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- {"0283d533-1980-536d-937a-06e5a3d00c92":{"name":"Console.","description":"Sorte de corbeau dont les côtés peints sont meublés par un décor floral simplifié, formé par des rinceaux bleu et jaune qui se terminent par des palmettes trilobées ou bilobées. Leur plate-forme est de couleur rouge vif. Les pourtours qui suivent la forme de la console sont indiqués par des points jaunes entourés de cercles bleus. Ces motifs floraux s'inscrivent parfaitement dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le décor de façade, qui est en forme de tête de sauterelle, est sculpté de rainures courbes. L'architecture ifriqiyenne offre des modèles semblables en pierre, au moins dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C), à l'exemple de la mosquée des Trois Portes, alors que l'Orient ne nous a pas légué de consoles permettant de faire une comparaison quelconque. Cette console, qui faisait partie de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, servait de solive pour une des poutres des plafonds. Il s'agit, sans doute, d'une dérivation lointaine de modèles antiques ; néanmoins, on est frappé par le génie de l'ébéniste qui, devant orner un organe de forte saillie, l'épannelle simplement et en meuble les surfaces avec des éléments linéaires.","short_description":"Cette console faisait partie intégrante de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle servait de solive pour une des poutres des plafonds. Les motifs floraux s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin IIIe-début Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 62 cm, l. 16 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut déposée, parmi des milliers d'autres fragments, au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 208, n° 277. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 261. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 191.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","mobilier","sculpture"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et décoré."]},"040d5edd-ece2-5d65-a462-03b30e90b3e1":{"name":"Éléments du minbar de Nour al-Din.","description":"Ensemble de panneaux composés de pièces en pin de petites et moyennes dimensions emboîtées incrustées de nacre, d'ivoire et de perles. Il représente tout ce qui reste du *minbar* de Nour al-Din Zangi, fabriqué à Alep en prévision de la conquête de Jérusalem. Il fut détruit en 1969 par un incendie qui endommagea certaines parties de la mosquée al-Aqsa, notamment le mur sud, le mur de *qibla*. Nour al-Din commanda ce *minbar* alors qu'il se préparait à attaquer Jérusalem, mais il mourut avant de reprendre la ville. Ce fut Saladin qui fit transférer le *minbar* d'Alep à Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C. \nCe *minbar* était fait de pièces de pin assemblées selon la technique d'emboîtement (*ta'cheqq*), mais également réunies par des chevilles de bois. Il se composait de trois parties, l'entrée à étagement de *mouqarnas*, l'escalier et le podium recouvert d'un kiosque, d'où le *katib* prononçait son sermon. D'importantes parties de la porte à doubles battants subsistent. L'entrée ouvrait sur l'escalier fermé sur ses deux côtés par des moucharabiehs. \nCe meuble avait reçu une décoration géométrique et végétale riche et variée, dont une composition de médaillons en étoile formant un splendide treillage (moucharabieh). Il présente également un ensemble d'inscriptions contenant des versets du Coran et la mention de la charte *waqf* de Nour al-Din Zangi et de son fils al-Saleh. S'y ajoutent les noms des artisans qui fabriquèrent ce *minbar,* considéré comme l'un des plus magnifiques jamais réalisés en bois.","short_description":"Restes d’un *minbar* détruit en 1969 par un incendie qui endommagea la mosquée al-Aqsa. Ce *minbar* fut commandité par Nour al-Din Zangi à Alep en bon présage de la conquête de Jérusalem. Salah al-Din (Saladin) le fit transférer à Jérusalem. Ses éléments comportent une riche décoration géométrique et végétale entrecroisée et des panneaux en forme d’étoile ainsi que le nom de l’artisan.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Nour al-Din Zengi (a régné en Syrie en 541-569 H / 1146-1174 J.-C.), Saleh bin Nour al-Din Zengi et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","dates":"La construction de ce *minbar* a débuté en 564 de l’Hégire / 1169 J.-C. et s’est achevée en 570 H / 1174 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 245 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Présence de dates dans les inscriptions et confirmation de plusieurs sources, les plus importantes étant Abou Chama (m. 655/1267), Ibn al-Athir (m. 630/1223) et Moujir al-Din al-Hanbali (m. 927/1520).","method_for_provenance":"L'origine alepoise est mentionnée dans les inscriptions et par des sources historiques.","provenance":"Le *minbar* a été réalisé sur commande à Alep (Syrie) pour la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","obtention":"*Minbar* transféré au musée de la mosquée al-Aqsa après l'incendie de 1969.","bibliography":"Abou Chama, al-Maqdisi, *Dhail or Tarajim Rijal al-Qarnain al-Sadis wal-Sabi'* \\[Biographies des personnages célèbres aux VIe et VIIe siècles\\], Le Caire, 1947. \nAbu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAl-A'arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[Histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Ansari, F., *Minbar Nour al-Din Zengi* \\[Le minbar de Nour al-Din Zangi\\], 1989, Jérusalem. \nMayer, L. A., *Islamic Woodcarvers and their Works*, Genève, 1958.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","incrustation de perles","Incrustations","inscriptions sculptées","ivoire","minbar","nacre"],"materials":["de perles et d’ivoire.","incrustées de nacre","Pièces de pin emboîtées"]},"0440ce02-52d9-59e9-9d80-0b24ab6725f0":{"name":"Table.","description":"Table basse en bois à marqueterie de rubans de nuages et d'arabesques simples en ébène et nacre. Le plateau est recouvert d'une plaque de céramique peinte vernissée à motif central de fleurs sur un fond structuré par des arabesques, entouré d'une bordure à rubans de nuages sur fond turquoise. La table est à 12 côtés, correspondant aux 12 facettes de la céramique, mais ne possède que six pieds réunis par des pièces d'assemblage en forme d'écoinçons. \nRare exemple de mobilier de la cour impériale ottomane, cette table représente également une utilisation inhabituelle des carreaux d'Iznik. Les merveilleuses couleurs vives de cette céramique forment un contraste saisissant avec les tons sobres du bois marqueté. Il semble peu probable qu'un meuble aussi raffiné ait été destiné à un usage quotidien, mais plutôt aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait tant les ambassadeurs étrangers.","short_description":"Table en bois incrusté d'ivoire et de nacre, recouverte d'une plaque de céramique à 12 facettes. Rare exemple de meuble de la cour ottomane, cette table splendide était sans doute réservée aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait les ambassadeurs en visite.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Probablement vers 966 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 63 cm.","method_for_datation":"La technique, les matériaux et le style de la marqueterie sont similaires à ceux du trône du sultan Soliman exposé au Musée du palais de Topkapi à Istanbul. La plaque est elle aussi semblable à d'autres trouvées dans la mosquée de Soliman (achevée en 963/1557), bien que ses dimensions et sa forme particulière signifient qu'elle a peut-être été spécialement réalisée pour servir de dessus de table.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité. C'est peut-être à Istanbul, siège des ateliers impériaux, que le bois a été marqueté et l'ensemble monté.","provenance":"Iznik ou Istanbul.","obtention":"Achetée par le musée en 1987.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, p. 255. \nStanley, T., avec Rosser-Owen M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 103.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier"],"materials":["bois","Céramique peinte vernissée.","nacre"]},"0b5ea864-f20c-51f8-b510-3ee37516c735":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau de porte décoré d'un motif floral sculpté en profondeur dans la pierre calcaire. Il comprend une rosette centrale flanquée de deux rinceaux de feuillage entrelacés ornés de palmettes, de pommes de pins et de grappes de raisin, le tout disposé dans un cartouche entouré d'un grènetis perlé. \nCe type de motif floral très courant pendant la période omeyyade s'observe dans tous les arts décoratifs. Des motifs sculptés similaires ornaient le Qasr al-Mchatta (aujourd'hui au Pergamon Museum, Berlin). \nLa fonction de ce linteau est purement esthétique. Il était placé au-dessus d'un passage de porte décoré.","short_description":"Linteau de porte de Qasr al-Touba décoré d’un motif floral sculpté en profondeur, et d’une rosette centrale, éléments décoratifs très courants pendant la période omeyyade et qui s’observent dans tous les arts décoratifs. De tels linteaux travaillés étaient placés au-dessus d’un passage de porte décoré.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 44 cm, L. 218 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Ce linteau faisait partie d'une construction datée du IIe/VIIIe siècle environ, date établie par déductions historiques.","method_for_provenance":"Linteau trouvé sur le site de Qasr al-Touba.","provenance":"Qasr al-Touba.","obtention":"Selon le numéro d'inventaire du musée, le linteau a été transféré de Qasr al-Touba au musée au cours des années 1950 par le Département des antiquités de Jordanie.","bibliography":"Creswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, vol. I, Oxford, 1932, p. 376, planche 80/A.","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"114c06c2-280f-51d2-a9f9-1733b739488a":{"name":"Kuttab (école coranique).","description":"Un *kuttab* est un établissement d'enseignement dans lequel les enfants apprennent à mémoriser le Coran, des rudiments de langue arabe et d'arithmétique. Ces boiseries se composent de deux côtés montés en L et d'un plafond. La partie la plus longue comprend une porte décorée d'un assemblage de motifs géométriques. à gauche s'ouvrent quatre rangements ou placards, deux de chaque côté, séparés par une niche profonde dans laquelle s'asseyait l'enseignant. Les portes des placards sont ornées de motifs géométriques composés de médaillons en étoile reprenant la même technique que le décor de la porte. Sur les deux côtés et au-dessus de la niche s'ouvrent 29 petits compartiments à cadre en arc brisé qui servaient à ranger le matériel éducatif. La partie basse comporte divers ornements, la partie supérieure sept panneaux dans un cadre rectangulaire, chacun meublé de différents éléments en bois tourné et séparé de ses voisins par des balustres tournées. L'autre section de ces lambris présente deux placards décorés de façon similaire aux précédents, surmontés de 12 petits compartiments à niches lobées. à gauche, s'ouvre une porte pleine, sans décor. Le plafond est orné de motifs géométriques composés de parties de médaillons en étoile faits d'une superposition de petites baguettes de bois. En dessous, un cadre est orné de pendentifs en *mouqarnas*. L'ensemble comprend également quelques ajouts décoratifs récents.","short_description":"Un *kuttab* est un établissement scolaire où les enfants apprennent à mémoriser le Coran, à lire et à écrire. Un *kuttab* était habituellement situé au deuxième niveau d'un *sabil* (fontaine publique). Cet exemple particulier est originaire d'un bâtiment de Rosette, une ville du nord du delta du Nil.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 340 cm, L. 465 cm, l. 215 cm.","method_for_datation":"Les techniques d'assemblage et de superposition de petites pièces de bois étaient répandues pendant la période ottomane aux Xe et XIe siècles H (XVIe-XVIIe J.-C.), en particulier dans la décoration d'objets domestiques et de plafonds de résidences privées. Parmi celles-ci figurent Bayt al-Souhaymi (1058/1648) et la résidence de Waqf al-Sadat (1070/1659), toutes deux au Caire. Ces techniques étaient également utilisées dans la construction de *minbar* et de *dikka* (podium de récitation) dans les mosquées de la période ottomane.","method_for_provenance":"Les informations sur la provenance figurent dans les archives du musée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Cet ensemble a été transféré au musée de la résidence d'al-Mazdini à Rosette (égypte), sans que l'on en sache davantage sur cette opération.","bibliography":"Khalifa, Rabi' H., *Founoun al-Qahira fi al-'ahd al-Othmani* \\[Les arts au Caire pendant la période ottomane\\], Le Caire, 1985. \nMustafa, M., *Dalil Mathaf al-fan al-Islami* \\[Guide du musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assemblages de bois","bois","bois tournés","décoration géométrique","dikka","éducation","kuttab","mobilier"],"materials":["assemblage","bois tourné.","Décoration en bois","emboîtement","superposition de tasseaux de bois"]},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","habous","mobilier liturgique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté","tourné et peint."]},"19c131a2-1764-5332-adc2-8dd10e15a0f0":{"name":"Fragment de plafond en bois.","description":"Ce plafond, constitué de panneaux assemblés, présente une superficie subdivisée en compartiments géométriques par un cadre à plusieurs moulures entrecroisées et tressées, qui forment des carrés ou des losanges avec, au centre, un motif étoilé à huit pointes. Les parties intérieures sont sculptées minutieusement et avec un grand raffinement, en arabesques formant une sorte de dentelle ; le décor est constitué de motifs végétaux et animaux sculptés en ronde-bosse ; on y distingue des lions, des gazelles, des lièvres, des rapaces attaquant leur proie, des aigles aux ailes éployées. La typologie décorative, avec un fond très travaillé et les bandes des cadres moulurés qui forment un motif géométrique simple, est la même que celle des plaques, plus stylisées, de stuc et de plâtre provenant de l'église médiévale de San Giuliano de Caltagirone, peut-être utilisées comme éléments de séparation, architecturaux et décoratifs, entre l'abside et la nef, ou en guise d'autel. Le plafond, qui provient sûrement d'une habitation civile, probablement du Palais royal – comme l'atteste, outre la présence de motifs traditionnels comme les éléments géométriques et les arabesques, celle de sujets représentés –, constitue un exemple de “réalisme glacé” (Scerrato 1979) de la production fatimide.","short_description":"Plafond décoré de motifs végétaux et de silhouettes d'animaux sculptés très typiques, comme des lions, des gazelles, des lièvres et autres animaux. Œuvre d'artisans fatimides, elle provient certainement du Palais royal.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, Palazzo Abatellis","dates":"milieu du XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 134 cm ; l. 74 cm.","method_for_datation":"Bibliographie ; comparaison avec les ivoires Carrand de Florence, et avec des éléments de bois façonnés du Musée d'art islamique du Caire.","method_for_provenance":"Bibliographie ; documents historiques.","provenance":"Palais des Normands, Palerme.","obtention":"Dépôt, précédemment au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Delogu R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 15, 59. \nScerrato U., “Arte islamica in Italia”, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 524-525 et fig. 196.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","architecture fatimide","ébénisterie","plafond"],"materials":["Bois sculpté."]},"1d94b78b-1988-5dfa-9032-f8a590336d06":{"name":"Coffret de la cathédrale de Palencia.","description":"Coffret en ronce de bois et cuir, recouvert de plaques d'ivoire aux arêtes renforcées de cuivre émaillé. Structure en prisme et couvercle en forme de tombe. Les plaques d'ivoire, ajourées, présentent une fine décoration d'*ataurique* avec bel effet de clair-obscur, formée par des feuilles digitées et annelées et par des palmettes entre lesquelles s'intercalent des paons, des gazelles et des griffons affrontés. On y retrouve le thème ancien du lion attaquant le cerf et d'archers chassant. La décoration est complétée par une inscription en caractères coufiques fleuris qui dit : “Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux. Bénédiction éternelle, protection accomplie, paix continuelle, bonheur prolongé, bienfaits renouvelés, gloire, prospérité, faveurs permanentes et espoir d'être entendu pour son propriétaire, que Dieu lui accorde longue vie. Parmi ce qui fut fait dans la ville de Cuenca sous les ordres du hajib Hicham al-Daoula Abou Muhammad Ismaïl, fils de al-Mammoun du-l-Maydain, fils de al-Zafir du-I-Rayasatain, Abi Muhammad fils de du-I-Nun, qu'Allah l'éclaire ! l'an un et quarante et quatre cents. Œuvre de Abd-al-Rahman ben Zeivan.” Même s'il est aventureux de parler d'un atelier d'ivoire à Cuenca, l'on a cependant documenté trois coffrets du Ve/XIe siècle : celui de Silos (1026), aujourd'hui au musée de Burgos, ce coffret de Palencia (1049-1050) et la boîte de la cathédrale de Narbonne, particulièrement contemporaine du précédent.","short_description":"Le travail des plaques d'ivoire qui recouvrent ce coffret de bois perpétue la tradition califale, bien que le relief en soit plus plat et que l'interprétation de ses motifs décoratifs végétaux et cynégétiques soit plus schématique. Le coffret a été réalisé dans la ville de Cuenca pour un des fils du roi de Tolède.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"441 H / 1049-50 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 23 cm, l. 34 cm, P. 23 cm.","method_for_datation":"L'œuvre, signée par Abd-al-Rahman ben Zeivan, est datée de 441/1049-1050.","method_for_provenance":"Le coffret porte le nom de la cathédrale de Palencia où il fut trouvé et utilisé comme reliquaire. Nous savons cependant, par l'inscription, qu'il fut réalisé à Cuenca, ville qui dépendait alors du royaume taïfa de Tolède.","provenance":"Cuenca.","obtention":"Le coffret est entré au Musée archéologique national par donation de l'évêque et du chapitre de la cathédrale de Palencia le 14 décembre 1911.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Arquetas arábigas de plata y marfil”, *Museo español de antigüedades*, vol. VIII, 1877, pp. 529-549. \nFranco Mata, á., “La eboraria de los reinos hispánicos durante les siglos XI y XII”, *La Península Ibérica y el Mediterráneo entre los siglos XI y XII, Codex Aquilarensis. Cuadernos de Investigación el Monasterio de Santa María la Real*, 13, 1998, pp. 143-166. \nGómez Moreno, M., *El arte en España : guía del Museo del Palacio Nacional,* Barcelone, 1929, p. 66, n° 2585. \n*Al Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 204, n° 7. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.)","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art somptuaire","coffret","décoration figurative","décoration florale","ivoirerie"],"materials":["bois","cuivre","émail","Ivoire","métal taillé refondu et moulé."]},"1e282c8c-3fed-5331-b88b-4c2782ff7968":{"name":"Fragment de panneau en bois peint.","description":"Les recherches sur le palais B de la région de Raqqa ont révélé un ensemble de techniques ornementales appliquées à divers matériaux dont des cadres en plâtre pour les portes et les fenêtres ou des lambris de bois pour recouvrir les murs et les plafonds des salles officielles. Ces formes et techniques similaires à celles des Omeyyades, comme, par exemple, à Qasr al-Khayr al-Gharbi, illustrent la continuité des décors palatiaux entre les périodes omeyyade et abbasside. \nCe fragment rectangulaire faisait partie d'un panneau de bois peint de motifs floraux et végétaux stylisés encadrés de motifs géométriques. Le décor est peint en couleurs (noir, rouge, jaune et brun) de diverses nuances pour créer une impression de relief.","short_description":"Ce panneau peint décorait jadis la salle de réception d'un palais abbasside à Raqqa. Il révèle un haut degré de talent dans la mise en forme tridimensionnelle des motifs floraux.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 52,2 cm, l. 11,1 cm.","method_for_datation":"L'objet a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa. Une inscription sur plâtre figurant sur l'un des murs du palais l'associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah (218-227/833-842). Le palais aurait été édifié vers 220/835.","method_for_provenance":"Cet ornement architectural a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa et a probablement été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"élément découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises en 1952 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Nasib Salibi","Raqqa"],"materials":["Bois peint."]},"204c2ab2-db81-52a6-a76c-ac1ed90fe523":{"name":"Écran de fenêtre.","description":"Ce panneau composé d'un treillis de pièces de bois est un moucharabieh. Il est structuré en trois zones réparties dans des encadrements de différentes dimensions. Chaque zone est occupée par un treillis de composition géométrique. Les barreaux verticaux et horizontaux de la zone externe se combinent avec des diagonales orientées dans la même direction sur chaque rangée pour créer une image de tige et de feuilles. Par contraste, les barreaux diagonaux de la seconde zone partent en rayon d'un centre ovale pour former un motif de fleur stylisée. L'ouverture articulée sur charnières en partie supérieure de la seconde zone est également ornée d'un treillis de pièces circulaires d'où partent des barreaux en rayons diagonaux. \nLe cadre extérieur de l'écran est assemblé de façon différente de celle du cadre de l'ouverture et n'est peut-être pas d'origine. Les montants sont de largeurs variées et ne sont pas sculptés comme les deux de la partie intérieure. \nCes panneaux de bois protégeaient des ouvertures donnant sur la cour intérieure d'une maison ou sur la rue.","short_description":"Panneau de bois consistant en un treillis encadré ou moucharabieh. Le treillis est composé de barreaux verticaux, horizontaux et diagonaux disposés en motifs géométriques. Les moucharabiehs protégeaient les fenêtres donnant sur la cour de la maison ou sur la rue.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Xe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIe-XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 116,5 cm, l. 89 cm.","method_for_datation":"La datation est difficile car cet écran ne présente aucune caractéristique particulière et les conditions de son acquisition, qui auraient pu fournir un repère, sont inconnues. On manque par ailleurs d'études comparatives sur les motifs décoratifs qui pourraient permettre de proposer une période plausible. Le seul élément permettant de le dater d'avant le XIIIe/XIXe siècle est la surface non polie du bois.","method_for_provenance":"Les écrans de fenêtre conservés au musée du Louvre, dont la provenance égyptienne semble prouvée, possèdent une structure et des motifs similaires.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don de la succession Björkman (Paris) au Musée national des Beaux-Arts.","bibliography":"Anglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nLane-Pool, S., *The Art of the Saracens in Egypt*, Londres, 1886.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture","composition géométrique","Écran de fenêtre","moucharabieh","Travail du bois","treillis"],"materials":["bois","treillis."]},"20ddf7d0-c8c3-5985-8cd5-4be93c3b922b":{"name":"Coffret à coran.","description":"Ce coffret renfermait un coran en trente volumes. Il a probablement été fabriqué sur commande d'un sultan mamelouk ou d'un haut dignitaire comme donation à une fondation religieuse (mosquée, *madrasa* ou mausolée). \nLe coffret repose sur quatre pieds et se présente comme une boîte de bois rectangulaire recouverte de plaques de laiton. Le couvercle en forme de pupitre est maintenu par deux charnières à l'arrière et fermé par une boucle sur le devant. Toutes les plaques ont un décor et des inscriptions en damasquinage d'or et d'argent. L'intérieur du coffret est tendu d'étoffe et présente deux compartiments comportant chacun quinze casiers pour le coran. Les parties extérieures portent des inscriptions arabes d'une excellente calligraphie en coufique et *thoulouth* sur fond parsemé de petits végétaux, dont des fleurs de lotus. On y lit des citations coraniques (sourate XXIV, verset 35 et sourate II, verset 255). D'autres citations coraniques garnissent le couvercle en forme de pupitre, ainsi que les étroites frises épigraphiques (sourate III, versets 26-27 ; sourate XXVI, versets 192-199 ; sourate LVI, versets 76-89 ; sourate LIX, versets 22-24). Le dessous du coffret est à décor géométrique. \nIl n'y a pas d'indication de nom du donateur, les volumes du coran ont été perdus. Deux coffrets à coran comparables de la même époque, c'est-à-dire v. 730 H / 1330 J.-C., sont conservés au Caire. L'un d'eux donne le nom du sultan mamelouk al-Nasir et la date de 723 H (1322 J.-C.). Il est possession de la bibliothèque de la mosquée al-Azhar. L'autre, non daté, se trouve au Musée d'art islamique du Caire. \nDans l'Égypte mamelouke, il était d'usage de conserver les corans des mosquées dans des coffrets (*sunduq*) ou des meubles de métal (*kursi*). Étant utilisés en permanence, très peu de ces corans nous sont parvenus.","short_description":"Ce coffret carré, qui repose sur quatre pieds, a été fabriqué pour conserver un coran de 30 volumes aujourd'hui disparus, qui étaient placés dans deux rangées de quinze compartiments. Des inscriptions coraniques magnifiquement exécutées, en or et en argent dans différentes écritures et à profusion, décorent l'extérieur du coffret.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"v. 730 H / 1330 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 42,5 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Le fabricant de ce coffret à coran est également nommé sur un haut *kursi* (armoire octogonale pour la conservation d'un coran) qui se trouve au Musée d'art islamique du Caire et qui est daté de 728/1328. On admet que le coffret de Berlin date de la même époque.","method_for_provenance":"Les coffrets damasquinés de ce type sont attestés uniquement dans l'Égypte mamelouke. D'autre part, l'achat s'est fait en Égypte.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1904 par B. Moritz.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Mamluks. Renaissance of Islam,* Washington, 1981, n° 25. \n*Islamic Art in Egypt, 969-1517* (catalogue), Le Caire, 1969, n° 60-62. \nJames, D., *Qu'rans of the Mamlüks,* Londres, 1988. \n*The Arts of Islam,* Hayward Gallery, Londres, 8 avril-4 juillet 1976, cat. n° 214. \nZaky, M. H., *Atlas of Moslem Decorative Arts,* Le Caire, 1956, fig. 512.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coffret à coran","Coran","kursi","métal damasquiné"],"materials":["damasquinage d’or et d’argent.","Plaques de bronze sur structure de bois"]},"232d8890-0876-5479-966e-ac44c41896b0":{"name":"Panneaux de frise.","description":"Deux panneaux en pin, chacun portant une inscription en haut-relief et un décor de fond d'un relief moins accusé. Les deux niveaux de sculpture sont ornés de plâtre et de peinture verte, rouge et blanche. Les inscriptions, en style calligraphique appelé coufique fleuri, consistent en versets du Coran. Le premier panneau a reçu un extrait de la sourate 2, le second un extrait de la sourate 3, verset 191. Ces panneaux faisaient certainement partie d'une ensemble beaucoup plus important, qui décorait sans doute le niveau supérieur d'un édifice religieux, comme une *madrasa* ou une mosquée. Dans de nombreuses régions du monde islamique, les frises de citations coraniques étaient fréquentes dans ce type de construction. L'une d'elles, dans la mosquée d'Ibn Touloun au Caire, mesurait à l'origine plus de 2 km de long. \nLe style des panneaux suggère une origine hispanique ou nord-africaine du temps des Almohades. Ceux-ci étaient connus pour leur vision assez ascétique de l'art, mais il faut noter que le bois pouvait être considéré comme un matériau de luxe pour cette dynastie berbère originaire du désert saharien.","short_description":"Deux panneaux en pin sculptés d'inscriptions et décorés (à l'origine) de plâtre et de peinture. Les inscriptions sont des versets coraniques, et les panneaux ont probablement fait partie jadis d'une frise décorant une mosquée. Le bois était considéré comme un matériau de luxe dans un environnement désertique comme le nord de l'Afrique.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.) ou début VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"378B-1907 : H. 16,8 cm, l. 101,4 cm, ép. 1,8 cm ; 378C-1907 : H. 16,7 cm, l. 103 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Le style de la calligraphie comme celui des enroulements d'arabesques formant le fond sont typiques de la décoration architecturale hispanique et nord-africaine sous les Almoravides (448-551/1056-1147) et les Almohades (524-667/1130-1269).","method_for_provenance":"Comparaisons stylistiques.","provenance":"Espagne ou Afrique du Nord.","obtention":"Acheté par le musée en 1907.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 27.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté","plâtré et peint."]},"24c4d60c-f039-586c-b878-b41f99dc6b12":{"name":"Panneau.","description":"Ce panneau rectangulaire présente un motif décoratif d'arc encadré de chaque côté de petits champs vides. Il est décoré d'une composition florale symétrique organisée autour d'un vase central contenant une fleur. Des feuilles de différentes formes et dimensions comblent les espaces restants. Si le décor comprend de nombreux petits éléments indépendants, la composition d'ensemble paraît intégrée grâce au dessin des courbes. D'une séduisante clarté, ces motifs sont sculptés en profondeur. \nCe type de décoration renvoie aux sculptures sur bois et stuc de Samarra. Cette ville située à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, au bord du Tigre, fut la capitale des califes abbassides de 224 H / 838 J.-C. à 270 H / 883 J.-C. Ahmad ibn Touloun, fondateur de la dynastie des Toulounides en Égypte (254-294 H / 868-906 J.-C.), y séjourna de nombreuses années et en rapporta pour sa capitale d'al-Qata'i des éléments du style abbasside et des artisans capables de les mettre en œuvre. Le “style C” des stucs de Samarra se caractérise par une taille en biseau, des motifs symétriques stylisés de feuillages et de vases intégrés sous des arcs. Les bois sculptés de l'Égypte toulounide à la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) représentent le sommet de ce style, bien qu'ils tendent à diviser les vastes surfaces d'origine en éléments plus petits, comme le montre ce panneau. La fonction spécifique de celui-ci n'est pas connue. Il faisait peut-être partie d'une décoration architecturale.","short_description":"La décoration sculptée de ce panneau de bois rectangulaire présente un motif d'arc encadrant un vase à fleur centrale, entouré et pénétré de feuillages. Ce style décoratif est issu de celui des stucs et bois sculptés abbassides d'Irak. Ce panneau faisait peut-être partie d'une décoration architecturale toulounide.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin IIIe siècle de l'Hégire (fin IXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 29 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Le style de la décoration architecturale de la mosquée d'Ahmad ibn Touloun à al-Qata'i, achevée en 266 H / 879 J.-C., est proche de celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé lors de fouilles effectuées en Égypte.","provenance":"Probablement al-Qata’i, Égypte.","obtention":"Acheté par le prince héritier de Suède en décembre 1934 au Caire.","bibliography":"Abu Khalaf, M., “Early Islamic Woodwork in Egypt and the Fertile Crescent”, Ph. D., Université d'Oxford, 1985. \nAnglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nPauty, M. E., *Catalogue général du musée arabe du Caire : les bois sculptés*, Le Caire, 1931","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","Travail du bois"],"materials":["Bois sculpté."]},"2761dfdd-179f-5f5e-bc92-ae41bdd8bcc2":{"name":"Porte (de l’anti-chambre de la maqsoura).","description":"Cette grande porte rectangulaire est constituée d'encadrements et de deux battants en bois. Elle est composée de plusieurs panneaux reliés par des montants saillants en bois richement sculpté d'un décor floral. Ce décor s'étale plus largement encore dans les grandes bandes d'encadrement : là, il est composé d'enroulements d'où émanent des fleurons à trois lobes que les involutions d'une tige souple, obéissant fidèlement aux rigueurs d'une symétrie savante, enlacent tout en paraissant s'en évader et se livrer aux plus étranges fantaisies. Ces grandes bandes d'encadrement constituent elles-mêmes une plate-forme sur laquelle se développe une frise de cartouches saillantes où alternent les hexagones (rectangles terminés par des triangles) et les carrés placés sur leurs pointes. Le front est orné, au centre, d'un polygone à seize côtés, en forme d'étoile. Ici, le décor, plus gras, est varié et exubérant. Aux pommes de pin et calices se mêlent les tiges et les palmes larges et enroulées, dont certaines ne manquent pas de symétrie. On sent que ce répertoire décoratif commence à rompre avec celui du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan (construit en 248 H / 866 J.-C.) et se rapproche de l'art fatimide d'égypte, lui-même héritier de certains thèmes ornementaux abbassides. Le décor des panneaux des battants des portes et leurs encadrements adjacents est plus simple et se limite à quelques motifs géométriques. Certains semblent avoir été restaurés à l'époque hafside.","short_description":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont identiques à ceux de la *maqsoura* de la Grande Mosquée de Kairouan. Les encadrements et le décor des panneaux qui composent les battants sont simples et se limitent à des motifs géométriques. Ils se rapprochent de l'art fatimide d'égypte.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz ibn Badis (commanditaire).","dates":"deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (deuxième quart du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 284 cm, l. 221 cm.","method_for_datation":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont parfaitement identiques à ceux de la maqsoura édifiée par le prince ziride al-Mouiz Ibn Badis. Certains ont cru qu'il s'agissait de la porte de la maqsoura elle-même. Mais certaines études sur les dimensions des deux pièces (notamment hauteur) et sur l'absence de toute inscription calligraphique sur la porte ont permis de conclure que celle-ci se trouvait à l'entrée d'une chambre adjacente à la maqsoura qui sert actuellement de salle d'audience à l'imam. Elle servait sans doute à abriter le prince avant qu'il ne rejoigne la maqsoura pour suivre la prière avec sa suite. Ces données permettent de dater cette porte de la même époque que la maqsoura de al-Mouiz (deuxième quart du Ve/XIe siècle).","method_for_provenance":"Le décor désigne incontestablement l'origine kairouanaise de cette porte. Le bois de cèdre qui a servi de matière première provient très probablement des forêts du nord-ouest de la Tunisie ou de la Sicile.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Jusqu'au milieu des années soixante, cette porte faisait partie des reliques de la Grande Mosquée de Kairouan et était conservée dans l'une de ses dépendances. à partir de 1978, elle fut exposée au musée de la Grande Mosquée, avant d'être transférée, en 1992, au Musée des arts islamiques de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie en cours (2005) d'aménagement.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","sculpture"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"2fa0159c-28bf-57b7-b310-d0bf0b2180c6":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois à décor incrusté de mosaïque d'os, d'ivoire et d'ébène. L'ornementation comprend des demi-cercles, des cercles, des arcs, des piliers, des feuilles de vignes pentalobées et des palmes en demi-éventail qui témoignent d'influences sassanides, byzantines et coptes. L'égypte était connue depuis les pharaons pour la qualité de son travail du bois et des incrustations en ivoire, os et ébène. Les Coptes en particulier possédaient une remarquable maîtrise de ces techniques et produisaient des portes, des panneaux de portes et des écrans. L'art du bois incrusté fleurit en égypte au cours des périodes omeyyade et abbasside où l'on fabriquait des portes, des châssis de fenêtres, des *minbar*, des bandeaux épigraphiques, des tables de repas, des tribunes et des sièges. On pense que ce panneau faisait partie d'un meuble appartenant à une grande demeure ou à un palais.","short_description":"Le travail égyptien antique du bois recourait autant à la sculpture qu'à l'incrustation d'os et d'ivoire. Ce panneau de bois est un bon exemple de la deuxième technique.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle de J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 180 cm, l. 51 cm.","method_for_datation":"Analyse des motifs décoratifs géométriques et végétaux.","method_for_provenance":"Les panneaux en bois incrusté de ce type servaient à la décoration des mosquées et des belles demeures. Fustat en particulier était célèbre pour la production de ces panneaux au début de la période islamique et leur production fleurit sous les Mamelouks et les Fatimides. Beaucoup de ces panneaux ont été découverts à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Panneau découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat.","bibliography":"Abu Sadaira, al-Sayyed Taha al-Sayyed, *Al-Hiraf al-Sina'at fi Masr al-Islamiya* \\[Artisanats et Manufactures dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nBrend, B., *Islamic Art,* Londres, 1991. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration géométrique","décoration végétale","Incrustations","mosaïques","panneaux."],"materials":["bois","d’ivoire et d’ébène.","incrustations d’os"]},"305f4585-8d17-53d5-a7d9-3ce3b3fa0f2c":{"name":"Coupole de Torrijos.","description":"Plafond octogonal en forme de coupole de type *ataujerado*, c'est-à-dire dans laquelle les ornements géométriques occultent la charpente. Il repose sur des murs lisses que l'on recouvrait de tapisseries ou de soieries à dessins ornementaux. Aux quatre angles, à la hauteur où s'arrêtaient les tissus, commençaient à s'élever les pendentifs décorés d'arabesques qui donnent au plafond sa forme circulaire depuis la frange octogonale d'appui, où l'on voit les blasons nobiliaires des propriétaires. Une seconde bande inférieure présente sur les quatre côtés des franges en échiquier, d'autres décorées de plâtres gothiques avec, au milieu, de grandes coquilles Saint-Jacques de pèlerin et les S nobiliaires de Don Gutierre de Cárdenas, qui eut un rôle si important dans de la célébration du mariage des Rois catholiques. On y trouve une allusion dans l'inscription : “D Ferdinandus I D Isabel” que l'on peut lire sur une frise provenant également du palais des Cárdenas, elle aussi conservée au Musée archéologique national. Les pans de la voûte convergent vers le centre en un mouvement radial et présentent un délicat travail d'ornementation géométrique à base d'étoiles à douze branches qui engendrent à leur tour des structures de diverses formes ; les stucs sculptés offrent eux aussi un décor varié. La coupole couvrait à l'origine le salon de l'angle nord-ouest du palais des seigneurs de Torrijos, ducs de Maqueda. Cette coupole, comme celles qui restent du palais et qui se trouvent actuellement hors d'Espagne, fut commandée aux peintres décorateurs García del Barco et Juan Rodríguez.","short_description":"Exemple de la maestria des charpentiers mudéjars et de l'adoption des modèles musulmans par une aristocratie chrétienne qui recherchait des ambiances luxueuses en même temps qu'accueillantes. Les innombrables pièces qui composent cette voûte hémisphérique se dédoublaient et s'emboîtaient encore jusqu'à composer un grand dessin géométrique.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø 550 cm, H. 800 cm.","method_for_datation":"Par les archives des Seigneurs de Cárdenas, amis des Rois catholiques.","method_for_provenance":"Documentation historique.","provenance":"Palais des seigneurs de Cárdenas, Torrijos (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Adela et Elisa Páramo, le 15 juin 1969.","bibliography":"Franco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1992, p. 96. \nLongobardo Carrillo, J. et Peña Carbonero, J. (de la), *Los palacios de Torrijos*, Torrijos, 2001. \nRepullés y Vargas, E., *El palacio de Torrijos*, 2e éd., Madrid, 1894. \nSánchez de Rivera, G., *Don Gutierre de Cárdenas, Señor de Torrijos (materiales para una biografía)*, Tolède, 1984.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Coupole","doré","modelé","mudéjar","plafond","plâtre","sculpture","Stuc","Torrijos"],"materials":["bois","doré.","modelé","Plâtre","sculpture"]},"3281a778-30ea-57b8-8d73-b1b6ddf74613":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois rectangulaire composé d'un large bandeau encadré de deux minces bordures présentant l'inscription en style coufique d'une *bismillah* (“Au nom de Dieu”), le verset “du Trône” (sourate “de la Vache”, verset 255) et l'expression “Hasbi Allah”, “Allah me comble”. Le bandeau central est orné de motifs géométriques qui le divisent en sept parties carrées. Chacune est décorée de motifs végétaux, d'ailes, d'ovales et de feuilles trilobées. Les troisième et cinquième carrés contiennent un arc brisé sur fond de décor végétal. Le style décoratif et la sculpture révèlent une influence hellénistique, en particulier dans les motifs, les ovales, les feuilles trilobées et les tiges végétales. Le panneau présente également quelques influences sassanides dans les motifs en aile et les arcs brisés.","short_description":"L'art islamique s'imposa en s'appuyant sur les arts hellénistiques et sassanides et développa par la suite son caractère islamique spécifique. Ce panneau de bois montre le mélange des trois styles artistiques.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 192 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture coufique, des motifs et de la technique de décoration qui fait appel à un travail en haut-relief, des motifs décoratifs d'ailes, d'ovales et végétaux. Au cours de la période abbasside, les objets pouvaient présenter des inscriptions de textes entiers. Ces divers éléments militent en faveur d'une origine attribuable aux débuts de la période abbasside.","method_for_provenance":"Les panneaux de bois servaient à la décoration de mosquées et de belles demeures et au décor de tribunes ou de sièges par exemple. L'égypte, notamment Fustat, était célèbre pour les panneaux de ce type au début de la période islamique, et leur production fleurit pendant les périodes fatimide et mamelouke. De nombreux exemplaires ont été découverts à Fustat où ils servaient à isoler les parois intérieures de petits tombeaux pour protéger le corps de la poussière et de la terre.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Panneau découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat (égypte).","bibliography":"Abu Sadaira, al-Sayyed Taha al-Sayyed, *Al-Hiraf al-Sina'at fi Masr al-*Islamiya \\[Artisanats et Manufactures dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\],Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nPauty, E., *Les bois sculptés jusqu'à l'époque ayyoubide,* Le Caire, 1931. \nRizq, A. M., *Marakiz al-Sina'at fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté en haut-relief."]},"33a6c84f-b10f-5856-b654-7f8c5f9a715b":{"name":"Panneau de bois rectangulaire.","description":"Panneau de bois rectangulaire sculpté en bas-relief, qui faisait probablement partie d'une frise. Le décor se répartit en deux bandeaux étroits entourant un bandeau plus large. Les deux premiers contiennent des motifs végétaux, branches, rosettes trilobées et palmettes en éventail, le bandeau central est orné de scènes de chasse naturalistes. On remarque également un oiseau à face humaine. La scène se détache d'un fond à décor végétal entouré d'une composition géométrique. à l'origine, ce décor était peint pour mettre en valeur certains détails. Une double dynamique se crée par des effets de symétrie et d'alternance qui harmonisent et relient les différents éléments. \nCe panneau a été déterré, avec d'autres pièces de bois, de la tombe du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad al-Qalawun dans le *bimaristan* (hôpital) Qalawun, dont ils recouvraient la frise supérieure. Le style décoratif est sans rapport avec la période mamelouke, mais avec celle des Fatimides. Il est donc probable que ces panneaux décoraient jadis un palais fatimide – sans doute le Palais de l'Ouest — construit par le calife al-Aziz bi-Allah et achevé par al-Moustansir bi-Allah. C'est sur les ruines de cet édifice que s'éleva ultérieurement le *bimaristan* Qalawun, et ces éléments de décor ont sans doute été récupérés pour décorer les murs de l'hôpital. Ils constituent une source intéressante pour l'étude de la peinture fatimide car, outre divers oiseaux et animaux, ils comprennent des scènes de chasse, de musique, de divertissement, de batailles et de promenades qui révèlent l'opulence de la vie de l'élite fatimide.","short_description":"Ce panneau de bois est un exemple de sculpture sur bois de la période fatimide, influencée par les styles abbassides de Samarra qui se propagèrent dans tout le monde islamique. La décoration est constituée de scènes de chasse et de formes animales sur fond de végétation.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 370 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs et du style de représentation ; comparaison avec d'autres objets décoratifs analogues. Par ailleurs, ce panneau a été découvert dans le Caire “fatimide.”","method_for_provenance":"En dehors du fait que ce panneau a presque certainement été réalisé pour le Palais de l'Ouest fatimide, il est probable qu'il est l'œuvre d'artisans employés par l'atelier du calife al-Aziz bi-Allah pour meubler le palais.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Ce panneau a été transféré au musée à partir du mausolée de Qalawun dans le quartier *Nahassien* (des dinandiers) en 1909.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al- Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAbu Sadira, al-Said, T., *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nLumbar, M., “Al-Dhahab al-Islami mundhu al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]”, trad. T. Iskandar, in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration figurative","décoration géométrique","décoration végétale","Sculpture en bas-relief"],"materials":["Bois sculpté en bas-relief."]},"3ea5c496-cc96-57ae-a6e7-f47f064d36cb":{"name":"Panneau de teck.","description":"Panneau en bois de teck de couleur foncée, sculpté en style “biseauté” d'un motif répété de formes végétales incurvées. Ce type d'ornement est typique de la période abbasside et se retrouve également sur des panneaux muraux en stuc. Cet élément appartenait sans doute à un ensemble en bois sculpté plus important utilisé pour un meuble ou pour des portes. Son style est proche de celui de panneaux en bois ou en stuc trouvés à Samarra, capitale de la dynastie des Abbassides (177-655 H / 749-1258 J.-C.). Très apprécié en Irak, le bois, et en particulier le teck, était probablement importé d'Asie du Sud-Est.","short_description":"Panneau de teck sculpté d'un motif abstrait selon la technique dite “au biseau”. Ce dessin stylisé, typique de la période abbasside, était employé sur des panneaux de stuc aussi bien que sur des boiseries sculptées pour murs ou plafonds.","holder":"The British Museum.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 13 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique : le style “biseauté” est présent sur un décor architectural de la grande mosquée édifiée à partir de 221 H / 836 J.-C. à Samarra, capitale des Abbassides pendant 37 courtes années avant que le califat ne se réinstalle à Bagdad.","method_for_provenance":"Le style de sculpture ressemble à la décoration architecturale trouvée à Samarra, Irak.","provenance":"Samarra, Irak.","obtention":"Acquis par le British Museum en 1944 auprès de la collection de Sir Sydney Bernard Burney, avec l'aide du National Art Collections Fund.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam: 650-1250*, 1987, pp. 102-109. \nNorthedge, A., “Samarra”, in *Encyclopaedia of Islam*, 1995, pp. 1039-41.","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale"],"materials":["Bois de teck sculpté."]},"3f812372-02bd-5235-89dd-a89ca9e526fd":{"name":"Bureau","description":"Objet témoin, de grande valeur symbolique, il fut offert par la population au ministre réformateur Khaireddine Pacha ; bureau en bois peint en blanc présentant un décor fleuri sur ses tiroirs.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais de Kassar Saïd","author":"Saloua Zangar"},"410982f8-b847-57f8-9f76-389d106adfca":{"name":"Montant de porte.","description":"Les montants et l'architrave de la porte de la maison Maturano présentent une frise décorative plutôt complexe, à la différence de l'autre élément de bois plus ou moins de même époque, présent à Palerme et encore *in situ* (la porte principale de l'église Santa Maria dell'Ammiraglio, datable de 1143, année de la fondation de l'église par l'amiral Georges d'Antioche). Elle se caractérise par un décor à panneaux rectangulaires traditionnels, comparable à des réalisations égyptiennes datables entre le XIe et le XIIe siècle. La bande décorative centrale, comprise entre deux bordures latérales caractérisées par un épais entrelacs de motifs végétaux de demi-palmettes, est constituée d'une suite de doubles pentagones opposés, reliés par un couple de demi-cercles à l'intérieur desquels on distingue des rinceaux, alternant avec des étoiles à seize côtés. Les éléments géométriques présentent une bordure perlée, alors qu'à l'intérieur, ils renferment des entrelacs végétaux de demi-palmettes. Ce type de décor semble dériver, comme le suggère Scerrato (1979), des stucs de Samarra, et présente des ressemblances notables avec les plafonds en bois de la mosquée Ibn Touloun, au Caire.","short_description":"Ces fragments en bois constituaient les montants et l'architrave de la porte de la maison des Marturano, à Palerme : le décor renvoie aux motifs décoratifs des stucs de Samarra, et évoquent également le décor des plafonds en bois de la mosquée d'Ibn Touloun, au Caire.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 457 cm ; l. 227 cm.","method_for_datation":"Analogies stylistiques avec des œuvres d'ébénisterie fatimides.","method_for_provenance":"Documents historiques.","provenance":"Maison de Goffredo di Marturano, adjacente à l’église Santa Maria dell’Ammiraglio, Palerme.","obtention":"Dépôt, précédemment au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Delogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 10. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 523-524 et fig. 197 p. 59.","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","architecture fatimide","ébénisterie"],"materials":["Bois sculpté."]},"4312ed57-80a5-53ca-a579-d77d2e79388d":{"name":"Petite table hexagonale.","description":"Cette petite table hexagonale était utilisée pour déposer les plats lors des repas. Son plateau, également hexagonal, est orné d'un décor central circulaire à inscription radiante en coufique tressé qui accroît l'effet décoratif en simulant les rayons du soleil issus du médaillon central. Celui-ci contient le nom gravé du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, pour lequel ce meuble a probablement été réalisé. Le plateau est bordé d'une inscription en écriture *thoulouth* mamelouke qui se lit : “Gloire à notre seigneur le sultan al-Malik al-Nasir al-'Alam, al-'Adil, al-Moudjahid, al-Mourabit, al-Mouthaghir, al-Mou'ayyad, al-Mansour, le Sultan de l'islam et des musulmans, le Destructeur des apostats et des infidèles, le Restaurateur de la justice pour tous, le Protecteur de l'oppressé face aux oppresseurs, le Protecteur de la communauté musulmane, le Protecteur des biens séculiers et spirituels, ibn al-Sultan al-Malik al-Mansour Qalawun al-Salihi.” Entourant ces inscriptions, en allant vers l'intérieur, figure une suite de demi-cercles lobés décorés de canards en vol remarquables par leur vitalité et leur mouvement. \nChacune des six faces du piètement se compose de quatre panneaux décoratifs superposés verticalement. Au centre de l'un d'eux, une petite porte en arc à deux battants s'ouvre sur une étagère intérieure. Les panneaux sont ornés de motifs d'arabesques ajourés composés de feuilles et de tiges entrelacées, de fleurs de lotus et d'inscriptions en écriture *thoulouth*. \nLa table repose sur six courts piliers, eux-mêmes appuyés sur des pieds et ornés d'une série d'inscriptions qui indiquent le nom de l'artisan et ses titres : *'amal al-'abd al-faqir radji 'afw rabihi al-ma'rouf bi ibn al-mou'allim al-oustadh* Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi al-Sankari, en l'an 728 de l'Hégire \\[1327 J.-C.\\] au temps de notre seigneur al-Malik al-Nasir, gloire à son triomphe”. \nCe type de meuble était très répandu. En dehors de sa fonction de table de repas, il pouvait servir à poser un coran, des vases, des brûleurs d'encens, des boissons ou des torches la nuit dans les mosquées ou les palais. Il se peut que celui-ci, qui appartenait à al-Nasir Muhammad, ait été utilisé dans son palais ou sa *madrasa* édifiée dans la rue des Dinandiers (Shari' nahh\\_sin) au Caire. Cette supposition s'appuie sur le fait qu'il provient de l'hôpital de al-Mansour Qalawun adjacent à la *madrasa* de al-Nasir Muhammad. Cette table, qui constitue un exemple de qualité exceptionnelle dans la prolifique production d'objets en métal de la période mamelouke, est l'une des plus superbes acquisitions des collections du Musée d'art islamique du Caire. Son importance tient à l'identité de son illustre destinataire et au fait qu'elle mentionne le nom de son artisan et sa date de fabrication.","short_description":"Ce type de table, fabriquée en métal ou en bois, était produit en grandes quantités à l'époque mamelouke au Caire. Elle permettait de porter la nourriture ou les articles devant être surélevés par rapport au niveau du sol. Cette table est en laiton rehaussé d'argent sur lequel le nom et les titres du sultan al-Nasir Muhammad et le nom de l'artisan étaient inscrits.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"728 de l’Hégire / 1327 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 81 cm, Ø 40,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur le meuble comprennent le nom de l'artisan, la date de fabrication et le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Ce meuble a très probablement été fabriqué au Caire, comme le suggèrent en particulier les inscriptions en *thoulouth* mamelouk, style dominant des pièces égyptiennes de la période mamelouke. De plus, sa technique de conception, de fabrication et de décoration se rapproche étroitement d'un certain nombre d'autres objets dont on sait qu'ils sont d'origine égyptienne, comme un coffret en cuivre (prévu pour un manuscrit du coran) incrusté d'or et d'argent, actuellement conservé à la bibliothèque de la mosquée al-Azhar, qui porte le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun et est daté de 723/1322. Un coffret quasi identique provenant d'une mosquée cairote se trouve au Musée d'art islamique de Berlin. Il porte le nom du même artisan : Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi. Un chandelier à incrustations d'argent des collections du Musée d'art islamique du Caire (n° 15080) porte également le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe plus, au cours de la période mamelouke existait au Caire un souk spécialisé dans la fabrication et la vente d'objets en métal incrusté. L'écrivain et historien al-Maqrizi se réfère à ce marché dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) sous le nom de “souk des artisans en incrustations” (le *suq al-Koftiyn*) qui était implanté dans une rue aujourd'hui parallèle à la rue al-Ghuriyya et de la rue al-Azhar. L'existence documentée de ce marché milite en faveur d'une fabrication de cette table au Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Une des premières pièces à entrer dans les collections du musée à son ouverture en 1903, elle y a été transférée du *bimaristan* (hôpital) du sultan al-Mansour Qalawun.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tārikhuha, Fūnunuha, throuha* \\[Le Caire : son histoire, son art et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAllan, J., *Islamic Metalworks : The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAtil, E., *Renaissance of Islam : Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","écriture thoulouth","incrustation","inscription","mobilier","motifs décoratifs","motifs végétaux","ouvrage ajouré"],"materials":["Cuivre à incrustations d’argent","décor en filigrane et ouvrage ajouré."]},"453d31a1-ac06-52d0-a282-f160b88b5219":{"name":"Écran de bois en deux parties.","description":"Cet écran, chef-d'œuvre de travail du bois, illustre la place essentielle de la Syrie dans cet art typiquement islamique. Il se compose de deux parties. La partie supérieure, la plus petite, est un écran rectangulaire divisé en quatre champs délimités par des encadrements. L'un d'eux est sculpté d'une *basmala* (\"Au nom de Dieu le Compatissant, le Miséricordieux\") en style coufique géométrique et travail d'ajourage, entouré d'un cadre de motifs végétaux stylisés. Sur le montant supérieur horizontal court une inscription en style coufique sculptée dans un champ de motifs de feuillage qui peut se traduire ainsi : \"Abou Ja‘far Muhammad bin al-Hassan bin al-Ali, ami sincère du Commandeur des Fidèles \\[le calife\\], Dieu accepte ce travail fait par lui dans le mois de l'année 497 \\[1103 J.-C.\\]. Le texte se poursuit par des versets du coran : \"Vos (vrais) amis sont (pas moins que) Dieu, Son messager, et les croyants, ceux qui disent les prières régulières, versent les aumônes et se courbent humblement (en adoration). Comme à ceux qui se tournent (pour l'amitié) vers Dieu, Son Messager, et les croyants, c'est le parti de Dieu qui doit certainement triompher\" (V, 55-56). De l'autre côté du panneau figure au centre l'expression “(…) Dieu est l'islam\" sculptée en caractères coufiques ajourés. Ce sont les derniers mots des versets III, 18-19 inscrits autour du cadre. Le panneau central est décoré de motifs végétaux qui sortent d'un petit vase sculpté. \nLa partie inférieure de l'écran est de plus grandes dimensions. Elle est rectangulaire et divisée en trois sections : la plus basse est une rangée de doubles colonnes tournées à socles rectangulaires et chapiteaux, la section centrale une rangée de colonnes simples tournées à socles en forme de vase et chapiteau, la troisième un écran sculpté divisé en plusieurs champs décoratifs à décor géométrique polygonal réalisée par assemblage de pièces de bois sculpté, ajouré et incrusté de petits éléments d'os.","short_description":"Le mobilier des mosquées et des lieux saints faisait souvent appel à un style de sculpture sur bois hautement raffiné. Cet écran de *maqsoura* du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) provenant d'une tombe royale damascène, est un bel exemple du rôle important de la Syrie dans la tradition du travail du bois.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Selon la date inscrite, cet écran appartenait sans doute à l'origine au mausolée du sultan seldjoukide Duqaq (r. 488-497 H / 1095-1104 J.-C.), situé dans le quartier de Maydan au sud-ouest du vieux Damas. Au cours de la période atabeg, près de 100 ans plus tard, il fut retravaillé et déplacé dans la mosquée Musalla al-Idayn voisine, édifiée par l'émir Ja‘far Muhammad bin al-Hassan bin al-Ali.","dates":"497 de l'Hégire / 1104 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Haut : H. 0,79 m, l. 2,46 m ; bas : H. 2,13 m, l. 2,46 m.","method_for_datation":"L'année 497 de l'Hégire (1104 J.-C.) est inscrite sur l'objet.","method_for_provenance":"L'éminent archéologue Michael Meinecke a défendu l'idée que le lieu d'origine de cet écran était à proximité du mausolée du sultan seldjouk Duqaq (r. 488-497/1095-1104) et qu'il avait été déplacé par la suite vers la mosquée Musalla al-Idayn construite un siècle après la date inscrite sur le bois.","provenance":"Quartier Maydan dans le sud de Damas.","obtention":"L'objet a été exproprié par la Direction générale des antiquités en 1927.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.206. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nMeinecke, M., *Patterns of Stylistic Change in Islamic Architecture: Local Traditions versus Migrating Artists*, Hagop Kevorkian Series on Near Eastern Art and Civilization, New York, 1996.