@socialgouv/fiches-travail-data 4.616.0 → 4.618.0
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"description": "Il existe six infractions constitutives de travail illégal Le travail dissimulé ; L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail ; Le marchandage ; Le prêt illicite de main d’œuvre ; Le cumul irrég",
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"html": "<h4 class=\"spip\">Il existe six infractions constitutives de travail illégal</h4><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-travail-dissimule\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le travail dissimulé</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/l-emploi-d-etranger-sans-titre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-marchandage\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le marchandage</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-pret-illicite-de-main-d-oeuvre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le prêt illicite de main d’œuvre</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-cumul-irregulier-d-emploi\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le cumul irrégulier d’emplois</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/la-fraude-aux-revenus-de-remplacement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">La fraude aux revenus de remplacement</a>.</li></ul><p>Ces délits sont passibles de <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-
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"html": "<h4 class=\"spip\">Il existe six infractions constitutives de travail illégal</h4><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-travail-dissimule\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le travail dissimulé</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/l-emploi-d-etranger-sans-titre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-marchandage\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le marchandage</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-pret-illicite-de-main-d-oeuvre\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le prêt illicite de main d’œuvre</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/le-cumul-irregulier-d-emploi\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">Le cumul irrégulier d’emplois</a> ;</li><li><a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/la-fraude-aux-revenus-de-remplacement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">La fraude aux revenus de remplacement</a>.</li></ul><p>Ces délits sont passibles de <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">lourdes sanctions pénales</a> (emprisonnement, amende, etc.), administratives et civile.</p><p> </p>",
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"text": "Il existe six infractions constitutives de travail illégal Le travail dissimulé ; L’emploi d’un étranger démuni de titre de travail ; Le marchandage ; Le prêt illicite de main d’œuvre ; Le cumul irrégulier d’emplois ; La fraude aux revenus de remplacement.Ces délits sont passibles de lourdes sanctions pénales (emprisonnement, amende, etc.), administratives et civile.",
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"title": "Qu’est-ce que le travail illégal ?"
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"description": "La remise du bulletin de paie intervient au moment du paiement du salaire ; elle peut être effectuée en main propre ou par voie postale, ou sous forme au salarié peut être effectuée en main propre ou",
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"html": "<p>La remise du bulletin de paie intervient au moment du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-remuneration/article/le-salaire-fixation-et-paiement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">paiement du salaire</a> ; elle peut être effectuée en <strong>main propre</strong> ou par <strong>voie postale</strong>, ou sous forme au salarié peut être effectuée en main propre ou par voie postale, ou sous <strong>forme électronique</strong> (voir ci-dessous). A l’occasion de cette remise, l’employeur ne peut exiger aucune formalité de signature ou d’émargement autre que celle établissant que la somme reçue correspond bien au montant net figurant sur ce bulletin.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Le fait de <strong>méconnaître les dispositions du Code du travail relatives au bulletin de paie</strong> est puni de l’amende prévue pour les <strong>contraventions de la 3e classe</strong>. L’absence de bulletin de paie peut également être constitutive du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-
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"html": "<p>La remise du bulletin de paie intervient au moment du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-remuneration/article/le-salaire-fixation-et-paiement\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">paiement du salaire</a> ; elle peut être effectuée en <strong>main propre</strong> ou par <strong>voie postale</strong>, ou sous forme au salarié peut être effectuée en main propre ou par voie postale, ou sous <strong>forme électronique</strong> (voir ci-dessous). A l’occasion de cette remise, l’employeur ne peut exiger aucune formalité de signature ou d’émargement autre que celle établissant que la somme reçue correspond bien au montant net figurant sur ce bulletin.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Le fait de <strong>méconnaître les dispositions du Code du travail relatives au bulletin de paie</strong> est puni de l’amende prévue pour les <strong>contraventions de la 3e classe</strong>. L’absence de bulletin de paie peut également être constitutive du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">délit de travail dissimulé</a>.</li><li> Des modalités spécifiques de remise du bulletin de paie s’appliquent lorsque l’employeur à recours à l’un ou l’autre des dispositifs de simplification administrative suivants : <a href=\"http://www.letese.urssaf.fr/tesewebinfo/cms/index.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service entreprise</a> (TESE) <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/remuneration-et-participation-financiere/remuneration/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\">chèque emploi-service universel</a>, <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/l-embauche-par-une-assocation-ou-une-fondation-le-cheque-emploi-associatif\">chèque emploi associatif</a>.</li><li> Lorsque la durée du contrat de travail des salariés embauchés dans le cadre d’un emploi à <strong>caractère saisonnier</strong>, mentionnés à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037312980\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 1242-2 (3°) du code du travail</a>, est inférieure à un mois, un seul bulletin de paie est émis par l’employeur.</li></ul></blockquote>",
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"description": "Obligatoirement établi dans les entreprises ou établissements employant habituellement au moins 50 salariés, le règlement intérieur fixe des (...)",
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"intro": "<p>Obligatoirement établi dans les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés
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"intro": "<p>Obligatoirement établi dans les entreprises ou établissements employant au moins <strong>50 salariés</strong>, le règlement intérieur fixe des règles dans deux domaines :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> <strong>L’hygiène et la sécurité</strong> ;</li><li> La <strong>discipline</strong>.</li></ul><p>En matière disciplinaire, il contient nécessairement un certain nombre de <strong>clauses</strong>, lesquelles ne peuvent avoir un <strong>caractère discriminatoire</strong> ou porter atteinte aux <strong>libertés</strong>. En cas d’illégalité, l’<strong>inspecteur du travail</strong> peut intervenir.</p>",
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"description": "Depuis le 1er janvier 2020, l’établissement d’un règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés pendant douze mois consécutifs (seuil fixé à",
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"html": "<p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2020, l’établissement d’un règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés pendant douze mois consécutifs (seuil fixé à 20 salariés jusqu’au 31 décembre 2019)
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"html": "<p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2020, l’établissement d’un règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises ou établissements employant au moins <strong>50 salariés pendant douze mois consécutifs</strong> (seuil fixé à 20 salariés jusqu’au 31 décembre 2019).</p><p>Cette obligation s’applique au terme d’un second délai de douze mois consécutifs à compter de la date à laquelle le seuil de 50 salariés a été atteint, conformément à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035650754\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 2312-2 du code du travail</a>.</p><p>Ainsi, par exemple, si l’effectif d’une entreprise atteint le seuil de 50 salariés le 1<sup>er</sup> mars 2022 et ne repasse pas sous ce seuil pendant les 12 mois qui suivent, l’employeur aura l’obligation d’établir un règlement intérieur pour le 1<sup>er</sup> mars 2024 au plus tard, en respectant la procédure décrite ci-dessous.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Les modalités de calcul des effectifs sont celles prévues aux articles <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/dialogue-social/le-comite-social-et-economique/article/les-regles-de-decompte-des-effectifs\">L. 1111-1 à L. 1111-3 du code du travail</a>.</li><li> L’établissement d’un règlement intérieur répondant à l’ensemble des prescriptions légales est toujours possible dans les entreprises de moins de 50 salariés. Les entreprises d’au moins 20 salariés soumises à l’obligation d’établir un règlement intérieur dans le cadre des dispositions en vigueur jusqu’au 31 décembre 2019 peuvent continuer d’appliquer ce règlement.</li></ul></blockquote>",
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"text": "Depuis le 1er janvier 2020, l’établissement d’un règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés pendant douze mois consécutifs (seuil fixé à 20 salariés jusqu’au 31 décembre 2019).Cette obligation s’applique au terme d’un second délai de douze mois consécutifs à compter de la date à laquelle le seuil de 50 salariés a été atteint, conformément à l’article L. 2312-2 du code du travail.Ainsi, par exemple, si l’effectif d’une entreprise atteint le seuil de 50 salariés le 1er mars 2022 et ne repasse pas sous ce seuil pendant les 12 mois qui suivent, l’employeur aura l’obligation d’établir un règlement intérieur pour le 1er mars 2024 au plus tard, en respectant la procédure décrite ci-dessous. Les modalités de calcul des effectifs sont celles prévues aux articles L. 1111-1 à L. 1111-3 du code du travail. L’établissement d’un règlement intérieur répondant à l’ensemble des prescriptions légales est toujours possible dans les entreprises de moins de 50 salariés. Les entreprises d’au moins 20 salariés soumises à l’obligation d’établir un règlement intérieur dans le cadre des dispositions en vigueur jusqu’au 31 décembre 2019 peuvent continuer d’appliquer ce règlement.",
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"title": "Dans quel cas faut-il établir un règlement intérieur ?"
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"description": "Les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés doivent mettre en place un règlement intérieur. Les étapes :
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"html": "<p>Les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés doivent mettre en place un règlement intérieur. Les étapes :</p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li>
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"description": "Les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés doivent mettre en place un règlement intérieur. Les étapes : Rédiger le projet de règlement (avec si nécessaire des dispositions spécia",
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"html": "<p>Les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés doivent mettre en place un règlement intérieur. <strong>Les étapes :</strong></p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Rédiger le <strong>projet de règlement</strong> (avec si nécessaire des dispositions spéciales pour une catégorie de personnel ou une division de l’entreprise ou de l’établissement) ;</li><li> Soumettre le projet pour avis au <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/dialogue-social/le-comite-social-et-economique/article/cse-definition-et-cadre-de-mise-en-place\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">comité social et économique</a> ;</li><li> Déposer le document au greffe du <strong>conseil de prud’hommes</strong> du ressort de l’entreprise ou de l’établissement (à noter que, depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2020, lorsqu’un conseil de prud’hommes a son siège dans la même commune que le siège d’un tribunal judiciaire - tribunal issu de la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance - ou de l’une de ses chambres de proximité, le greffe du tribunal judiciaire comprend, d’une part, les services de greffe de cette juridiction et, d’autre part, le service de greffe du conseil des prud’hommes).</li></ul><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Au titre de la <strong>formalité dite de « publicité »</strong>, le règlement intérieur est porté, par tout moyen (par exemple, l’affichage ou la publication sur l’intranet de l’entreprise sous réserve que les salariés en soient informés), à la connaissance des personnes ayant accès aux lieux de travail ou aux locaux où se fait l’embauche.</li><li><strong>Le règlement intérieur est rédigé en français</strong>. Il peut être accompagné de traductions en une ou plusieurs langues étrangères. Il en va de même pour tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l’exécution de son travail.</li></ul><p>Pour plus de précisions, on peut se reporter au document d’information élaboré par les pouvoirs publics sur l’usage du français <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/langueFrancaisedsTravail.pdf\">dans le monde du travail</a>.</p></blockquote><p>En même temps qu’il fait l’objet des mesures de publicité, le règlement intérieur, accompagné de l’avis du comité social et économique, est communiqué à l’inspecteur du travail en deux exemplaires.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Les mêmes formalités doivent être accomplies en cas de modification ou de retrait des clauses du règlement intérieur</strong>. Toutefois, lorsque les modifications apportées au règlement intérieur initial, soumis en son temps à la consultation des institutions représentatives du personnel, résultent uniquement des injonctions de l’inspection du travail auxquelles l’employeur ne peut que se conformer, il n’y a pas lieu à nouvelle consultation des représentants du personnel (<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043711118\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt de la Cour de cassation du 23 juin 2021</a>).</p></blockquote><p><strong>Le règlement entre en vigueur à la date qu’il fixe</strong>, date qui se situe au moins un mois après l’accomplissement de la dernière des formalités de publicité et de dépôt (voir ci-dessus).</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Selon la <strong>Cour de cassation</strong> (arrêt de la <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000025861398\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Chambre sociale du 9 mai 2012</a>, le règlement intérieur et les notes de service qui le complètent ne peuvent produire effet que si l’employeur a accompli les <strong>diligences prévues par l’article L 1321-4 du code du travail</strong> ; dès lors, l’employeur qui ne peut justifier avoir préalablement consulté les représentants du personnel et communiqué le règlement à l’inspecteur du travail, ne peut reprocher à un salarié un manquement aux obligations édictées par ce règlement et par une note de service.</li><li> Les <strong>« notes de service »</strong> ou tout autre document comportant des obligations générales et permanentes dans les matières relevant du règlement intérieur sont considérés comme des <strong>adjonctions au règlement intérieur</strong> et soumis aux mêmes dispositions que celui-ci. Toutefois en cas d’urgence les prescriptions en matière de santé et de sécurité peuvent être mise en œuvre immédiatement, et communiquées concomitamment au CSE et à l’inspecteur du travail. (article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035653093\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 1321-5 du code du travail</a>). En outre, comme le précise la Cour de cassation dans l’arrêt du 23 juin 2021 précité, le document interne par lequel l’employeur se borne à rappeler les dispositions législatives et réglementaires applicables dans l’entreprise en matière de sécurité ne crée pas de nouvelles obligations générales et permanentes s’imposant aux salariés et ne constitue donc pas une adjonction au règlement intérieur requérant les formalités de consultation et de publicité prévues par le Code du travail.</li></ul></blockquote>",
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"text": "Les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés doivent mettre en place un règlement intérieur. Les étapes :
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"text": "Les entreprises ou établissements employant au moins 50 salariés doivent mettre en place un règlement intérieur. Les étapes : Rédiger le projet de règlement (avec si nécessaire des dispositions spéciales pour une catégorie de personnel ou une division de l’entreprise ou de l’établissement) ; Soumettre le projet pour avis au comité social et économique ; Déposer le document au greffe du conseil de prud’hommes du ressort de l’entreprise ou de l’établissement (à noter que, depuis le 1er janvier 2020, lorsqu’un conseil de prud’hommes a son siège dans la même commune que le siège d’un tribunal judiciaire - tribunal issu de la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance - ou de l’une de ses chambres de proximité, le greffe du tribunal judiciaire comprend, d’une part, les services de greffe de cette juridiction et, d’autre part, le service de greffe du conseil des prud’hommes). Au titre de la formalité dite de « publicité », le règlement intérieur est porté, par tout moyen (par exemple, l’affichage ou la publication sur l’intranet de l’entreprise sous réserve que les salariés en soient informés), à la connaissance des personnes ayant accès aux lieux de travail ou aux locaux où se fait l’embauche. Le règlement intérieur est rédigé en français. Il peut être accompagné de traductions en une ou plusieurs langues étrangères. Il en va de même pour tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l’exécution de son travail. Pour plus de précisions, on peut se reporter au document d’information élaboré par les pouvoirs publics sur l’usage du français dans le monde du travail. En même temps qu’il fait l’objet des mesures de publicité, le règlement intérieur, accompagné de l’avis du comité social et économique, est communiqué à l’inspecteur du travail en deux exemplaires. Les mêmes formalités doivent être accomplies en cas de modification ou de retrait des clauses du règlement intérieur. Toutefois, lorsque les modifications apportées au règlement intérieur initial, soumis en son temps à la consultation des institutions représentatives du personnel, résultent uniquement des injonctions de l’inspection du travail auxquelles l’employeur ne peut que se conformer, il n’y a pas lieu à nouvelle consultation des représentants du personnel (arrêt de la Cour de cassation du 23 juin 2021). Le règlement entre en vigueur à la date qu’il fixe, date qui se situe au moins un mois après l’accomplissement de la dernière des formalités de publicité et de dépôt (voir ci-dessus). Selon la Cour de cassation (arrêt de la Chambre sociale du 9 mai 2012, le règlement intérieur et les notes de service qui le complètent ne peuvent produire effet que si l’employeur a accompli les diligences prévues par l’article L 1321-4 du code du travail ; dès lors, l’employeur qui ne peut justifier avoir préalablement consulté les représentants du personnel et communiqué le règlement à l’inspecteur du travail, ne peut reprocher à un salarié un manquement aux obligations édictées par ce règlement et par une note de service. Les « notes de service » ou tout autre document comportant des obligations générales et permanentes dans les matières relevant du règlement intérieur sont considérés comme des adjonctions au règlement intérieur et soumis aux mêmes dispositions que celui-ci. Toutefois en cas d’urgence les prescriptions en matière de santé et de sécurité peuvent être mise en œuvre immédiatement, et communiquées concomitamment au CSE et à l’inspecteur du travail. (article L. 1321-5 du code du travail). En outre, comme le précise la Cour de cassation dans l’arrêt du 23 juin 2021 précité, le document interne par lequel l’employeur se borne à rappeler les dispositions législatives et réglementaires applicables dans l’entreprise en matière de sécurité ne crée pas de nouvelles obligations générales et permanentes s’imposant aux salariés et ne constitue donc pas une adjonction au règlement intérieur requérant les formalités de consultation et de publicité prévues par le Code du travail.",
