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{"0283d533-1980-536d-937a-06e5a3d00c92":{"name":"Console.","description":"Sorte de corbeau dont les côtés peints sont meublés par un décor floral simplifié, formé par des rinceaux bleu et jaune qui se terminent par des palmettes trilobées ou bilobées. Leur plate-forme est de couleur rouge vif. Les pourtours qui suivent la forme de la console sont indiqués par des points jaunes entourés de cercles bleus. Ces motifs floraux s'inscrivent parfaitement dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le décor de façade, qui est en forme de tête de sauterelle, est sculpté de rainures courbes. L'architecture ifriqiyenne offre des modèles semblables en pierre, au moins dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C), à l'exemple de la mosquée des Trois Portes, alors que l'Orient ne nous a pas légué de consoles permettant de faire une comparaison quelconque. Cette console, qui faisait partie de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, servait de solive pour une des poutres des plafonds. Il s'agit, sans doute, d'une dérivation lointaine de modèles antiques ; néanmoins, on est frappé par le génie de l'ébéniste qui, devant orner un organe de forte saillie, l'épannelle simplement et en meuble les surfaces avec des éléments linéaires.","short_description":"Cette console faisait partie intégrante de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle servait de solive pour une des poutres des plafonds. Les motifs floraux s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin IIIe-début Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 62 cm, l. 16 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut déposée, parmi des milliers d'autres fragments, au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 208, n° 277. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 261. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 191.","dynasty":"Aghlabide-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration figurative","décoration florale","mobilier","sculpture"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et décoré."]},"060dee0a-fee6-55fb-aada-947a4da800d1":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau en pierre calcaire à décor en puissant relief sculpté de volutes et de feuillages, reposant sur des colonnes jumelles. Des pommes de pin, ressemblant à des grappes de raisin, sont dispersées au milieu de feuilles d'acanthe stylisées réparties symétriquement et ponctuées de trous forés. Ce motif rappelle certains chapiteaux abbassides inspirés de l'Antiquité gréco-romaine tardive. Néanmoins, au lieu d'une pomme de pin unique et de feuillages naturalistes, ce chapiteau présente une prolifération de pommes de pins et de feuilles de traitement plus abstrait. Ainsi est-il probablement plus tardif ; peut-être a-t-il été sculpté lors des travaux de rénovation entrepris à Jérusalem par Saladin après sa victoire sur les Croisés, à la fin du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","short_description":"Des sculptures en haut relief de feuilles alternant avec des pommes de pin décorent ce chapiteau en calcaire. Le motif date de la période abbasside mais s'inspire, plus en amont, de modèles de l'Antiquité tardive. Ce chapiteau fut trouvé dans le Haram al-Charif à Jérusalem.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 32 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Saladin reprit Jérusalem aux Croisés en 1187. Ce chapiteau a pu être réalisé lors des rénovations de la cité qu'il entreprit après sa victoire.","method_for_provenance":"Le chapiteau a été trouvé au Haram al-Charif à Jérusalem.","obtention":"Donné au musée par le Palestine Exploration Fund en 1903.","bibliography":"Wilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","dynasty":"Ayyoubide","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Pierre calcaire."]},"07b66f0c-d994-5578-a3f4-0e6d135b8b59":{"name":"Panneau d’ornement.","description":"Plaque décorative en pierre calcaire blanche dont la surface se trouve en état de corrosion avancée. Contrairement à d'autres sculptures du haut Moyen Âge lisboète, ce panneau présente un relief plus accentué à sa surface, mettant en valeur les alternances de clair-obscur et l'animation du dessin par des retouches complémentaires réalisées avec un fin bistouri. \nLe panneau est décoré de trois arcs à festons, appuyés sur des petites colonnes torsadées. La quatrième colonnette a été détruite par la découpe de la pierre sur son côté gauche. Les festons décoratifs présentent des palmettes, de trois à cinq pointes en alternance. Le bord intérieur des arcs laisse voir un décor en épine tandis que le bord extérieur présente la forme d'une torsade. Un subtil motif végétaliste remplit l'angle supérieur droit, manifestant “l'horreur du vide” qui caractérise tout le dessin du panneau. Le décor de l'angle gauche n'est plus visible en raison du piètre état de conservation de la pièce. Cette même raison nous empêche de voir la fine corde qui relie horizontalement la base des arcs sur laquelle s'appuient les trois coquilles qui remplissent leurs faces intérieures. Sur chaque entrecolonnement et sous les coquilles, on peut voir des figures d'animaux affrontés, dont deux oiseaux au centre et un quadrupède à chaque extrémité. Sur le dos de chacun, une petite touffe végétale, typique de certaines compositions islamiques ou du bestiaire inspiré par cette tradition. \nDu point de vue iconographique, l'ensemble présente une nette signification chrétienne, proche, par exemple de celle de certaines étoiles coptes, sculptées de la même manière, représentant le Paradis. Pour preuve, la stèle dédiée à la mémoire de Marthe, provenant de Esneh (musée du Caire), et l'étoile nommée “étoile du Paradis” du Musée de Brooklyn.","short_description":"Plaque décorative en pierre calcaire blanche ornée de trois arcs appuyés sur de petites colonnes. D'un point de vue iconographique, l'ensemble présente des similitudes avec les stèles coptes, suggérant que ce bas-relief provenait à l'origine d'un édifice chrétien érigé pendant le règne islamique.","holder":"Cathédrale de Lisbonne (Sé).","owner":"Chapitre métropolitain du patriarcat de Lisbonne.","dates":"317-422 de l’Hégire / 929-1031 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 61 cm ; l. 122 cm ; P. 32,5 cm.","method_for_datation":"Par analogie entre la pièce et la plaque du Musée archéologique national de Madrid. Elle se rapproche, aussi bien par la densité des décors que par le relief, des productions érudites du califat. Il existe, en effet, une grande parenté entre le motif végétaliste de ses arcs et les motifs de certaines colonnes du “Salon riche” de Madinat al-Zahra ou des impostes de la mosquée de Kairouan. D'autres caractéristiques cordouanes se retrouvent dans la manière dont sont dessinés les animaux, certains de ses détails et la finition de sa surface, à petits coups de bistouri.","method_for_provenance":"Jusqu'à il y a quelques années, incorporée dans les contreforts de la façade nord de la cathédrale, cette pièce a dû appartenir à un temple antérieur à la mosquée qui existait dans le site, selon des indices offerts par d'autres pierres d'ornement découvertes dans le périmètre de la cathédrale (Sé). Les fouilles archéologiques du cloître, dirigées par Alexandra Gaspar, laissent entrevoir de grandes transformations architectoniques et urbaines survenues au XIe siècle, ce qui permet de dater la construction de la mosquée de la période des Taïfas.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Ce bas-relief appartenait à un édifice chrétien construit en pleine époque islamique, dont la pierre a été réutilisée au XIIe siècle pour l'édification des contreforts de la façade nord de la basilique romane. Depuis quelques années, en vue de sa protection, la pierre a été retirée de l'extérieur et placée dans le cloître en vue de son intégration au musée.","bibliography":"Almeida, C. A. F. (de), “Arte Islâmica em Portugal”, *História da Arte em Portugal*, vol. 2 : *Arte da Alta Idade Média*, Lisbonne, 1986. \nCaballero Zoreda, L., “¿Visigodo o asturiano? Nuevos hallazgos en Mérida y otros datos para un nuevo 'marco de referencia'de la arquitectura y la escultura altomedieval en el norte y oeste de la Península Ibérica”, XXXIX *Corso de Cultura sull´Arte Ravennate e Bizantina*, Ravenne, 1992, pp. 139-190. \nFernandes, P. A., “O sítio da Sé de Lisboa antes da reconquista”, *Artis*. *Revista do Instituto de Arte da Faculdade de Letras de Lisboa*, 1, Lisbonne, 2002, pp. 57-87. \nReal, M. L., “Inovação e resistência. Dados recentes sobre a antiguidade cristã no ocidente peninsular”, IV *Reunió d'Arqueologia Cristiana Hispánica*, Barcelone, 1995, pp. 17-68. \nReal, M. L., “Portugal: cultura visigoda e cultura moçárabe”, *Visigodos y omeyas: un debate entre la antigüedad tardía y la alta Edad Media (Mérida, 1999)*, L. Caballero et P. Matos, éd., Madrid-Mérida, 2000.","dynasty":"Omeyyade de Cordoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arcade","bas-relief","cathédrale","coquille","corde","Cordoue","feston","mozarabe","oiseau","palmette","Panneau","paradis","pierre calcaire","torsade"],"materials":["Pierre calcaire, sculpture en bas-relief."]},"08fc2f57-a61c-58cb-a4a0-79aaa993eee4":{"name":"Pierre décorative à relief de rinceaux stylisés et de grenades.","description":"Cette pierre rectangulaire présente sur sa face antérieure un décor en relief composé d'un tronc d'où partent des tiges tournées en rinceaux. Ces rinceaux se recoupent et courent tels des vagues en se ramifiant par paire enroulée et se terminant par des feuilles et des grenades stylisées. \nCe relief provient d'un ensemble plus important puisqu'il était prévu pour l'ornementation de l'entrée du palais de Khirbat al-Minya. Le palais n'ayant jamais été achevé, on ne peut se faire une idée de l'ensemble. Le calife omeyyade al-Walid Ier fit bâtir entre 705 et 715 J.-C. un palais de petites dimensions à Khirbat al-Minya près de Tibériade, sur la rive nord-ouest du lac Génézareth. La bâtisse devait avoir une entrée imposante et se distingue par l'importance des salles d'audience ornées de mosaïques au sol et par une mosquée à la niche de prière en demi-cercle. Le décor de pierre sculptée de Khirbat al-Minya est tout à fait dans la tradition de l'Antiquité tardive, bien que l'on remarque déjà des changements dus à la forte stylisation, caractéristique des débuts de l'époque islamique. La grenade stylisée est un motif récurrent à l'époque omeyyade, on la trouve dans les décors de pierre, de stuc et surtout de mosaïque. \nLes musées de Berlin prirent part à la campagne de fouilles de 1936-1939 à Khirbat al-Minya et bon nombre des objets découverts leur fut remis, le reste se trouvant à Jérusalem.","short_description":"Ce bloc de calcaire provient des fouilles du palais inachevé de Khirbat al-Minya près de Tibériade sur la mer de Galilée, construit pour le calife omeyyade al-Walid Ier. Ce relief montre des tiges ondulantes qui se terminent par des feuilles de vigne et des grenades. Ce décor était destiné à orner une partie de l'entrée du palais.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Probablement al-Walid Ier (86-96 H / 705-715 J.-C.).","dates":"règne d’al-Walid Ier, v. 86-96 H / 705-715 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 55 cm, l. 28 cm.","method_for_datation":"Grâce à une série d'indices, on a pu dater le palais de Khirbat al-Minya du règne du calife al-Walid Ier. Parmi ces indices, on peut citer l'inscription d'architecte, les pièces de monnaie mises au jour, les caractéristiques de la distribution des chambres, ainsi que la forme et la facture de la niche de prière.","method_for_provenance":"La pièce a été découverte lors des fouilles de Khirbat al-Minya dans un ensemble de blocs prêts à servir au parement de l'entrée du palais.","provenance":"Palais de Khirbat al-Minya sur le lac Génézareth, Israël.","obtention":"Acquis au cours des fouilles lors de la répartition des objets découverts.","bibliography":"Creswell, K.A.C., *Early Muslim Architecture,* Oxford, 1969, vol. 1/2, pp. 380-389, pl. 64-69. \n*Museum für Islamische Kunst,* Mayence, 2001, p. 18. \nPuttrich-Reignard, O., “Die Palastanlage von Chirbet el Minje”, *Palästina-Hefte des Deutschen Vereins vom Heiligen Lande* 17-20, 1939 (n° spécial).","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arts décoratives","élément d’un ensemble architectural","relief"],"materials":["Pierre calcaire sculptée."]},"0b5ea864-f20c-51f8-b510-3ee37516c735":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau de porte décoré d'un motif floral sculpté en profondeur dans la pierre calcaire. Il comprend une rosette centrale flanquée de deux rinceaux de feuillage entrelacés ornés de palmettes, de pommes de pins et de grappes de raisin, le tout disposé dans un cartouche entouré d'un grènetis perlé. \nCe type de motif floral très courant pendant la période omeyyade s'observe dans tous les arts décoratifs. Des motifs sculptés similaires ornaient le Qasr al-Mchatta (aujourd'hui au Pergamon Museum, Berlin). \nLa fonction de ce linteau est purement esthétique. Il était placé au-dessus d'un passage de porte décoré.","short_description":"Linteau de porte de Qasr al-Touba décoré d’un motif floral sculpté en profondeur, et d’une rosette centrale, éléments décoratifs très courants pendant la période omeyyade et qui s’observent dans tous les arts décoratifs. De tels linteaux travaillés étaient placés au-dessus d’un passage de porte décoré.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 44 cm, L. 218 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Ce linteau faisait partie d'une construction datée du IIe/VIIIe siècle environ, date établie par déductions historiques.","method_for_provenance":"Linteau trouvé sur le site de Qasr al-Touba.","provenance":"Qasr al-Touba.","obtention":"Selon le numéro d'inventaire du musée, le linteau a été transféré de Qasr al-Touba au musée au cours des années 1950 par le Département des antiquités de Jordanie.","bibliography":"Creswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, vol. I, Oxford, 1932, p. 376, planche 80/A.","dynasty":"Omeyyade","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"0bf43e0a-1c8a-551e-b578-afed4b5312af":{"name":"Chapiteau.","description":"Ce chapiteau en marbre est un des différents modèles créés par les artistes de la dynastie mérinide. Contrairement au type classique où, tant dans les proportions que dans l'ornementation, la différence est très accusée entre la corbeille (partie inférieure cylindrique) et le tailloir (partie supérieure parallélépipédique), ici le débordement du tailloir sur la corbeille n'est pas trop sensible, et l'ornementation n'est pas discontinue. \n \nPosée au-dessus d'un astragale à tore strié en cordelière, la corbeille est représentée par un méandre d'acanthe lisse incurvé au sommet. Des imbrications d'écailles s'élevant au-dessus d'un motif à gradins remplissent les fentes verticales médianes et les intervalles du méandre. Au-dessus du méandre règne un décor végétal foisonnant d'une grande finesse d'exécution qui assure la liaison entre les deux volumes du chapiteau : de deux doubles palmes à digitations d'acanthes jaillissant du sommet des intervalles se détachent deux lobes qui s'enroulent en spirale pour se rejoindre au centre du chapiteau et former comme deux coquilles d'escargot accolées. Au-dessus, un bandeau plat porte, sculptée en relief, une inscription pieuse en caractères cursifs tirée de la fin du verset coranique 64 de la sourate XII, “Josef” : “Allah est le meilleur protecteur et il est le plus Miséricordieux des Miséricordieux.”De chaque côté du bandeau, deux palmes asymétriques à digitations d'acanthes occupent les angles du tailloir tout en cernant une pomme de pin arquée. Un tasseau rectangulaire en saillie décoré d'un motif floral meuble l'axe supérieur du chapiteau. \n \nCe décor plein de nuances et de vigueur caractérise les chapiteaux de mosquées et de *madrasa* mérinides.","short_description":"C'est un des modèles de chapiteaux au décor végétal foisonnant et d'une grande finesse d'exécution que les artistes mérinides créèrent pour les mosquées et les *madrasa*. Il porte sur sa partie supérieure un bandeau plat sur lequel est sculpté en relief une inscription pieuse en caractères cursifs.","holder":"Musée archéologique.","dates":"731-749 de l’Hégire / 1331-1348 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 28 cm, Ø corbeille 20,6 cm, Ø tailloir 40,2 cm.","method_for_datation":"à l'intérieur des remparts de la nécropole de Chellah, un élément architectonique (encadrement de porte monumentale) donne la date du début et de la fin des travaux : 731-749/1331-1348.","method_for_provenance":"Objet archéologique récupéré *in situ*.","provenance":"Zaouia de Chellah (Rabat).","obtention":"Objet provenant d'un site archéologique.","bibliography":"Cambazard, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévi-Provençal, é. et Basset, H., *Chellah, une nécropole mérinide*, Paris, 1923. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration géométrique","décoration végétale","édifice religieux"],"materials":["Marbre blanc, sculpté."]},"102b5a7a-7eb3-5088-8d91-c9be0bc5c5fa":{"name":"Lion assis.","description":"Pièce en marbre gris de forme parallélépipédique, sculptée, comportant un lion assis sur ses pattes postérieures, plaqué contre la partie inférieure d'un segment d'arc. La tête de l'animal est beaucoup plus grande que son corps. Les yeux sont globuleux et écarquillés, la gueule grande ouverte laisse apparaître des dents bien serrées, ce qui donne à la face un air féroce. \n \nLe flanc gauche de l'animal est plus densément décoré que celui de droite. Des poils en forme de boucles pendent du flanc gauche, sur lequel repose une queue. Les pattes antérieures manquent. Le flanc droit est dépourvu de tout ornement, ce qui suggère que ce côté était encastré dans la maçonnerie et que le côté gauche était mis en évidence. \n \nLa forme globale de cet élément donne à penser qu'il s'agissait d'un segment d'arc polylobé appartenant à une porte de palais hammadide.","short_description":"Cette pièce de marbre qui comprend la sculpture d'un lion à tête disproportionnée, gueule grande ouverte, constituait probablement l'amortissement d'un arc de porte. La queue est rabattue sur le flanc gauche, des boucles incisées suggèrent le pelage.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 40,5 cm, l. 24 cm, ép. 12 cm.","method_for_datation":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","method_for_provenance":"Pièce trouvée sur le site de la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Don de L. Leschi.","bibliography":"Golvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Sur un lion de marbre trouvé à la Kal'a des Beni Hammad”, *Revue africaine*, Alger, 1939, pp. 182-191.","dynasty":"Hammadide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor animalier","Hammadides","lion","marbre","palais","représentation figurative"],"materials":["Marbre gris taillé et sculpté."]},"10e26695-1660-57f4-b0af-2bbb52699f63":{"name":"Panneau.","description":"Ce panneau de marbre sculpté est encadré par une moulure en biseau de coupe classique. En dessous apparaissent trois arcs en fer à cheval appuyés sur des colonnes torses avec leur base et leurs chapiteaux à volutes. Chaque arc abrite un rameau différent avec des représentations du thème de la fleur de lotus que l'on peut interpréter comme un *hom*, ou arbre de vie. Au creux des arcs surgissent également des fleurs de ce type. \nSur les cimaises des chapiteaux, une inscription en caractères coufiques cite le nom de “Karim, son serf”, que l'on a interprété comme étant Abd al-Karim, maître d'œuvre d'Abd al-Rahman II. \nCe panneau décoratif provient de l'ancien *alcazar* omeyyade de Cordoue, qui fut la résidence des Ommeyyades jusqu'à la construction de Madinat al-Zahira. L'*alcazar* califal, construit sur un ancien palais wisigothique, occupait une vaste enceinte à l'intérieur de laquelle se trouvaient diverses constructions. Abd al-Rahman Ier l'agrandit, Abd al-Rahman II l'embellit, le dotant de conduites d'eau, et certains de ses successeurs y ajoutèrent de nouveaux édifices. \nAu moment de la reconquête chrétienne par les troupes de Ferdinand III le Saint en l'an 634 H / 1236 J.-C., la ville de Cordoue comptait encore l'*alcazar*, sur l'emplacement de l'actuel palais épiscopal et séminaire de Saint-Pélage. \nL'*alcazar* survécut jusqu'au milieu du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) mais c'est à peine s'il en reste quelques vestiges.","short_description":"Sur ce fragment de panneau mural en marbre, provenant de Cordoue, sculpté avec une décoration architectonique d'arcs abritant des motifs floraux, les inscriptions des cimaises sont du plus grand intérêt car elles mentionnent le sculpteur, un artiste qui travaillait sous Abd al-Rahman II et al-Hakam II.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Émirat d’Abd al-Rahman II (207-238 H / 822-852 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 48 cm, l. 77 cm.","method_for_datation":"Interprétation de l'inscription qui semble faire référence à Abd al-Karim, maître d'œuvre d'Abd al -Rahman II (207-238/822-852). La pièce présente en outre des caractéristiques très classiques et des réminiscences du monde oriental, traits propres à l'émirat indépendant d'al-Andalus. Cela semble être encore un art émiral mais déjà proche de l'art califal.","method_for_provenance":"Le panneau provient du séminaire de Saint-Pélage dont l'emplacement était occupé par l'*alcazar* omeyyade disparu de Cordoue. Sa taille profonde et déliée est caractéristique de Cordoue et la distingue d'autres décorations murales attribuées à la même période mais provenant de lieux différents.","provenance":"Séminaire de Saint-Pélage, ancien palais omeyyade de Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée auMusée archéologique national par donation le 23 mai 1968.","bibliography":"Revilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional de Madrid*, Madrid, 1932, p. 16. \nZozaya, J., “Antigüedades andalusíes de los siglos VIII al XV”, *Museo Arqueológico Nacional, Guía general II,* Madrid, 1991, p. 63.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période émirale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatine","décoration florale"],"materials":["Marbre sculpté."]},"114c06c2-280f-51d2-a9f9-1733b739488a":{"name":"Kuttab (école coranique).","description":"Un *kuttab* est un établissement d'enseignement dans lequel les enfants apprennent à mémoriser le Coran, des rudiments de langue arabe et d'arithmétique. Ces boiseries se composent de deux côtés montés en L et d'un plafond. La partie la plus longue comprend une porte décorée d'un assemblage de motifs géométriques. à gauche s'ouvrent quatre rangements ou placards, deux de chaque côté, séparés par une niche profonde dans laquelle s'asseyait l'enseignant. Les portes des placards sont ornées de motifs géométriques composés de médaillons en étoile reprenant la même technique que le décor de la porte. Sur les deux côtés et au-dessus de la niche s'ouvrent 29 petits compartiments à cadre en arc brisé qui servaient à ranger le matériel éducatif. La partie basse comporte divers ornements, la partie supérieure sept panneaux dans un cadre rectangulaire, chacun meublé de différents éléments en bois tourné et séparé de ses voisins par des balustres tournées. L'autre section de ces lambris présente deux placards décorés de façon similaire aux précédents, surmontés de 12 petits compartiments à niches lobées. à gauche, s'ouvre une porte pleine, sans décor. Le plafond est orné de motifs géométriques composés de parties de médaillons en étoile faits d'une superposition de petites baguettes de bois. En dessous, un cadre est orné de pendentifs en *mouqarnas*. L'ensemble comprend également quelques ajouts décoratifs récents.","short_description":"Un *kuttab* est un établissement scolaire où les enfants apprennent à mémoriser le Coran, à lire et à écrire. Un *kuttab* était habituellement situé au deuxième niveau d'un *sabil* (fontaine publique). Cet exemple particulier est originaire d'un bâtiment de Rosette, une ville du nord du delta du Nil.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 340 cm, L. 465 cm, l. 215 cm.","method_for_datation":"Les techniques d'assemblage et de superposition de petites pièces de bois étaient répandues pendant la période ottomane aux Xe et XIe siècles H (XVIe-XVIIe J.-C.), en particulier dans la décoration d'objets domestiques et de plafonds de résidences privées. Parmi celles-ci figurent Bayt al-Souhaymi (1058/1648) et la résidence de Waqf al-Sadat (1070/1659), toutes deux au Caire. Ces techniques étaient également utilisées dans la construction de *minbar* et de *dikka* (podium de récitation) dans les mosquées de la période ottomane.","method_for_provenance":"Les informations sur la provenance figurent dans les archives du musée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Cet ensemble a été transféré au musée de la résidence d'al-Mazdini à Rosette (égypte), sans que l'on en sache davantage sur cette opération.","bibliography":"Khalifa, Rabi' H., *Founoun al-Qahira fi al-'ahd al-Othmani* \\[Les arts au Caire pendant la période ottomane\\], Le Caire, 1985. \nMustafa, M., *Dalil Mathaf al-fan al-Islami* \\[Guide du musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["assemblages de bois","bois","bois tournés","décoration géométrique","dikka","éducation","kuttab","mobilier"],"materials":["bois tourné.","Décoration en bois, assemblage, emboîtement, superposition de tasseaux de bois"]},"1323c28f-86f5-5888-85f8-28a25c1be041":{"name":"Chapiteau.","description":"Ce chapiteau provenant du palais de la Aljafería de Saragosse est un dérivé de l'ordre composite de tradition classique. Deux rangées de feuilles d'acanthes gouvernent l'organisation de l'espace et servent de réceptacles à l'ornementation végétale. À la surface de chaque feuille, la décoration se déploie en divers motifs finement sculptés. Chaque côté des échines présente également un type différent de décoration florale. L'abaque, à un seul niveau, adopte la forme d'une croix aux bras arrondis. \nEn dehors de quelques exemplaires en marbre, la plupart des chapiteaux de la Aljafería sont en albâtre et répondent aux ordres corinthien et composite, dénotant une nette évolution à partir du chapiteau califal, même si, à Saragosse, ils sont plus allongés, avec des volutes dont la taille diminue au point de disparaître. Sur ce chapiteau en particulier, les influences califales ne sont déjà plus perceptibles, et ses formes élaborées et capricieuses répondent au goût du royaume taïfa de Saragosse. \nNous savons que ce chapiteau appartenait à ce qui était sans doute la grande salle d'audience d'al-Mouqtadir, “le Salon des marbres”, également appelé “Salon de l'or”, sur le côté nord du palais. Ce grand salon rectangulaire, avec deux pièces latérales, était décoré de dalles de marbre, de plinthes d'albâtre et de panneaux de stuc sculpté qui tapissaient les murs. Cette riche décoration reflète le luxe et le raffinement de la cour d'al-Mouqtadir, sous le règne duquel fut construit le palais de la Aljafería.","short_description":"À la différence des chapiteaux d'époque califale qui étaient en marbre, ce chapiteau stylisé, placé à l'origine dans le Salon du Trône du palais de la Aljafería, est sculpté dans l'albâtre. Il est orné à profusion d'une double rangée de feuilles d'acanthe rehaussées de minutieux motifs végétaux ciselés comme une pièce d'orfèvrerie.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Époque d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 H / 1046-1081 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 43 cm, l. 29 cm, Ø 19, 5 cm.","method_for_datation":"Le palais de la Aljafería fut construit sous le règne et le mécénat d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 /1046-1081), second monarque de la dynastie des Banu Hud (432-503/1040-1110). Le nom d'al-Mouqtadir apparaît sur les monnaies qui commencèrent à être émises en 441/1051.","method_for_provenance":"La pièce provient du “Salon des marbres” du palais de la Aljafería de Saragosse.","provenance":"Palais de la Aljafería, Saragosse.","obtention":"Le chapiteau est entré aumusée par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Domínguez Perela, E., “Relaciones entre los capiteles de la Aljafería y los cordobeses”, *Actas del III coloquio de arte aragonés*, Zaragoza 1983, pp. 51-85. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe,* Ars hispaniæ, vol. 3, Madrid, 1951, p. 223. \nMarinetto Sánchez, P., “El capitel en el período taifa”, *Coloquio internacional de capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (siglos VI-XII)*, pp. 145-166. \nRevilla Vielva, R. *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 180. \n*Al Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 232. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.)","dynasty":"Royaumes de Taïfas : dynastie des Banu Hud (432-503 de l’Hégire / 1040-1110 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture de cour","chapiteau","décoration architectonique","décoration florale"],"materials":["Albâtre sculpté."]},"19c131a2-1764-5332-adc2-8dd10e15a0f0":{"name":"Fragment de plafond en bois.","description":"Ce plafond, constitué de panneaux assemblés, présente une superficie subdivisée en compartiments géométriques par un cadre à plusieurs moulures entrecroisées et tressées, qui forment des carrés ou des losanges avec, au centre, un motif étoilé à huit pointes. Les parties intérieures sont sculptées minutieusement et avec un grand raffinement, en arabesques formant une sorte de dentelle ; le décor est constitué de motifs végétaux et animaux sculptés en ronde-bosse ; on y distingue des lions, des gazelles, des lièvres, des rapaces attaquant leur proie, des aigles aux ailes éployées. La typologie décorative, avec un fond très travaillé et les bandes des cadres moulurés qui forment un motif géométrique simple, est la même que celle des plaques, plus stylisées, de stuc et de plâtre provenant de l'église médiévale de San Giuliano de Caltagirone, peut-être utilisées comme éléments de séparation, architecturaux et décoratifs, entre l'abside et la nef, ou en guise d'autel. Le plafond, qui provient sûrement d'une habitation civile, probablement du Palais royal – comme l'atteste, outre la présence de motifs traditionnels comme les éléments géométriques et les arabesques, celle de sujets représentés –, constitue un exemple de “réalisme glacé” (Scerrato 1979) de la production fatimide.","short_description":"Plafond décoré de motifs végétaux et de silhouettes d'animaux sculptés très typiques, comme des lions, des gazelles, des lièvres et autres animaux. Œuvre d'artisans fatimides, elle provient certainement du Palais royal.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, Palazzo Abatellis","dates":"milieu du XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 134 cm ; l. 74 cm.","method_for_datation":"Bibliographie ; comparaison avec les ivoires Carrand de Florence, et avec des éléments de bois façonnés du Musée d'art islamique du Caire.","method_for_provenance":"Bibliographie ; documents historiques.","provenance":"Palais des Normands, Palerme.","obtention":"Dépôt, précédemment au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Delogu R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 15, 59. \nScerrato U., “Arte islamica in Italia”, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 524-525 et fig. 196.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","architecture fatimide","ébénisterie","plafond"],"materials":["Bois sculpté."]},"1e282c8c-3fed-5331-b88b-4c2782ff7968":{"name":"Fragment de panneau en bois peint.","description":"Les recherches sur le palais B de la région de Raqqa ont révélé un ensemble de techniques ornementales appliquées à divers matériaux dont des cadres en plâtre pour les portes et les fenêtres ou des lambris de bois pour recouvrir les murs et les plafonds des salles officielles. Ces formes et techniques similaires à celles des Omeyyades, comme, par exemple, à Qasr al-Khayr al-Gharbi, illustrent la continuité des décors palatiaux entre les périodes omeyyade et abbasside. \nCe fragment rectangulaire faisait partie d'un panneau de bois peint de motifs floraux et végétaux stylisés encadrés de motifs géométriques. Le décor est peint en couleurs (noir, rouge, jaune et brun) de diverses nuances pour créer une impression de relief.","short_description":"Ce panneau peint décorait jadis la salle de réception d'un palais abbasside à Raqqa. Il révèle un haut degré de talent dans la mise en forme tridimensionnelle des motifs floraux.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 52,2 cm, l. 11,1 cm.","method_for_datation":"L'objet a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa. Une inscription sur plâtre figurant sur l'un des murs du palais l'associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah (218-227/833-842). Le palais aurait été édifié vers 220/835.","method_for_provenance":"Cet ornement architectural a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa et a probablement été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"élément découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises en 1952 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","dynasty":"Abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Nasib Salibi","Raqqa"],"materials":["Bois peint."]},"1fb2f6df-1383-5523-b767-c9a42193803e":{"name":"Éléments de nervure de coupole en bois, ornement en stuc.","description":"Nervure de coupole en bois appartenant à une collection d'éléments architecturaux en bois à décor de stuc sculpté, peint et doré. La sculpture des motifs végétaux et géométriques et le texte en pseudo-calligraphie sont peints en bleu, rouge, vert et blanc sur fonds de couleurs variées mais surtout noir et doré. \nCette pièce faisait jadis partie de la décoration de la coupole de la mosquée al-Aqsa, dont certaines zones endommagées par l'action de la moisissure et d'infiltrations d'eau furent remplacées en 1938. L'importance de cette pièce tient à ce qu'elle constitue pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411 H-427 / 1021-1036 J.-C.). D'autres éléments similaires ont disparu lors d'un incendie qui a éclaté en 1969, détruisant la plus grande partie de la coupole en bois et d'autres parties de la mosquée. \nLes coupoles étaient généralement composées de deux coques superposées. La coque intérieure consistait en une ossature de bois recouverte en face intérieure de panneaux de bois circulaire. Une certaine épaisseur de fibres de palmier était fixée sur ces panneaux par des clous en bois, puis recouverte d'une couche de stuc de plusieurs centimètres. Celui-ci était ensuite sculpté selon les motifs souhaités, lesquels étaient à leur tour peints de différentes couleurs et dorés. La coque extérieure consistait en une ossature en bois recouverte à l'extérieur de plaques de métal, généralement en plomb, comme dans la mosquée al-Aqsa d'aujourd'hui, mais aussi en cuivre, comme dans le Dôme du Rocher. Ce dôme et la coupole de la mosquée d'al-Aqsa sont de construction similaire.","short_description":"Cette nervure de l’intérieur de la coupole de la mosquée al-Aqsa comporte une décoration végétale et géométrique ainsi qu’une inscription dorée sur fond coloré. C’est pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife al-Dahir. D’autres éléments ont disparu lors d’un incendie qui a éclaté dans la mosquée en 1969.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Mosquée al-Aqsa, Jérusalem.","dates":"Probablement vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 152 cm, l. 140 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des éléments de la même période présents sur le site.","method_for_provenance":"Ce type d'élément architectural était généralement réalisé et décoré in situ.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Elément transféré de la mosquée al-Aqsa au musée pendant les travaux de restauration réalisés en 1938.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Probablement fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois doré","bois plâtré","éléments en bois de la mosquée al-Aqsa","Stuc sculpté","travail du bois fatimide"],"materials":["Bois recouvert de stuc sculpté, peint et doré."]},"232d8890-0876-5479-966e-ac44c41896b0":{"name":"Panneaux de frise.","description":"Deux panneaux en pin, chacun portant une inscription en haut-relief et un décor de fond d'un relief moins accusé. Les deux niveaux de sculpture sont ornés de plâtre et de peinture verte, rouge et blanche. Les inscriptions, en style calligraphique appelé coufique fleuri, consistent en versets du Coran. Le premier panneau a reçu un extrait de la sourate 2, le second un extrait de la sourate 3, verset 191. Ces panneaux faisaient certainement partie d'une ensemble beaucoup plus important, qui décorait sans doute le niveau supérieur d'un édifice religieux, comme une *madrasa* ou une mosquée. Dans de nombreuses régions du monde islamique, les frises de citations coraniques étaient fréquentes dans ce type de construction. L'une d'elles, dans la mosquée d'Ibn Touloun au Caire, mesurait à l'origine plus de 2 km de long. \nLe style des panneaux suggère une origine hispanique ou nord-africaine du temps des Almohades. Ceux-ci étaient connus pour leur vision assez ascétique de l'art, mais il faut noter que le bois pouvait être considéré comme un matériau de luxe pour cette dynastie berbère originaire du désert saharien.","short_description":"Deux panneaux en pin sculptés d'inscriptions et décorés (à l'origine) de plâtre et de peinture. Les inscriptions sont des versets coraniques, et les panneaux ont probablement fait partie jadis d'une frise décorant une mosquée. Le bois était considéré comme un matériau de luxe dans un environnement désertique comme le nord de l'Afrique.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.) ou début VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"378B-1907 : H. 16,8 cm, l. 101,4 cm, ép. 1,8 cm ; 378C-1907 : H. 16,7 cm, l. 103 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Le style de la calligraphie comme celui des enroulements d'arabesques formant le fond sont typiques de la décoration architecturale hispanique et nord-africaine sous les Almoravides (448-551/1056-1147) et les Almohades (524-667/1130-1269).","method_for_provenance":"Comparaisons stylistiques.","provenance":"Espagne ou Afrique du Nord.","obtention":"Acheté par le musée en 1907.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 27.","dynasty":"Almohade","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté, plâtré et peint."]},"246cffbc-9030-5777-959b-8b4967743c39":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau composite, corbeille meublée par deux registres asymétriques de feuilles d'acanthes simples et lisses aux extrémités recourbées, entourées d'un décor végétal et dentelé. Sur l'abaque se détachent des décors à entrelacs et sur l'échine, sur les quatre faces entre les volutes, court une inscription votive en caractères cursifs sculptés en relief, où l'on peut lire : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux! Bénisse / Dieu notre seigneur Muhammad / et sa famille et (leur) donne la paix parfaite / Dieu me garde de Satan le maudit.”","short_description":"Chapiteau datant du milieu du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Le texte (“au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant, Dieu bénisse notre seigneur Mohammed / et sa famille et [leur] donne la paix absolue / Dieu délivre moi de Satan le Damné”) suggère un usage religieux.","holder":"Hôtel de ville de Santarém.","dates":"Dernières années de la domination arabe ou, très probablement, déjà après la conquête chrétienne en 541 de l’Hégire / 1147 J.-C.","location":"Santarém.","dimensions":"H. 34 cm ; l. 28 cm ; P. 28 cm","method_for_datation":"Bien que longtemps attribuée à l'époque califale, une analyse plus récente, particulièrement de la lettre en cursif nasride, impose la rectification de sa datation vers le VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Documentée en 1882 par les anciens responsables du Musée du district de Santarém de S. João de Alporão, aujourd'hui Musée municipal de Santarém, et par Zeferino Brandão, comme ayant été trouvée en 1880 dans le quartier de Alporão.","provenance":"Santarém.","obtention":"Offerte au musée en 1882 par António Fernandes Melício, alors propriétaire de l'ancien Paço dos Condes de óbidos, édifice du XVIe siècle, dans le grenier duquel elle a été trouvée.","bibliography":"Brandão, Z., “Vestígios árabes em Santarém”, *O Occidente*, 5, Lisbonne, 1882, pp. 190-192. \nCustódio, J. S., “Capitel”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 76-77. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, pp. 35-36. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 167-183. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes existentes no museo Arqueológico do Carmo”, *Trabalhos da Associação dos Arqueólogos Portugueses*, 5, Lisbonne, 1941, pp. 11-12.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre sculpté."]},"2629b350-95bd-5146-a57b-012dc58189ed":{"name":"Niche d’une maison samaritaine.","description":"Cette niche samaritaine avec son renfoncement couronné d'un arc de *mouqarnas* imite tous les éléments du *mihrab*. Les côtés sont encadrés par de petites colonnes avec base et chapiteau qui jouxtent directement la paroi. Le mur dans lequel s'ouvre la niche est structuré en parties distinctes : le bas est composé de larges bandes peintes aux couleurs alternées, qui se prolongent vers le haut par un arc, la partie supérieure est rythmée par une bande de chevrons qui court sur le mur et la niche. La paroi du fond est meublée par deux médaillons circulaires pris dans des champs carrés eux-mêmes flanqués d'autres champs carrés ornés de rosaces. Dans les écoinçons de l'arc, tout comme dans les rosettes, sont disposées des inscriptions samaritaines indiquant qu'il s'agit d'un ensemble faisant partie d'une maison de Samaritain. D'autres inscriptions, initialement placées de chaque côté de la niche, ont été conservées. Elles sont rédigées en abréviations et difficilement déchiffrables, le texte est emprunté au second livre de Moïse, chapitre 23, versets 24/25. Les inscriptions situées dans l'écoinçon de droite suivent dans leurs détails le Pentateuque samaritain. La tradition rapporte que les Samaritains, une tribu juive établie depuis l'Antiquité tardive en Syrie, durent quitter la ville de Damas en 1625 J.-C. \nLa niche, installée à l'origine dans une maison particulière à Damas, a été maintes fois repeinte au cours des siècles. Les bandes de couleur et les détails de l'ornementation de *mouqarnas* indiquent qu'elle date de l'époque mamelouke. M. Sobernheim, qui visita la demeure pour la première fois en 1900, put encore admirer les restes de sa splendeur. Il fit déposer les inscriptions samaritaines qui furent transportées à Berlin. La niche fut montrée d'abord à l'exposition du Kaiser-Friedrich Museum et se trouve depuis 1932 au Pergamonmuseum.","short_description":"Cette niche à stalactites, qui ressemble à une niche de prière, provient d'une vieille maison de Damas construite dans le style mamelouk ; elle fut sauvée de la destruction en raison des inscriptions samaritaines extraites de l'Ancien Testament qui se trouvent en médaillons dans les écoinçons et les rosettes. Les Samaritains furent expulsés de Damas au XVIIe siècle.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Cheik Muhammad al-Kourabi, dernier propriétaire de la maison, aujourd’hui disparue, où se trouvait la niche.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 302 cm, l. 215 cm, P. 70 cm.","method_for_datation":"L'ensemble des éléments ornementaux indique que l'objet a été réalisé en Syrie à l'époque mamelouke. Les Samaritains furent chassés de Damas au début du XIe/XVIIe siècle, la date de réalisation est donc probablement antérieure.","method_for_provenance":"Les pierres de cette niche de prière ont été déposées après 1900 par M. Sobernheim à Damas dans une maison présentant des inscriptions samaritaines.","provenance":"Damas, maison particulière dans le quartier al-Zahir Baybars.","obtention":"Acheté à Damas en 1907.","bibliography":"Keenan, B., *Damascus. Hidden Treasures of the Old City,* Londres, 2000. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin,* Mayence, 2001, pp. 88-89. \nSobernheim, M., “Samaritanische Inschriften aus Damaskus”, *Mittheilungen und Nachrichten des deutschen Palaestina-Vereins* 5*,* 1902, pp. 70-80. \nTroper, J., “Die samaritanischen Inschriften des Pergamonmuseums”, *Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins* 111, 1995/2, pp. 118-133.","dynasty":"Mamelouke et ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["juifs","Pentateuque","Samaritains"],"materials":["Marbre, divers calcaires, mosaïque, matériau de remplissage."]},"2f8de84c-6136-535a-a12d-f37d60e59baa":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"L'un des 18 chapiteaux de colonnes appartenant à la citerne d'eau du palais omeyyade d'al-Mouwaqqar. Son inscription mentionne qu'elle a été construite sur l'ordre du calife Yazid II (r. 101-105 H / 720-724 J.-C.). Le chapiteau a été découvert en mai 1943 dans la cour d'une maison privée située à quelques centaines de mètres des ruines du palais. Il était brisé en deux parties qui se complétaient. \nTrois côtés sont décorés d'une rangée de feuilles d'acanthe séparées par des volutes appariées. Une de ses faces présente une inscription arabe de dix lignes en relief sur fond lisse. On y lit : “Au nom de Dieu le miséricordieux. A ordonné la construction de ce bassin le serviteur de Dieu, Yazid, commandeur des fidèles, que Dieu lui accorde sa grâce et prolonge sa vie et son bonheur et lui accorde ses bénédictions et ses bontés dans ce monde et dans l'autre. Il a été construit par les soins d'Abdallah, fils de Sulaym.” Entre la huitième et la neuvième ligne, trois mots sont incisés en plus petits caractères : “Khamsat Achara dhira” (15 coudées). Le fût de la colonne sur laquelle reposait jadis ce chapiteau était immergé dans le bassin, chaque fût étant gravé d'indications en coudées pour jauger le volume d'eau. La mesure la plus élevée – 15 coudées – figure sur le chapiteau lui-même. \nUne seconde inscription en relief court autour de l'abaque sur les trois côtés décorés. Elle est interrompue au centre par une protubérance circulaire à trèfle épigraphié disant : “ô Dieu, bénissez votre serviteur et messager Mohamed.”","short_description":"Chapiteau de colonne en calcaire d’al-Mouwaqqar avec inscription arabe de dix lignes en relief mentionnant la construction d’un bassin sur ordre de Yazid II (r 101-105 H / 720-724 J.-C.). Gravés d’indications en coudées pour donner le niveau, le chapiteau et son fût servaient à jauger le volume d’eau. Le dernier relevé – 15 coudées – figure sur le chapiteau lui-même.","holder":"Musée archéologique jordanien.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","initial_owner":"Calife Yazid II (r. 101-105 H / 720-724 J.-C.).","dates":"101-105 de l’Hégire / 720-724 J.-C.","location":"Amman.","dimensions":"H. 60 cm, l. 41 cm.","method_for_datation":"Ce chapiteau est datable grâce à l'inscription qui porte le nom du calife omeyyade Yazid II (r. 101-105/720-724).","method_for_provenance":"Des sources littéraires précisent que la résidence palatiale d'al-Mouwaqqar appartenait au calife omeyyade Yazid ibn Abd al-Malik (Yazid II, r. 101-105/720-724). De plus, ce chapiteau a été trouvé à quelques centaines de mètres seulement du palais d'al-Mouwaqqar.","provenance":"Citerne d’al-Mouwaqqar, Jordanie.","obtention":"Objet directement obtenu par le musée auprès du propriétaire de la maison dans laquelle il a été trouvé.","bibliography":"العابدي. محمود، الآثار الإسلامية في فلسطين والأردن، عمان، 1973. \nHamilton, R. W., “An Eighth-Century Water Gauge at al-Muwaqqar”, *Quarterly of the Department of Antiquities in Palestine* X11, 1946, pp. 63-69. \nZabern, P., *Der Königs Weg: 9000 Jahre Kunst und Kultur in Jordanien und Palästina*, catalogue d'exposition, Mayence, 1987, p. 351.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteaux de colonne","inscriptions","jauge à eau","palais (qasr)"],"materials":["Pierre, inscription sculptée."]},"305f4585-8d17-53d5-a7d9-3ce3b3fa0f2c":{"name":"Coupole de Torrijos.","description":"Plafond octogonal en forme de coupole de type *ataujerado*, c'est-à-dire dans laquelle les ornements géométriques occultent la charpente. Il repose sur des murs lisses que l'on recouvrait de tapisseries ou de soieries à dessins ornementaux. Aux quatre angles, à la hauteur où s'arrêtaient les tissus, commençaient à s'élever les pendentifs décorés d'arabesques qui donnent au plafond sa forme circulaire depuis la frange octogonale d'appui, où l'on voit les blasons nobiliaires des propriétaires. Une seconde bande inférieure présente sur les quatre côtés des franges en échiquier, d'autres décorées de plâtres gothiques avec, au milieu, de grandes coquilles Saint-Jacques de pèlerin et les S nobiliaires de Don Gutierre de Cárdenas, qui eut un rôle si important dans de la célébration du mariage des Rois catholiques. On y trouve une allusion dans l'inscription : “D Ferdinandus I D Isabel” que l'on peut lire sur une frise provenant également du palais des Cárdenas, elle aussi conservée au Musée archéologique national. Les pans de la voûte convergent vers le centre en un mouvement radial et présentent un délicat travail d'ornementation géométrique à base d'étoiles à douze branches qui engendrent à leur tour des structures de diverses formes ; les stucs sculptés offrent eux aussi un décor varié. La coupole couvrait à l'origine le salon de l'angle nord-ouest du palais des seigneurs de Torrijos, ducs de Maqueda. Cette coupole, comme celles qui restent du palais et qui se trouvent actuellement hors d'Espagne, fut commandée aux peintres décorateurs García del Barco et Juan Rodríguez.","short_description":"Exemple de la maestria des charpentiers mudéjars et de l'adoption des modèles musulmans par une aristocratie chrétienne qui recherchait des ambiances luxueuses en même temps qu'accueillantes. Les innombrables pièces qui composent cette voûte hémisphérique se dédoublaient et s'emboîtaient encore jusqu'à composer un grand dessin géométrique.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø 550 cm, H. 800 cm.","method_for_datation":"Par les archives des Seigneurs de Cárdenas, amis des Rois catholiques.","method_for_provenance":"Documentation historique.","provenance":"Palais des seigneurs de Cárdenas, Torrijos (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Adela et Elisa Páramo, le 15 juin 1969.","bibliography":"Franco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1992, p. 96. \nLongobardo Carrillo, J. et Peña Carbonero, J. (de la), *Los palacios de Torrijos*, Torrijos, 2001. \nRepullés y Vargas, E., *El palacio de Torrijos*, 2e éd., Madrid, 1894. \nSánchez de Rivera, G., *Don Gutierre de Cárdenas, Señor de Torrijos (materiales para una biografía)*, Tolède, 1984.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","Coupole","doré","modelé","mudéjar","plafond","plâtre","sculpture","Stuc","Torrijos"],"materials":["Bois, plâtre","modelé, sculpture, doré."]},"33a6c84f-b10f-5856-b654-7f8c5f9a715b":{"name":"Panneau de bois rectangulaire.","description":"Panneau de bois rectangulaire sculpté en bas-relief, qui faisait probablement partie d'une frise. Le décor se répartit en deux bandeaux étroits entourant un bandeau plus large. Les deux premiers contiennent des motifs végétaux, branches, rosettes trilobées et palmettes en éventail, le bandeau central est orné de scènes de chasse naturalistes. On remarque également un oiseau à face humaine. La scène se détache d'un fond à décor végétal entouré d'une composition géométrique. à l'origine, ce décor était peint pour mettre en valeur certains détails. Une double dynamique se crée par des effets de symétrie et d'alternance qui harmonisent et relient les différents éléments. \nCe panneau a été déterré, avec d'autres pièces de bois, de la tombe du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad al-Qalawun dans le *bimaristan* (hôpital) Qalawun, dont ils recouvraient la frise supérieure. Le style décoratif est sans rapport avec la période mamelouke, mais avec celle des Fatimides. Il est donc probable que ces panneaux décoraient jadis un palais fatimide – sans doute le Palais de l'Ouest — construit par le calife al-Aziz bi-Allah et achevé par al-Moustansir bi-Allah. C'est sur les ruines de cet édifice que s'éleva ultérieurement le *bimaristan* Qalawun, et ces éléments de décor ont sans doute été récupérés pour décorer les murs de l'hôpital. Ils constituent une source intéressante pour l'étude de la peinture fatimide car, outre divers oiseaux et animaux, ils comprennent des scènes de chasse, de musique, de divertissement, de batailles et de promenades qui révèlent l'opulence de la vie de l'élite fatimide.","short_description":"Ce panneau de bois est un exemple de sculpture sur bois de la période fatimide, influencée par les styles abbassides de Samarra qui se propagèrent dans tout le monde islamique. La décoration est constituée de scènes de chasse et de formes animales sur fond de végétation.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 370 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs et du style de représentation ; comparaison avec d'autres objets décoratifs analogues. Par ailleurs, ce panneau a été découvert dans le Caire “fatimide.”","method_for_provenance":"En dehors du fait que ce panneau a presque certainement été réalisé pour le Palais de l'Ouest fatimide, il est probable qu'il est l'œuvre d'artisans employés par l'atelier du calife al-Aziz bi-Allah pour meubler le palais.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Ce panneau a été transféré au musée à partir du mausolée de Qalawun dans le quartier *Nahassien* (des dinandiers) en 1909.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al- Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAbu Sadira, al-Said, T., *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nLumbar, M., “Al-Dhahab al-Islami mundhu al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]”, trad. T. Iskandar, in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","décoration figurative","décoration géométrique","décoration végétale","Sculpture en bas-relief"],"materials":["Bois sculpté en bas-relief."]},"3c8378b6-b15a-5c21-874e-d7a334e3dab5":{"name":"Fragment de fresque de hammam.","description":"Fragment architectural en forme de niche à arc brisé peinte, qui faisait jadis partie d'un hammam. Il est décoré d'une figure exécutée à l'aquarelle rouge et noire sur fond blanc selon la technique de la fresque. Elle représente un jeune homme assis – peut-être un prince – qui tient une coupe dans sa main droite. Il est revêtu d'une grande robe à motifs végétaux de couleur rouge. Deux cercles entourent la partie supérieure de ses bras. Il est coiffé d'un turban plissé d'où dépassent des cheveux à l'avant et sur la nuque. Une auréole encercle sa tête, peut-être pour signaler son rang. Une écharpe aux extrémités flottantes est passée sous ses aisselles. \nLa niche est encadrée par un arc composé de petits cercles évoquant des perles. La fresque rappelle des peintures découvertes à Samarra (Irak) tant pour le personnage que la forme de la tête, l'auréole, la répétition de motifs décoratifs et le cadre en arc. Par ailleurs le style n'est pas vraiment réaliste, ce qui dénote d'évidentes influences perses. Les fresques fatimides sont assez proches par leur forme, leur style et leur thématique de représentations ornant des céramiques à décor lustré produites en égypte au cours de cette période. La figure de ce fragment peut se comparer à d'autres exemples fatimides figurant sur divers médias : céramiques, bois sculptés et nombreux textiles, même si la peinture est un art décoratif aux qualités spécifiques au cours de la période fatimide.","short_description":"Les hammams étaient des bâtiments d'importance dans le monde islamique en raison de leur rôle dans l'hygiène et la purification du corps. Les murs des bains publics étaient communément décorés de fresques, comme l'exemple que nous voyons ici.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 24,5 cm, l. 600 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres peintures de la période, art ayant connu un développement spécifique pendant la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment a été découvert *in situ* dans un hammam fatimide de la région de Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Des fouilles archéologiques conduites par le Centre des antiquités arabes en 1932 ont révélé l'existence d'un hammam fatimide dans la région de Fustat. Certaines pièces découvertes, dont ce fragment architectural, ont été transférées au Musée en 1934 qui les a enregistrées dans ses acquisitions.