@museumwnf/archaeology-data 1.0.1

This diff represents the content of publicly available package versions that have been released to one of the supported registries. The information contained in this diff is provided for informational purposes only and reflects changes between package versions as they appear in their respective public registries.
Files changed (61) hide show
  1. package/LICENSE.md +44 -0
  2. package/README.md +32 -0
  3. package/countries.json +1 -0
  4. package/dynasties.json +1 -0
  5. package/gallery.json +1 -0
  6. package/glossary.json +1 -0
  7. package/items.json +1 -0
  8. package/languages.json +1 -0
  9. package/manifest.json +1 -0
  10. package/package.json +27 -0
  11. package/partners.json +1 -0
  12. package/tags.json +1 -0
  13. package/timeline_events.json +1 -0
  14. package/timelines.json +1 -0
  15. package/translations/countries.ar.json +1 -0
  16. package/translations/countries.cs.json +1 -0
  17. package/translations/countries.de.json +1 -0
  18. package/translations/countries.el.json +1 -0
  19. package/translations/countries.en.json +1 -0
  20. package/translations/countries.es.json +1 -0
  21. package/translations/countries.fr.json +1 -0
  22. package/translations/countries.hr.json +1 -0
  23. package/translations/countries.hu.json +1 -0
  24. package/translations/countries.it.json +1 -0
  25. package/translations/countries.pt.json +1 -0
  26. package/translations/countries.se.json +1 -0
  27. package/translations/countries.si.json +1 -0
  28. package/translations/countries.tr.json +1 -0
  29. package/translations/dynasties.ar.json +1 -0
  30. package/translations/dynasties.en.json +1 -0
  31. package/translations/dynasties.es.json +1 -0
  32. package/translations/dynasties.fr.json +1 -0
  33. package/translations/dynasties.tr.json +1 -0
  34. package/translations/glossary.ar.json +1 -0
  35. package/translations/glossary.de.json +1 -0
  36. package/translations/glossary.en.json +1 -0
  37. package/translations/glossary.es.json +1 -0
  38. package/translations/glossary.fr.json +1 -0
  39. package/translations/glossary.it.json +1 -0
  40. package/translations/glossary.pt.json +1 -0
  41. package/translations/glossary.se.json +1 -0
  42. package/translations/glossary.si.json +1 -0
  43. package/translations/glossary.tr.json +1 -0
  44. package/translations/items.ar.json +1 -0
  45. package/translations/items.en.json +1 -0
  46. package/translations/items.es.json +1 -0
  47. package/translations/items.fr.json +1 -0
  48. package/translations/items.it.json +1 -0
  49. package/translations/items.pt.json +1 -0
  50. package/translations/partners.ar.json +1 -0
  51. package/translations/partners.de.json +1 -0
  52. package/translations/partners.en.json +1 -0
  53. package/translations/partners.es.json +1 -0
  54. package/translations/partners.fr.json +1 -0
  55. package/translations/partners.it.json +1 -0
  56. package/translations/partners.pt.json +1 -0
  57. package/translations/partners.tr.json +1 -0
  58. package/translations/timeline_events.ar.json +1 -0
  59. package/translations/timeline_events.en.json +1 -0
  60. package/translations/timeline_events.es.json +1 -0
  61. package/translations/timeline_events.fr.json +1 -0
@@ -0,0 +1 @@
1
+ {"03a27e68-fae1-5950-a3b8-9e7fa5eb103e":{"name":"Verre à pied","description":"Ce verre à pied a été trouvé lors de fouilles archéologiques dans le palais B, bâtiment qui possède une inscription sur plâtre citant le calife al-Mou'tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.). Il possède une simple base ronde et un corps en forme de cloche inversée. Une tige torsadée réunit ces deux parties. Le recours à un décor au lustre métallique est une technique qui appartient à la quintessence même de l'art islamique. Elle est apparue dans le domaine de la verrerie avant d'être appliquée à la poterie. Le corps du gobelet est orné de lignes de lustre verticales et horizontales constituées de suites de points constituant des motifs végétaux stylisés et des bandeaux de motifs géométriques circulaires. Le bord est souligné d'une ligne bleu de cobalt. La région de Raqqua, entre les vallées de l'Euphrate et du Balikh, connut la prospérité sous la période abbasside. Un groupe de palais abbassides, dont les parties fouillées ont été désignées A, B et C, a été étudié dans les années 1950.","short_description":"Cet élégant verre de type calice à bord bleu et décor peint et lustré est un chef-d'œuvre de la verrerie royale. Il a été trouvé dans la région de Raqqa lors de fouilles dans le palais du calife abbasside al-Mou'tasim Billah (r. 218-227 H / 833-841 J.-C.).","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 11 cm, Ø 9,4 cm.","method_for_datation":"L'objet est sans doute contemporain du palais B daté de la période du règne d'al-Mou'tasim (218-227/833-842).","method_for_provenance":"Ce gobelet a été trouvé lors de fouilles archéologiques à Raqqa. On ne peut savoir s'il a été fabriqué localement ou importé, une production verrière de caractère similaire existant à la fois à Bagdad et à Damas.","obtention":"L'objet a été trouvé lors de fouilles archéologiques entreprises dans les années 1950 par la Direction générale des antiquités de Syrie sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. Carboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001. Cluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. Daiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. Soustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Balikh","Euphrate","gobelets","Haroun al-Rachid","lustre métallique","Nasib Salibi","Raqqa","tiges","verre"],"materials":["Verre à décor au lustre métallique."]},"0945b287-7bd5-56a6-8465-7ea419eb7485":{"name":"Ornement de coffret.","description":"Ornement de coffret quadrangulaire, à la base plus large, à décor phytomorphe : deux fleurs aux pétales émaillés en bleu clair et vert de gris, entourées d'émail blanc et d'espaces emplis de bleu clair. Sur la base, on observe trois incisions avec des traces de dorure. Ce genre d'objets servait d'ornements à des petits coffrets revêtus de plaques d'os ou d'ivoire.","short_description":"Ornement de coffret quadrangulaire, à la base plus large, à décor phytomorphe : deux fleurs aux pétales émaillés en bleu clair et vert de gris, entourées d'émail blanc et d'espaces résiduels emplis de bleu clair.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve-première moitié du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe-première moitié du XIIe siècle J.-C.)","location":"Moura., Beja.","dimensions":"H. 3,7 cm ; l. max. 2,7 ; l. min. 2,1 cm ; poids 11,9 gr.","method_for_datation":"Par comparaison avec des objets de la même typologie recueillis dans l'Alcaçoba de Mértola et d'autres sites où des fouilles archéologiques ont été réalisées.","provenance":"Alcaçoba (forteresse) de Mértola.","obtention":"Objet recueilli par un habitant de Mértola dans la zone de l'Alcaçoba et offert au musée de Mértola en 1991.","bibliography":"*Guia do Museu. Museu de Mértola – Arte Islâmica*, Mértola, 2003, p. 36. \nMacias, S. et Torres, Cl., *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, Mértola, 2001, p. 176.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Lígia Rafael","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ornement végétal"],"materials":["bleu et vert de gris. Sur la partie la plus large (base)","Cuivre émaillé dans les tons de blanc","on observe trois incisions avec des traces de dorure."]},"0b2e5db9-7b0b-58f7-bda2-af3bd45e294c":{"name":"Stèle funéraire.","description":"Fragment supérieur d'une stèle rectangulaire à encadrement lisse dans lequel s'inscrit un arc “symbolique” légèrement brisé, en relief. À l'intérieur de l'arc et dans les écoinçons court une épigraphe en pseudo-coufique archaïsant qui, associée aux caractéristiques stylistiques, indique son utilisation dans la communauté musulmane en pleine époque chrétienne. Voici le texte : “Dieu est éternel. Aie pitié selon ta compassion ô toi qui domines tout et regardes \\[avec miséricorde\\] vers le lieu où j'ai été envoyé. \\[…\\]”. \nCette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne à Frielas, dans les environs de Lisbonne, à la fin du XIXe siècle.","short_description":"Découverte à Frielas dans les environs de Lisbonne, cette stèle est une des plus connues et les plus copiées de la collection épigraphique du Musée national d'archéologie. Elle provient d'un cimetière islamique et était destinée à un membre de la communauté islamique resté à Lisbonne après la reconquête chrétienne.","holder":"Musée national d’archéologie.","dates":"VIIe siècle de l'Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 33 cm ; l. 55 cm ; P. 11 cm.","method_for_datation":"La forme de certains caractères et l'utilisation abondante de diacritiques, associées à la stylisation épurée de l'arc, conduisent à une datation de la fin du VIIe/XIIIe siècle.","method_for_provenance":"D'après les renseignements de l'arabisant David Lopes, en 1896 (voir Bibliographie), cette stèle a été retrouvée dans une maison de campagne de Castanheira das Neves, à Frielas, dans les environs de Lisbonne.","provenance":"Frielas, Lisbonne.","bibliography":"Barros, M. F. L., “Inscrição funerária árabe”, *XVII Exposição Europeia de Arte Ciência e Cultura. Madre de Deus* (catalogue), Lisbonne, 1983, pp. 116-117. \nBorges, A. G. M. et Sidarus, A., “Lápide funerária”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 251. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, p. 408. \nLopes, D., “Cousas arábico-portuguesas”, *O Archeologo Português,* 2, Lisbonne, 1896, p. 207. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 178-179.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture coufique","inscription funéraire","objet funéraire","pierre tombale","stèle funéraire","tombeau"],"materials":["Pierre calcaire sculptée."]},"0b91f97f-aa76-5d14-a2ae-6751b59baea3":{"name":"Gourde annulaire.","description":"Très belle pièce, véritable œuvre d'art plastique couverte d'une mince couche de glaçure stannifère sans engobe, se distinguant par l'élégance de sa forme, l'harmonie et la simplicité de ses éléments ainsi que par la finesse de son allure malgré l'absence de décor. Sa beauté réside dans la nudité de son architecture. Elle est constituée d'un pied rond et plat en forme de pastille géante sur lequel repose un anneau légèrement gonflé dans sa partie supérieure et qui se termine par un long goulot cylindrique coiffé de quatre cercles incisés. Il est soutenu par deux sortes de contreforts et une anse qui se tient en son milieu.","short_description":"Malgré l'absence de décor, l'élégance de sa forme, l'harmonie et la simplicité de ses éléments en font une véritable œuvre d'art plastique. Sa beauté réside dans la nudité de son architecture. La gourde est constituée d'un pied rond et plat sur lequel repose un anneau légèrement gonflé se terminant par un long goulot cylindrique.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 27,5 cm, Ø 14,5 cm.","method_for_datation":"Cette gourde provient des fouilles du site de Raqqada, cité construite en 263 H / 877 J.-C. par le prince aghlabide Ibrahim II. Cette date constitue un terminus ante quem pour la datation de la pièce. D'autre part, celle-ci recèle des éléments dont la forme est caractéristique de la poterie aghlabide (base, goulot…). On peut donc dater la pièce de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Trouvaille archéologique au sein d'un ensemble de poteries aghlabides. Les forms et les décors semblent confirmer qu'il s'agit d'une production locale, propre aux ateliers de Raqqada ou de Kairouan.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Après la découverte de cette pièce lors des campagnes de fouilles des années 1960 sur le site de Raqqada, elle fut récupérée, en 1964, par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée, en 1986, au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Trente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 256. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 277. \n \nDaoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, Tunis, 1979, pp. 26-27, fig. 7.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Terre cuite couverte d’une légère glaçure."]},"0cec6aaa-8c9c-5003-8b7b-39389edbe2cf":{"name":"Relief de lion en pierre.","description":"La zone de Bab al-Faradj se trouve au nord et au nord-ouest du Vieil Alep. Cette \"porte de la délivrance\", également appelée Bab al-Faradis (porte du paradis), a été édifiée par le roi ayyoubide al-Malik al-Dahir Ghazi (m. 613 H / 1216 J.-C.) lors de l'extension et de la refortification de la ville. Aujourd'hui, la zone de cette porte est presque entièrement détruite. Certains vestiges de la muraille sont réapparus lors de fouilles archéologiques conduites par la Direction des antiquités de Syrie, dont une tour ronde qui est sans doute Burj al-Tha‘abin (la tour des serpents). Les serpents et les lions étaient des éléments décoratifs et talismaniques apposés sur les portes et les remparts des villes parce qu'ils étaient des symboles de protection et de puissance. \nCes deux lions ont été sculptés en relief dans un seul bloc de pierre scié en deux morceaux en forme de L inversés. L'animal presque affable est représenté en marche, de profil, les pattes levées, sa longue queue dressée revenant au-dessus de son corps. Si l'ensemble est schématique, il ne manque pas de détails vivants comme les sourcils, les yeux, le mufle, la gueule et quelques muscles à l'épaule, mis en valeur par des lignes incisées en profondeur. \nCe type de lion, extrêmement fréquent au VIe-VIIe siècle H (XIIe-XIIIe siècle J.-C) en décoration architecturale en Anatolie et en Mésopotamie, apparaît souvent par paires sur les murailles, les portes et autres fortifications urbaines. à Alep, deux paires de lions, bien que d'un style différent, se remarquent sur la muraille occidentale. Une troisième paire, jadis sur la muraille nord, n'est plus documentée que par des photographies. Tous ces couples de lions ne se trouvent pas forcément à leur emplacement d'origine ni ne sont attribuables à la même période.","short_description":"Cette sculpture d'animal stylisé a été découverte dans le quartier de Bab al-Faradj (porte de la délivrance) au nord-ouest d'Alep. Bien qu'il soit difficile d'en établir la datation exacte, on sait que les portes d'Alep ont été fortifiées par le roi ayyoubide al-Malik al-Dahir Ghazi.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 50 cm, L. 104 cm, l. 15,3 cm.","method_for_datation":"Certains chercheurs ont proposé une attribution mamelouke, le lion pouvant être l'emblème du sultan Baybars (r. 658-675/1260-1277). Mais si ce fameux emblème figurait bien sur des monnaies et de nombreuses réalisations architecturales, on ne connaît rien des interventions du sultan sur les fortifications ou les remparts d'Alep. Il est plus probable que ces lions datent de la période ayyoubide et des grands travaux de construction initiés par al-Malik al-Dahir Ghazi.","method_for_provenance":"Ces lions n'ont pas été trouvés à leur emplacement d'origine et leur attribution à Bab al-Faradj ne repose que sur la tradition orale. étant donné la qualité de leur sculpture, il est probable qu'ils ont été réalisés à Alep, peut-être pour Bab al-Faradj ou pour la muraille voisine.","provenance":"Bab al-Faradj, Vieil Alep, Syrie.","obtention":"Ce lion fait partie d'une paire découverte aux environs de Bab al-Faradj à Alep dans les années 1980 à l'occasion d'importants travaux. Ces découvertes archéologiques dues au hasard ont été transférées au musée par la Direction des antiquités syriennes.","bibliography":"Gierlichs, J., *Mittelalterliche Tierreliefs in Anatolien und Mesopotamien*, Tübingen, 1996. \nHerzfeld, E., *Matériaux pour un Corpus Inscriptionum Arabicarum: Syrie du Nord*, Deuxième partie, Inscriptions et monuments d’Alep, 3 vol., Le Caire, 1954-1956, pp. 39-43 ; plusieurs. VII b, VIII d, e, IX, X a, XI b. \nMeinecke, M., “Zur mamlukischen Heraldik”, *Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Institutes,* Le Caire, XXVIII/2, 1972, pp. 217-219. \nSaba, R., “Taqrir ’an a’mal kashf Sur madinat Halab fi mintaqat Bab al-Faradj”, *Les Annales archéologique arabes syriennes*, XXXVI-VII, 1986-1987, pp. 25-32. \nSauvaget, J., “Inventaire des monuments musulmans de la ville d’Alep”, in *Revue des études islamiques*, V, 1931, p. 74, cat. numéro 5. \nTabbaa, Y., *Constructions of Power and Piety in Medieval Aleppo*, Pennsylvanie, 1997.","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Malik al-Dahir Ghazi","Alep","Lions","remparts","sculpture de pierre","sultan Baybars"],"materials":["Pierre sculptée."]},"0ee82313-3b00-5065-9b57-8b032c634961":{"name":"Pièce d’or (dinar).","description":"Pièce d'or (dinar) du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), frappée à Mahdiya en 380 H / 990 J.-C. Les mentions sont en écriture coufique. \nAvers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles épigraphiques. \nPremier cercle : ''.لا اله الا الله، محمد رسول الله، علي خير صفوة الل” \n“Il n'y pas de dieu excepté Dieu, Mohamed est le messager. Ali est la meilleure élite de Dieu.” \nSecond cercle : “محمد رسول الله أرسله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله ولو كره المشركون.” \n“Mohamed est le messager de Dieu. Il lui a envoyé sa lumière et la vraie religion qui doit prévaloir sur toutes les autres religions, même si les idolâtres y objectent.” \nRevers : \nCentre : Point en relief dans un cercle, entouré de deux cercles concentriques. \nPremier cercle: “: عبد الله ووليه نزار الإمام العزيز بالله أمير المؤمنين.” \n“Abd Allah et celui qui le soutient, l'imam al-'Aziz Billah Commandeur des Fidèles.” \nSecond cercle: “بسم الله ضرب هذا الدينار بالمهدية سنة ثمانون وثلثماية.” \n“Au nom de Dieu, ce dinar a été frappé à Al-Mahdiyya en l'an 380.”","short_description":"Pièce d’or (*dinar*) provenant d’Ayla (Aqaba). À l’avers se trouve le nom du cinquième calife fatimide al-Aziz (r. 365-386 H / 975-996 J.-C.), le lieu de frappe, al-Mahdiya (Mahdia) en Tunisie, et la date 380/990. Ali est mentionné avec le prophète Mohamed au revers. Les mentions sont en écriture coufique.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"380 de l’Hégire / 990 J.-C.","location":"Aqaba.","dimensions":"Ø 18 mm, poids 4 g.","method_for_datation":"La pièce est datée et le lieu de son émission précisé : “al-Mahdiyya en l'an 380” [990 J.-C.]. Mahdiyya (Mahdiya) est une ville de l'actuelle Tunisie.","method_for_provenance":"Al-Mahdiyya, le lieu de frappe, est mentionné sur la pièce.","provenance":"Mahdiya, Tunisie.","obtention":"Acquisition à la suite de fouilles archéologiques menées sur le site historique d'Ayla (Aqaba) en 1993-1994.","bibliography":"Pour des pieces de monnaie similaires, voir : \nPool, R. S., *The Coinage of Egypt: (AH 358–922) under the Fatimee Caliphs, the Ayyobees and the Mamlook Sultan, Classes XIV.XV.XVI*, Londres, 1879, p. 17 (année 384 H). \nالعجابي. حامد، “جامع المسكوكات العربية بإفريقية”, تونس،1988، ص 228، قطعة رقم 296، اللوحه 28. \nداود. مايسه، “المسكوكات الفاطمية بمجموعة متحف الفن الإسلامي بالقاهرة”، دار الفكر العربي، القاهرة، ص 53-55.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Mahdiyya","écriture coufique","Mahdiya","numismatique","or","pièces de monnaie"],"materials":["Or estampé."]},"0f35b172-0d2a-596c-a8b4-04b40be2b1e8":{"name":"Plaque de coffret.","description":"Plaques en os ayant servi de revêtement à un coffret, peut-être en bois, dont aucun vestige ne nous est parvenu. Les deux ensembles de plaques présentent un décor identique, finement peint et d'une grande simplicité. \nPar comparaison avec d'autres pièces répertoriées, les plaques semblent constituer l'un des exemplaires les plus sobres du point de vue ornemental (on pourrait parler d'un certain primitivisme), dans le contexte des ivoires et os islamiques de la Méditerranée Occidentale. \nLa figuration est simple : la pièce se caractérise par la présence centrale d'une rosace de fleurons entourée de deux figures humaines (sur l'une des faces, l'une de ces figures est à peine visible). Les cercles des rosaces étaient dessinés au compas, puis les figures étaient ébauchées à l'encre de chine ou aux traits de manganèse faits au pinceau, le reste étant rempli de pigments. \nLes figures anthropomorphes sont représentées en deux dimensions, sans le moindre modelage d'ombre et de lumière, et ont une forme schématique : les yeux sont deux petits cercles et la direction de leur regard est donnée par la position relative de l'iris vis-à-vis des sourcils. La bouche est symbolisée par un trait unique et fin. \nLes figures de cette pièce de Moura semblent porter d'amples vêtements, de tradition orientale – probablement le caftan, longue tunique de soie, de velours ou de satin, qui arrivait aux genoux ou aux chevilles, à manches longues et ouverture sur le devant. La typologie des figurines, aux gros sourcils arqués et au long nez, renvoie aussi à l'archétype des hommes du Proche-Orient. \nAux extrémités de la composition figurent deux ensembles phytomorphes, qui tendent vers une représentation réaliste, attestée dans tout l'art islamique occidental et dont l'emploi généralisé a atteint une certaine standardisation facilitant son identification. Des tiges longues et flexibles, finissant sur des formes globulaires, sont combinées, sur des registres superposés, avec des fleurs de lotus enveloppées dans des palmettes digitées.","short_description":"Plaques en os datant de la fin de la domination islamique (596-629 H / 1200-1232 J.-C.) conçues pour servir de revêtement à un petit coffre en bois. Les divers motifs (anthropomorphes, phytomorphes ou géométriques) laissent penser qu'elles auraient été fabriquées dans la péninsule par un artisan familier ayant reçu des influences orientales.","holder":"Musée municipal de Moura.","owner":"Mairie de Moura.","dates":"596-629 de l’Hégire / 1200-1232 J.-C.","location":"Moura., Beja.","dimensions":"H. 6,2 cm, l. 12,8 cm.","method_for_datation":"L'attribution d'une chronologie a été effectuée à partir de l'étude comparative de cette pièce avec des exemplaires semblables originaires d'Espagne, avec des datations proposées pour les VIIe-VIIIe/XIIIe-XIVe siècles. La date même de la reconquête de Moura nous autorise à proposer les débuts du VIIe/XIIIe comme datation plausible pour la fabrication de cette pièce.","method_for_provenance":"Retrouvées *in situ.*","provenance":"Le lieu de fabrication de ces plaques, retrouvées dans le château de Moura, aurait pu être la région de Grenade.","obtention":"Fouilles archéologiques au château de Moura (1980 ou 1981).","bibliography":"Collectif*, Portugal Islâmico. Os últimos sinais do Mediterrâneo*, Lisbonne, 1998, p. 103. \nMacias, S., “A arqueta pintada de época islâmica do Museu de Moura”, *Actas das V Jornadas Arqueológicas (Lisbonne, 1993)*, vol. 2, Lisbonne, 1994, pp. 295-298. \nMacias, S. et Torres, C.*, O legado islâmico em Portugal*, Lisbonne, 1998, p. 168.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Santiago Macias","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almohades","coffret","Moura","os"],"materials":["Plaques en os peintes."]},"170c8cf5-b614-5435-ab40-7ff0326cc97f":{"name":"Flacon.","description":"Petit flacon en verre doré translucide dans les tons de châtain-vert. Sa forme sphérique et aplatie sur le corps, son haut col tronconique et son fond en angle concave lui donnent une stabilité et une cohérence formelle de grande qualité. Ainsi, la fragilité du matériau s'associe à la solidité de la forme. \nLe décor raffiné de la panse est composé de motifs ovales qui se densifient sur la partie supérieure, d'où s'élève le goulot. \nVu sa forme et son décor élégants, il a sûrement été utilisé pour contenir du parfum. \nIl a été trouvé avec d'autres pièces somptuaires à l'intérieur d'une canalisation, où il a probablement été dissimulé vers la fin de l'administration musulmane de la cité, période extrêmement trouble et propice à la dissimulation d'objets de valeur. Ce fait lui aurait permis de se maintenir intact au long des siècles.","short_description":"Petit flacon en verre doré dans les tons de châtain-vert. Vu sa forme et sa décoration, il a sûrement été utilisé pour contenir du parfum. Il a été trouvé avec d'autres pièces somptuaires à l'intérieur d'une canalisation où il a probablement été dissimulé avant que la ville ne soit prise par les chrétiens.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Mairie de Silves.","dates":"2e moitié du VIe-1re moitié du VIIe siècle de l’Hégire (2e moitié du XIIe siècle-1re moitié du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 13 cm; Ø maximal de la panse 6,9 cm.","method_for_datation":"Des méthodes comparatives avec des ouvrages identiques de la même époque.","method_for_provenance":"Fouilles réalisées au château de Silves par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire d'excavation Q 20/C2-7.","provenance":"Château de Silves.","obtention":"Pièce déposée après les fouilles réalisées dans les années quatre-vingt du XXe siècle.","bibliography":"Collectif *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 189. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 76.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce"],"materials":["Verre doré. Technique de moule."]},"17666a11-01b4-52c2-96f9-bcfc12f3f7f7":{"name":"Brasier.","description":"Brasier en fer et bronze du IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), aussi raffiné quant au travail du relief qu'au rendu des figures en ronde-bosse. Probablement l'un des appareils de chauffage les plus connus et les plus complets de la période omeyyade. \nLa plaque frontale se compose de six niches prises dans une arcature reposant sur des doubles colonnettes. Les scènes érotiques y figurant illustrent probablement le mythe de Dionysos. L'ensemble repose sur quatre aigles tandis qu'à chacun des quatre angles supérieurs se dresse une figurine féminine nue tenant un oiseau dans la main gauche. \nLe fer et le bronze se marient heureusement et participent à la qualité de conception de l'objet. Les arcatures rappellent les salles voûtées de Qasr al-Amra et les scènes érotiques représentées font penser à celles des fresques de l'*apodyterium* (vestiaire) du *hammam* dans le même palais. Les aigles ainsi que les figurines féminines de 47 cm de haut posées sur d'étroits piédestaux renvoient à une iconographie orientale traditionnelle qui mêle éléments culturels iraniens et style gréco-romain d'Orient. \nLes brasiers de bronze jouaient un rôle important dans le cérémonial de la vie de cour. Leur principale fonction était de chauffer la salle où se tenait le calife, mais ils pouvaient aussi servir de brûleurs d'encens.","short_description":"Brasier en fer et en bronze originaire du palais omeyyade de al-Foudayn. Sa plaque frontale porte des scènes érotiques qui illustrent probablement le mythe de Dionysos. Héritier d’une iconographie orientale traditionnelle, l’artisan a mêlé des éléments culturels iraniens avec le style gréco-romain d’Orient.