@museumwnf/funerary-objects-data 1.0.5 → 1.0.7
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{"065caeb7-0b4e-51cf-84ba-aff15d969f28":{"name":"Stèle funéraire prismatique.","description":"Stèle de forme prismatique au sommet surmonté d'un tore. Les bords latéraux moulurés en cavet délimitent un champ épigraphique qui s'étale sur chaque face en une seule ligne d'écriture. Les caractères cursifs, réguliers, sont rehaussés d'une décoration végétale composée de rinceaux curvilignes portant des palmes lisses simples, asymétriques à calice ou symétriques en forme de fleurons, dont le calice se déploie en deux lobes arqués. \n \nL'épitaphe se développe ainsi : sur une face, après la *ta'wida* (formule consacrée d'imploration de Dieu), viennent les versets coraniques 26 et 27 de la sourate LV, “Le Bienfaiteur”, suivis des premiers mots du texte : “Ceci est la tombe*.*” L'autre face porte le nom de la défunte, sa filiation, le nom et la fonction de son époux*,* ainsi que la date de décès “de la femme de condition libre, Fatima, fille du caïd Ahmed al-Rik, *aleuj*, épouse du caïd Abdallah Tamdart. Elle est décédée pendant la décade médiane de *rabia* II, 988 \\[fin mai 1580\\]”. \n \nNous savons ainsi que le père de la défunte, dont le nom, Alrik, pourrait être la déformation du prénom espagnol Enrique, était d'origine non musulmane (*aleuj*), et qu'il exerçait, ainsi que le mari, la fonction de caïd. Par ailleurs, une seconde stèle funéraire de même facture nous apprend qu'il avait une autre fille mariée au médecin de la famille du monarque saadien Mansour ed-Dehbi. Il s'avère donc que la défunte était issue d'une famille de hauts fonctionnaires proches du pouvoir. C'est pourquoi une stèle de ce type – connu en al-Andalus et au Maroc dès l'époque almoravide, et qui, depuis l'époque mérinide, n'était réservé qu'aux princes et aux familles de notables, lui était érigée. Ces stèles, ou *mqabriya*, toujours en beau marbre blanc, faisaient l'objet de soins particuliers de la part de marbriers à l'art consommé.","short_description":"Cette stèle a été érigée en l'honneur d'une fille et épouse de caïd. Sa forme prismatique, connue en al-Andalus depuis l'époque almoravide, était réservée, à partir de l'époque mérinide, aux seuls princes et familles de notables ; elle était donc très soigneusement exécutée par les maîtres marbriers.","holder":"Musée des Oudayas.","initial_owner":"Une famille de Marrakech, qui l’a vendue à un antiquaire de Rabat.","dates":"988 de l’Hégire / 1580 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 21, 5 cm, L. 86, 3 cm, l. 20 cm, l. du champ épigraphique 6 cm.","method_for_datation":"La date est inscrite sur l'épitaphe.","method_for_provenance":"Renseignement donné par le vendeur.","provenance":"Marrakech.","obtention":"Achetée par l'Inspection des beaux-arts et antiquités en 1930 et déposée au musée.","bibliography":"Deverdun, G. *Inscriptions arabes de Marrakech*, Rabat, 1956.","dynasty":"Saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","inscription funéraire","objet funéraire","objet religieux","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"0a9b0f0f-a191-5042-9721-97c45c8628cd":{"name":"Stèle funéraire d’al-Hakkari.","description":"Stèle funéraire rectangulaire en marbre blanc portant une inscription en haut relief restaurée à une certaine époque et se présentant aujourd'hui en trois morceaux. Le texte de sept lignes est rédigé en style *thoulouth* ayyoubide sans voyelles mais avec quelques signes diacritiques. Les mots ne sont pas séparés. Les bordures sont sculptées en à-plat selon une technique appelée *zamla*, qui sert également à séparer les lignes de texte. L'inscription commémore Charwa al-Hakkari, mort à Ramallah en Palestine. Après sa mort, son corps a été transféré à Jérusalem pour être enterré dans le vieux cimetière de Bab al-Sahira (cimetière de la porte d'Hérode). La famille al-Hakkari était d'origine kurde d'Irak. Un grand nombre de ses membres participèrent aux guerres des Croisades sous Saladin. \nL'inscription, qui commence par une *basmala*, se lit ainsi : \n“Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux : Charwa bin Dawoud bin Ibrahim al-Hakkari / Que Dieu ait pitié de lui, mort en martyr sur la terre de Ramallah / au mois de *dhul-Qa'da* de l'an 587 de l'Hégire \\[ décembre 1191 J.-C.\\] / Que Dieu ait pitié de lui et puisse-t-il / avoir pitié de celui qui demande la pitié de Dieu, Amen / ô, Seigneur des Paroles, Amen.”","short_description":"Stèle funéraire en marbre portant une inscription en haut relief de style *thoulouth* ayyoubide dont les mots ne comportent pas de voyelles. L’inscription commémore Charwa al-Hakkari, mort à Ramallah, dont le corps a été transporté à Jérusalem pour être enterré dans le cimetière familial. Il semble faire partie des guerriers qui perdirent la vie lors des Croisades.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Charwa bin Dawoud bin Ibrahim al-Hakkari (m. 587 H / 1191 J.-C.).","dates":"587 de l’Hégire / 1191 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 55 cm , l. 49 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la pierre.","method_for_provenance":"Ce type de stèle funéraire était généralement réalisé sur place ou dans un atelier voisin.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"La pierre a été transférée de la tombe de Bab al-Sahira à Jérusalem au musée dans les années 1980.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Ajdadouna fi Thara Bait al-Maqdis* \\[Nos ancêtres enterrés à Jérusalem\\], Amman, 1981. \nBerchem, M., van, *Corpus Inscriptionum Arabicarum*, vol. 1, 40, Le Caire, 1925. \nBurgoyne, M et Abu al-Hajj, A., “Twenty-four Medieval Arabic Inscriptions from Jerusalem”, *Levant*, n° 11, 1979, p. 119.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Hakkari","cimetière","écriture thoulouth","écriture thoulouth ayyoubide","haut relief","inscriptions","marbre","objet funéraire","pierre tombale","tombeau"],"materials":["Marbre blanc, inscription en haut relief."]},"0abd04f2-c93b-5a81-926a-db0815d87813":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Cette stèle épouse la forme d'une lame prismatique. Son texte se déroule sur deux faces (2 lignes pour chacune). Il est sculpté en relief dans un style coufique biseauté et fleuri. Le support est orné sur les deux faces de divers motifs. Sur le socle figure une succession d'éléments architectoniques composée d'une gorge, d'un listel de cloisonnement et d'une frise de perles et de pirouettes. Le texte est délimité par un listel d'encadrement. Ses deux extrémités sont délimitées par quatre cartouches remplis chacun d'une palmette polylobée. Les zones vides du champ épigraphique sont ornées de motifs végétaux isolés (fleurons à 3 ou à 5 lobes, amandes) ou de motifs abstraits (œilletons circulaires). L'artiste musulman, toujours soucieux de créer le parfait équilibre entre les différentes parties du champ épigraphique, a essayé de manipuler les caractères eux-mêmes. Pour arriver à cet équilibre, tantôt il les a étirés vers le haut, tantôt il les a garnis de terminaisons végétales (demi-palmettes, fleurons, feuilles), ascendantes ou descendantes, affrontées ou opposées. Il a réduit autant que possible les ligatures entre les caractères, et brisé leur rigidité et leur horizontalité en les remplaçant par des ligatures semi-circulaires. La femme mentionnée est d'origine arabe. En effet, son père est un Ansari originaire des tribus Aws (ou Khazraj). Le titre honorifique qu'elle porte indique sans doute sa haute réputation sociale (Sayyidat al-Jamii : la maîtresse de tous). La qualité du marbre ainsi que la finesse d'exécution de la stèle corroborent cette hypothèse. L'inscription s'étend sur deux faces. La face A comporte des versets coraniques rappelant l'unicité de Dieu et se rapportant à la fatalité de la mort. La face B comporte le texte suivant : “Ceci est le tombeau de Sayyidat al-Jamii, fille d'al-Hassan fils de Ali fils de Khalaf al-Ansari. Elle est décédée dans la nuit / du jeudi 22 dhu-l-hijja en l'année 423 [novembre 1032]…”","short_description":"Elle se présente sous la forme d'une lame prismatique. L'inscription, qui s'étend sur deux faces, est sculptée en relief dans un style coufique fleuri biseauté. La qualité du marbre et la finesse de la stèle laissent supposer que la défunte, d'origine arabe, avait un rang social élevé.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dhu-l-hijja 423 de l’Hégire / novembre 1032 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 184 cm, Ø 25 cm.","method_for_datation":"La date est mentionnée (en jour, mois et année) dans le texte de l'inscription. Elle coïncide avec la nuit du 22 dhu-l-hijja en l'année 423 (novembre 1032 J-C.).","method_for_provenance":"Cette stèle a été trouvée in situ dans le cimetière al-Janah al-Akhdhar à Kairouan. Sa calligraphie et son décor, typiquement kairouanais attestent qu'elle fut certainement sculptée sur place, alors que le marbre qui a servi de matière première est d'origine italienne et sans doute un remploi provenant d'un vestige romain ou byzantin dont le pays proliférait.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette stèle a été récupérée du cimetière d'al-Janah al-Akhdhar et remise en 1971 au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. à la suite de l'extension du musée de Raqqada, elle a été choisie parmi d'autres pour créer une salle réservée à l'épigraphie arabe.","bibliography":"Roy, B. et Poinssot, P, Inscriptions arabes de Kairouan, vol. II, fasc. 1, Paris, 1950, n° 279.","dynasty":"Ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","épigraphie","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté en relief."]},"0b2e5db9-7b0b-58f7-bda2-af3bd45e294c":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Fragment supérieur d'une stèle rectangulaire à encadrement lisse dans lequel s'inscrit un arc “symbolique” légèrement brisé, en relief. À l'intérieur de l'arc et dans les écoinçons court une épigraphe en pseudo-coufique archaïsant qui, associée aux caractéristiques stylistiques, indique son utilisation dans la communauté musulmane en pleine époque chrétienne. Voici le texte : “Dieu est éternel. Aie pitié selon ta compassion ô toi qui domines tout et regardes \\[avec miséricorde\\] vers le lieu où j'ai été envoyé. \\[…\\]”. \nCette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne à Frielas, dans les environs de Lisbonne, à la fin du XIXe siècle.","short_description":"Découverte à Frielas dans les environs de Lisbonne, cette stèle est une des plus connues et les plus copiées de la collection épigraphique du Musée national d'archéologie. Elle provient d'un cimetière islamique et était destinée à un membre de la communauté islamique resté à Lisbonne après la reconquête chrétienne.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 33 cm ; l. 55 cm ; P. 11 cm.","method_for_datation":"La forme de certains caractères et l'utilisation abondante de diacritiques, associées à la stylisation épurée de l'arc, conduisent à une datation de la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"D'après les renseignements de l'arabisant David Lopes, en 1896 (voir Bibliographie), cette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne de Castanheira das Neves, à Frielas, dans les environs de Lisbonne.","provenance":"Frielas, Lisbonne.","bibliography":"Barros, M. F. L., “Inscrição funerária árabe”, *XVII Exposição Europeia de Arte Ciência e Cultura. Madre de Deus* (catalogue), Lisbonne, 1983, pp. 116-117. \nBorges, A. G. M. et Sidarus, A., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 251. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 408. \nLopes, D., “Cousas arábico-portuguesas”, *O Archeologo Português,* 2, Lisbonne, 1896, p. 207. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","dynasty":"Communauté musulmane encore présente après la conquête chrétienne de Lisbonne en 541 H / 1147 J.-C","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Pierre calcaire sculptée."]},"0e4485e1-3fb0-5d8c-a83c-5315bc85cb66":{"name":"Kiswa, voile du tombeau d’Abraham.","description":"Au cours des périodes mamelouke et ottomane, les sultans, les hauts dignitaires et divers bienfaiteurs offraient des *kiswa* (couvertures, voiles) pour les tombeaux des prophètes et les renouvelaient chaque année – ou à la demande en cas de nécessité. Le drapage rituel des tombes et des mausolées donnait lieu chaque année à des célébrations populaires. L'important était de s'attirer les bonnes grâces des visiteurs des tombeaux et d'accroître la popularité du donateur auprès du peuple. Cette attention portée aux tombeaux, aux mausolées et aux lieux saints connut une recrudescence importante au cours de la période ottomane en Palestine dans le contexte de l'intérêt officiel pour les ordres soufis, leurs *cheikh* et leurs cérémonies. Cette vénération toucha, entre autres, les tombeaux de Moïse, de Salomon, de David et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham à Hébron. \nLa *kiswa* présentée ici est tissée en soie verte. Elle enveloppe complètement la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt : “Le prophète de Dieu, Ibrahim”. Le *tughra* du sultan Sélim III (r. 1203-1222 H / 1789-1807 J.-C.) est brodé dans le tissu, ainsi qu'une inscription disant : “Ceci est une protection” et “révéré” – mais il y a aussi d'autres inscriptions, qui reprennent des supplications religieuses et des versets coraniques. Cette tradition d'envoi de la *kiswa* s'est poursuivie jusqu'à la fin de la période ottomane en 1916, date à laquelle elle fut officiellement abandonnée. Au niveau populaire, cependant, les habitants des environs des tombes continuèrent à préparer des *kiswa*, mais qui n'étaient plus ces splendides tissus offerts par les sultans ottomans.","short_description":"Les *kiswa* (voiles) des tombeaux des prophètes étaient renouvelés chaque année lors de célébrations populaires. L’importance de ces traditions s’accrut durant la période ottomane. Cette couverture tissée en soie verte enveloppe la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt. Le *tughra* du sultan ottoman Sélim III est brodé sur le tissu.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Haram al-Ibrahimi (mosquée d’Abraham) à Hébron (al-Khalil).","dates":"1203-1222 de l’Hégire / 1789-1807 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 180 cm, l. 210 cm.","method_for_datation":"Une inscription brodée sur la *kiswa* indique le nom du donateur, le sultan Sélim II.","method_for_provenance":"Par comparaison avec des pièces textiles similaires réalisées en Syrie ou à Istanbul et conservées dans des musées turcs, en particulier à Istanbul.","provenance":"Probablement Syrie ou Istanbul, mais spécialement fabriqué pour la mosquée d’Abraham à Hébron.","obtention":"La pièce a été transférée de la mosquée d'Abraham au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["étoffes","kiswa","objet funéraire","soie","tissus","tombes"],"materials":["Soie brodée de fils de soie argentés."]},"1fc146f3-c704-575d-8476-d808570ed6b0":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire sous forme de colonnette à section carrée surmontée d'un turban comportant trois bourrelets et un galon mentionnant le grade de ce défunt. Deux de ses faces sont sculptées de deux inscriptions en caractères cursifs en relief, disposées en six lignes, séparées par des traits portant la *chahada* : “Il n'y a de divinité que dieu, Mohamed est le messager de Dieu” ; en revanche les côtés latéraux sont ornés d'un décor floral. \n \nà noter que le turban qui est placé sur la colonnette indique que le défunt occupait une position distinguée dans la société. \n \nLes stèles qui portent la profession de foi se posaient sur la tombe à la tête du défunt ; celles qui portent le nom et la date de la mort se posaient aux pieds.","short_description":"Stèle funéraire en marbre sous forme de colonne à section octogonale surmontée d'un turban à trois plis. Deux de ses faces portent des inscriptions en caractères cursifs sculptés, dont la *chahada* ou profession de foi des musulmans, à l'intérieur de six cartouches.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 70 cm, l. 10 cm, ép. 9 cm.","method_for_datation":"Ce type de stèle à turban a généralement été utilisé à Alger à l'époque ottomane.","bibliography":"*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Ottomane","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractère cursif","chahada","décor floral","inscription","objet funéraire","Ottoman","pierre tombale","stèle","turban"],"materials":["Marbre sculpté."]},"24f186e6-e44f-577a-a4ef-893641b5f718":{"name":"Stèle funéraire.","description":"De forme quadrangulaire, cette stèle romaine réutilisée présente un décor architectural de porte monumentale, de style almohade et rappelle également le *mihrab (*symbole de l'accès vers Dieu). Son arcature polylobée soutenue par une console au motif serpentiforme et ceinte d'un cadre rectangulaire repose sur des colonnes engagées surmontées de chapiteaux à astragale torse et à corbeille en forme de méandre. Ce type de stèles se retrouve également en en al-Andalus à Almeria, évora et Mértola, où elles datent de périodes antérieures à l'époque mérinide. \n \nà l'intérieur de l'arcature, l'épitaphe du défunt est sculptée en relief avec des caractères cursifs. Il s'agit du prince mérinide Abou Yacoub Youssef, le constructeur du camp de Mansourah qui fut assassiné à Tlemcen et dont le corps avait été rapatrié pour être enterré auprès de son père dans la nécropole familiale. Après les prières d'usage pour un défunt, l'épitaphe rappelle par des épithètes les faits et gestes de gloire de ce monarque qui est qualifié d'homme pieux, saint, combattant pour la foi, martyr, et mentionne ses titulatures et son ascendance (fils d'Abou Youssef, et petit-fils d'Abdelhak). Elle donne également la date de son décès (7 *doulqui'da* 706). \n \nDe chaque côté de l'arcature, les écoinçons meublés d'une palmette ou coupolette verticale, entourée d'un dense réseau de rinceaux et de palmes lisses simples et doubles sculptés en léger relief. \n \nLe rebord rectangulaire de la stèle est entouré d'un bandeau épigraphique, ponctué aux quatre angles d'une palmette inscrite dans un carré étoilé. Des versets coraniques (32, 33 et 34) tirés de la sourate XXXI, “Louqman”, y sont gravés en relief, en caractères coufiques anguleux aux hampes tressées et aux biseaux repliés. \n \nOutre son intérêt historique, cette stèle présente toutes les caractéristiques de l'art mérinide, qui a emprunté aux Almoravides les denses décors floraux et aux Almohades les formes architecturales épurées.","short_description":"Cette stèle est celle du prince mérinide constructeur du camp de Mansourah, assassiné à Tlemcen et dont le corps fut rapatrié pour être enterré dans la nécropole familiale. Son décor de type architectural rappelant les portes monumentales et les *mihrab* se retrouve également en al-Andalus.","holder":"Musée archéologique.","dates":"706 de l’Hégire / 1307 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 81 cm, L. 51 cm, l. 41 cm.","method_for_datation":"La date est inscrite sur l'épitaphe : “Il est décédé le mercredi 7 du mois de *doulqui'da* 706 \\[13 mai 1307\\].”","method_for_provenance":"La stèle a été récupérée dans le lieu où elle se trouvait dès l'origine.","provenance":"Nécropole de Chellah (Rabat).","obtention":"Objet archéologique.","bibliography":"Cambazard, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévi-Provençal, é. et Basset, H., *Chellah, une nécropole mérinide*, Paris, 1923. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration épigraphique","décoration florale","inscription funéraire","objet funéraire","objet religieux","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc, sculpté."]},"29c19bd7-487e-5957-a442-832a5c986757":{"name":"Stèle prismatique d’Ibrahim.","description":"Cette stèle funéraire prismatique, dont le marbre viendrait d'Almeria, présente une brisure à une extrémité. Elle semble avoir été exécutée pour une notabilité de l'époque, comme il était de coutume pour cette forme de stèle réservée aux personnages de haut rang. Une inscription couvre, sur une seule ligne, les deux faces et les deux sections triangulaires. Sur la première face sont sculptées en relief la *besmala* et la *tasliya*,salutations au prophète et à ses proches. Sur la section est proclamée l'unicité de Dieu. Sur la seconde face est mentionnée l'identité du défunt : “ceci est la tombe (…) \\[d'\\] Ibrahim le marqué par la teigne (…)”, suivie d'une formule pieuse courante sur les inscriptions de l'Espagne musulmane : “que Dieu lui fasse miséricorde et à ceux qui l'invoqueront pour que Dieu ait pitié de lui”. La brisure de l'extrémité, qui comportait la fin de l'inscription, prive la stèle de sa date d'exécution. Les très hautes hampes des caractères coufiques se terminent en s'élargissant en biseau, se rapprochant ainsi des lettres des inscriptions d'Almeria et de Gao (Niger). Les vides du champ épigraphique sont meublés d'un fin rinceau ondulé à double tige portant des feuilles et des bourgeons. Par sa formulation pieuse et son style d'écriture, cette stèle, qui est le seul exemplaire almoravide découvert à ce jour au Maroc, rappelle les stèles d'Almeria datées de la première moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). C'est ce qui suggère l'œuvre d'un atelier de cette ville. Par sa décoration florale, elle est également à rapprocher de la chaire almoravide de la Grande Mosquée d'Alger, datée de 490 H / 1097 J.-C.","short_description":"Sur l'une des faces de cette stèle sont sculptées la *besmala* et la *tasliya* ; sur l'autre est mentionnée l'identité du défunt. Il s'agit de l'unique stèle almoravide découverte à ce jour au Maroc. Par sa formulation pieuse, son style d'écriture coufique et ses décors végétaux, elle rappelle les stèles d'Almeria.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"490-541 de l’Hégire / 1097-1147 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 14,5 cm, L. 90 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"1.– La couche dans laquelle l'objet a été découvert, sous les fondations d'un des piliers de la première mosquée almohade de Marrakech, construite en 541/1147, fournit *le terminus ante quem*. 2. – La comparaison de son style d'écriture avec celui de certaines stèles d'Espagne et de Gao (Niger), datées de 536/1142, ainsi que la comparaison de son décor floral avec celui de la chaire almoravide d'Alger (490/1097), donnent *le terminus post quem*.","method_for_provenance":"Lieu où l'objet a été découvert.","provenance":"Sous-sol de la première mosquée du monarque almohade Abdelmoumen dite première Koutoubiya.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Lévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1932. \n \nMarçais, G., “La chaire de la grande mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, IV, pp. 359-383 et 1926, IV, pp. 419-422. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris 1954. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1952. \n \nSauvaget, J.*,* “Les épitaphes royales de Gao”, *Al-Andalus*, vol. XIV, fasc. 1, 1949, pp. 123-141.","workshop":"Un atelier de marbrier d’Almeria (Andalousie).","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration végétale","inscription funéraire","objet funéraire"],"materials":["Marbre blanc d’Almeria, sculpté et excisé."]