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Taswir al-Islami fi al-Usur al-Wusta* \\[La peinture islamique au Moyen âge\\], Le Caire, 1959. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery,* Londres, 1994. \nHassan, Z. M., “Touhaf Jadida min al-Khazaf al-Fatimi dhi al-Bareeq al-Ma'dani \\[Nouvelles céramiques fatimides à décor de lustre métallique\\]”, *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[de la faculté des Arts\\], décembre 1951. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Twelfth Centuries,* Athènes, vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éléments architecturaux","fresques","hammam","représentation figurative","Stuc"],"materials":["Peinture au plâtre et aquarelle rouge et noire."]},"3cc3cd1b-6a98-54f3-8299-5ed61c1d3d3d":{"name":"Fenêtre.","description":"Fenêtre en stuc à décor percé orné de morceaux de verre de couleur. La composition du décor se répartit en deux parties rectangulaires, la plus petite occupant le haut du châssis. Le décor de la partie inférieure est inclus dans un arc brisé meublé de motifs végétaux, dont des cyprès, et des éléments architecturaux comme des coupoles et des minarets, d'influence fortement ottomane. La partie supérieure comprend une inscription en style *naskhi* disant “ô Muhammad” et se détachant sur un fond d'ornements géométriques et de fleurs de couleur stylisées remarquables par leur simplicité. \nLes fenêtres en stuc apparaissent au début de la période islamique et figurent déjà dans la mosquée Amr ibn al-'As et la mosquée al-Azhar, d'époque fatimide. Ces fenêtres ornées de verre de couleur se développèrent au cours des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée d'art islamique du Caire en possède un certain nombre aux décors variés illuminés par les rayons du soleil ou par un éclairage artificiel. Le plus bel exemplaire porte le numéro 9886.","short_description":"Les fenêtres en stuc étaient courantes à différentes époques islamiques et étaient utilisées dans divers bâtiments pour filtrer le soleil et adoucir son éclat. Quand leurs motifs découpés étaient couverts de verre coloré, l'effet esthétique était sublime.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"H. 131 cm, l. 65 cm.","method_for_datation":"Analyse des éléments architecturaux, d'origine ottomane. Cette fenêtre appartenait à la mosquée Sariyat al-Jabal (mosquée de Soliman Pacha) édifiée en 935/1528.","method_for_provenance":"Cette fenêtre appartenait à la mosquée Sariyat al-Jabal (mosquée de Soliman Pacha) édifiée en 935/1528 dans la citadelle du Caire. Elle a donc probablement été fabriquée au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Transfert au musée de la mosquée Sariyat al-Jabal (mosquée de Soliman Pacha).","bibliography":"Al-Pasha, H., *Fan al-Taswir fi Masr al-Islamiya* \\[L'art de la représentation peinte dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1966. \nHassan, Z. M., *Muslim Art in Fouad I University,* vol. 1, Le Caire, 1950. \nNaguib, Ezz El Din, et al., *Light Screens*, Le Caire, 1997. \nShiha, M., “Islamic Architecture in Egypt”, *Prisma, Magazine of the Ministry of Culture,* Le Caire, 2001.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écriture naskhi","Stuc","verre de couleur","vitrail"],"materials":["Stuc percé, décoré de verre de couleur."]},"468d72e0-71b1-5e62-aa9c-e37d8f31588f":{"name":"Linteau.","description":"Pièce de marbre gris dont la forme évoque un arc polylobé. La face est bordée d'un relief de doubles curvilignes sculptées qui s'entrelacent au milieu de la base, générant au centre un élément décoratif en creux en forme de coquille ou de fleur à pétales. \n \nLes éléments architectoniques de ce genre servaient à décorer les façades de constructions palatiales.","short_description":"La forme de ce linteau évoque un arc polylobé. La face est bordée d'un relief de doubles motifs curvilignes sculptés s'entrelaçant et créant au centre un élément décoratif en creux en forme de coquille ou de fleur à pétales. Cet élément architectonique servait à décorer les façades de palais.","holder":"Musée de M’sila (Agence nationale d’archéologie)","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"M’sila","dimensions":"L. 60 cm, l. 36 cm, H. 31 cm, ép. 15 cm.","method_for_datation":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Trouvé *in situ* au Qasr al-Manar.","provenance":"Qasr al-Manar, Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Bourouiba, 1971).","bibliography":"Bourouiba, R., *Cités disparues : Tahert, Sédrata, Achir, Kalaâ des Beni Hammad*, Alger, 1982. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984.","dynasty":"Hammadide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor floral","Hammadides","linteau","palais, Qasr al-Manar","sculpture"],"materials":["Marbre gris sculpté."]},"47f199fd-3322-5ab8-b00e-f35c60fd72f6":{"name":"Niche.","description":"Niche de plan rectangulaire à fond arrondi sous forme de coquille ornée de nervures terminées par des alvéoles. La baie de façade, sculptée en faible relief, est ornée de festons, de losanges et de cercles, tandis que les écoinçons sont meublés de médaillons à rosaces cernés de part et d'autre par des feuilles stylisées. \nLa baie s'inscrit dans un double encadrement : le premier formé d'une bande à treillis losangé, le second d'une étroite bande ajourée. \nLe décor de ce panneau évoque celui que les Romains et les Byzantins du nord de l'Afrique sculptaient sur des reliquaires en terre, des éléments architecturaux, des autels, etc., ce qui atteste la continuité du répertoire ornemental. \nLa sculpture était exécutée à l'aide d'une lame en fer sur le *timchent* alors qu'il était encore mou. Selon H. Saladin, ce plâtre local élaboré à partir de la pierre calcaire propre à la région était “appliqué sur des murs en pisé ou en moellons”. \nLa niche était aménagée dans un angle de pièce à une certaine hauteur au-dessus du sol. La partie supérieure a subi une restauration.","short_description":"Niche à fond arrondi et demi-coupole portant sur la façade un décor en *noukch-hadida* à motif géométrique simple ou floral en rosaces, façonné dans du *timchent*. Aménagée dans l'angle d'une grande pièce, elle servait de placard, tout en contribuant à soutenir le toit.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"296-467 H / 909-1074 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 77 cm, l. 73 cm, ép. 41 cm.","method_for_datation":"Après la chute le la dynastie rostémide, les Ibadites de Tahert s'enfuirent vers le sud et fondèrent une nouvelle ville : Sédrata (296-467/909-1074). Ce fragment provient d'un palais de cette ville. Par ailleurs, un fragment de frise mis au jour dans le même palais peut être daté du Ve/XIe siècle, car, d'après Marçais, les caractères coufiques de l'inscription qui y figure peuvent remonter au “XIe siècle et s'apparentent à ceux de Kairouan”.","method_for_provenance":"Rapport publié dans les *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres* en 1952.","provenance":"Sédrata, Algérie.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles van Berchem, 1952).","bibliography":"Bermúdez Pareja, J., “Crónica arqueológica de la España musulmana”, *Al-Andalus*, vol. XX, 1955, pp. 407-452. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident,* Paris, 1954. \nSaladin, H*., Manuel d'art musulman. L'architecture*, Paris, 1907. \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata en Algérie”, *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,* 1952, pp. 242-246. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata (1951-1952)”, *Travaux de l'Institut de recherches sahariennes*, t. X, 1953, pp. 123-138.","dynasty":"Rostémides de Sédrata","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatine","coquille","décor géométrique","niche","plâtre","Rostémides","sculpture","Sédrata","timchent"],"materials":["Plâtre local (timchent) sculpté."]},"4c9b3c73-f021-537b-b1bc-a5a3c53c31bf":{"name":"Frise.","description":"Ce panneau de forme longitudinale est bordé, sur la partie supérieure, du traditionnel ruban mérinide de rosaces à huit pétales, compris entre deux listels. Sous ce bandeau s'étend le registre principal, dont la décoration est distribuée sur deux plans. \n \nLe plan inférieur est meublé de motifs végétaux traités en bas relief : rinceaux à nodules, palmes doubles lisses. \n \nLe plan supérieur est constitué d'une alternance d'arcatures de deux tailles différentes, au défoncement profond. Elles sont dessinées par deux arcs superposés séparés par une rainure : l'arc supérieur est ondulé, l'arc inférieur, formé de lobes de palmes doubles, est creusé en cavet. \n \nLes grandes arcatures sont couronnées de fleurons mordant sur le bandeau de rosaces. Elles enserrent une inscription en caractères pseudo-coufiques tressés aux hampes fleuries, qui porte le mot “*youmn”* (prospérité), reproduit en miroir comme dans les motifs du même genre utilisés dans la décoration architecturale mérinide. \n \nLes petites sont timbrées d'une palmette côtelée à six lobes et surmontées d'un décor végétal ceint par deux lobes soudés et accosté par deux hampes fleuries adventices débordant des côtés latéraux des grandes arcatures. \n \nLe mouvement des motifs floraux qui s'adaptent harmonieusement au tracé des décors épigraphiques et à l'espacement des écoinçons des arcs, ainsi que leur traitement large et rigoureux, font l'intérêt de cette pièce mérinide de bonne facture.","short_description":"Les éléments décoratifs de ce panneau – cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux – ainsi que leur ordonnance et leur facture rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès.","holder":"Musée de la Casbah.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Tanger.","dimensions":"H. 31,5 cm, L. 244,5 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"étude comparative. Les éléments décoratifs de ce panneau, cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux, ainsi que leur ordonnance et leur facture, rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès, en particuliers celles de la Bouinaniya.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925**.**","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Bois de cèdre, sculpté et verni."]},"4da4dffd-186e-54fb-aa72-d606f46820ba":{"name":"Écran du passage couvert du Paço dos Infantes.","description":"La maquette conservée au musée a été réalisée sur la base d'un dessin de 1894, avec l'écran encore *in situ*, par l'artiste Rosa Mendes Junior ; l'original est conservé au musée. \nCet écran faisait partie du mur sud du passage qui reliait la cour des ducs de Beja au monastère de Nossa Senhora da Conceição, au-dessus de la Viela dos Infantes, et a été restauré très fidèlement, bien que seule une partie des matériaux soit d'origine. À l'occasion de sa réhabilitation, le module situé le plus à gauche de l'observateur a été entièrement reconstitué avec des pièces d'origine. L'ensemble est constitué de six piliers en brique de section octogonale présentant, sur deux de leurs faces, des rainures permettant l'emboîtement des pièces d'argile ; celles-ci, trois par module et sept ailleurs, sont entourées, pour une plus grande solidité de l'ensemble (et une plus grande intimité pour ceux qui circulaient dans l'intérieur du passage), par des briques compactes sur la partie inférieure, ainsi que sur la partie supérieure jusqu'aux arcs en accolade qui relient les piliers et en assurent la finition. Au-dessus des arcs, la corniche est ornée d'un système d'arceaux regroupés trois par trois (avec un centre plus marqué) et reliés par un petit redent simulant une bande lombarde. Sur la corniche, on a reconstitué le bord de la toiture à deux pentes qui recouvrait le passage. Parmi les ensembles de plaques d'argile, deux présentent des quatre-feuilles avec les feuilles sortant en hélice à partir d'une ouverture centrale (à l'instar des sgraffites de l'ermitage de S. Brás à Évora, qui date de 1485). Dans l'un des ensembles, le module central, l'ouverture et les éléments végétalistes représentés sont ajourés de façon à laisser passer la lumière naturelle et éclairer l'intérieur du passage. Il en va de même pour toutes les plaques des trois autres modules, dont deux sont décorés de motifs phytomorphes très stylisés et l'un (situé le plus à droite de l'observateur) de sept plaques superposées et décorées d'arcs brisés sécants.","short_description":"Cet écran est tout ce qui reste du palais que le duc de Beja (futur roi Emmanuel Ier) commandita vers 890 H / 1485 J.-C. Il est constitué de six piliers en brique de section octogonale sur lesquels s'emboîtent des pièces de terre cuite. Le passage a été démoli en 1895 et restauré en 1927.","holder":"Musée régional Rainha D. Léonor.","initial_owner":"Ducs de Beja, infant D. Fernando et infante D. Brites ; permettait l’accès direct et dissimulé de la duchesse vers le haut-chœur du monastère de Nossa Senhora da Conceição.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Beja.","dimensions":"H. 322 cm, l. 363 cm, P. 22,8 cm.","method_for_datation":"Le transfert des religieuses n'ayant eu lieu qu'en 1475, le passage couvert date forcément d'une époque postérieure ; en 1485, le maître d'œuvre João de Arruda a participé aux travaux de la cour, ce qui permet de dater la construction du passage de cette époque. Lors de sa démolition en 1895, on a pu sauver les pièces architecturales correspondant au passage du point de vue stylistique ; l'infante D. Brites étant décédée en 1506, il est improbable qu'elle l'ait fait construire aussi peu de temps avant sa mort.","method_for_provenance":"Il existe des photographies et des dessins du passage in situ, ainsi que des registres signalant la démolition et la conservation des matériaux sauvegardés. On a pu en utiliser certains pour une reconstitution très fidèle de l'ouvrage – briques décorées des panneaux, mortier des pavages, décorations de corniches, fûts, etc.","provenance":"Beja.","obtention":"Le passage a été démoli en 1895 et des matériaux ont été recueillis à l'ancien hôtel de ville ; le grillage a été remonté en 1927 à l'intérieur du musée, ancien monastère de Nossa Senhora da Conceição, où il se trouve actuellement.","bibliography":"Dias, P., “Arquitectura Mudéjar Portuguesa: Tentativa de Sistematização”, *Maré Liberum*, 8, Lisbonne, 1994, pp. 49-89. \nEspanca, T., *Inventário Artístico de Portugal – Distrito de Beja*, vol. I, Lisbonne, 1992. \nViana, A., “Mosteiro da Conceição e Palácio dos Infantes”, *Arquivo de Beja*, 2, 1945, pp. 423-431.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Manuel J. C. Branco","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatine","décor géométrique","décor phytomorphe","ducs de Beja","grillage","João de Arruda","mudéjar"],"materials":["argile (sur les plaques avec ornements et ouvertures).","Brique (sur les zones porteuses et opaques)"]},"59a7e631-51cd-5c00-96df-73c23c2e673f":{"name":"Frise épigraphique.","description":"Cette frise épigraphique était encastrée dans le mur de la qibla de la cour centrale de la zaouïa al-Gharianiya, au-dessus du mihrab extérieur. Les caractères coufiques de grande taille sculptés en relief sur un champ profondément évidé se distinguent par une mince rainure soulignant leurs contours. L'aspect monumental des caractères et leur richesse ornementale tiennent à la fois au tracé du corps des lettres et à l'usage de motifs adventices agrémentant leurs extrémités. L'écriture coufique de cette frise témoigne d'une grande sophistication : le graphisme des lettres est modelé selon les besoins de la composition ; le champ épigraphique est savamment élaboré et offre l'image d'un espace harmonieusement rempli. Se distingue de l'ensemble un superbe rinceau serpentiforme. émanant de la lettre arabe nun, il se termine par un fleuron trilobé qui effleure la lettre précédente. Ce motif renferme une feuille stylisée à cinq lobes, attestée dans le répertoire décoratif ifriqiyen dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). La présence de la lettre mim entre deux lettres à hampes, le lam et le nun, crée une zone vide difficile à meubler. L'ingéniosité du sculpteur a résolu le problème par l'élaboration d'un motif d'une grande richesse décorative. Remarquons le motif cordiforme qui surgit du mot “salam” (la paix), symbole de l'amour et de l'affection. L'inscription est incomplète et présente l'expression suivante : “Entrez-y en paix, à l'abri de toute crainte et …”","short_description":"Encastrée dans le mur de la *qibla* de la cour centrale du mausolée Sidi Abid al-Gharianiya au-dessus du *mihrab* extérieur, elle porte une inscription incomplète. L'écriture coufique de la frise témoigne d'une grande richesse paléographique. Elle offre de grandes analogies de style et de décor avec des dizaines de stèles funéraires kairouanaises.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"première moitié du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. totale 37 cm, ép. 5 cm ; bandeau épigraphique 32 cm ; lettres à hampes 31 cm.","method_for_datation":"La calligraphie de cette frise offre de grandes analogies de style et de décor avec des dizaines de stèles funéraires kairouanaises qui sont bien datées de la première moitié du IVe/Xe siècle. D'autre part, des genres d'écriture apparentés sont attestés à Kairouan à la même époque, à l'exemple de la frise épigraphique sculptée sur bois à la maqsoura de la Grande Mosquée et de l'inscription des deux piédroits réutilisés comme montants de l'actuel Bab Tunis (437/1046).","method_for_provenance":"Tout porte à croire que cette frise épigraphique a été récupérée sur le site de Sabra al-Mansouriya. Ceci est corroboré par la présence de différents matériaux, chapiteaux, colonnes à sceaux, sommiers, qui ont servi lors de la construction du monument au VIIIe/XIVe siècle et qui datent de l'époque fatimo-ziride. Or, seul le site de Sabra, qui a servi de carrière pour les Kairouanais lors de la reconstruction de leur ville après les invasions hilaliennes, offre une matière aussi abondante.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Lors des travaux de restauration du mausolée de Sidi Abid al-Ghariani, cette frise a été récupérée par les soins des responsables de l'Institut national du patrimoine de Tunis. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 235. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, n° 286, p. 216. \n \nRoy, B. et Poinssot, P., Inscriptions arabes de Kairouan, Paris, 1950, vol. I, n° 37, pp. 77-78. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 192.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","inscription"],"materials":["Marbre blanc sculpté et décoré."]},"5bd0b400-e2a7-5040-8e6d-9c15256ea7f9":{"name":"Panneau en bois.","description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, aux extrémités légèrement détériorées, est composé de cinq registres bien équilibrés, symétriques par rapport à un axe longitudinal. Ces registres, ainsi que les flans du panneau, sont encadrés de bordures rainurées et torsadées. \n \nLe registre inférieur est délimité par une arcature lobée, doublée intérieurement d'un arc supporté par des chapiteaux floraux et des colonnettes torses se détachant en relief sur un fond floral touffu. Celui-ci est composé de bouquets de palmettes, de palmes simples et doubles finement nervées, réparties de part et d'autre de tiges ascendantes rappelant le thème de l'arbre de vie \n \nLe deuxième registre est décoré de rinceaux au tracé circulaire sur lequel sont attachées, à intervalles réguliers, des nodosités nervées, des palmes simples symétriques à calice nervé et des palmes doubles à digitations et à enroulement concave. \n \nLe troisième est meublé d'une ornementation géométrique : un galon octogonal en relief rehaussé de perles surmonte une composition d'entrelacs recticurviligne qui rayonne à partir d'un carré étoilé. Une rainure longitudinale sillonne ce ruban. \n \nLe quatrième rappelle le deuxième. Le cinquième développe un entrelacs rainuré associant au carré des étoiles curvilignes à quatre lobes. Ces figures polygonales engendrées par les brins de l'entrelacs sont occupées sur des niveaux différents par des motifs floraux qui adoucissent cette composition géométrique : palmes symétriques à calice nervuré insérées entre deux palmes asymétriques aux tiges entrecroisées et des rosaces à six pétales. \n \nTous ces décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique, ou architecturale se retrouvent dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides.","short_description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, est orné de décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique et architecturale, que l'on retrouve dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides connues de nos jours.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 95 cm, l. 18,5 cm.","method_for_datation":"étude comparative.Plusieurs des motifs choisis pour le décor de cette œuvre, leur modelé ainsi que leur composition ornementale et leur foisonnement se retrouvent en effet dans d'autres créations almoravides datées, comme le *minbar* de la Grande Mosquée d'Alger, les décors des coupoles de la Qaraouiyine et de la *koubba* de Marrakech. Ce qui permet d'attribuer une origine almoravide à ce panneau, et même de le dater du règne d'Ali ben Youssef (500-537/1106-1142).","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fes.","provenance":"Fès.","obtention":"Objet récupéré avec d'autres bois anciens.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., “La chaire de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, t. I, fasc. 4, pp. 359-386. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Nouvelles recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1957. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration architecturale","décoration géométrique","décoration végétale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"5e1d1ee8-7f7e-58a8-8402-1892185b69b8":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau ornant jadis le haut d'un passage de porte dans un palais omeyyade à Oum al-Walid. Fin travail d'incision sur stuc, ce rare panneau fait davantage penser à une peinture qu'à une sculpture. La scène représente une panthère poursuivant une gazelle, rappel de la présence des animaux sauvages qui peuplaient les campagnes pendant la période des Omeyyades et étaient l'objet de chasses organisées pour la distraction de la cour.","short_description":"Linteau ornant jadis le haut d’un passage de porte dans un palais omeyyade d’Oum al-Walid. Fin travail d’incision sur stuc, la scène représente une panthère poursuivant une gazelle, rappel de la présence des animaux sauvages qui peuplaient les campagnes pendant la période des Omeyyades.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 63 cm, L. 230 cm.","method_for_datation":"Le bâtiment est daté de la période omeyyade selon des indices archéologiques. Le plan du palais ainsi que les objets de poterie ou de métal trouvés sur place indiquent que le bâtiment date de la période omeyyade.","method_for_provenance":"Le linteau a été découvert sur site au cours de fouilles archéologiques.","provenance":"Oum al-Walid.","obtention":"L'objet a été trouvé en 1996 lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid, à 15 km au sud-est de Madaba, où une mosquée a également été découverte.","bibliography":"Bujard, J., “Umm al-Walid et Khan Ez-Zabib : Cinq Qusur omeyyades et leur mosquée revisités”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XLI, 1997, pp.351–74.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chasse","relief","travail de la pierre","vie de cour"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"5eacbf30-4e9e-5c27-a757-04efcf633b45":{"name":"Frise en bois.","description":"élément de frise presque complète qui devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription en coufique fleuri et tressé mentionnant la fin du verset 73, de la sourate XXII, “Le pèlerinage”. Les caractères coufiques sont enrichis d'éléments végétaux sous forme de demi-fleurons trilobés et de fleurons à cinq lobes qui prolongent l'angle du biseau. \n \nLe texte est sculpté sur un fond végétal meublé d'une dense composition florale ne ménageant pas le moindre vide. Cette décoration fait appel aux pommes de pin et aux palmes portées par un rinceau ou en garnissant les involutions : palmes lisses asymétriques à calice et au limbe étiré en boucle, palmes doubles nervées à digitation d'acanthe où l'œilleton qui sépare les nervures de deux en deux affecte une forme ovale rappelant l'écaille de la pomme de pin. \n \nCe fragment de frise au décor couvrant, à faible relief, où le goût de l'abondance et de la richesse ornementale succède à la simplicité et de la rigueur almohade, illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide, qui reprend certaines tendances de l'art almoravide.","short_description":"Cet élément de frise devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription coranique en coufique fleuri et tressé sculpté sur un fond végétal au décor couvrant et à faible relief, qui illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 21,6 cm, L. 107 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Le traitement des lettres et des formes florales que l'on observe également dans le décor de la porte de Salé, Bab Mrissa, datée de la seconde moitié du VIIe siècle (seconde moitié du XIIIe), ainsi que son décor couvrant, indique une esthétique correspondant au début de l'époque mérinide.","method_for_provenance":"Récupération de ruines à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration végétale","épigraphie","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et champlevé."]},"62d53464-3fcf-57c1-a694-32079c419d33":{"name":"Rosace","description":"La chapelle San Jorge, également appelée chapelle de la Reine, était située dans l'aile méridionale de la cour Santa Isabel du palais de la Aljafería. Il s'agit d'une rosace dont le plan dessine au centre un cercle à décor de goût islamique, consistant en arcs entrecroisés qui forment une étoile à huit branches. Ce cercle est entouré par huit autres, plus petits et moulés dans des formes gothiques, chacun enserrant des trèfles à quatre feuilles. Comme témoignage matériel, cette rosace est l'unique vestige de ce que devait être une chapelle de petites dimensions, à nef unique, à croisée d'ogives et voûtains en briques, aux nervures reposant sur des consoles blasonnées, avec une plinthe qui parcourait tout le mur à hauteur de départ de la voûte. On admet généralement que la chapelle a été édifiée à l'époque du roi Pierre IV le Cérémonieux (r. 1336-1387). \nOutre sa valeur artistique, la rosace vaut pour son caractère exceptionnel, puisque c'est le seul vestige de l'un des rares monuments religieux mudéjars construits sur initiative royale en Aragon. Nous n'avons que peu d'informations sur la chapelle car, comme tout ce qui est mudéjar, elle n'a pas particulièrement intéressé les voyageurs illustres qui ont laissé des descriptions des lieux qu'ils visitaient. En visitant la Aljafería, ils consacraient presque exclusivement leur attention sur les salles des rois, tant Jérôme Münzer à la fin du XVe siècle que Cock, qui accompagna Philippe II en 1585, tant Cosme de Médicis en 1668 que Antonio Ponz au XVIIIe siècle.","short_description":"Des formes gothiques comme les trèfles à quatre feuilles se mêlent dans cette rosace aux entrelacs andalous qui partent de l'étoile centrale. Ce stuc décorait la façade de la chapelle de San Jorge, aujourd'hui disparue, une des édifications mudéjares érigées dans la Aljafería par les rois chrétiens.","holder":"Musée archéologique national","dates":"1350-1370","location":"Madrid","dimensions":"Ø 126 cm","method_for_datation":"Par ses caractéristiques typologiques, basées sur un dessin géométrique typique du XIVe siècle.","method_for_provenance":"La rosace est restée à sa place originelle jusqu'en 1886, deux ans avant son entrée au Musée archéologique national.","provenance":"Chapelle San Jorge du palais de la Aljafería, Saragosse (Espagne)","obtention":"La rosace est entrée au Musée archéologique national par donation de la Comandancia de Ingenieros de Saragosse, grâce à la médiation de Paulino Savirón, en 1869.","bibliography":"Alquézar Yáñez, E., Arias Sánchez, I. et Franco Mata, á., “Carpintería y elementos arquitectónicos mudéjares en el Museo Arqueológico Nacional procedentes de Aragón”, *VI Simposio Internacional de Mudejarismo*, 1993, pp. 872-873. \nBorrás Gualís, G., *Arte mudéjar aragonés*, I, Saragosse, 1985, p. 297. \níñiguez Almech, F., *Así fue la Aljafería*, Saragosse, 1952. \nRevilla Vielva, R., *Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, pp. 82-83. \nSavirón y Estevan, P., “Detalles del palacio de la Aljafería de Zaragoza”, *Museo Español de Antigüedades*, II, 1873, pp. 507-512.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Aljafería","mudéjar","plâtre","rosace","Saragosse"],"materials":["Plâtre modelé"]},"644221f4-0a72-56c2-92af-e6764a6d257a":{"name":"Fût monolithe de colonne avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Fût monolithe, probablement retravaillé à partir d'un exemplaire d'époque romaine, en marbre, brisé en haut et privé d'un tiers environ de sa hauteur initiale. Sur la superficie, on note plusieurs abrasions ; la partie inférieure du fût a été sculptée. Dans un cartouche carré de 20 cm de côté, situé à une hauteur de 160 cm sur le fût, se trouve l'inscription en caractères coufiques. Le texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Et je n'(espère) pas de faveur sinon de Dieu.” La hauteur du fût retravaillé, d'époque normande ou byzantine, devait être, selon les calculs, de 296 cm environ. Compte tenu du style des caractères coufiques, on peut dater l'inscription de la fin du IVe ou du début du Ve siècle H (fin Xe siècle J.-C.). L'utilisation du marbre laisse supposer un emplacement prestigieux comme un palais ou une mosquée.","short_description":"Peut-être située dans une mosquée ou dans un autre contexte d'importance, cette colonne, probablement d'époque romane, puis remaniée, présente une inscription en relief en caractères coufiques, de contenu religieux.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"*Cavaliere* Pietro Emanuele, Trapani (v. 1825).","dates":"IXe-Xe siècle.","location":"Trapani","dimensions":"H. max. 215 cm ; Ø inf. 36 cm.","method_for_provenance":"Il fut réemployé dans le palais de Pierre Emmanuel à Trapani, situé dans le quartier “Casalicchio” qui, selon certaines traditions locales, était le centre de la ville à l'époque arabe.","provenance":"Quartier arabe de Trapani.","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. I. Iscrizioni edili*, Palerme, 1875, p. 83, n. XXIII, planche X.3. \nBarresi P., *Le colonne arabe di Trapani*, “Sicilia Archeologica”, 2004, en cours d'impression. \nDi Ferro, G. M., *Guida per gli stranieri in Trapani*, Trapani, 1825 (remanié en 1977), p. 164, p. 212 et note 130. \nGregorio, R., *Rerum Arabicarum quae ad historiam Siculam spectant*, Panormi (Palerme), 1790, p. 141. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan,1979, fig. 261.","dynasty":"Normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["caractères coufiques","inscription"],"materials":["inscription en relief.","Marbre à fond blanchâtre et veines ondulées verdâtres, dit “cipolin”, provenant des carrières de Karystos en Eubée"]},"6db232a1-1948-537d-8bad-3c92a264c7c0":{"name":"Panneau en stuc","short_description":"Le terme stuc s’utilise pour définir la grande majorité des décorations de la culture musulmane. Le stuc blanc, à partir des pierres à plâtre, grâce à sa souplesse d’utilisation, et ses qualités combinées de force, d’adhérence, de dureté, légèreté et prise rapide, permit son utilisation sur des chapiteaux, des arcs et même sur des espaces à forte pente comme les toits. Les artisans musulmans nous ont légué d’innombrables constructions décorées de motifs en stuc. Les XVIIIe et XIXe siècles furent l’âge d’or des décors en plâtre ciselé. Les palais et maisons présentent une ornementation très élaborée. Les motifs floraux, après avoir été géométriques, sont proches du style ottoman et italien.","type":"Stucs; plâtre","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 53 cm, Ø 26 cm","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar","keywords":["Plâtre ciselé","Chapitaux","Palais","Style ottoman","Style italianisant"],"materials":["Terre cuite"]},"6ef65a75-a6f9-5d0d-8c90-492c934302b3":{"name":"Revêtement de fenêtre.","description":"Cet encadrement de fenêtre de forme quadrangulaire est ceint sur tout son pourtour d'un cadre formé d'une baguette cordée et d'un bandeau sculpté orné d'une tresse de carrés à huit branches. Il est constitué de trois registres : une frise supérieure, la balustrade, l'arcature géminée de la baie. Tout le bois est recouvert d'un apprêt rouge et peint de brun à deux nuances, d'ocre jaune, de blanc ivoire, avec quelques touches de vert. \n \nLa frise et la balustrade sont traitées en treillis de *machrabiyya* dont les pièces sont disposées en damiers ou en losanges. Surmontant ce treillis ajouré, des baguettes rainurées dessinent sur la balustrade un entrelacs de carrés à huit branches et, sur la frise supérieure, des arcades polylobées et des carrés étoilés encadrant de chaque côté un médaillon central sculpté de forme carrée qui porte en caractères coufiques rectangulaires l'inscription votive “Bénédiction de Mohammed”. \n \nLa baie, entourée par deux cadres, le premier en bois tourné et le second sculpté d'un entrelacs de carrés étoilés, s'ouvre sur deux arcs outrepassés géminés. Ces arcs sont supportés par une colonnette et deux demi-colonnettes engagées en bois tourné et cannelé aux bases et chapiteaux simulés. Toutes les composantes de ce dernier registre sont ornées de motifs végétaux polychromes, empruntés aussi bien au répertoire maroco-andalou qu'au répertoire ottoman : rinceaux, palmes simples et doubles, fleurons, œillets. \n \nAvec son harmonieuse polychromie, cet encadrement extérieur d'une fenêtre donnant sur le patio d'une riche demeure du XIXe siècle est un bel exemple du travail minutieux des menuisiers de Meknès qui se sont illustrés dans cet art depuis que leur ville est devenue capitale du royaume alaouite sous le règne de Moulay Ismail (1083-1140 H / 1672-1727 J.-C.).","short_description":"L'encadrement extérieur de fenêtre donnant sur le patio d'une riche maison est un exemple du travail du bois tourné et peint de Meknès, un art qui a fleuri dans la ville impériale depuis les débuts du règne des Alaouites. Ses décors végétaux sont empruntés au répertoire maroco-andalou et ottoman.","holder":"Musée Dar Jamai.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Meknès.","dimensions":"H. 177 cm, L. 112 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Ce type de travail du bois qui donne la prééminence à la polychromie et dont il existe d'autres spécimens dans les musées a été initié à partir de la fin XVIIe et a pris une ampleur particulière au XIXe siècle, au moment où se sont multipliées les demeures bourgeoises où l'on peut encore voir ce type de travail.","method_for_provenance":"Par le lieu d'achat et le style, caracteristique de Meknès.","provenance":"Meknès.","obtention":"Achat en 1963.","bibliography":"Barrucand, M., *L'architecture de la qasba de Moulay Ismaïl à Meknès,* Casablanca, 1978. \n \nMarçais, G., *L'Architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 2, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile","décoration épigraphique","décoration florale","décoration géométrique","épigraphie religieuse"],"materials":["Bois sculpté, appliqué, tourné et peint."]},"6fb6ea4d-c7c1-56d9-a527-f3139df0a217":{"name":"Section de frise en marbre.","description":"Section d'une frise en marbre ayant orné jadis l'intérieur de la partie octogonale du Dôme du Rocher. Une section est restée in situ, les autres ont été transférées au Musée islamique. La frise, qui se composait de panneaux de marbre de 98 cm de long et 61 cm de large, utilisait deux thèmes décoratifs : de petits palmiers tourbillonnants et des grappes de raisins entrelacées. \nElle est ponctuée d'un certain nombre d'inscriptions omeyyades. Le décor sculpté sur 2 cm de profondeur environ se détache sur un fond peint, tandis que les parties sculptées en relief sont dorées. Il est probable que ce panneau a été transféré au musée avec d'autres éléments lors des travaux de rénovation qui se sont déroulés au Dôme du Rocher vers 1960. \nAu centre figure un arc encadré de motifs végétaux, répétés sur la plupart des arcs de la frise. Il est soutenu par deux piliers se terminant par un chapiteau. De chaque côté partent deux arcs incomplets qui étaient reliés aux arcs des panneaux voisins pour constituer une frise régulière. \nCes panneaux illustrent un vocabulaire décoratif omeyyade que l'on retrouve sur les boiseries de la mosquée al-Aqsa, dans les stucs de Khirbat al-Mafjar (palais de Hicham) à Jéricho et dans un palais omeyyade de la côte nord-ouest du lac de Tibériade en Galilée (Qasr al-Minya).","short_description":"Cette frise en marbre doré et décoré ornait jadis l’intérieur de la partie octogonale du Dôme du Rocher. Une section est restée in situ. Durant la restauration du Dôme du Rocher, il y a une cinquantaine d’années, certains des éléments furent transférés au Musée islamique. Ces pièces rares illustrent différentes sources artistiques de l’art omeyyade.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Calife Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.).","dates":"Vers 72 de l’Hégire / 691 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 98 cm, l. 61 cm ; ép. 3 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des motifs décoratifs similaires trouvés dans les palais omeyyades d'al-Minya et de Khirbat al-Mafjar, ainsi qu'avec d'autres éléments décoratifs en bois omeyyades de la collection du Musée islamique de Jérusalem.","method_for_provenance":"On ne sait si ce panneau a été sculpté à Jérusalem, ou importé de Grèce ou d'autres lieux de production où l'on pouvait trouver du marbre prêt à être sculpté. Il est également possible qu'il ait été réalisé à Jérusalem et que les réparations et consolidations de la frise aient été exécutées dans un atelier sur site au Dôme du Rocher.","provenance":"Peut-être Jérusalem.","obtention":"Ce panneau a été transféré du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Abu Shama, Abd al-Rahman bin Ismail (m. 665/1267), *Ar-Rowdatain fi Akhbar al-Dawlatain* \\[Deux jardins dans l'histoire de deux états\\], Le Caire, 1870. \nAl-Isfahani, ' Imad al-Din Muhammad bin Muhammad (m. 597/1201), *Al-Fath al-Qasi fi al-Fath al-Qodsi* \\[La conquête de Jérusalem\\], Le Caire, 1903. \nAl-Zarkali, Khayr al-Din, *Al-A'lam* \\[Personnalités célèbres\\], vol. 4, Beyrouth, 1980. \n**Berchem, M., van, *Corpus Inscriptionum Arabicarum*, vol. 3, 40,Le Caire, 1925.**","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration en marbre","décoration végétale","écriture coufique","Frises","marbre","sculpture","sculpture en relief"],"materials":["Marbre (de Carrare), sculpté en haut relief."]},"6fdbe124-1e12-5bc3-a524-5bbe4a6ae42f":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche en bois de cèdre provient des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, dont la couverture est constituée de linteaux reposant sur les supports et sur les murs en suivant l'orientation des nefs dans le sens nord-sud. Perpendiculairement à ces pièces reposent les tirants ; ils sont supportés à leurs extrémités par des consoles sculptées et peintes. La partie la plus ancienne des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan date du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Elle présente un décor de rinceaux et de fleurons. Le panneau, dont le fond est rouge, est composé de quatre carrés à côtés concaves. Dans chacun d'entre eux sont inscrites deux fleurettes à quatre pétales, de couleur verte et bleue, qui se croisent. Elles élaborent une sorte d'étoile octogonale qui entoure un cercle de couleur bleue ou verte. Chaque pétale se termine par un bourgeon entouré par deux rinceaux évasés. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique, dans l'art musulman, qui nous soit parvenue du Moyen âge, ce qui rend toute tentative de recherche sur l'origine de leurs décors assez malaisée. En effet, des plafonds décorés couvraient la nef centrale de la Grande Mosquée de Cordoue, mais la limite ante quem de leur datation ne dépasse guère le IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), de même pour les magnifiques plafonds de la chapelle Palatine à Palerme qui sont datés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C).","short_description":"Originaire des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, elle présente un joli décor de rinceaux et de fleurons sur fond rouge. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique du genre dans l'art musulman.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 135 cm, l. 27,5 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut remise parmi des milliers d'autres fragments au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 207. \n \nLes Andalousies (catalogue d'exposition), Paris, 2000, pp. 194-195. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 284, n° 440. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 262. \n \nMarçais, G., Coupoles et plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan, Tunis et Paris, 1925.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Bois, décor peint."]},"702385a6-59dd-5149-9e14-fc7215434a3d":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau ayant appartenu à la porte d'entrée du *khan* découvert dans les environs du complexe de Qasr al-Khayr al-Gharbi qui comprenait un marché (souk), des bains (hammam), un jardin, un barrage, des greniers et un palais (*qasr*). Ce linteau peu ornementé est important car il a servi à déterminer la date de construction du palais. Son inscription spécifie que le calife Hicham bin ‘Abd al-Malik était le commanditaire du *khan*, qu'un certain Thabit bin Abi Thabit en avait supervisé la construction et que les travaux furent achevés au cours du mois de *rajab* de l'an 109 (octobre 727 J.-C.). \nElle illustre la continuation et l'adaptation d'une longue tradition d'inscriptions monumentales en langue arabe dans la région. Le texte est rédigé en écriture de style coufique ancien, souvent utilisé dans les inscriptions de cette période. La technique employée est en revanche inhabituelle puisqu'elle fait appel à des trous percés et forés. \nLe texte arabe peut se traduire par : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a pas d'autre Dieu que le seul et unique Dieu qui n'a pas d’associé. La réalisation de cette œuvre a été ordonnée par le serviteur d'Allah, Hicham, Commandeur de la Foi, que Dieu lui accorde sa récompense, \\[cette œuvre\\] a été menée à bien par la main de Thabit bin Abi Thabit en *rajab* de l'an 109.”","short_description":"Ce linteau présente d'importantes inscriptions qui ont aidé à établir la datation de l'achèvement d'un ensemble architectural urbain édifié par le calife omeyyade Hicham bin 'Abd al-Malik.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. (au-dessus du sol) 3,86 m, L. 3,83 m, l. 0,57 m.","method_for_datation":"L'élément porte la date de l'achèvement du *khan*.","method_for_provenance":"Ce linteau a été probablement sculpté in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Ce grand linteau a été découvert lors d'une mission archéologique française à Qasr al-Khayr al-Gharbi conduite par Daniel Schlumberger en 1936. Il faisait jadis partie de la porte du *khan* et a été transféré au Musée national de Damas dans les années 1940.","bibliography":"Schlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Daniel Schlumberger","inscriptions","khan","linteaux","marbre","Omeyyades","palais du désert","Qasr"],"materials":["Marbre sculpté."]},"7bf56987-b874-51e5-91e1-bf19f3afba07":{"name":"Tasseau.","description":"La splendide charpente à *par y nudillo* de la cathédrale de Teruel, improprement appelée plafond à caissons, est l'un des ensembles d'ébénisterie mudéjare les plus étudiés par la critique artistique. Cela est dû à divers facteurs ; son extraordinaire complexité iconographique et iconologique, sa signification dans le contexte social, son intérêt stylistique et la précision de sa datation, facilitée par l'analyse du bois. Le Musée archéologique national conserve, entre autres éléments, deux tasseaux ou solives qui proviennent des deux pentes de la charpente, l'un avec un personnage masculin et l'autre – celle que nous étudions ici – avec un personnage de femme. \nCette figure appartient à la classe des travailleurs ; elle représente une porteuse d'eau, vêtue d'une robe ou gonelle à manches longues et serrée par une cordelette à la ceinture. La décoration aux lignes horizontales lui donne un air particulier. Ses cheveux lisses sont coiffés court et elle semble avoir la tête nue, ce qui n'est pas fréquent parmi les figures de ce plafond. Elle porte sur la tête une cruche à deux anses. Il est possible de déterminer son emplacement primitif : huitième section gauche, c'est-à-dire à l'endroit où tomba une bombe durant la guerre de 1936. La polychromie est traitée en à-plats où prédominent les rouges, les blancs et les contours noirs.","short_description":"Ce tasseau décorait une solive du plafond de la cathédrale de Teruel, dans lequel sont reproduites les différentes classes de la société médiévale. Cette figure représente une porteuse d'eau vêtue à la mode de l'époque, d'une tunique à manches longues attachée à la ceinture.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XIIIe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 36 cm, l. 23,8 cm, ép. 1,7 cm.","method_for_datation":"Par son style et par des analyses dendrochronologiques du bois.","method_for_provenance":"Le donateur, Pablo Gil y Gil, professeur à l'université de Saragosse en 1869, a livré des informations sur la provenance de cette pièce et sur trois autres éléments du plafond lorsqu'il en fit don au musée.","provenance":"Cathédrale Santa María de Mediavilla, Teruel.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Alquézar, E., Arias, I. et Franco, á., “Carpintería y elementos arquitectónicos mudéjares en el Museo Arqueológico Nacional procedentes de Aragón”, *Actas VI Simposio Internacional de Mudejarismo, Teruel, 16-18 septiembre, 1993*, Teruel, 1996, p. 874. \nRabanaque, E., Novella, A., Sebastián, S. et Yarza, J*., El artesonado de la catedral de Teruel*, Saragosse, 1981.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","mudéjar","plafond à par y nudillo","polychromie","tasseau","Téruel"],"materials":["Bois, polychromie."]},"7c3a4cbc-d305-5a96-aabc-cbcebe9d6397":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Après avoir repris Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C., Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) s'efforça de restaurer rapidement le caractère islamique de la ville en général et du Haram al-Charif en particulier. On détruisit les ajouts aux bâtiments édifiés par les croisés, les images saintes et les décorations des lieux sacrés, ne laissant que ce qui présentait un caractère séculier. Cette opération exigea une énorme quantité de matériaux de construction, en particulier de fragments sculptés de pierre et de marbre ; la plupart furent réutilisés sur les chantiers ayyoubides de Jérusalem et des environs, comme en témoignent certains édifices que l'on peut encore voir de nos jours. \nCe chapiteau de colonne est un bon exemple de ce processus d'effacement de l'iconographie chrétienne. Malgré la conservation de la plupart des éléments du chapiteau qui témoignent de ses origines et de son époque, les figures ont été en grande partie oblitérées. Cet effacement a pu être réalisé rapidement ou n'être que symbolique, comme le montre un oiseau oublié dans le décor végétal.","short_description":"Après la reconquête de Jérusalem par Salah al-Din Ayyoubi (Saladin), de nombreux ajouts effectués par les Croisés furent retirés du Haram al-Charif. L’opération laissa de nombreux matériaux de construction, dont ce chapiteau de marbre sculpté. Il était décoré de nombreux motifs végétaux, animaliers et humains et démontre l’introduction de l’iconographie chrétienne dans un contexte islamique sacré.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 32 cm, section 20 x 20 cm.","method_for_datation":"Comparaison de la sculpture et des thèmes décoratifs avec d'autres éléments architecturaux de l'époque des croisés en Palestine.","method_for_provenance":"Des chapiteaux similaires figurent encore dans différents endroits du Haram al-Charif et de Jérusalem. Certains sont restés in situ, d'autres furent réutilisés dans diverses constructions. Si certains ont été martelés, la plupart sont restés intacts. Il est probable que ce chapiteau a été réalisé à Jérusalem.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Ce chapiteau a probablement été transféré du Haram al-Charif au musée à l'occasion de travaux de restauration, toujours en cours. Le musée possède d'autres chapiteaux croisés qui ont subi des attaques iconoclastes.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte,* n° 45, 1982. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidences on the Temple Area Atelier”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985.","dynasty":"Croisés","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteaux de colonnes","croisés","Decoration sculpté","représentation figurative"],"materials":["Marbre taillé."]},"81acb278-b50c-55e2-a7e9-2609f1bc2386":{"name":"Frise de marbre.","description":"Partie de frise en marbre de couleur gris cendré, dont la provenance reste incertaine mais qui a pu être réalisée dans un atelier du Haram al-Charif, réputé pour la qualité de son travail du marbre, vers 555 H / 1160 J.-C. au cours de la période des croisés (492-583 H / 1099-1187 J.-C.). La frise est de style roman. Elle servait sans doute de linteau pour l'entrée d'un des bâtiments du Haram al-Charif ou de ses environs. Elle fut utilisée de même pour le portail sud du Dôme du Rocher pour une période de temps non précisée, ce qui explique qu'elle soit endommagée par la présence de ciment. Par ailleurs certaines figures sculptées ont leur visage martelé, peut-être afin de pouvoir utiliser cet élément architectural dans le Dôme du Rocher. Les représentations animales sont intactes et facilement identifiables. \nLes éléments décoratifs comprennent des personnages, probablement des personnalités religieuses, dont l'identification est aujourd'hui rendue encore plus difficile par l'absence de visage. On remarque des chiens de chasse, des dragons, des oiseaux (canards), dont l'un, d'esprit fabuleux, qui ressemble à une dinde. Le décor végétal est constitué d'une guirlande de laurier qui s'enveloppe autour des autres motifs. \nCette frise se compose de plusieurs parties, chacune exprimant une thématique décorative complète. Chaque thème est relié au suivant par la poursuite de la guirlande de laurier qui lui confère son unité. L'ensemble est entouré d'un cadre à motif spiralé. Le niveau de qualité remarquable de l'atelier du Haram al-Charif est manifeste dans le rendu sculptural, ce qui laisse penser que cette frise devait décorer l'entrée d'un bâtiment important, peut-être religieux. \nLa frise est rompue en deux parties inégales.","short_description":"Frise en marbre gris sculptée dans le style roman. Elle fut probablement réalisée dans un atelier du Haram al-Charif au cours de la période des Croisés. Les thèmes décoratifs reproduisent des figures humaines et animales comme des chiens de chasse, des dragons et des oiseaux. Le décor végétal est constitué d’une guirlande de laurier qui s’enveloppe autour des autres motifs.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 258 cm, l. 37 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Comparaison des thèmes décoratifs et des techniques de sculpture avec ceux d'autres pièces présentes, notamment, dans l'église du Saint-Sépulcre (Kanisat al-Qiyama) et l'église du tombeau de la Vierge Marie à Jérusalem.","method_for_provenance":"élément architectural probablement issu d'un atelier du Haram al-Charif, en fonction à cette époque.","provenance":"Peut-être Jérusalem.","obtention":"Pièce transférée du Dôme du Rocher au musée vers 1959.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the So-Called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, *Zeitschirft für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution and Impact”, *Zeitschirft für Kunstgeschichte*, n° 45, 1982.","dynasty":"Croisés","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["croisé","décoration figurative","Frises","marbre sculpté","style roman"],"materials":["Marbre taillé et sculpté."]},"845d1c41-c319-5cf8-a8a3-2a59a0cbc517":{"name":"Chapiteau.","description":"Par sa forme, ce chapiteau semble avoir couronné une demi-colonne. Sa surface est décorée de trois bandes ornementales : en haut, sur ce qui correspond à l'abaque antique, un rinceau de demi-palmettes parsemé de fleurs, entre deux bandes simplement profilées. La partie médiane présente un décor de rinceaux de demi-palmettes stylisées, constituant un réseau qui recouvre l'ensemble de la surface. Aux angles, ces rinceaux se retournent en volutes, reprenant ainsi le décor de feuilles d'acanthe des chapiteaux antiques. Mais, alors que les modèles antiques étaient modelés en une unité plastique, le feuillage n'apparaît plus ici que dans un traitement à deux dimensions. Le motif principal se clôt par un simple jonc inférieur, sous lequel se trouve en un registre étroit un dernier rinceau de demi-palmettes qui forme la base inférieure du chapiteau. L'effet général est à rapprocher de la tradition byzantine, qui reprend les modèles antiques en les traitant de façon abstraite. Cette tendance conduit dans le monde islamique à l'art de l'arabesque. D'autres chapiteaux présentent un décor similaire et ont dû être utilisés pour une construction monumentale qui nous reste inconnue dans la ville de Raqqa, alors résidence de la dynastie abbasside. \nL'acanthe est aujourd'hui encore un genre de chardon très courant dans les régions méditerranéennes. Elle fut d'abord utilisée comme élément décoratif des stèles funéraires en Grèce à partir du Ve siècle av J.-C. Elle fut ensuite adoptée par l'art romain et utilisée dans l'art islamique sous la forme de nombreux systèmes de demi-palmettes, devenant un motif fondamental de la décoration en architecture et dans les arts mineurs. \nL'albâtre est un gypse naturel à grain très fin et d'un blanc pur. C'est un matériau facile à travailler, c'est pourquoi il fut utilisé depuis l'Antiquité dans le décor architectural, le revêtement et la sculpture.","short_description":"Ce chapiteau d'albâtre, produit pour un des premiers palais abbassides de Raqqa, en Syrie, présente un décor de tiges ondoyantes à demi-palmettes. Il montre donc une étape du répertoire décoratif islamique typique avant ses développements vers des motifs plus abstraits comme l'arabesque.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 29 cm, P. 29 cm.","method_for_datation":"Selon les indications de F. Sarre et de E. Herzfeld, la pièce provient de Raqqa, qui fut un temps résidence princière et où le calife Haroun al-Rachid fit construire des palais vers 185/800. Il est probable que le chapiteau provienne d'une des constructions califales, il est donc du début du IXe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Selon les indications de F. Sarre et E. Herzfeld, la pièce provient de la résidence princière de Raqqa, où elle faisait fort probablement partie des ruines des constructions califales.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Acheté par Friedrich Sarre à Alep.","bibliography":"Dimand, M. S., “Studies in Islamic Ornement I. Some aspects of Omaiyad and early Abbasid ornement”, *Ars Islamica 4,* 1937, pp. 293-337. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture,* Londres, 1999, pp. 38-61. \nKautzsch, R., *Kapitellstudien,* Berlin-Leipzig, 1936. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, p. 28. \nSarre, F., Herzfeld, E., *Archäologische Reise im Euphrat-und Tigris-Gebiet*, Berlin, 1911-1920, vol. II, p. 352, ill. 321 ; vol. IV, pl. 140, 1.","dynasty":"Abbasside","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acanthe","albâtre","antique","byzantin","chapiteau","demi-palmette","stylisé"],"materials":["Albâtre, relief, gravure."]},"85acf1b7-5e53-59d4-aaea-ce86103574d8":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche est meublée par une inscription coufique comportant une partie du verset 18 de la sourate III. Les hampes des lettres sont biseautées, certaines se terminent par un fleuron bilobé. