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{"085d1bb8-7770-5c15-929d-7644cdd9063f":{"name":"Coiffure.","description":"Les Palestiniens d'Hébron et des villages environnants appellent ce type de coiffure un “araqiyeh”. La coiffe de forme ronde à partie centrale en pointe est richement brodée d'un décor géométrique au point de croix rouge et noir. À l'arrière sont attachées des pièces d'argent ottomanes. Les deux bandeaux multicolores (“laffayef”) ainsi que les deux minces rubans fixés de chaque côté de la coiffure sont modernes. Ce type de coiffure a été porté dans la région d'Hébron de la fin du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) jusqu'à nos jours. Pendant le mandat britannique sur la Palestine, les bandeaux (utilisés pour retenir un chignon qui reposait à la base du crâne) étaient beaucoup plus longs et souvent fabriqués en fil de laine tressé. Cette coiffure était portée tous les jours.","short_description":"Les femmes palestiniennes d’Hébron et des villages alentour appellent ce type de coiffure *araqiyeh*. Elles utilisent les bandeaux multicolores (*laffayef*) pour retenir les cheveux en chignon, lequel repose à l’arrière du cou. Les pièces de monnaie ottomanes sont là pour la décoration et en signe de richesses.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C. ; avant 1940).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"(approximatives) bandeaux : L. 70 cm, l. 10 cm; coiffe : Ø 20 cm; rubans: L. 20 cm.","method_for_datation":"La forme de la coiffe est celle portée par les femmes d'Hébron et les pièces de monnaie confirment que la coiffe a été faite et utilisée au début du XIVe/fin XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse artistique. Les motifs au point de croix sont typiquement palestiniens.","provenance":"Hébron, Palestine (sous mandat britannique).","obtention":"Don reçu en 1995.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bijoux","Broderie","costumes traditionnels","décoration géométrique","monnaie","numismatique"],"materials":["rubans et monnaies.","Tissu brodé"]},"0b5fcd9e-c601-56fc-a163-574f42dfce20":{"name":"Cape de l’infant Don Felipe.","description":"La cape de l'infant don Felipe, de forme presque semi-circulaire, est l'une des pièces les plus représentatives du XIIIe siècle. La plus grande partie en est conservée au Musée archéologique national. Quand on en réalisa la restauration en 1997, aux fragments alors connus (I, V, D et J de Madrid et du Cooper Union Museum for the Arts de New York), vinrent s'ajouter d'autres qui se trouvaient au Victoria and Albert Museum de Londres, aux musées de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, à l'Art Institute of Chicago et aux Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles, ainsi qu'un petit fragment conservé au Musée archéologique national lui-même (n° inv. 51016). Le tissu est une soie dans les tons de bleu, écru, rouge et jaune, mêlée de fils dorés sur taqueté, avec un décor engendré par des points d'ourlet enlacés en taffetas par une chaîne de liure au croisement de la chaîne de base et d'autres trames. Le résultat en est un tissu d'aspect entièrement tramé, mat et aux contours nets. La pièce présente une décoration géométrique d'entrelacs stylisés, de polygones étoilés à huit pointes, de motifs quadrifoliés et d'atauriques, tant à l'intérieur que dans les espaces intersticiels. Sur les bords, des bandes épigraphiques assurent la finition ; le mot “*baraka*” y est répété en caractères coufiques, dans des lignes qui se lisent consécutivement de gauche à droite puis de droite à gauche.","short_description":"Cette cape en soie et fils d'or ornée d'une décoration épigraphique en arabe a été découverte dans le tombeau de l'infant don Felipe, qui a voulu être enterré revêtu de cette cape, ce qui démontre l'engouement des aristocrates chrétiens pour ces tissus de goût andalou.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XIIIe siècle, avant 1275, année de la mort de l’infant.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 147 cm, l. 293cm.","method_for_datation":"La date de la mort de l'infant, 1274, est connue, et il fut enterré avec la cape.","method_for_provenance":"La cape a été trouvée dans le tombeau.","provenance":"Tombeau de l’église des templiers de Villalcázar de Sirga (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national suite à la redistribution des fonds du Real Gabinete de Historia Natural, en 1867.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Restos del traje del Infante don Felipe”, *Museo Español de Antigüedades*, IX, Madrid, 1878, pp. 101-126. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, Madrid, 1949, pp. 61 y 201. \nSánchez Trujillano, M. T., “Catálogo de los tejidos medievales del M. A. N.”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, IV, Madrid, 1986, p. 105, n° 4. \nDe los Santos Rodríguez, R. M. et Suárez Smith, C., “Informe técnico sobre los trabajos de conservación y restauración de la capa del Infante Don Felipe (s. XIII)”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, 15, Madrid, 1997,pp. 231-239.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["brocart","cape","mudéjar","Palencia","soie"],"materials":["brocatelle.","Or","Soie"]},"1a45e8a0-c447-57b3-a5e2-1167b070b291":{"name":"Veste.","description":"Cette veste courte à longues manches est en velours rouge à riche décor. Des galons d'argent masquent les coutures et soulignent le tour de cou, les poignets et tous les autres bords. Par ailleurs, les bordures sont mises en valeur par un large bandeau de tissu à motifs. Une partie des épaules et des manches est brodée. Sur les épaules, le galon est pris entre deux bandeaux d'enroulements végétaux. La partie supérieure des manches est recouverte d'un élément triangulaire brodé de rinceaux stylisés d'où s'échappent des rameaux fleuris et des feuillages. La veste se ferme par une rangée de 16 boutons. Elle est doublée de coton imprimé à rayures.","short_description":"Veste courte à longues manches en velours rouge, doublée de coton imprimé. Elle est richement brodée de rinceaux, rameaux fleuris et feuilles.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Largeur 150 cm.","method_for_datation":"La broderie en fil de métal était une des techniques préférées pour ce type de vêtement ottoman au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Les broderies de fils métalliques de haute qualité provenaient des ateliers professionnels d'Istanbul et de Bursa.","provenance":"Turquie, probablement Istanbul ou Bursa.","obtention":"Acheté auprès du collectionneur F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Johnstone, P., *Turkish Embroidery*, Victoria and Albert Museum, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTher, U., Floral *Messages: From Ottoman Court Embroideries to Anatolian Trousseau Chests*, Brême, 1993. \n*Türkische Kunst und Kultur aus Osmanischer Zeit, Museum für Kunsthandwerk Frankfurt*, Catalogue d'exposition, vol. 2, Recklinghausen, 1985.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","vêtements"],"materials":["coton imprimé","Fil d’or","travail de couture et de broderie.","Velours"]},"22b59916-1001-5666-873e-2d7a62f3d991":{"name":"Costume de mariage (*keswa kabbous*)","description":"Porté par la mariée lors de la cérémonie nuptiale, ce grand costume appelé *keswa kabbous el-Garaq* pèse plus d’une dizaine de kilos. Il est composé d’un pantalon large, bouffant, serré à la taille par une *tekka*, sorte de cordon, accompagné d’un haut séparé laissant la taille dégagée, tous deux en taffetas de soie. Les broderies en fils d’argent dessinent des motifs floraux. L’association du fil d’argent plat brodé en relief et des paillettes cousues avec de la cannetille produit un effet de richesse et d’élégance. Porté par une femme assise, il prend l’allure d’une ample jupe à paniers raccordée au corsage décolleté, ce qui lui donne l’aspect d’une robe de cour. L’ampleur du haut du pantalon coulissé à la taille mais ouvert devant atteint les 4 mètres, les jambes à elles seules ont un tour de 1,50 mètre et 1 mètre de haut. Le bas des jambes est coulissé avec de la percale robuste qui maintient la coulisse et remonte assez haut sur la jambe pour provoquer le gonflement maximum autour de la cheville.","type":"Textile; robe","holder":"Office de l’Artisanat de Tunis","dates":"XIXe – XXe siècle","location":"Tunis","provenance":"Nabeul","author":"Saloua Zangar"},"2f8b920a-ec65-5c26-a6f7-a26f55c2895e":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître un dense décor d'étoiles à huit branches disposées en rangées décalées sur un fond cramoisi sombre. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les caftans royaux d’enfant étaient parmi les produits fabriqués dans les centres ottomans impériaux de tissage de la soie à Bursa et à Istanbul. Les vêtements appelés aussi *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial des membres de la cour, jusque dans la mort puisqu’ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 75 cm, l. 72,14.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23, pp. 268-269, fig. 200 (pour une analyse de ce fragment et d'autres soies ottomanes). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 227, cat. n° 4/1 et 4/2 (pour une analyse de ce fragment et de textiles proches).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocard de soie","de coton et de fil d’argent (kemha)."]},"324db717-f88f-51eb-8d77-e05946d136f3":{"name":"Ornement de coiffure.","description":"Composé d'un disque de maillechort, de chaînettes métalliques, de pièces de monnaie ottomanes, de porte-bonheur et de grains divers, cet ornement de coiffure de mariage se fixait au sommet d'un bonnet en tissu brodé adapté à la forme de la tête. L'un des porte-bonheur est une médaille de saint Joseph d'origine française, l'autre une “main de Fatma.” Les pièces de monnaie – sauf une au nom du roi d'Espagne Philippe V – sont ottomanes et datées d'entre 1180 et 1260 H / 1766-1844 J.-C. Elles remplissaient deux fonctions, l'une purement décorative, l'autre d'indication de la richesse de la mariée, de son statut social et de l'importance de sa dot. La présence d'une médaille chrétienne au centre du disque fait penser que cet ornement a pu être destiné à une mariée chrétienne. Cet ornement est un bon exemple de la diversité culturelle du Moyen-Orient ottoman, en particulier en Palestine, où les villages pouvaient être chrétiens ou musulmans. Parmi les autres pièces de monnaie européennes populaires dans les bijoux moyen-orientaux figurent celles à l'effigie de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. \nLes jeunes mariées de Ramallah (ville à dominante chrétienne) portaient ce type d'ornement de coiffure pour leurs noces. La femme était libre de l'enrichir de pièces ou, au contraire, d'en prélever pour son usage personnel, par exemple pour l'aménagement de sa maison. Un grand nombre de ces coiffes passaient de génération en génération et lorsque les pièces d'or devinrent à la mode, elles remplacèrent souvent celles d'argent.","short_description":"La médaille d’un saint chrétien accrochée sur le devant de cet ornement révèle qu’il appartenait à une jeune mariée arabe chrétienne de la période ottomane en Palestine. Il s’agit sans doute d’un accessoire de parure de mariée portée par une femme de Ramallah. Les pièces d’argent sont ottomanes et datées d’entre 1180 et 1260 H (1766-1844 J.-C.).","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø (du disque) 13,5 cm ; épaisseur (du disque convexe) 3 cm ; L. des chaînettes courtes 12 cm ; L. des chaînettes longues 28,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et datation des pièces de monnaie ottomanes utilisées sur cet objet entre 1180 et 1260/1766-1844.","provenance":"Ramallah, Palestine.","obtention":"Donné au muséeen 1987.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bijouterie","costume","femmes","joaillerie","numismatique","pièces de monnaie"],"materials":["chaînes et pièces de monnaie métalliques","grains de verre et de pierre.","Maillechort"]},"35b20a3e-5a46-57c7-a113-1241acad6004":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître un dense fond de décor floral auquel se superposent des rangées de fleurs rondes alternant avec des boutons charnus et duveteux, le tout se détachant sur un fond cramoisi sombre. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres, l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"La technique de tissage dite “armure de lampa” vue sur ce fragment de caftan fut adoptée par les tisserands ottomans, peut-être via la Syrie, fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe J.-C). Bursa fut l’un des premiers centres de manufacture de soierie, mais, au Xe/XVIe siècle, des ateliers de la cour s’établirent également dans la capitale ottomane, Istanbul.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 67,2 cm, l. 73,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-233, pp. 292-293, fig. 271 (pour une analyse de ce fragment et d'autres soies ottomanes).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocard de soie","de coton et de fil d’argent (kemha)."]},"3ab9503a-ce96-572b-920f-f71d81fadf1c":{"name":"Veste","description":"Petite veste de circoncision de la vieille ville d’Alger, faite sur du velours de Gênes. La décoration est faite de feuilles de palme. À la jonction de deux feuilles de palmes pendent des glands. Les manches et la bordure de la veste présentent une décoration de lignes entrecroisées.","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"42b5c7f1-cc74-5b88-8ab4-25e33352b53f":{"name":"Gilet","description":"Corselet (*frimla*) porté par les jeunes femmes algériennes. Le dos est entièrement brodé d’entrelacs sortant d’un vase stylisé. Ce vêtement était porté par les jeunes femmes musulmanes et juives.","type":"Tissu","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger"},"44156a31-6bfc-5a44-9e81-6e02ec39aee7":{"name":"Veste","alternate_name":"Djabadouli","description":"Courte veste pour homme, entièrement brodée sur les deux pans du devant. La broderie se présente sous forme de volutes se terminant par un crochet, délimitée par un motif floral et sortant d’un vase stylisé. Les manches ouvertes jusqu’aux coudes sont décorées de motifs géométriques. Les manches se ferment à l’aide de petits boutons en nacre. C’est une veste d’apparat portée lors des cérémonies.","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"Fin XIXe siècle","location":"Alger"},"54ee640a-4e1d-59a5-ba23-f9a85bf4e010":{"name":"Gilet","alternate_name":"Boléro","description":"Boléro appelé *frimla* en velours, travaillé sur le devant de la pièce ; il se portait sur une chemise en soie. Les jeunes filles musulmanes et juives utilisaient ce vêtement.","type":"Velours","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger"},"58b8041e-0838-56a2-b0b3-2369a498e868":{"name":"Ceinture.","description":"Ce type de longue ceinture en soie brochée ou *lampas,* tissée sur un métier à la tire dans les ateliers de Fès, est apparu au début du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Portée au-dessus de leur caftan par les femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie, elle faisait plusieurs fois le tour de la taille ; pliée en deux, elle pouvait être portée sur deux côtés. Celle-ci est étroite et souple comme les plus anciens exemplaires. Sur un fond rouge, un décor broché composé de cinq motifs de différentes couleurs inspirés du répertoire décoratif maroco-andalou est enrichi de quelques éléments empruntés à l'art persan et ottoman : entrelacs géométrique aux interstices garnis de fleurs, fleurons et palmes, motifs ovoïdes rappelant le fruit du citronnier *tronjia*, frises d'arcades munies de fleurs, semblables aux dessins des tentures murales. Ces motifs sont présentés seuls ou combinés, en bandes transversales répétitives et alternées. \n \nLes deux extrémités de la ceinture sont ornées de plusieurs mains stylisées et d'étoiles à huit branches ou sceaux de Salomon, considérés dans la tradition ésotérique marocaine comme symboles prophylactiques. Entre les grands motifs qui composent la décoration principale de l'étoffe et les deux extrémités de la ceinture, une étroite bande rehaussée de petites tulipes placées tête bêche représente la marque de l'atelier. \n \nLes longs cordonnets qui terminent la ceinture se nouaient sur le devant pour la maintenir autour de la taille.","short_description":"Cette sorte de longue ceinture en soie brochée était portée au-dessus du caftan par les femmes des hauts dignitaires et celles de la bourgeoisie. Elle faisait plusieurs fois le tour de la taille et pouvait être portée sur deux côtés.