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","Écran","incrustations d'os","Ja‘far Muhammad","mausolée","Michael Meinecke","mosquée","peuplier","sculpture","sultan Suqaq"],"materials":["Peuplier sculpté incrusté d'os."]},"4b719ab5-caa8-53d7-a185-809f12af918c":{"name":"Miroir vénitien","description":"Magnifique miroir en bois richement sculpté à la feuille d’or avec une très épaisse mouluration (14 cm) au décor fleuri et gravé. Deux tons de dorure, le mat et le brillant. Travail italien fort apprécié dans le mobilier des palais et des demeures patriciennes du XIXe siècle.","type":"Sculpture; ferronierie; objet de décoration","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais Kassar Saïd","author":"Saloua Zangar"},"4c16a8ad-8dfc-54dd-bc70-ac76e6862585":{"name":"Panneau de bois décoratif.","description":"Panneau en bois de cèdre, matériau venu principalement du Liban, sans doute importé lors des grandes commandes passées pour la réalisation du projet omeyyade du Haram al-Charif, qui comprenait la construction du Dôme du Rocher, de la mosquée al-Aqsa et d'autres bâtiments. Ce panneau fait partie d'un ensemble de pièces en bois similaires quant aux dimensions et aux techniques de sculpture, mais de décors différents. Le Musée islamique a acquis 16 de ces panneaux et le Musée palestinien (musée Rockefeller) certains autres. Le Musée islamique possède également des pièces de bois dépourvues de décor, dont des poutres de plus de 10 m de long, qui datent de la période omeyyade. Ces panneaux et poutres ont été récupérés lors de travaux de restauration réalisés dans la mosquée al-Aqsa et au Dôme du Rocher. Ils représentent une source intéressante pour l'étude des techniques du travail du bois sur les chantiers omeyyades. Par ailleurs, le Musée a acquis d'autres collections d'objets en bois datant des périodes abbasside, fatimide, ayyoubide, mamelouke et ottomane – époques tout aussi importantes pour l'étude du travail du bois islamique au cours des siècles. \nCe panneau est sculpté en bas relief. Le décor consiste en motifs végétaux tourbillonnants et diverses formes géométriques. Son style est proche de celui de la période omeyyade qui s'inspirait de différentes sources, dont les styles byzantin, sassanide, copte et syrien. Le panneau présente en partie centrale un vase dont s'élève une plante d'où se détachent trois paires de feuilles qui meublent la totalité du fond. Le décor est encadré d'une large bordure à motifs végétaux, qui devaient sans doute venir s'appliquer contre une bordure similaire encadrant les panneaux voisins.","short_description":"Ce panneau de boiserie se trouvait dans l’édifice du Dôme du Rocher. C’est sans doute la plus ancienne pièce de bois ouvragé islamique qui soit toujours en place sur son lieu d’origine. Le bois, décoré de très beaux motifs végétaux et géométriques, est une illustration des arts décoratifs omeyyades qui trouvent leurs sources dans différents arts préislamiques.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Calife Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.) ou calife al-Walid bin Abd al-Malik (r. 86-96 H / 705-715 J.-C.).","dates":"Ier siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 193 cm, l. 55 cm, ép. 8-10 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec le décor et la technique d'autres éléments de bois comme certains présents au Khirbat al-Mafjar (palais de Hicham) à Jéricho, et avec d'autres objets d'origine omeyyade.","method_for_provenance":"Documents sur la restauration de la mosquée al-Aqsa, entreprise par le Comité de restauration de la mosquée.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Ce panneau se trouvait initialement dans la mosquée al-Aqsa construite sur l'ordre d'Abd al-Malik ou de son fils al-Walim. Il a été transféré au Musée islamique en 1938.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nHamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949. \nMarçais, G., “The Panels of Carved Wood in al-Aqsa Mosque at Jerusalem”, in Creswell, K. A. C. (ed.), *Early Muslim Architecture*, vol. 2, Oxford, 1940.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","boiseries","boiseries de la mosquée al-Aqsa","cèdre","décoration végétale","haut-relief"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"4c9b3c73-f021-537b-b1bc-a5a3c53c31bf":{"name":"Frise.","description":"Ce panneau de forme longitudinale est bordé, sur la partie supérieure, du traditionnel ruban mérinide de rosaces à huit pétales, compris entre deux listels. Sous ce bandeau s'étend le registre principal, dont la décoration est distribuée sur deux plans. \n \nLe plan inférieur est meublé de motifs végétaux traités en bas relief : rinceaux à nodules, palmes doubles lisses. \n \nLe plan supérieur est constitué d'une alternance d'arcatures de deux tailles différentes, au défoncement profond. Elles sont dessinées par deux arcs superposés séparés par une rainure : l'arc supérieur est ondulé, l'arc inférieur, formé de lobes de palmes doubles, est creusé en cavet. \n \nLes grandes arcatures sont couronnées de fleurons mordant sur le bandeau de rosaces. Elles enserrent une inscription en caractères pseudo-coufiques tressés aux hampes fleuries, qui porte le mot “*youmn”* (prospérité), reproduit en miroir comme dans les motifs du même genre utilisés dans la décoration architecturale mérinide. \n \nLes petites sont timbrées d'une palmette côtelée à six lobes et surmontées d'un décor végétal ceint par deux lobes soudés et accosté par deux hampes fleuries adventices débordant des côtés latéraux des grandes arcatures. \n \nLe mouvement des motifs floraux qui s'adaptent harmonieusement au tracé des décors épigraphiques et à l'espacement des écoinçons des arcs, ainsi que leur traitement large et rigoureux, font l'intérêt de cette pièce mérinide de bonne facture.","short_description":"Les éléments décoratifs de ce panneau – cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux – ainsi que leur ordonnance et leur facture rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès.","holder":"Musée de la Casbah.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Tanger.","dimensions":"H. 31,5 cm, L. 244,5 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"étude comparative. Les éléments décoratifs de ce panneau, cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux, ainsi que leur ordonnance et leur facture, rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès, en particuliers celles de la Bouinaniya.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925**.**","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Bois de cèdre","sculpté et verni."]},"4cdf29ad-f45a-562e-8ea4-fa190cc10ab3":{"name":"Panneau de bois à blason épigraphique.","description":"Panneau en bois à important champ central et bordure étroite. Au centre, se détache un blason épigraphique rond en trois parties sur fond d'arabesques. Les titres du sultan Qaytbay (r. 872-901 H /1468-1496 J.-C.) occupent la partie centrale, entre son nom et celui de sa victoire mentionnée en bas. Les trois inscriptions en écriture *thoulouth* disent : “*al-sultan al-malik al-achraf*” (au centre) “*Qaytbay* (au-dessus) “*izz nasrihi*” (au-dessous). Le champ central est entouré d'un rinceau en demi-palmettes stylisées. Qaytbay, mécène prolifique des arts comme de l'architecture, commandita un grand nombre de mosquées, de fontaines publiques (*sabil*), d'écoles religieuses (*madrasa*) et de caravansérails (*wikala*). On a suggéré que ce panneau provenait de la *wikala* du sultan au Caire, mais sans autre information il est difficile d'affecter avec certitude cet élément à un lieu particulier.","short_description":"Ce panneau de bois porte le blason composite du sultan mamelouk Qaytbay. Qaytbay était un mécène prolifique des arts comme de l’architecture. Il fit construire de nombreuses mosquées, fontaines publiques, écoles religieuses et auberges (*wikalas*). Ce panneau est présumé venir de son caravansérail du Caire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"872-901 de l’Hégire (1468-1496 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 59,69 cm, l. 39,37 cm.","method_for_datation":"Le blason épigraphique au centre du panneau indique les titres et le nom du sultan mamelouk Qaytbay (r. 872-901/1468-1496).","method_for_provenance":"Le blason épigraphique au centre du panneau donne les titres et le nom du sultan mamelouk Qaytbay. Il est possible qu'il ait été commandé pour la *wikala* de celui-ci au Caire.","provenance":"Probablement de la wikala du sultan Qaytbay au Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par le Royal Museum auprès de la Maurice Collection en 1884.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 204-205, cat. n° 101 (pour un panneau similaire).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture thoulouth","sultan Qaytbay","wikala"],"materials":["Bois sculpté."]},"507be032-d0a6-59ec-914d-6665a856598d":{"name":"Table","description":"Objet témoin de la signature du traité dit du Bardo le 12 mai 1881 par Mohammed Sadok Bey et le général Bréart. Table en marbre circulaire d’environ 120 centimètres de diamètre avec un socle en bois d’ébène sculpté et décoré à la feuille d’or.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais de Kassar Saïd","author":"Bechir Yazidi"},"50c3aa93-d400-5d9f-824f-b394e33b63a6":{"name":"Salon beylical","description":"Il s’agit d’un salon en bois sculpté de l’époque beylicale. Il est composé de trois grandes banquettes à deux places et de quatre bancs surmontés de fronton et terminés aux extrémités par des accoudoirs ; l’ensemble est décoré par des panneaux rectangulaires au centre et carrés sur les côtés ornés de moucharabieh. Une table rectangulaire en bois sculpté complète l’ensemble.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar"},"56669d0c-f1dc-5ef6-92fc-a676c2150aa7":{"name":"Etagère en bois","description":"Etagère appartenant à une maison traditionnelle de la ville de Ksar Hellal. Généralement accrochée au mur, elle sert à décorer les pièces, des vases et des aspersoirs à parfums y sont alignés, mais elle sert aussi à porter les armes. Elle se caractérise par sa peinture florale représentant des oiseaux, des fleurs et des feuilles aux couleurs stylisées sur un fond vert clair au milieu desquels le poisson prophylactique trouve une place de choix.","type":"Travail en bois","holder":"Dar Ayed – Ksar Hellal","dates":"XIXe siècle","author":"Saloua Zangar"},"571c2e73-e0f1-5b98-b748-e41a5e7ff2b7":{"name":"Porte sculptée en bois","description":"Porte d’intérieur au palais-musée du Bardo. Il s’agit d’une porte en bois sculpté et clouté. Elle est en chêne à deux battants présentant un portillon central. Les cadres sont cloutés horizontalement et les panneaux richement sculptés de vases fleuris.","type":"Travail en bois","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar"},"5bd0b400-e2a7-5040-8e6d-9c15256ea7f9":{"name":"Panneau en bois.","description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, aux extrémités légèrement détériorées, est composé de cinq registres bien équilibrés, symétriques par rapport à un axe longitudinal. Ces registres, ainsi que les flans du panneau, sont encadrés de bordures rainurées et torsadées. \n \nLe registre inférieur est délimité par une arcature lobée, doublée intérieurement d'un arc supporté par des chapiteaux floraux et des colonnettes torses se détachant en relief sur un fond floral touffu. Celui-ci est composé de bouquets de palmettes, de palmes simples et doubles finement nervées, réparties de part et d'autre de tiges ascendantes rappelant le thème de l'arbre de vie \n \nLe deuxième registre est décoré de rinceaux au tracé circulaire sur lequel sont attachées, à intervalles réguliers, des nodosités nervées, des palmes simples symétriques à calice nervé et des palmes doubles à digitations et à enroulement concave. \n \nLe troisième est meublé d'une ornementation géométrique : un galon octogonal en relief rehaussé de perles surmonte une composition d'entrelacs recticurviligne qui rayonne à partir d'un carré étoilé. Une rainure longitudinale sillonne ce ruban. \n \nLe quatrième rappelle le deuxième. Le cinquième développe un entrelacs rainuré associant au carré des étoiles curvilignes à quatre lobes. Ces figures polygonales engendrées par les brins de l'entrelacs sont occupées sur des niveaux différents par des motifs floraux qui adoucissent cette composition géométrique : palmes symétriques à calice nervuré insérées entre deux palmes asymétriques aux tiges entrecroisées et des rosaces à six pétales. \n \nTous ces décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique, ou architecturale se retrouvent dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides.","short_description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, est orné de décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique et architecturale, que l'on retrouve dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides connues de nos jours.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 95 cm, l. 18,5 cm.","method_for_datation":"étude comparative.Plusieurs des motifs choisis pour le décor de cette œuvre, leur modelé ainsi que leur composition ornementale et leur foisonnement se retrouvent en effet dans d'autres créations almoravides datées, comme le *minbar* de la Grande Mosquée d'Alger, les décors des coupoles de la Qaraouiyine et de la *koubba* de Marrakech. Ce qui permet d'attribuer une origine almoravide à ce panneau, et même de le dater du règne d'Ali ben Youssef (500-537/1106-1142).","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fes.","provenance":"Fès.","obtention":"Objet récupéré avec d'autres bois anciens.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., “La chaire de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, t. I, fasc. 4, pp. 359-386. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Nouvelles recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1957. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration géométrique","décoration végétale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"5eacbf30-4e9e-5c27-a757-04efcf633b45":{"name":"Frise en bois.","description":"élément de frise presque complète qui devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription en coufique fleuri et tressé mentionnant la fin du verset 73, de la sourate XXII, “Le pèlerinage”. Les caractères coufiques sont enrichis d'éléments végétaux sous forme de demi-fleurons trilobés et de fleurons à cinq lobes qui prolongent l'angle du biseau. \n \nLe texte est sculpté sur un fond végétal meublé d'une dense composition florale ne ménageant pas le moindre vide. Cette décoration fait appel aux pommes de pin et aux palmes portées par un rinceau ou en garnissant les involutions : palmes lisses asymétriques à calice et au limbe étiré en boucle, palmes doubles nervées à digitation d'acanthe où l'œilleton qui sépare les nervures de deux en deux affecte une forme ovale rappelant l'écaille de la pomme de pin. \n \nCe fragment de frise au décor couvrant, à faible relief, où le goût de l'abondance et de la richesse ornementale succède à la simplicité et de la rigueur almohade, illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide, qui reprend certaines tendances de l'art almoravide.","short_description":"Cet élément de frise devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription coranique en coufique fleuri et tressé sculpté sur un fond végétal au décor couvrant et à faible relief, qui illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 21,6 cm, L. 107 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Le traitement des lettres et des formes florales que l'on observe également dans le décor de la porte de Salé, Bab Mrissa, datée de la seconde moitié du VIIe siècle (seconde moitié du XIIIe), ainsi que son décor couvrant, indique une esthétique correspondant au début de l'époque mérinide.","method_for_provenance":"Récupération de ruines à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration végétale","épigraphie","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et champlevé."]},"64ec1971-c448-5f70-9a89-e93744796b79":{"name":"Écran.","description":"Écran en bois composé de trois panneaux articulés par des charnières et réalisés en treillis. Chacun est structuré en sections carrées et rectangulaires de dimensions et compositions géométriques diverses. Des barreaux verticaux, horizontaux ou en diagonale reliés par des boules aplaties forment des carrés petits et grands, des hexagones et des motifs de fleurs. La combinaison de tous ces éléments de densité variée explique l'impression animée qu'offrent ces surfaces. De petites ouvertures à fermeture montée sur charnières et une fenêtre sont intégrées à la composition de l'ensemble.","short_description":"Écran composé de trois panneaux en treillis. Chacun se compose de sections carrées et rectangulaires à motifs géométriques constitués de barreaux verticaux, horizontaux et diagonaux. De petites ouvertures à volets à charnières et une ouverture font partie de la composition.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"XIe-XIIIe siècles de l'Hégire (XVIIe-XIXe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 183 cm, l. 62,5 cm, 77 cm, 66 cm.","method_for_datation":"Des écrans réalisés selon la même technique et présentant des dessins similaires sont conservés au musée du Louvre à Paris. Leur provenance de maisons et de palais égyptiens des XIe-XIIIe/XVIIe-XIXe siècles est prouvée.","method_for_provenance":"Des écrans réalisés selon la même technique et présentant des dessins similaires sont conservés au musée du Louvre à Paris. Leur provenance de maisons et de palais égyptiens des XIe-XIIIe/XVIIe-XIXe siècles est prouvée.","provenance":"Égypte.","bibliography":"Anglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nBrisch, K. (éd.), *Islamische Kunst: Loseblattkatalog unpublizierter Werke aus deutschen Museen,* 2, Mainz, 1985, cat. no. 385. \nLane-Pool, S., *The Art of the Saracens in Egypt*, Londres, 1886.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["composition géométrique","Écran","Travail du bois"],"materials":["bois","treillis."]},"6da7c160-94fa-5f96-a7c1-9c73200419b5":{"name":"Mihrab.","description":"*Mihrab* en bois à façade rectangulaire organisée autour d'une niche centrale incurvée couronnée par un arc brisé. Elle est décorée d'un assemblage de panneaux hexagonaux flanqués d'autres panneaux en étoile à six branches. Cette composition est considérée comme marquant le début de l'utilisation du “médaillon en étoile”, élément décoratif qui allait devenir l'un des plus importants du décor des objets en bois mamelouks. Ce *mihrab* est en effet la plus ancienne pièce datée sur laquelle il apparaît. En partie haute de la façade figure une inscription de deux lignes en style coufique fleuri disant : “L'une des choses commandées par l'honorable, protégé et grand personnage al-Amiriya, dont le service a été entrepris par al-Qadi Abou al-Hassan Maknoun et servi maintenant par al-Amir al-Sadid'Afif al-Dawla Abou al-Hassan Youmn al-Fa'izi al-Salihi, prévu pour le tombeau de al-Sayyida Ruqayya, fille du Commandeur des Fidèles, Ali.” De ce texte, on comprend que ce *mihrab* a été commandé par al-Sayyida 'Ulam al-Amiriyya (morte en 535 H / 1140 J.-C.), épouse du calife al-Amer bi-Ahkam Allah (r. 495-524 H / 1101-1130 J.-C.) pour le tombeau de Sayyida Ruqayya édifié en 527 H / 1133 J.-C., probablement au Caire. Des extraits de la sourate “Al-Baqara” (La Vache) en coufique fleuri (chapitre II, verset 247) entourent la façade du *mihrab* et sa niche. \nLes deux côtés du meuble et son dos sont décorés de panneaux sculptés de tiges végétales s'élevant de vases et de feuilles de vignes à trois et cinq lobes qui entourent d'importantes grappes de raisin. Ce décor témoigne de l'excellence esthétique atteinte par l'art de la décoration végétale à la fin de la période fatimide.","short_description":"Le patronage des institutions religieuses et leur fourniture en mobilier n'était pas limité aux hommes. De nombreuses femmes partageaient cette pratique. Le *mihrab* fut commandité par la femme du calife pour le mausolée de Sayyida Ruqayya, la fille du calife Omar ibn al-Khattab.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 210 cm, l. 111 cm, P. 45 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya en 527/1133.","method_for_provenance":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya, épouse du calife fatimide qui régnait alors au Caire. Il est donc très probable qu'il a été commandé et réalisé au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"En 1297/1880, le gouvernement égyptien commença à rassembler des artefacts appartenant à des mosquées et des bâtiments historiques du pays pour les conserver à la mosquée al-Hakim. Ce dépôt constitua la base de la collection du Musée d'art islamique du Caire. Ce *mihrab* transféré du tombeau de Sayyida Ruqayya est considéré comme l'une des plus importantes de ces premières entrées dans les collections.","bibliography":"Dimmand, M. S., *Al-Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], trad. A. Issa, Le Caire, 1958. \nFikri, A., *Masajid al-Qahira wa Madarisuha* \\[Mosquées et Madrasas du Caire\\], vol. I, Le Caire, 1958. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nPauty, E., *Bois sculptés d'églises coptes (époque fatimide*), Le Caire, 1930.","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois assemblé","décoration végétale","écriture coufique fleurie","étoiles à six branches.","haut-relief","médaillons en étoile","objets religieux","panneaux"],"materials":["Bois assemblé décoré en haut-relief et percé."]},"6de30ff8-0fff-5ed3-8984-48abb285b414":{"name":"Porte à double battant.","description":"Les portes en bois agrémentées d'un décor de réseau étoilé étaient courantes dans les mosquées des Seldjoukides de Roum, qui avaient une prédilection pour l'ornementation géométrique compliquée créée par des sculpteurs de renom. La décoration de cette porte est elle aussi impressionnante : les champs principaux des grands panneaux sont divisés par un canevas géométrique produisant des champs plus petits garnis de rinceaux d'arabesques stylisées formées par des motifs floraux. Le motif géométrique est produit par un dessin continu constitué de petits hexagones, pentagones, losanges et triangles. Il n'est pas recomposé à partir de panneaux assemblés, comme c'est souvent le cas, mais s'étend en continu sur toute la surface du panneau. Les larges frises d'encadrement sont agrémentées de rinceaux d'arabesques qui se recoupent. \nSur le champ supérieur sont insérées des inscriptions sur fond bleu citant la sourate coranique IX, 18 : “Ne doit venir en la mosquée d'Allah que celui qui croit en Allah et au Jugement Dernier.” L'inscription se prolongeait autrefois sur la porte d'une pièce adjacente tournée vers le sud, elle aussi désormais au Museum für Islamische Kunst (Berlin). Le texte dit : “et qui s'acquitte de la prière et du denier des pauvres”. Ainsi sont cités les devoirs fondamentaux du musulman : la profession de foi, la prière et l'aumône. Contrairement aux doubles portes de l'entrée avec leur socle agrémenté d'un décor végétal, cet exemplaire est traité sur toute sa surface dans un motif géométrique. La porte de l'entrée se trouve actuellement au musée de Konya (n° d'inventaire 330).","short_description":"La sourate coranique IX, 18, “Ne doit venir en la mosquée d'Allah que celui qui croit en Allah et au Jugement dernier”, est une inscription appropriée pour cette porte en bois qui se trouvait autrefois dans la mosquée Hakim Bey de Konya en Turquie. Les motifs géométriques et en arabesques sont typiques de l'art seldjoukide.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIesiècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 182 cm, l. 116 cm.","method_for_datation":"Cette porte à double battant provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, que l'on date du milieu du VIIe/XIIIe siècle. Les analyses stylistiques confirment cette date.","method_for_provenance":"V. Enderlein a pu montrer en 1976 que la porte provenait de la mosquée Hakim Bey de Konya en reliant l'inscription avec celle d'une autre porte.","provenance":"Mosquée Bey Hakim, Konya (Turquie).","obtention":"Acquis auprès d'un particulier en 1913.","bibliography":"Enderlein, V., “Der Mirhab der Bey Hakim Mosche in Konya. Ein Denkmal und seine Geschichte”, *Forschungen und Berichte,* 17, pp. 33-40, Berlin, 1976, p. 34, pl. 2. \nLötved, J. H., *Konia. Inschriften der seldschukischen Bauten,* Berlin, 1907, p. 87. \nRice, D. T., *Islamic art,* Londres, 1965, 2e éd. 1975, p. 174, ill. 176 (porte de l'aile de la mosquée). \nSarre, F., *Seldschukische Kleinkunst, Erzeugnisse islamischer Kleinkunst, Teil II.,* Leipzig, 1909, p. 32, pl. XII.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mosquée","porte à double battant","réseau étoilé","sculpture sur bois","Seldjoukide"],"materials":["Noyer sculpté","parties teintées."]},"6ef65a75-a6f9-5d0d-8c90-492c934302b3":{"name":"Revêtement de fenêtre.","description":"Cet encadrement de fenêtre de forme quadrangulaire est ceint sur tout son pourtour d'un cadre formé d'une baguette cordée et d'un bandeau sculpté orné d'une tresse de carrés à huit branches. Il est constitué de trois registres : une frise supérieure, la balustrade, l'arcature géminée de la baie. Tout le bois est recouvert d'un apprêt rouge et peint de brun à deux nuances, d'ocre jaune, de blanc ivoire, avec quelques touches de vert. \n \nLa frise et la balustrade sont traitées en treillis de *machrabiyya* dont les pièces sont disposées en damiers ou en losanges. Surmontant ce treillis ajouré, des baguettes rainurées dessinent sur la balustrade un entrelacs de carrés à huit branches et, sur la frise supérieure, des arcades polylobées et des carrés étoilés encadrant de chaque côté un médaillon central sculpté de forme carrée qui porte en caractères coufiques rectangulaires l'inscription votive “Bénédiction de Mohammed”. \n \nLa baie, entourée par deux cadres, le premier en bois tourné et le second sculpté d'un entrelacs de carrés étoilés, s'ouvre sur deux arcs outrepassés géminés. Ces arcs sont supportés par une colonnette et deux demi-colonnettes engagées en bois tourné et cannelé aux bases et chapiteaux simulés. Toutes les composantes de ce dernier registre sont ornées de motifs végétaux polychromes, empruntés aussi bien au répertoire maroco-andalou qu'au répertoire ottoman : rinceaux, palmes simples et doubles, fleurons, œillets. \n \nAvec son harmonieuse polychromie, cet encadrement extérieur d'une fenêtre donnant sur le patio d'une riche demeure du XIXe siècle est un bel exemple du travail minutieux des menuisiers de Meknès qui se sont illustrés dans cet art depuis que leur ville est devenue capitale du royaume alaouite sous le règne de Moulay Ismail (1083-1140 H / 1672-1727 J.-C.).","short_description":"L'encadrement extérieur de fenêtre donnant sur le patio d'une riche maison est un exemple du travail du bois tourné et peint de Meknès, un art qui a fleuri dans la ville impériale depuis les débuts du règne des Alaouites. Ses décors végétaux sont empruntés au répertoire maroco-andalou et ottoman.","holder":"Musée Dar Jamai.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Meknès.","dimensions":"H. 177 cm, L. 112 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Ce type de travail du bois qui donne la prééminence à la polychromie et dont il existe d'autres spécimens dans les musées a été initié à partir de la fin XVIIe et a pris une ampleur particulière au XIXe siècle, au moment où se sont multipliées les demeures bourgeoises où l'on peut encore voir ce type de travail.","method_for_provenance":"Par le lieu d'achat et le style, caracteristique de Meknès.","provenance":"Meknès.","obtention":"Achat en 1963.","bibliography":"Barrucand, M., *L'architecture de la qasba de Moulay Ismaïl à Meknès,* Casablanca, 1978. \n \nMarçais, G., *L'Architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 2, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile","décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie religieuse"],"materials":["appliqué","Bois sculpté","tourné et peint."]},"6f75d3d3-2fb1-5c23-869d-1f05845e0403":{"name":"Écritoire.","description":"Coffret de scribe à couvercle plat qui s'emboîte à la structure par la partie supérieure en formant un prisme rectangulaire. Le décor marqueté utilise des bois de diverses essences, de la nacre et de l'os. La pièce présente, au centre de chaque face, une combinaison de polygones entrelacés et d'étoiles à huit branches ; les espaces intersticiels sont occupés par des étoiles à quatre pointes. L'ensemble est encadré par un filet rouge, suivi d'autres bandes de différentes largeurs, géométriques, lisses, crénelées de triangles. Le même schéma décoratif se répète dans les parties visibles de l'intérieur, tandis que le reste est simplement peint. \nL'écritoire conserve toutes ses garnitures de bronze : deux larges charnières qui relient le couvercle à la partie postérieure du coffret ; à chaque angle, une lame de métal pliée et rivetée au support ; au milieu, de face, une serrure ; sur la partie supérieure du couvercle, une anse avec un élément de préhension et deux autres sur les côtés pour en faciliter le transport. Toutes ces garnitures sont réalisées au moule, avec un décor incisé. À l'intérieur, le coffret présente divers compartiments destinés à loger les ustensiles nécessaires à l'écriture. \nLe nom de “*taracea*” (marqueterie) dérive du terme arabe “*tarsi*” (insérer, incruster) et définit la technique qui consiste à encastrer dans un bois dur, tel le noyer, d'autres pièces découpées dans un autre bois, dans de l'os ou dans de la nacre. Cette technique, d'origine orientale, était déjà parfaitement maîtrisée dans la Cordoue du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) lorsque fut construit le *minbar* disparu d'al-Hakam II. Plus tard, à l'époque nasride, la technique fut simplifiée et les pièces, découpées avec précision, étaient collées sur une base de papier ou de parchemin qui était à son tour collée sur l'objet. \nCe type d'écritoire peut être considéré comme un antécédent des futurs “bargueños”, les secrétaires ornés espagnols.","short_description":"Probablement un coffret de scribe qui pouvait se porter par l'anse supérieure ou par les deux latérales. L'intérieur est divisé en compartiments destinés à loger les ustensiles d'écriture. Une marqueterie d'os, de nacre et de différentes essences de bois décore la superficie externe.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 20 cm, l. 45 cm, P. 28 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons avec des pièces similaires du même musée et d'autres, telle l'écritoire de la cathédrale de Jaén ou le coffret de la Hispanic Society of America, toutes datées des XIVe et XVe siècles.","method_for_provenance":"Le type de marqueterie et de dessin décoratif est caractéristique de Grenade. L'intérieur des portes de l'armoire nasride du Palais des Infants de Grenade, conservé au Musée national d'art hispano-musulman de cette ville, présente les mêmes étoiles inscrites dans des carrés entrelacés.","provenance":"Royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat le 26 mars 1973.","bibliography":"*Al-Andalus: las artes islámicas en España*, Madrid, 1992, p. 268. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.) \nHispanic Society of America, *A History of the Hispanic Society of America, Museum and Library, 1904-1954*, New York, 1954, p. 118. \nPavón Maldonado, B., “Jaén Medieval: arte y arqueología árabe y mudéjar”, *Al-Qantara*, 5, 1984, pp. 361-66. \nZozaya, J., “Antigüedades andalusíes de los siglos VIII al XV”, *Guía general del Museo Arqueológico Nacional*, vol II, Madrid, 1991, p. 70.","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Ameublement","encrier","Grenade","incision","marqueterie","nacre","Nasrides","os","polychromie"],"materials":["bois","Bronze","incision.","marqueterie","nacre","os","polychromie"]},"6fdbe124-1e12-5bc3-a524-5bbe4a6ae42f":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche en bois de cèdre provient des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, dont la couverture est constituée de linteaux reposant sur les supports et sur les murs en suivant l'orientation des nefs dans le sens nord-sud. Perpendiculairement à ces pièces reposent les tirants ; ils sont supportés à leurs extrémités par des consoles sculptées et peintes. La partie la plus ancienne des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan date du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Elle présente un décor de rinceaux et de fleurons. Le panneau, dont le fond est rouge, est composé de quatre carrés à côtés concaves. Dans chacun d'entre eux sont inscrites deux fleurettes à quatre pétales, de couleur verte et bleue, qui se croisent. Elles élaborent une sorte d'étoile octogonale qui entoure un cercle de couleur bleue ou verte. Chaque pétale se termine par un bourgeon entouré par deux rinceaux évasés. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique, dans l'art musulman, qui nous soit parvenue du Moyen âge, ce qui rend toute tentative de recherche sur l'origine de leurs décors assez malaisée. En effet, des plafonds décorés couvraient la nef centrale de la Grande Mosquée de Cordoue, mais la limite ante quem de leur datation ne dépasse guère le IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), de même pour les magnifiques plafonds de la chapelle Palatine à Palerme qui sont datés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C).","short_description":"Originaire des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, elle présente un joli décor de rinceaux et de fleurons sur fond rouge. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique du genre dans l'art musulman.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 135 cm, l. 27,5 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut remise parmi des milliers d'autres fragments au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 207. \n \nLes Andalousies (catalogue d'exposition), Paris, 2000, pp. 194-195. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 284, n° 440. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 262. \n \nMarçais, G., Coupoles et plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan, Tunis et Paris, 1925.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["bois","décor peint."]},"70e81fc7-992c-56d9-a3b4-5af8b1052c23":{"name":"Chaire à prêcher (minbar).","description":"Ce *minbar* (chaire à prêcher) comporte sept marches retenues par deux joues latérales de forme pentagonale, décorées de panneaux assemblés par tenons et mortaises en forme de triangles, de carrés et de trapèzes. Au seuil de l'escalier se dresse un arceau en fer à cheval brisé reposant sur deux montants ornés d'un décor végétal. Cette structure est reliée aux joues par deux arceaux latéraux de même hauteur reposant eux-mêmes sur deux montants reliés à la partie supérieure des joues par une rampe. La partie supérieure de cette entrée est ornée de bobéchons. \n \nLes panneaux sont sculptés en bas-reliefs garnis d'un décor floral ou géométrique ; l'arceau frontal porte un décor floral et, épousant la forme de l'arceau, une inscription coufique qui se traduit comme suit : montant vertical droit, “Au nom d'Allah, le Bienfaiteur Miséricordieux. Cette chaire a été achevée” ; traverse : “Le premier du mois de *radjab*” ; montant vertical gauche, “de l'an 490 \\[1097 J.-C.\\]. œuvre de Muhammad”.","short_description":"Cette chaire à prêcher à sept marches flanquées de panneaux latéraux porte des motifs décoratifs géométriques ou floraux et une inscription coufique datant l'objet et citant le nom de l'artisan. Le seuil est surmonté d'un arceau en forme de fer à cheval brisé.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"490 H / 1097 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 230 cm, L. 264 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure en caractères coufiques sur l'arc précédant les marches du *minbar* porte la date de 490 (1097 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *minbar* était utilisé dans la Grande Mosquée d'Alger.","obtention":"Don du ministère des Affaires religieuses ; décision ministérielle, en 1998, de confier le *minbar* au Musée national des antiquités et des arts islamiques.","bibliography":"Bourouiba, R., *L'art religieux musulman en Algérie*, Alger, 1973. \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \nMarçais, G., “Note sur la chaire à prêcher de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1926, pp. 419-422. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \nMarçais, G., *Manuel d'art musulman,* Paris, 1927.","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almoravides","bois","chaire","coufique","décoration florale","décoration géométrique","Grande Mosquée d’Alger","inscription","minbar","mosquée","objets religieux"],"materials":["Bois assemblé par tenons et mortaises","sculpté en bas relief et marqueterie."]},"767d4db4-9712-508d-b378-dd184496be44":{"name":"Porte.","description":"Cette porte présente dans son champ principal une ornementation géométrique composée d'une étoile et de polygones. Ces éléments sont disposés en motif couvrant répétitif composé d'une rosette au centre et de quarts de rosette aux quatre angles. Des montants incisés de rainures forment la structure strictement géométrique de ce réseau dont les ouvertures sont fermées de petits panneaux biseautés. Les bandeaux et panneaux sont assemblés à rainures et languettes pour obtenir une surface sans rupture. \nÀ l'origine, la porte semble avoir possédé une composition symétrique, la partie ornementée étant prise entre deux autres rectangulaires et pleines. Pour l'adapter sans doute à une autre ouverture, elle a été rallongée vers le bas par l'ajout de deux panneaux rectangulaires pleins.","short_description":"Battant de porte simple. L'ornementation géométrique se compose d'étoiles et de polygones. La rosette centrale est répétée aux quatre angles. La porte, rallongée, semble avoir fait partie à l'origine d'une composition symétrique à deux panneaux rectangulaires pleins en parties supérieure et inférieure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l'Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 209,5 cm, l. 97 cm.","method_for_datation":"Les motifs à base d'éléments géométriques d'étoile et de polygones sont caractéristiques des portes mameloukes. Celle-ci a été datée de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle de pour ses polygones non ornementés. Un panneau en bois sculpté d'une construction due au sultan Qaytbay à Jamaliyya, daté de 855/1481 et conservé au Musée d'art islamique du Caire, montre deux petits champs présentant la même organisation géométrique.","method_for_provenance":"La composition géométrique à étoile entière et polygones est caractéristique du mobilier mamelouk.","provenance":"Égypte.","bibliography":"Anglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nKühnel, E. “Der Mamlukische Kassettenstil”, *Kunst des Orients* I, 1950, pp. 55-68. \nLane-Pool, S., *The Art of the Saracens in Egypt*, Londres, 1886.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","dessins géométriques","Travail du bois"],"materials":["bois","tresse."]},"79123b79-bd2b-5af1-8898-89d1cb8e5327":{"name":"Trône du sultan Ahmed Ier.","description":"Le trône d'Ahmed Ier est un des meilleurs exemples du travail du bois ottoman du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Il se compose de trois marches basses qui conduisent à un siège prévu pour une personne, l'ensemble étant surmonté d'un baldaquin couronné par un petit dôme. \nD'une fascinante beauté, étincelant de sa nacre, de ses incrustations d'écaille de tortue et d'innombrables pierres précieuses, il a été dessiné par le grand architecte ottoman du XIe/XVIIe siècle Sedefkâr Mehmed Agha, architecte en chef du palais de Topkapi \nFabriqué en noyer, il est entièrement décoré d'une mosaïque de nacre et d'écaille de tortue. Le décor végétal comprend des tulipes, des œillets, des roses et des pivoines réunies par des enroulements de vrilles, s'élevant à partir d'un vase. Les motifs en nacre sont traités dans un style naturaliste, tandis que les zones intersticielles sont plaquées d'écaille de tortue. \nLa partie intérieure du siège est décorée d'une composition de motifs floraux peints en jaune sur fond rouge en style naturaliste selon une technique de laque appelée *Edirnekâri*. \nCes motifs qui reflètent le style caractéristique de la période ottomane classique constituent des compositions très réussies. Le vase et les fleurs sont par ailleurs animés par l'incrustation de pierres précieuses (émeraudes, jade, turquoises et diamants) qui rendent ce décor encore plus séduisant. \nCe trône fait partie des multiples objets qui témoignent de la richesse du palais de Topkapi. Il est un exemple important du haut niveau qualitatif atteint par l'art ottoman au XIe/XVIIe siècle en décoration végétale.","short_description":"Ce magnifique trône aux superbes incrustations de nacre, d’écailles de tortue et de nombreuses pierres précieuses fut fabriqué pour le sultan Ahmed Ier. Les motifs floraux reflètent la période classique ottomane et sont superbement interprétés dans des compositions très vives.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","initial_owner":"Sultan Ahmed Ier.","dates":"Règne du sultan Ahmed Ier (1011-1026 de l’Hégire / 1603-1617 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 285 cm, l. 102 cm, p. 66 cm.","method_for_datation":"Des documents des archives du palais indiquent que ce trône a appartenu au sultan Mehmed Ier et a été dessiné par Sedefkâr Mehmed Aga.","method_for_provenance":"Le trône a été dessiné par l'architecte en chef du palais Sedefkar Mehmed Aga. Il est donc hautement probable qu'il a été réalisé dans les ateliers du palais.","provenance":"Ateliers du palais de Topkapi, Istanbul, Turquie.","obtention":"Propriété du palais de Topkapi, le trône est exposé dans la section Trésor du musée du palais.","bibliography":"Barışta, ö., “Geleneksel Türk Sanatlarından Sedef Kakmacılık (Incrustations de nacre, un art traditionnel turc)”, *Türkiye'de Sanatın Bugünü ve Yarını* (Le présent et le futur de l'art en Turquie), Ankara, 1985, pp. 393-400. \nKerametli, C., “Osmanlı Devri Ağaç İşleri, Tahta Oyma, Sedef, Bağ ve Fildişi Kakmalar (Travail du bois de la période ottomane, sculpture du bois, incrustations de nacre, d'écaille de tortue et d'ivoire)”, *Türk Etnografya Dergisi* 4 (1961), pp. 5-13. \nTürkoğlu, S. “Woodwork”, *Traditional Turkish Arts* (dir. Mehmet özel), Istanbul, 1992, pp 42-73.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration végétale","écaille de tortue","Edirnekari","laque","nacre","Sedefkar Mehmed Agha","sultan Ahmed Ier","trônes"],"materials":["Bois laqué à incrustations de nacre","d’écaille de tortue et de pierres précieuses (émeraude","diamant","etc.).","jade","turquoise"]},"7bf56987-b874-51e5-91e1-bf19f3afba07":{"name":"Tasseau.","description":"La splendide charpente à *par y nudillo* de la cathédrale de Teruel, improprement appelée plafond à caissons, est l'un des ensembles d'ébénisterie mudéjare les plus étudiés par la critique artistique. Cela est dû à divers facteurs ; son extraordinaire complexité iconographique et iconologique, sa signification dans le contexte social, son intérêt stylistique et la précision de sa datation, facilitée par l'analyse du bois. Le Musée archéologique national conserve, entre autres éléments, deux tasseaux ou solives qui proviennent des deux pentes de la charpente, l'un avec un personnage masculin et l'autre – celle que nous étudions ici – avec un personnage de femme. \nCette figure appartient à la classe des travailleurs ; elle représente une porteuse d'eau, vêtue d'une robe ou gonelle à manches longues et serrée par une cordelette à la ceinture. La décoration aux lignes horizontales lui donne un air particulier. Ses cheveux lisses sont coiffés court et elle semble avoir la tête nue, ce qui n'est pas fréquent parmi les figures de ce plafond. Elle porte sur la tête une cruche à deux anses. Il est possible de déterminer son emplacement primitif : huitième section gauche, c'est-à-dire à l'endroit où tomba une bombe durant la guerre de 1936. La polychromie est traitée en à-plats où prédominent les rouges, les blancs et les contours noirs.","short_description":"Ce tasseau décorait une solive du plafond de la cathédrale de Teruel, dans lequel sont reproduites les différentes classes de la société médiévale. Cette figure représente une porteuse d'eau vêtue à la mode de l'époque, d'une tunique à manches longues attachée à la ceinture.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XIIIe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 36 cm, l. 23,8 cm, ép. 1,7 cm.","method_for_datation":"Par son style et par des analyses dendrochronologiques du bois.","method_for_provenance":"Le donateur, Pablo Gil y Gil, professeur à l'université de Saragosse en 1869, a livré des informations sur la provenance de cette pièce et sur trois autres éléments du plafond lorsqu'il en fit don au musée.","provenance":"Cathédrale Santa María de Mediavilla, Teruel.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Alquézar, E., Arias, I. et Franco, á., “Carpintería y elementos arquitectónicos mudéjares en el Museo Arqueológico Nacional procedentes de Aragón”, *Actas VI Simposio Internacional de Mudejarismo, Teruel, 16-18 septiembre, 1993*, Teruel, 1996, p. 874. \nRabanaque, E., Novella, A., Sebastián, S. et Yarza, J*., El artesonado de la catedral de Teruel*, Saragosse, 1981.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","mudéjar","plafond à par y nudillo","polychromie","tasseau","Téruel"],"materials":["bois","polychromie."]},"82c65c6f-a7c7-5e4d-90e9-d3af98dc437c":{"name":"Coffret orné de scènes peintes.","description":"Cette œuvre se rattache à la classe des coffrets à corps rectangulaire et couvercle plat. \nLe décor, réalisé avec de la peinture à l'eau noire et des dorures, selon l'usage des miniaturistes musulmans, occupe la totalité du coffret, illustrant ainsi ce mélange d'art chrétien et d'art musulman présent sur certains exemplaires tels que les coffrets de la cathédrale de Veroli et du musée du Bargello à Florence. \nLe couvercle présente, sur le registre supérieur, l'image du Christ entre deux saints à l'intérieur d'un médaillon ; à côté de celui-ci se profilent les silhouettes de deux guépards poursuivant, l'un une gazelle, l'autre un lièvre. En bas à droite apparaît une girafe accompagnée de deux gardiens qui l'incitent à avancer ; à gauche, on distingue l'image d'un éléphant richement caparaçonné, qui déracine un arbuste avec sa trompe. \nLe corps du coffret est orné, sur les faces principales, de scènes de chasse – des chasseurs poursuivant leurs proies à pied – qui représentent un type d'iconographie unique parmi les exemplaires de coffrets connus jusqu'ici. \nLes faces latérales, par contre, se caractérisent par un petit arbre stylisé, sans doute l'arbre de vie, flanqué de deux paons et de deux oiseaux. Cette image, par ailleurs, est reproduite sur les bandes décoratives inférieures des deux faces principales, avec de très légères variantes concernant les espèces ornithologiques représentées sur les côtés de l'arbre. \nLe motif des chiens et des guépards poursuivant des gazelles se répète en bas, régulièrement, sur les quatre côtés. \nDe petits oiseaux et des paons ornent alternativement le bord supérieur du coffret, près du couvercle. \nAu niveau du décor, l'œuvre peut être rapprochée des mosaïques de la chambre du roi Roger et des peintures du plafond en bois conservé à la Galerie régionale de Palerme.","short_description":"Exemple de synthèse entre art chrétien et art islamique. Les figures animales et certaines figures de volatiles appartiennent au répertoire islamique, alors que les figures de saints ou celle du Christ se réfèrent nettement à l'art chrétien.","holder":"Chapelle Palatine, Trésor","owner":"Ministère de l’Intérieur, Direction générale des affaires des cultes.","initial_owner":"Propriété de l’État.","dates":"XIIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 18 cm ; l. 48,5 cm ; P. 29,5 cm.","method_for_datation":"Bien que les spécialistes reconnaissent unanimement l'analogie stylistique entre le décor de ce coffret et plusieurs exemples d'art normand en Sicile, notamment les mosaïques de la chambre du roi Roger et les peintures du plafond en bois de la chapelle Palatine, il existe différentes hypothèses concernant la datation de cette œuvre. Di Marzo, de même que Scerrato et Pinder Wilson, proposent une chronologie relative au XIIIe siècle, situant l'œuvre à l'époque de Frédéric II. En revanche, Biagi voit dans la miniature persane l'origine de la typologie décorative en question, et avance la datation au XIIe siècle. Cott et Ferrandis partagent cette hypothèse.","method_for_provenance":"La présence de plusieurs exemplaires comparables à la typologie de cet objet a fait pencher les spécialistes, et plus particulièrement Amalfi, pour l'hypothèse d'un seul centre de production, identifié le plus souvent comme étant la Sicile ou l'Italie du Sud. En ce qui concerne ce coffret, l'hypothèse de Pinder Wilson et de Scerrato, qui situent l'œuvre dans le cadre de la production islamique de la Sicile de Frédéric II, semble pleinement convaincante.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud.","obtention":"Inconnu.","bibliography":"Andaloro, M. (dir.), *Federico e la Sicilia dalla terra alla corona, arti figurative e suntuarie* (catalogue d'exposition), Palerme, 1995. \nCott, P. B.*, Siculo-Arabic Ivories,* Princeton, 1939. \nDi Marzo, G., *Di una cassetta d'avorio nella Real Cappella Palatina di Palermo,* Palerme, 1887. \nGabrieli, F. et Scerrato U.*, Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979. \nKunhel, E., “Avorio e osso. L'arte dell'avorio nel mondo islamico”*, Enciclopedia Universale dell'arte*, II, Florence, 1958. \nPinder Wilson, R. H. et Brooke, C. N. L., “The reliquary of St. Petroc and the Ivories of Norman Sicily”, *Arcaeologia*, p. 104 (1973).","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Ilaria Randazzo","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art arabo-normand","coffret"],"materials":["et feuille d’or.","Ivoire peint sur armature en bois. Dessins réalisés en noir avec de la peinture à l’eau"]},"84dd3553-46ec-5600-8a2a-e99eb0f50285":{"name":"Trois stalles de chœur.","description":"Trois sièges conservés des stalles du chœur. Richement sculptés, les bras imitent des colonnes à fût lisse, socle et chapiteau finement ouvragés. Les arcs lobés en courtine qui séparent les trois sièges témoignent d'une forte influence almohade. Les écoinçons sont occupés par des roues en relief. C'est à peine s'il reste des traces de polychromie, à part la tonalité rouge dominante et quelques autres fragments, mais on devine un lion peint, déjà assez abîmé au moment de l'acquisition de la pièce. Les éléments décoratifs dominants sont l'*ataurique* et la polychromie de motifs héraldiques faisant allusion au royaume de León. \nCette œuvre est non seulement remarquable par sa qualité intrinsèque mais également parce qu'elle atteste l'importance du royaume de León dans l'essor de l'ébénisterie mudéjare. Cette pièce appartient au type de stalles basses et, avec celle d'Astudillo, également conservée au Musée archéologique national, c'est l'un des exemples les plus remarquables de ce type d'ébénisterie dans le contexte général du style mudéjar.","short_description":"La fabrication de stalles de chœur des églises et des monastères était parfois confiée à des artisans mudéjars, qui apportaient leur technique et leurs motifs décoratifs. Ces sièges du monastère de Santa María de Gradefes (León) sont remarquables par la délicatesse de leurs assemblages et la richesse de leur décoration d'*ataurique*.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1230-1250.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 150 cm, l. 70 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques typologiques. Le premier document sur le monastère date de 1140.","method_for_provenance":"Par la documentation existante. Et la stalle était dans le monastère jusqu'à sa vente en 1874.","provenance":"Monastère de Santa María de Gradefes (León).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à D. José Gil Dorregaray, le 13 mars 1874.","bibliography":"Calvo, A., *El Monasterio de Gradefes. Apuntes para su historia y la de algunos otros cenobios y pueblos del concejo*, León, 1936-1945, éd. fac-similé : León, 1984. \nFranco Mata, á., “Arte medieval cristiano leonés en el Museo Arqueológico Nacional”, *Tierras de León*, 71, León, 1988, pp. 54-55, n° 19. \nGarcía Gutiérrez, A., *Noticia histórico-descriptiva del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1876, p. 108. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade. Arte nazarí. Arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, 1949, p. 401.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Gradefes","León","mudéjar","sculpture","stalles"],"materials":["Bois de pin","sculpture."]},"85787dd4-f609-5fdf-ad19-38987eb94fa6":{"name":"Fragment de bois sculpté.","description":"Ce fragment provient du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan, offert par le prince Abou Ibrahim Ahmed. C'est la plus ancienne chaire datée du monde islamique. Confectionné avec du bois de teck, ce minbar se compose de plus de 300 pièces sculptées et assemblées ; les panneaux d'une exceptionnelle richesse ornementale témoignent de la variété du répertoire où l'ornemaniste ifriqiyen puise ses modèles. Ce fragment faisait partie des montants qui servaient de bordure supérieure à la rampe du minbar. Le panneau est orné d'un riche décor floral qui procède du rinceau enroulé en boucles alternées. Chacune d'entre elles enveloppe une feuille de vigne étalée qu'accompagne une grappe pendante. Le motif de la feuille de vigne stylisée à cinq lobes ou repliée à trois lobes constitue le thème de prédilection de la flore aghlabide. L'ensemble de ces décors imprégnés d'influences byzantines présentent une parenté avec celui que l'on trouve sur des monuments et objets sculptés de la période omeyyade. La finesse du décor floral, la richesse et le fini de l'exécution, ajoutés à l'essence des bois employés, dénotent la maturité de l'art ifriqiyen de l'époque et sa capacité à développer et à faire évoluer le répertoire décoratif omeyyade, dont il peut ainsi revendiquer l'héritage.","short_description":"Il provient de la chaire à prêcher de la Grande Mosquée de Kairouan, offerte par le prince Abou Ibrahim Ahmed. C'est la plus ancienne chaire datée du monde islamique. Son décor extrêmement riche et varié témoigne de la maturité de l'art ifriqiyen de l'époque.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince aghlabide Abou Ibrahim Ahmed (242-249 H / 856-863 J.-C).","dates":"242-249 de l’Hégire / 856-863 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 64 cm, l. 5,5 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"Les textes historiques révèlent que ce minbar date de l'époque du cinquième prince régnant aghlabide Abou Ibrahim Ahmed (242-249 H / 856-863 J.-C). Ceci est corroboré par l'appartenance du décor de ce fragment au répertoire aghlabide et la grande parenté avec les motifs sculptés sur les sommiers en bois de la mosquée des Trois Portes (Ifriqiyya, p.158-159), datée de l'an 252 H / 866 J.-C.","method_for_provenance":"Certains textes historiques laissent supposer que ce minbar a été exécuté à Bagdad, mais les informations paraissent confuses et non fiables. En effet, s'il est établi que le bois de teck est importé du monde indien, tout porte à croire que le travail est l'œuvre des ébénistes kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan, aux alentours de 1920, certaines pièces, dont ce fragment, furent retirées et gardées parmi les reliques de la mosquée. Il fut récupéré et exposé en 1965, lors de la création du musée de la Grande Mosquée de Kairouan. Depuis 1986, il est déposé au Musée des arts islamiques de Raqqada. Il sera exposé dans la deuxième partie, en cours (2005) d'aménagement.","bibliography":"Túnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 232.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","mobilier"],"materials":["Bois de teck sculpté."]},"85acf1b7-5e53-59d4-aaea-ce86103574d8":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche est meublée par une inscription coufique comportant une partie du verset 18 de la sourate III. Les hampes des lettres sont biseautées, certaines se terminent par un fleuron bilobé. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral simplifié et estampé. Le repliement de la hampe des lettres waw et mim engendre des nœuds qui meublent l'espace vide créé par leur transcription. De facture soignée, d'un dessin précis, les caractères se terminent en biseau. Le pourtour des lettres noires, coloré en jaune ocre, permet leur mise en exergue. Cette technique, qui se substitue aux écritures en bois sculpté en relief, est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"Cette planche est meublée d'une inscription coufique. Elle comporte une partie d'un verset coranique de la sourate “al-Imrane”. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral. Cette technique qui se substitua aux écritures en bois sculpté en relief est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Commandée par le prince ziride al-Mouz ibn Badis par les soins de son ministre Mohamed ibn Abi al-Arab.","dates":"413-414 de l’Hégire / 1022-1023 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. 16 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Une partie de l'ouvrage encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan mentionne que c'est le prince ziride al-Mouiz ibn Badis qui confia l'exécution des travaux à son ministre Al-Qasim ibn Mohamed ibn Abi al-Arab. Or, celui-ci exerça les fonctions de ministre entre 413 et 414 H (1022-1023 J.-C). Les caractères de l'inscription et les motifs utilisés permettent également de dater cette planche de la fin du IVe-début du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Une partie des plafonds peints qui sont encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan présentent les mêmes caractéristiques décoratives et calligraphiques que cette planche.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, au cours des années soixante, certaines poutres et planches des plafonds de la salle de prière, considérées comme vétustes, ont été retirées et conservées au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1999, lors des travaux d'aménagement de la deuxième partie du Musée des arts islamiques de Raqqada, cette planche fut sélectionnée pour y être exposée.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, pp. 191-192.","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois peint","calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bois peint et fleuri."]},"88c2eecc-1ad6-5b2b-8f02-6efabc4b470c":{"name":"Fronton de porte.","description":"Ce fronton épousela forme d'un demi-polygone de neuf côtés, composé de quatre panneaux ; le premier est orné d'un décor végétal ; les trois autres sont décorés d'une inscription de neuf lignes, sculptées en relief et en caractères cursifs, à l'exception de la dernière ligne qui est en coufique quadrangulaire. Les six dernières lignes de l'inscription sont divisées, au milieu, par un décor floral et géométrique. Cette inscription comporte le texte suivant : “Que Dieu nous garde de Satan le lapidé / Dans des maisons que Dieu a permis d'élever / dans lesquelles des hommes invoquent son Nom et Le glorifient, matin et soir (Coran, XXI, 36-37) / maison élevée, pleine d'invocations, dressée pour le culte de Dieu. Il sera pardonné à ceux qui s'y trouvent / et à celui qui l'a fondée et construite, Yahyia ben Mahdjouba, qui l'a offerte à Dieu / Pardonne-lui le passé ! Protège-le de la chaleur de l'enfer ! Fais-le entrer au paradis où il connaîtra le bien-être ! / Accorde-lui Ton agrément et Ta protection contre les terreurs du jour de la résurrection ! Donne-lui une place au haut du paradis ! Quel succès pour ceux qui y sont ! / En l'an *chin*, *djim*, la construction en a été terminée et achevée avec l'aide de Dieu. ô lecteur, forme des vœux en faveur de celui qui l'a élevée / Par le pardon et l'indulgence de Dieu, par l'intercession du meilleur des hommes ! Fais qu'on y lise toujours la tradition au peuple.” \n \nCette inscription est la seule en Algérie portant une date exprimée au moyen d'un chronogramme (en additionnant les valeurs numériques de chaque lettre qui le compose, on obtient le millésime qui s'y dissimule). Ce fronton était autrefois placé au-dessus de la porte d'une *zaouïa* connue sous le nom de “*zaouïa* Ben Mahdjouba” adjacente à un cimetière. L'édifice a été démoli vers 1865, lors de l'ouverture de la rue Nationale. \n \nLe personnage qui y est mentionné est le *cheikh* Abou-Zakariya Yahyia ben Mahdjouba (m. 1017 H / 1608 J.