},"2c81a165-20bf-5026-b159-d29e5ef532b8":{"name":"Stèle funéraire de Mukhlef ben Othman.","description":"Stèle funéraire composée de deux parallélépipèdes surmontés d'une pyramide et séparés par une rangée de perles. Les faces horizontales de la pyramide et du second parallélépipède sont ornées d'une inscription coufique portant le texte suivant : “Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux que Dieu bénisse / le prophète Muhammad et sa / famille. Ceci est la tombe de Mukhlef ben Othman.” \n \nLes vides laissés par les hampes des lettres longues, dans la partie supérieure de l'inscription, sont meublés par des ornements floraux, tandis que les faces latérales de la pyramide et du second parallélépipède sont ornées d'éléments floraux et géométriques. \n \nLe personnage dont il est question n'est pas connu des chroniqueurs et son nom n'est accompagné d'aucune titulature, ce qui laisse à penser qu'il s'agit d'un homme ordinaire qui habitait jadis la Qalaa des Beni Hammad.","short_description":"Stèle funéraire de forme originale composée de deux parallélépipèdes surmontés d'une pyramide. Une inscription coufique est portée sur le registre supérieur orné de motifs floraux, la partie inférieure étant à décor géométrique et floral.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 25,5 cm, l. 37 cm.","method_for_datation":"La stèle fait partie des vestiges mis au jour à la Qalaa des Beni Hammad, fondée en 397/1007.","method_for_provenance":"Stèle trouvée au cimetière de la Qalaa des Beni Hammad (fouilles Blanchet, 1897).","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles de la Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nBlanchet, P., “La Kalaa des Beni-Hammâd”, *Recueil de la Société archéologique de la province de Constantine*, 1898, pp. 97-115. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nMazouz, A., *El-kitabat el-koufia bildjazair ma beayn el-karnayn el-thani wa el-thamin el-higryene (8-14 el-miladiyene*) (Les inscriptions coufiques de l'Algérie entre le deuxième et le huitième siècle de l'Hégire \\[8-14 de l'ère chrétienne\\]), Alger, 2002. \n \nMazouz, A. et Deries, L., *Djamaa el-kitabat el-arabiya fi el-djazair, kitab el-cherk el-djazairi.*, t. 1, Alger, 2000.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie","Hammadides","inscription","objet funéraire","pierre tombale","Qalaa des Beni Hammad"],"materials":["Grès sculpté en bas relief."]},"350d777a-ce03-5773-a131-b3fa4e4624a8":{"name":"Stèle funéraire de Roukiya bent el-Hadj Ahmed ben Abdellatif.","description":"Stèle funéraire à base rectangulaire et dont la partie supérieure épouse la forme d'un arc surmonté d'un croissant fermé. Les deux faces de la stèle sont sculptées en relief. Sur la première, une inscription en style *thoulouth* est distribuée dans cinq cartouches superposés avec le texte suivant : “Toute chose, sauf Dieu le très haut, est périssable / ceci est la tombe de celle à qui Dieu fasse miséricorde, de celle qui avait été gardée avec soin, / de la perle qui recevra son pardon et qui était demeurée cachée, Roukiya fille du défunt el-Hadj Ahmed ben Abdellatif/ que Dieu lui fasse miséricorde, année 1208.” \n \nLes vides laissés par les cartouches dans les extrémités sont meublés de décors floraux et végétaux, tout comme la face postérieure, qui présente au centre un vase d'où jaillissent des rinceaux terminés par des feuilles d'acanthe et des palmettes. Le tout est encadré d'une frise végétale. La partie rectangulaire est centrée d'un pot présentant les mêmes décors que la partie supérieure. \n \nAvec une autre stèle conservée dans le même musée, cet exemplaire constitue la tombe d'une seule et même personne, puisque ces stèles (*m'chhed*) allaient par deux : celle qui porte la profession de foi se posait sur la tombe à la tête du défunt, celle qui porte le nom et la date de la mort se posait aux pieds. \n \nCette stèle ne présente pas d'intérêt historique particulier, car les deux personnages cités sont inconnus des chroniqueurs, mais le fini, le traitement et la conception du décor lui valent d'être classée parmi les plus belles stèles funéraires musulmanes de l'Algérie. L'ensemble atteste que la défunte appartenait à une famille noble.","short_description":"Stèle funéraire en marbre de base rectangulaire dont la partie supérieure a la forme d'un arc surmonté d'un croissant fermé et dont les deux faces sont sculptées. La première porte une inscription, en style *thoulouth*, inscrite dans cinq cartouches superposés. La seconde est ornée de décors floraux.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"1208 H / 1793 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 99 cm, l. 32 cm, ép. 5,5 cm.","method_for_datation":"La stèle est datée par une inscription (1208/1793).","method_for_provenance":"Don de M. Brasqui en mai 1842.","obtention":"Don de M. Brasqui en mai 1842.","bibliography":"Berburgger, A., *Bibliothèque – musée d'Alger – livret explicatif des collections diverses de ces deux établissement*, Alger, 1860. \nColin, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie,* I, *Département d'Alger*, Paris, 1901. \nDevoulx, A., *Epigraphie indigène du musée archéologique d'Alger,* suivie de *Un musée mural à Alger,* Alger, 1874. \n \n*L'Algérie en héritage*, *art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Ottomane","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor floral","décor végétal","feuilles d’acanthe","Ottoman","palmettes","pierre tombale","stèle","vase"],"materials":["Marbre sculpté."]},"36b1f585-6689-57a6-af25-716c209224fe":{"name":"Stèle funéraire à “oreilles”.","description":"Stèle funéraire en argile cuite, faite au moule, de forme rectangulaire dans la partie inférieure et arrondie dans la partie supérieure, avec deux appendices. Sur la glaçure stannifère opaque et brillante ont été appliquées la décoration géométrique et l'inscription en caractères coufiques selon la technique des reflets métalliques. \nLa pièce devait couronner un monument funéraire ou être plantée directement dans le sol, à la tête de la tombe. \nEn al-Andalus, pour répondre au sentiment égalitaire qui règne dans l'islam, les tombes étaient caractérisées par leur grande simplicité. Malgré tout, nous trouvons des différences entre les sépultures. Les tombes les plus modestes étaient signalées par la simple présence, à leur tête, d'une pierre brute, non travaillée. Dans le cas de personnes de meilleure position sociale, elles étaient marquées par des stèles d'un autre type. \nOn réalisait également des pièces d'argile vernissée et dorée à des fins funéraires. Certaines sont de simples briques rectangulaires, mais les plus importantes sont les stèles dites “à oreilles”, formées par un élément rectangulaire dont la partie inférieure, non vernissée, se plantait dans la terre, et un autre élément, arrondi, présentant dans sa partie supérieure deux saillants ou “oreilles” – d'où leur nom. Les unes et les autres présentent une glaçure stannifère avec l'inscription en doré ou en bleu de cobalt sur la face principale et un élément végétal ou une “main de Fatima” au dos.","short_description":"Stèle funéraire appartenant à un genre caractéristique du royaume de Grenade dit “à oreilles” en raison des deux appendices qui dépassent de la partie supérieure. Malheureusement, une partie de sa riche décoration à reflets dorés sur fond blanc a disparu.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 30 cm, l. 14 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons. Des pièces similaires, conservées à Huelva et à l'Institut Valencia de Don Juan (Madrid) sont cataloguées par Martínez Caviro comme nasrides du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La pièce provient de Gibralfaro (Málaga). Son château, édifié au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) par Youssouf Ier (r. 734-755/1333-1354), fut construit sur un bâtiment antérieur de Badis al-Muzaffar (r. ?-465 /?-1073), de la dynastie ziride de Grenade. Depuis le VIIe/XIIIe siècle, Málaga est citée par des sources arabes comme un grand centre producteur de céramique à reflets dorés.","provenance":"Gibralfaro, Málaga.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation en 1894.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1936, p. 26. \nGarcía Blanco, A. et Padilla Montoya, C. (coord.), *Creencias y ritos funerarios*, Guías didácticas del Museo Arqueológico Nacional, Serie Temas, 1, Madrid, 1995, p. 26. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 82.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Gibralfaro","glaçure","inscription funéraire","Málaga","Nasrides","objet funéraire","pierre tombale","reflets dorés","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Céramique","moule, glaçure, reflets dorés."]},"39ae7c13-54bb-57fc-9069-e9898933a6cc":{"name":"Fragment de stèle funéraire en marbre avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Fragment de l'angle supérieur d'une plaque rectangulaire en marbre. L'inscription se déployait le long des bords de la plaque, délimitée par un listel en haut et en bas ; selon V. Grassi, qui a récemment publié cette inscription, elle s'interrompait probablement dans la partie inférieure, comme le laissent penser les comparaisons avec des stèles semblables, de Malte. L'espace épigraphique était sans doute couronné par un arc outrepassé, qui rappelait la niche du *mirhab*. L'espace de réserve entre l'extrados de l'arc et l'angle supérieur droit de la stèle, le seul conservé, présente une grosse fleur à trois pétales et motif central en amande, semblable à celui de la stèle n° 1, mais avec un dessin plus construit et plus schématique. Les caractères coufiques sont en harmonie avec ce style ; on peut les dater du Ve siècle H (XIIe siècle J.-C.). L'inscription qui se trouvait dans l'espace épigraphique est perdue ; il subsiste une partie de celle qui longeait les côtés (portion ascendante droite et portion supérieure). Elle devait citer un passage du Coran (III, 185), habituellement utilisé dans les inscriptions funéraires : “… et vous n'obtiendrez les récompenses que le jour de la résurrection…”","short_description":"Fragment de stèle funéraire. Habituellement, les stèles présentent des inscriptions avec des formules typiques tirées du Coran, parfois complétées par l'éloge de la foi, de la piété et des vertus du défunt.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"Première moitié du Ve siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Trapani","dimensions":"H. max. 20 cm ; l. max. 16 cm ; ép. 6,3 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base du style des caractères et du décor.","method_for_provenance":"Cet objet faisait partie des dix fragments épigraphiques arabes de la collection Di Ferro, d'abord placés dans la bibliothèque Fardelliana, puis au musée Pepoli. On ne peut démontrer qu'il provient de Trapani ; les comparaisons feraient plutôt pencher pour une origine extérieure à la Sicile, peut-être Malte.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Grassi, V., “Iscrizioni del V-VI secolo dell'Egira nel Museo Pepoli di Trapani”, *Anaquel de Estudios Arabes*, 8, 1997, p. 135, n. 5.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre, inscription en relief."]},"3a983b0b-9b8a-5e11-bf52-f2a9ebd97acf":{"name":"Cippe funéraire cylindrique en marbre avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Cippe funéraire cylindrique en marbre, endommagé dans sa partie inférieure, sans décor, hormis une simple modénature dans la partie supérieure. L'inscription se déploie sur la surface cylindrique, sur dix lignes. Les caractères coufiques s'avèrent être du VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.). \nLe texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Ceci est la sépulture d'Omar ibn Abou Bakr al-Cha'iri (le marchand d'orge), lequel est mort le lundi huit du mois de *dhul higgiah* de l'an (cinq cent) quinze.” \nPour la détermination de l'année de l'Hégire, on ne conserve pas les centaines : sur la base de la correspondance entre le lundi et le 8 du mois, M. Amari propose d'intégrer (six cent) quinze, ce qui porterait la date à 1219 ; le *Répertoire*, par contre, propose d'intégrer (cinq cent) quinze, avec datation correspondant à 1122, ce qui semble plus justifié, compte tenu du style des caractères coufiques.","short_description":"La typologie particulière “en colonnette” de cette stèle en détermine l'appartenance à un cadre géographique bien précis : l'Italie du Sud. Le prototype peut être repéré en Égypte, dans des pièces du Xe siècle.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Comte Francesco Hernandez, Erice (v. 1830).","dates":"515 de l’Hégire / 1122 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 31 cm ; Ø 13 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription et confirmée par le style des caractères coufiques.","method_for_provenance":"On ne connaît pas sa provenance avec certitude, mais l'objet appartenait à la collection du comte Hernandez ; elle était essentiellement constituée de pièces provenant du territoire d'Erice.","provenance":"Inconnue (probablement Erice).","obtention":"Acquis par le musée en 1921.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), n. XXXIX, Palerme, 1971, p. 238. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VIII, p. 128. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, fig. 262.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre, inscription en relief."]},"3d072f2e-a588-5c4d-be86-0d22f531c2a4":{"name":"Stèle funéraire d’Abou Abdallah ibn Khalifa.","description":"Stèle funéraire de forme pyramidale à gradins surmontée d'un prisme. Sculptée en relief, une inscription en caractères coufiques déploie l'épitaphe suivante : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu bénisse le prophète / Muhammad ! et sa famille et qu'il leur accorde le salut complet, toute âme goûte la mort \\[Coran, XXI, 36\\]. Ceci est la tombe d'Abdallah fils de Khalifa fils de Muhammad, que Dieu lui fasse miséricorde, il est décédé le jour / *el-djoumouaa* \\[vendredi\\] premier de *ramadan* de l'année 488 \\[septembre 1095\\]” ; sur les côtés latéraux, le prisme porte l'inscription suivante : “à Dieu / la louange.” \n \nCette stèle est en très mauvais état, et l'inscription est très difficile à déchiffrer.","short_description":"Stèle funéraire très mal conservée de forme pyramidale à gradins surmontée d'un prisme. Sculptée en relief, une inscription en caractères coufiques très peu lisibles donne le nom du défunt et la date de la mort avec les habituelles louanges à Dieu.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"488 H /1095 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 24 cm, l. 107 cm, ép. 31 cm.","method_for_datation":"La stèle comporte une date précise.","method_for_provenance":"Le site de la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Don de M. Massiera.","bibliography":"Mazouz, A., *El-kitabat el-koufia bildjazair ma beayn el-karnayn el-thani wa el-thamin el-higryene (8-14 el-miladiyene*) (Les inscriptions coufiques de l'Algérie entre le deuxième et le huitième siècle de l'Hégire \\[8-14 de l'ère chrétienne\\]), Alger, 2002. \n \nMarçais, G., “Sur deux stèles funéraires hammadites du musée Stéphane Gsell”, *Bulletin de la Société historique et géographique de la région de Sétif,* t. II, 1941, pp. 171-178.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","épigraphie","grès","inscription","objet funéraire","pierre tombale"],"materials":["Grès sculpté."]},"42ff53d4-9927-52e7-a2e9-d92b4322baa4":{"name":"Stèle funéraire d’Abi-Beker ben Youssouf.","description":"Stèle funéraire de forme quadrangulaire, portant sur ses deux faces une inscription en coufique fleuri sculptée en relief. \n \nLe texte comporte quatre lignes sur une face : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu bénisse le prophète Muhammad ! / Quiconque est sur la terre est périssable. Ceci est la tombe de Abi-Bekr / ben Youssouf décédé, que Dieu lui fasse miséricorde ! dans le mois de *rabi / al-aoual* dans l'année 512 \\[118 J.-C.\\].” \n \nSur l'autre face, cinq lignes proclament : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, toute âme goûte / la mort. Seulement vos salaires vous seront acquittés au jour de la résurrection. / Qui échappe au feu et sera introduit au jardin : / donc, pour lui, le triomphe, car la vie d'ici-bas / n'est que jouissance d'illusion” (Coran, III, 185, trad. Berque). Sur les deux faces, les vides laissés par les hampes des lettres sont meublés d'ornements floraux. \n \nCette stèle est la première de la période hammadide qui ait été découverte à Bejaia. Elle est posée sur la tombe de façon à signaler l'orientation vers la *qibla*.","short_description":"Première stèle funéraire hammadite retrouvée à Bougie. De forme rectangulaire, elle porte une inscription coufique et des décors floraux sculptés sur les deux faces. Sur la première, le texte désigne le défunt ; sur l'envers, un passage coranique est cité.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"512 H / 1118 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 21 cm, l. 32 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant sur la stèle comporte une date précise.","provenance":"Bejaia, Algérie.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles de la Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nCoran (Le), traduction de J. Berque, Paris, 1990. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarye, G., *Musée national des antiquités algériennes,* Alger, 1899. \n \nColin, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie*, I, *Département d'Alger*, Paris, 1901.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bejaia","coufique","coufique fleuri","décoration florale","épigraphie","Hammadides","inscription","marbre","objet funéraire","pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahada","kiswa","objet funéraire"],"materials":["Soie tissée rouge, verte et or."]},"4a32d0c3-68b5-55c4-a37a-780a7d0bacff":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Plaque rectangulaire en marbre blanc avec une épitaphe inscrite dans un cadre formé par une simple torsade. L'épigraphe fait preuve de raffinement et d'érudition aussi bien du point de vue épigraphique que textuel. L'*ordinatio* est assez soignée, les lettres et les signes d'abréviation sont typiques du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). L'expression *hic requiescunt membra* est peu commune en Hispanie mais présente des similitudes avec une inscription de Cordoue, de 982, qui appartient au Musée archéologique de Séville. L'épitaphe de l'évêque de l'Algarve s'en inspire en tant que modèle non seulement pour la formule d'introduction utilisée mais aussi pour la typologie des caractères et la torsade du cadre. Tout porte à croire qu'elles ont été faites dans le même atelier. Appartient également à cette famille l'inscription funéraire de la nonne Speciosa et de sa mère Tranquilla, datée d'environ 966 et qui se trouve dans l'église Saint-André à Cordoue.","short_description":"Stèle funéraire d'un évêque qui vivait dans l'Algarve à l'époque du califat et mourut en 991 J.-C. / 379 AH. Elle présente des similitudes avec des inscriptions chrétiennes contemporaines de Cordoue et est présumée avoir été produite par un atelier mozarabe dans cette ville.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"2 muharram 379 / 21 mars 991 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 37,5 cm, l. 30 cm, P. 4,2 cm.","method_for_datation":"La date apparaît sur les lignes 3 et 4 de l'épigraphe, se référant au jour du décès de l'évêque Julien. L'indication de l'ère obéit à une modalité inusitée mais typique des diplômes et épigraphes chrétiens immédiatement postérieurs au passage du millénaire, dans lesquels les nombres relatifs aux dizaines et aux unités précèdent le millier, accompagnés de l'expression “post”, “super” ou “peracta”. \nManuela Alves Dias date l'épigraphe de 987 sans avoir toutefois réussi à déchiffrer correctement le signe du millier et le V romain avec sa tige gauche presque à l'horizontale. L'interprétation correcte donne “ère 1029”, autrement dit 991 J.-C. (379 H).","method_for_provenance":"D'après Estácio Veiga, la stèle a été retrouvée sur le lieudit “Fonte Santa” (source sainte), dans les environs de Cacela. Cette localité serait mentionnée dans la *Chronique de la Conquête de l'Algarve*, où l'on raconte qu'après la prise de la fortification de Cacela par les troupes chrétiennes (XIIIe siècle), quelques uns de ses habitants se sont réfugiés dans les alentours, sur le site de la “Fonte do Bispo” (Fontaine de l'évêque). Il est probable que ce prélat soit l'évêque d'Ossonoba (Faro).","provenance":"Découverte dans les environs de Cacela (Faro), provenant probablement d’un atelier mozarabe de Cordoue.","obtention":"L'épigraphe a été communiquée par Estácio da Veiga à Emílio Hubner, qui l'a révélée en 1871. Plus tard, on en a perdu la trace jusqu'au milieu de la décennie 90, lorsqu'elle a été localisée en possession d'un particulier par l'archéologue Rui Parreira. Vu son importance exceptionnelle, celui-ci a réussi à la faire acquérir par la délégation de évora de l'IPPAR. Lors de la grande exposition “Portugal islamique”, la stèle a été transférée vers le MNA, dont elle est devenue partie de l'inventaire.","bibliography":"Barroca, M. J., *Epigrafia medieval portuguesa (862-1422)*, vol. 2. Porto, 1995, pp. 41-43. \nDias, M. A., “Sobre o epitáfio de Juliano, Bispo (Cacela, 987 d. C.)”, *Arqueologia Medieval*, 6, Porto, 1999, p. 11-18. \nHubner, E., *Inscriptiones Hispaniae Christianae*. Berlin, 1871, p. 69, n. 210. \nReal, M. L., “Lápide funerária do Bispo Julião”, *Cristo, fonte de esperança. Catálogo. Exposição do Grande Jubileu do Ano 2000*, Porto, 2000, pp. 200-201. \nSousa, J. M. C., “Relação das inscrições dos séculos VIII a XIII existentes em Portugal”, *Ethnos*, 3, Lisbonne, 1948, p. 115.","dynasty":"Omeyyade de Cordoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cordoue","épitaphe","évêque","inscription","Julião","marbre","mozarabe","objet funéraire","Omeyyades de Cordoue","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau","torsade"],"materials":["Marbre, sculpté au burin."]},"64a752d6-b788-5de5-9e6e-354842dbf466":{"name":"Pierre tombale.","description":"Ce marbre rectangulaire montre onze lignes d'inscriptions comprises dans un arc outrepassé porté par des colonnes. Les écoinçons sont garnis de palmettes, la frise de bordure d'un grand rinceau de demi-palmettes. La structure générale révèle qu'il s'agit d'une pierre tombale avec niche de prière (*mihrab*). En al-Andalus, ce type de pierre tombale était caractéristique de la ville d'Almería. L'inscription est exécutée dans un coufique typique du Maghreb, mais ici dans un ductus peu maîtrisé. Caractéristiques aussi, les petits ajouts comme les feuilles et les points entre les lettres. Le texte peut être décrit comme suit : la *basmala* cite la sourate III, verset 182 et la sourate XXXVIII, versets 67 et 68 ; puis suit le nom du défunt : “Ceci est la tombe de Djabir, fils de Muhammad al-Khachab, le négociant en bois (?), connu sous le nom d'Ibn al-Qallal. Il mourut le *youm al-Itnine* de la première décade du mois de *ramadan* de l'année 435 \\[11 avril 1044\\], en attestant qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et que Muhammad est son prophète, et que sont vérités le Paradis, l'Enfer, la Résurrection et le Jugement dernier.” La profession de foi se réfère à la sourate XXII, versets 3-7. Lorsque le défunt mourut, Almería, importante ville portuaire, était gouvernée par les Banu Sumadih. Ce type de pierre tombale, ornée de l'arc outrepassé caractéristique d'al-Andalus, étant particulièrement représenté autour d'Almería, il est hautement probable que l'exemplaire provienne de cette région.","short_description":"Les pierres tombales à arc outrepassé étaient caractéristiques de la ville d'Almería près de Málaga en al-Andalus. Celle-ci, avec sa compacte écriture coufique meublant entièrement l'espace et les frises de bordure en arabesque ainsi que les garnitures des écoinçons, a été exécutée pour un homme mort en 435 H /1044 J.