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIIe-XIVe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 135 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Par le type de décoration, la largeur et la longueur de la ceinture, ainsi que par la souplesse du tissu.","method_for_provenance":"D'après les études faites sur le sujet et les écrits des historiens, c'est à Fès qu'étaient installés les ateliers de tissage de brocarts, depuis l'époque mérinide jusqu'au début du XXe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Golvin, L., “Les métiers à la tire des fabricants de brocarts de Fès”, *Hespéris,* 1950*,* 1er et 2e trim., pp. 37-48. \n \nVogel, L., *Soieries marocaines, les ceintures de Fès*, Paris, 1920.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Brocard de soie tissé sur le métier à la tire."]},"5ea5b8ab-9f07-5718-8f32-a6c53d04b318":{"name":"Tunique.","description":"La tunique est teintée en noir, le col est arrondi, les manches sont mi-longues. Le vêtement dispose au dos d'une ouverture longitudinale et ne peut donc être porté qu'en introduisant, en premier lieu, les mains dans les manches. Elle était probablement destinée à un enfant et rappelle, par sa forme, des vêtements coptes analogues. Au niveau des épaules, les manches sont ornées de décors qui diffèrent sensiblement d'une manche à une autre. La bande de l'épaule droite est garnie, sur une plate-forme rouge, de motifs géométriques et de traits jaunes alternant avec des médaillons qui renferment des éléments végétaux et floraux stylisés, mêlés à des motifs zoomorphes très stylisés. On pourrait y reconnaître des lièvres. La bande de la manche gauche, de coloration plus variée, comporte des motifs animaliers, essentiellement des lièvres et des chiens bleus, verts et noirs. Le fond est jaune. Les deux bandes sont encadrées d'une inscription pieuse en coufique angulaire, très altérée et peu lisible, brodée en soie. On peut lire : “Bénédiction durable (…) la souveraineté est à Dieu”.","short_description":"Cette tunique en lin teintée en noir, sans doute destinée à un enfant, rappelle par sa forme les vêtements coptes. Les manches sont ornées, au niveau des épaules, de décors qui diffèrent sensiblement d'une manche à l'autre et qui comportent des éléments végétaux et floraux mêlés à des motifs zoomorphes stylisés.","holder":"Musée national du Bardo","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L.70 cm, l. 50 à 70 cm, 120 cm avec manches.","method_for_datation":"Les tuniques qui appartiennent à la haute époque musulmane sont rares, ce qui nous prive de critères de datation. Néanmoins, en s'appuyant sur le décor et le type d'écriture, on peut dater cette tunique, avec peu de risques d'erreur, du IIIe-IVe siècle de l'Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Égypte ?.","obtention":"Ce vêtement fut acheté chez un antiquaire du Caire en 1958 par H. H. Abdelwahab, qui l'a offert au musée du Bardo en 1962.","bibliography":"Skik, K., Musée du Bardo, département musulman, Tunis, 1974, p. 16, fig. 6.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","textile"],"materials":["Lin brodé de laine."]},"5f958fd8-3a2a-50d4-a26a-9ea8b55e677e":{"name":"Gilet","alternate_name":"Ghlila","description":"Gilet d’homme sans manches, brodé de fil d’or.","type":"Velours; soie; fil d’or","holder":"Musée public national des Antiquités","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","provenance":"Alger","author":"Houria Cherid"},"65b12078-9fc9-543e-94fd-9274d0e1813b":{"name":"Manteau ayant appartenu au cheikh Muhammad al-Khalili.","description":"Manteau (*'aba'a*) ou vêtement de dessus composé de petites pièces de soie et de coton de 3 x 3 cm environ, cousues ensemble au fil de laine et donnant l'impression d'un tissage. Le fond à motif polygonal fait appel à diverses couleurs dont le jaune, le rouge, le vert et le noir. Les polygones sont disposés dans des rectangles de forme allongée qui devaient élancer la silhouette. Le haut du dos présente un cercle composé de polygones disposés en cercles de diamètre croissant à partir du centre de la composition. Ce procédé donne à cette partie une profondeur fascinante. Le cercle est contenu dans un carré qui délimite des écoinçons rouges et noirs. Les manches se terminent par une bande de soie verte. Ce type de manteau était inspiré par l'ascétisme et la piété de celui qui le portait. Il s'agit d'une pièce extrêmement rare, car peu de vêtements complets dans un tel état de conservation sont parvenus jusqu'à nous. \nLe *cheikh* Muhammad al-Khalili, qui faisait partie du cercle des experts en *fiqh* (jurisprudence islamique) à Jérusalem, était l'une des personnalités palestiniennes les plus importantes de l'époque. Cette position lui valut d'être inhumé dans la *madrasa* al-Achrafiyya, située près du mur occidental du Haram al-Charif, honneur accordé une dizaine de personnalités seulement au cours de l'Histoire. Le manteau fut conservé pendant plus de deux siècles dans la chambre funéraire, d'où il a été transféré au musée.","short_description":"Manteau d’un expert en fiqh (droit islamique) qui fut l’une des plus importantes personnalités de Palestine au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.), qui recouvrait sa tombe. Il est tissé à partir de petites pièces polygonales en coton et en soie. Ce manteau a des manches trois-quarts. Ce vêtement est l’un des rares qui soit conservé presque intact.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Cheikh* Muhammad bin Muhammad Charaf al-Din Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.).","dates":"Avant 1146 de l’Hégire / 1734 J.-C. ; pendant l’existence de son propriétaire d’origine.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 145 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"En fonction de la date de la mort du propriétaire.","method_for_provenance":"à l'époque, la soie était tissée dans différentes régions de Syrie et de Palestine. Le lieu précis de production nous reste inconnu.","provenance":"Palestine ou Syrie.","obtention":"Le manteau était exposé près de la tombe du *cheikh* Muhammad al-Khalili, au rez-de-chaussée de la *madrasa* al-Achrafiyya, avant d'être transféré au musée à une date inconnue.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["costume","coton","laine","manteau","soie","textiles","vêtements"],"materials":["Tissu de soie et de coton polychrome avec fils de laine."]},"69944391-4804-5b5b-96e7-56b15185e288":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) qui formait à l'origine le devant d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu reproduit un motif dense et couvrant de vigne et de fleurs dans des nuances délicates or et brun-vert sur fond crème. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de lampa, qu'illustre ce fragment, furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Ce fragment faisait autrefois partie du devant d’un caftan d’enfant sans col, à manches courtes, à taille droite et jupe en cloche. 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En partie inférieure du bandeau figure une ligne d'inscription en style coufique tissée à la soie brune se lisant : “Au nom de Dieu, les bénédictions de Dieu sur Abd Allah al-Amin Muhammad, Commandeur des Fidèles, que Dieu lui assure une longue vie, qui a commissionné la production de ceci dans le *tiraz al-'amma* \\[…\\] en égypte, aux mains de al-Fadl bin al-Rabi', soutien du Commandeur des Fidèles.” Il s'agit de la plus ancienne inscription en soie sur lin dont nous ayons connaissance. à la période islamique, les châles ou les turbans étaient souvent ornés à leurs deux extrémités d'un bandeau décoratif accolé à un bandeau épigraphique souligné d'une fine bordure et d'une frange. \nCe tissu a été fabriqué dans un *tiraz al-'amma* (atelier public). En dehors de ces *tiraz* publics existaient des établissements créés par les califes pour produire des vêtements et des tissus pour la cour, les *tiraz al-Khasa* (ateliers exclusifs). Mais on sait que le calife pouvait également commander des tissus de qualité aux *tiraz al-amma*. Les entrepôts du calife abbasside Muhammad al-Amin (r. 193-198 H / 809-813 J.-C.) étaient emplis de vêtements, de tentures et de tapis, au point qu'il fallut quatre mois à al-Fadl ibn Rabi' pour en inventorier le contenu, preuve de l'intérêt de ce calife pour les textiles.","short_description":"Ce fragment de tissu porte le nom du calife abbasside al-Amin Muhammad et est considéré comme la plus ancienne inscription en soie tissée sur lin. Les Fatimides établirent beaucoup d'ateliers de tissage gouvernementaux, les *Tiraz*. Quelques-uns étaient spécialisés dans la production de textiles pour le calife et sa cour, les autres étant affectés au grand public.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"193-198 de l’Hégire / 809-813 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 80 cm, l. 18 cm.","method_for_datation":"Mention dans un bandeau décoratif du nom du calife abbasside Muhammad al-Amin et de son successeur al-Fadl ibn al-Rabi'.","method_for_provenance":"Il est très probable que Fustat soit le lieu de production de ce tissu, l'égypte étant mentionnée dans le bandeau épigraphique.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Achat en 1903 auprès du marchand d'antiquités Paul Philip.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher M. S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale","écriture coufique","lin","soie","textiles","tiraz"],"materials":["décoration de soie tissée.","Lin"]},"703b6c7e-f4d6-51d7-9caa-1fade8284326":{"name":"Ceinture d’ivoire ornée de pierres précieuses.","description":"Ceinture d'ivoire composée de cinq importantes plaques à médaillons lobés attachés par des chaînes de petites pièces rectangulaires. Chaque élément comporte plusieurs niveaux de décor. Les surfaces sont ornées de vrilles spiralées finement gravées et de motifs de fleurs aux lignes de gravure comblées de mastic noir. Le second niveau comprend des fleurs d'or ornées de rubis et de turquoises, réunies par des vrilles à feuilles dorées. Le fond disparaît sous cette surabondance de décor et les matériaux de base sont éclipsés par la présence ostentatoire des pierres. Les fleurs incrustées d'ornements en or et la technique de décor à multiples niveaux reflètent l'art de la joaillerie de cour sous le règne de Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566). Les organisations d'artistes et d'artisans de la cour (appelées *Ehl-i Hiref*) fondées sous le règne de Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.) enseignaient également dans les domaines de l'art ottoman. Le nombre d'artistes travaillant au palais figure dans les livres de salaires régulièrement tenus à partir du règne de Soliman le Magnifique. \nAccessoire important aussi bien pour les hommes que pour les femmes, les ceintures servaient à orner et enrichir un costume. Elles possédaient également un sens rituel. Une promotion à un certain rang s'accompagnait de la cérémonie de la remise d'une ceinture. Cette coutume, connue dans les guildes professionnelles, était également très pratiquée par les sultans, comme le manifeste le dépôt d'une ceinture sur leur cénotaphe ou sur celui de courtisans décédés. Pendant la période ottomane, des modèles furent fabriqués en textiles précieux brodés de fils d'or et d'argent. Les ceintures ornementales sculptées et ornementées, faites de plaques de métal accolées, témoignent de hauts critères de fabrication. Si les ceintures des femmes étaient d'une décoration élaborée, celles des hommes restaient assez sobres.","short_description":"Durant la période ottomane, les ceintures étaient non seulement utilisées comme accessoires pour les costumes des femmes et des hommes, mais aussi comme récompenses palatiales attribuées, pour une promotion à un rang supérieur ou en reconnaissance d’accomplissements professionnels remarquables, au cours d’une cérémonie de “remise de ceinture”.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 65,5 cm, l. 4,5 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs et les caractéristiques stylistiques permettent de dater cette ceinture de la première moitié du Xe/XVIe siècle. La présence de pierres précieuses est un important élément constitutif du caractère des œuvres de cette période.","obtention":"Transféré au musée du tombeau du sultan Sélim II (r. 974-982/1566-1574) en 1332/1914.","bibliography":"ölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 261. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 453.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ceintures","ivoire"],"materials":["émeraude","gravure.","Ivoire","mastic","Or","rubis","turquoise"]},"77e732d5-caee-5472-847f-63e657f1353d":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) constituant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, et à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu reproduit un motif dense et couvrant d'étoiles à huit branches en rangées décalées. Chaque étoile présente un motif central de huit tulipes partant d'une rosette centrale. Des prolongements d'arabesques trilobées mettent en valeur ces étoiles en partie supérieure et inférieure. Ce type de motif se retrouve dans certains velours ottomans. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de lampa, qu'illustre ce fragment, furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les caftans royaux d’enfant étaient parmi les produits fabriqués dans les centres ottomans impériaux de tissage de la soie à Bursa et à Istanbul. Les vêtements en brocard de soie avaient pour objet de magnifier le statut impérial des membres de la cour, jusque dans la mort puisqu’ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 73,7 cm, l. 63,7 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* furent populaires dans l'empire ottoman entre la fin du Xe et le début du XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Il est établi que des caftans de ce type furent réalisés dans les ateliers ottomans de tissage de soie à Bursa ou Istanbul fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté à Mr. Tiano de Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23, pp. 268-269, fig. 201 (pour une analyse de cette pièce et de textiles ottomans similaires).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocart de soie","coton et fil d’argent (kemha)."]},"79fded3c-fc12-5fa3-bff4-6820a231b3e4":{"name":"Drapé de mariage","description":"Drapé de mariage sans ceinture orné de nombreux symboles de fécondité. Il s’agit de deux grands rectangles de tissu en laine rouge réunis par une couture centrale autour de laquelle s’organise le décor brodé. Le décor se répartit sur tout le tissu et forme au centre une bande à motifs tissés aussi fins qu’une ciselure sur laquelle viennent se greffer diverses figures du répertoire des motifs traditionnels. 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Paire de socques (*qobqabs*) en bois recouverts d’argent et portés par la mariée à Tunis. Le tout en argent ciselé ou en filigrane. Le bain maure (*hammam*) étant la première escale de la mariée, tout est mis en œuvre pour la beauté de la mariée : gommage, masque à argile, épilation… une série d’ustensiles sont utilisés à cette fin.","type":"Argent","holder":"Musée des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe – XXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"7f865df5-a1bf-51f2-943d-4a9bec647c8f":{"name":"Robe","description":"Longue robe ou djebba en brocart décorée sur le devant d’un plastron en épi. Les manches, très échancrées, sont soulignées par un ruban brodé. Les femmes de Constantine de confession juive portaient cette robe longue, tandis que les femmes musulmanes la portaient légèrement plus courte. La décoration des robes de Constantine actuelles a complètement changé, mais la coupe n’a pas évolué.","type":"Brocart","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"922e411d-1b69-5d14-ac14-e76be57376fa":{"name":"Caftan.","description":"Costume féminin de forme rectangulaire légèrement évasé vers le bas, ouvert sur le devant, aux manches longues et larges. Des boutons coniques en passementerie en assurent la fermeture vers le haut. \n \nà l'origine, le nom de “caftan” est un mot persan adopté par les Ottomans et qui désignait le costume des empereurs. Il aurait été introduit au Maroc par le souverain saadien Abdelmalek qui avait vécu à Alger et à Istanbul (984-986 H / 1576-1578 J.-C.), où il l'aurait emprunté aux Turcs. Adopté tout d'abord par les dignitaires et par les femmes du palais, le caftan devint à la mode chez les bourgeoises à partir de la fin du Xe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), si l'on en croit les récits des voyageurs européens. Ce type de costume qui était recouvert d'une tunique légère présentait des particularités propres à chaque grande ville. Par la forme et par les décors, celui-ci est un caftan de Tétouan. Il n'était caché par aucune tunique et se portait au-dessus d'un boléro de même tissu et de même facture. Brodé de cordonnets dorés, de galons d'or et de soutaches, il rappelle par ses décors arborescents les dessins rapportés sur les robes et boléros des femmes ottomanes d'Algérie.","short_description":"De forme rectangulaire, légèrement ouvert sur le devant, ce costume féminin était porté au-dessus d'un boléro. Des boutons en passementerie en assurent la fermeture vers le haut. Ses décors brodés en cordonnets et galons dorés s'inspirent de ceux des costumes des femmes ottomanes d'Alger.