@museumwnf/wallpaintings-data 1.0.4 → 1.0.6
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{"0c3648d9-9762-55ae-85a2-34844ebd664f":{"name":"Peinture murale de Qousayr Amra.","description":"Une femme, légèrement vêtue mais parée de bijoux, se tient debout face à une niche, elle porte des bracelets, autour du cou un collier orné d'un pendentif circulaire, sa taille aussi est soulignée d'une riche ceinture. Ses cheveux bruns, ornés de rangs de perles blanches, lui tombent sur les épaules. On distingue une niche flanquée de deux colonnes sur piédestal, fermée d'un rideau bleu derrière la figure. Les détails, en particulier ceux de la partie inférieure, sont difficilement discernables à cause des détériorations provoquées par de nombreux graffitis. \nCette fresque provient de la salle principale du palais de Qousayr Amra, et fait partie des nombreuses figures féminines représentées sur les murs du palais. Les fresques omeyyades privilégient souvent ce genre d'images évoquant la richesse et la liberté de la vie de cour. Toutes les figures féminines sont parées de joyaux, certaines sont nues, d'autres portent de longues robes. Au cours des fêtes données à l'époque dans les milieux de cour, on banquetait, on buvait du vin, on donnait des concerts et des spectacles d'acrobates ou de chanteuses. Les sources contemporaines de la construction du château citent déjà des festivités de ce genre.","short_description":"Ce fragment de mur peint en provenance du palais omeyyade de Qousayr Amra en Jordanie montre une femme légèrement vêtue mais parée de magnifiques bijoux à l'intérieur d'une niche. Parmi les différentes fresques de femme ornant la salle du trône et les bains du palais, celle-ci représente le goût et la vie de cour de l'époque.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"règne de al-Walid Ier (86-96 de l’Hégire / 705-715 J.-C.), probablement postérieur à 92 711.","location":"Berlin","dimensions":"H. 205 cm, l. 102 cm.","method_for_datation":"Il convient de dater l'œuvre par analogie avec les peintures murales de Qousayr Amra puisqu'elle fait partie de ce contexte. Du fait de la fresque des six rois, on situe la construction de Qousayr Amra dans la période postérieure à 92/711 du règne de al-Walid Ier.","method_for_provenance":"L'œuvre est de la main du peintre A. Mielich, qui réalisa les dessins à Qousayr Amra immédiatement après la découverte des peintures, ce qui en atteste la provenance. Elle est représentée comme œuvre isolée après son dépôt de l'ensemble dont elle faisait partie sur le site.","provenance":"Palais de Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"Achetée à L. Mielich à Vienne en 1908.","bibliography":"Almagro, M. *et al*., *Qusayr Amra. Residencia y Baños Omeyas en el Desierto de Jordania,* Madrid, 1975. \nBaer, E., “Female Images in early Islam”, *Damaszener Mitteilungen,* 11, 1999, pp. 13-24, pl. 3. \nFowden, G., *Qusayr Amra. Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Berkeley, 2004. \nGrabar, O., “Ummayad Palaces Reconsidered”, *Ars Orientalis* 23, 1993, p. 105, ill. 9. \nHillenbrand, R., “La Dolce Vita in Early Islamic Syria : The Evidence of Later Umayyad Palaces”, *Art History* 5/1, 1982, pp. 1-35. \nKaiserliche Akademie der Wissenschaften (éd.), *Kuseijr Amra,* Vienne, 1907, t. I, p. 210, t. II des illustrations, pl. 23.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bains","fresque","Omeyyade","palais"],"materials":["Peinture à la fresque sur enduit préparé, fortement endommagée."]},"1db2b71c-1b13-500e-b0ba-c510c7396de5":{"name":"Fragment de peinture murale.","description":"Ce fragment appartient à un groupe de fresques murales qui ornait jadis les murs de l'étage de Qasr al-Khayr al-Gharbi. Elle montre le visage d'une femme vue de trois-quarts, la tête et les épaules recouvertes d'un châle élégant et délicat. Des boucles noires encadrent son front et ses joues. Elle est représentée sur un fond de motifs géométriques et végétaux stylisés. \nSes traits sont ceux d'une jeune femme arabe. Les archéologues pensent qu'il s'agit d'une chanteuse. Les sources historiques mentionnent en effet la présence dans les palais omeyyades du désert de Syrie de chanteuses venues de la région du Hijaz, le désert d'Arabie occidentale.","short_description":"Cette peinture omeyyade illustre des traits caractéristiques de la beauté féminine arabe : grands yeux en amande soulignés de kôhl, éclat du globe oculaire contrastant avec la pupille sombre, boucles d'oreille de style bédouin et coiffure au drapé particulier.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 41 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Cette fresque ainsi que les vestiges du complexe palatial ont été datés à partir d'une inscription figurant sur le linteau de la porte du *khan* voisin du palais, soit 109/727. L'inscription précise que le complexe a été édifié par le calife omeyyade Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture murale a été réalisée in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Peinture découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Lorsque la façade en plâtre du palais fut préparée pour son transfert au Musée national au cours des années 1940, cette œuvre fut choisie parmi un important groupe de peintures et exposée à l'étage de la section consacrée au palais.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["al-Hijaz","calife Hicham bin ‘Abd al-Malik, qasr, palais du désert","chanteuses","Daniel Schlumberger","fresques","Peintures murales","plâtre"],"materials":["Plâtre, technique de la fresque."]},"3a0eac5c-b039-57d4-9958-f23bbfce364b":{"name":"Panneau de fresque “Groupe de musiciens”.","description":"Musiciens et danseurs sont un thème récurrent des fresques de Qousayr Amra. Dans l'écoinçon nord-est de l'aile centrale, près de l'entrée de la salle d'audience, se trouve une représentation d'une danseuse et de trois musiciens : un joueur de tambourin, un flûtiste et un cymbaliste (très endommagé). Le flûtiste porte un vêtement long à col serré décoré d'un motif répété de doubles cercles, de diamants et de fleurons. Le vêtement est maintenu à la taille par une ceinture à deux cordons nouée sur le côté. Le flûtiste tient des deux mains l'instrument qu'il porte à sa bouche.","short_description":"Cette fresque se trouve près de la salle d’audience à Qousayr Amra ; elle représente une danseuse et trois musiciens : un joueur de tambourin, un flûtiste et un joueur de cymbales. Musiciens et danseurs sont un thème récurrent des fresques de Qousayr Amra.w","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H/743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"Le panneau se trouve près de l'entrée de la salle d'audience de Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches VI a-b. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 66-67.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques","musique","salle d’audience"],"materials":["Fresque."]},"3c8378b6-b15a-5c21-874e-d7a334e3dab5":{"name":"Fragment de fresque de hammam.","description":"Fragment architectural en forme de niche à arc brisé peinte, qui faisait jadis partie d'un hammam. Il est décoré d'une figure exécutée à l'aquarelle rouge et noire sur fond blanc selon la technique de la fresque. Elle représente un jeune homme assis – peut-être un prince – qui tient une coupe dans sa main droite. Il est revêtu d'une grande robe à motifs végétaux de couleur rouge. Deux cercles entourent la partie supérieure de ses bras. Il est coiffé d'un turban plissé d'où dépassent des cheveux à l'avant et sur la nuque. Une auréole encercle sa tête, peut-être pour signaler son rang. Une écharpe aux extrémités flottantes est passée sous ses aisselles. \nLa niche est encadrée par un arc composé de petits cercles évoquant des perles. La fresque rappelle des peintures découvertes à Samarra (Irak) tant pour le personnage que la forme de la tête, l'auréole, la répétition de motifs décoratifs et le cadre en arc. Par ailleurs le style n'est pas vraiment réaliste, ce qui dénote d'évidentes influences perses. Les fresques fatimides sont assez proches par leur forme, leur style et leur thématique de représentations ornant des céramiques à décor lustré produites en égypte au cours de cette période. La figure de ce fragment peut se comparer à d'autres exemples fatimides figurant sur divers médias : céramiques, bois sculptés et nombreux textiles, même si la peinture est un art décoratif aux qualités spécifiques au cours de la période fatimide.","short_description":"Les hammams étaient des bâtiments d'importance dans le monde islamique en raison de leur rôle dans l'hygiène et la purification du corps. Les murs des bains publics étaient communément décorés de fresques, comme l'exemple que nous voyons ici.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 24,5 cm, l. 600 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres peintures de la période, art ayant connu un développement spécifique pendant la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment a été découvert *in situ* dans un hammam fatimide de la région de Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Des fouilles archéologiques conduites par le Centre des antiquités arabes en 1932 ont révélé l'existence d'un hammam fatimide dans la région de Fustat. Certaines pièces découvertes, dont ce fragment architectural, ont été transférées au Musée en 1934 qui les a enregistrées dans ses acquisitions.