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- {"0c7ae2f5-8281-57f4-81e0-6e63bc4e6a10":{"name":"Reliure de coran.","description":"Par sa taille, cette reliure d'un coran en un volume, entièrement couverte d'un décor géométrique, est certainement à mettre en relation avec les milieux de cour. Elle n'a pu jusqu'à présent être attribuée à aucun manuscrit précis. On a supposé qu'il pouvait s'agir d'une donation du sultan mamelouk al-Achraf Chaaban II (764-778 H / 1363-1376 J.-C.) à l'une de ses fondations. Plusieurs manuscrits coraniques de ce commanditaire sont conservés à la Bibliothèque nationale du Caire. \nLe champ central est encadré d'une étroite bordure remplie d'une citation du verset 255 de la sourate II. L'inscription est insérée dans des cartouches longitudinaux qui alternent avec des quadrilobes. Cinq étoiles à douze branches meublent le champ intérieur. Le décor a été d'abord été estampillé puis doré et peint en bleu. Les filets blancs qui cernent des étoiles accentuent l'effet géométrique de l'ensemble. La réalisation de cette reliure de grandes dimensions a sans doute nécessité le concours d'un calligraphe et d'un coloriste. \nLa taille de ce type de manuscrit coranique obligeait à utiliser un pupitre spécial, réalisé en matériaux très précieux, sur lequel était posé le livre dont on faisait la lecture.","short_description":"Une inscription du verset 255 de la sourate II a été choisie de manière très appropriée pour la bordure de cette reliure en cuir d'un coran. Le champ intérieur montre une partie d'un motif géométrique répété d'une étoile à douze branches typique des œuvres d'art ou d'architecture mameloukes. Sa grande taille indique une relation avec les milieux de la cour.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 95 cm, l. 67 cm.","method_for_datation":"Les analyses comparatives avec d'autres reliures mameloukes données à des fondations par le sultan al-Achraf Chaaban II et conservées à la Bibliothèque nationale du Caire permettent de dater l'objet de l'époque mamelouke.","method_for_provenance":"L'achat a été fait au Caire et l'exemplaire est strictement similaire à d'autres reliures égyptiennes.","provenance":"Égypte.","obtention":"Probablement acheté par B. Moritz au Caire en 1904.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks,* Washington, 1981, pp. 2-27, n° 5-6. \nBosch, G., Carswell, J., Petherbridge, G., *Islamic Bindings and Bookmaking*, Chicago, 1981, pp. 112-113, n° 19. \n*Islamic Art in Egypt* (catalogue),Le Caire, 1969, p. 313, n° 299, pl. 55. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 86-87, ill. 87. \nSarre, F., *Islamische Bucheinbände,* Berlin, 1928, pp. 12-13, ill. 2.","dynasty":"Mamelouke (bahride)","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","dorure à la main","reliure de coran"],"materials":["Cuir avec impression, dorure et peinture."]},"5aeb09f1-07de-5c77-8e6d-0fafbac68af4":{"name":"Reliure.","description":"Plat inférieur. Format à l'italienne. Un magnifique fleuron à neuf lobes occupe le centre du panneau ; il est enveloppé par une couronne d'où émanent deux motifs piriformes symétriques, disposés sur l'axe longitudinal du plat. Cette même couronne laisse échapper quatre feuilles repliées, à trois lobes, meublant les quatre angles du panneau. Très simple, la bordure comprend deux encadrements larges de 4 mm. Ce motif floral se retrouve, du milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) au milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), sur de nombreuses stèles funéraires kairouanaises ; il est probable qu'il nous offre, pour ce cas précis, un premier indice de datation. Le motif de la feuille de vigne stylisée repliée ou ouverte et à plusieurs lobes constitue un des éléments les plus caractéristiques du répertoire décoratif kairouanais du Moyen âge, ce qui confirme son appartenance à l'école kairouanaise de reliure. D'ailleurs, l'Ifriqiya était, au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.), un grand centre de production de livres exportant vers l'égypte, la Syrie et l'Espagne. Le cuir, très vraisemblablement de chèvre, offre un décor en relief dont les nervures sont dues à la présence, sous le cuivre, de ficelles appliquées aux tracés des ornements. Le tout est placé sur une planchette en bois que couvre le cuivre. Cette technique constitue, très probablement, un héritage légué par les coptes au monde musulman.","short_description":"Elle présente un décor en relief dont les nervures sont dues à la présence de ficelles appliquées aux tracés des ornements. Le motif de la feuille de vigne stylisée, repliée ou ouverte et à plusieurs lobes, constitue un des éléments les plus caractéristiques du répertoire décoratif kairouanais du Moyen âge.","holder":"Musée des arts islamiques.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 17,6 cm, H. 11,5 cm, ép. 0,5 cm.","method_for_datation":"D'autres reliures identiques ont été retrouvées encore collées aux volumes des corans auxquels elles appartiennent. L'étude paléographique de leur écriture permet de les dater, sans risque d'erreur, du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette reliure fut sans doute exécutée à Kairouan, qui était à l'époque un grand centre de production livresque.","provenance":"Sans doute, Kairouan.","obtention":"Suite à l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, cette reliure a été récupérée par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan, en 1963. Depuis 1986, elle est exposée au musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan).","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 224. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 239, n° 324. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, I, Tunis-Paris, 1948, p. 233, pl. 26. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 227.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Cuir noir à surface grenue."]},"8a11b8a8-3b2f-5ba0-8118-5ec32059a75d":{"name":"Reliure","short_description":"C’est une reliure à rabat ornée d’un décor rouge et doré obtenu par pressage dans une matrice. Le médaillon central enferme des fleurettes. Deux pendentifs au décor similaire émanent du médaillon. Les bordures rectangulaires offrent un décor d’entrelacs géométriques alors que les quatre écoinçons concaves, délimités par une bordure chantournée, sont meublés de bandes arquées et de motifs floraux. Cette reliure atteste l’influence de l’école ottomane sur les relieurs tunisois.","type":"Reliure","holder":"Musée des Arts islamiques de Kairouan","dates":"XIXe siècle","location":"Kairouan","dimensions":"L. 30 cm, l. 22 cm","provenance":"La zaouia de Sidi Sahbi, Kairouan","keywords":["Reliure","Influences ottomanes"],"materials":["Cuir rouge"]},"8cab8001-579e-56bf-aa5a-648db5c8268e":{"name":"Nécessaire à écriture.","description":"La plaquette de taille du roseau (*makta*) est en ivoire très finement sculpté. Sa partie supérieure comporte une représentation de coiffure de derviche Mevlevi (dont l'artisan était membre) sur un piédestal ; sur sa partie inférieure figure un arbre en pot. Le polissoir (*mühre*) en verre est de taille suffisante pour tenir aisément dans la paume de la main. La lame du couteau (*kalemtraş*) est en fer, sa poignée en os se termine par un motif de main aux doigts refermés. Les ciseaux (*makas*) sont en fer décoré sur toute la surface de motifs végétaux incrustés d'or. Leur poignée comporte deux inscriptions face à face se lisant : “Ya Fattah” (À celui qui ouvre!” – l'un des 99 noms de Dieu signifiant “Dieu est celui qui ouvre toutes les âmes”). L'étui (*kubur*) cylindrique est en carton fort gainé de cuir. Sa base renferme un encrier qui fait toute son originalité. La surface extérieure est ornée en style naturaliste turc baroque-rococo de branches en spirales, de fleurs de couleurs variées et de dorures appliquées à la laque selon une technique appelée *Edirnekari*. Il a été fabriqué par Ali Üsküdari. \nLa calligraphie est l'un des grands domaines dans lequel l'art islamique a exprimé toute sa personnalité. Les sultans ottomans, en particulier, apprenaient la calligraphie et écrivaient leurs propres textes. Parmi les sultans habiles dans cet art figurent Ahmed III, Moustafa II, Mahmoud II et Abdülcemid Ier. \nLe calligraphe se servait de ces outils de la façon suivante. Il découpait le papier avec les ciseaux et appliquait une couche de finition pour le faire briller au polissoir. Le papier était ensuite roulé et placé dans l'étui pour y être protégé. La plume de roseau était appuyée sur une plaquette et taillée à l'épaisseur souhaitée avec le couteau. Puis commençait l'écriture à l'aide d'encre contenue dans un encrier. Tous ces outils étaient conservés dans un écritoire. Ils devinrent parfois de véritables œuvres d'art, décorés dans le style du temps et d'images symboliques comme sur la plaquette présentée ici, qui rappelle l'ordre de derviches auquel appartenait le calligraphe.","short_description":"Comme l’art de la calligraphie continuait à se développer, les outils et les instruments utilisés pour sa réalisation devinrent en eux-mêmes des œuvres d’art. Couteaux et plaquettes pour tailler les roseaux, ciseaux à papier et étuis pour transporter les ustensiles acquirent à juste titre une belle renommée dans l’art islamique.