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"html": "<p>Le règlement intérieur, obligatoirement écrit, fixe exclusivement 
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"description": "Le règlement intérieur, obligatoirement écrit, fixe exclusivement : Les règles générales et permanentes relatives à la discipline (conditions de circulation dans ou en dehors de l’établissement, respe",
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"html": "<p>Le règlement intérieur, obligatoirement écrit, fixe exclusivement :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Les <strong>règles générales et permanentes relatives à la discipline</strong> (conditions de circulation dans ou en dehors de l’établissement, respect de l’horaire de travail…) et notamment, la nature et l’échelle des sanctions (avertissement, mise à pied, …). Une sanction ne peut alors être prononcée à l’encontre d’un salarié que si elle est prévue par le règlement intérieur ; s’il s’agit d’une mise à pied disciplinaire, celle-ci ne sera licite que si le règlement fixe sa durée maximale (Cass. soc., 26 oct. 2010) ;</li><li> Les <strong>mesures d’application de la réglementation en matière de santé et de sécurité</strong> dans l’entreprise ou l’établissement, notamment les instructions prévues à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006903153\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 4122-1 du code du travail</a> ;</li><li> Les <strong>conditions dans lesquelles les salariés peuvent être appelés à participer, à la demande de l’employeur, au rétablissement de conditions de travail protectrices de la santé et de la sécurité</strong> des salariés, dès lors qu’elles apparaîtraient compromises.</li></ul><p>Le règlement intérieur rappelle :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Les dispositions relatives aux <strong>droits de la défense des salariés</strong> (procédure disciplinaire) définis aux articles <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&idArticle=LEGIARTI000006901447\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 1332-1 à L. 1332-3 du code du travail</a> ou par la convention collective applicable ;</li><li> Les dispositions relatives aux <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/egalite-professionnelle-discrimination-et-harcelement/article/le-harcelement-moral\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">harcèlements moral</a> et <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/egalite-professionnelle-discrimination-et-harcelement/article/le-harcelement-sexuel\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">sexuel</a> et aux agissements sexistes prévues par le code du travail.</li><li> L’existence du dispositif de <strong>protection des lanceurs d’alerte</strong> prévu au <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000033558528\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">chapitre II</a> de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (cette disposition résulte de la loi du 21 mars 2022 citée en référence, en vigueur à compter du 1<sup>er</sup> septembre 2022).</li></ol><blockquote class=\"spip\"><p>L’<strong>agissement sexiste</strong> est défini par l’article L. 1142-2-1 du code du travail comme « tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. »</p></blockquote>",
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22256
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22257
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"text": "Le règlement intérieur, obligatoirement écrit, fixe exclusivement :
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"text": "Le règlement intérieur, obligatoirement écrit, fixe exclusivement : Les règles générales et permanentes relatives à la discipline (conditions de circulation dans ou en dehors de l’établissement, respect de l’horaire de travail…) et notamment, la nature et l’échelle des sanctions (avertissement, mise à pied, …). Une sanction ne peut alors être prononcée à l’encontre d’un salarié que si elle est prévue par le règlement intérieur ; s’il s’agit d’une mise à pied disciplinaire, celle-ci ne sera licite que si le règlement fixe sa durée maximale (Cass. soc., 26 oct. 2010) ; Les mesures d’application de la réglementation en matière de santé et de sécurité dans l’entreprise ou l’établissement, notamment les instructions prévues à l’article L. 4122-1 du code du travail ; Les conditions dans lesquelles les salariés peuvent être appelés à participer, à la demande de l’employeur, au rétablissement de conditions de travail protectrices de la santé et de la sécurité des salariés, dès lors qu’elles apparaîtraient compromises.Le règlement intérieur rappelle : Les dispositions relatives aux droits de la défense des salariés (procédure disciplinaire) définis aux articles L. 1332-1 à L. 1332-3 du code du travail ou par la convention collective applicable ; Les dispositions relatives aux harcèlements moral et sexuel et aux agissements sexistes prévues par le code du travail. L’existence du dispositif de protection des lanceurs d’alerte prévu au chapitre II de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (cette disposition résulte de la loi du 21 mars 2022 citée en référence, en vigueur à compter du 1er septembre 2022). L’agissement sexiste est défini par l’article L. 1142-2-1 du code du travail comme « tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. »",
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22293
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"title": "Quelles sont les clauses obligatoires ?"
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22296
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22297
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"html": "<p>Le règlement intérieur peut également contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. Sur la question du fait religieux en entreprise, on pourra utilement se reporter <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/le-reglement-interieur-et-le-pouvoir-de-direction/article/fait-religieux-en-entreprise-guides-et-notions-cles\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">au guide pratique</a> proposé par le ministère du Travail
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22298
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"html": "<p>Le règlement intérieur peut également contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. Sur la question du fait religieux en entreprise, on pourra utilement se reporter <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/le-reglement-interieur-et-le-pouvoir-de-direction/article/fait-religieux-en-entreprise-guides-et-notions-cles\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">au guide pratique</a> proposé par le ministère du Travail.</p><p>S’agissant du principe de neutralité, on pourra également se reporter à l’<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000036089997\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt de la Cour de cassation du 22 novembre 2017</a></p><p><strong>Sur le lieu de travail, aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée</strong>. Toutefois, lorsque la consommation de ces boissons alcoolisées est susceptible de porter atteinte à la sécurité et la santé physique et mentale des travailleurs, l’employeur, en application de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035640828\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 4121-1 du code du travail</a>, prévoit dans le règlement intérieur ou, à défaut, par note de service les mesures permettant de protéger la santé et la sécurité des travailleurs et de prévenir tout risque d’accident. Ces mesures, qui peuvent notamment prendre la forme d’une limitation voire d’une interdiction de cette consommation, doivent être proportionnées au but recherché. Sur cette question, on peut se reporter à un arrêt du <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000038738016\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Conseil d’État du 8 juillet 2019</a>.</p><h5 class=\"spip\">… et celles interdites ?</h5><p>Dans tous les cas, <strong>le contenu du règlement intérieur ne peut restreindre les droits des personnes ou les libertés individuelles et collectives au-delà de ce qui est justifié par la nature du travail à accomplir et proportionné au but recherché</strong>. Ainsi un règlement intérieur ne peut prévoir de règles sur l’utilisation du crédit d’heures par les représentants du personnel, les heures supplémentaires ou l’ordre de passage aux douches…</p><blockquote class=\"spip\"><p>Interdire les conversations personnelles, imposer une tenue de travail alors que l’intérêt de l’entreprise ne le justifie pas, prévoir des fouilles systématiques des armoires individuelles… autant de mesures portant atteintes aux droits et libertés des salariés. En revanche, autoriser le contrôle d’alcoolémie de salariés qui exercent des fonctions susceptibles d’exposer des personnes ou des biens à un danger, est admis, dès lors que les modalités de ce contrôle en permettent la contestation.</p></blockquote><p>De même, <strong>le règlement intérieur ne peut contenir de dispositions discriminant les salariés</strong> dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de leur <strong>origine</strong>, de leur <strong>sexe</strong>, de leurs <strong>mœurs</strong>, de leur <strong>orientation sexuelle ou identité de genre</strong>, de leur <strong>âge</strong>, de leur <strong>situation de famille</strong> ou de leur <strong>grossesse</strong>, de leurs <strong>caractéristiques génétiques</strong>, de la particulière vulnérabilité résultant de leur <strong>situation économique</strong>, apparente ou connue de l’ auteur, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une <strong>ethnie</strong>, une <strong>nation</strong> ou une <strong>prétendue race</strong>, de leurs <strong>opinions politiques</strong>, de leurs <strong>activités syndicales ou mutualistes</strong>, de leur exercice d’un <strong>mandat électif local</strong>, de leurs <strong>convictions religieuses</strong>, de leur <strong>apparence physique</strong>, de leur <strong>nom de famille</strong>, de leur <strong>lieu de résidence</strong> ou de leur <strong>domiciliation bancaire</strong>, ou en raison de leur état de <strong>santé</strong>, de leur <strong>perte d’autonomie</strong> ou de leur <strong>handicap</strong> de leur capacité à s’exprimer dans une <strong>langue</strong> autre que le français.</p>",
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22299
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"text": "Le règlement intérieur peut également contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. Sur la question du fait religieux en entreprise, on pourra utilement se reporter au guide pratique proposé par le ministère du Travail.
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+
"text": "Le règlement intérieur peut également contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. Sur la question du fait religieux en entreprise, on pourra utilement se reporter au guide pratique proposé par le ministère du Travail.S’agissant du principe de neutralité, on pourra également se reporter à l’arrêt de la Cour de cassation du 22 novembre 2017Sur le lieu de travail, aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée. Toutefois, lorsque la consommation de ces boissons alcoolisées est susceptible de porter atteinte à la sécurité et la santé physique et mentale des travailleurs, l’employeur, en application de l’article L. 4121-1 du code du travail, prévoit dans le règlement intérieur ou, à défaut, par note de service les mesures permettant de protéger la santé et la sécurité des travailleurs et de prévenir tout risque d’accident. Ces mesures, qui peuvent notamment prendre la forme d’une limitation voire d’une interdiction de cette consommation, doivent être proportionnées au but recherché. Sur cette question, on peut se reporter à un arrêt du Conseil d’État du 8 juillet 2019.… et celles interdites ?Dans tous les cas, le contenu du règlement intérieur ne peut restreindre les droits des personnes ou les libertés individuelles et collectives au-delà de ce qui est justifié par la nature du travail à accomplir et proportionné au but recherché. Ainsi un règlement intérieur ne peut prévoir de règles sur l’utilisation du crédit d’heures par les représentants du personnel, les heures supplémentaires ou l’ordre de passage aux douches… Interdire les conversations personnelles, imposer une tenue de travail alors que l’intérêt de l’entreprise ne le justifie pas, prévoir des fouilles systématiques des armoires individuelles… autant de mesures portant atteintes aux droits et libertés des salariés. En revanche, autoriser le contrôle d’alcoolémie de salariés qui exercent des fonctions susceptibles d’exposer des personnes ou des biens à un danger, est admis, dès lors que les modalités de ce contrôle en permettent la contestation. De même, le règlement intérieur ne peut contenir de dispositions discriminant les salariés dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de leur origine, de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur situation de famille ou de leur grossesse, de leurs caractéristiques génétiques, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de l’ auteur, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une prétendue race, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales ou mutualistes, de leur exercice d’un mandat électif local, de leurs convictions religieuses, de leur apparence physique, de leur nom de famille, de leur lieu de résidence ou de leur domiciliation bancaire, ou en raison de leur état de santé, de leur perte d’autonomie ou de leur handicap de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français.",
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22313
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"title": "Quelles sont les clauses pouvant figurer dans le règlement intérieur ?"
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22316
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22317
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"description": "A tout moment, l’inspecteur du travail peut exiger le retrait ou la modification des clauses du règlement intérieur contraires aux prescriptions du code du travail. Sa décision est motivée. Elle est n",
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"html": "<p>A tout moment, l’inspecteur du travail peut exiger le retrait ou la modification des clauses du règlement intérieur contraires aux prescriptions du code du travail
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"html": "<p><strong>A tout moment, l’inspecteur du travail peut exiger le retrait ou la modification des clauses du règlement intérieur contraires aux prescriptions du code du travail</strong>. Sa décision est motivée. Elle est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Les <strong>modifications apportées au règlement intérieur initial de l’entreprise</strong> (lui-même soumis en son temps à la consultation des représentants du personnel) <strong>n’ont pas à être soumises à une nouvelle consultation du comité social et économique</strong> lorsqu’elles résultent uniquement des injonctions de l’inspection du travail auxquelles l’employeur ne pouvait que se conformer (<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000038734180\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">arrêt de la Cour de cassation du 26 juin 2019</a>).</li><li> Lorsque, saisi par un salarié qui conteste une sanction, le conseil de prud’hommes écarte l’application d’une clause illégale du règlement intérieur, une copie du jugement est adressée à l’inspecteur du travail et aux membres du comité social et économique.</li></ul></blockquote><p>Par ailleurs, l’inspecteur du travail, saisi d’une demande de rescrit, est amené à se prononcer de manière explicite sur toute demande, formulée par l’employeur, visant à apprécier la conformité de tout ou partie d’un règlement intérieur aux dispositions des <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006177885\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 1321-1 à L. 1321-3</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006901439\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 1321-6</a> du code du travail.</p><blockquote class=\"spip\"><p>La demande de l’employeur n’est pas recevable dès lors que l’autorité administrative s’est déjà prononcée par une décision expresse en application de l’article L. 1322-2 précité.</p></blockquote><p><strong>Cette procédure de rescrit est la suivante :</strong><br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> La demande de l’employeur mentionne la ou les dispositions sur lesquelles est demandée l’appréciation de l’inspecteur du travail. Elle est accompagnée du texte du règlement intérieur ainsi que, le cas échéant, des références des articles de la convention collective nationale ou de l’accord collectif et des dispositions du ou des accords d’entreprise en rapport avec les dispositions faisant l’objet de la demande. Cette demande est présentée à l’inspecteur du travail dans le ressort duquel est établie l’entreprise ou l’établissement concerné, par tout moyen conférant date certaine à sa réception. Lorsqu’un règlement intérieur unique est établi ou modifié pour l’ensemble des établissements de l’entreprise, la demande est adressée à l’inspecteur du travail territorialement compétent pour son siège ;</li><li> L’inspecteur du travail statue dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande. Il peut conclure à la conformité ou à la non-conformité de tout ou partie des dispositions mentionnées dans la demande. Lorsque la décision conclut à la non-conformité d’une ou de plusieurs dispositions, elle précise pour chacune d’elles si la disposition doit être retirée ou modifiée ;</li><li> La décision prend effet dans le périmètre d’application du règlement intérieur concerné et est opposable pour l’avenir à l’autorité administrative tant que la situation de fait exposée dans la demande ou la législation au regard de laquelle la situation a été appréciée n’ont pas été modifiées ou jusqu’à ce que l’inspecteur du travail notifie au demandeur une modification de son appréciation.</li></ul><p><strong>La décision de l’inspecteur du travail est motivée</strong>. Elle est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique.</p><blockquote class=\"spip\"><p>La décision de l’inspecteur du travail, qu’elle résulte du contrôle permanent ou qu’elle fasse suite à une demande de rescrit, peut faire l’objet d’un recours hiérarchique, dans les conditions fixées par l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037899557\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article R. 1322-1 du code du travail</a>.</p><p>La décision prise sur ce recours est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique.</p></blockquote>",
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22321
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22365
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"text": "A tout moment, l’inspecteur du travail peut exiger le retrait ou la modification des clauses du règlement intérieur contraires aux prescriptions du code du travail. Sa décision est motivée. Elle est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique.