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Taswir al-Islami fi al-Usur al-Wusta* \\[La peinture islamique au Moyen âge\\], Le Caire, 1959. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery,* Londres, 1994. \nHassan, Z. M., “Touhaf Jadida min al-Khazaf al-Fatimi dhi al-Bareeq al-Ma'dani \\[Nouvelles céramiques fatimides à décor de lustre métallique\\]”, *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[de la faculté des Arts\\], décembre 1951. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Twelfth Centuries,* Athènes, vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éléments architecturaux","fresques","hammam","représentation figurative","Stuc"],"materials":["Peinture au plâtre et aquarelle rouge et noire."]},"3ef00d87-7d99-5046-8489-348689e5698a":{"name":"Panneau de fresque, “Scène de chasse”.","description":"Scène de chasse occupant l'entière partie supérieure du mur occidental de la salle d'audience de Qousayr Amra. Elle représente un groupe d'onagres (apparemment) dans un enclos, poussé vers un filet où il sera piégé. Le long de la clôture, quelques figures grossièrement représentées tiennent des torches, sans doute pour effrayer les animaux. \nAu milieu de ces onagres qui se déplacent très vite, se repèrent trois hommes montés sur des chevaux au galop. Le cavalier à l'extrême gauche (sud) vient de tomber de sa monture. Cette scène pleine de mouvement rappelle fortement d'autres similaires observées en Tunisie ou sur les sols de mosaïque de Piazza Amerina en Sicile. à la différence des scènes de chasse sassanides qui montrent un roi occupant la place centrale d'une mise en scène à sa gloire, celle de Qousayr Amra décrit les plaisirs de la chasse et se rapproche des représentations méditerranéennes de cette activité. Sur le mur septentrional de la travée orientale figure ce qui pourrait être la suite de la première scène : les animaux piégés sont tués et éventrés à coups de pieux par des chasseurs pieds nus qui portent des tuniques descendant aux genoux et à longues manches flottantes.","short_description":"Cette fresque se trouve dans la salle d’audience de Qousayr Amra et représente un groupe d’onagres conduits dans un enclos et poussés vers un filet. Rendue avec un sens accusé du mouvement, rappelant des scènes méditerranéennes similaires, elle décrit la chasse comme un loisir agréable.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Le panneau se trouve dans la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XX-XXII, XXX-XXXI. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 85-114.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques","scènes de chasse"],"materials":["Fresque."]},"4cd253cf-44cf-56c0-9d8c-9c6924980524":{"name":"Panneau de fresque, “Famille de rois”.","description":"Fresque située à l'extrémité sud de la salle d'audience en partie basse du mur occidental de Qousayr Amra. Très étudiée et extrêmement endommagée, elle est intitulée “Famille de rois”. \nDans son état original, elle représentait six rois placés en deux rangées, les monarques les plus importants occupant le premier rang. Leurs noms sont inscrits en arabe et en grec au-dessus de leur tête : “Caesar”, l'empereur byzantin, “Kisra”, l'empereur sassanide, “Negus”, le roi d'Abyssinie et “Rodéric”, le roi wisigoth d'Espagne. Différents éléments ont permis d'établir l'identité des deux autres figures, l'empereur de Chine et le prince régnant le *khaqan* des Turcs. Certaines zones, dont l'image du souverain sassanide et des parties de l'empereur de Byzance, ont été préservées. Les personnages tendent leurs mains comme pour rendre hommage. La figure de gauche (l'empereur byzantin), dont la tête est effacée, est revêtue d'une robe impériale décorée d'un motif répété de petits cercles. La figure centrale (le roi sassanide) est un jeune homme barbu portant une longue robe (chiton), un casque doré et un manteau (chlamyde) attaché sur son épaule droite par une fibule. La couronne sassanide atypique présente un support surmonté de deux petites sphères superposées et d'un croissant. \nComme Oleg Grabar l'a fait remarquer en 1954, cette fresque ne met pas en scène des vaincus à la manière sassanide ou byzantine habituelle, et peut donc être interprétée comme une représentation de “famille de rois.” L'ensemble fournit également la date de la construction puisque Rodéric ne régna qu'une année et fut tué par les armées omeyyades en 92 H / 711 J.-C. On a donc pensé que le complexe de Qousayr Amra avait été édifié par al-Walid (r. 986-996 H / 705-715 J.-C.). La date de 92 H / 711 J.-C. marque cependant la limite de celle de la construction du monument, et il est plus probable qu'il a été érigé par le neveu d'Al-Walid, Al-Walid II, dont on sait qu'il vécut dans la région d'Azraq.","short_description":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d’audience de Qousayr Amra. Dans son état original, elle représentait les six monarques de Byzance, de Perse, d’Abyssinie, d’Espagne, de Chine et les Turcs, dont les noms étaient écrits en arabe et en grec. Comme Rodéric d’Espagne n’a régné qu’en 92 H / 711 J.-C., on connaît le terminus post quem de la construction.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle-ci. Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d'audience de Qousayr Amra, Jordanie.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M. *et al*., *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XXII a-b. \nCreswell, K. A. C., *A short Account of Early Muslim Architecture*, révisé par J. W. Allen, Le Caire, 1989, pp. 112-113, planche 69. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria, LA*, 2004, pp. 197-226. \nGrabar, 0, “The Painting of the Six Kings at Qusayr Amra”, *Ars Orientalis*, 1, 1954, pp. 185-187.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresque","Rodéric"],"materials":["Fresque."]},"56acaf8e-1d2d-5882-9b67-7d024e5744ff":{"name":"Panneau de fresque, “Danseuses”.","description":"Fresque de l'un des compartiments de l'*apodyterium* (vestiaire) de Qousayr Amra. Ce vestiaire se trouve sous une voûte en berceau divisée en compartiments en pointes de diamant par des bandeaux à fresque de feuillage contenant une multiplicité de scènes pastorales isolées. Un compartiment représente une danseuse accompagnée par un flûtiste. Elle porte un long jupon indiqué par un bandeau de couleur rouge sombre. Les plis tourbillonnants du bas de sa robe suggèrent une impression de mouvement, qu'accentuent le bras gauche levé et l'inclinaison de la tête. \nSur l'intrados de l'arche occidentale de la salle d'audience, près de la courbe sud, figure une autre danseuse. Celle-ci est nue à l'exception d'un pagne, de bracelets de poignet et de bras. Voluptueusement représentée, la figure exprime un mouvement plein de vivacité par la torsion de son corps, la position opposée des bras et le lancer avant de la jambe droite. Ce mouvement vigoureux rappelle ceux des bacchantes de la “Procession bachique” aujourd'hui au Musée archéologique de Madaba.","short_description":"Fresque de l’un des compartiments de l’*apodyterium* (vestiaire) de Qousayr Amra représentant une danseuse et un flûtiste ; sur l’intrados de l’arche de la salle d’audience figure une autre danseuse. Toutes deux par leurs mouvements évoquent des Bacchantes en train de danser.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"L'un des panneaux se trouve dans l'*apodyterium*, l'autre dans la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XLII b-c. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 67-68.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["apodyterium","danse","fresques"],"materials":["Fresque."]},"5dcd5e36-d273-5b03-a8de-93f266c0b45c":{"name":"Peinture de sol.","description":"L'art islamique à ses débuts est la continuation de techniques et d'éléments stylistiques courants et bien connus appartenant aux périodes précédentes. Ce panneau fournit un bon exemple de l'influence des mythes romains. Il a été peint selon une technique dite *a secco* dans laquelle la peinture est appliquée sur un plâtre sec qui est ensuite légèrement réhumidifié pour favoriser la fixation. Ce panneau recouvrait une partie du sol de la salle de réception de l'aile ouest de Qasr al-Khayr al-Gharbi, dans le désert de Syrie entre Damas et Palmyre. De format rectangulaire, il est cerné d'une bordure de feuilles de vigne et de figures allégoriques. Un portrait frontal de femme dans un cadre circulaire domine la composition. Son visage est agréable et elle tient entre ses mains un tissu rempli de fruits colorés. Elle porte un collier en dessous duquel se love un serpent. Les archéologues pensent qu'il s'agit de Gaia, la déesse-mère de la mythologie romaine. Le cercle qui l'entoure est défini par deux lignes blanches encadrant un champ rouge décoré de petits cercles blancs, chacun contenant un bouquet de fleurs. \nLa partie supérieure du panneau est occupée par deux centaures marins. Entourés de feuillage, tous deux portent un épieu dans la main gauche et tendent la main droite. Dans la partie basse se trouve un groupe d'animaux dont deux grues, deux renards et un chien. \nLa partie supérieure conserve la trace d'une colonne cylindrique qui reposait sans doute à cet endroit.","short_description":"Fresque provenant du palais omeyyade de Qasr al-Khayr al-Gharbi, dans le désert syrien. Elle représente la déesse de la terre de la mythologie romaine, Gaia, symbole de générosité et d'abondance, et illustre la continuité artistique et culturelle entre l'Antiquité finissante et les débuts de l'islam.