-C.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Kalebdijan, Paris.","dates":"435 de l’Hégire / 1044 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 64 cm, l. 46 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur la pierre tombale donne la date de 435 (1044).","method_for_provenance":"La structure de la pièce la rapproche des pierres tombales typiques d'Almería en Espagne.","provenance":"Probablement région d’Almería, Espagne.","obtention":"Acheté en 1942, provenant de la collection Kalebdijan.","bibliography":"Lévi-Provençal, É., *Inscriptions arabes d'Espagne,* Paris-Leyde, 1931, n° 189. \n*Schätze der Alhambra ; Islamische Kunst aus Andalusien* (catalogue)*,* Milan, 1995, n° 60. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue)*,* Berlin, 2001, pp. 92-93.","dynasty":"Période des royaumes de Taifas","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Andalus","Almería","écriture coufique","inscription funéraire","Maghreb","objet funéraire","période des royaumes de Taifas","pierre tombale","tombeau"],"materials":["Marbre."]},"667d3cdf-1c40-5a61-84fe-460d9be0bae9":{"name":"Cippe funéraire.","description":"Ce cippe (stèle funéraire) semi-cylindrique, réalisé dans un marbre bleuté, présente une inscription rectangulaire encadrée par un orle. Les caractères coufiques et l'orle tressé sont sculptés sur le fond et rehaussés par un travail au ciseau. L'inscription, qui identifie le défunt et contient une série d'invocations à Dieu, proclame : “Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux, ô vous, hommes ! \\[croyez\\] que les promesses de Dieu sont certaines et ne vous laissez pas séduire par les plaisirs du monde ni écarter de Dieu par les tentations. Voici le sépulcre de Ibn Ahmad Muhammad ibn Mougit… Il est mort, que Dieu ait pitié de lui, la nuit… de l'an sept et quarante et quatre cents.” \nCe type de monument funéraire, qui semble avoir son origine en Tunisie, n'apparaît en al-Andalus que dans la région de Tolède, et tous les exemplaires connus partagent les mêmes caractéristiques. Ils présentent une forme cylindrique ou semi-cylindrique qui s'élargit aux extrémités et l'inscription, toujours rectangulaire, est gravée en creux et encadrée dans un orle. Son contenu livre toujours les mêmes informations : le nom du défunt, la date de sa mort, avec parfois des éloges à l'adresse du mort ou du lecteur de l'inscription. Le reste de l'épitaphe est de caractère religieux. \nLes tombes hispano-musulmanes sont généralement très simples mais d'une grande variété. Ce cippe, placé à la tête de la sépulture, devait en signaler une.","short_description":"Stèle funéraire du type appelé “cippe”, caractéristique de Tolède. Ces stèles cylindriques ou semi-cylindriques se plaçaient à la tête de la tombe de personnages éminents.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"447 H / 1055 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 127 cm, l. 50,5 cm, champ épigraphique 107 x 46 cm.","method_for_datation":"L'inscription porte la date de 447 (1055 J.-C.).","method_for_provenance":"Tant la typologie du monument funéraire que les caractéristiques de son inscription – caractères coufiques rehaussé d'une décoration au ciseau – indiquent que la pièce fut réalisée dans le royaume taïfa de Tolède. Elle provient du couvent San Bartolomé de Tolède.","provenance":"Tolède.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national en provenance de l'ancien Cabinet d'histoire naturelle par assignation de mise en ordre des fonds de l'état en 1867 (on ignore le mois et le jour). Elle faisait sûrement partie des fonds originaux du Musée créé cette même année.","bibliography":"“Creencias y ritos funerarios”, *Guías didácticas del M. A. N*., Madrid, 1995, p. 26. \nLévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 71, n° 65, pl. 17c. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 102, n° 238.","dynasty":"Royaumes de Taïfa, dynastie de Banu Di-l-Nun (423-478 de l’Hégire / 1032-1085 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cippe","inscription funéraire","marbre","pierre tombale","sculpture","stèle funéraire","Taifas","Tolède"],"materials":["Marbre sculpté et ciselé."]},"7de98467-e66b-579d-84aa-f524350d908b":{"name":"Stèle rectangulaire avec inscription funéraire en caractères coufiques.","description":"Plaque de marbre rectangulaire, mutilée dans sa partie inférieure, décorée d'un cadre rectangulaire à listel et d'un arc en fer à cheval délimitant, en haut, l'espace épigraphique. L'espace entre l'extrados de l'arc et le cadre rectangulaire est occupé par deux éléments décoratifs symétriques (à droite comme à gauche, une même grosse fleur à trois pétales, avec élément central en forme d'amande et des volutes latérales) et enveloppé par une tige dessinant un cœur, dont la base laisse échapper deux vrilles qui s'insinuent dans l'espace de réserve. En ce qui concerne les caractères coufiques, la présence du motif trifolié reliant les deux *lam* du nom sacré est très caractéristique. Le motif de palmette entouré d'une tige en forme de cœur se retrouve dans le décor des stèles funéraires du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) à Kairouan. \nLe texte de l'inscription est le suivant (traduction d'après M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Dis : ceci est une annonce grave, que vous fuyez. Alors, celui qui sera éloigné du feu et introduit au Paradis sera sauvé. La vie ici-bas n'est qu'une marchandise trompeuse. Ceci est le sépulcre d'Abd al-Karim ibn Sulayman, l'Ascétique, que Dieu l'ait en miséricorde ; lequel est mort le jour de samedi, onze (---) de l'an quatre cent soixante-quatorze.” La date, qui n'est pas conservée intégralement, est reconstituée par Amari en fonction de la coïncidence du samedi avec le 11 d'un mois qui, pour l'année 474, ne peut être que *rabi' II* ou *ramadan* ; donc, le 18 septembre 1081 ou le 12 février 1082.","short_description":"Cette stèle présente une inscription à l'intérieur d'un arc, qui évoque la niche d'un *mihrab* afin de rappeler que la mort est un *passage*, et la sépulture un *rite de passage*. Traditionnellement, les stèles funéraires contiennent des formules typiques tirées du Coran ainsi que la célébration des vertus et de la piété du défunt.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. 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Gabriel, dir.), Palerme, 1971, p. 173. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VII, p. 212. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, fig. 257.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre, inscription en relief."]},"7f96985d-fe50-5ad6-9b89-32ac54812a59":{"name":"Cénotaphe en pierre.","description":"Cet important cénotaphe rectangulaire en pierre richement sculptée relève d'un type largement répandu en Syrie et en Mésopotamie au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Sa forme à base concave, partie centrale cubique composée de quatre dalles de pierre dressées, lourd linteau convexe et couvercle au sommet (certaines pierres sont brisées), rappelle celle d'un sarcophage classique. Le décor consiste en une splendide inscription en style coufique fleuri extrait du verset du coran \"Ayat al-Kursi\" (verset du trône). Le texte court en bandeaux sur les quatre faces de la tombe, seulement interrompu aux angles par un motif de vigne. Deux frises ondoyantes décorent le socle et le linteau. Quatre petits cartouches verticaux qui mentionnent le défunt, Hussain b. Hassan al-Choukri, sans indication de date, figurent au centre de chaque face. \nLa forme et le décor de ce cénotaphe manifestent la continuité du style classique de la sculpture de pierre, typique de la Syrie du Nord au début de la période zenguide. L'inscription entrelacée rappelle l'épigraphie de la *madrasa* al-Chou‘aubiyya (545 H / 1150 J.-C.), l'un des derniers exemples de l'utilisation du style coufique en architecture monumentale en Syrie avant qu'il ne soit partout remplacé par les styles *naskhi* et *thoulouth*. \nCe cénotaphe a été trouvé dans le cimetière de Salihin, l'un des sites funéraires les plus anciens et certainement les plus prestigieux d'Alep. Il s'étend au sud de la ville et autour du *maqam* Ibrahim, ancien tombeau contenant un rocher sacré associé au prophète Abraham, ce qui le prédestinait à des inhumations.","short_description":"Originalement situé dans le plus prestigieux cimetière d'Alep, le cimetière de Salihin lié selon la légende à Abraham, ce cénotaphe est l'un des meilleurs exemples subsistants de la sculpture de pierre et de la calligraphie coufique du VIe siècle H/XIIe siècle J.-C.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","initial_owner":"Hussain b. Hassan al-Choukri.","dates":"Début VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 98 cm, H. avec couvercle 126 cm, L. 190 cm, l. 93,3 cm.","method_for_datation":"Critères stylistiques et comparaisons avec d'autres découvertes archéologiques. Un autre cénotaphe très connu du même type mais en mauvais état de conservation est exposé au Musée national de Damas. Il s'agit de la tombe du souverain artukide Balar bin Bahram bin Artuq, tué au combat contre les Croisés près de Manjib en 518/1124 et inhumé à Alep (numéro d’inventaire 1051).","method_for_provenance":"Ce cénotaphe se trouvait encore dans le cimetière de Salihin lorsque cette zone fut étudiée par les archéologues Jean Sauvaget et Ernst Herzfeld respectivement dans les années 1930 et 1950.","provenance":"Cimetière de Salihin, sud du Vieil Alep, Syrie.","obtention":"Ce cénotaphe a été transféré du cimetière au musée par la Direction des antiquités syriennes à une date inconnue, pour des raisons de conservation.","bibliography":"Herzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum: Syrie du Nord*, Deuxième partie, Inscriptions et monuments d’Alep, 3 vol., Le Caire, 1954-1956, pp. 180-1822 ; cat. numéro 90 ; pl. LXXII b, LXXIII a, b, LXXIV c. \nSauvaget, J., “Inventaire des monuments musulmans de la ville d’Alep”, in *Revue des études islamiques*, V, 1931, p. 74, cat. numéro 13. \nSauvaget, J., “La tombe de l’Ortokide Balak”, *Ars Islamica*, 5/2, 1938, pp. 207-15. \nSauvaget, J., *Alep, Essai sur le développement d’une grande ville syrienne des origines au milieu du XIXe siècle*, 2 vol., Paris, 1941.","dynasty":"Période zenguide-atabeg","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","cénotaphe, architecture funéraire","objet funéraire","rinceaux de vigne","sculpture de pierre","style coufique fleuri","zenguides"],"materials":["Pierre sculptée."]},"860d6075-446b-59d0-b5ca-2a22791db54f":{"name":"Plaque de marbre rectangulaire avec inscription funéraire arabe en caractères coufiques.","description":"Plaque rectangulaire en marbre, presque intacte mais légèrement endommagée dans la partie supérieure ; elle est ornée d'un cadre rectangulaire à listel et d'un arc outrepassé qui couronne l'espace épigraphique et rappelle la niche du *mirhab*. Les deux espaces entre l'extrados de l'arc et les angles supérieurs du cadre rectangulaire sont occupés par un élément décoratif qui se répète symétriquement : un épais rinceau qui s'entortille en volute vers le haut, remplissant l'angle, tandis qu'une autre volute s'enroule vers le bas, en s'insinuant à l'intérieur de l'espace de réserve. Pour les caractères coufiques, la présence de petits cercles de remplissage, et la forme pleine des lettres, est très caractéristique. Le motif de remplissage à l'aide de volutes trouve des équivalents dans le décor des stèles funéraires du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) à Kairouan. \nLe texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Chaque âme devra savourer la mort. Vous n'obtiendrez les récompenses que le jour de la résurrection. Alors celui qui sera éloigné du feu et introduit au Paradis sera sauvé. La vie ici-bas n'est que marchandise trompeuse. Ceci est le sépulcre de Sidat al-Ahl, fille d'Abd al-Aziz, le Changeur, du peuple de Mazara ; laquelle est morte un vendredi, du mois de *rabi I*, de l'an quatre cent soixante-quatorze.” \nCette stèle, avec la stèle inv. 127/427, qui lui ressemble, provenait d'une fameuse collection privée de Trapani, du début du XIXe siècle, celle de G. M. Di Ferro.","short_description":"Cette stèle était placée au-dessus du tombeau d'une femme. L'arc qui figure sur la stèle, et qui contient l'inscription, rappelle idéalement la niche d'un *mihrab,* qui évoque l'idée de *passage* dans l'au-delà, définissant le rite de sépulture comme un *rite de passage.*","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"474 de l’Hégire / 1081 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 46 cm ; l. 32 cm ; ép. 6,3 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription ; le style des caractères coufiques, lui aussi, remonte à la fin du XIe siècle.","method_for_provenance":"Le fait que le père de la défunte soit désigné comme citoyen de Mazara a permis à Amari de supposer que la famille se serait réfugiée à Trapani après la conquête de Mazara par les Normands, en 1072 : la stèle, qui a abouti dans une collection privée de Trapani, serait donc originaire de cette ville.","provenance":"Inconnue (probablement Trapani).","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari, M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. II. Iscrizioni funerarie*, Palerme, 1879, I, n. XI, 224, planche. I, fig. 3. \nAmari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, pp. 171-172. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VII, p. 211.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["inscription en relief.","Marbre"]},"86731854-5b36-5a09-a5f5-43552aeb24a1":{"name":"Panneau, élément d’un cénotaphe.","description":"Panneau en bois sculpté, qui faisait jadis partie du cénotaphe de Fakhr al-Din Abou al-Tahir Isma'il, haut fonctionnaire au service du sultan ayyoubide al-Malik al-'Adil (r. 596-615 H / 1200-1218 J.-C.). Il se compose de sept panneaux plus petits de dimensions variées, surmontés d'un élément plus long. Chacun est sculpté d'un motif abstrait d'arabesques. Les espaces entre les panneaux sont occupés par des inscriptions, comme des versets du Coran ou des bénédictions. La date est indiquée en partie inférieure. Cet élément décoratif est un intéressant exemple de réutilisation de matériaux dans l'art islamique, puisqu'il a été sculpté au dos d'un panneau à décor traité dans le style de la période toulounide (254-292 H / 868-905 J.-C.).","short_description":"Panneau en bois qui a fait partie du cénotaphe d'un dignitaire ayyoubide. Sa surface est divisée en petites sections, chacune sculptée d'un motif d'arabesque. Il a été sculpté au dos d'un panneau à décor traité dans le style de la période toulounide, quelque trois siècles plus tôt.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"613 de l’Hégire / 1216 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"L. 158,3 cm, H. 43,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date *rajab* 613 (octobre-novembre 1216).","method_for_provenance":"Comparaison stylistique.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1883.","bibliography":"Lane-Poole, S., *The Art of the Saracens in Egypt,* Londres, 1886, p. 122.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","objet funéraire"],"materials":["Bois sculpté."]},"93440fd3-931d-5422-9969-d6ad2edb6c97":{"name":"Fragment d’inscription funéraire monumentale.","description":"Cette plaque de marbre rectangulaire est la partie droite d'une inscription monumentale en ductus coufique traité en relief. Elle présente dans un cadre large et lisse deux lignes d'un coufique serré. Le bord gauche montre une rupture franche, ce qui suggère que la plaque suivante venait s'y accoler. Le texte fragmentaire est une inscription funéraire portant sur la première ligne ces mots : “Puis il a vécu…”, et sur la ligne inférieure le mois du décès : “*djumada al-achira*…” et, de l'année, le chiffre “trois”. Ces indications ne permettent pas de reconstituer une date précise. L'inscription coufique se caractérise par l'aspect compact et ramassé des signes qui suivent une ligne droite. Les hampes présentent des terminaisons cunéiformes. On peut remarquer également la forme légèrement contournée de la ligature *lam*\\-*alif*.","short_description":"L'inscription de deux lignes sur cette plaque de marbre de l'Égypte fatimide est un bon exemple de l'usage de l'écriture coufique exécutée dans un style cunéiforme et marque les débuts d'un genre ornemental utilisant les lettres détachées. Cette plaque provient d'une pierre tombale inconnue.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 56 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"Une datation précise est impossible. L'inscription monumentale ainsi que la forme des caractères se rapprochent des inscriptions de l'Égypte de la fin de la période abbasside ou de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"Par analogie, la littérature retenant la provenance égyptienne pour les inscriptions monumentales de ce type. Le fait que l'œuvre ait été acquise au Caire est un argument supplémentaire en faveur de cette hypothèse.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1907. Transfert du département paléochrétien.","bibliography":"Enderlein, V., *Wegleitung. Islamisches Museum. Staatliche Museen zu Berlin,* Rostock, 1988, p. 12, ill. 3. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin-Leipzig, 1942, p. 10, ill. 3. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, p. 30.","dynasty":"Fatimide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique","épigraphie","épigraphique","gravure","hampe","inscription","remploi"],"materials":["Marbre, écriture coufique en relief."]},"ac0c9994-a051-50b0-acc7-10de13a2fa98":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire dans le style d'Almería, avec arc outrepassé brisé, orle et inscription coufique en relief, très érodée. La forme de cette stèle pourrait être une évocation du *mirhab* des mosquées, lieu sacré de la prière. Les panneaux décoratifs qui accompagnent habituellement le *mirhab* ont été remplacés par les inscriptions qui remplissent la surface. On pourrait aussi leur trouver comme antécédents certaines portes de mosquées couronnées par un arc et flanquées de colonnes latérales ; ce serait une évocation de l'espace sacré auquel elles donnent accès. Les deux noms gravés peuvent se référer à un ou deux personnages. Voici le texte de la première inscription : “Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux, que Dieu bénisse/ Mohammed : ô vous, hommes ! \\[croyez\\] que les promesses de Dieu \\[sont\\] certaines ; ne vous laissez donc / pas séduire par les flatteries du monde ni éloigner de Dieu par les plaisirs. / Voici le sépulcre d'Ibrahim / Aben Jalil; que Dieu ait pitié de lui / et le protège de sa présence, car il fut / favorisé par le bénéfice du Juge suprême et par l'is / lam et la reconnaissance / qu'il n'y \\[a\\] d'autre Dieu qu'Allah.” Le texte continue sur l'*alfiz* : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, que Dieu bénisse Mohammed et les siens. Et salut. Voici le sépulcre du vizir Abou Isaac Ibrahim ben Jalil; il est mort, que Dieu ait pitié de lui, le vendredi six et dix de *jumada al-awwal* de l'an sept et quarante et cinq cents.”","short_description":"À l'époque almoravide, on fabriquait à Almería des stèles funéraires dont la décoration caractéristique se retrouve sur cette stèle mise au jour dans la province de Badajoz : l'arc outrepassé (sans doute une représentation du *mihrab* des mosquées), l'encadrement et l'inscription coufique en relief.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"547 H / 1152 J.- C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 99 cm, l. 41 cm, ép. 4,3 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la stèle.","method_for_provenance":"Ce type de stèle est caractéristique de la province d'Almería ; les éléments remarquables qui la définissent sont l'arc qui occupe toute la surface de la dalle et des inscriptions en divers caractères. Actuellement, l'ensemble de dalles dispersées dans différents musées, fait l'objet d'un catalogage en cours dont se charge Jorge Lirola, professeur à l'université d'Almería.","provenance":"Trouvée dans la Villa de la Reina (Badajoz), réalisée à Almería.","obtention":"Cette pièce est rentrée au Musée archéologique national par donation de César del Cañizo, le 21 novembre 1910.","bibliography":"Revilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 131, n° 268. \nOcaña Jiménez, M., *Repertorio de inscripciones árabes de Almería*, Madrid, 1964.","dynasty":"Almoravides","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almería","Almoravides","Badajoz","inscription funéraire","marbre","pierre tombale","sculpture","stèle funéraire"],"materials":["Marbre","sculpture."]},"b4f5238a-71ec-54f2-9d9e-b6c1ed42c241":{"name":"Stèle funéraire de Halhoul.","alternate_name":"Pierre tombale d’al-Malik bin al-Roumi al-Djarmi.","description":"Stèle funéraire en pierre poreuse portant une inscription en écriture coufique gravée en creux avec signes diacritiques. Elle compte huit lignes, dont la première, pratiquement illisible, était probablement une *basmala* (“Au nom de Dieu…”). Le mot “min” manque au début de la huitième ligne. La pierre est d'épaisseur inégale et ses angles sont soulignés sur trois côtés par une bordure exécutée selon une technique de sculpture de la pierre appelée *zamla*. \nL'écriture de style funéraire est moins habile que sur certaines autres inscriptions contemporaines de nature officielle ou commémorative. L'artisan a cependant aligné les caractères avec soin dans l'axe vertical. Les lettres coufiques sont caractéristiques du style employé pendant les décennies précédant et suivant la date figurant sur l'inscription (55 H / 674 J.-C.), qui est celle du décès d'al-Malik bin al-Roumi al-Djarmi des Bani Djaram à Qahtan (Yémen). Il s'agit de l'une des plus anciennes inscriptions islamiques trouvées en Palestine. \nElle se lit ainsi, après une probable *basmala* : \n(“Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux”) / Dieu, il n'y a d'autre dieu que Dieu, Muhammad / est le prophète de Dieu. Cette tombe / d'al-Malik bin al-Roumi bin Abd / Allah al-Djarmi, mort le vendredi / du mois de *rabi' al-Akhir* de l'an 55 de l'Hégire”.","short_description":"Stèle funéraire en pierre blanche portant une inscription en écriture coufique moins habilement exécutée que d’autres inscriptions commémoratives contemporaines. L’inscription débute par une *basmala* et une prière pour le Prophète, puis elle cite le nom d’al-Djarmi (des Bani Djaram à Qahtan) et la date de sa mort. Il s’agit de l’une des plus anciennes inscriptions omeyyades de Palestine.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"La tombe était celle d’al-Malik bin al-Roumi al-Djarmi (mort en 55 H / 674 J.-C.).","dates":"55 de l’Hégire / 674 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 38 cm, l. 34 cm, ép. 6 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la pierre.","method_for_provenance":"Ce type de stèle funéraire était généralement travaillé sur place ou dans un atelier voisin.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"La stèle a été découverte dans les années 1980 dans une tombe de Halhoul, à quelques kilomètres au nord d'Hébron et transférée peu après au musée.