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"L. 140 cm, l. du haut 145 cm, l. du bas 100 cm.","method_for_datation":"Ce type de caftan ne se portait plus au début du XXe siècle.","method_for_provenance":"Ce type de caftan ne se fabriquait que dans la ville de Tétouan et n'était porté que par les femmes de la bourgeoisie du nord du Maroc.","provenance":"Tétouan.","obtention":"Achat.","bibliography":"Besancenot, J., *Costumes et types du Maroc*, Paris, 1940. \n \nDiouri, Z., El Idrissi, A., Khlifi, F.Z., and Ait M'barek, S., *[Le caftan marocain](https://images.museumwnf.org/hi_res/thematic_gallery/thg_galleries/47/related_content/27/en/1.pdf)*, Rabat: Foundation Nationale des Musées, 2025. \n \nLemprière, G., *Voyage dans l'Empire du Maroc et le Royaume de Fès, fait pendant les années 1790 et 1791*, Paris, 1801. \n \nMiège, J.-L., Benaboud, M., Erzini N., *Tétouan, ville andalouse marocaine*, Paris, 1996. \n \nPidou de Saint-Olon, F. *Relation de l'Empire de Maroc où l'on voit la situation du pays…*, Paris, 1694.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["broderies fils d’or","soutaches.","Velours"]},"94c59dc9-5032-599d-bcf3-18eec377e4fa":{"name":"Caftan de velours brodé","description":"Il s’agit d’un caftan de velours violet, enrichi de galons de passementerie or et argent et de lourdes broderies de fil d’argent blanc et doré. Le caftan est pourvu de manches courtes garnies par un large ruban lyonnais. Un important plastron, en deux parties symétriques de chaque côté de l’ouverture, orné de gros boutons de passementerie dorée, couvre la poitrine. Les broderies du plastron comportent deux paons affrontés de chaque côté d’une vasque et des motifs floraux. Le caftan est doublé d’une satinette bleu clair sur les bords extérieurs où est appliqué un motif en ailes d’hirondelle. Le caftan, porté avec un pantalon qui ne descend pas au-delà des mollets, fut un des vêtements somptueux de la mariée du XIXe siècle.","type":"Textile; robe; broderie","holder":"Musée des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"9b44d0ac-222b-523a-ae62-0176f671ccfa":{"name":"Gilet.","description":"Gilet de velours vert richement décoré à bordures de galons d'argent. Le tour de cou et les deux côtés de la double rangée de 17 boutons sont soulignés par un large bandeau de tissu à motif. Le décor brodé symétrique comprend des éléments inspirés du style rococo européen. Le vêtement est doublé de coton imprimé à motif de fleurs dans des carrés.","short_description":"Gilet de velours vert doublé de coton imprimé et fermé par deux rangs de 17 boutons. Broderie d'influence européenne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Longueur 37 cm.","method_for_datation":"La broderie au fil métallique était la technique de choix pour les vêtements d'apparat au XIIIe/XIXe siècle. Elle témoignait souvent d'influences européennes dans ses dessins.","method_for_provenance":"Les broderies de haute qualité en fil de métal étaient produites par des ateliers d'Istanbul ou de Bursa.","provenance":"Istanbul ou Bursa, Turquie.","obtention":"Acheté auprès du collectionneur F. R. Martin.","bibliography":"Johnstone, P., *Turkish Embroidery*, Victoria and Albert Museum, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTher, U., *Floral Messages: From Ottoman Court Embroideries to Anatolian Trousseau Chests*, Bremen, 1993. \n*Türkische Kunst und Kultur aus Osmanischer Zeit, Museum für Kunsthandwerk Frankfurt*, Catalogue d'exposition, vol. 2, Recklinghausen, 1985.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","vêtements"],"materials":["coton imprimé","Fil d’or","travail de couture et de broderie.","Velours"]},"a21ee902-973e-5d31-8729-1620d2b89aae":{"name":"Caftan.","description":"Ce caftan rouge à larges manches fait partie d'un costume d'influence algérienne. La soie, fine et chatoyante, est ornée de grandes fleurs et feuilles. La broderie au fil d'or sur l'encolure, des deux côtés des boutons, est le seul ornement supplémentaire. L'utilisation parcimonieuse mais efficace et le contraste des couleurs accentuent le caractère précieux du vêtement. \nAvec la coiffe et les chaussures, ce caftan faisait partie d'un riche présent offert par Ali Pacha, dey d'Alger, au roi suédois en 1144 H / 1731 J.-C. à l'occasion de la signature du traité de paix entre la Suède et l'Algérie.","short_description":"Ce caftan rouge à larges manches fait partie d'un costume d'influence algérienne. La soie, fine et chatoyante, est ornée de grandes fleurs et feuilles. La broderie au fil d'or sur l'encolure, des deux côtés des boutons, est le seul ornement supplémentaire. L'utilisation parcimonieuse mais efficace et le contraste des couleurs accentuent le caractère précieux du vêtement. \nAvec la coiffe et les chaussures, ce caftan faisait partie d'un riche présent offert par Ali Pacha, dey d'Alger, au roi suédois en 1144 H / 1731 J.-C. à l'occasion de la signature du traité de paix entre la Suède et l'Algérie.","holder":"Armurerie royale (Livrustkammaren).","initial_owner":"Ali Pacha, dey d’Alger.","dates":"Vers 1144 H / 1731 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"L. 125 cm, l. 79 cm.","method_for_datation":"Le caftan fut offert en 1144 H / 1731 J.-C. comme cadeau protocolaire. Il a probablement été confectionné l’année précédente.","method_for_provenance":"D’après le précédent propriétaire, Ali Pacha, qui était dey d’Alger.","provenance":"Algérie.","obtention":"En tant que musée, l’Armurerie royale conserve les présents faits aux rois de Suède.","bibliography":"Royal Armoury, *Gåvor från Österland*, cat. n° 87, Stockholm, 2001.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Margot Cortez","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","textile"],"materials":["broderie.","Fil d’or","Lin","Soie"]},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern,* Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid,* Washington, 1959, p. 75.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Coton et soie","reps","texte tissé."]},"b6582e55-7f8a-5fe9-9368-5ce8c476126c":{"name":"Robe.","description":"Robe palestinienne moderne, coupée et brodée à la manière traditionnelle à partir d'un tissu de fabrication industrielle et de fils importés. Les motifs de broderie sont copiés de recueils européens. Le point de croix est simple mais fait appel à des fils de tons multicolores qui confèrent à l'ensemble un effet chatoyant. \nLes plus anciens exemples de travaux d'aiguille palestiniens subsistants remontent au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Ils se divisent en gros en deux styles régionaux principaux : ceux de Galilée et ceux de Palestine méridionale. Les femmes des villages arabes apprenaient de leurs mères comment broder leurs propres vêtements dès l'âge de six ans. La première garde-robe complète d'une femme lui servait de trousseau. Les tissus étaient en coton ou en lin uni, tissé localement par des tisserands, ou importés d'Égypte ou de Grèce. La broderie était essentiellement un élément de décoration des robes, coiffure et foulards, dont les motifs combinaient des dessins géométriques et floraux. Les ornements étaient influencés par des exemples syriens, turcs, chypriotes et grecs similaires, preuve d'intenses échanges culturels entre ces pays. Les Palestiniennes empruntaient ces motifs autour d'elles, les adaptaient et développaient sans cesse leur répertoire de formes en les intégrant dans leurs compositions traditionnelles. \nMalgré plusieurs tentatives pour attribuer une signification symbolique aux nombreux motifs utilisés, ils ne revêtaient en général pas de signification particulière. Cependant, les brodeuses leur donnaient un nom pour les distinguer, certains correspondant à la forme, mais beaucoup d'autres non.","short_description":"Les femmes des villages palestiniens apprenaient de leurs mères comment broder leurs propres vêtements, et commençaient à apprendre l’art de la broderie dès l’âge de six ans. Elles empruntaient et adaptaient sans cesse des motifs à ce qu’elles voyaient autour d’elles. Les motifs de cette robe brodée moderne mais de coupe traditionnelle sont d’origine européenne.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"1965.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 150 cm, l. (aux épaules) 54 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les motifs utilisés sont empruntés à des recueils de motifs européens.","provenance":"Hébron, Palestine.","obtention":"Donné au muséeen 1995.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989. \nWeir, S. et Shahid, S., *Palestinian Embroidery. Cross–Stitch Patterns from the Traditional Costumes of the Village Women of Palestine*, Londres, 1988.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","costume","décoration florale","femmes"],"materials":["Textile synthétique brun à broderie de couleur en fil de coton."]},"d04f9993-36fb-5234-ad3f-ce7d4b211668":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître un décor floral dense fait de tiges de tulipes sinueuses verticales surmontées de grandes fleurs rouges disposées à intervalles réguliers sur fond vert argenté. Ce type de motif était apprécié non seulement pour les tissus *kemha*, mais aussi pour d'autres supports comme les carreaux. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Ce fragment vient d’un caftan d’enfant sans col, à manches courtes en brocart de soie porté par un jeune membre de la cour ottomane. Le dense décor floral disposé à la verticale composé de tiges sinueuses et de grandes tulipes peut également se rencontrer sur d’autres supports comme des carreaux de faïence de la même époque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 73,5 cm, l. 72 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 206, p. 234, fig. 148 (pour un carreau de céramique à dessin très similaire); pp. 282-283, fig. 240 (pour un fragment similaire au Victoria and Albert Museum de Londres).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocard de soie","de coton et de fil d’argent (kemha)."]},"d0e5dd9e-aee2-51d7-a5b3-d82228bcf1bd":{"name":"Caftan.","description":"Ce modèle appartient à un groupe appelé caftans longs. Il est doté de manches décoratives de la même longueur que l'habit et de fentes pour l'accès aux poches. Son tissu à dominante brune est en soie et fils dorés, selon la technique *kemha* utilisée pour les tissus de luxe. à col rond, il est coupé en forme de manteau à taille marquée et partie inférieure élargie en jupe à partir des hanches. Le tissu est orné de motifs de fleurs de lotus et de pivoines ainsi que de feuilles évoquant des plumes, mais sans répétition de motifs, ce qui est souvent le cas des vêtements de ce groupe tissés en exemplaires uniques. \nLes textiles *kemha* sont parmi les plus luxueux du répertoire ottoman. La coupe est également très raffinée. La composition tournante n'est pas interrompue, comme on le voit sur le devant et les côtés. La doublure est en soie rouge à fines rayures parallèles. Sur le devant, dans les angles, le nom de “Muhammad” se lit en écriture coufique sur des carrés appliqués. On pense que ce caftan a été réalisé pour le prince Bayézid, tué en 968/1561.","short_description":"Les caftans, éléments inséparables de la vie de cour durant la période ottomane, sont aussi les symboles du sultanat et du pouvoir. Ce caftan en *kemha*, un tissu de luxe, est orné des plus prisés motifs floraux selon un agencement non répétitif ; il constitue un document sur cette période car il porte le nom du tailleur.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","dates":"seconde moitie de Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 147 cm, l. 117 cm.","method_for_datation":"Absence d'informations précises. Le nom de “Muhammad” qui figure sur le devant peut-être considéré comme celui de l'artisan qui l'a réalisé, probablement attaché à la cour. On pense que ce caftan a appartenu au prince Bayézid, tué en 968 H/1561 J.-C.","method_for_provenance":"Provenance inconnue, mais Bursa était le centre de production de la soie et des textiles de soie de l'empire ottoman, ainsi que le principal centre d'exportation de ces tissus, notamment des fameux brocards ottomans. Il est donc hautement probable que le tissu de ce caftan a été tissé à Bursa et le vêtement réalisé dans les ateliers du palais de Topkapi.","provenance":"Probablement palais de Topkapi à Istanbul.","obtention":"Ce vêtement, qui appartenait à un résident du palais de Topkapi, est resté au musée de ce palais.","bibliography":"Denny, W. B., “Ottoman Turkish Textiles”, *Textile Museum Journal*, 3, 2, 1972, pp. 66-77. \nöz, T., *Textiles and Velvets, XIV–XVI Centuries*, Ankara, 1950. \nSözen, M., *Topkapı*, Istanbul, 1998, p. 193. \nTezcan, H. et Delibaş, S., *The Topkapı Saray Museum, Costumes, Embroideries and Other Textiles* (trad. et dir. J. M. Rogers), Boston, 1987, p. 48.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Harun Ürer","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caftans","kemha","textiles"],"materials":["Brocard de soie brodée (kemha)."]},"d951a6b1-8c1d-5dce-8a7a-81416e5bc68f":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) qui formait à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu présente un motif couvrant de rangées horizontales de *cintamani*, motif ici à trois boules vertes et “rayures de tigre” rouges sur fond gris argenté. \nLe motif de *cintamani* est courant sur les textiles *kemha* vers la première moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.). Son origine et sa signification sont mal connues, mais on a suggéré que pour les peuples turcmènes les trois boules exerçaient une fonction apotropaïque. Elles protégeaient ceux qui les portaient du mauvais œil, tandis que les rayures de tigre semblent rappeler la peau de cet animal dont était revêtu le héros mythique iranien Rustam. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de *lampa* qu'illustre ce fragment furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Le motif *cintamani* sur ce fragment de caftan, avec ses ornements à trois boules et ses rayures de tigre, est apparu sur les textiles ottomans dès le Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). 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W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23 et 264-265, fig. 189 (pour une analyse de cette pièce et de textiles ottomans similaires).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chintamani","cintamani","kemha"],"materials":["Brocart de soie et de coton (kemha)."]},"e160d8e8-b92a-510d-9233-09013a954962":{"name":"Caftan.","description":"Partie avant d'un caftan d'enfant tissé de soie blanc, bleu et or sur fond de satin rouge (l'autre partie a été transférée au National Museum of Scotland au XIXe siècle). On pense que le motif décoratif sinueux répété évoque l'armure en peau de tigre de Rustam, le légendaire héros iranien. Des motifs similaires figurent dans de nombreuses œuvres d'art ottomanes du XVIe siècle et après. Les caftans de ce type étaient portés par des enfants de la cour ottomane, aussi bien les princes que les pages. Les bandes horizontales, sorte de galons, indiquaient peut-être le rang du porteur. À la mort de leur propriétaire, certains de ses habits officiels, comme les caftans, étaient déposés sur son cénotaphe, puis recouverts de tapis et d'autres textiles périodiquement ajoutés ou remplacés. Cette pratique eut pour résultat bénéfique de préserver les vêtements d'origine pendant des périodes remarquablement longues. Une tenue du sultan Sélim Ier (mort en 926 H / 1520 J.-C.) aurait été ainsi conservée sur sa tombe jusqu'au milieu du XXe siècle.","short_description":"Partie avant d'un caftan d'enfant tissé de soie bleu, blanc et or sur satin rouge. Les caftans de ce type étaient portés par les enfants à la cour ottomane, aussi bien des princes que des pages. À la mort de l'enfant, le caftan était placé au-dessus de sa tombe.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 72 cm, l. 72,2 cm.","method_for_datation":"Localisation présumée d'ateliers de tissage impériaux.","method_for_provenance":"Ce vêtement fait partie d'un groupe de caftans qui proviendraient de tombes datant du Xe/XVIe siècle. Le modèle est dans l'esprit des vêtements de cette période, comme on peut le voir dans certaines miniatures ottomanes.","provenance":"Probablement Bursa ou Istanbul.","obtention":"Acheté par le musée en 1884.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 82, cat. n° 22. \nBaker, P., Wearden, J. et French, A., “Memento Mori: Ottoman Children's Kaftans in the Victoria and Albert Museum”, *Hali* 51, 1990, pp. 130-140. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 32.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Soie et fil d’or tissés."]},"e179ff65-79d3-5bba-97ab-c8056af7e861":{"name":"Fragment de mouchoir/tissu.","description":"Mouchoir carré bordé sur deux de ses côtés d'une série de bandeaux brodés au point de chaîne en rouge, jaune, noir et blanc. Chaque série se compose d'un bandeau externe, orné de deux branches végétales ondulées flanquant deux plus petites, et d'un large bandeau pris entre deux fines bordures à motifs géométriques, qu'encadre une inscription répétitive en style coufique au nom du propriétaire du mouchoir “al-bi-Allah”. Le bandeau central est illustré d'une succession d'oiseaux et de feuilles qui semblent s'envoler de leur col. \nLa propriété de ce mouchoir est attribuée au calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), connu pour sa politique de tolérance envers les Coptes et son mécénat stimulant des artisans de cette communauté. Ces artisans utilisaient des éléments décoratifs fortement influencés par l'art copte, comme le montre la présence de pigeons dans ces rondeaux. \nDivers types de production textile fleurirent au cours de la période fatimide, la soie jouant un rôle fréquent dans l'ornementation des tissus. L'empire fatimide jouissait d'une grande richesse qui se reflétait dans le raffinement et la splendeur de la vie quotidienne, en particulier dans l'habillement qui comprenait, par exemple, des turbans, des manteaux et des mouchoirs richement tissés et brodés.","short_description":"Les califes fatimides s'intéressaient beaucoup à l'industrie textile et nommèrent un maître du *Tiraz* pour superviser le négoce du textile. Certains tissus de soie étaient fabriqués à l'intention exclusive du calife, dont cette pièce, qui porte brodé le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"365-386 de l’Hégire / 975-996 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Le bandeau épigraphié contient le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386/975-996).","method_for_provenance":"Ce mouchoir aurait appartenu au calife fatimide al-Aziz bi-Allah qui régna en égypte de 365 à 386/975-996.","provenance":"Égypte.","obtention":"Offert au musée en 1930 par Maurice Nahman, marchand d'antiquités.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *al-Zakhrafa al-Mansouya fi al-Aqmisha* \\[Motifs tissés sur métiers\\], Le Caire, 1942. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSpuhler, F., *Islamic Carpets and Textiles in the Keir Collection,* Londres, 1978.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","décoration épigraphique","décoration figurative","décoration végétale","mouchoirs","point de chaîne","soie"],"materials":["Lin brodé de soie."]},"f310be0c-2e4a-5a7a-ab0c-baaa41091e32":{"name":"Costume de mariage (*dokhla*)","description":"Tunique toute brodée avec du fil d’argent plat doré. C’est l’élément principal de la cérémonie de la *jelwa* à l’occasion des noces à Nabeul. Il s’agit d’une tunique rectangulaire, sa splendeur réside dans sa broderie qui recèle une étonnante richesse. Elle est faite de l’assemblage de plusieurs rubans de soie brodée de *tal*. La broderie cache entièrement le tissu. Le plastron et la bande médiane sont brodés de paillettes et de cannetille. La tunique descend aux mollets. Au bas, on voit passer les deux larges jambes d’un pantalon d’apparat en satin. Il est couvert de broderie dorée assortie à celle des manches. Parmi les bijoux de la mariée, la grande chaîne d’or aux anneaux plats, la *rihana*, accompagnée d’un grand collier de pâte parfumée. Enfin, la tête de la mariée est couverte d’un voile brodé en mousseline de soie.","type":"Textile; robe; broderie","holder":"Collection privée","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"fab32475-cc0b-58fd-b8a1-2d333ca79a85":{"name":"Vêtement en soie.","description":"Ravissant vêtement en soie finement tissée. En excellent état, il était sans doute porté par sa propriétaire lors de réceptions officielles ou de cérémonies. Il se compose de deux parties, une robe et un manteau. La robe en soie jaune, au toucher particulièrement doux, est de coupe simple qui rappelle un *disdacha*/*djalabiya* (long vêtement souple). Son ouverture descend jusqu'à la taille mais peut se refermer à différentes hauteurs par des bandes de tissu. \nLe vêtement extérieur est un manteau de forme générale fluide, ouvert sur le devant sur toute sa hauteur et qui ressemble à une *'aba'a (*robe) recouvrant entièrement le corps mais permettant une grande liberté de mouvement. Il est taillé dans un tissu raffiné en soie bleu et blanc brodé, dans le même ton de jaune que la robe. \nLa broderie est appliquée sur les bords de l'ouverture et recouvre la plus grande partie des deux manches. Elle se compose de fleurs et de tiges végétales brodées aux lourds fils de soie. \nCe vêtement est un bon exemple de l'élégance de la mode féminine des classes supérieures de la société ottomane au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), et témoigne d'un goût personnel affirmé dans le choix des tissus et des couleurs.","short_description":"Élégant vêtement en soie finement tissé. En excellent état, il était sans doute porté lors de réceptions officielles. Il est composé d’un vêtement intérieur en soie jaune et d’un vêtement extérieur semblable à un manteau qui recouvre entièrement le corps. Il est ouvert sur le devant sur toute sa hauteur, le tissu de soie bleu et blanc donnant envergure et élégance à celle qui le portait.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Épouse de Ya’koub Pacha, gouverneur de Jérusalem en 1245 H / 1830 J.-C.","dates":"1245 de l’Hégire / 1830 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"La longueur dépasse les 200 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec la date à laquelle l'époux de la propriétaire de ce vêtement était gouverneur de Jérusalem.","method_for_provenance":"Ce type de tissu de soie était réputé dans toute la Turquie, en particulier à Istanbul, mais aussi en Syrie. Il n'est cependant pas possible de déterminer un lieu de production plus précis.","provenance":"Peut-être syrienne ou turque.","bibliography":"Al-'Arif, 'A., *Al-Mafssal fi Tarikh al-Qods* \\[Un compendium de l'histoire de Jérusalem\\], Jérusalem, 1999.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["‘aba’a","Broderies","robes","soie","vêtements"],"materials":["Soie rebrodée de soie."]},"fbf4d4a8-5487-5f14-80a9-c326b47bc923":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître des rangées décalées et parallèles de bandeaux en zigzag rouges disposés en diagonales ascendantes et ornés d'un motif miniature vert de “rayures de tigre”et de trois cercles (motif *chintamani*). Le motif *chintamani* est fréquent sur les tissus *kemha* à partir d'environ la première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Son origine et sa signification sont mal connues, mais on a suggéré que pour les peuples turcmènes les trois boules exerçaient une fonction apotropaïque en protégeant ceux qui les portaient du mauvais œil, tandis que les rayures de tigre semblent rappeler la peau de cet animal dont se vêt le mythique héros iranien, Rustam. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres, l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les brocards de soie comme celui utilisé dans ce fragment de caftan d’enfant étaient fabriqués dans l’empire ottoman entre le Xe et le XIe siècle H (XVIe-XVIIe siècle J.-C.) d’abord dans les ateliers impériaux de Bursa. Plus tard, des ateliers de la cour s’établirent également à Istanbul, capitale ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 82,5 cm, l. 77,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. 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{"085d1bb8-7770-5c15-929d-7644cdd9063f":{"name":"Coiffure.","description":"Les Palestiniens d'Hébron et des villages environnants appellent ce type de coiffure un “araqiyeh”. La coiffe de forme ronde à partie centrale en pointe est richement brodée d'un décor géométrique au point de croix rouge et noir. À l'arrière sont attachées des pièces d'argent ottomanes. Les deux bandeaux multicolores (“laffayef”) ainsi que les deux minces rubans fixés de chaque côté de la coiffure sont modernes. Ce type de coiffure a été porté dans la région d'Hébron de la fin du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.) jusqu'à nos jours. Pendant le mandat britannique sur la Palestine, les bandeaux (utilisés pour retenir un chignon qui reposait à la base du crâne) étaient beaucoup plus longs et souvent fabriqués en fil de laine tressé. Cette coiffure était portée tous les jours.","short_description":"Les femmes palestiniennes d’Hébron et des villages alentour appellent ce type de coiffure *araqiyeh*. Elles utilisent les bandeaux multicolores (*laffayef*) pour retenir les cheveux en chignon, lequel repose à l’arrière du cou. Les pièces de monnaie ottomanes sont là pour la décoration et en signe de richesses.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C. ; avant 1940).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"(approximatives) bandeaux : L. 70 cm, l. 10 cm; coiffe : Ø 20 cm; rubans: L. 20 cm.","method_for_datation":"La forme de la coiffe est celle portée par les femmes d'Hébron et les pièces de monnaie confirment que la coiffe a été faite et utilisée au début du XIVe/fin XIXe siècle.","method_for_provenance":"Analyse artistique. Les motifs au point de croix sont typiquement palestiniens.","provenance":"Hébron, Palestine (sous mandat britannique).","obtention":"Don reçu en 1995.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bijoux","Broderie","costumes traditionnels","décoration géométrique","monnaie","numismatique"],"materials":["Tissu brodé, rubans et monnaies."]},"0b5fcd9e-c601-56fc-a163-574f42dfce20":{"name":"Cape de l’infant Don Felipe.","description":"La cape de l'infant don Felipe, de forme presque semi-circulaire, est l'une des pièces les plus représentatives du XIIIe siècle. La plus grande partie en est conservée au Musée archéologique national. Quand on en réalisa la restauration en 1997, aux fragments alors connus (I, V, D et J de Madrid et du Cooper Union Museum for the Arts de New York), vinrent s'ajouter d'autres qui se trouvaient au Victoria and Albert Museum de Londres, aux musées de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, à l'Art Institute of Chicago et aux Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles, ainsi qu'un petit fragment conservé au Musée archéologique national lui-même (n° inv. 51016). Le tissu est une soie dans les tons de bleu, écru, rouge et jaune, mêlée de fils dorés sur taqueté, avec un décor engendré par des points d'ourlet enlacés en taffetas par une chaîne de liure au croisement de la chaîne de base et d'autres trames. Le résultat en est un tissu d'aspect entièrement tramé, mat et aux contours nets. La pièce présente une décoration géométrique d'entrelacs stylisés, de polygones étoilés à huit pointes, de motifs quadrifoliés et d'atauriques, tant à l'intérieur que dans les espaces intersticiels. Sur les bords, des bandes épigraphiques assurent la finition ; le mot “*baraka*” y est répété en caractères coufiques, dans des lignes qui se lisent consécutivement de gauche à droite puis de droite à gauche.","short_description":"Cette cape en soie et fils d'or ornée d'une décoration épigraphique en arabe a été découverte dans le tombeau de l'infant don Felipe, qui a voulu être enterré revêtu de cette cape, ce qui démontre l'engouement des aristocrates chrétiens pour ces tissus de goût andalou.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XIIIe siècle, avant 1275, année de la mort de l’infant.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 147 cm, l. 293cm.","method_for_datation":"La date de la mort de l'infant, 1274, est connue, et il fut enterré avec la cape.","method_for_provenance":"La cape a été trouvée dans le tombeau.","provenance":"Tombeau de l’église des templiers de Villalcázar de Sirga (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national suite à la redistribution des fonds du Real Gabinete de Historia Natural, en 1867.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Restos del traje del Infante don Felipe”, *Museo Español de Antigüedades*, IX, Madrid, 1878, pp. 101-126. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade, arte nazarí, arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, Madrid, 1949, pp. 61 y 201. \nSánchez Trujillano, M. T., “Catálogo de los tejidos medievales del M. A. N.”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, IV, Madrid, 1986, p. 105, n° 4. \nDe los Santos Rodríguez, R. M. et Suárez Smith, C., “Informe técnico sobre los trabajos de conservación y restauración de la capa del Infante Don Felipe (s. XIII)”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, 15, Madrid, 1997,pp. 231-239.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["brocart","cape","mudéjar","Palencia","soie"],"materials":["brocatelle.","Soie, or"]},"1a45e8a0-c447-57b3-a5e2-1167b070b291":{"name":"Veste.","description":"Cette veste courte à longues manches est en velours rouge à riche décor. Des galons d'argent masquent les coutures et soulignent le tour de cou, les poignets et tous les autres bords. Par ailleurs, les bordures sont mises en valeur par un large bandeau de tissu à motifs. Une partie des épaules et des manches est brodée. Sur les épaules, le galon est pris entre deux bandeaux d'enroulements végétaux. La partie supérieure des manches est recouverte d'un élément triangulaire brodé de rinceaux stylisés d'où s'échappent des rameaux fleuris et des feuillages. La veste se ferme par une rangée de 16 boutons. Elle est doublée de coton imprimé à rayures.","short_description":"Veste courte à longues manches en velours rouge, doublée de coton imprimé. Elle est richement brodée de rinceaux, rameaux fleuris et feuilles.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Largeur 150 cm.","method_for_datation":"La broderie en fil de métal était une des techniques préférées pour ce type de vêtement ottoman au XIIIe/XIXe siècle.","method_for_provenance":"Les broderies de fils métalliques de haute qualité provenaient des ateliers professionnels d'Istanbul et de Bursa.","provenance":"Turquie, probablement Istanbul ou Bursa.","obtention":"Acheté auprès du collectionneur F. R. Martin en 1898.","bibliography":"Johnstone, P., *Turkish Embroidery*, Victoria and Albert Museum, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTher, U., Floral *Messages: From Ottoman Court Embroideries to Anatolian Trousseau Chests*, Brême, 1993. \n*Türkische Kunst und Kultur aus Osmanischer Zeit, Museum für Kunsthandwerk Frankfurt*, Catalogue d'exposition, vol. 2, Recklinghausen, 1985.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","vêtements"],"materials":["travail de couture et de broderie.","Velours, coton imprimé, fil d’or"]},"22b59916-1001-5666-873e-2d7a62f3d991":{"name":"Costume de mariage (*keswa kabbous*)","short_description":"Porté par la mariée lors de la cérémonie nuptiale, ce grand costume appelé *keswa kabbous el-Garaq* pèse plus d’une dizaine de kilos. Il est composé d’un pantalon large, bouffant, serré à la taille par une *tekka*, sorte de cordon, accompagné d’un haut séparé laissant la taille dégagée, tous deux en taffetas de soie. Les broderies en fils d’argent dessinent des motifs floraux. L’association du fil d’argent plat brodé en relief et des paillettes cousues avec de la cannetille produit un effet de richesse et d’élégance. Porté par une femme assise, il prend l’allure d’une ample jupe à paniers raccordée au corsage décolleté, ce qui lui donne l’aspect d’une robe de cour. L’ampleur du haut du pantalon coulissé à la taille mais ouvert devant atteint les 4 mètres, les jambes à elles seules ont un tour de 1,50 mètre et 1 mètre de haut. Le bas des jambes est coulissé avec de la percale robuste qui maintient la coulisse et remonte assez haut sur la jambe pour provoquer le gonflement maximum autour de la cheville.","type":"Textile; robe","holder":"Office de l’Artisanat de Tunis","dates":"XIXe – XXe siècle","location":"Tunis","provenance":"Nabeul","author":"Saloua Zangar","keywords":["Costume de mariage","Broderie en fils d'argent"],"materials":["Satin brodé"]},"2f8b920a-ec65-5c26-a6f7-a26f55c2895e":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître un dense décor d'étoiles à huit branches disposées en rangées décalées sur un fond cramoisi sombre. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les caftans royaux d’enfant étaient parmi les produits fabriqués dans les centres ottomans impériaux de tissage de la soie à Bursa et à Istanbul. Les vêtements appelés aussi *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial des membres de la cour, jusque dans la mort puisqu’ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 75 cm, l. 72,14.