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- {"003a4edc-0d1e-5875-9041-6715b1c36ebf":{"name":"Cinq fragments textiles.","description":"Cinq fragments de tissu de forme circulaire, chacun décoré d'une représentation d'oiseau (canard ou oie) de différente taille et couleur, tissée selon un patron de trame discontinue, une technique de tapisserie. Ces fragments peuvent provenir de rideaux ou de courtepointes et faisaient sans doute partie d'un motif répétitif. Les tissus de Haute-égypte étaient réputés pour leur somptuosité, illustrée par ces fragments. Pendant la période toulounide (IIIe siècle H / IXe siècle J.-C.), Assiout, Akhnim et Fustat furent fameuses pour ce type de tissages. \nLes textiles toulounides se distinguent par la présence d'ombre dans les éléments décoratifs, aux couleurs allant du clair au foncé, et par leur puissance d'expression. Ils étaient également influencés par le style sassanide apporté d'Irak par Ahmad ibn Touloun (r. 254-270 H / 868-884 J.-C.). Pour l'égypte, cette phase de la production textile constitue une transition entre la période copte et la période islamique. \nL'essentiel du *jizya* (tribut) envoyé par Ahmad ibn Touloun à la cour des califes abbassides consistait en textiles fabriqués dans les *tiraz* (ateliers) sous brevet royal, qui produisaient de magnifiques tissus en laine et en lin. Ahmad ibn Touloun s'intéressait personnellement à ces fabriques égyptiennes répandues dans les régions du nord du delta, dont les villes de Tanis, Dabik, Damiette, fameuses pour leurs tissus de lin à inscriptions tissées en soie dans une multitude de couleurs. L'intérêt pour les textiles se développa en égypte sous le règne des fils d'Ibn Touloun, Khamaraweh (r. 270-282 H / 884-896 J.-C.) et Haroun (r. 283-292 H /896-905 J.-C.) qui aimaient retrouver leur nom dans des bandeaux épigraphiques intégrés au tissu lui-même.","short_description":"Les textiles de coton et de lin étaient tissés dans différentes manufactures en Égypte : Alexandrie, Damiette, Farma, Bahnasa, Akhnim et Assiout. Les décorations de style copte restent très répandues pendant le Ier-IIIe siècle H (VIIe-IXe siècle J.-C.). Les fragments de tissu présentés ici sont remarquables pour l'effet d'ombre dans les éléments décoratifs, où la couleur est déclinée du clair au foncé.","holder":"Musée du textile (un département du Musée d’art islamique du Caire)","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø du plus grand fragment : 20 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs comprenant la représentation d'oiseaux similaires à ceux de textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte, que l'on retrouve également dans les arts décoratifs irakiens d'inspiration sassanide. Par ailleurs, les couleurs utilisées – nuances de jaune, de vert et de bleu – sont courantes dans les textiles toulounides.","method_for_provenance":"Au cours de la période toulounide, l'égypte était réputée pour la qualité de ses tissus de lin et de laine. Les représentations d'oiseaux présentes sur ces fragments sont similaires à celles trouvées sur des textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès de l'un des marchands d'antiquités cairotes, Fukyan Jan Tano.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher, S. M., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["copte","décoration figurative","laine","tapisserie","textiles","tiraz"],"materials":["Laine à ornements en laine","motif au point de tapisserie à duite discontinue (technique de tapisserie)."]},"01c1fd3b-239c-5a49-b106-2c0d2c8ff5bf":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment d’une scène de chasse à dos de chameau témoigne de l’habileté hors du commun des tisserands séfévides. Un autre fragment du textile représentant six chasseurs est conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Dans la pièce du Musée, deux cavaliers enturbannés chassant des gazelles à la lance se détachent sur un fond rouge orangé orné de rochers et de motifs végétaux. Le motif de la scène de chasse à dos de chameau emprunte au récit que le poète persan Nizami (1141-1209) consacre au roi sassanide Bahram Gur (420-438/39). Le thème des chasses royales occupe une place de choix dans les arts décoratifs achéménides et sassanides. Il s’impose comme un motif privilégié du tissage séfévide et des miniatures de l’époque.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"23,6 x 32 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat, legs Horsley et Annie Townsend \n \nAcquis d'Arthur Upham Pope, Warren (Connecticut), en 1962, grâce au legs Horsley et Annie Townsend","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 60.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["brocard","scène de chasse","soie brochée","textile perse","Textile séfévide"],"materials":["Soie"]},"05e7e5aa-01c1-5eb2-8d63-892574f025d5":{"name":"Fragment de soie.","description":"Fragment de tissu en lin à broderie de soie. Il se compose de quatre bandes de soie horizontales séparées par des zones de lin tissé et de rayures verticales de soie bleue. La bande supérieure consiste en un large bandeau à effet de treillis d'or rehaussé de rouge. Les espaces vides de l'entrelacs au-dessus et au-dessous sont comblés par des motifs de couleur or, et par des ornements floraux stylisés or et vert au centre. L'ensemble est compris au-dessus et au-dessous entre des bordures de volutes et de demi-palmettes or sur fond rouge. Vient ensuite un bandeau de cursives arabes en bleu sur fond neutre, entre deux bordures d'enroulements de demi-palmettes dorés. La bande en dessous, aux bordures identiques aux autres, présente une élégante inscription coufique couleur or à rehauts rouges sur fond bleu foncé. Le dernier bandeau consiste en deux bandes superposées de demi-palmette à contours rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"Les fragments d’étoffe présentant ce type de décoration et de détails épigraphiques sont typiques de l’Égypte fatimide, réputée pour la production de textiles luxueux. Beaucoup furent trouvés dans des tombes en Haute Égypte. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Années 540 à 570 de l’Hégire (deuxième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 20,32 cm, l. 26,67 cm.","method_for_datation":"Le style d'inscription de ce fragment est très proche d'un fragment de lin à broderie de soie de la collection Bouvier (Genève) daté des années 540-570/deuxième quart du XIIe siècle de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 250-251, cat. n° 151 (pour un textile similaire).","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka","écriture coufique","Henry Wallis","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissée."]},"0e4485e1-3fb0-5d8c-a83c-5315bc85cb66":{"name":"Kiswa, voile du tombeau d’Abraham.","description":"Au cours des périodes mamelouke et ottomane, les sultans, les hauts dignitaires et divers bienfaiteurs offraient des *kiswa* (couvertures, voiles) pour les tombeaux des prophètes et les renouvelaient chaque année – ou à la demande en cas de nécessité. Le drapage rituel des tombes et des mausolées donnait lieu chaque année à des célébrations populaires. L'important était de s'attirer les bonnes grâces des visiteurs des tombeaux et d'accroître la popularité du donateur auprès du peuple. Cette attention portée aux tombeaux, aux mausolées et aux lieux saints connut une recrudescence importante au cours de la période ottomane en Palestine dans le contexte de l'intérêt officiel pour les ordres soufis, leurs *cheikh* et leurs cérémonies. Cette vénération toucha, entre autres, les tombeaux de Moïse, de Salomon, de David et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham à Hébron. \nLa *kiswa* présentée ici est tissée en soie verte. Elle enveloppe complètement la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt : “Le prophète de Dieu, Ibrahim”. Le *tughra* du sultan Sélim III (r. 1203-1222 H / 1789-1807 J.-C.) est brodé dans le tissu, ainsi qu'une inscription disant : “Ceci est une protection” et “révéré” – mais il y a aussi d'autres inscriptions, qui reprennent des supplications religieuses et des versets coraniques. Cette tradition d'envoi de la *kiswa* s'est poursuivie jusqu'à la fin de la période ottomane en 1916, date à laquelle elle fut officiellement abandonnée. Au niveau populaire, cependant, les habitants des environs des tombes continuèrent à préparer des *kiswa*, mais qui n'étaient plus ces splendides tissus offerts par les sultans ottomans.","short_description":"Les *kiswa* (voiles) des tombeaux des prophètes étaient renouvelés chaque année lors de célébrations populaires. L’importance de ces traditions s’accrut durant la période ottomane. Cette couverture tissée en soie verte enveloppe la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt. Le *tughra* du sultan ottoman Sélim III est brodé sur le tissu.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Haram al-Ibrahimi (mosquée d’Abraham) à Hébron (al-Khalil).","dates":"1203-1222 de l’Hégire / 1789-1807 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 180 cm, l. 210 cm.","method_for_datation":"Une inscription brodée sur la *kiswa* indique le nom du donateur, le sultan Sélim II.","method_for_provenance":"Par comparaison avec des pièces textiles similaires réalisées en Syrie ou à Istanbul et conservées dans des musées turcs, en particulier à Istanbul.","provenance":"Probablement Syrie ou Istanbul, mais spécialement fabriqué pour la mosquée d’Abraham à Hébron.","obtention":"La pièce a été transférée de la mosquée d'Abraham au musée à une date inconnue.","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["étoffes","kiswa","objet funéraire","soie","tissus","tombes"],"materials":["Soie brodée de fils de soie argentés."]},"198af7b8-d119-53c0-a03b-ca6e94c08acd":{"name":"Étole, garniture de miroir (*tenchifa*).","description":"Longue étole brodée aux deux extrémités et sur une partie des bords. \n \nAux extrémités, la décoration se répartit sur deux registres que précèdent un listel de vrilles en fils de soie et une tresse en fils d'or. \n \nLe premier registre se présente sous forme d'une frise de fleurs d'églantier centrées d'un pistil cruciforme et de jacinthes stylisées en fers à cheval dentelés placés obliquement et enserrant des fleurons. \n \nLe second est meublé d'un bouquet de fleurs jaillissant d'une épaisse ligne ondulée en soie verte faisant office de rinceau d'où se détachent des tiges et des fleurs stylisées. Le médaillon ovoïde aux bords dentelés qui le termine évoque la grenade. Quant aux bordures situées entre les deux compositions des extrémités, elles sont ornées de motifs floraux rappelant des petits papillons et se terminent par une ganse dorée. \n \nTous ces motifs sont brodés par les femmes avec des fils de couleurs gaies et harmonieuses ; le filet de soie noire qui les cerne en rehausse le dessin. \n \nLes étoles de ce genre étaient drapées autour des cadres des miroirs, les jours de fête, pour conjurer le mauvais œil. Si les compositions et les motifs floraux sont empruntés à l'herbier des broderies ottomanes d'Algérie, la stylisation très libre l'éloigne de ses modèles d'origine et en fait un genre propre.","short_description":"Longue étole brodée aux deux extrémités et sur une partie des bords, elle était drapée autour des cadres des miroirs, les jours de fête, pour conjurer le mauvais œil. Ses compositions et ses motifs floraux, bien que stylisés, sont empruntés à l'herbier des broderies ottomanes d'Algérie.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"L. 330 cm, l. 54 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec les objets publiés dans les études sur le même type de décors et d'objet ; voir M. Guérard.","method_for_provenance":"Cette broderie, ainsi que ce type d'étole et son utilisation, son caracteristiques de la ville de Tétouan.","provenance":"Tétouan.","obtention":"Achat en 1987.","bibliography":"Guérard, M., “Les broderies de Tétouan”, *Hespéris-Tamouda*, X, fasc. 1 et 2, Rabat, 1969, pp. 191-234. \n \nMiège, J.-L., Benaboud, M., Erzini N., *Tétouan, ville andalouse marocaine*, Paris, 1996. \n \nSoustiel, J.*, L'art turc, céramique, tapis, étoffes, velours, broderies*, Paris 1852.","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","décoration végétale : décoration florale","jacinthes"],"materials":["Satin de soie brodé de soie et de fils d’or."]},"20111b76-70e4-5b40-874b-20a4d142f81d":{"name":"Fragment de soie tissée.","description":"Tissage de soie bleue à motif de quatre-feuilles, bordé d'inscriptions séparées par des motifs multilobés. Le texte arabe dit : “Honneur à al-Achraf”. Le développement et la chronologie des motifs du textile mamelouk restent à définir avec précision. Les soies et autres tissus mamelouks sont extrêmement rares, et beaucoup de ceux qui sont parvenus jusqu'à nous ont été trouvés dans des fouilles de tombes en Haute-Égypte. Les soies précieuses étaient utilisées pour les robes officielles, les cadeaux diplomatiques et les articles de luxe spécialement produits pour l'exportation. Les soies à rayures étaient particulièrement appréciées, et souvent les noms et titulatures des sultans étaient tissés dans le motif. Celles portant l'inscription “Honneur à al-Achraf” sont parmi les dernières datables de la période mamelouke. Le Victoria and Albert Museum de Londres en possède plusieurs exemplaires. Assyout, ville de Haute-Égypte fameuse pour la haute qualité de son lin et de sa soie, est l'un des centres de production de textiles du type de celui-ci. \nOn a pu suggérer que des tissus comme celui-ci avaient été produits sous le règne du sultan Qaytbay (872-901 H /1468-1496 J.-C.), dont les titres officiels comprenaient la mention “al-Achraf”. Il est intéressant de noter que les tissus bleus étaient souvent portés par les *dhimmi* (membres de minorités religieuses) pendant la période mamelouke. Ainsi, un évêque copte enterré à Qasr Ibrim en Haute-Égypte a été trouvé enseveli dans un manteau de laine bleu-noir.","short_description":"Les soieries mameloukes sont rares, mais nous savons qu’elles étaient utilisées dans la fabrication de vêtements honorifiques, de cadeaux diplomatiques et d’articles sophistiqués produits pour l’exportation. Beaucoup portent les noms et les titres des sultans et cette pièce est supposée avoir été produite durant le règne du sultan Qaytbay (872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"872-901 de l’Hégire (1468-1496 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 41,91 cm, l. 24,13 cm.","method_for_datation":"Les textiles de soie mamelouke portant l'inscription “Honneur à al-Achraf” sont présumés avoir été produits sous le règne du sultan Qaytbay (872-901/1468-1496). Au plan stylistique, les motifs présents sur ce fragment peuvent également être comparés à ceux utilisés dans le travail du métal de la même époque.","method_for_provenance":"Ce morceau de tissu a été trouvé dans une tombe à al-Drounka (Égypte) et peut être classé dans la catégorie de la production mamelouke égyptienne sur la base de comparaisons stylistiques avec d'autres fragments textiles de la même période.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment ainsi que plusieurs autres de la période fatimide ont été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 224-225 (pour une présentation de la production textile mamelouke).","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Qaytbay","soie"],"materials":["Soie tissée."]},"2a768548-ee78-5645-b436-21f2d9bcf5cd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de tissu de lin servant de support à un panneau horizontal brodé à composition répétée de deux sections larges alternant à deux reprises avec des sections plus étroites. Elles sont séparées les unes des autres par une double bordure tissée noire. Les panneaux les plus larges sont ornés d'une inscription bleu et pourpre entre deux bandeaux d'enroulements. Les sections étroites contiennent des rinceaux en S disposés verticalement, sous lesquels court une bordure continue de croissants inversés et de cercles. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"De nombreux textiles fatimides et mamelouks ont été découverts dans des tombes en Haute Égypte, une région réputée pour son industrie du tissage du lin tenue par des artisans du textile aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Ve-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, l. 10,16 cm.","method_for_datation":"La datation proposée, fin Ve-VIIe (XIIe-XIIIe siècles), s'appuie sur des similarités d'ensemble avec d'autres textiles de la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment provient d'une tombe d'al-Drounka, en Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka"],"materials":["Lin tissé et brodé."]},"2dd5e058-db6d-5ca4-b1c8-b47beedc0811":{"name":"Fragment d’un tiraz.","description":"Ce fragment de tissu en lin de couleur beige est décoré de deux bandes horizontales et superposées comportant une écriture calligraphiée et tissée en soie de couleur verte. L'inscription est en coufique angulaire, les hampes des lettres sont biseautées. Aucune des deux lignes n'est complète ; le début et la fin manquent. Malgré le mauvais état du fragment, on peut lire au niveau de la première ligne : “[Bénédiction] de Dieu sur Mohamed le sceau des prophètes ainsi que sur ses ancêtres les bons et les pieux.” Sur la deuxième ligne, il est écrit : “[Il n'y a point d'autre divinité] que Dieu dans son unité et que la bénédiction soit faite sur Mohamed le sceau des prophètes.” Le tiraz a été exécuté selon la technique de la tapisserie qui a été utilisée dans l'industrie textile égyptienne jusqu'à la fin de la dynastie fatimide. Au vu de sa texture, cette toile doit probablement provenir d'un turban ayant appartenu à un calife fatimide. Il semble qu'elle ait été confectionnée dans les ateliers privés (tiraz al-khassa) réservés au calife et aux dignitaires du régime, contrairement aux ateliers populaires (tiraz al-amma). Elle fut sans doute exécutée dans des ateliers du delta du Nil spécialisés dans le travail du lin, à l'exemple d'Alexandrie, Damiette, Tinnis ou Dabiq.","short_description":"Fragment de tissu en lin de couleur beige, ce *tiraz* a été travaillé selon la technique de tapisserie utilisée par l'industrie textile égyptienne à l'époque fatimide. La texture du *tiraz* laisse supposer qu'il a été confectionné dans les ateliers réservés au calife et auix hauts dignitaires du régime.","holder":"Musée du Ribat","dates":"Dernier quart du IVe-premier tiers du Ve siècle de l’Hégire (dernier quart du Xe-premier tiers du XIe siècle J.-C.)","location":"Monastir","dimensions":"Oblong, 55 x 24 cm.","method_for_datation":"Le formulaire de l'inscription du tiraz qui se réfère à la famille des prophètes ainsi qu'à ses ancêtres, les bons et les pieux, atteste qu'il appartient à un calife fatimide d'égypte. L'absence de décoration exubérante associant motifs floraux, géométriques et animaliers semble plaider en faveur d'une datation du dernier quart du IVe-premier tiers du Ve siècle de l'Hégire (dernier quart du Xe-premier tiers du XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les techniques de tissage et l'appartenance du tiraz à un calife fatimide plaident en faveur d'une production d'origine égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"Le tiraz a été acheté, en 1958, chez un antiquaire égyptien par feu H. H. Abdelwahab, ancien directeur de l'Institut national d'art et d'archéologie, qui en a fait don au musée du Ribat de Monastir.