-C.), qui était *mufti* et qui est mentionné dans un manuscrit de l'époque.","short_description":"Ce fronton qui surmontait l'entrée de la *zaouïa* est composé de quatre panneaux. Le premier est orné d'un décor végétal, les trois autres portent une inscription sculptée en caractères cursifs ou coufiques pour la dernière ligne, qui glorifie Dieu et le commanditaire de l'ouvrage et qui est datée par chronographe.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"1003 H / 1594 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 85 cm, ép. 05,5 cm, Ø 127 cm.","method_for_datation":"Par le chronogramme inclus dans l'inscription ; les lettres arabes *djim* et *chin* correspondent aux valeurs numériques prises dans le système maghrébin : *djim* = 1000, *chin* = 3 ; 1000 + 3 = 1003 (1594 J.-C.).","method_for_provenance":"Le mérite en revient à E. Bigonet, qui a pu retrouver l'entrepreneur chargé de la démolition de la *zaouïa* Ben Mahdjouba. Celui-ci l'autorisa à faire toutes recherches dans les amas provenant des bâtiments démolis. C'est ainsi qu'il recueillit cette inscription, qu'il offrit ensuite au Musée national des antiquités.","provenance":"Zaouïa Ben Mahdjouba, Constantine.","obtention":"Don de E. Bigonet qui, en 1878, avait fait des recherches à Constantine au sujet de cette inscription déjà publiée.","bibliography":"Bigonet, E., “Une inscription de Constantine”, *Revue africaine*, vol. 47, 1903, pp. 305-311. \n \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \n \nCherbonneau, A., “Inscriptions arabes de la province de Constantine”, in *RSAC,* 1856-1857, pp. 88-90. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMercier, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie*, II, *Département de Constantine*, Paris, 1902.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture religieuse","bois","caractère cursif","coufique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie","Ottoman"],"materials":["Bois de cèdre sculpté en relief","marqueterie."]},"893326f6-9a4d-57db-bdf6-56796de6ef99":{"name":"Fragment d'élément en bois sculpté.","description":"On peut encore trouver dans la région de Raqqa des fragments d'éléments en bois qui décoraient jadis les salles d'apparat des palais royaux abbassides. Ils sont classés en trois types, selon leur technique de sculpture. Le premier groupe contient des éléments ornementaux sculptés colorés et dorés relativement réalistes, dont des motifs floraux et calligraphiques. Le second réunit des éléments sculptés en biseau pour donner une impression de contours arrondis. Les exemples de ce groupe ont été influencés par les motifs abbassides de Samarra dit “style Samarra C”. Le troisième groupe, auquel appartient cette pièce, présente des motifs décoratifs sculptés à la verticale de telle façon que le panneau semble posséder deux plans parallèles, celui de la surface de la sculpture et celui du fond. La sculpture est donc traitée en à-plat avec des bords vifs et un relief très marqué, comme on le voit dans les petits trous pratiqués dans les lettres. Le texte en arabe de style coufique se lit : “Commandeur des Fidèles”. Le bois semble avoir été partiellement brûlé.","short_description":"Ce panneau calligraphique à caractères se détachant verticalement et rainures circulaires en profondeur est un exemple des nombreux styles de sculpture mis au point pendant la période abbasside et diffusés dans la région.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le IVe-Ve siècle de l'Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 43 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"La technique de sculpture utilisée est typiquement abbasside-islamique et a été mise au point en Irak et en Syrie au cours de la période abbasside.","method_for_provenance":"L'élément a été découvert à proximité des palais abbassides de la région de Raqqa et l'on peut présumer qu'il a été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Cet élément fut découvert par hasard par un habitant de la région au cours des années 1950. Il l'offrit à la mission archéologique qui travaillait sur place.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004.","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois sculpté","écriture coufique","Raqqa","style C de Samarra"],"materials":["Bois sculpté."]},"9158959f-5857-53e2-91ec-f0d84c8343d7":{"name":"Coffret rectangulaire à couvercle en forme de pyramide tronquée.","description":"Ce coffret en bois est constitué d'une structure rectangulaire, avec couvercle en forme de pyramide tronquée. \nDes ferrures en bronze doré, en forme d'étriers lancéolés, sont disposées le long du pourtour du coffret ; cinq autres ferrures, elles aussi à terminaison lancéolée, se déploient verticalement, afin de renforcer couvercle et boîtier. Des poignées trilobées, toujours en bronze doré, ornent les petits côtés du couvercle. \nLes différentes faces du couvercle présentent, aux angles de jonction, de petites croix peintes ; elles sont constituées par l'union de cercles reliés par un trait à partir d'un point central, et caractérisées par les teintes alternativement rouge et verte. Sur les petits côtés du coffret, les cercles se présentent regroupés en forme d'éléments triangulaires à signification clairement symbolique. L'intérieur laisse voir un revêtement en toile, qui devait être rouge à l'origine. \nCette œuvre offre des analogies avec d'autres objets similaires. \nDans ce cas spécifique, en ce qui concerne le décor, on peut établir de nombreux rapprochements avec le coffret ovale de la cathédrale d'York et avec deux exemplaires à couvercle en forme de pyramide tronquée présents à Palerme, eux aussi dans la collection de la chapelle Palatine. \nToutefois, l'objet qui présente le plus de similitudes avec celui-ci est le coffret de la Walters Art Gallery de Baltimore ; car les similitudes concernent non seulement le décor, mais aussi la forme et l'insertion des éléments de bronze.","short_description":"De petits coffrets semblables à celui-ci, par la forme et les matériaux utilisés, sont attestés en Sicile et en Italie du Sud, où ils étaient produits par des artisans musulmans. Peut-être utilisés comme coffrets à bijoux, ces coffrets étaient généralement revêtus de tissu à l'intérieur.","holder":"Trésor de la chapelle Palatine","owner":"Ministère de l’Intérieur, Direction générale des affaires des cultes.","initial_owner":"Propriété de l’État.","location":"Palerme","dimensions":"H. 12,5 cm ; l. 20,5 cm ; P : 14,5 cm.","method_for_datation":"Malgré l'absence de pièces documentaires concernant cet objet, on peut se référer aux études de Cott, qui situe essentiellement au XIIe siècle la phase de production des ivoires gravés. Cette datation sera ultérieurement reprise par Pinder Wilson, avec une référence précise à la première moitié de ce siècle, en relation avec le coffret de la cathédrale d'York, qu'il juge lié au voyage en Sicile accompli par William Fitz Herbert en 1147-1148 chez le roi Roger II son cousin.","method_for_provenance":"La présence de plusieurs exemplaires comparables avec notre œuvre a fait pencher les spécialistes pour une hypothèse privilégiant un seul centre de production, le plus souvent identifié comme étant la Sicile ou, selon Pinder Wilson, comme l'Italie du Sud, et plus spécialement Amalfi.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud (Amalfi).","obtention":"Non disponible.","bibliography":"Andaloro, M. (dir.), *Federico e la Sicilia dalla terra alla corona, arti figurative e suntuarie* (catalogue d'exposition), Palerme, 1995. \nCott, P. B.*, Siculo-Arabic Ivories,* Princeton, 1939. \nDi Marzo, G., *Note illustrative degli antichi cofanetti della Real cappella Palatina di Palermo*, Palerme, s.d. \nFerrandis, J., *Marfiles Arabes de Occidente*, vol. II, Madrid, 1935-1940. \nGabrieli, F. et Scerrato U.*, Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979. \nPinder Wilson, R. H. et Brooke, C.N.L., “The reliquary of St. Petroc and the Ivories of norman Sicily”, *Arcaeologia*, p. 104 (1973).","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Ilaria Randazzo","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art siculo-normand","coffret"],"materials":["bronze doré.","Ivoire gravé sur armature en bois"]},"95f0e5c9-0936-55b5-ae88-631dafd406d1":{"name":"Minbar.","description":"Un *minbar* est une chaire en bois surélevée d'où le prédicateur prononce ses sermons hebdomadaires, ou *khutba*, le jour de la prière commune du vendredi. C'est l'un des premiers types de mobilier liturgique islamique introduit au temps du prophète lui-même. Lorsque Nour al-Din (m. 569 H / 1174 J.-C.) arriva au pouvoir en Syrie et en al-Djazira, il commandita plusieurs importants *minbar* dans le cadre d'une volonté de propagation de la foi et du *djihad*. Il en confia la fabrication à des menuisiers réputés d'Alep. \nCe *minbar* fut commandité pour une nouvelle mosquée édifiée par Nour al-Din à Hama en 558 H / 1163 J.-C. Il se compose d'un étroit escalier conduisant à une plate-forme couverte. Bien qu'il ait perdu ses marches d'origine et ses parois latérales, sa structure supérieure a été conservée. La plate-forme à plan carré présente trois ouvertures en arc et un fond plein. Un entablement richement décoré soutient une petite coupole. Les arabesques végétales et géométriques illustrent le haut niveau de qualité du travail de sculpture du bois. Deux inscriptions historiques figurent en frise de chaque côté des balustrades. Celle de gauche, qui a été déplacée pour être accrochée au-dessus de l'entrée de la mosquée, évoque la guerre sainte et la justice. Celle de droite, restée en place, met en valeur la piété et l'humilité. La corniche possède également une inscription coranique qui décrit les merveilles de la création divine et du paradis. Le dos de la chaire comporte une *chahada*, ou déclaration de foi, sculptée sur deux lignes en caractères *thoulouth* dans un cartouche. \nCe *minbar* affirmait les positions religieuses et politiques de Nour al-Din, répétées sur les murs de la mosquée. Son importance tient à ce qu'il illustre une symbolique de l'autorité. Les inscriptions, comme les sermons, exprimaient le pouvoir et la vision. Dans le cas de Nour al-Din, des documents historiques montrent l'attention méticuleuse qu'il portait à la mise en œuvre de ce qui était annoncé en son nom dans les nombreuses mosquées qu'il édifiait. L'image projetée était celle de grande piété, par contraste avec la magnificence, et d'humilité opposée à la richesse, sans oublier comme toujours le rappel de la guerre sainte. \nLe rêve de Nour al-Din de libérer Jérusalem est exprimé de façon similaire mais moins richement composée dans un *minbar* commandé pour la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, avant qu'elle ne soit reprise aux Francs par Saladin. Malheureusement, ce meuble a disparu lors d'un incendie en 1969.","short_description":"Le *minbar* de Nour al-Din à Hama est un important exemple de l'art syrien de la sculpture du bois. On sait que Nour al-Din a employé les meilleurs menuisiers alépins pour fabriquer des *minbar* qu'il expédia à diverses mosquées syriennes pour prêcher la guerre sainte lorsque les Croisés prirent Jérusalem.","holder":"Musée de Hama.","initial_owner":"Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.).","dates":"558 de l'Hégire / 1163 J.-C.","location":"Hama","dimensions":"H. (au plus haut) 430 cm, L. 320 cm, l. 85 cm","method_for_datation":"Une inscription au dos de cette chaire indique \"559\" (1164).","method_for_provenance":"Cette chaire se trouvait à l'origine dans la mosquée Nour al-Din à Hama construite par Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi en 558/1164.","provenance":"Hama, Syrie.","obtention":"Jadis dans la mosquée Nour al-Din à Hama, le *minbar* a été transféré au musée.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nMoaz, A. R., “The Minbar of the Aqsa Mosque, Woodwork in 12th-Century Syria-Palestine”, *Islamic Arts and Crafts*, Istanbul (sous presse). \nTabbaa, Y., “Monuments with a Message: Propagation of Jihad under Nour al-Din (1146-1174)”, *The Meeting of Two Worlds: Cultural Exchange between East and West during the Period of the Crusades* (V. P. Goss, éd.), Michigan, 1986.","author":"Waal Hafian","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["djihad","Hama","Incrustations","minbar","mosquée","motifs géométriques","Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi","sculpture sur bois","zenguides"],"materials":["Bois sculpté et incrusté."]},"97234026-b759-5b5b-ada5-8fc567b89260":{"name":"Lit à baldaquin","description":"Lit à baldaquin d’influence européenne (pseudo baroque) fabriqué pour une population musulmane. Tout à la fois dinandiers et ferronniers, les artisans qui fabriquaient ces meubles étaient organisés en une corporation à part et avaient leurs ateliers dans la basse Casbah.","type":"Ferronnerie doree; furniture","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"9beb3626-1910-5e59-a90a-ae27e1cb3c8d":{"name":"Portes et heurtoir.","description":"Ces deux panneaux de porte en bois de la grande mosquée de Cizre furent habillés de feuilles de bronze puis décorés de bandeaux et de plaques de cuivre fixés par des clous de fer. Le bandeau de bordure présente une décoration de quatre-feuilles maintenue par des clous à tête ronde. Chaque panneau compte trois médaillons, chacun orné en son centre d'une étoile à douze branches entre lesquelles des demi-médaillons composent deux demi-médaillons et deux médaillons entiers lorsque les deux portes se referment. Les champs entre ces médaillons et les motifs géométriques sont occupés par des plaques métalliques à décor ajouré de palmettes et d'arabesques. Des traces de pigment suggèrent que le fond était à l'origine peint en rouge et bleu pour faire ressortir les motifs. Les demi-médaillons et les quarts de médaillons du bord extérieur des portes laissent imaginer que la composition pourrait se développer à l'infini. Près du centre, deux anneaux étaient prévus pour recevoir les heurtoirs en bronze, formés par deux dragons affrontés se rejoignant en leur centre et reliés par une tête de lion. Ils étaient ornés d'un décor gravé. Les dragons ont des oreilles en pointe, des yeux en amande et des ailes. Leur corps écaillé forme une boucle en spirale tandis que leurs queues se rejoignent avant de s'achever en têtes d'aigle.","short_description":"Les magnifiques portails des mosquées monumentales symbolisent les portes du Paradis. La présence du nom du sultan, la décoration géométrique symbolisant l’Infini sur les vantaux, les motifs du lion et du dragon sur le heurtoir sont l’expression non seulement du pouvoir divin de Dieu, mais aussi du pouvoir terrestre du sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Mahmoud Sanjar Chah (r. 605-639 H / 1208-1241 J.-C.), atabeg de Cizre, de la dynastie artoukide.","dates":"Début du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"Panneaux de porte H. 300 cm, l. 112 cm chacun; heurtoir H. 27, 5 cm, l. 24 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le commanditaire était l'atabeg de Cizre, Mahmoud Sanjar Chah, qui régna de 605 à 639/1208-1241. Le heurtoir a sans doute été fabriqué en même temps que les panneaux de porte pour la grande mosquée de Cizre édifiée en 550/1155.","method_for_provenance":"Ces panneaux de porte et ce heurtoir ont été spécialement conçus pour la grande mosquée de Cizre. Il est donc possible qu'ils aient été produits à Cizre ou en Anatolie du Sud-Est.","provenance":"Anatolie du Sud-Est, probablement Cizre.","obtention":"Transféré du musée de Mardin en 1976.","bibliography":"ölçer, N*., et al, Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 95-97. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks, A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005, pp. 399-400.","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique","décoration végétale"],"materials":["ajourage","bronze et cuivre","heurtoirs en bronze gravé.","Panneaux de portes en noyer et peuplier"]},"9cc9092e-917f-5963-aa95-2f593ab99290":{"name":"Poutre de bois.","description":"Poutre en cèdre (bois probablement importé du Liban), transférée du Dôme du Rocher au musée lors de travaux de restauration menés dans les années 1960. Elle présente une inscription en style coufique fleuri fatimide comprise à l'intérieur d'un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d'un décor en relief. L'inscription contient le nom de l'artisan qui en fut l'auteur et participa aux restaurations entreprises sur le Dôme du Rocher sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). L'homme a probablement travaillé à d'autres endroits de l'édifice. L'inscription qui débute par la *basmala* se lit : “Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux. Ceci est l'œuvre de ' Abd al-Baqi bin al-Hasan bin Ismai'l al-Dimachqi. Que Dieu lui assure son secours.” Si l'on manque d'informations sur cet artisan, la présence de la mention “al-Dimachqi” (le Damascène) confirme l'existence d'un flux continu d'artisans venus de Damas à Jérusalem au cours de la période fatimide. Damas était (et reste) fameuse pour le travail du bois et Jérusalem fit donc appel à ses artisans pour la construction du Dôme du Rocher à la fin du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) ; la poutre ne présente aucun autre élément décoratif. Sa qualité d'exécution, préservéee par son état de conservation, confirme le talent des artisans de cette époque.","short_description":"Cette poutre du Dôme du Rocher est probablement en cèdre importé du Liban. Une inscription en style coufique fleuri fatimide est insérée dans un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d’un décor et d’un texte en relief. L’inscription rappelle le nom du sculpteur qui en fut l’auteur au temps du calife al-Dahir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 183 cm, l. 18,5 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les dates des restaurations du Dôme du Rocher entreprises sous les Fatimides. Par ailleurs, l'inscription est de style clairement fatimide.","method_for_provenance":"On ne sait pas si cette poutre a été travaillée à Jérusalem ou sur un autre site, mais habituellement ce type d'élément était sculpté sur place. Il est possible qu'elle ait été sculptée à Jérusalem, même si le bois était importé du Liban. D'après l'inscription, l'artisan venait probablement de Damas.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"D'après les archives du musée, cette poutre a été transférée du Dôme du Rocher en 1960.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cèdre","écriture coufique","poutre en bois","Sculptures sur bois"],"materials":["Bois sculpté patiné."]},"a16a6766-7c75-5cbd-9606-e910423fd3b2":{"name":"Écoinçon.","description":"Ce tronçon d'écoinçon, incurvé dans sa partie inférieure droite, est encadré en haut par un ruban de petites rosaces à quatre feuilles et d'un listel sous forme de baguette épaisse sculptée en relief, et en bas à droite par une baguette en segment d'arc. \n \nSon champ est orné d'un décor floral compact, distribué sur deux plans de faible relief. Le plan inférieur est meublé de motifs floraux rattachés à des rinceaux entrelacés : palmes lisses, simples ou doubles aux lobes enroulés ; fleurons à trois feuilles rappelant les fleurs de lys. Le plan supérieur est occupé par des arcatures florales composées de palmes : l'une, doublée, enserre des caractères pseudo-coufiques dessinant une eulogie en miroir, *moulk* (puissance de Dieu), et se termine par un sommet ogival que surmonte un fleuron dont la pointe mord sur le ruban de rosaces ; l'autre, entourant une composition florale, se termine en couronne. \n \nCet élément d'écoinçon provenant d'un édifice saadien de Fès faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de péristyle.","short_description":"Ce fragment d'écoinçon faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de galeries. Il est orné d'un décor floral compact sculpté et d'arcatures florales enserrant des caractères pseudo- coufiques qui dessinent en miroir le mot *moulk* (puissance de Dieu).","holder":"Musée Batha.","dates":"Xe-XIe siècle de l’Hégire (XVIe-XVIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 47,5 cm, L. 64,5 cm, ép. 4,6 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Son appartenance à un édifice d'époque saadienne mentionnée sur le registre d'inventaire est en effet confirmée par le choix de certains motifs floraux et de leur composition, ainsi que par leur technique de taille en faible relief.","method_for_provenance":"Objet récupéré *in situ*.","provenance":"Une maison de Fès.","obtention":"Récupération par le service des Monuments historiques, entré au musée en 1930.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc,* Paris, 1925**.**","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration pseudo-épigraphique","décoration végétale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a248d8b4-e492-5f6d-bdb7-ab94d668d922":{"name":"Chambre d’Alep.","description":"Le propriétaire d'une maison d'Alep, un riche marchand de biens chrétien, fit exécuter cet ensemble de lambris pour sa salle d'apparat au début du XVIIe siècle. Il constitue le plus vieil exemple de peintures dans un lieu d'habitation à l'époque ottomane en Syrie. Le commanditaire chrétien confia les travaux au meilleur atelier, désirant décorer ce salon de réception de motifs très différents dans le style de l'enluminure ottomane de l'époque, avec fond floral ou géométrique. On distingue donc des thèmes tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, une représentation de la Vierge à l'enfant, à côté de scènes de chasse telles qu'on en trouve dans l'enluminure persane. Les citations des psaumes, les proverbes arabes et les formules persanes qui courent le long des panneaux sont eux aussi choisis pour évoquer la coexistence pacifique d'hommes de religions différentes. \nAu fond de la niche principale, les panneaux du centre sont disposés à droite et à gauche d'un placard. Sur le panneau de gauche sont représentés les sujets de la vie de cour, un souverain trônant, une chasse, un prince avec son faucon. Sur le panneau de droite se trouvent les sujets chrétiens, la Sainte Cène, la danse de Salomé devant Hérode, le sacrifice d'Isaac. D'autres panneaux présentent, dispersées, des scènes de cour et des sujets chrétiens, par exemple l'histoire de “Leila et Majnun”, du poète Nizami (1141-1202 J.-C.), l'emprisonnement de Paykar, la Vierge Marie et l'enfant ou encore saint Georges, à côté d'animaux réels et fabuleux. Étant donné la diversité des sujets représentés, un tel ensemble de lambris ne pouvait vraisemblablement être exécuté que dans une grande ville commerciale telle qu'Alep. \n \nCliquer [ici](https://youtu.be/4toX47mtAIE) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Cet ensemble de panneaux de bois peints appartient au salon d'apparat d'un riche marchand chrétien d'Alep, en Syrie. Il constitue le seul exemple existant d'une salle peinte datant du XVIIe siècle. Son répertoire ornemental et figuratif comporte aussi bien des thèmes chrétiens que des versets arabes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Isa ibn Butrus (Jésus, fils de Boutros).","dates":"1009 de l’Hégire / 1600-1601 J.-C. et 1012 H / 1603 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 260 cm, L. de l’ensemble 35 m.","method_for_datation":"Dans la chambre d'Alep se trouvent inscrites deux dates à deux endroits différents : 1009 (1600-1601) et 1012 (1603).","method_for_provenance":"L'ensemble fut acquis par Friedrich Sarre à Alep en 1912. Les documents indiquent qu'il provient de la maison Wakil à Alep, où il a été photographié in situ avant 1912.","provenance":"Syrie, Alep.","obtention":"Acheté par Friedrich Sarre pour le musée à Alep en 1912.","bibliography":"Duda, D., “Die Sammlung Henri Pharaon in Beirut”, *Innenarchitektur syrischer Stadthäuser des 16. bis 18. Jahrhunderts*, Wiesbaden, 1971. \nGangler, A., *Ein traditionelles Wohnviertel im Nordosten der Altstadt von Aleppo in Nordsyrien,* Tübingen, 1993. \nGonella, J., *Ein christlich-orientalisches Wohnhaus des 17. Jahrhunderts aus Aleppo (Syrien),* Mayence, 1996. \nOtt, C., “Die Inschriften des Aleppozimmers im Berliner Pergamonmuseum”, *Le Muséon,* 109/1-2, pp. 185-226. \nSarre, F., “Bemalte Wandverkleidung aus Aleppo”, *Berliner Museen, Berichte aus den Preubischen Kunstsammlungen* XLI/4, 1919-1920, pp. 143-158.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","animal imaginaire","lambris","salon de réception","sujets chrétiens"],"materials":["bois","peinture en différentes couches avec divers pigments et applications de métal."]},"a89685ed-d6b6-5d4f-ba6b-53f166d90f5d":{"name":"Fragment de linteau (*izar*).","description":"Ce linteau légèrement détérioré à la partie inférieure du côté droit est sculpté d'une inscription, interrompue par un registre d'inspiration architecturale à remplissage végétal. \n \nL'inscription reproduit un texte coranique, le début du verset 47 de la sourate XI*,* “L'Envoyé”, ce qui laisse supposer que ce linteau proviendrait d'un édifice religieux.Les hampes des caractères coufiques anguleux s'élargissent au sommet en biseaux concaves. Seules celles du *nun* et du *ha* se terminent en un mouvement contourné simple, dessinant l'allure élégante du col des cygnes. Les lettres basses, comme le *dal* et le *waw*, sont surmontées de motifs décoratifs formés de hampes accouplées, aux biseaux concaves. Toutes les lettres sculptées en ronde-bosse sont cernées d'une ligne champlevée qui élargit leur rebord. \n \nLe fond végétal sur lequel se détache l'écriture ne semble jouer qu 'un rôle secondaire par rapport aux lettres. Le mouvement de la tige, le nombre des motifs floraux et leur silhouette s'adaptent en effet à la hauteur des hampes, à leur espacement et à leur tracé. Ce décor large et sobre, sculpté en champlevé, fait appel à la tige épaisse et à la palme simple sous toutes ses formes : recourbée à la base en anneau circulaire, à calice triangulaire, en éventail. Il met également en œuvre la palme symétrique lisse aux lobes inférieurs à bords pointus et qui s'apparente au fleuron. Tous les lobes de ces différents types de flores ont leurs bords extérieurs découpés en petits festons qui semblent être une simplification des digitations de feuilles d'acanthe. \n \nLa sobriété et l'élégance des caractères coufiques,la rigueur et la simplification des formes végétales employées dans la décoration de ce linteau sont des caractéristiques de l'esthétique almohade, à laquelle cette œuvre semble se rattacher.","short_description":"La sobriété et l'élégance des caractères coufiques de l'inscription coranique,la rigueur et la stylisation des formes végétales employées dans la décoration de ce bois, sont des caractéristiques de l'esthétique almohade à laquelle se rattache ce linteau provenant d'un édifice religieux.","holder":"Musée Batha.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle de l'Hégire (seconde moitié du XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 16 cm, L. 106,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'élégance des caractères calligraphiques ainsi que la sobriété du décor végétal se rattachent au style artistique que l'on retrouve sur les monuments almohades datés.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration végétale","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a96d4c0a-5e74-5015-a893-8254aa4f6dbd":{"name":"Ecole coranique","description":"Reproduction d’une école d’enseignement traditionnel : l’école coranique ou le *kouttab*. Dans une salle nue avec des nattes par terre, les élèves sont installés en cercle autour de leur maître, le *moueddeb*. Au XIXe siècle et jusqu’au début du XXe siècle, l’école coranique a constitué l’élément de base de l’enseignement traditionnel, l’élève y apprenait le Coran, les préceptes islamiques et les règles élémentaires de la langue arabe.","type":"Photographie","holder":"Musée de l’Education","dates":"XXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"abcd7fbc-8fff-531e-a64f-faee1e92d4c7":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois sculpté en haut-relief. Son décor se compose de deux épaisses branches s'élevant d'un vase, l'une vers la gauche l'autre vers la droite, qui se courbent et se croisent pour former deux cercles successifs avant de se réunir en partie supérieure du panneau. Des feuilles et des grappes de raisins poussent de ces branches et meublent les espaces. Ce panneau présente un certain nombre de caractères de style hellénistique, en particulier dans la composition naturelle ainsi que dans la variété des niveaux et des éléments de décor, caractéristiques identiques en fait à celles de la période omeyyade. Il rappelle également certaines mosaïques du Dôme du Rocher ou la décoration du château du désert omeyyade de Qasr al-Mchatta.","short_description":"Quand les Arabes conquirent l'Égypte et s'y installèrent, ils n'introduisirent pas de nouvelles techniques dans l'art de la sculpture du bois et de la décoration, mais continuèrent plutôt dans le style hellénistique en vogue à cette époque.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41,5 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse des éléments décoratifs et du style de sculpture qui rappellent la décoration omeyyade de Qasr al-Mchatta et du Dôme du Rocher.","obtention":"Acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Fouquet.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam 650–1250,* New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-*Founoun *al-Islamiya* \\[Histoire des arts de l'Islam\\], Abou Dhabi, 2003. \nMustafa, M., *Dalil Mathaf al-fan al-Islami* \\[Guide du musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978.","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration végétale","grappes","haut-relief","panneaux","raisin."],"materials":["Bois sculpté en haut-relief."]},"ae6c89dd-38fa-5357-b1bd-8536d9d0c3b9":{"name":"Fragment de frise en bois à inscription coufique.","description":"Fragment de frise en bois sculptée de grands caractères coufiques. Lors de son acquisition, cette pièce était supposée provenir d'Égypte toulounide, et l'on avait suggéré à l'époque que l'inscription signifiait : “bénédiction, bonne fortune, bonheur et joie à son propriétaire”. Une analyse plus approfondie montre que cette traduction ne correspond pas aux caractères. Même si la ligne n'a pas encore été déchiffrée, il est plus probable qu'elle reprend une citation du Coran.","short_description":"Peu d’éléments fatimides en bois sculpté sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont caractérisés par leur complexe technique en haut relief et la vigueur de leur décoration épigraphique ou figurative. Parfois, les panneaux finis, dont le rôle était d’embellir des intérieurs de l’époque, étaient peints, vernis et traités afin de retarder la propagation des flammes.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IIe-Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, L. 117 cm.","method_for_datation":"Ce fragment attribué un moment à l'Égypte toulounide (IIIe-IVe/IXe-Xe siècles) est considéré aujourd'hui comme une production de la période fatimide (IVe-VIe/Xe-XIIe siècles) pour ses similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé dans des fouilles à Raqqa en Syrie.","method_for_provenance":"Bien qu'on ait d'abord attribué une origine égyptienne à l'objet, une provenancesyrienne est aujourd'hui envisagée du fait de certaines similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé lors de fouilles menées à Raqqua (Syrie) et remontant à la période fatimide.","provenance":"Sans doute Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté à Lisbet Holmes Textiles, Londres, en 1984.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","épigraphie"],"materials":["Bois sculpté."]},"b55d65e0-7851-5d7f-94f3-89e36361d38d":{"name":"Battants de porte d’al-Hakim bi-Amrillah.","description":"Cette porte de la mosquée al-Azhar se compose de deux battants, chacun à sept panneaux rectangulaires verticaux ou horizontaux. Les deux panneaux supérieurs comportent une inscription de deux lignes rédigée en coufique fleuri. Les panneaux ayant été inversés lors d'un remontage des battants, le texte se lit aujourd'hui de gauche à droite : “Notre Seigneur, le Commandeur de la Foi / l'Imam, al-Hakim bi-Amrillah / que les Bénédictions de Dieu descendent sur lui et sur ses / ancêtres, al-Tahireen, et ses descendants.” \n“Al-Hakim bi-Amrillah” était le titre porté par le calife fatimide al-Mansour. Son agnomen était Abou Ali (père d'Ali). L'inscription se termine par la mention de “al-Tahireen”, attribut des descendants de la famille du prophète et de sa parentèle, dont les califes fatimides. Les 12 autres panneaux sont ornés de motifs végétaux sculptés en bas-relief qui illustrent les particularités du style des débuts de la période fatimide de la sculpture sur bois, style de travail biseauté qui se distingue du style toulounide. Le décor se compose de longues tiges végétales et de frondes de demi-palmes, ainsi que d'un nouveau motif évoquant un bouton de fleur en forme de haricot sortant d'une feuille ailée. Cette porte nous éclaire sur le développement du bois sculpté islamique et permet de dater d'autres objets en bois de cette période.","short_description":"Cette porte, exemple de la florissante industrie du bois sculpté dans le Caire fatimide, offerte à la mosquée al-Azhar par le calife al-Hakim, est la preuve du soutien apporté par les califes fatimides aux institutions religieuses, à leur entretien et à leur reconstruction.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"386-411 de l’Hégire / 996-1021 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 325 cm, l. 200 cm.","method_for_datation":"Présence sur la porte du nom du calife al-Hakim bi-Amrillah. On connaît par ailleurs l'intérêt de celui-ci pour les bâtiments et le fonctionnement de la mosquée al-Azhar, qu'il agrandit par la construction dans sa cour de deux arcades à colonnes (*riwaq*). Un *waqf* au nom de al-Hakim daté de 400/1009 précise que les revenus de cette fondation seront reversés à la mosquée pour le payement des salaires du *khatib* (orateur), des imams, des muezzins, des serviteurs, du mobilier, de divers équipements, des luminaires et de l'éclairage.","method_for_provenance":"L'inscription présente sur la porte mentionne spécifiquement al-Hakim bi-Amrillah, titre du calife fatimide al-Mansour. On sait qu'il prit une part active au développement et à l'entretien de la mosquée al-Azhar, qui bénéficiait d'un *waqf* à son nom. La porte a été transférée de la mosquée au Musée d'art islamique au début du XXe siècle.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Porte transférée de la mosquée al-Azhar au Musée d'art islamique. Ce fut l'une des premières acquisitions de celui-ci vers 1903.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650–1250,* New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPauty, E., *Catalogue du Musée Arabe du Caire,* Le Caire, 1931.","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture coufique","haut-relief","Portes","sculpture biseautée"],"materials":["Bois sculpté."]},"b8c40522-1727-5d7d-b72d-d30eb8d6a67e":{"name":"Quatre stalles de chœur.","description":"Les stalles du couvent de Santa Clara sont de type monumental. Les quatre unités qui se trouvent au Musée archéologique national faisaient partie d'un ensemble qui en comptait cinquante à l'origine. Les quarante-six stalles restantes se trouvent actuellement à la Mission de San Diego (États-Unis). \nLa structure de l'ébénisterie et le décor peint sont remarquables. Les parties sont assemblées de telle sorte que les éléments cloués sont très peu nombreux. La gamme de couleurs est traditionnelle, avec prédominance des tons de rose, rouge sombre, verdâtre, blanc et vert jaune, appliqués sur une solide impression blanche, donnant un résultat visuel éblouissant. \nL'aspect architectonique de l'œuvre, avec ses colonnes octogonales, ses petits arcs lobulés, son auvent à modillons et corniche donne à l'ensemble un caractère grandiose. C'est l'exemple le plus ancien en Espagne de stalles hautes: elles furent réalisées autour de 1353, date à laquelle María de Padilla, maîtresse du roi Pierre Ier de Castille, fonda le monastère, comme le proclament les blasons à lions rampants et les petites pelles à feu qui sont l'emblème de María de Padilla.","short_description":"Ces quatre stalles donnent une idée la monumentalité originelle de l'ensemble, initialement formé de cinquante stalles, du couvent de Santa Clara de Astudillo (Palencia). D'aspect très architectural, les pièces sont simplement assemblées ; la décoration *d'ataurique* à couleurs brillantes prédomine.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1353-1357.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 290 cm, l. 285 cm, P. 100 cm.","method_for_datation":"La documentation historique conservée permet de les dater d'entre les années 1353 et 1357.","method_for_provenance":"Les stalles sont restées jusqu'en 1932 à leur emplacement d'origine.","provenance":"Couvent de Santa Clara d’Astudillo (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 1er août 1932 par donation d'Apolinar Sánchez Villalba qui souhaitait obtenir l'autorisation d'exporter les 46 stalles restantes aux états-Unis.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Sillas del coro de Santa Clara de Astudillo”, *Museo Arqueológico Nacional. Adquisiciones de 1931*, Madrid, 1932, pp. 1-8. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Museo Arqueológico Nacional. Guía General*, vol. II, Madrid, 1992, pp. 96-97. \nFranco Mata, á., “El actual paradero de la sillería de coro del convento de Santa Clara de Astudillo”, *Homenaje al profesor Martín González*, Valladolid, 1995, pp. 335-338. \nTorres Balbás, L., “Sillerías de coro mudéjares”, *Al-Andalus*, Madrid-Grenade, 1954, p. 19, n. 214.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Astudillo","bois","mudéjar","Pierre Ier","polychromie","sculpture","stalles"],"materials":["Bois de pin","polychromie.","sculpture"]},"b966135b-aa13-5813-b98e-6dab1d391e68":{"name":"Étagère","alternate_name":"Marfaa","description":"Étagère dont le râtelier porte une décoration ajourée. La console présente une décoration florale (marguerites) et de petites colonnettes pour l’accrochage. Le dessous de la plate-forme supérieure est également à motif floral.","type":"Bois de noyer","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"Fin XIXe siècle","location":"Alger"},"bcf9b146-5f0b-5860-b18c-54be05ab62f7":{"name":"Panneau décoratif.","description":"On suppose que ce panneau faisait partie de la décoration de bois sculpté de la mosquée Amri à Qus, où la chaire du *minbar* était lambrissée. Ce *minbar* est mentionné pour la première fois par A. Prisse d'Avennes dans les années 1870. Deux grandes feuilles agrémentées d'un dessin très minutieux sont disposées au centre du panneau. Elles encadrent une fleur en palmette et, se transformant à la pointe en motif géométrique, elles se prolongent en rinceaux plats et stylisés. Elles sont prises dans une étoile à dix branches, elle-même reliée au rebord extérieur du panneau. De leur sommité et de leur base part un réseau de rinceaux en spirale. Ceux-ci, pourvus de petits crochets et de feuilles évidées, portent des pampres. Les feuilles centrales sont elles aussi recouvertes d'un motif très délicat. La mosquée al-Hakim, datée du XIe siècle J.-C., présentait déjà des panneaux à la décoration sculptée savamment structurée, sans atteindre toutefois la finesse de cette pièce. \nÀ l'époque de la construction de la mosquée de Salih Tala en 555 H / 1160 J.-C., la ville de Qus était devenue un grand centre du commerce en Égypte. Le célèbre *minbar* fut réalisé immédiatement après cette date. Qus assurait le transport des denrées en provenance et en direction de l'Afrique centrale, le négoce avec le Yémen, le stockage des marchandises échangées avec l'Inde. Ibn Jubayr dans ses descriptions rédigées en 579 H / 1183 J.-C. explique l'essor de la ville par les croisades. Celle-ci était en outre une plaque tournante pour les pèlerins venant d'Égypte et du Maghreb. Les savants utilisaient le *nisba al-Kusi*, ce qui indique l'importance de cette cité qui devait devenir au XIXe siècle la seconde ville commerciale arabe en Égypte.","short_description":"L'art islamique excelle dans les motifs ornementaux souvent dénommés arabesques. Celui-ci est un superbe exemple d'une composition provenant de l'Égypte fatimide. Il montre un motif d'étoile géométrique entourant des feuilles en palmette stylisée au centre, encadrées par des spirales symétriques de vignes qui ondulent se terminant en pampres ou en feuille de vigne.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Herz Bey, Le Caire.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H 25 cm, l. 46,3 cm.","method_for_datation":"La mosquée d'où provient l'objet a été construite vers 550/1155 et il est vraisemblable qu'il a été réalisé à la même date.","method_for_provenance":"On a de tout temps supposé que cette pièce faisait partie de la décoration de bois de la mosquée Amri de Qus en Haute-Égypte.","provenance":"Haute Égypte, mosquée Amri de Qus, v. 550 H / 1155 J.-C.","obtention":"Acquis par B. Moritz au Caire en 1906.","bibliography":"Ettinghausen, R., “Ägyptische Holzschnitzereien aus islamischer Zeit, Berliner Museen”, *Berichte aus den preubischen Kunstsammlungen,* 54, 1933, pp. 17-20. \nKühnel, E., “Der mamlukische Kassettenstil”, *Kunst des Orients* 1,1950, pp. 55-68. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Mayence, 2001, p. 31. \nRubrique “Kus” in *Enzyklopädie des Islam,* t. 2, Leyde-Leipzig, 1927, p. 1241. \n*Meyers Konversationslexikon,* Leipzig-Vienne, 1905, t. 11, p. 877.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois sculpté","feuille évidée","ville commerciale"],"materials":["Bois."]},"bdae3379-6d92-508e-9471-03fb9980c87e":{"name":"Elément de plafond.","description":"De forme trapézoïdale, ce fragment latéral d'un plafond est constitué d'une série de petites planches et de baguettes en bois regroupées selon un schéma géométrique préétabli pour former une mosaïque à trois dimensions et couvrir les solives et les poutres du plafond. Sa composition géométrique, répétitive, adopte un thème issu du carré étoilé à huit pointes développant un entrelacs rectiligne qui engendre, en se nouant, des figures polygonales variées : hexagones, étoiles à sept pointes, nœuds à disposition cruciforme. Les interstices formés par l'entrelacs sont soit meublés de pièces rapportées à bords chanfreinés en légère saillie au dessus du brin d'entrelacs, soit d'espaces vides. \n \nLes brins de l'entrelacs à rainure médiane sont peints d'un filet rouge bordé d'un galon blanc à l'intérieur et d'un listel vert transparent à l'extérieur. Le fond des formes traitées en creux est recouvert d'une couche de peinture rouge qui se superpose au blanc de l'apprêt. Le champ des pièces en reliefs non recouverts d'apprêt est cerné de chanfreins comportant un fond rouge et une couche de blanc ponctuée de petits zigzags bleus et rouges alternés. \n \nLes compositions très équilibrées, alternant les pleins et les vides, et le décor fondé sur les contrastes de couleurs font l'intérêt de ce fragment de plafond provenant de la *madrasa* Mesbahiya de Fès. Dénommé auge ou *jefna* au Maroc et *artesonado* en Espagne, ce type de plafond était déjà utilisé aux époques almohades. Il a connu une grande vogue aux époques mérinides pour la couverture des salles de prière.","short_description":"Les compositions très équilibrées des baguettes et des planches de bois regroupées selon un schéma géométrique, aux pleins et vides alternés, ainsi que la décoration des pièces fondée sur les contrastes de couleurs, font l'intérêt de ce fragment de plafond dénommé *jefna*.","holder":"Musée Batha.","dates":"747 de l’Hégire / 1346-1347 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"L. 285 cm, l. 125,5 cm, ép. 7,7 cm.","method_for_datation":"Même date que la *madrasa* dont il provient.","method_for_provenance":"Fragment récupéré d'un plafond du monument.","provenance":"Madrasa Mesbahiya.","obtention":"Récupération après restauration de la *madrasa*.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nGallotti, J., *Le jardin et la maison arabes au Maroc,* t. I, Paris,1926. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","édifice religieux","plafond"],"materials":["Bois de cèdre assemblé","sculpté et peint."]},"bde1bb31-4ed9-500e-8ed0-c80c51d8d0cd":{"name":"Minbar.","description":"Ce *minbar* est une chaire mobile à 8 marches soutenue par des parois verticales terminées par des arcatures latérales que réunissait une rampe. Il est décoré sur ses parties intérieures et extérieures. Tout le répertoire décoratif andalou connu à cette époque, végétal, floral, géométrique, épigraphique a été mis en œuvre. Les côtés et le dossier sont encadrés d'inscriptions en caractères coufiques (textes coraniques, formules pieuses, trois textes de fondation). Les lettres sont écrites en relief, sculptées ou incrustées. La marqueterie et les incrustations d'os et d'ivoire sont utilisées sur les côtés pour les entrelacs géométriques à damier et pour les motifs floraux en forme d'arbres de vie couronnés d'arcatures qui ornent le dossier et les contremarches. Les petits panneaux polygonaux en bois de formes variées qui remplissent les interstices des entrelacs géométriques sont sculptés et ciselés de motifs végétaux et floraux avec une finesse et une précision remarquables qui rappellent, tout en le surpassant, le travail des boîtes omeyyades en ivoire. à ces sculptures et ciselures s'ajoutent les jeux de couleurs et de nuances des bois précieux pour faire de ce meuble liturgique un chef-d'œuvre du genre. Une des inscriptions précise qu'il a été commandé à un atelier de Cordoue par Ali ibn Youssef en 532/1137 pour la grande mosquée de Marrakech. L'Almohade Abdelmoumen en rasant la mosquée d'Ali en 542 H / 1147 J.-C. a cependant épargné le *minbar*. Il l'a placé dans sa mosquée, la première Koutoubiya, et transféré dans la seconde, l'actuelle Koutoubiya, où il est demeuré en fonction jusque dans les années 1950.","short_description":"Fabriqué à Cordoue pour la Grande Mosquée de Ali ibn Youssef de Marrakech, il a été épargné et placé par Abdelmoumen dans sa mosquée, la Koutoubia. Le travail, fin, précis, minutieux, tout en nuances, fait de ce meuble le seul *minbar* qui nous soit parvenu de cette époque, un chef-d'œuvre du genre.","holder":"Palais al-Badi.","owner":"Mosquée de la Koutoubiya (habous ou waqf).","initial_owner":"Le monarque almoravide Ali ibn Youssef qui l’avait commandée pour sa Grande Mosquée de Marrakech.","dates":"532 de l’Hégire / 1137 J.-C. (début de fabrication).","location":"Marrakech.","dimensions":"H. 386 cm, L. 346 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le dernier montant du côté gauche : “Ce *minbar* fut fabriqué à Cordoue, Dieu la garde, pour la grande mosquée de la cité de Marrakech, Dieu la garde, et le commencement de sa fabrication fut avec l'aide de Dieu, au premier jour du mois de *mouharam* de l'année 532/1137, puisse Dieu glorifier la récompense de son commanditaire.” L'inscription de l'arcature du dossier proclame : “Que Dieu soutienne le prince \\[des croyants Ali ibn Youssef\\] Ibn Tachfin ainsi que son prince héritier.”","method_for_provenance":"Le lieu de fabrication (Cordoue) et sa destination première (la mosquée d'Ali ibn Youssef) sont révélés par l'inscription gravée sur l'arcature du dossier : “… Ce *minbar* a été exécuté dans la ville de Cordoue, que Dieu la protège, pour cette grande mosquée vénérée, que Dieu fasse qu'elle perdure avec la parole de l'islam. Elle a été achevée…” Le nom de “Aziz” gravé sur la structure, découvert lors de la restauration, serait peut-être celui d'un artisan ou d'un contremaître.","provenance":"Cordoue (Espagne).","obtention":"Sorti pour sa préservation de la mosquée Koutoubiya l'année 1962, il est actuellement (2005) conservé, depuis l'achèvement de sa restauration, dans une pièce du palais al-Badi.","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades. V. La chaire de la Kotobîya”, *Hespéris* 6, Rabat, 1926, pp. 168-207. \n \nBloom, J.M., Toufiq, A., Carboni, S., Soultanian, J., Wilmering, A.M., Minor, M.D., Zawacki, A., Hbibi, M., *Le Minbar de la Mosquée Kutubiiyya*, Madrid, 1998. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à 1912*, Rabat, 1959. \n \nSauvaget, J., “Sur le minbar de la Koutoubia de Marrakech”, *Hespéris* 36, Rabat, 1949. \n \nTerrasse, H., “Minbars anciens du Maroc”, *Mélanges d'histoire et d'archéologie de l'Occident musulman,* 2, Alger, 1957.","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","mobilier liturgique"],"materials":["acacia","ajourés","assemblés","buis","ciselés","dorés).","Essences de bois diverses (cèdre","incrustés","ivoires (sculptés","jujubier)","os naturel et peint en vert"]},"bf0840a4-cd98-55b6-a59b-9fb15a8371a3":{"name":"Panneau de bois.","description":"Le Musée d'art islamique possède deux panneaux de bois identiques – dont celui-ci, décoré de deux colombes stylisées affrontées entourées de motifs décoratifs végétaux. Certains détails des colombes sont colorés en rouge, bleu ou blanc. Le cou de chaque oiseau est orné d'un bandeau à un rang de grènetis. Par ailleurs, le panneau s'orne de motifs végétaux en forme de fleurs de lotus et de feuillage ailé qui pourraient avoir des liens avec certaines pièces similaires exécutées en plâtre ou en bois à Samarra (Irak). \nLa période toulounide en égypte (254-292 H / 868-905 J.-C.) se distingue par l'influence dominante de certains styles de Samarra dans les arts appliqués. Le travail du bois est l'un des domaines dans lesquels se fait le plus sentir l'influence du style “C” de Samarra (troisième style samarrien) en stuc, au point que certains exemples toulounides en bois semblent quasi identiques à d'autres découverts à Samarra, qui datent du IIe siècle H (IXe siècle J.-C.) et se distinguent par leur taille en biseau.","short_description":"Ce panneau en bois est gravé dans le style décoratif apporté en Égypte par des artisans d'Irak à la suite d'Ahmad Ibn Touloun, fondateur de la dynastie toulounide. On appelle ce style le troisième style Samarra.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 80 cm, l. 20,5 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec la diffusion de ce style décoratif particulier à Samarra au cours du IIIe/IXe siècle. Pendant cette période, de nombreux artisans suivirent Ahmed ibn Touloun, fondateur de la dynastie, et quittèrent Samarra pour l'égypte. Il s'ensuivit un développement de la fabrication d'objets d'art précieux, produits selon les styles décoratifs samarriens.","method_for_provenance":"La probabilité d'une production égyptienne s'appuie sur le style de sculpture identique observé sur ce panneau et sur d'autres exemplaires en bois ou en plâtre exécutés de source sûre en égypte à la même époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1938 au marchand d'antiquités Maurice Nahman.","bibliography":"Bloom, J. et Blair, S., *Islamic Arts*, Londres, 1997. \nBrend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250*, New Haven-Londres, 1987. \nShafa'i, F., “Moumayyizat al-Akhshab al-Mouzakhrafa fi al-Tiraz al-Abbasi wa al-Fatimi \\[Caractéristiques distinctives des bois décorés dans les styles fatimide et abbasside\\]”, in *Majalat Koulliyat al-Adab* \\[Journal de la Faculté des arts\\], vol. 16, n° 1, 1954. \nWilson, E., *Islamic Designs*, Londres, 1988. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les Arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide\\], vol. 1, Alexandrie, 2002.","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration figurative","décoration végétale","gravure","panneaux","relief","taille en biseau"],"materials":["Bois sculpté","taille en biseau."]},"c71d590c-4617-5140-bfe0-2cb0925bedda":{"name":"Écritoire.","description":"écritoire en bois laqué (technique *Edirnekari*) décoré extérieurement de bouquets de fleurs sur fond rouge. Les motifs floraux de la guirlande figurant au centre du couvercle bombé ainsi que dans les angles et sur les faces latérales sont de style baroque-rococo turc. Dans un petit médaillon à la base du couvercle figure le nom de l'artisan qui a fabriqué cette boîte : Es-Seyyid ömer er-Recai (al-Sayyid 'Umar al-Rija'i). à l'intérieur du couvercle est peint le *tugra* du sultan Abdülmecid Ier (r. 1255-1278 de l'Hégire / 1839-1861 J.-C.) sur fond bleu. Le volume intérieur est aménagé pour le rangement d'une plume en roseau, d'encre, d'un sablier et de papier – pour lequel est prévu un compartiment spécial. Les écritoires répondaient au besoin de réunir et de conserver ensemble papier, plume de roseau, encriers, plaquette de coupe, couteaux et ciseaux. Objets fonctionnels plus que décoratifs, ils étaient décorés selon le goût de la période, souvent d'incrustations de nacre, d'ivoire et d'écaille de tortue sur bois. Ils pouvaient aussi, comme ici, être laqués, technique appréciée au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). \nLa calligraphie est l'un des grands domaines dans lequel l'art islamique a exprimé toute sa personnalité. Les sultans ottomans en particulier apprenaient la calligraphie et écrivaient leurs propres textes. Parmi les sultans habiles dans cet art figurent Ahmed III, Moustafa II, Mahmoud II et Abdülmecid Ier.","short_description":"Les écritoires étaient faits pour ranger les ustensiles des calligraphes et des scribes. Ils étaient décorés selon le goût de l’époque – celui-ci selon une technique de laque appelée *Edirnkari*. Son propriétaire était le sultan Abdülmecid Ier, qui était lui-même calligraphe.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Abdülmecid Ier.","dates":"Règne du sultan Abdülmecid Ier (r. 1255-1278 de l’Hégire / 1839-1861 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 40 cm, l. 21 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le *tugra* du sultan Abdülmecid Ier qui figure à l'intérieur du couvercle prouve que l'écritoire a été fabriqué au cours de son règne, et spécialement pour ce souverain calligraphe amateur.","method_for_provenance":"La provenance stambouliote est probable si l'on considère la haute qualité de réalisation de cet objet, qui indique qu'il a probablement été réalisé pour le sultan. Par ailleurs, le premier client de l'art de la calligraphie était la cour ottomane.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Conservé au Pavillon des carreaux de céramique (çinili Köşk) à Istanbul, puis transféré au musée en 1941.","bibliography":"ölçer, N., et al., *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 70. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 318.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","laque","sultan Abdülmecid Ier","technique Edirnekari"],"materials":["Bois laqué (technique Edirnekari)."]},"cb48c75d-bd2a-5fb9-9430-da529ee7f01a":{"name":"Devant de lit","description":"Devant de lit fermé, formé par un panneau en bois sculpté et peint portant une ouverture centrale en arcade. Ce mobilier a souvent fait partie de l’architecture des pièces des maisons traditionnelles. Le lit est constitué par une planche fixée aux murs d’une alcôve fermée par le devant de lit. Les motifs décoratifs présentent de petites fleurs au milieu de feuillages entrelacés peints en vert sur un fond plus clair.","type":"Travail en bois","holder":"Dar Ayed – Ksar Hellal","dates":"XIXe siècle","author":"Saloua Zangar"},"cce3a0c8-0096-5ec4-8323-9daea09d8912":{"name":"Deux colonnes en bois.","description":"Deux colonnes en bois de section carrée, chacune avec deux faces décorées d'un travail de sculpture en relief. Chaque face est divisée en panneaux rectangulaires contenant un texte de 16 lignes (8 lignes par côté) en style coufique fleuri. \nLa colonne n° 145 reprend le texte de la sourate XIX du coran, verset 285. Les lignes sont alternées d'une face à l'autre jusqu'en bas, ce qui n'est pas le cas de l'inscription de la colonne n° 146. \nSi on ne sait pas de quel type de construction proviennent ces colonnes, la présence de versets coraniques suggère cependant un bâtiment religieux.","short_description":"Ces colonnes en bois sont décorées de versets coraniques sculptés en coufique fleuri. Elles datent de la période des Ayyoubides, une dynastie qui régna en Syrie et en Égypte aux VIe et VIIe siècles H (XIIe–XIIIe siècles J.-C.). Les caractéristiques techniques et stylistiques du travail du bois durant cette période reflètent l’influence fatimide.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 85 cm, l. 19 cm, ép. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques stylistiques de l'inscription. Les Ayyoubides régnaient sur Damas et la Syrie au VIe/XIIe siècle, période connue pour la qualité du travail du bois.","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaires, ces colonnes ont été transférées au Musée à partir de Damas, qui est probablement leur lieu de production.","provenance":"Syrie.","obtention":"Ces colonnes font partie d'objets transférés de Damas au musée en 1914.","bibliography":"ölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 76-77.","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","calligraphie","sculpture"],"materials":["Bois sculpté."]},"d37a1bc2-10db-5fb2-9a7c-831f2a1d6997":{"name":"Panneau de minbar.","description":"Panneau de *minbar* sur ossature moderne en bois rouge. De forme rectangulaire, il contient un important élément central composé de formes géométriques d'origine en ébène et ivoire et montées dans l'ossature récente. La composition de la partie centrale comprend, au centre, deux grandes étoiles disposées verticalement, séparées par des motifs de quatre-feuilles géométriques. Cette disposition est flanquée sur les côtés par deux demi-étoiles et quatre quarts d'étoile aux angles. Les espaces restants sont occupés par des motifs en forme d'étoile régulièrement répartis. La totalité des principaux éléments de la composition, comme les étoiles et le quatre-feuilles, s'inspirent de motifs d'étoiles, de gouttes et de polygones, chacun mis en valeur par un délicat travail d'arabesques sculptées. En haut et en bas du champ principal, deux étroits panneaux allongés en ébène à bordures d'ivoire ont été insérés. Chacun porte la même inscription en écriture *thoulouth*: “\\[Gloire à\\] notre Seigneur, le Sultan, le Roi, le Juste.” \nLes éléments de décor en bois comme ce panneau étaient typiquement ornés de motifs d'étoiles et de polygones exécutés en ivoire et dans différentes variétés de bois. Cette tradition, initiée sous les Ayyoubides, resta en vigueur tout au long de la période mamelouke. Les compositions comprenaient des motifs géométriques se déployant à partir d'une étoile centrale de six à seize branches, formant une série de polygones à partir de ce noyau central. Ce type de composition astrale était pleinement développé au début du VIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) et devint le style décoratif le plus caractéristique du travail du bois mamelouk. \nLa méthode de construction utilisée pour ce panneau, ainsi que pour d'autres objets de la période, permettait au bois de se dilater ou de se comprimer en fonction des variations de température et d'hygrométrie. Les motifs décoratifs adoptés pour le travail du bois se retrouvaient également dans la reliure et les enluminures mameloukes de la période, exécutées ou commandées par la cour. En dehors des étoiles et des polygones imbriqués, le panneau épigraphique en écriture *thoulouth* est lui aussi caractéristique du travail du bois mamelouk, comme des arts décoratifs mamelouks en général.","short_description":"D’élégantes pièces de bois ornées de complexes dessins géométriques en ébène et ivoire et rehaussées d’un panneau d’inscriptions en *toulouth* délicatement gravées furent commanditées durant toute la période mamelouke pour embellir le mobilier des mosquées, des mausolées et des édifices publics à travers tout l’empire mamelouk.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin VIIIe-début IXe siècles de l’Hégire (fin XIVe-début XVe siècles J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 271,78 cm, l. 121,28 cm.","method_for_datation":"Similarités stylistiques avec d'autres panneaux de *minbar* et de portes mameloukes en bois, ébène et ivoire, comme ceux figurant dans les collections du Victoria and Albert Museum, Londres, du Muséeislamique du Caire et du Metropolitan Museum of Art à New York.","method_for_provenance":"Des panneaux de ce type ont été commandités en Égypte par des clients mamelouks à la fin du VIIe-début IXe siècle (fin XIVe-début XVe). Ce modèle est typique des *minbar*, écrans, portes et volets en bois fabriqués pour les mosquées, mausolées et autres bâtiments publics dans tout l'empire mamelouk.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de la Maurice Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981, p. 202, cat. n° 99 (pour une photographie de cette pièce) ; p. 208, cat. n° 104 (pour des pièces en rapport) ; pp. 195-197 (pour un essai introductif général sur le travail du bois mamelouk). \nBrend, B., *Islamic Art*, Londres, 1995, p. 106, fig. 68. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Edimbourg, 1996, p. 52 (pour une photographie de ce panneau).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois : écriture thoulouth","ivoire.","minbar"],"materials":["Ébène et ivoire","ossature moderne en bois rouge."]},"d4d8f026-9350-59c7-985e-107aaa7a0acb":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois à cadre biseauté sans décor. Hautement décorative, sa sculpture en haut relief représente deux chevaux affrontés harnachés identiques, en forme d'arabesque stylisée et à crinière et brides décorées en creux. Ils se détachent d'un fond de motifs végétaux. Deux branches qui sortent du milieu de la base de la composition se développent dans deux directions opposées, se réunissent au niveau du col des chevaux, donnent naissance à de superbes motifs de feuillage, puis repartent vers le haut pour décrire deux spirales à motifs en demi-palme. Ce panneau est remarquable par sa composition répartie en sections égales, l'harmonie du décor des parties et leur symétrie par rapport à l'axe vertical. Il a pu décorer une porte, un placard ou un écran, et se compare à un panneau similaire conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, également à décor de chevaux affrontés.","short_description":"Les artisans fatimides étaient habiles à combiner différents éléments animaliers et végétaux dans leurs motifs décoratifs. Une de leurs techniques était la sculpture en haut et bas relief. Ce panneau de bois sculpté en haut relief ressemble à un autre conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 33 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du caractère des motifs décoratifs animaliers et végétaux ainsi que du détail de la sculpture à caractère naturaliste marqué, art qui a atteint son sommet au cours de la période fatimide. Le traitement du cheval est également spécifique de celle-ci. Le Musée d'art islamique du Caire possède une porte de bois fatimide découverte dans le *maristan* (hôpital) de Qalawun qui faisait jadis partie du Palais de l'Ouest. Un de ses panneaux est orné de deux chevaux dont le style esthétique et technique ressemble beaucoup à celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'art de la sculpture sur bois fleurit en égypte islamique pour atteindre un très haut niveau d'exécution après la conquête du pays par les Fatimides en 358/969. Le style de sculpture et de décoration de ce panneau ressemble beaucoup à celui des panneaux d'une porte fatimide dont la provenance égyptienne est confirmée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1909 auprès du marchand d'antiquités Ilyas Khatoum al-Tadji.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrabar, O., “Imperial and Urban Art in Islam: The Subject Matter of Fatimid Art”, *Colloque international sur l'histoire du Caire,* 1969, Le Caire, 1972. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiyya* \\[Histoire des arts de l'Islam\\], UAE, 2003. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les Arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide: étude de leurs influences sur l'archéologie et la civilisation\\], Alexandrie, 2002.","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas relief","décoration figurative","décoration végétale","haut relief","Panneau"],"materials":["Bois sculpté en haut-relief et incisé pour certains détails."]},"d569ff79-35bf-5838-a40c-92ba53dfc0f7":{"name":"Armoire.","description":"Armoire de grandes dimensions, avec trois ouvertures horizontales, chacune fermée par deux portillons dont l'un avait déjà disparu quand la pièce est entrée au musée. Sa disposition générale et ses dimensions laissent penser qu'elle servait à garder du linge ou des vêtements pliés. L'ensemble est décoré d'un travail d'entrelacs en parfaite harmonie avec la disposition des compartiments. La structure générale de la façade est formée par une large zone de simples pièces d'entrelacs de huit. Entre l'encadrement et les panneaux, il y a trois compartiments rectangulaires, deux fois plus larges que hauts, qui se ferment chacun par des portillons carrés, eux aussi décorés de motifs géométriques. Les portillons des parties supérieure et inférieure ont un dessin identique : une rosace à huit pointes inscrite dans un carré. La décoration de la partie centrale est plus compliquée : elle se compose d'un entrelacs générant une rosace à dix pointes au centre, flanquée de deux demi-rosaces semblables. À l'intérieur, on retrouve la même décoration. La peinture extérieure a disparu en grande partie, mais on a découvert des restes de couleur lors d'une récente restauration : des bleus, des rouges, du blanc et du noir. La peinture de l'intérieur – plafond et frises –, en revanche, est parfaitement conservée et d'une remarquable qualité. Sur le plafond sont disposés des octogones qui s'opposent par leur sommet, complétés de cercles blancs sur fond noir ; les frises sont ornées d'arcs polylobés soulignés de gros traits blancs qui enferment des structures similaires réalisées à base d'entrelacs. Les angles sont à décor d'*ataurique* ; en dessous, une inscription en caractères coufiques répète le mot “prospérité”.","short_description":"Voici l'une des rares armoires médiévales qui soit parvenue jusqu'à nous. Comme beaucoup d'autres œuvres, elle provient d'un édifice religieux. L'influence de l'ébénisterie nasride est évidente : l'assemblage des pièces et le dessin géométrique qui décore l'armoire forment un tout.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 265 cm, l. 163 cm, P. 68,6 cm.","method_for_datation":"Par la distribution caractéristique des panneaux et par le style de la peinture.","method_for_provenance":"Sa provenance figure, sans autre détail, dans son dossier. Cette armoire est jumelle de cette conservée à l'Institut de Valencia de Don Juan (Madrid), qui provient également du couvent de Santa úrsula, et d'une autre, très similaire, du Musée des arts décoratifs de Madrid.","provenance":"Couvent de Santa Úrsula (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 30 juin 1930. Elle a été achetée à la maison V. Bertrand au terme d'un accord avec le Comité exécutif de défense du trésor artistique national qui en avait interdit l'exportation.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Armario morisco procedente de Toledo*, Madrid: Museo Arqueológico Nacional, 1931. \nFranco Mata, Á., “Antigüedades Cristianas del Siglo VIII al XV”, in *Guía General del Museo Arqueológico Nacional*, Vol. II, Madrid: Ministerio de Cultura, 1992: 98. \nFranco Mata, Á, “Mobiliario Medieval en el Museo Arqueológico Nacional”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, Vol. XV (1997): 175–97. \nGierlichs, J., “Eine Nasridsche Holzarbeit im Museum für Islamische Kunst in Berlin”, in *Al-Andalus und Europa: Zwischen Orient und Okzident*, Petersberg: Michael Imhof Verlag, 2004: 372.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armoire","bois","mudéjar","sculpture","Tolède"],"materials":["Bois de pin","peinture à main levée.","sculpture"]},"d6ede956-3098-5ac6-8afc-b9788d8dd31f":{"name":"Premier bureau du receveur de la poste de Tunis 1892","description":"Les objets rassemblés dans cette salle et qui datent de la fin du XIXe siècle appartiennent au mobilier tunisien citadin. Objets témoins du bureau du premier receveur municipal de la ville de Tunis (1892), un banc et quatre chaises en bois peint avec au milieu une table à double plateau décorée de bouquets de fleurs sur un fond bleu clair ; au-dessus, des étagères en bois sculptées et peintes également avec une décoration florale. Les origines de ce mobilier et les influences qu’il recèle sont diverses : tunisoises traditionnelles, turques et européennes.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée des Postes, Télégraphes et Télécommunications","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar"},"db9d64b9-ba34-55d1-a83a-84be84dad32d":{"name":"Coffret de la cathédrale de Zamora.","description":"Coffret en argent à structure prismatique en cœur de bois recouvert de fines plaques d'ivoire. À la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), sur les parois et fonds lisses, ont été peints, non sans maladresse, diverses ornementions et des enfants en train de jouer, autant d'indices d'une récupération à finalité indubitablement religieuse, comme semble l'indiquer le fait qu'il provienne d'une cathédrale. Les orles qui bordent les plaques sont des lames indépendantes qui étaient dans un état précaire avant leur restauration en 1991. On peut y remarquer une abondante décoration islamique, sculptée dans des cartouches lobulés, des chiens et des léopards poursuivant des gazelles, des lièvres fuyant des chiens, des oiseaux et tel ou tel ornement végétal stylisé sur des fonds colorés de bleu et nuancés de touches rouges et vertes. Certains rameaux à longues feuilles rappellent des motifs d'origine sassanide. L'anse d'argent doré, placée en milieu de couvercle, imite avec grâce deux feuilles ; les charnières se terminent par des plaques du même métal repoussé, et leurs longues barres convexes, délicatement et entièrement niellées, dessinent des rameaux ondulés, des points et des disques en argent ciselé. La base est garnie d'un travail de marqueterie qui forme un dessin de croisillons doubles en palissandre de buis. Une inscription en caractères coufiques, qui borde les quatre côtés du couvercle, implore auprès de Mahomet la bénédiction de Dieu et souhaite la félicité au propriétaire de l'objet. \nCette pièce a récemment été rattachée à Séville pour le style des caractères de l'inscription. Des documents sur parchemin, avec des comptes, des dessins d'oiseaux et un personnage humain, la mettent en relation avec l'art sicilien de la fin du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Cette thèse est contestée par une autre qui date la pièce de la fin du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"Exemple de récupération d'un objet musulman. À la décoration andalouse de cartouches polylobés, avec des animaux et une frise épigraphique en caractères coufiques souhaitant chance et bonheur au propriétaire du coffret, furent ajoutés à la fin du XVIe siècle des peintures d'enfants et d'angelots jouant.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Ve siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 23,5 cm, H. sans couvercle 13,3 cm, L. 31,5 cm, P. 20 cm.","method_for_datation":"Par le traitement des animaux en moyen relief.","method_for_provenance":"Les caractères de l'inscription qui borde le couvercle mettentce coffre en relation avec Séville.","provenance":"Séville.","obtention":"Le coffret est entré au Musée archéologique national en 1913 par achat à Juan Lafora y Calatayud.","bibliography":"Ferrandis, J., *Marfiles árabes de Occidente*, Madrid, 1935-40, p. 119. \nGómez Moreno, M., *Catálogo Monumental de España. Provincia de Zamora (1903-1905)*, Madrid, 1927, I, pp. 79-80. \nFranco Mata, á., “Arqueta”, *Marfiles y esmaltes medievales y renacentistas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, pp. 34-35, n° 17. \nZozaya, J., “Unos dibujos sículo-árabes”, *Al-Andalus und Europa. Zwischen Orient und Okzident,* Petersberg, 2004, pp. 101-106.","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Argent","bois","Ivoire","niellage","polychromie.","repoussé","sculpture"]},"dfe32ab1-3f2d-5b86-a9eb-e9b6f8d8f2a4":{"name":"Peigne.","description":"Peigne de forme approximativement carrée à deux rangs de dents, fines d'un côté, plus épaisses de l'autre. La partie centrale rectangulaire est ornée en son centre d'un cercle contenant un blason en forme de fleur-de-lys et deux cartouches rectangulaires incisés. De chaque côté, deux zones triangulaires en creux sont ornées de trois petits cercles estampés. Une inscription *naskhi* en haut relief parsemée de petits cercles se lit : “Gloire et prospérité éternelles”. Le décor est identique sur les deux faces du peigne. \nLa partie centrale est considérée comme la plus importante. C'est là que l'artisan pouvait déployer son talent à l'aide de motifs épigraphiques, géométriques et végétaux, de représentations d'oiseaux et de poissons. Elle était souvent enrichie de l'un des blasons du destinataire de l'objet : fleur-de-lys, gobelet, pile de vêtements (pour le responsable de la garde-robe du sultan), canne de polo. Ces éléments stylistiques et les techniques de production jouent un rôle notable dans la datation de ces peignes. \nLes inscriptions pouvaient à l'occasion être originales. L'une dit, par exemple : “Je suis un peigne fait pour peigner le plus beau”, “Que Dieu dispose comme il l'entend”, “Celui qui cache mon secret est mon maître”. Certaines précisent que le peigne était spécifiquement destiné à une femme. Il existait également des peignes à un seul rang de dents, pour les soins de la barbe. Dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) l'auteur et historien al-Maqrizi évoque un souk spécialisé dans la manufacture et la vente de peignes, le *suq al-Amshatiyyn* (“le marché des vendeurs de peignes”), qui se trouvait entre la *madrasa* Salihiyya et le *suq al-Sagha* (“le marché des orfèvres”) au Caire.","short_description":"Les peignes servaient à coiffer les cheveux des femmes ou à démêler la barbe des hommes. Certains, comme celui-ci, avaient une rangée de dents de chaque côté. Dans la plupart des cas, les peignes étaient décorés de motifs épigraphiques, géométriques et végétaux, de représentations d'oiseaux et de poissons ainsi que de blasons.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 7,5 cm, l. 7,5 cm.","method_for_datation":"Le style de l'inscription est proche de celui d'autres inscriptions mameloukes documentées. L'utilisation répandue de la fleur-de-lys sur les objets mamelouks confirme par ailleurs cette origine. Le décor de ce peigne, tant son dessin que son exécution, s'apparente fortement à celui d'autres modèles figurant dans les collections du Musée d'art islamique au Caire, dont certains portent le nom d'émirs mamelouks.","method_for_provenance":"Ce peigne a été découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat (égypte) et semble avoir été la propriété d'un marchand. Un grand nombre de peignes ont été trouvés à Fustat et dans d'autres cités égyptiennes.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Achat par le musée auprès d'un marchand d'antiquités en 1912.","bibliography":"Objet non encore publié, mais les ouvrages suivants abordent des sujets proches : \nAbdel Azim, R. et Sayour, S., “Parfums et cosmétiques dans le monde arabo-musulman”, *Catalogue d'exposition*, Le Caire-Paris-Marseille, 2002. \nAl-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nHamdi, A. M., *Mou'addat al-Tajmil bi-mathaf al-Fan al-Islami* \\[Accessoires pour cosmétiques au Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1959.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cosmétiques","décoration épigraphique","décoration géométrique","écriture naskhi","haut relief","incisions","peigne"],"materials":["Bois incisé et décoré en haut relief."]},"dfeaa5f1-63bf-55dd-a784-98bce952f149":{"name":"Minbar.","description":"*Minbar* en bois : une double-porte, surmontée d'une frise de *mouquarnas* à traces de décor floral peint, ouvre sur un escalier de sept marches, qui se termine par un petit palier surmonté d'un bulbe. La quasi-totalité des parties extérieures est décorée de motifs géométriques en bois incrustés de plaques d'ivoire à la façon d'une mosaïque. Certains motifs sont assez francs, comme les étoiles et les polygones à seize pointes des panneaux triangulaires latéraux, d'autres plus massifs et complexes, dont celui des doubles portes de l'entrée. Ce *minbar* comporte plusieurs inscriptions sculptées dans le bois ou les panneaux d'ivoire. Certaines sont des versets coraniques, par exemple les versets 33:56 et 16:90, respectivement sur le devant et sur l'arrière des portes. D'autres inscriptions louent le sultan Qaytbay et lui souhaitent un règne prolongé. Ce *minbar* a sans doute été utilisé dans l'une des nombreuses mosquées construites ou rénovées par Qaytbay pendant son sultanat, bien que l'on ne sache laquelle. C'est l'un des derniers *minbar* mamelouks à utiliser l'ivoire, les conditions économiques ayant considérablement enchéri ce matériau au cours des dernières années de la dynastie.","short_description":"Ce *minbar* (chaire) en bois à décor couvrant consistant en motifs géométriques faits d'incrustations d'ivoire a probablement servi à l'une des nombreuses mosquées fondées ou restaurées par le sultan Qaytbay, à qui l'on doit une période d'essor économique et de renaissance artistique dans les régions mameloukes.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 708 cm, l. 113 cm, P. 304 cm.","method_for_datation":"Des inscriptions sur le *minbar* donnent le nom du sultan Qaytbay (“Que Dieu prolonge son règne”), ce qui implique qu'il était en vie. Ce *minbar* est en conséquence daté de ce règne : 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869 à la Meymar Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington, DC, 1981, pp. 195-196. \nPhilips, T., *Africa : The Art of a Continent : 100 Works of Power and Beauty*, New York, 1996, cat. n° 7.67. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S. *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 100-101.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor géométrique","objets religieux"],"materials":["Bois incrusté d’ivoire et d’os."]},"e1a05d50-90fe-5598-b556-5c2fb0929803":{"name":"Porte du Dôme du Rocher.","description":"Porte composée de deux battants identiques. Elle est en bois habillé de plaques de cuivre sur le côté extérieur. Chaque battant est entouré d'un cadre en cuivre dépourvu de décor composé de petits panneaux. Des losanges réguliers fixés à leurs quatre angles par des clous de cuivre et un cinquième au milieu recouvrent entièrement les deux battants. Sur le pourtour, ce décor se termine en demi-losanges. Dans la partie centrale des battants figurent des inscriptions en style *thoulouth* mamelouk allongé. Répétées deux fois, elles se lisent : “Sultan de l'Islam et des Musulmans, Exterminateur des polythéistes, restaurateur de la Justice dans le monde, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay, que Dieu conforte son triomphe.” Au sommet de la porte, une autre inscription commémore les travaux de restauration entrepris en 946 H / 1540 J.-C. sous l'égide du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.). \nLe musée détient deux autres portes similaires. Toutes trois sont en excellent état grâce aux restaurations de Soliman. Elles ont été transférées au musée du Dôme du Rocher à l'occasion de travaux de restauration entrepris dans les années 1960, date à laquelle elles furent remplacées par des portes en bois fabriquées à Jérusalem. Une quatrième porte mamelouke a été conservée sur le site.","short_description":"Porte composée de deux battants identiques en largeur et en hauteur. Le bois est entièrement habillé de plaques de cuivre sur le côté extérieur. Le nom du sultan al-Achraf Qaytbay apparaît sur la porte ainsi que celui du sultan Soliman le Magnifique, qui la fit restaurer.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 / 1468-1496 J.-C.).","dates":"872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 445 cm, l. 274 cm, ép. 15 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure sur la porte cite le sultan al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay.","method_for_provenance":"Une porte de ce type a vraisemblablement été fabriquée dans un atelier sur le chantier.","provenance":"Jérusalem, Palestine.","obtention":"Porte transférée du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois plaqué de cuivre","écriture thoulouth","écriture thoulouth mamelouke","porte du Dôme du Rocher","Portes","portes mameloukes"],"materials":["Bois recouvert de plaques de cuivre","sculpture et travail de treillis."]},"e54a1ead-e798-5108-9955-0d012c8ffe1a":{"name":"Porte de trésor.","description":"L'originalité de cette magnifique porte repose sur le fait que le plan n'obéit pas pleinement à la théorie de la roue – ensemble des éléments formés par les entrelacs. Seules sont tracées dans le centre principal les deux étoiles habituelles à douze branches. Plusieurs des lignes qui constituent les étoiles forment de leurs prolongements de grands carrés qui centrent le tracé. La décoration complémentaire consiste en feuilles et fleurs d'un goût gothique prononcé, avec beaucoup de relief et de mouvements de plans, qui confèrent à cet exemplaire une grande richesse en contrastes de lumière. Les fonds sont peints en bleu, les montants du châssis sont peints en bleu et rouge sur la partie supérieure des côtés et la moulure, en doré. L'encadrement porte des lettres dorées sur fond bleu entre deux bandes étroites dorées, tandis que les espaces entre les montants verticaux ont été peints en rouge. Voici la traduction du texte latin, au caractère passionné, en lettres gothiques : “Ô, Jésus, notre rédemption, aimé et désiré Seigneur, créateur de tous les hommes et Seigneur des temps, pour vaincre, tu choisis de racheter tous nos crimes par une mort cruelle.” Les gonds et les diverses ferrures sont dorés. Les éléments de l'envers sont identiques en formes et en dimensions à ceux de l'endroit : les liteaux forment les caissons correspondants, peints et dorés, avec des fleurs également dorées.","short_description":"Sur cette porte, l'artisan mudéjar a magistralement combiné entrelacs de tradition hispano-musulmane et motifs floraux. Encadrant la décoration, une inscription en écriture gothique fait allusion à la Passion, selon sa fonction originale dans la cathédrale de St Jean.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 191 cm, l. 92 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons stylistiques avec d'autres portes mudéjares contemporaines.","method_for_provenance":"Dans les documents d'acquisition figure sa provenance de la cathédrale de Jaén. Ses traits stylistiques sont, d'autre part, caractéristiques des portes de Jaén.","provenance":"Cathédrale de Jaén.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat au comte de las Almenas, le 7 avril 1927.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Puertas mudéjares con inscripción eucarística”, *Archivo Español de Arte y Arqueología*, III, Madrid, 1927, pp. 197-220. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1993, p. 101.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois sculpté","doré","Jaén","mudéjar","polychromie","porte de trésor"],"materials":["bois","doré.","polychromie","sculpture"]},"e5f1c81b-4603-55ef-a255-2e21e07fd132":{"name":"Porte de maison.","description":"Cette porte de maison se compose d'un lourd battant rectangulaire dans lequel s'ouvre un portillon. Elle devait à l'origine se rabattre sur un chambranle extérieur qui était fixé au mur. Elle est ornée d'une grande penture en fer forgé, en forme de tridents contournés qui lui servent de serre-joints. Elle est munie de deux heurtoirs, l'un sur le portillon, l'autre sur le battant pour permettre aux hommes chevauchant des mulets de frapper à la porte sans descendre de leur monture. Chacun est constitué d'un gros anneau de fer à section carrée, orné de petits motifs ciselés et monté sur un support de forme hémisphérique au bord dentelé. Les clous, dont les têtes rondes s'alignent en suivant le cadre et les traverses, constituent le principal décor de la porte, qui représente le prototype des portes des demeures mérinides et Nasrides, riches ou humbles. Ce style se perpétuera dans presque toutes les villes du Maroc jusqu'au milieu du XXe siècle, et les pentures en forme de tridents resteront à Tétouan le signe distinctif des maisons des familles d'origine andalouse.","short_description":"Cette porte est ornée d'une grande penture en fer forgé, en forme de tridents contournés, qui resteront à Tétouan, jusqu'au milieu du XXe siècle, le signe distinctif des maisons des familles d'origine andalouse.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 217 cm, L. 110 cm.","method_for_datation":"La maison d'où provenait la porte était d'époque mérinide.","method_for_provenance":"Objet récupéré sur les ruines.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Gallotti, J., Le j*ardin et la maison arabes au Maroc*, t. I*,* Paris,1926. \n \nMiège, J.-L., Benaboud, M., Erzini, N., *Tétouan, ville andalouse*, Paris, 1996.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile","décoration géométrique"],"materials":["Bois et fer forgé."]},"e78eac4c-6c8e-50e5-a207-fa39bdf93414":{"name":"Petite table.","description":"Petite table de forme rectangulaire reposant sur quatre pieds, se composant d'un plateau revêtu de carreaux de faïences de Delft à décor floral et entouré d'une galerie ajourée. \nQuatre faces de cette petite table sont recouvertes de panneaux sculptés, tournés et ajourés selon des motifs floraux et végétaux. Aux angles, dans le prolongement des pieds avec lesquels ils font corps, des cartouches verticaux portent des inscriptions en caractères cursifs ; l'une d'entre elles livre le nom de l'artisan et le lieu de fabrication de l'objet selon la formule suivante : “fait par Ibn Hadj-la-B'lade el-Djazaïr”. \nLe meuble est peint de plusieurs couleurs, notamment le vert, l'orange et le doré.","short_description":"Petite table rectangulaire à quatre pieds, composée d'un plateau revêtu de carreaux de faïence de Delft à décor floral entouré d'une galerie ajourée. Sur les quatre faces, des panneaux sont sculptés. Aux angles se trouvent des inscriptions en caractères cursifs. Le meuble est peint de vert, d'orange et de doré.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 63 cm, l. 83 cm.","method_for_datation":"Par le style de fabrication et de décor, ainsi que par les carreaux de faïences de Delft, qui étaient importés de Hollande à l'époque ottomane.","provenance":"Alger.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \nMarye, G., *Catalogue du Musée national des antiquités algériennes,* deuxième partie, Alger, 1899. \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères cursifs","décor floral","décor végétal","inscription","Ottoman"],"materials":["ajouré et peint","Bois découpé","carreaux de faïences."]},"eeadc3f4-cf85-5e38-bce5-3c6d8631b78c":{"name":"Maghrebi rab’a.","alternate_name":"Manuscrit du “Coran maghrébin”.","description":"*Rab'a*, Coran manuscrit divisé en trente parties, chacune dotée d'une reliure indépendante. L'ensemble était conservé dans un coffret en bois carré gainé de cuir et orné de quatre bandeaux décoratifs estampés à motifs géométriques rehaussés de fils d'argent et séparés par quatre brides d'argent cerclant le coffret. Chacune de ces reliures est ornée de trois étoiles d'argent à décor d'émail bleu. Au total, le coffret est orné de dix éléments décoratifs de même type, dont quatre aux angles, incrustés de nacre et décorés à l'émail bleu et rouge. \nLes reliures de ces trente parties sont en cuir estampé rouge, dont les plats recto et verso sont décorés d'ornements et de textes identiques sur tous les volumes. Sur chaque couverture figurent quatre inscriptions disposées en carré, entourées d'un filet d'argent. Le texte est doré. Le centre de chaque couverture est marqué par un cercle en tresse argentée. à l'intérieur figure le texte à l'encre d'or d'une sourate du Coran (XIV, 52) sur l'histoire d'Ibrahim (Abraham), qui se lit : “Tel est l'avis adressé aux hommes. Qu'ils y puisent leurs enseignements et sachent que Dieu est Un, et que les hommes de sens y réfléchissent.” Sur le dos de couverture figure une autre citation extraite de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 181) : “Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testament au moment de sa mort, les aura dénaturées, commet un crime. Dieu voit et entend tout.” \nChaque partie du *rab'a* débute par deux cartouches dont les enluminures sont identiques mais de forme différente sur chaque volume. La plupart des cartouches carrés sont entourés d'un important cadre enluminé à décor de lignes, de cercles et de carrés peints de plusieurs couleurs, mais à dominante dorée. Le texte est rédigé en style maghrébin à l'encre noire, chaque page contenant cinq lignes. Les versets sont séparés les uns des autres par le mot de “verset” écrit à l'or et entouré de trois cercles. La charte *waqf* en écriture coufique enluminée, à l'intérieur d'un carré également enluminé, figure sur les deux dernières pages de chaque volume.","short_description":"*Ra’ba*, coran manuscrit divisé en 30 parties, conservé dans un coffre en bois gainé de cuir et orné de bandeaux d’argent. Les textes sont rédigés en style coufique maghrébin, écrits à l’eau de safran sur parchemin de gazelle. Ce rab’a est couvert de motifs décoratifs, de couleurs et d’enluminures. C’est l’un des trois corans écrits pour la Mecque, Médine et Jérusalem ; seule la dernière copie nous est parvenue.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Hassan Ali, premier sultan mérinide (régna au Maghreb de 732 à 749 H / 1331-1348 J.-C.).","dates":"745 de l’ Hégire / 1344 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 22 cm, l. 20 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Ce *rab'a* comporte sa date de réalisation.","method_for_provenance":"La provenance maghrébine se déduit de la charte *waqf* figurant à la fin de chaque volume. Le *waqf* du huitième volume dit ainsi : “Le huitième volume manuscrit du saint Coran complète une série de trente volumes, tous écrit de la main d'Abd Allah Ali, émir des Musulmans, fils de l'émir des Musulmans Abi Saïd Othman, fils de l'émir des Musulmans, Abi Youssouf Yakoub bin Abd al-Haqq, souverain du Maghreb, que Dieu le bénisse, et il a été donné pour être récité dans la mosquée al-Aqsa.”","provenance":"Maghreb.","obtention":"Ce manuscrit a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Makri, A. (m. 1041/1631), *Nafaha al-Tayab min Ghasan Ghousn al-Andalus al-Ratib* \\[Une agréable brise venue du verdoyant al-Andalus\\], vol. 2, Leyde, 1860. \nAl-Maqrizi, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2, Le Caire, 1971. \nAl-Qalakchandi, A. (m. 821/1418), *Soubah al-'Asha fi Sana'at al-Inasha'* \\[La rupture du soir dans la formation de la création littéraire\\], Le Caire, 1913. \nRosen-Ayalon, M., “Some Comments on a Maghrebi Qur'an”, in *Jerusalem Studies in Arabic and Islam*, n° 19, 1995, pp.73–80. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme: l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abou al-Hasan al-Marini","Coran","écriture coufique","écriture maghrébine","enluminures","parchemins"],"materials":["Encre noire sur parchemin de gazelle","reliure en cuir enluminé."]},"efc1e427-4c81-58f3-a2ae-e846616be1e3":{"name":"Coffre à coran.","description":"Ce coffre à coran à corps à quatre faces et couvercle en forme de dôme est monté sur petits pieds. Le bois est orné d'incrustations en ébène et ivoire. \nChaque façade se constitue d'un panneau rectangulaire orné de motifs identiques à ceux des reliures de la période ottomane classique. Les angles sont occupés par des pièces triangulaires en ivoire. Le cartouche central à lobes en palmette est en ébène. Au centre de chaque panneau figure un médaillon d'ivoire en relief à pendants latéraux à rosettes et au centre duquel se détache un petit dôme en ivoire. De chaque côté se déploient des bandeaux de nuages de style chinois. L'espace restant est ponctué de quatre rosettes à six côtés également réparties dont l'intérieur est décoré d'une mosaïque d'ivoire et de fil d'argent. Autour du cartouche rectangulaire se répartissent régulièrement des motifs d'entrelacs en ivoire et d'autres ondulés en demi-palmettes. \nLa base du couvercle est meublée de huit importantes plaques en ivoire séparées par des cartouches lobés et sur lesquelles le verset 255 de la sourate II est sculpté en style *thoulouth*. \nLa surface du dôme est recouverte de plaques d'ébène et d'ivoire formant des bandeaux en zigzag. Le couronnement est décoré d'inserts d'ivoire, d'une suite de palmettes d'ébène et de rosettes à six faces en mosaïque. L'ornement de couronnement a été brisé. \nCe coffre a été fabriqué pour conserver des parties de coran. Il possède cinq compartiments intérieurs. La face interne du dôme est ornée de médaillons à composition de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes) peints (technique *kalemişi*) sur un fond peint de couleur crème. La bordure intérieure du couvercle est ornée de palmettes et de *rumi* noirs sur fond rouge.","short_description":"Ce cabinet en bois fut produit dans les ateliers du palais ottoman pour conserver des chapitres de coran. Il est décoré selon le style ottoman classique et est incrusté d'ébène, d'ivoire et de fils d'argent.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Première moitié du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 86,5 cm, l. 50,7 cm.","method_for_datation":"L'ornementation, la forme, la technique et l'utilisation équilibrée des matériaux confirment les caractéristiques d'un travail ottoman de la première moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Ce cabinet présente toutes les caractéristiques des motifs décoratifs et des compositions de la période ottomane classique, telles que formulées dans les ateliers de la cour d'où ce petit meuble est très probablement issu.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Meuble transféré au musée en 1914 de la bibliothèque d'Ayasofya (Sainte-Sophie), construite par le sultan Mahmoud Ier (r. 1142-1168/1730-1754).","bibliography":"Atasoy, N. et Artam, T., *The Splendors of the Ottoman Sultans*, Memphis, 1992, pp. 162-163. \nKunt, M. et Woodhead, C. (dir.), *Suleyman the Magnificent and His Age: The Ottoman Empire in the Early Modern World*, Addison-Wesley, 1995, cat. n° 86. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 254-255.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","cabinet de coran","ébène","Incrustations","ivoire"],"materials":["Bois à incrustations d’ébène","d’ivoire et d’argent et peinture (kalemişi)."]},"f01728d7-fe74-597e-b37f-12f01e9ac1a3":{"name":"Rab’a du sultan Mourad.","description":"*Ra'ba* (Coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets identiques carrés à couvercle à pans coupés et décor en stuc peint en noir et doré ; une fois réunis, les deux coffrets constituent un parallélogramme. Des cartouches et des panneaux épigraphiques contiennent des textes écrits à l'or en style *thoulouth* reprenant des hadiths du prophète encourageant l'étude du Coran. Les angles de chaque coffret sont ornés de motifs végétaux composés de tiges feuillues enlacées dans un cadre formé d'une composition de motifs sinueux. \nChaque volume est relié dans une couverture en cuir à recto, verso et rabat de fermeture. Chaque plat de couverture comporte un médaillon à cadre hélicoïdal sur fond enluminé. Le dos est décoré d'autres motifs végétaux indépendants. Chaque médaillon est rattaché au sommet et à la base de la couverture par deux ornements libres. Les deux intérieurs de couverture ont reçu un médaillon divisé en parties géométriques enluminées sur fond bleu, noir, rouge et vert, encadré en haut et en bas par deux médaillons jointifs plus petits. \nLa charte *waqf* qui concerne la totalité de l'ouvrage figure au début du premier volume. Elle est reprise dans une version condensée au début de chaque volume, entre deux bandeaux décoratifs de taille et de style décoratif variant à chaque volume. \nLe folio b2-a3 forme le début de chaque volume. Le frontispice consiste en deux pages de décor identique, comportant chacune cinq lignes de texte écrites à l'encre noire et or alternée. Le texte est encadré de bandeaux meublés d'une remarquable ornementation polychrome, essentiellement en rouge et or sur fond bleu. Il est interrompu par des éléments décoratifs végétaux de couleurs variés. \nChaque page des 30 volumes est divisée en cinq rectangles horizontaux. Le premier, le troisième et le cinquième contiennent une unique ligne de texte en écriture *rihani* enluminée en caractères de grandes dimensions. Dans les quatrième et cinquième rectangles figurent quatre lignes à l'encre noire en écriture de style *thoulouth*. Les deuxième et quatrième rectangles sont coupés à droite et à gauche par deux bandeaux latéraux ornementés de motifs enluminés faits d'éléments végétaux entrelacés sur fond blanc. \nLa mise en page de ce *rab'a* rappelle celle du manuscrit coranique du sultan Bayézid.","short_description":"*Ra’ba* (coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets de bois recouverts de stuc peint en noir avec des inscriptions et des motifs végétaux. Ce *Ra’ba* fut offert par le sultan Mourad à la mosquée al-Aqsa. Chaque page est divisée en cinq parties écrites à l’encre noire, trois enluminées en écriture *rihani*, deux en écriture *thoulouth*. Le mot “Majesté”, les noms de chapitres, les numéros de versets et leurs pourtours sont enluminés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"1001 de l’Hégire / 1593 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36 cm, l. 24,5 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Les dates de copie et de la charte *waqf* sont mentionnées dans l'ouvrage.","method_for_provenance":"Indiquée dans la charte *waqf* figurant à la troisième page de l'ouvrage. Les noms du copiste, de l'enlumineur et du lieu de production n'y figurent pas.","provenance":"Turquie.","obtention":"Ce *rab'a* a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","cuirs","décoration végétale","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","hadith","machaf","papiers"],"materials":["couverture en cuir estampé et enluminé. Les coffrets sont en bois à enduit de stuc décoratif.","Encres de couleur et encres or sur papier"]},"f42822cc-df6c-53fe-9c96-a6c99bf89d34":{"name":"Pupitre à coran.","description":"Ce pupitre, exécuté dans une seule pièce de bois, est ornementé d'un décor sculpté à la fois épigraphique et floral, une synthèse atteignant ici la perfection. Le pupitre est agrémenté d'une inscription en coufique à entrelacs monumental prise dans un champ carré et disposée sur le fond très vivant d'un rinceau en spirale laissant l'inscription intacte. Le texte arabe dit : “Le règne revient à Dieu.” Le cadre de l'envers porte le verset 255 de la sourate II : “Allah! Il n'est d'autre Dieu que lui, le Vivant, l'Éternel. Ni le sommeil, ni la somnolence ne le surprennent. Ce qu'il y a dans les cieux, ce qu'il y a sur la terre lui appartient. Qui oserait intercéder auprès de lui sans qu'il l'y autorise ? Il sait ce qui est entre les mains des hommes, et ce qui fit leur passé et eux ne comprennent rien de ce qu'il sait, hormis sa volonté. Il trône sur le ciel et sur la terre, et leur sauvegarde ne lui cause aucune peine. Car il est le Très-Haut, il est le Sublime.” Les interstices entre les lettres sont meublés de rinceaux aériens. \nLe pied du pupitre est couvert d'un réseau de rinceaux d'une grande plasticité, fait de feuilles fourchues ou lancéolées, lisses ou pennées. Le feuillage et les arabesques de rinceaux se recoupent en maints endroits, sous la couronne d'un trèfle. Les pupitres pliants, le plus souvent en bois, servaient dans l'ensemble du monde islamique à soutenir les grands manuscrits lors de la récitation coranique. La littérature fait remonter leur forme aux sièges pliants utilisés dans l'Égypte ancienne. Ces pupitres font partie du mobilier le plus précieux de toute mosquée et la technique de leur décor, toujours riche, est très variée. Le sculpteur ayant exécuté cette pièce est peut-être l'artiste qui a réalisé le cénotaphe de bois du poète Mevlana Djalal ad-Din Rumi (1207-1273 J.-C.), l'un des pères du soufisme, dans la *tekke* Mevlana à Konya.","short_description":"Les pupitres pliants en bois servaient dans l'ensemble du monde islamique à soutenir de lourds corans ou d'autres manuscrits afin de pouvoir lire tout en étant assis par terre. Cet exemplaire remarquable orné de fines arabesques et de superbes inscriptions fut probablement fabriqué à Konya, en Turquie, pour être offert à une mosquée par un sultan seldjoukide de Roum.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"milieu du VIIe siècle H (milieu du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 107 cm, l. 50 cm.","method_for_datation":"Abd al-Wahid, l'artiste dont le nom est inscrit, est peut-être celui qui réalisa le cénotaphe de bois de la *tekke* Mevlana de Konya, laquelle est datée du XIIIe siècle J.-C. Cette datation est confortée par l'analyse stylistique.","method_for_provenance":"Konya n'est pas la provenance attestée, toutefois on a découvert sur le site toute une série de pupitres à coran très semblables. Le nom du sculpteur conforte également l'hypothèse d'une tradition.","provenance":"Konya (Turquie).","obtention":"Don anonyme en 1907.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamisches Museum,* Rostock, 1983, pp. 61-62, ill. 44. \nHaase, C. P., “Koran und Koranpult”, Frembgen, J. W. et Röbler, E., *Tranformationen - Der Koranständer,* pp. 9-12, Munich, 1997. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 60-61. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin, 1942, 3e éd. augmentée, Graz, 1986, p. 33, ill. 33.","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesque","pupitre à coran","sculpture sur bois"],"materials":["Noyer."]},"f7759c4e-3d0e-535a-b438-1292b547ebc5":{"name":"Cabinet pour coran.","description":"Meuble en forme de prisme à six côtés posé sur un piétement à arcature, surmonté d'un couvercle pyramidal à douze faces reposant sur un volume polyédrique à douze côtés. \nLes parois en noyer sont décorées d'ivoire incrusté, et parfois d'ébène. Chaque face du couvercle est ornée de plaques verticales d'ivoire et de médaillons à lambrequins sculptés de dessins entrelacés de feuilles de palmettes, de motifs floraux d'inspiration chinoise et de vrilles en spirales. à la base de la pyramide, sur le tambour, les plaques horizontales portent des versets du Coran (sourate II, versets 255 et sourate LIX, versets 22-24) en écriture *toulouth* gravée en relief. Sur le couvercle lui-même, les plaques portent également des versets coraniques (sourate XLVIII, versets 28-29; sourate III, versets 18-19; sourate 27, verset 30). \nSur les côtés du corps principal, de larges filets d'ivoire délimitent des panneaux rectangulaires horizontaux dont les angles reçoivent des ornements en ivoire faits d'arabesques et de palmettes. Au centre de chaque panneau, une plaque d'ivoire sculptée d'inscriptions en relief de style *toulouth* précise en turc que ce cabinet a été fabriqué au nom du sultan Bayézid II et indique l'année 911 H / 1505 J.-C. Un cartouche en ivoire sous la dernière ligne de l'inscription contient la signature de l'artisan, également travaillée en relief : “œuvre de Ahmad ibn Hassan Qalib-i Fani”. \nLes arcatures du piétement sont décorées d'une mosaïque d'incrustations d'ivoire coloré en vert. Le faîteau du couvercle en trois parties est en ébène et ivoire. L'intérieur du meuble compte trois tiroirs pour le rangement du coran et de sa versionpsalmodiable.","short_description":"Ce cabinet pour coran en bois incrusté d’ivoire fut fabriqué pour le sultan Bayézid II par le maître Ahmad ibn Hassan en 911 H / 1505 J.-C. Le rendu des différentes surfaces et l’harmonie dans l’usage des matériaux reflètent les caractéristiques du style de la première moitié du Xe/XVe siècle en ce qui concerne le travail du bois ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II.","dates":"911 de l’Hégire / 1505 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 82 cm, l. 56 cm.","method_for_datation":"La date figurant dans une inscription sur le cabinet est 911 (1505 J.-C.).","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II dans la mosquée Ayasofya au musée en 1344/1926.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri Sergisi*, Istanbul. No.19. \nçığ, K. “İmzalı Eski çekmece, Cüz ve Hilye-i Saadet Mahfazaları ve Sanatkarları”, *Milletlerarası Birinci Türk Sanatları Kongresi*, Ankara, 1962, pp. 101-119. \nLeverson, J.A., *Circa 1492. Art in the Age of Exploration*, New Haven-Londres 1991, p. 194 \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002. pp. 252-253. \nRogers, J.M. et Ward, R.M., *Suleiman the Magnificent*, Londres, 1990.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cabinet pour coran","ébène","ivoire"],"materials":["ébène","incrustation de mosaïque.","Ivoire","Noyer","os"]},"f88193ec-c618-5df9-8728-cdb15d419ec4":{"name":"Plafond “alfarje”.","description":"Provenant de la présumée chambre royale d'Alphonse XI (r. 1312-1350),ce plafond plat du type *alfarje* à poutres apparentes est composé de quatre poutres maîtresses supportant la charge et placées transversalement dans la pièce. Perpendiculaire à ces poutres, et au-dessus d'elles, s'étend une poutrelle de 504 cm de long, prolongée aux extrémités par deux autres, plus courtes – toutes trois de même section. Cette structure génère donc un lambris de dix caissons. Le plafond est couvert de traverses, chacune présentant trois incisions dans le sens de la longueur, et des planches à décor en forme d'*alfardón* (simple ornement de petits triangles de bois dans les angles qui génèrent des hexagones) avec deux planchettes de chaque côté. L'ouvrage est terminé par des poutres d'appui, des moulures de bois occultant les jointures entre poutres et murs, des *argeutes* (planches situées entre deux modillons) et des baguettes. Le dessous des poutres maîtresses est décoré de motifs végétaux symétriques, de feuilles nasrides en forme de poivron à ornementation centrale, et de médaillons ou entrelacs de huit sur les côtés ; au milieu des poutres figurent des châteaux à une seule tour, tandis qu'aux extrémités sont peints des écus à bande. Sur les côtés apparaît le thème de l'*alfardón* orné d'une inscription peinte en arabe cursif qui proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah” ; par endroit apparaît le mot “bonheur”. \nLe palais du roi Alphonse XI fut habité par Doña Leonor de Guzmán (maîtresse du roi, 1310-1350) et, selon le chroniqueur Teodomiro Ramírez de Arellano, c'est là que furent conçus Don Fadrique et Don Enrique, le futur Henri II de Castille, fondateur de la maison de Trastamare. La pièce revêt donc une certaine importance du point de vue documentaire.","short_description":"Provenant d'une pièce qui était vraisemblablement la chambre royale du palais d'Alfonso XI (r. 1312-1350) à Cordoue, cet *alfarje* était entièrement polychromé avec ataurique, motifs héraldiques et épigraphe arabe.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1350-1360.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 900 cm, l. 400 cm.","method_for_datation":"On estime la pièce postérieure à 1360 car les châteaux à une seule tour et les écussons à bande n'étaient pas en usage sous le règne de Pierre Ier (1350-1366), mais seulement à partir d'Henri II (r. 1366-1379). Cependant, le plafond pourrait être quelque peu antérieur car son style est caractéristique de la décennie 1350-1360.","method_for_provenance":"La provenance figure au dossier de la pièce.","provenance":"Cordoue, du palais disparu du roi Alphonse XI, qui fut plus tard la maison du général Fresneda jusqu’à sa démolition.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 29 septembre 1980 par achat à Luis Moreno de Cala.","bibliography":"Cuevas, S., “ADELPHA denuncia el traslado irregular de un artesonado mudéjar”, *El País*, 2 septembre 1980. \nFranco Mata, á., “Antigüedades medievales del siglo VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1992, vol. II, p. 96. \nLópez Guzmán, R., *Arquitectura mudéjar: del sincretismo medieval a las alternativas hispanoamericanas*, Madrid, 2000, p. 185. \nMartínez Caviró, B., “Carpintería mudéjar toledana”, *Cuadernos de la Alhambra*, 12, Grenade, 1976, pp. 225-265. \nRamírez de Arellano, T., *Paseos por Córdoba: o sean apuntes para su historia*, Cordoue, 1873-75.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["alfarje","Alphonse XI","bois sculpté","Cordoue","écusson","lambris","mudéjar","Pierre Ier","plafond","polychromie"],"materials":["bois","polychromie.","sculpture"]},"f8cd2cbd-0428-53e7-a7ce-f3ee1f3011f9":{"name":"Étagère","alternate_name":"Marfaa","description":"Étagère composée de deux râteliers dont l’un se présente sous forme d’arcature et le second porte des accros terminés par une décoration ajourée. Sous la plate-forme, le nom de l’artisan, “Becghtache”, est flanqué de part et d’autre de deux étoiles à six branches.","type":"Bois de noyer","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger"},"fb0d852c-219c-5753-93b5-9648fdd94679":{"name":"Coupole de l’Alhambra.","description":"À l'origine, la coupole de Berlin était agencée au-dessus d'un riche décor de stuc dans la Torre de las Damas du Palacio del Partal. Par les fenêtres de cette tour, on avait une vue d'ensemble sur les environs, la ville de Grenade et le complexe des palais de l'Alhambra avec ses parties aujourd'hui disparues. Cet ensemble de palais avait été construit par le souverain nasride Mohammed III (701-708 H / 1302-1308 J.-C.). La devise des souverains nasrides, “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, occupe une place importante dans le décor de la coupole ; on peut y voir une proclamation de l'islam menacé par l'avancée de la Reconquista. \nLa coupole présente une forme carrée qui se décline d'abord en octogone puis en seize trapèzes. Chaque côté du carré est pourvu d'un triangle décoré d'un entrelacs géométrique complété de motifs végétaux. Au centre des triangles se trouve une coupole miniature. L'octogone est constitué de planches garnies d'arcatures où se lisent des inscriptions coufiques symétriques sur fond rouge accompagnées de pommes de pin, de petits coquillages et de décors d'arabesques. Sur les panneaux carrés de l'octogone se répète la devise nasride : “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, entourée de petits arcs de *mouqarnas*. Les seize trapèzes sont ornés de l'entrelacs caractéristique de l'art islamique. De petits polygones et de petites étoiles répètent la devise nasride. Un panneau sommital en seize parties agrémenté lui aussi d'un entrelacs termine l'édifice. Le charme du décor est tout entier dans le contraste entre la rigueur des entrelacs en bandes plates et géométriques et les reliefs proéminents. \nLes plafonds et les coupoles en bois de ce type sont caractéristiques de l'architecture islamique du Maghreb. On en trouve des exemples à l'Alhambra et dans un grand nombre d'autres édifices en Espagne et en Afrique du Nord.","short_description":"Cette coupole provient d'un bâtiment du complexe palatial de l'Alhambra, appelé palais du Partal. Celui-ci a appartenu autrefois à un banquier allemand qui fut autorisé à transférer cette coupole dans sa villa berlinoise. Les plafonds en bois et les coupoles de ce style sont caractéristiques de l'architecture islamique au Maghreb.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"En 1885, Arthur von Gwinner acheta des terres dans le domaine de l’Alhambra. En faisait partie un terrain contenant des bâtiments, des jardins et des routes. En 1891, il remit le Palacio del Partal à la ville de Grenade. Il fut autorisé à démonter la coupole de la Torre de las Damas et à la faire transporter à Berlin. Il la fit remonter dans sa résidence berlinoise en 1892. En 1921, il fit don de sa propriété au gouvernement espagnol.","dates":"vers 719 de l’Hégire / 1320 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 190 cm, l. 355 cm, P. 355 cm.","method_for_datation":"La coupole est aisément datable par sa provenance, le Palacio del Partal, qui fait partie du complexe de l'Alhambra et a été bâti sous le règne de Muhammad III (701-708/1302-1308).","method_for_provenance":"Les documents indiquent que la coupole provient du Palacio del Partal de l'Alhambra à Grenade, où elle a été démontée en 1892, ce qui atteste l'origine espagnole.","provenance":"Torre de las Damas dans le Palacio del Partal de l’Alhambra de Grenade.","obtention":"Achetée en 1978 aux descendants d'Arthur von Gwinner.","bibliography":"Brisch, K., “Eine Kuppel aus der Alhambra in Granada”, *Jahrbuch Preubischer Kulturbesitz,* 3e série, 14, 1978, pp. 6-7 et 10-11. \nChmelnizkij, S., “Methods of constructing geometric ornemental systems in the cupola of the Alhambra”, *Muqarnas* 6, 1989, pp. 43-49. \nDodds, J. D., *Al Andalus. The Art of Islamic Spain.* The Metropolitan Museum of Art, New York, 1992, cat. n° 116. \nFernandez-Puertas, A., *The Alhambra I,* Londres, 1997, pp. 235-239.","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","architecture des palais","Coupole","motifs géométriques","mouqarnas","palais de l’Alhambra"],"materials":["bleu et vert).","Bois (cèdre et peuplier)","sculpté et assemblé. Partiellement peint (rouge"]},"febb9b50-5023-54dc-aba9-74d232d247aa":{"name":"Mihrab de la mosquée de Taskınpacha, à Damsaköy.","description":"*Mihrab* en noyer d'une remarquable exécution. Les motifs végétaux et géométriques ainsi que les inscriptions qui le décorent sont exécutés en sculpture en haut-relief à surfaces arrondies, sculpture à double-niveau et biseautée. La bordure extérieure du sol est ornée jusqu'à 68 cm de haut d'une composition végétale de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes). La seconde bordure est meublée jusqu'à un mètre de haut d'une construction géométrique en réseau. Les deux bordures se poursuivent à partir de ces deux hauteurs par des bandeaux épigraphiques contenant des versets du Coran (X : 255, LIX : 20-23, XLVI : 31). \nLa niche lobée est encadrée de fines bordures de diverses largeurs ornées d'une décoration végétale à palmettes et *rumi*. La forme de la conque de la niche à intérieur vide laisse penser que cette partie a été restaurée. L'intérieur de la niche de section semi-circulaire est décoré d'une composition végétale entrelacée. Les pendants de la niche du *mihrab* présentent des médaillons circulaires contenant des bandeaux épigraphiques et leur cadre des motifs végétaux sculptés en haut-relief qui donnent l'impression d'avoir été ajourés. Le médaillon de droite comporte en son centre le mot “Allah”, entouré d'un verset du coran (LIX : 22). De même, le médaillon de gauche met en exergue le mot de “Muhammad” entouré d'un extrait du verset LIX : 23. \nLe grand panneau rectangulaire de la partie supérieure contient un réseau géométrique composé d'étoiles à 12 branches. Il n'y a pas de fronton.","short_description":"Unique exemple de **mihrab**en bois d’Anatolie, ce *mihrab* est un véritable chef-d’œuvre , qui témoigne d’un excellent savoir-faire et montre une riche décoration géométrique, florale et calligraphique.","holder":"Musée ethnographique d’Ankara.","dates":"654-842 de l’Hégire / 1256-1438 J.-C.","location":"Ulus, Ankara","dimensions":"H. 350 cm, l. 203 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Taskınpacha ne possède pas d'inscription de fondation. Les tombes du cimetière présentent cependant des inscriptions remontant au VIIIe/XIVe siècle. Par ailleurs, l'usage de compositions végétales et géométriques en accompagnement d'inscriptions était courant à cette époque, surtout dans les *mihrab* en mosaïque de carreaux et de stuc.","method_for_provenance":"Bien que le lieu de production ne soit pas connu, les caractéristiques stylistiques et les motifs utilisés désignent une provenance anatolienne.","provenance":"Anatolie.","obtention":"Ce *mihrab* et un *minbar* appartenant jadis à la mosquée de Taskınpacha à Damsaköy ont été transférés au musée le 23 octobre 1940.","bibliography":"Bakırer, ö., *Onüç ve Ondördüncü Yüzyıllarda Anadolu Mihrapları*, Ankara, 1976. \nBakırer, ö., “ürgüp'ün Damsa Köyü'ndeki Taşkın Paşa Camii'nin Ahşap Mihrabı”, *Türk Tarih Kurumu Belleteni* 139 (1971), pp. 367-382. \nöney G., “Anadolu Selçuklu ve Beylikler Devri Ahşap Teknikleri”, *Sanat Tarihi Yıllığı* III (1969–1970), Istanbul, pp. 135-171.","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Biseauté","bois","décoration géométrique","décoration végétale","inscriptions","Karamanides","mihrab"],"materials":["assemblage de panneaux en noyer","décor de sculptures en haut-relief à surface arrondie","Noyer","sculptures à double niveau et sculpture biseautée."]}}