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 47 cm, L. 58 cm.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Si le lieu de fabrication est inconnu, l'objet a été trouvé à l'occasion de fouilles archéologiques à al-Foudayn, site proche de Mafraq.","provenance":"Hallado en al-Fudayn.","obtention":"Objet trouvé à l'occasion de fouilles en 1986 à al-Foudayn, site de Mafraq, à 70 km au nord-est d'Amman où un palais et une mosquée ont été découverts. De nombreux objets en métal, récipients en stéatite, pots en céramique et en ivoire datant de la période omeyyade y ont également été mis au jour.","bibliography":"Bienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 99, cat. n° 118. \nHumbert, J. B., “El-Fedein-Mafraq”, *Liber Annuus* 36, 1986, pp. 354-358, planche 75. \nHumbert, J. B., “El-Fedein-Mafraq”, *Contribution française à l'archéologie française jordanienne*, Amman, 1989, pp. 125-131. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 268.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aigle","Brasier","brûleur d’encens","hammam","iconographie","imagerie érotique","relief","représentation figurative","travail du métal"],"materials":["Fer et bronze","fonte."]},"17a3121f-bb4b-5108-899a-81417b7512b6":{"name":"Boîte en ivoire (pyxide).","description":"Petite boîte cylindrique (pyxide) en ivoire à couvercle (manquant). Son décor extérieur consiste en un simple motif géométrique de deux bandeaux étroits remplis de cercles concentriques. Entre ces bandeaux figurent de petits cercles tangents contenant des arches semi-circulaires formées de points. Sur le bandeau supérieur subsistent des traces de pigment noir, et de pigment rouge sur le bandeau inférieur.","short_description":"Petite boîte en ivoire sculpté (pyxide) provenant du site d’al-Foudayn à Mafraq. Son couvercle est aujourd’hui manquant. Son décor extérieur consiste en un simple motif géométrique de deux bandeaux. Le bandeau supérieur conserve des traces de pigment noir, et le bandeau inférieur des traces de pigment rouge.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 9 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des tessons de poterie de la même période.","method_for_provenance":"Le lieu de production de cet objet est inconnu, mais il a été découvert lors de fouilles archéologiques sur le site d'al-Foudayn.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert en 1986 lors de fouilles archéologiques menées sur le site d'al-Foudayn à Mafraq, à 70 km au nord-est d'Amman.","bibliography":"Bienkowski, P. (dir.), *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 106. \n*La Voie Royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 278. \nZabern, P., *Der Königs Weg: 9000 Jahre Kunst und Kultur in Jordanien und Palästina* (catalogue d'exposition), Mayence, 1987, p. 351.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","ivoire"],"materials":["Ivoire sculpté."]},"1a94744a-6596-5190-8100-1548c229068b":{"name":"Ostracon.","description":"Ostracon triangulaire inscrit d'une partie de la sourate 105 du Coran (“L'éléphant”) en écriture coufique simple. Le tesson étant incomplet, certains mots font défaut. Cet ostracon servait très probablement à l'étude et à la mémorisation d'une sourate par un étudiant, mais il a pu également faire partie d'un récipient porte-bonheur appartenant aux habitants d'une maison.","short_description":"Ostracon (terre cuite épigraphiée) de Pétra avec une partie de la sourate 105 du Coran (“L’éléphant”) en écriture coufique simple. Cet ostracon servait très probablement à l’étude d’une sourate par un étudiant, mais il a pu également faire partie d’un récipient porte-bonheur appartenant aux habitants d’une maison.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 7 cm, l. 3 cm.","method_for_datation":"Analyse paléographique.","method_for_provenance":"Objet trouvé lors de fouilles archéologiques à Pétra.","provenance":"Pétra, Jordanie.","obtention":"Objet acquis lors d'une fouille archéologique dirigée par G. Horsfield dans le tombeau du palais de Pétra en 1936.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","écriture coufique","inscription arabe","poterie"],"materials":["Terre cuite épigraphiée."]},"1db2b71c-1b13-500e-b0ba-c510c7396de5":{"name":"Fragment de peinture murale.","description":"Ce fragment appartient à un groupe de fresques murales qui ornait jadis les murs de l'étage de Qasr al-Khayr al-Gharbi. Elle montre le visage d'une femme vue de trois-quarts, la tête et les épaules recouvertes d'un châle élégant et délicat. Des boucles noires encadrent son front et ses joues. Elle est représentée sur un fond de motifs géométriques et végétaux stylisés. \nSes traits sont ceux d'une jeune femme arabe. Les archéologues pensent qu'il s'agit d'une chanteuse. Les sources historiques mentionnent en effet la présence dans les palais omeyyades du désert de Syrie de chanteuses venues de la région du Hijaz, le désert d'Arabie occidentale.","short_description":"Cette peinture omeyyade illustre des traits caractéristiques de la beauté féminine arabe : grands yeux en amande soulignés de kôhl, éclat du globe oculaire contrastant avec la pupille sombre, boucles d'oreille de style bédouin et coiffure au drapé particulier.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 41 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Cette fresque ainsi que les vestiges du complexe palatial ont été datés à partir d'une inscription figurant sur le linteau de la porte du *khan* voisin du palais, soit 109/727. L'inscription précise que le complexe a été édifié par le calife omeyyade Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture murale a été réalisée in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Peinture découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Lorsque la façade en plâtre du palais fut préparée pour son transfert au Musée national au cours des années 1940, cette œuvre fut choisie parmi un important groupe de peintures et exposée à l'étage de la section consacrée au palais.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Hijaz","calife Hicham bin ‘Abd al-Malik","chanteuses","Daniel Schlumberger","fresques","palais du désert","Peintures murales","plâtre","Qasr"],"materials":["Plâtre","technique de la fresque."]},"1e282c8c-3fed-5331-b88b-4c2782ff7968":{"name":"Fragment de panneau en bois peint.","description":"Les recherches sur le palais B de la région de Raqqa ont révélé un ensemble de techniques ornementales appliquées à divers matériaux dont des cadres en plâtre pour les portes et les fenêtres ou des lambris de bois pour recouvrir les murs et les plafonds des salles officielles. Ces formes et techniques similaires à celles des Omeyyades, comme, par exemple, à Qasr al-Khayr al-Gharbi, illustrent la continuité des décors palatiaux entre les périodes omeyyade et abbasside. \nCe fragment rectangulaire faisait partie d'un panneau de bois peint de motifs floraux et végétaux stylisés encadrés de motifs géométriques. Le décor est peint en couleurs (noir, rouge, jaune et brun) de diverses nuances pour créer une impression de relief.","short_description":"Ce panneau peint décorait jadis la salle de réception d'un palais abbasside à Raqqa. Il révèle un haut degré de talent dans la mise en forme tridimensionnelle des motifs floraux.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 52,2 cm, l. 11,1 cm.","method_for_datation":"L'objet a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa. Une inscription sur plâtre figurant sur l'un des murs du palais l'associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah (218-227/833-842). Le palais aurait été édifié vers 220/835.","method_for_provenance":"Cet ornement architectural a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa et a probablement été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"élément découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises en 1952 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Nasib Salibi","Raqqa"],"materials":["Bois peint."]},"21203aaf-bad1-5324-9ce5-01be5dd93e89":{"name":"Coupe épigraphiée.","description":"Plat à pied annulaire dont les bords sont chanfreinés ; il est couvert d'une glaçure verte à base d'oxyde de cuivre. Le décor central est constitué de quatre rangées d'écriture coufique marron à base d'oxyde de manganèse où se répète deux fois le mot “al-Mulk” (souveraineté), expression très usitée dans la céramique musulmane du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), de l'Andalousie jusqu'aux Indes. Les lettres se terminent par des hampes bifides dont l'utilisation n'est devenue fréquente, en Ifriqiya, qu'à partir de la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Le fond est jaune ocre à base d'oxyde d'antimoine ou de fer. L'ensemble est placé dans un parallélogramme dont chaque côté est constitué de quatre bandes superposées. Le vert cuivreux, le brun et le jaune ocre constituent les trois couleurs typiques de la céramique aghlabide. On est frappé par la consistance de leur emploi dans la céramique tunisienne à travers les siècles jusqu'à nos jours.","short_description":"Plat à pied annulaire à bords chanfreinés. La présence du vert cuivreux, du brun et du jaune ocre rappelle les trois couleurs typiques de la céramique aghlabide. La persistance de ces couleurs est quasi constante dans la céramique tunisienne à travers les siècles et jusqu'à nos jours.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier tiers du IIIe ou début du IVe siècle de l’Hégire (IXe ou Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 7 cm, Ø 24 cm, Ø à la base 9 cm, ép. 1 cm.","method_for_datation":"Le plat fut exhumé du site de Raqqada, capitale des Aghlabides édifiée par Ibrahim II en 263/877. Cette date constitue un terminus ante quem. D'autre part, ce plat a la forme, les couleurs et les décors qui caractérisent la céramique de l'époque aghlabide, qui prend fin avec l'avènement des Fatimides en 296/909. Il est donc probable que cette date constitue le terminus post quem de la fabrication de cette pièce. Malheureusement, l'absence de journal de fouilles et d'une approche méthodologique et scientifique de la fouille ne permet pas une datation plus précise ; rien ne conteste toutefois que ces techniques, formes et couleurs se soient perpétuées au début de l'époque fatimide.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Raqqada, peint d'un décor aghlabide et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers de poteries de Raqqada ou de Kairouan, la capitale économique toute proche.","provenance":"Raqqada ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Raqqada dans les années 1960. D'abord gardée sur le site même, elle est exposée depuis 1986 au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"Daoulatli, A., Poteries et céramiques tunisiennes, 1979, pp. 32-33. \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 184.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"27a8bc2c-716a-5b73-bc30-dce11b765646":{"name":"Gourde de pèlerin.","description":"Ce type de gourde de pèlerin en terre cuite moulée non vernie pour le transport de l'eau fraîche lors de longs voyages était l'une des spécialités des potiers syriens de la période mamelouke. Ces flasques trapues, très populaires aux VIIe et VIIIe siècles H (XIIIe et XIVe siècles J.-C.), furent certainement produites en grand nombre dans les fours syriens. Elles étaient toutes fabriquées de la même manière : le corps globuleux aplati était coulé à l'aide de deux moules identiques, les deux bélières et le court goulot évasé ajoutés dans un second temps. Le décor moulé sur la panse est varié et pouvait représenter des scènes de chasse, des créatures fabuleuses, des motifs floraux, des motifs tressés, des inscriptions et des emblèmes héraldiques qui, sans aucun doute, identifiaient les officiers mamelouks qui les portaient. \nCette gourde bien conservée a été découverte lors de récentes fouilles syro-germaniques dans la citadelle d'Alep. Son décor est très inhabituel. Il présente au sommet un grand croissant sur une base triangulaire, flanqué de deux paires d'épées dans un rondeau. Le fond est recouvert de petits cercles estampés. La partie supérieure du rondeau est séparée et décorée de feuillage. Des bandeaux nattés courent sur les côtés de la panse. \nLa curieuse composition centrale tend certainement à représenter un blason mamelouk, bien que l'emblème représenté soit complètement inconnu de l'héraldique mamelouke. Il peut être le fruit d'une erreur ou une fantaisie de potier qui a mélangé le croissant au symbole plus répandu de la coupe. Il est possible que ces ornements n'aient été créés que pour évoquer des emblèmes héraldiques sans en être réellement. Cette pièce a été produite sans beaucoup de soin. Bien que le même moule ait servi pour les deux côtés, le décor du revers est sérieusement décentré.","short_description":"Cette gourde de pèlerin de la période mamelouke a été découverte lors de fouilles récentes dans la citadelle d'Alep. Bien que la forme soit typique, sa décoration est très inhabituelle et son emblème est inconnu de la héraldique mamelouke.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 23,8 cm, Ø 16,5 cm, Ø goulot 3,7 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique et comparaisons avec des gourdes similaires.","method_for_provenance":"Objet découvert lors de fouilles archéologiques dans la zone de la citadelle d'Alep.","provenance":"Bien que cette gourde ait été découverte lors de fouilles archéologiques menées dans la citadelle d'Alep, son lieu de production reste inconnu. Il peut s'agir d'une production syrienne.","obtention":"Gourde apportée au musée en 2004.","bibliography":"Riis, P. J. et Poulsen, V., “Hama : fouilles et recherches de la fondation Carlsberg, 1931-1938, IV/2”, in *Les verreries et poteries médiévales*, Copenhague, 1957. \nSarre, F., *Keramik und andere Kleinfunde der islamischen Zeit von Baalbek*, Berlin-Leipzig, 1925. \nSauvaget, J., *Poteries syro-mésopotamiennes du XIVe siècle*, Damas, 1932.","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Emblèmes","Gourdes de pèlerin","moulage","poterie","terre cuite"],"materials":["Terre cuite moulée."]},"2cb4ecb2-82f2-509d-b8a0-99acaa4537d9":{"name":"Deux lampes à huile en stéatite (pierre de savon) : a) lampe en forme d’étoile ; b) lampe en forme de triplet.","description":"La stéatite, ou chlorite, souvent aussi appelée pierre de savon, fut utilisée à la fabrication de divers objets utilitaires dont des lampes, des pots à cuisson ou des brûleurs d'encens pour sa capacité à absorber et conduire la chaleur. \na) Lampe de type soucoupe à décor simple en forme d'étoile à dix becs triangulaires décorés de lignes et de points incisés. L'huile était versée directement dans le réservoir circulaire percé à l'intérieur de dix trous connectés aux becs. \nb) Lampe à huile en forme de triplet à six becs à la pointe des branches. Le décor consiste simplement en lignes incisées. L'huile était versée directement dans le réservoir central circulaire, à la base duquel des trous la canalisaient jusqu'aux becs.","short_description":"Deux lampes à huile en stéatite de Ayla à Aqaba. La stéatite, connue sous le nom technique de chlorite et communément appelée pierre de savon, fut utilisée pour la fabrication de divers objets utilitaires en raison de sa capacité à absorber et à conduire la chaleur ; elle était habituellement importée du Yémen ou de l’Arabie occidentale.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","dimensions":"a) H. 3,8 cm, Ø 17,8 cm, ép. 2,9 cm ; b) H. 5 cm, côté du triangle 20,2 cm, ép. (de chaque triangle) 2,5 cm, ép. (cercle central) 3,5 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et comparaison avec d'autres objets trouvés sur ce site et d'autres dont al-Foudayn (Mafraq).","method_for_provenance":"Ces lampes ont été trouvées sur le site ancien d'Ayla (Aqaba) au cours de fouilles archéologiques. Elles ont pu avoir été importées du Yémen ou de l'Arabie occidentale (Hijaz). Les mines de stéatite yéménites ont été étudiées, mais l'on sait également que des exploitations antérieures étaient actives dans le Hijaz au cours des IIe et IIIe/VIIIe -IXe siècles.","provenance":"Inconnue, probablement Yémen ou Arabie occidentale.","obtention":"Ces lampes ont été trouvées lors d'une fouille archéologique sur le site d'Ayla (Aqaba) en 1987.","bibliography":"Whitcomb, D., *Aqaba: Fort of Palestine on the China Sea*, Amman, 1988, p. 25, fig. C, D.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["lampes","objets utilitaires","stéatite"],"materials":["couramment appelée pierre de savon).","Stéatite sculptée (chlorite"]},"2ce846c0-44cf-593b-a417-5ec441dd4212":{"name":"Bas-relief en marbre sculpté.","description":"Dans la partie droite du bas-relief figure un personnage assis, vêtu d'une riche tunique brodée à manches longues. Une lourde couronne posée sur sa tête permet d'y reconnaître un souverain ou un chef militaire. De la main droite, il porte une coupe à la bouche. à droite du personnage, un musicien joue de la flûte. L'homme, la tête couverte d'un voile, porte une tunique dont les manches sont ornées d'une bande bordée de motifs géométriques. Les yeux sont en amande et très globuleux. Le bas-relief est un des rares monuments de l'art ifriqiyen où se trouve représentée une scène animée. L'artiste ne s'est nullement préoccupé de la mise en place des détails anatomiques. Le visage du musicien n'a ni âge, ni type, ni expression. L'œuvre plonge vraisemblablement ses racines dans un passé africain très lointain. Pour certains historiens de l'art, cette pièce rappelle, par son style, les nombreuses stèles que les Romano-Africains dédiaient en particulier à Saturne et à Caelestis. Ils retiennent, comme points communs, la frontalité, la rigidité des poses, l'indifférence à l'espace et, enfin, l'importance accordée aux yeux. Or, la comparaison avec plusieurs œuvres sculptées en ivoire ou en bois de l'Espagne omeyyade, de l'égypte fatimide et de l'Orient abbasside offre des parentés étonnantes avec les personnages représentés sur le bas-relief mahdois, notamment la physionomie du joueur de flûte ainsi que les costumes et les voiles des personnages. De même, la couronne, qualifiée par certains de normande, se retrouve sur des panneaux en ivoire de l'égypte fatimide et sur des céramiques mésopotamiennes de la même époque.","short_description":"Ce bas-relief est une des rares œuvres de l'art ifriqiyen où soit représentée une scène animée. Un personnage vêtu d'une riche tunique brodée est assis dans la partie droite du bas-relief. La couronne qu'il porte sur la tête suggère qu'il s'agit d'un souverain ou d'un chef militaire ; à sa droite, un musicien joue de la flûte.","holder":"Musée du Bardo","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L. 53 cm, l. 35 cm.","method_for_datation":"La découverte de ce bas-relief à Mahdia, capitale des Fatimides puis des Zirides au cours du IVe-Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.) plaide en faveur de sa datation de cette époque. Ceci est corroboré par la propagation des représentations humaines et des figures animées en Ifriqiya, essentiellement au IVe-Ve siècle H (Xe -XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"L'origine ifriqiyenne du décor plaide en faveur de sa sculpture sur place à partir d'un marbre blanc d'origine italienne de remploi.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Le bas relief fut exhumé d'une façon fotuite au cours du premier quart du XXe siècle, à Mahdia puis, il fut déposé et exposé au musée du Bardo.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 265. \n \nMahfoudh F., “Entre Mahdiyya et la Sicile : Analyse d'un bas relief sculpté”, Africa, 20, 2004, pp. 5-33. \n \nMarçais, G., “L'art musulman du XIe siècle en Tunisie d'après quelques trouvailles récentes”, Revue de l'art ancien et moderne, XLIV, 1923, pp. 161-173. \n \nMarçais, G., L'architecture musulmane d'Occident, Paris, 1954, p. 197. \n \nYacoub, M., Chefs-d'œuvre du musée du Bardo, Tunis, 1978, pp. 230-232.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","marbre","sculpté","ziride"],"materials":["Marbre sculpté."]},"32add590-3c53-51d7-af55-57212f399b39":{"name":"Figurine équestre.","alternate_name":"Cavalier de Raqqa.","description":"Figurine équestre représentant un cavalier barbu et casqué dont le visage présente des traits turcomans caractéristiques. Sa longue chevelure est tressée. Près du sabot avant droit de sa monture, un serpent monte vers lui. Le reptile ouvre la gueule comme pour mordre l'homme à travers son armure, mais celui-ci le repousse de son bouclier. Il porte une épée droite qu'il tient en l'air, prêt à frapper. La colonne cannelée qui sort du ventre du cheval avait probablement pour fonction de maintenir droite la statuette. Le cheval est harnaché de rênes bleues traitées en relief qui se poursuivent autour de la bouche, entourent le cou puis, comme un harnais, se poursuivent sur les flancs et descendent jusqu'au bas des pattes arrière. \nLa sculpture est vernie en blanc cassé et bleu, ce qui évoque donc le style *laqabi* perse, dont on sait qu'il était également pratiqué à Raqqa. Parmi les objets de ce style figuraient nombre de luxueux plats et coupes à décor moulé. Leur production était vraisemblablement centrée autour de la ville de Kashan en Perse. Les parties en relief étaient souvent colorées en bleu, jaune, vert, pourpre et rose, ce qui avait pour effet de les faire ressortir sur le fond blanc cassé.","short_description":"Connu sous le nom de “Cavalier de Raqqa”, ce chef-d'œuvre de la céramique syrienne polychrome sculpturale à décor sous glaçure montre clairement l'influence de l'élite militaire issue d'Asie centrale sur la production et le goût artistique locaux.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIe siècle de l'Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 46,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet est similaire à d'autres productions perses de la période sedljoukide au VIe/XIIe siècle, qui connut un fort développement des échanges commerciaux et migratoires entre les territoires abbassides, seldjoukides et d'autres peuples turcomans.","method_for_provenance":"La multiplicité des échanges entre les divers centres de production et leurs riches clients rend difficile l'établissement d'une provenance. Ce cavalier a-t-il été fabriqué en Perse et exporté vers Raqqa, ou fabriqué à Raqqa par des potiers influencés par le style seldjoukide? Ses caractéristiques \"orientales\" et sa similarité avec le style *laqabi* révèlent en tout cas une forte influence perse.","provenance":"Peut-être région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Salim ‘Adil ‘Abd al-Haqq, directeur général des Antiquités et des Musées dans les années 1950, a appelé cette figurine le \"cavalier de Raqqa\" dans les *Annales de l'archéologie syrienne*. L'objet a été découvert en compagnie de deux autres dans un étang artificiel au cours de fouilles archéologiques à Raqqa. Les pièces furent vendues et emportées à Paris où celle-ci fut déposée dans une banque. En 1949, après négociations avec le gouvernement français, le cavalier fut renvoyé en Syrie au Musée national de Damas.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.161. \nDelpont, E. (éd.), *L’Orient de Saladin : l’art des Ayyoubides*, Paris, 2001. \nPapadopoulo, A., *Islam and Muslim Art*, New York, 1979. \nRice, D. T., *Islamic Art*, Londres, 1965. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","céramiques","chevaux","M. E. de Lorey","Paris","polychromie","rapatriement","Raqqa","Salim ‘Adil ‘Abd al-Haqq","terre cuite"],"materials":["peinture polychrome.","Terre cuite"]},"38ac8909-b6b3-578f-84ca-ee3dab9091b2":{"name":"Mosaïque de Ma’in","description":"Ma'in se trouve à l'ouest de Madaba et fut le dernier village habité sur la route des sources chaudes de Baaru (aujourd'hui Hammamat Ma'in) et Callirhoe (aujourd'hui Zara). Au cours de fouilles archéologiques menées en 1973 par le Département des Antiquités de Jordanie, un complexe monastique et une église furent mis au jour sur une colline au sud-ouest du village. \nQuelques sols en mosaïque furent trouvés sur place, dont le plus important recouvrait la nef de l'église, datée par une inscription de 100-101 H / 719-720 J.-C. \nCette mosaïque de 9,5 x 16,5 m comprend un panneau central encadré de bordures de largeurs variées (certaines de plus de deux mètres de large). Une bordure se compose de carrés jaunâtres et d'ellipses noires, tandis qu'une autre présente des enroulements de feuilles d'acanthe qui décrivent des scènes de chasse d'animaux sauvages et des motifs pastoraux. La plupart de ces images ont été endommagées durant la période iconoclaste (déclenchée par un décret de l'empereur Léon III en 726 J.-C.) et remplacées par des motifs floraux. Une autre bordure représente 11 bâtiments entourés d'arbres fruitiers et identifiés par leur nom grec. Ils symbolisent des villes des rives gauche et droite du Jourdain, chacune siège d'un évêché, à l'exception de Ma'in, qui n'y figure que par fierté locale. \nLe champ central de la mosaïque se compose de dessins géométriques et de figures très abîmées, remplacées ultérieurement par des motifs neutres dont, par exemple, un panier rempli de fruits, un bateau à la voile déployée, un taureau – détruit et remplacé par un arbre, mais on distingue encore ses sabots arrière et sa queue, sa patte avant et son échine. à l'est de la nef, un panneau rectangulaire à bordure fleurie présente une inscription dans une *tabula ansata* placée entre un motif géométrique et trois guirlandes de la vigne sortant d'une petite jarre. \nUne autre mosaïque bien préservée, de 6,8 x 3,5 m, se trouve dans la pièce au nord de l'église. Elle comprenait jadis trois panneaux : celui du centre, dont seule subsiste la partie supérieure d'un médaillon à cercles sécants ; le panneau oriental présentant une queue, deux pattes, un buisson, un sabot, une échine et les pointes de deux cornes avec, au-dessus, une inscription en grec. Cette mosaïque a également été endommagée par les iconoclastes. Dans sa forme d'origine, elle décrivait un zébu et un lion devant un arbre. Ils ont été remplacés par le buisson, à gauche, et une jarre à droite. Les feuilles de l'arbre central ont également été remplacées.","short_description":"Sols en mosaïque de l’église de l’acropole de Ma’in, datée par une inscription de 100 H / 720 J.