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","tiraz"]},"35d28d2d-69ab-5ec0-a006-32f2135420d3":{"name":"Tissu avec niche de prière (mihrab).","description":"Ce tissu, réalisé en satin de teinte rouge, noire et jaune noisette, est orné de motifs brodés à l'aide de fils métalliques de cuivre argenté et doré, enveloppant une âme de coton. Le principal élément décoratif est constitué d'une grande niche de prière (*mirhab*) ; du centre de celle-ci, dans la partie supérieure, pend une lampe de mosquée ; au-dessus et sur les côtés figurent des cartouches contenant des motifs décoratifs de type épigraphique. Le fond du tissu – exception faite de l'intérieur de la niche, orné de motifs floraux de type naturaliste – est décoré d'éléments en forme d'arabesques, constitués de palmettes tressées de différentes manières, ou de demi-palmettes à l'intérieur de rinceaux.","short_description":"Tissu brodé de fils métalliques et décoré avec la niche de la prière (*mihrab),* une grande lampe de mosquée et des motifs épigraphiques. Style typique de la production textile ottomane tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.) ; XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 265 cm, l. 160 cm.","method_for_datation":"La datation et la provenance de l'objet ont été proposées en fonction du style du décor, caractéristique de la production textile ottomane d'époque tardive (XVIIIe-XIXe siècle).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of he Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","niche de prière","Tissu"],"materials":["Satin de soie brodé de fils métalliques."]},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahada","kiswa","objet funéraire"],"materials":["Soie tissée rouge","verte et or."]},"4a45199e-3af5-504d-9932-a1e4ed67dc93":{"name":"Fragment de tissu en coton imprimé.","description":"Ce fragment de tissu en coton est décoré de motifs imprimés en deux bandeaux. Le bandeau supérieur, plus étroit, répète une inscription : “Al-sabr ni'm al-nasir li koul chay'in akhir” (La patience est récompensée par le succès et tout a une fin). Elle est rédigée en style *thoulouth* mamelouk dans lequel les lettres sont entrelacées et les hampes prolongées, tout en laissant entre elles des espaces identiques, meublés de petits éléments en tresse. \nL'ornementation du bandeau inférieur, nettement plus large que le précédent, est distribuée en quatre rangées de deux éléments décoratifs alternés et répétés : une étoile à huit branches et une forme circulaire enfermant deux rondeaux concentriques. Les étoiles et les cercles de chaque rangée sont disposés dans le sens opposé à celui de la rangée supérieure. Chaque étoile est décorée de motifs floraux stylisés. Le cercle extérieur du rondeau est orné de motifs tressés entourant un cercle marqué de points qui entourent à leur tour une forme centrale appelée *dawama* (vortex). Ce dernier motif était répandu dans l'art mamelouk, en particulier sur les objets en métal. \nL'égypte mamelouke était réputée pour sa production de tissus en coton imprimé, très influencée par le commerce avec l'Inde, d'où le pays importait des vêtements en coton imprimé et du coton brut. Les artisans mamelouks utilisaient de nombreuses techniques dont l'impression à la planche de motifs gravés sur bois en creux ou en relief et l'impression à la planche en réserve (cire). Ce fragment faisait peut-être partie d'une robe ou d'un rideau ; plus probablement a-t-il servi de housse de couvre-lit – un modèle similaire se trouve au musée.","short_description":"L'industrie du tissage dans le Caire mamelouk comprenait les textiles de coton et de soie. Certains tissus étaient brodés de soie alors que d'autres, comme cette pièce de coton, étaient imprimés. Elle porte une citation bien connue indiquant que la patience est la plus grande des vertus.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"La datation s'appuie sur le style de l'inscription en style *thoulouth* mamelouk. Les similarités des éléments décoratifs de ce fragment avec des motifs retrouvés, entre autres, sur des objets en métal datés – en particulier le motif *dawama* (vortex) – ont permis de réduire le champ de datation de sa fabrication. Par ailleurs, le mot de “nasir” qui apparaît dans l'inscription pourrait être une référence au sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle et dans les quarante premières décennies (à l'exception de presque une année) du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de motifs décoratifs présents sur ce textile était fréquemment utilisé par les artisans mamelouks. Par ailleurs, l'égypte était réputée pour sa production de textiles en coton imprimé.","provenance":"Égypte.","obtention":"Fragment acheté en 1928 auprès du marchand d'antiquités Albert Abimayo.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \nBaker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nMaher, S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nPfister, R., *Les toiles imprimées de Fostat et l'Hindoustan*, Paris, 1938.","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Coton tissé décoré de motifs monochromes imprimés à la planche."]},"4ce02a11-07e9-50f5-a7d7-3651d7dd3510":{"name":"Fragment de tissu à médaillons au coquelet.","description":"Fragment de soie tissée, qui serait un fragment de chemise. Le tissage présente un motif façonné de fils de trame en or et argent dans un style de brocart. La couleur dominante est le rouge, mais certains détails sont traités en bleu et jaune. Le dessin consiste en cartouches losangés délimités par une bordure de fleurs. Au centre de chacun d'entre eux figure un octogone à contours jaunes, rouges et bleus entourant un coquelet regardant vers la gauche. L'espace entre les losanges est occupé par des bandeaux décoratifs formés par une alternance de grandes étoiles et de petits octogones à motif central étoilé.","short_description":"Le monde islamique était réputé pour sa production textile, fondée sur les traditions sassanides et byzantines, qu’il surpassa bientôt en sophistication et complexité. Les ateliers parrainés par la cour en Irak, en Iran, en Égypte et plus tard en Espagne rivalisaient pour produire les plus belles soies, symboles de pouvoir et de richesse.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 35,5 cm, l. 22,8 cm.","method_for_datation":"Ce fragment a été daté des IVe-Ve siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.) par référence au style des textiles post-sassanides et islamiques précoces.","method_for_provenance":"Ce fragment est attribué à la production de l'Irak abbasside sur la base de sa parenté stylistique avec certains textiles post-sassanides et islamiques précoces.","provenance":"Peut-être Bagdad, Irak.","obtention":"Acheté à Maurice Nahman à Paris en 1934.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bagdad","soie"],"materials":["Soie tissée à fils d’or et d’argent."]},"54253d73-c552-552c-b44e-749462babb24":{"name":"Panneau de lin brodée.","description":"Textile brodé qui a pu servir de couverture de divan, de housse d'édredon ou de rideau de porte. Il se compose de trois bandes verticales de lin cousues et brodées. La composition de tiges sinueuses, de feuilles et de tulipes s'inspire des velours, brocards et tissages de soie ottomans des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Les couleurs des fils de soie rouges, verts, bleus et jaunes sont typiques de l'époque. Le point utilisé est un point de reprise à quatre fils par-dessus et un par-dessous. La couleur rouge, appliquée à la plupart des tiges, à toutes les tulipes et à certaines feuilles, domine la composition. Le bleu est utilisé pour les feuilles et le vert pour le pied des tulipes et certaines tiges. Le jaune, en grande partie passé, remplit certains vides entre les autres couleurs et dessine des brins et de petits bourgeons. La bordure est constituée d'une rangée de tulipes rouges plus petites à tiges vertes et feuilles bleues, et de traits et bourgeons jaunes à l'inclinaison alternée, se courbant une fois à droite, une fois à gauche. \nLa broderie de soie du XIe/XVIIe siècle était une production économique destinée aux amateurs de textiles somptueux qui ne pouvaient s'offrir des tissus de soie beaucoup plus coûteux. Il est parfois difficile de distinguer entre les broderies faites par des femmes à la maison et celles d'hommes employés dans des ateliers commerciaux. Le motif de cette broderie montre qu'il est probablement de confection professionnelle, car il se rapproche beaucoup de ceux de velours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.).","short_description":"Ce tissu de lin vigoureusement brodé de fils de soie colorée a pu servir de couverture de divan, de housse d’édredon ou de rideau de porte. Les pièces somptueusement brodées qui sont influencées par les velours, comme celle-ci, étaient relativement plus abordables que les étoffes tissées de soie.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 221 cm, l. 130 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Le motif de cette broderie est très proche de ceux figurant sur des velours ottomans des Xe-XIe/XVIe-XVIIe siècles.","method_for_provenance":"Le motif de la broderie est très proche de ceux de velours ottomans turcs.","provenance":"Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","objets domestiques"],"materials":["Lin brodé de fils de soie de couleur."]},"665aed9d-195b-51b5-8961-06a52dfd6aab":{"name":"Morceau du voile (*kiswa*) de la Kaaba.","description":"Fragment de la *kiswa* de la Kaaba(voile de la Kaaba) probablement tissé en Syrie et expédié à La Mecque par la *Chami mahmal* (caravane syrienne apportant des présents à la Kaaba). Le remplacement annuel de ce tissu constituait un rituel se déroulant au cours d'une cérémonie qui annonçait le début du pèlerinage. Chaque année, la Kaaba était, comme encore de nos jours, lavée, parfumée et purifiée avant d'être recouverte d'une *kiswa* neuve. Le fragment présenté ici est en soie rouge brodée de fils de soie argentée. Le motif se compose de deux bandes ondulées en zigzags formant une chaîne continue courant sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs se répartissent entre les deux bords et les deux bandeaux. Plusieurs inscriptions apparaissent, dont la plus importante dit : “Il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète” – la phrase se répète entre les deux bandeaux en zigzags. Les deux expressions “Ya Mannan” (ô, le Miséricordieux!) et “Ya Hannan” (ô, le Compassionné!) sont répétées de même dans des motifs fleuris le long des bords. Dans le bandeau en zigzags supérieur figure une citation du Coran tirée de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 144). Le bandeau inférieur cite une autre sourate, “al 'Imran” (La famille de 'Imran, III, 96). En haut en en bas sont répétées deux expressions ; “Dhou al-Djalal” (celui qui détient la majesté) et “Dhou al-Ikram” (celui qui possède l'honneur). Ce fragment est à considérer au regard des dimensions énormes de la Kaaba. Il est probable que les motifs et inscriptions se répétaient tout le long du rideau. Le nom du donateur, la date de production et le lieu de l'atelier ne sont pas connus. \nAprès avoir été utilisée pendant un an, la tenture était découpée en petits morceaux et envoyée en cadeau à différentes villes islamiques, comme une forme de bénédiction. Les palais conservaient des morceaux de *kiswa* auxquelles on attachait une grande valeur religieuse et qui confortaient la légalité du pouvoir du souverain.","short_description":"Chaque année, la Kaaba est lavée et recouverte d’une *kiswa* (couverture) marquant le début de la saison du hadjdj. Cette pièce de soie rouge est brodée de fils d’argent formant des zigzags qui se répètent sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs sont dispersés en différents endroits à l’intérieur des bandeaux calligraphiés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 142 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces textiles similaires conservées dans les musées d'Istanbul datées du XIIIe/XIXe siècle environ.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été tissée en Syrie, car elle est proche d'autres textiles conservés dans les musées d'Istanbul et dont on sait qu'ils viennent de cette région.","provenance":"Probablement Syrie.","obtention":"Un certain al-Sayyid Tahir Sayf al-Din a fait don de cette pièce au musée en 1937.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","kiswa de la Kaaba","soie","textiles","textiles de soie"],"materials":["Soie brodée de soie."]},"72ae21b5-d599-5f2d-a160-0551b46ab9bb":{"name":"Broderie","description":"Cette broderie a été exécutée sur une mousseline de soie extrêmement fine de ton verdâtre. Des bouquets de fleurs répartis sur la totalité de la surface sont brodés dans des nuances graduées de fils de soie. Les contours et les tiges sont en fil d’or. Le cercle figurant au centre peut laisser penser que ce tissu de format pratiquement carré servait de couvre-turban. Il était utilisé dans l’église de Riddarholm à Stockholm pour recouvrir les fonts baptismaux.","short_description":"Broderie sur très fine mousseline de ton verdâtre. Des bouquets fleuris occupent la totalité de sa surface. Ce carré a pu servir de couvre-turban. Il a appartenu à l’église suédoise de Riddarholm où il couvrait les fonts baptismaux.","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Riddarholm, Stockholm qui a reçu cette broderie d’Emrentia von Düben en 1728.","initial_owner":"Emerentia von Düben, dame d’honneur de la reine Ulrika Eleonora de Suède.","dates":"Début XIIe siècle de l’Hégire (début XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 115 cm, l. 114 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer en fonction de la technique employée (voir bibliographie).","provenance":"Turquie","obtention":"Dépôt de l’église de Riddarholm, Stockholm.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, 83-85, n° cat. 143, planche 74 (noir et blanc), planche XVII (couleur). \n*Islam, Konst och Kultur. Islam, Art and Culture*, Catalogue d'exposition, Stockholm, 1985, n° cat. 31.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","décoration florale."],"materials":["Broderie de soie et de fil d’or sur mousseline."]},"82a76cf7-12e6-5f7e-accc-28e18a32a4e9":{"name":"Tenture murale.","description":"Tenture murale pour intérieur domestique faite de trois lés de lin grossier brunâtre cousus ensemble et brodés en bleu, rouge, jaune et vert au point de reprise. La composition fait appel à des œillets stylisés décalés alternant avec des paires de tulipes s'élevant d'une tige fendue à feuilles dentelées symétriques. L'ensemble est entouré d'une bordure festonnée bleu turquoise.","short_description":"Les broderies ottomanes comme celle-ci datent de la fin du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Les broderies professionnelles de très haute qualité étaient le privilège de la cour ottomane, pendant qu’à travers l’empire les dames s’efforçaient de faire écho aux motifs en vogue à la cour dans leurs travaux de broderies domestiques.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 182,8 cm, l. 137,2 cm.","method_for_datation":"Cette broderie fait partie d'un ensemble de broderies ottomanes bien répertorié daté de la fin du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Cette broderie fait partie d'un ensemble de broderies ottomanes bien répertorié daté de la fin du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Legs de Mrs. Charlotte M. Cameron en 1947.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 100 (où cette pièce est illustrée).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Lin et broderie de soie."]},"847012ff-11f1-5a0c-b2dd-0128cd68ab78":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment provient d’une étoffe de soie lampas dont d’autres fragments sont conservés, entre autres, au Museum of Fine Arts de Boston et au Dallas Museum of Art (collection Keir d’art islamique). L’étoffe est ornée de chasseurs enturbannés : certains tiennent un oiseau dans chaque main, tandis que d’autres portent une gazelle dans leur bras. Tissés de fils jaune clair et orange, les chasseurs se découpent nettement sur la soie noire. Les chasseurs coiffés de turbans sont typiques de l’époque séfévide (1501-1722/36) et ornent également les miniatures contemporaines.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"42,5 x 24,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives ; un fragment de ce lampas est conservé au Museum of Fine Arts de Boston, no 06.1874","provenance":"Iran","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Dikran G. Kelekian, New York, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 24, fig. 3. \nReath, Nancy Andrews et Eleanor B. Sachs, *Persian Textiles and Their Technique from the Sixth to the Eighteenth Centuries, Including a System for General Textile Classification*,New Haven, Yale University Press, 1937, cat. no 66.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["lampas","textile perse","Textile séfévide","tissu en soie"],"materials":["Lampas broché"]},"8afba048-0957-5c1e-afda-b13a74187ad5":{"name":"Fragment de tissu.","description":"Le fragment est d'une coloration très variée, harmonieuse et sereine. La plate-forme, généralement de couleur beige ou rouge, est ornée de bandes à motifs géométriques formés essentiellement de médaillons qui alternent avec des décors végétaux, composés de rinceaux d'où émanent des feuillets très stylisés. Le décor animalier est représenté par des oiseaux très stylisés et méconnaissables. Généralement, les motifs sont colorés de bleu, à base d'indigo, de jaune dont la teinte provient du safran, du rouge à base de teinte de cochenille ou de laque, à côté du vert beige et d'autres. La technique utilisée est celle de la tapisserie perpétuée par les tisserands coptes depuis plusieurs siècles. Ce fragment semble provenir de la haute égypte réputée depuis l'antiquité pour le tissage de la laine.","short_description":"Fragment d'un tissu fortement coloré où les motifs géométriques s'associent aux décors végétaux. Les techniques de tapisserie et les motifs décoratifs sont analogues à ceux retrouvés sur des *tiraz* égyptiens de l'époque toulounide. Ce fragment semble provenir de Haute égypte, réputée depuis l'Antiquité pour le tissage de la laine.","holder":"Musée du Ribat","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Monastir","dimensions":"Oblong, 74 x 13 cm.","method_for_datation":"Les techniques de tapisserie et surtout les motifs décoratifs utilisés sont analogues à ceux retrouvés sur des tiraz égyptiens, datables de l'époque toulounide, au IIIe/IXe siècle.","method_for_provenance":"Les techniques de tapisserie et les motifs décoratifs sont analogues à ceux retrouvés sur des tiraz égyptiens de même époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Le fragment de tissu a été acheté, en 1958, par feu H. H. Abdelwahab, ancien directeur de l'Institut national d'art et d'archéologie, chez un antiquaire égyptien; il en a fait don au musée du Ribat de Monastir.","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique","tiraz"],"materials":["Laine tapissée."]},"90f24fd2-747c-586e-b28c-441b69be0537":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment de velours de soie proviendrait de la tente de Soliman le Magnifique (1520-1566), qui aurait été saisie par les troupes du sultan lors de l’une des campagnes ottomanes en Perse entre 1534 et 1554. Comme les autres fragments de la tente à nous être parvenus, il témoigne du raffinement des arts textiles persans au XVIe siècle et de leurs liens étroits avec la miniature. L’exécution des motifs figuratifs et floraux est très aboutie. La composition emprunte à la célèbre histoire de Khosrow et Shirin racontée dans le Khamsa du poète Nizami et illustrée dans de très nombreuses miniatures. En général, dans cette scène Khosrow, qui ici ne figure, est représenté avec un doigt sur la bouche pour appeler au silence. Un autre fragment de la tente conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Le fragment du Musée représente Shirin au bain, ses vêtements accrochés aux branches d’un arbre, son cheval sellé à proximité. Il se distingue des autres fragments en ce que l’inscription sur selle « amal Ghiyāth Al-Dīn Djāmī » permet de l’attribuer au célèbre tisserand séfévide Ghiyāth Al-Dīn Djāmī. Selon Ackerman, Djāmī était non seulement un tisserand accompli, mais comptait parmi les maîtres de la bibliothèque royale. Huit autres pièces attestent que le tisserand était actif durant la seconde moitié du XVIe siècle.