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+ {"0283d533-1980-536d-937a-06e5a3d00c92":{"name":"Console.","description":"Sorte de corbeau dont les côtés peints sont meublés par un décor floral simplifié, formé par des rinceaux bleu et jaune qui se terminent par des palmettes trilobées ou bilobées. Leur plate-forme est de couleur rouge vif. Les pourtours qui suivent la forme de la console sont indiqués par des points jaunes entourés de cercles bleus. Ces motifs floraux s'inscrivent parfaitement dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le décor de façade, qui est en forme de tête de sauterelle, est sculpté de rainures courbes. L'architecture ifriqiyenne offre des modèles semblables en pierre, au moins dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C), à l'exemple de la mosquée des Trois Portes, alors que l'Orient ne nous a pas légué de consoles permettant de faire une comparaison quelconque. Cette console, qui faisait partie de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, servait de solive pour une des poutres des plafonds. Il s'agit, sans doute, d'une dérivation lointaine de modèles antiques ; néanmoins, on est frappé par le génie de l'ébéniste qui, devant orner un organe de forte saillie, l'épannelle simplement et en meuble les surfaces avec des éléments linéaires.","short_description":"Cette console faisait partie intégrante de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle servait de solive pour une des poutres des plafonds. Les motifs floraux s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin IIIe-début Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 62 cm, l. 16 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut déposée, parmi des milliers d'autres fragments, au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 208, n° 277. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 261. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 191.","dynasty":"Aghlabide-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","mobilier","sculpture"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et décoré."]},"040d5edd-ece2-5d65-a462-03b30e90b3e1":{"name":"Éléments du minbar de Nour al-Din.","description":"Ensemble de panneaux composés de pièces en pin de petites et moyennes dimensions emboîtées incrustées de nacre, d'ivoire et de perles. Il représente tout ce qui reste du *minbar* de Nour al-Din Zangi, fabriqué à Alep en prévision de la conquête de Jérusalem. Il fut détruit en 1969 par un incendie qui endommagea certaines parties de la mosquée al-Aqsa, notamment le mur sud, le mur de *qibla*. Nour al-Din commanda ce *minbar* alors qu'il se préparait à attaquer Jérusalem, mais il mourut avant de reprendre la ville. Ce fut Saladin qui fit transférer le *minbar* d'Alep à Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C. \nCe *minbar* était fait de pièces de pin assemblées selon la technique d'emboîtement (*ta'cheqq*), mais également réunies par des chevilles de bois. Il se composait de trois parties, l'entrée à étagement de *mouqarnas*, l'escalier et le podium recouvert d'un kiosque, d'où le *katib* prononçait son sermon. D'importantes parties de la porte à doubles battants subsistent. L'entrée ouvrait sur l'escalier fermé sur ses deux côtés par des moucharabiehs. \nCe meuble avait reçu une décoration géométrique et végétale riche et variée, dont une composition de médaillons en étoile formant un splendide treillage (moucharabieh). Il présente également un ensemble d'inscriptions contenant des versets du Coran et la mention de la charte *waqf* de Nour al-Din Zangi et de son fils al-Saleh. S'y ajoutent les noms des artisans qui fabriquèrent ce *minbar,* considéré comme l'un des plus magnifiques jamais réalisés en bois.","short_description":"Restes d’un *minbar* détruit en 1969 par un incendie qui endommagea la mosquée al-Aqsa. Ce *minbar* fut commandité par Nour al-Din Zangi à Alep en bon présage de la conquête de Jérusalem. Salah al-Din (Saladin) le fit transférer à Jérusalem. Ses éléments comportent une riche décoration géométrique et végétale entrecroisée et des panneaux en forme d’étoile ainsi que le nom de l’artisan.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Nour al-Din Zengi (a régné en Syrie en 541-569 H / 1146-1174 J.-C.), Saleh bin Nour al-Din Zengi et Salah al-Din Ayyoubi (Saladin, r. 564-589 H / 1169-1193 J.-C.).","dates":"La construction de ce *minbar* a débuté en 564 de l’Hégire / 1169 J.-C. et s’est achevée en 570 H / 1174 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 245 cm, l. 112 cm.","method_for_datation":"Présence de dates dans les inscriptions et confirmation de plusieurs sources, les plus importantes étant Abou Chama (m. 655/1267), Ibn al-Athir (m. 630/1223) et Moujir al-Din al-Hanbali (m. 927/1520).","method_for_provenance":"L'origine alepoise est mentionnée dans les inscriptions et par des sources historiques.","provenance":"Le *minbar* a été réalisé sur commande à Alep (Syrie) pour la mosquée al-Aqsa de Jérusalem.","obtention":"*Minbar* transféré au musée de la mosquée al-Aqsa après l'incendie de 1969.","bibliography":"Abou Chama, al-Maqdisi, *Dhail or Tarajim Rijal al-Qarnain al-Sadis wal-Sabi'* \\[Biographies des personnages célèbres aux VIe et VIIe siècles\\], Le Caire, 1947. \nAbu Khalaf, M., *Islamic Art Through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nAl-A'arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[Histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Ansari, F., *Minbar Nour al-Din Zengi* \\[Le minbar de Nour al-Din Zangi\\], 1989, Jérusalem. \nMayer, L. A., *Islamic Woodcarvers and their Works*, Genève, 1958.","dynasty":"Période ayyoubbide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration géométrique, minbar","décoration végétale","incrustation de perles","Incrustations","inscriptions sculptées","ivoire","nacre"],"materials":["Pièces de pin emboîtées, incrustées de nacre, de perles et d’ivoire."]},"0440ce02-52d9-59e9-9d80-0b24ab6725f0":{"name":"Table.","description":"Table basse en bois à marqueterie de rubans de nuages et d'arabesques simples en ébène et nacre. Le plateau est recouvert d'une plaque de céramique peinte vernissée à motif central de fleurs sur un fond structuré par des arabesques, entouré d'une bordure à rubans de nuages sur fond turquoise. La table est à 12 côtés, correspondant aux 12 facettes de la céramique, mais ne possède que six pieds réunis par des pièces d'assemblage en forme d'écoinçons. \nRare exemple de mobilier de la cour impériale ottomane, cette table représente également une utilisation inhabituelle des carreaux d'Iznik. Les merveilleuses couleurs vives de cette céramique forment un contraste saisissant avec les tons sobres du bois marqueté. Il semble peu probable qu'un meuble aussi raffiné ait été destiné à un usage quotidien, mais plutôt aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait tant les ambassadeurs étrangers.","short_description":"Table en bois incrusté d'ivoire et de nacre, recouverte d'une plaque de céramique à 12 facettes. Rare exemple de meuble de la cour ottomane, cette table splendide était sans doute réservée aux cérémonials sophistiqués du protocole de la cour, qui impressionnait les ambassadeurs en visite.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Probablement vers 966 de l’Hégire / 1560 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 48 cm, Ø 63 cm.","method_for_datation":"La technique, les matériaux et le style de la marqueterie sont similaires à ceux du trône du sultan Soliman exposé au Musée du palais de Topkapi à Istanbul. La plaque est elle aussi semblable à d'autres trouvées dans la mosquée de Soliman (achevée en 963/1557), bien que ses dimensions et sa forme particulière signifient qu'elle a peut-être été spécialement réalisée pour servir de dessus de table.","method_for_provenance":"Iznik était à cette époque le centre de production de la céramique de qualité. C'est peut-être à Istanbul, siège des ateliers impériaux, que le bois a été marqueté et l'ensemble monté.","provenance":"Iznik ou Istanbul.","obtention":"Achetée par le musée en 1987.","bibliography":"Mitter, P. et Clunas, C., “The Empire of Things: The Engagement with the Orient”, *A Grand Design: The Art of the Victoria and Albert Museum* (dir. M. Baker et B. Richardson), Londres, 1997, p. 255. \nStanley, T., avec Rosser-Owen M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 103.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mobilier"],"materials":["Bois, nacre, céramique peinte vernissée."]},"0b5ea864-f20c-51f8-b510-3ee37516c735":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau de porte décoré d'un motif floral sculpté en profondeur dans la pierre calcaire. Il comprend une rosette centrale flanquée de deux rinceaux de feuillage entrelacés ornés de palmettes, de pommes de pins et de grappes de raisin, le tout disposé dans un cartouche entouré d'un grènetis perlé. \nCe type de motif floral très courant pendant la période omeyyade s'observe dans tous les arts décoratifs. Des motifs sculptés similaires ornaient le Qasr al-Mchatta (aujourd'hui au Pergamon Museum, Berlin). \nLa fonction de ce linteau est purement esthétique. Il était placé au-dessus d'un passage de porte décoré.","short_description":"Linteau de porte de Qasr al-Touba décoré d’un motif floral sculpté en profondeur, et d’une rosette centrale, éléments décoratifs très courants pendant la période omeyyade et qui s’observent dans tous les arts décoratifs. De tels linteaux travaillés étaient placés au-dessus d’un passage de porte décoré.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 44 cm, L. 218 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Ce linteau faisait partie d'une construction datée du IIe/VIIIe siècle environ, date établie par déductions historiques.","method_for_provenance":"Linteau trouvé sur le site de Qasr al-Touba.","provenance":"Qasr al-Touba.","obtention":"Selon le numéro d'inventaire du musée, le linteau a été transféré de Qasr al-Touba au musée au cours des années 1950 par le Département des antiquités de Jordanie.","bibliography":"Creswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, vol. I, Oxford, 1932, p. 376, planche 80/A.","dynasty":"Omeyyade","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"114c06c2-280f-51d2-a9f9-1733b739488a":{"name":"Kuttab (école coranique).","description":"Un *kuttab* est un établissement d'enseignement dans lequel les enfants apprennent à mémoriser le Coran, des rudiments de langue arabe et d'arithmétique. Ces boiseries se composent de deux côtés montés en L et d'un plafond. La partie la plus longue comprend une porte décorée d'un assemblage de motifs géométriques. à gauche s'ouvrent quatre rangements ou placards, deux de chaque côté, séparés par une niche profonde dans laquelle s'asseyait l'enseignant. Les portes des placards sont ornées de motifs géométriques composés de médaillons en étoile reprenant la même technique que le décor de la porte. Sur les deux côtés et au-dessus de la niche s'ouvrent 29 petits compartiments à cadre en arc brisé qui servaient à ranger le matériel éducatif. La partie basse comporte divers ornements, la partie supérieure sept panneaux dans un cadre rectangulaire, chacun meublé de différents éléments en bois tourné et séparé de ses voisins par des balustres tournées. L'autre section de ces lambris présente deux placards décorés de façon similaire aux précédents, surmontés de 12 petits compartiments à niches lobées. à gauche, s'ouvre une porte pleine, sans décor. Le plafond est orné de motifs géométriques composés de parties de médaillons en étoile faits d'une superposition de petites baguettes de bois. En dessous, un cadre est orné de pendentifs en *mouqarnas*. L'ensemble comprend également quelques ajouts décoratifs récents.","short_description":"Un *kuttab* est un établissement scolaire où les enfants apprennent à mémoriser le Coran, à lire et à écrire. Un *kuttab* était habituellement situé au deuxième niveau d'un *sabil* (fontaine publique). Cet exemple particulier est originaire d'un bâtiment de Rosette, une ville du nord du delta du Nil.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 340 cm, L. 465 cm, l. 215 cm.","method_for_datation":"Les techniques d'assemblage et de superposition de petites pièces de bois étaient répandues pendant la période ottomane aux Xe et XIe siècles H (XVIe-XVIIe J.-C.), en particulier dans la décoration d'objets domestiques et de plafonds de résidences privées. Parmi celles-ci figurent Bayt al-Souhaymi (1058/1648) et la résidence de Waqf al-Sadat (1070/1659), toutes deux au Caire. Ces techniques étaient également utilisées dans la construction de *minbar* et de *dikka* (podium de récitation) dans les mosquées de la période ottomane.","method_for_provenance":"Les informations sur la provenance figurent dans les archives du musée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Cet ensemble a été transféré au musée de la résidence d'al-Mazdini à Rosette (égypte), sans que l'on en sache davantage sur cette opération.","bibliography":"Khalifa, Rabi' H., *Founoun al-Qahira fi al-'ahd al-Othmani* \\[Les arts au Caire pendant la période ottomane\\], Le Caire, 1985. \nMustafa, M., *Dalil Mathaf al-fan al-Islami* \\[Guide du musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assemblages de bois","bois","bois tournés","décoration géométrique","dikka","éducation","kuttab","mobilier"],"materials":["bois tourné.","Décoration en bois, assemblage, emboîtement, superposition de tasseaux de bois"]},"153c5ddb-dd1d-5e3c-9e80-de0b66684f95":{"name":"Éléments de minbar.","description":"Ces éléments de parement de *minbar* se composent de deux ensembles distincts. \n \nLe premier est constitué de deux panneaux longitudinaux provenant des parties supérieures des faces latérales du *minbar.* Leurs surfaces, divisées en registres surmontés d'une arcature, sont meublées de pommes de pin empilées et de rosaces d'acanthes empruntées à la flore abbasside. Ils sont encadrés d'un bandeau portant une inscription en caractères coufiques anguleux également de style oriental. L'inscription du panneau droit, dont les écoinçons sont ornés de demi-gerbes d'acanthe, mentionne la date de fondation fatimide du *minbar*. Celle du panneau gauche porte des textes coraniques tirés du verset 36 de la sourate XXIV, “La lumière”. \n \nLe second rassemble les trois éléments du dossier. \n \nLe panneau supérieur, cintré, est surmonté d'une inscription en caractères coufiques, indiquant le nom du commanditaire omeyyade et la date de réfection du *minbar*. Son champ, encadré par une bordure de petits médaillons floraux, est décoré sur deux registres : le registre supérieur est occupé, au centre, par un panneau rectangulaire à arcature polylobée meublée de médaillons floraux, et, sur les côtés, par des rosaces d'acanthe festonnées ; le registre inférieur est orné d'une rosace d'acanthe flanquée de médaillons polylobés à l'intérieur desquels se développe un entrelacs polygonal à partir d'une étoile à huit branches. \n \nLa partie médiane, rectangulaire, bordée d'une inscription votive, est décorée d'un motif central de chevrons à gradins enrichi de rinceaux de palmes et de rosaces d'acanthe dentelées inscrites dans des carrés. \n \nLa partie inférieure est meublée de demi-balustres, en bois tourné et peint, collées sur une plaque. \n \nCes parements, qui illustrent un épisode historique du Maroc au cours duquel deux courants politico-religieux se disputaient l'hégémonie sur le pays, tiennent une place importante dans l'histoire de l'art marocain, qui, à partir de cette date, recevra la double influence orientale et andalouse.","short_description":"Les éléments du *minbar* illustrent un épisode historique et les débuts de l'art islamique au Maroc, où Fatimides et Omeyyades de Cordoue se disputaient l'hégémonie sur le pays. Les uns, en fondant le *minbar*, introduisent les décors orientaux ; les autres, en le transformant, y ajoutent des décors occidentaux.","holder":"Batha.","initial_owner":"(Habous.)","dates":"Faces : 369 de l'Hégire / 979 J.-C ; dossier : 375 H / 985 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"Dossier : H. 146 cm, l. 75 cm, ép. 3-4,5 cm. Panneaux : H. 56 cm, L. 20,6 cm, ép. 2,5-4,5 cm.","method_for_datation":"Deux inscriptions mentionnent les dates. Celle de la fondation figure sur l'arcature du panneau droit : “… ce *minbar* a été fait dans le mois de *choual* de l'année 369 \\[avril-mai 979\\]”. Celle de la réfection, sur la partie supérieure du dossier : “… ceci est ce qu'a fait faire le maire du palais …, al-Mansour, glaive de l'empire de l'imam et esclave de Dieu …Hicham … Abi Amir Mohamed … fils d'Abi Amir … dans le mois de *joumada* II de l'année 375 \\[oct.-nov. 985\\]”.","method_for_provenance":"Ces éléments ont été retirés du *minbar* qui était encore en fonction dans la mosquée des Andalous depuis son origine en 369/979 jusqu'en 1353/1934.","provenance":"Mosquée des Andalous, Fès.","obtention":"Don des Habous.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévy-Provençal, é., *Histoire de l'Espagne musulmane,* t. III, Paris, 1953. \n \nTerrasse, H., *La Mosquée des Andalous à Fès,* Paris, 1934.","dynasty":"Faces : fatimide (de Tunisie) ; dossier : califat omeyyade de Cordoue","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","décoration végétale","habous","mobilier liturgique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté, tourné et peint."]},"19c131a2-1764-5332-adc2-8dd10e15a0f0":{"name":"Fragment de plafond en bois.","description":"Ce plafond, constitué de panneaux assemblés, présente une superficie subdivisée en compartiments géométriques par un cadre à plusieurs moulures entrecroisées et tressées, qui forment des carrés ou des losanges avec, au centre, un motif étoilé à huit pointes. Les parties intérieures sont sculptées minutieusement et avec un grand raffinement, en arabesques formant une sorte de dentelle ; le décor est constitué de motifs végétaux et animaux sculptés en ronde-bosse ; on y distingue des lions, des gazelles, des lièvres, des rapaces attaquant leur proie, des aigles aux ailes éployées. La typologie décorative, avec un fond très travaillé et les bandes des cadres moulurés qui forment un motif géométrique simple, est la même que celle des plaques, plus stylisées, de stuc et de plâtre provenant de l'église médiévale de San Giuliano de Caltagirone, peut-être utilisées comme éléments de séparation, architecturaux et décoratifs, entre l'abside et la nef, ou en guise d'autel. Le plafond, qui provient sûrement d'une habitation civile, probablement du Palais royal – comme l'atteste, outre la présence de motifs traditionnels comme les éléments géométriques et les arabesques, celle de sujets représentés –, constitue un exemple de “réalisme glacé” (Scerrato 1979) de la production fatimide.","short_description":"Plafond décoré de motifs végétaux et de silhouettes d'animaux sculptés très typiques, comme des lions, des gazelles, des lièvres et autres animaux. Œuvre d'artisans fatimides, elle provient certainement du Palais royal.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, Palazzo Abatellis","dates":"milieu du XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 134 cm ; l. 74 cm.","method_for_datation":"Bibliographie ; comparaison avec les ivoires Carrand de Florence, et avec des éléments de bois façonnés du Musée d'art islamique du Caire.","method_for_provenance":"Bibliographie ; documents historiques.","provenance":"Palais des Normands, Palerme.","obtention":"Dépôt, précédemment au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Delogu R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 15, 59. \nScerrato U., “Arte islamica in Italia”, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 524-525 et fig. 196.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","architecture fatimide","ébénisterie","plafond"],"materials":["Bois sculpté."]},"1d94b78b-1988-5dfa-9032-f8a590336d06":{"name":"Coffret de la cathédrale de Palencia.","description":"Coffret en ronce de bois et cuir, recouvert de plaques d'ivoire aux arêtes renforcées de cuivre émaillé. Structure en prisme et couvercle en forme de tombe. Les plaques d'ivoire, ajourées, présentent une fine décoration d'*ataurique* avec bel effet de clair-obscur, formée par des feuilles digitées et annelées et par des palmettes entre lesquelles s'intercalent des paons, des gazelles et des griffons affrontés. On y retrouve le thème ancien du lion attaquant le cerf et d'archers chassant. La décoration est complétée par une inscription en caractères coufiques fleuris qui dit : “Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux. Bénédiction éternelle, protection accomplie, paix continuelle, bonheur prolongé, bienfaits renouvelés, gloire, prospérité, faveurs permanentes et espoir d'être entendu pour son propriétaire, que Dieu lui accorde longue vie. Parmi ce qui fut fait dans la ville de Cuenca sous les ordres du hajib Hicham al-Daoula Abou Muhammad Ismaïl, fils de al-Mammoun du-l-Maydain, fils de al-Zafir du-I-Rayasatain, Abi Muhammad fils de du-I-Nun, qu'Allah l'éclaire ! l'an un et quarante et quatre cents. Œuvre de Abd-al-Rahman ben Zeivan.” Même s'il est aventureux de parler d'un atelier d'ivoire à Cuenca, l'on a cependant documenté trois coffrets du Ve/XIe siècle : celui de Silos (1026), aujourd'hui au musée de Burgos, ce coffret de Palencia (1049-1050) et la boîte de la cathédrale de Narbonne, particulièrement contemporaine du précédent.","short_description":"Le travail des plaques d'ivoire qui recouvrent ce coffret de bois perpétue la tradition califale, bien que le relief en soit plus plat et que l'interprétation de ses motifs décoratifs végétaux et cynégétiques soit plus schématique. Le coffret a été réalisé dans la ville de Cuenca pour un des fils du roi de Tolède.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"441 H / 1049-50 J.-C.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 23 cm, l. 34 cm, P. 23 cm.","method_for_datation":"L'œuvre, signée par Abd-al-Rahman ben Zeivan, est datée de 441/1049-1050.","method_for_provenance":"Le coffret porte le nom de la cathédrale de Palencia où il fut trouvé et utilisé comme reliquaire. Nous savons cependant, par l'inscription, qu'il fut réalisé à Cuenca, ville qui dépendait alors du royaume taïfa de Tolède.","provenance":"Cuenca.","obtention":"Le coffret est entré au Musée archéologique national par donation de l'évêque et du chapitre de la cathédrale de Palencia le 14 décembre 1911.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., “Arquetas arábigas de plata y marfil”, *Museo español de antigüedades*, vol. VIII, 1877, pp. 529-549. \nFranco Mata, á., “La eboraria de los reinos hispánicos durante les siglos XI y XII”, *La Península Ibérica y el Mediterráneo entre los siglos XI y XII, Codex Aquilarensis. Cuadernos de Investigación el Monasterio de Santa María la Real*, 13, 1998, pp. 143-166. \nGómez Moreno, M., *El arte en España : guía del Museo del Palacio Nacional,* Barcelone, 1929, p. 66, n° 2585. \n*Al Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 204, n° 7. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.)","dynasty":"Royaumes de Taïfas, Taïfa de Banu Di-I-nun (r. 427-478 H / 1036-1085 J.-C.)","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art somptuaire","coffret","décoration figurative","décoration florale","ivoirerie"],"materials":["Bois, ivoire, cuivre, émail","métal taillé refondu et moulé."]},"1e282c8c-3fed-5331-b88b-4c2782ff7968":{"name":"Fragment de panneau en bois peint.","description":"Les recherches sur le palais B de la région de Raqqa ont révélé un ensemble de techniques ornementales appliquées à divers matériaux dont des cadres en plâtre pour les portes et les fenêtres ou des lambris de bois pour recouvrir les murs et les plafonds des salles officielles. Ces formes et techniques similaires à celles des Omeyyades, comme, par exemple, à Qasr al-Khayr al-Gharbi, illustrent la continuité des décors palatiaux entre les périodes omeyyade et abbasside. \nCe fragment rectangulaire faisait partie d'un panneau de bois peint de motifs floraux et végétaux stylisés encadrés de motifs géométriques. Le décor est peint en couleurs (noir, rouge, jaune et brun) de diverses nuances pour créer une impression de relief.","short_description":"Ce panneau peint décorait jadis la salle de réception d'un palais abbasside à Raqqa. Il révèle un haut degré de talent dans la mise en forme tridimensionnelle des motifs floraux.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 52,2 cm, l. 11,1 cm.","method_for_datation":"L'objet a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa. Une inscription sur plâtre figurant sur l'un des murs du palais l'associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah (218-227/833-842). Le palais aurait été édifié vers 220/835.","method_for_provenance":"Cet ornement architectural a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa et a probablement été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"élément découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises en 1952 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","dynasty":"Abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Nasib Salibi","Raqqa"],"materials":["Bois peint."]},"204c2ab2-db81-52a6-a76c-ac1ed90fe523":{"name":"Écran de fenêtre.","description":"Ce panneau composé d'un treillis de pièces de bois est un moucharabieh. Il est structuré en trois zones réparties dans des encadrements de différentes dimensions. Chaque zone est occupée par un treillis de composition géométrique. Les barreaux verticaux et horizontaux de la zone externe se combinent avec des diagonales orientées dans la même direction sur chaque rangée pour créer une image de tige et de feuilles. Par contraste, les barreaux diagonaux de la seconde zone partent en rayon d'un centre ovale pour former un motif de fleur stylisée. L'ouverture articulée sur charnières en partie supérieure de la seconde zone est également ornée d'un treillis de pièces circulaires d'où partent des barreaux en rayons diagonaux. \nLe cadre extérieur de l'écran est assemblé de façon différente de celle du cadre de l'ouverture et n'est peut-être pas d'origine. Les montants sont de largeurs variées et ne sont pas sculptés comme les deux de la partie intérieure. \nCes panneaux de bois protégeaient des ouvertures donnant sur la cour intérieure d'une maison ou sur la rue.","short_description":"Panneau de bois consistant en un treillis encadré ou moucharabieh. Le treillis est composé de barreaux verticaux, horizontaux et diagonaux disposés en motifs géométriques. Les moucharabiehs protégeaient les fenêtres donnant sur la cour de la maison ou sur la rue.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales en 1982.","dates":"Xe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIe-XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 116,5 cm, l. 89 cm.","method_for_datation":"La datation est difficile car cet écran ne présente aucune caractéristique particulière et les conditions de son acquisition, qui auraient pu fournir un repère, sont inconnues. On manque par ailleurs d'études comparatives sur les motifs décoratifs qui pourraient permettre de proposer une période plausible. Le seul élément permettant de le dater d'avant le XIIIe/XIXe siècle est la surface non polie du bois.","method_for_provenance":"Les écrans de fenêtre conservés au musée du Louvre, dont la provenance égyptienne semble prouvée, possèdent une structure et des motifs similaires.","provenance":"Égypte.","obtention":"Don de la succession Björkman (Paris) au Musée national des Beaux-Arts.","bibliography":"Anglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nLane-Pool, S., *The Art of the Saracens in Egypt*, Londres, 1886.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture","composition géométrique","Écran de fenêtre","moucharabieh","Travail du bois","treillis"],"materials":["Bois","treillis."]},"20ddf7d0-c8c3-5985-8cd5-4be93c3b922b":{"name":"Coffret à coran.","description":"Ce coffret renfermait un coran en trente volumes. Il a probablement été fabriqué sur commande d'un sultan mamelouk ou d'un haut dignitaire comme donation à une fondation religieuse (mosquée, *madrasa* ou mausolée). \nLe coffret repose sur quatre pieds et se présente comme une boîte de bois rectangulaire recouverte de plaques de laiton. Le couvercle en forme de pupitre est maintenu par deux charnières à l'arrière et fermé par une boucle sur le devant. Toutes les plaques ont un décor et des inscriptions en damasquinage d'or et d'argent. L'intérieur du coffret est tendu d'étoffe et présente deux compartiments comportant chacun quinze casiers pour le coran. Les parties extérieures portent des inscriptions arabes d'une excellente calligraphie en coufique et *thoulouth* sur fond parsemé de petits végétaux, dont des fleurs de lotus. On y lit des citations coraniques (sourate XXIV, verset 35 et sourate II, verset 255). D'autres citations coraniques garnissent le couvercle en forme de pupitre, ainsi que les étroites frises épigraphiques (sourate III, versets 26-27 ; sourate XXVI, versets 192-199 ; sourate LVI, versets 76-89 ; sourate LIX, versets 22-24). Le dessous du coffret est à décor géométrique. \nIl n'y a pas d'indication de nom du donateur, les volumes du coran ont été perdus. Deux coffrets à coran comparables de la même époque, c'est-à-dire v. 730 H / 1330 J.-C., sont conservés au Caire. L'un d'eux donne le nom du sultan mamelouk al-Nasir et la date de 723 H (1322 J.-C.). Il est possession de la bibliothèque de la mosquée al-Azhar. L'autre, non daté, se trouve au Musée d'art islamique du Caire. \nDans l'Égypte mamelouke, il était d'usage de conserver les corans des mosquées dans des coffrets (*sunduq*) ou des meubles de métal (*kursi*). Étant utilisés en permanence, très peu de ces corans nous sont parvenus.","short_description":"Ce coffret carré, qui repose sur quatre pieds, a été fabriqué pour conserver un coran de 30 volumes aujourd'hui disparus, qui étaient placés dans deux rangées de quinze compartiments. Des inscriptions coraniques magnifiquement exécutées, en or et en argent dans différentes écritures et à profusion, décorent l'extérieur du coffret.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"v. 730 H / 1330 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 42,5 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Le fabricant de ce coffret à coran est également nommé sur un haut *kursi* (armoire octogonale pour la conservation d'un coran) qui se trouve au Musée d'art islamique du Caire et qui est daté de 728/1328. On admet que le coffret de Berlin date de la même époque.","method_for_provenance":"Les coffrets damasquinés de ce type sont attestés uniquement dans l'Égypte mamelouke. D'autre part, l'achat s'est fait en Égypte.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Acheté au Caire en 1904 par B. Moritz.","bibliography":"Atil, E., *Art of the Mamluks. Renaissance of Islam,* Washington, 1981, n° 25. \n*Islamic Art in Egypt, 969-1517* (catalogue), Le Caire, 1969, n° 60-62. \nJames, D., *Qu'rans of the Mamlüks,* Londres, 1988. \n*The Arts of Islam,* Hayward Gallery, Londres, 8 avril-4 juillet 1976, cat. n° 214. \nZaky, M. H., *Atlas of Moslem Decorative Arts,* Le Caire, 1956, fig. 512.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coffret à coran","Coran","kursi","métal damasquiné"],"materials":["Plaques de bronze sur structure de bois, damasquinage d’or et d’argent."]},"232d8890-0876-5479-966e-ac44c41896b0":{"name":"Panneaux de frise.","description":"Deux panneaux en pin, chacun portant une inscription en haut-relief et un décor de fond d'un relief moins accusé. Les deux niveaux de sculpture sont ornés de plâtre et de peinture verte, rouge et blanche. Les inscriptions, en style calligraphique appelé coufique fleuri, consistent en versets du Coran. Le premier panneau a reçu un extrait de la sourate 2, le second un extrait de la sourate 3, verset 191. Ces panneaux faisaient certainement partie d'une ensemble beaucoup plus important, qui décorait sans doute le niveau supérieur d'un édifice religieux, comme une *madrasa* ou une mosquée. Dans de nombreuses régions du monde islamique, les frises de citations coraniques étaient fréquentes dans ce type de construction. L'une d'elles, dans la mosquée d'Ibn Touloun au Caire, mesurait à l'origine plus de 2 km de long. \nLe style des panneaux suggère une origine hispanique ou nord-africaine du temps des Almohades. Ceux-ci étaient connus pour leur vision assez ascétique de l'art, mais il faut noter que le bois pouvait être considéré comme un matériau de luxe pour cette dynastie berbère originaire du désert saharien.","short_description":"Deux panneaux en pin sculptés d'inscriptions et décorés (à l'origine) de plâtre et de peinture. Les inscriptions sont des versets coraniques, et les panneaux ont probablement fait partie jadis d'une frise décorant une mosquée. Le bois était considéré comme un matériau de luxe dans un environnement désertique comme le nord de l'Afrique.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.) ou début VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"378B-1907 : H. 16,8 cm, l. 101,4 cm, ép. 1,8 cm ; 378C-1907 : H. 16,7 cm, l. 103 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Le style de la calligraphie comme celui des enroulements d'arabesques formant le fond sont typiques de la décoration architecturale hispanique et nord-africaine sous les Almoravides (448-551/1056-1147) et les Almohades (524-667/1130-1269).","method_for_provenance":"Comparaisons stylistiques.","provenance":"Espagne ou Afrique du Nord.","obtention":"Acheté par le musée en 1907.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 27.","dynasty":"Almohade","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté, plâtré et peint."]},"24c4d60c-f039-586c-b878-b41f99dc6b12":{"name":"Panneau.","description":"Ce panneau rectangulaire présente un motif décoratif d'arc encadré de chaque côté de petits champs vides. Il est décoré d'une composition florale symétrique organisée autour d'un vase central contenant une fleur. Des feuilles de différentes formes et dimensions comblent les espaces restants. Si le décor comprend de nombreux petits éléments indépendants, la composition d'ensemble paraît intégrée grâce au dessin des courbes. D'une séduisante clarté, ces motifs sont sculptés en profondeur. \nCe type de décoration renvoie aux sculptures sur bois et stuc de Samarra. Cette ville située à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, au bord du Tigre, fut la capitale des califes abbassides de 224 H / 838 J.-C. à 270 H / 883 J.-C. Ahmad ibn Touloun, fondateur de la dynastie des Toulounides en Égypte (254-294 H / 868-906 J.-C.), y séjourna de nombreuses années et en rapporta pour sa capitale d'al-Qata'i des éléments du style abbasside et des artisans capables de les mettre en œuvre. Le “style C” des stucs de Samarra se caractérise par une taille en biseau, des motifs symétriques stylisés de feuillages et de vases intégrés sous des arcs. Les bois sculptés de l'Égypte toulounide à la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) représentent le sommet de ce style, bien qu'ils tendent à diviser les vastes surfaces d'origine en éléments plus petits, comme le montre ce panneau. La fonction spécifique de celui-ci n'est pas connue. Il faisait peut-être partie d'une décoration architecturale.","short_description":"La décoration sculptée de ce panneau de bois rectangulaire présente un motif d'arc encadrant un vase à fleur centrale, entouré et pénétré de feuillages. Ce style décoratif est issu de celui des stucs et bois sculptés abbassides d'Irak. Ce panneau faisait peut-être partie d'une décoration architecturale toulounide.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","owner":"Musée national des Beaux-Arts, Stockholm. Dans le cadre de la réorganisation de ses collections en expansion, la plus grande partie des pièces d’art islamique ont fait l’objet d’un prêt permanent au Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet) en 1982.","dates":"Fin IIIe siècle de l'Hégire (fin IXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 29 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Le style de la décoration architecturale de la mosquée d'Ahmad ibn Touloun à al-Qata'i, achevée en 266 H / 879 J.-C., est proche de celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'objet a été trouvé lors de fouilles effectuées en Égypte.","provenance":"Probablement al-Qata’i, Égypte.","obtention":"Acheté par le prince héritier de Suède en décembre 1934 au Caire.","bibliography":"Abu Khalaf, M., “Early Islamic Woodwork in Egypt and the Fertile Crescent”, Ph. D., Université d'Oxford, 1985. \nAnglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nPauty, M. E., *Catalogue général du musée arabe du Caire : les bois sculptés*, Le Caire, 1931","dynasty":"Période toulounide","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","Travail du bois"],"materials":["Bois sculpté."]},"2761dfdd-179f-5f5e-bc92-ae41bdd8bcc2":{"name":"Porte (de l’anti-chambre de la maqsoura).","description":"Cette grande porte rectangulaire est constituée d'encadrements et de deux battants en bois. Elle est composée de plusieurs panneaux reliés par des montants saillants en bois richement sculpté d'un décor floral. Ce décor s'étale plus largement encore dans les grandes bandes d'encadrement : là, il est composé d'enroulements d'où émanent des fleurons à trois lobes que les involutions d'une tige souple, obéissant fidèlement aux rigueurs d'une symétrie savante, enlacent tout en paraissant s'en évader et se livrer aux plus étranges fantaisies. Ces grandes bandes d'encadrement constituent elles-mêmes une plate-forme sur laquelle se développe une frise de cartouches saillantes où alternent les hexagones (rectangles terminés par des triangles) et les carrés placés sur leurs pointes. Le front est orné, au centre, d'un polygone à seize côtés, en forme d'étoile. Ici, le décor, plus gras, est varié et exubérant. Aux pommes de pin et calices se mêlent les tiges et les palmes larges et enroulées, dont certaines ne manquent pas de symétrie. On sent que ce répertoire décoratif commence à rompre avec celui du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan (construit en 248 H / 866 J.-C.) et se rapproche de l'art fatimide d'égypte, lui-même héritier de certains thèmes ornementaux abbassides. Le décor des panneaux des battants des portes et leurs encadrements adjacents est plus simple et se limite à quelques motifs géométriques. Certains semblent avoir été restaurés à l'époque hafside.","short_description":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont identiques à ceux de la *maqsoura* de la Grande Mosquée de Kairouan. Les encadrements et le décor des panneaux qui composent les battants sont simples et se limitent à des motifs géométriques. Ils se rapprochent de l'art fatimide d'égypte.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","initial_owner":"Le prince ziride al-Mouiz ibn Badis (commanditaire).","dates":"deuxième quart du Ve siècle de l’Hégire (deuxième quart du XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"H. 284 cm, l. 221 cm.","method_for_datation":"Le décor et la technique de fabrication de cette porte sont parfaitement identiques à ceux de la maqsoura édifiée par le prince ziride al-Mouiz Ibn Badis. Certains ont cru qu'il s'agissait de la porte de la maqsoura elle-même. Mais certaines études sur les dimensions des deux pièces (notamment hauteur) et sur l'absence de toute inscription calligraphique sur la porte ont permis de conclure que celle-ci se trouvait à l'entrée d'une chambre adjacente à la maqsoura qui sert actuellement de salle d'audience à l'imam. Elle servait sans doute à abriter le prince avant qu'il ne rejoigne la maqsoura pour suivre la prière avec sa suite. Ces données permettent de dater cette porte de la même époque que la maqsoura de al-Mouiz (deuxième quart du Ve/XIe siècle).","method_for_provenance":"Le décor désigne incontestablement l'origine kairouanaise de cette porte. Le bois de cèdre qui a servi de matière première provient très probablement des forêts du nord-ouest de la Tunisie ou de la Sicile.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Jusqu'au milieu des années soixante, cette porte faisait partie des reliques de la Grande Mosquée de Kairouan et était conservée dans l'une de ses dépendances. à partir de 1978, elle fut exposée au musée de la Grande Mosquée, avant d'être transférée, en 1992, au Musée des arts islamiques de Raqqada. Elle sera exposée dans la deuxième partie en cours (2005) d'aménagement.","dynasty":"Ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","sculpture"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"2fa0159c-28bf-57b7-b310-d0bf0b2180c6":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois à décor incrusté de mosaïque d'os, d'ivoire et d'ébène. L'ornementation comprend des demi-cercles, des cercles, des arcs, des piliers, des feuilles de vignes pentalobées et des palmes en demi-éventail qui témoignent d'influences sassanides, byzantines et coptes. L'égypte était connue depuis les pharaons pour la qualité de son travail du bois et des incrustations en ivoire, os et ébène. Les Coptes en particulier possédaient une remarquable maîtrise de ces techniques et produisaient des portes, des panneaux de portes et des écrans. L'art du bois incrusté fleurit en égypte au cours des périodes omeyyade et abbasside où l'on fabriquait des portes, des châssis de fenêtres, des *minbar*, des bandeaux épigraphiques, des tables de repas, des tribunes et des sièges. On pense que ce panneau faisait partie d'un meuble appartenant à une grande demeure ou à un palais.","short_description":"Le travail égyptien antique du bois recourait autant à la sculpture qu'à l'incrustation d'os et d'ivoire. Ce panneau de bois est un bon exemple de la deuxième technique.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle de J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 180 cm, l. 51 cm.","method_for_datation":"Analyse des motifs décoratifs géométriques et végétaux.","method_for_provenance":"Les panneaux en bois incrusté de ce type servaient à la décoration des mosquées et des belles demeures. Fustat en particulier était célèbre pour la production de ces panneaux au début de la période islamique et leur production fleurit sous les Mamelouks et les Fatimides. Beaucoup de ces panneaux ont été découverts à Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Panneau découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat.","bibliography":"Abu Sadaira, al-Sayyed Taha al-Sayyed, *Al-Hiraf al-Sina'at fi Masr al-Islamiya* \\[Artisanats et Manufactures dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nBrend, B., *Islamic Art,* Londres, 1991. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974.","dynasty":"Toulounide","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration géométrique","décoration végétale","Incrustations","mosaïques","panneaux."],"materials":["Bois, incrustations d’os, d’ivoire et d’ébène."]},"305f4585-8d17-53d5-a7d9-3ce3b3fa0f2c":{"name":"Coupole de Torrijos.","description":"Plafond octogonal en forme de coupole de type *ataujerado*, c'est-à-dire dans laquelle les ornements géométriques occultent la charpente. Il repose sur des murs lisses que l'on recouvrait de tapisseries ou de soieries à dessins ornementaux. Aux quatre angles, à la hauteur où s'arrêtaient les tissus, commençaient à s'élever les pendentifs décorés d'arabesques qui donnent au plafond sa forme circulaire depuis la frange octogonale d'appui, où l'on voit les blasons nobiliaires des propriétaires. Une seconde bande inférieure présente sur les quatre côtés des franges en échiquier, d'autres décorées de plâtres gothiques avec, au milieu, de grandes coquilles Saint-Jacques de pèlerin et les S nobiliaires de Don Gutierre de Cárdenas, qui eut un rôle si important dans de la célébration du mariage des Rois catholiques. On y trouve une allusion dans l'inscription : “D Ferdinandus I D Isabel” que l'on peut lire sur une frise provenant également du palais des Cárdenas, elle aussi conservée au Musée archéologique national. Les pans de la voûte convergent vers le centre en un mouvement radial et présentent un délicat travail d'ornementation géométrique à base d'étoiles à douze branches qui engendrent à leur tour des structures de diverses formes ; les stucs sculptés offrent eux aussi un décor varié. La coupole couvrait à l'origine le salon de l'angle nord-ouest du palais des seigneurs de Torrijos, ducs de Maqueda. Cette coupole, comme celles qui restent du palais et qui se trouvent actuellement hors d'Espagne, fut commandée aux peintres décorateurs García del Barco et Juan Rodríguez.","short_description":"Exemple de la maestria des charpentiers mudéjars et de l'adoption des modèles musulmans par une aristocratie chrétienne qui recherchait des ambiances luxueuses en même temps qu'accueillantes. Les innombrables pièces qui composent cette voûte hémisphérique se dédoublaient et s'emboîtaient encore jusqu'à composer un grand dessin géométrique.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø 550 cm, H. 800 cm.","method_for_datation":"Par les archives des Seigneurs de Cárdenas, amis des Rois catholiques.","method_for_provenance":"Documentation historique.","provenance":"Palais des seigneurs de Cárdenas, Torrijos (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Adela et Elisa Páramo, le 15 juin 1969.","bibliography":"Franco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1992, p. 96. \nLongobardo Carrillo, J. et Peña Carbonero, J. (de la), *Los palacios de Torrijos*, Torrijos, 2001. \nRepullés y Vargas, E., *El palacio de Torrijos*, 2e éd., Madrid, 1894. \nSánchez de Rivera, G., *Don Gutierre de Cárdenas, Señor de Torrijos (materiales para una biografía)*, Tolède, 1984.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Coupole","doré","modelé","mudéjar","plafond","plâtre","sculpture","Stuc","Torrijos"],"materials":["Bois, plâtre","modelé, sculpture, doré."]},"3281a778-30ea-57b8-8d73-b1b6ddf74613":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois rectangulaire composé d'un large bandeau encadré de deux minces bordures présentant l'inscription en style coufique d'une *bismillah* (“Au nom de Dieu”), le verset “du Trône” (sourate “de la Vache”, verset 255) et l'expression “Hasbi Allah”, “Allah me comble”. Le bandeau central est orné de motifs géométriques qui le divisent en sept parties carrées. Chacune est décorée de motifs végétaux, d'ailes, d'ovales et de feuilles trilobées. Les troisième et cinquième carrés contiennent un arc brisé sur fond de décor végétal. Le style décoratif et la sculpture révèlent une influence hellénistique, en particulier dans les motifs, les ovales, les feuilles trilobées et les tiges végétales. Le panneau présente également quelques influences sassanides dans les motifs en aile et les arcs brisés.","short_description":"L'art islamique s'imposa en s'appuyant sur les arts hellénistiques et sassanides et développa par la suite son caractère islamique spécifique. Ce panneau de bois montre le mélange des trois styles artistiques.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 192 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Analyse de l'écriture coufique, des motifs et de la technique de décoration qui fait appel à un travail en haut-relief, des motifs décoratifs d'ailes, d'ovales et végétaux. Au cours de la période abbasside, les objets pouvaient présenter des inscriptions de textes entiers. Ces divers éléments militent en faveur d'une origine attribuable aux débuts de la période abbasside.","method_for_provenance":"Les panneaux de bois servaient à la décoration de mosquées et de belles demeures et au décor de tribunes ou de sièges par exemple. L'égypte, notamment Fustat, était célèbre pour les panneaux de ce type au début de la période islamique, et leur production fleurit pendant les périodes fatimide et mamelouke. De nombreux exemplaires ont été découverts à Fustat où ils servaient à isoler les parois intérieures de petits tombeaux pour protéger le corps de la poussière et de la terre.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Panneau découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat (égypte).","bibliography":"Abu Sadaira, al-Sayyed Taha al-Sayyed, *Al-Hiraf al-Sina'at fi Masr al-*Islamiya \\[Artisanats et Manufactures dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\],Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nPauty, E., *Les bois sculptés jusqu'à l'époque ayyoubide,* Le Caire, 1931. \nRizq, A. M., *Marakiz al-Sina'at fi Masr al-Islamiya* \\[Centres de confection dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1989.","dynasty":"Abbasside","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté en haut-relief."]},"33a6c84f-b10f-5856-b654-7f8c5f9a715b":{"name":"Panneau de bois rectangulaire.","description":"Panneau de bois rectangulaire sculpté en bas-relief, qui faisait probablement partie d'une frise. Le décor se répartit en deux bandeaux étroits entourant un bandeau plus large. Les deux premiers contiennent des motifs végétaux, branches, rosettes trilobées et palmettes en éventail, le bandeau central est orné de scènes de chasse naturalistes. On remarque également un oiseau à face humaine. La scène se détache d'un fond à décor végétal entouré d'une composition géométrique. à l'origine, ce décor était peint pour mettre en valeur certains détails. Une double dynamique se crée par des effets de symétrie et d'alternance qui harmonisent et relient les différents éléments. \nCe panneau a été déterré, avec d'autres pièces de bois, de la tombe du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad al-Qalawun dans le *bimaristan* (hôpital) Qalawun, dont ils recouvraient la frise supérieure. Le style décoratif est sans rapport avec la période mamelouke, mais avec celle des Fatimides. Il est donc probable que ces panneaux décoraient jadis un palais fatimide – sans doute le Palais de l'Ouest — construit par le calife al-Aziz bi-Allah et achevé par al-Moustansir bi-Allah. C'est sur les ruines de cet édifice que s'éleva ultérieurement le *bimaristan* Qalawun, et ces éléments de décor ont sans doute été récupérés pour décorer les murs de l'hôpital. Ils constituent une source intéressante pour l'étude de la peinture fatimide car, outre divers oiseaux et animaux, ils comprennent des scènes de chasse, de musique, de divertissement, de batailles et de promenades qui révèlent l'opulence de la vie de l'élite fatimide.","short_description":"Ce panneau de bois est un exemple de sculpture sur bois de la période fatimide, influencée par les styles abbassides de Samarra qui se propagèrent dans tout le monde islamique. La décoration est constituée de scènes de chasse et de formes animales sur fond de végétation.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 370 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs et du style de représentation ; comparaison avec d'autres objets décoratifs analogues. Par ailleurs, ce panneau a été découvert dans le Caire “fatimide.”","method_for_provenance":"En dehors du fait que ce panneau a presque certainement été réalisé pour le Palais de l'Ouest fatimide, il est probable qu'il est l'œuvre d'artisans employés par l'atelier du calife al-Aziz bi-Allah pour meubler le palais.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Ce panneau a été transféré au musée à partir du mausolée de Qalawun dans le quartier *Nahassien* (des dinandiers) en 1909.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al- Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAbu Sadira, al-Said, T., *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nLumbar, M., “Al-Dhahab al-Islami mundhu al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]”, trad. T. Iskandar, in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration figurative","décoration géométrique","décoration végétale","Sculpture en bas-relief"],"materials":["Bois sculpté en bas-relief."]},"3ea5c496-cc96-57ae-a6e7-f47f064d36cb":{"name":"Panneau de teck.","description":"Panneau en bois de teck de couleur foncée, sculpté en style “biseauté” d'un motif répété de formes végétales incurvées. Ce type d'ornement est typique de la période abbasside et se retrouve également sur des panneaux muraux en stuc. Cet élément appartenait sans doute à un ensemble en bois sculpté plus important utilisé pour un meuble ou pour des portes. Son style est proche de celui de panneaux en bois ou en stuc trouvés à Samarra, capitale de la dynastie des Abbassides (177-655 H / 749-1258 J.-C.). Très apprécié en Irak, le bois, et en particulier le teck, était probablement importé d'Asie du Sud-Est.","short_description":"Panneau de teck sculpté d'un motif abstrait selon la technique dite “au biseau”. Ce dessin stylisé, typique de la période abbasside, était employé sur des panneaux de stuc aussi bien que sur des boiseries sculptées pour murs ou plafonds.","holder":"The British Museum.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 13 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique : le style “biseauté” est présent sur un décor architectural de la grande mosquée édifiée à partir de 221 H / 836 J.-C. à Samarra, capitale des Abbassides pendant 37 courtes années avant que le califat ne se réinstalle à Bagdad.","method_for_provenance":"Le style de sculpture ressemble à la décoration architecturale trouvée à Samarra, Irak.","provenance":"Samarra, Irak.","obtention":"Acquis par le British Museum en 1944 auprès de la collection de Sir Sydney Bernard Burney, avec l'aide du National Art Collections Fund.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam: 650-1250*, 1987, pp. 102-109. \nNorthedge, A., “Samarra”, in *Encyclopaedia of Islam*, 1995, pp. 1039-41.","dynasty":"Abbasside","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale"],"materials":["Bois de teck sculpté."]},"3f812372-02bd-5235-89dd-a89ca9e526fd":{"name":"Bureau","short_description":"Objet témoin, de grande valeur symbolique, il fut offert par la population au ministre réformateur Khaireddine Pacha ; bureau en bois peint en blanc présentant un décor fleuri sur ses tiroirs.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais de Kassar Saïd","author":"Saloua Zangar","keywords":["Khair-eddine Pacha","Ministre réformateur"],"materials":["Bois, feuille d’or"]},"410982f8-b847-57f8-9f76-389d106adfca":{"name":"Montant de porte.","description":"Les montants et l'architrave de la porte de la maison Maturano présentent une frise décorative plutôt complexe, à la différence de l'autre élément de bois plus ou moins de même époque, présent à Palerme et encore *in situ* (la porte principale de l'église Santa Maria dell'Ammiraglio, datable de 1143, année de la fondation de l'église par l'amiral Georges d'Antioche). Elle se caractérise par un décor à panneaux rectangulaires traditionnels, comparable à des réalisations égyptiennes datables entre le XIe et le XIIe siècle. La bande décorative centrale, comprise entre deux bordures latérales caractérisées par un épais entrelacs de motifs végétaux de demi-palmettes, est constituée d'une suite de doubles pentagones opposés, reliés par un couple de demi-cercles à l'intérieur desquels on distingue des rinceaux, alternant avec des étoiles à seize côtés. Les éléments géométriques présentent une bordure perlée, alors qu'à l'intérieur, ils renferment des entrelacs végétaux de demi-palmettes. Ce type de décor semble dériver, comme le suggère Scerrato (1979), des stucs de Samarra, et présente des ressemblances notables avec les plafonds en bois de la mosquée Ibn Touloun, au Caire.","short_description":"Ces fragments en bois constituaient les montants et l'architrave de la porte de la maison des Marturano, à Palerme : le décor renvoie aux motifs décoratifs des stucs de Samarra, et évoquent également le décor des plafonds en bois de la mosquée d'Ibn Touloun, au Caire.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 457 cm ; l. 227 cm.","method_for_datation":"Analogies stylistiques avec des œuvres d'ébénisterie fatimides.","method_for_provenance":"Documents historiques.","provenance":"Maison de Goffredo di Marturano, adjacente à l’église Santa Maria dell’Ammiraglio, Palerme.","obtention":"Dépôt, précédemment au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Delogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 10. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 523-524 et fig. 197 p. 59.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","architecture fatimide","ébénisterie"],"materials":["Bois sculpté."]},"4312ed57-80a5-53ca-a579-d77d2e79388d":{"name":"Petite table hexagonale.","description":"Cette petite table hexagonale était utilisée pour déposer les plats lors des repas. Son plateau, également hexagonal, est orné d'un décor central circulaire à inscription radiante en coufique tressé qui accroît l'effet décoratif en simulant les rayons du soleil issus du médaillon central. Celui-ci contient le nom gravé du sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, pour lequel ce meuble a probablement été réalisé. Le plateau est bordé d'une inscription en écriture *thoulouth* mamelouke qui se lit : “Gloire à notre seigneur le sultan al-Malik al-Nasir al-'Alam, al-'Adil, al-Moudjahid, al-Mourabit, al-Mouthaghir, al-Mou'ayyad, al-Mansour, le Sultan de l'islam et des musulmans, le Destructeur des apostats et des infidèles, le Restaurateur de la justice pour tous, le Protecteur de l'oppressé face aux oppresseurs, le Protecteur de la communauté musulmane, le Protecteur des biens séculiers et spirituels, ibn al-Sultan al-Malik al-Mansour Qalawun al-Salihi.” Entourant ces inscriptions, en allant vers l'intérieur, figure une suite de demi-cercles lobés décorés de canards en vol remarquables par leur vitalité et leur mouvement. \nChacune des six faces du piètement se compose de quatre panneaux décoratifs superposés verticalement. Au centre de l'un d'eux, une petite porte en arc à deux battants s'ouvre sur une étagère intérieure. Les panneaux sont ornés de motifs d'arabesques ajourés composés de feuilles et de tiges entrelacées, de fleurs de lotus et d'inscriptions en écriture *thoulouth*. \nLa table repose sur six courts piliers, eux-mêmes appuyés sur des pieds et ornés d'une série d'inscriptions qui indiquent le nom de l'artisan et ses titres : *'amal al-'abd al-faqir radji 'afw rabihi al-ma'rouf bi ibn al-mou'allim al-oustadh* Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi al-Sankari, en l'an 728 de l'Hégire \\[1327 J.-C.\\] au temps de notre seigneur al-Malik al-Nasir, gloire à son triomphe”. \nCe type de meuble était très répandu. En dehors de sa fonction de table de repas, il pouvait servir à poser un coran, des vases, des brûleurs d'encens, des boissons ou des torches la nuit dans les mosquées ou les palais. Il se peut que celui-ci, qui appartenait à al-Nasir Muhammad, ait été utilisé dans son palais ou sa *madrasa* édifiée dans la rue des Dinandiers (Shari' nahh\\_sin) au Caire. Cette supposition s'appuie sur le fait qu'il provient de l'hôpital de al-Mansour Qalawun adjacent à la *madrasa* de al-Nasir Muhammad. Cette table, qui constitue un exemple de qualité exceptionnelle dans la prolifique production d'objets en métal de la période mamelouke, est l'une des plus superbes acquisitions des collections du Musée d'art islamique du Caire. Son importance tient à l'identité de son illustre destinataire et au fait qu'elle mentionne le nom de son artisan et sa date de fabrication.","short_description":"Ce type de table, fabriquée en métal ou en bois, était produit en grandes quantités à l'époque mamelouke au Caire. Elle permettait de porter la nourriture ou les articles devant être surélevés par rapport au niveau du sol. Cette table est en laiton rehaussé d'argent sur lequel le nom et les titres du sultan al-Nasir Muhammad et le nom de l'artisan étaient inscrits.","holder":"Musée d’art islamique","initial_owner":"Sultan al-Nasir Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui régna à trois reprises : 693-694 H / 1294-1295 J.-C. ; 698-708 H / 1299-1309 J.-C. ; 709-741 H / 1309-1340 J.-C.","dates":"728 de l’Hégire / 1327 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 81 cm, Ø 40,5 cm.","method_for_datation":"Les inscriptions sur le meuble comprennent le nom de l'artisan, la date de fabrication et le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun.","method_for_provenance":"Ce meuble a très probablement été fabriqué au Caire, comme le suggèrent en particulier les inscriptions en *thoulouth* mamelouk, style dominant des pièces égyptiennes de la période mamelouke. De plus, sa technique de conception, de fabrication et de décoration se rapproche étroitement d'un certain nombre d'autres objets dont on sait qu'ils sont d'origine égyptienne, comme un coffret en cuivre (prévu pour un manuscrit du coran) incrusté d'or et d'argent, actuellement conservé à la bibliothèque de la mosquée al-Azhar, qui porte le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun et est daté de 723/1322. Un coffret quasi identique provenant d'une mosquée cairote se trouve au Musée d'art islamique de Berlin. Il porte le nom du même artisan : Muhammad ibn Sunqur al-Baghdadi. Un chandelier à incrustations d'argent des collections du Musée d'art islamique du Caire (n° 15080) porte également le nom du sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun. \nDe plus, au cours de la période mamelouke existait au Caire un souk spécialisé dans la fabrication et la vente d'objets en métal incrusté. L'écrivain et historien al-Maqrizi se réfère à ce marché dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) sous le nom de “souk des artisans en incrustations” (le *suq al-Koftiyn*) qui était implanté dans une rue aujourd'hui parallèle à la rue al-Ghuriyya et de la rue al-Azhar. L'existence documentée de ce marché milite en faveur d'une fabrication de cette table au Caire.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Une des premières pièces à entrer dans les collections du musée à son ouverture en 1903, elle y a été transférée du *bimaristan* (hôpital) du sultan al-Mansour Qalawun.","bibliography":"Al-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nAl-Pasha, H., et al., *Al-Qāhira, Tārikhuha, Fūnunuha, throuha* \\[Le Caire : son histoire, son art et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAllan, J., *Islamic Metalworks : The Nuhad Es-Said Collection*, Londres, 1982. \nAtil, E., *Renaissance of Islam : Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1987. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition d'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1969. \nStierlin, H. et Stierlin, A., *Splendours of the Islamic World: Mamluk Art in Cairo (1250-1517),* Londres-New York, 1997. \nWiet, G., “Les objets en cuivre”, in *Catalogue général du musée arabe*, Le Caire, 1932.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cuivre","écriture thoulouth","incrustation","inscription","mobilier","motifs décoratifs","motifs végétaux","ouvrage ajouré"],"materials":["Cuivre à incrustations d’argent, décor en filigrane et ouvrage ajouré."]},"453d31a1-ac06-52d0-a282-f160b88b5219":{"name":"Écran de bois en deux parties.","description":"Cet écran, chef-d'œuvre de travail du bois, illustre la place essentielle de la Syrie dans cet art typiquement islamique. Il se compose de deux parties. La partie supérieure, la plus petite, est un écran rectangulaire divisé en quatre champs délimités par des encadrements. L'un d'eux est sculpté d'une *basmala* (\"Au nom de Dieu le Compatissant, le Miséricordieux\") en style coufique géométrique et travail d'ajourage, entouré d'un cadre de motifs végétaux stylisés. Sur le montant supérieur horizontal court une inscription en style coufique sculptée dans un champ de motifs de feuillage qui peut se traduire ainsi : \"Abou Ja‘far Muhammad bin al-Hassan bin al-Ali, ami sincère du Commandeur des Fidèles \\[le calife\\], Dieu accepte ce travail fait par lui dans le mois de l'année 497 \\[1103 J.-C.\\]. Le texte se poursuit par des versets du coran : \"Vos (vrais) amis sont (pas moins que) Dieu, Son messager, et les croyants, ceux qui disent les prières régulières, versent les aumônes et se courbent humblement (en adoration). Comme à ceux qui se tournent (pour l'amitié) vers Dieu, Son Messager, et les croyants, c'est le parti de Dieu qui doit certainement triompher\" (V, 55-56). De l'autre côté du panneau figure au centre l'expression “(…) Dieu est l'islam\" sculptée en caractères coufiques ajourés. Ce sont les derniers mots des versets III, 18-19 inscrits autour du cadre. Le panneau central est décoré de motifs végétaux qui sortent d'un petit vase sculpté. \nLa partie inférieure de l'écran est de plus grandes dimensions. Elle est rectangulaire et divisée en trois sections : la plus basse est une rangée de doubles colonnes tournées à socles rectangulaires et chapiteaux, la section centrale une rangée de colonnes simples tournées à socles en forme de vase et chapiteau, la troisième un écran sculpté divisé en plusieurs champs décoratifs à décor géométrique polygonal réalisée par assemblage de pièces de bois sculpté, ajouré et incrusté de petits éléments d'os.","short_description":"Le mobilier des mosquées et des lieux saints faisait souvent appel à un style de sculpture sur bois hautement raffiné. Cet écran de *maqsoura* du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.) provenant d'une tombe royale damascène, est un bel exemple du rôle important de la Syrie dans la tradition du travail du bois.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Selon la date inscrite, cet écran appartenait sans doute à l'origine au mausolée du sultan seldjoukide Duqaq (r. 488-497 H / 1095-1104 J.-C.), situé dans le quartier de Maydan au sud-ouest du vieux Damas. Au cours de la période atabeg, près de 100 ans plus tard, il fut retravaillé et déplacé dans la mosquée Musalla al-Idayn voisine, édifiée par l'émir Ja‘far Muhammad bin al-Hassan bin al-Ali.","dates":"497 de l'Hégire / 1104 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"Haut : H. 0,79 m, l. 2,46 m ; bas : H. 2,13 m, l. 2,46 m.","method_for_datation":"L'année 497 de l'Hégire (1104 J.