-C. La nef comprend des descriptions de 11 bâtiments représentant des villes de Jordanie et de Palestine identifiées par leur nom grec. Toutes les images ont été endommagées par les iconoclastes et soigneusement remplacées par des motifs variés.","holder":"Parc archéologique de Madaba.","dates":"100-101 de l’Hégire / 719-720 J.-C.","location":"Madaba.","dimensions":"9,5 x 16,5 m.","method_for_datation":"La mosaïque comporte une inscription dédicatoire qui permet de la dater de 100-101/719-720, pendant la période des Omeyyades. L'étude des réparations montre que ceux qui les réalisèrent après le passage des iconoclastes sont les mêmes qui avaient posé la mosaïque originale : le style des arbres fruitiers originaux est identique à celui de l'arbre qui remplace le taureau dans la zone centrale restaurée.","method_for_provenance":"La mosaïque a été trouvée dans une église qui faisait partie d'un complexe monastique sur une colline au sud-ouest de Ma'in.","provenance":"Ma’in, Jordanie","obtention":"Ce sol en mosaïque a été découvert lors de fouilles menées sur le site en 1973. Pour assurer sa conservation, il a été prélevé et transféré au Parc archéologique de Madaba.","bibliography":"Piccirillo, M., *The Mosaics of Jordan*, Amman, 1993, pp. 195-204. \nPiccirillo, M., “Le antichita bizantine de Ma'in e dinornis”, *Liber Annuus*, 35, 1985, pp. 339-364. \nSchick, R., *The Christian Communities of Palestine from Byzantine to Islamic Rule: A Historical and Archaeological Study*, Princeton, 1995, pp. 398-400. \nDe Vaux, R., “Une mosaïque byzantine à Ma'in (Transjordanie)”, *Revue biblique*, 1938, pp. 227-258.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghada Al-Yousef","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["églises","iconoclasme","inscriptions","mosaïques","nef","tessères","toponyme"],"materials":["Mosaïque."]},"3a0eac5c-b039-57d4-9958-f23bbfce364b":{"name":"Panneau de fresque “Groupe de musiciens”.","description":"Musiciens et danseurs sont un thème récurrent des fresques de Qousayr Amra. Dans l'écoinçon nord-est de l'aile centrale, près de l'entrée de la salle d'audience, se trouve une représentation d'une danseuse et de trois musiciens : un joueur de tambourin, un flûtiste et un cymbaliste (très endommagé). Le flûtiste porte un vêtement long à col serré décoré d'un motif répété de doubles cercles, de diamants et de fleurons. Le vêtement est maintenu à la taille par une ceinture à deux cordons nouée sur le côté. Le flûtiste tient des deux mains l'instrument qu'il porte à sa bouche.","short_description":"Cette fresque se trouve près de la salle d’audience à Qousayr Amra ; elle représente une danseuse et trois musiciens : un joueur de tambourin, un flûtiste et un joueur de cymbales. Musiciens et danseurs sont un thème récurrent des fresques de Qousayr Amra.w","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H/743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"Le panneau se trouve près de l'entrée de la salle d'audience de Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches VI a-b. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 66-67.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques","musique","salle d’audience"],"materials":["Fresque."]},"3ef00d87-7d99-5046-8489-348689e5698a":{"name":"Panneau de fresque, “Scène de chasse”.","description":"Scène de chasse occupant l'entière partie supérieure du mur occidental de la salle d'audience de Qousayr Amra. Elle représente un groupe d'onagres (apparemment) dans un enclos, poussé vers un filet où il sera piégé. Le long de la clôture, quelques figures grossièrement représentées tiennent des torches, sans doute pour effrayer les animaux. \nAu milieu de ces onagres qui se déplacent très vite, se repèrent trois hommes montés sur des chevaux au galop. Le cavalier à l'extrême gauche (sud) vient de tomber de sa monture. Cette scène pleine de mouvement rappelle fortement d'autres similaires observées en Tunisie ou sur les sols de mosaïque de Piazza Amerina en Sicile. à la différence des scènes de chasse sassanides qui montrent un roi occupant la place centrale d'une mise en scène à sa gloire, celle de Qousayr Amra décrit les plaisirs de la chasse et se rapproche des représentations méditerranéennes de cette activité. Sur le mur septentrional de la travée orientale figure ce qui pourrait être la suite de la première scène : les animaux piégés sont tués et éventrés à coups de pieux par des chasseurs pieds nus qui portent des tuniques descendant aux genoux et à longues manches flottantes.","short_description":"Cette fresque se trouve dans la salle d’audience de Qousayr Amra et représente un groupe d’onagres conduits dans un enclos et poussés vers un filet. Rendue avec un sens accusé du mouvement, rappelant des scènes méditerranéennes similaires, elle décrit la chasse comme un loisir agréable.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Le panneau se trouve dans la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XX-XXII, XXX-XXXI. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 85-114.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques","scènes de chasse"],"materials":["Fresque."]},"42311da9-1496-5d35-a0ea-56b7ce7ff0f7":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord évasé à lèvre quadrangulaire, bouche circulaire, col tronconique inversé, corps globulaire avec deux anses en ailerons et appendice supérieur sur l'épaule et base convexe. La jarre est recouverte d'une glaçure verte sur le col et le corps et ornée à profusion de cordons digités et ongulés, avec des signes prophylactiques estampés d'ordre végétal (rosettes et palmettes), calligraphique et architectonique (arcs en fer à cheval et trilobés). Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almohade utilisée pour garder de l'eau. Le soin apporté à protéger le contenu de ce pot est évident en raison de la profusion de symboles prophylactiques qui s'y trouvent estampés : motifs végétaux (rosettes et palmettes), calligraphiques et architecturaux (arcs outrepassés et trilobés).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.) ou premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 28 cm,l. 59 cm, H. 705 m.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238. Cette datation est confirmée par des parallèles décoratifs sur une margelle de puits de Tétouan datée, par une inscription, de 585/1190.","method_for_provenance":"On a trouvé à Mértola des empreintes utilisées pour décorer ce type de jarre.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, p. 163. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 150.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","eau","symboles prophylactiques","vie quotidienne"],"materials":["au tour dans la partie supérieure. Décor estampé","Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre/grisâtre compacte et levée en utilisant une technique mixte : au colombin dans la partie inférieure","glaçure partielle."]},"4ad5424f-dc5c-51b8-ae7b-00f62d3a6860":{"name":"Fragment de carreau de pavement en verre sur base de plâtre.","description":"Fragment de carreau de pavement en verre trouvé parmi d'autres dans le salon d’apparat numéro 9 de l'aile sud du palais, qui était pavé de ce matériau. La surface à recouvrir était d'abord enduite d'une épaisse couche de plâtre sur laquelle étaient posés ces carreaux de verre de couleur verte. Leur face arrière est indentée pour mieux se fixer dans le plâtre. La face avant est lisse mais légèrement sinueuse pour éviter tout glissement. \nLa période abbasside se distingue par sa prospérité et son luxe exubérant. Des sources historiques contiennent des références à de magnifiques palais aux sols pavés de carreaux de verre. Le palais B, dans la région de Raqqa qui s’étend à l'est de l'Euphrate et qui est bordée par son affluent le Balikh, en est un exemple.","short_description":"L'utilisation de carreaux en verre pour le sol découverte dans les palais abbassides de Raqqa rappelle les sols de cristal de la rencontre légendaire, décrite dans le Coran, entre le roi Salomon et la reine de Saba.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 20 cm, Ø 14 cm.","method_for_datation":"Une inscription trouvée dans le palais se réfère au calife abbasside al-Mou‘tasim et les chercheurs datent le palais d'environ 220/835.","method_for_provenance":"Ce fragment de carreau trouvé dans le palais B a probablement été fabriqué sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Fragment découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises dans les années 1950 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Balikh","carreaux de verre","Damas","Euphrate","Nasib Salibi","plâtre","Raqqa","verre"],"materials":["plâtre.","Verre moulé"]},"4cd253cf-44cf-56c0-9d8c-9c6924980524":{"name":"Panneau de fresque, “Famille de rois”.","description":"Fresque située à l'extrémité sud de la salle d'audience en partie basse du mur occidental de Qousayr Amra. Très étudiée et extrêmement endommagée, elle est intitulée “Famille de rois”. \nDans son état original, elle représentait six rois placés en deux rangées, les monarques les plus importants occupant le premier rang. Leurs noms sont inscrits en arabe et en grec au-dessus de leur tête : “Caesar”, l'empereur byzantin, “Kisra”, l'empereur sassanide, “Negus”, le roi d'Abyssinie et “Rodéric”, le roi wisigoth d'Espagne. Différents éléments ont permis d'établir l'identité des deux autres figures, l'empereur de Chine et le prince régnant le *khaqan* des Turcs. Certaines zones, dont l'image du souverain sassanide et des parties de l'empereur de Byzance, ont été préservées. Les personnages tendent leurs mains comme pour rendre hommage. La figure de gauche (l'empereur byzantin), dont la tête est effacée, est revêtue d'une robe impériale décorée d'un motif répété de petits cercles. La figure centrale (le roi sassanide) est un jeune homme barbu portant une longue robe (chiton), un casque doré et un manteau (chlamyde) attaché sur son épaule droite par une fibule. La couronne sassanide atypique présente un support surmonté de deux petites sphères superposées et d'un croissant. \nComme Oleg Grabar l'a fait remarquer en 1954, cette fresque ne met pas en scène des vaincus à la manière sassanide ou byzantine habituelle, et peut donc être interprétée comme une représentation de “famille de rois.” L'ensemble fournit également la date de la construction puisque Rodéric ne régna qu'une année et fut tué par les armées omeyyades en 92 H / 711 J.-C. On a donc pensé que le complexe de Qousayr Amra avait été édifié par al-Walid (r. 986-996 H / 705-715 J.-C.). La date de 92 H / 711 J.-C. marque cependant la limite de celle de la construction du monument, et il est plus probable qu'il a été érigé par le neveu d'Al-Walid, Al-Walid II, dont on sait qu'il vécut dans la région d'Azraq.","short_description":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d’audience de Qousayr Amra. Dans son état original, elle représentait les six monarques de Byzance, de Perse, d’Abyssinie, d’Espagne, de Chine et les Turcs, dont les noms étaient écrits en arabe et en grec. Comme Rodéric d’Espagne n’a régné qu’en 92 H / 711 J.-C., on connaît le terminus post quem de la construction.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle-ci. Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d'audience de Qousayr Amra, Jordanie.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M. *et al*., *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XXII a-b. \nCreswell, K. A. C., *A short Account of Early Muslim Architecture*, révisé par J. W. Allen, Le Caire, 1989, pp. 112-113, planche 69. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria, LA*, 2004, pp. 197-226. \nGrabar, 0, “The Painting of the Six Kings at Qusayr Amra”, *Ars Orientalis*, 1, 1954, pp. 185-187.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresque","Rodéric"],"materials":["Fresque."]},"5319542a-7b08-534a-801f-e2b18cb78aef":{"name":"Coupe hémisphérique.","description":"Fragment correspondant à une portion du corps avec bordure partielle et base entière. La bordure est à lèvre de section semi-circulaire et s'appuie sur un haut pied annulaire. La pâte est de couleur beige rosé. Les deux surfaces présentent un émail adhérent de couleur blanche légèrement brillante. La surface intérieure contient un motif en étoile, peint en vert, avec huit rayons équidistants et disposés à partir du centre. Par la qualité et la finesse de sa pâte, cette coupe hémisphérique aplatie évoque l'ambiance raffinée et les usages domestiques de la Silves d'alors.","short_description":"Coupe hémisphérique de la période almohade. Elle est décorée d'une étoile peinte en vert, avec huit rayons équidistants disposés à partir du centre. La qualité et la finesse de cette pièce évoquent un environnement raffiné et un probable usage domestique dans la ville de Silves à cette époque.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"VIe-VIIe siècles de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 6,4 cm; Ø de la bordure 22,6 cm; Ø du pied 7,6 cm.","method_for_datation":"D'après le contexte archéologique, la stratigraphie et la typologie.","method_for_provenance":"Fouilles du château de Silves dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire Cast. Q 110/C3-3.","provenance":"Château de Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Gomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 62. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII-XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma Cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Céramique émaillée et vernissée à décor étoilé."]},"55179813-b0e7-5c56-9d77-119429fc40fd":{"name":"Tête humaine.","description":"Visage d'un homme dans la force de l'âge, dont une partie de la tête et de la face droite est endommagée. Le personnage, moustachu, porte une barbe très épaisse dont les enroulements se terminent par des orifices circulaires en forme de coquillages. L'iris de l'œil est représenté par un fragment de verre ovoïdal, de couleur irisée. L'œuvre plonge vraisemblablement ses racines dans un très lointain passé africain. Elle rappelle, par son style, les nombreuses stèles dédiées, en particulier, à Saturne. On retiendra comme points communs la frontalité, la barbe et l'importance accordée aux yeux. Néanmoins, la statue présente des analogies certaines avec le bas-relief en marbre sculpté du prince et du musicien, trouvé à Mahdia. Le visage semble s'orientaliser, mais l'absence de signes vestimentaires ne permet pas de trancher la question.","short_description":"Sculpture en plâtre représentant la tête d'un homme dans la force de l'âge. Le style et l'importance accordée aux yeux, au front et à la barbe rappellent les nombreuses stèles dédiées à Saturne, mais elle présente aussi des analogies avec une œuvre similaire trouvée à Mahdia.","holder":"Musée des Arts Islamiques","dates":"milieu IVe-milieu Ve siècle de l’Hégire (milieu Xe-milieu XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 16 cm, l. 12 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Cette statue en stuc fut retrouvée, parmi d'autres sculptures humaines et animales, lors des fouilles menées à Sabra al-Mansouriya, en 1978, dans une poche de terre très bouleversée et n'offrant aucune couche archéologique claire. Tout donne l'impression qu'on a voulu dissimuler ces objets. Peut-être y a-t-il un rapport avec l'évolution de la mentalité religieuse en Ifriqiya, et une coïncidence avec la persécution des chiites lors des troubles de l'an 407/1016, ou à la suite de la rupture entre l'émirat ziride et le califat fatimide en 440/1049. Cette date peut constituer un terminus post quem. Le terminus ante quem est situé peu après la fondation de Sabra en 337/948. L'absence de couche archéologique bien déterminée ne nous permet pas d'être plus précis.","method_for_provenance":"Cette production, unique en Ifriqiya et au Maghreb, semble avoir été fabriquée à Sabra al-Mansouriya et commandée par des chiites.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Après sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la pièce fut déposée dans la maison de fouilles avant d'être récupérée, en 1992, par le musée de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie du musée qui est en cours (2005) d'aménagement.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 258. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 220.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Plâtre sculpté."]},"55ec1f26-ba55-52bc-a1b6-556c48ff41e4":{"name":"Croix grecque en bronze.","description":"Croix en bronze de forme grecque décorée, sur chacun de ses bras et sur ses deux faces, de cercles concentriques incisés. Deux clous de fer figurent encore sur le bras vertical. Le troisième, au pied, manque. \nIl semble que cette croix ait été clouée sur un coffret de reliquaire en bois de l'église Saint-étienne à Oum al-Rasas. La partie supérieure du bras vertical a été cassée en deux et récemment réparée. \nL'église Saint-étienne a été pavée d'un sol de mosaïque en 138 H / 756 J.-C., selon les inscriptions dédicatoires figurant de chaque côté de l'autel, ce qui prouve qu'il existait une communauté chrétienne active dans cette ville six ans après la fin de la période omeyyade et après plus d'un siècle de domination islamique sur la région.","short_description":"Croix en bronze de forme grecque provenant de l’église Saint-Etienne à Oum al-Rasas, décorée sur les deux faces. Il semble que cette croix ait été clouée sur un coffret en bois par trois clous en fer, deux d’entre eux étant toujours présents sur le bras vertical.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 8 cm, l. 6 cm.","method_for_datation":"La croix est datée par une inscription dédicatoire découverte dans l'église Saint-étienne.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert à Oum al-Rasas lors de fouilles archéologiques. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"La croix a été acquise par le Musée à l'issue de fouilles archéologiques menées depuis 1986 à Oum al-Rasas par le Studium Biblicum Franciscanum.","bibliography":"Desreumaux, A. et Humbert, J. B., “Khirbat es-Samara. Contribution à l'épigraphie syro-palestinienne”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan* XXV, 1981, p. 50, type Ec, Pl. XVI. \nPiccirillo, M. et Alliata, E., *Umm al-Rasas Mayfa'ah I: Gli scavi del complesso ecclesiastico di Santo Stefano*, Jérusalem, 1993.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","communautés chrétiennes","croix chrétiennes","forme grecque","incision","inscriptions dédicatoires","symboles religieux"],"materials":["Fonte de bronze."]},"56acaf8e-1d2d-5882-9b67-7d024e5744ff":{"name":"Panneau de fresque, “Danseuses”.","description":"Fresque de l'un des compartiments de l'*apodyterium* (vestiaire) de Qousayr Amra. Ce vestiaire se trouve sous une voûte en berceau divisée en compartiments en pointes de diamant par des bandeaux à fresque de feuillage contenant une multiplicité de scènes pastorales isolées. Un compartiment représente une danseuse accompagnée par un flûtiste. Elle porte un long jupon indiqué par un bandeau de couleur rouge sombre. Les plis tourbillonnants du bas de sa robe suggèrent une impression de mouvement, qu'accentuent le bras gauche levé et l'inclinaison de la tête. \nSur l'intrados de l'arche occidentale de la salle d'audience, près de la courbe sud, figure une autre danseuse. Celle-ci est nue à l'exception d'un pagne, de bracelets de poignet et de bras. Voluptueusement représentée, la figure exprime un mouvement plein de vivacité par la torsion de son corps, la position opposée des bras et le lancer avant de la jambe droite. Ce mouvement vigoureux rappelle ceux des bacchantes de la “Procession bachique” aujourd'hui au Musée archéologique de Madaba.","short_description":"Fresque de l’un des compartiments de l’*apodyterium* (vestiaire) de Qousayr Amra représentant une danseuse et un flûtiste ; sur l’intrados de l’arche de la salle d’audience figure une autre danseuse. Toutes deux par leurs mouvements évoquent des Bacchantes en train de danser.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"L'un des panneaux se trouve dans l'*apodyterium*, l'autre dans la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XLII b-c. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 67-68.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["apodyterium","danse","fresques"],"materials":["Fresque."]},"58b37312-2a63-52d9-9118-d73987819f0b":{"name":"Coupe à reflets métalliques.","description":"Coupe à base annulaire et à paroi évasée. La pièce est meublée par un motif cruciforme, mis en valeur par quatre coulures vertes, à base d'oxyde de cuivre, qui couvrent toute la zone environnante. Le décor central, garni de feuilles stylisées et pointillées, se termine par quatre bordures renfermant une torsade et cernées de filets parallèles. Ce plat présente l'unique dessin de passementerie qui nous soit parvenu de cette période. On ne trouve aucun objet identique à celui-ci dans la céramique mésopotamienne de l'époque, ce qui pourrait indiquer qu'il s'agit d'une production ifriqiyienne. Le décor floral n'est d'ailleurs pas sans rappeler la demi-coupole en bois du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan et les tresses des reliures kairouanaises du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Néanmoins, on ne peut pas nier l'existence d'une parenté de couleurs et de quelques décors entre cette pièce et les carreaux de la façade du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, dont l'origine mésopotamienne est définitivement établie. La technique du reflet métallique est une invention musulmane qui s'est propagée, au début du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), de la Mésopotamie jusqu'en égypte, et semble avoir atteint l'Ifriqiya après la seconde moitié du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). De là, elle a essaimé au Maghreb puis en Espagne avant de gagner l'Europe à partir du XIIe- XIIIe siècle J.-C.","short_description":"La technique du reflet métallique est d'origine mésopotamienne. Après l'égypte et l'Ifriqiya, elle s'est répandue au Maghreb et en Espagne avant de gagner l'Europe. \nLe décor floral et les couleurs de cette coupe rappellent ceux de la demi-coupole en bois et la façade du *mihrab* de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"dernier quart du IIIe siècle-première moitié du IVe siècle de l’Hégire (dernier quart du IXe-première moitié du Xe siècle J.-C).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 9,2 cm, Ø 27 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient des fouilles du site de Raqqada, fondée en 263 H / 877 J.-C. et dont la vie s'est prolongée jusqu'au milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). Malheureusement, les fouilles du site n'ont jamais été publiées et on n'a pas gardé, dans les archives, le journal des fouilles qui permet d'identifier les différentes couches stratigraphiques. Néanmoins, le décor et les couleurs de cette pièce sont typiquement aghlabides. Il semble que les céramistes, à travers cet exemple et celui d'autres pavements retrouvés dans le site même, maîtrisent assez bien la technique du reflet métallique qui n'aurait sans doute pas pu atteindre l'Ifriqiyya avant le milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), ce qui nous autorise à dater cette pièce du dernier quart du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"En apportant la preuve que le décor de la coupe s'insère dans le répertoire ifriqiyen, le plus logique serait de conclure qu'elle fut produite dans les ateliers de poterie de Kairouan ou de Raqqada.","provenance":"Sans doute, Raqqada ou Kairouan.","obtention":"Cette pièce fut retrouvée dans le site de Raqqada lors des fouilles menées au cours des années soixante. Elle fut exposée à partir de 1966 au musée de la Grande Mosquée de Kairouan avant d'être transférée, en 1986, au musée des Arts Islamiques de Raqqada.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), Paris, 1994, p. 127, n° 65. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 223, n° 301. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 249. \n \nLings, M. et Safadi, Y., The Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 216.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Céramique glaçurée et vernissée."]},"5dcd5e36-d273-5b03-a8de-93f266c0b45c":{"name":"Peinture de sol.","description":"L'art islamique à ses débuts est la continuation de techniques et d'éléments stylistiques courants et bien connus appartenant aux périodes précédentes. Ce panneau fournit un bon exemple de l'influence des mythes romains. Il a été peint selon une technique dite *a secco* dans laquelle la peinture est appliquée sur un plâtre sec qui est ensuite légèrement réhumidifié pour favoriser la fixation. Ce panneau recouvrait une partie du sol de la salle de réception de l'aile ouest de Qasr al-Khayr al-Gharbi, dans le désert de Syrie entre Damas et Palmyre. De format rectangulaire, il est cerné d'une bordure de feuilles de vigne et de figures allégoriques. Un portrait frontal de femme dans un cadre circulaire domine la composition. Son visage est agréable et elle tient entre ses mains un tissu rempli de fruits colorés. Elle porte un collier en dessous duquel se love un serpent. Les archéologues pensent qu'il s'agit de Gaia, la déesse-mère de la mythologie romaine. Le cercle qui l'entoure est défini par deux lignes blanches encadrant un champ rouge décoré de petits cercles blancs, chacun contenant un bouquet de fleurs. \nLa partie supérieure du panneau est occupée par deux centaures marins. Entourés de feuillage, tous deux portent un épieu dans la main gauche et tendent la main droite. Dans la partie basse se trouve un groupe d'animaux dont deux grues, deux renards et un chien. \nLa partie supérieure conserve la trace d'une colonne cylindrique qui reposait sans doute à cet endroit.","short_description":"Fresque provenant du palais omeyyade de Qasr al-Khayr al-Gharbi, dans le désert syrien. Elle représente la déesse de la terre de la mythologie romaine, Gaia, symbole de générosité et d'abondance, et illustre la continuité artistique et culturelle entre l'Antiquité finissante et les débuts de l'islam.