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 5,21 m, l. 4,43 m","method_for_datation":"Le sol, ainsi que les vestiges du complexe palatial, ont été datés grâce à l’inscription figurant sur le linteau de la porte du khan voisin du palais, soit 109/727. L'inscription précise que le complexe a été édifié par le calife Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture au sol a été réalisée sur place à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud de Palmyre.","obtention":"Cette peinture a été découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. La découverte de ce site a conduit au développement de la section Arts islamiques au Musée national de Damas. Cette peinture de sol, ainsi que la façade en plâtre du palais qui orne aujourd'hui l'entrée du musée, ont été préparées pour leur transfert à Damas au cours des années 1940. L'aile omeyyade a été inaugurée en 1950.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nFowden, G., *Qousayr ‘Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Californie, 2004. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Hicham bin ‘Abd al-Malik","Daniel Schlumberger","Gaia","palais du désert","peinture de sol","plâtre","Qasr"],"materials":["Plâtre, peinture, technique a secco."]},"703bcca9-4c28-508b-8d25-b6f6138c138c":{"name":"Fresque de coupole.","description":"Le *caldarium*, ou pièce chaude, du hammam de Qousayr Amra est surmonté d'une coupole décorée d'une fresque représentant les constellations. Il s'agit de la plus ancienne représentation subsistante d'astres sur une surface sphérique. La fresque a sans doute été copiée dans un manuscrit. Un certain nombre d'erreurs dans l'emplacement des constellations montre que le peintre n'avait pas de connaissances astrologiques.","short_description":"La fresque des constellations de la coupole du caldarium de Qousayr Amra est la plus ancienne représentation d’étoiles sur une surface sphérique à nous être parvenue. Un certain nombre d’erreurs dans le positionnement des astres montre que le peintre n’avait pas de connaissances astrologiques.","holder":"*In situ *à Qousayr Amra.**","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Le panneau décore la coupole du *caldarium* du hammam de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Beer, A., “The Astronomical Significance of the Zodiac of Qusayr Amra”, in K. A. C. Creswell, *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932, pp. 296-303. \nBrunet, J.-P., “The Fresco of the Cupola of Qusayr Amra”, *Centaurus*, vol. 40, 1998, pp. 97-123. \nSaxl, F., “The Zodiac of Qusayr Amra”, in K. A. C. Creswell, *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932, pp. 289-294.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["astrologie","caldarium","constellations, coupoles","fresques"],"materials":["Fresque."]},"952ab9d3-ae66-55d8-89bd-8e1f14d55203":{"name":"Panneau de fresque, “Grande Figure féminine au bord d’un bassin”.","description":"Fresque de la partie centrale sous la voûte de la salle d'audience de Qousayr Amra représentant une femme étonnamment grande, debout au bord d'un bassin. Nue, à l'exception d'un pagne, elle porte des bracelets de poignets et de bras, un collier à pendants autour du cou et un autre plus long à trois pendants piriformes qui se glisse entre ses seins ronds. Son bras droit baissé est légèrement tourné vers sa cuisse droite tandis que l'index et le petit doigt de sa main droite sont dressés. Le bras gauche est levé, penché vers l'épaule comme si elle tirait un rideau derrière elle. Ses cheveux sont recouverts d'un turban fixé sur le devant par une épingle. \nCette baigneuse à la fière attitude est à l'évidence très admirée par les personnages qui la regardent de derrière une balustrade dans l'arcade de gauche. Derrière elle, à droite, s'affaire une servante. Dans le fond apparaît un panorama architectural impressionnant : arcade sur deux niveaux avec rideaux et balustrades, peut-être une représentation d'une architecture de bassin semblable à celle de l'avant-cour du palais de Khirbat al-Mafjar à Jéricho. La position centrale de la figure principale, sa taille et son attitude indiquent qu'elle était sans doute un important personnage, peut-être la concubine favorite du seigneur de Qousayr Amra. Cette beauté évoque des images d'Aphrodite, déesse de l'amour, qui ont pu servir d'inspiration à ce panneau.","short_description":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d’audience à Qousayr Amra et est inspiré des images d’Aphrodite. La position centrale de la femme, sa taille et son attitude indiquent qu’elle était sans doute un important personnage, peut-être la concubine favorite du seigneur.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"Le panneau se trouve sur le mur occidental de la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XVI a, XIX a-b, XX a-b. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 227-247.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques","musique","salle d’audience"],"materials":["Fresque."]},"a821e620-0be1-566e-9efd-535d3a1c2fcd":{"name":"Fragment de panneau de fresque.","description":"La période ayyoubide connut une renaissance architecturale et artistique dans le Bilad al-Cham, aussi bien dans les villes islamiques que chrétiennes. Ce fragment est une partie de panneau qui décorait jadis l'abside de l'église du monastère de Mar Yacoub (Saint-Jacques) proche du village de Qara, près de Salihiyya au nord de Damas. Il représente un ange ailé à la tête auréolée de lumière. Sa longue chevelure est maintenue par un filet. Il porte des vêtements blancs, lève la main droite en signe de bénédiction et tient une corde dans sa main gauche. Son regard reflète foi et piété. Le panneau a été exécuté en différentes nuances de brun et de gris, de rouge, bleu et vert. \nLes historiens de l'art ont noté que ces traits faciaux étaient ceux de l'archange Michel. Les plis des vêtements, les traits et le style d'ombrage sont très voisines des peintures en trois couches du proche monastère de Mar Moussa al-Habachi (Moïse l'éthiopien), qui étaient appréciées à la même époque. On peut même penser que cette région possédait sa propre école artistique. Ce panneau ainsi que ceux du monastère de Mar Yacoub présentent une grande importance pour l'histoire de l'art chrétien local, qui remonte au Moyen âge, en particulier parce que très peu d'artefacts ou de monuments de cette période de l'histoire chrétienne sont parvenus jusqu'à nous. Ils reflètent des traditions artistiques de la communauté chrétienne locale et l'existence d'influences byzantines. Ils apportent également la preuve visuelle que les chrétiens continuèrent à mettre en pratique leurs croyances et à exprimer leur foi sous la loi islamique.","short_description":"La peinture murale dans les monastères chrétiens connut une renaissance artistique pendant la période ayyoubide. Ce fragment de fresque, représentant sans doute l'archange Michel, provient du monastère de Deir Mar Yakoub dans le village de Qara, à 100 km environ au nord de Damas.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub), Syrie.","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 62 cm, l. 93 cm.","method_for_datation":"Comparaison à la fois des techniques utilisées (matériaux, couleurs, méthodes) et des éléments stylistiques représentés, avec d'autres fresques de la région (Syrie et Liban). On peut noter que cette fresque date de la période ayyoubide (VIe/XIIe siècle), période d'innovation artistique dans les églises et les monastères.","method_for_provenance":"La fresque a été prélevée dans l'abside de l'église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub), située dans le village de Qara dans les montagnes de Qalmoum, comme il est indiqué dans les archives du Musée national de Damas.","provenance":"Église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub) à Qara, à 97 km au nord de Damas et 15 km à l'est de Nebek.","obtention":"La fresque a été prélevée dans l'abside de l'église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub), situé à Qara dans les montagnes de Qalmoum. Deux parties du panneau qui se désintégraient ont été transportées au Musée national pour être restaurées. à l'époque, la Direction des antiquités jugea qu'il était préférable de les conserver au musée où elles ont été enregistrées en 1993.","bibliography":"'Afif, B., “Antiquities of Syria”, *National Mail for Journalism and Publication*, Autriche, 1985. \nHabib, Z., Al-*Dayarat al-Nasraniya fi al-Islam* \\[Monastères chrétiens en terres d'islam\\], Beyrouth, 1999.","dynasty":"Période ayyoubide","author":"Dina Bakkour, Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["art chrétien","fresques","monastère","Panneaux muraux","Stuc"]},"ab5f529a-54db-5914-b779-6e088fe95b11":{"name":"Panneau de fresque, “Ours assis jouant d’un instrument de musique”.","description":"Cette fresque fait partie des quartiers de la voûte de l'*apodyterium* ou vestiaire du complexe de bains (*hammam*) de Qousayr Amra. Elle représente un ours jouant d'un instrument de musique, assis sur un tabouret, la patte gauche ballante tandis que la droite, repliée, repose sur le siège et touche la cuisse gauche. Il joue d'un instrument à cordes de forme allongée qui pourrait être un oud. Près de lui, un singe debout frappe dans ses mains. Il est probable que cette scène décrit deux personnages déguisés en ours et en singe.","short_description":"Fresque faisant partie du complexe de bains (*hammam*) de Qousayr Amra, représentant un ours jouant d’un instrument de musique. Près de l’ours, un singe debout frappe dans ses mains. Il est probable que cette scène décrit deux personnages déguisés en animaux.