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973. \nAl-'Azza, Abd Allah, *Naqsh Halhoul 55 / 674: Aqdam Naqsh fi Filastin* \\[L'inscription 55 / 674 de Halhoul : la plus ancienne inscription en Palestine\\], Kanna, 1990. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","écriture coufique","Halhoul","inscriptions","inscriptions omeyyades","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Pierre blanche poreuse, inscription en bas relief."]},"bc2161f5-c0b4-5ed5-b8ea-778bc223c81c":{"name":"Inscription en quatre langues.","description":"Plaque de marbre en quatre langues, hexagonale, divisée en cinq panneaux ; le panneau central porte, inscrite à l'intérieur d'un cercle, une croix grecque réalisée avec des incrustations de pierre polychrome, et les initiales IC XC NI KA, “Jésus Christ vainqueur”. Au-dessus de la croix se trouve l'inscription en hébreu, sur le côté inférieur celle en arabe, à gauche l'inscription latine, à droite la grecque. Les inscriptions font référence à la mort d'Anna, la mère de Grisanto, prêtre du roi normand Roger, morte en 1148 et ensevelie dans la plus Grande Mosquée(plus tard cathédrale de Palerme), puis transférée sur ordre de son fils dans l'église San Michele Arcangelo, dans la “chapelle Sainte-Anne” construite à l'initiative de Grisanto en 1149. Les dates présentes dans les quatre versions sont, chacune selon le calcul du calendrier respectif correspondant au 1148 latin : 4904 hébreu, 6658 grec, 543 arabe. Le musée de la Zisa conserve une autre plaque, mais en trois langues (l'hébreu n'est pas présent), commémorant la mort de Drogo, père du prêtre Grisanto, lui aussi enseveli dans la chapelle Sainte-Anne en 1153. L'inscription provient de l'église San Michele Arcangelo, non loin de la *casa professa* des Jésuites qui conservait de nombreuses inscriptions, y compris latines ; c'est aujourd'hui le dépôt de la Bibliothèque communale.","short_description":"Cette plaque, portant une inscription en quatre langues, commémore la mort d'Anna, mère de Grisanto, prêtre du souverain normand Roger. Les dates présentes dans les quatre versions, chacune avec le calcul de son propre calendrier, correspondent toutes à la date latine de 1148.","holder":"Musée de la Zisa","dates":"1149 J.-C.","location":"Palerme","dimensions":"H. 33 cm ; l. 40 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée dans l'inscription.","method_for_provenance":"Documents historiques.","provenance":"Palerme, église San Michele Arcangelo (de Indulciis).","obtention":"Dépôt provenant du Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia, Epigrafi sepolcrali* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971. \nBucaria, N., Luzzati, M. et Tarantino, A. (dir.), *Ebrei e Sicilia*, Palerme, 2002, p. 169. \nDi Marzo-Ferro, G., *Guida istruttiva per Palermo e suoi dintorni*, Palerme, 1857. \nMorso, S., *Descrizione di Palermo antico ricavata sugli autori sincroni e i monumenti del tempo*, Palerme, 1827. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 302 et fig. 173. \n*L'età normanna e sveva in Sicilia*, Palerme, 1994, pp. 146-147.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","inscription funéraire","inscription grecque","inscription hébraïque","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre orné de tesselles de mosaïque en marbre et de pierres dures."]},"bc3e3c85-1794-58d0-b562-179402fcba26":{"name":"Épitaphe latine.","description":"Brisée dans sa partie supérieure, cette épitaphe en langue latine, gravée en lettres calligraphiées, est datée à la fois de l'ère chrétienne et de l'ère islamique. Le nom du défunt a disparu. Mais nous sommes assurés qu'il était chrétien et qu'il a été inhumé à Kairouan. La fin de l'épitaphe comporte une invocation relative à la résurrection (“resurgat in vita eterna”) et une évocation du culte des saints (“cum omnibus sanctis”). Mais le plus remarquable dans cette inscription funéraire est sans doute la coexistence des deux usages, chrétien et musulman, pour la datation. C'est aussi, malgré l'héritage antique dans le domaine de la graphie et de possibles influences mozarabes, la recherche décorative qui caractérise la gravure des lettres et qui les rapproche plutôt de la calligraphie arabe de Kairouan. Enfin, et surtout, si la formule “annorum infidelium” est banale pour désigner les musulmans dans un milieu chrétien, elle pouvait sans doute ne pas l'être dans une capitale islamique. Datation, formulaire, graphie et rapprochement avec deux autres épitaphes chrétiennes de Kairouan, tout incite à mettre en valeur le climat spirituel qui régnait à Kairouan au temps de la dynastie des Zirides : un climat de tolérance et d'interférences culturelles.","short_description":"Cette inscription funéraire signale l'inhumation d'un chrétien à Kairouan. La datation, la graphie et le rapprochement avec deux autres épitaphes chrétiennes de Kairouan témoignent du climat de tolérance et d'interférences culturelles qui régnait à Kairouan au temps des Zirides.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"397 de l’Hégire / 1007 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 41 cm, l. 34,5 cm.","method_for_datation":"L'épitaphe mentionne que le défunt a été inhumé le lundi 9 (“luna dies nobe”, dit le texte) du mois de mars sans doute, en l'an de grâce 1007 (“anno Domini nostri Ihesu Christi millensimo septimo”), qui correspondant à l'année 397 de l'Hégire.","method_for_provenance":"Découverte fortuitement, en 1961, à Kairouan, dans un tertre de remblais dénommé Khraïb (ruines) Sidi Sa'ad à l'est de Kairouan, la stèle fut certainement sculptée à Kairouan, alors que le marbre qui a servi de matière première est d'origine italienne – sans doute un emploi provenant d'un vestige romain ou byzantin dont le pays proliférait.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de sa découverte fortuite, elle fut déposée dans les réserves de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, n° 288, p. 217. \n \nFévrier, P.-A., “évolution des formes de l'écrit en Afrique du Nord à la fin de l'Antiquité et durant le haut Moyen âge”, Tardo Antico e Alto Medioevo, Atti del Convegno Internazionale, Rome, 1968, pp. 208-213. \n \nMahjoubi, A., “Nouveau témoignage épigraphique sur la communauté chrétienne de Kairouan au XIe siècle”, Africa, I, 1966, pp. 85-96. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 190.","dynasty":"Ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","inscription funéraire","objet funéraire","objet religieux","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre blanc gravé."]},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire","objet religieux"],"materials":["Soie tissée."]},"d433bf50-3272-569f-a940-5a05965ceb20":{"name":"Cénotaphes en marbre.","description":"Le n° 2536 est un cénotaphe parallélépipédique couvert en marbre sculpté en relief. Les panneaux latéraux, le couvercle et les pierres tombales des deux extrémités ont été réalisés séparément et assemblés par rainurage. Les panneaux des pierres tombales sont couronnés d'importants motifs de palmettes et encadrés de colonnes s'achevant par une forme en bulbe. Leur fût est décoré de niches de *mihrab* à conque en *mouqarnas*. Le recto et le verso des feuilles de palmettes sont meublés de compositions végétales à motifs de palmettes sculptés en creux. Chaque pierre présente une inscription de quatre lignes en style *thoulouth* qui débute à la base du motif de palmette et se termine en partie basse par un autre motif en palmette. Les deux côtés de la pierre comportent une colonnette à motif sculpté en zigzag. Les faces latérales du cénotaphe présentent une inscription arabe en style *thoulouth* incluse dans des cartouches à bordure de palmettes et fleurs de lotus. Sur les côtés biseautés figure une frise de palmettes, sur le couvercle un motif de lampe suspendue à panse en forme de médaillon à six lobes, motif assez fréquent sur les pierres tombales anatoliennes. Il symbolise l'illumination que rencontrera le décédé dans son chemin vers Dieu. \nSelon l'inscription, ce cénotaphe est celui de l'épouse d'özdemir, gouverneur d'Alep, morte en *safar* 893 H / janvier-févier 1488. \nN° 2537 : à quelques détails près, le matériau, la forme et l'ornementation sont similaires à ceux du cénotaphe précédent. Le couvercle est décoré d'un réseau géométrique meublé de motifs de demi-palmettes ainsi que d'un petit réservoir de collecte de l'eau de pluie en forme de rosette lobée dans lequel les oiseaux pouvaient venir boire. L'inscription précise que ce cénotaphe est celui du gouverneur d'Alep, özdemir, mort en *safar* 899 (novembre-décembre 1493).","short_description":"Selon leurs inscriptions, ces deux cénotaphes en marbre appartenaient au gouverneur mamelouk d’Alep, Özdemir, ainsi qu’à sa femme. Ils furent amenés du mausolée d’Özdemir à al-Ansariyya près d’Alep et se démarquent par leurs riches décorations florales et géométriques.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le cénotaphe 2536 était celui de l’épouse d’Özdemir, gouverneur d’Alep; le n° 2537 était celui d’Özdemir, gouverneur d’Alep.","dates":"2536 : safar 893 de l’Hégire (janvier-février 1488 J.-C.) ; 2537 : safar 899 H (novembre-décembre 1493 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 92 cm, L. 123 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions donnent la date du décès d'özdemir et de son épouse. Par ailleurs, Herzfeld (1956) a découvert dans des documents que le tombeau d'özdemir a été achevé par l'architecte Youssouf ibn al-Kamal en *rabi' I* 893 (février-mars 1488).","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaire, les cénotaphes ont été prélevés dans le tombeau d'özdemir à Ansariyya, près d'Alep (Syrie), pour être transférés à Istanbul. Il ont donc probablement été réalisés à Alep ou dans ses environs.","provenance":"Probablement Alep, Syrie.","obtention":"Ces cénotaphes ont été transférés en 1907 du tombeau d'özdemir à al-Ansariyya dans les faubourgs d'Alep au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art de tout l'empire. Les objets furent transférés au musée en 1941.","bibliography":"Ogan, A. et Kühnel, E., *Istanbul Arkeoloji Müzelerindeki Şaheserler*, vol. III, *çinili Köşk'teki Türk ve Islam Eserleri*, Berlin-Leipzig, 1938, p. 10. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 172-175. \nHerzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum*, deuxième partie, *Syrie du Nord*. *Inscriptions et monuments d'Alep*, tome I, vol. 2, Le Caire, 1956, pp. 387-391 (études sur la tombe d'özdemir et sur un cénotaphe similaire appartenant à une autre épouse de celui-ci, également décédée en *safar* 893 / jan.-fév. 1488).","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","cénotaphe","objet funéraire","Özdemir"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e27dbed9-8298-54dd-abc1-a2b737a79abc":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle rectangulaire alliant de manière remarquable la beauté du décor et le programme épigraphique. Organisée en modèle architectural, avec un arc “symbolique” de lobes entrelacés, elle finit dans sa partie supérieure par une bande de merlons islamiques. À l'intérieur de l'arc, une calligraphie cursive très déliée se mêle aux arabesques ; dans l'entrecolonnement, sous un étroit cadre rectangulaire, sont visibles trois lignes d'un cursif nettement marqué par de longues tiges verticales et le prolongement des lettres finales. \nLe fameux arabisant Frei (Frère) João de Sousa en fait état pour la première fois en 1788, alors qu'elle est exposée sur l'un des murs extérieurs des Paços do Concelho (hôtel de ville) d'Évora, où la voit peu de temps après l'architecte anglais James Murphy, qui la reproduit dans une publication en 1795, *Travels in Portugal*. Brisée et quelque peu effacée, mal dessinée par Murphy, l'inscription de l'arc n'a pu être déchiffrée que très récemment. Le déchiffrage complet, effectué pour la première fois en 1940 par A. R. Nykl avec des réserves concernant les deux dernières lignes, nous donne : \n“Toutes les âmes connaîtront la mort (Coran, III, 182). Ô toi qui visites (ce sépulcre), prie Dieu qu'il te pardonne et qu'il ait miséricorde pour ton frère et souviens-toi de ce voyage (jusqu'au Jugement dernier). (Ton âme) te sera enlevée par Dieu ; aucun vestige de son orgueil n'apparaît dans cet humble tombeau. De l'injustice (de ce monde), nous devons retourner au Seigneur ; c'est-à-dire à Dieu, à la Miséricorde et à la grande Générosité.”","short_description":"Cette stèle funéraire fut commanditée par des musulmans restés à Évora à la suite de la reconquête de la ville. Le texte cite le Coran (III, 182), dans un passage qui combine élégamment des éléments architecturaux (un arc lobé crénelée) et une calligraphie cursive mêlée d'arabesques.","holder":"Musée d’Évora.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Évora.","dimensions":"H. 35 cm ; l. 49 cm ; P. 4,5 cm.","method_for_datation":"Les caractéristiques stylistiques et épigraphiques permettent de la dater du VIIe/ XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La pièce a été décrite à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu'elle était exposée sur le mur extérieur de l'édifice des Paços do Concelho (hôtel de ville), place du Giraldo, à évora. Lors de sa démolition à la fin du XIXe siècle, la stèle a été remise au Musée archéologique, annexe de la Bibliothèque publique d'évora.","provenance":"Évora.","obtention":"La stèle a été transférée du Musée archéologique, annexe de la Bibliothèque publique, au Musée d'évora lors de sa création en 1915.","bibliography":"Borges, A. G. M., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, p. 253. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 405. \nNykl, A. R., “Algunas inscripciones árabes de Portugal”, *Al-Andalus*, 5, 1940, pp. 309-401. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes no Museu Etnológico do Dr. José Leite de Vasconcelos”, *Ethnos*, Lisbonne, 2, 1942, pp. 21-23. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","dynasty":"Communauté maure après la conquête chrétienne d’Évora en 560 H / 1165 J.-C","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e3ee67e9-9290-5553-9312-7583df9e2ebd":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire fragmentée en deux parties comprenant une inscription en caractères coufiques fleuris, gravée en creux. Le texte est composé de trois lignes qui précisent : \n \n– \\[Au nom d'Allah, le Clément le Miséricordieux, que le salut d'\\] Allah soit sur Muhammad et sa famille … Ceci … \n \n– al-Tamimi, mort le jour \\[lundi (?) dimanche (?) merecredi(?)\\] \n \n–… quatre cent treize \\[1022\\].","short_description":"Stèle funéraire provenant d'Achir, cassée en deux parties. Une inscription en caractères coufiques, gravés en creux, donne la date de la mort et le nom du défunt.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Ve de l'Hégire / XIe siècle J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 45 cm, l. 32 cm, ép. 4,5 cm.","method_for_datation":"Dans sa reproduction du texte, Marçais a indiqué les restitutions qui semblent s'imposer d'après la forme des caractères.","method_for_provenance":"Analyse stylistique des lettres utilisées dans l'inscription et comparaison avec celles des inscriptions zirides du Ve/XIe siècle. D'autre part, la stèle est constituée du même grès que celui qui a servi à la décoration des façades du palais de Ziri à Achir.","provenance":"Achir (Médéa).","obtention":"Don du colonel Laquière.","bibliography":"Combe, E., Sauvaget, J., Wiet, G., *Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, Le Caire, 1937. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Recherches d'archéologie musulmane”, *Revue africaine*, vol. 63, Alger, 1922, pp. 21-39.","dynasty":"Ziride","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Achir","inscription","objet funéraire","pierre tombale","stèle","ziride"],"materials":["Grès taillé et gravé en creux."]},"e78c6ccf-a931-5f61-a53f-9a33b0ed0065":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Cette stèle présente une base façonnée décorée par une élégante frise à volutes végétales, dans un style que l'on retrouve fréquemment sur les stèles funéraires de Palerme. Elle est mutilée sur les deux bords. L'inscription arabe est en caractères coufiques allongés, comme le veut le style fatimide. Elle dit, d'après la lecture qu'en fait Michele Amari : “Au nom du dieu miséricordieux… qu'il donne la paix. Chaque âme devra savourer ses propres compétences, car le jour de la résurrection (alors) celui qui sera entraîné loin du feu, et introduit au paradis, celui-là sera sauvé. La vie d'ici-bas//… tromperie. La puissance … Prophète. Ceci est la tombe d'Ayyub (fils de …) Mukhallaf, le foulonnier, lequel mourut un samedi, dans la première décade du mois de *rejab* en l'an cinq cent dix-sept \\[du 25 août au 3 septembre 1123\\]. Que Dieu lui fasse miséricorde.” L'activité textile était très répandue en Sicile, comme l'atteste une autre inscription de 462 H / 1072 J.-C., toujours conservée à la Galerie régionale de la Sicile (n° d'inv. Liste san Giovanni 61), dans laquelle est cité Ibrahim, tisseur de *dibag*, c'est-à-dire d'étoffes de soie.","short_description":"Tombe avec inscriptions coufiques. Tombes et stèles présentent souvent des formules tirées du Coran, parfois avec l'énonciation des vertus du défunt. Ici, il y a une référence au métier du défunt, un tisserand, preuve de la vitalité des arts textiles exercés par les artisans musulmans dans la Sicile de l'époque.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"1123.","location":"Palerme","dimensions":"H. 19 cm ; l. 171 cm ; ép. 27 cm.","method_for_datation":"Datation mentionnée par l'inscription.","method_for_provenance":"Bibliographie.","obtention":"Dépôt auprès du Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia, Iscrizioni edili* (rééd., F. Gabrieli, dir.), Palerme, 1971, n. XXII, pp. 190-191. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 301 et fig. 166.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Pierre gravée."]},"f6ae32d0-26a3-5232-9705-0322c2eb9e64":{"name":"Fragment de stèle funéraire.","description":"Fragment de stèle funéraire de forme presque carrée dont la partie inférieure, brisée, a disparu. La zone centrale est occupée par quatre lignes gravées en coufique fleuri et le haut d'une cinquième ligne. Elles sont encadrées sur trois côtés par un fin bandeau de volutes et de demi-palmettes. La première ligne de l'inscription se lit : “*Bismillah al-Rahman al-Rahmim*” (au nom de Dieu le compatissant, le miséricordieux…), invocation courante, normalement suivie du nom du disparu et de la date de son décès, mais la suite de ce texte n'a pas été complètement déchiffrée. Si l'islam orthodoxe interdit le marquage des tombes, la plupart des sociétés islamiques ont abandonné cette règle et, notamment dans le contexte chiite, il était courant de marquer une tombe d'une stèle funéraire.","short_description":"Si l’islam réprouve le marquage des stèles funéraires, les fragments de pierre tombale comme celle-ci montrent que de nombreux musulmans enfreignaient ce précepte. Généralement les inscriptions funéraires débutaient avec le *bismillah* “au nom de Dieu, le compatissant, le miséricordieux…”, puis donnaient le nom du défunt ainsi que la date de sa mort.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IVe-Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 22,86 cm, l. 23,50 cm.","method_for_datation":"Le style d'écriture coufique utilisée ici, avec les caractéristiques têtes de lettre montantes en col de cygne, est conforme à l'épigraphie fatimide de la fin du IVe-Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Ce fragment est un exemple typique de l'épigraphie fatimide égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don aux NMS par les Trustees of Surgeon Major General S. A. Lithgow of Fanhope.","bibliography":"Piotrovsky, M. B. et Vrieze, J., *Earthly Beauty, Heavenly Art: Art of Islam*, Amsterdam, 1999, p. 208, cat. n° 176, 177, 178 (pour une stèle similaire).","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coufique fleuri","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire"],"materials":["Marbre gravé."]},"fed4821c-aab3-5f04-9bef-3b13115970a7":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Plaque en marbre carrée, à rebords moulurés, encadrant et séparant à la fois deux épitaphes jumelles, chacune composée de neuf lignes de coufique en relief. Les caractères, d'une exécution très soignée et élégante, sont marqués d'une rainure qui souligne les contours des lettres. L'analyse de l'alphabet révèle un certain classicisme dans le choix des lettres. Les hampes se terminent encore en biseau ou par un rinceau dans lequel est inscrit un fleuron stylisé. épitaphe de gauche : “Basmalah, tasliyah. Est mort Muhammad un jeudi, dans la dernière décade du mois rabi premier, l'année 480 [1087], en attestant l'unicité de Dieu.” épitaphe de droite : “Basmalah, tasliyah. Est mort Abd al-Azim ibn Abd Allah at-Tanuhi az-Zayyât, un vendredi de la dernière décade de rabi dernier, l'année 495 [1101], en attestant l'unicité de Dieu.” Ce dernier serait le fils, le frère ou le père de Muhammad, qu'on désigne par son seul prénom car on estime que les indications de l'épitaphe principale suffisent à l'identifier.","short_description":"Elle se présente sous la forme d'une plaque de marbre carrée à rebords moulurés encadrant et séparant à la fois deux épitaphes jumelles composées chacune de neuf lignes de coufique en relief. L'inscription est soignée et se réfère à deux personnages.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"495 de l’Hégire / 1101 J.-C.","location":"Tunis","dimensions":"L. 72 cm, ép. 13 cm.","method_for_datation":"L'épitaphe comporte deux dates ; il est clair, en se référant au contexte général, qu'elle fut exécutée après le décès du second personnage, en 495/1101.","method_for_provenance":"La stèle, qui se trouvait dans la zaouia de Sidi Abd al-Azim, fut sans doute édifiée à la mémoire du personnage de l'épitaphe de droite, qui porte le même nom et qui semble avoir été l'objet de vénération de la part des tunisiens.","provenance":"Tunis.","obtention":"à la suite du délabrement de la zaouia, la stèle fut déposée, dans les années 1950, au mausolée de Sidi Bou Khrissan à Tunis. Depuis 1978, elle est exposée au musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","bibliography":"Zbiss, S. M., Corpus des inscriptions arabes de Tunisie, vol. XIII, t. I, Tunis, 1955, pp. 52, 57.","dynasty":"Khorassanide","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["épigraphie","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","sculpture","stèle funéraire"],"materials":["Marbre sculpté."]}}