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 5,21 m, l. 4,43 m","method_for_datation":"Le sol, ainsi que les vestiges du complexe palatial, ont été datés grâce à l’inscription figurant sur le linteau de la porte du khan voisin du palais, soit 109/727. L'inscription précise que le complexe a été édifié par le calife Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture au sol a été réalisée sur place à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud de Palmyre.","obtention":"Cette peinture a été découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. La découverte de ce site a conduit au développement de la section Arts islamiques au Musée national de Damas. Cette peinture de sol, ainsi que la façade en plâtre du palais qui orne aujourd'hui l'entrée du musée, ont été préparées pour leur transfert à Damas au cours des années 1940. L'aile omeyyade a été inaugurée en 1950.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nFowden, G., *Qousayr ‘Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Californie, 2004. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Hicham bin ‘Abd al-Malik","Daniel Schlumberger","Gaia","palais du désert","peinture de sol","plâtre","Qasr"],"materials":["peinture","Plâtre","technique a secco."]},"5fc4c91c-9fc3-5456-98a6-0dd4aa412e7f":{"name":"Aiguière.","description":"Fragment d'aiguière à bord évasé et courbe, embouchure circulaire et col en cône inverse tronqué, à moulure centrale, d'où part une anse verticale à section ovale vers le corps. Le vase est globulaire et de son épaule sort un bec tubulaire zoomorphe. Dans son ensemble, la pièce évoque un animal au cou étroit et long tel un chameau ou un dromadaire, et dont la bosse serait le goulot du récipient. Il est orné de fins traits à caractère phytomorphe peints en blanc sur fond rougeâtre.","short_description":"Bec et col d'aiguière, dont la forme évoque un animal au cou étroit et long tel un chameau ou un dromadaire, et dont la bosse serait le goulot du récipient. Il est orné de fins traits à caractère phytomorphe peints en blanc sur fond rouge.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle H (fin XIe-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"L. 19 cm, H. 22,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, mais des parallèles avec des décors semblables de l'ouest d'al-Andalus le font dater du VIIe/XIIIe siècle.","obtention":"La pièce a été trouvée dans les excavations archéologiques réalisées par le campo Arqueológico de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, p. 110. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 108.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aiguière","céramique","zoomorphe"],"materials":["Céramique commune fabriquée avec une pâte rougeâtre peu compacte","cuisson en atmosphère oxydante.","modelée au tour rapide"]},"612c0f2a-80e1-56d4-ad55-7c2f2f82cb8d":{"name":"Coupe à lustre métallique.","description":"Profonde coupe à base annulaire et paroi arrondie. Le décor est composé de rinceaux d'où émanent des palmettes stylisées filiformes. Les enroulements se développent et s'interfèrent. La flore, à l'intérieur de laquelle on constate la présence de la grappe de raisin, est exubérante. Des cercles divisent l'espace en zones superposées assez claires. Néanmoins, unité et mouvement se dégagent de l'ensemble, qui offre un équilibre harmonieux entre les motifs brun doré et la plate-forme crème. L'espace est tapissé sans être saturé. Pour la fabrication de la céramique dorée, dont la formule était décrite, mais sans grande précision, depuis le VIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), on fait intervenir un mélange de cuivre et d'argent selon des proportions bien précises, auquel on ajoute de l'ocre rouge (oxyde de fer appelé almazarrón), puis on dilue le tout dans le vinaigre. La céramique dorée qui s'est répandue en Andalousie à partir du VIIe-VIIIe siècle H (XIIIe-XIVe siècle J.-C.), était en vogue en égypte à la même époque ; le décor floral côtoie des motifs zoomorphes. La découverte à Tunis de cette coupe d'origine andalouse témoigne de l'importance des liens commerciaux qui se sont développés, surtout à partir du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.), entre l'Ifriqiya et l'Espagne musulmane.","short_description":"C'est l'exemple type de la céramique dorée qui s'est répandue en al-Andalus et en égypte à partir du VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.). Elle associe le décor floral au motif zoomorphe. La découverte de cette coupe d'origine andalouse à Tunis témoigne de l'importance des liens commerciaux entre l'Ifriqiya et l'Espagne musulmane.","holder":"Musée Sidi Kacem al-Jalizi.","dates":"VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.).","location":"Tunis","dimensions":"H. 9,5 cm, Ø 21 cm.","method_for_datation":"Cette coupe a été retrouvée fortuitement lors de la fouille de la casbah, à Tunis, au début des années 1980, dans une citerne renfermant 270 pièces. Elle fut dégagée à côté d'autres plats hafsides, datables du VIIe-VIIIe siècle H (XIIIe-XIVe J.-C.), ce qui offre un premier indice de datation.","method_for_provenance":"La comparaison avec d'autres pièces permet d'établir que cette coupe est une importation d'al-Andalus, dont les ateliers produisaient une céramique analogue au cours des VIIe et VIIIe siècles H (XIIIe-XIVe J.-C.).","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Après sa découverte, lors des fouilles de la casbah de Tunis, cette coupe fut gardée au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Dar Ibn Khaldoun, à Tunis, avant d'être sélectionnée pour être exposée au musée de Sidi Kacem al-Jalizi en 1978.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Céramique lustrée","décoration florale"],"materials":["Céramique","lustre."]},"66718328-7241-56c8-a45c-d60aff5e7c2d":{"name":"Tasse avec inscription.","description":"Tasse à bord retourné vers l'intérieur et biseauté, à bouche circulaire, corps bitronconique, carène basse, anse verticale à section ovale reliant le bord à la carène, base plate et pied annulaire diagonal. Le décor a été réalisé par la technique de la *cuerda seca* partielle, en traçant par une ligne de manganèse le motif calligraphique et le remplissant ensuite de glaçure verte. Bien que le texte soit incomplet, on peut y lire, en caractères coufiques, “*baraka kamila \\[wani\\]ma ^sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. La phrase n'est pas accompagnée de motifs secondaires. Il s'agit de l'une des plus anciennes pièces à la *cuerda seca* partielle conservées à Mértola, et son style ornemental et calligraphique se distingue assez des autres pièces datables du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Pièce restaurée.","short_description":"Tasse décorée par la technique de la *cuerda seca* partielle avec une inscription en caractères coufiques disant “*baraka kamila \\[wani\\]ma sa\\[mila\\]* (bénédiction complète et félicité totale)”. Elle indique le besoin de protéger le contenu de cette pièce de vaisselle du château de Mértola.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve ou début du VIe siècle H (seconde moitié du XIe ou début du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 9,1 cm, Ø de la base 5,3 cm, l.13 cm, H. 10,2 cm.","method_for_datation":"Daté, pour des raisons stratigraphiques, d'entre la fin de la période des Taïfas et l'époque almoravide.","method_for_provenance":"Il s'agit d'un type de céramique fabriquée dans diverses régions d'al-Andalus, mais dont la production n'a pas encore été constatée dans l'occident de la péninsule Ibérique.","provenance":"Al-Andalus.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans le château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","cuerda seca."],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca partielle."]},"6ad7e7f5-5b8d-5bfc-afb9-c3c90a19d9a8":{"name":"Jarre.","description":"Jarre à bord vertical biseauté, bouche circulaire, col cylindrique, corps globulaire : deux anses en ruban strié et appendice supérieur en forme de pinacle relient le col et la panse du vase. Sa base est convexe et son pied annulaire, diagonal. La jarre conserve le départ d'un filtre situé entre le corps et le col. L'extérieur est décoré par la technique de la *cuerda seca* partielle, dans laquelle seules quelques parties du dessin sont remplies de glaçure verte ou miel verdâtre, d'autres étant parsemées de points. La décoration s'organise en six bandes horizontales successives, à motifs végétaux, ondulés et calligraphiques. Sur le bord, nous trouvons une étroite bande de palmettes stylisées. La plus grande partie du col est occupée par une large bande avec de grandes fleurs de lotus et, au-dessous, une frise aux motifs dentés. Sur l'épaule apparaît un cartouche calligraphique où se répète plusieurs fois, en coufique fleuri, le mot “*baraka*” et, sur le ventre, une bande de médaillons phytomorphes. Enfin, à la base, nous trouvons une frise de palmettes. Pièce restaurée.","short_description":"Jarre almoravide ou almohade décorée selon la technique de la *cuerda seca* partielle. La décoration est organisée en six bandes horizontales successives constituées de motifs végétaux ondulés et calligraphiques. Les motifs à fleur de lotus et la bande inscrite du mot *baraka* en caractères coufiques fleuris sont particulièrement remarquables.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 17,8 cm, Ø de la base, 13,4 cm, l. 32 cm, H. 34,8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Malaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 89.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte rosée poreuse modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca partielle."]},"703bcca9-4c28-508b-8d25-b6f6138c138c":{"name":"Fresque de coupole.","description":"Le *caldarium*, ou pièce chaude, du hammam de Qousayr Amra est surmonté d'une coupole décorée d'une fresque représentant les constellations. Il s'agit de la plus ancienne représentation subsistante d'astres sur une surface sphérique. La fresque a sans doute été copiée dans un manuscrit. Un certain nombre d'erreurs dans l'emplacement des constellations montre que le peintre n'avait pas de connaissances astrologiques.","short_description":"La fresque des constellations de la coupole du caldarium de Qousayr Amra est la plus ancienne représentation d’étoiles sur une surface sphérique à nous être parvenue. Un certain nombre d’erreurs dans le positionnement des astres montre que le peintre n’avait pas de connaissances astrologiques.","holder":"*In situ *à Qousayr Amra.**","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Le panneau décore la coupole du *caldarium* du hammam de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Beer, A., “The Astronomical Significance of the Zodiac of Qusayr Amra”, in K. A. C. Creswell, *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932, pp. 296-303. \nBrunet, J.-P., “The Fresco of the Cupola of Qusayr Amra”, *Centaurus*, vol. 40, 1998, pp. 97-123. \nSaxl, F., “The Zodiac of Qusayr Amra”, in K. A. C. Creswell, *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932, pp. 289-294.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["astrologie","caldarium","constellations","coupoles","fresques"],"materials":["Fresque."]},"758017b1-e777-564d-bac6-2f8e62ea8bad":{"name":"Bol.","description":"Pièce ouverte, avec un corps à forme circulaire sur fond plat. Le bord est à section semi-circulaire, accentué et légèrement introverti. \nCéramique en pâte très claire, presque blanche à décor châtain, tirant vers le sépia. \nLes surfaces ont des camaïeux de la même couleur que la pâte. \nLa décoration est centrée sur l'intérieur de la pièce avec un motif en étoile ou en fleur qui part d'un large cercle dont l'intérieur est décoré par une barre géométrique. Comme bordure de ce cercle, des détails constitués de petits demi-cercles, avec un point au centre, intercalés avec une série de trois rayons qui pointent vers l'extérieur et se répètent dix-sept fois. \nUn décor rayé de la même couleur apparaît sur le bord de la coupe en sept ensembles de petits traits d'une subtilité remarquable. \nCe type de décor est fréquent à l'intérieur de pièces du même genre, mais aussi sur les parois extérieures des gobelets. Un décor très semblable a été observé sur des céramiques de Vilamoura (Loulé, Algarve) et sur la céramique exhumée au château de Silves. \nDans les ouvrages archéologiques réalisés à Silves, ce type d'ornement n'a pas été remarqué sur des pièces de niveaux archéologiques postérieurs au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). \nIl peut s'agir d'une pièce de production autochtone.","short_description":"Ce bol est particulièrement remarquable par l'élégance du motif géométrique de sa face intérieure. La décoration est centrée sur l'intérieur de la pièce avec un motif en étoile ou en fleur qui part d'un large cercle dont l'intérieur est décoré par une barre géométrique. L'ensemble rappelle les modèles traditionnels de la région, caractéristiques de l'art autochtone.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Mairie de Silves.","dates":"IIe-IIIe siècles de l’Hégire (VIIIe-IXe J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 4,5 cm; Ø supérieur (bordure) 23,6 cm; Ø inférieur (base) 16 cm.","method_for_datation":"Par le contexte archéologique, stratigraphique et typologique. La date attribuée (VIIIe-IXe siècle J.-C.) est contestée par Cláudio Torres, Champ archéologique de Mértola, d'après lequel il s'agit probablement d'une pièce plus tardive par comparaison avec d'autres provenant du Gharb al-Andalus.","method_for_provenance":"Excavation réalisée dans la cour adjacente au puits-citerne à Silves par Mário et Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire d'excavation Q 41 / C3-silo 1.","provenance":"Cour adjacente au puits-citerne (aujourd’hui Musée municipal d’archéologie de Silves), Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles réalisées dans les années quatre-vingt du XXe siècle.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 162-163. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 54. \nGomes, R. V, *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII),* Lisbonne, 1999. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale"],"materials":["Céramique à tour rapide","décor étoilé."]},"8181fe27-473a-532e-986e-e0786c511a39":{"name":"Aquamanile en forme de bélier.","description":"L'animal, auquel il manque les pattes antérieures, les oreilles et les cornes, est représenté debout, le cou long, la tête petite par rapport au reste du corps, ce qui lui donne une allure d'une grande robustesse. Sur son poitrail est suspendu un croissant qui semble avoir un rôle prophylactique. Il est retenu par un collier incisé, en dents de scie, noué autour du cou. L'œil est représenté par un anneau circulaire incisé qui entoure l'iris globulaire. L'aquamanile servait, sans doute, de tête de fontaine qui embellissait un des palais ou une des demeures de la région. L'eau, qui arrivait par un tube placé sous le ventre du bélier, jaillissait de son museau entrouvert et en forme de goulot. Cet exemplaire est à rattacher à toute une série d'aquamaniles en forme d'animaux, généralement des cerfs, des canidés ou des oiseaux, découverts dans divers pays musulmans et notamment en égypte et en Espagne.","short_description":"L'aquamanile servait vraisemblablement de tête de fontaine embellissant les palais et les grandes demeures. Ce modèle est à rattacher à toute une série d'aquamaniles en forme d'animaux, généralement des cerfs, des canidés ou des oiseaux découverts dans certains pays musulmans dont l'égypte et l'Espagne.","holder":"Musée du Bardo.","dates":"IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-première moitié du XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"H. 32,5 cm.","method_for_datation":"Cet aquamanile présente des analogies certaines avec d'autres pièces trouvées à Madinat al-Zahra qui datent du milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) et en égypte, qui datent du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.). En prenant en considération le contexte historique de l'Ifriqiya et la simplicité du décor, on peut dater cette pièce du IVe-première moitié du Ve siècle H (Xe-première moitié du XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Cette pièce provient d'une découverte fortuite faite à Beni Khalled (cap Bon, Tunisie), très probablement au cours des années 1930. Malgré des ressemblances avec des aquamaniles andalous, rien ne semble contester son origine ifriqiyenne.","provenance":"Ifriqiya ?","obtention":"Cette pièce a été offerte au musée par l'association Les amis du Bardo en mai 1941. Depuis, elle y est exposée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 271. \n \nZbiss, S.M., Actes du 79e congrès national des sociétés savantes, Alger, 1954, p. 303.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Bronze coulé."]},"84046e76-f5c4-58c1-bb91-359397489ded":{"name":"Fragment de dague en ivoire.","description":"Lame de dague en ivoire triangulaire, brisée, présentant quelques manques. Elle est incisée sur ses deux faces d'un léger décor à éléments de flore, de faune et d'architecture. D'un côté figure un palmier flanqué de traces de colonnes soutenant une arche du centre de laquelle descend une lampe. La partie supérieure de l'arche a disparu. L'autre côté est orné d'une chamelle et de son petit. Des motifs architecturaux similaires apparaissent sur des récipients en stéatite trouvés sur le même site. \nDes dés à jouer et d'autres objets en ivoire ont été trouvés en même temps que cette dague sur le même lieu de fouille. La fonction de l'objet n'est pas parfaitement identifiée, mais il s'agissait probablement d'un objet décoratif utilisé au palais.","short_description":"Fragment de dague triangulaire en ivoire gravé, provenant du site d’al-Foudayn à Mafraq. Elle est finement incisée sur ses deux faces d’un décor à éléments de flore, de faune et d’architecture. Des dés à jouer et d’autres objets d’ivoire ont été trouvés en même temps que cette dague, dont la fonction n’est pas parfaitement identifiée.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"L. 28 cm, l. 7 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec d'autres objets omeyyades.","method_for_provenance":"Le lieu de production de cet objet est inconnu, mais il a été découvert lors de fouilles archéologiques sur le site d'al-Foudayn à Mafraq.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert en 1986 lors de fouilles archéologiques sur le site d'al-Foudayn à Mafraq, à 70 km au nord-est d'Amman.","bibliography":"*La Voie Royale: 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 369, fig. 355. \nZabern, P., *Der Königs Weg: 9000 Jahre Kunst und Kultur in Jordanien und Palästina* (catalogue d'exposition), Mayence, 1987, p. 350.","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chameaux","décoration florale","motifs architecturaux"],"materials":["Ivoire sculpté et incisé."]},"8473d6b1-ff39-54e8-aa27-a77f671d0068":{"name":"Moitié inférieure d’un haut-relief.","description":"élément d'un important ensemble de figures humaines, d'animaux et de motifs végétaux en relief découvert à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Il consiste en la partie inférieure d'un personnage assis sur un trône. Ses pieds sont appuyés sur un repose-pieds en forme de portique à sept arcs soutenus par des colonnes doubles. Alors que d'autres reliefs du palais semblent inspirés de prototypes sassanides, certains historiens réputés ont relié cette œuvre à des reliefs trouvés à Qousayr Amra, c'est-à-dire à de claires influences byzantines ou méditerranéennes. \nOn pense parfois que la figure représentée est celle du calife Hicham bin ‘Abd al-Malik, commanditaire du palais, car le personnage porte de luxueux vêtements sur lesquels subsistent des traces de peinture rouge, verte et brune. La petite construction sous ses pieds symboliserait son pouvoir. L'ensemble met en valeur la gloire et la majesté du souverain. \nLes sculptures en stuc appartiennent aux traditions préislamiques d'Irak, d'Iran et d'Asie centrale. Les pièces en très haut relief comme celle-ci ou des statues en ronde bosse sont un développement nouveau de cette tradition, bien qu'elles soient comparables aux sculptures en relief trouvées dans les tombes de Palmyre en Syrie. \nCette sculpture se trouvait à l'étage du palais, sur la façade intérieure donnant sur la cour à colonnade.","short_description":"Ce fragment de sculpture figurative en haut-relief a pu faire partie d'une statue du calife omeyyade Hicham bin 'Abd al-Malik représenté assis sur son trône, en vêtements royaux de style persan.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"Vers 109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 1,06 cm, l. 0,9 m.","method_for_datation":"Cette sculpture ainsi que les vestiges du complexe palatial ont été datés de 109/727 à partir de l'inscription figurant sur le linteau de la porte du *khan* adjacent au palais.","method_for_provenance":"L'objet a probablement été sculpté sur place à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Sculpture découverte lors des fouilles archéologiques menées à Qasr al-Khayr al-Gharbi par une mission française sous la direction de Daniel Schlumberger en 1936.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and* \n*Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Daniel Schlumberger","grès","Omeyyades","palais du désert","Sassanides","sculpture","statues"],"materials":["Grès sculpté."]},"893326f6-9a4d-57db-bdf6-56796de6ef99":{"name":"Fragment d'élément en bois sculpté.","description":"On peut encore trouver dans la région de Raqqa des fragments d'éléments en bois qui décoraient jadis les salles d'apparat des palais royaux abbassides. Ils sont classés en trois types, selon leur technique de sculpture. Le premier groupe contient des éléments ornementaux sculptés colorés et dorés relativement réalistes, dont des motifs floraux et calligraphiques. Le second réunit des éléments sculptés en biseau pour donner une impression de contours arrondis. Les exemples de ce groupe ont été influencés par les motifs abbassides de Samarra dit “style Samarra C”. Le troisième groupe, auquel appartient cette pièce, présente des motifs décoratifs sculptés à la verticale de telle façon que le panneau semble posséder deux plans parallèles, celui de la surface de la sculpture et celui du fond. La sculpture est donc traitée en à-plat avec des bords vifs et un relief très marqué, comme on le voit dans les petits trous pratiqués dans les lettres. Le texte en arabe de style coufique se lit : “Commandeur des Fidèles”. Le bois semble avoir été partiellement brûlé.","short_description":"Ce panneau calligraphique à caractères se détachant verticalement et rainures circulaires en profondeur est un exemple des nombreux styles de sculpture mis au point pendant la période abbasside et diffusés dans la région.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le IVe-Ve siècle de l'Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 43 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"La technique de sculpture utilisée est typiquement abbasside-islamique et a été mise au point en Irak et en Syrie au cours de la période abbasside.","method_for_provenance":"L'élément a été découvert à proximité des palais abbassides de la région de Raqqa et l'on peut présumer qu'il a été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Cet élément fut découvert par hasard par un habitant de la région au cours des années 1950. Il l'offrit à la mission archéologique qui travaillait sur place.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois sculpté","écriture coufique","Raqqa","style C de Samarra"],"materials":["Bois sculpté."]},"8c32bee4-0f68-56fc-9da8-59caa6e72f6d":{"name":"Coupe/bol.","description":"Récipient ouvert à corps de forme hémisphérique. Bord semi-circulaire, légèrement extraverti. Pied annulaire, pâte de couleur claire. Les surfaces sont émaillées avec un décor polychrome. Au centre, réalisée par un amateur, une représentation naïve du lotus, symbole de la vie éternelle. Ce type de pièce, par sa forme, surtout le pied annulaire, désigne la production ibérique qui imite la typologie orientale. En plus du fond décoré, le bord de la pièce présente aussi un motif décoratif ondulé, interrompu trois fois.","short_description":"Coupe fabriquée dans la péninsule Ibérique selon des modèles orientaux. Cette pièce du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) offre en son centre une représentation tout à fait naïve d'un bulbe de lotus, symbole de la vie éternelle.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 4 cm ; Ø supérieur (bordure) 15,6 cm ; Ø inférieur (fond) 6,8 cm.","method_for_datation":"Contexte archéologique et similitude typologique.","method_for_provenance":"Fouilles à Silves dans la cour adjacente au puits-citerne, dirigées par Mário Varela Gomes, sous le n° d'inventaire Silves 3, Q37-C3.","provenance":"Cour adjacente au puits-citerne (aujourd’hui Musée municipal d’archéologie de Silves), Silves.","obtention":"Déposée après les fouilles des années 1980.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* 1998, p.98. \nGomes, R. V., “Silves (Xelb): Uma cidade do Gharb Al-Andalus: A Alcáçova”, *Cadernos do IPA*, Lisbonne, 2004, p. 402. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 57. \nGomes, R. V., *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII),* Lisbonne, 1999.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Céramique à décor polychrome."]},"8d436c70-8d15-5b93-b5b5-044a974ad60d":{"name":"Marmite.","description":"Marmite à bord vertical droit, lèvre plate et rebord extérieur, bouche circulaire, col cylindrique, corps tronconique et carène prononcée située près de la base. Elle possède deux anses en ruban avec une nervure centrale et une base convexe. Elle présente un décor horizontal incisé sur le bord, le corps et le col ; des traces de feu indiquent son usage culinaire. Pièce restaurée.","short_description":"Ustensile de cuisine de forme très simple avec une décoration très sobre. Ce type de pot a été découvert dans un four almohade, mis au jour à Mértola. On le trouve presque exclusivement dans cette région, ce qui permet de l'identifier comme un produit local.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø du bord 23,5 cm, Ø de la base 19 cm ; l. 35 cm ; H. 21,5 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Cette marmite a été trouvée dans un four almohade mis au jour à Mértola,et appartient à une classe qui apparaît presque exclusivement dans cette région, raisons qui nous permettent de l'identifier comme une production locale.