@socialgouv/fiches-travail-data 4.617.0 → 4.619.0

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  {
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  "anchor": "Qu-est-ce-que-le-travail-illegal",
3182
3182
  "description": "Il existe six infractions constitutives de travail illégal Le travail dissimulé ; L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail ; Le marchandage ; Le prêt illicite de main d’œuvre ; Le cumul irrég",
3183
- "html": "<h4 class=\"spip\">Il existe six infractions constitutives de travail illégal</h4><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-travail-dissimule\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le travail dissimulé</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/l-emploi-d-etranger-sans-titre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-marchandage\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le marchandage</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-pret-illicite-de-main-d-oeuvre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le prêt illicite de main d’œuvre</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-cumul-irregulier-d-emploi\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le cumul irrégulier d’emplois</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/la-fraude-aux-revenus-de-remplacement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">La fraude aux revenus de remplacement</a>.</li></ul><p>Ces délits sont passibles de <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-liees-au-travail-illegal\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">lourdes sanctions pénales</a> (emprisonnement, amende, etc.), administratives et civile.</p><p>&nbsp;</p>",
3183
+ "html": "<h4 class=\"spip\">Il existe six infractions constitutives de travail illégal</h4><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-travail-dissimule\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le travail dissimulé</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/l-emploi-d-etranger-sans-titre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-marchandage\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le marchandage</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-pret-illicite-de-main-d-oeuvre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le prêt illicite de main d’œuvre</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-cumul-irregulier-d-emploi\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le cumul irrégulier d’emplois</a>&nbsp;;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/la-fraude-aux-revenus-de-remplacement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">La fraude aux revenus de remplacement</a>.</li></ul><p>Ces délits sont passibles de <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">lourdes sanctions pénales</a> (emprisonnement, amende, etc.), administratives et civile.</p><p>&nbsp;</p>",
3184
3184
  "references": {},
3185
3185
  "text": "Il existe six infractions constitutives de travail illégal Le travail dissimulé ; L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail ; Le marchandage ; Le prêt illicite de main d’œuvre ; Le cumul irrégulier d’emplois ; La fraude aux revenus de remplacement.Ces délits sont passibles de lourdes sanctions pénales (emprisonnement, amende, etc.), administratives et civile.",
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3186
  "title": "Qu’est-ce que le travail illégal ?"
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3617
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  "url": "https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/le-contrat-a-duree-determinee-a-objet-defini"
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  },
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  {
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- "date": "05/01/2024",
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+ "date": "20/03/2024",
3621
3621
  "description": "Dans les conditions fixées par les articles L. 1237-11 à L. 1237-16 du Code du travail, l'employeur et le salarié peuvent convenir d'un commun (...)",
3622
3622
  "intro": "<p>Dans les conditions fixées par les articles L. 1237-11 à L. 1237-16 du Code du travail, <strong>l’employeur et le salarié peuvent convenir d’un commun accord des conditions de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui les lie</strong>.</p><p>Cette rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée obéit à une <strong>procédure spécifique</strong>&nbsp;: entretien(s) entre les deux parties, homologation de la convention. Elle est entourée d’un certain nombre de <strong>garanties pour le salarié</strong> et lui ouvre droit, dans les conditions de droit commun (activité préalable suffisante, recherche active d’emploi), au <strong>bénéfice de l’allocation d’assurance chômage</strong>.</p><p>À l’occasion de cette rupture conventionnelle, le salarié perçoit une <strong>«&nbsp;indemnité spécifique de rupture conventionnelle&nbsp;»</strong> dont le montant ne peut être inférieur au montant de l’indemnité légale de licenciement.</p>",
3623
3623
  "pubId": "article108383",
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3703
3703
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  "anchor": "Quelle-est-la-procedure",
3705
3705
  "description": "L’employeur et le salarié conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens. Le défaut du ou des entretiens prévus par l’article L. 1237-12 du Code du travail rel",
3706
- "html": "<p>L’employeur et le salarié conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’<strong>un ou plusieurs entretiens</strong>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Le défaut du ou des entretiens</strong> prévus par l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000019068098\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 1237-12</a> du Code du travail relatifs à la conclusion d’une convention de rupture entraîne la <strong>nullité de la convention</strong>. C’est à la partie (salarié ou employeur) qui invoque cette cause de nullité d’en établir l’existence.</p></blockquote><p>Au cours de cet entretien (ou de ces entretiens), <strong>le salarié peut se faire assister</strong>&nbsp;: <br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Soit par une <strong>personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise</strong>, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE), ou tout autre salarié&nbsp;;</li><li> Soit, en l’absence d’institution représentative du personnel dans l’entreprise, par un <strong>conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative</strong>. Cette liste est consultable auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (<a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/ministere/organisation/article/dreets-directions-regionales-de-l-economie-de-l-emploi-du-travail-et-des\">DREETS</a>) - précisément dans chaque section d’inspection du travail, et dans chaque mairie.</li></ul><p><strong>Si le salarié choisit se faire assister dans les conditions précisées ci-dessus, il doit en informer l’employeur avant la date prévue pour le ou les entretiens</strong>. L’employeur peut alors lui-même se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ou, dans les entreprises de moins de 50 salariés, par une personne appartenant à son organisation syndicale d’employeurs ou par un autre employeur relevant de la même branche.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>L’employeur qui souhaite se faire assister doit également en informer le salarié</strong>, avant la date fixée pour le ou les entretiens.</li><li><strong>La liste des personnes susceptibles d’assister le salarié ou l’employeur est limitative</strong>&nbsp;; aucune autre, par exemple un <strong>avocat</strong>, ne peut donc assister à ces entretiens.</li></ul></blockquote>",
3706
+ "html": "<p>L’employeur et le salarié conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’<strong>un ou plusieurs entretiens</strong>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Le défaut du ou des entretiens</strong> prévus par l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000019068098\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 1237-12</a> du Code du travail relatifs à la conclusion d’une convention de rupture entraîne la <strong>nullité de la convention</strong>. C’est à la partie (salarié ou employeur) qui invoque cette cause de nullité d’en établir l’existence.</p></blockquote><p>Au cours de cet entretien (ou de ces entretiens), <strong>le salarié peut se faire assister</strong>&nbsp;: <br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Soit par une <strong>personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise</strong>, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE), ou tout autre salarié&nbsp;;</li><li> Soit, en l’absence d’institution représentative du personnel dans l’entreprise, par un <strong>conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative</strong>. Cette liste est consultable auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (<a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/ministere/organisation/article/dreets-directions-regionales-de-l-economie-de-l-emploi-du-travail-et-des\">DREETS</a>) - précisément dans chaque section d’inspection du travail, et dans chaque mairie.</li></ul><p><strong>Si le salarié choisit se faire assister dans les conditions précisées ci-dessus, il doit en informer l’employeur avant la date prévue pour le ou les entretiens</strong>. L’employeur peut alors lui-même se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ou, dans les entreprises de moins de 50 salariés, par une personne appartenant à son organisation syndicale d’employeurs ou par un autre employeur relevant de la même branche.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>L’employeur qui souhaite se faire assister doit également en informer le salarié</strong>, avant la date fixée pour le ou les entretiens.</li><li><strong>La liste des personnes susceptibles d’assister le salarié ou l’employeur est limitative</strong>&nbsp;; aucune autre, par exemple un <strong>avocat</strong>, ne peut donc assister à ces entretiens.</li><li> Comme le précise la Cour de cassation dans un arrêt du 13 mars 2024 auquel on se reportera pour <a href=\"http://www.courdecassation.fr/decision/65f1500528057200093c3e89\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">plus de précisions</a>, l’article L. 1237-12 du code du travail n’instaure pas de délai entre, d’une part l’entretien au cours duquel les parties au contrat de travail conviennent de la rupture du contrat, et, d’autre part la signature de la convention de rupture prévue à l’article L. 1237-11 du code du travail (sur cette convention, voir ci-dessous). Ainsi, la <strong>convention de rupture doit être considérée comme valablement conclue</strong>, dès lors que l’entretien avait eu lieu avant la signature de la convention de rupture et que les juges avaient écarté tout vice du consentement.</li></ul></blockquote>",
3707
3707
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  "LEGITEXT000006072050": {
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- "text": "L’employeur et le salarié conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens. Le défaut du ou des entretiens prévus par l’article L. 1237-12 du Code du travail relatifs à la conclusion d’une convention de rupture entraîne la nullité de la convention. C’est à la partie (salarié ou employeur) qui invoque cette cause de nullité d’en établir l’existence. Au cours de cet entretien (ou de ces entretiens), le salarié peut se faire assister : Soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE), ou tout autre salarié ; Soit, en l’absence d’institution représentative du personnel dans l’entreprise, par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative. Cette liste est consultable auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) - précisément dans chaque section d’inspection du travail, et dans chaque mairie.Si le salarié choisit se faire assister dans les conditions précisées ci-dessus, il doit en informer l’employeur avant la date prévue pour le ou les entretiens. L’employeur peut alors lui-même se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ou, dans les entreprises de moins de 50 salariés, par une personne appartenant à son organisation syndicale d’employeurs ou par un autre employeur relevant de la même branche. L’employeur qui souhaite se faire assister doit également en informer le salarié, avant la date fixée pour le ou les entretiens. La liste des personnes susceptibles d’assister le salarié ou l’employeur est limitative ; aucune autre, par exemple un avocat, ne peut donc assister à ces entretiens.",
3726
+ "text": "L’employeur et le salarié conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens. Le défaut du ou des entretiens prévus par l’article L. 1237-12 du Code du travail relatifs à la conclusion d’une convention de rupture entraîne la nullité de la convention. C’est à la partie (salarié ou employeur) qui invoque cette cause de nullité d’en établir l’existence. Au cours de cet entretien (ou de ces entretiens), le salarié peut se faire assister : Soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE), ou tout autre salarié ; Soit, en l’absence d’institution représentative du personnel dans l’entreprise, par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative. Cette liste est consultable auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) - précisément dans chaque section d’inspection du travail, et dans chaque mairie.Si le salarié choisit se faire assister dans les conditions précisées ci-dessus, il doit en informer l’employeur avant la date prévue pour le ou les entretiens. L’employeur peut alors lui-même se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ou, dans les entreprises de moins de 50 salariés, par une personne appartenant à son organisation syndicale d’employeurs ou par un autre employeur relevant de la même branche. L’employeur qui souhaite se faire assister doit également en informer le salarié, avant la date fixée pour le ou les entretiens. La liste des personnes susceptibles d’assister le salarié ou l’employeur est limitative ; aucune autre, par exemple un avocat, ne peut donc assister à ces entretiens. Comme le précise la Cour de cassation dans un arrêt du 13 mars 2024 auquel on se reportera pour plus de précisions, l’article L. 1237-12 du code du travail n’instaure pas de délai entre, d’une part l’entretien au cours duquel les parties au contrat de travail conviennent de la rupture du contrat, et, d’autre part la signature de la convention de rupture prévue à l’article L. 1237-11 du code du travail (sur cette convention, voir ci-dessous). Ainsi, la convention de rupture doit être considérée comme valablement conclue, dès lors que l’entretien avait eu lieu avant la signature de la convention de rupture et que les juges avaient écarté tout vice du consentement.",
3721
3727
  "title": "Quelle est la procédure ?"