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral simplifié et estampé. Le repliement de la hampe des lettres waw et mim engendre des nœuds qui meublent l'espace vide créé par leur transcription. De facture soignée, d'un dessin précis, les caractères se terminent en biseau. Le pourtour des lettres noires, coloré en jaune ocre, permet leur mise en exergue. Cette technique, qui se substitue aux écritures en bois sculpté en relief, est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"Cette planche est meublée d'une inscription coufique. Elle comporte une partie d'un verset coranique de la sourate “al-Imrane”. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral. Cette technique qui se substitua aux écritures en bois sculpté en relief est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Commandée par le prince ziride al-Mouz ibn Badis par les soins de son ministre Mohamed ibn Abi al-Arab.","dates":"413-414 de l’Hégire / 1022-1023 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. 16 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Une partie de l'ouvrage encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan mentionne que c'est le prince ziride al-Mouiz ibn Badis qui confia l'exécution des travaux à son ministre Al-Qasim ibn Mohamed ibn Abi al-Arab. Or, celui-ci exerça les fonctions de ministre entre 413 et 414 H (1022-1023 J.-C). Les caractères de l'inscription et les motifs utilisés permettent également de dater cette planche de la fin du IVe-début du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Une partie des plafonds peints qui sont encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan présentent les mêmes caractéristiques décoratives et calligraphiques que cette planche.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, au cours des années soixante, certaines poutres et planches des plafonds de la salle de prière, considérées comme vétustes, ont été retirées et conservées au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1999, lors des travaux d'aménagement de la deuxième partie du Musée des arts islamiques de Raqqada, cette planche fut sélectionnée pour y être exposée.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, pp. 191-192.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois peint","calligraphie","décoration florale","mobilier"],"materials":["Bois peint et fleuri."]},"86141f73-f2d4-5de6-b66c-a5955dcb470a":{"name":"Fontaine publique.","description":"Fontaine en forme de banc conçue pour la mosquée de Moustafa Lala Pacha à Damas. Elle est en marbre fin décoré de calligraphie sculptée et de mosaïques géométriques en nacre et marbre de couleur. La partie supérieure consiste en un panneau de marbre présentant deux lignes d'inscription en arabe sculptées en style *diwani*, un style complexe, animé et dynamique dont les caractères se chevauchent, et qui était très populaire pendant la période ottomane. Un fin bandeau de motifs végétaux sépare les deux lignes de l'inscription. Le panneau central est flanqué de deux montants curvilignes également sculptés de riches motifs végétaux et de calligraphie. \nL'inscription explique que cette fontaine, appelée *rub’* (unité de mesure de l'eau) a été construite et mise à la disposition du public en l'honneur du sultan Soliman le Magnifique par Moustafa Pacha en 971 H / 1564 J.-C. La date semble avoir été importante puisqu'elle est écrite numériquement et alphabétiquement en trois endroits différents dans l'inscription. Elle marque l'accession au poste de gouverneur de Damas pour cinq années de Moustafa Lala Pacha. Parmi les *waqf* qu'il offrit à la ville figurent une nouvelle mosquée et un nouveau *khan* aux luxueux équipements sanitaires. Au cours du règne du sultan Sélim II (973-981 H / 1566-1574 J.-C.), Moustafa Lala Pacha commanda des troupes qui conquirent Chypre en 977 H / 1570 J.-C., l'une des grande victoires des armées ottomanes. \nL'inscription se traduit *:* \n\"Celui qui a édifié ce *rub’* public, que Dieu le rende utile, au cours de l'ère du sultan qui craint le plus Dieu, le sultan Sulayman Khan fils du Sultan Salim Khan, que Dieu le plus Exalté l'élève au trône du sultanat, est le Très Noble Moustafa Pacha, que Dieu le comprenne dans l'intercession de son médiateur, l'héritier des royaumes ottomans du sultan Salim Khan, celui qui craint le plus Dieu, que Dieu éclaire son royaume de sa lumière brillante, ce texte a été exprimé, dicté et inscrit en l'année neuf cent soixante et onze, 971 \\[1564\\].”","short_description":"Importante fontaine en marbre réalisée à Damas et dédiée au sultan Soliman le Magnifique par le puissant seigneur et gouverneur militaire de Damas, Moustafa Lala Pacha.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Le gouverneur de Damas Moustafa Lala Pacha (r. 971-976 H / 1563-1569 J.-C.), en l'honneur du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566).","dates":"971 de l'Hégire / 1564 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 78,5 cm, l. 150 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant sur la pièce donne la date de son achèvement : 971 (1564).","method_for_provenance":"Documents des archives du musée.","provenance":"Mosquée de Moustafa Lala Pacha, Damas, Syrie.","obtention":"La mosquée de Lala Moustafa Pacha à Damas a été démolie entre 1928 et 1930 pour laisser place au souk al-Hal. Cette pièce, en même temps que d'autres objets de valeurs, a été transférée au musée qui l'a enregistrée dans ses collections en 1931.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Damas","fontaines publiques","marbre","mosaïques","Moustafa Lala Pacha","Sélim II","sultan Soliman le Magnifique"],"materials":["Marbre sculpté à incrustations de marbre et de nacre en partie inférieure."]},"893326f6-9a4d-57db-bdf6-56796de6ef99":{"name":"Fragment d'élément en bois sculpté.","description":"On peut encore trouver dans la région de Raqqa des fragments d'éléments en bois qui décoraient jadis les salles d'apparat des palais royaux abbassides. Ils sont classés en trois types, selon leur technique de sculpture. Le premier groupe contient des éléments ornementaux sculptés colorés et dorés relativement réalistes, dont des motifs floraux et calligraphiques. Le second réunit des éléments sculptés en biseau pour donner une impression de contours arrondis. Les exemples de ce groupe ont été influencés par les motifs abbassides de Samarra dit “style Samarra C”. Le troisième groupe, auquel appartient cette pièce, présente des motifs décoratifs sculptés à la verticale de telle façon que le panneau semble posséder deux plans parallèles, celui de la surface de la sculpture et celui du fond. La sculpture est donc traitée en à-plat avec des bords vifs et un relief très marqué, comme on le voit dans les petits trous pratiqués dans les lettres. Le texte en arabe de style coufique se lit : “Commandeur des Fidèles”. Le bois semble avoir été partiellement brûlé.","short_description":"Ce panneau calligraphique à caractères se détachant verticalement et rainures circulaires en profondeur est un exemple des nombreux styles de sculpture mis au point pendant la période abbasside et diffusés dans la région.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le IVe-Ve siècle de l'Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 43 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"La technique de sculpture utilisée est typiquement abbasside-islamique et a été mise au point en Irak et en Syrie au cours de la période abbasside.","method_for_provenance":"L'élément a été découvert à proximité des palais abbassides de la région de Raqqa et l'on peut présumer qu'il a été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Cet élément fut découvert par hasard par un habitant de la région au cours des années 1950. Il l'offrit à la mission archéologique qui travaillait sur place.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004.","dynasty":"Dynastie abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","bois sculpté","écriture coufique","Raqqa","style C de Samarra"],"materials":["Bois sculpté."]},"8c014da5-017c-55b6-8f07-95eca4b0b551":{"name":"Élément de stalactite (mouqarbas).","description":"Les *mouqarbas* sont des ornements à structure alvéolaire en forme de stalactites qui décorent les coupoles ou les encorbellements, notamment dans l'architecture arabo-maghrébine. Les pièces en céramique de forme parallélépipédique qui composent cet ensemble comportent deux parties : l'une pleine, l'autre formée de quatre cannelures verticales. La base cruciforme de chaque pièce, ainsi que la partie cannelée, est couverte d'un émail vert très clair ; des traces de couleur jaune apparaissent sur quelques côtés. Les pièces sont assemblées entre elles, en pyramide, avec du ciment par la partie pleine, les parties cannelées restaient apparentes. \n \nCe genre de stalactite est le premier vestige mis au jour en Occident musulman qui puisse être attribué au calife hammadide al-Mansour (r. 481-498 H / 1089-1105 J.-C.). \n \nCet élément de *mouqarbas* ornait probablement la partie supérieure du mur extérieur donnant sur la cour de Dar al-Bahr ; le décor était sans doute posé comme une applique.","short_description":"Cette stalactite est une applique ornementale en forme de parallélépipède à quatre niveaux, constituée d'un ensemble de pièces en céramique et comprenant deux parties, l'une pleine et l'autre cannelée, portant des traces d'émail vert. Les pièces sont assemblées entre elles par du ciment.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"Ve-VIe siècle H (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Sétif","dimensions":"H. totale 41 cm, l. totale 21 cm, H. de chaque pièce 16 cm, dimension de chaque côté des pièces 5 cm.","method_for_datation":"Stalactite trouvée dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle), d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Documents De Beylié, qui indique que ces stalactites furent recueillies au pied du mur plein donnant sur le côté sud de la cour de Dar al-Bahr.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nFernandez-Puertas, A., “Muqarnas”, *Encyclopédie de l'Islam*, vol. VII, 1993, pp. 501-502. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cannelure","céramique","émail","Hammadides","mouqarbas","stalactite"],"materials":["Céramique moulée émaillée."]},"98ab5d11-187b-555d-a0a1-f233cb406b51":{"name":"Fragment d’une plaque commémorative.","description":"Fragment d'une grande plaque murale rectangulaire composée, à l'origine, de six blocs de différentes dimensions, dont quatre seulement nous sont parvenus. La surface excisée comporte un texte composé de cinq lignes sculptées en relief dans un style coufique fleuri, à rainures et à terminaisons biseautées. Cette inscription est l'une des plus belles œuvres épigraphiques de l'époque ziride. Son écriture, parfaitement équilibrée, est bordée de rainures et entourée d'arabesques (rinceaux spiralés) et de différentes formes de palmettes (simples ou cordiformes). Sur le plan historique, son texte est d'une grande importance. Le nom de la ville, Madinat Izz al-Islam (ville de la gloire de l'islam), fortifiée sur l'ordre d'al-Mouiz ibn Badis, est un toponyme attesté sur les dinars frappés par le même prince à partir de l'année 439 H / 1048 J.-C. Il remplace l'ancien nom fatimide de la ville, al-Mansouriya, figurant sur les dinars antérieurs à cette date, et annonce une nouvelle ère, celle de la confrontation avec les califes fatimides du Caire. Le démonstratif hâdhi-hi (celle-ci), introduisant le nom de la ville, laisse penser que cette plaque était originellement fixée sur la façade extérieure de ses remparts, ou peut-être au-dessus de l'une de ses cinq portes, citées par le géographe andalou al-Bakri. L'inscription, qui ne constitue qu'un fragment d'un texte plus long, comporte les expressions suivantes : 1. “[Au nom d'Allah], le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Point de divinité hormis Allah, l'Unique… [Muhammad est l'envoyé d'Allah]. Bénédiction” ; 2. “d'Allah sur lui et sur sa famille. Secours d'Allah et prompte Victoire…”. Le reste du texte se réfère au nom du secrétaire, Ahmad ibnZahir al-Katib, qui a supervisé les travaux, et la date de leur achèvement.","short_description":"Considérée comme l'une des plus belles œuvres épigraphiques de l'époque ziride, la surface excisée comporte un texte de style coufique. \nL'inscription atteste l'existence de la ville de Madinat al-Islam, ville fortifiée sur ordre d'al-Mouiz ibn Badis. Elle portait le nom de Sabra al-Mansouriya.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"437 de l’Hégire / 1046 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 284 cm, H. 110 cm, ép. 21 cm.","method_for_datation":"La date est mentionnée dans la partie de l'inscription qui se réfère à l'année de l'achèvement de la construction des remparts de Sabra al-Mansouriya, en 437 H / 1046 J.-C.","method_for_provenance":"L'inscription n'a pas été trouvée à Sabra al-Mansouriya même, mais elle mentionne la fortification de cette ville, citée dans le texte par son nouveau nom, Madinat Izz al-Islam (la gloire de l'islam). Les blocs de l'inscription ont été remployés, au cours du XVIIIe siècle, comme piédroits de la porte latérale de Bab Tunis à Kairouan. En 1998, ils furent démontés puis déposés dans les réserves du musée de Raqqada. Cette plaque en pierre locale a sans doute été sculptée sur place par des sculpteurs ifriqiyens qui étaient au service du prince ziride.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la porte latérale de Bab Tunis, en 1996, les quatre fragments de la plaque commémorative furent récupérés et déposés au musée de Raqqada. à la suite de l'extension du musée, cette inscription fut choisie parmi d'autres pour créer une salle réservée à l'épigraphie arabe.","bibliography":"Roy, B. et Poinssot, P., Inscriptions arabes de Kairouan, vol. II, fasc. 1, Paris, 1950, n° 42.","dynasty":"Fatimo-ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["calligraphie","décoration florale","épigraphie","inscription","ziride"],"materials":["Marbre sculpté et incisé."]},"9b3c6ff0-65d5-57ce-9392-fed35ca7e770":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Chapiteau de colonne en pierre calcaire sans doute extraite d'une carrière des environs de Jérusalem. Sa sculpture n'a jamais été entièrement achevée, à moins que ce type de taille ne corresponde à un objectif d'économie. Le style s'inspire de celui des chapiteaux de type corinthien abbasside adopté pour la restauration de la mosquée al-Aqsa sous le calife abbasside al-Mahdi (r. 158-169 H / 775-785 J.-C.) à la suite d'un tremblement de terre qui avait détruit une grande partie de l'édifice. Les chapiteaux de la période omeyyade étaient plus petits que ceux de l'époque précédente, la période byzantine, et, même s'ils leur ressemblaient, ils n'étaient pas pour autant d'origine byzantine. \nEn 424 H / 1033 J.-C., au cours de la période fatimide, la mosquée subit un autre tremblement de terre qui provoqua d'importants dommages. La restauration de l'édifice se déroula sous le règne du calife al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). Les chapiteaux endommagés furent remplacés par de nouveaux réalisés dans les styles des modèles abbassides antérieurs, comme on le note en particulier dans les chapiteaux de la colonnade centrale. \nUne petite partie seulement du décor est sculptée. Les autres ornements en stuc, dont des feuilles d'acanthe, étaient préparés, dorés et appliqués sur le chapiteau, ce qui explique la présence de traces de martelage sur le gorgerin où venaient se fixer les parties en stuc. Un grand nombre de feuilles d'acanthe en stuc ont été trouvées sur le site, qui avaient été montées selon cette technique. \nLe Musée islamique détient un certain nombre de pièces de ce style, en dehors d'une collection riche et variée de chapiteaux en marbre et en calcaire de différentes dimensions datant des Romains, des Byzantins, des Omeyyades, des Abbasides et des Fatimides, ainsi que de la période des croisés.","short_description":"Ce chapiteau en pierre calcaire s’inspire du style corinthien adopté pour la restauration de la mosquée al-Aqsa sous le calife abbasside al-Mahdi. Il semble que sa sculpture n’ait jamais été achevée : seule une partie de la décoration est sculptée ; d’autres parties étaient préparées, dorées et prêtes à être couvertes de feuilles d’acanthe en stuc puis appliquées sur le chapiteau.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* de la mosquée al-Aqsa.","dates":"Environ 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 101 cm, section haute 148 x 148 cm, section basse 96 x 96 cm.","method_for_datation":"étude des techniques de production, comparaison avec des pièces similaires, sources historiques.","method_for_provenance":"Il est probable que ce chapiteau a été taillé et sculpté dans une carrière des environs de Jérusalem. On remarque encore aujourd'hui des chapiteaux similaires autour du Haram al-Charif.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Chapiteau transféré, avec d'autres datant de différentes périodes, de la mosquée al-Aqsa à la place du Haram al-Charif à l'occasion d'un programme de restauration dans les années 1940. Il a été transféré au Musée islamique en 1978.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949. \nWilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","dynasty":"Fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture fatimide","chapiteau de colonne","chapiteau de pierre","décoration en stuc","feuilles d’acanthe"],"materials":["Calcaire sculpté, stuc appliqué sur pierre."]},"9c700bb2-5d48-5ba0-9ba7-87bc128ebc4e":{"name":"Chapiteau.","description":"Ce chapiteau décoré de feuilles d'acanthe se réfère nettement aux modèles antiques avec ses deux couronnes et ses quatre volutes diagonales qui soutiennent l'abaque, la plaque sommitale. Les volutes se terminent en fleurs à quatre pétales et sont recouverts d'un feuillage d'acanthe où semble reposer l'abaque. Autour de celui-ci court une inscription qui nomme l'artisan ayant réalisé le chapiteau, le commanditaire, et le maître d'œuvre. Sur l'abaque se trouve un dessin d'architecte, manifestement réalisé à l'équerre et au compas. Cette référence explicite faite aux artisans et au maîtres d'œuvre impliqués dans la construction de l'édifice est exceptionnelle pour l'époque. \nL'inscription fait mention d'Abd al-Rahman III (300-350 H / 912-961 J.-C.) dans la formule : “Au nom de Dieu, bénédiction de Dieu pour le conducteur des Croyants. Que Dieu prête longue vie à Abd al-Rahman ibn Muhammad.” Plus loin on lit : “\\[Ceci fait partie\\] de ce qu'il fit faire sous la direction de son esclave Shunaif, réalisé par Fath, le marbrier.” Shunaif était le chef de chantier, Fath est mentionné pour la première fois dans une inscription datée de 318 H / 930 J.-C. Autrefois esclave à la cour du calife, il n'était pas arabe. Il collabora, comme l'attestent un grand nombre d'inscriptions, pendant des décennies aux différents chantiers du calife en al-Andalus. Son nom nous est également connu par les travaux d'extension de la Grande Mosquée de Cordoue et du palais de Madinat al-Zahira. On ne peut attester que ce chapiteau provienne de l'un de ces sites, mais on sait que le chef de chantier Shunaif travailla au Salón Rico, la grande salle de réception de Madinat al-Zahira (342-343 H / 953-954 J.-C.). Abd al-Rahman s'était proclamé calife du monde islamique occidental en 317 H / 929 J.-C. \nDans l'antiquité grecque, et ceci depuis le Ve siècle av. J.-C., les chapiteaux à feuilles d'acanthe étaient des symboles de richesse et d'immortalité. La variété d'acanthe proche du chardon, pourvue de larges feuilles à rebords épais, était un ornement très utilisé, dans la province grecque comme en Espagne.","short_description":"Dans les pays islamiques, le jeu d'échecs se pratiquait avec des pièces très stylisées comme cette figure de roi. Décorée d'un motif de cercles, cette pièce d'échec en ivoire vient du sud de l'Italie ou de la Sicile, une région qui faisait autrefois partie de l'empire fatimide et qui fut fortement influencée par la culture islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Califat de la première moitié du Xe siècle (300-350 H / 912-961 J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 33 cm, diamètre de l’abaque 31 cm.","method_for_datation":"Au vu de l'inscription dédiée au calife Abd al-Rahman III et grâce au nom de l'artisan Fath, ce chapiteau peut être daté d'entre 300 et 350 H / 912-961 J.-C.","method_for_provenance":"L'origine est attestée par l'inscription dédiée à Abd al-Rahman III, calife de Cordoue en Espagne.","provenance":"Espagne, al-Andalus, Cordoue/Madinat al-Zahra.","obtention":"Acheté à New York.","bibliography":"Barrucand, M. et Bednorz, A., *Maurische Architektur in Andalusien,* Cologne, 1991, pp. 59-69, 71-79. \nDodds, J., *Al-Andalus. The Art of Islamic Spain,* New York, 1992, pp. 27-39, ill. 35-39. \nGladiss, A. v., “Das spanisch-arabische Kapitell, in Haus der Kulturen der Welt”, *Schätze der Alhambra. Islamische Kunst aus Andalusien,* pp. 138-187, Berlin, 1992, ill. 144-145. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 91-92. \nKautsch, R., *Kapitellstudien,* Berlin-Leipzig, 1936.","dynasty":"Califat d'al-Andalus","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["abaque","acanthe","calife","chapiteau"],"materials":["Marbre."]},"9cc9092e-917f-5963-aa95-2f593ab99290":{"name":"Poutre de bois.","description":"Poutre en cèdre (bois probablement importé du Liban), transférée du Dôme du Rocher au musée lors de travaux de restauration menés dans les années 1960. Elle présente une inscription en style coufique fleuri fatimide comprise à l'intérieur d'un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d'un décor en relief. L'inscription contient le nom de l'artisan qui en fut l'auteur et participa aux restaurations entreprises sur le Dôme du Rocher sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). L'homme a probablement travaillé à d'autres endroits de l'édifice. L'inscription qui débute par la *basmala* se lit : “Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux. Ceci est l'œuvre de ' Abd al-Baqi bin al-Hasan bin Ismai'l al-Dimachqi. Que Dieu lui assure son secours.” Si l'on manque d'informations sur cet artisan, la présence de la mention “al-Dimachqi” (le Damascène) confirme l'existence d'un flux continu d'artisans venus de Damas à Jérusalem au cours de la période fatimide. Damas était (et reste) fameuse pour le travail du bois et Jérusalem fit donc appel à ses artisans pour la construction du Dôme du Rocher à la fin du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) ; la poutre ne présente aucun autre élément décoratif. Sa qualité d'exécution, préservéee par son état de conservation, confirme le talent des artisans de cette époque.","short_description":"Cette poutre du Dôme du Rocher est probablement en cèdre importé du Liban. Une inscription en style coufique fleuri fatimide est insérée dans un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d’un décor et d’un texte en relief. L’inscription rappelle le nom du sculpteur qui en fut l’auteur au temps du calife al-Dahir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 183 cm, l. 18,5 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les dates des restaurations du Dôme du Rocher entreprises sous les Fatimides. Par ailleurs, l'inscription est de style clairement fatimide.","method_for_provenance":"On ne sait pas si cette poutre a été travaillée à Jérusalem ou sur un autre site, mais habituellement ce type d'élément était sculpté sur place. Il est possible qu'elle ait été sculptée à Jérusalem, même si le bois était importé du Liban. D'après l'inscription, l'artisan venait probablement de Damas.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"D'après les archives du musée, cette poutre a été transférée du Dôme du Rocher en 1960.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cèdre","écriture coufique","poutre en bois","Sculptures sur bois"],"materials":["Bois sculpté patiné."]},"9ce61178-e421-548d-99f8-805b537a5ef8":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Chapiteau de colonne en marbre typique de la période mamelouke, en particulier de sa seconde partie, d'un style qui perdurera en Palestine sous les Ottomans. Ce chapiteau de forme allongée consiste en trois rangs de *mouqarnas* décroissant de haut en bas jusqu'au fût au point de pratiquement disparaître. Il se caractérise par sa simplicité apparente et son élégance, même si la complexité de son dessin multiplie les difficultés techniques. Il part d'une forme cylindrique du même diamètre que le fût sur lequel il repose et s'achève par un tailloir carré. Dans la zone de transition avec la colonne – sans doute facettée – figure une inscription en style *naskhi* difficile à lire parce qu'endommagée et recouverte de peinture et de dorure. Il s'agit peut-être d'une citation du Coran. Trois rangs de *mouqarnas* superposés complètent la construction, les derniers soutenant le tailloir. Les traces de dorure restantes indiquent peut-être que ce chapiteau décorait l'un des *mihrab* de la mosquée, car beaucoup de *mihrab* étaient alors dorés.","short_description":"Chapiteau en marbre de forme allongée typique du style dominant durant la période mamelouke. Il est décoré de rangées de *mouqarnas* décroissant au point de pratiquement disparaître. Cela lui donne une grande fluidité dans la transition entre les différents niveaux et d’une surface à l’autre sans provoquer de brusque changement. Ce chapiteau présente des inscriptions difficiles à lire.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 36 cm, base 33 x 33 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des chapiteaux similaires. La technique de sculpture et la forme des *mouqarnas* ressemble à celles de chapiteaux toujours en place dans des constructions mameloukes de Jérusalem.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Probablement transféré au musée à une date inconnue d'une construction mamelouke proche du Haram al-Charif.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938–42*, Londres, 1949. \nWilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteaux de colonnes","Chapiteaux de marbre","chapiteaux mamelouks","mouqarnas"],"materials":["Marbre sculpté."]},"9d2deaea-eeb3-5b49-bc73-3dda66bf24ef":{"name":"Quatre bas-reliefs en basalte.","description":"Quatre bas-reliefs en basalte, excellentes illustrations d'un art dit mineur. Ils empruntent leurs thèmes au monde classique d'avant la conquête islamique : un chien de chasse, un griffon, un cheval ailé et une amphore décorée de fleurs. Des équivalents de cette iconographie se retrouvent non seulement dans des sols en mosaïque d'églises byzantines et des mosaïques contemporaines des Ier-IIe siècles H (VIIe-VIIIe siècles J.-C.), mais aussi dans des œuvres datant de la présence grecque, romaine et sassanide. Le talent du sculpteur leur a conféré un aspect vivant, presque joyeux. Il semble que ces fragments, ainsi que d'autres restés *in situ* à Qasr al-Arzaq, formaient une arche au-dessus d'une plate-forme d'observation d'où les spectateurs assistaient à des compétitions nautiques données dans les citernes d'eau près de Qasr al-Azraq.","short_description":"Quatre bas-reliefs en basalte provenant d’une arche au-dessus d’une plate-forme d’observation d’où les spectateurs assistaient à des compétitions nautiques données dans les citernes d’eau près de Qasr al-Azraq. Probablement omeyyade, l’iconographie présente des parallèles avec l’art byzantin et omeyyade tardifs, mais trouve aussi son origine dans les périodes grecque, romaine et sassanide.","holder":"Musée du patrimoine jordanien, Université de Yarmouk.","dates":"Probablement IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Irbid.","dimensions":"A 829 : H. 13 cm, l. 46 cm, ép. 18 cm ; A 825 : H. 41,5 cm, l. 47,5 cm, ép. 19 cm ; A 827 : H. 34 cm, l. 45 cm, ép. 13 cm ; A 822 : H. 52 cm, l. 58, 5 cm, ép. 17,5 cm.","method_for_datation":"La date de la sculpture de ces bas-reliefs reste incertaine mais l'analyse stylistique du griffon permet de le rattacher à des motifs décoratifs trouvés dans d'autres palais omeyyades comme Khirbat al-Mafjar à Jéricho, Qasr al-Hir al-Harbi en Syrie ou al-Mchatta et al-Hallabat en Jordanie. Il en va de même du cheval ailé, élément décoratif sassanide également présent dans les résidences omeyyades. Les sources historiques mentionnent par ailleurs que al-Walid ibn Yazid (Walid II, m. 126/744) séjourna à Qasr al-Azraq.","method_for_provenance":"Ces bas-reliefs ont été trouvés dans une des citernes d'eau proches de Qasr al-Azraq en 1983.","provenance":"Al-Azraq, Jordanie.","obtention":"Ces bas-reliefs ont été découverts lors du nettoyage de citernes de leurs roseaux près de Qasr al-Azraq en 1983. Ils ont été prêtés au Musée du patrimoine jordanien par le Département des Antiquités en 1988.","bibliography":"بيشة. غازي، “ملاحظات متفرقة حول إكتشافات أثرية أموية حديثة”، حولية دائرة الآثار العامة، المجلد 30، 1986، ص 12-14 ، اللوحات 11-أ ، 12-أ،ج. \n*Gesichter des Orients: 10,000 Jahre Kunst und Kultur aus Jordanien* (catalogue d'exposition), Bonn, 2004, p. 242, fig. 11.9. \nKennedy, D. L., “Archaeological Explorations on the Roman Frontier in North-East Jordan”, *BAR International Series*, 134, Oxford, 1982, pp. 96-107, planches XXIII-B, XXIX-B (pour des informations supplémentaires sur les citernes d'eau).","dynasty":"Probablement période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","cheval ailé","griffons","sports"],"materials":["Basalte sculpté."]},"a16a6766-7c75-5cbd-9606-e910423fd3b2":{"name":"Écoinçon.","description":"Ce tronçon d'écoinçon, incurvé dans sa partie inférieure droite, est encadré en haut par un ruban de petites rosaces à quatre feuilles et d'un listel sous forme de baguette épaisse sculptée en relief, et en bas à droite par une baguette en segment d'arc. \n \nSon champ est orné d'un décor floral compact, distribué sur deux plans de faible relief. Le plan inférieur est meublé de motifs floraux rattachés à des rinceaux entrelacés : palmes lisses, simples ou doubles aux lobes enroulés ; fleurons à trois feuilles rappelant les fleurs de lys. Le plan supérieur est occupé par des arcatures florales composées de palmes : l'une, doublée, enserre des caractères pseudo-coufiques dessinant une eulogie en miroir, *moulk* (puissance de Dieu), et se termine par un sommet ogival que surmonte un fleuron dont la pointe mord sur le ruban de rosaces ; l'autre, entourant une composition florale, se termine en couronne. \n \nCet élément d'écoinçon provenant d'un édifice saadien de Fès faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de péristyle.","short_description":"Ce fragment d'écoinçon faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de galeries. Il est orné d'un décor floral compact sculpté et d'arcatures florales enserrant des caractères pseudo- coufiques qui dessinent en miroir le mot *moulk* (puissance de Dieu).","holder":"Musée Batha.","dates":"Xe-XIe siècle de l’Hégire (XVIe-XVIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 47,5 cm, L. 64,5 cm, ép. 4,6 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Son appartenance à un édifice d'époque saadienne mentionnée sur le registre d'inventaire est en effet confirmée par le choix de certains motifs floraux et de leur composition, ainsi que par leur technique de taille en faible relief.","method_for_provenance":"Objet récupéré *in situ*.","provenance":"Une maison de Fès.","obtention":"Récupération par le service des Monuments historiques, entré au musée en 1930.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc,* Paris, 1925**.**","dynasty":"Saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration pseudo-épigraphique","décoration végétale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a1ecccac-7c93-51a2-925d-06173dfe0ef5":{"name":"Merlon.","description":"Ce merlon à base rectangulaire prolongée des deux côtés par deux encoches saillantes est couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est deux fois perforée en son milieu. L'émail de couleur verte qui couvre la surface déborde sur les faces latérales. Fragmentée en deux parties, la pièce a été consolidée avec du plâtre sur sa face postérieure. \n \nCe merlon constitue avec d'autres éléments semblables une des frises qui couronnaient le sommet des façades des palais hammadides. \n \nLes trous que l'on remarque sur la surface de la feuille servaient peut-être au logement des tenons de fixation.","short_description":"Merlon à base rectangulaire couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est perforée à deux reprises pour permettre la fixation. Il est teinté d'une glaçure vert bleuté qui a disparu par endroits. Ce merlon était un élément de frise qui décorait les façades des palais hammadites.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"H. 64 cm, l. 24 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Merlon trouvé à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Le même merlon a été trouvé par Golvin au palais du Manar. De plus, ces merlons se rencontrent en abondance au palais du Manar, mais nulle part ailleurs.","provenance":"Qasr al-Manar (Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R, *Les Hammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965, pl. LXV. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","façade","glaçure","Hammadides","merlon","palais"],"materials":["Céramique émaillée."]},"a248d8b4-e492-5f6d-bdb7-ab94d668d922":{"name":"Chambre d’Alep.","description":"Le propriétaire d'une maison d'Alep, un riche marchand de biens chrétien, fit exécuter cet ensemble de lambris pour sa salle d'apparat au début du XVIIe siècle. Il constitue le plus vieil exemple de peintures dans un lieu d'habitation à l'époque ottomane en Syrie. Le commanditaire chrétien confia les travaux au meilleur atelier, désirant décorer ce salon de réception de motifs très différents dans le style de l'enluminure ottomane de l'époque, avec fond floral ou géométrique. On distingue donc des thèmes tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, une représentation de la Vierge à l'enfant, à côté de scènes de chasse telles qu'on en trouve dans l'enluminure persane. Les citations des psaumes, les proverbes arabes et les formules persanes qui courent le long des panneaux sont eux aussi choisis pour évoquer la coexistence pacifique d'hommes de religions différentes. \nAu fond de la niche principale, les panneaux du centre sont disposés à droite et à gauche d'un placard. Sur le panneau de gauche sont représentés les sujets de la vie de cour, un souverain trônant, une chasse, un prince avec son faucon. Sur le panneau de droite se trouvent les sujets chrétiens, la Sainte Cène, la danse de Salomé devant Hérode, le sacrifice d'Isaac. D'autres panneaux présentent, dispersées, des scènes de cour et des sujets chrétiens, par exemple l'histoire de “Leila et Majnun”, du poète Nizami (1141-1202 J.-C.), l'emprisonnement de Paykar, la Vierge Marie et l'enfant ou encore saint Georges, à côté d'animaux réels et fabuleux. Étant donné la diversité des sujets représentés, un tel ensemble de lambris ne pouvait vraisemblablement être exécuté que dans une grande ville commerciale telle qu'Alep. \n \nCliquer [ici](https://youtu.be/4toX47mtAIE) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Cet ensemble de panneaux de bois peints appartient au salon d'apparat d'un riche marchand chrétien d'Alep, en Syrie. Il constitue le seul exemple existant d'une salle peinte datant du XVIIe siècle. Son répertoire ornemental et figuratif comporte aussi bien des thèmes chrétiens que des versets arabes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Isa ibn Butrus (Jésus, fils de Boutros).","dates":"1009 de l’Hégire / 1600-1601 J.-C. et 1012 H / 1603 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 260 cm, L. de l’ensemble 35 m.","method_for_datation":"Dans la chambre d'Alep se trouvent inscrites deux dates à deux endroits différents : 1009 (1600-1601) et 1012 (1603).","method_for_provenance":"L'ensemble fut acquis par Friedrich Sarre à Alep en 1912. Les documents indiquent qu'il provient de la maison Wakil à Alep, où il a été photographié in situ avant 1912.","provenance":"Syrie, Alep.","obtention":"Acheté par Friedrich Sarre pour le musée à Alep en 1912.","bibliography":"Duda, D., “Die Sammlung Henri Pharaon in Beirut”, *Innenarchitektur syrischer Stadthäuser des 16. bis 18. Jahrhunderts*, Wiesbaden, 1971. \nGangler, A., *Ein traditionelles Wohnviertel im Nordosten der Altstadt von Aleppo in Nordsyrien,* Tübingen, 1993. \nGonella, J., *Ein christlich-orientalisches Wohnhaus des 17. Jahrhunderts aus Aleppo (Syrien),* Mayence, 1996. \nOtt, C., “Die Inschriften des Aleppozimmers im Berliner Pergamonmuseum”, *Le Muséon,* 109/1-2, pp. 185-226. \nSarre, F., “Bemalte Wandverkleidung aus Aleppo”, *Berliner Museen, Berichte aus den Preubischen Kunstsammlungen* XLI/4, 1919-1920, pp. 143-158.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep","animal imaginaire","lambris","salon de réception","sujets chrétiens"],"materials":["Bois, peinture en différentes couches avec divers pigments et applications de métal."]},"a89685ed-d6b6-5d4f-ba6b-53f166d90f5d":{"name":"Fragment de linteau (*izar*).","description":"Ce linteau légèrement détérioré à la partie inférieure du côté droit est sculpté d'une inscription, interrompue par un registre d'inspiration architecturale à remplissage végétal. \n \nL'inscription reproduit un texte coranique, le début du verset 47 de la sourate XI*,* “L'Envoyé”, ce qui laisse supposer que ce linteau proviendrait d'un édifice religieux.Les hampes des caractères coufiques anguleux s'élargissent au sommet en biseaux concaves. Seules celles du *nun* et du *ha* se terminent en un mouvement contourné simple, dessinant l'allure élégante du col des cygnes. Les lettres basses, comme le *dal* et le *waw*, sont surmontées de motifs décoratifs formés de hampes accouplées, aux biseaux concaves. Toutes les lettres sculptées en ronde-bosse sont cernées d'une ligne champlevée qui élargit leur rebord. \n \nLe fond végétal sur lequel se détache l'écriture ne semble jouer qu 'un rôle secondaire par rapport aux lettres. Le mouvement de la tige, le nombre des motifs floraux et leur silhouette s'adaptent en effet à la hauteur des hampes, à leur espacement et à leur tracé. Ce décor large et sobre, sculpté en champlevé, fait appel à la tige épaisse et à la palme simple sous toutes ses formes : recourbée à la base en anneau circulaire, à calice triangulaire, en éventail. Il met également en œuvre la palme symétrique lisse aux lobes inférieurs à bords pointus et qui s'apparente au fleuron. Tous les lobes de ces différents types de flores ont leurs bords extérieurs découpés en petits festons qui semblent être une simplification des digitations de feuilles d'acanthe. \n \nLa sobriété et l'élégance des caractères coufiques,la rigueur et la simplification des formes végétales employées dans la décoration de ce linteau sont des caractéristiques de l'esthétique almohade, à laquelle cette œuvre semble se rattacher.","short_description":"La sobriété et l'élégance des caractères coufiques de l'inscription coranique,la rigueur et la stylisation des formes végétales employées dans la décoration de ce bois, sont des caractéristiques de l'esthétique almohade à laquelle se rattache ce linteau provenant d'un édifice religieux.","holder":"Musée Batha.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle de l'Hégire (seconde moitié du XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 16 cm, L. 106,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'élégance des caractères calligraphiques ainsi que la sobriété du décor végétal se rattachent au style artistique que l'on retrouve sur les monuments almohades datés.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration épigraphique","décoration florale","décoration végétale","religion"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"ab174424-adb1-5b57-8894-d4b10135d015":{"name":"Écoinçon d’un arc.","description":"écoinçon d'arc en marbre gris sculpté. Son pourtour est décoré de motifs linéaires sous forme de mailles elles-mêmes garnies de grènetis. L'angle de l'écoinçon est orné d'une rosace à six pétales dont les deux extrémités sont décorées de rinceaux qui se terminent par un fleuron. Au-dessous de la rosace, le segment d'arc est souligné par un décor de lobes entrelacés. \n \nCet écoinçon d'arc appartenait probablement à une entrée de salle de palais.","short_description":"écoinçon d'arc sculpté qui décorait l'entrée d'une salle de palais. Le pourtour est décoré de motifs linéaires sous forme de mailles garnies de grènetis. L'angle de l'écoinçon est orné d'une rosace à six pétales dont les deux extrémités sont décorées de rinceaux qui se terminent par un fleuron.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Alger","dimensions":"L. 48 cm, l. 48 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"G. Marçais, qui le date du VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"G. Marçais, qui l'attribue à la ville de Bejaia.","provenance":"Bejaia.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arc","architecture palatine","Bejaia","décor floral","décor géométrique","écoinçon","Hammadides","marbre","palais","sculpture"],"materials":["Marbre gris, sculpté."]},"ae6c89dd-38fa-5357-b1bd-8536d9d0c3b9":{"name":"Fragment de frise en bois à inscription coufique.","description":"Fragment de frise en bois sculptée de grands caractères coufiques. Lors de son acquisition, cette pièce était supposée provenir d'Égypte toulounide, et l'on avait suggéré à l'époque que l'inscription signifiait : “bénédiction, bonne fortune, bonheur et joie à son propriétaire”. Une analyse plus approfondie montre que cette traduction ne correspond pas aux caractères. Même si la ligne n'a pas encore été déchiffrée, il est plus probable qu'elle reprend une citation du Coran.","short_description":"Peu d’éléments fatimides en bois sculpté sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont caractérisés par leur complexe technique en haut relief et la vigueur de leur décoration épigraphique ou figurative. Parfois, les panneaux finis, dont le rôle était d’embellir des intérieurs de l’époque, étaient peints, vernis et traités afin de retarder la propagation des flammes.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IIe-Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, L. 117 cm.","method_for_datation":"Ce fragment attribué un moment à l'Égypte toulounide (IIIe-IVe/IXe-Xe siècles) est considéré aujourd'hui comme une production de la période fatimide (IVe-VIe/Xe-XIIe siècles) pour ses similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé dans des fouilles à Raqqa en Syrie.","method_for_provenance":"Bien qu'on ait d'abord attribué une origine égyptienne à l'objet, une provenancesyrienne est aujourd'hui envisagée du fait de certaines similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé lors de fouilles menées à Raqqua (Syrie) et remontant à la période fatimide.","provenance":"Sans doute Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté à Lisbet Holmes Textiles, Londres, en 1984.","dynasty":"Toulounide ou fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","coufique","épigraphie"],"materials":["Bois sculpté."]},"b22fae1f-5786-5085-b517-2f8291d7ddab":{"name":"Fragment de clôture de chœur.","description":"Panneau de frise qui fit partie de la clôture du chœur supérieur du monastère de Santa Clara, vu du côté intérieur. L'ornement géométrique en forme de larmes, inscrit dans un encadrement extérieur à moulure lisse dans la partie inférieure, contraste avec la bordure à feuilles d'acanthes, à physionomie classique, du rebord supérieur. \nLe côté droit, partiellement perdu, est formé de lignes ondulantes avec ornement géométrique, tandis que le côté gauche présente une décoration de croix de saint André. Les larmes sont affrontées deux à deux et inscrites dans des structures circulaires qui se prolongent aux extrémités par d'autres structures sinueuses de larmes. Ce motif ornemental fut importé des Flandres par Hannequin de Bruxelles, qui l'employa dans la chapelle Saint-Jacques de la cathédrale de Tolède. Les bords sont ornés des boules caractéristiques du règne des Rois catholiques. Ce type de décoration, où se mêlent harmonieusement des structures gothiques interprétées en plâtre, connut un grand succès en Castille à la fin du gothique. Un exemple intéressant est la balustrade de l'escalier de l'université d'Alcalá de Henares, contemporaine de cette pièce.","short_description":"L'originalité de cette balustrade du haut-chœur d'un monastère de la ville de Palencia réside dans le fait que les motifs décoratifs gothiques du XVe siècle, comme la tracerie qui dessine des larmes sinueuses, ont été exécutés en plâtre, et non en pierre, ce qui indique qu'il s'agit de l'œuvre d'un artisan mudéjar.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 122 cm, H. 101 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Le style dérive de formes décoratives gothiques du XVe siècle.","method_for_provenance":"La pièce est restée à son emplacement originel jusqu'à son entrée au musée en 1969.","provenance":"Monastère de Santa Clara (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 20 octobre 1969 après que le gouverneur de Palencia l'eut offerte à la Commission scientifique du musée formée par Juan de Dios de la Rada et Juan de Malibrán.","bibliography":"Franco Mata, á., *Catálogo de la escultura gótica del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1993, pp. 200-201, n° 256. \nRada y Delgado, J. (de la) et Malibrán, J. (de), *Memoria que presentan al Excmo. Sr. Ministro de Fomento, dando cuenta de los trabajos practicados y adquisiciones hechas para el Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1871, pp. 41 et 80-81, n° 305.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["clôture de chœur","modelé","mudéjar","Palencia","plâtre","Rois catholiques"],"materials":["Plâtre, modelé."]},"b2622fa1-69d2-576f-a92d-7b7e0bbf3c7e":{"name":"Frise.","description":"Ce fragment de stuc décoratif, abondamment sculpté, provient du salon nord du palais de la Aljafería. \nSa partie centrale est formée d'une combinaison d'arcs entrelacés, mixtilignes et outrepassés, qui s'appuient sur des colonnes à chapiteaux composites et fûts à décor de zigzags. Les creux sont meublés d'atauriques formant des volutes dans lesquelles s'inscrivent palmettes, grenades et divers éléments floraux. Sur l'arcature subsistent des restes d'une inscription coufique où l'on peut lire : “Les fidèles”. Sur la partie inférieure apparaît une large bande d'éléments géométriques, végétaux et épigraphiques. Le plâtre conserve des traces de polychromie en rouge, bleu, blanc et noir. \nSur ce panneau de plâtre, les formes architectoniques, géométriques et végétales se mêlent de manière complexe. La taille délicate des motifs végétaux évoque presque celle d'un petit coffre et dénote un goût pour les arts somptuaires. Dans le royaume taïfa de Saragosse existaient à l'évidence un goût spécifique et un style indépendant, bien que liés au passé califal. \nLe salon nord du palais, également appelé “Salon doré” ou “Salon des marbres”, à la décoration duquel cette frise appartenait, était indubitablement la salle du trône, destinée à un usage cérémoniel. Outre les sources écrites, les vestiges architectoniques et décoratifs nous permettent de nous faire une idée de la décoration originale. Selon un texte poétique d'al-Mouqtadir lui-même, cette salle était magnifiquement décorée.","short_description":"Ce fragment de frise, qui fait partie de la décoration qui recouvrait les murs du Salon du Trône à la Aljafería, reproduit, à petite échelle, une série d'arcs entrelacés mixtilignes et outrepassés. C'est un excellent exemple du “baroquisme” atteint par les décorations de stucs taillés et polychromés de cette époque.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Époque d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 H / 1046-1081 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 162 cm, l. 151 cm.","method_for_datation":"Le palais de la Aljafería fut construit sous le règne et sous le patronage d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473/1046-1081), second monarque de la dynastie des Banu Hud qui gouverna la Taïfade Saragosse de 432 à 503 (1040-1110).","method_for_provenance":"La pièce fut prélevée par la Commission provinciale des monuments en 1867 au palais de la Aljafería pour être transférée au Musée archéologique national. Revilla attribue cette frise au “Salon doré” ou “Salon des marbres” du palais de la Aljafería, l'ensemble palatin le mieux conservé de toute la période des Taïfas.","provenance":"Palais de la Aljafería, Saragosse.","obtention":"La pièce est entrée au musée par donation le 9 août 1869.","bibliography":"*Al Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 256. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.) \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 229. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 22.","dynasty":"Royaumes de Taïfas : dynastie des Banu Hud (432-503 de l’Hégire / 1040-1110 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatine","décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Plâtre polychrome sculpté."]},"b9121ce3-b4a5-5b98-93ab-b74dd4c75a5e":{"name":"Arc.","description":"Cet arc faisait partie de l'arcature du portique sud du palais de la Aljafería de Saragosse. L'ensemble se génère à partir d'un arc de treize lobes sur lequel s'appuie une série de petits arcs creux formés par le croisement d'autres arcs plus grands, également polylobés. La partie supérieure est décorée par un *ataurique* interrompu par quatre coupolettes à tranches. L'ensemble est surmonté d'un grand arc qui semble s'appuyer sur des colonnes, avec ses fûts et chapiteaux. \nCette pièce nous permet de remarquer, une fois de plus, la manière dont certains éléments constructifs (arcs, colonnes ou petites coupoles) sont traités comme éléments purement décoratifs, une pratique artistique courante dans les royaumes de Taïfas. Ces véritables dentelles d'arcatures, issues de la multiplication harmonieuse de toutes sortes d'arcs, produisent de remarquables jeux d'ombre et de lumière. C'est un art qui donne plus d'importance à l'effet visuel qu'aux matériaux et à l'architecture elle-même. \nLes formes artistiques de cette période suivent les tendances califales de la Grande Mosquée de Cordoue mais, dans le royaume taïfa de Saragosse, elles manifestent un goût particulier pour des modèles plus baroques qui, plus tard, seront repris par l'art andalou et mudéjar.","short_description":"Le côté sud du patio de la Aljafería était décoré avec un portique dont les arcs comme celui-ci composaient une architecture spectaculaire, décorative et sans véritable fonction structurelle, inspirée de la série d'arcs entrecroisés de la mosquée de Cordoue, mais compliquée jusqu'à atteindre un “baroquisme” sans équivalent.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Époque d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 H /1046-1081 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 611 cm, l. 452 cm.","method_for_datation":"Le palais de la Aljafería fut construit sous le règne et sous le patronage d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473/1046-1081), second monarque de la dynastie des Banu Hud qui gouverna la Taïfade Saragosse de 432 à 503 (1040-1110). Dans le portique sud du palais, d'où provient cet arc, on trouve deux inscriptions avec le titre adopté par al-Mouqtadir après la conquête de Barbastro en 456/1064.","method_for_provenance":"En 1867,avant de procéder à la démolition de la chapelle San Jorge et des zones voisines, la toute nouvelle Commission provinciale des monuments réussit à sauver de la ruine quelques éléments architectoniques du palais, qui furent transportés au Musée archéologique national de Madrid et au Musée provincial de Saragosse.","provenance":"Palais de la Aljafería, Saragosse.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Beltrán Martínez, A., *LaAljafería*, Saragosse, 1998, p. 106. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*,Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 239. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 24. \nSavirón y Estevan, P., “Fragmento de estilo árabe procedente del palacio de la Aljafería de Zaragoza”, *Museo Español de Antigüedades*, vol. I, Madrid, 1872, pp. 145-147. \nViguera Molins, M. J., *El Islam en Aragón*, Saragosse, 1995, p. 153.","dynasty":"Royaumes de Taïfas : dynastie des Banu Hud (432-503 de l’Hégire / 1040-1110 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["arc lobulé","architecture palatine","décoration architectonique","décoration florale"],"materials":["Plâtre sculpté."]},"bd295ac6-c84c-53d6-a527-b56db5a312f7":{"name":"Panneau en stuc.","description":"Ce panneau est décoré sur plusieurs registres. Le registre supérieur est formé d'un bandeau en saillie sur lequel court une tresse à deux galons rainurés, surmontant une large frise meublée de palmettes et de feuilles d'acanthe. Sculptées en relief, les palmettes à sept lobes ont leurs deux lobes inférieurs enroulés et le lobe supérieur percé d'une fente axiale ; elles sont alternées et encadrées de bouquets d'acanthes aux feuilles digitées et à calices sous forme de disque. \n \nLe registre inférieur est constitué d'un écoinçon et d'une arcature. L'écoinçon triangulaire, entouré d'une tresse à deux galons, est timbré d'un médaillon formé d'un fleuron à trois feuilles d'acanthe dont une feuille centrale nervurée, digitée et à œilletons se présente de face et les deux latérales pliées, formant calice, se présentent de côté. Ce médaillon est cerné par deux tiges entrelacées portant des feuilles d'acanthes et accosté de deux pommes de pin étalées obliquement. \n \nL'arcature est surmontée de deux bandeaux. Le bandeau supérieur est formé d'une couronne de folioles d'acanthe nervurées, surmontant un autre bandeau arqué meublé d'une tresse à deux galons. Sous ce bandeau alternent des claveaux lisses et des claveaux en saillie, sculptés en relief, qui rappellent ceux des arcs de la mosquée de Cordoue. Des rinceaux entrecroisés à bourgeons axillaires, dont certaines ramifications latérales font déborder le cadre rectiligne des claveaux, meublent les claveaux en saillie. Ils enserrent dans leurs enroulements des palmes symétriques ou asymétriques à digitations d'acanthe et des fleurons à trois feuilles. \n \nToute cette flore ornementale, ainsi que sa technique de taille en profonds défoncements, que l'on retrouve dans l'ornementation sur plâtre de la *koubba* almoravide de Marrakech et sur les coupoles de même époque de la mosquée Qaraouiyine, incitent à faire remonter ce tronçon de revêtement d'arcature aux périodes almoravides.","short_description":"Ce panneau est un élément de revêtement en stuc ciselé ; il provient d'une arcature, probablement de *mihrab*. La composition de ses décors, ses motifs géométriques et floraux inspirés de l'art des Taïfas ainsi que sa technique de taille en profonds défoncements le rattachent à la période almoravide.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. gauche 107 cm, H. centre 110 cm, H. droite 163 cm, L. 62 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Le type de décor et la technique de taille s'apparentent aux décors sur plâtre de la *koubba* almoravide de Marrakech, et à ceux des coupoles almoravides de la mosquée Qaraouiyine qui sont datés du règne d'Ali ben Youssef ben Tachfin, 500-537/1106-1142.","method_for_provenance":"Objet archéologique trouvé *in situ.*","provenance":"“Maison de la plaine”, Chichaoua.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Berthier, P., “En marge des sucreries marocaines. La maison de la plaine et la maison des oliviers à Chichaoua”, *Hespéris-Tamuda,* 1062, III, fasc. 1, pp. 75-77. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Nouvelles recherches archéologiques à Marrakech,* Paris, 1957. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1952. \n \nTerrasse, H., *La mosquée Al-Quaraouiyin à Fès*, Paris, 1968.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration végétale","monument religieux"],"materials":["Plâtre sculpté et ciselé."]