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, pp. 107-167. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 155.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["alimentation","cuisine","vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune modelée dans une pâte rougeâtre","cuisson en atmosphère oxydante.","tour rapide"]},"8e2d8258-5733-5cff-a71b-a0329ecb34b2":{"name":"Fourneau portatif.","description":"Fourneau composé d'une chambre supérieure ou chambre à feu, d'une petite grille et d'une chambre inférieure ou cendrier. La chambre supérieure présente un bord vertical avec un lit ou moulure dans laquelle on peut emboîter un autre objet, une bouche circulaire, un corps cylindrique à carène haute, des orifices pour fournir de l'air au feu et deux anses verticales en ruban surmontées d'un appendice conique. Le gril est convexe, avec des orifices circulaires qui font communiquer la chambre supérieure avec le cendrier presque cylindrique ; il possède une ouverture en ovale et une base plate. Le fourneau est orné d'un cordon ongulé dans la carène, de trois lignes parallèles incisées et ondulées, et d'une peinture blanche sur fond rougeâtre qui dessine des traits ondulés verticaux et horizontaux entrecroisés. La pièce présente de nombreuses traces de feu dues à son utilisation comme petit four ou réchaud portable pour cuisiner ou réchauffer un endroit. Pièce restaurée.","short_description":"Ustensile de cuisine de la période almohade, probablement de production locale. Fourneau composé d'une chambre supérieure ou chambre à feu, d'une petite grille et d'une chambre inférieure (ou à cendres). Ce type d'article a été utilisé jusqu'à nos jours dans cette région.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 29,2 cm, Ø de la base 15,6 cm, l. 33,5 cm, H. 22,2 cm.","method_for_datation":"Il a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Ce type d'objet est commercialisé localement. Il s'agit, par ailleurs, d'une forme très fréquente dans la région, aux caractéristiques techniques et formelles typiques des productions de Mértola.","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica decorada islámica de Mértola”, *VI Colloque International sur la Céramique Médiévale en Méditerranée, Aix-en-Provence, 1995*, Aix-en-Provence, 1997, pp. 311-325. \nGómez Martínez, S., “Contenedores de fuego en el Garb al-Andalus”, *Actas do III Congresso de Arqueologia Peninsular. Vila Real de Trás-os-Montes, Setembro de 1999*, vol. VII: *Arqueologia da Idade Média da Península Ibérica*, Porto, 2000, pp. 421-434. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, 2001, pp. 107-167. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 155.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["feu","vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune en pâte rougeâtre mi-compacte","cuisson en atmosphère alternée oxydation/réduction.","modelée au tour rapide"]},"91accd64-ec4c-56b4-b2f4-b293a427f8c4":{"name":"Figuration d’un mammifère.","description":"Le mammifère ressemble à un bovidé sans cornes ou à un hippopotame auquel il manque la queue, qui est écourtée. Les parties inférieures des deux pattes postérieures et une des deux pattes antérieures sont également manquantes. Vus de face, les traits du visage sont bien clairs mais très simplifiés, se limitant à une cavité ménagée pour l'œil, un trou pour désigner l'orifice du nez et un trait en creux pour indiquer la bouche. Vu de derrière, le visage est complètement méconnaissable. Le cou et le reste du corps sont très massifs. L'usage de ce mammifère est peu clair ; servait-il à décorer des façades de murs ou autres bas-reliefs ? La réponse est extrêmement difficile du fait de la rareté d'objets similaires dans l'art musulman, que ce soit en Orient ou en Occident. Certes, on dispose de figurines en argile représentant des chevaux, des chameaux ou des mulets, provenant d'Iran ou de Samarcande, mais leur fonction est bien déterminée. Ils servaient de jouets ou de bibelots et diffèrent complètement des figurines kairouanaises, qui restent uniques dans l'art musulman.","short_description":"Figurine animale en stuc, elle évoque un bovidé sans cornes ou un hippopotame sans queue. L'usage de ce mammifère n'a pas pu être déterminé, étant donné la rareté d'objets similaires dans l'art musulman. Les figurines kairouanaises sont complètement différentes.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Milieu IVe-milieu Ve siècle de l’Hégire (milieu Xe-milieu XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 33 cm, H. 16 cm.","method_for_datation":"Ce relief en stuc fut retrouvé, parmi d'autres sculptures humaines et animales, lors des fouilles menées à Sabra al-Mansouriya, en 1978, dans une poche de terre très bouleversée et n'offrant aucune couche archéologique claire. Les œuvres furent entreposées sans ordre et sans aucune logique, comme si l'on essayait d'éradiquer et de dissimuler ces représentations figuratives pour des causes qui nous restent inconnues mais qui peuvent être en rapport avec l'évolution de la mentalité religieuse en Ifriqiya et qui coïncident parfaitement avec la persécution des chiites lors des troubles de l'an 407/1016 ou avec le moment de rupture entre l'émirat ziride et le califat fatimide en 440/048-1049. Cette date peut constituer un terminus post quem. Le terminus ante quem est situé peu après la fondation de Sabra en 337/948. L'absence de couche archéologique bien déterminée ne nous permet pas d'être plus précis.","method_for_provenance":"Cette production, unique en Ifriqiya et au Maghreb, semble avoir été fabriquée à Sabra al-Mansouriyya et commandée par des chiites.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Après sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la pièce fut déposée dans la maison de fouilles avant d'être récupérée, en 1992, par le musée de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie du musée qui est en train d'être aménagée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 226. \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 257.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Stuc."]},"94369548-7782-52b0-adae-f3a0d1f1caf6":{"name":"Partie inférieure d’une statue de figure féminine semi-vêtue.","description":"Partie inférieure d'une statue sculptée dans une pierre calcaire, représentant une femme semi-vêtue, trouvée à al-Mchatta. La figure porte un tissu drapé autour du bas de ses hanches et tient de la main gauche un panier ou sac, et de la main droite un objet non identifié. \nTout en courbes voluptueuses, ce type de statuaire allait à l'encontre des principes musulmans et n'était pas supposé être vu par le public.","short_description":"Partie inférieure d’une statue de femme à semi-vêtue trouvée à *qasr*al-Mchatta. Sculptée dans une pierre calcaire, la figure porte un tissu drapé autour des hanches. De telles sculptures allaient à l’encontre des principes musulmans et n’étaient pas supposées être vues par le public.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 75 cm, l. 52 cm.","method_for_datation":"Qasr al-Mchatta, lieu de découverte de cette statue, date de la fin de la période omeyyade (première moitié du IIe/VIIIe siècle).","method_for_provenance":"La statue a été découverte dans le palais omeyyade d'al-Mchatta.","provenance":"Al-Mchatta, Jordanie.","obtention":"La statue a été trouvée lors de travaux de restauration et de fouilles archéologiques menés en 1962 par le Département des Antiquités de Jordanie au palais omeyyade d'al-Mchatta, puis transférée au Musée archéologique de Jordanie.","bibliography":"Enderlein, V. et Meinecke, M., *Mschatta-Fassade*, Berlin, 1992, p. 144, fig. 8. \nTrumpelmann, L., “Die Skulpturen von Mschatta”, *Archäologischer Anzeiger*, Berlin, 1965, pp. 235-276 ; A1.1-4 (pour d'autres sculptures de al-Mchatta).","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["femmes","pierre","représentation figurative","statues"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"952ab9d3-ae66-55d8-89bd-8e1f14d55203":{"name":"Panneau de fresque, “Grande Figure féminine au bord d’un bassin”.","description":"Fresque de la partie centrale sous la voûte de la salle d'audience de Qousayr Amra représentant une femme étonnamment grande, debout au bord d'un bassin. Nue, à l'exception d'un pagne, elle porte des bracelets de poignets et de bras, un collier à pendants autour du cou et un autre plus long à trois pendants piriformes qui se glisse entre ses seins ronds. Son bras droit baissé est légèrement tourné vers sa cuisse droite tandis que l'index et le petit doigt de sa main droite sont dressés. Le bras gauche est levé, penché vers l'épaule comme si elle tirait un rideau derrière elle. Ses cheveux sont recouverts d'un turban fixé sur le devant par une épingle. \nCette baigneuse à la fière attitude est à l'évidence très admirée par les personnages qui la regardent de derrière une balustrade dans l'arcade de gauche. Derrière elle, à droite, s'affaire une servante. Dans le fond apparaît un panorama architectural impressionnant : arcade sur deux niveaux avec rideaux et balustrades, peut-être une représentation d'une architecture de bassin semblable à celle de l'avant-cour du palais de Khirbat al-Mafjar à Jéricho. La position centrale de la figure principale, sa taille et son attitude indiquent qu'elle était sans doute un important personnage, peut-être la concubine favorite du seigneur de Qousayr Amra. Cette beauté évoque des images d'Aphrodite, déesse de l'amour, qui ont pu servir d'inspiration à ce panneau.","short_description":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d’audience à Qousayr Amra et est inspiré des images d’Aphrodite. La position centrale de la femme, sa taille et son attitude indiquent qu’elle était sans doute un important personnage, peut-être la concubine favorite du seigneur.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"Le panneau se trouve sur le mur occidental de la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XVI a, XIX a-b, XX a-b. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 227-247.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques","musique","salle d’audience"],"materials":["Fresque."]},"9550bb5f-dcd9-54bc-a521-b59609c24581":{"name":"Vase de Tavira.","description":"Récipient en terre cuite rouge déposé au musée de Tavira. \nLes parois, légèrement inclinées vers l'extérieur, s'évasent sur le sommet formant un canal invisible qui permet le passage de l'eau, préalablement introduite dans une sorte de goulot-entonnoir se détachant nettement de l'ensemble. L'eau, après avoir coulé sur le tubage, était à son tour propulsée vers l'intérieur du vase par 8 des 14 figurines montées sur le bord. \nDeux chevaliers armés, accompagnés d'un arbalétrier à cheval, entourent une cavalière. Les suivent deux musiciens qui devaient faire partie d'un quatuor, aujourd'hui incomplet. Cet ensemble de personnages est suivi de cinq bêtes, dont subsistent quatre : un bovidé, une biche ou gazelle, un mouton et un lion. Une bande de pigeons est posée sur le goulot-entonnoir. \nCette étonnante pièce d'art populaire représente sûrement l'enlèvement cérémoniel qui précède une cérémonie nuptiale où les animaux constituent une allégorie de bons augures pour les mariés. L'eau propulsée par les 8 goulots était destinée à arroser un arbuste planté à l'intérieur du vase, par exemple du basilic, une plante liée au culte de l'amour dans les traditions ibériques et méditerranéennes.","short_description":"Ce vase, un exemple d'art populaire, représente l'enlèvement cérémoniel qui précède une cérémonie nuptiale. Les personnages humains (la femme, l'arbalétrier, les chevaliers et les musiciens) sont accompagnés par des animaux, considérés comme de bon augure pour les jeunes mariés. Le pot a dû contenir une plante.","holder":"Musée municipal de Tavira.","dates":"Fin du Ve siècle ou début du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe siècle-début XIIe siècle J.-C.).","location":"Tavira., Faro.","dimensions":"H. 36 cm ; l. 42 cm.","method_for_datation":"Par références stratigraphiques et comparaison typologique d'artefacts associés.","method_for_provenance":"Recueilli lors des fouilles archéologiques dirigées par Maria et Manuel Maia, près de la Porte de D. Manuel à Tavira.","provenance":"Tavira.","obtention":"Déposé au musée après des fouilles archéologiques.","bibliography":"Maia, M., “O vaso de Tavira e o seu contexto”, *Actas do Colóquio Internacional sobre Portugal, Espanha e Marrocos. O Mediterrâneo e o Atlântico*, Faro, 2004, pp. 143-166. \nTorres, C., *O vaso de Tavira*, Mértola, 2004.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Cláudio Torres","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art populaire","cérémonie nuptiale","cuisson oxydante","moulé","Tavira","terre cuite rouge","tour","vase"],"materials":["fabriquée et moulée au tour.","Terre cuite en cuisson oxydante"]},"98897be0-18bb-5f36-beaa-b28285fbeb42":{"name":"Boucle d’oreille.","description":"Un anneau circulaire de suspension portant une ouverture soutient trois boules sphériques reliées entre elles et se terminant par des bouchons cylindriques. Elles comportent un décor rayonnant, en forme de calotte à cannelures. De l'autre côté de l'anneau se dresse un segment enroulé dont la fonction nous est inconnue. Si ces formes sphériques se retrouvent dans certains bijoux musulmans d'Occident comme d'Orient, on n'a pas trouvé de boucles similaires à celle de Raqqada dans les différentes collections qu'on a pu consulter. Il est vrai que les bijoux des premiers siècles de l'islam ne subsistent qu'en très petit nombre. Les tombeaux en ont peu livré et les institutions religieuses musulmanes ne disposent pas de trésors, à l'exemple des églises chrétiennes. Aussi, la pénurie de documents ne permet pas d'élucider les filiations, de suivre une évolution et de rattacher les trouvailles nouvelles à une série cohérente et bien datée. Les données deviennent plus claires à partir du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"Si elles se rapprochent des bijoux musulmans de l'Occident et de l'Orient par leur forme sphérique, ces boucles diffèrent cependant, du point de vue technique et décoratif, des bijoux fatimides ou zirides de Raqqada. Il ne subsiste qu'un petit nombre de bijoux des premiers siècles de l'islam pour déterminer leur origine.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"IIIe-début IVe siècle de l’Hégire (IXe-début Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 2,2 cm, l. 2 cm.","method_for_datation":"Cette boucle fut exhumée, lors des fouilles menées au cours des années 1960, sur le site de Raqqada, fondée par les Aghlabides, en 263/876. Mais la ville a eu une continuité urbaine jusqu'au milieu du Ve/XIe siècle, avant d'être saccagée par les tribus hilaliennes. En ce sens, la tranche chronologique pour la datation s'étalerait sur deux siècles. Malheureusement, on ne dispose pas de données scientifiques sur la couche archéologique à laquelle appartient la pièce. Néanmoins, du point de vue technique et décoratif, cette boucle diffère des pendants fatimides ou zirides. Elle apparaît plus archaïsante et, manifestement, d'une influence classique. Tout ceci nous autorise à la dater du IIIe ou du début IVe siècle H (IXe-début Xe J.-C.).","method_for_provenance":"Trouvaille archéologique.","provenance":"inconnue. La fabrication est, très probablement, ifriqiyenne.","obtention":"Après sa découverte, sur le site de Raqqada, la boucle fut gardée au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques de Raqqada, en 1993, pour y être exposée.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor géométrique","parure"],"materials":["décor au repoussé.","Feuille d’or"]},"9905bf41-30f3-505a-84b5-5d1abdf32a88":{"name":"Cruche.","description":"Magnifique cruche en bronze de forme trapue à poignée en boucle élancée reliée au corps et au couvercle par une chaîne. Le col est cerclé d'un collier de trois disques ornés de rosettes et cercles concentriques incisés, fixé par un clou à une patte qui rejoint en spirale la partie inférieure de la poignée.","short_description":"Cruche en bronze provenant d’une maison de la citadelle d’Amman. Sa poignée en boucle élancée est reliée au corps et au couvercle par une chaîne. Le col est cerclé d’un collier de trois disques ornés de rosettes et de cercles concentriques incisés.","holder":"Mission archéologique espagnole.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 40 cm, Ø (panse) 27 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte archéologique et rapprochements avec des poteries trouvées sur le site.","method_for_provenance":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques dans la citadelle d'Amman. Son lieu de production n'est pas connu.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques en 1999-2000 dans une maison située au sud de la mosquée de la citadelle d'Amman.","bibliography":"Objet non encore publié : informations fournies par le Dr. Ignacio Arce, directeur de la Mission archéologique espagnole à Amman. \nSmith, R. et Day, L., *Pella of the Decapolis*, vol. II, Londres, 1989, p. 69, objet n° 350126 ; planche 38H.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","décoration en zigzag","incisions"],"materials":["Bronze."]},"9fd48483-773e-56ef-a4ac-80ac9b4f89d0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à base convexe, parois courbes et bord lisse. La pièce est fabriquée en argile de couleur rougeâtre recouverte à l'extérieur d'une glaçure couleur miel verdâtre et, à l'intérieur, d'une glaçure blanche. La face interne du plat présente une décoration en *vert* et *manganèse* sur fond blanc. Le grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat, avec des digitations de palmettes reliées par des tiges ondulantes, confère un certain aspect trilobé à la pièce. Sur le bandeau central, complétant la décoration, une inscription en coufique archaïque répète l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). Les lettres, aux contours dessinés par les traits sombres du manganèse, sont remplies par le vert du cuivre, produisant sur le fond blanc un effet de contraste chromatique fréquent dans la céramique de cette époque. \nD'une manière générale, la céramique de Madinat al-Zahira offre un répertoire décoratif assez large; cependant, la représentation épigraphique la plus courante est la formule *al-mulk* (“le pouvoir”), qui fait référence ici au pouvoir royal des Omeyyades. L'expression est récurrente, au point qu'il est possible d'envisager un lien entre une certaine production de céramique et la propagande officielle. Il ne faut pas oublier que, durant le califat, le mécénat artistique fut intimement lié au pouvoir et à l'autorité. La palette chromatique de base pourrait symboliser l'emblème des Omeyyades d'Espagne, le blanc symbolisant la dynastie, le vert la couleur de l'islam, le noir évoquant le prophète et l'austérité coranique.","short_description":"Cet *ataifor*, fabriqué dans l'atelier palatial de Madinat al-Zahira, a été chargé de significations symboliques : le mot *al-moulk*, “le pouvoir”, représente la souveraineté ; le coloris blanc, la dynastie omeyyade ; le vert est en référence à Mahomet ; enfin, le noir évoque l'austérité coranique et la souveraineté du calife.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du Xe siècle (324-366 H / 936-976 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 26 cm.","method_for_datation":"Par son type d'écriture, le plat peut être daté autour du deuxième tiers du IVe/Xe siècle. L'épigraphe coufique est caractéristique d'une phase initiale de la production princière de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976).","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahra. Tant sa forme que sa décoration sont caractéristiques de la production de cour de Madinat al-Zahra.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au musée comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, pp. 148-154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Azahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration florale","épigraphie"],"materials":["Céramique","cuisson","tour","vernissé.","vert et manganèse"]},"9fdca272-4041-5355-84f2-5cf19779524e":{"name":"Panneau d’une mosaïque.","description":"Ce panneau faisait partie de toute une mosaïque dont la superficie approche les 50 m2. Le tapis initial était encadré d'une bordure où se succèdent les formes géométriques et les motifs floraux. Le champ de la mosaïque se distingue par un entrelacs de quadrilobes qui s'interfèrent et engendrent des formes géométriques variées. Après la dépose de la mosaïque, plusieurs panneaux furent répartis entre certains musées tunisiens. Dans le panneau récupéré par le musée de Raqqada, les lignes rouges, blanches et noires alternent et déterminent une feuille de lilas inscrite dans un octogone et un pétale à quatre pointes ogivales placées dans un cercle. L'ensemble est enserré entre des torsades de forme ovale. Cette mosaïque constitue un exemple unique dans l'art ifriqiyen d'époque fatimide, mais certains historiens de l'art soutiennent qu'elle atteste la survivance de l'art de la mosaïque, en Tunisie, au Moyen âge. Certes, la technique d'exécution de la mosaïque de Mahdia présente une continuité de la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine, mais tout porte à croire qu'elle est l'œuvre d'artisans byzantins ou “rums” qui furent sans doute enlevés et faits prisonniers lors des multiples incursions menées par l'armée d'al-Qaim en Sicile et en Italie.","short_description":"Cette mosaïque constitue un exemple unique de l'art ifriqiyen à l'époque fatimide. Certains historiens de l'art pensent qu'elle perpétue la tradition antique de l'Afrique romaine et byzantine. Ce panneau faisait partie d'une mosaïque dont la superficie approchait les 58 mètres carrés. Il associe les formes géométriques aux motifs floraux.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince fatimide al-Qaim.","dates":"303 de l’Hégire / 916 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 107 cm, l. 106 cm.","method_for_datation":"La mosaïque fut exhumée lors des fouilles menées en 1956 dans une salle de réception ou d'audience appartenant au palais d'al-Qaim. Logiquement, on peut la dater du moment de l'édification de ce palais, en 303/916, comme le confirment les sources historiques, mais il serait possible également de l'attribuer à une phase ultérieure de travaux d'embellissement et d'aménagement au sein du monument, et qui daterait probablement du règne d'al-Qaim, avant le développement de la rébellion kharijite de “l'homme à l'âne” en 332/944.","method_for_provenance":"La découverte de cette mosaïque in situ atteste sa production sur place. Mais l'origine des artisans reste à prouver.","provenance":"Mahdia.","obtention":"Après sa dépose du palais d'al-Qaim à Mahdia, la mosaïque fut exposée au musée du Bardo. En 1986, trois panneaux de cette mosaïque furent envoyés au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1993, un de ces trois panneaux fut récupéré par le Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposé dans la deuxième partie, en cours d'aménagement.","bibliography":"Ennaïfer, M., “La mosaïque africaine à la fin de l'antiquité et au début de l'époque médiévale”, Fifth international colloquium on ancient mosaics, USA, 1994, pp. 307-318. \n \nLouhichi, A., “La mosaïque de Mahdia : contexte et interprétation”, Africa, XX, 2004, pp. 143-166. \n \nZbiss, S. M., “Mahdia et Sabra Mansuriya : nouveaux documents d'art fatimide d'Occident”, Journal asiatique, CCXLIV, 1956, pp. 79-93.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","Mosaïque"],"materials":["Tesselles en calcaire."]},"a7db21f3-7be7-5d4b-8f81-38cd6e153579":{"name":"Gobelet en verre.","description":"Découvert dans le palais B de Raqqa, ce gobelet en verre translucide de couleur miel est entièrement orné de motifs végétaux et floraux disposés en bandes horizontales à la base et autour du bord, et en champs verticaux en partie centrale. Le décor gravé fait appel à divers styles fréquemment rencontrés sur des objets en bois ou en métal de la période mais rarement sur le verre. \nSur le plan technique, cet objet est d'une grande importance car il a été gravé avec un outil aiguisé, procédé connu des Romains, mais généralement associé à d'autres techniques. Pendant la période islamique, cette technique était utilisée seule et la gravure était plus profonde. \nLa région de Raqqa qui s'étend entre l'Euphrate et le Balikh connut la prospérité sous la période abbasside. Un ensemble de palais abbassides (dont certaines parties ont été désignées palais A, B et C) y a été découvert et fouillé dans les années 1950.","short_description":"Bien que la production et l'ornementation du verre en Syrie soient de tradition ancienne, ce gobelet est un exemple de décor délicat exécuté avec précision par incision, technique qui se répandit au début de la période islamique.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 8,2 cm, Ø 8,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet serait contemporain du palais B, daté de la période du calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227/833-842 J.-C.).","method_for_provenance":"Ce gobelet a été découvert lors de fouilles archéologiques menées dans la région de Raqqa. Il est impossible de savoir s'il a été fabriqué localement ou importé de Bagdad ou de Damas, où fleurissait une production verrière similaire.","provenance":"Probablement la région de Raqqa en Syrie.","obtention":"Gobelet découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises dans les années 1950 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., A Concise Guide to the National Museum of Damascus, \nDamascus, 1969, p.253. \nAbu al-Faraj al-Ush, M., “Incised Islamic Glass,” *Archaeology* 24:3, 1971, pp. 202-203. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Balikh","Damas","Euphrate","gobelets","lustre métallique","Nasib Salibi","Raqqa","verre"],"materials":["Verre gravé."]