3722
3728
  },
3723
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21923
  "anchor": "Quelles-sont-les-conditions-de-remise-du-bulletin-de-paie",
21918
21924
  "description": "La remise du bulletin de paie intervient au moment du paiement du salaire ; elle peut être effectuée en main propre ou par voie postale, ou sous forme au salarié peut être effectuée en main propre ou",
21919
- "html": "<p>La remise du bulletin de paie intervient au moment du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-remuneration/article/le-salaire-fixation-et-paiement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">paiement du salaire</a>&nbsp;; elle peut être effectuée en <strong>main propre</strong> ou par <strong>voie postale</strong>, ou sous forme au salarié peut être effectuée en main propre ou par voie postale, ou sous <strong>forme électronique</strong> (voir ci-dessous). A l’occasion de cette remise, l’employeur ne peut exiger aucune formalité de signature ou d’émargement autre que celle établissant que la somme reçue correspond bien au montant net figurant sur ce bulletin.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Le fait de <strong>méconnaître les dispositions du Code du travail relatives au bulletin de paie</strong> est puni de l’amende prévue pour les <strong>contraventions de la 3e classe</strong>. L’absence de bulletin de paie peut également être constitutive du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-liees-au-travail-illegal\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">délit de travail dissimulé</a>.</li><li> Des modalités spécifiques de remise du bulletin de paie s’appliquent lorsque l’employeur à recours à l’un ou l’autre des dispositifs de simplification administrative suivants&nbsp;: <a href=\"http://www.letese.urssaf.fr/tesewebinfo/cms/index.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service entreprise</a> (TESE) <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/remuneration-et-participation-financiere/remuneration/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\">chèque emploi-service universel</a>, <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/l-embauche-par-une-assocation-ou-une-fondation-le-cheque-emploi-associatif\">chèque emploi associatif</a>.</li><li> Lorsque la durée du contrat de travail des salariés embauchés dans le cadre d’un emploi à <strong>caractère saisonnier</strong>, mentionnés à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037312980\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 1242-2 (3°) du code du travail</a>, est inférieure à un mois, un seul bulletin de paie est émis par l’employeur.</li></ul></blockquote>",
21925
+ "html": "<p>La remise du bulletin de paie intervient au moment du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-remuneration/article/le-salaire-fixation-et-paiement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">paiement du salaire</a>&nbsp;; elle peut être effectuée en <strong>main propre</strong> ou par <strong>voie postale</strong>, ou sous forme au salarié peut être effectuée en main propre ou par voie postale, ou sous <strong>forme électronique</strong> (voir ci-dessous). A l’occasion de cette remise, l’employeur ne peut exiger aucune formalité de signature ou d’émargement autre que celle établissant que la somme reçue correspond bien au montant net figurant sur ce bulletin.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Le fait de <strong>méconnaître les dispositions du Code du travail relatives au bulletin de paie</strong> est puni de l’amende prévue pour les <strong>contraventions de la 3e classe</strong>. L’absence de bulletin de paie peut également être constitutive du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">délit de travail dissimulé</a>.</li><li> Des modalités spécifiques de remise du bulletin de paie s’appliquent lorsque l’employeur à recours à l’un ou l’autre des dispositifs de simplification administrative suivants&nbsp;: <a href=\"http://www.letese.urssaf.fr/tesewebinfo/cms/index.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service entreprise</a> (TESE) <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/remuneration-et-participation-financiere/remuneration/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\">chèque emploi-service universel</a>, <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/l-embauche-par-une-assocation-ou-une-fondation-le-cheque-emploi-associatif\">chèque emploi associatif</a>.</li><li> Lorsque la durée du contrat de travail des salariés embauchés dans le cadre d’un emploi à <strong>caractère saisonnier</strong>, mentionnés à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037312980\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 1242-2 (3°) du code du travail</a>, est inférieure à un mois, un seul bulletin de paie est émis par l’employeur.</li></ul></blockquote>",
21920
21926
  "references": {
21921
21927
  "LEGITEXT000006072050": {
21922
21928
  "articles": [
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23797
23803
  "url": "https://travail-emploi.gouv.fr/sante-au-travail/plans-gouvernementaux-sante-au-travail/article/plans-sante-au-travail-pst"
23798
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  },
23799
23805
  {
23800
- "date": "02/02/2024",
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+ "date": "19/03/2024",
23801
23807
  "description": "Sont interdits par la loi : Le travail dissimulé : absence de déclarations obligatoires, de remises de bulletin de paie, dissimulation (...)",
23802
23808
  "intro": "<p>Sont interdits par la loi&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Le <strong>travail dissimulé</strong>&nbsp;: absence de déclarations obligatoires, de remises de bulletin de paie, dissimulation d’heures de travail…&nbsp;;</li><li> Le <strong>prêt lucratif</strong> et la <strong>fourniture lucrative de main-d’œuvre</strong> en dehors du cadre légal qui les délimite strictement&nbsp;;</li><li> Le <strong>marchandage</strong>&nbsp;;</li><li> La <strong>fraude aux revenus de remplacement</strong>&nbsp;;</li><li> Le <strong>cumul irrégulier d’emplois</strong>&nbsp;;</li><li> L’<strong>emploi irrégulier de travailleurs étrangers</strong> et le <strong>trafic de main-d’œuvre étrangère</strong>.</li></ul><p>Il s’agit de <strong>situations délictuelles passibles de lourdes sanctions</strong>&nbsp;: sanctions pénales, exclusion des aides publiques…</p>",
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23809
  "pubId": "article374854",
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  "sections": [
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  "anchor": "",
23807
- "html": "<div class=\"texteencadre-spip spip\"><strong>À savoir</strong><br class=\"autobr\">&nbsp;<br class=\"autobr\">Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, <strong>le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application</strong> en s’adressant, selon le cas, à l’<strong>inspection du travail</strong>, au <strong>conseil des prud’hommes</strong> ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la <strong>caisse primaire d’assurance maladie</strong> ou à l’<strong>URSSAF</strong> ou à la <strong>MSA</strong>.</div>",
23808
- "text": " À savoir Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du travail, au conseil des prud’hommes ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la caisse primaire d’assurance maladie ou à l’URSSAF ou à la MSA.",
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- "title": "Les sanctions liées au travail illégal",
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- "description": "À savoir Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du t",
23813
+ "html": "<div class=\"texteencadre-spip spip\"><strong>À savoir&nbsp;! </strong><br class=\"autobr\">Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le <strong>salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application</strong> en s’adressant, selon le cas, à l’<strong>inspection du travail</strong>, au <strong>conseil des prud’hommes</strong> ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la <strong>caisse primaire d’assurance maladie</strong> ou à l’<strong>URSSAF</strong> ou à la <strong>MSA</strong>.</div><p>&nbsp;</p>",
23814
+ "text": " À savoir ! Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du travail, au conseil des prud’hommes ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la caisse primaire d’assurance maladie ou à l’URSSAF ou à la MSA. ",
23815
+ "title": "Les sanctions relatives au travail illégal et aux infractions connexes",
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+ "description": "À savoir ! Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du",
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- "anchor": "Le-travail-dissimule",
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- "description": "Constitue ce délit, la dissimulation intentionnelle D’une activité exercée à titre indépendant, dans un but lucratif et en violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales (non immatricula",
23816
- "html": "<h4 class=\"spip\">Constitue ce délit, la dissimulation intentionnelle</h4><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> D’une <strong>activité exercée à titre indépendant</strong>, dans un <strong>but lucratif</strong> et en <strong>violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales</strong> (non immatriculation au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, absence de déclaration auprès de l’URSSAF, de la MSA et/ou auprès de l’administration fiscale, <i>etc</i>.&nbsp;; cette situation peut notamment résulter de la <strong>non-déclaration d’une partie de son chiffre d’affaires ou de ses revenus</strong> ou de la <strong>continuation d’activité après avoir été radié par les organismes de protection sociale</strong> en application de l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000038602150/2019-07-01/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 613-4 du code de la sécurité sociale</a>&nbsp;;</li><li> De <strong>tout ou partie d’un emploi salarié</strong> (absence de déclaration préalable à l’embauche, absence de bulletin de paie ou mention sur le bulletin de paie d’un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué, sauf si cette mention résulte de l’application d’une convention ou d’un accord d’annualisation du temps de travail).</li><li> Constituent également ce délit, les <strong>faux statuts</strong>&nbsp;: faux travailleurs indépendants, faux stagiaires, bénévoles, faux gérant mandataire…</li></ul><p>Est également réputé travail dissimulé par <strong>dissimulation d’emploi salarié</strong> le fait pour l’employeur de se <strong>soustraire intentionnellement aux déclarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales</strong> assises sur ceux-ci auprès des organismes de recouvrement des contributions et cotisations sociales ou de l’administration fiscale en vertu des dispositions légales.</p><h4 class=\"spip\">Peuvent être sanctionnés</h4><p><strong>L’auteur du délit</strong> (qui a dissimulé son activité professionnelle ou celle de ces salariés), <strong>ceux qui en ont profité en connaissance de cause</strong> ou ont <strong>aidé à sa réalisation</strong> (personne faisant de la publicité, complice…).</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Le salarié ne peut pas être poursuivi pour travail dissimulé</strong>. <br class=\"autobr\">Toutefois, lorsqu’il apparaît, au cours d’un contrôle accompli dans l’entreprise par l’un des agents habilités à lutter contre le travail illégal, que <strong>le salarié a, de manière intentionnelle, accepté de travailler sans que les formalités requises aient été accomplies</strong> (remise d’un bulletin de paie, déclaration préalable à l’embauche) par son ou ses employeurs pour obtenir indûment des allocations de chômage ou des prestations sociales, <strong>cette information est portée à la connaissance des organismes de protection sociale</strong> (organismes de Sécurité sociale et d’assurance chômage).</p><p>Ces organismes peuvent alors prendre, à l’encontre du salarié concerné, <strong>les sanctions prévues par leur propre réglementation</strong> (suppression du revenu de remplacement, sanctions pénales pour fraude aux prestations, <i>etc.</i>). Le bénéficiaire des prestations indues s’expose également à la <strong>pénalité financière prévue</strong> à l’article <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039279616/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 114-17 du code de la sécurité sociale</a>.</p></blockquote><p>La <strong>dissimulation d’emploi salarié par le recours à de faux travailleurs indépendants</strong> peut également être établie dans les conditions précisées par l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031104496/2017-09-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 8221-6 du code du travail</a>.</p>",
23820
+ "anchor": "Le-travail-illegal",
23821
+ "description": "Les sanctions pénales et les sanctions administratives Infraction Sanctions pénalesSanctions administratives Marchandage art. L. 8231-1 Prêt illicite de main-d’œuvre art. L. 8241-1 art. L. 8234-1 et L",
23822
+ "html": "<h4 class=\"spip\">Les sanctions pénales et les sanctions administratives</h4><table class=\"table spip\"><thead><tr class=\"row_first\"><th id=\"idac28_c0\"> Infraction </th><th id=\"idac28_c1\">Sanctions pénales</th><th id=\"idac28_c2\">Sanctions administratives</th></tr></thead><tbody><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Marchandage</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8231-1<br><br><strong>Prêt illicite de main-d’œuvre</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8241-1</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. L. 8234-1 et L. 8243-1<br class=\"autobr\">Peines principales pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Deux ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 30&nbsp;000 €<br><br>si délit commis en bande organisée<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;dix ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 100&nbsp;000 €<br><br><strong>art. L. 8234-1 et L. 8243-1 <br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction de sous-traiter de la main-d’œuvre pendant deux à dix ans<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;affichage, diffusion du jugement (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) <br><br><strong>art. L. 8234-2 et L. 8243-2 <br class=\"autobr\">Peine principale pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 150 000 €<br><br><strong>Peines complémentaires pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;dissolution <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction d’exercer l’activité <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;placement sous surveillance judiciaire<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;confiscation des outils, machines, véhicules et produits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 8272-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente<br><br><strong>art. L. 8272-2</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. <br><br><strong>art. L. 8272-4</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus</td></tr><tr class=\"row_even even\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Travail dissimulé</strong><br class=\"autobr\">(Exercice, recours, publicité)<br><br>art. L. 8221-1, L. 8221-3, L. 8221-5</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. L. 8224-1 <br class=\"autobr\">Peines principales pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;3 ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 45 000 € <br><br><strong>art. L. 8224-2<br class=\"autobr\">la victime est un mineur soumis à l’obligation scolaire, une personne vulnérable ou dépendante ou pluralité de victimes</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;cinq ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 75 000 €<br><br>si délit commis en bande organisée<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;dix ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 100 000 €<br><br><strong>art. L. 8224-3 <br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;affichage et diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;confiscation des outils, machines, véhicules utilisés ou stockés, des biens, ainsi que tout produit direct ou indirect du travail dissimulé et appartenant au condamné<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction d’exercer directement ou indirectement l’activité professionnelle <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction des droits civiques, civils et de famille<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction du territoire français pendant cinq ans au plus<br><br><strong>art. L. 8224-5 <br class=\"autobr\">Peine principale pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 225 000 €<br><br><strong>art. L. 8224-5 <br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;dissolution si la personne morale a été créée pour commettre les faits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction d’exercer l’activité<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;placement sous surveillance judiciaire<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;fermeture de l’établissement, définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;confiscation de la chose qui a servi ou devait servir à commettre l’infraction ou qui en est le produit<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 8272-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente<br><br><strong>art. L. 8272-2</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise.<br><br><strong>art. L. 8272-4</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus</td></tr><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Emploi d’un étranger sans titre de travail</strong><br class=\"autobr\">(Exercice, recours)<br><br>art. L. 8251-1<br class=\"autobr\">art. L. 8251-2</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. L. 8256-2<br class=\"autobr\">Peines principales pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;cinq ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 30 000 € (par étranger concerné)<br><br>si délit commis en bande organisée<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;dix ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 200 000 € (par étranger concerné)<br><br><strong>art. L. 8256-3, L. 8256-4, L. 8256-5, L. 8256-6<br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;confiscation des outils, machines, véhicules et produits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction d’exercer l’activité professionnelle pendant cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction des droits civiques, civils et de famille<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction du territoire français pendant 5 ans au plus<br><br><strong>Peine principale pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 150 000 € (par étranger concerné)<br><br><strong>art. L. 8256-7 et L. 8256-8<br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;exclusion des marchés publics, définitive ou pour une durée de 5 ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;dissolution <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction d’exercer l’activité <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;placement sous surveillance judiciaire<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;confiscation des outils, machines, véhicules et produits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 8272-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente<br><br><strong>art. L. 8272-2</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise.<br><br><strong>art. L. 8272-4</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus<br><br><strong>art. L. 8253-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;Paiement d’une amende administrative au ministre chargé de l’immigration. Amende administrative dont le montant maximum est équivalent à 5 000 fois le taux du minimum garanti</td></tr><tr class=\"row_even even\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Cumul d’emplois irrégulier par des salariés de droit privé</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8261-1<br><br><strong>Interdiction de recourir aux services d’une personne qui cumule irrégulièrement des emplois</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8261-2</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. R. 8262-1</strong><br class=\"autobr\">Contravention&nbsp;: amende de 1 500 €<br class=\"autobr\">Récidive&nbsp;: amende de 3 000 €<br><br><strong>art. R. 8262-2</strong><br class=\"autobr\">Contravention&nbsp;: amende de 1 500 € <br class=\"autobr\">Récidive&nbsp;: amende de 3 000 €</td><td headers=\"idac28_c2\"></td></tr><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux travailleurs privés d’emploi)</strong><br class=\"autobr\">(pour celui qui bénéficie ou tente de bénéficier de l’allocation et pour celui qui fait obtenir ou tente de faire obtenir frauduleusement l’allocation)<br class=\"autobr\">art. L. 5429-1<br><br><strong>Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux salariés placés en activité partielle / aides aux actions de reclassement et de reconversion professionnel)</strong><br class=\"autobr\">art. L. 5124-1<br class=\"autobr\">art. L. 5122-1<br class=\"autobr\">art. L. 5123-1</td><td headers=\"idac28_c1\">Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie <br class=\"autobr\"><strong>Art. 441-6 du code pénal</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;deux ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 30 000 € <br><br>Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie <br class=\"autobr\"><strong>Art. 441-6 du code pénal</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;deux ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span>&nbsp;amende de 30 000 €</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 5426-5</strong><br class=\"autobr\">Pénalité administrative versée à pôle emploi&nbsp;: 3 000 €</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><blockquote class=\"spip\"><p>Conformément à l’article L. 8272-5 du code du travail, l’entreprise sanctionnée encourt <strong>deux mois d’emprisonnement et une amende de 3&nbsp;750 euros</strong> si elle ne respecte pas les décisions administratives relatives au remboursement des aides publiques, à la fermeture temporaire de l’établissement ou à l’exclusion temporaire des contrats administratifs.<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Une sanction civile est également prévue par l’article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale</strong><br class=\"autobr\">En cas de constat des infractions mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre et emploi d’étranger sans titre de travail) le bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale ou de contributions dues aux organismes de sécurité sociale ou de cotisations ou contributions prise en compte pour le calcul de réduction générale des cotisations patronales, est supprimé.<br class=\"autobr\">En effet, lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail, l’organisme de recouvrement (l’URSSAF, la MSA ou la CGSS) dont relève l’employeur procède, dans la limite de la prescription applicable de cinq ans en matière de travail dissimulé, à l’annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions mentionnées ci-dessus.</li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Des sanctions pénales sont également prévues pour des délits connexes aux infractions de travail illégal</strong></li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Abus de vulnérabilité</strong>&nbsp;: cinq ans d’emprisonnement et 15&nbsp;000 € d’amende<br class=\"autobr\">Article 225-13 du code pénal&nbsp;: fourniture d’un travail ou d’un service non ou insuffisamment rétribué<br class=\"autobr\">Article 225-14 du code pénal&nbsp;: soumission à des conditions de travail ou d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine</li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger</strong>&nbsp;: cinq ans d’emprisonnement et 30&nbsp;000 € d’amende (article L. 823-1 du CESEDA)</li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Escroquerie</strong>&nbsp;: sept ans d’emprisonnement et 750&nbsp;000 € d’amende lorsque l’escroquerie est réalisée au préjudice d’une personne publique, d’un organisme de protection sociale ou d’un organisme chargé d’une mission de service public, pour l’obtention d’une allocation, d’une prestation, d’un paiement ou d’un avantage indu (articles 313-1 à 313-3 du code pénal)</li></ul></blockquote>",
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- "text": "Constitue ce délit, la dissimulation intentionnelle D’une activité exercée à titre indépendant, dans un but lucratif et en violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales (non immatriculation au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, absence de déclaration auprès de l’URSSAF, de la MSA et/ou auprès de l’administration fiscale, etc. ; cette situation peut notamment résulter de la non-déclaration d’une partie de son chiffre d’affaires ou de ses revenus ou de la continuation d’activité après avoir été radié par les organismes de protection sociale en application de l’article L. 613-4 du code de la sécurité sociale ; De tout ou partie d’un emploi salarié (absence de déclaration préalable à l’embauche, absence de bulletin de paie ou mention sur le bulletin de paie d’un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué, sauf si cette mention résulte de l’application d’une convention ou d’un accord d’annualisation du temps de travail). Constituent également ce délit, les faux statuts : faux travailleurs indépendants, faux stagiaires, bénévoles, faux gérant mandataire…Est également réputé travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié le fait pour l’employeur de se soustraire intentionnellement aux déclarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales assises sur ceux-ci auprès des organismes de recouvrement des contributions et cotisations sociales ou de l’administration fiscale en vertu des dispositions légales.Peuvent être sanctionnésL’auteur du délit (qui a dissimulé son activité professionnelle ou celle de ces salariés), ceux qui en ont profité en connaissance de cause ou ont aidé à sa réalisation (personne faisant de la publicité, complice…). Le salarié ne peut pas être poursuivi pour travail dissimulé. Toutefois, lorsqu’il apparaît, au cours d’un contrôle accompli dans l’entreprise par l’un des agents habilités à lutter contre le travail illégal, que le salarié a, de manière intentionnelle, accepté de travailler sans que les formalités requises aient été accomplies (remise d’un bulletin de paie, déclaration préalable à l’embauche) par son ou ses employeurs pour obtenir indûment des allocations de chômage ou des prestations sociales, cette information est portée à la connaissance des organismes de protection sociale (organismes de Sécurité sociale et d’assurance chômage). Ces organismes peuvent alors prendre, à l’encontre du salarié concerné, les sanctions prévues par leur propre réglementation (suppression du revenu de remplacement, sanctions pénales pour fraude aux prestations, etc.). Le bénéficiaire des prestations indues s’expose également à la pénalité financière prévue à l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. La dissimulation d’emploi salarié par le recours à de faux travailleurs indépendants peut également être établie dans les conditions précisées par l’article L. 8221-6 du code du travail.",
23848
- "title": "Le travail dissimulé"
23849
- },
23850
- {
23851
- "anchor": "Le-pret-illicite-de-main-d-oeuvre",
23852
- "description": "Est visée la mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés par une entreprise prestataire à une entreprise utilisatrice et ce, en dehors des cas autorisés par la loi.Le prêteur et l’u",
23853
- "html": "<p>Est visée la <strong>mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés</strong> par une entreprise prestataire à une entreprise utilisatrice et ce, en dehors des cas autorisés par la loi.</p><p><strong>Le prêteur et l’utilisateur de la main-d’œuvre peuvent être sanctionnés</strong>.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Est licite le prêt de main d’œuvre à but lucratif</strong> organisé dans le cadre fixé par le code du travail&nbsp;: travail temporaire, agence de mannequins, entreprise de travail à temps partagé, mise à disposition des salariés auprès des organisations syndicales ou des associations d’employeurs ou dans le cadre des dispositions de l’article L. 222-3 du code du sport relatives aux associations ou sociétés sportives. Les <strong>opérations de prêt de main-d’oeuvre à but non lucratif sont autorisées</strong> dans les conditions fixées par l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036262964/2018-01-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 8241-2 du code du travail</a>.</li><li> Les associations intermédiaires, les entreprises de travail temporaire d’insertion, les associations de services aux personnes ainsi que les groupements d’employeurs, ainsi que les entreprises de travail à temps partagé peuvent également <strong>mettre soit à titre onéreux, soit à titre non lucratif certaines catégories de personnes à la disposition d’entreprises ou de particuliers</strong>.</li><li> Une entreprise peut <strong>mettre à disposition de manière temporaire ses salariés auprès d’une jeune ou d’une petite ou moyenne entreprise</strong>, afin de lui permettre d’<strong>améliorer la qualification de sa main-d’œuvre</strong>, de <strong>favoriser les transitions professionnelles</strong> ou de <strong>constituer un partenariat d’affaires ou d’intérêt commun</strong>. Les dispositions applicables figurent aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036493979/2018-01-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L.8241-3</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000018500662/#LEGISCTA000018520660\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8241-1 et R. 8241-2 du code du travail</a>.</li></ul></blockquote>",
23854
- "references": {
23855
- "LEGITEXT000006072050": {
23856
- "articles": [
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+ "id": "LEGIARTI000031013816"
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+ "text": "L. 8243-1",
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+ "id": "LEGIARTI000031013807"
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- "name": "code du travail"
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- },
23885
- "text": "Est visée la mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés par une entreprise prestataire à une entreprise utilisatrice et ce, en dehors des cas autorisés par la loi.Le prêteur et l’utilisateur de la main-d’œuvre peuvent être sanctionnés. Est licite le prêt de main d’œuvre à but lucratif organisé dans le cadre fixé par le code du travail : travail temporaire, agence de mannequins, entreprise de travail à temps partagé, mise à disposition des salariés auprès des organisations syndicales ou des associations d’employeurs ou dans le cadre des dispositions de l’article L. 222-3 du code du sport relatives aux associations ou sociétés sportives. Les opérations de prêt de main-d’oeuvre à but non lucratif sont autorisées dans les conditions fixées par l’article L. 8241-2 du code du travail. Les associations intermédiaires, les entreprises de travail temporaire d’insertion, les associations de services aux personnes ainsi que les groupements d’employeurs, ainsi que les entreprises de travail à temps partagé peuvent également mettre soit à titre onéreux, soit à titre non lucratif certaines catégories de personnes à la disposition d’entreprises ou de particuliers. Une entreprise peut mettre à disposition de manière temporaire ses salariés auprès d’une jeune ou d’une petite ou moyenne entreprise, afin de lui permettre d’améliorer la qualification de sa main-d’œuvre, de favoriser les transitions professionnelles ou de constituer un partenariat d’affaires ou d’intérêt commun. Les dispositions applicables figurent aux articles L.8241-3 et R. 8241-1 et R. 8241-2 du code du travail.",
23886
- "title": "Le prêt illicite de main-d’œuvre"
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- },
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- {
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- "anchor": "Le-marchandage",
23890
- "description": "Pour que ce délit défini par l’article L 8231-1 du Code du travail soit constitué, il faut établir une opération de fourniture de main d’œuvre à but lucratif qui cause préjudice au salarié ou qui élud",
23891
- "html": "<p>Pour que ce délit défini par l’article <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006904839\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L 8231-1 du Code du travail</a> soit constitué, il faut établir une opération de <strong>fourniture de main d’œuvre à but lucratif qui cause préjudice au salarié</strong> ou <strong>qui élude l’application de la loi, du règlement ou de la convention collective</strong>. La fourniture de main d’œuvre <strong>ne doit pas être nécessairement exclusive</strong>.</p>",
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- "references": {
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- "LEGITEXT000006072050": {
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- "articles": [
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- "name": "code du travail"
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- "text": "Pour que ce délit défini par l’article L 8231-1 du Code du travail soit constitué, il faut établir une opération de fourniture de main d’œuvre à but lucratif qui cause préjudice au salarié ou qui élude l’application de la loi, du règlement ou de la convention collective. La fourniture de main d’œuvre ne doit pas être nécessairement exclusive.",
23906
- "title": "Le marchandage"
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- },
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- {
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- "anchor": "L-emploi-irregulier-de-travailleurs-etrangers-et-le-trafic-de-main-nbsp",
23910
- "description": "Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en F",
23911
- "html": "<p>Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit <strong>un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France</strong>.</p><p>Le <strong>trafic de main d’œuvre étrangère</strong> consiste à <strong>introduire en France des travailleurs étrangers</strong> non ressortissants de l’Union européenne <strong>sans l’accord préalable</strong> de l’administration française ou à les <strong>aider à y séjourner</strong>.</p><p>Il est également <strong>interdit à toute personne d’engager ou de conserver</strong> à son service un étranger dans une <strong>catégorie professionnelle</strong>, une <strong>profession</strong> ou une <strong>zone géographique</strong><strong>autres que celles qui sont mentionnées</strong>, le cas échéant, sur le titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France. L’employeur est également tenu de s’assurer auprès des administrations territorialement compétentes de <strong>l’existence du titre autorisant l’étranger à exercer</strong> une activité salariée en France, <strong>sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi</strong> tenue par France Travail.</p><h4 class=\"spip\">Peuvent être sanctionnés</h4><p>Les <strong>employeurs</strong> - y compris les particuliers - ou <strong>leur délégué</strong>, mais aussi les <strong>bénéficiaires de la fraude</strong> s’ils en ont eu connaissance (passeurs, transporteurs, hébergeurs, intermédiaires…).</p><p>Le salarié étranger employé sans titre de travail est assimilé, à compter de la date de son embauche, à un <strong>salarié régulièrement engagé</strong> au regard des obligations de l’employeur définies à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022265919/2010-05-08\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 8252-1 du code du travail</a></p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>En cas d’accident du travail</strong>, les CPAM recouvrent auprès de l’employeur de toute personne étrangère travaillant ou ayant travaillé pour le compte de celui-ci, sans satisfaire aux conditions de régularité de séjour et de travail en France définies par la réglementation, l’indu correspondant à la <strong>totalité des dépenses qu’elles supportent pour cette personne au titre de cet accident</strong>.</p><p><strong>Il en est de même lorsque la victime se trouvait en situation de travail dissimulé</strong> au sens des articles L. 8221-3 (<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389034\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">travail dissimulé par dissimulation d’activité</a>) et L. 8221-5 (<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033024966\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié</a>) du code du travail. Le cas échéant (absence de déclaration de l’accident du travail ou absence de remise de la feuille d’accident du travail), <strong>la CPAM peut également prononcer la pénalité</strong> prévue par l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041398145/2020-01-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 114-17-1 du code de la Sécurité sociale</a>.</p></blockquote>",
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- "references": {
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- "LEGITEXT000006072050": {
23914
- "articles": [
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+ "text": "L. 8272-2",
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+ "fmt": "L8272-2",
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- "text": "L. 8252-1",
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- ],
23945
- "name": "code de la sécurité sociale"
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- }
23947
- },
23948