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (r. 125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"La fresque se trouve dans l'*apodyterium* (vestiaire) du *hammam* de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"*In situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., *Qusayr Amra : residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planche XLII a. \nEttinghausen, R., “The Dance with Zoomorphic Masks and other Forms of Entertainment seen in Islamic Art”, in *Arabic and Islamic Studies in Honour of H. A. R. Gibb*, Cambridge, Mass., 1965, p. 219. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, L.A., 2004, p. 68, fig. 19.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["apodyterium","fresques","instruments de musique","oud"],"materials":["Fresque."]},"d861eea4-5eaf-5a74-81c8-1ecb64d9a358":{"name":"Peinture de sol.","description":"Les palais omeyyades du désert témoignent clairement de l'influence de traditions artistiques antérieures aussi bien issues de l'empire byzantin à l'ouest que de l'empire sassanide (Iran actuel) à l'est. Cette peinture s'inspire des arts et de la mythologie perses. Elle recouvrait le sol de la salle de réception de l'aile orientale de Qasr al-Khayr al-Gharbi. \nLa partie supérieure représente deux ménestrels de cour jouant d'instruments musicaux : un *nai* (instrument à vent en bois) et un *oud* (instrument à cordes) sous deux arcs ornementés. La partie inférieure figure un chasseur glabre galopant sur sa monture. Il est habillé à la manière sassanide. Son turban flotte derrière sa tête, son arc et ses flèches sont à portée immédiate de sa main. En bas à droite est reproduite une gazelle qui s'enfuit en regardant derrière elle. Il est possible que cette scène illustre une des fameuses épopées perses, sans doute les exploits de chasseur de Bahram Gur. \nCertains chercheurs en ont déduit que cette fresque révélait le choix du calife de réorienter son empire vers l'est plutôt que l'ouest, en particulier après l'échec de la prise de Constantinople. Il aurait décidé d'adopter l'héritage impérial sassanide pour modèle d'expression de son pouvoir. \nOn note en partie supérieure l'emplacement probable d'une colonne cylindrique.","short_description":"Les traditions iconographiques de représentation de la vie de cour sont issues de l'empire persan sassanide, pré-islamique. Cette image de prince chasseur au galop fait partie d'une fresque du palais syrien de Qasr al-Khayr al-Gharbi.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 5 m, l. 4,85 m.","method_for_datation":"Le sol, ainsi que les vestiges du complexe palatial, ont été datés à partir d'une inscription figurant sur le linteau de la porte du khan voisin du palais, soit 109/727. Le texte précise que le complexe a été édifié par le calife omeyyade Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture au sol a été réalisée in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud de Palmyre.","obtention":"Cette peinture a été découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Lorsque du transfert de la façade en plâtre du palais au Musée national au cours des années 1940, cette peinture fut fixée au mur de la salle principale de la nouvelle aile de Qasr al-Khayr al-Gharbi, officiellement inaugurée en 1950.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nFowden, G., *Qousayr ‘Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Californie, 2004. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calife Hicham bin ‘Abd al-Malik","Daniel Schlumberger","Gaea","musicien","mythologie romaine","palais du désert","peinture de sol","plâtre","Qasr"],"materials":["Plâtre, peinture selon la technique a secco."]}}
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{"0c3648d9-9762-55ae-85a2-34844ebd664f":{"name":"Peinture murale de Qousayr Amra.","description":"Une femme, légèrement vêtue mais parée de bijoux, se tient debout face à une niche, elle porte des bracelets, autour du cou un collier orné d'un pendentif circulaire, sa taille aussi est soulignée d'une riche ceinture. Ses cheveux bruns, ornés de rangs de perles blanches, lui tombent sur les épaules. On distingue une niche flanquée de deux colonnes sur piédestal, fermée d'un rideau bleu derrière la figure. Les détails, en particulier ceux de la partie inférieure, sont difficilement discernables à cause des détériorations provoquées par de nombreux graffitis. \nCette fresque provient de la salle principale du palais de Qousayr Amra, et fait partie des nombreuses figures féminines représentées sur les murs du palais. Les fresques omeyyades privilégient souvent ce genre d'images évoquant la richesse et la liberté de la vie de cour. Toutes les figures féminines sont parées de joyaux, certaines sont nues, d'autres portent de longues robes. Au cours des fêtes données à l'époque dans les milieux de cour, on banquetait, on buvait du vin, on donnait des concerts et des spectacles d'acrobates ou de chanteuses. Les sources contemporaines de la construction du château citent déjà des festivités de ce genre.","short_description":"Ce fragment de mur peint en provenance du palais omeyyade de Qousayr Amra en Jordanie montre une femme légèrement vêtue mais parée de magnifiques bijoux à l'intérieur d'une niche. Parmi les différentes fresques de femme ornant la salle du trône et les bains du palais, celle-ci représente le goût et la vie de cour de l'époque.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"règne de al-Walid Ier (86-96 de l’Hégire / 705-715 J.-C.), probablement postérieur à 92 711.","location":"Berlin","dimensions":"H. 205 cm, l. 102 cm.","method_for_datation":"Il convient de dater l'œuvre par analogie avec les peintures murales de Qousayr Amra puisqu'elle fait partie de ce contexte. Du fait de la fresque des six rois, on situe la construction de Qousayr Amra dans la période postérieure à 92/711 du règne de al-Walid Ier.","method_for_provenance":"L'œuvre est de la main du peintre A. Mielich, qui réalisa les dessins à Qousayr Amra immédiatement après la découverte des peintures, ce qui en atteste la provenance. Elle est représentée comme œuvre isolée après son dépôt de l'ensemble dont elle faisait partie sur le site.","provenance":"Palais de Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"Achetée à L. Mielich à Vienne en 1908.","bibliography":"Almagro, M. *et al*., *Qusayr Amra. Residencia y Baños Omeyas en el Desierto de Jordania,* Madrid, 1975. \nBaer, E., “Female Images in early Islam”, *Damaszener Mitteilungen,* 11, 1999, pp. 13-24, pl. 3. \nFowden, G., *Qusayr Amra. Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Berkeley, 2004. \nGrabar, O., “Ummayad Palaces Reconsidered”, *Ars Orientalis* 23, 1993, p. 105, ill. 9. \nHillenbrand, R., “La Dolce Vita in Early Islamic Syria : The Evidence of Later Umayyad Palaces”, *Art History* 5/1, 1982, pp. 1-35. \nKaiserliche Akademie der Wissenschaften (éd.), *Kuseijr Amra,* Vienne, 1907, t. I, p. 210, t. II des illustrations, pl. 23.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Omeyyade ; palais ; bains ; fresque"],"materials":["Peinture à la fresque sur enduit préparé, fortement endommagée."]},"1db2b71c-1b13-500e-b0ba-c510c7396de5":{"name":"Fragment de peinture murale.","description":"Ce fragment appartient à un groupe de fresques murales qui ornait jadis les murs de l'étage de Qasr al-Khayr al-Gharbi. Elle montre le visage d'une femme vue de trois-quarts, la tête et les épaules recouvertes d'un châle élégant et délicat. Des boucles noires encadrent son front et ses joues. Elle est représentée sur un fond de motifs géométriques et végétaux stylisés. \nSes traits sont ceux d'une jeune femme arabe. Les archéologues pensent qu'il s'agit d'une chanteuse. Les sources historiques mentionnent en effet la présence dans les palais omeyyades du désert de Syrie de chanteuses venues de la région du Hijaz, le désert d'Arabie occidentale.","short_description":"Cette peinture omeyyade illustre des traits caractéristiques de la beauté féminine arabe : grands yeux en amande soulignés de kôhl, éclat du globe oculaire contrastant avec la pupille sombre, boucles d'oreille de style bédouin et coiffure au drapé particulier.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 41 cm, l. 39 cm.","method_for_datation":"Cette fresque ainsi que les vestiges du complexe palatial ont été datés à partir d'une inscription figurant sur le linteau de la porte du *khan* voisin du palais, soit 109/727. L'inscription précise que le complexe a été édifié par le calife omeyyade Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture murale a été réalisée in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Peinture découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Lorsque la façade en plâtre du palais fut préparée pour son transfert au Musée national au cours des années 1940, cette œuvre fut choisie parmi un important groupe de peintures et exposée à l'étage de la section consacrée au palais.