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{"065caeb7-0b4e-51cf-84ba-aff15d969f28":{"name":"Stèle funéraire prismatique.","description":"Stèle de forme prismatique au sommet surmonté d'un tore. Les bords latéraux moulurés en cavet délimitent un champ épigraphique qui s'étale sur chaque face en une seule ligne d'écriture. Les caractères cursifs, réguliers, sont rehaussés d'une décoration végétale composée de rinceaux curvilignes portant des palmes lisses simples, asymétriques à calice ou symétriques en forme de fleurons, dont le calice se déploie en deux lobes arqués. \n \nL'épitaphe se développe ainsi : sur une face, après la *ta'wida* (formule consacrée d'imploration de Dieu), viennent les versets coraniques 26 et 27 de la sourate LV, “Le Bienfaiteur”, suivis des premiers mots du texte : “Ceci est la tombe*.*” L'autre face porte le nom de la défunte, sa filiation, le nom et la fonction de son époux*,* ainsi que la date de décès “de la femme de condition libre, Fatima, fille du caïd Ahmed al-Rik, *aleuj*, épouse du caïd Abdallah Tamdart. Elle est décédée pendant la décade médiane de *rabia* II, 988 \\[fin mai 1580\\]”. \n \nNous savons ainsi que le père de la défunte, dont le nom, Alrik, pourrait être la déformation du prénom espagnol Enrique, était d'origine non musulmane (*aleuj*), et qu'il exerçait, ainsi que le mari, la fonction de caïd. Par ailleurs, une seconde stèle funéraire de même facture nous apprend qu'il avait une autre fille mariée au médecin de la famille du monarque saadien Mansour ed-Dehbi. Il s'avère donc que la défunte était issue d'une famille de hauts fonctionnaires proches du pouvoir. C'est pourquoi une stèle de ce type – connu en al-Andalus et au Maroc dès l'époque almoravide, et qui, depuis l'époque mérinide, n'était réservé qu'aux princes et aux familles de notables, lui était érigée. Ces stèles, ou *mqabriya*, toujours en beau marbre blanc, faisaient l'objet de soins particuliers de la part de marbriers à l'art consommé.","short_description":"Cette stèle a été érigée en l'honneur d'une fille et épouse de caïd. Sa forme prismatique, connue en al-Andalus depuis l'époque almoravide, était réservée, à partir de l'époque mérinide, aux seuls princes et familles de notables ; elle était donc très soigneusement exécutée par les maîtres marbriers.","holder":"Musée des Oudayas.","initial_owner":"Une famille de Marrakech, qui l’a vendue à un antiquaire de Rabat.","dates":"988 de l’Hégire / 1580 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 21, 5 cm, L. 86, 3 cm, l. 20 cm, l. du champ épigraphique 6 cm.","method_for_datation":"La date est inscrite sur l'épitaphe.","method_for_provenance":"Renseignement donné par le vendeur.","provenance":"Marrakech.","obtention":"Achetée par l'Inspection des beaux-arts et antiquités en 1930 et déposée au musée.","bibliography":"Deverdun, G. *Inscriptions arabes de Marrakech*, Rabat, 1956.","dynasty":"Saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; objet religieux ; décoration épigraphique ; décoration florale; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"0a9b0f0f-a191-5042-9721-97c45c8628cd":{"name":"Stèle funéraire d’al-Hakkari.","description":"Stèle funéraire rectangulaire en marbre blanc portant une inscription en haut relief restaurée à une certaine époque et se présentant aujourd'hui en trois morceaux. Le texte de sept lignes est rédigé en style *thoulouth* ayyoubide sans voyelles mais avec quelques signes diacritiques. Les mots ne sont pas séparés. Les bordures sont sculptées en à-plat selon une technique appelée *zamla*, qui sert également à séparer les lignes de texte. L'inscription commémore Charwa al-Hakkari, mort à Ramallah en Palestine. Après sa mort, son corps a été transféré à Jérusalem pour être enterré dans le vieux cimetière de Bab al-Sahira (cimetière de la porte d'Hérode). La famille al-Hakkari était d'origine kurde d'Irak. Un grand nombre de ses membres participèrent aux guerres des Croisades sous Saladin. \nL'inscription, qui commence par une *basmala*, se lit ainsi : \n“Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux : Charwa bin Dawoud bin Ibrahim al-Hakkari / Que Dieu ait pitié de lui, mort en martyr sur la terre de Ramallah / au mois de *dhul-Qa'da* de l'an 587 de l'Hégire \\[ décembre 1191 J.-C.\\] / Que Dieu ait pitié de lui et puisse-t-il / avoir pitié de celui qui demande la pitié de Dieu, Amen / ô, Seigneur des Paroles, Amen.”","short_description":"Stèle funéraire en marbre portant une inscription en haut relief de style *thoulouth* ayyoubide dont les mots ne comportent pas de voyelles. L’inscription commémore Charwa al-Hakkari, mort à Ramallah, dont le corps a été transporté à Jérusalem pour être enterré dans le cimetière familial. Il semble faire partie des guerriers qui perdirent la vie lors des Croisades.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Charwa bin Dawoud bin Ibrahim al-Hakkari (m. 587 H / 1191 J.-C.).","dates":"587 de l’Hégire / 1191 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 55 cm , l. 49 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la pierre.","method_for_provenance":"Ce type de stèle funéraire était généralement réalisé sur place ou dans un atelier voisin.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"La pierre a été transférée de la tombe de Bab al-Sahira à Jérusalem au musée dans les années 1980.","bibliography":"Al-'Asli, K., *Ajdadouna fi Thara Bait al-Maqdis* \\[Nos ancêtres enterrés à Jérusalem\\], Amman, 1981. \nBerchem, M., van, *Corpus Inscriptionum Arabicarum*, vol. 1, 40, Le Caire, 1925. \nBurgoyne, M et Abu al-Hajj, A., “Twenty-four Medieval Arabic Inscriptions from Jerusalem”, *Levant*, n° 11, 1979, p. 119.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Haut relief ; écriture thoulouth ; écriture thoulouth ayyoubide ; marbre ; cimetière ; inscriptions ; al-Hakkari ; tombeau ; objet funéraire; pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc, inscription en haut relief."]},"0abd04f2-c93b-5a81-926a-db0815d87813":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Cette stèle épouse la forme d'une lame prismatique. Son texte se déroule sur deux faces (2 lignes pour chacune). Il est sculpté en relief dans un style coufique biseauté et fleuri. Le support est orné sur les deux faces de divers motifs. Sur le socle figure une succession d'éléments architectoniques composée d'une gorge, d'un listel de cloisonnement et d'une frise de perles et de pirouettes. Le texte est délimité par un listel d'encadrement. Ses deux extrémités sont délimitées par quatre cartouches remplis chacun d'une palmette polylobée. Les zones vides du champ épigraphique sont ornées de motifs végétaux isolés (fleurons à 3 ou à 5 lobes, amandes) ou de motifs abstraits (œilletons circulaires). L'artiste musulman, toujours soucieux de créer le parfait équilibre entre les différentes parties du champ épigraphique, a essayé de manipuler les caractères eux-mêmes. Pour arriver à cet équilibre, tantôt il les a étirés vers le haut, tantôt il les a garnis de terminaisons végétales (demi-palmettes, fleurons, feuilles), ascendantes ou descendantes, affrontées ou opposées. Il a réduit autant que possible les ligatures entre les caractères, et brisé leur rigidité et leur horizontalité en les remplaçant par des ligatures semi-circulaires. La femme mentionnée est d'origine arabe. En effet, son père est un Ansari originaire des tribus Aws (ou Khazraj). Le titre honorifique qu'elle porte indique sans doute sa haute réputation sociale (Sayyidat al-Jamii : la maîtresse de tous). La qualité du marbre ainsi que la finesse d'exécution de la stèle corroborent cette hypothèse. L'inscription s'étend sur deux faces. La face A comporte des versets coraniques rappelant l'unicité de Dieu et se rapportant à la fatalité de la mort. La face B comporte le texte suivant : “Ceci est le tombeau de Sayyidat al-Jamii, fille d'al-Hassan fils de Ali fils de Khalaf al-Ansari. Elle est décédée dans la nuit / du jeudi 22 dhu-l-hijja en l'année 423 [novembre 1032]…”","short_description":"Elle se présente sous la forme d'une lame prismatique. L'inscription, qui s'étend sur deux faces, est sculptée en relief dans un style coufique fleuri biseauté. La qualité du marbre et la finesse de la stèle laissent supposer que la défunte, d'origine arabe, avait un rang social élevé.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dhu-l-hijja 423 de l’Hégire / novembre 1032 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 184 cm, Ø 25 cm.","method_for_datation":"La date est mentionnée (en jour, mois et année) dans le texte de l'inscription. Elle coïncide avec la nuit du 22 dhu-l-hijja en l'année 423 (novembre 1032 J-C.).","method_for_provenance":"Cette stèle a été trouvée in situ dans le cimetière al-Janah al-Akhdhar à Kairouan. Sa calligraphie et son décor, typiquement kairouanais attestent qu'elle fut certainement sculptée sur place, alors que le marbre qui a servi de matière première est d'origine italienne et sans doute un remploi provenant d'un vestige romain ou byzantin dont le pays proliférait.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Cette stèle a été récupérée du cimetière d'al-Janah al-Akhdhar et remise en 1971 au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. à la suite de l'extension du musée de Raqqada, elle a été choisie parmi d'autres pour créer une salle réservée à l'épigraphie arabe.","bibliography":"Roy, B. et Poinssot, P, Inscriptions arabes de Kairouan, vol. II, fasc. 1, Paris, 1950, n° 279.","dynasty":"Ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Épigraphie ; décoration florale ; objet funéraire ; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté en relief."]},"0b2e5db9-7b0b-58f7-bda2-af3bd45e294c":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Fragment supérieur d'une stèle rectangulaire à encadrement lisse dans lequel s'inscrit un arc “symbolique” légèrement brisé, en relief. À l'intérieur de l'arc et dans les écoinçons court une épigraphe en pseudo-coufique archaïsant qui, associée aux caractéristiques stylistiques, indique son utilisation dans la communauté musulmane en pleine époque chrétienne. Voici le texte : “Dieu est éternel. Aie pitié selon ta compassion ô toi qui domines tout et regardes \\[avec miséricorde\\] vers le lieu où j'ai été envoyé. \\[…\\]”. \nCette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne à Frielas, dans les environs de Lisbonne, à la fin du XIXe siècle.","short_description":"Découverte à Frielas dans les environs de Lisbonne, cette stèle est une des plus connues et les plus copiées de la collection épigraphique du Musée national d'archéologie. Elle provient d'un cimetière islamique et était destinée à un membre de la communauté islamique resté à Lisbonne après la reconquête chrétienne.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 33 cm ; l. 55 cm ; P. 11 cm.","method_for_datation":"La forme de certains caractères et l'utilisation abondante de diacritiques, associées à la stylisation épurée de l'arc, conduisent à une datation de la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"D'après les renseignements de l'arabisant David Lopes, en 1896 (voir Bibliographie), cette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne de Castanheira das Neves, à Frielas, dans les environs de Lisbonne.","provenance":"Frielas, Lisbonne.","bibliography":"Barros, M. F. L., “Inscrição funerária árabe”, *XVII Exposição Europeia de Arte Ciência e Cultura. Madre de Deus* (catalogue), Lisbonne, 1983, pp. 116-117. \nBorges, A. G. M. et Sidarus, A., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 251. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 408. \nLopes, D., “Cousas arábico-portuguesas”, *O Archeologo Português,* 2, Lisbonne, 1896, p. 207. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","dynasty":"Communauté musulmane encore présente après la conquête chrétienne de Lisbonne en 541 H / 1147 J.-C","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tombeau ; écriture coufique ; objet funéraire; stèle funéraire; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Pierre calcaire sculptée."]},"0e4485e1-3fb0-5d8c-a83c-5315bc85cb66":{"name":"Kiswa, voile du tombeau d’Abraham.","description":"Au cours des périodes mamelouke et ottomane, les sultans, les hauts dignitaires et divers bienfaiteurs offraient des *kiswa* (couvertures, voiles) pour les tombeaux des prophètes et les renouvelaient chaque année – ou à la demande en cas de nécessité. Le drapage rituel des tombes et des mausolées donnait lieu chaque année à des célébrations populaires. L'important était de s'attirer les bonnes grâces des visiteurs des tombeaux et d'accroître la popularité du donateur auprès du peuple. Cette attention portée aux tombeaux, aux mausolées et aux lieux saints connut une recrudescence importante au cours de la période ottomane en Palestine dans le contexte de l'intérêt officiel pour les ordres soufis, leurs *cheikh* et leurs cérémonies. Cette vénération toucha, entre autres, les tombeaux de Moïse, de Salomon, de David et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham à Hébron. \nLa *kiswa* présentée ici est tissée en soie verte. Elle enveloppe complètement la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt : “Le prophète de Dieu, Ibrahim”. Le *tughra* du sultan Sélim III (r. 1203-1222 H / 1789-1807 J.-C.) est brodé dans le tissu, ainsi qu'une inscription disant : “Ceci est une protection” et “révéré” – mais il y a aussi d'autres inscriptions, qui reprennent des supplications religieuses et des versets coraniques. Cette tradition d'envoi de la *kiswa* s'est poursuivie jusqu'à la fin de la période ottomane en 1916, date à laquelle elle fut officiellement abandonnée. Au niveau populaire, cependant, les habitants des environs des tombes continuèrent à préparer des *kiswa*, mais qui n'étaient plus ces splendides tissus offerts par les sultans ottomans.","short_description":"Les *kiswa* (voiles) des tombeaux des prophètes étaient renouvelés chaque année lors de célébrations populaires. L’importance de ces traditions s’accrut durant la période ottomane. Cette couverture tissée en soie verte enveloppe la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt. Le *tughra* du sultan ottoman Sélim III est brodé sur le tissu.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Haram al-Ibrahimi (mosquée d’Abraham) à Hébron (al-Khalil).","dates":"1203-1222 de l’Hégire / 1789-1807 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 180 cm, l. 210 cm.","method_for_datation":"Une inscription brodée sur la *kiswa* indique le nom du donateur, le sultan Sélim II.","method_for_provenance":"Par comparaison avec des pièces textiles similaires réalisées en Syrie ou à Istanbul et conservées dans des musées turcs, en particulier à Istanbul.","provenance":"Probablement Syrie ou Istanbul, mais spécialement fabriqué pour la mosquée d’Abraham à Hébron.","obtention":"La pièce a été transférée de la mosquée d'Abraham au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Kiswa ; tombes ; tissus ; étoffes ; soie; objet funéraire"],"materials":["Soie brodée de fils de soie argentés."]},"1fc146f3-c704-575d-8476-d808570ed6b0":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire sous forme de colonnette à section carrée surmontée d'un turban comportant trois bourrelets et un galon mentionnant le grade de ce défunt. Deux de ses faces sont sculptées de deux inscriptions en caractères cursifs en relief, disposées en six lignes, séparées par des traits portant la *chahada* : “Il n'y a de divinité que dieu, Mohamed est le messager de Dieu” ; en revanche les côtés latéraux sont ornés d'un décor floral. \n \nà noter que le turban qui est placé sur la colonnette indique que le défunt occupait une position distinguée dans la société. \n \nLes stèles qui portent la profession de foi se posaient sur la tombe à la tête du défunt ; celles qui portent le nom et la date de la mort se posaient aux pieds.","short_description":"Stèle funéraire en marbre sous forme de colonne à section octogonale surmontée d'un turban à trois plis. Deux de ses faces portent des inscriptions en caractères cursifs sculptés, dont la *chahada* ou profession de foi des musulmans, à l'intérieur de six cartouches.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 70 cm, l. 10 cm, ép. 9 cm.","method_for_datation":"Ce type de stèle à turban a généralement été utilisé à Alger à l'époque ottomane.","bibliography":"*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Ottomane","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle ; ottoman ; décor floral ; turban ; inscription ; caractère cursif ; chahada ; objet funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre sculpté."]},"24f186e6-e44f-577a-a4ef-893641b5f718":{"name":"Stèle funéraire.","description":"De forme quadrangulaire, cette stèle romaine réutilisée présente un décor architectural de porte monumentale, de style almohade et rappelle également le *mihrab (*symbole de l'accès vers Dieu). Son arcature polylobée soutenue par une console au motif serpentiforme et ceinte d'un cadre rectangulaire repose sur des colonnes engagées surmontées de chapiteaux à astragale torse et à corbeille en forme de méandre. Ce type de stèles se retrouve également en en al-Andalus à Almeria, évora et Mértola, où elles datent de périodes antérieures à l'époque mérinide. \n \nà l'intérieur de l'arcature, l'épitaphe du défunt est sculptée en relief avec des caractères cursifs. Il s'agit du prince mérinide Abou Yacoub Youssef, le constructeur du camp de Mansourah qui fut assassiné à Tlemcen et dont le corps avait été rapatrié pour être enterré auprès de son père dans la nécropole familiale. Après les prières d'usage pour un défunt, l'épitaphe rappelle par des épithètes les faits et gestes de gloire de ce monarque qui est qualifié d'homme pieux, saint, combattant pour la foi, martyr, et mentionne ses titulatures et son ascendance (fils d'Abou Youssef, et petit-fils d'Abdelhak). Elle donne également la date de son décès (7 *doulqui'da* 706). \n \nDe chaque côté de l'arcature, les écoinçons meublés d'une palmette ou coupolette verticale, entourée d'un dense réseau de rinceaux et de palmes lisses simples et doubles sculptés en léger relief. \n \nLe rebord rectangulaire de la stèle est entouré d'un bandeau épigraphique, ponctué aux quatre angles d'une palmette inscrite dans un carré étoilé. Des versets coraniques (32, 33 et 34) tirés de la sourate XXXI, “Louqman”, y sont gravés en relief, en caractères coufiques anguleux aux hampes tressées et aux biseaux repliés. \n \nOutre son intérêt historique, cette stèle présente toutes les caractéristiques de l'art mérinide, qui a emprunté aux Almoravides les denses décors floraux et aux Almohades les formes architecturales épurées.","short_description":"Cette stèle est celle du prince mérinide constructeur du camp de Mansourah, assassiné à Tlemcen et dont le corps fut rapatrié pour être enterré dans la nécropole familiale. Son décor de type architectural rappelant les portes monumentales et les *mihrab* se retrouve également en al-Andalus.","holder":"Musée archéologique.","dates":"706 de l’Hégire / 1307 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 81 cm, L. 51 cm, l. 41 cm.","method_for_datation":"La date est inscrite sur l'épitaphe : “Il est décédé le mercredi 7 du mois de *doulqui'da* 706 \\[13 mai 1307\\].”","method_for_provenance":"La stèle a été récupérée dans le lieu où elle se trouvait dès l'origine.","provenance":"Nécropole de Chellah (Rabat).","obtention":"Objet archéologique.","bibliography":"Cambazard, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévi-Provençal, é. et Basset, H., *Chellah, une nécropole mérinide*, Paris, 1923. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; objet religieux ; décoration architecturale ; décoration florale ; décoration épigraphique; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc, sculpté."]},"29c19bd7-487e-5957-a442-832a5c986757":{"name":"Stèle prismatique d’Ibrahim.","description":"Cette stèle funéraire prismatique, dont le marbre viendrait d'Almeria, présente une brisure à une extrémité. Elle semble avoir été exécutée pour une notabilité de l'époque, comme il était de coutume pour cette forme de stèle réservée aux personnages de haut rang. Une inscription couvre, sur une seule ligne, les deux faces et les deux sections triangulaires. Sur la première face sont sculptées en relief la *besmala* et la *tasliya*,salutations au prophète et à ses proches. Sur la section est proclamée l'unicité de Dieu. Sur la seconde face est mentionnée l'identité du défunt : “ceci est la tombe (…) \\[d'\\] Ibrahim le marqué par la teigne (…)”, suivie d'une formule pieuse courante sur les inscriptions de l'Espagne musulmane : “que Dieu lui fasse miséricorde et à ceux qui l'invoqueront pour que Dieu ait pitié de lui”. La brisure de l'extrémité, qui comportait la fin de l'inscription, prive la stèle de sa date d'exécution. Les très hautes hampes des caractères coufiques se terminent en s'élargissant en biseau, se rapprochant ainsi des lettres des inscriptions d'Almeria et de Gao (Niger). Les vides du champ épigraphique sont meublés d'un fin rinceau ondulé à double tige portant des feuilles et des bourgeons. Par sa formulation pieuse et son style d'écriture, cette stèle, qui est le seul exemplaire almoravide découvert à ce jour au Maroc, rappelle les stèles d'Almeria datées de la première moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). C'est ce qui suggère l'œuvre d'un atelier de cette ville. Par sa décoration florale, elle est également à rapprocher de la chaire almoravide de la Grande Mosquée d'Alger, datée de 490 H / 1097 J.-C.","short_description":"Sur l'une des faces de cette stèle sont sculptées la *besmala* et la *tasliya* ; sur l'autre est mentionnée l'identité du défunt. Il s'agit de l'unique stèle almoravide découverte à ce jour au Maroc. Par sa formulation pieuse, son style d'écriture coufique et ses décors végétaux, elle rappelle les stèles d'Almeria.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"490-541 de l’Hégire / 1097-1147 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 14,5 cm, L. 90 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"1.– La couche dans laquelle l'objet a été découvert, sous les fondations d'un des piliers de la première mosquée almohade de Marrakech, construite en 541/1147, fournit *le terminus ante quem*. 2. – La comparaison de son style d'écriture avec celui de certaines stèles d'Espagne et de Gao (Niger), datées de 536/1142, ainsi que la comparaison de son décor floral avec celui de la chaire almoravide d'Alger (490/1097), donnent *le terminus post quem*.","method_for_provenance":"Lieu où l'objet a été découvert.","provenance":"Sous-sol de la première mosquée du monarque almohade Abdelmoumen dite première Koutoubiya.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Lévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1932. \n \nMarçais, G., “La chaire de la grande mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, IV, pp. 359-383 et 1926, IV, pp. 419-422. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris 1954. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1952. \n \nSauvaget, J.*,* “Les épitaphes royales de Gao”, *Al-Andalus*, vol. XIV, fasc. 1, 1949, pp. 123-141.","workshop":"Un atelier de marbrier d’Almeria (Andalousie).","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; décoration végétale ; décoration épigraphique; inscription funéraire"],"materials":["Marbre blanc d’Almeria, sculpté et excisé."]},"2c81a165-20bf-5026-b159-d29e5ef532b8":{"name":"Stèle funéraire de Mukhlef ben Othman.","description":"Stèle funéraire composée de deux parallélépipèdes surmontés d'une pyramide et séparés par une rangée de perles. Les faces horizontales de la pyramide et du second parallélépipède sont ornées d'une inscription coufique portant le texte suivant : “Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux que Dieu bénisse / le prophète Muhammad et sa / famille. Ceci est la tombe de Mukhlef ben Othman.” \n \nLes vides laissés par les hampes des lettres longues, dans la partie supérieure de l'inscription, sont meublés par des ornements floraux, tandis que les faces latérales de la pyramide et du second parallélépipède sont ornées d'éléments floraux et géométriques. \n \nLe personnage dont il est question n'est pas connu des chroniqueurs et son nom n'est accompagné d'aucune titulature, ce qui laisse à penser qu'il s'agit d'un homme ordinaire qui habitait jadis la Qalaa des Beni Hammad.","short_description":"Stèle funéraire de forme originale composée de deux parallélépipèdes surmontés d'une pyramide. Une inscription coufique est portée sur le registre supérieur orné de motifs floraux, la partie inférieure étant à décor géométrique et floral.