},"bdae3379-6d92-508e-9471-03fb9980c87e":{"name":"Elément de plafond.","description":"De forme trapézoïdale, ce fragment latéral d'un plafond est constitué d'une série de petites planches et de baguettes en bois regroupées selon un schéma géométrique préétabli pour former une mosaïque à trois dimensions et couvrir les solives et les poutres du plafond. Sa composition géométrique, répétitive, adopte un thème issu du carré étoilé à huit pointes développant un entrelacs rectiligne qui engendre, en se nouant, des figures polygonales variées : hexagones, étoiles à sept pointes, nœuds à disposition cruciforme. Les interstices formés par l'entrelacs sont soit meublés de pièces rapportées à bords chanfreinés en légère saillie au dessus du brin d'entrelacs, soit d'espaces vides. \n \nLes brins de l'entrelacs à rainure médiane sont peints d'un filet rouge bordé d'un galon blanc à l'intérieur et d'un listel vert transparent à l'extérieur. Le fond des formes traitées en creux est recouvert d'une couche de peinture rouge qui se superpose au blanc de l'apprêt. Le champ des pièces en reliefs non recouverts d'apprêt est cerné de chanfreins comportant un fond rouge et une couche de blanc ponctuée de petits zigzags bleus et rouges alternés. \n \nLes compositions très équilibrées, alternant les pleins et les vides, et le décor fondé sur les contrastes de couleurs font l'intérêt de ce fragment de plafond provenant de la *madrasa* Mesbahiya de Fès. Dénommé auge ou *jefna* au Maroc et *artesonado* en Espagne, ce type de plafond était déjà utilisé aux époques almohades. Il a connu une grande vogue aux époques mérinides pour la couverture des salles de prière.","short_description":"Les compositions très équilibrées des baguettes et des planches de bois regroupées selon un schéma géométrique, aux pleins et vides alternés, ainsi que la décoration des pièces fondée sur les contrastes de couleurs, font l'intérêt de ce fragment de plafond dénommé *jefna*.","holder":"Musée Batha.","dates":"747 de l’Hégire / 1346-1347 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"L. 285 cm, l. 125,5 cm, ép. 7,7 cm.","method_for_datation":"Même date que la *madrasa* dont il provient.","method_for_provenance":"Fragment récupéré d'un plafond du monument.","provenance":"Madrasa Mesbahiya.","obtention":"Récupération après restauration de la *madrasa*.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nGallotti, J., *Le jardin et la maison arabes au Maroc,* t. I, Paris,1926. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique","édifice religieux","plafond"],"materials":["Bois de cèdre assemblé, sculpté et peint."]},"bf493827-b9c5-5274-9a0c-39fb761a93e1":{"name":"Fragment architectural à décor figuratif.","description":"Fragment architectural de forme rectangulaire en calcaire composé de deux arcs couronnés sculptés de figures en bas-relief. La partie supérieure présente diverses figures incluses dans des cartouches rectangulaires : oiseaux symétriques, figures humaines, paons, lions ailés (griffons). Les oiseaux sont représentés de profil et le haut de leur corps est orné d'un motif de rosette. Les personnages humains tiennent chacun une rosette dans une main et un objet ressemblant à une balle dans l'autre. Représentés de face, ils sont assis jambes croisées dans la traditionnelle posture turque d'autorité. Les paons sculptés de profil présentent des queues s'achevant en volutes et des corps parsemés de rosettes. Les griffons marchants affrontés présentent les caractéristiques des lions seldjoukides : leurs pattes arrière reposent sur le sol tandis que l'une des pattes avant est ramenée vers le corps au niveau du poitrail et l'autre tendue vers l'avant. La partie supérieure du corps est ornée d'un motif ailé qui se déploie vers le haut à partir de la patte avant. Leurs queues se glissent entre leurs pattes arrière et remontent au-dessus du corps. Deux oiseaux (aigles) à bec épais, griffes effilées et queues courtes occupent le sommet des arcs. L'un d'entre eux est brisé au niveau du corps. \nLes arcs sont identiques à ceux de l'architecture artukide, caractérisés par des couronnements en “dents” aiguës et des colonnes de soutien en spirale. Entre eux, entourée d'une bordure en motif de chaîne, figure une inscription en écriture *naskhi* : “Que soient perpétués l'honneur et la fortune du propriétaire. Que Dieu lui donne longue vie à lui et à ses émirs.” Sous l'inscription, deux personnages agenouillés portant des épieux se font face de chaque côté d'une colonne spiralée. Ce sont les gardiens de l'Arbre de vie, dont la symbolique est issue de croyances chamaniques. Cette inscription suggère que l'objet provient d'une tombe ou d'une construction caritative, une fontaine par exemple.","short_description":"Dans l’Anatolie seldjoukide des VIe-VIIe siècles H (XIIe-XIIIe siècles J.-C.), le travail de la pierre présente une décoration figurative. Des représentations humaines et animales, dont les significations symboliques remontent aux croyances préislamiques, témoignent d’influences centre-asiatiques tant dans le style que dans la technique.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 55 cm, l. 96,5 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Il n'existe aucune preuve documentaire sur le lieu de production ou de découverte de cet objet. Cependant, la composition, la disposition des figures, le sens symbolique, la technique de sculpture, le style architectural ainsi que le fait que ce travail présente toutes les caractéristiques du style artukide du VIIe/XIIIe siècle permettent de le rattacher à cette période.","method_for_provenance":"Des documents d'inventaire indiquent que cet objet a été initialement transféré de Diyarbakir au Pavillon des carreaux de faïence à Istanbul. Il est donc probable qu'il a été réalisé en Anatolie du Sud-Est, à Diyarbakir ou dans ses environs.","provenance":"Anatolie du Sud-Est (probablement Diyarbakir).","obtention":"Objet transféré de Diyarbakir au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) à Istanbul en 1898 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art de l'ensemble de l'empire. Il a été transféré au Musée des arts turcs et islamiques en 1941.","bibliography":"Glück, H. et Diez, E., *Die Kunst des Islam*, Berlin, 1925, p. 236. \nOgan, A. et Kühnel, E., *Istanbul Arkeoloji Müzelerindeki Şaheserler*, vol. 3 : *çinili Köşk'te Türk ve Islam Eserleri Koleksiyonu*, Berlin-Leipzig, 1938, p. 36. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 103-105. \nöney, G., “Artuklu Devrinden Bir Hayat Ağacı Kabartması Hakkında”, *Vakıflar Dergisi*, VII (1968), Istanbul, pp. 117-120.","dynasty":"Période artukide","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","calcaire","décoration figurative","Motif de chaîne","sculpture sur pierre"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"bf62b9f4-0b35-5814-b5b7-9a9fb9eba327":{"name":"Pilier décoré.","description":"Fragment d'un pilier qui séparait probablement les nefs d'un petit temple monastique, dans la périphérie orientale de la ville de Lisbonne. Dans ce sanctuaire mozarabe, on vénérait les reliques de saint Félix et de saint Adrião. \nIl s'agit du fragment d'un pilier décoré sur ses quatre faces, avec griffons et centaures insérés dans des médaillons formés de couronnes de laurier entrelacées qui se superposaient verticalement sur chaque face du pilier. Aujourd'hui subsistent intacts cinq de ces médaillons, ainsi que des fragments de deux autres, sur le deuxième registre ornemental. À l'instar d'autres sculptures contemporaines qui se trouvent à Lisbonne, ces bas-reliefs expriment un haut sens de l'ornement et manifestent une évidente “horreur du vide”, comme l'atteste la forte densité décorative de chaque panneau. Cette sensation de plénitude décorative est encore renforcée par le fait que les angles et espaces intersticiels des couronnes sont meublés de minutieuses palmettes qui, parfois, semblent issues de la fleur de lys, dont on a multiplié le nombre de feuilles ou de lobules foliaires. Les animaux fantastiques, aux positions variées et dos à dos, sont sculptés par creusement des contours présentant un relief à deux niveaux : la face supérieure, correspondant au corps de l'animal, est animée par des traits gravés sur la pierre, qui mettent en évidence ses détails anatomiques. Les couronnes de laurier et les palmettes, elles, sont réalisées au biseau, comme d'autres, retrouvées dans divers endroits de Lisbonne et sûrement produites par le même atelier.","short_description":"Fragment d'un pilier qui séparait probablement les nefs d'un petit temple monastique, dans la périphérie orientale de la ville de Lisbonne. Les motifs (animaux fantastiques, couronnes de lauriers et palmettes ) ainsi que le répertoire décoratif employé présentent des similitudes avec l'art byzantin sassanide et omeyyade.","holder":"Musée archéologique du Carmo.","owner":"Association des archéologues portugais.","initial_owner":"Monastère de São Félix et Santo Adrião, de Chelas (Lisbonne).","dates":"IIIe-IVe siècles de l'Hégire (IXe-Xe siècles J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 95 cm, l. 43 x 41 cm.","method_for_datation":"Le pilier et d'autres pièces décorées qui se trouvent à Chelas présentent une structure d'ornement et un effet plastique très proches de certains bas-reliefs omeyyades, notamment les quadrupèdes à l'intérieur des couronnes du palais de Khirbat al-Mafjar ( IIe/VIIIe siècle). Tout aussi éclairante est leur analogie avec des tissus d'origine sassanide et produits à Byzance, qui ont connu une expansion tout autour du bassin méditerranéen aux IIe-IVe/IXe-Xe siècles. On peut citer, à titre d'exemple, la soie byzantine du Cooper-Hewitt Museum (New York), dont la décoration est identique à celle des bas-reliefs de Chelas et de la Casa dos Bicos (Lisbonne).","method_for_provenance":"D'après une note, transmise en 1864 par I. de Vilhena Barbosa, selon laquelle cette pièce se trouvait encastrée dans un mur de la cour de la sacristie.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Acquis par l'Association des archéologues portugais après identification, au XIXe siècle, par I. de Vilhena Barbosa.","bibliography":"Barbosa, I. V., “Fragmento de um roteiro de Lisboa (inédito). Arrabaldes de Lisboa”, *Archivo Pittoresco*, 7, Lisbonne, 1864. \nCaballero Zoreda, L., “Sobre Santa Comba de Bande (Ourense) y las placas de Saamasas (Lugo)”, *Galicia no Tempo*, Saint-Jacques de Compostelle, 1992, pp. 75-115. \nFernandes, P. A., “Escultura de Alta Idade Média Cristã”, *Roteiro da exposição permanente. Museu Arqueológico do Carmo*, Lisbonne, 2002, pp. 63-67. \nReal, M. L., “Os moçárabes do Gharb português”, *Portugal Islâmico. Os últimos sinais do Mediterrâneo*, Lisbonne, 1998, pp. 35-56, 80-86. \nValdez, J. J. A. (1898), “Monumentos archeológicos de Chelas”, *Boletim da Real Associação dos Architectos Civis e Archeologos Portuguezes*, S. 3, 8 (3-4), Lisbonne, 1898, pp. 55-59.","dynasty":"Omeyyades de Courdoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","calcaire","centaure","couronne de lauriers","griffon","médaillon","mozarabe","Omeyyades de Cordoue","palmette","pilier décoré","rosette"],"materials":["Calcaire","sculpture en bas-relief."]},"c4ac31eb-6f1b-5165-aa8c-6ca2a725eb94":{"name":"Eléments de claustra.","description":"Quatre éléments de claustra en forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, l'émail a disparu sur certaines parties. \n \nL. Golvin mentionne que les éléments composant ce genre de cloisonnements de céramique sont généralement assemblés entre eux par des goujons de métal, et que, contrairement aux claustras en plâtre, les claustras de cette catégorie ne portent pas de fragments de verres colorés.","short_description":"Ces quatre éléments de claustra ont la forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, même si l'émail a disparu par endroits. Ces éléments étaient généralement assemblés entre eux par des gougeons de métal.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Constantine","dimensions":"(chaque élément) Ø 13 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"éléments trouvés à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"trouvés à la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouille Blanchet, 1897).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique","claustra","émail","Qalaa des Beni Hammad"],"materials":["Céramique moulée et émaillée."]},"c5070245-7d2c-55a5-bf28-dc6513ffa7ed":{"name":"Chapiteau.","description":"Sur la plinthe de base ornée de chevrons s'élève un astragale décoré d'arcatures meublées de fleurons. Ces deux éléments sont surmontés d'une double rangée de feuilles d'acanthes pliées ; entre les feuilles d'acanthes de la deuxième rangée naissent les feuilles de caulicoles superposées les unes sur les autres et dont la surface est garnie de digitations et d'œillets. L'ensemble est surmonté d'un abaque incurvé et orné de grènetis, chacun de ses côtés présentant en son milieu un décor saillant de doubles palmettes. \n \nCe chapiteau a été découvert dans la salle d'honneur du palais du Manar, dont Bourouiba affirme qu'elle était divisée en deux niveaux délimités par une marche flanquée de chaque côté d'une colonne ; l'auteur indique aussi que c'est la première fois dans l'histoire des fouilles de la Qalaa des Beni Hammad que des colonnes sont trouvées entières et à leur place, avec tous les éléments qui les composent. \n \nOn note la présence de traces de peinture bleue.","short_description":"Chapiteau composé à sa base d'une plinthe ornée de lignes brisées juxtaposées sur laquelle s'élève un astragale décoré d'une arcature et de deux rangées de feuilles d'acanthes, ainsi que d'autres motifs floraux, le tout surmonté d'un abaque incurvé et décoré. Il a été découvert dans la salle d'honneur du palais du Manar.","holder":"Musée de M’sila (Agence nationale d’archéologie)","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"M’sila","dimensions":"H. 43,5 cm, côté 35,5 cm, Ø de la base 24,5 cm.","method_for_datation":"Trouvé dans le site de la Qalaa des Beni Hammad.","method_for_provenance":"Trouvé dans la salle d'honneur du palais du Manar à la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qasr al-Manar, Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Bourouiba, 1971).","bibliography":"Bourouiba, R., *Cités disparues : Tahert, Sédrata, Achir, Kalaâ des Beni Hammad*, Alger, 1982. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acanthe","chapiteau","décor floral","décor géométrique","Hammadides","palais","palais du Manar","sculpture"],"materials":["Pierre sculptée."]},"c75e08e3-5ec9-52f9-afaa-c08cc9e88567":{"name":"Deux fragments d’inscriptions.","description":"Deux fragments d'une inscription en caractères arabes cursifs (*naskhi*), précédemment dans la crypte de la chapelle Palatine de Palerme, mais provenant peut-être d'un autre édifice ; l'inscription peut être traduite comme suit : “(Approche-toi), baise le coin de cet (édifice) après l'avoir étreint et contemple les belles choses qu'il renferme – À Dieu la puissance et la durée. De Ses créatures il est écrit qu'elles périssent ; nous en avons un exemple et réconfort dans son Prophète.” La référence à la Kaaba, autour de laquelle les fidèles tournaient, et dont ils baisaient en signe de respect la pierre noire murée dans un angle, entre dans le programme d'identification des souverains normands avec l'autorité divine. En effet, si l'inscription provient d'une des salles du Palais royal de Palerme (sa présence hors de ce contexte était signalée dès la seconde moitié du XIXe siècle dans la crypte de la chapelle Palatine, alors qu'elle pourrait, de toute façon, provenir de ce palais), ce fut probablement le roi Roger qui la fit placer dans sa résidence afin de souligner le caractère divin des rois, en utilisant le lien, de tradition fatimide, entre palais et sanctuaire.","short_description":"Ces très belles inscriptions en caractères *naskhi,* cursifs, étaient destinées, selon toute probabilité, à embellir et à célébrer le faste du Palais royal où elles furent, sans doute, apportées par Roger.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","location":"Palerme","dimensions":"H. 32 cm, l. 185 cm ; H. 32 cm, l. 192 cm.","method_for_datation":"Comparaison, en ce qui concerne les matériaux et le contenu, avec les deux inscriptions qui se trouvent à Messine, à Santa Maria Annunziata et dans le *Duomo*.","method_for_provenance":"Bibliographie.","provenance":"Crypte de la chapelle Palatine, palais des Normands, Palerme.","obtention":"Donation au Musée royal de Palerme par le roi Victor-Emmanuel en 1863.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (rééd., F. Gabrieli, dir.), Palerme, 1971, p. 46, n. VI. \nAurigemma, M. G., *Il cielo stellato di Ruggero II. Il soffitto dipinto della Cattedrale di Cefalù*, Cinisello Balsamo, 2004, p. 28. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 10, p. 58. \nLagumina, B., “Iscrizione araba del Re Ruggiero scoperta alla Cappella palatina in Palermo”, *Atti dell'Accademia Nazionale dei Lincei, Rendiconti della classe di Scienze Morali*, 1893, pp. 231-234. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 302 et fig. 175 et 176.","dynasty":"Période fatimide / normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","inscription arabe en caractères naskhi"],"materials":["Marbre blanc avec incrustations de porphyre et de serpentine."]},"c8611ac1-8c86-5516-902f-55987d9022e3":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau en marbre blanc abondamment décoré de feuilles d'acanthe. La corbeille et l'abaque sont entièrement sculptés d'entrelacs végétaux. Le décor est commun à d'autres de la même époque. Étant donné sa qualité artistique, il a sans doute fait partie de la structure architectonique d'une construction palatine ou religieuse de grande importance.","short_description":"Chapiteau en marbre blanc abondamment décoré de feuilles d'acanthe, datant du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Sa qualité artistique suggère qu'il venait d'un palais ou d'un bâtiment religieux de grande importance. Il fut découvert sur le site urbain de Silves à la fin du XIXe siècle ou au tout début du XXe siècle.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C. ).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 23 cm ; L. 22 x 21 cm.","method_for_datation":"Par des méthodes comparatives avec d'autres œuvres de la même époque et identiques**.**","method_for_provenance":"Sans date, aire urbaine de Silves et remise au MNA probablement fin XIXe-début XXe siècle.","provenance":"Aire urbaine de Silves.","obtention":"Cession de dépôt du Musée national de Lisbonne.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 61.","dynasty":"Califat omeyyade d'al-Andalus","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre blanc sculpté."]},"c9ec39c2-939a-5f52-a861-5f554111d598":{"name":"Colonnette monolithe.","description":"Colonnette monolithe très simple, sculptée dans un bloc de marbre gris. Au-dessus d'une base carrée s'élève un fût dépourvu de décor et coiffé d'un chapiteau orné de trois rangées de feuilles d'acanthes. \n \nCet élément exerce un rôle à la fois fonctionnel et décoratif ; il aura servi à consolider et supporter la construction tout en décorant les deux côtés latéraux des ouvertures (fenêtres) \n \nLe Musée national des antiquités et des arts islamiques d'Alger conserve une autre colonnette similaire.","short_description":"Colonnette monolithe très simple, sculptée. Au-dessus d'une base carrée s'élève un fût dépourvu de décor et coiffé d'un chapiteau orné de trois rangées de feuilles d'acanthes. Cet élément exerce un rôle à la fois fonctionnel et décoratif : supporter la construction tout en décorant les côtés des fenêtres.","holder":"Musée de M’sila (Agence nationale d’archéologie)","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"M’sila","dimensions":"H. 69,3 cm, L. 27 cm, l. 11 cm.","method_for_datation":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Selon le général de Beylié, cette colonnette a été donnée par le marabout de la localité ; elle a donc probablement fait partie du palais des émirs.","provenance":"Palais des Émirs (?), Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nBourouiba, R., *Cités disparues : Tahert, Sédrata, Achir, Kalaâ des Beni Hammad*, Alger, 1982. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984.","dynasty":"Hammadide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acanthe","colonnette","décor floral","Hammadides","marbre","palais","sculpture"],"materials":["Marbre gris sculpté."]},"cce3a0c8-0096-5ec4-8323-9daea09d8912":{"name":"Deux colonnes en bois.","description":"Deux colonnes en bois de section carrée, chacune avec deux faces décorées d'un travail de sculpture en relief. Chaque face est divisée en panneaux rectangulaires contenant un texte de 16 lignes (8 lignes par côté) en style coufique fleuri. \nLa colonne n° 145 reprend le texte de la sourate XIX du coran, verset 285. Les lignes sont alternées d'une face à l'autre jusqu'en bas, ce qui n'est pas le cas de l'inscription de la colonne n° 146. \nSi on ne sait pas de quel type de construction proviennent ces colonnes, la présence de versets coraniques suggère cependant un bâtiment religieux.","short_description":"Ces colonnes en bois sont décorées de versets coraniques sculptés en coufique fleuri. Elles datent de la période des Ayyoubides, une dynastie qui régna en Syrie et en Égypte aux VIe et VIIe siècles H (XIIe–XIIIe siècles J.-C.). Les caractéristiques techniques et stylistiques du travail du bois durant cette période reflètent l’influence fatimide.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 85 cm, l. 19 cm, ép. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques stylistiques de l'inscription. Les Ayyoubides régnaient sur Damas et la Syrie au VIe/XIIe siècle, période connue pour la qualité du travail du bois.","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaires, ces colonnes ont été transférées au Musée à partir de Damas, qui est probablement leur lieu de production.","provenance":"Syrie.","obtention":"Ces colonnes font partie d'objets transférés de Damas au musée en 1914.","bibliography":"ölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 76-77.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois","calligraphie","sculpture"],"materials":["Bois sculpté."]},"d463baad-7676-559c-97ef-63e33e76211d":{"name":"Deux bas-reliefs en calcaire.","description":"Huit blocs de calcaire sculpté à motifs floraux et géométriques ont été trouvés lors de fouilles archéologiques et de travaux de restauration au palais d'al-Qastal en 1983. Ils décoraient jadis le palais et certains ont été réutilisés dans les restaurations de 1983. Le bas-relief en calcaire était un élément de décor apprécié dans les palais omeyyades. Ces ornements faisaient quasi exclusivement appel à un vocabulaire de motifs géométriques et végétaux. \nCes deux blocs sont des fragments d'une frise et du linteau de la niche centrale de la façade est du palais. L'un est décoré de quatre rosettes séparées deux par deux par un élément ornemental, l'autre d'une seule rosette dans un cercle entouré de fleurs.","short_description":"Deux blocs de calcaire sculptés, fragments d’une frise et du linteau qui formaient une partie de la niche centrale de la façade est du palais omeyyade à al-Qastal. Les bas-reliefs sculptés étaient un élément de décor apprécié des palais omeyyades, empruntant principalement au répertoire décoratif des motifs floraux et géométriques.","holder":"Musée du patrimoine jordanien, Université de Yarmouk.","owner":"Département des Antiquités, Jordanie.","initial_owner":"Probablement Al-Walid II (m. 126 H / 744 J.-C.).","dates":"Premier quart du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Irbid.","dimensions":"a) H. 46,5 cm, l. 57,5 cm, ép. 40 cm ; b) H. 51 cm, l. 70,5 cm, ép. 33,5 cm.","method_for_datation":"Le palais d'al-Qastal date de la période omeyyade.","method_for_provenance":"Ces pierres sculptées ont été trouvées dans le palais omeyyade d'al-Qastal.","provenance":"Al-Qastal, Jordanie.","obtention":"Ces pierres ont été prélevées en 1983 lors de fouilles archéologiques et de restaurations menées au palais d'al-Qastal.","bibliography":"Carlier, P. F., “Recherches Archéologiques au Château de Qastal (Jordanie)”, *ADAJ*, vol. XXVIII, 1984, pp. 343-383, fig. 27, 29.","dynasty":"Période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","décoration géométrique"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"dc7a150a-22b9-5870-99a5-731a6c7242dc":{"name":"Façade du palais de Mchatta.","description":"Cet ensemble est une partie de la façade du palais de Mchatta et constitue les deux côtés de l'entrée principale. Il s'agit de la partie sud de l'enceinte carrée, la seule qui soit pourvue d'un relief en bande de chevrons, lequel avait à l'origine 47 m de longueur et court sur les deux tours rondes et le reste de la façade entre un socle profilé et une corniche. De grandes rosettes garnissent les triangles créés par les chevrons, sur fond de rinceaux de vigne s'élevant de vasques. Dans les triangles de la partie gauche est représentée toute une série d'animaux réels ou fabuleux vivant dans une harmonie paradisiaque, oiseaux, lions, griffons, dragon-paon, centaure, lapant souvent l'eau des vasques. À droite de la tour d'entrée, le programme iconographique change, renonçant aux figures d'êtres vivants au profit d'un décor végétal fouillé. Le fond est rempli des sinuosités de rinceaux volubiles surgissant de vases ou de calices. Il est possible que le choix du décor végétal ait été dicté par la proximité de la mosquée du palais, l'interdiction des images existant déjà à cette époque dans l'enceinte religieuse. Les triangles qui ne furent pas transportés à Berlin restèrent sur place où ils furent détruits. \nC'est probablement le calife omeyyade al-Walid II (743-744 J.-C.) qui, durant son court règne, donna l'ordre de bâtir un palais dans le désert jordanien au sud-est de la ville d'Amman. Le palais comportait une salle d'audience, des appartements privés, une mosquée et divers bâtiments nécessaires à l'exercice du pouvoir et était entouré d'une enceinte carrée qui n'a pas vraiment un caractère de forteresse. Le chantier resta inachevé, ce qui est patent sur le site puisque les moellons préparés sont toujours en attente sur le sol et que les reliefs qui étaient sculptés sur place sont souvent à l'état d'ébauche. On n'a pu trouver d'inscription d'architecte. Le site ne fut découvert qu'au XIXe siècle, de grandes parties de la façade furent données en présent par le sultan ottoman à l'empereur allemand et se trouvent depuis 1903 au Museum für Islamische Kunst. Le site se visite encore de nos jours en Jordanie.","short_description":"La façade en calcaire du palais Mchatta provient d'un palais situé dans le désert jordanien et a été donnée en présent à l'empereur germanique par le sultan Ottoman. C'est un pan du mur extérieur, qui avait une décoration d'animaux environnés de plantes. Le calife qui construisait ce palais ayant été assassiné, l'édifice n'a jamais été terminé.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Probablement al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.), probablement première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.) ; vers 743-744 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 5,07 m, L. 33 m.","method_for_datation":"D'abord attribué pour des raisons stylistiques à l'époque omeyyade, non sans difficultés et controverses. Au cours du XXe siècle, on a proposé diverses autres datations : pré-islamique (sassanide, ghaznévide, byzantine) ou islamique précoce (omeyyade, abbasside). La découverte en 1964 d'un fragment de tuile où est inscrit un nom cité dans les ouvrages récents et donné entre 730-750 J.-C. permet de dater le monument de la période omeyyade tardive.","method_for_provenance":"Présence attestée sur le site de Qsar al-Mchatta avant la destruction d'une partie de la façade.","provenance":"Mchatta, Jordanie.","obtention":"Présent du sultan ottoman Abdoul Hamid II à l'empereur Guillaume II, qui en fit don aux Musées royaux de Berlin en 1903.","bibliography":"Bisheh, G., “Qsar al-Mshatta in the light of a recently found inscription”, *Studies in the history and archaeology of Jordan* (A. Hadidi éd.), vol. III, Amman, 1987, pp. 193-197, fig. 2f. \nCreswell, K.A.C., *Early Muslim Architecture I, 1-2. Umayyads, A.D. 622-750,* seconde éd., Oxford, 1969, I, 2, pp. 578-606, pl. 112-136. \nEnderlein, V., “Die Erwerbung der Fassade von Mschatta”, *Forschungen und Berichte* 26, 1987, pp. 81-90. \n*Museum für Islamische Kunst*, Mayence, 2001, pp. 117-125. \nTrümpelmann, L., *Mschatta,* Tübingen, 1962.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décor architectural","décor en relief","façade de palais"],"materials":["Pierre calcaire, décor en relief réalisé par blocs."]},"dccb922c-234b-572e-9706-0dff5a3747a3":{"name":"Fragments de stucs.","description":"Fragments de stuc décorés d'entrelacs en haut-relief et de différentes structures, initialement polychromes même si, aujourd'hui, ne subsistent que des restes de rouge et de noir. Les étoiles à huit branches prédominent, de différentes dimensions, et engendrent toutes sortes de structures géométriques et autres formes fantaisistes qui meublent les vides. Chaque étoile est séparée de sa voisine par ce type de figures qui forment des bandes horizontales et verticales. Le fragment inventorié sous le n° 50725 provient de l'un des panneaux latéraux du grand arc de la salle centrale, rectangulaire, qui était flanquée de deux salons carrés. Le fragment C, qui contient deux étoiles et demie, provient peut-être de la frise horizontale disposée sur l'arc. Un autre, le fragment A, à décoration d'entrelacs mêlée d'atauriques, appartenait sans doute au socle. Un troisième fragment, le B, décoré d'une rosace géométrique, provient des écoinçons.","short_description":"L'aristocratie chrétienne était en admiration devant le raffinement artistique musulman. C'est pourquoi elle incorpora dans ses demeures des matériaux et des motifs originaires des palais andalous. Dans l'Atelier du Maure à Tolède, les murs étaient décorés de stucs identiques à ces fragments, avec des entrelacs géométriques tracés à partir d'étoiles à huit branches.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1325-1350.","location":"Madrid.","dimensions":"50713 : A) H. 17 cm, l. 16,5 cm ; B) H. 17 cm, l. 16 cm ; C) H. 24,5 cm, l. 48,5 cm ; ensemble encadré : H. 48 cm, l. 53 cm ; 50725 : H. 16,5 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Ces fragments de stuc décoraient les murs du Taller del Moro, édifice bâti entre 1325 et 1350.","method_for_provenance":"Les fragments proviennent de la salle principale du Taller del Moro et se trouvaient encore à leur place originelle en 1905, lorsqu'ils furent photographiés pour le livre de R. Amador de los Ríos (voir Bibliographie).","provenance":"Taller del Moro (Tolède).","obtention":"Les pièces sont entrées au Musée archéologique national par achat à une date indéterminée mais postérieure à 1905.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., *Monumentos Arquitectónicos de España. Toledo*, Madrid, 1905, pp. 326-336. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía General del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, II, 1992, p. 96.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mauresque","modelé","mudéjar","Stuc","Tolède"],"materials":["modelé.","Plâtre"]},"def6faf0-d2a3-568b-8c50-84cb131331b0":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau inspiré de l'ordre corinthien, très proche, par ses proportions, du modèle classique. Il présente une seule rangée de feuilles d'acanthes et de volutes avec un motif floral au centre. La façade de l'abaque est décorée d'une rangée de perles et d'une autre de petites feuilles, disposées en zigzag, qui pourraient être des réminiscences wisigothiques. Sur une face de la corbeille apparaît une inscription, disposée sur quatre lignes, en caractères coufiques archaïques, sur laquelle, malgré sa détérioration, on peut lire “Au nom de Dieu bénédiction / pour l'émir Abd al-Rahman fils d'al-Hakam : que Dieu l'honore.” Cette inscription fait référence à Abd al-Rahman II. \nLa place de l'inscription est inhabituelle jusqu'alors dans les chapiteaux andalous, alors qu'elle est courante dans les chapiteaux d'Orient. Mais c'est avec celui-ci que commence la tradition des chapiteaux épigraphiques commémoratifs, très caractéristiques de l'architecture andalouse. \nLes premières constructions islamiques de la péninsule Ibérique, au IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), eurent tendance à réutiliser des chapiteaux hispano-romains et wisigothiques. C'est au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) que débuta la fabrication des premiers chapiteaux andalous, aux fortes influences classiques et wisigothiques. Puis, vers le milieu de ce siècle, une fois qu'ils eurent bien assimilé l'héritage artistique précédent, les artistes andalous commencèrent à donner aux chapiteaux une physionomie plus islamique. Cette pièce, au relief profond et délicat, annonce la splendeur qu'atteindra la sculpture architecturale califale.","short_description":"Avec Abd al-Rahman II, l'émirat omeyyade d'Occident devint une grande puissance. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers chapiteaux hispano-musulmans comme celui-ci. Sa forme conique et son ornementation naturaliste s'inspirent des chapiteaux romains.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Émirat d’Abd al-Rahman II (207-238 H / 822-852 J.-C.)","location":"Madrid.","dimensions":"H. 28, 5 cm, l. 35 cm, Ø 30 cm.","method_for_datation":"Cette pièce a donné lieu à diverses polémiques depuis qu'Amador de los Ríos l'a attribuée au IVe/Xe siècle ; Gómez Moreno, se fondant sur les caractéristiques de la sculpture, la situa au IIIe/IXe, opinion aujourd'hui partagée par la plupart des chercheurs.","method_for_provenance":"La pièce provient de la résidence ancestrale du Gran Capitán de Córdoba, où elle avait été réutilisée. Ce fut probablement l'un des rares chapiteaux réalisés sous Abd al-Rahman II pour l'agrandissement de la Grande Mosquée de Cordoue réalisé entre les années 218-234/833-848.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Ce chapiteau est entré auMusée archéologique national par donation le 6 novembre 1912.","bibliography":"*Al-Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition*),* Madrid, 1992, p. 232. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in* Spain, New York, 1992.) \nCollectif*, El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001. \nCressier, P. et Marineto Sánchez, P. “Les chapiteaux islamiques de la Péninsule ibérique et du Maroc, de la renaissance émirale aux Almohades”, *L'Acanthe dans la sculpture monumentale, de l'Antiquité à la Renaissance*, Paris, 1993, p. 211-246. \nCressier, P., “Le chapiteau émiral : les problèmes de son étude”,*Coloquio internacional sobre capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (s. VI-IX d. C.)*, Madrid, 1990, p. 102. \nDomínguez Perela, E., “Los capiteles en al-Andalus durante los siglos VIII-IX”, *Coloquio internacional sobre capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (s. VI-IX d. C.)*, Madrid, 1990, p. 106.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période émirale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture religieuse","chapiteau commémoratif"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e044cda8-3dd1-516b-b09e-20ca779903eb":{"name":"Pilastre ornemental.","description":"Fragment de pilastre, retrouvé en même temps qu'une frise de plus petite taille – les deux pièces se trouvent aujourd'hui au Musée de la Ville – qui reproduit le dessin des bandes latérales du panneau frontal du pilastre. Les motifs de l'élément central de la plaque semblant se prolonger dans le sens vertical, il semble indiscutable que la présente pièce appartenait à un pilastre assez grandiose. \nLa pierre présente trois parties verticales distinctes, séparées par une torsade simple. Les côtés du panneau sont comblés par une frise de rosettes fleurdelisées, minutieusement découpées. La bande intérieure est décorée de médaillons quadrilobés, qui s'appuient sur des lignes ténues, interrompues par des décors périphériques mais articulées entre elles dans un dessin quadrangulaire répétitif, ce qui rend le motif très dynamique. Le centre du médaillon restant est signalé par un cercle avec une rosette rayée, tandis que l'espace extérieur contient des grappes à l'air appétissant et des petites fleurs de lys disposées en croix et enserrées dans les sinuosités du médaillon. Les autres médaillons, dont on ne voit que les extrémités, pourraient représenter des aigles impériales de la tradition sassanide. Sur la partie supérieure, on voit leurs queues en forme d'éventail, les deux griffes fermement appuyées sur les angles du médaillon. Le lobe qui reste de l'autre décor, sur la partie inférieure de la pièce, désigne la zone de la tête de l'animal, trop abîmée pour qu'on sache si elle était bifide. Les espaces latéraux, entre les médaillons, présentent des palmettes ouvertes sculptées, selon la tradition orientale, qu'on peut retrouver dans d'autres sculptures de la ville.","short_description":"Ce pilastre pourrait être originaire de la basilique épiscopale de Lisbonne. Les motifs végétaux et animaliers évoquent des origines sassanides, bien que d'autres similitudes puissent être trouvées également dans le palais omeyyade de Kirbat al-Mafjar, près de Jéricho. Ce pilastre fait partie d'un ensemble de pièces provenant de Lisbonne identifiées comme mozarabes.","holder":"Musée de la Ville.","owner":"Mairie de Lisbonne.","dates":"317-422 de l’Hégire / 922-1031 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 54,5 cm, l. 49 cm, P. 16 cm.","method_for_datation":"Les deux pierres retrouvées rue des Bacalhoeiros se rapprochent de celles en provenance de la Sé (cathédrale), du château, de la maison des Bicos et de Chelas, qu'on peut attribuer à une expression mozarabe. Dans le cas présent, aussi bien par le décor que par la présence de certains motifs, nous pouvons les rapprocher de certains stucs du palais omeyyade de Kirbat al-Mafjar, qui datent de la première moitié du VIIIe siècle. Ces sculptures n'ont pas d'égales dans l'art péninsulaire attribuable à l'époque wisigothique.","method_for_provenance":"Dans la rue des Bacalhoeiros, près de la muraille, on a trouvé plusieurs pièces réutilisées, des remplois d'un temple mozarabe détruit. Leur extraordinaire richesse décorative et leur relative ressemblance avec la cathédrale poussent à croire qu'elles proviennent de la basilique de l'évêché.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"**:** Offert à la mairie de Lisbonne après son extraction d'un édifice situé dans la rue des Bacalhoeiros, où il fut trouvé avec une autre pièce.","bibliography":"Almeida, F. (de), “Arte visigótica em Portugal”, *Arqueólogo Português*, N. S. IV, Lisbonne, 1962. \nFernandes, P. A., *Visigótico ou Moçárabe? O núcleo de Alta Idade Média da cidadede Lisboa no Museu arqueológico do Carmo*, sous presse \\[2005\\]. \nFerreira, O. V., “Acerca de uma pedra visigótica ornamentada”, *Revista do Sindicato Nacional dos Engenheiros Auxiliares, Agentes Técnicos de Engenharia e Condutores*, 4, Lisbonne, 1949, pp. 508-514. \nPalol, P., *Arte hispánico de la época visigoda*. Barcelone, 1968. \nReal, M. L., “Inovação e resistência. Dados recentes sobre a antiguidade cristã no ocidente peninsular”, *IV Reunió d'Arqueologia Cristiana Hispànica*, Barcelone, 1995, pp. 17-68.","dynasty":"Omeyyade de Cordoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bas-relief","fleur-de-lys","grappe","médaillon","mozarabe","Omeyyades de Cordoue","palmette","pierre calcaire","rosette"],"materials":["Pierre calcaire, sculpture en bas-relief."]},"e0d8deeb-f886-5cc2-84a5-fd934f5025aa":{"name":"Colonne avec inscriptions coufiques.","description":"Colonne avec légère enthèse pourvue d'une échine. Sur le cavet, à l'intérieur d'un cartouche rectangulaire, se déploie une inscription arabe gravée en caractères coufiques citant la *basmala*, selon la lecture qu'en fait M. Amari : “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.” Au milieu de la colonne, à l'intérieur d'un cartouche carré est gravée la *chahada*, c'est-à-dire la profession de foi : “Il n'est d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète.” Jusqu'en 1874, cette colonne se trouvait devant le portail principal de l'église Saint-François d'Assise, sur le côté droit. Elle provient d'un édifice religieux, peut-être une mosquée ultérieurement transformée en oratoire, qui s'élevait probablement aux abords de l'église médiévale. La Galerie régionale de la Sicile abrite un autre exemplaire de colonne (inv. n° 5100) portant des inscriptions très similaires ; elle provient elle aussi d'une église palermitaine, aujourd'hui disparue, San Giacomo la Mazzara. Le style austère, presque totalement dépourvu d'ornements, est de goût fatimide, également adopté en Sicile et resté en usage à l'époque des Normands.","short_description":"Cette colonne est datable de la période de domination islamique en Sicile, du fait des caractères coufiques de l'inscription, qui figure au centre de la colonne, dans un cartouche carré.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"v. Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Palerme","dimensions":"H. 166 cm ; l. 27 cm.","method_for_datation":"Datable de la période de domination islamique en Sicile du fait de la présence de l'inscription en caractères coufiques.","method_for_provenance":"Certains documents attestent la provenance de cette colonne (église Saint-François d'Assise).","provenance":"Incertaine, près de l’église Saint-François d’Assise.","obtention":"Dépôt au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, n. XX, pp. 107-108. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 9, 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 282-283 et fig. 179.","dynasty":"Fatimide","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande","inscription arabe en caractères coufique","mosquée"],"materials":["Marbre sculpté."]},"f066d3bf-136b-5661-b693-1a11ebfeb55e":{"name":"Fenêtre de moucharabieh.","description":"Fenêtre de moucharabieh en stuc et verre coloré qui fait partie d'un ensemble de fenêtres ajourées appartenant à la Kelvingrove Collection, chacune présentant un motif central différent. Celui-ci représente un cyprès entouré de tiges de fleurs dans une niche. Les morceaux de verre de couleur vert, rouge et jaune sont insérés dans le stuc par l'arrière. Au cours de la période ottomane, au Caire, les mosquées et les demeures privées furent équipées de ce type de fenêtres dès le Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). La tradition de l'incrustation de verre de couleur dans le stuc a perduré depuis ses débuts dans la capitale abbasside de Samarra (milieu IIe/IXe siècle) jusqu'à nos jours.","short_description":"Cette fenêtre en stuc et verre coloré est décorée d’un cyprès et d’arrangements floraux typiques de l’art ottoman du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Le cyprès symbolise le vrai musulman car il se dresse de toute sa hauteur et s’incline gracieusement dans le vent. Des fenêtres comme celle-ci ornaient à la fois les maisons et les mosquées du Caire.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 72,5 cm, l. 74 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style et la technique de cette fenêtre évoquent de nombreux exemples en stuc du XIXe siècle, toujours en place dans le Caire d'aujourd'hui.","provenance":"La Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1896.","bibliography":"Jenkins, M., *Islamic Glass, A Brief History*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1986.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale","éléments d’architecture","symboles religieux"],"materials":["Stuc moulé ajouré et verre de couleur."]},"f88193ec-c618-5df9-8728-cdb15d419ec4":{"name":"Plafond “alfarje”.","description":"Provenant de la présumée chambre royale d'Alphonse XI (r. 1312-1350),ce plafond plat du type *alfarje* à poutres apparentes est composé de quatre poutres maîtresses supportant la charge et placées transversalement dans la pièce. Perpendiculaire à ces poutres, et au-dessus d'elles, s'étend une poutrelle de 504 cm de long, prolongée aux extrémités par deux autres, plus courtes – toutes trois de même section. Cette structure génère donc un lambris de dix caissons. Le plafond est couvert de traverses, chacune présentant trois incisions dans le sens de la longueur, et des planches à décor en forme d'*alfardón* (simple ornement de petits triangles de bois dans les angles qui génèrent des hexagones) avec deux planchettes de chaque côté. L'ouvrage est terminé par des poutres d'appui, des moulures de bois occultant les jointures entre poutres et murs, des *argeutes* (planches situées entre deux modillons) et des baguettes. Le dessous des poutres maîtresses est décoré de motifs végétaux symétriques, de feuilles nasrides en forme de poivron à ornementation centrale, et de médaillons ou entrelacs de huit sur les côtés ; au milieu des poutres figurent des châteaux à une seule tour, tandis qu'aux extrémités sont peints des écus à bande. Sur les côtés apparaît le thème de l'*alfardón* orné d'une inscription peinte en arabe cursif qui proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah” ; par endroit apparaît le mot “bonheur”. \nLe palais du roi Alphonse XI fut habité par Doña Leonor de Guzmán (maîtresse du roi, 1310-1350) et, selon le chroniqueur Teodomiro Ramírez de Arellano, c'est là que furent conçus Don Fadrique et Don Enrique, le futur Henri II de Castille, fondateur de la maison de Trastamare. La pièce revêt donc une certaine importance du point de vue documentaire.","short_description":"Provenant d'une pièce qui était vraisemblablement la chambre royale du palais d'Alfonso XI (r. 1312-1350) à Cordoue, cet *alfarje* était entièrement polychromé avec ataurique, motifs héraldiques et épigraphe arabe.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1350-1360.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 900 cm, l. 400 cm.","method_for_datation":"On estime la pièce postérieure à 1360 car les châteaux à une seule tour et les écussons à bande n'étaient pas en usage sous le règne de Pierre Ier (1350-1366), mais seulement à partir d'Henri II (r. 1366-1379). Cependant, le plafond pourrait être quelque peu antérieur car son style est caractéristique de la décennie 1350-1360.","method_for_provenance":"La provenance figure au dossier de la pièce.","provenance":"Cordoue, du palais disparu du roi Alphonse XI, qui fut plus tard la maison du général Fresneda jusqu’à sa démolition.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 29 septembre 1980 par achat à Luis Moreno de Cala.","bibliography":"Cuevas, S., “ADELPHA denuncia el traslado irregular de un artesonado mudéjar”, *El País*, 2 septembre 1980. \nFranco Mata, á., “Antigüedades medievales del siglo VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1992, vol. II, p. 96. \nLópez Guzmán, R., *Arquitectura mudéjar: del sincretismo medieval a las alternativas hispanoamericanas*, Madrid, 2000, p. 185. \nMartínez Caviró, B., “Carpintería mudéjar toledana”, *Cuadernos de la Alhambra*, 12, Grenade, 1976, pp. 225-265. \nRamírez de Arellano, T., *Paseos por Córdoba: o sean apuntes para su historia*, Cordoue, 1873-75.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["alfarje","Alphonse XI","bois sculpté","Cordoue","écusson","lambris","mudéjar","Pierre Ier","plafond","polychromie"],"materials":["Bois","sculpture, polychromie."]},"fb0d852c-219c-5753-93b5-9648fdd94679":{"name":"Coupole de l’Alhambra.","description":"À l'origine, la coupole de Berlin était agencée au-dessus d'un riche décor de stuc dans la Torre de las Damas du Palacio del Partal. Par les fenêtres de cette tour, on avait une vue d'ensemble sur les environs, la ville de Grenade et le complexe des palais de l'Alhambra avec ses parties aujourd'hui disparues. Cet ensemble de palais avait été construit par le souverain nasride Mohammed III (701-708 H / 1302-1308 J.-C.). La devise des souverains nasrides, “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, occupe une place importante dans le décor de la coupole ; on peut y voir une proclamation de l'islam menacé par l'avancée de la Reconquista. \nLa coupole présente une forme carrée qui se décline d'abord en octogone puis en seize trapèzes. Chaque côté du carré est pourvu d'un triangle décoré d'un entrelacs géométrique complété de motifs végétaux. Au centre des triangles se trouve une coupole miniature. L'octogone est constitué de planches garnies d'arcatures où se lisent des inscriptions coufiques symétriques sur fond rouge accompagnées de pommes de pin, de petits coquillages et de décors d'arabesques. Sur les panneaux carrés de l'octogone se répète la devise nasride : “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, entourée de petits arcs de *mouqarnas*. Les seize trapèzes sont ornés de l'entrelacs caractéristique de l'art islamique. De petits polygones et de petites étoiles répètent la devise nasride. Un panneau sommital en seize parties agrémenté lui aussi d'un entrelacs termine l'édifice. Le charme du décor est tout entier dans le contraste entre la rigueur des entrelacs en bandes plates et géométriques et les reliefs proéminents. \nLes plafonds et les coupoles en bois de ce type sont caractéristiques de l'architecture islamique du Maghreb. On en trouve des exemples à l'Alhambra et dans un grand nombre d'autres édifices en Espagne et en Afrique du Nord.","short_description":"Cette coupole provient d'un bâtiment du complexe palatial de l'Alhambra, appelé palais du Partal. Celui-ci a appartenu autrefois à un banquier allemand qui fut autorisé à transférer cette coupole dans sa villa berlinoise. Les plafonds en bois et les coupoles de ce style sont caractéristiques de l'architecture islamique au Maghreb.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"En 1885, Arthur von Gwinner acheta des terres dans le domaine de l’Alhambra. En faisait partie un terrain contenant des bâtiments, des jardins et des routes. En 1891, il remit le Palacio del Partal à la ville de Grenade. Il fut autorisé à démonter la coupole de la Torre de las Damas et à la faire transporter à Berlin. Il la fit remonter dans sa résidence berlinoise en 1892. En 1921, il fit don de sa propriété au gouvernement espagnol.","dates":"vers 719 de l’Hégire / 1320 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 190 cm, l. 355 cm, P. 355 cm.","method_for_datation":"La coupole est aisément datable par sa provenance, le Palacio del Partal, qui fait partie du complexe de l'Alhambra et a été bâti sous le règne de Muhammad III (701-708/1302-1308).","method_for_provenance":"Les documents indiquent que la coupole provient du Palacio del Partal de l'Alhambra à Grenade, où elle a été démontée en 1892, ce qui atteste l'origine espagnole.","provenance":"Torre de las Damas dans le Palacio del Partal de l’Alhambra de Grenade.","obtention":"Achetée en 1978 aux descendants d'Arthur von Gwinner.","bibliography":"Brisch, K., “Eine Kuppel aus der Alhambra in Granada”, *Jahrbuch Preubischer Kulturbesitz,* 3e série, 14, 1978, pp. 6-7 et 10-11. \nChmelnizkij, S., “Methods of constructing geometric ornemental systems in the cupola of the Alhambra”, *Muqarnas* 6, 1989, pp. 43-49. \nDodds, J. D., *Al Andalus. The Art of Islamic Spain.* The Metropolitan Museum of Art, New York, 1992, cat. n° 116. \nFernandez-Puertas, A., *The Alhambra I,* Londres, 1997, pp. 235-239.","dynasty":"Nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alhambra","architecture des palais","Coupole","motifs géométriques","mouqarnas","palais de l’Alhambra"],"materials":["Bois (cèdre et peuplier), sculpté et assemblé. Partiellement peint (rouge, bleu et vert)."]}}
