'erreur du IVe-Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.). Néanmoins, les invasions hilaliennes du milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), qui ont entraîné l'effondrement de l'économie tunisienne et la décadence de son artisanat, nous autorisent à considérer cette date comme un terminus post quem.","method_for_provenance":"Cette lampe en bronze coulé fut découverte par hasard, à une date qui nous est inconnue, probablement au cours des années 1940, à La Chebba, une petite localité de la côte orientale tunisienne proche de Mahdia, l'ancienne capitale fatimide. Tout semble indiquer qu'il s'agit d'une fabrication ifriqiyenne.","provenance":"Ifriqiya.","obtention":"Après sa découverte, la lampe a été déposée et exposée au musée du Bardo, avant d'être transférée, en 1995, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Marçais G. et Poinssot L., Objets kairouanais, t. XI, fasc. 2, Tunis, 1952, p. 459-461. \n \nLes Andalousies, de Damas à Cordoue (catalogue d'exposition), Paris, 2000, p. 195. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 220.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","éclairage"],"materials":["Bronze coulé."]},"1027aa27-0c29-5f12-8165-2db5e0dda881":{"name":"Couronne de lumière.","description":"Cette couronne de lumière appartient à une série de huit polycandélons trouvés dans la Grande Mosquée de Kairouan, et qui sont aujourd'hui dispersés entre quatre musées tunisiens (Raqqada, Le Bardo, Mahdia et Monastir). Ce polycandélon est composé d'un plateau en bronze découpé et coulé, pouvant recevoir dix lampions. à partir d'un anneau circulaire rayonnent dix-huit hampes équidistantes et de mêmes dimensions ; toutes sont munies de deux fleurons évasés. Le motif floral à base de feuille de vigne stylisée est très employé dans l'art ifriqiyen du IIIe-Ve siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.), essentiellement au mihrab, au minbar et à la maqsoura de la Grande Mosquée de Kairouan. Neuf des dix-huit hampes indiquées se terminent par des anneaux circulaires alternant avec les neufs autres, que couronnent des lobes cordiformes. Ce motif, très fréquent dans les reliures kairouanaises, se trouve sous une forme plus ou moins stylisée sur nombre de sculptures d'époque fatimide. L'anneau central de la couronne de lumière est entouré de dix-huit arcs outrepassés reliant les hampes. L'ensemble dessine une rose festonnée. Le plateau est soutenu par trois chaînes s'accrochant à trois anneaux. Le type des couronnes de lumière kairouanaises a subi, sans doute, les influences de modèles byzantins analogues qui ont continué à être fabriqués à l'époque islamique essentiellement dans l'aire méditerranéenne. Le génie de l'artisan musulman a su substituer, à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, le fleuron trilobé et certains motifs géométriques conformes au credo musulman. Des prototypes similaires à celui de Kairouan ont été retrouvés en égypte, Syrie et, surtout, en Espagne. La parenté avec l'Espagne permet même d'évoquer la possibilité de l'existence d'une école de dinanderie propre à l'Occident musulman. Remarquons que cette technique semble avoir été transmise à l'Espagne chrétienne, comme l'atteste le polycandélon provenant d'une église et conservé au British Museum.","short_description":"D'influence byzantine, elle faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan et appartenait à une série de huit polycandélons. à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, l'artisan musulman a substitué le fleuron trilobé et quelques motifs géométriques conformes au credo musulman.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IVe-début Ve siècle de l’Hégire (Xe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette couronne de lumière faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan ; avec sept autres, elle était gardée comme relique dans l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. Toutes datent certainement d'avant les invasions hilaliennes, en 449/1057. D'autre part, cette couronne de lumière est à rapprocher d'autres pièces similaires provenant d'égypte et de Syrie, et surtout d'Elvira en Espagne, où des fouilles menées dans les ruines de la Grande Mosquée de la ville ont mis au jour un polycandélon dont la forme générale et la rosace intérieure aux arcs outrepassés présentent des analogies étonnantes avec la couronne de lumière kairouanaise. Il est datable du IVe/Xe siècle. Toutes ces données permettent de dater la couronne kairouanaise, sans risque d'erreur, du IVe/Xe siècle.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette couronne de lumière était exposée depuis 1965 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 219. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 450-451, fig. 10. \n \nOmeyas (catalogue d'exposition), Grenade, 2001, p. 54. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 169, n° 177.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","mobilier"],"materials":["Bronze coulé."]},"13bd50fd-6740-5159-92f1-64ca153e073c":{"name":"Mesure d’aumône (mudd).","description":"Cette mesure d'aumône de forme tronconique est composée de trois parties soudées. Le décor se répartit sur trois bandeaux. Le bandeau supérieur comporte le début d'une inscription en caractères maghrébins, qui indique que l'objet a été fabriqué sur l'ordre du souverain, Abou al-Hassan, et la fonction de l'objet. Le vide laissé par l'écriture est meublé de doubles palmes. Le bandeau médian est décoré de quatre arcatures ; chacune contient une inscription en caractères maghrébins, qui complète celle de la précédente ; une d'entre elles complète l'inscription du bandeau supérieur. Ces quatre inscriptions donnent des informations sur la généalogie du souverain et l'origine du calibrage, qui remonte au prophète Muhammad. L'espace entre les arcatures est décoré de doubles palmes et de fleurons. Le bandeau inférieur est orné de deux lignes courbes entrelacées. Cette mesure d'aumône porte une goupille à laquelle se rattache une chaîne constituée d'un crochet en rinceau dont les deux extrémités prennent la forme de doubles palmes et sont reliées à deux anneaux. \n \nCet étalon de mesure de la *zakat al-fitr* (aumône de rupture du jeûne du *ramadan*), également utilisé pour mesurer les différentes céréales, servait aussi dans les transactions commerciales.","short_description":"Mesure d'aumône portant, réparti sur trois registres, un décor dans lequel s'insère une inscription en caractères maghrébins. Il y est fait référence au souverain et à la fonction de l'objet, qui servait à mesurer la *zakat al-fitr*, l'aumône religieuse, ou des transactions commerciales.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Entre 731 et 749 H / 1331-1348 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 10 cm, Ø de la base 11,6 cm, Ø de l’ouverture 8,1 cm.","method_for_datation":"L'inscription portée sur la mesure d'aumône mentionne le nom du souverain mérinide Abou al-Hassan (r. 731-749/1331-1348).","bibliography":"Dessus-Lamare, A., “Matériaux pour un catalogue du musée de Mustapha : Note sur un vase en cuivre gravé, employé comme mesure étalon”, *Revue africaine*, 1929, pp. 162-195. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aumône","cuivre","décoration florale","épigraphie","jeûne","Mérinides","mesure","mudd","zakat al-fitr"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incisé."]},"1557e889-e4c0-511e-92f2-cf332ab357cf":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens de forme circulaire fermé d'un couvercle en dôme à charnière, posé sur trois pieds incurvés en fer à cheval stylisé. Le couvercle est percé pour permettre à la fumée de s'échapper. Des personnages chrétiens auréolés, certains portant des objets liturgiques chrétiens comme une croix et un encensoir, occupent des sortes de niches sous arcs brisés répartis sur le corps et le couvercle. Tous sauf un regardent vers la droite. Hommes ou femmes, ils portent des robes à longues manches qui touchent presque leurs chevilles et un châle drapé sur l'épaule droite. Tous sont nue-tête, excepté celui qui porte une croix, coiffé d'un turban. Le médaillon sans personnage entre deux arc vides était probablement réservé à la fixation d'une poignée. Une bénédiction du propriétaire anonyme est inscrite en coufique autour du sommet du couvercle. \nCette cassolette fait partie d'un groupe d'objets en métal à figures chrétiennes fabriqués au cours de la période ayyoubide et destinés à des clients musulmans ou chrétiens. Sa qualité raffinée montre à l'évidence qu'il ne s'agissait pas d'un objet produit en série,mais qu'elle a sans doute été spécialement créée pour un riche client. La forme des pieds vient d'une tradition byzantine qui demeura populaire aussi bien en Égypte qu'en Syrie aux VIIe et XIIIe XIIIe et XIVe siècles J.-C.","short_description":"Ce brûleur d'encens fait partie d'un groupe d'objets en métal incrusté à figures chrétiennes fabriqués dans des ateliers syriens ou mésopotamiens. Il pourrait avoir été commandité pour un mécène musulman aussi bien que chrétien.","holder":"The British Museum.","dates":"596-647 de l’Hégire / 1200-1250 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 20 cm, l. 12,5 cm, P. 12,5 cm.","method_for_datation":"La technique comme la décoration évoquent plusieurs objets en métal produits à Mossoul et en Syrie au VIIe siècle H (XIIIe J.-C.), y compris des objets comme l'aiguière Blacas faite à Mossoul en 1232 (aujourd'hui au British Museum), ou un chandelier fabriqué en Syrie en 1248-1249 (aujourd'hui au Musée des arts décoratifs de Paris).","method_for_provenance":"La technique et le décor sont comparables à ceux d'autres objets en métal produits à Mossoul et dans des villes syriennes au VIIe siècle H (XIIIe J.-C.). La similarité de technique et de style du travail du métal du nord de la Mésopotamie et de la Syrie est due à la migration de Mossoul vers la Syrie, sous les sultans abbassides, d'artisans à la recherche de travail. Par exemple, une aiguière exposée au Louvre à Paris (datée 657 H / 1258 J.-C.) a été fabriquée par Hussein ibn Muhammad de Mossoul pour le sultan ayyoubide Saladin Youssouf qui régnait de Damas.","provenance":"Syrie ou nord de la Mésopotamie.","obtention":"Legs de John Henderson en 1878.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images*, Leyde, 1989, fig.1, p. 15-20. \n*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides* (catalogue de l'exposition présentée à l'Institut du monde arabe, Paris, 22 octobre 2001-10 mars 2002), Paris, 2001, cat. n° 96, p. 113.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["byzantine","coufique","croix","décoration figurative","thèmes chrétiens"],"materials":["Cuivre jaune moulé gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"163ae238-7cdd-5bf2-b4ef-095207b4794d":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en fonte de cuivre incrustée, de forme tronconique présentant des bourrelets saillants près du bord supérieur et inférieur. L'ornementation du corps est dominée par un bandeau d'écriture *naskhi* divisé en trois sections, séparées par trois rondeaux contenant des emblèmes héraldiques mamelouks dont le style date du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les champs décoratifs sont ornés de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. Le nielle noir est également utilisé en incrustations pour combler le fond des motifs floraux et mettre ainsi en valeur l'exécution pleine de finesse des rinceaux. L'inscription qualifie le client qui a commandé cet objet. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles religieuses. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H (1250-1517 J.-C.).","short_description":"Ce chandelier fabriqué pour être offert à une mosquée ou une *madrasa* porte les titres du mécène mamelouk qui l’a commandité. Linscription dit : “par l’autorité la plus noble, la plus haute, la plus seigneuriale, la plus éminente ; le protecteur royal, charitable... ; le tout-puissant, le défenseur, le prince al-Nassiri”.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 26 cm, Ø (à la base) 22,8 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique, analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouk.","method_for_provenance":"Analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Fonte de cuivre à incrustations d’argent et de nielle."]},"16b96c34-f74c-522d-859e-21edcc8306fd":{"name":"Coupe.","description":"Coupe circulaire à parois latérales convexes et étroit rebord vertical. Sa décoration extérieure divisée en deux zones horizontales fait appel à des éléments floraux, géométriques et épigraphiques. Dans l'important bandeau supérieur, une grande inscription de style *naskhi* se détache sur un fond d'arabesques, d'enroulements et de feuillages. Elle est interrompue par cinq rondeaux à losanges tourbillonnants à l'intérieur d'une bordure d'arabesques. Les inscriptions se réfèrent à un émir anonyme dont elle énumère les titres habituels : altesse, seigneur, protecteur et défenseur des frontières ou “celui qui détient sa force de Dieu”. Des traces montrent que les lettres et les éléments floraux étaient argentés et qu'une substance noire comblait les creux, pour faire ressortir les motifs. Sous l'inscription, un étroit bandeau lisse contient le nom du dernier propriétaire, al-Qasim ibn Ahmad, et la mention de l'année 1093 (1682 J.-C.) gravés dans une écriture cursive. Vers la base, la décoration se résume à des arabesques à feuilles en lancettes. L'intérieur est entièrement noir et le fond a été perforé d'un trou.","short_description":"Coupe à base arrondie et aile étroite. Elle est décorée à l'extérieur de motifs floraux, géométriques et épigraphiques. L'inscription se réfère à un émir anonyme. Un étroit bandeau sous l'inscription donne le nom d'un propriétaire, al-Qasim ibn Ahmad, et la date de 1093 (1682).","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 11,96 cm, Ø 23,8 cm.","method_for_datation":"La forme de la coupe et son inscription étaient courantes chez les émirs mamelouks tout au long du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en Égypte et en Syrie. Les motifs figuratifs semblent être passés de mode à la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C). et au début du VIIIe siècle (XIVe siècle J.-C.) au profit d'inscriptions de style *naskhi* énumérant les titres du sultan ou émir.","method_for_provenance":"La forme de la coupe et le type d'inscription étaient courants chez les émirs mamelouks tout au long du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en Égypte et en Syrie.","provenance":"Syrie ou Égypte.","obtention":"Don du prince héritier de Suède Gustaf Adolf au Musée national en 1935. Gustaf Adolf avait acheté la coupe à Maurice Nahman au Caire, un an plus tôt.","bibliography":"Allan, J. W., Islamic *Metalwork: The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAllan, J. W., *Metalwork of the Islamic World: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York, 1983. \nMelikian-Chirvani, A. S., “Deux Chandeliers Mossouliens”, *Bulletin des musées et monuments lyonnais* 3, 1970, pp. 45-63.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","travail du métal"],"materials":["Argent","cuivre","gravure et incrustations.","substance noire"]},"17666a11-01b4-52c2-96f9-bcfc12f3f7f7":{"name":"Brasier.","description":"Brasier en fer et bronze du IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), aussi raffiné quant au travail du relief qu'au rendu des figures en ronde-bosse. Probablement l'un des appareils de chauffage les plus connus et les plus complets de la période omeyyade. \nLa plaque frontale se compose de six niches prises dans une arcature reposant sur des doubles colonnettes. Les scènes érotiques y figurant illustrent probablement le mythe de Dionysos. L'ensemble repose sur quatre aigles tandis qu'à chacun des quatre angles supérieurs se dresse une figurine féminine nue tenant un oiseau dans la main gauche. \nLe fer et le bronze se marient heureusement et participent à la qualité de conception de l'objet. Les arcatures rappellent les salles voûtées de Qasr al-Amra et les scènes érotiques représentées font penser à celles des fresques de l'*apodyterium* (vestiaire) du *hammam* dans le même palais. Les aigles ainsi que les figurines féminines de 47 cm de haut posées sur d'étroits piédestaux renvoient à une iconographie orientale traditionnelle qui mêle éléments culturels iraniens et style gréco-romain d'Orient. \nLes brasiers de bronze jouaient un rôle important dans le cérémonial de la vie de cour. Leur principale fonction était de chauffer la salle où se tenait le calife, mais ils pouvaient aussi servir de brûleurs d'encens.","short_description":"Brasier en fer et en bronze originaire du palais omeyyade de al-Foudayn. Sa plaque frontale porte des scènes érotiques qui illustrent probablement le mythe de Dionysos. Héritier d’une iconographie orientale traditionnelle, l’artisan a mêlé des éléments culturels iraniens avec le style gréco-romain d’Orient.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 47 cm, L. 58 cm.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Si le lieu de fabrication est inconnu, l'objet a été trouvé à l'occasion de fouilles archéologiques à al-Foudayn, site proche de Mafraq.","provenance":"Hallado en al-Fudayn.","obtention":"Objet trouvé à l'occasion de fouilles en 1986 à al-Foudayn, site de Mafraq, à 70 km au nord-est d'Amman où un palais et une mosquée ont été découverts. De nombreux objets en métal, récipients en stéatite, pots en céramique et en ivoire datant de la période omeyyade y ont également été mis au jour.","bibliography":"Bienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 99, cat. n° 118. \nHumbert, J. B., “El-Fedein-Mafraq”, *Liber Annuus* 36, 1986, pp. 354-358, planche 75. \nHumbert, J. B., “El-Fedein-Mafraq”, *Contribution française à l'archéologie française jordanienne*, Amman, 1989, pp. 125-131. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 268.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle","Brasier","brûleur d’encens","hammam","iconographie","imagerie érotique","relief","représentation figurative","travail du métal"],"materials":["Fer et bronze","fonte."]},"1f5849a0-4eae-5275-9603-dfe4acb6e862":{"name":"Aiguière (*ibrik*).","description":"Aiguière à corps piriforme, dotée d'une poignée et d'un bec. Le décor consiste en motifs végétaux et frises épigraphiées. L'épaule est recouverte d'une première frise en écriture *naskhi*, au-dessus d'une seconde formée de motifs de plantes. D'autres inscriptions *naskhi* figurent sur le col et sur le bec. Les motifs floraux et les inscriptions sont rehaussés à la feuille d'or tandis que le cartouche de l'inscription de l'épaule est incrusté à la feuille de cuivre rouge. Les inscriptions souhaitent gloire, réputation, réussite et longue vie au propriétaire de l'objet. Cette aiguière est d'une grande importance parce qu'elle est un exemple daté de travail mésopotamien et que ses inscriptions fournissent l'identité de deux artisans de Mossoul.","short_description":"Mossoul était un important centre de l’art du métal durant la période zenguide. Ce centre eut une grande influence sur la technique et le style du travail du métal artukide en Anatolie. Les inscriptions établissent que cette aiguière a été réalisée par un maître appelé “Iyas de Mossoul”. Ses caractéristiques sont celles de l’époque.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"627 de l’Hégire / 1229 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 39 cm (hors couvercle), Ø de la base 16,5 cm, Ø maximum 20 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur le bec précise que l'aiguière est l'œuvre de “Iyas, l'assistant du maître Abd al-Karim ibn al-Turabi de Mossoul en 627 H [1229 J.-C.]”.","obtention":"Transféré du tombeau de Süleyman Pacha à Gelibolu au musée.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 78-79","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aiguière","calligraphie","décor végétal","décoration florale","inscription","laiton","naskhi","zenguides"],"materials":["Fonte de cuivre gravée et incrustée de cuivre et d’argent."]},"20ddf7d0-c8c3-5985-8cd5-4be93c3b922b":{"name":"Coffret à coran.","description":"Ce coffret renfermait un coran en trente volumes. Il a probablement été fabriqué sur commande d'un sultan mamelouk ou d'un haut dignitaire comme donation à une fondation religieuse (mosquée, *madrasa* ou mausolée). \nLe coffret repose sur quatre pieds et se présente comme une boîte de bois rectangulaire recouverte de plaques de laiton. Le couvercle en forme de pupitre est maintenu par deux charnières à l'arrière et fermé par une boucle sur le devant. Toutes les plaques ont un décor et des inscriptions en damasquinage d'or et d'argent. L'intérieur du coffret est tendu d'étoffe et présente deux compartiments comportant chacun quinze casiers pour le coran. Les parties extérieures portent des inscriptions arabes d'une excellente calligraphie en coufique et *thoulouth* sur fond parsemé de petits végétaux, dont des fleurs de lotus. On y lit des citations coraniques (sourate XXIV, verset 35 et sourate II, verset 255). D'autres citations coraniques garnissent le couvercle en forme de pupitre, ainsi que les étroites frises épigraphiques (sourate III, versets 26-27 ; sourate XXVI, versets 192-199 ; sourate LVI, versets 76-89 ; sourate LIX, versets 22-24). Le dessous du coffret est à décor géométrique. \nIl n'y a pas d'indication de nom du donateur, les volumes du coran ont été perdus. Deux coffrets à coran comparables de la même époque, c'est-à-dire v. 730 H / 1330 J.-C., sont conservés au Caire. L'un d'eux donne le nom du sultan mamelouk al-Nasir et la date de 723 H (1322 J.-C.). Il est possession de la bibliothèque de la mosquée al-Azhar. L'autre, non daté, se trouve au Musée d'art islamique du Caire. \nDans l'Égypte mamelouke, il était d'usage de conserver les corans des mosquées dans des coffrets (*sunduq*) ou des meubles de métal (*kursi*). Étant utilisés en permanence, très peu de ces corans nous sont parvenus.","short_description":"Ce coffret carré, qui repose sur quatre pieds, a été fabriqué pour conserver un coran de 30 volumes aujourd'hui disparus, qui étaient placés dans deux rangées de quinze compartiments. Des inscriptions coraniques magnifiquement exécutées, en or et en argent dans différentes écritures et à profusion, décorent l'extérieur du coffret.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"v. 730 H / 1330 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 42,5 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Le fabricant de ce coffret à coran est également nommé sur un haut *kursi* (armoire octogonale pour la conservation d'un coran) qui se trouve au Musée d'art islamique du Caire et qui est daté de 728/1328. On admet que le coffret de Berlin date de la même époque.","method_for_provenance":"Les coffrets damasquinés de ce type sont attestés uniquement dans l'Égypte mamelouke. D'autre part, l'achat s'est fait en Égypte.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1904 par B. Moritz.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Mamluks. Renaissance of Islam,* Washington, 1981, n° 25. \n*Islamic Art in Egypt, 969-1517* (catalogue), Le Caire, 1969, n° 60-62. \nJames, D., *Qu'rans of the Mamlüks,* Londres, 1988. \n*The Arts of Islam,* Hayward Gallery, Londres, 8 avril-4 juillet 1976, cat. n° 214. \nZaky, M. H., *Atlas of Moslem Decorative Arts,* Le Caire, 1956, fig. 512.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coffret à coran","Coran","kursi","métal damasquiné"],"materials":["damasquinage d’or et d’argent.","Plaques de bronze sur structure de bois"]},"21c42fcf-6ea0-5b03-806f-1c26bfd70692":{"name":"Aiguière.","description":"Grande aiguière à ouverture évasée, panse arrondie et pied écarté, faite d'une feuille de cuivre martelé incrusté d'argent. Une poignée incurvée relie le col et le corps. Le bec long et fin se termine par un verseur polygonal. Addition peut-être tardive, un élément bulbiforme est fixé à son col. En dehors du cercle de motifs repoussés en forme de trèfle à la base de celui-ci, le décor se compose essentiellement de gravure et d'argent incrusté. Si la poignée et le bec sont ornés de simples arabesques, la plus grande partie du col et de la panse est recouverte de remarquables petites scènes d'animaux vrais ou fabuleux – lions, cerf, lapins, oiseaux et même éléphants – parmi des palmiers et des plantes luxuriantes. Une grande inscription autour de la partie supérieure du corps précise que cette aiguière a été fabriquée pour l'épouse du sultan Qaytbay, dont on sait qu'elle s'appelait Fatima. À la différence du reste du décor, l'inscription n'est pas incrustée d'argent : les lettres sont pleines et polies et les espaces de l'interlettrage sont ornés d'arabesques simples, mais étroitement enlacées, qui forment un fond contrastant. Une seconde inscription, trouvée sous le pied, précise que l'objet a été réalisé par un certain Ahmad. \nCe décor figuratif offre un contraste fascinant avec le type de décoration généralement trouvée sur les objets exécutés sous le règne du pieux Qaytbay, qui tendent plutôt à adopter un décor calligraphique et/ou abstrait, mais non figuratif, en accord avec les règles de l'orthodoxie religieuse. Parmi d'autres exemples, on peut citer le bassin de cuivre réalisé pour ce sultan ou le *minbar* sur lequel figure son nom. L'imagerie figurative de cette aiguière prouve certainement qu'il s'agissait d'une commande privée à usage personnel. Les scènes d'animaux parmi les arbres reflètent des thèmes de la poésie arabe de l'époque et peuvent évoquer des associations religieuses avec le jardin du Paradis.","short_description":"Grande aiguière de cuivre jaune à décoration incrustée en argent figurant des animaux réels ou fabuleux parmi des arbres et des plantes. L'inscription indique que l'aiguière a été faite pour la femme du sultan Qaytbay, et la présence d'une décoration figurative suggère que le récipient était destiné à un usage privé.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fatima, épouse du sultan Qaytbay.","dates":"872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 47,6 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"L'inscription indique que l'aiguière a été fabriquée pour l'épouse du sultan Qaytbay, qui régna de 872 à 901/1468-1496.","method_for_provenance":"Il est probable qu'une telle commande royale ait été passée dans la capitale.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Mayer, L., *Islamic Metalworkers and Their Works,* Genève, 1959, p. 27. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 56, 90, 98. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 116-117.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","décoration figurative","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’argent et peut-être de cuivre."]},"2226f421-a01c-56bf-809f-7d0c2067f79e":{"name":"Porte-lampes.","description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune. Sa base hexagonale se rétrécit vers une structure supérieure qui supportait un petit dôme, aujourd'hui perdu, auquel la chaîne de suspension était attachée. Le bas de l'ensemble pouvait contenir plusieurs lampes à huile, accessibles par une porte (manquante) ménagée sur l'un des six côtés. Ceux-ci sont percés pour laisser passer la lumière des lampes, ainsi que gravés et incrustés de motifs au milieu desquels, nichée dans un décor floral, figure une inscription en médaillon à la gloire du sultan Qaytbay. Un large bandeau épigraphique à la base du porte-lampes, répété en calligraphie plus petite sur un bandeau parallèle en partie supérieure, dit : “Gloire à notre seigneur le Sultan, le plus noble des souverains, sultan de l'Islam et des Musulmans, Celui qui ranime la justice dans le monde, Destructeur de l'immoralité et de la rébellion, sultan des Arabes et des Perses, seigneur des deux mers, serviteur des Deux Nobles Sanctuaires, maître des rois et des sultans, Commandeur des Croyants, Abou'l-Nasr Qaytbay, que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Lorsque ce porte-lampes était suspendu dans une mosquée, il est peu probable que son décor ait été visible, mais il reste néanmoins indicatif de la qualité de l'activité artistique sous le sultanat de Qaytbay.","short_description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune, dont les côtés sont percés pour laisser se diffuser la lumière des lampes à huile placées en bas. La décoration, qui fait appel à plusieurs techniques, comprend plusieurs inscriptions désignant le sultan Qaytbay. Le porte-lampes était vraisemblablement suspendu, à l'origine, dans une mosquée fondée ou restaurée par lui.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 163 cm, Ø 74 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet désignent Qaytbay comme sultan et impliquent qu'il est encore en vie : “Que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Ce porte-lampes est ainsi datable de son règne, soit 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1888.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, pp. 255-6. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 98.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"2381cf08-bf5c-5cdf-8287-59a5e7134b2e":{"name":"Plat à couvercle","short_description":"Voici un exemple de plat à couvercle en cuivre, daté et portant le nom de son propriétaire, al Sayyid-Muhammad ibn [...]`Alî.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Entre 1189 et 1190 de l'Hégire / entre 1775 et 1776 J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 17 cm, D: 24,3 cm","provenance":"Tunisie","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1987.","materials":["champlevé et gravé","Cuivre étamé","décor au repoussé"]},"2845f62e-721b-5562-b2d1-dd922c8f21c6":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Ce curieux brûleur d'encens tripode est apparemment en fonte de bronze. Le couvercle et les poignées ont été fabriqués séparément. Le corps cylindrique repose sur une base en forme de disque formant une collerette débordante à laquelle sont rattachés les trois pieds. En partie supérieure, une seconde collerette présente trois ornements en projection, chacun percé d'un trou, répartis autour de la charnière qui maintient le couvercle. Celui-ci est en forme de coupole surmontée d'une prise. La poignée consiste en un tube terminé par une tête de lion. Elle se rattache au corps par trois rivets entre deux pieds, ce qui déséquilibre l'ensemble devenu instable. Le corps et le couvercle sont délicatement ornés d'un motif floral gravé sur fond de petits points. \nL'utilisation principale de ces brûleurs est d'ordre olfactif. Ils dégageaient un parfum agréable, éloignaient les mauvaises odeurs et participaient à la création d'une atmosphère particulière, éventuellement spirituelle.","short_description":"Brûleur d’encens tripode en fonte de bronze provenant de la citadelle d’Amman. Le corps, le couvercle et les poignées ont été fabriqués séparément. Le couvercle en forme de coupole est relié par une charnière et décoré d’une arcade ; la poignée se termine par une tête de lion.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 11,5 cm, L. 21 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté d'après le lieu dans lequel il a été mis au jour : dans la pièce D d'une maison omeyyade de la citadelle d'Amman, où ont également été découvertes des poteries omeyyades. La datation s'appuie par ailleurs sur une analyse stylistique de la forme et de la décoration.","method_for_provenance":"Provenance inconnue.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques réalisées dans la citadelle d'Amman avant la construction du Musée archéologique de Jordanie en 1949. Elles ont permis de dégager une cour et plusieurs pièces d'une vaste maison remontant aux débuts de la période omeyyade.","bibliography":"Harding, G. L., “Excavations on the Citadel, Amman”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. I, 1951, pp. 7-16, planche II, cat. n° 4. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 276, cat. n° 371.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Encens","motifs figuratifs","spiritualité"],"materials":["Fonte de bronze."]},"287ded63-fdea-5897-9607-447ecd7b25ac":{"name":"Chandelier.","description":"Ce chandelier de forme traditionnelle présente une base tronconique, une épaule à plat supérieur en creux et à rebord en lèvre, d'où s'élève au centre un court fût cylindrique, soutenant la bobèche. Celle-ci, décorée d'arabesques, ne semble pas être d'origine. Les bobèches de chandeliers similaires reprennent souvent la forme tronconique du corps. Autour du fût figure une inscription de style *naskhi* sur fond de rinceaux. La partie en creux de l'épaule porte une inscription de style coufique, interrompue par quatre rondeaux à rosettes sur fond de rinceaux, et prise dans un large bandeau bordé de deux nervures jumelées. Le corps est décoré de quatre médaillons polylobés reliés par une inscription de style coufique. Au-dessus et en dessous du bandeau épigraphique figurent huit petits rondeaux représentant des musiciens (joueur de tambour, luthiste, harpiste…). Ce décor se détache sur un fond touffu de motif en double Y. Les quatre médaillons sont consacrés au thème de la chasse. Des chasseurs à cheval sont représentés dans différentes postures. L'un, tourné vers l'arrière, s'apprête à frapper un animal de l'épée qu'il tient dans la main droite. Le suivant est armé d'un arc et les deux derniers chassent à la lance. L'un pique un animal devant son cheval, l'autre une proie sous sa monture. Ces scènes ressortent sur un fond d'arabesques. La surface richement décorée n'est interrompue que par trois nervures qui divisent le bandeau principal figuratif en deux bandeaux à motifs géométriques et floraux. L'essentiel du décor argenté est incrusté pour contraster avec les inscriptions, les motifs du fond et les représentations figuratives dont le poli du cuivre a disparu. Le fond du chandelier est sans ornement.","short_description":"Chandelier à base tronconique et court col cylindrique. Le corps est richement décoré d'inscriptions sur rinceaux, de rondeaux et de médaillons polylobés représentant des musiciens et des scènes de chasse. Les incrustations d'argent qui créaient un contraste ont disparu.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin VIIe siècle de l'Hégire (fin XIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 16,2 cm ; Ø base 19,5 cm.","method_for_datation":"La forme de l'objet, le motif en Y du fond et la composition sont similaires à ceux d'un chandelier fait au Caire et daté de 668 H / 1270 J.-C., qui appartient au Musée d'art islamique du Caire.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Acheté de la collection de F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Metalwork: The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982, cat. n° 13. \nAllan, J. W., *Metalwork of the Islamic World: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York, 1983. \nMelikian-Chirvani, A. S., “Deux chandeliers mossouliens”, *Bulletin des musées et monuments lyonnais*, 3, 1970, pp. 45-63.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","chandeliers","décoration figurative","éclairage"],"materials":["Alliage de cuivre gravé et incrusté d’argent."]},"2e0325e3-f0c3-5663-9c9a-fc45b12f52db":{"name":"Paire de chandeliers métalliques.","description":"Paire de chandeliers identiques en fonte de fer de style gothique et de forme arborescente (grenadier). Chaque chandelier repose sur trois pieds faits de deux brins de métal rendus solidaires par des anneaux de fer. Du point de jonction des pieds et de la tige principale s'élèvent trois tiges plus courtes imitant des rejets poussés du pied de l'arbre. Chacun se termine par un binet. La tige principale se divise à son sommet en trois niveaux de branches feuillues de dimensions décroissantes reproduisant la forme pyramidale d'un arbre. De chaque niveau partent trois branches portant des fleurs évoquant celles du grenadier. Tout en haut figure un binet de taille plus importante. Du même endroit partent les supports des réservoirs de trois lampes à huiles en verre.","short_description":"Paire de chandeliers identiques en fonte de fer de style gothique et de forme arborescente (grenadier) originaire du Dôme du Rocher. Chaque chandelier repose sur trois pieds formant un arbre. Ces chandeliers comportent plusieurs supports pour des bougies et trois lampes à huile. Leur réalisation remonte à la période des Croisés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Dôme du Rocher.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 267 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec la technique et le style décoratif d'autres pièces, en particulier d'objets datant de la même période, dont la grille de la clôture de protection du Dôme du Rocher.","method_for_provenance":"La proximité de style de fabrication de la grille de fer du Dôme du Rocher favorise l'hypothèse d'une fabrication à Jérusalem. La grille et les chandeliers sont considérés comme fabriqués pour le Dôme du Rocher et par le même artisan.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Transfert du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in Al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*,n° 45, 1982.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","croisé","décoration végétale","style gothique","travail du métal"],"materials":["anneaux de fer.","Fonte de fer"]},"2fe554a9-e532-5b15-814f-963ca40c1b1c":{"name":"Petit bassin.","description":"Le rebord de ce bassin largement ouvert est agrémenté de médaillons où sont représentés les plaisirs de la chasse. Sont figurés trois cavaliers dans divers exercices de vénerie. Ils se battent en tournoi à la lance, l'épée, l'arc et la flèche. Un cavalier est accompagné d'un guépard dressé pour la chasse et monté sur le cheval. Cette iconographie symbolisait un certain art de vivre, les images de cavaliers ou de chasseurs ne rappellent pas seulement le savoir-faire équestre des princes, mais font aussi référence au courage, à la force et à l'endurance des monarques. Le motif des chasseurs avec faucons et léopards peut aussi symboliser la fabuleuse richesse des gouvernants, car eux seuls peuvent s'offrir ces précieux équipages de vénerie et leur dressage, eux seuls peuvent organiser de grandes parties de chasse. Cet art de vivre princier atteint son apogée sous les Mamelouks. Le revers du bassin est orné d'un motif en entrelacs d'arabesques, de rinceaux, et d'oiseaux dans les champs intercalaires. Les figures sont exécutées en damasquinage d'or et d'argent. L'ornementation de métaux précieux conférait aux récipients damasquinés richesse et polychromie. \nDans chaque médaillon circulaire est inséré le blason de l'émir Sumal Abou al-Izz, un personnage de la suite du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. L'inscription étant usée par endroits, on ne peut que supposer qu'il est le commanditaire de ce bassin. Abou al-Izz et son frère Salar, vice-roi d'Égypte, se révoltèrent contre le sultan et furent faits prisonniers en 710 H /1310 J.-C. Sur le fond du bassin apparaissent deux inscriptions, vœux de bonheur pour le commanditaire, qui reste inconnu. Le nom de Sumal Abou al-Izz figurait peut-être à cet endroit. Dans ce cas, l'objet serait datable d'entre 693-710 H et 1293-1310 J.-C.","short_description":"Le dessin de ce bassin en cuivre orné d'incrustations d'or et d'argent consiste en une frise de cavaliers en train de chasser ou en tournoi. Ils sont séparés par quatre médaillons contenant un blason aux armes typiques de l'aristocratie mamelouke. Ce bassin a été commandité par un émir mamelouk.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Sumal Abou al-Izz et F. Sarre après 1897.","dates":"v. 700 H /1300 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 10 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Les blasons sur le bassin laissent supposer que le commanditaire de la pièce était Sumal Abou al-Izz, dignitaire au service du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun entre 693 et 710 (1293-1310).","method_for_provenance":"Les blasons mamelouks qui permettent d'identifier le commanditaire indiquent clairement l'origine égyptienne.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Don du collectionneur berlinois F. Sarre, qui l'avait acheté en 1897.","bibliography":"Hagedorn, A., *Die Blacas-Kanne. Zu Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jahrhundert,* Münster, 1992, pp. 127-133, 152-153, n° 162. \nMayer, L. A., “Three Heraldic Bronzes from Palermo”, *Ars Islamica* 3, 1936, pp. 184-186. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, p. 76. \nSarre, F., *Erzeugnisse Islamischer Kunst, Teil 1 METALL,* Berlin, 1906, n° 64. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 71-93.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquiné","émir","laiton","mamelouk","petit bassin"],"materials":["damasquiné d’or et d’argent.","Laiton"]},"301e4bad-ae28-55b7-8175-5f828d2c5939":{"name":"Mouchettes.","description":"Mouchettes en forme de ciseaux en fer doré à décoration peinte. La première branche comporte une petite chambre que vient fermer une plaque portée par la seconde pour étouffer la flamme de lampes ou de bougies. Seule la branche portant le petit boîtier se termine par un pointe effilée. L'ensemble est entièrement doré et décoré de nombreux motifs dont les plus importants ornent les côtés de la chambre. Chaque côté de celle-ci est décoré de deux oiseaux affrontés, peut-être des pigeons, qui semblent tenir une feuille dans leur bec. Des lions sont représentés sur le petit côté de cette même partie. Certains motifs, ainsi que la dorure, présentent des dégradations d'usage. Cette mouchette a servi à éteindre les milliers de lampes et de chandelles qui illuminaient la mosquée al-Aqsa, le Dôme du Rocher, les places et autres bâtiments du Haram al-Charif à Jérusalem.","short_description":"La mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher étaient illuminés par des milliers de lampes et de chandelles qui nécessitaient des ustensiles pour l’allumage et l’extinction. Cette mouchette a la forme d’élégants ciseaux en fer doré. Elle est décorée de motifs zoomorphes et végétaux, minutieusement exécutés pour s’adapter aux petits ciseaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 18,5 cm, l. 5,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison de conception et de techniques avec d'autres objets de datation établie.","method_for_provenance":"Des pièces similaires ont été produites à Istanbul, sans confirmation plus précise.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bougies","ciseaux","Dorures","fer","mouchettes"],"materials":["Fer doré à décoration peinte."]},"308e03ea-6946-5a0c-a2aa-392943b0f903":{"name":"Petite gazelle en bronze.","description":"Cet objet en bronze est formé de trois éléments se superposant : une petite gazelle soudée à un socle rectangulaire surmontant une boule munie d'une tige ; en dessous, une petite sphère entourée d'une corolle de quatre pétales. Des rivets maintiennent tous ces éléments à la tige qui retient les différentes pièces et sert d'axe à l'ensemble. La gazelle, le support, la boule et la tige sont en fonte pleine. Le corps de la gazelle au cou cambré est recouvert d'une mince pellicule dorée. Ses membres portent sur leur partie supérieure un timbre meublé d'entrelacs géométriques et un motif tressé sur leur face interne, tandis que l'intérieur du cou est décoré de plumetis et la petite queue en boule est timbrée d'un motif cruciforme. L'allure de la gazelle et son décor rappellent le travail des bronzes omeyyades de Cordoue. \n \nLa sphère creuse dépourvue de décor est composée de deux éléments soudés. La corolle est constituée de lames plates découpées en larges pétales lancéolés au pourtour dentelé recouverts de dorure. Elles portent sur la face externe un décor floral de palmes lisses et rinceaux de style mérinide. \n \nAinsi, les deux parties de ce petit bronze ne semblent pas appartenir à la même période. La partie supérieure, gazelle et tige, a vraisemblablement été fabriquée à Cordoue à l'époque califale. à l'époque mérinide, on y aurait adjoint une sphère et une corolle de pétales, peut-être pour la réutiliser au sommet d'une aquamanile.","short_description":"Cet objet élégant représentant une petite gazelle surmontant une sphère entourée d'une corolle de pétales devait être placé au sommet d'un aquamanile. Les deux parties qui le constituent appartiennent à deux époques différentes, l'époque du califat de Cordoue et celle des Mérinides.","holder":"Musée archéologique.","dates":"Fin du IVe et VIIIe siècle de l’Hégire (fin du Xe siècle et XIVe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. totale 13 cm, Ø 5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative avec des pièces omeyyades et mérinides.","method_for_provenance":"Rapport de fouille (Boube 1972).","provenance":"Double provenance : la partie supérieure viendrait de Cordoue, la partie inférieure aurait été fabriquée au Maroc.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Hassar-Benslimane, J., “Note à propos d'un bronze arabe trouvé au Chellah (Rabat)”, *Bulletin d'archéologie marocaine*, t. X, 1976, pp. 173-184.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","représentation figurative"],"materials":["Bronze","fonte pleine."]},"315346db-710f-5c89-a554-c7db806dc960":{"name":"Moule en forme de bélier.","description":"Moule en forme de bélier réalisé en deux parties égales pour le corps et une petite pièce supplémentaire pour la tête. Il comporte trois points d'articulation : un sur le dos, l'autre au sommet de la tête, les deux derniers aux pieds. Le dessin des cornes est visible derrière les oreilles. \nIl s'agit sans doute d'un type de moule utilisé pour la confection de pains ou de gâteaux destinés aux enfants. Un autre moule en forme d'éléphant a été découvert à proximité. \nLe bélier revêt une signification particulière pour les musulmans. Il est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran, par exemple à l'occasion du récit du sacrifice d'Abraham et de la manière dont celui-ci remplaça finalement son fils par un bélier (sourate XXXVII, “al-Saffat \\[les Harmonies\\]”, versets 102-107). Dans le calendrier des fêtes musulmanes figure l'Eid Al-Adh'ha (grand baïram), où l'on sacrifie un bélier et d'autres animaux comme un chameau, une vache ou un agneau. \nLes béliers sont présents dans l'iconographie des sols en mosaïque trouvés dans les églises jordaniennes de la période byzantine, ou dans celle du palais omeyyade de Qasr Hallabat, par exemple. Un certain nombre d'objets en métal de la période islamique sont en forme d'animaux.","short_description":"Moule en fonte en forme de bélier du palais omeyyade d’al-Foudayn. Il fut découvert à proximité d’un autre moule en forme d’éléphant et ils étaient probablement utilisés pour la confection de pains ou de gâteaux destinés aux enfants. Le travail du métal représentant des animaux est commun dans le premier art islamique.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 17 cm, l. 16,5 cm, ép. 6 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté à partir de la place qu'il occupait dans les strates archéologiques et par rapport aux poteries avoisinantes, de style omeyyade caractéristique.","method_for_provenance":"Provenance inconnue, mais probablement de fabrication syrienne.","provenance":"Hallado en al-Fudayn.","obtention":"Ce moule a été découvert lors de fouilles archéologiques à al-Foudayn, lieu situé à 70 km d'Amman, où ont été découverts un palais et une mosquée omeyyades.","bibliography":"Humbert, J.-B., “El-Fedei-Mafraq”, in *Contribution française à l'archéologie jordanienne*, Amman, 1989, pp. 125-131.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abraham","métaux","moules"],"materials":["Fonte de fer."]},"359a8351-850d-54e6-b825-353190856a52":{"name":"Petite fiole","description":"Petite fiole de forme hexagonale entièrement décorée d’arabesques et motifs floraux, portant des inscriptions inscrites dans des cartouches délimitées par une ligne en cuivre rouge: *le travail est bénéfique, la politesse est un bien-être, l’ignorance est la bassesse*.","type":"Cuivre","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger"},"37a27989-a571-558d-8e53-62ed28c07f4f":{"name":"Lustre.","description":"Cette pièce en cuivre est composée d'une couronne de six segments, posée sur un tambour cylindrique et étayée par six consoles. \n \nLa couronne faisait office de plateau auquel était fixés les supports métalliques recevant les godets à huile qui servaient de lampes. Elle est décorée de textes épigraphiques et de motifs végétaux dépendants ou indépendants des inscriptions. \n \nLes inscriptions sont gravées sur les deux bandeaux circulaires qui délimitent sa surface. Sur le bandeau extérieur, l'inscription en caractères cursifs mentionne des formules pieuses et des eulogies, ainsi que la date de fabrication du lustre. \n \nLe bandeau intérieur, gravé de caractères coufiques, combine une eulogie et un décor floral. \n \nEntre les deux bandeaux s'insère un large registre végétal au décor ajouré et ciselé. Il est meublé de palmes sur rinceaux (palmes simples asymétriques à calice, palmes doubles à bourgeons axillaires). \n \nLe même ordre décoratif se retrouve sur le champ du tambour. Entre deux bandeaux aux inscriptions votives en caractères cursifs, une large bande ajourée déploie une inscription votive en coufique et des motifs floraux émergeant d'un rinceau. \n \nLes consoles au profil floral présentent un décor végétal gravé dans le champ de l'écoinçon et un décor épigraphique à thème votif dans l'encadrement rectangulaire. \n \nCe luminaire est le prototype simplifié des lustres à plateaux, utilisés depuis l'époque almohade jusqu'au début du XXe siècle pour l'éclairage des mosquées et des salles de prière des *madrasa.* Ces lustres, parures des sanctuaires, étaient soigneusement ornés, particulièrement aux époques mérinides. Celui de la mosquée de Taza et celui de la *madrasa* Attarine de Fès en sont les meilleurs exemples.","short_description":"Ce luminaire décoré de textes épigraphiques et de motifs végétaux est le prototype simplifié des lustres à plateaux, où étaient fixés les supports métalliques des godets à huile. Utilisés jusqu'au début du XXe siècle pour l'éclairage des lieux de prière, ils en étaient la parure.","holder":"Musée Batha.","dates":"690 de l’Hégire / 1291 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Ø supérieur 67 cm, Ø base 24, 3 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le bandeau extérieur du plateau se termine par la mention de la date de fabrication, “fait le onze du mois de *doulqui*'d*a* 690 \\[4 novembre 1291\\]”.","method_for_provenance":"L'objet a été acheté à Fès et ressemble aux lustres des madrasa et mosquées mérinides de cette ville.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat en 1987.","bibliography":"Amahane, A. et Cambazard, C., *6000 d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \nTerrasse, M., “Le mobilier liturgique Mérinide”, *Bulletin d'archéologie marocaine,* T. X, Rabat, 1976, pp. 185-208.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","mobilier liturgique"],"materials":["Cuivre jaune ciselé et ajouré."]},"37c7ac1e-311b-504e-b4d9-c3f7173a7125":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier à corps conique tronqué et doubles bourrelets en partie basse de la base et sous l'épaule. L'épaule est aplatie et a été endommagée et réparée. De son centre part une tige cylindrique se terminant par un binet dont la forme rappelle, en réduction, celle de la base à travers ses deux bourrelets haut et bas. L'ouverture du binet a été endommagée et déformée. Le chandelier est orné d'un décor incisé, dont une grande partie était initialement incrustée d'argent. Sur le binet figure un bandeau épigraphique, interrompu par des rondeaux à rosettes tourbillonnantes pris dans une bordure neutre continue. L'inscription donne les titres officiels du propriétaire. Les deux bourrelets du binet sont rehaussés de hachures. \nSur la tige figurent trois bandeaux : le premier et le dernier sont décorés d'un réseau à motifs de quatre-feuilles, interrompu par deux rosettes à tourbillon. Ils encadrent un large bandeau qui comporte une inscription en écriture *thoulouth* sur fond de rinceaux foliés stylisés entre deux grandes rosettes à fleurs de lotus, fleurs à cinq pétales et volutes florales. La base de la tige est décorée de motifs obliques en forme de feuille et d'un bandeau de volutes stylisées. Sur l'épaule, deux cartouches allongés rehaussés de motifs secondaires dont des fleurs à cinq pétales alternent avec deux rosettes à fleurs de lotus. \nLes deux bourrelets sous l'épaule présentent un décor en feuilles obliques semblable à celui de la base de la tige. Au-dessus et en-dessous se développe un enroulement de motifs foliés étroitement imbriqués. Sur le corps de la base, deux cartouches épigraphiques allongés alternent avec deux rondeaux également épigraphiques. Le fond restant est meublé par un motif de frise en T. Les cartouches donnent les titres et le nom du sultan Muhammad ibn Qalawun, qui fut déposé deux fois et régna trois fois (693-694 H /1293-1294 J.-C., 698-708 H /1299-1309 J.-C., 709-741 H /1310-1340 J.-C.). Le décor de la base est complété en partie inférieure par un motif de feuilles en oblique sur les bourrelets, entre lesquels été gravé un guillochis d'enroulement foliés.","short_description":"Durant la période mamelouke, de splendides ustensiles incrustés d’or et d’argent furent commandités par les souverains et dignitaires. La plupart présentent d’imposantes inscriptions portant le nom du donateur ou sa titulature, certaines forment une composition rayonnante autour du blason du propriétaire, témoignant de sa confiance et de ses aspirations spirituelles.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Sultan al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises et fut déposé deux fois (r. 693-694 H / 1293-1294 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C., 709-741 H / 1310-1340 J.-C.).","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 27,94 cm, Ø (à la base) 25,4 cm.","method_for_datation":"Ce chandelier a été fabriqué pour le sultan al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises et fut déposé deux fois (r. 693-694/1293-1294, 698-708/1299-1309, 709-741/1310-1340).","method_for_provenance":"Le style de ce chandelier correspond à celui du travail du métal mamelouk du VIIIe/XIVe siècle aussi bien en Égypte qu'en Syrie, caractérisé en particulier par des inscriptions titulaires emphatiques et importantes rehaussées d'incrustations d'argent. On observe également une tendance notable à organiser les inscriptions en compositions rayonnantes autour du blason du propriétaire, procédé qui revêtait probablement un sens symbolique et témoignait de l'assurance et des aspirations spirituelles des hauts personnages de la dynastie. Les fleurs de lotus sont également très présentes pendant cette période, associées à l'occasion avec des pivoines et d'autres motifs mineurs d'inspiration chinoise.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acquis par les NMS auprès de Bluett and Sons, Londres.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun","écriture thoulouth"],"materials":["Feuille de cuivre jaune martelée et incisée","traces d’incrustations d’argent."]},"38c49d86-1f30-5ebd-a391-a533a976b571":{"name":"Coupe.","description":"Profonde coupe en cuivre jaune gravé et incrusté d'argent. Le fond a été repoussé en palmettes radiantes. L'élément majeur du décor est constitué par les grands cartouches aux majestueuses inscriptions calligraphiques proclamant : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, juste souverain, saint guerrier, gardien des frontières, le protégé [par Dieu], le victorieux, sultan de l'Islam et des Musulmans, al-Malik al-Achraf Abou'l-Nasr Qaytbay.” De petites rosettes entre ces cartouches louent également le sultan et ajoutent : “Que sa victoire soit couronnée de gloire !”, ce qui implique que le souverain est encore en vie. Il est possible que cette exquise coupe ait été un lave-mains réservé à l'usage personnel du sultan Qaytbay. Le style et la qualité du décor sont caractéristiques du renouveau des arts sous le règne relativement paisible et prospère de ce sultan.","short_description":"Profonde coupe en cuivre jaune repoussé et gravé, dont la décoration comporte les nom et titres du sultan Qaytbay. Dans la mesure où l'inscription sous-entend qu'il est encore en vie, la coupe pourrait bien avoir été faite pour son utilisation personnelle comme lave-mains.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Qaytbay.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 15,4 cm, Ø 40,6 cm.","method_for_datation":"L'inscription nomme le sultan Qaytbay et implique qu'il règne encore (“Que sa victoire soit couronnée de gloire !”). La coupe peut donc être datée de son règne, 872-601/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1856.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 56, p. 98, p.134 et planche 112.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté."]},"3f16b552-d46e-5615-93a4-6d3aa09a3cdd":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en cuivre à décor incrusté d'argent et inscriptions en style *naskhi* dont le texte se lit : “L'honorable Excellence, Tabtaq, Gloire à son triomphe”. Les blasons comportent un gobelet, ce qui désigne la charge d'échanson occupée par le propriétaire de l'objet. En partie supérieure, un bandeau décoratif présente une série de rondeaux en relief à décor d'oiseaux affrontés. L'embouchure décorée de motifs végétaux est dotée d'un couvercle à double charnière et d'un filtre interne. Le bec présente trois bandeaux décoratifs : celui du milieu est inscrit d'un texte de propagande en écriture *naskhi*, l'autre, orné d'éléments en pointe de diamant, est meublé de motifs végétaux. Le nom mentionné renvoie à l'émir Tabtaq, l'un des officiers d'élite de al-Malik al-Achraf Khalil qui régna de 689 à 693 H / 1290-1294 J.-C. Tabtaq fut gouverneur de la ville de Qous en Haute-égypte au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.). \nLa fabrication d'aiguières était une activité florissante en Iran, d'où elle se transféra vers l'Irak puis l'égypte sous les Ayyoubides et les Mamelouks. Les formes et fonctions de ces objets étaient multiples : verser l'eau du bain, laver les mains et l'accomplissement du *woudou* (ablutions obligatoires avant la prière). Des aiguières purement ornementales décoraient également les palais et les résidences des sultans et des émirs.","short_description":"L'importance de cette aiguière vient de sa décoration admirable. Elle porte le nom de l'émir Tabtaq, un disciple du sultan al-Nasir Muhammad, et un blason à gobelet, symbole de sa charge d'échanson. Les aiguières arrivaient d'Égypte et d'Irak venant de Perse et avaient de multiples formes. On s'en servait dans les palais et les maisons pour verser l'eau du bain, se laver les mains et pour les ablutions obligatoires.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"709-741 de l’Hégire (1309-1340 J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 40 cm, Ø (base) 15 cm, Ø (ouverture) 10 cm.","method_for_datation":"L'aiguière porte le nom de l'émir Tabtaq, l'un des hauts dignitaires du règne d'al-Malik al-Achraf Khalil, et gouverneur de la ville de Qous au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 709-741/1309-1340).","method_for_provenance":"Cette aiguière a été fabriquée en égypte pour l'émir Tabtaq, comme le confirme l'inscription. De plus, elle a été découverte lors de fouilles archéologiques menées dans la ville égyptienne de Qous. Enfin, sa technique d'incrustation est typique d'un style répandu en égypte au cours de la période mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques dans la ville de Qous (égypte) en 1966.","bibliography":"Abd al-Razzaq, A., “Al-Runuq ala 'asr Salateen al-Mamalik \\[Blasons de la période des sultans mamelouks\\]”, *Mijala al-Jam'iya al-Tarikhiya* \\[Journal de l'Association historique \\], 21, Le Caire, 1974. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nMusilhi, S., *Adwat wa Awani al-Matbakh al-Ma'adaniya fi al-'Asr al-Mamluki* \\[Instruments et ustensiles en métal pour la cuisine au cours de la période mamelouke\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1983. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aiguières","blasons","cuivre","décoration épigraphique","écriture naskhi","inscriptions","propagande"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"42a95db0-705d-5ebb-926f-d8bab4c95c82":{"name":"Épée.","description":"Épée se composant d'une lame à double tranchant, d'une garde et d'une poignée. La garde est en forme de croix dont le petit côté est fixé à la lame et à la poignée, le grand côté perpendiculaire à la lame se terminant par deux oves. La lame est décorée d'inscriptions à l'or au nom du sultan mamelouk al-Adil Tumanbay, qui régna quelques mois avant d'être déposé pendant le ramadan 907 H / 1501 J.-C. L'inscription se lit : “Le sultan al-Malik al-Adil Abou al-Nasr Tumanbay, Sultan de l'islam et des musulmans, Père des pauvres et des miséreux, Destructeur des infidèles et des idolâtres, Restaurateur de la justice. Que Dieu lui garantisse un long règne et que son triomphe soit glorieux.” \nEn général, le décor des épées mameloukes était rehaussé d'inscriptions dorées qui comprenaient le nom du sultan et son titre, ainsi que, occasionnellement, des versets du coran. La charge de *silahdar* (porte-armes) était l'une des positions les plus élevées au sein de l'État mamelouk. Les émirs qui accédaient à ce rang ajoutaient souvent une épée à leur blason. \nLes épées islamiques étaient forgées en acier syrien, considéré comme le meilleur. Les épées étaient fabriquées en deux parties – une feuille de fer repliée sur une partie plus rigide – martelées ensemble à chaud.","short_description":"Une des armes mameloukes particulièrement redoutées, l'épée était utilisée à la guerre, à la chasse et à certaines occasions de la vie de cour. Les épées étaient habituellement décorées avec des inscriptions dorées louant leurs propriétaires, comme cette épée à double tranchant portant le nom du sultan al-Adil al-Nasr Tumanbay.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"907 de l’Hégire / 1501 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 93 cm.","method_for_datation":"Présence d'une inscription gravée sur la lame donnant la date de 907 (1501).","method_for_provenance":"Cette épée a très probablement été fabriquée en égypte, en particulier parce qu'elle est au nom du sultan Tumanbay, souverain de l'époque.","provenance":"Pièce probablement forgée au Caire.","obtention":"Pièce achetée en 1919 auprès d'un marchand d'antiquités du nom de Janon.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nAtil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, New York, 1993. \nYujal, O. (trad. M. O. Taha), *Al-Souyouf al-Islamiya wa Sona'ouha* \\[Les épées islamiques et leur fabrication\\], Koweït, 1988. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-Sayf fi al-Islam* \\[L'épée en islam\\], Le Caire, 1951.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","décoration épigraphique","dorure","épées","inscription","Objets militaires"],"materials":["comme l’indique sa couleur.","garde : argent doré. La poignée est en ivoire de corne de rhinocéros","Lame : acier doré"]},"42d17703-8c81-5581-93a9-a8ddfeb7b3fb":{"name":"Fragments de revêtement de porte en bronze.","description":"Ces fragments du revêtement en bronze de la porte al-Ganaiz, disposés sur une planche de bois après leur récupération, se composent de deux ensembles : une frise épigraphique et un panneau décoratif. \n \nLe bandeau épigraphique situé sur la partie supérieure est constitué d'un cartouche encadré sur les côtés par un entrelacs recticurviligne qui rejoint un autre brin pour former une tresse limitant les bords latéraux. Le texte qui y figure est une eulogie (*Joie permanente et bonheur*) qui se trouve fréquemment dans le décor monumental. Il est gravé en caractères coufiques anguleux et tressés, aux hampes hautes et biseautées, sur un dense fond végétal où se déploient différentes sortes de palmes accrochées à un grêle rinceau ondulé : palmes simples asymétriques, palmes issues d'un calice à deux lobes en disques et à l'extrémité allongée en tige, palmes doubles symétriques aux lobes divergents, ou à plusieurs lobes, ceux de la base étant arqués. \n \nLe panneau décoratif est constitué de différentes pièces clouées et réunies par des baguettes en cuivre pour former une double composition géométrique imbriquée (figures cruciformes et polygones développés à partir de deux carrés lobés). Le centre des carrés est meublé d'un décor végétal moulé formé de palmes lisses et de rinceaux, et entouré d'une tresse circulaire ceinte d'un bandeau épigraphique en caractères cursifs moulés en relief – une eulogie sur le thème du bonheur et du succès. Les polygones sont timbrés, au centre, de cartouches à décor floral semblable au fond végétal de l'inscription coufique supérieure. \n \nLes plaques de revêtement en bronze dont ces fragments sont issus et dont la date d'exécution et le nom de l'artisan sont connus représenteraient les premiers spécimens de dinanderie musulmane dans le monde occidental.","short_description":"Ces fragments de bronze proviennent des plaques de revêtement de l'une des portes de la mosquée. Sculptés de décors géométriques, floraux et épigraphiques, ils représentent les premiers exemples de la dinanderie musulmane du monde occidental.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous).","dates":"531 de l’Hégire / 1136 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 75 cm, L. 40 cm.","method_for_datation":"Daté par une inscription se trouvant sur un autre fragment du revêtement en bronze de la porte de la mosquée Qaraouiyine et corroborée par l'auteur de *Zahrat al-As* (Fleur de myrte), qui relate que ce placage fut réalisé lors de l'agrandissement de la mosquée à l'époque almoravide, plus précisément sous le règne d'Ali ben Youssef (531/1136).","method_for_provenance":"Ces fragments sont semblables à ceux qui étaient encore en place en 1957.","provenance":"Mosquée Qaraouiyine, Fès.","obtention":"Eléments sauvés de la fonte en 1957 et récupérés par le Musée.","bibliography":"Al-Jaznai (Abou al-Hassan Ali), *Zahrat al-As* (Fleur de myrte*),* texte arabe traduit et annoté par A. Bel, Alger, 1923. \n \nCambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nTerrasse, H., *La mosquée al-Qaraouiyne,* Paris, 1968.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","édifice religieux"],"materials":["Bronze moulé gravé et ciselé."]},"4312ed57-80a5-53ca-a579-d77d2e79388d":{"name":"Petite table hexagonale.","description":"Cette petite table hexagonale était utilisée pour déposer les plats lors des repas. Son plateau, également hexagonal, est orné d'un décor central circulaire à inscription radiante en coufique tressé qui accroît l'effet décoratif en simulant les rayons du soleil issus du médaillon central. Celui-ci contient le nom gravé du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, pour lequel ce meuble a probablement été réalisé. Le plateau est bordé d'une inscription en écriture *thoulouth* mamelouke qui se lit : “Gloire à notre seigneur le sultan al-Malik al-Nasir al-'Alam, al-'Adil, al-Moudjahid, al-Mourabit, al-Mouthaghir, al-Mou'ayyad, al-Mansour, le Sultan de l'islam et des musulmans, le Destructeur des apostats et des infidèles, le Restaurateur de la justice pour tous, le Protecteur de l'oppressé face aux oppresseurs, le Protecteur de la communauté musulmane, le Protecteur des biens séculiers et spirituels, ibn al-Sultan al-Malik al-Mansour Qalawun al-Salihi.” Entourant ces inscriptions, en allant vers l'intérieur, figure une suite de demi-cercles lobés décorés de canards en vol remarquables par leur vitalité et leur mouvement. \nChacune des six faces du piètement se compose de quatre panneaux décoratifs superposés verticalement. Au centre de l'un d'eux, une petite porte en arc à deux battants s'ouvre sur une étagère intérieure. Les panneaux sont ornés de motifs d'arabesques ajourés composés de feuilles et de tiges entrelacées, de fleurs de lotus et d'inscriptions en écriture *thoulouth*. \nLa table repose sur six courts piliers, eux-mêmes appuyés sur des pieds et ornés d'une série d'inscriptions qui indiquent le nom de l'artisan et ses titres : *'amal al-'abd al-faqir radji 'afw rabihi al-ma'rouf bi ibn al-mou'allim al-oustadh* Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi al-Sankari, en l'an 728 de l'Hégire \\[1327 J.-C.\\] au temps de notre seigneur al-Malik al-Nasir, gloire à son triomphe”. \nCe type de meuble était très répandu. En dehors de sa fonction de table de repas, il pouvait servir à poser un coran, des vases, des brûleurs d'encens, des boissons ou des torches la nuit dans les mosquées ou les palais. Il se peut que celui-ci, qui appartenait à al-Nasir Muhammad, ait été utilisé dans son palais ou sa *madrasa* édifiée dans la rue des Dinandiers (Shari' nahh\\_sin) au Caire. Cette supposition s'appuie sur le fait qu'il provient de l'hôpital de al-Mansour Qalawun adjacent à la *madrasa* de al-Nasir Muhammad. Cette table, qui constitue un exemple de qualité exceptionnelle dans la prolifique production d'objets en métal de la période mamelouke, est l'une des plus superbes acquisitions des collections du Musée d'art islamique du Caire. Son importance tient à l'identité de son illustre destinataire et au fait qu'elle mentionne le nom de son artisan et sa date de fabrication.","short_description":"Ce type de table, fabriquée en métal ou en bois, était produit en grandes quantités à l'époque mamelouke au Caire. Elle permettait de porter la nourriture ou les articles devant être surélevés par rapport au niveau du sol. Cette table est en laiton rehaussé d'argent sur lequel le nom et les titres du sultan al-Nasir Muhammad et le nom de l'artisan étaient inscrits.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"728 de l’Hégire / 1327 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 81 cm, Ø 40,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur le meuble comprennent le nom de l'artisan, la date de fabrication et le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Ce meuble a très probablement été fabriqué au Caire, comme le suggèrent en particulier les inscriptions en *thoulouth* mamelouk, style dominant des pièces égyptiennes de la période mamelouke. De plus, sa technique de conception, de fabrication et de décoration se rapproche étroitement d'un certain nombre d'autres objets dont on sait qu'ils sont d'origine égyptienne, comme un coffret en cuivre (prévu pour un manuscrit du coran) incrusté d'or et d'argent, actuellement conservé à la bibliothèque de la mosquée al-Azhar, qui porte le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun et est daté de 723/1322. Un coffret quasi identique provenant d'une mosquée cairote se trouve au Musée d'art islamique de Berlin. Il porte le nom du même artisan : Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi. Un chandelier à incrustations d'argent des collections du Musée d'art islamique du Caire (n° 15080) porte également le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe plus, au cours de la période mamelouke existait au Caire un souk spécialisé dans la fabrication et la vente d'objets en métal incrusté. L'écrivain et historien al-Maqrizi se réfère à ce marché dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) sous le nom de “souk des artisans en incrustations” (le *suq al-Koftiyn*) qui était implanté dans une rue aujourd'hui parallèle à la rue al-Ghuriyya et de la rue al-Azhar. L'existence documentée de ce marché milite en faveur d'une fabrication de cette table au Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Une des premières pièces à entrer dans les collections du musée à son ouverture en 1903, elle y a été transférée du *bimaristan* (hôpital) du sultan al-Mansour Qalawun.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tārikhuha, Fūnunuha, throuha* \\[Le Caire : son histoire, son art et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAllan, J., *Islamic Metalworks : The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAtil, E., *Renaissance of Islam : Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","écriture thoulouth","incrustation","inscription","mobilier","motifs décoratifs","motifs végétaux","ouvrage ajouré"],"materials":["Cuivre à incrustations d’argent","décor en filigrane et ouvrage ajouré."]},"48232ccd-b83a-5ed3-a7ae-09f26487f289":{"name":"Grand plateau (*s’ni*).","description":"Le décor de ce plateau circulaire est organisé en bandes concentriques autour d'une rosace à plusieurs pétales. La première bande est ornée de feuilles stylisées, suivie d'une autre, plus large, qui est gravée d'une alternance d'ornements végétaux représentant le cyprès et de médaillons d'arabesques. Une signature en caractères cursifs porte le nom du propriétaire, “sahibihi el-Hadj Ibrahim (Zitouna)” et, composée en chiffres hindous, la date d'exécution de l'objet, 1156 ; ce que l'on peut traduire par : son propriétaire el-Hadj Ibrahim (Zitouna) 1156 (1743 J.-C.). La dernière lettre du mot “sahibihi”, qui encercle toute l'inscription, se termine par une tulipe, en imitant la *toughra* (signature des sultans ottomans). La troisième bande présente des rinceaux entrelacés renfermant des petites rosaces, et la dernière des arcs outrepassés meublés de fleurs. \n \nJadis, on posait *le s'ni* sur une petite table en bois peint pour servir les différents repas quotidiens. Il est toujours utilisé en Algérie.","short_description":"Grand plateau circulaire décoré de cercles concentriques incisés entourant, au centre, une rosace à plusieurs pétales. Les décors s'inscrivant dans les intervalles sont d'inspiration principalement végétale. Une signature en caractères cursifs désigne le nom du propriétaire et la date d'exécution de l'objet.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","initial_owner":"El-Hadj Ibrahim (Zitouna).","dates":"1156 de l’Hégire / 1743 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø 94,2 cm, ép. 2,7 cm.","method_for_datation":"D'après la date indiquée sur l'objet.","method_for_provenance":"Alger fut le principal centre de fabrication de ce type de dinanderie.","provenance":"Alger.","bibliography":"*Catalogue descriptif et illustré des principaux ouvrages d'or et d'argent de fabrication algérienne*, Alger, 1900. \n \nEudel, P., *Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tripolitaine,* Paris, 1906. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger,* Alger, 1950.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","cyprès","décor végétal","dinanderie","Plateau","repas"],"materials":["Cuivre rouge martelé et incisé."]