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22366
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+
"text": "A tout moment, l’inspecteur du travail peut exiger le retrait ou la modification des clauses du règlement intérieur contraires aux prescriptions du code du travail. Sa décision est motivée. Elle est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique. Les modifications apportées au règlement intérieur initial de l’entreprise (lui-même soumis en son temps à la consultation des représentants du personnel) n’ont pas à être soumises à une nouvelle consultation du comité social et économique lorsqu’elles résultent uniquement des injonctions de l’inspection du travail auxquelles l’employeur ne pouvait que se conformer (arrêt de la Cour de cassation du 26 juin 2019). Lorsque, saisi par un salarié qui conteste une sanction, le conseil de prud’hommes écarte l’application d’une clause illégale du règlement intérieur, une copie du jugement est adressée à l’inspecteur du travail et aux membres du comité social et économique. Par ailleurs, l’inspecteur du travail, saisi d’une demande de rescrit, est amené à se prononcer de manière explicite sur toute demande, formulée par l’employeur, visant à apprécier la conformité de tout ou partie d’un règlement intérieur aux dispositions des articles L. 1321-1 à L. 1321-3 et L. 1321-6 du code du travail. La demande de l’employeur n’est pas recevable dès lors que l’autorité administrative s’est déjà prononcée par une décision expresse en application de l’article L. 1322-2 précité. Cette procédure de rescrit est la suivante : La demande de l’employeur mentionne la ou les dispositions sur lesquelles est demandée l’appréciation de l’inspecteur du travail. Elle est accompagnée du texte du règlement intérieur ainsi que, le cas échéant, des références des articles de la convention collective nationale ou de l’accord collectif et des dispositions du ou des accords d’entreprise en rapport avec les dispositions faisant l’objet de la demande. Cette demande est présentée à l’inspecteur du travail dans le ressort duquel est établie l’entreprise ou l’établissement concerné, par tout moyen conférant date certaine à sa réception. Lorsqu’un règlement intérieur unique est établi ou modifié pour l’ensemble des établissements de l’entreprise, la demande est adressée à l’inspecteur du travail territorialement compétent pour son siège ; L’inspecteur du travail statue dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande. Il peut conclure à la conformité ou à la non-conformité de tout ou partie des dispositions mentionnées dans la demande. Lorsque la décision conclut à la non-conformité d’une ou de plusieurs dispositions, elle précise pour chacune d’elles si la disposition doit être retirée ou modifiée ; La décision prend effet dans le périmètre d’application du règlement intérieur concerné et est opposable pour l’avenir à l’autorité administrative tant que la situation de fait exposée dans la demande ou la législation au regard de laquelle la situation a été appréciée n’ont pas été modifiées ou jusqu’à ce que l’inspecteur du travail notifie au demandeur une modification de son appréciation.La décision de l’inspecteur du travail est motivée. Elle est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique. La décision de l’inspecteur du travail, qu’elle résulte du contrôle permanent ou qu’elle fasse suite à une demande de rescrit, peut faire l’objet d’un recours hiérarchique, dans les conditions fixées par l’article R. 1322-1 du code du travail. La décision prise sur ce recours est notifiée à l’employeur et communiquée, pour information, aux membres du comité social et économique.",
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22367
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"title": "L’intervention de l’inspecteur du travail"
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"url": "https://travail-emploi.gouv.fr/sante-au-travail/plans-gouvernementaux-sante-au-travail/article/plans-sante-au-travail-pst"
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23801
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"description": "Sont interdits par la loi : Le travail dissimulé : absence de déclarations obligatoires, de remises de bulletin de paie, dissimulation (...)",
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23802
23802
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"intro": "<p>Sont interdits par la loi :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Le <strong>travail dissimulé</strong> : absence de déclarations obligatoires, de remises de bulletin de paie, dissimulation d’heures de travail… ;</li><li> Le <strong>prêt lucratif</strong> et la <strong>fourniture lucrative de main-d’œuvre</strong> en dehors du cadre légal qui les délimite strictement ;</li><li> Le <strong>marchandage</strong> ;</li><li> La <strong>fraude aux revenus de remplacement</strong> ;</li><li> Le <strong>cumul irrégulier d’emplois</strong> ;</li><li> L’<strong>emploi irrégulier de travailleurs étrangers</strong> et le <strong>trafic de main-d’œuvre étrangère</strong>.</li></ul><p>Il s’agit de <strong>situations délictuelles passibles de lourdes sanctions</strong> : sanctions pénales, exclusion des aides publiques…</p>",
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23803
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"pubId": "article374854",
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"html": "<div class=\"texteencadre-spip spip\"><strong>À savoir</strong><br class=\"autobr\"
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23808
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"text": " À savoir Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du travail, au conseil des prud’hommes ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la caisse primaire d’assurance maladie ou à l’URSSAF ou à la MSA.",
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23809
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"title": "Les sanctions
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23810
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-
"description": "À savoir Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du
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23807
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"html": "<div class=\"texteencadre-spip spip\"><strong>À savoir ! </strong><br class=\"autobr\">Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le <strong>salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application</strong> en s’adressant, selon le cas, à l’<strong>inspection du travail</strong>, au <strong>conseil des prud’hommes</strong> ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la <strong>caisse primaire d’assurance maladie</strong> ou à l’<strong>URSSAF</strong> ou à la <strong>MSA</strong>.</div><p> </p>",
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"text": " À savoir ! Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du travail, au conseil des prud’hommes ou - en ce qui concerne sa situation au regard de la sécurité sociale - à la caisse primaire d’assurance maladie ou à l’URSSAF ou à la MSA. ",
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"title": "Les sanctions relatives au travail illégal et aux infractions connexes",
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"description": "À savoir ! Même non déclaré ou en situation illicite d’emploi lorsqu’il est étranger, le salarié possède des droits dont il peut réclamer l’application en s’adressant, selon le cas, à l’inspection du",
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"html": "<h4 class=\"spip\">Constitue ce délit, la dissimulation intentionnelle</h4><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> D’une <strong>activité exercée à titre indépendant</strong>, dans un <strong>but lucratif</strong> et en <strong>violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales</strong> (non immatriculation au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, absence de déclaration auprès de l’URSSAF, de la MSA et/ou auprès de l’administration fiscale, <i>etc</i>. ; cette situation peut notamment résulter de la <strong>non-déclaration d’une partie de son chiffre d’affaires ou de ses revenus</strong> ou de la <strong>continuation d’activité après avoir été radié par les organismes de protection sociale</strong> en application de l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000038602150/2019-07-01/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 613-4 du code de la sécurité sociale</a> ;</li><li> De <strong>tout ou partie d’un emploi salarié</strong> (absence de déclaration préalable à l’embauche, absence de bulletin de paie ou mention sur le bulletin de paie d’un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué, sauf si cette mention résulte de l’application d’une convention ou d’un accord d’annualisation du temps de travail).</li><li> Constituent également ce délit, les <strong>faux statuts</strong> : faux travailleurs indépendants, faux stagiaires, bénévoles, faux gérant mandataire…</li></ul><p>Est également réputé travail dissimulé par <strong>dissimulation d’emploi salarié</strong> le fait pour l’employeur de se <strong>soustraire intentionnellement aux déclarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales</strong> assises sur ceux-ci auprès des organismes de recouvrement des contributions et cotisations sociales ou de l’administration fiscale en vertu des dispositions légales.</p><h4 class=\"spip\">Peuvent être sanctionnés</h4><p><strong>L’auteur du délit</strong> (qui a dissimulé son activité professionnelle ou celle de ces salariés), <strong>ceux qui en ont profité en connaissance de cause</strong> ou ont <strong>aidé à sa réalisation</strong> (personne faisant de la publicité, complice…).</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>Le salarié ne peut pas être poursuivi pour travail dissimulé</strong>. <br class=\"autobr\">Toutefois, lorsqu’il apparaît, au cours d’un contrôle accompli dans l’entreprise par l’un des agents habilités à lutter contre le travail illégal, que <strong>le salarié a, de manière intentionnelle, accepté de travailler sans que les formalités requises aient été accomplies</strong> (remise d’un bulletin de paie, déclaration préalable à l’embauche) par son ou ses employeurs pour obtenir indûment des allocations de chômage ou des prestations sociales, <strong>cette information est portée à la connaissance des organismes de protection sociale</strong> (organismes de Sécurité sociale et d’assurance chômage).</p><p>Ces organismes peuvent alors prendre, à l’encontre du salarié concerné, <strong>les sanctions prévues par leur propre réglementation</strong> (suppression du revenu de remplacement, sanctions pénales pour fraude aux prestations, <i>etc.</i>). Le bénéficiaire des prestations indues s’expose également à la <strong>pénalité financière prévue</strong> à l’article <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039279616/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 114-17 du code de la sécurité sociale</a>.</p></blockquote><p>La <strong>dissimulation d’emploi salarié par le recours à de faux travailleurs indépendants</strong> peut également être établie dans les conditions précisées par l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031104496/2017-09-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 8221-6 du code du travail</a>.</p>",
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"anchor": "Le-travail-illegal",
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"description": "Les sanctions pénales et les sanctions administratives Infraction Sanctions pénalesSanctions administratives Marchandage art. L. 8231-1 Prêt illicite de main-d’œuvre art. L. 8241-1 art. L. 8234-1 et L",
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"html": "<h4 class=\"spip\">Les sanctions pénales et les sanctions administratives</h4><table class=\"table spip\"><thead><tr class=\"row_first\"><th id=\"idac28_c0\"> Infraction </th><th id=\"idac28_c1\">Sanctions pénales</th><th id=\"idac28_c2\">Sanctions administratives</th></tr></thead><tbody><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Marchandage</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8231-1<br><br><strong>Prêt illicite de main-d’œuvre</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8241-1</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. L. 8234-1 et L. 8243-1<br class=\"autobr\">Peines principales pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Deux ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 30 000 €<br><br>si délit commis en bande organisée<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> dix ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 100 000 €<br><br><strong>art. L. 8234-1 et L. 8243-1 <br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction de sous-traiter de la main-d’œuvre pendant deux à dix ans<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> affichage, diffusion du jugement (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) <br><br><strong>art. L. 8234-2 et L. 8243-2 <br class=\"autobr\">Peine principale pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 150 000 €<br><br><strong>Peines complémentaires pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> dissolution <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction d’exercer l’activité <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> placement sous surveillance judiciaire<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> confiscation des outils, machines, véhicules et produits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 8272-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente<br><br><strong>art. L. 8272-2</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. <br><br><strong>art. L. 8272-4</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus</td></tr><tr class=\"row_even even\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Travail dissimulé</strong><br class=\"autobr\">(Exercice, recours, publicité)<br><br>art. L. 8221-1, L. 8221-3, L. 8221-5</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. L. 8224-1 <br class=\"autobr\">Peines principales pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> 3 ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 45 000 € <br><br><strong>art. L. 8224-2<br class=\"autobr\">la victime est un mineur soumis à l’obligation scolaire, une personne vulnérable ou dépendante ou pluralité de victimes</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> cinq ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 75 000 €<br><br>si délit commis en bande organisée<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> dix ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 100 000 €<br><br><strong>art. L. 8224-3 <br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> affichage et diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> confiscation des outils, machines, véhicules utilisés ou stockés, des biens, ainsi que tout produit direct ou indirect du travail dissimulé et appartenant au condamné<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction d’exercer directement ou indirectement l’activité professionnelle <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction des droits civiques, civils et de famille<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction du territoire français pendant cinq ans au plus<br><br><strong>art. L. 8224-5 <br class=\"autobr\">Peine principale pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 225 000 €<br><br><strong>art. L. 8224-5 <br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> dissolution si la personne morale a été créée pour commettre les faits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction d’exercer l’activité<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> placement sous surveillance judiciaire<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> fermeture de l’établissement, définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> confiscation de la chose qui a servi ou devait servir à commettre l’infraction ou qui en est le produit<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 8272-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente<br><br><strong>art. L. 8272-2</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise.<br><br><strong>art. L. 8272-4</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus</td></tr><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Emploi d’un étranger sans titre de travail</strong><br class=\"autobr\">(Exercice, recours)<br><br>art. L. 8251-1<br class=\"autobr\">art. L. 8251-2</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. L. 8256-2<br class=\"autobr\">Peines principales pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> cinq ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 30 000 € (par étranger concerné)<br><br>si délit commis en bande organisée<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> dix ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 200 000 € (par étranger concerné)<br><br><strong>art. L. 8256-3, L. 8256-4, L. 8256-5, L. 8256-6<br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes physiques</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail)<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> confiscation des outils, machines, véhicules et produits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction d’exercer l’activité professionnelle pendant cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction des droits civiques, civils et de famille<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction du territoire français pendant 5 ans au plus<br><br><strong>Peine principale pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 150 000 € (par étranger concerné)<br><br><strong>art. L. 8256-7 et L. 8256-8<br class=\"autobr\">Peines complémentaires pour les personnes morales</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> exclusion des marchés publics, définitive ou pour une durée de 5 ans au plus<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> dissolution <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction d’exercer l’activité <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> placement sous surveillance judiciaire<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> confiscation des outils, machines, véhicules et produits<br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 8272-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente<br><br><strong>art. L. 8272-2</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise.<br><br><strong>art. L. 8272-4</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus<br><br><strong>art. L. 8253-1</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> Paiement d’une amende administrative au ministre chargé de l’immigration. Amende administrative dont le montant maximum est équivalent à 5 000 fois le taux du minimum garanti</td></tr><tr class=\"row_even even\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Cumul d’emplois irrégulier par des salariés de droit privé</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8261-1<br><br><strong>Interdiction de recourir aux services d’une personne qui cumule irrégulièrement des emplois</strong><br class=\"autobr\">art. L. 8261-2</td><td headers=\"idac28_c1\"><strong>art. R. 8262-1</strong><br class=\"autobr\">Contravention : amende de 1 500 €<br class=\"autobr\">Récidive : amende de 3 000 €<br><br><strong>art. R. 8262-2</strong><br class=\"autobr\">Contravention : amende de 1 500 € <br class=\"autobr\">Récidive : amende de 3 000 €</td><td headers=\"idac28_c2\"></td></tr><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"idac28_c0\"><strong>Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux travailleurs privés d’emploi)</strong><br class=\"autobr\">(pour celui qui bénéficie ou tente de bénéficier de l’allocation et pour celui qui fait obtenir ou tente de faire obtenir frauduleusement l’allocation)<br class=\"autobr\">art. L. 5429-1<br><br><strong>Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux salariés placés en activité partielle / aides aux actions de reclassement et de reconversion professionnel)</strong><br class=\"autobr\">art. L. 5124-1<br class=\"autobr\">art. L. 5122-1<br class=\"autobr\">art. L. 5123-1</td><td headers=\"idac28_c1\">Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie <br class=\"autobr\"><strong>Art. 441-6 du code pénal</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> deux ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 30 000 € <br><br>Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie <br class=\"autobr\"><strong>Art. 441-6 du code pénal</strong><br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> deux ans d’emprisonnement <br><span class=\"spip-puce ltr\"><b>–</b></span> amende de 30 000 €</td><td headers=\"idac28_c2\"><strong>art. L. 5426-5</strong><br class=\"autobr\">Pénalité administrative versée à pôle emploi : 3 000 €</td></tr></tbody></table><p> </p><blockquote class=\"spip\"><p>Conformément à l’article L. 8272-5 du code du travail, l’entreprise sanctionnée encourt <strong>deux mois d’emprisonnement et une amende de 3 750 euros</strong> si elle ne respecte pas les décisions administratives relatives au remboursement des aides publiques, à la fermeture temporaire de l’établissement ou à l’exclusion temporaire des contrats administratifs.