},"a80ae3b6-0e85-5e1b-93e6-f4552c3eac51":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"Cet *ataifor* à base annulaire et parois courbes, fabriqué avec une pâte jaunâtre, est recouvert d'une glaçure blanche. La face interne présente une décoration en *vert et manganèse*. Le motif décoratif consiste en un grand liseré circulaire qui parcourt le bord du plat et sur lequel on peut remarquer les restes d'une inscription coufique avec l'expression *al-mulk* (“le pouvoir”). La décoration est complétée par deux franges plus étroites qui se croisent au centre, avec des tracés stylisés qui semblent être une simplification de l'écriture coufique mais qui sont dépourvus de signification. \nLa technique décorative employée, motifs épigraphiques en vert de cuivre et en noir de manganèse, sur la glaçure blanche est d'un bel effet chromatique. Madinat al-Zahira fut le plus important centre de production et de diffusion de la céramique vernissée en vert et manganèse durant le califat. Du point de vue ornemental, la netteté du dessin et l'austérité des compositions, avec de larges zones de fond non décorées, la différencient d'autres productions contemporaines d'al-Andalus. \nLa fonction de ce type de céramique n'est pas encore définie mais il est clair que la production de Madinat al-Zahira implique un progrès technique fondamental. L'usage d'oxydes de cuivre et de manganèse dans la décoration et la glaçure qui imperméabilisait les récipients, évitant que les substances n'imprègnent l'argile, sont à l'origine d'un type spécial de vaisselle, considérée comme luxueuse.","short_description":"Découvert sur le site archéologique de la ville-palais de Madinat al-Zahira, ce plat de type *ataifor* devait faire partie de la vaisselle courante de la maison du calife, comme le suggère l'inscription *al-moulk*, “le pouvoir”, sans doute en référence au pouvoir califal.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) ; 324-366 H / 936-976 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 7 cm, Ø 22 cm.","method_for_datation":"L'écriture coufique simple est caractéristique d'une phase initiale de la production de cour de Madinat al-Zahira, antérieure au gouvernement d'al-Hakam II (350-366/961-976.)","method_for_provenance":"La pièce provient des fouilles archéologiques réalisées à Madinat al-Zahira. Les formes ouvertes, et plus particulièrement les *ataifors*, représentent le plus grand pourcentage de céramiques face aux productions de formes fermées. La formule *al-mulk*, liée au pouvoir et à la légitimité omeyyade, constitue l'expression épigraphique la plus fréquente sur ce type de céramique.","provenance":"Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national comme dépôt d'état le 5 février 1943.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Cerámicas y vidrios califales de Medina Zahara”, *Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945),* Madrid, 1947, p. 154. \nCastejón y Martínez de Arizala, R*., Excavaciones del plan nacional de Medina Zahara (Córdoba), Campaña de 1943*. Informes y memorias n° 8, Madrid, 1945. \nCollectif, *El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","décoration géométrique","épigraphie"],"materials":["Céramique","cuisson","tour","vernissé.","vert et manganèse"]},"a8912ca5-9dcf-581c-885c-df8260626ef3":{"name":"Coupe historiée.","description":"Coupe à pied annulaire et paroi carénée avec un décor côtelé sur la paroi externe. La glaçure est directement placée sur la pâte grise sans engobe. La forme et la technique de fabrication sont caractéristiques de la céramique ifriqiyenne du haut Moyen âge. Le plat est illustré d'une scène de guerre sur laquelle figurent des cavaliers montant des chevaux au galop et brandissant une targe de la main gauche. D'origine mésopotamienne, ce décor, à la fois stylisé et fantaisiste, connut une très grande vogue à l'époque fatimide. Cependant, s'il offre une certaine parenté avec certains décors orientaux contemporains, il plonge vraisemblablement aussi ses racines dans un très lointain passé africain. En effet, les chevaux représentés sur cette coupe paraissent moins naturalistes et plus stylisés que ceux représentés sur certaines œuvres d'art mésopotamiennes ; leur élasticité et les décors qui les caractérisent sont présents sur d'autres plats ifriqiyens contemporains. Par ailleurs, les visages des cavaliers se distinguent par la présence d'un œil démesurément grand ; cet aspect constitue un dénominateur commun entre presque toutes les représentations animées ifriqiyennes de cette époque et semble confirmer le substrat africain du décor de cette coupe.","short_description":"Cette coupe présente un pied annulaire et une paroi carénée. Elle est illustrée d'une scène de guerre qui témoigne d'un substrat africain. Le décor stylisé et fantaisiste offre une certaine parenté avec les décors orientaux contemporains. Ce décor a connu une très grande vogue à l'époque fatimide.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IVe-première moitié du Ve siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 11 cm, Ø 31 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient du site de Sabra al-Mansouriya, capitale des Fatimides puis des Zirides qui a eu une durée éphémère de presque un siècle (de 337 à 444/948-1053), ce qui justifie la datation de la deuxième moitié du IVe/Xe siècle à la première moitié du Ve/XIe s., sans pour autant être plus précis. , en l'absence de toute publication concernant Sabra al-Mansuriyya qui aurait permis de mieux identifier la couche stratigraphique des fouilles, pour pouvoir avancer unde datation plus précise.","method_for_provenance":"La découverte de ce plat sur le site de Sabra, peint d'un décor fatimo-ziride et selon une technique ifriqiyenne, semble confirmer qu'il s'agit d'une production locale provenant des ateliers des poteries de Sabra ou de Kairouan, la capitale économique voisine.","provenance":"Sabra al-Mansouriya ou Kairouan.","obtention":"La céramique provient d'une découverte faite lors de la campagne de fouilles sur le site de Sabra al-Mansouriya en 1979. Elle fut récupérée par le Musée des arts islamiques, où elle est exposée depuis 1986.","bibliography":"Couleurs de Tunisie (catalogue d'exposition), 1994, p. 133, n° 73. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 250, n° IV-40. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 188.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armes","décoration figurative","ziride"],"materials":["Céramique glaçurée."]},"a955d465-0ca9-595d-bd2a-f998ffb85fd5":{"name":"Bas-relief représentant un taureau.","description":"Le bas-relief, auquel il manque la partie droite et la partie inférieure, représente un taureau sculpté sur marbre. Le visage est dans une position faciale alors que le reste du corps est vu de profil. Le cou donne l'impression d'être complètement tordu. Les traits du visage sont bien marqués, les nasaux sont indiqués par des plis se terminant par une cavité. Les yeux sont globulaires, l'iris est bien indiqué. Les sourcils, en saillie au-dessous de l'orbite, sont froncés. Le front, marqué par deux plis, se termine par une chevelure tressée. Il ne subsiste qu'une seule corne, adjacente à l'oreille, l'autre a été brisée. Le corps de l'animal est harmonieux, mais aucun signe de robustesse n'est apparent. Les pattes indiquent que le taureau est adossé à un arbre dont il ne reste que le tronc et quelques branchages. Derrière le corps surgissent deux bourgeons et trois feuilles de vigne ouvertes, assez naturalistes, chacune étant constituée de plusieurs lobes. La sculpture est placée dans un cadre formé d'arcs et de pirouettes. Le naturalisme du bas-relief a porté certains historiens de l'art à lui attribuer une origine byzantine et à conclure qu'il fut réemployé à l'époque aghlabide. Or, l'art musulman ne manque pas de représentations semblables et le thème de la frontalité y est très fréquent. Remarquons aussi que l'art aghlabide se caractérise, à ses débuts, par une survivance des influences byzantines et classiques.","short_description":"Le décor de ce bas-relief est assez fréquent dans l'art musulman, il témoigne toutefois de la survivance des influences byzantine et classique. Le corps de l'animal sculpté, un taureau, est harmonieux. La sculpture est placée dans un cadre formé d'arcs et de pirouettes.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 38 cm, l. 57 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Cette pièce décorait un des murs des salles d'apparat du palais as-Sahn au site de Raqqada, qui fut fouillé entre 1961 et 1969. On sait que cette deuxième capitale des Aghlabides fut édifiée en 263/876. Cette chronologie constitue donc un terminus post quem de datation de ce bas-relief. La tranche chronologique s'étend sur deux siècles, jusqu'à la désertion de Raqqada lors des invasions hilaliennes, en 449/1057. En l'absence d'un rapport de fouilles qui permettrait de bien situer la couche archéologique où fut retrouvé le bas-relief, nous ne sommes pas en mesure d'être plus précis. Néanmoins, le classicisme du décor du bas-relief nous autorise à le dater de la deuxième moitié du IIIe siècle H (Deuxième moitié du IXe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Décor architectural trouvé in situ, très probablement sculpté à Raqqada avec un marbre d'origine italienne, sans doute de remploi.","provenance":"Très probablement Raqqada.","obtention":"Le bas-relief fut conservé, après sa découverte dans les fouilles de Raqqada dans les années 1960, dans la maison de fouilles du site, jusqu'en 1993. Il fut transféré au Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposé.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","sculpture"],"materials":["Marbre sculpté."]},"ab5f529a-54db-5914-b779-6e088fe95b11":{"name":"Panneau de fresque, “Ours assis jouant d’un instrument de musique”.","description":"Cette fresque fait partie des quartiers de la voûte de l'*apodyterium* ou vestiaire du complexe de bains (*hammam*) de Qousayr Amra. Elle représente un ours jouant d'un instrument de musique, assis sur un tabouret, la patte gauche ballante tandis que la droite, repliée, repose sur le siège et touche la cuisse gauche. Il joue d'un instrument à cordes de forme allongée qui pourrait être un oud. Près de lui, un singe debout frappe dans ses mains. Il est probable que cette scène décrit deux personnages déguisés en ours et en singe.","short_description":"Fresque faisant partie du complexe de bains (*hammam*) de Qousayr Amra, représentant un ours jouant d’un instrument de musique. Près de l’ours, un singe debout frappe dans ses mains. Il est probable que cette scène décrit deux personnages déguisés en animaux.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (r. 125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"La fresque se trouve dans l'*apodyterium* (vestiaire) du *hammam* de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"*In situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., *Qusayr Amra : residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planche XLII a. \nEttinghausen, R., “The Dance with Zoomorphic Masks and other Forms of Entertainment seen in Islamic Art”, in *Arabic and Islamic Studies in Honour of H. A. R. Gibb*, Cambridge, Mass., 1965, p. 219. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, L.A., 2004, p. 68, fig. 19.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["apodyterium","fresques","instruments de musique","oud"],"materials":["Fresque."]},"b8c52c07-1db7-5b7e-a968-695ff14489a0":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord vertical arrondi, corps tronconique, carène basse et base à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et décoré à la *cuerda seca* totale dans les tons de blanc, vert et miel séparés par des traits de manganèse. Le thème décoratif central est le mot “*baraka*” écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Pièce restaurée.","short_description":"Plat creux décoré à la *cuerda seca* totale datant des périodes almoravide et almohade. Le motif central est le mot *baraka* écrit en caractères coufiques et entouré d'une frise de palmettes qui parcourt le bord du plat. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche25 cm, Ø de la base 10,3 cm, H. 8 cm","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”, I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 93.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca totale."]},"b8ecf061-5f47-5eb8-bd73-a5714784eff0":{"name":"Assiette.","description":"Assiette en céramique décorée de motifs géométriques en pigment jaune sur fond brun sous glaçure transparente. \nLe bassin est divisé en quatre zones, deux par deux. Une paire est ornée de triangles incurvés ornés d'un réseau de lignes croisées dessinant de petits carrés dentelés. Les deux autres présentent une composition de lignes incurvées qui forment une pointe de flèche.","short_description":"Assiette en céramique de Tall Hisban, décorée de dessins géométriques en pigment jaune sur fond brun. La surface intérieure est divisée en quatre zones, formant deux paires de dessins incurvés entrecroisés.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 8, 8 cm, Ø 30, 3 cm, Ø (base) 10,7 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique de la fouille.","method_for_provenance":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","provenance":"Tall Hisban, Jordanie.","obtention":"Cette assiette a été découverte lors de fouilles archéologiques à Tall Hisban.","bibliography":"ساري. صالح، الفخار الأيوبي المملوكي في بلاد الشام 567-923 ه / 1171-1517 م، رسالة ماجستير، الجامعة الأردنية، 1979، ص 178-179، شكل 73، 74. \nBienkowski, P., *The Art of Jordan*, Glasgow, 1991, p. 85, cat. n° 101. \nBoras, R. et Geraty, L., *Heshbon 1976*, Andrews University Seminary Studies, Miami, 16.1, 1978, pp. 1-17. \n*La Voie royale : 9000 ans d'art au royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 283, cat. n° 385.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Céramique vernissée."]},"bc31e6e4-7f37-5725-b63d-89472dbadb64":{"name":"Fragment de coupe en terre cuite.","description":"La région de Raqqa contient un groupe de palais abbassides qui ont été désignés avec les lettres A, B, C et D. Trouvé à l’occasion de fouilles menées dans le palais A, ce fragment appartient à une fine coupe moulée et décorée d'une inscription en style coufique qui se lit : “du travail de Ibrahim al-Nasrani qui a été fait à al-Hira pour l'émir Sulayman, fils du Commandeur des Fidèles”. Le Commandeur des Fidèles (ou calife) en question est l’Abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158 H / 754-775 J.-C.). Le texte indique ensuite que l'objet a été fabriqué à Hira par l'artisan nommé et apporté à Raqqa. Le nom de al-Nasrani (chrétien) indique qu'il faisait probablement partie des maîtres artisans du quartier chrétien de céramistes de Hira. \nLa base de la coupe est estampée de motifs géométriques et végétaux stylisés dont des palmiers.","short_description":"Malgré son état fragmentaire, le bandeau moulé d'écriture coufique subsiste pour l'essentiel. Il comporte le nom de l'artisan, Ibrahim al-Nasrani, à l'évidence un chrétien, le lieu de production, al-Hira, et une dédicace à “Sulayman, fils du commandeur des fidèles”.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Prince Soliman (fils du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour, r. 136-158 H / 754-775 J.-C.).","dates":"136-158 de l'Hégire / 754-775 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 7,5 cm, Ø 12,2 cm.","method_for_datation":"L'inscription sur le fragment l'associe au règne du calife abbasside Abou Ja‘far al-Mansour (r. 136-158/754-775 J.-C.).","method_for_provenance":"L'inscription spécifie que le lieu de production de cet objet était Hira en Mésopotamie (Irak).","provenance":"Hira, sud de la Mésopotamie (Irak).","obtention":"Fragment trouvé lors de fouilles archéologiques conduites en 1948 dans le palais A par la Direction générale des antiquités de Syrie sous la direction de l'archéologue Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWeiss, H. (éd.), *Ebla to Damascus*, Washington DC, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Abou Ja‘far al-Mansour","céramique","chrétiens","écriture coufique","estampage","Hira","Ibrahim al-Nasrani","Irak","moulage","Nasib Salibi","poterie","prince Sulayman","Raqqa","terre cuite"],"materials":["Argile cuite moulée et estampée."]},"bf2d1e63-7381-51a0-93c7-f275d473108c":{"name":"Gobelet en verre.","description":"Gobelet en verre blanc translucide, découvert dans le palais B, qu'une inscription associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah. Il est orné de cinq lignes verticales d’un texte en arabe qui se lit : “à remplir et à boire avec délice” et “fabriqué à Damas”. Il est donc probable que cet objet a été réalisé dans cette ville puis transporté dans la région de Raqqa. Les espaces entre les lignes écrites sont ornés de motifs floraux. La composition décorative est exécutée au lustre brun. On pense que cette technique a été utilisée sur le verre avant d'être adaptée à la céramique. \nLa région de Raqqa qui s'étend entre l'Euphrate et le Balikh connut la prospérité sous la période abbasside. Un ensemble de palais abbassides (dont certaines parties ont été désignées palais A, B et C) y a été découvert et fouillé dans les années 1950.","short_description":"L'application d'un décor au lustre apparut pour la première fois sur des objets en verre, comme le prouve ce gobelet damascène de la période abbasside, avant d'être transférée sur des poteries.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"IIIe siècle de l'Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 5,8 cm, Ø 7,5 cm.","method_for_datation":"Cet objet serait contemporain du palais B, daté de la période du calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","method_for_provenance":"Une inscription sur l'objet précise qu'il a été fabriqué à Damas.","provenance":"Damas, Syrie.","obtention":"Gobelet découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises dans les années 1950 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nCarboni, S. et Whitehouse, D., *Glass of the Sultans*, New York, 2001. \nCluzan, S., et al. (éds), *Syrie : Mémoire et Civilisation*, Paris, 1994. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Balikh","Damas","Euphrate","gobelets","lustre métallique","Nasib Salibi","Raqqa","verre"],"materials":["Verre décoré au lustre métallique."]},"c01c0ea8-09eb-5aa5-9b63-e27164389d77":{"name":"Coupe à décor lustré et motif solaire.","description":"Grande coupe à décor lustré brun foncé provenant de Qal’at Dja’bar, exemple particulièrement remarquable du style de la poterie de Raqqa. Elle a été découverte lors des fouilles archéologiques menées par la Direction des antiquités de Syrie en 1973-1974 dans la forteresse médiévale de Qal’at Dja’bar sur la rive gauche du cours central de l'Euphrate. C'est l'une des rares pièces du musée à être issue de fouilles et non d'achats sur le marché de l'art. Son décor, très original, est dominé par la présence d'un impressionnant soleil à face féminine, yeux en amande, grains de beauté sur les joues et cheveux bouclés déliés. Il est encadré de deux cercles de rayons concentriques qui recouvrent le fond du bassin. \nLe soleil est un signe astrologique, motif iconographique courant dans le travail du métal de l'époque où il se voit généralement entouré de planètes et de signes zodiacaux formant un cercle cosmique. Dans la poterie médiévale syrienne, cependant, une telle représentation est unique. Il est intéressant de noter que le potier a remplacé le cercle des planètes par huit ornements en médaillon alternant des motifs végétaux rouge sur blanc et des cartouches lunaires blanc sur rouge. Il s'agit sans doute d'une variation spécifique à Raqqa sur un thème inspiré du travail du métal. L'aile de la coupe est ornée de motifs curvilignes ou en points régulièrement séparés par une paire de filets verticaux, motifs rappelant un décor calligraphique. \nCette coupe appartient à un rare ensemble de pièces peintes au lustre à décor figuratif. Sa forme creuse à profil convexe, plat, bord retourné et piédouche évasé est courante, particulièrement dans les céramiques lustrées. L'extérieur n'est pas décoré. La glaçure verdâtre transparente qui recouvre les deux tiers supérieurs de la coupe est typique de la manière de Raqqa.","short_description":"Cette céramique de Raqqa a été trouvée lors de fouilles dans la forteresse ayyoubide de Qal'at Dja'bar. Décorée au lustre dans des tons bruns caractéristiques, elle représente un soleil irradiant à traits faciaux féminins et bijoux. Les symboles planétaires étaient couramment utilisés sur les produits de luxe islamiques, en particulier sur les objets en métal incrusté, plus rarement sur les céramiques.","holder":"Musée national d'Alep, département islamique.","dates":"Début du VIIe siècle de l'Hégire (début XIIIe siècle J.-C.).","location":"Alep","dimensions":"H. 14,1 cm, Ø 41,5 cm.","method_for_datation":"Des considérations stylistiques et les résultats de fouilles désignent la région de Raqqa, qui connut un grand développement de la production de poterie lustrée au VIe/XIIe siècle jusqu'à l'invasion mongole de 655-656/1258-1259.","method_for_provenance":"Il est peu probable que cette coupe ait été fabriquée sur place, bien que des fouilles archéologiques récentes aient établi l'existence d'une production de céramique frittée à Dja’bar. Le haut niveau de qualité de cette pièce désigne plutôt une fabrication dans un centre plus spécialisé, plus probablement dans les ateliers de poterie en plein essor de Raqqa, ville peu éloignée.","provenance":"Qal’at Dja’bar, Raqqa, Syrie.","obtention":"Coupe découverte lors de fouilles archéologiques menées par la Direction des antiquités de Syrie en 1973-1974.","bibliography":"*Land des Baal Syrien* (catalogue d’exposition), Berlin, 1982. \n*Au pays de Baal et d’Astarté : 10000 ans d’art en Syrie* (catalogue d’exposition), Paris, 1983. \nTonghini, C., *Qal’at Dja’bar Pottery: A Study of a Syrian Fortified Site of the Late 11th-14th Centuries*, Londres, 1998.","author":"Julia Gonnella","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["astrologie","Ayyoubide","décor au lustre","poterie","Raqqa","soleil","travail du métal"],"materials":["Céramique frittée à décor lustré brun foncé sur glaçure transparente de nuance verte soutenue."]},"c54044a4-ab1f-5f49-9976-d677360bd140":{"name":"Tours de quenouille (cinq exemplaires).","description":"Ensemble de tours de quenouille en os sculpté, avec une section horizontale supérieure circulaire et une section inférieure circulaire ou quadrangulaire. Ces exemplaires présentent divers genres de finition, allant de la simple polissure de surface jusqu'aux décors incisés plus élaborés formant des lignes parallèles isolées ou groupées en registres, cercles percés au centre orientés en lignes ou en ensembles et demi-cercles concentriques qui s'interceptent. Ces objets correspondent à la partie la plus décorée des tours des quenouilles, ustensiles extrêmement importants dans l'activité de filage artisanal.","short_description":"Ensemble de quenouilles, élément le plus décoré d'un rouet et partie essentielle du processus de filage. Ces exemplaires en provenance du château de Mértola sont décorés simplement d'incisions formant des lignes parallèles isolées ou groupées, et des demi-cercles concentriques qui s'interceptent.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Fin Ve-première moitié du VIe siècle de l’Hégire (fin XIe-première moitié du XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"OS/TR/003 : L. 2,4 cm, H. 7,4 cm. OS/TR/037 : L. 2,1 cm, H. 6,1 cm, poids 29,4 gr. OS/TR/042 : Ø 2,4 cm, H. 7,9 cm, poids 33,4 gr. OS/TR/046 : L. 2,6 cm, H. 6,5 cm, Ø 1,9 cm, poids 29,4 gr. OS/TR/057: L. 2,7 cm, H. 8,1 cm, Ø 1,9 cm, poids 27,2 gr.","method_for_datation":"à partir de la stratigraphie identifiée lors des différentes fouilles archéologiques pratiquées au pied du château et à l'*alcaçoba* de Mértola. Comparaison avec d'autres matériaux recueillis aux mêmes niveaux d'excavation et avec d'autres objets appartenant à la même typologie.","provenance":"Pied et alcaçoba du château de Mértola.","obtention":"Grâce aux fouilles archéologiques dirigées par le Campo Arqueológico (champ archéologique) de Mértola, réalisées au pied du château en 1986 et à l'*alcaçoba* de Mértola en 1978, 1992 et 1996.","bibliography":"*Guia do Museu. Museu de Mértola – Arte Islâmica*, Mértola, 2003, p. 4. \nMacias, S., *Mértola Islâmica. Estudo histórico-arqueológico do bairro da Alcáçova (Sécs. XII/XIII)*, Mértola, 1996, p. 89. \nMacias, S. et Torres, Cl., *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, Mértola, 2001, p. 171. \nMacias, S. et Torres, Cl. (éd.), *Portugal Islâmico. Os últimos sinais do Mediterrâneo*, Lisbonne, 1998, p. 170. \nTorres, Cl. et Silva, L. A. da, *Mértola Vila Museu*, Mértola, 1989, p. 56.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Lígia Rafael","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Ameublement","art populaire","décor géométrique","filage","gravure","laine","sculpté","textile"],"materials":["décor incisé de type géométrique.","Os. Pièces taillées dans l’os"]},"c69cb729-5a18-54d1-b7ac-2cfc3ae623ed":{"name":"Pierre votive gravée.","description":"Pierre rectangulaire gravée d'une inscription du verset 255 (“*Ayat al-Kursi”,* Le verset du trône*)* de la deuxième sourate du Coran (“*al-Baqara*”, La vache de Moïse) : \n“Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même,'al-Qayyu'. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. à lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône, 'Kursi', déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand” (trad. Kasimirski**)**. \nL'inscription en coufique de dix lignes environ est gravée en profondeur dans la pierre. Les lettres hautes de forme anguleuse suggèrent un travail très ancien. La fonction de cette pierre était de protéger son propriétaire, sa famille et sa maison du mauvais œil. Cette coutume est restée très vivante de nos jours. Dans de nombreuses maisons jordaniennes, on trouve encore ce type de bénédiction reproduite sur des panneaux de céramique ou de cuivre, des broderies, ou sur des pendentifs en or pour les femmes et les enfants.","short_description":"Pierre gravée d’Amman portant un verset du Coran connu comme *Ayat al-Kursi* issu de la première sourate, *al-Baqara*, verset 255. L'inscription en coufique est de style omeyyade typique. La fonction de cette pierre était de protéger son propriétaire, sa famille et sa maison du mauvais œil. Cette coutume est restée très usitée de nos jours.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 70 cm, l. 38 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique de l'écriture et datation des fragments de poterie trouvés dans les strates archéologiques proches du lieu de découverte.","method_for_provenance":"Pièce découverte lors de fouilles archéologiques au centre d'Amman.","provenance":"Amman, Jordanie.","obtention":"Cette pierre a été trouvée en 1958 lors d'une fouille de sauvetage conduite par le Département des antiquités de Jordanie au centre d'Amman.","bibliography":"العابدي. محمود، الآثار الإسلامية في فلسطين و الأردن، عمان، 1973، ص 238.