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23, pp. 268-269, fig. 200 (pour une analyse de ce fragment et d'autres soies ottomanes). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 227, cat. n° 4/1 et 4/2 (pour une analyse de ce fragment et de textiles proches).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocard de soie, de coton et de fil d’argent (kemha)."]},"324db717-f88f-51eb-8d77-e05946d136f3":{"name":"Ornement de coiffure.","description":"Composé d'un disque de maillechort, de chaînettes métalliques, de pièces de monnaie ottomanes, de porte-bonheur et de grains divers, cet ornement de coiffure de mariage se fixait au sommet d'un bonnet en tissu brodé adapté à la forme de la tête. L'un des porte-bonheur est une médaille de saint Joseph d'origine française, l'autre une “main de Fatma.” Les pièces de monnaie – sauf une au nom du roi d'Espagne Philippe V – sont ottomanes et datées d'entre 1180 et 1260 H / 1766-1844 J.-C. Elles remplissaient deux fonctions, l'une purement décorative, l'autre d'indication de la richesse de la mariée, de son statut social et de l'importance de sa dot. La présence d'une médaille chrétienne au centre du disque fait penser que cet ornement a pu être destiné à une mariée chrétienne. Cet ornement est un bon exemple de la diversité culturelle du Moyen-Orient ottoman, en particulier en Palestine, où les villages pouvaient être chrétiens ou musulmans. Parmi les autres pièces de monnaie européennes populaires dans les bijoux moyen-orientaux figurent celles à l'effigie de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. \nLes jeunes mariées de Ramallah (ville à dominante chrétienne) portaient ce type d'ornement de coiffure pour leurs noces. La femme était libre de l'enrichir de pièces ou, au contraire, d'en prélever pour son usage personnel, par exemple pour l'aménagement de sa maison. Un grand nombre de ces coiffes passaient de génération en génération et lorsque les pièces d'or devinrent à la mode, elles remplacèrent souvent celles d'argent.","short_description":"La médaille d’un saint chrétien accrochée sur le devant de cet ornement révèle qu’il appartenait à une jeune mariée arabe chrétienne de la période ottomane en Palestine. Il s’agit sans doute d’un accessoire de parure de mariée portée par une femme de Ramallah. Les pièces d’argent sont ottomanes et datées d’entre 1180 et 1260 H (1766-1844 J.-C.).","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"Ø (du disque) 13,5 cm ; épaisseur (du disque convexe) 3 cm ; L. des chaînettes courtes 12 cm ; L. des chaînettes longues 28,5 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et datation des pièces de monnaie ottomanes utilisées sur cet objet entre 1180 et 1260/1766-1844.","provenance":"Ramallah, Palestine.","obtention":"Donné au muséeen 1987.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bijouterie","costume","femmes","joaillerie","numismatique","pièces de monnaie"],"materials":["Maillechort, chaînes et pièces de monnaie métalliques, grains de verre et de pierre."]},"35b20a3e-5a46-57c7-a113-1241acad6004":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître un dense fond de décor floral auquel se superposent des rangées de fleurs rondes alternant avec des boutons charnus et duveteux, le tout se détachant sur un fond cramoisi sombre. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres, l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"La technique de tissage dite “armure de lampa” vue sur ce fragment de caftan fut adoptée par les tisserands ottomans, peut-être via la Syrie, fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe J.-C). Bursa fut l’un des premiers centres de manufacture de soierie, mais, au Xe/XVIe siècle, des ateliers de la cour s’établirent également dans la capitale ottomane, Istanbul.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 67,2 cm, l. 73,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-233, pp. 292-293, fig. 271 (pour une analyse de ce fragment et d'autres soies ottomanes).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocard de soie, de coton et de fil d’argent (kemha)."]},"3ab9503a-ce96-572b-920f-f71d81fadf1c":{"name":"Veste","short_description":"Petite veste de circoncision de la vieille ville d’Alger, faite sur du velours de Gênes. La décoration est faite de feuilles de palme. À la jonction de deux feuilles de palmes pendent des glands. Les manches et la bordure de la veste présentent une décoration de lignes entrecroisées.","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"42b5c7f1-cc74-5b88-8ab4-25e33352b53f":{"name":"Gilet","short_description":"Corselet (*frimla*) porté par les jeunes femmes algériennes. Le dos est entièrement brodé d’entrelacs sortant d’un vase stylisé. Ce vêtement était porté par les jeunes femmes musulmanes et juives.","type":"Tissu","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger","keywords":["Tissu"],"materials":["Tissu et fils d’argent"]},"44156a31-6bfc-5a44-9e81-6e02ec39aee7":{"name":"Veste","short_description":"Courte veste pour homme, entièrement brodée sur les deux pans du devant. La broderie se présente sous forme de volutes se terminant par un crochet, délimitée par un motif floral et sortant d’un vase stylisé. Les manches ouvertes jusqu’aux coudes sont décorées de motifs géométriques. Les manches se ferment à l’aide de petits boutons en nacre. C’est une veste d’apparat portée lors des cérémonies.","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"Fin XIXe siècle","location":"Alger","keywords":["Mode","traditionnelle"],"materials":["Coton et soutache"]},"54ee640a-4e1d-59a5-ba23-f9a85bf4e010":{"name":"Gilet","short_description":"Boléro appelé *frimla* en velours, travaillé sur le devant de la pièce ; il se portait sur une chemise en soie. Les jeunes filles musulmanes et juives utilisaient ce vêtement.","type":"Velours","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","location":"Alger","materials":["Velours et fil d’argent"]},"58b8041e-0838-56a2-b0b3-2369a498e868":{"name":"Ceinture.","description":"Ce type de longue ceinture en soie brochée ou *lampas,* tissée sur un métier à la tire dans les ateliers de Fès, est apparu au début du XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.). Portée au-dessus de leur caftan par les femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie, elle faisait plusieurs fois le tour de la taille ; pliée en deux, elle pouvait être portée sur deux côtés. Celle-ci est étroite et souple comme les plus anciens exemplaires. Sur un fond rouge, un décor broché composé de cinq motifs de différentes couleurs inspirés du répertoire décoratif maroco-andalou est enrichi de quelques éléments empruntés à l'art persan et ottoman : entrelacs géométrique aux interstices garnis de fleurs, fleurons et palmes, motifs ovoïdes rappelant le fruit du citronnier *tronjia*, frises d'arcades munies de fleurs, semblables aux dessins des tentures murales. Ces motifs sont présentés seuls ou combinés, en bandes transversales répétitives et alternées. \n \nLes deux extrémités de la ceinture sont ornées de plusieurs mains stylisées et d'étoiles à huit branches ou sceaux de Salomon, considérés dans la tradition ésotérique marocaine comme symboles prophylactiques. Entre les grands motifs qui composent la décoration principale de l'étoffe et les deux extrémités de la ceinture, une étroite bande rehaussée de petites tulipes placées tête bêche représente la marque de l'atelier. \n \nLes longs cordonnets qui terminent la ceinture se nouaient sur le devant pour la maintenir autour de la taille.","short_description":"Cette sorte de longue ceinture en soie brochée était portée au-dessus du caftan par les femmes des hauts dignitaires et celles de la bourgeoisie. Elle faisait plusieurs fois le tour de la taille et pouvait être portée sur deux côtés.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIIe-XIVe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 135 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Par le type de décoration, la largeur et la longueur de la ceinture, ainsi que par la souplesse du tissu.","method_for_provenance":"D'après les études faites sur le sujet et les écrits des historiens, c'est à Fès qu'étaient installés les ateliers de tissage de brocarts, depuis l'époque mérinide jusqu'au début du XXe siècle.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Golvin, L., “Les métiers à la tire des fabricants de brocarts de Fès”, *Hespéris,* 1950*,* 1er et 2e trim., pp. 37-48. \n \nVogel, L., *Soieries marocaines, les ceintures de Fès*, Paris, 1920.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Brocard de soie tissé sur le métier à la tire."]},"5ea5b8ab-9f07-5718-8f32-a6c53d04b318":{"name":"Tunique.","description":"La tunique est teintée en noir, le col est arrondi, les manches sont mi-longues. Le vêtement dispose au dos d'une ouverture longitudinale et ne peut donc être porté qu'en introduisant, en premier lieu, les mains dans les manches. Elle était probablement destinée à un enfant et rappelle, par sa forme, des vêtements coptes analogues. Au niveau des épaules, les manches sont ornées de décors qui diffèrent sensiblement d'une manche à une autre. La bande de l'épaule droite est garnie, sur une plate-forme rouge, de motifs géométriques et de traits jaunes alternant avec des médaillons qui renferment des éléments végétaux et floraux stylisés, mêlés à des motifs zoomorphes très stylisés. On pourrait y reconnaître des lièvres. La bande de la manche gauche, de coloration plus variée, comporte des motifs animaliers, essentiellement des lièvres et des chiens bleus, verts et noirs. Le fond est jaune. Les deux bandes sont encadrées d'une inscription pieuse en coufique angulaire, très altérée et peu lisible, brodée en soie. On peut lire : “Bénédiction durable (…) la souveraineté est à Dieu”.","short_description":"Cette tunique en lin teintée en noir, sans doute destinée à un enfant, rappelle par sa forme les vêtements coptes. Les manches sont ornées, au niveau des épaules, de décors qui diffèrent sensiblement d'une manche à l'autre et qui comportent des éléments végétaux et floraux mêlés à des motifs zoomorphes stylisés.","holder":"Musée national du Bardo","dates":"IIIe-IVe siècle de l’Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L.70 cm, l. 50 à 70 cm, 120 cm avec manches.","method_for_datation":"Les tuniques qui appartiennent à la haute époque musulmane sont rares, ce qui nous prive de critères de datation. Néanmoins, en s'appuyant sur le décor et le type d'écriture, on peut dater cette tunique, avec peu de risques d'erreur, du IIIe-IVe siècle de l'Hégire (IXe-Xe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Analyse stylistique.","provenance":"Égypte ?.","obtention":"Ce vêtement fut acheté chez un antiquaire du Caire en 1958 par H. H. Abdelwahab, qui l'a offert au musée du Bardo en 1962.","bibliography":"Skik, K., Musée du Bardo, département musulman, Tunis, 1974, p. 16, fig. 6.","dynasty":"Abbasside","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","textile"],"materials":["Lin brodé de laine."]},"5f958fd8-3a2a-50d4-a26a-9ea8b55e677e":{"name":"Gilet","short_description":"Gilet d’homme sans manches, brodé de fil d’or.","type":"Velours; soie; fil d’or","holder":"Musée public national des Antiquités","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":"H.61 cm, l.58 cm","provenance":"Alger","author":"Houria Cherid","keywords":["Costume traditionel"],"materials":["Velours brodé"]},"65b12078-9fc9-543e-94fd-9274d0e1813b":{"name":"Manteau ayant appartenu au cheikh Muhammad al-Khalili.","description":"Manteau (*'aba'a*) ou vêtement de dessus composé de petites pièces de soie et de coton de 3 x 3 cm environ, cousues ensemble au fil de laine et donnant l'impression d'un tissage. Le fond à motif polygonal fait appel à diverses couleurs dont le jaune, le rouge, le vert et le noir. Les polygones sont disposés dans des rectangles de forme allongée qui devaient élancer la silhouette. Le haut du dos présente un cercle composé de polygones disposés en cercles de diamètre croissant à partir du centre de la composition. Ce procédé donne à cette partie une profondeur fascinante. Le cercle est contenu dans un carré qui délimite des écoinçons rouges et noirs. Les manches se terminent par une bande de soie verte. Ce type de manteau était inspiré par l'ascétisme et la piété de celui qui le portait. Il s'agit d'une pièce extrêmement rare, car peu de vêtements complets dans un tel état de conservation sont parvenus jusqu'à nous. \nLe *cheikh* Muhammad al-Khalili, qui faisait partie du cercle des experts en *fiqh* (jurisprudence islamique) à Jérusalem, était l'une des personnalités palestiniennes les plus importantes de l'époque. Cette position lui valut d'être inhumé dans la *madrasa* al-Achrafiyya, située près du mur occidental du Haram al-Charif, honneur accordé une dizaine de personnalités seulement au cours de l'Histoire. Le manteau fut conservé pendant plus de deux siècles dans la chambre funéraire, d'où il a été transféré au musée.","short_description":"Manteau d’un expert en fiqh (droit islamique) qui fut l’une des plus importantes personnalités de Palestine au XIIe siècle H (XVIIIe siècle J.-C.), qui recouvrait sa tombe. Il est tissé à partir de petites pièces polygonales en coton et en soie. Ce manteau a des manches trois-quarts. Ce vêtement est l’un des rares qui soit conservé presque intact.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Cheikh* Muhammad bin Muhammad Charaf al-Din Khalili (mort en 1146 H / 1734 J.-C.).","dates":"Avant 1146 de l’Hégire / 1734 J.-C. ; pendant l’existence de son propriétaire d’origine.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 145 cm, l. 90 cm.","method_for_datation":"En fonction de la date de la mort du propriétaire.","method_for_provenance":"à l'époque, la soie était tissée dans différentes régions de Syrie et de Palestine. Le lieu précis de production nous reste inconnu.","provenance":"Palestine ou Syrie.","obtention":"Le manteau était exposé près de la tombe du *cheikh* Muhammad al-Khalili, au rez-de-chaussée de la *madrasa* al-Achrafiyya, avant d'être transféré au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001 ; IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["costume","coton","laine","manteau","soie","textiles","vêtements"],"materials":["Tissu de soie et de coton polychrome avec fils de laine."]},"69944391-4804-5b5b-96e7-56b15185e288":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) qui formait à l'origine le devant d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu reproduit un motif dense et couvrant de vigne et de fleurs dans des nuances délicates or et brun-vert sur fond crème. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de lampa, qu'illustre ce fragment, furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Ce fragment faisait autrefois partie du devant d’un caftan d’enfant sans col, à manches courtes, à taille droite et jupe en cloche. Fait en brocard de soie tissé dans les manufactures impériales de Bursa ou Istanbul, il était probablement porté par un jeune membre de la famille impériale ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 72 cm, l. 73,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* furent populaires dans l'empire ottoman entre la fin du Xe et le début du XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Il est établi que des caftans de ce type furent réalisés dans les ateliers ottomans de tissage de soie à Bursa ou Istanbul fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté à Mr. Tiano de Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. 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En partie inférieure du bandeau figure une ligne d'inscription en style coufique tissée à la soie brune se lisant : “Au nom de Dieu, les bénédictions de Dieu sur Abd Allah al-Amin Muhammad, Commandeur des Fidèles, que Dieu lui assure une longue vie, qui a commissionné la production de ceci dans le *tiraz al-'amma* \\[…\\] en égypte, aux mains de al-Fadl bin al-Rabi', soutien du Commandeur des Fidèles.” Il s'agit de la plus ancienne inscription en soie sur lin dont nous ayons connaissance. à la période islamique, les châles ou les turbans étaient souvent ornés à leurs deux extrémités d'un bandeau décoratif accolé à un bandeau épigraphique souligné d'une fine bordure et d'une frange. \nCe tissu a été fabriqué dans un *tiraz al-'amma* (atelier public). En dehors de ces *tiraz* publics existaient des établissements créés par les califes pour produire des vêtements et des tissus pour la cour, les *tiraz al-Khasa* (ateliers exclusifs). Mais on sait que le calife pouvait également commander des tissus de qualité aux *tiraz al-amma*. Les entrepôts du calife abbasside Muhammad al-Amin (r. 193-198 H / 809-813 J.