<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Une sanction civile est également prévue par l’article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale</strong><br class=\"autobr\">En cas de constat des infractions mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre et emploi d’étranger sans titre de travail) le bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale ou de contributions dues aux organismes de sécurité sociale ou de cotisations ou contributions prise en compte pour le calcul de réduction générale des cotisations patronales, est supprimé.<br class=\"autobr\">En effet, lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail, l’organisme de recouvrement (l’URSSAF, la MSA ou la CGSS) dont relève l’employeur procède, dans la limite de la prescription applicable de cinq ans en matière de travail dissimulé, à l’annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions mentionnées ci-dessus.</li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Des sanctions pénales sont également prévues pour des délits connexes aux infractions de travail illégal</strong></li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Abus de vulnérabilité</strong> : cinq ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende<br class=\"autobr\">Article 225-13 du code pénal : fourniture d’un travail ou d’un service non ou insuffisamment rétribué<br class=\"autobr\">Article 225-14 du code pénal : soumission à des conditions de travail ou d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine</li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger</strong> : cinq ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende (article L. 823-1 du CESEDA)</li></ul><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Escroquerie</strong> : sept ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende lorsque l’escroquerie est réalisée au préjudice d’une personne publique, d’un organisme de protection sociale ou d’un organisme chargé d’une mission de service public, pour l’obtention d’une allocation, d’une prestation, d’un paiement ou d’un avantage indu (articles 313-1 à 313-3 du code pénal)</li></ul></blockquote>",
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"text": "Constitue ce délit, la dissimulation intentionnelle D’une activité exercée à titre indépendant, dans un but lucratif et en violation des obligations commerciales, fiscales ou sociales (non immatriculation au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, absence de déclaration auprès de l’URSSAF, de la MSA et/ou auprès de l’administration fiscale, etc. ; cette situation peut notamment résulter de la non-déclaration d’une partie de son chiffre d’affaires ou de ses revenus ou de la continuation d’activité après avoir été radié par les organismes de protection sociale en application de l’article L. 613-4 du code de la sécurité sociale ; De tout ou partie d’un emploi salarié (absence de déclaration préalable à l’embauche, absence de bulletin de paie ou mention sur le bulletin de paie d’un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement effectué, sauf si cette mention résulte de l’application d’une convention ou d’un accord d’annualisation du temps de travail). Constituent également ce délit, les faux statuts : faux travailleurs indépendants, faux stagiaires, bénévoles, faux gérant mandataire…Est également réputé travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié le fait pour l’employeur de se soustraire intentionnellement aux déclarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales assises sur ceux-ci auprès des organismes de recouvrement des contributions et cotisations sociales ou de l’administration fiscale en vertu des dispositions légales.Peuvent être sanctionnésL’auteur du délit (qui a dissimulé son activité professionnelle ou celle de ces salariés), ceux qui en ont profité en connaissance de cause ou ont aidé à sa réalisation (personne faisant de la publicité, complice…). Le salarié ne peut pas être poursuivi pour travail dissimulé. Toutefois, lorsqu’il apparaît, au cours d’un contrôle accompli dans l’entreprise par l’un des agents habilités à lutter contre le travail illégal, que le salarié a, de manière intentionnelle, accepté de travailler sans que les formalités requises aient été accomplies (remise d’un bulletin de paie, déclaration préalable à l’embauche) par son ou ses employeurs pour obtenir indûment des allocations de chômage ou des prestations sociales, cette information est portée à la connaissance des organismes de protection sociale (organismes de Sécurité sociale et d’assurance chômage). Ces organismes peuvent alors prendre, à l’encontre du salarié concerné, les sanctions prévues par leur propre réglementation (suppression du revenu de remplacement, sanctions pénales pour fraude aux prestations, etc.). Le bénéficiaire des prestations indues s’expose également à la pénalité financière prévue à l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. La dissimulation d’emploi salarié par le recours à de faux travailleurs indépendants peut également être établie dans les conditions précisées par l’article L. 8221-6 du code du travail.",
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23848
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"title": "Le travail dissimulé"
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23849
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23852
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"description": "Est visée la mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés par une entreprise prestataire à une entreprise utilisatrice et ce, en dehors des cas autorisés par la loi.Le prêteur et l’u",
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23853
|
-
"html": "<p>Est visée la <strong>mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés</strong> par une entreprise prestataire à une entreprise utilisatrice et ce, en dehors des cas autorisés par la loi.</p><p><strong>Le prêteur et l’utilisateur de la main-d’œuvre peuvent être sanctionnés</strong>.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Est licite le prêt de main d’œuvre à but lucratif</strong> organisé dans le cadre fixé par le code du travail : travail temporaire, agence de mannequins, entreprise de travail à temps partagé, mise à disposition des salariés auprès des organisations syndicales ou des associations d’employeurs ou dans le cadre des dispositions de l’article L. 222-3 du code du sport relatives aux associations ou sociétés sportives. Les <strong>opérations de prêt de main-d’oeuvre à but non lucratif sont autorisées</strong> dans les conditions fixées par l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036262964/2018-01-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 8241-2 du code du travail</a>.</li><li> Les associations intermédiaires, les entreprises de travail temporaire d’insertion, les associations de services aux personnes ainsi que les groupements d’employeurs, ainsi que les entreprises de travail à temps partagé peuvent également <strong>mettre soit à titre onéreux, soit à titre non lucratif certaines catégories de personnes à la disposition d’entreprises ou de particuliers</strong>.</li><li> Une entreprise peut <strong>mettre à disposition de manière temporaire ses salariés auprès d’une jeune ou d’une petite ou moyenne entreprise</strong>, afin de lui permettre d’<strong>améliorer la qualification de sa main-d’œuvre</strong>, de <strong>favoriser les transitions professionnelles</strong> ou de <strong>constituer un partenariat d’affaires ou d’intérêt commun</strong>. Les dispositions applicables figurent aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036493979/2018-01-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L.8241-3</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000018500662/#LEGISCTA000018520660\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8241-1 et R. 8241-2 du code du travail</a>.</li></ul></blockquote>",
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"text": "Est visée la mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés par une entreprise prestataire à une entreprise utilisatrice et ce, en dehors des cas autorisés par la loi.Le prêteur et l’utilisateur de la main-d’œuvre peuvent être sanctionnés. Est licite le prêt de main d’œuvre à but lucratif organisé dans le cadre fixé par le code du travail : travail temporaire, agence de mannequins, entreprise de travail à temps partagé, mise à disposition des salariés auprès des organisations syndicales ou des associations d’employeurs ou dans le cadre des dispositions de l’article L. 222-3 du code du sport relatives aux associations ou sociétés sportives. Les opérations de prêt de main-d’oeuvre à but non lucratif sont autorisées dans les conditions fixées par l’article L. 8241-2 du code du travail. Les associations intermédiaires, les entreprises de travail temporaire d’insertion, les associations de services aux personnes ainsi que les groupements d’employeurs, ainsi que les entreprises de travail à temps partagé peuvent également mettre soit à titre onéreux, soit à titre non lucratif certaines catégories de personnes à la disposition d’entreprises ou de particuliers. Une entreprise peut mettre à disposition de manière temporaire ses salariés auprès d’une jeune ou d’une petite ou moyenne entreprise, afin de lui permettre d’améliorer la qualification de sa main-d’œuvre, de favoriser les transitions professionnelles ou de constituer un partenariat d’affaires ou d’intérêt commun. Les dispositions applicables figurent aux articles L.8241-3 et R. 8241-1 et R. 8241-2 du code du travail.",
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23886
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"title": "Le prêt illicite de main-d’œuvre"
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"description": "Pour que ce délit défini par l’article L 8231-1 du Code du travail soit constitué, il faut établir une opération de fourniture de main d’œuvre à but lucratif qui cause préjudice au salarié ou qui élud",
|
|
23891
|
-
"html": "<p>Pour que ce délit défini par l’article <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006904839\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L 8231-1 du Code du travail</a> soit constitué, il faut établir une opération de <strong>fourniture de main d’œuvre à but lucratif qui cause préjudice au salarié</strong> ou <strong>qui élude l’application de la loi, du règlement ou de la convention collective</strong>. La fourniture de main d’œuvre <strong>ne doit pas être nécessairement exclusive</strong>.</p>",
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23892
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"text": "Pour que ce délit défini par l’article L 8231-1 du Code du travail soit constitué, il faut établir une opération de fourniture de main d’œuvre à but lucratif qui cause préjudice au salarié ou qui élude l’application de la loi, du règlement ou de la convention collective. La fourniture de main d’œuvre ne doit pas être nécessairement exclusive.",
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"title": "Le marchandage"
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23910
|
-
"description": "Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en F",
|
|
23911
|
-
"html": "<p>Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit <strong>un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France</strong>.</p><p>Le <strong>trafic de main d’œuvre étrangère</strong> consiste à <strong>introduire en France des travailleurs étrangers</strong> non ressortissants de l’Union européenne <strong>sans l’accord préalable</strong> de l’administration française ou à les <strong>aider à y séjourner</strong>.</p><p>Il est également <strong>interdit à toute personne d’engager ou de conserver</strong> à son service un étranger dans une <strong>catégorie professionnelle</strong>, une <strong>profession</strong> ou une <strong>zone géographique</strong><strong>autres que celles qui sont mentionnées</strong>, le cas échéant, sur le titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France. L’employeur est également tenu de s’assurer auprès des administrations territorialement compétentes de <strong>l’existence du titre autorisant l’étranger à exercer</strong> une activité salariée en France, <strong>sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi</strong> tenue par France Travail.</p><h4 class=\"spip\">Peuvent être sanctionnés</h4><p>Les <strong>employeurs</strong> - y compris les particuliers - ou <strong>leur délégué</strong>, mais aussi les <strong>bénéficiaires de la fraude</strong> s’ils en ont eu connaissance (passeurs, transporteurs, hébergeurs, intermédiaires…).</p><p>Le salarié étranger employé sans titre de travail est assimilé, à compter de la date de son embauche, à un <strong>salarié régulièrement engagé</strong> au regard des obligations de l’employeur définies à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022265919/2010-05-08\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 8252-1 du code du travail</a></p><blockquote class=\"spip\"><p><strong>En cas d’accident du travail</strong>, les CPAM recouvrent auprès de l’employeur de toute personne étrangère travaillant ou ayant travaillé pour le compte de celui-ci, sans satisfaire aux conditions de régularité de séjour et de travail en France définies par la réglementation, l’indu correspondant à la <strong>totalité des dépenses qu’elles supportent pour cette personne au titre de cet accident</strong>.</p><p><strong>Il en est de même lorsque la victime se trouvait en situation de travail dissimulé</strong> au sens des articles L. 8221-3 (<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389034\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">travail dissimulé par dissimulation d’activité</a>) et L. 8221-5 (<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033024966\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié</a>) du code du travail. Le cas échéant (absence de déclaration de l’accident du travail ou absence de remise de la feuille d’accident du travail), <strong>la CPAM peut également prononcer la pénalité</strong> prévue par l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041398145/2020-01-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 114-17-1 du code de la Sécurité sociale</a>.</p></blockquote>",
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23948
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-
"text": "Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France.Le trafic de main d’œuvre étrangère consiste à introduire en France des travailleurs étrangers non ressortissants de l’Union européenne sans l’accord préalable de l’administration française ou à les aider à y séjourner.Il est également interdit à toute personne d’engager ou de conserver à son service un étranger dans une catégorie professionnelle, une profession ou une zone géographique autres que celles qui sont mentionnées, le cas échéant, sur le titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France. L’employeur est également tenu de s’assurer auprès des administrations territorialement compétentes de l’existence du titre autorisant l’étranger à exercer une activité salariée en France, sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi tenue par France Travail.Peuvent être sanctionnésLes employeurs - y compris les particuliers - ou leur délégué, mais aussi les bénéficiaires de la fraude s’ils en ont eu connaissance (passeurs, transporteurs, hébergeurs, intermédiaires…).Le salarié étranger employé sans titre de travail est assimilé, à compter de la date de son embauche, à un salarié régulièrement engagé au regard des obligations de l’employeur définies à l’article L. 8252-1 du code du travail En cas d’accident du travail, les CPAM recouvrent auprès de l’employeur de toute personne étrangère travaillant ou ayant travaillé pour le compte de celui-ci, sans satisfaire aux conditions de régularité de séjour et de travail en France définies par la réglementation, l’indu correspondant à la totalité des dépenses qu’elles supportent pour cette personne au titre de cet accident. Il en est de même lorsque la victime se trouvait en situation de travail dissimulé au sens des articles L. 8221-3 (travail dissimulé par dissimulation d’activité) et L. 8221-5 (travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié) du code du travail. Le cas échéant (absence de déclaration de l’accident du travail ou absence de remise de la feuille d’accident du travail), la CPAM peut également prononcer la pénalité prévue par l’article L. 114-17-1 du code de la Sécurité sociale.",
|
|
23949
|
-
"title": "L’emploi irrégulier de travailleurs étrangers et le trafic de main d’œuvre étrangère"
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23951
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23952
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"anchor": "La-fraude-aux-revenus-de-remplacement",
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23953
|
-
"description": "Elle est caractérisée par le fait de percevoir ou de tenter de percevoir indûment par des procédés illégaux un revenu de remplacement (allocation d’assurance chômage, allocations du régime de solidari",
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23954
|
-
"html": "<p>Elle est caractérisée par le fait de <strong>percevoir ou de tenter de percevoir indûment par des procédés illégaux un revenu de remplacement</strong> (allocation d’assurance chômage, allocations du régime de solidarité…).</p><p>Les sanctions à de ce délit sont à la fois <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000033813680/2017-09-01/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">pénales</a> et administratives (amende de 3 000 €).</p><p>En outre, la <strong>fraude aux allocations de chômage</strong> peut constituer, sous certaines conditions, le <strong>délit d’escroquerie</strong> prévu par le code pénal et sanctionné par un emprisonnement de <strong>5 ans et une amende de 375 000 €</strong>.</p><p>France Travail peut également <strong>réclamer le paiement des sommes indûment perçues</strong>.</p>",
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|
23955
|
-
"references": {},
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|
23956
|
-
"text": "Elle est caractérisée par le fait de percevoir ou de tenter de percevoir indûment par des procédés illégaux un revenu de remplacement (allocation d’assurance chômage, allocations du régime de solidarité…).Les sanctions à de ce délit sont à la fois pénales et administratives (amende de 3 000 €).En outre, la fraude aux allocations de chômage peut constituer, sous certaines conditions, le délit d’escroquerie prévu par le code pénal et sanctionné par un emprisonnement de 5 ans et une amende de 375 000 €.France Travail peut également réclamer le paiement des sommes indûment perçues.",
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|
23957
|
-
"title": "La fraude aux revenus de remplacement"