},"4ae45f56-80f0-5f31-82a5-680fa0d249f9":{"name":"Pot de bain","description":"Pot de bain assez ouvert. Le rebord arrondi est ensuite souligné d’une bande ajourée de motifs floraux. Sur toute la surface de l’objet court une large bande calligraphiée en écriture maghribi qui se lit : “La sagesse est la couronne du jeune, qui qui a créé un bandeau d’or. L’honnêteté est l’aurore.”","type":"Cuivre","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","provenance":"A"},"4c547f09-e5de-5249-976c-d3b8e43f3370":{"name":"Deux enseignes de bannières de Moïse.","description":"Paire d'enseignes de bannières de cérémonie utilisées dans les processions religieuses qui se déroulaient autour de la plupart des sites et mausolées religieux palestiniens et jouaient un rôle important dans la vie culturelle locale. Ces bannières pouvaient porter le nom d'un *mawsim*, d'une ville, d'un village, ou de la famille qui la portait. Les porteurs menaient la procession. Dans certains cas, elles indiquaient le statut social élevé de la famille, l'importance de la ville ou du village. L'ostension des bannières, traditionnellement réservée à certaines processions religieuses ou laïques, était considérée comme une expression de prestige social. \nL'une des plus fameuses fêtes religieuses de Palestine était celle du prophète Moïse. Elle commença au cours de la période ayyoubide (début du VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.) et se développa par la suite. Elle se tenait chaque année à la fin du printemps, coïncidant avec la fête de Pâques célébrée par les communautés chrétiennes. Des délégations arrivaient à Jérusalem des différentes parties de Palestine, notamment de Naplouse et d'Hébron. Les foules se rassemblaient au Haram al-Charif. Elles se déplaçaient en procession en portant les drapeaux et bannières spécifiques aux villes, villages et familles, ainsi qu'aux ordres soufis. Elles se rendaient au sanctuaire de Moïse, situé entre Jérusalem et Jéricho où les festivités, qui pouvaient durer une semaine, se poursuivaient accompagnées de l'accomplissement de vœux. \nLa bannière se composait d'une hampe cylindrique de 3 m de haut environ. Elle portait des inscriptions comme des versets du Coran, les noms de Dieu, des supplications, des expressions religieuses ou le nom d'individus ou de lieux. Les deux enseignes présentées ici sont de forme similaire. Chacune se compose d'une base cylindrique qui se fixait au sommet de la hampe et d'un col supportant un anneau circulaire contenant une inscription en deux lignes découpées dans le cuivre, disant “Dieu, notre Seigneur”. Au sommet du cercle se dresse un couronnement en rhombe dans lequel est découpée une seconde forme rhomboïde.","short_description":"Les bannières étaient utilisées lors de cérémonies ou de processions en Palestine et portaient le nom des prophètes, lieux de pèlerinages, villes ou familles importantes. Le plus important lieu de pèlerinage était la tombe du prophète Moïse. Chacune de ces paires identiques se termine par une couronne de cuivre qui devait être fixée au sommet de la hampe. Une inscription en deux lignes espacées dit : “Dieu, notre Seigneur”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 39 cm, Ø 16 cm.","method_for_datation":"étude du style, de la forme et de la technique de fonte du cuivre.","method_for_provenance":"Il est probable que ces objets ont été fabriqués à Jérusalem où ces bannières étaient répandues. Quelques familles locales fabriquent encore ce type d'accessoire.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Objets transférés du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Tamari, V., “Two Ottoman Ceremonial Banners in Jerusalem”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bannière","couronne","Étendards"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"4e024b5f-c870-54a0-abfe-e793ed34deb4":{"name":"Plat.","description":"Plateau rond et plat en cuivre jaune à rebord perpendiculaire. De fines incrustations d'argent tapissent le bassin sur un fond haché. C'est l'un des exemples les plus raffinés du travail de Mahmud al-Kurdi, alliant des détails étroitement imbriqués à une conception d'ensemble pleine de force. Des paires de croissants rayonnant à partir de l'octogone central alternent avec quatre médaillons ovales. Croissants et médaillons se détachent sur un très dense décor d'arabesques, tandis que des arabesques plus finement traitées meublent les médaillons et l'octogone. Un effet surprenant est obtenu par la façon dont les croissants incrustés d'un bandeau d'argent lisse ressortent sur le fond d'arabesques tourbillonnantes. La signature de Mahmud al-Kurdi apparaît dans les quatre rondeaux disposés entre les paires de croissants. Le travail de cet artisan relève d'un groupe de pièces qualifiées de “vénéto-sarrasines”, style caractérisé par la densité des motifs, l'utilisation de certaines formes européennes et la présence fréquente d'armes. Il est probable que ce plateau ait été spécifiquement produit pour le marché européen pour un usage quotidien.","short_description":"Ce plateau en cuivre jaune est l'un des plus beaux exemples du travail du maître artisan Mahmoud al-Kurdi, avec une décoration incrustée d'une grande finesse de détails. Il fait partie d'un group d'objets dits “vénéto-sarrasins”, qui présentent souvent un motif très dense et qui étaient parfois adaptés aux goût européen avec la présence fréquente d'armes.","holder":"The British Museum.","dates":"Seconde moitié du IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 3 cm, Ø 29,2 cm.","method_for_datation":"La tendance aux motifs plus imbriqués et sans ornements figuratifs est typique du travail du métal du IXe/XVe siècle dans l'Égypte et la Syrie mameloukes, ainsi qu'en Iran.","method_for_provenance":"La provenanceprécise des pièces “vénéto-sarrasines” fait encore l'objet de débats parmi les chercheurs. On pensait au XIXe siècle qu'elles avaient été produites à Venise par des artisans musulmans, mais étant donné les liens stylistiques entre ce style et le travail mamelouk d'incrustations sur métal, il semble plus probable que ce plateau, ainsi que d'autres objets travaillés dans cet esprit, aient été fabriqués en Syrie ou en Égypte, où des ateliers produisaient des formes adaptées au goût européen.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Auld, S., *Renaissance Venice, Islam and Mahmud the Kurd*, Londres, 2004, pp. 219-220, n° cat. 5.1 (reproduit au recto de la couverture). \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 116-117, planche 93.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’argent."]},"53de341b-560c-5d23-b886-5d480f725f2c":{"name":"Sceau du Dôme du Rocher.","description":"Sceau en cuivre de forme circulaire. Il comporte en son centre un carré dont les angles sont coupés par une large bordure circulaire. Au milieu du sceau et présentée horizontalement figure une représentation du Dôme du Rocher de forme octogonale entourant un cercle à l'intérieur duquel apparaît l'image de l'empreinte du pied du prophète Muhammad, sous laquelle sont inscrits les mots : “Pied du prophète”. Au-dessus est gravée une représentation du Dôme couronné par un croissant. De chaque côté se dresse un arbre ressemblant à un palmier et dont on ne sait pas s'il a un sens symbolique ou purement décoratif. Entre l'octogone et la bordure circulaire sont gravées huit niches arquées, qui dessinent l'octogone intérieur du Dôme du Rocher. Au-dessus est représentée la façade du Dôme, composée du tambour et de la coupole surmontée d'un croissant assez volumineux. L'ensemble est entouré sur trois côtés de bâtiments et d'arcades qui pourraient être l'arcade sud qui ouvre vers la mosquée al-Aqsa, l'arcade sud-ouest qui donne vers Bab al-Silsila (porte des Chaînes) et l'arcade est donnant vers Bab al-Rahma (porte de la Pitié). L'arcade nord est masquée par la coupole et le croissant. Les noms des bâtiments apparaissent à côté de leur représentation, dont le Dôme du Rocher et ses quatre portes, Bab al-Janna (porte du Paradis), Bab al-Salaam (porte de la Paix), Bab al-Sakhra (porte du Dôme du Rocher) et Bab al-Mizan (porte de la Balance). D'autres légendes accompagnent les illustrations du Dôme du Mi'radj, du *minbar* al-Charif (*minbar* de Bourhan al-Din), du Qoubbat al-Arwah (dôme des Esprits) et du Qoubbat al-Silsila (dôme de la Chaîne). à gauche du Dôme du Rocher figure un végétal évoquant sans doute les plantations qui existaient jadis autour du bâtiment. \nCe sceau était peut-être utilisé pour les autorisations d'entrée au Dôme du Rocher, ou pour marquer les documents de visiteurs qui souhaitaient commémorer leur visite à Jérusalem ; peut-être même pouvait-il servir de guide de visite.","short_description":"Sceau en cuivre de forme circulaire au milieu duquel figure une représentation du Dôme du Rocher ainsi que des bâtiments environnants et des escaliers qui mènent à la place du Dôme. Il servait sans doute d’autorisation d’accès au Dôme ou peut-être pour marquer les documents des visiteurs qui souhaitaient ramener chez eux une bénédiction ou un souvenir de leur visite.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf islamique, Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un autre sceau portant les noms des lieux saints palestiniens et dont la date remonte au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"La gravure a probablement été réalisée à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Objet transféré du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","gravure","sceau du Dôme du Rocher","Sceaux"],"materials":["Cuivre gravé."]},"54e3a0d3-6ecd-5314-a088-45db5e7956cd":{"name":"Plumier.","description":"Plumier rectangulaire en cuivre équipé d'un couvercle à charnières et de compartiments intérieurs, décoré sur toutes ses faces d'incrustations d'or et d'argent. À l'extérieur, une série de médaillons alternent avec des inscriptions, le tout cerné d'enroulements d'arabesques. Une inscription rayonnante dans le couvercle donne les titres d'un émir anonyme. De chaque côté de ce rondeau épigraphique central figurent deux médaillons à fleurs de lotus. Celles-ci, comme les pivoines, étaient issues de l'art chinois, et firent leur apparition dans les arts décoratifs mamelouks au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs chinois avaient été importés en Égypte et en Syrie par les Mongols d'Iran. Une influence identique apparaît dans l'art iranien de la même période. Comme une grande partie du travail du métal mamelouk de cette période, toute représentation figurative est absente. Le décor se compose de calligraphie et de motifs floraux et géométriques. Les plumes se rangeaient dans le grand compartiment tandis que les plus petits recevaient l'encre, le sable (pour absorber l'encre) et de la bourre de fil pour nettoyer les plumes de roseau.","short_description":"Plumier en cuivre jaune avec des compartiments pour ranger les plumes, l'encre, le sable et les bourres de fil. Typique du travail du métal mamelouk depuis le VIIIe s. H / XIVe s. J.-C., cet objet est dépourvu de figures, mais est orné de calligraphie et d'une décoration florale et géométrique.","holder":"The British Museum.","dates":"Milieu VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 30,7 cm.","method_for_datation":"Au milieu du VIIIe/XIVe siècle, la plupart des objets en métal mamelouks étaient décorés d'inscriptions plutôt que de figures. Ce plumier comporte des panneaux calligraphiques à motifs floraux et géométriques. La présence de fleurs de lotus et de pivoines évoque également cette même période, lorsque ces éléments décoratifs deviennent de plus en plus courants dans l'art mamelouk. Par exemple, la pivoine se retrouve également sur une série de lampes de mosquée du même moment.","method_for_provenance":"Du point de vue stylistique, ce plumier est à rapprocher d'autres objets en métal incrusté produit dans les provinces mameloukes d'Égypte et de Syrie. De plus, la mention d'un émir mamelouk non nommé y est gravée.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par William Burges.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 111-113, fig.85.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune à incrustations d’or et d’argent."]},"54e4dfd7-48fc-5972-94f5-cea81c315201":{"name":"Écuelle.","description":"Écuelle à large ouverture et à fond légèrement convexe. Comme dans la plupart des objets de ce genre, le décor, qui recouvre entièrement la surface extérieure, s'organise en une large bande alternant avec des médaillons, formée d'une série de cartouches contenant des inscriptions en style cursif “naskhi”) mamelouk, appelé “thoulouth”. Sur le fond extérieur, le décor présente des motifs comme des phénix en vol et des pivoines, caractéristiques de l'orfèvrerie mamelouke et révélateurs de l'influence du naturalisme extrême-oriental, par l'intermédiaire du milieu iranien. \nDans les inscriptions, qui offrent un exemple typique des titres en usage dans le protocole mamelouk pour les objets destinés aux personnages de haut rang, on trouve des formules comme : “l'Excellence Suprême”, “le Maître”, “le Souverain”, “le Juste”, “l'Émir”, “le Mamelouk”… l'écuelle appartenait probablement à un haut fonctionnaire inconnu vivant à la cour du souverain, auquel une des inscriptions fait référence. \nSur le fond intérieur figure un motif particulièrement intéressant, formé d'une série de poissons disposés en spirale. Il s'agit d'un élément décoratif très répandu dans l'orfèvrerie islamique, et surtout dans celle de la période mamelouke. Le motif des poissons, outre qu'il est évidemment lié à l'usage de l'objet – contenir de l'eau –, revêt sans doute également une signification particulière, à la fois magique et symbolique dans la mesure où, dans le monde oriental aussi, le poisson, est de bon augure pour le propriétaire de l'objet.","short_description":"Écuelle pour l'eau, décorée avec des inscriptions et des motifs zoomorphes (poissons, phénix en train de voler) ; elle illustre bien l'usage à but décoratif et propitiatoire de la calligraphie dans le monde islamique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Rome","dimensions":"Ø 20 cm.","method_for_datation":"La typologie de l'écuelle est très répandue dans l'orfèvrerie islamique du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de spécimens auquel appartient cette écuelle est répandu, que ce soit dans le milieu iranien ou dans le milieu syro-égyptien.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., “Fish-pond Ornaments on Persian and Mamluk Metal Vassels”, *Bulletin of the School of Oriental and African Studies*, pp 31, 14-27, 1968. \nSafadi, Y.H., *Islamic Calligraphy*, Londres, 1979. \nScerrato, U., *Metalli Islamici*, Milan, 1966. \nTorre, P., “Metalli islamici”, *Museo Poldi-Pezzoli. Tessuti-Scultura-Metalli islamici*, Milan, 1987, pp. 273-304.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art mamelouk","calligraphie","damasquinage","écuelle"],"materials":["Cuivre damasquiné or et argent."]},"55ec1f26-ba55-52bc-a1b6-556c48ff41e4":{"name":"Croix grecque en bronze.","description":"Croix en bronze de forme grecque décorée, sur chacun de ses bras et sur ses deux faces, de cercles concentriques incisés. Deux clous de fer figurent encore sur le bras vertical. Le troisième, au pied, manque. \nIl semble que cette croix ait été clouée sur un coffret de reliquaire en bois de l'église Saint-étienne à Oum al-Rasas. La partie supérieure du bras vertical a été cassée en deux et récemment réparée. \nL'église Saint-étienne a été pavée d'un sol de mosaïque en 138 H / 756 J.-C., selon les inscriptions dédicatoires figurant de chaque côté de l'autel, ce qui prouve qu'il existait une communauté chrétienne active dans cette ville six ans après la fin de la période omeyyade et après plus d'un siècle de domination islamique sur la région.","short_description":"Croix en bronze de forme grecque provenant de l’église Saint-Etienne à Oum al-Rasas, décorée sur les deux faces. Il semble que cette croix ait été clouée sur un coffret en bois par trois clous en fer, deux d’entre eux étant toujours présents sur le bras vertical.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 8 cm, l. 6 cm.","method_for_datation":"La croix est datée par une inscription dédicatoire découverte dans l'église Saint-étienne.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert à Oum al-Rasas lors de fouilles archéologiques. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"La croix a été acquise par le Musée à l'issue de fouilles archéologiques menées depuis 1986 à Oum al-Rasas par le Studium Biblicum Franciscanum.","bibliography":"Desreumaux, A. et Humbert, J. B., “Khirbat es-Samara. Contribution à l'épigraphie syro-palestinienne”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan* XXV, 1981, p. 50, type Ec, Pl. XVI. \nPiccirillo, M. et Alliata, E., *Umm al-Rasas Mayfa'ah I: Gli scavi del complesso ecclesiastico di Santo Stefano*, Jérusalem, 1993.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","communautés chrétiennes","croix chrétiennes","forme grecque","incision","inscriptions dédicatoires","symboles religieux"],"materials":["Fonte de bronze."]},"55fc5107-27bd-5be8-8051-2257dd0d3ecc":{"name":"Encensoir ou chaufferette.","description":"Ce brûleur d'encens offre une surface ajourée avec des motifs de l'art courtois tels qu'on en trouve depuis 1220 J.-C. à Mossoul. Six figures occupent les médaillons de la partie supérieure : le souverain trônant, un verre de vin à la main, le cavalier portant un faucon, le chasseur de lion et trois musiciens assis en tailleur, tenant le tambourin, la flûte et le luth. La demi-sphère légèrement aplatie montre un soleil et ses rayons concentriques. La partie inférieure est ornée de motifs similaires : au milieu, deux suites d'animaux courant. Les éléments décoratifs sont damasquinés d'or et d'argent. Alors que l'or sert plutôt au remplissage, les insertions d'argent garnissent le fond des dessins très détaillés des vêtements, des coiffures, des corps des animaux et des éléments floraux. Les médaillons se détachent sur un réseau d'arabesques symétriques. \nLes personnages portent derrière la tête une sorte de nimbe, ce qui ne signifie pas que ce sont des saints, mais permet de les distinguer plus nettement. On peut penser que le commanditaire était un prince, comme l'atteste l'inscription sur l'encensoir conservé au British Museum. À cette époque, la Syrie connaissait une grande prospérité. Des pièces de ce type étaient sans doute exécutées à Damas, depuis le déclin de la production de Mossoul après la mort du souverain Badr ad-Din Lulu en 1233 J.-C. Damas fut assailli par les Mongols en 1260 et en 1300 J.-C. On peut supposer que cette pièce a été réalisée entre ces deux dates. \nL'intérieur est muni d'une petite coupe de laiton où étaient mises à brûler des herbes aromatiques. Placée au milieu de deux anneaux concentriques reliés par une fixation mobile, elle restait toujours en position horizontale. On peut penser que les connaissances techniques dans ce domaine étaient acquises dès le VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) dans le monde islamique. Le souverain yéménite al-Malik al-Achraf décrivit en 690 H / 1291 J.-C. le compas flottant demeurant en position horizontale. Sont également attestées autour de 1230 J.-C. des horloges à eau à la technique très élaborée. En Occident, la suspension fut finalement appelée “suspension de Cardan”, du nom de son inventeur milanais Girolamo Cardano (1506-1576). \nUn encensoir de ce type révèle le niveau de raffinement de l'époque. On a aussi pensé que les encensoirs pouvaient servir à la cour à se chauffer les mains.","short_description":"Les encensoirs sphériques en métal précieux étaient des objets luxueux très en vogue dans les cours de la Méditerranée orientale vers 1290. Ils étaient composés de deux parties, ce qui permettait de les ouvrir pour poser dans une coupelle intérieure, sur un charbon incandescent, des substances aromatiques qui produisaient une fumée parfumée.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Museum für Indische Kunst.","dates":"Troisième quart du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Diametre 15 cm.","method_for_datation":"En Syrie, on trouve à l'époque ayyoubide et mamelouke, au VIIe/XIIIe siècle, des boules à brûler l'encens de ce type. L'exemplaire est strictement similaire à ce groupe.","method_for_provenance":"La Syrie est le lieu de production attesté pour une série de boules à brûler l'encens strictement similaires.","provenance":"Syrie, vraisemblablement Damas.","obtention":"Dépôt du Museum für Indische Kunst.","bibliography":"Barrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum,* Londres, 1949, n° 22, XV. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 74-75. \nSezgin, F. *Wissenschaft und Technick im Islam,* vol. III, Francfort-sur-le-Main, 2003, pp. 58-59. \nHale, J. R., *A Concise Encyclopædia of the Italian Renaissance,* Londres, 1981, pp. 69-70.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquinage","encensoir","principe de Cardan"],"materials":["Bronze damasquiné d’or et d’argent."]},"56be57e8-2f07-5969-a236-a5ddc30a31cd":{"name":"Lampe.","description":"Lampe de bronze constituée de divers éléments articulés autour d'une tige centrale. En premier lieu, quatre pièces sphériques disposées dans un ordre croissant de taille, avec une frange centrale ajourée et une inscription en *naskhi*. Ensuite, un élément prismatique à huit faces avec une décoration ajourée de type végétal. La lampe se termine par un grand corps tronco-pyramidal à la façon d'une cloche à quatre côtés, décoré de motifs végétaux et de deux cartouches épigraphiques, l'un dans la partie supérieure, l'autre dans la partie inférieure, avec la devise de Mohammed III : “Et il n'est d'autre vainqueur que Dieu. Loué soit-il.” Sur le bord, incisée dans le bronze, une autre inscription en *naskhi* livre, outre la date d'exécution, une série de bénédictions et de titulatures. \nQuant à la place des récipients pour les lumières, il y a une hypothèse convaincante. La lampe est parvenue au musée amputée de ses longs bras à charnières qui s'ouvraient, depuis le corps tronco-pyramidal, en une couronne rayonnante dont subsistent quelques restes. On comptait deux bras par face, ce qui fait un total de seize bras et environ 48 à 64 verres qui donnaient de la lumière sans l'obstacle de la grande structure. \nOn sait que la construction de la Mosquée royale de l'Alhambra est due à l'initiative de Mohammed III ; la lampe devait donc briller dans la nef centrale devant le *mirhab*, lieu idoine pour un objet portant la devise du souverain. Il est logique de conclure que le souverain fondateur avait dû également fournir le mobilier.","short_description":"Œuvre maîtresse de l'art du métal andalou grâce à l'élégante décoration ajourée de son corps, cette lampe, d'après son inscription, fut commandée par Mohamed III pour la mosquée de l'Alhambra. À l'intérieur de la lampe ont survécu les crochets des bras qui soutenaient les petits récipients de verre pour les lumières.","holder":"Musée archéologique national.","initial_owner":"Après la conquête de Grenade en 898 H / 1492 J.-C., la lampe, retirée de son emplacement, fut transportée à Oran avant d’entrer dans la collection du cardinal Cisneros qui en fit dépôt au Colegio Mayor de San Ildefonso, à Alcalá de Henares, d’où elle passa à l’Université.","dates":"705 H / 1305 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. totale 230 cm, H. du corps tronco-pyramidal 54 cm, Ø 79 cm.","method_for_datation":"Sur le bord inférieur de la lampe, une inscription en *naskhi* donne la date de 705 H / 1305 J.-C.","method_for_provenance":"Malgré les dégradations subies par la lampe dans sa partie inférieure, les titres encore visibles dans l'inscription du bord permettent de l'attribuer à MohammedIII(r. 702-709/1302-1309), qui dut la faire pour la mosquée de l'Alhambra.","provenance":"Mosquée de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce a été attribuée au Musée archéologique national après redistribution du patrimoine de l'état le 20 mars 1868.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Lámpara de Abu 'Abdil-lah Mohammad III de Granada, apellidada vulgarmente lámpara de Orán, y custodiada hoy en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, II, Madrid, 1876, pp. 466-491. \nFernández Puertas, A., “Tipología de lámparas de bronce de al-Andalus y el Magreb”, *Miscelánea de Estudios árabes y Hebraicos. Sección árabe-Islam*, 48, Grenade, 1999, pp. 379-392. \nLévi-Provençal, E., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 185, n° 192. \nZozaya, J., “Lámpara”, *Arte islámico en Granada. Propuesta para un museo de la Alhambra*,Grenade, 1995, p. 434, n° 187.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","bronze","Cisneros","Grenade","lampe","mobilier religieux","mosquée","naskhi"],"materials":["Bronze","fonte."]},"582735bb-91b8-5a1b-b50e-a4d74176b7d7":{"name":"Arme blanche","description":"En bronze argenté, une belle ciselure sur toute la surface avec des motifs floraux sur le manche. Sur le plat du contre-fer figurent des armoiries d’un côté et sur l’autre un navire stylisé avec une inscription en arabe. La longueur du manche est de 65 cm et le tranchant fait 21 cm.","type":"Ferronerie; armes","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi"},"5830662b-6f93-5e08-826b-c8179eb39b3c":{"name":"Croissant du Dôme du Rocher.","description":"Important croissant de lune sur épi de faîtage en cuivre qui couronnait jadis le Dôme du Rocher et qui fut descendu en 1317 H / 1899 J.-C. Il se compose de bas en haut de plusieurs éléments : la base conique en forme de coupe inversée qui était fixée au sommet de la coupole, une brève partie tubulaire reliée à un élément sphérique non décoré, une seconde partie tubulaire terminée par un anneau suivie d'une forme ovoïde allongée se terminant à son tour en un anneau similaire au précédent, un élément sphérique rappelant le premier, un élément tubulaire formant transition avec la partie finale, le croissant. \nCelui-ci consiste en un cercle de 90 centimètres de diamètre occupant la position éminente. épais dans sa partie inférieure, très fin dans sa partie supérieure, ce croissant est l'un des plus volumineux jamais utilisés dans le couronnement d'un édifice islamique. Le musée a acquis deux autres croissants de grande dimension qui avaient appartenu l'un au Dôme du Rocher, l'autre à la mosquée al-Aqsa. Le modèle présenté ici est en bon état. Il ne comporte aucun décor car la hauteur à laquelle il était placé interdisait de percevoir tout détail décoratif.","short_description":"Cet important croissant de cuivre couronnait le sommet du Dôme du Rocher. Il est composé d’une base conique en forme de coupe inversée qui se prolonge sous différentes formes pour se terminer par un grand cercle de 90 cm de diamètre. Ce croissant est considéré comme l’un des plus volumineux du monde islamique et est sans doute le plus grand qui soit conservé dans un musée.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Environ XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 490 cm, Ø (croissant) 90 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires datées de façon sûre.","method_for_provenance":"Les éléments architecturaux de cet importance étaient probablement réalisés sur place, c'est-à-dire à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"L'objet a été transféré du Dôme du Rocher à des entrepôts de l'Agence des fondations pieuses du Haram al-Charif puis transféré au musée vers 1923.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_OO1 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croissants","cuivre"],"materials":["Métal forgé et assemblé."]},"5b39f275-54df-59e1-af9d-1758c033e5d5":{"name":"Plaque d’impression d’une liste des lieux saints de Palestine.","description":"Plaque d'impression rectangulaire en cuivre. Elle ne présente aucun décor particulier à l'exception d'un cadre composé de filets droits et d'une ligne ondulée. Deux motifs incurvés ornent les deux extrémités de la dernière ligne de texte. Celui-ci, rédigé en turc ottoman, mentionne les principaux lieux saints de Palestine comme la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que le Haram al-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, à Hébron (al-Khalil). Y figurent également le nom des tombeaux de quelques prophètes dont celui de Moïse sur la route de Jéricho, celui de David hors les murs de la ville ancienne de Jérusalem, ceux d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham ainsi que le tombeau d'al-Khadir. Sont également repris les noms d'une série de sites et de mausolées dont le *mihrab* de Zakariya au Haram al-Charif, le site d'Abou 'Oubaid 'Amar bin al-Djirrah à Amwas (Nicopolis), le tombeau de Marie au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, le Qoubbat al-Mi'radj (Dôme du Mi'radj), le Qoubbat al-Arwah (Dôme des Esprits) ; le Bouraq al-Charif (sanctuaire d'al-Bouraq) au Haram al-Charif, le Qoubbat Rahil (tombeau de Rachel) à Bethléhem, le tombeau de Joseph à Hahlhoul et al-'Ais à Sa'ir. La liste donne également le nom des grands saints de la voie soufie dont Muhammad al-Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.), l'un des oulémas du Bait al-Maqdis, et Muhammad al-Budairi (mort en 1220 H / 1805 J.-C.), autre érudit du Bait al-Maqdis. L'inscription se termine par le mot “Ouverture”. Il est possible que cette plaque ait été destinée à l'impression sur papier d'une autorisation de pénétrer dans les saints lieux nommés, à moins qu'il ne s'agisse d'une liste de ce qu'un soufi devait visiter en Palestine.","short_description":"Panneau rectangulaire en cuivre exempt de décoration. Il y est gravé la liste des principaux sites et sanctuaires de Palestine : peut-être une autorisation pour pénétrer dans ces lieux, ou encore une liste des lieux devant être visités ou tout simplement des endroits où l’on pouvait se faire bénir. La liste était vraisemblablement imprimée sur papier pour être distribuée aux intéressés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Fondation pieuse (waqf), Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire / XIXe siècle.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 31 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les noms et dates des pieux personnages mentionnés (*cheikh* Muhammad al-Khalili et *cheikh* Muhammad al-Budairi).","method_for_provenance":"Il est probable que cette plaque a été gravée en Palestine où certains ateliers s'étaient spécialisés dans le travail du cuivre. Par ailleurs, les sites mentionnés se trouvent tous en Palestine, ce qui renforce cette hypothèse.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette plaque a été transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Autorisation d’entrée","cuivre","gravure","inscription","liste des lieux saints","liste des tombeaux","plaque d’impression"],"materials":["Cuivre forgé","martelé et gravé."]},"5dd25402-aa83-5544-9e46-d6ccfe8b2a79":{"name":"Coupelle magique","short_description":"Pour pallier les limites de la médecine, on a recours aux formules religieuses ou aux chiffres inscrits sur des coupes magiques. Le liquide qui entre en contact avec les formules se charge de leur propriété curative. L'ombilic est orné d'une représentation de la Kaaba sur le dessus et d'une étoile à six branches au revers.","type":"Dinanderie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Xe siècle de l'Hégire / XVIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 4,5 cm, D: 20,5 cm","provenance":"Proche-Orient","obtention":"Achat en vente publique à l'étude François de Ricqlès en 2001.","materials":["Alliage cuivreux à décor gravé"]},"6316fa3b-7cce-55f6-bcdc-23910cde7fbb":{"name":"Gamelle (*m’raq*).","description":"L'objet, de forme cylindrique, est composé de quatre éléments superposés et d'un couvercle muni d'une anse semi-circulaire. L'ensemble est relié par deux tiges plates verticales qui s'attachent au couvercle par deux crochets et qui sont garnies de zigzags en pointillé. \n \nLes quatre éléments sont ornés de décors floraux (feuilles d'acanthe et tulipes stylisées) exécutés en alternance. Le couvercle est garni d'un décor géométrique (lignes en zigzag). \n \nBien que la fonction de cet objet soit de servir et de transporter les différents mets, certains avancent que c'est un ustensile de hammam, utilisé autrefois par les femmes pour transporter le nécessaire de bain.","short_description":"De forme cylindrique, ce porte-manger est composé de quatre éléments superposés ornés de décors floraux et d'un couvercle muni d'une anse semi-circulaire et portant un décor géométrique. Le tout est réuni par des bandes métalliques verticales qui s'attachent au couvercle par deux crochets.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø 16,5 cm, H. 32,5 cm.","method_for_datation":"D'après le style des éléments floraux (tulipe, feuille d'acanthe), utilisés en abondance par les dinandiers algérois de l'époque dans la décoration des objets du quotidien.","method_for_provenance":"Alger fut le principal centre de fabrication de ce type de dinanderie.","provenance":"Alger.","bibliography":"Eudel, P., *Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tripolitaine*, Paris, 1906. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarius, V., *Les industries d'art indigène en Algérie,* Alger, 1902.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acanthe","bain","cuivre","décoration florale","décoration géométrique","femme","hammam","Ottomans","tulipe"],"materials":["Cuivre rouge martelé et incisé."]},"63d7eb6d-8326-5395-9279-d48a47c2abba":{"name":"Paire de chandeliers de *mihrab*.","description":"Chaque chandelier entièrement doré présente une base circulaire, un corps en forme de cloche, une tige cylindrique à anneau et un important binet. En partie supérieure et inférieure du corps figure un bandeau de motifs de cœurs ornés de palmettes en leur centre, qui se répète en bordure à la base de la tige. D'importants motifs de feuillage sont gravés en relief sur l'anneau de la tige. Celle-ci est décorée de losanges sinueux à motifs *hatayi* (pivoines) présentés de face ou de profil. Le chandelier comporte également des cartouches entrelacés d'inscriptions. La partie centrale du corps est décorée d'un large bandeau épigraphié sur fond de pivoines et de vrilles spiralées, qui reprend un poème en persan à la louange de la lumière du chandelier. Une inscription en arabe précise : “Que le sultan Bayézid soit protégé des calamités”, et une en turc ottoman indique que les chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée du sultan Bayézid II à Edirne. La forme de ces deux objets rappelle les chandeliers mamelouks.","short_description":"Lorsque les sultans ottomans commanditaient la construction de leurs mosquées, ils faisaient également exécuter les chandeliers destinés à être placés des deux côtés du *mihrab*. Ces chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée de Bayézid II à Edirne et les inscriptions présentent leurs souhaits au sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.).","dates":"Vers 894 de l’Hégire / 1488 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 89 cm, Ø de la base 73 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Bayézid II à Edirne, nommée dans les inscriptions figurant sur le chandelier, a été achevée en 894/1488, ce qui rend probable une fabrication de ce chandelier à la même époque.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée Selimiye d'Edirne le 16 *dhu'l-hijja* 1329/8 décembre 1911.","bibliography":"ölçer, N.*,* et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 247. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mihrab"],"materials":["Bronze décoré de gravure et de dorure."]},"63db5c62-6d08-59c2-901b-88672c5ff510":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en cuivre jaune de forme standard. Sa plus grande partie, y compris le col, l'épaule et le corps, est décorée d'incrustations d'argent. Le principal ornement du corps consiste en une superbe inscription d'une majestueuse fluidité précisant : “Fait pour Son Éminence, personnage de haut rang, homme au rang de seigneur, officier au service de Rukn al-Din, Rukn al-Din Muhammad Ibn Qaratay al-Baghdadi”. Trois médaillons à bordures festonnées séparent les membres de cette inscription sur toute la hauteur du corps. Ils sont remplis de rameaux spiralés qui se déroulent à partir d'un petit motif évoquant un visage et s'achèvent par des bourgeonnements en forme d'oiseaux, d'animaux et de masques. Les médaillons, comme la grande inscription qu'ils ponctuent, ressortent sur un fond dense d'arabesques végétales. Le col est décoré de versions plus petites de ces mêmes médaillons et le binet répète la dédicace en caractères plus petits. \nÀ un certain moment de son histoire, ce chandelier a été réargenté, ce qui lui donne un aspect plus brillant et plus récent que la plupart des modèles de son temps. Un propriétaire ultérieur fit également graver une inscription en arménien au sommet du corps, dont le texte, peu clair, pourrait signifier : “Ce chandelier est en mémoire de Temar, vaillant fils de Mkrtich \\[*sic*\\], qui l'a offert à la Mère de Dieu”. Bien que l'identité de ce Temar et celle de l'église ou du monastère auquel l'objet a été donné soient inconnues, l'inscription éclaire d'un jour fascinant l'histoire de ce merveilleux objet.","short_description":"Chandelier en cuivre jaune incrusté d'argent dont la décoration est principalement composée d'une superbe inscription nommant le commanditaire. Les chandeliers de ce genre sont courants dans l'art islamique de la période médiévale. Plus tard dans son histoire, ce chandelier a reçu une inscription avec dédicace en arménien.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Rukn al-Din Muhammad Ibn Qaratay al-Baghdadi.","dates":"Entre 658-709 de l’Hégire / 1260-1309 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 35,7 cm, Ø 32,4 cm.","method_for_datation":"Le commanditaire est présenté comme étant au service de Rukn al-Din. Ceci peut renvoyer au sultan Rukn al-Din Baybars Ier al-Bunduqdari (r. 658-676/1260-1277), ou au sultan Rukn al-Din Baybars II al-Gachankir, qui régna brièvement de 708 à 709/1309 .","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Legs de George Saltin en 1910.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 28, et p. 97, planche 30.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’argent."]},"65d60827-50d1-52dc-867b-96169525d2f1":{"name":"Boîte en cuivre jaune.","description":"Boîte cylindrique en cuivre jaune fermée par un couvercle à charnière et incrustée d'un décor d'argent. Le couvercle est orné sur sa retombée d'un motif tressé et, au centre, de quatre canards dont le cou renversé forme un nœud. Une série de médaillons quadrilobés, meublés en alternance par des arabesques et des figures et entourés d'un motif géométrique, orne le corps de la boîte. Une inscription autour du couvercle dit : “Gloire à notre maître, le roi clément, celui qui est à la fois sage, juste, aidé de Dieu, victorieux, ayant le soutien de la Divinité, qui combat les infidèles, qui pratique la dévotion, Badr al-din Lulu, épée du commandeur des fidèles.” \nBadr al-din Lulu fut nommé atabeg (“père-seigneur” en turc) auprès de trois princes zenguides de 615 à 631 H / 1218-1233 J.-C. Les atabegs, initialement gardiens ou tuteurs de princes de la dynastie seldjoukide, devinrent de plus en plus puissants au fur et à mesure que l'autorité des Seldjoukides s'affaiblissait. En 631 H / 1233 J.-C., Badr al-din Lulu devint souverain indépendant et prit le nom de Malik al-Rahmin après avoir obtenu l'investiture du calife abbasside al-Mustansir. Il fut un important commanditaire de l'industrie du métal. Pas moins de cinq objets en métal incrusté portant son nom sont parvenus jusqu'à nous. Si la technique d'incrustation venait de l'Est, les motifs décoratifs et les formes étaient issus de modèles locaux.","short_description":"Mossoul était réputée pour son travail du métal au début du VIIe s. H / XIIIe s. J.-C. Cette boîte en cuivre jaune à incrustations d'argent est particulièrement intéressante en ce qu'on y trouve une inscription au nom de Badr al-Din Lulu, souverain de Mossoul et généreux commanditaire d'objets en métal incrusté.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Badr al-Din Lulu.","dates":"631-657 de l’Hégire / 1233-1259 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 10,2 cm, Ø (base) 11 cm, Ø (haut du couvercle) 8,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription contient le nom de Badr al-Din Lulu et son titre de souverain. La boîte a sans doute été fabriquée à une date antérieure, lorsqu'il régnait sur Mossoul entre 631 et 659 H / 1233-1259 J.-C.","method_for_provenance":"L'inscription mentionne le nom du souverain de Mossoul, Badr al-din Lulu. Mossoul était alors une prospère cité au bord du Tigre dans le nord de l'Irak, siège d'une importante industrie du métal.","provenance":"Mossoul, Irak.","obtention":"Legs de John Henderson en 1878.","bibliography":"Rice, D. S., “The brasses of Badr al-Din Lulu”, *Bulletin of School of Oriental and African Studies*, 13, 1951, pp. 627-634. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, p. 80.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’argent."]},"675a1412-80d3-5ceb-be97-76ef1b5412e4":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens de forme globulaire composé de deux parties emboîtées. Un hémisphère contient un mécanisme consistant en une coupelle destinée à recevoir l'encens et le charbon de bois, suspendue au centre du globe par deux anneaux concentriques reliés entre eux de telle façon que chacun peut bouger indépendamment, conservant ainsi la petite coupe en position horizontale quel que soit le mouvement ou la position de la sphère. Ce mécanisme est également appelé “suspension à la Cardan”. L'extérieur de la sphère est décoré d'arabesques entrelacées incrustées d'une substance goudronneuse. Les deux hémisphères sont perforés pour permettre la circulation de l'air et la diffusion des effluves d'encens. \nCe type de brûleur serait originaire de Chine, où il était accroché au plafond pour faciliter la ventilation et la dispersion du parfum. Les premiers globes islamiques étaient également suspendus. Plus tard, on les faisait rouler sur le sol, pour les faire passer d'une personne à l'autre. Lorsque les Européens réalisèrent que ces objets pouvaient également servir de chaufferette pour les mains, les marchands vénitiens se mirent à les commander. Certaines commandes spéciales portaient les armes de familles européennes.","short_description":"À l’intérieur de ce brûleur d’encens syrien du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) se trouve un dispositif mécanique qui renferme une petite coupe pour l’encens et le charbon. Quand le globe roule sur une table ou sur le sol, la coupe à encens reste horizontale. Les Européens du pourtour méditerranéen les appréciaient et les utilisaient comme chaufferettes.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IX-Xe siècles de l’Hégire (XVe-XVIe siècles J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec d'autres exemples fabriqués pour le marché européen au cours des IXe-Xe/XVe-XVIe siècles.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Don des gouverneurs du Glasgow and West of Scotland Technical College en 1902.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations de goudron."]},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bronze moulé et ajouré."]},"69f100f8-b478-59cb-921a-5cdfd266ab6e":{"name":"Vase.","description":"Vase sur piédouche à corps piriforme et long col. L'ouverture à bord plat comporte quatre trous percés. Le col est orné de trois bandeaux décoratifs. Le premier est à motifs géométriques et végétaux entrelacés autour de trois médaillons, chacun meublé d'un décor végétal composé de six pétales argentés bordés de rehauts d'or. Le deuxième est à motifs végétaux interrompus par trois cartouches circulaires. Chaque cartouche contient des motifs végétaux et des représentations de canards en vol. Les zones entre les cartouches portent des inscriptions en écriture *naskhi* disant : “Une des choses faites pour Sa Sublime Excellence, al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.” Le troisième bandeau est identique au premier. Le col se rattache au corps du vase par un anneau en relief décoré d'ornements végétaux. \nLa panse comporte cinq bandeaux à bordure dorée et décor d'argent. Le premier bandeau est à motifs végétaux interrompus par trois rondeaux lobés, chacun orné de fleurs de lotus. Le deuxième présente trois importants rondeaux segmentés, chacun contenant un blason présentant en son centre un aigle au-dessus d'une coupe. Le bandeau contient une inscription en style *naskhi* se lisant : “Une des choses commandées pour l'Excellence honorée, le maître sublime, le grand émir, al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.” Celui-ci était l'un des émirs du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qualawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 / 1309-1340 J.-C.). Il assumait au palais un certain nombre de charges, dont celle d'échanson, c'est-à-dire de responsable des boissons servies au sultan. \nLe troisième bandeau est également interrompu par trois médaillons lobés contenant chacun une fleur de lotus. Le quatrième et le cinquième sont ornés de motifs végétaux, de fleurs de lotus et de canards en vol. \nLe pied est décoré d'un bandeau interrompu par trois cartouches, chacun contenant un motif spiralé ou ondulé sur fond de motifs végétaux. Il porte également une inscription indiquant que le propriétaire du vase était l'émir Toghostomor.","short_description":"Ce vase en cuivre, décoré de motifs végétaux et géométriques, d'oiseaux, et d'inscriptions épigraphiques, porte le nom de son propriétaire, l'émir Toghostomor, échanson du sultan, et son emblème représenté par un aigle au-dessus d'une coupe. De tels chefs-d'œuvre étaient répandus à l'époque mamelouke.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Émir al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 31,5 cm, Ø 17,5 cm.","method_for_datation":"Analyse des inscriptions qui font allusion à Toghostomor al-Malaki al-Nasiri, propriétaire de l'objet.","method_for_provenance":"La provenance cairote se déduit du fait que l'émir Toghostomor était responsable du service des boissons du sultan al-Nasir Muhammad et que le style décoratif des ornements se rapproche de celui d'autres pièces attribuées à une fabrication au Caire. Par ailleurs, la ville était fameuse pour le travail d'incrustation de ses artisans. L'historien al-Maqrizi mentionne dans son *Khitat* (1417) qu'il n'y avait pas une maison en ville qui ne possédât d'objets incrustés.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand d'antiquités Ralph Harari en 1945.","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \n'Ashur, Said Abd al-Fatah, *Al-'Asr al-Mamlouki fi Masr wa al-Cham* \\[La période mamelouke en égypte et au Levant\\], Le Caire, 1965. \nAl-Pasha, H., *Al-Founoun al-Islamiya wa al-Wada'if ala al-Athar al-Arabiya* \\[Arts et métiers islamiques sur les monuments arabes\\], vol. 2, Le Caire, 1966. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997. \nTakush, M. S., *Tarikh al-Mamalik fi Masr wa Bilad al-Cham* \\[Histoire des Mamlouks en égypte et au Levant\\], Beyrouth, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","Canards en vol","cuivre","décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","Incrustations","inscriptions","vases"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"6f7e3d5d-1248-5ae8-98aa-b2281a1c77c0":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens en bronze à corps cylindrique orné de deux bourrelets circulaires à la base du couvercle et du corps. Le bourrelet inférieur est guilloché. Les trois pieds profilés, plus longs à l'origine, possédaient une patte qui a été supprimée. Ils sont décorés de petits cartouches d'arabesques en partie supérieure et de volutes de feuillage symétrique en dessous. Le corps, qui est creux, est fermé à l'intérieur par une plaque percée d'une cavité circulaire en son centre. \nCe brûleur d'encens est équipé d'un couvercle à charnière en forme de coupole surmontée d'un bouton en quille, le tout étant un ajout moderne. À l'origine, le couvercle devait se fixer sur le corps au moyen d'un collier. À droite de la charnière, quatre trous grossièrement découpés correspondent aux extrémités d'un quatre-feuilles gravé, ce qui signifie sans doute qu'à l'origine une longue poignée horizontale était attachée à cet endroit. \nL'objet est gravé et conserve quelques traces d'incrustations d'argent originales à la fois sur le corps et le couvercle. Le fleuron du couvercle est orné d'une guirlande de lancettes pointant vers le bouton. Un bandeau d'inscription coufique qui fait le tour de la base du fleuron proclame : “Puissance durable et vie accomplie, bien-être à jamais et bonheur pour son propriétaire.” En dessous figure un bandeau richement orné entre des bordures d'entrelacs géométriques. Entre elles se développent des arabesques allongées symétriques en découpe qui alternent avec des rosettes à motifs géométriques en T. \nLe corps est orné de la même façon d'un large bandeau encadré de frises d'entrelacs géométriques. À l'intérieur du bandeau, dans une succession d'arcs pointés, se trouvent six figures sur un fond de volutes qui alternent avec cinq compositions d'arabesques symétriques. Ce motif est interrompu une seule fois par un grand quatre-feuilles (peut-être non contemporain). Les figures vêtues de longues robes à capuchons sont debout et de profil. Chacune appuyée sur un long bâton, elles se déplacent sans doute vers la gauche. Toutes sont d'apparence identique à l'exception de celle à droite du quatre-feuilles, qui est barbue et dont le corps incliné sur son bâton indique qu'elle est âgée.","short_description":"Ce brûleur d’encens avec ses bénédictions en arabe et sa frise de figures encapuchonnées a pu être utilisé dans une église. Les objets combinant les éléments chrétiens et musulmans étaient fréquents au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) en Syrie et en Irak, où chrétiens, juifs et autres minorités religieuses vivaient côte à côte avec leurs voisins musulmans.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Seconde moitié du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 16,51 cm.","method_for_datation":"En 1989, Eva Baer a identifié cet objet comme appartenant à un groupe de pièces en métal à thème décoratif chrétien fabriquées dans les ateliers syriens ou mésopotamiens du milieu à la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"En 1989, Eva Baer a identifié cet objet comme appartenant à un groupe de pièces en métal à thème décoratif chrétien fabriquées dans les ateliers syriens ou mésopotamiens du milieu à la fin du VIIe/XIIIe siècle.","provenance":"Syrie ou Irak.","obtention":"Don du National Museum of Antiquities of Scotland au Royal Museum en 1956.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images*, Leyde-New York, 1989, p. 10.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","thèmes chrétiens"],"materials":["Bronze moulé et incisé","traces d’incrustations d’argent."]},"763ee7df-878c-58a5-84f4-122b7dc9a7e0":{"name":"Casque","description":"C’est un casque islamique appelé “casque de Rostem” d’origine perse. De la pointe jusqu’à la jointure frontale, il mesure 21 cm. La maille de fer dentelée mesure 30 cm. Le périmètre frontal est de 70 cm. Il est richement décoré : deux cornes latérales avec une pointe frontale (ottomane), des motifs floraux sur toute la surface.","type":"Ferronerie","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi"},"769f5fbf-87c9-548e-bbeb-0427004b6c64":{"name":"Écritoire.","description":"Ce petit ustensile à écriture de forme cylindrique présente un décor de frise à quatre médaillons. L'un de ces médaillons montre un cavalier avec des guépards. Ces animaux étaient spécialement dressés pour accompagner le souverain à la chasse. Un cavalier chasse à l'arc, un autre apparaît un faucon au poing, le dernier est attaqué par un lion. Ces symboles de pouvoir se lisent sur un fond décoratif d'arabesques symétriques avec motifs animaliers et image du soleil. L'axe médian est constitué de têtes de lion et de taureau et du symbole solaire. Les rinceaux se terminent par des couples de poissons, d'oiseaux, de sphinges et de béliers, dans une facture pleine de fantaisie. Les rinceaux végétaux accompagnés de têtes d'animaux apparurent au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.) dans la partie orientale du monde islamique, mais ils furent aussi utilisés au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) dans le royaume des Ayyoubides et du prince Badr al-Din au nord de l'Irak. Ils eurent ensuite une grande importance dans l'art du métal des Mamelouks. \nCet ustensile présente une ouverture en demi-cercle pour le pot à encre et deux trous circulaires pour les plumes. Cette partie est probablement une restauration d'époque mamelouke, le décor floral employé ne correspondant pas au niveau esthétique du reste de l'ustensile. \nLe propriétaire d'un écritoire de ce type était un homme cultivé, puisqu'il possédait l'art de l'écriture, qui était particulièrement respecté, l'islam étant fortement attaché au Coran. Le Coran était considéré comme la révélation du prophète Muhammad, une révélation aujourd'hui encore rédigée en écriture arabe.","short_description":"Cet écritoire cylindrique était utilisé comme ustensile d'écriture. Il comporte des réceptacles pour l'encre et les instruments d'écriture et est décoré d'incrustations d'argent représentant des scènes de chasse royale. Les scribes cultivés de l'époque étaient fiers de leurs écritoires décorés, ce qui permet de penser que celui-ci a été commandité par un scribe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Acheté par le Kunstgewerbemuseum de Berlin en 1890 chez A. Cantoni à Milan.","dates":"Seconde moitié du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø 7 cm.","method_for_datation":"L'analyse comparative de l'ornementation permet de situer l'objet, selon toutes probabilités, dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les métaux damasquinés étant produits dans toute la zone culturelle située entre la Syrie et l'Irak, une localisation précise est impossible.","provenance":"Syrie ou Irak.","obtention":"Acheté pour le Kunstgewerbemuseum chez A. Cantoni à Milan en 1890. Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Metalwork, The Nuhad es-Said Collection,* Londres, 1982, pp. 32-39. \nBaer, E., *Encyclopædia Islamica*, Supplément 3-4, Leyde, 1981, pp. 203-204. \nHagedorn, A., *Die Blacas-Kanne. Zur Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jahrhundert,* Münster, 1992, n° 128. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 370. \nWard, R., *Islamic Metallwork,* Londres, 1993, pp. 71-93.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesque","Ayyoubide","damasquiné","écritoire","mamelouk"],"materials":["Bronze gravé","damasquiné d’argent."]},"79968466-a94b-5053-a5e9-1155df32e285":{"name":"Ensemble aiguière et bassin.","description":"Cette aiguière et ce bassin étaient présentés à la cour pour le lavement des mains. Il existe des sources médiévales arabes décrivant ces ustensiles. Ils constituaient des objets d'apparat dans les trousseaux des filles d'émirs, de vizirs et de gens de haute noblesse, de dignitaires et de négociants. L'ensemble de Berlin a été fabriqué pour un juriste, si l'on en croit le programme iconographique du décor. Les inscriptions présentent des souhaits d'ordre général (prospérité, richesse, santé, savoir et bonté) pour un propriétaire inconnu. Le bon état de conservation permet d'apprécier la splendeur originelle de ces pièces. \nL'aiguière à couvercle abattant et bec verseur droit présente une forme très plastique. Trois frises à motifs figurés dans des médaillons de différentes tailles agrémentent la panse, l'épaulement et le col. Dans les médaillons figurent des souverains trônant ou des cavaliers, ainsi que des constellations. Le départ du col présente onze champs en arc garnis de figures debout dans la tradition des représentations chrétiennes. Dans une frise animalière au bord de l'épaulement se distingue une chasse à la licorne. Dans les frises ou réparties sur le corps de l'aiguière s'ajoutent des inscriptions arabes contenant des souhaits. \nSur le fond du bassin, les six constellations sont disposées autour du soleil, tandis que dans une seconde frise apparaissent les signes du zodiaque en relation avec les planètes. Sur le revers, le bassin présente, comme l'aiguière, six grands médaillons : le prince flanqué de deux gardes du corps, des scènes de vénerie et de fête. Ces médaillons sont reliés par une inscription énonçant des vœux de puissance et de victoire, de savoir et de bonté, dons et vertus que possède Allah.","short_description":"L'extrême finesse du dessin et l'exécution soignée de cette aiguière et de ce bassin démontrent la dextérité des artisans actifs à Mossoul vers 1270. Cet ensemble, commandité par un personnage de haut rang, qui dépeint les planètes et des scènes de la vie de cour a pu être utilisé pour le lavement des mains dans de grandes occasions.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"seconde moitié du VIIIe de l’Hégire (troisième tiers du XIIIe J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Aiguière : H. 37 cm, Ø 20,6 cm ; bassin : H. 17 cm, Ø 43 cm.","method_for_datation":"L'artiste ayant signé, l'objet est attesté vers le milieu du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"L'artiste ayant signé l'aiguière et le bassin a dans son nom l'indication de sa ville d'origine : al-Mawsili, “celui de Mossoul”, ce qui signifie qu'il y est né ou qu'il y travaille. La signature et le motif du croissant de lune indiquent que, selon toutes probabilités, l'objet a effectivement été réalisé à Mossoul.","provenance":"Mossoul, Irak du Nord.","obtention":"Acheté en 1938.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images,* Leyde, 1989, pp. 15-17, pl. 50-51. \nHagedorn, A., *Die Balacs-Kann. Zur Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jehrhundert,* Münster, 1992, n° 28. \nKühnel, E., “Zwei Mosulbronzen und ihr Meister”, *Jahrbuch der preubischen Kunstsammlungen* 60, 1939, pp. 1-20. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 72-73. \nRice, D. S., “Inlaid Brasses of the Workshop of Ahmad Al-Dahaki al-Mawsili”, *Ars Orientalis* 2, 1957, pp. 225-253.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquiné","laiton","Mossoul","post-zenguide"],"materials":["Laiton damasquiné d’or et d’argent."]},"8181fe27-473a-532e-986e-e0786c511a39":{"name":"Aquamanile en forme de bélier.","description":"L'animal, auquel il manque les pattes antérieures, les oreilles et les cornes, est représenté debout, le cou long, la tête petite par rapport au reste du corps, ce qui lui donne une allure d'une grande robustesse. Sur son poitrail est suspendu un croissant qui semble avoir un rôle prophylactique. Il est retenu par un collier incisé, en dents de scie, noué autour du cou. L'œil est représenté par un anneau circulaire incisé qui entoure l'iris globulaire. L'aquamanile servait, sans doute, de tête de fontaine qui embellissait un des palais ou une des demeures de la région. L'eau, qui arrivait par un tube placé sous le ventre du bélier, jaillissait de son museau entrouvert et en forme de goulot. Cet exemplaire est à rattacher à toute une série d'aquamaniles en forme d'animaux, généralement des cerfs, des canidés ou des oiseaux, découverts dans divers pays musulmans et notamment en égypte et en Espagne.","short_description":"L'aquamanile servait vraisemblablement de tête de fontaine embellissant les palais et les grandes demeures. Ce modèle est à rattacher à toute une série d'aquamaniles en forme d'animaux, généralement des cerfs, des canidés ou des oiseaux découverts dans certains pays musulmans dont l'égypte et l'Espagne.","holder":"Musée du Bardo.","dates":"IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-première moitié du XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"H. 32,5 cm.","method_for_datation":"Cet aquamanile présente des analogies certaines avec d'autres pièces trouvées à Madinat al-Zahra qui datent du milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) et en égypte, qui datent du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). En prenant en considération le contexte historique de l'Ifriqiya et la simplicité du décor, on peut dater cette pièce du IVe-première moitié du Ve siècle H (Xe-première moitié du XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Cette pièce provient d'une découverte fortuite faite à Beni Khalled (cap Bon, Tunisie), très probablement au cours des années 1930. Malgré des ressemblances avec des aquamaniles andalous, rien ne semble contester son origine ifriqiyenne.","provenance":"Ifriqiya ?","obtention":"Cette pièce a été offerte au musée par l'association Les amis du Bardo en mai 1941. Depuis, elle y est exposée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 271. \n \nZbiss, S.M., Actes du 79e congrès national des sociétés savantes, Alger, 1954, p. 303.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Bronze coulé."]},"823fdade-8900-58b3-bcda-59a5e61574cf":{"name":"Aiguière et son bassin.","description":"Ensemble constitué d'une aiguière et d'un bassin destiné aux ablutions rituelles. Le bassin de dimensions importantes présente un bord évasé. L'aiguière est à corps piriforme, poignée incurvée et couvercle. Le rebord du bassin, le corps, le couvercle et la partie inférieure du bec de l'aiguière sont décorés d'un rainurage formant des losanges à l'intérieur desquels des rainures verticales et horizontales constituent des motifs carrés. Le couvercle comporte à son sommet un bouton de fleur et une feuille, selon la mode de l'époque. \nL'ensemble fait appel à une technique de dorure appelée *tombak*. Dans le travail du métal turc, la dorure, en particulier d'objets en cuivre pur, apparaît au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Cette méthode chimique consiste en l'application d'un amalgame de poudre d'or et de mercure à la surface de l'objet, qui est ensuite cuit dans un four. Le mercure s'évapore pendant la cuisson tandis que l'or adhère à la surface du cuivre. Des feuilles d'or peuvent aussi être appliquées sur la surface métallique mercurisée. à l'évaporation du mercure pendant la cuisson, les feuilles se fixent sur l'objet. \nL'inscription mentionne que ces objets étaient destinés au tombeau de Pertevniyal Valide Sultan et indique la date de 1286 / 1870 J.-C. Elle était la seconde *iqbal* (la favorite du sultan, littéralement “la fortunée”) du sultan Mahmoud II (r. 1223-1225 H / 808-1839 J.-C.). En donnant naissance au prince héritier Abdoulaziz, elle accéda au rang le plus élevé des femmes de la cour et lorsque son fils monta sur le trône en 1278 H / 1861 J.-C., elle devint Valide Sultan (mère du sultan). Elle fit construire un complexe de bâtiments à son nom dans le quartier d'Aksaray à Istanbul, comprenant une mosquée, une école et des fontaines publiques. à sa mort en 1301 H / 1883 J.-C., elle fut enterrée dans un tombeau aménagé dans la cour de sa mosquée. Plusieurs objets des collections du musée proviennent de ce tombeau.","short_description":"L’or a été le symbole du pouvoir économique à toutes les périodes de l’histoire. La technique *tombak* est un procédé qui donne l’aspect de l’or aux objets. Elle est utilisée pour décorer cette aiguière et cette cuvette utilisée par Perteyniyal Valide Sultan, mère du sultan Abdülaziz, durant les cérémonies religieuses.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sans doute Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883; reine-mère de 1277 à 1292 H / 1861–1876 J.-C.).","dates":"1286 de l’Hégire / 1869 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 12 cm, Ø 60 cm ; aiguière : H. 30, 5 cm.","method_for_datation":"Sur les deux pièces figure une inscription précisant qu'elles ont été réalisées pour le tombeau de Pertevniyal Valide Sultan et donnant la date de 1286/1870.","method_for_provenance":"Comme ces deux objets étaient destinés au tombeau de la mère du sultan Abdoulaziz et que la technique du *tombak* (cuivre doré) était principalement utilisée à Istanbul, il est hautement probable qu'ils ont été réalisés dans cette ville.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré du tombeau de Pertevniyal Valide Sultan à Istanbul (à laquelle l'objet est dédié) le 24 *jumada* II 1344/9 janvier 1926.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri III, Selçuklu-Osmanlı* (Civilisations anatoliennes III, Seldjoukides-Ottomans), Istanbul, 1983, p. 305","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abdoulaziz","Abdülaziz","aiguière","bassin","Mahmoud II","Pertevniyal Valide Sultan","tombak"],"materials":["Cuivre doré (tombak)."]},"82623a18-7533-59e9-b6b9-13cb371445c3":{"name":"Aspersoir à parfum.","description":"Aspersoir à parfum ou à eau de rose, caractérisé par un piédouche assez important, une panse piriforme et un col allongé décoré d'une composition de motifs foliés entrelacés. L'inscription en écriture *thoulouth* qui orne la partie inférieure du col se lit : “Puissiez-vous bénéficier de la gloire éternelle, de la félicité et d'une longue vie le matin et le soir.” L'anneau entre le corps et le col est gravé d'ornements dont des tiges foliées entrecoupées de petits médaillons en forme de fleurs. \nLa panse est décorée de cinq bandeaux. Le premier, à la base du col, contient des ornements en fleur de lotus interrompus par des rondeaux contenant des rosettes. Le second se compose de motifs en diamant à bordures segmentées à l'intérieur desquels figurent des canards en vol. Il est interrompu par des médaillons circulaires qui contiennent le blason du sultan Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Le troisième bandeau, le plus large, porte une inscription en style *thoulouth* qui se lit : “Gloire à notre seigneur, le sultan al-Malik al-Nasir Nasir al-Dunya wa'l-Din al-Malik al-Nasir Hassan.” Sur fond d'ornements végétaux incrustés, elle est interrompue par trois cartouches polylobés contenant d'autres inscriptions partant d'une petite rosette centrale. Le quatrième bandeau est similaire au second. La panse se termine par un étroit bandeau à motifs foliés. Le piédouche est décoré de petites rosettes sur fond d'ornements foliés. Le style décoratif et la technique de production de cet aspersoir rappellent étroitement un certain nombre d'objets mamelouks probablement réalisés au Caire.","short_description":"L'Islam préconisant l'utilisation de parfums, les fabriques d'extraction d'essences d'origine végétale ou animale se développèrent. Les califes, les sultans et les émirs conservaient les parfums dans des récipients de formes et matières différentes. Cet aspersoir à parfum en laiton, incrusté d'or et d'argent, porte le blason épigraphique du sultan Hassan.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"698-708 de l’Hégire / 1299-1309 J.-C. ou 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 22,5 cm, Ø 7,6 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet portent le nom et l'emblème du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C. De plus, le style décoratif et la technique de production correspondent à ceux d'autres pièces réalisées à cette époque en égypte et en particulier au Caire.","method_for_provenance":"L'objet a été réalisé pour le sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Il comporte en effet son blason dans les médaillons circulaires de la panse ainsi qu'une inscription à sa gloire (voire description). Par ailleurs, le style décoratif et la technique de production étayent la provenance cairote.","provenance":"Égypte, probablement Le Caire.","obtention":"Acquisition en 1945 auprès de la collection du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMustafa, M., *Al-Wihda fi al-fan al-islāmi* \\[L'Unité en art islamique\\], Le Caire, 1958. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["artes décoratives","aspersoirs","cuivre","Incrustations","motifs végétaux","parfums"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"839e8617-ca88-5db2-98b8-899baa6e04d1":{"name":"Oiseau.","description":"Petit oiseau de bronze posé sur une base, caractérisé par un gros bec crochu disproportionné par rapport à la tête, un cou allongé et un petit corps terminé par une queue fendue en deux. L'ornementation, également répartie sur les côtés droit et gauche, se résume à des hachures au niveau du cou et à l'emplacement des ailes formant le plumage. Les yeux, gravés en ovale, sont surmontés d'entailles verticales. L'ornementation du côté droit est mieux exécutée et mieux tracée. Le reste du corps est laissé lisse. \nL'artisan qui a fabriqué la figurine visait probablement à en faire un élément décoratif en même temps que fonctionnel, comme un bouton de préhension pour un sucrier, un plat à couvercle, etc.","short_description":"Figurine représentant un oiseau à gros bec plutôt disproportionné par rapport au reste du corps simplement décoré de hachures ou de traits suggérant les ailes. Cet élément de préhension décoratif devait surmonter un ustensile à usage domestique.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015 -1152 J.-C.","location":"Constantine","dimensions":"H. 4,2 cm, L. 2,5 cm.","method_for_datation":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe).","method_for_provenance":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Golvin, 1951).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \nGolvin, L., *Le Magrib central à l'époque des Zirides*, *recherches d'archéologie et d'histoire*, Paris, 1957. \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \nInstitut du Monde Arabe*, L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","Hammadides","oiseau","représentation figurative"],"materials":["Bronze moulé et gravé."]},"85a438c7-5833-5106-a6d9-e9bc6b70d317":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en cuivre d'une belle exécution composé d'une base, d'un corps et d'une tige. La base polygonale présente sur son pourtour inférieur un mince bandeau décoratif incrusté d'or. Plus haut se projette une suite d'arcs. Le corps est entouré d'une succession d'arcs reposant sur des piliers à socles et chapiteaux estampés en haut relief. Derrière ces arcs se déroule un bandeau épigraphique gravé d'un texte rédigé en grands caractères *thoulouth* incrustés d'argent qui se lit : “Force à notre maître, le souverain régnant, le juste, celui qui aide, le victorieux, le triomphant, protecteur du monde et de la religion, chef de l'islam et des musulmans, Artuk Arslan Ibn Ilghazi Ibn Artuk, commandeur des fidèles, que Dieu prolonge sa vie et renforce sa victoire.” Au-dessus court un bandeau d'arcs brisés meublés d'un décor végétal. La tige, qui n'est pas d'origine, est en forme d'entonnoir inversé se terminant par une large bobèche pour recevoir la chandelle. Elle ne comporte aucun décor, ce qui confirme sans doute qu'elle n'est pas d'origine. Il est courant de trouver des chandeliers à tige détachable. Le Musée islamique en possède plusieurs exemplaires. Par sa forme et son type, ce chandelier est très rare. Sa présence à Jérusalem reste inexpliquée. Il faisait probablement partie d'un *waqf* établi en faveur de la mosquée al-Aqsa ou du Dôme du Rocher, mais à l'évidence n'a pas été fabriqué pour ces lieux de culte. Les inscriptions ne précisent pas s'il a été réalisé pour une institution religieuse, ce qui renforcerait l'hypothèse qu'il a été apporté à Jérusalem pour d'autres raisons. L'inscription prouve également qu'il a été la propriété de deux générations de souverains artukides.","short_description":"Chandelier en cuivre finement travaillé à base décorée d’inscriptions incrustées d’or et d’argent. La tige n’a aucune décoration. Il fut commandité par le souverai, Artuq Arslan. Sa forme et son style sont très rares et nous ignorons comment l’objet est parvenu à Jérusalem. Ses inscriptions n’indiquent aucune relation avec la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Artuk Arslan Ibn Ilghazi Ibn Artuk (qui régna à Mardin vers 597-637 H / 1201-1239 J.-C.) ; lui succéda son fils, Najm al-Din Ghazi.","dates":"De 597 à 637 de l’Hégire / 1201-1239 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. totale 39 cm, H. de la tige 20 cm, Ø base 31 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur l'objet mentionne le commanditaire.","method_for_provenance":"Les inscriptions ne donnent aucune information. Le souverain artukide propriétaire de cet objet régnait à Mardin et Mayyafariqin. Il est possible que le chandelier ait été fabriqué dans une de ces villes, mais il peut également provenir de Mossoul, dont il rappelle les techniques de production. Par ailleurs, il n'existe pas de pièces similaires permettant de valider une quelconque hypothèse.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Objet transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jerusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivre incrusté d’or et d’argent","cuivres","écriture thoulouth","inscriptions","inscriptions gravées sur cuivre"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent martelé et sculpté."]},"8754893b-4b9d-539e-acd4-ccf6ba2b1397":{"name":"Instrument de géomancie.","description":"Objet rectangulaire en alliage de cuivre se composant de trois parties : une plaque de face à cadrans et une plaque de dos solidarisées par un cadre. La plaque de face présente 19 petits cercles gravés autour d'un bouton surmonté d'une fenêtre, laissant apparaître une petite section du cadran fixé à l'arrière. Un cadran semi-circulaire plus grand est disposé légèrement décalé par rapport au centre et quatre arcs coulissants occupent la partie à l'extrême droite. Au-dessus et entre ces index figurent des inscriptions incrustées de fil d'or ou d'argent. Le cadre est surmonté d'un ornement triangulaire fait d'arabesques par lequel l'instrument pouvait être suspendu, et rappelle le trône des astrolabes. La plaque de dos est décorée à profusion de bandeaux d'inscriptions et d'arabesques. Au centre, une inscription en écriture *naskhi* précise : “Possession de Muhammad al-Muhtasib al-Bukhari.” Cette unique inscription sans incrustations d'or ou d'argent au style calligraphique légèrement différent et en l'absence de toute date est probablement un ajout ultérieur. \nLa géomancie est l'art de la divination et cet instrument servait à prédire le futur. Chacun des cadrans comporte une série d'inscriptions partant en rayon du bouton central qui commande le défilement du cadran affichant différentes configurations de points argentés (nombres entre 4 et 7) dans la fenêtre qui, à son tour, correspond à l'inscription sur laquelle est pointée la flèche du bouton. Ces points représentent les constellations. Les inscriptions en coufique au-dessus de 16 des 19 cercles fournissent les positions des maisons de la géomancie, comme la “Maison de la propriété et des gages” ou la “Maison des ennemis et des envieux.” Selon la configuration des points dans les fenêtres, on pouvait prédire la bonne ou la mauvaise fortune. La pratique d'interpréter ces signes était issue de traditions divinatoire arabes matérialisées par des signes tracés sur le sable.","short_description":"Instrument de géomancie en cuivre jaune de forme rectangulaire avec une complexe organisation de cadrans. Cette façon de prédire l'avenir, en interprétant les signes qui apparaissent dans les fenêtres à côté des cadrans, venait de la tradition de la divination par signes tracés sur le sable.","holder":"The British Museum.","dates":"639 de l’Hégire / 1242 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,8 cm, L. 33,7 cm, P. 2,2 cm.","method_for_datation":"Il comporte une date gravée : 639 (1242 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *nisba* de l'artisan est al-Mawsili, ce qui signifie qu'il était originaire de Mossoul où se trouvait une florissante industrie du métal. Cependant, on trouvait également dans ce domaine des artisans actifs au Caire, à Damas et ailleurs tout au long du VIIe/XIIIe siècle, et bien que ce Muhammad Ibn Khutlukh soit de Mossoul, il a pu émigrer vers une autre cité. Cependant un autre objet de métal (aujourd'hui dans la collection Aron, également signé al-Mawsili, précise qu'il a été fabriqué à Damas, ce qui pourrait donc être également le cas de cet instrument de géomancie.