-C.) étaient emplis de vêtements, de tentures et de tapis, au point qu'il fallut quatre mois à al-Fadl ibn Rabi' pour en inventorier le contenu, preuve de l'intérêt de ce calife pour les textiles.","short_description":"Ce fragment de tissu porte le nom du calife abbasside al-Amin Muhammad et est considéré comme la plus ancienne inscription en soie tissée sur lin. Les Fatimides établirent beaucoup d'ateliers de tissage gouvernementaux, les *Tiraz*. Quelques-uns étaient spécialisés dans la production de textiles pour le calife et sa cour, les autres étant affectés au grand public.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"193-198 de l’Hégire / 809-813 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 80 cm, l. 18 cm.","method_for_datation":"Mention dans un bandeau décoratif du nom du calife abbasside Muhammad al-Amin et de son successeur al-Fadl ibn al-Rabi'.","method_for_provenance":"Il est très probable que Fustat soit le lieu de production de ce tissu, l'égypte étant mentionnée dans le bandeau épigraphique.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Achat en 1903 auprès du marchand d'antiquités Paul Philip.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher M. S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","dynasty":"Abbasside","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale","écriture coufique","lin","soie","textiles","tiraz"],"materials":["Lin, décoration de soie tissée."]},"703b6c7e-f4d6-51d7-9caa-1fade8284326":{"name":"Ceinture d’ivoire ornée de pierres précieuses.","description":"Ceinture d'ivoire composée de cinq importantes plaques à médaillons lobés attachés par des chaînes de petites pièces rectangulaires. Chaque élément comporte plusieurs niveaux de décor. Les surfaces sont ornées de vrilles spiralées finement gravées et de motifs de fleurs aux lignes de gravure comblées de mastic noir. Le second niveau comprend des fleurs d'or ornées de rubis et de turquoises, réunies par des vrilles à feuilles dorées. Le fond disparaît sous cette surabondance de décor et les matériaux de base sont éclipsés par la présence ostentatoire des pierres. Les fleurs incrustées d'ornements en or et la technique de décor à multiples niveaux reflètent l'art de la joaillerie de cour sous le règne de Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566). Les organisations d'artistes et d'artisans de la cour (appelées *Ehl-i Hiref*) fondées sous le règne de Bayézid II (r. 886-918 H / 1481-1512 J.-C.) enseignaient également dans les domaines de l'art ottoman. Le nombre d'artistes travaillant au palais figure dans les livres de salaires régulièrement tenus à partir du règne de Soliman le Magnifique. \nAccessoire important aussi bien pour les hommes que pour les femmes, les ceintures servaient à orner et enrichir un costume. Elles possédaient également un sens rituel. Une promotion à un certain rang s'accompagnait de la cérémonie de la remise d'une ceinture. Cette coutume, connue dans les guildes professionnelles, était également très pratiquée par les sultans, comme le manifeste le dépôt d'une ceinture sur leur cénotaphe ou sur celui de courtisans décédés. Pendant la période ottomane, des modèles furent fabriqués en textiles précieux brodés de fils d'or et d'argent. Les ceintures ornementales sculptées et ornementées, faites de plaques de métal accolées, témoignent de hauts critères de fabrication. Si les ceintures des femmes étaient d'une décoration élaborée, celles des hommes restaient assez sobres.","short_description":"Durant la période ottomane, les ceintures étaient non seulement utilisées comme accessoires pour les costumes des femmes et des hommes, mais aussi comme récompenses palatiales attribuées, pour une promotion à un rang supérieur ou en reconnaissance d’accomplissements professionnels remarquables, au cours d’une cérémonie de “remise de ceinture”.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 65,5 cm, l. 4,5 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs et les caractéristiques stylistiques permettent de dater cette ceinture de la première moitié du Xe/XVIe siècle. La présence de pierres précieuses est un important élément constitutif du caractère des œuvres de cette période.","obtention":"Transféré au musée du tombeau du sultan Sélim II (r. 974-982/1566-1574) en 1332/1914.","bibliography":"ölçer, N., *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 261. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks: A Journey of a Thousand Years, 600-1600*, Londres, 2005, p. 453.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ceintures","ivoire"],"materials":["Ivoire, or, mastic, turquoise, rubis, émeraude, gravure."]},"77e732d5-caee-5472-847f-63e657f1353d":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) constituant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, et à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu reproduit un motif dense et couvrant d'étoiles à huit branches en rangées décalées. Chaque étoile présente un motif central de huit tulipes partant d'une rosette centrale. Des prolongements d'arabesques trilobées mettent en valeur ces étoiles en partie supérieure et inférieure. Ce type de motif se retrouve dans certains velours ottomans. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de lampa, qu'illustre ce fragment, furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les caftans royaux d’enfant étaient parmi les produits fabriqués dans les centres ottomans impériaux de tissage de la soie à Bursa et à Istanbul. Les vêtements en brocard de soie avaient pour objet de magnifier le statut impérial des membres de la cour, jusque dans la mort puisqu’ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 73,7 cm, l. 63,7 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* furent populaires dans l'empire ottoman entre la fin du Xe et le début du XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Il est établi que des caftans de ce type furent réalisés dans les ateliers ottomans de tissage de soie à Bursa ou Istanbul fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté à Mr. Tiano de Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23, pp. 268-269, fig. 201 (pour une analyse de cette pièce et de textiles ottomans similaires).","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocart de soie, coton et fil d’argent (kemha)."]},"79fded3c-fc12-5fa3-bff4-6820a231b3e4":{"name":"Drapé de mariage","short_description":"Drapé de mariage sans ceinture orné de nombreux symboles de fécondité. Il s’agit de deux grands rectangles de tissu en laine rouge réunis par une couture centrale autour de laquelle s’organise le décor brodé. Le décor se répartit sur tout le tissu et forme au centre une bande à motifs tissés aussi fins qu’une ciselure sur laquelle viennent se greffer diverses figures du répertoire des motifs traditionnels. Outre la main et le poisson, des disques, des cercles, des losanges, des croissants, des étoiles, des colombes, des chameaux… des personnages divers se retrouvent au centre des compositions souvent énigmatiques particulières aux villes d’El Jem et de Ouerdanine.","type":"Textile; robe; broderie","holder":"Musée des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe – XXe siècle","location":"Tunis","dimensions":"H. 454 cm, l. 120 cm","provenance":"El Jem","author":"Saloua Zangar","keywords":["Symboles de fécondité"],"materials":["Laine brodée"]},"7c5b0aa9-383a-5b52-bc5a-91c986d3c9eb":{"name":"Objets de toilette","short_description":"Pour se distinguer, les familles tunisoises ont créé au XIXe siècle la notion de *knastrou l’aroussa* (la corbeille de la mariée). C’est un panier en argent ciselé ou en filigranne qui contient des objets servant à la toilette de la mariée : aspersoir pour parfum (*mrach*), fiole à khôl et son applicateur pour les yeux (*mokhala*), miroir à cadre rond ou rectangulaire orné de motifs floraux gravés ou repoussés, assiette et couteau pour le henné. Paire de socques (*qobqabs*) en bois recouverts d’argent et portés par la mariée à Tunis. Le tout en argent ciselé ou en filigrane. Le bain maure (*hammam*) étant la première escale de la mariée, tout est mis en œuvre pour la beauté de la mariée : gommage, masque à argile, épilation… une série d’ustensiles sont utilisés à cette fin.","type":"Argent","holder":"Musée des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe – XXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar","keywords":["Argent ciselé","Filigranne"],"materials":["Métal argenté"]},"7f865df5-a1bf-51f2-943d-4a9bec647c8f":{"name":"Robe","short_description":"Longue robe ou djebba en brocart décorée sur le devant d’un plastron en épi. Les manches, très échancrées, sont soulignées par un ruban brodé. Les femmes de Constantine de confession juive portaient cette robe longue, tandis que les femmes musulmanes la portaient légèrement plus courte. La décoration des robes de Constantine actuelles a complètement changé, mais la coupe n’a pas évolué.","type":"Brocart","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":"1, 41 cm","keywords":["Mode","juive","costume"],"materials":["Brocart et passementerie"]},"922e411d-1b69-5d14-ac14-e76be57376fa":{"name":"Caftan.","description":"Costume féminin de forme rectangulaire légèrement évasé vers le bas, ouvert sur le devant, aux manches longues et larges. Des boutons coniques en passementerie en assurent la fermeture vers le haut. \n \nà l'origine, le nom de “caftan” est un mot persan adopté par les Ottomans et qui désignait le costume des empereurs. Il aurait été introduit au Maroc par le souverain saadien Abdelmalek qui avait vécu à Alger et à Istanbul (984-986 H / 1576-1578 J.-C.), où il l'aurait emprunté aux Turcs. Adopté tout d'abord par les dignitaires et par les femmes du palais, le caftan devint à la mode chez les bourgeoises à partir de la fin du Xe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), si l'on en croit les récits des voyageurs européens. Ce type de costume qui était recouvert d'une tunique légère présentait des particularités propres à chaque grande ville. Par la forme et par les décors, celui-ci est un caftan de Tétouan. Il n'était caché par aucune tunique et se portait au-dessus d'un boléro de même tissu et de même facture. Brodé de cordonnets dorés, de galons d'or et de soutaches, il rappelle par ses décors arborescents les dessins rapportés sur les robes et boléros des femmes ottomanes d'Algérie.","short_description":"De forme rectangulaire, légèrement ouvert sur le devant, ce costume féminin était porté au-dessus d'un boléro. Des boutons en passementerie en assurent la fermeture vers le haut. Ses décors brodés en cordonnets et galons dorés s'inspirent de ceux des costumes des femmes ottomanes d'Alger.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"L. 140 cm, l. du haut 145 cm, l. du bas 100 cm.","method_for_datation":"Ce type de caftan ne se portait plus au début du XXe siècle.","method_for_provenance":"Ce type de caftan ne se fabriquait que dans la ville de Tétouan et n'était porté que par les femmes de la bourgeoisie du nord du Maroc.","provenance":"Tétouan.","obtention":"Achat.","bibliography":"Besancenot, J., *Costumes et types du Maroc*, Paris, 1940. \n \nDiouri, Z., El Idrissi, A., Khlifi, F.Z., and Ait M'barek, S., *[Le caftan marocain](https://images.museumwnf.org/hi_res/thematic_gallery/thg_galleries/47/related_content/27/en/1.pdf)*, Rabat: Foundation Nationale des Musées, 2025. \n \nLemprière, G., *Voyage dans l'Empire du Maroc et le Royaume de Fès, fait pendant les années 1790 et 1791*, Paris, 1801. \n \nMiège, J.-L., Benaboud, M., Erzini N., *Tétouan, ville andalouse marocaine*, Paris, 1996. \n \nPidou de Saint-Olon, F. *Relation de l'Empire de Maroc où l'on voit la situation du pays…*, Paris, 1694.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Velours, broderies fils d’or, soutaches."]},"94c59dc9-5032-599d-bcf3-18eec377e4fa":{"name":"Caftan de velours brodé","short_description":"Il s’agit d’un caftan de velours violet, enrichi de galons de passementerie or et argent et de lourdes broderies de fil d’argent blanc et doré. Le caftan est pourvu de manches courtes garnies par un large ruban lyonnais. Un important plastron, en deux parties symétriques de chaque côté de l’ouverture, orné de gros boutons de passementerie dorée, couvre la poitrine. Les broderies du plastron comportent deux paons affrontés de chaque côté d’une vasque et des motifs floraux. Le caftan est doublé d’une satinette bleu clair sur les bords extérieurs où est appliqué un motif en ailes d’hirondelle. Le caftan, porté avec un pantalon qui ne descend pas au-delà des mollets, fut un des vêtements somptueux de la mariée du XIXe siècle.","type":"Textile; robe; broderie","holder":"Musée des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar","keywords":["Caftan","Galons de passementerie"],"materials":["Tissu en velours, galons de passementerie, fil d’argent blanc et doré"]},"9b44d0ac-222b-523a-ae62-0176f671ccfa":{"name":"Gilet.","description":"Gilet de velours vert richement décoré à bordures de galons d'argent. Le tour de cou et les deux côtés de la double rangée de 17 boutons sont soulignés par un large bandeau de tissu à motif. Le décor brodé symétrique comprend des éléments inspirés du style rococo européen. Le vêtement est doublé de coton imprimé à motif de fleurs dans des carrés.","short_description":"Gilet de velours vert doublé de coton imprimé et fermé par deux rangs de 17 boutons. Broderie d'influence européenne.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"Longueur 37 cm.","method_for_datation":"La broderie au fil métallique était la technique de choix pour les vêtements d'apparat au XIIIe/XIXe siècle. Elle témoignait souvent d'influences européennes dans ses dessins.","method_for_provenance":"Les broderies de haute qualité en fil de métal étaient produites par des ateliers d'Istanbul ou de Bursa.","provenance":"Istanbul ou Bursa, Turquie.","obtention":"Acheté auprès du collectionneur F. R. Martin.","bibliography":"Johnstone, P., *Turkish Embroidery*, Victoria and Albert Museum, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTher, U., *Floral Messages: From Ottoman Court Embroideries to Anatolian Trousseau Chests*, Bremen, 1993. \n*Türkische Kunst und Kultur aus Osmanischer Zeit, Museum für Kunsthandwerk Frankfurt*, Catalogue d'exposition, vol. 2, Recklinghausen, 1985.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","vêtements"],"materials":["travail de couture et de broderie.","Velours, coton imprimé, fil d’or"]},"a21ee902-973e-5d31-8729-1620d2b89aae":{"name":"Caftan.","description":"Ce caftan rouge à larges manches fait partie d'un costume d'influence algérienne. La soie, fine et chatoyante, est ornée de grandes fleurs et feuilles. La broderie au fil d'or sur l'encolure, des deux côtés des boutons, est le seul ornement supplémentaire. L'utilisation parcimonieuse mais efficace et le contraste des couleurs accentuent le caractère précieux du vêtement. \nAvec la coiffe et les chaussures, ce caftan faisait partie d'un riche présent offert par Ali Pacha, dey d'Alger, au roi suédois en 1144 H / 1731 J.-C. à l'occasion de la signature du traité de paix entre la Suède et l'Algérie.","short_description":"Ce caftan rouge à larges manches fait partie d'un costume d'influence algérienne. La soie, fine et chatoyante, est ornée de grandes fleurs et feuilles. La broderie au fil d'or sur l'encolure, des deux côtés des boutons, est le seul ornement supplémentaire. L'utilisation parcimonieuse mais efficace et le contraste des couleurs accentuent le caractère précieux du vêtement. \nAvec la coiffe et les chaussures, ce caftan faisait partie d'un riche présent offert par Ali Pacha, dey d'Alger, au roi suédois en 1144 H / 1731 J.-C. à l'occasion de la signature du traité de paix entre la Suède et l'Algérie.","holder":"Armurerie royale (Livrustkammaren).","initial_owner":"Ali Pacha, dey d’Alger.","dates":"Vers 1144 H / 1731 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"L. 125 cm, l. 79 cm.","method_for_datation":"Le caftan fut offert en 1144 H / 1731 J.-C. comme cadeau protocolaire. Il a probablement été confectionné l’année précédente.","method_for_provenance":"D’après le précédent propriétaire, Ali Pacha, qui était dey d’Alger.","provenance":"Algérie.","obtention":"En tant que musée, l’Armurerie royale conserve les présents faits aux rois de Suède.","bibliography":"Royal Armoury, *Gåvor från Österland*, cat. n° 87, Stockholm, 2001.