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-Arts de Montréal","dates":"XVIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"31 x 58 cm","provenance":"Iran, Tabriz","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis d'Adolph Loewi, Los Angeles, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Pope, Arthur Upham et Phyllis Ackerman, *A Survey of Persian Art*, Londres, Oxford University Press, 1964, vol. VI, 1938-1939. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*, New York, Pantheon, 1952, no 132. \nSalam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 62.","author":"Shirin Shafiee","materials":["Soie filé d'or et d'argent"]},"9afc3a98-4df9-5b49-8fc3-7de673068f6c":{"name":"Panneau de lin brodé.","description":"Textile brodé dont on pense qu'il a pu servir de couverture de divan, de housse d'édredon matelassé, ou être suspendu comme rideau devant une porte. Il se compose de trois bandes verticales de lin cousues et brodées. Le motif de treillis inspiré de soieries du Xe-XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) est constitué de rangées de palmettes contenant un bouquet de tulipes et d'œillets. Les contours des palmettes sont en forme de feuilles dentelées. Les fils de soie de couleur rouge, bleue et jaune sont typiques de cette période. Le point utilisé est un point de reprise classique, trois points en l'air, un point coulé. La broderie de soie du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) était une production économique destinée aux amateurs de textiles somptueux qui ne pouvaient s'offrir de tissus de soie beaucoup plus coûteux. \nIl est parfois difficile de distinguer entre les broderies faites par des femmes à la maison et celles d'hommes employés dans des ateliers commerciaux. Le motif de cette pièce indique qu'elle a probablement été produite par des artisans professionnels dans un atelier car sa composition est très proche de motifs similaires des textiles de soie de cette période. Cette broderie en particulier, à la différence de nombreuses pièces semblables, ne présente aucune bordure décorative. Ceci suggère peut-être qu'elle servait de couverture, de couvre-pieds ou d'édredon matelassé. Ceux-ci étaient recouverts d'un côté par un drap dont les bords étaient retournés et cousus à points légers sur le duvet piqué sur lequel un tissu plus précieux était à son tour cousu pour former la face apparente.","short_description":"Il est parfois difficile de faire la différence entre les broderies ottomanes réalisées par des femmes à la maison et celles exécutées par des hommes dans des ateliers pour le commerce, les deux groupes étant d’une très grande qualité, comme on en a ici un exemple. Sans bordures, cette broderie était sans doute utilisée comme housse d’édredon.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 221 cm, l. 143 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Le motif de cette broderie est très proche de ceux des textiles de soie ottomans de la même période.","method_for_provenance":"Le motif de cette broderie est très proche de ceux des textiles de soie ottomans turcs de la même période.","provenance":"Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Lin brodé de fils de soie floche."]},"9f93aaa3-18ce-5348-92f9-9826ae78f586":{"name":"Tissu.","description":"Ce tissu, de grandes dimensions, est brodé sur organsin de couleur ivoire, posé sur un léger satin de soie (“atlaz”) vert clair, utilisé comme fond. Cette pièce présente un décor particulièrement structuré et extrêmement raffiné, réalisé en grande partie grâce à la technique de la broderie à l'aiguille, avec des fils de métal en cuivre argenté. Le principal motif décoratif est constitué d'un ornement central qui rappelle la niche de prière (“mirhab”) ; il comporte un arc polylobé soutenu par des colonnettes, à l'intérieur duquel est suspendue une lampe de mosquée. Un double cadre rectangulaire délimite le décor. Toute la superficie est finement travaillée avec une grande variété de motifs, aussi bien de type végétal (fleurs, feuilles et petits cyprès) de goût naturaliste, que de type épigraphique. La présence répétée du “tughra”, le monogramme officiel du sultan imprimé sur les documents d'État, est particulièrement intéressante. D'autres inscriptions rapportent des paroles et des expressions à contenu religieux, lié au Coran, à fonction apotropaïque (“si des difficultés surviennent, chasse-les”) et de bon augure (“toujours avec la foi”). Ce tissu peut être situé dans le contexte de la production textile de parements de prière d'époque ottomane de la fin du XIIIe siècle H (XIXe J.-C.). En ce qui concerne le lieu de production, on peut l'attribuer aussi bien à la Turquie qu'à l'Égypte, de même que l'on ne peut exclure l'appartenance à une manufacture palestinienne.","short_description":"Ce tissu, richement décoré, est un *seccade*, parement de prière ; les motifs décorés, très raffinés, sont de type naturaliste, végétal et épigraphique. Y figure également le *tughra* du sultan Mustafa IV.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 277 cm ; l. 192 cm.","method_for_datation":"La datation, basée sur l'analyse stylistique, est confirmée par la lecture du “tughra”, qui s'avère être une adaptation tardive du “tughra” du sultan ottoman Mustapha IV (1222-1223/1807-1808).","method_for_provenance":"Comparaison avec un tissu du Musée du trésor de Saint-Pierre au Vatican (Orlando, 1958, 90, et ill. 164).","provenance":"Turquie, Égypte ou Palestine.","obtention":"Achat.","bibliography":"Fontana, M.V., “Un seccade ottomano tardo ottocentesco”, *Turcica et islamica. Studi in memoria di Aldo Gallotta*, *Università degli Studi di Napoli “L'Orientale” – Is.IAO, Series Minor*, LXIV, Naples, 2003, pp. 185-203. \nOrlando, F.S., *Il Tesoro di S. Pietro*, Milan, 1958, 90 et ill. 164. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTorre, P., “Tessuto ricamato di epoca ottomana”, *Ministero per i Beni e le Attività Culturali. Acquisizioni e donazioni 1999-2000*, Rome, 2002, pp. 72-73. \nTorre, P., “Arte tessile di epoca ottomana nei corredi di una famiglia di Aleppo”, *Un Oriente di Seta e d'Oro*, sous la dir. de P. Torre, Rome, 2003, pp. 32-56.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","Tissu"],"materials":["Satin de soie et organsin brodé avec des fils de métal."]},"a4efc787-cbd4-5a26-bc2a-aa36772b6549":{"name":"Tente","description":"Tente appartenant au type des tentes de plan ovale à deux colonnes. Elle  consiste en deux parois rectangulaires, chacune divisée en neuf sections, et une toiture. Les deux sections de toiture des grands côtés et les sections triangulaires des petits côtés forment une couverture qui ressemble à une voûte. La toiture et les murs sont attachés ensemble par un système de cabillots et de boucles, les joints étant dissimulés aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur par un bavolet, de même que la partie basse des murs. Le plafond est soutenu par deux colonnes, les murs de toile tendus au moyen de cordes. \nL'extérieur est en toile unie vert-de-gris. Seul l'intérieur en toile rouge est richement décoré. Les motifs de colonnes, d'arcs, de vases et de médaillons sont ceux que l'on trouve habituellement dans les luxueuses tentes ottomanes. Une même composition est reproduite plusieurs fois. Les arcs sont occupés par des médaillons “soleils” (*semse*), contenus dans une mandorle et ornés de diverses fleurs disposées dans un vase. Ce dense décor floral de médaillons et de bordures veut créer l'illusion d'un jardin. Le motif de l'arc et des colonnes est repris au plafond, décoré d'un bandeau de motifs en étoile entre les deux colonnes, pour symboliser le ciel. \nL'ornementation fait appel à la technique de l'appliqué. Combinés à de petites pièces de cuir, des morceaux de tissus de soie de différentes formes et couleurs sont cousus sur le fond pour constituer les motifs. On peut trouver plusieurs épaisseurs de tissus superposées. \nLes Suédois n'affrontèrent jamais les Ottomans. C'est en combattant les Saxons qu'ils s'emparèrent d'un riche butin qui contenait des tentes turques.","short_description":"Tente de plan ovale et à deux piliers. Les parois sont décorées de fleurs et d’arbres sortant de vases pour donner une illusion de jardin. Le plafond voûté présente au centre un bandeau d’étoiles symbolisant le ciel.","holder":"Musée de l’armée","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 4,13 m, circonférence 30 m.","method_for_datation":"La tente a été prise aux Ottomans en 1683 à la suite de l’échec du siège de Vienne en 1683. Elle a donc été fabriquée antérieurement à cet événement.","method_for_provenance":"Tente prise aux Turcs ; de plus, elle est de forme ottomane traditionnelle.","provenance":"Turquie","obtention":"Cette tente est parvenue entre les mains du roi de Suède Charles II en 1702. Elle a été acquise par le Musée de l’armée en 1898.","bibliography":"Atasoy, N., *Otag-i Hümayun: The Ottoman Imperial Tent Complex*, Istanbul, 2000. \nKlingberg, G., Wallenborg, I. et Andersson, A., “Ett Blommande Turkiskt 1600 Talstält”, *Armémuseum Rapport*, n° 3, Stockholm, 1987.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale.","technique de l’appliqué","Tente","textiles"],"materials":["appliqué.","coton","cuir","Soie"]},"a5d9b0f5-29b8-59b7-a686-aa28e8c93f06":{"name":"Housse de coussin.","description":"Housse en soie tissée à la main de forme rectangulaire, sans doute utilisée sur les coussins des divans ou sofas des palais ottomans à partir du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Elle est en velours rouge cramoisi ciselé (technique dans laquelle le poil est coupé si court que la structure et la couleur du fond apparaissent), tissé de fils verts et crème. La composition met en scène un champ central occupé par un grand médaillon entouré de deux larges bordures en arc. Son travail achevé, le tisserand ne l'a pas détaché de son métier mais a inséré un bâtonnet de bois entre la trame et la chaîne avant de commencer la housse suivante.","short_description":"Cette housse de coussin est fabriquée dans un velours rouge cramoisi dont certaines parties des fils ont été coupés si court que la structure et la couleur de la chaîne et de la trame apparaissent, créant un motif floral sophistiqué. Ce type de velours était recherché tant à l’intérieur de l’Empire ottoman qu’au-delà.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 129 cm, l. 65 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Les éléments de ce motif sont un thème récurrent dans divers textiles et céramiques turcs à partir du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","harem","vie de cour"],"materials":["Velours de soie tissé à la main."]},"aed82efb-32d2-5811-bb33-9c50bdadf8ac":{"name":"Fragment de textile","description":"D’un point de vue historique et esthétique, ce fragment est un exemple remarquable des textiles de la dynastie des Bouyides (945–1055). La frise est ornée d’aigles bicéphales portant une créature ailée et d’arbres stylisés. Les motifs marron clair sont rehaussés d’épigraphes, qui se remarquent notamment sur la cime des arbres et sur la bande qui borde le haut du textile. Le style et l’iconographie de ce fragment l’apparentent à un groupe de quatre textiles mis au jour dans la nécropole ancienne de Nakhara Khana près de Rayy. Il reste à déterminer si le textile a été conçu comme un linceul ou s’il a été choisi parmi les biens du défunt.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"21 x 51,5 cm","method_for_datation":"La date a été attribuée par Gaston Wiet, *Soieries persanes*, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, no 4, p. 35-41. Deux exemples comparables sont conservés au Cleveland Museum of Art (nos 55.52 et 62.264).","provenance":"Iran, Rayy","obtention":"Don de F. Cleveland Morgan \n \nDon de F. Cleveland Morgan en 1946, acquis de l'Institut iranien de New York la même année","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 64. \nPope, Arthur Upham, *Masterpieces of Persian Art*, New York, Dryden Press, 1945, p. 72. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 19, fig. 1. \nGrube, Ernst J., *The World of Islam*,Toronto, McGraw-Hill, 1966, p. 42. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*,New York, Pantheon, 1952, p. 107. \nWiet, Gaston, *Soieries persane*s, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, p. 10. \nDorothy G. Shepherd, « Medieval Persian Silks in Fact and Fancy », Centre internationale d'étude des textiles anciens, 1974, Bulletin de liaison du CIETA, no 39-40, p. 1-135.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["art bouyide","épigraphes","soieries","textile islamique","textile perse"],"materials":["Soie"]},"b6c68555-4721-5c09-8439-5598ae6f7fdd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de textile de lin tissé à bandes décoratives en broderie de soie. Le motif comprend trois bandes horizontales, chacune séparée de l'autre par une zone de tissu neutre. La bande supérieure, prise entre deux bordures de volutes dorées à contours rouges et rehauts bleus, contient un bandeau de zigzag simple souligné de rouge sur fond doré. Des motifs bleus en forme de trident occupent les espaces restants au-dessus et au-dessous de ce zigzag. En dessous, une bande décorative légèrement plus étroite comporte une inscription en lettres cursives sur fond rouge foncé, entre deux bordures de demi-palmettes stylisées. La troisième bande, la plus étroite, présente une ligne sinueuse verte en partie centrale sur fond doré entre deux bordures à palmettes dorées sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte islamique était fameuse pour la production d’élégants textiles de laine, soie et lin fabriqués dans des ateliers spécialisés. Ils étaient tenus par des tisserands aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 33,02 cm, l. 33,02 cm.","method_for_datation":"Ce fragment de textile est daté du VIe/XIIe siècle sur la base de similarités avec d'autres de la période fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et cette qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka","Henry Wallis","lin","soie"],"materials":["Lin tissé et broderie de soie."]},"bf169ede-be12-53cb-9b5e-3959e1451970":{"name":"Tenture de tente.","description":"Ce long et étroit bandeau de soie comporte un important champ central entouré d'une bordure. Cette partie centrale est occupée par un treillis composé de tulipes jointes quatre par quatre, chaque groupe encadrant une rosette à huit pétales. Chaque espace ainsi défini contient une étoile à huit branches occupée par une rosette à huit pétales et à trèfles verts et feuilles rouges dentelées qui dépassent de son pourtour. L'ensemble ressort sur un fond cramoisi foncé. La bordure extérieure consiste en deux bandeaux à rinceaux floraux entre lesquels court un enroulement d'arabesques imbriquées. \nLes panneaux de ce type servaient à décorer les parois intérieures des tentes utilisées par les personnages royaux ou les hauts dignitaires lorsqu'ils se trouvaient éloignés de leurs palais de ville.","short_description":"Cette toile de tente en soie, avec son treillis floral composé de tulipes et de rosettes contenant au centre des motifs d’étoiles qui rappellent les textiles ottomans impériaux, est attribuée à la Syrie par comparaison stylistique avec des objets et des textiles fabriqués dans cette importante province ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 61,1 cm, l. 12,7 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec des artefacts et des textiles contemporains de Turquie ottomane et de Syrie.","method_for_provenance":"La pièce est attribuée à la Syrie ottomane par comparaison stylistique avec des artefacts et des textiles de cette région.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acheté chez Axia Islamic and Byzantine Art, Londres, en 1983.","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Soie tissée cramoisie et verte et fil d’argent."]},"c0c780b7-bc1e-5c06-ace4-ef7fefd9fa80":{"name":"Fragment de tenture","description":"Ce fragment de laine de la dynastie des Umayyades (661-750) est décoré d’un médaillon représentant un aigle dans des teintes de bleu, vert et jaune. L’intérieur de la bordure vert foncé est ponctué de vingt volutes. Une succession de volutes surmontées de motifs floraux tracent le contour du médaillon. On distingue des motifs géométriques et végétaux en écoinçon. La bordure principale à fond brun porte elle aussi des volutes écrues surmontées de fleurs rouges et orange. Une large bande écrue est rehaussée d’un rectangle à motifs géométriques rouges, verts et jaunes. Les motifs floraux consistent ici en des palmettes et des rosettes. La représentation de médaillons ornés de motifs figuratifs emprunte aux soieries persanes. Les motifs décoratifs à l’intérieur des médaillons sont caractéristiques des arts décoratifs sassanides.","type":"Fragment de tenture","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Première moitié du VIIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"45 x 23 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparatives ; Prudence Oliver Harper, *The Royal Hunter: Art of the Sasanian Empire*, catalogue d'une exposition présentée à l'Asia House Gallery, New York : Asia Society, 1978, cat. no 62.","provenance":"Égypte, époque sassanide (IIIe-VIIe apr. J.-C.)","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Mme Paul Mallon, New York, en 1953, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Non publié","keywords":["médaillon","tapisserie perse","textile","Textile polychrome","textile umayyade"],"materials":["Laine"]},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire","objet religieux"],"materials":["Soie tissée."]},"c9e57bf4-504f-5953-928e-e4f5dacd9861":{"name":"Fragment de lin et de soie tissés.","description":"Fragment de lin tissé et de kilim de soie crème, jaune d'or, cramoisi et bleu. Il se compose de trois bandes superposées, la première identique à la troisième. Le motif des bandes supérieure et inférieure est en trois parties : deux bandeaux d'écriture *naskhi* en rouge sur fond or encadrent une natte centrale de couleur or soulignée de rouge, le croisement des brins de la natte étant occupé par un motif en forme de lièvre. D'étroits bandeaux à motifs sinueux complètent l'ensemble de part et d'autre. Les inscriptions se lisent : “… et prospérité”. Entre ces deux bandes, un panneau plus large, à dense et complexe motif d'entrelacs or et rouge, reprend le motif de lièvre de couleur or sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte fatimide était réputée pour la production de soieries raffinées produites dans des ateliers parrainés par la cour connus sous le nom d’ateliers “*tiraz*”. Beaucoup étaient transformées en vêtements royaux pour le sultan et sa cour ou en vêtements d’apparat offerts aux courtisans méritants, aux dignitaires et aux diplomates étrangers.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"570-596 de l’Hégire (troisième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 24 cm, l. 9 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce fragment le range dans la catégorie des tissus de l'extrême fin de la période fatimide, qui se caractérise par l'utilisation exclusive du jaune d'or et du rouge, et par la complexité des entrelacs qui occupent entièrement la bande centrale. L'inscription en *naskhi* correspond également au style utilisé sous les derniers souverains fatimides. De plus, ce fragment a pu être daté à partir de sa similarité frappante avec un fragment en lin et soie de la collection Bouvier (Genève) daté de 570-596 (troisième quart du XIIe siècle).","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de Spink and Son Ltd., Londres, en 1979.","bibliography":"Kendrick, A. F., *Catalogue of Muhammadan Textiles of the Medieval Period*, Londres, 1924, p. 18, cat. n° 887, planche iv (pour un fragment très similaire). \n*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, p. 259, cat. n° 158 (analyse d'un fragment similaire).","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissés."]