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1888.","bibliography":"*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides,* catalogue d'exposition, Paris, 2001, p. 210, cat. n° 222. \nSavage-Smith, E. et Smith, M., “Islamic Geomancy and a Thirteenth Century Divinatory Device: Another Look”, *Magic and Divination in Early Islam* (dir. Savage-Smith, E.), Aldershot, 2004, pp. 211-276. \nSavage-Smith, E. et Smith, M., *Islamic Geomancy and a Thirteenth Century Divinatory Device*, Studies in Near Eastern Culture and Society, 2, Californie, 1980.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesques"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’or et d’argent."]},"8932676a-f7af-54cc-8d3e-01fd198ce017":{"name":"Miroir.","description":"Ce miroir incrusté d'or à décoration figurative en bas relief est le seul objet en acier parvenu de la période des Seldjoukides d'Anatolie. Le décor qui ressemble étroitement à celui des miroirs de la période artukide est essentiellement constitué d'un médaillon orné d'un chasseur à cheval, entouré d'une bordure d'animaux se pourchassant. \nCe chasseur doit être un personnage important puisque sa tête est cerclée d'une auréole. Son visage rond, ses yeux bridés, sa longue chevelure et son costume présentent tous les traits caractéristiques des nobles seldjoukides. Des détails comme le faucon sur son poignet droit, la queue tressée du cheval et la patte avant relevée de celui-ci sont des traces d'une influence d'Asie centrale que l'on retrouve dans l'art seldjoukide anatolien. Le premier exemple d'une telle composition en art islamique figure sur une assiette de céramique du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Le lévrier à collier attaché à la selle du cavalier est intéressant car dans certaines compositions de cette époque, le chien est généralement libre de ses mouvements. Un oiseau de proie, dans le coin supérieur gauche, et un renard, dans le coin inférieur droit, symbolisent la chasse. Le motif du dragon sous les pattes avant du cheval rappelle des images semblables observées dans des fresques d'Asie centrale et dans l'iconographie chrétienne d'Anatolie. Au centre de la partie supérieure de la frise de bordure se trouve un couple de dragons affrontés aux corps entrenoués se mordant l'un l'autre. L'axe formé par le manche et le couple de dragons est flanqué par un griffon à tête d'oiseau et corps de lion, un ours, une créature fantastique dont le haut du corps est humain et la partie basse appartient à un lion, et des gazelles. La figure du centaure, symbole du signe zodiacal du sagittaire, est généralement mi-homme mi-cheval, mais ici la partie inférieure est celle d'un corps de lion.","short_description":"Les objets d’usage quotidien procurent sans aucun doute de précieux renseignements sur la vie sociale. Ce miroir, unique exemple en acier de cette époque, nous informe sur la vie sociale et les croyances iconographiques de la période des Seldjoukides d’Anatolie.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 41, 5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Certains objets en métal attribués à la période des Seldjoukides d'Anatolie mentionnent un nom d'artisan et une date. Ce n'est pas le cas de ce miroir (l'inscription en *naskhi* sur la selle du cheval est un souhait de bonne chance). La majorité des œuvres de cette période à figures similaires est datée de la première moitié du VIIe/XIIIe siècle, datation qui semble convenir à cet objet au vu de ses caractéristiques stylistiques.","method_for_provenance":"L'objet ressemble à d'autres produits en Anatolie méridionale au cours de la période artukide. On pense qu'il a été réalisé par un maître de cette région qui se serait installé à Konya sous les Seldjoukides.","provenance":"Konya, Turquie.","bibliography":"Erginsoy, ü., *Islam Maden Sanatının Gelişimi* (Développement du travail du métal islamique*)*, Istanbul, 1978. \nEttinghausen, R. “The Islamic Period”, *Treasures of Turkey*, New York, 1966, pp. 165-167. \nRice, D. S., “A Seljuk Mirror”, *First International Congress of Turkish Art*, Ankara, 1962, p. 290. \nRoxburgh, D.J. (éd.)., *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 395. \n*The Mirrors of the Sultans*, Istanbul, 1998, pp. 74-75.","author":"Harun Ürer","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acier","décoration figurative","scènes de chasse","travail du métal"],"materials":["décor en bas relief et incrustations.","Fonte d’acier"]},"89f6478a-1ada-5ce1-adfa-ba98750e463f":{"name":"Plateau.","description":"Grand plateau en cuivre jaune rehaussé d'importantes incrustations d'argent, dont la plus grande partie est aujourd'hui manquante. Le dessin évoque une étude graphique sur les cercles : le motif central, construction géométrique elle-même issue d'une intersection de cercles, est relié à trois cercles qui divisent l'inscription qui l'entoure en parties égales. D'autres cercles concentriques se retrouvent dans la disposition générale. L'ensemble de la composition sert de cadre à pas moins de sept inscriptions, dont les verticales, disposées en rayons, créent un contraste visuel frappant et séduisant. La plus grande proclame : “Gloire à notre maître le Sultan, le sage, le diligent, le juste, le roi guerrier – que sa victoire soit couronnée de gloire !” Les mêmes sentiments s'expriment dans toutes les autres inscriptions, jusque dans les petites rosettes où l'on peut lire : “Gloire à notre maître, le Sultan !” Cette utilisation dynamique d'inscriptions, dans lesquelles un texte de louanges devient l'élément principal du décor, est une des caractéristiques de l'art mamelouk. Bien que l'identité du dédicataire ne soit pas tout à fait claire, un plateau aussi magnifique était sans doute à sa place à la cour.","short_description":"Splendide plateau de cuivre jaune entièrement incrusté d'argent pour former une décoration géométrique et calligraphique. Les puissantes inscriptions sont particulièrement frappantes, même si l'identité du sultan qu'elles encensent est ambiguë. Un plateau aussi magnifique avait sans conteste sa place à la cour.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Peut-être l’un des deux sultans mamelouks, Abou Bakr, qui régna en 742 H / 1341 J.-C., ou Muhammad, souverain de 762 à 764 H / 1361-1363 J.-C.","dates":"742 de l’Hégire / 1341 J.-C. ou 762-764 H / 1361-1363 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 78,7 cm.","method_for_datation":"Le style est celui du milieu du VIIIe/XIVe siècle. L'identité spécifique du dédicataire est ambiguë. Les inscriptions font référence à “al-Malik al-Mansour”, nom royal utilisé par deux sultans mamelouks au cours de cette période : Abou Bakr (r. 742/1341) et Muhammad (r. 762-764/1361-1363).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1854.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 97.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Cuivre jaune incrusté d’or et d’argent."]},"8bb1aef3-8779-5dfe-8bd0-4fef627826bc":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens sphérique composé de deux hémisphères identiques réunis par un système à baïonnette. Il est doté de percements qui permettaient aux fumées d'encens de s'échapper. À l'intérieur, une petite coupe montée sur cardans pouvait rester en position horizontale même lorsque la sphère était déplacée, mécanisme connu sous le nom de “suspension à la Cardan.” Cet objet fait penser à une chaufferette pour les mains mais était probablement destiné à être suspendu au plafond ou accroché à une chaîne et balancé pour disséminer le parfum. \nLe décor d'incrustations d'argent, réparti en quatre cercles concentriques, recouvre toute la surface. Le bord de chaque hémisphère comporte un bandeau d'inscriptions en incrustation d'argent sur fond d'arabesques. Au-dessus figurent quatre médaillons ajourés, chacun contenant un aigle à deux têtes, alternant avec des rondeaux meublés de motifs géométriques sur fond d'enroulements d'arabesques. Aux deux pôles de la sphère figure un autre bandeau épigraphique présentant en son centre un médaillon ajouré à motif d'aigles à deux têtes et de masques à tête de lion. \nLe symbole de l'aigle à deux têtes était souvent utilisé dans les blasons de plusieurs sultans mamelouks. Cependant, il semble ici faire office de motif décoratif plutôt que d'emblème héraldique. Vers la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), les motifs figuratifs présents jusqu'alors dans le travail du métal ayyoubide furent peu à peu remplacés par les titres et les symboles héraldiques, selon le goût des clients mamelouks. Cet objet est un bel exemple de la popularité grandissante de l'inscription de titres sur les objets décoratifs mamelouks. \nIl a été fabriqué pour Badr al-Din Baysari mentionné dans l'inscription du sommet de l'objet, qui contient également les titres régaliens de deux de ses maîtres mamelouks, al-Zahiri (haut-fonctionnaire auprès du sultan Baybars en 658-675 H / 1260-1277 J.-C.) et al-Saïdi (haut-fonctionnaire auprès du sultan Baraka Khan en 675-677 H / 1277-1279 J.-C.). Baysari fut l'un des plus éminents émirs des débuts de la période mamelouke, ce que confirme la mention de “al-Maqarr al-Ali” (Sa Haute Excellence).","short_description":"Grand brûleur d'encens sphérique à décoration d'argent incrusté. Les médaillons à chaque extrémité montrent un des emblèmes héraldiques mamelouks, l'aigle bicéphale. Le brûleur porte une inscription au nom de Badr al-Din Baysari, qui était un éminent émir au début de l'ère mamelouke.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Badr al-Din Baysari.","dates":"675-677 de l’Hégire / 1277-1279 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 18,4 cm.","method_for_datation":"Objet fabriqué pour Badr al-Din Baysari (m. 697/1298), confident du sultan Baybars. En plus du nom de l'émir figurent deux titres dont l'un, al-Saïdi, marque son allégeance au sultan al-Malik al-Saïd Baraka Khan (r. 675-677/1277-1279), ce qui indique que cet objet a sans doute été réalisé au cours de ces deux années.","method_for_provenance":"Ce brûleur d'encens a été réalisé pour Badr al-Din Baysari, confident du sultan Baybars et l'un des plus importants émirs syriens. À l'origine au service du dernier sultan ayyoubide, Baysari fut ensuite employé par les Mamelouks après le renversement des Ayyoubides. Cet objet a donc sans doute été exécuté en Syrie où était basé ce haut personnage. De plus, le travail du métal incrusté était florissant au cours des périodes ayyoubide et mamelouke dans ce pays.","provenance":"Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"*The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976, cat. n° 210. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, p. 58-59. \nBarrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum*, Londres, 1949, planche n° 22. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 110-111, fig. 87.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle à deux têtes","arabesques","calligraphie","décoration figurative"],"materials":["Cuivre jaune percé et gravé à incrustations d’argent."]},"8ca42471-fa97-56f9-94ac-a3f4088b69ff":{"name":"Canon","description":"En bronze coulé, d’une longueur de 156 cm ; diamètre côté avant : 60 cm ; diamètre côté arrière : 85 cm. Près de l’ouverture, nous voyons les armoiries de la Régence de Tunis et à l’arrière celles du royaume d’Italie ainsi que le nom du fabricant, Fonderie de Turin en 1867.","type":"Ferronerie; armes","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi"},"8d5a8b6b-9b7a-5d86-a103-56328d85c92a":{"name":"Amulette “main de Fatma.”","description":"Petite amulette de cuivre en forme de main, utilisée comme porte-bonheur. Au dos est estampée une étoile à six branches à point central surmontant un croissant. Au-dessus de l'étoile est inscrit le terme arabe de *mabrouk* (congratulations). Curieusement symétrique, cette main compte deux pouces, deux index et un majeur. Les ongles sont clairement marqués. Le revers est plat et sans décor. Cette amulette pouvait être fixée à un objet, un vêtement, un meuble ou un présent. \nLa paume de la main, *keff*, est un porte-bonheur couramment porté pour écarter le “mauvais œil,” qui représente le mal potentiel qu'entraînent les mauvaises pensées ou actions. La main est essentiellement un bijou à porter, mais se retrouve également en décoration architecturale et dans d'autres ornements. \nL'étoile à six branches utilisée dans le Moyen-Orient islamique est le symbole de l'anneau ou du sceau du prophète Soliman (le roi Salomon de la Bible). Selon la tradition islamique, il était célèbre pour sa sagesse et ses pouvoirs surnaturels. Son anneau, portant le sceau à étoile à six branches, lui donnait le pouvoir de commander aux djinns et de parler aux animaux. L'image du sceau sur cette amulette est censée conférer certains pouvoirs à celui qui la porte. La présence à la fois du croissant et du mot *mabrouk* confirme que cette amulette est d'origine islamique.","short_description":"La main de Fatma est une forme de porte-bonheur répandue contre le mal potentiel, les mauvaises pensées ou actions. L’étoile à six branches avec un point en son centre est un symbole de l’anneau ou du sceau du prophète Soliman (le roi Salomon de la Bible), qui est employé ici pour donner du pouvoir à celui qui le porte.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 3 cm, l. 2 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. L'utilisation de l'étoile à six branches par les musulmans cessa lorsque les communautés juives d'Europe commencèrent à s'en servir comme symbole du judaïsme à la fin du XIIIe/XIXe siècle, ce qui indique que cette main n'a pu être fabriquée en Palestine au-delà de cette date.","provenance":"Palestine.","obtention":"Acheté en 1912.","bibliography":"Bearman, P., *et al*., *The Encyclopaedia of Islam*, Leyde, 1965. \nSinger, I., *Jewish Encyclopaedia*, Pennsylvania, 1906.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bijoux","décoration figurative","objets religieux"],"materials":["Cuivre moulé."]},"9019f587-868b-5467-91b0-7b17a50a99bd":{"name":"Puisoir.","description":"Le puisoir est un récipient métallique muni d'une anse qui était employé dans les bains pour arroser d'eau les chauds dallages de marbre et produire la vapeur nécessaire. \nL'ouverture est déformée, sans doute par l'usage. Les éléments décoratifs sont délimités par des circonférences tracées au compas. La gravure est exécutée à l'aide de deux pointes, l'une vive, l'autre plus douce. Le décor d'ataurique a été tracé en s'ajustant à la pièce. \nLa surface externe est entièrement recouverte d'un ornement compartimenté en bandes qui délimitent une bande épigraphique sur la partie supérieure, une frise de rinceaux et de palmettes, une autre bande elle-même articulée en deux cercles et deux médaillons polylobés et, enfin, une autre frise de volutes et de palmettes. Dans la partie inférieure apparaît plusieurs fois l'inscription “Bonheur éternel”, tandis que, dans les médaillons, on lit : “Le bonheur et la prospérité, la bénédiction et l'accomplissement des désirs”. L'un des médaillons présente un schéma géométrique : deux spirales inversement déroulées, surmontées de groupes capricieux de tiges et de bourgeons, constituent le fond sur lequel s'inscrivent d'élégants caractères cursifs. L'autre, moins touffu, est constitué d'un groupe de rinceaux surmontés de palmettes asymétriques. Les espaces entre les médaillons développent l'idée de “l'arbre”. La structure renvoie au monde perse qui, à partir du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), revitalise les vieilles formes romaines. \nCette pièce appartient au type d'objets domestiques utilisés dans certains milieux raffinés et influencés par les modes orientales, particulièrement prisées en al-Andalus.","short_description":"Fasciné par ce magnifique récipient de bronze de l'Alhambra, le puissant cardinal Cisneros l'emporta et l'intégra à sa collection particulière. Son exquise décoration géométrique, végétale et épigraphique indique qu'il s'agissait d'une pièce de luxe, à l'usage restreint à l'enceinte du palais.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 18 cm, Ø supérieur 18 cm, Ø inférieur 9,75 cm.","method_for_datation":"Par la technique d'exécution et la décoration en cercles couverts de trames géométriques régulières engendrées à partir d'un hexagone et de ses multiples, selon les conventions particulières de la décoration nasride.","method_for_provenance":"L'inscription reproduit la devise de la monarchie nasride. Sa décoration riche et soignée suggère que la pièce a été réalisée dans les ateliers royaux.","provenance":"Palais de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 30 mai 1868 en provenance de l'Académie royale des Belles Lettres de San Fernando.","bibliography":"*Al-Andalus: las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 256*.* (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in* Spain, New York, 1992.) \nAmador de los Ríos, R., “Acetre arábigo que se conserva en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, VII, Madrid, 1876, pp. 467-481. \nDomínguez Perela, E., “Acetres hispanoislámicos”, *Icónica*,8, Madrid, 1987, pp. 8-13. \nFranco Mata, A., “Acetre”, *Isabel la Católica. La magnificencia de un reinado. Quinto Centenario de Isabel la Católica, 1504-2004*, Valladolid-Madrid, 2004, pp. 246-47. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 337.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bains","eau","mobilier domestique"],"materials":["Bronze fondu","gravé","niellé et doré au feu."]},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A*., Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["clés","cuivre","écriture naskhi","hadj","inscriptions","Kaaba","kiswa","objets religieux"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"97234026-b759-5b5b-ada5-8fc567b89260":{"name":"Lit à baldaquin","description":"Lit à baldaquin d’influence européenne (pseudo baroque) fabriqué pour une population musulmane. Tout à la fois dinandiers et ferronniers, les artisans qui fabriquaient ces meubles étaient organisés en une corporation à part et avaient leurs ateliers dans la basse Casbah.","type":"Ferronnerie doree; furniture","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"98c08194-bddc-52e4-a6b8-d9483bc9ad1b":{"name":"Statue Jules Ferry","description":"Statue symbolique du protectorat français en Tunisie, elle occupait le centre de la ville européenne entre la cathédrale et la résidence générale de France dans l’avenue qui portait son nom, l’avenue Jules-Ferry, aujourd’hui avenue Habib-Bourguiba. Dernière survivance d’un monument dédié autrefois à celui qui fut l’un des grands penseurs de l’impérialisme français. La statue est en bronze et d’une hauteur d’environ trois mètres.","type":"Ferronerie","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Avenue Jules-Ferry","author":"Saloua Zangar"},"9905bf41-30f3-505a-84b5-5d1abdf32a88":{"name":"Cruche.","description":"Magnifique cruche en bronze de forme trapue à poignée en boucle élancée reliée au corps et au couvercle par une chaîne. Le col est cerclé d'un collier de trois disques ornés de rosettes et cercles concentriques incisés, fixé par un clou à une patte qui rejoint en spirale la partie inférieure de la poignée.","short_description":"Cruche en bronze provenant d’une maison de la citadelle d’Amman. Sa poignée en boucle élancée est reliée au corps et au couvercle par une chaîne. Le col est cerclé d’un collier de trois disques ornés de rosettes et de cercles concentriques incisés.","holder":"Mission archéologique espagnole.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 40 cm, Ø (panse) 27 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte archéologique et rapprochements avec des poteries trouvées sur le site.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques dans la citadelle d'Amman. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques en 1999-2000 dans une maison située au sud de la mosquée de la citadelle d'Amman.","bibliography":"Objet non encore publié : informations fournies par le Dr. Ignacio Arce, directeur de la Mission archéologique espagnole à Amman. \nSmith, R. et Day, L., *Pella of the Decapolis*, vol. II, Londres, 1989, p. 69, objet n° 350126 ; planche 38H.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","décoration en zigzag","incisions"],"materials":["Bronze."]},"9adcd1ba-69fc-5d1e-b977-f72226d33bb1":{"name":"Croix processionnelle.","description":"Croix fleurdelisée, avec intersection de la tige et des bras en carré, nœud sphérique aplati et tige tubulaire d'encaissement. Le décor du champ de la croix est formé d'un ruban continu qui contourne le périmètre de la pièce entière délinéant, dans son intérieur, des losanges et des triangles remplis de motifs géométriques et floraux. Sur les angles du carré où s'inscrit le centre de la croix, quatre motifs à huit feuilles sont dessinés. Le revers est également délimité par un ruban, les bras et la tige étant remplis d'entrelacs géométriques d'inspiration végétaliste. Dans le centre se trouve un grand cercle décoré d'entrelacs géométriques complexes, qui génèrent d'autres centres, constituant l'élément islamique le plus visible de la décoration de la croix. \nLe décor, mais aussi la probable provenance nord-africaine du métal, semblent désigner l'œuvre d'un artiste originaire des communautés islamiques péninsulaires, chrétien ou non, ayant travaillé pour les royaumes chrétiens ibériques. \nCe genre de croix avait une double fonction ; elle pouvait être hissée en tête des processions et funérailles, mais, fixée sur des bases, elle pouvait aussi devenir un élément de l'appareil liturgique de l'autel.","short_description":"Cette croix d'origine inconnue a dû être produite au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs en entrelacs, typiques de l'art islamique, au centre d'un des côtés de la croix sont particulièrement remarquables. Cette pièce a dû être faite par un artiste musulman travaillant pour un patron chrétien.","holder":"Musée national d’art ancien.","dates":"XIVe siècle.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 63 cm ; l. 37 cm ; poids 1 814,2 gr.","method_for_datation":"Analyse stylistique concernant la forme de la croix.","obtention":"Achetée à un particulier en 1878 par l'Académie nationale des beaux-arts, la croix a intégré le Musée national des beaux-arts et de l'archéologie, créé en 1884 dans une pièce de l'Académie. Après la création du Musée national d'art ancien en 1911, le fonds a changé de propriétaire.","bibliography":"Cordeiro, M. I. G. M., *A Arte do Ferro em Portugal*, thèse d'état pour conservateurs de musée, texte inédit, dact., Lisbonne, 1962. \n*Inventário do Museu Nacional de Arte Antiga. Colecção de Metais. Cruzes Processionais – Séculos XII-XVI,* Lisbonne, 2003. \n*Portugal Islâmico. Os últimos Sinais do Mediterrâneo* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1998, p. 302.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Joaquim Oliveira Caetano","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croix","décor géométrique","mudéjar","objet religieux"],"materials":["Cuivre ciselé et doré."]},"9fcb2c0d-4b09-55b0-8080-a3e28b6b97cb":{"name":"Aiguière.","description":"Cette aiguière se distingue par son travail raffiné, sa forme élégante, ses proportions harmonieuses et sa superbe ornementation. Elle se caractérise par un pied court, une panse globuleuse, un col cylindrique, une poignée et un bec. Sa panse est ornée d'un décor gravé en haut relief consistant en une série d'arcs en forme de croissants refermés sur des rosettes et des représentations d'oiseaux et autres animaux. La partie supérieure du col est ajourée, le reste décoré de motifs incisés de rondeaux et de petits motifs floraux jointifs. La poignée presque verticale se recourbe en crosse jusqu'au col auquel elle se rattache avant de s'achever par une feuille d'acanthe. Le bec est en forme de coq aux ailes éployées dans un effet de mouvement issu de styles romains classiques. Le travail de cet objet s'inspire pour sa plus grande partie de styles et de motifs décoratifs d'origine byzantine et sassanide. Ce type d'aiguière servait pour le bain, le lavage de mains et le *woudou* (ablutions obligatoires avant la prière).","short_description":"Cette aiguière, qui offre une combinaison d'art islamique et sassanide, est d'une importance artistique et archéologique de premier ordre. Ceux qui fabriquaient les objets en métal dans la première période islamique suivirent les traces de leurs collègues de la période sassanide en Iran, où cet art a atteint son sommet.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 41 cm, Ø 28 cm.","method_for_datation":"Analyse du style décoratif – marqué d'influences byzantines et sassanides – caractéristique des objets de la période omeyyade.","obtention":"Cette pièce a été mise au jour lors de fouilles menées sur les vestiges d'une tombe du début de la période islamique découverte dans le quartier d'Abou Seer al-Malak à Fayoum et remise au musée par le Département des antiquités égyptiennes. Ce site funéraire serait celui de Marwan II ibn Muhammad, dernier des califes omeyyades (r. 127-132/744-7499). Pour échapper aux Abbassides, il aurait fui en égypte où il fut assassiné et enterré.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al-Qahira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250*, New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Al-fan al-Islami fi masr* \\[L'Art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture*, Londres, 1999. \nKing, G. R. D., “The Architectural Motif as Ornament in Islamic Art, the Merwan II Ewer and Three Wooden Panels in the Museum of Islamic Art in Cairo”, *Islamic Archaelogical Studies*, vol. 2, 1982. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-founoun al-zoukhroufiya al-Islamiya fi masr qabla 'Asr al-Fatimiyyn* \\[Les Arts décoratifs islamiques d'avant la période fatimide\\], Le Caire, 1974. \nSarre, F., “Die Bronzekanne des Kalifen Marwan II, im Arabischen Museum im Kairo”, *Ars Islamica*, vol. 1, 1934.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aiguières","bronze","décoration végétale","eau","motifs animaliers","objets religieux"],"materials":["Bronze gravé."]},"9febac67-8cd1-54f6-9ba1-89627a2c4d62":{"name":"Binet de chandelier.","description":"Binet de chandelier présentant une inscription remarquable pour sa singularité et son style mouvementé. La plupart des lettres, autour de la partie inférieure du col, sont en forme de figures humaines, en particulier de guerriers en armure et porteurs d'épées et de lances. Certaines lettres sont en forme de tête d'oiseau. L'inscription se lit : “à l'émir Katbugha, Gloire, Longue Vie et Triomphe sur les Ennemis.” Ces ennemis pouvaient être les protagonistes du meurtre du sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun. Il semble en effet que l'artisan ait délibérément utilisé une formule ambiguë pour éviter d'éventuelles représailles de la part des ennemis de Katbugha si les circonstances politiques venaient à changer. En partie haute du col, une autre inscription, en écriture *thoulouth* cette fois, se lit : “Ceci a été fait pour le trésor de Sa Sublime Excellence, le seigneur al-Zayni Zayn al-Din Katbugha al-Mansouri al-Achrafi.” Trois rondeaux décoratifs à motifs géométriques incrustés d'or interrompent le déroulé de l'inscription. \nLe décor épigraphique reflète certains aspects de la vie politique d'une période mamelouke surtout connue à travers des chroniques historiques. à la fin de l'année 692 H / 1293 J.-C., quelques princes mamelouks conduits par l'émir Baydara tuèrent le sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun au retour d'une chasse, ce qui ouvrit la voie du pouvoir à Baydara. Certains hauts fonctionnaires mamelouks refusèrent de participer à ce complot et, sous la direction de l'émir Katbugha, organisèrent une révolte contre les assassins du sultan. Ils exécutèrent l'émir Baydara et ses complices, jetant leurs corps dans les rues du Caire (Source : al-Maqrizi, *Khi\\_a\\_,* 1853). Les officiers mamelouks s'accordèrent pour que le frère du sultan assassiné monte sur le trône. Comme celui-ci n'était âgé que de neuf ans, l'émir Katbugha servit de régent, expédiant les affaires au nom de Muhammad ibn Qalawun pendant deux années (694-696 H / 1294-1296 J.-C.). Tous ces événements trouvent un écho dans l'ornementation de ce chandelier. Le musée a pu acquérir ce binet, dont le corps appartient à la Walters Art Gallery de Baltimore qui en fit l'acquisition en 1925.","short_description":"Il s'agit là de l'un des plus précieux chefs-d'œuvre de l'art islamique, de par sa superbe décoration, comme l'inscription en forme de figures humaines, d'animaux et d'oiseaux. Ce style apparut durant la période ayyoubide tardive et se prolongea à la période mamelouke. Le chandelier fut réalisé pour l'émir Katbugha. Le corps du chandelier se trouve à la Walters Art Gallery, Baltimore, USA.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"694 de l’Hégire / 1294 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 14 cm ; Ø (ouverture) 8,5 cm.","method_for_datation":"Le propriétaire de cet objet a probablement été l'émir Katbugha al-Mansouri. Le sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun en avait fait l'un de ses proches et lui avait attribué une *nisba* (nom d'affinité, de parenté), d'où son nom d'al-Mansouri al-Achrafi. à la suite du meurtre de al-Achraf Khalil ibn Qalawun, il devint régent pendant deux ans avant de remettre le pouvoir au sultan Lajin. Il mourut à 63 ans en 702/1302 au cours du second règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe l'analyse des inscriptions et des titres qu'elles mentionnent, il semble que ce chandelier ait été fabriqué pour Katbugha après la mort du sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun en *mouharram* 693 (décembre 1293) ; par ailleurs, comme le texte ne mentionne aucun titre du sultan Lajin ou al-Nasir Mohammad, on peut en déduire que l'inscription date d'avant le mandat de Katbugha avant l'arrivée au pouvoir de Lajin en *mouharram* 694 (décembre 1294). à la lumière de ces conclusions, la date de cette pièce peut être déterminée à 694/1294. Plus précisément, elle a pu être commandée lorsque Katbugha était aux affaires au nom du jeune sultan Muhammad ibn Qalawun au cours de son première règne.","method_for_provenance":"Les informations sur la datation militent pour une provenance est probablement cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1917.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pacha, H., et al., *Al-Qahira: Tarikhouha, Founounouha, Atharouha* \\[Le Caire: Son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMustafa, M., *Dalīl mouthaf al-fan al-islami* \\[Guide du Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","décoration épigraphique","décoration figurative","écriture thoulouth","inscriptions"],"materials":["Laiton incrusté d’or et d’argent."]},"a0123f90-172b-59e1-9291-e46637556232":{"name":"Grille / clôture en fer.","description":"Grille en fer ayant servi de clôture, dont le musée possède 19 sections réunies par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique dominant l'art et l'architecture croisés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Elle entourait le rocher sous le Dôme du même nom, d'où le prophète Muhammad était monté au ciel pendant la nuit du *Mi'raj*. Elle avait pour fonction de protéger cette pierre des pèlerins chrétiens européens qui en emportaient des morceaux comme souvenirs ou reliques à donner éventuellement à leur église, au risque de déformer le rocher sacré. Cette grille d'enceinte, en mauvais état de conservation lors des travaux de restauration entrepris vers 1960, fut remplacée par une balustrade en bois de style islamique. La grille fut déposée dans les réserves du musée, où de nombreuses pièces disparurent. \nElle se compose de plusieurs parties de largeur et de hauteur identiques, à l'exception des quatre parties centrales qui mesurent 257 cm de haut. Entre chaque paire de tiges figurent 21 éléments décoratifs répétés, chacun constitué d'un petit demi-cercle de fil de fer se transformant en fleur composée de quatre volutes en spirale. Les fleurs qui se font face sont solidarisées par une attache en fil de fer. Sous des formes légèrement variées, ce motif se répète sur toute la grille. Un petit morceau de grille similaire se trouve encore dans le Dôme du Rocher.","short_description":"Clôture ou grille en fer formée d’éléments de tailles identiques et d’une décoration répétitive réunis par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique qui prédominait dans l’art et l’architecture des Croisés en Palestine. Cette grille d’enceinte entourait le rocher sous le Dôme du même nom pour assurer sa protection.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 230 cm, l. 570 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Comparaison des techniques de fabrication et de décoration avec d'autres pièces de la période des Croisés, dont une paire de chandeliers conservée au Musée islamique de Jérusalem.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été fabriquée à Jérusalem, comme c'était généralement le cas pour ce type de mobilier architectural réalisé in situ.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Pièce transférées du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in Al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, in *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*,n° 45, 1982.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","décoration végétale","Grilles","style gothique","travail du fer","travail du métal"],"materials":["assemblage par tringles.","Fer forgé"]},"a283f125-e8c1-5168-96bd-8168ea1e6199":{"name":"Panneau de porte en cuivre.","description":"Panneau en cuivre gravé qui ornait jadis la porte de la *madrasa* al-Achrafiyya, fondée par le sultan al-Achraf Qaytbay près du mur occidental du Haram al-Charif à proximité de Bab al-Silsila (porte des chaînes). Cette *madrasa* est considérée comme l'une des plus importantes écoles de la Jérusalem mamelouke, et la troisième plus importante construction islamique pour son raffinement architectural après le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Le panneau a été prélevé sur la porte lors de travaux de restauration menés en 1928 après qu'elle eut été gravement endommagée par le tremblement de terre de 1927. Il semble que la porte ait été alors entièrement détruite et que seuls des panneaux décoratifs en cuivre aient pu être sauvés. \nLa composition comprend deux médaillons encadrant un cartouche à angles arrondis. Le texte des médaillons se lit : “Gloire à notre seigneur, le sultan Abou al-Nasr Qaytbay. Qu'il tire la force de son triomphe.” L'inscription principale dans le cartouche est rédigée en écriture *thoulouth* ronde : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, le Souverain, le Juste, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay.” On lit ensuite : “Sultan de l'Islam et des Musulmans, exterminateur des polythéistes et des incroyants, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay, Gloire à son Triomphe.” Au centre du cartouche est écrit en style coufique le verset de la sourate “al-Tauba” (La repentance, IX, 18) : “Qu'ils visitent seuls les temples de Dieu, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, qui observent la prière et font l'aumône, et qui ne craignent que lui ; ils seront sans doute dirigés sur la voie juste.” Le fond qui entoure les médaillons et le cartouche est orné de motifs végétaux entrelacés.","short_description":"Ce panneau en cuivre gravé ornait la porte de la *madrasa* al-Achrafiyya à Jérusalem, fondée par le sultan mamelouk al-Achraf Qaytbay près du mur occidental du Haram al-Charif. Le panneau est orné d’une décoration épigraphique, qui porte le nom du sultan. Des motifs végétaux décorent entièrement le panneau, remplissant tout l’espace entre et autour des inscriptions.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","dates":"Vers 886 de l’Hégire / 1482 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 16,5 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur l'objet mentionne le nom du sultan Qaytbay*.* On sait de plusieurs sources historiques que ce panneau est lié à la *madrasa* al-Achrafiyya construite à Jérusalem vers 886/1482.","method_for_provenance":"La gravure peut être d'origine palestinienne, égyptienne ou syrienne. Sa présence sur la porte d'une *madrasa* de Jérusalem fait pencher pour un atelier de cette ville.","provenance":"Probablement Jérusalem, mais possibilité de l’Égypte ou de la Syrie.","obtention":"Pièce transférée en 1928 de la *madrasa* al-Achrafiyya.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1978. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bandeaux de cuivre","cuivres","décoration épigraphique","écriture coufique","écriture thoulouth","écriture thoulouth ronde","gravure","inscription","panneaux de cuivre"],"materials":["Cuivre gravé."]},"a34c1a9f-ced6-5d46-9b24-f76e88d32863":{"name":"Sabre.","description":"L'étroite lame incurvée se rattache à une poignée en bois au centre de laquelle est pratiquée une encoche de 1,5 cm de large. La garde est cruciforme, ses deux extrémités comportant deux petites boules ornementales. Une inscription figure sur chacune de ses faces. \nLa lame présente un bandeau en cuivre incrusté, décoré de traits dorés, et des inscriptions décoratives gravées dont des versets du Coran, des dictons populaires et des phrases poétiques. L'une des deux faces est décorée d'inscriptions dans un cadre enluminé. L'une d'elles proclame : “Il n'y a pas de héros comme Ali ni de sabre comme Zulfikar.” Une autre : “ô Juge des nécessités !” Près de la garde, on lit : “La Victoire vient de Dieu et la Conquête est proche, en l'an 785 \\[1383 J.-C.\\].” Deux autres inscriptions figurent sur la lame à l'intérieur d'un cartouche. La première dit : “œuvre d'Assad Allah”, la seconde : “Abbas bi Nadir Chah”. Au centre de la lame, une inscription de 43 cm de long reproduit un texte probablement tiré d'une poésie populaire qui commence par le vers : “Tire le sabre de la destruction de son fourreau et fends avec lui la prépondérance de l'envie et de l'agression.” \nLe fourreau en bois est habillé de cuivre sur 18,5 cm de long à partir du haut. Incluses à l'intérieur d'un cadre linéaire entouré de fleurs et de tiges végétales, trois inscriptions gravées en style *thoulouth* figurent sur cette partie. Cette section se termine par deux bandeaux de 7 cm de large. Une seconde section en cuivre (27,5 cm de long) qui protège l'extrémité du fourreau présente cinq inscriptions. Son décor est similaire à celui de la garde. Entre les deux parties en cuivre, le fourreau est habillé d'un textile de 47 cm de long, rouge, brun et or.","short_description":"Cette épée comporte un fourreau, une lame étroite, une poignée et une garde cruciforme. Elle est dans le style mongol importé de Perse. Cette épée est couverte d’inscriptions et de décorations végétales. La date gravée ne correspond pas à l’époque de son fabricant, Assad Allah.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Chah Abbas Ier (r. 996-1038 H / 1588-1629 J.-C.).","dates":"785 de l’Hégire / 1383 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 107 cm, L. de la lame 90 cm, l. de la lame 3,3 cm, L. du fourreau 93 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur la lame constitue un puzzle historique, comme c'est souvent le cas en matière d'armes. La date de fabrication gravée ne correspond pas aux dates de son propriétaire d'origine, le chah Abbas Ier, ni à celles de l'artisan armurier renommé, Assad Allah. Trois cents sabres attribués à celui-ci figurent dans les collections de divers musées du monde et portent son nom. Le plus ancien est le modèle présenté ici, daté de 785/1383, le plus récent daté de 1223/1808, ce qui montre que l'association de ce nom à des armes de qualité s'est maintenue plus de quatre siècles…","method_for_provenance":"L'Iran est une provenance plausible puisque l'artisan qui a fabriqué ce sabre est lié à ce pays.","provenance":"Iran.","bibliography":"*Al-Asliha al-Islamiya: al-Souyouf wa al-Dourou'* \\[Armements et armures islamiques\\], The King Faisal Centre for Research and Islamic Studies (n.d). \nElgood, R., *Islamic Arms and Armour*, Londres, 1979. \nMayer, L., *Islamic Armours and their Works*, Genève, 1962.","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","Assad Allah","décoration épigraphique","écriture thoulouth","fourreaux","garde","poignées","sabres"],"materials":["cuivre et tissu.","fourreau en bois","Lame en fonte d’acier forgé à inscriptions gravées"]},"a607d090-ec21-5282-9640-2e98c5e970b6":{"name":"Heurtoir.","description":"Heurtoir venant de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya d'Alep, commanditée par le souverain ayyoubide al-Malik al-Dahir Ghazi (r. 582-613 H / 1186-1216 J.-C.). L'école portait le nom de Shadhbakht, *‘atiq*, ou esclave émancipé, d'al-Malik al-‘Adil Nour al-Din Mahmoud bin Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.). \nLe heurtoir se présente sous la forme d'un anneau de bronze à profil de fleur à six lobes. En partie supérieure, figure encore le système d'attache à la porte. Une inscription arabe en style *thoulouth* court sur le plat de l'objet : \"Au temps d'al-Malik al-Dahir, qui prie Dieu de le prendre en pitié, Shadhbakht l'esclave libéré d'al-Malik al‘Adil Nour al-Din, que Dieu ait pitié d'eux.\" Quelques motifs végétaux simples ont été répartis entre les mots. \nAu début de la période islamique, l'éducation s'effectuait dans les mosquées, ce qui est toujours le cas pour l'instruction religieuse. Néanmoins, les périodes seldjoukide, atabeg et ayyoubide virent l'apparition de nombreux centres d'éducation spécialisée consacrés à l'étude de la théologie et de diverses matières juridiques, les *madrasa*.","short_description":"Heurtoir en forme de fleur ayant appartenu à la porte de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya à Alep et orné du nom de son commanditaire dans une écriture aisément lisible et finement ornementée.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Al-Malik al-Dahir Ghiyath al-Din Ghazi (r. 582-613 H / 1186-1216 J.-C.).","dates":"589 de l'Hégire / 1193 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 37 cm.","method_for_datation":"Un texte figurant sur la porte de la *madrasa* mentionne qu'elle a été édifiée sous le règne d'al-Malik al-Dahir Ghiyath al-Din Ghazi en 589/1193.","method_for_provenance":"Ce heurtoir équipant la porte de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya d'Alep a probablement été fabriqué dans cette ville.","provenance":"Alep, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1939.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.244. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-‘Adil Nour al-Din","al-Malik al-Dahir Ghazi","Alep","bronze","écriture thoulouth","heurtoir","madrasa","travail du métal"],"materials":["Bronze moulé."]},"a65b9f90-12e9-50e4-9065-9d1274ef0a10":{"name":"Encensoir.","description":"Encensoir en excellent état dont la grande beauté témoigne d'un art raffiné. Ses inscriptions gravées indiquent que le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq l'avait légué à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) où il fut conservé plusieurs siècles jusqu'à son transfert en 1928 au Musée islamique de Jérusalem. De forme allongée, il présente une surface nervurée travaillée en courbes et se compose de trois parties : partie basse, partie haute et système d'attachement. La partie inférieure est un récipient en coupole inversée qui vient s'adapter à la partie supérieure également en dôme. Le haut de la partie basse forme un important anneau à 12 facettes se terminant par une bordure également facettée. Il présente une inscription dorée qui se lit : “Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, Muhammad est le prophète de Dieu et Ibrahim \\[Abraham\\] l'ami de Dieu. Cet encensoir béni a été légué par notre seigneur, le Sultan, le Souverain, celui qui règne, al-Dahir Abou Saïd Muhammad, que Dieu conforte son triomphe, au Haram al-Ibrahimi.” L'encensoir repose sur un pied évasé à base facettée de 12 nervures et décorée de traits à l'or. \nLa partie supérieure surmontée d'un faîteau à deux éléments sphériques fait fonction de couvercle. Le bas est un anneau à 12 faces, chacune décorée de motifs en fleur de lotus. Trois anneaux y sont attachés, d'où partent des chaînes de suspension passant par trois autres anneaux fixés en haut de la partie inférieure. Le chapeau est une coupole bulbeuse à décor végétal présentant douze petits hémisphères ornant sa base nervurée. Une inscription dorée dit : “Cet encensoir est ainsi l'encensoir de l'humble serviteur Abd al-Qadir ibn Muhammad Qabzi.”","short_description":"Cet encensoir fut légué par le sultan al-Dahir Jaqmaq, ainsi que l’indiquent ses inscriptions dorées. Il est allongé avec des surfaces nervurées à douze facettes, et comprend trois parties : le corps, la partie haute à couvercle et le système d’attache à chaînes. Il est décoré de motifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 42 cm, H. en suspension 103 cm, Ø 14 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions figurant sur l'objet mentionnent qu'il appartenait au sultan al-Dahir Jaqmaq.","method_for_provenance":"Cet objet a probablement été réalisé au Caire car son exécution évoque d'autres objets issus des ateliers cairotes de cette période. Il fut donné à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron par le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq, comme l'indique l'inscription.","provenance":"Probablement réalisé sur commande au Caire pour la mosquée al-Ibrahimi d’Hébron.","obtention":"L'objet a été transféré de la mosquée d'Hébron au musée en 1928.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","encensoir","encensoirs mamelouks"],"materials":["Cuivre gravé incrusté d’or."]},"a7975af2-f089-5f5c-97c2-595f06698d70":{"name":"Boîte.","description":"Boîte en cuivre moulé, tourné et gravé d'un décor d'arabesques entrelacées, à fond plat et couvercle plat ajusté. Bien qu'une grande partie des incrustations d'argent aient disparu, certaines traces en subsistent à la base et sur les côtés. Le dos du couvercle présente en son centre un rondeau décoratif. L'ajustement du couvercle laisse à penser que ce récipient était destiné à conserver de l'encens ou des épices. \nBien que cette boîte ait été fabriquée dans la Syrie des Mamelouks, elle était destinée au marché européen, et plus spécifiquement à Venise. Au XIXe siècle, les spécialistes pensaient que ce type de travail du métal était dû à des artisans musulmans installés à Venise et parlèrent de style “venéto-sarrasin”, mais la recherche a montré depuis que ce type d'objet était en réalité fabriqué dans la Syrie et l'Égypte des Mamelouks pour être exporté vers le marché vénitien.","short_description":"Boîte en cuivre à base ronde, recouverte d’une décoration d’arabesque entrelacée, qui était incrustée d’argent. Elle était très probablement utilisée pour conserver de l’encens ou des épices et fabriquée par des artisans mamelouks en Syrie ou en Égypte pour le marché vénitien.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IXe-Xe siècles de l’Hégire (XVe-XVIe siècles J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 15 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec d'autres exemples réalisés pour le marché européen au cours des IXe-Xe/XVe-XVIe siècles.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté dans le cadre de l'acquisition d'un ensemble d'objets.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’argent."]},"a9b80a0b-c333-5d03-b325-0cba0190cdc5":{"name":"Bassin.","description":"Grand bassin en cuivre jaune à large bord retourné, reposant sur trois pieds ronds. Sa surface est abondamment décorée d'ornements figuratifs et calligraphiques incrustés en or et argent, pour une rare fois en bon état de conservation. Le décor extérieur consiste en un motif floral alterné flanquant un bandeau épigraphique en six sections séparées par de petits rondeaux à décor d'entrelacs. La calligraphie, composée sur fond floral, proclame : “Gloire à notre maître, le roi, le royal, le savant, le juste, le défenseur [de la foi], le champion [de l'islam], le guerrier, le gardien [des frontières], le protecteur [des frontières], pilier de l'islam et des musulmans, protecteur du faible et du pauvre, couronne des rois et des sultans, qui a fait revivre la justice parmi tous, défenseur de la vérité et de la preuve. Gloire et prospérité à celui qui le possède.” Contrastant avec le décor extérieur relativement sobre, l'intérieur présente un ensemble très animé d'éléments figuratifs, dont des rondeaux à cavaliers au galop, des figures assises à l'orientale et des rangées de personnages debout portant des armes. On y voit même des canards qui s'échappent à tire d'aile d'inscriptions à la graphie animée, ou qui y trouvent refuge. On ignore pour qui un bassin aussi splendide a pu être réalisé, puisque ses inscriptions, bien qu'excessivement flatteuses, restent ambiguës. Si elles intègrent de nombreuses bénédictions royales classiques, elles ne mentionnent pas le nom d'un souverain spécifique, ni même le mot de “sultan”. L'objet semble avoir été destiné à l'usage d'un anonyme, sans doute un très riche client.","short_description":"Grand bassin en cuivre jaune à trois pieds ronds, orné d'incrustations d'or et d'argent comprenant un vaste programme de motifs calligraphiques, floraux et figuratifs. Quoique pléthoriques, les inscriptions sont ambiguës et ne comportent même pas le mot “sultan”. Aussi le commanditaire reste-t-il anonyme.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 700 de l’Hégire / 1300 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 18,5 cm, Ø 42,5 cm.","method_for_datation":"Le style est celui du travail du métal des débuts de la période mamelouke, dans lesquels les motifs et techniques développés par les Ayyoubides furent appliqués avec beaucoup de panache. L'imagerie figurative allait cependant disparaître de la dinanderie mamelouke vers le milieu du VIIIe/XIVe siècle, ce qui permet de dater ce bassin de c. 700/1300 J.-C.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1898.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 34.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’or et d’argent."]},"ada2243f-108b-5eed-b2bf-2399e60e1491":{"name":"Chaudron.","description":"Chaudron du complexe de Khasaki Sultan, institution charitable ou *takiyya* (hospice) pour nécessiteux, bâtiment construit et achevé en 964 H / 1557 J.-C. à Jérusalem grâce à une donation de la sultane. Cet établissement est considéré comme l'une des plus importantes institutions sociales qui aient subsisté de la Jérusalem ottomane. Elle offrait des repas quotidiens aux pauvres, étudiants, lettrés et autres qui y avaient droit selon les stipulations de sa charte *waqf*. Plus de 1 000 personnes en bénéficiaient chaque jour, ce qui nécessitait de vastes cuisines et d'énormes ustensiles. Malgré les turbulences administratives et politiques qu'a connues la Palestine, cette institution joue encore un rôle social mineur de nos jours. \nLe Musée islamique a acquis trois chaudrons provenant de ces cuisines. Le modèle présenté est constitué de feuilles de cuivre étamé fixées par des clous de cuivre. La base en creux est rattachée aux parois par des clous. L'ustensile possède quatre grandes poignées de transport. Le corps est renforcé par des montants de raidissement en cuivre qui peuvent être des extensions des poignées et sont fixés par des clous de cuivre ou simplement positionnés entre les poignées. Les parois extérieures présentent une inscription qui a pu être ajoutée à une période ultérieure à la fabrication. Elle se lit : “Waqf de feu la mère du sultan qui a construit des édifices à Jérusalem sous la responsabilité d'Hadjidji Khalil Aga… ci-dessus désigné 1235 \\[1819\\].” Une autre date mentionnée à proximité indique “1161 \\[1748\\]”.","short_description":"Énorme élément de batterie de cuisine en cuivre utilisé lors de la préparation des repas à la *takiyya* Khasaki Sultan fondée à Jérusalem par la femme du sultan Soliman le Magnifique. La taille considérable de ce chaudron reflète la quantité de nourriture préparée quotidiennement.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Khasaki Sultan, également connue sous le nom de Haseki Hürrem Sultan ou Roxelane, morte en 965 H / 1558 J.-C., épouse de Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.).","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 80 cm, Ø 131 cm.","method_for_datation":"Cet ustensile a été daté en fonction des dates de construction du complexe de Khasaki Sultan pour lequel il a été réalisé.","method_for_provenance":"Aucune marque ne permet d'indiquer une provenance précise. Cependant, des chaudrons de ce type étaient réalisés, comme encore aujourd'hui, en Palestine et en Syrie, qui sont donc des lieux de fabrication possibles.","provenance":"Palestine ou Syrie.","obtention":"Chaudron transféré du complexe au musée en 1928.","bibliography":"Al-'Arif, 'A., *Al-Mafssal fi Tarikh al-Qods* \\[Un compendium de l'histoire de Jérusalem\\], Jérusalem, 1999. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","Étamage","institutions charitables","Khasaki Sultan","martelage","takiyya"],"materials":["Cuivre martelé et étamé."]},"b4d34b89-c6b2-5e46-8e41-4f74dec4c93d":{"name":"Boîte à épices.","description":"Boîte à épices circulaire en cuivre incisé incrusté d'argent. Le couvercle a été remplacé, ce que montre son décor clairement différent de celui du récipient lui-même. Il est orné de trois bandes concentriques entourant un rondeau qui contient un quatre-feuilles d'arabesques à motifs secondaires de feuillage, entouré d'un bandeau d'enroulements foliés. Ce motif est interrompu par trois rosettes à motif d'étoile à huit branches, composées de trèfles et de feuilles partant d'un losange central. Cette zone centrale est encerclée à son tour d'un bandeau plus large à 12 motifs complexes de nœuds interconnectés séparés les uns des autres par des tresses verticales prises entre deux minces cercles de pseudo-écriture coufique dont elles sont issues. Le bandeau extérieur répète le décor de celui qui encercle le rondeau central mais est interrompu cette fois par six rosettes au lieu de trois. Le récipient présente un décor guilloché en sa partie supérieure. En dessous, séparée de la zone guillochée par un filet en creux, la partie principale se compose de quatre grands rondeaux à bordures d'enroulements, alternativement remplis de rinceaux d'arabesques et d'armoiries. Les espaces entre ces rondeaux sont tour à tour occupés par un motif de trois nœuds relié en haut et en bas à des éléments d'écriture pseudo-coufique ou par un motif d'entrelacs géométriques s'élevant d'une base pseudo-coufique et se terminant par des motifs trilobés. La partie inférieure de l'objet est occupée par un bandeau d'enroulements foliés, interrompu par quatre rondeaux de quatre-feuilles.","short_description":"À la fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.), les artisans mamelouks développèrent ce type de récipient en métal décoré dans le goût européen, spécialement pour ce marché, ce que confirme la présence d’armoiries et de blasons européens sur de nombreux exemples. Cette boîte servait à transporter des épices précieuses vers l’Occident.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. (avec couvercle) 7,62 cm; Ø 13,97 cm.","method_for_datation":"Les récipients de ce type furent spécialement fabriqués pour le marché européen vers la fin du VIIIe/XIVe ou le début du IXe/XVe siècle, ce que confirme la présence d'armoiries et de blasons européens sur d'autres objets de cette période.","method_for_provenance":"On sait que des pièces de ce type ont été fabriquées à cette époque dans la zone d'influence mamelouke, probablement à Damas.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté chez W. Wareham à Londres en 1870.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Arab World*, Washington D.C., 1975, p. 148, cat. n° 80. \nCuratola, G. (dir.), *Eredita dell' Islam: Arte Islamica in Italia*, Venise, 1993, p. 486, cat. n° 303 ; p. 487, cat. n° 304. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, p. 115, fig. 92.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vénéto-sarrasin"],"materials":["Cuivre incisé à incrustations d’argent."]},"b50f5b82-e3ac-5a21-8145-b3531c16ef84":{"name":"Bassin.","description":"Bassin rond en cuivre de forme tronconique sur fond légèrement arrondi. L'ouverture est délimitée par un étroit rebord aplati légèrement projeté vers l'extérieur et souligné d'une mince bande en creux. La panse est ornée d'un large bandeau horizontal se terminant en frise de lancettes pointées vers la base. La partie supérieure contient huit rondeaux lobés alternant avec six zones rectangulaires décorées. Les rondeaux contiennent en alternance une ornementation géométrique ou un blason stylisé à motif central de plumier. Deux des zones rectangulaires sont occupées par un motif serré de treillis de demi-palmettes, quatre présentent des (pseudo?) inscriptions en écriture *thoulouth* sur fond de croisillons, deux autres enfin un guilloché à boucle centrale entre des bandes de rinceaux en haut et en bas. Tout en bas, un bandeau d'entrelacs géométrique est rythmé par huit rosettes tourbillonnantes. La composition tout entière est contenue dans un ruban continu sans décor qui dessine les rondeaux et les boucles. \nLa profonde crise économique que connut la fin de la période mamelouke entraîna de lourdes conséquences pour l'industrie du travail du métal. Les artisans durent se replier sur des métaux et des techniques de production moins coûteuses. Ils se tournèrent alors vers le cuivre, parfois étamé et décoré de motifs incisés mis en valeur par une substance bitumineuse noire qui remplaçait l'or et l'argent des incrustations traditionnelles de périodes plus prospères.","short_description":"À la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), l’art mamelouk du métal déclina en raison d’importantes pressions économiques, et les précieux récipients de cuivre incrustés d’or et d’argent de jadis furent remplacés par des objets en cuivre beaucoup moins onéreux, seulement décorés d’incisions et d’une substance bitumineuse noire, comme sur ce bassin.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe siècle de l’Hégire (fin XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø (à la base) 20 cm.","method_for_datation":"À la fin du IXe/XVe siècle, la dynastie mamelouke soumise à une énorme pression économique était sur le point de s'effondrer. L'industrie du métal était en plein déclin. Les précieux récipients en cuivre incrusté d'or et d'argent que l'on avait connus au sommet de la puissance des Mamelouks étaient remplacés par des articles en cuivre beaucoup moins coûteux à décoration incisée incrustée d'une pâte noire bitumineuse. La composition et les thèmes décoratifs de l'ornementation de ce bassin sont caractéristiques du travail mamelouk de cette période de déclin qui se poursuivra jusqu'au début du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"On sait que des récipients similaires ont été fabriqués en Égypte au début du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don du Département des sciences et des arts en 1858.","bibliography":"Curatola, G. (dir.), *Eredita dell' Islam: Arte Islamica in Italia*, Venise, 1993, p. 320, cat. n° 186 (pour un bassin similaire).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau","écriture thoulouth"],"materials":["Cuivre incisé à incrustations bitumineuses."]},"ba422441-e1c1-5256-9187-632e779470fd":{"name":"Arme à feu","description":"C’est un modèle français de 1822. La longueur totale est de 353 mm, celle du canon est de 200 mm, calibre 17,7 mm. Des garnitures en laiton sauf pour l’anneau. Baguette à tête creuse. Queue de culasse prolongée jusqu’au pommeau.","type":"Ferronerie; armes","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi"},"bc013c86-0f26-5f80-ae32-0ad8f6ccb5e5":{"name":"Plateau de balance.","description":"Plateau circulaire concave ayant appartenu à une balance, au bord intérieur simplement décoré de six rosettes à six pétales disposées à intervalles réguliers. Au-dessous, un bandeau comprend trois rondeaux pointés à blasons composites à motif de serviette, de porte-plume et de coupe sur un fond d'enroulements stylisés. Les rondeaux alternent avec trois cartouches allongés contenant des inscriptions en écriture *thoulouth*, se développant sur un fond d'enroulements stylisés à demi-palmettes et éléments foliés. Les inscriptions donnent les titres honorifiques d'un souverain non nommé. Les rondeaux et les cartouches sont reliés par des rosettes à bordure évidée, dont la partie centrale est occupée par une rosace à six pétales. Au-dessus et au-dessous des rondeaux blasonnés sont disposés, pour les mettre en valeur, des cartouches à demi-palmettes pointés et en coupole. Entre eux, six rosettes à six pétales sont réparties à intervalles réguliers. Le centre du plateau est décoré d'une rosace centrale à entrelacs en étoile à six branches générée par une inversion de fleurons. Les espaces entre les entrelacs sont interrompus par des fleurons et des rinceaux.","short_description":"Le style de ce plateau de balance, son dessin et la présence d’un blason composite rattachent cet objet à un contexte mamelouk tardif. Il a sans doute été fabriqué à Damas ou au Caire. Les plateaux de balance furent certainement des outils essentiels sur les marchés des villes mameloukes à travers tout l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 23,19 cm.","method_for_datation":"Le style du décor incisé, son ordonnancement et la présence d'un blason stylisé composite rattachent cet objet à la période des Mamelouks (IXe/XVe siècle).","method_for_provenance":"Le style du décor incisé, son ordonnancement et la présence d'un blason stylisé composite rattachent cet objet à un contexte mamelouk. Les principaux ateliers de travail du métal au cours de la période mamelouke se trouvaient à Damas (Syrie) et au Caire (Égypte).","provenance":"Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la St. Maurice Collection.","bibliography":"Enderlein, V. (dir.), *Museum für Islamische Kunst*, Staatliche Museen zu Berlin, Stiftung Preussischer Kulturbesitz, catalogue d'exposition, Berlin, 2003, pp. 87-88 (pour un plateau de balance du même type).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture thoulouth"],"materials":["Cuivre gravé."]},"bc71fd0a-a9bf-5d5a-881e-ff89569de8a9":{"name":"Petit pot","description":"Pot de petites dimensions orné à la base et au col d’une bande tressée circonscrite entre deux lignes en cuivre rouge. Sur la panse, des cartouches rectangulaires, également délimités par un trait en cuivre rouge, enserrent des inscriptions en argent qui se lisent “qui travaille trouve” et “qui patiente aura gain de cause”.","type":"Cuivre jaune et rouge","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"c045f1b5-fdc5-50a6-bd7c-b5339432531f":{"name":"Chandelier aux dragons.","description":"Chandelier en trois parties à binet à six pans soutenu par quatre dragons qui se rejoignent à la base de l'objet et dont les queues forment des pieds écartés. Leur gueule ouverte et leurs dents ont été colorées en rouge. Leurs corps, incurvés, prennent en partie basse une forme de palmette tandis que leurs pieds sont stylisés en “pieds de chameaux” qui s'appuient fermement sur le sol. Ils ont également des oreilles pointées, des yeux en amande et leur corps est recouvert d'un motif en écailles de serpent. Ils semblent vouloir mordre le binet dont les six pans sont décorés de palmettes et d'arabesques.","short_description":"D’après sa décoration et ses caractéristiques stylistiques, ce chandelier est daté de la période des Émirats (VIIIe-IXe siècles H / XIVe-XVe siècles J.-C.). Les motifs de dragon sont très courants dans la décoration figurative seldjoukide d’Anatolie et sont utilisés comme symbole de la lumière, du pouvoir et de la puissance dans l’art islamique.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 22,5 cm.","method_for_datation":"Analyse du style et de la décoration.","obtention":"Donné au musée en 1985 par Sebahattin Konakçı.","bibliography":"ölçer, N. et al., *Türk ve Islam Eserleri Müzesi*, Istanbul, 2002, p. 170. \nRoxburgh, D. J. (ed.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600–1600*, Londres, 2005, p. 396.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","chandelier","cuivre","dragon"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"c3846b74-8446-5391-a0bc-02dca834176f":{"name":"Bassin.","description":"Bassin en cuivre jaune, incrusté d'argent à l'origine. Sa paroi extérieure est divisée en six sections séparées par six rondeaux. L'important bandeau calligraphique proclame : “Voici l'un des objets fabriqués pour son altesse, le seigneurial, le royal, le savant, le trésor d'excellence, le juste, le conquérant, le guerrier, le défenseur, le protecteur des frontières, celui qui tire sa force de Dieu, le victorieux, le clairvoyant, l'ordonné, le maître, l'absolu, le soutien du khan, …[?], le roi le Nassiri.” Ce qui permet de penser que ce bassin a été commandé par un successeur d'al-Malik al-Nasir, sultan qui régna à trois reprises (entre 692 H /1293 J.-C. et 740 H /1340 J.-C.). Trois des rondeaux contiennent un blason. Les trois autres présentent une composition symétrique de six oiseaux : deux affrontés, deux regardant en sens contraire l'un de l'autre et deux s'éloignant l'un de l'autre en se regardant. Les compositions à oiseaux ou poules d'eau sont caractéristiques du travail du métal de l'Égypte mamelouke et distinguent celui-ci du travail syrien, iranien ou irakien.","short_description":"Les récipients comme celui-ci étaient relativement chers. L’inscription autour du bassin en style *toulouth* décrit les titres de son propriétaire, un haut dignitaire mamelouk. Le blason incisé dans les rondeaux qui divisent le texte indique qu’il était en charge de la correspondance du sultan.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","owner":"En exposition temporaire à la mosquée centrale de Glasgow.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø 30 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique, et présence d'un blason et de titres mamelouks du VIIIe/XIVe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par les Glasgow Museums en 1907.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Inscriptions*, édimbourg, 1998. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *The Art and Architecture of Islam 1250-1800*, New Haven-Londres, 1994. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","classes dirigeantes","eau","mécénat"],"materials":["Cuivre jaune battu","incrustations d’argent."]},"ca942ff7-606f-5ad2-bbe5-0716cf554458":{"name":"Éperon.","description":"Faisant initialement partie d'une paire, cet éperon se fixait à la chaussure, sur les côtés de la cheville, la pointe partant de la base du talon. Un cavalier (membre de la cavalerie, archer à cheval, chevalier) l'utilisait pour commander sa monture. L'éperon se compose d'un arceau percé à ses deux extrémités pour passer la sangle de fixation autour du pied. Du centre de l'arceau part une tige terminée par une pièce conique, la pointe. La forme de l'arceau à deux branches droites indique qu'il n'a pas pu être fabriqué après le VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), tandis que la présence des deux trous montre qu'il est sans doute postérieur à 1100.","short_description":"Tout chevalier, cavalier ou archer à cheval croisé devait faire fixer au talon de ses chaussures des éperons comme celui-ci. Le Croisé européen utilisait l’éperon pour commander sa monture.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Vers le VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 15,2 cm, l. 8 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Des recherches approfondies sur les armes et armures européennes montrent que les branches droites de cet éperon n'ont pu être fabriquées après le VIIIe/XIIe siècle, tandis que les trous percés à leurs extrémités militent en faveur d'une fabrication postérieure à 1100.","provenance":"Europe du Nord (Allemagne ou Autriche).","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Nicolle, D., *The Crusades*, Oxford, 1988.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","objet militaire","Pèlerinage"],"materials":["Fer."]},"d5394661-4645-57e7-b329-fa21ef1c08fd":{"name":"Cottes d’écailles (cuirasse) et épées.","description":"Deux épées en fer et pommeau d'ivoire et deux cuirasses à lamelles métalliques ou cottes d'écailles. Généralement portées sur une chemise en lin épais ou en cuir, elles protégeaient le combattant des flèches ou des coups d'épée et de dague. Il portait parfois au-dessus une chemise en tissu (*burda*). \nDeux types de cuirasses existaient alors ; le premier ample et contraignant, le second plus court, sans manches, qui offrait une plus grande liberté de mouvement mais une moindre protection. Les soldats à pied et les archers coupaient souvent les manches de leur cotte pour alléger son poids et la gêne qu'elle provoquait. \nLes armures de protection ont une longue histoire et sont difficiles à dater. Aux VIe-VIIe siècles H (XIIe-XIIIe siècles J.-C.), la fabrication des armures à écailles connut son apogée, en particulier au cours des guerres des croisades. Les cuirasses de ce type étaient en cuivre ou en fer. \nLes Arabes appréciaient beaucoup l'épée, à laquelle ils attribuèrent plus de cent noms différents. Dans la période islamique qui va du VIe au XIe siècle (XIIe-XVe siècle J.-C.), la fabrication d'épées, de boucliers et d'armures était bien représentée à Damas, au Caire et à Alep. Le nom de l'artisan apparaissait parfois sur l'arme, comme celui de “Ali” qui réalisa l'épée du sultan mamelouk Husam al-Din Lajin (r. 695-698 H / 1296-1298 J.-C.) ou de “Hajji Yousouf” d'Alep, signataire de celle du sultan Qaytbay (r. 872-901 H / 1486-1496 J.-C.).","short_description":"Deux épées en fer et ivoire et deux cuirasses de protection, ou armures en écailles, faites d’anneaux en métal se chevauchant. La cuirasse était portée sur une épaisse chemise de laine ou de cuir pour protéger le soldat des coups directs pendant la bataille. Parfois, cette cuirasse était cachée sous une chemise en tissu (*burda*).","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"(Cuirasse) H. 55 cm, l. 45 cm ; (épée) l. 84 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres cuirasses et épées similaires dont certaines trouvées en Syrie et en égypte. Une cuirasse similaire trouvée à Alep figure maintenant dans les collections du Musée national de Damas.","method_for_provenance":"La Syrie et l'égypte étaient les deux principaux centres de manufacture d'armures à écailles et d'épées sous les Mamelouks. Il est possible que ces cuirasses et ces épées y aient été achetées.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie ou Égypte.","obtention":"Ces objets ont été achetés auprès de marchands d'antiquités.","bibliography":"الهندي.صفاء، تقنية الأسلحة الأيوبية و المملوكية و تطورها: القرن 6-10 ه / 12-16م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، ص. 49، شكل 72. \n*National Museum in Damascus Catalogue*, Damas, 1969, fig. 77. \nStocklein, H. “Die waffenscharze im topkapu Sarayi Muzesi zu Istanbul”, *Ars Islamica*, vol. I, part 2, 1934, pp. 200-219, fig. 10.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","soldats","tenues militaires"],"materials":["Fer (fer et ivoire pour l’épée)."]},"d5f6e50a-98c0-5ed7-8aca-8f6313966465":{"name":"Bassin.","description":"Spectaculaire exemple de travail du métal mamelouk, ce grand bassin à bord évasé est tapissé à l'intérieur comme à l'extérieur d'un décor d'incrustations en or et argent. Une très importante inscription en style *thoulouth* cercle la paroi et donne le nom et les titres du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad (al-Nasir Nasir al-Din Muhammad, fils de Qalawun), qui régna à différentes périodes entre 692 et 743 H / 1293-1341 J.-C. Ce bassin fait partie d'un certain nombre de récipients métalliques qui font d'une épigraphie audacieuse leur principal élément décoratif. L'inscription principale se détache sur un fond d'arabesques dont les vrilles se transforment en canard et autres oiseaux. Trois médaillons interromprent l'inscription. Ils sont ornés de fleurs de lotus et comportent, au centre, un petit blason épigraphique proclamant : “Gloire à notre maître le sultan.” Au-dessus et au-dessous de cet élément central courent deux frises d'enroulements floraux alternant avec six rondeaux contenant d'autres inscriptions. \nLa présence de fleurs de lotus et de pivoines vient de motifs chinois importés des Mongols d'Iran, qui s'observent d'ailleurs également dans l'art iranien de cette époque. L'inscription autour du bord, côté intérieur, dit : “Gloire à notre maître, le sultan al-Malik al-Nasir le sage, l'efficace, le combattant, le champion de la foi, le défenseur Nasir al-Dunya wa'l-Din Muhammad ibn Qalawun, que sa victoire lui apporte la gloire.” Ces grands bassins servaient à un certain nombre de fonctions cérémonielles. Néanmoins, le poisson en cercle à sa base suggère qu'il a pu être utilisé pour les ablutions.","short_description":"Grand bassin de cuivre jaune couvert d'incrustations d'or et d'argent, sans doute utilisé pour les ablutions rituelles. Une épaisse bande d'inscriptions autour du corps du bassin constitue le principal ornement, et livre le nom et les titres du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 692-741 H / 1293-1341 J.-C.).","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","dates":"Vers 692-743 de l’Hégire / 1293-1341 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm, Ø (bord) 54 cm.","method_for_datation":"L'objet est gravé au nom du sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 692-743/1293-1341), important mécène des arts, qui ordonna la construction de nombreux bâtiments et la fabrication de multiples objets raffinés. Celui-ci a été réalisé pendant son règne.","method_for_provenance":"Ce bassin a pu être réalisé en Égypte ou en Syrie, ces deux pays étant gouvernés par le sultan Nasir al-Din Muhammad.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1851.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, D.C., 1981, p. 89-90, cat. n° 26. \nBarrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum*, Londres, 1949, planche n° 28. \nPhillips, T. (dir.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, p. 587. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 111-113, fig. 88.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune à incrustations d’or et d’argent."]