- "text": "Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France.Le trafic de main d’œuvre étrangère consiste à introduire en France des travailleurs étrangers non ressortissants de l’Union européenne sans l’accord préalable de l’administration française ou à les aider à y séjourner.Il est également interdit à toute personne d’engager ou de conserver à son service un étranger dans une catégorie professionnelle, une profession ou une zone géographique autres que celles qui sont mentionnées, le cas échéant, sur le titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France. L’employeur est également tenu de s’assurer auprès des administrations territorialement compétentes de l’existence du titre autorisant l’étranger à exercer une activité salariée en France, sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi tenue par France Travail.Peuvent être sanctionnésLes employeurs - y compris les particuliers - ou leur délégué, mais aussi les bénéficiaires de la fraude s’ils en ont eu connaissance (passeurs, transporteurs, hébergeurs, intermédiaires…).Le salarié étranger employé sans titre de travail est assimilé, à compter de la date de son embauche, à un salarié régulièrement engagé au regard des obligations de l’employeur définies à l’article L. 8252-1 du code du travail En cas d’accident du travail, les CPAM recouvrent auprès de l’employeur de toute personne étrangère travaillant ou ayant travaillé pour le compte de celui-ci, sans satisfaire aux conditions de régularité de séjour et de travail en France définies par la réglementation, l’indu correspondant à la totalité des dépenses qu’elles supportent pour cette personne au titre de cet accident. Il en est de même lorsque la victime se trouvait en situation de travail dissimulé au sens des articles L. 8221-3 (travail dissimulé par dissimulation d’activité) et L. 8221-5 (travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié) du code du travail. Le cas échéant (absence de déclaration de l’accident du travail ou absence de remise de la feuille d’accident du travail), la CPAM peut également prononcer la pénalité prévue par l’article L. 114-17-1 du code de la Sécurité sociale.",
23949
- "title": "L’emploi irrégulier de travailleurs étrangers et le trafic de main d’œuvre étrangère"
23950
- },
23951
- {
23952
- "anchor": "La-fraude-aux-revenus-de-remplacement",
23953
- "description": "Elle est caractérisée par le fait de percevoir ou de tenter de percevoir indûment par des procédés illégaux un revenu de remplacement (allocation d’assurance chômage, allocations du régime de solidari",
23954
- "html": "<p>Elle est caractérisée par le fait de <strong>percevoir ou de tenter de percevoir indûment par des procédés illégaux un revenu de remplacement</strong> (allocation d’assurance chômage, allocations du régime de solidarité…).</p><p>Les sanctions à de ce délit sont à la fois <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000033813680/2017-09-01/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">pénales</a> et administratives (amende de 3&nbsp;000 €).</p><p>En outre, la <strong>fraude aux allocations de chômage</strong> peut constituer, sous certaines conditions, le <strong>délit d’escroquerie</strong> prévu par le code pénal et sanctionné par un emprisonnement de <strong>5 ans et une amende de 375&nbsp;000 €</strong>.</p><p>France Travail peut également <strong>réclamer le paiement des sommes indûment perçues</strong>.</p>",
23955
- "references": {},
23956
- "text": "Elle est caractérisée par le fait de percevoir ou de tenter de percevoir indûment par des procédés illégaux un revenu de remplacement (allocation d’assurance chômage, allocations du régime de solidarité…).Les sanctions à de ce délit sont à la fois pénales et administratives (amende de 3 000 €).En outre, la fraude aux allocations de chômage peut constituer, sous certaines conditions, le délit d’escroquerie prévu par le code pénal et sanctionné par un emprisonnement de 5 ans et une amende de 375 000 €.France Travail peut également réclamer le paiement des sommes indûment perçues.",
23957
- "title": "La fraude aux revenus de remplacement"
23958
- },
23959
- {
23960
- "anchor": "Les-sanctions",
23961
- "description": "Des sanctions pénales Travail dissimuléPrêt de main d’œuvre illicite et marchandageEmploi irrégulier d’étrangers Personnes physiques Emprisonnement de 3 ans et amende de 45 000 € En cas d’emploi dissi",
23962
- "html": "<h4 class=\"spip\">Des sanctions pénales</h4><table class=\"table spip\"><thead><tr class=\"row_first\"><th id=\"id9caf_c0\"></th><th id=\"id9caf_c1\">Travail dissimulé</th><th id=\"id9caf_c2\">Prêt de main d’œuvre illicite et marchandage</th><th id=\"id9caf_c3\">Emploi irrégulier d’étrangers</th></tr></thead><tbody><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"id9caf_c0\">Personnes physiques</td><td headers=\"id9caf_c1\">Emprisonnement de 3 ans et amende de 45&nbsp;000 €<p>En cas d’<strong>emploi dissimulé d’un mineur soumis à l’obligation scolaire</strong>, les peines encourues sont de <strong>cinq ans d’emprisonnement et de 75&nbsp;000 € d’amende</strong>.</p><p>Lorsque les faits sont commis à l’égard de <strong>plusieurs personnes</strong> ou d’une personne dont la <strong>vulnérabilité</strong> ou l’<strong>état de dépendance</strong> sont <strong>apparents ou connus de l’auteur</strong>, les peines sont de <strong>5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende</strong>.</p><p>Le fait de <strong>méconnaître les interdictions définies</strong> aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006904815/2008-05-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° et 3° de l’article L. 8221-1</a> en commettant les faits en bande organisée est puni de <strong>dix ans d’emprisonnement et de 100&nbsp;000 € d’amende</strong>.</p><p>Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389057/2018-09-07\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8224-3 du code du travail</a></p></td><td headers=\"id9caf_c2\">Emprisonnement de <strong>2 ans</strong> et <strong>amende de 30&nbsp;000 €</strong>.<p>Les peines sont portées à <strong>5 ans d’emprisonnement</strong> et à <strong>75 000 € d’amende</strong>&nbsp;:</p><p>1° Lorsque l’infraction est commise <strong>à l’égard de plusieurs personnes</strong>&nbsp;;</p><p>2° Lorsque l’infraction est commise <strong>à l’égard d’une personne</strong> dont la <strong>vulnérabilité</strong> ou l’<strong>état de dépendance</strong> sont apparents ou connus de l’auteur.</p><p>Les peines sont portées à <strong>dix ans d’emprisonnement</strong> et à <strong>100&nbsp;000 € d’amende</strong> lorsque l’infraction est commise en <strong>bande organisée</strong>.</p><p>Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031013816/2015-08-08\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8234-1 du code du travail (marchandage)</a> ou <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031013807/2015-08-08\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 8243-1 (prêt illicite de main d’œuvre)</a></p></td><td headers=\"id9caf_c3\">Emprisonnement de <strong>5 ans et amende de 15&nbsp;000 €</strong> (par étranger) (1)<p>Les peines sont portées à <strong>10 ans d’emprisonnement</strong> et à <strong>100&nbsp;000 € d’amende</strong> lorsque l’infraction est commise en <strong>bande organisée</strong>.</p><p>Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000031013825/2015-08-08/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8256-3 à L. 8256-5 du code du travail</a></p></td></tr><tr class=\"row_even even\"><td headers=\"id9caf_c0\">Personnes morales</td><td headers=\"id9caf_c1\"><strong>Amende de 225&nbsp;000 €</strong></td><td headers=\"id9caf_c2\"><strong>Amende de 150&nbsp;000 €</strong></td><td headers=\"id9caf_c3\"><strong>Amende de 75&nbsp;000 €</strong></td></tr><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"id9caf_c0\"></td><td headers=\"id9caf_c1\">Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236660/2014-07-12\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal</a> (2)</td><td headers=\"id9caf_c2\">Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236660/2014-07-12\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal</a> (2)</td><td headers=\"id9caf_c3\">Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236660/2014-07-12\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal</a> (2)</td></tr></tbody></table><p>(1) Cette sanction n’est pas applicable à l’employeur qui, sur la base d’un titre frauduleux ou présenté frauduleusement par un étranger salarié, a procédé sans intention de participer à la fraude et sans connaissance de celle-ci à la déclaration auprès des organismes de sécurité sociale prévue à l’article L. 1221-10 du code du travail, à la <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-vie-du-contrat-de-travail/article/les-obligations-de-l-employeur-lors-de-l-embauche\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">déclaration préalable à l’embauche DPAE</a>et à la vérification auprès des administrations territorialement compétentes du titre autorisant cet étranger à exercer une activité salariée en France.<br class=\"autobr\">(2) Le prononcé de la peine complémentaire de fermeture provisoire d’établissement mentionnée au 4° de l’article 131-39 du code pénal n’entraîne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement concerné.</p><blockquote class=\"spip\"><h4 class=\"spip\">Constat des infractions constitutives de travail illégal</h4><p>&nbsp;<br class=\"autobr\">Les <strong>infractions aux interdictions du travail illégal</strong> sont recherchées par les agents dont la liste est donnée à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033025138/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8271-1-2 du code du travail</a>&nbsp;: <strong>agents de contrôle de l’inspection du travail</strong>, <strong>officiers et agents de police judiciaire</strong>, <strong>agents des impôts et des douanes</strong>, <strong>agents agréés à cet effet</strong> et assermentés des organismes de sécurité sociale (dans les conditions fixées par l’arrêté du 5 mai 2014 cité en référence) et des caisses de mutualité sociale agricole, agents de France Travail chargés de la prévention des fraudes, agréés et assermentés à cet effet.… Ils interviennent dans les conditions précisées, notamment, par les <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006190004\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8271-2 à L. 8271-6-5 du code du travail</a>.</p><p>Au cours de leurs visites, ils peuvent <strong>obtenir communication de tout document comptable ou professionnel ou tout autre élément</strong> d’information propre à faciliter l’accomplissement de leur mission, selon les modalités prévues par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520854/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles D. 8113-2 à R. 8113-3-3 du code du travail</a>. Ils peuvent également en <strong>prendre copie immédiate, par tout moyen et sur tout support</strong>.</p></blockquote><h4 class=\"spip\">Des sanctions administratives&nbsp;: le refus et le remboursement des aides publiques</h4><p>Lorsque l’autorité compétente a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions constitutives de travail illégal, elle peut, eu égard à la gravité des faits constatés, à la nature des aides sollicitées et à l’avantage qu’elles procurent à l’employeur, <strong>refuser d’accorder, pendant une durée maximale de cinq ans, certaines des aides publiques</strong> en matière d’<strong>emploi</strong>, de <strong>formation professionnelle</strong> et de <strong>culture</strong> à la personne ayant fait l’objet de cette verbalisation.</p><p>L’autorité compétente est l’autorité gestionnaire des aides publiques&nbsp;; sa décision intervient dans les conditions fixées <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000024886212/2020-12-30/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">par les articles D. 8272-3 et D. 8272-4</a> du code du travail.</p><p>Cette décision de refus n’exclut pas, par ailleurs, l’<strong>engagement de poursuites judiciaires</strong> pouvant conduire au prononcé de <strong>sanctions pénales</strong>.</p><p>L’autorité administrative peut également demander, eu égard aux critères mentionnés ci-dessus, le <strong>remboursement de tout ou partie des mêmes aides publiques octroyées au cours des douze mois</strong> précédant l’établissement du procès-verbal de constatation de l’infraction.</p><p>Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024886220/#LEGISCTA000024886220\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">D. 8272-5 et D. 8272-6</a>. Le fait de ne pas respecter cette décision administrative est puni d’un <strong>emprisonnement de deux mois</strong> et d’une <strong>amende de 3&nbsp;750 €</strong>.</p><p>L’autorité compétente peut ainsi <strong>refuser d’accorder les aides publiques</strong>, ou <strong>demander leur remboursement</strong>, correspondant aux dispositifs prévus au titre&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-en-alternance-10751/apprentissage/contrat-apprentissage\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>contrats d’apprentissage</strong></a>&nbsp;;</li><li> Des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi-et-insertion/parcours-emploi-competences/article/le-contrat-unique-d-insertion-cui-dispositions-generales\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>contrat unique d’insertion</strong></a>&nbsp;;</li><li> De la <strong>prime à la création d’emploi</strong> en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion et à Saint-Pierre-et-Miquelon&nbsp;;</li><li> Des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-en-alternance-10751/contrat-de-professionnalisation\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>contrats de professionnalisation</strong></a>&nbsp;;</li><li> Des aides des collectivités territoriales et de leurs groupements prévues aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070633/LEGISCTA000006149212/#LEGISCTA000006149212\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 1511-1 à L. 1511-5 du code général des collectivités territoriales</a> (aides mises en œuvre par la Région)&nbsp;;</li><li> Des <strong>aides et subventions de soutien</strong> à la création, à la production et à la diffusion du spectacle vivant et enregistré&nbsp;;</li><li> De l’<strong>allocation</strong> d’<a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi-et-insertion/accompagnement-des-mutations-economiques/activite-partielle\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>activité partielle</strong></a> prévue à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037994966/#:~:text=%2Dsoit%20%C3%A0%20la%20r%C3%A9duction%20de,activit%C3%A9%20partielle%20individuellement%20et%20alternativement.\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 5122-1 du code du travail</a>.</li></ul><blockquote class=\"spip\"><p>Si l’entreprise ou son responsable de droit ou de fait ont été <strong>verbalisés dans les 12 mois précédant la demande d’aide</strong>, l’autorité compétente peut décider de <strong>refuser l’aide sollicitée</strong>. Elle informe alors l’entreprise, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa réception par le destinataire, de son intention en lui précisant qu’elle peut présenter ses observations écrites dans un délai de 15 jours.</p></blockquote><h4 class=\"spip\">Des sanctions administratives&nbsp;: la fermeture administrative et l’exclusion de certains contrats administratifs</h4><p>Lorsque l’autorité administrative a connaissance d’un procès-verbal relevant une infraction prévue aux 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail) ou d’un rapport établi par l’un des agents de contrôle mentionnés à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033025138/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8271-1-2 du code du travail</a> (inspecteurs et contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, etc.) constatant un manquement prévu aux mêmes 1° à 4°, elle peut, si la proportion de salariés concernés le justifie, eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés, <strong>ordonner par décision motivée la fermeture de l’établissement ayant servi à commettre l’infraction</strong>, à titre temporaire et pour une <strong>durée ne pouvant excéder 3 mois</strong>.</p><p>Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision de fermeture temporaire de l’établissement n’entraîne <strong>ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement</strong>&nbsp;; elle est mise en œuvre dans les conditions précisées par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389027\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8272-2</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024886228/#LEGISCTA000024886228\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8272-7 à R. 8272-9 du code du travail</a></p><p>De même, lorsqu’elle a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions de travail illégal mentionnées ci-dessus, l’autorité administrative peut ordonner, par décision motivée prise à l’encontre de la personne ayant commis l’infraction, l’<strong>exclusion des contrats administratifs</strong> mentionnés aux articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour une <strong>durée ne pouvant excéder 6 mois</strong>.</p><p>Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236645\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8272-4</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024886228/#LEGISCTA000024886228\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8272-10 et R. 8272-11 du code du travail</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p>Le fait de ne pas respecter les décisions administratives mentionnées ci-dessus est puni d’un <strong>emprisonnement de deux mois</strong> et d’une <strong>amende de 3&nbsp;750&nbsp;€</strong>.</p></blockquote><h4 class=\"spip\">L’annulation de certaines mesures de réduction ou d’exonération de cotisations en cas de travail dissimulé</h4><p>Le <strong>bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération</strong>, totale ou partielle, <strong>de cotisations de sécurité sociale</strong> ou <strong>de contributions dues aux organismes de sécurité sociale</strong> ou <strong>de cotisations ou contributions</strong> prise en compte pour le calcul de réduction <a href=\"http://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/beneficier-dune-exoneration/exonerations-generales/la-reduction-generale.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">générale des cotisations patronales</a> est <strong>supprimé en cas de constat des infractions</strong> mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8221-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail).</p><p>Lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006190004/2020-12-30/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail</a>, l’organisme de recouvrement (en règle générale, l’Urssaf dont relève l’employeur) procède, dans la limite de la prescription applicable en matière de travail dissimulé (c’est-à-dire 5 ans), à l’<strong>annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions</strong> mentionnées ci-dessus.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Cette annulation est mise en œuvre dans les conditions fixées par l’<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042684074\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale</a>.<br class=\"autobr\">Par dérogation toutefois, <strong>sauf lorsque les faits concernent un mineur</strong> soumis à l’obligation scolaire ou une <strong>personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents</strong> ou connus de l’auteur des faits, ou quand les faits de travail dissimulé sont <strong>commis en bande organisée</strong>, lorsque la dissimulation d’activité ou de salarié résulte uniquement de la requalification de prestations de services fournies à un donneur d’ordre en contrat de travail ou qu’elle représente une proportion limitée de l’activité ou des salariés régulièrement déclarés, l’annulation des réductions et exonérations de cotisations de sécurité sociale ou de contributions est partielle. Cette disposition est mise en œuvre dans les limites prévues par l’article <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039222519\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 133-8 du code de la sécurité sociale.