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 25,5 cm, l. 37 cm.","method_for_datation":"La stèle fait partie des vestiges mis au jour à la Qalaa des Beni Hammad, fondée en 397/1007.","method_for_provenance":"Stèle trouvée au cimetière de la Qalaa des Beni Hammad (fouilles Blanchet, 1897).","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles de la Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nBlanchet, P., “La Kalaa des Beni-Hammâd”, *Recueil de la Société archéologique de la province de Constantine*, 1898, pp. 97-115. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nMazouz, A., *El-kitabat el-koufia bildjazair ma beayn el-karnayn el-thani wa el-thamin el-higryene (8-14 el-miladiyene*) (Les inscriptions coufiques de l'Algérie entre le deuxième et le huitième siècle de l'Hégire \\[8-14 de l'ère chrétienne\\]), Alger, 2002. \n \nMazouz, A. et Deries, L., *Djamaa el-kitabat el-arabiya fi el-djazair, kitab el-cherk el-djazairi.*, t. 1, Alger, 2000.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; épigraphie ; inscription ; coufique ; décoration florale ; décoration géométrique ; Hammadides ; Qalaa des Beni Hammad ; pierre tombale"],"materials":["Grès sculpté en bas relief."]},"350d777a-ce03-5773-a131-b3fa4e4624a8":{"name":"Stèle funéraire de Roukiya bent el-Hadj Ahmed ben Abdellatif.","description":"Stèle funéraire à base rectangulaire et dont la partie supérieure épouse la forme d'un arc surmonté d'un croissant fermé. Les deux faces de la stèle sont sculptées en relief. Sur la première, une inscription en style *thoulouth* est distribuée dans cinq cartouches superposés avec le texte suivant : “Toute chose, sauf Dieu le très haut, est périssable / ceci est la tombe de celle à qui Dieu fasse miséricorde, de celle qui avait été gardée avec soin, / de la perle qui recevra son pardon et qui était demeurée cachée, Roukiya fille du défunt el-Hadj Ahmed ben Abdellatif/ que Dieu lui fasse miséricorde, année 1208.” \n \nLes vides laissés par les cartouches dans les extrémités sont meublés de décors floraux et végétaux, tout comme la face postérieure, qui présente au centre un vase d'où jaillissent des rinceaux terminés par des feuilles d'acanthe et des palmettes. Le tout est encadré d'une frise végétale. La partie rectangulaire est centrée d'un pot présentant les mêmes décors que la partie supérieure. \n \nAvec une autre stèle conservée dans le même musée, cet exemplaire constitue la tombe d'une seule et même personne, puisque ces stèles (*m'chhed*) allaient par deux : celle qui porte la profession de foi se posait sur la tombe à la tête du défunt, celle qui porte le nom et la date de la mort se posait aux pieds. \n \nCette stèle ne présente pas d'intérêt historique particulier, car les deux personnages cités sont inconnus des chroniqueurs, mais le fini, le traitement et la conception du décor lui valent d'être classée parmi les plus belles stèles funéraires musulmanes de l'Algérie. L'ensemble atteste que la défunte appartenait à une famille noble.","short_description":"Stèle funéraire en marbre de base rectangulaire dont la partie supérieure a la forme d'un arc surmonté d'un croissant fermé et dont les deux faces sont sculptées. La première porte une inscription, en style *thoulouth*, inscrite dans cinq cartouches superposés. La seconde est ornée de décors floraux.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"1208 H / 1793 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 99 cm, l. 32 cm, ép. 5,5 cm.","method_for_datation":"La stèle est datée par une inscription (1208/1793).","method_for_provenance":"Don de M. Brasqui en mai 1842.","obtention":"Don de M. Brasqui en mai 1842.","bibliography":"Berburgger, A., *Bibliothèque – musée d'Alger – livret explicatif des collections diverses de ces deux établissement*, Alger, 1860. \nColin, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie,* I, *Département d'Alger*, Paris, 1901. \nDevoulx, A., *Epigraphie indigène du musée archéologique d'Alger,* suivie de *Un musée mural à Alger,* Alger, 1874. \n \n*L'Algérie en héritage*, *art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Ottomane","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle ; ottoman ; décor floral ; feuilles d’acanthe ; palmettes ; vase ; décor végétal ; pierre tombale"],"materials":["Marbre sculpté."]},"36b1f585-6689-57a6-af25-716c209224fe":{"name":"Stèle funéraire à “oreilles”.","description":"Stèle funéraire en argile cuite, faite au moule, de forme rectangulaire dans la partie inférieure et arrondie dans la partie supérieure, avec deux appendices. Sur la glaçure stannifère opaque et brillante ont été appliquées la décoration géométrique et l'inscription en caractères coufiques selon la technique des reflets métalliques. \nLa pièce devait couronner un monument funéraire ou être plantée directement dans le sol, à la tête de la tombe. \nEn al-Andalus, pour répondre au sentiment égalitaire qui règne dans l'islam, les tombes étaient caractérisées par leur grande simplicité. Malgré tout, nous trouvons des différences entre les sépultures. Les tombes les plus modestes étaient signalées par la simple présence, à leur tête, d'une pierre brute, non travaillée. Dans le cas de personnes de meilleure position sociale, elles étaient marquées par des stèles d'un autre type. \nOn réalisait également des pièces d'argile vernissée et dorée à des fins funéraires. Certaines sont de simples briques rectangulaires, mais les plus importantes sont les stèles dites “à oreilles”, formées par un élément rectangulaire dont la partie inférieure, non vernissée, se plantait dans la terre, et un autre élément, arrondi, présentant dans sa partie supérieure deux saillants ou “oreilles” – d'où leur nom. Les unes et les autres présentent une glaçure stannifère avec l'inscription en doré ou en bleu de cobalt sur la face principale et un élément végétal ou une “main de Fatima” au dos.","short_description":"Stèle funéraire appartenant à un genre caractéristique du royaume de Grenade dit “à oreilles” en raison des deux appendices qui dépassent de la partie supérieure. Malheureusement, une partie de sa riche décoration à reflets dorés sur fond blanc a disparu.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 30 cm, l. 14 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons. Des pièces similaires, conservées à Huelva et à l'Institut Valencia de Don Juan (Madrid) sont cataloguées par Martínez Caviro comme nasrides du IXe siècle H (XVe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"La pièce provient de Gibralfaro (Málaga). Son château, édifié au IXe siècle H (XVe siècle J.-C.) par Youssouf Ier (r. 734-755/1333-1354), fut construit sur un bâtiment antérieur de Badis al-Muzaffar (r. ?-465 /?-1073), de la dynastie ziride de Grenade. Depuis le VIIe/XIIIe siècle, Málaga est citée par des sources arabes comme un grand centre producteur de céramique à reflets dorés.","provenance":"Gibralfaro, Málaga.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation en 1894.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Cerámica hispanomusulmana*, Madrid, 1936, p. 26. \nGarcía Blanco, A. et Padilla Montoya, C. (coord.), *Creencias y ritos funerarios*, Guías didácticas del Museo Arqueológico Nacional, Serie Temas, 1, Madrid, 1995, p. 26. \nMartínez Caviro, B., *Cerámica hispanomusulmana andalusí y mudéjar*, Madrid, 1991, p. 82.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; stèle funéraire ; glaçure ; reflets dorés; Nasrides ; Gibralfaro ; Málaga ; tombeau; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Céramique ; moule, glaçure, reflets dorés."]},"39ae7c13-54bb-57fc-9069-e9898933a6cc":{"name":"Fragment de stèle funéraire en marbre avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Fragment de l'angle supérieur d'une plaque rectangulaire en marbre. L'inscription se déployait le long des bords de la plaque, délimitée par un listel en haut et en bas ; selon V. Grassi, qui a récemment publié cette inscription, elle s'interrompait probablement dans la partie inférieure, comme le laissent penser les comparaisons avec des stèles semblables, de Malte. L'espace épigraphique était sans doute couronné par un arc outrepassé, qui rappelait la niche du *mirhab*. L'espace de réserve entre l'extrados de l'arc et l'angle supérieur droit de la stèle, le seul conservé, présente une grosse fleur à trois pétales et motif central en amande, semblable à celui de la stèle n° 1, mais avec un dessin plus construit et plus schématique. Les caractères coufiques sont en harmonie avec ce style ; on peut les dater du Ve siècle H (XIIe siècle J.-C.). L'inscription qui se trouvait dans l'espace épigraphique est perdue ; il subsiste une partie de celle qui longeait les côtés (portion ascendante droite et portion supérieure). Elle devait citer un passage du Coran (III, 185), habituellement utilisé dans les inscriptions funéraires : “… et vous n'obtiendrez les récompenses que le jour de la résurrection…”","short_description":"Fragment de stèle funéraire. Habituellement, les stèles présentent des inscriptions avec des formules typiques tirées du Coran, parfois complétées par l'éloge de la foi, de la piété et des vertus du défunt.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"Première moitié du Ve siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Trapani","dimensions":"H. max. 20 cm ; l. max. 16 cm ; ép. 6,3 cm.","method_for_datation":"La datation a été proposée sur la base du style des caractères et du décor.","method_for_provenance":"Cet objet faisait partie des dix fragments épigraphiques arabes de la collection Di Ferro, d'abord placés dans la bibliothèque Fardelliana, puis au musée Pepoli. On ne peut démontrer qu'il provient de Trapani ; les comparaisons feraient plutôt pencher pour une origine extérieure à la Sicile, peut-être Malte.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Grassi, V., “Iscrizioni del V-VI secolo dell'Egira nel Museo Pepoli di Trapani”, *Anaquel de Estudios Arabes*, 8, 1997, p. 135, n. 5.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; caractères coufiques ; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre, inscription en relief."]},"3a983b0b-9b8a-5e11-bf52-f2a9ebd97acf":{"name":"Cippe funéraire cylindrique en marbre avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Cippe funéraire cylindrique en marbre, endommagé dans sa partie inférieure, sans décor, hormis une simple modénature dans la partie supérieure. L'inscription se déploie sur la surface cylindrique, sur dix lignes. Les caractères coufiques s'avèrent être du VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.). \nLe texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Ceci est la sépulture d'Omar ibn Abou Bakr al-Cha'iri (le marchand d'orge), lequel est mort le lundi huit du mois de *dhul higgiah* de l'an (cinq cent) quinze.” \nPour la détermination de l'année de l'Hégire, on ne conserve pas les centaines : sur la base de la correspondance entre le lundi et le 8 du mois, M. Amari propose d'intégrer (six cent) quinze, ce qui porterait la date à 1219 ; le *Répertoire*, par contre, propose d'intégrer (cinq cent) quinze, avec datation correspondant à 1122, ce qui semble plus justifié, compte tenu du style des caractères coufiques.","short_description":"La typologie particulière “en colonnette” de cette stèle en détermine l'appartenance à un cadre géographique bien précis : l'Italie du Sud. Le prototype peut être repéré en Égypte, dans des pièces du Xe siècle.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Comte Francesco Hernandez, Erice (v. 1830).","dates":"515 de l’Hégire / 1122 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 31 cm ; Ø 13 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription et confirmée par le style des caractères coufiques.","method_for_provenance":"On ne connaît pas sa provenance avec certitude, mais l'objet appartenait à la collection du comte Hernandez ; elle était essentiellement constituée de pièces provenant du territoire d'Erice.","provenance":"Inconnue (probablement Erice).","obtention":"Acquis par le musée en 1921.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), n. XXXIX, Palerme, 1971, p. 238. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VIII, p. 128. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, fig. 262.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; caractères coufiques; caractères coufiques; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre, inscription en relief."]},"3d072f2e-a588-5c4d-be86-0d22f531c2a4":{"name":"Stèle funéraire d’Abou Abdallah ibn Khalifa.","description":"Stèle funéraire de forme pyramidale à gradins surmontée d'un prisme. Sculptée en relief, une inscription en caractères coufiques déploie l'épitaphe suivante : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu bénisse le prophète / Muhammad ! et sa famille et qu'il leur accorde le salut complet, toute âme goûte la mort \\[Coran, XXI, 36\\]. Ceci est la tombe d'Abdallah fils de Khalifa fils de Muhammad, que Dieu lui fasse miséricorde, il est décédé le jour / *el-djoumouaa* \\[vendredi\\] premier de *ramadan* de l'année 488 \\[septembre 1095\\]” ; sur les côtés latéraux, le prisme porte l'inscription suivante : “à Dieu / la louange.” \n \nCette stèle est en très mauvais état, et l'inscription est très difficile à déchiffrer.","short_description":"Stèle funéraire très mal conservée de forme pyramidale à gradins surmontée d'un prisme. Sculptée en relief, une inscription en caractères coufiques très peu lisibles donne le nom du défunt et la date de la mort avec les habituelles louanges à Dieu.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"488 H /1095 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 24 cm, l. 107 cm, ép. 31 cm.","method_for_datation":"La stèle comporte une date précise.","method_for_provenance":"Le site de la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Don de M. Massiera.","bibliography":"Mazouz, A., *El-kitabat el-koufia bildjazair ma beayn el-karnayn el-thani wa el-thamin el-higryene (8-14 el-miladiyene*) (Les inscriptions coufiques de l'Algérie entre le deuxième et le huitième siècle de l'Hégire \\[8-14 de l'ère chrétienne\\]), Alger, 2002. \n \nMarçais, G., “Sur deux stèles funéraires hammadites du musée Stéphane Gsell”, *Bulletin de la Société historique et géographique de la région de Sétif,* t. II, 1941, pp. 171-178.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; épigraphie ; grès ; inscription ; coufique ; pierre tombale"],"materials":["Grès sculpté."]},"42ff53d4-9927-52e7-a2e9-d92b4322baa4":{"name":"Stèle funéraire d’Abi-Beker ben Youssouf.","description":"Stèle funéraire de forme quadrangulaire, portant sur ses deux faces une inscription en coufique fleuri sculptée en relief. \n \nLe texte comporte quatre lignes sur une face : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu bénisse le prophète Muhammad ! / Quiconque est sur la terre est périssable. Ceci est la tombe de Abi-Bekr / ben Youssouf décédé, que Dieu lui fasse miséricorde ! dans le mois de *rabi / al-aoual* dans l'année 512 \\[118 J.-C.\\].” \n \nSur l'autre face, cinq lignes proclament : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, toute âme goûte / la mort. Seulement vos salaires vous seront acquittés au jour de la résurrection. / Qui échappe au feu et sera introduit au jardin : / donc, pour lui, le triomphe, car la vie d'ici-bas / n'est que jouissance d'illusion” (Coran, III, 185, trad. Berque). Sur les deux faces, les vides laissés par les hampes des lettres sont meublés d'ornements floraux. \n \nCette stèle est la première de la période hammadide qui ait été découverte à Bejaia. Elle est posée sur la tombe de façon à signaler l'orientation vers la *qibla*.","short_description":"Première stèle funéraire hammadite retrouvée à Bougie. De forme rectangulaire, elle porte une inscription coufique et des décors floraux sculptés sur les deux faces. Sur la première, le texte désigne le défunt ; sur l'envers, un passage coranique est cité.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"512 H / 1118 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 21 cm, l. 32 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant sur la stèle comporte une date précise.","provenance":"Bejaia, Algérie.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles de la Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nCoran (Le), traduction de J. Berque, Paris, 1990. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarye, G., *Musée national des antiquités algériennes,* Alger, 1899. \n \nColin, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie*, I, *Département d'Alger*, Paris, 1901.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; épigraphie ; marbre ; inscription ; coufique ; coufique fleuri ; décoration florale ; Hammadides ; Bejaia ; pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc sculpté."]},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahada ; kiswa; objet funéraire"],"materials":["Soie tissée rouge, verte et or."]},"4a32d0c3-68b5-55c4-a37a-780a7d0bacff":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Plaque rectangulaire en marbre blanc avec une épitaphe inscrite dans un cadre formé par une simple torsade. L'épigraphe fait preuve de raffinement et d'érudition aussi bien du point de vue épigraphique que textuel. L'*ordinatio* est assez soignée, les lettres et les signes d'abréviation sont typiques du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). L'expression *hic requiescunt membra* est peu commune en Hispanie mais présente des similitudes avec une inscription de Cordoue, de 982, qui appartient au Musée archéologique de Séville. L'épitaphe de l'évêque de l'Algarve s'en inspire en tant que modèle non seulement pour la formule d'introduction utilisée mais aussi pour la typologie des caractères et la torsade du cadre. Tout porte à croire qu'elles ont été faites dans le même atelier. Appartient également à cette famille l'inscription funéraire de la nonne Speciosa et de sa mère Tranquilla, datée d'environ 966 et qui se trouve dans l'église Saint-André à Cordoue.","short_description":"Stèle funéraire d'un évêque qui vivait dans l'Algarve à l'époque du califat et mourut en 991 J.-C. / 379 AH. Elle présente des similitudes avec des inscriptions chrétiennes contemporaines de Cordoue et est présumée avoir été produite par un atelier mozarabe dans cette ville.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"2 muharram 379 / 21 mars 991 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 37,5 cm, l. 30 cm, P. 4,2 cm.","method_for_datation":"La date apparaît sur les lignes 3 et 4 de l'épigraphe, se référant au jour du décès de l'évêque Julien. L'indication de l'ère obéit à une modalité inusitée mais typique des diplômes et épigraphes chrétiens immédiatement postérieurs au passage du millénaire, dans lesquels les nombres relatifs aux dizaines et aux unités précèdent le millier, accompagnés de l'expression “post”, “super” ou “peracta”. \nManuela Alves Dias date l'épigraphe de 987 sans avoir toutefois réussi à déchiffrer correctement le signe du millier et le V romain avec sa tige gauche presque à l'horizontale. L'interprétation correcte donne “ère 1029”, autrement dit 991 J.-C. (379 H).","method_for_provenance":"D'après Estácio Veiga, la stèle a été retrouvée sur le lieudit “Fonte Santa” (source sainte), dans les environs de Cacela. Cette localité serait mentionnée dans la *Chronique de la Conquête de l'Algarve*, où l'on raconte qu'après la prise de la fortification de Cacela par les troupes chrétiennes (XIIIe siècle), quelques uns de ses habitants se sont réfugiés dans les alentours, sur le site de la “Fonte do Bispo” (Fontaine de l'évêque). Il est probable que ce prélat soit l'évêque d'Ossonoba (Faro).","provenance":"Découverte dans les environs de Cacela (Faro), provenant probablement d’un atelier mozarabe de Cordoue.","obtention":"L'épigraphe a été communiquée par Estácio da Veiga à Emílio Hubner, qui l'a révélée en 1871. Plus tard, on en a perdu la trace jusqu'au milieu de la décennie 90, lorsqu'elle a été localisée en possession d'un particulier par l'archéologue Rui Parreira. Vu son importance exceptionnelle, celui-ci a réussi à la faire acquérir par la délégation de évora de l'IPPAR. Lors de la grande exposition “Portugal islamique”, la stèle a été transférée vers le MNA, dont elle est devenue partie de l'inventaire.","bibliography":"Barroca, M. J., *Epigrafia medieval portuguesa (862-1422)*, vol. 2. Porto, 1995, pp. 41-43. \nDias, M. A., “Sobre o epitáfio de Juliano, Bispo (Cacela, 987 d. C.)”, *Arqueologia Medieval*, 6, Porto, 1999, p. 11-18. \nHubner, E., *Inscriptiones Hispaniae Christianae*. Berlin, 1871, p. 69, n. 210. \nReal, M. L., “Lápide funerária do Bispo Julião”, *Cristo, fonte de esperança. Catálogo. Exposição do Grande Jubileu do Ano 2000*, Porto, 2000, pp. 200-201. \nSousa, J. M. C., “Relação das inscrições dos séculos VIII a XIII existentes em Portugal”, *Ethnos*, 3, Lisbonne, 1948, p. 115.","dynasty":"Omeyyade de Cordoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; Omeyyades de Cordoue ; marbre ; mozarabe ; épitaphe ; inscription ; évêque ; Julião ; torsade ; Cordoue ; tombeau ; objet funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre, sculpté au burin."]},"64a752d6-b788-5de5-9e6e-354842dbf466":{"name":"Pierre tombale.","description":"Ce marbre rectangulaire montre onze lignes d'inscriptions comprises dans un arc outrepassé porté par des colonnes. Les écoinçons sont garnis de palmettes, la frise de bordure d'un grand rinceau de demi-palmettes. La structure générale révèle qu'il s'agit d'une pierre tombale avec niche de prière (*mihrab*). En al-Andalus, ce type de pierre tombale était caractéristique de la ville d'Almería. L'inscription est exécutée dans un coufique typique du Maghreb, mais ici dans un ductus peu maîtrisé. Caractéristiques aussi, les petits ajouts comme les feuilles et les points entre les lettres. Le texte peut être décrit comme suit : la *basmala* cite la sourate III, verset 182 et la sourate XXXVIII, versets 67 et 68 ; puis suit le nom du défunt : “Ceci est la tombe de Djabir, fils de Muhammad al-Khachab, le négociant en bois (?), connu sous le nom d'Ibn al-Qallal. Il mourut le *youm al-Itnine* de la première décade du mois de *ramadan* de l'année 435 \\[11 avril 1044\\], en attestant qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et que Muhammad est son prophète, et que sont vérités le Paradis, l'Enfer, la Résurrection et le Jugement dernier.” La profession de foi se réfère à la sourate XXII, versets 3-7. Lorsque le défunt mourut, Almería, importante ville portuaire, était gouvernée par les Banu Sumadih. Ce type de pierre tombale, ornée de l'arc outrepassé caractéristique d'al-Andalus, étant particulièrement représenté autour d'Almería, il est hautement probable que l'exemplaire provienne de cette région.","short_description":"Les pierres tombales à arc outrepassé étaient caractéristiques de la ville d'Almería près de Málaga en al-Andalus. Celle-ci, avec sa compacte écriture coufique meublant entièrement l'espace et les frises de bordure en arabesque ainsi que les garnitures des écoinçons, a été exécutée pour un homme mort en 435 H /1044 J.-C.