},"d6242eaa-ac06-5d04-8911-4ba4cf7ef4f6":{"name":"Porte-dîner.","description":"Trois récipients ronds en cuivre de taille identique, empilés les uns sur les autres, surmontés d'un couvercle. L'étamage est aujourd'hui très usé. À l'origine, des tiges de métal latérales devaient maintenir ensemble les différentes parties. Les cartouches allongés en bordure de chaque récipient portent des inscriptions ou des motifs géométriques alternant avec des rondeaux à motif géométrique d'éléments en forme de Y répétés. Un vers de poésie populaire sur les objets en métal de cette période est cité dans les cartouches épigraphiques : “Ma forme est pleine de beauté et de sens. Qui se concentre sur ma beauté trouvera en moi le plaisir des yeux.” Chacun des récipients pouvait contenir un aliment différent et le couvercle faisait office de bol. Il est intéressant de noter qu'un objet aussi humble ait pu être aussi superbement gravé.","short_description":"Porte-dîner fait de trois bols circulaires en cuivre jaune empilés les uns sur les autres et surmontés d'un couvercle. Cet objet servait à transporter de la nourriture ; chaque récipient devait contenir un plat différent et le couvercle servait de bol.","holder":"The British Museum.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 18,4 cm.","method_for_datation":"Les objets étamés devinrent de plus en plus répandus en Iran au IXe/XVe siècle car moins coûteux que le cuivre incrusté. Au même moment, les métalliers mamelouks avaient eux aussi adopté cette technique, au départ pour des objets comme ce porte-dîner, des assiettes et de grands plats.","method_for_provenance":"Les objets de table, comme celui-ci, étaient fabriqués pour des clients mamelouks qui ne pouvaient pas se permettre l'argenterie ou le cuivre incrusté. Ils sont de qualité inférieure à celle des objets associés au règne du sultan Qaytbay (872-901/1468-1496) produits au Caire, et étaient vraisemblablement fabriqués à Damas loin du siège principal de la cour.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1908.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 117-119, planche 95.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","nourriture","objets utilitaires"],"materials":["Cuivre jaune gravé","étamé à l’origine."]},"d6762584-279e-5fd4-acbb-12abcc201763":{"name":"Coupe.","description":"Petite coupe circulaire en cuivre jaune gravée de bandeaux et d'ornements végétaux, géométriques et épigraphiques. Une mince frise d'enroulements court sous le bord, tandis que la panse est ornée de trois bandeaux décoratifs superposés, le plus haut et le plus bas, plus étroits, contenant une dense ornementation de tresses et d'entrelacs géométriques. La zone qui les sépare présente une alternance de quatre élégants cartouches allongés et de quatre rondeaux. Les cartouches sont signalés symétriquement en partie supérieure et inférieure par des ornements en demi-palmettes et de petites formes triangulaires contenant un entrelacs de rinceaux, qui débordent tous deux sur les bandeaux d'entrelacs géométriques au-dessus et au-dessous. Les cartouches sont occupés par une composition dense de demi-palmettes alternées, disposées en diagonale, et d'inscriptions en écriture *nashki*. L'inscription précise : “Ceci est un des objets faits pour le pauvre serviteur, aspirant au pardon de son puissant seigneur, Moubarak, serviteur de sa noble altesse, son altesse, le seigneur, l'émir Khaznadar \\[trésorier, responsable des coffres\\] al-Sayf Barquq.” Les rondeaux à petites extensions en forme de trèfle qui transpercent les bandeaux d'entrelacs géométriques supérieurs et inférieurs contiennent un motif alterné de découpes et de blasons composites entouré d'une bordure de rinceaux. Ce blason comprend trois panneaux superposés. Le panneau supérieur contient un losange, symbolisant une serviette, celui du centre, une coupe à plumier flanqué de cornes à poudre et en partie inférieure une autre coupe. Ce type particulier de blason composite fut utilisé par le sultan Qaytbay ainsi que par ses hauts fonctionnaires et deux de ses successeurs. Cette petite coupe a pu faire partie d'un porte-dîner à plusieurs niveaux, qui permettait de conserver les aliments dans des compartiments séparés et qui – précaution contre les empoisonnements –, pouvait être fermé à clé.","short_description":"Les objets en laiton gravés de blasons et d’inscriptions *toulouth* donnant les titres officiels du donateur sont typiques de la fin de la période mamelouke. Cette petite coupe a pu faire partie d’un porte-dîner à plusieurs niveaux, qui permettait de conserver les aliments dans des compartiments séparés et qui – précaution contre les empoisonnements – pouvait être fermé à clé.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe, début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 6,35 cm, Ø 13,97 cm.","method_for_datation":"En 1993, Ward a suggéré que cet objet était stylistiquement très proche de trois récipients empilables faisant partie d'un porte-dîner en cuivre gravé, initialement étamé, conservé au British Museum et qui serait une production damascène mamelouke. Selon Atil (1981), ce type particulier de blason est à associer au sultan Qaytbay, à ses hauts fonctionnaires et à deux de ses successeurs, ce qui suggère une date de production à la fin du IXe-début Xe siècle H (fin XVe siècle).","method_for_provenance":"Cet objet est stylistiquement proche de trois récipients empilables qui font partie d'un porte-dîner en cuivre gravé, initialement étamé, conservé au British Museum et qui serait une production damascène mamelouke.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté par le Royal Museum lors d'une vente d'objets ayant appartenu à Lady Mary Hamilton Campbell Ruthven, après sa mort en 1885.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 240-241, cat. n° 124. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 118-119, fig. 95.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture nashki","sultan Qaytbay"],"materials":["Feuille de cuivre martelé et incisé","peut-être tardives.","traces d’incrustations d’argent"]},"d6880977-13ca-5aa6-b786-648161801155":{"name":"Bassin.","description":"Bassin en cuivre incrusté d'argent décoré d'un bandeau épigraphique en écriture *thoulouth* se lisant : “Fait pour l'honorable Excellence, le maître sublime, le savant, le juste, le combattant (des frontières), le défenseur (de la foi), l'impérieux, al-Sayfi Tabtaq al-Maliki al-Achrafi.” Il s'agit de l'émir Tabtaq, l'un des grands dignitaires de al-Malik al-Achraf Khalil (r. 689-693 H / 1290-1294 J.-C.), gouverneur de Qus, ville de Haute-égypte, au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (709-741 H / 1309-1340 J.-C.). Plusieurs blasons à gobelet, symbole de sa charge d'échanson, interrompent l'inscription. L'intérieur du fond du bassin est orné d'un dessin représentant six poissons en spirale. \nCe type de bassin servait à se laver les mains, et parfois les vêtements. Pendant la période mamelouke, la garde-robe ou pièce de rangement était appelée *Tast Khana*, ce qui signifie “lieu du bassin”. Bassins, vêtements, bijoux, épées, fauteuils et tapis y étaient rangés. \nPlusieurs types de bassins et de styles décoratifs (dont des modèles à incrustations d'or et d'argent) existaient au cours de la période mamelouke.","short_description":"Le bassin et l'aiguière formaient une paire d'accessoires indispensables pour se laver les mains et pour l'hygiène en général. Ce bassin, incrusté d'argent, porte le blason de son propriétaire, l'émir Tabtaq, échanson.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 17 cm, Ø (ouverture) 44 cm.","method_for_datation":"étude des inscriptions au nom de l'émir Tabtaq, l'un des hauts dignitaires de al-Malik al-Achraf Khalil, gouverneur de la ville de Qus sous le règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Découvert dans la ville égyptienne de Qus et spécifiquement commandée pour l'émir Tabtaq, cette pièce a probablement été fabriquée en égypte. De plus, cette technique d'incrustation florissait en égypte sous les Mamelouks. Son style est semblable à celui d'un certain nombre de pièces acquises par des musées et dont la provenance a été attribuée à l'égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Qus en 1966.","bibliography":"Abd al-Razzaq, A., “Al-Ranuq ala 'asr Salateen al-Mamalik” \\[Blasons de la période mamelouke\\], in *Majalat al-Jam'iya al-Tarikhiya* \\[Journal de l'association des historiens\\], vol. 21, Le Caire, 1974. \nAllan, J., *Metalwork of the Islamic world: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nAtil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nFehervari, G., *Islamic Metalwork of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nMusilhi, S., *Adwat wa Awani al-Matbakh al-Ma'adaniya fi al-'Asr al-Mamluki* \\[Instruments et outils en métal pour la cuisine au cours de la période mamelouke\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1983. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bassins","blasons","cuivre","écriture thoulouth","Incrustations"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"d8e1d81f-2112-5652-987b-f417b3f15ad1":{"name":"Aiguière à godrons","short_description":"Cette aiguière à panse godronnée *tong* est destinée au rafraîchissement des mains et du visage de l'invité lors de son arrivée chez l'hôte. La forme de l'objet est bien connue en Turquie et en Inde ; elle fut reprise en céramique. \nLa marque du propriétaire est visible à deux reprises : l'une sous le bec, dans un cartouche en amande, la seconde dans un cartouche hexagonal dont les côtés se prolongent par un fleuron trilobé.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Xe siècle de l'Hégire / XVIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 31,5 cm, l. 28 cm, D: 17,5 cm, D. minimal: 12 cm","provenance":"Iran ou Inde","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Ader-Picard-Tajan en 1990.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387. \n \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, London: Faber and Faber, 1971: Fig. 94. \n \nMelikian-Chirvani, A.S., *Le bronze iranien*, Paris: Musée des Arts Décoratifs, 1973: 105. \n \nSkelton, R., et al., *Facets of Indian Art. A symposium Held at the Victoria and Albert Museum on 26, 27, 28 April and I May 1986*, London: Victoria and Albert Museum, 1986: 253-259. \n \nZebrowski, M., \"The Indian Ewer\", in *Facets of Indian Art*, London: Victoria and Albert Museum, 1986: 256, Fig. 8.","materials":["Bronze moulé","ciselé","gravé"]},"dc345fef-438d-5088-994a-47a78663e585":{"name":"Jarre à ablutions.","description":"Jarre cylindrique en bronze (cuivre et plomb) sans poignée et col court divisée en deux parties inégales par un “cordon” décoratif. La panse cylindrique est sans ornement, mais l'épaule est ornée d'étroits bandeaux meublés de petits traits verticaux. \nCe récipient a pu être utilisé jadis comme jarre à ablutions pour la toilette rituelle qui précède la prière. De nombreuses autres jarres en métal ou céramique d'usage similaire ont été trouvées. Ce modèle particulier a été découvert lors de fouilles archéologiques dans le *hammam* du *qasr* (palais) d'Oum al-Walid.","short_description":"Jarre en fonte de bronze, sans poignée et constituée de quatre parties assemblées entre elles. Découverte pendant les fouilles archéologiques dans le *hammam* du *qasr*omeyyade d’Oum-al-Walid, cette jarre a pu être utilisée comme jarre à ablutions pour la toilette rituelle qui précède la prière.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","owner":"Maintenant exposée au ‘Jordan Museum’","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 41,8 cm, Ø (col) 7 cm.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Le lieu de production de l'objet est inconnu, mais il a été découvert lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid, près de Madaba.","provenance":"Objeto hallado en Umm al-Walid.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid en 1992.","bibliography":"Bujard, J. et Schweizer, F., *Entre Byzance et l'Islam : Umm er-Rasas et Umm el-Walid, fouilles genevoises en Jordanie*, Genève, 1992, p. 17, fig. 11/6. \nHaldimann, M. A., “Les Implantations omeyyades dans la Balqa: l'apport d'Umm el-Walid”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXVI, 1992, pp. 307-318. \nJoguin, M., “Des pots et des hommes : l'exemple d'Umm el-Walid”, *Studies in the History and Archaeology of Jordan*, vol. VII, 2001, pp. 641-645, fig. 5.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ablutions","toilette rituelle","travail du métal"],"materials":["Bronze (cuivre et plomb)","montage en quatre parties."]},"dd44c4b3-03fc-5979-8e45-d6162ea57c5a":{"name":"Épée.","description":"Bien que cette épée n**'**ait pas été trouvée en territoire croisé, elle est un exemple typique des armes utilisées par les chevaliers et guerriers occidentaux en Terre sainte. Elle possède une lame à double tranchant qui se termine par une pointe effilée. 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Des manuscrits européens d’époque médiévale décrivent avec une précision remarquable les armures et les armes des Croisés.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Vers le VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 119,4 cm, dont le pommeau (4,8 cm), la poignée (10 cm) et la lame (104 cm).","method_for_datation":"Analyse stylistique. Plusieurs exemples assez précis de ce type d**'**épée sont fournis par des miniatures européennes contemporaines ornant des manuscrits et des sculptures en pierre, confirmant que les chevaliers croisés venus d**'**Europe en Terre sainte utilisaient ce type d**'**épée.","provenance":"Europe du Nord continentale.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Coe, M. D., *et al.*, *Swords and Hilt Weapons*, New York, 1989. \nNicolle, D., *The Crusades*, Oxford, 1988.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","objet militaire","Pèlerinage"],"materials":["avec incrustations de cuivre sur le pommeau.","Fer"]},"e28848aa-7436-5518-abe8-0e71a1e0d924":{"name":"Poids.","description":"Poids de bronze sans inscription, de formes diverses : tonneau, double cône tronqué, polyèdre à facettes polygonales, carré ou en forme de brique (modèle très courant). Ils sont souvent percés en leur centre pour pouvoir être réunis en une unité de poids supérieure ou être transportés plus facilement. \nIls permettaient de peser les dirhams (argent) et les dinars (or). Le contexte stratigraphique de leur découverte à Aqaba permet de mieux comprendre leur variété par leur fonction : les poids les plus lourds, plus élaborés, ont pu servir à peser des marchandises plus pondéreuses que des pièces de monnaie.","short_description":"Poids en fonte de bronze de Ayla à Aqaba de formes diverses et à la décoration faisant référence à deux systèmes monétaires : les valeurs pour les pièces d’argent (*dirham*) et les pièces d’or (*dinar*). Les poids les plus lourds ont pu servir à peser des marchandises plus lourdes que des pièces de monnaie.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","dimensions":"H. 4 à 25 mm, l. 1,3 à 2,5 cm, poids 2,1 à 149 g.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des tessons de poterie trouvés sur le même site.","method_for_provenance":"Le lieu de production est incertain, mais ces poids ont été découverts lors de fouilles archéologiques à Aqaba.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Ces poids ont été obtenus à l'occasion de fouilles archéologiques menées à Aqaba en 1987-1994.","bibliography":"Whitcomb, D., *Ayla: Art and Industry in the Islamic Fort of Aqaba*, Chicago, 1995, p. 19.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","commerce","incision","numismatique","pièces de monnaie"],"materials":["Bronze moulé."]},"e3d7b607-17ec-5a36-9ff3-137adbc8bfb5":{"name":"Lampe à huile (*qindil*).","description":"Cette lampe à huile est composée d'une tige ronde et creuse vissée à un pied en forme de plateau. La tige se termine en haut par un croissant et traverse un réservoir à huile en forme de coquille à six becs et un petit plateau qui permet de recueillir les gouttelettes d'huile. Ces deux derniers éléments sont surmontés d'une petite plaque carrée perforée aux quatre angles pour recevoir des chaînettes au bout desquelles pendent les accessoires suivants : mouchette, éteignoir, pince. Cet exemplaire aurait appartenu au dey d'Alger. \n \nPour faire fonctionner ce genre de lampe, qui servait à l'éclairage des salles des palais, il suffisait de remplir le réservoir d'huile et d'y tremper une mèche qu'on allumait une fois qu'elle était gorgée de liquide. L'huile étant assez difficile à enflammer, la flamme ne remonte pas le long de la mèche.","short_description":"Lampe à huile en bronze composée d'une tige arrondie vissée à un pied, se terminant par un croissant et traversant un réservoir à huile à six becs et un petit plateau recueillant les gouttes d'huile. Au-dessus, une plaquette carrée porte en suspension les accessoires. Cette lampe aurait appartenu au dey d'Alger.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire /1519-1830.","location":"Alger","dimensions":"H. 151 cm, Ø de la base 36 cm.","method_for_datation":"La lampe étant connue sous le nom de “chandelier du dey”, elle a sans doute appartenu à l'un des deys qui ont gouverné d'Alger pendant la régence turque (1082-1246/1671-1830).","method_for_provenance":"D'après les ouvrages archéologiques qui mentionnent que ce type de lampe à l'huile était fabriqué en Italie à la demande des deys d'Alger.","provenance":"Italie.","bibliography":"*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarye, G., *Catalogue du Musée national des antiquités algériennes,* deuxième partie, Alger, 1899.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croissant","dey","éteignoir","lampe à huile","mouchette","Ottomans","qindil"],"materials":["Bronze coulé."]},"e5089d3e-3231-5064-9958-45c0890fde1c":{"name":"Aiguière.","alternate_name":"Aiguière dite Blacas.","description":"Aiguière incrustée d'argent et de cuivre à laquelle manquent le pied et le bec. Le délicat décor incrusté qui recouvre le corps et le col est d'une finesse exceptionnelle. Une remarquable série de scènes figuratives tirées d'une vie de cour contemporaine de l'exécution est présentée dans une succession de médaillons entourés d'un motif géométrique alternant avec des bandeaux d'inscriptions et de figures. Les hommes, tête couverte, portent des tuniques à manches droites. Leurs costumes évoquent l'origine turque de la dynastie zenguide. Les manches des robes des princes sont ornées de bandes en *tiraz*. Les soldats sont armés d'épées à lames droites. Deux femmes de la noblesse sont représentées : l'une, accompagnée par une servante, se regarde dans un miroir, l'autre se déplace avec sa servante dans un palanquin porté par un chameau. Une joueuse de luth a le bas du visage voilé. D'autres médaillons représentent une scène de chasse dans laquelle un homme tire à l'arc sur une proie, un chasseur est attaqué par un guépard qui a sauté sur le dos de son cheval, des musiciens, des danseuses et de joyeux convives sont en train de boire. On trouve même une scène tirée du poème épique persan *Shanama* représentant Bahram Gur tirant à l'arc pendant qu'Azadeh joue de la harpe sur son cheval. \nLa qualité extraordinaire de la décoration et de la représentation des scènes de la vie aristocratique conduit à penser que cette aiguière était probablement utilisée à la cour. Son propriétaire a pu être Badr al-Din Lulu, qui régna à Mossoul (629-659 H / 1232-1259 J.-C.), ou un membre de sa cour. Un certain nombre d'objets à son nom montrent qu'il appréciait le travail du métal et commanda de nombreuses pièces. Bien que la technique de l'incrustation soit d'origine iranienne, de nouvelles formes inspirées de l'art byzantin furent introduites à Mossoul. Le répertoire décoratif du travail des artisans de Mossoul était plus varié que celui de leurs homologues iraniens et comportait davantage de scènes figuratives, dont certaines tirées de la vie quotidienne. \nIbn Saïd, musulman d'Espagne, voyagea en Syrie, en Mésopotamie et en Irak en 648 H / 1250 J.-C. Dans son livre, *Géographie*, il mentionne des récipients en cuivre incrusté réalisés à Mossoul qui étaient exportés et offerts à des souverains. Ainsi, le travail du métal de cette ville et ses incrustations scintillantes avaient atteint un niveau qui leur permettait de rivaliser avec l'or et l'argent. Au cours du règne de Badr al-Din Lulu, Mossoul promue capitale s'enrichit et accrut son prestige, passant du statut de cité provinciale à celui de centre commercial et artistique prospère, avec de nombreux palais et bâtiments publics neufs. Cette aiguière était probablement utilisée pour verser de l'eau dans les banquets de la cour.","short_description":"L'artisan à qui l'on doit cette aiguière exceptionnelle a signé son œuvre en indiquant qu'il est de Mossoul. Faite en cuivre jaune incrusté d'argent, elle est couverte de nombreuses représentations de personnages occupés à différentes activités comme jouer de la musique, boire ou chasser.","holder":"The British Museum.","dates":"629 de l’Hégire / 1232 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 30,4 cm, l. 22 cm, P. 21,5 cm.","method_for_datation":"L'aiguière porte la date 629 (1232 J.-C.).","method_for_provenance":"Une inscription précise le nom de Shuja ibn Mana al-Maswili (Shoudja, fils de Mana de Mossoul), artisan de Mossoul, donc, où existait une importante activité de travail du métal au début du VIIe/XIIIe siècle.","provenance":"Mossoul, Irak.","obtention":"Cette aiguière dite Blacas porte le nom du duc français dont la collection a été achetée par le musée en 1866.","bibliography":"*L'Orient de Saladin : l'art des Ayyoubides* (catalogue), Paris, 2001, cat. n° 122, p. 146. \nRice, D., “Inlaid Brasses from the Workshop of Ahmad al-Dhaki al-Mawsili”, *Ars Orientalis*, 3, 1957, pp. 284-326. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, 1993, pp. 80-82.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","eau","femme","musique","zenguides"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’argent et de cuivre."]},"eb9313ce-3a64-5d73-bea2-13a7a7012be8":{"name":"Coupe magique","short_description":"À l’intérieur comme à l’extérieur, la coupe est tapissée d’inscriptions – versets du Coran, les plus beaux noms de Dieu, formules religieuses et talismaniques – alternant avec des carrés magiques. Sur le pourtour extérieur, les figures du zodiaque et des planètes gravées dans des médaillons ont été à une date ultérieure masquées avec des motifs floraux par une main scrupuleuse, sans doute afin d’éviter l’association du texte coranique avec des représentations d’êtres animés. \nConsommer des boissons ou des aliments dans de telles coupes, liant étroitement religion, médecine et astrologie, permettait de combattre l’effet des poisons, des fièvres et autres maux. Dans les Mille et Une Nuits, une utilisation à des fins divinatoires est également évoquée.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Marcel Destombes","dates":"XIe siècle et XIIIe siècle (chaîne) de l'hégire / XVIIe siècle et XIXe siècle (chaîne) J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 8,5 cm, D: 22,7 cm","provenance":"Inde","obtention":"Legs de Marcel Destombes.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nRoux, J-P., *Arts de l'Islam: des origines à 1700*, Paris: Musée national de l'Orangerie, 1971: 112. \n \nWelch, A., *Calligraphy in the arts of the Muslim world*, Austin: University of Texas Press, 1979: 186-187, Fig. 80.","materials":["Laiton moulé et ciselé"]},"ed60638d-d98c-52c9-b631-d363eb97fb51":{"name":"Épée.","description":"Épée composée d'une poignée et d'une lame de fer à double tranchant à gouttière assez peu accusée jusqu'au milieu, sur laquelle est disposée la marque flanquée de deux étoiles à quatre branches, probablement nasride mais à l'identité inconnue. La poignée, en cuivre jaune, est formée d'un pommeau sphérique avec des cercles rehaussés à l'avers et à l'envers, et surmontée d'un bouton ; elle s'élargit au centre. La garde est creuse, le profil supérieur est polylobé et les bras terminés en forme de crochets présentent des cercles ajourés sur leur face externe. La décoration, niellée, est réalisée avec des bandes circulaires entrelacées qui se superposent à d'autres bandes longitudinales et transversales comportant des inscriptions faisant allusion à Dieu. Les espaces intersticiels sont meublés d'atauriques sur la poignée et de palmettes sur la garde. De petites lignes obliques, damasquinées d'or, constituent le fond de l'ensemble. La gaine, perdue à une époque indéterminée, devait présenter la même décoration, si l'on en juge par les cercles inachevés des bras de la garde. \nBien que peu d'armes andalouses soient parvenues jusqu'à nous, il faut en détacher un ensemble d'épées nasrides connues sous l'appellation d'épées *jinetas*. Leur importance réside tant dans l'originalité de leurs poignées, sans modèle connu à l'époque, que dans le fait qu'elles sont une production purement nasride d'armes de luxe. \nTout en restant un objet somptuaire, cette pièce appartient à une variante dont la décoration, fondée sur le cuivre jaune et sur le niellage, manque de la richesse qui caractérise d'autres “épées cavalières” en ivoire ou en émail.","short_description":"On appelle *jineta* l'épée à la garde extrêmement recourbée. Sa poignée, généralement en métal précieux, est rehaussée de riches décorations, ce qui renforce sa valeur comme signe de prestige. Cette pièce à poignée en cuivre jaune et nielle, tout en restant un objet somptuaire, manque d'éclat par rapport à d'autres épées *jinetas.*","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"L. 140 cm, l. de la lame 4 cm, l. des branches de la garde 10 cm.","method_for_datation":"Plusieurs pièces parallèles nous sont parvenues, dont l'une, acquise à Grenade en 1812 par la Bibliothèque nationale de Paris, conserve la devise de la dynastie nasride : “Il n'est d'autre vainqueur que Dieu.” Les autres exemplaires, actuellement répartis dans divers musées et institutions et dans des collections privées, sont également datés du IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"On ne sait pas comment cette épée est passée d'Andalousie à León, où elle était portée par la statue du saint patron de l'église de San Marcelo jusqu'à sa donation au musée. Cependant, ce type d'épée était une production exclusive de royaume nasride de Grenade.","provenance":"Royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation du curé de la paroisse de l'église de San Marcelo (León), grâce à la médiation de Rodrigo Amador de los Ríos, le 20 septembre 1869.","bibliography":"Ferrandis Torres, J., “Espadas granadinas de la jineta”, *Archivo Español de Arte*, XV, Madrid, 1943, pp. 142-166. \nFranco Mata, á., “Espada de jineta nazarí”, *Los Reyes Católicos y la monarquía de España*, Grenade, 2004, pp. 552-53, n° 240. \nSoler del Campo, A., “Espada jineta”, *Arte y cultura en torno a 1492*, Séville, 1992, pp. 159-160, n° 74. \nSoler del Campo, A., “Espada jineta”, *La paz y la guerra en la época del Tratado de Tordesillas*, Madrid, 1994, p. 319, n° 255.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arme","Grenade","nasride"],"materials":["Acier","Argent","coulage","cuivre jaune","damasquinage.","niellage","Or"]},"f0a22720-4486-5cd9-b830-526d7c53d494":{"name":"Timbale de fauconnier","description":"Timbale hémisphérique à fond plat. L'important bandeau lisse sous le bord présente quatre attaches rectangulaires et 16 petites protubérances servant à fixer la peau (disparue). La partie décorée comporte deux zones, toutes deux ornées de médaillons alternant avec des cartouches oblongs sur fond de motif en Y. Les cartouches de la zone centrale contiennent une importante inscription de style *naskhi* sur fond d'arabesques. Le texte reprend cinq expressions de louanges et de souhaits, sans référence au propriétaire de l'objet ni mention de son nom. Les médaillons sont occupés par des arabesques et des motifs tourbillonnants. Les cartouches de la zone inférieure contiennent une inscription en style coufique dont le contenu n'a pas été analysé. L'aigle à tête tournée vers la gauche et griffes enserrant l'extrémité de ses ailes est un emblème typique des émirs mamelouks. Il est répété à trois reprise sur le fond plat de chaque côté d'une attache rectangulaire. \nCette timbale était probablement utilisée en fauconnerie pour rappeler le rapace.","short_description":"Timbale hémisphérique à fond plat. Les attaches sous le bord supérieur servaient à tendre la peau. Elle est décorée de cartouches contenant une inscription et des médaillons comblés d’arabesques et de motifs tourbillonnants. Elle servait probablement en fauconnerie pour rappeler le faucon.","holder":"Armurerie royale.","dates":"Première moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (première moitié du XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15,5 cm, Ø 27 cm.","method_for_datation":"Lamm (voir bibliographie) date cette timbale de la première moitié du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Lamm suggère le Caire (voir bibliographie), mais sans apporter de justification.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Achetée au collectionneur d’art Carl Robert Lamm par l’Armurerie royale en 1922. En 1899, Lamm l’avait acquise auprès de F. R. Martin, qui l’avait lui-même achetée au Caire au cours de son voyage en Égypte et en Turquie en 1895-1896.","bibliography":"Brisch, K. (éd.), *Islamische Kunst: Loseblattkatalog Unpublizierter Werke aus Deutschen Museen*, 2, Mainz, 1985, n° cat. 286. \nLamm, C. J., “A Falconer's Kettledrum of Mamluke Origin in Livrustkammaren”, *Livrustkammaren: Journal of Armoury*, 1953, VI, 5-6, pp. 80-94. \n*L'islam dans les collections nationales*, Catalogue d'exposition, Paris, 1977, cat. n° 422.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","décoration figurative","décoration florale","écriture.","travail du métal"],"materials":["Fonte de bronze gravée et incrustée d’argent."]},"f236115b-5fdc-5ac3-84a8-5261cf0359fb":{"name":"Fragment de têtière.","description":"Ce fragment de garniture d'une têtière de harnachement est composé de trois pièces à section rectangulaire, évidées afin de permettre le passage d'une courroie de cuir. La première est décorée de palmettes pointées ; la deuxième, de trois cercles ; enfin, de plus grandes dimensions pour en former le bout, le troisième élément s'achève sur un écusson inscrit dans un cercle et des palmettes. De l'extrémité en pointe, à décoration végétale stylisée, pendent une grosse houppe et des ornements de soie bleu sombre, disposés en trois faisceaux. L'intérieur de l'écusson, semblable à ceux des rois nasrides, est meublé d'émail bleu. \nSigne de luxe aristocratique, les harnais de ce type étaient très appréciés à l'époque nasride. Ce fragment est tout ce qui reste de la têtière complète, perdue vers 1934, dont on ne conserve que des photographies. \nLa pièce est connue sous le nom de “têtière de la fiancée de Serón” en référence à un épisode intervenu au milieu du XVe siècle. Quarante chevaliers chrétiens de Lorca (Murcie) avaient décidé de réaliser une action héroïque pour se couvrir de gloire. Ils engagèrent un combat contre un groupe de douze musulmans qui partaient de Serón (Almería) pour se rendre à Baza (Grenade) où ils devaient célébrer le mariage d'une demoiselle avec le maire de cette ville. Les hommes qui devaient protéger la fiancée s'enfuirent, mais les assaillants la rendirent tout de même à sa famille. Reconnaissante, la demoiselle offrit à leur chef, Diego López de Guevara, un joyau d'or et de pierreries, ainsi que la têtière de la mule qu'elle montait. Ce récit est un écho du sentiment chevaleresque des légendes chrétiennes de la fin du Moyen Âge.","short_description":"Cet ornement de la têtière d'un luxueux harnachement de cheval montre l'écusson de l'ordre de la Bande des sultans nasrides en cuivre doré. Les trois petites pièces qui la composent sont évidées afin de permettre le passage d'une courroie de cuir qui ceignait la tête de la monture.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H / XVe siècle J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 35, 5 cm, l. 2,8 cm.","method_for_datation":"Par l'écusson de style nasride que l'on retrouve dans l'architecture du palais de l'Alhambra et sur d'autres pièces provenant des cercles de la cour.","method_for_provenance":"Les rares exemples de têtières de luxe que l'on conserve sont attribués au royaume nasride de Grenade**.**","provenance":"Royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 23 avril 1889.","bibliography":"*Catálogo de la sala arábiga del Museo Arqueológico Nacional*, p. 192, n° 204-207. \nCollectif, “Fragmento de cabezada”, *La Frontera*, Lorca, 1995, pp. 21-22, n° 1.20. \nEspín Rael, J., “Una cabezada árabe granadina y una bandera morisca”, *Boletín del Museo de Bellas Artes*, années XI et XII, Alcantarilla (Murcie), 1934, nº 11 et 12. \nEspín Rael, J., *Antiguallas murcianas*, Murcia, 1993, pp. 99-103. \nMolina Molina, A. L., *Estudios sobre la vida cotidiana (siglos XIII-XVI)*, Murcia, 2003, pp. 11-13.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Grenade","harnais","monture","Nasrides","têtière"],"materials":["cuir","cuivre","émail.","fil d’argent","Soie"]},"f30819fe-fb4c-5ec9-a552-17d8231b324a":{"name":"Cotte de mailles.","description":"Cotte de mailles en fer recouvrant le corps de la tête aux genoux. Deux plaques de métal protègent le cou et le ventre – la seconde plus grande que la première. Un certain nombre de ces cottes portent des marques d'usure et des déchirures provoquées par les combats. \nL'épée possède une lame incurvée très répandue chez les musulmans, alors que Croisés préféraient les lames droites. Ces lames étaient généralement décorées de divers motifs autour de la garde, près de la poignée. \nLes plaques de protection sont décorées de motifs géométriques, d'un blason mamelouk et d'un texte en écriture arabe de style *thoulouth* doré. L'essentiel de ce décor est usé et seuls quelques mots restent lisibles comme \"fait pour… l'exalté… le grand… le seigneur\". On peut en conclure que cette armure protégeait un dirigeant, chef militaire ou autre personnage de haut rang.","short_description":"Les armures mameloukes décorées d'emblèmes dorés, comme celle-ci, étaient portées lors des batailles contre les Croisés.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l'Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 1,30 m.","method_for_datation":"Le blason et la phrase figurant sur la plaque abdominale indiquent la période mamelouke.","method_for_provenance":"Bien que cette cotte soit décorée d'un blason mamelouk et ait été trouvée à Damas, sa provenance est incertaine. La période mamelouke connut un accroissement de la mobilité des hommes et des biens, en particulier dans le domaine militaire. La cotte a pu être fabriquée au Caire ou à Damas, principaux centres régionaux de l'époque.","provenance":"Probablement Damas, Syrie, ou Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté en 1952.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason (ou rank).","Cotte de mailles","croisé","Damas","équipement militaire","fer","Le Caire"],"materials":["Anneaux de fer enchaînés."]},"f30ef8ba-a67a-55f8-91cb-fa65f19de25e":{"name":"Sabre.","description":"Sabre composé d'une lame d'acier et d'une poignée en corne animale. Le fourreau est en argent doré. La lame est ornée de cartouches décoratifs épigraphiés. En partie supérieure de la lame, un important médaillon contient le texte suivant : “œuvre de al-Hadjdj Sanqour” et, en dessous, le premier verset de la sourate “Myriam”, “Kaf Ha Ya Ayn Sad'.” Cette ligne est suivie d'un autre cartouche au nom du sultan propriétaire de l'arme : “Sultan Fatih Muhammad Khan”, soit Muhammad II al-Fatih (“le Conquérant”). En dessous sont gravés les versets 1 et 2 des sourates “al-Ha Mim” et “Ayn Sin Qaf”. Les inscriptions et le décor sont en incrustations d'or. Le fourreau est orné d'une décoration végétale gravée en haut relief. \nLes Arabes importaient des armes blanches d'Iran et d'Inde. Les armes de qualité étaient produites à Khourassan (Iran), Damas (Syrie) et Tolède (Espagne).","short_description":"Les Ottomans excellaient dans l'art de la fabrication de sabres dont la décoration rivalisait avec les sabres iraniens. En plus de leur usage militaire, les sabres ornés du nom des sultans ottomans étaient portés aux cérémonies de gala à la cour. Sur ce sabre sont inscrits le nom du sultan Mohammed II et le nom de celui qui l'a fabriqué.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Le sultan ottoman Muhammad II al-Fatih (le Conquérant), connu en Turquie sous le nom de Fatih Sultan Mehmed ou Mehmed II.","dates":"855-886 de l’Hégire / 1451-1481 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 1 m.","method_for_datation":"Le nom du sultan ottoman Mehmed II et celui de l'artisan sont gravés sur la lame. Le style des inscriptions et la technique de fabrication sont proches de celles de la période ottomane.","obtention":"Don au musée par le prince Youssouf Kamal en 1923. Ce prince de la famille de Muhammad Ali était collectionneur d'antiquités. Il fit don d'une grande partie de ses collections au musée, en particulier de pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"öz, T., *Fatih Sultan Mehmet II'ye Ait Eserler* \\[Les œuvres de Mehmed II, le Conquérant\\], Ankara, 1953. \nYugal, O., *Al-Souyouf al-Islamiya wa Suna'iha* \\[Les épées islamiques et leurs fabricants\\], trad. Muhammad Omar Taha Oghli, Koweit, 1988. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-fi al-Islam* \\[Les épées dans l'Islam\\], Le Caire, 1951. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Al-Souyouf wa Ajnasouha \\[Les épées et leurs catégories\\]”, in *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[Journal de la Faculté des Arts\\], n° 14, 1952. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Al-Sayf fi al-'Alam al-Islami* \\[L'épée dans le monde islamique\\], Le Caire, 1957.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["fourreau : argent doré","inscriptions et ornementation : incrustations d’or et d’argent.","Lame : acier","poignée : corne"]},"f464f05d-ba18-530f-b41b-07c96cc843ee":{"name":"Plateau.","description":"Plateau rond en cuivre jaune décoré d'incrustations en argent. Au centre, une partie saillante en forme de cartouche à huit lobes est ornée d'ornements floraux sur lesquels se surimpose un écu à trois têtes de taureau. Autour, quatre rondeaux décrivent des scènes de chasse sur un fond de décor complexe de fleurs de lotus et de phénix affrontés. Cet élément décoratif est entouré d'une frise géométrique. Tout autour du marli, des couples de canards occupent des cartouches lobés. Une frise d'animaux courant et d'oiseaux en vol décore l'aile. \nDepuis le XIXe siècle, on accole aux objets de métal de ce type l'adjectif de “vénéto-sarrasin” comme s'ils avaient été produits par des artisans musulmans à Venise. En fait, on admet généralement aujourd'hui que ces objets étaient fabriqués en Syrie dans un style adapté au goût du marché européen. Ils étaient probablement fabriqués à Damas, qui connaissait une industrie florissante du métal sous les Mamelouks. La partie centrale en relief suggère que ce plateau a pu servir à la présentation d'une aiguière ou d'un calice.","short_description":"La zone centrale saillante de ce plateau circulaire suggère qu'il servait à présenter une aiguière ou un calice. Adaptés au goût européen, les objets de métal incrusté comme ce plateau étaient connus comme “vénéto-sarrasins”. Ils étaient probablement fabriqués en Syrie avant d'être exportés en Europe.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 800 de l’Hégire / 1400 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 55 cm.","method_for_datation":"L'écu au centre du plateau indique que celui-ci a été réalisé pour être exporté vers l'Italie. À la fin du VIIIe/XIVe siècle, lorsque le commerce avec l'Europe se développe, des récipients en métal sont fabriqués en grand nombre qui comportent souvent des écus vierges à compléter à l'arrivée. La forme de ce plateau à partie centrale en relief était nouvelle et a été spécifiquement introduite pour le marché européen à la fin du VIIIe/XIVe siècle ou au début IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"Le lieu de production de ce type de pièces ne fait pas l'objet d'un accord parmi les chercheurs. Néanmoins, il semble probable que ce travail du métal à incrustations – avec des armes et une forme européenne – ait été réalisé en Syrie à destination du marché européen. La Syrie possédait une solide tradition de l'incrustation sur métal et entretenait avec l'Europe des liens commerciaux florissants.","provenance":"Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 116-117, planche 93.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","héraldique"],"materials":["Feuille de cuivre gravée à incrustations d’argent."]},"f79bd592-6c69-526f-b686-15d709a2d676":{"name":"Plat.","description":"Grand plat en cuivre étamé sur court piédouche, à fond légèrement convexe, marli cintré en creux, aile horizontale chantournée. Mis en forme à partir d'une plaque de métal circulaire, ce plat au bord perforé présente une surface entièrement couverte d'un décor incisé. Le pourtour est orné d'un bandeau de rinceaux et de zones hachurées intégrées aux festons. Le marli est divisé en six compartiments à compositions alternées d'inscriptions en coufique et d'ornements floraux séparées par des rosettes entrelacées prises entre deux bandeaux de simples enroulements. Le fond du bassin reçoit une étoile faite d'entrelacs géométriques inscrits dans un cercle bordé de rinceaux. Le centre de cet ornement est occupé par un rondeau à blason composite entouré d'une inscription en cursives. Il représente de haut en bas une serviette, une coupe dans laquelle est placé un plumier entre une paire de cornes à poudre et une seconde coupe. Ce type particulier de blason est lié au sultan Qaytbay, ses hauts dignitaires et deux de ses successeurs, ce qui suggère une date de fabrication fin IXe-début Xe siècle H (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","short_description":"De nombreux objets de la période mamelouke tardive présentent des blasons composés, de haut en bas, d’une serviette, d’une coupe dans laquelle est placé un plumier entre une paire de cornes à poudre et d’une seconde coupe. Ce type particulier de blason est lié au sultan Qaytbay, à ses hauts dignitaires et à deux de ses successeurs.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 39,37 cm.","method_for_datation":"Ce plat a été daté de 872 à 923 (1467-1517) par James Allan en 1969 à partir de l'analyse du type de blason, qu'il a associé au sultan Qaytbay, à ses hauts dignitaires et à deux de ses successeurs.","method_for_provenance":"En 1969, James Allan a attribué cette pièce à un atelier opérant en Syrie ou en Égypte à la fin de la période mamelouke.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don de John Home en 1923.","bibliography":"Allan, J. W., “Late Mamluk Metalwork: A Series of Dishes”, *Oriental Art*, vol. XV, n° 1, printemps 1969, 1-6. \nAtil, L. E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 108-109, cat. n° 39 (pour une analyse comparative) ; pp. 240-241, cat. n° 124 (pour une analyse du blason composite).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","sultan Qaytbay"],"materials":["Cuivre incisé étamé."]},"fa6093d9-67a1-536f-b0bb-38a5d07cb915":{"name":"Lion, élément de fontaine.","description":"La diversité de l'art fatimide est attestée par une œuvre comme celle-ci : il s'agit d'une plastique creuse représentant un lion sur ses pattes, la queue terminée par une houppe et levée en forme d'anse. De sa gueule béante émergeait autrefois un tuyau. L'animal est modelé selon des formes presque abstraites : flancs plats, lignes figurant les côtes, oreilles et paupières rendues en contours simples. La surface du corps dans la zone du dos, de la poitrine et des cuisses est agrémentée d'un motif en spirales qui souligne encore l'impression de stylisation que donne la figure. On peut nettement distinguer sur les deux côtés du cou une inscription gravée qui pourrait dater du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Il y est fait mention d'un certain bi-Rasem al-Amir Chams al-Din wali Misr, qui était sans doute gouverneur du “Misr” “ (basse Égypte et Le Caire). \nCette représentation intégrale d'un corps vivant est intéressante car elle ne semble pas obéir au dogme islamique. Mais comme l'interdiction des images ne s'étendait pas toujours au domaine de la cour, et que, par ailleurs, les Fatimides chiites avaient une attitude fort libérale, la sculpture constitue en Égypte une partie de l'art princier. Le Musée d'art islamique du Caire conserve une statue de lion assis. Le lion de Berlin peut avoir fait partie d'un ensemble de vasques orné de plusieurs statues, comme la célèbre fontaine aux lions de l'Alhambra de Grenade en Espagne. Il peut aussi, du fait de sa petite taille, avoir fait partie d'une construction plus grande et ornée de nombreuses sculptures, comme on en voit sur les manuscrits irakiens du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Les bronzes de ce type étaient fort répandus dans tout le bassin Méditerranéen et surtout en Espagne. Un lion provenant d'Espagne se trouve au musée du Louvre à Paris. On peut supposer que la plupart d'entre eux n'ont pas traversé les âges et ont été fondus.","short_description":"Ce petit lion très vivant à la gueule ouverte et la queue retournée était utilisé comme jet de fontaine en Égypte durant la période fatimide. Il est fabriqué en bronze coulé qui a été décoré de rinceaux sur le dos et les pattes. Les fontaines avec des décorations d'animaux étaient répandues dans les pays méditerranéens.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 11,5 cm, l. 14,5 cm.","method_for_datation":"C'est surtout dans l'Égypte fatimide que furent réalisés des bronzes de ce type, et on y repère des répliques de même facture et de même décor. L'inscription, qui paraît bien nommer un gouverneur d'Égypte, est un indice supplémentaire.","method_for_provenance":"L'inscription nomme vraisemblablement un gouverneur d'Égypte ; d'autre part, les caractères stylistiques de la pièce indiquent qu'elle a été réalisée dans l'Égypte fatimide.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1911.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamische Kunst,* Dresde, 1990, pp. 121-124. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250,* Harmondsworth, 1987, pp. 197-200. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 313. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Stuttgart-Zurich, 1980, n° 20, pp. 52-53. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 60-69.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","fatimide"],"materials":["Bronze","gravure.","plastique creuse"]},"fc08aed9-57d3-59a7-83b4-abccf4770360":{"name":"Chandelier de Qalawun.","description":"Chandelier en cuivre composé d'une base, d'un corps cylindrique et d'une tige cylindrique terminée par un binet. Trois bandeaux décoratifs entourent sa base, relativement large. Le premier est orné de motifs arrondis séparés les uns des autres par des polygones. Le deuxième présente des demi-feuilles entrelacées qui s'enchaînent en collier. Le troisième comporte un motif évoquant un épi de blé. Le corps rappelle celui d'un autre chandelier d'al-Nasir Muhammad ibn Qalawun également conservé au musée. \nIl présente une importante inscription en bandeau rédigée en grands caractères *naskhi* qui remplit pratiquement toute sa surface. L'espace laissé libre est entièrement meublé de motifs végétaux entremêlés. L'inscription dit : “Possession de notre seigneur, le grand émir, l'omniscient, le juste, le souverain, le victorieux.” L'inscription est interrompue par deux médaillons circulaires composés chacun d'un cercle extérieur à fleurs de lotus et d'un cercle intérieur meublé d'une importante fleur. Le corps s'achève par deux bandeaux de décor végétal du même style que celui du reste de l'objet. \nLe binet est vierge de tout décor, ce qui laisse penser qu'il n'est pas original, car il aurait dû comporter également une inscription. Il a probablement été remplacé en même temps que la tige à une date inconnue. La tige, également dépourvue de décor, témoigne du déclin de l'artisanat à la fin de la période mamelouke. On observe des similarités frappantes entre ce chandelier et un autre ayant également appartenu à al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, ce qui suggère que ces deux luminaires ont pu être réalisés par le même artisan à la même période.","short_description":"Chandelier en cuivre recouvert de fines décorations végétales. Ses inscriptions épigraphiques, à l’intérieur de médaillons, sont rédigées en grands caractères mamelouks de style *naskhi*, sur un arrière-plan de décoration végétale. Ces inscriptions sont dédiées au souverain al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui en dota Haram al-Ibrahimi à Hébron.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"693-741 de l’Hégire / 1294-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 38,5 cm, H. (tige) 19,5 cm, Ø 23,5 cm.","method_for_datation":"La pièce mentionne une date dans son inscription, ainsi que le nom du sultan Qalawun.","method_for_provenance":"Au vu de l'analyse de la technique de fabrication et de la décoration et d'une comparaison avec des chandeliers similaires détenus par le Musée islamique du Caire produits à la même période, l'origine cairote semble probable.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Ibrahimi d'Hébron (al-Khalil) au musée après 1967.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivres incrustés d’argent","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","gravure"],"materials":["Cuivre gravé incrusté d’argent."]},"fc0f934c-a60f-5984-b826-24611c304045":{"name":"Tête de fontaine.","description":"Petite sculpture de bronze surdoré en forme de biche. C'est une figure à l'aspect fragile et disproportionné. Presque toute sa surface est recouverte par une délicate ornementation végétale de type oriental (fleurs de lotus inscrites dans des cercles) qui la font paraître vêtue d'un riche tissu. À en juger par les restes visibles dans les sillons de la gravure et diverses parties du corps, la pièce devait être entièrement dorée. \nLes formes simples du corps, les traits de la face et les pattes, terminées en disques, extrêmement courtes par rapport au corps, rappellent les représentations d'animaux qui apparaissent sur la céramique fatimide. \nCette sculpture servait sans doute de tête de fontaine, étant donné que, hormis les pattes, le corps est creux et que le ventre est percé d'un orifice destiné à permettre le passage de l'eau, qui devait jaillir en cascade par la bouche. \nLa présence de l'eau dans les jardins omeyyades était un signe de prospérité, de luxe et de bien-être. Les fontaines étaient un élément esthétique important dans les palais islamiques d'Occident, notamment en al-Andalus. Cette biche était probablement accompagnée d'autres animaux de bronze.","short_description":"En raison de ses sabots fourchus, de la naissance des cornes, de sa queue courte et pointue, cet animal a été identifié comme étant un cervidé. Il servait certainement de tête de fontaine à une vasque ou une fontaine dans un palais de Cordoue. L'eau arrivait par un conduit situé sous la panse de l'animal et jaillissait par la bouche.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 32,3 cm, L. 31,5 cm.","method_for_datation":"Par analyse stylistique. Bien que la biche de Madrid soit plus petite et moins stylisée, elle présente de claires similitudes avec d'autres pièces trouvées au Xe/XVIe siècle parmi les ruines du palais de Madinat al-Zahra. L'une d'elles se trouve au Musée archéologique de Cordoue. La seconde, disparue au début du XIXe du monastère de Guadalupe où elle avait été déposée, a été récemment récupérée et se trouve depuis 1997 au Musée national du Qatar.","method_for_provenance":"Certains chercheurs pensent que cette pièce a pu être importée de l'Égypte fatimide. Cependant, le fait qu'elle ait été découverte dans la province de Cordoue et ses grandes ressemblances avec les cerfs de Cordoue et du Qatar suggèrent que les trois sculptures ont été produites, sinon par le même atelier, du moins dans une même aire géographique d'al-Andalus, où les ateliers de travail du métal étaient extrêmement actifs.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Acheté le 3 février 1940 par le Musée archéologique national.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Un nuevo ciervo califal de bronce”, *Archivo Español de Arte*, Madrid, 1943, pp. 212-222. \nCamps Cazorla, E., “Ciervo califal de bronce”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945)*, Madrid, 1947. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 336. \n*El esplendor de los omeyas cordobeses* (catalogue d'exposition), Grenade, 2001. \nZozaya, J., “Importaciones casuales en al-Andalus”, *Actas IV. Congreso de Arqueología Medieval española*, vol. I, Alicante, 1993, p. 125.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau","fontaine","jardin","palais"],"materials":["Bronze","fonte à la cire perdue","gravé et surdoré."]},"fc5a6282-b7d6-579a-959e-2cc86ab7b704":{"name":"Lanterne.","description":"Lanterne hexagonale se rétrécissant vers le haut. Le corps est surmonté d'une petite coupole bulbeuse à douze subdivisions perforées et d'une fixation pour suspension. La base contient sept supports de lampe à huile. La porte est à un seul battant. En parties haute et basse, le corps est orné de bandeaux épigraphiques en persan, qui nomment le sultan Bayézid, le louent et reproduisent une courte prière. L'espace entre ces inscriptions est occupé par un décor ajouré de médaillons et de demi-médaillons à lambrequins en arabesques. Le champ principal est orné de vrilles en spirales, de motifs chinois (dont des pivoines) et de feuillages. La coupole est décorée de motifs ajourés en forme d'arabesques et de palmettes, similaires à ceux trouvés sur des carreaux de céramique ottomans du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) et dans certains livres. Le grand nombre de lanternes à coupoles subdivisées et décors d'arabesques et de motifs de chinoiseries en gravure, relief ou ajourage, parvenues jusqu'à nous prouve que ces objets étaient produits en grande quantité dans la seconde moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cependant, la question de savoir si leurs artisans étaient mamelouks ou ottomans, et s'ils étaient fabriqués dans les provinces ottomanes ou mameloukes, reste ouverte. Cette lanterne est un des plus célèbres exemples de sa catégorie.","short_description":"La décoration de cette lampe montre des parallèles entre de nombreux exemples de manuscrits du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) et l’art des carreaux de céramique. C’est un très bel exemple de travail du cuivre doré avec décoration en relief et ajourage.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Règne de Bayézid II, 886-918 de l’Hégire / 1481-1512 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 70 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions en persan en parties supérieure et inférieure, malgré les problèmes de lisibilité qu'elles posent, donnent notamment le nom du sultan Bayézid II (r. 886-918/1481-1512).","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Bayézid II à Istanbul au musée le 6 septembre 1930.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri III, Selçuklu-Osmanlı* (Civilisations anatoliennes III, Seldjouks-Ottomans), Istanbul, 1983, p. 118. \nölçer N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.246.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bayézid II","lampe","lanterne"],"materials":["Cuivre doré","décoration en relief et ajourée."]},"fe9f2bb7-2de6-51ee-b30a-f38e6edd5ee6":{"name":"Écuelle (settla).","description":"écuelle hémisphérique munie d'une anse surmontée d'un anneau central et reliée à la panse par deux crochets soudés. Les deux registres décoratifs à ornement floral en relief qui couvrent la panse sont séparés par un étroit décor géométrique incisé. Le fond de l'objet est orné d'une rosace à six pétales. à l'intérieur, une inscription en caractères cursifs précise que la *settla* est un *habous* (legs pieux) au profit de Sidi Abderrahmane al-Thaalibi. \n \nAutrefois, cet ustensile servait aux femmes algéroises à ranger savon, peigne, éponge et épingles lorsqu'elles se rendaient aux bains (*hammam*). Mais les cavaliers l'utilisaient également comme godet pour boire. à l'aide d'une corde et sans descendre de cheval, les cavaliers jetaient cette *settla* dans les puits ou autres bassins pour y puiser de l'eau. Dans les cafés maures de campagne, on l'utilisait pour les ablutions, et pour servir de l'eau aux clients. Au cours d'un bref voyage, la *settla* tenait lieu de marmite dans laquelle le cavalier préparait de quoi se sustenter lorsqu'il avait faim. \n \nLe personnage d'Abderrahmane al-Thaalibi (784-874 H / 1383-1470 J.-C.) cité dans le texte est un saint, en même temps qu'un érudit. On trouve à Alger une mosquée à son nom qui abrite également son mausolée.","short_description":"écuelle munie d'une anse, décorée de bandes parallèles à décor floral ou d'éléments géométriques incisés. Le fond est orné d'une rosace. Une inscription en caractères cursifs à l'intérieur de l'anse la dédie à Sidi Abderrahmane. Elle était utilisée comme ustensile de bain ou godet pour les cavaliers.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø de l’ouverture 16,2 cm, P. 9,7 cm.","method_for_datation":"Par le style de l'exécution du décor floral et les éléments utilisés, qui sont très abondants dans les industries des dinandiers du vieil Alger Basse Casbah.","method_for_provenance":"Alger fut le principal centre de fabrication de ce type de dinanderie.","provenance":"Alger.","bibliography":"Baghli, S., *Al-Djazair,* Alger, 1982. \n \nEudel, P., *Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tripolitaine,* Paris, 1906. \n \nEudel, P., *L'orfèvrerie algérienne et tunisienne,* Paris, 1902. \n \nMarçais, G., *L'Algérie médiévale, monuments et paysages historiques,* Paris, 1957. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alger","bain","cavalier","cuivre","décor floral","décor géométrique","écuelle","femme","habous","hammam","legs pieux","Ottomans"],"materials":["Cuivre martelé","repoussé et incisé."]},"ffc2330e-9d6d-5852-b9cf-1e4ad8156ccf":{"name":"Bouilloire.","description":"Bouilloire zoomorphique intacte en bronze (alliage de cuivre et de plomb). Elle représente un chameau portant une charge ou un siège. Son trépied permettait sans doute de la poser sur un Brasier pour chauffer son contenu. La gueule du chameau fait office de bec et le couvercle est solidaire de la poignée. \nIl s'agit d'un objet extrêmement intéressant, non seulement parce que les objets en métal de la période omeyyade sont rares, mais aussi pour sa symbolique. Le chameau est un animal très important dans la culture arabe. Il y a quelques centaines d'années encore, des caravanes comptant jusqu'à 12 000 chameaux – jusqu'à dix kilomètres de long – sillonnaient le désert pour relier les villes du Moyen-Orient à Jérusalem.","short_description":"Bouilloire en fonte de bronze (cuivre et plomb) d’Oum al-Walid, représentant un chameau portant une charge ou un siège. La gueule du chameau fait office de bec. Un trépied devait sans doute permettre de poser la bouilloire sur un brasier pour chauffer son contenu.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 14,8 cm, l. 12,5 cm, poids 564 g.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Le lieu de production reste inconnu mais l'objet a été trouvé lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid près de Madaba.","provenance":"Hallado en Umm al-Walid (Jordania).","obtention":"Cette bouilloire a été trouvée lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid (à 15 km au sud-est de Madaba) en 1992, où avaient été découverts auparavant un palais et une mosquée. Des récipients en céramique et des objets en métal travaillé ont également été mis au jour sur ce site.","bibliography":"Bujard, J. et Schweizer, F., *Entre Byzance et l'Islam: Umm er-Rasas et Umm el-Walid, fouilles genevoises en Jordanie*, Genève, 1992, p. 17, fig. 11/4 ; p. 18, fig. 14. \nHaldimann, M. A., “Les Implantations omeyyades dans la Balqa: l'apport d'Umm el-Walid”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXVI, 1992, pp. 307-318 (particulièrement p. 315).","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bouilloire tripode","chameau","travail du métal"],"materials":["Fonte de bronze (cuivre et plomb)."]}}
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{"01cb6c77-1432-5b81-8e1d-1049fe9a45ff":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens sphérique constitué de deux parties égales dont l'une contient le charbon nécessaire à la combustion. Il est orné de motifs décoratifs végétaux, dont des demi-palmes en éventail, de quatre-feuilles et de motifs géométriques, dont des éléments presque ronds. Entre eux, un délicat travail d'ajourage permet la diffusion des fumées d'encens. \nL'objet est en cuivre incrusté d'or et d'argent. Les techniques d'incrustation du métal pratiquées en égypte depuis le temps des pharaons se poursuivirent pour proliférer pendant la période mamelouke. Elles se répandirent particulièrement sous les Ayyoubides et les Mamelouks grâce à l'émigration d'artisans de Mossoul (Irak) vers l'égypte. \nLes brûleurs d'encens pouvaient prendre diverses formes. Ils servaient dans les mosquées, les églises, les résidences et à diverses occasions. On utilisait différentes variétés de substances parfumées, comme le bois de santal indien, l'encens, le musc et le camphre.","short_description":"Ce brûleur d'encens en métal incrusté est constitué de deux hémisphères, l'un d'entre eux contient le bol du foyer alors que l'autre est ajouré pour permettre la diffusion des fumées d'encens. L'encens était utilisé dans la société musulmane pour la salubrité et la purification des maisons et des établissements publics. Il était fabriqué à partir de musc, de bois de santal et de camphre.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø 13 cm.","method_for_datation":"étude des techniques de production, dont celle de l'incrustation d'or et d'argent, ainsi que de l'ajourage. Analyse des motifs décoratifs et comparaison avec des objets analogues détenus dans d'autres collections muséales comme celle du British Museum où se trouve un brûleur d'encens (n° inv. 781230682) publié dans le catalogue de l'exposition “Mameluk Art” par Esin Atil (1981).","method_for_provenance":"Les techniques d'incrustation du métal fleurirent pendant les périodes ayyoubide et mamelouke en égypte et en Syrie où des artisans spécialisés venus de Mossoul (Irak) s'étaient installés.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Abu Shal, N., *Al-Mabkhara fi Masr al-Islamiya* \\[Le brûleur d'encens dans l'égypte islamique\\], maîtrise, Université du Caire, 1984. \nAga-Oglu, M., “About a Type of Islamic Incense Burner”, *Art Bulletin*, n° 27, 1945. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981, p.59. \nBadr, M., *Atharal-fan al-Saljuqi ala al-hadara wa al-fan fi al-asrayn al-Ayyoubi wa al-Mamlouki fi Masr* \\[L'influence de l'art seldjoukide sur la civilisation et l'art pendant les périodes mameloukes en égypte\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1995. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ajourage","brûleur d’encens","cuivre","Encens","Incrustations"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"02d54027-4e37-5e8b-a5f1-0828055c346d":{"name":"Aiguière *âftâbe*","short_description":"Le profil de cette aiguière pour l'eau ou le vin, évoque des pièces en verre, plus coûteuses à produire et aussi plus fragiles. Les dinandiers transposent les modèles dans le bronze ou le laiton, car l'islam réprouve la vaisselle en or et en argent.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"IVe-Ve siècle de l'Hégire / Xe-XIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 34,4 cm, D: 15 cm, D. ouverture: 7,2 cm, D. base: 8 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat à l'étude Delavenne-Lafarge en 1988.","bibliography":"Allan, J.W., *Nishapur: Metalwork of the Early Islamic Period*, New York: Metropolitan Museum of Art, 1982: 42-43, 82-83. \n \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York: State University of New York Press, 1983: 90; Fig. 70. \n \nDelpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 386. \n \nFehervari, G., *Islamic Metalwork in the Keir Collection*, London: Faber and Faber, 1976: 34-35; Fig. 5 and Pl. Iic. \n \nFondation L. A. Meyer, Institut d'art musulman, Jerusalem, 1980: p. 10. \n \nKeene, M., *Selected Recent Acquisitions*, Kuwait: Kuwait National Museum, 1984: Fig. 26 \n \nLutfiya, A., *The Central Asian art of Avicenna Epoch* Dushanbe: Irfon Publishing House, 1980: 119. \n \nMelikian-Chirvani, A.S., *Islamic Metalwork from the Iranian World. Catalogue of the Victoria and Albert Museum*, London: H.M.S.O., 1982: 85-86, Fig. 19.","materials":["Bronze coulé et décor gravé, guilloché"]},"0945b287-7bd5-56a6-8465-7ea419eb7485":{"name":"Ornement de coffret.","description":"Ornement de coffret quadrangulaire, à la base plus large, à décor phytomorphe : deux fleurs aux pétales émaillés en bleu clair et vert de gris, entourées d'émail blanc et d'espaces emplis de bleu clair. Sur la base, on observe trois incisions avec des traces de dorure. Ce genre d'objets servait d'ornements à des petits coffrets revêtus de plaques d'os ou d'ivoire.","short_description":"Ornement de coffret quadrangulaire, à la base plus large, à décor phytomorphe : deux fleurs aux pétales émaillés en bleu clair et vert de gris, entourées d'émail blanc et d'espaces résiduels emplis de bleu clair.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve-première moitié du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe-première moitié du XIIe siècle J.-C.)","location":"Moura., Beja.","dimensions":"H. 3,7 cm ; l. max. 2,7 ; l. min. 2,1 cm ; poids 11,9 gr.","method_for_datation":"Par comparaison avec des objets de la même typologie recueillis dans l'Alcaçoba de Mértola et d'autres sites où des fouilles archéologiques ont été réalisées.","provenance":"Alcaçoba (forteresse) de Mértola.","obtention":"Objet recueilli par un habitant de Mértola dans la zone de l'Alcaçoba et offert au musée de Mértola en 1991.","bibliography":"*Guia do Museu. Museu de Mértola – Arte Islâmica*, Mértola, 2003, p. 36. \nMacias, S. et Torres, Cl., *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, Mértola, 2001, p. 176.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Lígia Rafael","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ornement végétal"],"materials":["Cuivre émaillé dans les tons de blanc, bleu et vert de gris. Sur la partie la plus large (base), on observe trois incisions avec des traces de dorure."]},"09735692-5b84-55c8-9f6f-7ae132533658":{"name":"Chandelier d’al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","description":"Chandelier composé d'une base, d'un corps et d'une tige cylindrique de diamètres décroissants. Séparés l'un de l'autre par des filets, trois bandeaux décoratifs tressés superposés encerclent la base. Le corps entièrement décoré présente une importante inscription en style *naskhi* mamelouk qui occupe pratiquement toute sa surface. Se détachant d'un dense fond de décor végétal, elle se lit : “Possession du sublime, du souverain, de l'omniscient, du juste, du victorieux.” Le corps comporte également deux médaillons, chacun composé de trois cercles concentriques, dont le plus petit est traité en forme d'éventail. Celui du milieu est meublé d'un décor végétal qui pourrait représenter des fleurs de lotus entre des lignes torsadées. Le cercle extérieur contient également un décor à motifs de fleurs et de feuillages entrelacés. Deux bandeaux décoratifs occupent le plateau. Une inscription circulaire en style *naskhi* mamelouk rappelle : “Possession du Sublime, le Seigneur, le Souverain, le Guerrier ; le Moudjahid, le Savant, celui qui aide, le Victorieux.” Deux médaillons interrompent l'inscription, chacun contenant un oiseau (pigeon ou pintade) affronté à l'autre. Le fond est recouvert d'un décor de feuilles et de fleurs. à l'évidence, la tige n'est pas d'origine, et celle qui la remplace témoigne d'un déclin de l'artisanat au cours de la période mamelouke. \nLes voyageurs qui visitaient la mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que la mosquée Ibrahimi (al-Haram al-Ibrahimi) à Hébron (al-Khalil) mentionnaient dans leurs récits la présence d'un grand nombre de lampes et de chandeliers dont seuls quelques-uns nous sont parvenus. Certains sont exposés au musée.","short_description":"Chandelier cylindrique à deux inscriptions épigraphiques. Aucun espace n’est laissé vide, car il est entièrement travaillé de fines décorations végétales. Sa décoration, sa calligraphie et ses titres semblent l’associer à al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Ce chandelier est typique des exemplaires mamelouks fabriqués au Caire et à Damas. Il se trouvait jadis au Haram al-Ibrahimi à Hébron.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"693-741 de l’Hégire / 1294-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 43,4 cm, Ø 29 cm, H (tige) 18,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions présentes sur l'objet mentionnent les titres du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. La date est confirmée par l'étude du style et du décor et l'analyse de l'écriture, ainsi que par des comparaisons avec d'autres objets de la période.","method_for_provenance":"Le Caire est un lieu de production plausible si l'on en juge par la technique de fabrication et de décor. Le Musée islamique du Caire détient un certain nombre de chandeliers similaires. Il est probable que le sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun ait fait don de ce chandelier et d'un autre modèle au Haram al-Ibrahimi d'Hébron (al-Khalil).","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet transféré peu après 1967 du Haram al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) au musée.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivre","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","gravure","mamelouk","naskhi"],"materials":["Cuivre à gravure incrustée d’argent."]},"09c974f1-3499-5895-8d83-7f1c12a97916":{"name":"Base de chandelier.","description":"Base de chandelier mamelouk fabriqué à partir d'une feuille de cuivre battu dorée au laiton et incrustée d'or et d'argent. La bobèche qui devait reposer sur le bord supérieur manque. Le corps est orné d'un important bandeau d'écriture *naskhi* divisé en deux sections par deux rondeaux. Les principales zones décoratives sont ornées de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. L'inscription incrustée d'argent décrit les attributs du client qui a commandé ce chandelier, mais ne mentionne pas son nom. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H / 1250-1517 J.-C.","short_description":"De nombreux chandeliers en métal de ce type étaient commandités pour des mosquées, des mausolées et des écoles coraniques durant la période mamelouke. L’écriture en calligraphie arabe décrit les titres et les attributs du mécène mamelouk.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Fin VIIe-début VIIIe siècle de l’Hégire (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 10,1 cm, Ø (base) 19,6 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les titres gravés sont caractéristiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les titres gravés sur ce pied sont typiques des titres mamelouks de la fin du VIIe-début VIIIe siècle H (fin XIIIe-début XIVe siècle J.-C.).","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Feuille de cuivre battu à incrustations d’or et d’argent."]},"0ae5bb98-ff82-5c47-b575-e5dded2d383a":{"name":"Heurtoir de porte.","description":"Ce heurtoir est composé de deux animaux fabuleux, des dragons dont les pattes se touchent et dont les têtes sont tournées vers l'arrière. Leurs gueules béantes engloutissent leurs ailes, leurs queues se rejoignent et se terminent en têtes de griffons. Entre les dragons se présente une tête de lion munie d'un long tenon et qui servait à la fixation sur une porte. Le corps des dragons, modelé de façon très plastique, offre une surface gravée. On ne connaît pas de réplique à ce heurtoir, à part un exemplaire très similaire qui se trouvait autrefois dans la Grande Mosquée (Ulu Cami) de Cizre dans le sud-est de l'Anatolie et qui est conservé actuellement au Musée d'art turc et islamique d'Istanbul. \nDès l'époque de leur création, les portes de bois de presque cinq mètres de haut et ornées de précieuses armatures de bronze étaient considérées comme des curiosités. Les sources médiévales les décrivent ainsi, c'est le cas du livre de l'ingénieur Ismaïl b. al-Razzaq al-Djazari qui mentionne à peu près à cette époque les grandes portes du palais des Artukides à Diyarbakir. \nLa figuration de dragons ailés à la gueule béante passait pour chasser les mauvais esprits. Par sa forme, ce heurtoir s'inscrit dans le vocabulaire magique et symbolique zenguide, que l'on retrouve dans d'autres endroits et appliqués à d'autres arts. On peut citer comme exemples la porte du Talisman à Bagdad, datée de 617-618 H / 1221-1222 J.-C., les reliefs de la citadelle de Konya en Turquie, de la même année (conservés actuellement au musée de la *madrasa* Ince Minareli à Konya) ou des frontispices de manuscrits réalisés autour de 1200 J.-C., tel le *Livre des Antidotes* de 559 H / 1199 J.-C. conservé à la Bibliothèque nationale de France qui présente sur la page de titre le symbole de la lune. La littérature insiste sur le fait que ces motifs étaient fixés aux portes pour dissuader les hôtes indésirables de franchir le seuil.","short_description":"Ce heurtoir est composé de deux redoutables dragons qui semblent dévorer leurs propres ailes, et dont les queues entrelacées se terminent en tête de griffon. Les dragons sont joints par une tête de lion munie d'un long tenon qui servait à la fixation sur une porte. Les dragons de ce genre étaient destinés à protéger un édifice des mauvais esprits.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"début du XIIIe siècle J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27,5 cm, l. 24 cm.","method_for_datation":"D'autres heurtoirs de porte similaires dont certains provenant de la Ulu Cami (Grande Mosquée) de Cizre permettent de dater l'objet du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce heurtoir de porte, acheté à Tiflis en Géorgie, présentant des similitudes avec ceux de la Ulu Cami (Grande Mosquée) de la ville de Cizre au sud de l'Anatolie, la littérature admet son origine dans cette région.","provenance":"Sud-est de l’Anatolie (Turquie).","obtention":"Acheté à Tbilissi. Don de A. Francke en 1912.","bibliography":"Hattstein, M. et Delius, P., *Islam. Art and Architecture,* Cologne, 2000, pp. 384-385 (édition disponible en français : Hattstein, M. et Delius, P., *Arts et civilisations de l'Islam*, Cologne, 2000). \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture,* Londres, 1999, pp. 111-137. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Berlin, 1979, n° 14, p. 17. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, p. 66. \n*Turks. A Journey of a Thousand Years, 600-1600* (catalogue, D. J. Roxburgh éd.), Londres, 2005, pp. 130-131, cat. n° 87.","dynasty":"Zenguide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","bronze","dragon","heurtoir","symbolique","Zenguide"],"materials":["Bronze fondu et gravé."]