-C.) est inscrite sur l'objet.","method_for_provenance":"L'éminent archéologue Michael Meinecke a défendu l'idée que le lieu d'origine de cet écran était à proximité du mausolée du sultan seldjouk Duqaq (r. 488-497/1095-1104) et qu'il avait été déplacé par la suite vers la mosquée Musalla al-Idayn construite un siècle après la date inscrite sur le bois.","provenance":"Quartier Maydan dans le sud de Damas.","obtention":"L'objet a été exproprié par la Direction générale des antiquités en 1927.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969, p.206. \nEttinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nMeinecke, M., *Patterns of Stylistic Change in Islamic Architecture: Local Traditions versus Migrating Artists*, Hagop Kevorkian Series on Near Eastern Art and Civilization, New York, 1996.","dynasty":"Atabeg","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","Écran","incrustations d'os","Ja‘far Muhammad","mausolée","Michael Meinecke","mosquée","peuplier","sculpture","sultan Suqaq"],"materials":["Peuplier sculpté incrusté d'os."]},"4b719ab5-caa8-53d7-a185-809f12af918c":{"name":"Miroir vénitien","short_description":"Magnifique miroir en bois richement sculpté à la feuille d’or avec une très épaisse mouluration (14 cm) au décor fleuri et gravé. Deux tons de dorure, le mat et le brillant. Travail italien fort apprécié dans le mobilier des palais et des demeures patriciennes du XIXe siècle.","type":"Sculpture; ferronierie; objet de décoration","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 200 cm, l. 120 cm","provenance":"Palais Kassar Saïd","author":"Saloua Zangar","keywords":["Mobilier de palais","Sculpture à la feuille d'or"],"materials":["Bois, plâtre, feuille d’or"]},"4c16a8ad-8dfc-54dd-bc70-ac76e6862585":{"name":"Panneau de bois décoratif.","description":"Panneau en bois de cèdre, matériau venu principalement du Liban, sans doute importé lors des grandes commandes passées pour la réalisation du projet omeyyade du Haram al-Charif, qui comprenait la construction du Dôme du Rocher, de la mosquée al-Aqsa et d'autres bâtiments. Ce panneau fait partie d'un ensemble de pièces en bois similaires quant aux dimensions et aux techniques de sculpture, mais de décors différents. Le Musée islamique a acquis 16 de ces panneaux et le Musée palestinien (musée Rockefeller) certains autres. Le Musée islamique possède également des pièces de bois dépourvues de décor, dont des poutres de plus de 10 m de long, qui datent de la période omeyyade. Ces panneaux et poutres ont été récupérés lors de travaux de restauration réalisés dans la mosquée al-Aqsa et au Dôme du Rocher. Ils représentent une source intéressante pour l'étude des techniques du travail du bois sur les chantiers omeyyades. Par ailleurs, le Musée a acquis d'autres collections d'objets en bois datant des périodes abbasside, fatimide, ayyoubide, mamelouke et ottomane – époques tout aussi importantes pour l'étude du travail du bois islamique au cours des siècles. \nCe panneau est sculpté en bas relief. Le décor consiste en motifs végétaux tourbillonnants et diverses formes géométriques. Son style est proche de celui de la période omeyyade qui s'inspirait de différentes sources, dont les styles byzantin, sassanide, copte et syrien. Le panneau présente en partie centrale un vase dont s'élève une plante d'où se détachent trois paires de feuilles qui meublent la totalité du fond. Le décor est encadré d'une large bordure à motifs végétaux, qui devaient sans doute venir s'appliquer contre une bordure similaire encadrant les panneaux voisins.","short_description":"Ce panneau de boiserie se trouvait dans l’édifice du Dôme du Rocher. C’est sans doute la plus ancienne pièce de bois ouvragé islamique qui soit toujours en place sur son lieu d’origine. Le bois, décoré de très beaux motifs végétaux et géométriques, est une illustration des arts décoratifs omeyyades qui trouvent leurs sources dans différents arts préislamiques.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Calife Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.) ou calife al-Walid bin Abd al-Malik (r. 86-96 H / 705-715 J.-C.).","dates":"Ier siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 193 cm, l. 55 cm, ép. 8-10 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec le décor et la technique d'autres éléments de bois comme certains présents au Khirbat al-Mafjar (palais de Hicham) à Jéricho, et avec d'autres objets d'origine omeyyade.","method_for_provenance":"Documents sur la restauration de la mosquée al-Aqsa, entreprise par le Comité de restauration de la mosquée.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Ce panneau se trouvait initialement dans la mosquée al-Aqsa construite sur l'ordre d'Abd al-Malik ou de son fils al-Walim. Il a été transféré au Musée islamique en 1938.","bibliography":"Abu Khalaf, M., *Islamic Art through the Ages: Masterpieces of the Islamic Museum of al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1998. \nHamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949. \nMarçais, G., “The Panels of Carved Wood in al-Aqsa Mosque at Jerusalem”, in Creswell, K. A. C. (ed.), *Early Muslim Architecture*, vol. 2, Oxford, 1940.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","boiseries","boiseries de la mosquée al-Aqsa","cèdre","décoration végétale","haut-relief"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"4c9b3c73-f021-537b-b1bc-a5a3c53c31bf":{"name":"Frise.","description":"Ce panneau de forme longitudinale est bordé, sur la partie supérieure, du traditionnel ruban mérinide de rosaces à huit pétales, compris entre deux listels. Sous ce bandeau s'étend le registre principal, dont la décoration est distribuée sur deux plans. \n \nLe plan inférieur est meublé de motifs végétaux traités en bas relief : rinceaux à nodules, palmes doubles lisses. \n \nLe plan supérieur est constitué d'une alternance d'arcatures de deux tailles différentes, au défoncement profond. Elles sont dessinées par deux arcs superposés séparés par une rainure : l'arc supérieur est ondulé, l'arc inférieur, formé de lobes de palmes doubles, est creusé en cavet. \n \nLes grandes arcatures sont couronnées de fleurons mordant sur le bandeau de rosaces. Elles enserrent une inscription en caractères pseudo-coufiques tressés aux hampes fleuries, qui porte le mot “*youmn”* (prospérité), reproduit en miroir comme dans les motifs du même genre utilisés dans la décoration architecturale mérinide. \n \nLes petites sont timbrées d'une palmette côtelée à six lobes et surmontées d'un décor végétal ceint par deux lobes soudés et accosté par deux hampes fleuries adventices débordant des côtés latéraux des grandes arcatures. \n \nLe mouvement des motifs floraux qui s'adaptent harmonieusement au tracé des décors épigraphiques et à l'espacement des écoinçons des arcs, ainsi que leur traitement large et rigoureux, font l'intérêt de cette pièce mérinide de bonne facture.","short_description":"Les éléments décoratifs de ce panneau – cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux – ainsi que leur ordonnance et leur facture rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès.","holder":"Musée de la Casbah.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Tanger.","dimensions":"H. 31,5 cm, L. 244,5 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"étude comparative. Les éléments décoratifs de ce panneau, cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux, ainsi que leur ordonnance et leur facture, rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès, en particuliers celles de la Bouinaniya.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925**.**","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Bois de cèdre, sculpté et verni."]},"4cdf29ad-f45a-562e-8ea4-fa190cc10ab3":{"name":"Panneau de bois à blason épigraphique.","description":"Panneau en bois à important champ central et bordure étroite. Au centre, se détache un blason épigraphique rond en trois parties sur fond d'arabesques. Les titres du sultan Qaytbay (r. 872-901 H /1468-1496 J.-C.) occupent la partie centrale, entre son nom et celui de sa victoire mentionnée en bas. Les trois inscriptions en écriture *thoulouth* disent : “*al-sultan al-malik al-achraf*” (au centre) “*Qaytbay* (au-dessus) “*izz nasrihi*” (au-dessous). Le champ central est entouré d'un rinceau en demi-palmettes stylisées. Qaytbay, mécène prolifique des arts comme de l'architecture, commandita un grand nombre de mosquées, de fontaines publiques (*sabil*), d'écoles religieuses (*madrasa*) et de caravansérails (*wikala*). On a suggéré que ce panneau provenait de la *wikala* du sultan au Caire, mais sans autre information il est difficile d'affecter avec certitude cet élément à un lieu particulier.","short_description":"Ce panneau de bois porte le blason composite du sultan mamelouk Qaytbay. Qaytbay était un mécène prolifique des arts comme de l’architecture. Il fit construire de nombreuses mosquées, fontaines publiques, écoles religieuses et auberges (*wikalas*). Ce panneau est présumé venir de son caravansérail du Caire.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"872-901 de l’Hégire (1468-1496 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 59,69 cm, l. 39,37 cm.","method_for_datation":"Le blason épigraphique au centre du panneau indique les titres et le nom du sultan mamelouk Qaytbay (r. 872-901/1468-1496).","method_for_provenance":"Le blason épigraphique au centre du panneau donne les titres et le nom du sultan mamelouk Qaytbay. Il est possible qu'il ait été commandé pour la *wikala* de celui-ci au Caire.","provenance":"Probablement de la wikala du sultan Qaytbay au Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par le Royal Museum auprès de la Maurice Collection en 1884.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 204-205, cat. n° 101 (pour un panneau similaire).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["blason","écriture thoulouth","sultan Qaytbay","wikala"],"materials":["Bois sculpté."]},"507be032-d0a6-59ec-914d-6665a856598d":{"name":"Table","short_description":"Objet témoin de la signature du traité dit du Bardo le 12 mai 1881 par Mohammed Sadok Bey et le général Bréart. Table en marbre circulaire d’environ 120 centimètres de diamètre avec un socle en bois d’ébène sculpté et décoré à la feuille d’or.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée d’Histoire moderne et contemporaine de Kassar Saïd","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais de Kassar Saïd","author":"Bechir Yazidi","keywords":["Mohammed Sadok Bey","Général Breart","Protectorat francais en tunisie"],"materials":["Bois, marbre, feuille d’or"]},"50c3aa93-d400-5d9f-824f-b394e33b63a6":{"name":"Salon beylical","short_description":"Il s’agit d’un salon en bois sculpté de l’époque beylicale. Il est composé de trois grandes banquettes à deux places et de quatre bancs surmontés de fronton et terminés aux extrémités par des accoudoirs ; l’ensemble est décoré par des panneaux rectangulaires au centre et carrés sur les côtés ornés de moucharabieh. Une table rectangulaire en bois sculpté complète l’ensemble.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar","keywords":["Palais","Dynastie Husseinite","Bois sculpté","Moucharabieh"],"materials":["Bois"]},"56669d0c-f1dc-5ef6-92fc-a676c2150aa7":{"name":"Etagère en bois","short_description":"Etagère appartenant à une maison traditionnelle de la ville de Ksar Hellal. Généralement accrochée au mur, elle sert à décorer les pièces, des vases et des aspersoirs à parfums y sont alignés, mais elle sert aussi à porter les armes. Elle se caractérise par sa peinture florale représentant des oiseaux, des fleurs et des feuilles aux couleurs stylisées sur un fond vert clair au milieu desquels le poisson prophylactique trouve une place de choix.","type":"Travail en bois","holder":"Dar Ayed – Ksar Hellal","dates":"XIXe siècle","dimensions":"H. 148 cm, l. 197 cm","author":"Saloua Zangar","keywords":["Travail du bois","Peinture florale"],"materials":["Bois, peinture, feuille d’or"]},"571c2e73-e0f1-5b98-b748-e41a5e7ff2b7":{"name":"Porte sculptée en bois","short_description":"Porte d’intérieur au palais-musée du Bardo. Il s’agit d’une porte en bois sculpté et clouté. Elle est en chêne à deux battants présentant un portillon central. Les cadres sont cloutés horizontalement et les panneaux richement sculptés de vases fleuris.","type":"Travail en bois","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar","keywords":["Musée du bardo","Bois Sculpté"],"materials":["Bois"]},"5bd0b400-e2a7-5040-8e6d-9c15256ea7f9":{"name":"Panneau en bois.","description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, aux extrémités légèrement détériorées, est composé de cinq registres bien équilibrés, symétriques par rapport à un axe longitudinal. Ces registres, ainsi que les flans du panneau, sont encadrés de bordures rainurées et torsadées. \n \nLe registre inférieur est délimité par une arcature lobée, doublée intérieurement d'un arc supporté par des chapiteaux floraux et des colonnettes torses se détachant en relief sur un fond floral touffu. Celui-ci est composé de bouquets de palmettes, de palmes simples et doubles finement nervées, réparties de part et d'autre de tiges ascendantes rappelant le thème de l'arbre de vie \n \nLe deuxième registre est décoré de rinceaux au tracé circulaire sur lequel sont attachées, à intervalles réguliers, des nodosités nervées, des palmes simples symétriques à calice nervé et des palmes doubles à digitations et à enroulement concave. \n \nLe troisième est meublé d'une ornementation géométrique : un galon octogonal en relief rehaussé de perles surmonte une composition d'entrelacs recticurviligne qui rayonne à partir d'un carré étoilé. Une rainure longitudinale sillonne ce ruban. \n \nLe quatrième rappelle le deuxième. Le cinquième développe un entrelacs rainuré associant au carré des étoiles curvilignes à quatre lobes. Ces figures polygonales engendrées par les brins de l'entrelacs sont occupées sur des niveaux différents par des motifs floraux qui adoucissent cette composition géométrique : palmes symétriques à calice nervuré insérées entre deux palmes asymétriques aux tiges entrecroisées et des rosaces à six pétales. \n \nTous ces décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique, ou architecturale se retrouvent dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides.","short_description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, est orné de décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique et architecturale, que l'on retrouve dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides connues de nos jours.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 95 cm, l. 18,5 cm.","method_for_datation":"étude comparative.Plusieurs des motifs choisis pour le décor de cette œuvre, leur modelé ainsi que leur composition ornementale et leur foisonnement se retrouvent en effet dans d'autres créations almoravides datées, comme le *minbar* de la Grande Mosquée d'Alger, les décors des coupoles de la Qaraouiyine et de la *koubba* de Marrakech. Ce qui permet d'attribuer une origine almoravide à ce panneau, et même de le dater du règne d'Ali ben Youssef (500-537/1106-1142).","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fes.","provenance":"Fès.","obtention":"Objet récupéré avec d'autres bois anciens.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., “La chaire de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, t. I, fasc. 4, pp. 359-386. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Nouvelles recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1957. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration géométrique","décoration végétale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"5eacbf30-4e9e-5c27-a757-04efcf633b45":{"name":"Frise en bois.","description":"élément de frise presque complète qui devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription en coufique fleuri et tressé mentionnant la fin du verset 73, de la sourate XXII, “Le pèlerinage”. Les caractères coufiques sont enrichis d'éléments végétaux sous forme de demi-fleurons trilobés et de fleurons à cinq lobes qui prolongent l'angle du biseau. \n \nLe texte est sculpté sur un fond végétal meublé d'une dense composition florale ne ménageant pas le moindre vide. Cette décoration fait appel aux pommes de pin et aux palmes portées par un rinceau ou en garnissant les involutions : palmes lisses asymétriques à calice et au limbe étiré en boucle, palmes doubles nervées à digitation d'acanthe où l'œilleton qui sépare les nervures de deux en deux affecte une forme ovale rappelant l'écaille de la pomme de pin. \n \nCe fragment de frise au décor couvrant, à faible relief, où le goût de l'abondance et de la richesse ornementale succède à la simplicité et de la rigueur almohade, illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide, qui reprend certaines tendances de l'art almoravide.","short_description":"Cet élément de frise devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription coranique en coufique fleuri et tressé sculpté sur un fond végétal au décor couvrant et à faible relief, qui illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 21,6 cm, L. 107 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Le traitement des lettres et des formes florales que l'on observe également dans le décor de la porte de Salé, Bab Mrissa, datée de la seconde moitié du VIIe siècle (seconde moitié du XIIIe), ainsi que son décor couvrant, indique une esthétique correspondant au début de l'époque mérinide.","method_for_provenance":"Récupération de ruines à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration végétale","épigraphie","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et champlevé."]},"64ec1971-c448-5f70-9a89-e93744796b79":{"name":"Écran.","description":"Écran en bois composé de trois panneaux articulés par des charnières et réalisés en treillis. Chacun est structuré en sections carrées et rectangulaires de dimensions et compositions géométriques diverses. Des barreaux verticaux, horizontaux ou en diagonale reliés par des boules aplaties forment des carrés petits et grands, des hexagones et des motifs de fleurs. La combinaison de tous ces éléments de densité variée explique l'impression animée qu'offrent ces surfaces. De petites ouvertures à fermeture montée sur charnières et une fenêtre sont intégrées à la composition de l'ensemble.","short_description":"Écran composé de trois panneaux en treillis. Chacun se compose de sections carrées et rectangulaires à motifs géométriques constitués de barreaux verticaux, horizontaux et diagonaux. De petites ouvertures à volets à charnières et une ouverture font partie de la composition.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","dates":"XIe-XIIIe siècles de l'Hégire (XVIIe-XIXe siècles J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 183 cm, l. 62,5 cm, 77 cm, 66 cm.","method_for_datation":"Des écrans réalisés selon la même technique et présentant des dessins similaires sont conservés au musée du Louvre à Paris. Leur provenance de maisons et de palais égyptiens des XIe-XIIIe/XVIIe-XIXe siècles est prouvée.","method_for_provenance":"Des écrans réalisés selon la même technique et présentant des dessins similaires sont conservés au musée du Louvre à Paris. Leur provenance de maisons et de palais égyptiens des XIe-XIIIe/XVIIe-XIXe siècles est prouvée.","provenance":"Égypte.","bibliography":"Anglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nBrisch, K. (éd.), *Islamische Kunst: Loseblattkatalog unpublizierter Werke aus deutschen Museen,* 2, Mainz, 1985, cat. no. 385. \nLane-Pool, S., *The Art of the Saracens in Egypt*, Londres, 1886.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["composition géométrique","Écran","Travail du bois"],"materials":["Bois","treillis."]},"6da7c160-94fa-5f96-a7c1-9c73200419b5":{"name":"Mihrab.","description":"*Mihrab* en bois à façade rectangulaire organisée autour d'une niche centrale incurvée couronnée par un arc brisé. Elle est décorée d'un assemblage de panneaux hexagonaux flanqués d'autres panneaux en étoile à six branches. Cette composition est considérée comme marquant le début de l'utilisation du “médaillon en étoile”, élément décoratif qui allait devenir l'un des plus importants du décor des objets en bois mamelouks. Ce *mihrab* est en effet la plus ancienne pièce datée sur laquelle il apparaît. En partie haute de la façade figure une inscription de deux lignes en style coufique fleuri disant : “L'une des choses commandées par l'honorable, protégé et grand personnage al-Amiriya, dont le service a été entrepris par al-Qadi Abou al-Hassan Maknoun et servi maintenant par al-Amir al-Sadid'Afif al-Dawla Abou al-Hassan Youmn al-Fa'izi al-Salihi, prévu pour le tombeau de al-Sayyida Ruqayya, fille du Commandeur des Fidèles, Ali.” De ce texte, on comprend que ce *mihrab* a été commandé par al-Sayyida 'Ulam al-Amiriyya (morte en 535 H / 1140 J.-C.), épouse du calife al-Amer bi-Ahkam Allah (r. 495-524 H / 1101-1130 J.-C.) pour le tombeau de Sayyida Ruqayya édifié en 527 H / 1133 J.-C., probablement au Caire. Des extraits de la sourate “Al-Baqara” (La Vache) en coufique fleuri (chapitre II, verset 247) entourent la façade du *mihrab* et sa niche. \nLes deux côtés du meuble et son dos sont décorés de panneaux sculptés de tiges végétales s'élevant de vases et de feuilles de vignes à trois et cinq lobes qui entourent d'importantes grappes de raisin. Ce décor témoigne de l'excellence esthétique atteinte par l'art de la décoration végétale à la fin de la période fatimide.","short_description":"Le patronage des institutions religieuses et leur fourniture en mobilier n'était pas limité aux hommes. De nombreuses femmes partageaient cette pratique. Le *mihrab* fut commandité par la femme du calife pour le mausolée de Sayyida Ruqayya, la fille du calife Omar ibn al-Khattab.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 210 cm, l. 111 cm, P. 45 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya en 527/1133.","method_for_provenance":"L'inscription figurant en haut de la façade précise que ce *mihrab* a été fabriqué pour le tombeau de Sayyida Ruqayya, épouse du calife fatimide qui régnait alors au Caire. Il est donc très probable qu'il a été commandé et réalisé au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"En 1297/1880, le gouvernement égyptien commença à rassembler des artefacts appartenant à des mosquées et des bâtiments historiques du pays pour les conserver à la mosquée al-Hakim. Ce dépôt constitua la base de la collection du Musée d'art islamique du Caire. Ce *mihrab* transféré du tombeau de Sayyida Ruqayya est considéré comme l'une des plus importantes de ces premières entrées dans les collections.","bibliography":"Dimmand, M. S., *Al-Founoun al-Islamiya* \\[Arts islamiques\\], trad. A. Issa, Le Caire, 1958. \nFikri, A., *Masajid al-Qahira wa Madarisuha* \\[Mosquées et Madrasas du Caire\\], vol. I, Le Caire, 1958. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nPauty, E., *Bois sculptés d'églises coptes (époque fatimide*), Le Caire, 1930.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois assemblé","décoration végétale","écriture coufique fleurie","étoiles à six branches.","haut-relief","médaillons en étoile","objets religieux","panneaux"],"materials":["Bois assemblé décoré en haut-relief et percé."]},"6de30ff8-0fff-5ed3-8984-48abb285b414":{"name":"Porte à double battant.","description":"Les portes en bois agrémentées d'un décor de réseau étoilé étaient courantes dans les mosquées des Seldjoukides de Roum, qui avaient une prédilection pour l'ornementation géométrique compliquée créée par des sculpteurs de renom. La décoration de cette porte est elle aussi impressionnante : les champs principaux des grands panneaux sont divisés par un canevas géométrique produisant des champs plus petits garnis de rinceaux d'arabesques stylisées formées par des motifs floraux. Le motif géométrique est produit par un dessin continu constitué de petits hexagones, pentagones, losanges et triangles. Il n'est pas recomposé à partir de panneaux assemblés, comme c'est souvent le cas, mais s'étend en continu sur toute la surface du panneau. Les larges frises d'encadrement sont agrémentées de rinceaux d'arabesques qui se recoupent. \nSur le champ supérieur sont insérées des inscriptions sur fond bleu citant la sourate coranique IX, 18 : “Ne doit venir en la mosquée d'Allah que celui qui croit en Allah et au Jugement Dernier.” L'inscription se prolongeait autrefois sur la porte d'une pièce adjacente tournée vers le sud, elle aussi désormais au Museum für Islamische Kunst (Berlin). Le texte dit : “et qui s'acquitte de la prière et du denier des pauvres”. Ainsi sont cités les devoirs fondamentaux du musulman : la profession de foi, la prière et l'aumône. Contrairement aux doubles portes de l'entrée avec leur socle agrémenté d'un décor végétal, cet exemplaire est traité sur toute sa surface dans un motif géométrique. La porte de l'entrée se trouve actuellement au musée de Konya (n° d'inventaire 330).","short_description":"La sourate coranique IX, 18, “Ne doit venir en la mosquée d'Allah que celui qui croit en Allah et au Jugement dernier”, est une inscription appropriée pour cette porte en bois qui se trouvait autrefois dans la mosquée Hakim Bey de Konya en Turquie. Les motifs géométriques et en arabesques sont typiques de l'art seldjoukide.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIesiècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 182 cm, l. 116 cm.","method_for_datation":"Cette porte à double battant provient de la mosquée Hakim Bey de Konya, que l'on date du milieu du VIIe/XIIIe siècle. Les analyses stylistiques confirment cette date.","method_for_provenance":"V. Enderlein a pu montrer en 1976 que la porte provenait de la mosquée Hakim Bey de Konya en reliant l'inscription avec celle d'une autre porte.","provenance":"Mosquée Bey Hakim, Konya (Turquie).","obtention":"Acquis auprès d'un particulier en 1913.","bibliography":"Enderlein, V., “Der Mirhab der Bey Hakim Mosche in Konya. Ein Denkmal und seine Geschichte”, *Forschungen und Berichte,* 17, pp. 33-40, Berlin, 1976, p. 34, pl. 2. \nLötved, J. H., *Konia. Inschriften der seldschukischen Bauten,* Berlin, 1907, p. 87. \nRice, D. T., *Islamic art,* Londres, 1965, 2e éd. 1975, p. 174, ill. 176 (porte de l'aile de la mosquée). \nSarre, F., *Seldschukische Kleinkunst, Erzeugnisse islamischer Kleinkunst, Teil II.,* Leipzig, 1909, p. 32, pl. XII.","dynasty":"Seldjoukide de Roum","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mosquée","porte à double battant","réseau étoilé","sculpture sur bois","Seldjoukide"],"materials":["Noyer sculpté, parties teintées."]},"6ef65a75-a6f9-5d0d-8c90-492c934302b3":{"name":"Revêtement de fenêtre.","description":"Cet encadrement de fenêtre de forme quadrangulaire est ceint sur tout son pourtour d'un cadre formé d'une baguette cordée et d'un bandeau sculpté orné d'une tresse de carrés à huit branches. Il est constitué de trois registres : une frise supérieure, la balustrade, l'arcature géminée de la baie. Tout le bois est recouvert d'un apprêt rouge et peint de brun à deux nuances, d'ocre jaune, de blanc ivoire, avec quelques touches de vert. \n \nLa frise et la balustrade sont traitées en treillis de *machrabiyya* dont les pièces sont disposées en damiers ou en losanges. Surmontant ce treillis ajouré, des baguettes rainurées dessinent sur la balustrade un entrelacs de carrés à huit branches et, sur la frise supérieure, des arcades polylobées et des carrés étoilés encadrant de chaque côté un médaillon central sculpté de forme carrée qui porte en caractères coufiques rectangulaires l'inscription votive “Bénédiction de Mohammed”. \n \nLa baie, entourée par deux cadres, le premier en bois tourné et le second sculpté d'un entrelacs de carrés étoilés, s'ouvre sur deux arcs outrepassés géminés. Ces arcs sont supportés par une colonnette et deux demi-colonnettes engagées en bois tourné et cannelé aux bases et chapiteaux simulés. Toutes les composantes de ce dernier registre sont ornées de motifs végétaux polychromes, empruntés aussi bien au répertoire maroco-andalou qu'au répertoire ottoman : rinceaux, palmes simples et doubles, fleurons, œillets. \n \nAvec son harmonieuse polychromie, cet encadrement extérieur d'une fenêtre donnant sur le patio d'une riche demeure du XIXe siècle est un bel exemple du travail minutieux des menuisiers de Meknès qui se sont illustrés dans cet art depuis que leur ville est devenue capitale du royaume alaouite sous le règne de Moulay Ismail (1083-1140 H / 1672-1727 J.-C.).","short_description":"L'encadrement extérieur de fenêtre donnant sur le patio d'une riche maison est un exemple du travail du bois tourné et peint de Meknès, un art qui a fleuri dans la ville impériale depuis les débuts du règne des Alaouites. Ses décors végétaux sont empruntés au répertoire maroco-andalou et ottoman.","holder":"Musée Dar Jamai.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Meknès.","dimensions":"H. 177 cm, L. 112 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Ce type de travail du bois qui donne la prééminence à la polychromie et dont il existe d'autres spécimens dans les musées a été initié à partir de la fin XVIIe et a pris une ampleur particulière au XIXe siècle, au moment où se sont multipliées les demeures bourgeoises où l'on peut encore voir ce type de travail.","method_for_provenance":"Par le lieu d'achat et le style, caracteristique de Meknès.","provenance":"Meknès.","obtention":"Achat en 1963.","bibliography":"Barrucand, M., *L'architecture de la qasba de Moulay Ismaïl à Meknès,* Casablanca, 1978. \n \nMarçais, G., *L'Architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 2, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile","décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie religieuse"],"materials":["Bois sculpté, appliqué, tourné et peint."]},"6f75d3d3-2fb1-5c23-869d-1f05845e0403":{"name":"Écritoire.","description":"Coffret de scribe à couvercle plat qui s'emboîte à la structure par la partie supérieure en formant un prisme rectangulaire. Le décor marqueté utilise des bois de diverses essences, de la nacre et de l'os. La pièce présente, au centre de chaque face, une combinaison de polygones entrelacés et d'étoiles à huit branches ; les espaces intersticiels sont occupés par des étoiles à quatre pointes. L'ensemble est encadré par un filet rouge, suivi d'autres bandes de différentes largeurs, géométriques, lisses, crénelées de triangles. Le même schéma décoratif se répète dans les parties visibles de l'intérieur, tandis que le reste est simplement peint. \nL'écritoire conserve toutes ses garnitures de bronze : deux larges charnières qui relient le couvercle à la partie postérieure du coffret ; à chaque angle, une lame de métal pliée et rivetée au support ; au milieu, de face, une serrure ; sur la partie supérieure du couvercle, une anse avec un élément de préhension et deux autres sur les côtés pour en faciliter le transport. Toutes ces garnitures sont réalisées au moule, avec un décor incisé. À l'intérieur, le coffret présente divers compartiments destinés à loger les ustensiles nécessaires à l'écriture. \nLe nom de “*taracea*” (marqueterie) dérive du terme arabe “*tarsi*” (insérer, incruster) et définit la technique qui consiste à encastrer dans un bois dur, tel le noyer, d'autres pièces découpées dans un autre bois, dans de l'os ou dans de la nacre. Cette technique, d'origine orientale, était déjà parfaitement maîtrisée dans la Cordoue du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) lorsque fut construit le *minbar* disparu d'al-Hakam II. Plus tard, à l'époque nasride, la technique fut simplifiée et les pièces, découpées avec précision, étaient collées sur une base de papier ou de parchemin qui était à son tour collée sur l'objet. \nCe type d'écritoire peut être considéré comme un antécédent des futurs “bargueños”, les secrétaires ornés espagnols.","short_description":"Probablement un coffret de scribe qui pouvait se porter par l'anse supérieure ou par les deux latérales. L'intérieur est divisé en compartiments destinés à loger les ustensiles d'écriture. Une marqueterie d'os, de nacre et de différentes essences de bois décore la superficie externe.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 20 cm, l. 45 cm, P. 28 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons avec des pièces similaires du même musée et d'autres, telle l'écritoire de la cathédrale de Jaén ou le coffret de la Hispanic Society of America, toutes datées des XIVe et XVe siècles.","method_for_provenance":"Le type de marqueterie et de dessin décoratif est caractéristique de Grenade. L'intérieur des portes de l'armoire nasride du Palais des Infants de Grenade, conservé au Musée national d'art hispano-musulman de cette ville, présente les mêmes étoiles inscrites dans des carrés entrelacés.","provenance":"Royaume de Grenade.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat le 26 mars 1973.","bibliography":"*Al-Andalus: las artes islámicas en España*, Madrid, 1992, p. 268. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.) \nHispanic Society of America, *A History of the Hispanic Society of America, Museum and Library, 1904-1954*, New York, 1954, p. 118. \nPavón Maldonado, B., “Jaén Medieval: arte y arqueología árabe y mudéjar”, *Al-Qantara*, 5, 1984, pp. 361-66. \nZozaya, J., “Antigüedades andalusíes de los siglos VIII al XV”, *Guía general del Museo Arqueológico Nacional*, vol II, Madrid, 1991, p. 70.","dynasty":"Nasride","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Ameublement","encrier","Grenade","incision","marqueterie","nacre","Nasrides","os","polychromie"],"materials":["Bois, os, nacre, bronze","marqueterie, polychromie, incision."]},"6fdbe124-1e12-5bc3-a524-5bbe4a6ae42f":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche en bois de cèdre provient des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, dont la couverture est constituée de linteaux reposant sur les supports et sur les murs en suivant l'orientation des nefs dans le sens nord-sud. Perpendiculairement à ces pièces reposent les tirants ; ils sont supportés à leurs extrémités par des consoles sculptées et peintes. La partie la plus ancienne des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan date du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Elle présente un décor de rinceaux et de fleurons. Le panneau, dont le fond est rouge, est composé de quatre carrés à côtés concaves. Dans chacun d'entre eux sont inscrites deux fleurettes à quatre pétales, de couleur verte et bleue, qui se croisent. Elles élaborent une sorte d'étoile octogonale qui entoure un cercle de couleur bleue ou verte. Chaque pétale se termine par un bourgeon entouré par deux rinceaux évasés. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique, dans l'art musulman, qui nous soit parvenue du Moyen âge, ce qui rend toute tentative de recherche sur l'origine de leurs décors assez malaisée. En effet, des plafonds décorés couvraient la nef centrale de la Grande Mosquée de Cordoue, mais la limite ante quem de leur datation ne dépasse guère le IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), de même pour les magnifiques plafonds de la chapelle Palatine à Palerme qui sont datés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C).","short_description":"Originaire des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, elle présente un joli décor de rinceaux et de fleurons sur fond rouge. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique du genre dans l'art musulman.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 135 cm, l. 27,5 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut remise parmi des milliers d'autres fragments au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 207. \n \nLes Andalousies (catalogue d'exposition), Paris, 2000, pp. 194-195. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 284, n° 440. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 262. \n \nMarçais, G., Coupoles et plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan, Tunis et Paris, 1925.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Bois, décor peint."]},"70e81fc7-992c-56d9-a3b4-5af8b1052c23":{"name":"Chaire à prêcher (minbar).","description":"Ce *minbar* (chaire à prêcher) comporte sept marches retenues par deux joues latérales de forme pentagonale, décorées de panneaux assemblés par tenons et mortaises en forme de triangles, de carrés et de trapèzes. Au seuil de l'escalier se dresse un arceau en fer à cheval brisé reposant sur deux montants ornés d'un décor végétal. Cette structure est reliée aux joues par deux arceaux latéraux de même hauteur reposant eux-mêmes sur deux montants reliés à la partie supérieure des joues par une rampe. La partie supérieure de cette entrée est ornée de bobéchons. \n \nLes panneaux sont sculptés en bas-reliefs garnis d'un décor floral ou géométrique ; l'arceau frontal porte un décor floral et, épousant la forme de l'arceau, une inscription coufique qui se traduit comme suit : montant vertical droit, “Au nom d'Allah, le Bienfaiteur Miséricordieux. Cette chaire a été achevée” ; traverse : “Le premier du mois de *radjab*” ; montant vertical gauche, “de l'an 490 \\[1097 J.-C.\\]. œuvre de Muhammad”.","short_description":"Cette chaire à prêcher à sept marches flanquées de panneaux latéraux porte des motifs décoratifs géométriques ou floraux et une inscription coufique datant l'objet et citant le nom de l'artisan. Le seuil est surmonté d'un arceau en forme de fer à cheval brisé.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"490 H / 1097 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 230 cm, L. 264 cm, l. 73 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure en caractères coufiques sur l'arc précédant les marches du *minbar* porte la date de 490 (1097 J.-C.).","method_for_provenance":"Le *minbar* était utilisé dans la Grande Mosquée d'Alger.","obtention":"Don du ministère des Affaires religieuses ; décision ministérielle, en 1998, de confier le *minbar* au Musée national des antiquités et des arts islamiques.","bibliography":"Bourouiba, R., *L'art religieux musulman en Algérie*, Alger, 1973. \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \nMarçais, G., “Note sur la chaire à prêcher de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1926, pp. 419-422. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \nMarçais, G., *Manuel d'art musulman,* Paris, 1927.","dynasty":"Almoravide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Almoravides","bois","chaire","coufique","décoration florale","décoration géométrique","Grande Mosquée d’Alger","inscription","minbar","mosquée","objets religieux"],"materials":["Bois assemblé par tenons et mortaises, sculpté en bas relief et marqueterie."]},"767d4db4-9712-508d-b378-dd184496be44":{"name":"Porte.","description":"Cette porte présente dans son champ principal une ornementation géométrique composée d'une étoile et de polygones. Ces éléments sont disposés en motif couvrant répétitif composé d'une rosette au centre et de quarts de rosette aux quatre angles. Des montants incisés de rainures forment la structure strictement géométrique de ce réseau dont les ouvertures sont fermées de petits panneaux biseautés. Les bandeaux et panneaux sont assemblés à rainures et languettes pour obtenir une surface sans rupture. \nÀ l'origine, la porte semble avoir possédé une composition symétrique, la partie ornementée étant prise entre deux autres rectangulaires et pleines. Pour l'adapter sans doute à une autre ouverture, elle a été rallongée vers le bas par l'ajout de deux panneaux rectangulaires pleins.","short_description":"Battant de porte simple. L'ornementation géométrique se compose d'étoiles et de polygones. La rosette centrale est répétée aux quatre angles. La porte, rallongée, semble avoir fait partie à l'origine d'une composition symétrique à deux panneaux rectangulaires pleins en parties supérieure et inférieure.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet)","dates":"Fin IXe-début Xe siècle de l'Hégire (fin XVe-début XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 209,5 cm, l. 97 cm.","method_for_datation":"Les motifs à base d'éléments géométriques d'étoile et de polygones sont caractéristiques des portes mameloukes. Celle-ci a été datée de la fin du IXe/XVe ou du début du Xe/XVIe siècle de pour ses polygones non ornementés. Un panneau en bois sculpté d'une construction due au sultan Qaytbay à Jamaliyya, daté de 855/1481 et conservé au Musée d'art islamique du Caire, montre deux petits champs présentant la même organisation géométrique.","method_for_provenance":"La composition géométrique à étoile entière et polygones est caractéristique du mobilier mamelouk.","provenance":"Égypte.","bibliography":"Anglade, E., *Catalogue des boiseries de la section islamique*, Paris, 1988. \nKühnel, E. “Der Mamlukische Kassettenstil”, *Kunst des Orients* I, 1950, pp. 55-68. \nLane-Pool, S., *The Art of the Saracens in Egypt*, Londres, 1886.","dynasty":"Période mamelouke","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","dessins géométriques","Travail du bois"],"materials":["Bois","tresse."]},"79123b79-bd2b-5af1-8898-89d1cb8e5327":{"name":"Trône du sultan Ahmed Ier.","description":"Le trône d'Ahmed Ier est un des meilleurs exemples du travail du bois ottoman du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Il se compose de trois marches basses qui conduisent à un siège prévu pour une personne, l'ensemble étant surmonté d'un baldaquin couronné par un petit dôme. \nD'une fascinante beauté, étincelant de sa nacre, de ses incrustations d'écaille de tortue et d'innombrables pierres précieuses, il a été dessiné par le grand architecte ottoman du XIe/XVIIe siècle Sedefkâr Mehmed Agha, architecte en chef du palais de Topkapi \nFabriqué en noyer, il est entièrement décoré d'une mosaïque de nacre et d'écaille de tortue. Le décor végétal comprend des tulipes, des œillets, des roses et des pivoines réunies par des enroulements de vrilles, s'élevant à partir d'un vase. Les motifs en nacre sont traités dans un style naturaliste, tandis que les zones intersticielles sont plaquées d'écaille de tortue. \nLa partie intérieure du siège est décorée d'une composition de motifs floraux peints en jaune sur fond rouge en style naturaliste selon une technique de laque appelée *Edirnekâri*. \nCes motifs qui reflètent le style caractéristique de la période ottomane classique constituent des compositions très réussies. Le vase et les fleurs sont par ailleurs animés par l'incrustation de pierres précieuses (émeraudes, jade, turquoises et diamants) qui rendent ce décor encore plus séduisant. \nCe trône fait partie des multiples objets qui témoignent de la richesse du palais de Topkapi. Il est un exemple important du haut niveau qualitatif atteint par l'art ottoman au XIe/XVIIe siècle en décoration végétale.","short_description":"Ce magnifique trône aux superbes incrustations de nacre, d’écailles de tortue et de nombreuses pierres précieuses fut fabriqué pour le sultan Ahmed Ier. Les motifs floraux reflètent la période classique ottomane et sont superbement interprétés dans des compositions très vives.","holder":"Musée du palais de Topkapi.","initial_owner":"Sultan Ahmed Ier.","dates":"Règne du sultan Ahmed Ier (1011-1026 de l’Hégire / 1603-1617 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 285 cm, l. 102 cm, p. 66 cm.","method_for_datation":"Des documents des archives du palais indiquent que ce trône a appartenu au sultan Mehmed Ier et a été dessiné par Sedefkâr Mehmed Aga.","method_for_provenance":"Le trône a été dessiné par l'architecte en chef du palais Sedefkar Mehmed Aga. Il est donc hautement probable qu'il a été réalisé dans les ateliers du palais.","provenance":"Ateliers du palais de Topkapi, Istanbul, Turquie.","obtention":"Propriété du palais de Topkapi, le trône est exposé dans la section Trésor du musée du palais.","bibliography":"Barışta, ö., “Geleneksel Türk Sanatlarından Sedef Kakmacılık (Incrustations de nacre, un art traditionnel turc)”, *Türkiye'de Sanatın Bugünü ve Yarını* (Le présent et le futur de l'art en Turquie), Ankara, 1985, pp. 393-400. \nKerametli, C., “Osmanlı Devri Ağaç İşleri, Tahta Oyma, Sedef, Bağ ve Fildişi Kakmalar (Travail du bois de la période ottomane, sculpture du bois, incrustations de nacre, d'écaille de tortue et d'ivoire)”, *Türk Etnografya Dergisi* 4 (1961), pp. 5-13. \nTürkoğlu, S. “Woodwork”, *Traditional Turkish Arts* (dir. Mehmet özel), Istanbul, 1992, pp 42-73.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration végétale","écaille de tortue","Edirnekari","laque","nacre","Sedefkar Mehmed Agha","sultan Ahmed Ier","trônes"],"materials":["Bois laqué à incrustations de nacre, d’écaille de tortue et de pierres précieuses (émeraude, jade, diamant, turquoise, etc.)."]},"7bf56987-b874-51e5-91e1-bf19f3afba07":{"name":"Tasseau.","description":"La splendide charpente à *par y nudillo* de la cathédrale de Teruel, improprement appelée plafond à caissons, est l'un des ensembles d'ébénisterie mudéjare les plus étudiés par la critique artistique. Cela est dû à divers facteurs ; son extraordinaire complexité iconographique et iconologique, sa signification dans le contexte social, son intérêt stylistique et la précision de sa datation, facilitée par l'analyse du bois. Le Musée archéologique national conserve, entre autres éléments, deux tasseaux ou solives qui proviennent des deux pentes de la charpente, l'un avec un personnage masculin et l'autre – celle que nous étudions ici – avec un personnage de femme. \nCette figure appartient à la classe des travailleurs ; elle représente une porteuse d'eau, vêtue d'une robe ou gonelle à manches longues et serrée par une cordelette à la ceinture. La décoration aux lignes horizontales lui donne un air particulier. Ses cheveux lisses sont coiffés court et elle semble avoir la tête nue, ce qui n'est pas fréquent parmi les figures de ce plafond. Elle porte sur la tête une cruche à deux anses. Il est possible de déterminer son emplacement primitif : huitième section gauche, c'est-à-dire à l'endroit où tomba une bombe durant la guerre de 1936. La polychromie est traitée en à-plats où prédominent les rouges, les blancs et les contours noirs.","short_description":"Ce tasseau décorait une solive du plafond de la cathédrale de Teruel, dans lequel sont reproduites les différentes classes de la société médiévale. Cette figure représente une porteuse d'eau vêtue à la mode de l'époque, d'une tunique à manches longues attachée à la ceinture.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XIIIe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 36 cm, l. 23,8 cm, ép. 1,7 cm.","method_for_datation":"Par son style et par des analyses dendrochronologiques du bois.","method_for_provenance":"Le donateur, Pablo Gil y Gil, professeur à l'université de Saragosse en 1869, a livré des informations sur la provenance de cette pièce et sur trois autres éléments du plafond lorsqu'il en fit don au musée.","provenance":"Cathédrale Santa María de Mediavilla, Teruel.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Alquézar, E., Arias, I. et Franco, á., “Carpintería y elementos arquitectónicos mudéjares en el Museo Arqueológico Nacional procedentes de Aragón”, *Actas VI Simposio Internacional de Mudejarismo, Teruel, 16-18 septiembre, 1993*, Teruel, 1996, p. 874. \nRabanaque, E., Novella, A., Sebastián, S. et Yarza, J*., El artesonado de la catedral de Teruel*, Saragosse, 1981.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","mudéjar","plafond à par y nudillo","polychromie","tasseau","Téruel"],"materials":["Bois, polychromie."]},"82c65c6f-a7c7-5e4d-90e9-d3af98dc437c":{"name":"Coffret orné de scènes peintes.","description":"Cette œuvre se rattache à la classe des coffrets à corps rectangulaire et couvercle plat. \nLe décor, réalisé avec de la peinture à l'eau noire et des dorures, selon l'usage des miniaturistes musulmans, occupe la totalité du coffret, illustrant ainsi ce mélange d'art chrétien et d'art musulman présent sur certains exemplaires tels que les coffrets de la cathédrale de Veroli et du musée du Bargello à Florence. \nLe couvercle présente, sur le registre supérieur, l'image du Christ entre deux saints à l'intérieur d'un médaillon ; à côté de celui-ci se profilent les silhouettes de deux guépards poursuivant, l'un une gazelle, l'autre un lièvre. En bas à droite apparaît une girafe accompagnée de deux gardiens qui l'incitent à avancer ; à gauche, on distingue l'image d'un éléphant richement caparaçonné, qui déracine un arbuste avec sa trompe. \nLe corps du coffret est orné, sur les faces principales, de scènes de chasse – des chasseurs poursuivant leurs proies à pied – qui représentent un type d'iconographie unique parmi les exemplaires de coffrets connus jusqu'ici. \nLes faces latérales, par contre, se caractérisent par un petit arbre stylisé, sans doute l'arbre de vie, flanqué de deux paons et de deux oiseaux. Cette image, par ailleurs, est reproduite sur les bandes décoratives inférieures des deux faces principales, avec de très légères variantes concernant les espèces ornithologiques représentées sur les côtés de l'arbre. \nLe motif des chiens et des guépards poursuivant des gazelles se répète en bas, régulièrement, sur les quatre côtés. \nDe petits oiseaux et des paons ornent alternativement le bord supérieur du coffret, près du couvercle. \nAu niveau du décor, l'œuvre peut être rapprochée des mosaïques de la chambre du roi Roger et des peintures du plafond en bois conservé à la Galerie régionale de Palerme.","short_description":"Exemple de synthèse entre art chrétien et art islamique. Les figures animales et certaines figures de volatiles appartiennent au répertoire islamique, alors que les figures de saints ou celle du Christ se réfèrent nettement à l'art chrétien.","holder":"Chapelle Palatine, Trésor","owner":"Ministère de l’Intérieur, Direction générale des affaires des cultes.","initial_owner":"Propriété de l’État.","dates":"XIIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 18 cm ; l. 48,5 cm ; P. 29,5 cm.","method_for_datation":"Bien que les spécialistes reconnaissent unanimement l'analogie stylistique entre le décor de ce coffret et plusieurs exemples d'art normand en Sicile, notamment les mosaïques de la chambre du roi Roger et les peintures du plafond en bois de la chapelle Palatine, il existe différentes hypothèses concernant la datation de cette œuvre. Di Marzo, de même que Scerrato et Pinder Wilson, proposent une chronologie relative au XIIIe siècle, situant l'œuvre à l'époque de Frédéric II. En revanche, Biagi voit dans la miniature persane l'origine de la typologie décorative en question, et avance la datation au XIIe siècle. Cott et Ferrandis partagent cette hypothèse.","method_for_provenance":"La présence de plusieurs exemplaires comparables à la typologie de cet objet a fait pencher les spécialistes, et plus particulièrement Amalfi, pour l'hypothèse d'un seul centre de production, identifié le plus souvent comme étant la Sicile ou l'Italie du Sud. En ce qui concerne ce coffret, l'hypothèse de Pinder Wilson et de Scerrato, qui situent l'œuvre dans le cadre de la production islamique de la Sicile de Frédéric II, semble pleinement convaincante.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud.","obtention":"Inconnu.","bibliography":"Andaloro, M. (dir.), *Federico e la Sicilia dalla terra alla corona, arti figurative e suntuarie* (catalogue d'exposition), Palerme, 1995. \nCott, P. B.*, Siculo-Arabic Ivories,* Princeton, 1939. \nDi Marzo, G., *Di una cassetta d'avorio nella Real Cappella Palatina di Palermo,* Palerme, 1887. \nGabrieli, F. et Scerrato U.*, Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979. \nKunhel, E., “Avorio e osso. L'arte dell'avorio nel mondo islamico”*, Enciclopedia Universale dell'arte*, II, Florence, 1958. \nPinder Wilson, R. H. et Brooke, C. N. L., “The reliquary of St. Petroc and the Ivories of Norman Sicily”, *Arcaeologia*, p. 104 (1973).","dynasty":"Art arabo-normand","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Ilaria Randazzo","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art arabo-normand","coffret"],"materials":["Ivoire peint sur armature en bois. Dessins réalisés en noir avec de la peinture à l’eau, et feuille d’or."]},"84dd3553-46ec-5600-8a2a-e99eb0f50285":{"name":"Trois stalles de chœur.","description":"Trois sièges conservés des stalles du chœur. Richement sculptés, les bras imitent des colonnes à fût lisse, socle et chapiteau finement ouvragés. Les arcs lobés en courtine qui séparent les trois sièges témoignent d'une forte influence almohade. Les écoinçons sont occupés par des roues en relief. C'est à peine s'il reste des traces de polychromie, à part la tonalité rouge dominante et quelques autres fragments, mais on devine un lion peint, déjà assez abîmé au moment de l'acquisition de la pièce. Les éléments décoratifs dominants sont l'*ataurique* et la polychromie de motifs héraldiques faisant allusion au royaume de León. \nCette œuvre est non seulement remarquable par sa qualité intrinsèque mais également parce qu'elle atteste l'importance du royaume de León dans l'essor de l'ébénisterie mudéjare. Cette pièce appartient au type de stalles basses et, avec celle d'Astudillo, également conservée au Musée archéologique national, c'est l'un des exemples les plus remarquables de ce type d'ébénisterie dans le contexte général du style mudéjar.","short_description":"La fabrication de stalles de chœur des églises et des monastères était parfois confiée à des artisans mudéjars, qui apportaient leur technique et leurs motifs décoratifs. Ces sièges du monastère de Santa María de Gradefes (León) sont remarquables par la délicatesse de leurs assemblages et la richesse de leur décoration d'*ataurique*.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1230-1250.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 150 cm, l. 70 cm.","method_for_datation":"Par ses caractéristiques typologiques. Le premier document sur le monastère date de 1140.","method_for_provenance":"Par la documentation existante. Et la stalle était dans le monastère jusqu'à sa vente en 1874.","provenance":"Monastère de Santa María de Gradefes (León).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à D. José Gil Dorregaray, le 13 mars 1874.","bibliography":"Calvo, A., *El Monasterio de Gradefes. Apuntes para su historia y la de algunos otros cenobios y pueblos del concejo*, León, 1936-1945, éd. fac-similé : León, 1984. \nFranco Mata, á., “Arte medieval cristiano leonés en el Museo Arqueológico Nacional”, *Tierras de León*, 71, León, 1988, pp. 54-55, n° 19. \nGarcía Gutiérrez, A., *Noticia histórico-descriptiva del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1876, p. 108. \nTorres Balbás, L., *Arte almohade. Arte nazarí. Arte mudéjar*, Ars Hispaniae, IV, 1949, p. 401.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois , sculpture","Gradefes","León","mudéjar","stalles"],"materials":["Bois de pin","sculpture."]},"85787dd4-f609-5fdf-ad19-38987eb94fa6":{"name":"Fragment de bois sculpté.","description":"Ce fragment provient du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan, offert par le prince Abou Ibrahim Ahmed. C'est la plus ancienne chaire datée du monde islamique. Confectionné avec du bois de teck, ce minbar se compose de plus de 300 pièces sculptées et assemblées ; les panneaux d'une exceptionnelle richesse ornementale témoignent de la variété du répertoire où l'ornemaniste ifriqiyen puise ses modèles. Ce fragment faisait partie des montants qui servaient de bordure supérieure à la rampe du minbar. Le panneau est orné d'un riche décor floral qui procède du rinceau enroulé en boucles alternées. Chacune d'entre elles enveloppe une feuille de vigne étalée qu'accompagne une grappe pendante. Le motif de la feuille de vigne stylisée à cinq lobes ou repliée à trois lobes constitue le thème de prédilection de la flore aghlabide. L'ensemble de ces décors imprégnés d'influences byzantines présentent une parenté avec celui que l'on trouve sur des monuments et objets sculptés de la période omeyyade. La finesse du décor floral, la richesse et le fini de l'exécution, ajoutés à l'essence des bois employés, dénotent la maturité de l'art ifriqiyen de l'époque et sa capacité à développer et à faire évoluer le répertoire décoratif omeyyade, dont il peut ainsi revendiquer l'héritage.","short_description":"Il provient de la chaire à prêcher de la Grande Mosquée de Kairouan, offerte par le prince Abou Ibrahim Ahmed. C'est la plus ancienne chaire datée du monde islamique. Son décor extrêmement riche et varié témoigne de la maturité de l'art ifriqiyen de l'époque.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Le prince aghlabide Abou Ibrahim Ahmed (242-249 H / 856-863 J.-C).","dates":"242-249 de l’Hégire / 856-863 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 64 cm, l. 5,5 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"Les textes historiques révèlent que ce minbar date de l'époque du cinquième prince régnant aghlabide Abou Ibrahim Ahmed (242-249 H / 856-863 J.-C). Ceci est corroboré par l'appartenance du décor de ce fragment au répertoire aghlabide et la grande parenté avec les motifs sculptés sur les sommiers en bois de la mosquée des Trois Portes (Ifriqiyya, p.158-159), datée de l'an 252 H / 866 J.-C.","method_for_provenance":"Certains textes historiques laissent supposer que ce minbar a été exécuté à Bagdad, mais les informations paraissent confuses et non fiables. En effet, s'il est établi que le bois de teck est importé du monde indien, tout porte à croire que le travail est l'œuvre des ébénistes kairouanais.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration du minbar de la Grande Mosquée de Kairouan, aux alentours de 1920, certaines pièces, dont ce fragment, furent retirées et gardées parmi les reliques de la mosquée. Il fut récupéré et exposé en 1965, lors de la création du musée de la Grande Mosquée de Kairouan. Depuis 1986, il est déposé au Musée des arts islamiques de Raqqada. Il sera exposé dans la deuxième partie, en cours (2005) d'aménagement.","bibliography":"Túnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 232.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","mobilier"],"materials":["Bois de teck sculpté."]},"85acf1b7-5e53-59d4-aaea-ce86103574d8":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche est meublée par une inscription coufique comportant une partie du verset 18 de la sourate III. Les hampes des lettres sont biseautées, certaines se terminent par un fleuron bilobé. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral simplifié et estampé. Le repliement de la hampe des lettres waw et mim engendre des nœuds qui meublent l'espace vide créé par leur transcription. De facture soignée, d'un dessin précis, les caractères se terminent en biseau. Le pourtour des lettres noires, coloré en jaune ocre, permet leur mise en exergue. Cette technique, qui se substitue aux écritures en bois sculpté en relief, est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"Cette planche est meublée d'une inscription coufique. Elle comporte une partie d'un verset coranique de la sourate “al-Imrane”. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral. Cette technique qui se substitua aux écritures en bois sculpté en relief est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Commandée par le prince ziride al-Mouz ibn Badis par les soins de son ministre Mohamed ibn Abi al-Arab.","dates":"413-414 de l’Hégire / 1022-1023 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. 16 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Une partie de l'ouvrage encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan mentionne que c'est le prince ziride al-Mouiz ibn Badis qui confia l'exécution des travaux à son ministre Al-Qasim ibn Mohamed ibn Abi al-Arab. Or, celui-ci exerça les fonctions de ministre entre 413 et 414 H (1022-1023 J.-C). Les caractères de l'inscription et les motifs utilisés permettent également de dater cette planche de la fin du IVe-début du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Une partie des plafonds peints qui sont encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan présentent les mêmes caractéristiques décoratives et calligraphiques que cette planche.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, au cours des années soixante, certaines poutres et planches des plafonds de la salle de prière, considérées comme vétustes, ont été retirées et conservées au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1999, lors des travaux d'aménagement de la deuxième partie du Musée des arts islamiques de Raqqada, cette planche fut sélectionnée pour y être exposée.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, pp. 191-192.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois peint","calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bois peint et fleuri."]