},"d1baf7da-b838-5564-a184-03f1f16c1457":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de lin tissé fait de deux bandes décoratives séparées l'une de l'autre par une zone de tissage sans ornement. Toutes deux sont de dessin identique : effet de guillochis en tresse de couleur jaune d'or sur fond bleu. L'espace délimité par le croisement des deux parties de la tresse est occupé par une palmette de couleur pâle sur fond rouge ou noir. Chaque bande est comprise entre deux frises rouges contenant chacune une inscription en coufique de couleur claire rehaussée de volutes dorées de disposition régulière. Leur bordure externe est constituée par un motif de vagues imbriquées. L'inscription affirme : “La victoire vient de Dieu.” L'industrie du tissage du lin était importante à Akhmim, où tissus et objets artisanaux sont encore produits de nos jours. L'histoire d'Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d'Égypte et conserve une appréciable population adepte de cette religion.","short_description":"De nombreuses étoffes fatimides et mameloukes furent découvertes dans des sépultures aux environs d’Akhmim, important centre textile égyptien dont l’industrie du tissage du lin était renommée. Il est intéressant de noter que l’histoire d’Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d’Égypte, une cité qui compte encore une population copte assez importante.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 16 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Un fragment de tissu appartenant à la collection Bouvier (Genève) et présentant une forte ressemblance avec celui-ci a été daté de la fin du Ve siècle-début VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce fragment trouvé à Akhmim (Égypte) appartient à un groupe bien défini de textiles fatimides.","provenance":"Akhmim, Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la Hilton-Price Collection.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 244-245, cat. n° 146 (pour un fragment similaire).","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Akhmim","écriture coufique","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissés."]},"d1d438f0-83d2-5fda-b51d-574d3965aaa9":{"name":"Panneau de tissu à motifs géométriques.","description":"Panneau de soie tissé en lampas, fond en satin et armure-toile à effet cannelé. Des bandelettes jaunes entrelacées sur fond rouge créent un jeu d'effets géométriques éblouissants sur lequel ressortent des étoiles à huit branches. D'autres couleurs comme le rose, le vert et un bleu argenté créent des contrastes et des mises en valeur. Des tissus de ce genre furent fabriqués au cours de la période nasride dans le sud de l'Espagne et en Afrique du Nord. Ils continuèrent à être appréciés dans toute l'Europe longtemps après la chute de la dynastie. Ce panneau était encore accroché derrière une statue de la Vierge Marie à Florence jusqu'au XIXe siècle.","short_description":"Panneau de soie tissé avec un élégant motif géométrique à base d'étoiles à huit branches. Les textiles de ce type étaient exécutés dans le sud de l'Espagne et dans le nord de l'Afrique à l'époque nasride. Cette pièce peut avoir servi de tenture pour enjoliver un élément architectural.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 56 cm, l. 47,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autre textiles espagnols et nord-africains.","method_for_provenance":"Les Nasrides régnaient en Espagne.","provenance":"Espagne.","obtention":"Reçu du Dr Bock en 1864.","bibliography":"Arts Council of Great Britain*, The Arts of Islam*, 1976, p. 81, cat. n° 18.","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Soie tissée."]},"d3d8bfb4-1256-5d86-8c10-b8ebf4e3177c":{"name":"Broderie","description":"La broderie a été réalisée sur un carré de soie blanche. Une large bordure entoure le vaste champ central brodé de petites fleurs. À chaque angle, de grandes fleurs sortent d’un vase, entourées de rameaux végétaux. Les fleurs et les feuilles sont brodées de fils de soie de diverses nuances de couleurs.","short_description":"Broderie sur soie blanche. Le centre est brodé de fleurs séparées. Les bordures sont ornées de grandes fleurs sortant d’un vase.","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Svärta, Södermanland, Suède.","initial_owner":"Église de Svärta, Södermanland, Suède.","dates":"Vers 1132-1142 de l’Hégire / 1720-1730 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 88 cm, l. 88 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer (voir bibliographie).","provenance":"Turquie.","obtention":"Dépôt de l’église de Svärta, Södermanland, Suède.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, 83-85, cat. n° 153, planche 78.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","décoration florale.","textiles"],"materials":["Broderie de fils de soie et d’or."]},"e4957137-fe26-5b45-a98b-c7918535c481":{"name":"Fragment de textile","description":"Les textiles constituent une part importante de la collection d’art islamique du Musée des beaux-arts de Montréal. Dans le monde islamique, les arts décoratifs ont une grande importance symbolique et sociale. Ce fragment fait partie des pièces qui témoignent de techniques aussi novatrices que complexes. Les tisserands de l’époque font preuve d’une habileté rarement égalée. Les motifs figuratifs, très populaires dans la Perse du XVIe siècle, apparaissent sur les vêtements et sur le mobilier des palais aussi bien que dans les cérémonies religieuses et funéraires. Dans ce fragment de double étoffe réversible qui représente des « Bateaux en mer », deux tissus ont été produits simultanément, l’un sur l’autre, suivant un double motif au détail exceptionnel : des voiliers avec quatre marins alternent avec de simples barques transportant trois figures, sur une mer où poissons et canards abondent. Les mâts verticaux des voiliers produisent une impression de stabilité, tandis que les barques disposées en diagonale suggèrent un balancement. Les motifs rouges sont couchés sur un fond au filé d’argent.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Vers la fin du XVI-début XVIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"15,8 x 14,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparative ; *Catalogue of the International Exhibition of Persian Art*, Londres: Royal Academy, 1931, no 301a.","provenance":"Iran, Yazd","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Heeramaneck Galleries, New York, en 1949, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 61. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection», *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 26, fig. 5. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 1960, p. 23. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 2007, p. 42.","author":"Shirin Shafiee","keywords":["double étoffe","textile perse","Textile séfévide","tissu en soie"],"materials":["double étoffe","filé d'argent","Soie"]},"e6f5f348-ba35-50e4-9c8e-f3ed312366b0":{"name":"Broderie.","description":"Broderie à rangées de tulipes rouges et de têtes de palmettes bleues disposées en ordre ascendant sur des tiges ondulées noires, alternant les unes avec les autres. De multiples détails sont traités dans des tons de rose-pêche et trois nuances de vert. Pièce très sophistiquée, cette broderie témoigne d'une technique de dessin précise et bien appliquée ainsi que d'un mouvement vigoureux et d'une intéressante souplesse. Beaucoup de broderies de ce type étaient influencées par les brocards et les velours dessinés et réalisés pour la cour ottomane. On pense ici à une famille précise de brocards à tiges ondulantes qui a probablement influencé la composition de cette broderie.","short_description":"Beaucoup de broderies semblables de la Turquie ottomane furent influencées par les brocarts et les velours dessinés et réalisés pour la cour ottomane, notamment un groupe bien défini de brocarts à tige ondulante qui a probablement influencé la composition de cette broderie, avec ses fantastiques tulipes et ses têtes de palmettes.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 228 cm, l. 121 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. La représentation de tulipes dans ce style est caractéristique de l'art ottoman. Elles sont présentes sur presque tous les types de supports dont les céramiques, les miniatures, de multiples sortes de textiles et de broderies, à partir du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté par le Sir William Burrell's Trust en 1990.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","vie de cour"],"materials":["Toile de coton brodée de soies de couleur."]},"eb5b519d-c67d-5a80-8e09-395571ae29b1":{"name":"Broderie.","description":"Ce quasi-carré de soie à franges est entièrement orné d'une broderie en fil d'or et d'argent. Malgré sa complexité et sa densité, la structure de la composition brodée est évidente. Au centre figure un *tughra*, le monogramme du sultan ottoman, entouré de quatre rameaux fleuris légèrement recourbés formant un petit cercle. La zone restante est occupée par un motif répété partant des quatre angles. Il représente un panier d'inspiration rococo reposant sur une petite console, bordé et flanqué de rameaux de feuilles en rinceaux et contenant un bouquet. Brodés en fil de métal de différentes nuances, des couples d'oiseaux près du bouquet et de grands et petits rameaux fleuris comblent la surface restante du carré et sont disposés en cercle. \nÀ en juger par la composition parfaite et la haute qualité de la technique, il s'agit d'une broderie professionnelle réalisée dans un atelier urbain. Par ailleurs, la composition à partir d'un petit cercle entourant un *tughra* suggère qu'il s'agissait sans doute d'un couvre-turban. Utilisés pour protéger les turbans de la poussière, ces tissus de forme toujours carrée possédaient toujours un motif circulaire en partie centrale. Néanmoins, ce modèle diffère du schéma classique de cercle central et cercle extérieur parce qu'il a été réalisé pour le palais. Ces couvre-turbans à *tughra* étaient brodés pour être portés au palais. Le *tughra* simplifié et déformé pourrait être celui du sultan Abd al-Aziz (Abdülaziz en turc).","short_description":"Tissu de format pratiquement carré, frangé et entièrement brodé au fil d'or et d'argent. Au centre apparaît le *tughra*, monogramme d'un sultan ottoman. La composition à deux cercles concentriques centraux suggère que ce carré servait de couvre-turban.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","initial_owner":"Peut-être le sultan Abd al-Aziz (r. 1277-1293 H / 1861-1876 J.-C.).","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 78,5 cm, l. 81,5 cm.","method_for_datation":"Cette broderie montre l'influence du style rococo européen, qui se développa dans les broderies réalisés dans les villes au début du XIIIe/XIXe siècle. Le *tughra* simplifié et déformé pourrait être celui du sultan Abd al-Aziz (r. 1277-1293/1861-1876), même si l'on doit savoir que tous les *tughra* des sultans du XIIIe/XIXe siècle présentent des caractéristiques similaires.","method_for_provenance":"La composition décorative et le *tughra* sont turcs. Les broderies réalisées dans les ateliers professionnels d'Istanbul et de Bursa avaient atteint un niveau élevé de qualité, comme le montre cet exemple. Leurs motifs se caractérisent par de fins dégradés de couleur et sont influencés par le style rococo européen.","provenance":"Turquie, peut-être Istanbul ou Bursa.","bibliography":"Johnstone, P., *Turkish Embroidery*, Victoria and Albert Museum, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTher, U., *Floral Messages: From Ottoman Court Embroideries to Anatolian Trousseau Chests*, Brême, 1993.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","décoration florale","écriture"],"materials":["broderie.","coton","fil de métal","Laine","Soie"]},"f0fbf3fe-1168-5514-90da-4ae1a4c94a50":{"name":"Brocart","description":"La composition de ce tissu fait appel à un motif répétitif de grands médaillons et de trois coloris artistiquement équilibrés. Des arabesques argentées finement dessinées occupent le centre de chaque médaillon, cerné d’un étroit cadre polylobé de soie rouge, entouré de cercles rouges et argent alternés et d’une bordure en zigzag. Des trèfles à contours rouges et des feuilles sur fond doré forment la bordure extérieure. Le petit point argenté au centre de chaque trèfle témoigne de l’habileté de l’artisan. \nCe brocart fait partie d’une pièce plus importante qui servait jadis d’antependium (nappe de devant d’autel). De nombreux ornements liturgiques réalisés en Suède utilisaient des tissus importés de Perse et de Turquie.","short_description":"Brocart à motif répétitif de grands médaillons. Le dessin témoigne d’une utilisation équilibrée des couleurs : argent pour les arabesques qui comblent le centre de chaque médaillon et rouge pour les encadrements polylobés. Il faisait partie d’une pièce de tissu plus importante utilisée jadis comme antependium (nappe de devant d’autel).","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","initial_owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","dates":"IXe ou Xe siècle de l’Hégire (XVe ou XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 174 cm, l. 94 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer (voir bibliographie).","provenance":"Turquie","obtention":"Dépôt de l’église de Hjortsberga.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, p. 50, n° cat. 48, planche 24. \n*Islam, Konst och Kultur. Islam, Art and Culture*, Catalogue d'exposition, Stockholm, 1985, 209, n° cat. 9.","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ornements floraux.","textiles"],"materials":["Brocart de soie à fils d’or et d’argent."]},"f5534c7f-4ba5-5e47-aca4-efc34893cbc5":{"name":"Tissu.","description":"Ce tissu est orné, au centre, d'un grand motif de vase avec fleurs, à l'intérieur d'un cadre surmonté de flèches et soutenu par deux colonnettes ; au pied de celles-ci sont représentés deux cyprès. Dans le registre inférieur figure un motif de “porte à grille” surmontée d'une demi-lune, elle-même dominée par un motif épigraphique en caractères arabes. De part et d'autre, deux grands cyprès flanqués de motifs en forme d'étoile. Des rinceaux à feuilles lancéolées et fleurs à quatre et cinq pétales encadrent ces motifs. Le décor est obtenu au moyen d'une broderie avec fils de métal argentés et dorés.","short_description":"Ce tissu se situe dans une production de milieu turc d'époque ottomane tardive, caractérisée par l'utilisation de motifs floraux de goût naturaliste ; il présente, de toute évidence, une forte influence d'éléments décoratifs plus nettement occidentaux.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 300 cm ; l. 200 cm.","method_for_provenance":"Ce tissu s'insère dans une production en milieu turc, vers la fin de l'époque ottomane (XIIIe/seconde moitié XIXe), caractérisée par l'utilisation de motifs floraux de goût naturaliste, où apparaît clairement une forte influence d'éléments décoratifs plus spécifiquement occidentaux.","provenance":"Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of the Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","décor floral","Tissu"],"materials":["Satin de soie brodé avec des fils de métal."]}}
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+ {"003a4edc-0d1e-5875-9041-6715b1c36ebf":{"name":"Cinq fragments textiles.","description":"Cinq fragments de tissu de forme circulaire, chacun décoré d'une représentation d'oiseau (canard ou oie) de différente taille et couleur, tissée selon un patron de trame discontinue, une technique de tapisserie. Ces fragments peuvent provenir de rideaux ou de courtepointes et faisaient sans doute partie d'un motif répétitif. Les tissus de Haute-égypte étaient réputés pour leur somptuosité, illustrée par ces fragments. Pendant la période toulounide (IIIe siècle H / IXe siècle J.-C.), Assiout, Akhnim et Fustat furent fameuses pour ce type de tissages. \nLes textiles toulounides se distinguent par la présence d'ombre dans les éléments décoratifs, aux couleurs allant du clair au foncé, et par leur puissance d'expression. Ils étaient également influencés par le style sassanide apporté d'Irak par Ahmad ibn Touloun (r. 254-270 H / 868-884 J.-C.). Pour l'égypte, cette phase de la production textile constitue une transition entre la période copte et la période islamique. \nL'essentiel du *jizya* (tribut) envoyé par Ahmad ibn Touloun à la cour des califes abbassides consistait en textiles fabriqués dans les *tiraz* (ateliers) sous brevet royal, qui produisaient de magnifiques tissus en laine et en lin. Ahmad ibn Touloun s'intéressait personnellement à ces fabriques égyptiennes répandues dans les régions du nord du delta, dont les villes de Tanis, Dabik, Damiette, fameuses pour leurs tissus de lin à inscriptions tissées en soie dans une multitude de couleurs. L'intérêt pour les textiles se développa en égypte sous le règne des fils d'Ibn Touloun, Khamaraweh (r. 270-282 H / 884-896 J.-C.) et Haroun (r. 283-292 H /896-905 J.-C.) qui aimaient retrouver leur nom dans des bandeaux épigraphiques intégrés au tissu lui-même.","short_description":"Les textiles de coton et de lin étaient tissés dans différentes manufactures en Égypte : Alexandrie, Damiette, Farma, Bahnasa, Akhnim et Assiout. Les décorations de style copte restent très répandues pendant le Ier-IIIe siècle H (VIIe-IXe siècle J.-C.). Les fragments de tissu présentés ici sont remarquables pour l'effet d'ombre dans les éléments décoratifs, où la couleur est déclinée du clair au foncé.","holder":"Musée du textile (un département du Musée d’art islamique du Caire)","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"Ø du plus grand fragment : 20 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs comprenant la représentation d'oiseaux similaires à ceux de textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte, que l'on retrouve également dans les arts décoratifs irakiens d'inspiration sassanide. Par ailleurs, les couleurs utilisées – nuances de jaune, de vert et de bleu – sont courantes dans les textiles toulounides.","method_for_provenance":"Au cours de la période toulounide, l'égypte était réputée pour la qualité de ses tissus de lin et de laine. Les représentations d'oiseaux présentes sur ces fragments sont similaires à celles trouvées sur des textiles de *tiraz* toulounides de Haute-égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Achat en 1944 auprès de l'un des marchands d'antiquités cairotes, Fukyan Jan Tano.","bibliography":"Baker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHassan, Z. M., *Al-Fan al-Islami fi Masr* \\[L'art islamique en égypte\\], Le Caire, 1935. \nMarzuq, Muhammad Abd al-Aziz, *Al-Founounal-Zoukhroufiya al-Islamiya fi Masr qabl 'Asr al-Fatimiyyin* \\[Les arts décoratifs islamiques en égypte avant la période fatimide\\]*,* Le Caire, 1974. \nMaher, S. M., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nSelim, M. H., *Mansouyat al-Tiraz fi al-'Asr al-Abbasi* \\[Textiles de Tiraz pendant la période abbasside\\], maîtrise, Le Caire, 1995.","dynasty":"Toulounide","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["copte","décoration figurative","laine","tapisserie","textiles","tiraz"],"materials":["Laine à ornements en laine, motif au point de tapisserie à duite discontinue (technique de tapisserie)."]},"01c1fd3b-239c-5a49-b106-2c0d2c8ff5bf":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment d’une scène de chasse à dos de chameau témoigne de l’habileté hors du commun des tisserands séfévides. Un autre fragment du textile représentant six chasseurs est conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Dans la pièce du Musée, deux cavaliers enturbannés chassant des gazelles à la lance se détachent sur un fond rouge orangé orné de rochers et de motifs végétaux. Le motif de la scène de chasse à dos de chameau emprunte au récit que le poète persan Nizami (1141-1209) consacre au roi sassanide Bahram Gur (420-438/39). Le thème des chasses royales occupe une place de choix dans les arts décoratifs achéménides et sassanides. Il s’impose comme un motif privilégié du tissage séfévide et des miniatures de l’époque.