},"0c8d4c10-e0c7-58fa-9a01-827cb349e0f8":{"name":"Flacon aspersoir","short_description":"Ce type de flacon à goulot long et étroit, aussi appelé *qumqum*, servait à asperger des eaux parfumées – fleur d’oranger, eau de rose – sur les mains et le visage des hôtes, geste d’hospitalité aussi destiné à repousser hors de la maison les forces mauvaises. \nSur les facettes de la panse piriforme alternent des cyprès et des bouquets de feuilles, et de fleurs jaillissant d’un vase flanqué de deux sceaux de Salomon.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Fin du XIIe ou début du XIIIe siècle de l'Hégire/ fin du XVIIIe ou début du XIXe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 35,5 cm, D: 10 cm, D. base: 9 cm","provenance":"Maroc","obtention":"Achat à la galerie d'Art Musulman en 1992.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387.","materials":["Acier coulé, incrusté d'or et d'argent"]},"0f3d31c6-e6a7-5e36-82a8-1167cc768c1f":{"name":"Lampe à bec.","description":"Le récipient, dont la panse discoïde est pourvue d'un goulot tribulaire, repose sur un large pied décaédrique évidé et élevé. De la panse sort un long bec en forme de quille de bateau et renforcé au collet par un bourrelet ; la partie inférieure comporte un canal à fond arrondi et à bord horizontal strié qui communique avec le récipient. L'anse, en forme d'ancre, évoque un animal. L'exécution de la lampe présente bien des imperfections : inclinaison du goulot mal centrée, travail grossier de la poignée, déviation de cette dernière par rapport à l'axe du bec… Le Moyen âge islamique nous a laissé plusieurs lampes en bronze comparables à bien des égards à la lampe ifriqiyenne, et les nombreuses lampes en terre cuite, émaillée ou non, qui prolifèrent de l'Andalousie jusqu'en égypte offrent des silhouettes identiques à celle-ci. Elles datent déjà du IIe-IIIe siècle H (VIIIe-IXe siècle J.-C.) et présentent des transformations certaines par rapport aux lampes byzantines, ce qui atteste que les lampes musulmanes ont pu acquérir une personnalité propre à travers les siècles. Néanmoins, par sa forme et ses proportions, cette lampe se rapproche de plusieurs lampes trouvées au Portugal et en Espagne. Ceci s'applique surtout à la lampe conservée au Musée archéologique de Grenade en ce qui concerne la panse discoïde (Andalousies), à la lampe du Musée archéologique de Jaén quant au bec et au pied décaédrique (Andalousies) et à la lampe de la collection de Marquet de Vasselot pour son goulot tronconique (Marçais et Poinssot). Tout porte à croire à l'existence possible d'une école de l'Occident musulman présentant des techniques et des caractéristiques particulières pour la fabrication des lampes en bronze. Néanmoins, la lampe ifriqiyenne se distingue par sa sobriété et l'harmonie de ses différentes parties, ce qui lui confère une certaine spécificité confirmée par l'existence d'une tradition de l'artisanat de la dinanderie à Kairouan.","short_description":"Rappelant la lampe byzantine, elle présente une spécificité certaine par sa forme et ses proportions. Reposant sur un pied décaédrique, la lampe présente une panse discoïde pourvue d'un goulot tronconique. Elle est comparable aux lampes trouvées au Portugal et en Espagne.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 9,9 cm, L. 15,1 cm.","method_for_datation":"Des lampes analogues trouvées au Portugal et en Espagne sont datées sans risque d'erreur du IVe-Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.). Néanmoins, les invasions hilaliennes du milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), qui ont entraîné l'effondrement de l'économie tunisienne et la décadence de son artisanat, nous autorisent à considérer cette date comme un terminus post quem.","method_for_provenance":"Cette lampe en bronze coulé fut découverte par hasard, à une date qui nous est inconnue, probablement au cours des années 1940, à La Chebba, une petite localité de la côte orientale tunisienne proche de Mahdia, l'ancienne capitale fatimide. Tout semble indiquer qu'il s'agit d'une fabrication ifriqiyenne.","provenance":"Ifriqiya.","obtention":"Après sa découverte, la lampe a été déposée et exposée au musée du Bardo, avant d'être transférée, en 1995, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Marçais G. et Poinssot L., Objets kairouanais, t. XI, fasc. 2, Tunis, 1952, p. 459-461. \n \nLes Andalousies, de Damas à Cordoue (catalogue d'exposition), Paris, 2000, p. 195. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 220.","dynasty":"Fatimo-ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","éclairage"],"materials":["Bronze coulé."]},"1027aa27-0c29-5f12-8165-2db5e0dda881":{"name":"Couronne de lumière.","description":"Cette couronne de lumière appartient à une série de huit polycandélons trouvés dans la Grande Mosquée de Kairouan, et qui sont aujourd'hui dispersés entre quatre musées tunisiens (Raqqada, Le Bardo, Mahdia et Monastir). Ce polycandélon est composé d'un plateau en bronze découpé et coulé, pouvant recevoir dix lampions. à partir d'un anneau circulaire rayonnent dix-huit hampes équidistantes et de mêmes dimensions ; toutes sont munies de deux fleurons évasés. Le motif floral à base de feuille de vigne stylisée est très employé dans l'art ifriqiyen du IIIe-Ve siècle H (IXe-Xe siècle J.-C.), essentiellement au mihrab, au minbar et à la maqsoura de la Grande Mosquée de Kairouan. Neuf des dix-huit hampes indiquées se terminent par des anneaux circulaires alternant avec les neufs autres, que couronnent des lobes cordiformes. Ce motif, très fréquent dans les reliures kairouanaises, se trouve sous une forme plus ou moins stylisée sur nombre de sculptures d'époque fatimide. L'anneau central de la couronne de lumière est entouré de dix-huit arcs outrepassés reliant les hampes. L'ensemble dessine une rose festonnée. Le plateau est soutenu par trois chaînes s'accrochant à trois anneaux. Le type des couronnes de lumière kairouanaises a subi, sans doute, les influences de modèles byzantins analogues qui ont continué à être fabriqués à l'époque islamique essentiellement dans l'aire méditerranéenne. Le génie de l'artisan musulman a su substituer, à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, le fleuron trilobé et certains motifs géométriques conformes au credo musulman. Des prototypes similaires à celui de Kairouan ont été retrouvés en égypte, Syrie et, surtout, en Espagne. La parenté avec l'Espagne permet même d'évoquer la possibilité de l'existence d'une école de dinanderie propre à l'Occident musulman. Remarquons que cette technique semble avoir été transmise à l'Espagne chrétienne, comme l'atteste le polycandélon provenant d'une église et conservé au British Museum.","short_description":"D'influence byzantine, elle faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan et appartenait à une série de huit polycandélons. à la croix chrétienne des lustres byzantins et coptes, l'artisan musulman a substitué le fleuron trilobé et quelques motifs géométriques conformes au credo musulman.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IVe-début Ve siècle de l’Hégire (Xe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"Ø 31 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.Les sept autres couronnes de lumière avec lesquelles celle-ci étaient gardées sont probablement antérieures aux invasions hilaliennes de 449/1057. Et des parentés stylistiques sont à noter avec des pièces similaires d'égypte, de Syrie et Espagne et datables du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette couronne de lumière faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan ; avec sept autres, elle était gardée comme relique dans l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée. Toutes datent certainement d'avant les invasions hilaliennes, en 449/1057. D'autre part, cette couronne de lumière est à rapprocher d'autres pièces similaires provenant d'égypte et de Syrie, et surtout d'Elvira en Espagne, où des fouilles menées dans les ruines de la Grande Mosquée de la ville ont mis au jour un polycandélon dont la forme générale et la rosace intérieure aux arcs outrepassés présentent des analogies étonnantes avec la couronne de lumière kairouanaise. Il est datable du IVe/Xe siècle. Toutes ces données permettent de dater la couronne kairouanaise, sans risque d'erreur, du IVe/Xe siècle.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette couronne de lumière était exposée depuis 1965 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1986.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 219. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 450-451, fig. 10. \n \nOmeyas (catalogue d'exposition), Grenade, 2001, p. 54. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 169, n° 177.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","mobilier"],"materials":["Bronze coulé."]},"13bd50fd-6740-5159-92f1-64ca153e073c":{"name":"Mesure d’aumône (mudd).","description":"Cette mesure d'aumône de forme tronconique est composée de trois parties soudées. Le décor se répartit sur trois bandeaux. Le bandeau supérieur comporte le début d'une inscription en caractères maghrébins, qui indique que l'objet a été fabriqué sur l'ordre du souverain, Abou al-Hassan, et la fonction de l'objet. Le vide laissé par l'écriture est meublé de doubles palmes. Le bandeau médian est décoré de quatre arcatures ; chacune contient une inscription en caractères maghrébins, qui complète celle de la précédente ; une d'entre elles complète l'inscription du bandeau supérieur. Ces quatre inscriptions donnent des informations sur la généalogie du souverain et l'origine du calibrage, qui remonte au prophète Muhammad. L'espace entre les arcatures est décoré de doubles palmes et de fleurons. Le bandeau inférieur est orné de deux lignes courbes entrelacées. Cette mesure d'aumône porte une goupille à laquelle se rattache une chaîne constituée d'un crochet en rinceau dont les deux extrémités prennent la forme de doubles palmes et sont reliées à deux anneaux. \n \nCet étalon de mesure de la *zakat al-fitr* (aumône de rupture du jeûne du *ramadan*), également utilisé pour mesurer les différentes céréales, servait aussi dans les transactions commerciales.","short_description":"Mesure d'aumône portant, réparti sur trois registres, un décor dans lequel s'insère une inscription en caractères maghrébins. Il y est fait référence au souverain et à la fonction de l'objet, qui servait à mesurer la *zakat al-fitr*, l'aumône religieuse, ou des transactions commerciales.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Entre 731 et 749 H / 1331-1348 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 10 cm, Ø de la base 11,6 cm, Ø de l’ouverture 8,1 cm.","method_for_datation":"L'inscription portée sur la mesure d'aumône mentionne le nom du souverain mérinide Abou al-Hassan (r. 731-749/1331-1348).","bibliography":"Dessus-Lamare, A., “Matériaux pour un catalogue du musée de Mustapha : Note sur un vase en cuivre gravé, employé comme mesure étalon”, *Revue africaine*, 1929, pp. 162-195. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","dynasty":"Mérinide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aumône","cuivre","décoration florale","épigraphie","jeûne","Mérinides","mesure","mudd","zakat al-fitr"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incisé."]},"1557e889-e4c0-511e-92f2-cf332ab357cf":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens de forme circulaire fermé d'un couvercle en dôme à charnière, posé sur trois pieds incurvés en fer à cheval stylisé. Le couvercle est percé pour permettre à la fumée de s'échapper. Des personnages chrétiens auréolés, certains portant des objets liturgiques chrétiens comme une croix et un encensoir, occupent des sortes de niches sous arcs brisés répartis sur le corps et le couvercle. Tous sauf un regardent vers la droite. Hommes ou femmes, ils portent des robes à longues manches qui touchent presque leurs chevilles et un châle drapé sur l'épaule droite. Tous sont nue-tête, excepté celui qui porte une croix, coiffé d'un turban. Le médaillon sans personnage entre deux arc vides était probablement réservé à la fixation d'une poignée. Une bénédiction du propriétaire anonyme est inscrite en coufique autour du sommet du couvercle. \nCette cassolette fait partie d'un groupe d'objets en métal à figures chrétiennes fabriqués au cours de la période ayyoubide et destinés à des clients musulmans ou chrétiens. Sa qualité raffinée montre à l'évidence qu'il ne s'agissait pas d'un objet produit en série,mais qu'elle a sans doute été spécialement créée pour un riche client. La forme des pieds vient d'une tradition byzantine qui demeura populaire aussi bien en Égypte qu'en Syrie aux VIIe et XIIIe XIIIe et XIVe siècles J.-C.","short_description":"Ce brûleur d'encens fait partie d'un groupe d'objets en métal incrusté à figures chrétiennes fabriqués dans des ateliers syriens ou mésopotamiens. Il pourrait avoir été commandité pour un mécène musulman aussi bien que chrétien.","holder":"The British Museum.","dates":"596-647 de l’Hégire / 1200-1250 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 20 cm, l. 12,5 cm, P. 12,5 cm.","method_for_datation":"La technique comme la décoration évoquent plusieurs objets en métal produits à Mossoul et en Syrie au VIIe siècle H (XIIIe J.-C.), y compris des objets comme l'aiguière Blacas faite à Mossoul en 1232 (aujourd'hui au British Museum), ou un chandelier fabriqué en Syrie en 1248-1249 (aujourd'hui au Musée des arts décoratifs de Paris).","method_for_provenance":"La technique et le décor sont comparables à ceux d'autres objets en métal produits à Mossoul et dans des villes syriennes au VIIe siècle H (XIIIe J.-C.). La similarité de technique et de style du travail du métal du nord de la Mésopotamie et de la Syrie est due à la migration de Mossoul vers la Syrie, sous les sultans abbassides, d'artisans à la recherche de travail. Par exemple, une aiguière exposée au Louvre à Paris (datée 657 H / 1258 J.-C.) a été fabriquée par Hussein ibn Muhammad de Mossoul pour le sultan ayyoubide Saladin Youssouf qui régnait de Damas.","provenance":"Syrie ou nord de la Mésopotamie.","obtention":"Legs de John Henderson en 1878.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images*, Leyde, 1989, fig.1, p. 15-20. \n*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides* (catalogue de l'exposition présentée à l'Institut du monde arabe, Paris, 22 octobre 2001-10 mars 2002), Paris, 2001, cat. n° 96, p. 113.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["byzantine","coufique","croix","décoration figurative","thèmes chrétiens"],"materials":["Cuivre jaune moulé gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"163ae238-7cdd-5bf2-b4ef-095207b4794d":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en fonte de cuivre incrustée, de forme tronconique présentant des bourrelets saillants près du bord supérieur et inférieur. L'ornementation du corps est dominée par un bandeau d'écriture *naskhi* divisé en trois sections, séparées par trois rondeaux contenant des emblèmes héraldiques mamelouks dont le style date du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les champs décoratifs sont ornés de fins rinceaux floraux incrustés d'argent. Le nielle noir est également utilisé en incrustations pour combler le fond des motifs floraux et mettre ainsi en valeur l'exécution pleine de finesse des rinceaux. L'inscription qualifie le client qui a commandé cet objet. En Égypte, de nombreux chandeliers de ce type étaient offerts à des mosquées, des mausolées et des écoles religieuses. Les souverains mamelouks d'Égypte et de Syrie furent d'importants mécènes des arts et de l'architecture. Le Caire était leur capitale, d'où ils régnèrent de 647 à 922 H (1250-1517 J.-C.).","short_description":"Ce chandelier fabriqué pour être offert à une mosquée ou une *madrasa* porte les titres du mécène mamelouk qui l’a commandité. Linscription dit : “par l’autorité la plus noble, la plus haute, la plus seigneuriale, la plus éminente ; le protecteur royal, charitable... ; le tout-puissant, le défenseur, le prince al-Nassiri”.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 26 cm, Ø (à la base) 22,8 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique, analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouk.","method_for_provenance":"Analyse des titres figurant dans la calligraphie incrustée et analyse de l'emblème héraldique mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Brend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nJones, D. et Michell, G. (dir.), *The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","mécénat","waqf"],"materials":["Fonte de cuivre à incrustations d’argent et de nielle."]},"16b96c34-f74c-522d-859e-21edcc8306fd":{"name":"Coupe.","description":"Coupe circulaire à parois latérales convexes et étroit rebord vertical. Sa décoration extérieure divisée en deux zones horizontales fait appel à des éléments floraux, géométriques et épigraphiques. Dans l'important bandeau supérieur, une grande inscription de style *naskhi* se détache sur un fond d'arabesques, d'enroulements et de feuillages. Elle est interrompue par cinq rondeaux à losanges tourbillonnants à l'intérieur d'une bordure d'arabesques. Les inscriptions se réfèrent à un émir anonyme dont elle énumère les titres habituels : altesse, seigneur, protecteur et défenseur des frontières ou “celui qui détient sa force de Dieu”. Des traces montrent que les lettres et les éléments floraux étaient argentés et qu'une substance noire comblait les creux, pour faire ressortir les motifs. Sous l'inscription, un étroit bandeau lisse contient le nom du dernier propriétaire, al-Qasim ibn Ahmad, et la mention de l'année 1093 (1682 J.-C.) gravés dans une écriture cursive. Vers la base, la décoration se résume à des arabesques à feuilles en lancettes. L'intérieur est entièrement noir et le fond a été perforé d'un trou.","short_description":"Coupe à base arrondie et aile étroite. Elle est décorée à l'extérieur de motifs floraux, géométriques et épigraphiques. L'inscription se réfère à un émir anonyme. Un étroit bandeau sous l'inscription donne le nom d'un propriétaire, al-Qasim ibn Ahmad, et la date de 1093 (1682).","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 11,96 cm, Ø 23,8 cm.","method_for_datation":"La forme de la coupe et son inscription étaient courantes chez les émirs mamelouks tout au long du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en Égypte et en Syrie. Les motifs figuratifs semblent être passés de mode à la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C). et au début du VIIIe siècle (XIVe siècle J.-C.) au profit d'inscriptions de style *naskhi* énumérant les titres du sultan ou émir.","method_for_provenance":"La forme de la coupe et le type d'inscription étaient courants chez les émirs mamelouks tout au long du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) en Égypte et en Syrie.","provenance":"Syrie ou Égypte.","obtention":"Don du prince héritier de Suède Gustaf Adolf au Musée national en 1935. Gustaf Adolf avait acheté la coupe à Maurice Nahman au Caire, un an plus tôt.","bibliography":"Allan, J. W., Islamic *Metalwork: The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAllan, J. W., *Metalwork of the Islamic World: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York, 1983. \nMelikian-Chirvani, A. S., “Deux Chandeliers Mossouliens”, *Bulletin des musées et monuments lyonnais* 3, 1970, pp. 45-63.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","travail du métal"],"materials":["Cuivre, argent, substance noire","gravure et incrustations."]},"17666a11-01b4-52c2-96f9-bcfc12f3f7f7":{"name":"Brasier.","description":"Brasier en fer et bronze du IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), aussi raffiné quant au travail du relief qu'au rendu des figures en ronde-bosse. Probablement l'un des appareils de chauffage les plus connus et les plus complets de la période omeyyade. \nLa plaque frontale se compose de six niches prises dans une arcature reposant sur des doubles colonnettes. Les scènes érotiques y figurant illustrent probablement le mythe de Dionysos. L'ensemble repose sur quatre aigles tandis qu'à chacun des quatre angles supérieurs se dresse une figurine féminine nue tenant un oiseau dans la main gauche. \nLe fer et le bronze se marient heureusement et participent à la qualité de conception de l'objet. Les arcatures rappellent les salles voûtées de Qasr al-Amra et les scènes érotiques représentées font penser à celles des fresques de l'*apodyterium* (vestiaire) du *hammam* dans le même palais. Les aigles ainsi que les figurines féminines de 47 cm de haut posées sur d'étroits piédestaux renvoient à une iconographie orientale traditionnelle qui mêle éléments culturels iraniens et style gréco-romain d'Orient. \nLes brasiers de bronze jouaient un rôle important dans le cérémonial de la vie de cour. Leur principale fonction était de chauffer la salle où se tenait le calife, mais ils pouvaient aussi servir de brûleurs d'encens.","short_description":"Brasier en fer et en bronze originaire du palais omeyyade de al-Foudayn. Sa plaque frontale porte des scènes érotiques qui illustrent probablement le mythe de Dionysos. Héritier d’une iconographie orientale traditionnelle, l’artisan a mêlé des éléments culturels iraniens avec le style gréco-romain d’Orient.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 47 cm, L. 58 cm.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Si le lieu de fabrication est inconnu, l'objet a été trouvé à l'occasion de fouilles archéologiques à al-Foudayn, site proche de Mafraq.","provenance":"Hallado en al-Fudayn.","obtention":"Objet trouvé à l'occasion de fouilles en 1986 à al-Foudayn, site de Mafraq, à 70 km au nord-est d'Amman où un palais et une mosquée ont été découverts. De nombreux objets en métal, récipients en stéatite, pots en céramique et en ivoire datant de la période omeyyade y ont également été mis au jour.","bibliography":"Bienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 99, cat. n° 118. \nHumbert, J. B., “El-Fedein-Mafraq”, *Liber Annuus* 36, 1986, pp. 354-358, planche 75. \nHumbert, J. B., “El-Fedein-Mafraq”, *Contribution française à l'archéologie française jordanienne*, Amman, 1989, pp. 125-131. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 268.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle","Brasier","brûleur d’encens","hammam","iconographie","imagerie érotique","relief","représentation figurative","travail du métal"],"materials":["Fer et bronze, fonte."]},"1f5849a0-4eae-5275-9603-dfe4acb6e862":{"name":"Aiguière (*ibrik*).","description":"Aiguière à corps piriforme, dotée d'une poignée et d'un bec. Le décor consiste en motifs végétaux et frises épigraphiées. L'épaule est recouverte d'une première frise en écriture *naskhi*, au-dessus d'une seconde formée de motifs de plantes. D'autres inscriptions *naskhi* figurent sur le col et sur le bec. Les motifs floraux et les inscriptions sont rehaussés à la feuille d'or tandis que le cartouche de l'inscription de l'épaule est incrusté à la feuille de cuivre rouge. Les inscriptions souhaitent gloire, réputation, réussite et longue vie au propriétaire de l'objet. Cette aiguière est d'une grande importance parce qu'elle est un exemple daté de travail mésopotamien et que ses inscriptions fournissent l'identité de deux artisans de Mossoul.","short_description":"Mossoul était un important centre de l’art du métal durant la période zenguide. Ce centre eut une grande influence sur la technique et le style du travail du métal artukide en Anatolie. Les inscriptions établissent que cette aiguière a été réalisée par un maître appelé “Iyas de Mossoul”. Ses caractéristiques sont celles de l’époque.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"627 de l’Hégire / 1229 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 39 cm (hors couvercle), Ø de la base 16,5 cm, Ø maximum 20 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur le bec précise que l'aiguière est l'œuvre de “Iyas, l'assistant du maître Abd al-Karim ibn al-Turabi de Mossoul en 627 H [1229 J.-C.]”.","obtention":"Transféré du tombeau de Süleyman Pacha à Gelibolu au musée.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 78-79","dynasty":"Zenguide (Atabegs)","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aiguière","décor végétal","décoration florale","inscription","laiton, calligraphie","naskhi","zenguides"],"materials":["Fonte de cuivre gravée et incrustée de cuivre et d’argent."]},"20ddf7d0-c8c3-5985-8cd5-4be93c3b922b":{"name":"Coffret à coran.","description":"Ce coffret renfermait un coran en trente volumes. Il a probablement été fabriqué sur commande d'un sultan mamelouk ou d'un haut dignitaire comme donation à une fondation religieuse (mosquée, *madrasa* ou mausolée). \nLe coffret repose sur quatre pieds et se présente comme une boîte de bois rectangulaire recouverte de plaques de laiton. Le couvercle en forme de pupitre est maintenu par deux charnières à l'arrière et fermé par une boucle sur le devant. Toutes les plaques ont un décor et des inscriptions en damasquinage d'or et d'argent. L'intérieur du coffret est tendu d'étoffe et présente deux compartiments comportant chacun quinze casiers pour le coran. Les parties extérieures portent des inscriptions arabes d'une excellente calligraphie en coufique et *thoulouth* sur fond parsemé de petits végétaux, dont des fleurs de lotus. On y lit des citations coraniques (sourate XXIV, verset 35 et sourate II, verset 255). D'autres citations coraniques garnissent le couvercle en forme de pupitre, ainsi que les étroites frises épigraphiques (sourate III, versets 26-27 ; sourate XXVI, versets 192-199 ; sourate LVI, versets 76-89 ; sourate LIX, versets 22-24). Le dessous du coffret est à décor géométrique. \nIl n'y a pas d'indication de nom du donateur, les volumes du coran ont été perdus. Deux coffrets à coran comparables de la même époque, c'est-à-dire v. 730 H / 1330 J.-C., sont conservés au Caire. L'un d'eux donne le nom du sultan mamelouk al-Nasir et la date de 723 H (1322 J.-C.). Il est possession de la bibliothèque de la mosquée al-Azhar. L'autre, non daté, se trouve au Musée d'art islamique du Caire. \nDans l'Égypte mamelouke, il était d'usage de conserver les corans des mosquées dans des coffrets (*sunduq*) ou des meubles de métal (*kursi*). Étant utilisés en permanence, très peu de ces corans nous sont parvenus.","short_description":"Ce coffret carré, qui repose sur quatre pieds, a été fabriqué pour conserver un coran de 30 volumes aujourd'hui disparus, qui étaient placés dans deux rangées de quinze compartiments. Des inscriptions coraniques magnifiquement exécutées, en or et en argent dans différentes écritures et à profusion, décorent l'extérieur du coffret.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"v. 730 H / 1330 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 42,5 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Le fabricant de ce coffret à coran est également nommé sur un haut *kursi* (armoire octogonale pour la conservation d'un coran) qui se trouve au Musée d'art islamique du Caire et qui est daté de 728/1328. On admet que le coffret de Berlin date de la même époque.","method_for_provenance":"Les coffrets damasquinés de ce type sont attestés uniquement dans l'Égypte mamelouke. D'autre part, l'achat s'est fait en Égypte.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1904 par B. Moritz.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Mamluks. Renaissance of Islam,* Washington, 1981, n° 25. \n*Islamic Art in Egypt, 969-1517* (catalogue), Le Caire, 1969, n° 60-62. \nJames, D., *Qu'rans of the Mamlüks,* Londres, 1988. \n*The Arts of Islam,* Hayward Gallery, Londres, 8 avril-4 juillet 1976, cat. n° 214. \nZaky, M. H., *Atlas of Moslem Decorative Arts,* Le Caire, 1956, fig. 512.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coffret à coran","Coran","kursi","métal damasquiné"],"materials":["Plaques de bronze sur structure de bois, damasquinage d’or et d’argent."]},"21c42fcf-6ea0-5b03-806f-1c26bfd70692":{"name":"Aiguière.","description":"Grande aiguière à ouverture évasée, panse arrondie et pied écarté, faite d'une feuille de cuivre martelé incrusté d'argent. Une poignée incurvée relie le col et le corps. Le bec long et fin se termine par un verseur polygonal. Addition peut-être tardive, un élément bulbiforme est fixé à son col. En dehors du cercle de motifs repoussés en forme de trèfle à la base de celui-ci, le décor se compose essentiellement de gravure et d'argent incrusté. Si la poignée et le bec sont ornés de simples arabesques, la plus grande partie du col et de la panse est recouverte de remarquables petites scènes d'animaux vrais ou fabuleux – lions, cerf, lapins, oiseaux et même éléphants – parmi des palmiers et des plantes luxuriantes. Une grande inscription autour de la partie supérieure du corps précise que cette aiguière a été fabriquée pour l'épouse du sultan Qaytbay, dont on sait qu'elle s'appelait Fatima. À la différence du reste du décor, l'inscription n'est pas incrustée d'argent : les lettres sont pleines et polies et les espaces de l'interlettrage sont ornés d'arabesques simples, mais étroitement enlacées, qui forment un fond contrastant. Une seconde inscription, trouvée sous le pied, précise que l'objet a été réalisé par un certain Ahmad. \nCe décor figuratif offre un contraste fascinant avec le type de décoration généralement trouvée sur les objets exécutés sous le règne du pieux Qaytbay, qui tendent plutôt à adopter un décor calligraphique et/ou abstrait, mais non figuratif, en accord avec les règles de l'orthodoxie religieuse. Parmi d'autres exemples, on peut citer le bassin de cuivre réalisé pour ce sultan ou le *minbar* sur lequel figure son nom. L'imagerie figurative de cette aiguière prouve certainement qu'il s'agissait d'une commande privée à usage personnel. Les scènes d'animaux parmi les arbres reflètent des thèmes de la poésie arabe de l'époque et peuvent évoquer des associations religieuses avec le jardin du Paradis.","short_description":"Grande aiguière de cuivre jaune à décoration incrustée en argent figurant des animaux réels ou fabuleux parmi des arbres et des plantes. L'inscription indique que l'aiguière a été faite pour la femme du sultan Qaytbay, et la présence d'une décoration figurative suggère que le récipient était destiné à un usage privé.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Fatima, épouse du sultan Qaytbay.","dates":"872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 47,6 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"L'inscription indique que l'aiguière a été fabriquée pour l'épouse du sultan Qaytbay, qui régna de 872 à 901/1468-1496.","method_for_provenance":"Il est probable qu'une telle commande royale ait été passée dans la capitale.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1900.","bibliography":"Mayer, L., *Islamic Metalworkers and Their Works,* Genève, 1959, p. 27. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 56, 90, 98. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 116-117.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","décoration figurative","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’argent et peut-être de cuivre."]},"2226f421-a01c-56bf-809f-7d0c2067f79e":{"name":"Porte-lampes.","description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune. Sa base hexagonale se rétrécit vers une structure supérieure qui supportait un petit dôme, aujourd'hui perdu, auquel la chaîne de suspension était attachée. Le bas de l'ensemble pouvait contenir plusieurs lampes à huile, accessibles par une porte (manquante) ménagée sur l'un des six côtés. Ceux-ci sont percés pour laisser passer la lumière des lampes, ainsi que gravés et incrustés de motifs au milieu desquels, nichée dans un décor floral, figure une inscription en médaillon à la gloire du sultan Qaytbay. Un large bandeau épigraphique à la base du porte-lampes, répété en calligraphie plus petite sur un bandeau parallèle en partie supérieure, dit : “Gloire à notre seigneur le Sultan, le plus noble des souverains, sultan de l'Islam et des Musulmans, Celui qui ranime la justice dans le monde, Destructeur de l'immoralité et de la rébellion, sultan des Arabes et des Perses, seigneur des deux mers, serviteur des Deux Nobles Sanctuaires, maître des rois et des sultans, Commandeur des Croyants, Abou'l-Nasr Qaytbay, que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Lorsque ce porte-lampes était suspendu dans une mosquée, il est peu probable que son décor ait été visible, mais il reste néanmoins indicatif de la qualité de l'activité artistique sous le sultanat de Qaytbay.","short_description":"Grand porte-lampes en cuivre jaune, dont les côtés sont percés pour laisser se diffuser la lumière des lampes à huile placées en bas. La décoration, qui fait appel à plusieurs techniques, comprend plusieurs inscriptions désignant le sultan Qaytbay. Le porte-lampes était vraisemblablement suspendu, à l'origine, dans une mosquée fondée ou restaurée par lui.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 163 cm, Ø 74 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet désignent Qaytbay comme sultan et impliquent qu'il est encore en vie : “Que Dieu tout-puissant lui assure un long règne !” Ce porte-lampes est ainsi datable de son règne, soit 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1888.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, pp. 255-6. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 98.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objets religieux"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’or et d’argent."]},"2381cf08-bf5c-5cdf-8287-59a5e7134b2e":{"name":"Plat à couvercle","short_description":"Voici un exemple de plat à couvercle en cuivre, daté et portant le nom de son propriétaire, al Sayyid-Muhammad ibn [...]`Alî.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Entre 1189 et 1190 de l'Hégire / entre 1775 et 1776 J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 17 cm, D: 24,3 cm","provenance":"Tunisie","obtention":"Achat à la galerie Art Musulman en 1987.","materials":["Cuivre étamé, décor au repoussé, champlevé et gravé"]},"2845f62e-721b-5562-b2d1-dd922c8f21c6":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Ce curieux brûleur d'encens tripode est apparemment en fonte de bronze. Le couvercle et les poignées ont été fabriqués séparément. Le corps cylindrique repose sur une base en forme de disque formant une collerette débordante à laquelle sont rattachés les trois pieds. En partie supérieure, une seconde collerette présente trois ornements en projection, chacun percé d'un trou, répartis autour de la charnière qui maintient le couvercle. Celui-ci est en forme de coupole surmontée d'une prise. La poignée consiste en un tube terminé par une tête de lion. Elle se rattache au corps par trois rivets entre deux pieds, ce qui déséquilibre l'ensemble devenu instable. Le corps et le couvercle sont délicatement ornés d'un motif floral gravé sur fond de petits points. \nL'utilisation principale de ces brûleurs est d'ordre olfactif. Ils dégageaient un parfum agréable, éloignaient les mauvaises odeurs et participaient à la création d'une atmosphère particulière, éventuellement spirituelle.","short_description":"Brûleur d’encens tripode en fonte de bronze provenant de la citadelle d’Amman. Le corps, le couvercle et les poignées ont été fabriqués séparément. Le couvercle en forme de coupole est relié par une charnière et décoré d’une arcade ; la poignée se termine par une tête de lion.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 11,5 cm, L. 21 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté d'après le lieu dans lequel il a été mis au jour : dans la pièce D d'une maison omeyyade de la citadelle d'Amman, où ont également été découvertes des poteries omeyyades. La datation s'appuie par ailleurs sur une analyse stylistique de la forme et de la décoration.","method_for_provenance":"Provenance inconnue.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques réalisées dans la citadelle d'Amman avant la construction du Musée archéologique de Jordanie en 1949. Elles ont permis de dégager une cour et plusieurs pièces d'une vaste maison remontant aux débuts de la période omeyyade.","bibliography":"Harding, G. L., “Excavations on the Citadel, Amman”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. I, 1951, pp. 7-16, planche II, cat. n° 4. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 276, cat. n° 371.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Encens","motifs figuratifs","spiritualité"],"materials":["Fonte de bronze."]},"287ded63-fdea-5897-9607-447ecd7b25ac":{"name":"Chandelier.","description":"Ce chandelier de forme traditionnelle présente une base tronconique, une épaule à plat supérieur en creux et à rebord en lèvre, d'où s'élève au centre un court fût cylindrique, soutenant la bobèche. Celle-ci, décorée d'arabesques, ne semble pas être d'origine. Les bobèches de chandeliers similaires reprennent souvent la forme tronconique du corps. Autour du fût figure une inscription de style *naskhi* sur fond de rinceaux. La partie en creux de l'épaule porte une inscription de style coufique, interrompue par quatre rondeaux à rosettes sur fond de rinceaux, et prise dans un large bandeau bordé de deux nervures jumelées. Le corps est décoré de quatre médaillons polylobés reliés par une inscription de style coufique. Au-dessus et en dessous du bandeau épigraphique figurent huit petits rondeaux représentant des musiciens (joueur de tambour, luthiste, harpiste…). Ce décor se détache sur un fond touffu de motif en double Y. Les quatre médaillons sont consacrés au thème de la chasse. Des chasseurs à cheval sont représentés dans différentes postures. L'un, tourné vers l'arrière, s'apprête à frapper un animal de l'épée qu'il tient dans la main droite. Le suivant est armé d'un arc et les deux derniers chassent à la lance. L'un pique un animal devant son cheval, l'autre une proie sous sa monture. Ces scènes ressortent sur un fond d'arabesques. La surface richement décorée n'est interrompue que par trois nervures qui divisent le bandeau principal figuratif en deux bandeaux à motifs géométriques et floraux. L'essentiel du décor argenté est incrusté pour contraster avec les inscriptions, les motifs du fond et les représentations figuratives dont le poli du cuivre a disparu. Le fond du chandelier est sans ornement.","short_description":"Chandelier à base tronconique et court col cylindrique. Le corps est richement décoré d'inscriptions sur rinceaux, de rondeaux et de médaillons polylobés représentant des musiciens et des scènes de chasse. Les incrustations d'argent qui créaient un contraste ont disparu.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin VIIe siècle de l'Hégire (fin XIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 16,2 cm ; Ø base 19,5 cm.","method_for_datation":"La forme de l'objet, le motif en Y du fond et la composition sont similaires à ceux d'un chandelier fait au Caire et daté de 668 H / 1270 J.-C., qui appartient au Musée d'art islamique du Caire.","provenance":"Probablement Égypte.","obtention":"Acheté de la collection de F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Metalwork: The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982, cat. n° 13. \nAllan, J. W., *Metalwork of the Islamic World: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., *Metalwork in Medieval Islamic Art*, New York, 1983. \nMelikian-Chirvani, A. S., “Deux chandeliers mossouliens”, *Bulletin des musées et monuments lyonnais*, 3, 1970, pp. 45-63.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","chandeliers","décoration figurative","éclairage"],"materials":["Alliage de cuivre gravé et incrusté d’argent."]},"2e0325e3-f0c3-5663-9c9a-fc45b12f52db":{"name":"Paire de chandeliers métalliques.","description":"Paire de chandeliers identiques en fonte de fer de style gothique et de forme arborescente (grenadier). Chaque chandelier repose sur trois pieds faits de deux brins de métal rendus solidaires par des anneaux de fer. Du point de jonction des pieds et de la tige principale s'élèvent trois tiges plus courtes imitant des rejets poussés du pied de l'arbre. Chacun se termine par un binet. La tige principale se divise à son sommet en trois niveaux de branches feuillues de dimensions décroissantes reproduisant la forme pyramidale d'un arbre. De chaque niveau partent trois branches portant des fleurs évoquant celles du grenadier. Tout en haut figure un binet de taille plus importante. Du même endroit partent les supports des réservoirs de trois lampes à huiles en verre.","short_description":"Paire de chandeliers identiques en fonte de fer de style gothique et de forme arborescente (grenadier) originaire du Dôme du Rocher. Chaque chandelier repose sur trois pieds formant un arbre. Ces chandeliers comportent plusieurs supports pour des bougies et trois lampes à huile. Leur réalisation remonte à la période des Croisés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Dôme du Rocher.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 267 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec la technique et le style décoratif d'autres pièces, en particulier d'objets datant de la même période, dont la grille de la clôture de protection du Dôme du Rocher.","method_for_provenance":"La proximité de style de fabrication de la grille de fer du Dôme du Rocher favorise l'hypothèse d'une fabrication à Jérusalem. La grille et les chandeliers sont considérés comme fabriqués pour le Dôme du Rocher et par le même artisan.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Transfert du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in Al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*,n° 45, 1982.","dynasty":"Croisés","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","croisé","décoration végétale","style gothique","travail du métal"],"materials":["Fonte de fer, anneaux de fer."]},"2fe554a9-e532-5b15-814f-963ca40c1b1c":{"name":"Petit bassin.","description":"Le rebord de ce bassin largement ouvert est agrémenté de médaillons où sont représentés les plaisirs de la chasse. Sont figurés trois cavaliers dans divers exercices de vénerie. Ils se battent en tournoi à la lance, l'épée, l'arc et la flèche. Un cavalier est accompagné d'un guépard dressé pour la chasse et monté sur le cheval. Cette iconographie symbolisait un certain art de vivre, les images de cavaliers ou de chasseurs ne rappellent pas seulement le savoir-faire équestre des princes, mais font aussi référence au courage, à la force et à l'endurance des monarques. Le motif des chasseurs avec faucons et léopards peut aussi symboliser la fabuleuse richesse des gouvernants, car eux seuls peuvent s'offrir ces précieux équipages de vénerie et leur dressage, eux seuls peuvent organiser de grandes parties de chasse. Cet art de vivre princier atteint son apogée sous les Mamelouks. Le revers du bassin est orné d'un motif en entrelacs d'arabesques, de rinceaux, et d'oiseaux dans les champs intercalaires. Les figures sont exécutées en damasquinage d'or et d'argent. L'ornementation de métaux précieux conférait aux récipients damasquinés richesse et polychromie. \nDans chaque médaillon circulaire est inséré le blason de l'émir Sumal Abou al-Izz, un personnage de la suite du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. L'inscription étant usée par endroits, on ne peut que supposer qu'il est le commanditaire de ce bassin. Abou al-Izz et son frère Salar, vice-roi d'Égypte, se révoltèrent contre le sultan et furent faits prisonniers en 710 H /1310 J.-C. Sur le fond du bassin apparaissent deux inscriptions, vœux de bonheur pour le commanditaire, qui reste inconnu. Le nom de Sumal Abou al-Izz figurait peut-être à cet endroit. Dans ce cas, l'objet serait datable d'entre 693-710 H et 1293-1310 J.-C.","short_description":"Le dessin de ce bassin en cuivre orné d'incrustations d'or et d'argent consiste en une frise de cavaliers en train de chasser ou en tournoi. Ils sont séparés par quatre médaillons contenant un blason aux armes typiques de l'aristocratie mamelouke. Ce bassin a été commandité par un émir mamelouk.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Sumal Abou al-Izz et F. Sarre après 1897.","dates":"v. 700 H /1300 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 10 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Les blasons sur le bassin laissent supposer que le commanditaire de la pièce était Sumal Abou al-Izz, dignitaire au service du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun entre 693 et 710 (1293-1310).","method_for_provenance":"Les blasons mamelouks qui permettent d'identifier le commanditaire indiquent clairement l'origine égyptienne.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Don du collectionneur berlinois F. Sarre, qui l'avait acheté en 1897.","bibliography":"Hagedorn, A., *Die Blacas-Kanne. Zu Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jahrhundert,* Münster, 1992, pp. 127-133, 152-153, n° 162. \nMayer, L. A., “Three Heraldic Bronzes from Palermo”, *Ars Islamica* 3, 1936, pp. 184-186. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, p. 76. \nSarre, F., *Erzeugnisse Islamischer Kunst, Teil 1 METALL,* Berlin, 1906, n° 64. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 71-93.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquiné","émir","laiton","mamelouk","petit bassin"],"materials":["Laiton, damasquiné d’or et d’argent."]},"301e4bad-ae28-55b7-8175-5f828d2c5939":{"name":"Mouchettes.","description":"Mouchettes en forme de ciseaux en fer doré à décoration peinte. La première branche comporte une petite chambre que vient fermer une plaque portée par la seconde pour étouffer la flamme de lampes ou de bougies. Seule la branche portant le petit boîtier se termine par un pointe effilée. L'ensemble est entièrement doré et décoré de nombreux motifs dont les plus importants ornent les côtés de la chambre. Chaque côté de celle-ci est décoré de deux oiseaux affrontés, peut-être des pigeons, qui semblent tenir une feuille dans leur bec. Des lions sont représentés sur le petit côté de cette même partie. Certains motifs, ainsi que la dorure, présentent des dégradations d'usage. Cette mouchette a servi à éteindre les milliers de lampes et de chandelles qui illuminaient la mosquée al-Aqsa, le Dôme du Rocher, les places et autres bâtiments du Haram al-Charif à Jérusalem.","short_description":"La mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher étaient illuminés par des milliers de lampes et de chandelles qui nécessitaient des ustensiles pour l’allumage et l’extinction. Cette mouchette a la forme d’élégants ciseaux en fer doré. Elle est décorée de motifs zoomorphes et végétaux, minutieusement exécutés pour s’adapter aux petits ciseaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 18,5 cm, l. 5,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison de conception et de techniques avec d'autres objets de datation établie.","method_for_provenance":"Des pièces similaires ont été produites à Istanbul, sans confirmation plus précise.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Aqsa au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bougies","ciseaux","Dorures","fer","mouchettes"],"materials":["Fer doré à décoration peinte."]},"308e03ea-6946-5a0c-a2aa-392943b0f903":{"name":"Petite gazelle en bronze.","description":"Cet objet en bronze est formé de trois éléments se superposant : une petite gazelle soudée à un socle rectangulaire surmontant une boule munie d'une tige ; en dessous, une petite sphère entourée d'une corolle de quatre pétales. Des rivets maintiennent tous ces éléments à la tige qui retient les différentes pièces et sert d'axe à l'ensemble. La gazelle, le support, la boule et la tige sont en fonte pleine. Le corps de la gazelle au cou cambré est recouvert d'une mince pellicule dorée. Ses membres portent sur leur partie supérieure un timbre meublé d'entrelacs géométriques et un motif tressé sur leur face interne, tandis que l'intérieur du cou est décoré de plumetis et la petite queue en boule est timbrée d'un motif cruciforme. L'allure de la gazelle et son décor rappellent le travail des bronzes omeyyades de Cordoue. \n \nLa sphère creuse dépourvue de décor est composée de deux éléments soudés. La corolle est constituée de lames plates découpées en larges pétales lancéolés au pourtour dentelé recouverts de dorure. Elles portent sur la face externe un décor floral de palmes lisses et rinceaux de style mérinide. \n \nAinsi, les deux parties de ce petit bronze ne semblent pas appartenir à la même période. La partie supérieure, gazelle et tige, a vraisemblablement été fabriquée à Cordoue à l'époque califale. à l'époque mérinide, on y aurait adjoint une sphère et une corolle de pétales, peut-être pour la réutiliser au sommet d'une aquamanile.","short_description":"Cet objet élégant représentant une petite gazelle surmontant une sphère entourée d'une corolle de pétales devait être placé au sommet d'un aquamanile. Les deux parties qui le constituent appartiennent à deux époques différentes, l'époque du califat de Cordoue et celle des Mérinides.","holder":"Musée archéologique.","dates":"Fin du IVe et VIIIe siècle de l’Hégire (fin du Xe siècle et XIVe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. totale 13 cm, Ø 5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative avec des pièces omeyyades et mérinides.","method_for_provenance":"Rapport de fouille (Boube 1972).","provenance":"Double provenance : la partie supérieure viendrait de Cordoue, la partie inférieure aurait été fabriquée au Maroc.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Hassar-Benslimane, J., “Note à propos d'un bronze arabe trouvé au Chellah (Rabat)”, *Bulletin d'archéologie marocaine*, t. X, 1976, pp. 173-184.","dynasty":"Omeyyade et mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","représentation figurative"],"materials":["Bronze, fonte pleine."]},"315346db-710f-5c89-a554-c7db806dc960":{"name":"Moule en forme de bélier.","description":"Moule en forme de bélier réalisé en deux parties égales pour le corps et une petite pièce supplémentaire pour la tête. Il comporte trois points d'articulation : un sur le dos, l'autre au sommet de la tête, les deux derniers aux pieds. Le dessin des cornes est visible derrière les oreilles. \nIl s'agit sans doute d'un type de moule utilisé pour la confection de pains ou de gâteaux destinés aux enfants. Un autre moule en forme d'éléphant a été découvert à proximité. \nLe bélier revêt une signification particulière pour les musulmans. Il est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran, par exemple à l'occasion du récit du sacrifice d'Abraham et de la manière dont celui-ci remplaça finalement son fils par un bélier (sourate XXXVII, “al-Saffat \\[les Harmonies\\]”, versets 102-107). Dans le calendrier des fêtes musulmanes figure l'Eid Al-Adh'ha (grand baïram), où l'on sacrifie un bélier et d'autres animaux comme un chameau, une vache ou un agneau. \nLes béliers sont présents dans l'iconographie des sols en mosaïque trouvés dans les églises jordaniennes de la période byzantine, ou dans celle du palais omeyyade de Qasr Hallabat, par exemple. Un certain nombre d'objets en métal de la période islamique sont en forme d'animaux.","short_description":"Moule en fonte en forme de bélier du palais omeyyade d’al-Foudayn. Il fut découvert à proximité d’un autre moule en forme d’éléphant et ils étaient probablement utilisés pour la confection de pains ou de gâteaux destinés aux enfants. Le travail du métal représentant des animaux est commun dans le premier art islamique.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 17 cm, l. 16,5 cm, ép. 6 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté à partir de la place qu'il occupait dans les strates archéologiques et par rapport aux poteries avoisinantes, de style omeyyade caractéristique.","method_for_provenance":"Provenance inconnue, mais probablement de fabrication syrienne.","provenance":"Hallado en al-Fudayn.","obtention":"Ce moule a été découvert lors de fouilles archéologiques à al-Foudayn, lieu situé à 70 km d'Amman, où ont été découverts un palais et une mosquée omeyyades.","bibliography":"Humbert, J.-B., “El-Fedei-Mafraq”, in *Contribution française à l'archéologie jordanienne*, Amman, 1989, pp. 125-131.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abraham","métaux","moules"],"materials":["Fonte de fer."]},"359a8351-850d-54e6-b825-353190856a52":{"name":"Petite fiole","short_description":"Petite fiole de forme hexagonale entièrement décorée d’arabesques et motifs floraux, portant des inscriptions inscrites dans des cartouches délimitées par une ligne en cuivre rouge: *le travail est bénéfique, la politesse est un bien-être, l’ignorance est la bassesse*.","type":"Cuivre","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger","dimensions":"H 14cm","keywords":["Fiole"],"materials":["Cuivre et argent"]},"37a27989-a571-558d-8e53-62ed28c07f4f":{"name":"Lustre.","description":"Cette pièce en cuivre est composée d'une couronne de six segments, posée sur un tambour cylindrique et étayée par six consoles. \n \nLa couronne faisait office de plateau auquel était fixés les supports métalliques recevant les godets à huile qui servaient de lampes. Elle est décorée de textes épigraphiques et de motifs végétaux dépendants ou indépendants des inscriptions. \n \nLes inscriptions sont gravées sur les deux bandeaux circulaires qui délimitent sa surface. Sur le bandeau extérieur, l'inscription en caractères cursifs mentionne des formules pieuses et des eulogies, ainsi que la date de fabrication du lustre. \n \nLe bandeau intérieur, gravé de caractères coufiques, combine une eulogie et un décor floral. \n \nEntre les deux bandeaux s'insère un large registre végétal au décor ajouré et ciselé. Il est meublé de palmes sur rinceaux (palmes simples asymétriques à calice, palmes doubles à bourgeons axillaires). \n \nLe même ordre décoratif se retrouve sur le champ du tambour. Entre deux bandeaux aux inscriptions votives en caractères cursifs, une large bande ajourée déploie une inscription votive en coufique et des motifs floraux émergeant d'un rinceau. \n \nLes consoles au profil floral présentent un décor végétal gravé dans le champ de l'écoinçon et un décor épigraphique à thème votif dans l'encadrement rectangulaire. \n \nCe luminaire est le prototype simplifié des lustres à plateaux, utilisés depuis l'époque almohade jusqu'au début du XXe siècle pour l'éclairage des mosquées et des salles de prière des *madrasa.* Ces lustres, parures des sanctuaires, étaient soigneusement ornés, particulièrement aux époques mérinides. Celui de la mosquée de Taza et celui de la *madrasa* Attarine de Fès en sont les meilleurs exemples.","short_description":"Ce luminaire décoré de textes épigraphiques et de motifs végétaux est le prototype simplifié des lustres à plateaux, où étaient fixés les supports métalliques des godets à huile. Utilisés jusqu'au début du XXe siècle pour l'éclairage des lieux de prière, ils en étaient la parure.","holder":"Musée Batha.","dates":"690 de l’Hégire / 1291 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Ø supérieur 67 cm, Ø base 24, 3 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le bandeau extérieur du plateau se termine par la mention de la date de fabrication, “fait le onze du mois de *doulqui*'d*a* 690 \\[4 novembre 1291\\]”.","method_for_provenance":"L'objet a été acheté à Fès et ressemble aux lustres des madrasa et mosquées mérinides de cette ville.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat en 1987.","bibliography":"Amahane, A. et Cambazard, C., *6000 d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \nTerrasse, M., “Le mobilier liturgique Mérinide”, *Bulletin d'archéologie marocaine,* T. X, Rabat, 1976, pp. 185-208.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","mobilier liturgique"],"materials":["Cuivre jaune ciselé et ajouré."]},"37c7ac1e-311b-504e-b4d9-c3f7173a7125":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier à corps conique tronqué et doubles bourrelets en partie basse de la base et sous l'épaule. L'épaule est aplatie et a été endommagée et réparée. De son centre part une tige cylindrique se terminant par un binet dont la forme rappelle, en réduction, celle de la base à travers ses deux bourrelets haut et bas. L'ouverture du binet a été endommagée et déformée. Le chandelier est orné d'un décor incisé, dont une grande partie était initialement incrustée d'argent. Sur le binet figure un bandeau épigraphique, interrompu par des rondeaux à rosettes tourbillonnantes pris dans une bordure neutre continue. L'inscription donne les titres officiels du propriétaire. Les deux bourrelets du binet sont rehaussés de hachures. \nSur la tige figurent trois bandeaux : le premier et le dernier sont décorés d'un réseau à motifs de quatre-feuilles, interrompu par deux rosettes à tourbillon. Ils encadrent un large bandeau qui comporte une inscription en écriture *thoulouth* sur fond de rinceaux foliés stylisés entre deux grandes rosettes à fleurs de lotus, fleurs à cinq pétales et volutes florales. La base de la tige est décorée de motifs obliques en forme de feuille et d'un bandeau de volutes stylisées. Sur l'épaule, deux cartouches allongés rehaussés de motifs secondaires dont des fleurs à cinq pétales alternent avec deux rosettes à fleurs de lotus. \nLes deux bourrelets sous l'épaule présentent un décor en feuilles obliques semblable à celui de la base de la tige. Au-dessus et en-dessous se développe un enroulement de motifs foliés étroitement imbriqués. Sur le corps de la base, deux cartouches épigraphiques allongés alternent avec deux rondeaux également épigraphiques. Le fond restant est meublé par un motif de frise en T. Les cartouches donnent les titres et le nom du sultan Muhammad ibn Qalawun, qui fut déposé deux fois et régna trois fois (693-694 H /1293-1294 J.-C., 698-708 H /1299-1309 J.-C., 709-741 H /1310-1340 J.-C.). Le décor de la base est complété en partie inférieure par un motif de feuilles en oblique sur les bourrelets, entre lesquels été gravé un guillochis d'enroulement foliés.","short_description":"Durant la période mamelouke, de splendides ustensiles incrustés d’or et d’argent furent commandités par les souverains et dignitaires. La plupart présentent d’imposantes inscriptions portant le nom du donateur ou sa titulature, certaines forment une composition rayonnante autour du blason du propriétaire, témoignant de sa confiance et de ses aspirations spirituelles.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","initial_owner":"Sultan al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises et fut déposé deux fois (r. 693-694 H / 1293-1294 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C., 709-741 H / 1310-1340 J.-C.).","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 27,94 cm, Ø (à la base) 25,4 cm.","method_for_datation":"Ce chandelier a été fabriqué pour le sultan al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises et fut déposé deux fois (r. 693-694/1293-1294, 698-708/1299-1309, 709-741/1310-1340).","method_for_provenance":"Le style de ce chandelier correspond à celui du travail du métal mamelouk du VIIIe/XIVe siècle aussi bien en Égypte qu'en Syrie, caractérisé en particulier par des inscriptions titulaires emphatiques et importantes rehaussées d'incrustations d'argent. On observe également une tendance notable à organiser les inscriptions en compositions rayonnantes autour du blason du propriétaire, procédé qui revêtait probablement un sens symbolique et témoignait de l'assurance et des aspirations spirituelles des hauts personnages de la dynastie. Les fleurs de lotus sont également très présentes pendant cette période, associées à l'occasion avec des pivoines et d'autres motifs mineurs d'inspiration chinoise.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acquis par les NMS auprès de Bluett and Sons, Londres.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Nasir Nasir al-Din Muhammad ibn Qalawun","écriture thoulouth"],"materials":["Feuille de cuivre jaune martelée et incisée, traces d’incrustations d’argent."]},"38c49d86-1f30-5ebd-a391-a533a976b571":{"name":"Coupe.","description":"Profonde coupe en cuivre jaune gravé et incrusté d'argent. Le fond a été repoussé en palmettes radiantes. L'élément majeur du décor est constitué par les grands cartouches aux majestueuses inscriptions calligraphiques proclamant : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, juste souverain, saint guerrier, gardien des frontières, le protégé [par Dieu], le victorieux, sultan de l'Islam et des Musulmans, al-Malik al-Achraf Abou'l-Nasr Qaytbay.” De petites rosettes entre ces cartouches louent également le sultan et ajoutent : “Que sa victoire soit couronnée de gloire !”, ce qui implique que le souverain est encore en vie. Il est possible que cette exquise coupe ait été un lave-mains réservé à l'usage personnel du sultan Qaytbay. Le style et la qualité du décor sont caractéristiques du renouveau des arts sous le règne relativement paisible et prospère de ce sultan.","short_description":"Profonde coupe en cuivre jaune repoussé et gravé, dont la décoration comporte les nom et titres du sultan Qaytbay. Dans la mesure où l'inscription sous-entend qu'il est encore en vie, la coupe pourrait bien avoir été faite pour son utilisation personnelle comme lave-mains.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Sultan Qaytbay.","dates":"entre 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 15,4 cm, Ø 40,6 cm.","method_for_datation":"L'inscription nomme le sultan Qaytbay et implique qu'il règne encore (“Que sa victoire soit couronnée de gloire !”). La coupe peut donc être datée de son règne, 872-601/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Mamelouks, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1856.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 56, p. 98, p.134 et planche 112.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté."]},"3f16b552-d46e-5615-93a4-6d3aa09a3cdd":{"name":"Aiguière.","description":"Aiguière en cuivre à décor incrusté d'argent et inscriptions en style *naskhi* dont le texte se lit : “L'honorable Excellence, Tabtaq, Gloire à son triomphe”. Les blasons comportent un gobelet, ce qui désigne la charge d'échanson occupée par le propriétaire de l'objet. En partie supérieure, un bandeau décoratif présente une série de rondeaux en relief à décor d'oiseaux affrontés. L'embouchure décorée de motifs végétaux est dotée d'un couvercle à double charnière et d'un filtre interne. Le bec présente trois bandeaux décoratifs : celui du milieu est inscrit d'un texte de propagande en écriture *naskhi*, l'autre, orné d'éléments en pointe de diamant, est meublé de motifs végétaux. Le nom mentionné renvoie à l'émir Tabtaq, l'un des officiers d'élite de al-Malik al-Achraf Khalil qui régna de 689 à 693 H / 1290-1294 J.-C. Tabtaq fut gouverneur de la ville de Qous en Haute-égypte au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 709-741 H / 1309-1340 J.-C.). \nLa fabrication d'aiguières était une activité florissante en Iran, d'où elle se transféra vers l'Irak puis l'égypte sous les Ayyoubides et les Mamelouks. Les formes et fonctions de ces objets étaient multiples : verser l'eau du bain, laver les mains et l'accomplissement du *woudou* (ablutions obligatoires avant la prière). Des aiguières purement ornementales décoraient également les palais et les résidences des sultans et des émirs.","short_description":"L'importance de cette aiguière vient de sa décoration admirable. Elle porte le nom de l'émir Tabtaq, un disciple du sultan al-Nasir Muhammad, et un blason à gobelet, symbole de sa charge d'échanson. Les aiguières arrivaient d'Égypte et d'Irak venant de Perse et avaient de multiples formes. On s'en servait dans les palais et les maisons pour verser l'eau du bain, se laver les mains et pour les ablutions obligatoires.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"709-741 de l’Hégire (1309-1340 J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 40 cm, Ø (base) 15 cm, Ø (ouverture) 10 cm.","method_for_datation":"L'aiguière porte le nom de l'émir Tabtaq, l'un des hauts dignitaires du règne d'al-Malik al-Achraf Khalil, et gouverneur de la ville de Qous au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 709-741/1309-1340).","method_for_provenance":"Cette aiguière a été fabriquée en égypte pour l'émir Tabtaq, comme le confirme l'inscription. De plus, elle a été découverte lors de fouilles archéologiques menées dans la ville égyptienne de Qous. Enfin, sa technique d'incrustation est typique d'un style répandu en égypte au cours de la période mamelouke.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques dans la ville de Qous (égypte) en 1966.","bibliography":"Abd al-Razzaq, A., “Al-Runuq ala 'asr Salateen al-Mamalik \\[Blasons de la période des sultans mamelouks\\]”, *Mijala al-Jam'iya al-Tarikhiya* \\[Journal de l'Association historique \\], 21, Le Caire, 1974. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nMusilhi, S., *Adwat wa Awani al-Matbakh al-Ma'adaniya fi al-'Asr al-Mamluki* \\[Instruments et ustensiles en métal pour la cuisine au cours de la période mamelouke\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1983. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aiguières","blasons","cuivre","décoration épigraphique","écriture naskhi","inscriptions","propagande"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"42a95db0-705d-5ebb-926f-d8bab4c95c82":{"name":"Épée.","description":"Épée se composant d'une lame à double tranchant, d'une garde et d'une poignée. La garde est en forme de croix dont le petit côté est fixé à la lame et à la poignée, le grand côté perpendiculaire à la lame se terminant par deux oves. La lame est décorée d'inscriptions à l'or au nom du sultan mamelouk al-Adil Tumanbay, qui régna quelques mois avant d'être déposé pendant le ramadan 907 H / 1501 J.-C. L'inscription se lit : “Le sultan al-Malik al-Adil Abou al-Nasr Tumanbay, Sultan de l'islam et des musulmans, Père des pauvres et des miséreux, Destructeur des infidèles et des idolâtres, Restaurateur de la justice. Que Dieu lui garantisse un long règne et que son triomphe soit glorieux.” \nEn général, le décor des épées mameloukes était rehaussé d'inscriptions dorées qui comprenaient le nom du sultan et son titre, ainsi que, occasionnellement, des versets du coran. La charge de *silahdar* (porte-armes) était l'une des positions les plus élevées au sein de l'État mamelouk. Les émirs qui accédaient à ce rang ajoutaient souvent une épée à leur blason. \nLes épées islamiques étaient forgées en acier syrien, considéré comme le meilleur. Les épées étaient fabriquées en deux parties – une feuille de fer repliée sur une partie plus rigide – martelées ensemble à chaud.","short_description":"Une des armes mameloukes particulièrement redoutées, l'épée était utilisée à la guerre, à la chasse et à certaines occasions de la vie de cour. Les épées étaient habituellement décorées avec des inscriptions dorées louant leurs propriétaires, comme cette épée à double tranchant portant le nom du sultan al-Adil al-Nasr Tumanbay.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"907 de l’Hégire / 1501 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 93 cm.","method_for_datation":"Présence d'une inscription gravée sur la lame donnant la date de 907 (1501).","method_for_provenance":"Cette épée a très probablement été fabriquée en égypte, en particulier parce qu'elle est au nom du sultan Tumanbay, souverain de l'époque.","provenance":"Pièce probablement forgée au Caire.","obtention":"Pièce achetée en 1919 auprès d'un marchand d'antiquités du nom de Janon.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nAtil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, New York, 1993. \nYujal, O. (trad. M. O. Taha), *Al-Souyouf al-Islamiya wa Sona'ouha* \\[Les épées islamiques et leur fabrication\\], Koweït, 1988. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-Sayf fi al-Islam* \\[L'épée en islam\\], Le Caire, 1951.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","décoration épigraphique","dorure","épées","inscription","Objets militaires"],"materials":["garde : argent doré. La poignée est en ivoire de corne de rhinocéros, comme l’indique sa couleur.","Lame : acier doré"]},"42d17703-8c81-5581-93a9-a8ddfeb7b3fb":{"name":"Fragments de revêtement de porte en bronze.","description":"Ces fragments du revêtement en bronze de la porte al-Ganaiz, disposés sur une planche de bois après leur récupération, se composent de deux ensembles : une frise épigraphique et un panneau décoratif. \n \nLe bandeau épigraphique situé sur la partie supérieure est constitué d'un cartouche encadré sur les côtés par un entrelacs recticurviligne qui rejoint un autre brin pour former une tresse limitant les bords latéraux. Le texte qui y figure est une eulogie (*Joie permanente et bonheur*) qui se trouve fréquemment dans le décor monumental. Il est gravé en caractères coufiques anguleux et tressés, aux hampes hautes et biseautées, sur un dense fond végétal où se déploient différentes sortes de palmes accrochées à un grêle rinceau ondulé : palmes simples asymétriques, palmes issues d'un calice à deux lobes en disques et à l'extrémité allongée en tige, palmes doubles symétriques aux lobes divergents, ou à plusieurs lobes, ceux de la base étant arqués. \n \nLe panneau décoratif est constitué de différentes pièces clouées et réunies par des baguettes en cuivre pour former une double composition géométrique imbriquée (figures cruciformes et polygones développés à partir de deux carrés lobés). Le centre des carrés est meublé d'un décor végétal moulé formé de palmes lisses et de rinceaux, et entouré d'une tresse circulaire ceinte d'un bandeau épigraphique en caractères cursifs moulés en relief – une eulogie sur le thème du bonheur et du succès. Les polygones sont timbrés, au centre, de cartouches à décor floral semblable au fond végétal de l'inscription coufique supérieure. \n \nLes plaques de revêtement en bronze dont ces fragments sont issus et dont la date d'exécution et le nom de l'artisan sont connus représenteraient les premiers spécimens de dinanderie musulmane dans le monde occidental.","short_description":"Ces fragments de bronze proviennent des plaques de revêtement de l'une des portes de la mosquée. Sculptés de décors géométriques, floraux et épigraphiques, ils représentent les premiers exemples de la dinanderie musulmane du monde occidental.","holder":"Musée Batha.","initial_owner":"(Habous).","dates":"531 de l’Hégire / 1136 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"H. 75 cm, L. 40 cm.","method_for_datation":"Daté par une inscription se trouvant sur un autre fragment du revêtement en bronze de la porte de la mosquée Qaraouiyine et corroborée par l'auteur de *Zahrat al-As* (Fleur de myrte), qui relate que ce placage fut réalisé lors de l'agrandissement de la mosquée à l'époque almoravide, plus précisément sous le règne d'Ali ben Youssef (531/1136).","method_for_provenance":"Ces fragments sont semblables à ceux qui étaient encore en place en 1957.","provenance":"Mosquée Qaraouiyine, Fès.","obtention":"Eléments sauvés de la fonte en 1957 et récupérés par le Musée.","bibliography":"Al-Jaznai (Abou al-Hassan Ali), *Zahrat al-As* (Fleur de myrte*),* texte arabe traduit et annoté par A. Bel, Alger, 1923. \n \nCambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nTerrasse, H., *La mosquée al-Qaraouiyne,* Paris, 1968.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","édifice religieux"],"materials":["Bronze moulé gravé et ciselé."]},"4312ed57-80a5-53ca-a579-d77d2e79388d":{"name":"Petite table hexagonale.","description":"Cette petite table hexagonale était utilisée pour déposer les plats lors des repas. Son plateau, également hexagonal, est orné d'un décor central circulaire à inscription radiante en coufique tressé qui accroît l'effet décoratif en simulant les rayons du soleil issus du médaillon central. Celui-ci contient le nom gravé du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, pour lequel ce meuble a probablement été réalisé. Le plateau est bordé d'une inscription en écriture *thoulouth* mamelouke qui se lit : “Gloire à notre seigneur le sultan al-Malik al-Nasir al-'Alam, al-'Adil, al-Moudjahid, al-Mourabit, al-Mouthaghir, al-Mou'ayyad, al-Mansour, le Sultan de l'islam et des musulmans, le Destructeur des apostats et des infidèles, le Restaurateur de la justice pour tous, le Protecteur de l'oppressé face aux oppresseurs, le Protecteur de la communauté musulmane, le Protecteur des biens séculiers et spirituels, ibn al-Sultan al-Malik al-Mansour Qalawun al-Salihi.” Entourant ces inscriptions, en allant vers l'intérieur, figure une suite de demi-cercles lobés décorés de canards en vol remarquables par leur vitalité et leur mouvement. \nChacune des six faces du piètement se compose de quatre panneaux décoratifs superposés verticalement. Au centre de l'un d'eux, une petite porte en arc à deux battants s'ouvre sur une étagère intérieure. Les panneaux sont ornés de motifs d'arabesques ajourés composés de feuilles et de tiges entrelacées, de fleurs de lotus et d'inscriptions en écriture *thoulouth*. \nLa table repose sur six courts piliers, eux-mêmes appuyés sur des pieds et ornés d'une série d'inscriptions qui indiquent le nom de l'artisan et ses titres : *'amal al-'abd al-faqir radji 'afw rabihi al-ma'rouf bi ibn al-mou'allim al-oustadh* Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi al-Sankari, en l'an 728 de l'Hégire \\[1327 J.-C.\\] au temps de notre seigneur al-Malik al-Nasir, gloire à son triomphe”. \nCe type de meuble était très répandu. En dehors de sa fonction de table de repas, il pouvait servir à poser un coran, des vases, des brûleurs d'encens, des boissons ou des torches la nuit dans les mosquées ou les palais. Il se peut que celui-ci, qui appartenait à al-Nasir Muhammad, ait été utilisé dans son palais ou sa *madrasa* édifiée dans la rue des Dinandiers (Shari' nahh\\_sin) au Caire. Cette supposition s'appuie sur le fait qu'il provient de l'hôpital de al-Mansour Qalawun adjacent à la *madrasa* de al-Nasir Muhammad. Cette table, qui constitue un exemple de qualité exceptionnelle dans la prolifique production d'objets en métal de la période mamelouke, est l'une des plus superbes acquisitions des collections du Musée d'art islamique du Caire. Son importance tient à l'identité de son illustre destinataire et au fait qu'elle mentionne le nom de son artisan et sa date de fabrication.","short_description":"Ce type de table, fabriquée en métal ou en bois, était produit en grandes quantités à l'époque mamelouke au Caire. Elle permettait de porter la nourriture ou les articles devant être surélevés par rapport au niveau du sol. Cette table est en laiton rehaussé d'argent sur lequel le nom et les titres du sultan al-Nasir Muhammad et le nom de l'artisan étaient inscrits.