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"html": "<h4 class=\"spip\">Des sanctions pénales</h4><table class=\"table spip\"><thead><tr class=\"row_first\"><th id=\"id9caf_c0\"></th><th id=\"id9caf_c1\">Travail dissimulé</th><th id=\"id9caf_c2\">Prêt de main d’œuvre illicite et marchandage</th><th id=\"id9caf_c3\">Emploi irrégulier d’étrangers</th></tr></thead><tbody><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"id9caf_c0\">Personnes physiques</td><td headers=\"id9caf_c1\">Emprisonnement de 3 ans et amende de 45 000 €<p>En cas d’<strong>emploi dissimulé d’un mineur soumis à l’obligation scolaire</strong>, les peines encourues sont de <strong>cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende</strong>.</p><p>Lorsque les faits sont commis à l’égard de <strong>plusieurs personnes</strong> ou d’une personne dont la <strong>vulnérabilité</strong> ou l’<strong>état de dépendance</strong> sont <strong>apparents ou connus de l’auteur</strong>, les peines sont de <strong>5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende</strong>.</p><p>Le fait de <strong>méconnaître les interdictions définies</strong> aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006904815/2008-05-01\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° et 3° de l’article L. 8221-1</a> en commettant les faits en bande organisée est puni de <strong>dix ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende</strong>.</p><p>Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389057/2018-09-07\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8224-3 du code du travail</a></p></td><td headers=\"id9caf_c2\">Emprisonnement de <strong>2 ans</strong> et <strong>amende de 30 000 €</strong>.<p>Les peines sont portées à <strong>5 ans d’emprisonnement</strong> et à <strong>75 000 € d’amende</strong> :</p><p>1° Lorsque l’infraction est commise <strong>à l’égard de plusieurs personnes</strong> ;</p><p>2° Lorsque l’infraction est commise <strong>à l’égard d’une personne</strong> dont la <strong>vulnérabilité</strong> ou l’<strong>état de dépendance</strong> sont apparents ou connus de l’auteur.</p><p>Les peines sont portées à <strong>dix ans d’emprisonnement</strong> et à <strong>100 000 € d’amende</strong> lorsque l’infraction est commise en <strong>bande organisée</strong>.</p><p>Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031013816/2015-08-08\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8234-1 du code du travail (marchandage)</a> ou <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031013807/2015-08-08\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 8243-1 (prêt illicite de main d’œuvre)</a></p></td><td headers=\"id9caf_c3\">Emprisonnement de <strong>5 ans et amende de 15 000 €</strong> (par étranger) (1)<p>Les peines sont portées à <strong>10 ans d’emprisonnement</strong> et à <strong>100 000 € d’amende</strong> lorsque l’infraction est commise en <strong>bande organisée</strong>.</p><p>Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000031013825/2015-08-08/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8256-3 à L. 8256-5 du code du travail</a></p></td></tr><tr class=\"row_even even\"><td headers=\"id9caf_c0\">Personnes morales</td><td headers=\"id9caf_c1\"><strong>Amende de 225 000 €</strong></td><td headers=\"id9caf_c2\"><strong>Amende de 150 000 €</strong></td><td headers=\"id9caf_c3\"><strong>Amende de 75 000 €</strong></td></tr><tr class=\"row_odd odd\"><td headers=\"id9caf_c0\"></td><td headers=\"id9caf_c1\">Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236660/2014-07-12\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal</a> (2)</td><td headers=\"id9caf_c2\">Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236660/2014-07-12\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal</a> (2)</td><td headers=\"id9caf_c3\">Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236660/2014-07-12\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal</a> (2)</td></tr></tbody></table><p>(1) Cette sanction n’est pas applicable à l’employeur qui, sur la base d’un titre frauduleux ou présenté frauduleusement par un étranger salarié, a procédé sans intention de participer à la fraude et sans connaissance de celle-ci à la déclaration auprès des organismes de sécurité sociale prévue à l’article L. 1221-10 du code du travail, à la <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-vie-du-contrat-de-travail/article/les-obligations-de-l-employeur-lors-de-l-embauche\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">déclaration préalable à l’embauche DPAE</a>et à la vérification auprès des administrations territorialement compétentes du titre autorisant cet étranger à exercer une activité salariée en France.<br class=\"autobr\">(2) Le prononcé de la peine complémentaire de fermeture provisoire d’établissement mentionnée au 4° de l’article 131-39 du code pénal n’entraîne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement concerné.</p><blockquote class=\"spip\"><h4 class=\"spip\">Constat des infractions constitutives de travail illégal</h4><p> <br class=\"autobr\">Les <strong>infractions aux interdictions du travail illégal</strong> sont recherchées par les agents dont la liste est donnée à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033025138/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8271-1-2 du code du travail</a> : <strong>agents de contrôle de l’inspection du travail</strong>, <strong>officiers et agents de police judiciaire</strong>, <strong>agents des impôts et des douanes</strong>, <strong>agents agréés à cet effet</strong> et assermentés des organismes de sécurité sociale (dans les conditions fixées par l’arrêté du 5 mai 2014 cité en référence) et des caisses de mutualité sociale agricole, agents de France Travail chargés de la prévention des fraudes, agréés et assermentés à cet effet.… Ils interviennent dans les conditions précisées, notamment, par les <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006190004\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8271-2 à L. 8271-6-5 du code du travail</a>.</p><p>Au cours de leurs visites, ils peuvent <strong>obtenir communication de tout document comptable ou professionnel ou tout autre élément</strong> d’information propre à faciliter l’accomplissement de leur mission, selon les modalités prévues par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520854/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles D. 8113-2 à R. 8113-3-3 du code du travail</a>. Ils peuvent également en <strong>prendre copie immédiate, par tout moyen et sur tout support</strong>.</p></blockquote><h4 class=\"spip\">Des sanctions administratives : le refus et le remboursement des aides publiques</h4><p>Lorsque l’autorité compétente a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions constitutives de travail illégal, elle peut, eu égard à la gravité des faits constatés, à la nature des aides sollicitées et à l’avantage qu’elles procurent à l’employeur, <strong>refuser d’accorder, pendant une durée maximale de cinq ans, certaines des aides publiques</strong> en matière d’<strong>emploi</strong>, de <strong>formation professionnelle</strong> et de <strong>culture</strong> à la personne ayant fait l’objet de cette verbalisation.</p><p>L’autorité compétente est l’autorité gestionnaire des aides publiques ; sa décision intervient dans les conditions fixées <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000024886212/2020-12-30/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">par les articles D. 8272-3 et D. 8272-4</a> du code du travail.</p><p>Cette décision de refus n’exclut pas, par ailleurs, l’<strong>engagement de poursuites judiciaires</strong> pouvant conduire au prononcé de <strong>sanctions pénales</strong>.</p><p>L’autorité administrative peut également demander, eu égard aux critères mentionnés ci-dessus, le <strong>remboursement de tout ou partie des mêmes aides publiques octroyées au cours des douze mois</strong> précédant l’établissement du procès-verbal de constatation de l’infraction.</p><p>Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024886220/#LEGISCTA000024886220\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">D. 8272-5 et D. 8272-6</a>. Le fait de ne pas respecter cette décision administrative est puni d’un <strong>emprisonnement de deux mois</strong> et d’une <strong>amende de 3 750 €</strong>.</p><p>L’autorité compétente peut ainsi <strong>refuser d’accorder les aides publiques</strong>, ou <strong>demander leur remboursement</strong>, correspondant aux dispositifs prévus au titre :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-en-alternance-10751/apprentissage/contrat-apprentissage\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>contrats d’apprentissage</strong></a> ;</li><li> Des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi-et-insertion/parcours-emploi-competences/article/le-contrat-unique-d-insertion-cui-dispositions-generales\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>contrat unique d’insertion</strong></a> ;</li><li> De la <strong>prime à la création d’emploi</strong> en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion et à Saint-Pierre-et-Miquelon ;</li><li> Des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-en-alternance-10751/contrat-de-professionnalisation\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>contrats de professionnalisation</strong></a> ;</li><li> Des aides des collectivités territoriales et de leurs groupements prévues aux <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070633/LEGISCTA000006149212/#LEGISCTA000006149212\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 1511-1 à L. 1511-5 du code général des collectivités territoriales</a> (aides mises en œuvre par la Région) ;</li><li> Des <strong>aides et subventions de soutien</strong> à la création, à la production et à la diffusion du spectacle vivant et enregistré ;</li><li> De l’<strong>allocation</strong> d’<a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi-et-insertion/accompagnement-des-mutations-economiques/activite-partielle\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\"><strong>activité partielle</strong></a> prévue à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037994966/#:~:text=%2Dsoit%20%C3%A0%20la%20r%C3%A9duction%20de,activit%C3%A9%20partielle%20individuellement%20et%20alternativement.\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 5122-1 du code du travail</a>.</li></ul><blockquote class=\"spip\"><p>Si l’entreprise ou son responsable de droit ou de fait ont été <strong>verbalisés dans les 12 mois précédant la demande d’aide</strong>, l’autorité compétente peut décider de <strong>refuser l’aide sollicitée</strong>. Elle informe alors l’entreprise, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa réception par le destinataire, de son intention en lui précisant qu’elle peut présenter ses observations écrites dans un délai de 15 jours.</p></blockquote><h4 class=\"spip\">Des sanctions administratives : la fermeture administrative et l’exclusion de certains contrats administratifs</h4><p>Lorsque l’autorité administrative a connaissance d’un procès-verbal relevant une infraction prévue aux 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail) ou d’un rapport établi par l’un des agents de contrôle mentionnés à l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033025138/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8271-1-2 du code du travail</a> (inspecteurs et contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, etc.) constatant un manquement prévu aux mêmes 1° à 4°, elle peut, si la proportion de salariés concernés le justifie, eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés, <strong>ordonner par décision motivée la fermeture de l’établissement ayant servi à commettre l’infraction</strong>, à titre temporaire et pour une <strong>durée ne pouvant excéder 3 mois</strong>.</p><p>Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision de fermeture temporaire de l’établissement n’entraîne <strong>ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement</strong> ; elle est mise en œuvre dans les conditions précisées par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389027\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8272-2</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024886228/#LEGISCTA000024886228\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8272-7 à R. 8272-9 du code du travail</a></p><p>De même, lorsqu’elle a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions de travail illégal mentionnées ci-dessus, l’autorité administrative peut ordonner, par décision motivée prise à l’encontre de la personne ayant commis l’infraction, l’<strong>exclusion des contrats administratifs</strong> mentionnés aux articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour une <strong>durée ne pouvant excéder 6 mois</strong>.</p><p>Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236645\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8272-4</a> et <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024886228/#LEGISCTA000024886228\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8272-10 et R. 8272-11 du code du travail</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p>Le fait de ne pas respecter les décisions administratives mentionnées ci-dessus est puni d’un <strong>emprisonnement de deux mois</strong> et d’une <strong>amende de 3 750 €</strong>.</p></blockquote><h4 class=\"spip\">L’annulation de certaines mesures de réduction ou d’exonération de cotisations en cas de travail dissimulé</h4><p>Le <strong>bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération</strong>, totale ou partielle, <strong>de cotisations de sécurité sociale</strong> ou <strong>de contributions dues aux organismes de sécurité sociale</strong> ou <strong>de cotisations ou contributions</strong> prise en compte pour le calcul de réduction <a href=\"http://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/beneficier-dune-exoneration/exonerations-generales/la-reduction-generale.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">générale des cotisations patronales</a> est <strong>supprimé en cas de constat des infractions</strong> mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8221-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail).</p><p>Lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006190004/2020-12-30/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail</a>, l’organisme de recouvrement (en règle générale, l’Urssaf dont relève l’employeur) procède, dans la limite de la prescription applicable en matière de travail dissimulé (c’est-à-dire 5 ans), à l’<strong>annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions</strong> mentionnées ci-dessus.</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Cette annulation est mise en œuvre dans les conditions fixées par l’<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042684074\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale</a>.<br class=\"autobr\">Par dérogation toutefois, <strong>sauf lorsque les faits concernent un mineur</strong> soumis à l’obligation scolaire ou une <strong>personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents</strong> ou connus de l’auteur des faits, ou quand les faits de travail dissimulé sont <strong>commis en bande organisée</strong>, lorsque la dissimulation d’activité ou de salarié résulte uniquement de la requalification de prestations de services fournies à un donneur d’ordre en contrat de travail ou qu’elle représente une proportion limitée de l’activité ou des salariés régulièrement déclarés, l’annulation des réductions et exonérations de cotisations de sécurité sociale ou de contributions est partielle. Cette disposition est mise en œuvre dans les limites prévues par l’article <a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039222519\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 133-8 du code de la sécurité sociale.</a></li><li> Les réductions ou exonérations des cotisations ou contributions dont le donneur d’ordre a bénéficié au titre des rémunérations versées à ses salariés <strong>peuvent également faire l’objet d’une mesure d’annulation</strong> (qui peut n’être que partielle) dans les conditions et limites fixées par l’<a href=\"http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041395994\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 133-4-5 du code de la Sécurité sociale</a>.</li></ul></blockquote><h4 class=\"spip\">Le régime des sanctions administratives en cas d’emploi d’un étranger sans titre de travail</h4><p>Au terme de l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033811513/2017-09-01#:~:text=8251%2D1%20acquitte%2C%20pour%20chaque,3231%2D12.\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8253-1 du code du travail</a>, l’employeur qui aura occupé un travailleur étranger sans titre de travail est tenu d’acquitter, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales.</p><p>Le montant de cette contribution spéciale à <strong>5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l’infraction</strong>, du minimum garanti (MG) ; ce taux est fixé à à <strong>4,15 €</strong> à compter du 1<sup>er</sup> janvier 2024 (ce minimum garanti était fixé à 4,10 du 1<sup>er</sup> mai 2023 au 31 décembre 2023).</p><p>Ce montant est <strong>réduit à 2 000 fois le taux horaire du MG</strong> dans l’un ou l’autre des cas suivants :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Lorsque le procès-verbal d’infraction <strong>ne mentionne pas d’autre infraction commise à l’occasion de l’emploi du salarié étranger</strong> en cause que celle relative à l’absence de titre de travail ;</li><li> En cas de <strong>paiement spontané par l’employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger sans titre</strong>, dans les conditions prévues par les articles <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000033333135/2016-11-01/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8252-6 et R. 8252-7 du code du travail</a></li></ol><p>Dans l’hypothèse mentionnée au 2° ci-dessus, le montant de la contribution spéciale est <strong>réduit à 1 000 fois le taux horaire du MG lorsque le procès-verbal d’infraction ne mentionne l’emploi que d’un seul étranger sans titre</strong> l’autorisant à exercer une activité salariée en France.</p><p>Le montant de cette contribution spéciale est porté à <strong>15 000 fois le taux horaire du MG</strong> lorsqu’une méconnaissance de la réglementation applicable a donné lieu à l’application de la contribution spéciale à l’encontre de l’employeur au cours de la période de 5 années précédant la constatation de l’infraction.</p><blockquote class=\"spip\"><p>L’employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier doit <strong>acquitter une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l’étranger dans son pays d’origine</strong>, qui s’ajoute à la contribution spéciale mentionnée ci-dessus. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales. L’OFII est chargé de constater et de fixer le montant de cette contribution.</p><p>À cet effet, il peut avoir <strong>accès aux traitements automatisés des titres de séjour des étrangers</strong> dans les conditions définies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.</p><p>Le montant de cette contribution est fixé par les deux arrêtés du 5 décembre 2006, <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000790703\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">le premier</a> s’appliquant au cas général, <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000241711\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">le second</a> au réacheminement des étrangers dans leur pays d’origine, à partir de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion.</p></blockquote>",
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|
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|
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24124