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Plaquette de taille, polissoir et couteau : XIIe-XIIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.) ; étui : 1131 H / 1718 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"Plaquette de taille (*makta*) : L. 19 cm ; polissoir (*mühre*) : L. 16 cm ; couteau (*kalemtraş*) : L. 19,5 cm ; ciseaux (*makas*) : L. 22,2 cm ; étui : L. 32 cm, Ø (base) 4 cm.","method_for_datation":"Plaquette de taille du roseau (*makta*) : Analyse de la fabrication et des motifs en incrustation d'or, fréquents aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. \nPolissoir (*mühre*) : Ces outils étaient généralement en bois et coquillage ; les modèles en verre se rencontrent aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. \nCouteau (*kalemtra*ş) : Analyse de la qualité de la fabrication. \nCiseaux (*makas*) : Analyse de la fabrication et de l'inscription “Ya Fattah” fréquente au XIIIe/XIXe siècle. \nÉtui (*kubur*) : Présence de l'inscription donnant sa date de fabrication par Ali Üsküdari d'Istanbul en 1131 (1718).","method_for_provenance":"Ces objets ont probablement été fabriqués à Istanbul, centre de la calligraphie ottomane. Le boîtier a été réalisé par un artisan d'Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Plaquette de taille du roseau (*makta*) : Élément figurant avec d'autres objets dans la succession de l'architecte Leyla Turgut, légués au musée en 1990. \nPolissoir (*mühre*) : Donné au musée en 1921 par le calligraphe Necmeddin Okyay. \nCouteau (*kalemtraş*) : Donné au musée en 1919 par Ibn al-Emin Mahmoud Kemal, ancien directeur du musée. \nCiseaux (*makas*) : Donné au musée en 1919 par Süleyman Şevket Bey, du ministère des Affaires étrangères. \nÉtui (*kubur*) : Acheté en 1986 auprès de la succession de Sadi Belger.","bibliography":"Ölçer, N., et al., *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, pp. 70-73. \nÖlçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 318. \nÇağman, F. et Aksoy, Ş., *Osmanlı Sanatında Hat*, Istanbul, 1998, pp. 18-32. \n*(L'étui n'a pas encore été publié.)*","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["argent","baroque ottoman","calligraphie","décoration végétale","écriture","fer","incrustation d’or","tugra"],"materials":["ciseaux : fer incrusté d’or","couteau : os sculpté et métal","étui : carton, cuir et métal.","Plaquette de taille: ivoire sculpté","polissoir: verre"]},"bba9a6eb-34f8-578b-b58b-ae4a8784d89d":{"name":"Reliure en cuir.","description":"Plat inférieur. Format à l'italienne. La teinte brun roux du cuir a noirci sur les bords. Le panneau est occupé par un entrelacs de vannerie dont une chenille formée par une succession de barres, interrompues par un espace médian, meuble les galons et enserre dans ses mailles des rouelles. La partie médiane présente une torsade constituée par trois nœuds. La bordure comprend quatre encadrements, le deuxième est orné d'une torsade meublée par une chenille qui enserre des rouelles. Ce cuir recouvre une planchette qui semble en peuplier et au verso de laquelle est collée une feuille de parchemin. Le décor appliqué à cette reliure est conforme au style alors en vogue en Ifriqiya. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages trouvent d'ailleurs leur emploi dans le minbar (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan qui porte la marque de l'art omeyyade de Syrie, héritier des thèmes byzantins, tout en évoquant l'art abbasside, imprégné d'influences sassanides. Toutefois, ces arguments ne permettent pas de conclure que la reliure kairouanaise a subi l'influence de celle de Syrie ; plusieurs anneaux de la chaîne nous échappent encore, d'autant que les reliures réalisées à Kairouan semblent emprunter leur parure au répertoire familier aux décorateurs chrétiens et dont les coptes avaient fait un remarquable usage. En fait, il est vraisemblable que la reliure soit une des acquisitions dont l'égypte chrétienne contribua à enrichir le monde musulman.","short_description":"Reliure kairouanaise de teinte brune, séparée du volume de coran auquel elle appartenait. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages en composent le décor, qui se retrouve également sur le *minbar* (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan, fortement imprégnée par l'art omeyyade de Syrie.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Fin IIIe-début IVe siècle de l’Hégire (fin IXe-début Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 17,2 cm, H. 8 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"D'autres reliures identiques ont été retrouvées encore collées aux volumes de corans auxquels elles appartiennent. L'étude paléographique de leur écriture permet de les dater, sans risque d'erreur, de la fin du IIIe-début du IVe siècle H (fin IXe-début Xe siècle J.-C.). D'ailleurs, une reliure damasquine bien datée de l'an 270 H / 883 J.-C. offre d'étonnantes analogies avec cette reliure kairouanaise.","method_for_provenance":"Cette reliure appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan qui était abandonnée dans la maqsoura de la salle de prière. Signalée par des visiteurs avertis, elle fut inventoriée au cours des années 1930. La plupart des reliures, dont celle-ci, furent séparées des volumes de corans auxquels elles appartenaient. Tout semble confirmer que cette reliure, ainsi que les autres, sont de fabrication kairouanaise étant donné que la ville était, à l'époque, un grand centre de production livresque.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Suite à l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, cette reliure a été récupérée par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan, en 1963. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan).","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 234, n. 319. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 228. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 262. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, T.I, Tunis et Paris, 1948, p. 116, pl. VI B.","dynasty":"Aghlabide, fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Ais en bois de peuplier couvert de cuir décoré."]},"d4475f08-ea5a-5e67-84a3-3e7f04581e4b":{"name":"Reliure.","description":"Reliure de livre en cuir travaillé à ornementation dorée. Les plats recto et verso présentent une composition centrée autour d'un important médaillon circulaire central, à l'intérieur duquel un motif d'arabesques se développe à partir d'un entrelacs géométrique pour remplir tout l'espace. De sa large bordure à décor de fleurs liées partent 12 festons composant un soleil rayonnant. De grands motifs en forme d'épée prolongent les festons supérieurs et inférieurs de l'axe vertical. Les coins des plats sont occupés par des dessins d'arabesques, comme le rabat, lui-même ornementé par ailleurs d'un semis serré de fleurs de rendu libre. Le travail de dorure est rehaussé dans certaines zones d'un pigment bleu clair qui crée un contraste subtil et agréable. On a pensé pendant de nombreuses années que cette reliure datait du début de la période ottomane, mais elle a récemment été réattribuée à la fin de la période mamelouke.","short_description":"Reliure de livre en cuir travaillé, ornementation à l'or et au pigment bleu pâle. Les détails du motif sont similaires à d'autres reliures de la période mamelouke tardive. Une reliure d'une telle qualité ne pouvait qu'être destinée à un coran.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"probablement fin IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 31,2 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"Les détails du décor sont similaires à ceux de reliures dont on sait qu'elles ont été réalisées pour les sultans mamelouks Qaytbay, qui régna de 872 à 901 H (1468-1496 J.-C.), et Qansuh al-Ghuri (r. 906-922 H / 1500 à 1516 J.-C.).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1983.","bibliography":"Haldane, D., *Islamic Bookbindings in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, pp. 142–143. \nRaby, J. et Tanindi, Z., *Turkish Bookbindings in the Fifteenth Century,* Londres, 1993, p. 11.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor floral"],"materials":["Cuir doré et peint sur papier."]