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{"0283d533-1980-536d-937a-06e5a3d00c92":{"name":"Console.","description":"Sorte de corbeau dont les côtés peints sont meublés par un décor floral simplifié, formé par des rinceaux bleu et jaune qui se terminent par des palmettes trilobées ou bilobées. Leur plate-forme est de couleur rouge vif. Les pourtours qui suivent la forme de la console sont indiqués par des points jaunes entourés de cercles bleus. Ces motifs floraux s'inscrivent parfaitement dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.). Le décor de façade, qui est en forme de tête de sauterelle, est sculpté de rainures courbes. L'architecture ifriqiyenne offre des modèles semblables en pierre, au moins dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C), à l'exemple de la mosquée des Trois Portes, alors que l'Orient ne nous a pas légué de consoles permettant de faire une comparaison quelconque. Cette console, qui faisait partie de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, servait de solive pour une des poutres des plafonds. Il s'agit, sans doute, d'une dérivation lointaine de modèles antiques ; néanmoins, on est frappé par le génie de l'ébéniste qui, devant orner un organe de forte saillie, l'épannelle simplement et en meuble les surfaces avec des éléments linéaires.","short_description":"Cette console faisait partie intégrante de la toiture en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle servait de solive pour une des poutres des plafonds. Les motifs floraux s'inscrivent dans le répertoire décoratif ifriqiyen du IIIe au Ve siècle H (IXe-XIe siècle J.-C.).","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"fin IIIe-début Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-début XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 62 cm, l. 16 cm, ép. 10 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut déposée, parmi des milliers d'autres fragments, au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 208, n° 277. \n \n30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 261. \n \nTunisie, du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 191.","dynasty":"Aghlabide-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mobilier; décoration florale; sculpture; décoration figurative"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et décoré."]},"060dee0a-fee6-55fb-aada-947a4da800d1":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau en pierre calcaire à décor en puissant relief sculpté de volutes et de feuillages, reposant sur des colonnes jumelles. Des pommes de pin, ressemblant à des grappes de raisin, sont dispersées au milieu de feuilles d'acanthe stylisées réparties symétriquement et ponctuées de trous forés. Ce motif rappelle certains chapiteaux abbassides inspirés de l'Antiquité gréco-romaine tardive. Néanmoins, au lieu d'une pomme de pin unique et de feuillages naturalistes, ce chapiteau présente une prolifération de pommes de pins et de feuilles de traitement plus abstrait. Ainsi est-il probablement plus tardif ; peut-être a-t-il été sculpté lors des travaux de rénovation entrepris à Jérusalem par Saladin après sa victoire sur les Croisés, à la fin du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.).","short_description":"Des sculptures en haut relief de feuilles alternant avec des pommes de pin décorent ce chapiteau en calcaire. Le motif date de la période abbasside mais s'inspire, plus en amont, de modèles de l'Antiquité tardive. Ce chapiteau fut trouvé dans le Haram al-Charif à Jérusalem.","holder":"The British Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"H. 32 cm, l. 40 cm.","method_for_datation":"Saladin reprit Jérusalem aux Croisés en 1187. Ce chapiteau a pu être réalisé lors des rénovations de la cité qu'il entreprit après sa victoire.","method_for_provenance":"Le chapiteau a été trouvé au Haram al-Charif à Jérusalem.","obtention":"Donné au musée par le Palestine Exploration Fund en 1903.","bibliography":"Wilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","dynasty":"Ayyoubide","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Emily Shovelton","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Pierre calcaire."]},"07b66f0c-d994-5578-a3f4-0e6d135b8b59":{"name":"Panneau d’ornement.","description":"Plaque décorative en pierre calcaire blanche dont la surface se trouve en état de corrosion avancée. Contrairement à d'autres sculptures du haut Moyen Âge lisboète, ce panneau présente un relief plus accentué à sa surface, mettant en valeur les alternances de clair-obscur et l'animation du dessin par des retouches complémentaires réalisées avec un fin bistouri. \nLe panneau est décoré de trois arcs à festons, appuyés sur des petites colonnes torsadées. La quatrième colonnette a été détruite par la découpe de la pierre sur son côté gauche. Les festons décoratifs présentent des palmettes, de trois à cinq pointes en alternance. Le bord intérieur des arcs laisse voir un décor en épine tandis que le bord extérieur présente la forme d'une torsade. Un subtil motif végétaliste remplit l'angle supérieur droit, manifestant “l'horreur du vide” qui caractérise tout le dessin du panneau. Le décor de l'angle gauche n'est plus visible en raison du piètre état de conservation de la pièce. Cette même raison nous empêche de voir la fine corde qui relie horizontalement la base des arcs sur laquelle s'appuient les trois coquilles qui remplissent leurs faces intérieures. Sur chaque entrecolonnement et sous les coquilles, on peut voir des figures d'animaux affrontés, dont deux oiseaux au centre et un quadrupède à chaque extrémité. Sur le dos de chacun, une petite touffe végétale, typique de certaines compositions islamiques ou du bestiaire inspiré par cette tradition. \nDu point de vue iconographique, l'ensemble présente une nette signification chrétienne, proche, par exemple de celle de certaines étoiles coptes, sculptées de la même manière, représentant le Paradis. Pour preuve, la stèle dédiée à la mémoire de Marthe, provenant de Esneh (musée du Caire), et l'étoile nommée “étoile du Paradis” du Musée de Brooklyn.","short_description":"Plaque décorative en pierre calcaire blanche ornée de trois arcs appuyés sur de petites colonnes. D'un point de vue iconographique, l'ensemble présente des similitudes avec les stèles coptes, suggérant que ce bas-relief provenait à l'origine d'un édifice chrétien érigé pendant le règne islamique.","holder":"Cathédrale de Lisbonne (Sé).","owner":"Chapitre métropolitain du patriarcat de Lisbonne.","dates":"317-422 de l’Hégire / 929-1031 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 61 cm ; l. 122 cm ; P. 32,5 cm.","method_for_datation":"Par analogie entre la pièce et la plaque du Musée archéologique national de Madrid. Elle se rapproche, aussi bien par la densité des décors que par le relief, des productions érudites du califat. Il existe, en effet, une grande parenté entre le motif végétaliste de ses arcs et les motifs de certaines colonnes du “Salon riche” de Madinat al-Zahra ou des impostes de la mosquée de Kairouan. D'autres caractéristiques cordouanes se retrouvent dans la manière dont sont dessinés les animaux, certains de ses détails et la finition de sa surface, à petits coups de bistouri.","method_for_provenance":"Jusqu'à il y a quelques années, incorporée dans les contreforts de la façade nord de la cathédrale, cette pièce a dû appartenir à un temple antérieur à la mosquée qui existait dans le site, selon des indices offerts par d'autres pierres d'ornement découvertes dans le périmètre de la cathédrale (Sé). Les fouilles archéologiques du cloître, dirigées par Alexandra Gaspar, laissent entrevoir de grandes transformations architectoniques et urbaines survenues au XIe siècle, ce qui permet de dater la construction de la mosquée de la période des Taïfas.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Ce bas-relief appartenait à un édifice chrétien construit en pleine époque islamique, dont la pierre a été réutilisée au XIIe siècle pour l'édification des contreforts de la façade nord de la basilique romane. Depuis quelques années, en vue de sa protection, la pierre a été retirée de l'extérieur et placée dans le cloître en vue de son intégration au musée.","bibliography":"Almeida, C. A. F. (de), “Arte Islâmica em Portugal”, *História da Arte em Portugal*, vol. 2 : *Arte da Alta Idade Média*, Lisbonne, 1986. \nCaballero Zoreda, L., “¿Visigodo o asturiano? Nuevos hallazgos en Mérida y otros datos para un nuevo 'marco de referencia'de la arquitectura y la escultura altomedieval en el norte y oeste de la Península Ibérica”, XXXIX *Corso de Cultura sull´Arte Ravennate e Bizantina*, Ravenne, 1992, pp. 139-190. \nFernandes, P. A., “O sítio da Sé de Lisboa antes da reconquista”, *Artis*. *Revista do Instituto de Arte da Faculdade de Letras de Lisboa*, 1, Lisbonne, 2002, pp. 57-87. \nReal, M. L., “Inovação e resistência. Dados recentes sobre a antiguidade cristã no ocidente peninsular”, IV *Reunió d'Arqueologia Cristiana Hispánica*, Barcelone, 1995, pp. 17-68. \nReal, M. L., “Portugal: cultura visigoda e cultura moçárabe”, *Visigodos y omeyas: un debate entre la antigüedad tardía y la alta Edad Media (Mérida, 1999)*, L. Caballero et P. Matos, éd., Madrid-Mérida, 2000.","dynasty":"Omeyyade de Cordoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["panneau ; cathédrale ; pierre calcaire ; bas-relief ; Paradis ; coquille ; feston ; corde ; palmette ; arcade ; torsade ; oiseau ; mozarabe ; Cordoue"],"materials":["Pierre calcaire, sculpture en bas-relief."]},"08fc2f57-a61c-58cb-a4a0-79aaa993eee4":{"name":"Pierre décorative à relief de rinceaux stylisés et de grenades.","description":"Cette pierre rectangulaire présente sur sa face antérieure un décor en relief composé d'un tronc d'où partent des tiges tournées en rinceaux. Ces rinceaux se recoupent et courent tels des vagues en se ramifiant par paire enroulée et se terminant par des feuilles et des grenades stylisées. \nCe relief provient d'un ensemble plus important puisqu'il était prévu pour l'ornementation de l'entrée du palais de Khirbat al-Minya. Le palais n'ayant jamais été achevé, on ne peut se faire une idée de l'ensemble. Le calife omeyyade al-Walid Ier fit bâtir entre 705 et 715 J.-C. un palais de petites dimensions à Khirbat al-Minya près de Tibériade, sur la rive nord-ouest du lac Génézareth. La bâtisse devait avoir une entrée imposante et se distingue par l'importance des salles d'audience ornées de mosaïques au sol et par une mosquée à la niche de prière en demi-cercle. Le décor de pierre sculptée de Khirbat al-Minya est tout à fait dans la tradition de l'Antiquité tardive, bien que l'on remarque déjà des changements dus à la forte stylisation, caractéristique des débuts de l'époque islamique. La grenade stylisée est un motif récurrent à l'époque omeyyade, on la trouve dans les décors de pierre, de stuc et surtout de mosaïque. \nLes musées de Berlin prirent part à la campagne de fouilles de 1936-1939 à Khirbat al-Minya et bon nombre des objets découverts leur fut remis, le reste se trouvant à Jérusalem.","short_description":"Ce bloc de calcaire provient des fouilles du palais inachevé de Khirbat al-Minya près de Tibériade sur la mer de Galilée, construit pour le calife omeyyade al-Walid Ier. Ce relief montre des tiges ondulantes qui se terminent par des feuilles de vigne et des grenades. Ce décor était destiné à orner une partie de l'entrée du palais.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Probablement al-Walid Ier (86-96 H / 705-715 J.-C.).","dates":"règne d’al-Walid Ier, v. 86-96 H / 705-715 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 55 cm, l. 28 cm.","method_for_datation":"Grâce à une série d'indices, on a pu dater le palais de Khirbat al-Minya du règne du calife al-Walid Ier. Parmi ces indices, on peut citer l'inscription d'architecte, les pièces de monnaie mises au jour, les caractéristiques de la distribution des chambres, ainsi que la forme et la facture de la niche de prière.","method_for_provenance":"La pièce a été découverte lors des fouilles de Khirbat al-Minya dans un ensemble de blocs prêts à servir au parement de l'entrée du palais.","provenance":"Palais de Khirbat al-Minya sur le lac Génézareth, Israël.","obtention":"Acquis au cours des fouilles lors de la répartition des objets découverts.","bibliography":"Creswell, K.A.C., *Early Muslim Architecture,* Oxford, 1969, vol. 1/2, pp. 380-389, pl. 64-69. \n*Museum für Islamische Kunst,* Mayence, 2001, p. 18. \nPuttrich-Reignard, O., “Die Palastanlage von Chirbet el Minje”, *Palästina-Hefte des Deutschen Vereins vom Heiligen Lande* 17-20, 1939 (n° spécial).","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["relief ; arts décoratives ; élément d’un ensemble architectural"],"materials":["Pierre calcaire sculptée."]},"0b5ea864-f20c-51f8-b510-3ee37516c735":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau de porte décoré d'un motif floral sculpté en profondeur dans la pierre calcaire. Il comprend une rosette centrale flanquée de deux rinceaux de feuillage entrelacés ornés de palmettes, de pommes de pins et de grappes de raisin, le tout disposé dans un cartouche entouré d'un grènetis perlé. \nCe type de motif floral très courant pendant la période omeyyade s'observe dans tous les arts décoratifs. Des motifs sculptés similaires ornaient le Qasr al-Mchatta (aujourd'hui au Pergamon Museum, Berlin). \nLa fonction de ce linteau est purement esthétique. Il était placé au-dessus d'un passage de porte décoré.","short_description":"Linteau de porte de Qasr al-Touba décoré d’un motif floral sculpté en profondeur, et d’une rosette centrale, éléments décoratifs très courants pendant la période omeyyade et qui s’observent dans tous les arts décoratifs. De tels linteaux travaillés étaient placés au-dessus d’un passage de porte décoré.","holder":"Musée archéologique de Jordanie.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Amman.","dimensions":"H. 44 cm, L. 218 cm, P. 42,5 cm.","method_for_datation":"Ce linteau faisait partie d'une construction datée du IIe/VIIIe siècle environ, date établie par déductions historiques.","method_for_provenance":"Linteau trouvé sur le site de Qasr al-Touba.","provenance":"Qasr al-Touba.","obtention":"Selon le numéro d'inventaire du musée, le linteau a été transféré de Qasr al-Touba au musée au cours des années 1950 par le Département des antiquités de Jordanie.","bibliography":"Creswell, K. A. C., *Early Muslim Architecture*, vol. I, Oxford, 1932, p. 376, planche 80/A.","dynasty":"Omeyyade","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"0bf43e0a-1c8a-551e-b578-afed4b5312af":{"name":"Chapiteau.","description":"Ce chapiteau en marbre est un des différents modèles créés par les artistes de la dynastie mérinide. Contrairement au type classique où, tant dans les proportions que dans l'ornementation, la différence est très accusée entre la corbeille (partie inférieure cylindrique) et le tailloir (partie supérieure parallélépipédique), ici le débordement du tailloir sur la corbeille n'est pas trop sensible, et l'ornementation n'est pas discontinue. \n \nPosée au-dessus d'un astragale à tore strié en cordelière, la corbeille est représentée par un méandre d'acanthe lisse incurvé au sommet. Des imbrications d'écailles s'élevant au-dessus d'un motif à gradins remplissent les fentes verticales médianes et les intervalles du méandre. Au-dessus du méandre règne un décor végétal foisonnant d'une grande finesse d'exécution qui assure la liaison entre les deux volumes du chapiteau : de deux doubles palmes à digitations d'acanthes jaillissant du sommet des intervalles se détachent deux lobes qui s'enroulent en spirale pour se rejoindre au centre du chapiteau et former comme deux coquilles d'escargot accolées. Au-dessus, un bandeau plat porte, sculptée en relief, une inscription pieuse en caractères cursifs tirée de la fin du verset coranique 64 de la sourate XII, “Josef” : “Allah est le meilleur protecteur et il est le plus Miséricordieux des Miséricordieux.”De chaque côté du bandeau, deux palmes asymétriques à digitations d'acanthes occupent les angles du tailloir tout en cernant une pomme de pin arquée. Un tasseau rectangulaire en saillie décoré d'un motif floral meuble l'axe supérieur du chapiteau. \n \nCe décor plein de nuances et de vigueur caractérise les chapiteaux de mosquées et de *madrasa* mérinides.","short_description":"C'est un des modèles de chapiteaux au décor végétal foisonnant et d'une grande finesse d'exécution que les artistes mérinides créèrent pour les mosquées et les *madrasa*. Il porte sur sa partie supérieure un bandeau plat sur lequel est sculpté en relief une inscription pieuse en caractères cursifs.","holder":"Musée archéologique.","dates":"731-749 de l’Hégire / 1331-1348 J.-C.","location":"Rabat.","dimensions":"H. 28 cm, Ø corbeille 20,6 cm, Ø tailloir 40,2 cm.","method_for_datation":"à l'intérieur des remparts de la nécropole de Chellah, un élément architectonique (encadrement de porte monumentale) donne la date du début et de la fin des travaux : 731-749/1331-1348.","method_for_provenance":"Objet archéologique récupéré *in situ*.","provenance":"Zaouia de Chellah (Rabat).","obtention":"Objet provenant d'un site archéologique.","bibliography":"Cambazard, C. et Erbati, E., *6000 ans d'Art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nLévi-Provençal, é. et Basset, H., *Chellah, une nécropole mérinide*, Paris, 1923. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["édifice religieux ; décoration végétale ; décoration géométrique ; décoration épigraphique"],"materials":["Marbre blanc, sculpté."]},"102b5a7a-7eb3-5088-8d91-c9be0bc5c5fa":{"name":"Lion assis.","description":"Pièce en marbre gris de forme parallélépipédique, sculptée, comportant un lion assis sur ses pattes postérieures, plaqué contre la partie inférieure d'un segment d'arc. La tête de l'animal est beaucoup plus grande que son corps. Les yeux sont globuleux et écarquillés, la gueule grande ouverte laisse apparaître des dents bien serrées, ce qui donne à la face un air féroce. \n \nLe flanc gauche de l'animal est plus densément décoré que celui de droite. Des poils en forme de boucles pendent du flanc gauche, sur lequel repose une queue. Les pattes antérieures manquent. Le flanc droit est dépourvu de tout ornement, ce qui suggère que ce côté était encastré dans la maçonnerie et que le côté gauche était mis en évidence. \n \nLa forme globale de cet élément donne à penser qu'il s'agissait d'un segment d'arc polylobé appartenant à une porte de palais hammadide.","short_description":"Cette pièce de marbre qui comprend la sculpture d'un lion à tête disproportionnée, gueule grande ouverte, constituait probablement l'amortissement d'un arc de porte. La queue est rabattue sur le flanc gauche, des boucles incisées suggèrent le pelage.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 40,5 cm, l. 24 cm, ép. 12 cm.","method_for_datation":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","method_for_provenance":"Pièce trouvée sur le site de la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Don de L. Leschi.","bibliography":"Golvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû-Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950. \n \nMarçais, G., “Sur un lion de marbre trouvé à la Kal'a des Beni Hammad”, *Revue africaine*, Alger, 1939, pp. 182-191.","dynasty":"Hammadide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Palais ; représentation figurative ; lion ; décor animalier ; marbre ; Hammadides"],"materials":["Marbre gris taillé et sculpté."]},"10e26695-1660-57f4-b0af-2bbb52699f63":{"name":"Panneau.","description":"Ce panneau de marbre sculpté est encadré par une moulure en biseau de coupe classique. En dessous apparaissent trois arcs en fer à cheval appuyés sur des colonnes torses avec leur base et leurs chapiteaux à volutes. Chaque arc abrite un rameau différent avec des représentations du thème de la fleur de lotus que l'on peut interpréter comme un *hom*, ou arbre de vie. Au creux des arcs surgissent également des fleurs de ce type. \nSur les cimaises des chapiteaux, une inscription en caractères coufiques cite le nom de “Karim, son serf”, que l'on a interprété comme étant Abd al-Karim, maître d'œuvre d'Abd al-Rahman II. \nCe panneau décoratif provient de l'ancien *alcazar* omeyyade de Cordoue, qui fut la résidence des Ommeyyades jusqu'à la construction de Madinat al-Zahira. L'*alcazar* califal, construit sur un ancien palais wisigothique, occupait une vaste enceinte à l'intérieur de laquelle se trouvaient diverses constructions. Abd al-Rahman Ier l'agrandit, Abd al-Rahman II l'embellit, le dotant de conduites d'eau, et certains de ses successeurs y ajoutèrent de nouveaux édifices. \nAu moment de la reconquête chrétienne par les troupes de Ferdinand III le Saint en l'an 634 H / 1236 J.-C., la ville de Cordoue comptait encore l'*alcazar*, sur l'emplacement de l'actuel palais épiscopal et séminaire de Saint-Pélage. \nL'*alcazar* survécut jusqu'au milieu du VIIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.) mais c'est à peine s'il en reste quelques vestiges.","short_description":"Sur ce fragment de panneau mural en marbre, provenant de Cordoue, sculpté avec une décoration architectonique d'arcs abritant des motifs floraux, les inscriptions des cimaises sont du plus grand intérêt car elles mentionnent le sculpteur, un artiste qui travaillait sous Abd al-Rahman II et al-Hakam II.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Émirat d’Abd al-Rahman II (207-238 H / 822-852 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 48 cm, l. 77 cm.","method_for_datation":"Interprétation de l'inscription qui semble faire référence à Abd al-Karim, maître d'œuvre d'Abd al -Rahman II (207-238/822-852). La pièce présente en outre des caractéristiques très classiques et des réminiscences du monde oriental, traits propres à l'émirat indépendant d'al-Andalus. Cela semble être encore un art émiral mais déjà proche de l'art califal.","method_for_provenance":"Le panneau provient du séminaire de Saint-Pélage dont l'emplacement était occupé par l'*alcazar* omeyyade disparu de Cordoue. Sa taille profonde et déliée est caractéristique de Cordoue et la distingue d'autres décorations murales attribuées à la même période mais provenant de lieux différents.","provenance":"Séminaire de Saint-Pélage, ancien palais omeyyade de Cordoue.","obtention":"La pièce est entrée auMusée archéologique national par donation le 23 mai 1968.","bibliography":"Revilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional de Madrid*, Madrid, 1932, p. 16. \nZozaya, J., “Antigüedades andalusíes de los siglos VIII al XV”, *Museo Arqueológico Nacional, Guía general II,* Madrid, 1991, p. 63.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période émirale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatine ; décoration florale"],"materials":["Marbre sculpté."]},"114c06c2-280f-51d2-a9f9-1733b739488a":{"name":"Kuttab (école coranique).","description":"Un *kuttab* est un établissement d'enseignement dans lequel les enfants apprennent à mémoriser le Coran, des rudiments de langue arabe et d'arithmétique. Ces boiseries se composent de deux côtés montés en L et d'un plafond. La partie la plus longue comprend une porte décorée d'un assemblage de motifs géométriques. à gauche s'ouvrent quatre rangements ou placards, deux de chaque côté, séparés par une niche profonde dans laquelle s'asseyait l'enseignant. Les portes des placards sont ornées de motifs géométriques composés de médaillons en étoile reprenant la même technique que le décor de la porte. Sur les deux côtés et au-dessus de la niche s'ouvrent 29 petits compartiments à cadre en arc brisé qui servaient à ranger le matériel éducatif. La partie basse comporte divers ornements, la partie supérieure sept panneaux dans un cadre rectangulaire, chacun meublé de différents éléments en bois tourné et séparé de ses voisins par des balustres tournées. L'autre section de ces lambris présente deux placards décorés de façon similaire aux précédents, surmontés de 12 petits compartiments à niches lobées. à gauche, s'ouvre une porte pleine, sans décor. Le plafond est orné de motifs géométriques composés de parties de médaillons en étoile faits d'une superposition de petites baguettes de bois. En dessous, un cadre est orné de pendentifs en *mouqarnas*. L'ensemble comprend également quelques ajouts décoratifs récents.","short_description":"Un *kuttab* est un établissement scolaire où les enfants apprennent à mémoriser le Coran, à lire et à écrire. Un *kuttab* était habituellement situé au deuxième niveau d'un *sabil* (fontaine publique). Cet exemple particulier est originaire d'un bâtiment de Rosette, une ville du nord du delta du Nil.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"XIe siècle de l’Hégire (XVIIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 340 cm, L. 465 cm, l. 215 cm.","method_for_datation":"Les techniques d'assemblage et de superposition de petites pièces de bois étaient répandues pendant la période ottomane aux Xe et XIe siècles H (XVIe-XVIIe J.-C.), en particulier dans la décoration d'objets domestiques et de plafonds de résidences privées. Parmi celles-ci figurent Bayt al-Souhaymi (1058/1648) et la résidence de Waqf al-Sadat (1070/1659), toutes deux au Caire. Ces techniques étaient également utilisées dans la construction de *minbar* et de *dikka* (podium de récitation) dans les mosquées de la période ottomane.","method_for_provenance":"Les informations sur la provenance figurent dans les archives du musée.","provenance":"Égypte.","obtention":"Cet ensemble a été transféré au musée de la résidence d'al-Mazdini à Rosette (égypte), sans que l'on en sache davantage sur cette opération.","bibliography":"Khalifa, Rabi' H., *Founoun al-Qahira fi al-'ahd al-Othmani* \\[Les arts au Caire pendant la période ottomane\\], Le Caire, 1985. \nMustafa, M., *Dalil Mathaf al-fan al-Islami* \\[Guide du musée d'art islamique\\], Le Caire, 1978.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Salah Sayour","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Mobilier ; bois ; assemblages de bois ; bois tournés ; décoration géométrique ; kuttab ; éducation ; dikka"],"materials":["Décoration en bois, assemblage, emboîtement, superposition de tasseaux de bois ; bois tourné."]},"1323c28f-86f5-5888-85f8-28a25c1be041":{"name":"Chapiteau.","description":"Ce chapiteau provenant du palais de la Aljafería de Saragosse est un dérivé de l'ordre composite de tradition classique. Deux rangées de feuilles d'acanthes gouvernent l'organisation de l'espace et servent de réceptacles à l'ornementation végétale. À la surface de chaque feuille, la décoration se déploie en divers motifs finement sculptés. Chaque côté des échines présente également un type différent de décoration florale. L'abaque, à un seul niveau, adopte la forme d'une croix aux bras arrondis. \nEn dehors de quelques exemplaires en marbre, la plupart des chapiteaux de la Aljafería sont en albâtre et répondent aux ordres corinthien et composite, dénotant une nette évolution à partir du chapiteau califal, même si, à Saragosse, ils sont plus allongés, avec des volutes dont la taille diminue au point de disparaître. Sur ce chapiteau en particulier, les influences califales ne sont déjà plus perceptibles, et ses formes élaborées et capricieuses répondent au goût du royaume taïfa de Saragosse. \nNous savons que ce chapiteau appartenait à ce qui était sans doute la grande salle d'audience d'al-Mouqtadir, “le Salon des marbres”, également appelé “Salon de l'or”, sur le côté nord du palais. Ce grand salon rectangulaire, avec deux pièces latérales, était décoré de dalles de marbre, de plinthes d'albâtre et de panneaux de stuc sculpté qui tapissaient les murs. Cette riche décoration reflète le luxe et le raffinement de la cour d'al-Mouqtadir, sous le règne duquel fut construit le palais de la Aljafería.","short_description":"À la différence des chapiteaux d'époque califale qui étaient en marbre, ce chapiteau stylisé, placé à l'origine dans le Salon du Trône du palais de la Aljafería, est sculpté dans l'albâtre. Il est orné à profusion d'une double rangée de feuilles d'acanthe rehaussées de minutieux motifs végétaux ciselés comme une pièce d'orfèvrerie.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Époque d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 H / 1046-1081 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 43 cm, l. 29 cm, Ø 19, 5 cm.","method_for_datation":"Le palais de la Aljafería fut construit sous le règne et le mécénat d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 /1046-1081), second monarque de la dynastie des Banu Hud (432-503/1040-1110). Le nom d'al-Mouqtadir apparaît sur les monnaies qui commencèrent à être émises en 441/1051.","method_for_provenance":"La pièce provient du “Salon des marbres” du palais de la Aljafería de Saragosse.","provenance":"Palais de la Aljafería, Saragosse.","obtention":"Le chapiteau est entré aumusée par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Domínguez Perela, E., “Relaciones entre los capiteles de la Aljafería y los cordobeses”, *Actas del III coloquio de arte aragonés*, Zaragoza 1983, pp. 51-85. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe,* Ars hispaniæ, vol. 3, Madrid, 1951, p. 223. \nMarinetto Sánchez, P., “El capitel en el período taifa”, *Coloquio internacional de capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (siglos VI-XII)*, pp. 145-166. \nRevilla Vielva, R. *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 180. \n*Al Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 232. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.)","dynasty":"Royaumes de Taïfas : dynastie des Banu Hud (432-503 de l’Hégire / 1040-1110 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture de cour ; chapiteau ; décoration florale ; décoration architectonique"],"materials":["Albâtre sculpté."]},"19c131a2-1764-5332-adc2-8dd10e15a0f0":{"name":"Fragment de plafond en bois.","description":"Ce plafond, constitué de panneaux assemblés, présente une superficie subdivisée en compartiments géométriques par un cadre à plusieurs moulures entrecroisées et tressées, qui forment des carrés ou des losanges avec, au centre, un motif étoilé à huit pointes. Les parties intérieures sont sculptées minutieusement et avec un grand raffinement, en arabesques formant une sorte de dentelle ; le décor est constitué de motifs végétaux et animaux sculptés en ronde-bosse ; on y distingue des lions, des gazelles, des lièvres, des rapaces attaquant leur proie, des aigles aux ailes éployées. La typologie décorative, avec un fond très travaillé et les bandes des cadres moulurés qui forment un motif géométrique simple, est la même que celle des plaques, plus stylisées, de stuc et de plâtre provenant de l'église médiévale de San Giuliano de Caltagirone, peut-être utilisées comme éléments de séparation, architecturaux et décoratifs, entre l'abside et la nef, ou en guise d'autel. Le plafond, qui provient sûrement d'une habitation civile, probablement du Palais royal – comme l'atteste, outre la présence de motifs traditionnels comme les éléments géométriques et les arabesques, celle de sujets représentés –, constitue un exemple de “réalisme glacé” (Scerrato 1979) de la production fatimide.","short_description":"Plafond décoré de motifs végétaux et de silhouettes d'animaux sculptés très typiques, comme des lions, des gazelles, des lièvres et autres animaux. Œuvre d'artisans fatimides, elle provient certainement du Palais royal.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, Palazzo Abatellis","dates":"milieu du XIIe siècle.","location":"Palerme","dimensions":"H. 134 cm ; l. 74 cm.","method_for_datation":"Bibliographie ; comparaison avec les ivoires Carrand de Florence, et avec des éléments de bois façonnés du Musée d'art islamique du Caire.","method_for_provenance":"Bibliographie ; documents historiques.","provenance":"Palais des Normands, Palerme.","obtention":"Dépôt, précédemment au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Delogu R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 15, 59. \nScerrato U., “Arte islamica in Italia”, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 524-525 et fig. 196.","dynasty":"Dynastie normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande ; architecture fatimide ; ébénisterie; plafond"],"materials":["Bois sculpté."]},"1e282c8c-3fed-5331-b88b-4c2782ff7968":{"name":"Fragment de panneau en bois peint.","description":"Les recherches sur le palais B de la région de Raqqa ont révélé un ensemble de techniques ornementales appliquées à divers matériaux dont des cadres en plâtre pour les portes et les fenêtres ou des lambris de bois pour recouvrir les murs et les plafonds des salles officielles. Ces formes et techniques similaires à celles des Omeyyades, comme, par exemple, à Qasr al-Khayr al-Gharbi, illustrent la continuité des décors palatiaux entre les périodes omeyyade et abbasside. \nCe fragment rectangulaire faisait partie d'un panneau de bois peint de motifs floraux et végétaux stylisés encadrés de motifs géométriques. Le décor est peint en couleurs (noir, rouge, jaune et brun) de diverses nuances pour créer une impression de relief.","short_description":"Ce panneau peint décorait jadis la salle de réception d'un palais abbasside à Raqqa. Il révèle un haut degré de talent dans la mise en forme tridimensionnelle des motifs floraux.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife al-Mou‘tasim Billah (r. 218-227 H / 833-842 J.-C.).","dates":"218-227 de l'Hégire / 833-842 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"L. 52,2 cm, l. 11,1 cm.","method_for_datation":"L'objet a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa. Une inscription sur plâtre figurant sur l'un des murs du palais l'associe au calife abbasside al-Mou‘tasim Billah (218-227/833-842). Le palais aurait été édifié vers 220/835.","method_for_provenance":"Cet ornement architectural a été trouvé dans le palais B de la région de Raqqa et a probablement été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"élément découvert au cours de fouilles archéologiques entreprises en 1952 par la Direction générale des antiquités de Syrie, sous la direction de Nasib Salibi.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004. \nKohlmeyer, K. (éd.), *Land des Baal*, Mayence, 1982.","dynasty":"Abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bois ; Raqqa ; Nasib Salibi"],"materials":["Bois peint."]},"1fb2f6df-1383-5523-b767-c9a42193803e":{"name":"Éléments de nervure de coupole en bois, ornement en stuc.","description":"Nervure de coupole en bois appartenant à une collection d'éléments architecturaux en bois à décor de stuc sculpté, peint et doré. La sculpture des motifs végétaux et géométriques et le texte en pseudo-calligraphie sont peints en bleu, rouge, vert et blanc sur fonds de couleurs variées mais surtout noir et doré. \nCette pièce faisait jadis partie de la décoration de la coupole de la mosquée al-Aqsa, dont certaines zones endommagées par l'action de la moisissure et d'infiltrations d'eau furent remplacées en 1938. L'importance de cette pièce tient à ce qu'elle constitue pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411 H-427 / 1021-1036 J.-C.). D'autres éléments similaires ont disparu lors d'un incendie qui a éclaté en 1969, détruisant la plus grande partie de la coupole en bois et d'autres parties de la mosquée. \nLes coupoles étaient généralement composées de deux coques superposées. La coque intérieure consistait en une ossature de bois recouverte en face intérieure de panneaux de bois circulaire. Une certaine épaisseur de fibres de palmier était fixée sur ces panneaux par des clous en bois, puis recouverte d'une couche de stuc de plusieurs centimètres. Celui-ci était ensuite sculpté selon les motifs souhaités, lesquels étaient à leur tour peints de différentes couleurs et dorés. La coque extérieure consistait en une ossature en bois recouverte à l'extérieur de plaques de métal, généralement en plomb, comme dans la mosquée al-Aqsa d'aujourd'hui, mais aussi en cuivre, comme dans le Dôme du Rocher. Ce dôme et la coupole de la mosquée d'al-Aqsa sont de construction similaire.","short_description":"Cette nervure de l’intérieur de la coupole de la mosquée al-Aqsa comporte une décoration végétale et géométrique ainsi qu’une inscription dorée sur fond coloré. C’est pratiquement le seul témoignage de la restauration fatimide de la coupole sous le règne du calife al-Dahir. D’autres éléments ont disparu lors d’un incendie qui a éclaté dans la mosquée en 1969.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Mosquée al-Aqsa, Jérusalem.","dates":"Probablement vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 152 cm, l. 140 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des éléments de la même période présents sur le site.","method_for_provenance":"Ce type d'élément architectural était généralement réalisé et décoré in situ.","provenance":"Jérusalem.","obtention":"Elément transféré de la mosquée al-Aqsa au musée pendant les travaux de restauration réalisés en 1938.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Probablement fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Stuc sculpté ; travail du bois fatimide ; bois plâtré ; bois doré ; éléments en bois de la mosquée al-Aqsa"],"materials":["Bois recouvert de stuc sculpté, peint et doré."]},"232d8890-0876-5479-966e-ac44c41896b0":{"name":"Panneaux de frise.","description":"Deux panneaux en pin, chacun portant une inscription en haut-relief et un décor de fond d'un relief moins accusé. Les deux niveaux de sculpture sont ornés de plâtre et de peinture verte, rouge et blanche. Les inscriptions, en style calligraphique appelé coufique fleuri, consistent en versets du Coran. Le premier panneau a reçu un extrait de la sourate 2, le second un extrait de la sourate 3, verset 191. Ces panneaux faisaient certainement partie d'une ensemble beaucoup plus important, qui décorait sans doute le niveau supérieur d'un édifice religieux, comme une *madrasa* ou une mosquée. Dans de nombreuses régions du monde islamique, les frises de citations coraniques étaient fréquentes dans ce type de construction. L'une d'elles, dans la mosquée d'Ibn Touloun au Caire, mesurait à l'origine plus de 2 km de long. \nLe style des panneaux suggère une origine hispanique ou nord-africaine du temps des Almohades. Ceux-ci étaient connus pour leur vision assez ascétique de l'art, mais il faut noter que le bois pouvait être considéré comme un matériau de luxe pour cette dynastie berbère originaire du désert saharien.","short_description":"Deux panneaux en pin sculptés d'inscriptions et décorés (à l'origine) de plâtre et de peinture. Les inscriptions sont des versets coraniques, et les panneaux ont probablement fait partie jadis d'une frise décorant une mosquée. Le bois était considéré comme un matériau de luxe dans un environnement désertique comme le nord de l'Afrique.","holder":"Victoria and Albert Museum.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.) ou début VIIe siècle H (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Londres","dimensions":"378B-1907 : H. 16,8 cm, l. 101,4 cm, ép. 1,8 cm ; 378C-1907 : H. 16,7 cm, l. 103 cm, ép. 2 cm.","method_for_datation":"Le style de la calligraphie comme celui des enroulements d'arabesques formant le fond sont typiques de la décoration architecturale hispanique et nord-africaine sous les Almoravides (448-551/1056-1147) et les Almohades (524-667/1130-1269).","method_for_provenance":"Comparaisons stylistiques.","provenance":"Espagne ou Afrique du Nord.","obtention":"Acheté par le musée en 1907.","bibliography":"Stanley, T., avec Rosser-Owen, M. et Vernoit, S., *Palace and Mosque: Islamic Art from the Middle East,* Londres, 2004, p. 27.","dynasty":"Almohade","author":"Barry Wood","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Bois sculpté, plâtré et peint."]},"246cffbc-9030-5777-959b-8b4967743c39":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau composite, corbeille meublée par deux registres asymétriques de feuilles d'acanthes simples et lisses aux extrémités recourbées, entourées d'un décor végétal et dentelé. Sur l'abaque se détachent des décors à entrelacs et sur l'échine, sur les quatre faces entre les volutes, court une inscription votive en caractères cursifs sculptés en relief, où l'on peut lire : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux! Bénisse / Dieu notre seigneur Muhammad / et sa famille et (leur) donne la paix parfaite / Dieu me garde de Satan le maudit.”","short_description":"Chapiteau datant du milieu du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.). Le texte (“au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant, Dieu bénisse notre seigneur Mohammed / et sa famille et [leur] donne la paix absolue / Dieu délivre moi de Satan le Damné”) suggère un usage religieux.","holder":"Hôtel de ville de Santarém.","dates":"Dernières années de la domination arabe ou, très probablement, déjà après la conquête chrétienne en 541 de l’Hégire / 1147 J.-C.","location":"Santarém.","dimensions":"H. 34 cm ; l. 28 cm ; P. 28 cm","method_for_datation":"Bien que longtemps attribuée à l'époque califale, une analyse plus récente, particulièrement de la lettre en cursif nasride, impose la rectification de sa datation vers le VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"Documentée en 1882 par les anciens responsables du Musée du district de Santarém de S. João de Alporão, aujourd'hui Musée municipal de Santarém, et par Zeferino Brandão, comme ayant été trouvée en 1880 dans le quartier de Alporão.","provenance":"Santarém.","obtention":"Offerte au musée en 1882 par António Fernandes Melício, alors propriétaire de l'ancien Paço dos Condes de óbidos, édifice du XVIe siècle, dans le grenier duquel elle a été trouvée.","bibliography":"Brandão, Z., “Vestígios árabes em Santarém”, *O Occidente*, 5, Lisbonne, 1882, pp. 190-192. \nCustódio, J. S., “Capitel”, *Portugal Islâmico*, Lisbonne, 1999, 76-77. \nLabarta, A. et Barceló, C., “Inscripciones árabes Portuguesas: situación actual”, *Al-Qantara*, 8, 1987, pp. 35-36. \nNykl, A. R., “Arabic Inscriptions in Portugal”, *Ars Islamica*, 11-12, 1946, pp. 167-183. \nNykl, A. R., “Inscrições árabes existentes no museo Arqueológico do Carmo”, *Trabalhos da Associação dos Arqueólogos Portugueses*, 5, Lisbonne, 1941, pp. 11-12.","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Artur Goulart de Melo Borges","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre sculpté."]},"2629b350-95bd-5146-a57b-012dc58189ed":{"name":"Niche d’une maison samaritaine.","description":"Cette niche samaritaine avec son renfoncement couronné d'un arc de *mouqarnas* imite tous les éléments du *mihrab*. Les côtés sont encadrés par de petites colonnes avec base et chapiteau qui jouxtent directement la paroi. Le mur dans lequel s'ouvre la niche est structuré en parties distinctes : le bas est composé de larges bandes peintes aux couleurs alternées, qui se prolongent vers le haut par un arc, la partie supérieure est rythmée par une bande de chevrons qui court sur le mur et la niche. La paroi du fond est meublée par deux médaillons circulaires pris dans des champs carrés eux-mêmes flanqués d'autres champs carrés ornés de rosaces. Dans les écoinçons de l'arc, tout comme dans les rosettes, sont disposées des inscriptions samaritaines indiquant qu'il s'agit d'un ensemble faisant partie d'une maison de Samaritain. D'autres inscriptions, initialement placées de chaque côté de la niche, ont été conservées. Elles sont rédigées en abréviations et difficilement déchiffrables, le texte est emprunté au second livre de Moïse, chapitre 23, versets 24/25. Les inscriptions situées dans l'écoinçon de droite suivent dans leurs détails le Pentateuque samaritain. La tradition rapporte que les Samaritains, une tribu juive établie depuis l'Antiquité tardive en Syrie, durent quitter la ville de Damas en 1625 J.-C. \nLa niche, installée à l'origine dans une maison particulière à Damas, a été maintes fois repeinte au cours des siècles. Les bandes de couleur et les détails de l'ornementation de *mouqarnas* indiquent qu'elle date de l'époque mamelouke. M. Sobernheim, qui visita la demeure pour la première fois en 1900, put encore admirer les restes de sa splendeur. Il fit déposer les inscriptions samaritaines qui furent transportées à Berlin. La niche fut montrée d'abord à l'exposition du Kaiser-Friedrich Museum et se trouve depuis 1932 au Pergamonmuseum.","short_description":"Cette niche à stalactites, qui ressemble à une niche de prière, provient d'une vieille maison de Damas construite dans le style mamelouk ; elle fut sauvée de la destruction en raison des inscriptions samaritaines extraites de l'Ancien Testament qui se trouvent en médaillons dans les écoinçons et les rosettes. Les Samaritains furent expulsés de Damas au XVIIe siècle.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Cheik Muhammad al-Kourabi, dernier propriétaire de la maison, aujourd’hui disparue, où se trouvait la niche.","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 302 cm, l. 215 cm, P. 70 cm.","method_for_datation":"L'ensemble des éléments ornementaux indique que l'objet a été réalisé en Syrie à l'époque mamelouke. Les Samaritains furent chassés de Damas au début du XIe/XVIIe siècle, la date de réalisation est donc probablement antérieure.","method_for_provenance":"Les pierres de cette niche de prière ont été déposées après 1900 par M. Sobernheim à Damas dans une maison présentant des inscriptions samaritaines.","provenance":"Damas, maison particulière dans le quartier al-Zahir Baybars.","obtention":"Acheté à Damas en 1907.","bibliography":"Keenan, B., *Damascus. Hidden Treasures of the Old City,* Londres, 2000. \n*Museum für Islamische Kunst Berlin,* Mayence, 2001, pp. 88-89. \nSobernheim, M., “Samaritanische Inschriften aus Damaskus”, *Mittheilungen und Nachrichten des deutschen Palaestina-Vereins* 5*,* 1902, pp. 70-80. \nTroper, J., “Die samaritanischen Inschriften des Pergamonmuseums”, *Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins* 111, 1995/2, pp. 118-133.","dynasty":"Mamelouke et ottomane","linkcatalogs":"IAM_PA_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Samaritains ; juifs ; Pentateuque"],"materials":["Marbre, divers calcaires, mosaïque, matériau de remplissage."]},"2f8de84c-6136-535a-a12d-f37d60e59baa":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"L'un des 18 chapiteaux de colonnes appartenant à la citerne d'eau du palais omeyyade d'al-Mouwaqqar. Son inscription mentionne qu'elle a été construite sur l'ordre du calife Yazid II (r. 101-105 H / 720-724 J.-C.). Le chapiteau a été découvert en mai 1943 dans la cour d'une maison privée située à quelques centaines de mètres des ruines du palais. Il était brisé en deux parties qui se complétaient. \nTrois côtés sont décorés d'une rangée de feuilles d'acanthe séparées par des volutes appariées. Une de ses faces présente une inscription arabe de dix lignes en relief sur fond lisse. On y lit : “Au nom de Dieu le miséricordieux. A ordonné la construction de ce bassin le serviteur de Dieu, Yazid, commandeur des fidèles, que Dieu lui accorde sa grâce et prolonge sa vie et son bonheur et lui accorde ses bénédictions et ses bontés dans ce monde et dans l'autre. Il a été construit par les soins d'Abdallah, fils de Sulaym.” Entre la huitième et la neuvième ligne, trois mots sont incisés en plus petits caractères : “Khamsat Achara dhira” (15 coudées). Le fût de la colonne sur laquelle reposait jadis ce chapiteau était immergé dans le bassin, chaque fût étant gravé d'indications en coudées pour jauger le volume d'eau. La mesure la plus élevée – 15 coudées – figure sur le chapiteau lui-même. \nUne seconde inscription en relief court autour de l'abaque sur les trois côtés décorés. Elle est interrompue au centre par une protubérance circulaire à trèfle épigraphié disant : “ô Dieu, bénissez votre serviteur et messager Mohamed.”","short_description":"Chapiteau de colonne en calcaire d’al-Mouwaqqar avec inscription arabe de dix lignes en relief mentionnant la construction d’un bassin sur ordre de Yazid II (r 101-105 H / 720-724 J.-C.). Gravés d’indications en coudées pour donner le niveau, le chapiteau et son fût servaient à jauger le volume d’eau. Le dernier relevé – 15 coudées – figure sur le chapiteau lui-même.","holder":"Musée archéologique jordanien.","owner":"Maintenant exposé au ‘Jordan Museum’","initial_owner":"Calife Yazid II (r. 101-105 H / 720-724 J.-C.).","dates":"101-105 de l’Hégire / 720-724 J.-C.","location":"Amman.","dimensions":"H. 60 cm, l. 41 cm.","method_for_datation":"Ce chapiteau est datable grâce à l'inscription qui porte le nom du calife omeyyade Yazid II (r. 101-105/720-724).","method_for_provenance":"Des sources littéraires précisent que la résidence palatiale d'al-Mouwaqqar appartenait au calife omeyyade Yazid ibn Abd al-Malik (Yazid II, r. 101-105/720-724). De plus, ce chapiteau a été trouvé à quelques centaines de mètres seulement du palais d'al-Mouwaqqar.","provenance":"Citerne d’al-Mouwaqqar, Jordanie.","obtention":"Objet directement obtenu par le musée auprès du propriétaire de la maison dans laquelle il a été trouvé.","bibliography":"العابدي. محمود، الآثار الإسلامية في فلسطين والأردن، عمان، 1973. \nHamilton, R. W., “An Eighth-Century Water Gauge at al-Muwaqqar”, *Quarterly of the Department of Antiquities in Palestine* X11, 1946, pp. 63-69. \nZabern, P., *Der Königs Weg: 9000 Jahre Kunst und Kultur in Jordanien und Palästina*, catalogue d'exposition, Mayence, 1987, p. 351.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteaux de colonne ; inscriptions ; palais (qasr) ; jauge à eau"],"materials":["Pierre, inscription sculptée."]},"305f4585-8d17-53d5-a7d9-3ce3b3fa0f2c":{"name":"Coupole de Torrijos.","description":"Plafond octogonal en forme de coupole de type *ataujerado*, c'est-à-dire dans laquelle les ornements géométriques occultent la charpente. Il repose sur des murs lisses que l'on recouvrait de tapisseries ou de soieries à dessins ornementaux. Aux quatre angles, à la hauteur où s'arrêtaient les tissus, commençaient à s'élever les pendentifs décorés d'arabesques qui donnent au plafond sa forme circulaire depuis la frange octogonale d'appui, où l'on voit les blasons nobiliaires des propriétaires. Une seconde bande inférieure présente sur les quatre côtés des franges en échiquier, d'autres décorées de plâtres gothiques avec, au milieu, de grandes coquilles Saint-Jacques de pèlerin et les S nobiliaires de Don Gutierre de Cárdenas, qui eut un rôle si important dans de la célébration du mariage des Rois catholiques. On y trouve une allusion dans l'inscription : “D Ferdinandus I D Isabel” que l'on peut lire sur une frise provenant également du palais des Cárdenas, elle aussi conservée au Musée archéologique national. Les pans de la voûte convergent vers le centre en un mouvement radial et présentent un délicat travail d'ornementation géométrique à base d'étoiles à douze branches qui engendrent à leur tour des structures de diverses formes ; les stucs sculptés offrent eux aussi un décor varié. La coupole couvrait à l'origine le salon de l'angle nord-ouest du palais des seigneurs de Torrijos, ducs de Maqueda. Cette coupole, comme celles qui restent du palais et qui se trouvent actuellement hors d'Espagne, fut commandée aux peintres décorateurs García del Barco et Juan Rodríguez.","short_description":"Exemple de la maestria des charpentiers mudéjars et de l'adoption des modèles musulmans par une aristocratie chrétienne qui recherchait des ambiances luxueuses en même temps qu'accueillantes. Les innombrables pièces qui composent cette voûte hémisphérique se dédoublaient et s'emboîtaient encore jusqu'à composer un grand dessin géométrique.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"Ø 550 cm, H. 800 cm.","method_for_datation":"Par les archives des Seigneurs de Cárdenas, amis des Rois catholiques.","method_for_provenance":"Documentation historique.","provenance":"Palais des seigneurs de Cárdenas, Torrijos (Tolède).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par achat à Adela et Elisa Páramo, le 15 juin 1969.","bibliography":"Franco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1992, p. 96. \nLongobardo Carrillo, J. et Peña Carbonero, J. (de la), *Los palacios de Torrijos*, Torrijos, 2001. \nRepullés y Vargas, E., *El palacio de Torrijos*, 2e éd., Madrid, 1894. \nSánchez de Rivera, G., *Don Gutierre de Cárdenas, Señor de Torrijos (materiales para una biografía)*, Tolède, 1984.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["coupole; plafond ; bois ; plâtre ; stuc ; modelé ; sculpture ; doré ; mudéjar ; Torrijos"],"materials":["Bois, plâtre ; modelé, sculpture, doré."]},"33a6c84f-b10f-5856-b654-7f8c5f9a715b":{"name":"Panneau de bois rectangulaire.","description":"Panneau de bois rectangulaire sculpté en bas-relief, qui faisait probablement partie d'une frise. Le décor se répartit en deux bandeaux étroits entourant un bandeau plus large. Les deux premiers contiennent des motifs végétaux, branches, rosettes trilobées et palmettes en éventail, le bandeau central est orné de scènes de chasse naturalistes. On remarque également un oiseau à face humaine. La scène se détache d'un fond à décor végétal entouré d'une composition géométrique. à l'origine, ce décor était peint pour mettre en valeur certains détails. Une double dynamique se crée par des effets de symétrie et d'alternance qui harmonisent et relient les différents éléments. \nCe panneau a été déterré, avec d'autres pièces de bois, de la tombe du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad al-Qalawun dans le *bimaristan* (hôpital) Qalawun, dont ils recouvraient la frise supérieure. Le style décoratif est sans rapport avec la période mamelouke, mais avec celle des Fatimides. Il est donc probable que ces panneaux décoraient jadis un palais fatimide – sans doute le Palais de l'Ouest — construit par le calife al-Aziz bi-Allah et achevé par al-Moustansir bi-Allah. C'est sur les ruines de cet édifice que s'éleva ultérieurement le *bimaristan* Qalawun, et ces éléments de décor ont sans doute été récupérés pour décorer les murs de l'hôpital. Ils constituent une source intéressante pour l'étude de la peinture fatimide car, outre divers oiseaux et animaux, ils comprennent des scènes de chasse, de musique, de divertissement, de batailles et de promenades qui révèlent l'opulence de la vie de l'élite fatimide.","short_description":"Ce panneau de bois est un exemple de sculpture sur bois de la période fatimide, influencée par les styles abbassides de Samarra qui se propagèrent dans tout le monde islamique. La décoration est constituée de scènes de chasse et de formes animales sur fond de végétation.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"L. 370 cm, l. 30 cm.","method_for_datation":"étude des éléments décoratifs et du style de représentation ; comparaison avec d'autres objets décoratifs analogues. Par ailleurs, ce panneau a été découvert dans le Caire “fatimide.”","method_for_provenance":"En dehors du fait que ce panneau a presque certainement été réalisé pour le Palais de l'Ouest fatimide, il est probable qu'il est l'œuvre d'artisans employés par l'atelier du calife al-Aziz bi-Allah pour meubler le palais.","provenance":"Le Caire, Égypte.","obtention":"Ce panneau a été transféré au musée à partir du mausolée de Qalawun dans le quartier *Nahassien* (des dinandiers) en 1909.","bibliography":"Al-Pasha, H., et al., *Al- Qāhira, Tarikhouha, Fūnounouha, Āthārouha* \\[Le Caire, son histoire, ses arts, ses monuments\\], Le Caire, 1970. \nAbu Sadira, al-Said, T., *Al-Hiraf wa al-Sina'at fi Masr al-Islamiyya* \\[Artisanats et manufacture en égypte islamique\\], Le Caire, 1991. \nAl-Maqrizi, Taqi al-Din Abi al-Abbas (m. 845/1442), *Al-mawa'iz wa'l-itibar bi-Dhikr al-Khitat wa'l-Athar* \\[Exhortation et contemplation de souvenirs suscités par des plans et des monuments\\], Le Caire, 1853. \nLumbar, M., “Al-Dhahab al-Islami mundhu al-qarn al-Sabi'ila al-qarn al-Hadi 'ashar al-Miladi \\[L'or islamique du VIIe au XIe siècle\\]”, trad. T. Iskandar, in *Al-Majala al-Tarikhiya al-Masriya* \\[Journal de l'histoire égyptienne\\], Le Caire, 1984. \nMuhammad, H. Z., *Kounouz al-Fatimyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Le Caire, 1938.","dynasty":"Fatimide","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Sculpture en bas-relief ; bois ; décoration figurative ; décoration végétale ; décoration géométrique"],"materials":["Bois sculpté en bas-relief."]},"3c8378b6-b15a-5c21-874e-d7a334e3dab5":{"name":"Fragment de fresque de hammam.","description":"Fragment architectural en forme de niche à arc brisé peinte, qui faisait jadis partie d'un hammam. Il est décoré d'une figure exécutée à l'aquarelle rouge et noire sur fond blanc selon la technique de la fresque. Elle représente un jeune homme assis – peut-être un prince – qui tient une coupe dans sa main droite. Il est revêtu d'une grande robe à motifs végétaux de couleur rouge. Deux cercles entourent la partie supérieure de ses bras. Il est coiffé d'un turban plissé d'où dépassent des cheveux à l'avant et sur la nuque. Une auréole encercle sa tête, peut-être pour signaler son rang. Une écharpe aux extrémités flottantes est passée sous ses aisselles. \nLa niche est encadrée par un arc composé de petits cercles évoquant des perles. La fresque rappelle des peintures découvertes à Samarra (Irak) tant pour le personnage que la forme de la tête, l'auréole, la répétition de motifs décoratifs et le cadre en arc. Par ailleurs le style n'est pas vraiment réaliste, ce qui dénote d'évidentes influences perses. Les fresques fatimides sont assez proches par leur forme, leur style et leur thématique de représentations ornant des céramiques à décor lustré produites en égypte au cours de cette période. La figure de ce fragment peut se comparer à d'autres exemples fatimides figurant sur divers médias : céramiques, bois sculptés et nombreux textiles, même si la peinture est un art décoratif aux qualités spécifiques au cours de la période fatimide.","short_description":"Les hammams étaient des bâtiments d'importance dans le monde islamique en raison de leur rôle dans l'hygiène et la purification du corps. Les murs des bains publics étaient communément décorés de fresques, comme l'exemple que nous voyons ici.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Le Caire","dimensions":"H. 24,5 cm, l. 600 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec d'autres peintures de la période, art ayant connu un développement spécifique pendant la période fatimide.","method_for_provenance":"Ce fragment a été découvert *in situ* dans un hammam fatimide de la région de Fustat.","provenance":"Fustat, Égypte.","obtention":"Des fouilles archéologiques conduites par le Centre des antiquités arabes en 1932 ont révélé l'existence d'un hammam fatimide dans la région de Fustat. Certaines pièces découvertes, dont ce fragment architectural, ont été transférées au Musée en 1934 qui les a enregistrées dans ses acquisitions.","bibliography":"Al-Pasha, H., *Al-Taswir al-Islami fi al-Usur al-Wusta* \\[La peinture islamique au Moyen âge\\], Le Caire, 1959. \n\\_\\_\\_\\_\\_\\_, *Trésors fatimides du Caire*, catalogue d'exposition, Institut du monde arabe, Paris, 1998. \nGrübe, E., *Cobalt and Lustre: The First Centuries of Islamic Pottery,* Londres, 1994. \nHassan, Z. M., “Touhaf Jadida min al-Khazaf al-Fatimi dhi al-Bareeq al-Ma'dani \\[Nouvelles céramiques fatimides à décor de lustre métallique\\]”, *Majalat Kouliyat al-Adab* \\[de la faculté des Arts\\], décembre 1951. \nHassan, Z. M., *Kounouz al-Fatimiyyin* \\[Trésors des Fatimides\\], Beyrouth, 1981. \nPhilon, H., *Early Islamic Ceramics: Ninth to Twelfth Centuries,* Athènes, vol. 1, Londres, 1980.","dynasty":"Fatimide","author":"Al-Sayyed Muhammad Khalifa Hammad","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Stuc ; hammam ; représentation figurative ; éléments architecturaux ; fresques"],"materials":["Peinture au plâtre et aquarelle rouge et noire."]},"3cc3cd1b-6a98-54f3-8299-5ed61c1d3d3d":{"name":"Fenêtre.","description":"Fenêtre en stuc à décor percé orné de morceaux de verre de couleur. La composition du décor se répartit en deux parties rectangulaires, la plus petite occupant le haut du châssis. Le décor de la partie inférieure est inclus dans un arc brisé meublé de motifs végétaux, dont des cyprès, et des éléments architecturaux comme des coupoles et des minarets, d'influence fortement ottomane. La partie supérieure comprend une inscription en style *naskhi* disant “ô Muhammad” et se détachant sur un fond d'ornements géométriques et de fleurs de couleur stylisées remarquables par leur simplicité. \nLes fenêtres en stuc apparaissent au début de la période islamique et figurent déjà dans la mosquée Amr ibn al-'As et la mosquée al-Azhar, d'époque fatimide. Ces fenêtres ornées de verre de couleur se développèrent au cours des périodes mamelouke et ottomane. Le Musée d'art islamique du Caire en possède un certain nombre aux décors variés illuminés par les rayons du soleil ou par un éclairage artificiel. Le plus bel exemplaire porte le numéro 9886.","short_description":"Les fenêtres en stuc étaient courantes à différentes époques islamiques et étaient utilisées dans divers bâtiments pour filtrer le soleil et adoucir son éclat. Quand leurs motifs découpés étaient couverts de verre coloré, l'effet esthétique était sublime.","holder":"Musée d’art islamique","dates":"Xe siècle de l’Hégire (XVIe siècle J.-C.)","location":"Le Caire","dimensions":"H. 131 cm, l. 65 cm.","method_for_datation":"Analyse des éléments architecturaux, d'origine ottomane. Cette fenêtre appartenait à la mosquée Sariyat al-Jabal (mosquée de Soliman Pacha) édifiée en 935/1528.","method_for_provenance":"Cette fenêtre appartenait à la mosquée Sariyat al-Jabal (mosquée de Soliman Pacha) édifiée en 935/1528 dans la citadelle du Caire. Elle a donc probablement été fabriquée au Caire.","provenance":"Égypte.","obtention":"Transfert au musée de la mosquée Sariyat al-Jabal (mosquée de Soliman Pacha).","bibliography":"Al-Pasha, H., *Fan al-Taswir fi Masr al-Islamiya* \\[L'art de la représentation peinte dans l'égypte islamique\\], Le Caire, 1966. \nHassan, Z. M., *Muslim Art in Fouad I University,* vol. 1, Le Caire, 1950. \nNaguib, Ezz El Din, et al., *Light Screens*, Le Caire, 1997. \nShiha, M., “Islamic Architecture in Egypt”, *Prisma, Magazine of the Ministry of Culture,* Le Caire, 2001.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Muhammad Abbas Muhammad Selim","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Stuc ; écriture naskhi ; verre de couleur ; vitrail"],"materials":["Stuc percé, décoré de verre de couleur."]