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahadah","Coran","écriture coufique","inscriptions","pierre votive"],"materials":["Pierre gravée."]},"d31728a3-910c-5617-b017-90928de933e6":{"name":"Panneau d’ivoire.","description":"Plaque d'ivoire ouvragée. Sa couleur varie d'un brun très clair à un gris-brun soutenu (l'objet a été jadis brûlé). 10% de sa surface manquent. Une scène sculptée en relief représente une figure masculine vue de face sous une arche. La tête, vue de profil, porte un couvre-chef militaire. Le personnage tient verticalement entre ses deux mains ce qui ressemble à un long pieu ou une rame. Le travail de sculpture est délicat et vigoureux. La partie la plus en relief du personnage est de même épaisseur que le cadre qui l'entoure, lui-même richement décoré de motifs géométriques. \nDe petits trous percés dans le panneau et d'autres perforations font penser que ce panneau faisait partie d'un ensemble de plaques similaires reliées par des attaches métalliques, qui décorait les portes d'un petit cabinet dans la “salle des fresques” du palais de famille abbasside à al-Houmayma. \nLes califes abbassides qui revendiquaient le califat en s'appuyant sur leur descendance directe d'Abbas ibn Abd al-Mouttalib (566-652 J.-C.), l'un des plus jeunes oncles de Mohamed, renversèrent les Omeyyades. Ce panneau est un objet de luxe qui présente des affinités stylistiques avec les arts perses, indiens, coptes et d'Asie centrale.","short_description":"Panneau d’ivoire qui faisait partie de la décoration d’un cabinet du *qasr*(palais) familial abbasside à al-Houmayna. Sculpté en relief, ce panneau est un objet de luxe qui présente des affinités stylistiques avec les arts perses, indiens, coptes et d’Asie centrale.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","dimensions":"L. 30 cm, l. 10 cm, ép. 3-5 mm.","method_for_datation":"Analyse stratigraphique archéologique et rapprochements avec des objets en poterie trouvés dans le même contexte.","method_for_provenance":"Le lieu de production de cet objet est inconnu. Il a été découvert lors de fouilles archéologiques sur le site d'Al-Houmayama.","provenance":"Inconnue.","obtention":"L'objet a été trouvé lors de fouilles archéologiques sur le site d'al-Houmayama en 1993-1998.","bibliography":"Foote, R., Oleson, P., “Humayma Excavation Project 1995-1996,” *Max van Berchem Bulletin* n° 10, décembre 1996, Genève, pp. 2-4. \nOleson, J. P., Amr, K., Foote, R., “Preliminary Report of the Humayma Excavation Project 1993”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXIX, 1995, pp. 317-354, fig. 28 ; p. 347. \nOleson, J. P., Amr, K., Foote, R., “Preliminary Report of the Humayma Excavation Project 1995, 1996, 1998”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XLIII, 1999, pp. 411-450, fig. 20 442.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armures","bas-relief","le prophète Mahomet","motifs géométriques","produits de luxe","représentation figurative","soldats","tenues militaires"],"materials":["Ivoire sculpté."]},"d39f33c7-ab99-570d-9745-2ca9481fd5e0":{"name":"Vasque à ablutions.","description":"Vasque à ablutions octogonale. L'intérieur est creusé, avec les bords encadrés au-dessus et à l'extérieur. Présente une perforation postérieure. La base est tronquée, il lui manque un pédoncule ou un pied. La bordure extérieure présente un décor à éléments géométriques de petite taille (losanges, carrés et cercles), gravés. Le bord supérieur présente sur tout le périmètre une inscription arabe, en graphie coufique, sur laquelle on peut lire l'expression *al-mulk*, répétée en continu.","short_description":"La preuve de la présence prolongée d'une communauté musulmane à Lisbonne est apportée par cette vasque à ablutions de forme octogonale sculptée dans le calcaire d'origine locale. Elle fut découverte pendant les travaux de restauration du quartier maure de Lisbonne, à la mosquée duquel elle appartenait.","holder":"Musée de la Ville.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. totale 114 cm , Ø 223 cm.","method_for_datation":"Datation externe, historique. La mosquée du quartier maure, dont on suppose qu'elle lui appartenait, a été démantelée au début du XVIe siècle, durant le règne de D. Manuel Ier de Portugal.","method_for_provenance":"Découverte pendant les travaux de réhabilitation urbaine, reutilisée dans la maçonnerie de l'un des murs de l'immeuble de la rue João de Outeiro, numéro 67 (Mouraria, Lisbonne). L'immeuble daterait, initialement, du XVIe siècle.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Donation.","bibliography":"*Lisboa Subterrânea* (catalogue d'exposition), Lisbonne, 1994.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Rodrigo Banha da Silva","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-mulk","graphie coufique","pierre de liais","vasque à ablutions"],"materials":["Pierre de liais."]},"d4bd63d5-45fe-58a2-9476-795fe33754f5":{"name":"Pièce de monnaie en cuivre (*fils*).","description":"Pièce de monnaie en cuivre (*fils*), du type “calife en pied”, datant de la période de transition (74-78 H / 694-698 J.-C.) précédant la réforme des monnaies décidée par Abd al-Malik en 77 H / 696 J.-C., réforme qui vit la suppression des images et l'apparition de pièces purement islamiques se distinguant par la mention de la formule de la foi, la *chahadah*, et un style exclusivement épigraphique citant des versets du Coran. \nà l'avers est frappée une représentation de calife en pied vêtu d'une longue robe, la main posée sur son épée et la tête couverte d'un couvre-chef arabe. L'inscription en marge, en écriture coufique simple, débute en haut et se lit dans le sens des aiguilles d'une montre. Elle donne le titre et le nom du calife Abd-Allah Abd al-Malik, commandeur des fidèles. \nLe revers figure une croix transformée à sommet globulaire, sur un socle en quatre éléments de taille décroissante. à sa gauche figure une étoile et à sa droite l'indication du lieu de frappe, Amman, une des cités de la Jund Demachq (l'une des cinq provinces militaires et administratives fondées au début de la période islamique). \nLe cercle épigraphique est en écriture arabe coufique inversée. Le texte part du bas et se lit dans le sens des aiguilles d'une montre : “Il n'est d'autre dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu”, qui est la seconde partie de la *chahadah*.","short_description":"Pièce de monnaie en cuivre (*fils*), du type “calife en pied”, datant de la période de transition qui précéda la réforme monétaire décidée par Abd al-Malik en 77 H / 696 J.-C. L’inscription en marge donne le titre et le nom du calife Abd-Allah Abd al-Malik, commandeur des fidèles. Au revers figure le lieu de frappe, Amman.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"74-78 de l’Hégire / 694-698 J.-C.","location":"Amman.","dimensions":"Ø 18 mm, poids 4,59 g.","method_for_datation":"Ce type de pièce de monnaie appartient à la période de transition (74-78/694-698) qui précède la réforme monétaire d'Abd al-Malik en 77/696.","method_for_provenance":"La pièce a été découverte lors d'une fouille archéologique dans le forum d'Amman ; de plus, elle porte le nom de son lieu de frappe (Amman).","provenance":"Amman, Jordanie.","obtention":"Pièce découverte lors de fouilles archéologiques menées par le Département des antiquités sur le forum d'Amman en trois phases de 1965 à 1967.","bibliography":"الحديدي. عدنان، فلوس نحاسية اموية من عمان، حولية دائرة الاثار الاردنية، المجلد 20، 1975، ص 9-14، لوحة 7 و 8 رقم 11. \nالقسوس. نايف، نميات نحاسية اموية جديدة من مجموعة خاصة: متحف البنك الاهلي الاردني، عمان، 2004، ص 363، مسكوكة رقم 405. \nWalker, J., *A Catalogue of the Arab-Byzantine and Post-Reform Umayyad Coins*, Londres, 1956, vol. II, p. 29, cat. n° 96.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","écriture coufique","forum","monnaie","numismatique","représentation figurative"],"materials":["Fonte de cuivre","frappe."]},"d861eea4-5eaf-5a74-81c8-1ecb64d9a358":{"name":"Peinture de sol.","description":"Les palais omeyyades du désert témoignent clairement de l'influence de traditions artistiques antérieures aussi bien issues de l'empire byzantin à l'ouest que de l'empire sassanide (Iran actuel) à l'est. Cette peinture s'inspire des arts et de la mythologie perses. Elle recouvrait le sol de la salle de réception de l'aile orientale de Qasr al-Khayr al-Gharbi. \nLa partie supérieure représente deux ménestrels de cour jouant d'instruments musicaux : un *nai* (instrument à vent en bois) et un *oud* (instrument à cordes) sous deux arcs ornementés. La partie inférieure figure un chasseur glabre galopant sur sa monture. Il est habillé à la manière sassanide. Son turban flotte derrière sa tête, son arc et ses flèches sont à portée immédiate de sa main. En bas à droite est reproduite une gazelle qui s'enfuit en regardant derrière elle. Il est possible que cette scène illustre une des fameuses épopées perses, sans doute les exploits de chasseur de Bahram Gur. \nCertains chercheurs en ont déduit que cette fresque révélait le choix du calife de réorienter son empire vers l'est plutôt que l'ouest, en particulier après l'échec de la prise de Constantinople. Il aurait décidé d'adopter l'héritage impérial sassanide pour modèle d'expression de son pouvoir. \nOn note en partie supérieure l'emplacement probable d'une colonne cylindrique.","short_description":"Les traditions iconographiques de représentation de la vie de cour sont issues de l'empire persan sassanide, pré-islamique. Cette image de prince chasseur au galop fait partie d'une fresque du palais syrien de Qasr al-Khayr al-Gharbi.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 5 m, l. 4,85 m.","method_for_datation":"Le sol, ainsi que les vestiges du complexe palatial, ont été datés à partir d'une inscription figurant sur le linteau de la porte du khan voisin du palais, soit 109/727. Le texte précise que le complexe a été édifié par le calife omeyyade Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture au sol a été réalisée in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud de Palmyre.","obtention":"Cette peinture a été découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Lorsque du transfert de la façade en plâtre du palais au Musée national au cours des années 1940, cette peinture fut fixée au mur de la salle principale de la nouvelle aile de Qasr al-Khayr al-Gharbi, officiellement inaugurée en 1950.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nFowden, G., *Qousayr ‘Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Californie, 2004. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Hicham bin ‘Abd al-Malik","Daniel Schlumberger","Gaea","musicien","mythologie romaine","palais du désert","peinture de sol","plâtre","Qasr"],"materials":["peinture selon la technique a secco.","Plâtre"]},"dc345fef-438d-5088-994a-47a78663e585":{"name":"Jarre à ablutions.","description":"Jarre cylindrique en bronze (cuivre et plomb) sans poignée et col court divisée en deux parties inégales par un “cordon” décoratif. La panse cylindrique est sans ornement, mais l'épaule est ornée d'étroits bandeaux meublés de petits traits verticaux. \nCe récipient a pu être utilisé jadis comme jarre à ablutions pour la toilette rituelle qui précède la prière. De nombreuses autres jarres en métal ou céramique d'usage similaire ont été trouvées. Ce modèle particulier a été découvert lors de fouilles archéologiques dans le *hammam* du *qasr* (palais) d'Oum al-Walid.","short_description":"Jarre en fonte de bronze, sans poignée et constituée de quatre parties assemblées entre elles. Découverte pendant les fouilles archéologiques dans le *hammam* du *qasr*omeyyade d’Oum-al-Walid, cette jarre a pu être utilisée comme jarre à ablutions pour la toilette rituelle qui précède la prière.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","owner":"Maintenant exposée au ‘Jordan Museum’","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 41,8 cm, Ø (col) 7 cm.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Le lieu de production de l'objet est inconnu, mais il a été découvert lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid, près de Madaba.","provenance":"Objeto hallado en Umm al-Walid.","obtention":"L'objet a été découvert lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid en 1992.","bibliography":"Bujard, J. et Schweizer, F., *Entre Byzance et l'Islam : Umm er-Rasas et Umm el-Walid, fouilles genevoises en Jordanie*, Genève, 1992, p. 17, fig. 11/6. \nHaldimann, M. A., “Les Implantations omeyyades dans la Balqa: l'apport d'Umm el-Walid”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXVI, 1992, pp. 307-318. \nJoguin, M., “Des pots et des hommes : l'exemple d'Umm el-Walid”, *Studies in the History and Archaeology of Jordan*, vol. VII, 2001, pp. 641-645, fig. 5.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ablutions","toilette rituelle","travail du métal"],"materials":["Bronze (cuivre et plomb)","montage en quatre parties."]},"e25630b9-4eae-5a54-82aa-8350634cc2c3":{"name":"Pot.","description":"Récipient de forme globulaire sur base annulaire, bord de section semi-circulaire légèrement extraverti. La pâte est de couleur orangée et les surfaces sont émaillées en châtain-miel. Un décor phytomorphe très couvrant ponctue toute la surface de colonnes cernées de couleur allant du châtain foncé au noir de manganèse. Ce type de décor apparaît à Silves, dans des pièces datant du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), quoique plus fréquentes au VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). \nCes pièces sont considérées comme des céramiques banales. Leur configuration suggère un usage de récipient à huile d'olive ou autre liquide domestique, comme l'eau. Les exemplaires plus petits auraient servi à contenir des cosmétiques ou comme objets décoratifs. \nLa typologie de l'objet est semblable à d'autres pièces à décor à reflets métalliques, datant des IVe et Ve siècles H (IXe et Xe siècles J.-C.), de provenance égyptienne et iranienne. L'utilisation de motifs décoratifs dessinés en manganèse, mais avec de l'émail, remonte à une période antérieure et pourrait avoir une origine orientale. La décoration de cette pièce, malgré les rapprochements stylistiques avec l'Orient, présente des points communs avec d'autres pièces trouvées à Silves, ce qui a permis d'envisager qu'il s'agisse de céramiques d'origine locale du Gharb, voire de Silves, copies de modèles orientaux. \nCe type de récipient en céramique s'est maintenu tout le long de la période musulmane dans la région du Gharb al-Andalus.","short_description":"Jarre produite localement inspirée de modèles iraniens ou égyptiens. La surface extérieure est décorée de motifs phytomorphes formant des colonnes tout autour du corps de la jarre. La configuration de cette pièce suggère qu'elle était utilisée pour stocker des liquides.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe-Ve siècles de l’Hégire (Xe-XIe siècles J.-C.).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 19,6 cm ; Ø 11,2 cm ; Ø de la base 10,5 cm.","method_for_datation":"Selon le contexte archéologique et la couche stratigraphique où elle a été retrouvée. L'analyse stylistique conduit à la rencontre d'autres exemplaires semblables de la même période.","method_for_provenance":"Fouilles dans la rue de l'Arrochela (centre historique de Silves) dirigées par Rosa Varela Gomes, n° d'inventaire de fouilles AR Q5/E15/C2-1.","provenance":"Arrochela (centre historique de Silves).","obtention":"Déposée après les fouilles réalisées dans les années 1990.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998, p. 158. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 59. \nGomes, R. V. *Silves (Xelb) – Uma Cidade do Gharb Al-Andalus – Arqueologia e História (séculos VIII- XIII)*, Lisbonne, 1999.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cosmétique","eau"],"materials":["Céramique émaillée","décor au manganèse."]},"e28848aa-7436-5518-abe8-0e71a1e0d924":{"name":"Poids.","description":"Poids de bronze sans inscription, de formes diverses : tonneau, double cône tronqué, polyèdre à facettes polygonales, carré ou en forme de brique (modèle très courant). Ils sont souvent percés en leur centre pour pouvoir être réunis en une unité de poids supérieure ou être transportés plus facilement. \nIls permettaient de peser les dirhams (argent) et les dinars (or). Le contexte stratigraphique de leur découverte à Aqaba permet de mieux comprendre leur variété par leur fonction : les poids les plus lourds, plus élaborés, ont pu servir à peser des marchandises plus pondéreuses que des pièces de monnaie.","short_description":"Poids en fonte de bronze de Ayla à Aqaba de formes diverses et à la décoration faisant référence à deux systèmes monétaires : les valeurs pour les pièces d’argent (*dirham*) et les pièces d’or (*dinar*). Les poids les plus lourds ont pu servir à peser des marchandises plus lourdes que des pièces de monnaie.","holder":"Musée archéologique d’Aqaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Aqaba.","dimensions":"H. 4 à 25 mm, l. 1,3 à 2,5 cm, poids 2,1 à 149 g.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des tessons de poterie trouvés sur le même site.","method_for_provenance":"Le lieu de production est incertain, mais ces poids ont été découverts lors de fouilles archéologiques à Aqaba.","provenance":"Inconnue.","obtention":"Ces poids ont été obtenus à l'occasion de fouilles archéologiques menées à Aqaba en 1987-1994.","bibliography":"Whitcomb, D., *Ayla: Art and Industry in the Islamic Fort of Aqaba*, Chicago, 1995, p. 19.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bronze","commerce","incision","numismatique","pièces de monnaie"],"materials":["Bronze moulé."]},"e6457ad1-6126-508a-9c14-e66c394d18f0":{"name":"Lampe à huile et support.","description":"Lampe à huile ovale en céramique moulée en deux parties réunies par un bourrelet. \nL'objet est décoré de multiples motifs : petits cercles inclus dans des demi-volutes, traits droits ou sinueux de chaque côté de l'orifice de remplissage, oiseaux et feuilles de palmier. Les faces latérales de la partie inférieure sont ornées de cercles et de feuilles de palmier alternées. La poignée relevée en courbe se termine par une tête d'animal de style grossier. Le support sur lequel reposait la lampe est de forme ovale pointue, décorée d'un calice au milieu de poissons. Des lampes similaires à inscriptions en grec et en arabe sont parfois décorées de croix.","short_description":"Lampe en terre cuite découverte à Jérach faite de deux parties moulées, l’une pour le haut, l’autre pour la base, décorée d’un calice à l’intérieur duquel se trouvent des poissons. Des lampes similaires à inscriptions en grec et en arabe sont parfois décorées de croix.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 4,2 cm, L. 11 cm.","method_for_datation":"Analyse du contexte stratigraphique et rapprochements avec des poteries omeyyades.","method_for_provenance":"Lampe trouvée à Jérach lors de fouilles archéologiques.","provenance":"Jérach, Jordanie.","obtention":"Lampe découverte en 1968 lors de fouilles menées à Jérach par le Département des Antiquités de Jordanie.","bibliography":"دعنا.سليمان، “حفرية الفسيفساء – الاستراحة- جرش، 1968”، حولية دائرة الآثار الأردنية، المجلد الرابع عشر، 1969، ص58-60، اللوح 22. \nBisheh, G., “The Second Season of Excavations at Hallabat, 1980”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, vol. XXVI, 1982, pp. 134-135, planche 37, 1-3. \n*La Voie Royale : 9000 Ans d'Art au Royaume de Jordanie* (catalogue d'exposition), Paris, 1986, p. 272.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique","inscriptions en arabe","inscriptions en grec","lampes","moules"],"materials":["Céramique moulée."]},"eb8190e3-fac0-5bea-9481-b7f582447f70":{"name":"Encrier.","description":"De forme cubique, l'encrier est constitué par un anneau central tronconique qui servait à recueillir l'encre alors que, de part et d'autre, il est complètement vide, libérant ainsi un espace pour les plumes. L'encrier est meublé sur les quatre faces par un décor géométrique très simplifié, constitué, au centre, par un losange strié et garni de quatre triangles ajourés, inscrit dans un carré dont les quatre angles sont décorés de triangles similaires. De part et d'autre de ce motif central se trouve un décor géométrique composé par des triangles superposés formant une sorte de ruche d'abeilles. Ce décor nous rappelle certaines tapisseries berbères, mais présente une parenté évidente avec des décors en briques d'anciennes portes murées de la Grande Mosquée de Kairouan qui datent du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Cet encrier constitue le seul prototype qui nous soit parvenu de l'époque médiévale en Tunisie ; il est donc difficile de suivre son évolution. Néanmoins, des encriers provenant des fouilles de Samarcande, datables du IIe au IVe siècle H (VIIIe-Xe siècle J.-C.), et qui sont de forme plutôt cylindrique, présentent des analogies avec la forme de l'anneau central et le décor géométrique ajouré de l'encrier kairouanais.","short_description":"De forme cubique, le décor géométrique de cet encrier rappelle certaines tapisseries berbères. La ressemblance avec le décor en brique d'anciennes portes murées de la Grande Mosquée de Kairouan est également frappante. Cet encrier constitue le seul prototype de l'époque médiévale en Tunisie.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"seconde moitié du IIIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 8 cm, l. 5 cm, H. 4 cm.","method_for_datation":"Cet encrier provient du site de Raqqada, cité fondée par le prince Ibrahim II, en 263/877, ce qui constitue un terminus ante quem pour sa datation. Néanmoins, Raqqada continuera à être la capitale des Aghlabides, puis des Fatimides, jusqu'en 308/916. Avant de se transformer en ville résidentielle, la ville a survécu jusqu'au milieu du Ve/IXe, ce qui offre un éventail de datation très large, d'autant plus difficile à préciser que les fouilles entreprises n'ont pas été publiées. Mais la simplicité du décor de l'encrier et sa parenté avec des encriers datables du IIIe/IXe siècle nous autorisent à le situer à la deuxième moitié IIIe/IXe siècle.","method_for_provenance":"La découverte de cette pièce sur le site de Raqqada et son décor ifriqiyen semblent confirmer son origine locale.","provenance":"Sans doute, Raqqada.","obtention":"Après sa découverte lors des campagnes de fouilles de Raqqada, entre 1961 et 1968, l'encrier fut longtemps déposé à la maison de fouilles avant d'être récupéré par le musée de Raqqada en 1986.","bibliography":"De Kairouan à Carthage (catalogue d'exposition), Tunis, 1995, p. 65.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor géométrique","sciences"],"materials":["Stuc sculpté."]},"eefabf6a-3ca7-5c93-ade3-a4e5bbb13859":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi et biseauté, corps mi-ovale avec une douce carène basse, hémisphérique, base convexe et pied annulaire diagonal. L'extérieur de la pièce est couvert d'une glaçure monochrome couleur miel et verdâtre, tandis que l'intérieur est décoré à la *cuerda seca* totale où les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent séparées par les traits au manganèse. Le thème décoratif central, inscrit dans un cercle, consiste en un chevreuil ou une antilope dans une pose statique, la tête dressée dans une attitude d'alerte, prête à la fuite. Les motifs végétaux indéterminés qui remplissent les espaces vides semblent suggérer l'environnement de l'animal. Sur le rebord du plat, la composition est complétée par une frise de palettes digitées. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré à la *cuerda seca* totale. Le motif central de la pièce, inscrit dans un cercle, est un chevreuil ou une antilope dans une pose statique, tête dressée, en alerte et prêt à fuir. L'espace vide est rempli par des motifs végétaux, qui représentent le paysage autour de l'animal.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 25,5 cm, Ø de la base 10,6 cm, H. 8 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme identique d'Almería ou Málaga (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga, où l'on trouve une calligraphie semblable, et à Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica”, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte jaune paille/rosée poreuse","cuisson en atmosphère oxydante","décor à la cuerda seca.","modelée au tour rapide"]},"f03adf8f-d5b8-514b-88b4-1fa35cd992e2":{"name":"Assiette.","description":"Les céramiques chinoises à décor en deux couleurs (blanc et bleu) étaient très répandues et admirées dans le monde islamique. Leur exportation vers la Méditerranée orientale débuta dès le IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.). Ce type de vaisselle d'un blanc éclatant et au riche décor bleu fut l'une des grandes exportations chinoises au cours des dynasties Yuan, Ming et Qing, et leur transport s'effectuait aussi bien par terre que par mer, en particulier au VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). \nLes artisans musulmans imitèrent ces céramiques chinoises parce qu’elles étaient très populaires, mais assez difficiles à se procurer ; ils firent donc de cette imitation une aubaine économique. Cette assiette est décorée d'un bouquet de fleurs dont les tiges gracieusement ondulées sont liées par un ruban. Un bandeau de motifs végétaux stylisés entoure le bouquet tandis qu’un autre à motifs géométriques orne l'aile de l'assiette. Le décor est exécuté en différentes nuances de bleu sur fond blanc.","short_description":"Assiette en céramique trouvée dans la citadelle d'Hama. Elle montre clairement les influences des porcelaines en bleu et blanc exportées de Chine sur la poterie syrienne et égyptienne mamelouke.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"VIIIe siècle de l'Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"Ø 35 cm, H. 5,5 cm.","method_for_datation":"Les fouilles danoises ont mis au jour des objets des périodes ayyoubide et mamelouke, essentiellement des VIIe-VIIIe/XIIIe-XIVe siècles. Néanmoins, comme cette pièce est influencée par la céramique chinoise (en particulier dans l'utilisation du bleu et du blanc) qui ne fut exportée vers le monde islamique qu'à partir du début du VIIIe/XIVe siècle, on peut penser qu'elle appartient à cette dernière période.","method_for_provenance":"Cet objet a été découvert à Hama, centre de production de céramiques de ce type. Cependant, des pièces à peinture en sous-glaçure à peu près identiques ont été trouvées en Syrie (Hama et Damas) et en égypte (Fustat et Alexandrie). Il est donc difficile de lui assigner une provenance précise.","provenance":"Peut-être Hama, Syrie.","obtention":"Assiette trouvée lors des fouilles archéologiques menées dans la citadelle de Hama entre 1931 et 1938 par une mission danoise dirigée par Harold Ing Holt. La pièce a été enregistrée dans les collections du musée en 1934.