},"e3f7d3b9-509a-5b0d-8591-95270af03e15":{"name":"Harnachement de cheval.","description":"Ce harnachement complet de cheval est constitué de la selle, du tapis, des brides, du collier, des étriers, de sacoches et de sangles. Ces éléments, qui ont fait appel pour leur fabrication à plusieurs matériaux et à plusieurs corps de métiers, étaient l'œuvre de nombreux artisans, hommes et femmes, auxquels s'adressait le maître sellier. \n \nL*'arçon* en bois (carcasse de la selle) est recouvert d'une *chabraque* en cuir de chameau. Il se différencie de la selle européenne par ses deux arcades fortement saillantes. Le tapis de selle, la housse qui se pose sur la *chabraque*, le frontal, la visière, le collier, la sous-ventrière et le poitrail qui maintiennent la selle sur le dos du cheval, ainsi que les deux sacoches réunies par une bandoulière, sont réalisés en cuir et en serge noire brodée de fils d'or ; passementeries, grosses ganses et franges de soie noire et jaune rehaussent encore ces éléments. Deux gros cabochons ovales, en cuivre, décorés de motifs floraux en émaux champlevés ornent le poitrail. Les étriers en fer sont damasquinés d'or. \n \nLe décor couvrant de cette selle met en œuvre des motifs végétaux et floraux, rinceaux, palmes, fleurons distribués à l'intérieur de compartiments délimités par des rinceaux. L'entrelacs végétal est utilisé sur les dossiers des arcades saillantes de la selle, ainsi que l'étoile à cinq branches qui timbre la face des sacoches Les décors en fils d'or rehaussant le harnais étaient dessinés par les selliers et brodés par des femmes, qui tressaient également, à domicile, les ganses et les cordelettes de soie. \n \nCe genre de selle fastueuse harnachait les chevaux à la ville ou à la campagne les jours de fête et de parade, notamment pour les joutes des fantasias qui se déroulaient à certaines grandes occasions religieuses ou nationales.","short_description":"Ce genre de selle fastueuse harnachait les chevaux les jours de fête et de parade, notamment pour les joutes des fantasias qui se déroulent à certaines grandes occasions religieuses ou nationales. Elle se différencie de la selle européenne par l'arçon aux deux arcades fortement saillantes.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 89 cm, L. 100 cm.","method_for_datation":"Par le type de broderie.","method_for_provenance":"La ville de Fès était réputée pour le travail de sellerie.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Sefriou, A., “Les métiers traditionnels”, *La grande encyclopédie du Maroc*, vol. 6, Rabat, 1987, pp. 125-126.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Bois, cuir, serge et feutrine, broderies de fils d’or, passementeries, fer damasquiné."]},"e88ac084-acaa-583b-abc2-fa8a32e7027e":{"name":"Manuscrit coranique du sultan Bayézid.","description":"Coran manuscrit à couverture estampée et dorée composée d'un plat de recto, d'un plat de verso et d'un rabat de fermeture. Au centre de chaque plat figure un médaillon ovale polylobé à décor spiralé et extensions en palmettes. Une large bordure, à courte distance du bord, forme un cadre composé de 14 cartouches décoratifs dorés. à chaque angle intérieur figure un élément décoratif. Le décor du rabat est similaire. Ceux des cartouches et du médaillon se composent de tiges enluminées et de fleurs. L'intérieur de la couverture présente un cadre à décor en spirale enluminé à l'intérieur duquel se trouvent des cartouches entourant un médaillon. \nLe folio 1b est la charte *waqf* de ce manuscrit. Le folio 3b-4a forme le frontispice, composé de deux pages de décor identique. Les marges de cette double page sont ornées de tiges, de fleurs et de filets dorés. Le texte de chaque page est ensuite cadré sur trois côtés par des bandeaux décoratifs décorés de formes pyramidales imbriquées tête-bêche en or et bleu. Ces bandeaux sont séparés du texte écrit par une succession d'encadrements de couleurs diverses. Un bandeau de décor similaire mais plus mince vient fermer la composition à la pliure de l'ouvrage. Le texte de six lignes par page est rédigé en écriture *thoulouth*. Chaque ligne est séparée de la suivante par des motifs de nuages violets. \nLes autres folios sont divisés en cinq sections rectangulaires. La première, la troisième et la cinquième contiennent chacune une ligne de texte en écriture *rihani* enluminée. La deuxième et la cinquième contiennent quatre lignes du même style. Deux côtés de chacune de ces sections sont ornés d'une décoration végétale en spirale. Les marques de pause de chaque cinquième et dixième verset sont matérialisées par des éléments décoratifs en marge constitués d'un disque enluminé en circonférence qui contient en son centre un cercle à fond bleu. Le nom de la sourate, le numéro du verset et l'endroit où ils apparaissent sont rehaussés d'or dans un cadre enluminé à fond bleu.","short_description":"Ce coran fut légué par l’émir Bayézid, fils de Soliman le Magnifique au Dôme du Rocher. Il est relié en cuir estampé et décoré. Le début du manuscrit est orné de motifs végétaux et géométriques. Les pages sont divisées en cinq rectangles, trois d’entre eux étant rédigés en écriture *rihani* enluminée, les autres en *naskhi*.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Bayézid, fils du sultan Soliman le Magnifique.","dates":"964 de l’Hégire / 1556 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 37,5 cm, l. 26,5 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"L'ouvrage est daté.","method_for_provenance":"Il est probable que ce coran a été copié à Istanbul, lieu de résidence du donateur, ou à Kütahya, ville natale du copiste qui reçut le manuscrit et était également cadi (juge) de Kütahya. Son nom figure à la première page de l'ouvrage.","provenance":"Istanbul ou Kütahya, Turquie.","obtention":"Ouvrage transféré du Dôme du Rocher au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nKalo, A., *Al-Sultan Sulayman al-Qanuni* \\[Le sultan Soliman le Magnifique\\], Beyrouth, 1991. \nNofal, N. A., *Kashaf al-Litham 'an Mahiya al-Houkouma wa al-Ihkam fi iqlimi Misr wa barr al-*Cham \\[L'enlèvement du voile de la façade du gouvernement et la coutume dans les régions d'égypte et de Syrie\\], Tripoli, 1990. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Dynastie ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coran","Cuir","décoration géométrique","décoration végétale","écriture nashki","écriture rihani","écriture thoulouth","enluminures","papiers"],"materials":["Encres de couleur sur papier, enluminure, reliure en cuir estampé et coloré."]},"ea8bbe97-c193-5f18-8fc1-bff27b21d5c0":{"name":"Reliure de coran.","description":"La décoration extérieure et intérieure de la reliure d'un rouge profond est obtenue par pressage dans une matrice. Sur les plats et contre-plats, une importante bordure à angles ornés encadre un médaillon ovale en creux à lambrequin en palmettes. L'intérieur et l'extérieur ne sont pas semblables. D'une part, la décoration des contre-plats est en noir, à l'exception du champ principal doré sur lequel se détache le médaillon. D'autre part, si les bordures des plats présentent une composition florale, celles des contre-plats reprennent une inscription de versets coraniques. Toutes les compositions de style *saz* sont peintes et dorées. Sur le plat, entre des médaillons ovales ornés de compositions florales, se détache le “verset du trône” (sourate II, verset 255) en style *thoulouth* à rehauts dorés. Sur le rabat figurent les versets 77-19 de la sourate LVI. L'équilibre maintenu entre les zones décorées et non décorées ainsi que les différences de traitement des surfaces dans les parties décorées créent une impression de profondeur. \nCette reliure est un bel exemple de la manière dont le style du fameux relieur du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) Mehmed çelebi et de son école (apparente dans des détails comme le style *saz* de décoration florale, les médaillons en creux et les angles) a continué à influencer les ateliers de la cour ottomane au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","short_description":"La reliure de ce coran a été fabriquée dans les ateliers du palais ottoman. C’est un exemple remarquable du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), portant, réalisées avec maestria, toutes les caractéristiques de l’art turc de la reliure.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire initial est inconnu, mais le fait que ce coran ait été transféré au musée du tombeau du sultan Ahmed Ier montre qu’il avait été offert pour être lu sur sa tombe.","dates":"1054 de l’Hégire / 1645 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 66 cm, l. 47 cm.","method_for_datation":"Selon le colophon, ce coran a été copié en 1054/1645. Bien que le nom du relieur ne soit pas connu, le style des compositions florales montre qu'elles sont de la même période que la calligraphie.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures suggère une production des ateliers du palais à Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Ahmed Ier en 1329/1911.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 296.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["aquarelle","Cuir","dorure","encre","gaufrage","papier","peinture"],"materials":["Papier apprêté, encre, cuir, aquarelle, dorure, gaufrage."]