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"text": "Des sanctions pénales Travail dissimuléPrêt de main d’œuvre illicite et marchandageEmploi irrégulier d’étrangers Personnes physiques Emprisonnement de 3 ans et amende de 45 000 € En cas d’emploi dissimulé d’un mineur soumis à l’obligation scolaire, les peines encourues sont de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Lorsque les faits sont commis à l’égard de plusieurs personnes ou d’une personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur, les peines sont de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Le fait de méconnaître les interdictions définies aux 1° et 3° de l’article L. 8221-1 en commettant les faits en bande organisée est puni de dix ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’article L. 8224-3 du code du travail Emprisonnement de 2 ans et amende de 30 000 €. Les peines sont portées à 5 ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende : 1° Lorsque l’infraction est commise à l’égard de plusieurs personnes ; 2° Lorsque l’infraction est commise à l’égard d’une personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur. Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque l’infraction est commise en bande organisée. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées à l’article L. 8234-1 du code du travail (marchandage) ou L. 8243-1 (prêt illicite de main d’œuvre) Emprisonnement de 5 ans et amende de 15 000 € (par étranger) (1) Les peines sont portées à 10 ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque l’infraction est commise en bande organisée. Et, le cas échéant, les peines complémentaires mentionnées aux articles L. 8256-3 à L. 8256-5 du code du travail Personnes morales Amende de 225 000 € Amende de 150 000 € Amende de 75 000 € Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) Et, le cas échéant, les peines mentionnées aux 1° à 5°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal (2) (1) Cette sanction n’est pas applicable à l’employeur qui, sur la base d’un titre frauduleux ou présenté frauduleusement par un étranger salarié, a procédé sans intention de participer à la fraude et sans connaissance de celle-ci à la déclaration auprès des organismes de sécurité sociale prévue à l’article L. 1221-10 du code du travail, à la déclaration préalable à l’embauche DPAEet à la vérification auprès des administrations territorialement compétentes du titre autorisant cet étranger à exercer une activité salariée en France. (2) Le prononcé de la peine complémentaire de fermeture provisoire d’établissement mentionnée au 4° de l’article 131-39 du code pénal n’entraîne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement concerné.Constat des infractions constitutives de travail illégal Les infractions aux interdictions du travail illégal sont recherchées par les agents dont la liste est donnée à l’article L. 8271-1-2 du code du travail : agents de contrôle de l’inspection du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts et des douanes, agents agréés à cet effet et assermentés des organismes de sécurité sociale (dans les conditions fixées par l’arrêté du 5 mai 2014 cité en référence) et des caisses de mutualité sociale agricole, agents de France Travail chargés de la prévention des fraudes, agréés et assermentés à cet effet.… Ils interviennent dans les conditions précisées, notamment, par les articles L. 8271-2 à L. 8271-6-5 du code du travail. Au cours de leurs visites, ils peuvent obtenir communication de tout document comptable ou professionnel ou tout autre élément d’information propre à faciliter l’accomplissement de leur mission, selon les modalités prévues par les articles D. 8113-2 à R. 8113-3-3 du code du travail. Ils peuvent également en prendre copie immédiate, par tout moyen et sur tout support. Des sanctions administratives : le refus et le remboursement des aides publiquesLorsque l’autorité compétente a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions constitutives de travail illégal, elle peut, eu égard à la gravité des faits constatés, à la nature des aides sollicitées et à l’avantage qu’elles procurent à l’employeur, refuser d’accorder, pendant une durée maximale de cinq ans, certaines des aides publiques en matière d’emploi, de formation professionnelle et de culture à la personne ayant fait l’objet de cette verbalisation.L’autorité compétente est l’autorité gestionnaire des aides publiques ; sa décision intervient dans les conditions fixées par les articles D. 8272-3 et D. 8272-4 du code du travail.Cette décision de refus n’exclut pas, par ailleurs, l’engagement de poursuites judiciaires pouvant conduire au prononcé de sanctions pénales.L’autorité administrative peut également demander, eu égard aux critères mentionnés ci-dessus, le remboursement de tout ou partie des mêmes aides publiques octroyées au cours des douze mois précédant l’établissement du procès-verbal de constatation de l’infraction.Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles D. 8272-5 et D. 8272-6. Le fait de ne pas respecter cette décision administrative est puni d’un emprisonnement de deux mois et d’une amende de 3 750 €.L’autorité compétente peut ainsi refuser d’accorder les aides publiques, ou demander leur remboursement, correspondant aux dispositifs prévus au titre : Des contrats d’apprentissage ; Des contrat unique d’insertion ; De la prime à la création d’emploi en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion et à Saint-Pierre-et-Miquelon ; Des contrats de professionnalisation ; Des aides des collectivités territoriales et de leurs groupements prévues aux articles L. 1511-1 à L. 1511-5 du code général des collectivités territoriales (aides mises en œuvre par la Région) ; Des aides et subventions de soutien à la création, à la production et à la diffusion du spectacle vivant et enregistré ; De l’allocation d’activité partielle prévue à l’article L. 5122-1 du code du travail. Si l’entreprise ou son responsable de droit ou de fait ont été verbalisés dans les 12 mois précédant la demande d’aide, l’autorité compétente peut décider de refuser l’aide sollicitée. Elle informe alors l’entreprise, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa réception par le destinataire, de son intention en lui précisant qu’elle peut présenter ses observations écrites dans un délai de 15 jours. Des sanctions administratives : la fermeture administrative et l’exclusion de certains contrats administratifsLorsque l’autorité administrative a connaissance d’un procès-verbal relevant une infraction prévue aux 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail) ou d’un rapport établi par l’un des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-1-2 du code du travail (inspecteurs et contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, etc.) constatant un manquement prévu aux mêmes 1° à 4°, elle peut, si la proportion de salariés concernés le justifie, eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés, ordonner par décision motivée la fermeture de l’établissement ayant servi à commettre l’infraction, à titre temporaire et pour une durée ne pouvant excéder 3 mois.Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision de fermeture temporaire de l’établissement n’entraîne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun préjudice pécuniaire à l’encontre des salariés de l’établissement ; elle est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles L. 8272-2 et R. 8272-7 à R. 8272-9 du code du travailDe même, lorsqu’elle a connaissance d’un procès-verbal relevant une des infractions de travail illégal mentionnées ci-dessus, l’autorité administrative peut ordonner, par décision motivée prise à l’encontre de la personne ayant commis l’infraction, l’exclusion des contrats administratifs mentionnés aux articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour une durée ne pouvant excéder 6 mois.Elle en avise sans délai le procureur de la République. Cette décision est mise en œuvre dans les conditions précisées par les articles L. 8272-4 et R. 8272-10 et R. 8272-11 du code du travail. Le fait de ne pas respecter les décisions administratives mentionnées ci-dessus est puni d’un emprisonnement de deux mois et d’une amende de 3 750 €. L’annulation de certaines mesures de réduction ou d’exonération de cotisations en cas de travail dissimuléLe bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale ou de contributions dues aux organismes de sécurité sociale ou de cotisations ou contributions prise en compte pour le calcul de réduction générale des cotisations patronales est supprimé en cas de constat des infractions mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8221-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre, emploi d’étranger sans titre de travail).Lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail, l’organisme de recouvrement (en règle générale, l’Urssaf dont relève l’employeur) procède, dans la limite de la prescription applicable en matière de travail dissimulé (c’est-à-dire 5 ans), à l’annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions mentionnées ci-dessus. Cette annulation est mise en œuvre dans les conditions fixées par l’article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale. Par dérogation toutefois, sauf lorsque les faits concernent un mineur soumis à l’obligation scolaire ou une personne dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur des faits, ou quand les faits de travail dissimulé sont commis en bande organisée, lorsque la dissimulation d’activité ou de salarié résulte uniquement de la requalification de prestations de services fournies à un donneur d’ordre en contrat de travail ou qu’elle représente une proportion limitée de l’activité ou des salariés régulièrement déclarés, l’annulation des réductions et exonérations de cotisations de sécurité sociale ou de contributions est partielle. Cette disposition est mise en œuvre dans les limites prévues par l’article R. 133-8 du code de la sécurité sociale. Les réductions ou exonérations des cotisations ou contributions dont le donneur d’ordre a bénéficié au titre des rémunérations versées à ses salariés peuvent également faire l’objet d’une mesure d’annulation (qui peut n’être que partielle) dans les conditions et limites fixées par l’article L. 133-4-5 du code de la Sécurité sociale. Le régime des sanctions administratives en cas d’emploi d’un étranger sans titre de travailAu terme de l’article L. 8253-1 du code du travail, l’employeur qui aura occupé un travailleur étranger sans titre de travail est tenu d’acquitter, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales.Le montant de cette contribution spéciale à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l’infraction, du minimum garanti (MG) ; ce taux est fixé à à 4,15 € à compter du 1er janvier 2024 (ce minimum garanti était fixé à 4,10 du 1er mai 2023 au 31 décembre 2023).Ce montant est réduit à 2 000 fois le taux horaire du MG dans l’un ou l’autre des cas suivants : Lorsque le procès-verbal d’infraction ne mentionne pas d’autre infraction commise à l’occasion de l’emploi du salarié étranger en cause que celle relative à l’absence de titre de travail ; En cas de paiement spontané par l’employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger sans titre, dans les conditions prévues par les articles R. 8252-6 et R. 8252-7 du code du travailDans l’hypothèse mentionnée au 2° ci-dessus, le montant de la contribution spéciale est réduit à 1 000 fois le taux horaire du MG lorsque le procès-verbal d’infraction ne mentionne l’emploi que d’un seul étranger sans titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France.Le montant de cette contribution spéciale est porté à 15 000 fois le taux horaire du MG lorsqu’une méconnaissance de la réglementation applicable a donné lieu à l’application de la contribution spéciale à l’encontre de l’employeur au cours de la période de 5 années précédant la constatation de l’infraction. L’employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier doit acquitter une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l’étranger dans son pays d’origine, qui s’ajoute à la contribution spéciale mentionnée ci-dessus. Le paiement de cette contribution est sans préjudice des poursuites pénales. L’OFII est chargé de constater et de fixer le montant de cette contribution. À cet effet, il peut avoir accès aux traitements automatisés des titres de séjour des étrangers dans les conditions définies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Le montant de cette contribution est fixé par les deux arrêtés du 5 décembre 2006, le premier s’appliquant au cas général, le second au réacheminement des étrangers dans leur pays d’origine, à partir de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion.",
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24276
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"title": "Les sanctions"
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24278
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"anchor": "Les-droits-du-salarie",
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24280
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"description": "Travail dissimuléLors de la rupture de la relation de travail, le salarié dont l’employeur a dissimulé l’emploi a droit à une indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire (art. L. 8223-1 du code du",
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24281
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"html": "<h4 class=\"spip\">Travail dissimulé</h4><p>Lors de la rupture de la relation de travail, le salarié dont l’employeur a dissimulé l’emploi a droit à une <strong>indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire</strong> (<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236635\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">art. L. 8223-1 du code du travail</a>) ; cette indemnité forfaitaire est due quel que soit le mode de rupture de la relation de travail (licenciement, démission, rupture du CDD arrivé à son terme…).</p><blockquote class=\"spip\"><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Les dispositions de l’article L. 8223-1 du code du travail <strong>ne font pas obstacle au cumul de l’indemnité forfaitaire qu’elles prévoient avec les indemnités</strong> de toute nature auxquelles le salarié a droit en cas de rupture de la relation de travail : indemnité pour <strong>violation de l’ordre des licenciements</strong>, indemnité pour <strong>licenciement sans cause réelle et sérieuse</strong>, indemnité <strong>compensatrice de préavis</strong>, indemnité de <strong>congés payés</strong>, indemnité pour <strong>non-respect de la procédure de licenciement</strong>, indemnité de <strong>requalification d’un CDD en CDI</strong>, <i>etc</i>.</li><li><a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000027052467\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">Dans un arrêt rendu le 6 février 2013</a>, auquel on se reportera, la Cour de cassation a considéré qu’au regard de la nature de sanction civile de l’indemnité forfaitaire mentionnée ci-dessus, <strong>le cumul de cette indemnité forfaitaire était également possible avec l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement</strong>.</li><li> Les <strong>organisations syndicales</strong> représentatives peuvent <strong>exercer en justice toutes les actions résultant de l’application des dispositions</strong> du code du travail relatives à la lutte contre le travail dissimulé, en faveur d’un salarié, sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Il suffit que celui-ci ait été informé par tout moyen conférant date certaine et ne s’y soit pas opposé dans un délai de 15 jours à compter de la date de réception de l’information. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment. Les règles applicables sont fixées par l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031356471\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article D. 8223-4 du code du travail</a>.<br class=\"autobr\">Des dispositions similaires sont prévues en cas de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000030422298\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">marchandage,</a> de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000031356460\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">prêt illicite de main d’œuvre</a> et d’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000030421234\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">emploi d’étrangers sans titre de travail</a>.</li></ul></blockquote><h4 class=\"spip\">Emploi d’étranger non autorisé à travailler</h4><p>Lorsque l’un des agents mentionnés à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033025138/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 8271-1-2 du code du travail</a> (agents de contrôle du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts ou des douanes, etc.) constate qu’un travailleur étranger est occupé sans être en possession d’un titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France, il lui remet un document l’informant de ses droits dont le contenu est défini à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033333147\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article R. 8252-2 du code du travail</a>.</p><p>Ce document est rédigé dans les langues suivantes : anglais, arabe (littéral), chinois (mandarin), espagnol, portugais, russe.</p><blockquote class=\"spip\"><p>Lorsqu’un des agents mentionnés ci-dessus a relevé une infraction à l’emploi d’étranger non autorisé à travailler, <strong>il en informe sans délai l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII)</strong>, en précisant l’identité du contrevenant, du ou des salariés concernés ainsi que tout élément relatif à la mise en œuvre des dispositions de l’<a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032171278#:~:text=Le%20salari%C3%A9%20peut%20apporter%20par,1234%2D9%2C%20L.\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">article L. 8252-2 du code du travail</a> (voir ci-dessous).</p><p>Le préfet du département et, à Paris, le préfet de police tiennent l’office informé des mesures prises à l’égard du salarié concerné. Ce dernier informe l’OFII de sa situation au regard du règlement des sommes auxquelles il a droit en application des dispositions précitées.</p></blockquote><p>Le salarié étranger a droit au titre de la période d’emploi illicite (article L. 8252-2 du code du travail) :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li> Au <strong>paiement du salaire et des accessoires de celui-ci</strong>, conformément aux dispositions légales , conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée. À défaut de preuve contraire, <strong>les sommes dues au salarié correspondent à une relation de travail présumée</strong> d’une durée de trois mois. Le salarié peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectué ;</li><li> En cas de <strong>rupture de la relation de travail</strong>, à une <strong>indemnité forfaitaire égale à 3 mois</strong> de salaire, à moins que l’application des règles figurant aux articles L. 1234-5 (indemnité compensatrice de préavis), L. 1234-9 (indemnité légale de licenciement), L. 1243-4 (indemnité due au salarié en cas de rupture anticipée du CDD à l’initiative de l’employeur),et L. 1243-8 (indemnité de précarité due à la fin d’un CDD) du code du travail, ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable. Le conseil de prud’hommes saisi peut ordonner par provision le versement de cette indemnité forfaitaire ;</li><li> Le cas échéant, à la <strong>prise en charge par l’employeur de tous les frais d’envoi des rémunérations impayées</strong> vers le pays dans lequel il est parti volontairement ou a été reconduit.</li></ul><p>Lorsque l’étranger non autorisé à travailler a été employé dans le cadre d’un travail dissimulé, il bénéficie soit des dispositions de <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029236635\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article L. 8223-1 du code du travail</a>, soit des dispositions mentionnées ci-dessus si celles-ci lui sont plus favorables.</p><blockquote class=\"spip\"><p>Les dispositions mentionnées ci-dessus <strong>ne font pas obstacle au droit du salarié</strong> de demander en justice une indemnisation supplémentaire s’il est en mesure d’établir l’existence d’un préjudice non réparé au titre de ces dispositions.</p></blockquote><p>Les règles relatives au paiement des créances salariales et indemnitaires dues au salarié étranger sans titre par l’employeur figurent aux articles <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000024885976/#LEGISCTA000033333176\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">R. 8252-6 à 8252-13 du code du travail</a></p>",