</a></li><li> Les réductions ou exonérations des cotisations ou contributions dont le donneur d’ordre a bénéficié au titre des rémunérations versées à ses salariés <strong>peuvent également faire l’objet d’une mesure d’annulation</strong> (qui peut n’être que partielle) dans les conditions et limites fixées par l’<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041395994\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 133-4-5 du code de la Sécurité sociale</a>.</li></ul></blockquote><h4 class=\"spip\">Le régime des sanctions administratives en cas d’emploi d’un étranger sans titre de travail</h4><p>Au terme de l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033811513/2017-09-01#:~:text=8251%2D1%20acquitte%2C%20pour%20chaque,3231%2D12.\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8253-1 du code du travail</a>, l’employeur qui aura occupé un travailleur étranger sans titre de travail est tenu d’acquitter, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales.</p><p>Le montant de cette contribution spéciale à <strong>5&nbsp;000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l’infraction</strong>, du minimum garanti (MG)&nbsp;; ce taux est fixé à à <strong>4,15 €</strong> à compter du 1<sup>er</sup> janvier 2024 (ce minimum garanti était fixé à 4,10 du 1<sup>er</sup> mai 2023 au 31 décembre 2023).</p><p>Ce montant est <strong>réduit à 2&nbsp;000 fois le taux horaire du MG</strong> dans l’un ou l’autre des cas suivants&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Lorsque le procès-verbal d’infraction <strong>ne mentionne pas d’autre infraction commise à l’occasion de l’emploi du salarié étranger</strong> en cause que celle relative à l’absence de titre de travail&nbsp;;</li><li> En cas de <strong>paiement spontané par l’employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger sans titre</strong>, dans les conditions prévues par les articles <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000033333135/2016-11-01/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8252-6 et R. 8252-7 du code du travail</a></li></ol><p>Dans l’hypothèse mentionnée au 2° ci-dessus, le montant de la contribution spéciale est <strong>réduit à 1&nbsp;000 fois le taux horaire du MG lorsque le procès-verbal d’infraction ne mentionne l’emploi que d’un seul étranger sans titre</strong> l’autorisant à exercer une activité salariée en France.</p><p>Le montant de cette contribution spéciale est porté à <strong>15&nbsp;000 fois le taux horaire du MG</strong> lorsqu’une méconnaissance de la réglementation applicable a donné lieu à l’application de la contribution spéciale à l’encontre de l’employeur au cours de la période de 5 années précédant la constatation de l’infraction.</p><blockquote class=\"spip\"><p>L’employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier doit <strong>acquitter une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l’étranger dans son pays d’origine</strong>, qui s’ajoute à la contribution spéciale mentionnée ci-dessus. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales. L’OFII est chargé de constater et de fixer le montant de cette contribution.</p><p>À cet effet, il peut avoir <strong>accès aux traitements automatisés des titres de séjour des étrangers</strong> dans les conditions définies par la loi n°&nbsp;78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.</p><p>Le montant de cette contribution est fixé par les deux arrêtés du 5 décembre 2006, <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000790703\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">le premier</a> s’appliquant au cas général, <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000241711\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">le second</a> au réacheminement des étrangers dans leur pays d’origine, à partir de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion.</p></blockquote>",
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- }
24274
- },
24275
- "text": "Des sanctions pénales Travail dissimuléPrêt de main d’œuvre illicite et marchandageEmploi irrégulier d’étrangers Personnes physiques Emprisonnement de 3 ans et amende de 45 000 € En cas d’emploi dissimulé d’un mineur soumis à l’obligation scolaire, les peines encourues sont de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Lorsque les faits sont commis à l’égard de plusieurs personnes ou d’une personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur, les peines sont de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Le fait de méconnaître les interdictions définies aux 1° et 3° de l’article L. 8221-1 en commettant les faits en bande organisée est puni de dix ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’article L. 8224-3 du code du travail Emprisonnement de 2 ans et amende de 30 000 €. Les peines sont portées à 5 ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende : 1° Lorsque l’infraction est commise à l’égard de plusieurs personnes ; 2° Lorsque l’infraction est commise à l’égard d’une personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur. Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque l’infraction est commise en bande organisée. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’article L. 8234-1 du code du travail (marchandage) ou L. 8243-1 (prêt illicite de main d’œuvre) Emprisonnement de 5 ans et amende de 15 000 € (par étranger) (1) Les peines sont portées à 10 ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque l’infraction est commise en bande organisée. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées aux articles L. 8256-3 à L. 8256-5 du code du travail Personnes morales Amende de 225 000 € Amende de 150 000 € Amende de 75 000 € Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) (1) Cette sanction n’est pas applicable à l’employeur qui, sur la base d’un titre frauduleux ou présenté frauduleusement par un étranger salarié, a procédé sans intention de participer à la fraude et sans connaissance de celle-ci à la déclaration auprès des organismes de sécurité sociale prévue à l’article L. 1221-10 du code du travail, à la déclaration préalable à l’embauche DPAEet à la vérification auprès des administrations territorialement compétentes du titre autorisant cet étranger à exercer une activité salariée en France. (2) Le prononcé de la peine complémentaire de fermeture provisoire d’établissement mentionnée au 4° de l’article 131-39 du code pénal n’entraîne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement concerné.Constat des infractions constitutives de travail illégal Les infractions aux interdictions du travail illégal sont recherchées par les agents dont la liste est donnée à l’article L. 8271-1-2 du code du travail : agents de contrôle de l’inspection du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts et des douanes, agents agréés à cet effet et assermentés des organismes de sécurité sociale (dans les conditions fixées par l’arrêté du 5 mai 2014 cité en référence) et des caisses de mutualité sociale agricole, agents de France Travail chargés de la prévention des fraudes, agréés et assermentés à cet effet.… Ils interviennent dans les conditions précisées, notamment, par les articles L. 8271-2 à L. 8271-6-5 du code du travail. Au cours de leurs visites, ils peuvent obtenir communication de tout document comptable ou professionnel ou tout autre élément d’information propre à faciliter l’accomplissement de leur mission, selon les modalités prévues par les articles D. 8113-2 à R. 8113-3-3 du code du travail. Ils peuvent également en prendre copie immédiate, par tout moyen et sur tout support. Des sanctions administratives : le refus et le remboursement des aides publiquesLorsque l’autorité compétente a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions constitutives de travail illégal, elle peut, eu égard à la gravité des faits constatés, à la nature des aides sollicitées et à l’avantage qu’elles procurent à l’employeur, refuser d’accorder, pendant une durée maximale de cinq ans, certaines des aides publiques en matière d’emploi, de formation professionnelle et de culture à la personne ayant fait l’objet de cette verbalisation.L’autorité compétente est l’autorité gestionnaire des aides publiques ; sa décision intervient dans les conditions fixées par les articles D. 8272-3 et D. 8272-4 du code du travail.Cette décision de refus n’exclut pas, par ailleurs, l’engagement de poursuites judiciaires pouvant conduire au prononcé de sanctions pénales.L’autorité administrative peut également demander, eu égard aux critères mentionnés ci-dessus, le remboursement de tout ou partie des mêmes aides publiques octroyées au cours des douze mois précédant l’établissement du procès-verbal de constatation de l’infraction.Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles D. 8272-5 et D. 8272-6. Le fait de ne pas respecter cette décision administrative est puni d’un emprisonnement de deux mois et d’une amende de 3 750 €.L’autorité compétente peut ainsi refuser d’accorder les aides publiques, ou demander leur remboursement, correspondant aux dispositifs prévus au titre : Des contrats d’apprentissage ; Des contrat unique d’insertion ; De la prime à la création d’emploi en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion et à Saint-Pierre-et-Miquelon ; Des contrats de professionnalisation ; Des aides des collectivités territoriales et de leurs groupements prévues aux articles L. 1511-1 à L. 1511-5 du code général des collectivités territoriales (aides mises en œuvre par la Région) ; Des aides et subventions de soutien à la création, à la production et à la diffusion du spectacle vivant et enregistré ; De l’allocation d’activité partielle prévue à l’article L. 5122-1 du code du travail. Si l’entreprise ou son responsable de droit ou de fait ont été verbalisés dans les 12 mois précédant la demande d’aide, l’autorité compétente peut décider de refuser l’aide sollicitée. Elle informe alors l’entreprise, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa réception par le destinataire, de son intention en lui précisant qu’elle peut présenter ses observations écrites dans un délai de 15 jours. Des sanctions administratives : la fermeture administrative et l’exclusion de certains contrats administratifsLorsque l’autorité administrative a connaissance d’un procès-verbal relevant une infraction prévue aux 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail) ou d’un rapport établi par l’un des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-1-2 du code du travail (inspecteurs et contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, etc.) constatant un manquement prévu aux mêmes 1° à 4°, elle peut, si la proportion de salariés concernés le justifie, eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés, ordonner par décision motivée la fermeture de l’établissement ayant servi à commettre l’infraction, à titre temporaire et pour une durée ne pouvant excéder 3 mois.Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision de fermeture temporaire de l’établissement n’entraîne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement ; elle est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles L. 8272-2 et R. 8272-7 à R. 8272-9 du code du travailDe même, lorsqu’elle a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions de travail illégal mentionnées ci-dessus, l’autorité administrative peut ordonner, par décision motivée prise à l’encontre de la personne ayant commis l’infraction, l’exclusion des contrats administratifs mentionnés aux articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour une durée ne pouvant excéder 6 mois.Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles L. 8272-4 et R. 8272-10 et R. 8272-11 du code du travail. Le fait de ne pas respecter les décisions administratives mentionnées ci-dessus est puni d’un emprisonnement de deux mois et d’une amende de 3 750 €. L’annulation de certaines mesures de réduction ou d’exonération de cotisations en cas de travail dissimuléLe bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale ou de contributions dues aux organismes de sécurité sociale ou de cotisations ou contributions prise en compte pour le calcul de réduction générale des cotisations patronales est supprimé en cas de constat des infractions mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8221-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail).Lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail, l’organisme de recouvrement (en règle générale, l’Urssaf dont relève l’employeur) procède, dans la limite de la prescription applicable en matière de travail dissimulé (c’est-à-dire 5 ans), à l’annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions mentionnées ci-dessus. Cette annulation est mise en œuvre dans les conditions fixées par l’article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale. Par dérogation toutefois, sauf lorsque les faits concernent un mineur soumis à l’obligation scolaire ou une personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur des faits, ou quand les faits de travail dissimulé sont commis en bande organisée, lorsque la dissimulation d’activité ou de salarié résulte uniquement de la requalification de prestations de services fournies à un donneur d’ordre en contrat de travail ou qu’elle représente une proportion limitée de l’activité ou des salariés régulièrement déclarés, l’annulation des réductions et exonérations de cotisations de sécurité sociale ou de contributions est partielle. Cette disposition est mise en œuvre dans les limites prévues par l’article R. 133-8 du code de la sécurité sociale. Les réductions ou exonérations des cotisations ou contributions dont le donneur d’ordre a bénéficié au titre des rémunérations versées à ses salariés peuvent également faire l’objet d’une mesure d’annulation (qui peut n’être que partielle) dans les conditions et limites fixées par l’article L. 133-4-5 du code de la Sécurité sociale. Le régime des sanctions administratives en cas d’emploi d’un étranger sans titre de travailAu terme de l’article L. 8253-1 du code du travail, l’employeur qui aura occupé un travailleur étranger sans titre de travail est tenu d’acquitter, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales.Le montant de cette contribution spéciale à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l’infraction, du minimum garanti (MG) ; ce taux est fixé à à 4,15 € à compter du 1er janvier 2024 (ce minimum garanti était fixé à 4,10 du 1er mai 2023 au 31 décembre 2023).Ce montant est réduit à 2 000 fois le taux horaire du MG dans l’un ou l’autre des cas suivants : Lorsque le procès-verbal d’infraction ne mentionne pas d’autre infraction commise à l’occasion de l’emploi du salarié étranger en cause que celle relative à l’absence de titre de travail ; En cas de paiement spontané par l’employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger sans titre, dans les conditions prévues par les articles R. 8252-6 et R. 8252-7 du code du travailDans l’hypothèse mentionnée au 2° ci-dessus, le montant de la contribution spéciale est réduit à 1 000 fois le taux horaire du MG lorsque le procès-verbal d’infraction ne mentionne l’emploi que d’un seul étranger sans titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France.Le montant de cette contribution spéciale est porté à 15 000 fois le taux horaire du MG lorsqu’une méconnaissance de la réglementation applicable a donné lieu à l’application de la contribution spéciale à l’encontre de l’employeur au cours de la période de 5 années précédant la constatation de l’infraction. L’employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier doit acquitter une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l’étranger dans son pays d’origine, qui s’ajoute à la contribution spéciale mentionnée ci-dessus. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales. L’OFII est chargé de constater et de fixer le montant de cette contribution. À cet effet, il peut avoir accès aux traitements automatisés des titres de séjour des étrangers dans les conditions définies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Le montant de cette contribution est fixé par les deux arrêtés du 5 décembre 2006, le premier s’appliquant au cas général, le second au réacheminement des étrangers dans leur pays d’origine, à partir de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion.",
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- "description": "Travail dissimuléLors de la rupture de la relation de travail, le salarié dont l’employeur a dissimulé l’emploi a droit à une indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire (art. L. 8223-1 du code du",