},"fa91a1b4-7f04-56f0-8661-0bd4d58ccac8":{"name":"Reliure de Coran.","description":"Cette reliure d'un coran almohade en un seul volume transcrit en caractères cursifs andalous sur parchemin revêt le même format carré que le manuscrit qu'elle protège. Elle est constituée de deux plats réunis par des charnières et fermés par un rabat en cuir rouge gaufré renforcé de carton. Elle est ornée d'un abondant décor géométrique et floral. \n \nLa composition centrale des plats est constituée d'un carré étoilé à huit branches d'où rayonnent diverses figures polygonales engendrées par un entrelacs géométrique dont les brins sont recouverts d'un motif doré strié. Elle est entourée de trois cadres superposés de largeurs différentes et meublés d'entrelacs, de tresses à deux branches et de brins d'entrelacs recti-curvilignes dont les interstices sont occupés par des petits fleurons stylisés dorés aux petits fers. Les charnières, qui épousent l'épaisseur du volume, sont décorées de rosaces sommées de fleurons et groupées en petits bouquets inscrits entre les nœuds d'une chaînette entrelacée. \n \nD'après la densité de son décor, cette reliure n'est vraisemblablement pas contemporaine du coran qu'elle protège et n'a pas dû être exécutée avant l'époque mérinide. Sans doute a-t-elle également fait l'objet de rénovations postérieures, comme le suggèrent son état de conservation et les motifs floraux de style oriental qui sont peints sur le dos des charnières. En effet, ces bouquets de rosaces d'inspiration turco-persane n'auraient été introduits dans le répertoire décoratif de l'art marocain qu'au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Cette reliure de forme carrée, comme le coran almohade qu'elle protège, ne lui est pas contemporaine. Bien qu'ornée de motifs géométriques traditionnels, elle comporte des motifs floraux – dont des rosaces, d'inspiration orientale – introduits tardivement dans le répertoire décoratif marocain.","holder":"Bibliothèque royale.","initial_owner":"(Habous ?)","dates":"Reliure : VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.). Coran : 531 H / 1178 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 16, 2 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres reliures, d'époques almohade et postérieures, conservées dans les musées marocains. (Coran : la dernière page du manuscrit porte la date à laquelle il a été copié.)","method_for_provenance":"Le style décoratif de la reliure est marocain.","provenance":"Maroc.","bibliography":"Al-Razi, J. et Varichon, A., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nRicard, P., “Reliures marocaines du XIIIe siècle”, *Hespéris* XVII, 1933, pp. 109-127. \n \nSefriou, A., “Les métiers traditionnels”, *La grande encyclopédie du Maroc*, vol. 6, Rabat, 1987, p. 65.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","décoration géométrique","objet religieux"],"materials":["Cuir gaufré et doré au fer."]}}
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+ {"0c7ae2f5-8281-57f4-81e0-6e63bc4e6a10":{"name":"Reliure de coran.","description":"Par sa taille, cette reliure d'un coran en un volume, entièrement couverte d'un décor géométrique, est certainement à mettre en relation avec les milieux de cour. Elle n'a pu jusqu'à présent être attribuée à aucun manuscrit précis. On a supposé qu'il pouvait s'agir d'une donation du sultan mamelouk al-Achraf Chaaban II (764-778 H / 1363-1376 J.-C.) à l'une de ses fondations. Plusieurs manuscrits coraniques de ce commanditaire sont conservés à la Bibliothèque nationale du Caire. \nLe champ central est encadré d'une étroite bordure remplie d'une citation du verset 255 de la sourate II. L'inscription est insérée dans des cartouches longitudinaux qui alternent avec des quadrilobes. Cinq étoiles à douze branches meublent le champ intérieur. Le décor a été d'abord été estampillé puis doré et peint en bleu. Les filets blancs qui cernent des étoiles accentuent l'effet géométrique de l'ensemble. La réalisation de cette reliure de grandes dimensions a sans doute nécessité le concours d'un calligraphe et d'un coloriste. \nLa taille de ce type de manuscrit coranique obligeait à utiliser un pupitre spécial, réalisé en matériaux très précieux, sur lequel était posé le livre dont on faisait la lecture.","short_description":"Une inscription du verset 255 de la sourate II a été choisie de manière très appropriée pour la bordure de cette reliure en cuir d'un coran. Le champ intérieur montre une partie d'un motif géométrique répété d'une étoile à douze branches typique des œuvres d'art ou d'architecture mameloukes. Sa grande taille indique une relation avec les milieux de la cour.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Fin du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 95 cm, l. 67 cm.","method_for_datation":"Les analyses comparatives avec d'autres reliures mameloukes données à des fondations par le sultan al-Achraf Chaaban II et conservées à la Bibliothèque nationale du Caire permettent de dater l'objet de l'époque mamelouke.","method_for_provenance":"L'achat a été fait au Caire et l'exemplaire est strictement similaire à d'autres reliures égyptiennes.","provenance":"Égypte.","obtention":"Probablement acheté par B. Moritz au Caire en 1904.","bibliography":"Atil, E., *Renaissance of Islam. Art of the Mamluks,* Washington, 1981, pp. 2-27, n° 5-6. \nBosch, G., Carswell, J., Petherbridge, G., *Islamic Bindings and Bookmaking*, Chicago, 1981, pp. 112-113, n° 19. \n*Islamic Art in Egypt* (catalogue),Le Caire, 1969, p. 313, n° 299, pl. 55. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue),Mayence, 2001, pp. 86-87, ill. 87. \nSarre, F., *Islamische Bucheinbände,* Berlin, 1928, pp. 12-13, ill. 2.","dynasty":"Mamelouke (bahride)","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["reliure de coran ; dorure à la main ; décoration géométrique"],"materials":["Cuir avec impression, dorure et peinture."]},"5aeb09f1-07de-5c77-8e6d-0fafbac68af4":{"name":"Reliure.","description":"Plat inférieur. Format à l'italienne. Un magnifique fleuron à neuf lobes occupe le centre du panneau ; il est enveloppé par une couronne d'où émanent deux motifs piriformes symétriques, disposés sur l'axe longitudinal du plat. Cette même couronne laisse échapper quatre feuilles repliées, à trois lobes, meublant les quatre angles du panneau. Très simple, la bordure comprend deux encadrements larges de 4 mm. Ce motif floral se retrouve, du milieu du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.) au milieu du Ve siècle H (XIe siècle J.-C.), sur de nombreuses stèles funéraires kairouanaises ; il est probable qu'il nous offre, pour ce cas précis, un premier indice de datation. Le motif de la feuille de vigne stylisée repliée ou ouverte et à plusieurs lobes constitue un des éléments les plus caractéristiques du répertoire décoratif kairouanais du Moyen âge, ce qui confirme son appartenance à l'école kairouanaise de reliure. D'ailleurs, l'Ifriqiya était, au cours des IVe et Ve siècles H (Xe et XIe siècles J.-C.), un grand centre de production de livres exportant vers l'égypte, la Syrie et l'Espagne. Le cuir, très vraisemblablement de chèvre, offre un décor en relief dont les nervures sont dues à la présence, sous le cuivre, de ficelles appliquées aux tracés des ornements. Le tout est placé sur une planchette en bois que couvre le cuivre. Cette technique constitue, très probablement, un héritage légué par les coptes au monde musulman.","short_description":"Elle présente un décor en relief dont les nervures sont dues à la présence de ficelles appliquées aux tracés des ornements. Le motif de la feuille de vigne stylisée, repliée ou ouverte et à plusieurs lobes, constitue un des éléments les plus caractéristiques du répertoire décoratif kairouanais du Moyen âge.","holder":"Musée des arts islamiques.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 17,6 cm, H. 11,5 cm, ép. 0,5 cm.","method_for_datation":"D'autres reliures identiques ont été retrouvées encore collées aux volumes des corans auxquels elles appartiennent. L'étude paléographique de leur écriture permet de les dater, sans risque d'erreur, du IVe/Xe siècle.","method_for_provenance":"Cette reliure fut sans doute exécutée à Kairouan, qui était à l'époque un grand centre de production livresque.","provenance":"Sans doute, Kairouan.","obtention":"Suite à l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, cette reliure a été récupérée par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan, en 1963. Depuis 1986, elle est exposée au musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan).","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 224. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 239, n° 324. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, I, Tunis-Paris, 1948, p. 233, pl. 26. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 227.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Cuir noir à surface grenue."]