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"text": "Travail dissimuléLors de la rupture de la relation de travail, le salarié dont l’employeur a dissimulé l’emploi a droit à une indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire (art. L. 8223-1 du code du travail) ; cette indemnité forfaitaire est due quel que soit le mode de rupture de la relation de travail (licenciement, démission, rupture du CDD arrivé à son terme…). Les dispositions de l’article L. 8223-1 du code du travail ne font pas obstacle au cumul de l’indemnité forfaitaire qu’elles prévoient avec les indemnités de toute nature auxquelles le salarié a droit en cas de rupture de la relation de travail : indemnité pour violation de l’ordre des licenciements, indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, indemnité compensatrice de préavis, indemnité de congés payés, indemnité pour non-respect de la procédure de licenciement, indemnité de requalification d’un CDD en CDI, etc. Dans un arrêt rendu le 6 février 2013, auquel on se reportera, la Cour de cassation a considéré qu’au regard de la nature de sanction civile de l’indemnité forfaitaire mentionnée ci-dessus, le cumul de cette indemnité forfaitaire était également possible avec l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement. Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes les actions résultant de l’application des dispositions du code du travail relatives à la lutte contre le travail dissimulé, en faveur d’un salarié, sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé. Il suffit que celui-ci ait été informé par tout moyen conférant date certaine et ne s’y soit pas opposé dans un délai de 15 jours à compter de la date de réception de l’information. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment. Les règles applicables sont fixées par l’article D. 8223-4 du code du travail. Des dispositions similaires sont prévues en cas de marchandage, de prêt illicite de main d’œuvre et d’emploi d’étrangers sans titre de travail. Emploi d’étranger non autorisé à travaillerLorsque l’un des agents mentionnés à l’article l’article L. 8271-1-2 du code du travail (agents de contrôle du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts ou des douanes, etc.) constate qu’un travailleur étranger est occupé sans être en possession d’un titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France, il lui remet un document l’informant de ses droits dont le contenu est défini à l’article R. 8252-2 du code du travail.Ce document est rédigé dans les langues suivantes : anglais, arabe (littéral), chinois (mandarin), espagnol, portugais, russe. Lorsqu’un des agents mentionnés ci-dessus a relevé une infraction à l’emploi d’étranger non autorisé à travailler, il en informe sans délai l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), en précisant l’identité du contrevenant, du ou des salariés concernés ainsi que tout élément relatif à la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 8252-2 du code du travail (voir ci-dessous). Le préfet du département et, à Paris, le préfet de police tiennent l’office informé des mesures prises à l’égard du salarié concerné. Ce dernier informe l’OFII de sa situation au regard du règlement des sommes auxquelles il a droit en application des dispositions précitées. Le salarié étranger a droit au titre de la période d’emploi illicite (article L. 8252-2 du code du travail) : Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci, conformément aux dispositions légales , conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée. À défaut de preuve contraire, les sommes dues au salarié correspondent à une relation de travail présumée d’une durée de trois mois. Le salarié peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectué ; En cas de rupture de la relation de travail, à une indemnité forfaitaire égale à 3 mois de salaire, à moins que l’application des règles figurant aux articles L. 1234-5 (indemnité compensatrice de préavis), L. 1234-9 (indemnité légale de licenciement), L. 1243-4 (indemnité due au salarié en cas de rupture anticipée du CDD à l’initiative de l’employeur),et L. 1243-8 (indemnité de précarité due à la fin d’un CDD) du code du travail, ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable. Le conseil de prud’hommes saisi peut ordonner par provision le versement de cette indemnité forfaitaire ; Le cas échéant, à la prise en charge par l’employeur de tous les frais d’envoi des rémunérations impayées vers le pays dans lequel il est parti volontairement ou a été reconduit.Lorsque l’étranger non autorisé à travailler a été employé dans le cadre d’un travail dissimulé, il bénéficie soit des dispositions de l’article L. 8223-1 du code du travail, soit des dispositions mentionnées ci-dessus si celles-ci lui sont plus favorables. Les dispositions mentionnées ci-dessus ne font pas obstacle au droit du salarié de demander en justice une indemnisation supplémentaire s’il est en mesure d’établir l’existence d’un préjudice non réparé au titre de ces dispositions. Les règles relatives au paiement des créances salariales et indemnitaires dues au salarié étranger sans titre par l’employeur figurent aux articles R. 8252-6 à 8252-13 du code du travail",
|
|
24386
|
-
"title": "
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|
24174
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+
"text": "Les sanctions pénales et les sanctions administratives Infraction Sanctions pénalesSanctions administratives Marchandage art. L. 8231-1 Prêt illicite de main-d’œuvre art. L. 8241-1 art. L. 8234-1 et L. 8243-1 Peines principales pour les personnes physiques – Deux ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € si délit commis en bande organisée – dix ans d’emprisonnement – amende de 100 000 € art. L. 8234-1 et L. 8243-1 Peines complémentaires pour les personnes physiques – interdiction de sous-traiter de la main-d’œuvre pendant deux à dix ans – affichage, diffusion du jugement (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) art. L. 8234-2 et L. 8243-2 Peine principale pour les personnes morales – amende de 150 000 € Peines complémentaires pour les personnes morales – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – dissolution – fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – interdiction d’exercer l’activité – placement sous surveillance judiciaire – confiscation des outils, machines, véhicules et produits – interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus art. L. 8272-1 – Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus – Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente art. L. 8272-2 – Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. art. L. 8272-4 – Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus Travail dissimulé (Exercice, recours, publicité) art. L. 8221-1, L. 8221-3, L. 8221-5 art. L. 8224-1 Peines principales pour les personnes physiques – 3 ans d’emprisonnement – amende de 45 000 € art. L. 8224-2 la victime est un mineur soumis à l’obligation scolaire, une personne vulnérable ou dépendante ou pluralité de victimes – cinq ans d’emprisonnement – amende de 75 000 € si délit commis en bande organisée – dix ans d’emprisonnement – amende de 100 000 € art. L. 8224-3 Peines complémentaires pour les personnes physiques – affichage et diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – confiscation des outils, machines, véhicules utilisés ou stockés, des biens, ainsi que tout produit direct ou indirect du travail dissimulé et appartenant au condamné – interdiction d’exercer directement ou indirectement l’activité professionnelle – exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus – interdiction des droits civiques, civils et de famille – interdiction du territoire français pendant cinq ans au plus art. L. 8224-5 Peine principale pour les personnes morales – amende de 225 000 € art. L. 8224-5 Peines complémentaires pour les personnes morales – dissolution si la personne morale a été créée pour commettre les faits – interdiction d’exercer l’activité – placement sous surveillance judiciaire – fermeture de l’établissement, définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – exclusion des marchés publics définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – confiscation de la chose qui a servi ou devait servir à commettre l’infraction ou qui en est le produit – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus art. L. 8272-1 – Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus – Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente art. L. 8272-2 – Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. – Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise. art. L. 8272-4 – Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus Emploi d’un étranger sans titre de travail (Exercice, recours) art. L. 8251-1 art. L. 8251-2 art. L. 8256-2 Peines principales pour les personnes physiques – cinq ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € (par étranger concerné) si délit commis en bande organisée – dix ans d’emprisonnement – amende de 200 000 € (par étranger concerné) art. L. 8256-3, L. 8256-4, L. 8256-5, L. 8256-6 Peines complémentaires pour les personnes physiques – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – confiscation des outils, machines, véhicules et produits – interdiction d’exercer l’activité professionnelle pendant cinq ans au plus – exclusion des marchés publics pendant cinq ans au plus – interdiction des droits civiques, civils et de famille – interdiction du territoire français pendant 5 ans au plus Peine principale pour les personnes morales – amende de 150 000 € (par étranger concerné) art. L. 8256-7 et L. 8256-8 Peines complémentaires pour les personnes morales – affichage, diffusion (le cas échéant sur le site internet du ministère du travail) – fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au plus – exclusion des marchés publics, définitive ou pour une durée de 5 ans au plus – dissolution – interdiction d’exercer l’activité – placement sous surveillance judiciaire – confiscation des outils, machines, véhicules et produits – interdiction de toute aide publique pour une durée de cinq ans au plus art. L. 8272-1 – Refus des aides publiques à l’emploi et à la formation professionnelle aux personnes physiques et morales pour une durée de cinq ans au plus – Remboursement des aides versées au cours de l’année précédente art. L. 8272-2 – Fermeture temporaire d’un établissement avec, le cas échéant, la saisie conservatoire du matériel professionnel, pour une durée de trois mois au plus. – Pour les activités exercées hors d’un établissement de l’entreprise (chantier de BTP ou de travaux agricoles, mise à disposition de main-d’œuvre, prestation extérieure, prestation de services internationale, etc.), cette fermeture prend la forme d’un arrêt temporaire d’activité de l’entreprise. art. L. 8272-4 – Exclusion temporaire des contrats administratifs pour une durée de six mois au plus art. L. 8253-1 – Paiement d’une amende administrative au ministre chargé de l’immigration. Amende administrative dont le montant maximum est équivalent à 5 000 fois le taux du minimum garanti Cumul d’emplois irrégulier par des salariés de droit privé art. L. 8261-1 Interdiction de recourir aux services d’une personne qui cumule irrégulièrement des emplois art. L. 8261-2 art. R. 8262-1 Contravention : amende de 1 500 € Récidive : amende de 3 000 € art. R. 8262-2 Contravention : amende de 1 500 € Récidive : amende de 3 000 € Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux travailleurs privés d’emploi) (pour celui qui bénéficie ou tente de bénéficier de l’allocation et pour celui qui fait obtenir ou tente de faire obtenir frauduleusement l’allocation) art. L. 5429-1 Fraude aux revenus de remplacement (allocations d’aide aux salariés placés en activité partielle / aides aux actions de reclassement et de reconversion professionnel) art. L. 5124-1 art. L. 5122-1 art. L. 5123-1 Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie Art. 441-6 du code pénal – deux ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € Sauf constitution éventuelle du délit d’escroquerie Art. 441-6 du code pénal – deux ans d’emprisonnement – amende de 30 000 € art. L. 5426-5 Pénalité administrative versée à pôle emploi : 3 000 € Conformément à l’article L. 8272-5 du code du travail, l’entreprise sanctionnée encourt deux mois d’emprisonnement et une amende de 3 750 euros si elle ne respecte pas les décisions administratives relatives au remboursement des aides publiques, à la fermeture temporaire de l’établissement ou à l’exclusion temporaire des contrats administratifs. Une sanction civile est également prévue par l’article L. 133-4-2 du code de la sécurité sociale En cas de constat des infractions mentionnées au 1° à 4° de l’article L. 8211-1 du code du travail (travail dissimulé, marchandage, prêt illicite de main-d’œuvre et emploi d’étranger sans titre de travail) le bénéfice de toute mesure de réduction ou d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale ou de contributions dues aux organismes de sécurité sociale ou de cotisations ou contributions prise en compte pour le calcul de réduction générale des cotisations patronales, est supprimé. En effet, lorsque l’infraction est constatée par procès-verbal, dans les conditions précisées par les articles L. 8271-1 à L. 8271-19 du code du travail, l’organisme de recouvrement (l’URSSAF, la MSA ou la CGSS) dont relève l’employeur procède, dans la limite de la prescription applicable de cinq ans en matière de travail dissimulé, à l’annulation des réductions ou exonérations des cotisations ou contributions mentionnées ci-dessus. Des sanctions pénales sont également prévues pour des délits connexes aux infractions de travail illégal Abus de vulnérabilité : cinq ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende Article 225-13 du code pénal : fourniture d’un travail ou d’un service non ou insuffisamment rétribué Article 225-14 du code pénal : soumission à des conditions de travail ou d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine Aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger : cinq ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende (article L. 823-1 du CESEDA) Escroquerie : sept ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende lorsque l’escroquerie est réalisée au préjudice d’une personne publique, d’un organisme de protection sociale ou d’un organisme chargé d’une mission de service public, pour l’obtention d’une allocation, d’une prestation, d’un paiement ou d’un avantage indu (articles 313-1 à 313-3 du code pénal)",
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24175
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"title": "Le travail illégal"
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"title": "Les sanctions
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"url": "https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-
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"title": "Les sanctions relatives au travail illégal et aux infractions connexes",
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"url": "https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes"
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"date": "25/07/2023",
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"anchor": "Qu-est-ce-que-la-declaration-prealable-a-l-embauche",
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24548
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"description": "L’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’après déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet (Urssaf ou MSA pour les salariés a",
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24549
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"html": "<p>L’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’après <strong>déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet</strong> (Urssaf ou MSA pour les salariés agricoles), et ce, quelles que soient la durée et la nature du contrat de travail envisagé. Cette formalité doit également être observée à l’occasion de l’embauche d’un jeune de moins de 16 ans pendant les vacances scolaires, cette embauche étant, en outre, soumise à des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/mesures-jeunes/article/job-d-ete-formalites-et-obligations\">dispositions spécifiques</a>.</p><p><strong>À défaut de déclaration</strong>, l’employeur encourt diverses sanctions, notamment pénales et <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-liees-au-travail-illegal\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">administratives pour dissimulation d’emploi salarié</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Recours au titre emploi-service entreprise, au chèque-emploi associatif ou au chèque emploi-service universel</strong><br class=\"autobr\">Les employeurs qui ont recours au <a href=\"https://www.letese.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service (TESE)</a> ou au <a href=\"https://www.cea.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">chèque emploi associatif (CEA)</a>, dans les conditions fixées par la réglementation, sont réputés satisfaire à l’ensemble des formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leurs salariés, notamment la déclaration préalable à l’embauche. Pour faciliter les formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leur salarié, les particuliers employeurs peuvent avoir recours au dispositif du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">CESU</a>.</p></blockquote><p><strong>La déclaration préalable à l’embauche</strong> comporte les mentions suivantes :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Dénomination sociale ou nom et prénoms de l’employeur</strong>, code APE, adresse de l’employeur, numéro du système d’identification du répertoire des entreprises et de leurs établissements ainsi que le service de santé au travail dont l’employeur dépend s’il relève du régime général de sécurité sociale ;</li><li><strong>Nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance du salarié</strong> ainsi que son numéro national d’identification s’il est déjà immatriculé à la <strong>sécurité sociale</strong> ;</li><li><strong>Date et heure d’embauche</strong> ;</li><li><strong>Nature, durée du contrat ainsi que durée de la période d’essai</strong> éventuelle pour les contrats à durée indéterminée et les contrats à durée déterminée dont le terme ou la durée minimale excède six mois ;</li><li><strong>Lorsqu’il s’agit de l’embauche d’un salarié agricole</strong>, les données nécessaires au calcul par les caisses de MSA des cotisations dues pour l’emploi de salariés agricoles, à l’affiliation de ces mêmes salariés aux institutions mentionnées à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a> et à l’organisation de la visite d’information et de prévention ou de l’examen médical d’aptitude à l’embauche prévus aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du même code.</li></ol><p><strong>Au moyen de cette déclaration</strong>, l’employeur accomplit les déclarations et demandes suivantes :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>L’immatriculation de l’employeur au régime général de la sécurité sociale</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévue à l’article R. 243-2 du code de la sécurité sociale ;</li><li><strong>L’immatriculation du salarié à la CPAM</strong> prévue à l’article R. 312-4 du code de la sécurité sociale ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, à la caisse de MSA prévue à l’article R. 722-34 du code rural et de la pêche maritime ;</li><li><strong>L’affiliation de l’employeur au régime d’assurance chômage</strong> prévue à l’article R. 5422-5 du code du travail ;</li><li><strong>La demande d’adhésion à un service de santé au travail</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévu à l’article L. 4622-7 du code du travail ;</li><li><strong>La demande de visite d’information et de prévention</strong> ou, pour les salariés concernés, la demande d’examen médical d’aptitude à l’embauche (voir précisions ci-dessous) ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du code rural et de la pêche maritime ;</li><li> La déclaration destinée à l’affiliation des s<strong>alariés agricoles</strong> aux institutions prévues à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a></li></ol><p><strong>La DPAE est adressée par l’employeur</strong> :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Soit à l’organisme de recouvrement des cotisations du régime général de sécurité sociale (<strong>Urssaf</strong>) dans le ressort territorial duquel est situé l’établissement devant employer le salarié et au service de santé au travail mentionné au <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° de l’article R. 1221-1 du code du travail</a> ;</li><li> Soit, s’il s’agit d’un salarié relevant du régime de la protection sociale agricole, à la caisse de <strong>MSA</strong> du lieu de travail de ce salarié.