},"468d72e0-71b1-5e62-aa9c-e37d8f31588f":{"name":"Linteau.","description":"Pièce de marbre gris dont la forme évoque un arc polylobé. La face est bordée d'un relief de doubles curvilignes sculptées qui s'entrelacent au milieu de la base, générant au centre un élément décoratif en creux en forme de coquille ou de fleur à pétales. \n \nLes éléments architectoniques de ce genre servaient à décorer les façades de constructions palatiales.","short_description":"La forme de ce linteau évoque un arc polylobé. La face est bordée d'un relief de doubles motifs curvilignes sculptés s'entrelaçant et créant au centre un élément décoratif en creux en forme de coquille ou de fleur à pétales. Cet élément architectonique servait à décorer les façades de palais.","holder":"Musée de M’sila (Agence nationale d’archéologie)","dates":"406-547 de l’Hégire / 1015-1152 J.-C.","location":"M’sila","dimensions":"L. 60 cm, l. 36 cm, H. 31 cm, ép. 15 cm.","method_for_datation":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Trouvé *in situ* au Qasr al-Manar.","provenance":"Qasr al-Manar, Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Bourouiba, 1971).","bibliography":"Bourouiba, R., *Cités disparues : Tahert, Sédrata, Achir, Kalaâ des Beni Hammad*, Alger, 1982. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984.","dynasty":"Hammadide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Hammadides ; linteau ; sculpture ; décor floral ; palais, Qasr al-Manar"],"materials":["Marbre gris sculpté."]},"47f199fd-3322-5ab8-b00e-f35c60fd72f6":{"name":"Niche.","description":"Niche de plan rectangulaire à fond arrondi sous forme de coquille ornée de nervures terminées par des alvéoles. La baie de façade, sculptée en faible relief, est ornée de festons, de losanges et de cercles, tandis que les écoinçons sont meublés de médaillons à rosaces cernés de part et d'autre par des feuilles stylisées. \nLa baie s'inscrit dans un double encadrement : le premier formé d'une bande à treillis losangé, le second d'une étroite bande ajourée. \nLe décor de ce panneau évoque celui que les Romains et les Byzantins du nord de l'Afrique sculptaient sur des reliquaires en terre, des éléments architecturaux, des autels, etc., ce qui atteste la continuité du répertoire ornemental. \nLa sculpture était exécutée à l'aide d'une lame en fer sur le *timchent* alors qu'il était encore mou. Selon H. Saladin, ce plâtre local élaboré à partir de la pierre calcaire propre à la région était “appliqué sur des murs en pisé ou en moellons”. \nLa niche était aménagée dans un angle de pièce à une certaine hauteur au-dessus du sol. La partie supérieure a subi une restauration.","short_description":"Niche à fond arrondi et demi-coupole portant sur la façade un décor en *noukch-hadida* à motif géométrique simple ou floral en rosaces, façonné dans du *timchent*. Aménagée dans l'angle d'une grande pièce, elle servait de placard, tout en contribuant à soutenir le toit.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"296-467 H / 909-1074 J.-C.","location":"Alger","dimensions":"L. 77 cm, l. 73 cm, ép. 41 cm.","method_for_datation":"Après la chute le la dynastie rostémide, les Ibadites de Tahert s'enfuirent vers le sud et fondèrent une nouvelle ville : Sédrata (296-467/909-1074). Ce fragment provient d'un palais de cette ville. Par ailleurs, un fragment de frise mis au jour dans le même palais peut être daté du Ve/XIe siècle, car, d'après Marçais, les caractères coufiques de l'inscription qui y figure peuvent remonter au “XIe siècle et s'apparentent à ceux de Kairouan”.","method_for_provenance":"Rapport publié dans les *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres* en 1952.","provenance":"Sédrata, Algérie.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles van Berchem, 1952).","bibliography":"Bermúdez Pareja, J., “Crónica arqueológica de la España musulmana”, *Al-Andalus*, vol. XX, 1955, pp. 407-452. \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident,* Paris, 1954. \nSaladin, H*., Manuel d'art musulman. L'architecture*, Paris, 1907. \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata en Algérie”, *Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,* 1952, pp. 242-246. \n \nVan Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata (1951-1952)”, *Travaux de l'Institut de recherches sahariennes*, t. X, 1953, pp. 123-138.","dynasty":"Rostémides de Sédrata","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["niche ; coquille ; plâtre ; timchent ; sculpture ; architecture palatine ; décor géométrique ; Rostémides ; Sédrata"],"materials":["Plâtre local (timchent) sculpté."]},"4c9b3c73-f021-537b-b1bc-a5a3c53c31bf":{"name":"Frise.","description":"Ce panneau de forme longitudinale est bordé, sur la partie supérieure, du traditionnel ruban mérinide de rosaces à huit pétales, compris entre deux listels. Sous ce bandeau s'étend le registre principal, dont la décoration est distribuée sur deux plans. \n \nLe plan inférieur est meublé de motifs végétaux traités en bas relief : rinceaux à nodules, palmes doubles lisses. \n \nLe plan supérieur est constitué d'une alternance d'arcatures de deux tailles différentes, au défoncement profond. Elles sont dessinées par deux arcs superposés séparés par une rainure : l'arc supérieur est ondulé, l'arc inférieur, formé de lobes de palmes doubles, est creusé en cavet. \n \nLes grandes arcatures sont couronnées de fleurons mordant sur le bandeau de rosaces. Elles enserrent une inscription en caractères pseudo-coufiques tressés aux hampes fleuries, qui porte le mot “*youmn”* (prospérité), reproduit en miroir comme dans les motifs du même genre utilisés dans la décoration architecturale mérinide. \n \nLes petites sont timbrées d'une palmette côtelée à six lobes et surmontées d'un décor végétal ceint par deux lobes soudés et accosté par deux hampes fleuries adventices débordant des côtés latéraux des grandes arcatures. \n \nLe mouvement des motifs floraux qui s'adaptent harmonieusement au tracé des décors épigraphiques et à l'espacement des écoinçons des arcs, ainsi que leur traitement large et rigoureux, font l'intérêt de cette pièce mérinide de bonne facture.","short_description":"Les éléments décoratifs de ce panneau – cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux – ainsi que leur ordonnance et leur facture rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès.","holder":"Musée de la Casbah.","dates":"VIIIe siècle de l’Hégire (XIVe siècle J.-C.).","location":"Tanger.","dimensions":"H. 31,5 cm, L. 244,5 cm, ép. 5 cm.","method_for_datation":"étude comparative. Les éléments décoratifs de ce panneau, cadre à rosaces, arcades, inscription pseudo-épigraphique, palmette, motifs floraux, ainsi que leur ordonnance et leur facture, rappellent l'ornementation des frises situées au-dessus des murs des galeries des *madrasa* mérinides de Fès, en particuliers celles de la Bouinaniya.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925**.**","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration géométrique ; décoration florale ; décoration épigraphique"],"materials":["Bois de cèdre, sculpté et verni."]},"4da4dffd-186e-54fb-aa72-d606f46820ba":{"name":"Écran du passage couvert du Paço dos Infantes.","description":"La maquette conservée au musée a été réalisée sur la base d'un dessin de 1894, avec l'écran encore *in situ*, par l'artiste Rosa Mendes Junior ; l'original est conservé au musée. \nCet écran faisait partie du mur sud du passage qui reliait la cour des ducs de Beja au monastère de Nossa Senhora da Conceição, au-dessus de la Viela dos Infantes, et a été restauré très fidèlement, bien que seule une partie des matériaux soit d'origine. À l'occasion de sa réhabilitation, le module situé le plus à gauche de l'observateur a été entièrement reconstitué avec des pièces d'origine. L'ensemble est constitué de six piliers en brique de section octogonale présentant, sur deux de leurs faces, des rainures permettant l'emboîtement des pièces d'argile ; celles-ci, trois par module et sept ailleurs, sont entourées, pour une plus grande solidité de l'ensemble (et une plus grande intimité pour ceux qui circulaient dans l'intérieur du passage), par des briques compactes sur la partie inférieure, ainsi que sur la partie supérieure jusqu'aux arcs en accolade qui relient les piliers et en assurent la finition. Au-dessus des arcs, la corniche est ornée d'un système d'arceaux regroupés trois par trois (avec un centre plus marqué) et reliés par un petit redent simulant une bande lombarde. Sur la corniche, on a reconstitué le bord de la toiture à deux pentes qui recouvrait le passage. Parmi les ensembles de plaques d'argile, deux présentent des quatre-feuilles avec les feuilles sortant en hélice à partir d'une ouverture centrale (à l'instar des sgraffites de l'ermitage de S. Brás à Évora, qui date de 1485). Dans l'un des ensembles, le module central, l'ouverture et les éléments végétalistes représentés sont ajourés de façon à laisser passer la lumière naturelle et éclairer l'intérieur du passage. Il en va de même pour toutes les plaques des trois autres modules, dont deux sont décorés de motifs phytomorphes très stylisés et l'un (situé le plus à droite de l'observateur) de sept plaques superposées et décorées d'arcs brisés sécants.","short_description":"Cet écran est tout ce qui reste du palais que le duc de Beja (futur roi Emmanuel Ier) commandita vers 890 H / 1485 J.-C. Il est constitué de six piliers en brique de section octogonale sur lesquels s'emboîtent des pièces de terre cuite. Le passage a été démoli en 1895 et restauré en 1927.","holder":"Musée régional Rainha D. Léonor.","initial_owner":"Ducs de Beja, infant D. Fernando et infante D. Brites ; permettait l’accès direct et dissimulé de la duchesse vers le haut-chœur du monastère de Nossa Senhora da Conceição.","dates":"Fin XVe siècle.","location":"Beja.","dimensions":"H. 322 cm, l. 363 cm, P. 22,8 cm.","method_for_datation":"Le transfert des religieuses n'ayant eu lieu qu'en 1475, le passage couvert date forcément d'une époque postérieure ; en 1485, le maître d'œuvre João de Arruda a participé aux travaux de la cour, ce qui permet de dater la construction du passage de cette époque. Lors de sa démolition en 1895, on a pu sauver les pièces architecturales correspondant au passage du point de vue stylistique ; l'infante D. Brites étant décédée en 1506, il est improbable qu'elle l'ait fait construire aussi peu de temps avant sa mort.","method_for_provenance":"Il existe des photographies et des dessins du passage in situ, ainsi que des registres signalant la démolition et la conservation des matériaux sauvegardés. On a pu en utiliser certains pour une reconstitution très fidèle de l'ouvrage – briques décorées des panneaux, mortier des pavages, décorations de corniches, fûts, etc.","provenance":"Beja.","obtention":"Le passage a été démoli en 1895 et des matériaux ont été recueillis à l'ancien hôtel de ville ; le grillage a été remonté en 1927 à l'intérieur du musée, ancien monastère de Nossa Senhora da Conceição, où il se trouve actuellement.","bibliography":"Dias, P., “Arquitectura Mudéjar Portuguesa: Tentativa de Sistematização”, *Maré Liberum*, 8, Lisbonne, 1994, pp. 49-89. \nEspanca, T., *Inventário Artístico de Portugal – Distrito de Beja*, vol. I, Lisbonne, 1992. \nViana, A., “Mosteiro da Conceição e Palácio dos Infantes”, *Arquivo de Beja*, 2, 1945, pp. 423-431.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Manuel J. C. Branco","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["grillage ; mudéjar ; ducs de Beja ; João de Arruda ; architecture palatine ; décor phytomorphe ; décor géométrique"],"materials":["Brique (sur les zones porteuses et opaques) ; argile (sur les plaques avec ornements et ouvertures)."]},"59a7e631-51cd-5c00-96df-73c23c2e673f":{"name":"Frise épigraphique.","description":"Cette frise épigraphique était encastrée dans le mur de la qibla de la cour centrale de la zaouïa al-Gharianiya, au-dessus du mihrab extérieur. Les caractères coufiques de grande taille sculptés en relief sur un champ profondément évidé se distinguent par une mince rainure soulignant leurs contours. L'aspect monumental des caractères et leur richesse ornementale tiennent à la fois au tracé du corps des lettres et à l'usage de motifs adventices agrémentant leurs extrémités. L'écriture coufique de cette frise témoigne d'une grande sophistication : le graphisme des lettres est modelé selon les besoins de la composition ; le champ épigraphique est savamment élaboré et offre l'image d'un espace harmonieusement rempli. Se distingue de l'ensemble un superbe rinceau serpentiforme. émanant de la lettre arabe nun, il se termine par un fleuron trilobé qui effleure la lettre précédente. Ce motif renferme une feuille stylisée à cinq lobes, attestée dans le répertoire décoratif ifriqiyen dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). La présence de la lettre mim entre deux lettres à hampes, le lam et le nun, crée une zone vide difficile à meubler. L'ingéniosité du sculpteur a résolu le problème par l'élaboration d'un motif d'une grande richesse décorative. Remarquons le motif cordiforme qui surgit du mot “salam” (la paix), symbole de l'amour et de l'affection. L'inscription est incomplète et présente l'expression suivante : “Entrez-y en paix, à l'abri de toute crainte et …”","short_description":"Encastrée dans le mur de la *qibla* de la cour centrale du mausolée Sidi Abid al-Gharianiya au-dessus du *mihrab* extérieur, elle porte une inscription incomplète. L'écriture coufique de la frise témoigne d'une grande richesse paléographique. Elle offre de grandes analogies de style et de décor avec des dizaines de stèles funéraires kairouanaises.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"première moitié du Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. totale 37 cm, ép. 5 cm ; bandeau épigraphique 32 cm ; lettres à hampes 31 cm.","method_for_datation":"La calligraphie de cette frise offre de grandes analogies de style et de décor avec des dizaines de stèles funéraires kairouanaises qui sont bien datées de la première moitié du IVe/Xe siècle. D'autre part, des genres d'écriture apparentés sont attestés à Kairouan à la même époque, à l'exemple de la frise épigraphique sculptée sur bois à la maqsoura de la Grande Mosquée et de l'inscription des deux piédroits réutilisés comme montants de l'actuel Bab Tunis (437/1046).","method_for_provenance":"Tout porte à croire que cette frise épigraphique a été récupérée sur le site de Sabra al-Mansouriya. Ceci est corroboré par la présence de différents matériaux, chapiteaux, colonnes à sceaux, sommiers, qui ont servi lors de la construction du monument au VIIIe/XIVe siècle et qui datent de l'époque fatimo-ziride. Or, seul le site de Sabra, qui a servi de carrière pour les Kairouanais lors de la reconstruction de leur ville après les invasions hilaliennes, offre une matière aussi abondante.","provenance":"Kairouan ou Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Lors des travaux de restauration du mausolée de Sidi Abid al-Ghariani, cette frise a été récupérée par les soins des responsables de l'Institut national du patrimoine de Tunis. Depuis 1986, elle est exposée au Musée des arts islamiques de Raqqada.","bibliography":"30 ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 235. \n \nDe Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, n° 286, p. 216. \n \nRoy, B. et Poinssot, P., Inscriptions arabes de Kairouan, Paris, 1950, vol. I, n° 37, pp. 77-78. \n \nTunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, p. 192.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie; décoration florale; inscription"],"materials":["Marbre blanc sculpté et décoré."]},"5bd0b400-e2a7-5040-8e6d-9c15256ea7f9":{"name":"Panneau en bois.","description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, aux extrémités légèrement détériorées, est composé de cinq registres bien équilibrés, symétriques par rapport à un axe longitudinal. Ces registres, ainsi que les flans du panneau, sont encadrés de bordures rainurées et torsadées. \n \nLe registre inférieur est délimité par une arcature lobée, doublée intérieurement d'un arc supporté par des chapiteaux floraux et des colonnettes torses se détachant en relief sur un fond floral touffu. Celui-ci est composé de bouquets de palmettes, de palmes simples et doubles finement nervées, réparties de part et d'autre de tiges ascendantes rappelant le thème de l'arbre de vie \n \nLe deuxième registre est décoré de rinceaux au tracé circulaire sur lequel sont attachées, à intervalles réguliers, des nodosités nervées, des palmes simples symétriques à calice nervé et des palmes doubles à digitations et à enroulement concave. \n \nLe troisième est meublé d'une ornementation géométrique : un galon octogonal en relief rehaussé de perles surmonte une composition d'entrelacs recticurviligne qui rayonne à partir d'un carré étoilé. Une rainure longitudinale sillonne ce ruban. \n \nLe quatrième rappelle le deuxième. Le cinquième développe un entrelacs rainuré associant au carré des étoiles curvilignes à quatre lobes. Ces figures polygonales engendrées par les brins de l'entrelacs sont occupées sur des niveaux différents par des motifs floraux qui adoucissent cette composition géométrique : palmes symétriques à calice nervuré insérées entre deux palmes asymétriques aux tiges entrecroisées et des rosaces à six pétales. \n \nTous ces décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique, ou architecturale se retrouvent dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides.","short_description":"Ce long panneau décoratif, sculpté en bas relief, est orné de décors hiérarchisés et finement exécutés, d'inspiration végétale, géométrique et architecturale, que l'on retrouve dans les différentes créations architecturales et mobilières almoravides connues de nos jours.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 95 cm, l. 18,5 cm.","method_for_datation":"étude comparative.Plusieurs des motifs choisis pour le décor de cette œuvre, leur modelé ainsi que leur composition ornementale et leur foisonnement se retrouvent en effet dans d'autres créations almoravides datées, comme le *minbar* de la Grande Mosquée d'Alger, les décors des coupoles de la Qaraouiyine et de la *koubba* de Marrakech. Ce qui permet d'attribuer une origine almoravide à ce panneau, et même de le dater du règne d'Ali ben Youssef (500-537/1106-1142).","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fes.","provenance":"Fès.","obtention":"Objet récupéré avec d'autres bois anciens.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., “La chaire de la Grande Mosquée d'Alger”, *Hespéris*, 1921, t. I, fasc. 4, pp. 359-386. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Nouvelles recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1957. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale ; décoration géométrique ; décoration architecturale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"5e1d1ee8-7f7e-58a8-8402-1892185b69b8":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau ornant jadis le haut d'un passage de porte dans un palais omeyyade à Oum al-Walid. Fin travail d'incision sur stuc, ce rare panneau fait davantage penser à une peinture qu'à une sculpture. La scène représente une panthère poursuivant une gazelle, rappel de la présence des animaux sauvages qui peuplaient les campagnes pendant la période des Omeyyades et étaient l'objet de chasses organisées pour la distraction de la cour.","short_description":"Linteau ornant jadis le haut d’un passage de porte dans un palais omeyyade d’Oum al-Walid. Fin travail d’incision sur stuc, la scène représente une panthère poursuivant une gazelle, rappel de la présence des animaux sauvages qui peuplaient les campagnes pendant la période des Omeyyades.","holder":"Musée archéologique de Madaba.","dates":"IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.).","location":"Madaba.","dimensions":"H. 63 cm, L. 230 cm.","method_for_datation":"Le bâtiment est daté de la période omeyyade selon des indices archéologiques. Le plan du palais ainsi que les objets de poterie ou de métal trouvés sur place indiquent que le bâtiment date de la période omeyyade.","method_for_provenance":"Le linteau a été découvert sur site au cours de fouilles archéologiques.","provenance":"Oum al-Walid.","obtention":"L'objet a été trouvé en 1996 lors de fouilles archéologiques à Oum al-Walid, à 15 km au sud-est de Madaba, où une mosquée a également été découverte.","bibliography":"Bujard, J., “Umm al-Walid et Khan Ez-Zabib : Cinq Qusur omeyyades et leur mosquée revisités”, *Annual of the Department of Antiquities of Jordan*, XLI, 1997, pp.351–74.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["vie de cour ; chasse ; relief ; travail de la pierre"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"5eacbf30-4e9e-5c27-a757-04efcf633b45":{"name":"Frise en bois.","description":"élément de frise presque complète qui devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription en coufique fleuri et tressé mentionnant la fin du verset 73, de la sourate XXII, “Le pèlerinage”. Les caractères coufiques sont enrichis d'éléments végétaux sous forme de demi-fleurons trilobés et de fleurons à cinq lobes qui prolongent l'angle du biseau. \n \nLe texte est sculpté sur un fond végétal meublé d'une dense composition florale ne ménageant pas le moindre vide. Cette décoration fait appel aux pommes de pin et aux palmes portées par un rinceau ou en garnissant les involutions : palmes lisses asymétriques à calice et au limbe étiré en boucle, palmes doubles nervées à digitation d'acanthe où l'œilleton qui sépare les nervures de deux en deux affecte une forme ovale rappelant l'écaille de la pomme de pin. \n \nCe fragment de frise au décor couvrant, à faible relief, où le goût de l'abondance et de la richesse ornementale succède à la simplicité et de la rigueur almohade, illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide, qui reprend certaines tendances de l'art almoravide.","short_description":"Cet élément de frise devait très certainement provenir d'un monument religieux. Son champ est orné d'une inscription coranique en coufique fleuri et tressé sculpté sur un fond végétal au décor couvrant et à faible relief, qui illustre bien les choix esthétiques de l'art mérinide.","holder":"Musée Batha.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (fin du XIIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 21,6 cm, L. 107 cm, ép. 3,5 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Le traitement des lettres et des formes florales que l'on observe également dans le décor de la porte de Salé, Bab Mrissa, datée de la seconde moitié du VIIe siècle (seconde moitié du XIIIe), ainsi que son décor couvrant, indique une esthétique correspondant au début de l'époque mérinide.","method_for_provenance":"Récupération de ruines à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès*, Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["religion ; épigraphie ; décoration végétale ; décoration florale"],"materials":["Bois de cèdre sculpté et champlevé."]},"62d53464-3fcf-57c1-a694-32079c419d33":{"name":"Rosace","description":"La chapelle San Jorge, également appelée chapelle de la Reine, était située dans l'aile méridionale de la cour Santa Isabel du palais de la Aljafería. Il s'agit d'une rosace dont le plan dessine au centre un cercle à décor de goût islamique, consistant en arcs entrecroisés qui forment une étoile à huit branches. Ce cercle est entouré par huit autres, plus petits et moulés dans des formes gothiques, chacun enserrant des trèfles à quatre feuilles. Comme témoignage matériel, cette rosace est l'unique vestige de ce que devait être une chapelle de petites dimensions, à nef unique, à croisée d'ogives et voûtains en briques, aux nervures reposant sur des consoles blasonnées, avec une plinthe qui parcourait tout le mur à hauteur de départ de la voûte. On admet généralement que la chapelle a été édifiée à l'époque du roi Pierre IV le Cérémonieux (r. 1336-1387). \nOutre sa valeur artistique, la rosace vaut pour son caractère exceptionnel, puisque c'est le seul vestige de l'un des rares monuments religieux mudéjars construits sur initiative royale en Aragon. Nous n'avons que peu d'informations sur la chapelle car, comme tout ce qui est mudéjar, elle n'a pas particulièrement intéressé les voyageurs illustres qui ont laissé des descriptions des lieux qu'ils visitaient. En visitant la Aljafería, ils consacraient presque exclusivement leur attention sur les salles des rois, tant Jérôme Münzer à la fin du XVe siècle que Cock, qui accompagna Philippe II en 1585, tant Cosme de Médicis en 1668 que Antonio Ponz au XVIIIe siècle.","short_description":"Des formes gothiques comme les trèfles à quatre feuilles se mêlent dans cette rosace aux entrelacs andalous qui partent de l'étoile centrale. Ce stuc décorait la façade de la chapelle de San Jorge, aujourd'hui disparue, une des édifications mudéjares érigées dans la Aljafería par les rois chrétiens.","holder":"Musée archéologique national","dates":"1350-1370","location":"Madrid","dimensions":"Ø 126 cm","method_for_datation":"Par ses caractéristiques typologiques, basées sur un dessin géométrique typique du XIVe siècle.","method_for_provenance":"La rosace est restée à sa place originelle jusqu'en 1886, deux ans avant son entrée au Musée archéologique national.","provenance":"Chapelle San Jorge du palais de la Aljafería, Saragosse (Espagne)","obtention":"La rosace est entrée au Musée archéologique national par donation de la Comandancia de Ingenieros de Saragosse, grâce à la médiation de Paulino Savirón, en 1869.","bibliography":"Alquézar Yáñez, E., Arias Sánchez, I. et Franco Mata, á., “Carpintería y elementos arquitectónicos mudéjares en el Museo Arqueológico Nacional procedentes de Aragón”, *VI Simposio Internacional de Mudejarismo*, 1993, pp. 872-873. \nBorrás Gualís, G., *Arte mudéjar aragonés*, I, Saragosse, 1985, p. 297. \níñiguez Almech, F., *Así fue la Aljafería*, Saragosse, 1952. \nRevilla Vielva, R., *Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, pp. 82-83. \nSavirón y Estevan, P., “Detalles del palacio de la Aljafería de Zaragoza”, *Museo Español de Antigüedades*, II, 1873, pp. 507-512.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["rosace ; plâtre; mudéjar; Aljafería ; Saragosse"],"materials":["Plâtre modelé"]},"644221f4-0a72-56c2-92af-e6764a6d257a":{"name":"Fût monolithe de colonne avec inscription arabe en caractères coufiques.","description":"Fût monolithe, probablement retravaillé à partir d'un exemplaire d'époque romaine, en marbre, brisé en haut et privé d'un tiers environ de sa hauteur initiale. Sur la superficie, on note plusieurs abrasions ; la partie inférieure du fût a été sculptée. Dans un cartouche carré de 20 cm de côté, situé à une hauteur de 160 cm sur le fût, se trouve l'inscription en caractères coufiques. Le texte de l'inscription est le suivant (d'après la traduction de M. Amari) : “Et je n'(espère) pas de faveur sinon de Dieu.” La hauteur du fût retravaillé, d'époque normande ou byzantine, devait être, selon les calculs, de 296 cm environ. Compte tenu du style des caractères coufiques, on peut dater l'inscription de la fin du IVe ou du début du Ve siècle H (fin Xe siècle J.-C.). L'utilisation du marbre laisse supposer un emplacement prestigieux comme un palais ou une mosquée.","short_description":"Peut-être située dans une mosquée ou dans un autre contexte d'importance, cette colonne, probablement d'époque romane, puis remaniée, présente une inscription en relief en caractères coufiques, de contenu religieux.","holder":"Musée régional Agostino Pepoli","initial_owner":"*Cavaliere* Pietro Emanuele, Trapani (v. 1825).","dates":"IXe-Xe siècle.","location":"Trapani","dimensions":"H. max. 215 cm ; Ø inf. 36 cm.","method_for_provenance":"Il fut réemployé dans le palais de Pierre Emmanuel à Trapani, situé dans le quartier “Casalicchio” qui, selon certaines traditions locales, était le centre de la ville à l'époque arabe.","provenance":"Quartier arabe de Trapani.","obtention":"Transfert de la bibliothèque Fardelliana de Trapani.","bibliography":"Amari M., *Epigrafi arabiche di Sicilia. I. Iscrizioni edili*, Palerme, 1875, p. 83, n. XXIII, planche X.3. \nBarresi P., *Le colonne arabe di Trapani*, “Sicilia Archeologica”, 2004, en cours d'impression. \nDi Ferro, G. M., *Guida per gli stranieri in Trapani*, Trapani, 1825 (remanié en 1977), p. 164, p. 212 et note 130. \nGregorio, R., *Rerum Arabicarum quae ad historiam Siculam spectant*, Panormi (Palerme), 1790, p. 141. \nScerrato, U., *Gli Arabi in Italia*, Milan,1979, fig. 261.","dynasty":"Normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Paolo Barresi","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["inscription ; caractères coufiques"],"materials":["Marbre à fond blanchâtre et veines ondulées verdâtres, dit “cipolin”, provenant des carrières de Karystos en Eubée ; inscription en relief."]},"6db232a1-1948-537d-8bad-3c92a264c7c0":{"name":"Panneau en stuc","short_description":"Le terme stuc s’utilise pour définir la grande majorité des décorations de la culture musulmane. Le stuc blanc, à partir des pierres à plâtre, grâce à sa souplesse d’utilisation, et ses qualités combinées de force, d’adhérence, de dureté, légèreté et prise rapide, permit son utilisation sur des chapiteaux, des arcs et même sur des espaces à forte pente comme les toits. Les artisans musulmans nous ont légué d’innombrables constructions décorées de motifs en stuc. Les XVIIIe et XIXe siècles furent l’âge d’or des décors en plâtre ciselé. Les palais et maisons présentent une ornementation très élaborée. Les motifs floraux, après avoir été géométriques, sont proches du style ottoman et italien.","type":"Stucs; plâtre","holder":"Musée national du Bardo","dates":"XIXe siècle","location":"Le Bardo, Tunis","dimensions":"H. 53 cm, Ø 26 cm","provenance":"Palais du Bardo","author":"Saloua Zangar","keywords":["Plâtre ciselé; Chapitaux; Palais; Style ottoman; Style italianisant"],"materials":["Terre cuite"]},"6ef65a75-a6f9-5d0d-8c90-492c934302b3":{"name":"Revêtement de fenêtre.","description":"Cet encadrement de fenêtre de forme quadrangulaire est ceint sur tout son pourtour d'un cadre formé d'une baguette cordée et d'un bandeau sculpté orné d'une tresse de carrés à huit branches. Il est constitué de trois registres : une frise supérieure, la balustrade, l'arcature géminée de la baie. Tout le bois est recouvert d'un apprêt rouge et peint de brun à deux nuances, d'ocre jaune, de blanc ivoire, avec quelques touches de vert. \n \nLa frise et la balustrade sont traitées en treillis de *machrabiyya* dont les pièces sont disposées en damiers ou en losanges. Surmontant ce treillis ajouré, des baguettes rainurées dessinent sur la balustrade un entrelacs de carrés à huit branches et, sur la frise supérieure, des arcades polylobées et des carrés étoilés encadrant de chaque côté un médaillon central sculpté de forme carrée qui porte en caractères coufiques rectangulaires l'inscription votive “Bénédiction de Mohammed”. \n \nLa baie, entourée par deux cadres, le premier en bois tourné et le second sculpté d'un entrelacs de carrés étoilés, s'ouvre sur deux arcs outrepassés géminés. Ces arcs sont supportés par une colonnette et deux demi-colonnettes engagées en bois tourné et cannelé aux bases et chapiteaux simulés. Toutes les composantes de ce dernier registre sont ornées de motifs végétaux polychromes, empruntés aussi bien au répertoire maroco-andalou qu'au répertoire ottoman : rinceaux, palmes simples et doubles, fleurons, œillets. \n \nAvec son harmonieuse polychromie, cet encadrement extérieur d'une fenêtre donnant sur le patio d'une riche demeure du XIXe siècle est un bel exemple du travail minutieux des menuisiers de Meknès qui se sont illustrés dans cet art depuis que leur ville est devenue capitale du royaume alaouite sous le règne de Moulay Ismail (1083-1140 H / 1672-1727 J.-C.).","short_description":"L'encadrement extérieur de fenêtre donnant sur le patio d'une riche maison est un exemple du travail du bois tourné et peint de Meknès, un art qui a fleuri dans la ville impériale depuis les débuts du règne des Alaouites. Ses décors végétaux sont empruntés au répertoire maroco-andalou et ottoman.","holder":"Musée Dar Jamai.","dates":"XIIe-XIIIe siècle de l'Hégire (XVIIIe-XIXe siècle J.-C.).","location":"Meknès.","dimensions":"H. 177 cm, L. 112 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Ce type de travail du bois qui donne la prééminence à la polychromie et dont il existe d'autres spécimens dans les musées a été initié à partir de la fin XVIIe et a pris une ampleur particulière au XIXe siècle, au moment où se sont multipliées les demeures bourgeoises où l'on peut encore voir ce type de travail.","method_for_provenance":"Par le lieu d'achat et le style, caracteristique de Meknès.","provenance":"Meknès.","obtention":"Achat en 1963.","bibliography":"Barrucand, M., *L'architecture de la qasba de Moulay Ismaïl à Meknès,* Casablanca, 1978. \n \nMarçais, G., *L'Architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nPaccard, A., *Le Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture,* vol. 2, Paris, 1979. \n \nTerrasse, H., *Les arts décoratifs au Maroc*, Paris, 1925.","dynasty":"Alaouite","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture civile ; décoration géométrique ; décoration florale ; décoration épigraphique ; épigraphie religieuse"],"materials":["Bois sculpté, appliqué, tourné et peint."]},"6fb6ea4d-c7c1-56d9-a527-f3139df0a217":{"name":"Section de frise en marbre.","description":"Section d'une frise en marbre ayant orné jadis l'intérieur de la partie octogonale du Dôme du Rocher. Une section est restée in situ, les autres ont été transférées au Musée islamique. La frise, qui se composait de panneaux de marbre de 98 cm de long et 61 cm de large, utilisait deux thèmes décoratifs : de petits palmiers tourbillonnants et des grappes de raisins entrelacées. \nElle est ponctuée d'un certain nombre d'inscriptions omeyyades. Le décor sculpté sur 2 cm de profondeur environ se détache sur un fond peint, tandis que les parties sculptées en relief sont dorées. Il est probable que ce panneau a été transféré au musée avec d'autres éléments lors des travaux de rénovation qui se sont déroulés au Dôme du Rocher vers 1960. \nAu centre figure un arc encadré de motifs végétaux, répétés sur la plupart des arcs de la frise. Il est soutenu par deux piliers se terminant par un chapiteau. De chaque côté partent deux arcs incomplets qui étaient reliés aux arcs des panneaux voisins pour constituer une frise régulière. \nCes panneaux illustrent un vocabulaire décoratif omeyyade que l'on retrouve sur les boiseries de la mosquée al-Aqsa, dans les stucs de Khirbat al-Mafjar (palais de Hicham) à Jéricho et dans un palais omeyyade de la côte nord-ouest du lac de Tibériade en Galilée (Qasr al-Minya).","short_description":"Cette frise en marbre doré et décoré ornait jadis l’intérieur de la partie octogonale du Dôme du Rocher. Une section est restée in situ. Durant la restauration du Dôme du Rocher, il y a une cinquantaine d’années, certains des éléments furent transférés au Musée islamique. Ces pièces rares illustrent différentes sources artistiques de l’art omeyyade.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Calife Abd al-Malik bin Marwan (r. 65-86 H / 685-705 J.-C.).","dates":"Vers 72 de l’Hégire / 691 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 98 cm, l. 61 cm ; ép. 3 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des motifs décoratifs similaires trouvés dans les palais omeyyades d'al-Minya et de Khirbat al-Mafjar, ainsi qu'avec d'autres éléments décoratifs en bois omeyyades de la collection du Musée islamique de Jérusalem.","method_for_provenance":"On ne sait si ce panneau a été sculpté à Jérusalem, ou importé de Grèce ou d'autres lieux de production où l'on pouvait trouver du marbre prêt à être sculpté. Il est également possible qu'il ait été réalisé à Jérusalem et que les réparations et consolidations de la frise aient été exécutées dans un atelier sur site au Dôme du Rocher.","provenance":"Peut-être Jérusalem.","obtention":"Ce panneau a été transféré du Dôme du Rocher au musée vers 1960.","bibliography":"Abu Shama, Abd al-Rahman bin Ismail (m. 665/1267), *Ar-Rowdatain fi Akhbar al-Dawlatain* \\[Deux jardins dans l'histoire de deux états\\], Le Caire, 1870. \nAl-Isfahani, ' Imad al-Din Muhammad bin Muhammad (m. 597/1201), *Al-Fath al-Qasi fi al-Fath al-Qodsi* \\[La conquête de Jérusalem\\], Le Caire, 1903. \nAl-Zarkali, Khayr al-Din, *Al-A'lam* \\[Personnalités célèbres\\], vol. 4, Beyrouth, 1980. \n**Berchem, M., van, *Corpus Inscriptionum Arabicarum*, vol. 3, 40,Le Caire, 1925.**","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Frises ; sculpture ; sculpture en relief ; marbre ; décoration en marbre ; décoration végétale ; écriture coufique"],"materials":["Marbre (de Carrare), sculpté en haut relief."]},"6fdbe124-1e12-5bc3-a524-5bbe4a6ae42f":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche en bois de cèdre provient des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, dont la couverture est constituée de linteaux reposant sur les supports et sur les murs en suivant l'orientation des nefs dans le sens nord-sud. Perpendiculairement à ces pièces reposent les tirants ; ils sont supportés à leurs extrémités par des consoles sculptées et peintes. La partie la plus ancienne des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan date du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Elle présente un décor de rinceaux et de fleurons. Le panneau, dont le fond est rouge, est composé de quatre carrés à côtés concaves. Dans chacun d'entre eux sont inscrites deux fleurettes à quatre pétales, de couleur verte et bleue, qui se croisent. Elles élaborent une sorte d'étoile octogonale qui entoure un cercle de couleur bleue ou verte. Chaque pétale se termine par un bourgeon entouré par deux rinceaux évasés. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique, dans l'art musulman, qui nous soit parvenue du Moyen âge, ce qui rend toute tentative de recherche sur l'origine de leurs décors assez malaisée. En effet, des plafonds décorés couvraient la nef centrale de la Grande Mosquée de Cordoue, mais la limite ante quem de leur datation ne dépasse guère le IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), de même pour les magnifiques plafonds de la chapelle Palatine à Palerme qui sont datés du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C).","short_description":"Originaire des plafonds de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, elle présente un joli décor de rinceaux et de fleurons sur fond rouge. Les plafonds peints de la Grande Mosquée de Kairouan constituent une collection unique du genre dans l'art musulman.","holder":"Musée des Arts Islamiques.","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 135 cm, l. 27,5 cm.","method_for_datation":"Les motifs décoratifs de la planche se retrouvent dans quelques panneaux du minbar (chaire) sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, qui datent du milieu du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.). Ils sont attestés dans l'art omeyyade de Syrie. Ces indices ainsi que la comparaison des différents genres et modèles de bois peints qui forment la collection des plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan permettent de dater cette planche de la fin du IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.), sans doute lors de la campagne de travaux de réfection des portes et des plafonds de la salle de prière, ordonnée et subventionnée par le prince aghlabide Ibrahim II (261-289 H / 875-902 J.-C.).","method_for_provenance":"Les motifs décoratifs se retrouvent dans quelques panneaux du minbar sculpté et dans la demi-coupole en bois peint de la niche du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Après la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, entre 1962 et 1972, certaines poutres, planches et solives furent dégagées et complètement renouvelées. Cette pièce fut remise parmi des milliers d'autres fragments au dépôt de l'Institut national du patrimoine de Kairouan. Elle fut sélectionnée dans le cadre de l'extension du Musée des arts islamiques de Raqqada pour être exposée.","bibliography":"De Carthage à Kairouan (catalogue d'exposition), Paris, 1982, p. 207. \n \nLes Andalousies (catalogue d'exposition), Paris, 2000, pp. 194-195. \n \nThe Arts of Islam (catalogue d'exposition), Londres, 1976, p. 284, n° 440. \n \nTrente ans au service du patrimoine (catalogue d'exposition), Tunis, 1986, p. 262. \n \nMarçais, G., Coupoles et plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan, Tunis et Paris, 1925.","dynasty":"Aghlabide","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Décoration florale; décoration géométrique"],"materials":["Bois, décor peint."]},"702385a6-59dd-5149-9e14-fc7215434a3d":{"name":"Linteau de porte.","description":"Linteau ayant appartenu à la porte d'entrée du *khan* découvert dans les environs du complexe de Qasr al-Khayr al-Gharbi qui comprenait un marché (souk), des bains (hammam), un jardin, un barrage, des greniers et un palais (*qasr*). Ce linteau peu ornementé est important car il a servi à déterminer la date de construction du palais. Son inscription spécifie que le calife Hicham bin ‘Abd al-Malik était le commanditaire du *khan*, qu'un certain Thabit bin Abi Thabit en avait supervisé la construction et que les travaux furent achevés au cours du mois de *rajab* de l'an 109 (octobre 727 J.-C.). \nElle illustre la continuation et l'adaptation d'une longue tradition d'inscriptions monumentales en langue arabe dans la région. Le texte est rédigé en écriture de style coufique ancien, souvent utilisé dans les inscriptions de cette période. La technique employée est en revanche inhabituelle puisqu'elle fait appel à des trous percés et forés. \nLe texte arabe peut se traduire par : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Il n'y a pas d'autre Dieu que le seul et unique Dieu qui n'a pas d’associé. La réalisation de cette œuvre a été ordonnée par le serviteur d'Allah, Hicham, Commandeur de la Foi, que Dieu lui accorde sa récompense, \\[cette œuvre\\] a été menée à bien par la main de Thabit bin Abi Thabit en *rajab* de l'an 109.”","short_description":"Ce linteau présente d'importantes inscriptions qui ont aidé à établir la datation de l'achèvement d'un ensemble architectural urbain édifié par le calife omeyyade Hicham bin 'Abd al-Malik.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Calife Hicham bin ‘Abd al-Malik (r. 105-125 H / 724-743 J.-C.).","dates":"109 de l'Hégire / 727 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. (au-dessus du sol) 3,86 m, L. 3,83 m, l. 0,57 m.","method_for_datation":"L'élément porte la date de l'achèvement du *khan*.","method_for_provenance":"Ce linteau a été probablement sculpté in situ à Qasr al-Khayr al-Gharbi.","provenance":"Qasr al-Khayr al-Gharbi, désert de Syrie, à 80 km au sud-ouest de Palmyre.","obtention":"Ce grand linteau a été découvert lors d'une mission archéologique française à Qasr al-Khayr al-Gharbi conduite par Daniel Schlumberger en 1936. Il faisait jadis partie de la porte du *khan* et a été transféré au Musée national de Damas dans les années 1940.","bibliography":"Schlumberger, D., *Qasr el-Heir el-Gharbi*, Paris, 1986.","dynasty":"Omeyyade","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Omeyyades ; qasr ; palais du désert ; linteaux ; khan ; Daniel Schlumberger ; marbre ; inscriptions"],"materials":["Marbre sculpté."]},"7bf56987-b874-51e5-91e1-bf19f3afba07":{"name":"Tasseau.","description":"La splendide charpente à *par y nudillo* de la cathédrale de Teruel, improprement appelée plafond à caissons, est l'un des ensembles d'ébénisterie mudéjare les plus étudiés par la critique artistique. Cela est dû à divers facteurs ; son extraordinaire complexité iconographique et iconologique, sa signification dans le contexte social, son intérêt stylistique et la précision de sa datation, facilitée par l'analyse du bois. Le Musée archéologique national conserve, entre autres éléments, deux tasseaux ou solives qui proviennent des deux pentes de la charpente, l'un avec un personnage masculin et l'autre – celle que nous étudions ici – avec un personnage de femme. \nCette figure appartient à la classe des travailleurs ; elle représente une porteuse d'eau, vêtue d'une robe ou gonelle à manches longues et serrée par une cordelette à la ceinture. La décoration aux lignes horizontales lui donne un air particulier. Ses cheveux lisses sont coiffés court et elle semble avoir la tête nue, ce qui n'est pas fréquent parmi les figures de ce plafond. Elle porte sur la tête une cruche à deux anses. Il est possible de déterminer son emplacement primitif : huitième section gauche, c'est-à-dire à l'endroit où tomba une bombe durant la guerre de 1936. La polychromie est traitée en à-plats où prédominent les rouges, les blancs et les contours noirs.","short_description":"Ce tasseau décorait une solive du plafond de la cathédrale de Teruel, dans lequel sont reproduites les différentes classes de la société médiévale. Cette figure représente une porteuse d'eau vêtue à la mode de l'époque, d'une tunique à manches longues attachée à la ceinture.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Fin XIIIe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"H. 36 cm, l. 23,8 cm, ép. 1,7 cm.","method_for_datation":"Par son style et par des analyses dendrochronologiques du bois.","method_for_provenance":"Le donateur, Pablo Gil y Gil, professeur à l'université de Saragosse en 1869, a livré des informations sur la provenance de cette pièce et sur trois autres éléments du plafond lorsqu'il en fit don au musée.","provenance":"Cathédrale Santa María de Mediavilla, Teruel.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Alquézar, E., Arias, I. et Franco, á., “Carpintería y elementos arquitectónicos mudéjares en el Museo Arqueológico Nacional procedentes de Aragón”, *Actas VI Simposio Internacional de Mudejarismo, Teruel, 16-18 septiembre, 1993*, Teruel, 1996, p. 874. \nRabanaque, E., Novella, A., Sebastián, S. et Yarza, J*., El artesonado de la catedral de Teruel*, Saragosse, 1981.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["tasseau ; plafond à par y nudillo ; bois ; polychromie ; Téruel ; mudéjar"],"materials":["Bois, polychromie."]},"7c3a4cbc-d305-5a96-aabc-cbcebe9d6397":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Après avoir repris Jérusalem en 583 H / 1187 J.-C., Salah al-Din Ayyoubi (Saladin) s'efforça de restaurer rapidement le caractère islamique de la ville en général et du Haram al-Charif en particulier. On détruisit les ajouts aux bâtiments édifiés par les croisés, les images saintes et les décorations des lieux sacrés, ne laissant que ce qui présentait un caractère séculier. Cette opération exigea une énorme quantité de matériaux de construction, en particulier de fragments sculptés de pierre et de marbre ; la plupart furent réutilisés sur les chantiers ayyoubides de Jérusalem et des environs, comme en témoignent certains édifices que l'on peut encore voir de nos jours. \nCe chapiteau de colonne est un bon exemple de ce processus d'effacement de l'iconographie chrétienne. Malgré la conservation de la plupart des éléments du chapiteau qui témoignent de ses origines et de son époque, les figures ont été en grande partie oblitérées. Cet effacement a pu être réalisé rapidement ou n'être que symbolique, comme le montre un oiseau oublié dans le décor végétal.","short_description":"Après la reconquête de Jérusalem par Salah al-Din Ayyoubi (Saladin), de nombreux ajouts effectués par les Croisés furent retirés du Haram al-Charif. L’opération laissa de nombreux matériaux de construction, dont ce chapiteau de marbre sculpté. Il était décoré de nombreux motifs végétaux, animaliers et humains et démontre l’introduction de l’iconographie chrétienne dans un contexte islamique sacré.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 32 cm, section 20 x 20 cm.","method_for_datation":"Comparaison de la sculpture et des thèmes décoratifs avec d'autres éléments architecturaux de l'époque des croisés en Palestine.","method_for_provenance":"Des chapiteaux similaires figurent encore dans différents endroits du Haram al-Charif et de Jérusalem. Certains sont restés in situ, d'autres furent réutilisés dans diverses constructions. Si certains ont été martelés, la plupart sont restés intacts. Il est probable que ce chapiteau a été réalisé à Jérusalem.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Ce chapiteau a probablement été transféré du Haram al-Charif au musée à l'occasion de travaux de restauration, toujours en cours. Le musée possède d'autres chapiteaux croisés qui ont subi des attaques iconoclastes.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the so-called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution, and Impact”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte,* n° 45, 1982. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidences on the Temple Area Atelier”, *Zeitschrift für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985.","dynasty":"Croisés","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Decoration sculpté ; chapiteaux de colonnes ; croisés ; représentation figurative"],"materials":["Marbre taillé."]},"81acb278-b50c-55e2-a7e9-2609f1bc2386":{"name":"Frise de marbre.","description":"Partie de frise en marbre de couleur gris cendré, dont la provenance reste incertaine mais qui a pu être réalisée dans un atelier du Haram al-Charif, réputé pour la qualité de son travail du marbre, vers 555 H / 1160 J.-C. au cours de la période des croisés (492-583 H / 1099-1187 J.-C.). La frise est de style roman. Elle servait sans doute de linteau pour l'entrée d'un des bâtiments du Haram al-Charif ou de ses environs. Elle fut utilisée de même pour le portail sud du Dôme du Rocher pour une période de temps non précisée, ce qui explique qu'elle soit endommagée par la présence de ciment. Par ailleurs certaines figures sculptées ont leur visage martelé, peut-être afin de pouvoir utiliser cet élément architectural dans le Dôme du Rocher. Les représentations animales sont intactes et facilement identifiables. \nLes éléments décoratifs comprennent des personnages, probablement des personnalités religieuses, dont l'identification est aujourd'hui rendue encore plus difficile par l'absence de visage. On remarque des chiens de chasse, des dragons, des oiseaux (canards), dont l'un, d'esprit fabuleux, qui ressemble à une dinde. Le décor végétal est constitué d'une guirlande de laurier qui s'enveloppe autour des autres motifs. \nCette frise se compose de plusieurs parties, chacune exprimant une thématique décorative complète. Chaque thème est relié au suivant par la poursuite de la guirlande de laurier qui lui confère son unité. L'ensemble est entouré d'un cadre à motif spiralé. Le niveau de qualité remarquable de l'atelier du Haram al-Charif est manifeste dans le rendu sculptural, ce qui laisse penser que cette frise devait décorer l'entrée d'un bâtiment important, peut-être religieux. \nLa frise est rompue en deux parties inégales.","short_description":"Frise en marbre gris sculptée dans le style roman. Elle fut probablement réalisée dans un atelier du Haram al-Charif au cours de la période des Croisés. Les thèmes décoratifs reproduisent des figures humaines et animales comme des chiens de chasse, des dragons et des oiseaux. Le décor végétal est constitué d’une guirlande de laurier qui s’enveloppe autour des autres motifs.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 258 cm, l. 37 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Comparaison des thèmes décoratifs et des techniques de sculpture avec ceux d'autres pièces présentes, notamment, dans l'église du Saint-Sépulcre (Kanisat al-Qiyama) et l'église du tombeau de la Vierge Marie à Jérusalem.","method_for_provenance":"élément architectural probablement issu d'un atelier du Haram al-Charif, en fonction à cette époque.","provenance":"Peut-être Jérusalem.","obtention":"Pièce transférée du Dôme du Rocher au musée vers 1959.","bibliography":"Hunt, L. A., “Crusader Sculpture and the So-Called Templar Workshop: A Reassessment of Two Carved Panels from the Dome of the Rock in al-Haram al-Sharif Museum in Jerusalem”, *Palestine Exploration Quarterly*, n° 132, 2000. \nJacoby, Z., “The Provincial Impact on Crusader Sculpture in Jerusalem: More Evidence on the Temple Area Atelier”, *Zeitschirft für Kunstgeschichte*, n° 48, 1985. \nJacoby, Z., “The Workshop of the Temple Area in Jerusalem in the Twelfth Century: Its Origin, Evolution and Impact”, *Zeitschirft für Kunstgeschichte*, n° 45, 1982.","dynasty":"Croisés","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Frises ; marbre sculpté ; style roman ; décoration figurative ; croisé"],"materials":["Marbre taillé et sculpté."]},"845d1c41-c319-5cf8-a8a3-2a59a0cbc517":{"name":"Chapiteau.","description":"Par sa forme, ce chapiteau semble avoir couronné une demi-colonne. Sa surface est décorée de trois bandes ornementales : en haut, sur ce qui correspond à l'abaque antique, un rinceau de demi-palmettes parsemé de fleurs, entre deux bandes simplement profilées. La partie médiane présente un décor de rinceaux de demi-palmettes stylisées, constituant un réseau qui recouvre l'ensemble de la surface. Aux angles, ces rinceaux se retournent en volutes, reprenant ainsi le décor de feuilles d'acanthe des chapiteaux antiques. Mais, alors que les modèles antiques étaient modelés en une unité plastique, le feuillage n'apparaît plus ici que dans un traitement à deux dimensions. Le motif principal se clôt par un simple jonc inférieur, sous lequel se trouve en un registre étroit un dernier rinceau de demi-palmettes qui forme la base inférieure du chapiteau. L'effet général est à rapprocher de la tradition byzantine, qui reprend les modèles antiques en les traitant de façon abstraite. Cette tendance conduit dans le monde islamique à l'art de l'arabesque. D'autres chapiteaux présentent un décor similaire et ont dû être utilisés pour une construction monumentale qui nous reste inconnue dans la ville de Raqqa, alors résidence de la dynastie abbasside. \nL'acanthe est aujourd'hui encore un genre de chardon très courant dans les régions méditerranéennes. Elle fut d'abord utilisée comme élément décoratif des stèles funéraires en Grèce à partir du Ve siècle av J.-C. Elle fut ensuite adoptée par l'art romain et utilisée dans l'art islamique sous la forme de nombreux systèmes de demi-palmettes, devenant un motif fondamental de la décoration en architecture et dans les arts mineurs. \nL'albâtre est un gypse naturel à grain très fin et d'un blanc pur. C'est un matériau facile à travailler, c'est pourquoi il fut utilisé depuis l'Antiquité dans le décor architectural, le revêtement et la sculpture.","short_description":"Ce chapiteau d'albâtre, produit pour un des premiers palais abbassides de Raqqa, en Syrie, présente un décor de tiges ondoyantes à demi-palmettes. Il montre donc une étape du répertoire décoratif islamique typique avant ses développements vers des motifs plus abstraits comme l'arabesque.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"IIIe siècle de l’Hégire (IXe siècle J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 27 cm, l. 29 cm, P. 29 cm.","method_for_datation":"Selon les indications de F. Sarre et de E. Herzfeld, la pièce provient de Raqqa, qui fut un temps résidence princière et où le calife Haroun al-Rachid fit construire des palais vers 185/800. Il est probable que le chapiteau provienne d'une des constructions califales, il est donc du début du IXe siècle J.-C.","method_for_provenance":"Selon les indications de F. Sarre et E. Herzfeld, la pièce provient de la résidence princière de Raqqa, où elle faisait fort probablement partie des ruines des constructions califales.","provenance":"Raqqa, Syrie.","obtention":"Acheté par Friedrich Sarre à Alep.","bibliography":"Dimand, M. S., “Studies in Islamic Ornement I. Some aspects of Omaiyad and early Abbasid ornement”, *Ars Islamica 4,* 1937, pp. 293-337. \nHillenbrand, R., *Islamic Art and Architecture,* Londres, 1999, pp. 38-61. \nKautzsch, R., *Kapitellstudien,* Berlin-Leipzig, 1936. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, p. 28. \nSarre, F., Herzfeld, E., *Archäologische Reise im Euphrat-und Tigris-Gebiet*, Berlin, 1911-1920, vol. II, p. 352, ill. 321 ; vol. IV, pl. 140, 1.","dynasty":"Abbasside","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["albâtre ; acanthe ; byzantin ; antique ; stylisé ; chapiteau ; demi-palmette"],"materials":["Albâtre, relief, gravure."]},"85acf1b7-5e53-59d4-aaea-ce86103574d8":{"name":"Planche en bois peint.","description":"Cette planche est meublée par une inscription coufique comportant une partie du verset 18 de la sourate III. Les hampes des lettres sont biseautées, certaines se terminent par un fleuron bilobé. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral simplifié et estampé. Le repliement de la hampe des lettres waw et mim engendre des nœuds qui meublent l'espace vide créé par leur transcription. De facture soignée, d'un dessin précis, les caractères se terminent en biseau. Le pourtour des lettres noires, coloré en jaune ocre, permet leur mise en exergue. Cette technique, qui se substitue aux écritures en bois sculpté en relief, est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan dès le IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.).","short_description":"Cette planche est meublée d'une inscription coufique. Elle comporte une partie d'un verset coranique de la sourate “al-Imrane”. La plate-forme de l'inscription est garnie d'un décor floral. Cette technique qui se substitua aux écritures en bois sculpté en relief est attestée dans les plafonds de la Grande Mosquée de Kairouan.","holder":"Musée des arts islamiques","initial_owner":"Commandée par le prince ziride al-Mouz ibn Badis par les soins de son ministre Mohamed ibn Abi al-Arab.","dates":"413-414 de l’Hégire / 1022-1023 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 141 cm, l. 16 cm, ép. 4 cm.","method_for_datation":"Une partie de l'ouvrage encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan mentionne que c'est le prince ziride al-Mouiz ibn Badis qui confia l'exécution des travaux à son ministre Al-Qasim ibn Mohamed ibn Abi al-Arab. Or, celui-ci exerça les fonctions de ministre entre 413 et 414 H (1022-1023 J.-C). Les caractères de l'inscription et les motifs utilisés permettent également de dater cette planche de la fin du IVe-début du Ve siècle H (Xe-XIe siècle J.-C.).","method_for_provenance":"Une partie des plafonds peints qui sont encore en place dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan présentent les mêmes caractéristiques décoratives et calligraphiques que cette planche.","provenance":"Kairouan.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la Grande Mosquée de Kairouan, au cours des années soixante, certaines poutres et planches des plafonds de la salle de prière, considérées comme vétustes, ont été retirées et conservées au dépôt de l'Institut national du patrimoine à Kairouan. En 1999, lors des travaux d'aménagement de la deuxième partie du Musée des arts islamiques de Raqqada, cette planche fut sélectionnée pour y être exposée.","bibliography":"Tunisie : du christianisme à l'islam (catalogue d'exposition), Lattes, 2001, pp. 191-192.","dynasty":"Fatimo-ziride","linkcatalogs":"IAM_TN_FR_001","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie; décoration florale; mobilier; bois peint"],"materials":["Bois peint et fleuri."]},"86141f73-f2d4-5de6-b66c-a5955dcb470a":{"name":"Fontaine publique.","description":"Fontaine en forme de banc conçue pour la mosquée de Moustafa Lala Pacha à Damas. Elle est en marbre fin décoré de calligraphie sculptée et de mosaïques géométriques en nacre et marbre de couleur. La partie supérieure consiste en un panneau de marbre présentant deux lignes d'inscription en arabe sculptées en style *diwani*, un style complexe, animé et dynamique dont les caractères se chevauchent, et qui était très populaire pendant la période ottomane. Un fin bandeau de motifs végétaux sépare les deux lignes de l'inscription. Le panneau central est flanqué de deux montants curvilignes également sculptés de riches motifs végétaux et de calligraphie. \nL'inscription explique que cette fontaine, appelée *rub’* (unité de mesure de l'eau) a été construite et mise à la disposition du public en l'honneur du sultan Soliman le Magnifique par Moustafa Pacha en 971 H / 1564 J.-C. La date semble avoir été importante puisqu'elle est écrite numériquement et alphabétiquement en trois endroits différents dans l'inscription. Elle marque l'accession au poste de gouverneur de Damas pour cinq années de Moustafa Lala Pacha. Parmi les *waqf* qu'il offrit à la ville figurent une nouvelle mosquée et un nouveau *khan* aux luxueux équipements sanitaires. Au cours du règne du sultan Sélim II (973-981 H / 1566-1574 J.-C.), Moustafa Lala Pacha commanda des troupes qui conquirent Chypre en 977 H / 1570 J.-C., l'une des grande victoires des armées ottomanes. \nL'inscription se traduit *:* \n\"Celui qui a édifié ce *rub’* public, que Dieu le rende utile, au cours de l'ère du sultan qui craint le plus Dieu, le sultan Sulayman Khan fils du Sultan Salim Khan, que Dieu le plus Exalté l'élève au trône du sultanat, est le Très Noble Moustafa Pacha, que Dieu le comprenne dans l'intercession de son médiateur, l'héritier des royaumes ottomans du sultan Salim Khan, celui qui craint le plus Dieu, que Dieu éclaire son royaume de sa lumière brillante, ce texte a été exprimé, dicté et inscrit en l'année neuf cent soixante et onze, 971 \\[1564\\].”","short_description":"Importante fontaine en marbre réalisée à Damas et dédiée au sultan Soliman le Magnifique par le puissant seigneur et gouverneur militaire de Damas, Moustafa Lala Pacha.","holder":"Musée national de Damas.","initial_owner":"Le gouverneur de Damas Moustafa Lala Pacha (r. 971-976 H / 1563-1569 J.-C.), en l'honneur du sultan Soliman le Magnifique (r. 926-974 H / 1520-1566).","dates":"971 de l'Hégire / 1564 J.-C.","location":"Damas","dimensions":"H. 78,5 cm, l. 150 cm.","method_for_datation":"L'inscription figurant sur la pièce donne la date de son achèvement : 971 (1564).","method_for_provenance":"Documents des archives du musée.","provenance":"Mosquée de Moustafa Lala Pacha, Damas, Syrie.","obtention":"La mosquée de Lala Moustafa Pacha à Damas a été démolie entre 1928 et 1930 pour laisser place au souk al-Hal. Cette pièce, en même temps que d'autres objets de valeurs, a été transférée au musée qui l'a enregistrée dans ses collections en 1931.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969.","dynasty":"Période ottomane","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Marbre ; mosaïques ; fontaines publiques ; Damas ; Moustafa Lala Pacha ; sultan Soliman le Magnifique ; Sélim II"],"materials":["Marbre sculpté à incrustations de marbre et de nacre en partie inférieure."]},"893326f6-9a4d-57db-bdf6-56796de6ef99":{"name":"Fragment d'élément en bois sculpté.","description":"On peut encore trouver dans la région de Raqqa des fragments d'éléments en bois qui décoraient jadis les salles d'apparat des palais royaux abbassides. Ils sont classés en trois types, selon leur technique de sculpture. Le premier groupe contient des éléments ornementaux sculptés colorés et dorés relativement réalistes, dont des motifs floraux et calligraphiques. Le second réunit des éléments sculptés en biseau pour donner une impression de contours arrondis. Les exemples de ce groupe ont été influencés par les motifs abbassides de Samarra dit “style Samarra C”. Le troisième groupe, auquel appartient cette pièce, présente des motifs décoratifs sculptés à la verticale de telle façon que le panneau semble posséder deux plans parallèles, celui de la surface de la sculpture et celui du fond. La sculpture est donc traitée en à-plat avec des bords vifs et un relief très marqué, comme on le voit dans les petits trous pratiqués dans les lettres. Le texte en arabe de style coufique se lit : “Commandeur des Fidèles”. Le bois semble avoir été partiellement brûlé.","short_description":"Ce panneau calligraphique à caractères se détachant verticalement et rainures circulaires en profondeur est un exemple des nombreux styles de sculpture mis au point pendant la période abbasside et diffusés dans la région.","holder":"Musée national de Damas.","dates":"Vers le IVe-Ve siècle de l'Hégire (Xe-XIe siècle J.-C.).","location":"Damas","dimensions":"L. 43 cm, l. 13 cm.","method_for_datation":"La technique de sculpture utilisée est typiquement abbasside-islamique et a été mise au point en Irak et en Syrie au cours de la période abbasside.","method_for_provenance":"L'élément a été découvert à proximité des palais abbassides de la région de Raqqa et l'on peut présumer qu'il a été réalisé sur place.","provenance":"Région de Raqqa, Syrie.","obtention":"Cet élément fut découvert par hasard par un habitant de la région au cours des années 1950. Il l'offrit à la mission archéologique qui travaillait sur place.","bibliography":"Abu al-Faraj al-Ush, M., *A Concise Guide to the National Museum of Damascus*, Damas, 1969. \nAndalucia, J., de (éd.), *El esplendor de los Omeyas cordobeses*, catalogue d’exposition, Grenade, 2001. \nDaiber, V. et Becker, A., *Raqqa III*, Mayence, 2004.","dynasty":"Dynastie abbasside","author":"Mona al-Moadin","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Bois ; bois sculpté ; Raqqa ; style C de Samarra ; écriture coufique"],"materials":["Bois sculpté."]},"8c014da5-017c-55b6-8f07-95eca4b0b551":{"name":"Élément de stalactite (mouqarbas).","description":"Les *mouqarbas* sont des ornements à structure alvéolaire en forme de stalactites qui décorent les coupoles ou les encorbellements, notamment dans l'architecture arabo-maghrébine. Les pièces en céramique de forme parallélépipédique qui composent cet ensemble comportent deux parties : l'une pleine, l'autre formée de quatre cannelures verticales. La base cruciforme de chaque pièce, ainsi que la partie cannelée, est couverte d'un émail vert très clair ; des traces de couleur jaune apparaissent sur quelques côtés. Les pièces sont assemblées entre elles, en pyramide, avec du ciment par la partie pleine, les parties cannelées restaient apparentes. \n \nCe genre de stalactite est le premier vestige mis au jour en Occident musulman qui puisse être attribué au calife hammadide al-Mansour (r. 481-498 H / 1089-1105 J.-C.). \n \nCet élément de *mouqarbas* ornait probablement la partie supérieure du mur extérieur donnant sur la cour de Dar al-Bahr ; le décor était sans doute posé comme une applique.","short_description":"Cette stalactite est une applique ornementale en forme de parallélépipède à quatre niveaux, constituée d'un ensemble de pièces en céramique et comprenant deux parties, l'une pleine et l'autre cannelée, portant des traces d'émail vert. Les pièces sont assemblées entre elles par du ciment.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"Ve-VIe siècle H (XIe-XIIe siècle J.-C.).","location":"Sétif","dimensions":"H. totale 41 cm, l. totale 21 cm, H. de chaque pièce 16 cm, dimension de chaque côté des pièces 5 cm.","method_for_datation":"Stalactite trouvée dans Dar al-Bahr de la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle), d'après Kitab al-Istibsar : “Les Banu Hammad élevèrent à la *qal'a* d'importantes constructions… du nombre était \\[le palais\\] dit Dar al-Bahr, au centre duquel était un vaste bassin…”","method_for_provenance":"Documents De Beylié, qui indique que ces stalactites furent recueillies au pied du mur plein donnant sur le côté sud de la cour de Dar al-Bahr.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nFernandez-Puertas, A., “Muqarnas”, *Encyclopédie de l'Islam*, vol. VII, 1993, pp. 501-502. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banû Hammâd*, Paris, 1965. \n \nMarçais, G*., L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954.","dynasty":"Hammadide","author":"Houria Cherid","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["mouqarbas ; stalactite ; céramique ; cannelure ; émail ; Hammadides"],"materials":["Céramique moulée émaillée."]},"98ab5d11-187b-555d-a0a1-f233cb406b51":{"name":"Fragment d’une plaque commémorative.","description":"Fragment d'une grande plaque murale rectangulaire composée, à l'origine, de six blocs de différentes dimensions, dont quatre seulement nous sont parvenus. La surface excisée comporte un texte composé de cinq lignes sculptées en relief dans un style coufique fleuri, à rainures et à terminaisons biseautées. Cette inscription est l'une des plus belles œuvres épigraphiques de l'époque ziride. Son écriture, parfaitement équilibrée, est bordée de rainures et entourée d'arabesques (rinceaux spiralés) et de différentes formes de palmettes (simples ou cordiformes). Sur le plan historique, son texte est d'une grande importance. Le nom de la ville, Madinat Izz al-Islam (ville de la gloire de l'islam), fortifiée sur l'ordre d'al-Mouiz ibn Badis, est un toponyme attesté sur les dinars frappés par le même prince à partir de l'année 439 H / 1048 J.-C. Il remplace l'ancien nom fatimide de la ville, al-Mansouriya, figurant sur les dinars antérieurs à cette date, et annonce une nouvelle ère, celle de la confrontation avec les califes fatimides du Caire. Le démonstratif hâdhi-hi (celle-ci), introduisant le nom de la ville, laisse penser que cette plaque était originellement fixée sur la façade extérieure de ses remparts, ou peut-être au-dessus de l'une de ses cinq portes, citées par le géographe andalou al-Bakri. L'inscription, qui ne constitue qu'un fragment d'un texte plus long, comporte les expressions suivantes : 1. “[Au nom d'Allah], le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Point de divinité hormis Allah, l'Unique… [Muhammad est l'envoyé d'Allah]. Bénédiction” ; 2. “d'Allah sur lui et sur sa famille. Secours d'Allah et prompte Victoire…”. Le reste du texte se réfère au nom du secrétaire, Ahmad ibnZahir al-Katib, qui a supervisé les travaux, et la date de leur achèvement.","short_description":"Considérée comme l'une des plus belles œuvres épigraphiques de l'époque ziride, la surface excisée comporte un texte de style coufique. \nL'inscription atteste l'existence de la ville de Madinat al-Islam, ville fortifiée sur ordre d'al-Mouiz ibn Badis. Elle portait le nom de Sabra al-Mansouriya.","holder":"Musée des arts islamiques","dates":"437 de l’Hégire / 1046 J.-C.","location":"Raqqada, Kairouan","dimensions":"L. 284 cm, H. 110 cm, ép. 21 cm.","method_for_datation":"La date est mentionnée dans la partie de l'inscription qui se réfère à l'année de l'achèvement de la construction des remparts de Sabra al-Mansouriya, en 437 H / 1046 J.-C.","method_for_provenance":"L'inscription n'a pas été trouvée à Sabra al-Mansouriya même, mais elle mentionne la fortification de cette ville, citée dans le texte par son nouveau nom, Madinat Izz al-Islam (la gloire de l'islam). Les blocs de l'inscription ont été remployés, au cours du XVIIIe siècle, comme piédroits de la porte latérale de Bab Tunis à Kairouan. En 1998, ils furent démontés puis déposés dans les réserves du musée de Raqqada. Cette plaque en pierre locale a sans doute été sculptée sur place par des sculpteurs ifriqiyens qui étaient au service du prince ziride.","provenance":"Sabra al-Mansouriya.","obtention":"Lors des travaux de restauration de la porte latérale de Bab Tunis, en 1996, les quatre fragments de la plaque commémorative furent récupérés et déposés au musée de Raqqada. à la suite de l'extension du musée, cette inscription fut choisie parmi d'autres pour créer une salle réservée à l'épigraphie arabe.","bibliography":"Roy, B. et Poinssot, P., Inscriptions arabes de Kairouan, vol. II, fasc. 1, Paris, 1950, n° 42.","dynasty":"Fatimo-ziride","author":"Mourad Rammah","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Épigraphie; décoration florale; ziride; inscription; calligraphie"],"materials":["Marbre sculpté et incisé."]},"9b3c6ff0-65d5-57ce-9392-fed35ca7e770":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Chapiteau de colonne en pierre calcaire sans doute extraite d'une carrière des environs de Jérusalem. Sa sculpture n'a jamais été entièrement achevée, à moins que ce type de taille ne corresponde à un objectif d'économie. Le style s'inspire de celui des chapiteaux de type corinthien abbasside adopté pour la restauration de la mosquée al-Aqsa sous le calife abbasside al-Mahdi (r. 158-169 H / 775-785 J.-C.) à la suite d'un tremblement de terre qui avait détruit une grande partie de l'édifice. Les chapiteaux de la période omeyyade étaient plus petits que ceux de l'époque précédente, la période byzantine, et, même s'ils leur ressemblaient, ils n'étaient pas pour autant d'origine byzantine. \nEn 424 H / 1033 J.-C., au cours de la période fatimide, la mosquée subit un autre tremblement de terre qui provoqua d'importants dommages. La restauration de l'édifice se déroula sous le règne du calife al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). Les chapiteaux endommagés furent remplacés par de nouveaux réalisés dans les styles des modèles abbassides antérieurs, comme on le note en particulier dans les chapiteaux de la colonnade centrale. \nUne petite partie seulement du décor est sculptée. Les autres ornements en stuc, dont des feuilles d'acanthe, étaient préparés, dorés et appliqués sur le chapiteau, ce qui explique la présence de traces de martelage sur le gorgerin où venaient se fixer les parties en stuc. Un grand nombre de feuilles d'acanthe en stuc ont été trouvées sur le site, qui avaient été montées selon cette technique. \nLe Musée islamique détient un certain nombre de pièces de ce style, en dehors d'une collection riche et variée de chapiteaux en marbre et en calcaire de différentes dimensions datant des Romains, des Byzantins, des Omeyyades, des Abbasides et des Fatimides, ainsi que de la période des croisés.","short_description":"Ce chapiteau en pierre calcaire s’inspire du style corinthien adopté pour la restauration de la mosquée al-Aqsa sous le calife abbasside al-Mahdi. Il semble que sa sculpture n’ait jamais été achevée : seule une partie de la décoration est sculptée ; d’autres parties étaient préparées, dorées et prêtes à être couvertes de feuilles d’acanthe en stuc puis appliquées sur le chapiteau.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"*Waqf* de la mosquée al-Aqsa.","dates":"Environ 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 101 cm, section haute 148 x 148 cm, section basse 96 x 96 cm.","method_for_datation":"étude des techniques de production, comparaison avec des pièces similaires, sources historiques.","method_for_provenance":"Il est probable que ce chapiteau a été taillé et sculpté dans une carrière des environs de Jérusalem. On remarque encore aujourd'hui des chapiteaux similaires autour du Haram al-Charif.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Chapiteau transféré, avec d'autres datant de différentes périodes, de la mosquée al-Aqsa à la place du Haram al-Charif à l'occasion d'un programme de restauration dans les années 1940. Il a été transféré au Musée islamique en 1978.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949. \nWilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","dynasty":"Fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Feuilles d’acanthe ; chapiteau de pierre ; chapiteau de colonne ; architecture fatimide ; décoration en stuc"],"materials":["Calcaire sculpté, stuc appliqué sur pierre."]},"9c700bb2-5d48-5ba0-9ba7-87bc128ebc4e":{"name":"Chapiteau.","description":"Ce chapiteau décoré de feuilles d'acanthe se réfère nettement aux modèles antiques avec ses deux couronnes et ses quatre volutes diagonales qui soutiennent l'abaque, la plaque sommitale. Les volutes se terminent en fleurs à quatre pétales et sont recouverts d'un feuillage d'acanthe où semble reposer l'abaque. Autour de celui-ci court une inscription qui nomme l'artisan ayant réalisé le chapiteau, le commanditaire, et le maître d'œuvre. Sur l'abaque se trouve un dessin d'architecte, manifestement réalisé à l'équerre et au compas. Cette référence explicite faite aux artisans et au maîtres d'œuvre impliqués dans la construction de l'édifice est exceptionnelle pour l'époque. \nL'inscription fait mention d'Abd al-Rahman III (300-350 H / 912-961 J.-C.) dans la formule : “Au nom de Dieu, bénédiction de Dieu pour le conducteur des Croyants. Que Dieu prête longue vie à Abd al-Rahman ibn Muhammad.” Plus loin on lit : “\\[Ceci fait partie\\] de ce qu'il fit faire sous la direction de son esclave Shunaif, réalisé par Fath, le marbrier.” Shunaif était le chef de chantier, Fath est mentionné pour la première fois dans une inscription datée de 318 H / 930 J.-C. Autrefois esclave à la cour du calife, il n'était pas arabe. Il collabora, comme l'attestent un grand nombre d'inscriptions, pendant des décennies aux différents chantiers du calife en al-Andalus. Son nom nous est également connu par les travaux d'extension de la Grande Mosquée de Cordoue et du palais de Madinat al-Zahira. On ne peut attester que ce chapiteau provienne de l'un de ces sites, mais on sait que le chef de chantier Shunaif travailla au Salón Rico, la grande salle de réception de Madinat al-Zahira (342-343 H / 953-954 J.-C.). Abd al-Rahman s'était proclamé calife du monde islamique occidental en 317 H / 929 J.-C. \nDans l'antiquité grecque, et ceci depuis le Ve siècle av. J.-C., les chapiteaux à feuilles d'acanthe étaient des symboles de richesse et d'immortalité. La variété d'acanthe proche du chardon, pourvue de larges feuilles à rebords épais, était un ornement très utilisé, dans la province grecque comme en Espagne.","short_description":"Dans les pays islamiques, le jeu d'échecs se pratiquait avec des pièces très stylisées comme cette figure de roi. Décorée d'un motif de cercles, cette pièce d'échec en ivoire vient du sud de l'Italie ou de la Sicile, une région qui faisait autrefois partie de l'empire fatimide et qui fut fortement influencée par la culture islamique.","holder":"Museum für Islamische Kunst","dates":"Califat de la première moitié du Xe siècle (300-350 H / 912-961 J.-C.).","location":"Berlin","dimensions":"H. 33 cm, diamètre de l’abaque 31 cm.","method_for_datation":"Au vu de l'inscription dédiée au calife Abd al-Rahman III et grâce au nom de l'artisan Fath, ce chapiteau peut être daté d'entre 300 et 350 H / 912-961 J.-C.","method_for_provenance":"L'origine est attestée par l'inscription dédiée à Abd al-Rahman III, calife de Cordoue en Espagne.","provenance":"Espagne, al-Andalus, Cordoue/Madinat al-Zahra.","obtention":"Acheté à New York.","bibliography":"Barrucand, M. et Bednorz, A., *Maurische Architektur in Andalusien,* Cologne, 1991, pp. 59-69, 71-79. \nDodds, J., *Al-Andalus. The Art of Islamic Spain,* New York, 1992, pp. 27-39, ill. 35-39. \nGladiss, A. v., “Das spanisch-arabische Kapitell, in Haus der Kulturen der Welt”, *Schätze der Alhambra. Islamische Kunst aus Andalusien,* pp. 138-187, Berlin, 1992, ill. 144-145. \n*Museum für Islamische Kunst* (catalogue), Mayence, 2001, pp. 91-92. \nKautsch, R., *Kapitellstudien,* Berlin-Leipzig, 1936.","dynasty":"Califat d'al-Andalus","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["acanthe ; chapiteau ; abaque ; calife"],"materials":["Marbre."]},"9cc9092e-917f-5963-aa95-2f593ab99290":{"name":"Poutre de bois.","description":"Poutre en cèdre (bois probablement importé du Liban), transférée du Dôme du Rocher au musée lors de travaux de restauration menés dans les années 1960. Elle présente une inscription en style coufique fleuri fatimide comprise à l'intérieur d'un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d'un décor en relief. L'inscription contient le nom de l'artisan qui en fut l'auteur et participa aux restaurations entreprises sur le Dôme du Rocher sous le règne du calife fatimide al-Dahir bi-Amrillah (r. 411-427 H / 1021-1036 J.-C.). L'homme a probablement travaillé à d'autres endroits de l'édifice. L'inscription qui débute par la *basmala* se lit : “Au nom de Dieu, le plus Clément, le plus Miséricordieux. Ceci est l'œuvre de ' Abd al-Baqi bin al-Hasan bin Ismai'l al-Dimachqi. Que Dieu lui assure son secours.” Si l'on manque d'informations sur cet artisan, la présence de la mention “al-Dimachqi” (le Damascène) confirme l'existence d'un flux continu d'artisans venus de Damas à Jérusalem au cours de la période fatimide. Damas était (et reste) fameuse pour le travail du bois et Jérusalem fit donc appel à ses artisans pour la construction du Dôme du Rocher à la fin du Ier siècle H (VIIe siècle J.-C.) ; la poutre ne présente aucun autre élément décoratif. Sa qualité d'exécution, préservéee par son état de conservation, confirme le talent des artisans de cette époque.","short_description":"Cette poutre du Dôme du Rocher est probablement en cèdre importé du Liban. Une inscription en style coufique fleuri fatimide est insérée dans un cartouche allongé aux extrémités arrondies meublées d’un décor et d’un texte en relief. L’inscription rappelle le nom du sculpteur qui en fut l’auteur au temps du calife al-Dahir.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","initial_owner":"Dôme du Rocher, Jérusalem.","dates":"Vers 424 de l’Hégire / 1033 J.-C.","location":"Jérusalem","dimensions":"L. 183 cm, l. 18,5 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Rapprochement avec les dates des restaurations du Dôme du Rocher entreprises sous les Fatimides. Par ailleurs, l'inscription est de style clairement fatimide.","method_for_provenance":"On ne sait pas si cette poutre a été travaillée à Jérusalem ou sur un autre site, mais habituellement ce type d'élément était sculpté sur place. Il est possible qu'elle ait été sculptée à Jérusalem, même si le bois était importé du Liban. D'après l'inscription, l'artisan venait probablement de Damas.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"D'après les archives du musée, cette poutre a été transférée du Dôme du Rocher en 1960.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938-42*, Londres, 1949.","dynasty":"Fatimide","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Sculptures sur bois ; cèdre ; écriture coufique ; poutre en bois"],"materials":["Bois sculpté patiné."]},"9ce61178-e421-548d-99f8-805b537a5ef8":{"name":"Chapiteau de colonne.","description":"Chapiteau de colonne en marbre typique de la période mamelouke, en particulier de sa seconde partie, d'un style qui perdurera en Palestine sous les Ottomans. Ce chapiteau de forme allongée consiste en trois rangs de *mouqarnas* décroissant de haut en bas jusqu'au fût au point de pratiquement disparaître. Il se caractérise par sa simplicité apparente et son élégance, même si la complexité de son dessin multiplie les difficultés techniques. Il part d'une forme cylindrique du même diamètre que le fût sur lequel il repose et s'achève par un tailloir carré. Dans la zone de transition avec la colonne – sans doute facettée – figure une inscription en style *naskhi* difficile à lire parce qu'endommagée et recouverte de peinture et de dorure. Il s'agit peut-être d'une citation du Coran. Trois rangs de *mouqarnas* superposés complètent la construction, les derniers soutenant le tailloir. Les traces de dorure restantes indiquent peut-être que ce chapiteau décorait l'un des *mihrab* de la mosquée, car beaucoup de *mihrab* étaient alors dorés.","short_description":"Chapiteau en marbre de forme allongée typique du style dominant durant la période mamelouke. Il est décoré de rangées de *mouqarnas* décroissant au point de pratiquement disparaître. Cela lui donne une grande fluidité dans la transition entre les différents niveaux et d’une surface à l’autre sans provoquer de brusque changement. Ce chapiteau présente des inscriptions difficiles à lire.","holder":"Musée islamique, mosquée al-Aqsa / Haram al-Charif.","dates":"VIIIe-IXe siècle de l’Hégire (XIVe-XVe siècle J.-C.).","location":"Jérusalem","dimensions":"H. 36 cm, base 33 x 33 cm.","method_for_datation":"Comparaison avec des chapiteaux similaires. La technique de sculpture et la forme des *mouqarnas* ressemble à celles de chapiteaux toujours en place dans des constructions mameloukes de Jérusalem.","provenance":"Probablement Jérusalem.","obtention":"Probablement transféré au musée à une date inconnue d'une construction mamelouke proche du Haram al-Charif.","bibliography":"Hamilton, R. W., *The Structural History of al-Aqsa Mosque: A Record of Archaeological Cleaning from the Repairs of 1938–42*, Londres, 1949. \nWilkinson, J., *Column Capitals in al-Haram al-Sharif*, Jérusalem, 1987.","dynasty":"Période mamelouke","linkcatalogs":"IAM_EG_FR_001","author":"Nazmi Al-Ju'beh","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Chapiteaux de marbre ; chapiteaux de colonnes ; mouqarnas ; chapiteaux mamelouks"],"materials":["Marbre sculpté."]},"9d2deaea-eeb3-5b49-bc73-3dda66bf24ef":{"name":"Quatre bas-reliefs en basalte.","description":"Quatre bas-reliefs en basalte, excellentes illustrations d'un art dit mineur. Ils empruntent leurs thèmes au monde classique d'avant la conquête islamique : un chien de chasse, un griffon, un cheval ailé et une amphore décorée de fleurs. Des équivalents de cette iconographie se retrouvent non seulement dans des sols en mosaïque d'églises byzantines et des mosaïques contemporaines des Ier-IIe siècles H (VIIe-VIIIe siècles J.-C.), mais aussi dans des œuvres datant de la présence grecque, romaine et sassanide. Le talent du sculpteur leur a conféré un aspect vivant, presque joyeux. Il semble que ces fragments, ainsi que d'autres restés *in situ* à Qasr al-Arzaq, formaient une arche au-dessus d'une plate-forme d'observation d'où les spectateurs assistaient à des compétitions nautiques données dans les citernes d'eau près de Qasr al-Azraq.","short_description":"Quatre bas-reliefs en basalte provenant d’une arche au-dessus d’une plate-forme d’observation d’où les spectateurs assistaient à des compétitions nautiques données dans les citernes d’eau près de Qasr al-Azraq. Probablement omeyyade, l’iconographie présente des parallèles avec l’art byzantin et omeyyade tardifs, mais trouve aussi son origine dans les périodes grecque, romaine et sassanide.","holder":"Musée du patrimoine jordanien, Université de Yarmouk.","dates":"Probablement IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Irbid.","dimensions":"A 829 : H. 13 cm, l. 46 cm, ép. 18 cm ; A 825 : H. 41,5 cm, l. 47,5 cm, ép. 19 cm ; A 827 : H. 34 cm, l. 45 cm, ép. 13 cm ; A 822 : H. 52 cm, l. 58, 5 cm, ép. 17,5 cm.","method_for_datation":"La date de la sculpture de ces bas-reliefs reste incertaine mais l'analyse stylistique du griffon permet de le rattacher à des motifs décoratifs trouvés dans d'autres palais omeyyades comme Khirbat al-Mafjar à Jéricho, Qasr al-Hir al-Harbi en Syrie ou al-Mchatta et al-Hallabat en Jordanie. Il en va de même du cheval ailé, élément décoratif sassanide également présent dans les résidences omeyyades. Les sources historiques mentionnent par ailleurs que al-Walid ibn Yazid (Walid II, m. 126/744) séjourna à Qasr al-Azraq.","method_for_provenance":"Ces bas-reliefs ont été trouvés dans une des citernes d'eau proches de Qasr al-Azraq en 1983.","provenance":"Al-Azraq, Jordanie.","obtention":"Ces bas-reliefs ont été découverts lors du nettoyage de citernes de leurs roseaux près de Qasr al-Azraq en 1983. Ils ont été prêtés au Musée du patrimoine jordanien par le Département des Antiquités en 1988.","bibliography":"بيشة. غازي، “ملاحظات متفرقة حول إكتشافات أثرية أموية حديثة”، حولية دائرة الآثار العامة، المجلد 30، 1986، ص 12-14 ، اللوحات 11-أ ، 12-أ،ج. \n*Gesichter des Orients: 10,000 Jahre Kunst und Kultur aus Jordanien* (catalogue d'exposition), Bonn, 2004, p. 242, fig. 11.9. \nKennedy, D. L., “Archaeological Explorations on the Roman Frontier in North-East Jordan”, *BAR International Series*, 134, Oxford, 1982, pp. 96-107, planches XXIII-B, XXIX-B (pour des informations supplémentaires sur les citernes d'eau).","dynasty":"Probablement période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["cheval ailé ; griffons ; bas-relief ; sports"],"materials":["Basalte sculpté."]},"a16a6766-7c75-5cbd-9606-e910423fd3b2":{"name":"Écoinçon.","description":"Ce tronçon d'écoinçon, incurvé dans sa partie inférieure droite, est encadré en haut par un ruban de petites rosaces à quatre feuilles et d'un listel sous forme de baguette épaisse sculptée en relief, et en bas à droite par une baguette en segment d'arc. \n \nSon champ est orné d'un décor floral compact, distribué sur deux plans de faible relief. Le plan inférieur est meublé de motifs floraux rattachés à des rinceaux entrelacés : palmes lisses, simples ou doubles aux lobes enroulés ; fleurons à trois feuilles rappelant les fleurs de lys. Le plan supérieur est occupé par des arcatures florales composées de palmes : l'une, doublée, enserre des caractères pseudo-coufiques dessinant une eulogie en miroir, *moulk* (puissance de Dieu), et se termine par un sommet ogival que surmonte un fleuron dont la pointe mord sur le ruban de rosaces ; l'autre, entourant une composition florale, se termine en couronne. \n \nCet élément d'écoinçon provenant d'un édifice saadien de Fès faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de péristyle.","short_description":"Ce fragment d'écoinçon faisait partie du revêtement en bois d'une arcade de galeries. Il est orné d'un décor floral compact sculpté et d'arcatures florales enserrant des caractères pseudo- coufiques qui dessinent en miroir le mot *moulk* (puissance de Dieu).","holder":"Musée Batha.","dates":"Xe-XIe siècle de l’Hégire (XVIe-XVIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 47,5 cm, L. 64,5 cm, ép. 4,6 cm.","method_for_datation":"étude stylistique. Son appartenance à un édifice d'époque saadienne mentionnée sur le registre d'inventaire est en effet confirmée par le choix de certains motifs floraux et de leur composition, ainsi que par leur technique de taille en faible relief.","method_for_provenance":"Objet récupéré *in situ*.","provenance":"Une maison de Fès.","obtention":"Récupération par le service des Monuments historiques, entré au musée en 1930.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G.*, L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1954. \n \nTerrasse, H. et Hainaut, J., *Les arts décoratifs au Maroc,* Paris, 1925**.**","dynasty":"Saadienne","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration végétale ; décoration florale ; décoration pseudo-épigraphique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"a1ecccac-7c93-51a2-925d-06173dfe0ef5":{"name":"Merlon.","description":"Ce merlon à base rectangulaire prolongée des deux côtés par deux encoches saillantes est couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est deux fois perforée en son milieu. L'émail de couleur verte qui couvre la surface déborde sur les faces latérales. Fragmentée en deux parties, la pièce a été consolidée avec du plâtre sur sa face postérieure. \n \nCe merlon constitue avec d'autres éléments semblables une des frises qui couronnaient le sommet des façades des palais hammadides. \n \nLes trous que l'on remarque sur la surface de la feuille servaient peut-être au logement des tenons de fixation.","short_description":"Merlon à base rectangulaire couronné par un élément en forme de feuille dont la surface creuse est perforée à deux reprises pour permettre la fixation. Il est teinté d'une glaçure vert bleuté qui a disparu par endroits. Ce merlon était un élément de frise qui décorait les façades des palais hammadites.","holder":"Musée national de Sétif","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Sétif","dimensions":"H. 64 cm, l. 24 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"Merlon trouvé à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Le même merlon a été trouvé par Golvin au palais du Manar. De plus, ces merlons se rencontrent en abondance au palais du Manar, mais nulle part ailleurs.","provenance":"Qasr al-Manar (Qalaa des Beni Hammad).","bibliography":"Bourouiba, R, *Les Hammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965, pl. LXV. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire* (catalogue), Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["palais ; merlon ; glaçure ; Hammadides ; façade ; céramique"],"materials":["Céramique émaillée."]},"a248d8b4-e492-5f6d-bdb7-ab94d668d922":{"name":"Chambre d’Alep.","description":"Le propriétaire d'une maison d'Alep, un riche marchand de biens chrétien, fit exécuter cet ensemble de lambris pour sa salle d'apparat au début du XVIIe siècle. Il constitue le plus vieil exemple de peintures dans un lieu d'habitation à l'époque ottomane en Syrie. Le commanditaire chrétien confia les travaux au meilleur atelier, désirant décorer ce salon de réception de motifs très différents dans le style de l'enluminure ottomane de l'époque, avec fond floral ou géométrique. On distingue donc des thèmes tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, une représentation de la Vierge à l'enfant, à côté de scènes de chasse telles qu'on en trouve dans l'enluminure persane. Les citations des psaumes, les proverbes arabes et les formules persanes qui courent le long des panneaux sont eux aussi choisis pour évoquer la coexistence pacifique d'hommes de religions différentes. \nAu fond de la niche principale, les panneaux du centre sont disposés à droite et à gauche d'un placard. Sur le panneau de gauche sont représentés les sujets de la vie de cour, un souverain trônant, une chasse, un prince avec son faucon. Sur le panneau de droite se trouvent les sujets chrétiens, la Sainte Cène, la danse de Salomé devant Hérode, le sacrifice d'Isaac. D'autres panneaux présentent, dispersées, des scènes de cour et des sujets chrétiens, par exemple l'histoire de “Leila et Majnun”, du poète Nizami (1141-1202 J.-C.), l'emprisonnement de Paykar, la Vierge Marie et l'enfant ou encore saint Georges, à côté d'animaux réels et fabuleux. Étant donné la diversité des sujets représentés, un tel ensemble de lambris ne pouvait vraisemblablement être exécuté que dans une grande ville commerciale telle qu'Alep. \n \nCliquer [ici](https://youtu.be/4toX47mtAIE) pour regarder une présentation vidéo de cet objet (en anglais).","short_description":"Cet ensemble de panneaux de bois peints appartient au salon d'apparat d'un riche marchand chrétien d'Alep, en Syrie. Il constitue le seul exemple existant d'une salle peinte datant du XVIIe siècle. Son répertoire ornemental et figuratif comporte aussi bien des thèmes chrétiens que des versets arabes.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Isa ibn Butrus (Jésus, fils de Boutros).","dates":"1009 de l’Hégire / 1600-1601 J.-C. et 1012 H / 1603 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 260 cm, L. de l’ensemble 35 m.","method_for_datation":"Dans la chambre d'Alep se trouvent inscrites deux dates à deux endroits différents : 1009 (1600-1601) et 1012 (1603).","method_for_provenance":"L'ensemble fut acquis par Friedrich Sarre à Alep en 1912. Les documents indiquent qu'il provient de la maison Wakil à Alep, où il a été photographié in situ avant 1912.","provenance":"Syrie, Alep.","obtention":"Acheté par Friedrich Sarre pour le musée à Alep en 1912.","bibliography":"Duda, D., “Die Sammlung Henri Pharaon in Beirut”, *Innenarchitektur syrischer Stadthäuser des 16. bis 18. Jahrhunderts*, Wiesbaden, 1971. \nGangler, A., *Ein traditionelles Wohnviertel im Nordosten der Altstadt von Aleppo in Nordsyrien,* Tübingen, 1993. \nGonella, J., *Ein christlich-orientalisches Wohnhaus des 17. Jahrhunderts aus Aleppo (Syrien),* Mayence, 1996. \nOtt, C., “Die Inschriften des Aleppozimmers im Berliner Pergamonmuseum”, *Le Muséon,* 109/1-2, pp. 185-226. \nSarre, F., “Bemalte Wandverkleidung aus Aleppo”, *Berliner Museen, Berichte aus den Preubischen Kunstsammlungen* XLI/4, 1919-1920, pp. 143-158.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Annette Hagedorn","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Alep ; salon de réception ; lambris ; sujets chrétiens ; animal imaginaire"],"materials":["Bois, peinture en différentes couches avec divers pigments et applications de métal."]},"a89685ed-d6b6-5d4f-ba6b-53f166d90f5d":{"name":"Fragment de linteau (*izar*).","description":"Ce linteau légèrement détérioré à la partie inférieure du côté droit est sculpté d'une inscription, interrompue par un registre d'inspiration architecturale à remplissage végétal. \n \nL'inscription reproduit un texte coranique, le début du verset 47 de la sourate XI*,* “L'Envoyé”, ce qui laisse supposer que ce linteau proviendrait d'un édifice religieux.Les hampes des caractères coufiques anguleux s'élargissent au sommet en biseaux concaves. Seules celles du *nun* et du *ha* se terminent en un mouvement contourné simple, dessinant l'allure élégante du col des cygnes. Les lettres basses, comme le *dal* et le *waw*, sont surmontées de motifs décoratifs formés de hampes accouplées, aux biseaux concaves. Toutes les lettres sculptées en ronde-bosse sont cernées d'une ligne champlevée qui élargit leur rebord. \n \nLe fond végétal sur lequel se détache l'écriture ne semble jouer qu 'un rôle secondaire par rapport aux lettres. Le mouvement de la tige, le nombre des motifs floraux et leur silhouette s'adaptent en effet à la hauteur des hampes, à leur espacement et à leur tracé. Ce décor large et sobre, sculpté en champlevé, fait appel à la tige épaisse et à la palme simple sous toutes ses formes : recourbée à la base en anneau circulaire, à calice triangulaire, en éventail. Il met également en œuvre la palme symétrique lisse aux lobes inférieurs à bords pointus et qui s'apparente au fleuron. Tous les lobes de ces différents types de flores ont leurs bords extérieurs découpés en petits festons qui semblent être une simplification des digitations de feuilles d'acanthe. \n \nLa sobriété et l'élégance des caractères coufiques,la rigueur et la simplification des formes végétales employées dans la décoration de ce linteau sont des caractéristiques de l'esthétique almohade, à laquelle cette œuvre semble se rattacher.","short_description":"La sobriété et l'élégance des caractères coufiques de l'inscription coranique,la rigueur et la stylisation des formes végétales employées dans la décoration de ce bois, sont des caractéristiques de l'esthétique almohade à laquelle se rattache ce linteau provenant d'un édifice religieux.","holder":"Musée Batha.","dates":"Seconde moitié du VIe siècle de l'Hégire (seconde moitié du XIIe siècle J.-C.).","location":"Fès.","dimensions":"H. 16 cm, L. 106,5 cm, ép. 7,5 cm.","method_for_datation":"L'élégance des caractères calligraphiques ainsi que la sobriété du décor végétal se rattachent au style artistique que l'on retrouve sur les monuments almohades datés.","method_for_provenance":"Objet récupéré à Fès.","provenance":"Fès.","obtention":"Récupération.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *Le décor sur bois dans l'architecture de Fès,* Paris, 1989. \n \nMarçais, G., *L'architecture musulmane d'Occident*, Paris, 1959. \n \nTerrasse, H., *L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle,* Paris, 1932.","dynasty":"Almohade","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["religion ; décoration végétale ; décoration florale ; décoration épigraphique"],"materials":["Bois de cèdre sculpté."]},"ab174424-adb1-5b57-8894-d4b10135d015":{"name":"Écoinçon d’un arc.","description":"écoinçon d'arc en marbre gris sculpté. Son pourtour est décoré de motifs linéaires sous forme de mailles elles-mêmes garnies de grènetis. L'angle de l'écoinçon est orné d'une rosace à six pétales dont les deux extrémités sont décorées de rinceaux qui se terminent par un fleuron. Au-dessous de la rosace, le segment d'arc est souligné par un décor de lobes entrelacés. \n \nCet écoinçon d'arc appartenait probablement à une entrée de salle de palais.","short_description":"écoinçon d'arc sculpté qui décorait l'entrée d'une salle de palais. Le pourtour est décoré de motifs linéaires sous forme de mailles garnies de grènetis. L'angle de l'écoinçon est orné d'une rosace à six pétales dont les deux extrémités sont décorées de rinceaux qui se terminent par un fleuron.","holder":"Musée national des antiquités et des arts islamiques","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Alger","dimensions":"L. 48 cm, l. 48 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"G. Marçais, qui le date du VIe/XIIe siècle.","method_for_provenance":"G. Marçais, qui l'attribue à la ville de Bejaia.","provenance":"Bejaia.","bibliography":"Marçais, G., *Le musée Stéphane Gsell, musée des antiquités et d'art musulman d'Alger*, Alger, 1950.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["écoinçon ; arc ; marbre ; décor floral ; décor géométrique ; Hammadides ; sculpture ; architecture palatine ; Bejaia ; palais"],"materials":["Marbre gris, sculpté."]},"ae6c89dd-38fa-5357-b1bd-8536d9d0c3b9":{"name":"Fragment de frise en bois à inscription coufique.","description":"Fragment de frise en bois sculptée de grands caractères coufiques. Lors de son acquisition, cette pièce était supposée provenir d'Égypte toulounide, et l'on avait suggéré à l'époque que l'inscription signifiait : “bénédiction, bonne fortune, bonheur et joie à son propriétaire”. Une analyse plus approfondie montre que cette traduction ne correspond pas aux caractères. Même si la ligne n'a pas encore été déchiffrée, il est plus probable qu'elle reprend une citation du Coran.","short_description":"Peu d’éléments fatimides en bois sculpté sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont caractérisés par leur complexe technique en haut relief et la vigueur de leur décoration épigraphique ou figurative. Parfois, les panneaux finis, dont le rôle était d’embellir des intérieurs de l’époque, étaient peints, vernis et traités afin de retarder la propagation des flammes.","holder":"National Museums of Scotland (NMS).","dates":"Fin IIe-Ve siècle de l’Hégire (fin IXe-XIe siècle J.-C.).","location":"Édimbourg, Écosse","dimensions":"H. 12 cm, L. 117 cm.","method_for_datation":"Ce fragment attribué un moment à l'Égypte toulounide (IIIe-IVe/IXe-Xe siècles) est considéré aujourd'hui comme une production de la période fatimide (IVe-VIe/Xe-XIIe siècles) pour ses similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé dans des fouilles à Raqqa en Syrie.","method_for_provenance":"Bien qu'on ait d'abord attribué une origine égyptienne à l'objet, une provenancesyrienne est aujourd'hui envisagée du fait de certaines similarités stylistiques avec un panneau de bois trouvé lors de fouilles menées à Raqqua (Syrie) et remontant à la période fatimide.","provenance":"Sans doute Syrie ou Égypte.","obtention":"Acheté à Lisbet Holmes Textiles, Londres, en 1984.","dynasty":"Toulounide ou fatimide","author":"Ulrike Al-Khamis","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["bois ; coufique ; épigraphie"],"materials":["Bois sculpté."]},"b22fae1f-5786-5085-b517-2f8291d7ddab":{"name":"Fragment de clôture de chœur.","description":"Panneau de frise qui fit partie de la clôture du chœur supérieur du monastère de Santa Clara, vu du côté intérieur. L'ornement géométrique en forme de larmes, inscrit dans un encadrement extérieur à moulure lisse dans la partie inférieure, contraste avec la bordure à feuilles d'acanthes, à physionomie classique, du rebord supérieur. \nLe côté droit, partiellement perdu, est formé de lignes ondulantes avec ornement géométrique, tandis que le côté gauche présente une décoration de croix de saint André. Les larmes sont affrontées deux à deux et inscrites dans des structures circulaires qui se prolongent aux extrémités par d'autres structures sinueuses de larmes. Ce motif ornemental fut importé des Flandres par Hannequin de Bruxelles, qui l'employa dans la chapelle Saint-Jacques de la cathédrale de Tolède. Les bords sont ornés des boules caractéristiques du règne des Rois catholiques. Ce type de décoration, où se mêlent harmonieusement des structures gothiques interprétées en plâtre, connut un grand succès en Castille à la fin du gothique. Un exemple intéressant est la balustrade de l'escalier de l'université d'Alcalá de Henares, contemporaine de cette pièce.","short_description":"L'originalité de cette balustrade du haut-chœur d'un monastère de la ville de Palencia réside dans le fait que les motifs décoratifs gothiques du XVe siècle, comme la tracerie qui dessine des larmes sinueuses, ont été exécutés en plâtre, et non en pierre, ce qui indique qu'il s'agit de l'œuvre d'un artisan mudéjar.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"XVe siècle.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 122 cm, H. 101 cm, ép. 20 cm.","method_for_datation":"Le style dérive de formes décoratives gothiques du XVe siècle.","method_for_provenance":"La pièce est restée à son emplacement originel jusqu'à son entrée au musée en 1969.","provenance":"Monastère de Santa Clara (Palencia).","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 20 octobre 1969 après que le gouverneur de Palencia l'eut offerte à la Commission scientifique du musée formée par Juan de Dios de la Rada et Juan de Malibrán.","bibliography":"Franco Mata, á., *Catálogo de la escultura gótica del Museo Arqueológico Nacional*, 2e éd., Madrid, 1993, pp. 200-201, n° 256. \nRada y Delgado, J. (de la) et Malibrán, J. (de), *Memoria que presentan al Excmo. Sr. Ministro de Fomento, dando cuenta de los trabajos practicados y adquisiciones hechas para el Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1871, pp. 41 et 80-81, n° 305.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["clôture de chœur; plâtre ; modelé ; mudéjar ; Palencia ; Rois catholiques"],"materials":["Plâtre, modelé."]},"b2622fa1-69d2-576f-a92d-7b7e0bbf3c7e":{"name":"Frise.","description":"Ce fragment de stuc décoratif, abondamment sculpté, provient du salon nord du palais de la Aljafería. \nSa partie centrale est formée d'une combinaison d'arcs entrelacés, mixtilignes et outrepassés, qui s'appuient sur des colonnes à chapiteaux composites et fûts à décor de zigzags. Les creux sont meublés d'atauriques formant des volutes dans lesquelles s'inscrivent palmettes, grenades et divers éléments floraux. Sur l'arcature subsistent des restes d'une inscription coufique où l'on peut lire : “Les fidèles”. Sur la partie inférieure apparaît une large bande d'éléments géométriques, végétaux et épigraphiques. Le plâtre conserve des traces de polychromie en rouge, bleu, blanc et noir. \nSur ce panneau de plâtre, les formes architectoniques, géométriques et végétales se mêlent de manière complexe. La taille délicate des motifs végétaux évoque presque celle d'un petit coffre et dénote un goût pour les arts somptuaires. Dans le royaume taïfa de Saragosse existaient à l'évidence un goût spécifique et un style indépendant, bien que liés au passé califal. \nLe salon nord du palais, également appelé “Salon doré” ou “Salon des marbres”, à la décoration duquel cette frise appartenait, était indubitablement la salle du trône, destinée à un usage cérémoniel. Outre les sources écrites, les vestiges architectoniques et décoratifs nous permettent de nous faire une idée de la décoration originale. Selon un texte poétique d'al-Mouqtadir lui-même, cette salle était magnifiquement décorée.","short_description":"Ce fragment de frise, qui fait partie de la décoration qui recouvrait les murs du Salon du Trône à la Aljafería, reproduit, à petite échelle, une série d'arcs entrelacés mixtilignes et outrepassés. C'est un excellent exemple du “baroquisme” atteint par les décorations de stucs taillés et polychromés de cette époque.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Époque d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 H / 1046-1081 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 162 cm, l. 151 cm.","method_for_datation":"Le palais de la Aljafería fut construit sous le règne et sous le patronage d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473/1046-1081), second monarque de la dynastie des Banu Hud qui gouverna la Taïfade Saragosse de 432 à 503 (1040-1110).","method_for_provenance":"La pièce fut prélevée par la Commission provinciale des monuments en 1867 au palais de la Aljafería pour être transférée au Musée archéologique national. Revilla attribue cette frise au “Salon doré” ou “Salon des marbres” du palais de la Aljafería, l'ensemble palatin le mieux conservé de toute la période des Taïfas.","provenance":"Palais de la Aljafería, Saragosse.","obtention":"La pièce est entrée au musée par donation le 9 août 1869.","bibliography":"*Al Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition), Madrid, 1992, p. 256. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in Spain*, New York, 1992.) \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 229. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 22.","dynasty":"Royaumes de Taïfas : dynastie des Banu Hud (432-503 de l’Hégire / 1040-1110 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; décoration géométrique ; architecture palatine"],"materials":["Plâtre polychrome sculpté."]},"b9121ce3-b4a5-5b98-93ab-b74dd4c75a5e":{"name":"Arc.","description":"Cet arc faisait partie de l'arcature du portique sud du palais de la Aljafería de Saragosse. L'ensemble se génère à partir d'un arc de treize lobes sur lequel s'appuie une série de petits arcs creux formés par le croisement d'autres arcs plus grands, également polylobés. La partie supérieure est décorée par un *ataurique* interrompu par quatre coupolettes à tranches. L'ensemble est surmonté d'un grand arc qui semble s'appuyer sur des colonnes, avec ses fûts et chapiteaux. \nCette pièce nous permet de remarquer, une fois de plus, la manière dont certains éléments constructifs (arcs, colonnes ou petites coupoles) sont traités comme éléments purement décoratifs, une pratique artistique courante dans les royaumes de Taïfas. Ces véritables dentelles d'arcatures, issues de la multiplication harmonieuse de toutes sortes d'arcs, produisent de remarquables jeux d'ombre et de lumière. C'est un art qui donne plus d'importance à l'effet visuel qu'aux matériaux et à l'architecture elle-même. \nLes formes artistiques de cette période suivent les tendances califales de la Grande Mosquée de Cordoue mais, dans le royaume taïfa de Saragosse, elles manifestent un goût particulier pour des modèles plus baroques qui, plus tard, seront repris par l'art andalou et mudéjar.","short_description":"Le côté sud du patio de la Aljafería était décoré avec un portique dont les arcs comme celui-ci composaient une architecture spectaculaire, décorative et sans véritable fonction structurelle, inspirée de la série d'arcs entrecroisés de la mosquée de Cordoue, mais compliquée jusqu'à atteindre un “baroquisme” sans équivalent.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Époque d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473 H /1046-1081 J.-C.).","location":"Madrid.","dimensions":"H. 611 cm, l. 452 cm.","method_for_datation":"Le palais de la Aljafería fut construit sous le règne et sous le patronage d'Abou Djafar Ahmad al-Mouqtadir (r. 437-473/1046-1081), second monarque de la dynastie des Banu Hud qui gouverna la Taïfade Saragosse de 432 à 503 (1040-1110). Dans le portique sud du palais, d'où provient cet arc, on trouve deux inscriptions avec le titre adopté par al-Mouqtadir après la conquête de Barbastro en 456/1064.","method_for_provenance":"En 1867,avant de procéder à la démolition de la chapelle San Jorge et des zones voisines, la toute nouvelle Commission provinciale des monuments réussit à sauver de la ruine quelques éléments architectoniques du palais, qui furent transportés au Musée archéologique national de Madrid et au Musée provincial de Saragosse.","provenance":"Palais de la Aljafería, Saragosse.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national par donation le 19 août 1869.","bibliography":"Beltrán Martínez, A., *LaAljafería*, Saragosse, 1998, p. 106. \nGómez Moreno, M., *El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe*,Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 239. \nRevilla Vielva, R., *Catálogo de las antigüedades que se conservan en el Patio árabe del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1932, p. 24. \nSavirón y Estevan, P., “Fragmento de estilo árabe procedente del palacio de la Aljafería de Zaragoza”, *Museo Español de Antigüedades*, vol. I, Madrid, 1872, pp. 145-147. \nViguera Molins, M. J., *El Islam en Aragón*, Saragosse, 1995, p. 153.","dynasty":"Royaumes de Taïfas : dynastie des Banu Hud (432-503 de l’Hégire / 1040-1110 J.-C.)","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture palatine ; décoration florale ; arc lobulé ; décoration architectonique"],"materials":["Plâtre sculpté."]