},"8a11b8a8-3b2f-5ba0-8118-5ec32059a75d":{"name":"Reliure","short_description":"C’est une reliure à rabat ornée d’un décor rouge et doré obtenu par pressage dans une matrice. Le médaillon central enferme des fleurettes. Deux pendentifs au décor similaire émanent du médaillon. Les bordures rectangulaires offrent un décor d’entrelacs géométriques alors que les quatre écoinçons concaves, délimités par une bordure chantournée, sont meublés de bandes arquées et de motifs floraux. Cette reliure atteste l’influence de l’école ottomane sur les relieurs tunisois.","type":"Reliure","holder":"Musée des Arts islamiques de Kairouan","dates":"XIXe siècle","location":"Kairouan","dimensions":"L. 30 cm, l. 22 cm","provenance":"La zaouia de Sidi Sahbi, Kairouan","keywords":["Reliure; Influences ottomanes"],"materials":["Cuir rouge"]},"8cab8001-579e-56bf-aa5a-648db5c8268e":{"name":"Nécessaire à écriture.","description":"La plaquette de taille du roseau (*makta*) est en ivoire très finement sculpté. Sa partie supérieure comporte une représentation de coiffure de derviche Mevlevi (dont l'artisan était membre) sur un piédestal ; sur sa partie inférieure figure un arbre en pot. Le polissoir (*mühre*) en verre est de taille suffisante pour tenir aisément dans la paume de la main. La lame du couteau (*kalemtraş*) est en fer, sa poignée en os se termine par un motif de main aux doigts refermés. Les ciseaux (*makas*) sont en fer décoré sur toute la surface de motifs végétaux incrustés d'or. Leur poignée comporte deux inscriptions face à face se lisant : “Ya Fattah” (À celui qui ouvre!” – l'un des 99 noms de Dieu signifiant “Dieu est celui qui ouvre toutes les âmes”). L'étui (*kubur*) cylindrique est en carton fort gainé de cuir. Sa base renferme un encrier qui fait toute son originalité. La surface extérieure est ornée en style naturaliste turc baroque-rococo de branches en spirales, de fleurs de couleurs variées et de dorures appliquées à la laque selon une technique appelée *Edirnekari*. Il a été fabriqué par Ali Üsküdari. \nLa calligraphie est l'un des grands domaines dans lequel l'art islamique a exprimé toute sa personnalité. Les sultans ottomans, en particulier, apprenaient la calligraphie et écrivaient leurs propres textes. Parmi les sultans habiles dans cet art figurent Ahmed III, Moustafa II, Mahmoud II et Abdülcemid Ier. \nLe calligraphe se servait de ces outils de la façon suivante. Il découpait le papier avec les ciseaux et appliquait une couche de finition pour le faire briller au polissoir. Le papier était ensuite roulé et placé dans l'étui pour y être protégé. La plume de roseau était appuyée sur une plaquette et taillée à l'épaisseur souhaitée avec le couteau. Puis commençait l'écriture à l'aide d'encre contenue dans un encrier. Tous ces outils étaient conservés dans un écritoire. Ils devinrent parfois de véritables œuvres d'art, décorés dans le style du temps et d'images symboliques comme sur la plaquette présentée ici, qui rappelle l'ordre de derviches auquel appartenait le calligraphe.","short_description":"Comme l’art de la calligraphie continuait à se développer, les outils et les instruments utilisés pour sa réalisation devinrent en eux-mêmes des œuvres d’art. Couteaux et plaquettes pour tailler les roseaux, ciseaux à papier et étuis pour transporter les ustensiles acquirent à juste titre une belle renommée dans l’art islamique.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"Plaquette de taille, polissoir et couteau : XIIe-XIIIe siècle de l’Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.) ; étui : 1131 H / 1718 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"Plaquette de taille (*makta*) : L. 19 cm ; polissoir (*mühre*) : L. 16 cm ; couteau (*kalemtraş*) : L. 19,5 cm ; ciseaux (*makas*) : L. 22,2 cm ; étui : L. 32 cm, Ø (base) 4 cm.","method_for_datation":"Plaquette de taille du roseau (*makta*) : Analyse de la fabrication et des motifs en incrustation d'or, fréquents aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. \nPolissoir (*mühre*) : Ces outils étaient généralement en bois et coquillage ; les modèles en verre se rencontrent aux XIIe-XIIIe/XVIIIe-XIXe siècles. \nCouteau (*kalemtra*ş) : Analyse de la qualité de la fabrication. \nCiseaux (*makas*) : Analyse de la fabrication et de l'inscription “Ya Fattah” fréquente au XIIIe/XIXe siècle. \nÉtui (*kubur*) : Présence de l'inscription donnant sa date de fabrication par Ali Üsküdari d'Istanbul en 1131 (1718).","method_for_provenance":"Ces objets ont probablement été fabriqués à Istanbul, centre de la calligraphie ottomane. Le boîtier a été réalisé par un artisan d'Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Plaquette de taille du roseau (*makta*) : Élément figurant avec d'autres objets dans la succession de l'architecte Leyla Turgut, légués au musée en 1990. \nPolissoir (*mühre*) : Donné au musée en 1921 par le calligraphe Necmeddin Okyay. \nCouteau (*kalemtraş*) : Donné au musée en 1919 par Ibn al-Emin Mahmoud Kemal, ancien directeur du musée. \nCiseaux (*makas*) : Donné au musée en 1919 par Süleyman Şevket Bey, du ministère des Affaires étrangères. \nÉtui (*kubur*) : Acheté en 1986 auprès de la succession de Sadi Belger.","bibliography":"Ölçer, N., et al., *In Pursuit of Excellence: The Museum of Turkish and Islamic Arts*, Istanbul, 1993, pp. 70-73. \nÖlçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 318. \nÇağman, F. et Aksoy, Ş., *Osmanlı Sanatında Hat*, Istanbul, 1998, pp. 18-32. \n*(L'étui n'a pas encore été publié.)*","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Şule Aksoy","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Écriture ; calligraphie ; tugra ; fer ; argent ; incrustation d’or ; décoration végétale ; baroque ottoman"],"materials":["Plaquette de taille: ivoire sculpté ; polissoir: verre ; couteau : os sculpté et métal ; ciseaux : fer incrusté d’or ; étui : carton, cuir et métal."]},"bba9a6eb-34f8-578b-b58b-ae4a8784d89d":{"name":"Reliure en cuir.","description":"Plat inférieur. Format à l'italienne. La teinte brun roux du cuir a noirci sur les bords. Le panneau est occupé par un entrelacs de vannerie dont une chenille formée par une succession de barres, interrompues par un espace médian, meuble les galons et enserre dans ses mailles des rouelles. La partie médiane présente une torsade constituée par trois nœuds. La bordure comprend quatre encadrements, le deuxième est orné d'une torsade meublée par une chenille qui enserre des rouelles. Ce cuir recouvre une planchette qui semble en peuplier et au verso de laquelle est collée une feuille de parchemin. Le décor appliqué à cette reliure est conforme au style alors en vogue en Ifriqiya. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages trouvent d'ailleurs leur emploi dans le minbar (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan qui porte la marque de l'art omeyyade de Syrie, héritier des thèmes byzantins, tout en évoquant l'art abbasside, imprégné d'influences sassanides. Toutefois, ces arguments ne permettent pas de conclure que la reliure kairouanaise a subi l'influence de celle de Syrie ; plusieurs anneaux de la chaîne nous échappent encore, d'autant que les reliures réalisées à Kairouan semblent emprunter leur parure au répertoire familier aux décorateurs chrétiens et dont les coptes avaient fait un remarquable usage. En fait, il est vraisemblable que la reliure soit une des acquisitions dont l'égypte chrétienne contribua à enrichir le monde musulman.","short_description":"Reliure kairouanaise de teinte brune, séparée du volume de coran auquel elle appartenait. Torsades, tresses, entrelacs à boucles et quadrillages en composent le décor, qui se retrouve également sur le *minbar* (chaire) de la Grande Mosquée de Kairouan, fortement imprégnée par l'art omeyyade de Syrie.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"Fin IIIe-début IVe siècle de l’Hégire (fin IXe-début Xe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 17,2 cm, H. 8 cm, ép. 0,6 cm.","method_for_datation":"D'autres reliures identiques ont été retrouvées encore collées aux volumes de corans auxquels elles appartiennent. L'étude paléographique de leur écriture permet de les dater, sans risque d'erreur, de la fin du IIIe-début du IVe siècle H (fin IXe-début Xe siècle J.-C.). D'ailleurs, une reliure damasquine bien datée de l'an 270 H / 883 J.-C. offre d'étonnantes analogies avec cette reliure kairouanaise.","method_for_provenance":"Cette reliure appartenait à l'ancienne bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan qui était abandonnée dans la maqsoura de la salle de prière. Signalée par des visiteurs avertis, elle fut inventoriée au cours des années 1930. La plupart des reliures, dont celle-ci, furent séparées des volumes de corans auxquels elles appartenaient. Tout semble confirmer que cette reliure, ainsi que les autres, sont de fabrication kairouanaise étant donné que la ville était, à l'époque, un grand centre de production livresque.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Suite à l'abolition de la fondation des habous en Tunisie, cette reliure a été récupérée par le musée de la Grande Mosquée de Kairouan, en 1963. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada (Kairouan).","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 234, n. 319. \n \nTúnez, Tierra de Culturas (catalogue d'exposition), Valence (Esp.), 2004, p. 228. \n \nTunisie, terre de rencontres et de civilisation (catalogue de l'exposition de Séville), Tunis, 1992, p. 262. \n \nMarçais, G. et Poinssot, L., Objets kairouanais, T.I, Tunis et Paris, 1948, p. 116, pl. VI B.","dynasty":"Aghlabide, fatimide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale"],"materials":["Ais en bois de peuplier couvert de cuir décoré."]},"d4475f08-ea5a-5e67-84a3-3e7f04581e4b":{"name":"Reliure.","description":"Reliure de livre en cuir travaillé à ornementation dorée. Les plats recto et verso présentent une composition centrée autour d'un important médaillon circulaire central, à l'intérieur duquel un motif d'arabesques se développe à partir d'un entrelacs géométrique pour remplir tout l'espace. De sa large bordure à décor de fleurs liées partent 12 festons composant un soleil rayonnant. De grands motifs en forme d'épée prolongent les festons supérieurs et inférieurs de l'axe vertical. Les coins des plats sont occupés par des dessins d'arabesques, comme le rabat, lui-même ornementé par ailleurs d'un semis serré de fleurs de rendu libre. Le travail de dorure est rehaussé dans certaines zones d'un pigment bleu clair qui crée un contraste subtil et agréable. On a pensé pendant de nombreuses années que cette reliure datait du début de la période ottomane, mais elle a récemment été réattribuée à la fin de la période mamelouke.","short_description":"Reliure de livre en cuir travaillé, ornementation à l'or et au pigment bleu pâle. Les détails du motif sont similaires à d'autres reliures de la période mamelouke tardive. Une reliure d'une telle qualité ne pouvait qu'être destinée à un coran.