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"728 de l’Hégire / 1327 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 81 cm, Ø 40,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur le meuble comprennent le nom de l'artisan, la date de fabrication et le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Ce meuble a très probablement été fabriqué au Caire, comme le suggèrent en particulier les inscriptions en *thoulouth* mamelouk, style dominant des pièces égyptiennes de la période mamelouke. De plus, sa technique de conception, de fabrication et de décoration se rapproche étroitement d'un certain nombre d'autres objets dont on sait qu'ils sont d'origine égyptienne, comme un coffret en cuivre (prévu pour un manuscrit du coran) incrusté d'or et d'argent, actuellement conservé à la bibliothèque de la mosquée al-Azhar, qui porte le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun et est daté de 723/1322. Un coffret quasi identique provenant d'une mosquée cairote se trouve au Musée d'art islamique de Berlin. Il porte le nom du même artisan : Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi. Un chandelier à incrustations d'argent des collections du Musée d'art islamique du Caire (n° 15080) porte également le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe plus, au cours de la période mamelouke existait au Caire un souk spécialisé dans la fabrication et la vente d'objets en métal incrusté. L'écrivain et historien al-Maqrizi se réfère à ce marché dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) sous le nom de “souk des artisans en incrustations” (le *suq al-Koftiyn*) qui était implanté dans une rue aujourd'hui parallèle à la rue al-Ghuriyya et de la rue al-Azhar. L'existence documentée de ce marché milite en faveur d'une fabrication de cette table au Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Une des premières pièces à entrer dans les collections du musée à son ouverture en 1903, elle y a été transférée du *bimaristan* (hôpital) du sultan al-Mansour Qalawun.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tārikhuha, Fūnunuha, throuha* \\[Le Caire : son histoire, son art et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAllan, J., *Islamic Metalworks : The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAtil, E., *Renaissance of Islam : Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","écriture thoulouth","incrustation","inscription","mobilier","motifs décoratifs","motifs végétaux","ouvrage ajouré"],"materials":["Cuivre à incrustations d’argent, décor en filigrane et ouvrage ajouré."]},"48232ccd-b83a-5ed3-a7ae-09f26487f289":{"name":"Grand plateau (*s’ni*).","description":"Le décor de ce plateau circulaire est organisé en bandes concentriques autour d'une rosace à plusieurs pétales. La première bande est ornée de feuilles stylisées, suivie d'une autre, plus large, qui est gravée d'une alternance d'ornements végétaux représentant le cyprès et de médaillons d'arabesques. Une signature en caractères cursifs porte le nom du propriétaire, “sahibihi el-Hadj Ibrahim (Zitouna)” et, composée en chiffres hindous, la date d'exécution de l'objet, 1156 ; ce que l'on peut traduire par : son propriétaire el-Hadj Ibrahim (Zitouna) 1156 (1743 J.-C.). La dernière lettre du mot “sahibihi”, qui encercle toute l'inscription, se termine par une tulipe, en imitant la *toughra* (signature des sultans ottomans). La troisième bande présente des rinceaux entrelacés renfermant des petites rosaces, et la dernière des arcs outrepassés meublés de fleurs. \n \nJadis, on posait *le s'ni* sur une petite table en bois peint pour servir les différents repas quotidiens. Il est toujours utilisé en Algérie.","short_description":"Grand plateau circulaire décoré de cercles concentriques incisés entourant, au centre, une rosace à plusieurs pétales. Les décors s'inscrivant dans les intervalles sont d'inspiration principalement végétale. Une signature en caractères cursifs désigne le nom du propriétaire et la date d'exécution de l'objet.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","initial_owner":"El-Hadj Ibrahim (Zitouna).","dates":"1156 de l’Hégire / 1743 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø 94,2 cm, ép. 2,7 cm.","method_for_datation":"D'après la date indiquée sur l'objet.","method_for_provenance":"Alger fut le principal centre de fabrication de ce type de dinanderie.","provenance":"Alger.","bibliography":"*Catalogue descriptif et illustré des principaux ouvrages d'or et d'argent de fabrication algérienne*, Alger, 1900. \n \nEudel, P., *Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tripolitaine,* Paris, 1906. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger,* Alger, 1950.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","cyprès","décor végétal","dinanderie","Plateau","repas"],"materials":["Cuivre rouge martelé et incisé."]},"4ae45f56-80f0-5f31-82a5-680fa0d249f9":{"name":"Pot de bain","short_description":"Pot de bain assez ouvert. Le rebord arrondi est ensuite souligné d’une bande ajourée de motifs floraux. Sur toute la surface de l’objet court une large bande calligraphiée en écriture maghribi qui se lit : “La sagesse est la couronne du jeune, qui qui a créé un bandeau d’or. L’honnêteté est l’aurore.”","type":"Cuivre","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","provenance":"A","keywords":["Muebles"]},"4c547f09-e5de-5249-976c-d3b8e43f3370":{"name":"Deux enseignes de bannières de Moïse.","description":"Paire d'enseignes de bannières de cérémonie utilisées dans les processions religieuses qui se déroulaient autour de la plupart des sites et mausolées religieux palestiniens et jouaient un rôle important dans la vie culturelle locale. Ces bannières pouvaient porter le nom d'un *mawsim*, d'une ville, d'un village, ou de la famille qui la portait. Les porteurs menaient la procession. Dans certains cas, elles indiquaient le statut social élevé de la famille, l'importance de la ville ou du village. L'ostension des bannières, traditionnellement réservée à certaines processions religieuses ou laïques, était considérée comme une expression de prestige social. \nL'une des plus fameuses fêtes religieuses de Palestine était celle du prophète Moïse. Elle commença au cours de la période ayyoubide (début du VIe siècle H / XIIe siècle J.-C.) et se développa par la suite. Elle se tenait chaque année à la fin du printemps, coïncidant avec la fête de Pâques célébrée par les communautés chrétiennes. Des délégations arrivaient à Jérusalem des différentes parties de Palestine, notamment de Naplouse et d'Hébron. Les foules se rassemblaient au Haram al-Charif. Elles se déplaçaient en procession en portant les drapeaux et bannières spécifiques aux villes, villages et familles, ainsi qu'aux ordres soufis. Elles se rendaient au sanctuaire de Moïse, situé entre Jérusalem et Jéricho où les festivités, qui pouvaient durer une semaine, se poursuivaient accompagnées de l'accomplissement de vœux. \nLa bannière se composait d'une hampe cylindrique de 3 m de haut environ. Elle portait des inscriptions comme des versets du Coran, les noms de Dieu, des supplications, des expressions religieuses ou le nom d'individus ou de lieux. Les deux enseignes présentées ici sont de forme similaire. Chacune se compose d'une base cylindrique qui se fixait au sommet de la hampe et d'un col supportant un anneau circulaire contenant une inscription en deux lignes découpées dans le cuivre, disant “Dieu, notre Seigneur”. Au sommet du cercle se dresse un couronnement en rhombe dans lequel est découpée une seconde forme rhomboïde.","short_description":"Les bannières étaient utilisées lors de cérémonies ou de processions en Palestine et portaient le nom des prophètes, lieux de pèlerinages, villes ou familles importantes. Le plus important lieu de pèlerinage était la tombe du prophète Moïse. Chacune de ces paires identiques se termine par une couronne de cuivre qui devait être fixée au sommet de la hampe. Une inscription en deux lignes espacées dit : “Dieu, notre Seigneur”.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 39 cm, Ø 16 cm.","method_for_datation":"étude du style, de la forme et de la technique de fonte du cuivre.","method_for_provenance":"Il est probable que ces objets ont été fabriqués à Jérusalem où ces bannières étaient répandues. Quelques familles locales fabriquent encore ce type d'accessoire.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Objets transférés du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Tamari, V., “Two Ottoman Ceremonial Banners in Jerusalem”, in S. Auld et R. Hillenbrand (eds), *Ottoman Jerusalem*, Londres, 2000.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Étendards, bannière, couronne"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"4e024b5f-c870-54a0-abfe-e793ed34deb4":{"name":"Plat.","description":"Plateau rond et plat en cuivre jaune à rebord perpendiculaire. De fines incrustations d'argent tapissent le bassin sur un fond haché. C'est l'un des exemples les plus raffinés du travail de Mahmud al-Kurdi, alliant des détails étroitement imbriqués à une conception d'ensemble pleine de force. Des paires de croissants rayonnant à partir de l'octogone central alternent avec quatre médaillons ovales. Croissants et médaillons se détachent sur un très dense décor d'arabesques, tandis que des arabesques plus finement traitées meublent les médaillons et l'octogone. Un effet surprenant est obtenu par la façon dont les croissants incrustés d'un bandeau d'argent lisse ressortent sur le fond d'arabesques tourbillonnantes. La signature de Mahmud al-Kurdi apparaît dans les quatre rondeaux disposés entre les paires de croissants. Le travail de cet artisan relève d'un groupe de pièces qualifiées de “vénéto-sarrasines”, style caractérisé par la densité des motifs, l'utilisation de certaines formes européennes et la présence fréquente d'armes. Il est probable que ce plateau ait été spécifiquement produit pour le marché européen pour un usage quotidien.","short_description":"Ce plateau en cuivre jaune est l'un des plus beaux exemples du travail du maître artisan Mahmoud al-Kurdi, avec une décoration incrustée d'une grande finesse de détails. Il fait partie d'un group d'objets dits “vénéto-sarrasins”, qui présentent souvent un motif très dense et qui étaient parfois adaptés aux goût européen avec la présence fréquente d'armes.","holder":"The British Museum.","dates":"Seconde moitié du IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 3 cm, Ø 29,2 cm.","method_for_datation":"La tendance aux motifs plus imbriqués et sans ornements figuratifs est typique du travail du métal du IXe/XVe siècle dans l'Égypte et la Syrie mameloukes, ainsi qu'en Iran.","method_for_provenance":"La provenanceprécise des pièces “vénéto-sarrasines” fait encore l'objet de débats parmi les chercheurs. On pensait au XIXe siècle qu'elles avaient été produites à Venise par des artisans musulmans, mais étant donné les liens stylistiques entre ce style et le travail mamelouk d'incrustations sur métal, il semble plus probable que ce plateau, ainsi que d'autres objets travaillés dans cet esprit, aient été fabriqués en Syrie ou en Égypte, où des ateliers produisaient des formes adaptées au goût européen.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Auld, S., *Renaissance Venice, Islam and Mahmud the Kurd*, Londres, 2004, pp. 219-220, n° cat. 5.1 (reproduit au recto de la couverture). \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 116-117, planche 93.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’argent."]},"53de341b-560c-5d23-b886-5d480f725f2c":{"name":"Sceau du Dôme du Rocher.","description":"Sceau en cuivre de forme circulaire. Il comporte en son centre un carré dont les angles sont coupés par une large bordure circulaire. Au milieu du sceau et présentée horizontalement figure une représentation du Dôme du Rocher de forme octogonale entourant un cercle à l'intérieur duquel apparaît l'image de l'empreinte du pied du prophète Muhammad, sous laquelle sont inscrits les mots : “Pied du prophète”. Au-dessus est gravée une représentation du Dôme couronné par un croissant. De chaque côté se dresse un arbre ressemblant à un palmier et dont on ne sait pas s'il a un sens symbolique ou purement décoratif. Entre l'octogone et la bordure circulaire sont gravées huit niches arquées, qui dessinent l'octogone intérieur du Dôme du Rocher. Au-dessus est représentée la façade du Dôme, composée du tambour et de la coupole surmontée d'un croissant assez volumineux. L'ensemble est entouré sur trois côtés de bâtiments et d'arcades qui pourraient être l'arcade sud qui ouvre vers la mosquée al-Aqsa, l'arcade sud-ouest qui donne vers Bab al-Silsila (porte des Chaînes) et l'arcade est donnant vers Bab al-Rahma (porte de la Pitié). L'arcade nord est masquée par la coupole et le croissant. Les noms des bâtiments apparaissent à côté de leur représentation, dont le Dôme du Rocher et ses quatre portes, Bab al-Janna (porte du Paradis), Bab al-Salaam (porte de la Paix), Bab al-Sakhra (porte du Dôme du Rocher) et Bab al-Mizan (porte de la Balance). D'autres légendes accompagnent les illustrations du Dôme du Mi'radj, du *minbar* al-Charif (*minbar* de Bourhan al-Din), du Qoubbat al-Arwah (dôme des Esprits) et du Qoubbat al-Silsila (dôme de la Chaîne). à gauche du Dôme du Rocher figure un végétal évoquant sans doute les plantations qui existaient jadis autour du bâtiment. \nCe sceau était peut-être utilisé pour les autorisations d'entrée au Dôme du Rocher, ou pour marquer les documents de visiteurs qui souhaitaient commémorer leur visite à Jérusalem ; peut-être même pouvait-il servir de guide de visite.","short_description":"Sceau en cuivre de forme circulaire au milieu duquel figure une représentation du Dôme du Rocher ainsi que des bâtiments environnants et des escaliers qui mènent à la place du Dôme. Il servait sans doute d’autorisation d’accès au Dôme ou peut-être pour marquer les documents des visiteurs qui souhaitaient ramener chez eux une bénédiction ou un souvenir de leur visite.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf islamique, Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec un autre sceau portant les noms des lieux saints palestiniens et dont la date remonte au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"La gravure a probablement été réalisée à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Objet transféré du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","gravure","sceau du Dôme du Rocher","Sceaux"],"materials":["Cuivre gravé."]},"54e3a0d3-6ecd-5314-a088-45db5e7956cd":{"name":"Plumier.","description":"Plumier rectangulaire en cuivre équipé d'un couvercle à charnières et de compartiments intérieurs, décoré sur toutes ses faces d'incrustations d'or et d'argent. À l'extérieur, une série de médaillons alternent avec des inscriptions, le tout cerné d'enroulements d'arabesques. Une inscription rayonnante dans le couvercle donne les titres d'un émir anonyme. De chaque côté de ce rondeau épigraphique central figurent deux médaillons à fleurs de lotus. Celles-ci, comme les pivoines, étaient issues de l'art chinois, et firent leur apparition dans les arts décoratifs mamelouks au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs chinois avaient été importés en Égypte et en Syrie par les Mongols d'Iran. Une influence identique apparaît dans l'art iranien de la même période. Comme une grande partie du travail du métal mamelouk de cette période, toute représentation figurative est absente. Le décor se compose de calligraphie et de motifs floraux et géométriques. Les plumes se rangeaient dans le grand compartiment tandis que les plus petits recevaient l'encre, le sable (pour absorber l'encre) et de la bourre de fil pour nettoyer les plumes de roseau.","short_description":"Plumier en cuivre jaune avec des compartiments pour ranger les plumes, l'encre, le sable et les bourres de fil. Typique du travail du métal mamelouk depuis le VIIIe s. H / XIVe s. J.-C., cet objet est dépourvu de figures, mais est orné de calligraphie et d'une décoration florale et géométrique.","holder":"The British Museum.","dates":"Milieu VIIIe siècle de l’Hégire (milieu XIVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 30,7 cm.","method_for_datation":"Au milieu du VIIIe/XIVe siècle, la plupart des objets en métal mamelouks étaient décorés d'inscriptions plutôt que de figures. Ce plumier comporte des panneaux calligraphiques à motifs floraux et géométriques. La présence de fleurs de lotus et de pivoines évoque également cette même période, lorsque ces éléments décoratifs deviennent de plus en plus courants dans l'art mamelouk. Par exemple, la pivoine se retrouve également sur une série de lampes de mosquée du même moment.","method_for_provenance":"Du point de vue stylistique, ce plumier est à rapprocher d'autres objets en métal incrusté produit dans les provinces mameloukes d'Égypte et de Syrie. De plus, la mention d'un émir mamelouk non nommé y est gravée.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par William Burges.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 111-113, fig.85.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune à incrustations d’or et d’argent."]},"54e4dfd7-48fc-5972-94f5-cea81c315201":{"name":"Écuelle.","description":"Écuelle à large ouverture et à fond légèrement convexe. Comme dans la plupart des objets de ce genre, le décor, qui recouvre entièrement la surface extérieure, s'organise en une large bande alternant avec des médaillons, formée d'une série de cartouches contenant des inscriptions en style cursif “naskhi”) mamelouk, appelé “thoulouth”. Sur le fond extérieur, le décor présente des motifs comme des phénix en vol et des pivoines, caractéristiques de l'orfèvrerie mamelouke et révélateurs de l'influence du naturalisme extrême-oriental, par l'intermédiaire du milieu iranien. \nDans les inscriptions, qui offrent un exemple typique des titres en usage dans le protocole mamelouk pour les objets destinés aux personnages de haut rang, on trouve des formules comme : “l'Excellence Suprême”, “le Maître”, “le Souverain”, “le Juste”, “l'Émir”, “le Mamelouk”… l'écuelle appartenait probablement à un haut fonctionnaire inconnu vivant à la cour du souverain, auquel une des inscriptions fait référence. \nSur le fond intérieur figure un motif particulièrement intéressant, formé d'une série de poissons disposés en spirale. Il s'agit d'un élément décoratif très répandu dans l'orfèvrerie islamique, et surtout dans celle de la période mamelouke. Le motif des poissons, outre qu'il est évidemment lié à l'usage de l'objet – contenir de l'eau –, revêt sans doute également une signification particulière, à la fois magique et symbolique dans la mesure où, dans le monde oriental aussi, le poisson, est de bon augure pour le propriétaire de l'objet.","short_description":"Écuelle pour l'eau, décorée avec des inscriptions et des motifs zoomorphes (poissons, phénix en train de voler) ; elle illustre bien l'usage à but décoratif et propitiatoire de la calligraphie dans le monde islamique.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Rome","dimensions":"Ø 20 cm.","method_for_datation":"La typologie de l'écuelle est très répandue dans l'orfèvrerie islamique du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de spécimens auquel appartient cette écuelle est répandu, que ce soit dans le milieu iranien ou dans le milieu syro-égyptien.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks*, Washington, 1981. \nBaer, E., “Fish-pond Ornaments on Persian and Mamluk Metal Vassels”, *Bulletin of the School of Oriental and African Studies*, pp 31, 14-27, 1968. \nSafadi, Y.H., *Islamic Calligraphy*, Londres, 1979. \nScerrato, U., *Metalli Islamici*, Milan, 1966. \nTorre, P., “Metalli islamici”, *Museo Poldi-Pezzoli. Tessuti-Scultura-Metalli islamici*, Milan, 1987, pp. 273-304.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art mamelouk","calligraphie","damasquinage","écuelle"],"materials":["Cuivre damasquiné or et argent."]},"55ec1f26-ba55-52bc-a1b6-556c48ff41e4":{"name":"Croix grecque en bronze.","description":"Croix en bronze de forme grecque décorée, sur chacun de ses bras et sur ses deux faces, de cercles concentriques incisés. Deux clous de fer figurent encore sur le bras vertical. Le troisième, au pied, manque. \nIl semble que cette croix ait été clouée sur un coffret de reliquaire en bois de l'église Saint-étienne à Oum al-Rasas. La partie supérieure du bras vertical a été cassée en deux et récemment réparée. \nL'église Saint-étienne a été pavée d'un sol de mosaïque en 138 H / 756 J.-C., selon les inscriptions dédicatoires figurant de chaque côté de l'autel, ce qui prouve qu'il existait une communauté chrétienne active dans cette ville six ans après la fin de la période omeyyade et après plus d'un siècle de domination islamique sur la région.","short_description":"Croix en bronze de forme grecque provenant de l’église Saint-Etienne à Oum al-Rasas, décorée sur les deux faces. Il semble que cette croix ait été clouée sur un coffret en bois par trois clous en fer, deux d’entre eux étant toujours présents sur le bras vertical.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 8 cm, l. 6 cm.","method_for_datation":"La croix est datée par une inscription dédicatoire découverte dans l'église Saint-étienne.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert à Oum al-Rasas lors de fouilles archéologiques. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"La croix a été acquise par le Musée à l'issue de fouilles archéologiques menées depuis 1986 à Oum al-Rasas par le Studium Biblicum Franciscanum.","bibliography":"Desreumaux, A. et Humbert, J. B., “Khirbat es-Samara. Contribution à l'épigraphie syro-palestinienne”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan* XXV, 1981, p. 50, type Ec, Pl. XVI. \nPiccirillo, M. et Alliata, E., *Umm al-Rasas Mayfa'ah I: Gli scavi del complesso ecclesiastico di Santo Stefano*, Jérusalem, 1993.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","communautés chrétiennes","croix chrétiennes","forme grecque","incision","inscriptions dédicatoires","symboles religieux"],"materials":["Fonte de bronze."]},"55fc5107-27bd-5be8-8051-2257dd0d3ecc":{"name":"Encensoir ou chaufferette.","description":"Ce brûleur d'encens offre une surface ajourée avec des motifs de l'art courtois tels qu'on en trouve depuis 1220 J.-C. à Mossoul. Six figures occupent les médaillons de la partie supérieure : le souverain trônant, un verre de vin à la main, le cavalier portant un faucon, le chasseur de lion et trois musiciens assis en tailleur, tenant le tambourin, la flûte et le luth. La demi-sphère légèrement aplatie montre un soleil et ses rayons concentriques. La partie inférieure est ornée de motifs similaires : au milieu, deux suites d'animaux courant. Les éléments décoratifs sont damasquinés d'or et d'argent. Alors que l'or sert plutôt au remplissage, les insertions d'argent garnissent le fond des dessins très détaillés des vêtements, des coiffures, des corps des animaux et des éléments floraux. Les médaillons se détachent sur un réseau d'arabesques symétriques. \nLes personnages portent derrière la tête une sorte de nimbe, ce qui ne signifie pas que ce sont des saints, mais permet de les distinguer plus nettement. On peut penser que le commanditaire était un prince, comme l'atteste l'inscription sur l'encensoir conservé au British Museum. À cette époque, la Syrie connaissait une grande prospérité. Des pièces de ce type étaient sans doute exécutées à Damas, depuis le déclin de la production de Mossoul après la mort du souverain Badr ad-Din Lulu en 1233 J.-C. Damas fut assailli par les Mongols en 1260 et en 1300 J.-C. On peut supposer que cette pièce a été réalisée entre ces deux dates. \nL'intérieur est muni d'une petite coupe de laiton où étaient mises à brûler des herbes aromatiques. Placée au milieu de deux anneaux concentriques reliés par une fixation mobile, elle restait toujours en position horizontale. On peut penser que les connaissances techniques dans ce domaine étaient acquises dès le VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) dans le monde islamique. Le souverain yéménite al-Malik al-Achraf décrivit en 690 H / 1291 J.-C. le compas flottant demeurant en position horizontale. Sont également attestées autour de 1230 J.-C. des horloges à eau à la technique très élaborée. En Occident, la suspension fut finalement appelée “suspension de Cardan”, du nom de son inventeur milanais Girolamo Cardano (1506-1576). \nUn encensoir de ce type révèle le niveau de raffinement de l'époque. On a aussi pensé que les encensoirs pouvaient servir à la cour à se chauffer les mains.","short_description":"Les encensoirs sphériques en métal précieux étaient des objets luxueux très en vogue dans les cours de la Méditerranée orientale vers 1290. Ils étaient composés de deux parties, ce qui permettait de les ouvrir pour poser dans une coupelle intérieure, sur un charbon incandescent, des substances aromatiques qui produisaient une fumée parfumée.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Museum für Indische Kunst.","dates":"Troisième quart du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Diametre 15 cm.","method_for_datation":"En Syrie, on trouve à l'époque ayyoubide et mamelouke, au VIIe/XIIIe siècle, des boules à brûler l'encens de ce type. L'exemplaire est strictement similaire à ce groupe.","method_for_provenance":"La Syrie est le lieu de production attesté pour une série de boules à brûler l'encens strictement similaires.","provenance":"Syrie, vraisemblablement Damas.","obtention":"Dépôt du Museum für Indische Kunst.","bibliography":"Barrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum,* Londres, 1949, n° 22, XV. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 74-75. \nSezgin, F. *Wissenschaft und Technick im Islam,* vol. III, Francfort-sur-le-Main, 2003, pp. 58-59. \nHale, J. R., *A Concise Encyclopædia of the Italian Renaissance,* Londres, 1981, pp. 69-70.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquinage","encensoir","principe de Cardan"],"materials":["Bronze damasquiné d’or et d’argent."]},"56be57e8-2f07-5969-a236-a5ddc30a31cd":{"name":"Lampe.","description":"Lampe de bronze constituée de divers éléments articulés autour d'une tige centrale. En premier lieu, quatre pièces sphériques disposées dans un ordre croissant de taille, avec une frange centrale ajourée et une inscription en *naskhi*. Ensuite, un élément prismatique à huit faces avec une décoration ajourée de type végétal. La lampe se termine par un grand corps tronco-pyramidal à la façon d'une cloche à quatre côtés, décoré de motifs végétaux et de deux cartouches épigraphiques, l'un dans la partie supérieure, l'autre dans la partie inférieure, avec la devise de Mohammed III : “Et il n'est d'autre vainqueur que Dieu. Loué soit-il.” Sur le bord, incisée dans le bronze, une autre inscription en *naskhi* livre, outre la date d'exécution, une série de bénédictions et de titulatures. \nQuant à la place des récipients pour les lumières, il y a une hypothèse convaincante. La lampe est parvenue au musée amputée de ses longs bras à charnières qui s'ouvraient, depuis le corps tronco-pyramidal, en une couronne rayonnante dont subsistent quelques restes. On comptait deux bras par face, ce qui fait un total de seize bras et environ 48 à 64 verres qui donnaient de la lumière sans l'obstacle de la grande structure. \nOn sait que la construction de la Mosquée royale de l'Alhambra est due à l'initiative de Mohammed III ; la lampe devait donc briller dans la nef centrale devant le *mirhab*, lieu idoine pour un objet portant la devise du souverain. Il est logique de conclure que le souverain fondateur avait dû également fournir le mobilier.","short_description":"Œuvre maîtresse de l'art du métal andalou grâce à l'élégante décoration ajourée de son corps, cette lampe, d'après son inscription, fut commandée par Mohamed III pour la mosquée de l'Alhambra. À l'intérieur de la lampe ont survécu les crochets des bras qui soutenaient les petits récipients de verre pour les lumières.","holder":"Musée archéologique national.","initial_owner":"Après la conquête de Grenade en 898 H / 1492 J.-C., la lampe, retirée de son emplacement, fut transportée à Oran avant d’entrer dans la collection du cardinal Cisneros qui en fit dépôt au Colegio Mayor de San Ildefonso, à Alcalá de Henares, d’où elle passa à l’Université.","dates":"705 H / 1305 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. totale 230 cm, H. du corps tronco-pyramidal 54 cm, Ø 79 cm.","method_for_datation":"Sur le bord inférieur de la lampe, une inscription en *naskhi* donne la date de 705 H / 1305 J.-C.","method_for_provenance":"Malgré les dégradations subies par la lampe dans sa partie inférieure, les titres encore visibles dans l'inscription du bord permettent de l'attribuer à MohammedIII(r. 702-709/1302-1309), qui dut la faire pour la mosquée de l'Alhambra.","provenance":"Mosquée de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce a été attribuée au Musée archéologique national après redistribution du patrimoine de l'état le 20 mars 1868.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Lámpara de Abu 'Abdil-lah Mohammad III de Granada, apellidada vulgarmente lámpara de Orán, y custodiada hoy en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, II, Madrid, 1876, pp. 466-491. \nFernández Puertas, A., “Tipología de lámparas de bronce de al-Andalus y el Magreb”, *Miscelánea de Estudios árabes y Hebraicos. Sección árabe-Islam*, 48, Grenade, 1999, pp. 379-392. \nLévi-Provençal, E., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 185, n° 192. \nZozaya, J., “Lámpara”, *Arte islámico en Granada. Propuesta para un museo de la Alhambra*,Grenade, 1995, p. 434, n° 187.","dynasty":"Nasride","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","bronze","Cisneros","Grenade","lampe","mobilier religieux","mosquée","naskhi"],"materials":["Bronze","fonte."]},"582735bb-91b8-5a1b-b50e-a4d74176b7d7":{"name":"Arme blanche","short_description":"En bronze argenté, une belle ciselure sur toute la surface avec des motifs floraux sur le manche. Sur le plat du contre-fer figurent des armoiries d’un côté et sur l’autre un navire stylisé avec une inscription en arabe. 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Il se compose de bas en haut de plusieurs éléments : la base conique en forme de coupe inversée qui était fixée au sommet de la coupole, une brève partie tubulaire reliée à un élément sphérique non décoré, une seconde partie tubulaire terminée par un anneau suivie d'une forme ovoïde allongée se terminant à son tour en un anneau similaire au précédent, un élément sphérique rappelant le premier, un élément tubulaire formant transition avec la partie finale, le croissant. \nCelui-ci consiste en un cercle de 90 centimètres de diamètre occupant la position éminente. épais dans sa partie inférieure, très fin dans sa partie supérieure, ce croissant est l'un des plus volumineux jamais utilisés dans le couronnement d'un édifice islamique. Le musée a acquis deux autres croissants de grande dimension qui avaient appartenu l'un au Dôme du Rocher, l'autre à la mosquée al-Aqsa. Le modèle présenté ici est en bon état. Il ne comporte aucun décor car la hauteur à laquelle il était placé interdisait de percevoir tout détail décoratif.","short_description":"Cet important croissant de cuivre couronnait le sommet du Dôme du Rocher. Il est composé d’une base conique en forme de coupe inversée qui se prolonge sous différentes formes pour se terminer par un grand cercle de 90 cm de diamètre. Ce croissant est considéré comme l’un des plus volumineux du monde islamique et est sans doute le plus grand qui soit conservé dans un musée.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Waqf du Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Environ XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 490 cm, Ø (croissant) 90 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces similaires datées de façon sûre.","method_for_provenance":"Les éléments architecturaux de cet importance étaient probablement réalisés sur place, c'est-à-dire à Jérusalem.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"L'objet a été transféré du Dôme du Rocher à des entrepôts de l'Agence des fondations pieuses du Haram al-Charif puis transféré au musée vers 1923.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_OO1 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cuivre, croissants"],"materials":["Métal forgé et assemblé."]},"5b39f275-54df-59e1-af9d-1758c033e5d5":{"name":"Plaque d’impression d’une liste des lieux saints de Palestine.","description":"Plaque d'impression rectangulaire en cuivre. Elle ne présente aucun décor particulier à l'exception d'un cadre composé de filets droits et d'une ligne ondulée. Deux motifs incurvés ornent les deux extrémités de la dernière ligne de texte. Celui-ci, rédigé en turc ottoman, mentionne les principaux lieux saints de Palestine comme la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher à Jérusalem ainsi que le Haram al-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, à Hébron (al-Khalil). Y figurent également le nom des tombeaux de quelques prophètes dont celui de Moïse sur la route de Jéricho, celui de David hors les murs de la ville ancienne de Jérusalem, ceux d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham ainsi que le tombeau d'al-Khadir. Sont également repris les noms d'une série de sites et de mausolées dont le *mihrab* de Zakariya au Haram al-Charif, le site d'Abou 'Oubaid 'Amar bin al-Djirrah à Amwas (Nicopolis), le tombeau de Marie au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, le Qoubbat al-Mi'radj (Dôme du Mi'radj), le Qoubbat al-Arwah (Dôme des Esprits) ; le Bouraq al-Charif (sanctuaire d'al-Bouraq) au Haram al-Charif, le Qoubbat Rahil (tombeau de Rachel) à Bethléhem, le tombeau de Joseph à Hahlhoul et al-'Ais à Sa'ir. La liste donne également le nom des grands saints de la voie soufie dont Muhammad al-Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.), l'un des oulémas du Bait al-Maqdis, et Muhammad al-Budairi (mort en 1220 H / 1805 J.-C.), autre érudit du Bait al-Maqdis. L'inscription se termine par le mot “Ouverture”. Il est possible que cette plaque ait été destinée à l'impression sur papier d'une autorisation de pénétrer dans les saints lieux nommés, à moins qu'il ne s'agisse d'une liste de ce qu'un soufi devait visiter en Palestine.","short_description":"Panneau rectangulaire en cuivre exempt de décoration. Il y est gravé la liste des principaux sites et sanctuaires de Palestine : peut-être une autorisation pour pénétrer dans ces lieux, ou encore une liste des lieux devant être visités ou tout simplement des endroits où l’on pouvait se faire bénir. La liste était vraisemblablement imprimée sur papier pour être distribuée aux intéressés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Fondation pieuse (waqf), Jérusalem.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire / XIXe siècle.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 31 cm, l. 10 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les noms et dates des pieux personnages mentionnés (*cheikh* Muhammad al-Khalili et *cheikh* Muhammad al-Budairi).","method_for_provenance":"Il est probable que cette plaque a été gravée en Palestine où certains ateliers s'étaient spécialisés dans le travail du cuivre. Par ailleurs, les sites mentionnés se trouvent tous en Palestine, ce qui renforce cette hypothèse.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Cette plaque a été transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Autorisation d’entrée","cuivre","gravure","inscription","liste des lieux saints","liste des tombeaux","plaque d’impression"],"materials":["Cuivre forgé, martelé et gravé."]},"5dd25402-aa83-5544-9e46-d6ccfe8b2a79":{"name":"Coupelle magique","short_description":"Pour pallier les limites de la médecine, on a recours aux formules religieuses ou aux chiffres inscrits sur des coupes magiques. Le liquide qui entre en contact avec les formules se charge de leur propriété curative. L'ombilic est orné d'une représentation de la Kaaba sur le dessus et d'une étoile à six branches au revers.","type":"Dinanderie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Xe siècle de l'Hégire / XVIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 4,5 cm, D: 20,5 cm","provenance":"Proche-Orient","obtention":"Achat en vente publique à l'étude François de Ricqlès en 2001.","materials":["Alliage cuivreux à décor gravé"]},"6316fa3b-7cce-55f6-bcdc-23910cde7fbb":{"name":"Gamelle (*m’raq*).","description":"L'objet, de forme cylindrique, est composé de quatre éléments superposés et d'un couvercle muni d'une anse semi-circulaire. L'ensemble est relié par deux tiges plates verticales qui s'attachent au couvercle par deux crochets et qui sont garnies de zigzags en pointillé. \n \nLes quatre éléments sont ornés de décors floraux (feuilles d'acanthe et tulipes stylisées) exécutés en alternance. Le couvercle est garni d'un décor géométrique (lignes en zigzag). \n \nBien que la fonction de cet objet soit de servir et de transporter les différents mets, certains avancent que c'est un ustensile de hammam, utilisé autrefois par les femmes pour transporter le nécessaire de bain.","short_description":"De forme cylindrique, ce porte-manger est composé de quatre éléments superposés ornés de décors floraux et d'un couvercle muni d'une anse semi-circulaire et portant un décor géométrique. Le tout est réuni par des bandes métalliques verticales qui s'attachent au couvercle par deux crochets.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø 16,5 cm, H. 32,5 cm.","method_for_datation":"D'après le style des éléments floraux (tulipe, feuille d'acanthe), utilisés en abondance par les dinandiers algérois de l'époque dans la décoration des objets du quotidien.","method_for_provenance":"Alger fut le principal centre de fabrication de ce type de dinanderie.","provenance":"Alger.","bibliography":"Eudel, P., *Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tripolitaine*, Paris, 1906. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarius, V., *Les industries d'art indigène en Algérie,* Alger, 1902.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acanthe","bain","cuivre","décoration florale","décoration géométrique","femme","hammam","Ottomans","tulipe"],"materials":["Cuivre rouge martelé et incisé."]},"63d7eb6d-8326-5395-9279-d48a47c2abba":{"name":"Paire de chandeliers de *mihrab*.","description":"Chaque chandelier entièrement doré présente une base circulaire, un corps en forme de cloche, une tige cylindrique à anneau et un important binet. En partie supérieure et inférieure du corps figure un bandeau de motifs de cœurs ornés de palmettes en leur centre, qui se répète en bordure à la base de la tige. D'importants motifs de feuillage sont gravés en relief sur l'anneau de la tige. Celle-ci est décorée de losanges sinueux à motifs *hatayi* (pivoines) présentés de face ou de profil. Le chandelier comporte également des cartouches entrelacés d'inscriptions. La partie centrale du corps est décorée d'un large bandeau épigraphié sur fond de pivoines et de vrilles spiralées, qui reprend un poème en persan à la louange de la lumière du chandelier. Une inscription en arabe précise : “Que le sultan Bayézid soit protégé des calamités”, et une en turc ottoman indique que les chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée du sultan Bayézid II à Edirne. La forme de ces deux objets rappelle les chandeliers mamelouks.","short_description":"Lorsque les sultans ottomans commanditaient la construction de leurs mosquées, ils faisaient également exécuter les chandeliers destinés à être placés des deux côtés du *mihrab*. Ces chandeliers ont été fabriqués pour la mosquée de Bayézid II à Edirne et les inscriptions présentent leurs souhaits au sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.).","dates":"Vers 894 de l’Hégire / 1488 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 89 cm, Ø de la base 73 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Bayézid II à Edirne, nommée dans les inscriptions figurant sur le chandelier, a été achevée en 894/1488, ce qui rend probable une fabrication de ce chandelier à la même époque.","obtention":"Transféré au musée de la mosquée Selimiye d'Edirne le 16 *dhu'l-hijja* 1329/8 décembre 1911.","bibliography":"ölçer, N.*,* et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 247. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005.","dynasty":"Début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mihrab"],"materials":["Bronze décoré de gravure et de dorure."]},"63db5c62-6d08-59c2-901b-88672c5ff510":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en cuivre jaune de forme standard. Sa plus grande partie, y compris le col, l'épaule et le corps, est décorée d'incrustations d'argent. Le principal ornement du corps consiste en une superbe inscription d'une majestueuse fluidité précisant : “Fait pour Son Éminence, personnage de haut rang, homme au rang de seigneur, officier au service de Rukn al-Din, Rukn al-Din Muhammad Ibn Qaratay al-Baghdadi”. Trois médaillons à bordures festonnées séparent les membres de cette inscription sur toute la hauteur du corps. Ils sont remplis de rameaux spiralés qui se déroulent à partir d'un petit motif évoquant un visage et s'achèvent par des bourgeonnements en forme d'oiseaux, d'animaux et de masques. Les médaillons, comme la grande inscription qu'ils ponctuent, ressortent sur un fond dense d'arabesques végétales. Le col est décoré de versions plus petites de ces mêmes médaillons et le binet répète la dédicace en caractères plus petits. \nÀ un certain moment de son histoire, ce chandelier a été réargenté, ce qui lui donne un aspect plus brillant et plus récent que la plupart des modèles de son temps. Un propriétaire ultérieur fit également graver une inscription en arménien au sommet du corps, dont le texte, peu clair, pourrait signifier : “Ce chandelier est en mémoire de Temar, vaillant fils de Mkrtich \\[*sic*\\], qui l'a offert à la Mère de Dieu”. Bien que l'identité de ce Temar et celle de l'église ou du monastère auquel l'objet a été donné soient inconnues, l'inscription éclaire d'un jour fascinant l'histoire de ce merveilleux objet.","short_description":"Chandelier en cuivre jaune incrusté d'argent dont la décoration est principalement composée d'une superbe inscription nommant le commanditaire. Les chandeliers de ce genre sont courants dans l'art islamique de la période médiévale. Plus tard dans son histoire, ce chandelier a reçu une inscription avec dédicace en arménien.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Rukn al-Din Muhammad Ibn Qaratay al-Baghdadi.","dates":"Entre 658-709 de l’Hégire / 1260-1309 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 35,7 cm, Ø 32,4 cm.","method_for_datation":"Le commanditaire est présenté comme étant au service de Rukn al-Din. Ceci peut renvoyer au sultan Rukn al-Din Baybars Ier al-Bunduqdari (r. 658-676/1260-1277), ou au sultan Rukn al-Din Baybars II al-Gachankir, qui régna brièvement de 708 à 709/1309 .","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Legs de George Saltin en 1910.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 28, et p. 97, planche 30.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’argent."]},"65d60827-50d1-52dc-867b-96169525d2f1":{"name":"Boîte en cuivre jaune.","description":"Boîte cylindrique en cuivre jaune fermée par un couvercle à charnière et incrustée d'un décor d'argent. Le couvercle est orné sur sa retombée d'un motif tressé et, au centre, de quatre canards dont le cou renversé forme un nœud. Une série de médaillons quadrilobés, meublés en alternance par des arabesques et des figures et entourés d'un motif géométrique, orne le corps de la boîte. Une inscription autour du couvercle dit : “Gloire à notre maître, le roi clément, celui qui est à la fois sage, juste, aidé de Dieu, victorieux, ayant le soutien de la Divinité, qui combat les infidèles, qui pratique la dévotion, Badr al-din Lulu, épée du commandeur des fidèles.” \nBadr al-din Lulu fut nommé atabeg (“père-seigneur” en turc) auprès de trois princes zenguides de 615 à 631 H / 1218-1233 J.-C. Les atabegs, initialement gardiens ou tuteurs de princes de la dynastie seldjoukide, devinrent de plus en plus puissants au fur et à mesure que l'autorité des Seldjoukides s'affaiblissait. En 631 H / 1233 J.-C., Badr al-din Lulu devint souverain indépendant et prit le nom de Malik al-Rahmin après avoir obtenu l'investiture du calife abbasside al-Mustansir. Il fut un important commanditaire de l'industrie du métal. Pas moins de cinq objets en métal incrusté portant son nom sont parvenus jusqu'à nous. Si la technique d'incrustation venait de l'Est, les motifs décoratifs et les formes étaient issus de modèles locaux.","short_description":"Mossoul était réputée pour son travail du métal au début du VIIe s. H / XIIIe s. J.-C. Cette boîte en cuivre jaune à incrustations d'argent est particulièrement intéressante en ce qu'on y trouve une inscription au nom de Badr al-Din Lulu, souverain de Mossoul et généreux commanditaire d'objets en métal incrusté.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Badr al-Din Lulu.","dates":"631-657 de l’Hégire / 1233-1259 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 10,2 cm, Ø (base) 11 cm, Ø (haut du couvercle) 8,5 cm.","method_for_datation":"L'inscription contient le nom de Badr al-Din Lulu et son titre de souverain. La boîte a sans doute été fabriquée à une date antérieure, lorsqu'il régnait sur Mossoul entre 631 et 659 H / 1233-1259 J.-C.","method_for_provenance":"L'inscription mentionne le nom du souverain de Mossoul, Badr al-din Lulu. Mossoul était alors une prospère cité au bord du Tigre dans le nord de l'Irak, siège d'une importante industrie du métal.","provenance":"Mossoul, Irak.","obtention":"Legs de John Henderson en 1878.","bibliography":"Rice, D. S., “The brasses of Badr al-Din Lulu”, *Bulletin of School of Oriental and African Studies*, 13, 1951, pp. 627-634. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, p. 80.","dynasty":"Atabegs-Ayyoubides","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’argent."]},"675a1412-80d3-5ceb-be97-76ef1b5412e4":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens de forme globulaire composé de deux parties emboîtées. Un hémisphère contient un mécanisme consistant en une coupelle destinée à recevoir l'encens et le charbon de bois, suspendue au centre du globe par deux anneaux concentriques reliés entre eux de telle façon que chacun peut bouger indépendamment, conservant ainsi la petite coupe en position horizontale quel que soit le mouvement ou la position de la sphère. Ce mécanisme est également appelé “suspension à la Cardan”. L'extérieur de la sphère est décoré d'arabesques entrelacées incrustées d'une substance goudronneuse. Les deux hémisphères sont perforés pour permettre la circulation de l'air et la diffusion des effluves d'encens. \nCe type de brûleur serait originaire de Chine, où il était accroché au plafond pour faciliter la ventilation et la dispersion du parfum. Les premiers globes islamiques étaient également suspendus. Plus tard, on les faisait rouler sur le sol, pour les faire passer d'une personne à l'autre. Lorsque les Européens réalisèrent que ces objets pouvaient également servir de chaufferette pour les mains, les marchands vénitiens se mirent à les commander. Certaines commandes spéciales portaient les armes de familles européennes.","short_description":"À l’intérieur de ce brûleur d’encens syrien du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) se trouve un dispositif mécanique qui renferme une petite coupe pour l’encens et le charbon. Quand le globe roule sur une table ou sur le sol, la coupe à encens reste horizontale. Les Européens du pourtour méditerranéen les appréciaient et les utilisaient comme chaufferettes.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IX-Xe siècles de l’Hégire (XVe-XVIe siècles J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 16 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec d'autres exemples fabriqués pour le marché européen au cours des IXe-Xe/XVe-XVIe siècles.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Don des gouverneurs du Glasgow and West of Scotland Technical College en 1902.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations de goudron."]},"694dde47-bada-58b2-bcc0-6d5bd86a4ac0":{"name":"Grande lanterne d’al-Mouiz.","description":"Cette lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique au rebord légèrement incliné. Du pourtour découpé en six pans émanent trois chaînes ajourées, garnies d'un décor géométrique et floral stylisé composé d'entrelacs et de feuillets trilobés. Ce type de décor est courant dans le répertoire kairouanais au Moyen âge. Les chaînes suspendent un grand bassin en laiton martelé, en forme de vase circulaire, criblé de points lumineux obtenus par reperçage. Au fond se profile une étoile à six pointes entourée de trois inscriptions, une autour du col, une autre entre les supports d'anneaux, une troisième encerclant l'étoile. Sur le premier bandeau, une calligraphie coufique proclame : “Louange à Dieu… Bénédiction, bonheur, félicité, réussite, prospérité, salut et gloire à son possesseur.” Sur le pourtour du fond, on lit : “œuvre de Muhammad fils de Ali al-Qaysi al-Saffar (le dinandier) pour al-Mouiz.” Cette lanterne offre une singulière ressemblance avec une lampe de mosquée conservée à l'Art Institute of Chicago, et avec une lanterne d'origine persane appartenant à la David Collection à Copenhague (Danemark). Toutes les deux sont datables du IVe ou Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Tout porte à croire que la lanterne d'al-Mouiz, qui servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan, constitue un modèle artisanal d'inspiration byzantine qui était en vogue dans toute la sphère arabo-musulmane au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.).","short_description":"Elle servait à l'éclairage de la Grande Mosquée de Kairouan. D'inspiration byzantine, ce modèle était en vogue dans la société arabo-musulmane des IVe et Ve siècles H (Xe-XIe siècles J.-C.). \nLa lanterne est composée d'un crochet en bronze qui surmonte une calotte hémisphérique. Trois chaînes suspendent un grand bassin en laiton circulaire percé de points lumineux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince al-Mouiz ibn Badis.","dates":"424-443 de l’Hégire / 1032-1051 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 118 cm, Ø max. 51,5 cm.","method_for_datation":"La dernière inscription indique qu'il s'agit d'un don du prince ziride al-Mouiz ibn Badis (406-454/1016-1062) à la Grande Mosquée de Kairouan. Cet acte peut être contemporain de la constitution en legs (waqf) de volumes de la Mudawwana, ouvrage du grand jurisconsulte sunnite Sahnoun Ibn Saïd (160-240/777-855), par le même prince au profit de la Grande Mosquée de Kairouan, en 424/1032. Il est en tout cas antérieur aux invasions hilaliennes de 443/1051.","method_for_provenance":"Cette lanterne faisait partie du mobilier de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle a été spécialement fabriquée par un dinandier pour le prince ziride régnant. Le plus logique serait de conclure qu'elle a été fabriquée dans les ateliers kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de la création du musée de Raqqada en 1986, il a été décidé de rendre cette lanterne, qui était exposée au musée du Bardo, à son lieu d'origine.","bibliography":"Marçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, XI, fasc. 2, Tunis, 1952, pp. 411-433. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 218. \n \nWard, R., Islamic Metalwork, Milan, 1993, pp. 11 et 68.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bronze moulé et ajouré."]},"69f100f8-b478-59cb-921a-5cdfd266ab6e":{"name":"Vase.","description":"Vase sur piédouche à corps piriforme et long col. L'ouverture à bord plat comporte quatre trous percés. Le col est orné de trois bandeaux décoratifs. Le premier est à motifs géométriques et végétaux entrelacés autour de trois médaillons, chacun meublé d'un décor végétal composé de six pétales argentés bordés de rehauts d'or. Le deuxième est à motifs végétaux interrompus par trois cartouches circulaires. Chaque cartouche contient des motifs végétaux et des représentations de canards en vol. Les zones entre les cartouches portent des inscriptions en écriture *naskhi* disant : “Une des choses faites pour Sa Sublime Excellence, al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.” Le troisième bandeau est identique au premier. Le col se rattache au corps du vase par un anneau en relief décoré d'ornements végétaux. \nLa panse comporte cinq bandeaux à bordure dorée et décor d'argent. Le premier bandeau est à motifs végétaux interrompus par trois rondeaux lobés, chacun orné de fleurs de lotus. Le deuxième présente trois importants rondeaux segmentés, chacun contenant un blason présentant en son centre un aigle au-dessus d'une coupe. Le bandeau contient une inscription en style *naskhi* se lisant : “Une des choses commandées pour l'Excellence honorée, le maître sublime, le grand émir, al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.” Celui-ci était l'un des émirs du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qualawun, qui régna à trois reprises (693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 / 1309-1340 J.-C.). Il assumait au palais un certain nombre de charges, dont celle d'échanson, c'est-à-dire de responsable des boissons servies au sultan. \nLe troisième bandeau est également interrompu par trois médaillons lobés contenant chacun une fleur de lotus. Le quatrième et le cinquième sont ornés de motifs végétaux, de fleurs de lotus et de canards en vol. \nLe pied est décoré d'un bandeau interrompu par trois cartouches, chacun contenant un motif spiralé ou ondulé sur fond de motifs végétaux. Il porte également une inscription indiquant que le propriétaire du vase était l'émir Toghostomor.","short_description":"Ce vase en cuivre, décoré de motifs végétaux et géométriques, d'oiseaux, et d'inscriptions épigraphiques, porte le nom de son propriétaire, l'émir Toghostomor, échanson du sultan, et son emblème représenté par un aigle au-dessus d'une coupe. De tels chefs-d'œuvre étaient répandus à l'époque mamelouke.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Émir al-Sayfi Toghostomor al-Malaki al-Nasiri.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 31,5 cm, Ø 17,5 cm.","method_for_datation":"Analyse des inscriptions qui font allusion à Toghostomor al-Malaki al-Nasiri, propriétaire de l'objet.","method_for_provenance":"La provenance cairote se déduit du fait que l'émir Toghostomor était responsable du service des boissons du sultan al-Nasir Muhammad et que le style décoratif des ornements se rapproche de celui d'autres pièces attribuées à une fabrication au Caire. Par ailleurs, la ville était fameuse pour le travail d'incrustation de ses artisans. L'historien al-Maqrizi mentionne dans son *Khitat* (1417) qu'il n'y avait pas une maison en ville qui ne possédât d'objets incrustés.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au marchand d'antiquités Ralph Harari en 1945.","bibliography":"Al-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \n'Ashur, Said Abd al-Fatah, *Al-'Asr al-Mamlouki fi Masr wa al-Cham* \\[La période mamelouke en égypte et au Levant\\], Le Caire, 1965. \nAl-Pasha, H., *Al-Founoun al-Islamiya wa al-Wada'if ala al-Athar al-Arabiya* \\[Arts et métiers islamiques sur les monuments arabes\\], vol. 2, Le Caire, 1966. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997. \nTakush, M. S., *Tarikh al-Mamalik fi Masr wa Bilad al-Cham* \\[Histoire des Mamlouks en égypte et au Levant\\], Beyrouth, 1997.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","Canards en vol","cuivre","décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","Incrustations","inscriptions","vases"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"6f7e3d5d-1248-5ae8-98aa-b2281a1c77c0":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens en bronze à corps cylindrique orné de deux bourrelets circulaires à la base du couvercle et du corps. Le bourrelet inférieur est guilloché. Les trois pieds profilés, plus longs à l'origine, possédaient une patte qui a été supprimée. Ils sont décorés de petits cartouches d'arabesques en partie supérieure et de volutes de feuillage symétrique en dessous. Le corps, qui est creux, est fermé à l'intérieur par une plaque percée d'une cavité circulaire en son centre. \nCe brûleur d'encens est équipé d'un couvercle à charnière en forme de coupole surmontée d'un bouton en quille, le tout étant un ajout moderne. À l'origine, le couvercle devait se fixer sur le corps au moyen d'un collier. À droite de la charnière, quatre trous grossièrement découpés correspondent aux extrémités d'un quatre-feuilles gravé, ce qui signifie sans doute qu'à l'origine une longue poignée horizontale était attachée à cet endroit. \nL'objet est gravé et conserve quelques traces d'incrustations d'argent originales à la fois sur le corps et le couvercle. Le fleuron du couvercle est orné d'une guirlande de lancettes pointant vers le bouton. Un bandeau d'inscription coufique qui fait le tour de la base du fleuron proclame : “Puissance durable et vie accomplie, bien-être à jamais et bonheur pour son propriétaire.” En dessous figure un bandeau richement orné entre des bordures d'entrelacs géométriques. Entre elles se développent des arabesques allongées symétriques en découpe qui alternent avec des rosettes à motifs géométriques en T. \nLe corps est orné de la même façon d'un large bandeau encadré de frises d'entrelacs géométriques. À l'intérieur du bandeau, dans une succession d'arcs pointés, se trouvent six figures sur un fond de volutes qui alternent avec cinq compositions d'arabesques symétriques. Ce motif est interrompu une seule fois par un grand quatre-feuilles (peut-être non contemporain). Les figures vêtues de longues robes à capuchons sont debout et de profil. Chacune appuyée sur un long bâton, elles se déplacent sans doute vers la gauche. Toutes sont d'apparence identique à l'exception de celle à droite du quatre-feuilles, qui est barbue et dont le corps incliné sur son bâton indique qu'elle est âgée.","short_description":"Ce brûleur d’encens avec ses bénédictions en arabe et sa frise de figures encapuchonnées a pu être utilisé dans une église. Les objets combinant les éléments chrétiens et musulmans étaient fréquents au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) en Syrie et en Irak, où chrétiens, juifs et autres minorités religieuses vivaient côte à côte avec leurs voisins musulmans.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Seconde moitié du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 16,51 cm.","method_for_datation":"En 1989, Eva Baer a identifié cet objet comme appartenant à un groupe de pièces en métal à thème décoratif chrétien fabriquées dans les ateliers syriens ou mésopotamiens du milieu à la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"En 1989, Eva Baer a identifié cet objet comme appartenant à un groupe de pièces en métal à thème décoratif chrétien fabriquées dans les ateliers syriens ou mésopotamiens du milieu à la fin du VIIe/XIIIe siècle.","provenance":"Syrie ou Irak.","obtention":"Don du National Museum of Antiquities of Scotland au Royal Museum en 1956.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images*, Leyde-New York, 1989, p. 10.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","thèmes chrétiens"],"materials":["Bronze moulé et incisé, traces d’incrustations d’argent."]},"763ee7df-878c-58a5-84f4-122b7dc9a7e0":{"name":"Casque","short_description":"C’est un casque islamique appelé “casque de Rostem” d’origine perse. De la pointe jusqu’à la jointure frontale, il mesure 21 cm. La maille de fer dentelée mesure 30 cm. Le périmètre frontal est de 70 cm. Il est richement décoré : deux cornes latérales avec une pointe frontale (ottomane), des motifs floraux sur toute la surface.","type":"Ferronerie","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi","keywords":["Armée tunisienne","Musée de l'armée","Palais de la rose"],"materials":["Métal"]},"769f5fbf-87c9-548e-bbeb-0427004b6c64":{"name":"Écritoire.","description":"Ce petit ustensile à écriture de forme cylindrique présente un décor de frise à quatre médaillons. L'un de ces médaillons montre un cavalier avec des guépards. Ces animaux étaient spécialement dressés pour accompagner le souverain à la chasse. Un cavalier chasse à l'arc, un autre apparaît un faucon au poing, le dernier est attaqué par un lion. Ces symboles de pouvoir se lisent sur un fond décoratif d'arabesques symétriques avec motifs animaliers et image du soleil. L'axe médian est constitué de têtes de lion et de taureau et du symbole solaire. Les rinceaux se terminent par des couples de poissons, d'oiseaux, de sphinges et de béliers, dans une facture pleine de fantaisie. Les rinceaux végétaux accompagnés de têtes d'animaux apparurent au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.) dans la partie orientale du monde islamique, mais ils furent aussi utilisés au VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.) dans le royaume des Ayyoubides et du prince Badr al-Din au nord de l'Irak. Ils eurent ensuite une grande importance dans l'art du métal des Mamelouks. \nCet ustensile présente une ouverture en demi-cercle pour le pot à encre et deux trous circulaires pour les plumes. Cette partie est probablement une restauration d'époque mamelouke, le décor floral employé ne correspondant pas au niveau esthétique du reste de l'ustensile. \nLe propriétaire d'un écritoire de ce type était un homme cultivé, puisqu'il possédait l'art de l'écriture, qui était particulièrement respecté, l'islam étant fortement attaché au Coran. Le Coran était considéré comme la révélation du prophète Muhammad, une révélation aujourd'hui encore rédigée en écriture arabe.","short_description":"Cet écritoire cylindrique était utilisé comme ustensile d'écriture. Il comporte des réceptacles pour l'encre et les instruments d'écriture et est décoré d'incrustations d'argent représentant des scènes de chasse royale. Les scribes cultivés de l'époque étaient fiers de leurs écritoires décorés, ce qui permet de penser que celui-ci a été commandité par un scribe.","holder":"Museum für Islamische Kunst","owner":"Kunstgewerbemuseum.","initial_owner":"Acheté par le Kunstgewerbemuseum de Berlin en 1890 chez A. Cantoni à Milan.","dates":"Seconde moitié du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 6,5 cm, Ø 7 cm.","method_for_datation":"L'analyse comparative de l'ornementation permet de situer l'objet, selon toutes probabilités, dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"Les métaux damasquinés étant produits dans toute la zone culturelle située entre la Syrie et l'Irak, une localisation précise est impossible.","provenance":"Syrie ou Irak.","obtention":"Acheté pour le Kunstgewerbemuseum chez A. Cantoni à Milan en 1890. Dépôt du Kunstgewerbemuseum.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Metalwork, The Nuhad es-Said Collection,* Londres, 1982, pp. 32-39. \nBaer, E., *Encyclopædia Islamica*, Supplément 3-4, Leyde, 1981, pp. 203-204. \nHagedorn, A., *Die Blacas-Kanne. Zur Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jahrhundert,* Münster, 1992, n° 128. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 370. \nWard, R., *Islamic Metallwork,* Londres, 1993, pp. 71-93.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesque","Ayyoubide","damasquiné","écritoire","mamelouk"],"materials":["Bronze gravé, damasquiné d’argent."]},"79968466-a94b-5053-a5e9-1155df32e285":{"name":"Ensemble aiguière et bassin.","description":"Cette aiguière et ce bassin étaient présentés à la cour pour le lavement des mains. Il existe des sources médiévales arabes décrivant ces ustensiles. Ils constituaient des objets d'apparat dans les trousseaux des filles d'émirs, de vizirs et de gens de haute noblesse, de dignitaires et de négociants. L'ensemble de Berlin a été fabriqué pour un juriste, si l'on en croit le programme iconographique du décor. Les inscriptions présentent des souhaits d'ordre général (prospérité, richesse, santé, savoir et bonté) pour un propriétaire inconnu. Le bon état de conservation permet d'apprécier la splendeur originelle de ces pièces. \nL'aiguière à couvercle abattant et bec verseur droit présente une forme très plastique. Trois frises à motifs figurés dans des médaillons de différentes tailles agrémentent la panse, l'épaulement et le col. Dans les médaillons figurent des souverains trônant ou des cavaliers, ainsi que des constellations. Le départ du col présente onze champs en arc garnis de figures debout dans la tradition des représentations chrétiennes. Dans une frise animalière au bord de l'épaulement se distingue une chasse à la licorne. Dans les frises ou réparties sur le corps de l'aiguière s'ajoutent des inscriptions arabes contenant des souhaits. \nSur le fond du bassin, les six constellations sont disposées autour du soleil, tandis que dans une seconde frise apparaissent les signes du zodiaque en relation avec les planètes. Sur le revers, le bassin présente, comme l'aiguière, six grands médaillons : le prince flanqué de deux gardes du corps, des scènes de vénerie et de fête. Ces médaillons sont reliés par une inscription énonçant des vœux de puissance et de victoire, de savoir et de bonté, dons et vertus que possède Allah.","short_description":"L'extrême finesse du dessin et l'exécution soignée de cette aiguière et de ce bassin démontrent la dextérité des artisans actifs à Mossoul vers 1270. Cet ensemble, commandité par un personnage de haut rang, qui dépeint les planètes et des scènes de la vie de cour a pu être utilisé pour le lavement des mains dans de grandes occasions.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"seconde moitié du VIIIe de l’Hégire (troisième tiers du XIIIe J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"Aiguière : H. 37 cm, Ø 20,6 cm ; bassin : H. 17 cm, Ø 43 cm.","method_for_datation":"L'artiste ayant signé, l'objet est attesté vers le milieu du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"L'artiste ayant signé l'aiguière et le bassin a dans son nom l'indication de sa ville d'origine : al-Mawsili, “celui de Mossoul”, ce qui signifie qu'il y est né ou qu'il y travaille. La signature et le motif du croissant de lune indiquent que, selon toutes probabilités, l'objet a effectivement été réalisé à Mossoul.","provenance":"Mossoul, Irak du Nord.","obtention":"Acheté en 1938.","bibliography":"Baer, E., *Ayyubid Metalwork with Christian Images,* Leyde, 1989, pp. 15-17, pl. 50-51. \nHagedorn, A., *Die Balacs-Kann. Zur Ikonographie und Bedeutung islamischer Metallarbeiten des Vorderen Orients im 13. und 14. Jehrhundert,* Münster, 1992, n° 28. \nKühnel, E., “Zwei Mosulbronzen und ihr Meister”, *Jahrbuch der preubischen Kunstsammlungen* 60, 1939, pp. 1-20. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 72-73. \nRice, D. S., “Inlaid Brasses of the Workshop of Ahmad Al-Dahaki al-Mawsili”, *Ars Orientalis* 2, 1957, pp. 225-253.","dynasty":"Post-zenguide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["damasquiné","laiton","Mossoul","post-zenguide"],"materials":["Laiton damasquiné d’or et d’argent."]},"8181fe27-473a-532e-986e-e0786c511a39":{"name":"Aquamanile en forme de bélier.","description":"L'animal, auquel il manque les pattes antérieures, les oreilles et les cornes, est représenté debout, le cou long, la tête petite par rapport au reste du corps, ce qui lui donne une allure d'une grande robustesse. Sur son poitrail est suspendu un croissant qui semble avoir un rôle prophylactique. Il est retenu par un collier incisé, en dents de scie, noué autour du cou. L'œil est représenté par un anneau circulaire incisé qui entoure l'iris globulaire. L'aquamanile servait, sans doute, de tête de fontaine qui embellissait un des palais ou une des demeures de la région. L'eau, qui arrivait par un tube placé sous le ventre du bélier, jaillissait de son museau entrouvert et en forme de goulot. Cet exemplaire est à rattacher à toute une série d'aquamaniles en forme d'animaux, généralement des cerfs, des canidés ou des oiseaux, découverts dans divers pays musulmans et notamment en égypte et en Espagne.","short_description":"L'aquamanile servait vraisemblablement de tête de fontaine embellissant les palais et les grandes demeures. Ce modèle est à rattacher à toute une série d'aquamaniles en forme d'animaux, généralement des cerfs, des canidés ou des oiseaux découverts dans certains pays musulmans dont l'égypte et l'Espagne.","holder":"Musée du Bardo.","dates":"IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-première moitié du XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"H. 32,5 cm.","method_for_datation":"Cet aquamanile présente des analogies certaines avec d'autres pièces trouvées à Madinat al-Zahra qui datent du milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) et en égypte, qui datent du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). En prenant en considération le contexte historique de l'Ifriqiya et la simplicité du décor, on peut dater cette pièce du IVe-première moitié du Ve siècle H (Xe-première moitié du XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Cette pièce provient d'une découverte fortuite faite à Beni Khalled (cap Bon, Tunisie), très probablement au cours des années 1930. Malgré des ressemblances avec des aquamaniles andalous, rien ne semble contester son origine ifriqiyenne.","provenance":"Ifriqiya ?","obtention":"Cette pièce a été offerte au musée par l'association Les amis du Bardo en mai 1941. Depuis, elle y est exposée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 271. \n \nZbiss, S.M., Actes du 79e congrès national des sociétés savantes, Alger, 1954, p. 303.","dynasty":"Fatimo-ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Bronze coulé."]},"823fdade-8900-58b3-bcda-59a5e61574cf":{"name":"Aiguière et son bassin.","description":"Ensemble constitué d'une aiguière et d'un bassin destiné aux ablutions rituelles. Le bassin de dimensions importantes présente un bord évasé. L'aiguière est à corps piriforme, poignée incurvée et couvercle. Le rebord du bassin, le corps, le couvercle et la partie inférieure du bec de l'aiguière sont décorés d'un rainurage formant des losanges à l'intérieur desquels des rainures verticales et horizontales constituent des motifs carrés. Le couvercle comporte à son sommet un bouton de fleur et une feuille, selon la mode de l'époque. \nL'ensemble fait appel à une technique de dorure appelée *tombak*. Dans le travail du métal turc, la dorure, en particulier d'objets en cuivre pur, apparaît au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Cette méthode chimique consiste en l'application d'un amalgame de poudre d'or et de mercure à la surface de l'objet, qui est ensuite cuit dans un four. Le mercure s'évapore pendant la cuisson tandis que l'or adhère à la surface du cuivre. Des feuilles d'or peuvent aussi être appliquées sur la surface métallique mercurisée. à l'évaporation du mercure pendant la cuisson, les feuilles se fixent sur l'objet. \nL'inscription mentionne que ces objets étaient destinés au tombeau de Pertevniyal Valide Sultan et indique la date de 1286 / 1870 J.-C. Elle était la seconde *iqbal* (la favorite du sultan, littéralement “la fortunée”) du sultan Mahmoud II (r. 1223-1225 H / 808-1839 J.-C.). En donnant naissance au prince héritier Abdoulaziz, elle accéda au rang le plus élevé des femmes de la cour et lorsque son fils monta sur le trône en 1278 H / 1861 J.-C., elle devint Valide Sultan (mère du sultan). Elle fit construire un complexe de bâtiments à son nom dans le quartier d'Aksaray à Istanbul, comprenant une mosquée, une école et des fontaines publiques. à sa mort en 1301 H / 1883 J.-C., elle fut enterrée dans un tombeau aménagé dans la cour de sa mosquée. Plusieurs objets des collections du musée proviennent de ce tombeau.","short_description":"L’or a été le symbole du pouvoir économique à toutes les périodes de l’histoire. La technique *tombak* est un procédé qui donne l’aspect de l’or aux objets. Elle est utilisée pour décorer cette aiguière et cette cuvette utilisée par Perteyniyal Valide Sultan, mère du sultan Abdülaziz, durant les cérémonies religieuses.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sans doute Pertevniyal Valide Sultan (m. 1300/1883; reine-mère de 1277 à 1292 H / 1861–1876 J.-C.).","dates":"1286 de l’Hégire / 1869 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 12 cm, Ø 60 cm ; aiguière : H. 30, 5 cm.","method_for_datation":"Sur les deux pièces figure une inscription précisant qu'elles ont été réalisées pour le tombeau de Pertevniyal Valide Sultan et donnant la date de 1286/1870.","method_for_provenance":"Comme ces deux objets étaient destinés au tombeau de la mère du sultan Abdoulaziz et que la technique du *tombak* (cuivre doré) était principalement utilisée à Istanbul, il est hautement probable qu'ils ont été réalisés dans cette ville.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré du tombeau de Pertevniyal Valide Sultan à Istanbul (à laquelle l'objet est dédié) le 24 *jumada* II 1344/9 janvier 1926.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri III, Selçuklu-Osmanlı* (Civilisations anatoliennes III, Seldjoukides-Ottomans), Istanbul, 1983, p. 305","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abdoulaziz, Abdülaziz","aiguière","bassin","Mahmoud II","Pertevniyal Valide Sultan","tombak"],"materials":["Cuivre doré (tombak)."]},"82623a18-7533-59e9-b6b9-13cb371445c3":{"name":"Aspersoir à parfum.","description":"Aspersoir à parfum ou à eau de rose, caractérisé par un piédouche assez important, une panse piriforme et un col allongé décoré d'une composition de motifs foliés entrelacés. L'inscription en écriture *thoulouth* qui orne la partie inférieure du col se lit : “Puissiez-vous bénéficier de la gloire éternelle, de la félicité et d'une longue vie le matin et le soir.” L'anneau entre le corps et le col est gravé d'ornements dont des tiges foliées entrecoupées de petits médaillons en forme de fleurs. \nLa panse est décorée de cinq bandeaux. Le premier, à la base du col, contient des ornements en fleur de lotus interrompus par des rondeaux contenant des rosettes. Le second se compose de motifs en diamant à bordures segmentées à l'intérieur desquels figurent des canards en vol. Il est interrompu par des médaillons circulaires qui contiennent le blason du sultan Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Le troisième bandeau, le plus large, porte une inscription en style *thoulouth* qui se lit : “Gloire à notre seigneur, le sultan al-Malik al-Nasir Nasir al-Dunya wa'l-Din al-Malik al-Nasir Hassan.” Sur fond d'ornements végétaux incrustés, elle est interrompue par trois cartouches polylobés contenant d'autres inscriptions partant d'une petite rosette centrale. Le quatrième bandeau est similaire au second. La panse se termine par un étroit bandeau à motifs foliés. Le piédouche est décoré de petites rosettes sur fond d'ornements foliés. Le style décoratif et la technique de production de cet aspersoir rappellent étroitement un certain nombre d'objets mamelouks probablement réalisés au Caire.","short_description":"L'Islam préconisant l'utilisation de parfums, les fabriques d'extraction d'essences d'origine végétale ou animale se développèrent. Les califes, les sultans et les émirs conservaient les parfums dans des récipients de formes et matières différentes. Cet aspersoir à parfum en laiton, incrusté d'or et d'argent, porte le blason épigraphique du sultan Hassan.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"698-708 de l’Hégire / 1299-1309 J.-C. ou 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 22,5 cm, Ø 7,6 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur l'objet portent le nom et l'emblème du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C. De plus, le style décoratif et la technique de production correspondent à ceux d'autres pièces réalisées à cette époque en égypte et en particulier au Caire.","method_for_provenance":"L'objet a été réalisé pour le sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. Il comporte en effet son blason dans les médaillons circulaires de la panse ainsi qu'une inscription à sa gloire (voire description). Par ailleurs, le style décoratif et la technique de production étayent la provenance cairote.","provenance":"Égypte, probablement Le Caire.","obtention":"Acquisition en 1945 auprès de la collection du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMustafa, M., *Al-Wihda fi al-fan al-islāmi* \\[L'Unité en art islamique\\], Le Caire, 1958. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres, New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["artes décoratives","aspersoirs","cuivre","Incrustations","motifs végétaux","parfums"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent."]},"839e8617-ca88-5db2-98b8-899baa6e04d1":{"name":"Oiseau.","description":"Petit oiseau de bronze posé sur une base, caractérisé par un gros bec crochu disproportionné par rapport à la tête, un cou allongé et un petit corps terminé par une queue fendue en deux. L'ornementation, également répartie sur les côtés droit et gauche, se résume à des hachures au niveau du cou et à l'emplacement des ailes formant le plumage. Les yeux, gravés en ovale, sont surmontés d'entailles verticales. L'ornementation du côté droit est mieux exécutée et mieux tracée. Le reste du corps est laissé lisse. \nL'artisan qui a fabriqué la figurine visait probablement à en faire un élément décoratif en même temps que fonctionnel, comme un bouton de préhension pour un sucrier, un plat à couvercle, etc.","short_description":"Figurine représentant un oiseau à gros bec plutôt disproportionné par rapport au reste du corps simplement décoré de hachures ou de traits suggérant les ailes. Cet élément de préhension décoratif devait surmonter un ustensile à usage domestique.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015 -1152 J.-C.","location":"Constantine","dimensions":"H. 4,2 cm, L. 2,5 cm.","method_for_datation":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe).","method_for_provenance":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Golvin, 1951).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \nGolvin, L., *Le Magrib central à l'époque des Zirides*, *recherches d'archéologie et d'histoire*, Paris, 1957. \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \nInstitut du Monde Arabe*, L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","Hammadides","oiseau","représentation figurative"],"materials":["Bronze moulé et gravé."]},"85a438c7-5833-5106-a6d9-e9bc6b70d317":{"name":"Chandelier.","description":"Chandelier en cuivre d'une belle exécution composé d'une base, d'un corps et d'une tige. La base polygonale présente sur son pourtour inférieur un mince bandeau décoratif incrusté d'or. Plus haut se projette une suite d'arcs. Le corps est entouré d'une succession d'arcs reposant sur des piliers à socles et chapiteaux estampés en haut relief. Derrière ces arcs se déroule un bandeau épigraphique gravé d'un texte rédigé en grands caractères *thoulouth* incrustés d'argent qui se lit : “Force à notre maître, le souverain régnant, le juste, celui qui aide, le victorieux, le triomphant, protecteur du monde et de la religion, chef de l'islam et des musulmans, Artuk Arslan Ibn Ilghazi Ibn Artuk, commandeur des fidèles, que Dieu prolonge sa vie et renforce sa victoire.” Au-dessus court un bandeau d'arcs brisés meublés d'un décor végétal. La tige, qui n'est pas d'origine, est en forme d'entonnoir inversé se terminant par une large bobèche pour recevoir la chandelle. Elle ne comporte aucun décor, ce qui confirme sans doute qu'elle n'est pas d'origine. Il est courant de trouver des chandeliers à tige détachable. Le Musée islamique en possède plusieurs exemplaires. Par sa forme et son type, ce chandelier est très rare. Sa présence à Jérusalem reste inexpliquée. Il faisait probablement partie d'un *waqf* établi en faveur de la mosquée al-Aqsa ou du Dôme du Rocher, mais à l'évidence n'a pas été fabriqué pour ces lieux de culte. Les inscriptions ne précisent pas s'il a été réalisé pour une institution religieuse, ce qui renforcerait l'hypothèse qu'il a été apporté à Jérusalem pour d'autres raisons. L'inscription prouve également qu'il a été la propriété de deux générations de souverains artukides.","short_description":"Chandelier en cuivre finement travaillé à base décorée d’inscriptions incrustées d’or et d’argent. La tige n’a aucune décoration. Il fut commandité par le souverai, Artuq Arslan. Sa forme et son style sont très rares et nous ignorons comment l’objet est parvenu à Jérusalem. Ses inscriptions n’indiquent aucune relation avec la mosquée al-Aqsa ou le Dôme du Rocher.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Artuk Arslan Ibn Ilghazi Ibn Artuk (qui régna à Mardin vers 597-637 H / 1201-1239 J.-C.) ; lui succéda son fils, Najm al-Din Ghazi.","dates":"De 597 à 637 de l’Hégire / 1201-1239 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. totale 39 cm, H. de la tige 20 cm, Ø base 31 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur l'objet mentionne le commanditaire.","method_for_provenance":"Les inscriptions ne donnent aucune information. Le souverain artukide propriétaire de cet objet régnait à Mardin et Mayyafariqin. Il est possible que le chandelier ait été fabriqué dans une de ces villes, mais il peut également provenir de Mossoul, dont il rappelle les techniques de production. Par ailleurs, il n'existe pas de pièces similaires permettant de valider une quelconque hypothèse.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Objet transférée du Haram al-Charif au musée à une date inconnue.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jerusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","dynasty":"Dynastie artukide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivre incrusté d’or et d’argent","cuivres","écriture thoulouth","inscriptions","inscriptions gravées sur cuivre"],"materials":["Cuivre incrusté d’or et d’argent martelé et sculpté."]},"8754893b-4b9d-539e-acd4-ccf6ba2b1397":{"name":"Instrument de géomancie.","description":"Objet rectangulaire en alliage de cuivre se composant de trois parties : une plaque de face à cadrans et une plaque de dos solidarisées par un cadre. La plaque de face présente 19 petits cercles gravés autour d'un bouton surmonté d'une fenêtre, laissant apparaître une petite section du cadran fixé à l'arrière. Un cadran semi-circulaire plus grand est disposé légèrement décalé par rapport au centre et quatre arcs coulissants occupent la partie à l'extrême droite. Au-dessus et entre ces index figurent des inscriptions incrustées de fil d'or ou d'argent. Le cadre est surmonté d'un ornement triangulaire fait d'arabesques par lequel l'instrument pouvait être suspendu, et rappelle le trône des astrolabes. La plaque de dos est décorée à profusion de bandeaux d'inscriptions et d'arabesques. Au centre, une inscription en écriture *naskhi* précise : “Possession de Muhammad al-Muhtasib al-Bukhari.” Cette unique inscription sans incrustations d'or ou d'argent au style calligraphique légèrement différent et en l'absence de toute date est probablement un ajout ultérieur. \nLa géomancie est l'art de la divination et cet instrument servait à prédire le futur. Chacun des cadrans comporte une série d'inscriptions partant en rayon du bouton central qui commande le défilement du cadran affichant différentes configurations de points argentés (nombres entre 4 et 7) dans la fenêtre qui, à son tour, correspond à l'inscription sur laquelle est pointée la flèche du bouton. Ces points représentent les constellations. Les inscriptions en coufique au-dessus de 16 des 19 cercles fournissent les positions des maisons de la géomancie, comme la “Maison de la propriété et des gages” ou la “Maison des ennemis et des envieux.” Selon la configuration des points dans les fenêtres, on pouvait prédire la bonne ou la mauvaise fortune. La pratique d'interpréter ces signes était issue de traditions divinatoire arabes matérialisées par des signes tracés sur le sable.","short_description":"Instrument de géomancie en cuivre jaune de forme rectangulaire avec une complexe organisation de cadrans. Cette façon de prédire l'avenir, en interprétant les signes qui apparaissent dans les fenêtres à côté des cadrans, venait de la tradition de la divination par signes tracés sur le sable.","holder":"The British Museum.","dates":"639 de l’Hégire / 1242 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 28,8 cm, L. 33,7 cm, P. 2,2 cm.","method_for_datation":"Il comporte une date gravée : 639 (1242 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *nisba* de l'artisan est al-Mawsili, ce qui signifie qu'il était originaire de Mossoul où se trouvait une florissante industrie du métal. Cependant, on trouvait également dans ce domaine des artisans actifs au Caire, à Damas et ailleurs tout au long du VIIe/XIIIe siècle, et bien que ce Muhammad Ibn Khutlukh soit de Mossoul, il a pu émigrer vers une autre cité. Cependant un autre objet de métal (aujourd'hui dans la collection Aron, également signé al-Mawsili, précise qu'il a été fabriqué à Damas, ce qui pourrait donc être également le cas de cet instrument de géomancie.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1888.","bibliography":"*L'Orient de Saladin au temps des Ayyoubides,* catalogue d'exposition, Paris, 2001, p. 210, cat. n° 222. \nSavage-Smith, E. et Smith, M., “Islamic Geomancy and a Thirteenth Century Divinatory Device: Another Look”, *Magic and Divination in Early Islam* (dir. Savage-Smith, E.), Aldershot, 2004, pp. 211-276. \nSavage-Smith, E. et Smith, M., *Islamic Geomancy and a Thirteenth Century Divinatory Device*, Studies in Near Eastern Culture and Society, 2, Californie, 1980.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesques"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’or et d’argent."]},"8932676a-f7af-54cc-8d3e-01fd198ce017":{"name":"Miroir.","description":"Ce miroir incrusté d'or à décoration figurative en bas relief est le seul objet en acier parvenu de la période des Seldjoukides d'Anatolie. Le décor qui ressemble étroitement à celui des miroirs de la période artukide est essentiellement constitué d'un médaillon orné d'un chasseur à cheval, entouré d'une bordure d'animaux se pourchassant. \nCe chasseur doit être un personnage important puisque sa tête est cerclée d'une auréole. Son visage rond, ses yeux bridés, sa longue chevelure et son costume présentent tous les traits caractéristiques des nobles seldjoukides. Des détails comme le faucon sur son poignet droit, la queue tressée du cheval et la patte avant relevée de celui-ci sont des traces d'une influence d'Asie centrale que l'on retrouve dans l'art seldjoukide anatolien. Le premier exemple d'une telle composition en art islamique figure sur une assiette de céramique du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Le lévrier à collier attaché à la selle du cavalier est intéressant car dans certaines compositions de cette époque, le chien est généralement libre de ses mouvements. Un oiseau de proie, dans le coin supérieur gauche, et un renard, dans le coin inférieur droit, symbolisent la chasse. Le motif du dragon sous les pattes avant du cheval rappelle des images semblables observées dans des fresques d'Asie centrale et dans l'iconographie chrétienne d'Anatolie. Au centre de la partie supérieure de la frise de bordure se trouve un couple de dragons affrontés aux corps entrenoués se mordant l'un l'autre. L'axe formé par le manche et le couple de dragons est flanqué par un griffon à tête d'oiseau et corps de lion, un ours, une créature fantastique dont le haut du corps est humain et la partie basse appartient à un lion, et des gazelles. La figure du centaure, symbole du signe zodiacal du sagittaire, est généralement mi-homme mi-cheval, mais ici la partie inférieure est celle d'un corps de lion.","short_description":"Les objets d’usage quotidien procurent sans aucun doute de précieux renseignements sur la vie sociale. Ce miroir, unique exemple en acier de cette époque, nous informe sur la vie sociale et les croyances iconographiques de la période des Seldjoukides d’Anatolie.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 41, 5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Certains objets en métal attribués à la période des Seldjoukides d'Anatolie mentionnent un nom d'artisan et une date. Ce n'est pas le cas de ce miroir (l'inscription en *naskhi* sur la selle du cheval est un souhait de bonne chance). La majorité des œuvres de cette période à figures similaires est datée de la première moitié du VIIe/XIIIe siècle, datation qui semble convenir à cet objet au vu de ses caractéristiques stylistiques.","method_for_provenance":"L'objet ressemble à d'autres produits en Anatolie méridionale au cours de la période artukide. On pense qu'il a été réalisé par un maître de cette région qui se serait installé à Konya sous les Seldjoukides.","provenance":"Konya, Turquie.","bibliography":"Erginsoy, ü., *Islam Maden Sanatının Gelişimi* (Développement du travail du métal islamique*)*, Istanbul, 1978. \nEttinghausen, R. “The Islamic Period”, *Treasures of Turkey*, New York, 1966, pp. 165-167. \nRice, D. S., “A Seljuk Mirror”, *First International Congress of Turkish Art*, Ankara, 1962, p. 290. \nRoxburgh, D.J. (éd.)., *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 395. \n*The Mirrors of the Sultans*, Istanbul, 1998, pp. 74-75.","dynasty":"Seldjoukide d’Anatolie","author":"Harun Ürer","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acier","décoration figurative","scènes de chasse","travail du métal"],"materials":["Fonte d’acier, décor en bas relief et incrustations."]},"89f6478a-1ada-5ce1-adfa-ba98750e463f":{"name":"Plateau.","description":"Grand plateau en cuivre jaune rehaussé d'importantes incrustations d'argent, dont la plus grande partie est aujourd'hui manquante. Le dessin évoque une étude graphique sur les cercles : le motif central, construction géométrique elle-même issue d'une intersection de cercles, est relié à trois cercles qui divisent l'inscription qui l'entoure en parties égales. D'autres cercles concentriques se retrouvent dans la disposition générale. L'ensemble de la composition sert de cadre à pas moins de sept inscriptions, dont les verticales, disposées en rayons, créent un contraste visuel frappant et séduisant. La plus grande proclame : “Gloire à notre maître le Sultan, le sage, le diligent, le juste, le roi guerrier – que sa victoire soit couronnée de gloire !” Les mêmes sentiments s'expriment dans toutes les autres inscriptions, jusque dans les petites rosettes où l'on peut lire : “Gloire à notre maître, le Sultan !” Cette utilisation dynamique d'inscriptions, dans lesquelles un texte de louanges devient l'élément principal du décor, est une des caractéristiques de l'art mamelouk. Bien que l'identité du dédicataire ne soit pas tout à fait claire, un plateau aussi magnifique était sans doute à sa place à la cour.","short_description":"Splendide plateau de cuivre jaune entièrement incrusté d'argent pour former une décoration géométrique et calligraphique. Les puissantes inscriptions sont particulièrement frappantes, même si l'identité du sultan qu'elles encensent est ambiguë. Un plateau aussi magnifique avait sans conteste sa place à la cour.","holder":"Victoria and Albert Museum.","initial_owner":"Peut-être l’un des deux sultans mamelouks, Abou Bakr, qui régna en 742 H / 1341 J.-C., ou Muhammad, souverain de 762 à 764 H / 1361-1363 J.-C.","dates":"742 de l’Hégire / 1341 J.-C. ou 762-764 H / 1361-1363 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 78,7 cm.","method_for_datation":"Le style est celui du milieu du VIIIe/XIVe siècle. L'identité spécifique du dédicataire est ambiguë. Les inscriptions font référence à “al-Malik al-Mansour”, nom royal utilisé par deux sultans mamelouks au cours de cette période : Abou Bakr (r. 742/1341) et Muhammad (r. 762-764/1361-1363).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1854.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 97.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Cuivre jaune incrusté d’or et d’argent."]},"8bb1aef3-8779-5dfe-8bd0-4fef627826bc":{"name":"Brûleur d’encens.","description":"Brûleur d'encens sphérique composé de deux hémisphères identiques réunis par un système à baïonnette. Il est doté de percements qui permettaient aux fumées d'encens de s'échapper. À l'intérieur, une petite coupe montée sur cardans pouvait rester en position horizontale même lorsque la sphère était déplacée, mécanisme connu sous le nom de “suspension à la Cardan.” Cet objet fait penser à une chaufferette pour les mains mais était probablement destiné à être suspendu au plafond ou accroché à une chaîne et balancé pour disséminer le parfum. \nLe décor d'incrustations d'argent, réparti en quatre cercles concentriques, recouvre toute la surface. Le bord de chaque hémisphère comporte un bandeau d'inscriptions en incrustation d'argent sur fond d'arabesques. Au-dessus figurent quatre médaillons ajourés, chacun contenant un aigle à deux têtes, alternant avec des rondeaux meublés de motifs géométriques sur fond d'enroulements d'arabesques. Aux deux pôles de la sphère figure un autre bandeau épigraphique présentant en son centre un médaillon ajouré à motif d'aigles à deux têtes et de masques à tête de lion. \nLe symbole de l'aigle à deux têtes était souvent utilisé dans les blasons de plusieurs sultans mamelouks. Cependant, il semble ici faire office de motif décoratif plutôt que d'emblème héraldique. Vers la fin du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), les motifs figuratifs présents jusqu'alors dans le travail du métal ayyoubide furent peu à peu remplacés par les titres et les symboles héraldiques, selon le goût des clients mamelouks. Cet objet est un bel exemple de la popularité grandissante de l'inscription de titres sur les objets décoratifs mamelouks. \nIl a été fabriqué pour Badr al-Din Baysari mentionné dans l'inscription du sommet de l'objet, qui contient également les titres régaliens de deux de ses maîtres mamelouks, al-Zahiri (haut-fonctionnaire auprès du sultan Baybars en 658-675 H / 1260-1277 J.-C.) et al-Saïdi (haut-fonctionnaire auprès du sultan Baraka Khan en 675-677 H / 1277-1279 J.-C.). Baysari fut l'un des plus éminents émirs des débuts de la période mamelouke, ce que confirme la mention de “al-Maqarr al-Ali” (Sa Haute Excellence).","short_description":"Grand brûleur d'encens sphérique à décoration d'argent incrusté. Les médaillons à chaque extrémité montrent un des emblèmes héraldiques mamelouks, l'aigle bicéphale. Le brûleur porte une inscription au nom de Badr al-Din Baysari, qui était un éminent émir au début de l'ère mamelouke.","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Badr al-Din Baysari.","dates":"675-677 de l’Hégire / 1277-1279 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 18,4 cm.","method_for_datation":"Objet fabriqué pour Badr al-Din Baysari (m. 697/1298), confident du sultan Baybars. En plus du nom de l'émir figurent deux titres dont l'un, al-Saïdi, marque son allégeance au sultan al-Malik al-Saïd Baraka Khan (r. 675-677/1277-1279), ce qui indique que cet objet a sans doute été réalisé au cours de ces deux années.","method_for_provenance":"Ce brûleur d'encens a été réalisé pour Badr al-Din Baysari, confident du sultan Baybars et l'un des plus importants émirs syriens. À l'origine au service du dernier sultan ayyoubide, Baysari fut ensuite employé par les Mamelouks après le renversement des Ayyoubides. Cet objet a donc sans doute été exécuté en Syrie où était basé ce haut personnage. De plus, le travail du métal incrusté était florissant au cours des périodes ayyoubide et mamelouke dans ce pays.","provenance":"Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"*The Arts of Islam*, catalogue d'exposition, Londres, 1976, cat. n° 210. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, p. 58-59. \nBarrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum*, Londres, 1949, planche n° 22. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 110-111, fig. 87.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle à deux têtes","arabesques","calligraphie","décoration figurative"],"materials":["Cuivre jaune percé et gravé à incrustations d’argent."]},"8ca42471-fa97-56f9-94ac-a3f4088b69ff":{"name":"Canon","short_description":"En bronze coulé, d’une longueur de 156 cm ; diamètre côté avant : 60 cm ; diamètre côté arrière : 85 cm. Près de l’ouverture, nous voyons les armoiries de la Régence de Tunis et à l’arrière celles du royaume d’Italie ainsi que le nom du fabricant, Fonderie de Turin en 1867.","type":"Ferronerie; armes","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi","keywords":["Armée tunisienne","Musée de l'armée","Palais de la rose"],"materials":["Métal"]},"8d5a8b6b-9b7a-5d86-a103-56328d85c92a":{"name":"Amulette “main de Fatma.”","description":"Petite amulette de cuivre en forme de main, utilisée comme porte-bonheur. Au dos est estampée une étoile à six branches à point central surmontant un croissant. Au-dessus de l'étoile est inscrit le terme arabe de *mabrouk* (congratulations). Curieusement symétrique, cette main compte deux pouces, deux index et un majeur. Les ongles sont clairement marqués. Le revers est plat et sans décor. Cette amulette pouvait être fixée à un objet, un vêtement, un meuble ou un présent. \nLa paume de la main, *keff*, est un porte-bonheur couramment porté pour écarter le “mauvais œil,” qui représente le mal potentiel qu'entraînent les mauvaises pensées ou actions. La main est essentiellement un bijou à porter, mais se retrouve également en décoration architecturale et dans d'autres ornements. \nL'étoile à six branches utilisée dans le Moyen-Orient islamique est le symbole de l'anneau ou du sceau du prophète Soliman (le roi Salomon de la Bible). Selon la tradition islamique, il était célèbre pour sa sagesse et ses pouvoirs surnaturels. Son anneau, portant le sceau à étoile à six branches, lui donnait le pouvoir de commander aux djinns et de parler aux animaux. L'image du sceau sur cette amulette est censée conférer certains pouvoirs à celui qui la porte. La présence à la fois du croissant et du mot *mabrouk* confirme que cette amulette est d'origine islamique.","short_description":"La main de Fatma est une forme de porte-bonheur répandue contre le mal potentiel, les mauvaises pensées ou actions. L’étoile à six branches avec un point en son centre est un symbole de l’anneau ou du sceau du prophète Soliman (le roi Salomon de la Bible), qui est employé ici pour donner du pouvoir à celui qui le porte.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 3 cm, l. 2 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. L'utilisation de l'étoile à six branches par les musulmans cessa lorsque les communautés juives d'Europe commencèrent à s'en servir comme symbole du judaïsme à la fin du XIIIe/XIXe siècle, ce qui indique que cette main n'a pu être fabriquée en Palestine au-delà de cette date.","provenance":"Palestine.","obtention":"Acheté en 1912.","bibliography":"Bearman, P., *et al*., *The Encyclopaedia of Islam*, Leyde, 1965. \nSinger, I., *Jewish Encyclopaedia*, Pennsylvania, 1906.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bijoux","décoration figurative","objets religieux"],"materials":["Cuivre moulé."]},"9019f587-868b-5467-91b0-7b17a50a99bd":{"name":"Puisoir.","description":"Le puisoir est un récipient métallique muni d'une anse qui était employé dans les bains pour arroser d'eau les chauds dallages de marbre et produire la vapeur nécessaire. \nL'ouverture est déformée, sans doute par l'usage. Les éléments décoratifs sont délimités par des circonférences tracées au compas. La gravure est exécutée à l'aide de deux pointes, l'une vive, l'autre plus douce. Le décor d'ataurique a été tracé en s'ajustant à la pièce. \nLa surface externe est entièrement recouverte d'un ornement compartimenté en bandes qui délimitent une bande épigraphique sur la partie supérieure, une frise de rinceaux et de palmettes, une autre bande elle-même articulée en deux cercles et deux médaillons polylobés et, enfin, une autre frise de volutes et de palmettes. Dans la partie inférieure apparaît plusieurs fois l'inscription “Bonheur éternel”, tandis que, dans les médaillons, on lit : “Le bonheur et la prospérité, la bénédiction et l'accomplissement des désirs”. L'un des médaillons présente un schéma géométrique : deux spirales inversement déroulées, surmontées de groupes capricieux de tiges et de bourgeons, constituent le fond sur lequel s'inscrivent d'élégants caractères cursifs. L'autre, moins touffu, est constitué d'un groupe de rinceaux surmontés de palmettes asymétriques. Les espaces entre les médaillons développent l'idée de “l'arbre”. La structure renvoie au monde perse qui, à partir du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), revitalise les vieilles formes romaines. \nCette pièce appartient au type d'objets domestiques utilisés dans certains milieux raffinés et influencés par les modes orientales, particulièrement prisées en al-Andalus.","short_description":"Fasciné par ce magnifique récipient de bronze de l'Alhambra, le puissant cardinal Cisneros l'emporta et l'intégra à sa collection particulière. Son exquise décoration géométrique, végétale et épigraphique indique qu'il s'agissait d'une pièce de luxe, à l'usage restreint à l'enceinte du palais.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H / XIVe siècle J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 18 cm, Ø supérieur 18 cm, Ø inférieur 9,75 cm.","method_for_datation":"Par la technique d'exécution et la décoration en cercles couverts de trames géométriques régulières engendrées à partir d'un hexagone et de ses multiples, selon les conventions particulières de la décoration nasride.","method_for_provenance":"L'inscription reproduit la devise de la monarchie nasride. Sa décoration riche et soignée suggère que la pièce a été réalisée dans les ateliers royaux.","provenance":"Palais de l’Alhambra, Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 30 mai 1868 en provenance de l'Académie royale des Belles Lettres de San Fernando.","bibliography":"*Al-Andalus: las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 256*.* (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in* Spain, New York, 1992.) \nAmador de los Ríos, R., “Acetre arábigo que se conserva en el Museo Arqueológico Nacional”, *Museo Español de Antigüedades*, VII, Madrid, 1876, pp. 467-481. \nDomínguez Perela, E., “Acetres hispanoislámicos”, *Icónica*,8, Madrid, 1987, pp. 8-13. \nFranco Mata, A., “Acetre”, *Isabel la Católica. La magnificencia de un reinado. Quinto Centenario de Isabel la Católica, 1504-2004*, Valladolid-Madrid, 2004, pp. 246-47. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 337.","dynasty":"Nasride","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bains","eau","mobilier domestique"],"materials":["Bronze fondu, gravé, niellé et doré au feu."]},"92b6403f-d36a-550d-b953-dceb45d22cf5":{"name":"Clé de la Kaaba.","description":"Clé utilisée pour la Kaaba (cube, en arabe). Elle consiste en un anneau de 3,6 cm de diamètre attaché à une pièce cubique tournante à arêtes biseautés reliée à la poignée, elle-même constituée de trois petites formes cuboïdes alternant avec deux éléments en balustre. Le corps de la clé est un tube de 13 cm de long de section carrée. L'ensemble se termine par quatre protubérances. \nCette clé est ornée de plusieurs inscriptions en style *naskhi* d'intérêt documentaire religieux et politique. Le texte du premier cuboïde se lit : “C'est Lui qui a envoyé son Messager muni de la direction et de la véritable religion, pour l'élever au-dessus de toutes les religions” (sourate XLVIII, “La Victoire”, verset 28). L'inscription du second cuboïde se lit : “Par ordre d'Allah – il n'y a de Dieu qu'Allah – Chaaban ibn Houssain – en l'an 765”, celle du troisième cuboïde : “Une des choses faites pour Bayt al-Haram (la Maison sacrée, la Kaaba) au cours du règne de notre seigneur le sultan al-Malik al-Achraf”. Ces textes indiquent clairement que le propriétaire de la clé était le sultan mamelouk al-Achraf Chaaban ibn Hussain, dont le règne débuta le mardi, quinzième jour du mois de *chaban*, en l'année 764 (1362 J.-C.), alors qu'il était âgé de 12 ans. Il régna sur l'égypte et le Levant jusqu'à sa mort en 778 H / 1376 J.-C. La clé porte également la date de sa fabrication, 765 H (1363 J.-C.). \nSur la tige figurent quelques inscriptions en *naskhi* mamelouk réparties sur les quatre faces. Elles reprennent les versets coraniques suivants : “Nous t'avons accordé une victoire éclatante, / Que Dieu te pardonne tes fautes anciennes et à venir, afin qu'il accomplisse ses bienfaits envers toi, et te dirige vers le droit chemin. / Que Dieu t'assiste de son puissant secours. / C'est lui qui fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, afin qu'ils augmentent encore leur foi” (sourate XLVIII, “La Victoire”, versets 1-3) ; “Le premier temple qui ait été fondé par les hommes est celui de Bekka, temple béni. / Vous y verrez les traces de signes évidents. Là est par exemple le lieu \\[*maqam*\\] d'Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l'abri de tout danger. S'y rendre en pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. / Quant aux infidèles, qu'importe, Dieu peut se passer de ses créatures” (sourate III, “La famille d'Imran”, versets 90-92). \nCes versets complètent l'information sur la fonction de la clé et affirment l'obligation religieuse du pèlerinage des musulmans. Par ailleurs, ils citent La Mecque sous le nom de “Bekka”, l'une des multiples appellations de la ville aux côtés de “Oum al-Qoura”, “al-Balad al-Amin” et “al-Bayt al-Haram”. Le lieu d'Abraham, selon l'imam al-Boukhari, est le rocher sur lequel le patriarche se serait tenu lorsqu'il construisait la Kaaba. Le rocher, à proximité immédiate, est recouvert d'une coupole en bois dont l'intérieur est orné d'un décor doré. Elle repose sur des piliers de pierre entre lesquels ont été installées quatre fenêtres de fer. \nL'égypte envoyait chaque année à La Mecque les clés de la Kaaba et une *kiswa*. Bien que ces clés aient été renouvelées chaque année, celles qui figurent dans les collections des musées ne datent que des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée du palais de Topkapi à Istanbul a acquis la plupart des clés existantes. Le Musée du Caire ne possède que celle-ci.","short_description":"Les sultans et les émirs envoyaient des présents sur les lieux saints de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. Cette clef était un cadeau du sultan Chaaban à la Kaaba. Elle est décorée de versets du Coran, d'ornements et d'inscriptions. Une *kiswa* (couverture) était envoyée avec la clef chaque année à la saison du pèlerinage.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"765 de l’Hégire / 1363 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 34 cm.","method_for_datation":"Présence de la date de fabrication dans l'inscription.","method_for_provenance":"Il est probable que cette clé a été fabriquée en égypte puisqu'elle porte le nom du sultan d'égypte de l'époque et l'année de sa fabrication. Par ailleurs, c'est l'égypte qui était chargée de l'envoi annuel de la *kiswa* et de la clé à La Mecque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Ralph Harari.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nMajid, Abdel Al-Mon'em, “Mafatih al-Ka'ba \\[Keys of the Ka'ba\\]”, *Mijalat Kouliyat al-Athar* \\[Journal of the Faculty of Antiquities\\], vol. 1, 1978, pp. 108–9. \nSayour, S., “Mafatih wa Kiswa al-Ka'ba \\[Les clés et la couverture de la Ka'ba\\]”, *Prism Magazine* (département des Affaires culturelles étrangères, ministère égyptien de la Culture), N° 6, 2000, pp. 29–32. \nStierlin, H. et Stierlin A*., Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250–1517),* Londres-New York, 1997.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["clés","cuivre","écriture naskhi","hadj","inscriptions","Kaaba","kiswa","objets religieux"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"97234026-b759-5b5b-ada5-8fc567b89260":{"name":"Lit à baldaquin","short_description":"Lit à baldaquin d’influence européenne (pseudo baroque) fabriqué pour une population musulmane. Tout à la fois dinandiers et ferronniers, les artisans qui fabriquaient ces meubles étaient organisés en une corporation à part et avaient leurs ateliers dans la basse Casbah.","type":"Ferronnerie doree; furniture","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":","},"98c08194-bddc-52e4-a6b8-d9483bc9ad1b":{"name":"Statue Jules Ferry","short_description":"Statue symbolique du protectorat français en Tunisie, elle occupait le centre de la ville européenne entre la cathédrale et la résidence générale de France dans l’avenue qui portait son nom, l’avenue Jules-Ferry, aujourd’hui avenue Habib-Bourguiba. Dernière survivance d’un monument dédié autrefois à celui qui fut l’un des grands penseurs de l’impérialisme français. La statue est en bronze et d’une hauteur d’environ trois mètres.","type":"Ferronerie","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Avenue Jules-Ferry","author":"Saloua Zangar","keywords":["Protectorat français en Tunisie","Jules Ferry","Habib Bourguiba"],"materials":["Fer, bronze"]},"9905bf41-30f3-505a-84b5-5d1abdf32a88":{"name":"Cruche.","description":"Magnifique cruche en bronze de forme trapue à poignée en boucle élancée reliée au corps et au couvercle par une chaîne. Le col est cerclé d'un collier de trois disques ornés de rosettes et cercles concentriques incisés, fixé par un clou à une patte qui rejoint en spirale la partie inférieure de la poignée.","short_description":"Cruche en bronze provenant d’une maison de la citadelle d’Amman. Sa poignée en boucle élancée est reliée au corps et au couvercle par une chaîne. Le col est cerclé d’un collier de trois disques ornés de rosettes et de cercles concentriques incisés.","holder":"Mission archéologique espagnole.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 40 cm, Ø (panse) 27 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte archéologique et rapprochements avec des poteries trouvées sur le site.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques dans la citadelle d'Amman. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques en 1999-2000 dans une maison située au sud de la mosquée de la citadelle d'Amman.","bibliography":"Objet non encore publié : informations fournies par le Dr. Ignacio Arce, directeur de la Mission archéologique espagnole à Amman. \nSmith, R. et Day, L., *Pella of the Decapolis*, vol. II, Londres, 1989, p. 69, objet n° 350126 ; planche 38H.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","décoration en zigzag","incisions"],"materials":["Bronze."]},"9adcd1ba-69fc-5d1e-b977-f72226d33bb1":{"name":"Croix processionnelle.","description":"Croix fleurdelisée, avec intersection de la tige et des bras en carré, nœud sphérique aplati et tige tubulaire d'encaissement. Le décor du champ de la croix est formé d'un ruban continu qui contourne le périmètre de la pièce entière délinéant, dans son intérieur, des losanges et des triangles remplis de motifs géométriques et floraux. Sur les angles du carré où s'inscrit le centre de la croix, quatre motifs à huit feuilles sont dessinés. Le revers est également délimité par un ruban, les bras et la tige étant remplis d'entrelacs géométriques d'inspiration végétaliste. Dans le centre se trouve un grand cercle décoré d'entrelacs géométriques complexes, qui génèrent d'autres centres, constituant l'élément islamique le plus visible de la décoration de la croix. \nLe décor, mais aussi la probable provenance nord-africaine du métal, semblent désigner l'œuvre d'un artiste originaire des communautés islamiques péninsulaires, chrétien ou non, ayant travaillé pour les royaumes chrétiens ibériques. \nCe genre de croix avait une double fonction ; elle pouvait être hissée en tête des processions et funérailles, mais, fixée sur des bases, elle pouvait aussi devenir un élément de l'appareil liturgique de l'autel.","short_description":"Cette croix d'origine inconnue a dû être produite au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Les motifs en entrelacs, typiques de l'art islamique, au centre d'un des côtés de la croix sont particulièrement remarquables. 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Os últimos Sinais do Mediterrâneo* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1998, p. 302.","dynasty":"Mudéjar","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Joaquim Oliveira Caetano","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croix","décor géométrique","mudéjar","objet religieux"],"materials":["Cuivre ciselé et doré."]},"9fcb2c0d-4b09-55b0-8080-a3e28b6b97cb":{"name":"Aiguière.","description":"Cette aiguière se distingue par son travail raffiné, sa forme élégante, ses proportions harmonieuses et sa superbe ornementation. Elle se caractérise par un pied court, une panse globuleuse, un col cylindrique, une poignée et un bec. Sa panse est ornée d'un décor gravé en haut relief consistant en une série d'arcs en forme de croissants refermés sur des rosettes et des représentations d'oiseaux et autres animaux. La partie supérieure du col est ajourée, le reste décoré de motifs incisés de rondeaux et de petits motifs floraux jointifs. La poignée presque verticale se recourbe en crosse jusqu'au col auquel elle se rattache avant de s'achever par une feuille d'acanthe. Le bec est en forme de coq aux ailes éployées dans un effet de mouvement issu de styles romains classiques. Le travail de cet objet s'inspire pour sa plus grande partie de styles et de motifs décoratifs d'origine byzantine et sassanide. Ce type d'aiguière servait pour le bain, le lavage de mains et le *woudou* (ablutions obligatoires avant la prière).","short_description":"Cette aiguière, qui offre une combinaison d'art islamique et sassanide, est d'une importance artistique et archéologique de premier ordre. Ceux qui fabriquaient les objets en métal dans la première période islamique suivirent les traces de leurs collègues de la période sassanide en Iran, où cet art a atteint son sommet.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 41 cm, Ø 28 cm.","method_for_datation":"Analyse du style décoratif – marqué d'influences byzantines et sassanides – caractéristique des objets de la période omeyyade.","obtention":"Cette pièce a été mise au jour lors de fouilles menées sur les vestiges d'une tombe du début de la période islamique découverte dans le quartier d'Abou Seer al-Malak à Fayoum et remise au musée par le Département des antiquités égyptiennes. Ce site funéraire serait celui de Marwan II ibn Muhammad, dernier des califes omeyyades (r. 127-132/744-7499). Pour échapper aux Abbassides, il aurait fui en égypte où il fut assassiné et enterré.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al-Qahira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250*, New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Al-fan al-Islami fi masr* \\[L'Art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture*, Londres, 1999. \nKing, G. R. D., “The Architectural Motif as Ornament in Islamic Art, the Merwan II Ewer and Three Wooden Panels in the Museum of Islamic Art in Cairo”, *Islamic Archaelogical Studies*, vol. 2, 1982. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-founoun al-zoukhroufiya al-Islamiya fi masr qabla 'Asr al-Fatimiyyn* \\[Les Arts décoratifs islamiques d'avant la période fatimide\\], Le Caire, 1974. \nSarre, F., “Die Bronzekanne des Kalifen Marwan II, im Arabischen Museum im Kairo”, *Ars Islamica*, vol. 1, 1934.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aiguières","bronze","décoration végétale","eau","motifs animaliers","objets religieux"],"materials":["Bronze gravé."]},"9febac67-8cd1-54f6-9ba1-89627a2c4d62":{"name":"Binet de chandelier.","description":"Binet de chandelier présentant une inscription remarquable pour sa singularité et son style mouvementé. La plupart des lettres, autour de la partie inférieure du col, sont en forme de figures humaines, en particulier de guerriers en armure et porteurs d'épées et de lances. Certaines lettres sont en forme de tête d'oiseau. L'inscription se lit : “à l'émir Katbugha, Gloire, Longue Vie et Triomphe sur les Ennemis.” Ces ennemis pouvaient être les protagonistes du meurtre du sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun. Il semble en effet que l'artisan ait délibérément utilisé une formule ambiguë pour éviter d'éventuelles représailles de la part des ennemis de Katbugha si les circonstances politiques venaient à changer. En partie haute du col, une autre inscription, en écriture *thoulouth* cette fois, se lit : “Ceci a été fait pour le trésor de Sa Sublime Excellence, le seigneur al-Zayni Zayn al-Din Katbugha al-Mansouri al-Achrafi.” Trois rondeaux décoratifs à motifs géométriques incrustés d'or interrompent le déroulé de l'inscription. \nLe décor épigraphique reflète certains aspects de la vie politique d'une période mamelouke surtout connue à travers des chroniques historiques. à la fin de l'année 692 H / 1293 J.-C., quelques princes mamelouks conduits par l'émir Baydara tuèrent le sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun au retour d'une chasse, ce qui ouvrit la voie du pouvoir à Baydara. Certains hauts fonctionnaires mamelouks refusèrent de participer à ce complot et, sous la direction de l'émir Katbugha, organisèrent une révolte contre les assassins du sultan. Ils exécutèrent l'émir Baydara et ses complices, jetant leurs corps dans les rues du Caire (Source : al-Maqrizi, *Khi\\_a\\_,* 1853). Les officiers mamelouks s'accordèrent pour que le frère du sultan assassiné monte sur le trône. Comme celui-ci n'était âgé que de neuf ans, l'émir Katbugha servit de régent, expédiant les affaires au nom de Muhammad ibn Qalawun pendant deux années (694-696 H / 1294-1296 J.-C.). Tous ces événements trouvent un écho dans l'ornementation de ce chandelier. Le musée a pu acquérir ce binet, dont le corps appartient à la Walters Art Gallery de Baltimore qui en fit l'acquisition en 1925.","short_description":"Il s'agit là de l'un des plus précieux chefs-d'œuvre de l'art islamique, de par sa superbe décoration, comme l'inscription en forme de figures humaines, d'animaux et d'oiseaux. Ce style apparut durant la période ayyoubide tardive et se prolongea à la période mamelouke. Le chandelier fut réalisé pour l'émir Katbugha. Le corps du chandelier se trouve à la Walters Art Gallery, Baltimore, USA.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"694 de l’Hégire / 1294 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 14 cm ; Ø (ouverture) 8,5 cm.","method_for_datation":"Le propriétaire de cet objet a probablement été l'émir Katbugha al-Mansouri. Le sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun en avait fait l'un de ses proches et lui avait attribué une *nisba* (nom d'affinité, de parenté), d'où son nom d'al-Mansouri al-Achrafi. à la suite du meurtre de al-Achraf Khalil ibn Qalawun, il devint régent pendant deux ans avant de remettre le pouvoir au sultan Lajin. Il mourut à 63 ans en 702/1302 au cours du second règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe l'analyse des inscriptions et des titres qu'elles mentionnent, il semble que ce chandelier ait été fabriqué pour Katbugha après la mort du sultan al-Achraf Khalil ibn Qalawun en *mouharram* 693 (décembre 1293) ; par ailleurs, comme le texte ne mentionne aucun titre du sultan Lajin ou al-Nasir Mohammad, on peut en déduire que l'inscription date d'avant le mandat de Katbugha avant l'arrivée au pouvoir de Lajin en *mouharram* 694 (décembre 1294). à la lumière de ces conclusions, la date de cette pièce peut être déterminée à 694/1294. Plus précisément, elle a pu être commandée lorsque Katbugha était aux affaires au nom du jeune sultan Muhammad ibn Qalawun au cours de son première règne.","method_for_provenance":"Les informations sur la datation militent pour une provenance est probablement cairote.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1917.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pacha, H., et al., *Al-Qahira: Tarikhouha, Founounouha, Atharouha* \\[Le Caire: Son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nMustafa, M., *Dalīl mouthaf al-fan al-islami* \\[Guide du Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","décoration épigraphique","décoration figurative","écriture thoulouth","inscriptions"],"materials":["Laiton incrusté d’or et d’argent."]},"a0123f90-172b-59e1-9291-e46637556232":{"name":"Grille / clôture en fer.","description":"Grille en fer ayant servi de clôture, dont le musée possède 19 sections réunies par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique dominant l'art et l'architecture croisés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Elle entourait le rocher sous le Dôme du même nom, d'où le prophète Muhammad était monté au ciel pendant la nuit du *Mi'raj*. Elle avait pour fonction de protéger cette pierre des pèlerins chrétiens européens qui en emportaient des morceaux comme souvenirs ou reliques à donner éventuellement à leur église, au risque de déformer le rocher sacré. Cette grille d'enceinte, en mauvais état de conservation lors des travaux de restauration entrepris vers 1960, fut remplacée par une balustrade en bois de style islamique. La grille fut déposée dans les réserves du musée, où de nombreuses pièces disparurent. \nElle se compose de plusieurs parties de largeur et de hauteur identiques, à l'exception des quatre parties centrales qui mesurent 257 cm de haut. Entre chaque paire de tiges figurent 21 éléments décoratifs répétés, chacun constitué d'un petit demi-cercle de fil de fer se transformant en fleur composée de quatre volutes en spirale. Les fleurs qui se font face sont solidarisées par une attache en fil de fer. Sous des formes légèrement variées, ce motif se répète sur toute la grille. Un petit morceau de grille similaire se trouve encore dans le Dôme du Rocher.","short_description":"Clôture ou grille en fer formée d’éléments de tailles identiques et d’une décoration répétitive réunis par de fines tiges de fer. Elle est réalisée dans le style gothique qui prédominait dans l’art et l’architecture des Croisés en Palestine. Cette grille d’enceinte entourait le rocher sous le Dôme du même nom pour assurer sa protection.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 230 cm, l. 570 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"Comparaison des techniques de fabrication et de décoration avec d'autres pièces de la période des Croisés, dont une paire de chandeliers conservée au Musée islamique de Jérusalem.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été fabriquée à Jérusalem, comme c'était généralement le cas pour ce type de mobilier architectural réalisé in situ.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Pièce transférées du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in Al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, in *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*,n° 45, 1982.","dynasty":"Croisés","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","décoration végétale","Grilles","style gothique","travail du fer","travail du métal"],"materials":["Fer forgé, assemblage par tringles."]},"a283f125-e8c1-5168-96bd-8168ea1e6199":{"name":"Panneau de porte en cuivre.","description":"Panneau en cuivre gravé qui ornait jadis la porte de la *madrasa* al-Achrafiyya, fondée par le sultan al-Achraf Qaytbay près du mur occidental du Haram al-Charif à proximité de Bab al-Silsila (porte des chaînes). Cette *madrasa* est considérée comme l'une des plus importantes écoles de la Jérusalem mamelouke, et la troisième plus importante construction islamique pour son raffinement architectural après le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Le panneau a été prélevé sur la porte lors de travaux de restauration menés en 1928 après qu'elle eut été gravement endommagée par le tremblement de terre de 1927. Il semble que la porte ait été alors entièrement détruite et que seuls des panneaux décoratifs en cuivre aient pu être sauvés. \nLa composition comprend deux médaillons encadrant un cartouche à angles arrondis. Le texte des médaillons se lit : “Gloire à notre seigneur, le sultan Abou al-Nasr Qaytbay. Qu'il tire la force de son triomphe.” L'inscription principale dans le cartouche est rédigée en écriture *thoulouth* ronde : “Gloire à notre seigneur, le Sultan, le Souverain, le Juste, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay.” On lit ensuite : “Sultan de l'Islam et des Musulmans, exterminateur des polythéistes et des incroyants, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay, Gloire à son Triomphe.” Au centre du cartouche est écrit en style coufique le verset de la sourate “al-Tauba” (La repentance, IX, 18) : “Qu'ils visitent seuls les temples de Dieu, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, qui observent la prière et font l'aumône, et qui ne craignent que lui ; ils seront sans doute dirigés sur la voie juste.” Le fond qui entoure les médaillons et le cartouche est orné de motifs végétaux entrelacés.","short_description":"Ce panneau en cuivre gravé ornait la porte de la *madrasa* al-Achrafiyya à Jérusalem, fondée par le sultan mamelouk al-Achraf Qaytbay près du mur occidental du Haram al-Charif. Le panneau est orné d’une décoration épigraphique, qui porte le nom du sultan. Des motifs végétaux décorent entièrement le panneau, remplissant tout l’espace entre et autour des inscriptions.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","dates":"Vers 886 de l’Hégire / 1482 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 16,5 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"Une inscription sur l'objet mentionne le nom du sultan Qaytbay*.* On sait de plusieurs sources historiques que ce panneau est lié à la *madrasa* al-Achrafiyya construite à Jérusalem vers 886/1482.","method_for_provenance":"La gravure peut être d'origine palestinienne, égyptienne ou syrienne. Sa présence sur la porte d'une *madrasa* de Jérusalem fait pencher pour un atelier de cette ville.","provenance":"Probablement Jérusalem, mais possibilité de l’Égypte ou de la Syrie.","obtention":"Pièce transférée en 1928 de la *madrasa* al-Achrafiyya.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nBurgoyne, M., *Mamluk Jerusalem: An Architectural Study*, Londres, 1978. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bandeaux de cuivre","cuivres","décoration épigraphique","écriture coufique","écriture thoulouth","écriture thoulouth ronde","gravure","inscription","panneaux de cuivre"],"materials":["Cuivre gravé."]},"a34c1a9f-ced6-5d46-9b24-f76e88d32863":{"name":"Sabre.","description":"L'étroite lame incurvée se rattache à une poignée en bois au centre de laquelle est pratiquée une encoche de 1,5 cm de large. La garde est cruciforme, ses deux extrémités comportant deux petites boules ornementales. Une inscription figure sur chacune de ses faces. \nLa lame présente un bandeau en cuivre incrusté, décoré de traits dorés, et des inscriptions décoratives gravées dont des versets du Coran, des dictons populaires et des phrases poétiques. L'une des deux faces est décorée d'inscriptions dans un cadre enluminé. L'une d'elles proclame : “Il n'y a pas de héros comme Ali ni de sabre comme Zulfikar.” Une autre : “ô Juge des nécessités !” Près de la garde, on lit : “La Victoire vient de Dieu et la Conquête est proche, en l'an 785 \\[1383 J.-C.\\].” Deux autres inscriptions figurent sur la lame à l'intérieur d'un cartouche. La première dit : “œuvre d'Assad Allah”, la seconde : “Abbas bi Nadir Chah”. Au centre de la lame, une inscription de 43 cm de long reproduit un texte probablement tiré d'une poésie populaire qui commence par le vers : “Tire le sabre de la destruction de son fourreau et fends avec lui la prépondérance de l'envie et de l'agression.” \nLe fourreau en bois est habillé de cuivre sur 18,5 cm de long à partir du haut. Incluses à l'intérieur d'un cadre linéaire entouré de fleurs et de tiges végétales, trois inscriptions gravées en style *thoulouth* figurent sur cette partie. Cette section se termine par deux bandeaux de 7 cm de large. Une seconde section en cuivre (27,5 cm de long) qui protège l'extrémité du fourreau présente cinq inscriptions. Son décor est similaire à celui de la garde. Entre les deux parties en cuivre, le fourreau est habillé d'un textile de 47 cm de long, rouge, brun et or.","short_description":"Cette épée comporte un fourreau, une lame étroite, une poignée et une garde cruciforme. Elle est dans le style mongol importé de Perse. Cette épée est couverte d’inscriptions et de décorations végétales. La date gravée ne correspond pas à l’époque de son fabricant, Assad Allah.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Chah Abbas Ier (r. 996-1038 H / 1588-1629 J.-C.).","dates":"785 de l’Hégire / 1383 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 107 cm, L. de la lame 90 cm, l. de la lame 3,3 cm, L. du fourreau 93 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur la lame constitue un puzzle historique, comme c'est souvent le cas en matière d'armes. La date de fabrication gravée ne correspond pas aux dates de son propriétaire d'origine, le chah Abbas Ier, ni à celles de l'artisan armurier renommé, Assad Allah. Trois cents sabres attribués à celui-ci figurent dans les collections de divers musées du monde et portent son nom. Le plus ancien est le modèle présenté ici, daté de 785/1383, le plus récent daté de 1223/1808, ce qui montre que l'association de ce nom à des armes de qualité s'est maintenue plus de quatre siècles…","method_for_provenance":"L'Iran est une provenance plausible puisque l'artisan qui a fabriqué ce sabre est lié à ce pays.","provenance":"Iran.","bibliography":"*Al-Asliha al-Islamiya: al-Souyouf wa al-Dourou'* \\[Armements et armures islamiques\\], The King Faisal Centre for Research and Islamic Studies (n.d). \nElgood, R., *Islamic Arms and Armour*, Londres, 1979. \nMayer, L., *Islamic Armours and their Works*, Genève, 1962.","dynasty":"Dynastie safavide","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes, sabres","Assad Allah","décoration épigraphique","écriture thoulouth","fourreaux","garde","poignées"],"materials":["Lame en fonte d’acier forgé à inscriptions gravées, fourreau en bois, cuivre et tissu."]},"a607d090-ec21-5282-9640-2e98c5e970b6":{"name":"Heurtoir.","description":"Heurtoir venant de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya d'Alep, commanditée par le souverain ayyoubide al-Malik al-Dahir Ghazi (r. 582-613 H / 1186-1216 J.-C.). L'école portait le nom de Shadhbakht, *‘atiq*, ou esclave émancipé, d'al-Malik al-‘Adil Nour al-Din Mahmoud bin Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.). \nLe heurtoir se présente sous la forme d'un anneau de bronze à profil de fleur à six lobes. En partie supérieure, figure encore le système d'attache à la porte. Une inscription arabe en style *thoulouth* court sur le plat de l'objet : \"Au temps d'al-Malik al-Dahir, qui prie Dieu de le prendre en pitié, Shadhbakht l'esclave libéré d'al-Malik al‘Adil Nour al-Din, que Dieu ait pitié d'eux.\" Quelques motifs végétaux simples ont été répartis entre les mots. \nAu début de la période islamique, l'éducation s'effectuait dans les mosquées, ce qui est toujours le cas pour l'instruction religieuse. Néanmoins, les périodes seldjoukide, atabeg et ayyoubide virent l'apparition de nombreux centres d'éducation spécialisée consacrés à l'étude de la théologie et de diverses matières juridiques, les *madrasa*.","short_description":"Heurtoir en forme de fleur ayant appartenu à la porte de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya à Alep et orné du nom de son commanditaire dans une écriture aisément lisible et finement ornementée.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Al-Malik al-Dahir Ghiyath al-Din Ghazi (r. 582-613 H / 1186-1216 J.-C.).","dates":"589 de l'Hégire / 1193 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Ø 37 cm.","method_for_datation":"Un texte figurant sur la porte de la *madrasa* mentionne qu'elle a été édifiée sous le règne d'al-Malik al-Dahir Ghiyath al-Din Ghazi en 589/1193.","method_for_provenance":"Ce heurtoir équipant la porte de la *madrasa* al-Shadhbakhtiyya d'Alep a probablement été fabriqué dans cette ville.","provenance":"Alep, Syrie.","obtention":"Pièce achetée en 1939.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.244. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-‘Adil Nour al-Din","al-Malik al-Dahir Ghazi","Alep","bronze","écriture thoulouth","heurtoir","madrasa","travail du métal"],"materials":["Bronze moulé."]},"a65b9f90-12e9-50e4-9065-9d1274ef0a10":{"name":"Encensoir.","description":"Encensoir en excellent état dont la grande beauté témoigne d'un art raffiné. Ses inscriptions gravées indiquent que le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq l'avait légué à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron (al-Khalil) où il fut conservé plusieurs siècles jusqu'à son transfert en 1928 au Musée islamique de Jérusalem. De forme allongée, il présente une surface nervurée travaillée en courbes et se compose de trois parties : partie basse, partie haute et système d'attachement. La partie inférieure est un récipient en coupole inversée qui vient s'adapter à la partie supérieure également en dôme. Le haut de la partie basse forme un important anneau à 12 facettes se terminant par une bordure également facettée. Il présente une inscription dorée qui se lit : “Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, Muhammad est le prophète de Dieu et Ibrahim \\[Abraham\\] l'ami de Dieu. Cet encensoir béni a été légué par notre seigneur, le Sultan, le Souverain, celui qui règne, al-Dahir Abou Saïd Muhammad, que Dieu conforte son triomphe, au Haram al-Ibrahimi.” L'encensoir repose sur un pied évasé à base facettée de 12 nervures et décorée de traits à l'or. \nLa partie supérieure surmontée d'un faîteau à deux éléments sphériques fait fonction de couvercle. Le bas est un anneau à 12 faces, chacune décorée de motifs en fleur de lotus. Trois anneaux y sont attachés, d'où partent des chaînes de suspension passant par trois autres anneaux fixés en haut de la partie inférieure. Le chapeau est une coupole bulbeuse à décor végétal présentant douze petits hémisphères ornant sa base nervurée. Une inscription dorée dit : “Cet encensoir est ainsi l'encensoir de l'humble serviteur Abd al-Qadir ibn Muhammad Qabzi.”","short_description":"Cet encensoir fut légué par le sultan al-Dahir Jaqmaq, ainsi que l’indiquent ses inscriptions dorées. Il est allongé avec des surfaces nervurées à douze facettes, et comprend trois parties : le corps, la partie haute à couvercle et le système d’attache à chaînes. Il est décoré de motifs végétaux.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq (r. 842-857 H / 1438-1453 J.-C.).","dates":"842-857 de l’Hégire / 1438-1453 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 42 cm, H. en suspension 103 cm, Ø 14 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions figurant sur l'objet mentionnent qu'il appartenait au sultan al-Dahir Jaqmaq.","method_for_provenance":"Cet objet a probablement été réalisé au Caire car son exécution évoque d'autres objets issus des ateliers cairotes de cette période. Il fut donné à la mosquée al-Ibrahimi à Hébron par le sultan mamelouk al-Dahir Sayf al-Din Abou Saïd Muhammad Jaqmaq, comme l'indique l'inscription.","provenance":"Probablement réalisé sur commande au Caire pour la mosquée al-Ibrahimi d’Hébron.","obtention":"L'objet a été transféré de la mosquée d'Hébron au musée en 1928.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","encensoir","encensoirs mamelouks"],"materials":["Cuivre gravé incrusté d’or."]},"a7975af2-f089-5f5c-97c2-595f06698d70":{"name":"Boîte.","description":"Boîte en cuivre moulé, tourné et gravé d'un décor d'arabesques entrelacées, à fond plat et couvercle plat ajusté. Bien qu'une grande partie des incrustations d'argent aient disparu, certaines traces en subsistent à la base et sur les côtés. Le dos du couvercle présente en son centre un rondeau décoratif. L'ajustement du couvercle laisse à penser que ce récipient était destiné à conserver de l'encens ou des épices. \nBien que cette boîte ait été fabriquée dans la Syrie des Mamelouks, elle était destinée au marché européen, et plus spécifiquement à Venise. Au XIXe siècle, les spécialistes pensaient que ce type de travail du métal était dû à des artisans musulmans installés à Venise et parlèrent de style “venéto-sarrasin”, mais la recherche a montré depuis que ce type d'objet était en réalité fabriqué dans la Syrie et l'Égypte des Mamelouks pour être exporté vers le marché vénitien.","short_description":"Boîte en cuivre à base ronde, recouverte d’une décoration d’arabesque entrelacée, qui était incrustée d’argent. Elle était très probablement utilisée pour conserver de l’encens ou des épices et fabriquée par des artisans mamelouks en Syrie ou en Égypte pour le marché vénitien.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"IXe-Xe siècles de l’Hégire (XVe-XVIe siècles J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø 15 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec d'autres exemples réalisés pour le marché européen au cours des IXe-Xe/XVe-XVIe siècles.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté dans le cadre de l'acquisition d'un ensemble d'objets.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration géométrique"],"materials":["Cuivre jaune gravé à incrustations d’argent."]},"a9b80a0b-c333-5d03-b325-0cba0190cdc5":{"name":"Bassin.","description":"Grand bassin en cuivre jaune à large bord retourné, reposant sur trois pieds ronds. Sa surface est abondamment décorée d'ornements figuratifs et calligraphiques incrustés en or et argent, pour une rare fois en bon état de conservation. Le décor extérieur consiste en un motif floral alterné flanquant un bandeau épigraphique en six sections séparées par de petits rondeaux à décor d'entrelacs. La calligraphie, composée sur fond floral, proclame : “Gloire à notre maître, le roi, le royal, le savant, le juste, le défenseur [de la foi], le champion [de l'islam], le guerrier, le gardien [des frontières], le protecteur [des frontières], pilier de l'islam et des musulmans, protecteur du faible et du pauvre, couronne des rois et des sultans, qui a fait revivre la justice parmi tous, défenseur de la vérité et de la preuve. Gloire et prospérité à celui qui le possède.” Contrastant avec le décor extérieur relativement sobre, l'intérieur présente un ensemble très animé d'éléments figuratifs, dont des rondeaux à cavaliers au galop, des figures assises à l'orientale et des rangées de personnages debout portant des armes. On y voit même des canards qui s'échappent à tire d'aile d'inscriptions à la graphie animée, ou qui y trouvent refuge. On ignore pour qui un bassin aussi splendide a pu être réalisé, puisque ses inscriptions, bien qu'excessivement flatteuses, restent ambiguës. Si elles intègrent de nombreuses bénédictions royales classiques, elles ne mentionnent pas le nom d'un souverain spécifique, ni même le mot de “sultan”. L'objet semble avoir été destiné à l'usage d'un anonyme, sans doute un très riche client.","short_description":"Grand bassin en cuivre jaune à trois pieds ronds, orné d'incrustations d'or et d'argent comprenant un vaste programme de motifs calligraphiques, floraux et figuratifs. Quoique pléthoriques, les inscriptions sont ambiguës et ne comportent même pas le mot “sultan”. Aussi le commanditaire reste-t-il anonyme.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 700 de l’Hégire / 1300 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 18,5 cm, Ø 42,5 cm.","method_for_datation":"Le style est celui du travail du métal des débuts de la période mamelouke, dans lesquels les motifs et techniques développés par les Ayyoubides furent appliqués avec beaucoup de panache. L'imagerie figurative allait cependant disparaître de la dinanderie mamelouke vers le milieu du VIIIe/XIVe siècle, ce qui permet de dater ce bassin de c. 700/1300 J.-C.","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1898.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 34.","dynasty":"Mamelouk","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune incrusté d’or et d’argent."]},"ada2243f-108b-5eed-b2bf-2399e60e1491":{"name":"Chaudron.","description":"Chaudron du complexe de Khasaki Sultan, institution charitable ou *takiyya* (hospice) pour nécessiteux, bâtiment construit et achevé en 964 H / 1557 J.-C. à Jérusalem grâce à une donation de la sultane. Cet établissement est considéré comme l'une des plus importantes institutions sociales qui aient subsisté de la Jérusalem ottomane. Elle offrait des repas quotidiens aux pauvres, étudiants, lettrés et autres qui y avaient droit selon les stipulations de sa charte *waqf*. Plus de 1 000 personnes en bénéficiaient chaque jour, ce qui nécessitait de vastes cuisines et d'énormes ustensiles. Malgré les turbulences administratives et politiques qu'a connues la Palestine, cette institution joue encore un rôle social mineur de nos jours. \nLe Musée islamique a acquis trois chaudrons provenant de ces cuisines. Le modèle présenté est constitué de feuilles de cuivre étamé fixées par des clous de cuivre. La base en creux est rattachée aux parois par des clous. L'ustensile possède quatre grandes poignées de transport. Le corps est renforcé par des montants de raidissement en cuivre qui peuvent être des extensions des poignées et sont fixés par des clous de cuivre ou simplement positionnés entre les poignées. Les parois extérieures présentent une inscription qui a pu être ajoutée à une période ultérieure à la fabrication. Elle se lit : “Waqf de feu la mère du sultan qui a construit des édifices à Jérusalem sous la responsabilité d'Hadjidji Khalil Aga… ci-dessus désigné 1235 \\[1819\\].” Une autre date mentionnée à proximité indique “1161 \\[1748\\]”.","short_description":"Énorme élément de batterie de cuisine en cuivre utilisé lors de la préparation des repas à la *takiyya* Khasaki Sultan fondée à Jérusalem par la femme du sultan Soliman le Magnifique. La taille considérable de ce chaudron reflète la quantité de nourriture préparée quotidiennement.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Khasaki Sultan, également connue sous le nom de Haseki Hürrem Sultan ou Roxelane, morte en 965 H / 1558 J.-C., épouse de Soliman le Magnifique (r. 926-973 H / 1520-1566 J.-C.).","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 80 cm, Ø 131 cm.","method_for_datation":"Cet ustensile a été daté en fonction des dates de construction du complexe de Khasaki Sultan pour lequel il a été réalisé.","method_for_provenance":"Aucune marque ne permet d'indiquer une provenance précise. Cependant, des chaudrons de ce type étaient réalisés, comme encore aujourd'hui, en Palestine et en Syrie, qui sont donc des lieux de fabrication possibles.","provenance":"Palestine ou Syrie.","obtention":"Chaudron transféré du complexe au musée en 1928.","bibliography":"Al-'Arif, 'A., *Al-Mafssal fi Tarikh al-Qods* \\[Un compendium de l'histoire de Jérusalem\\], Jérusalem, 1999. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","Étamage","institutions charitables","Khasaki Sultan","martelage","takiyya"],"materials":["Cuivre martelé et étamé."]},"b4d34b89-c6b2-5e46-8e41-4f74dec4c93d":{"name":"Boîte à épices.","description":"Boîte à épices circulaire en cuivre incisé incrusté d'argent. Le couvercle a été remplacé, ce que montre son décor clairement différent de celui du récipient lui-même. Il est orné de trois bandes concentriques entourant un rondeau qui contient un quatre-feuilles d'arabesques à motifs secondaires de feuillage, entouré d'un bandeau d'enroulements foliés. Ce motif est interrompu par trois rosettes à motif d'étoile à huit branches, composées de trèfles et de feuilles partant d'un losange central. Cette zone centrale est encerclée à son tour d'un bandeau plus large à 12 motifs complexes de nœuds interconnectés séparés les uns des autres par des tresses verticales prises entre deux minces cercles de pseudo-écriture coufique dont elles sont issues. Le bandeau extérieur répète le décor de celui qui encercle le rondeau central mais est interrompu cette fois par six rosettes au lieu de trois. Le récipient présente un décor guilloché en sa partie supérieure. En dessous, séparée de la zone guillochée par un filet en creux, la partie principale se compose de quatre grands rondeaux à bordures d'enroulements, alternativement remplis de rinceaux d'arabesques et d'armoiries. Les espaces entre ces rondeaux sont tour à tour occupés par un motif de trois nœuds relié en haut et en bas à des éléments d'écriture pseudo-coufique ou par un motif d'entrelacs géométriques s'élevant d'une base pseudo-coufique et se terminant par des motifs trilobés. La partie inférieure de l'objet est occupée par un bandeau d'enroulements foliés, interrompu par quatre rondeaux de quatre-feuilles.","short_description":"À la fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.), les artisans mamelouks développèrent ce type de récipient en métal décoré dans le goût européen, spécialement pour ce marché, ce que confirme la présence d’armoiries et de blasons européens sur de nombreux exemples. Cette boîte servait à transporter des épices précieuses vers l’Occident.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. (avec couvercle) 7,62 cm; Ø 13,97 cm.","method_for_datation":"Les récipients de ce type furent spécialement fabriqués pour le marché européen vers la fin du VIIIe/XIVe ou le début du IXe/XVe siècle, ce que confirme la présence d'armoiries et de blasons européens sur d'autres objets de cette période.","method_for_provenance":"On sait que des pièces de ce type ont été fabriquées à cette époque dans la zone d'influence mamelouke, probablement à Damas.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté chez W. Wareham à Londres en 1870.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Arab World*, Washington D.C., 1975, p. 148, cat. n° 80. \nCuratola, G. (dir.), *Eredita dell' Islam: Arte Islamica in Italia*, Venise, 1993, p. 486, cat. n° 303 ; p. 487, cat. n° 304. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, p. 115, fig. 92.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vénéto-sarrasin"],"materials":["Cuivre incisé à incrustations d’argent."]},"b50f5b82-e3ac-5a21-8145-b3531c16ef84":{"name":"Bassin.","description":"Bassin rond en cuivre de forme tronconique sur fond légèrement arrondi. L'ouverture est délimitée par un étroit rebord aplati légèrement projeté vers l'extérieur et souligné d'une mince bande en creux. La panse est ornée d'un large bandeau horizontal se terminant en frise de lancettes pointées vers la base. La partie supérieure contient huit rondeaux lobés alternant avec six zones rectangulaires décorées. Les rondeaux contiennent en alternance une ornementation géométrique ou un blason stylisé à motif central de plumier. Deux des zones rectangulaires sont occupées par un motif serré de treillis de demi-palmettes, quatre présentent des (pseudo?) inscriptions en écriture *thoulouth* sur fond de croisillons, deux autres enfin un guilloché à boucle centrale entre des bandes de rinceaux en haut et en bas. Tout en bas, un bandeau d'entrelacs géométrique est rythmé par huit rosettes tourbillonnantes. La composition tout entière est contenue dans un ruban continu sans décor qui dessine les rondeaux et les boucles. \nLa profonde crise économique que connut la fin de la période mamelouke entraîna de lourdes conséquences pour l'industrie du travail du métal. Les artisans durent se replier sur des métaux et des techniques de production moins coûteuses. Ils se tournèrent alors vers le cuivre, parfois étamé et décoré de motifs incisés mis en valeur par une substance bitumineuse noire qui remplaçait l'or et l'argent des incrustations traditionnelles de périodes plus prospères.","short_description":"À la fin du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.), l’art mamelouk du métal déclina en raison d’importantes pressions économiques, et les précieux récipients de cuivre incrustés d’or et d’argent de jadis furent remplacés par des objets en cuivre beaucoup moins onéreux, seulement décorés d’incisions et d’une substance bitumineuse noire, comme sur ce bassin.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe siècle de l’Hégire (fin XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø (à la base) 20 cm.","method_for_datation":"À la fin du IXe/XVe siècle, la dynastie mamelouke soumise à une énorme pression économique était sur le point de s'effondrer. L'industrie du métal était en plein déclin. Les précieux récipients en cuivre incrusté d'or et d'argent que l'on avait connus au sommet de la puissance des Mamelouks étaient remplacés par des articles en cuivre beaucoup moins coûteux à décoration incisée incrustée d'une pâte noire bitumineuse. La composition et les thèmes décoratifs de l'ornementation de ce bassin sont caractéristiques du travail mamelouk de cette période de déclin qui se poursuivra jusqu'au début du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"On sait que des récipients similaires ont été fabriqués en Égypte au début du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don du Département des sciences et des arts en 1858.","bibliography":"Curatola, G. (dir.), *Eredita dell' Islam: Arte Islamica in Italia*, Venise, 1993, p. 320, cat. n° 186 (pour un bassin similaire).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["eau","écriture thoulouth"],"materials":["Cuivre incisé à incrustations bitumineuses."]},"ba422441-e1c1-5256-9187-632e779470fd":{"name":"Arme à feu","short_description":"C’est un modèle français de 1822. La longueur totale est de 353 mm, celle du canon est de 200 mm, calibre 17,7 mm. Des garnitures en laiton sauf pour l’anneau. Baguette à tête creuse. Queue de culasse prolongée jusqu’au pommeau.","type":"Ferronerie; armes","holder":"Palais de la Rose – Musée de l’Armée","dates":"XIXe siècle","location":"La Manouba, Tunis","author":"Bechir Yazidi","keywords":["Armée tunisienne","Musée de l'armée","Palais de la rose"],"materials":["Métal"]},"bc013c86-0f26-5f80-ae32-0ad8f6ccb5e5":{"name":"Plateau de balance.","description":"Plateau circulaire concave ayant appartenu à une balance, au bord intérieur simplement décoré de six rosettes à six pétales disposées à intervalles réguliers. Au-dessous, un bandeau comprend trois rondeaux pointés à blasons composites à motif de serviette, de porte-plume et de coupe sur un fond d'enroulements stylisés. Les rondeaux alternent avec trois cartouches allongés contenant des inscriptions en écriture *thoulouth*, se développant sur un fond d'enroulements stylisés à demi-palmettes et éléments foliés. Les inscriptions donnent les titres honorifiques d'un souverain non nommé. Les rondeaux et les cartouches sont reliés par des rosettes à bordure évidée, dont la partie centrale est occupée par une rosace à six pétales. Au-dessus et au-dessous des rondeaux blasonnés sont disposés, pour les mettre en valeur, des cartouches à demi-palmettes pointés et en coupole. Entre eux, six rosettes à six pétales sont réparties à intervalles réguliers. Le centre du plateau est décoré d'une rosace centrale à entrelacs en étoile à six branches générée par une inversion de fleurons. Les espaces entre les entrelacs sont interrompus par des fleurons et des rinceaux.","short_description":"Le style de ce plateau de balance, son dessin et la présence d’un blason composite rattachent cet objet à un contexte mamelouk tardif. Il a sans doute été fabriqué à Damas ou au Caire. Les plateaux de balance furent certainement des outils essentiels sur les marchés des villes mameloukes à travers tout l’empire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 23,19 cm.","method_for_datation":"Le style du décor incisé, son ordonnancement et la présence d'un blason stylisé composite rattachent cet objet à la période des Mamelouks (IXe/XVe siècle).","method_for_provenance":"Le style du décor incisé, son ordonnancement et la présence d'un blason stylisé composite rattachent cet objet à un contexte mamelouk. Les principaux ateliers de travail du métal au cours de la période mamelouke se trouvaient à Damas (Syrie) et au Caire (Égypte).","provenance":"Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la St. Maurice Collection.","bibliography":"Enderlein, V. (dir.), *Museum für Islamische Kunst*, Staatliche Museen zu Berlin, Stiftung Preussischer Kulturbesitz, catalogue d'exposition, Berlin, 2003, pp. 87-88 (pour un plateau de balance du même type).