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- "html": "<h4 class=\"spip\">Travail dissimulé</h4><p>Lors de la rupture de la relation de travail, le salarié dont l’employeur a dissimulé l’emploi a droit à une <strong>indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire</strong> (<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236635\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">art. L. 8223-1 du code du travail</a>)&nbsp;; cette indemnité forfaitaire est due quel que soit le mode de rupture de la relation de travail (licenciement, démission, rupture du CDD arrivé à son terme…).</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Les dispositions de l’article L. 8223-1 du code du travail <strong>ne font pas obstacle au cumul de l’indemnité forfaitaire qu’elles prévoient avec les indemnités</strong> de toute nature auxquelles le salarié a droit en cas de rupture de la relation de travail&nbsp;: indemnité pour <strong>violation de l’ordre des licenciements</strong>, indemnité pour <strong>licenciement sans cause réelle et sérieuse</strong>, indemnité <strong>compensatrice de préavis</strong>, indemnité de <strong>congés payés</strong>, indemnité pour <strong>non-respect de la procédure de licenciement</strong>, indemnité de <strong>requalification d’un CDD en CDI</strong>, <i>etc</i>.</li><li><a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000027052467\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Dans un arrêt rendu le 6 février 2013</a>, auquel on se reportera, la Cour de cassation a considéré qu’au regard de la nature de sanction civile de l’indemnité forfaitaire mentionnée ci-dessus, <strong>le cumul de cette indemnité forfaitaire était également possible avec l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement</strong>.</li><li> Les <strong>organisations syndicales</strong> représentatives peuvent <strong>exercer en justice toutes les actions résultant de l’application des dispositions</strong> du code du travail relatives à la lutte contre le travail dissimulé, en faveur d’un salarié, sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Il suffit que celui-ci ait été informé par tout moyen conférant date certaine et ne s’y soit pas opposé dans un délai de 15 jours à compter de la date de réception de l’information. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment. Les règles applicables sont fixées par l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031356471\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article D. 8223-4 du code du travail</a>.<br class=\"autobr\">Des dispositions similaires sont prévues en cas de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000030422298\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">marchandage,</a> de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000031356460\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">prêt illicite de main d’œuvre</a> et d’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000030421234\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">emploi d’étrangers sans titre de travail</a>.</li></ul></blockquote><h4 class=\"spip\">Emploi d’étranger non autorisé à travailler</h4><p>Lorsque l’un des agents mentionnés à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033025138/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 8271-1-2 du code du travail</a> (agents de contrôle du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts ou des douanes, etc.) constate qu’un travailleur étranger est occupé sans être en possession d’un titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France, il lui remet un document l’informant de ses droits dont le contenu est défini à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033333147\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article R. 8252-2 du code du travail</a>.</p><p>Ce document est rédigé dans les langues suivantes&nbsp;: anglais, arabe (littéral), chinois (mandarin), espagnol, portugais, russe.</p><blockquote class=\"spip\"><p>Lorsqu’un des agents mentionnés ci-dessus a relevé une infraction à l’emploi d’étranger non autorisé à travailler, <strong>il en informe sans délai l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII)</strong>, en précisant l’identité du contrevenant, du ou des salariés concernés ainsi que tout élément relatif à la mise en œuvre des dispositions de l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032171278#:~:text=Le%20salari%C3%A9%20peut%20apporter%20par,1234%2D9%2C%20L.\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8252-2 du code du travail</a> (voir ci-dessous).</p><p>Le préfet du département et, à Paris, le préfet de police tiennent l’office informé des mesures prises à l’égard du salarié concerné. Ce dernier informe l’OFII de sa situation au regard du règlement des sommes auxquelles il a droit en application des dispositions précitées.</p></blockquote><p>Le salarié étranger a droit au titre de la période d’emploi illicite (article L. 8252-2 du code du travail)&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Au <strong>paiement du salaire et des accessoires de celui-ci</strong>, conformément aux dispositions légales , conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée. À défaut de preuve contraire, <strong>les sommes dues au salarié correspondent à une relation de travail présumée</strong> d’une durée de trois mois. Le salarié peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectué&nbsp;;</li><li> En cas de <strong>rupture de la relation de travail</strong>, à une <strong>indemnité forfaitaire égale à 3 mois</strong> de salaire, à moins que l’application des règles figurant aux articles L. 1234-5 (indemnité compensatrice de préavis), L. 1234-9 (indemnité légale de licenciement), L. 1243-4 (indemnité due au salarié en cas de rupture anticipée du CDD à l’initiative de l’employeur),et L. 1243-8 (indemnité de précarité due à la fin d’un CDD) du code du travail, ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable. Le conseil de prud’hommes saisi peut ordonner par provision le versement de cette indemnité forfaitaire&nbsp;;</li><li> Le cas échéant, à la <strong>prise en charge par l’employeur de tous les frais d’envoi des rémunérations impayées</strong> vers le pays dans lequel il est parti volontairement ou a été reconduit.</li></ul><p>Lorsque l’étranger non autorisé à travailler a été employé dans le cadre d’un travail dissimulé, il bénéficie soit des dispositions de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236635\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 8223-1 du code du travail</a>, soit des dispositions mentionnées ci-dessus si celles-ci lui sont plus favorables.</p><blockquote class=\"spip\"><p>Les dispositions mentionnées ci-dessus <strong>ne font pas obstacle au droit du salarié</strong> de demander en justice une indemnisation supplémentaire s’il est en mesure d’établir l’existence d’un préjudice non réparé au titre de ces dispositions.</p></blockquote><p>Les règles relatives au paiement des créances salariales et indemnitaires dues au salarié étranger sans titre par l’employeur figurent aux articles <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024885976/#LEGISCTA000033333176\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8252-6 à 8252-13 du code du travail</a></p>",
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- "text": "Travail dissimuléLors de la rupture de la relation de travail, le salarié dont l’employeur a dissimulé l’emploi a droit à une indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire (art. L. 8223-1 du code du travail) ; cette indemnité forfaitaire est due quel que soit le mode de rupture de la relation de travail (licenciement, démission, rupture du CDD arrivé à son terme…). Les dispositions de l’article L. 8223-1 du code du travail ne font pas obstacle au cumul de l’indemnité forfaitaire qu’elles prévoient avec les indemnités de toute nature auxquelles le salarié a droit en cas de rupture de la relation de travail : indemnité pour violation de l’ordre des licenciements, indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, indemnité compensatrice de préavis, indemnité de congés payés, indemnité pour non-respect de la procédure de licenciement, indemnité de requalification d’un CDD en CDI, etc. Dans un arrêt rendu le 6 février 2013, auquel on se reportera, la Cour de cassation a considéré qu’au regard de la nature de sanction civile de l’indemnité forfaitaire mentionnée ci-dessus, le cumul de cette indemnité forfaitaire était également possible avec l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement. Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes les actions résultant de l’application des dispositions du code du travail relatives à la lutte contre le travail dissimulé, en faveur d’un salarié, sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Il suffit que celui-ci ait été informé par tout moyen conférant date certaine et ne s’y soit pas opposé dans un délai de 15 jours à compter de la date de réception de l’information. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment. Les règles applicables sont fixées par l’article D. 8223-4 du code du travail. Des dispositions similaires sont prévues en cas de marchandage, de prêt illicite de main d’œuvre et d’emploi d’étrangers sans titre de travail. Emploi d’étranger non autorisé à travaillerLorsque l’un des agents mentionnés à l’article l’article L. 8271-1-2 du code du travail (agents de contrôle du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts ou des douanes, etc.) constate qu’un travailleur étranger est occupé sans être en possession d’un titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France, il lui remet un document l’informant de ses droits dont le contenu est défini à l’article R. 8252-2 du code du travail.Ce document est rédigé dans les langues suivantes : anglais, arabe (littéral), chinois (mandarin), espagnol, portugais, russe. Lorsqu’un des agents mentionnés ci-dessus a relevé une infraction à l’emploi d’étranger non autorisé à travailler, il en informe sans délai l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), en précisant l’identité du contrevenant, du ou des salariés concernés ainsi que tout élément relatif à la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 8252-2 du code du travail (voir ci-dessous). Le préfet du département et, à Paris, le préfet de police tiennent l’office informé des mesures prises à l’égard du salarié concerné. Ce dernier informe l’OFII de sa situation au regard du règlement des sommes auxquelles il a droit en application des dispositions précitées. Le salarié étranger a droit au titre de la période d’emploi illicite (article L. 8252-2 du code du travail) : Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci, conformément aux dispositions légales , conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée. À défaut de preuve contraire, les sommes dues au salarié correspondent à une relation de travail présumée d’une durée de trois mois. Le salarié peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectué ; En cas de rupture de la relation de travail, à une indemnité forfaitaire égale à 3 mois de salaire, à moins que l’application des règles figurant aux articles L. 1234-5 (indemnité compensatrice de préavis), L. 1234-9 (indemnité légale de licenciement), L. 1243-4 (indemnité due au salarié en cas de rupture anticipée du CDD à l’initiative de l’employeur),et L. 1243-8 (indemnité de précarité due à la fin d’un CDD) du code du travail, ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable. Le conseil de prud’hommes saisi peut ordonner par provision le versement de cette indemnité forfaitaire ; Le cas échéant, à la prise en charge par l’employeur de tous les frais d’envoi des rémunérations impayées vers le pays dans lequel il est parti volontairement ou a été reconduit.Lorsque l’étranger non autorisé à travailler a été employé dans le cadre d’un travail dissimulé, il bénéficie soit des dispositions de l’article L. 8223-1 du code du travail, soit des dispositions mentionnées ci-dessus si celles-ci lui sont plus favorables. Les dispositions mentionnées ci-dessus ne font pas obstacle au droit du salarié de demander en justice une indemnisation supplémentaire s’il est en mesure d’établir l’existence d’un préjudice non réparé au titre de ces dispositions. Les règles relatives au paiement des créances salariales et indemnitaires dues au salarié étranger sans titre par l’employeur figurent aux articles R. 8252-6 à 8252-13 du code du travail",
24386
- "title": "Les droits du salarié"
24180
+ "text": "Les sanctions pénales et les sanctions administratives Infraction Sanctions pénalesSanctions administratives Marchandage art. L. 8231-1 Prêt illicite de main-d’œuvre art. L. 8241-1 art. L. 8234-1 et L. 8243-1 Peines principales pour les personnes physiques – Deux ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € si délit commis en bande organisée – dix ans d’emprisonnement – amende de 100 000 € art. L. 8234-1 et L. 8243-1 Peines complémentaires pour les personnes physiques – interdiction de sous-traiter de la main-d’œuvre pendant deux à dix ans – affichage, diffusion du jugement (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) art. L. 8234-2 et L. 8243-2 Peine principale pour les personnes morales – amende de 150 000 € Peines complémentaires pour les personnes morales – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – dissolution – fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – interdiction d’exercer l’activité – placement sous surveillance judiciaire – confiscation des outils, machines, véhicules et produits – interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus art. L. 8272-1 – Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus – Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente art. L. 8272-2 – Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. art. L. 8272-4 – Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus Travail dissimulé (Exercice, recours, publicité) art. L. 8221-1, L. 8221-3, L. 8221-5 art. L. 8224-1 Peines principales pour les personnes physiques – 3 ans d’emprisonnement – amende de 45 000 € art. L. 8224-2 la victime est un mineur soumis à l’obligation scolaire, une personne vulnérable ou dépendante ou pluralité de victimes – cinq ans d’emprisonnement – amende de 75 000 € si délit commis en bande organisée – dix ans d’emprisonnement – amende de 100 000 € art. L. 8224-3 Peines complémentaires pour les personnes physiques – affichage et diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – confiscation des outils, machines, véhicules utilisés ou stockés, des biens, ainsi que tout produit direct ou indirect du travail dissimulé et appartenant au condamné – interdiction d’exercer directement ou indirectement l’activité professionnelle – exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus – interdiction des droits civiques, civils et de famille – interdiction du territoire français pendant cinq ans au plus art. L. 8224-5 Peine principale pour les personnes morales – amende de 225 000 € art. L. 8224-5 Peines complémentaires pour les personnes morales – dissolution si la personne morale a été créée pour commettre les faits – interdiction d’exercer l’activité – placement sous surveillance judiciaire – fermeture de l’établissement, définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – confiscation de la chose qui a servi ou devait servir à commettre l’infraction ou qui en est le produit – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus art. L. 8272-1 – Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus – Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente art. L. 8272-2 – Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. – Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise. art. L. 8272-4 – Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus Emploi d’un étranger sans titre de travail (Exercice, recours) art. L. 8251-1 art. L. 8251-2 art. L. 8256-2 Peines principales pour les personnes physiques – cinq ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € (par étranger concerné) si délit commis en bande organisée – dix ans d’emprisonnement – amende de 200 000 € (par étranger concerné) art. L. 8256-3, L. 8256-4, L. 8256-5, L. 8256-6 Peines complémentaires pour les personnes physiques – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – confiscation des outils, machines, véhicules et produits – interdiction d’exercer l’activité professionnelle pendant cinq ans au plus – exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus – interdiction des droits civiques, civils et de famille – interdiction du territoire français pendant 5 ans au plus Peine principale pour les personnes morales – amende de 150 000 € (par étranger concerné) art. L. 8256-7 et L. 8256-8 Peines complémentaires pour les personnes morales – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – exclusion des marchés publics, définitive ou pour une durée de 5 ans au plus – dissolution – interdiction d’exercer l’activité – placement sous surveillance judiciaire – confiscation des outils, machines, véhicules et produits – interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus art. L. 8272-1 – Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus – Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente art. L. 8272-2 – Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. – Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise. art. L. 8272-4 – Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus art. L. 8253-1 – Paiement d’une amende administrative au ministre chargé de l’immigration. Amende administrative dont le montant maximum est équivalent à 5 000 fois le taux du minimum garanti Cumul d’emplois irrégulier par des salariés de droit privé art. L. 8261-1 Interdiction de recourir aux services d’une personne qui cumule irrégulièrement des emplois art. L. 8261-2 art. R. 8262-1 Contravention : amende de 1 500 € Récidive : amende de 3 000 € art. R. 8262-2 Contravention : amende de 1 500 € Récidive : amende de 3 000 € Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux travailleurs privés d’emploi) (pour celui qui bénéficie ou tente de bénéficier de l’allocation et pour celui qui fait obtenir ou tente de faire obtenir frauduleusement l’allocation) art. L. 5429-1 Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux salariés placés en activité partielle / aides aux actions de reclassement et de reconversion professionnel) art. L. 5124-1 art. L. 5122-1 art. L. 5123-1 Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie Art. 441-6 du code pénal – deux ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie Art. 441-6 du code pénal – deux ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € art. L. 5426-5 Pénalité administrative versée à pôle emploi : 3 000 € Conformément à l’article L. 8272-5 du code du travail, l’entreprise sanctionnée encourt deux mois d’emprisonnement et une amende de 3 750 euros si elle ne respecte pas les décisions administratives relatives au remboursement des aides publiques, à la fermeture temporaire de l’établissement ou à l’exclusion temporaire des contrats administratifs. Une sanction civile est également prévue par l’article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale En cas de constat des infractions mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre et emploi d’étranger sans titre de travail) le bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale ou de contributions dues aux organismes de sécurité sociale ou de cotisations ou contributions prise en compte pour le calcul de réduction générale des cotisations patronales, est supprimé. En effet, lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail, l’organisme de recouvrement (l’URSSAF, la MSA ou la CGSS) dont relève l’employeur procède, dans la limite de la prescription applicable de cinq ans en matière de travail dissimulé, à l’annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions mentionnées ci-dessus. Des sanctions pénales sont également prévues pour des délits connexes aux infractions de travail illégal Abus de vulnérabilité : cinq ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende Article 225-13 du code pénal : fourniture d’un travail ou d’un service non ou insuffisamment rétribué Article 225-14 du code pénal : soumission à des conditions de travail ou d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine Aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger : cinq ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende (article L. 823-1 du CESEDA) Escroquerie : sept ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende lorsque l’escroquerie est réalisée au préjudice d’une personne publique, d’un organisme de protection sociale ou d’un organisme chargé d’une mission de service public, pour l’obtention d’une allocation, d’une prestation, d’un paiement ou d’un avantage indu (articles 313-1 à 313-3 du code pénal)",