},"88c2eecc-1ad6-5b2b-8f02-6efabc4b470c":{"name":"Fronton de porte.","description":"Ce fronton épousela forme d'un demi-polygone de neuf côtés, composé de quatre panneaux ; le premier est orné d'un décor végétal ; les trois autres sont décorés d'une inscription de neuf lignes, sculptées en relief et en caractères cursifs, à l'exception de la dernière ligne qui est en coufique quadrangulaire. Les six dernières lignes de l'inscription sont divisées, au milieu, par un décor floral et géométrique. Cette inscription comporte le texte suivant : “Que Dieu nous garde de Satan le lapidé / Dans des maisons que Dieu a permis d'élever / dans lesquelles des hommes invoquent son Nom et Le glorifient, matin et soir (Coran, XXI, 36-37) / maison élevée, pleine d'invocations, dressée pour le culte de Dieu. Il sera pardonné à ceux qui s'y trouvent / et à celui qui l'a fondée et construite, Yahyia ben Mahdjouba, qui l'a offerte à Dieu / Pardonne-lui le passé ! Protège-le de la chaleur de l'enfer ! Fais-le entrer au paradis où il connaîtra le bien-être ! / Accorde-lui Ton agrément et Ta protection contre les terreurs du jour de la résurrection ! Donne-lui une place au haut du paradis ! Quel succès pour ceux qui y sont ! / En l'an *chin*, *djim*, la construction en a été terminée et achevée avec l'aide de Dieu. ô lecteur, forme des vœux en faveur de celui qui l'a élevée / Par le pardon et l'indulgence de Dieu, par l'intercession du meilleur des hommes ! Fais qu'on y lise toujours la tradition au peuple.” \n \nCette inscription est la seule en Algérie portant une date exprimée au moyen d'un chronogramme (en additionnant les valeurs numériques de chaque lettre qui le compose, on obtient le millésime qui s'y dissimule). Ce fronton était autrefois placé au-dessus de la porte d'une *zaouïa* connue sous le nom de “*zaouïa* Ben Mahdjouba” adjacente à un cimetière. L'édifice a été démoli vers 1865, lors de l'ouverture de la rue Nationale. \n \nLe personnage qui y est mentionné est le *cheikh* Abou-Zakariya Yahyia ben Mahdjouba (m. 1017 H / 1608 J.-C.), qui était *mufti* et qui est mentionné dans un manuscrit de l'époque.","short_description":"Ce fronton qui surmontait l'entrée de la *zaouïa* est composé de quatre panneaux. Le premier est orné d'un décor végétal, les trois autres portent une inscription sculptée en caractères cursifs ou coufiques pour la dernière ligne, qui glorifie Dieu et le commanditaire de l'ouvrage et qui est datée par chronographe.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"1003 H / 1594 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 85 cm, ép. 05,5 cm, Ø 127 cm.","method_for_datation":"Par le chronogramme inclus dans l'inscription ; les lettres arabes *djim* et *chin* correspondent aux valeurs numériques prises dans le système maghrébin : *djim* = 1000, *chin* = 3 ; 1000 + 3 = 1003 (1594 J.-C.).","method_for_provenance":"Le mérite en revient à E. Bigonet, qui a pu retrouver l'entrepreneur chargé de la démolition de la *zaouïa* Ben Mahdjouba. Celui-ci l'autorisa à faire toutes recherches dans les amas provenant des bâtiments démolis. C'est ainsi qu'il recueillit cette inscription, qu'il offrit ensuite au Musée national des antiquités.","provenance":"Zaouïa Ben Mahdjouba, Constantine.","obtention":"Don de E. Bigonet qui, en 1878, avait fait des recherches à Constantine au sujet de cette inscription déjà publiée.","bibliography":"Bigonet, E., “Une inscription de Constantine”, *Revue africaine*, vol. 47, 1903, pp. 305-311. \n \nBourouiba, R., *Les inscriptions commémoratives des mosquées d'Algérie*, Alger, 1984. \n \nCherbonneau, A., “Inscriptions arabes de la province de Constantine”, in *RSAC,* 1856-1857, pp. 88-90. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMercier, G., *Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie*, II, *Département de Constantine*, Paris, 1902.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture religieuse","bois","caractère cursif","coufique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie","Ottoman"],"materials":["Bois de cèdre sculpté en relief, marqueterie."]},"893326f6-9a4d-57db-bdf6-56796de6ef99":{"name":"Fragment d'élément en bois sculpté.","description":"On peut encore trouver dans la région de Raqqa des fragments d'éléments en bois qui décoraient jadis les salles d'apparat des palais royaux abbassides. Ils sont classés en trois types, selon leur technique de sculpture. Le premier groupe contient des éléments ornementaux sculptés colorés et dorés relativement réalistes, dont des motifs floraux et calligraphiques. Le second réunit des éléments sculptés en biseau pour donner une impression de contours arrondis. Les exemples de ce groupe ont été influencés par les motifs abbassides de Samarra dit “style Samarra C”. Le troisième groupe, auquel appartient cette pièce, présente des motifs décoratifs sculptés à la verticale de telle façon que le panneau semble posséder deux plans parallèles, celui de la surface de la sculpture et celui du fond. La sculpture est donc traitée en à-plat avec des bords vifs et un relief très marqué, comme on le voit dans les petits trous pratiqués dans les lettres. Le texte en arabe de style coufique se lit : “Commandeur des Fidèles”. Le bois semble avoir été partiellement brûlé.","short_description":"Ce panneau calligraphique à caractères se détachant verticalement et rainures circulaires en profondeur est un exemple des nombreux styles de sculpture mis au point pendant la période abbasside et diffusés dans la région.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le IVe-Ve siècle de l'Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 43 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"La technique de sculpture utilisée est typiquement abbasside-islamique et a été mise au point en Irak et en Syrie au cours de la période abbasside.","method_for_provenance":"L'élément a été découvert à proximité des palais abbassides de la région de Raqqa et l'on peut présumer qu'il a été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Cet élément fut découvert par hasard par un habitant de la région au cours des années 1950. Il l'offrit à la mission archéologique qui travaillait sur place.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004.","dynasty":"Dynastie abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois sculpté","écriture coufique","Raqqa","style C de Samarra"],"materials":["Bois sculpté."]},"9158959f-5857-53e2-91ec-f0d84c8343d7":{"name":"Coffret rectangulaire à couvercle en forme de pyramide tronquée.","description":"Ce coffret en bois est constitué d'une structure rectangulaire, avec couvercle en forme de pyramide tronquée. \nDes ferrures en bronze doré, en forme d'étriers lancéolés, sont disposées le long du pourtour du coffret ; cinq autres ferrures, elles aussi à terminaison lancéolée, se déploient verticalement, afin de renforcer couvercle et boîtier. Des poignées trilobées, toujours en bronze doré, ornent les petits côtés du couvercle. \nLes différentes faces du couvercle présentent, aux angles de jonction, de petites croix peintes ; elles sont constituées par l'union de cercles reliés par un trait à partir d'un point central, et caractérisées par les teintes alternativement rouge et verte. Sur les petits côtés du coffret, les cercles se présentent regroupés en forme d'éléments triangulaires à signification clairement symbolique. L'intérieur laisse voir un revêtement en toile, qui devait être rouge à l'origine. \nCette œuvre offre des analogies avec d'autres objets similaires. \nDans ce cas spécifique, en ce qui concerne le décor, on peut établir de nombreux rapprochements avec le coffret ovale de la cathédrale d'York et avec deux exemplaires à couvercle en forme de pyramide tronquée présents à Palerme, eux aussi dans la collection de la chapelle Palatine. \nToutefois, l'objet qui présente le plus de similitudes avec celui-ci est le coffret de la Walters Art Gallery de Baltimore ; car les similitudes concernent non seulement le décor, mais aussi la forme et l'insertion des éléments de bronze.","short_description":"De petits coffrets semblables à celui-ci, par la forme et les matériaux utilisés, sont attestés en Sicile et en Italie du Sud, où ils étaient produits par des artisans musulmans. Peut-être utilisés comme coffrets à bijoux, ces coffrets étaient généralement revêtus de tissu à l'intérieur.","holder":"Trésor de la chapelle Palatine","owner":"Ministère de l’Intérieur, Direction générale des affaires des cultes.","initial_owner":"Propriété de l’État.","location":"Palerme","dimensions":"H. 12,5 cm ; l. 20,5 cm ; P : 14,5 cm.","method_for_datation":"Malgré l'absence de pièces documentaires concernant cet objet, on peut se référer aux études de Cott, qui situe essentiellement au XIIe siècle la phase de production des ivoires gravés. Cette datation sera ultérieurement reprise par Pinder Wilson, avec une référence précise à la première moitié de ce siècle, en relation avec le coffret de la cathédrale d'York, qu'il juge lié au voyage en Sicile accompli par William Fitz Herbert en 1147-1148 chez le roi Roger II son cousin.","method_for_provenance":"La présence de plusieurs exemplaires comparables avec notre œuvre a fait pencher les spécialistes pour une hypothèse privilégiant un seul centre de production, le plus souvent identifié comme étant la Sicile ou, selon Pinder Wilson, comme l'Italie du Sud, et plus spécialement Amalfi.","provenance":"Sicile ou Italie du Sud (Amalfi).","obtention":"Non disponible.","bibliography":"Andaloro, M. (dir.), *Federico e la Sicilia dalla terra alla corona, arti figurative e suntuarie* (catalogue d'exposition), Palerme, 1995. \nCott, P. B.*, Siculo-Arabic Ivories,* Princeton, 1939. \nDi Marzo, G., *Note illustrative degli antichi cofanetti della Real cappella Palatina di Palermo*, Palerme, s.d. \nFerrandis, J., *Marfiles Arabes de Occidente*, vol. II, Madrid, 1935-1940. \nGabrieli, F. et Scerrato U.*, Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979. \nPinder Wilson, R. H. et Brooke, C.N.L., “The reliquary of St. Petroc and the Ivories of norman Sicily”, *Arcaeologia*, p. 104 (1973).","dynasty":"Art arabo-normand","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Maria Ilaria Randazzo","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art siculo-normand","coffret"],"materials":["Ivoire gravé sur armature en bois, bronze doré."]},"95f0e5c9-0936-55b5-ae88-631dafd406d1":{"name":"Minbar.","description":"Un *minbar* est une chaire en bois surélevée d'où le prédicateur prononce ses sermons hebdomadaires, ou *khutba*, le jour de la prière commune du vendredi. C'est l'un des premiers types de mobilier liturgique islamique introduit au temps du prophète lui-même. Lorsque Nour al-Din (m. 569 H / 1174 J.-C.) arriva au pouvoir en Syrie et en al-Djazira, il commandita plusieurs importants *minbar* dans le cadre d'une volonté de propagation de la foi et du *djihad*. Il en confia la fabrication à des menuisiers réputés d'Alep. \nCe *minbar* fut commandité pour une nouvelle mosquée édifiée par Nour al-Din à Hama en 558 H / 1163 J.-C. Il se compose d'un étroit escalier conduisant à une plate-forme couverte. Bien qu'il ait perdu ses marches d'origine et ses parois latérales, sa structure supérieure a été conservée. La plate-forme à plan carré présente trois ouvertures en arc et un fond plein. Un entablement richement décoré soutient une petite coupole. Les arabesques végétales et géométriques illustrent le haut niveau de qualité du travail de sculpture du bois. Deux inscriptions historiques figurent en frise de chaque côté des balustrades. Celle de gauche, qui a été déplacée pour être accrochée au-dessus de l'entrée de la mosquée, évoque la guerre sainte et la justice. Celle de droite, restée en place, met en valeur la piété et l'humilité. La corniche possède également une inscription coranique qui décrit les merveilles de la création divine et du paradis. Le dos de la chaire comporte une *chahada*, ou déclaration de foi, sculptée sur deux lignes en caractères *thoulouth* dans un cartouche. \nCe *minbar* affirmait les positions religieuses et politiques de Nour al-Din, répétées sur les murs de la mosquée. Son importance tient à ce qu'il illustre une symbolique de l'autorité. Les inscriptions, comme les sermons, exprimaient le pouvoir et la vision. Dans le cas de Nour al-Din, des documents historiques montrent l'attention méticuleuse qu'il portait à la mise en œuvre de ce qui était annoncé en son nom dans les nombreuses mosquées qu'il édifiait. L'image projetée était celle de grande piété, par contraste avec la magnificence, et d'humilité opposée à la richesse, sans oublier comme toujours le rappel de la guerre sainte. \nLe rêve de Nour al-Din de libérer Jérusalem est exprimé de façon similaire mais moins richement composée dans un *minbar* commandé pour la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, avant qu'elle ne soit reprise aux Francs par Saladin. Malheureusement, ce meuble a disparu lors d'un incendie en 1969.","short_description":"Le *minbar* de Nour al-Din à Hama est un important exemple de l'art syrien de la sculpture du bois. On sait que Nour al-Din a employé les meilleurs menuisiers alépins pour fabriquer des *minbar* qu'il expédia à diverses mosquées syriennes pour prêcher la guerre sainte lorsque les Croisés prirent Jérusalem.","holder":"Musée de Hama.","initial_owner":"Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi (r. 541-569 H / 1146-1174 J.-C.).","dates":"558 de l'Hégire / 1163 J.-C.","location":"Hama","dimensions":"H. (au plus haut) 430 cm, L. 320 cm, l. 85 cm","method_for_datation":"Une inscription au dos de cette chaire indique \"559\" (1164).","method_for_provenance":"Cette chaire se trouvait à l'origine dans la mosquée Nour al-Din à Hama construite par Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi en 558/1164.","provenance":"Hama, Syrie.","obtention":"Jadis dans la mosquée Nour al-Din à Hama, le *minbar* a été transféré au musée.","bibliography":"Ettinghausen, R., Grabar, O. et Jenkins-Madina, M., *Islamic Art and Architecture 650-1250*, New Haven, 2001. \nMoaz, A. R., “The Minbar of the Aqsa Mosque, Woodwork in 12th-Century Syria-Palestine”, *Islamic Arts and Crafts*, Istanbul (sous presse). \nTabbaa, Y., “Monuments with a Message: Propagation of Jihad under Nour al-Din (1146-1174)”, *The Meeting of Two Worlds: Cultural Exchange between East and West during the Period of the Crusades* (V. P. Goss, éd.), Michigan, 1986.","dynasty":"Période atabeg-zenguide","author":"Waal Hafian","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["djihad","Hama","Incrustations","minbar","mosquée","motifs géométriques","Nour al-Din Mahmoud bin al-Zangi","sculpture sur bois","zenguides"],"materials":["Bois sculpté et incrusté."]},"97234026-b759-5b5b-ada5-8fc567b89260":{"name":"Lit à baldaquin","short_description":"Lit à baldaquin d’influence européenne (pseudo baroque) fabriqué pour une population musulmane. Tout à la fois dinandiers et ferronniers, les artisans qui fabriquaient ces meubles étaient organisés en une corporation à part et avaient leurs ateliers dans la basse Casbah.","type":"Ferronnerie doree; furniture","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":","},"9beb3626-1910-5e59-a90a-ae27e1cb3c8d":{"name":"Portes et heurtoir.","description":"Ces deux panneaux de porte en bois de la grande mosquée de Cizre furent habillés de feuilles de bronze puis décorés de bandeaux et de plaques de cuivre fixés par des clous de fer. Le bandeau de bordure présente une décoration de quatre-feuilles maintenue par des clous à tête ronde. Chaque panneau compte trois médaillons, chacun orné en son centre d'une étoile à douze branches entre lesquelles des demi-médaillons composent deux demi-médaillons et deux médaillons entiers lorsque les deux portes se referment. Les champs entre ces médaillons et les motifs géométriques sont occupés par des plaques métalliques à décor ajouré de palmettes et d'arabesques. Des traces de pigment suggèrent que le fond était à l'origine peint en rouge et bleu pour faire ressortir les motifs. Les demi-médaillons et les quarts de médaillons du bord extérieur des portes laissent imaginer que la composition pourrait se développer à l'infini. Près du centre, deux anneaux étaient prévus pour recevoir les heurtoirs en bronze, formés par deux dragons affrontés se rejoignant en leur centre et reliés par une tête de lion. Ils étaient ornés d'un décor gravé. Les dragons ont des oreilles en pointe, des yeux en amande et des ailes. Leur corps écaillé forme une boucle en spirale tandis que leurs queues se rejoignent avant de s'achever en têtes d'aigle.","short_description":"Les magnifiques portails des mosquées monumentales symbolisent les portes du Paradis. La présence du nom du sultan, la décoration géométrique symbolisant l’Infini sur les vantaux, les motifs du lion et du dragon sur le heurtoir sont l’expression non seulement du pouvoir divin de Dieu, mais aussi du pouvoir terrestre du sultan.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Mahmoud Sanjar Chah (r. 605-639 H / 1208-1241 J.-C.), atabeg de Cizre, de la dynastie artoukide.","dates":"Début du VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"Panneaux de porte H. 300 cm, l. 112 cm chacun; heurtoir H. 27, 5 cm, l. 24 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"Le commanditaire était l'atabeg de Cizre, Mahmoud Sanjar Chah, qui régna de 605 à 639/1208-1241. Le heurtoir a sans doute été fabriqué en même temps que les panneaux de porte pour la grande mosquée de Cizre édifiée en 550/1155.","method_for_provenance":"Ces panneaux de porte et ce heurtoir ont été spécialement conçus pour la grande mosquée de Cizre. Il est donc possible qu'ils aient été produits à Cizre ou en Anatolie du Sud-Est.","provenance":"Anatolie du Sud-Est, probablement Cizre.","obtention":"Transféré du musée de Mardin en 1976.","bibliography":"ölçer, N*., et al, Museum of Turkish and Islamic Art,* Istanbul, 2002, pp. 95-97. \nRoxburgh, D.J. (dir.), *Turks, A Journey of a Thousand Years, 600-1600,* Londres, 2005, pp. 399-400.","dynasty":"Dynastie des Seldjoukides de Cizre","author":"Alev Özay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique","décoration végétale"],"materials":["heurtoirs en bronze gravé.","Panneaux de portes en noyer et peuplier, bronze et cuivre, ajourage"]},"9cc9092e-917f-5963-aa95-2f593ab99290":{"name":"Poutre de bois.","description":"Poutre en cèdre (bois probablement importé du Liban), transférée du Dôme du Rocher au musée lors de travaux de restauration menés dans les années 1960. Elle présente une inscription en style coufique fleuri fatimide comprise à l'intérieur d'un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d'un décor en relief. L'inscription contient le nom de l'artisan qui en fut l'auteur et participa aux restaurations entreprises sur le Dôme du Rocher sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). L'homme a probablement travaillé à d'autres endroits de l'édifice. L'inscription qui débute par la *basmala* se lit : “Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux. Ceci est l'œuvre de ' Abd al-Baqi bin al-Hasan bin Ismai'l al-Dimachqi. Que Dieu lui assure son secours.” Si l'on manque d'informations sur cet artisan, la présence de la mention “al-Dimachqi” (le Damascène) confirme l'existence d'un flux continu d'artisans venus de Damas à Jérusalem au cours de la période fatimide. Damas était (et reste) fameuse pour le travail du bois et Jérusalem fit donc appel à ses artisans pour la construction du Dôme du Rocher à la fin du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) ; la poutre ne présente aucun autre élément décoratif. Sa qualité d'exécution, préservéee par son état de conservation, confirme le talent des artisans de cette époque.","short_description":"Cette poutre du Dôme du Rocher est probablement en cèdre importé du Liban. Une inscription en style coufique fleuri fatimide est insérée dans un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d’un décor et d’un texte en relief. L’inscription rappelle le nom du sculpteur qui en fut l’auteur au temps du calife al-Dahir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 183 cm, l. 18,5 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les dates des restaurations du Dôme du Rocher entreprises sous les Fatimides. Par ailleurs, l'inscription est de style clairement fatimide.","method_for_provenance":"On ne sait pas si cette poutre a été travaillée à Jérusalem ou sur un autre site, mais habituellement ce type d'élément était sculpté sur place. Il est possible qu'elle ait été sculptée à Jérusalem, même si le bois était importé du Liban. D'après l'inscription, l'artisan venait probablement de Damas.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"D'après les archives du musée, cette poutre a été transférée du Dôme du Rocher en 1960.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cèdre","écriture coufique","poutre en bois","Sculptures sur bois"],"materials":["Bois sculpté patiné."]},"a16a6766-7c75-5cbd-9606-e910423fd3b2":{"name":"Écoinçon.","description":"Ce tronçon d'écoinçon, incurvé dans sa partie inférieure droite, est encadré en haut par un ruban de petites rosaces à quatre feuilles et d'un listel sous forme de baguette épaisse sculptée en relief, et en bas à droite par une baguette en segment d'arc. \n \nSon champ est orné d'un décor floral compact, distribué sur deux plans de faible relief. Le plan inférieur est meublé de motifs floraux rattachés à des rinceaux entrelacés : palmes lisses, simples ou doubles aux lobes enroulés ; fleurons à trois feuilles rappelant les fleurs de lys. Le plan supérieur est occupé par des arcatures florales composées de palmes : l'une, doublée, enserre des caractères pseudo-coufiques dessinant une eulogie en miroir, *moulk* (puissance de Dieu), et se termine par un sommet ogival que surmonte un fleuron dont la pointe mord sur le ruban de rosaces ; l'autre, entourant une composition florale, se termine en couronne. \n \nCet élément d'écoinçon provenant d'un édifice saadien de Fès faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de péristyle.","short_description":"Ce fragment d'écoinçon faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de galeries. Il est orné d'un décor floral compact sculpté et d'arcatures florales enserrant des caractères pseudo- coufiques qui dessinent en miroir le mot *moulk* (puissance de Dieu).","holder":"Musée Batha.","dates":"Xe-XIe siècle de l’Hégire (XVIe-XVIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 47,5 cm, L. 64,5 cm, ép. 4,6 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Son appartenance à un édifice d'époque saadienne mentionnée sur le registre d'inventaire est en effet confirmée par le choix de certains motifs floraux et de leur composition, ainsi que par leur technique de taille en faible relief.","method_for_provenance":"Objet récupéré *in situ*.","provenance":"Une maison de Fès.","obtention":"Récupération par le service des Monuments historiques, entré au musée en 1930.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc,* Paris, 1925**.**","dynasty":"Saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration pseudo-épigraphique","décoration végétale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a248d8b4-e492-5f6d-bdb7-ab94d668d922":{"name":"Chambre d’Alep.","description":"Le propriétaire d'une maison d'Alep, un riche marchand de biens chrétien, fit exécuter cet ensemble de lambris pour sa salle d'apparat au début du XVIIe siècle. Il constitue le plus vieil exemple de peintures dans un lieu d'habitation à l'époque ottomane en Syrie. Le commanditaire chrétien confia les travaux au meilleur atelier, désirant décorer ce salon de réception de motifs très différents dans le style de l'enluminure ottomane de l'époque, avec fond floral ou géométrique. On distingue donc des thèmes tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, une représentation de la Vierge à l'enfant, à côté de scènes de chasse telles qu'on en trouve dans l'enluminure persane. Les citations des psaumes, les proverbes arabes et les formules persanes qui courent le long des panneaux sont eux aussi choisis pour évoquer la coexistence pacifique d'hommes de religions différentes. \nAu fond de la niche principale, les panneaux du centre sont disposés à droite et à gauche d'un placard. Sur le panneau de gauche sont représentés les sujets de la vie de cour, un souverain trônant, une chasse, un prince avec son faucon. Sur le panneau de droite se trouvent les sujets chrétiens, la Sainte Cène, la danse de Salomé devant Hérode, le sacrifice d'Isaac. D'autres panneaux présentent, dispersées, des scènes de cour et des sujets chrétiens, par exemple l'histoire de “Leila et Majnun”, du poète Nizami (1141-1202 J.-C.), l'emprisonnement de Paykar, la Vierge Marie et l'enfant ou encore saint Georges, à côté d'animaux réels et fabuleux. Étant donné la diversité des sujets représentés, un tel ensemble de lambris ne pouvait vraisemblablement être exécuté que dans une grande ville commerciale telle qu'Alep. \n \nCliquer [ici](https://youtu.be/4toX47mtAIE) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Cet ensemble de panneaux de bois peints appartient au salon d'apparat d'un riche marchand chrétien d'Alep, en Syrie. Il constitue le seul exemple existant d'une salle peinte datant du XVIIe siècle. Son répertoire ornemental et figuratif comporte aussi bien des thèmes chrétiens que des versets arabes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Isa ibn Butrus (Jésus, fils de Boutros).","dates":"1009 de l’Hégire / 1600-1601 J.-C. et 1012 H / 1603 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 260 cm, L. de l’ensemble 35 m.","method_for_datation":"Dans la chambre d'Alep se trouvent inscrites deux dates à deux endroits différents : 1009 (1600-1601) et 1012 (1603).","method_for_provenance":"L'ensemble fut acquis par Friedrich Sarre à Alep en 1912. Les documents indiquent qu'il provient de la maison Wakil à Alep, où il a été photographié in situ avant 1912.","provenance":"Syrie, Alep.","obtention":"Acheté par Friedrich Sarre pour le musée à Alep en 1912.","bibliography":"Duda, D., “Die Sammlung Henri Pharaon in Beirut”, *Innenarchitektur syrischer Stadthäuser des 16. bis 18. Jahrhunderts*, Wiesbaden, 1971. \nGangler, A., *Ein traditionelles Wohnviertel im Nordosten der Altstadt von Aleppo in Nordsyrien,* Tübingen, 1993. \nGonella, J., *Ein christlich-orientalisches Wohnhaus des 17. Jahrhunderts aus Aleppo (Syrien),* Mayence, 1996. \nOtt, C., “Die Inschriften des Aleppozimmers im Berliner Pergamonmuseum”, *Le Muséon,* 109/1-2, pp. 185-226. \nSarre, F., “Bemalte Wandverkleidung aus Aleppo”, *Berliner Museen, Berichte aus den Preubischen Kunstsammlungen* XLI/4, 1919-1920, pp. 143-158.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","animal imaginaire","lambris","salon de réception","sujets chrétiens"],"materials":["Bois, peinture en différentes couches avec divers pigments et applications de métal."]},"a89685ed-d6b6-5d4f-ba6b-53f166d90f5d":{"name":"Fragment de linteau (*izar*).","description":"Ce linteau légèrement détérioré à la partie inférieure du côté droit est sculpté d'une inscription, interrompue par un registre d'inspiration architecturale à remplissage végétal. \n \nL'inscription reproduit un texte coranique, le début du verset 47 de la sourate XI*,* “L'Envoyé”, ce qui laisse supposer que ce linteau proviendrait d'un édifice religieux.Les hampes des caractères coufiques anguleux s'élargissent au sommet en biseaux concaves. Seules celles du *nun* et du *ha* se terminent en un mouvement contourné simple, dessinant l'allure élégante du col des cygnes. Les lettres basses, comme le *dal* et le *waw*, sont surmontées de motifs décoratifs formés de hampes accouplées, aux biseaux concaves. Toutes les lettres sculptées en ronde-bosse sont cernées d'une ligne champlevée qui élargit leur rebord. \n \nLe fond végétal sur lequel se détache l'écriture ne semble jouer qu 'un rôle secondaire par rapport aux lettres. Le mouvement de la tige, le nombre des motifs floraux et leur silhouette s'adaptent en effet à la hauteur des hampes, à leur espacement et à leur tracé. Ce décor large et sobre, sculpté en champlevé, fait appel à la tige épaisse et à la palme simple sous toutes ses formes : recourbée à la base en anneau circulaire, à calice triangulaire, en éventail. Il met également en œuvre la palme symétrique lisse aux lobes inférieurs à bords pointus et qui s'apparente au fleuron. Tous les lobes de ces différents types de flores ont leurs bords extérieurs découpés en petits festons qui semblent être une simplification des digitations de feuilles d'acanthe. \n \nLa sobriété et l'élégance des caractères coufiques,la rigueur et la simplification des formes végétales employées dans la décoration de ce linteau sont des caractéristiques de l'esthétique almohade, à laquelle cette œuvre semble se rattacher.","short_description":"La sobriété et l'élégance des caractères coufiques de l'inscription coranique,la rigueur et la stylisation des formes végétales employées dans la décoration de ce bois, sont des caractéristiques de l'esthétique almohade à laquelle se rattache ce linteau provenant d'un édifice religieux.","holder":"Musée Batha.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle de l'Hégire (seconde moitié du XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 16 cm, L. 106,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'élégance des caractères calligraphiques ainsi que la sobriété du décor végétal se rattachent au style artistique que l'on retrouve sur les monuments almohades datés.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration végétale","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a96d4c0a-5e74-5015-a893-8254aa4f6dbd":{"name":"Ecole coranique","short_description":"Reproduction d’une école d’enseignement traditionnel : l’école coranique ou le *kouttab*. Dans une salle nue avec des nattes par terre, les élèves sont installés en cercle autour de leur maître, le *moueddeb*. Au XIXe siècle et jusqu’au début du XXe siècle, l’école coranique a constitué l’élément de base de l’enseignement traditionnel, l’élève y apprenait le Coran, les préceptes islamiques et les règles élémentaires de la langue arabe.","type":"Photographie","holder":"Musée de l’Education","dates":"XXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar","keywords":["Ecole traditionnelle","Ecole moderne"],"materials":["Papier"]},"abcd7fbc-8fff-531e-a64f-faee1e92d4c7":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois sculpté en haut-relief. Son décor se compose de deux épaisses branches s'élevant d'un vase, l'une vers la gauche l'autre vers la droite, qui se courbent et se croisent pour former deux cercles successifs avant de se réunir en partie supérieure du panneau. Des feuilles et des grappes de raisins poussent de ces branches et meublent les espaces. Ce panneau présente un certain nombre de caractères de style hellénistique, en particulier dans la composition naturelle ainsi que dans la variété des niveaux et des éléments de décor, caractéristiques identiques en fait à celles de la période omeyyade. Il rappelle également certaines mosaïques du Dôme du Rocher ou la décoration du château du désert omeyyade de Qasr al-Mchatta.","short_description":"Quand les Arabes conquirent l'Égypte et s'y installèrent, ils n'introduisirent pas de nouvelles techniques dans l'art de la sculpture du bois et de la décoration, mais continuèrent plutôt dans le style hellénistique en vogue à cette époque.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41,5 cm, l. 21,5 cm.","method_for_datation":"Analyse des éléments décoratifs et du style de sculpture qui rappellent la décoration omeyyade de Qasr al-Mchatta et du Dôme du Rocher.","obtention":"Acheté en 1945 auprès du marchand d'antiquités Fouquet.","bibliography":"Ettinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam 650–1250,* New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-*Founoun *al-Islamiya* \\[Histoire des arts de l'Islam\\], Abou Dhabi, 2003. \nMustafa, M., *Dalil Mathaf al-fan al-Islami* \\[Guide du musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration végétale","grappes","haut-relief","panneaux","raisin."],"materials":["Bois sculpté en haut-relief."]},"ae6c89dd-38fa-5357-b1bd-8536d9d0c3b9":{"name":"Fragment de frise en bois à inscription coufique.","description":"Fragment de frise en bois sculptée de grands caractères coufiques. Lors de son acquisition, cette pièce était supposée provenir d'Égypte toulounide, et l'on avait suggéré à l'époque que l'inscription signifiait : “bénédiction, bonne fortune, bonheur et joie à son propriétaire”. Une analyse plus approfondie montre que cette traduction ne correspond pas aux caractères. Même si la ligne n'a pas encore été déchiffrée, il est plus probable qu'elle reprend une citation du Coran.","short_description":"Peu d’éléments fatimides en bois sculpté sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont caractérisés par leur complexe technique en haut relief et la vigueur de leur décoration épigraphique ou figurative. Parfois, les panneaux finis, dont le rôle était d’embellir des intérieurs de l’époque, étaient peints, vernis et traités afin de retarder la propagation des flammes.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IIe-Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, L. 117 cm.","method_for_datation":"Ce fragment attribué un moment à l'Égypte toulounide (IIIe-IVe/IXe-Xe siècles) est considéré aujourd'hui comme une production de la période fatimide (IVe-VIe/Xe-XIIe siècles) pour ses similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé dans des fouilles à Raqqa en Syrie.","method_for_provenance":"Bien qu'on ait d'abord attribué une origine égyptienne à l'objet, une provenancesyrienne est aujourd'hui envisagée du fait de certaines similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé lors de fouilles menées à Raqqua (Syrie) et remontant à la période fatimide.","provenance":"Sans doute Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté à Lisbet Holmes Textiles, Londres, en 1984.","dynasty":"Toulounide ou fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","épigraphie"],"materials":["Bois sculpté."]},"b55d65e0-7851-5d7f-94f3-89e36361d38d":{"name":"Battants de porte d’al-Hakim bi-Amrillah.","description":"Cette porte de la mosquée al-Azhar se compose de deux battants, chacun à sept panneaux rectangulaires verticaux ou horizontaux. Les deux panneaux supérieurs comportent une inscription de deux lignes rédigée en coufique fleuri. Les panneaux ayant été inversés lors d'un remontage des battants, le texte se lit aujourd'hui de gauche à droite : “Notre Seigneur, le Commandeur de la Foi / l'Imam, al-Hakim bi-Amrillah / que les Bénédictions de Dieu descendent sur lui et sur ses / ancêtres, al-Tahireen, et ses descendants.” \n“Al-Hakim bi-Amrillah” était le titre porté par le calife fatimide al-Mansour. Son agnomen était Abou Ali (père d'Ali). L'inscription se termine par la mention de “al-Tahireen”, attribut des descendants de la famille du prophète et de sa parentèle, dont les califes fatimides. Les 12 autres panneaux sont ornés de motifs végétaux sculptés en bas-relief qui illustrent les particularités du style des débuts de la période fatimide de la sculpture sur bois, style de travail biseauté qui se distingue du style toulounide. Le décor se compose de longues tiges végétales et de frondes de demi-palmes, ainsi que d'un nouveau motif évoquant un bouton de fleur en forme de haricot sortant d'une feuille ailée. Cette porte nous éclaire sur le développement du bois sculpté islamique et permet de dater d'autres objets en bois de cette période.","short_description":"Cette porte, exemple de la florissante industrie du bois sculpté dans le Caire fatimide, offerte à la mosquée al-Azhar par le calife al-Hakim, est la preuve du soutien apporté par les califes fatimides aux institutions religieuses, à leur entretien et à leur reconstruction.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"386-411 de l’Hégire / 996-1021 J.-C.","location":"Le Caire","dimensions":"H. 325 cm, l. 200 cm.","method_for_datation":"Présence sur la porte du nom du calife al-Hakim bi-Amrillah. On connaît par ailleurs l'intérêt de celui-ci pour les bâtiments et le fonctionnement de la mosquée al-Azhar, qu'il agrandit par la construction dans sa cour de deux arcades à colonnes (*riwaq*). Un *waqf* au nom de al-Hakim daté de 400/1009 précise que les revenus de cette fondation seront reversés à la mosquée pour le payement des salaires du *khatib* (orateur), des imams, des muezzins, des serviteurs, du mobilier, de divers équipements, des luminaires et de l'éclairage.","method_for_provenance":"L'inscription présente sur la porte mentionne spécifiquement al-Hakim bi-Amrillah, titre du calife fatimide al-Mansour. On sait qu'il prit une part active au développement et à l'entretien de la mosquée al-Azhar, qui bénéficiait d'un *waqf* à son nom. La porte a été transférée de la mosquée au Musée d'art islamique au début du XXe siècle.","provenance":"Le Caire.","obtention":"Porte transférée de la mosquée al-Azhar au Musée d'art islamique. Ce fut l'une des premières acquisitions de celui-ci vers 1903.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *al-Qāhira, Ārikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts et ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650–1250,* New Haven-Londres, 1987. \nHassan, Z. M., *Atlas Al-Founoun al-Zoukhroufiya wa al-Tasawir al-Islamiya* \\[Atlas des arts décoratifs et des représentations picturales islamiques\\], Beyrouth, 1981. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPauty, E., *Catalogue du Musée Arabe du Caire,* Le Caire, 1931.","dynasty":"Fatimide","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration épigraphique","décoration végétale","écriture coufique","haut-relief","Portes","sculpture biseautée"],"materials":["Bois sculpté."]},"b8c40522-1727-5d7d-b72d-d30eb8d6a67e":{"name":"Quatre stalles de chœur.","description":"Les stalles du couvent de Santa Clara sont de type monumental. Les quatre unités qui se trouvent au Musée archéologique national faisaient partie d'un ensemble qui en comptait cinquante à l'origine. Les quarante-six stalles restantes se trouvent actuellement à la Mission de San Diego (États-Unis). \nLa structure de l'ébénisterie et le décor peint sont remarquables. Les parties sont assemblées de telle sorte que les éléments cloués sont très peu nombreux. La gamme de couleurs est traditionnelle, avec prédominance des tons de rose, rouge sombre, verdâtre, blanc et vert jaune, appliqués sur une solide impression blanche, donnant un résultat visuel éblouissant. \nL'aspect architectonique de l'œuvre, avec ses colonnes octogonales, ses petits arcs lobulés, son auvent à modillons et corniche donne à l'ensemble un caractère grandiose. C'est l'exemple le plus ancien en Espagne de stalles hautes: elles furent réalisées autour de 1353, date à laquelle María de Padilla, maîtresse du roi Pierre Ier de Castille, fonda le monastère, comme le proclament les blasons à lions rampants et les petites pelles à feu qui sont l'emblème de María de Padilla.","short_description":"Ces quatre stalles donnent une idée la monumentalité originelle de l'ensemble, initialement formé de cinquante stalles, du couvent de Santa Clara de Astudillo (Palencia). D'aspect très architectural, les pièces sont simplement assemblées ; la décoration *d'ataurique* à couleurs brillantes prédomine.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1353-1357.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 290 cm, l. 285 cm, P. 100 cm.","method_for_datation":"La documentation historique conservée permet de les dater d'entre les années 1353 et 1357.","method_for_provenance":"Les stalles sont restées jusqu'en 1932 à leur emplacement d'origine.","provenance":"Couvent de Santa Clara d’Astudillo (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 1er août 1932 par donation d'Apolinar Sánchez Villalba qui souhaitait obtenir l'autorisation d'exporter les 46 stalles restantes aux états-Unis.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Sillas del coro de Santa Clara de Astudillo”, *Museo Arqueológico Nacional. Adquisiciones de 1931*, Madrid, 1932, pp. 1-8. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Museo Arqueológico Nacional. Guía General*, vol. II, Madrid, 1992, pp. 96-97. \nFranco Mata, á., “El actual paradero de la sillería de coro del convento de Santa Clara de Astudillo”, *Homenaje al profesor Martín González*, Valladolid, 1995, pp. 335-338. \nTorres Balbás, L., “Sillerías de coro mudéjares”, *Al-Andalus*, Madrid-Grenade, 1954, p. 19, n. 214.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Astudillo","bois","mudéjar","Pierre Ier","polychromie","sculpture","stalles"],"materials":["Bois de pin","sculpture, polychromie."]},"b966135b-aa13-5813-b98e-6dab1d391e68":{"name":"Étagère","short_description":"Étagère dont le râtelier porte une décoration ajourée. La console présente une décoration florale (marguerites) et de petites colonnettes pour l’accrochage. Le dessous de la plate-forme supérieure est également à motif floral.","type":"Bois de noyer","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"Fin XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":"57 x 33cm","keywords":["Meubles"]},"bcf9b146-5f0b-5860-b18c-54be05ab62f7":{"name":"Panneau décoratif.","description":"On suppose que ce panneau faisait partie de la décoration de bois sculpté de la mosquée Amri à Qus, où la chaire du *minbar* était lambrissée. Ce *minbar* est mentionné pour la première fois par A. Prisse d'Avennes dans les années 1870. Deux grandes feuilles agrémentées d'un dessin très minutieux sont disposées au centre du panneau. Elles encadrent une fleur en palmette et, se transformant à la pointe en motif géométrique, elles se prolongent en rinceaux plats et stylisés. Elles sont prises dans une étoile à dix branches, elle-même reliée au rebord extérieur du panneau. De leur sommité et de leur base part un réseau de rinceaux en spirale. Ceux-ci, pourvus de petits crochets et de feuilles évidées, portent des pampres. Les feuilles centrales sont elles aussi recouvertes d'un motif très délicat. La mosquée al-Hakim, datée du XIe siècle J.-C., présentait déjà des panneaux à la décoration sculptée savamment structurée, sans atteindre toutefois la finesse de cette pièce. \nÀ l'époque de la construction de la mosquée de Salih Tala en 555 H / 1160 J.-C., la ville de Qus était devenue un grand centre du commerce en Égypte. Le célèbre *minbar* fut réalisé immédiatement après cette date. Qus assurait le transport des denrées en provenance et en direction de l'Afrique centrale, le négoce avec le Yémen, le stockage des marchandises échangées avec l'Inde. Ibn Jubayr dans ses descriptions rédigées en 579 H / 1183 J.-C. explique l'essor de la ville par les croisades. Celle-ci était en outre une plaque tournante pour les pèlerins venant d'Égypte et du Maghreb. Les savants utilisaient le *nisba al-Kusi*, ce qui indique l'importance de cette cité qui devait devenir au XIXe siècle la seconde ville commerciale arabe en Égypte.","short_description":"L'art islamique excelle dans les motifs ornementaux souvent dénommés arabesques. Celui-ci est un superbe exemple d'une composition provenant de l'Égypte fatimide. Il montre un motif d'étoile géométrique entourant des feuilles en palmette stylisée au centre, encadrées par des spirales symétriques de vignes qui ondulent se terminant en pampres ou en feuille de vigne.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Collection Herz Bey, Le Caire.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H 25 cm, l. 46,3 cm.","method_for_datation":"La mosquée d'où provient l'objet a été construite vers 550/1155 et il est vraisemblable qu'il a été réalisé à la même date.","method_for_provenance":"On a de tout temps supposé que cette pièce faisait partie de la décoration de bois de la mosquée Amri de Qus en Haute-Égypte.","provenance":"Haute Égypte, mosquée Amri de Qus, v. 550 H / 1155 J.-C.","obtention":"Acquis par B. Moritz au Caire en 1906.","bibliography":"Ettinghausen, R., “Ägyptische Holzschnitzereien aus islamischer Zeit, Berliner Museen”, *Berichte aus den preubischen Kunstsammlungen,* 54, 1933, pp. 17-20. \nKühnel, E., “Der mamlukische Kassettenstil”, *Kunst des Orients* 1,1950, pp. 55-68. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin* (catalogue),Mayence, 2001, p. 31. \nRubrique “Kus” in *Enzyklopädie des Islam,* t. 2, Leyde-Leipzig, 1927, p. 1241. \n*Meyers Konversationslexikon,* Leipzig-Vienne, 1905, t. 11, p. 877.","dynasty":"Fatimide","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois sculpté","feuille évidée","ville commerciale"],"materials":["Bois."]},"bdae3379-6d92-508e-9471-03fb9980c87e":{"name":"Elément de plafond.","description":"De forme trapézoïdale, ce fragment latéral d'un plafond est constitué d'une série de petites planches et de baguettes en bois regroupées selon un schéma géométrique préétabli pour former une mosaïque à trois dimensions et couvrir les solives et les poutres du plafond. Sa composition géométrique, répétitive, adopte un thème issu du carré étoilé à huit pointes développant un entrelacs rectiligne qui engendre, en se nouant, des figures polygonales variées : hexagones, étoiles à sept pointes, nœuds à disposition cruciforme. Les interstices formés par l'entrelacs sont soit meublés de pièces rapportées à bords chanfreinés en légère saillie au dessus du brin d'entrelacs, soit d'espaces vides. \n \nLes brins de l'entrelacs à rainure médiane sont peints d'un filet rouge bordé d'un galon blanc à l'intérieur et d'un listel vert transparent à l'extérieur. Le fond des formes traitées en creux est recouvert d'une couche de peinture rouge qui se superpose au blanc de l'apprêt. Le champ des pièces en reliefs non recouverts d'apprêt est cerné de chanfreins comportant un fond rouge et une couche de blanc ponctuée de petits zigzags bleus et rouges alternés. \n \nLes compositions très équilibrées, alternant les pleins et les vides, et le décor fondé sur les contrastes de couleurs font l'intérêt de ce fragment de plafond provenant de la *madrasa* Mesbahiya de Fès. Dénommé auge ou *jefna* au Maroc et *artesonado* en Espagne, ce type de plafond était déjà utilisé aux époques almohades. Il a connu une grande vogue aux époques mérinides pour la couverture des salles de prière.","short_description":"Les compositions très équilibrées des baguettes et des planches de bois regroupées selon un schéma géométrique, aux pleins et vides alternés, ainsi que la décoration des pièces fondée sur les contrastes de couleurs, font l'intérêt de ce fragment de plafond dénommé *jefna*.","holder":"Musée Batha.","dates":"747 de l’Hégire / 1346-1347 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"L. 285 cm, l. 125,5 cm, ép. 7,7 cm.","method_for_datation":"Même date que la *madrasa* dont il provient.","method_for_provenance":"Fragment récupéré d'un plafond du monument.","provenance":"Madrasa Mesbahiya.","obtention":"Récupération après restauration de la *madrasa*.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nGallotti, J., *Le jardin et la maison arabes au Maroc,* t. I, Paris,1926. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","édifice religieux","plafond"],"materials":["Bois de cèdre assemblé, sculpté et peint."]},"bde1bb31-4ed9-500e-8ed0-c80c51d8d0cd":{"name":"Minbar.","description":"Ce *minbar* est une chaire mobile à 8 marches soutenue par des parois verticales terminées par des arcatures latérales que réunissait une rampe. Il est décoré sur ses parties intérieures et extérieures. Tout le répertoire décoratif andalou connu à cette époque, végétal, floral, géométrique, épigraphique a été mis en œuvre. Les côtés et le dossier sont encadrés d'inscriptions en caractères coufiques (textes coraniques, formules pieuses, trois textes de fondation). Les lettres sont écrites en relief, sculptées ou incrustées. La marqueterie et les incrustations d'os et d'ivoire sont utilisées sur les côtés pour les entrelacs géométriques à damier et pour les motifs floraux en forme d'arbres de vie couronnés d'arcatures qui ornent le dossier et les contremarches. Les petits panneaux polygonaux en bois de formes variées qui remplissent les interstices des entrelacs géométriques sont sculptés et ciselés de motifs végétaux et floraux avec une finesse et une précision remarquables qui rappellent, tout en le surpassant, le travail des boîtes omeyyades en ivoire. à ces sculptures et ciselures s'ajoutent les jeux de couleurs et de nuances des bois précieux pour faire de ce meuble liturgique un chef-d'œuvre du genre. Une des inscriptions précise qu'il a été commandé à un atelier de Cordoue par Ali ibn Youssef en 532/1137 pour la grande mosquée de Marrakech. L'Almohade Abdelmoumen en rasant la mosquée d'Ali en 542 H / 1147 J.-C. a cependant épargné le *minbar*. Il l'a placé dans sa mosquée, la première Koutoubiya, et transféré dans la seconde, l'actuelle Koutoubiya, où il est demeuré en fonction jusque dans les années 1950.","short_description":"Fabriqué à Cordoue pour la Grande Mosquée de Ali ibn Youssef de Marrakech, il a été épargné et placé par Abdelmoumen dans sa mosquée, la Koutoubia. Le travail, fin, précis, minutieux, tout en nuances, fait de ce meuble le seul *minbar* qui nous soit parvenu de cette époque, un chef-d'œuvre du genre.","holder":"Palais al-Badi.","owner":"Mosquée de la Koutoubiya (habous ou waqf).","initial_owner":"Le monarque almoravide Ali ibn Youssef qui l’avait commandée pour sa Grande Mosquée de Marrakech.","dates":"532 de l’Hégire / 1137 J.-C. (début de fabrication).","location":"Marrakech.","dimensions":"H. 386 cm, L. 346 cm, l. 87 cm.","method_for_datation":"L'inscription gravée sur le dernier montant du côté gauche : “Ce *minbar* fut fabriqué à Cordoue, Dieu la garde, pour la grande mosquée de la cité de Marrakech, Dieu la garde, et le commencement de sa fabrication fut avec l'aide de Dieu, au premier jour du mois de *mouharam* de l'année 532/1137, puisse Dieu glorifier la récompense de son commanditaire.” L'inscription de l'arcature du dossier proclame : “Que Dieu soutienne le prince \\[des croyants Ali ibn Youssef\\] Ibn Tachfin ainsi que son prince héritier.”","method_for_provenance":"Le lieu de fabrication (Cordoue) et sa destination première (la mosquée d'Ali ibn Youssef) sont révélés par l'inscription gravée sur l'arcature du dossier : “… Ce *minbar* a été exécuté dans la ville de Cordoue, que Dieu la protège, pour cette grande mosquée vénérée, que Dieu fasse qu'elle perdure avec la parole de l'islam. Elle a été achevée…” Le nom de “Aziz” gravé sur la structure, découvert lors de la restauration, serait peut-être celui d'un artisan ou d'un contremaître.","provenance":"Cordoue (Espagne).","obtention":"Sorti pour sa préservation de la mosquée Koutoubiya l'année 1962, il est actuellement (2005) conservé, depuis l'achèvement de sa restauration, dans une pièce du palais al-Badi.","bibliography":"Basset, H. et Terrasse, H., “Sanctuaires et forteresses almohades. V. La chaire de la Kotobîya”, *Hespéris* 6, Rabat, 1926, pp. 168-207. \n \nBloom, J.M., Toufiq, A., Carboni, S., Soultanian, J., Wilmering, A.M., Minor, M.D., Zawacki, A., Hbibi, M., *Le Minbar de la Mosquée Kutubiiyya*, Madrid, 1998. \n \nDeverdun, G., *Marrakech des origines à 1912*, Rabat, 1959. \n \nSauvaget, J., “Sur le minbar de la Koutoubia de Marrakech”, *Hespéris* 36, Rabat, 1949. \n \nTerrasse, H., “Minbars anciens du Maroc”, *Mélanges d'histoire et d'archéologie de l'Occident musulman,* 2, Alger, 1957.","dynasty":"Almoravide","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","mobilier liturgique"],"materials":["Essences de bois diverses (cèdre, acacia, buis, jujubier), os naturel et peint en vert, ivoires (sculptés, ciselés, ajourés, assemblés, incrustés, dorés)."]},"bf0840a4-cd98-55b6-a59b-9fb15a8371a3":{"name":"Panneau de bois.","description":"Le Musée d'art islamique possède deux panneaux de bois identiques – dont celui-ci, décoré de deux colombes stylisées affrontées entourées de motifs décoratifs végétaux. Certains détails des colombes sont colorés en rouge, bleu ou blanc. Le cou de chaque oiseau est orné d'un bandeau à un rang de grènetis. Par ailleurs, le panneau s'orne de motifs végétaux en forme de fleurs de lotus et de feuillage ailé qui pourraient avoir des liens avec certaines pièces similaires exécutées en plâtre ou en bois à Samarra (Irak). \nLa période toulounide en égypte (254-292 H / 868-905 J.-C.) se distingue par l'influence dominante de certains styles de Samarra dans les arts appliqués. Le travail du bois est l'un des domaines dans lesquels se fait le plus sentir l'influence du style “C” de Samarra (troisième style samarrien) en stuc, au point que certains exemples toulounides en bois semblent quasi identiques à d'autres découverts à Samarra, qui datent du IIe siècle H (IXe siècle J.-C.) et se distinguent par leur taille en biseau.","short_description":"Ce panneau en bois est gravé dans le style décoratif apporté en Égypte par des artisans d'Irak à la suite d'Ahmad Ibn Touloun, fondateur de la dynastie toulounide. On appelle ce style le troisième style Samarra.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 80 cm, l. 20,5 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec la diffusion de ce style décoratif particulier à Samarra au cours du IIIe/IXe siècle. Pendant cette période, de nombreux artisans suivirent Ahmed ibn Touloun, fondateur de la dynastie, et quittèrent Samarra pour l'égypte. Il s'ensuivit un développement de la fabrication d'objets d'art précieux, produits selon les styles décoratifs samarriens.","method_for_provenance":"La probabilité d'une production égyptienne s'appuie sur le style de sculpture identique observé sur ce panneau et sur d'autres exemplaires en bois ou en plâtre exécutés de source sûre en égypte à la même époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1938 au marchand d'antiquités Maurice Nahman.","bibliography":"Bloom, J. et Blair, S., *Islamic Arts*, Londres, 1997. \nBrend, B., *Islamic Art*, Londres, 1991. \nEttinghausen, R. et Grabar, O., *The Art and Architecture of Islam, 650-1250*, New Haven-Londres, 1987. \nShafa'i, F., “Moumayyizat al-Akhshab al-Mouzakhrafa fi al-Tiraz al-Abbasi wa al-Fatimi \\[Caractéristiques distinctives des bois décorés dans les styles fatimide et abbasside\\]”, in *Majalat Koulliyat al-Adab* \\[Journal de la Faculté des arts\\], vol. 16, n° 1, 1954. \nWilson, E., *Islamic Designs*, Londres, 1988. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les Arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide\\], vol. 1, Alexandrie, 2002.","dynasty":"Toulounide","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration figurative","décoration végétale","gravure","panneaux","relief","taille en biseau"],"materials":["Bois sculpté, taille en biseau."]},"c71d590c-4617-5140-bfe0-2cb0925bedda":{"name":"Écritoire.","description":"écritoire en bois laqué (technique *Edirnekari*) décoré extérieurement de bouquets de fleurs sur fond rouge. Les motifs floraux de la guirlande figurant au centre du couvercle bombé ainsi que dans les angles et sur les faces latérales sont de style baroque-rococo turc. Dans un petit médaillon à la base du couvercle figure le nom de l'artisan qui a fabriqué cette boîte : Es-Seyyid ömer er-Recai (al-Sayyid 'Umar al-Rija'i). à l'intérieur du couvercle est peint le *tugra* du sultan Abdülmecid Ier (r. 1255-1278 de l'Hégire / 1839-1861 J.-C.) sur fond bleu. Le volume intérieur est aménagé pour le rangement d'une plume en roseau, d'encre, d'un sablier et de papier – pour lequel est prévu un compartiment spécial. Les écritoires répondaient au besoin de réunir et de conserver ensemble papier, plume de roseau, encriers, plaquette de coupe, couteaux et ciseaux. Objets fonctionnels plus que décoratifs, ils étaient décorés selon le goût de la période, souvent d'incrustations de nacre, d'ivoire et d'écaille de tortue sur bois. Ils pouvaient aussi, comme ici, être laqués, technique appréciée au XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). \nLa calligraphie est l'un des grands domaines dans lequel l'art islamique a exprimé toute sa personnalité. Les sultans ottomans en particulier apprenaient la calligraphie et écrivaient leurs propres textes. Parmi les sultans habiles dans cet art figurent Ahmed III, Moustafa II, Mahmoud II et Abdülmecid Ier.","short_description":"Les écritoires étaient faits pour ranger les ustensiles des calligraphes et des scribes. Ils étaient décorés selon le goût de l’époque – celui-ci selon une technique de laque appelée *Edirnkari*. Son propriétaire était le sultan Abdülmecid Ier, qui était lui-même calligraphe.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Abdülmecid Ier.","dates":"Règne du sultan Abdülmecid Ier (r. 1255-1278 de l’Hégire / 1839-1861 J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"L. 40 cm, l. 21 cm, H. 8,5 cm.","method_for_datation":"Le *tugra* du sultan Abdülmecid Ier qui figure à l'intérieur du couvercle prouve que l'écritoire a été fabriqué au cours de son règne, et spécialement pour ce souverain calligraphe amateur.","method_for_provenance":"La provenance stambouliote est probable si l'on considère la haute qualité de réalisation de cet objet, qui indique qu'il a probablement été réalisé pour le sultan. Par ailleurs, le premier client de l'art de la calligraphie était la cour ottomane.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Conservé au Pavillon des carreaux de céramique (çinili Köşk) à Istanbul, puis transféré au musée en 1941.","bibliography":"ölçer, N., et al., *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, p. 70. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 318.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","laque","sultan Abdülmecid Ier","technique Edirnekari"],"materials":["Bois laqué (technique Edirnekari)."]},"cb48c75d-bd2a-5fb9-9430-da529ee7f01a":{"name":"Devant de lit","short_description":"Devant de lit fermé, formé par un panneau en bois sculpté et peint portant une ouverture centrale en arcade. Ce mobilier a souvent fait partie de l’architecture des pièces des maisons traditionnelles. Le lit est constitué par une planche fixée aux murs d’une alcôve fermée par le devant de lit. Les motifs décoratifs présentent de petites fleurs au milieu de feuillages entrelacés peints en vert sur un fond plus clair.","type":"Travail en bois","holder":"Dar Ayed – Ksar Hellal","dates":"XIXe siècle","dimensions":"H. 280 cm, l. 250 cm","author":"Saloua Zangar","keywords":["Bois sculpté"],"materials":["Bois, peinture, feuille d’or"]},"cce3a0c8-0096-5ec4-8323-9daea09d8912":{"name":"Deux colonnes en bois.","description":"Deux colonnes en bois de section carrée, chacune avec deux faces décorées d'un travail de sculpture en relief. Chaque face est divisée en panneaux rectangulaires contenant un texte de 16 lignes (8 lignes par côté) en style coufique fleuri. \nLa colonne n° 145 reprend le texte de la sourate XIX du coran, verset 285. Les lignes sont alternées d'une face à l'autre jusqu'en bas, ce qui n'est pas le cas de l'inscription de la colonne n° 146. \nSi on ne sait pas de quel type de construction proviennent ces colonnes, la présence de versets coraniques suggère cependant un bâtiment religieux.","short_description":"Ces colonnes en bois sont décorées de versets coraniques sculptés en coufique fleuri. Elles datent de la période des Ayyoubides, une dynastie qui régna en Syrie et en Égypte aux VIe et VIIe siècles H (XIIe–XIIIe siècles J.-C.). Les caractéristiques techniques et stylistiques du travail du bois durant cette période reflètent l’influence fatimide.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 85 cm, l. 19 cm, ép. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques stylistiques de l'inscription. Les Ayyoubides régnaient sur Damas et la Syrie au VIe/XIIe siècle, période connue pour la qualité du travail du bois.","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaires, ces colonnes ont été transférées au Musée à partir de Damas, qui est probablement leur lieu de production.","provenance":"Syrie.","obtention":"Ces colonnes font partie d'objets transférés de Damas au musée en 1914.","bibliography":"ölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 76-77.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","calligraphie","sculpture"],"materials":["Bois sculpté."]