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Margot Cortez","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","textile"],"materials":["broderie.","Soie, lin, fil d’or"]},"ae76a20b-77b1-575a-ab1c-36776cb0c633":{"name":"Fragment de vêtement.","description":"Ce fragment présente deux frises opposées, portant en blanc sur fond bleu nuit des inscriptions coufiques, dans un entourage de rinceaux roses à fleurs blanches. Entre ces deux frises calligraphiées court une autre frise agrémentée de rosettes rouges à quatre pétales dans un entourage de rinceaux en vagues brunes sur fond vert. Ce petit fragment d'une bande de *tiraz*, beaucoup plus importante à l'origine, est à rapprocher, à cause de l'inscription presque similaire, d'un exemplaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, dont le commanditaire est le prince fatimide al-Moustansir. Le texte en ductus coufique porté par la frise supérieure sur cet exemplaire de Berlin dit : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a d'autre Dieu que le Dieu. M(ahomet) est son Prophète.” Il s'agit donc de la profession de foi islamique. Sur la frise inférieure, on lit : “Ceci a été fait sur ordre du vizir, le Très Grand.” L'appellation “bande de *tiraz*” vient des ateliers où étaient tissées les étoffes portant des inscriptions (*tiraz*). Dans les ateliers de la cour, elles étaient fabriquées pour le calife et les dignitaires, elles étaient en outre offertes par les princes à des personnalités locales ou étrangères en récompense de leurs services. Les sources médiévales les décrivent comme des objets précieux. Les bandes de *tiraz* proviennent pour la plupart d'Égypte, le climat très sec y ayant permis une bonne conservation, même en cas d'enfouissement.","short_description":"Des tissus de coton brodés de soie étaient réalisés dans les ateliers de la cour dans l'Égypte fatimide et étaient appelés *tiraz* en raison des inscriptions qui donnaient souvent le nom de l'atelier et du souverain. Lors d'occasions spéciales, ils étaient offerts à des personnes qui avaient rendu des services à l'État.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Règne de al-Moustansir Billah, 427-487 de l’Hégire / 1036-1094 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 16 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur un tissu similaire conservé au Victoria and Albert Museum de Londres mentionne le nom du calife fatimide al-Moustansir Billah (427-487/1036-1094 J.-C.) et permet de dater ce fragment du règne de ce dernier.","method_for_provenance":"Les analyses comparatives avec d'autres tissus permettent d'affirmer que les deux fragments pratiquement identiques, celui de Londres portant le nom du calife al-Moustansir et celui de Berlin, sont les produits d'un atelier princier situé en Égypte où étaient réalisées les étoffes pour le compte des califes abbassides.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acquis auprès de la collection Reinhardt.","bibliography":"*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Berlin, 1979, cat. n° 301. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Stuttgart-Zurich, 1980, n° 16, pp. 44-45. \nKühnel, E., *Islamische Stoffe aus ägyptischen Gräbern,* Berlin, 1927, pp. 22-23, n° 3132, pl. 7. \nKühnel, E. et Bellinger, L., *Catalogue of Dated Tiraz Fabrics, Umayyad, Abbasid, Fatimid,* Washington, 1959, p. 75.","dynasty":"Fatimide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Coton et soie, reps, texte tissé."]},"b6582e55-7f8a-5fe9-9368-5ce8c476126c":{"name":"Robe.","description":"Robe palestinienne moderne, coupée et brodée à la manière traditionnelle à partir d'un tissu de fabrication industrielle et de fils importés. Les motifs de broderie sont copiés de recueils européens. Le point de croix est simple mais fait appel à des fils de tons multicolores qui confèrent à l'ensemble un effet chatoyant. \nLes plus anciens exemples de travaux d'aiguille palestiniens subsistants remontent au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Ils se divisent en gros en deux styles régionaux principaux : ceux de Galilée et ceux de Palestine méridionale. Les femmes des villages arabes apprenaient de leurs mères comment broder leurs propres vêtements dès l'âge de six ans. La première garde-robe complète d'une femme lui servait de trousseau. Les tissus étaient en coton ou en lin uni, tissé localement par des tisserands, ou importés d'Égypte ou de Grèce. La broderie était essentiellement un élément de décoration des robes, coiffure et foulards, dont les motifs combinaient des dessins géométriques et floraux. Les ornements étaient influencés par des exemples syriens, turcs, chypriotes et grecs similaires, preuve d'intenses échanges culturels entre ces pays. Les Palestiniennes empruntaient ces motifs autour d'elles, les adaptaient et développaient sans cesse leur répertoire de formes en les intégrant dans leurs compositions traditionnelles. \nMalgré plusieurs tentatives pour attribuer une signification symbolique aux nombreux motifs utilisés, ils ne revêtaient en général pas de signification particulière. Cependant, les brodeuses leur donnaient un nom pour les distinguer, certains correspondant à la forme, mais beaucoup d'autres non.","short_description":"Les femmes des villages palestiniens apprenaient de leurs mères comment broder leurs propres vêtements, et commençaient à apprendre l’art de la broderie dès l’âge de six ans. Elles empruntaient et adaptaient sans cesse des motifs à ce qu’elles voyaient autour d’elles. Les motifs de cette robe brodée moderne mais de coupe traditionnelle sont d’origine européenne.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"1965.","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 150 cm, l. (aux épaules) 54 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Les motifs utilisés sont empruntés à des recueils de motifs européens.","provenance":"Hébron, Palestine.","obtention":"Donné au muséeen 1995.","bibliography":"Weir, S., *Palestinian Costume*, Londres, 1989. \nWeir, S. et Shahid, S., *Palestinian Embroidery. Cross–Stitch Patterns from the Traditional Costumes of the Village Women of Palestine*, Londres, 1988.","dynasty":"Période moderne","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","costume","décoration florale","femmes"],"materials":["Textile synthétique brun à broderie de couleur en fil de coton."]},"d04f9993-36fb-5234-ad3f-ce7d4b211668":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître un décor floral dense fait de tiges de tulipes sinueuses verticales surmontées de grandes fleurs rouges disposées à intervalles réguliers sur fond vert argenté. Ce type de motif était apprécié non seulement pour les tissus *kemha*, mais aussi pour d'autres supports comme les carreaux. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Ce fragment vient d’un caftan d’enfant sans col, à manches courtes en brocart de soie porté par un jeune membre de la cour ottomane. Le dense décor floral disposé à la verticale composé de tiges sinueuses et de grandes tulipes peut également se rencontrer sur d’autres supports comme des carreaux de faïence de la même époque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 73,5 cm, l. 72 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 206, p. 234, fig. 148 (pour un carreau de céramique à dessin très similaire); pp. 282-283, fig. 240 (pour un fragment similaire au Victoria and Albert Museum de Londres).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["kemha"],"materials":["Brocard de soie, de coton et de fil d’argent (kemha)."]},"d0e5dd9e-aee2-51d7-a5b3-d82228bcf1bd":{"name":"Caftan.","description":"Ce modèle appartient à un groupe appelé caftans longs. Il est doté de manches décoratives de la même longueur que l'habit et de fentes pour l'accès aux poches. Son tissu à dominante brune est en soie et fils dorés, selon la technique *kemha* utilisée pour les tissus de luxe. à col rond, il est coupé en forme de manteau à taille marquée et partie inférieure élargie en jupe à partir des hanches. Le tissu est orné de motifs de fleurs de lotus et de pivoines ainsi que de feuilles évoquant des plumes, mais sans répétition de motifs, ce qui est souvent le cas des vêtements de ce groupe tissés en exemplaires uniques. \nLes textiles *kemha* sont parmi les plus luxueux du répertoire ottoman. La coupe est également très raffinée. La composition tournante n'est pas interrompue, comme on le voit sur le devant et les côtés. La doublure est en soie rouge à fines rayures parallèles. Sur le devant, dans les angles, le nom de “Muhammad” se lit en écriture coufique sur des carrés appliqués. On pense que ce caftan a été réalisé pour le prince Bayézid, tué en 968/1561.","short_description":"Les caftans, éléments inséparables de la vie de cour durant la période ottomane, sont aussi les symboles du sultanat et du pouvoir. Ce caftan en *kemha*, un tissu de luxe, est orné des plus prisés motifs floraux selon un agencement non répétitif ; il constitue un document sur cette période car il porte le nom du tailleur.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","dates":"seconde moitie de Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 147 cm, l. 117 cm.","method_for_datation":"Absence d'informations précises. Le nom de “Muhammad” qui figure sur le devant peut-être considéré comme celui de l'artisan qui l'a réalisé, probablement attaché à la cour. On pense que ce caftan a appartenu au prince Bayézid, tué en 968 H/1561 J.-C.","method_for_provenance":"Provenance inconnue, mais Bursa était le centre de production de la soie et des textiles de soie de l'empire ottoman, ainsi que le principal centre d'exportation de ces tissus, notamment des fameux brocards ottomans. Il est donc hautement probable que le tissu de ce caftan a été tissé à Bursa et le vêtement réalisé dans les ateliers du palais de Topkapi.","provenance":"Probablement palais de Topkapi à Istanbul.","obtention":"Ce vêtement, qui appartenait à un résident du palais de Topkapi, est resté au musée de ce palais.","bibliography":"Denny, W. B., “Ottoman Turkish Textiles”, *Textile Museum Journal*, 3, 2, 1972, pp. 66-77. \nöz, T., *Textiles and Velvets, XIV–XVI Centuries*, Ankara, 1950. \nSözen, M., *Topkapı*, Istanbul, 1998, p. 193. \nTezcan, H. et Delibaş, S., *The Topkapı Saray Museum, Costumes, Embroideries and Other Textiles* (trad. et dir. J. M. Rogers), Boston, 1987, p. 48.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Harun Ürer","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caftans","kemha","textiles"],"materials":["Brocard de soie brodée (kemha)."]},"d951a6b1-8c1d-5dce-8a7a-81416e5bc68f":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocart de soie (*kemha*) qui formait à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en cloche. Le tissu présente un motif couvrant de rangées horizontales de *cintamani*, motif ici à trois boules vertes et “rayures de tigre” rouges sur fond gris argenté. \nLe motif de *cintamani* est courant sur les textiles *kemha* vers la première moitié du Xe siècle (XVIe siècle J.-C.). Son origine et sa signification sont mal connues, mais on a suggéré que pour les peuples turcmènes les trois boules exerçaient une fonction apotropaïque. Elles protégeaient ceux qui les portaient du mauvais œil, tandis que les rayures de tigre semblent rappeler la peau de cet animal dont était revêtu le héros mythique iranien Rustam. \nLes archives du musée précisent que cette pièce est une partie de robe d'honneur d'enfant de Constantinople ou de Bursa. Venues probablement de Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage appelé armure de *lampa* qu'illustre ce fragment furent utilisées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers furent également créés pour la cour ottomane à Istanbul. Les vêtements en *kemha* soulignaient le statut impérial du sultan et de sa famille même dans la mort, puisque ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes impériaux. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria & Albert Museum de Londres et l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Le motif *cintamani* sur ce fragment de caftan, avec ses ornements à trois boules et ses rayures de tigre, est apparu sur les textiles ottomans dès le Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). À l’origine, le motif à trois boules a pu avoir une portée apotropaïque, alors que les rayures de tigre rappellent la peau de cet animal dont était revêtu le héros mythique iranien Rustam.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 66,4 cm, l. 66 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* furent populaires dans l'empire ottoman entre la fin du Xe et le début du XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Il est établi que des caftans de ce type furent réalisés dans les ateliers ottomans de tissage de soie à Bursa ou Istanbul fin Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté à Mr. Tiano de Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, pp. 21-23 et 264-265, fig. 189 (pour une analyse de cette pièce et de textiles ottomans similaires).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chintamani","cintamani","kemha"],"materials":["Brocart de soie et de coton (kemha)."]},"e160d8e8-b92a-510d-9233-09013a954962":{"name":"Caftan.","description":"Partie avant d'un caftan d'enfant tissé de soie blanc, bleu et or sur fond de satin rouge (l'autre partie a été transférée au National Museum of Scotland au XIXe siècle). On pense que le motif décoratif sinueux répété évoque l'armure en peau de tigre de Rustam, le légendaire héros iranien. Des motifs similaires figurent dans de nombreuses œuvres d'art ottomanes du XVIe siècle et après. Les caftans de ce type étaient portés par des enfants de la cour ottomane, aussi bien les princes que les pages. Les bandes horizontales, sorte de galons, indiquaient peut-être le rang du porteur. À la mort de leur propriétaire, certains de ses habits officiels, comme les caftans, étaient déposés sur son cénotaphe, puis recouverts de tapis et d'autres textiles périodiquement ajoutés ou remplacés. Cette pratique eut pour résultat bénéfique de préserver les vêtements d'origine pendant des périodes remarquablement longues. Une tenue du sultan Sélim Ier (mort en 926 H / 1520 J.-C.) aurait été ainsi conservée sur sa tombe jusqu'au milieu du XXe siècle.","short_description":"Partie avant d'un caftan d'enfant tissé de soie bleu, blanc et or sur satin rouge. Les caftans de ce type étaient portés par les enfants à la cour ottomane, aussi bien des princes que des pages. À la mort de l'enfant, le caftan était placé au-dessus de sa tombe.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (fin XVIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 72 cm, l. 72,2 cm.","method_for_datation":"Localisation présumée d'ateliers de tissage impériaux.","method_for_provenance":"Ce vêtement fait partie d'un groupe de caftans qui proviendraient de tombes datant du Xe/XVIe siècle. Le modèle est dans l'esprit des vêtements de cette période, comme on peut le voir dans certaines miniatures ottomanes.","provenance":"Probablement Bursa ou Istanbul.","obtention":"Acheté par le musée en 1884.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 82, cat. n° 22. \nBaker, P., Wearden, J. et French, A., “Memento Mori: Ottoman Children's Kaftans in the Victoria and Albert Museum”, *Hali* 51, 1990, pp. 130-140. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 32.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Soie et fil d’or tissés."]},"e179ff65-79d3-5bba-97ab-c8056af7e861":{"name":"Fragment de mouchoir/tissu.","description":"Mouchoir carré bordé sur deux de ses côtés d'une série de bandeaux brodés au point de chaîne en rouge, jaune, noir et blanc. Chaque série se compose d'un bandeau externe, orné de deux branches végétales ondulées flanquant deux plus petites, et d'un large bandeau pris entre deux fines bordures à motifs géométriques, qu'encadre une inscription répétitive en style coufique au nom du propriétaire du mouchoir “al-bi-Allah”. Le bandeau central est illustré d'une succession d'oiseaux et de feuilles qui semblent s'envoler de leur col. \nLa propriété de ce mouchoir est attribuée au calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), connu pour sa politique de tolérance envers les Coptes et son mécénat stimulant des artisans de cette communauté. Ces artisans utilisaient des éléments décoratifs fortement influencés par l'art copte, comme le montre la présence de pigeons dans ces rondeaux. \nDivers types de production textile fleurirent au cours de la période fatimide, la soie jouant un rôle fréquent dans l'ornementation des tissus. L'empire fatimide jouissait d'une grande richesse qui se reflétait dans le raffinement et la splendeur de la vie quotidienne, en particulier dans l'habillement qui comprenait, par exemple, des turbans, des manteaux et des mouchoirs richement tissés et brodés.","short_description":"Les califes fatimides s'intéressaient beaucoup à l'industrie textile et nommèrent un maître du *Tiraz* pour superviser le négoce du textile. Certains tissus de soie étaient fabriqués à l'intention exclusive du calife, dont cette pièce, qui porte brodé le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"365-386 de l’Hégire / 975-996 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"L. 40 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Le bandeau épigraphié contient le nom du calife fatimide al-Aziz bi-Allah (r. 365-386/975-996).","method_for_provenance":"Ce mouchoir aurait appartenu au calife fatimide al-Aziz bi-Allah qui régna en égypte de 365 à 386/975-996.","provenance":"Égypte.","obtention":"Offert au musée en 1930 par Maurice Nahman, marchand d'antiquités.