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Kalebdijan, Paris.","dates":"435 de l’Hégire / 1044 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 64 cm, l. 46 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur la pierre tombale donne la date de 435 (1044).","method_for_provenance":"La structure de la pièce la rapproche des pierres tombales typiques d'Almería en Espagne.","provenance":"Probablement région d’Almería, Espagne.","obtention":"Acheté en 1942, provenant de la collection Kalebdijan.","bibliography":"Lévi-Provençal, É., *Inscriptions arabes d'Espagne,* Paris-Leyde, 1931, n° 189. \n*Schätze der Alhambra ; Islamische Kunst aus Andalusien* (catalogue)*,* Milan, 1995, n° 60. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue)*,* Berlin, 2001, pp. 92-93.","dynasty":"Période des royaumes de Taifas","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["pierre tombale ; Almería ; al-Andalus ; Maghreb ; écriture coufique ; période des royaumes de Taifas; tombeau; objet funéraire; inscription funéraire"],"materials":["Marbre."]},"667d3cdf-1c40-5a61-84fe-460d9be0bae9":{"name":"Cippe funéraire.","description":"Ce cippe (stèle funéraire) semi-cylindrique, réalisé dans un marbre bleuté, présente une inscription rectangulaire encadrée par un orle. Les caractères coufiques et l'orle tressé sont sculptés sur le fond et rehaussés par un travail au ciseau. L'inscription, qui identifie le défunt et contient une série d'invocations à Dieu, proclame : “Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux, ô vous, hommes ! \\[croyez\\] que les promesses de Dieu sont certaines et ne vous laissez pas séduire par les plaisirs du monde ni écarter de Dieu par les tentations. Voici le sépulcre de Ibn Ahmad Muhammad ibn Mougit… Il est mort, que Dieu ait pitié de lui, la nuit… de l'an sept et quarante et quatre cents.” \nCe type de monument funéraire, qui semble avoir son origine en Tunisie, n'apparaît en al-Andalus que dans la région de Tolède, et tous les exemplaires connus partagent les mêmes caractéristiques. Ils présentent une forme cylindrique ou semi-cylindrique qui s'élargit aux extrémités et l'inscription, toujours rectangulaire, est gravée en creux et encadrée dans un orle. Son contenu livre toujours les mêmes informations : le nom du défunt, la date de sa mort, avec parfois des éloges à l'adresse du mort ou du lecteur de l'inscription. Le reste de l'épitaphe est de caractère religieux. \nLes tombes hispano-musulmanes sont généralement très simples mais d'une grande variété. Ce cippe, placé à la tête de la sépulture, devait en signaler une.","short_description":"Stèle funéraire du type appelé “cippe”, caractéristique de Tolède. Ces stèles cylindriques ou semi-cylindriques se plaçaient à la tête de la tombe de personnages éminents.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"447 H / 1055 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 127 cm, l. 50,5 cm, champ épigraphique 107 x 46 cm.","method_for_datation":"L'inscription porte la date de 447 (1055 J.-C.).","method_for_provenance":"Tant la typologie du monument funéraire que les caractéristiques de son inscription – caractères coufiques rehaussé d'une décoration au ciseau – indiquent que la pièce fut réalisée dans le royaume taïfa de Tolède. Elle provient du couvent San Bartolomé de Tolède.","provenance":"Tolède.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national en provenance de l'ancien Cabinet d'histoire naturelle par assignation de mise en ordre des fonds de l'état en 1867 (on ignore le mois et le jour). Elle faisait sûrement partie des fonds originaux du Musée créé cette même année.","bibliography":"“Creencias y ritos funerarios”, *Guías didácticas del M. A. N*., Madrid, 1995, p. 26. \nLévi-Provençal, é., *Inscriptions arabes d'Espagne*, Paris, 1931, p. 71, n° 65, pl. 17c. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 102, n° 238.","dynasty":"Royaumes de Taïfa, dynastie de Banu Di-l-Nun (423-478 de l’Hégire / 1032-1085 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cippe ; marbre ; sculpture ; inscription funéraire ; Taïfas ; Tolède; stèle funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre sculpté et ciselé."]},"7de98467-e66b-579d-84aa-f524350d908b":{"name":"Stèle rectangulaire avec inscription funéraire en caractères coufiques.","description":"Plaque de marbre rectangulaire, mutilée dans sa partie inférieure, décorée d'un cadre rectangulaire à listel et d'un arc en fer à cheval délimitant, en haut, l'espace épigraphique. L'espace entre l'extrados de l'arc et le cadre rectangulaire est occupé par deux éléments décoratifs symétriques (à droite comme à gauche, une même grosse fleur à trois pétales, avec élément central en forme d'amande et des volutes latérales) et enveloppé par une tige dessinant un cœur, dont la base laisse échapper deux vrilles qui s'insinuent dans l'espace de réserve. En ce qui concerne les caractères coufiques, la présence du motif trifolié reliant les deux *lam* du nom sacré est très caractéristique. Le motif de palmette entouré d'une tige en forme de cœur se retrouve dans le décor des stèles funéraires du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) à Kairouan. \nLe texte de l'inscription est le suivant (traduction d'après M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Dis : ceci est une annonce grave, que vous fuyez. Alors, celui qui sera éloigné du feu et introduit au Paradis sera sauvé. La vie ici-bas n'est qu'une marchandise trompeuse. Ceci est le sépulcre d'Abd al-Karim ibn Sulayman, l'Ascétique, que Dieu l'ait en miséricorde ; lequel est mort le jour de samedi, onze (---) de l'an quatre cent soixante-quatorze.” La date, qui n'est pas conservée intégralement, est reconstituée par Amari en fonction de la coïncidence du samedi avec le 11 d'un mois qui, pour l'année 474, ne peut être que *rabi' II* ou *ramadan* ; donc, le 18 septembre 1081 ou le 12 février 1082.","short_description":"Cette stèle présente une inscription à l'intérieur d'un arc, qui évoque la niche d'un *mihrab* afin de rappeler que la mort est un *passage*, et la sépulture un *rite de passage*. Traditionnellement, les stèles funéraires contiennent des formules typiques tirées du Coran ainsi que la célébration des vertus et de la piété du défunt.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"474 de l’Hégire / 1081-1082 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 43 cm ; l. 35 cm, ép. 3,8 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription.","method_for_provenance":"La stèle appartenait à une collection privée de Trapani du XIXe siècle. Peut-être provient-elle de Trapani : elle présente en effet des éléments morphologiques et décoratifs semblables à ceux de la stèle inv. 119/419, appartenant à la même collection et que l'on estime originaire, elle aussi, de Trapani.","provenance":"Inconnue (probablement Trapani).","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari, M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. II. Iscrizioni funerarie*, Palerme, 1879, I, n. XII, p. 226, planche I, fig. 4. \nAmari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, p. 173. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VII, p. 212. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, fig. 257.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; caractères coufiques; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre, inscription en relief."]},"7f96985d-fe50-5ad6-9b89-32ac54812a59":{"name":"Cénotaphe en pierre.","description":"Cet important cénotaphe rectangulaire en pierre richement sculptée relève d'un type largement répandu en Syrie et en Mésopotamie au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Sa forme à base concave, partie centrale cubique composée de quatre dalles de pierre dressées, lourd linteau convexe et couvercle au sommet (certaines pierres sont brisées), rappelle celle d'un sarcophage classique. Le décor consiste en une splendide inscription en style coufique fleuri extrait du verset du coran \"Ayat al-Kursi\" (verset du trône). Le texte court en bandeaux sur les quatre faces de la tombe, seulement interrompu aux angles par un motif de vigne. Deux frises ondoyantes décorent le socle et le linteau. Quatre petits cartouches verticaux qui mentionnent le défunt, Hussain b. Hassan al-Choukri, sans indication de date, figurent au centre de chaque face. \nLa forme et le décor de ce cénotaphe manifestent la continuité du style classique de la sculpture de pierre, typique de la Syrie du Nord au début de la période zenguide. L'inscription entrelacée rappelle l'épigraphie de la *madrasa* al-Chou‘aubiyya (545 H / 1150 J.-C.), l'un des derniers exemples de l'utilisation du style coufique en architecture monumentale en Syrie avant qu'il ne soit partout remplacé par les styles *naskhi* et *thoulouth*. \nCe cénotaphe a été trouvé dans le cimetière de Salihin, l'un des sites funéraires les plus anciens et certainement les plus prestigieux d'Alep. Il s'étend au sud de la ville et autour du *maqam* Ibrahim, ancien tombeau contenant un rocher sacré associé au prophète Abraham, ce qui le prédestinait à des inhumations.","short_description":"Originalement situé dans le plus prestigieux cimetière d'Alep, le cimetière de Salihin lié selon la légende à Abraham, ce cénotaphe est l'un des meilleurs exemples subsistants de la sculpture de pierre et de la calligraphie coufique du VIe siècle H/XIIe siècle J.-C.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","initial_owner":"Hussain b. Hassan al-Choukri.","dates":"Début VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 98 cm, H. avec couvercle 126 cm, L. 190 cm, l. 93,3 cm.","method_for_datation":"Critères stylistiques et comparaisons avec d'autres découvertes archéologiques. Un autre cénotaphe très connu du même type mais en mauvais état de conservation est exposé au Musée national de Damas. Il s'agit de la tombe du souverain artukide Balar bin Bahram bin Artuq, tué au combat contre les Croisés près de Manjib en 518/1124 et inhumé à Alep (numéro d’inventaire 1051).","method_for_provenance":"Ce cénotaphe se trouvait encore dans le cimetière de Salihin lorsque cette zone fut étudiée par les archéologues Jean Sauvaget et Ernst Herzfeld respectivement dans les années 1930 et 1950.","provenance":"Cimetière de Salihin, sud du Vieil Alep, Syrie.","obtention":"Ce cénotaphe a été transféré du cimetière au musée par la Direction des antiquités syriennes à une date inconnue, pour des raisons de conservation.","bibliography":"Herzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum: Syrie du Nord*, Deuxième partie, Inscriptions et monuments d’Alep, 3 vol., Le Caire, 1954-1956, pp. 180-1822 ; cat. numéro 90 ; pl. LXXII b, LXXIII a, b, LXXIV c. \nSauvaget, J., “Inventaire des monuments musulmans de la ville d’Alep”, in *Revue des études islamiques*, V, 1931, p. 74, cat. numéro 13. \nSauvaget, J., “La tombe de l’Ortokide Balak”, *Ars Islamica*, 5/2, 1938, pp. 207-15. \nSauvaget, J., *Alep, Essai sur le développement d’une grande ville syrienne des origines au milieu du XIXe siècle*, 2 vol., Paris, 1941.","dynasty":"Période zenguide-atabeg","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Sculpture de pierre ; cénotaphe, architecture funéraire ; Alep ; style coufique fleuri ; rinceaux de vigne; objet funéraire ; zenguides"],"materials":["Pierre sculptée."]},"860d6075-446b-59d0-b5ca-2a22791db54f":{"name":"Plaque de marbre rectangulaire avec inscription funéraire arabe en caractères coufiques.","description":"Plaque rectangulaire en marbre, presque intacte mais légèrement endommagée dans la partie supérieure ; elle est ornée d'un cadre rectangulaire à listel et d'un arc outrepassé qui couronne l'espace épigraphique et rappelle la niche du *mirhab*. Les deux espaces entre l'extrados de l'arc et les angles supérieurs du cadre rectangulaire sont occupés par un élément décoratif qui se répète symétriquement : un épais rinceau qui s'entortille en volute vers le haut, remplissant l'angle, tandis qu'une autre volute s'enroule vers le bas, en s'insinuant à l'intérieur de l'espace de réserve. Pour les caractères coufiques, la présence de petits cercles de remplissage, et la forme pleine des lettres, est très caractéristique. Le motif de remplissage à l'aide de volutes trouve des équivalents dans le décor des stèles funéraires du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) à Kairouan. \nLe texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Au nom de Dieu miséricordieux et clément. Que Dieu bénisse le prophète Mahomet et sa lignée et leur accorde la paix. Chaque âme devra savourer la mort. Vous n'obtiendrez les récompenses que le jour de la résurrection. Alors celui qui sera éloigné du feu et introduit au Paradis sera sauvé. La vie ici-bas n'est que marchandise trompeuse. Ceci est le sépulcre de Sidat al-Ahl, fille d'Abd al-Aziz, le Changeur, du peuple de Mazara ; laquelle est morte un vendredi, du mois de *rabi I*, de l'an quatre cent soixante-quatorze.” \nCette stèle, avec la stèle inv. 127/427, qui lui ressemble, provenait d'une fameuse collection privée de Trapani, du début du XIXe siècle, celle de G. M. Di Ferro.","short_description":"Cette stèle était placée au-dessus du tombeau d'une femme. L'arc qui figure sur la stèle, et qui contient l'inscription, rappelle idéalement la niche d'un *mihrab,* qui évoque l'idée de *passage* dans l'au-delà, définissant le rite de sépulture comme un *rite de passage.*","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"Collection G. M. Di Ferro, Trapani (v. 1830).","dates":"474 de l’Hégire / 1081 J.-C.","location":"Trapani","dimensions":"H. 46 cm ; l. 32 cm ; ép. 6,3 cm.","method_for_datation":"L'année est précisée dans le texte de l'inscription ; le style des caractères coufiques, lui aussi, remonte à la fin du XIe siècle.","method_for_provenance":"Le fait que le père de la défunte soit désigné comme citoyen de Mazara a permis à Amari de supposer que la famille se serait réfugiée à Trapani après la conquête de Mazara par les Normands, en 1072 : la stèle, qui a abouti dans une collection privée de Trapani, serait donc originaire de cette ville.","provenance":"Inconnue (probablement Trapani).","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari, M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. II. Iscrizioni funerarie*, Palerme, 1879, I, n. XI, 224, planche. I, fig. 3. \nAmari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, pp. 171-172. \n*Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, VII, p. 211.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; caractères coufiques ; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre ; inscription en relief."]},"86731854-5b36-5a09-a5f5-43552aeb24a1":{"name":"Panneau, élément d’un cénotaphe.","description":"Panneau en bois sculpté, qui faisait jadis partie du cénotaphe de Fakhr al-Din Abou al-Tahir Isma'il, haut fonctionnaire au service du sultan ayyoubide al-Malik al-'Adil (r. 596-615 H / 1200-1218 J.-C.). Il se compose de sept panneaux plus petits de dimensions variées, surmontés d'un élément plus long. Chacun est sculpté d'un motif abstrait d'arabesques. Les espaces entre les panneaux sont occupés par des inscriptions, comme des versets du Coran ou des bénédictions. La date est indiquée en partie inférieure. Cet élément décoratif est un intéressant exemple de réutilisation de matériaux dans l'art islamique, puisqu'il a été sculpté au dos d'un panneau à décor traité dans le style de la période toulounide (254-292 H / 868-905 J.-C.).","short_description":"Panneau en bois qui a fait partie du cénotaphe d'un dignitaire ayyoubide. Sa surface est divisée en petites sections, chacune sculptée d'un motif d'arabesque. Il a été sculpté au dos d'un panneau à décor traité dans le style de la période toulounide, quelque trois siècles plus tôt.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"613 de l’Hégire / 1216 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"L. 158,3 cm, H. 43,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription donne la date *rajab* 613 (octobre-novembre 1216).","method_for_provenance":"Comparaison stylistique.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1883.","bibliography":"Lane-Poole, S., *The Art of the Saracens in Egypt,* Londres, 1886, p. 122.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale; objet funéraire"],"materials":["Bois sculpté."]},"93440fd3-931d-5422-9969-d6ad2edb6c97":{"name":"Fragment d’inscription funéraire monumentale.","description":"Cette plaque de marbre rectangulaire est la partie droite d'une inscription monumentale en ductus coufique traité en relief. Elle présente dans un cadre large et lisse deux lignes d'un coufique serré. Le bord gauche montre une rupture franche, ce qui suggère que la plaque suivante venait s'y accoler. Le texte fragmentaire est une inscription funéraire portant sur la première ligne ces mots : “Puis il a vécu…”, et sur la ligne inférieure le mois du décès : “*djumada al-achira*…” et, de l'année, le chiffre “trois”. Ces indications ne permettent pas de reconstituer une date précise. L'inscription coufique se caractérise par l'aspect compact et ramassé des signes qui suivent une ligne droite. Les hampes présentent des terminaisons cunéiformes. On peut remarquer également la forme légèrement contournée de la ligature *lam*\\-*alif*.","short_description":"L'inscription de deux lignes sur cette plaque de marbre de l'Égypte fatimide est un bon exemple de l'usage de l'écriture coufique exécutée dans un style cunéiforme et marque les débuts d'un genre ornemental utilisant les lettres détachées. Cette plaque provient d'une pierre tombale inconnue.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 56 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"Une datation précise est impossible. L'inscription monumentale ainsi que la forme des caractères se rapprochent des inscriptions de l'Égypte de la fin de la période abbasside ou de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"Par analogie, la littérature retenant la provenance égyptienne pour les inscriptions monumentales de ce type. Le fait que l'œuvre ait été acquise au Caire est un argument supplémentaire en faveur de cette hypothèse.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1907. Transfert du département paléochrétien.","bibliography":"Enderlein, V., *Wegleitung. Islamisches Museum. Staatliche Museen zu Berlin,* Rostock, 1988, p. 12, ill. 3. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin-Leipzig, 1942, p. 10, ill. 3. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, p. 30.","dynasty":"Fatimide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscription; épigraphie ; épigraphique; coufique ; gravure ; hampe ; remploi"],"materials":["Marbre, écriture coufique en relief."]},"ac0c9994-a051-50b0-acc7-10de13a2fa98":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire dans le style d'Almería, avec arc outrepassé brisé, orle et inscription coufique en relief, très érodée. La forme de cette stèle pourrait être une évocation du *mirhab* des mosquées, lieu sacré de la prière. Les panneaux décoratifs qui accompagnent habituellement le *mirhab* ont été remplacés par les inscriptions qui remplissent la surface. On pourrait aussi leur trouver comme antécédents certaines portes de mosquées couronnées par un arc et flanquées de colonnes latérales ; ce serait une évocation de l'espace sacré auquel elles donnent accès. Les deux noms gravés peuvent se référer à un ou deux personnages. Voici le texte de la première inscription : “Au nom de Dieu le Clément / le Miséricordieux, que Dieu bénisse/ Mohammed : ô vous, hommes ! \\[croyez\\] que les promesses de Dieu \\[sont\\] certaines ; ne vous laissez donc / pas séduire par les flatteries du monde ni éloigner de Dieu par les plaisirs. / Voici le sépulcre d'Ibrahim / Aben Jalil; que Dieu ait pitié de lui / et le protège de sa présence, car il fut / favorisé par le bénéfice du Juge suprême et par l'is / lam et la reconnaissance / qu'il n'y \\[a\\] d'autre Dieu qu'Allah.” Le texte continue sur l'*alfiz* : “Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, que Dieu bénisse Mohammed et les siens. Et salut. Voici le sépulcre du vizir Abou Isaac Ibrahim ben Jalil; il est mort, que Dieu ait pitié de lui, le vendredi six et dix de *jumada al-awwal* de l'an sept et quarante et cinq cents.”","short_description":"À l'époque almoravide, on fabriquait à Almería des stèles funéraires dont la décoration caractéristique se retrouve sur cette stèle mise au jour dans la province de Badajoz : l'arc outrepassé (sans doute une représentation du *mihrab* des mosquées), l'encadrement et l'inscription coufique en relief.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"547 H / 1152 J.- C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 99 cm, l. 41 cm, ép. 4,3 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la stèle.","method_for_provenance":"Ce type de stèle est caractéristique de la province d'Almería ; les éléments remarquables qui la définissent sont l'arc qui occupe toute la surface de la dalle et des inscriptions en divers caractères. Actuellement, l'ensemble de dalles dispersées dans différents musées, fait l'objet d'un catalogage en cours dont se charge Jorge Lirola, professeur à l'université d'Almería.","provenance":"Trouvée dans la Villa de la Reina (Badajoz), réalisée à Almería.","obtention":"Cette pièce est rentrée au Musée archéologique national par donation de César del Cañizo, le 21 novembre 1910.","bibliography":"Revilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 131, n° 268. \nOcaña Jiménez, M., *Repertorio de inscripciones árabes de Almería*, Madrid, 1964.","dynasty":"Almoravides","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; marbre ; sculpture ; Almoravides ; Badajoz ; Almería; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre ; sculpture."]},"b4f5238a-71ec-54f2-9d9e-b6c1ed42c241":{"name":"Stèle funéraire de Halhoul.","alternate_name":"Pierre tombale d’al-Malik bin al-Roumi al-Djarmi.","description":"Stèle funéraire en pierre poreuse portant une inscription en écriture coufique gravée en creux avec signes diacritiques. Elle compte huit lignes, dont la première, pratiquement illisible, était probablement une *basmala* (“Au nom de Dieu…”). Le mot “min” manque au début de la huitième ligne. La pierre est d'épaisseur inégale et ses angles sont soulignés sur trois côtés par une bordure exécutée selon une technique de sculpture de la pierre appelée *zamla*. \nL'écriture de style funéraire est moins habile que sur certaines autres inscriptions contemporaines de nature officielle ou commémorative. L'artisan a cependant aligné les caractères avec soin dans l'axe vertical. Les lettres coufiques sont caractéristiques du style employé pendant les décennies précédant et suivant la date figurant sur l'inscription (55 H / 674 J.-C.), qui est celle du décès d'al-Malik bin al-Roumi al-Djarmi des Bani Djaram à Qahtan (Yémen). Il s'agit de l'une des plus anciennes inscriptions islamiques trouvées en Palestine. \nElle se lit ainsi, après une probable *basmala* : \n(“Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux”) / Dieu, il n'y a d'autre dieu que Dieu, Muhammad / est le prophète de Dieu. Cette tombe / d'al-Malik bin al-Roumi bin Abd / Allah al-Djarmi, mort le vendredi / du mois de *rabi' al-Akhir* de l'an 55 de l'Hégire”.","short_description":"Stèle funéraire en pierre blanche portant une inscription en écriture coufique moins habilement exécutée que d’autres inscriptions commémoratives contemporaines. L’inscription débute par une *basmala* et une prière pour le Prophète, puis elle cite le nom d’al-Djarmi (des Bani Djaram à Qahtan) et la date de sa mort. Il s’agit de l’une des plus anciennes inscriptions omeyyades de Palestine.