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Peintures murales ; fresques ; plâtre ; calife Hicham bin ‘Abd al-Malik, qasr, palais du désert ; Daniel Schlumberger ; al-Hijaz ; chanteuses"],"materials":["Plâtre, technique de la fresque."]},"3a0eac5c-b039-57d4-9958-f23bbfce364b":{"name":"Panneau de fresque “Groupe de musiciens”.","description":"Musiciens et danseurs sont un thème récurrent des fresques de Qousayr Amra. Dans l'écoinçon nord-est de l'aile centrale, près de l'entrée de la salle d'audience, se trouve une représentation d'une danseuse et de trois musiciens : un joueur de tambourin, un flûtiste et un cymbaliste (très endommagé). Le flûtiste porte un vêtement long à col serré décoré d'un motif répété de doubles cercles, de diamants et de fleurons. Le vêtement est maintenu à la taille par une ceinture à deux cordons nouée sur le côté. Le flûtiste tient des deux mains l'instrument qu'il porte à sa bouche.","short_description":"Cette fresque se trouve près de la salle d’audience à Qousayr Amra ; elle représente une danseuse et trois musiciens : un joueur de tambourin, un flûtiste et un joueur de cymbales. Musiciens et danseurs sont un thème récurrent des fresques de Qousayr Amra.w","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H/743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. 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Il est décoré d'une figure exécutée à l'aquarelle rouge et noire sur fond blanc selon la technique de la fresque. Elle représente un jeune homme assis – peut-être un prince – qui tient une coupe dans sa main droite. Il est revêtu d'une grande robe à motifs végétaux de couleur rouge. Deux cercles entourent la partie supérieure de ses bras. Il est coiffé d'un turban plissé d'où dépassent des cheveux à l'avant et sur la nuque. Une auréole encercle sa tête, peut-être pour signaler son rang. Une écharpe aux extrémités flottantes est passée sous ses aisselles. \nLa niche est encadrée par un arc composé de petits cercles évoquant des perles. La fresque rappelle des peintures découvertes à Samarra (Irak) tant pour le personnage que la forme de la tête, l'auréole, la répétition de motifs décoratifs et le cadre en arc. Par ailleurs le style n'est pas vraiment réaliste, ce qui dénote d'évidentes influences perses. Les fresques fatimides sont assez proches par leur forme, leur style et leur thématique de représentations ornant des céramiques à décor lustré produites en égypte au cours de cette période. La figure de ce fragment peut se comparer à d'autres exemples fatimides figurant sur divers médias : céramiques, bois sculptés et nombreux textiles, même si la peinture est un art décoratif aux qualités spécifiques au cours de la période fatimide.","short_description":"Les hammams étaient des bâtiments d'importance dans le monde islamique en raison de leur rôle dans l'hygiène et la purification du corps. Les murs des bains publics étaient communément décorés de fresques, comme l'exemple que nous voyons ici.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 24,5 cm, l. 600 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres peintures de la période, art ayant connu un développement spécifique pendant la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment a été découvert *in situ* dans un hammam fatimide de la région de Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Des fouilles archéologiques conduites par le Centre des antiquités arabes en 1932 ont révélé l'existence d'un hammam fatimide dans la région de Fustat. Certaines pièces découvertes, dont ce fragment architectural, ont été transférées au Musée en 1934 qui les a enregistrées dans ses acquisitions.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Taswir al-Islami fi al-Usur al-Wusta* \\[La peinture islamique au Moyen âge\\], Le Caire, 1959. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery,* Londres, 1994. \nHassan, Z. M., “Touhaf Jadida min al-Khazaf al-Fatimi dhi al-Bareeq al-Ma'dani \\[Nouvelles céramiques fatimides à décor de lustre métallique\\]”, *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[de la faculté des Arts\\], décembre 1951. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Twelfth Centuries,* Athènes, vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Stuc ; hammam ; représentation figurative ; éléments architecturaux ; fresques"],"materials":["Peinture au plâtre et aquarelle rouge et noire."]},"3ef00d87-7d99-5046-8489-348689e5698a":{"name":"Panneau de fresque, “Scène de chasse”.","description":"Scène de chasse occupant l'entière partie supérieure du mur occidental de la salle d'audience de Qousayr Amra. Elle représente un groupe d'onagres (apparemment) dans un enclos, poussé vers un filet où il sera piégé. Le long de la clôture, quelques figures grossièrement représentées tiennent des torches, sans doute pour effrayer les animaux. \nAu milieu de ces onagres qui se déplacent très vite, se repèrent trois hommes montés sur des chevaux au galop. Le cavalier à l'extrême gauche (sud) vient de tomber de sa monture. Cette scène pleine de mouvement rappelle fortement d'autres similaires observées en Tunisie ou sur les sols de mosaïque de Piazza Amerina en Sicile. à la différence des scènes de chasse sassanides qui montrent un roi occupant la place centrale d'une mise en scène à sa gloire, celle de Qousayr Amra décrit les plaisirs de la chasse et se rapproche des représentations méditerranéennes de cette activité. Sur le mur septentrional de la travée orientale figure ce qui pourrait être la suite de la première scène : les animaux piégés sont tués et éventrés à coups de pieux par des chasseurs pieds nus qui portent des tuniques descendant aux genoux et à longues manches flottantes.","short_description":"Cette fresque se trouve dans la salle d’audience de Qousayr Amra et représente un groupe d’onagres conduits dans un enclos et poussés vers un filet. Rendue avec un sens accusé du mouvement, rappelant des scènes méditerranéennes similaires, elle décrit la chasse comme un loisir agréable.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Le panneau se trouve dans la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XX-XXII, XXX-XXXI. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 85-114.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques ; scènes de chasse"],"materials":["Fresque."]},"4cd253cf-44cf-56c0-9d8c-9c6924980524":{"name":"Panneau de fresque, “Famille de rois”.","description":"Fresque située à l'extrémité sud de la salle d'audience en partie basse du mur occidental de Qousayr Amra. Très étudiée et extrêmement endommagée, elle est intitulée “Famille de rois”. \nDans son état original, elle représentait six rois placés en deux rangées, les monarques les plus importants occupant le premier rang. Leurs noms sont inscrits en arabe et en grec au-dessus de leur tête : “Caesar”, l'empereur byzantin, “Kisra”, l'empereur sassanide, “Negus”, le roi d'Abyssinie et “Rodéric”, le roi wisigoth d'Espagne. Différents éléments ont permis d'établir l'identité des deux autres figures, l'empereur de Chine et le prince régnant le *khaqan* des Turcs. Certaines zones, dont l'image du souverain sassanide et des parties de l'empereur de Byzance, ont été préservées. Les personnages tendent leurs mains comme pour rendre hommage. La figure de gauche (l'empereur byzantin), dont la tête est effacée, est revêtue d'une robe impériale décorée d'un motif répété de petits cercles. La figure centrale (le roi sassanide) est un jeune homme barbu portant une longue robe (chiton), un casque doré et un manteau (chlamyde) attaché sur son épaule droite par une fibule. La couronne sassanide atypique présente un support surmonté de deux petites sphères superposées et d'un croissant. \nComme Oleg Grabar l'a fait remarquer en 1954, cette fresque ne met pas en scène des vaincus à la manière sassanide ou byzantine habituelle, et peut donc être interprétée comme une représentation de “famille de rois.” L'ensemble fournit également la date de la construction puisque Rodéric ne régna qu'une année et fut tué par les armées omeyyades en 92 H / 711 J.-C. On a donc pensé que le complexe de Qousayr Amra avait été édifié par al-Walid (r. 986-996 H / 705-715 J.-C.). La date de 92 H / 711 J.-C. marque cependant la limite de celle de la construction du monument, et il est plus probable qu'il a été érigé par le neveu d'Al-Walid, Al-Walid II, dont on sait qu'il vécut dans la région d'Azraq.","short_description":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d’audience de Qousayr Amra. Dans son état original, elle représentait les six monarques de Byzance, de Perse, d’Abyssinie, d’Espagne, de Chine et les Turcs, dont les noms étaient écrits en arabe et en grec. Comme Rodéric d’Espagne n’a régné qu’en 92 H / 711 J.-C., on connaît le terminus post quem de la construction.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle-ci. Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d'audience de Qousayr Amra, Jordanie.