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"probablement fin IXe siècle de l’Hégire (XVe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 31,2 cm, l. 21 cm.","method_for_datation":"Les détails du décor sont similaires à ceux de reliures dont on sait qu'elles ont été réalisées pour les sultans mamelouks Qaytbay, qui régna de 872 à 901 H (1468-1496 J.-C.), et Qansuh al-Ghuri (r. 906-922 H / 1500 à 1516 J.-C.).","method_for_provenance":"Le Caire et Damas étaient les deux plus importants centres de la production artistique sous les Mamelouks.","provenance":"Le Caire ou Damas.","obtention":"Acheté par le musée en 1983.","bibliography":"Haldane, D., *Islamic Bookbindings in the Victoria and Albert Museum,* Londres, 1983, pp. 142–143. \nRaby, J. et Tanindi, Z., *Turkish Bookbindings in the Fifteenth Century,* Londres, 1993, p. 11.","dynasty":"Mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décor floral"],"materials":["Cuir doré et peint sur papier."]},"e3f7d3b9-509a-5b0d-8591-95270af03e15":{"name":"Harnachement de cheval.","description":"Ce harnachement complet de cheval est constitué de la selle, du tapis, des brides, du collier, des étriers, de sacoches et de sangles. Ces éléments, qui ont fait appel pour leur fabrication à plusieurs matériaux et à plusieurs corps de métiers, étaient l'œuvre de nombreux artisans, hommes et femmes, auxquels s'adressait le maître sellier. \n \nL*'arçon* en bois (carcasse de la selle) est recouvert d'une *chabraque* en cuir de chameau. Il se différencie de la selle européenne par ses deux arcades fortement saillantes. Le tapis de selle, la housse qui se pose sur la *chabraque*, le frontal, la visière, le collier, la sous-ventrière et le poitrail qui maintiennent la selle sur le dos du cheval, ainsi que les deux sacoches réunies par une bandoulière, sont réalisés en cuir et en serge noire brodée de fils d'or ; passementeries, grosses ganses et franges de soie noire et jaune rehaussent encore ces éléments. Deux gros cabochons ovales, en cuivre, décorés de motifs floraux en émaux champlevés ornent le poitrail. Les étriers en fer sont damasquinés d'or. \n \nLe décor couvrant de cette selle met en œuvre des motifs végétaux et floraux, rinceaux, palmes, fleurons distribués à l'intérieur de compartiments délimités par des rinceaux. L'entrelacs végétal est utilisé sur les dossiers des arcades saillantes de la selle, ainsi que l'étoile à cinq branches qui timbre la face des sacoches Les décors en fils d'or rehaussant le harnais étaient dessinés par les selliers et brodés par des femmes, qui tressaient également, à domicile, les ganses et les cordelettes de soie. \n \nCe genre de selle fastueuse harnachait les chevaux à la ville ou à la campagne les jours de fête et de parade, notamment pour les joutes des fantasias qui se déroulaient à certaines grandes occasions religieuses ou nationales.","short_description":"Ce genre de selle fastueuse harnachait les chevaux les jours de fête et de parade, notamment pour les joutes des fantasias qui se déroulent à certaines grandes occasions religieuses ou nationales. Elle se différencie de la selle européenne par l'arçon aux deux arcades fortement saillantes.","holder":"Musée des Oudayas.","dates":"Fin XIIIe siècle de l’Hégire (fin XIXe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. 89 cm, L. 100 cm.","method_for_datation":"Par le type de broderie.","method_for_provenance":"La ville de Fès était réputée pour le travail de sellerie.","provenance":"Fès.","obtention":"Achat.","bibliography":"Sefriou, A., “Les métiers traditionnels”, *La grande encyclopédie du Maroc*, vol. 6, Rabat, 1987, pp. 125-126.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; décoration géométrique"],"materials":["Bois, cuir, serge et feutrine, broderies de fils d’or, passementeries, fer damasquiné."]},"e88ac084-acaa-583b-abc2-fa8a32e7027e":{"name":"Manuscrit coranique du sultan Bayézid.","description":"Coran manuscrit à couverture estampée et dorée composée d'un plat de recto, d'un plat de verso et d'un rabat de fermeture. Au centre de chaque plat figure un médaillon ovale polylobé à décor spiralé et extensions en palmettes. Une large bordure, à courte distance du bord, forme un cadre composé de 14 cartouches décoratifs dorés. à chaque angle intérieur figure un élément décoratif. Le décor du rabat est similaire. Ceux des cartouches et du médaillon se composent de tiges enluminées et de fleurs. L'intérieur de la couverture présente un cadre à décor en spirale enluminé à l'intérieur duquel se trouvent des cartouches entourant un médaillon. \nLe folio 1b est la charte *waqf* de ce manuscrit. Le folio 3b-4a forme le frontispice, composé de deux pages de décor identique. Les marges de cette double page sont ornées de tiges, de fleurs et de filets dorés. Le texte de chaque page est ensuite cadré sur trois côtés par des bandeaux décoratifs décorés de formes pyramidales imbriquées tête-bêche en or et bleu. Ces bandeaux sont séparés du texte écrit par une succession d'encadrements de couleurs diverses. Un bandeau de décor similaire mais plus mince vient fermer la composition à la pliure de l'ouvrage. Le texte de six lignes par page est rédigé en écriture *thoulouth*. Chaque ligne est séparée de la suivante par des motifs de nuages violets. \nLes autres folios sont divisés en cinq sections rectangulaires. La première, la troisième et la cinquième contiennent chacune une ligne de texte en écriture *rihani* enluminée. La deuxième et la cinquième contiennent quatre lignes du même style. Deux côtés de chacune de ces sections sont ornés d'une décoration végétale en spirale. Les marques de pause de chaque cinquième et dixième verset sont matérialisées par des éléments décoratifs en marge constitués d'un disque enluminé en circonférence qui contient en son centre un cercle à fond bleu. Le nom de la sourate, le numéro du verset et l'endroit où ils apparaissent sont rehaussés d'or dans un cadre enluminé à fond bleu.","short_description":"Ce coran fut légué par l’émir Bayézid, fils de Soliman le Magnifique au Dôme du Rocher. Il est relié en cuir estampé et décoré. Le début du manuscrit est orné de motifs végétaux et géométriques. Les pages sont divisées en cinq rectangles, trois d’entre eux étant rédigés en écriture *rihani* enluminée, les autres en *naskhi*.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Émir Bayézid, fils du sultan Soliman le Magnifique.","dates":"964 de l’Hégire / 1556 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 37,5 cm, l. 26,5 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"L'ouvrage est daté.","method_for_provenance":"Il est probable que ce coran a été copié à Istanbul, lieu de résidence du donateur, ou à Kütahya, ville natale du copiste qui reçut le manuscrit et était également cadi (juge) de Kütahya. Son nom figure à la première page de l'ouvrage.","provenance":"Istanbul ou Kütahya, Turquie.","obtention":"Ouvrage transféré du Dôme du Rocher au musée à une date inconnue.","bibliography":"Farid, M., *Tarikh al-Daoula al-'Oulya al-Othmaniya* \\[Histoire de l'empire ottoman\\], Beyrouth, 1981. \nKalo, A., *Al-Sultan Sulayman al-Qanuni* \\[Le sultan Soliman le Magnifique\\], Beyrouth, 1991. \nNofal, N. A., *Kashaf al-Litham 'an Mahiya al-Houkouma wa al-Ihkam fi iqlimi Misr wa barr al-*Cham \\[L'enlèvement du voile de la façade du gouvernement et la coutume dans les régions d'égypte et de Syrie\\], Tripoli, 1990. \nSalameh, K., *Al-Makhtoutat al-Qor'aniya fi al-Mouthaf al-Islami fi al-Haram al-Charif, al-Qods* \\[Les manuscrits coraniques au Musée islamique du Haram al-Charif, Jérusalem\\], Paris, 2003.","dynasty":"Dynastie ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Enluminures ; cuir ; écriture thoulouth ; écriture rihani ; écriture nashki ; décoration végétale ; décoration géométrique ; coran ; papiers"],"materials":["Encres de couleur sur papier, enluminure, reliure en cuir estampé et coloré."]},"ea8bbe97-c193-5f18-8fc1-bff27b21d5c0":{"name":"Reliure de coran.","description":"La décoration extérieure et intérieure de la reliure d'un rouge profond est obtenue par pressage dans une matrice. Sur les plats et contre-plats, une importante bordure à angles ornés encadre un médaillon ovale en creux à lambrequin en palmettes. L'intérieur et l'extérieur ne sont pas semblables. D'une part, la décoration des contre-plats est en noir, à l'exception du champ principal doré sur lequel se détache le médaillon. D'autre part, si les bordures des plats présentent une composition florale, celles des contre-plats reprennent une inscription de versets coraniques. Toutes les compositions de style *saz* sont peintes et dorées. Sur le plat, entre des médaillons ovales ornés de compositions florales, se détache le “verset du trône” (sourate II, verset 255) en style *thoulouth* à rehauts dorés. Sur le rabat figurent les versets 77-19 de la sourate LVI. L'équilibre maintenu entre les zones décorées et non décorées ainsi que les différences de traitement des surfaces dans les parties décorées créent une impression de profondeur. \nCette reliure est un bel exemple de la manière dont le style du fameux relieur du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.) Mehmed çelebi et de son école (apparente dans des détails comme le style *saz* de décoration florale, les médaillons en creux et les angles) a continué à influencer les ateliers de la cour ottomane au milieu du Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.).","short_description":"La reliure de ce coran a été fabriquée dans les ateliers du palais ottoman. C’est un exemple remarquable du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.), portant, réalisées avec maestria, toutes les caractéristiques de l’art turc de la reliure.