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"23,6 x 32 cm","provenance":"Iran","obtention":"Achat, legs Horsley et Annie Townsend \n \nAcquis d'Arthur Upham Pope, Warren (Connecticut), en 1962, grâce au legs Horsley et Annie Townsend","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 60.","dynasty":"Époque séfévide (1501-1722/36)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["brocard","scène de chasse","soie brochée","textile perse","Textile séfévide"],"materials":["Soie"]},"05e7e5aa-01c1-5eb2-8d63-892574f025d5":{"name":"Fragment de soie.","description":"Fragment de tissu en lin à broderie de soie. Il se compose de quatre bandes de soie horizontales séparées par des zones de lin tissé et de rayures verticales de soie bleue. La bande supérieure consiste en un large bandeau à effet de treillis d'or rehaussé de rouge. Les espaces vides de l'entrelacs au-dessus et au-dessous sont comblés par des motifs de couleur or, et par des ornements floraux stylisés or et vert au centre. L'ensemble est compris au-dessus et au-dessous entre des bordures de volutes et de demi-palmettes or sur fond rouge. Vient ensuite un bandeau de cursives arabes en bleu sur fond neutre, entre deux bordures d'enroulements de demi-palmettes dorés. La bande en dessous, aux bordures identiques aux autres, présente une élégante inscription coufique couleur or à rehauts rouges sur fond bleu foncé. Le dernier bandeau consiste en deux bandes superposées de demi-palmette à contours rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"Les fragments d’étoffe présentant ce type de décoration et de détails épigraphiques sont typiques de l’Égypte fatimide, réputée pour la production de textiles luxueux. Beaucoup furent trouvés dans des tombes en Haute Égypte. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Années 540 à 570 de l’Hégire (deuxième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 20,32 cm, l. 26,67 cm.","method_for_datation":"Le style d'inscription de ce fragment est très proche d'un fragment de lin à broderie de soie de la collection Bouvier (Genève) daté des années 540-570/deuxième quart du XIIe siècle de l'Égypte fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 250-251, cat. n° 151 (pour un textile similaire).","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka","écriture coufique","Henry Wallis","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissée."]},"0e4485e1-3fb0-5d8c-a83c-5315bc85cb66":{"name":"Kiswa, voile du tombeau d’Abraham.","description":"Au cours des périodes mamelouke et ottomane, les sultans, les hauts dignitaires et divers bienfaiteurs offraient des *kiswa* (couvertures, voiles) pour les tombeaux des prophètes et les renouvelaient chaque année – ou à la demande en cas de nécessité. Le drapage rituel des tombes et des mausolées donnait lieu chaque année à des célébrations populaires. L'important était de s'attirer les bonnes grâces des visiteurs des tombeaux et d'accroître la popularité du donateur auprès du peuple. Cette attention portée aux tombeaux, aux mausolées et aux lieux saints connut une recrudescence importante au cours de la période ottomane en Palestine dans le contexte de l'intérêt officiel pour les ordres soufis, leurs *cheikh* et leurs cérémonies. Cette vénération toucha, entre autres, les tombeaux de Moïse, de Salomon, de David et de leurs épouses à la mosquée d'Abraham à Hébron. \nLa *kiswa* présentée ici est tissée en soie verte. Elle enveloppe complètement la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt : “Le prophète de Dieu, Ibrahim”. Le *tughra* du sultan Sélim III (r. 1203-1222 H / 1789-1807 J.-C.) est brodé dans le tissu, ainsi qu'une inscription disant : “Ceci est une protection” et “révéré” – mais il y a aussi d'autres inscriptions, qui reprennent des supplications religieuses et des versets coraniques. Cette tradition d'envoi de la *kiswa* s'est poursuivie jusqu'à la fin de la période ottomane en 1916, date à laquelle elle fut officiellement abandonnée. Au niveau populaire, cependant, les habitants des environs des tombes continuèrent à préparer des *kiswa*, mais qui n'étaient plus ces splendides tissus offerts par les sultans ottomans.","short_description":"Les *kiswa* (voiles) des tombeaux des prophètes étaient renouvelés chaque année lors de célébrations populaires. L’importance de ces traditions s’accrut durant la période ottomane. Cette couverture tissée en soie verte enveloppe la tombe, ne laissant visible que la pierre tombale sur laquelle est gravé le nom du défunt. Le *tughra* du sultan ottoman Sélim III est brodé sur le tissu.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* du Haram al-Ibrahimi (mosquée d’Abraham) à Hébron (al-Khalil).","dates":"1203-1222 de l’Hégire / 1789-1807 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 180 cm, l. 210 cm.","method_for_datation":"Une inscription brodée sur la *kiswa* indique le nom du donateur, le sultan Sélim II.","method_for_provenance":"Par comparaison avec des pièces textiles similaires réalisées en Syrie ou à Istanbul et conservées dans des musées turcs, en particulier à Istanbul.","provenance":"Probablement Syrie ou Istanbul, mais spécialement fabriqué pour la mosquée d’Abraham à Hébron.","obtention":"La pièce a été transférée de la mosquée d'Abraham au musée à une date inconnue.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["étoffes","kiswa","objet funéraire","soie","tissus","tombes"],"materials":["Soie brodée de fils de soie argentés."]},"198af7b8-d119-53c0-a03b-ca6e94c08acd":{"name":"Étole, garniture de miroir (*tenchifa*).","description":"Longue étole brodée aux deux extrémités et sur une partie des bords. \n \nAux extrémités, la décoration se répartit sur deux registres que précèdent un listel de vrilles en fils de soie et une tresse en fils d'or. \n \nLe premier registre se présente sous forme d'une frise de fleurs d'églantier centrées d'un pistil cruciforme et de jacinthes stylisées en fers à cheval dentelés placés obliquement et enserrant des fleurons. \n \nLe second est meublé d'un bouquet de fleurs jaillissant d'une épaisse ligne ondulée en soie verte faisant office de rinceau d'où se détachent des tiges et des fleurs stylisées. Le médaillon ovoïde aux bords dentelés qui le termine évoque la grenade. Quant aux bordures situées entre les deux compositions des extrémités, elles sont ornées de motifs floraux rappelant des petits papillons et se terminent par une ganse dorée. \n \nTous ces motifs sont brodés par les femmes avec des fils de couleurs gaies et harmonieuses ; le filet de soie noire qui les cerne en rehausse le dessin. \n \nLes étoles de ce genre étaient drapées autour des cadres des miroirs, les jours de fête, pour conjurer le mauvais œil. Si les compositions et les motifs floraux sont empruntés à l'herbier des broderies ottomanes d'Algérie, la stylisation très libre l'éloigne de ses modèles d'origine et en fait un genre propre.","short_description":"Longue étole brodée aux deux extrémités et sur une partie des bords, elle était drapée autour des cadres des miroirs, les jours de fête, pour conjurer le mauvais œil. Ses compositions et ses motifs floraux, bien que stylisés, sont empruntés à l'herbier des broderies ottomanes d'Algérie.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"L. 330 cm, l. 54 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec les objets publiés dans les études sur le même type de décors et d'objet ; voir M. Guérard.","method_for_provenance":"Cette broderie, ainsi que ce type d'étole et son utilisation, son caracteristiques de la ville de Tétouan.","provenance":"Tétouan.","obtention":"Achat en 1987.","bibliography":"Guérard, M., “Les broderies de Tétouan”, *Hespéris-Tamouda*, X, fasc. 1 et 2, Rabat, 1969, pp. 191-234. \n \nMiège, J.-L., Benaboud, M., Erzini N., *Tétouan, ville andalouse marocaine*, Paris, 1996. \n \nSoustiel, J.*, L'art turc, céramique, tapis, étoffes, velours, broderies*, Paris 1852.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","décoration végétale : décoration florale","jacinthes"],"materials":["Satin de soie brodé de soie et de fils d’or."]},"20111b76-70e4-5b40-874b-20a4d142f81d":{"name":"Fragment de soie tissée.","description":"Tissage de soie bleue à motif de quatre-feuilles, bordé d'inscriptions séparées par des motifs multilobés. Le texte arabe dit : “Honneur à al-Achraf”. Le développement et la chronologie des motifs du textile mamelouk restent à définir avec précision. Les soies et autres tissus mamelouks sont extrêmement rares, et beaucoup de ceux qui sont parvenus jusqu'à nous ont été trouvés dans des fouilles de tombes en Haute-Égypte. Les soies précieuses étaient utilisées pour les robes officielles, les cadeaux diplomatiques et les articles de luxe spécialement produits pour l'exportation. Les soies à rayures étaient particulièrement appréciées, et souvent les noms et titulatures des sultans étaient tissés dans le motif. Celles portant l'inscription “Honneur à al-Achraf” sont parmi les dernières datables de la période mamelouke. Le Victoria and Albert Museum de Londres en possède plusieurs exemplaires. Assyout, ville de Haute-Égypte fameuse pour la haute qualité de son lin et de sa soie, est l'un des centres de production de textiles du type de celui-ci. \nOn a pu suggérer que des tissus comme celui-ci avaient été produits sous le règne du sultan Qaytbay (872-901 H /1468-1496 J.-C.), dont les titres officiels comprenaient la mention “al-Achraf”. Il est intéressant de noter que les tissus bleus étaient souvent portés par les *dhimmi* (membres de minorités religieuses) pendant la période mamelouke. Ainsi, un évêque copte enterré à Qasr Ibrim en Haute-Égypte a été trouvé enseveli dans un manteau de laine bleu-noir.","short_description":"Les soieries mameloukes sont rares, mais nous savons qu’elles étaient utilisées dans la fabrication de vêtements honorifiques, de cadeaux diplomatiques et d’articles sophistiqués produits pour l’exportation. Beaucoup portent les noms et les titres des sultans et cette pièce est supposée avoir été produite durant le règne du sultan Qaytbay (872-901 H / 1468-1496 J.-C.).","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"872-901 de l’Hégire (1468-1496 J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 41,91 cm, l. 24,13 cm.","method_for_datation":"Les textiles de soie mamelouke portant l'inscription “Honneur à al-Achraf” sont présumés avoir été produits sous le règne du sultan Qaytbay (872-901/1468-1496). Au plan stylistique, les motifs présents sur ce fragment peuvent également être comparés à ceux utilisés dans le travail du métal de la même époque.","method_for_provenance":"Ce morceau de tissu a été trouvé dans une tombe à al-Drounka (Égypte) et peut être classé dans la catégorie de la production mamelouke égyptienne sur la base de comparaisons stylistiques avec d'autres fragments textiles de la même période.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment ainsi que plusieurs autres de la période fatimide ont été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks*, Washington D.C., 1981, pp. 224-225 (pour une présentation de la production textile mamelouke).","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Qaytbay","soie"],"materials":["Soie tissée."]},"2a768548-ee78-5645-b436-21f2d9bcf5cd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de tissu de lin servant de support à un panneau horizontal brodé à composition répétée de deux sections larges alternant à deux reprises avec des sections plus étroites. Elles sont séparées les unes des autres par une double bordure tissée noire. Les panneaux les plus larges sont ornés d'une inscription bleu et pourpre entre deux bandeaux d'enroulements. Les sections étroites contiennent des rinceaux en S disposés verticalement, sous lesquels court une bordure continue de croissants inversés et de cercles. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"De nombreux textiles fatimides et mamelouks ont été découverts dans des tombes en Haute Égypte, une région réputée pour son industrie du tissage du lin tenue par des artisans du textile aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin du Ve-VIIe siècle de l’Hégire (XIIe-XIIIe siècles J.-C).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 38,10 cm, l. 10,16 cm.","method_for_datation":"La datation proposée, fin Ve-VIIe (XIIe-XIIIe siècles), s'appuie sur des similarités d'ensemble avec d'autres textiles de la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment provient d'une tombe d'al-Drounka, en Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka"],"materials":["Lin tissé et brodé."]},"2dd5e058-db6d-5ca4-b1c8-b47beedc0811":{"name":"Fragment d’un tiraz.","description":"Ce fragment de tissu en lin de couleur beige est décoré de deux bandes horizontales et superposées comportant une écriture calligraphiée et tissée en soie de couleur verte. L'inscription est en coufique angulaire, les hampes des lettres sont biseautées. Aucune des deux lignes n'est complète ; le début et la fin manquent. Malgré le mauvais état du fragment, on peut lire au niveau de la première ligne : “[Bénédiction] de Dieu sur Mohamed le sceau des prophètes ainsi que sur ses ancêtres les bons et les pieux.” Sur la deuxième ligne, il est écrit : “[Il n'y a point d'autre divinité] que Dieu dans son unité et que la bénédiction soit faite sur Mohamed le sceau des prophètes.” Le tiraz a été exécuté selon la technique de la tapisserie qui a été utilisée dans l'industrie textile égyptienne jusqu'à la fin de la dynastie fatimide. Au vu de sa texture, cette toile doit probablement provenir d'un turban ayant appartenu à un calife fatimide. Il semble qu'elle ait été confectionnée dans les ateliers privés (tiraz al-khassa) réservés au calife et aux dignitaires du régime, contrairement aux ateliers populaires (tiraz al-amma). Elle fut sans doute exécutée dans des ateliers du delta du Nil spécialisés dans le travail du lin, à l'exemple d'Alexandrie, Damiette, Tinnis ou Dabiq.","short_description":"Fragment de tissu en lin de couleur beige, ce *tiraz* a été travaillé selon la technique de tapisserie utilisée par l'industrie textile égyptienne à l'époque fatimide. La texture du *tiraz* laisse supposer qu'il a été confectionné dans les ateliers réservés au calife et auix hauts dignitaires du régime.","holder":"Musée du Ribat","dates":"Dernier quart du IVe-premier tiers du Ve siècle de l’Hégire (dernier quart du Xe-premier tiers du XIe siècle J.-C.)","location":"Monastir","dimensions":"Oblong, 55 x 24 cm.","method_for_datation":"Le formulaire de l'inscription du tiraz qui se réfère à la famille des prophètes ainsi qu'à ses ancêtres, les bons et les pieux, atteste qu'il appartient à un calife fatimide d'égypte. L'absence de décoration exubérante associant motifs floraux, géométriques et animaliers semble plaider en faveur d'une datation du dernier quart du IVe-premier tiers du Ve siècle de l'Hégire (dernier quart du Xe-premier tiers du XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Les techniques de tissage et l'appartenance du tiraz à un calife fatimide plaident en faveur d'une production d'origine égyptienne.","provenance":"Égypte.","obtention":"Le tiraz a été acheté, en 1958, chez un antiquaire égyptien par feu H. H. Abdelwahab, ancien directeur de l'Institut national d'art et d'archéologie, qui en a fait don au musée du Ribat de Monastir.","dynasty":"Fatimide","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","tiraz"]},"35d28d2d-69ab-5ec0-a006-32f2135420d3":{"name":"Tissu avec niche de prière (mihrab).","description":"Ce tissu, réalisé en satin de teinte rouge, noire et jaune noisette, est orné de motifs brodés à l'aide de fils métalliques de cuivre argenté et doré, enveloppant une âme de coton. Le principal élément décoratif est constitué d'une grande niche de prière (*mirhab*) ; du centre de celle-ci, dans la partie supérieure, pend une lampe de mosquée ; au-dessus et sur les côtés figurent des cartouches contenant des motifs décoratifs de type épigraphique. Le fond du tissu – exception faite de l'intérieur de la niche, orné de motifs floraux de type naturaliste – est décoré d'éléments en forme d'arabesques, constitués de palmettes tressées de différentes manières, ou de demi-palmettes à l'intérieur de rinceaux.","short_description":"Tissu brodé de fils métalliques et décoré avec la niche de la prière (*mihrab),* une grande lampe de mosquée et des motifs épigraphiques. Style typique de la production textile ottomane tardive.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.) ; XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 265 cm, l. 160 cm.","method_for_datation":"La datation et la provenance de l'objet ont été proposées en fonction du style du décor, caractéristique de la production textile ottomane d'époque tardive (XVIIIe-XIXe siècle).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acquisition.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of he Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","niche de prière","Tissu"],"materials":["Satin de soie brodé de fils métalliques."]},"461e1b34-d976-5ed9-8d53-d69810250d6c":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Couverture de tombeau en soie à motif de zigzag répété sur fond vert foncé. Chaque zigzag est pris entre deux étroites bordures qui contiennent la formule répétée de la *chahada*, la profession de foi islamique, en blanc et contours rouges sur fond vert foncé : “La Ilah Ila Illah wa Muhammad rasul Illah” (Il n'y a de dieu que Dieu et Mohamed est le messager de Dieu.). Les étroites bordures supérieures contiennent des prières au prophète et celle du bas des prières aux quatre califes justes, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali, et aux compagnons du prophète. Entre ces bandeaux figurent les mots superposés et répétés de “Allah” et de “Mohamed”. \nEn Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de divers types de textiles, souvent, comme celui-ci, à motifs de prières calligraphiées en zigzag. On a suggéré qu'ils voulaient rappeler les drapés de cérémonie de la *kiswa* qui recouvre la Kaaba à La Mecque. Les plus anciens textiles de ce type sont datés du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), et les plus récents du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.).","short_description":"Dans la Turquie ottomane, les cénotaphes des grands personnages étaient souvent drapés de textiles religieux présentant différents dessins de panneaux à zigzag contenant des prières du Coran. Cette couverture voulait probablement rappeler le drapé de cérémonie de la *kiswa*, le voile de la sainte Kaaba de La Mecque.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 231 cm, l. 78 cm.","method_for_datation":"Un tissu funéraire de style voisin se trouve au Victoria & Albert Museum de Londres (n° inv. 780-1892) et un autre au Musée du palais de Topkapi à Istanbul (n° inv. 13/1690), tous deux datés du XIe/XVIIe (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","method_for_provenance":"Les textiles funéraires de ce type proviennent de Turquie ottomane (voir Atasoy et. al., *Türkische Kunst*, 1985).","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté chez Lisbet Holmes Ltd., Londres, en 1981.","bibliography":"Atasoy, N., Denny, W. B., Mackie, L. W. et Tezcan, H., *Ipek, the Crescent and the Rose: Imperial Ottoman Silks and Velvets*, Londres, 2000, p. 297, fig. 284 ; p.205, fig. D I, D ii. \nBlair, S. S. et Bloom, J. M., *Images of Paradise in Islamic Art*, Hanovre N.H., 1991 (pour une pièce similaire ultérieure et une analyse du symbolisme). \nScarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 106 (où cette pièce est illustrée). \n*Türkische Kunst und Kultur aus osmanischer Zeit*, catalogue d'exposition, Recklinghausen, 1985, p. 265, cat. n° 5/18.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chahada","kiswa","objet funéraire"],"materials":["Soie tissée rouge, verte et or."]