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- "html": "<p>L’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’après <strong>déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet</strong> (Urssaf ou MSA pour les salariés agricoles), et ce, quelles que soient la durée et la nature du contrat de travail envisagé. Cette formalité doit également être observée à l’occasion de l’embauche d’un jeune de moins de 16 ans pendant les vacances scolaires, cette embauche étant, en outre, soumise à des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/mesures-jeunes/article/job-d-ete-formalites-et-obligations\">dispositions spécifiques</a>.</p><p><strong>À défaut de déclaration</strong>, l’employeur encourt diverses sanctions, notamment pénales et <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-liees-au-travail-illegal\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">administratives pour dissimulation d’emploi salarié</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Recours au titre emploi-service entreprise, au chèque-emploi associatif ou au chèque emploi-service universel</strong><br class=\"autobr\">Les employeurs qui ont recours au <a href=\"https://www.letese.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service (TESE)</a> ou au <a href=\"https://www.cea.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">chèque emploi associatif (CEA)</a>, dans les conditions fixées par la réglementation, sont réputés satisfaire à l’ensemble des formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leurs salariés, notamment la déclaration préalable à l’embauche. Pour faciliter les formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leur salarié, les particuliers employeurs peuvent avoir recours au dispositif du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">CESU</a>.</p></blockquote><p><strong>La déclaration préalable à l’embauche</strong> comporte les mentions suivantes&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Dénomination sociale ou nom et prénoms de l’employeur</strong>, code APE, adresse de l’employeur, numéro du système d’identification du répertoire des entreprises et de leurs établissements ainsi que le service de santé au travail dont l’employeur dépend s’il relève du régime général de sécurité sociale&nbsp;;</li><li><strong>Nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance du salarié</strong> ainsi que son numéro national d’identification s’il est déjà immatriculé à la <strong>sécurité sociale</strong>&nbsp;;</li><li><strong>Date et heure d’embauche</strong>&nbsp;;</li><li><strong>Nature, durée du contrat ainsi que durée de la période d’essai</strong> éventuelle pour les contrats à durée indéterminée et les contrats à durée déterminée dont le terme ou la durée minimale excède six mois&nbsp;;</li><li><strong>Lorsqu’il s’agit de l’embauche d’un salarié agricole</strong>, les données nécessaires au calcul par les caisses de MSA des cotisations dues pour l’emploi de salariés agricoles, à l’affiliation de ces mêmes salariés aux institutions mentionnées à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a> et à l’organisation de la visite d’information et de prévention ou de l’examen médical d’aptitude à l’embauche prévus aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du même code.</li></ol><p><strong>Au moyen de cette déclaration</strong>, l’employeur accomplit les déclarations et demandes suivantes&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>L’immatriculation de l’employeur au régime général de la sécurité sociale</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévue à l’article R. 243-2 du code de la sécurité sociale&nbsp;;</li><li><strong>L’immatriculation du salarié à la CPAM</strong> prévue à l’article R. 312-4 du code de la sécurité sociale ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, à la caisse de MSA prévue à l’article R. 722-34 du code rural et de la pêche maritime&nbsp;;</li><li><strong>L’affiliation de l’employeur au régime d’assurance chômage</strong> prévue à l’article R. 5422-5 du code du travail&nbsp;;</li><li><strong>La demande d’adhésion à un service de santé au travail</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévu à l’article L. 4622-7 du code du travail&nbsp;;</li><li><strong>La demande de visite d’information et de prévention</strong> ou, pour les salariés concernés, la demande d’examen médical d’aptitude à l’embauche (voir précisions ci-dessous) ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du code rural et de la pêche maritime&nbsp;;</li><li> La déclaration destinée à l’affiliation des s<strong>alariés agricoles</strong> aux institutions prévues à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a></li></ol><p><strong>La DPAE est adressée par l’employeur</strong>&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Soit à l’organisme de recouvrement des cotisations du régime général de sécurité sociale (<strong>Urssaf</strong>) dans le ressort territorial duquel est situé l’établissement devant employer le salarié et au service de santé au travail mentionné au <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° de l’article R. 1221-1 du code du travail</a>&nbsp;;</li><li> Soit, s’il s’agit d’un salarié relevant du régime de la protection sociale agricole, à la caisse de <strong>MSA</strong> du lieu de travail de ce salarié.</li></ol><p>L’Urssaf tient à disposition des employeurs la liste des <a href=\"https://open.urssaf.fr/explore/dataset/sst_dpae/table/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">services de santé au travail</a>.</p><p><strong>Cet organisme communique</strong> les renseignements portés sur la DPAE à chaque administration, service, organisme ou institution concerné par l’une ou l’autre des déclarations ou demandes mentionnées ci-dessus, selon leurs compétences respectives.</p><p><strong>La DPAE est réalisée</strong> avant la mise au travail effective du salarié. Elle est adressée au plus tôt dans les huit jours précédant la date prévisible de l’embauche.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Modalités de la DPAE</strong></p><p>La <strong>DPAE</strong> est, par principe, <a href=\"https://www.net-entreprises.fr/declaration/dpae\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">effectuée par voie électronique</a>. Les employeurs dont le personnel relève du régime général de sécurité sociale ou régime de protection sociale agricole, autres que les particuliers employant un salarié à leur service, qui ont accompli plus de 50 DPAE au cours de l’année civile précédente ont même l’obligation d’effectuer leur DPAE par voie électronique.</p><p>Le <strong>non-respect</strong> de cette obligation entraîne l’application d’une pénalité fixée à <strong>0,5&nbsp;% du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié</strong>, recouvrée et contrôlée selon les règles, garanties et sanctions relatives au recouvrement des cotisations de sécurité sociale. Les pénalités dues au titre d’une année civile sont versées au plus tard à la première date d’exigibilité des cotisations de sécurité sociale de l’année suivante.</p><p>Pour plus de précisions, on peut se reporter aux informations diffusées sur le <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/employer-du-personnel/les-formalites-liees-a-lembauche.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">site de l’Urssaf</a>.</p></blockquote><p>Pour les employeurs qui ne sont pas tenus d’utiliser la voie dématérialisée – qui reste dans tous les cas la plus pratique et la plus sûre – la DPAE peut être effectuée au moyen d’un <strong>formulaire</strong>, dont le modèle a été fixé par l’arrêté du 30 juillet 2012 cité en référence. Ce formulaire (Cerfa 14738*01) peut être obtenu auprès des Urssaf&nbsp;; il est également disponible <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/cerfa_14738_01.pdf\">sur le site du Ministère</a>. L’employeur adresse ce formulaire, signé par lui, à l’organisme mentionné ci-dessus (Urssaf ou Caisse de MSA pour les salariés agricoles) par télécopie ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Lorsqu’il est transmis par télécopie</strong>, l’employeur conserve l’avis de réception émis par l’appareil et le document qu’il a transmis jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous&nbsp;;</li><li><strong>Lorsqu’il est transmis par lettre recommandée</strong> avec avis de réception, celle-ci est envoyée au plus tard le dernier jour ouvrable précédant l’embauche, le cachet de la Poste faisant foi.</li></ul><p>L’employeur conserve un double de la lettre et le récépissé postal jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous.</p><p>L’indisponibilité de l’un de ces moyens de transmission n’exonère pas l’employeur de son obligation de déclaration par l’un des autres moyens.</p><blockquote class=\"spip\"><p>L’organisme destinataire adresse à l’employeur un document accusant réception de la déclaration et mentionnant les informations enregistrées, dans les 5 jours ouvrables suivant celui de la réception du formulaire de déclaration.</p><p>A défaut de contestation par l’employeur des informations figurant sur ce document, dans le délai de deux jours ouvrables suivant la réception de celui-ci, le document constitue une preuve de la déclaration.</p><p>L’employeur conserve cet avis de réception jusqu’à l’accomplissement de la déclaration prévue par l’article R. 243-14 du code de la sécurité sociale pour les salariés non agricoles (DADS) et par l’article R. 741-2 du code rural et de la pêche maritime pour les salariés agricoles.</p><p>Dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé, l’employeur doit, sur demande des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-7 du code du travail (agents de contrôle de l’inspection du travail, contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts et des douanes, agents des organismes de sécurité sociale et des caisses de MSA agréés à cet effet et assermentés, etc.) produire l’avis de réception mentionné ci-dessus s’il est encore tenu de le conserver ou, tant qu’il n’a pas reçu cet avis, les éléments leur permettant de vérifier qu’il a procédé à la déclaration préalable à l’embauche du salarié.</p></blockquote><p>Lorsque la déclaration est effectuée par voie électronique par un employeur relevant du régime général de sécurité sociale préalablement inscrit à un service d’authentification, <strong>la formalité est réputée accomplie</strong> au moyen de la fourniture du <strong>numéro d’identification de l’établissement employeur</strong>, du <strong>numéro national d’identification du salarié</strong> s’il est déjà immatriculé à la sécurité sociale et s’il a déjà fait l’objet d’une déclaration préalable à l’embauche dans un délai de 14 mois ainsi que des mentions prévues aux 3° et 4° de l’article R. 1221-1 du <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">code du travail sont applicables</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Vérifications opérées à la demande du salarié</strong></p><p>Un salarié peut demander, par écrit, aux services compétents en matière de travail dissimulé dont la liste figure <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000024496433\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">à l’article L. 8271-7 du Code du travail</a> et notamment à l’Urssaf, si son employeur a accompli la déclaration préalable à l’embauche le concernant. Cette demande doit comporter les précisions figurant à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520690\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">D. 8223-1 du Code du travail</a>. La réponse intervient dans les 30 jours qui suivent sa demande et contient les informations mentionnées à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520688\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article D. 8223-2 du Code du travail</a>.</p><p>Sur ce point, on peut consulter les informations diffusées sur le site <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/les-risques-du-travail-dissimule/les-risques-du-travail-dissimule/salarie-comment-savoir-si-vous-e.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">de l’Urssaf</a>.</p></blockquote>",
24344
+ "html": "<p>L’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’après <strong>déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet</strong> (Urssaf ou MSA pour les salariés agricoles), et ce, quelles que soient la durée et la nature du contrat de travail envisagé. Cette formalité doit également être observée à l’occasion de l’embauche d’un jeune de moins de 16 ans pendant les vacances scolaires, cette embauche étant, en outre, soumise à des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/mesures-jeunes/article/job-d-ete-formalites-et-obligations\">dispositions spécifiques</a>.</p><p><strong>À défaut de déclaration</strong>, l’employeur encourt diverses sanctions, notamment pénales et <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">administratives pour dissimulation d’emploi salarié</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Recours au titre emploi-service entreprise, au chèque-emploi associatif ou au chèque emploi-service universel</strong><br class=\"autobr\">Les employeurs qui ont recours au <a href=\"https://www.letese.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service (TESE)</a> ou au <a href=\"https://www.cea.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">chèque emploi associatif (CEA)</a>, dans les conditions fixées par la réglementation, sont réputés satisfaire à l’ensemble des formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leurs salariés, notamment la déclaration préalable à l’embauche. Pour faciliter les formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leur salarié, les particuliers employeurs peuvent avoir recours au dispositif du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">CESU</a>.</p></blockquote><p><strong>La déclaration préalable à l’embauche</strong> comporte les mentions suivantes&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Dénomination sociale ou nom et prénoms de l’employeur</strong>, code APE, adresse de l’employeur, numéro du système d’identification du répertoire des entreprises et de leurs établissements ainsi que le service de santé au travail dont l’employeur dépend s’il relève du régime général de sécurité sociale&nbsp;;</li><li><strong>Nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance du salarié</strong> ainsi que son numéro national d’identification s’il est déjà immatriculé à la <strong>sécurité sociale</strong>&nbsp;;</li><li><strong>Date et heure d’embauche</strong>&nbsp;;</li><li><strong>Nature, durée du contrat ainsi que durée de la période d’essai</strong> éventuelle pour les contrats à durée indéterminée et les contrats à durée déterminée dont le terme ou la durée minimale excède six mois&nbsp;;</li><li><strong>Lorsqu’il s’agit de l’embauche d’un salarié agricole</strong>, les données nécessaires au calcul par les caisses de MSA des cotisations dues pour l’emploi de salariés agricoles, à l’affiliation de ces mêmes salariés aux institutions mentionnées à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a> et à l’organisation de la visite d’information et de prévention ou de l’examen médical d’aptitude à l’embauche prévus aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du même code.</li></ol><p><strong>Au moyen de cette déclaration</strong>, l’employeur accomplit les déclarations et demandes suivantes&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>L’immatriculation de l’employeur au régime général de la sécurité sociale</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévue à l’article R. 243-2 du code de la sécurité sociale&nbsp;;</li><li><strong>L’immatriculation du salarié à la CPAM</strong> prévue à l’article R. 312-4 du code de la sécurité sociale ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, à la caisse de MSA prévue à l’article R. 722-34 du code rural et de la pêche maritime&nbsp;;</li><li><strong>L’affiliation de l’employeur au régime d’assurance chômage</strong> prévue à l’article R. 5422-5 du code du travail&nbsp;;</li><li><strong>La demande d’adhésion à un service de santé au travail</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévu à l’article L. 4622-7 du code du travail&nbsp;;</li><li><strong>La demande de visite d’information et de prévention</strong> ou, pour les salariés concernés, la demande d’examen médical d’aptitude à l’embauche (voir précisions ci-dessous) ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du code rural et de la pêche maritime&nbsp;;</li><li> La déclaration destinée à l’affiliation des s<strong>alariés agricoles</strong> aux institutions prévues à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a></li></ol><p><strong>La DPAE est adressée par l’employeur</strong>&nbsp;:</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Soit à l’organisme de recouvrement des cotisations du régime général de sécurité sociale (<strong>Urssaf</strong>) dans le ressort territorial duquel est situé l’établissement devant employer le salarié et au service de santé au travail mentionné au <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° de l’article R. 1221-1 du code du travail</a>&nbsp;;</li><li> Soit, s’il s’agit d’un salarié relevant du régime de la protection sociale agricole, à la caisse de <strong>MSA</strong> du lieu de travail de ce salarié.</li></ol><p>L’Urssaf tient à disposition des employeurs la liste des <a href=\"https://open.urssaf.fr/explore/dataset/sst_dpae/table/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">services de santé au travail</a>.</p><p><strong>Cet organisme communique</strong> les renseignements portés sur la DPAE à chaque administration, service, organisme ou institution concerné par l’une ou l’autre des déclarations ou demandes mentionnées ci-dessus, selon leurs compétences respectives.</p><p><strong>La DPAE est réalisée</strong> avant la mise au travail effective du salarié. Elle est adressée au plus tôt dans les huit jours précédant la date prévisible de l’embauche.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Modalités de la DPAE</strong></p><p>La <strong>DPAE</strong> est, par principe, <a href=\"https://www.net-entreprises.fr/declaration/dpae\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">effectuée par voie électronique</a>. Les employeurs dont le personnel relève du régime général de sécurité sociale ou régime de protection sociale agricole, autres que les particuliers employant un salarié à leur service, qui ont accompli plus de 50 DPAE au cours de l’année civile précédente ont même l’obligation d’effectuer leur DPAE par voie électronique.</p><p>Le <strong>non-respect</strong> de cette obligation entraîne l’application d’une pénalité fixée à <strong>0,5&nbsp;% du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié</strong>, recouvrée et contrôlée selon les règles, garanties et sanctions relatives au recouvrement des cotisations de sécurité sociale. Les pénalités dues au titre d’une année civile sont versées au plus tard à la première date d’exigibilité des cotisations de sécurité sociale de l’année suivante.</p><p>Pour plus de précisions, on peut se reporter aux informations diffusées sur le <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/employer-du-personnel/les-formalites-liees-a-lembauche.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">site de l’Urssaf</a>.</p></blockquote><p>Pour les employeurs qui ne sont pas tenus d’utiliser la voie dématérialisée – qui reste dans tous les cas la plus pratique et la plus sûre – la DPAE peut être effectuée au moyen d’un <strong>formulaire</strong>, dont le modèle a été fixé par l’arrêté du 30 juillet 2012 cité en référence. Ce formulaire (Cerfa 14738*01) peut être obtenu auprès des Urssaf&nbsp;; il est également disponible <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/cerfa_14738_01.pdf\">sur le site du Ministère</a>. L’employeur adresse ce formulaire, signé par lui, à l’organisme mentionné ci-dessus (Urssaf ou Caisse de MSA pour les salariés agricoles) par télécopie ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Lorsqu’il est transmis par télécopie</strong>, l’employeur conserve l’avis de réception émis par l’appareil et le document qu’il a transmis jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous&nbsp;;</li><li><strong>Lorsqu’il est transmis par lettre recommandée</strong> avec avis de réception, celle-ci est envoyée au plus tard le dernier jour ouvrable précédant l’embauche, le cachet de la Poste faisant foi.</li></ul><p>L’employeur conserve un double de la lettre et le récépissé postal jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous.</p><p>L’indisponibilité de l’un de ces moyens de transmission n’exonère pas l’employeur de son obligation de déclaration par l’un des autres moyens.