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","initial_owner":"Le propriétaire initial est inconnu, mais le fait que ce coran ait été transféré au musée du tombeau du sultan Ahmed Ier montre qu’il avait été offert pour être lu sur sa tombe.","dates":"1054 de l’Hégire / 1645 J.-C.","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 66 cm, l. 47 cm.","method_for_datation":"Selon le colophon, ce coran a été copié en 1054/1645. Bien que le nom du relieur ne soit pas connu, le style des compositions florales montre qu'elles sont de la même période que la calligraphie.","method_for_provenance":"La qualité de la calligraphie, de la reliure et des enluminures suggère une production des ateliers du palais à Istanbul.","provenance":"Istanbul, Turquie.","obtention":"Transféré du tombeau du sultan Ahmed Ier en 1329/1911.","bibliography":"ölçer, N. *et al, Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, p. 296.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Sevgi Kutluay","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["papier; dorure; encre; aquarelle; cuir; gaufrage; peinture"],"materials":["Papier apprêté, encre, cuir, aquarelle, dorure, gaufrage."]},"fa91a1b4-7f04-56f0-8661-0bd4d58ccac8":{"name":"Reliure de Coran.","description":"Cette reliure d'un coran almohade en un seul volume transcrit en caractères cursifs andalous sur parchemin revêt le même format carré que le manuscrit qu'elle protège. Elle est constituée de deux plats réunis par des charnières et fermés par un rabat en cuir rouge gaufré renforcé de carton. Elle est ornée d'un abondant décor géométrique et floral. \n \nLa composition centrale des plats est constituée d'un carré étoilé à huit branches d'où rayonnent diverses figures polygonales engendrées par un entrelacs géométrique dont les brins sont recouverts d'un motif doré strié. Elle est entourée de trois cadres superposés de largeurs différentes et meublés d'entrelacs, de tresses à deux branches et de brins d'entrelacs recti-curvilignes dont les interstices sont occupés par des petits fleurons stylisés dorés aux petits fers. Les charnières, qui épousent l'épaisseur du volume, sont décorées de rosaces sommées de fleurons et groupées en petits bouquets inscrits entre les nœuds d'une chaînette entrelacée. \n \nD'après la densité de son décor, cette reliure n'est vraisemblablement pas contemporaine du coran qu'elle protège et n'a pas dû être exécutée avant l'époque mérinide. Sans doute a-t-elle également fait l'objet de rénovations postérieures, comme le suggèrent son état de conservation et les motifs floraux de style oriental qui sont peints sur le dos des charnières. En effet, ces bouquets de rosaces d'inspiration turco-persane n'auraient été introduits dans le répertoire décoratif de l'art marocain qu'au début du XIe siècle H (XVIIe siècle J.-C.).","short_description":"Cette reliure de forme carrée, comme le coran almohade qu'elle protège, ne lui est pas contemporaine. Bien qu'ornée de motifs géométriques traditionnels, elle comporte des motifs floraux – dont des rosaces, d'inspiration orientale – introduits tardivement dans le répertoire décoratif marocain.","holder":"Bibliothèque royale.","initial_owner":"(Habous ?)","dates":"Reliure : VIIe-VIIIe siècle de l’Hégire (XIIIe-XIVe siècle J.-C.). Coran : 531 H / 1178 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 16, 2 cm, l. 15,5 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres reliures, d'époques almohade et postérieures, conservées dans les musées marocains. (Coran : la dernière page du manuscrit porte la date à laquelle il a été copié.)","method_for_provenance":"Le style décoratif de la reliure est marocain.","provenance":"Maroc.","bibliography":"Al-Razi, J. et Varichon, A., *6000 ans d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nRicard, P., “Reliures marocaines du XIIIe siècle”, *Hespéris* XVII, 1933, pp. 109-127. \n \nSefriou, A., “Les métiers traditionnels”, *La grande encyclopédie du Maroc*, vol. 6, Rabat, 1987, p. 65.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["objet religieux ; calligraphie ; décoration géométrique ; décoration florale"],"materials":["Cuir gaufré et doré au fer."]}}
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- {"8cab8001-579e-56bf-aa5a-648db5c8268e":{"name":"Yazı takımı.","description":"Makta: Fildişinden yapılmış olan makta, çok ince oyma tekniğindedir. Maktanın üst kısmında bir kürsü üzerinde Mevlevi sikkesi, alt kısmında ise saksı içinde bir ağaç motifi bulunmaktadır. Usta, üyesi olduğu Mevlevi tarikatın sikkesini de işlemiştir. \n \nMühre: Camdan yapılmıştır. Avuç içini dolduracak büyüklüktedir. \n \nKalemtraş: Kesici kısmı maden olan eserin kemikten sap kısmı parmakları kapalı bir el şeklinde sonlanmaktadır. \n \nMakas: Demirden yapılmıştır. Tüm yüzeyi altın kakma bitkisel motiflerle bezenmiştir. Makasın tutma yeri karşılıklı olarak Allah'ın doksan dokuz güzel adından biri olan “Allah bütün kapıların açıcısıdır” anlamındaki “Ya Fettah” yazısı biçimindedir. \n \nKubur: Kalın karton üzerine siyah deri gerilmek suretiyle hazırlanmış kapaklı, silindirik bir kuburdur. Dip kısmında pirinç hokkası bulunmaktadır. Kuburun dış yüzeyi lake (Edirnekari) tekniğinde yapılmış altın yaldız ve çeşitli renklerde kıvrım dal ve çiçeklerle bezelidir. Ali Üsküdari'nin yaptığı kuburun özelliği mürekkep hokkasının bulunmasıdır. \n \nİslam sanatının kendini ifade ettiği en büyük alanlardan biri hat sanatıdır. Özellikle bazı Osmanlı sultanları da hat sanatında ders almış ve çalışmalar yapmıştır. Hat sanatında güzel eserler vermiş sultanlar arasında III. Ahmed, II. Mustafa, II. Mahmud ve I. Abdülmecid sayılabilir. Hattatların kullandığı eserler de birer sanat eseri haline gelmiştir. Kullanacağı kağıdı makasla kesen, aharlayıp mühre ile parlatan sanatçı kağıdını kuburlarda korumuştur. Makta üzerine koyduğu bambu kamış kalemini kalemtraşla istediği kalınlıkta inceltmiş, bu kalemle yazısını yazmış, mürekkebini hokkada saklamıştır. Hat sanatını icra etmek için kullandığı tüm bu aletleri yazı çekmecelerinde bir arada korumuştur. Tüm bu aletler yapıldıkları dönemin beğenisine uygun üslupta, kimi zaman tarikatlarını da yansıtan simgelerle bezenmiştir.","short_description":"Hat sanatı kendi kuralları içinde ürünler verirken, onun yaratılmasını sağlayan araç ve gereçler de birer sanat eserine dönüşmüştür. Kalemlerin ucunu kesmek için yapılan kalemtraş ve maktaalar, kâğıt makasları, bunların taşınmasını sağlayan divitler İslam sanatında haklı bir ün kazanmışlardır.","holder":"Türk ve İslam Eserleri Müzesi.","initial_owner":"Makta: Leyla Turgut (ilk Türk kadın mimarlardan, 20. yy); Mühre: Hattat Necmeddin Okyay (1883-1976); Kalemtraş: İbnü’l-Emin Mahmut Kemal (TİEM eski müdürü ve yazar); Makas: Dışişleri Bakanlığında görevli Süleyman Şevket Bey; Kubur: Sadi Belger (eski bir silah tüccarı, 20. yy).","dates":"Makta: 12.-13. / 18.-19. yüzyıl; Mühre: 12.-13. / 18.-19. yüzyıl; Kalemtraş: 12.-13. / 18.-19. yüzyıl; Makas: 13. / 19. yüzyıl; Kubur: H. 1131 / M. 1718 tarihlidir.","location":"Sultanahmet, İstanbul","dimensions":"Makta: uz: 19 cm.; Mühre: uz: 16 cm.; Kalemtraş: uz: 19.5 cm; Makas: uz: 22,2 cm.; Kubur: uz: 32 cm. dip çap: 4 cm.","method_for_datation":"Makta: Makta, işçiliği ve üzerindeki deseni dolayısıyla tarihlendirilmiştir çünkü maden üzerine altın kakma ile yapılan bezemeye 12.-13. / 18.