},"4a45199e-3af5-504d-9932-a1e4ed67dc93":{"name":"Fragment de tissu en coton imprimé.","description":"Ce fragment de tissu en coton est décoré de motifs imprimés en deux bandeaux. Le bandeau supérieur, plus étroit, répète une inscription : “Al-sabr ni'm al-nasir li koul chay'in akhir” (La patience est récompensée par le succès et tout a une fin). Elle est rédigée en style *thoulouth* mamelouk dans lequel les lettres sont entrelacées et les hampes prolongées, tout en laissant entre elles des espaces identiques, meublés de petits éléments en tresse. \nL'ornementation du bandeau inférieur, nettement plus large que le précédent, est distribuée en quatre rangées de deux éléments décoratifs alternés et répétés : une étoile à huit branches et une forme circulaire enfermant deux rondeaux concentriques. Les étoiles et les cercles de chaque rangée sont disposés dans le sens opposé à celui de la rangée supérieure. Chaque étoile est décorée de motifs floraux stylisés. Le cercle extérieur du rondeau est orné de motifs tressés entourant un cercle marqué de points qui entourent à leur tour une forme centrale appelée *dawama* (vortex). Ce dernier motif était répandu dans l'art mamelouk, en particulier sur les objets en métal. \nL'égypte mamelouke était réputée pour sa production de tissus en coton imprimé, très influencée par le commerce avec l'Inde, d'où le pays importait des vêtements en coton imprimé et du coton brut. Les artisans mamelouks utilisaient de nombreuses techniques dont l'impression à la planche de motifs gravés sur bois en creux ou en relief et l'impression à la planche en réserve (cire). Ce fragment faisait peut-être partie d'une robe ou d'un rideau ; plus probablement a-t-il servi de housse de couvre-lit – un modèle similaire se trouve au musée.","short_description":"L'industrie du tissage dans le Caire mamelouk comprenait les textiles de coton et de soie. Certains tissus étaient brodés de soie alors que d'autres, comme cette pièce de coton, étaient imprimés. Elle porte une citation bien connue indiquant que la patience est la plus grande des vertus.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"L. 41 cm, l. 36 cm.","method_for_datation":"La datation s'appuie sur le style de l'inscription en style *thoulouth* mamelouk. Les similarités des éléments décoratifs de ce fragment avec des motifs retrouvés, entre autres, sur des objets en métal datés – en particulier le motif *dawama* (vortex) – ont permis de réduire le champ de datation de sa fabrication. Par ailleurs, le mot de “nasir” qui apparaît dans l'inscription pourrait être une référence au sultan al-Nasir Muhammad ibn Qalawun qui régna dans la seconde moitié du VIIe/XIIIe siècle et dans les quarante premières décennies (à l'exception de presque une année) du VIIIe/XIVe siècle.","method_for_provenance":"Le type de motifs décoratifs présents sur ce textile était fréquemment utilisé par les artisans mamelouks. Par ailleurs, l'égypte était réputée pour sa production de textiles en coton imprimé.","provenance":"Égypte.","obtention":"Fragment acheté en 1928 auprès du marchand d'antiquités Albert Abimayo.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam: Art of the Mamluks,* Washington D.C., 1987. \nBaker, P., *Islamic Textiles,* Londres, 1995. \nHamdi, A., et al., *Katalog Ma'rid al-fan al-islāmi fi misr* \\[Catalogue de l'exposition Art islamique en égypte\\]*,* Le Caire, 1969. \nMaher, S., *Al-Nasij al-Islami* \\[Textiles islamiques\\], Le Caire, 1977. \nPfister, R., *Les toiles imprimées de Fostat et l'Hindoustan*, Paris, 1938.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Coton tissé décoré de motifs monochromes imprimés à la planche."]},"4ce02a11-07e9-50f5-a7d7-3651d7dd3510":{"name":"Fragment de tissu à médaillons au coquelet.","description":"Fragment de soie tissée, qui serait un fragment de chemise. Le tissage présente un motif façonné de fils de trame en or et argent dans un style de brocart. La couleur dominante est le rouge, mais certains détails sont traités en bleu et jaune. Le dessin consiste en cartouches losangés délimités par une bordure de fleurs. Au centre de chacun d'entre eux figure un octogone à contours jaunes, rouges et bleus entourant un coquelet regardant vers la gauche. L'espace entre les losanges est occupé par des bandeaux décoratifs formés par une alternance de grandes étoiles et de petits octogones à motif central étoilé.","short_description":"Le monde islamique était réputé pour sa production textile, fondée sur les traditions sassanides et byzantines, qu’il surpassa bientôt en sophistication et complexité. Les ateliers parrainés par la cour en Irak, en Iran, en Égypte et plus tard en Espagne rivalisaient pour produire les plus belles soies, symboles de pouvoir et de richesse.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"IVe-Ve siècle de l’Hégire (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 35,5 cm, l. 22,8 cm.","method_for_datation":"Ce fragment a été daté des IVe-Ve siècles H (XIe-XIIe siècles J.-C.) par référence au style des textiles post-sassanides et islamiques précoces.","method_for_provenance":"Ce fragment est attribué à la production de l'Irak abbasside sur la base de sa parenté stylistique avec certains textiles post-sassanides et islamiques précoces.","provenance":"Peut-être Bagdad, Irak.","obtention":"Acheté à Maurice Nahman à Paris en 1934.","dynasty":"Abbasside","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bagdad","soie"],"materials":["Soie tissée à fils d’or et d’argent."]},"54253d73-c552-552c-b44e-749462babb24":{"name":"Panneau de lin brodée.","description":"Textile brodé qui a pu servir de couverture de divan, de housse d'édredon ou de rideau de porte. Il se compose de trois bandes verticales de lin cousues et brodées. La composition de tiges sinueuses, de feuilles et de tulipes s'inspire des velours, brocards et tissages de soie ottomans des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.). Les couleurs des fils de soie rouges, verts, bleus et jaunes sont typiques de l'époque. Le point utilisé est un point de reprise à quatre fils par-dessus et un par-dessous. La couleur rouge, appliquée à la plupart des tiges, à toutes les tulipes et à certaines feuilles, domine la composition. Le bleu est utilisé pour les feuilles et le vert pour le pied des tulipes et certaines tiges. Le jaune, en grande partie passé, remplit certains vides entre les autres couleurs et dessine des brins et de petits bourgeons. La bordure est constituée d'une rangée de tulipes rouges plus petites à tiges vertes et feuilles bleues, et de traits et bourgeons jaunes à l'inclinaison alternée, se courbant une fois à droite, une fois à gauche. \nLa broderie de soie du XIe/XVIIe siècle était une production économique destinée aux amateurs de textiles somptueux qui ne pouvaient s'offrir des tissus de soie beaucoup plus coûteux. Il est parfois difficile de distinguer entre les broderies faites par des femmes à la maison et celles d'hommes employés dans des ateliers commerciaux. Le motif de cette broderie montre qu'il est probablement de confection professionnelle, car il se rapproche beaucoup de ceux de velours des Xe-XIe siècles H (XVIe-XVIIe siècles J.-C.).","short_description":"Ce tissu de lin vigoureusement brodé de fils de soie colorée a pu servir de couverture de divan, de housse d’édredon ou de rideau de porte. Les pièces somptueusement brodées qui sont influencées par les velours, comme celle-ci, étaient relativement plus abordables que les étoffes tissées de soie.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 221 cm, l. 130 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Le motif de cette broderie est très proche de ceux figurant sur des velours ottomans des Xe-XIe/XVIe-XVIIe siècles.","method_for_provenance":"Le motif de la broderie est très proche de ceux de velours ottomans turcs.","provenance":"Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["commerce","décoration florale","objets domestiques"],"materials":["Lin brodé de fils de soie de couleur."]},"665aed9d-195b-51b5-8961-06a52dfd6aab":{"name":"Morceau du voile (*kiswa*) de la Kaaba.","description":"Fragment de la *kiswa* de la Kaaba(voile de la Kaaba) probablement tissé en Syrie et expédié à La Mecque par la *Chami mahmal* (caravane syrienne apportant des présents à la Kaaba). Le remplacement annuel de ce tissu constituait un rituel se déroulant au cours d'une cérémonie qui annonçait le début du pèlerinage. Chaque année, la Kaaba était, comme encore de nos jours, lavée, parfumée et purifiée avant d'être recouverte d'une *kiswa* neuve. Le fragment présenté ici est en soie rouge brodée de fils de soie argentée. Le motif se compose de deux bandes ondulées en zigzags formant une chaîne continue courant sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs se répartissent entre les deux bords et les deux bandeaux. Plusieurs inscriptions apparaissent, dont la plus importante dit : “Il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète” – la phrase se répète entre les deux bandeaux en zigzags. Les deux expressions “Ya Mannan” (ô, le Miséricordieux!) et “Ya Hannan” (ô, le Compassionné!) sont répétées de même dans des motifs fleuris le long des bords. Dans le bandeau en zigzags supérieur figure une citation du Coran tirée de la sourate “al-Baqara” (La vache, II, 144). Le bandeau inférieur cite une autre sourate, “al 'Imran” (La famille de 'Imran, III, 96). En haut en en bas sont répétées deux expressions ; “Dhou al-Djalal” (celui qui détient la majesté) et “Dhou al-Ikram” (celui qui possède l'honneur). Ce fragment est à considérer au regard des dimensions énormes de la Kaaba. Il est probable que les motifs et inscriptions se répétaient tout le long du rideau. Le nom du donateur, la date de production et le lieu de l'atelier ne sont pas connus. \nAprès avoir été utilisée pendant un an, la tenture était découpée en petits morceaux et envoyée en cadeau à différentes villes islamiques, comme une forme de bénédiction. Les palais conservaient des morceaux de *kiswa* auxquelles on attachait une grande valeur religieuse et qui confortaient la légalité du pouvoir du souverain.","short_description":"Chaque année, la Kaaba est lavée et recouverte d’une *kiswa* (couverture) marquant le début de la saison du hadjdj. Cette pièce de soie rouge est brodée de fils d’argent formant des zigzags qui se répètent sur toute la longueur de ce fragment. De petits éléments décoratifs sont dispersés en différents endroits à l’intérieur des bandeaux calligraphiés.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 142 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des pièces textiles similaires conservées dans les musées d'Istanbul datées du XIIIe/XIXe siècle environ.","method_for_provenance":"Il est probable que cette pièce a été tissée en Syrie, car elle est proche d'autres textiles conservés dans les musées d'Istanbul et dont on sait qu'ils viennent de cette région.","provenance":"Probablement Syrie.","obtention":"Un certain al-Sayyid Tahir Sayf al-Din a fait don de cette pièce au musée en 1937.","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","kiswa de la Kaaba","soie","textiles, textiles de soie"],"materials":["Soie brodée de soie."]},"72ae21b5-d599-5f2d-a160-0551b46ab9bb":{"name":"Broderie","description":"Cette broderie a été exécutée sur une mousseline de soie extrêmement fine de ton verdâtre. Des bouquets de fleurs répartis sur la totalité de la surface sont brodés dans des nuances graduées de fils de soie. Les contours et les tiges sont en fil d’or. Le cercle figurant au centre peut laisser penser que ce tissu de format pratiquement carré servait de couvre-turban. Il était utilisé dans l’église de Riddarholm à Stockholm pour recouvrir les fonts baptismaux.","short_description":"Broderie sur très fine mousseline de ton verdâtre. Des bouquets fleuris occupent la totalité de sa surface. Ce carré a pu servir de couvre-turban. Il a appartenu à l’église suédoise de Riddarholm où il couvrait les fonts baptismaux.","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Riddarholm, Stockholm qui a reçu cette broderie d’Emrentia von Düben en 1728.","initial_owner":"Emerentia von Düben, dame d’honneur de la reine Ulrika Eleonora de Suède.","dates":"Début XIIe siècle de l’Hégire (début XVIIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 115 cm, l. 114 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer en fonction de la technique employée (voir bibliographie).","provenance":"Turquie","obtention":"Dépôt de l’église de Riddarholm, Stockholm.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, 83-85, n° cat. 143, planche 74 (noir et blanc), planche XVII (couleur). \n*Islam, Konst och Kultur. Islam, Art and Culture*, Catalogue d'exposition, Stockholm, 1985, n° cat. 31.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","décoration florale."],"materials":["Broderie de soie et de fil d’or sur mousseline."]},"82a76cf7-12e6-5f7e-accc-28e18a32a4e9":{"name":"Tenture murale.","description":"Tenture murale pour intérieur domestique faite de trois lés de lin grossier brunâtre cousus ensemble et brodés en bleu, rouge, jaune et vert au point de reprise. La composition fait appel à des œillets stylisés décalés alternant avec des paires de tulipes s'élevant d'une tige fendue à feuilles dentelées symétriques. L'ensemble est entouré d'une bordure festonnée bleu turquoise.","short_description":"Les broderies ottomanes comme celle-ci datent de la fin du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.). Les broderies professionnelles de très haute qualité étaient le privilège de la cour ottomane, pendant qu’à travers l’empire les dames s’efforçaient de faire écho aux motifs en vogue à la cour dans leurs travaux de broderies domestiques.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 182,8 cm, l. 137,2 cm.","method_for_datation":"Cette broderie fait partie d'un ensemble de broderies ottomanes bien répertorié daté de la fin du XIe/XVIIe siècle.","method_for_provenance":"Cette broderie fait partie d'un ensemble de broderies ottomanes bien répertorié daté de la fin du XIe/XVIIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Legs de Mrs. Charlotte M. Cameron en 1947.","bibliography":"Scarce, J., *Domestic Culture in the Middle East: an Exploration of the Household Interior*, Édimbourg, 1996, p. 100 (où cette pièce est illustrée).","dynasty":"Période ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Lin et broderie de soie."]},"847012ff-11f1-5a0c-b2dd-0128cd68ab78":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment provient d’une étoffe de soie lampas dont d’autres fragments sont conservés, entre autres, au Museum of Fine Arts de Boston et au Dallas Museum of Art (collection Keir d’art islamique). L’étoffe est ornée de chasseurs enturbannés : certains tiennent un oiseau dans chaque main, tandis que d’autres portent une gazelle dans leur bras. Tissés de fils jaune clair et orange, les chasseurs se découpent nettement sur la soie noire. Les chasseurs coiffés de turbans sont typiques de l’époque séfévide (1501-1722/36) et ornent également les miniatures contemporaines.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XVIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"42,5 x 24,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistiques et comparatives ; un fragment de ce lampas est conservé au Museum of Fine Arts de Boston, no 06.1874","provenance":"Iran","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Dikran G. Kelekian, New York, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 24, fig. 3. \nReath, Nancy Andrews et Eleanor B. Sachs, *Persian Textiles and Their Technique from the Sixth to the Eighteenth Centuries, Including a System for General Textile Classification*,New Haven, Yale University Press, 1937, cat. no 66.","dynasty":"Époque séfévide (1501-1722/36)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["lampas","textile perse","Textile séfévide","tissu en soie"],"materials":["Lampas broché"]},"8afba048-0957-5c1e-afda-b13a74187ad5":{"name":"Fragment de tissu.","description":"Le fragment est d'une coloration très variée, harmonieuse et sereine. La plate-forme, généralement de couleur beige ou rouge, est ornée de bandes à motifs géométriques formés essentiellement de médaillons qui alternent avec des décors végétaux, composés de rinceaux d'où émanent des feuillets très stylisés. Le décor animalier est représenté par des oiseaux très stylisés et méconnaissables. Généralement, les motifs sont colorés de bleu, à base d'indigo, de jaune dont la teinte provient du safran, du rouge à base de teinte de cochenille ou de laque, à côté du vert beige et d'autres. La technique utilisée est celle de la tapisserie perpétuée par les tisserands coptes depuis plusieurs siècles. Ce fragment semble provenir de la haute égypte réputée depuis l'antiquité pour le tissage de la laine.","short_description":"Fragment d'un tissu fortement coloré où les motifs géométriques s'associent aux décors végétaux. Les techniques de tapisserie et les motifs décoratifs sont analogues à ceux retrouvés sur des *tiraz* égyptiens de l'époque toulounide. Ce fragment semble provenir de Haute égypte, réputée depuis l'Antiquité pour le tissage de la laine.","holder":"Musée du Ribat","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Monastir","dimensions":"Oblong, 74 x 13 cm.","method_for_datation":"Les techniques de tapisserie et surtout les motifs décoratifs utilisés sont analogues à ceux retrouvés sur des tiraz égyptiens, datables de l'époque toulounide, au IIIe/IXe siècle.","method_for_provenance":"Les techniques de tapisserie et les motifs décoratifs sont analogues à ceux retrouvés sur des tiraz égyptiens de même époque.","provenance":"Égypte.","obtention":"Le fragment de tissu a été acheté, en 1958, par feu H. H. Abdelwahab, ancien directeur de l'Institut national d'art et d'archéologie, chez un antiquaire égyptien; il en a fait don au musée du Ribat de Monastir.","dynasty":"Toulounide (abbaside)","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration géométrique","tiraz"],"materials":["Laine tapissée."]},"90f24fd2-747c-586e-b28c-441b69be0537":{"name":"Fragment de textile","description":"Ce fragment de velours de soie proviendrait de la tente de Soliman le Magnifique (1520-1566), qui aurait été saisie par les troupes du sultan lors de l’une des campagnes ottomanes en Perse entre 1534 et 1554. Comme les autres fragments de la tente à nous être parvenus, il témoigne du raffinement des arts textiles persans au XVIe siècle et de leurs liens étroits avec la miniature. L’exécution des motifs figuratifs et floraux est très aboutie. La composition emprunte à la célèbre histoire de Khosrow et Shirin racontée dans le Khamsa du poète Nizami et illustrée dans de très nombreuses miniatures. En général, dans cette scène Khosrow, qui ici ne figure, est représenté avec un doigt sur la bouche pour appeler au silence. Un autre fragment de la tente conservé dans la collection Keir au Dallas Museum of Art. Le fragment du Musée représente Shirin au bain, ses vêtements accrochés aux branches d’un arbre, son cheval sellé à proximité. Il se distingue des autres fragments en ce que l’inscription sur selle « amal Ghiyāth Al-Dīn Djāmī » permet de l’attribuer au célèbre tisserand séfévide Ghiyāth Al-Dīn Djāmī. Selon Ackerman, Djāmī était non seulement un tisserand accompli, mais comptait parmi les maîtres de la bibliothèque royale. Huit autres pièces attestent que le tisserand était actif durant la seconde moitié du XVIe siècle.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-Arts de Montréal","dates":"XVIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"31 x 58 cm","provenance":"Iran, Tabriz","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis d'Adolph Loewi, Los Angeles, en 1951, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Pope, Arthur Upham et Phyllis Ackerman, *A Survey of Persian Art*, Londres, Oxford University Press, 1964, vol. VI, 1938-1939. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*, New York, Pantheon, 1952, no 132. \nSalam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 62.","dynasty":"Époque séfévide (1501-1722/36)","author":"Shirin Shafiee","materials":["Soie filé d'or et d'argent"]},"9afc3a98-4df9-5b49-8fc3-7de673068f6c":{"name":"Panneau de lin brodé.","description":"Textile brodé dont on pense qu'il a pu servir de couverture de divan, de housse d'édredon matelassé, ou être suspendu comme rideau devant une porte. Il se compose de trois bandes verticales de lin cousues et brodées. Le motif de treillis inspiré de soieries du Xe-XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) est constitué de rangées de palmettes contenant un bouquet de tulipes et d'œillets. Les contours des palmettes sont en forme de feuilles dentelées. Les fils de soie de couleur rouge, bleue et jaune sont typiques de cette période. Le point utilisé est un point de reprise classique, trois points en l'air, un point coulé. La broderie de soie du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.) était une production économique destinée aux amateurs de textiles somptueux qui ne pouvaient s'offrir de tissus de soie beaucoup plus coûteux. \nIl est parfois difficile de distinguer entre les broderies faites par des femmes à la maison et celles d'hommes employés dans des ateliers commerciaux. Le motif de cette pièce indique qu'elle a probablement été produite par des artisans professionnels dans un atelier car sa composition est très proche de motifs similaires des textiles de soie de cette période. Cette broderie en particulier, à la différence de nombreuses pièces semblables, ne présente aucune bordure décorative. Ceci suggère peut-être qu'elle servait de couverture, de couvre-pieds ou d'édredon matelassé. Ceux-ci étaient recouverts d'un côté par un drap dont les bords étaient retournés et cousus à points légers sur le duvet piqué sur lequel un tissu plus précieux était à son tour cousu pour former la face apparente.","short_description":"Il est parfois difficile de faire la différence entre les broderies ottomanes réalisées par des femmes à la maison et celles exécutées par des hommes dans des ateliers pour le commerce, les deux groupes étant d’une très grande qualité, comme on en a ici un exemple. Sans bordures, cette broderie était sans doute utilisée comme housse d’édredon.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 221 cm, l. 143 cm.","method_for_datation":"Analyse stylistique. Le motif de cette broderie est très proche de ceux des textiles de soie ottomans de la même période.","method_for_provenance":"Le motif de cette broderie est très proche de ceux des textiles de soie ottomans turcs de la même période.","provenance":"Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Lin brodé de fils de soie floche."]},"9f93aaa3-18ce-5348-92f9-9826ae78f586":{"name":"Tissu.","description":"Ce tissu, de grandes dimensions, est brodé sur organsin de couleur ivoire, posé sur un léger satin de soie (“atlaz”) vert clair, utilisé comme fond. Cette pièce présente un décor particulièrement structuré et extrêmement raffiné, réalisé en grande partie grâce à la technique de la broderie à l'aiguille, avec des fils de métal en cuivre argenté. Le principal motif décoratif est constitué d'un ornement central qui rappelle la niche de prière (“mirhab”) ; il comporte un arc polylobé soutenu par des colonnettes, à l'intérieur duquel est suspendue une lampe de mosquée. Un double cadre rectangulaire délimite le décor. Toute la superficie est finement travaillée avec une grande variété de motifs, aussi bien de type végétal (fleurs, feuilles et petits cyprès) de goût naturaliste, que de type épigraphique. La présence répétée du “tughra”, le monogramme officiel du sultan imprimé sur les documents d'État, est particulièrement intéressante. D'autres inscriptions rapportent des paroles et des expressions à contenu religieux, lié au Coran, à fonction apotropaïque (“si des difficultés surviennent, chasse-les”) et de bon augure (“toujours avec la foi”). Ce tissu peut être situé dans le contexte de la production textile de parements de prière d'époque ottomane de la fin du XIIIe siècle H (XIXe J.-C.). En ce qui concerne le lieu de production, on peut l'attribuer aussi bien à la Turquie qu'à l'Égypte, de même que l'on ne peut exclure l'appartenance à une manufacture palestinienne.","short_description":"Ce tissu, richement décoré, est un *seccade*, parement de prière ; les motifs décorés, très raffinés, sont de type naturaliste, végétal et épigraphique. Y figure également le *tughra* du sultan Mustafa IV.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 277 cm ; l. 192 cm.","method_for_datation":"La datation, basée sur l'analyse stylistique, est confirmée par la lecture du “tughra”, qui s'avère être une adaptation tardive du “tughra” du sultan ottoman Mustapha IV (1222-1223/1807-1808).","method_for_provenance":"Comparaison avec un tissu du Musée du trésor de Saint-Pierre au Vatican (Orlando, 1958, 90, et ill. 164).","provenance":"Turquie, Égypte ou Palestine.","obtention":"Achat.","bibliography":"Fontana, M.V., “Un seccade ottomano tardo ottocentesco”, *Turcica et islamica. Studi in memoria di Aldo Gallotta*, *Università degli Studi di Napoli “L'Orientale” – Is.IAO, Series Minor*, LXIV, Naples, 2003, pp. 185-203. \nOrlando, F.S., *Il Tesoro di S. Pietro*, Milan, 1958, 90 et ill. 164. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTorre, P., “Tessuto ricamato di epoca ottomana”, *Ministero per i Beni e le Attività Culturali. Acquisizioni e donazioni 1999-2000*, Rome, 2002, pp. 72-73. \nTorre, P., “Arte tessile di epoca ottomana nei corredi di una famiglia di Aleppo”, *Un Oriente di Seta e d'Oro*, sous la dir. de P. Torre, Rome, 2003, pp. 32-56.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","calligraphie","décor floral","Tissu"],"materials":["Satin de soie et organsin brodé avec des fils de métal."]},"a4efc787-cbd4-5a26-bc2a-aa36772b6549":{"name":"Tente","description":"Tente appartenant au type des tentes de plan ovale à deux colonnes. Elle  consiste en deux parois rectangulaires, chacune divisée en neuf sections, et une toiture. Les deux sections de toiture des grands côtés et les sections triangulaires des petits côtés forment une couverture qui ressemble à une voûte. La toiture et les murs sont attachés ensemble par un système de cabillots et de boucles, les joints étant dissimulés aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur par un bavolet, de même que la partie basse des murs. Le plafond est soutenu par deux colonnes, les murs de toile tendus au moyen de cordes. \nL'extérieur est en toile unie vert-de-gris. Seul l'intérieur en toile rouge est richement décoré. Les motifs de colonnes, d'arcs, de vases et de médaillons sont ceux que l'on trouve habituellement dans les luxueuses tentes ottomanes. Une même composition est reproduite plusieurs fois. Les arcs sont occupés par des médaillons “soleils” (*semse*), contenus dans une mandorle et ornés de diverses fleurs disposées dans un vase. Ce dense décor floral de médaillons et de bordures veut créer l'illusion d'un jardin. Le motif de l'arc et des colonnes est repris au plafond, décoré d'un bandeau de motifs en étoile entre les deux colonnes, pour symboliser le ciel. \nL'ornementation fait appel à la technique de l'appliqué. Combinés à de petites pièces de cuir, des morceaux de tissus de soie de différentes formes et couleurs sont cousus sur le fond pour constituer les motifs. On peut trouver plusieurs épaisseurs de tissus superposées. \nLes Suédois n'affrontèrent jamais les Ottomans. C'est en combattant les Saxons qu'ils s'emparèrent d'un riche butin qui contenait des tentes turques.","short_description":"Tente de plan ovale et à deux piliers. Les parois sont décorées de fleurs et d’arbres sortant de vases pour donner une illusion de jardin. Le plafond voûté présente au centre un bandeau d’étoiles symbolisant le ciel.","holder":"Musée de l’armée","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 4,13 m, circonférence 30 m.","method_for_datation":"La tente a été prise aux Ottomans en 1683 à la suite de l’échec du siège de Vienne en 1683. Elle a donc été fabriquée antérieurement à cet événement.","method_for_provenance":"Tente prise aux Turcs ; de plus, elle est de forme ottomane traditionnelle.","provenance":"Turquie","obtention":"Cette tente est parvenue entre les mains du roi de Suède Charles II en 1702. Elle a été acquise par le Musée de l’armée en 1898.","bibliography":"Atasoy, N., *Otag-i Hümayun: The Ottoman Imperial Tent Complex*, Istanbul, 2000. \nKlingberg, G., Wallenborg, I. et Andersson, A., “Ett Blommande Turkiskt 1600 Talstält”, *Armémuseum Rapport*, n° 3, Stockholm, 1987.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale.","Tente","textiles, technique de l’appliqué"],"materials":["appliqué.","Coton, soie, cuir"]},"a5d9b0f5-29b8-59b7-a686-aa28e8c93f06":{"name":"Housse de coussin.","description":"Housse en soie tissée à la main de forme rectangulaire, sans doute utilisée sur les coussins des divans ou sofas des palais ottomans à partir du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). Elle est en velours rouge cramoisi ciselé (technique dans laquelle le poil est coupé si court que la structure et la couleur du fond apparaissent), tissé de fils verts et crème. La composition met en scène un champ central occupé par un grand médaillon entouré de deux larges bordures en arc. Son travail achevé, le tisserand ne l'a pas détaché de son métier mais a inséré un bâtonnet de bois entre la trame et la chaîne avant de commencer la housse suivante.","short_description":"Cette housse de coussin est fabriquée dans un velours rouge cramoisi dont certaines parties des fils ont été coupés si court que la structure et la couleur de la chaîne et de la trame apparaissent, créant un motif floral sophistiqué. Ce type de velours était recherché tant à l’intérieur de l’Empire ottoman qu’au-delà.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 129 cm, l. 65 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Les éléments de ce motif sont un thème récurrent dans divers textiles et céramiques turcs à partir du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Pièce appartenant à la collection offerte à la ville de Glasgow par Sir William et Lady Burrell en 1944.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","harem","vie de cour"],"materials":["Velours de soie tissé à la main."]},"aed82efb-32d2-5811-bb33-9c50bdadf8ac":{"name":"Fragment de textile","description":"D’un point de vue historique et esthétique, ce fragment est un exemple remarquable des textiles de la dynastie des Bouyides (945–1055). La frise est ornée d’aigles bicéphales portant une créature ailée et d’arbres stylisés. Les motifs marron clair sont rehaussés d’épigraphes, qui se remarquent notamment sur la cime des arbres et sur la bande qui borde le haut du textile. Le style et l’iconographie de ce fragment l’apparentent à un groupe de quatre textiles mis au jour dans la nécropole ancienne de Nakhara Khana près de Rayy. Il reste à déterminer si le textile a été conçu comme un linceul ou s’il a été choisi parmi les biens du défunt.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"XIe siècle","location":"Montréal, Québec","dimensions":"21 x 51,5 cm","method_for_datation":"La date a été attribuée par Gaston Wiet, *Soieries persanes*, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, no 4, p. 35-41. Deux exemples comparables sont conservés au Cleveland Museum of Art (nos 55.52 et 62.264).","provenance":"Iran, Rayy","obtention":"Don de F. Cleveland Morgan \n \nDon de F. Cleveland Morgan en 1946, acquis de l'Institut iranien de New York la même année","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 64. \nPope, Arthur Upham, *Masterpieces of Persian Art*, New York, Dryden Press, 1945, p. 72. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection », *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 19, fig. 1. \nGrube, Ernst J., *The World of Islam*,Toronto, McGraw-Hill, 1966, p. 42. \nWeibel, Adele Coulin, *Two Thousand Years of Textiles*,New York, Pantheon, 1952, p. 107. \nWiet, Gaston, *Soieries persane*s, Le Caire, Imprimerie de l'Institut français d'archéologie orientale, 1948, p. 10. \nDorothy G. Shepherd, « Medieval Persian Silks in Fact and Fancy », Centre internationale d'étude des textiles anciens, 1974, Bulletin de liaison du CIETA, no 39-40, p. 1-135.","dynasty":"Dynastie des Bouyides (945-1055)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["art bouyide, soieries","épigraphes","textile islamique","textile perse"],"materials":["Soie"]},"b6c68555-4721-5c09-8439-5598ae6f7fdd":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de textile de lin tissé à bandes décoratives en broderie de soie. Le motif comprend trois bandes horizontales, chacune séparée de l'autre par une zone de tissu neutre. La bande supérieure, prise entre deux bordures de volutes dorées à contours rouges et rehauts bleus, contient un bandeau de zigzag simple souligné de rouge sur fond doré. Des motifs bleus en forme de trident occupent les espaces restants au-dessus et au-dessous de ce zigzag. En dessous, une bande décorative légèrement plus étroite comporte une inscription en lettres cursives sur fond rouge foncé, entre deux bordures de demi-palmettes stylisées. La troisième bande, la plus étroite, présente une ligne sinueuse verte en partie centrale sur fond doré entre deux bordures à palmettes dorées sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte islamique était fameuse pour la production d’élégants textiles de laine, soie et lin fabriqués dans des ateliers spécialisés. Ils étaient tenus par des tisserands aussi bien chrétiens coptes que musulmans. Ce fragment d’étoffe fut recueilli par Henri Wallis (1830-1916), célèbre peintre et expert en céramique du Moyen-Orient.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 33,02 cm, l. 33,02 cm.","method_for_datation":"Ce fragment de textile est daté du VIe/XIIe siècle sur la base de similarités avec d'autres de la période fatimide.","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et cette qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Tombe à al-Drounka, Égypte.","obtention":"Ce fragment, en même temps que plusieurs autres de la période fatimide, a été acquis par le Royal Museum en 1898 auprès d'Henry Wallis, célèbre peintre préraphaélite, qui avait beaucoup voyagé en Égypte et ailleurs. Il était devenu un expert respecté dans le domaine des céramiques égyptiennes et perses.","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Al-Drounka","Henry Wallis","lin","soie"],"materials":["Lin tissé et broderie de soie."]},"bf169ede-be12-53cb-9b5e-3959e1451970":{"name":"Tenture de tente.","description":"Ce long et étroit bandeau de soie comporte un important champ central entouré d'une bordure. Cette partie centrale est occupée par un treillis composé de tulipes jointes quatre par quatre, chaque groupe encadrant une rosette à huit pétales. Chaque espace ainsi défini contient une étoile à huit branches occupée par une rosette à huit pétales et à trèfles verts et feuilles rouges dentelées qui dépassent de son pourtour. L'ensemble ressort sur un fond cramoisi foncé. La bordure extérieure consiste en deux bandeaux à rinceaux floraux entre lesquels court un enroulement d'arabesques imbriquées. \nLes panneaux de ce type servaient à décorer les parois intérieures des tentes utilisées par les personnages royaux ou les hauts dignitaires lorsqu'ils se trouvaient éloignés de leurs palais de ville.","short_description":"Cette toile de tente en soie, avec son treillis floral composé de tulipes et de rosettes contenant au centre des motifs d’étoiles qui rappellent les textiles ottomans impériaux, est attribuée à la Syrie par comparaison stylistique avec des objets et des textiles fabriqués dans cette importante province ottomane.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"XIe siècle de l’Hégire (fin XVIe-début XVIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 61,1 cm, l. 12,7 cm.","method_for_datation":"Comparaison stylistique avec des artefacts et des textiles contemporains de Turquie ottomane et de Syrie.","method_for_provenance":"La pièce est attribuée à la Syrie ottomane par comparaison stylistique avec des artefacts et des textiles de cette région.","provenance":"Syrie.","obtention":"Acheté chez Axia Islamic and Byzantine Art, Londres, en 1983.","dynasty":"Ottomane","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Soie tissée cramoisie et verte et fil d’argent."]},"c0c780b7-bc1e-5c06-ace4-ef7fefd9fa80":{"name":"Fragment de tenture","description":"Ce fragment de laine de la dynastie des Umayyades (661-750) est décoré d’un médaillon représentant un aigle dans des teintes de bleu, vert et jaune. L’intérieur de la bordure vert foncé est ponctué de vingt volutes. Une succession de volutes surmontées de motifs floraux tracent le contour du médaillon. On distingue des motifs géométriques et végétaux en écoinçon. La bordure principale à fond brun porte elle aussi des volutes écrues surmontées de fleurs rouges et orange. Une large bande écrue est rehaussée d’un rectangle à motifs géométriques rouges, verts et jaunes. Les motifs floraux consistent ici en des palmettes et des rosettes. La représentation de médaillons ornés de motifs figuratifs emprunte aux soieries persanes. Les motifs décoratifs à l’intérieur des médaillons sont caractéristiques des arts décoratifs sassanides.","type":"Fragment de tenture","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Première moitié du VIIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"45 x 23 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparatives ; Prudence Oliver Harper, *The Royal Hunter: Art of the Sasanian Empire*, catalogue d'une exposition présentée à l'Asia House Gallery, New York : Asia Society, 1978, cat. no 62.","provenance":"Égypte, époque sassanide (IIIe-VIIe apr. J.-C.)","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Mme Paul Mallon, New York, en 1953, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Non publié","dynasty":"Umayyades (661-750)","keywords":["médaillon","tapisserie perse","textile","Textile polychrome","textile umayyade"],"materials":["Laine"]},"c27af56e-a4e0-51fb-a73b-60b44f2b7999":{"name":"Couverture de tombeau.","description":"Panneau de soie rouge compartimenté par plusieurs bandes en zigzag de couleur ivoire. Elles forment un motif répété en trois parties dont la section principale est une large bande contenant la profession de foi musulmane, la *chahadah*. Au-dessus, la bordure reprend un verset du Coran (sourate 2, verset 144) qui concerne la *qibla* ou l'orientation pour la prière. En dessous, une invocation pieuse dit : “Loue Dieu et glorifie-le ; loue Dieu le Tout-puissant.” Ces ensembles répétés sont séparés par des bandeaux à pendants en forme de pinacle, orientés alternativement vers le haut et le bas, répartis entre des médaillons circulaires. Ces formes contiennent des invocations rimées “Ô Bienfaiteur (*ya mannan*) !” et “Ô Miséricordieux (*ya hannan*) !” dans les pendants et “Ô Louange (*ya subhan*) !” et “Ô Autorité (*ya sultan*) !” dans les cercles. Des tissus de ce type furent fabriqués sous les Ottomans pour recouvrir les cénotaphes de personnalités importantes. Comme le défunt est enterré face à La Mecque, l'inclusion de versets coraniques sur la *qibla* présente une signification spéciale. Ce type particulier de couverture de tombeau semble avoir été réalisé en grandes quantités, car des panneaux de soie à motifs identiques figurent dans de nombreuses collections dans le monde.","short_description":"Section d'un panneau de soie rouge tissée à bandes en zigzag comprenant plusieurs inscriptions répétées, parmi lesquelles des versets coraniques et des invocations rimées du nom de Dieu. De nombreux textiles similaires furent fabriqués sous les Ottomans comme couvertures de tombes ou voiles pour la Kaaba à La Mecque.