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M. *et al*., *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XXII a-b. \nCreswell, K. A. C., *A short Account of Early Muslim Architecture*, révisé par J. W. Allen, Le Caire, 1989, pp. 112-113, planche 69. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria, LA*, 2004, pp. 197-226. \nGrabar, 0, “The Painting of the Six Kings at Qusayr Amra”, *Ars Orientalis*, 1, 1954, pp. 185-187.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresque ; Rodéric"],"materials":["Fresque."]},"56acaf8e-1d2d-5882-9b67-7d024e5744ff":{"name":"Panneau de fresque, “Danseuses”.","description":"Fresque de l'un des compartiments de l'*apodyterium* (vestiaire) de Qousayr Amra. Ce vestiaire se trouve sous une voûte en berceau divisée en compartiments en pointes de diamant par des bandeaux à fresque de feuillage contenant une multiplicité de scènes pastorales isolées. Un compartiment représente une danseuse accompagnée par un flûtiste. Elle porte un long jupon indiqué par un bandeau de couleur rouge sombre. Les plis tourbillonnants du bas de sa robe suggèrent une impression de mouvement, qu'accentuent le bras gauche levé et l'inclinaison de la tête. \nSur l'intrados de l'arche occidentale de la salle d'audience, près de la courbe sud, figure une autre danseuse. Celle-ci est nue à l'exception d'un pagne, de bracelets de poignet et de bras. Voluptueusement représentée, la figure exprime un mouvement plein de vivacité par la torsion de son corps, la position opposée des bras et le lancer avant de la jambe droite. Ce mouvement vigoureux rappelle ceux des bacchantes de la “Procession bachique” aujourd'hui au Musée archéologique de Madaba.","short_description":"Fresque de l’un des compartiments de l’*apodyterium* (vestiaire) de Qousayr Amra représentant une danseuse et un flûtiste ; sur l’intrados de l’arche de la salle d’audience figure une autre danseuse. Toutes deux par leurs mouvements évoquent des Bacchantes en train de danser.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"L'un des panneaux se trouve dans l'*apodyterium*, l'autre dans la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XLII b-c. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 67-68.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["apodyterium ; fresques ; danse"],"materials":["Fresque."]},"5dcd5e36-d273-5b03-a8de-93f266c0b45c":{"name":"Peinture de sol.","description":"L'art islamique à ses débuts est la continuation de techniques et d'éléments stylistiques courants et bien connus appartenant aux périodes précédentes. Ce panneau fournit un bon exemple de l'influence des mythes romains. Il a été peint selon une technique dite *a secco* dans laquelle la peinture est appliquée sur un plâtre sec qui est ensuite légèrement réhumidifié pour favoriser la fixation. Ce panneau recouvrait une partie du sol de la salle de réception de l'aile ouest de Qasr al-Khayr al-Gharbi, dans le désert de Syrie entre Damas et Palmyre. De format rectangulaire, il est cerné d'une bordure de feuilles de vigne et de figures allégoriques. Un portrait frontal de femme dans un cadre circulaire domine la composition. Son visage est agréable et elle tient entre ses mains un tissu rempli de fruits colorés. Elle porte un collier en dessous duquel se love un serpent. Les archéologues pensent qu'il s'agit de Gaia, la déesse-mère de la mythologie romaine. Le cercle qui l'entoure est défini par deux lignes blanches encadrant un champ rouge décoré de petits cercles blancs, chacun contenant un bouquet de fleurs. \nLa partie supérieure du panneau est occupée par deux centaures marins. Entourés de feuillage, tous deux portent un épieu dans la main gauche et tendent la main droite. Dans la partie basse se trouve un groupe d'animaux dont deux grues, deux renards et un chien. \nLa partie supérieure conserve la trace d'une colonne cylindrique qui reposait sans doute à cet endroit.","short_description":"Fresque provenant du palais omeyyade de Qasr al-Khayr al-Gharbi, dans le désert syrien. Elle représente la déesse de la terre de la mythologie romaine, Gaia, symbole de générosité et d'abondance, et illustre la continuité artistique et culturelle entre l'Antiquité finissante et les débuts de l'islam.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 5,21 m, l. 4,43 m","method_for_datation":"Le sol, ainsi que les vestiges du complexe palatial, ont été datés grâce à l’inscription figurant sur le linteau de la porte du khan voisin du palais, soit 109/727. L'inscription précise que le complexe a été édifié par le calife Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture au sol a été réalisée sur place à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud de Palmyre.","obtention":"Cette peinture a été découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. La découverte de ce site a conduit au développement de la section Arts islamiques au Musée national de Damas. Cette peinture de sol, ainsi que la façade en plâtre du palais qui orne aujourd'hui l'entrée du musée, ont été préparées pour leur transfert à Damas au cours des années 1940. L'aile omeyyade a été inaugurée en 1950.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nFowden, G., *Qousayr ‘Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Californie, 2004. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Qasr ; palais du désert ; peinture de sol ; plâtre ; calife Hicham bin ‘Abd al-Malik ; Daniel Schlumberger ; Gaia"],"materials":["Plâtre, peinture, technique *a secco*."]},"703bcca9-4c28-508b-8d25-b6f6138c138c":{"name":"Fresque de coupole.","description":"Le *caldarium*, ou pièce chaude, du hammam de Qousayr Amra est surmonté d'une coupole décorée d'une fresque représentant les constellations. Il s'agit de la plus ancienne représentation subsistante d'astres sur une surface sphérique. La fresque a sans doute été copiée dans un manuscrit. Un certain nombre d'erreurs dans l'emplacement des constellations montre que le peintre n'avait pas de connaissances astrologiques.","short_description":"La fresque des constellations de la coupole du caldarium de Qousayr Amra est la plus ancienne représentation d’étoiles sur une surface sphérique à nous être parvenue. Un certain nombre d’erreurs dans le positionnement des astres montre que le peintre n’avait pas de connaissances astrologiques.","holder":"*In situ *à Qousayr Amra.**","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation essentiellement précisée par l'analyse stylistique de certaines d'entre elles, la plus importante étant celle de la “Famille de rois” (cf. JO 86). Comme Rodéric n'a régné qu'une seule année avant d'être tué en 92/711, cette date est la limite ultime de la construction du monument.","method_for_provenance":"Le panneau décore la coupole du *caldarium* du hammam de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Beer, A., “The Astronomical Significance of the Zodiac of Qusayr Amra”, in K. A. C. Creswell, *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932, pp. 296-303. \nBrunet, J.-P., “The Fresco of the Cupola of Qusayr Amra”, *Centaurus*, vol. 40, 1998, pp. 97-123. \nSaxl, F., “The Zodiac of Qusayr Amra”, in K. A. C. Creswell, *Early Muslim Architecture*, vol. 1, Oxford, 1932, pp. 289-294.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["fresques ; astrologie ; caldarium ; constellations, coupoles"],"materials":["Fresque."]},"952ab9d3-ae66-55d8-89bd-8e1f14d55203":{"name":"Panneau de fresque, “Grande Figure féminine au bord d’un bassin”.","description":"Fresque de la partie centrale sous la voûte de la salle d'audience de Qousayr Amra représentant une femme étonnamment grande, debout au bord d'un bassin. Nue, à l'exception d'un pagne, elle porte des bracelets de poignets et de bras, un collier à pendants autour du cou et un autre plus long à trois pendants piriformes qui se glisse entre ses seins ronds. Son bras droit baissé est légèrement tourné vers sa cuisse droite tandis que l'index et le petit doigt de sa main droite sont dressés. Le bras gauche est levé, penché vers l'épaule comme si elle tirait un rideau derrière elle. Ses cheveux sont recouverts d'un turban fixé sur le devant par une épingle. \nCette baigneuse à la fière attitude est à l'évidence très admirée par les personnages qui la regardent de derrière une balustrade dans l'arcade de gauche. Derrière elle, à droite, s'affaire une servante. Dans le fond apparaît un panorama architectural impressionnant : arcade sur deux niveaux avec rideaux et balustrades, peut-être une représentation d'une architecture de bassin semblable à celle de l'avant-cour du palais de Khirbat al-Mafjar à Jéricho. La position centrale de la figure principale, sa taille et son attitude indiquent qu'elle était sans doute un important personnage, peut-être la concubine favorite du seigneur de Qousayr Amra. Cette beauté évoque des images d'Aphrodite, déesse de l'amour, qui ont pu servir d'inspiration à ce panneau.","short_description":"Ce panneau de fresque se trouve dans la salle d’audience à Qousayr Amra et est inspiré des images d’Aphrodite. La position centrale de la femme, sa taille et son attitude indiquent qu’elle était sans doute un important personnage, peut-être la concubine favorite du seigneur.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"Le panneau se trouve sur le mur occidental de la salle d'audience de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"La fresque se trouve *in situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., et al, *Qusayr 'Amra: Residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planches XVI a, XIX a-b, XX a-b. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, Los Angeles, 2004, pp. 227-247.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["salle d’audience ; fresques ; musique"],"materials":["Fresque."]},"a821e620-0be1-566e-9efd-535d3a1c2fcd":{"name":"Fragment de panneau de fresque.","description":"La période ayyoubide connut une renaissance architecturale et artistique dans le Bilad al-Cham, aussi bien dans les villes islamiques que chrétiennes. Ce fragment est une partie de panneau qui décorait jadis l'abside de l'église du monastère de Mar Yacoub (Saint-Jacques) proche du village de Qara, près de Salihiyya au nord de Damas. Il représente un ange ailé à la tête auréolée de lumière. Sa longue chevelure est maintenue par un filet. Il porte des vêtements blancs, lève la main droite en signe de bénédiction et tient une corde dans sa main gauche. Son regard reflète foi et piété. Le panneau a été exécuté en différentes nuances de brun et de gris, de rouge, bleu et vert. \nLes historiens de l'art ont noté que ces traits faciaux étaient ceux de l'archange Michel. Les plis des vêtements, les traits et le style d'ombrage sont très voisines des peintures en trois couches du proche monastère de Mar Moussa al-Habachi (Moïse l'éthiopien), qui étaient appréciées à la même époque. On peut même penser que cette région possédait sa propre école artistique. Ce panneau ainsi que ceux du monastère de Mar Yacoub présentent une grande importance pour l'histoire de l'art chrétien local, qui remonte au Moyen âge, en particulier parce que très peu d'artefacts ou de monuments de cette période de l'histoire chrétienne sont parvenus jusqu'à nous. Ils reflètent des traditions artistiques de la communauté chrétienne locale et l'existence d'influences byzantines. Ils apportent également la preuve visuelle que les chrétiens continuèrent à mettre en pratique leurs croyances et à exprimer leur foi sous la loi islamique.","short_description":"La peinture murale dans les monastères chrétiens connut une renaissance artistique pendant la période ayyoubide. Ce fragment de fresque, représentant sans doute l'archange Michel, provient du monastère de Deir Mar Yakoub dans le village de Qara, à 100 km environ au nord de Damas.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub), Syrie.","dates":"VIe-VIIe siècle de l'Hégire (XIIe-XIIIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"H. 62 cm, l. 93 cm.","method_for_datation":"Comparaison à la fois des techniques utilisées (matériaux, couleurs, méthodes) et des éléments stylistiques représentés, avec d'autres fresques de la région (Syrie et Liban). On peut noter que cette fresque date de la période ayyoubide (VIe/XIIe siècle), période d'innovation artistique dans les églises et les monastères.","method_for_provenance":"La fresque a été prélevée dans l'abside de l'église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub), située dans le village de Qara dans les montagnes de Qalmoum, comme il est indiqué dans les archives du Musée national de Damas.","provenance":"Église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub) à Qara, à 97 km au nord de Damas et 15 km à l'est de Nebek.","obtention":"La fresque a été prélevée dans l'abside de l'église du monastère de Saint-Jacques (Deir Mar Yakoub), situé à Qara dans les montagnes de Qalmoum. Deux parties du panneau qui se désintégraient ont été transportées au Musée national pour être restaurées. à l'époque, la Direction des antiquités jugea qu'il était préférable de les conserver au musée où elles ont été enregistrées en 1993.","bibliography":"'Afif, B., “Antiquities of Syria”, *National Mail for Journalism and Publication*, Autriche, 1985. \nHabib, Z., Al-*Dayarat al-Nasraniya fi al-Islam* \\[Monastères chrétiens en terres d'islam\\], Beyrouth, 1999.","dynasty":"Période ayyoubide","author":"Dina Bakkour, Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Panneaux muraux ; fresques ; stuc ; art chrétien ; monastère"],"materials":["Plâtre et divers pigments minéraux et métalliques appliqués selon la technique de la fresque sur une couche de stuc étendue sur une couche d'argile épaisse. La peinture était passée au pinceau sur le plâtre encore humide et certains détails et couleurs é"]},"ab5f529a-54db-5914-b779-6e088fe95b11":{"name":"Panneau de fresque, “Ours assis jouant d’un instrument de musique”.","description":"Cette fresque fait partie des quartiers de la voûte de l'*apodyterium* ou vestiaire du complexe de bains (*hammam*) de Qousayr Amra. Elle représente un ours jouant d'un instrument de musique, assis sur un tabouret, la patte gauche ballante tandis que la droite, repliée, repose sur le siège et touche la cuisse gauche. Il joue d'un instrument à cordes de forme allongée qui pourrait être un oud. Près de lui, un singe debout frappe dans ses mains. Il est probable que cette scène décrit deux personnages déguisés en ours et en singe.","short_description":"Fresque faisant partie du complexe de bains (*hammam*) de Qousayr Amra, représentant un ours jouant d’un instrument de musique. Près de l’ours, un singe debout frappe dans ses mains. Il est probable que cette scène décrit deux personnages déguisés en animaux.","holder":"*In situ* à Qousayr Amra.","initial_owner":"Peut-être al-Walid II (r. 125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Premier tiers du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","method_for_datation":"Qousayr Amra et ses fresques remontent à la période omeyyade, datation obtenue essentiellement par l'analyse de certaines peintures *in situ*, dont la plus importante est la fresque représentant six souverains : *La famille des rois*. Leur nom est inscrit au-dessus de leur tête en arabe et en grec : “Caesar”, l'empereur byzantin ; “Kisra”*,* l'empereur sassanide ; le roi d'Abyssinie ; et Roderick, roi wisigoth d'Espagne. Les deux autres ont été identifiés comme étant l'empereur de Chine et le prince régnant (*khaqan*) des Turcs. La présence de Roderick, qui n'a régné qu'un an avant d'être assassiné en 92/711, fournit une indication sur la date de construction du palais.","method_for_provenance":"La fresque se trouve dans l'*apodyterium* (vestiaire) du *hammam* de Qousayr Amra.","provenance":"Qousayr Amra, Jordanie.","obtention":"*In situ* à Qousayr Amra.","bibliography":"Almagro, M., *Qusayr Amra : residencia y baños omeyas en el desierto de Jordania*, Madrid, 1975, planche XLII a. \nEttinghausen, R., “The Dance with Zoomorphic Masks and other Forms of Entertainment seen in Islamic Art”, in *Arabic and Islamic Studies in Honour of H. A. R. Gibb*, Cambridge, Mass., 1965, p. 219. \nFowden, G., *Qusayr Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria*, L.A., 2004, p. 68, fig. 19.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Ghazi Bisheh","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["apodyterium ; fresques ; instruments de musique ; oud"],"materials":["Fresque."]},"d861eea4-5eaf-5a74-81c8-1ecb64d9a358":{"name":"Peinture de sol.","description":"Les palais omeyyades du désert témoignent clairement de l'influence de traditions artistiques antérieures aussi bien issues de l'empire byzantin à l'ouest que de l'empire sassanide (Iran actuel) à l'est. Cette peinture s'inspire des arts et de la mythologie perses. Elle recouvrait le sol de la salle de réception de l'aile orientale de Qasr al-Khayr al-Gharbi. \nLa partie supérieure représente deux ménestrels de cour jouant d'instruments musicaux : un *nai* (instrument à vent en bois) et un *oud* (instrument à cordes) sous deux arcs ornementés. La partie inférieure figure un chasseur glabre galopant sur sa monture. Il est habillé à la manière sassanide. Son turban flotte derrière sa tête, son arc et ses flèches sont à portée immédiate de sa main. En bas à droite est reproduite une gazelle qui s'enfuit en regardant derrière elle. Il est possible que cette scène illustre une des fameuses épopées perses, sans doute les exploits de chasseur de Bahram Gur. \nCertains chercheurs en ont déduit que cette fresque révélait le choix du calife de réorienter son empire vers l'est plutôt que l'ouest, en particulier après l'échec de la prise de Constantinople. Il aurait décidé d'adopter l'héritage impérial sassanide pour modèle d'expression de son pouvoir. \nOn note en partie supérieure l'emplacement probable d'une colonne cylindrique.","short_description":"Les traditions iconographiques de représentation de la vie de cour sont issues de l'empire persan sassanide, pré-islamique. Cette image de prince chasseur au galop fait partie d'une fresque du palais syrien de Qasr al-Khayr al-Gharbi.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 5 m, l. 4,85 m.","method_for_datation":"Le sol, ainsi que les vestiges du complexe palatial, ont été datés à partir d'une inscription figurant sur le linteau de la porte du khan voisin du palais, soit 109/727. Le texte précise que le complexe a été édifié par le calife omeyyade Hicham bin ‘Abd al-Malik.","method_for_provenance":"Cette peinture au sol a été réalisée in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud de Palmyre.","obtention":"Cette peinture a été découverte en 1936 lors de fouilles menées par une équipe française conduite par l'archéologue Daniel Schlumberger à Qasr al-Khayr al-Gharbi. Lorsque du transfert de la façade en plâtre du palais au Musée national au cours des années 1940, cette peinture fut fixée au mur de la salle principale de la nouvelle aile de Qasr al-Khayr al-Gharbi, officiellement inaugurée en 1950.","bibliography":"Ettinghausen, R., *Arab Painting*, Lausanne, 1962. \nGrabar, O., *Formation of Islamic Art*, New Haven, 1987. \nFowden, G., *Qousayr ‘Amra: Art and the Umayyad Elite in Late Antique Syria,* Californie, 2004. \nSchlumberger, D., “Deux fresques omeyyades”, *Syria*, XXV, 1946-48. \nSchlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Qasr ; palais du désert ; peinture de sol ; plâtre ; calife Hicham bin ‘Abd al-Malik ; Daniel Schlumberger ; Gaea ; mythologie romaine; musicien"],"materials":["Plâtre, peinture selon la technique *a secco*."]}}