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture thoulouth"],"materials":["Cuivre gravé."]},"bc71fd0a-a9bf-5d5a-881e-ff89569de8a9":{"name":"Petit pot","short_description":"Pot de petites dimensions orné à la base et au col d’une bande tressée circonscrite entre deux lignes en cuivre rouge. Sur la panse, des cartouches rectangulaires, également délimités par un trait en cuivre rouge, enserrent des inscriptions en argent qui se lisent “qui travaille trouve” et “qui patiente aura gain de cause”.","type":"Cuivre jaune et rouge","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":"H 5 cm","keywords":["Pot"]},"c045f1b5-fdc5-50a6-bd7c-b5339432531f":{"name":"Chandelier aux dragons.","description":"Chandelier en trois parties à binet à six pans soutenu par quatre dragons qui se rejoignent à la base de l'objet et dont les queues forment des pieds écartés. Leur gueule ouverte et leurs dents ont été colorées en rouge. Leurs corps, incurvés, prennent en partie basse une forme de palmette tandis que leurs pieds sont stylisés en “pieds de chameaux” qui s'appuient fermement sur le sol. Ils ont également des oreilles pointées, des yeux en amande et leur corps est recouvert d'un motif en écailles de serpent. Ils semblent vouloir mordre le binet dont les six pans sont décorés de palmettes et d'arabesques.","short_description":"D’après sa décoration et ses caractéristiques stylistiques, ce chandelier est daté de la période des Émirats (VIIIe-IXe siècles H / XIVe-XVe siècles J.-C.). Les motifs de dragon sont très courants dans la décoration figurative seldjoukide d’Anatolie et sont utilisés comme symbole de la lumière, du pouvoir et de la puissance dans l’art islamique.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 22,5 cm.","method_for_datation":"Analyse du style et de la décoration.","obtention":"Donné au musée en 1985 par Sebahattin Konakçı.","bibliography":"ölçer, N. et al., *Türk ve Islam Eserleri Müzesi*, Istanbul, 2002, p. 170. \nRoxburgh, D. J. (ed.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600–1600*, Londres, 2005, p. 396.","dynasty":"Beylicat ou début de la période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["animal imaginaire","chandelier","cuivre","dragon"],"materials":["Fonte de cuivre."]},"c3846b74-8446-5391-a0bc-02dca834176f":{"name":"Bassin.","description":"Bassin en cuivre jaune, incrusté d'argent à l'origine. Sa paroi extérieure est divisée en six sections séparées par six rondeaux. L'important bandeau calligraphique proclame : “Voici l'un des objets fabriqués pour son altesse, le seigneurial, le royal, le savant, le trésor d'excellence, le juste, le conquérant, le guerrier, le défenseur, le protecteur des frontières, celui qui tire sa force de Dieu, le victorieux, le clairvoyant, l'ordonné, le maître, l'absolu, le soutien du khan, …[?], le roi le Nassiri.” Ce qui permet de penser que ce bassin a été commandé par un successeur d'al-Malik al-Nasir, sultan qui régna à trois reprises (entre 692 H /1293 J.-C. et 740 H /1340 J.-C.). Trois des rondeaux contiennent un blason. Les trois autres présentent une composition symétrique de six oiseaux : deux affrontés, deux regardant en sens contraire l'un de l'autre et deux s'éloignant l'un de l'autre en se regardant. Les compositions à oiseaux ou poules d'eau sont caractéristiques du travail du métal de l'Égypte mamelouke et distinguent celui-ci du travail syrien, iranien ou irakien.","short_description":"Les récipients comme celui-ci étaient relativement chers. L’inscription autour du bassin en style *toulouth* décrit les titres de son propriétaire, un haut dignitaire mamelouk. Le blason incisé dans les rondeaux qui divisent le texte indique qu’il était en charge de la correspondance du sultan.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","owner":"En exposition temporaire à la mosquée centrale de Glasgow.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 15 cm, Ø 30 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique, et présence d'un blason et de titres mamelouks du VIIIe/XIVe siècle.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par les Glasgow Museums en 1907.","bibliography":"Allan, J. W., *Islamic Inscriptions*, édimbourg, 1998. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *The Art and Architecture of Islam 1250-1800*, New Haven-Londres, 1994. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","classes dirigeantes","eau","mécénat"],"materials":["Cuivre jaune battu, incrustations d’argent."]},"ca942ff7-606f-5ad2-bbe5-0716cf554458":{"name":"Éperon.","description":"Faisant initialement partie d'une paire, cet éperon se fixait à la chaussure, sur les côtés de la cheville, la pointe partant de la base du talon. Un cavalier (membre de la cavalerie, archer à cheval, chevalier) l'utilisait pour commander sa monture. L'éperon se compose d'un arceau percé à ses deux extrémités pour passer la sangle de fixation autour du pied. Du centre de l'arceau part une tige terminée par une pièce conique, la pointe. La forme de l'arceau à deux branches droites indique qu'il n'a pas pu être fabriqué après le VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), tandis que la présence des deux trous montre qu'il est sans doute postérieur à 1100.","short_description":"Tout chevalier, cavalier ou archer à cheval croisé devait faire fixer au talon de ses chaussures des éperons comme celui-ci. Le Croisé européen utilisait l’éperon pour commander sa monture.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Vers le VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 15,2 cm, l. 8 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Des recherches approfondies sur les armes et armures européennes montrent que les branches droites de cet éperon n'ont pu être fabriquées après le VIIIe/XIIe siècle, tandis que les trous percés à leurs extrémités militent en faveur d'une fabrication postérieure à 1100.","provenance":"Europe du Nord (Allemagne ou Autriche).","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Nicolle, D., *The Crusades*, Oxford, 1988.","dynasty":"Croisés","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","objet militaire","Pèlerinage"],"materials":["Fer."]},"d5394661-4645-57e7-b329-fa21ef1c08fd":{"name":"Cottes d’écailles (cuirasse) et épées.","description":"Deux épées en fer et pommeau d'ivoire et deux cuirasses à lamelles métalliques ou cottes d'écailles. Généralement portées sur une chemise en lin épais ou en cuir, elles protégeaient le combattant des flèches ou des coups d'épée et de dague. Il portait parfois au-dessus une chemise en tissu (*burda*). \nDeux types de cuirasses existaient alors ; le premier ample et contraignant, le second plus court, sans manches, qui offrait une plus grande liberté de mouvement mais une moindre protection. Les soldats à pied et les archers coupaient souvent les manches de leur cotte pour alléger son poids et la gêne qu'elle provoquait. \nLes armures de protection ont une longue histoire et sont difficiles à dater. Aux VIe-VIIe siècles H (XIIe-XIIIe siècles J.-C.), la fabrication des armures à écailles connut son apogée, en particulier au cours des guerres des croisades. Les cuirasses de ce type étaient en cuivre ou en fer. \nLes Arabes appréciaient beaucoup l'épée, à laquelle ils attribuèrent plus de cent noms différents. Dans la période islamique qui va du VIe au XIe siècle (XIIe-XVe siècle J.-C.), la fabrication d'épées, de boucliers et d'armures était bien représentée à Damas, au Caire et à Alep. Le nom de l'artisan apparaissait parfois sur l'arme, comme celui de “Ali” qui réalisa l'épée du sultan mamelouk Husam al-Din Lajin (r. 695-698 H / 1296-1298 J.-C.) ou de “Hajji Yousouf” d'Alep, signataire de celle du sultan Qaytbay (r. 872-901 H / 1486-1496 J.-C.).","short_description":"Deux épées en fer et ivoire et deux cuirasses de protection, ou armures en écailles, faites d’anneaux en métal se chevauchant. La cuirasse était portée sur une épaisse chemise de laine ou de cuir pour protéger le soldat des coups directs pendant la bataille. Parfois, cette cuirasse était cachée sous une chemise en tissu (*burda*).","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"(Cuirasse) H. 55 cm, l. 45 cm ; (épée) l. 84 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres cuirasses et épées similaires dont certaines trouvées en Syrie et en égypte. Une cuirasse similaire trouvée à Alep figure maintenant dans les collections du Musée national de Damas.","method_for_provenance":"La Syrie et l'égypte étaient les deux principaux centres de manufacture d'armures à écailles et d'épées sous les Mamelouks. Il est possible que ces cuirasses et ces épées y aient été achetées.","provenance":"Inconnue, probablement Syrie ou Égypte.","obtention":"Ces objets ont été achetés auprès de marchands d'antiquités.","bibliography":"الهندي.صفاء، تقنية الأسلحة الأيوبية و المملوكية و تطورها: القرن 6-10 ه / 12-16م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، ص. 49، شكل 72. \n*National Museum in Damascus Catalogue*, Damas, 1969, fig. 77. \nStocklein, H. “Die waffenscharze im topkapu Sarayi Muzesi zu Istanbul”, *Ars Islamica*, vol. I, part 2, 1934, pp. 200-219, fig. 10.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","soldats","tenues militaires"],"materials":["Fer (fer et ivoire pour l’épée)."]},"d5f6e50a-98c0-5ed7-8aca-8f6313966465":{"name":"Bassin.","description":"Spectaculaire exemple de travail du métal mamelouk, ce grand bassin à bord évasé est tapissé à l'intérieur comme à l'extérieur d'un décor d'incrustations en or et argent. Une très importante inscription en style *thoulouth* cercle la paroi et donne le nom et les titres du sultan mamelouk Nasir al-Din Muhammad (al-Nasir Nasir al-Din Muhammad, fils de Qalawun), qui régna à différentes périodes entre 692 et 743 H / 1293-1341 J.-C. Ce bassin fait partie d'un certain nombre de récipients métalliques qui font d'une épigraphie audacieuse leur principal élément décoratif. L'inscription principale se détache sur un fond d'arabesques dont les vrilles se transforment en canard et autres oiseaux. Trois médaillons interromprent l'inscription. Ils sont ornés de fleurs de lotus et comportent, au centre, un petit blason épigraphique proclamant : “Gloire à notre maître le sultan.” Au-dessus et au-dessous de cet élément central courent deux frises d'enroulements floraux alternant avec six rondeaux contenant d'autres inscriptions. \nLa présence de fleurs de lotus et de pivoines vient de motifs chinois importés des Mongols d'Iran, qui s'observent d'ailleurs également dans l'art iranien de cette époque. L'inscription autour du bord, côté intérieur, dit : “Gloire à notre maître, le sultan al-Malik al-Nasir le sage, l'efficace, le combattant, le champion de la foi, le défenseur Nasir al-Dunya wa'l-Din Muhammad ibn Qalawun, que sa victoire lui apporte la gloire.” Ces grands bassins servaient à un certain nombre de fonctions cérémonielles. Néanmoins, le poisson en cercle à sa base suggère qu'il a pu être utilisé pour les ablutions.","short_description":"Grand bassin de cuivre jaune couvert d'incrustations d'or et d'argent, sans doute utilisé pour les ablutions rituelles. Une épaisse bande d'inscriptions autour du corps du bassin constitue le principal ornement, et livre le nom et les titres du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (r. 692-741 H / 1293-1341 J.-C.).","holder":"The British Museum.","initial_owner":"Sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","dates":"Vers 692-743 de l’Hégire / 1293-1341 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 22,7 cm, Ø (bord) 54 cm.","method_for_datation":"L'objet est gravé au nom du sultan Nasir al-Din Muhammad (r. 692-743/1293-1341), important mécène des arts, qui ordonna la construction de nombreux bâtiments et la fabrication de multiples objets raffinés. Celui-ci a été réalisé pendant son règne.","method_for_provenance":"Ce bassin a pu être réalisé en Égypte ou en Syrie, ces deux pays étant gouvernés par le sultan Nasir al-Din Muhammad.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1851.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington, D.C., 1981, p. 89-90, cat. n° 26. \nBarrett, D., *Islamic Metalwork in the British Museum*, Londres, 1949, planche n° 28. \nPhillips, T. (dir.), *Africa: The Art of a Continent*, Londres, 1996, p. 587. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 111-113, fig. 88.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","eau"],"materials":["Cuivre jaune à incrustations d’or et d’argent."]},"d6242eaa-ac06-5d04-8911-4ba4cf7ef4f6":{"name":"Porte-dîner.","description":"Trois récipients ronds en cuivre de taille identique, empilés les uns sur les autres, surmontés d'un couvercle. L'étamage est aujourd'hui très usé. À l'origine, des tiges de métal latérales devaient maintenir ensemble les différentes parties. Les cartouches allongés en bordure de chaque récipient portent des inscriptions ou des motifs géométriques alternant avec des rondeaux à motif géométrique d'éléments en forme de Y répétés. Un vers de poésie populaire sur les objets en métal de cette période est cité dans les cartouches épigraphiques : “Ma forme est pleine de beauté et de sens. Qui se concentre sur ma beauté trouvera en moi le plaisir des yeux.” Chacun des récipients pouvait contenir un aliment différent et le couvercle faisait office de bol. Il est intéressant de noter qu'un objet aussi humble ait pu être aussi superbement gravé.","short_description":"Porte-dîner fait de trois bols circulaires en cuivre jaune empilés les uns sur les autres et surmontés d'un couvercle. Cet objet servait à transporter de la nourriture ; chaque récipient devait contenir un plat différent et le couvercle servait de bol.","holder":"The British Museum.","dates":"IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 18,4 cm.","method_for_datation":"Les objets étamés devinrent de plus en plus répandus en Iran au IXe/XVe siècle car moins coûteux que le cuivre incrusté. Au même moment, les métalliers mamelouks avaient eux aussi adopté cette technique, au départ pour des objets comme ce porte-dîner, des assiettes et de grands plats.","method_for_provenance":"Les objets de table, comme celui-ci, étaient fabriqués pour des clients mamelouks qui ne pouvaient pas se permettre l'argenterie ou le cuivre incrusté. Ils sont de qualité inférieure à celle des objets associés au règne du sultan Qaytbay (872-901/1468-1496) produits au Caire, et étaient vraisemblablement fabriqués à Damas loin du siège principal de la cour.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acheté par le British Museum en 1908.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 117-119, planche 95.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration géométrique","nourriture","objets utilitaires"],"materials":["Cuivre jaune gravé, étamé à l’origine."]},"d6762584-279e-5fd4-acbb-12abcc201763":{"name":"Coupe.","description":"Petite coupe circulaire en cuivre jaune gravée de bandeaux et d'ornements végétaux, géométriques et épigraphiques. Une mince frise d'enroulements court sous le bord, tandis que la panse est ornée de trois bandeaux décoratifs superposés, le plus haut et le plus bas, plus étroits, contenant une dense ornementation de tresses et d'entrelacs géométriques. La zone qui les sépare présente une alternance de quatre élégants cartouches allongés et de quatre rondeaux. Les cartouches sont signalés symétriquement en partie supérieure et inférieure par des ornements en demi-palmettes et de petites formes triangulaires contenant un entrelacs de rinceaux, qui débordent tous deux sur les bandeaux d'entrelacs géométriques au-dessus et au-dessous. Les cartouches sont occupés par une composition dense de demi-palmettes alternées, disposées en diagonale, et d'inscriptions en écriture *nashki*. L'inscription précise : “Ceci est un des objets faits pour le pauvre serviteur, aspirant au pardon de son puissant seigneur, Moubarak, serviteur de sa noble altesse, son altesse, le seigneur, l'émir Khaznadar \\[trésorier, responsable des coffres\\] al-Sayf Barquq.” Les rondeaux à petites extensions en forme de trèfle qui transpercent les bandeaux d'entrelacs géométriques supérieurs et inférieurs contiennent un motif alterné de découpes et de blasons composites entouré d'une bordure de rinceaux. Ce blason comprend trois panneaux superposés. Le panneau supérieur contient un losange, symbolisant une serviette, celui du centre, une coupe à plumier flanqué de cornes à poudre et en partie inférieure une autre coupe. Ce type particulier de blason composite fut utilisé par le sultan Qaytbay ainsi que par ses hauts fonctionnaires et deux de ses successeurs. Cette petite coupe a pu faire partie d'un porte-dîner à plusieurs niveaux, qui permettait de conserver les aliments dans des compartiments séparés et qui – précaution contre les empoisonnements –, pouvait être fermé à clé.","short_description":"Les objets en laiton gravés de blasons et d’inscriptions *toulouth* donnant les titres officiels du donateur sont typiques de la fin de la période mamelouke. Cette petite coupe a pu faire partie d’un porte-dîner à plusieurs niveaux, qui permettait de conserver les aliments dans des compartiments séparés et qui – précaution contre les empoisonnements – pouvait être fermé à clé.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe, début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 6,35 cm, Ø 13,97 cm.","method_for_datation":"En 1993, Ward a suggéré que cet objet était stylistiquement très proche de trois récipients empilables faisant partie d'un porte-dîner en cuivre gravé, initialement étamé, conservé au British Museum et qui serait une production damascène mamelouke. Selon Atil (1981), ce type particulier de blason est à associer au sultan Qaytbay, à ses hauts fonctionnaires et à deux de ses successeurs, ce qui suggère une date de production à la fin du IXe-début Xe siècle H (fin XVe siècle).","method_for_provenance":"Cet objet est stylistiquement proche de trois récipients empilables qui font partie d'un porte-dîner en cuivre gravé, initialement étamé, conservé au British Museum et qui serait une production damascène mamelouke.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Acheté par le Royal Museum lors d'une vente d'objets ayant appartenu à Lady Mary Hamilton Campbell Ruthven, après sa mort en 1885.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 240-241, cat. n° 124. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 118-119, fig. 95.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture nashki","sultan Qaytbay"],"materials":["Feuille de cuivre martelé et incisé, traces d’incrustations d’argent, peut-être tardives."]},"d6880977-13ca-5aa6-b786-648161801155":{"name":"Bassin.","description":"Bassin en cuivre incrusté d'argent décoré d'un bandeau épigraphique en écriture *thoulouth* se lisant : “Fait pour l'honorable Excellence, le maître sublime, le savant, le juste, le combattant (des frontières), le défenseur (de la foi), l'impérieux, al-Sayfi Tabtaq al-Maliki al-Achrafi.” Il s'agit de l'émir Tabtaq, l'un des grands dignitaires de al-Malik al-Achraf Khalil (r. 689-693 H / 1290-1294 J.-C.), gouverneur de Qus, ville de Haute-égypte, au cours du troisième règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun (709-741 H / 1309-1340 J.-C.). Plusieurs blasons à gobelet, symbole de sa charge d'échanson, interrompent l'inscription. L'intérieur du fond du bassin est orné d'un dessin représentant six poissons en spirale. \nCe type de bassin servait à se laver les mains, et parfois les vêtements. Pendant la période mamelouke, la garde-robe ou pièce de rangement était appelée *Tast Khana*, ce qui signifie “lieu du bassin”. Bassins, vêtements, bijoux, épées, fauteuils et tapis y étaient rangés. \nPlusieurs types de bassins et de styles décoratifs (dont des modèles à incrustations d'or et d'argent) existaient au cours de la période mamelouke.","short_description":"Le bassin et l'aiguière formaient une paire d'accessoires indispensables pour se laver les mains et pour l'hygiène en général. Ce bassin, incrusté d'argent, porte le blason de son propriétaire, l'émir Tabtaq, échanson.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 17 cm, Ø (ouverture) 44 cm.","method_for_datation":"étude des inscriptions au nom de l'émir Tabtaq, l'un des hauts dignitaires de al-Malik al-Achraf Khalil, gouverneur de la ville de Qus sous le règne du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Découvert dans la ville égyptienne de Qus et spécifiquement commandée pour l'émir Tabtaq, cette pièce a probablement été fabriquée en égypte. De plus, cette technique d'incrustation florissait en égypte sous les Mamelouks. Son style est semblable à celui d'un certain nombre de pièces acquises par des musées et dont la provenance a été attribuée à l'égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques à Qus en 1966.","bibliography":"Abd al-Razzaq, A., “Al-Ranuq ala 'asr Salateen al-Mamalik” \\[Blasons de la période mamelouke\\], in *Majalat al-Jam'iya al-Tarikhiya* \\[Journal de l'association des historiens\\], vol. 21, Le Caire, 1974. \nAllan, J., *Metalwork of the Islamic world: The Aron Collection*, Londres, 1986. \nAtil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nAtil, E., et al., *Islamic Metalwork in the Freer Gallery of Art*, Washington D.C., 1985. \nFehervari, G., *Islamic Metalwork of the Eighth to the Fifteenth Century in the Keir Collection*, Londres, 1976. \nMusilhi, S., *Adwat wa Awani al-Matbakh al-Ma'adaniya fi al-'Asr al-Mamluki* \\[Instruments et outils en métal pour la cuisine au cours de la période mamelouke\\], thèse de doctorat, Université du Caire, 1983. \nStierlin, H. et Stierlin A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517)*, Londres-New York, 1997.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bassins","blasons","cuivre","écriture thoulouth","Incrustations"],"materials":["Cuivre incrusté d’argent."]},"d8e1d81f-2112-5652-987b-f417b3f15ad1":{"name":"Aiguière à godrons","short_description":"Cette aiguière à panse godronnée *tong* est destinée au rafraîchissement des mains et du visage de l'invité lors de son arrivée chez l'hôte. La forme de l'objet est bien connue en Turquie et en Inde ; elle fut reprise en céramique. \nLa marque du propriétaire est visible à deux reprises : l'une sous le bec, dans un cartouche en amande, la seconde dans un cartouche hexagonal dont les côtés se prolongent par un fleuron trilobé.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","dates":"Xe siècle de l'Hégire / XVIIe siècle J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 31,5 cm, l. 28 cm, D: 17,5 cm, D. minimal: 12 cm","provenance":"Iran ou Inde","obtention":"Achat en vente publique à l'étude Ader-Picard-Tajan en 1990.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 387. \n \nLane, A., *Later Islamic Pottery: Persia, Syria, Egypt, Turkey*, London: Faber and Faber, 1971: Fig. 94. \n \nMelikian-Chirvani, A.S., *Le bronze iranien*, Paris: Musée des Arts Décoratifs, 1973: 105. \n \nSkelton, R., et al., *Facets of Indian Art. A symposium Held at the Victoria and Albert Museum on 26, 27, 28 April and I May 1986*, London: Victoria and Albert Museum, 1986: 253-259. \n \nZebrowski, M., \"The Indian Ewer\", in *Facets of Indian Art*, London: Victoria and Albert Museum, 1986: 256, Fig. 8.","materials":["Bronze moulé, ciselé, gravé"]},"dc345fef-438d-5088-994a-47a78663e585":{"name":"Jarre à ablutions.","description":"Jarre cylindrique en bronze (cuivre et plomb) sans poignée et col court divisée en deux parties inégales par un “cordon” décoratif. La panse cylindrique est sans ornement, mais l'épaule est ornée d'étroits bandeaux meublés de petits traits verticaux. \nCe récipient a pu être utilisé jadis comme jarre à ablutions pour la toilette rituelle qui précède la prière. De nombreuses autres jarres en métal ou céramique d'usage similaire ont été trouvées. Ce modèle particulier a été découvert lors de fouilles archéologiques dans le *hammam* du *qasr* (palais) d'Oum al-Walid.","short_description":"Jarre en fonte de bronze, sans poignée et constituée de quatre parties assemblées entre elles. Découverte pendant les fouilles archéologiques dans le *hammam* du *qasr*omeyyade d’Oum-al-Walid, cette jarre a pu être utilisée comme jarre à ablutions pour la toilette rituelle qui précède la prière.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","owner":"Maintenant exposée au ‘Jordan Museum’","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 41,8 cm, Ø (col) 7 cm.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Le lieu de production de l'objet est inconnu, mais il a été découvert lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid, près de Madaba.","provenance":"Objeto hallado en Umm al-Walid.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid en 1992.","bibliography":"Bujard, J. et Schweizer, F., *Entre Byzance et l'Islam : Umm er-Rasas et Umm el-Walid, fouilles genevoises en Jordanie*, Genève, 1992, p. 17, fig. 11/6. \nHaldimann, M. A., “Les Implantations omeyyades dans la Balqa: l'apport d'Umm el-Walid”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXVI, 1992, pp. 307-318. \nJoguin, M., “Des pots et des hommes : l'exemple d'Umm el-Walid”, *Studies in the History and Archaeology of Jordan*, vol. VII, 2001, pp. 641-645, fig. 5.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ablutions","toilette rituelle","travail du métal"],"materials":["Bronze (cuivre et plomb)","montage en quatre parties."]},"dd44c4b3-03fc-5979-8e45-d6162ea57c5a":{"name":"Épée.","description":"Bien que cette épée n**'**ait pas été trouvée en territoire croisé, elle est un exemple typique des armes utilisées par les chevaliers et guerriers occidentaux en Terre sainte. Elle possède une lame à double tranchant qui se termine par une pointe effilée. 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Des manuscrits européens d’époque médiévale décrivent avec une précision remarquable les armures et les armes des Croisés.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"Vers le VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 119,4 cm, dont le pommeau (4,8 cm), la poignée (10 cm) et la lame (104 cm).","method_for_datation":"Analyse stylistique. Plusieurs exemples assez précis de ce type d**'**épée sont fournis par des miniatures européennes contemporaines ornant des manuscrits et des sculptures en pierre, confirmant que les chevaliers croisés venus d**'**Europe en Terre sainte utilisaient ce type d**'**épée.","provenance":"Europe du Nord continentale.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Coe, M. D., *et al.*, *Swords and Hilt Weapons*, New York, 1989. \nNicolle, D., *The Crusades*, Oxford, 1988.","dynasty":"Croisés","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","objet militaire","Pèlerinage"],"materials":["Fer, avec incrustations de cuivre sur le pommeau."]},"e28848aa-7436-5518-abe8-0e71a1e0d924":{"name":"Poids.","description":"Poids de bronze sans inscription, de formes diverses : tonneau, double cône tronqué, polyèdre à facettes polygonales, carré ou en forme de brique (modèle très courant). Ils sont souvent percés en leur centre pour pouvoir être réunis en une unité de poids supérieure ou être transportés plus facilement. \nIls permettaient de peser les dirhams (argent) et les dinars (or). Le contexte stratigraphique de leur découverte à Aqaba permet de mieux comprendre leur variété par leur fonction : les poids les plus lourds, plus élaborés, ont pu servir à peser des marchandises plus pondéreuses que des pièces de monnaie.","short_description":"Poids en fonte de bronze de Ayla à Aqaba de formes diverses et à la décoration faisant référence à deux systèmes monétaires : les valeurs pour les pièces d’argent (*dirham*) et les pièces d’or (*dinar*). Les poids les plus lourds ont pu servir à peser des marchandises plus lourdes que des pièces de monnaie.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","dimensions":"H. 4 à 25 mm, l. 1,3 à 2,5 cm, poids 2,1 à 149 g.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des tessons de poterie trouvés sur le même site.","method_for_provenance":"Le lieu de production est incertain, mais ces poids ont été découverts lors de fouilles archéologiques à Aqaba.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Ces poids ont été obtenus à l'occasion de fouilles archéologiques menées à Aqaba en 1987-1994.","bibliography":"Whitcomb, D., *Ayla: Art and Industry in the Islamic Fort of Aqaba*, Chicago, 1995, p. 19.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy, Manal Basyouni","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","commerce","incision","numismatique","pièces de monnaie"],"materials":["Bronze moulé."]},"e3d7b607-17ec-5a36-9ff3-137adbc8bfb5":{"name":"Lampe à huile (*qindil*).","description":"Cette lampe à huile est composée d'une tige ronde et creuse vissée à un pied en forme de plateau. La tige se termine en haut par un croissant et traverse un réservoir à huile en forme de coquille à six becs et un petit plateau qui permet de recueillir les gouttelettes d'huile. Ces deux derniers éléments sont surmontés d'une petite plaque carrée perforée aux quatre angles pour recevoir des chaînettes au bout desquelles pendent les accessoires suivants : mouchette, éteignoir, pince. Cet exemplaire aurait appartenu au dey d'Alger. \n \nPour faire fonctionner ce genre de lampe, qui servait à l'éclairage des salles des palais, il suffisait de remplir le réservoir d'huile et d'y tremper une mèche qu'on allumait une fois qu'elle était gorgée de liquide. L'huile étant assez difficile à enflammer, la flamme ne remonte pas le long de la mèche.","short_description":"Lampe à huile en bronze composée d'une tige arrondie vissée à un pied, se terminant par un croissant et traversant un réservoir à huile à six becs et un petit plateau recueillant les gouttes d'huile. Au-dessus, une plaquette carrée porte en suspension les accessoires. Cette lampe aurait appartenu au dey d'Alger.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire /1519-1830.","location":"Alger","dimensions":"H. 151 cm, Ø de la base 36 cm.","method_for_datation":"La lampe étant connue sous le nom de “chandelier du dey”, elle a sans doute appartenu à l'un des deys qui ont gouverné d'Alger pendant la régence turque (1082-1246/1671-1830).","method_for_provenance":"D'après les ouvrages archéologiques qui mentionnent que ce type de lampe à l'huile était fabriqué en Italie à la demande des deys d'Alger.","provenance":"Italie.","bibliography":"*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarye, G., *Catalogue du Musée national des antiquités algériennes,* deuxième partie, Alger, 1899.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croissant","dey","éteignoir","lampe à huile","mouchette","Ottomans","qindil"],"materials":["Bronze coulé."]},"e5089d3e-3231-5064-9958-45c0890fde1c":{"name":"Aiguière.","alternate_name":"Aiguière dite Blacas.","description":"Aiguière incrustée d'argent et de cuivre à laquelle manquent le pied et le bec. Le délicat décor incrusté qui recouvre le corps et le col est d'une finesse exceptionnelle. Une remarquable série de scènes figuratives tirées d'une vie de cour contemporaine de l'exécution est présentée dans une succession de médaillons entourés d'un motif géométrique alternant avec des bandeaux d'inscriptions et de figures. Les hommes, tête couverte, portent des tuniques à manches droites. Leurs costumes évoquent l'origine turque de la dynastie zenguide. Les manches des robes des princes sont ornées de bandes en *tiraz*. Les soldats sont armés d'épées à lames droites. Deux femmes de la noblesse sont représentées : l'une, accompagnée par une servante, se regarde dans un miroir, l'autre se déplace avec sa servante dans un palanquin porté par un chameau. Une joueuse de luth a le bas du visage voilé. D'autres médaillons représentent une scène de chasse dans laquelle un homme tire à l'arc sur une proie, un chasseur est attaqué par un guépard qui a sauté sur le dos de son cheval, des musiciens, des danseuses et de joyeux convives sont en train de boire. On trouve même une scène tirée du poème épique persan *Shanama* représentant Bahram Gur tirant à l'arc pendant qu'Azadeh joue de la harpe sur son cheval. \nLa qualité extraordinaire de la décoration et de la représentation des scènes de la vie aristocratique conduit à penser que cette aiguière était probablement utilisée à la cour. Son propriétaire a pu être Badr al-Din Lulu, qui régna à Mossoul (629-659 H / 1232-1259 J.-C.), ou un membre de sa cour. Un certain nombre d'objets à son nom montrent qu'il appréciait le travail du métal et commanda de nombreuses pièces. Bien que la technique de l'incrustation soit d'origine iranienne, de nouvelles formes inspirées de l'art byzantin furent introduites à Mossoul. Le répertoire décoratif du travail des artisans de Mossoul était plus varié que celui de leurs homologues iraniens et comportait davantage de scènes figuratives, dont certaines tirées de la vie quotidienne. \nIbn Saïd, musulman d'Espagne, voyagea en Syrie, en Mésopotamie et en Irak en 648 H / 1250 J.-C. Dans son livre, *Géographie*, il mentionne des récipients en cuivre incrusté réalisés à Mossoul qui étaient exportés et offerts à des souverains. Ainsi, le travail du métal de cette ville et ses incrustations scintillantes avaient atteint un niveau qui leur permettait de rivaliser avec l'or et l'argent. Au cours du règne de Badr al-Din Lulu, Mossoul promue capitale s'enrichit et accrut son prestige, passant du statut de cité provinciale à celui de centre commercial et artistique prospère, avec de nombreux palais et bâtiments publics neufs. Cette aiguière était probablement utilisée pour verser de l'eau dans les banquets de la cour.","short_description":"L'artisan à qui l'on doit cette aiguière exceptionnelle a signé son œuvre en indiquant qu'il est de Mossoul. Faite en cuivre jaune incrusté d'argent, elle est couverte de nombreuses représentations de personnages occupés à différentes activités comme jouer de la musique, boire ou chasser.","holder":"The British Museum.","dates":"629 de l’Hégire / 1232 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 30,4 cm, l. 22 cm, P. 21,5 cm.","method_for_datation":"L'aiguière porte la date 629 (1232 J.-C.).","method_for_provenance":"Une inscription précise le nom de Shuja ibn Mana al-Maswili (Shoudja, fils de Mana de Mossoul), artisan de Mossoul, donc, où existait une importante activité de travail du métal au début du VIIe/XIIIe siècle.","provenance":"Mossoul, Irak.","obtention":"Cette aiguière dite Blacas porte le nom du duc français dont la collection a été achetée par le musée en 1866.","bibliography":"*L'Orient de Saladin : l'art des Ayyoubides* (catalogue), Paris, 2001, cat. n° 122, p. 146. \nRice, D., “Inlaid Brasses from the Workshop of Ahmad al-Dhaki al-Mawsili”, *Ars Orientalis*, 3, 1957, pp. 284-326. \nWard, R., *Islamic Metalwork*, 1993, pp. 80-82.","dynasty":"Ayyoubide (Atabegs)","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","eau","femme","musique","zenguides"],"materials":["Cuivre jaune gravé et incrusté d’argent et de cuivre."]},"eb9313ce-3a64-5d73-bea2-13a7a7012be8":{"name":"Coupe magique","short_description":"À l’intérieur comme à l’extérieur, la coupe est tapissée d’inscriptions – versets du Coran, les plus beaux noms de Dieu, formules religieuses et talismaniques – alternant avec des carrés magiques. Sur le pourtour extérieur, les figures du zodiaque et des planètes gravées dans des médaillons ont été à une date ultérieure masquées avec des motifs floraux par une main scrupuleuse, sans doute afin d’éviter l’association du texte coranique avec des représentations d’êtres animés. \nConsommer des boissons ou des aliments dans de telles coupes, liant étroitement religion, médecine et astrologie, permettait de combattre l’effet des poisons, des fièvres et autres maux. Dans les Mille et Une Nuits, une utilisation à des fins divinatoires est également évoquée.","type":"Métallurgie","holder":"Musée de l'Institut du monde arabe","owner":"Musée de l'Institut du monde arabe","initial_owner":"Marcel Destombes","dates":"XIe siècle et XIIIe siècle (chaîne) de l'hégire / XVIIe siècle et XIXe siècle (chaîne) J.-C.","location":"Paris","dimensions":"H: 8,5 cm, D: 22,7 cm","provenance":"Inde","obtention":"Legs de Marcel Destombes.","bibliography":"Delpont, E., et al., *Album du musée*, Paris: Somogy éditions d'art, 2012: 295. \n \nRoux, J-P., *Arts de l'Islam: des origines à 1700*, Paris: Musée national de l'Orangerie, 1971: 112. \n \nWelch, A., *Calligraphy in the arts of the Muslim world*, Austin: University of Texas Press, 1979: 186-187, Fig. 80.","materials":["Laiton moulé et ciselé"]},"ed60638d-d98c-52c9-b631-d363eb97fb51":{"name":"Épée.","description":"Épée composée d'une poignée et d'une lame de fer à double tranchant à gouttière assez peu accusée jusqu'au milieu, sur laquelle est disposée la marque flanquée de deux étoiles à quatre branches, probablement nasride mais à l'identité inconnue. La poignée, en cuivre jaune, est formée d'un pommeau sphérique avec des cercles rehaussés à l'avers et à l'envers, et surmontée d'un bouton ; elle s'élargit au centre. La garde est creuse, le profil supérieur est polylobé et les bras terminés en forme de crochets présentent des cercles ajourés sur leur face externe. La décoration, niellée, est réalisée avec des bandes circulaires entrelacées qui se superposent à d'autres bandes longitudinales et transversales comportant des inscriptions faisant allusion à Dieu. Les espaces intersticiels sont meublés d'atauriques sur la poignée et de palmettes sur la garde. De petites lignes obliques, damasquinées d'or, constituent le fond de l'ensemble. La gaine, perdue à une époque indéterminée, devait présenter la même décoration, si l'on en juge par les cercles inachevés des bras de la garde. \nBien que peu d'armes andalouses soient parvenues jusqu'à nous, il faut en détacher un ensemble d'épées nasrides connues sous l'appellation d'épées *jinetas*. Leur importance réside tant dans l'originalité de leurs poignées, sans modèle connu à l'époque, que dans le fait qu'elles sont une production purement nasride d'armes de luxe. \nTout en restant un objet somptuaire, cette pièce appartient à une variante dont la décoration, fondée sur le cuivre jaune et sur le niellage, manque de la richesse qui caractérise d'autres “épées cavalières” en ivoire ou en émail.","short_description":"On appelle *jineta* l'épée à la garde extrêmement recourbée. Sa poignée, généralement en métal précieux, est rehaussée de riches décorations, ce qui renforce sa valeur comme signe de prestige. Cette pièce à poignée en cuivre jaune et nielle, tout en restant un objet somptuaire, manque d'éclat par rapport à d'autres épées *jinetas.*","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"L. 140 cm, l. de la lame 4 cm, l. des branches de la garde 10 cm.","method_for_datation":"Plusieurs pièces parallèles nous sont parvenues, dont l'une, acquise à Grenade en 1812 par la Bibliothèque nationale de Paris, conserve la devise de la dynastie nasride : “Il n'est d'autre vainqueur que Dieu.” Les autres exemplaires, actuellement répartis dans divers musées et institutions et dans des collections privées, sont également datés du IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"On ne sait pas comment cette épée est passée d'Andalousie à León, où elle était portée par la statue du saint patron de l'église de San Marcelo jusqu'à sa donation au musée. Cependant, ce type d'épée était une production exclusive de royaume nasride de Grenade.","provenance":"Royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation du curé de la paroisse de l'église de San Marcelo (León), grâce à la médiation de Rodrigo Amador de los Ríos, le 20 septembre 1869.","bibliography":"Ferrandis Torres, J., “Espadas granadinas de la jineta”, *Archivo Español de Arte*, XV, Madrid, 1943, pp. 142-166. \nFranco Mata, á., “Espada de jineta nazarí”, *Los Reyes Católicos y la monarquía de España*, Grenade, 2004, pp. 552-53, n° 240. \nSoler del Campo, A., “Espada jineta”, *Arte y cultura en torno a 1492*, Séville, 1992, pp. 159-160, n° 74. \nSoler del Campo, A., “Espada jineta”, *La paz y la guerra en la época del Tratado de Tordesillas*, Madrid, 1994, p. 319, n° 255.","dynasty":"Nasride","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arme","Grenade","nasride"],"materials":["Acier, cuivre jaune, or, argent","coulage, niellage, damasquinage."]},"f0a22720-4486-5cd9-b830-526d7c53d494":{"name":"Timbale de fauconnier","description":"Timbale hémisphérique à fond plat. L'important bandeau lisse sous le bord présente quatre attaches rectangulaires et 16 petites protubérances servant à fixer la peau (disparue). La partie décorée comporte deux zones, toutes deux ornées de médaillons alternant avec des cartouches oblongs sur fond de motif en Y. Les cartouches de la zone centrale contiennent une importante inscription de style *naskhi* sur fond d'arabesques. Le texte reprend cinq expressions de louanges et de souhaits, sans référence au propriétaire de l'objet ni mention de son nom. Les médaillons sont occupés par des arabesques et des motifs tourbillonnants. Les cartouches de la zone inférieure contiennent une inscription en style coufique dont le contenu n'a pas été analysé. L'aigle à tête tournée vers la gauche et griffes enserrant l'extrémité de ses ailes est un emblème typique des émirs mamelouks. Il est répété à trois reprise sur le fond plat de chaque côté d'une attache rectangulaire. \nCette timbale était probablement utilisée en fauconnerie pour rappeler le rapace.","short_description":"Timbale hémisphérique à fond plat. Les attaches sous le bord supérieur servaient à tendre la peau. Elle est décorée de cartouches contenant une inscription et des médaillons comblés d’arabesques et de motifs tourbillonnants. Elle servait probablement en fauconnerie pour rappeler le faucon.","holder":"Armurerie royale.","dates":"Première moitié du VIIIe siècle de l’Hégire (première moitié du XIVe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 15,5 cm, Ø 27 cm.","method_for_datation":"Lamm (voir bibliographie) date cette timbale de la première moitié du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Lamm suggère le Caire (voir bibliographie), mais sans apporter de justification.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Achetée au collectionneur d’art Carl Robert Lamm par l’Armurerie royale en 1922. En 1899, Lamm l’avait acquise auprès de F. R. Martin, qui l’avait lui-même achetée au Caire au cours de son voyage en Égypte et en Turquie en 1895-1896.","bibliography":"Brisch, K. (éd.), *Islamische Kunst: Loseblattkatalog Unpublizierter Werke aus Deutschen Museen*, 2, Mainz, 1985, n° cat. 286. \nLamm, C. J., “A Falconer's Kettledrum of Mamluke Origin in Livrustkammaren”, *Livrustkammaren: Journal of Armoury*, 1953, VI, 5-6, pp. 80-94. \n*L'islam dans les collections nationales*, Catalogue d'exposition, Paris, 1977, cat. n° 422.","dynasty":"Mamelouke","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","décoration figurative","décoration florale","écriture.","travail du métal"],"materials":["Fonte de bronze gravée et incrustée d’argent."]},"f236115b-5fdc-5ac3-84a8-5261cf0359fb":{"name":"Fragment de têtière.","description":"Ce fragment de garniture d'une têtière de harnachement est composé de trois pièces à section rectangulaire, évidées afin de permettre le passage d'une courroie de cuir. La première est décorée de palmettes pointées ; la deuxième, de trois cercles ; enfin, de plus grandes dimensions pour en former le bout, le troisième élément s'achève sur un écusson inscrit dans un cercle et des palmettes. De l'extrémité en pointe, à décoration végétale stylisée, pendent une grosse houppe et des ornements de soie bleu sombre, disposés en trois faisceaux. L'intérieur de l'écusson, semblable à ceux des rois nasrides, est meublé d'émail bleu. \nSigne de luxe aristocratique, les harnais de ce type étaient très appréciés à l'époque nasride. Ce fragment est tout ce qui reste de la têtière complète, perdue vers 1934, dont on ne conserve que des photographies. \nLa pièce est connue sous le nom de “têtière de la fiancée de Serón” en référence à un épisode intervenu au milieu du XVe siècle. Quarante chevaliers chrétiens de Lorca (Murcie) avaient décidé de réaliser une action héroïque pour se couvrir de gloire. Ils engagèrent un combat contre un groupe de douze musulmans qui partaient de Serón (Almería) pour se rendre à Baza (Grenade) où ils devaient célébrer le mariage d'une demoiselle avec le maire de cette ville. Les hommes qui devaient protéger la fiancée s'enfuirent, mais les assaillants la rendirent tout de même à sa famille. Reconnaissante, la demoiselle offrit à leur chef, Diego López de Guevara, un joyau d'or et de pierreries, ainsi que la têtière de la mule qu'elle montait. Ce récit est un écho du sentiment chevaleresque des légendes chrétiennes de la fin du Moyen Âge.","short_description":"Cet ornement de la têtière d'un luxueux harnachement de cheval montre l'écusson de l'ordre de la Bande des sultans nasrides en cuivre doré. Les trois petites pièces qui la composent sont évidées afin de permettre le passage d'une courroie de cuir qui ceignait la tête de la monture.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H / XVe siècle J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 35, 5 cm, l. 2,8 cm.","method_for_datation":"Par l'écusson de style nasride que l'on retrouve dans l'architecture du palais de l'Alhambra et sur d'autres pièces provenant des cercles de la cour.","method_for_provenance":"Les rares exemples de têtières de luxe que l'on conserve sont attribués au royaume nasride de Grenade**.**","provenance":"Royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 23 avril 1889.","bibliography":"*Catálogo de la sala arábiga del Museo Arqueológico Nacional*, p. 192, n° 204-207. \nCollectif, “Fragmento de cabezada”, *La Frontera*, Lorca, 1995, pp. 21-22, n° 1.20. \nEspín Rael, J., “Una cabezada árabe granadina y una bandera morisca”, *Boletín del Museo de Bellas Artes*, années XI et XII, Alcantarilla (Murcie), 1934, nº 11 et 12. \nEspín Rael, J., *Antiguallas murcianas*, Murcia, 1993, pp. 99-103. \nMolina Molina, A. L., *Estudios sobre la vida cotidiana (siglos XIII-XVI)*, Murcia, 2003, pp. 11-13.","dynasty":"Nasride","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Grenade","harnais","monture","Nasrides","têtière"],"materials":["Cuivre, cuir, soie, fil d’argent, émail."]},"f30819fe-fb4c-5ec9-a552-17d8231b324a":{"name":"Cotte de mailles.","description":"Cotte de mailles en fer recouvrant le corps de la tête aux genoux. Deux plaques de métal protègent le cou et le ventre – la seconde plus grande que la première. Un certain nombre de ces cottes portent des marques d'usure et des déchirures provoquées par les combats. \nL'épée possède une lame incurvée très répandue chez les musulmans, alors que Croisés préféraient les lames droites. Ces lames étaient généralement décorées de divers motifs autour de la garde, près de la poignée. \nLes plaques de protection sont décorées de motifs géométriques, d'un blason mamelouk et d'un texte en écriture arabe de style *thoulouth* doré. L'essentiel de ce décor est usé et seuls quelques mots restent lisibles comme \"fait pour… l'exalté… le grand… le seigneur\". On peut en conclure que cette armure protégeait un dirigeant, chef militaire ou autre personnage de haut rang.","short_description":"Les armures mameloukes décorées d'emblèmes dorés, comme celle-ci, étaient portées lors des batailles contre les Croisés.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l'Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 1,30 m.","method_for_datation":"Le blason et la phrase figurant sur la plaque abdominale indiquent la période mamelouke.","method_for_provenance":"Bien que cette cotte soit décorée d'un blason mamelouk et ait été trouvée à Damas, sa provenance est incertaine. La période mamelouke connut un accroissement de la mobilité des hommes et des biens, en particulier dans le domaine militaire. La cotte a pu être fabriquée au Caire ou à Damas, principaux centres régionaux de l'époque.","provenance":"Probablement Damas, Syrie, ou Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté en 1952.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason (ou rank).","Cotte de mailles","croisé","Damas","équipement militaire","fer","Le Caire"],"materials":["Anneaux de fer enchaînés."]},"f30ef8ba-a67a-55f8-91cb-fa65f19de25e":{"name":"Sabre.","description":"Sabre composé d'une lame d'acier et d'une poignée en corne animale. Le fourreau est en argent doré. La lame est ornée de cartouches décoratifs épigraphiés. En partie supérieure de la lame, un important médaillon contient le texte suivant : “œuvre de al-Hadjdj Sanqour” et, en dessous, le premier verset de la sourate “Myriam”, “Kaf Ha Ya Ayn Sad'.” Cette ligne est suivie d'un autre cartouche au nom du sultan propriétaire de l'arme : “Sultan Fatih Muhammad Khan”, soit Muhammad II al-Fatih (“le Conquérant”). En dessous sont gravés les versets 1 et 2 des sourates “al-Ha Mim” et “Ayn Sin Qaf”. Les inscriptions et le décor sont en incrustations d'or. Le fourreau est orné d'une décoration végétale gravée en haut relief. \nLes Arabes importaient des armes blanches d'Iran et d'Inde. Les armes de qualité étaient produites à Khourassan (Iran), Damas (Syrie) et Tolède (Espagne).","short_description":"Les Ottomans excellaient dans l'art de la fabrication de sabres dont la décoration rivalisait avec les sabres iraniens. En plus de leur usage militaire, les sabres ornés du nom des sultans ottomans étaient portés aux cérémonies de gala à la cour. Sur ce sabre sont inscrits le nom du sultan Mohammed II et le nom de celui qui l'a fabriqué.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Le sultan ottoman Muhammad II al-Fatih (le Conquérant), connu en Turquie sous le nom de Fatih Sultan Mehmed ou Mehmed II.","dates":"855-886 de l’Hégire / 1451-1481 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 1 m.","method_for_datation":"Le nom du sultan ottoman Mehmed II et celui de l'artisan sont gravés sur la lame. Le style des inscriptions et la technique de fabrication sont proches de celles de la période ottomane.","obtention":"Don au musée par le prince Youssouf Kamal en 1923. Ce prince de la famille de Muhammad Ali était collectionneur d'antiquités. Il fit don d'une grande partie de ses collections au musée, en particulier de pièces de joaillerie, de textiles, de céramique et de bois.","bibliography":"öz, T., *Fatih Sultan Mehmet II'ye Ait Eserler* \\[Les œuvres de Mehmed II, le Conquérant\\], Ankara, 1953. \nYugal, O., *Al-Souyouf al-Islamiya wa Suna'iha* \\[Les épées islamiques et leurs fabricants\\], trad. Muhammad Omar Taha Oghli, Koweit, 1988. \nZaki, Abd al-Rahman, *Al-fi al-Islam* \\[Les épées dans l'Islam\\], Le Caire, 1951. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, “Al-Souyouf wa Ajnasouha \\[Les épées et leurs catégories\\]”, in *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[Journal de la Faculté des Arts\\], n° 14, 1952. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Al-Sayf fi al-'Alam al-Islami* \\[L'épée dans le monde islamique\\], Le Caire, 1957.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["fourreau : argent doré","inscriptions et ornementation : incrustations d’or et d’argent.","Lame : acier","poignée : corne"]},"f464f05d-ba18-530f-b41b-07c96cc843ee":{"name":"Plateau.","description":"Plateau rond en cuivre jaune décoré d'incrustations en argent. Au centre, une partie saillante en forme de cartouche à huit lobes est ornée d'ornements floraux sur lesquels se surimpose un écu à trois têtes de taureau. Autour, quatre rondeaux décrivent des scènes de chasse sur un fond de décor complexe de fleurs de lotus et de phénix affrontés. Cet élément décoratif est entouré d'une frise géométrique. Tout autour du marli, des couples de canards occupent des cartouches lobés. Une frise d'animaux courant et d'oiseaux en vol décore l'aile. \nDepuis le XIXe siècle, on accole aux objets de métal de ce type l'adjectif de “vénéto-sarrasin” comme s'ils avaient été produits par des artisans musulmans à Venise. En fait, on admet généralement aujourd'hui que ces objets étaient fabriqués en Syrie dans un style adapté au goût du marché européen. Ils étaient probablement fabriqués à Damas, qui connaissait une industrie florissante du métal sous les Mamelouks. La partie centrale en relief suggère que ce plateau a pu servir à la présentation d'une aiguière ou d'un calice.","short_description":"La zone centrale saillante de ce plateau circulaire suggère qu'il servait à présenter une aiguière ou un calice. Adaptés au goût européen, les objets de métal incrusté comme ce plateau étaient connus comme “vénéto-sarrasins”. Ils étaient probablement fabriqués en Syrie avant d'être exportés en Europe.","holder":"The British Museum.","dates":"Vers 800 de l’Hégire / 1400 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"Ø 55 cm.","method_for_datation":"L'écu au centre du plateau indique que celui-ci a été réalisé pour être exporté vers l'Italie. À la fin du VIIIe/XIVe siècle, lorsque le commerce avec l'Europe se développe, des récipients en métal sont fabriqués en grand nombre qui comportent souvent des écus vierges à compléter à l'arrivée. La forme de ce plateau à partie centrale en relief était nouvelle et a été spécifiquement introduite pour le marché européen à la fin du VIIIe/XIVe siècle ou au début IXe/XVe siècle.","method_for_provenance":"Le lieu de production de ce type de pièces ne fait pas l'objet d'un accord parmi les chercheurs. Néanmoins, il semble probable que ce travail du métal à incrustations – avec des armes et une forme européenne – ait été réalisé en Syrie à destination du marché européen. La Syrie possédait une solide tradition de l'incrustation sur métal et entretenait avec l'Europe des liens commerciaux florissants.","provenance":"Syrie.","obtention":"Légué au British Museum par John Henderson en 1878.","bibliography":"Ward, R., *Islamic Metalwork*, Londres, 1993, pp. 116-117, planche 93.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","héraldique"],"materials":["Feuille de cuivre gravée à incrustations d’argent."]},"f79bd592-6c69-526f-b686-15d709a2d676":{"name":"Plat.","description":"Grand plat en cuivre étamé sur court piédouche, à fond légèrement convexe, marli cintré en creux, aile horizontale chantournée. Mis en forme à partir d'une plaque de métal circulaire, ce plat au bord perforé présente une surface entièrement couverte d'un décor incisé. Le pourtour est orné d'un bandeau de rinceaux et de zones hachurées intégrées aux festons. Le marli est divisé en six compartiments à compositions alternées d'inscriptions en coufique et d'ornements floraux séparées par des rosettes entrelacées prises entre deux bandeaux de simples enroulements. Le fond du bassin reçoit une étoile faite d'entrelacs géométriques inscrits dans un cercle bordé de rinceaux. Le centre de cet ornement est occupé par un rondeau à blason composite entouré d'une inscription en cursives. Il représente de haut en bas une serviette, une coupe dans laquelle est placé un plumier entre une paire de cornes à poudre et une seconde coupe. Ce type particulier de blason est lié au sultan Qaytbay, ses hauts dignitaires et deux de ses successeurs, ce qui suggère une date de fabrication fin IXe-début Xe siècle H (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","short_description":"De nombreux objets de la période mamelouke tardive présentent des blasons composés, de haut en bas, d’une serviette, d’une coupe dans laquelle est placé un plumier entre une paire de cornes à poudre et d’une seconde coupe. Ce type particulier de blason est lié au sultan Qaytbay, à ses hauts dignitaires et à deux de ses successeurs.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l’Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"Ø 39,37 cm.","method_for_datation":"Ce plat a été daté de 872 à 923 (1467-1517) par James Allan en 1969 à partir de l'analyse du type de blason, qu'il a associé au sultan Qaytbay, à ses hauts dignitaires et à deux de ses successeurs.","method_for_provenance":"En 1969, James Allan a attribué cette pièce à un atelier opérant en Syrie ou en Égypte à la fin de la période mamelouke.","provenance":"Égypte ou Syrie.","obtention":"Don de John Home en 1923.","bibliography":"Allan, J. W., “Late Mamluk Metalwork: A Series of Dishes”, *Oriental Art*, vol. XV, n° 1, printemps 1969, 1-6. \nAtil, L. E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 108-109, cat. n° 39 (pour une analyse comparative) ; pp. 240-241, cat. n° 124 (pour une analyse du blason composite).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blasons","sultan Qaytbay"],"materials":["Cuivre incisé étamé."]},"fa6093d9-67a1-536f-b0bb-38a5d07cb915":{"name":"Lion, élément de fontaine.","description":"La diversité de l'art fatimide est attestée par une œuvre comme celle-ci : il s'agit d'une plastique creuse représentant un lion sur ses pattes, la queue terminée par une houppe et levée en forme d'anse. De sa gueule béante émergeait autrefois un tuyau. L'animal est modelé selon des formes presque abstraites : flancs plats, lignes figurant les côtes, oreilles et paupières rendues en contours simples. La surface du corps dans la zone du dos, de la poitrine et des cuisses est agrémentée d'un motif en spirales qui souligne encore l'impression de stylisation que donne la figure. On peut nettement distinguer sur les deux côtés du cou une inscription gravée qui pourrait dater du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Il y est fait mention d'un certain bi-Rasem al-Amir Chams al-Din wali Misr, qui était sans doute gouverneur du “Misr” “ (basse Égypte et Le Caire). \nCette représentation intégrale d'un corps vivant est intéressante car elle ne semble pas obéir au dogme islamique. Mais comme l'interdiction des images ne s'étendait pas toujours au domaine de la cour, et que, par ailleurs, les Fatimides chiites avaient une attitude fort libérale, la sculpture constitue en Égypte une partie de l'art princier. Le Musée d'art islamique du Caire conserve une statue de lion assis. Le lion de Berlin peut avoir fait partie d'un ensemble de vasques orné de plusieurs statues, comme la célèbre fontaine aux lions de l'Alhambra de Grenade en Espagne. Il peut aussi, du fait de sa petite taille, avoir fait partie d'une construction plus grande et ornée de nombreuses sculptures, comme on en voit sur les manuscrits irakiens du VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Les bronzes de ce type étaient fort répandus dans tout le bassin Méditerranéen et surtout en Espagne. Un lion provenant d'Espagne se trouve au musée du Louvre à Paris. On peut supposer que la plupart d'entre eux n'ont pas traversé les âges et ont été fondus.","short_description":"Ce petit lion très vivant à la gueule ouverte et la queue retournée était utilisé comme jet de fontaine en Égypte durant la période fatimide. Il est fabriqué en bronze coulé qui a été décoré de rinceaux sur le dos et les pattes. Les fontaines avec des décorations d'animaux étaient répandues dans les pays méditerranéens.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Ve-VIe siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 11,5 cm, l. 14,5 cm.","method_for_datation":"C'est surtout dans l'Égypte fatimide que furent réalisés des bronzes de ce type, et on y repère des répliques de même facture et de même décor. L'inscription, qui paraît bien nommer un gouverneur d'Égypte, est un indice supplémentaire.","method_for_provenance":"L'inscription nomme vraisemblablement un gouverneur d'Égypte ; d'autre part, les caractères stylistiques de la pièce indiquent qu'elle a été réalisée dans l'Égypte fatimide.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté en 1911.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamische Kunst,* Dresde, 1990, pp. 121-124. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250,* Harmondsworth, 1987, pp. 197-200. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Berlin, 1979, n° 313. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Stuttgart-Zurich, 1980, n° 20, pp. 52-53. \nWard, R., *Islamic Metalwork,* Londres, 1993, pp. 60-69.","dynasty":"Fatimide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","fatimide"],"materials":["Bronze, plastique creuse, gravure."]},"fc08aed9-57d3-59a7-83b4-abccf4770360":{"name":"Chandelier de Qalawun.","description":"Chandelier en cuivre composé d'une base, d'un corps cylindrique et d'une tige cylindrique terminée par un binet. Trois bandeaux décoratifs entourent sa base, relativement large. Le premier est orné de motifs arrondis séparés les uns des autres par des polygones. Le deuxième présente des demi-feuilles entrelacées qui s'enchaînent en collier. Le troisième comporte un motif évoquant un épi de blé. Le corps rappelle celui d'un autre chandelier d'al-Nasir Muhammad ibn Qalawun également conservé au musée. \nIl présente une importante inscription en bandeau rédigée en grands caractères *naskhi* qui remplit pratiquement toute sa surface. L'espace laissé libre est entièrement meublé de motifs végétaux entremêlés. L'inscription dit : “Possession de notre seigneur, le grand émir, l'omniscient, le juste, le souverain, le victorieux.” L'inscription est interrompue par deux médaillons circulaires composés chacun d'un cercle extérieur à fleurs de lotus et d'un cercle intérieur meublé d'une importante fleur. Le corps s'achève par deux bandeaux de décor végétal du même style que celui du reste de l'objet. \nLe binet est vierge de tout décor, ce qui laisse penser qu'il n'est pas original, car il aurait dû comporter également une inscription. Il a probablement été remplacé en même temps que la tige à une date inconnue. La tige, également dépourvue de décor, témoigne du déclin de l'artisanat à la fin de la période mamelouke. On observe des similarités frappantes entre ce chandelier et un autre ayant également appartenu à al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, ce qui suggère que ces deux luminaires ont pu être réalisés par le même artisan à la même période.","short_description":"Chandelier en cuivre recouvert de fines décorations végétales. Ses inscriptions épigraphiques, à l’intérieur de médaillons, sont rédigées en grands caractères mamelouks de style *naskhi*, sur un arrière-plan de décoration végétale. Ces inscriptions sont dédiées au souverain al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui en dota Haram al-Ibrahimi à Hébron.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 639-694 H / 1294-1295 J.-C., 698-708 H / 1299-1309 J.-C. et 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"693-741 de l’Hégire / 1294-1340 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 38,5 cm, H. (tige) 19,5 cm, Ø 23,5 cm.","method_for_datation":"La pièce mentionne une date dans son inscription, ainsi que le nom du sultan Qalawun.","method_for_provenance":"Au vu de l'analyse de la technique de fabrication et de la décoration et d'une comparaison avec des chandeliers similaires détenus par le Musée islamique du Caire produits à la même période, l'origine cairote semble probable.","provenance":"Probablement Le Caire, Égypte.","obtention":"Objet transféré de la mosquée al-Ibrahimi d'Hébron (al-Khalil) au musée après 1967.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAbu Khalaf, M., “Three Candlesticks from the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif”, *Levant*, n° 20, 1988.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chandeliers","cuivres incrustés d’argent","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture naskhi","gravure"],"materials":["Cuivre gravé incrusté d’argent."]},"fc0f934c-a60f-5984-b826-24611c304045":{"name":"Tête de fontaine.","description":"Petite sculpture de bronze surdoré en forme de biche. C'est une figure à l'aspect fragile et disproportionné. Presque toute sa surface est recouverte par une délicate ornementation végétale de type oriental (fleurs de lotus inscrites dans des cercles) qui la font paraître vêtue d'un riche tissu. À en juger par les restes visibles dans les sillons de la gravure et diverses parties du corps, la pièce devait être entièrement dorée. \nLes formes simples du corps, les traits de la face et les pattes, terminées en disques, extrêmement courtes par rapport au corps, rappellent les représentations d'animaux qui apparaissent sur la céramique fatimide. \nCette sculpture servait sans doute de tête de fontaine, étant donné que, hormis les pattes, le corps est creux et que le ventre est percé d'un orifice destiné à permettre le passage de l'eau, qui devait jaillir en cascade par la bouche. \nLa présence de l'eau dans les jardins omeyyades était un signe de prospérité, de luxe et de bien-être. Les fontaines étaient un élément esthétique important dans les palais islamiques d'Occident, notamment en al-Andalus. Cette biche était probablement accompagnée d'autres animaux de bronze.","short_description":"En raison de ses sabots fourchus, de la naissance des cornes, de sa queue courte et pointue, cet animal a été identifié comme étant un cervidé. Il servait certainement de tête de fontaine à une vasque ou une fontaine dans un palais de Cordoue. L'eau arrivait par un conduit situé sous la panse de l'animal et jaillissait par la bouche.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 32,3 cm, L. 31,5 cm.","method_for_datation":"Par analyse stylistique. Bien que la biche de Madrid soit plus petite et moins stylisée, elle présente de claires similitudes avec d'autres pièces trouvées au Xe/XVIe siècle parmi les ruines du palais de Madinat al-Zahra. L'une d'elles se trouve au Musée archéologique de Cordoue. La seconde, disparue au début du XIXe du monastère de Guadalupe où elle avait été déposée, a été récemment récupérée et se trouve depuis 1997 au Musée national du Qatar.","method_for_provenance":"Certains chercheurs pensent que cette pièce a pu être importée de l'Égypte fatimide. Cependant, le fait qu'elle ait été découverte dans la province de Cordoue et ses grandes ressemblances avec les cerfs de Cordoue et du Qatar suggèrent que les trois sculptures ont été produites, sinon par le même atelier, du moins dans une même aire géographique d'al-Andalus, où les ateliers de travail du métal étaient extrêmement actifs.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Acheté le 3 février 1940 par le Musée archéologique national.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Un nuevo ciervo califal de bronce”, *Archivo Español de Arte*, Madrid, 1943, pp. 212-222. \nCamps Cazorla, E., “Ciervo califal de bronce”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945)*, Madrid, 1947. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 336. \n*El esplendor de los omeyas cordobeses* (catalogue d'exposition), Grenade, 2001. \nZozaya, J., “Importaciones casuales en al-Andalus”, *Actas IV. Congreso de Arqueología Medieval española*, vol. I, Alicante, 1993, p. 125.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période califale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","eau","fontaine","jardin","palais"],"materials":["Bronze, fonte à la cire perdue, gravé et surdoré."]},"fc5a6282-b7d6-579a-959e-2cc86ab7b704":{"name":"Lanterne.","description":"Lanterne hexagonale se rétrécissant vers le haut. Le corps est surmonté d'une petite coupole bulbeuse à douze subdivisions perforées et d'une fixation pour suspension. La base contient sept supports de lampe à huile. La porte est à un seul battant. En parties haute et basse, le corps est orné de bandeaux épigraphiques en persan, qui nomment le sultan Bayézid, le louent et reproduisent une courte prière. L'espace entre ces inscriptions est occupé par un décor ajouré de médaillons et de demi-médaillons à lambrequins en arabesques. Le champ principal est orné de vrilles en spirales, de motifs chinois (dont des pivoines) et de feuillages. La coupole est décorée de motifs ajourés en forme d'arabesques et de palmettes, similaires à ceux trouvés sur des carreaux de céramique ottomans du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) et dans certains livres. Le grand nombre de lanternes à coupoles subdivisées et décors d'arabesques et de motifs de chinoiseries en gravure, relief ou ajourage, parvenues jusqu'à nous prouve que ces objets étaient produits en grande quantité dans la seconde moitié du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.). Cependant, la question de savoir si leurs artisans étaient mamelouks ou ottomans, et s'ils étaient fabriqués dans les provinces ottomanes ou mameloukes, reste ouverte. Cette lanterne est un des plus célèbres exemples de sa catégorie.","short_description":"La décoration de cette lampe montre des parallèles entre de nombreux exemples de manuscrits du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) et l’art des carreaux de céramique. C’est un très bel exemple de travail du cuivre doré avec décoration en relief et ajourage.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Règne de Bayézid II, 886-918 de l’Hégire / 1481-1512 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 70 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions en persan en parties supérieure et inférieure, malgré les problèmes de lisibilité qu'elles posent, donnent notamment le nom du sultan Bayézid II (r. 886-918/1481-1512).","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Bayézid II à Istanbul au musée le 6 septembre 1930.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri III, Selçuklu-Osmanlı* (Civilisations anatoliennes III, Seldjouks-Ottomans), Istanbul, 1983, p. 118. \nölçer N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p.246.","dynasty":"Début période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bayézid II","lampe","lanterne"],"materials":["Cuivre doré, décoration en relief et ajourée."]},"fe9f2bb7-2de6-51ee-b30a-f38e6edd5ee6":{"name":"Écuelle (settla).","description":"écuelle hémisphérique munie d'une anse surmontée d'un anneau central et reliée à la panse par deux crochets soudés. Les deux registres décoratifs à ornement floral en relief qui couvrent la panse sont séparés par un étroit décor géométrique incisé. Le fond de l'objet est orné d'une rosace à six pétales. à l'intérieur, une inscription en caractères cursifs précise que la *settla* est un *habous* (legs pieux) au profit de Sidi Abderrahmane al-Thaalibi. \n \nAutrefois, cet ustensile servait aux femmes algéroises à ranger savon, peigne, éponge et épingles lorsqu'elles se rendaient aux bains (*hammam*). Mais les cavaliers l'utilisaient également comme godet pour boire. à l'aide d'une corde et sans descendre de cheval, les cavaliers jetaient cette *settla* dans les puits ou autres bassins pour y puiser de l'eau. Dans les cafés maures de campagne, on l'utilisait pour les ablutions, et pour servir de l'eau aux clients. Au cours d'un bref voyage, la *settla* tenait lieu de marmite dans laquelle le cavalier préparait de quoi se sustenter lorsqu'il avait faim. \n \nLe personnage d'Abderrahmane al-Thaalibi (784-874 H / 1383-1470 J.-C.) cité dans le texte est un saint, en même temps qu'un érudit. On trouve à Alger une mosquée à son nom qui abrite également son mausolée.","short_description":"écuelle munie d'une anse, décorée de bandes parallèles à décor floral ou d'éléments géométriques incisés. Le fond est orné d'une rosace. Une inscription en caractères cursifs à l'intérieur de l'anse la dédie à Sidi Abderrahmane. Elle était utilisée comme ustensile de bain ou godet pour les cavaliers.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"Ø de l’ouverture 16,2 cm, P. 9,7 cm.","method_for_datation":"Par le style de l'exécution du décor floral et les éléments utilisés, qui sont très abondants dans les industries des dinandiers du vieil Alger Basse Casbah.","method_for_provenance":"Alger fut le principal centre de fabrication de ce type de dinanderie.","provenance":"Alger.","bibliography":"Baghli, S., *Al-Djazair,* Alger, 1982. \n \nEudel, P., *Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tripolitaine,* Paris, 1906. \n \nEudel, P., *L'orfèvrerie algérienne et tunisienne,* Paris, 1902. \n \nMarçais, G., *L'Algérie médiévale, monuments et paysages historiques,* Paris, 1957. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alger","bain","cavalier","cuivre","décor floral","décor géométrique","écuelle","femme","habous","hammam","legs pieux","Ottomans"],"materials":["Cuivre martelé, repoussé et incisé."]},"ffc2330e-9d6d-5852-b9cf-1e4ad8156ccf":{"name":"Bouilloire.","description":"Bouilloire zoomorphique intacte en bronze (alliage de cuivre et de plomb). Elle représente un chameau portant une charge ou un siège. Son trépied permettait sans doute de la poser sur un Brasier pour chauffer son contenu. La gueule du chameau fait office de bec et le couvercle est solidaire de la poignée. \nIl s'agit d'un objet extrêmement intéressant, non seulement parce que les objets en métal de la période omeyyade sont rares, mais aussi pour sa symbolique. Le chameau est un animal très important dans la culture arabe. Il y a quelques centaines d'années encore, des caravanes comptant jusqu'à 12 000 chameaux – jusqu'à dix kilomètres de long – sillonnaient le désert pour relier les villes du Moyen-Orient à Jérusalem.","short_description":"Bouilloire en fonte de bronze (cuivre et plomb) d’Oum al-Walid, représentant un chameau portant une charge ou un siège. La gueule du chameau fait office de bec. Un trépied devait sans doute permettre de poser la bouilloire sur un brasier pour chauffer son contenu.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 14,8 cm, l. 12,5 cm, poids 564 g.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Le lieu de production reste inconnu mais l'objet a été trouvé lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid près de Madaba.","provenance":"Hallado en Umm al-Walid (Jordania).","obtention":"Cette bouilloire a été trouvée lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid (à 15 km au sud-est de Madaba) en 1992, où avaient été découverts auparavant un palais et une mosquée. Des récipients en céramique et des objets en métal travaillé ont également été mis au jour sur ce site.","bibliography":"Bujard, J. et Schweizer, F., *Entre Byzance et l'Islam: Umm er-Rasas et Umm el-Walid, fouilles genevoises en Jordanie*, Genève, 1992, p. 17, fig. 11/4 ; p. 18, fig. 14. \nHaldimann, M. A., “Les Implantations omeyyades dans la Balqa: l'apport d'Umm el-Walid”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXVI, 1992, pp. 307-318 (particulièrement p. 315).","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bouilloire tripode","chameau","travail du métal"],"materials":["Fonte de bronze (cuivre et plomb)."]}}
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