</p><blockquote class=\"spip\"><p>L’organisme destinataire adresse à l’employeur un document accusant réception de la déclaration et mentionnant les informations enregistrées, dans les 5 jours ouvrables suivant celui de la réception du formulaire de déclaration.</p><p>A défaut de contestation par l’employeur des informations figurant sur ce document, dans le délai de deux jours ouvrables suivant la réception de celui-ci, le document constitue une preuve de la déclaration.</p><p>L’employeur conserve cet avis de réception jusqu’à l’accomplissement de la déclaration prévue par l’article R. 243-14 du code de la sécurité sociale pour les salariés non agricoles (DADS) et par l’article R. 741-2 du code rural et de la pêche maritime pour les salariés agricoles.</p><p>Dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé, l’employeur doit, sur demande des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-7 du code du travail (agents de contrôle de l’inspection du travail, contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts et des douanes, agents des organismes de sécurité sociale et des caisses de MSA agréés à cet effet et assermentés, etc.) produire l’avis de réception mentionné ci-dessus s’il est encore tenu de le conserver ou, tant qu’il n’a pas reçu cet avis, les éléments leur permettant de vérifier qu’il a procédé à la déclaration préalable à l’embauche du salarié.</p></blockquote><p>Lorsque la déclaration est effectuée par voie électronique par un employeur relevant du régime général de sécurité sociale préalablement inscrit à un service d’authentification, <strong>la formalité est réputée accomplie</strong> au moyen de la fourniture du <strong>numéro d’identification de l’établissement employeur</strong>, du <strong>numéro national d’identification du salarié</strong> s’il est déjà immatriculé à la sécurité sociale et s’il a déjà fait l’objet d’une déclaration préalable à l’embauche dans un délai de 14 mois ainsi que des mentions prévues aux 3° et 4° de l’article R. 1221-1 du <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">code du travail sont applicables</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Vérifications opérées à la demande du salarié</strong></p><p>Un salarié peut demander, par écrit, aux services compétents en matière de travail dissimulé dont la liste figure <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000024496433\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">à l’article L. 8271-7 du Code du travail</a> et notamment à l’Urssaf, si son employeur a accompli la déclaration préalable à l’embauche le concernant. Cette demande doit comporter les précisions figurant à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520690\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">D. 8223-1 du Code du travail</a>. La réponse intervient dans les 30 jours qui suivent sa demande et contient les informations mentionnées à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520688\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article D. 8223-2 du Code du travail</a>.</p><p>Sur ce point, on peut consulter les informations diffusées sur le site <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/les-risques-du-travail-dissimule/les-risques-du-travail-dissimule/salarie-comment-savoir-si-vous-e.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">de l’Urssaf</a>.</p></blockquote>",
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  "references": {
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  "UNDEFINED": {
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  "articles": [
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  "url": "https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/5-questions-reponses-sur-la-sante-au-travail"
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- "date": "07/03/2024",
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  "description": "La loi du 8 août 2016 et le décret du 27 décembre 2016 puis, plus récemment l'ordonnance du 22 septembre 2017 citée en référence, ont modifié (...)",
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  "intro": "<p>L’<strong>inaptitude médicale au travail</strong> peut être prononcée par le médecin du travail lorsque l’état de santé (physique ou mentale) du salarié est devenu incompatible avec le poste qu’il occupe.</p><p>Avant de prendre cette décision, le médecin du travail doit réaliser au moins un <strong>examen médical du salarié concerné et procéder (ou faire procéder) à une étude de son poste de travail</strong>. C’est uniquement lorsqu’il constate qu’<strong>aucune mesure d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail occupé</strong> n’est possible alors que l’état de santé du salarié justifie un changement de poste que le médecin du travail peut le déclarer inapte à son poste de travail.</p><p>L’<strong>avis d’inaptitude oblige l’employeur à rechercher un reclassement</strong> pour le salarié.</p><p>Néanmoins, il peut <strong>procéder à son licenciement</strong> s’il est en mesure de justifier&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> De son <strong>impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé</strong>,</li><li> Ou du <strong>refus par le salarié de l’emploi proposé</strong>.</li></ul><p>L’employeur peut également licencier le salarié si l’avis d’inaptitude mentionne expressément que tout maintien dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.</p>",
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  "pubId": "article376069",
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  "anchor": "Que-se-passe-t-il-si-le-reclassement-est-impossible-ou-refuse-par-le-salarie",
30015
- "description": "L’employeur peut rompre le contrat de travail du salarié reconnu inapte s’il est en mesure de justifier : De son impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé, Ou que le sal",
30016
- "html": "<p>L’employeur peut rompre le contrat de travail du salarié reconnu inapte s’il est en mesure de justifier&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> De son <strong>impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé</strong>,</li><li> Ou que le <strong>salarié a refusé l’emploi proposé</strong>.<br class=\"autobr\">La rupture du contrat de travail est également possible si l’avis d’inaptitude rédigé par le médecin du travail mentionne expressément que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi. Dans ce cas, comme le précise la <a href=\"https://www.courdecassation.fr/decision/62a1992cfa7283a9d4ab346e\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Cour de cassation dans un arrêt du 8 juin 2022</a> auquel on se reportera, l’employeur, qui n’est pas tenu de rechercher un reclassement, n’a pas l’obligation de consulter le CSE. En toute hypothèse, il convient toutefois de se référer aux termes précis de l’avis émis par le médecin du travail (pour une illustration, se reporter par exemple à l’arrêt de la <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000047128441\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Cour de cassation du 8 février 2023</a>).</li></ul><blockquote class=\"spip\"><h4 class=\"spip\">L’obligation d’informer le salarié des motifs de son non reclassement</h4><p>Lorsque l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi au salarié déclaré inapte, il doit lui faire connaître, par écrit, les motifs qui s’opposent à son reclassement.</p><p>En outre, dans ce cas, comme le précise la Cour de cassation dans un <a href=\"http://www.courdecassation.fr/decision/63997cddb7ec7f05d42d819f\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt du 14 décembre 2022</a> si le salarié est licencié «&nbsp;ne constitue pas l’énoncé d’un motif précis de licenciement l’inaptitude physique du salarié, sans mention de l’impossibilité de reclassement&nbsp;». En d’autres termes, pour être considérée comme suffisamment motivée, la lettre de licenciement doit mentionner l’inaptitude physique du salarié et l’impossibilité de reclassement&nbsp;; à défaut, le licenciement pourrait être considéré comme étant sans cause réelle et sérieuse.</p></blockquote><p>À noter que, selon la Cour de cassation (<a href=\"https://www.courdecassation.fr/decision/63e34cce500dc805de37cd9d\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt du 8 février 2023</a>), les dispositions du code du travail relatives au licenciement du salarié reconnu inapte sont d’ordre public et, à ce titre font obstacle à ce que l’employeur prononce un licenciement pour un motif autre que l’inaptitude, peu important que l’employeur ait engagé antérieurement une procédure de licenciement pour une autre cause.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Modèle de lettre de licenciement</strong><br class=\"autobr\">Lorsqu’il notifie un licenciement dans les conditions mentionnées ci-dessus (licenciement pour inaptitude) l’employeur peut utiliser le modèle de lettre figurant à l’annexe II du <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000036336556\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">décret n°&nbsp;2017-1820 du 29 décembre 2017</a>. <br class=\"autobr\">Attention&nbsp;: l’employeur doit veiller à utiliser le modèle de lettre correspondant à la nature juridique du licenciement envisagé et l’adapter aux spécificités propres à la situation du salarié ainsi qu’aux régimes conventionnels et contractuels qui lui sont applicables.</p></blockquote>",
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+ "description": "L’employeur peut rompre le contrat de travail du salarié reconnu inapte s’il est en mesure de justifier : De son impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé, Ou du refus p",
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+ "html": "<p>L’employeur peut rompre le contrat de travail du salarié reconnu inapte s’il est en mesure de justifier&nbsp;:<br class=\"autobr\">&nbsp;</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> De son <strong>impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé</strong>,</li><li> Ou du refus par le salarié d’un emploi proposé dans les conditions mentionnées ci-dessus, et conforme aux préconisations du médecin du travail (voir précisions ci-dessus). Dans ce cas, l’obligation de reclassement à la charge de l’employeur est réputée satisfaite, même si le poste proposé entraîne, par le passage d’un temps complet à un mi-temps, une baisse de rémunération pour le salarié (en ce sens, voir l’arrêt de la Cour de cassation du <a href=\"http://www.courdecassation.fr/decision/65f1500628057200093c3e8b\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">13 mars 2024</a>).<br class=\"autobr\">La rupture du contrat de travail est également possible si l’avis d’inaptitude rédigé par le médecin du travail mentionne expressément que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi. Dans ce cas, comme le précise la <a href=\"https://www.courdecassation.fr/decision/62a1992cfa7283a9d4ab346e\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Cour de cassation dans un arrêt du 8 juin 2022</a> auquel on se reportera, l’employeur, qui n’est pas tenu de rechercher un reclassement, n’a pas l’obligation de consulter le CSE. En toute hypothèse, il convient toutefois de se référer aux termes précis de l’avis émis par le médecin du travail (pour une illustration, se reporter par exemple à l’arrêt de la <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000047128441\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Cour de cassation du 8 février 2023</a>).</li></ul><blockquote class=\"spip\"><h4 class=\"spip\">L’obligation d’informer le salarié des motifs de son non reclassement</h4><p>Lorsque l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi au salarié déclaré inapte, il doit lui faire connaître, par écrit, les motifs qui s’opposent à son reclassement.</p><p>En outre, dans ce cas, comme le précise la Cour de cassation dans un <a href=\"http://www.courdecassation.fr/decision/63997cddb7ec7f05d42d819f\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt du 14 décembre 2022</a> si le salarié est licencié «&nbsp;ne constitue pas l’énoncé d’un motif précis de licenciement l’inaptitude physique du salarié, sans mention de l’impossibilité de reclassement&nbsp;». En d’autres termes, pour être considérée comme suffisamment motivée, la lettre de licenciement doit mentionner l’inaptitude physique du salarié et l’impossibilité de reclassement&nbsp;; à défaut, le licenciement pourrait être considéré comme étant sans cause réelle et sérieuse.</p></blockquote><p>À noter que, selon la Cour de cassation (<a href=\"https://www.courdecassation.fr/decision/63e34cce500dc805de37cd9d\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt du 8 février 2023</a>), les dispositions du code du travail relatives au licenciement du salarié reconnu inapte sont d’ordre public et, à ce titre font obstacle à ce que l’employeur prononce un licenciement pour un motif autre que l’inaptitude, peu important que l’employeur ait engagé antérieurement une procédure de licenciement pour une autre cause.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Modèle de lettre de licenciement</strong><br class=\"autobr\">Lorsqu’il notifie un licenciement dans les conditions mentionnées ci-dessus (licenciement pour inaptitude) l’employeur peut utiliser le modèle de lettre figurant à l’annexe II du <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000036336556\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">décret n°&nbsp;2017-1820 du 29 décembre 2017</a>. <br class=\"autobr\">Attention&nbsp;: l’employeur doit veiller à utiliser le modèle de lettre correspondant à la nature juridique du licenciement envisagé et l’adapter aux spécificités propres à la situation du salarié ainsi qu’aux régimes conventionnels et contractuels qui lui sont applicables.</p></blockquote>",
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- "text": "L’employeur peut rompre le contrat de travail du salarié reconnu inapte s’il est en mesure de justifier : De son impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé, Ou que le salarié a refusé l’emploi proposé. La rupture du contrat de travail est également possible si l’avis d’inaptitude rédigé par le médecin du travail mentionne expressément que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi. Dans ce cas, comme le précise la Cour de cassation dans un arrêt du 8 juin 2022 auquel on se reportera, l’employeur, qui n’est pas tenu de rechercher un reclassement, n’a pas l’obligation de consulter le CSE. En toute hypothèse, il convient toutefois de se référer aux termes précis de l’avis émis par le médecin du travail (pour une illustration, se reporter par exemple à l’arrêt de la Cour de cassation du 8 février 2023).L’obligation d’informer le salarié des motifs de son non reclassement Lorsque l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi au salarié déclaré inapte, il doit lui faire connaître, par écrit, les motifs qui s’opposent à son reclassement. En outre, dans ce cas, comme le précise la Cour de cassation dans un arrêt du 14 décembre 2022 si le salarié est licencié « ne constitue pas l’énoncé d’un motif précis de licenciement l’inaptitude physique du salarié, sans mention de l’impossibilité de reclassement ». En d’autres termes, pour être considérée comme suffisamment motivée, la lettre de licenciement doit mentionner l’inaptitude physique du salarié et l’impossibilité de reclassement ; à défaut, le licenciement pourrait être considéré comme étant sans cause réelle et sérieuse. À noter que, selon la Cour de cassation (arrêt du 8 février 2023), les dispositions du code du travail relatives au licenciement du salarié reconnu inapte sont d’ordre public et, à ce titre font obstacle à ce que l’employeur prononce un licenciement pour un motif autre que l’inaptitude, peu important que l’employeur ait engagé antérieurement une procédure de licenciement pour une autre cause. Modèle de lettre de licenciement Lorsqu’il notifie un licenciement dans les conditions mentionnées ci-dessus (licenciement pour inaptitude) l’employeur peut utiliser le modèle de lettre figurant à l’annexe II du décret n° 2017-1820 du 29 décembre 2017. Attention : l’employeur doit veiller à utiliser le modèle de lettre correspondant à la nature juridique du licenciement envisagé et l’adapter aux spécificités propres à la situation du salarié ainsi qu’aux régimes conventionnels et contractuels qui lui sont applicables.",
29813
+ "text": "L’employeur peut rompre le contrat de travail du salarié reconnu inapte s’il est en mesure de justifier : De son impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé, Ou du refus par le salarié d’un emploi proposé dans les conditions mentionnées ci-dessus, et conforme aux préconisations du médecin du travail (voir précisions ci-dessus). Dans ce cas, l’obligation de reclassement à la charge de l’employeur est réputée satisfaite, même si le poste proposé entraîne, par le passage d’un temps complet à un mi-temps, une baisse de rémunération pour le salarié (en ce sens, voir l’arrêt de la Cour de cassation du 13 mars 2024). La rupture du contrat de travail est également possible si l’avis d’inaptitude rédigé par le médecin du travail mentionne expressément que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi. Dans ce cas, comme le précise la Cour de cassation dans un arrêt du 8 juin 2022 auquel on se reportera, l’employeur, qui n’est pas tenu de rechercher un reclassement, n’a pas l’obligation de consulter le CSE. En toute hypothèse, il convient toutefois de se référer aux termes précis de l’avis émis par le médecin du travail (pour une illustration, se reporter par exemple à l’arrêt de la Cour de cassation du 8 février 2023).L’obligation d’informer le salarié des motifs de son non reclassement Lorsque l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi au salarié déclaré inapte, il doit lui faire connaître, par écrit, les motifs qui s’opposent à son reclassement. En outre, dans ce cas, comme le précise la Cour de cassation dans un arrêt du 14 décembre 2022 si le salarié est licencié « ne constitue pas l’énoncé d’un motif précis de licenciement l’inaptitude physique du salarié, sans mention de l’impossibilité de reclassement ». En d’autres termes, pour être considérée comme suffisamment motivée, la lettre de licenciement doit mentionner l’inaptitude physique du salarié et l’impossibilité de reclassement ; à défaut, le licenciement pourrait être considéré comme étant sans cause réelle et sérieuse. À noter que, selon la Cour de cassation (arrêt du 8 février 2023), les dispositions du code du travail relatives au licenciement du salarié reconnu inapte sont d’ordre public et, à ce titre font obstacle à ce que l’employeur prononce un licenciement pour un motif autre que l’inaptitude, peu important que l’employeur ait engagé antérieurement une procédure de licenciement pour une autre cause. Modèle de lettre de licenciement Lorsqu’il notifie un licenciement dans les conditions mentionnées ci-dessus (licenciement pour inaptitude) l’employeur peut utiliser le modèle de lettre figurant à l’annexe II du décret n° 2017-1820 du 29 décembre 2017. Attention : l’employeur doit veiller à utiliser le modèle de lettre correspondant à la nature juridique du licenciement envisagé et l’adapter aux spécificités propres à la situation du salarié ainsi qu’aux régimes conventionnels et contractuels qui lui sont applicables.",
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