-19. yüzyıllarda sıkça rastlanmaktadır. ; Mühre: Genelde mühreler ahşap ve deniz kabuğundan yapılırdı. Camdan yapılmış mührelere 18. ve 19. yüzyıllarda rastlanmaktadır. ; Kalemtraş: İşçiliği dolayısıyla tarihlendirilmiştir. ; Makas: Makas, işçiliği ve üzerindeki deseni, özellikle “Ya Fettah” yazısının 13. / 19. yüzyılda görülmesinden dolayı tarihlendirilmiştir. ; Kubur: Üzerinde İstanbul Üsküdarlı olan Ali Üsküdari tarafından 1131 / 1718 tarihinde yapıldığı yazılıdır.","method_for_provenance":"Bu eserlerin, Osmanlı hat sanatının merkezi olan İstanbul'da yapılmış olduğu düşünülmektedir. Kuburun sanatçısının İstanbullu olması da İstanbul'da üretildiğini akla getirmektedir.","provenance":"İstanbul.","obtention":"Makta: Y.Mimar Leyla Turgut'un Türk ve İslam Eserleri Müzesine bağışlanan terekesi ile 1990 da Müzeye getirilmiş ve kayda geçirilmiştir. ; Mühre: Hattat Necmeddin Okyay tarafından Rumi 15 Mart 1337 / H. 1339 / M. 1921 tarihinde hediye edilmiştir.; Kalemtraş: İbn ül-Emin Mahmut Kemaltarafından7 Mart 1919tarihinde müzeye bağışlanmıştır. ; Makas: Dışişleri Bakanlığında görevli Süleyman Şevket Bey tarafından 5 Nisan 1919 tarihinde Müzeye hediye edilmiştir. ; Kubur: Sadi Belger adlı şahsın terekesinden 18.11.1986 yılında satın alınmıştır.","bibliography":"Ölçer, N. vd, *In Pursuit of Excellence*, İstanbul, 1993, 70-73. \n \nÖlçer, N. vd, *Türk ve İslam Eserleri Müzesi,* İstanbul, 2002, 318. \n \nÇağman, F. – Aksoy, Ş. *Osmanlı Sanatında Hat*, İstanbul 1998, 18-32. \n \nKubur: yayınlanmamıştır.","dynasty":"Osmanlı Dönemi","linkcatalogs":"IAM_TR_TR_001","author":"Şule Aksoy","keywords":["altın kakma","Bitkisel bezeme","demir","gümüş","tuğra","Türk Barok-Rokokosu","Yazı"],"materials":["Kalemtraş: kemik ve maden, oyma tekniği","Kubur: karton, deri, maden.","Makas: demir üzerine altın kakma","Makta: Fildişi, oyma tekniği","Mühre: cam"]},"ea8bbe97-c193-5f18-8fc1-bff27b21d5c0":{"name":"Kur’an-ı Kerim Cildi.","description":"Bordo renkli deri cildinin dış ve iç kapaklarındaki bezemeler kalıp tekniği ile çalışılmıştır. Dış ve iç kapaklarda, geniş bir bordürle çerçevelenen palmet salbekli dilimli gömme oval şemse ve dilimli köşebentler yer almaktadır. Şemse, salbek ve köşebentlerin etrafına altın yaldızla tığ çekilmiştir. Dış ve iç kapaklar arasında iki fark bulunmaktadır: birincisi; iç kapaklarda şemsenin orta zemini dışında tüm bezemeler siyah, şemsenin ortası ise altın yaldız zemin üzerine yapılmış olmasıdır. İkincisi ise; dış kapaktaki bordürlerde bitkisel kompozisyon yer alırken iç kapakta ayet bulunmaktadır. Saz üslubundaki bitkisel kompozisyonların tümü altın yaldızla boyanmıştır. İç kapaklarda bitkisel kompozisyonlarla doldurulmuş oval madalyonlar arasına altın yaldız kullanılarak sülüs hatla “Ayet el-Kürsi” yazılmıştır. Sertabda ise LVI: 77-79 ayeti yer almaktadır. Cilt kapaklarında dolu (bezemeli) ve boş (bezemesiz) alanlar arasındaki denge ve bezemelerdeki yüzey farklılığı, yüzeyde derinlik meydana getirmiştir. \n \nEser, içleri saz üslubunda bitkisel bezemeli, gömme şemse ve köşebentleriyle 16. yüzyılın ünlü mücelliti Mehmed çelebi'nin Türk cilt sanatında bir ekol haline gelen özelliklerinin Osmanlı saray nakkaşhanesinde 17. yüzyıl ortalarında da devam ettiğini gösteren güzel bir örnektir.","short_description":"Osmanlı Saray Nakkaşhanesi'nde hazırlanmış olan eser, geleneksel Türk cilt sanatının tüm özelliklerinin büyük bir ustalıkla gözler önüne serildiği önemli bir 11. / 17. yüzyıl örneğidir.","holder":"Türk ve İslam Eserleri Müzesi.","initial_owner":"Asıl sahibi bilinmiyor. Ancak Kur’an’nın Sultan Ahmed Türbesi’nden 1911 yılında müzeye gelmiş olması, okunmak üzere bu türbeye vakf edildiğini göstermektedir.","dates":"H. 1054 / M. 1644.","location":"Sultanahmet, İstanbul","dimensions":"Boy: 66 cm. En: 47 cm.","method_for_datation":"Ketebesine göre H.1054 / M. 1644 yazılmıştır. Cilt ustasının adı bulunmamakla birlikte bitkisel kompozisyonların üslup özellikleri eserin hattı ile cildinin aynı dönemde hazırlandığını göstermektedir.","method_for_provenance":"Hattı, cildi ve tezhibindeki kalite eserin İstanbul'da saray nakkaşhanesinde hazırlanmış olabileceğini düşündürmektedir.","provenance":"İstanbul.","obtention":"1911 yılında Sultan Ahmed Türbesinden getirilmiştir.","bibliography":"ölçer, N. vd, *Türk ve İslam Eserleri Müzesi*, İstanbul, 2002, s. 296.","dynasty":"Osmanlı Dönemi","linkcatalogs":"IAM_TR_TR_001","author":"Sevgi Kutluay","keywords":["Altın (yaldız)","baskı","boyama.","deri","Kağıt","mürekkep","suluboya"],"materials":["Aharlı kağıt, deri, mürekkep, suluboya, altın yaldız, deri ciltte baskı tekniği kullanılmıştır."]}}
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+ {"8cab8001-579e-56bf-aa5a-648db5c8268e":{"name":"Yazı takımı.","description":"Makta: Fildişinden yapılmış olan makta, çok ince oyma tekniğindedir. Maktanın üst kısmında bir kürsü üzerinde Mevlevi sikkesi, alt kısmında ise saksı içinde bir ağaç motifi bulunmaktadır. Usta, üyesi olduğu Mevlevi tarikatın sikkesini de işlemiştir. \n \nMühre: Camdan yapılmıştır. Avuç içini dolduracak büyüklüktedir. \n \nKalemtraş: Kesici kısmı maden olan eserin kemikten sap kısmı parmakları kapalı bir el şeklinde sonlanmaktadır. \n \nMakas: Demirden yapılmıştır. Tüm yüzeyi altın kakma bitkisel motiflerle bezenmiştir. Makasın tutma yeri karşılıklı olarak Allah'ın doksan dokuz güzel adından biri olan “Allah bütün kapıların açıcısıdır” anlamındaki “Ya Fettah” yazısı biçimindedir. \n \nKubur: Kalın karton üzerine siyah deri gerilmek suretiyle hazırlanmış kapaklı, silindirik bir kuburdur. Dip kısmında pirinç hokkası bulunmaktadır. Kuburun dış yüzeyi lake (Edirnekari) tekniğinde yapılmış altın yaldız ve çeşitli renklerde kıvrım dal ve çiçeklerle bezelidir. Ali Üsküdari'nin yaptığı kuburun özelliği mürekkep hokkasının bulunmasıdır. \n \nİslam sanatının kendini ifade ettiği en büyük alanlardan biri hat sanatıdır. Özellikle bazı Osmanlı sultanları da hat sanatında ders almış ve çalışmalar yapmıştır. Hat sanatında güzel eserler vermiş sultanlar arasında III. Ahmed, II. Mustafa, II. Mahmud ve I. Abdülmecid sayılabilir. Hattatların kullandığı eserler de birer sanat eseri haline gelmiştir. Kullanacağı kağıdı makasla kesen, aharlayıp mühre ile parlatan sanatçı kağıdını kuburlarda korumuştur. Makta üzerine koyduğu bambu kamış kalemini kalemtraşla istediği kalınlıkta inceltmiş, bu kalemle yazısını yazmış, mürekkebini hokkada saklamıştır. Hat sanatını icra etmek için kullandığı tüm bu aletleri yazı çekmecelerinde bir arada korumuştur. Tüm bu aletler yapıldıkları dönemin beğenisine uygun üslupta, kimi zaman tarikatlarını da yansıtan simgelerle bezenmiştir.","short_description":"Hat sanatı kendi kuralları içinde ürünler verirken, onun yaratılmasını sağlayan araç ve gereçler de birer sanat eserine dönüşmüştür. Kalemlerin ucunu kesmek için yapılan kalemtraş ve maktaalar, kâğıt makasları, bunların taşınmasını sağlayan divitler İslam sanatında haklı bir ün kazanmışlardır.","holder":"Türk ve İslam Eserleri Müzesi.","initial_owner":"Makta: Leyla Turgut (ilk Türk kadın mimarlardan, 20. yy); Mühre: Hattat Necmeddin Okyay (1883-1976); Kalemtraş: İbnü’l-Emin Mahmut Kemal (TİEM eski müdürü ve yazar); Makas: Dışişleri Bakanlığında görevli Süleyman Şevket Bey; Kubur: Sadi Belger (eski bir silah tüccarı, 20. yy).","dates":"Makta: 12.-13. / 18.-19. yüzyıl; Mühre: 12.-13. / 18.-19. yüzyıl; Kalemtraş: 12.-13. / 18.-19. yüzyıl; Makas: 13. / 19. yüzyıl; Kubur: H. 1131 / M. 1718 tarihlidir.","location":"Sultanahmet, İstanbul","dimensions":"Makta: uz: 19 cm.; Mühre: uz: 16 cm.; Kalemtraş: uz: 19.5 cm; Makas: uz: 22,2 cm.; Kubur: uz: 32 cm. dip çap: 4 cm.","method_for_datation":"Makta: Makta, işçiliği ve üzerindeki deseni dolayısıyla tarihlendirilmiştir çünkü maden üzerine altın kakma ile yapılan bezemeye 12.-13. / 18.-19. yüzyıllarda sıkça rastlanmaktadır. ; Mühre: Genelde mühreler ahşap ve deniz kabuğundan yapılırdı. 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Dış ve iç kapaklarda, geniş bir bordürle çerçevelenen palmet salbekli dilimli gömme oval şemse ve dilimli köşebentler yer almaktadır. Şemse, salbek ve köşebentlerin etrafına altın yaldızla tığ çekilmiştir. Dış ve iç kapaklar arasında iki fark bulunmaktadır: birincisi; iç kapaklarda şemsenin orta zemini dışında tüm bezemeler siyah, şemsenin ortası ise altın yaldız zemin üzerine yapılmış olmasıdır. İkincisi ise; dış kapaktaki bordürlerde bitkisel kompozisyon yer alırken iç kapakta ayet bulunmaktadır. Saz üslubundaki bitkisel kompozisyonların tümü altın yaldızla boyanmıştır. İç kapaklarda bitkisel kompozisyonlarla doldurulmuş oval madalyonlar arasına altın yaldız kullanılarak sülüs hatla “Ayet el-Kürsi” yazılmıştır. Sertabda ise LVI: 77-79 ayeti yer almaktadır. Cilt kapaklarında dolu (bezemeli) ve boş (bezemesiz) alanlar arasındaki denge ve bezemelerdeki yüzey farklılığı, yüzeyde derinlik meydana getirmiştir. \n \nEser, içleri saz üslubunda bitkisel bezemeli, gömme şemse ve köşebentleriyle 16. yüzyılın ünlü mücelliti Mehmed çelebi'nin Türk cilt sanatında bir ekol haline gelen özelliklerinin Osmanlı saray nakkaşhanesinde 17. yüzyıl ortalarında da devam ettiğini gösteren güzel bir örnektir.","short_description":"Osmanlı Saray Nakkaşhanesi'nde hazırlanmış olan eser, geleneksel Türk cilt sanatının tüm özelliklerinin büyük bir ustalıkla gözler önüne serildiği önemli bir 11. / 17. yüzyıl örneğidir.","holder":"Türk ve İslam Eserleri Müzesi.","initial_owner":"Asıl sahibi bilinmiyor. Ancak Kur’an’nın Sultan Ahmed Türbesi’nden 1911 yılında müzeye gelmiş olması, okunmak üzere bu türbeye vakf edildiğini göstermektedir.","dates":"H. 1054 / M. 1644.","location":"Sultanahmet, İstanbul","dimensions":"Boy: 66 cm. En: 47 cm.","method_for_datation":"Ketebesine göre H.1054 / M. 1644 yazılmıştır. Cilt ustasının adı bulunmamakla birlikte bitkisel kompozisyonların üslup özellikleri eserin hattı ile cildinin aynı dönemde hazırlandığını göstermektedir.","method_for_provenance":"Hattı, cildi ve tezhibindeki kalite eserin İstanbul'da saray nakkaşhanesinde hazırlanmış olabileceğini düşündürmektedir.","provenance":"İstanbul.","obtention":"1911 yılında Sultan Ahmed Türbesinden getirilmiştir.","bibliography":"ölçer, N. vd, *Türk ve İslam Eserleri Müzesi*, İstanbul, 2002, s. 296.","dynasty":"Osmanlı Dönemi","linkcatalogs":"IAM_TR_TR_001","author":"Sevgi Kutluay","keywords":["Kağıt; altın (yaldız); mürekkep; suluboya; deri; baskı; boyama."],"materials":["Aharlı kağıt, deri, mürekkep, suluboya, altın yaldız, deri ciltte baskı tekniği kullanılmıştır."]}}