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"La tombe était celle d’al-Malik bin al-Roumi al-Djarmi (mort en 55 H / 674 J.-C.).","dates":"55 de l’Hégire / 674 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 38 cm, l. 34 cm, ép. 6 cm.","method_for_datation":"La date figure sur la pierre.","method_for_provenance":"Ce type de stèle funéraire était généralement travaillé sur place ou dans un atelier voisin.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"La stèle a été découverte dans les années 1980 dans une tombe de Halhoul, à quelques kilomètres au nord d'Hébron et transférée peu après au musée.","bibliography":"Al-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973. \nAl-'Azza, Abd Allah, *Naqsh Halhoul 55 / 674: Aqdam Naqsh fi Filastin* \\[L'inscription 55 / 674 de Halhoul : la plus ancienne inscription en Palestine\\], Kanna, 1990. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bas-relief ; Halhoul ; écriture coufique ; stèle funéraire ; inscriptions ; inscriptions omeyyades ; tombeau ; objet funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Pierre blanche poreuse, inscription en bas relief."]},"bc2161f5-c0b4-5ed5-b8ea-778bc223c81c":{"name":"Inscription en quatre langues.","description":"Plaque de marbre en quatre langues, hexagonale, divisée en cinq panneaux ; le panneau central porte, inscrite à l'intérieur d'un cercle, une croix grecque réalisée avec des incrustations de pierre polychrome, et les initiales IC XC NI KA, “Jésus Christ vainqueur”. Au-dessus de la croix se trouve l'inscription en hébreu, sur le côté inférieur celle en arabe, à gauche l'inscription latine, à droite la grecque. Les inscriptions font référence à la mort d'Anna, la mère de Grisanto, prêtre du roi normand Roger, morte en 1148 et ensevelie dans la plus Grande Mosquée(plus tard cathédrale de Palerme), puis transférée sur ordre de son fils dans l'église San Michele Arcangelo, dans la “chapelle Sainte-Anne” construite à l'initiative de Grisanto en 1149. Les dates présentes dans les quatre versions sont, chacune selon le calcul du calendrier respectif correspondant au 1148 latin : 4904 hébreu, 6658 grec, 543 arabe. Le musée de la Zisa conserve une autre plaque, mais en trois langues (l'hébreu n'est pas présent), commémorant la mort de Drogo, père du prêtre Grisanto, lui aussi enseveli dans la chapelle Sainte-Anne en 1153. L'inscription provient de l'église San Michele Arcangelo, non loin de la *casa professa* des Jésuites qui conservait de nombreuses inscriptions, y compris latines ; c'est aujourd'hui le dépôt de la Bibliothèque communale.","short_description":"Cette plaque, portant une inscription en quatre langues, commémore la mort d'Anna, mère de Grisanto, prêtre du souverain normand Roger. Les dates présentes dans les quatre versions, chacune avec le calcul de son propre calendrier, correspondent toutes à la date latine de 1148.","holder":"Musée de la Zisa","dates":"1149 J.-C.","location":"Palerme","dimensions":"H. 33 cm ; l. 40 cm.","method_for_datation":"Date mentionnée dans l'inscription.","method_for_provenance":"Documents historiques.","provenance":"Palerme, église San Michele Arcangelo (de Indulciis).","obtention":"Dépôt provenant du Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia, Epigrafi sepolcrali* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971. \nBucaria, N., Luzzati, M. et Tarantino, A. (dir.), *Ebrei e Sicilia*, Palerme, 2002, p. 169. \nDi Marzo-Ferro, G., *Guida istruttiva per Palermo e suoi dintorni*, Palerme, 1857. \nMorso, S., *Descrizione di Palermo antico ricavata sugli autori sincroni e i monumenti del tempo*, Palerme, 1827. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 302 et fig. 173. \n*L'età normanna e sveva in Sicilia*, Palerme, 1994, pp. 146-147.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande ; inscription funéraire ; inscription hébraïque ; inscription grecque; stèle funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre orné de tesselles de mosaïque en marbre et de pierres dures."]},"bc3e3c85-1794-58d0-b562-179402fcba26":{"name":"Épitaphe latine.","description":"Brisée dans sa partie supérieure, cette épitaphe en langue latine, gravée en lettres calligraphiées, est datée à la fois de l'ère chrétienne et de l'ère islamique. Le nom du défunt a disparu. Mais nous sommes assurés qu'il était chrétien et qu'il a été inhumé à Kairouan. La fin de l'épitaphe comporte une invocation relative à la résurrection (“resurgat in vita eterna”) et une évocation du culte des saints (“cum omnibus sanctis”). Mais le plus remarquable dans cette inscription funéraire est sans doute la coexistence des deux usages, chrétien et musulman, pour la datation. C'est aussi, malgré l'héritage antique dans le domaine de la graphie et de possibles influences mozarabes, la recherche décorative qui caractérise la gravure des lettres et qui les rapproche plutôt de la calligraphie arabe de Kairouan. Enfin, et surtout, si la formule “annorum infidelium” est banale pour désigner les musulmans dans un milieu chrétien, elle pouvait sans doute ne pas l'être dans une capitale islamique. Datation, formulaire, graphie et rapprochement avec deux autres épitaphes chrétiennes de Kairouan, tout incite à mettre en valeur le climat spirituel qui régnait à Kairouan au temps de la dynastie des Zirides : un climat de tolérance et d'interférences culturelles.","short_description":"Cette inscription funéraire signale l'inhumation d'un chrétien à Kairouan. La datation, la graphie et le rapprochement avec deux autres épitaphes chrétiennes de Kairouan témoignent du climat de tolérance et d'interférences culturelles qui régnait à Kairouan au temps des Zirides.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"397 de l’Hégire / 1007 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 41 cm, l. 34,5 cm.","method_for_datation":"L'épitaphe mentionne que le défunt a été inhumé le lundi 9 (“luna dies nobe”, dit le texte) du mois de mars sans doute, en l'an de grâce 1007 (“anno Domini nostri Ihesu Christi millensimo septimo”), qui correspondant à l'année 397 de l'Hégire.","method_for_provenance":"Découverte fortuitement, en 1961, à Kairouan, dans un tertre de remblais dénommé Khraïb (ruines) Sidi Sa'ad à l'est de Kairouan, la stèle fut certainement sculptée à Kairouan, alors que le marbre qui a servi de matière première est d'origine italienne – sans doute un emploi provenant d'un vestige romain ou byzantin dont le pays proliférait.","provenance":"Kairouan.","obtention":"à la suite de sa découverte fortuite, elle fut déposée dans les réserves de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, n° 288, p. 217. \n \nFévrier, P.-A., “évolution des formes de l'écrit en Afrique du Nord à la fin de l'Antiquité et durant le haut Moyen âge”, Tardo Antico e Alto Medioevo, Atti del Convegno Internazionale, Rome, 1968, pp. 208-213. \n \nMahjoubi, A., “Nouveau témoignage épigraphique sur la communauté chrétienne de Kairouan au XIe siècle”, Africa, I, 1966, pp. 85-96. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 190.","dynasty":"Ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie ; objet religieux ; objet funéraire ; inscription funéraire; stèle funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre blanc gravé."]},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Objet religieux ; objet funéraire"],"materials":["Soie tissée."]},"d433bf50-3272-569f-a940-5a05965ceb20":{"name":"Cénotaphes en marbre.","description":"Le n° 2536 est un cénotaphe parallélépipédique couvert en marbre sculpté en relief. Les panneaux latéraux, le couvercle et les pierres tombales des deux extrémités ont été réalisés séparément et assemblés par rainurage. Les panneaux des pierres tombales sont couronnés d'importants motifs de palmettes et encadrés de colonnes s'achevant par une forme en bulbe. Leur fût est décoré de niches de *mihrab* à conque en *mouqarnas*. Le recto et le verso des feuilles de palmettes sont meublés de compositions végétales à motifs de palmettes sculptés en creux. Chaque pierre présente une inscription de quatre lignes en style *thoulouth* qui débute à la base du motif de palmette et se termine en partie basse par un autre motif en palmette. Les deux côtés de la pierre comportent une colonnette à motif sculpté en zigzag. Les faces latérales du cénotaphe présentent une inscription arabe en style *thoulouth* incluse dans des cartouches à bordure de palmettes et fleurs de lotus. Sur les côtés biseautés figure une frise de palmettes, sur le couvercle un motif de lampe suspendue à panse en forme de médaillon à six lobes, motif assez fréquent sur les pierres tombales anatoliennes. Il symbolise l'illumination que rencontrera le décédé dans son chemin vers Dieu. \nSelon l'inscription, ce cénotaphe est celui de l'épouse d'özdemir, gouverneur d'Alep, morte en *safar* 893 H / janvier-févier 1488. \nN° 2537 : à quelques détails près, le matériau, la forme et l'ornementation sont similaires à ceux du cénotaphe précédent. Le couvercle est décoré d'un réseau géométrique meublé de motifs de demi-palmettes ainsi que d'un petit réservoir de collecte de l'eau de pluie en forme de rosette lobée dans lequel les oiseaux pouvaient venir boire. L'inscription précise que ce cénotaphe est celui du gouverneur d'Alep, özdemir, mort en *safar* 899 (novembre-décembre 1493).","short_description":"Selon leurs inscriptions, ces deux cénotaphes en marbre appartenaient au gouverneur mamelouk d’Alep, Özdemir, ainsi qu’à sa femme. Ils furent amenés du mausolée d’Özdemir à al-Ansariyya près d’Alep et se démarquent par leurs riches décorations florales et géométriques.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le cénotaphe 2536 était celui de l’épouse d’Özdemir, gouverneur d’Alep; le n° 2537 était celui d’Özdemir, gouverneur d’Alep.","dates":"2536 : safar 893 de l’Hégire (janvier-février 1488 J.-C.) ; 2537 : safar 899 H (novembre-décembre 1493 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 92 cm, L. 123 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions donnent la date du décès d'özdemir et de son épouse. Par ailleurs, Herzfeld (1956) a découvert dans des documents que le tombeau d'özdemir a été achevé par l'architecte Youssouf ibn al-Kamal en *rabi' I* 893 (février-mars 1488).","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaire, les cénotaphes ont été prélevés dans le tombeau d'özdemir à Ansariyya, près d'Alep (Syrie), pour être transférés à Istanbul. Il ont donc probablement été réalisés à Alep ou dans ses environs.","provenance":"Probablement Alep, Syrie.","obtention":"Ces cénotaphes ont été transférés en 1907 du tombeau d'özdemir à al-Ansariyya dans les faubourgs d'Alep au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art de tout l'empire. Les objets furent transférés au musée en 1941.","bibliography":"Ogan, A. et Kühnel, E., *Istanbul Arkeoloji Müzelerindeki Şaheserler*, vol. III, *çinili Köşk'teki Türk ve Islam Eserleri*, Berlin-Leipzig, 1938, p. 10. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 172-175. \nHerzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum*, deuxième partie, *Syrie du Nord*. *Inscriptions et monuments d'Alep*, tome I, vol. 2, Le Caire, 1956, pp. 387-391 (études sur la tombe d'özdemir et sur un cénotaphe similaire appartenant à une autre épouse de celui-ci, également décédée en *safar* 893 / jan.-fév. 1488).","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep ; Özdemir ; cénotaphe; objet funéraire"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e27dbed9-8298-54dd-abc1-a2b737a79abc":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle rectangulaire alliant de manière remarquable la beauté du décor et le programme épigraphique. Organisée en modèle architectural, avec un arc “symbolique” de lobes entrelacés, elle finit dans sa partie supérieure par une bande de merlons islamiques. À l'intérieur de l'arc, une calligraphie cursive très déliée se mêle aux arabesques ; dans l'entrecolonnement, sous un étroit cadre rectangulaire, sont visibles trois lignes d'un cursif nettement marqué par de longues tiges verticales et le prolongement des lettres finales. \nLe fameux arabisant Frei (Frère) João de Sousa en fait état pour la première fois en 1788, alors qu'elle est exposée sur l'un des murs extérieurs des Paços do Concelho (hôtel de ville) d'Évora, où la voit peu de temps après l'architecte anglais James Murphy, qui la reproduit dans une publication en 1795, *Travels in Portugal*. Brisée et quelque peu effacée, mal dessinée par Murphy, l'inscription de l'arc n'a pu être déchiffrée que très récemment. Le déchiffrage complet, effectué pour la première fois en 1940 par A. R. Nykl avec des réserves concernant les deux dernières lignes, nous donne : \n“Toutes les âmes connaîtront la mort (Coran, III, 182). Ô toi qui visites (ce sépulcre), prie Dieu qu'il te pardonne et qu'il ait miséricorde pour ton frère et souviens-toi de ce voyage (jusqu'au Jugement dernier). (Ton âme) te sera enlevée par Dieu ; aucun vestige de son orgueil n'apparaît dans cet humble tombeau. De l'injustice (de ce monde), nous devons retourner au Seigneur ; c'est-à-dire à Dieu, à la Miséricorde et à la grande Générosité.”","short_description":"Cette stèle funéraire fut commanditée par des musulmans restés à Évora à la suite de la reconquête de la ville. Le texte cite le Coran (III, 182), dans un passage qui combine élégamment des éléments architecturaux (un arc lobé crénelée) et une calligraphie cursive mêlée d'arabesques.","holder":"Musée d’Évora.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe J.-C.).","location":"Évora.","dimensions":"H. 35 cm ; l. 49 cm ; P. 4,5 cm.","method_for_datation":"Les caractéristiques stylistiques et épigraphiques permettent de la dater du VIIe/ XIIIe siècle.","method_for_provenance":"La pièce a été décrite à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu'elle était exposée sur le mur extérieur de l'édifice des Paços do Concelho (hôtel de ville), place du Giraldo, à évora. Lors de sa démolition à la fin du XIXe siècle, la stèle a été remise au Musée archéologique, annexe de la Bibliothèque publique d'évora.","provenance":"Évora.","obtention":"La stèle a été transférée du Musée archéologique, annexe de la Bibliothèque publique, au Musée d'évora lors de sa création en 1915.","bibliography":"Borges, A. G. M., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, p. 253. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 405. \nNykl, A. R., “Algunas inscripciones árabes de Portugal”, *Al-Andalus*, 5, 1940, pp. 309-401. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes no Museu Etnológico do Dr. José Leite de Vasconcelos”, *Ethnos*, Lisbonne, 2, 1942, pp. 21-23. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","dynasty":"Communauté maure après la conquête chrétienne d’Évora en 560 H / 1165 J.-C","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Tombeau ; objet funéraire; stèle funéraire; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e3ee67e9-9290-5553-9312-7583df9e2ebd":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Stèle funéraire fragmentée en deux parties comprenant une inscription en caractères coufiques fleuris, gravée en creux. Le texte est composé de trois lignes qui précisent : \n \n– \\[Au nom d'Allah, le Clément le Miséricordieux, que le salut d'\\] Allah soit sur Muhammad et sa famille … Ceci … \n \n– al-Tamimi, mort le jour \\[lundi (?) dimanche (?) merecredi(?)\\] \n \n–… quatre cent treize \\[1022\\].","short_description":"Stèle funéraire provenant d'Achir, cassée en deux parties. Une inscription en caractères coufiques, gravés en creux, donne la date de la mort et le nom du défunt.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"Ve de l'Hégire / XIe siècle J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 45 cm, l. 32 cm, ép. 4,5 cm.","method_for_datation":"Dans sa reproduction du texte, Marçais a indiqué les restitutions qui semblent s'imposer d'après la forme des caractères.","method_for_provenance":"Analyse stylistique des lettres utilisées dans l'inscription et comparaison avec celles des inscriptions zirides du Ve/XIe siècle. D'autre part, la stèle est constituée du même grès que celui qui a servi à la décoration des façades du palais de Ziri à Achir.","provenance":"Achir (Médéa).","obtention":"Don du colonel Laquière.","bibliography":"Combe, E., Sauvaget, J., Wiet, G., *Répertoire chronologique d'épigraphie arabe*, Le Caire, 1937. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Recherches d'archéologie musulmane”, *Revue africaine*, vol. 63, Alger, 1922, pp. 21-39.","dynasty":"Ziride","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire ; inscription ; Ziride ; Achir ; stèle ; pierre tombale"],"materials":["Grès taillé et gravé en creux."]},"e78c6ccf-a931-5f61-a53f-9a33b0ed0065":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Cette stèle présente une base façonnée décorée par une élégante frise à volutes végétales, dans un style que l'on retrouve fréquemment sur les stèles funéraires de Palerme. Elle est mutilée sur les deux bords. L'inscription arabe est en caractères coufiques allongés, comme le veut le style fatimide. Elle dit, d'après la lecture qu'en fait Michele Amari : “Au nom du dieu miséricordieux… qu'il donne la paix. Chaque âme devra savourer ses propres compétences, car le jour de la résurrection (alors) celui qui sera entraîné loin du feu, et introduit au paradis, celui-là sera sauvé. La vie d'ici-bas//… tromperie. La puissance … Prophète. Ceci est la tombe d'Ayyub (fils de …) Mukhallaf, le foulonnier, lequel mourut un samedi, dans la première décade du mois de *rejab* en l'an cinq cent dix-sept \\[du 25 août au 3 septembre 1123\\]. Que Dieu lui fasse miséricorde.” L'activité textile était très répandue en Sicile, comme l'atteste une autre inscription de 462 H / 1072 J.-C., toujours conservée à la Galerie régionale de la Sicile (n° d'inv. Liste san Giovanni 61), dans laquelle est cité Ibrahim, tisseur de *dibag*, c'est-à-dire d'étoffes de soie.","short_description":"Tombe avec inscriptions coufiques. Tombes et stèles présentent souvent des formules tirées du Coran, parfois avec l'énonciation des vertus du défunt. Ici, il y a une référence au métier du défunt, un tisserand, preuve de la vitalité des arts textiles exercés par les artisans musulmans dans la Sicile de l'époque.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"1123.","location":"Palerme","dimensions":"H. 19 cm ; l. 171 cm ; ép. 27 cm.","method_for_datation":"Datation mentionnée par l'inscription.","method_for_provenance":"Bibliographie.","obtention":"Dépôt auprès du Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia, Iscrizioni edili* (rééd., F. Gabrieli, dir.), Palerme, 1971, n. XXII, pp. 190-191. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 301 et fig. 166.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande ; stèle funéraire ;pierre tombale"],"materials":["Pierre gravée."]},"f6ae32d0-26a3-5232-9705-0322c2eb9e64":{"name":"Fragment de stèle funéraire.","description":"Fragment de stèle funéraire de forme presque carrée dont la partie inférieure, brisée, a disparu. La zone centrale est occupée par quatre lignes gravées en coufique fleuri et le haut d'une cinquième ligne. Elles sont encadrées sur trois côtés par un fin bandeau de volutes et de demi-palmettes. La première ligne de l'inscription se lit : “*Bismillah al-Rahman al-Rahmim*” (au nom de Dieu le compatissant, le miséricordieux…), invocation courante, normalement suivie du nom du disparu et de la date de son décès, mais la suite de ce texte n'a pas été complètement déchiffrée. Si l'islam orthodoxe interdit le marquage des tombes, la plupart des sociétés islamiques ont abandonné cette règle et, notamment dans le contexte chiite, il était courant de marquer une tombe d'une stèle funéraire.","short_description":"Si l’islam réprouve le marquage des stèles funéraires, les fragments de pierre tombale comme celle-ci montrent que de nombreux musulmans enfreignaient ce précepte. Généralement les inscriptions funéraires débutaient avec le *bismillah* “au nom de Dieu, le compatissant, le miséricordieux…”, puis donnaient le nom du défunt ainsi que la date de sa mort.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IVe-Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 22,86 cm, l. 23,50 cm.","method_for_datation":"Le style d'écriture coufique utilisée ici, avec les caractéristiques têtes de lettre montantes en col de cygne, est conforme à l'épigraphie fatimide de la fin du IVe-Ve/XIe siècle.","method_for_provenance":"Ce fragment est un exemple typique de l'épigraphie fatimide égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don aux NMS par les Trustees of Surgeon Major General S. A. Lithgow of Fanhope.","bibliography":"Piotrovsky, M. B. et Vrieze, J., *Earthly Beauty, Heavenly Art: Art of Islam*, Amsterdam, 1999, p. 208, cat. n° 176, 177, 178 (pour une stèle similaire).","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stèle funéraire ; coufique fleuri; objet funéraire; inscription funéraire; pierre tombale"],"materials":["Marbre gravé."]},"fed4821c-aab3-5f04-9bef-3b13115970a7":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Plaque en marbre carrée, à rebords moulurés, encadrant et séparant à la fois deux épitaphes jumelles, chacune composée de neuf lignes de coufique en relief. Les caractères, d'une exécution très soignée et élégante, sont marqués d'une rainure qui souligne les contours des lettres. L'analyse de l'alphabet révèle un certain classicisme dans le choix des lettres. Les hampes se terminent encore en biseau ou par un rinceau dans lequel est inscrit un fleuron stylisé. épitaphe de gauche : “Basmalah, tasliyah. Est mort Muhammad un jeudi, dans la dernière décade du mois rabi premier, l'année 480 [1087], en attestant l'unicité de Dieu.” épitaphe de droite : “Basmalah, tasliyah. Est mort Abd al-Azim ibn Abd Allah at-Tanuhi az-Zayyât, un vendredi de la dernière décade de rabi dernier, l'année 495 [1101], en attestant l'unicité de Dieu.” Ce dernier serait le fils, le frère ou le père de Muhammad, qu'on désigne par son seul prénom car on estime que les indications de l'épitaphe principale suffisent à l'identifier.","short_description":"Elle se présente sous la forme d'une plaque de marbre carrée à rebords moulurés encadrant et séparant à la fois deux épitaphes jumelles composées chacune de neuf lignes de coufique en relief. L'inscription est soignée et se réfère à deux personnages.","holder":"Musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"495 de l’Hégire / 1101 J.-C.","location":"Tunis","dimensions":"L. 72 cm, ép. 13 cm.","method_for_datation":"L'épitaphe comporte deux dates ; il est clair, en se référant au contexte général, qu'elle fut exécutée après le décès du second personnage, en 495/1101.","method_for_provenance":"La stèle, qui se trouvait dans la zaouia de Sidi Abd al-Azim, fut sans doute édifiée à la mémoire du personnage de l'épitaphe de droite, qui porte le même nom et qui semble avoir été l'objet de vénération de la part des tunisiens.","provenance":"Tunis.","obtention":"à la suite du délabrement de la zaouia, la stèle fut déposée, dans les années 1950, au mausolée de Sidi Bou Khrissan à Tunis. Depuis 1978, elle est exposée au musée de Sidi Kacem al-Jalizi.","bibliography":"Zbiss, S. M., Corpus des inscriptions arabes de Tunisie, vol. XIII, t. I, Tunis, 1955, pp. 52, 57.","dynasty":"Khorassanide","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Stèle funéraire ; sculpture ; épigraphie ; objet funéraire ; inscription funéraire ; pierre tombale"],"materials":["Marbre sculpté."]}}
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