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nPorter, V., *Medieval Syrian Pottery*, Oxford, 1981. \nSoustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985. \nWatson, O., *Ceramics from Islamic Lands*, Londres, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assiettes","céramique","Chine","citadelle de Hama","Harold Ing Holt.","terre cuite"],"materials":["Céramique à sous-glaçure en bleu et blanc."]},"f26b90aa-a82b-52f5-8ce6-f87882cade6c":{"name":"Fanal.","description":"Objet à corps sphérique, base bien marquée légèrement convexe, anse zénithale à section ovale, orifice frontal semi-circulaire et pousse conique verticale à l'intérieur. Elle présente une décoration de cordon digité, de lignes ondulées gravées et des traits de peinture blanche sur fond rougeâtre. \nCet ustensile particulier était employé pour éclairer, à la façon d'une lanterne, des espaces ouverts. Sa forme fermée protégeait la flamme du vent et sa grande anse horizontale en facilitait le transport. Pièce restaurée.","short_description":"Cet ustensile inhabituel était employé pour éclairer, à la façon d'une lanterne, des espaces ouverts. L'orifice frontal semi-circulaire permettait à la lumière de sortir, alors que sa forme fermée protégeait la flamme du vent et que sa poignée horizontale en facilitait le transport. Cette pièce d'art populaire date la période almohade.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Premières décennies du VIIe siècle H (du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la base 12,7 cm, l. 16, 2, H. 18, 2 cm.","method_for_datation":"L'objet a été daté de l'époque almohade pour des raisons stratigraphiques, étant donné qu'il a été trouvé dans la couche où a été mise au jour une des maisons almohades de l'*alcazaba* abandonnées après la conquête de Mértola par les chrétiens en 635-636/1238.","method_for_provenance":"Il s'agit d'une pièce aux caractéristiques techniques et formelles typiques des productions de Mértola, bien qu'il y ait de nombreux parallèles dans la région de Valence (Espagne).","provenance":"Mértola.","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “Contenedores de fuego en el Garb al-Andalus”, Actas do III Congresso de Arqueologia Peninsular. Vila Real de Trás-os-Montes, Setembro de 1999, vol. VII: Arqueologia da Idade Média da Península Ibérica,Porto, 2000, pp. 421-434. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, Museu de Mértola. Arte Islâmic (S. Macias, éd.), Mértola,2001, p. 130.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éclairage","feu","vie quotidienne"],"materials":["Céramique commune modelée dans une pâte rougeâtre","cuisson en atmosphère oxydante.","tour rapide"]},"f4d8be9c-5207-5d6b-9a80-d65d6b7fa366":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord extraverti avec une petite aile horizontale, corps hémisphérique, base convexe et pied annulaire vertical. L'extérieur est recouvert d'une glaçure blanchâtre presque transparente. L'intérieur est décoré d'une glaçure polychrome en blanc, vert, violet et jaune, dans un style figuratif particulier. Le thème décoratif central consiste en une dynamique scène de chasse dans laquelle un lévrier et un oiseau (peut-être un faucon ou un aigle) attaquent simultanément une gazelle. L'oiseau porte dans la bouche un élément en forme de spirale qui pourrait être un serpent ou une branche. Sur le rebord court un feston de petits arcs noirs remplis de glaçure verte. \nÀ l'époque où il était utilisé, le plat fut réparé avec des agrafes. Nous trouvons également des trous dans la base qui font penser que l'objet était probablement destiné à être accroché sur un mur. Pièce restaurée.","short_description":"Plat représentant une scène de chasse dans laquelle un lévrier et un faucon attaquent une gazelle. Il y a un objet en forme de spirale dans le bec de l'oiseau. Cette pièce, datée de la seconde moitié du Ve siècle H (XIe siecle J.-C.), est semblable à d'autres originaires de l'ouest de la Méditerranée et fut importée de Kairouan (Tunisie).","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Ve siècle H (du XIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø max. 39 cm, Ø de la base 13,6 cm, H. 13 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au Ve/XIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme identique de la Qalaa des Banu Hammad (Algérie), Tunis et Kairouan (Tunisie), Denia et Carthagène (Espagne) et Pise (Italie).","method_for_provenance":"La provenance de ce type de céramique fait aujourd'hui débat. L'abondance de pièces dans ce style décoratif à Kairouan incline les chercheurs à lui attribuer cette origine, mais les analyses de la pâte effectuées sur les pièces de Mértola et de Pise contredisent cette hypothèse et font supposer que son origine serait le sud de la péninsule Ibérique.","provenance":"Kairouan (Tunisie).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, pp. 113-132. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmic* (S. Macias, éd.), Mértola, pp. 108-109. \nGómez Martínez, S., “Producciones cerámicas en la Mértola Islámica”, *Actes du VIIe Congrès international sur la céramique médiévale en Méditerranée. Thessalonique, 11-16 octobre 1999*, Athènes, 2003, pp. 653-58. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 100.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","zoomorphe"],"materials":["Céramique vernissée fabriquée dans une pâte jaunâtre peu compacte modelée au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","décor en vert et mauve."]},"f5c68eab-37f6-5a2c-b181-f87cfef70a15":{"name":"Tête humaine.","description":"Le visage est celui d'un homme dont les traits paraissent très fins, mais il est fortement endommagé au niveau du nez et de la bouche. La tête est enturbannée à la mode orientale. Elle nous rappelle certaines représentations humaines sur céramique de l'époque samanide de Nichabour. Le turban, en forme de V, comporte en son milieu une rainure assez marquée. Le visage est couvert d'un voile, à l'exemple de plusieurs représentations analogues d'époque fatimide provenant d'égypte ou d'époque omeyyade provenant de l'Espagne des Xe et XIe siècles. Les yeux du personnage sont légèrement globuleux et semblent avoir été couverts précédemment de deux fragments de verre pour indiquer l'iris, à l'instar d'autres représentations humaines trouvées à Sabra, sur les lieux mêmes. Sa découverte dans la capitale des Fatimides renforce l'opinion selon laquelle les chiites toléraient les sculptures des représentations humaines, contrairement aux malikites qui furent très iconoclastes.","short_description":"Sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la capitale des Fatimides, renforça l'opinion selon laquelle les chiites toléraient les sculptures des représentations humaines, contrairement aux malékites, très iconoclastes. La représentation est comparable à celles, de la même époque, provenant d'égypte et d'Espagne.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Milieu du IVe-milieu du Ve siècle de l’Hégire (milieu du Xe-milieu du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H 11,5 cm, l. 11,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Cette statue en stuc fut retrouvée, parmi d'autres sculptures humaines et animales, lors des fouilles menées à Sabra al-Mansouriya, en 1978, dans une poche de terre très bouleversée et n'offrant aucune couche archéologique claire. Les œuvres furent entreposées pêle-mêle et sans aucune logique, comme si l'on avait voulu dissimuler ces représentations figuratives. Peut-être y a-t-il un rapport avec l'évolution de la mentalité religieuse en Ifriqiya, et une coïncidence avec la persécution des chiites lors des troubles de l'an 407/1016, ou à la suite de la rupture entre l'émirat ziride et le califat fatimide en 440/1049. Cette date peut constituer un terminus post quem. Le terminus ante quem est situé peu après la fondation de Sabra en 337/948. L'absence de couches archéologiques bien déterminées ne nous permet pas d'être plus précis.","method_for_provenance":"Cette production, unique en Ifriqiya et au Maghreb, semble avoir été fabriquée à Sabra al-Mansouriyya et commandée par des chiites.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Après sa découverte à Sabra al-Mansouriya, la pièce fut déposée dans la maison des fouilles avant d'être récupérée, en 1992, par le musée de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie du musée qui est en train (2005) d'être aménagée.","bibliography":"Tunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 229.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","figure humaine"],"materials":["Plâtre sculpté."]},"f68ad2e3-66ed-57d2-8adb-c0e1504537b3":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bord extraverti et arrondi, bouche circulaire, corps mi-ovale et base plate. L'extérieur de la pièce est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel bien finie et l'intérieur de la pièce, d'une glaçure polychrome en blanc, vert et violet avec représentation d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus triangulaires surmontées d'autant de lotus ovales. Sur le rebord du plat, une composition quadripartite fait alterner des demi-cercles et des motifs phytomorphes. Le fond de la pièce présente un défaut dû au fait qu'au moment de la glaçure, elle était restée collée à un autre un objet dans le four. Pièce restaurée.","short_description":"Plat décoré sous glaçure d'un motif végétal consistant en une composition radiale de huit fleurs de lotus de forme triangulaire, chacune surmontée d'une fleur de lotus ovale. Cette pièce est similaire à d'autres trouvées à Madinat al-Zahira et venait probablement de la région de Cordoue.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø maximum 29 cm, Ø de la base 17 cm, H. 6 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Madinat al-Zahira(Cordoue, Espagne).","method_for_provenance":"La forme, le thème ornemental et le type de pâte ressemblent beaucoup à ceux de céramiques de la région de Cordoue.","provenance":"Probablement Cordoue (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., “La cerámica de verde y morado de Mértola”, *Arqueologia Medieval*, n° 3, 1994, p. 125. \nGómez Martínez, S., “Catálogo da cerâmica”, *Museu de Mértola. Arte Islâmica*, ed. S. Macias, Mértola, 2001, p. 111. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 97.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","vaisselle de table"],"materials":["Céramique glacée fabriquée dans une pâte compacte de couleur rosée","cuisson en atmosphère oxydante","décor en vert et violet.","modelée au tour rapide"]},"f9701508-d881-5449-97c9-5004df541485":{"name":"Jarre en céramique.","description":"Grande jarre en céramique verte à corps globuleux décoré et col pratiquement cylindrique. Le bord supérieur s'évase légèrement vers l'extérieur. Trois poignées réunissent le col à l'épaule, chacune décorée d'un petit élément de couleur ivoire ressemblant à une jarre. L'objet a été moulé, mais ses joints sont habilement masqués par des motifs décoratifs dont des cercles sécants à décor d'écailles et des médaillons à motifs végétaux stylisés et géométriques. \nLa base du col présente une inscription en caractères arabes coufiques anciens dont le texte peut se traduire : “Bois à ta santé et à ta détente, et remercie Dieu pour cette eau fraîche. Ceci a été fait à Bassorah par Yahya pour le souverain d'al-Hira, qui est généreux et bon.” \nDans ses méthodes et ses styles, la céramique omeyyade présente de nombreuses continuités avec les périodes antérieures. Cette jarre a très probablement été réalisée au cours de cette période. Elle témoigne d'influences préislamiques anciennes à travers ses motifs qui remontent à ceux des terres cuites moulées romaines et parthes. Son attribution à la civilisation islamique est néanmoins confirmée par son inscription arabe en style coufique.","short_description":"Cette jarre en céramique de forme ancienne et décoration moulée comporte un bandeau épigraphique de style coufique précisant qu'elle a été fabriquée à Bassorah par l'artisan Yahya bin Umayya et est dédiée au souverain d'al-Hira.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Un souverain (émir) d'al-Hira, ville du sud de la Mésopotamie (Irak).","dates":"IIe siècle de l'Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 43,6 cm, Ø 34,3 cm.","method_for_datation":"Le dessin éclectique et archaïque de cette jarre milite en faveur de la période omeyyade (IIe/VIIIe siècle). Trouvée dans le palais B de la région de Raqqa, daté par une inscription du règne du calife abbasside al-Mou'tasim (r. 218-227/833-842), elle a continué à être utilisée pendant la période abbasside.","method_for_provenance":"L'inscription spécifie que cette jarre a été réalisée à Bassorah, ville du sud de la Mésopotamie (Irak) conquise par les Arabes en 635/1237 et important centre artisanal.","provenance":"Bassorah, Mésopotamie (Irak).","obtention":"Objet trouvé lors de fouilles archéologiques entreprises en 1952 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de l'archéologue Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. Daiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. Rice, D. T., *Islamic Art*, Londres, 1965. Soustiel, J. et Kiefer, C., *La céramique islamique*, Fribourg, 1985.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Hira.","Bassorah","monochrome","Nasib Salibi","poterie","poterie moulée","Raqqa","vernis","Yahya bin Omayya"],"materials":["Argile cuite moulée","vernie à peinture monochrome."]},"fc496894-497a-5358-b6b4-2e9135336e42":{"name":"Mosaïque de l’église de Masouh.","description":"L'église de Masouh se trouve à 10 km au nord de Madaba à Hisban. Des fouilles archéologiques menées en 1970 ont permis de repérer différentes phases de construction allant du Ve siècle J.-C. (donc avant l'ère musulmane) au Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.). \nDeux sols en mosaïques superposés y ont été mis au jour. Le sol inférieur date du VIe siècle J.-C. et n'a pas souffert des destructions iconoclastes. La mosaïque supérieure du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) a été gravement et systématiquement endommagée par les iconoclastes. Elle a été soigneusement réparée par la suite, comme le montrent des zones de tessères de plus grandes dimensions. Sa zone centrale est remplie par un réseau orthogonal de fleurons. Dans certains panneaux ainsi formés figurent des animaux, dont un lion devant l'inscription qui donne la date de l'église. Une seconde inscription fournit le nom des membres du clergé et des donateurs qui construisirent cet édifice à l'époque de l'évêque Théodore d'Esbus. \nLe sol de mosaïque dans l'abside sur le côté nord de l'église est en partie préservé. Il est décoré d'enroulements de vigne et entouré d'une bordure de feuilles d'acanthe. à l'intérieur des rinceaux, les motifs animaux et végétaux ont été endommagés par les iconoclastes. \nDans la nef, le sol se compose d'une bordure de feuilles d'acanthe qui entoure deux panneaux décorés de motifs figuratifs et d'un motif de croix à extrémités concaves. Le panneau oriental met en scène un batelier et un pêcheur portant une rame et un crochet ainsi que des cercles remplis d'oiseaux et de fleurs. Les figures ont été détruites par les iconoclastes et remplacées par des motifs floraux, architecturaux et des croix. Les scènes de chasse, qui font partie d'un bandeau de mosaïque décoratif trouvé dans le presbytère, ont également été détruites au Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.). \nL'église fut reconstruite après cette période. La moitié des colonnes d'origine ont été éliminées et leurs fondations recouvertes de tessères.","short_description":"L’église de Massouh comporte deux sols en mosaïque superposés. Le sol inférieur, du VIe siècle J.-C., n’a pas souffert des destructions iconoclastes, alors que la mosaïque supérieure, du Ier siècle H / VIIe siècle J.-C., a été systématiquement endommagée par les iconoclastes. Les figures ont été soigneusement remplacées par des motifs floraux ou architecturaux et par des croix.","holder":"Parc archéologique de Madaba.","dates":"Seconde moitié du Ier siècle-première moitié du IIe siècle de l’Hégire (seconde moitié du VIIe siècle-première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Hisban.","dimensions":"25 x 15 m.","method_for_datation":"La mosaïque est datée par son inscription dédicatoire, qui mentionne que l'église a été édifiée à l'époque de l'évêque Théodore d'Esbus (fin VIe siècle J.-C.). Van Elderen a conclu en 1986, d'après l'étude des phases archéologiques de la construction, que les destructions iconoclastes s'étaient produites à la fin du VIe siècle. Pour Schick (1995), l'église de Masouh était encore fréquentée au début de la période abbasside.","method_for_provenance":"Cette mosaïque a été trouvée lors de fouilles archéologiques menées dans le complexe monastique d'Hisban en 1970.","provenance":"Hisban, Jordanie.","obtention":"Ce sol en mosaïque a été découvert lors de fouilles archéologiques menées dans l'église en 1970. Pour assurer sa conservation, on l'a prélevé de son site en 1993 et transporté au Parc archéologique de Madaba.","bibliography":"Piccirillo, M., *The Mosaics of Jordan*, Amman, 1993, pp. 252-253. \nPiccirillo, M., “La chiesa di Massuh e il territorio della diocesi di Esbus”, *Liber Annuus*, 33, 1983, pp. 335-346. \nSchick, R., *The Christian Communities of Palestine from Byzantine to Islamic Rule: A Historical and Archaeological Study*, Princeton, 1995, pp. 404-405. \nVan Elderen, B., “Byzantine Churches and Mosaics in Transjordan”, *in* Geraty, L. and Herr, L. (dir.), *The Archaeology of Jordan and Other Studies* \\[n.d.\\], pp. 237-246.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghada Al-Yousef","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["églises","iconoclasme","inscriptions","mosaïques","tessères","toponyme"],"materials":["Mosaïque."]},"fcbd9f29-7966-5d95-9485-7fe900be4b80":{"name":"Graffiti sur enduit de plâtre.","description":"Le dessin gravé à la main représente un cheval stylisé à l'allure majestueuse. Un cavalier tient les rênes de la main gauche et semble esquisser un geste pour chevaucher sa monture. L'animal dessiné avec soin est vu de profil. Sa crinière est indiquée par des petits traits obliques et rayonnants. Le membre postérieur gauche du cheval est levé, le bras et le canon prennent la forme d'un V renversé alors que le boulet et le sabot sont complètement effacés. Le cavalier, sommairement exécuté, est très peu clair. L'artiste semble avoir ébauché le dessin d'un personnage dont on discerne le torse vu de face, la jambe droite et la tête vue de profil ; elle est enturbannée, alors que le visage est couvert. Le cheval paraît typiquement arabe en se référant aux traits de sa tête et à la finesse de son encolure et de ses membres. Ce dessin est unique dans l'art ifriqiyen. L'allure générale du cheval et certains de ses gestes paraissent dans une coupe califale omeyyade provenant de Madinat Elvira en Espagne.","short_description":"Il s'agit d'un dessin gravé à la main représentant un cheval arabe d'allure majestueuse. Son cavalier est à peine visible. Ce dessin est unique dans l'art ifriqiyen. L'animal dessiné avec soin est vu de profil, sa crinière est indiquée par quelques traits obliques et rayonnants.","holder":"Musée national du Bardo","dates":"seconde moitié du IVe-première moitié du IVe siècle de l’Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Le Bardo","dimensions":"L. 30 cm, l. 29 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Cette pièce provient des fouilles de Sabra al-Mansouriya, qui a eu une durée d'un siècle environ (de 337 à 444/948-1053), ce qui permet de la dater du milieu du IVe/Xe siècle jusqu'au milieu du Ve/XIe. Les travaux des fouilles n'ayant jamais été publiés, on ne peut pas être plus précis. La parenté du décor de cette pièce avec celui de la coupe califale omeyyade indiquée ci-dessus, qui est datée du milieu du IVe/Xe siècle, nous autorise peut-être à réduire l'éventail de la datation à la fin du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Objet de fouilles. Son origine locale ne semble pas être mise en doute.","provenance":"Sabra al-Mansouriya (Kairouan).","obtention":"Après la découverte de cette pièce archéologique dans les fouilles de Sabra al-Mansouriya, entre 1952 et 1956, elle fut déposée puis exposée au musée du Bardo.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 221. \n \nZbiss, S. M., Actes du 79e congrès national des sociétés savantes, Alger, 1954, p. 302.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative"],"materials":["Stuc gravé."]},"feee4da0-04af-5864-b229-a94005de718d":{"name":"Ataifor (plat creux).","description":"*Ataifor* à bouche circulaire, bord arrondi, corps hémisphérique, carène basse peu marquée et base convexe à pied annulaire diagonal. L'extérieur est recouvert d'une glaçure monochrome couleur miel et l'intérieur est décoré par une technique de *cuerda seca* totale particulière dans laquelle les couleurs, blanc, vert et miel de la glaçure se trouvent nettement séparées par des traits de manganèse. Le thème décoratif est une grande fleur créée à partir d'une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace destiné à l'ornementation et qui pourrait correspondre à une fleur de lotus vue d'en haut. Des exemplaires identiques à cette pièce ont été retrouvés dans divers ports de la Méditerranée occidentale, notamment dans l'*alcazaba* de Málaga, à Carthagène, Palma de Majorque, à Pise et à Ceuta. Pièce restaurée.","short_description":"Ataifor entièrement décoré selon la technique de la *cuerda seca* et décoré d'une grande fleur créée par une composition géométrique radiale qui occupe tout l'espace décoratif. Le motif central est une fleur de lotus vue du dessus. Des pièces semblables ont été trouvées autour de la Méditerranée occidentale.","holder":"Musée de Mértola.","dates":"VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Mértola., Beja.","dimensions":"Ø de la bouche 26 cm, Ø de la base 10, 5 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le contexte stratigraphique où fut trouvé l'objet était très remué, ce pourquoi on a attribué l'objet au VIe/XIIe siècle en fonction de parallèles avec d'autres pièces de forme et technique identiques trouvées à Málaga et Almería (Espagne).","method_for_provenance":"L'abondance de ce type de céramique à Málaga et Almería (Espagne), où furent trouvés des fours qui les fabriquaient, a conduit les chercheurs à assigner l'origine de cette production à ces villes.","provenance":"Almería ou Málaga (Espagne).","obtention":"Objet trouvé dans les fouilles archéologiques réalisées par le Champ archéologique de Mértola dans l'*alcazaba* du château de Mértola.","bibliography":"Gómez Martínez, S., *A cerâmica em corda seca de Mértola*, Mértola, 2002. \nTorres, C., “Um lote cerâmico da Mértola Islâmica*”*, *I Congreso de Arqueología Medieval Española. Huesca, 1985*, t. IV, Saragosse, 1986, pp. 193-228. \nTorres, C. et Gómez, S., “Le vert et brun au Portugal”, *Le Vert et le Brun de Kairouan à Avignon, céramiques du Xe au XVe siècle* (catalogue de l'exposition de Marseille), Marseille, 1995, pp. 98-102. \nTorres, C. et Macias, S. (éds.), *O Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1998, p. 92.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Susana Gómez Martínez","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","commerce","cuerda seca"],"materials":["Céramique fabriquée dans une pâte orangée mi-compacte au tour rapide","cuisson en atmosphère oxydante","glaçure décorée à la cuerda seca totale."]},"ffc2330e-9d6d-5852-b9cf-1e4ad8156ccf":{"name":"Bouilloire.","description":"Bouilloire zoomorphique intacte en bronze (alliage de cuivre et de plomb). Elle représente un chameau portant une charge ou un siège. Son trépied permettait sans doute de la poser sur un Brasier pour chauffer son contenu. La gueule du chameau fait office de bec et le couvercle est solidaire de la poignée. \nIl s'agit d'un objet extrêmement intéressant, non seulement parce que les objets en métal de la période omeyyade sont rares, mais aussi pour sa symbolique. Le chameau est un animal très important dans la culture arabe. Il y a quelques centaines d'années encore, des caravanes comptant jusqu'à 12 000 chameaux – jusqu'à dix kilomètres de long – sillonnaient le désert pour relier les villes du Moyen-Orient à Jérusalem.","short_description":"Bouilloire en fonte de bronze (cuivre et plomb) d’Oum al-Walid, représentant un chameau portant une charge ou un siège. La gueule du chameau fait office de bec. Un trépied devait sans doute permettre de poser la bouilloire sur un brasier pour chauffer son contenu.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"Première moitié du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 14,8 cm, l. 12,5 cm, poids 564 g.","method_for_datation":"Contexte stratigraphique et rapprochements avec de la vaisselle et des tessons de terre cuite omeyyades trouvés sur le site.","method_for_provenance":"Le lieu de production reste inconnu mais l'objet a été trouvé lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid près de Madaba.","provenance":"Hallado en Umm al-Walid (Jordania).","obtention":"Cette bouilloire a été trouvée lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid (à 15 km au sud-est de Madaba) en 1992, où avaient été découverts auparavant un palais et une mosquée. Des récipients en céramique et des objets en métal travaillé ont également été mis au jour sur ce site.","bibliography":"Bujard, J. et Schweizer, F., *Entre Byzance et l'Islam: Umm er-Rasas et Umm el-Walid, fouilles genevoises en Jordanie*, Genève, 1992, p. 17, fig. 11/4 ; p. 18, fig. 14. \nHaldimann, M. A., “Les Implantations omeyyades dans la Balqa: l'apport d'Umm el-Walid”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XXXVI, 1992, pp. 307-318 (particulièrement p. 315).","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bouilloire tripode","chameau","travail du métal"],"materials":["Fonte de bronze (cuivre et plomb)."]}}