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *al-Zakhrafa al-Mansouya fi al-Aqmisha* \\[Motifs tissés sur métiers\\], Le Caire, 1942. \nRizq, 'Asim M., *Marakiz al-Sina'a fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989. \nSpuhler, F., *Islamic Carpets and Textiles in the Keir Collection,* Londres, 1978.","dynasty":"Fatimide","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","décoration épigraphique","décoration figurative","décoration végétale","mouchoirs","point de chaîne","soie"],"materials":["Lin brodé de soie."]},"f310be0c-2e4a-5a7a-ab0c-baaa41091e32":{"name":"Costume de mariage (*dokhla*)","short_description":"Tunique toute brodée avec du fil d’argent plat doré. C’est l’élément principal de la cérémonie de la *jelwa* à l’occasion des noces à Nabeul. Il s’agit d’une tunique rectangulaire, sa splendeur réside dans sa broderie qui recèle une étonnante richesse. Elle est faite de l’assemblage de plusieurs rubans de soie brodée de *tal*. La broderie cache entièrement le tissu. Le plastron et la bande médiane sont brodés de paillettes et de cannetille. La tunique descend aux mollets. Au bas, on voit passer les deux larges jambes d’un pantalon d’apparat en satin. Il est couvert de broderie dorée assortie à celle des manches. Parmi les bijoux de la mariée, la grande chaîne d’or aux anneaux plats, la *rihana*, accompagnée d’un grand collier de pâte parfumée. Enfin, la tête de la mariée est couverte d’un voile brodé en mousseline de soie.","type":"Textile; robe; broderie","holder":"Collection privée","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar","keywords":["Broderie de Nabeul","Paillettes et cannetille"],"materials":["Tissu brodé avec du fil d’argent plat doré"]},"fab32475-cc0b-58fd-b8a1-2d333ca79a85":{"name":"Vêtement en soie.","description":"Ravissant vêtement en soie finement tissée. En excellent état, il était sans doute porté par sa propriétaire lors de réceptions officielles ou de cérémonies. Il se compose de deux parties, une robe et un manteau. La robe en soie jaune, au toucher particulièrement doux, est de coupe simple qui rappelle un *disdacha*/*djalabiya* (long vêtement souple). Son ouverture descend jusqu'à la taille mais peut se refermer à différentes hauteurs par des bandes de tissu. \nLe vêtement extérieur est un manteau de forme générale fluide, ouvert sur le devant sur toute sa hauteur et qui ressemble à une *'aba'a (*robe) recouvrant entièrement le corps mais permettant une grande liberté de mouvement. Il est taillé dans un tissu raffiné en soie bleu et blanc brodé, dans le même ton de jaune que la robe. \nLa broderie est appliquée sur les bords de l'ouverture et recouvre la plus grande partie des deux manches. Elle se compose de fleurs et de tiges végétales brodées aux lourds fils de soie. \nCe vêtement est un bon exemple de l'élégance de la mode féminine des classes supérieures de la société ottomane au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.), et témoigne d'un goût personnel affirmé dans le choix des tissus et des couleurs.","short_description":"Élégant vêtement en soie finement tissé. En excellent état, il était sans doute porté lors de réceptions officielles. Il est composé d’un vêtement intérieur en soie jaune et d’un vêtement extérieur semblable à un manteau qui recouvre entièrement le corps. Il est ouvert sur le devant sur toute sa hauteur, le tissu de soie bleu et blanc donnant envergure et élégance à celle qui le portait.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Épouse de Ya’koub Pacha, gouverneur de Jérusalem en 1245 H / 1830 J.-C.","dates":"1245 de l’Hégire / 1830 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"La longueur dépasse les 200 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec la date à laquelle l'époux de la propriétaire de ce vêtement était gouverneur de Jérusalem.","method_for_provenance":"Ce type de tissu de soie était réputé dans toute la Turquie, en particulier à Istanbul, mais aussi en Syrie. Il n'est cependant pas possible de déterminer un lieu de production plus précis.","provenance":"Peut-être syrienne ou turque.","bibliography":"Al-'Arif, 'A., *Al-Mafssal fi Tarikh al-Qods* \\[Un compendium de l'histoire de Jérusalem\\], Jérusalem, 1999.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["‘aba’a","Broderies","robes","soie","vêtements"],"materials":["Soie rebrodée de soie."]},"fbf4d4a8-5487-5f14-80a9-c326b47bc923":{"name":"Fragment de caftan.","description":"Fragment de brocard de soie façonnée (*kemha*) formant à l'origine le dos d'un caftan d'enfant sans col, à manches courtes, taille droite et jupe en forme de cloche. Le mode de tissage fait apparaître des rangées décalées et parallèles de bandeaux en zigzag rouges disposés en diagonales ascendantes et ornés d'un motif miniature vert de “rayures de tigre”et de trois cercles (motif *chintamani*). Le motif *chintamani* est fréquent sur les tissus *kemha* à partir d'environ la première moitié du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Son origine et sa signification sont mal connues, mais on a suggéré que pour les peuples turcmènes les trois boules exerçaient une fonction apotropaïque en protégeant ceux qui les portaient du mauvais œil, tandis que les rayures de tigre semblent rappeler la peau de cet animal dont se vêt le mythique héros iranien, Rustam. \nLes archives du musée précisent que cette pièce constitue une partie de “robe d'honneur” d'enfant d'Istanbul ou de Bursa. Arrivées peut-être en Turquie *via* la Syrie, les techniques complexes de ce type de tissage (armure de lampa, une sorte de jacquard) furent adoptées par les tisseurs ottomans à la fin du Xe-début XIe siècle H (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.). La plus importante manufacture de soierie ottomane se trouvait à Bursa, mais, au Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), des ateliers de la cour s'établirent également dans la capitale ottomane. Les vêtements en *kemha* avaient pour objet de magnifier le statut impérial du sultan et de sa famille, jusque dans la mort puisqu'ils étaient souvent drapés sur les cénotaphes ou les *sanduka*. \nCe fragment fait partie d'un groupe de caftans rapportés en Europe par un marchand et découpés, ce qui explique que le devant et le dos se trouvent l'un au Victoria and Albert Museum de Londres, l'autre au Royal Museum d'Édimbourg.","short_description":"Les brocards de soie comme celui utilisé dans ce fragment de caftan d’enfant étaient fabriqués dans l’empire ottoman entre le Xe et le XIe siècle H (XVIe-XVIIe siècle J.-C.) d’abord dans les ateliers impériaux de Bursa. Plus tard, des ateliers de la cour s’établirent également à Istanbul, capitale ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Xe-début XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 82,5 cm, l. 77,5 cm.","method_for_datation":"Les textiles *kemha* étaient appréciés dans l'empire ottoman fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Il est établi que des vêtements comme ce caftan ont été tissés dans les ateliers de soierie de Bursa ou d'Istanbul fin Xe/XVIe-début XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté auprès de M. Tiano à Constantinople en 1884.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. 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{"482b2fe7-2ab8-521c-aeb6-542db13d4285":{"name":"Pianeta","description":"Fondo in velluto tagliato unito di seta rossa ricamato a punto posato con filati d'argento di diversa tipologia: argento lamellare, argento filato e argento riccio (lamina avvolta su anima in seta bianca) a spessori diversi. I punti di seta chiara che fermano i fili metallici producono una vasta gamma di superfici in rilevo con motivi a spina e a scacchi di diversa ampiezza, zigrinature, scanalature, reticoli semplici e complessi nonché campiture lisce e bombate per effetto di leggere imbottiture. \nRealizzato probabilmente a Bologna, il parato presenta uno schema decorativo assai consueto, evidente soprattutto nella pianeta tripartita dal palo centrale; a circa un terzo della sua altezza un carnoso cespo d'acanto origina il motivo principale che interseca le sue propaggini agli Strumenti della Passione di Cristo. La successione centrale di grandi infiorescenze e di foglie che includono la corona di spine, il gallo e il guanto, costruiscono un asse dal quale si dipartono gli ampi racemi raccordati da esili reticoli e tralci di vite. Il debito stilistico verso i manufatti provenienti da Roma (basti ricordare il caso eclatante, sulla metà del secolo, dei doni di Benedetto XIV alla cattedrale bolognese), si evidenzia soprattutto nell'uso esclusivo del filato metallico la cui resa è funzionale all'incidenza tutt'altro che statica della luce. Nondimeno il largo distendersi del motivo su un fondo ampiamente scoperto e la simmetrica evoluzione dei tralci principali, sembrano identificarsi con modelli emiliani. \nIl colore rosso del parato nonché la presenza dei simboli della Passionepotrebbero indicarne un uso liturgico legato alla ricorrenza dell'Esaltazione della Croce o a quella dell'Invenzione della Croce, tuttavia è possibile che il richiamo al sacrificio di Cristo sia da interpretare quale più generico riferimento al martirio. \nLa qualità artigianale del parato fu notata già nel 1900 quando fu scelto per la *Mostra d'Arte Sacra* tenutasi ella chiesa bolognese di San Francesco mentre nel 1926 fu compresa in una delle prime campagne fotografiche del patrimonio artistico intraprese dalla Soprintendenza.","short_description":"Il fondo rosso della pianeta è spartito verticalmente da galloni a ricamo in cui due serti di foglie si svolgono a spirale su un fondo reticolato; i bordi sono segnati da da un motivo a festoni ricadenti su un analogo fondo a rete. Nella zona inferiore del palo centrale si trova il cespo che origina le volute di acanto nelle cui spire si inseriscono gli Strumenti della Passione di Cristo. Il ricamo si sviluppa su velo, borsa, stola e manipolo seguendone le forme con accenti più marcatamete","type":"Paramento liturgico composto di pianeta, stola, manipolo, velo per il calice e borsa per il corporale","holder":"Chiesa parrocchiale di San Giovanni Battista","dates":"Metà del XVIII secolo","location":"Minerbio, Bologna","dimensions":"343x152 cm.","place_of_production":"Bologna (?)","bibliography":"Gatti, A. *Mostra d'Arte Sacra in San Francesco di Bologna* (exhibition catalogue), Bologna, 1900, p. 51, n. 30. \n*Mistero e Immagine. L'Eucaristia nell'arte dal XVI al XVIII secolo* (exhibition catalogue) (eds. S. Baviera and J.Bentini), Milan, 1997, p. 262, p. 264. \nMajoli, L. “Una campagna fotografica del 1926 per il catalogo: la Chiesa di San Giovani Battista di Minerbio”, *Quaderni di Palazzo Pepoli Campogrande:* 5, 1998, pp. 12-19.","workshop":"Tardo Barocco","copyright":"Copyright immagine: Archivio fotografico della Soprintendenza per il Patrimonio storico artistico di Bologna, su concessione del Ministero per i Beni culturali.","author":"Lorenzo Lorenzini","translator":"Antonella Mampieri","keywords":["decorazione a tralci di vite","Liturgia","motivi vegetali","Passione di Cristo","ricamo"],"materials":["
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{"703b6c7e-f4d6-51d7-9caa-1fade8284326":{"name":"Murassa Fildişi Kemerler.","description":"Fildişi kemerler, dilimli beş büyük madalyonlu pafta ve onları bağlayıcı mafsallı, birbirine geçmeli küçük ara paftalardan oluşur. üzerleri kademeli bezelidir. Tüm yüzey siyah tutkallı boyayla (mastika) ince bir uçla kazanarak kıvrım dal ve çiçeklerle süslenmiştir. İkinci kademe süsleme, altın yapraklı dallarla bağlı, yakut ve firuze göbekli çiçeklerdir. Tüm yüzeyi saran bu süsleme altında, zemin kaybolmakta, yapım malzemesi ve form gösterişli kakma taşlar yanında geri plana itilmektedir. çiçeklerin altın yuvalarının formu ve derin gömme biçimi, kademeli yüzey değerlendirmesi Kanuni Sultan Süleyman (926-974 / 1520-1566) dönemi saray kuyumculuğunu yansıtır. Osmanlı sanatının her dalı için bir okul işlevi görecek olan sanatçı ve zanaatçı örgütlerinin (Ehl-i Hiref) örgütlerinin kurulmasına II. Bayezid (886-918 / 1481-1512) döneminde başlanır. Topkapı Sarayı'nda görev yapan bu örgütlü sanatçıların sayısı, Kanuni Sultan Süleyman döneminden itibaren tutulan düzgün maaş defterlerinden izlenebilmektedir. \n \nHem erkek, hem de kadın giyiminin başta gelen aksesuarlarından olan kemer, giysiyi biçimlendirme, süsleme, bele oturmasını sağlama amacının dışında ritüel bir anlamda taşımıştır. Belli bir rütbeye ve makam ulaşmış olmak kemer kuşanma töreni ile tamamlanmıştır. örneklerini esnaf loncalarında tanıdığımız bu adet tahta çıkan sultanlar içinde önem taşımış, bu gelenek ölen Sultan ve Saray mensuplarının türbelerinde sandukaların üzerine kemer koyma adeti ile de vurgulanmıştır. Osmanlı döneminde değerli kumaşlardan yapılan kemerler, sırma, sim ile işleniyordu. üzeri işlemeli, çeşitli biçimlerde bezenmiş maden plakaların yan yana dizilmesiyle meydana gelen kemerler ince bir işçilik sergilemektedir. Kadınların kullandıkları kemerlerin çok gösterişli olması yanında erkek kemerleri oldukça sadedir.","short_description":"Erkek ve kadın giysilerinde kullanılan kemer, Osmanlı döneminde giysiyi biçimlendirme ve süsleme amacı dışında, belli bir rütbe ve görevde gösterilen başarı derecesine göre 'kemer kuşanma' geleneğinin devamı olarak saray tarafından verilen bir ödül niteliği de taşımaktaydı.","holder":"Türk ve İslam Eserleri Müzesi.","dates":"H. 10. / M. 16. yüzyılın ilk yarısı.","location":"Sultanahmet, İstanbul","dimensions":"Her bir kemer için: Uzun: 65.5 cm., Gen: 4.5 cm.","method_for_datation":"Bezeme ve üslup özelliklerinden 10. / 16. yüzyılın ilk yarısına tarihlendirilmektedir. Bu dönemin genel karakterini en iyi murassa (değerli taşlarla bezeli) eserler yansıtmaktadır.","obtention":"İstanbul Sultan II. Selim (974-982 / 1566-1574) Türbesinden 1914 yılında Müze'ye getirilmiştir.","bibliography":"Roxborough, J.D. *Turks, Journey of a Thousand Years, 600-1600,* London 2005, 453. \n \nölçer, N. vd, *Türk ve İslam Eserleri Müzesi*, İstanbul, 2002, 261.","linkcatalogs":"IAM_TR_TR_001","author":"Alev Özay","keywords":["fildişi","Kemer"],"materials":["altın
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Nilüfer ve şakayık desenleri ve tüyü andıran yapraklarla süslenen kumaşın en ilgi çekici özelliği tekrarı olmayan çiçek desenlerine sahip olmasıdır. Bu gruba ait kumaşlarda sık karşılaşılan bu durum, söz konusu kumaşların özel olarak dokunduğunu göstermektedir. Osmanlı kumaşları içinde en gösterişli olanlar bu tür kumaşlardır. Kaftanın kesimi de çok özenli ve bilinçlidir. ön taraf ve yan parçalarda desenlerin kesintiye uğramadığı görülmektedir. İç kısımdaki astar, üzerinde paralel çizgiler bulunan kırmızı ipekten dokunmuştur. Kaftanın ön tarafında, köşelerde, aplike kareler üzerinde kufi yazı ile muhtemelen bir saray terzisine ait olan “Muhammed” ismi okunmaktadır. Büyük bir olasılıkla 1561'de öldürülen Şehzade Bayezid için yapıldığı tahmin edilmektedir.","short_description":"Osmanlı Dönemi saray yaşantısının ayrılmaz bir parçası olan kaftanlar, aynı zamanda saltanatın ve gücün de sembolleridir. Tekrara yer verilmeden dönemin en gözde çiçek desenleri ile süslenmiş kemha kumaştan dikilen bu kaftan, üzerindeki usta kitabesi ile de dönemi için bir belge niteliğindedir.","holder":"Topkapı Sarayı Müzesi.","dates":"H. 10. / M. 16. yüzyılın ikinci yarısı.","location":"Sultanahmet, İstanbul","dimensions":"Yük: 147 cm., Gen: 117 cm.","method_for_datation":"Kaftanın tarihlendirilmesi konusunda herhangi bir bilgi bulunmamaktadır. ön tarafında bir usta kitabesi olarak değerlendirilebilecek “Muhammed” ismi yer almaktadır. Bunun da muhtemelen saray terzisi olduğu düşünülmektedir. Bu bilgiden yola çıkılarak kaftanın 1561 yılında öldürülen Şehzade Bayezid'e ait olduğu düşünülmektedir.","method_for_provenance":"Kumaşın, Osmanlı İmparatorluğu'nun dünyaca ünlü ipek ve ipek tekstil merkezi olan Bursa'da üretilmiş ve Topkapı Sarayı atölyelerinde dikilmiş olması kuvvetle muhtemeldir.","provenance":"İstanbul, Topkapı Sarayı.","obtention":"Kaftan, Topkapı Sarayı'nda yaşamış hanedan üyelerinden birine ait olduğundan sarayın kendi malıdır.","bibliography":"Denny, W. B., “Ottoman Turkish Textiles”, *Textile Museum Journal*, 3, 2, 1972, pp. 66-77. \n \nöz, T., *Textiles and Velvets, XIV-XVI Centuries*, Ankara 1950. \n \nSözen, M. *Topkapı*, İstanbul 1998, s.193. \n \nTezcan, H.- Delibas, S. *The Topkap Saray Museum, Costumes, Embroideries and Other Textile*s, Translated and edited by Rogers, J. M., New York, Boston 1987. p.48.","dynasty":"Osmanlı Dönemi","linkcatalogs":"IAM_TR_TR_001","author":"Harun Ürer","keywords":["İşleme","Kaftan","Kemha","Kumaş"],"materials":["İpek, işleme (kemha)."]}}
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