</li></ol><p>L’Urssaf tient à disposition des employeurs la liste des <a href=\"https://open.urssaf.fr/explore/dataset/sst_dpae/table/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">services de santé au travail</a>.</p><p><strong>Cet organisme communique</strong> les renseignements portés sur la DPAE à chaque administration, service, organisme ou institution concerné par l’une ou l’autre des déclarations ou demandes mentionnées ci-dessus, selon leurs compétences respectives.</p><p><strong>La DPAE est réalisée</strong> avant la mise au travail effective du salarié. Elle est adressée au plus tôt dans les huit jours précédant la date prévisible de l’embauche.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Modalités de la DPAE</strong></p><p>La <strong>DPAE</strong> est, par principe, <a href=\"https://www.net-entreprises.fr/declaration/dpae\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">effectuée par voie électronique</a>. Les employeurs dont le personnel relève du régime général de sécurité sociale ou régime de protection sociale agricole, autres que les particuliers employant un salarié à leur service, qui ont accompli plus de 50 DPAE au cours de l’année civile précédente ont même l’obligation d’effectuer leur DPAE par voie électronique.</p><p>Le <strong>non-respect</strong> de cette obligation entraîne l’application d’une pénalité fixée à <strong>0,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié</strong>, recouvrée et contrôlée selon les règles, garanties et sanctions relatives au recouvrement des cotisations de sécurité sociale. Les pénalités dues au titre d’une année civile sont versées au plus tard à la première date d’exigibilité des cotisations de sécurité sociale de l’année suivante.</p><p>Pour plus de précisions, on peut se reporter aux informations diffusées sur le <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/employer-du-personnel/les-formalites-liees-a-lembauche.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">site de l’Urssaf</a>.</p></blockquote><p>Pour les employeurs qui ne sont pas tenus d’utiliser la voie dématérialisée – qui reste dans tous les cas la plus pratique et la plus sûre – la DPAE peut être effectuée au moyen d’un <strong>formulaire</strong>, dont le modèle a été fixé par l’arrêté du 30 juillet 2012 cité en référence. Ce formulaire (Cerfa 14738*01) peut être obtenu auprès des Urssaf ; il est également disponible <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/cerfa_14738_01.pdf\">sur le site du Ministère</a>. L’employeur adresse ce formulaire, signé par lui, à l’organisme mentionné ci-dessus (Urssaf ou Caisse de MSA pour les salariés agricoles) par télécopie ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Lorsqu’il est transmis par télécopie</strong>, l’employeur conserve l’avis de réception émis par l’appareil et le document qu’il a transmis jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous ;</li><li><strong>Lorsqu’il est transmis par lettre recommandée</strong> avec avis de réception, celle-ci est envoyée au plus tard le dernier jour ouvrable précédant l’embauche, le cachet de la Poste faisant foi.</li></ul><p>L’employeur conserve un double de la lettre et le récépissé postal jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous.</p><p>L’indisponibilité de l’un de ces moyens de transmission n’exonère pas l’employeur de son obligation de déclaration par l’un des autres moyens.</p><blockquote class=\"spip\"><p>L’organisme destinataire adresse à l’employeur un document accusant réception de la déclaration et mentionnant les informations enregistrées, dans les 5 jours ouvrables suivant celui de la réception du formulaire de déclaration.</p><p>A défaut de contestation par l’employeur des informations figurant sur ce document, dans le délai de deux jours ouvrables suivant la réception de celui-ci, le document constitue une preuve de la déclaration.</p><p>L’employeur conserve cet avis de réception jusqu’à l’accomplissement de la déclaration prévue par l’article R. 243-14 du code de la sécurité sociale pour les salariés non agricoles (DADS) et par l’article R. 741-2 du code rural et de la pêche maritime pour les salariés agricoles.</p><p>Dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé, l’employeur doit, sur demande des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-7 du code du travail (agents de contrôle de l’inspection du travail, contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts et des douanes, agents des organismes de sécurité sociale et des caisses de MSA agréés à cet effet et assermentés, etc.) produire l’avis de réception mentionné ci-dessus s’il est encore tenu de le conserver ou, tant qu’il n’a pas reçu cet avis, les éléments leur permettant de vérifier qu’il a procédé à la déclaration préalable à l’embauche du salarié.</p></blockquote><p>Lorsque la déclaration est effectuée par voie électronique par un employeur relevant du régime général de sécurité sociale préalablement inscrit à un service d’authentification, <strong>la formalité est réputée accomplie</strong> au moyen de la fourniture du <strong>numéro d’identification de l’établissement employeur</strong>, du <strong>numéro national d’identification du salarié</strong> s’il est déjà immatriculé à la sécurité sociale et s’il a déjà fait l’objet d’une déclaration préalable à l’embauche dans un délai de 14 mois ainsi que des mentions prévues aux 3° et 4° de l’article R. 1221-1 du <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">code du travail sont applicables</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Vérifications opérées à la demande du salarié</strong></p><p>Un salarié peut demander, par écrit, aux services compétents en matière de travail dissimulé dont la liste figure <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000024496433\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">à l’article L. 8271-7 du Code du travail</a> et notamment à l’Urssaf, si son employeur a accompli la déclaration préalable à l’embauche le concernant. Cette demande doit comporter les précisions figurant à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520690\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">D. 8223-1 du Code du travail</a>. La réponse intervient dans les 30 jours qui suivent sa demande et contient les informations mentionnées à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520688\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article D. 8223-2 du Code du travail</a>.</p><p>Sur ce point, on peut consulter les informations diffusées sur le site <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/les-risques-du-travail-dissimule/les-risques-du-travail-dissimule/salarie-comment-savoir-si-vous-e.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">de l’Urssaf</a>.</p></blockquote>",
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"html": "<p>L’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’après <strong>déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet</strong> (Urssaf ou MSA pour les salariés agricoles), et ce, quelles que soient la durée et la nature du contrat de travail envisagé. Cette formalité doit également être observée à l’occasion de l’embauche d’un jeune de moins de 16 ans pendant les vacances scolaires, cette embauche étant, en outre, soumise à des <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/mesures-jeunes/article/job-d-ete-formalites-et-obligations\">dispositions spécifiques</a>.</p><p><strong>À défaut de déclaration</strong>, l’employeur encourt diverses sanctions, notamment pénales et <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/lutte-contre-le-travail-illegal-10802/article/les-sanctions-relatives-au-travail-illegal-et-aux-infractions-connexes\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">administratives pour dissimulation d’emploi salarié</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Recours au titre emploi-service entreprise, au chèque-emploi associatif ou au chèque emploi-service universel</strong><br class=\"autobr\">Les employeurs qui ont recours au <a href=\"https://www.letese.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">titre emploi-service (TESE)</a> ou au <a href=\"https://www.cea.urssaf.fr/portail/accueil.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">chèque emploi associatif (CEA)</a>, dans les conditions fixées par la réglementation, sont réputés satisfaire à l’ensemble des formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leurs salariés, notamment la déclaration préalable à l’embauche. Pour faciliter les formalités liées à l’embauche et à l’emploi de leur salarié, les particuliers employeurs peuvent avoir recours au dispositif du <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/les-contrats-de-travail/article/le-cheque-emploi-service-universel-cesu-declaratif\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow, noopener\">CESU</a>.</p></blockquote><p><strong>La déclaration préalable à l’embauche</strong> comporte les mentions suivantes :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Dénomination sociale ou nom et prénoms de l’employeur</strong>, code APE, adresse de l’employeur, numéro du système d’identification du répertoire des entreprises et de leurs établissements ainsi que le service de santé au travail dont l’employeur dépend s’il relève du régime général de sécurité sociale ;</li><li><strong>Nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance du salarié</strong> ainsi que son numéro national d’identification s’il est déjà immatriculé à la <strong>sécurité sociale</strong> ;</li><li><strong>Date et heure d’embauche</strong> ;</li><li><strong>Nature, durée du contrat ainsi que durée de la période d’essai</strong> éventuelle pour les contrats à durée indéterminée et les contrats à durée déterminée dont le terme ou la durée minimale excède six mois ;</li><li><strong>Lorsqu’il s’agit de l’embauche d’un salarié agricole</strong>, les données nécessaires au calcul par les caisses de MSA des cotisations dues pour l’emploi de salariés agricoles, à l’affiliation de ces mêmes salariés aux institutions mentionnées à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a> et à l’organisation de la visite d’information et de prévention ou de l’examen médical d’aptitude à l’embauche prévus aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du même code.</li></ol><p><strong>Au moyen de cette déclaration</strong>, l’employeur accomplit les déclarations et demandes suivantes :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>L’immatriculation de l’employeur au régime général de la sécurité sociale</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévue à l’article R. 243-2 du code de la sécurité sociale ;</li><li><strong>L’immatriculation du salarié à la CPAM</strong> prévue à l’article R. 312-4 du code de la sécurité sociale ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, à la caisse de MSA prévue à l’article R. 722-34 du code rural et de la pêche maritime ;</li><li><strong>L’affiliation de l’employeur au régime d’assurance chômage</strong> prévue à l’article R. 5422-5 du code du travail ;</li><li><strong>La demande d’adhésion à un service de santé au travail</strong>, s’il s’agit d’un salarié non agricole, prévu à l’article L. 4622-7 du code du travail ;</li><li><strong>La demande de visite d’information et de prévention</strong> ou, pour les salariés concernés, la demande d’examen médical d’aptitude à l’embauche (voir précisions ci-dessous) ou, s’il s’agit d’un salarié agricole, aux articles R. 717-13 et R. 717-16 du code rural et de la pêche maritime ;</li><li> La déclaration destinée à l’affiliation des s<strong>alariés agricoles</strong> aux institutions prévues à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027901800\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">L. 727-2 du code rural et de la pêche maritime</a></li></ol><p><strong>La DPAE est adressée par l’employeur</strong> :</p><ol class=\"spip\" role=\"list\"><li> Soit à l’organisme de recouvrement des cotisations du régime général de sécurité sociale (<strong>Urssaf</strong>) dans le ressort territorial duquel est situé l’établissement devant employer le salarié et au service de santé au travail mentionné au <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">1° de l’article R. 1221-1 du code du travail</a> ;</li><li> Soit, s’il s’agit d’un salarié relevant du régime de la protection sociale agricole, à la caisse de <strong>MSA</strong> du lieu de travail de ce salarié.</li></ol><p>L’Urssaf tient à disposition des employeurs la liste des <a href=\"https://open.urssaf.fr/explore/dataset/sst_dpae/table/\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">services de santé au travail</a>.</p><p><strong>Cet organisme communique</strong> les renseignements portés sur la DPAE à chaque administration, service, organisme ou institution concerné par l’une ou l’autre des déclarations ou demandes mentionnées ci-dessus, selon leurs compétences respectives.</p><p><strong>La DPAE est réalisée</strong> avant la mise au travail effective du salarié. Elle est adressée au plus tôt dans les huit jours précédant la date prévisible de l’embauche.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Modalités de la DPAE</strong></p><p>La <strong>DPAE</strong> est, par principe, <a href=\"https://www.net-entreprises.fr/declaration/dpae\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">effectuée par voie électronique</a>. Les employeurs dont le personnel relève du régime général de sécurité sociale ou régime de protection sociale agricole, autres que les particuliers employant un salarié à leur service, qui ont accompli plus de 50 DPAE au cours de l’année civile précédente ont même l’obligation d’effectuer leur DPAE par voie électronique.</p><p>Le <strong>non-respect</strong> de cette obligation entraîne l’application d’une pénalité fixée à <strong>0,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié</strong>, recouvrée et contrôlée selon les règles, garanties et sanctions relatives au recouvrement des cotisations de sécurité sociale. Les pénalités dues au titre d’une année civile sont versées au plus tard à la première date d’exigibilité des cotisations de sécurité sociale de l’année suivante.</p><p>Pour plus de précisions, on peut se reporter aux informations diffusées sur le <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/employer-du-personnel/les-formalites-liees-a-lembauche.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">site de l’Urssaf</a>.</p></blockquote><p>Pour les employeurs qui ne sont pas tenus d’utiliser la voie dématérialisée – qui reste dans tous les cas la plus pratique et la plus sûre – la DPAE peut être effectuée au moyen d’un <strong>formulaire</strong>, dont le modèle a été fixé par l’arrêté du 30 juillet 2012 cité en référence. Ce formulaire (Cerfa 14738*01) peut être obtenu auprès des Urssaf ; il est également disponible <a href=\"https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/cerfa_14738_01.pdf\">sur le site du Ministère</a>. L’employeur adresse ce formulaire, signé par lui, à l’organisme mentionné ci-dessus (Urssaf ou Caisse de MSA pour les salariés agricoles) par télécopie ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception :<br class=\"autobr\"> </p><ul class=\"spip\" role=\"list\"><li><strong>Lorsqu’il est transmis par télécopie</strong>, l’employeur conserve l’avis de réception émis par l’appareil et le document qu’il a transmis jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous ;</li><li><strong>Lorsqu’il est transmis par lettre recommandée</strong> avec avis de réception, celle-ci est envoyée au plus tard le dernier jour ouvrable précédant l’embauche, le cachet de la Poste faisant foi.</li></ul><p>L’employeur conserve un double de la lettre et le récépissé postal jusqu’à réception du document mentionné ci-dessous.</p><p>L’indisponibilité de l’un de ces moyens de transmission n’exonère pas l’employeur de son obligation de déclaration par l’un des autres moyens.</p><blockquote class=\"spip\"><p>L’organisme destinataire adresse à l’employeur un document accusant réception de la déclaration et mentionnant les informations enregistrées, dans les 5 jours ouvrables suivant celui de la réception du formulaire de déclaration.</p><p>A défaut de contestation par l’employeur des informations figurant sur ce document, dans le délai de deux jours ouvrables suivant la réception de celui-ci, le document constitue une preuve de la déclaration.</p><p>L’employeur conserve cet avis de réception jusqu’à l’accomplissement de la déclaration prévue par l’article R. 243-14 du code de la sécurité sociale pour les salariés non agricoles (DADS) et par l’article R. 741-2 du code rural et de la pêche maritime pour les salariés agricoles.</p><p>Dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé, l’employeur doit, sur demande des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-7 du code du travail (agents de contrôle de l’inspection du travail, contrôleurs du travail, officiers et agents de police judiciaire, agents des impôts et des douanes, agents des organismes de sécurité sociale et des caisses de MSA agréés à cet effet et assermentés, etc.) produire l’avis de réception mentionné ci-dessus s’il est encore tenu de le conserver ou, tant qu’il n’a pas reçu cet avis, les éléments leur permettant de vérifier qu’il a procédé à la déclaration préalable à l’embauche du salarié.</p></blockquote><p>Lorsque la déclaration est effectuée par voie électronique par un employeur relevant du régime général de sécurité sociale préalablement inscrit à un service d’authentification, <strong>la formalité est réputée accomplie</strong> au moyen de la fourniture du <strong>numéro d’identification de l’établissement employeur</strong>, du <strong>numéro national d’identification du salarié</strong> s’il est déjà immatriculé à la sécurité sociale et s’il a déjà fait l’objet d’une déclaration préalable à l’embauche dans un délai de 14 mois ainsi que des mentions prévues aux 3° et 4° de l’article R. 1221-1 du <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035492419\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">code du travail sont applicables</a>.</p><blockquote class=\"spip\"><p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Vérifications opérées à la demande du salarié</strong></p><p>Un salarié peut demander, par écrit, aux services compétents en matière de travail dissimulé dont la liste figure <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000024496433\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">à l’article L. 8271-7 du Code du travail</a> et notamment à l’Urssaf, si son employeur a accompli la déclaration préalable à l’embauche le concernant. Cette demande doit comporter les précisions figurant à l’article <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520690\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">D. 8223-1 du Code du travail</a>. La réponse intervient dans les 30 jours qui suivent sa demande et contient les informations mentionnées à <a href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018520688\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">l’article D. 8223-2 du Code du travail</a>.</p><p>Sur ce point, on peut consulter les informations diffusées sur le site <a href=\"https://www.urssaf.fr/portail/home/les-risques-du-travail-dissimule/les-risques-du-travail-dissimule/salarie-comment-savoir-si-vous-e.html\" class=\"spip_out\" rel=\"external\">de l’Urssaf</a>.</p></blockquote>",
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