},"d37a1bc2-10db-5fb2-9a7c-831f2a1d6997":{"name":"Panneau de minbar.","description":"Panneau de *minbar* sur ossature moderne en bois rouge. De forme rectangulaire, il contient un important élément central composé de formes géométriques d'origine en ébène et ivoire et montées dans l'ossature récente. La composition de la partie centrale comprend, au centre, deux grandes étoiles disposées verticalement, séparées par des motifs de quatre-feuilles géométriques. Cette disposition est flanquée sur les côtés par deux demi-étoiles et quatre quarts d'étoile aux angles. Les espaces restants sont occupés par des motifs en forme d'étoile régulièrement répartis. La totalité des principaux éléments de la composition, comme les étoiles et le quatre-feuilles, s'inspirent de motifs d'étoiles, de gouttes et de polygones, chacun mis en valeur par un délicat travail d'arabesques sculptées. En haut et en bas du champ principal, deux étroits panneaux allongés en ébène à bordures d'ivoire ont été insérés. Chacun porte la même inscription en écriture *thoulouth*: “\\[Gloire à\\] notre Seigneur, le Sultan, le Roi, le Juste.” \nLes éléments de décor en bois comme ce panneau étaient typiquement ornés de motifs d'étoiles et de polygones exécutés en ivoire et dans différentes variétés de bois. Cette tradition, initiée sous les Ayyoubides, resta en vigueur tout au long de la période mamelouke. Les compositions comprenaient des motifs géométriques se déployant à partir d'une étoile centrale de six à seize branches, formant une série de polygones à partir de ce noyau central. Ce type de composition astrale était pleinement développé au début du VIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) et devint le style décoratif le plus caractéristique du travail du bois mamelouk. \nLa méthode de construction utilisée pour ce panneau, ainsi que pour d'autres objets de la période, permettait au bois de se dilater ou de se comprimer en fonction des variations de température et d'hygrométrie. Les motifs décoratifs adoptés pour le travail du bois se retrouvaient également dans la reliure et les enluminures mameloukes de la période, exécutées ou commandées par la cour. En dehors des étoiles et des polygones imbriqués, le panneau épigraphique en écriture *thoulouth* est lui aussi caractéristique du travail du bois mamelouk, comme des arts décoratifs mamelouks en général.","short_description":"D’élégantes pièces de bois ornées de complexes dessins géométriques en ébène et ivoire et rehaussées d’un panneau d’inscriptions en *toulouth* délicatement gravées furent commanditées durant toute la période mamelouke pour embellir le mobilier des mosquées, des mausolées et des édifices publics à travers tout l’empire mamelouk.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin VIIIe-début IXe siècles de l’Hégire (fin XIVe-début XVe siècles J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 271,78 cm, l. 121,28 cm.","method_for_datation":"Similarités stylistiques avec d'autres panneaux de *minbar* et de portes mameloukes en bois, ébène et ivoire, comme ceux figurant dans les collections du Victoria and Albert Museum, Londres, du Muséeislamique du Caire et du Metropolitan Museum of Art à New York.","method_for_provenance":"Des panneaux de ce type ont été commandités en Égypte par des clients mamelouks à la fin du VIIe-début IXe siècle (fin XIVe-début XVe). Ce modèle est typique des *minbar*, écrans, portes et volets en bois fabriqués pour les mosquées, mausolées et autres bâtiments publics dans tout l'empire mamelouk.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de la Maurice Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1981, p. 202, cat. n° 99 (pour une photographie de cette pièce) ; p. 208, cat. n° 104 (pour des pièces en rapport) ; pp. 195-197 (pour un essai introductif général sur le travail du bois mamelouk). \nBrend, B., *Islamic Art*, Londres, 1995, p. 106, fig. 68. \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: An Exploration of the Household Interior*, Edimbourg, 1996, p. 52 (pour une photographie de ce panneau).","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois : écriture thoulouth","ivoire.","minbar"],"materials":["Ébène et ivoire, ossature moderne en bois rouge."]},"d4d8f026-9350-59c7-985e-107aaa7a0acb":{"name":"Panneau de bois.","description":"Panneau de bois à cadre biseauté sans décor. Hautement décorative, sa sculpture en haut relief représente deux chevaux affrontés harnachés identiques, en forme d'arabesque stylisée et à crinière et brides décorées en creux. Ils se détachent d'un fond de motifs végétaux. Deux branches qui sortent du milieu de la base de la composition se développent dans deux directions opposées, se réunissent au niveau du col des chevaux, donnent naissance à de superbes motifs de feuillage, puis repartent vers le haut pour décrire deux spirales à motifs en demi-palme. Ce panneau est remarquable par sa composition répartie en sections égales, l'harmonie du décor des parties et leur symétrie par rapport à l'axe vertical. Il a pu décorer une porte, un placard ou un écran, et se compare à un panneau similaire conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, également à décor de chevaux affrontés.","short_description":"Les artisans fatimides étaient habiles à combiner différents éléments animaliers et végétaux dans leurs motifs décoratifs. Une de leurs techniques était la sculpture en haut et bas relief. Ce panneau de bois sculpté en haut relief ressemble à un autre conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 33 cm, l. 22 cm.","method_for_datation":"Analyse du caractère des motifs décoratifs animaliers et végétaux ainsi que du détail de la sculpture à caractère naturaliste marqué, art qui a atteint son sommet au cours de la période fatimide. Le traitement du cheval est également spécifique de celle-ci. Le Musée d'art islamique du Caire possède une porte de bois fatimide découverte dans le *maristan* (hôpital) de Qalawun qui faisait jadis partie du Palais de l'Ouest. Un de ses panneaux est orné de deux chevaux dont le style esthétique et technique ressemble beaucoup à celui de ce panneau.","method_for_provenance":"L'art de la sculpture sur bois fleurit en égypte islamique pour atteindre un très haut niveau d'exécution après la conquête du pays par les Fatimides en 358/969. Le style de sculpture et de décoration de ce panneau ressemble beaucoup à celui des panneaux d'une porte fatimide dont la provenance égyptienne est confirmée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat du musée en 1909 auprès du marchand d'antiquités Ilyas Khatoum al-Tadji.","bibliography":"*Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrabar, O., “Imperial and Urban Art in Islam: The Subject Matter of Fatimid Art”, *Colloque international sur l'histoire du Caire,* 1969, Le Caire, 1972. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nHassan, Z. M., *Founoun al-Islam* \\[Arts de l'Islam\\], Le Caire, 1948. \nKhadr, M. Y., *Tarikh al-Founoun al-Islamiyya* \\[Histoire des arts de l'Islam\\], UAE, 2003. \nYasin, Abd al-Nassir, *Al-Founoun al-Zoukhroufiya al-Islamiyya fi Masr mundhou al-Fath al-Islami hatta al-'Asr al-Fatimi* \\[Les Arts décoratifs islamiques en égypte de la conquête islamique à la période fatimide: étude de leurs influences sur l'archéologie et la civilisation\\], Alexandrie, 2002.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas relief","décoration figurative","décoration végétale","haut relief","Panneau"],"materials":["Bois sculpté en haut-relief et incisé pour certains détails."]},"d569ff79-35bf-5838-a40c-92ba53dfc0f7":{"name":"Armoire.","description":"Armoire de grandes dimensions, avec trois ouvertures horizontales, chacune fermée par deux portillons dont l'un avait déjà disparu quand la pièce est entrée au musée. Sa disposition générale et ses dimensions laissent penser qu'elle servait à garder du linge ou des vêtements pliés. L'ensemble est décoré d'un travail d'entrelacs en parfaite harmonie avec la disposition des compartiments. La structure générale de la façade est formée par une large zone de simples pièces d'entrelacs de huit. Entre l'encadrement et les panneaux, il y a trois compartiments rectangulaires, deux fois plus larges que hauts, qui se ferment chacun par des portillons carrés, eux aussi décorés de motifs géométriques. Les portillons des parties supérieure et inférieure ont un dessin identique : une rosace à huit pointes inscrite dans un carré. La décoration de la partie centrale est plus compliquée : elle se compose d'un entrelacs générant une rosace à dix pointes au centre, flanquée de deux demi-rosaces semblables. À l'intérieur, on retrouve la même décoration. La peinture extérieure a disparu en grande partie, mais on a découvert des restes de couleur lors d'une récente restauration : des bleus, des rouges, du blanc et du noir. La peinture de l'intérieur – plafond et frises –, en revanche, est parfaitement conservée et d'une remarquable qualité. Sur le plafond sont disposés des octogones qui s'opposent par leur sommet, complétés de cercles blancs sur fond noir ; les frises sont ornées d'arcs polylobés soulignés de gros traits blancs qui enferment des structures similaires réalisées à base d'entrelacs. Les angles sont à décor d'*ataurique* ; en dessous, une inscription en caractères coufiques répète le mot “prospérité”.","short_description":"Voici l'une des rares armoires médiévales qui soit parvenue jusqu'à nous. Comme beaucoup d'autres œuvres, elle provient d'un édifice religieux. L'influence de l'ébénisterie nasride est évidente : l'assemblage des pièces et le dessin géométrique qui décore l'armoire forment un tout.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 265 cm, l. 163 cm, P. 68,6 cm.","method_for_datation":"Par la distribution caractéristique des panneaux et par le style de la peinture.","method_for_provenance":"Sa provenance figure, sans autre détail, dans son dossier. Cette armoire est jumelle de cette conservée à l'Institut de Valencia de Don Juan (Madrid), qui provient également du couvent de Santa úrsula, et d'une autre, très similaire, du Musée des arts décoratifs de Madrid.","provenance":"Couvent de Santa Úrsula (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 30 juin 1930. Elle a été achetée à la maison V. Bertrand au terme d'un accord avec le Comité exécutif de défense du trésor artistique national qui en avait interdit l'exportation.","bibliography":"Camps Cazorla, E., *Armario morisco procedente de Toledo*, Madrid: Museo Arqueológico Nacional, 1931. \nFranco Mata, Á., “Antigüedades Cristianas del Siglo VIII al XV”, in *Guía General del Museo Arqueológico Nacional*, Vol. II, Madrid: Ministerio de Cultura, 1992: 98. \nFranco Mata, Á, “Mobiliario Medieval en el Museo Arqueológico Nacional”, *Boletín del Museo Arqueológico Nacional*, Vol. XV (1997): 175–97. \nGierlichs, J., “Eine Nasridsche Holzarbeit im Museum für Islamische Kunst in Berlin”, in *Al-Andalus und Europa: Zwischen Orient und Okzident*, Petersberg: Michael Imhof Verlag, 2004: 372.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["armoire","bois","mudéjar","sculpture","Tolède"],"materials":["Bois de pin","sculpture, peinture à main levée."]},"d6ede956-3098-5ac6-8afc-b9788d8dd31f":{"name":"Premier bureau du receveur de la poste de Tunis 1892","short_description":"Les objets rassemblés dans cette salle et qui datent de la fin du XIXe siècle appartiennent au mobilier tunisien citadin. Objets témoins du bureau du premier receveur municipal de la ville de Tunis (1892), un banc et quatre chaises en bois peint avec au milieu une table à double plateau décorée de bouquets de fleurs sur un fond bleu clair ; au-dessus, des étagères en bois sculptées et peintes également avec une décoration florale. Les origines de ce mobilier et les influences qu’il recèle sont diverses : tunisoises traditionnelles, turques et européennes.","type":"Travail en bois; meuble","holder":"Musée des Postes, Télégraphes et Télécommunications","dates":"XIXe siècle","location":"Tunis","author":"Saloua Zangar","keywords":["Bois peint","Décoration florale","Influence turques","Influence européenne"],"materials":["Bois, peinture, feuille d’or"]},"db9d64b9-ba34-55d1-a83a-84be84dad32d":{"name":"Coffret de la cathédrale de Zamora.","description":"Coffret en argent à structure prismatique en cœur de bois recouvert de fines plaques d'ivoire. À la fin du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.), sur les parois et fonds lisses, ont été peints, non sans maladresse, diverses ornementions et des enfants en train de jouer, autant d'indices d'une récupération à finalité indubitablement religieuse, comme semble l'indiquer le fait qu'il provienne d'une cathédrale. Les orles qui bordent les plaques sont des lames indépendantes qui étaient dans un état précaire avant leur restauration en 1991. On peut y remarquer une abondante décoration islamique, sculptée dans des cartouches lobulés, des chiens et des léopards poursuivant des gazelles, des lièvres fuyant des chiens, des oiseaux et tel ou tel ornement végétal stylisé sur des fonds colorés de bleu et nuancés de touches rouges et vertes. Certains rameaux à longues feuilles rappellent des motifs d'origine sassanide. L'anse d'argent doré, placée en milieu de couvercle, imite avec grâce deux feuilles ; les charnières se terminent par des plaques du même métal repoussé, et leurs longues barres convexes, délicatement et entièrement niellées, dessinent des rameaux ondulés, des points et des disques en argent ciselé. La base est garnie d'un travail de marqueterie qui forme un dessin de croisillons doubles en palissandre de buis. Une inscription en caractères coufiques, qui borde les quatre côtés du couvercle, implore auprès de Mahomet la bénédiction de Dieu et souhaite la félicité au propriétaire de l'objet. \nCette pièce a récemment été rattachée à Séville pour le style des caractères de l'inscription. Des documents sur parchemin, avec des comptes, des dessins d'oiseaux et un personnage humain, la mettent en relation avec l'art sicilien de la fin du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Cette thèse est contestée par une autre qui date la pièce de la fin du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.).","short_description":"Exemple de récupération d'un objet musulman. À la décoration andalouse de cartouches polylobés, avec des animaux et une frise épigraphique en caractères coufiques souhaitant chance et bonheur au propriétaire du coffret, furent ajoutés à la fin du XVIe siècle des peintures d'enfants et d'angelots jouant.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Ve siècle H (XIIe siècle J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 23,5 cm, H. sans couvercle 13,3 cm, L. 31,5 cm, P. 20 cm.","method_for_datation":"Par le traitement des animaux en moyen relief.","method_for_provenance":"Les caractères de l'inscription qui borde le couvercle mettentce coffre en relation avec Séville.","provenance":"Séville.","obtention":"Le coffret est entré au Musée archéologique national en 1913 par achat à Juan Lafora y Calatayud.","bibliography":"Ferrandis, J., *Marfiles árabes de Occidente*, Madrid, 1935-40, p. 119. \nGómez Moreno, M., *Catálogo Monumental de España. Provincia de Zamora (1903-1905)*, Madrid, 1927, I, pp. 79-80. \nFranco Mata, á., “Arqueta”, *Marfiles y esmaltes medievales y renacentistas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, pp. 34-35, n° 17. \nZozaya, J., “Unos dibujos sículo-árabes”, *Al-Andalus und Europa. Zwischen Orient und Okzident,* Petersberg, 2004, pp. 101-106.","dynasty":"Almoravide","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois, ivoire, argent","sculpture, niellage, repoussé, polychromie."]},"dfe32ab1-3f2d-5b86-a9eb-e9b6f8d8f2a4":{"name":"Peigne.","description":"Peigne de forme approximativement carrée à deux rangs de dents, fines d'un côté, plus épaisses de l'autre. La partie centrale rectangulaire est ornée en son centre d'un cercle contenant un blason en forme de fleur-de-lys et deux cartouches rectangulaires incisés. De chaque côté, deux zones triangulaires en creux sont ornées de trois petits cercles estampés. Une inscription *naskhi* en haut relief parsemée de petits cercles se lit : “Gloire et prospérité éternelles”. Le décor est identique sur les deux faces du peigne. \nLa partie centrale est considérée comme la plus importante. C'est là que l'artisan pouvait déployer son talent à l'aide de motifs épigraphiques, géométriques et végétaux, de représentations d'oiseaux et de poissons. Elle était souvent enrichie de l'un des blasons du destinataire de l'objet : fleur-de-lys, gobelet, pile de vêtements (pour le responsable de la garde-robe du sultan), canne de polo. Ces éléments stylistiques et les techniques de production jouent un rôle notable dans la datation de ces peignes. \nLes inscriptions pouvaient à l'occasion être originales. L'une dit, par exemple : “Je suis un peigne fait pour peigner le plus beau”, “Que Dieu dispose comme il l'entend”, “Celui qui cache mon secret est mon maître”. Certaines précisent que le peigne était spécifiquement destiné à une femme. Il existait également des peignes à un seul rang de dents, pour les soins de la barbe. Dans son ouvrage *al-Khitat* (1853) l'auteur et historien al-Maqrizi évoque un souk spécialisé dans la manufacture et la vente de peignes, le *suq al-Amshatiyyn* (“le marché des vendeurs de peignes”), qui se trouvait entre la *madrasa* Salihiyya et le *suq al-Sagha* (“le marché des orfèvres”) au Caire.","short_description":"Les peignes servaient à coiffer les cheveux des femmes ou à démêler la barbe des hommes. Certains, comme celui-ci, avaient une rangée de dents de chaque côté. Dans la plupart des cas, les peignes étaient décorés de motifs épigraphiques, géométriques et végétaux, de représentations d'oiseaux et de poissons ainsi que de blasons.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 7,5 cm, l. 7,5 cm.","method_for_datation":"Le style de l'inscription est proche de celui d'autres inscriptions mameloukes documentées. L'utilisation répandue de la fleur-de-lys sur les objets mamelouks confirme par ailleurs cette origine. Le décor de ce peigne, tant son dessin que son exécution, s'apparente fortement à celui d'autres modèles figurant dans les collections du Musée d'art islamique au Caire, dont certains portent le nom d'émirs mamelouks.","method_for_provenance":"Ce peigne a été découvert lors de fouilles archéologiques à Fustat (égypte) et semble avoir été la propriété d'un marchand. Un grand nombre de peignes ont été trouvés à Fustat et dans d'autres cités égyptiennes.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Achat par le musée auprès d'un marchand d'antiquités en 1912.","bibliography":"Objet non encore publié, mais les ouvrages suivants abordent des sujets proches : \nAbdel Azim, R. et Sayour, S., “Parfums et cosmétiques dans le monde arabo-musulman”, *Catalogue d'exposition*, Le Caire-Paris-Marseille, 2002. \nAl-Maqrizi, *Al-mawā'iz wa'l-i'tibār bi-dhikr al-khitat wa'l-āthār* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], 2 vol., Le Caire, 1853. \nHamdi, A. M., *Mou'addat al-Tajmil bi-mathaf al-Fan al-Islami* \\[Accessoires pour cosmétiques au Musée d'art islamique\\], Le Caire, 1959.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Cosmétiques","décoration épigraphique","décoration géométrique","écriture naskhi","haut relief","incisions","peigne"],"materials":["Bois incisé et décoré en haut relief."]},"dfeaa5f1-63bf-55dd-a784-98bce952f149":{"name":"Minbar.","description":"*Minbar* en bois : une double-porte, surmontée d'une frise de *mouquarnas* à traces de décor floral peint, ouvre sur un escalier de sept marches, qui se termine par un petit palier surmonté d'un bulbe. La quasi-totalité des parties extérieures est décorée de motifs géométriques en bois incrustés de plaques d'ivoire à la façon d'une mosaïque. Certains motifs sont assez francs, comme les étoiles et les polygones à seize pointes des panneaux triangulaires latéraux, d'autres plus massifs et complexes, dont celui des doubles portes de l'entrée. Ce *minbar* comporte plusieurs inscriptions sculptées dans le bois ou les panneaux d'ivoire. Certaines sont des versets coraniques, par exemple les versets 33:56 et 16:90, respectivement sur le devant et sur l'arrière des portes. D'autres inscriptions louent le sultan Qaytbay et lui souhaitent un règne prolongé. Ce *minbar* a sans doute été utilisé dans l'une des nombreuses mosquées construites ou rénovées par Qaytbay pendant son sultanat, bien que l'on ne sache laquelle. C'est l'un des derniers *minbar* mamelouks à utiliser l'ivoire, les conditions économiques ayant considérablement enchéri ce matériau au cours des dernières années de la dynastie.","short_description":"Ce *minbar* (chaire) en bois à décor couvrant consistant en motifs géométriques faits d'incrustations d'ivoire a probablement servi à l'une des nombreuses mosquées fondées ou restaurées par le sultan Qaytbay, à qui l'on doit une période d'essor économique et de renaissance artistique dans les régions mameloukes.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"Vers 872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Londres","dimensions":"H. 708 cm, l. 113 cm, P. 304 cm.","method_for_datation":"Des inscriptions sur le *minbar* donnent le nom du sultan Qaytbay (“Que Dieu prolonge son règne”), ce qui implique qu'il était en vie. Ce *minbar* est en conséquence daté de ce règne : 872-901/1468-1496.","method_for_provenance":"Le Caire, capitale des Fatimides, est le lieu de production le plus probable pour un objet d'une telle qualité.","provenance":"Probablement Le Caire.","obtention":"Acheté par le musée en 1869 à la Meymar Collection.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington, DC, 1981, pp. 195-196. \nPhilips, T., *Africa : The Art of a Continent : 100 Works of Power and Beauty*, New York, 1996, cat. n° 7.67. \nStanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S. *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, pp. 100-101.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor géométrique","objets religieux"],"materials":["Bois incrusté d’ivoire et d’os."]},"e1a05d50-90fe-5598-b556-5c2fb0929803":{"name":"Porte du Dôme du Rocher.","description":"Porte composée de deux battants identiques. Elle est en bois habillé de plaques de cuivre sur le côté extérieur. Chaque battant est entouré d'un cadre en cuivre dépourvu de décor composé de petits panneaux. Des losanges réguliers fixés à leurs quatre angles par des clous de cuivre et un cinquième au milieu recouvrent entièrement les deux battants. Sur le pourtour, ce décor se termine en demi-losanges. Dans la partie centrale des battants figurent des inscriptions en style *thoulouth* mamelouk allongé. Répétées deux fois, elles se lisent : “Sultan de l'Islam et des Musulmans, Exterminateur des polythéistes, restaurateur de la Justice dans le monde, al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay, que Dieu conforte son triomphe.” Au sommet de la porte, une autre inscription commémore les travaux de restauration entrepris en 946 H / 1540 J.-C. sous l'égide du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566 J.-C.). \nLe musée détient deux autres portes similaires. Toutes trois sont en excellent état grâce aux restaurations de Soliman. Elles ont été transférées au musée du Dôme du Rocher à l'occasion de travaux de restauration entrepris dans les années 1960, date à laquelle elles furent remplacées par des portes en bois fabriquées à Jérusalem. Une quatrième porte mamelouke a été conservée sur le site.","short_description":"Porte composée de deux battants identiques en largeur et en hauteur. Le bois est entièrement habillé de plaques de cuivre sur le côté extérieur. Le nom du sultan al-Achraf Qaytbay apparaît sur la porte ainsi que celui du sultan Soliman le Magnifique, qui la fit restaurer.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Al-Malik al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay (r. 872-901 / 1468-1496 J.-C.).","dates":"872-901 de l’Hégire / 1468-1496 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 445 cm, l. 274 cm, ép. 15 cm.","method_for_datation":"L'inscription qui figure sur la porte cite le sultan al-Achraf Abou al-Nasr Qaytbay.","method_for_provenance":"Une porte de ce type a vraisemblablement été fabriquée dans un atelier sur le chantier.","provenance":"Jérusalem, Palestine.","obtention":"Porte transférée du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Al-'Arif, A., *Tarikh Qoubbat al-Sakhra wa al-Masjid al-Aqsa* \\[L'histoire du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa\\], Jérusalem, 1955. \nAl-Hanbali, Moujir al-Din (m. 927/1520), *Al-Ouns al-Djalil bi Tarikh al-Qods wa al-Khalil* \\[Importance du milieu dans l'histoire de Jérusalem et de Hébron\\], Amman, 1973.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois plaqué de cuivre","écriture thoulouth","écriture thoulouth mamelouke","porte du Dôme du Rocher","Portes","portes mameloukes"],"materials":["Bois recouvert de plaques de cuivre, sculpture et travail de treillis."]},"e54a1ead-e798-5108-9955-0d012c8ffe1a":{"name":"Porte de trésor.","description":"L'originalité de cette magnifique porte repose sur le fait que le plan n'obéit pas pleinement à la théorie de la roue – ensemble des éléments formés par les entrelacs. Seules sont tracées dans le centre principal les deux étoiles habituelles à douze branches. Plusieurs des lignes qui constituent les étoiles forment de leurs prolongements de grands carrés qui centrent le tracé. La décoration complémentaire consiste en feuilles et fleurs d'un goût gothique prononcé, avec beaucoup de relief et de mouvements de plans, qui confèrent à cet exemplaire une grande richesse en contrastes de lumière. Les fonds sont peints en bleu, les montants du châssis sont peints en bleu et rouge sur la partie supérieure des côtés et la moulure, en doré. L'encadrement porte des lettres dorées sur fond bleu entre deux bandes étroites dorées, tandis que les espaces entre les montants verticaux ont été peints en rouge. Voici la traduction du texte latin, au caractère passionné, en lettres gothiques : “Ô, Jésus, notre rédemption, aimé et désiré Seigneur, créateur de tous les hommes et Seigneur des temps, pour vaincre, tu choisis de racheter tous nos crimes par une mort cruelle.” Les gonds et les diverses ferrures sont dorés. Les éléments de l'envers sont identiques en formes et en dimensions à ceux de l'endroit : les liteaux forment les caissons correspondants, peints et dorés, avec des fleurs également dorées.","short_description":"Sur cette porte, l'artisan mudéjar a magistralement combiné entrelacs de tradition hispano-musulmane et motifs floraux. Encadrant la décoration, une inscription en écriture gothique fait allusion à la Passion, selon sa fonction originale dans la cathédrale de St Jean.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 191 cm, l. 92 cm, ép. 11 cm.","method_for_datation":"Par des comparaisons stylistiques avec d'autres portes mudéjares contemporaines.","method_for_provenance":"Dans les documents d'acquisition figure sa provenance de la cathédrale de Jaén. Ses traits stylistiques sont, d'autre part, caractéristiques des portes de Jaén.","provenance":"Cathédrale de Jaén.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat au comte de las Almenas, le 7 avril 1927.","bibliography":"Camps Cazorla, E., “Puertas mudéjares con inscripción eucarística”, *Archivo Español de Arte y Arqueología*, III, Madrid, 1927, pp. 197-220. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1993, p. 101.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois sculpté","doré","Jaén","mudéjar","polychromie","porte de trésor"],"materials":["Bois","sculpture, polychromie, doré."]},"e5f1c81b-4603-55ef-a255-2e21e07fd132":{"name":"Porte de maison.","description":"Cette porte de maison se compose d'un lourd battant rectangulaire dans lequel s'ouvre un portillon. Elle devait à l'origine se rabattre sur un chambranle extérieur qui était fixé au mur. Elle est ornée d'une grande penture en fer forgé, en forme de tridents contournés qui lui servent de serre-joints. Elle est munie de deux heurtoirs, l'un sur le portillon, l'autre sur le battant pour permettre aux hommes chevauchant des mulets de frapper à la porte sans descendre de leur monture. Chacun est constitué d'un gros anneau de fer à section carrée, orné de petits motifs ciselés et monté sur un support de forme hémisphérique au bord dentelé. Les clous, dont les têtes rondes s'alignent en suivant le cadre et les traverses, constituent le principal décor de la porte, qui représente le prototype des portes des demeures mérinides et Nasrides, riches ou humbles. Ce style se perpétuera dans presque toutes les villes du Maroc jusqu'au milieu du XXe siècle, et les pentures en forme de tridents resteront à Tétouan le signe distinctif des maisons des familles d'origine andalouse.","short_description":"Cette porte est ornée d'une grande penture en fer forgé, en forme de tridents contournés, qui resteront à Tétouan, jusqu'au milieu du XXe siècle, le signe distinctif des maisons des familles d'origine andalouse.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 217 cm, L. 110 cm.","method_for_datation":"La maison d'où provenait la porte était d'époque mérinide.","method_for_provenance":"Objet récupéré sur les ruines.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Gallotti, J., Le j*ardin et la maison arabes au Maroc*, t. I*,* Paris,1926. \n \nMiège, J.-L., Benaboud, M., Erzini, N., *Tétouan, ville andalouse*, Paris, 1996.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile","décoration géométrique"],"materials":["Bois et fer forgé."]},"e78eac4c-6c8e-50e5-a207-fa39bdf93414":{"name":"Petite table.","description":"Petite table de forme rectangulaire reposant sur quatre pieds, se composant d'un plateau revêtu de carreaux de faïences de Delft à décor floral et entouré d'une galerie ajourée. \nQuatre faces de cette petite table sont recouvertes de panneaux sculptés, tournés et ajourés selon des motifs floraux et végétaux. Aux angles, dans le prolongement des pieds avec lesquels ils font corps, des cartouches verticaux portent des inscriptions en caractères cursifs ; l'une d'entre elles livre le nom de l'artisan et le lieu de fabrication de l'objet selon la formule suivante : “fait par Ibn Hadj-la-B'lade el-Djazaïr”. \nLe meuble est peint de plusieurs couleurs, notamment le vert, l'orange et le doré.","short_description":"Petite table rectangulaire à quatre pieds, composée d'un plateau revêtu de carreaux de faïence de Delft à décor floral entouré d'une galerie ajourée. Sur les quatre faces, des panneaux sont sculptés. Aux angles se trouvent des inscriptions en caractères cursifs. Le meuble est peint de vert, d'orange et de doré.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"925-1245 de l’Hégire / 1519-1830 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"H. 63 cm, l. 83 cm.","method_for_datation":"Par le style de fabrication et de décor, ainsi que par les carreaux de faïences de Delft, qui étaient importés de Hollande à l'époque ottomane.","provenance":"Alger.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \nMarye, G., *Catalogue du Musée national des antiquités algériennes,* deuxième partie, Alger, 1899. \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères cursifs","décor floral","décor végétal","inscription","Ottoman"],"materials":["Bois découpé, ajouré et peint","carreaux de faïences."]},"eeadc3f4-cf85-5e38-bce5-3c6d8631b78c":{"name":"Maghrebi rab’a.","alternate_name":"Manuscrit du “Coran maghrébin”.","description":"*Rab'a*, Coran manuscrit divisé en trente parties, chacune dotée d'une reliure indépendante. L'ensemble était conservé dans un coffret en bois carré gainé de cuir et orné de quatre bandeaux décoratifs estampés à motifs géométriques rehaussés de fils d'argent et séparés par quatre brides d'argent cerclant le coffret. Chacune de ces reliures est ornée de trois étoiles d'argent à décor d'émail bleu. Au total, le coffret est orné de dix éléments décoratifs de même type, dont quatre aux angles, incrustés de nacre et décorés à l'émail bleu et rouge. \nLes reliures de ces trente parties sont en cuir estampé rouge, dont les plats recto et verso sont décorés d'ornements et de textes identiques sur tous les volumes. Sur chaque couverture figurent quatre inscriptions disposées en carré, entourées d'un filet d'argent. Le texte est doré. Le centre de chaque couverture est marqué par un cercle en tresse argentée. à l'intérieur figure le texte à l'encre d'or d'une sourate du Coran (XIV, 52) sur l'histoire d'Ibrahim (Abraham), qui se lit : “Tel est l'avis adressé aux hommes. Qu'ils y puisent leurs enseignements et sachent que Dieu est Un, et que les hommes de sens y réfléchissent.” Sur le dos de couverture figure une autre citation extraite de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 181) : “Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testament au moment de sa mort, les aura dénaturées, commet un crime. Dieu voit et entend tout.” \nChaque partie du *rab'a* débute par deux cartouches dont les enluminures sont identiques mais de forme différente sur chaque volume. La plupart des cartouches carrés sont entourés d'un important cadre enluminé à décor de lignes, de cercles et de carrés peints de plusieurs couleurs, mais à dominante dorée. Le texte est rédigé en style maghrébin à l'encre noire, chaque page contenant cinq lignes. Les versets sont séparés les uns des autres par le mot de “verset” écrit à l'or et entouré de trois cercles. La charte *waqf* en écriture coufique enluminée, à l'intérieur d'un carré également enluminé, figure sur les deux dernières pages de chaque volume.","short_description":"*Ra’ba*, coran manuscrit divisé en 30 parties, conservé dans un coffre en bois gainé de cuir et orné de bandeaux d’argent. Les textes sont rédigés en style coufique maghrébin, écrits à l’eau de safran sur parchemin de gazelle. Ce rab’a est couvert de motifs décoratifs, de couleurs et d’enluminures. C’est l’un des trois corans écrits pour la Mecque, Médine et Jérusalem ; seule la dernière copie nous est parvenue.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Abou al-Hassan Ali, premier sultan mérinide (régna au Maghreb de 732 à 749 H / 1331-1348 J.-C.).","dates":"745 de l’ Hégire / 1344 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 22 cm, l. 20 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"Ce *rab'a* comporte sa date de réalisation.","method_for_provenance":"La provenance maghrébine se déduit de la charte *waqf* figurant à la fin de chaque volume. Le *waqf* du huitième volume dit ainsi : “Le huitième volume manuscrit du saint Coran complète une série de trente volumes, tous écrit de la main d'Abd Allah Ali, émir des Musulmans, fils de l'émir des Musulmans Abi Saïd Othman, fils de l'émir des Musulmans, Abi Youssouf Yakoub bin Abd al-Haqq, souverain du Maghreb, que Dieu le bénisse, et il a été donné pour être récité dans la mosquée al-Aqsa.”","provenance":"Maghreb.","obtention":"Ce manuscrit a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Al-Makri, A. (m. 1041/1631), *Nafaha al-Tayab min Ghasan Ghousn al-Andalus al-Ratib* \\[Une agréable brise venue du verdoyant al-Andalus\\], vol. 2, Leyde, 1860. \nAl-Maqrizi, A. (m. 845/1442), *Al-Soulouk li Ma'arifat douwal al-Moulouk* \\[Les voies justes pour connaître les terres des souverains\\], vol. 2, Le Caire, 1971. \nAl-Qalakchandi, A. (m. 821/1418), *Soubah al-'Asha fi Sana'at al-Inasha'* \\[La rupture du soir dans la formation de la création littéraire\\], Le Caire, 1913. \nRosen-Ayalon, M., “Some Comments on a Maghrebi Qur'an”, in *Jerusalem Studies in Arabic and Islam*, n° 19, 1995, pp.73–80. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003. \n*Pèlerinage, Sciences et Soufisme: l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza*, Aix-en-Provence, 2004.","dynasty":"Période mérinide","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Abou al-Hasan al-Marini","Coran","écriture coufique","écriture maghrébine","enluminures","parchemins"],"materials":["Encre noire sur parchemin de gazelle","reliure en cuir enluminé."]},"efc1e427-4c81-58f3-a2ae-e846616be1e3":{"name":"Coffre à coran.","description":"Ce coffre à coran à corps à quatre faces et couvercle en forme de dôme est monté sur petits pieds. Le bois est orné d'incrustations en ébène et ivoire. \nChaque façade se constitue d'un panneau rectangulaire orné de motifs identiques à ceux des reliures de la période ottomane classique. Les angles sont occupés par des pièces triangulaires en ivoire. Le cartouche central à lobes en palmette est en ébène. Au centre de chaque panneau figure un médaillon d'ivoire en relief à pendants latéraux à rosettes et au centre duquel se détache un petit dôme en ivoire. De chaque côté se déploient des bandeaux de nuages de style chinois. L'espace restant est ponctué de quatre rosettes à six côtés également réparties dont l'intérieur est décoré d'une mosaïque d'ivoire et de fil d'argent. Autour du cartouche rectangulaire se répartissent régulièrement des motifs d'entrelacs en ivoire et d'autres ondulés en demi-palmettes. \nLa base du couvercle est meublée de huit importantes plaques en ivoire séparées par des cartouches lobés et sur lesquelles le verset 255 de la sourate II est sculpté en style *thoulouth*. \nLa surface du dôme est recouverte de plaques d'ébène et d'ivoire formant des bandeaux en zigzag. Le couronnement est décoré d'inserts d'ivoire, d'une suite de palmettes d'ébène et de rosettes à six faces en mosaïque. L'ornement de couronnement a été brisé. \nCe coffre a été fabriqué pour conserver des parties de coran. Il possède cinq compartiments intérieurs. La face interne du dôme est ornée de médaillons à composition de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes) peints (technique *kalemişi*) sur un fond peint de couleur crème. La bordure intérieure du couvercle est ornée de palmettes et de *rumi* noirs sur fond rouge.","short_description":"Ce cabinet en bois fut produit dans les ateliers du palais ottoman pour conserver des chapitres de coran. Il est décoré selon le style ottoman classique et est incrusté d'ébène, d'ivoire et de fils d'argent.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Première moitié du Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 86,5 cm, l. 50,7 cm.","method_for_datation":"L'ornementation, la forme, la technique et l'utilisation équilibrée des matériaux confirment les caractéristiques d'un travail ottoman de la première moitié du Xe/XVIe siècle.","method_for_provenance":"Ce cabinet présente toutes les caractéristiques des motifs décoratifs et des compositions de la période ottomane classique, telles que formulées dans les ateliers de la cour d'où ce petit meuble est très probablement issu.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Meuble transféré au musée en 1914 de la bibliothèque d'Ayasofya (Sainte-Sophie), construite par le sultan Mahmoud Ier (r. 1142-1168/1730-1754).","bibliography":"Atasoy, N. et Artam, T., *The Splendors of the Ottoman Sultans*, Memphis, 1992, pp. 162-163. \nKunt, M. et Woodhead, C. (dir.), *Suleyman the Magnificent and His Age: The Ottoman Empire in the Early Modern World*, Addison-Wesley, 1995, cat. n° 86. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 254-255.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","cabinet de coran","ébène","Incrustations","ivoire"],"materials":["Bois à incrustations d’ébène, d’ivoire et d’argent et peinture (kalemişi)."]},"f01728d7-fe74-597e-b37f-12f01e9ac1a3":{"name":"Rab’a du sultan Mourad.","description":"*Ra'ba* (Coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets identiques carrés à couvercle à pans coupés et décor en stuc peint en noir et doré ; une fois réunis, les deux coffrets constituent un parallélogramme. Des cartouches et des panneaux épigraphiques contiennent des textes écrits à l'or en style *thoulouth* reprenant des hadiths du prophète encourageant l'étude du Coran. Les angles de chaque coffret sont ornés de motifs végétaux composés de tiges feuillues enlacées dans un cadre formé d'une composition de motifs sinueux. \nChaque volume est relié dans une couverture en cuir à recto, verso et rabat de fermeture. Chaque plat de couverture comporte un médaillon à cadre hélicoïdal sur fond enluminé. Le dos est décoré d'autres motifs végétaux indépendants. Chaque médaillon est rattaché au sommet et à la base de la couverture par deux ornements libres. Les deux intérieurs de couverture ont reçu un médaillon divisé en parties géométriques enluminées sur fond bleu, noir, rouge et vert, encadré en haut et en bas par deux médaillons jointifs plus petits. \nLa charte *waqf* qui concerne la totalité de l'ouvrage figure au début du premier volume. Elle est reprise dans une version condensée au début de chaque volume, entre deux bandeaux décoratifs de taille et de style décoratif variant à chaque volume. \nLe folio b2-a3 forme le début de chaque volume. Le frontispice consiste en deux pages de décor identique, comportant chacune cinq lignes de texte écrites à l'encre noire et or alternée. Le texte est encadré de bandeaux meublés d'une remarquable ornementation polychrome, essentiellement en rouge et or sur fond bleu. Il est interrompu par des éléments décoratifs végétaux de couleurs variés. \nChaque page des 30 volumes est divisée en cinq rectangles horizontaux. Le premier, le troisième et le cinquième contiennent une unique ligne de texte en écriture *rihani* enluminée en caractères de grandes dimensions. Dans les quatrième et cinquième rectangles figurent quatre lignes à l'encre noire en écriture de style *thoulouth*. Les deuxième et quatrième rectangles sont coupés à droite et à gauche par deux bandeaux latéraux ornementés de motifs enluminés faits d'éléments végétaux entrelacés sur fond blanc. \nLa mise en page de ce *rab'a* rappelle celle du manuscrit coranique du sultan Bayézid.","short_description":"*Ra’ba* (coran divisé en 30 parties) conservé dans deux coffrets de bois recouverts de stuc peint en noir avec des inscriptions et des motifs végétaux. Ce *Ra’ba* fut offert par le sultan Mourad à la mosquée al-Aqsa. Chaque page est divisée en cinq parties écrites à l’encre noire, trois enluminées en écriture *rihani*, deux en écriture *thoulouth*. Le mot “Majesté”, les noms de chapitres, les numéros de versets et leurs pourtours sont enluminés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Sultan Mourad III (r. 982-1003 H / 1574-1595 J.-C.).","dates":"1001 de l’Hégire / 1593 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 36 cm, l. 24,5 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Les dates de copie et de la charte *waqf* sont mentionnées dans l'ouvrage.","method_for_provenance":"Indiquée dans la charte *waqf* figurant à la troisième page de l'ouvrage. Les noms du copiste, de l'enlumineur et du lieu de production n'y figurent pas.","provenance":"Turquie.","obtention":"Ce *rab'a* a été transféré de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Khader Salameh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","cuirs","décoration végétale","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","hadith","machaf","papiers"],"materials":["Encres de couleur et encres or sur papier, couverture en cuir estampé et enluminé. Les coffrets sont en bois à enduit de stuc décoratif."]},"f42822cc-df6c-53fe-9c96-a6c99bf89d34":{"name":"Pupitre à coran.","description":"Ce pupitre, exécuté dans une seule pièce de bois, est ornementé d'un décor sculpté à la fois épigraphique et floral, une synthèse atteignant ici la perfection. Le pupitre est agrémenté d'une inscription en coufique à entrelacs monumental prise dans un champ carré et disposée sur le fond très vivant d'un rinceau en spirale laissant l'inscription intacte. Le texte arabe dit : “Le règne revient à Dieu.” Le cadre de l'envers porte le verset 255 de la sourate II : “Allah! Il n'est d'autre Dieu que lui, le Vivant, l'Éternel. Ni le sommeil, ni la somnolence ne le surprennent. Ce qu'il y a dans les cieux, ce qu'il y a sur la terre lui appartient. Qui oserait intercéder auprès de lui sans qu'il l'y autorise ? Il sait ce qui est entre les mains des hommes, et ce qui fit leur passé et eux ne comprennent rien de ce qu'il sait, hormis sa volonté. Il trône sur le ciel et sur la terre, et leur sauvegarde ne lui cause aucune peine. Car il est le Très-Haut, il est le Sublime.” Les interstices entre les lettres sont meublés de rinceaux aériens. \nLe pied du pupitre est couvert d'un réseau de rinceaux d'une grande plasticité, fait de feuilles fourchues ou lancéolées, lisses ou pennées. Le feuillage et les arabesques de rinceaux se recoupent en maints endroits, sous la couronne d'un trèfle. Les pupitres pliants, le plus souvent en bois, servaient dans l'ensemble du monde islamique à soutenir les grands manuscrits lors de la récitation coranique. La littérature fait remonter leur forme aux sièges pliants utilisés dans l'Égypte ancienne. Ces pupitres font partie du mobilier le plus précieux de toute mosquée et la technique de leur décor, toujours riche, est très variée. Le sculpteur ayant exécuté cette pièce est peut-être l'artiste qui a réalisé le cénotaphe de bois du poète Mevlana Djalal ad-Din Rumi (1207-1273 J.-C.), l'un des pères du soufisme, dans la *tekke* Mevlana à Konya.","short_description":"Les pupitres pliants en bois servaient dans l'ensemble du monde islamique à soutenir de lourds corans ou d'autres manuscrits afin de pouvoir lire tout en étant assis par terre. Cet exemplaire remarquable orné de fines arabesques et de superbes inscriptions fut probablement fabriqué à Konya, en Turquie, pour être offert à une mosquée par un sultan seldjoukide de Roum.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"milieu du VIIe siècle H (milieu du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 107 cm, l. 50 cm.","method_for_datation":"Abd al-Wahid, l'artiste dont le nom est inscrit, est peut-être celui qui réalisa le cénotaphe de bois de la *tekke* Mevlana de Konya, laquelle est datée du XIIIe siècle J.-C. Cette datation est confortée par l'analyse stylistique.","method_for_provenance":"Konya n'est pas la provenance attestée, toutefois on a découvert sur le site toute une série de pupitres à coran très semblables. Le nom du sculpteur conforte également l'hypothèse d'une tradition.","provenance":"Konya (Turquie).","obtention":"Don anonyme en 1907.","bibliography":"Enderlein, V., *Islamisches Museum,* Rostock, 1983, pp. 61-62, ill. 44. \nHaase, C. P., “Koran und Koranpult”, Frembgen, J. W. et Röbler, E., *Tranformationen - Der Koranständer,* pp. 9-12, Munich, 1997. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 60-61. \nKühnel, E., *Islamische Schriftkunst,* Berlin, 1942, 3e éd. augmentée, Graz, 1986, p. 33, ill. 33.","dynasty":"Seldjoukide de Roum","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arabesque","pupitre à coran","sculpture sur bois"],"materials":["Noyer."]},"f7759c4e-3d0e-535a-b438-1292b547ebc5":{"name":"Cabinet pour coran.","description":"Meuble en forme de prisme à six côtés posé sur un piétement à arcature, surmonté d'un couvercle pyramidal à douze faces reposant sur un volume polyédrique à douze côtés. \nLes parois en noyer sont décorées d'ivoire incrusté, et parfois d'ébène. Chaque face du couvercle est ornée de plaques verticales d'ivoire et de médaillons à lambrequins sculptés de dessins entrelacés de feuilles de palmettes, de motifs floraux d'inspiration chinoise et de vrilles en spirales. à la base de la pyramide, sur le tambour, les plaques horizontales portent des versets du Coran (sourate II, versets 255 et sourate LIX, versets 22-24) en écriture *toulouth* gravée en relief. Sur le couvercle lui-même, les plaques portent également des versets coraniques (sourate XLVIII, versets 28-29; sourate III, versets 18-19; sourate 27, verset 30). \nSur les côtés du corps principal, de larges filets d'ivoire délimitent des panneaux rectangulaires horizontaux dont les angles reçoivent des ornements en ivoire faits d'arabesques et de palmettes. Au centre de chaque panneau, une plaque d'ivoire sculptée d'inscriptions en relief de style *toulouth* précise en turc que ce cabinet a été fabriqué au nom du sultan Bayézid II et indique l'année 911 H / 1505 J.-C. Un cartouche en ivoire sous la dernière ligne de l'inscription contient la signature de l'artisan, également travaillée en relief : “œuvre de Ahmad ibn Hassan Qalib-i Fani”. \nLes arcatures du piétement sont décorées d'une mosaïque d'incrustations d'ivoire coloré en vert. Le faîteau du couvercle en trois parties est en ébène et ivoire. L'intérieur du meuble compte trois tiroirs pour le rangement du coran et de sa versionpsalmodiable.","short_description":"Ce cabinet pour coran en bois incrusté d’ivoire fut fabriqué pour le sultan Bayézid II par le maître Ahmad ibn Hassan en 911 H / 1505 J.-C. Le rendu des différentes surfaces et l’harmonie dans l’usage des matériaux reflètent les caractéristiques du style de la première moitié du Xe/XVe siècle en ce qui concerne le travail du bois ottoman.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Sultan Bayézid II.","dates":"911 de l’Hégire / 1505 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 82 cm, l. 56 cm.","method_for_datation":"La date figurant dans une inscription sur le cabinet est 911 (1505 J.-C.).","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Sélim II dans la mosquée Ayasofya au musée en 1344/1926.","bibliography":"*Anadolu Medeniyetleri Sergisi*, Istanbul. No.19. \nçığ, K. “İmzalı Eski çekmece, Cüz ve Hilye-i Saadet Mahfazaları ve Sanatkarları”, *Milletlerarası Birinci Türk Sanatları Kongresi*, Ankara, 1962, pp. 101-119. \nLeverson, J.A., *Circa 1492. Art in the Age of Exploration*, New Haven-Londres 1991, p. 194 \nölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002. pp. 252-253. \nRogers, J.M. et Ward, R.M., *Suleiman the Magnificent*, Londres, 1990.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cabinet pour coran","ébène","ivoire"],"materials":["Noyer, ébène, ivoire, os, incrustation de mosaïque."]},"f88193ec-c618-5df9-8728-cdb15d419ec4":{"name":"Plafond “alfarje”.","description":"Provenant de la présumée chambre royale d'Alphonse XI (r. 1312-1350),ce plafond plat du type *alfarje* à poutres apparentes est composé de quatre poutres maîtresses supportant la charge et placées transversalement dans la pièce. Perpendiculaire à ces poutres, et au-dessus d'elles, s'étend une poutrelle de 504 cm de long, prolongée aux extrémités par deux autres, plus courtes – toutes trois de même section. Cette structure génère donc un lambris de dix caissons. Le plafond est couvert de traverses, chacune présentant trois incisions dans le sens de la longueur, et des planches à décor en forme d'*alfardón* (simple ornement de petits triangles de bois dans les angles qui génèrent des hexagones) avec deux planchettes de chaque côté. L'ouvrage est terminé par des poutres d'appui, des moulures de bois occultant les jointures entre poutres et murs, des *argeutes* (planches situées entre deux modillons) et des baguettes. Le dessous des poutres maîtresses est décoré de motifs végétaux symétriques, de feuilles nasrides en forme de poivron à ornementation centrale, et de médaillons ou entrelacs de huit sur les côtés ; au milieu des poutres figurent des châteaux à une seule tour, tandis qu'aux extrémités sont peints des écus à bande. Sur les côtés apparaît le thème de l'*alfardón* orné d'une inscription peinte en arabe cursif qui proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah” ; par endroit apparaît le mot “bonheur”. \nLe palais du roi Alphonse XI fut habité par Doña Leonor de Guzmán (maîtresse du roi, 1310-1350) et, selon le chroniqueur Teodomiro Ramírez de Arellano, c'est là que furent conçus Don Fadrique et Don Enrique, le futur Henri II de Castille, fondateur de la maison de Trastamare. La pièce revêt donc une certaine importance du point de vue documentaire.","short_description":"Provenant d'une pièce qui était vraisemblablement la chambre royale du palais d'Alfonso XI (r. 1312-1350) à Cordoue, cet *alfarje* était entièrement polychromé avec ataurique, motifs héraldiques et épigraphe arabe.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1350-1360.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 900 cm, l. 400 cm.","method_for_datation":"On estime la pièce postérieure à 1360 car les châteaux à une seule tour et les écussons à bande n'étaient pas en usage sous le règne de Pierre Ier (1350-1366), mais seulement à partir d'Henri II (r. 1366-1379). Cependant, le plafond pourrait être quelque peu antérieur car son style est caractéristique de la décennie 1350-1360.","method_for_provenance":"La provenance figure au dossier de la pièce.","provenance":"Cordoue, du palais disparu du roi Alphonse XI, qui fut plus tard la maison du général Fresneda jusqu’à sa démolition.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 29 septembre 1980 par achat à Luis Moreno de Cala.","bibliography":"Cuevas, S., “ADELPHA denuncia el traslado irregular de un artesonado mudéjar”, *El País*, 2 septembre 1980. \nFranco Mata, á., “Antigüedades medievales del siglo VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1992, vol. II, p. 96. \nLópez Guzmán, R., *Arquitectura mudéjar: del sincretismo medieval a las alternativas hispanoamericanas*, Madrid, 2000, p. 185. \nMartínez Caviró, B., “Carpintería mudéjar toledana”, *Cuadernos de la Alhambra*, 12, Grenade, 1976, pp. 225-265. \nRamírez de Arellano, T., *Paseos por Córdoba: o sean apuntes para su historia*, Cordoue, 1873-75.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["alfarje","Alphonse XI","bois sculpté","Cordoue","écusson","lambris","mudéjar","Pierre Ier","plafond","polychromie"],"materials":["Bois","sculpture, polychromie."]},"f8cd2cbd-0428-53e7-a7ce-f3ee1f3011f9":{"name":"Étagère","short_description":"Étagère composée de deux râteliers dont l’un se présente sous forme d’arcature et le second porte des accros terminés par une décoration ajourée. Sous la plate-forme, le nom de l’artisan, “Becghtache”, est flanqué de part et d’autre de deux étoiles à six branches.","type":"Bois de noyer","holder":"Musée public national des Arts et Traditions populaires","dates":"XIXe siècle","location":"Alger","dimensions":"70,5 x 52,5 cm","keywords":["Bois"]},"fb0d852c-219c-5753-93b5-9648fdd94679":{"name":"Coupole de l’Alhambra.","description":"À l'origine, la coupole de Berlin était agencée au-dessus d'un riche décor de stuc dans la Torre de las Damas du Palacio del Partal. Par les fenêtres de cette tour, on avait une vue d'ensemble sur les environs, la ville de Grenade et le complexe des palais de l'Alhambra avec ses parties aujourd'hui disparues. Cet ensemble de palais avait été construit par le souverain nasride Mohammed III (701-708 H / 1302-1308 J.-C.). La devise des souverains nasrides, “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, occupe une place importante dans le décor de la coupole ; on peut y voir une proclamation de l'islam menacé par l'avancée de la Reconquista. \nLa coupole présente une forme carrée qui se décline d'abord en octogone puis en seize trapèzes. Chaque côté du carré est pourvu d'un triangle décoré d'un entrelacs géométrique complété de motifs végétaux. Au centre des triangles se trouve une coupole miniature. L'octogone est constitué de planches garnies d'arcatures où se lisent des inscriptions coufiques symétriques sur fond rouge accompagnées de pommes de pin, de petits coquillages et de décors d'arabesques. Sur les panneaux carrés de l'octogone se répète la devise nasride : “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, entourée de petits arcs de *mouqarnas*. Les seize trapèzes sont ornés de l'entrelacs caractéristique de l'art islamique. De petits polygones et de petites étoiles répètent la devise nasride. Un panneau sommital en seize parties agrémenté lui aussi d'un entrelacs termine l'édifice. Le charme du décor est tout entier dans le contraste entre la rigueur des entrelacs en bandes plates et géométriques et les reliefs proéminents. \nLes plafonds et les coupoles en bois de ce type sont caractéristiques de l'architecture islamique du Maghreb. On en trouve des exemples à l'Alhambra et dans un grand nombre d'autres édifices en Espagne et en Afrique du Nord.","short_description":"Cette coupole provient d'un bâtiment du complexe palatial de l'Alhambra, appelé palais du Partal. Celui-ci a appartenu autrefois à un banquier allemand qui fut autorisé à transférer cette coupole dans sa villa berlinoise. Les plafonds en bois et les coupoles de ce style sont caractéristiques de l'architecture islamique au Maghreb.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"En 1885, Arthur von Gwinner acheta des terres dans le domaine de l’Alhambra. En faisait partie un terrain contenant des bâtiments, des jardins et des routes. En 1891, il remit le Palacio del Partal à la ville de Grenade. Il fut autorisé à démonter la coupole de la Torre de las Damas et à la faire transporter à Berlin. Il la fit remonter dans sa résidence berlinoise en 1892. En 1921, il fit don de sa propriété au gouvernement espagnol.","dates":"vers 719 de l’Hégire / 1320 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 190 cm, l. 355 cm, P. 355 cm.","method_for_datation":"La coupole est aisément datable par sa provenance, le Palacio del Partal, qui fait partie du complexe de l'Alhambra et a été bâti sous le règne de Muhammad III (701-708/1302-1308).","method_for_provenance":"Les documents indiquent que la coupole provient du Palacio del Partal de l'Alhambra à Grenade, où elle a été démontée en 1892, ce qui atteste l'origine espagnole.","provenance":"Torre de las Damas dans le Palacio del Partal de l’Alhambra de Grenade.","obtention":"Achetée en 1978 aux descendants d'Arthur von Gwinner.","bibliography":"Brisch, K., “Eine Kuppel aus der Alhambra in Granada”, *Jahrbuch Preubischer Kulturbesitz,* 3e série, 14, 1978, pp. 6-7 et 10-11. \nChmelnizkij, S., “Methods of constructing geometric ornemental systems in the cupola of the Alhambra”, *Muqarnas* 6, 1989, pp. 43-49. \nDodds, J. D., *Al Andalus. The Art of Islamic Spain.* The Metropolitan Museum of Art, New York, 1992, cat. n° 116. \nFernandez-Puertas, A., *The Alhambra I,* Londres, 1997, pp. 235-239.","dynasty":"Nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","architecture des palais","Coupole","motifs géométriques","mouqarnas","palais de l’Alhambra"],"materials":["Bois (cèdre et peuplier), sculpté et assemblé. Partiellement peint (rouge, bleu et vert)."]},"febb9b50-5023-54dc-aba9-74d232d247aa":{"name":"Mihrab de la mosquée de Taskınpacha, à Damsaköy.","description":"*Mihrab* en noyer d'une remarquable exécution. Les motifs végétaux et géométriques ainsi que les inscriptions qui le décorent sont exécutés en sculpture en haut-relief à surfaces arrondies, sculpture à double-niveau et biseautée. La bordure extérieure du sol est ornée jusqu'à 68 cm de haut d'une composition végétale de palmettes et de *rumi* (demi-palmettes). La seconde bordure est meublée jusqu'à un mètre de haut d'une construction géométrique en réseau. Les deux bordures se poursuivent à partir de ces deux hauteurs par des bandeaux épigraphiques contenant des versets du Coran (X : 255, LIX : 20-23, XLVI : 31). \nLa niche lobée est encadrée de fines bordures de diverses largeurs ornées d'une décoration végétale à palmettes et *rumi*. La forme de la conque de la niche à intérieur vide laisse penser que cette partie a été restaurée. L'intérieur de la niche de section semi-circulaire est décoré d'une composition végétale entrelacée. Les pendants de la niche du *mihrab* présentent des médaillons circulaires contenant des bandeaux épigraphiques et leur cadre des motifs végétaux sculptés en haut-relief qui donnent l'impression d'avoir été ajourés. Le médaillon de droite comporte en son centre le mot “Allah”, entouré d'un verset du coran (LIX : 22). De même, le médaillon de gauche met en exergue le mot de “Muhammad” entouré d'un extrait du verset LIX : 23. \nLe grand panneau rectangulaire de la partie supérieure contient un réseau géométrique composé d'étoiles à 12 branches. Il n'y a pas de fronton.","short_description":"Unique exemple de **mihrab**en bois d’Anatolie, ce *mihrab* est un véritable chef-d’œuvre , qui témoigne d’un excellent savoir-faire et montre une riche décoration géométrique, florale et calligraphique.","holder":"Musée ethnographique d’Ankara.","dates":"654-842 de l’Hégire / 1256-1438 J.-C.","location":"Ulus, Ankara","dimensions":"H. 350 cm, l. 203 cm.","method_for_datation":"La mosquée de Taskınpacha ne possède pas d'inscription de fondation. Les tombes du cimetière présentent cependant des inscriptions remontant au VIIIe/XIVe siècle. Par ailleurs, l'usage de compositions végétales et géométriques en accompagnement d'inscriptions était courant à cette époque, surtout dans les *mihrab* en mosaïque de carreaux et de stuc.","method_for_provenance":"Bien que le lieu de production ne soit pas connu, les caractéristiques stylistiques et les motifs utilisés désignent une provenance anatolienne.","provenance":"Anatolie.","obtention":"Ce *mihrab* et un *minbar* appartenant jadis à la mosquée de Taskınpacha à Damsaköy ont été transférés au musée le 23 octobre 1940.","bibliography":"Bakırer, ö., *Onüç ve Ondördüncü Yüzyıllarda Anadolu Mihrapları*, Ankara, 1976. \nBakırer, ö., “ürgüp'ün Damsa Köyü'ndeki Taşkın Paşa Camii'nin Ahşap Mihrabı”, *Türk Tarih Kurumu Belleteni* 139 (1971), pp. 367-382. \nöney G., “Anadolu Selçuklu ve Beylikler Devri Ahşap Teknikleri”, *Sanat Tarihi Yıllığı* III (1969–1970), Istanbul, pp. 135-171.","dynasty":"Karamanide","author":"Sevinç Gök Gürhan","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Biseauté","décoration géométrique","décoration végétale, bois","inscriptions","Karamanides","mihrab"],"materials":["assemblage de panneaux en noyer","décor de sculptures en haut-relief à surface arrondie, sculptures à double niveau et sculpture biseautée.","Noyer"]}}