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{"0c0f679d-8d6d-5029-909d-ce520571b901":{"name":"*Concilio degli dei*","description":"L'affresco fu commissionato a Lanfranco dal cardinale Scipione Borghese come decorazione della volta del grande ambiente collocato al primo piano del Casino Pinciano, all'epoca concepito come loggia aperta sul parco della villa. Il pittore ideò la suggestione di un sistema di trabeazione dipinta in prospettiva lungo il perimetro delle pareti, sorretto da coppie di telamoni alternate a lunette. All'interno di queste ultime, aperte verso l'orizzonte, campeggiano le personificazioni dei fiumi del globo. Il riquadro centrale è realizzato come uno “sfondato” verso l'empireo, dove gli dei appaiono radunati in concilio fra le nubi. Vi si possono scorgere, tra gli altri, Giove, in posizione centrale tra le figure femminili di Giunone e Venere; proseguendo verso destra: Marte, riconoscibile dall'elmo; Apollo con il capo incorniciato di luce; Mercurio in volo; Bacco con i mano il grappolo d'uva; un fauno che, seduto in primo piano, guarda in basso verso gli spettatori. Al centro, sotto il padre dei dei, si riconoscono Plutone e Proserpina con il cane Cerbero; a sinistra: Nettuno e Cerere; il Tempo con la falce; Pan, con le fattezze di satiro e, all'estremità, Minerva con il ramo di ulivo. La simulazione di uno spazio aperto e la straordinaria fantasia nella disposizione delle figure librate nello spazio appaiono chiaramente ispirate alle opere del conterraneo artista cinquecentesco Antonio Allegri, detto il Correggio, autore degli affreschi delle cupole parmensi. Tuttavia appare in modo evidente, nell'amplificazione delle forme e nella capacità di esprimere il libero fluire dell'immaginazione, la forza della sua innovativa creatività che, proprio nell'affresco della Loggia di Villa Borghese, dà il via alla stagione della grande decorazione barocca. \nAlla fine del sec. XVIII, durante la ristrutturazione della palazzina, venne decisa la chiusura della Loggia. L'affresco di Lanfranco fu restaurato e integrato tra il 1779 e il 1782 dal pittore viterbese Domenico Corvi (1721-1803).","short_description":"Il pittore Giovanni Lanfranco realizzò per il cardinale Scipione uno dei primi esempi di pittura barocca a Roma: *Il concilio degli dei* nella loggia di Villa Borghese. Originariamente una loggia aperta, il grande salone è stato decorato da Lanfranco utilizzando l'artificio illusionistico del “quadro riportato”, di tradizione romana. La loggia fu chiusa nel 1779 e fu restaurata da Domenico Corvi, pittore rappresentativo a Roma dello stile neoclassico.","type":"Dipinto","holder":"Galleria Borghese, volta della Loggia","owner":"Stato Italiano","dates":"1624-25","location":"Roma","obtention":"La palazzina Borghese è stata acquistata dallo Stato Italiano nel 1902","bibliography":"Hibbard H., “The date of Lanfranco's fresco in the Villa Borghese and other chronological problems”, in *Miscellanea Bibliothecae Hertzianae in onore di L. Bruhns, F. Graf, W. Metternich, L. Schudt* (*R**ö**mische Forschungen der Bibliotheca Hertziana*, XIV, 1961), pp. 355-365. \n \nFerrara L., “Domenco Corvi nella Galleria Borghese”, in *Rivista Nazionale dell'Istituto d'Archeologia e Storia dell'Arte*, XXI-XXII, 1976, pp. 169-217. \n \nFicacci L., “Lanfranco e la nascita del Barocco”, in *Bernini scultore. La nascita del Barocco in Casa Borghese*, catalogo della mostra, Roma, 1998, pp. 332-355. \n \n*Giovanni Lanfranco. Un pittore barocco tra Parma, Roma e Napoli*, catalogo della mostra, (Parma, Napoli, Roma), Milano, 2001, cat. nn. D23, D24, D25 pp. 370-372.","artist_birthdate":"1582","artist_birthplace":"Parma","artist_deathdate":"1647","artist_deathplace":"Roma","copyright":"Copyright immagine: Archivio fotografico Soprintendenza Speciale PSAE e Polo Museale della Città di Roma.","author":"Sofia Barchiesi","keywords":["Affresco
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Tuttavia appare in modo evidente, nell'amplificazione delle forme e nella capacità di esprimere il libero fluire dell'immaginazione, la forza della sua innovativa creatività che, proprio nell'affresco della Loggia di Villa Borghese, dà il via alla stagione della grande decorazione barocca. \nAlla fine del sec. XVIII, durante la ristrutturazione della palazzina, venne decisa la chiusura della Loggia. L'affresco di Lanfranco fu restaurato e integrato tra il 1779 e il 1782 dal pittore viterbese Domenico Corvi (1721-1803).","short_description":"Il pittore Giovanni Lanfranco realizzò per il cardinale Scipione uno dei primi esempi di pittura barocca a Roma: *Il concilio degli dei* nella loggia di Villa Borghese. Originariamente una loggia aperta, il grande salone è stato decorato da Lanfranco utilizzando l'artificio illusionistico del “quadro riportato”, di tradizione romana. 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Un pittore barocco tra Parma, Roma e Napoli*, catalogo della mostra, (Parma, Napoli, Roma), Milano, 2001, cat. nn. D23, D24, D25 pp. 370-372.","artist_birthdate":"1582","artist_birthplace":"Parma","artist_deathdate":"1647","artist_deathplace":"Roma","copyright":"Copyright immagine: Archivio fotografico Soprintendenza Speciale PSAE e Polo Museale della Città di Roma.","author":"Sofia Barchiesi","keywords":["Affresco; mitologia; telamoni; architettura palatina; trompe-l'oeil; quadro riportato"],"materials":["affresco"]},"1742423d-bc43-5549-97f2-886d73820309":{"name":"*Apoteosi di Romolo*","description":"L'affresco di notevolissime dimensioni, decora la volta del salone d'ingresso della Villa Borghese. Esso venne realizzato, insieme con la decorazione delle pareti, durante i lavori di ristrutturazione della palazzina voluti da Marcantonio IV Borghese e diretti all'architetto Antonio Asprucci (1723-1808). La volta fu affrescata tra il 1775 e il 1779 dal pittore siciliano Mariano Rossi, che vi rappresentò l'*Apoteosi di Romolo*. Il mitico fondatore di Roma vi compare due volte: in posizione quasi centrale, davanti a Giove, e, lungo il lato destro, insieme con la lupa, a ricordo della leggendaria fondazione della città eterna. Sul lato della volta opposto all'ingresso principale è raffigurato Furio Camillo nella battaglia vittoriosa con i Galli invasori, guidati da Brenno. Il significato allegorico della rappresentazione intendeva esaltare il collegamento tra le due figure: Romolo, in quanto fondatore di Roma, e Furio Camillo, che per le sue gesta eroiche era chiamato “secondo Romolo” e ritenuto dalle fonti antiche (Eutropio) un nuovo fondatore della patria. Poiché l'affresco fu eseguito poco dopo la nascita di Camillo (1775-1832), primogenito di Marcantonio IV, appare chiaro l'intento celebrativo, tanto più che il nome del giovane erede reiterava quello del più prestigioso esponente della famiglia: quel Camillo Borghese assurto al soglio pontificio come Paolo V (1552-1621), la cui immagine di rifondatore della Roma cristiana aveva esaltato la gloria e la romanità della famiglia. \nLa straordinaria padronanza delle proporzioni e delle campiture spaziali, l'ampiezza e la scioltezza della pennellata, la grandiosità scenografica dell'insieme rendono quest'opera uno degli ultimi bagliori della pittura barocca romana, già percorsa, nei particolari di ispirazione arcadica e nella cromia chiara e luminosa, dall'influsso del classicismo settecentesco.","short_description":"Celebrazione della civiltà romana e della famiglia Borghese, la volta fu dipinta per la nascita del primogenito di Marcantonio IV Borghese, Camillo. L'affresco è stato realizzato dal siciliano Mariano Rossi e mostra l'evoluzione dello stile tardo barocco.","type":"Dipinto","holder":"Galleria Borghese, volta del Salone d’Ingresso","owner":"Stato Italiano","dates":"1775-1779","location":"Roma","obtention":"La palazzina Borghese è stata acquistata dallo Stato Italiano nel 1902","bibliography":"Petereit Guicciardi S. *Das Casino Borghese : Dekoration und Inhalt*, Wien, 1983, pp. 5-8 \n \nPaul C. Mariano Rossi's Camillus Fresco in the Borghese Gallery, in “*Art Bulletin”,* 74, 1992, pp. 297-326","artist_birthdate":"1731","artist_birthplace":"Sciacca (Agrigento)","artist_deathdate":"1807","artist_deathplace":"Roma","copyright":"Copyright immagine: Archivio fotografico Soprintendenza Speciale PSAE e Polo Museale della Città di Roma.","author":"Sofia Barchiesi","keywords":["Affresco; pittori siciliani; mitologia; modello classico; Arcadia"],"materials":["Dipinto murale"]}}
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