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"XIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 70 cm, l. 68 cm.","method_for_datation":"Par comparaison avec des panneaux de soie similaires de la même période.","method_for_provenance":"Supposition reposant sur le statut de capitale d'Istanbul.","provenance":"Peut-être Istanbul.","obtention":"Don de Dudley B. Myers, Esq., 1900.","bibliography":"Arts Council of Great Britain, *The Arts of Islam,* Londres, 1976, p. 86, cat. n° 33. \nDenny, W., “Textiles”, *Tulips, Arabesques & Turbans: Decorative Arts from the Ottoman Empire* (dir. Y. Petsopoulos), Londres, 1982, p. 138 et planche 160 (montrant un panneau de soie à motif identique appartenant à une autre collection).","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet funéraire","objet religieux"],"materials":["Soie tissée."]},"c9e57bf4-504f-5953-928e-e4f5dacd9861":{"name":"Fragment de lin et de soie tissés.","description":"Fragment de lin tissé et de kilim de soie crème, jaune d'or, cramoisi et bleu. Il se compose de trois bandes superposées, la première identique à la troisième. Le motif des bandes supérieure et inférieure est en trois parties : deux bandeaux d'écriture *naskhi* en rouge sur fond or encadrent une natte centrale de couleur or soulignée de rouge, le croisement des brins de la natte étant occupé par un motif en forme de lièvre. D'étroits bandeaux à motifs sinueux complètent l'ensemble de part et d'autre. Les inscriptions se lisent : “… et prospérité”. Entre ces deux bandes, un panneau plus large, à dense et complexe motif d'entrelacs or et rouge, reprend le motif de lièvre de couleur or sur fond rouge. \nCe fragment est un bon exemple de l'influence artistique que les communautés coptes installées en Égypte, où elles représentent encore une population appréciable, exercèrent sur la production de textile à l'époque fatimide.","short_description":"L’Égypte fatimide était réputée pour la production de soieries raffinées produites dans des ateliers parrainés par la cour connus sous le nom d’ateliers “*tiraz*”. Beaucoup étaient transformées en vêtements royaux pour le sultan et sa cour ou en vêtements d’apparat offerts aux courtisans méritants, aux dignitaires et aux diplomates étrangers.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"570-596 de l’Hégire (troisième quart du XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"L. 24 cm, l. 9 cm.","method_for_datation":"Le style décoratif de ce fragment le range dans la catégorie des tissus de l'extrême fin de la période fatimide, qui se caractérise par l'utilisation exclusive du jaune d'or et du rouge, et par la complexité des entrelacs qui occupent entièrement la bande centrale. L'inscription en *naskhi* correspond également au style utilisé sous les derniers souverains fatimides. De plus, ce fragment a pu être daté à partir de sa similarité frappante avec un fragment en lin et soie de la collection Bouvier (Genève) daté de 570-596 (troisième quart du XIIe siècle).","method_for_provenance":"On suppose que les fragments de textile présentant ce type de décor et de qualité épigraphique proviennent de l'Égypte fatimide. Beaucoup ont été trouvés dans des tombes et des fouilles, en particulier en Haute-Égypte.","provenance":"Égypte.","obtention":"Acheté auprès de Spink and Son Ltd., Londres, en 1979.","bibliography":"Kendrick, A. F., *Catalogue of Muhammadan Textiles of the Medieval Period*, Londres, 1924, p. 18, cat. n° 887, planche iv (pour un fragment très similaire). \n*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, p. 259, cat. n° 158 (analyse d'un fragment similaire).","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissés."]},"d1baf7da-b838-5564-a184-03f1f16c1457":{"name":"Fragment de lin tissé.","description":"Fragment de lin tissé fait de deux bandes décoratives séparées l'une de l'autre par une zone de tissage sans ornement. Toutes deux sont de dessin identique : effet de guillochis en tresse de couleur jaune d'or sur fond bleu. L'espace délimité par le croisement des deux parties de la tresse est occupé par une palmette de couleur pâle sur fond rouge ou noir. Chaque bande est comprise entre deux frises rouges contenant chacune une inscription en coufique de couleur claire rehaussée de volutes dorées de disposition régulière. Leur bordure externe est constituée par un motif de vagues imbriquées. L'inscription affirme : “La victoire vient de Dieu.” L'industrie du tissage du lin était importante à Akhmim, où tissus et objets artisanaux sont encore produits de nos jours. L'histoire d'Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d'Égypte et conserve une appréciable population adepte de cette religion.","short_description":"De nombreuses étoffes fatimides et mameloukes furent découvertes dans des sépultures aux environs d’Akhmim, important centre textile égyptien dont l’industrie du tissage du lin était renommée. Il est intéressant de noter que l’histoire d’Akhmim est étroitement liée à celle de la communauté copte d’Égypte, une cité qui compte encore une population copte assez importante.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin Ve siècle-début VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 16 cm, l. 19 cm.","method_for_datation":"Un fragment de tissu appartenant à la collection Bouvier (Genève) et présentant une forte ressemblance avec celui-ci a été daté de la fin du Ve siècle-début VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Ce fragment trouvé à Akhmim (Égypte) appartient à un groupe bien défini de textiles fatimides.","provenance":"Akhmim, Égypte.","obtention":"Acheté par les NMS auprès de la Hilton-Price Collection.","bibliography":"*Tissus d'Égypte, témoins du monde arabe, VIIIe-XVe siècles* (catalogue),Genève-Paris, 1993, pp. 244-245, cat. n° 146 (pour un fragment similaire).","dynasty":"Fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Akhmim","écriture coufique","lin","soie"],"materials":["Lin et soie tissés."]},"d1d438f0-83d2-5fda-b51d-574d3965aaa9":{"name":"Panneau de tissu à motifs géométriques.","description":"Panneau de soie tissé en lampas, fond en satin et armure-toile à effet cannelé. Des bandelettes jaunes entrelacées sur fond rouge créent un jeu d'effets géométriques éblouissants sur lequel ressortent des étoiles à huit branches. D'autres couleurs comme le rose, le vert et un bleu argenté créent des contrastes et des mises en valeur. Des tissus de ce genre furent fabriqués au cours de la période nasride dans le sud de l'Espagne et en Afrique du Nord. Ils continuèrent à être appréciés dans toute l'Europe longtemps après la chute de la dynastie. Ce panneau était encore accroché derrière une statue de la Vierge Marie à Florence jusqu'au XIXe siècle.","short_description":"Panneau de soie tissé avec un élégant motif géométrique à base d'étoiles à huit branches. Les textiles de ce type étaient exécutés dans le sud de l'Espagne et dans le nord de l'Afrique à l'époque nasride. Cette pièce peut avoir servi de tenture pour enjoliver un élément architectural.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"L. 56 cm, l. 47,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autre textiles espagnols et nord-africains.","method_for_provenance":"Les Nasrides régnaient en Espagne.","provenance":"Espagne.","obtention":"Reçu du Dr Bock en 1864.","bibliography":"Arts Council of Great Britain*, The Arts of Islam*, 1976, p. 81, cat. n° 18.","dynasty":"Nasride","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique"],"materials":["Soie tissée."]},"d3d8bfb4-1256-5d86-8c10-b8ebf4e3177c":{"name":"Broderie","description":"La broderie a été réalisée sur un carré de soie blanche. Une large bordure entoure le vaste champ central brodé de petites fleurs. À chaque angle, de grandes fleurs sortent d’un vase, entourées de rameaux végétaux. Les fleurs et les feuilles sont brodées de fils de soie de diverses nuances de couleurs.","short_description":"Broderie sur soie blanche. Le centre est brodé de fleurs séparées. Les bordures sont ornées de grandes fleurs sortant d’un vase.","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Svärta, Södermanland, Suède.","initial_owner":"Église de Svärta, Södermanland, Suède.","dates":"Vers 1132-1142 de l’Hégire / 1720-1730 J.-C.","location":"Stockholm","dimensions":"H. 88 cm, l. 88 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer (voir bibliographie).","provenance":"Turquie.","obtention":"Dépôt de l’église de Svärta, Södermanland, Suède.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, 83-85, cat. n° 153, planche 78.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","décoration florale.","textiles"],"materials":["Broderie de fils de soie et d’or."]},"e4957137-fe26-5b45-a98b-c7918535c481":{"name":"Fragment de textile","description":"Les textiles constituent une part importante de la collection d’art islamique du Musée des beaux-arts de Montréal. Dans le monde islamique, les arts décoratifs ont une grande importance symbolique et sociale. Ce fragment fait partie des pièces qui témoignent de techniques aussi novatrices que complexes. Les tisserands de l’époque font preuve d’une habileté rarement égalée. Les motifs figuratifs, très populaires dans la Perse du XVIe siècle, apparaissent sur les vêtements et sur le mobilier des palais aussi bien que dans les cérémonies religieuses et funéraires. Dans ce fragment de double étoffe réversible qui représente des « Bateaux en mer », deux tissus ont été produits simultanément, l’un sur l’autre, suivant un double motif au détail exceptionnel : des voiliers avec quatre marins alternent avec de simples barques transportant trois figures, sur une mer où poissons et canards abondent. Les mâts verticaux des voiliers produisent une impression de stabilité, tandis que les barques disposées en diagonale suggèrent un balancement. Les motifs rouges sont couchés sur un fond au filé d’argent.","type":"Fragment de textile","holder":"Musée des beaux-arts de Montréal","dates":"Vers la fin du XVI-début XVIIe s.","location":"Montréal, Québec","dimensions":"15,8 x 14,5 cm","method_for_datation":"Analyses stylistique et comparative ; *Catalogue of the International Exhibition of Persian Art*, Londres: Royal Academy, 1931, no 301a.","provenance":"Iran, Yazd","obtention":"Achat, fonds D. W. Parker \n \nAcquis de Heeramaneck Galleries, New York, en 1949, avec le fonds D.W. Parker","bibliography":"Salam-Liebich, Hayat, *Art islamique : objets du quotidien / Islamic Art : Objects for Daily Use*, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1983, p. 61. \nSalam-Liebich, Hayat, « Masterpieces of persian Textiles from the Montreal Museum of Fine Arts Collection», *Iranian Studies*, vol. 25, no 1-2, 1992, p. 19-29, p. 26, fig. 5. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 1960, p. 23. \n*Guide Musée des beaux-arts de Montréal*, 2007, p. 42.","dynasty":"Époque séfévide (1501-1722/36)","author":"Shirin Shafiee","keywords":["double étoffe","textile perse","Textile séfévide","tissu en soie"],"materials":["Soie, filé d'argent, double étoffe"]},"e6f5f348-ba35-50e4-9c8e-f3ed312366b0":{"name":"Broderie.","description":"Broderie à rangées de tulipes rouges et de têtes de palmettes bleues disposées en ordre ascendant sur des tiges ondulées noires, alternant les unes avec les autres. De multiples détails sont traités dans des tons de rose-pêche et trois nuances de vert. Pièce très sophistiquée, cette broderie témoigne d'une technique de dessin précise et bien appliquée ainsi que d'un mouvement vigoureux et d'une intéressante souplesse. Beaucoup de broderies de ce type étaient influencées par les brocards et les velours dessinés et réalisés pour la cour ottomane. On pense ici à une famille précise de brocards à tiges ondulantes qui a probablement influencé la composition de cette broderie.","short_description":"Beaucoup de broderies semblables de la Turquie ottomane furent influencées par les brocarts et les velours dessinés et réalisés pour la cour ottomane, notamment un groupe bien défini de brocarts à tige ondulante qui a probablement influencé la composition de cette broderie, avec ses fantastiques tulipes et ses têtes de palmettes.","holder":"The Burrell Collection, Glasgow Museums.","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"L. 228 cm, l. 121 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. La représentation de tulipes dans ce style est caractéristique de l'art ottoman. Elles sont présentes sur presque tous les types de supports dont les céramiques, les miniatures, de multiples sortes de textiles et de broderies, à partir du Xe/XVIe siècle.","provenance":"Turquie.","obtention":"Acheté par le Sir William Burrell's Trust en 1990.","bibliography":"Baker, P. L., *Islamic Textiles*, Londres, 1995. \nJohnstone, P., *Turkish Embroidery*, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","vie de cour"],"materials":["Toile de coton brodée de soies de couleur."]},"eb5b519d-c67d-5a80-8e09-395571ae29b1":{"name":"Broderie.","description":"Ce quasi-carré de soie à franges est entièrement orné d'une broderie en fil d'or et d'argent. Malgré sa complexité et sa densité, la structure de la composition brodée est évidente. Au centre figure un *tughra*, le monogramme du sultan ottoman, entouré de quatre rameaux fleuris légèrement recourbés formant un petit cercle. La zone restante est occupée par un motif répété partant des quatre angles. Il représente un panier d'inspiration rococo reposant sur une petite console, bordé et flanqué de rameaux de feuilles en rinceaux et contenant un bouquet. Brodés en fil de métal de différentes nuances, des couples d'oiseaux près du bouquet et de grands et petits rameaux fleuris comblent la surface restante du carré et sont disposés en cercle. \nÀ en juger par la composition parfaite et la haute qualité de la technique, il s'agit d'une broderie professionnelle réalisée dans un atelier urbain. Par ailleurs, la composition à partir d'un petit cercle entourant un *tughra* suggère qu'il s'agissait sans doute d'un couvre-turban. Utilisés pour protéger les turbans de la poussière, ces tissus de forme toujours carrée possédaient toujours un motif circulaire en partie centrale. Néanmoins, ce modèle diffère du schéma classique de cercle central et cercle extérieur parce qu'il a été réalisé pour le palais. Ces couvre-turbans à *tughra* étaient brodés pour être portés au palais. Le *tughra* simplifié et déformé pourrait être celui du sultan Abd al-Aziz (Abdülaziz en turc).","short_description":"Tissu de format pratiquement carré, frangé et entièrement brodé au fil d'or et d'argent. Au centre apparaît le *tughra*, monogramme d'un sultan ottoman. La composition à deux cercles concentriques centraux suggère que ce carré servait de couvre-turban.","holder":"Musée des antiquités méditerranéennes et proche-orientales (Medelhavsmuseet).","initial_owner":"Peut-être le sultan Abd al-Aziz (r. 1277-1293 H / 1861-1876 J.-C.).","dates":"XIIIe siècle de l'Hégire (XIXe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 78,5 cm, l. 81,5 cm.","method_for_datation":"Cette broderie montre l'influence du style rococo européen, qui se développa dans les broderies réalisés dans les villes au début du XIIIe/XIXe siècle. Le *tughra* simplifié et déformé pourrait être celui du sultan Abd al-Aziz (r. 1277-1293/1861-1876), même si l'on doit savoir que tous les *tughra* des sultans du XIIIe/XIXe siècle présentent des caractéristiques similaires.","method_for_provenance":"La composition décorative et le *tughra* sont turcs. Les broderies réalisées dans les ateliers professionnels d'Istanbul et de Bursa avaient atteint un niveau élevé de qualité, comme le montre cet exemple. Leurs motifs se caractérisent par de fins dégradés de couleur et sont influencés par le style rococo européen.","provenance":"Turquie, peut-être Istanbul ou Bursa.","bibliography":"Johnstone, P., *Turkish Embroidery*, Victoria and Albert Museum, Londres, 1985. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993. \nTher, U., *Floral Messages: From Ottoman Court Embroideries to Anatolian Trousseau Chests*, Brême, 1993.","dynasty":"Période ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderies","décoration florale","écriture"],"materials":["broderie.","Laine, soie, fil de métal, coton"]},"f0fbf3fe-1168-5514-90da-4ae1a4c94a50":{"name":"Brocart","description":"La composition de ce tissu fait appel à un motif répétitif de grands médaillons et de trois coloris artistiquement équilibrés. Des arabesques argentées finement dessinées occupent le centre de chaque médaillon, cerné d’un étroit cadre polylobé de soie rouge, entouré de cercles rouges et argent alternés et d’une bordure en zigzag. Des trèfles à contours rouges et des feuilles sur fond doré forment la bordure extérieure. Le petit point argenté au centre de chaque trèfle témoigne de l’habileté de l’artisan. \nCe brocart fait partie d’une pièce plus importante qui servait jadis d’antependium (nappe de devant d’autel). De nombreux ornements liturgiques réalisés en Suède utilisaient des tissus importés de Perse et de Turquie.","short_description":"Brocart à motif répétitif de grands médaillons. Le dessin témoigne d’une utilisation équilibrée des couleurs : argent pour les arabesques qui comblent le centre de chaque médaillon et rouge pour les encadrements polylobés. Il faisait partie d’une pièce de tissu plus importante utilisée jadis comme antependium (nappe de devant d’autel).","holder":"Musée des antiquités nationales","owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","initial_owner":"Église de Hjortsberga, Blekinge, Suède.","dates":"IXe ou Xe siècle de l’Hégire (XVe ou XVIe siècle J.-C.)","location":"Stockholm","dimensions":"H. 174 cm, l. 94 cm.","method_for_datation":"Daté par A. Geijer (voir bibliographie).","method_for_provenance":"Provenance établie par A. Geijer (voir bibliographie).","provenance":"Turquie","obtention":"Dépôt de l’église de Hjortsberga.","bibliography":"Ådahl, K. (éd.), *Sverige och den Islamiska Världen*, Värnamo, 2002. \nGeijer, A., *Oriental Textiles in Sweden*, Copenhague, 1951, p. 50, n° cat. 48, planche 24. \n*Islam, Konst och Kultur. Islam, Art and Culture*, Catalogue d'exposition, Stockholm, 1985, 209, n° cat. 9.","dynasty":"Ottomane","author":"Friederike Voigt","copy_editor":"Monica Allen","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["ornements floraux.","textiles"],"materials":["Brocart de soie à fils d’or et d’argent."]},"f5534c7f-4ba5-5e47-aca4-efc34893cbc5":{"name":"Tissu.","description":"Ce tissu est orné, au centre, d'un grand motif de vase avec fleurs, à l'intérieur d'un cadre surmonté de flèches et soutenu par deux colonnettes ; au pied de celles-ci sont représentés deux cyprès. Dans le registre inférieur figure un motif de “porte à grille” surmontée d'une demi-lune, elle-même dominée par un motif épigraphique en caractères arabes. De part et d'autre, deux grands cyprès flanqués de motifs en forme d'étoile. Des rinceaux à feuilles lancéolées et fleurs à quatre et cinq pétales encadrent ces motifs. Le décor est obtenu au moyen d'une broderie avec fils de métal argentés et dorés.","short_description":"Ce tissu se situe dans une production de milieu turc d'époque ottomane tardive, caractérisée par l'utilisation de motifs floraux de goût naturaliste ; il présente, de toute évidence, une forte influence d'éléments décoratifs plus nettement occidentaux.","holder":"Musée des civilisations | Musée d'art oriental “Giuseppe Tucci”","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Rome","dimensions":"H. 300 cm ; l. 200 cm.","method_for_provenance":"Ce tissu s'insère dans une production en milieu turc, vers la fin de l'époque ottomane (XIIIe/seconde moitié XIXe), caractérisée par l'utilisation de motifs floraux de goût naturaliste, où apparaît clairement une forte influence d'éléments décoratifs plus spécifiquement occidentaux.","provenance":"Turquie.","obtention":"Achat.","bibliography":"Barista, H.Ö., *Turkish Embroideries. Later Period of The Ottoman Empire, Seventh International Congress of Turkish Art*, Varsovie, 1990, pp. 37-42. \nGönül, M., “Some Turkish Embroideries in the Collection of the Topkapisaray Museum in Istanbul”, *Kunst des Orients*, 1969, VI, pp. 43-76. \nTaylor, R., *Ottoman Embroidery*, Londres, 1993.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Paola Torre","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Broderie","décor floral","Tissu"],"materials":["Satin de soie brodé avec des fils de métal."]}}