},"bd295ac6-c84c-53d6-a527-b56db5a312f7":{"name":"Panneau en stuc.","description":"Ce panneau est décoré sur plusieurs registres. Le registre supérieur est formé d'un bandeau en saillie sur lequel court une tresse à deux galons rainurés, surmontant une large frise meublée de palmettes et de feuilles d'acanthe. Sculptées en relief, les palmettes à sept lobes ont leurs deux lobes inférieurs enroulés et le lobe supérieur percé d'une fente axiale ; elles sont alternées et encadrées de bouquets d'acanthes aux feuilles digitées et à calices sous forme de disque. \n \nLe registre inférieur est constitué d'un écoinçon et d'une arcature. L'écoinçon triangulaire, entouré d'une tresse à deux galons, est timbré d'un médaillon formé d'un fleuron à trois feuilles d'acanthe dont une feuille centrale nervurée, digitée et à œilletons se présente de face et les deux latérales pliées, formant calice, se présentent de côté. Ce médaillon est cerné par deux tiges entrelacées portant des feuilles d'acanthes et accosté de deux pommes de pin étalées obliquement. \n \nL'arcature est surmontée de deux bandeaux. Le bandeau supérieur est formé d'une couronne de folioles d'acanthe nervurées, surmontant un autre bandeau arqué meublé d'une tresse à deux galons. Sous ce bandeau alternent des claveaux lisses et des claveaux en saillie, sculptés en relief, qui rappellent ceux des arcs de la mosquée de Cordoue. Des rinceaux entrecroisés à bourgeons axillaires, dont certaines ramifications latérales font déborder le cadre rectiligne des claveaux, meublent les claveaux en saillie. Ils enserrent dans leurs enroulements des palmes symétriques ou asymétriques à digitations d'acanthe et des fleurons à trois feuilles. \n \nToute cette flore ornementale, ainsi que sa technique de taille en profonds défoncements, que l'on retrouve dans l'ornementation sur plâtre de la *koubba* almoravide de Marrakech et sur les coupoles de même époque de la mosquée Qaraouiyine, incitent à faire remonter ce tronçon de revêtement d'arcature aux périodes almoravides.","short_description":"Ce panneau est un élément de revêtement en stuc ciselé ; il provient d'une arcature, probablement de *mihrab*. La composition de ses décors, ses motifs géométriques et floraux inspirés de l'art des Taïfas ainsi que sa technique de taille en profonds défoncements le rattachent à la période almoravide.","holder":"Musée archéologique.","dates":"VIe siècle de l’Hégire (XIIe siècle J.-C.).","location":"Rabat.","dimensions":"H. gauche 107 cm, H. centre 110 cm, H. droite 163 cm, L. 62 cm.","method_for_datation":"étude stylistique et comparative. Le type de décor et la technique de taille s'apparentent aux décors sur plâtre de la *koubba* almoravide de Marrakech, et à ceux des coupoles almoravides de la mosquée Qaraouiyine qui sont datés du règne d'Ali ben Youssef ben Tachfin, 500-537/1106-1142.","method_for_provenance":"Objet archéologique trouvé *in situ.*","provenance":"“Maison de la plaine”, Chichaoua.","obtention":"Objet de fouille.","bibliography":"Berthier, P., “En marge des sucreries marocaines. La maison de la plaine et la maison des oliviers à Chichaoua”, *Hespéris-Tamuda,* 1062, III, fasc. 1, pp. 75-77. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Nouvelles recherches archéologiques à Marrakech,* Paris, 1957. \n \nMeunié, J. et Terrasse, H., *Recherches archéologiques à Marrakech*, Paris, 1952. \n \nTerrasse, H., *La mosquée Al-Quaraouiyin à Fès*, Paris, 1968.","dynasty":"Almoravide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["monument religieux ; décoration végétale ; décoration florale"],"materials":["Plâtre sculpté et ciselé."]},"bdae3379-6d92-508e-9471-03fb9980c87e":{"name":"Elément de plafond.","description":"De forme trapézoïdale, ce fragment latéral d'un plafond est constitué d'une série de petites planches et de baguettes en bois regroupées selon un schéma géométrique préétabli pour former une mosaïque à trois dimensions et couvrir les solives et les poutres du plafond. Sa composition géométrique, répétitive, adopte un thème issu du carré étoilé à huit pointes développant un entrelacs rectiligne qui engendre, en se nouant, des figures polygonales variées : hexagones, étoiles à sept pointes, nœuds à disposition cruciforme. Les interstices formés par l'entrelacs sont soit meublés de pièces rapportées à bords chanfreinés en légère saillie au dessus du brin d'entrelacs, soit d'espaces vides. \n \nLes brins de l'entrelacs à rainure médiane sont peints d'un filet rouge bordé d'un galon blanc à l'intérieur et d'un listel vert transparent à l'extérieur. Le fond des formes traitées en creux est recouvert d'une couche de peinture rouge qui se superpose au blanc de l'apprêt. Le champ des pièces en reliefs non recouverts d'apprêt est cerné de chanfreins comportant un fond rouge et une couche de blanc ponctuée de petits zigzags bleus et rouges alternés. \n \nLes compositions très équilibrées, alternant les pleins et les vides, et le décor fondé sur les contrastes de couleurs font l'intérêt de ce fragment de plafond provenant de la *madrasa* Mesbahiya de Fès. Dénommé auge ou *jefna* au Maroc et *artesonado* en Espagne, ce type de plafond était déjà utilisé aux époques almohades. Il a connu une grande vogue aux époques mérinides pour la couverture des salles de prière.","short_description":"Les compositions très équilibrées des baguettes et des planches de bois regroupées selon un schéma géométrique, aux pleins et vides alternés, ainsi que la décoration des pièces fondée sur les contrastes de couleurs, font l'intérêt de ce fragment de plafond dénommé *jefna*.","holder":"Musée Batha.","dates":"747 de l’Hégire / 1346-1347 J.-C.","location":"Fès.","dimensions":"L. 285 cm, l. 125,5 cm, ép. 7,7 cm.","method_for_datation":"Même date que la *madrasa* dont il provient.","method_for_provenance":"Fragment récupéré d'un plafond du monument.","provenance":"Madrasa Mesbahiya.","obtention":"Récupération après restauration de la *madrasa*.","bibliography":"Cambazard-Amahan, C., *6000 d'art au Maroc* (catalogue), Paris, 1990. \n \nGallotti, J., *Le jardin et la maison arabes au Maroc,* t. I, Paris,1926. \n \nTerrasse, Ch., *Médersas du Maroc*, Paris, 1927.","dynasty":"Mérinide","linkcatalogs":"IAM_MA_FR_001","author":"Naima El Khatib-Boujibar","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["édifice religieux ; décoration géométrique; plafond"],"materials":["Bois de cèdre assemblé, sculpté et peint."]},"bf493827-b9c5-5274-9a0c-39fb761a93e1":{"name":"Fragment architectural à décor figuratif.","description":"Fragment architectural de forme rectangulaire en calcaire composé de deux arcs couronnés sculptés de figures en bas-relief. La partie supérieure présente diverses figures incluses dans des cartouches rectangulaires : oiseaux symétriques, figures humaines, paons, lions ailés (griffons). Les oiseaux sont représentés de profil et le haut de leur corps est orné d'un motif de rosette. Les personnages humains tiennent chacun une rosette dans une main et un objet ressemblant à une balle dans l'autre. Représentés de face, ils sont assis jambes croisées dans la traditionnelle posture turque d'autorité. Les paons sculptés de profil présentent des queues s'achevant en volutes et des corps parsemés de rosettes. Les griffons marchants affrontés présentent les caractéristiques des lions seldjoukides : leurs pattes arrière reposent sur le sol tandis que l'une des pattes avant est ramenée vers le corps au niveau du poitrail et l'autre tendue vers l'avant. La partie supérieure du corps est ornée d'un motif ailé qui se déploie vers le haut à partir de la patte avant. Leurs queues se glissent entre leurs pattes arrière et remontent au-dessus du corps. Deux oiseaux (aigles) à bec épais, griffes effilées et queues courtes occupent le sommet des arcs. L'un d'entre eux est brisé au niveau du corps. \nLes arcs sont identiques à ceux de l'architecture artukide, caractérisés par des couronnements en “dents” aiguës et des colonnes de soutien en spirale. Entre eux, entourée d'une bordure en motif de chaîne, figure une inscription en écriture *naskhi* : “Que soient perpétués l'honneur et la fortune du propriétaire. Que Dieu lui donne longue vie à lui et à ses émirs.” Sous l'inscription, deux personnages agenouillés portant des épieux se font face de chaque côté d'une colonne spiralée. Ce sont les gardiens de l'Arbre de vie, dont la symbolique est issue de croyances chamaniques. Cette inscription suggère que l'objet provient d'une tombe ou d'une construction caritative, une fontaine par exemple.","short_description":"Dans l’Anatolie seldjoukide des VIe-VIIe siècles H (XIIe-XIIIe siècles J.-C.), le travail de la pierre présente une décoration figurative. Des représentations humaines et animales, dont les significations symboliques remontent aux croyances préislamiques, témoignent d’influences centre-asiatiques tant dans le style que dans la technique.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 55 cm, l. 96,5 cm, ép. 7 cm.","method_for_datation":"Il n'existe aucune preuve documentaire sur le lieu de production ou de découverte de cet objet. Cependant, la composition, la disposition des figures, le sens symbolique, la technique de sculpture, le style architectural ainsi que le fait que ce travail présente toutes les caractéristiques du style artukide du VIIe/XIIIe siècle permettent de le rattacher à cette période.","method_for_provenance":"Des documents d'inventaire indiquent que cet objet a été initialement transféré de Diyarbakir au Pavillon des carreaux de faïence à Istanbul. Il est donc probable qu'il a été réalisé en Anatolie du Sud-Est, à Diyarbakir ou dans ses environs.","provenance":"Anatolie du Sud-Est (probablement Diyarbakir).","obtention":"Objet transféré de Diyarbakir au Pavillon des carreaux de faïence (çinili Köşk) à Istanbul en 1898 dans le cadre d'une initiative visant à rassembler des œuvres d'art de l'ensemble de l'empire. Il a été transféré au Musée des arts turcs et islamiques en 1941.","bibliography":"Glück, H. et Diez, E., *Die Kunst des Islam*, Berlin, 1925, p. 236. \nOgan, A. et Kühnel, E., *Istanbul Arkeoloji Müzelerindeki Şaheserler*, vol. 3 : *çinili Köşk'te Türk ve Islam Eserleri Koleksiyonu*, Berlin-Leipzig, 1938, p. 36. \nölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 103-105. \nöney, G., “Artuklu Devrinden Bir Hayat Ağacı Kabartması Hakkında”, *Vakıflar Dergisi*, VII (1968), Istanbul, pp. 117-120.","dynasty":"Période artukide","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Motif de chaîne ; décoration figurative ; calcaire ; bas-relief ; sculpture sur pierre"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"bf62b9f4-0b35-5814-b5b7-9a9fb9eba327":{"name":"Pilier décoré.","description":"Fragment d'un pilier qui séparait probablement les nefs d'un petit temple monastique, dans la périphérie orientale de la ville de Lisbonne. Dans ce sanctuaire mozarabe, on vénérait les reliques de saint Félix et de saint Adrião. \nIl s'agit du fragment d'un pilier décoré sur ses quatre faces, avec griffons et centaures insérés dans des médaillons formés de couronnes de laurier entrelacées qui se superposaient verticalement sur chaque face du pilier. Aujourd'hui subsistent intacts cinq de ces médaillons, ainsi que des fragments de deux autres, sur le deuxième registre ornemental. À l'instar d'autres sculptures contemporaines qui se trouvent à Lisbonne, ces bas-reliefs expriment un haut sens de l'ornement et manifestent une évidente “horreur du vide”, comme l'atteste la forte densité décorative de chaque panneau. Cette sensation de plénitude décorative est encore renforcée par le fait que les angles et espaces intersticiels des couronnes sont meublés de minutieuses palmettes qui, parfois, semblent issues de la fleur de lys, dont on a multiplié le nombre de feuilles ou de lobules foliaires. Les animaux fantastiques, aux positions variées et dos à dos, sont sculptés par creusement des contours présentant un relief à deux niveaux : la face supérieure, correspondant au corps de l'animal, est animée par des traits gravés sur la pierre, qui mettent en évidence ses détails anatomiques. Les couronnes de laurier et les palmettes, elles, sont réalisées au biseau, comme d'autres, retrouvées dans divers endroits de Lisbonne et sûrement produites par le même atelier.","short_description":"Fragment d'un pilier qui séparait probablement les nefs d'un petit temple monastique, dans la périphérie orientale de la ville de Lisbonne. Les motifs (animaux fantastiques, couronnes de lauriers et palmettes ) ainsi que le répertoire décoratif employé présentent des similitudes avec l'art byzantin sassanide et omeyyade.","holder":"Musée archéologique du Carmo.","owner":"Association des archéologues portugais.","initial_owner":"Monastère de São Félix et Santo Adrião, de Chelas (Lisbonne).","dates":"IIIe-IVe siècles de l'Hégire (IXe-Xe siècles J.-C.).","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 95 cm, l. 43 x 41 cm.","method_for_datation":"Le pilier et d'autres pièces décorées qui se trouvent à Chelas présentent une structure d'ornement et un effet plastique très proches de certains bas-reliefs omeyyades, notamment les quadrupèdes à l'intérieur des couronnes du palais de Khirbat al-Mafjar ( IIe/VIIIe siècle). Tout aussi éclairante est leur analogie avec des tissus d'origine sassanide et produits à Byzance, qui ont connu une expansion tout autour du bassin méditerranéen aux IIe-IVe/IXe-Xe siècles. On peut citer, à titre d'exemple, la soie byzantine du Cooper-Hewitt Museum (New York), dont la décoration est identique à celle des bas-reliefs de Chelas et de la Casa dos Bicos (Lisbonne).","method_for_provenance":"D'après une note, transmise en 1864 par I. de Vilhena Barbosa, selon laquelle cette pièce se trouvait encastrée dans un mur de la cour de la sacristie.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"Acquis par l'Association des archéologues portugais après identification, au XIXe siècle, par I. de Vilhena Barbosa.","bibliography":"Barbosa, I. V., “Fragmento de um roteiro de Lisboa (inédito). Arrabaldes de Lisboa”, *Archivo Pittoresco*, 7, Lisbonne, 1864. \nCaballero Zoreda, L., “Sobre Santa Comba de Bande (Ourense) y las placas de Saamasas (Lugo)”, *Galicia no Tempo*, Saint-Jacques de Compostelle, 1992, pp. 75-115. \nFernandes, P. A., “Escultura de Alta Idade Média Cristã”, *Roteiro da exposição permanente. Museu Arqueológico do Carmo*, Lisbonne, 2002, pp. 63-67. \nReal, M. L., “Os moçárabes do Gharb português”, *Portugal Islâmico. Os últimos sinais do Mediterrâneo*, Lisbonne, 1998, pp. 35-56, 80-86. \nValdez, J. J. A. (1898), “Monumentos archeológicos de Chelas”, *Boletim da Real Associação dos Architectos Civis e Archeologos Portuguezes*, S. 3, 8 (3-4), Lisbonne, 1898, pp. 55-59.","dynasty":"Omeyyades de Courdoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Manuel Luís Real","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["pilier décoré; calcaire; Omeyyades de Cordoue; bas-relief; couronne de lauriers; médaillon; rosette; palmette; griffon; centaure; mozarabe"],"materials":["Calcaire; sculpture en bas-relief."]},"c4ac31eb-6f1b-5165-aa8c-6ca2a725eb94":{"name":"Eléments de claustra.","description":"Quatre éléments de claustra en forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, l'émail a disparu sur certaines parties. \n \nL. Golvin mentionne que les éléments composant ce genre de cloisonnements de céramique sont généralement assemblés entre eux par des goujons de métal, et que, contrairement aux claustras en plâtre, les claustras de cette catégorie ne portent pas de fragments de verres colorés.","short_description":"Ces quatre éléments de claustra ont la forme d'une croix percée d'un trou circulaire en son centre. Ils sont émaillés de couleur verte, même si l'émail a disparu par endroits. Ces éléments étaient généralement assemblés entre eux par des gougeons de métal.","holder":"Musée national de Cirta","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"Constantine","dimensions":"(chaque élément) Ø 13 cm, ép. 3 cm.","method_for_datation":"éléments trouvés à la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"trouvés à la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouille Blanchet, 1897).","bibliography":"Bourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984. \n \nGolvin, L., *Recherches archéologiques à la Qal'a des Banu Hammad (Algérie*), Paris, 1965. \n \n*L'Algérie en héritage, art et histoire*, Paris, 2003.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["céramique ; claustra ; émail ; Qalaa des Beni Hammad"],"materials":["Céramique moulée et émaillée."]},"c5070245-7d2c-55a5-bf28-dc6513ffa7ed":{"name":"Chapiteau.","description":"Sur la plinthe de base ornée de chevrons s'élève un astragale décoré d'arcatures meublées de fleurons. Ces deux éléments sont surmontés d'une double rangée de feuilles d'acanthes pliées ; entre les feuilles d'acanthes de la deuxième rangée naissent les feuilles de caulicoles superposées les unes sur les autres et dont la surface est garnie de digitations et d'œillets. L'ensemble est surmonté d'un abaque incurvé et orné de grènetis, chacun de ses côtés présentant en son milieu un décor saillant de doubles palmettes. \n \nCe chapiteau a été découvert dans la salle d'honneur du palais du Manar, dont Bourouiba affirme qu'elle était divisée en deux niveaux délimités par une marche flanquée de chaque côté d'une colonne ; l'auteur indique aussi que c'est la première fois dans l'histoire des fouilles de la Qalaa des Beni Hammad que des colonnes sont trouvées entières et à leur place, avec tous les éléments qui les composent. \n \nOn note la présence de traces de peinture bleue.","short_description":"Chapiteau composé à sa base d'une plinthe ornée de lignes brisées juxtaposées sur laquelle s'élève un astragale décoré d'une arcature et de deux rangées de feuilles d'acanthes, ainsi que d'autres motifs floraux, le tout surmonté d'un abaque incurvé et décoré. Il a été découvert dans la salle d'honneur du palais du Manar.","holder":"Musée de M’sila (Agence nationale d’archéologie)","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"M’sila","dimensions":"H. 43,5 cm, côté 35,5 cm, Ø de la base 24,5 cm.","method_for_datation":"Trouvé dans le site de la Qalaa des Beni Hammad.","method_for_provenance":"Trouvé dans la salle d'honneur du palais du Manar à la Qalaa des Beni Hammad.","provenance":"Qasr al-Manar, Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles Bourouiba, 1971).","bibliography":"Bourouiba, R., *Cités disparues : Tahert, Sédrata, Achir, Kalaâ des Beni Hammad*, Alger, 1982. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984.","dynasty":"Hammadide","author":"Leila Merabet","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Hammadides ; chapiteau ; sculpture ; décor floral ; décor géométrique ; acanthe ; palais ; palais du Manar"],"materials":["Pierre sculptée."]},"c75e08e3-5ec9-52f9-afaa-c08cc9e88567":{"name":"Deux fragments d’inscriptions.","description":"Deux fragments d'une inscription en caractères arabes cursifs (*naskhi*), précédemment dans la crypte de la chapelle Palatine de Palerme, mais provenant peut-être d'un autre édifice ; l'inscription peut être traduite comme suit : “(Approche-toi), baise le coin de cet (édifice) après l'avoir étreint et contemple les belles choses qu'il renferme – À Dieu la puissance et la durée. De Ses créatures il est écrit qu'elles périssent ; nous en avons un exemple et réconfort dans son Prophète.” La référence à la Kaaba, autour de laquelle les fidèles tournaient, et dont ils baisaient en signe de respect la pierre noire murée dans un angle, entre dans le programme d'identification des souverains normands avec l'autorité divine. En effet, si l'inscription provient d'une des salles du Palais royal de Palerme (sa présence hors de ce contexte était signalée dès la seconde moitié du XIXe siècle dans la crypte de la chapelle Palatine, alors qu'elle pourrait, de toute façon, provenir de ce palais), ce fut probablement le roi Roger qui la fit placer dans sa résidence afin de souligner le caractère divin des rois, en utilisant le lien, de tradition fatimide, entre palais et sanctuaire.","short_description":"Ces très belles inscriptions en caractères *naskhi,* cursifs, étaient destinées, selon toute probabilité, à embellir et à célébrer le faste du Palais royal où elles furent, sans doute, apportées par Roger.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","location":"Palerme","dimensions":"H. 32 cm, l. 185 cm ; H. 32 cm, l. 192 cm.","method_for_datation":"Comparaison, en ce qui concerne les matériaux et le contenu, avec les deux inscriptions qui se trouvent à Messine, à Santa Maria Annunziata et dans le *Duomo*.","method_for_provenance":"Bibliographie.","provenance":"Crypte de la chapelle Palatine, palais des Normands, Palerme.","obtention":"Donation au Musée royal de Palerme par le roi Victor-Emmanuel en 1863.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (rééd., F. Gabrieli, dir.), Palerme, 1971, p. 46, n. VI. \nAurigemma, M. G., *Il cielo stellato di Ruggero II. Il soffitto dipinto della Cattedrale di Cefalù*, Cinisello Balsamo, 2004, p. 28. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, p. 10, p. 58. \nLagumina, B., “Iscrizione araba del Re Ruggiero scoperta alla Cappella palatina in Palermo”, *Atti dell'Accademia Nazionale dei Lincei, Rendiconti della classe di Scienze Morali*, 1893, pp. 231-234. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, p. 302 et fig. 175 et 176.","dynasty":"Période fatimide / normande","linkcatalogs":"IAM_IT_FR_001","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande ; inscription arabe en caractères naskhi"],"materials":["Marbre blanc avec incrustations de porphyre et de serpentine."]},"c8611ac1-8c86-5516-902f-55987d9022e3":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau en marbre blanc abondamment décoré de feuilles d'acanthe. La corbeille et l'abaque sont entièrement sculptés d'entrelacs végétaux. Le décor est commun à d'autres de la même époque. Étant donné sa qualité artistique, il a sans doute fait partie de la structure architectonique d'une construction palatine ou religieuse de grande importance.","short_description":"Chapiteau en marbre blanc abondamment décoré de feuilles d'acanthe, datant du IVe siècle H (Xe siècle J.-C.). Sa qualité artistique suggère qu'il venait d'un palais ou d'un bâtiment religieux de grande importance. Il fut découvert sur le site urbain de Silves à la fin du XIXe siècle ou au tout début du XXe siècle.","holder":"Musée municipal d’archéologie de Silves.","owner":"Hôtel de ville de Silves.","dates":"IVe siècle de l’Hégire (Xe siècle J.-C. ).","location":"Silves., Faro.","dimensions":"H. 23 cm ; L. 22 x 21 cm.","method_for_datation":"Par des méthodes comparatives avec d'autres œuvres de la même époque et identiques**.**","method_for_provenance":"Sans date, aire urbaine de Silves et remise au MNA probablement fin XIXe-début XXe siècle.","provenance":"Aire urbaine de Silves.","obtention":"Cession de dépôt du Musée national de Lisbonne.","bibliography":"Collectif, *Portugal Islâmico: os últimos sinais do Mediterrâneo,* Lisbonne, 1998. \nGomes, R. V., *Palácio Almóada da Alcáçova de Silves*, Lisbonne, 2001, p. 61.","dynasty":"Califat omeyyade d'al-Andalus","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria da Conceição Amaral","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","materials":["Marbre blanc sculpté."]},"c9ec39c2-939a-5f52-a861-5f554111d598":{"name":"Colonnette monolithe.","description":"Colonnette monolithe très simple, sculptée dans un bloc de marbre gris. Au-dessus d'une base carrée s'élève un fût dépourvu de décor et coiffé d'un chapiteau orné de trois rangées de feuilles d'acanthes. \n \nCet élément exerce un rôle à la fois fonctionnel et décoratif ; il aura servi à consolider et supporter la construction tout en décorant les deux côtés latéraux des ouvertures (fenêtres) \n \nLe Musée national des antiquités et des arts islamiques d'Alger conserve une autre colonnette similaire.","short_description":"Colonnette monolithe très simple, sculptée. Au-dessus d'une base carrée s'élève un fût dépourvu de décor et coiffé d'un chapiteau orné de trois rangées de feuilles d'acanthes. Cet élément exerce un rôle à la fois fonctionnel et décoratif : supporter la construction tout en décorant les côtés des fenêtres.","holder":"Musée de M’sila (Agence nationale d’archéologie)","dates":"406-547 de l’Hégire /1015-1152 J.-C.","location":"M’sila","dimensions":"H. 69,3 cm, L. 27 cm, l. 11 cm.","method_for_datation":"La pièce a été trouvée dans la Qalaa des Beni Hammad (Ve-VIe/XIe-XIIe siècle).","method_for_provenance":"Selon le général de Beylié, cette colonnette a été donnée par le marabout de la localité ; elle a donc probablement fait partie du palais des émirs.","provenance":"Palais des Émirs (?), Qalaa des Beni Hammad.","obtention":"Dépôt archéologique (fouilles De Beylié, 1908).","bibliography":"Beylié, général de, *La Kalaa des Beni Hammad, une capitale berbère de l'Afrique du Nord au XIe siècle*, Paris, 1909. \n \nBourouiba, R., *Cités disparues : Tahert, Sédrata, Achir, Kalaâ des Beni Hammad*, Alger, 1982. \n \nBourouiba, R., *Les H'ammadites*, Alger, 1984.","dynasty":"Hammadide","author":"Ali Benbella","copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Hammadides ; colonnette ; marbre ; sculpture ; décor floral ; acanthe ; palais"],"materials":["Marbre gris sculpté."]},"cce3a0c8-0096-5ec4-8323-9daea09d8912":{"name":"Deux colonnes en bois.","description":"Deux colonnes en bois de section carrée, chacune avec deux faces décorées d'un travail de sculpture en relief. Chaque face est divisée en panneaux rectangulaires contenant un texte de 16 lignes (8 lignes par côté) en style coufique fleuri. \nLa colonne n° 145 reprend le texte de la sourate XIX du coran, verset 285. Les lignes sont alternées d'une face à l'autre jusqu'en bas, ce qui n'est pas le cas de l'inscription de la colonne n° 146. \nSi on ne sait pas de quel type de construction proviennent ces colonnes, la présence de versets coraniques suggère cependant un bâtiment religieux.","short_description":"Ces colonnes en bois sont décorées de versets coraniques sculptés en coufique fleuri. Elles datent de la période des Ayyoubides, une dynastie qui régna en Syrie et en Égypte aux VIe et VIIe siècles H (XIIe–XIIIe siècles J.-C.). Les caractéristiques techniques et stylistiques du travail du bois durant cette période reflètent l’influence fatimide.","holder":"Musée des arts turcs et islamiques.","dates":"VIIe siècle de l’Hégire (XIIIe siècle J.-C.).","location":"Sultanahmet, Istanbul","dimensions":"H. 85 cm, l. 19 cm, ép. 19 cm.","method_for_datation":"Analyse des caractéristiques stylistiques de l'inscription. Les Ayyoubides régnaient sur Damas et la Syrie au VIe/XIIe siècle, période connue pour la qualité du travail du bois.","method_for_provenance":"Selon des documents d'inventaires, ces colonnes ont été transférées au Musée à partir de Damas, qui est probablement leur lieu de production.","provenance":"Syrie.","obtention":"Ces colonnes font partie d'objets transférés de Damas au musée en 1914.","bibliography":"ölçer, N., et al., *Museum of Turkish and Islamic Art*, Istanbul, 2002, pp. 76-77.","dynasty":"Ayyoubide","author":"Gönül Tekeli","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Calligraphie ; sculpture ; bois"],"materials":["Bois sculpté."]},"d463baad-7676-559c-97ef-63e33e76211d":{"name":"Deux bas-reliefs en calcaire.","description":"Huit blocs de calcaire sculpté à motifs floraux et géométriques ont été trouvés lors de fouilles archéologiques et de travaux de restauration au palais d'al-Qastal en 1983. Ils décoraient jadis le palais et certains ont été réutilisés dans les restaurations de 1983. Le bas-relief en calcaire était un élément de décor apprécié dans les palais omeyyades. Ces ornements faisaient quasi exclusivement appel à un vocabulaire de motifs géométriques et végétaux. \nCes deux blocs sont des fragments d'une frise et du linteau de la niche centrale de la façade est du palais. L'un est décoré de quatre rosettes séparées deux par deux par un élément ornemental, l'autre d'une seule rosette dans un cercle entouré de fleurs.","short_description":"Deux blocs de calcaire sculptés, fragments d’une frise et du linteau qui formaient une partie de la niche centrale de la façade est du palais omeyyade à al-Qastal. Les bas-reliefs sculptés étaient un élément de décor apprécié des palais omeyyades, empruntant principalement au répertoire décoratif des motifs floraux et géométriques.","holder":"Musée du patrimoine jordanien, Université de Yarmouk.","owner":"Département des Antiquités, Jordanie.","initial_owner":"Probablement Al-Walid II (m. 126 H / 744 J.-C.).","dates":"Premier quart du IIe siècle de l’Hégire (première moitié du VIIIe siècle J.-C.).","location":"Irbid.","dimensions":"a) H. 46,5 cm, l. 57,5 cm, ép. 40 cm ; b) H. 51 cm, l. 70,5 cm, ép. 33,5 cm.","method_for_datation":"Le palais d'al-Qastal date de la période omeyyade.","method_for_provenance":"Ces pierres sculptées ont été trouvées dans le palais omeyyade d'al-Qastal.","provenance":"Al-Qastal, Jordanie.","obtention":"Ces pierres ont été prélevées en 1983 lors de fouilles archéologiques et de restaurations menées au palais d'al-Qastal.","bibliography":"Carlier, P. F., “Recherches Archéologiques au Château de Qastal (Jordanie)”, *ADAJ*, vol. XXVIII, 1984, pp. 343-383, fig. 27, 29.","dynasty":"Période omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Aida Naghawy","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["décoration florale ; décoration géométrique"],"materials":["Calcaire sculpté."]},"dc7a150a-22b9-5870-99a5-731a6c7242dc":{"name":"Façade du palais de Mchatta.","description":"Cet ensemble est une partie de la façade du palais de Mchatta et constitue les deux côtés de l'entrée principale. Il s'agit de la partie sud de l'enceinte carrée, la seule qui soit pourvue d'un relief en bande de chevrons, lequel avait à l'origine 47 m de longueur et court sur les deux tours rondes et le reste de la façade entre un socle profilé et une corniche. De grandes rosettes garnissent les triangles créés par les chevrons, sur fond de rinceaux de vigne s'élevant de vasques. Dans les triangles de la partie gauche est représentée toute une série d'animaux réels ou fabuleux vivant dans une harmonie paradisiaque, oiseaux, lions, griffons, dragon-paon, centaure, lapant souvent l'eau des vasques. À droite de la tour d'entrée, le programme iconographique change, renonçant aux figures d'êtres vivants au profit d'un décor végétal fouillé. Le fond est rempli des sinuosités de rinceaux volubiles surgissant de vases ou de calices. Il est possible que le choix du décor végétal ait été dicté par la proximité de la mosquée du palais, l'interdiction des images existant déjà à cette époque dans l'enceinte religieuse. Les triangles qui ne furent pas transportés à Berlin restèrent sur place où ils furent détruits. \nC'est probablement le calife omeyyade al-Walid II (743-744 J.-C.) qui, durant son court règne, donna l'ordre de bâtir un palais dans le désert jordanien au sud-est de la ville d'Amman. Le palais comportait une salle d'audience, des appartements privés, une mosquée et divers bâtiments nécessaires à l'exercice du pouvoir et était entouré d'une enceinte carrée qui n'a pas vraiment un caractère de forteresse. Le chantier resta inachevé, ce qui est patent sur le site puisque les moellons préparés sont toujours en attente sur le sol et que les reliefs qui étaient sculptés sur place sont souvent à l'état d'ébauche. On n'a pu trouver d'inscription d'architecte. Le site ne fut découvert qu'au XIXe siècle, de grandes parties de la façade furent données en présent par le sultan ottoman à l'empereur allemand et se trouvent depuis 1903 au Museum für Islamische Kunst. Le site se visite encore de nos jours en Jordanie.","short_description":"La façade en calcaire du palais Mchatta provient d'un palais situé dans le désert jordanien et a été donnée en présent à l'empereur germanique par le sultan Ottoman. C'est un pan du mur extérieur, qui avait une décoration d'animaux environnés de plantes. Le calife qui construisait ce palais ayant été assassiné, l'édifice n'a jamais été terminé.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"Probablement al-Walid II (125-126 H / 743-744 J.-C.).","dates":"Ier-IIe siècle de l’Hégire (VIIe-VIIIe siècle J.-C.), probablement première moitié du IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.) ; vers 743-744 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 5,07 m, L. 33 m.","method_for_datation":"D'abord attribué pour des raisons stylistiques à l'époque omeyyade, non sans difficultés et controverses. Au cours du XXe siècle, on a proposé diverses autres datations : pré-islamique (sassanide, ghaznévide, byzantine) ou islamique précoce (omeyyade, abbasside). La découverte en 1964 d'un fragment de tuile où est inscrit un nom cité dans les ouvrages récents et donné entre 730-750 J.-C. permet de dater le monument de la période omeyyade tardive.","method_for_provenance":"Présence attestée sur le site de Qsar al-Mchatta avant la destruction d'une partie de la façade.","provenance":"Mchatta, Jordanie.","obtention":"Présent du sultan ottoman Abdoul Hamid II à l'empereur Guillaume II, qui en fit don aux Musées royaux de Berlin en 1903.","bibliography":"Bisheh, G., “Qsar al-Mshatta in the light of a recently found inscription”, *Studies in the history and archaeology of Jordan* (A. Hadidi éd.), vol. III, Amman, 1987, pp. 193-197, fig. 2f. \nCreswell, K.A.C., *Early Muslim Architecture I, 1-2. Umayyads, A.D. 622-750,* seconde éd., Oxford, 1969, I, 2, pp. 578-606, pl. 112-136. \nEnderlein, V., “Die Erwerbung der Fassade von Mschatta”, *Forschungen und Berichte* 26, 1987, pp. 81-90. \n*Museum für Islamische Kunst*, Mayence, 2001, pp. 117-125. \nTrümpelmann, L., *Mschatta,* Tübingen, 1962.","dynasty":"Omeyyade","linkcatalogs":"IAM_JO_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["façade de palais ; décor en relief ; décor architectural"],"materials":["Pierre calcaire, décor en relief réalisé par blocs."]},"dccb922c-234b-572e-9706-0dff5a3747a3":{"name":"Fragments de stucs.","description":"Fragments de stuc décorés d'entrelacs en haut-relief et de différentes structures, initialement polychromes même si, aujourd'hui, ne subsistent que des restes de rouge et de noir. Les étoiles à huit branches prédominent, de différentes dimensions, et engendrent toutes sortes de structures géométriques et autres formes fantaisistes qui meublent les vides. Chaque étoile est séparée de sa voisine par ce type de figures qui forment des bandes horizontales et verticales. Le fragment inventorié sous le n° 50725 provient de l'un des panneaux latéraux du grand arc de la salle centrale, rectangulaire, qui était flanquée de deux salons carrés. Le fragment C, qui contient deux étoiles et demie, provient peut-être de la frise horizontale disposée sur l'arc. Un autre, le fragment A, à décoration d'entrelacs mêlée d'atauriques, appartenait sans doute au socle. Un troisième fragment, le B, décoré d'une rosace géométrique, provient des écoinçons.","short_description":"L'aristocratie chrétienne était en admiration devant le raffinement artistique musulman. C'est pourquoi elle incorpora dans ses demeures des matériaux et des motifs originaires des palais andalous. Dans l'Atelier du Maure à Tolède, les murs étaient décorés de stucs identiques à ces fragments, avec des entrelacs géométriques tracés à partir d'étoiles à huit branches.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1325-1350.","location":"Madrid.","dimensions":"50713 : A) H. 17 cm, l. 16,5 cm ; B) H. 17 cm, l. 16 cm ; C) H. 24,5 cm, l. 48,5 cm ; ensemble encadré : H. 48 cm, l. 53 cm ; 50725 : H. 16,5 cm, l. 32 cm.","method_for_datation":"Ces fragments de stuc décoraient les murs du Taller del Moro, édifice bâti entre 1325 et 1350.","method_for_provenance":"Les fragments proviennent de la salle principale du Taller del Moro et se trouvaient encore à leur place originelle en 1905, lorsqu'ils furent photographiés pour le livre de R. Amador de los Ríos (voir Bibliographie).","provenance":"Taller del Moro (Tolède).","obtention":"Les pièces sont entrées au Musée archéologique national par achat à une date indéterminée mais postérieure à 1905.","bibliography":"Amador de los Ríos, R., *Monumentos Arquitectónicos de España. Toledo*, Madrid, 1905, pp. 326-336. \nFranco Mata, á., “Antigüedades cristianas de los siglos VIII al XV”, *Guía General del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, II, 1992, p. 96.","dynasty":"Mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["stuc ; modelé ; mudéjar ; Tolède ; Mauresque"],"materials":["Plâtre ; modelé."]},"def6faf0-d2a3-568b-8c50-84cb131331b0":{"name":"Chapiteau.","description":"Chapiteau inspiré de l'ordre corinthien, très proche, par ses proportions, du modèle classique. Il présente une seule rangée de feuilles d'acanthes et de volutes avec un motif floral au centre. La façade de l'abaque est décorée d'une rangée de perles et d'une autre de petites feuilles, disposées en zigzag, qui pourraient être des réminiscences wisigothiques. Sur une face de la corbeille apparaît une inscription, disposée sur quatre lignes, en caractères coufiques archaïques, sur laquelle, malgré sa détérioration, on peut lire “Au nom de Dieu bénédiction / pour l'émir Abd al-Rahman fils d'al-Hakam : que Dieu l'honore.” Cette inscription fait référence à Abd al-Rahman II. \nLa place de l'inscription est inhabituelle jusqu'alors dans les chapiteaux andalous, alors qu'elle est courante dans les chapiteaux d'Orient. Mais c'est avec celui-ci que commence la tradition des chapiteaux épigraphiques commémoratifs, très caractéristiques de l'architecture andalouse. \nLes premières constructions islamiques de la péninsule Ibérique, au IIe siècle H (VIIIe siècle J.-C.), eurent tendance à réutiliser des chapiteaux hispano-romains et wisigothiques. C'est au IIIe siècle H (IXe siècle J.-C.) que débuta la fabrication des premiers chapiteaux andalous, aux fortes influences classiques et wisigothiques. Puis, vers le milieu de ce siècle, une fois qu'ils eurent bien assimilé l'héritage artistique précédent, les artistes andalous commencèrent à donner aux chapiteaux une physionomie plus islamique. Cette pièce, au relief profond et délicat, annonce la splendeur qu'atteindra la sculpture architecturale califale.","short_description":"Avec Abd al-Rahman II, l'émirat omeyyade d'Occident devint une grande puissance. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers chapiteaux hispano-musulmans comme celui-ci. Sa forme conique et son ornementation naturaliste s'inspirent des chapiteaux romains.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"Émirat d’Abd al-Rahman II (207-238 H / 822-852 J.-C.)","location":"Madrid.","dimensions":"H. 28, 5 cm, l. 35 cm, Ø 30 cm.","method_for_datation":"Cette pièce a donné lieu à diverses polémiques depuis qu'Amador de los Ríos l'a attribuée au IVe/Xe siècle ; Gómez Moreno, se fondant sur les caractéristiques de la sculpture, la situa au IIIe/IXe, opinion aujourd'hui partagée par la plupart des chercheurs.","method_for_provenance":"La pièce provient de la résidence ancestrale du Gran Capitán de Córdoba, où elle avait été réutilisée. Ce fut probablement l'un des rares chapiteaux réalisés sous Abd al-Rahman II pour l'agrandissement de la Grande Mosquée de Cordoue réalisé entre les années 218-234/833-848.","provenance":"Cordoue.","obtention":"Ce chapiteau est entré auMusée archéologique national par donation le 6 novembre 1912.","bibliography":"*Al-Andalus : las artes islámicas en España* (catalogue d'exposition*),* Madrid, 1992, p. 232. (édition en anglais : *Al Andalus : the Islamic Arts in* Spain, New York, 1992.) \nCollectif*, El esplendor de los omeyas cordobeses*, Grenade, 2001. \nCressier, P. et Marineto Sánchez, P. “Les chapiteaux islamiques de la Péninsule ibérique et du Maroc, de la renaissance émirale aux Almohades”, *L'Acanthe dans la sculpture monumentale, de l'Antiquité à la Renaissance*, Paris, 1993, p. 211-246. \nCressier, P., “Le chapiteau émiral : les problèmes de son étude”,*Coloquio internacional sobre capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (s. VI-IX d. C.)*, Madrid, 1990, p. 102. \nDomínguez Perela, E., “Los capiteles en al-Andalus durante los siglos VIII-IX”, *Coloquio internacional sobre capiteles corintios, prerrománicos e islámicos (s. VI-IX d. C.)*, Madrid, 1990, p. 106.","dynasty":"Omeyyade d’al-Andalus, période émirale","author":"Margarita Sánchez Llorente","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["chapiteau commémoratif ; architecture religieuse"],"materials":["Marbre sculpté."]},"e044cda8-3dd1-516b-b09e-20ca779903eb":{"name":"Pilastre ornemental.","description":"Fragment de pilastre, retrouvé en même temps qu'une frise de plus petite taille – les deux pièces se trouvent aujourd'hui au Musée de la Ville – qui reproduit le dessin des bandes latérales du panneau frontal du pilastre. Les motifs de l'élément central de la plaque semblant se prolonger dans le sens vertical, il semble indiscutable que la présente pièce appartenait à un pilastre assez grandiose. \nLa pierre présente trois parties verticales distinctes, séparées par une torsade simple. Les côtés du panneau sont comblés par une frise de rosettes fleurdelisées, minutieusement découpées. La bande intérieure est décorée de médaillons quadrilobés, qui s'appuient sur des lignes ténues, interrompues par des décors périphériques mais articulées entre elles dans un dessin quadrangulaire répétitif, ce qui rend le motif très dynamique. Le centre du médaillon restant est signalé par un cercle avec une rosette rayée, tandis que l'espace extérieur contient des grappes à l'air appétissant et des petites fleurs de lys disposées en croix et enserrées dans les sinuosités du médaillon. Les autres médaillons, dont on ne voit que les extrémités, pourraient représenter des aigles impériales de la tradition sassanide. Sur la partie supérieure, on voit leurs queues en forme d'éventail, les deux griffes fermement appuyées sur les angles du médaillon. Le lobe qui reste de l'autre décor, sur la partie inférieure de la pièce, désigne la zone de la tête de l'animal, trop abîmée pour qu'on sache si elle était bifide. Les espaces latéraux, entre les médaillons, présentent des palmettes ouvertes sculptées, selon la tradition orientale, qu'on peut retrouver dans d'autres sculptures de la ville.","short_description":"Ce pilastre pourrait être originaire de la basilique épiscopale de Lisbonne. Les motifs végétaux et animaliers évoquent des origines sassanides, bien que d'autres similitudes puissent être trouvées également dans le palais omeyyade de Kirbat al-Mafjar, près de Jéricho. Ce pilastre fait partie d'un ensemble de pièces provenant de Lisbonne identifiées comme mozarabes.","holder":"Musée de la Ville.","owner":"Mairie de Lisbonne.","dates":"317-422 de l’Hégire / 922-1031 J.-C.","location":"Lisbonne.","dimensions":"H. 54,5 cm, l. 49 cm, P. 16 cm.","method_for_datation":"Les deux pierres retrouvées rue des Bacalhoeiros se rapprochent de celles en provenance de la Sé (cathédrale), du château, de la maison des Bicos et de Chelas, qu'on peut attribuer à une expression mozarabe. Dans le cas présent, aussi bien par le décor que par la présence de certains motifs, nous pouvons les rapprocher de certains stucs du palais omeyyade de Kirbat al-Mafjar, qui datent de la première moitié du VIIIe siècle. Ces sculptures n'ont pas d'égales dans l'art péninsulaire attribuable à l'époque wisigothique.","method_for_provenance":"Dans la rue des Bacalhoeiros, près de la muraille, on a trouvé plusieurs pièces réutilisées, des remplois d'un temple mozarabe détruit. Leur extraordinaire richesse décorative et leur relative ressemblance avec la cathédrale poussent à croire qu'elles proviennent de la basilique de l'évêché.","provenance":"Lisbonne.","obtention":"**:** Offert à la mairie de Lisbonne après son extraction d'un édifice situé dans la rue des Bacalhoeiros, où il fut trouvé avec une autre pièce.","bibliography":"Almeida, F. (de), “Arte visigótica em Portugal”, *Arqueólogo Português*, N. S. IV, Lisbonne, 1962. \nFernandes, P. A., *Visigótico ou Moçárabe? O núcleo de Alta Idade Média da cidadede Lisboa no Museu arqueológico do Carmo*, sous presse \\[2005\\]. \nFerreira, O. V., “Acerca de uma pedra visigótica ornamentada”, *Revista do Sindicato Nacional dos Engenheiros Auxiliares, Agentes Técnicos de Engenharia e Condutores*, 4, Lisbonne, 1949, pp. 508-514. \nPalol, P., *Arte hispánico de la época visigoda*. Barcelone, 1968. \nReal, M. L., “Inovação e resistência. Dados recentes sobre a antiguidade cristã no ocidente peninsular”, *IV Reunió d'Arqueologia Cristiana Hispànica*, Barcelone, 1995, pp. 17-68.","dynasty":"Omeyyade de Cordoue, période califale","linkcatalogs":"IAM_PT_FR_001","author":"Maria Queiroz Ribeiro","translator":"Inês Oseki-Dépré","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Omeyyades de Cordoue ; pierre calcaire ; bas-relief ; médaillon ; rosette ; palmette ; fleur-de-lys ; grappe ; mozarabe"],"materials":["Pierre calcaire, sculpture en bas-relief."]},"e0d8deeb-f886-5cc2-84a5-fd934f5025aa":{"name":"Colonne avec inscriptions coufiques.","description":"Colonne avec légère enthèse pourvue d'une échine. Sur le cavet, à l'intérieur d'un cartouche rectangulaire, se déploie une inscription arabe gravée en caractères coufiques citant la *basmala*, selon la lecture qu'en fait M. Amari : “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.” Au milieu de la colonne, à l'intérieur d'un cartouche carré est gravée la *chahada*, c'est-à-dire la profession de foi : “Il n'est d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète.” Jusqu'en 1874, cette colonne se trouvait devant le portail principal de l'église Saint-François d'Assise, sur le côté droit. Elle provient d'un édifice religieux, peut-être une mosquée ultérieurement transformée en oratoire, qui s'élevait probablement aux abords de l'église médiévale. La Galerie régionale de la Sicile abrite un autre exemplaire de colonne (inv. n° 5100) portant des inscriptions très similaires ; elle provient elle aussi d'une église palermitaine, aujourd'hui disparue, San Giacomo la Mazzara. Le style austère, presque totalement dépourvu d'ornements, est de goût fatimide, également adopté en Sicile et resté en usage à l'époque des Normands.","short_description":"Cette colonne est datable de la période de domination islamique en Sicile, du fait des caractères coufiques de l'inscription, qui figure au centre de la colonne, dans un cartouche carré.","holder":"Galerie régionale de la Sicile, palais Abatellis","dates":"v. Ve siècle de l’Hégire (XIe siècle J.-C.).","location":"Palerme","dimensions":"H. 166 cm ; l. 27 cm.","method_for_datation":"Datable de la période de domination islamique en Sicile du fait de la présence de l'inscription en caractères coufiques.","method_for_provenance":"Certains documents attestent la provenance de cette colonne (église Saint-François d'Assise).","provenance":"Incertaine, près de l’église Saint-François d’Assise.","obtention":"Dépôt au Musée royal de Palerme.","bibliography":"Amari, M., *Le epigrafi arabiche di Sicilia* (F. Gabriel, dir.), Palerme, 1971, n. XX, pp. 107-108. \nDelogu, R., *La Galleria Nazionale della Sicilia*, Rome, 1977, pp. 9, 58. \nScerrato, U., “Arte islamica in Italia”, in F. Gabrieli et U. Scerrato, *Gli Arabi in Italia*, Milan, 1979, pp. 282-283 et fig. 179.","dynasty":"Fatimide","author":"Rita Bernini","copy_editor":"Pier Paolo Racioppi","translator":"Marguerite Pozzoli","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["architecture arabo-normande ; mosquée ; inscription arabe en caractères coufique"],"materials":["Marbre sculpté."]},"f066d3bf-136b-5661-b693-1a11ebfeb55e":{"name":"Fenêtre de moucharabieh.","description":"Fenêtre de moucharabieh en stuc et verre coloré qui fait partie d'un ensemble de fenêtres ajourées appartenant à la Kelvingrove Collection, chacune présentant un motif central différent. Celui-ci représente un cyprès entouré de tiges de fleurs dans une niche. Les morceaux de verre de couleur vert, rouge et jaune sont insérés dans le stuc par l'arrière. Au cours de la période ottomane, au Caire, les mosquées et les demeures privées furent équipées de ce type de fenêtres dès le Xe siècle H (XVIe siècle J.-C.). La tradition de l'incrustation de verre de couleur dans le stuc a perduré depuis ses débuts dans la capitale abbasside de Samarra (milieu IIe/IXe siècle) jusqu'à nos jours.","short_description":"Cette fenêtre en stuc et verre coloré est décorée d’un cyprès et d’arrangements floraux typiques de l’art ottoman du XIIIe siècle H (XIXe siècle J.-C.). Le cyprès symbolise le vrai musulman car il se dresse de toute sa hauteur et s’incline gracieusement dans le vent. Des fenêtres comme celle-ci ornaient à la fois les maisons et les mosquées du Caire.","holder":"Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow Museums.","dates":"XIIIe siècle de l’Hégire (XIXe siècle J.-C.).","location":"Glasgow, Écosse","dimensions":"H. 72,5 cm, l. 74 cm.","method_for_datation":"Analyse artistique. Le style et la technique de cette fenêtre évoquent de nombreux exemples en stuc du XIXe siècle, toujours en place dans le Caire d'aujourd'hui.","provenance":"La Caire, Égypte.","obtention":"Acheté par le musée en 1896.","bibliography":"Jenkins, M., *Islamic Glass, A Brief History*, Metropolitan Museum of Art, New York, 1986.","dynasty":"Ottomane","linkcatalogs":"IAM_TR_FR_001","author":"Noorah Al-Gailani","copy_editor":"Mandi Gomez","translator":"Jacques Bosser (de l'anglais).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["éléments d’architecture ; décoration florale ; symboles religieux"],"materials":["Stuc moulé ajouré et verre de couleur."]},"f88193ec-c618-5df9-8728-cdb15d419ec4":{"name":"Plafond “alfarje”.","description":"Provenant de la présumée chambre royale d'Alphonse XI (r. 1312-1350),ce plafond plat du type *alfarje* à poutres apparentes est composé de quatre poutres maîtresses supportant la charge et placées transversalement dans la pièce. Perpendiculaire à ces poutres, et au-dessus d'elles, s'étend une poutrelle de 504 cm de long, prolongée aux extrémités par deux autres, plus courtes – toutes trois de même section. Cette structure génère donc un lambris de dix caissons. Le plafond est couvert de traverses, chacune présentant trois incisions dans le sens de la longueur, et des planches à décor en forme d'*alfardón* (simple ornement de petits triangles de bois dans les angles qui génèrent des hexagones) avec deux planchettes de chaque côté. L'ouvrage est terminé par des poutres d'appui, des moulures de bois occultant les jointures entre poutres et murs, des *argeutes* (planches situées entre deux modillons) et des baguettes. Le dessous des poutres maîtresses est décoré de motifs végétaux symétriques, de feuilles nasrides en forme de poivron à ornementation centrale, et de médaillons ou entrelacs de huit sur les côtés ; au milieu des poutres figurent des châteaux à une seule tour, tandis qu'aux extrémités sont peints des écus à bande. Sur les côtés apparaît le thème de l'*alfardón* orné d'une inscription peinte en arabe cursif qui proclame : “Il n'est d'autre Dieu qu'Allah” ; par endroit apparaît le mot “bonheur”. \nLe palais du roi Alphonse XI fut habité par Doña Leonor de Guzmán (maîtresse du roi, 1310-1350) et, selon le chroniqueur Teodomiro Ramírez de Arellano, c'est là que furent conçus Don Fadrique et Don Enrique, le futur Henri II de Castille, fondateur de la maison de Trastamare. La pièce revêt donc une certaine importance du point de vue documentaire.","short_description":"Provenant d'une pièce qui était vraisemblablement la chambre royale du palais d'Alfonso XI (r. 1312-1350) à Cordoue, cet *alfarje* était entièrement polychromé avec ataurique, motifs héraldiques et épigraphe arabe.","holder":"Musée archéologique national.","dates":"1350-1360.","location":"Madrid.","dimensions":"L. 900 cm, l. 400 cm.","method_for_datation":"On estime la pièce postérieure à 1360 car les châteaux à une seule tour et les écussons à bande n'étaient pas en usage sous le règne de Pierre Ier (1350-1366), mais seulement à partir d'Henri II (r. 1366-1379). Cependant, le plafond pourrait être quelque peu antérieur car son style est caractéristique de la décennie 1350-1360.","method_for_provenance":"La provenance figure au dossier de la pièce.","provenance":"Cordoue, du palais disparu du roi Alphonse XI, qui fut plus tard la maison du général Fresneda jusqu’à sa démolition.","obtention":"La pièce est entrée au Musée archéologique national le 29 septembre 1980 par achat à Luis Moreno de Cala.","bibliography":"Cuevas, S., “ADELPHA denuncia el traslado irregular de un artesonado mudéjar”, *El País*, 2 septembre 1980. \nFranco Mata, á., “Antigüedades medievales del siglo VIII al XV”, *Guía del Museo Arqueológico Nacional*, Madrid, 1992, vol. II, p. 96. \nLópez Guzmán, R., *Arquitectura mudéjar: del sincretismo medieval a las alternativas hispanoamericanas*, Madrid, 2000, p. 185. \nMartínez Caviró, B., “Carpintería mudéjar toledana”, *Cuadernos de la Alhambra*, 12, Grenade, 1976, pp. 225-265. \nRamírez de Arellano, T., *Paseos por Córdoba: o sean apuntes para su historia*, Cordoue, 1873-75.","dynasty":"Période mudéjare","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Ángela Franco","copy_editor":"Rosalía Aller","translator":"Benito Pelegrín (de l'espagnol)","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["plafond ; lambris ; alfarje ; bois sculpté ; polychromie ; écusson ; mudéjar ; Cordoue ; Alphonse XI ; Pierre Ier"],"materials":["Bois ; sculpture, polychromie."]},"fb0d852c-219c-5753-93b5-9648fdd94679":{"name":"Coupole de l’Alhambra.","description":"À l'origine, la coupole de Berlin était agencée au-dessus d'un riche décor de stuc dans la Torre de las Damas du Palacio del Partal. Par les fenêtres de cette tour, on avait une vue d'ensemble sur les environs, la ville de Grenade et le complexe des palais de l'Alhambra avec ses parties aujourd'hui disparues. Cet ensemble de palais avait été construit par le souverain nasride Mohammed III (701-708 H / 1302-1308 J.-C.). La devise des souverains nasrides, “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, occupe une place importante dans le décor de la coupole ; on peut y voir une proclamation de l'islam menacé par l'avancée de la Reconquista. \nLa coupole présente une forme carrée qui se décline d'abord en octogone puis en seize trapèzes. Chaque côté du carré est pourvu d'un triangle décoré d'un entrelacs géométrique complété de motifs végétaux. Au centre des triangles se trouve une coupole miniature. L'octogone est constitué de planches garnies d'arcatures où se lisent des inscriptions coufiques symétriques sur fond rouge accompagnées de pommes de pin, de petits coquillages et de décors d'arabesques. Sur les panneaux carrés de l'octogone se répète la devise nasride : “Il n'y a de vainqueur que Dieu”, entourée de petits arcs de *mouqarnas*. Les seize trapèzes sont ornés de l'entrelacs caractéristique de l'art islamique. De petits polygones et de petites étoiles répètent la devise nasride. Un panneau sommital en seize parties agrémenté lui aussi d'un entrelacs termine l'édifice. Le charme du décor est tout entier dans le contraste entre la rigueur des entrelacs en bandes plates et géométriques et les reliefs proéminents. \nLes plafonds et les coupoles en bois de ce type sont caractéristiques de l'architecture islamique du Maghreb. On en trouve des exemples à l'Alhambra et dans un grand nombre d'autres édifices en Espagne et en Afrique du Nord.","short_description":"Cette coupole provient d'un bâtiment du complexe palatial de l'Alhambra, appelé palais du Partal. Celui-ci a appartenu autrefois à un banquier allemand qui fut autorisé à transférer cette coupole dans sa villa berlinoise. Les plafonds en bois et les coupoles de ce style sont caractéristiques de l'architecture islamique au Maghreb.","holder":"Museum für Islamische Kunst","initial_owner":"En 1885, Arthur von Gwinner acheta des terres dans le domaine de l’Alhambra. En faisait partie un terrain contenant des bâtiments, des jardins et des routes. En 1891, il remit le Palacio del Partal à la ville de Grenade. Il fut autorisé à démonter la coupole de la Torre de las Damas et à la faire transporter à Berlin. Il la fit remonter dans sa résidence berlinoise en 1892. En 1921, il fit don de sa propriété au gouvernement espagnol.","dates":"vers 719 de l’Hégire / 1320 J.-C.","location":"Berlin","dimensions":"H. 190 cm, l. 355 cm, P. 355 cm.","method_for_datation":"La coupole est aisément datable par sa provenance, le Palacio del Partal, qui fait partie du complexe de l'Alhambra et a été bâti sous le règne de Muhammad III (701-708/1302-1308).","method_for_provenance":"Les documents indiquent que la coupole provient du Palacio del Partal de l'Alhambra à Grenade, où elle a été démontée en 1892, ce qui atteste l'origine espagnole.","provenance":"Torre de las Damas dans le Palacio del Partal de l’Alhambra de Grenade.","obtention":"Achetée en 1978 aux descendants d'Arthur von Gwinner.","bibliography":"Brisch, K., “Eine Kuppel aus der Alhambra in Granada”, *Jahrbuch Preubischer Kulturbesitz,* 3e série, 14, 1978, pp. 6-7 et 10-11. \nChmelnizkij, S., “Methods of constructing geometric ornemental systems in the cupola of the Alhambra”, *Muqarnas* 6, 1989, pp. 43-49. \nDodds, J. D., *Al Andalus. The Art of Islamic Spain.* The Metropolitan Museum of Art, New York, 1992, cat. n° 116. \nFernandez-Puertas, A., *The Alhambra I,* Londres, 1997, pp. 235-239.","dynasty":"Nasride","linkcatalogs":"IAM_ES_FR_001","author":"Jens Kröger","translator":"Arlette Camion(de l’allemand).","translation_copy_editor":"Margot Cortez","keywords":["Coupole ; Alhambra ; palais de l’Alhambra ; architecture des palais ; mouqarnas ; motifs géométriques"],"materials":["Bois (cèdre et peuplier), sculpté et assemblé. Partiellement peint (rouge, bleu et vert)."]}}
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